7000 francs pour chaque place d’apprentisage dans le secteur social et dans celui des soins

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Écrit par Peter Sigerist

Le 26 octobre a eu lieu la conférence nationale sur les places d’apprentissage. Les acteurs de la formation professionnelle réunis sous la houlette du Conseil fédéral se sont retrouvés pour la cinquième fois afin de donner leur accord à des mesures censées augmenter le nombre de places d’apprentissage. L’USS a demandé qu’un soutien concret soit apporté pour développer de la formation dans le secteur des soins.

Comme par le passé, l’USS était représentée cette année à la conférence sur les places d’apprentissage créée à son instigation. Sa proposition principale visait à mettre en œuvre des mesures spécifiques et efficaces en vue de promouvoir la formation professionnelle dans le domaine sanitaire et social. L’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) voit certes les choses de la même façon. Il demande à juste titre que les capacités de formation soient doublées ou triplées dans ces domaines mais, ce faisant, il semble ignorer les barrières qui font obstacle à cette demande. Pour beaucoup d’entreprises du secteur de la santé, la formation est aujourd’hui trop coûteuse. Dans le secteur des soins extrahospitaliers et infirmiers, les entreprises sont souvent de si petite taille qu’elles renoncent à toute formation. Leur proposer seulement du réseautage et de l’encadrement part sans doute d’une intention louable mais ce ne sera pas nécessairement efficace.

7000 francs par an et par place de formation

C’est pourquoi, à l’initiative du SSP, l’USS a proposé une mesure d’encouragement supplémentaire prévoyant que la Confédération et les cantons soutiendraient chaque place de formation dans le domaine sanitaire et social durant une certaine période au moyen d’un montant de 7000 francs par an. Cette aide au démarrage devait être en vigueur pendant six ans. En outre, le projet de formation professionnelle initiale de deux ans devait s’adresser avant tout aux élèves les plus faibles venant d’un milieu social défavorisé ; et être perméable vers le haut. De surcroît, la constitution de réseaux d’entreprises formatrices devait être encouragée tout particulièrement, comme le propose l’ASI, l’Association suisse des infirmières et infirmiers.

Il ne faut pas reprendre d’une main ce que l’on donne de l’autre

Enfin, comme les associations du personnel du domaine de la santé l’attentent de nous, l’USS s’est également engagée pour inciter les acteurs de la formation réunis dans le cadre de la conférence à s’opposer à une politique d’économies catastrophique. En effet, si les conditions de travail dans le secteur sanitaire et social continuent de se dégrader ou subissent le contrecoup de la réduction des coûts, toutes les initiatives prises pour former plus de personnel dans ce secteur ne serviront à rien. Les personnes formées abandonneront tôt ou tard ce secteur. Le nombre exceptionnellement élevé de personnes qui délaissent leur profession dans le domaine de la santé et le domaine social en Suisse témoigne des effets destructeurs de ce démantèlement.

Responsable à l'USS

Laura Perret Ducommun

Première secrétaire adjointe

031 377 01 23

laura.perret(at)sgb.ch
Laura Perret
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