Les syndicats européens sortent avec hésitation de leur réduit national

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Écrit par Andreas Rieger, Regula Bühlmann

Congrès de la Confédération européenne des syndicats

Pas assez d’Europe, pas de réel mouvement: la Confédération européenne des syndicats n’a pu répondre à la politique d’austérité de l’UE de ces dernières années. Un programme d’action doit à nouveau accroître sa capacité d’action.

La rude politique d’austérité de l’UE a fait reculer de plusieurs années les acquis des salarié-e-s en Irlande ou dans le Sud de l’Europe. Le mouvement syndical européen a de ce point de vue traversé une de ses pires périodes. La Confédération européenne des syndicats (CES) s’est révélée impuissante et son lobbysme auprès de la Commission européenne dirigée par José Manuel Barroso n’a abouti à rien. Beaucoup de syndicats se sont repliés sur leur réduit national et ont essayé de limiter les dégâts. Il est évident qu’au sein de la Confédération européenne des syndicats, il y avait et il y a toujours pas assez d’Europe et pas de réel mouvement.

Cette situation ne peut perdurer, tous les participants au 13e Congrès de la CES qui a eu lieu du 29 septembre au 2 octobre à Paris étaient unanimes sur ce point. La CES devrait s’instituer en contre-pouvoir à la Commission européenne. Mais pour cela, il faudrait que des actions coordonnées sur le plan européen s’opposent au démantèlement des droits syndicaux et des conventions collectives et s’engagent en faveur d’investissements et d’emplois pour des millions de chômeurs et chômeuses. Mais sur la manière de procéder, la perplexité régnait. La délégation de l’USS s’est prononcée pour une politique des salaires minimums et a demandé à la CES de lancer une campagne contre la sous-enchère salariale et sociale. Par exemple, en soutenant l’initiative citoyenne contre le dumping salarial que la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF) vient de lancer.

Un nouveau vent syndical se lève

L’élection d’une direction rajeunie, avec au poste de secrétaire général, l’Italien Luca Visentini et à la Présidence, Rudy de Leeuw de la CGT, le combattif syndicat belge, a contribué à l’ambiance de renouveau qui a surgi à la fin du Congrès parisien. Une discussion sur la manière d’accroître la capacité d’action de la CES a débuté à Paris. Et le programme d’action qui a été adopté devrait aider la CES à définir ses positions sur les futurs défis qu’elle aura à relever. Un vent d’espoir pour un nouveau mouvement syndical en Europe s’est levé à Paris. Un espoir de mouvement que l’USS et ses syndicats veulent porter.

 

Responsable à l'USS

Luca Cirigliano

Secrétaire central

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Luca Cirigliano
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