Enfin un signal clair en faveur de la formation professionnelle supérieure

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Communiqués de presse
Écrit par Véronique Polito

Mesures pour renforcer la formation professionnelle

Le Conseil fédéral a signalé aujourd’hui son intention de renforcer la formation professionnelle. Il prévoit notamment de débloquer des fonds pour soulager financièrement les personnes qui se préparent à passer des examens professionnels fédéraux (brevets, diplômes). Il souhaite également améliorer la lisibilité des titres de la formation professionnelle supérieure au niveau international.

L’Union syndicale suisse (USS) estime qu’il était grand temps que le Conseil fédéral agisse dans ce domaine. En 2009 déjà, elle avait exigé que la Confédération mette en place des « bons de formation » pour permettre aux jeunes sortant d’apprentissage de poursuivre leur formation professionnelle sans avoir à payer des taxes excessives. Il aura fallu plus de cinq ans de tractations pour que les partenaires sociaux, la Confédération et les cantons se mettent d’accord sur un concept de financement : dorénavant, la Confédération devrait financer la moitié des taxes de cours des personnes qui se préparent aux examens professionnels. 

Un financement conséquent des cours de préparation aux examens fédéraux mettrait fin à une situation discriminatoire. Alors qu’un(e) gymnasien(ne) peut poursuivre ses études à moindre frais, un(e) apprenti(e) débourse, après sa formation initiale, en moyenne 10 000 francs pour un brevet et 15 000 francs pour un diplôme supérieur (hors taxes d’examen). « Les apprenti(e)s qui poursuivent leur formation hors des filières académiques sont largement désavantagés au plan financier », affirme Véronique Polito, secrétaire centrale à l’USS, qui ajoute qu’« un soutien financier serait actuellement beaucoup plus utile aux professionnel(e)s qu’une discussion, demandée par certains mais refusée maintenant par le Conseil fédéral, sur l’introduction d’un "bachelor professionnel" ou d’un "master professionnel", car cela ne dirait pas grand-chose sur la valeur réelle de leur formation. »

Un financement fédéral nécessite cependant un changement de loi et doit donc obtenir l’aval du Parlement. « Le Conseil fédéral prévoit en parallèle des réformes fiscales. Cela risque bien de mettre en péril tout projet de réforme dans la formation qui pèserait sur les budgets des cantons ou de la Confédération ». L’USS s’attend donc à des discussions houleuses au sujet de ce projet de réforme et de son impact sur la répartition de la manne fédérale.

renseignements
  • Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, responsable des questions de formation, 079 436 21 29

Responsable à l'USS

Regula Bühlmann

Secrétaire centrale

031 377 01 12

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