[Translate to Französisch:] Gewerkschafterinnen und Gewerkschafter halten ein Transparent gegen den Angriff auf den Mindestlohn
 

L’USS décide à l’unanimité de lancer un référendum contre l’attaque contre les salaires minimums

  • Décisions des organes
Communiqués de presse

Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 5 juin 2026

L’Union syndicale suisse (USS) lancera un référendum si le Parlement décide que les salaires minimums cantonaux et communaux peuvent à l’avenir être contournés par des conventions collectives de travail (CCT). C’est ce qu’a décidé aujourd’hui à l’unanimité l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS. Face à la hausse du renchérissement, les délégué-e-s ont aussi adopté une résolution demandant une augmentation des salaires réels, ainsi qu’une offensive salariale. Enfin, pour améliorer la situation des apprenti-e-s, ils ont réaffirmé la revendication de huit semaines de vacances durant l’apprentissage.

Plusieurs cantons et villes ont instauré des salaires minimums, qui doivent permettre aux salarié-e-s de subvenir à leurs besoins. Ces rémunérations sont le fruit d’initiatives populaires clairement acceptées par la population. Une partie du patronat et des partis bourgeois veut aujourd’hui les contourner par une décision de l’Assemblée fédérale. Leur idée est de détourner les CCT de leur but : dans les branches couvertes par des CCT étendues, il devrait être possible de fixer à l’avenir des salaires minimums inférieurs. Or les salarié-e-s à bas salaire de l’hôtellerie-restauration, des salons de coiffure, des boulangeries ou des boucheries peinent déjà à joindre les deux bouts. La révision leur laisserait encore moins de moyens pour vivre.

Cette décision serait inédite sur le plan démocratique et institutionnel : pour la première fois, des accords de droit privé primeraient sur des décisions populaires.

Même sans cette attaque politique contre les salaires, les rémunérations restent sous pression. À l’automne, l’inflation atteindra 1 à 1,5 %. Elle gommera ainsi les hausses obtenues lors des dernières négociations (environ 1 %). Pour beaucoup de salarié-e-s, il n’y a plus eu de progrès des salaires réels depuis 2016, alors même que l’économie s’est bien portée durant cette période. En vue des prochaines négociations, les délégué-e-s de l’USS exigent donc de véritables augmentations des salaires réels et appellent à mener une offensive salariale.

Par d’autres résolutions, les délégué-e-s de l’USS ont aussi demandé au Parlement d’améliorer la situation des salarié-e-s. Ils ont réaffirmé la revendication de huit semaines de vacances pendant l’apprentissage. Ils appellent également le Parlement à mettre en œuvre correctement l’initiative sur les soins infirmiers. Outre les mesures proposées par le Conseil fédéral (obligation de négocier une CCT, réduction de la durée maximale du travail, etc.), il faut des directives contraignantes pour garantir des effectifs adaptés aux besoins et un financement public substantiel.

Résolutions et décisions

Salaires minimums – référendum (pdf)
Pouvoir d'achat (pdf)
Valeur d'apprentissage (pdf)
Mettre en œuvre de l’initiative sur les soins (pdf)

Responsable à l'USS

Daniel Lampart

Responsable de la communication (a.i.)

031 377 01 16

daniel.lampart(at)sgb.ch
Daniel Lampart
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