Barbara Gysi, Marina Carobbio et Pierre-Yves Maillard lors du dépôt de l’initiative d’allègement des primes.

Barbara Gysi, Marina Carobbio et Pierre-Yves Maillard lors du dépôt de l’initiative d’allègement des primes. Photo : B. Gaillard / SGB

 

Une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat

  • Santé
Communiqués de presse
Écrit par Benoît Gaillard

Dépôt de l’initiative d’allègement des primes

L’Union syndicale suisse (USS) salue l’aboutissement de l’initiative populaire d’allègement des primes d’assurance-maladie. La rapidité avec laquelle les signatures ont pu être récoltées – avec le soutien des syndicats – démontre l’acuité du problème pour les ménages du pays. Un débat nécessaire va pouvoir s’ouvrir : est-il normal que la prime payée soit la même pour la mère célibataire qui travaille comme vendeuse que pour le cadre supérieur ? Au cours des dernières années, de nombreux cantons ont bloqué ou même réduit leurs subsides. Dans le même temps, le montant des primes augmentait sans commune mesure avec la progression des salaires. Résultat : le pouvoir d’achat des ménages stagne. Et le poids total des dépenses obligatoires, en incluant les impôts et les primes d’assurance-maladie, se répartit en réalité de manière dégressive, c’est-à-dire que les revenus modestes sont proportionnellement davantage mis à contribution que les revenus supérieurs.

Le plafonnement des primes à 10 % du revenu disponible est une contribution concrète à l’amélioration du pouvoir d’achat. Il s’inscrit dans le plan en dix points présenté en novembre dernier par l’USS. Ce n’est que la mise en œuvre de tels instruments qui peut redonner aux personnes qui travaillent des perspectives de progression de leurs conditions de vie, pour que les hausses de salaires ne soient pas absorbées entièrement par l’augmentation des charges obligatoires.

La santé ne peut pas être un produit de luxe. Or, l’accès aux prestations est déjà restreint, car aux primes par tête s’ajoute le fait qu’en Suisse, la participation directe aux coûts est la plus élevée de tous les pays de l’OCDE. En conséquence, la Suisse détient déjà le triste record du renoncement aux soins, avec les risques pour la santé et les coûts de long terme que cela peut provoquer. La solution réside dans la mise en place d’un financement solidaire, et surtout pas d’une médecine à deux vitesses selon l’épaisseur du porte-monnaie. L’initiative déposée aujourd’hui est un pas important dans cette direction.

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