De nombreux vendeurs et vendeuses travaillent déjà lorsque les autres ont congé, notamment le soir et le week-end. Ils le font souvent pour des salaires qui, dans les villes et les agglomérations, permettent à peine de vivre. Et voilà que le Conseil fédéral cède à son tour aux intérêts unilatéraux des partisans de l’hyperconsommation du canton de Zurich et souhaite autoriser l’ouverture des commerces douze dimanches par année dans toute la Suisse. L’USS appelle le Conseil des États à faire preuve d’équité envers le personnel de vente et à refuser le triplement du travail du dimanche lors de la session de juin. L’USS soutient les organisations de branche qui s’engagent par tous les moyens pour la protection de la santé des salarié-e-s. Elle rejette fermement tout affaiblissement de la loi sur le travail.
La protection de la santé est l’objectif suprême de la loi sur le travail, et doit le rester. Le quotidien dans le commerce du détail se caractérise par une forte pression, des horaires irréguliers et des bas salaires. Le personnel accomplit chaque jour un travail important et précieux. Pourtant, sa charge de travail ne cesse de s’alourdir. L’initiative du canton de Zurich prévoit de porter de quatre à douze le nombre de dimanches d’ouverture des commerces sans autorisation. Le projet prévoit un affaiblissement massif des dispositions de protection de la loi sur le travail, et ce au détriment du personnel de vente. Les syndicats rejettent donc catégoriquement la mise en œuvre de cette initiative cantonale, qu’ils considèrent comme un démantèlement de la loi sur le travail et de la protection des travailleuses et travailleurs. L’USS critique le Conseil fédéral, qui fait passer unilatéralement les intérêts des partisans de l’hyperconsommation avant la protection de la santé.
Une large alliance contre l’extension du travail dominical
L’USS appelle le Conseil des États à cesser les attaques contre la santé et les droits du travail des salariés. L’augmentation du travail dominical se fait au détriment du repos, des loisirs et de la participation à la vie sociale. Elle menace également la santé des travailleuses et travailleurs. Il s’agit de prendre au sérieux la réalité de la population qui travaille afin de renforcer la protection de la santé des salarié-e-s, non pas de l’affaiblir.
Le travail dominical risque d’être triplé
La population s’oppose à l’extension et à la généralisation du travail du dimanche. Un potentiel triplement du travail dominical va à l’encontre de la volonté exprimée par les votant-e-s de nombreux cantons et communes, qui ont systématiquement rejeté l’allongement des heures d’ouverture des magasins lors de plus des deux tiers des votations. De plus, la majorité des cantons n’utilisent même pas la possibilité d’ouvrir les commerces sans autorisation quatre dimanches par an. Le triplement des ouvertures dominicales à douze jours étend massivement le travail du dimanche et touche de nombreuses branches, y compris la logistique. Pire encore, le projet vise à supprimer les suppléments de salaire de 50 % versés pour un maximum de six dimanches.
La politique doit protéger la santé des travailleuses et travailleurs
L’USS appelle le Conseil des États à mettre fin, lors de la session de juin, aux attaques contre la santé et les droits du travail des salarié-e-s. L’augmentation du travail dominical se fait au détriment du repos, des loisirs et de la participation à la vie sociale. Elle menace également la santé des travailleuses et travailleurs. Il s’agit de prendre au sérieux la réalité de la population qui travaille afin de renforcer la protection de la santé des salarié-e-s, non pas de l’affaiblir. L’Union syndicale suisse critique ce projet, qui risque de détériorer encore les conditions de travail et la protection de la santé.
L’USS s’engagera par tous les moyens pour la protection de la santé des salarié-e-s et s’oppose fermement à tout affaiblissement de la loi sur le travail. La protection de la santé est l’objectif suprême de la loi sur le travail.

