Une femme active sur deux subit du harcèlement au travail

  • Égalité des sexes
Communiqués de presse

L’USS demande la ratification de la Convention n° 190 de l’OIT

Le Conseil fédéral propose la ratification des conventions n° 190 et 191 de l’Organisation internationale du travail (OIT) contre la violence et le harcèlement, et en faveur d’un environnement de travail sûr et salubre. L’Union syndicale suisse (USS) salue cette étape et appelle le Parlement à décider rapidement d’une ratification attendue depuis longtemps.

La violence et le harcèlement font partie du quotidien professionnel de nombreuses personnes en Suisse. Des études montrent qu’une femme active sur deux subit du harcèlement sexuel sur son lieu de travail au cours de sa vie professionnelle. Les jeunes femmes, les apprenti-e-s et les personnes occupant des emplois précaires sont particulièrement touché-e-s. Beaucoup de victimes se taisent, par crainte de répercussions professionnelles. C’est pourquoi l’USS salue le message du Conseil fédéral proposant la ratification des conventions n° 190 et 191 de l’OIT. Par cette démarche, celui-ci reconnaît l’importance de la protection contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail et confirme que la Suisse satisfait aujourd’hui déjà aux exigences de ces conventions. La ratification ne nécessite aucune modification légale. La procédure de consultation a en outre montré que la ratification bénéficie d’un large soutien : cantons, syndicats et organisations patronales appuient les objectifs de la convention.

Avec la convention n° 190, l’OIT a, pour la première fois, fixé des normes internationales contraignantes contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail. La convention reconnaît le droit de toute personne à un monde du travail exempt de violence et de harcèlement. La convention n° 191 renforce le droit à un environnement de travail sûr et salubre en tant que droit fondamental du travail.

L’USS demande depuis des années la ratification de la convention n° 190. Pourtant, celle-ci a été retardée pendant longtemps. Or des études récentes montrent clairement qu’il y a urgence à agir. De nombreuses entreprises ne disposent pas encore de mesures de protection efficaces contre le harcèlement sexuel et la violence au travail. La ratification ne résoudra pas ces problèmes à elle seule. Mais elle constitue un signal politique fort : la violence et le harcèlement dans le monde du travail ne relèvent pas de la sphère privée et ne sont pas des actes anodins. Chaque travailleuse et chaque travailleur a droit à un lieu de travail exempt de violence, de harcèlement et de discrimination. La Suisse a soutenu cette convention, les conditions légales sont réunies et la ratification est largement appuyée. Il n’y a aucune raison de repousser plus longtemps cette étape. L’USS demande au Parlement de ratifier rapidement les conventions n° 190 et 191 de l’OIT.

Responsable à l'USS

Cyrielle Huguenot

Secrétaire centrale

031 377 01 12

cyrielle.huguenot(at)sgb.ch
Cyrielle Huguenot
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