Une médecin qui calcule les statistiques et les coûts

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Il est temps de stopper la hausse des primes !

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Communiqués de presse

Flambée des primes maladie

Les primes de l’assurance-maladie de base vont connaître une nouvelle flambée. Pour de nombreux ménages, la limite du supportable est dépassée depuis longtemps. Il est urgent d’agir, et des solutions existent : une modification de la loi permettrait de freiner la hausse des primes. En effet, si le droit fédéral prévoit aujourd’hui que la hausse des coûts doit être financée presque exclusivement par les assurés-e-s, rien n’empêche de changer cette règle.

Les primes maladie vont à nouveau bondir l’année prochaine. La hausse annoncée pour 2027 est de 5 %. Il y a dix ans déjà, une famille de quatre personnes consacrait près de 11 000 francs par an en moyenne au paiement de ses primes maladie. L’année prochaine, la facture avoisinera les 15 000 francs. Cette situation est néfaste en termes de santé publique, socialement insoutenable et absurde sur le plan économique. Lorsque de plus en plus d’assuré-e-s doivent se serrer la ceinture pour payer leurs primes, ce sont non seulement des millions de personnes qui en pâtissent, mais aussi l’ensemble de l’économie intérieure. Et lorsque de plus en plus d’assuré-e-s repoussent leur consultation médicale pour éviter une participation aux coûts exorbitante, la facture finale s’alourdit encore pour tout le monde.

Des soins de qualité accessibles à toutes et à tous ont évidemment un coût. Rien ne justifie toutefois que leur financement soit aussi injuste socialement, ni que l’on gaspille des centaines de millions de francs provenant des primes pour réaliser des bénéfices ou financer des procédures inefficaces. Surtout, rien n’oblige à aligner la hausse des primes sur celle des coûts de la santé. Le Parlement pourrait modifier les dispositions légales pour plafonner l’augmentation des primes à 3 %, par exemple. C’est précisément ce que demandait une motion de notre président, Pierre-Yves Maillard, sur laquelle le Conseil des États se prononcera le 30 septembre. Toute hausse des coûts supérieure à ce plafond devrait alors être financée par des impôts liés au revenu, plutôt que par des primes par tête, foncièrement antisociales.

Les cantons doivent eux aussi prendre leurs responsabilités. Ils doivent désormais mettre en œuvre de manière cohérente le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes entré en vigueur au début de l’année. Celui-ci les oblige à inscrire dans leur législation un objectif social fixant la charge maximale que les primes peuvent représenter pour les ménages, et surtout à augmenter désormais les réductions de primes au même rythme que les coûts de la santé.

Responsable à l'USS

Reto Wyss

Secrétaire central

031 377 01 11

reto.wyss(at)sgb.ch
Reto Wyss
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