Une femme travaille à la maison

Photo : © simsonne / photocase.de

 

Un pas important, mais la situation reste tendue pour les salarié-e-s

  • Corona
  • Économie
  • Travail
Communiqués de presse

Coronavirus : mesures d’urgence pour les salaires et les emplois

Pour la Suisse aussi, la crise du coronavirus est une épreuve terrible. Les décisions prises aujourd’hui répondent à des revendications importantes de l’Union syndicale suisse (USS) : mesures de facilitation du chômage partiel et introduction d’une garantie des salaires pour les parents qui doivent rester chez eux pour s’occuper de leurs enfants. Avec ces garanties, de nombreux travailleurs et travailleuses voient leur revenu assuré. Les entreprises de leur côté reçoivent ainsi des liquidités. Dans les jours à venir, il s’agira de mettre en œuvre ces décisions le plus rapidement possible et sans trop de bureaucratie pour que l’argent parvienne à temps chez les personnes qui en ont besoin.

L’extension du chômage partiel aux salarié-e-s avec des contrats à durée déterminée et aux personnes payées à l’heure représente un progrès important, car les personnes les plus durement touchées par les mesures contre la propagation du coronavirus sont souvent des employé-e-s à bas salaires dans les branches de l’hôtellerie et la restauration, dans la culture ou l’événementiel. Afin de limiter les dégâts sur le pouvoir d’achat, et donc les effets de la crise, un remplacement à 100 % des salaires doit rester l’objectif dans un maximum de cas. Le Conseil fédéral a également pris une série d’engagements spécifiques pour les professionnels de la culture.

Mais chaque jour, de nouveaux problèmes apparaissent dans les différentes branches économiques. Les préoccupations sanitaires et les craintes au niveau économique risquent d’induire des conflits, alors que le contexte est déjà pesant. Dans la construction, c’est la Suva qui va désormais contrôler l’application des directives de l’OFSP. La publication par la Confédération d’aide-mémoires et de listes de contrôle pour les entreprises est un point positif. Malheureusement, la plupart des branches ne disposent pas d’organes d’exécution efficaces. Il s’agira de corriger cela dans les jours qui viennent.

Dans une telle situation, le partenariat social est incontournable si l’on veut relever les défis énormes qui nous attendent. Plusieurs cantons ont mis à l’œuvre des organisations tripartites de crise, composées de représentant-e-s du gouvernement et des partenaires sociaux. À plusieurs reprises, l’USS a insisté, avec l’Union patronale, auprès du conseiller fédéral Guy Parmelin pour qu’il mettre sur pied des structures analogues. Malheureusement sans succès à ce jour. Pourtant, il paraît évident que ce serait lourd de conséquences si le Conseil fédéral faisait cavalier seul dans les questions fondamentales de la politique du marché du travail.

Dans les différentes branches, la situation varie. Dans le commerce de détail et les structures d’accueil pour enfants, des organisations existent, mais les employeurs et employeuses n’ont jusqu’ici pas voulu engager le dialogue, ce qui est très inquiétant.

L’USS reste préoccupée par l’évolution de la situation pour le monde du travail en Suisse. Elle est prête à faire tout ce qui est humainement possible pour que les salaires, les emplois et les conditions de travail soient garantis.

Responsable à l'USS

Daniel Lampart

Premier secrétaire et économiste en chef

031 377 01 16

daniel.lampart(at)sgb.ch
Daniel Lampart
Top