Une femme enceinte chez son médecin.
 

Combler les lacunes de l’assurance chômage pour les femmes enceintes

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Communiqués de presse

L’USS salue la décision du Conseil national

L’Union syndicale suisse (USS) salue le vote clair de la chambre basse qui ouvre la porte aux travaux parlementaires pour réviser l’assurance chômage et combler deux injustices qui pénalisent actuellement les femmes enceintes. Premièrement, éviter que les chômeuses enceintes arrivent en fin de droits avant l'accouchement et perdent de ce fait leur droit à l’allocation de maternité et deuxièmement, augmenter le nombre d’indemnités journalières pouvant leur être versées en cas d'incapacité de travail.

Le Conseil national se rallie à la décision prise par le Conseil des Etats en septembre dernier et adopte aujourd’hui une motion visant à combler les lacunes de protection des femmes enceintes dans l’assurance-chômage. Actuellement, environ 500 femmes arrivent en fin de droits de chômage chaque année et perdent par la même occasion leur droit à l’allocation de maternité. De plus, en cas d’incapacité de travail pour raisons médicales, l’assurance-chômage n’ouvre le droit qu’à 30 indemnités journalières consécutives, et ce même si les femmes concernées ont cotisé pendant des années.

Eviter que les femmes enceintes qui se retrouvent au chômage n’arrivent en fin de droits avant l’accouchement engendrera des dépenses supplémentaires minimes: 0,12 pour cent des dépenses de l'assurance-chômage, soit 8 millions de francs sur 7 milliards de dépenses. Avec un excédent de recettes de 1,4 milliard en 2024, les coûts supplémentaires ne pèsent presque rien dans le budget de cette assurance, mais auront une grande importance pour les femmes concernées. Cela évitera de les plonger dans la précarité à un moment où elles doivent pouvoir préparer dignement l’arrivée de leur enfant. 

En outre, le Parlement entend octroyer aux chômeuses enceintes plus d'indemnités journalières en cas d'incapacité de travail. Actuellement, au-delà des 30 jours d’indemnités consécutives en cas d’incapacité de travail pour raisons de maladie, ces femmes se retrouvent sans prestations et sans salaire. Les 30 jours d’indemnités sont vite épuisés, car il est avéré qu’en moyenne, les femmes enceintes se retrouvent en arrêt de travail pendant une durée de 6 semaines durant leur grossesse.

L’engagement de l’Union syndicale suisse et d’autres organisations a porté ses fruits pour convaincre le Parlement de remédier à ces injustices. Le dossier repart maintenant à la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des État et il s’agira d’accompagner de près les travaux de mise en œuvre de ces réformes.

Responsable à l'USS

Cyrielle Huguenot

Secrétaire centrale

031 377 01 12

cyrielle.huguenot(at)sgb.ch
Cyrielle Huguenot
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