La surévaluation du franc est le problème numéro 1 pour l’industrie suisse des machines. Plusieurs licenciements collectifs survenus ces dernières semaines ont été justifiés par le franc fort. Le cours de change réel du franc est très élevé – aussi élevé qu’au moment de la suppression du cours plancher en janvier 2015. L’inflation est nulle ou proche de zéro, et cette situation devrait perdurer en 2026. Autrement dit, le renchérissement se situe tout en bas de la fourchette de stabilité des prix fixée par la Banque nationale suisse (BNS). Le chômage est en hausse. Le contexte conjoncturel s’est détérioré depuis la précédente évaluation de la situation. Dans ces conditions, il est bien clair qu’il incombe à la BNS de mener une politique plus expansionniste.
Or l’examen de la situation d’aujourd’hui ne dit mot de ces réalités. L’USS attend de la BNS qu’elle mène une politique plus expansionniste. La priorité étant de donner des signaux clairs quant à la surévaluation du franc. La BNS devrait s’engager pour que le cours de change du franc redevienne équitable et adapter sa politique monétaire en conséquence. Alors que ces derniers mois le franc à eu tendance à perdre du terrain face à l’euro, la BNS serait bien inspirée de faire savoir aux acteurs du marché qu’elle approuve cette évolution et interviendra le cas échéant pour combattre toute nouvelle hausse du franc.

