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Tendance alarmante dans le 2e pilier

  • Prévoyance professionnelle
Communiqués de presse

Commentaire de l’étude Swisscanto sur les caisses de pension 2026

On observe une évolution préoccupante dans le 2e pilier : la prévoyance professionnelle tend à s’éloigner du modèle d’assurance sociale pour se rapprocher d’une solution de type fonds de placement. Tel est l’un des principaux enseignements de l’étude sur les caisses de pension publiée aujourd’hui par la Banque cantonale de Zurich (BCZ). Pour la première fois, les personnes partant à la retraite ont été plus nombreuses à choisir le versement du capital. Les avoirs des personnes actives sont majoritairement bien rémunérés. En revanche, les rentes et les taux de conversion stagnent.

Le 2e pilier a pour but de permettre le maintien du niveau de vie antérieur grâce à une couverture collective. Les évolutions récentes ne répondent plus à cet objectif. Les rentes du 2e pilier doivent à nouveau être améliorées, par exemple au moyen d’une hausse des taux de conversion ou d’une revalorisation des rentes. Les assuré-e-s doivent recevoir des informations claires et standardisées concernant leurs prestations, les paramètres déterminants et les coûts. Le rapport prix-prestations doit lui aussi être amélioré. Des mesures s’imposent en particulier dans les institutions collectives et communes proposées par des prestataires commerciaux.

Une prévoyance vieillesse collective bien gérée offre de meilleures prestations qu’une couverture individuelle. La part élevée des retraits en capital constitue dès lors un signal d’alarme. Nous constatons que plusieurs banques et certain-e-s conseiller-ère-s en prévoyance recommandent aux assuré-e-s d’opter pour le versement en capital. La BCZ, une banque active auprès de la clientèle privée, affirme que les faibles taux de conversion ne jouent aucun rôle dans le choix du retrait en capital. Selon l’enquête pourtant, la majorité des assuré-e-s ne connaît même pas le taux de conversion.

Les hommes retirent en moyenne un capital de 200 000 francs environ, les femmes de 80 000 francs environ. Ces montants sont insuffisants pour couvrir les besoins à long terme. Sur le plan de la politique sociale, ils soulèvent des questions importantes.

Il existe une marge d’amélioration des prestations de la prévoyance professionnelle. Ainsi que le révèle l’étude, le rendement attendu est de 3 % alors que le rendement cible n’est que de 2 %.

Responsable à l'USS

Jonas Eggmann

Secrétaire central

031 377 01 17

jonas.eggmann(at)sgb.ch
Jonas Eggmann
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