L’initiative UDC « pour la durabilité » est un projet extrême qui risque de plonger la Suisse dans le chaos. Elle vise à résilier la libre circulation des personnes et, partant, à mettre fin aux accords bilatéraux avec l’Union européenne. Elle met ainsi en danger les salaires, les emplois et le service public en Suisse. Alors que la politique des États-Unis bouleverse l’environnement géopolitique pour les petits pays comme la Suisse, tourner le dos à nos voisins et à l’Europe serait une grave erreur. Une telle rupture ferait peser une pression accrue sur les salaires et menacerait l’emploi. La fin de la libre circulation des personnes signifierait également la fin de la protection des salaires. L’absence de contrôles des salaires ouvrirait la voie au dumping salarial.
En cas d’acceptation, l’initiative du chaos de l’UDC entraînerait la résiliation de la libre circulation des personnes. En vertu de la clause guillotine, les accords bilatéraux avec l’UE tomberaient également. Près de 50 % des exportations suisses étant destinés à l’UE, la restriction de l’accès au marché nuirait à la prospérité de notre pays. Conséquences : l’activité économique ralentirait, les investissements diminueraient, et les délocalisations ainsi que les licenciements se multiplieraient. Au bout du compte, l’emploi reculerait.
Au moment où les États-Unis mettent l’Europe sous forte pression politique et économique, une telle politique hasardeuse mettrait nos emplois en danger. Dès lors, couper les ponts avec nos partenaires et nos voisins dans ce contexte d’incertitude ferait peser une menace sur les revenus de nombreux salarié-e-s.
Niveau des salaires menacé
Si la libre circulation des personnes disparaissait, les mesures d’accompagnement seraient à leur tour menacées, voire abolies. La protection des salaires disparaîtrait. L’absence de contrôles ouvrirait la voie au dumping salarial. Les migrant-e-s seraient à nouveau exploité-e-s, comme à l’époque du statut de saisonniers, avec des conditions de travail précaires et des droits sociaux insuffisants. Cela exercerait aussi une pression massive sur les salaires des travailleuses et travailleurs en Suisse.
Dans le même temps, le repli économique accentuerait le renchérissement. Le Brexit l’illustre parfaitement : les barrières commerciales et la bureaucratie poussent les prix à la hausse. Combinée à un affaiblissement de la protection des salaires, la hausse des prix rognerait l’argent disponible au quotidien. L’initiative est dangereuse pour les salaires.
Cette initiative extrême met en péril le bon fonctionnement du système de soins
Encore une fois, le Brexit démontre ce qui se passe lorsque l’immigration est remplacée par des contingents rigides. Les hôpitaux recrutent à court terme dans des pays lointains, le personnel change plus fréquemment et la qualité des soins diminue. En Suisse, la moitié des médecins et plus d’un tiers du personnel infirmier diplômé ont été formés à l’étranger. Si la libre circulation des personnes était abolie, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée s’aggraverait dangereusement. La sécurité de la couverture sanitaire serait menacée.
L’Union syndicale suisse (USS) et les syndicats de l’USS combattront résolument l’initiative du chaos de l’UDC, en menant une campagne visible et en organisant des événements publics, des débats dans les entreprises ainsi qu’une présence dans la rue.

