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Ouverture des commerces : les décisions populaires doivent être suivies d’effets

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L’USS s’oppose à l’extension du travail dominical

Le 18 mai, les citoyen-ne-s saint-gallois ont refusé pour la quatrième fois de prolonger les heures d'ouverture des commerces. Dans d'autres cantons également, ce forcing a échoué à plusieurs reprises dans les urnes. Malgré cela, le Parlement fédéral veut ouvrir la porte à davantage de travail le dimanche : selon lui, au lieu de quatre dimanches d'ouverture des commerces, les cantons devraient à l'avenir pouvoir en autoriser jusqu'à douze, ce qui serait problématique en particulier pour les travailleurs et travailleuses ayant une famille. L'USS s'oppose fermement à une nouvelle libéralisation des heures d'ouverture des commerces.

Aujourd'hui déjà, les commerces du canton de Saint-Gall peuvent rester ouverts de 6 à 19 heures. La majorité du Grand Conseil, proche des employeurs, a malgré tout décidé d’étendre massivement ces heures d’ouverture. À la suivre, il aurait été possible d'ouvrir de 5 à 22 heures, y compris le samedi. Mais près de deux tiers des votant-e-s ont dit non. C'est donc la quatrième fois que les citoyen-ne-s saint-gallois rejettent de prolonger les heures d'ouverture des commerces.

Pour le moment, le personnel de vente peut respirer : aujourd'hui déjà, il souffre des longues journées de travail, d’une flexibilité permanente, d’un sous-effectif, sans oublier les bas salaires. De plus, étendre les heures d'ouverture aurait aussi touché d'autres branches, comme le nettoyage, la sécurité et la logistique. Le résultat clair de la votation est donc un signal important pour nombre de travailleurs et travailleuses. 

Mais la prochaine contrainte menace déjà : le Parlement fédéral prévoit actuellement de mettre en œuvre une initiative cantonale du canton de Zurich. Selon elle, il deviendrait possible d'ouvrir les commerces jusqu'à douze dimanches par an, ce qui serait particulièrement problématique pour les employé-e-s ayant une famille. En semaine, ils ne voient en effet guère leurs enfants en raison des longues journées de travail et il n'est pas rare que le dimanche soit le seul jour où il leur est possible de passer du temps ensemble.

L'USS s'oppose à l'extension du travail dominical parce qu'il nuit à la santé. Les médecins du travail mettent en garde : moins de temps de repos augmente le risque d’épuisement professionnel et de dépression. Les familles souffrent en outre de la suppression du dimanche passé en commun. Et la cohésion sociale aussi s'en trouve affaiblie : le dimanche appartient au repos, à la culture, aux loisirs, pas au travail.

Les citoyen-ne-s ont clairement exprimé leur volonté : lors des trois quarts des votations populaire sur l’extension des heures d'ouverture des commerces, celle-ci a été rejetée, ces dernières années. Beaucoup de cantons renoncent même aux quatre dimanches d’ouverture sans autorisation actuellement autorisés. Pourquoi donc exercer encore plus de pression et ajouter des contraintes ? Il n'est pas nécessaire de libéraliser davantage. Et il faut respecter les décisions du peuple ainsi que les personnes qui se tiennent derrière les caisses des magasins.

Responsable à l'USS

Daniel Lampart

Co-direction du secrétariat et économiste en chef

031 377 01 16

daniel.lampart(at)sgb.ch
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