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         xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
         xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>SGB RSS Feed</title><link>https://sgb.ch/</link><description>Beiträge des SGB</description><language>de-CH</language><copyright>Schweizerischer Gewerkschaftsbund</copyright><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 16:18:52 +0200</pubDate><lastBuildDate>Wed, 23 Sep 2026 16:18:52 +0200</lastBuildDate><atom:link href="https://www.uss.ch/actualite/rss" rel="self" type="application/rss+xml" /><generator>Schweizerischer Gewerkschaftsbund</generator><item><guid isPermaLink="false">news-11795</guid><pubDate>Wed, 09 Sep 2026 14:47:31 +0200</pubDate><title>Le pouvoir d’achat doit repartir à la hausse : une hausse de 2,5 % des salaires est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-pouvoir-dachat-doit-repartir-a-la-hausse-une-hausse-de-25-des-salaires-est-necessaire</link><description>Revendications salariales de l’USS pour 2027</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>L’Union syndicale suisse (USS) revendique une augmentation générale des salaires de 2,5 % pour 2027. Ces hausses sont urgentes dans la mesure où les salaires n’ont que faiblement évolué ces dix dernières années. Alors que la conjoncture s’est améliorée, les salarié-e-s doivent désormais eux aussi en profiter. Des augmentations de salaire s’imposent pour préserver le pouvoir d’achat</strong>.</p><p>Les salaires ont peu progressé depuis 2016. En Suisse, la productivité a augmenté plus vite que les salaires sur la même période. Les salarié-e-s produisent donc toujours plus sans pour autant bénéficier des gains de prospérité auxquels ils contribuent. « Depuis des années, les salaires réels sont à la traîne par rapport à la productivité », résume Vania Alleva, présidente d’Unia. Si le salaire médian avait progressé au cours de la dernière décennie au même rythme que la productivité, comme cela était le cas auparavant, il serait supérieur de 500 francs par mois à son niveau actuel. Dans certains cas, les maigres revalorisations accordées n’ont pas même compensé le renchérissement. Dans plusieurs branches, comme la santé, l’hôtellerie-restauration et les transports, le pouvoir d’achat des salaires a reculé par rapport à 2016. Mattias Hartwich, président du SEV, ajoute : « Des hausses de salaire s’imposent également pour rattraper le renchérissement accumulé ces dernières années. »</p><p><strong>Le pouvoir d’achat reste sous pression</strong></p><p>Vivre en Suisse coûte toujours plus cher. Cette année encore, les prix devraient augmenter de 0,6 % en moyenne. À cela s’ajoute le fardeau croissant des primes d’assurance-maladie. La prime moyenne pour un adulte atteint déjà 5600 francs par an, ce qui représente plus qu’un mois de salaire pour plus de la moitié des salarié-e-s. Et les primes continuent pourtant d’augmenter inexorablement. Cette année, leur hausse a amputé en moyenne de 0,3 % le revenu disponible des ménages suisses. Une progression comparable est attendue l’an prochain. Les salaires doivent connaître la même évolution que le renchérissement et les primes afin de compenser la perte de pouvoir d’achat.</p><p><strong>Des salaires plus élevés pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs</strong></p><p>Mais il ne suffit pas de préserver le pouvoir d’achat, il faut aussi l’améliorer. Celui-ci doit progresser d’au moins 1 %, soit au même rythme que la productivité. Les augmentations doivent être accordées de manière générale. Avec les revalorisations individuelles, ce sont les supérieur-e-s qui décident, selon leur propre appréciation, qui en bénéficie. Il arrive aussi que les hausses octroyées soient détournées pour permettre de recruter de nouvelles personnes. Le cas échéant, de nombreux salarié-e-s n’obtiennent pas un centime de plus.</p><p><strong>Au moins 5000 francs après l’apprentissage</strong></p><p>Les bas salaires restent un problème, dans un pays aussi riche que la Suisse également. Environ 15 % des salarié-e-s gagnent moins de 4500 francs par mois, un revenu qui permet à peine de joindre les deux bouts. La situation est particulièrement préoccupante pour les titulaires d’un CFC : près d’un tiers touche moins de 5000 francs par mois. « Chez les femmes, cette proportion atteint même 40 % », rappelle Vania Alleva. Il est temps que cela change. Il ne doit plus y avoir de salaires inférieurs à 4500 francs. Un apprentissage doit garantir un salaire d’au moins 5000 francs.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_20260910_MK_Lohn_d804640d0a.webp" length="226740" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11787</guid><pubDate>Mon, 31 Aug 2026 10:42:58 +0200</pubDate><title>Les écarts de salaire entre femmes et hommes sont loin d’être résorbés</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-ecarts-de-salaire-entre-femmes-et-hommes-sont-loin-detre-resorbes</link><description>Réaction à l&#039;analyse de l&#039;Office fédéral de la statistique sur les écarts de salaire entre hommes et femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les grandes disparités en matière d’écart salarial inexpliqué entre les différentes branches confirment la nécessité de renforcer la Loi sur l’égalité. Les analyses salariales doivent devenir obligatoires pour toutes les entreprises et régulièrement répétées. Il faut instaurer rapidement des contrôles et des sanctions en cas de violation de la loi. L’USS demande également une revalorisation salariale des métiers majoritairement exercées par des femmes et des mesures efficaces pour favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.</p><p>Les rémunérations des femmes sont encore bien inférieures à celles des hommes en Suisse. Les nouveaux chiffres de l’enquête suisse sur la structure des salaires (ESS 2024) révèlent que les femmes gagnent en moyenne 1&nbsp;364 francs de moins par mois que les hommes, ce qui correspond à un écart salarial de 15,7&nbsp;%.</p><p>Environ 53&nbsp;% de l’écart salarial s’explique par le fait que les femmes travaillent dans des branches, des professions ou des fonctions hiérarchiques moins bien rémunérées. Cette part dite «&nbsp;explicable&nbsp;» est elle-même souvent discriminatoire&nbsp;: les branches et professions où travaillent de nombreuses femmes rémunèrent souvent moins bien, parce que le travail des femmes y est dévalorisé. Environ 47&nbsp;% de l’écart ne s’explique même pas par ces facteurs, ce qui représente un manque à gagner inexpliqué de 640&nbsp;francs par mois pour les femmes. Cela indique fortement une discrimination salariale directe et reste constant sur le long terme&nbsp;: il s’élevait déjà à 675&nbsp;francs en 2012.</p><p>Dans les petites entreprises comptant moins de 20 salarié-e-s, l’écart salarial est en outre nettement plus élevé. Cela confirme la nécessité de renforcer la Loi sur l’égalité. Il est inacceptable que des employeurs puissent continuer à verser aux femmes des salaires nettement inférieurs en toute impunité. Les analyses salariales instaurées en 2020 doivent devenir obligatoires pour toutes les entreprises et être régulièrement répétées. Elles doivent être assorties de contrôles et de sanctions en cas de non-respect.</p><p>L’USS appelle également des réformes structurelles. L’écart salarial inexpliqué nettement plus élevé chez les femmes mariées confirme que le mariage et la maternité freinent fortement la progression des salaires des femmes et creusent durablement l’écart salarial avec les hommes. En cause&nbsp;: la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Le travail non rémunéré repose encore essentiellement sur les femmes, l’offre d’accueil extrafamilial des enfants est trop restreinte et coûteuse et les conditions de travail sont souvent incompatibles avec les obligations familiales.</p><p>L’USS continuera de s’engager pour développer à long terme l’accueil extrafamilial en tant que véritable service public, financé par les impôts et gratuit pour tous les parents. À court terme, la mise en place des allocations de garde dans les cantons doit être subordonnée à de bonnes conditions de travail pour garantir des places d’accueil de qualité et en suffisance. Les salaires dans les métiers de la petite enfance comme dans la santé et le social et d’autres métiers à prédominance féminine doivent être augmentés. La dévalorisation des métiers majoritairement exercés par des femmes explique une bonne partie de l’écart salarial structurel entre les sexes. Même avec un apprentissage achevé, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000&nbsp;francs par mois, et une sur quatre doit même se contenter d’un salaire de moins de 4500&nbsp;francs. Des salaires d’au moins 5000&nbsp;francs après l’apprentissage, et d’au moins 4500&nbsp;francs pour tout le monde doivent devenir la norme.</p><p>De plus, il n’est pas question de laisser le Parlement saboter les salaires minimums introduits démocratiquement dans plusieurs cantons et villes. L’USS a lancé le référendum contre le projet de loi visant à ne plus appliquer ces salaires minimums à certaines branches, telles que l’hôtellerie-restauration, la coiffure et le nettoyage. Cette loi affecterait des dizaines de milliers de salarié-e-s qui travaillent déjà pour des bas salaires, dont deux tiers sont des femmes. L’attaque contre les salaires minimums est donc aussi une attaque contre l’égalité salariale, qui menace de creuser encore davantage l’écart salarial entre les sexes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_Mann-Frau-Fabrik_iStock-SolStock_c4d53866d8.webp" length="178666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11780</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2026 12:49:37 +0200</pubDate><title>Place à la 13e rente du 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/place-a-la-13e-rente-du-2e-pilier</link><description>Assemblée extraordinaire des délégué-e-s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Réunie en assemblée extraordinaire, l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS a tranché : oui à la TVA pour garantir la 13<sup>e</sup> rente AVS, et une offensive claire pour de meilleures rentes des caisses de pension par une 13<sup>e</sup> rente LPP.</strong></p><p>Depuis 2015, les nouvelles rentes du 2<sup>e</sup> pilier ont chuté de 15 % en termes réels, alors que les caisses de pension disposent de plus de 14 milliards de francs de fonds libres inutilisés. Dans le même temps, la 13<sup>e</sup> rente AVS, soit la première hausse générale des rentes AVS depuis 1975, doit être financée durablement. Face à ce double enjeu, l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS, réunie ce jeudi en session extraordinaire à Berne, a adopté deux décisions majeures : elle recommande clairement le OUI à la votation du 29 novembre 2026 sur le financement de l’AVS par la TVA (81 votes en faveur, 19 contre, 3 abstentions). Elle lance par ailleurs une offensive syndicale pour revaloriser les rentes du 2<sup>e</sup> pilier.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Garantir la 13<sup>e</sup> rente AVS : oui à un financement solide</strong></h3><p>Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les rentes de vieillesse réelles vont, pour la première fois, de nouveau augmenter en Suisse. Les délégué-e-s de l’USS ont majoritairement dit oui au relèvement de la TVA à 8,5 %, afin que les finances de l’AVS restent équilibrées. Cette hausse, qui coûte entre 5 et 10 francs par mois selon les ménages, permet de financer une 13<sup>e</sup> rente AVS.</p><p>L’AVS est une assurance particulièrement sociale. Même le patron d’UBS, Sergio Ermotti, ne touche pas plus que la rente maximale. Grâce aux bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, les femmes ne sont pas désavantagées. Même lorsque l’AVS est financée par la TVA, il en résulte tout de même une redistribution du haut vers le bas.</p><p>La TVA est payée à 60 % par les consommatrices et consommateurs. Ce qu’on a tendance à oublier, c’est que les propriétaires immobiliers, les banques et les assurances y contribuent eux aussi, car ils paient eux-mêmes la TVA sans pouvoir la répercuter directement. Environ 10 % sont en outre acquittés par les touristes étrangers séjournant en Suisse.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Le 2<sup>e</sup> pilier doit enfin profiter aux assuré-e-s</strong></h3><p>Les caisses de pension affichent une situation financière solide, une performance cumulée de près de 18 % entre 2020 et 2025, et ont pourtant réduit leurs prestations : le taux de conversion a été abaissé de 6,13 % à 5,26 % en dix ans, et les avoirs de vieillesse ont trop longtemps été sous-rémunérés. Ce déséquilibre doit cesser.</p><p>L’USS formule trois revendications concrètes :</p><ul><li>la revalorisation des rentes, via un relèvement des taux de conversion, ou l’introduction d’une <strong>13<sup>e</sup> rente dans la prévoyance professionnelle</strong> ;</li><li>une <strong>hausse substantielle du taux d’intérêt minimal LPP</strong>, que le Conseil fédéral doit fixer à 3 % pour 2027 (2 % de taux ordinaire, plus 1 % d’intérêt de rattrapage pour compenser le retard accumulé) ;</li><li>et <strong>une campagne d’information</strong>, menée avec PK-Netz, pour inciter les assuré-e-s des caisses les moins généreuses, dont Swiss Life et Tellco, à exiger un changement.</li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_IMG_5918_77ab169ddb.webp" length="405218" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11778</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2026 15:24:46 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral ignore le coût des absences à la charge des salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-ignore-le-cout-des-absences-a-la-charge-des-salarie-e-s</link><description>Rapport du Conseil fédéral sur les absences et les arrêts maladie au travail en réponse à un postulat</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport du Conseil fédéral publié aujourd’hui met clairement en évidence le fait que les absences pour raisons de santé ont fortement augmenté et occasionnent des coûts de plusieurs milliards. Mais si le Conseil fédéral évalue les charges supportées par les entreprises, il passe sous silence celles qui incombent aux salarié-e-s. En 2022, elles représentaient pourtant en moyenne 1'100 francs par salarié-e. L’Union syndicale suisse (USS) exige que des mesures soient prises : au lieu de continuer à affaiblir la protection des travailleur-euse-s, il faut lutter plus efficacement contre les conditions de travail néfastes pour la santé.</p><p>En 2024, les absences pour raisons de santé ont atteint 407 millions d’heures, en hausse de plus d’un tiers par rapport à 2010. Le Conseil fédéral estime à 12,7 milliards de francs le coût des congés maladie payés en 2022, dont environ 62 % ont été assumés par les entreprises. Le rapport reste en revanche muet sur les coûts, pourtant considérables, supportés par les travailleuses et travailleurs. En 2022, ceux-ci sont estimés à 4,2 milliards de francs. Une grande partie de cette somme est financée par les salarié-e-s eux-mêmes au travers des primes d’assurance. À cela s’ajoutent des pertes de salaire individuelles. Ces charges financières viennent encore alourdir les conséquences de la maladie et des accidents sur la santé.</p><p>Le rapport souligne en outre les domaines dans lesquels il faut agir. Les contraintes physiques et les facteurs psychosociaux, comme le stress, sont associés à des taux d’absence plus élevés. L’absentéisme est particulièrement marqué dans les professions éprouvantes sur le plan physique. Pour enrayer cette évolution, il faut donc en priorité renforcer la protection de la santé au travail.</p><p>L’USS appelle les entreprises à assumer davantage leurs responsabilités. Elles doivent garantir des effectifs suffisants, prévoir des plans de service fiables, assurer le respect strict des durées de travail et de repos, ainsi que mettre en œuvre des mesures efficaces contre la pression excessive liée au temps et à la performance. Les risques psychosociaux et organisationnels pour la santé doivent être recensés systématiquement et combattus en collaboration avec les salarié-e-s.</p><p>L’État doit agir lui aussi. L’USS demande un renforcement significatif des mesures d’application et de prévention. Parallèlement, les attaques contre la protection des salarié-e-s doivent cesser. On ne peut pas, d’un côté, déplorer la hausse de l’absentéisme et, de l’autre, étendre le travail le dimanche et autoriser des journées de travail pouvant aller jusqu’à 17 heures.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item></channel></rss>