Le taux d’intérêt minimal en chute libre et le niveau des rentes va continuer de baisser

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Communiqués de presse

Les caisses de pensions sous pression

Suite à la décision de la majorité de la commission LPP de recommander au Conseil fédéral la baisse de 1,25 à 1 % du taux d'intérêt minimal LPP, les assuré(e)s doivent à nouveau s'accommoder d'une baisse de leurs rentes. L'Union syndicale suisse (USS) et les autres organisations de salarié(e)s demandaient, en raison de l'évolution actuelle de la performance des caisses de pensions, de maintenir en 2017 le taux d'intérêt minimal en vigueur aujourd'hui.

Toujours est-il que la recommandation précitée de la commission a permis d'éviter le pire. En effet, l'association des caisses de pensions et l'Union patronale suisse demandaient une baisse de ce taux à 0,75 %. Or un taux aussi bas aurait mis encore plus la prévoyance professionnelle dans le pétrin.

De fait, les intérêts servis sur le capital de vieillesse sont, avec le taux de conversion, déterminants pour le niveau des futures rentes du 2e pilier. Si les intérêts versés sur l'argent économisé dans ce dernier diminuent toujours plus, le capital de vieillesse ne croît plus assez pour que plus tard, la rente soit décente.

La déprime des intérêts a des conséquences catastrophiques pour la prévoyance vieillesse régie par le système de la capitalisation. Pendant des années, de 1985 à 2002, l'argent du 2e pilier a bénéficié d'un taux d'intérêt d'au moins 4 %. Grâce à l'effet des intérêts composés, on est parvenu ainsi à doubler son capital de vieillesse en l'espace de 18 ans. Avec un taux d'intérêt de 1 %, il faut pour cela 70 années. C'est 14 ans de plus qu'avec un taux d'intérêt de 1,25 %. Plus le taux est bas, plus violent est l'effet d'une nouvelle baisse. La raison en est l'absence d'effet des intérêts composés.

En raison de l'absence de taux d'intérêt décents, la prévoyance vieillesse contribue toujours moins à la formation du revenu perçu sous forme de rentes par les personnes à la retraite. Ces pertes doivent être compensées. Sinon le mandat constitutionnel selon lequel les rentes de l'AVS et du 2e pilier doivent permettre de " maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur " restera une promesse en l'air pour toujours plus de personnes. La manière la plus simple et la meilleur marché de compenser les baisses de rentes du 2e pilier, c'est d'augmenter les rentes de l'AVS, ainsi que le demande l'initiative populaire AVSplus. Qui sait calculer, votera OUI le 25 septembre à AVSplus.

renseignements
  • Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67
  • Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74

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