L’économie contre un renforcement de l’AVS, comme à sa création en 1947

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Écrit par Paul Rechsteiner

Les ennemis de l’AVS sont toujours les mêmes associations économiques, rappelle le président de l’USS, Paul Rechsteiner

Le 5 mai dernier, le Comité directeur d’economiesuisse a décidé, contre l’avis de l’économie romande, de recommander le NON à la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. La Chambre des Arts et Métiers, le Parlement de l’USAM, a fait de même fin avril et a déclaré qu’elle « s’engagera activement » contre le projet. Les deux plus grandes associations économiques sont sur la ligne de l’Union patronale suisse qui a annoncé qu’elle mènerait une importante campagne contre « le développement nuisible de l’AVS ».

Il est donc temps de rappeler une fois de plus que le contexte est le même que celui qui prévalait il y a des décennies lors de la création de l’AVS : lors de la campagne de votation légendaire de 1947, l’Union patronale suisse, l’USAM et le Vorort, l’association qui a précédé economiesuisse, étaient farouchement opposés à l’instauration de l’AVS. L’histoire leur a pourtant donné tort. L’AVS est la principale réalisation sociale de la Suisse moderne.

Le 24 septembre 2017, il s’agit de poser une nouvelle fois des jalons fondamentaux. Est-ce que l’AVS recevra les milliards de TVA qui seront libérés par la fin du financement additionnel qui était attribué à l’AI ? Est-ce que le 0,3 % de TVA supplémentaire à partir de 2021 garantira le financement des rentes de la génération des baby-boomers pendant plus de dix ans ? Parviendra-t-on, après des années de stagnation, à enfin améliorer, modestement mais tout de même sensiblement, les rentes des nouveaux retraités de 840 francs par an pour les personnes vivant seules et jusqu’à 2712 francs pour les couples ?

Ou laissera-t-on les adversaires de l’AVS s’imposer ? Car le plan des adversaires est clair : ils veulent affamer financièrement l’AVS. Et relever l’âge de la retraite à 67 ans pour tous. Le relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans ne serait rien d’autre qu’une baisse massive des rentes.

L’AVS est le premier pilier de la prévoyance vieillesse. Pas seulement dans la Constitution, mais aussi dans la réalité. Et elle doit plutôt être renforcée qu’affaiblie le 24 septembre prochain.

Responsable à l'USS

Gabriela Medici

Première secrétaire adjointe a.i.

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Gabriela Medici
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