Se former ne doit plus être un privilège réservé aux enfants dont les parents ont étudié

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Écrit par Ewald Ackermann, service de la communication de l’USS/fq

OUI à l’initiative sur les bourses d’études !

L’initiative sur les bourses d’études veut améliorer le soutien apporté aux personnes qui veulent se former. Grâce à elle, un plus grand nombre d’enfants des couches sociales en marge de la formation pourrait avoir accès à une formation supérieure, et pas uniquement les enfants dont les parents ont déjà étudié.

Même economiesuisse le reconnait dans son « dossierpolitique » du 30 mars dernier : « Les individus issus de familles aisées ont de plus fortes chances d’obtenir un diplôme univer­sitaire que leurs semblables. » Il n’y a donc pas d’égalité  des chances : « La situation financière n’est pas le seul, mais l’un des facteurs importants dans la décision de faire ou non des études. »

Davantage de bourses d’études

C’est précisément ce que corrige l’« Initiative sur les bourses d’études » lancée par l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) et soutenue par l’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats. Cette initiative veut augmenter le soutien apporté aux personnes désireuses de parfaire leur formation. Aujourd’hui, seuls 7 % des étudiant(e)s reçoivent une bourse. Or, il faudrait qu’ils soient 20 % si l’on voulait vraiment qu’il y ait égalité des chances concer­nant l’accès à la formation. Si l’initiative passe la rampe des urnes, logiquement, davantage d’enfants des couches sociales inférieures seraient ainsi encouragés.

Il faut aussi aider les étudiant(e)s de la formation professionnelle supérieure

Qui plus est, l’initiative demande une amélioration des bourses pour l’ensemble du degré tertiaire, soit la formation académique, mais aussi la formation professionnelle supérieure (écoles supérieures, examens professionnels, maîtrises, etc.). Ces formations sont surtout suivies par des jeunes provenant de milieux non académiques. Grâce à l’initiative, les étudiant(e)s de la formation professionnelle supérieure recevront aussi plus de bourses. C’est aujourd’hui rarement le cas, même si les taxes pour cette dernière sont souvent net­tement plus élevées que celles demandées pour les formations académiques. En disant oui à l’initiative, les cantons ne pourront plus freiner autant qu’aujourd’hui dans ce domaine.

C’en sera fini de l’arbitraire cantonal

Les bourses ne doivent pas uniquement être augmentées, mais aussi harmonisées au plan national. Aujourd’hui, les cantons dictent les règles du jeu, et la plupart lésinent sur leurs bourses d’études. Il n’est pas juste qu’une étudiante de Neuchâtel ne reçoive en moyenne que la moitié de ce qu’obtient sa collègue zurichoise, ou que le Jura n’affecte aux bourses d’études que 85 francs de ses recettes par année et personne, et Schaffhouse même 19 francs seulement. L’initiative mettra fin à cette inégalité de traitement due à des critères géographiques.

Une mesure concrète contre la pénurie de main-d’œuvre spécialisée

L’initiative sur les bourses d’études ne veut pas uniquement plus d’égalité des chances, elle représente aussi la proposition la plus efficace pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre spécialisée que nous vivons actuellement. En effet, grâce à elle, seules les personnes en mesure de concilier profession, famille et formation pourront se qualifier. Cela permettra aussi de mener une meilleure politique d’octroi des bourses. C’est pourquoi il faut dire oui le 14 juin prochain à l’initiative sur les bourses d’études.

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Sept arguments des syndicats et teneur de l'initiative

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Responsable à l'USS

Regula Bühlmann

Secrétaire centrale

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