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         xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
         xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>SGB RSS Feed</title><link>https://sgb.ch/</link><description>Beiträge des SGB</description><language>de-CH</language><copyright>Schweizerischer Gewerkschaftsbund</copyright><pubDate>Sat, 17 Oct 2026 03:56:00 +0200</pubDate><lastBuildDate>Sat, 17 Oct 2026 03:56:00 +0200</lastBuildDate><atom:link href="https://www.uss.ch/publications/rss" rel="self" type="application/rss+xml" /><generator>Schweizerischer Gewerkschaftsbund</generator><item><guid isPermaLink="false">news-11870</guid><pubDate>Tue, 13 Oct 2026 17:01:47 +0200</pubDate><title>Plus de travail dominical, des journées à rallonge et moins de temps de repos</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-travail-dominical-des-journees-a-rallonge-et-moins-de-temps-de-repos</link><description>La commission du Conseil des États poursuit ses attaques contre la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission compétente du Conseil des États persiste à vouloir tripler le nombre de dimanches d’ouverture. Parallèlement, elle souhaite assouplir les prescriptions applicables en matière de temps de travail et de repos, au-delà d’un revenu annuel de 120 000 francs ou en cas de télétravail. L’Union syndicale suisse (USS) dénonce cette attaque en règle contre la protection des travailleuses et travailleurs et appelle le Conseil des États de stopper les détériorations prévues.</p><p>La commission s’entête à vouloir autoriser jusqu’à douze dimanches d’ouverture par an, contre quatre jusqu’à présent. Elle prend ainsi le contrepied de la décision du Conseil des États, qui avait rejeté en juin une telle extension du travail dominical. Ce sont les salarié-e-s du commerce de détail, qui subissent déjà au quotidien une forte pression au travail et des horaires difficiles à planifier, qui feront les frais de cette mesure. La commission n’est d’ailleurs pas à une contradiction près : alors qu’elle supprime du projet de loi sur le télétravail l’extension du travail dominical décidée par le Conseil national, elle la maintient dans le commerce de détail et souhaite même abolir complètement l’interdiction du travail dominical pour les salarié-e-s dont le revenu annuel dépasse 120 000 francs. S’il convient de se féliciter du retour en arrière sur le télétravail, ces revirements successifs montrent à quel point les assouplissements de la loi sur le travail sont peu réfléchis.</p><h3 class="heading--h5">Des journées de travail plus longues et moins de temps de repos</h3><p>En matière de temps de travail et de repos également, la commission poursuit sa politique de démantèlement. Elle entend supprimer d’importants garde-fous légaux relatifs à la durée du travail et au temps de repos obligatoire pour les salarié-e-s dont le revenu annuel est supérieur à 120 000 francs, comme si un revenu élevé protégeait contre la surcharge de travail, le stress et les problèmes de santé.</p><p>Quant au projet de loi sur le télétravail, il reste problématique malgré la suppression du travail dominical. Les assouplissements envisagés permettraient en effet des journées de travail s’étalant sur 17 heures. De plus, le temps de repos quotidien pourrait être écourté et interrompu. D’où des pressions accrues à travailler tôt le matin et tard le soir, et à rester joignable en permanence. Une telle évolution compromettrait la récupération et la conciliation entre vie professionnelle, vie familiale et vie privée.</p><h3 class="heading--h5">Durée du travail et repos dominical : vers un référendum</h3><p>L’USS appelle le Conseil des États à mettre le holà à l’extension du travail dominical et à l’assouplissement des horaires de travail et de repos. L’Assemblée des délégué-e-s de l’USS a déjà adopté à l’unanimité, en décembre 2025, des lignes rouges et annoncé un référendum si le Parlement devait se prononcer pour des journées de travail à rallonge et une extension massive du travail dominical.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/9/csm_Frau-muede-Laptoptastatur_c-photocase-wishzones_daf1cfb1e5.webp" length="199626" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11868</guid><pubDate>Tue, 13 Oct 2026 14:54:02 +0200</pubDate><title>OUI à une AVS et des rentes sûres le 29 novembre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-a-une-avs-et-des-rentes-sures-le-29-novembre</link><description>Communiqué de presse de l’alliance « Oui au financement de la 13e rente AVS »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour garantir la stabilité de l’AVS et la sécurité des retraites, il faut assurer un financement solide de la 13e rente AVS. Une large alliance a présenté mardi à Berne ses arguments pour un « oui » au relèvement modéré de la TVA pour financer la 13e rente AVS. Sans financement, notre principal système de protection sociale sera en difficulté. De plus, la TVA ne sera pas augmentée sur les « biens de première nécessité », tels que les denrées alimentaires et les médicaments. Cela protège les revenus modestes et moyens.&nbsp;</p><p>« L’AVS est notre principal système de protection sociale : neuf personnes sur dix perçoivent plus d’AVS que ce qu’elles ont cotisé au cours de leur vie », rappelle Samira Marti, co-présidente du Groupe socialiste aux Chambres fédérales. Un financement solide de la 13e rente par un relèvement modéré de la TVA garantit donc la stabilité de l’AVS et la sécurité des retraites. « Un non à cette solution de financement mettra l’AVS — et les personnes qui la perçoivent — en danger », déclare le président du Centre Philipp Matthias Bregy. Après la large victoire populaire de la 13e rente AVS, le Parlement a choisi de financer cette augmentation des retraites par une hausse modérée de la TVA.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Chaque franc pour l’AVS est un franc social</h3><p>La stratégie de déstabilisation de l’UDC et du PLR est claire : ces partis veulent à tout prix empêcher le financement de la 13e rente AVS. « L’UDC et le PLR veulent plonger l’AVS dans les chiffres rouges et imposer une hausse de l’âge de la retraite pour toutes et tous. Un “oui” le 29 novembre permet de stabiliser l’AVS et d’empêcher cela », déclare Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse. « Les biens de première nécessité, par exemple les denrées alimentaires et les médicaments, ne sont pas concernés par la hausse de la TVA », rappelle Samira Marti. « Les revenus modestes et moyens sont donc protégés par cette exclusion[ST1.. »&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">La 13e rente en vaut la peine</h3><p>La 13e rente AVS sera versée pour la première fois en décembre. « Une personne disposant d’un revenu moyen paiera environ 85 francs de TVA [ST2.1]en plus par an et recevra, en contrepartie, une rente supplémentaire d’environ 2000 francs par an à l’âge de la retraite. Cela en vaut la peine », déclare Léonore Porchet, vice-présidente des Vert-es suisses et conseillère nationale. La proposition soumise aux urnes permet également un financement équitable, dans la mesure où les retraité-es y participeront également« Cette solution est équitable et renforce la solidarité entre les générations », conclut Marc Jost, conseiller national PEV.&nbsp;</p><p><a href="https://avs-sure.ch/" target="_blank" rel="noreferrer">www.avs-sure.ch</a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/8/csm_Rentes_Sures_Financement_AVS_51c1ba5dc6.webp" length="90666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11860</guid><pubDate>Wed, 07 Oct 2026 12:46:20 +0200</pubDate><title>Plus de 100 000 signatures contre l’attaque sur les salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/referendum-plus-de-100-000-signatures-contre-lattaque-sur-les-salaires-minimums</link><description>Référendum « Pas touche aux salaires minimums ! » déposé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une alliance réunissant syndicats et partis politiques a déposé aujourd’hui à la Chancellerie fédérale plus de 100 000 signatures en faveur du référendum contre l’attaque sur les salaires. Cet été, le Parlement a décidé que les salaires minimums cantonaux et communaux ne devraient plus à l’avenir s’appliquer à l’ensemble des salarié-e-s. Les cantons seraient ainsi privés de compétences que leur confère la Constitution. De plus, le projet de loi permettrait de contourner des décisions prises en votation populaire aux niveaux cantonal et communal. Grâce à l’aboutissement du référendum, le peuple aura le dernier mot.</p><p>Le comité référendaire «&nbsp;Pas touche aux salaires&nbsp;», qui réunit les deux grandes organisations faîtières syndicales, l’USS et Travail.Suisse, ainsi que le PS et les Vert-e-s, a déposé aujourd’hui à Berne plus de 100&nbsp;000 signatures en faveur du référendum contre la modification de la loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail (CCT).</p><h3 class="heading--h5" style="margin-left:0px;"><strong>Une attaque contre les salaires et l’égalité</strong></h3><p>Concrètement, l’attaque contre les salaires prévoit que les salaires minimums cantonaux et communaux ne s’appliquent plus aux salarié-e-s des branches couvertes par une convention collective de travail déclarée de force obligatoire, et ce même lorsque les cantons ou les communes en ont expressément décidé autrement. Cette mesure toucherait avant tout les salarié-e-s des branches à bas salaires, notamment dans l’hôtellerie-restauration et le nettoyage. Mais les personnes à bas salaire travaillant dans les salons de coiffure, la location de services, les boulangeries ou les boucheries seraient elles aussi affectées. Lors de la remise des signatures, Vania Alleva, présidente d’Unia, a dénoncé une autre conséquence de cette attaque&nbsp;: «&nbsp;Deux tiers des personnes qui bénéficient des salaires minimums sont des femmes. Porter atteinte aux salaires minimums, c’est aussi porter atteinte à l’égalité.&nbsp;»</p><h3 class="heading--h5" style="margin-left:0px;"><strong>Décisions populaires et fédéralisme bafoués</strong></h3><p>À Genève et à Neuchâtel, le peuple a approuvé des salaires minimums applicables à l’ensemble des salarié-e-s. Il en va de même dans les villes de Zurich et de Winterthour. À Lucerne, il y a moins de deux semaines encore, le corps électoral a confirmé le salaire minimum légal, sans dérogation pour les CCT. Même le parlement à majorité bourgeoise du canton du Tessin a adopté un salaire minimum sans exception pour les CCT. «&nbsp;La majorité du Parlement n’a pas digéré les décisions démocratiques prises dans les cantons et les communes. Cette loi piétine la démocratie directe et bafoue un principe confirmé à plusieurs reprises par le Tribunal fédéral&nbsp;: les salaires minimums sont des instruments de politique sociale dont disposent les cantons et les communes&nbsp;», insiste Jacqueline Badran, vice-présidente du PS Suisse.</p><p>Une garantie des droits acquis est certes prévue, puisque les salaires minimums déjà en vigueur ne seraient pas immédiatement abaissés. Mais à l’avenir, ceux-ci ne pourraient plus être adaptés au renchérissement de la vie. Et là où il n’existe pas encore de salaire minimum cantonal ou communal, il ne serait plus possible d’en introduire un pour les salarié-e-s soumis à une CCT.</p><h3 class="heading--h5" style="margin-left:0px;"><strong>Un salaire doit suffire pour vivre</strong></h3><p>Les salaires minimums ont fait leurs preuves. Là où ils ont été introduits, les salaires de misère sont moins nombreux, sans que le chômage augmente. Ils contribuent en outre à stabiliser l’ensemble des salaires. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, met en garde&nbsp;: «&nbsp;L’attaque contre les salaires minimums remet en cause un principe fondamental : un salaire doit permettre de vivre. C’est totalement inacceptable.&nbsp;» Avec la remise de plus de 100&nbsp;000 signatures, l’aboutissement du référendum est assuré. Le peuple aura ainsi la possibilité de stopper cette attaque contre les salaires.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Mindestlohn-Einreichung-Depot-Referendum_MF90120_wqxga_976f68201c.webp" length="194476" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11855</guid><pubDate>Fri, 02 Oct 2026 10:36:26 +0200</pubDate><title>Le Conseil national maintient de justesse le triplement du travail dominical</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-national-maintient-de-justesse-le-triplement-du-travail-dominical</link><description>Attaque contre le repos dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national maintient de justesse le triplement de l’ouverture des commerces le dimanche. Cette décision est un coup dur pour le personnel du commerce de détail et un sérieux recul pour la protection du repos dominical. La responsabilité revient désormais une nouvelle fois au Conseil des États. Celui-ci doit mettre définitivement fin à cette attaque. Une autre attaque contre la loi sur le travail a en revanche pu être repoussée aujourd’hui : le Conseil national a classé l’initiative parlementaire Dobler sur les start-up. Le compromis négocié par les partenaires sociaux s’impose ainsi.</p><p>Le Conseil national a accepté aujourd’hui une extension massive du travail dominical. À l’avenir, les commerces pourraient ouvrir jusqu’à douze dimanches par année sans autorisation, au risque que l'exception ne devienne toujours plus la règle. Ce sont les salarié-e-s du commerce de détail qui en feraient les frais. Leur dimanche de congé commun serait encore davantage menacé. Cette décision est d’autant plus incompréhensible que le Conseil des États avait déjà rejeté le projet en juin. La balle est maintenant à nouveau dans le camp de la Chambre des cantons. L’USS attend d’elle qu’elle maintienne sa position et mette définitivement un terme à l’extension du travail dominical.</p><p>Car l’enjeu dépasse largement les horaires d’ouverture des magasins. Pour une grande partie de la population, le dimanche est le seul jour de repos commun. Il permet de récupérer, de passer du temps en famille et de participer à la vie sociale. En faire progressivement un jour ouvré comme les autres ne constitue pas une modernisation du droit du travail, mais un affaiblissement des protections existantes.</p><h3 class="heading--h5"><span>Le partenariat social plutôt que l’affaiblissement de la loi sur le travail</span></h3><p>La deuxième décision prise aujourd’hui montre qu’une autre voie est possible. Le Conseil national a classé l’initiative parlementaire Dobler, qui voulait libérer les employé-e-s de start-up détenant des participations dans leur entreprise de l’obligation de saisir leur temps de travail. Plutôt que d’introduire une dérogation dans la loi, les employeurs et les représentant-e-s du personnel ont élaboré ensemble une solution au niveau de l’ordonnance. Ce compromis tient compte des besoins particuliers des start-up sans remettre fondamentalement en cause la protection garantie par la loi sur le travail. Cette décision envoie un signal important : les problèmes concrets peuvent être résolus par une entente entre partenaires sociaux. Il n’est pas nécessaire de déréglementer le dispositif au détriment de la protection des travailleuses et travailleurs</p><h3 class="heading--h5">Les attaques contre la loi sur le travail se poursuivent</h3><p>Le débat autour de la loi sur le travail est toutefois loin d’être clos. D’autres interventions visent à assouplir les dispositions de protection en matière de télétravail et à soustraire les salarié-e-s gagnant au moins 120 000 francs par an à des règles centrales sur la durée du travail et du repos. L’USS combattra également ces attaques. Les nouvelles formes de travail appellent des solutions adaptées. Mais elles ne doivent pas servir de prétexte pour affaiblir les temps de repos, la saisie des heures de travail ou la protection de la santé.&nbsp;</p><p>La journée d’aujourd’hui rappelle qu’il est possible de stopper les attaques contre la protection des salarié-e-s. Mais cela nécessite une opposition politique. La prochaine décision portera sur le repos dominical. Le Conseil des États doit enterrer définitivement le triplement des ouvertures des commerces le dimanche. Face aux prochaines attaques contre la loi sur le travail, l’USS et ses fédérations défendront la protection des travailleuses et travailleurs avec la même détermination.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_mediathek_coop_take_away_verkaeuferin_kaffee_f0fb0eec66.webp" length="183530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11851</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 15:05:41 +0200</pubDate><title>Bilatérales III : une étape importante pour la protection des salaires, une mauvaise décision concernant la taxe d’immigration</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/bilaterales-iii-une-etape-importante-pour-la-protection-des-salaires-une-mauvaise-decision-concernant-la-taxe-dimmigration</link><description>Session du Conseil des États sur le paquet de stabilisation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États a repris aujourd’hui le paquet de 14 mesures en faveur de la protection des salaires élaboré conjointement par les syndicats, les employeurs et la Confédération. Pour l’Union syndicale suisse (USS), il s’agit d’une étape importante et nécessaire. Ce paquet permet de garantir la protection des salaires en cas de reprise du droit européen par la Suisse dans le cadre des Bilatérales III.</p><p>Le Conseil des États a ainsi corrigé les décisions de la Commission de l’économie et des redevances (CER-E), qui voulait affaiblir le compromis conclu entre les partenaires sociaux. Les débats au Conseil des États ont toutefois montré que des malentendus subsistent concernant la protection des représentant-e-s du personnel contre les licenciements abusifs (« mesure 14 »). Cette mesure constitue un des piliers du dispositif de protection des salaires. Au sein des entreprises, les représentant-e-s du personnel veillent en effet au respect des salaires et des conditions de travail. Lorsqu’ils constatent des problèmes, ils doivent pouvoir intervenir. Une protection efficace contre les licenciements leur permet d’accomplir cette mission essentielle.</p><p>Les décisions concernant la taxe d’immigration sont en revanche décevantes. Plusieurs pays asiatiques connaissent ce type de taxe depuis longtemps. L’expérience y est négative : davantage de travail au noir, davantage d’emplois précaires et une pression accrue sur les salaires. Cette taxe est en outre souvent répercutée sur les travailleurs et travailleuses. Il n’y a aucune raison qu’il en aille autrement en Suisse. La forme concrète retenue favorise en outre un retour du statut de saisonnier, puisque la taxe n’est pas due pour les séjours de courte durée. Tout le monde devrait pourtant savoir aujourd’hui combien ce système a été néfaste, tant sur le plan social qu’économique.</p><p>Une évolution problématique se dessine également concernant la majorité des cantons. Cette règle a été introduite lors de la création de l’État fédéral afin de garantir aux cantons un droit de codécision particulier lorsque d’importantes compétences cantonales sont transférées à la Confédération. Or ce n’est pas le cas avec les Bilatérales III. Certains affirment que la majorité des cantons conférerait une légitimité démocratique accrue à une décision. C’est l’inverse : avec ce système, une voix à Glaris ou à Uri pèse environ 36 fois plus qu’une voix à Zurich.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11848</guid><pubDate>Tue, 29 Sep 2026 14:53:33 +0200</pubDate><title>Il est temps de stopper la hausse des primes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-est-temps-de-stopper-la-hausse-des-primes</link><description>Flambée des primes maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les primes de l’assurance-maladie de base vont connaître une nouvelle flambée. Pour de nombreux ménages, la limite du supportable est dépassée depuis longtemps. Il est urgent d’agir, et des solutions existent&nbsp;: une modification de la loi permettrait de freiner la hausse des primes. En effet, si le droit fédéral prévoit aujourd’hui que la hausse des coûts doit être financée presque exclusivement par les assurés-e-s, rien n’empêche de changer cette règle.</p><p>Les primes maladie vont à nouveau bondir l’année prochaine. La hausse annoncée pour 2027 est de 5&nbsp;%. Il y a dix ans déjà, une famille de quatre personnes consacrait près de 11&nbsp;000 francs par an en moyenne au paiement de ses primes maladie. L’année prochaine, la facture avoisinera les 15&nbsp;000 francs. Cette situation est néfaste en termes de santé publique, socialement insoutenable et absurde sur le plan économique. Lorsque de plus en plus d’assuré-e-s doivent se serrer la ceinture pour payer leurs primes, ce sont non seulement des millions de personnes qui en pâtissent, mais aussi l’ensemble de l’économie intérieure. Et lorsque de plus en plus d’assuré-e-s repoussent leur consultation médicale pour éviter une participation aux coûts exorbitante, la facture finale s’alourdit encore pour tout le monde.</p><p>Des soins de qualité accessibles à toutes et à tous ont évidemment un coût. Rien ne justifie toutefois que leur financement soit aussi injuste socialement, ni que l’on gaspille des centaines de millions de francs provenant des primes pour réaliser des bénéfices ou financer des procédures inefficaces. Surtout, rien n’oblige à aligner la hausse des primes sur celle des coûts de la santé. Le Parlement pourrait modifier les dispositions légales pour plafonner l’augmentation des primes à 3&nbsp;%, par exemple. C’est précisément ce que demandait une motion de notre président, Pierre-Yves Maillard, sur laquelle le Conseil des États se prononcera le 30 septembre. Toute hausse des coûts supérieure à ce plafond devrait alors être financée par des impôts liés au revenu, plutôt que par des primes par tête, foncièrement antisociales.</p><p>Les cantons doivent eux aussi prendre leurs responsabilités. Ils doivent désormais mettre en œuvre de manière cohérente le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes entré en vigueur au début de l’année. Celui-ci les oblige à inscrire dans leur législation un objectif social fixant la charge maximale que les primes peuvent représenter pour les ménages, et surtout à augmenter désormais les réductions de primes au même rythme que les coûts de la santé.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11833</guid><pubDate>Fri, 25 Sep 2026 14:51:38 +0200</pubDate><title>Modification partielle de l’ordonnance sur la radio et la télévision (ORTV) – adaption de la redevance de radio-télévision pour les entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-partielle-de-l-ortv-redevance-de-radio-television-pour-les-entreprises</link><description>Réponse de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation à la modification partielle de l’ordonnance sur la radio et la télévision (ORTV) – adaption de la redevance de radio-télévision pour les entreprises. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11832</guid><pubDate>Fri, 25 Sep 2026 14:49:33 +0200</pubDate><title>Ratification et la mise en œuvre de l’accord de protection de la haute mer</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ratification-et-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-de-protection-de-la-haute-mer</link><description>Réponse de l&#039;USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la ratification et la mise en œuvre de l’accord de protection de la haute mer. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11831</guid><pubDate>Fri, 25 Sep 2026 14:39:30 +0200</pubDate><title>Révision des mesures de gestion réglementée en cas de pénurie sévère de gaz </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-des-mesures-de-gestion-reglementee-en-cas-de-penurie-severe-de-gaz</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la révision des mesures de gestion réglementée en cas de pénurie sévère de gaz. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11828</guid><pubDate>Fri, 25 Sep 2026 14:23:58 +0200</pubDate><title>Révision partielle des ordonnances dans le domaine des télécommunications</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-des-ordonnances-dans-le-domaine-des-telecommunications</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation concernant la « révision partielle des ordonnances dans le domaine des télécommunications (protection des réseaux et cybersécurité) &nbsp;». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11825</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 11:44:45 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la réforme du Ministère public de la Confédération et de son Autorité de surveillance et sur les modifications de la juridiction fédérale </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-federale-sur-la-reforme-du-ministere-public-de-la-confederation-et-de-son-autorite-de-surveillance-et-sur-les-modifications-de-la-juridiction-federale</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation concernant la « loi fédérale sur la réforme du Ministère public de la Confédération et de son Autorité de surveillance et sur les modifications de la juridiction fédérale &nbsp;». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11823</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 11:33:32 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur l’énergie (LEne) – obligation de réaliser une installation de base pour la recharge de véhicules électriques</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-lenergie-lene-obligation-de-realiser-une-installation-de-base-pour-la-recharge-de-vehicules-electriques</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation concernant la modification de la loi sur l’énergie (LEne). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11821</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 11:25:38 +0200</pubDate><title>Consultation relative au taux d’intérêt minimal</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/consultation-relative-au-taux-dinteret-minimal</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation relative au taux d’intérêt minimal. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11819</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 11:12:13 +0200</pubDate><title>Accords en matière de concurrence sur les marchés du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/accords-en-matiere-de-concurrence-sur-les-marches-du-travail</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation concernant la note du Secrétariat de la COMCO sur les « accords en<br>matière de concurrence sur les marchés du travail ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11817</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 10:44:42 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur le financement des frais d’exécution et des MMT </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-sur-le-financement-des-frais-dexecution-et-des-mmt</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation relative à la modification de l'ordonnance sur le financement des frais d’exécution et des MMT. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11815</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 10:26:18 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi fédérale sur les entraves techniques au commerce (LETC)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-partielle-de-la-loi-federale-sur-les-entraves-techniques-au-commerce-letc</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation concernant la révision partielle de la « loi fédérale sur les entraves techniques au commerce (LETC) ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11813</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 10:11:16 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-accidents (OLAA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-accidents-olaa</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation sur la « modification de l’ordonnance sur l’assurance-accidents (OLAA) ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11811</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 10:00:35 +0200</pubDate><title>Accord sur le commerce numérique entre l’AELE et Singapour</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/accord-sur-le-commerce-numerique-entre-laele-et-singapour</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation relative à « l’accord sur le commerce numérique entre l’AELE et Singapour ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11806</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2026 14:34:59 +0200</pubDate><title>Dossier no 170 : Évolution des effectifs des syndicats en 2025</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-no-170-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2025</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2025, les fédérations membres de l’Union syndicale suisse (USS), qui est de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptaient 307 750 membres au total (-0,72 %). Leurs effectifs ont ainsi diminué pour la deuxième année consécutive, après une légère progression de 600 membres en 2023. La part des femmes syndiquées a atteint un nouveau record en s’inscrivant à 33,5 %.&nbsp;</p><p>La baisse actuelle de 2232 membres s’explique en partie par le recul des effectifs de syndicom et du SEV qui, compte tenu de la taille de ces deux fédérations, pèse sensiblement sur le résultat global. Les pertes de membres de l’Association suisse des employés de banque et de garaNTo ont eu un impact tout aussi important. À elles deux, ces fédérations de plus petite taille accusent une perte nette de près de 700 membres.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_Demo_Mitglieder_Fahnen_3ffac3b8ff.webp" length="657450" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11804</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2026 11:21:55 +0200</pubDate><title>Consultation sur l’avenir du statut S pour les personnes réfugiées d’Ukraine</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/consultation-sur-lavenir-du-statut-s-pour-les-personnes-refugiees-dukraine</link><description>Aucune restriction de la protection pour les Ukrainiens astreints au service militaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l’avenir du statut de protection S pour les personnes réfugiées d’Ukraine. L’USS demande le maintien du statut S et du programme d’intégration aussi longtemps que la guerre en Ukraine perdurera, tout en facilitant la transition des personnes bien intégrées vers des autorisations de séjour ordinaires et en garantissant des investissements dans l’apprentissage des langues, l’intégration au marché du travail ainsi qu’une aide sociale suffisante. Parallèlement, elle s’oppose à toute restriction de la protection pour les Ukrainiens astreints au service militaire et exige, en cas de levée éventuelle du statut S, des procédures équitables, des délais de départ prolongés ainsi qu’un accompagnement juridique et administratif complet.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11803</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2026 11:16:07 +0200</pubDate><title>Des règles plus strictes pour le commerce en ligne afin de protéger le commerce de détail</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-regles-plus-strictes-pour-le-commerce-en-ligne-afin-de-proteger-le-commerce-de-detail</link><description>Révision partielle de la loi fédérale sur la sécurité des produits (LSPro)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient la révision partielle de la loi fédérale sur la sécurité des produits (LSPro). Le Conseil fédéral entend ainsi aligner le niveau de sécurité suisse sur celui de l’Union européenne et renforcer considérablement la surveillance des commerçants en ligne étrangers. Ces mesures permettront également d’alléger la pression qui pèse sur le commerce de détail suisse.</p><p><span lang="FR-CH">L’essor du commerce en ligne exerce une pression croissante sur le commerce de détail suisse. Les entreprises étrangères profitent souvent de salaires plus bas dans leurs centres logistiques et proposent régulièrement des produits qui ne respectent pas les standards suisses en matière de sécurité. Si la révision de la LSPro ne permettra ni de mettre fin au dumping salarial ni d’harmoniser les obligations en matière de reprise et de recyclage, elle contribuera néanmoins à créer des conditions de concurrence plus équitables en matière de sécurité des produits.</span></p><p><span lang="FR-CH">Les plateformes de vente en ligne et les prestataires de services d’exécution des commandes devront désormais assumer davantage de responsabilités. Les autorités de surveillance du marché disposeront également de nouveaux moyens pour détecter les produits dangereux. Elles pourront notamment effectuer des achats mystères, retenir les produits non conformes dès la frontière et faire appliquer plus efficacement les interdictions de vente et les rappels de produits dans le commerce en ligne. Pour financer ces contrôles supplémentaires, le projet prévoit une taxe de surveillance pouvant atteindre cinq francs par produit livré en Suisse directement depuis l’étranger. Cette taxe sera à la charge des commerçants en ligne concernés.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS salue tout particulièrement cette taxe ainsi que le renforcement des contrôles aux frontières. Ces mesures permettront de mieux protéger les consommatrices et les consommateurs, tout en faisant supporter les coûts des contrôles aux acteurs qui les occasionnent, plutôt qu’à la collectivité.</span><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11802</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2026 10:57:28 +0200</pubDate><title>L’USS porte un regard critique sur le nouveau régime de partenariat proposé</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/luss-porte-un-regard-critique-sur-le-nouveau-regime-de-partenariat-propose</link><description>Pacte civil fédéral (PACS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient les modifications légales visant à renforcer la sécurité juridique des couples vivant en concubinage. Elle porte toutefois un regard critique sur le pacte civil fédéral proposé par la Commission des affaires juridiques du Conseil des États. Si ce nouveau régime prévoit des obligations réciproques d’entretien et d’assistance pendant la vie commune, il n’offre pratiquement aucune protection financière en cas de séparation.</p><p>Les personnes qui concluront un PACS et réduiront leur taux d’activité pour s’occuper des enfants ou accomplir un travail de care devront ainsi assumer seules les conséquences économiques à long terme de ce choix. Les femmes risquent d’être particulièrement touchées par les lacunes de prévoyance qui en découleront.</p><p>L’USS met donc en garde contre le risque que le PACS, moins contraignant que le mariage, devienne une alternative à celui-ci, même pour les couples présentant de fortes dépendances économiques. En cas de dissolution de tels partenariats, il serait essentiel de combler au moins les lacunes de prévoyance par un partage des avoirs de l’AVS et des caisses de pension.</p><p>Il faut garder à l’esprit que les couples vivant en concubinage sans être mariés ni liés par un PACS restent insuffisamment protégés sur le plan juridique. Il est donc nécessaire d’examiner comment mieux protéger ces couples, quelle que soit la forme de partenariat choisie.</p><p>Si le Parlement décide d’introduire le PACS, l’USS privilégiera la version avec conclusion auprès d’un office de l’état civil. Cette solution de service public est moins coûteuse, plus simple et plus accessible à la population qu’une procédure devant notaire.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11795</guid><pubDate>Wed, 09 Sep 2026 14:47:31 +0200</pubDate><title>Le pouvoir d’achat doit repartir à la hausse : une hausse de 2,5 % des salaires est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-pouvoir-dachat-doit-repartir-a-la-hausse-une-hausse-de-25-des-salaires-est-necessaire</link><description>Revendications salariales de l’USS pour 2027</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>L’Union syndicale suisse (USS) revendique une augmentation générale des salaires de 2,5 % pour 2027. Ces hausses sont urgentes dans la mesure où les salaires n’ont que faiblement évolué ces dix dernières années. Alors que la conjoncture s’est améliorée, les salarié-e-s doivent désormais eux aussi en profiter. Des augmentations de salaire s’imposent pour préserver le pouvoir d’achat</strong>.</p><p>Les salaires ont peu progressé depuis 2016. En Suisse, la productivité a augmenté plus vite que les salaires sur la même période. Les salarié-e-s produisent donc toujours plus sans pour autant bénéficier des gains de prospérité auxquels ils contribuent. « Depuis des années, les salaires réels sont à la traîne par rapport à la productivité », résume Vania Alleva, présidente d’Unia. Si le salaire médian avait progressé au cours de la dernière décennie au même rythme que la productivité, comme cela était le cas auparavant, il serait supérieur de 500 francs par mois à son niveau actuel. Dans certains cas, les maigres revalorisations accordées n’ont pas même compensé le renchérissement. Dans plusieurs branches, comme la santé, l’hôtellerie-restauration et les transports, le pouvoir d’achat des salaires a reculé par rapport à 2016. Mattias Hartwich, président du SEV, ajoute : « Des hausses de salaire s’imposent également pour rattraper le renchérissement accumulé ces dernières années. »</p><p><strong>Le pouvoir d’achat reste sous pression</strong></p><p>Vivre en Suisse coûte toujours plus cher. Cette année encore, les prix devraient augmenter de 0,6 % en moyenne. À cela s’ajoute le fardeau croissant des primes d’assurance-maladie. La prime moyenne pour un adulte atteint déjà 5600 francs par an, ce qui représente plus qu’un mois de salaire pour plus de la moitié des salarié-e-s. Et les primes continuent pourtant d’augmenter inexorablement. Cette année, leur hausse a amputé en moyenne de 0,3 % le revenu disponible des ménages suisses. Une progression comparable est attendue l’an prochain. Les salaires doivent connaître la même évolution que le renchérissement et les primes afin de compenser la perte de pouvoir d’achat.</p><p><strong>Des salaires plus élevés pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs</strong></p><p>Mais il ne suffit pas de préserver le pouvoir d’achat, il faut aussi l’améliorer. Celui-ci doit progresser d’au moins 1 %, soit au même rythme que la productivité. Les augmentations doivent être accordées de manière générale. Avec les revalorisations individuelles, ce sont les supérieur-e-s qui décident, selon leur propre appréciation, qui en bénéficie. Il arrive aussi que les hausses octroyées soient détournées pour permettre de recruter de nouvelles personnes. Le cas échéant, de nombreux salarié-e-s n’obtiennent pas un centime de plus.</p><p><strong>Au moins 5000 francs après l’apprentissage</strong></p><p>Les bas salaires restent un problème, dans un pays aussi riche que la Suisse également. Environ 15 % des salarié-e-s gagnent moins de 4500 francs par mois, un revenu qui permet à peine de joindre les deux bouts. La situation est particulièrement préoccupante pour les titulaires d’un CFC : près d’un tiers touche moins de 5000 francs par mois. « Chez les femmes, cette proportion atteint même 40 % », rappelle Vania Alleva. Il est temps que cela change. Il ne doit plus y avoir de salaires inférieurs à 4500 francs. Un apprentissage doit garantir un salaire d’au moins 5000 francs.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_20260910_MK_Lohn_d804640d0a.webp" length="226740" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11790</guid><pubDate>Tue, 01 Sep 2026 07:24:15 +0200</pubDate><title>Taux d’intérêt minimal : besoin de rattrapage toujours élevé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-minimal-besoin-de-rattrapage-toujours-eleve</link><description>La commission LPP recommande de porter le taux d&#039;intérêt minimal à 1,75 %</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salarié-e-s affiliés à une caisse de pensions peu performante perçoivent moins d’intérêts sur leur avoir de vieillesse, et obtiennent des rentes d’autant plus faibles. Le manque à gagner peut atteindre, voire dépasser 1000&nbsp;francs par an. L’Union syndicale suisse (USS) se félicite donc de la recommandation de la Commission LPP visant à relever le taux d’intérêt minimal à 1,75&nbsp;%. Or même ainsi, le besoin de rattrapage reste bien réel, alors que les caisses nagent dans l’argent. L’USS réitère par conséquent sa revendication d’un taux d’intérêt minimal de 3&nbsp;%.<span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></p><p>Le taux d’intérêt minimal poursuit deux objectifs. D’une part, il vise à garantir que chacune et chacun puisse vivre décemment de ses rentes AVS et du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier, comme l’exige d’ailleurs la Constitution fédérale. Or ces dernières années, le taux d’intérêt minimal est resté inférieur à l’évolution des salaires et des prix. D’autre part, le taux d’intérêt minimal doit refléter le rendement d’un portefeuille de caisse de pensions correctement géré. Or si les caisses ont réalisé des rendements enviables ces dernières années, le taux d’intérêt minimal en vigueur est resté beaucoup trop bas, en raison des pressions massives des assureurs-vie et des employeurs.</p><p>L’USS souscrit donc à la recommandation de la commission LPP d’augmenter le taux d’intérêt minimal de 40&nbsp;%, le faisant passer de 1,25&nbsp;% à 1,75&nbsp;%. Cette mesure profitera en particulier aux salarié-e-s dont la caisse s’est montrée trop chiche ces dernières années. À titre d’exemple, les personnes assurées auprès de Swisslife ou de la caisse Tellco ont perçu près d’un tiers d’intérêts en moins que la moyenne. En fin de compte, cela se répercute directement sur la retraite. Une rémunération plus élevée se traduit en revanche par de meilleures rentes, tout en renforçant la confiance accordée au système du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier.</p><p>L’assemblée des délégués de l’USS revendique un taux d’intérêt minimal de 3&nbsp;%. Car même avec le taux recommandé par la commission, le besoin de rattrapage reste important. Un taux d’intérêt minimal de 3&nbsp;% répond à une nécessité de politique sociale, tout en étant adéquat d’un point de vue économique&nbsp;: pour la grande majorité des caisses, un taux minimal de 3&nbsp;% suppose un rendement cible inférieur ou égal au rendement attendu ces dernières années.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/f/csm_Aeltere_Frau_schaut_traurig_aus_dem_Fenster_ist-Highwaystarz-Photography_071aae029a.webp" length="65916" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11787</guid><pubDate>Mon, 31 Aug 2026 10:42:58 +0200</pubDate><title>Les écarts de salaire entre femmes et hommes sont loin d’être résorbés</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-ecarts-de-salaire-entre-femmes-et-hommes-sont-loin-detre-resorbes</link><description>Réaction à l&#039;analyse de l&#039;Office fédéral de la statistique sur les écarts de salaire entre hommes et femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les grandes disparités en matière d’écart salarial inexpliqué entre les différentes branches confirment la nécessité de renforcer la Loi sur l’égalité. Les analyses salariales doivent devenir obligatoires pour toutes les entreprises et régulièrement répétées. Il faut instaurer rapidement des contrôles et des sanctions en cas de violation de la loi. L’USS demande également une revalorisation salariale des métiers majoritairement exercées par des femmes et des mesures efficaces pour favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.</p><p>Les rémunérations des femmes sont encore bien inférieures à celles des hommes en Suisse. Les nouveaux chiffres de l’enquête suisse sur la structure des salaires (ESS 2024) révèlent que les femmes gagnent en moyenne 1&nbsp;364 francs de moins par mois que les hommes, ce qui correspond à un écart salarial de 15,7&nbsp;%.</p><p>Environ 53&nbsp;% de l’écart salarial s’explique par le fait que les femmes travaillent dans des branches, des professions ou des fonctions hiérarchiques moins bien rémunérées. Cette part dite «&nbsp;explicable&nbsp;» est elle-même souvent discriminatoire&nbsp;: les branches et professions où travaillent de nombreuses femmes rémunèrent souvent moins bien, parce que le travail des femmes y est dévalorisé. Environ 47&nbsp;% de l’écart ne s’explique même pas par ces facteurs, ce qui représente un manque à gagner inexpliqué de 640&nbsp;francs par mois pour les femmes. Cela indique fortement une discrimination salariale directe et reste constant sur le long terme&nbsp;: il s’élevait déjà à 675&nbsp;francs en 2012.</p><p>Dans les petites entreprises comptant moins de 20 salarié-e-s, l’écart salarial est en outre nettement plus élevé. Cela confirme la nécessité de renforcer la Loi sur l’égalité. Il est inacceptable que des employeurs puissent continuer à verser aux femmes des salaires nettement inférieurs en toute impunité. Les analyses salariales instaurées en 2020 doivent devenir obligatoires pour toutes les entreprises et être régulièrement répétées. Elles doivent être assorties de contrôles et de sanctions en cas de non-respect.</p><p>L’USS appelle également des réformes structurelles. L’écart salarial inexpliqué nettement plus élevé chez les femmes mariées confirme que le mariage et la maternité freinent fortement la progression des salaires des femmes et creusent durablement l’écart salarial avec les hommes. En cause&nbsp;: la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Le travail non rémunéré repose encore essentiellement sur les femmes, l’offre d’accueil extrafamilial des enfants est trop restreinte et coûteuse et les conditions de travail sont souvent incompatibles avec les obligations familiales.</p><p>L’USS continuera de s’engager pour développer à long terme l’accueil extrafamilial en tant que véritable service public, financé par les impôts et gratuit pour tous les parents. À court terme, la mise en place des allocations de garde dans les cantons doit être subordonnée à de bonnes conditions de travail pour garantir des places d’accueil de qualité et en suffisance. Les salaires dans les métiers de la petite enfance comme dans la santé et le social et d’autres métiers à prédominance féminine doivent être augmentés. La dévalorisation des métiers majoritairement exercés par des femmes explique une bonne partie de l’écart salarial structurel entre les sexes. Même avec un apprentissage achevé, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000&nbsp;francs par mois, et une sur quatre doit même se contenter d’un salaire de moins de 4500&nbsp;francs. Des salaires d’au moins 5000&nbsp;francs après l’apprentissage, et d’au moins 4500&nbsp;francs pour tout le monde doivent devenir la norme.</p><p>De plus, il n’est pas question de laisser le Parlement saboter les salaires minimums introduits démocratiquement dans plusieurs cantons et villes. L’USS a lancé le référendum contre le projet de loi visant à ne plus appliquer ces salaires minimums à certaines branches, telles que l’hôtellerie-restauration, la coiffure et le nettoyage. Cette loi affecterait des dizaines de milliers de salarié-e-s qui travaillent déjà pour des bas salaires, dont deux tiers sont des femmes. L’attaque contre les salaires minimums est donc aussi une attaque contre l’égalité salariale, qui menace de creuser encore davantage l’écart salarial entre les sexes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_Mann-Frau-Fabrik_iStock-SolStock_c4d53866d8.webp" length="178666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11783</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2026 14:53:25 +0200</pubDate><title>Pour des salaires et des conditions de travail décents, contre le repli sur soi et l’exclusion</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/pour-des-salaires-et-des-conditions-de-travail-decents-contre-le-repli-sur-soi-et-lexclusion</link><description>La stratégie des syndicats en matière de politique migratoire </description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Ces dernières années, les syndicats se sont fermement opposés à toutes les initiatives visant à réguler l’immigration par des contingents, le statut de saisonnier ou d’autres restrictions administratives. Dernier exemple en date&nbsp;: la récente initiative de l’UDC sur la durabilité. Pourquoi une telle opposition&nbsp;? Parce que traiter moins favorablement les personnes immigrées finit par nuire à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs. Aujourd’hui, Suisses et immigré-e-s travaillent souvent côte à côte. 37&nbsp;% des heures de travail sont effectuées par des personnes actives qui n’ont pas la nationalité suisse. Les syndicats se battent pour que l’ensemble des salarié-e-s bénéficient de salaires et de conditions de travail décents, refusant l’exclusion et le repli sur soi.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Il n’en a pas toujours été ainsi. À l’époque de l’initiative Schwarzenbach en 1970 et dans les années qui ont suivi, les appels à «&nbsp;lutter contre la surpopulation étrangère&nbsp;» et à «&nbsp;plafonner&nbsp;» l’immigration étaient courants jusque dans les directions syndicales. Syndicaliste et homme politique tessinois d’une nouvelle génération, Ezio Canonica (1922-1978) initia un changement de cap dans la politique syndicale et devint ainsi le principal adversaire de James Schwarzenbach. Dès les années 1960, on prit progressivement conscience que la migration n’était pas un phénomène temporaire, contrairement à ce qu’avaient pu laisser penser les crises récurrentes de l’entre-deux-guerres et les faibles niveaux d’immigration qui les avaient accompagnées. Dans une Suisse en pleine croissance et un monde de plus en plus internationalisé, la migration était devenue une réalité durable. En toute logique, les travailleuses et travailleurs immigrés commencèrent à s’organiser syndicalement. Dans sa grande majorité, l’immigration n’entrait pas en concurrence avec la main-d’œuvre locale. Le travail des personnes immigrées était au contraire complémentaire de celui des Suisses et permettait à ces derniers de gravir plus rapidement les échelons au sein des entreprises. Faute de contrôles suffisants, les pressions sur les salaires, les mauvaises conditions de travail et le travail au noir étaient monnaie courante sous l’ancien système des contingents. Ces abus résultaient avant tout des pratiques déloyales de certaines entreprises et du laisser-faire des autorités. Afin de lutter efficacement pour l’égalité des salaires et des droits, les syndicats misèrent dès lors toujours davantage sur la compréhension mutuelle et la solidarité, avec pour objectif de promouvoir une véritable politique d’intégration sociale et sociétale.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Dans les années 1990, un tournant décisif s’est opéré avec l’élaboration des accords bilatéraux et l’introduction de la libre circulation des personnes avec l’Union européenne. Pour une économie ouverte comme celle de la Suisse, mais aussi afin de défendre les salaires et les emplois, un rapprochement avec l’Europe était indispensable. La libre circulation a permis à de nombreux travailleurs et travailleuses venus de l’UE de bénéficier de droits de séjour plus stables, en lieu et place de statuts précaires et du travail au noir. Dans le même temps, une chose était claire pour les syndicats&nbsp;: les salaires suisses devaient être protégés. L’ouverture devait profiter à l’ensemble des salarié-e-s, mais cela supposait une protection efficace des salaires. Celle-ci est ainsi devenue l’un des piliers des Bilatérales I. Elle constitue la meilleure clause de sauvegarde contre la sous-enchère salariale et empêche les employeurs de recruter de la main-d’œuvre à l’étranger au détriment des salarié-e-s qui travaillent déjà en Suisse.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Pour autant, la question de l’immigration reste un sujet sensible au sein des syndicats. Contrairement à ce qu’affirme Rico Bandle dans son article paru dans la NZZ le 12 juin, ceux-ci ne défendent nullement le principe selon lequel «&nbsp;plus il y a de migrant-e-s, mieux c’est&nbsp;». Faire respecter la protection des salaires n’est pas chose aisée tant que des cantons tels que Zurich renoncent à intervenir en cas de dumping salarial, voire le cautionnent par des décisions hautement contestables, comme dans le cas d’Air Baltic. Parallèlement, les faits montrent que ni notre ancien système de contingents ni les dispositifs bureaucratiques de pilotage mis en place à l’étranger, notamment dans le contexte du Brexit, n’ont produit les résultats escomptés. Ils freinent une croissance de qualité et favorisent le travail au noir ainsi que la dégradation des conditions de travail.</span></p><p><span lang="FR-CH">Le non clair à l’initiative de l’UDC a permis d’éviter le pire pour les travailleuses et travailleurs. Mais aussi réjouissant soit-il, ce résultat ne suffit pas. Même avec la libre circulation des personnes, la Suisse conserve toute la latitude nécessaire pour améliorer la situation des salarié-e-s. Elle doit simplement veiller à ne pas instaurer de discrimination fondée sur la nationalité.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Quiconque travaille doit pouvoir vivre de son salaire. Toute personne ayant achevé un apprentissage doit pouvoir envisager de fonder une famille. C’est pourquoi les métiers exigeant un apprentissage doivent garantir un salaire d’au moins 5000 francs par mois.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">La situation des travailleuses et travailleurs âgé-e-s doit elle aussi s’améliorer. En cas de chômage, les ORP doivent leur apporter un soutien plus actif dans la recherche d’un nouvel emploi. Quant aux salarié-e-s âgés qui comptent de longues années de service, ils doivent bénéficier d’une meilleure protection contre le licenciement.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Les cantons doivent par ailleurs appliquer plus rigoureusement les mesures de protection des salaires. Dans le cadre des mesures d’accompagnement, le SECO exerce la haute surveillance et doit veiller à ce que les cantons s’acquittent effectivement de leurs obligations.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">La prochaine étape dans le dossier européen sera celle des Bilatérales III. Au terme d’âpres négociations avec l’UE, mais aussi avec la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux, une solution a pu être trouvée pour garantir la protection des salaires. Le dossier est désormais entre les mains du Parlement. Les syndicats attendent de lui qu’il reprenne intégralement le compromis négocié.&nbsp;</span>&nbsp;</p><p class="text-right"><br><sub>Cet article a d'abord été publié sous forme de commentaire invité dans le </sub><a href="https://www.nzz.ch/meinung/gute-loehne-und-arbeitsbedingungen-statt-abschottung-und-ausgrenzung-ld.10014244" target="_blank" rel="noreferrer"><sub>NZZ</sub></a><sub> (en allemand).</sub></p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/a/csm_Migration_Frauen-lachen_juanmonino-iStock_2a77bcac4e.webp" length="299006" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11780</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2026 12:49:37 +0200</pubDate><title>Place à la 13e rente du 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/place-a-la-13e-rente-du-2e-pilier</link><description>Assemblée extraordinaire des délégué-e-s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Réunie en assemblée extraordinaire, l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS a tranché : oui à la TVA pour garantir la 13<sup>e</sup> rente AVS, et une offensive claire pour de meilleures rentes des caisses de pension par une 13<sup>e</sup> rente LPP.</strong></p><p>Depuis 2015, les nouvelles rentes du 2<sup>e</sup> pilier ont chuté de 15 % en termes réels, alors que les caisses de pension disposent de plus de 14 milliards de francs de fonds libres inutilisés. Dans le même temps, la 13<sup>e</sup> rente AVS, soit la première hausse générale des rentes AVS depuis 1975, doit être financée durablement. Face à ce double enjeu, l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS, réunie ce jeudi en session extraordinaire à Berne, a adopté deux décisions majeures : elle recommande clairement le OUI à la votation du 29 novembre 2026 sur le financement de l’AVS par la TVA (81 votes en faveur, 19 contre, 3 abstentions). Elle lance par ailleurs une offensive syndicale pour revaloriser les rentes du 2<sup>e</sup> pilier.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Garantir la 13<sup>e</sup> rente AVS : oui à un financement solide</strong></h3><p>Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les rentes de vieillesse réelles vont, pour la première fois, de nouveau augmenter en Suisse. Les délégué-e-s de l’USS ont majoritairement dit oui au relèvement de la TVA à 8,5 %, afin que les finances de l’AVS restent équilibrées. Cette hausse, qui coûte entre 5 et 10 francs par mois selon les ménages, permet de financer une 13<sup>e</sup> rente AVS.</p><p>L’AVS est une assurance particulièrement sociale. Même le patron d’UBS, Sergio Ermotti, ne touche pas plus que la rente maximale. Grâce aux bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, les femmes ne sont pas désavantagées. Même lorsque l’AVS est financée par la TVA, il en résulte tout de même une redistribution du haut vers le bas.</p><p>La TVA est payée à 60 % par les consommatrices et consommateurs. Ce qu’on a tendance à oublier, c’est que les propriétaires immobiliers, les banques et les assurances y contribuent eux aussi, car ils paient eux-mêmes la TVA sans pouvoir la répercuter directement. Environ 10 % sont en outre acquittés par les touristes étrangers séjournant en Suisse.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Le 2<sup>e</sup> pilier doit enfin profiter aux assuré-e-s</strong></h3><p>Les caisses de pension affichent une situation financière solide, une performance cumulée de près de 18 % entre 2020 et 2025, et ont pourtant réduit leurs prestations : le taux de conversion a été abaissé de 6,13 % à 5,26 % en dix ans, et les avoirs de vieillesse ont trop longtemps été sous-rémunérés. Ce déséquilibre doit cesser.</p><p>L’USS formule trois revendications concrètes :</p><ul><li>la revalorisation des rentes, via un relèvement des taux de conversion, ou l’introduction d’une <strong>13<sup>e</sup> rente dans la prévoyance professionnelle</strong> ;</li><li>une <strong>hausse substantielle du taux d’intérêt minimal LPP</strong>, que le Conseil fédéral doit fixer à 3 % pour 2027 (2 % de taux ordinaire, plus 1 % d’intérêt de rattrapage pour compenser le retard accumulé) ;</li><li>et <strong>une campagne d’information</strong>, menée avec PK-Netz, pour inciter les assuré-e-s des caisses les moins généreuses, dont Swiss Life et Tellco, à exiger un changement.</li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_IMG_5918_77ab169ddb.webp" length="405218" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11778</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2026 15:24:46 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral ignore le coût des absences à la charge des salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-ignore-le-cout-des-absences-a-la-charge-des-salarie-e-s</link><description>Rapport du Conseil fédéral sur les absences et les arrêts maladie au travail en réponse à un postulat</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport du Conseil fédéral publié aujourd’hui met clairement en évidence le fait que les absences pour raisons de santé ont fortement augmenté et occasionnent des coûts de plusieurs milliards. Mais si le Conseil fédéral évalue les charges supportées par les entreprises, il passe sous silence celles qui incombent aux salarié-e-s. En 2022, elles représentaient pourtant en moyenne 1'100 francs par salarié-e. L’Union syndicale suisse (USS) exige que des mesures soient prises : au lieu de continuer à affaiblir la protection des travailleur-euse-s, il faut lutter plus efficacement contre les conditions de travail néfastes pour la santé.</p><p>En 2024, les absences pour raisons de santé ont atteint 407 millions d’heures, en hausse de plus d’un tiers par rapport à 2010. Le Conseil fédéral estime à 12,7 milliards de francs le coût des congés maladie payés en 2022, dont environ 62 % ont été assumés par les entreprises. Le rapport reste en revanche muet sur les coûts, pourtant considérables, supportés par les travailleuses et travailleurs. En 2022, ceux-ci sont estimés à 4,2 milliards de francs. Une grande partie de cette somme est financée par les salarié-e-s eux-mêmes au travers des primes d’assurance. À cela s’ajoutent des pertes de salaire individuelles. Ces charges financières viennent encore alourdir les conséquences de la maladie et des accidents sur la santé.</p><p>Le rapport souligne en outre les domaines dans lesquels il faut agir. Les contraintes physiques et les facteurs psychosociaux, comme le stress, sont associés à des taux d’absence plus élevés. L’absentéisme est particulièrement marqué dans les professions éprouvantes sur le plan physique. Pour enrayer cette évolution, il faut donc en priorité renforcer la protection de la santé au travail.</p><p>L’USS appelle les entreprises à assumer davantage leurs responsabilités. Elles doivent garantir des effectifs suffisants, prévoir des plans de service fiables, assurer le respect strict des durées de travail et de repos, ainsi que mettre en œuvre des mesures efficaces contre la pression excessive liée au temps et à la performance. Les risques psychosociaux et organisationnels pour la santé doivent être recensés systématiquement et combattus en collaboration avec les salarié-e-s.</p><p>L’État doit agir lui aussi. L’USS demande un renforcement significatif des mesures d’application et de prévention. Parallèlement, les attaques contre la protection des salarié-e-s doivent cesser. On ne peut pas, d’un côté, déplorer la hausse de l’absentéisme et, de l’autre, étendre le travail le dimanche et autoriser des journées de travail pouvant aller jusqu’à 17 heures.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11776</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2026 13:36:52 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral plie devant le lobby des assurances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-plie-devant-le-lobby-des-assurances</link><description>Rapport du Conseil fédéral sur l’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral refuse de mieux protéger les salarié-e-s malades. Dans un rapport publié aujourd’hui en réponse à un postulat, il s’oppose à l’introduction d’une assurance perte de gain obligatoire en cas de maladie. L’Union syndicale suisse (USS) dénonce vivement cette décision. Les absences pour maladie durent de plus en plus longtemps, notamment en raison de l’augmentation du stress, de l’intensification du travail et de l’effacement croissant des frontières entre travail et vie privée. Toute personne qui ne peut pas travailler pour cause de maladie doit pouvoir compter sur un revenu de substitution garanti par la loi.</p><p>Les salarié-e-s absent-e-s quelques jours pour cause de maladie continuent en principe de percevoir leur salaire de la part de leur employeuse ou employeur. En cas d’incapacité de travail prolongée, la plupart touchent des indemnités journalières. Mais dans les deux cas, de graves lacunes subsistent, notamment lors d’un changement d’emploi, d’un licenciement, en cas de maladie de longue durée ou dans les formes d’emploi atypiques. La Suisse demeure l’un des rares pays d’Europe à ne pas connaître à ce jour d’assurance obligatoire d’indemnités journalières en cas de maladie.</p><p>Les premières victimes de ces lacunes sont les salarié-e-s, qui risquent de perdre non seulement leur revenu, mais aussi une partie de leur protection sociale. Les employeuses et employeurs qui occupent des femmes, des personnes atteintes de maladies chroniques ou ayant souffert par le passé d’une maladie grave peuvent en outre se voir refuser sans raison une couverture par les assureurs privés ou être confrontés à des primes exorbitantes. Pendant ce temps, les assurances privées réalisent de confortables bénéfices grâce à des primes excessives. Une couverture collective et obligatoire des risques coûte moins cher et protège mieux. La Suva en est l’illustration concrète.</p><p>Le rapport du Conseil fédéral cautionne ainsi la réalisation de bénéfices privés par le lobby des assurances sur le dos des salarié-e-s malades. De toute évidence, le Conseil fédéral a plié devant ce lobby. Comment expliquer autrement que le rapport passe sous silence l’importance sociale d’un revenu de substitution garanti en cas de maladie, précisément dans les situations où la protection est aujourd’hui lacunaire ? Le rapport repose en outre sur une étude dont les données sont insuffisantes et la portée limitée.</p><p>L’USS continuera de se battre pour l’introduction d’une assurance obligatoire légale d’indemnités journalières en cas de maladie. D’ici là, les conventions collectives de travail restent indispensables pour garantir une véritable protection sociale aux salarié-e-s malades.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Dirk_Vorderstrasse-flickr_medikamente_pillen_tabletten_krank_arbeitsunfaehig_arbeitsunfaehigkeitsbescheinigung_8f773be567.webp" length="71904" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11774</guid><pubDate>Tue, 18 Aug 2026 18:35:53 +0200</pubDate><title>Ronja Jansen et Steven Tamburini : nouvelle direction de la communication de l&#039;USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ronja-jansen-et-steven-tamburini-nouvelle-direction-de-la-communication-de-luss</link><description>Changement au secrétariat de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse a une nouvelle direction de la communication : Ronja Jansen et Steven Tamburini dirigent désormais la communication et les campagnes de la plus grande organisation faitière de travailleuses et de travailleurs de Suisse. L’USS est heureuse d’avoir trouvé, pour ce poste, un binôme de direction composée de deux professionnel-le-s de la communication aux parcours et expériences différents, qui succèdent à Benoît Gaillard et Urban Hodel.</p><p>Ronja Jansen apporte une expérience variée en communication et en campagnes, acquise en dernier lieu au sein du syndicat SSP, et auparavant en tant que présidente de la JS Suisse et secrétaire du GSsA. Économiste et sociologue de formation agée de 31 ans, elle s’engage depuis longtemps pour les intérêts de la population active, notamment en tant que co-responsable de campagne lors de la votation sur l'initiative 99%.</p><p>Steven Tamburini dispose lui aussi d'une riche expérience en travail de campagne et de communication ; il a notamment participé à l'organisation de mouvements de masse comme la grève du climat, qu'il a accompagnée en tant que porte-parole médiatique. Âgé de 32 ans, il a récemment cofondé et dirigé le mouvement citoyen « Agissons! », dont il a été l’une des figures principales. Titulaire d'un bachelor en sciences humaines, il met désormais son talent de mobilisation au service du mouvement syndical.</p><p>La nouvelle co-direction se complète à plusieurs égards, tant en termes de région linguistique que de priorités thématiques et d’expériences.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/3/csm_jansen-tamburini_793cdbc271.webp" length="54630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11771</guid><pubDate>Tue, 11 Aug 2026 17:29:01 +0200</pubDate><title>La commission du Conseil des États remet en cause la protection des salaires et les Bilatérales III</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-du-conseil-des-etats-remet-en-cause-la-protection-des-salaires-et-les-bilaterales-iii</link><description>Le jeu dangereux de la CER-E au détriment des salarié-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de sa dernière séance, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a pris des décisions qui remettent en cause la protection des salaires et sont contraires aux Bilatérales III. L’USS appelle le plénum du Conseil des États à rectifier ces décisions lors de la prochaine session.</p><p>Au terme de longues négociations, les syndicats, les employeurs et la Confédération ont élaboré un ensemble de mesures de protection salariale comprenant 14 dispositions qui garantissent la protection des salaires dans le cadre des Bilatérales III. La CER-E a rejeté cet ensemble de mesures de protection salariale de manière irréfléchie et a pris des décisions qui remettent en cause non seulement la protection des salaires, mais aussi les accords bilatéraux III eux-mêmes.</p><p>Les Bilatérales III prévoient que la Suisse pourra désormais exiger une caution uniquement des entreprises étrangères ayant déjà versé des salaires trop bas. Contrairement au texte des accords, la CER-E a décidé que les entreprises dont les salaires n’ont jamais fait l’objet de contestations devront également continuer à déposer une caution. Cette caution est une garantie financière que les entreprises étrangères doivent actuellement verser lorsqu’elles souhaitent exercer leurs activités en Suisse dans des secteurs exposés au risque de dumping. Elle a été mise en place car il est difficile de sanctionner des entreprises à l’étranger. Le train des 14 mesures de protection des salaires instaure en particulier une responsabilité renforcée des sous-traitants en remplacement du système actuel de caution. Cette mesure a également été supprimée par la CER-E.</p><p>La commission a par ailleurs biffé la protection des représentant-e-s du personnel contre les licenciements abusifs (« mesure 14 »), une mesure qui constitue pourtant l’un des piliers du dispositif de protection des salaires. Au sein des entreprises, les représentant-e-s du personnel veillent en notamment au respect des salaires et des conditions de travail. Une protection efficace de ces personnes contre les licenciements préserve cette fonction essentielle.</p><p>Les conséquences de cette contradiction avec les Bilatérales III ne sont pas encore tout à fait claires. S’agit-il d’une invitation adressée au Conseil fédéral à renégocier le paquet de mesures ? Ou la Suisse entend-elle délibérément ne pas respecter l’accord avant même son entrée en vigueur ? Dans ce dernier cas, la Commission européenne pourrait prononcer des sanctions à l’encontre de la Suisse dans le domaine de la protection des salaires. Celle-ci s’en trouverait affaiblie, au détriment des travailleuses et travailleurs en Suisse.&nbsp;<br>Il est probable que la majorité de la CER-E ne souhaite tout simplement pas les accords bilatéraux III. Le cas échéant, elle devrait clairement se prononcer en ce sens.</p><p>Les grandes économies que sont les États-Unis, l’UE et la Chine mènent des politiques nettement plus protectionnistes. Elles protègent leurs marchés ou, dans le cas de la Chine, subventionnent fortement leurs exportations. Ces politiques désavantagent les salaires et les emplois des petites économies ouvertes telles que la Suisse. Pour notre pays, il est important d’entretenir de bonnes relations stables et réglementées avec l’UE, sa voisine et son principal partenaire. Cela suppose toutefois que les partis bourgeois le souhaitent également.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11767</guid><pubDate>Wed, 15 Jul 2026 18:15:52 +0200</pubDate><title>Les employeurs doivent assumer leurs responsabilités</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-employeurs-doivent-assumer-leurs-responsabilites</link><description>Le débat sur l’AI passe à côté de l’essentiel.</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Le nombre de nouvelles rentes AI est en hausse, en particulier chez les jeunes de 18 à 24 ans et les personnes de plus de 60 ans. Cette évolution s’explique principalement par l’augmentation des troubles psychiques. L’AI a donc besoin de ressources financières supplémentaires. Or, comme sa situation financière est déjà précaire, le Conseil fédéral accélère les travaux en vue de la prochaine réforme. La réforme d’intégration constituera déjà la neuvième révision de l’AI en moins de vingt ans. Autrement dit, la loi sur l’assurance-invalidité est révisée en moyenne presque tous les deux ans. Mais le débat politique passe à côté de l’essentiel. Il se focalise sur l’AI, tandis que la responsabilité des employeurs et les conditions de travail sont à peine abordées. C’est pourtant précisément dans ces domaines que se trouvent des causes déterminantes, mais aussi une partie des solutions.</span><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">L’AI est une assurance sociale complexe. Elle doit permettre aux personnes atteintes dans leur santé de reprendre une activité lucrative ou de rester en emploi. Lorsque leur revenu ne suffit pas pour vivre, elle doit les soutenir financièrement.</span><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Malheureusement, l’AI n’atteint aujourd’hui ses objectifs que partiellement. Ce sont les assuré-e-s qui en subissent les conséquences. Les personnes qui ne peuvent pas travailler pour des raisons de santé disposent souvent d’un revenu insuffisant et risquent de perdre durablement le contact avec le monde du travail.&nbsp; Au lieu de leur garantir une sécurité financière et sociale, cette situation accroît encore leur détresse psychique.</span><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Le débat politique sur l’AI est trop souvent mené dans une perspective trop étroite. Le point de vue et les besoins des assuré-e-s n’y sont pratiquement jamais pris en considération. La responsabilité des employeurs est également largement occultée. Ceux-ci ont pourtant l’obligation de protéger la santé de leur personnel et de favoriser la réintégration professionnelle. Du point de vue de l’USS, quatre éléments sont particulièrement importants dans le débat actuel&nbsp;: </span><span lang="FR-CH"></span></p><ul><li><span style="font-family:Wingdings;font-size:8.0pt;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">l’AI dispose déjà d’un très large éventail d’instruments de réinsertion, dont certains ne sont en vigueur que depuis quatre ans. Avant d’en créer de nouveaux, il faut évaluer en détail les mesures existantes et analyser rigoureusement l’augmentation du nombre de nouvelles rentes. À ce jour, les causes de la progression des troubles psychiques ne sont, par exemple, pas encore clairement établies sur le plan scientifique. De nombreuses hypothèses sont avancées, mais les données empiriques font encore défaut. </span><a href="https://www.nzz.ch/schweiz/kuehlt-sich-die-konjunktur-ab-melden-sich-bei-der-iv-mehr-leute-an-ld.10013817" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">Le directeur de l’AI l’a lui-même reconnu cette semaine dans la presse</span></a><span lang="FR-CH">&nbsp;(en allemand);</span></li><li><span style="font-family:Wingdings;font-size:8.0pt;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">depuis des années, voire des décennies, les employeurs promettent d’engager des personnes atteintes dans leur santé. Pendant la réadaptation, l’AI va jusqu’à prendre en charge leur revenu sous la forme d’indemnités journalières. Malgré cela, les promesses des employeurs restent lettre morte. Et dès qu’il est question de quotas, ils s’y opposent avec la plus grande fermeté&nbsp;;</span></li><li><span style="font-family:Wingdings;font-size:8.0pt;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">il faut également insister sur le fait que le travail ne doit pas rendre malade. La protection de la santé au travail relève de la responsabilité des employeurs. Or, dans la réalité, nombre d’entre eux font exactement l’inverse. Ils cherchent à détériorer les conditions de travail en s’attaquant politiquement aux salaires minimums adoptés démocratiquement, au dimanche sans travail et à la durée du travail (certains vont jusqu’à réclamer des journées de 17 heures). Les cantons doivent eux aussi prendre leurs responsabilités. La protection de la santé dans le monde du travail et durant l’apprentissage doit être renforcée et appliquée avec rigueur&nbsp;;</span></li><li><span style="font-family:Wingdings;font-size:8.0pt;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">enfin, toutes les évaluations confirment ce que les personnes concernées vivent au quotidien, à savoir que l’insuffisance de la prise en charge psychiatrique et psychothérapeutique entrave la réintégration. Il y a trop peu de thérapeutes, les délais d’attente sont longs, en particulier pour les jeunes, et les coûts restent élevés malgré les améliorations obtenues. Il est temps que cela change.</span></li></ul><p><span lang="FR-CH">Notre </span><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/260715_JE_AI_Informations-generales.pdf" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">document de référence</span></a><span lang="FR-CH"> rassemble les principaux chiffres, évaluations et études. Il propose également une analyse détaillée de la situation du point de vue des salarié-e-s.</span></p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/a/csm_Rollstuhl-am-Arbeitsplatz_ist-vadimguzhva_11ff768376.webp" length="62922" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11764</guid><pubDate>Wed, 15 Jul 2026 10:25:38 +0200</pubDate><title>Hausse des prix ? Hausse des salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/hausse-des-prix-hausse-des-salaires</link><description>Le renchérissement poursuit sa progression</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">La décision des États-Unis d’attaquer l’Iran nous coûte cher. La guerre a endommagé des installations de production de pétrole et de gaz dans toute la région du Golfe. En réaction, l’Iran a surtout bloqué le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et la péninsule Arabique. Alors qu’avant la guerre, près d’un cinquième du pétrole extrait dans le monde transitait par ce détroit, presque plus aucun pétrolier ne l’a franchi ces derniers mois. Résultat, le pétrole s’est raréfié et les prix se sont envolés. Ce mouvement s’est immédiatement fait sentir à la pompe. En Suisse, le prix du litre d’essence a bondi d’environ 1,60&nbsp;franc en février à près de 1,90&nbsp;franc en mai.&nbsp;</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Les prix augmentent</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Mais la hausse ne s’arrête pas au plein d’essence. Lorsque le pétrole renchérit, le transport et la fabrication de nombreux produits coûtent eux aussi plus cher. À cela s’ajoutent les loyers, qui continuent de grimper indépendamment de la guerre. Le renchérissement s’est donc sensiblement accéléré en Suisse. En mai, les mêmes biens et services coûtaient 0,6&nbsp;% de plus qu’un an auparavant. Et nous ne sommes pas au bout de nos peines. Cet automne, le renchérissement devrait atteindre entre 1&nbsp;et 1,5&nbsp;% (voir graphique). Les négociations entre les États-Unis et l’Iran n’y changeront pas grand-chose. On ignore si l’Iran rouvrira entièrement le détroit d’Ormuz, et le cas échéant à quelles conditions. Même en cas de réouverture complète, il faudra plusieurs mois pour que les flux de pétrole retrouvent leur niveau habituel et que l’inflation ralentisse.&nbsp;</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Les salaires doivent suivre</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">En Suisse, les salaires ne dépassent que d’environ 1&nbsp;% leur niveau de l’an dernier. Si les prix augmentent encore cet automne, les salarié-e-s subiront donc une nouvelle perte de pouvoir d’achat. En progressant à un rythme effréné, les primes d’assurance-maladie aggravent le problème. Pour un ménage suisse moyen, la hausse des primes en 2026 représente une diminution de 0,3&nbsp;% du revenu disponible à la fin du mois. Afin de compenser la hausse des prix et le poids croissant des primes, il faut maintenant augmenter les salaires, au-delà toutefois de cette simple compensation. Car la productivité progresse elle aussi. Année après année, les salarié-e-s produisent en effet davantage. Il est grand temps qu’ils retrouvent enfin du pouvoir d’achat.</span></p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/2/csm_260715_Rencherissement_146aeb4cd3.webp" length="97816" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11758</guid><pubDate>Tue, 07 Jul 2026 08:02:09 +0200</pubDate><title>Dossier no 169 : L’écart salarial s’est à nouveau creusé au cours de la dernière décennie</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rapport-sur-la-repartition-2026</link><description>Rapport sur la répartition 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Depuis dix ans, la politique suisse en matière de revenus et de fiscalité favorise à nouveau davantage les personnes aisées. Les personnes à bas ou moyens revenus doivent aujourd’hui boucler leurs fins de mois avec un revenu disponible inférieur à celui de 2016, tandis que les salaires et les revenus des personnes les mieux rémunérées ont fortement progressé sur la même période. Il existe toujours un énorme fossé entre les sexes en matière de répartition des revenus.</span></p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11746</guid><pubDate>Tue, 30 Jun 2026 10:00:00 +0200</pubDate><title>Défendons les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/defendons-les-salaires-minimums-referendum-lance</link><description>Référendum contre l’attaque visant les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À l’heure actuelle, des milliers de travailleuses et travailleurs occupés dans le secteur des services, dans le nettoyage, les salons de coiffure ou les boulangeries ont déjà du mal à s’en sortir avec leur salaire. Or il y a deux semaines, l’Assemblée fédérale a décidé que les salaires minimums cantonaux et communaux ne s’appliqueraient plus à leurs professions. Un comité composé de syndicats et de partis politiques lance donc un référendum pour dénoncer cette attaque contre les salaires minimums et les décisions populaires. Quiconque travaille doit pouvoir vivre de son salaire&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/7/csm_SGB_Lohn-Angriff_Referendum_FR_1000x680_8f525309c2.webp" length="64356" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11740</guid><pubDate>Thu, 25 Jun 2026 14:13:22 +0200</pubDate><title>Les travailleuses et travailleurs ont besoin d’améliorations : il faut revaloriser les métiers en Suisse par des hausses de salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-revaloriser-les-metiers-en-suisse-par-des-hausses-de-salaires-rapport-observatoire-2026</link><description>Commentaire de l’USS sur le rapport de l’Observatoire de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p>En rejetant clairement l’«&nbsp;initiative pour la durabilité&nbsp;» de l’UDC le 14 juin, le peuple a confirmé les accords bilatéraux, la libre circulation des personnes et les mesures d’accompagnement. La Suisse a besoin de relations solides et bien réglementées avec l’UE. Associée à une protection efficace des salaires, la libre circulation des personnes est préférable non seulement à l’ancien système de contingents, mais aussi aux systèmes à points appliqués dans d’autres pays.</p><p>Ce non ne signifie toutefois pas que la politique suisse puisse reprendre comme si de rien n’était, même si les problèmes actuels n’ont aucun lien avec la libre circulation des personnes. Celle-ci n'est pas non plus synonyme de laisser-faire. Au contraire, même avec la libre circulation des personnes, la Suisse peut prendre toutes les mesures nécessaires afin d’améliorer la situation des salarié-e-s. Elle ne doit simplement pas discriminer selon la nationalité.</p><p>Dans de nombreux métiers, le salaire suffit à peine pour vivre , voire ne suffit pas. C’est le cas en particulier dans l’hôtellerie-restauration, la vente, les crèches et même les pharmacies. Ces métiers doivent être revalorisés, avec un salaire d’au moins 5000&nbsp;francs pour les professions nécessitant un apprentissage et de 4500&nbsp;francs pour toutes et tous.</p><p>La situation des travailleuses et travailleurs âgés doit s’améliorer. Lorsqu’ils sont au chômage, ils doivent bénéficier d’un meilleur accompagnement dans leur recherche d’emploi. Les ORP doivent se consacrer avant tout au placement plutôt qu’au contrôle. Les travailleuses et travailleurs âgé-e-s comptant de longues années de service ont en outre besoin d’une meilleure protection contre le licenciement.</p><p>Les cantons doivent appliquer plus rigoureusement la protection des salaires. Le SECO exerce une fonction de haute surveillance dans le cadre des mesures d'accompagnement et doit veiller à ce que la protection des salaires soit mise en œuvre. Les salaires minimaux cantonaux et communaux doivent s’appliquer et être effectivement respectés. C’est pourquoi l’USS lance un référendum contre l’attaque du Parlement contre les salaires.&nbsp;</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/260626_Commentaire-USS-rapport-observatoire.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> &nbsp;Télécharger le commentaire complet</a></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11744</guid><pubDate>Tue, 23 Jun 2026 18:56:00 +0200</pubDate><title>Davantage d’ouvertures dominicales au détriment du personnel de vente</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/davantage-douvertures-dominicales-au-detriment-du-personnel-de-vente</link><description>La CER-N maintient douze ouvertures dominicales malgré le non du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) veut faire passer de quatre à douze par année le nombre d’ouvertures dominicales des commerces non soumises à autorisation. Elle poursuit ainsi un projet que le Conseil des États a pourtant clairement rejeté il y a seulement dix jours. Pour l’Union syndicale suisse (USS), l’extension du travail dominical va dans la mauvaise direction. Elle appelle le Conseil national à renoncer définitivement à ce projet.</p><p>Douze ouvertures dominicales des commerces par année reviendraient de fait à instaurer un dimanche d’ouverture par mois. Les salarié-e-s du commerce de détail en feraient les frais, puisqu’ils devraient travailler encore plus souvent le dimanche. Le personnel de vente est pourtant déjà soumis à une forte pression. Pénurie de personnel, horaires irréguliers et planification des interventions à très court terme rythment son quotidien. Au lieu d’améliorer les conditions de travail, la CER-N entend encore étendre cette prétendue flexibilisation, au détriment des salarié-e-s.</p><p>Par ailleurs, rien ne semble justifier des ouvertures dominicales supplémentaires. Aujourd’hui déjà, les cantons peuvent en autoriser jusqu’à quatre par année. Or nombre d’entre eux n’exploitent pas pleinement cette possibilité. La revendication de douze ouvertures dominicales n’est donc justifiée ni sur le plan économique ni sur le plan social.</p><p>Le fait que les questions centrales relatives à la protection des salarié-e-s restent sans réponse est particulièrement problématique. On ne sait toujours pas comment protéger la santé du personnel, ni garantir des temps de repos suffisants.</p><p>Le Conseil des États a récemment rejeté ce projet d’extension des ouvertures dominicales. Le Conseil national devrait suivre cette décision. Au lieu d’accentuer encore la pression sur le personnel de vente, il faut améliorer les conditions de travail et assurer une protection effective du repos dominical. L’USS appelle le Conseil national à rejeter définitivement l’extension du travail dominical.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Supermarkt_Einkaufskorb-Regal_tara-clark-unspl_72dea1ab20.webp" length="436662" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11752</guid><pubDate>Tue, 23 Jun 2026 15:59:00 +0200</pubDate><title>L’initiative sur les loyers a été déposée ! 140&#039;000 signatures contre les loyers abusifs</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/linitiative-sur-les-loyers-a-ete-deposee-140000-signatures-contre-les-loyers-abusifs</link><description>« Le logement est un droit fondamental, qui ne peut l’être que s’il est abordable »</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Depuis des années, les salaires réels stagnent tandis que les loyers ne cessent d’augmenter, absorbant ainsi une part croissante du budget des ménages. Les syndicats soutiennent l’initiative sur les loyers pour les raisons suivantes&nbsp;: elle doit faire en sorte que les loyers soient à nouveau contrôlés, et empêcher les rendements abusifs. Le nombre élevé de signatures récoltées souligne que les logements abordables constituent une préoccupation majeure pour une grande partie de la population. La pénurie de logements s’aggrave et les loyers sont hors de prix. Depuis des années, la politique reste pourtant inactive face à cette situation. Il est grand temps d’agir.</span></p><p><span lang="FR-CH">Lors du dépôt de l’initiative, Vania Alleva, vice-présidente de l’USS, a pris la parole au nom des syndicats. Retrouvez ci-dessous son intervention.</span></p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/2/csm_260623_mv-einreichung-mietpreis-ini_0b193cfc0a.webp" length="107110" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11736</guid><pubDate>Fri, 19 Jun 2026 15:41:23 +0200</pubDate><title>L’AD de l’USS arrêtera le mot d’ordre sur le financement par la TVA</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lad-de-luss-arretera-le-mot-dordre-sur-le-financement-par-la-tva</link><description>Vote final sur le financement de la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lorsque la 13e rente AVS sera versée, les rentes connaîtront enfin une nouvelle hausse. Cela n’est pas du goût des employeurs ni d’une partie des partis bourgeois. Mais leur refus d’aujourd’hui de financer l’AVS est totalement inédit. L’Union syndicale suisse (USS) regrette que la hausse des cotisations salariales ait été rejetée, alors même que les charges salariales annexes pour les employeurs diminuent. L’Assemblée des délégué-e-s de l’USS définira vraisemblablement son mot d’ordre sur la hausse de la TVA à la fin de l’été.</p><p>Par le passé, l’USS a déjà soutenu des hausses de la TVA destinées à financer l’AVS. Les rentes AVS sont particulièrement équitables, car l’obligation de cotiser n’est pas plafonnée, tandis que les rentes, elles, sont limitées par un montant minimal et un montant maximal. Chaque franc versé à l’AVS a donc un effet redistributif très important du point de vue de la politique des revenus.</p><p>Les hauts revenus paient en outre nettement plus de TVA que les ménages à bas revenus. 10 %des recettes proviennent des banques et des assurances (c’est-à-dire de leur clientèle fortunée), parce qu’elles ne peuvent pas déduire l’impôt préalable grevant leurs prestations préalables soumises à la TVA. 10 % supplémentaires sont payés par les touristes étrangers.</p><p>En matière de financement de l’AVS, les employeurs et une partie des partis bourgeois mènent une politique totalement déconnectée de la population. Celle-ci ne veut pas d’un relèvement de l’âge de la retraite. Elle l’a exprimé plus que clairement dans les urnes en 2024. Des cotisations prélevées sur les salaires seraient parfaitement supportables. Ces dernières années, les charges salariales annexes ont diminué pour les employeurs, que ce soit dans l’assurance-chômage, avec le pour-cent de solidarité, dans l’assurance-accidents professionnels ou dans les caisses d’allocations familiales.</p><p>L’USS arrêtera son mot d’ordre sur la hausse de la TVA destinée à financer l’AVS lors d’une assemblée extraordinaire des délégué-e-s à la fin de l’été.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/b/csm_191115_dv-abstimmung_fcf1bb1ad7.webp" length="168428" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11734</guid><pubDate>Fri, 19 Jun 2026 10:36:48 +0200</pubDate><title>L’USS lance un référendum contre l’attaque visant les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-lance-un-referendum-contre-lattaque-visant-les-salaires-minimums</link><description>Pas touche aux salaires minimums !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Berne fédérale a décidé aujourd’hui de s’en prendre aux salaires minimums cantonaux et communaux. Le Parlement veut passer outre aux décisions populaires prises dans les cantons. Il vide les salaires minimums de leur substance et accepte qu’en Suisse, les salaires ne suffisent plus pour vivre. L’Union syndicale suisse (USS) lance un <a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" rel="noreferrer">référendum</a> contre cette attaque visant les salaires et les décisions populaires</p><p>Avec la décision prise aujourd’hui, les salaires minimums cantonaux et communaux ne s’appliqueront plus à l’ensemble des salarié-e-s, même lorsque les cantons ou les communes ont explicitement décidé le contraire. Les travailleuses et travailleurs touchant de bas salaires de l’hôtellerie-restauration et du nettoyage verront leur revenu diminuer. La mesure affectera également les employé-e-s des salons de coiffure, de la location de services, des boulangeries, des boucheries et d’autres branches à bas revenus.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Une attaque contre les salaires et les décisions démocratiques</strong></h3><p>La décision du Conseil national bafoue les décisions démocratiques prises au niveau des cantons et des communes. À Genève et à Neuchâtel, mais aussi à Zurich et à Winterthour, le peuple a approuvé des salaires minimums applicables à l’ensemble des salarié-e-s. Au Tessin également, le parlement à majorité bourgeoise a décidé d’introduire un salaire minimum pour toutes et tous. Le projet qui vient d’être adopté fait fi de ces décisions. Là où des salaires minimums sont déjà en vigueur, comme à Genève, Neuchâtel et dans la ville de Lucerne, ils ne seront plus adaptés au renchérissement de manière généralisée. Ailleurs, il ne sera même plus possible d’introduire des rémunérations minimales pour les salarié-e-s de grandes branches à bas salaires telles que l’hôtellerie-restauration ou le nettoyage.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Une attaque contre le fédéralisme et la Constitution</strong></h3><p>Cette décision porte atteinte au fédéralisme. La politique sociale et les salaires minimums destinés à combattre les rémunérations de misère relèvent de la compétence des cantons et des communes. Ce sont eux qui assument les coûts de l’aide sociale. Or à l'avenir, ils ne seront plus autorisés à adopter des mesures efficaces pour prévenir le phénomène des travailleurs et travailleuses pauvres. Autrement dit&nbsp;: Berne dicte, les cantons passent à la caisse.</p><p>Cette attaque contre les salaires minimums envoie un signal dangereux. Les dispositions salariales issues de contrats privés – ce que restent les conventions collectives de travail, aussi importantes soient-elles pour les salarié-e-s – primeront désormais sur les lois adoptées démocratiquement. Ce passage en force porte atteinte à l’État de droit et à la Constitution.</p><p>Par cette attaque, la majorité bourgeoise du Parlement fait mentir tous ses grands discours sur le fédéralisme. Quand il s’agit de permettre aux restaurateurs et aux entreprises de nettoyage d’imposer des salaires de misère, ces nobles valeurs semblent soudain ne plus avoir cours.</p><h3 class="heading--h5"><a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>L’USS lance un référendum</strong></a></h3><p>Les salaires minimums sont un succès. Là où ils sont en vigueur, les rémunérations de misère disparaissent progressivement sans que le chômage n’augmente. En Suisse, les salaires doivent permettre de vivre. Et les décisions populaires doivent être respectées. C’est pourquoi l’USS lance un <a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">référendum</a> contre cette attaque frontale visant les salaires minimums. Le peuple stoppera cette offensive au plus tard dans les urnes.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/d/csm_SGB-DV_MiLo-Foto_Webseite_472f98532a.webp" length="683886" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11732</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2026 19:15:05 +0200</pubDate><title>Un signal important de la Banque nationale suisse contre la poursuite de l’appréciation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-signal-important-de-la-banque-nationale-suisse-contre-la-poursuite-de-lappreciation-du-franc</link><description>Commentaire de l’examen de la situation économique et monétaire de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Banque nationale suisse (BNS) a indiqué aujourd'hui qu’elle était prête à prendre des mesures plus résolues pour lutter contre l’appréciation du franc. C’est un pas dans la bonne direction. La surévaluation du franc grève lourdement l’industrie suisse d’exportation. La décision de maintenir les taux à zéro va également dans le bon sens. La hausse des taux dans la zone euro diminue l’attractivité du franc.</p><p>Le franc reste largement surévalué. Ce déséquilibre a fait perdre des parts de marché à l’industrie suisse d’exportation. Les entreprises suisses ont délocalisé de nombreux emplois ou en ont créé de nouveaux à l’étranger. Jusqu’ici, la BNS n’a pas suffisamment contré les pressions à la hausse du franc. L’examen de la situation publié aujourd’hui permet, pour la première fois depuis un certain temps, d’espérer que la BNS tiendra plus compte des problèmes de l’économie réelle. Elle indique qu’elle est davantage disposée à intervenir sur le marché des changes. Dans le même temps, le maintien des taux à zéro creuse l’écart avec les taux en euros, qui ont été relevés de 0,25 point de pourcentage. Les placements en francs deviennent ainsi moins attractifs.</p><p>L’USS attend de la BNS qu’elle poursuive sur cette voie. La surévaluation du franc doit cesser. Le franc est notre monnaie. Il doit soutenir l’économie suisse, non la pénaliser.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_ca1b7687a9.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11742</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2026 11:29:00 +0200</pubDate><title>L’USS s’oppose à tout recul dans la lutte contre la discrimination salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/luss-soppose-a-tout-recul-dans-la-lutte-contre-la-discrimination-salariale</link><description>Motion relative à l’analyse de l’égalité salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À quelques jours du 30<sup>e</sup> anniversaire de l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité, le Conseil des États envoie un signal politique désastreux. Pour l’USS, il est clair que les instruments de contrôle de l’égalité salariale doivent être renforcés et non affaiblis.</p><p>L’USS critique vivement le manque de volonté politique de lutter efficacement contre les discriminations salariales. La décision du Conseil des États est inacceptable. Non seulement il refuse de pérenniser les analyses de l’égalité salariale au sein des entreprises, mais il choisit délibérément de les affaiblir.</p><p>Dorénavant, il suffira que les entreprises déterminent elles-mêmes, sur simple déclaration, si les indemnités de pénibilité qu’elles versent à leurs employé-e-s respectent le principe du «&nbsp;salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;». Une telle approche ouvre la porte à l’arbitraire et représente un retour en arrière inadmissible. L’échec du dialogue sur l’égalité salariale entre 2009 et 2014 a clairement montré que miser sur les démarches volontaires des entreprises ne constitue pas un moyen efficace pour parvenir à l’égalité salariale. La lutte contre la discrimination salariale ne peut pas reposer sur l’auto-évaluation des employeurs&nbsp;; elle nécessite des instruments d’analyse et de contrôle objectifs et indépendants.</p><p>Aujourd’hui encore, les femmes en Suisse continuent de subir des inégalités salariales importantes. Une part significative de ces écarts demeure inexpliquée et constitue une discrimination illégale qu’il convient de combattre avec des moyens appropriés. Les analyses obligatoires de l’égalité salariale représentent déjà un compromis insuffisant. Elles ne concernent qu’une partie des entreprises et ne sont assorties d’aucun mécanisme de contrôle étatique. Au lieu d’améliorer ce dispositif, le Conseil des États ouvre une nouvelle brèche en permettant d’exclure certaines composantes du salaire des analyses.</p><p>L’Union syndicale suisse s’oppose fermement à des analyses de l’égalité salariale vidées de leur substance. Alors que les autres pays européens renforcent leurs instruments pour garantir la transparence et l’égalité des salaires, la Suisse ne peut pas se permettre de faire marche arrière. L’égalité salariale n’est pas une charge administrative dont il faut alléger les entreprises. Il s’agit d’un droit fondamental garanti par la Constitution. Toute tentative d’affaiblir les instruments de contrôle retarde sa réalisation et pénalise des centaines de milliers de travailleuses.</p><p>L’USS réclame une adaptation rapide de la loi sur l’égalité, comprenant les mesures suivantes&nbsp;:</p><ul><li>extension de l’obligation de procéder à des analyses salariales régulières à toutes les entreprises.</li><li>contrôles et sanctions contraignantes pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires.</li><li>obligation de présenter des mesures de correction des inégalités salariales identifiées.</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_Mann-Frau-Fabrik_iStock-SolStock_c4d53866d8.webp" length="178666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11730</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2026 10:32:06 +0200</pubDate><title>De nombreux cantons n’appliquent pas correctement la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/de-nombreux-cantons-nappliquent-pas-correctement-la-protection-des-salaires</link><description>Rapport sur les mesures d’accompagnement 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le nouveau rapport sur les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes (FlaM) montre qu’une protection forte des salaires est indispensable pour les salarié-e-s. Là où des contrôles sont effectués, des abus sont constatés. Pourtant, de nombreux cantons n’appliquent pas correctement la protection des salaires. Ils effectuent trop peu de contrôles et n’édictent pas de salaires minimums même en cas de sous-enchère salariale répétée. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc à tous les cantons de remplir leurs obligations et de mettre en œuvre la protection des salaires de manière systématique, pour que toutes les salarié-e-s touchent le salaire qui leur revient.</p><p>En 2025, les contrôleuses et contrôleurs ont vérifié près de 145 000 salaires auprès d’employeurs suisses et d’entreprises étrangères de détachement. Dans une entreprise contrôlée sur cinq, elles et ils ont constaté des salaires trop bas. Les salaires minimums en vigueur ne sont même pas respectés dans près d’une entreprise sur trois dans les branches couvertes par des conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire (CCT étendues) ou des contrats-types de travail (CTT). Dans les autres secteurs, les salaires usuels dans la localité et la branche doivent être respectés. Or certains cantons fixent des critères trop bas. Des employeurs pratiquant le dumping salarial peuvent ainsi passer entre les mailles des contrôles.</p><h3 class="heading--h5">Trop de cantons ménagent les employeurs qui pratiquent le dumping salarial</h3><p>Les contrôles sont insuffisants. Les cantons devraient en principe contrôler chaque année au moins 3 % des employeurs suisses qui ne sont pas soumis à une CCT. À ce rythme, une entreprise ne serait contrôlée qu’une fois tous les 33 ans. Pour plus de la moitié des cantons, même cette fréquence semble déjà trop élevée. Au rythme de Berne, Glaris, Zoug, des Grisons ou de Lucerne, il faudrait plus de 50 ans pour contrôler toutes les entreprises. Quant aux salaires minimums prévus par les CTT dans l’économie domestique, Zoug, Schaffhouse et Fribourg ne les ont même pas contrôlés l’an dernier. Cette absence de contrôle ouvre grand la porte au dumping salarial.</p><p>Dans leur grande majorité, les cantons ne prennent en outre aucune mesure lorsqu’ils constatent de la sous-enchère salariale. La loi prévoit pourtant que, dans les branches où des salaires abusivement bas sont constatés de manière répétée, les cantons édictent un CTT fixant des salaires minimums impératifs. Mais la plupart des cantons n’appliquent pas cette possibilité. Le canton de Zurich, par exemple, constate des abus depuis des années. Et pourtant, il continue de laisser faire les employeurs fautifs.</p><p>C’est à Genève et au Tessin que la protection des salaires fonctionne le mieux. Ces deux cantons ne réalisent pas seulement plus d’un tiers de l’ensemble des contrôles. Conformément à la loi, ils édictent aussi régulièrement des salaires minimums lorsqu’ils constatent de la sous-enchère salariale. À lui seul, le Tessin compte 10 des 22 CTT cantonaux prévoyant des salaires minimums.</p><h3 class="heading--h5">Les employeurs suisses fautifs refusent d’augmenter les salaires</h3><p>Lorsqu’une CCT étendue ou un CTT s’applique, les employeurs qui versent des salaires trop bas doivent payer une amende et s’acquitter rétroactivement des salaires dus. Dans les branches sans CCT étendue ni CTT, les employeurs qui pratiquent des salaires trop bas sont simplement invités, dans le cadre d’une procédure de conciliation, à adapter les salaires. Neuf entreprises de détachement sur dix qui versent des salaires trop bas agissent ainsi. Parmi les employeurs suisses, cependant, plus d'une entreprise sur trois refuse de verser des salaires corrects. Elles savent que le dumping salarial est toléré par les autorités. C’est inacceptable.</p><h3 class="heading--h5">Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées partout</h3><p>Le rapport rappelle l’importance des mesures d’accompagnement. Trop d'employeurs ne respectent pas les salaires en vigueur dans la région et la branche. Il appartient aux cantons d'agir plus résolument. Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées de manière contraignante. Cela signifie qu’il faut renforcer les contrôles. La définition des salaires usuels dans la localité et la branche ne doit plus s’appuyer sur des pratiques de dumping salarial. Et en cas de sous-enchère répétée, des salaires minimaux doivent être fixés, comme la loi le prévoit.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/d/csm_Kontrolle_indoor-Baustelle_iSt-izusek_90023ebf5b.webp" length="115238" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11727</guid><pubDate>Sun, 14 Jun 2026 12:55:30 +0200</pubDate><title>Les salarié-e-s ont besoin de solutions concrètes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salarie-e-s-ont-besoin-de-solutions-concretes</link><description>Non au repli sur soi, à la xénophobie et au statut de saisonnier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En rejetant l’initiative de l’UDC, la population suisse a dit non au repli sur soi et à la xénophobie. Ce non exprime le refus clair d’un retour en arrière vers des temps sombres, marqués par le statut de saisonnier et la privation de droits pour certaines personnes. Pour autant, la politique ne peut pas reprendre comme si de rien n’était. Les salarié-e-s en Suisse font face à de nombreux problèmes, notamment une progression insuffisante des salaires, un chômage élevé, la discrimination des travailleuses et travailleurs âgés ainsi qu’une pénurie de logements abordables. L’Union syndicale suisse (USS) demande des mesures adéquates.</p><p>La population suisse a rejeté l’initiative extrême de l’UDC parce qu’elle souhaite maintenir les accords bilatéraux, le regroupement familial et la protection des salaires. L’initiative n’apportait aucune solution aux problèmes de la population. Au contraire, elle aurait eu de graves répercussions politiques et économiques pour la Suisse. Les accords bilatéraux auraient dû être dénoncés et un nouveau statut de saisonnier aurait pu être réintroduit.</p><p>Le vote d’aujourd’hui ne résout pas les problèmes des travailleuses et travailleurs. Il est temps de trouver des solutions ! Il faut d’abord mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers. Les décisions prises jusqu’ici par le Parlement ne suffisent pas. L’USS exige une réduction tangible de la charge de travail et du temps de travail, pour que davantage de professionnel-le-s des soins restent dans le métier.</p><p>L’USS demande également un soutien accru en matière de recherche d’emploi et une meilleure protection contre les licenciements, en particulier en faveur des salarié-e-s âgé-e-s ayant de longues années de service. Elle demande au Conseil fédéral d'élaborer des améliorations concrètes en collaboration avec les employeurs. Concernant les Bilatérales III, l’USS attend du Parlement qu’il reprenne le paquet de protection des salaires issu du partenariat social. Sans ce paquet, la protection contre le dumping salarial reculera.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/4/csm_10Mio-Jubel_A_ddac71eb9c.webp" length="265996" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11722</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2026 12:43:23 +0200</pubDate><title>La Berne fédérale ne peut plus bafouer l’État de droit</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-berne-federale-ne-peut-plus-bafouer-letat-de-droit</link><description>Le Tribunal fédéral protège les salaires minimums à Zurich et à Winterthour</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Tribunal fédéral a tranché : les villes de Zurich et de Winterthour pourront introduire des salaires minimums. Pour la première fois, la plus haute instance judiciaire du pays confirme explicitement que nous seulement les cantons, mais aussi les communes peuvent instaurer des salaires minimums en tant que mesure de politique sociale contre la pauvreté malgré un emploi. Les recours des associations patronales ont été rejetés intégralement.</p><p>Pour les salarié-e-s de Zurich et de Winterthour, c’est une victoire attendue de longue date. En 2023 déjà, le corps électoral avait approuvé les salaires minimums par respectivement 70&nbsp;% et 66&nbsp;%. Depuis lors, les associations patronales tentaient d’en empêcher l’introduction par la voie judiciaire. C’est désormais terminé. Environ 20&nbsp;000 personnes verront leur salaire augmenter.</p><p>La décision rendue aujourd’hui a valeur de signal pour l’ensemble de la Suisse. Après son arrêt de principe sur les salaires minimums cantonaux, le Tribunal fédéral confirme pour la première fois la compétence des communes également. Son arrêt renforce le fédéralisme et l’autonomie communale. Le projet Ettlin, sur lequel le Parlement fédéral se prononcera définitivement dans neuf jours, paraît d’autant plus choquant. Alors que le Tribunal fédéral confirme les compétences des cantons et des communes, la majorité bourgeoise à Berne entend pourtant les remettre en cause et les vider de leur substance.</p><p>Le Parlement ne peut démanteler ce qui a été décidé dans les urnes et confirmé par le Tribunal fédéral. La décision d’aujourd’hui est un message clair adressé au Parlement. L’État de droit fonctionne. La situation juridique est clarifiée. Il incombe maintenant à la Berne fédérale de respecter la volonté populaire, le fédéralisme et l’autonomie des communes. L’USS mettra tout en œuvre pour faire échouer la proposition Ettlin lors du vote final du 19&nbsp;juin. Si, malgré tout, la majorité maintient son offensive contre les salaires minimums, un référendum est prêt à être lancé (<a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">plus d'informations</a>). Ainsi, les salaires minimums de Zurich et de Winterthour pourront entrer en vigueur et des milliers de salarié-e-s profiter de salaires plus élevés. Le peuple pourra en outre se prononcer au final sur cette attaque contre les salaires minimums, le fédéralisme et la démocratie directe.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_Bundesgericht-Lausanne_wikimedia-Norbert_Aepli_cc-by_259e0325f1.webp" length="405032" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11720</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2026 12:34:26 +0200</pubDate><title>Un compromis pour un financement avantageux de l’AVS est sur la table</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-compromis-pour-un-financement-avantageux-de-lavs-est-sur-la-table</link><description>Proposition de la conférence de conciliation sur la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Renoncer à financer la 13e rente AVS signifie relever l’âge de la retraite. L’Union syndicale suisse (USS) appelle donc le Conseil des États et le Conseil national à approuver la proposition de la conférence de conciliation sur le financement de la 13e rente AVS. Le financement mixte est durable, solide et socialement équilibré.</p><p>Pour les salarié-e-s, la légère hausse des cotisations sur les salaires est à peine perceptible. En contrepartie, elle permet la plus forte augmentation des rentes AVS depuis plus de 25 ans. Pour la grande majorité de la population, à savoir celles et ceux qui vivent de revenus bas et moyens, ce projet est très avantageux.</p><p>Les employeurs aussi peuvent assumer sans difficulté une hausse des cotisations. Aujourd’hui, les entreprises versent moins de cotisations qu’il y a quinze ans. Depuis 2021, la part patronale a diminué de près de 0,3 point de pourcentage, soit plus du double de ce que coûte le financement mixte. Cette baisse s’explique par la diminution des accidents professionnels et des naissances.</p><p>Qui rejette la proposition de la conférence de conciliation refuse en réalité de financer la 13e rente AVS. L’objectif des opposants est clair : relever l’âge de la retraite. Or la population, et tous les cantons, ont clairement dit non à cette option, en même temps qu’ils ont largement accepté la 13e rente AVS. Le relèvement de l’âge de la retraite n’est pas une solution envisageable, même lorsque la mesure est présentée sous des formulations technocratiques telles que « mesures structurelles ». Si le financement échoue aujourd’hui, il coûtera plus cher demain.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11718</guid><pubDate>Tue, 09 Jun 2026 13:18:51 +0200</pubDate><title>Important succès d’étape contre l’extension des heures d’ouverture des magasins</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/important-succes-detape-contre-lextension-des-heures-douverture-des-magasins</link><description>Le Conseil des États rejette l’attaque contre le repos dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision prise aujourd’hui par le Conseil des États de rejeter le projet d’extension des heures d’ouverture des magasins. Un premier pas décisif est ainsi franchi pour protéger les salarié-e-s du commerce de détail et préserver le dimanche chômé.</p><p>L’USS s’est dès le début opposée à l’allongement des heures d’ouverture. Celui-ci accroît en effet la pression sur le personnel, détériore la conciliation entre vie professionnelle, vie familiale et loisirs, sans apporter de bénéfice économique démontrable. Aujourd’hui déjà, beaucoup de salarié-e-s du commerce de détail sont pris-e-s dans une course aux délais et à la performance. Le secteur est confronté depuis des années à des horaires irréguliers et à une charge de travail élevée. Plutôt que d’étendre encore les plages de travail, il faut enfin améliorer les conditions de travail, gagner en prévisibilité et prendre des mesures contre l’épuisement croissant.</p><p>Le dimanche chômé est une conquête sociale majeure. Il protège la santé des salarié-e-s et permet de passer du temps en famille et avec les ami-e-s, ainsi que d’avoir une vie sociale. De nouveaux assouplissements des heures d’ouverture éroderaient progressivement cette protection. La décision du Conseil des États envoie donc un signal clair contre la commercialisation rampante du dimanche.</p><p>La bataille n’est toutefois pas terminée. L’USS s’engagera avec détermination pour que le Conseil national rejette à son tour ce projet et mette un terme à cette attaque contre les conditions de travail dans le commerce de détail. Cette décision est d’autant plus importante que le repos dominical est à nouveau sous pression sur un autre front. Par son intervention visant à étendre le télétravail le dimanche, le conseiller aux États Thierry Burkart veut encore affaiblir les dispositions de protection en vigueur. L’USS s’opposera résolument à ces tentatives. Les salarié-e-s ont besoin de da-vantage de protection et de meilleures conditions de travail, pas d’un grignotage insidieux de leur vie sociale par le travail.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11714</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2026 17:21:55 +0200</pubDate><title>Financement de la 13e rente AVS : compromis sur la table</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-de-la-13e-rente-avs-compromis-sur-la-table</link><description>Décision du Conseil des États concernant la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Le Conseil des États a fait aujourd’hui un nouveau pas en direction du Conseil national, en supprimant le mécanisme d’intervention et en ne relevant pas le taux réduit de TVA. La hausse modérée des cotisations salariales et de la TVA pour financer la 13e rente AVS est socialement équilibrée, durable et suffisante. Dès la procédure de consultation du projet, une majorité des cantons ainsi que des branches à bas salaires s’étaient prononcés en faveur d’un financement mixte. L’Union syndicale suisse (USS) demande aujourd’hui au Conseil national d’approuver le financement mixte et d’assumer ainsi la responsabilité d’un financement susceptible de rallier une majorité et socialement équilibré.</strong></p><p>Une hausse des cotisations salariales est socialement équitable et économiquement supportable : les salarié·e·s subiront une augmentation quasiment indolore de leurs cotisations salariales, en échange de la plus forte hausse des rentes AVS des 25 dernières années. Une telle mesure est tout à fait acceptable pour les employeurs également : comme l’USS l’a souligné à diverses reprises, les cotisations salariales à la charge des employeurs ont fortement baissé depuis 2021. Ils paient même moins de cotisations salariales aujourd’hui qu’il y a 15 ans.</p><p>Lors de la procédure de consultation, 21 cantons et les associations professionnelles des secteurs à bas salaires se sont prononcés en faveur d’un financement mixte. Ce plébiscite montre que le financement mixte offre un très bon rapport qualité-prix pour des pans entiers de l’économie, autrement dit pour les travailleuses et travailleurs comme pour les entreprises.</p><p>Au cas où l’Assemblée fédérale ne trouverait pas de solution sur cet objet, la Confédération devra intervenir en puisant dans ses ressources générales. Selon la Constitution, la Confédération peut couvrir jusqu’à la moitié des dépenses de l’AVS, dont elle assume près d’un cinquième à l’heure actuelle. L’USS invite par conséquent le Conseil national à prendre ses responsabilités afin de trouver une solution socialement équilibrée et susceptible de rallier une majorité, en approuvant à son tour un financement mixte.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11711</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2026 12:04:01 +0200</pubDate><title>Une femme active sur deux subit du harcèlement au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-femme-active-sur-deux-subit-du-harcelement-au-travail</link><description>L’USS demande la ratification de la Convention n° 190 de l’OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral propose la ratification des conventions n° 190 et 191 de l’Organisation internationale du travail (OIT) contre la violence et le harcèlement, et en faveur d’un environnement de travail sûr et salubre. L’Union syndicale suisse (USS) salue cette étape et appelle le Parlement à décider rapidement d’une ratification attendue depuis longtemps.</p><p>La violence et le harcèlement font partie du quotidien professionnel de nombreuses personnes en Suisse. Des études montrent qu’une femme active sur deux subit du harcèlement sexuel sur son lieu de travail au cours de sa vie professionnelle. Les jeunes femmes, les apprenti-e-s et les personnes occupant des emplois précaires sont particulièrement touché-e-s. Beaucoup de victimes se taisent, par crainte de répercussions professionnelles. C’est pourquoi l’USS salue le message du Conseil fédéral proposant la ratification des conventions n° 190 et 191 de l’OIT. Par cette démarche, celui-ci reconnaît l’importance de la protection contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail et confirme que la Suisse satisfait aujourd’hui déjà aux exigences de ces conventions. La ratification ne nécessite aucune modification légale. La procédure de consultation a en outre montré que la ratification bénéficie d’un large soutien : cantons, syndicats et organisations patronales appuient les objectifs de la convention.</p><p>Avec la convention n° 190, l’OIT a, pour la première fois, fixé des normes internationales contraignantes contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail. La convention reconnaît le droit de toute personne à un monde du travail exempt de violence et de harcèlement. La convention n° 191 renforce le droit à un environnement de travail sûr et salubre en tant que droit fondamental du travail.</p><p>L’USS demande depuis des années la ratification de la convention n° 190. Pourtant, celle-ci a été retardée pendant longtemps. Or des études récentes montrent clairement qu’il y a urgence à agir. De nombreuses entreprises ne disposent pas encore de mesures de protection efficaces contre le harcèlement sexuel et la violence au travail. La ratification ne résoudra pas ces problèmes à elle seule. Mais elle constitue un signal politique fort : la violence et le harcèlement dans le monde du travail ne relèvent pas de la sphère privée et ne sont pas des actes anodins. Chaque travailleuse et chaque travailleur a droit à un lieu de travail exempt de violence, de harcèlement et de discrimination. La Suisse a soutenu cette convention, les conditions légales sont réunies et la ratification est largement appuyée. Il n’y a aucune raison de repousser plus longtemps cette étape. L’USS demande au Parlement de ratifier rapidement les conventions n° 190 et 191 de l’OIT.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11709</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2026 11:36:30 +0200</pubDate><title>L’USS décide à l’unanimité de lancer un référendum contre l’attaque contre les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/luss-decide-a-lunanimite-de-lancer-un-referendum-contre-lattaque-contre-les-salaires-minimums</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 5 juin 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) lancera un référendum si le Parlement décide que les salaires minimums cantonaux et communaux peuvent à l’avenir être contournés par des conventions collectives de travail (CCT). C’est ce qu’a décidé aujourd’hui à l’unanimité l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS. Face à la hausse du renchérissement, les délégué-e-s ont aussi adopté une résolution demandant une augmentation des salaires réels, ainsi qu’une offensive salariale. Enfin, pour améliorer la situation des apprenti-e-s, ils ont réaffirmé la revendication de huit semaines de vacances durant l’apprentissage.</p><p>Plusieurs cantons et villes ont instauré des salaires minimums, qui doivent permettre aux salarié-e-s de subvenir à leurs besoins. Ces rémunérations sont le fruit d’initiatives populaires clairement acceptées par la population. Une partie du patronat et des partis bourgeois veut aujourd’hui les contourner par une décision de l’Assemblée fédérale. Leur idée est de détourner les CCT de leur but : dans les branches couvertes par des CCT étendues, il devrait être possible de fixer à l’avenir des salaires minimums inférieurs. Or les salarié-e-s à bas salaire de l’hôtellerie-restauration, des salons de coiffure, des boulangeries ou des boucheries peinent déjà à joindre les deux bouts. La révision leur laisserait encore moins de moyens pour vivre.</p><p>Cette décision serait inédite sur le plan démocratique et institutionnel : pour la première fois, des accords de droit privé primeraient sur des décisions populaires.</p><p>Même sans cette attaque politique contre les salaires, les rémunérations restent sous pression. À l’automne, l’inflation atteindra 1 à 1,5 %. Elle gommera ainsi les hausses obtenues lors des dernières négociations (environ 1 %). Pour beaucoup de salarié-e-s, il n’y a plus eu de progrès des salaires réels depuis 2016, alors même que l’économie s’est bien portée durant cette période. En vue des prochaines négociations, les délégué-e-s de l’USS exigent donc de véritables augmentations des salaires réels et appellent à mener une offensive salariale.</p><p>Par d’autres résolutions, les délégué-e-s de l’USS ont aussi demandé au Parlement d’améliorer la situation des salarié-e-s. Ils ont réaffirmé la revendication de huit semaines de vacances pendant l’apprentissage. Ils appellent également le Parlement à mettre en œuvre correctement l’initiative sur les soins infirmiers. Outre les mesures proposées par le Conseil fédéral (obligation de négocier une CCT, réduction de la durée maximale du travail, etc.), il faut des directives contraignantes pour garantir des effectifs adaptés aux besoins et un financement public substantiel.</p><h3 class="heading--h5">Résolutions et décisions</h3><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/040.02F_salaires_minimums_adapte_AD260605.pdf">Salaires minimums – référendum (pdf)</a><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/resolution_1_pouvoir_d_achat_AD260605.pdf">Pouvoir d'achat (pdf)</a><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/resolution_2_apprentissage_AD260605.pdf">Valeur d'apprentissage (pdf)</a><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/resolution_3_soins_adapte_AD260605.pdf">Mettre en œuvre de l’initiative sur les soins (pdf)</a></p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/d/csm_SGB-DV_MiLo-Foto_Webseite_472f98532a.webp" length="683886" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11704</guid><pubDate>Tue, 02 Jun 2026 14:12:05 +0200</pubDate><title>Tendance alarmante dans le 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/tendance-alarmante-dans-le-2e-pilier</link><description>Commentaire de l’étude Swisscanto sur les caisses de pension 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On observe une évolution préoccupante dans le 2e pilier : la prévoyance professionnelle tend à s’éloigner du modèle d’assurance sociale pour se rapprocher d’une solution de type fonds de placement. Tel est l’un des principaux enseignements de l’étude sur les caisses de pension publiée aujourd’hui par la Banque cantonale de Zurich (BCZ). Pour la première fois, les personnes partant à la retraite ont été plus nombreuses à choisir le versement du capital. Les avoirs des personnes actives sont majoritairement bien rémunérés. En revanche, les rentes et les taux de conversion stagnent.</p><p>Le 2<sup>e</sup> pilier a pour but de permettre le maintien du niveau de vie antérieur grâce à une couverture collective. Les évolutions récentes ne répondent plus à cet objectif. Les rentes du 2<sup>e</sup> pilier doivent à nouveau être améliorées, par exemple au moyen d’une hausse des taux de conversion ou d’une revalorisation des rentes. Les assuré-e-s doivent recevoir des informations claires et standardisées concernant leurs prestations, les paramètres déterminants et les coûts. Le rapport prix-prestations doit lui aussi être amélioré. Des mesures s’imposent en particulier dans les institutions collectives et communes proposées par des prestataires commerciaux.</p><p>Une prévoyance vieillesse collective bien gérée offre de meilleures prestations qu’une couverture individuelle. La part élevée des retraits en capital constitue dès lors un signal d’alarme. Nous constatons que plusieurs banques et certain-e-s conseiller-ère-s en prévoyance recommandent aux assuré-e-s d’opter pour le versement en capital. La BCZ, une banque active auprès de la clientèle privée, affirme que les faibles taux de conversion ne jouent aucun rôle dans le choix du retrait en capital. Selon l’enquête pourtant, la majorité des assuré-e-s ne connaît même pas le taux de conversion.</p><p>Les hommes retirent en moyenne un capital de 200 000 francs environ, les femmes de 80 000 francs environ. Ces montants sont insuffisants pour couvrir les besoins à long terme. Sur le plan de la politique sociale, ils soulèvent des questions importantes.</p><p>Il existe une marge d’amélioration des prestations de la prévoyance professionnelle. Ainsi que le révèle l’étude, le rendement attendu est de 3 % alors que le rendement cible n’est que de 2 %.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/2/csm_Geldscheine_SNB_ef1b24f9d5.webp" length="290596" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11700</guid><pubDate>Mon, 01 Jun 2026 17:27:51 +0200</pubDate><title>Pas touche aux salaires minimums !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-touche-aux-salaires-minimums-conseil-national</link><description>Le Conseil national cherche à affaiblir les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a décidé aujourd’hui de s’attaquer aux salaires minimums cantonaux et communaux. Son projet est d’affaiblir les salaires minimums et de priver ainsi de nombreux travailleurs et travailleuses de salaires permettant de vivre dignement de leur travail. Cela est inacceptable aux yeux de l’Union syndicale suisse (USS). L’assemblée des délégué-e-s de l’USS du 5 juin décidera des suites à y donner, si nécessaire jusqu’au lancement d’un référendum.</p><p>L’attaque décidée aujourd’hui par le Conseil national vise à ce que les salaires minimums cantonaux et communaux ne s’appliquent plus à tous les travailleurs et travailleuses – alors même que les cantons ou communes concernés ont expressément décidé le contraire. Le personnel soumis à une CCT déclarée de force obligatoire serait exclu de la protection des nouveaux salaires minimums. Les salaires minimums existants seraient affaiblis au passage. Cette décision touche en premier lieu la main-d’œuvre occupée dans des secteurs à bas salaires, comme l’hôtellerie-restauration et le nettoyage. Or bien des personnes perçoivent également un salaire de misère dans les salons de coiffure, dans la location de services, les boulangeries ou les boucheries.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Attaque contre des décisions démocratiques, contre la Constitution et le fédéralisme</strong></h3><p>La décision du Conseil national sape les décisions démocratiques prises dans les cantons et les communes. Dans les cantons de Genève et Neuchâtel, la population a voté en faveur de salaires minimums applicables à toute la main-d’œuvre couverte par une CCT. Il en va de même à Zurich et Winterthour, et au Tessin où le Parlement a adopté un salaire minimum sans dérogation liée aux CCT-DFO. Or le projet du Conseil national ne fait aucun cas de ces décisions. Là où des salaires minimums sont déjà en place, comme à Genève et Neuchâtel ou en ville de Lucerne, ils ne seront plus adaptés au renchérissement. Partout ailleurs, les personnes soumises à une CCT n’en verront jamais la couleur.</p><p>Cette décision est contraire à la Constitution et porte atteinte au fédéralisme. Car la politique sociale relève de la compétence des cantons et des communes. Ce sont eux qui supportent les coûts de l’aide sociale. Or, à l’avenir, il ne leur serait plus possible d’adopter des instruments efficaces pour réduire la pauvreté au travail. En bref&nbsp;: Berne dicte, les cantons passent à la caisse.</p><h3 class="heading--h5"><strong>L’assemblée des délégué-e-s décidera ce vendredi des suites à donner</strong></h3><p>Quiconque travaille en Suisse doit pouvoir vivre décemment de son salaire. Les salaires minimums y contribuent directement. Partout où ils ont été introduits, on compte moins de personnes touchant des salaires de misère, sans que le taux de chômage ait augmenté. Une telle attaque contre les salaires ne restera pas sans réponse. Son assemblée des délégué-e-s de vendredi 5&nbsp;juin&nbsp;2026 (dès 09&nbsp;h&nbsp;30, secrétariat central d’Unia, Weltpoststrasse&nbsp;20, Berne) décidera des suites à y donner.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11697</guid><pubDate>Fri, 22 May 2026 15:49:30 +0200</pubDate><title>OUI à la solidarité, NON au nouveau statut de saisonnier !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/oui-a-la-solidarite-non-au-nouveau-statut-de-saisonnier</link><description>Votation populaire du 14 juin 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La migration est une réalité qui fait partie de notre quotidien. Elle constitue également un moteur de la Suisse. Le fait que des personnes s’installent et travaillent ici ne relève pas d’une crise, mais d’une réalité suisse, au cœur de la réussite de notre pays. C’est précisément cette réalité vécue, ordinaire et utile, qui dérange l’UDC.</p><p><span lang="FR-CH">Sous couvert d’être une «&nbsp;initiative pour la durabilité&nbsp;», l’initiative de l’UDC «&nbsp;Pas de Suisse à 10&nbsp;millions&nbsp;» constitue dans les faits une attaque frontale contre les droits, la dignité et l’existence des travailleuses et travailleurs, en particulier des migrant-e-s. Elle cible celles et ceux qui construisent jour après jour notre pays et contribuent au modèle de réussite suisse. En cas d’acceptation, des mesures drastiques de limitation dans le domaine de l’asile et du regroupement familial devraient s’appliquer dès 9,5 millions d’habitant-e-s. Comme ces mesures concernent avant tout les séjours de plus de douze mois, des étranger-ère-s continueraient certes à immigrer en Suisse, mais sous un nouveau statut, rétrograde, de «&nbsp;saisonnier&nbsp;». Les personnes concernées vivraient dans une insécurité permanente, à la merci de leur employeur. Le risque d’exploitation, de dumping salarial et de discrimination sur le lieu de travail augmenterait dangereusement. De telles conséquences seraient néfastes pour l’ensemble de la population.</span></p><p><span lang="FR-CH">Cette initiative toucherait aussi de plein fouet les bases mêmes de la vie de famille. Comme 51&nbsp;% des migrant-e-s immigrent pour des raisons familiales, l’abolition annoncée du regroupement familial et la résiliation d’accords internationaux menaceraient directement le droit à la vie de famille. Une telle politique risque de déchirer des familles et rappelle les heures les plus sombres du statut de saisonnier, lorsque des enfants devaient être cachés pour rester auprès de leur père ou de leur mère, réduits au rang «&nbsp;d’enfants du placard&nbsp;», privés d’école et de vie sociale.</span></p><p><span lang="FR-CH">Pour les initiant-e-s, la migration est un bouc émissaire commode pour détourner l’attention de leurs propres échecs politiques. La pénurie de logements, la pression sur les salaires et les trains bondés ne sont pas la faute des personnes qui s’installent en Suisse. Ces problèmes résultent d’années de blocage des partis bourgeois, qui refusent d’investir dans des logements abordables, dans la protection des salaires et dans les infrastructures. En s’attaquant à la normalité de la migration, l’UDC cherche surtout à faire oublier ces problèmes structurels.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’initiative introduit une distinction entre les travailleuses et travailleurs et cherche à les diviser en fonction de leur origine. En fin de compte, elle fragilise la défense collective des intérêts et accentue la pression sur les salaires, les rentes et les emplois de toutes les personnes vivant en Suisse.</span></p><p><span lang="FR-CH">À cette logique d’exclusion et à la xénophobie, les syndicats opposent une vision claire&nbsp;: une politique migratoire et d’asile sociale, féministe et solidaire, qui garantit les droits fondamentaux quel que soit le titre de séjour et renforce la participation sociale, économique et politique.</span></p><p><span lang="FR-CH">Nous exigeons de vraies solutions, pas des messages de haine et de division. Il est temps d’investir dans des logements abordables, d’instaurer des contrôles systématiques contre le dumping salarial, de faire respecter les conventions collectives de travail et de garantir les mêmes droits et la même protection à toutes les travailleuses et tous les travailleurs.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Les membres des syndicats sont appelé-e-s à se mobiliser dans les entreprises, auprès de leurs ami-e-s, au sein des fédérations afin de s’opposer à toute discrimination et de convaincre de glisser dans l’urne un NON clair et solidaire le 14 juin prochain.</span><span lang="FR-CH"></span></p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/4/csm_NEIN10Mio_7caa8cf543.webp" length="200712" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11695</guid><pubDate>Thu, 21 May 2026 18:56:07 +0200</pubDate><title>La Cour internationale de Justice confirme que le droit de grève fait partie de la liberté syndicale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-cour-internationale-de-justice-confirme-que-le-droit-de-greve-fait-partie-de-la-liberte-syndicale</link><description>Le Tribunal fédéral doit désormais corriger les restrictions problématiques du droit de grève</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">La Cour internationale de Justice (CIJ) a confirmé aujourd’hui, dans un avis consultatif, que le droit de grève fait partie intégrante de la liberté syndicale protégée par une convention de l’Organisation internationale du Travail (OIT). L’Union syndicale suisse (USS) salue expressément cette décision. Celle-ci renforce les droits syndicaux sur le plan international et apporte une clarification juridique importante pour les travailleuses et travailleurs du monde entier.</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Par son avis, la CIJ confirme la pratique de longue date des organes de contrôle de l’OIT, selon laquelle le droit de grève constitue un élément indissociable de la liberté syndicale et du droit d’organisation syndicale. L’avis rejette ainsi la tentative, menée depuis des années par les organisations patronales internationales, d’exclure le droit de grève du champ de protection de la Convention n° 87 de l’OIT. Du point de vue de l’USS, il est particulièrement problématique que la Suisse ait défendu la position contraire dans la procédure devant la CIJ. Les représentantes et représentants officiels de la Suisse ont fait valoir devant la Cour que la Convention n° 87 de l’OIT ne consacrait pas de droit de grève. Sur la scène internationale, la Suisse s’est ainsi retrouvée aux côtés d’une petite minorité d’États qui refusaient de reconnaître le droit de grève comme étant protégé par la Convention n° 87 de l’OIT.</span></p><h3 class="heading--h5"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Des conséquences claires pour la Suisse</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></h3><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">La décision rendue aujourd’hui a aussi une portée directe pour la Suisse et pour la jurisprudence du Tribunal fédéral relative au droit de grève. Jusqu’ici, le Tribunal fédéral soumettait les grèves à un contrôle de proportionnalité problématique, plus concrètement à une interdiction dite «&nbsp;des mesures excessives&nbsp;». Selon cette approche, une grève ne devrait pas être plus «&nbsp;incisive&nbsp;» que nécessaire. Selon l’Union syndicale suisse (USS), cette jurisprudence n’est pas compatible avec le droit de grève garanti par la Convention n° 87 de l’OIT.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Les conflits du travail ne peuvent remplir leur fonction que s’ils peuvent exercer une pression économique effective. Un droit de grève qui ne pourrait être appliqué que dans la mesure où des tribunaux estiment a posteriori qu’il était nécessaire perd une grande partie de son efficacité pratique. L’USS attend donc que la Suisse et le Tribunal fédéral tirent les conséquences de l’avis de la Cour internationale de Justice. Le Tribunal fédéral doit rompre avec sa pratique relative à l’interdiction des mesures excessives. La Suisse est tenue de garantir la liberté syndicale et le droit de grève en conformité avec les obligations internationales découlant de la Convention n° 87 de l’OIT.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L’avis rendu aujourd’hui constitue un succès important pour le mouvement syndical et, plus largement, pour l’ensemble des droits sociaux fondamentaux. Il renforce la sécurité juridique en droit international du travail et confirme que sans droit de grève effectif, il n’y a pas de véritable liberté syndicale.</span></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11693</guid><pubDate>Thu, 21 May 2026 13:43:57 +0200</pubDate><title>Les problèmes de santé se multiplient dans le monde du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-problemes-de-sante-se-multiplient-dans-le-monde-du-travail</link><description>Renforcer la protection de la santé au travail est plus que jamais nécessaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Les absences pour raisons de santé des salarié-e-s en Suisse restent à un niveau alarmant. Selon les chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique, les salarié-e-s ont manqué le travail 8,2 jours en moyenne en raison d’une maladie ou d’un accident en 2025. En 2010, ce chiffre n’était en-core que de 6,3 jours. Les absences ont ainsi augmenté de près d’un tiers en quinze ans.</strong></p><p>Les absences sont particulièrement nombreuses dans les professions à bas salaires, où la charge physique ou organisationnelle est lourde. Mais la hausse ne concerne plus uniquement les métiers les plus pénibles. Ces dernières années, les absences ont aussi fortement progressé chez les technicien-ne-s, dans les professions de bureau et dans l’artisanat. Presque toutes les branches sont touchées. Cette tendance révèle un problème structurel des conditions de travail, qui s’étend à des pans toujours plus larges du monde du travail.</p><p>L’évolution selon l’âge est frappante. Si les absences sont élevées depuis longtemps chez les salarié-e-s plus âgé-e-s, on observe une augmentation marquée également chez les 15–24 ans depuis la pandémie de coronavirus. Les atteintes à la santé apparaissent ainsi de plus en plus tant en fin qu’en début de de carrière.</p><p>Les causes de l’augmentation des absences pour cause de maladie sont multiples. Il est toutefois indéniable que les conditions de travail sont au cœur du problème. Dans aucun pays de l’UE, les salarié-e-s à plein temps ne travaillent autant qu’en Suisse. Dans le même temps, l’intensification du travail et la pression à la flexibilité augmentent depuis des années. Flux de travail densifiés, sous-effectifs chroniques, forte pression des délais, horaires irréguliers, charges psychosociales et joignabilité permanente menacent toujours davantage la santé des salarié-e-s.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) appelle les employeurs à assumer pleinement leurs responsabilités. Ceux-ci doivent respecter strictement les temps de travail et de repos, garantir des plans de service fiables, assurer une planification du personnel suffisante et prendre des mesures efficaces contre la pression excessive des délais et de la performance. Au lieu de s’attaquer aux causes des atteintes à la santé, de nombreux employeurs répondent aujourd’hui en alourdissant la pression administrative sur les employé-e-s, par exemple via des mécanismes de contrôle renforcés ou l’exigence d’un certificat médical dès le premier jour de maladie. Ces mesures instaurent un climat de méfiance sans traiter les causes des problèmes de santé. Plus de pression administrative n’améliore pas la santé des travailleuses et travailleurs.</p><p>L’augmentation des absences met aussi en lumière des lacunes dans la protection de la santé au travail. Si les prescriptions existent, elles s’avèrent insuffisantes lorsque leur mise en œuvre est défaillante. Dans de nombreux secteurs, il manque des contrôles systématiques, des normes d’exécution claires et une coordination efficace entre les instances compétentes. Certaines entreprises ne sont contrôlées que tous les vingt ans.</p><p>L’USS exige donc un net renforcement de l’exécution et de la prévention. Les risques pour la santé au travail, en particulier les charges psychosociales et organisationnelles, doivent être recensés systématiquement et combattus de manière efficace. En parallèle, il s’agit de stopper les attaques contre la protection des salarié-e-s, en particulier l’extension du travail du dimanche et l’allongement des journées de travail – lesquelles peuvent aller jusqu’à 17 heures.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Krank-am-Arbeitsplatz_torwai-iStock_kleiner_1a6f8d00d4.webp" length="111630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11691</guid><pubDate>Wed, 20 May 2026 14:03:44 +0200</pubDate><title>Si la 13e rente AVS est financée, l’AVS n’a pas besoin de financement supplémentaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/si-la-13e-rente-avs-est-financee-lavs-na-pas-besoin-de-financement-supplementaire</link><description>La consultation sur la réforme AVS 2030 est ouverte</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les documents de consultation publiés aujourd’hui sur la réforme AVS 2030 confirment que l’AVS n’aura pratiquement plus besoin de financement additionnel lorsque celui de la 13e rente AVS aura été décidé. Le financement mixte, combinant cotisations salariales et TVA, constitue un compromis qui garantit un financement solide et socialement équilibré de la 13e rente AVS. La réforme AVS 2030 doit s'attaquer au problème de l’augmentation des lacunes de cotisations. Celles-ci coûtent cher : une année de cotisations manquante se traduit par 700 francs de rente en moins par an.</strong></p><p><span lang="FR-CH">Celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie ont droit à une rente décente, sans avoir à prolonger leur activité. Ce principe ne doit pas être remis en cause. L’USS salue le fait que le Conseil fédéral renonce à relever l’âge de la retraite dans son avant-projet AVS&nbsp;2030. D’autant plus que la population avait clairement refusé (à 75&nbsp;%) cette augmentation en 2024, et ce dans tous les cantons. La focalisation d’AVS&nbsp;2030 sur le travail au-delà de l’âge de référence est malvenue. La réforme AVS21 avait déjà assoupli les conditions du départ à la retraite.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS rejette aussi fermement tout nouveau durcissement des retraites anticipées. Cela vaut en particulier pour les personnes ayant accompli de longues carrières dans des conditions de travail pénibles. Dans son avant-projet AVS&nbsp;2030, le Conseil fédéral relève l’âge minimal de la retraite anticipée à 63 ans dans la prévoyance professionnelle. Il prévoit des exceptions pour les retraites anticipées négociées par les partenaires sociaux, en cas de licenciement et dans le cadre du droit du personnel d’un employeur de droit public (p. ex. service du feu), mais en aucun cas avant 60 ans. Pour l’USS, cette dégradation est inacceptable.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS juge en revanche positif le fait que le projet cherche à résoudre le problème des lacunes de cotisations. Aujourd’hui, une personne sur cinq arrivant à la retraite accuse des lacunes dans son compte AVS. Le nombre de personnes concernées a presque doublé au cours des 15&nbsp;dernières années. Chaque année manquante entraîne une réduction de 2,3&nbsp;% de la rente AVS, soit environ 60 francs de moins par mois, à vie. Les lacunes résultent souvent de l’absence d’obligation de cotiser sur les indemnités journalières maladie et accident. Avec la hausse des absences de longue durée, il est crucial de soumettre toutes les indemnités journalières à l’obligation de cotiser à l’AVS. Par ailleurs, de nombreuses personnes sans activité lucrative présentent aussi des lacunes dans l’AVS. À l’instar de la procédure applicable aux indépendant-e-s, chez qui les lacunes sont nettement moins fréquentes, l’obligation prévue pour les autorités fiscales d’annoncer ces cas aux caisses de compensation constitue un début de réponse.</span></p><p><span lang="FR-CH">D’autres mesures sont nécessaires pour lutter contre le travail au noir. Lorsque les employeurs ne versent pas les cotisations, non seulement les travailleuses et travailleurs encourent des lacunes de cotisations et des baisses de rentes. L’AVS et les autres assurances sociales perdent également des recettes.</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11679</guid><pubDate>Tue, 12 May 2026 08:19:45 +0200</pubDate><title>Les rendements des placements doivent revenir aux assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rendements-des-placements-doivent-revenir-aux-assure-e-s</link><description>Rapport de la CHS PP sur la situation financière des caisses de pension</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis 2015, le niveau moyen des nouvelles rentes versées par les caisses de pensions a reculé de 11 % pour atteindre un plus bas historique. À cela s’ajoute une perte de pouvoir d’achat de plus de 7 % due au renchérissement. Dès lors, le 2e pilier n’atteint plus l’objectif fixé par la Constitution, à savoir permettre de maintenir le niveau de vie habituel. Pour beaucoup, la rente ne suffit plus pour vivre. Pourtant, la situation financière du 2e pilier est bonne. Il faut donc des rémunérations décentes et des hausses de rentes.</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Avec une performance nette de 6,1 %, 2025 a de nouveau été une bonne année pour les caisses de pension. Point positif, deux caisses sur cinq ont rémunéré les avoirs de prévoyance à 5 % ou davantage. Près de la moitié des caisses ont augmenté les rentes, et près de 10 % l’ont fait de manière durable, sous la forme d’une compensation du renchérissement ou d’une 13e rente. Mais, à l’inverse, les avoirs de vieillesse de nombreux salarié-e-s n’ont été relevés que de manière marginale. Cela illustre les injustices du système. Le taux d’intérêt minimal, par exemple, ne remplit pas sa fonction. Fixé à 1,25 %, il est beaucoup trop bas. Il permet ainsi à des caisses de ne pas faire participer suffisamment les assuré-e-s aux rendements, ou de ne pas exploiter leur potentiel de performance. Les caisses tablent sur des rendements de quelque 2,5 % en moyenne. Au vu des rendements cibles et des taux techniques faibles, c’est un indice supplémentaire qu’une partie des rendements n’est pas reversée aux assuré-e-s.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">La surveillance du 2e pilier doit contrôler l’utilisation conforme et appropriée de la fortune de prévoyance. Cela implique aussi d’évaluer le rapport prix-prestations. Or, dans la pratique, cet examen est beaucoup trop rare. La Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) devrait le relever et le dénoncer. Le cas de Tellco pk met en lumière ces dérives. L’évaluation de la réforme structurelle de la LPP confirme elle aussi les pratiques abusives des institutions collectives et communes, qui se font au détriment des assuré-e-s. Les directives publiées récemment par la CHS PP relatives aux actes juridiques passés avec des personnes proches vont néanmoins dans la bonne direction. Pour l’USS, une chose est certaine : une assurance sociale telle que le 2e pilier ne doit pas générer des bénéfices au détriment des assuré-e-s. Elle doit être organisée comme une structure à but non lucratif.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Dans son rapport, la CHS PP a de nouveau évalué la « redistribution entre assuré-e-s actif-ve-s et bénéficiaires de rentes ». Même si, ces dernières années, elle a toujours conclu à une « redistribution au détriment des bénéficiaires de rentes », cette estimation est contestable pour deux raisons. Premièrement, elle ne relève pas de ses tâches légales. Deuxièmement, toute prévoyance vieillesse institutionnalisée repose, économiquement parlant, sur un transfert de pouvoir d’achat des personnes actives vers les retraité-e-s. Le 2e pilier représente une épargne collective doublée d’une répartition collective des risques et des promesses de prestations constantes. En ce sens, les « redistributions » font partie intégrante du système et sont économiquement efficientes.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Arbeiter-50plus_Werkstatt_ist-Liderina_7cf720e3d9.webp" length="146878" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11677</guid><pubDate>Fri, 08 May 2026 11:47:07 +0200</pubDate><title>Le travail à temps partiel n’est pas un « mode de vie »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-travail-a-temps-partiel-nest-pas-un-mode-de-vie</link><description>Les salarié-e-s réduisent leur taux d’occupation pour compenser l’augmentation de la charge de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon l’Union patronale suisse (UPS), le travail partiel chez les salarié-e-s âgé-e-s constitue en réalité un « mode de vie ». Or des études de la Confédération et d’instituts de recherche montrent que les salarié-e-s plus âgé-e-s optent avant tout pour le temps partiel parce qu’ils et elles sont épuisé-e-s par des décennies de travail et cherchent à compenser l’intensification du travail par une réduction de leur taux d’occupation.</p><p><span lang="FR-CH">Certaines semaines, une infirmière peut travailler 50 heures en service par équipe. Le travail est physiquement et émotionnellement éprouvant. La pénurie de personnel accentue encore la pression. Le personnel soignant doit souvent s’occuper de nombreux patient-e-s en même temps. On comprend aisément qu’après plus de 30 ans dans un métier aussi exigeant, les soignant-e-s finissent par dire&nbsp;: «&nbsp;Je ne peux plus travailler à 100&nbsp;%. Je réduis mon taux de travail pour tenir jusqu’à la retraite.&nbsp;»&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Le secteur des soins n’est pas le seul à souffrir d’une charge de travail élevée. Des enquêtes montrent que, pour beaucoup, le monde professionnel est devenu plus stressant. Lors de la dernière Enquête suisse sur la santé de l’Office fédéral de la statistique (OFS) en 2022, près d’un quart des travailleuses et travailleurs déclaraient être «&nbsp;toujours ou la plupart du temps&nbsp;» stressé-e-s au travail. Dix ans plus tôt, ce taux s’établissait à 17&nbsp;%</span><a href="/publications#_ftn1" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[1]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Le sentiment de devoir être joignable en permanence met beaucoup de salarié-e-s sous pression.&nbsp; Près de 40&nbsp;% disent que les exigences de joignabilité sont pesantes</span><a href="/publications#_ftn2" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[2]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Une large majorité souhaite une séparation claire entre travail et temps libre</span><a href="/publications#_ftn3" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[3]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Mais beaucoup n’arrivent pas à accomplir toutes leurs tâches pendant les horaires de travail normaux. Près de 30&nbsp;% – soit nettement plus que dans l’UE – déclarent devoir travailler pendant leur temps libre pour répondre aux exigences professionnelles</span><a href="/publications#_ftn4" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[4]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Et ce, alors qu’en Suisse, on travaille déjà beaucoup et longtemps. Dans presque aucun pays européen, la durée hebdomadaire moyenne d’un emploi à plein temps n’est plus élevée que chez nous. Au Danemark, les employé-e-s à plein temps effectuent près de cinq heures de moins par semaine</span><a href="/publications#_ftn5" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[5]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Pas étonnant dans ces conditions que l’indice de stress au travail de Promotion Santé Suisse grimpe d’année en année</span><a href="/publications#_ftn6" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[6]</sup></span></a><span lang="FR-CH">.</span></p><p><span lang="FR-CH">À l’inverse, il n’est pas surprenant non plus que celles et ceux qui peuvent se le permettre réduisent leur taux de travail, surtout après une longue carrière professionnelle. L’Union patronale suisse qualifie de «&nbsp;mode de vie&nbsp;» le travail à temps partiel des personnes, généralement âgées, qui déclarent renoncer au plein temps par manque d’intérêt</span><a href="/publications#_ftn7" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[7]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Mais quand quelqu’un réduit son taux d’occupation après des années de labeur parce qu’il ou elle ne veut ou ne peut plus supporter un plein temps stressant, on est loin d’un prétendu «&nbsp;mode de vie&nbsp;«&nbsp;.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">De plus, la part des salarié-e-s qui déclarent ne pas être intéressé-e-s par un plein temps ne représente qu’une minorité&nbsp;: seules 17&nbsp;% des femmes à temps partiel et 19&nbsp;% des hommes à temps partiel citent ce motif comme raison principale</span><a href="/publications#_ftn8" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[8]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Pour l’écrasante majorité des employé-e-s à temps partiel, d’autres raisons fondent leur décision&nbsp;: garde d’enfants, formation initiale et continue, autres obligations familiales ou encore maladie. Pourtant, il y a de fortes chances que ces raisons ne soient même pas évoquées dans le débat sur le travail à temps partiel présenté comme un «&nbsp;mode de vie&nbsp;».&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Il est au contraire préoccupant de savoir que tout le monde ne peut pas réduire son taux d’occupation pour alléger sa charge de travail. L’analyse de l’Union patronale montre que les salarié-e-s âgé-e-s bien rémunéré-e-s recourent plus souvent à cette possibilité. Celles et ceux qui ne peuvent pas – ou ne veulent pas – se permettre de réduire leur activité risquent à l’inverse davantage de problèmes de santé. Cela se traduit notamment par une hausse des absences</span><a href="/publications#_ftn9" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[9]</sup></span></a><span lang="FR-CH"> pour raisons de santé et par de nouveaux cas AI, surtout parmi les salarié-e-s âgé-e-s</span><a href="/publications#_ftn10" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[10]</sup></span></a><span lang="FR-CH">.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’Union patronale suisse (UPS) déplore que le temps partiel prive l’État de recettes fiscales et de cotisations et favorise l’immigration. Pour résoudre le problème, elle prône une baisse des prélèvements et une réduction des «&nbsp;incitations négatives&nbsp;». Cette interprétation a de quoi surprendre dans la mesure où le niveau excessif des prélèvements ne figure quasiment jamais parmi les raisons principales qui poussent nombre de salarié-e-s âgé-e-s à travailler moins. À la place, il faut combattre le stress et la surcharge de travail. Les employeurs doivent mettre en place une protection de la santé plus efficace et les cantons appliquer les prescriptions de façon correcte. Et surtout&nbsp;: les contrôles doivent être nettement renforcés.&nbsp;</span></p><p>&nbsp;</p><hr><p><a href="/publications#_ftnref1" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[1]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/actualites/quoi-de-neuf.assetdetail.30305740.html" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/actualites/quoi-de-neuf.assetdetail.30305740.html</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref2" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[2]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://gesundheitsfoerderung.ch/sites/default/files/migration/documents/Faktenblatt_072_GFCH_2022-08_-_Job-Stress-Index_2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">https://gesundheitsfoerderung.ch/sites/default/files/migration/documents/Faktenblatt_072_GFCH_2022-08_-_Job-Stress-Index_2022.pdf&nbsp;</span></a><span lang="FR-CH">&nbsp;</span></p><p><a href="/publications#_ftnref3" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[3]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.unilu.ch/fakultaeten/wf/institute-zentren-forschungsstellen/center-fuer-human-resource-management/forschung/schweizer-human-relations-barometer/ergebnisse/ausgaben/schweizer-hr-barometer-2020/"><span lang="FR-CH">https://www.unilu.ch/fakultaeten/wf/institute-zentren-forschungsstellen/center-fuer-human-resource-management/forschung/schweizer-human-relations-barometer/ergebnisse/ausgaben/schweizer-hr-barometer-2020/</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref4" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[4]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.eurofound.europa.eu/fr/surveys-and-data/surveys/european-working-conditions-survey/ewcs-2024"><span lang="FR-CH">https://www.eurofound.europa.eu/fr/surveys-and-data/surveys/european-working-conditions-survey/ewcs-2024</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref5" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[5]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/tps00071/default/table"><span lang="FR-CH">https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/tps00071/default/table</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref6" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[6]</span></a><a href="https://friendlyworkspace.ch/fr/themes/le-stress-lie-au-travail/etude-job-stress-index" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH"> https://friendlyworkspace.ch/fr/themes/le-stress-lie-au-travail/etude-job-stress-index</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref7" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[7]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.arbeitgeber.ch/fr/leconomie-en-clair/le-travail-a-temps-partiel-un-mode-de-vie-le-plus-grand-potentiel-se-situe-chez-les-plus-de-50-ans-pas-dans-la-generation-z/" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">https://www.arbeitgeber.ch/fr/leconomie-en-clair/le-travail-a-temps-partiel-un-mode-de-vie-le-plus-grand-potentiel-se-situe-chez-les-plus-de-50-ans-pas-dans-la-generation-z/</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref8" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[8]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/rm/home.assetdetail.36057608.html" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">https://www.bfs.admin.ch/bfs/rm/home.assetdetail.36057608.html</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref9" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[9]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/activite-professionnelle-temps-travail/heures-travail/absences.html" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/activite-professionnelle-temps-travail/heures-travail/absences.html</span></a><span lang="FR-CH">&nbsp;</span></p><p><a href="/publications#_ftnref10" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[10]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.bsv.admin.ch/fr/statistique-ai" target="_blank" rel="noreferrer"><span style="font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">https://www.bsv.admin.ch/fr/statistique-ai</span></a><span lang="FR-CH">&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_Pflegerin-am-Boden_iSt_s-m-karlsson_6be0cb95c9.webp" length="64244" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11674</guid><pubDate>Thu, 07 May 2026 21:57:30 +0200</pubDate><title>30 ans de Loi fédérale sur l’égalité </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/30-ans-de-loi-federale-sur-legalite</link><description>Au boulot, toutes et tous égaux? 
Le 1er juillet 2026 à 18h à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Le 1<sup>er</sup> juillet 2026 marquera le 30<sup>ème</sup> anniversaire de la Loi fédérale sur l'égalité entre femmes et hommes (LEg). Pourtant, l’égalité au travail est encore loin d’être atteinte : les femmes gagnent en moyenne 1&nbsp;364 francs de moins que les hommes, les professions comptant une importante proportion de femmes continuent d’être moins bien payées, une femme sur deux est victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Nous profitons de l’anniversaire de la LEg pour faire le point&nbsp;: où en est l'égalité dans la vie professionnelle aujourd'hui&nbsp;? Où subsistent des lacunes&nbsp;? Et quels sont les leviers d’action&nbsp;?</span></p><p><strong>Mercredi le 1<sup>er</sup> juillet 2026, 17h45 – Kino Rex Bern, Schwanengasse 9, 3011 Berne&nbsp;</strong><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;"><strong>&nbsp;</strong></span></p><p><a href="https://events.bfh.ch/event-details.html?id=Gleichstellung_im_Erwerbsleben_-_eine_Momentaufnahme3696858416&amp;lang=fr" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer"><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;">Inscription…</span></a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11673</guid><pubDate>Thu, 07 May 2026 18:43:45 +0200</pubDate><title>Merci, Benoît ! Danke, Urban !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/merci-benoit-danke-urban</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Le 1<sup>er</sup> mai, Benoît Gaillard et Urban Hodel ont remis la codirection de la communication de l’USS. Par leur travail de communication et de mobilisation, ils ont contribué de manière décisive à la nette acceptation de la 13<sup>e</sup> rente AVS, au rejet de l’âge de la retraite à 67 ans et au refus de la réforme antisociale de la LPP.</span></p><p><span lang="FR-CH">Trois objets de politique sociale en votation en l’espace de six mois, trois victoires. Le plus grand succès reste, sans conteste, la 13<sup>e</sup> rente AVS. Une initiative populaire syndicale qui, avec plus de 58 % de oui, a franchi le cap de la double majorité du peuple et des cantons. Et cela face à un adversaire qui disposait d’un budget de campagne deux fois plus élevé et prétendait représenter de «&nbsp;larges milieux&nbsp;». Benoît et Urban ont grandement contribué à ce que cette amélioration des rentes, attendue depuis trop longtemps, réunisse une majorité. Le même dimanche de votation, l’initiative sur les rentes des Jeunes Libéraux-Radicaux était également balayée, avec plus de 74&nbsp;% de non.</span></p><p><span lang="FR-CH">Six mois plus tard à peine, la réforme de la LPP passait à son tour devant le peuple. Rien que le terme « déduction de coordination » suffit à plonger des salles de conférence entières dans un sommeil profond. Malgré cela, Benoît et Urban ont réussi à faire comprendre les enjeux essentiels de la révision&nbsp;: les assuré-e- s risquaient de payer plus pour moins de rentes. Qui sait expliquer la politique des caisses de pension de façon à se faire écouter et à susciter le non connaît son métier.</span></p><p><span lang="FR-CH">On se souvient aussi de la manifestation pour les rentes à Berne à l’automne 2021, de la campagne pour le pouvoir d’achat en 2023 ou des mobilisations féministes annuelles autour du 14 juin. À maintes reprises, la pression et l’écho médiatique sont venus de la rue.</span></p><p><span lang="FR-CH">Derrière ces succès, il y a également un travail de fond minutieux. Benoît et Urban ont développé de manière systématique les canaux en ligne et la présence de l’USS sur les réseaux sociaux. Ils ont su transformer une petite base d’adresses en un outil permettant des mobilisations rapides et de grande ampleur. Et ils ont accompli tout cela sans négliger le reste&nbsp;: le travail relationnel, la disponibilité, le coup de fil au bon moment, les luttes menées ensemble.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Avant leur départ, comme une sorte de travail de fin d’études, ils ont encore conçu la campagne syndicale du non contre l’initiative chaos de l’UDC, soumise au vote le 14&nbsp;juin prochain. Cette initiative menace la libre circulation des personnes et risque de provoquer le démantèlement des mesures d’accompagnement, avec des conséquences directes sur les salaires et les emplois. Le fait que la position de l’USS soit claire et visible sur ce dossier est aussi à mettre à leur crédit.</span></p><p>Tous deux poursuivent désormais leur engagement ailleurs. Benoît Gaillard a fait son entrée au Conseil national. Urban Hodel devient co-secrétaire général de l’Association suisse des locataires et participe à l’élaboration de l’initiative sur les loyers. Ils restent des alliés dans ce combat.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/9/csm_yess_8e34e8e63a.webp" length="60706" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11671</guid><pubDate>Thu, 07 May 2026 09:39:22 +0200</pubDate><title>L’initiative de l’UDC met en danger l’avenir des jeunes générations</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/linitiative-de-ludc-met-en-danger-lavenir-des-jeunes-generations</link><description>Alliance de jeunesse contre l’initiative des 10 millions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Une large alliance d’organisations et de partis de jeunesse s’engage contre l’initiative «&nbsp;Pas de Suisse à 10 millions&nbsp;». L’initiative de l’UDC n’apporte aucune réponse aux problèmes actuels&nbsp;: elle en crée de nouveaux. Elle menace la cohésion sociale, porte atteinte aux droits fondamentaux et compromet la capacité des jeunes générations à construire activement leur avenir.</span></p><p><strong><span lang="FR-CH"></span></strong></p><p><span lang="FR-CH">L’alliance de jeunesse, composée des Jeunes Vert’libéraux, des Jeunes du Centre, des Jeunes Vert·e·x·s, de la Jeunesse socialiste suisse (JS), des Jeunes PEV, de la CSAJ (Conseil suisse des activités de jeunesse), de l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) et de la Commission de jeunesse de l’Union syndicale suisse (USS), s’oppose fermement à l’initiative «&nbsp;Pas de Suisse à 10 millions&nbsp;». Elle défend les droits humains et s’engage pour un avenir riche en opportunités pour les jeunes générations.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Cette initiative vise à restreindre des droits fondamentaux et à refermer la Suisse sur elle-même. L’histoire montre pourtant les conséquences de telles politiques. Sous le statut de saisonnier, les travailleuses et travailleurs étrangers ne pouvaient séjourner en Suisse que temporairement, souvent dans des conditions de vie et de travail précaires. Leurs familles n’avaient pas de droit de séjour, ce qui a conduit à des situations dramatiques&nbsp;: des enfants étaient cachés aux autorités et privés d’école. La période précédant l’introduction de la libre circulation des personnes a laissé une empreinte profonde dans l’histoire du pays.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Les jeunes générations n’ont pas connu cette réalité – et nous nous engageons à ce que de telles situations indignes ne se reproduisent jamais. Pour nous, il est clair&nbsp;: nous nous battons pour un avenir dans lequel chacune et chacun peut se déplacer librement et construire sa vie de manière autonome. Les jeunes doivent pouvoir étudier et travailler là où ils le souhaitent, dans des conditions équitables. La libre circulation des personnes, les programmes d’échange comme Erasmus et la reconnaissance mutuelle des diplômes rendent cela possible.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p>Un avenir porteur d’opportunités repose sur l’ouverture, les échanges et la diversité. Une Suisse qui se replie sur elle-même compromet son développement. C’est pourquoi nous nous engageons résolument pour une Suisse ouverte et connectée, qui crée des perspectives et permet aux jeunes générations de façonner leur avenir.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/2/csm_Jugendallianz_Photo-Manu-Friederich_903ed277de.webp" length="171098" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11666</guid><pubDate>Fri, 01 May 2026 12:00:00 +0200</pubDate><title>1er mai 2026 : des manifestations, des rassemblements et des festivités dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2026-des-manifestations-des-rassemblements-et-des-festivites-dans-toute-la-suisse</link><description>Journée internationale du travail – des dizaines de milliers de personnes dans les rues</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>À l’occasion de la Fête du travail, des dizaines de milliers de personnes descendent aujourd’hui dans les rues de plus de 50&nbsp;villes ou communes de Suisse. Sous le slogan «&nbsp;Défendre les salaires et les emplois – Non au repli sur soi&nbsp;!&nbsp;», les travailleuses et travailleurs manifestent avec force contre l’initiative extrême de l’UDC pour le chaos, contraire aux intérêts de la population active et des personnes retraitées. En effet, un plafonnement strict de la population mettrait en péril tant les salaires que les retraites.</strong></p><p>L’initiative extrême de l’UDC, sur laquelle nous allons voter le 14&nbsp;juin&nbsp;2026, plongerait la Suisse dans le chaos. Elle menace les salaires, les retraites et les emplois de ce pays. C’est pourquoi les syndicats ont placé l’actuelle Fête du travail sous le signe de cet objet de vote radical. Il faut dire que l’initiative vise à dénoncer la libre circulation des personnes et, partant, tous les accords bilatéraux avec l’Union européenne. Elle entend limiter la population résidente, comme seul le régime autoritaire chinois l’avait tenté jusque-là. Avec l’augmentation du nombre de retraités qui s’annonce, le nombre de jeunes actifs devrait fatalement diminuer.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Non à la Suisse de l’UDC</strong></h3><p>L’initiative de l’UDC est une manœuvre typique de la droite populiste. Elle prétend remédier à la pénurie de logements, au chômage et à la pression sur les salaires. La vérité est hélas bien différente : en cas d’adoption, l’horizon s’assombrirait pour une Suisse toujours plus isolée. L’initiative de l’UDC conduirait non seulement à une rupture avec l’Europe, en obligeant la Suisse à mettre fin à la voie bilatérale. Elle nous obligerait également à dénoncer la Convention des droits de l’homme. Son message aux personnes dépourvues de passeport à croix blanche est le suivant : vous n’êtes pas les bienvenus ici. Des familles seraient ainsi déchirées, et beaucoup de personnes se verraient contraintes de travailler dans des conditions précaires.</p><p>La résistance face à la menace d’une Suisse à l’image de l’UDC était bien visible dans tout le pays. La principale manifestation, organisée à Zurich, a réuni plus de 15&nbsp;000&nbsp;participants. <strong>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, prend la parole lors de la manifestation du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai à Lausanne</strong>, dont voici une citation&nbsp;: «&nbsp;Nous combattons l’initiative de l’UDC, qui vise à limiter la population à 10&nbsp;millions de personnes. Nous ne voulons pas d’une Suisse où les travailleuses et travailleurs peuvent certes venir, mais au prix d’une séparation de leurs familles. Nous nous opposons à la suppression des contrôles salariaux, à la sous-enchère salariale et au travail au noir. Nous ne voulons pas d’une politique qui, à l’heure du vieillissement démographique, limite artificiellement le nombre de personnes actives.&nbsp;»</p><p><strong>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia, résume la situation dans son discours du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai à Aarau&nbsp;:</strong> «&nbsp;l’initiative ‘Pas de Suisse à 10&nbsp;millions’, sur laquelle nous voterons le 14 juin, menace les droits de tous les travailleurs. Cette initiative vise à supprimer la libre circulation des personnes avec l’UE et, du même coup, le droit de s’établir et de travailler sans subir de discrimination. Par un effet domino, les mesures d’accompagnement seraient abrogées et la protection salariale démantelée. L’initiative sonnerait le glas des accords bilatéraux qui nous lient à nos pays voisins. D’où un chaos économique et des pertes d’emplois massives dans l’industrie d’exportation. Voilà pourquoi cette année, la journée du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai est placée sous la devise <strong>«&nbsp;Défendre les salaires et les emplois – non au repli sur soi&nbsp;!&nbsp;»</strong>.</p><p>De nombreuses manifestations se poursuivent ou débuteront en cours de soirée. Un aperçu est disponible sur <a href="https://1er-mai.ch" target="_blank" rel="noopener"><u>www.1er-mai.ch</u></a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_Lausanne_BG_cbf9790486.webp" length="454168" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11664</guid><pubDate>Thu, 30 Apr 2026 10:09:40 +0200</pubDate><title>Changement à la tête du secrétariat de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/changement-a-la-tete-du-secretariat-de-luss</link><description>Daniel Lampart assumera à partir de 2027 de nouvelles fonctions au sein du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Daniel Lampart quittera en fin d’année la direction du secrétariat de l’Union syndicale suisse (USS), qu’il occupe depuis de longues années, ainsi que son poste d’économiste en chef. À partir de 2027, il assumera une nouvelle fonction visant à donner davantage de poids aux intérêts des salarié·e·s au sein du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. Le comité présidentiel de l’USS l’a en effet nominé pour la présidence du réseau PK-Netz dès 2027 et proposant que Gabriela Medici assure à l’avenir seule la direction du secrétariat. L’USS fait ainsi d’une pierre deux coups, opérant un changement générationnel à la tête de son secrétariat tout en mettant davantage l’accent sur la prévoyance professionnelle.</p><p>Daniel Lampart est depuis presque 20 ans économiste en chef de l’USS, dont il est également devenu premier secrétaire en 2011. Le secrétariat de l’USS est aujourd’hui codirigé par Daniel Lampart et Gabriela Medici. Après le congrès de novembre, Gabriela Medici en prendra seule les rênes. Quant à la question de la succession au poste d’économiste en chef de l’USS, elle sera réglée au départ de Daniel Lampart.</p><p><strong>Priorité supplémentaire : le 2<sup>e</sup> pilier</strong><br>Dans ses futures fonctions, Daniel Lampart veillera à renforcer la présence syndicale dans les caisses de pensions, s’engagera pour un meilleur rapport qualité/prix et mettra l’accent sur la participation des travailleuses et travailleurs. En parallèle, il déploiera à l’intention des syndicats une campagne de formation et d’information sur les questions économiques. En nominant Daniel Lampart à la tête du réseau PK-Netz, le comité présidentiel de l’USS souligne l’importance stratégique de la prévoyance professionnelle. Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier gère aujourd’hui plus de mille milliards de francs de capital des salarié·e·s. Et comme c’est là que se jouent toujours plus le niveau et la qualité des futures rentes, l’USS tient y à faire davantage entendre la voix des syndicats.</p><p>En tant que responsable du secrétariat de l’USS, Daniel Lampart a marqué de son empreinte la faîtière syndicale comme peu d’autres l’ont fait, pendant deux décennies. Il a été l’un des acteurs-clés de la politique salariale, de l’élaboration et de la défense des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, ainsi que de la prévoyance vieillesse. Daniel Lampart a également représenté les syndicats au sein d’institutions essentielles du partenariat social, comme vice-président du Conseil de la Suva depuis 2019, vice-président de la Commission de surveillance du fonds de compensation de l’assurance-chômage, ainsi que membre du Conseil de la Banque nationale suisse et de la Commission de la concurrence (COMCO). Il restera vice-président du Conseil de la Suva, où il continuera de représenter l’USS.</p><p>La présidence de l’USS remercie d’ores et déjà Daniel Lampart de son engagement hors du commun et des réalisations ayant marqué son mandat de responsable du secrétariat de l’USS, en se réjouissant qu’il souhaite continuer à s’engager pour une cause chère aux syndicats.</p><p>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, est formel&nbsp;: «&nbsp;grâce à ses analyses approfondies de la situation et à sa fermeté aux négociations, Daniel Lampart a donné du poids aux revendications des travailleuses et travailleurs, dans les milieux politiques comme au sein de la population et face aux employeurs. Le fait qu’il assume désormais des responsabilités dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier est un signal fort&nbsp;: de bonnes rentes s’y décident de plus en plus. Les travailleuses et travailleurs doivent y être représentés avec toute la force nécessaire.&nbsp;»<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_Lampart-Medici_web_f0aaffd0f3.webp" length="316076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11661</guid><pubDate>Tue, 28 Apr 2026 19:03:34 +0200</pubDate><title>Le Conseil national refuse de mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-refuse-de-mettre-en-oeuvre-linitiative-sur-les-soins-infirmiers</link><description>Pénurie de personnel soignant et volonté populaire ignorées 	</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national confirme les décisions de sa commission et vide presque entièrement de sa substance le projet de loi visant à mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers. En plus de constituer un déni choquant de la volonté populaire, ce refus constitue un véritable affront au personnel soignant soumis à une pression croissante.</p><p>À l’ouverture des débats, les organisations du secteur de la santé ont remis hier au Parlement un appel signé par 190&nbsp;000 personnes. Le message est clair : la situation ne peut plus durer. Dans les hôpitaux, les EMS et les services d’aide et de soins à domicile, le personnel est à bout. Beaucoup s’épuisent ou changent de métier. Ainsi la crise des soins s’exacerbe et la couverture sanitaire est menacée. Connus de longue date, ces constats suscitent une vive inquiétude dans la population. C’est pourquoi l’initiative sur les soins infirmiers a été acceptée massivement en votation populaire il y a déjà bien plus d’une législature. Lors de cette session extraordinaire, le Conseil national aurait donc dû, au minimum, accélérer sa mise en œuvre et la rendre effective. Au lieu de cela, il prépare délibérément un désastre&nbsp;: il a confirmé dans les grandes lignes le projet du Conseil fédéral, pourtant déjà largement insuffisant, puis encore édulcoré par la commission chargée de l’examen préalable.</p><p>Le Conseil national a rejeté des mesures essentielles comme la réduction de la durée maximale du travail, une compensation équitable des heures supplémentaires ou la mise en place de commissions cantonales tripartites, pourtant proposées par le Conseil fédéral. Les mesures indispensables pour garantir des effectifs adaptés aux besoins ainsi que, plus généralement, le financement de l’ensemble de ces mesures avaient déjà été écartées en amont. Seule l’obligation de négocier des conventions collectives de travail a été inscrite dans la loi.</p><p>La politique, c’est avant tout une question de responsabilité. Ignorer délibérément la nécessité, dictée par les enjeux démographiques et sanitaires, d’améliorer les conditions de travail dans le secteur des soins, c’est faire exactement l’inverse. Il appartient désormais au Conseil des États de rectifier le tir clairement et rapidement. Il n’y a pas d’autre solution.</p><p>Il est par ailleurs clair qu’aucune décision ne doit être prise, ces prochaines semaines, qui risquerait d’aggraver encore la pénurie de personnel soignant. Cela vaut en particulier pour la votation du 14 juin sur l’initiative du chaos. Son acceptation serait une catastrophe pour le système de santé en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_260427_Pflege-Aktion-BH_Foto-Manu-Friederich-fuer-Unia_93086_a714906127.webp" length="94008" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11654</guid><pubDate>Sat, 25 Apr 2026 15:40:23 +0200</pubDate><title>1er mai 2026 : Défendre les salaires et les emplois – Non au repli sur soi !</title><link>https://1er-mai.ch</link><description>Appel, matériel et le programme de 1er mai 2026 pour toute la Suisse sur 1er-mai.ch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_1.Mai26_Web_1600_fr_96191fa637.webp" length="37410" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11637</guid><pubDate>Sat, 25 Apr 2026 09:45:00 +0200</pubDate><title>Protection des jeunes travailleurs et travailleuses insuffisante : un nombre disproportionné d’accidents professionnels chez les apprenti-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/protection-des-jeunes-travailleurs-insuffisante</link><description>Des risques élevés pour la santé et la vie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Chaque année en Suisse, environ 23’000 jeunes se blessent pendant leur formation professionnelle. Cela correspond à près d’un-e apprenti-e sur neuf. Le risque d’accident est ainsi deux fois plus élevé que chez les travailleurs et travailleuses adultes. Trois quarts des formateurs et formatrices ne disposent d’aucun temps pour la formation et l’encadrement des apprenti-e-s. Malgré des bases légales claires, la protection de la santé et la sécurité des apprenti-e-s ne sont pas garanties.</p><p>Les jeunes entre 15 et 24 ans sont particulièrement touchés par les accidents professionnels. Outre le manque d’expérience et de routine, ils souffrent surtout d’un encadrement et d’une supervision insuffisants par des formateurs et formatrices qualifié-e-s disposant de ressources temporelles adéquates. Parallèlement, les apprenti-e-s sont soumis à une forte pression de performance.</p><p>Les accidents typiques surviennent lors de travaux avec des machines ou manuels, en trébuchant ou en chutant, ou encore à cause de corps étrangers, souvent aux yeux et aux mains.</p><p>Chaque année, deux à trois accidents du travail impliquant des apprentis sont mortels, notamment dans l’agriculture, la sylviculture et la construction. Beaucoup de ces accidents se produisent déjà durant la première année d’apprentissage, ce qui indique clairement des lacunes dans l’introduction, l’encadrement et la surveillance.</p><h3 class="heading--h4">De bonnes lois, une mise en œuvre insuffisante</h3><p>Les bases légales sont claires : les jeunes bénéficient d’une protection particulière et les employeurs ont envers eux un devoir de diligence accru. Les travaux dangereux sont en principe interdits et les exceptions strictement limitées.</p><p>Les activités dangereuses ne sont autorisées pour les apprenti-e-s qu’à titre exceptionnel, lorsqu’elles sont indispensables à la formation et qu’elles se déroulent dans des conditions de sécurité strictes. Le problème réside donc clairement dans l’application des règles, qui relève de la responsabilité des entreprises formatrices. Des études montrent que, dans la pratique, la sécurité au travail et la protection de la santé passent trop souvent au second plan en raison de la pression de productivité, d’un manque de qualification et de négligences.</p><h3 class="heading--h4">Un encadrement insuffisant et une mauvaise délégation des responsabilités</h3><p>Un problème central est le manque d’encadrement des apprenti-e-s dans de nombreuses entreprises. Des enquêtes représentatives révèlent une situation préoccupante : 76 % des formateurs et formatrices ne disposent d’aucune ressource en temps pour assurer la formation et le suivi des apprenti-e-s.</p><p>Parallèlement, on attend des apprenti-e-s qu’ils identifient eux-mêmes les risques et qu’ils disent proactivement STOP. Des campagnes comme « Apprentissage en toute sécurité » sont justes et importantes, mais de transférer la responsabilité aux apprenti-e-s, souvent mineurs, est hautement problématique. En raison de leur position hiérarchique, les apprenti-e-s ont un statut faible et peuvent difficilement s’opposer à des situations dangereuses. La sécurité au travail est clairement une tâche de direction et ne doit pas être déléguée aux apprenti-e-s.</p><h3 class="heading--h4">Une charge psychique en hausse</h3><p>Outre les risques physiques, les charges psychiques des apprenti-e-s augmentent également. Le stress et la pression temporelle ont un impact direct sur la sécurité au travail. Pourtant, les risques psychosociaux restent encore trop peu pris en compte ou sont minimisés dans la formation et dans les entreprises.</p><h3 class="heading--h4">Agir maintenant</h3><p>Renforcer la formation professionnelle implique de placer la protection des apprenti-e-s au centre. L’Union syndicale suisse (USS) exige la mise en œuvre conséquente de toutes les dispositions relatives à la protection des jeunes travailleurs et travailleuses, en particulier dans les domaines de la sécurité au travail, de la protection de la santé ainsi que des temps de travail et de repos.</p><p>Cela implique une prise de responsabilité claire des entreprises formatrices, une tolérance zéro face aux violations, ainsi que du temps et des ressources pour les formateurs et formatrices, y compris une formation initiale et continue obligatoire.</p><p>Il faut également des contrôles réguliers par les autorités de surveillance ainsi que, de manière générale, des conditions de travail sûres et favorables à la santé, avec des possibilités de récupération suffisantes, notamment sous forme de davantage de vacances.&nbsp;</p><p>Une formation ne doit ni rendre malade ni être dangereuse. La protection des apprenti-e-s est non négociable et constitue une condition minimale pour une formation professionnelle attractive.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_Auszubildende-Werkstatt-Qualitaetskontrolle-Kopftuch_fotografixx-iStock_461a408809.webp" length="139836" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11657</guid><pubDate>Fri, 24 Apr 2026 14:00:00 +0200</pubDate><title>Les retraité-e-s laissé-e-s pour compte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-retraite-e-s-laisse-e-s-pour-compte</link><description>Compensation du renchérissement nécessaire dans le 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) refuse de rendre obligatoire la compensation du renchérissement dans les caisses de pension. Elle laisse ainsi les retraité-e-s sur le carreau. En termes réels pourtant, les rentes du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier ont reculé de plus de 4&nbsp;% ces dix dernières années et les caisses de pension affichent une situation financière très solide. L’Union syndicale suisse (USS) exige que le non clair à la réforme LPP de 2024 soit pris au sérieux et qu’une compensation du renchérissement soit enfin introduite pour les rentes du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier.</p><p>Les rentes AVS sont régulièrement adaptées à l’évolution des salaires et des prix. Ce n’est pas le cas des rentes des caisses de pension. Or, dans le message relatif à l’introduction de la LPP, le Conseil fédéral soulignait déjà qu’une adaptation à l’évolution des prix était déterminante pour réaliser l’objectif constitutionnel du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. Cette évidence reste pleinement valable aujourd’hui.</p><p>En rejetant la réforme LPP en 2024, la population a envoyé un message très clair : les caisses de pension doivent revoir leur politique. Au lieu de diminuer les rentes, elles doivent mieux rémunérer les avoirs de vieillesse et compenser le renchérissement sur les rentes. C’est d’autant plus urgent que les prévisions d’inflation ont été sensiblement revues à la hausse ces dernières semaines.</p><p>Dans les caisses de pension de droit privé, le taux de couverture avoisine actuellement 120&nbsp;%. Les rendements de placement sont élevés et les réserves bien constituées. Les finances des caisses de pension sont donc saines. De plus, la Constitution exige que le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier permette de maintenir le niveau de vie antérieur. Sans compensation du renchérissement sur les rentes, cet objectif est impossible à réaliser, comme le Conseil fédéral le relevait il y a cinquante ans déjà.</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;" lang="FR-CH">C’est pourquoi l’USS demande au Parlement que les rentes LPP soient régulièrement adaptées au renchérissement. Elle s’engagera en outre pour que les membres des conseils de fondation accordent une telle compensation au sein de leur caisse respective.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11651</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2026 16:51:38 +0200</pubDate><title>Pas touche au dimanche de congé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-touche-au-dimanche-de-conge</link><description>Le personnel de la vente a lui aussi droit au repos et aux loisirs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">De nombreux vendeurs et vendeuses travaillent déjà lorsque les autres ont congé, notamment le soir et le week-end. Ils le font souvent pour des salaires qui, dans les villes et les agglomérations, permettent à peine de vivre. Et voilà que le Conseil fédéral cède à son tour aux intérêts unilatéraux des partisans de l’hyperconsommation du canton de Zurich et souhaite autoriser l’ouverture des commerces douze dimanches par année dans toute la Suisse. L’USS appelle le Conseil des États à faire preuve d’équité envers le personnel de vente et à refuser le triplement du travail du dimanche lors de la session de juin. L’USS soutient les organisations de branche qui s’engagent par tous les moyens pour la protection de la santé des salarié-e-s. Elle rejette fermement tout affaiblissement de la loi sur le travail.</p><p>La protection de la santé est l’objectif suprême de la loi sur le travail, et doit le rester. Le quotidien dans le commerce du détail se caractérise par une forte pression, des horaires irréguliers et des bas salaires. Le personnel accomplit chaque jour un travail important et précieux. Pourtant, sa charge de travail ne cesse de s’alourdir. L’initiative du canton de Zurich prévoit de porter de quatre à douze le nombre de dimanches d’ouverture des commerces sans autorisation. Le projet prévoit un affaiblissement massif des dispositions de protection de la loi sur le travail, et ce au détriment du personnel de vente. Les syndicats rejettent donc catégoriquement la mise en œuvre de cette initiative cantonale, qu’ils considèrent comme un démantèlement de la loi sur le travail et de la protection des travailleuses et travailleurs. L’USS critique le Conseil fédéral, qui fait passer unilatéralement les intérêts des partisans de l’hyperconsommation avant la protection de la santé.</p><h3 class="heading--h5">Une large alliance contre l’extension du travail dominical</h3><p>L’USS appelle le Conseil des États à cesser les attaques contre la santé et les droits du travail des salariés. L’augmentation du travail dominical se fait au détriment du repos, des loisirs et de la participation à la vie sociale. Elle menace également la santé des travailleuses et travailleurs. Il s’agit de prendre au sérieux la réalité de la population qui travaille afin de renforcer la protection de la santé des salarié-e-s, non pas de l’affaiblir.</p><h3 class="heading--h5">Le travail dominical risque d’être triplé</h3><p>La population s’oppose à l’extension et à la généralisation du travail du dimanche. Un potentiel triplement du travail dominical va à l’encontre de la volonté exprimée par les votant-e-s de nombreux cantons et communes, qui ont systématiquement rejeté l’allongement des heures d’ouverture des magasins lors de plus des deux tiers des votations. De plus, la majorité des cantons n’utilisent même pas la possibilité d’ouvrir les commerces sans autorisation quatre dimanches par an. Le triplement des ouvertures dominicales à douze jours étend massivement le travail du dimanche et touche de nombreuses branches, y compris la logistique. Pire encore, le projet vise à supprimer les suppléments de salaire de 50 % versés pour un maximum de six dimanches.</p><h3 class="heading--h5">La politique doit protéger la santé des travailleuses et travailleurs</h3><p>L’USS appelle le Conseil des États à mettre fin, lors de la session de juin, aux attaques contre la santé et les droits du travail des salarié-e-s. L’augmentation du travail dominical se fait au détriment du repos, des loisirs et de la participation à la vie sociale. Elle menace également la santé des travailleuses et travailleurs. Il s’agit de prendre au sérieux la réalité de la population qui travaille afin de renforcer la protection de la santé des salarié-e-s, non pas de l’affaiblir. L’Union syndicale suisse critique ce projet, qui risque de détériorer encore les conditions de travail et la protection de la santé.</p><p>L’USS s’engagera par tous les moyens pour la protection de la santé des salarié-e-s et s’oppose fermement à tout affaiblissement de la loi sur le travail. La protection de la santé est l’objectif suprême de la loi sur le travail.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_mediathek_coop_take_away_verkaeuferin_kaffee_f0fb0eec66.webp" length="183530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11648</guid><pubDate>Tue, 21 Apr 2026 17:02:01 +0200</pubDate><title>Hausse des salaires réels grâce au faible renchérissement. Dans certaines branches, l’évolution salariale demeure insuffisante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/hausse-des-salaires-reels-grace-au-faible-rencherissement-dans-certaines-branches-levolution-salariale-demeure-insuffisante</link><description>L’USS réagit au nouvel indice des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Grâce au faible renchérissement (+0,2 %), les salaires réels des travailleuses et travailleurs ont progressé de 1,6 % en 2025 par rapport à l’année précédente. C’est ce que révèle l’indice des salaires de l’OFS. L’USS se réjouit de la progression particulièrement marquée de la rémunération des femmes. L’évolution moyenne positive des salaires masque toutefois d’importants écarts entre les branches. Dans le secteur de la santé et de l’action sociale, les salaires réels n’ont par exemple augmenté que de 0,2 %.</p><p>Malgré la hausse enregistrée l’an dernier, un retard salarial considérable subsiste. Ainsi, les salaires réels ne dépassent que de justesse (+0,7 %) leur niveau de 2016. Or, ils devraient évoluer au même rythme que la productivité du travail, laquelle a progressé nettement plus vite depuis 2016, gagnant plus de 12 %.</p><p>Les écarts entre branches restent significatifs. Dans l’hôtellerie-restauration, les salaires ont certes gagné 1,5 %. Mais au vu du retard accumulé, c’est encore insuffisant. Les salaires réels demeurent en effet 2,6 % en dessous de leur niveau de 2016. La plus mauvaise évolution s’observe dans le secteur de la santé et de l’action sociale, où les salaires réels n’ont progressé que de 0,2 %.</p><p>C’est un nouvel avertissement clair adressé au monde politique : face à la pénurie actuelle, appelée à s’accentuer, de personnel qualifié dans ce secteur, il est urgent d’améliorer les salaires et les conditions de travail.</p><p>Pour l’année en cours, les signaux sont préoccupants. L’accélération du renchérissement et les augmentations salariales modestes font craindre une stagnation des salaires réels pour 2026.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Delta_News_Hub-Flickr_CC_BY_2.0_corona_handgriff_reinigung_dff021d5e8.webp" length="313654" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11628</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2026 15:40:00 +0200</pubDate><title>Les excédents pour les directions des finances, la facture pour la population </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-excedents-pour-les-directions-des-finances-la-facture-pour-la-population</link><description>Finances cantonales 2025 </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Comme chaque année, les comptes cantonaux affichent un résultat bien meilleur que prévu. Mais ces excédents ne sont pas gratuits : la population en paie la facture, notamment à travers les paquets d’économies mis en œuvre par les cantons et des réductions de primes insuffisantes. Il est temps que ces pratiques cessent.</p><p>À la mi-avril, les résultats des comptes 2025 sont désormais disponibles pour l'ensemble des cantons. Comme toujours, ceux-ci bouclent sur un résultat nettement meilleur que budgété. En 2025, l’écart se révèle toutefois plus marqué que ces dernières années. Pour 2025, les cantons tablaient sur un déficit total de 1,12 milliard de francs dans leurs comptes de résultats. Au final, ils affichent un excédent de 2,81 milliards. Autrement dit, les cantons se sont trompés de près de 4 milliards de francs. Pour mémoire, en 2024 déjà, les cantons s’étaient déjà largement fourvoyés en 2024, mais l’écart entre budget et comptes n’atteignait « que » 2,41 milliards de francs.</p><h3 class="heading--h5">Excédents : rien d’étonnant</h3><p>Presque tous les cantons justifient ces écarts significatifs par des effets inattendus sur les recettes, sous forme de rentrées fiscales plus élevées et de distributions de bénéfices de la Banque nationale (BNS). S’agissant des impôts, on ne peut pas parler de surprise : ces recettes supplémentaires découlent d’une pratique récurrente, selon laquelle les cantons sous-estiment délibérément les recettes, alors qu’ils ne font pas preuve de la même prudence pour les dépenses. Quant aux bénéfices de la BNS, la distribution multipliée par trois n’était certes pas prévisible au moment de l’établissement des budgets. Mais là aussi, les cantons se sont manifestement montrés beaucoup trop prudents dans leurs budget (la moitié des cantons s'attendait à une absence de distribution, ou tout au plus à une distribution simple). Pour autant, l'effet BNS n’est pas décisif. Car même en le mettant de côté, l’écart entre les budgets et les comptes cantonaux atteint encore 2,61 milliards de francs, soit davantage que l’année précédente.</p><h3 class="heading--h5">La population paie la facture</h3><p>Le problème de l’excédent n’est pas l’excédent en soi, mais le fait qu’il ne puisse pas être utilisé. Dans presque tous les cantons, il atterrit dans le mécanisme du frein à l’endettement ou est mis en réserve. Pour en arriver là, il a bien fallu que quelqu’un paie la facture, au sens propre. Et cette facture, c'est la population qui la règle. L’an dernier encore, les ménages à bas et moyens revenus ont dû faire face à des coûts bien trop élevés, souvent en hausse, pour l’accueil extrafamilial des enfants. Ils ont aussi payé l'addition d’une politique du logement ratée, avec des loyers qui continuent de flamber. Et surtout, ils ont encaissé un nouveau coup de massue avec les primes d’assurance-maladie. Imaginez un instant que les cantons n’aient pas simplement mis une partie ces excédents de côté, mais les aient utilisés au bénéfice de la population (laquelle paie au final les impôts). Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour voir ce que cela changerait.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Réductions de primes : au bon vouloir des cantons</h3><p>Prenons l’exemple des réductions des primes d’assurance-maladie. Celles-ci grimpent massivement depuis des années. Autrement dit, les assuré-e-s doivent sans cesse participer à la progression des coûts de l’assurance de base de manière dynamique. Les cantons, eux, ne participent pas dynamiquement à cette hausse. Ils déterminent à leur guise les moyens consacrés aux réductions et bien souvent, ils renoncent à les augmenter. Parfois, ils les réduisent même – en dépit de la croissance de la population et de la progression des primes. Le minimum serait donc que les cantons affectent une partie de leurs excédents à un allègement des assuré-e-s.</p><h3 class="heading--h5">Réductions de primes : en faire plus pour la population, exemple chiffré</h3><p>En 2025, les primes ont augmenté en moyenne de 5,7 %. Si l’on tient aussi compte de la croissance démographique, la somme totale des primes a progressé de 2,60 milliards de francs par rapport à l’année précédente. Avec leurs excédents, qui atteignent 2,81 milliards de francs, les cantons auraient donc les moyens d’absorber entièrement cette hausse en 2025, tout en restant dans les chiffres noirs. Et s’ils se limitaient à prendre en charge l’augmentation des primes des assuré-e-s qui bénéficient déjà de réductions de primes (en moyenne 29,5 % des assuré-e-s), la facture ne serait que de 768 millions de francs. Il leur resterait alors encore 2,04 milliards de francs d’excédent.</p><p>Pour une famille de quatre personnes au bénéfice de réductions de primes, cela représenterait un allègement de 700 francs. En comparaison, ce montant est à lui seul sept fois supérieur à la prétendue « aide aux ménages » mise en avant au printemps dans la campagne autour de l’initiative SSR « 200 francs, ça suffit ! ».</p><h3 class="heading--h5">Conclusion</h3><p>Il est temps que les cantons soulagent réellement les finances de la population. Le moyen le plus simple et le plus rapide est d’augmenter les réductions de primes d’assurance-maladie. Mais avant toute chose, les cantons doivent renoncer aux paquets d’économies insensés que bon nombre d'entre eux s’apprêtent à lancer ou appliquent déjà. Continuer à économiser sur le dos de la population est non seulement indécent du point de vue des finances publiques, mais également totalement malvenu au regard de la conjoncture actuelle.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11640</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2026 11:07:23 +0200</pubDate><title>La LAMal a 30 ans : célébrons les acquis, corrigeons les défauts</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-lamal-a-30-ans-celebrons-les-acquis-corrigeons-les-defauts</link><description>30e anniversaire de la loi sur l’assurance-maladie LAMal</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Née en 1996, la loi sur l'assurance-maladie (LAMal) célèbre ses 30 ans. Avec des primes qui écrasent les budgets, beaucoup n’ont sans doute pas le cœur à la fête. Il ne faut pourtant pas jeter le bébé avec l’eau du bain&nbsp;: la loi a apporté beaucoup de choses positives, en particulier un accès universel et non discriminatoire à des soins de qualité. Avant la LAMal, les caisses privées faisaient la pluie et le beau temps. Elles pouvaient refuser d’assurer, exclure des assuré-e-s ou varier les primes selon les personnes. Et aujourd’hui&nbsp;? Les primes sont presque trois fois plus élevées qu’à l’introduction de la LAMal. Autant dire qu’on préfère ne pas imaginer à quoi ressemblerait aujourd’hui un système sans règles, ni garde-fous comme celui qui régnait l’époque.</span></p><p><span lang="FR-CH">Cela dit, la LAMal reste un compromis politique. Du point de vue syndical, il était donc insuffisant dès le départ. Ruth Dreifuss, ancienne conseillère fédérale et ancienne secrétaire centrale de l’USS, résume la situation ainsi&nbsp;:</span></p><blockquote><p><span lang="FR-CH">«&nbsp;Le 30<sup>e</sup> anniversaire de la LAMal marque à la fois un succès et un nouveau départ.&nbsp;»</span></p></blockquote><p><span lang="FR-CH">Ce nouveau départ doit permettre de corriger deux défauts majeurs&nbsp;:</span></p><ul><li><span lang="FR-CH">le financement profondément antisocial du système. Les primes par tête sont un modèle totalement dépassé. Il est temps de l’abolir&nbsp;;</span></li><li><span lang="FR-CH">les reliquats du système des caisses. Bien qu’obligatoire et universelle, l’assurance de base continue d’être gérée par 40 entreprises privées. Résultat&nbsp;: les assuré-e-s subissent aujourd’hui encore l’arbitraire des caisses, par exemple lorsque le médecin-conseil d’une assurance refuse une garantie de prise en charge des frais.</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11639</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2026 10:37:44 +0200</pubDate><title>L’AVS a besoin d’un financement durable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lavs-a-besoin-dun-financement-durable</link><description>La CSSS-N n’est pas disposée à faire des compromis</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une courte majorité de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) entend financer la 13e rente AVS par une hausse de 0,5 point de la TVA. Limitée à 2033, cette solution ne garantit pas le financement de la 13e rente. Une forte minorité plaide au contraire pour un financement mixte socialement équilibré, durable et suffisant, combinant cotisations salariales et TVA. C’est aussi la position qui avait réuni une majorité lors de la consultation.</p><p>Acceptée par le peuple à une nette majorité en 2024, la 13e rente AVS a besoin d’un financement à long terme. L’Union syndicale suisse (USS) s’est toujours prononcée en faveur d’une solution reposant exclusivement sur les cotisations salariales : il s’agit de la variante la plus sociale et la plus respectueuse du pouvoir d’achat. Pour les travailleuses et travailleurs, une hausse à peine perceptible des cotisations se traduit par la plus forte augmentation des rentes AVS depuis plus de 25 ans. Du côté des employeurs, une hausse des cotisations est tout aussi supportable. Ainsi que l’USS l’a démontré à plusieurs reprises, les cotisations patronales ont fortement reculé depuis 2021. Aujourd’hui, les employeurs versent même moins de cotisations qu’il y a 15 ans.</p><p>La décision de cette courte majorité de la CSSS-N est dès lors irresponsable, d’autant plus que le Conseil des États avait fait un grand pas en direction du Conseil national avec un projet fortement édulcoré. La forte minorité de la commission est même allée plus loin en biffant le mécanisme d’intervention. Malgré ces concessions, la majorité campe sur ses positions et crée des lacunes injustifiables dans les finances de l’AVS.</p><p>L’USS s’engagera pour que le Conseil national assume ses responsabilités et adopte un financement socialement équilibré, susceptible de réunir une majorité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11630</guid><pubDate>Tue, 14 Apr 2026 16:01:24 +0200</pubDate><title>Même la commission du Conseil national veut imposer des bas salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/meme-la-commission-du-conseil-national-veut-imposer-des-bas-salaires</link><description>Attaque contre les salaires minimums cantonaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) veut permettre de passer outre aux salaires minimums cantonaux. À l’instar du Conseil des États, elle veut que les salaires minimums cantonaux ne s’appliquent plus aux salarié-e-s soumis-e-s à une convention collective de travail (CCT) déclarée de force obligatoire. Par sa décision, la CER-N prive des milliers de travailleuses et travailleurs d’un salaire qui permet de vivre. Elle piétine en outre sciemment la Constitution.</p><p>Le Conseil national avait déjà décidé l’été dernier que les salaires minimums cantonaux ne devaient plus s’appliquer aux salarié-e-s couvert-e-s par une CCT. Le Conseil des États s’était en dernier lieu prononcé pour une variante adaptée de ce diktat des bas salaires. La CER-N s’est désormais ralliée à la variante du Conseil des États. Les salarié-e-s couverts par une CCT qui touchent déjà aujourd’hui un salaire minimum cantonal ne devraient plus bénéficier à l’avenir d’aucune hausse du salaire minimum. Dans les cantons et les communes qui introduiront un salaire minimum, les salarié-e-s couverts par une CCT ne le percevront jamais.</p><h3 class="heading--h5">Attaque frontale contre les bas revenus</h3><p>Cette décision constitue une attaque frontale contre les bas revenus. Les personnes les plus touchées seront celles qui travaillent dans l’hôtellerie-restauration, le nettoyage ou les salons de coiffure. Il est pourtant prouvé que les salaires minimums améliorent les rémunérations les plus basses. Ils permettent aux travailleuses et travailleurs de vivre de leur salaire. Enfin, ils réduisent les inégalités salariales entre femmes et hommes, puisque de nombreuses femmes travaillent pour les salaires les plus bas. Par sa décision, la CER-N permet aux employeurs de réaliser des profits sur le dos des personnes au bas de l’échelle salariale. Et ce ne sont pas seulement les salarié-e-s qui en paieront le prix. Leurs familles, mais aussi la collectivité en supporteront également les coûts. Elles devront en effet venir en aide de celles et ceux dont le salaire, même à plein temps, ne suffit pas pour vivre.</p><h3 class="heading--h5">Délibérément contraire à la Constitution</h3><p>Ce diktat des bas salaires enfreint la Constitution et le fédéralisme. L’exception liée aux CCT va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit suisse et des décisions démocratiques prises par certains cantons et certaines communes. Le Conseil fédéral et les cantons ont déjà clairement mis en garde contre ce conflit. Malgré cela, la majorité du Conseil des États et désormais celle de la CER-N ont ignoré cet aspect afin de permettre aux employeurs, notamment dans l’hôtellerie-restauration, de continuer à verser des salaires de misère.</p><h3 class="heading--h5">Protection des droits acquis insuffisante</h3><p>La protection des droits acquis que la CER-N a désormais adoptée en opposition à la décision initiale du Conseil national, ne change pas grand-chose au caractère anticonstitutionnel de la mesure. Elle conduit elle aussi à une baisse des salaires, puisque les salaires minimums cantonaux à Genève et à Neuchâtel, ainsi que le salaire minimum communal à Lucerne, perdront progressivement de leur valeur réelle. Surtout, elle empêche les futurs salaires minimums de déployer pleinement leurs effets. La CER-N veut ainsi empêcher qu’à Zurich et Winterthour, des milliers de salarié-e-s à bas revenu puissent bénéficier du salaire minimum voulu par le peuple. Dans d’autres cantons et communes (Vaud, Valais, Tessin, Jura ainsi que les villes de Berne et Bienne), le Conseil des États réduit la marge de manœuvre d’initiatives en cours.</p><h3 class="heading--h5">Affaiblissement de la protection des salaires</h3><p>Dans le cadre de la libre circulation des personnes, les salaires minimums cantonaux constituent un rempart essentiel contre le dumping salarial. Les employeurs et le Parlement affaiblissent la protection des salaires à la veille des prochaines votations sur l’Europe. C’est jouer avec le feu et mettre en péril la politique d’ouverture de la Suisse à l’égard de l’UE. Accompagnée de mesures de protection sociale, celle-ci a pourtant fait ses preuves. L’USS s’opposera par tous les moyens à ces attaques contre les salaires minimums.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11616</guid><pubDate>Fri, 10 Apr 2026 15:31:04 +0200</pubDate><title>Enfin agir pour protéger les es assuré-e-s contre les pratiques abusives</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/enfin-agir-pour-proteger-les-es-assure-e-s-contre-les-pratiques-abusives-tellco</link><description>Mise de la Fondation collective Tellco sous administration officielle</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis plus de dix ans, les syndicats et les médias dénoncent régulièrement les dysfonctionnements de la caisse de pension Tellco. En plaçant Tellco pk sous administration officielle, l’Autorité de surveillance des fondations de Suisse centrale franchit enfin un pas attendu de longue date. Mais celui-ci ne constitue qu’un début. Afin de garantir aux salarié-e-s la meilleure rente possible pour leurs cotisations, une surveillance nettement plus efficace s’impose. La participation des travailleuses et travailleurs telle que prévue par la loi doit être garantie. Notre prévoyance vieillesse ne doit pas servir à réaliser des profits.</p><p>La Tellco pk n’est malheureusement pas un cas isolé. Le 2<sup>e</sup> pilier est une assurance sociale. Comme beaucoup de domaines en Suisse, il est organisé de manière décentralisée, à travers quelque 1000 caisses de pension et fondations de prévoyance. Une assurance sociale ne doit pas générer des bénéfices au détriment des assuré-e-s. Elle doit être organisée comme une structure à but non lucratif. Dans l’AVS, cette organisation est globalement assurée. Dans le 2e pilier, en revanche, l’urgence d’agir est réelle et s’est même accentuée ces dernières années.</p><p>Aujourd’hui, près de trois salarié-e-s sur quatre ne sont plus affilié-e-s à une caisse de pension propre à leur entreprise, mais à une institution collective ou commune. Tellco pk fait partie des principaux prestataires en la matière, aux côtés des fondations des grands assureurs commerciaux Swiss Life, AXA ou Vita (Zurich). Il y a un peu plus de dix ans, seul-e un-e salarié-e sur deux était assuré-e auprès d’une telle institution.</p><p>Traditionnellement, les caisses d’entreprise constituent l’épine dorsale du 2<sup>e</sup> pilier. Un conseil de fondation composé de représentant-e-s élu-e-s des employeurs et des salarié-e-s veille au maintien d’un bon rapport qualité-prix. Ces caisses n’ont pas pour but de réaliser des bénéfices. Mais lorsque le conseil de fondation ne remplit pas son rôle, une partie de l’argent se perd inutilement, au profit par exemple de gestionnaires de fortune, de réassureurs ou d’autres intermédiaires. Dans les entreprises, les salarié-e-s peuvent toutefois contrôler le conseil de fondation et le remplacer si nécessaire.</p><p>Dans les fondations collectives comme Tellco pk, ce contrôle est souvent insuffisant, notamment parce que les membres des conseils de fondation n’ont généralement plus de lien direct avec les assuré-e-s. Un exemple l’illustre : avant l’intervention de l’autorité de surveillance, le président du conseil de fondation et représentant des salarié-e-s était Peter Hofmann. Selon son profil public, il exerce principalement comme administrateur de fondation et mène une activité indépendante à titre accessoire. Ni son profil ni le rapport de gestion ne permettent d’identifier un lien concret avec les salarié-e-s assuré-e-s.</p><p>Les lacunes de surveillance dans le 2<sup>e</sup> pilier relèvent d’un problème structurel. Un rapport établi sur mandat de l’Office fédéral des assurances sociales le confirme. Il conclut notamment que les frais administratifs sont sensiblement plus élevés dans les institutions collectives et communes. Dans certains domaines, comme la réassurance, des prestations sont externalisées auprès de prestataires qui ne représentent souvent pas les intérêts des assuré-e-s.</p><p>Le cas Tellco pk rappelle une fois de plus qu’une offensive résolue est nécessaire en matière de surveillance du 2<sup>e</sup> pilier. La prévoyance professionnelle est une assurance sociale. Notre prévoyance vieillesse ne doit pas servir à réaliser des profits. Les caisses de pension, au même titre que les institutions collectives et communes, doivent être surveillées par des personnes qui représentent les intérêts des assuré-e-s et disposent des compétences nécessaires. Dans plusieurs branches, comme l’hôtellerie-restauration, le second œuvre ou la coiffure, des solutions fondées sur le partenariat social existent et offrent un bon rapport prix-prestations. Elles sont gérées et contrôlées directement par les partenaires sociaux. Ce modèle doit servir de référence à d’autres secteurs.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11607</guid><pubDate>Thu, 02 Apr 2026 11:03:36 +0200</pubDate><title>Les salaires minimums renforcent la formation continue sans compromettre la formation professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-salaires-minimums-renforcent-la-formation-continue-sans-compromettre-la-formation-professionnelle</link><description>Nouvelle étude</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une nouvelle étude met en lumière les effets positifs de l’introduction de salaires minimums sur la formation continue de l’ensemble des salarié-e-s&nbsp;: les salaires minimums cantonaux favorisent la formation continue financée par les employeurs sans nuire à celle des apprenti-e-s.</p><p>Une nouvelle étude du Swiss Leading House «&nbsp;Economics of Education&nbsp;» contredit un argument central des opposant-e-s aux salaires minimums : l’introduction de salaires minimums cantonaux ne nuit ni à la formation professionnelle ni à la formation des apprenti-e-s. Au contraire, elle incite les entreprises à investir davantage dans la formation continue formelle et générale, suivie pendant les heures de travail aux frais des employeurs.</p><h3 class="heading--h5">Les salaires minimums ne menacent pas la formation professionnelle</h3><p>En général, trois groupes de travailleuses et travailleurs sont exclus du champ d’application des salaires minimums cantonaux : les apprenti-e-s, les étudiant-e-s en stage ainsi que les personnes engagées dans des programmes d’insertion professionnelle.</p><p>Malgré cela, les opposant-e-s affirment régulièrement que les salaires minimums inciteraient les entreprises à offrir moins de places d’apprentissage, ou détourneraient les jeunes des apprentissages. Or selon l’étude, aucun élément ne permet d’étayer ces affirmations. Ni la part des entreprises formatrices ni la proportion de personnes peu qualifiées ou d’apprenti-e-s dans l’effectif total ne changent après l’introduction de salaires minimums cantonaux. L’étude écarte également l’hypothèse inverse, à savoir que les apprenti-e-s remplaceraient les travailleuses et travailleurs peu qualifié-e-s. Bien que les apprenti-e-s en soient exclus et gagnent nettement moins, les salaires minimums n’influencent pas la formation professionnelle initiale.</p><h3 class="heading--h5">Les salaires minimums favorisent sensiblement et durablement la formation continue</h3><p>L’étude a analysé les effets de l’introduction de salaires minimums cantonaux entre 2018 et 2022 dans cinq cantons (Neuchâtel, Jura, Genève, Tessin, Bâle-Ville). Les résultats parlent d’eux-mêmes :</p><ul><li>la participation des travailleuses et travailleurs à une formation continue augmente d’environ 8&nbsp;%&nbsp;;</li><li>l’intensité de la formation continue – c’est-à-dire le temps consacré – progresse d’environ 14&nbsp;%&nbsp;;</li><li><p>les effets se manifestent dès l’année d’introduction et sont encore visibles aujourd’hui.</p><p>&nbsp;</p></li></ul><p>En d’autres termes, l’introduction de salaires minimums cantonaux accroît en moyenne de trois points de pourcentage la probabilité que les salarié-e-s participent à une formation continue, ainsi que l’intensité de la formation d’environ une demi-heure par mois.</p><p>Il est intéressant de noter que l’augmentation concerne principalement les formations continues formelles et générales, qui permettent l’acquisition de compétences valorisables aussi en dehors de l’entreprise actuelle. Par ailleurs, ces formations supplémentaires se déroulent majoritairement pendant les heures de travail et sont presque intégralement financées par les employeurs.</p><h3 class="heading--h5">Des effets positifs non seulement pour les bas salaires, mais pour l’ensemble des salarié-e-s</h3><p>Après l’introduction des salaires minimums, tous les employé-e-s, indépendamment de leur ancienneté, suivent davantage de formations continues, sur des durées plus longues. En outre, l’étude met en évidence des retombées favorables. En particulier, la formation continue n’augmente pas uniquement chez les personnes soumises au salaire minimum, mais également chez les salarié-e-s dont le revenu est largement supérieur. Les salaires minimums renforcent ainsi clairement les qualifications d’une part substantielle des travailleuses et travailleurs.</p><h3 class="heading--h5">Enseignement central</h3><p>Selon les auteur-e-s, ces résultats montrent que les entreprises réagissent à la hausse des coûts salariaux non pas en licenciant des employé-e-s, mais en cherchant, dans leur propre intérêt, à accroître la productivité de leur personnel grâce à davantage d’investissements dans la formation continue. Cela ne signifie toutefois pas qu’elles partagent systématiquement avec celui-ci les gains tirés des formations continues. Des études antérieures révèlent en effet que les travailleuses et travailleurs obtiennent généralement des hausses de salaire après une formation continue uniquement en changeant d’employeur.</p><h3 class="heading--h5">Conclusion du point de vue syndical</h3><p>Les résultats de l’étude sont très importants du point de vue de la politique du marché du travail et de la formation :</p><ul><li>les salaires minimums et la formation professionnelle ne sont pas antinomiques&nbsp;;</li><li>les salaires minimums accroissent les investissements dans la formation continue&nbsp;;</li><li>les travailleuses et travailleurs sont doublement gagnants, puisqu’ils améliorent à la fois leur salaire et leurs compétences.</li></ul><p>Pour l’Union syndicale suisse, ces enseignements soulignent le lien indissociable entre salaires équitables et qualification professionnelle. Les salaires minimums cantonaux ne sont pas seulement un instrument contre le dumping salarial. Ils constituent aussi un levier efficace pour développer la formation continue, accroître la productivité et améliorer les perspectives professionnelles des travailleuses et travailleurs.</p><p><br>Lien vers l’étude dans sa version originale&nbsp;:<br><a href="http://repec.business.uzh.ch/RePEc/iso/leadinghouse/0242_lhwpaper.pdf" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> «Minimum Wages and Provision of Training.» Swiss Leading House «Economics of Education» Working Paper No. 242, 2025. By Katarina Zigova and Thomas Zwick</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_Weiterbildung-Seminar_stockfour-ist_4ca45d50a8.webp" length="147800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11604</guid><pubDate>Wed, 01 Apr 2026 17:24:00 +0200</pubDate><title>Un rapport d’évaluation met en évidence les pratiques abusives des caisses de pension aux dépens des assurés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-rapport-devaluation-met-en-evidence-les-pratiques-abusives-des-caisses-de-pension-aux-depens-des-assures</link><description>Réforme structurelle de la prévoyance professionnelle </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La concurrence dans le 2<sup>e</sup> pilier ne sert pas les intérêts des assuré-e-s. C’est ce qui ressort des rapports d’évaluation publiés aujourd’hui sur la réforme structurelle de la prévoyance professionnelle. Des groupes à but lucratif s’enrichissent grâce à des frais excessifs. La parité est vidée de sa substance. Et la surveillance reste les bras croisés alors même que la fortune de prévoyance est utilisée à des fins contraires à sa destination. Des courtiers empochent les indemnités payées par les travailleuses et travailleurs et alimentent une concurrence nuisible. L’Union syndicale suisse (USS) exige que le 2<sup>e</sup> pilier redevienne enfin une assurance sociale et que la gestion paritaire soit renforcée.</p><p>Dans le domaine de la prévoyance professionnelle, la majorité des assuré-e-s est affiliée à des institutions collectives et communes intersectorielles qui opèrent dans un contexte de concurrence. Pourtant, la concurrence n’a pas sa place dans un système d’assurance sociale obligatoire. Le lien de la prévoyance professionnelle avec l’entreprise s’érode. Deux éléments démontrent l’incompatibilité entre la concurrence et les intérêts des assurés. D’une part, les rentes diminuent tandis que les cotisations et les frais de gestion de fortune prennent l’ascenseur.</p><p>D’autre part, les rapports d’évaluation publiés aujourd’hui concernant la réforme structurelle de la LPP de 2010 confirment pour la première fois ce que l’USS dénonce depuis longtemps&nbsp;: des sociétés de services à but lucratif détournent les structures de la LPP pour s’enrichir aux dépens des assuré-e-s en leur facturant des frais excessifs. En particulier, elles enfreignent les règles relatives à la transparence et à la prévention des conflits d’intérêts. Au lieu de prix conformes au marché, elles facturent des frais de gestion excessifs.</p><p>Selon la loi, l’objectif exclusif et impératif des caisses de pension est de fournir des prestations en espèces aussi avantageuses que possible. L’évaluation du projet «&nbsp;Gouvernance&nbsp;» montre que la concurrence ne remplit pas cet objectif et n’entraîne que des effets négatifs pour les assuré-e-s&nbsp;: dilution du taux de couverture, incitations à la croissance entraînant une hausse des frais, frais de courtage élevés et coûts de marketing importants. Il apparaît également que les assuré-e-s ne profitent ni d’économies d’échelle ni de primes de risque plus basses (liées à une diminution de la réassurance). Dans la pratique, la parité est affaiblie par des représentant-e-s des salarié-e-s «&nbsp;alibi&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/1/csm_Broker-Statistiken-Dashboards_jakub-zerdzicki-unsplash_4daabe77bd.webp" length="89726" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11598</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2026 14:01:10 +0100</pubDate><title>Les analyses de l’égalité salariale une nouvelle fois affaiblies</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-analyses-de-legalite-salariale-une-nouvelle-fois-affaiblies</link><description>Décision de la CSEC-E</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États veut affaiblir les analyses de l’égalité salariale au lieu de les renforcer. Les règles juridiques en vigueur et les discriminations salariales persistantes sur le marché du travail sont complètement ignorées. Cette décision est irresponsable, critique l'Union syndicale suisse (USS). Elle appelle le Parlement à prendre plutôt des mesures efficaces contre la discrimination salariale.</p><p>La décision d’exclure des analyses de l'égalité salariale les indemnités pour travail en équipe et de piquet va à l’encontre du cadre légal et de la jurisprudence et représente un affront pour toutes les travailleuses qui se battent depuis longtemps contre les discriminations salariales persistantes dans le monde du travail.</p><p>L'ordonnance sur la vérification de l'analyse de l'égalité des salaires prévoit que tous les éléments de salaire doivent être englobés dans l'analyse que les entreprises de plus de 100 employé-e-s sont tenues de réaliser depuis 2020. Selon la doctrine et la jurisprudence relatives à la Constitution fédérale, à la Loi sur l’égalité et à d’autres domaines juridiques comme le droit des assurances sociales ou le droit fiscal, les indemnités pour travail en équipe et de piquet sont considérées comme des composantes du salaire.</p><p>Se moquant complètement de ce cadre légal, la commission du Conseil des États a adopté une motion qui vise à exclure à l’avenir ces indemnités des analyses salariales sur simple déclaration de l’employeur indiquant qu’elles sont conçues de manière non discriminatoire et accessible aux hommes comme aux femmes. La commission ouvre ainsi la porte à des analyses de l’égalité salariale affaiblies, aux résultats faussés qui ne permettront plus d’obtenir des renseignements fiables sur l’égalité salariale dans les entreprises. Certaines discriminations directes ou indirectes pourront en toute opacité persister.</p><p>En outre, la commission a rejeté de justesse deux initiatives parlementaires visant à assurer la répétition régulière des analyses salariales et à les pérenniser au-delà de leur date d’extinction fixée par la loi actuelle à 2032. Malgré un rapport d’évaluation intermédiaire accablant qui a récemment révélé que plus d’une entreprise sur deux viole la loi en ne menant pas correctement les analyses salariales prescrites, la commission du Conseil des États refuse de prendre des mesures pour rendre la loi plus efficace.</p><p>Pourtant, les inégalités salariales ont un coût élevé pour les femmes et l’économie et ne disparaîtront pas toutes seules. Pour rappel, selon l'enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) de 2022, les femmes gagnent en moyenne toujours 1354 francs de moins par mois que les hommes, ce qui représente un écart salarial de 16,2%. Près de la moitié de la différence de rémunération entre les sexes (48,2 %), secteurs privé et public confondus, ne s’explique pas par des facteurs objectifs, comme la branche, la formation, l’âge, etc. Cela représente un manque à gagner inexpliqué de 652 francs par mois dans le portemonnaie des femmes. Cet argent manque non seulement au revenu mensuel des femmes et à leur prévoyance vieillesse, mais également à l’État (imposition) et aux assurances sociales (cotisations AVS, AC, AI, etc.).</p><p>L’Union syndicale suisse appelle le Parlement à corriger les décisions irresponsables de la commission du Conseil des États et à prendre rapidement des mesures supplémentaires pour lutter efficacement contre les discriminations salariales au lieu de les tolérer.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/c/csm_250630_Lohngleichheits-Aktion-1-c-Unia_563dae5a4d.webp" length="153442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11596</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2026 09:45:00 +0100</pubDate><title>Dénoncer les bilatérales, affaiblir le pouvoir d’achat ? NON à l’initiative du chaos de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-du-chaos-de-l-udc-denoncer-les-bilaterales-affaiblir-le-pouvoir-dachat</link><description>Les syndicats et les partis de gauche lancent leur campagne en vue de la votation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative du chaos de l’UDC entraîne la dénonciation des accords bilatéraux avec l’UE. Le plan extrême de l’UDC s’appliquera dès que la Suisse atteindra 9,5&nbsp;millions d’habitant-e-s, ce qui correspond à une croissance démographique de 4&nbsp;% seulement. Ce plafonnement rigide de la population constitue une attaque massive contre le pouvoir d’achat des salarié-e-s. La récession qui menace entraînera des destructions d’emplois ainsi qu’une baisse des salaires et des rentes. Sans bilatérales, la protection des salaires tombera également. L’absence de contrôles ouvrira la voie au dumping salarial. L’initiative intervient à un moment particulièrement critique. Dans un monde marqué par l’incertitude et les guerres, il serait irresponsable de saper le partenariat le plus stable et le plus important de la Suisse. C’est pourquoi les syndicats et les partis de gauche se mobilisent contre cette initiative destructrice avec une <a href="https://chaos-non.ch" target="_blank" rel="noreferrer">campagne forte et visible</a>.</p><p>La Suisse a besoin de relations stables avec l’Europe et de droits solides pour les collègues de travail, les ami-e-s et les voisin-e-s tout particulièrement en cette période d’insécurité mondiale. En cas d’acceptation de l’initiative du chaos, les 1,5 million de citoyen-ne-s de l’UE qui vivent dans notre pays seront relégué-e-s au rang de personnes de seconde zone. Ils devront en permanence craindre que leurs enfants ou leurs partenaires soient expulsé-e-s. Leur propre statut de séjour deviendra plus précaire. Or, c’est grâce à leur travail que notre pays fonctionne, notamment dans les secteurs des soins, de la construction et de la restauration.</p><p>Lors de la conférence de presse de lancement de la campagne, <strong>Cédric Wemuth</strong>, co-président du PS, a insisté sur une chose&nbsp;: «&nbsp;L’initiative du chaos de l’UDC impose la résiliation des accords bilatéraux. Or, dans un monde où Trump est au pouvoir, la Suisse a plus que jamais besoin de relations stables avec l’Europe.&nbsp;» Pour l’économie suisse tournée vers l’exportation, une résiliation des bilatérales aura des conséquences dramatiques. Près de la moitié des exportations suisses est destinée à l’UE. Un accès restreint au marché européen freinera les investissements, poussera des entreprises à se délocaliser et détruira des emplois.</p><p>Les salarié-e-s seront durement touchés. La fin des accords bilatéraux mettra également en péril la protection des salaires. Les mesures d’accompagnement garantissent aujourd’hui les salaires et les conditions de travail. Sans cette protection, le dumping salarial menace, avec un retour à des conditions précaires. <strong>Vania Alleva</strong>, présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, affirme pour sa part&nbsp;: «&nbsp;Sans protection des salaires, ce ne sont pas seulement les salaires qui baissent, ce sont aussi les droits des travailleuses et travailleurs qui sont menacés.&nbsp;» <strong>Lisa Mazzone</strong>, présidente des Vert-e-s, précise&nbsp;: «&nbsp;Nous ne voulons pas retourner aux sombres années du statut de saisonnier, lorsque des migrant-e-s devaient vivre sans droits ni perspectives, séparé-e-s de leur famille.&nbsp;»</p><p>À cela s’ajoute une aggravation de la pénurie de personnel qualifié. Dans de nombreux secteurs, la Suisse dépend de la main d’œuvre venue de l’étranger. Sans la libre circulation des personnes, le manque de personnel s’aggravera fortement. La sécurité de l’approvisionnement, notamment le système de santé, sera compromise. <strong>Adrian Wüthrich</strong>, président de Travail.Suisse, met en garde&nbsp;: «&nbsp;Le personnel soignant est déjà à bout. Sans les professionnel-le-s des soins venu-e-s de l’étranger, une prise en charge de qualité ne pourra plus être garantie, que ce soit dans les hôpitaux, les EMS ou les soins à domicile. Le stress ne fera qu’augmenter.&nbsp;»</p><p>La prévoyance vieillesse sera elle aussi mise à mal. Car moins de personnes actives signifie moins de recettes pour l’AVS et les caisses de pension, tandis que les coûts, eux, augmentent. La pression sur les rentes s’intensifiera. Les primes d’assurance-maladie grimperont également, par maque d’assuré-e-s qui paient leurs primes. <strong>Daniel Lampart</strong>, économiste en chef de l’USS, fait les comptes&nbsp;: «&nbsp;Cette initiative coûtera très cher à la population, dans la mesure où elle provoquera une baisse des salaires et des retraites.&nbsp;»</p><p>Face à cette attaque, les syndicats, le PS et les Vert-e-s font front commun. Ils misent sur une vaste mobilisation dans toute la Suisse, avec un travail de terrain, des actions publiques et une présence sur les lieux de travail. En cas d’acceptation, cette initiative nuira gravement à la population active comme aux retraité-e-s.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/b/csm_MoinsDeSalaireMoinsDeRente_m_2344b2a877.webp" length="172722" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11592</guid><pubDate>Mon, 23 Mar 2026 17:15:50 +0100</pubDate><title>La formation professionnelle est sous pression : L’heure est à des améliorations concrètes</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-formation-professionnelle-est-sous-pression-lheure-est-a-des-ameliorations-concretes</link><description>Rapport sur l’éducation 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’édition 2026 du Rapport sur l’éducation en Suisse parue aujourd’hui montre clairement que la formation professionnelle initiale reste un pilier central et un atout de l’économie suisse. Ses faiblesses structurelles sont toutefois devenues criantes. Le mythe de la « formation professionnelle parfaite » correspond de moins en moins à la réalité. L’Union syndicale suisse (USS) exige des améliorations concrètes des conditions de formation et de travail des apprenti-e-s. Il faut en particulier leur accorder davantage de vacances et améliorer la protection de la santé. L’accent doit encore être mis sur l’encouragement de la certification professionnelle pour adultes.</p><p>Comme le montre le rapport sur l’éducation 2026, les crises économiques ont un impact direct sur l’offre de places d’apprentissage. Les entreprises réduisent ou abandonnent leur activité de formation. Or le marché des places d’apprentissage va au-devant de nouvelles tensions, sous l’effet de l’augmentation du nombre de jeunes en fin de scolarité. Une pénurie de places d’apprentissage est d’autant plus à craindre que les entreprises ne reconduisent pas automatiquement leurs activités de formation. D’ici 2033, une augmentation de 16 % du nombre d’apprenti-e-s est à prévoir (en particulier dans les domaines de l’informatique et des technologies de la communication, ainsi que de la santé et du social), tandis que de nombreux professionnels qualifiés partiront à la retraite. Le système est donc soumis à une double pression, entre la demande accrue de places d’apprentissage et les réticences des entreprises à former de la main-d’œuvre qualifiée.</p><p><strong>Déficits structurels en termes de qualité et d’attrait</strong></p><p>Près du quart des apprenti-e-s rompt prématurément son contrat d’apprentissage. Or seules 80 % de ces personnes reprennent une formation, les 20 % restants sortant complètement du système éducatif. On est en présence ici d’un problème de qualité majeur et non d’un phénomène marginal. Le rapport indique clairement que les taux de réussite médiocres sont liés à la qualité insuffisante de la formation en entreprise. Cette corrélation fait ressortir la responsabilité des entreprises formatrices, auxquelles les autorités cantonales de surveillance de l’apprentissage n’ont guère demandé des comptes jusqu’ici.</p><p><strong>Salaires trop bas après l’apprentissage</strong></p><p>Si l’obtention d’un diplôme d’apprentissage réduit fortement le risque de chômage, elle n’entraîne toutefois, selon le rapport sur la formation, qu’une augmentation de salaire d’environ 10 % en moyenne par rapport à la main-d’œuvre non qualifiée. Ainsi, comme l’a déjà démontré l’analyse des salaires de l’USS, une personne sur trois ayant terminé un apprentissage continue hélas de gagner moins de 5000 francs. C’est beaucoup trop peu, du point de vue syndical.</p><p><strong>Un système profitant surtout aux entreprises</strong></p><p>L’économie profite toujours plus de la formation des apprenti-e-s, qui génèrent un bénéfice net d’environ 800 millions de francs par an. Le profit net est en moyenne de 4500 francs par année d’apprentissage et par contrat d’apprentissage, soit environ 9600 francs pour un apprentissage de deux ans avec attestation de formation professionnelle, 14 000 francs pour un apprentissage de trois ans avec CFC, voire 17 500 francs de bénéfice net pour un apprentissage en quatre ans. Ces résultats montrent clairement que les entreprises pourraient payer davantage de vacances, afin de permettre à leurs apprenti-e-s de mieux se reposer.</p><p><strong>Inégalités sociales et absence de perspectives</strong></p><p>L’origine socio-économique des jeunes continue de déterminer fortement leur parcours scolaire et leurs choix professionnels. L’égalité des chances est loin d’être garantie. Les jeunes issus de l’immigration ont davantage de difficultés à trouver une place d’apprentissage et doivent envoyer nettement plus de candidatures que les jeunes Suisses. La perméabilité du système éducatif reste également limitée, ces personnes suivant rarement une formation tertiaire. Seuls 20 % des jeunes issus de l’immigration entament une formation professionnelle supérieure dans les huit ans suivant l’obtention de leur diplôme, et 15 % commencent des études dans une haute école spécialisée durant cette période. Ainsi, une toute petite partie des diplômé-e-s de l’apprentissage rebondissent au niveau tertiaire. Sans maturité professionnelle, leurs chances s’amenuisent encore. Or le nombre de maturités obtenues parallèlement à l’apprentissage (MP1) a chuté de 13 % entre 2014 et 2023.</p><p><strong>Besoins de certification professionnelle pour adultes négligés</strong></p><p>Toujours selon le rapport sur l’éducation, près de 530 000 adultes n’ont aucun diplôme du degré secondaire II, alors que 70 % d’entre eux exercent une activité professionnelle. En Suisse, pas moins de 14 % des personnes âgées de 25 à 64 ans n’ont pas suivi de formation post-obligatoire. Le potentiel en matière de diplômes professionnels pour les adultes est donc énorme, mais les entreprises, les associations professionnelles et les cantons n’en font clairement pas assez dans ce domaine. Malgré tous les discours alarmistes sur la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, la volonté politique d’y remédier fait toujours défaut.<br>&nbsp;</p><p>Revendication syndicale : redonnons à l’apprentissage la place qui est la sienne ! Les résultats du rapport sur l’éducation 2026 ne doivent pas rester sans conséquences. L’USS appelle de ses vœux les améliorations concrètes suivantes :</p><p>• Les conditions de formation et de travail des apprenti-e-s doivent être améliorées. Il convient en particulier de leur accorder plus de vacances et d’améliorer la protection de la santé en place. De même, il faut encourager plus activement la certification professionnelle pour adultes.</p><p>• La qualité de la formation doit être dûment garantie. Il faut introduire des normes minimales contraignantes pour les entreprises formatrices, accroître le soutien aux formateurs et formatrices professionnels et pratiques, et augmenter les contrôles effectués.</p><p>• Les entreprises doivent être davantage responsabilisées. Entre autres mesures nécessaires pour garantir une offre suffisante de places d’apprentissage, il faudrait encourager le modèle des réseaux d’entreprises formatrices ainsi que les fonds de formation professionnelle.</p><p>• Revalorisation de l’apprentissage : la formation professionnelle doit porter ses fruits. L’USS exige qu’une personne sortant d’apprentissage ne touche pas de salaire inférieur à 5000 francs.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11588</guid><pubDate>Thu, 19 Mar 2026 12:28:46 +0100</pubDate><title>Financement de la 13e rente AVS : le Conseil des États assume sa responsabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-de-la-13e-rente-avs-le-conseil-des-etats-assume-sa-responsabilite</link><description>Décision du Conseil des État</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États a suivi aujourd’hui l’avis de sa commission des affaires sociales en décidant, comme il l’avait fait la première fois, de financer durablement la 13<sup>e</sup> rente AVS selon une solution mixte reposant sur les cotisations salariales et la TVA. L’Union syndicale suisse (USS) soutient ce financement solide et socialement équilibré. En amont des délibérations du Conseil national, il est bien clair que les personnes qui s’opposent au financement durable de la 13<sup>e</sup> rente AVS cherchent en réalité à relever l’âge de la retraite.</p><p>La décision du Conseil des États témoigne d’un véritable sens des responsabilités sur le terrain de la politique sociale étatique&nbsp;: le «&nbsp;oui&nbsp;» clair du peuple suisse à la 13<sup>e</sup> rente AVS exigeait un financement social et durable. Or la décision du Conseil des États garantit un financement durable et socialement équilibré. L’USS s’engagera afin que cette solution de financement mixte à durée indéterminée recueille également une majorité au Conseil national. Plus le financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS est rapidement assuré, moins les coûts supplémentaires se feront sentir.</p><p>Dans le cas des salarié-e-s, la légère hausse des cotisations salariales est largement compensée par la plus forte augmentation des rentes AVS accordée depuis plus de 25&nbsp;ans. Pour les employeurs aussi, la majoration des cotisations salariales s’annonce tout à fait supportable&nbsp;: comme l’USS a tenu à le rappeler à diverses reprises, les cotisations salariales des employeurs ont fortement diminué depuis 2021. Ils paient même à l’heure actuelle moins de cotisations salariales qu’il y a quinze ans.</p><p>Avant les délibérations au Conseil national, une chose au moins est claire : celles et ceux qui ne veulent pas d’un financement durable de la 13<sup>e</sup> rente AVS cherchent en réalité à relever l’âge de la retraite. Or le peuple a balayé cette idée en&nbsp;2024.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11587</guid><pubDate>Thu, 19 Mar 2026 11:14:29 +0100</pubDate><title>L’heure est à une politique active de la BNS face à la surévaluation : le franc doit nous être utile, non nous porter préjudice</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lheure-est-a-une-politique-active-de-la-bns-face-a-la-surevaluation-le-franc-doit-nous-etre-utile-non-nous-porter-prejudice</link><description>Commentaire de l’USS sur l’examen de la situation économique et monétaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc s’est fortement apprécié ces derniers mois. Entre-temps, la valeur extérieure du franc en termes réels calculée par la Banque nationale suisse (BNS) a dépassé 120. Au cours des 50 dernières années, cela n’était arrivé qu’en été 2010, quand le cours du franc était hors de contrôle. Les incertitudes accrues liées à la guerre en Iran ont renforcé la pression à la hausse sur le franc. L’Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu’elle mène une politique monétaire active contre la surévaluation du franc. L’annonce faite aujourd’hui selon laquelle la BNS interviendra pour contrer une «&nbsp;appréciation rapide et excessive&nbsp;» est insuffisante. En effet, cela signifie que la BNS tolérera une nouvelle appréciation du franc.</p><p>La situation toujours plus tendue, dans certains secteurs de l’industrie notamment, révèle à quel point le franc est surévalué. Ces derniers mois, les fermetures d’entreprises et les licenciements collectifs se sont succédé de manière inquiétante. Le franc suisse, notre devise, porte toujours plus préjudice à notre propre économie. Les entreprises exportatrices et industrielles ne cachent pas leur inquiétude. Les sondages montrent que la surévaluation du franc constitue un problème pour la plupart d’entre elles. Et ce, précisément dans une situation où de grands pays comme les États-Unis se replient sur eux ou, à l’instar de la Chine, procurent à leurs entreprises un avantage concurrentiel déloyal en les subventionnant à tour de bras.</p><p>Le franc, qui est notre propre monnaie, doit nous rendre service et non nous nuire. L’USS attend donc de la BNS qu’elle s’engage activement contre l’appréciation et la surévaluation du franc. En faisant tout d’abord clairement savoir que le franc est massivement surévalué et que cette situation est contraire à l’intérêt général du pays – ainsi qu’en annonçant qu’elle combattra par tous les moyens cette évolution défavorable du taux de change. Donc non seulement par des interventions sur le marché des changes mais aussi, si nécessaire, par des taux d’intérêt négatifs et par d’autres instruments encore. La BNS détient le monopole d’émission du franc. Ce qui présente l’avantage qu’une communication claire en la matière ne passe pas inaperçue. Dans le passé déjà, la BNS a su ainsi influencer les conditions-cadres de la politique monétaire.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11585</guid><pubDate>Tue, 17 Mar 2026 16:19:50 +0100</pubDate><title>L’USS manifeste son soutien au personnel de Stadtbus Winterthur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/sgb-unterstuetzt-das-personal-beim-stadtbus-winterthur</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les conditions de travail se dégradent dans le secteur des transports publics. A Winterthur, les travailleur.euses ont cherché en vain durant plus d’un an une négociations sérieuse.</p><p>Elles et ils ont dû se résoudre à se mettre en grève le 3 mars.</p><p>L’Exécutif communal, à majorité Rose-Verte, doit entrer en matière sur des revendications légitimes :</p><ul><li>Meilleure compensation des heures de nuit et du dimanche qui doivent être comptabilisées dès 20 heures au lieu de 22 heures</li><li>Fin du service de replacement à trop brève échéance</li><li>Suppression des heures négatives<br>&nbsp;</li></ul><p>Der Stadtrat mit seiner rot-grünen Mehrheit muss auf die legitimen Forderungen eintreten:</p><ul><li>Bessere Entschädigung der Nacht- und Sonntagsstunden. Diese sind neu bereits ab 20 Uhr statt erst ab 22 Uhr anzurechnen.</li><li>Schluss mit kurzfristig angesetzten Einspringerdiensten.</li><li>Abschaffung der Minusstunden.<br>&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Transports</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_Stadtbusse_Winterthur_cc-by-sa-JoachimKohlerHB_3c3df63771.webp" length="243678" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11583</guid><pubDate>Tue, 17 Mar 2026 14:26:03 +0100</pubDate><title>Attaque contre les bas salaires et la Constitution</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-contre-les-bas-salaires-et-la-constitution</link><description>Le Conseil des États entend abaisser les salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Le Conseil des États veut permettre de passer outre aux salaires minimaux cantonaux. Les travailleuses et travailleurs à bas salaires verront leur revenu encore reculer. Les personnes les plus touchées seront celles qui travaillent dans l’hôtellerie-restauration, le nettoyage ou les salons de coiffure. Les salaires assurant le minimum vital de milliers de salarié-e-s sont ainsi remis en question. Par sa décision, le Conseil des États enfreint sciemment la Constitution.</span></p><p><span lang="FR-CH">La majorité bourgeoise du Conseil des États s’est prononcée aujourd’hui pour que les salaires minimaux cantonaux ne s’appliquent plus aux salarié-e-s soumis-e-s à une convention collective de travail (CCT) déclarée de force obligatoire. Les salarié-e-s couverts par une CCT qui touchent déjà aujourd’hui un salaire minimum cantonal ne bénéficieront plus d’aucune hausse du salaire minimum. Dans les cantons et les communes qui introduiront un salaire minimum, les salarié-e-s couverts par une CCT ne le percevront jamais.</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Attaque frontale contre les bas salaires</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">La décision du Conseil des États constitue une attaque frontale contre les bas salaires. Il est pourtant prouvé que les salaires minimaux améliorent les rémunérations les plus basses. Ils permettent aux travailleuses et travailleurs de vivre de leur salaire. Enfin, ils réduisent les inégalités salariales entre femmes et hommes, puisque de nombreuses femmes travaillent pour les salaires les plus bas. Par sa décision, le Conseil des États permet aux employeurs de réaliser des profits sur le dos des personnes au bas de l’échelle salariale. Et ce ne sont pas seulement les salarié-e-s qui en paieront le prix. Leurs familles, mais aussi la collectivité – à travers l’aide sociale – en supporteront aussi les coûts. Elles devront en effet venir en aide de celles et ceux dont le salaire, même à plein temps, ne suffit pas pour vivre.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Délibérément anticonstitutionnel</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">Par sa décision, le Conseil des États viole la Constitution et porte atteinte au fédéralisme, alors même que le Conseil fédéral et les cantons ont déjà clairement mis en garde contre un tel risque. L’exception liée aux CCT va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit suisse et des décisions démocratiques prises par certains cantons et certaines communes. Malgré cela, la majorité a ignoré cet aspect afin de permettre aux employeurs, notamment dans l’hôtellerie-restauration, de continuer à verser des salaires de misère.</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Protection des droits acquis insuffisante</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">Telle que décidée par le Conseil des États, la protection des droits acquis, ne change pas grand-chose au caractère anticonstitutionnel de la mesure. Elle conduit elle aussi à une baisse des salaires, puisque les salaires minimaux cantonaux à Genève et à Neuchâtel, ainsi que le salaire minimum communal à Lucerne, perdront progressivement de leur valeur réelle. Surtout, elle empêchera que de futurs salaires minimaux puissent déployer pleinement leurs effets. La majorité du Conseil des États empêche ainsi qu’à Zurich et Winterthour, des milliers de salarié-e-s à bas salaire puissent bénéficier du salaire minimum voulu par le corps électoral. Dans d’autres cantons et communes (Vaud, Valais, Tessin, Jura ainsi que les villes de Berne et Bienne), le Conseil des États réduit la marge de manœuvre d’initiatives en cours.</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Affaiblissement de la protection des salaires</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">Dans le cadre de la libre circulation des personnes, les salaires minimaux cantonaux constituent une barrière importante contre le dumping salarial. Les employeurs et le parlement affaiblissent la protection des salaires à la veille des prochaines votations sur l’Europe. C’est jouer avec le feu et mettre en péril la politique d’ouverture de la Suisse vis-à-vis de l’UE. Accompagnée de mesures de protection sociale, celle-ci a pourtant déjà fait ses preuves. L’USS s’opposera par tous les moyens à ces attaques contre les salaires minimaux.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11577</guid><pubDate>Mon, 16 Mar 2026 09:15:00 +0100</pubDate><title>Non à l’initiative du chaos de l’UDC : défendons nos emplois et nos salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-du-chaos-defendons-nos-emplois-et-nos-salaires-discours-maillard</link><description>Intervention de Pierre-Yves Maillard, président de l&#039;USS, à la conférence de presse du 16 mars 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p><i><sup>Seul la version orale fait foi.</sup></i></p><p class="lead">L’initiative extrême de l’UDC entraînera des conséquences dangereuses pour notre pays. Elle met en péril nos emplois, nos salaires et nos rentes. Pour freiner l’immigration, elle accepte le risque de récession. Parallèlement, elle menace de provoquer une hausse des primes maladie. L’initiative s’appliquera dès 9,5 millions d’habitant-e-s, ce qui correspond à une croissance démographique minimale de 4 % environ. Par ailleurs, le texte remet en question des acquis sociaux essentiels, en particulier les mesures d’accompagnement, qui protègent les salaires et les droits des salarié-e-s, et que l’UDC cherche à abolir depuis des années.</p><p><span lang="FR-CH">Cette initiative est synonyme de chaos. Son acceptation entraînera la&nbsp;résiliation des accords bilatéraux&nbsp;avec l’Union européenne. Or l’économie mondiale est déjà sous pression : les États-Unis se détournent de plus en plus du commerce multilatéral. La Chine cherche à stimuler son industrie à grands renforts de subventions et de dumping. Dans ce contexte, l’UDC voudrait que la Suisse se coupe sans raison de l’UE, son principal partenaire commercial. On peut débattre des problèmes liés à la croissance. Mais il ne faut surtout pas perdre de vue qu’au final, ce sont les travailleuses et les travailleurs qui feront les frais de cette récession imposée.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’incertitude économique et les crises sont néfastes pour les salaires. Lorsque les entreprises investissent et exportent moins, les revenus fléchissent aussi. Et si dans le même temps, on affaiblit la protection des salaires, on ouvre grand la porte au dumping salarial. C’est précisément ce qui risque de se produire si les Bilatérales – et donc les mesures d’accompagnement – sont remises en cause.</span></p><h3 class="heading--h5"><span lang="FR-CH">Le plafonnement démographique rigide menace nos rentes</span></h3><p><span lang="FR-CH">L’AVS fonctionne parce que de nombreuses personnes actives y cotisent. Or, une grande partie des personnes qui immigrent en Suisse sont jeunes et exercent une activité professionnelle. Leurs cotisations contribuent à stabiliser nos assurances sociales. Si leurs cotisations disparaissent, d’importantes lacunes de financement se formeront. La pression sur les rentes augmentera.</span></p><p><span lang="FR-CH">Les caisses de pension seront elles aussi touchées. Des analyses montrent que les rentes pourraient baisser d’un montant allant jusqu’à 2500 francs par an. En parallèle, la hausse des prix et l’incertitude économique affaibliront le pouvoir d’achat des retraité-e-s.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Il y a d’ailleurs un élément qu’on oublie trop souvent dans le débat politique. La Suisse fait face à une réalité démographique, celle du vieillissement de la population. Sans immigration, il y aura toujours moins de jeunes qui travaillent, qui cotisent et qui font tourner l’économie. Aujourd’hui, sur 100 femmes en âge d’avoir des enfants, on ne compte qu’environ 65 filles à long terme. En d’autres termes, sans immigration, il y aura au minimum un tiers de naissances en moins dans notre pays. Notre population diminuera et vieillira. Le déclin économique guette.</span></p><p><span lang="FR-CH">Les auteurs de l’initiative du chaos prétendent qu’on pourrait simplement gérer la migration avec de nouveaux contingents. Mais l’histoire nous apprend autre chose. Dans les périodes de croissance, la migration a toujours été élevée, même avec un système de contingents. La différence, c’est qu’à l’époque, beaucoup de travailleuses et de travailleurs étaient privés de droits, mal payés, voire employés au noir.</span></p><p><span lang="FR-CH">La libre circulation des personnes a amélioré la condition de ces personnes. Elle permet de travailler légalement, d’avoir des droits sociaux, et de faire respecter des standards minimaux. Sans oublier qu’elle protège également les salaires des travailleuses et travailleurs en Suisse.</span></p><h3 class="heading--h5"><span lang="FR-CH">Des conséquences désastreuses pour le service public et les primes d’assurance-maladie</span></h3><p><span lang="FR-CH">J’ajoute un point central&nbsp;: à l’heure actuelle, notre économie et notre service public fonctionnent grâce à une main d’œuvre qualifiée étrangère. Dans la santé, par exemple, environ la moitié des médecins viennent de l’étranger. Il en va de même d’une grande partie du personnel soignant. Si ces professionnel-le-s viennent à manquer, c’est l’accès aux soins qui se retrouve compromis. L’expérience britannique après le Brexit montre ce qui se passe alors&nbsp;: diminution du personnel, détérioration de la qualité des soins et augmentation des risques pour les patient-e-s.</span></p><p><span lang="FR-CH">Enfin, cette initiative aura aussi un impact sur les primes d’assurance-maladie. En moyenne, les personnes actives paient nettement plus de primes qu’elles ne perçoivent de prestations. Leurs cotisations aident à financer les coûts de santé de la population âgée. Si le nombre d’actifs diminue, cet argent manquera et les primes augmenteront pour tout le monde.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’initiative de l’UDC n’est pas dans l’intérêt des travailleuses et travailleurs.</span><br><span lang="FR-CH">Elle n’est pas dans l’intérêt des retraité-e-s.</span><br><span lang="FR-CH">Et elle n’est pas dans l’intérêt de notre pays.</span></p><p><span lang="FR-CH">Parce qu’elle met en danger des emplois, remet en cause la protection des salaires et affaiblit nos rentes. En cette période de troubles mondiaux et de conflits commerciaux croissants, où la Suisse peut elle aussi se retrouver prise entre deux feux, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de jouer aux apprentis sorciers.</span></p><p><span lang="FR-CH">C'est pourquoi l’Union syndicale suisse et ses syndicats mèneront une campagne visible et déterminée, et diront clairement non à cette initiative.</span></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/f/csm_260316_MK-ChaosIniNein_FSchuetz_2_7f20d6f9ed.webp" length="134750" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11573</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 11:11:49 +0100</pubDate><title>Défendre les salaires et les emplois – Non au repli sur soi</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/defendre-les-salaires-et-les-emplois-non-au-repli-sur-soi-appel-1er-mai</link><description>Appel pour le 1er mai 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Guerres, droits de douane et catastrophes : l’incertitude gagne du terrain dans le monde. Et c’est précisément maintenant que nous allons voter sur l’initiative populiste de l’UDC qui pourrait plonger la Suisse dans le chaos. Son acceptation entraînerait la résiliation des accords bilatéraux avec l’UE, notre principal partenaire commercial. Elle mettrait ainsi nos emplois en péril. Le niveau des salaires en Suisse est lui aussi menacé, puisque la fin de la libre circulation des personnes signifierait la fin de la protection des salaires. L’absence de contrôles ouvrirait la voie au dumping salarial.</p><p>C’est pourquoi les syndicats se mobiliseront le 1<sup>er</sup>&nbsp;mai&nbsp;2026 sous le mot d’ordre&nbsp;:</p><h3 class="heading--h5">Défendre les salaires et les emplois – Non au repli sur soi</h3><p><span lang="FR-CH">La Suisse et les pays de l’UE subissent une énorme pression politique et économique de la part des États-Unis de Donald Trump. En ces temps incertains, rompre avec nos voisins serait une grave erreur. Des études sur ce projet radical de l’UDC prédisent un ralentissement de l’activité économique, une diminution des investissements et une hausse des licenciements.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">La restriction du droit de séjour et du regroupement familial précariserait les conditions de travail. Parallèlement, les contrôles des salaires prévus par les mesures d’accompagnement seraient abolis. Le dumping salarial et le travail au noir prendraient une ampleur inquiétante. Les conséquences seraient dramatiques pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs&nbsp;!</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">De plus, l’initiative compromet nos rentes. Comme le nombre de personnes à la retraite augmente, le plafonnement de la population ferait reculer la part des personnes actives dans la l’ensemble de la population. Avec la fin de la libre circulation, l’AVS perdrait des centaines de milliers de cotisant-e-s et des milliards de recettes. Un nombre toujours plus limité de personnes actives devrait financer les retraites d’un nombre croissant de retraité-e-s. Dans le même temps, le repli économique ferait grimper les prix. Résultat : moins de moyens pour l’AVS et moins de pouvoir d’achat pour les retraité-e-s.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Le 1<sup>er</sup> mai, mobilisons-nous contre le repli sur soi. Défendons nos salaires et nos emplois&nbsp;!</span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11570</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 10:00:00 +0100</pubDate><title>Après le choc des primes, un choc des franchises se profile</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/apres-le-choc-des-primes-un-choc-des-franchises-se-profile</link><description>Le Parlement et le Conseil fédéral veulent encore alourdir la charge qui pèse sur la population</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral et le Parlement font depuis longtemps fausse route en matière de financement du système de santé. Ils font presque totalement fi de la préoccupation n° 1 de la population. Et maintenant, ils veulent encore relever la franchise minimale. La charge supplémentaire qui pèsera sur la population est inacceptable pour l’USS.</p><p>Les sondages sont unanimes : la charge des primes d’assurance-maladie, devenue presque insoutenable, arrive en tête des inquiétudes de la population. Qui plus est, les ménages sont déjà à bout avec les frais de santé qu’ils doivent payer de leur poche (franchise, quote-part, frais dentaires). En comparaison internationale, la Suisse se situe tout en haut du classement pour ces dépenses directes.</p><p>Comme si ces constats ne suffisaient pas à imposer enfin un soulagement réel pour la population, le Conseil fédéral et le Parlement préparent exactement l’inverse. Avec la révision de la LAMal mise aujourd’hui en consultation, la franchise minimale devrait être augmentée massivement. Elle serait d’abord adaptée « au niveau actuel des coûts », puis relevée périodiquement. Et ce alors même que les coûts de santé supportés directement par les assuré-e-s ont déjà augmenté en moyenne de 12 % ces cinq dernières années.</p><p>Ce projet est déconnecté de la réalité et profondément contraire au principe de solidarité. Une franchise minimale plus élevée frapperait en premier lieu les personnes âgées et les malades chroniques, qui n’ont aucune marge de manœuvre pour choisir une franchise plus élevée du fait de leur état de santé. Elle nuirait aussi à la santé publique en général. Car la participation aux coûts, déjà beaucoup trop élevée, pousse toujours plus de patient-e-s à renoncer à des prestations nécessaires, au péril de leur santé. Les conséquences sont connues : des souffrances humaines inutiles et, au final, des coûts plus élevés pour tout le monde.</p><p>L’USS s’est opposée à ce projet dès le début et poursuivra le combat. Au lieu de vouloir « adapter la franchise minimale aux conditions réelles » (titre de la motion à l’origine de ce projet), le Parlement devrait au contraire adapter de tout urgence le financement du système de santé aux conditions réelles. C’est-à-dire mettre davantage à contribution celles et ceux en ont les moyens, comme c’est le cas partout ailleurs en Europe.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11571</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:26:00 +0100</pubDate><title>L’USS dit oui au paquet européen – non à la libéralisation du marché de l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/luss-dit-oui-au-paquet-europeen-non-a-la-liberalisation-du-marche-de-lelectricite-message</link><description>Message du Conseil fédéral sur les Bilatérales III</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral confirme aujourd’hui l’ensemble du train de mesures visant à garantir la protection des salaires. Si le Parlement confirme ce compromis sans modification, l’USS pourra soutenir le paquet européen sur le fond. Elle rejette en revanche l’accord sur l’électricité et l’ouverture complète du marché de l’électricité qui en découle.</p><p>L’USS soutient le paquet européen pour autant que les salaires et le service public soient garantis. Au cœur de l’Europe, la Suisse a besoin de relations solides et dûment encadrées avec l’UE, précisément en cette période de bouleversements géopolitiques et d’incertitude croissante en matière de commerce mondial. En outre, la libre circulation des personnes assortie de mesures d’accompagnement efficaces constitue une avancée pour les travailleuses et les travailleurs de notre pays. Il est dès lors essentiel que les quatorze mesures de protection des salaires prévues dans le paquet soient mises en œuvre intégralement. Elles constituent la condition pour que le paquet européen serve les intérêts des travailleuses et travailleurs.</p><p>L’USS rejette en revanche l’accord prévu sur l’électricité. Celui-ci affaiblirait un service public de l’électricité qui a fait ses preuves, et mettrait en péril l’approvisionnement de base, pourtant fiable. Avec la guerre en Ukraine, on a récemment mesuré ce que de tels changements pouvaient impliquer. Les prix ont explosé sur les marchés libéralisés. Dans un contexte de forte volatilité des prix de l’énergie au niveau mondial, la stabilité tarifaire et le contrôle public des marges sont plus importants que jamais. L’accord et l’ouverture complète du marché de l’électricité en Suisse compromettent un approvisionnement électrique stable, abordable et écologique. L’approvisionnement énergétique doit rester une tâche publique.</p><p>Indépendamment des Bilatérales III, il est essentiel pour l’USS de préserver les accords bilatéraux sur le fond. La priorité est donc aussi de faire barrage à l’initiative du chaos de l’UDC le 14 juin prochain. Un oui à cette initiative entraînerait la résiliation des Bilatérales I et II et isolerait la Suisse de ses partenaires européens. Une telle rupture serait préjudiciable à la Suisse dans son ensemble et en particulier aux travailleuses et travailleurs.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11609</guid><pubDate>Wed, 11 Mar 2026 12:23:00 +0100</pubDate><title>Crise du logement: la responsabilité est politique, pas migratoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/crise-du-logement-la-responsabilite-est-politique-pas-migratoire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, le logement d’utilité publique, c’est-à-dire à but non lucratif, s’appuie sur une longue tradition, notamment syndicale. Pourtant, la proportion de ce type d’habitat y reste marginale : moins de 4&nbsp;% des logements appartiennent à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Face à la flambée des loyers et à la tension sur le marché locatif (voir graphique ci-dessous), il faut relancer d’urgence la construction de logements d’utilité publique. Alors que des instruments existent, la politique du logement est pourtant au point mort depuis des années, au niveau fédéral comme dans la plupart des cantons. Cette paralysie fait surtout le jeu des auteurs de l’initiative dite «&nbsp;du chaos&nbsp;». Partout, ils prétendent que l’immigration serait responsable de la pénurie de logements. C’est faux. Sous l’influence du lobby immobilier, ce sont les choix politiques de ces milieux, et d’autres, qui bloquent méthodiquement toute avancée en matière de logement.</p><p>La Constitution oblige la Confédération à encourager la construction de logements d’utilité publique. Une loi existe depuis près de 25&nbsp;ans, mais elle n’a été appliquée jusqu’ici que de manière très limitée. Il existe néanmoins deux instruments d’encouragement indirect. Par leur intermédiaire, la Confédération accorde des prêts à des conditions avantageuses ou se porte garante de capitaux à bas taux d’intérêt. Cela réduit les coûts de construction et, en fin de compte, les coûts du logement. Le problème, c’est que ces deux dispositifs sont à bout de souffle, littéralement pris d’assaut. Le rapport annuel le reconnaît noir sur blanc&nbsp;: [Nous enregistrons] «&nbsp;une demande exceptionnellement élevée de financements. [...] Il n’est donc malheureusement pas possible de satisfaire toutes les demandes de financement&nbsp;».</p><p>Il faut remédier au plus vite à cette sous-dotation en augmentant massivement le volume d’attribution de ces deux enveloppes. Au niveau fédéral, il n’existe pas de levier plus simple et plus rapide pour donner un véritable coup d’accélérateur au logement d’utilité publique. Une telle mesure ne coûterait rien aux contribuables. Au contraire, la Confédération y gagnerait même, simplement moins que ce que les banques empochent aujourd’hui grâce à des taux d’intérêt bien trop élevés.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/7/csm_Wohnungsprobleme-Mieter_iStock-skynesher_1434333253_e7ee32b551.webp" length="92420" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11567</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2026 15:40:32 +0100</pubDate><title>Combler les lacunes de l’assurance chômage pour les femmes enceintes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/combler-les-lacunes-de-lassurance-chomage-pour-les-femmes-enceintes</link><description>L’USS salue la décision du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">L’Union syndicale suisse (USS) salue le vote clair de la chambre basse qui ouvre la porte aux travaux parlementaires pour réviser l’assurance chômage et combler deux injustices qui pénalisent actuellement les femmes enceintes. Premièrement, éviter que les chômeuses enceintes arrivent en fin de droits avant l'accouchement et perdent de ce fait leur droit à l’allocation de maternité et deuxièmement, augmenter le nombre d’indemnités journalières pouvant leur être versées en cas d'incapacité de travail.</span></p><p><span lang="FR-CH">Le Conseil national se rallie à la décision prise par le Conseil des Etats en septembre dernier et adopte aujourd’hui une motion visant à combler les lacunes de protection des femmes enceintes dans l’assurance-chômage. Actuellement, environ 500 femmes arrivent en fin de droits de chômage chaque année et perdent par la même occasion leur droit à l’allocation de maternité. De plus, en cas d’incapacité de travail pour raisons médicales, l’assurance-chômage n’ouvre le droit qu’à 30 indemnités journalières consécutives, et ce même si les femmes concernées ont cotisé pendant des années.</span></p><p><span lang="FR-CH">Eviter que les femmes enceintes qui se retrouvent au chômage n’arrivent en fin de droits avant l’accouchement engendrera des dépenses supplémentaires minimes: 0,12&nbsp;pour cent des dépenses de l'assurance-chômage, soit 8 millions de francs sur 7 milliards de dépenses. Avec un excédent de recettes de 1,4&nbsp;milliard en 2024, les coûts supplémentaires ne pèsent presque rien dans le budget de cette assurance, mais auront une grande importance pour les femmes concernées. Cela évitera de les plonger dans la précarité à un moment où elles doivent pouvoir préparer dignement l’arrivée de leur enfant.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">En outre, le Parlement entend octroyer aux chômeuses enceintes plus d'indemnités journalières en cas d'incapacité de travail. Actuellement, au-delà des 30 jours d’indemnités consécutives en cas d’incapacité de travail pour raisons de maladie, ces femmes se retrouvent sans prestations et sans salaire. Les 30 jours d’indemnités sont vite épuisés, car il est avéré qu’en moyenne, les femmes enceintes se retrouvent en arrêt de travail pendant une durée de 6 semaines durant leur grossesse.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’engagement de l’Union syndicale suisse et d’autres organisations a porté ses fruits pour convaincre le Parlement de remédier à ces injustices. Le dossier repart maintenant à la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des État et il s’agira d’accompagner de près les travaux de mise en œuvre de ces réformes.</span></p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Schwangerschaft_Arzt_Gynaekologe_iStock-BluePlanetStudio_3c0755d52c.webp" length="66094" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11565</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2026 10:34:46 +0100</pubDate><title>Le Conseil national cède face au lobby immobilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-conseil-national-cede-face-au-lobby-immobilier</link><description>Encouragement à la construction de logements </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a rejeté aujourd’hui des mesures de lutte contre la pénurie de logements. Alors que les loyers explosent dans bien des régions, il est urgent de renforcer l’encouragement fédéral à la construction de logements d’utilité publique. La flambée des loyers de ces dernières années ampute sérieusement le pouvoir d’achat de la population active.</p><p>Le problème est patent et les solutions sont à portée de main. Une mesure efficace consisterait à renforcer sensiblement l’encouragement fédéral à la construction de logements d’utilité publique. Cette mesure présente un double avantage : elle crée des logements et garantit en même temps que ceux-ci restent abordables.</p><p>Si le logement d’utilité publique jouit d’une longue tradition en Suisse, son importance est aujourd’hui beaucoup trop faible. Moins de 4 % de l’ensemble des logements locatifs appartiennent à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Compte tenu des tensions sur le marché du logement, ce rapport doit changer.</p><p>L’urgence est réelle. Certes, les cantons doivent jouer un rôle central. Mais la Confédération dispose d’instruments puissants pour encourager la construction de logements d’utilité publique. Concrètement, elle peut augmenter les moyens alloués aux des deux instruments de promotion que sont le Fonds de roulement et la Centrale d’émission pour les maîtres d’ouvrage d’utilité publique.</p><p>Le Conseil fédéral n’a toutefois proposé au Parlement que la prolongation des instruments existants à leur niveau actuel, bien trop bas. Les syndicats ont critiqué cette approche. Face à la pénurie de logements, il ne suffit plus de maintenir la construction de logements d’utilité publique à flot. Il faut désormais lui donner un véritable coup d’accélérateur.</p><p>Le Conseil national vient de rejeter un tel renforcement. Cette décision est incompréhensible. Car à l’heure actuelle, il n’existe guère de levier plus simple et plus rapide, au niveau fédéral, pour favoriser le logement d’utilité publique que d’augmenter les engagements conditionnels de la Centrale d’émission ainsi que le plafond de dépenses du Fonds de roulement.</p><p>Ces mesures ne coûtent rien aux contribuables. Au contraire, la Confédération y gagne même de l’argent, simplement un peu moins que si le financement passait entièrement par les banques. &nbsp;Le Conseil des États est maintenant appelé à agir. Il doit corriger la décision du Conseil national et enfin promouvoir efficacement la construction de logements d’utilité publique.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11561</guid><pubDate>Sun, 08 Mar 2026 12:27:00 +0100</pubDate><title>Ne pas affaiblir davantage la SSR !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ne-pas-affaiblir-davantage-la-ssr</link><description>Vote clair en faveur des médias de service public </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec le rejet net de l’initiative visant la SSR, la population réaffirme son attachement à une SSR forte, présente dans toutes les régions du pays et offrant une programmation complète. À l’heure des fake news et de la désinformation, les médias de service public sont plus indispensables que jamais. Il est donc essentiel que la SSR ne soit pas davantage affaiblie, ni par la nouvelle concession, ni par des accords avec les éditeurs. Quant aux programmes d’économies en cours, ils doivent être conduits avec la plus grande retenue, en particulier en matière de personnel.</p><p>Huit ans après le non cinglant de l la population à « No Billag » (visant à supprimer la redevance radio-TV), l’initiative « 200 francs, ça suffit ! », qui demandait de réduire de moitié la redevance en faveur de la SSR, a elle aussi clairement échoué dans les urnes. Cette décision populaire confirme une fois pour toutes l’attachement de la population suisse à SSR forte, ancrée dans tout le pays, et qui propose une offre large. Malheureusement, le Conseil fédéral est déjà allé beaucoup trop loin dans les concessions accordées, par excès de docilité. Il a en effet décidé, de manière antidémocratique, des coupes bien trop drastiques dans le budget de la SSR, qui devront être mises en œuvre ces prochaines années à travers divers programmes d’économies. L’USS veillera à ce que les réductions restent aussi limitées que possible et en particulier à ce que le personnel soit traité avec respect et équité.</p><p>Au-delà de ce résultat, le scrutin d’aujourd’hui signifie surtout qu’il ne faut pas toucher au mandat de base de la SSR. Les annonces du ministre en charge des médias, qui entend imposer de nouvelles coupes dans les contenus lors du prochain renouvellement de la concession, sont injustifiables et ne trouvent aucun fondement dans le verdict populaire. La concession couvre actuellement l’information, la culture, la formation, le divertissement et le sport, pour toutes les régions du pays et toutes les régions linguistiques. Cette couverture doit rester intacte. C’est la seule manière de garantir que, dans un petit pays comme la Suisse, l’ensemble des régions linguistiques et périphériques ait accès à des contenus de qualité, indépendants de tout intérêt financier et politique. L’USS estime en outre que la SSR n’a pas à se plier à l’accord conclu avec l’association des éditeurs. Cet accord restreint fortement le rayon d’action de la SSR à tous les niveaux. Il reposait surtout sur la promesse des éditeurs de combattre en retour l’initiative SSR avec détermination et fermeté. Or cette promesse n’a pas été tenue, loin de là.</p><p>L’USS regrette en revanche le rejet de l’initiative pour un fonds climat. La question de savoir comment la Suisse veut – et peut – mettre en œuvre la décision populaire en faveur du « zéro net » d’ici 2050 reste entière. Une chose est sûre : cet objectif exigera des investissements massifs pour transformer les systèmes liés à l’énergie et à la mobilité. L’USS continuera à s’engager pour que les investissements urgents et nécessaires soient financés par les pouvoirs publics. Pour autant, le secteur privé devra également contribuer à l’effort. Cela suppose des prescriptions légales et des incitations adéquates, à mettre en place notamment dans le cadre du projet de loi sur le CO₂ à partir de 2030. Pour les syndicats, une politique climatique ne peut réussir que si elle est socialement juste, renforce les droits des travailleuses et travailleurs déjà fortement affectés par le réchauffement climatique et crée des emplois sains, durables et bien rémunérés.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/2/csm_SRG_Regieraum-1_sm_863998a159.webp" length="165724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11559</guid><pubDate>Mon, 02 Mar 2026 14:41:55 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur l’imposition séparée des gains provenant de jeux d’argent au domicile fiscal au moment de la détermination du résultat </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-limposition-separee-des-gains-provenant-de-jeux-dargent-au-domicile-fiscal-au-moment-de-la-determination-du-resultat</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation sur la « loi fédérale sur l’imposition séparée des gains provenant de jeux d’argent au domicile fiscal au moment de la détermination du résultat ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11557</guid><pubDate>Mon, 02 Mar 2026 14:32:06 +0100</pubDate><title>Adaptation de la forme juridique de RUAG MRO Holding SA </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/adaptation-de-la-forme-juridique-de-ruag-mro-holding-sa</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation « Adaptation de la forme juridique de RUAG MRO Holding SA &nbsp;». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11555</guid><pubDate>Mon, 02 Mar 2026 11:07:24 +0100</pubDate><title>Arrêté fédéral concernant le soutien apporté aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2038</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/arrete-federal-concernant-le-soutien-apporte-aux-jeux-olympiques-et-paralympiques-dhiver-2038</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>En ce qui concerne les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, l’Union syndicale suisse (USS) soutient une participation modeste de la Confédération, car le concept décentralisé utilise les infrastructures existantes et est plus durable que les projets précédents. Toutefois, l’USS émet des réserves concernant le cadre financier : le budget de l’association s’élève à 2,215 milliards de francs, la participation publique à 332 millions de francs ; les contributions de la Confédération ne devraient être versées qu’en cas de cofinancement simultané par les cantons.</p><p>Pour l’USS, il est essentiel de garantir des conditions de travail et des salaires équitables, qui ne sont pour l’instant pas mentionnés dans le décret fédéral. Cela doit être intégré dans le concept. L’USS demande également l’autorisation d’un référendum facultatif afin d’assurer l’acceptation des Jeux par la population. La réponse complète de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11553</guid><pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:24:51 +0100</pubDate><title>Loi sur la gestion des dégâts causés par les intempéries de 2024 et arrêté ouvrant le crédit</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-sur-la-gestion-des-degats-causes-par-les-intemperies-de-2024-et-arrete-ouvrant-le-credit</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation « loi sur la gestion des dégâts causés par les intempéries de 2024 et arrêté ouvrant le crédit ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11550</guid><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 14:43:13 +0100</pubDate><title>Accord avec le Mercosur : favoriser des échanges commerciaux équitables et renforcer le droit du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/accord-avec-le-mercosur-favoriser-des-echanges-commerciaux-equitables-et-renforcer-le-droit-du-travail</link><description>Message du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le nouvel accord peut favoriser les échanges et diminue la dépendance de la Suisse à l’égard des États-Unis en matière commerciale. L’USS attend une mise en œuvre rigoureuse des promesses ainsi que des projets annoncés dans le Mercosur. Pour l’USS, les accords de libre-échange doivent profiter aux travailleuses et travailleurs.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Le commerce doit profiter aux travailleuses et travailleurs</h3><p>Les accords de libre-échange tel que le texte négocié par le Conseil fédéral entre l’AELE et les États du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) peuvent favoriser le commerce. Ils réduisent également la dépendance de la Suisse à l’égard de certains marchés. Il faut toutefois garantir que les bénéfices des échanges profitent aussi aux travailleuses et travailleurs. Pour cela, il convient de développer les droits de ces derniers et renforcer les syndicats.</p><h3 class="heading--h5">Renforcer le droit du travail</h3><p>Le nouvel accord de libre-échange avec le Mercosur ne se contente pas d'abaisser les droits de douane et de faciliter les échanges. Dans le chapitre consacré au commerce et au développement durable, la Suisse et les autres États parties à l’accord s’engagent notamment à promouvoir les droits des travailleuses et travailleurs. L’USS attend une mise en œuvre rigoureuse de ces engagements et l'association des partenaires sociaux à l’ensemble du processus.&nbsp;</p><p>Dans son message, le Conseil fédéral annonce vouloir ratifier les deux conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la sécurité au travail et la protection de la santé que la Suisse n’a pas encore adoptées. Indispensable et urgente, cette ratification renforcera la prévention ainsi que les contrôles en matière de sécurité et de protection de la santé au travail. L’USS salue par ailleurs l’annonce de nouveaux projets de coopération visant à améliorer les conditions de travail au Brésil, de même que la volonté de développer, par un dialogue tripartite, la coopération avec ce pays sur les questions de travail et d’emploi. La Suisse peut ainsi contribuer concrètement à l'amélioration des conditions de travail dans le Mercosur.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Réduire la dépendance</h3><p>Du fait de la taille restreinte du marché intérieur suisse, les salaires et les conditions de travail dans notre pays dépendent étroitement du succès des entreprises locales sur les marchés étrangers. Cette réalité ne concerne pas seulement l’industrie d’exportation. Elle vaut pour l’ensemble de l’économie – du bâtiment au service public, en passant par les services à la personne. Les droits de douane imposés par Donald Trump montrent à quel point il peut être risqué de dépendre trop fortement d’un seul marché.&nbsp;</p><p>L’USS procédera à une évaluation finale de l’accord après les débats parlementaires. Pour l’USS, il est essentiel qu’il ait un effet positif pour les travailleuses et travailleurs, en Suisse comme dans les États du Mercosur.</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_Handel_Container_Logistik-Arbeiterin_ist_gorodenkoff_35dcca7fce.webp" length="59238" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11546</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 19:04:30 +0100</pubDate><title>Solidarité avec l’Ukraine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidarite-avec-lukraine</link><description>Manifestation du 28 février et appel aux dons</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Cette semaine marque le quatrième anniversaire du début de la guerre d’agression contre l’Ukraine. Depuis le premier jour, les syndicats suisses sont solidaires de l’Ukraine, de la population ukrainienne et des syndicats nationaux. Le samedi 28 février, une manifestation de solidarité aura lieu à Berne, organisée par la Société ukrainienne en Suisse. L’USS s’associe à cet appel, tout comme de nombreuses autres organisations, partis et représentant-e-s de la société civile.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Programme du 28 février 2026</h3><p>14h00 – Rendez-vous à la Schützenmatte, Berne (départ du cortège)<br>15h00 – Rassemblement sur la Place fédérale</p><p>La manifestation sera animée par la Société ukrainienne de Suisse. De nombreuses organisations suisses engagées en faveur de l’Ukraine soutiennent la tenue de l’événement. Des personnalités diplomatiques sont également conviées. &nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Campagne de dons de l’organisation d’entraide Solidar Suisse</h3><p>Solidar Suisse, l’organisation suisse de coopération au développement issue de l’Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO), poursuit sa campagne de collecte de fonds pour soutenir la population en Ukraine, éprouvée par l’épuisement, le froid et les conséquences de la guerre d’agression. &nbsp;</p><p><a href="https://solidar.ch/fr/ukraine-4-ans-apres-lutter-contre-lusure/?utm_campaign=SGB-Webseite" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Vers la campagne de dons</a></p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/3/csm_DEF_SGB_Non_a___la_guerre_21b3de3d9d.webp" length="10084" type="application/pdf"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11544</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 17:04:48 +0100</pubDate><title>Modification du Traité sur la Charte de l’énergie</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/aenderung-des-vertrags-ueber-die-energiecharta</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation « modification du Traité sur la Charte de l’énergie ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11542</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 16:47:40 +0100</pubDate><title>Établir les bases d’un mécanisme d’ajustement des émissions de carbone aux frontières</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/etablir-les-bases-dun-mecanisme-dajustement-des-emissions-de-carbone-aux-frontieres</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation au mécanisme d’ajustement des émissions de carbone aux frontières (21.432). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11541</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 15:41:06 +0100</pubDate><title>La couverture CCT augmente, mais lentement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-couverture-cct-augmente-mais-lentement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les conventions collectives de travail (CCT) régulent les conditions de travail. Parmi leurs principaux avantages, elles garantissent des salaires décents, définissent des horaires de travail et des droits aux vacances largement supérieurs au minimum légal et permettent des contrôles pour lutter contre le dumping salarial. Dans de nombreux métiers du bâtiment, les CCT instaurent en outre la possibilité de partir à la retraite de manière anticipée. En bref, les CCT garantissent les avancées obtenues par les syndicats. Il est donc réjouissant de constater que le nombre de travailleuses et travailleurs soumis à une CCT progresse. Ils étaient récemment environ 2,1 millions, soit plus de la moitié de l’ensemble des personnes salariées susceptibles d’être couvertes par une CCT (voir graphique).</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/e/csm_260128_Couverture_CCT_0fb5869cb3.webp" length="73726" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11539</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 08:19:58 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur la taxe sur la valeur ajoutée </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-la-taxe-sur-la-valeur-ajoutee</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de la loi sur la taxe sur la valeur ajoutée. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11537</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 08:08:50 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur les prestations complémentaires à l’AVS/AI </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-les-prestations-complementaires-a-lavs-ai</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de l’ordonnance sur les prestations complémentaires à l’AVS/AI : prestations d’aide et d’assistance à domicile. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11535</guid><pubDate>Fri, 20 Feb 2026 12:30:00 +0100</pubDate><title>Une décision responsable pour le financement de la 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-decision-responsable-pour-le-financement-de-la-13e-rente-avs</link><description>Délibérations de la Commission de la sécurité sociale du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de la sécurité sociale du Conseil des États a assumé ses responsabilités&nbsp;: elle s'est à nouveau prononcée en faveur d'un financement durable de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS par une combinaison de cotisations salariales et de TVA. L'Union syndicale suisse (USS) s'est toujours prononcée en faveur d'un financement exclusivement par les cotisations salariales, ce qui serait le plus social et le plus favorable au pouvoir d'achat. L'USS soutient toutefois le financement mixte, solide et socialement équilibré, pour toutes les générations. Une chose est désormais claire&nbsp;: ceux qui ne veulent pas financer durablement la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS visent en fait à relever l'âge de la retraite.</p><p>Comme l'année dernière, la commission du Conseil des États s'est prononcée en faveur d'un financement durable de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS par une combinaison de cotisations salariales et de TVA. Cette décision témoigne d'une responsabilité politique et sociale. Elle garantit un financement solide et socialement équilibré pour toutes les générations, ce que soutient l'USS. La légère augmentation des cotisations salariales est compensée par la plus forte augmentation des rentes AVS depuis plus de 25&nbsp;ans.</p><p>L'USS s'engagera pour que le financement mixte décidé par la commission trouve également une majorité au Conseil des États. En effet, plus le financement de la 13e rente AVS sera rapide, moins les coûts supplémentaires seront élevés. C'est ce qu'a également confirmé cette semaine Compenswiss (le fonds de compensation de l'AVS, de l'AI et des APG).</p><p>Une chose est désormais claire&nbsp;: ceux qui ne veulent pas financer durablement la 13e rente AVS souhaitent en fait relever l'âge de la retraite. Cela contredit toutefois diamétralement l'acceptation claire de la 13<sup>e</sup> rente AVS et le rejet très net par le peuple, le même jour, de l'initiative sur les rentes des jeunes libéraux-radicaux.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_4a4b8379cf.webp" length="458888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11533</guid><pubDate>Thu, 19 Feb 2026 16:12:05 +0100</pubDate><title>Indemnités maximales pour les membres des organes dirigeants des assureurs LAMal</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/indemnites-maximales-pour-les-membres-des-organes-dirigeants-des-assureurs-lamal</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur les indemnités maximales pour les membres des organes dirigeants des assureurs LAMal (iv. pa. 21.453). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11531</guid><pubDate>Thu, 19 Feb 2026 16:03:57 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (2e volet de mesures visant à maîtriser les coûts – 1re tranche) </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-maladie-2e-volet-de-mesures-visant-a-maitriser-les-couts-1re-tranche</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (2e volet de mesures visant à maîtriser les coûts – 1re tranche). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11524</guid><pubDate>Tue, 17 Feb 2026 11:44:08 +0100</pubDate><title>Attaque frontale contre les bas revenus et le dimanche chômé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-frontale-contre-les-bas-revenus-et-le-dimanche-chome</link><description>La CER-E contre la protection des travailleuses et travailleurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission du Conseil des États veut permettre de passer outre aux salaires minimums cantonaux. Ainsi, les travailleuses et travailleurs à bas salaire verront leur revenu encore reculer. Les femmes actives dans l’hôtellerie-restauration, le commerce de détail, la coiffure et le nettoyage seront particulièrement touchées. Des milliers de bénéficiaires du salaire minimum perdront de facto leur droit à un revenu couvrant les besoins vitaux. La Confédération indique pourtant clairement que de telles visées sont contraires à la Constitution.</p><p>La majorité des partis bourgeois veut permettre aux employeurs de verser des salaires à plein temps qui ne suffisent plus pour vivre. Pour les personnes concernées, il en résulte une lacune de revenu, laquelle doit être comblée par les communes au moyen de l’aide sociale, à la charge de collectivité. Pour les employeurs, les avantages sont évidents : moins de salaires pour plus de bénéfices.</p><p>Le mépris de la Constitution et du fédéralisme dont font preuve les prétendus représentant-e-s des cantons est particulièrement choquant. Par ses décisions, la majorité de la commission viole des principes fondamentaux de l’État de droit suisse, alors que Confédération et cantons ont mis en garde contre de telles violations du droit. Celles-ci sont sciemment tolérées afin de permettre aux employeurs de verser des salaires plus bas, qui ne suffisent pas pour vivre. Les acquis ont certes pu être préservés, mais ils ne compensent pas l’inflation.</p><p>Dans le cadre de la libre circulation des personnes, les salaires minimums cantonaux constituent une barrière importante contre le dumping salarial. Les employeurs et la majorité bourgeoise de la commission affaiblissent ainsi la protection des salaires à la veille des prochaines votations sur l’Europe. Ce faisant, ils jouent avec le feu et mettent en péril la politique d’ouverture de la Suisse vis-à-vis de l’UE. Une politique qui, grâce aux mesures sociales d’accompagnement, a pourtant fait ses preuves.</p><h3 class="heading--h5">Davantage de travail dominical pour moins de salaire</h3><p>La majorité de la commission veut démanteler la protection des salarié-e-s. À l’instigation du canton de Zurich, elle entend permettre le travail dominical sans autorisation dans le commerce de détail jusqu’à douze dimanches par an, contre quatre actuellement. Et ce, alors même que la majorité des cantons y renonce aujourd’hui délibérément et que les syndicats ont remporté deux tiers des votations sur l’extension des horaires d’ouverture des magasins.</p><p>Il faut rappeler que les conditions de travail dans le commerce de détail sont particulièrement difficiles : horaires irréguliers, journées fractionnées, faible prévisibilité, activités physiquement exigeantes et bas salaires. Une extension du travail dominical aggraverait encore ces conditions.</p><p>Les décisions de la commission vont encore plus loin. Les suppléments de salaire en vigueur pour le travail dominical sont remis en question. Aujourd’hui, une majoration de 50 % s’applique tant que le travail dominical reste exceptionnel et qu’il ne dépasse pas quatre dimanches. À l’avenir, quiconque travaillerait plus de six dimanches perdrait le droit à ce supplément pour l’ensemble des dimanches effectués. Le personnel de vente devrait travailler sensiblement plus de dimanches tout en perdant le droit aux suppléments. Une fois de plus, les travailleuses et travailleurs devraient supporter davantage de contraintes pour un salaire moindre.</p><p>Ce démantèlement est inacceptable. Qui travaille doit pouvoir vivre de son salaire et a droit à un dimanche libre. L’USS s’opposera résolument à ces attaques contre le droit du travail.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_25-jahre-mindestlohn_titelbi_031238346e.webp" length="50328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11522</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 17:06:05 +0100</pubDate><title>Nouvelle loi fédérale sur les plateformes de communication et les moteurs de recherche (LPCom)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/nouvelle-loi-federale-sur-les-plateformes-de-communication-et-les-moteurs-de-recherche-lpcom</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la nouvelle loi fédérale sur les plateformes de communication et les moteurs de recherche (LPCom). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11520</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 16:56:57 +0100</pubDate><title>Approbation et mise en œuvre de la Convention et du Protocole de La Haye de 2007 sur les ali-ments et loi fédérale sur l’amélioration du recouvrement national des créances d’entretien du droit de la famille </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/approbation-et-mise-en-oeuvre-de-la-convention-et-du-protocole-de-la-haye-de-2007-sur-les-ali-ments-et-loi-federale-sur-lamelioration-du-recouvrement-national-des-creances-dentretien-du-droit-de-la-famille</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'approbation et mise en œuvre de la Convention et du Protocole de La Haye de 2007 sur les ali-ments et loi fédérale sur l’amélioration du recouvrement national des créances d’entretien du droit de la famille. La réponse de l'USS figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11518</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 16:46:25 +0100</pubDate><title>Modification des ordonnances d’exécution relatives aux restrictions de voyage à l’étranger </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-des-ordonnances-dexecution-relatives-aux-restrictions-de-voyage-a-letranger</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification des ordonnances d’exécution relatives aux restrictions de voyage à l’étranger. La réponse de l'USS figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11515</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 16:00:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur les étrangers et l’intégration </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-la-loi-sur-les-etrangers-et-lintegration</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de la loi sur les étrangers et l’intégration. La réponse de l'USS figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11513</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 15:35:39 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur la transparence des personnes morales et l’identification des ayants droits éco-nomiques </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-sur-la-transparence-des-personnes-morales-et-lidentification-des-ayants-droits-eco-nomiques</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'ordonnance sur la transparence des personnes morales et l’identification des ayants droits éco-nomiques. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11510</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 14:45:04 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les établissements financiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-etablissements-financiers</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur la modification de la loi fédérale sur les établissements financiers. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11506</guid><pubDate>Fri, 13 Feb 2026 15:45:00 +0100</pubDate><title>Respecter le mandat populaire : mise en œuvre immédiate de l&#039;initiative sur les soins infirmiers !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/respecter-le-mandat-populaire-mise-en-oeuvre-immediate-de-linitiative-sur-les-soins-infirmiers</link><description>Appel urgent et communiqué de presse commun de l&#039;Alliance du personnel de santé
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La coalition du personnel de santé lance aujourd'hui <a href="https://signer.appel-personnel-sante.ch/maintenant?utm_source=SGB-Webseite" target="_blank" rel="noreferrer">un appel urgent</a> pour demander aux parlementaires de modifier en profondeur la loi fédérale sur les conditions de travail dans les soins (LCTSI) et de respecter ainsi le mandat populaire. L'exode dans le secteur de la santé se poursuit, la santé du personnel de santé et la qualité des soins prodigués à la population sont menacées. Mais cela ne semble pas préoccuper la majorité de droite au Parlement : alors que les votant-e-s ont approuvé à une large majorité l'initiative sur les soins infirmiers en 2021, les parlementaires refusent jusqu'à présent d'améliorer les conditions de travail dans les soins et de mettre ainsi en œuvre la volonté populaire. La commission du Conseil national a même encore aggravé la proposition insuffisante du Conseil fédéral !&nbsp;</p><p>La LCTSI sera bientôt débattue au Conseil national. Cependant, la proposition actuelle de la commission du Conseil national n’est qu’un tigre de papier, une loi sans substance. Les parlementaires doivent maintenant la corriger de toute urgence afin que cette loi ne se réduise pas à une politique symbolique. La coalition du personnel de santé a donc lancé aujourd'hui <a href="https://signer.appel-personnel-sante.ch/maintenant?utm_source=SGB-Webseite" target="_blank" rel="noreferrer">un appel urgent</a> qui peut être signé par l'ensemble de la population. Nous sommes toutes et tous concernés, nous aurons toutes et tous besoin un jour de soins ou d'assistance.</p><p>Les signataires demandent aux parlementaires responsables :</p><ul><li>Indépendamment de leur parti, d'appliquer intégralement l'article 117b de la Constitution fédérale et, par conséquent, l'initiative sur les soins infirmiers et la volonté du peuple.</li><li>De modifier en profondeur la loi: réduction significative du temps de travail, ratio de personnel permettant de prodiguer des soins de qualité, amélioration des suppléments pour le travail de nuit, le week-end et les jours fériés, et obligation pour tous les employeurs de respecter au minimum les lois cantonales et les CCT en vigueur.</li><li>Financer ces mesures pour le secteur de la santé.</li></ul><h3 class="heading--h5">L'exode dans le secteur de la santé bat son plein</h3><p>Le Jobradar montre que des milliers de postes dans le domaine des soins sont vacants. Environ un tiers des soignants quittent la profession. Ils sont épuisés, ils n'en peuvent plus. La pénurie de personnel aggrave encore les problèmes : le personnel de santé donne chaque jour le meilleur de lui-même, mais il le fait dans des conditions de stress psychologique et physique extrêmement élevées. Si la santé des soignant-e-s est en danger, la qualité des soins prodigués à la population l'est aussi ! Aujourd'hui déjà, de nombreuses personnes ne reçoivent plus les soins et l'accompagnement dont elles ont besoin.</p><h3 class="heading--h5">La population du côté du personnel de santé</h3><p>Après les applaudissements pendant la pandémie, la population a également pris clairement position en faveur du personnel soignant sur le plan politique en 2021. Lors d'un vote historique, 2 161 272 personnes, soit 61 %, ont accepté l'initiative sur les soins infirmiers. Au cœur de cette initiative se trouve l'amélioration concrète des conditions de travail afin de réduire la charge de travail du personnel soignant et de mettre fin aux changements de carrière. C'est en effet la seule façon de garantir l'efficacité de l'offensive en matière de formation.</p><h3 class="heading--h5">La commission du Conseil national ignore la volonté du peuple</h3><p>Les parlementaires de la commission compétente du Conseil national ont toutefois décidé de passer outre la volonté du peuple et d'ignorer de facto les principales revendications de l'initiative sur les soins infirmiers. Au lieu de mettre en œuvre les dispositions constitutionnelles, ils ont encore affaibli la proposition de loi déjà insuffisante du Conseil fédéral, ne donnant ainsi pas suite aux principales revendications de l'initiative. La commission renonce par exemple à réduire la durée maximale du travail de 50 à 45 heures, comme c'est le cas pour les professions de bureau. Elle a pratiquement revu à la baisse toutes les augmentations des indemnités, a refusé de donner au Conseil fédéral la compétence d'adopter sans complication d'autres améliorations, si nécessaire, et n'a prévu aucune mesure pour des dotations en personnel adaptées aux besoins, élément central de l'initiative populaire.</p><h3 class="heading--h5">Le personnel de santé est indigné</h3><p>Le mandat donné par la population était clair : les conditions de travail dans le secteur des soins doivent être améliorées de manière significative et concrète. Non seulement la proposition actuelle passe à côté de cet objectif, mais la commission du Conseil national envoie un signal alarmant : les améliorations urgentes pour le personnel et la garantie durable de soins de qualité n'ont absolument aucune importance à ses yeux. Elle se moque également de la démocratie directe, ce qui est extrêmement dangereux et suscite à juste titre une grande indignation parmi les quelque 800 000 employé-e-s du domaine des soins, dont 87 % sont des femmes.<br>&nbsp;</p><p><a href="https://signer.appel-personnel-sante.ch/maintenant?utm_source=SGB-Webseite" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Signer l'appel</a><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/2/csm_appel-soins_1a159748fc.webp" length="55076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11502</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 15:25:49 +0100</pubDate><title>Le financement additionnel de l’AI ne doit pas se faire au détriment de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-financement-additionnel-de-lai-ne-doit-pas-se-faire-au-detriment-de-lavs</link><description>Décision du Conseil fédéral relative à la révision de l’AI</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue le financement additionnel prévu par le Conseil fédéral pour couvrir les dépenses courantes de l’AI, si la situation financière l’exige. Dues à des choix politiques, les dettes de l’AI ne doivent toutefois pas être répercutées sur les salarié-e-s et sur le fonds de l’ AVS. Améliorer l’intégration des jeunes adultes est pertinent, mais risque de multiplier les démarches et procédures au sein de l’AI. Il est en outre essentiel de renforcer la protection de la santé au travail et d’en garantir l’application rigoureuse.</p><p>L’AI a pour but d’assurer les moyens d’existence des personnes durablement incapables de travailler. Or cet objectif est loin d’être atteint aujourd’hui : une personne sur deux au bénéfice d’une rente AI dépend de prestations complémentaires. De plus, le report de l’AI sur l’aide sociale est une réalité. L’USS salue dès lors la volonté du Conseil fédéral, exprimée dans les lignes directrices de la prochaine révision de l’AI, de combler une éventuelle lacune de financement de l’AI par une hausse modérée des cotisations salariales, plutôt que par une réduction des prestations.</p><p>En revanche, les dettes de l’AI et les intérêts dus à l’AVS ne doivent être reportés ni sur les salarié-e-s ni sur le fonds de l’AVS. Résultant de décisions de politique fédérale, ces dettes doivent donc être assumées par la Confédération ou par la Banque nationale suisse.</p><p>L’USS soutient tous les efforts visant à améliorer l’intégration sur le marché du travail, en particulier des jeunes adultes en début de parcours professionnel. Ces efforts comportent toutefois le risque de multiplier les démarches et procédures. Les mesures introduites en 2022 sont peu connues et n’ont pas encore été évaluées. Sans évaluation, de nouvelles mesures de réadaptation se traduiront par davantage de formalités et une pression accrue sur les assuré-e-s.</p><p>Les employeurs ont aussi leur part de responsabilité : les personnes annoncées à l’AI ont besoin de perspectives professionnelles et d’emplois, et non pas de promesses creuses. Les employeurs sont par ailleurs tenus d’assurer la protection de la santé au travail. La hausse des absences pour maladie et des annonces à l’AI souligne la nécessité de mieux protéger la santé des salarié-e-s et de faire respecter rigoureusement les mesures de prévention. Comme l’USS l’a révélé la semaine dernière, les employeurs ne sont aujourd’hui contrôlés par les cantons qu’une fois tous les 20 ans. À l’avenir, ces contrôles doivent avoir lieu au moins une fois tous les deux ans.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11499</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 13:50:43 +0100</pubDate><title>Train de mesures en faveur des salaires : la protection contre le licenciement est indispensable</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/train-de-mesures-en-faveur-des-salaires-la-protection-contre-le-licenciement-est-indispensable</link><description>Décision du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Par sa décision en matière de protection contre le licenciement des représentant-e-s du personnel (« mesure n°14 »), le Conseil fédéral a complété la partie du train de mesures de protection des salaires qui manquait encore. La mesure adoptée aujourd’hui est essentielle pour permettre le con-trôle et l’application des salaires suisses. L’Union syndicale suisse (USS) avait certes exigé des garanties contre le licenciement plus étendues. La décision du Conseil fédéral constitue une solution a minima. On peut néanmoins s’en réjouir dans la mesure où facilite le travail des représentant-e-s du personnel et renforce la protection des salaires ainsi que des conditions de travail.</p><p>À l’heure actuelle, les représentant-e-s élus des travailleuses et travailleurs ne sont guère protégé-e-s contre le licenciement en Suisse, alors qu’ils assument une grande responsabilité sociale dans les entreprises. Dans des secteurs comme l’industrie des machines, l’horlogerie, la chimie/pharma et les banques par exemple, beaucoup de choses sont réglées au niveau de l’entreprise, dont les salaires, les horaires de travail, la sécurité au travail et la protection de la santé.</p><p>Afin d’accomplir leur travail, les membres des commissions du personnel doivent pouvoir discuter et négocier d’égal à égal avec les employeurs au sein des entreprises. Ils doivent pouvoir assumer leur fonction même lors de négociations difficiles sans craindre un licenciement.</p><p>Sur la protection contre le licenciement, le Conseil fédéral a proposé une solution minimale. Celle-ci fait désormais partie intégrante des mesures n° 1 à 14 de protection des salaires. Pour garantir cette protection, l’ensemble des mesures est nécessaire. L’USS attend donc désormais du Parlement qu’il reprenne et adopte tel quel ce paquet, élaboré au terme d’un long travail.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/e/csm_lignerouge-unia-dubuis_6083b5dae9.webp" length="173620" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11497</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 13:10:10 +0100</pubDate><title>Non à l’initiative du chaos de l’UDC, le 14 juin 2026</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-du-chaos-de-ludc-le-14-juin-2026</link><description>Résiliation des accords bilatéraux soumise aux urnes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative UDC « pour la durabilité » est un projet extrême qui risque de plonger la Suisse dans le chaos. Elle vise à résilier la libre circulation des personnes et, partant, à mettre fin aux accords bilatéraux avec l’Union européenne. Elle met ainsi en danger les salaires, les emplois et le service public en Suisse. Alors que la politique des États-Unis bouleverse l’environnement géopolitique pour les petits pays comme la Suisse, tourner le dos à nos voisins et à l’Europe serait une grave erreur. Une telle rupture ferait peser une pression accrue sur les salaires et menacerait l’emploi. La fin de la libre circulation des personnes signifierait également la fin de la protection des salaires. L’absence de contrôles des salaires ouvrirait la voie au dumping salarial.</p><p>En cas d’acceptation, l’initiative du chaos de l’UDC entraînerait la résiliation de la libre circulation des personnes. En vertu de la clause guillotine, les accords bilatéraux avec l’UE tomberaient également. Près de 50 % des exportations suisses étant destinés à l’UE, la restriction de l’accès au marché nuirait à la prospérité de notre pays. Conséquences : l’activité économique ralentirait, les investissements diminueraient, et les délocalisations ainsi que les licenciements se multiplieraient. Au bout du compte, l’emploi reculerait.</p><p>Au moment où les États-Unis mettent l’Europe sous forte pression politique et économique, une telle politique hasardeuse mettrait nos emplois en danger. Dès lors, couper les ponts avec nos partenaires et nos voisins dans ce contexte d’incertitude ferait peser une menace sur les revenus de nombreux salarié-e-s.</p><h3 class="heading--h5">Niveau des salaires menacé</h3><p>Si la libre circulation des personnes disparaissait, les mesures d’accompagnement seraient à leur tour menacées, voire abolies. La protection des salaires disparaîtrait. L’absence de contrôles ouvrirait la voie au dumping salarial. Les migrant-e-s seraient à nouveau exploité-e-s, comme à l’époque du statut de saisonniers, avec des conditions de travail précaires et des droits sociaux insuffisants. Cela exercerait aussi une pression massive sur les salaires des travailleuses et travailleurs en Suisse.</p><p>Dans le même temps, le repli économique accentuerait le renchérissement. Le Brexit l’illustre parfaitement : les barrières commerciales et la bureaucratie poussent les prix à la hausse. Combinée à un affaiblissement de la protection des salaires, la hausse des prix rognerait l’argent disponible au quotidien. L’initiative est dangereuse pour les salaires.</p><h3 class="heading--h5">Cette initiative extrême met en péril le bon fonctionnement du système de soins</h3><p>Encore une fois, le Brexit démontre ce qui se passe lorsque l’immigration est remplacée par des contingents rigides. Les hôpitaux recrutent à court terme dans des pays lointains, le personnel change plus fréquemment et la qualité des soins diminue. En Suisse, la moitié des médecins et plus d’un tiers du personnel infirmier diplômé ont été formés à l’étranger. Si la libre circulation des personnes était abolie, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée s’aggraverait dangereusement. La sécurité de la couverture sanitaire serait menacée.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) et les syndicats de l’USS combattront résolument l’initiative du chaos de l’UDC, en menant une campagne visible et en organisant des événements publics, des débats dans les entreprises ainsi qu’une présence dans la rue.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/9/csm_Visual-Vorkampagne_3x2_klein_fr_66fab323ce.webp" length="117586" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11496</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 12:12:59 +0100</pubDate><title>Signez maintenant : pour des loyers justes et abordables</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/signez-maintenant-pour-des-loyers-justes-et-abordables</link><description>Initiative populaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Depuis des années, les loyers augmentent plus vite que les salaires. Certains bailleurs résilient des baux pour rénover, puis relouer plus cher. Trop souvent, en particulier de groupes immobiliers axés sur le profit, ces augmentations s’appuient sur des pratiques abusives qui font exploser les prix. L’initiative sur les loyers veut précisément introduire des outils efficaces afin d’empêcher les loyers abusifs.</span></p><p class="lead"><span lang="FR-CH">L’objectif est d’éviter que toujours plus de personnes ne doivent quitter leur cadre de vie faute de pouvoir suivre la hausse des loyers. Se loger ne doit pas être un luxe&nbsp;!</span></p><h3 class="heading--h5"><span lang="FR-CH"><strong>Le système actuel de contrôle ne fonctionne pas</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Aujourd’hui, le contrôle de la légalité des loyers repose sur les locataires. Ce système ne fonctionne pas. Une étude estime qu’en Suisse, rien qu’en 2023, plus de dix milliards de francs ont été encaissés sous forme de loyers abusifs.</span></p><p><span lang="FR-CH">La récolte de signatures est dans la dernière ligne droite&nbsp;: 108&nbsp;000 signatures ont déjà été réunies. Cela montre à quel point la situation est urgente.</span></p><p><span lang="FR-CH">Notre objectif est d’obtenir 130&nbsp;000 signatures, afin de déposer l’initiative avec une marge de sécurité. Il manque donc encore un peu plus de 20&nbsp;000 signatures.&nbsp;</span></p><h3 class="heading--h5"><span lang="FR-CH"><strong>Un coup de main pour la dernière ligne droite</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Commandez des </span><a href="https://initiative-loyers.ch/signer/" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">feuilles de signatures</span></a><span lang="FR-CH"> sur le </span><a href="https://initiative-loyers.ch"><span style="color:windowtext;text-decoration:none;text-underline:none;" lang="FR-CH">site de l’Initiative sur les loyers</span></a><span lang="FR-CH">. Faites signer vos amis, vos proches et vos voisins, puis renvoyez les feuilles. Ensemble, envoyons un signal clair pour des loyers justes.</span></p><p><a href="https://initiative-loyers.ch/signer/" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">Signer l'initiative</span></a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/f/csm_Mietpreisinitative_FR_cf8998e4c1.webp" length="55090" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11494</guid><pubDate>Tue, 10 Feb 2026 16:46:29 +0100</pubDate><title>La Commission de l’économie cède face au lobby immobilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-commission-de-leconomie-cede-face-au-lobby-immobilier</link><description>Encouragement à la construction de logements</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse manque cruellement de logements et les loyers flambent. Le Parlement aurait pu remédier à ce problème en augmentant massivement l’encouragement fédéral à la construction de logements à but non lucratif, avec en plus une garantie de rendement pour la Confédération. Aujourd’hui, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) s’est malheureusement pliée aux intérêts du lobby immobilier et a rejeté la proposition.</p><p>Soutenir le logement d’utilité publique, c’est-à-dire à but non lucratif, permet de faire d’une pierre deux coups : créer davantage de logements et garantir des loyers abordables. Si la Suisse dispose une longue tradition en la matière, le secteur reste beaucoup trop marginal, puisque moins de 4 % des logements locatifs appartiennent à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Cette situation peut et doit changer.</p><p>Face à des loyers qui explosent et à un marché du logement sous tension, il est urgent de relancer la construction de logements d’utilité publique. Même si l’essentiel du travail doit être réalisé dans les cantons, la Confédération peut intervenir de manière efficace. Elle peut en effet augmenter massivement la dotation des deux instruments d’encouragement existants, le Fonds de roulement (FDR) et la Centrale d’émission pour la construction de logements d’utilité publique (CCL). Un tel renforcement améliorerait nettement les conditions-cadres. Au lieu de cela, le Conseil fédéral s’est contenté de proposer au Parlement une prolongation des dispositifs à leur niveau actuel, lequel est clairement insuffisant. Les syndicats ont déjà averti qu’il ne suffit pas de maintenir le patient sous perfusion, il faut le sortir de sa paralysie. Pour autant, la CER-N refuse aujourd’hui à son tour les augmentations demandées.</p><p>Cette décision est totalement incompréhensible. Car, au niveau fédéral, il n’existe pas de levier plus simple et plus rapide pour donner un véritable coup d’accélérateur au logement d’utilité publique que d’augmenter les engagements conditionnels de la CCL et le plafonds de dépenses du FDR. Une telle mesure ne coûterait rien aux contribuables. Au contraire, la Confédération y gagnerait même. Le Conseil national doit impérativement corriger le tir et revenir sur la décision de sa commission, manifestement sous l’influence du lobby immobilier.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/c/csm_Wohnungsbau-Baustelle_iStock-ilkercelik_0be46c3f9d.webp" length="308202" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11489</guid><pubDate>Fri, 06 Feb 2026 16:42:19 +0100</pubDate><title>Protocole de modification de l’accord entre la Confédération Suisse et l’Union européenne sur l’échange automatique d’informations relatives aux comptes financiers en vue d’améliorer le respect des obligations fiscales au niveau international</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/protocole-de-modification-de-laccord-entre-la-confederation-suisse-et-lunion-europeenne-sur-lechange-automatique-dinformations-relatives-aux-comptes-financiers-en-vue-dameliorer-le-respect-des-obligations-fiscales-au-niveau-international</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur le protocole de modification de l’accord entre la Confédération Suisse et l’Union européenne sur l’échange automatique d’informations relatives aux comptes financiers en vue d’améliorer le respect des obligations fiscales au niveau international. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11483</guid><pubDate>Tue, 03 Feb 2026 11:15:00 +0100</pubDate><title>Le travail rend trop souvent malade</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-travail-rend-trop-souvent-malade</link><description>Conférence annuelle de presse 2026 de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les absences pour maladie en entreprise augmentent de manière dramatique. La pression au travail s’est intensifiée. Dans le même temps, la politique salariale et la répartition inéquitable des fruits de la croissance freine l’économie. Les salaires sont sous pression et le pouvoir d’achat des travailleurs et travailleuses diminue. L’Union syndicale suisse (USS) exige une offensive de mise en œuvre de la part de la Confédération et des cantons afin de renforcer la protection de la santé au travail. Aujourd’hui, les employeurs ne sont contrôlés par les cantons que tous les 20 ans. Il faudrait au contraire un contrôle tous les deux ans. Par ailleurs, l’USS demande un arrêt immédiat de l’extension du travail du dimanche et de l’allongement de la journée de travail à 17 heures, décidée par le Conseil national.</p><p>Les absences pour maladie ont fortement augmenté et représentent désormais environ 80 millions d’heures de travail de plus qu’avant la pandémie – soit une hausse d’un tiers. L’augmentation des absences de longue durée est particulièrement préoccupante. Plus une incapacité de travail dure longtemps, plus le risque de licenciement, d’invalidité et de séquelles durables pour la santé est élevé. Pour la première fois depuis 20 ans, la probabilité de devenir invalide a de nouveau augmenté.</p><p>Les travailleurs et travailleuses des professions physiquement ou psychiquement exigeantes, comme la vente, la construction, le transport, la santé, le social ou de nombreux services, sont particulièrement concernés. Les douleurs dorsales et les troubles psychiques sont les causes les plus fréquentes. Beaucoup continuent de travailler malgré leurs problèmes de santé, souvent aussi en télétravail. Cela aggrave les maladies et engendre des coûts économiques élevés. S’y ajoutent des pertes salariales sensibles. L’indemnité en cas de maladie ne couvre généralement que 80 % du salaire, et dans de nombreux cas il faut d’abord attendre plusieurs jours de carence. Les risques financiers pèsent donc sur les travailleurs et travailleuses. En parallèle, ceux-ci rapportent des conditions de travail éprouvantes : pression du temps, manque de personnel, horaires irréguliers et disponibilité permanente. Les employé-e-s travaillent en conséquence sur leur temps libre pour répondre aux exigences. Au lieu de résoudre les problèmes structurels, de nombreux employeurs misent sur des mesures alibis comme des cours de gestion du stress. De plus, la loi sur le travail n’est pas appliquée et la protection légale est constamment affaiblie. Les employeurs ne sont contrôlés par les cantons que tous les 20 ans.</p><p>L’USS exige un changement de cap. Il faut du personnel en nombre suffisant, des horaires de travail et de repos fiables, ainsi qu’une application conséquente de la législation du travail pour protéger la santé des travailleurs et travailleuses. Désormais, les employeurs doivent être contrôlés au moins tous les deux ans. L’USS rejette catégoriquement toute nouvelle attaque contre les dispositifs existants. Gabriela Medici, co-secrétaire syndicale de l’USS, trace clairement les lignes rouges : « Une extension du travail dominical et une flexibilisation supplémentaire des horaires de travail ne sont pas envisageables. »</p><h3 class="heading--h5">Pouvoir d’achat sous pression</h3><p>Malgré une bonne conjoncture économique, les salaires réels stagnent depuis des années. Depuis 2020, l’écart entre les salaires réels et la productivité atteint environ 5 %. Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, calcule : « Pour un couple avec un revenu moyen, cela représente environ 6 000 francs de moins par an. » Cet argent manque au quotidien. Les primes d’assurance-maladie et les loyers ont fortement augmenté, tout comme d’autres charges fixes. De nombreux ménages, y compris de la classe moyenne, sont de plus en plus sous pression. En conséquence, le moral des consommatrices et consommateurs est au plus bas et la consommation privée par habitant recule, si l’on exclut les dépenses de santé. L’ensemble de l’économie s’en trouve freinée.</p><p>Au lieu d’une augmentation des salaires, on constate celle des hauts revenus et des fortunes. Les impôts sur les bénéfices et les cotisations sociales ont été réduits, et plusieurs cantons prévoient de nouvelles baisses d’impôts. Cela aggrave les inégalités sociales et ne résout aucun problème réel de la population. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, souligne donc : « Alors que l’économie suisse continue de croître, les personnes aux revenus bas et moyens perdent du pouvoir d’achat, tandis que les revenus les plus élevés captent toujours plus de la richesse nationale. »</p><p>L’USS exige des augmentations salariales substantielles, en particulier pour les bas et moyens salaires. Toute personne ayant fait un apprentissage doit pouvoir vivre de son salaire et gagner au moins 5 000 francs par mois. De plus, il faut davantage de moyens publics pour les subventions aux primes, le logement abordable, les soins et l’accueil de jour des enfants. Une politique salariale et de répartition plus sociale n’est pas seulement une question de justice, mais aussi une nécessité économique.</p><h3 class="heading--h5">Interventions</h3><ul><li>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/260203_JMK/260203_CP_lutte_des-classes_PYM_fr.pdf">« Du partenariat social à la lutte des classes ? » (PDF)</a></li><li>Daniel Lampart, coresponsable du secrétariat de l'USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/260203_JMK/300106_DL_Unsoziale_Lohn-_und_Verteilungspolitik_bremst_die_Wirtschaft_FR.pdf">« Salaires et redistribution : rompre en 2026 avec cette politique antisociale qui freine l’économie » (PDF)</a></li><li>Gabriela Medici, coresponsable du secrétariat de l'USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/260203_JMK/300106_GM_Arbeitsbedingungen_die_krank_machen_FR_def.pdf">« Des conditions de travail qui rendent malade : il est temps d’agir » (PDF)</a><br>&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/e/csm_260203_MK_DL-PYM-GM_foto-br_ab8c719a75.webp" length="229570" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11480</guid><pubDate>Thu, 29 Jan 2026 16:34:00 +0100</pubDate><title>Plus d’argent dans le porte-monnaie ? L’initiative « 200 francs, ça suffit » n’y changera rien</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/plus-dargent-dans-le-porte-monnaie-linitiative-200-francs-ca-suffit-ny-changera-rien</link><description>Informations et arguments sur la votation du 3 mars</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jamais on n’avait vu les partisans de l’initiative SSR se préoccuper autant du pouvoir d’achat de la population active que dans la campagne de votation actuelle. Aussi transparente que cynique, la stratégie de ces personnes ne doit pas nous faire perdre de vue l’enjeu réel&nbsp;: le démantèlement pur et simple du média public qu’est la SSR. Si le texte aboutit, le pouvoir économique dictera les opinions, et la désinformation deviendra la norme dans notre pays.</strong></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">En Suisse alémanique, les auteur-e-s de l’initiative «&nbsp;200 francs, ça suffit&nbsp;» font campagne avec le slogan «&nbsp;Mehr Geld für unsere Büezer&nbsp;» (c’est-à-dire «&nbsp;Plus d’argent pour nos travailleuses et travailleurs&nbsp;»). Difficile de faire plus grossier et plus éhonté. Car la recette pour faire économiser de l’argent aux salarié-e-s ou augmenter leur pouvoir d’achat est simple. Il suffit d’accorder des salaires et des rentes décents, ainsi que des loyers et des primes abordables. Si l’on obtient des améliorations tangibles dans ces quatre domaines, l’essentiel sera atteint.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Or nul besoin de grandes recherches pour savoir que les promoteurs de l’initiative SSR sont aussi les plus grands adversaires du pouvoir d’achat, et mènent actuellement une vaste offensive contre les salaires minimum légaux et pour l’extension du travail dominical et de nuit. En réalité, les travailleuses et travailleurs risquent de se retrouver avec moins d’argent dans leur porte-monnaie en fin de mois.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Même logique pour les rentes. Les partisans de l’initiative s’attaquent systématiquement à l’AVS, avec un objectif unique, celui de faire pression pour relever l’âge de la retraite et, partant, abaisser les rentes.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Quant aux primes maladie&nbsp;? Toute tentative d’augmenter les subsides, sans parler de l’introduction pourtant élémentaire de primes fixées en fonction du revenu, se heurte à un refus catégorique.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Restent les loyers. Sur ce terrain, Gregor Rutz, pourfendeur en chef de la SSR et figure de proue des propriétaires immobiliers en Suisse, s’emploie au quotidien à garantir que la population active et locataire ne bénéficie d’aucun allégement.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Le constat est sans appel. Un oui à l’initiative sur la SSR ne permettra certainement pas à «&nbsp;nos travailleuses et travailleurs&nbsp;» d’avoir plus d’argent dans leur porte-monnaie. Loin de là. Certes, les petites économies finissent par s’additionner. L’initiative ferait effectivement baisser la dépense annuelle par ménage d’environ 100 francs dans un premier temps. Mais ne nous y trompons pas. 100 francs par an représentent 27 centimes par jour, soit un café crème toutes les deux semaines… à partager avec toute la famille. L’effet de l’initiative sur le pouvoir d’achat est dérisoire pour les ménages. Pour les grandes entreprises en revanche, la situation est différente. Le texte mis en votation entend exonérer les personnes morales de la redevance RTV. Les initiants parlent évidemment moins volontiers de ce cadeau (financé en fin compte par la collectivité et taillé surtout pour les grands groupes). Il est vrai que dans une campagne, reconnaître qu’on se moque ouvertement des travailleuses et travailleurs n’est pas très vendeur.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Si manifestement l’enjeu pour les auteurs n’est pas le pouvoir d’achat, quel est donc leur objectif&nbsp;? Ils prétendent que la réduction de moitié de la redevance obligerait la SSR à se concentrer sur son mandat de base. Sans même ouvrir le débat sur ce que pourrait être une telle mission, on constate une première chose&nbsp;: les initiants ont déjà, malheureusement, atteint ce but. Sous la pression de l’initiative, le Conseil fédéral a en effet fortement réduit la redevance RTV, poussant la SSR à une cure d’austérité (soit dit en passant, ce sont les salarié-e-s de la SSR qui en sont les premières victimes).&nbsp;</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Deuxième évidence&nbsp;: aucun mandat, même défini en des termes raisonnables, ne serait encore finançable en cas d’acceptation de l’initiative. La concession porte actuellement sur l’information, la culture, la formation, le divertissement et le sport, pour toutes les régions du pays et toutes les régions linguistiques. Les initiants le savent parfaitement. Car leur objectif n’est pas de recentrer la SSR, mais de la démanteler. Le conseiller national UDC Erich Hess affirmait récemment ceci&nbsp;: «&nbsp;cette initiative ne va pas assez loin. Il faudrait en réalité abolir cette redevance obligatoire. Elle constitue toutefois un pas dans la bonne direction&nbsp;.»</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Que l’initiative SSR ne vise ni à améliorer le pouvoir d’achat des salarié-e-s, ni à définir plus précisément la mission du média public, mais bel et bien à démanteler la SSR n’est pas une surprise. Il faudra cependant s’en souvenir au moment de remplir son bulletin de vote le 8&nbsp;mars. Car quelle que soit l’issue du scrutin, la bataille politique autour de la SSR reprendra dès le lendemain, dans un rapport de forces qui sera soit favorable, soit défavorable.</span></p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_SRG-Webseite-2-FR_6834725b93.webp" length="130948" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11473</guid><pubDate>Mon, 26 Jan 2026 15:05:00 +0100</pubDate><title>Une large majorité contre des baisses de salaire imposées par la loi</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-large-majorite-contre-des-baisses-de-salaire-imposees-par-la-loi</link><description>Enquête de l’USS sur l’attaque du Parlement contre les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un sondage représentatif commandé par l’Union syndicale suisse (USS) est sans appel : la Suisse ne veut pas de baisses de salaires par voie législative. En effet, 63&nbsp;% des votant-e-s rejetteraient une loi qui permettrait de passer outre aux salaires minimums cantonaux ou communaux lorsqu’une convention collective de travail (CCT) prévoit des minimums inférieurs. Seuls 26&nbsp;% approuveraient un tel texte et 10&nbsp;% des personnes interrogées se disent indécises.&nbsp;</p><p>On le voit&nbsp;: la population soutient clairement les salaires minimums cantonaux adoptés démocratiquement. Les salarié-e-s des secteurs à bas salaires doivent rester protégés et les décisions prises dans les urnes respectées. Véritable attaque contre le fédéralisme, ce projet aurait très peu de chances en votation. L’USS a d’ailleurs averti l’été dernier qu’elle lancerait un référendum si le Parlement entendait revenir sur des décisions populaires cantonales.</p><p>Le rejet s’observe pratiquement dans tous les groupes de population. Dans les deux régions linguistiques, comme dans toutes les classes d’âge, tous les niveaux de formation et tous les camps politiques, le non l’emporte nettement. Sur le fond, la position de la population est tout aussi claire&nbsp;: ce qui dérange le plus, c’est l’impact négatif sur les bas salaires et le mépris des décisions démocratiques prises en votation. Beaucoup de personnes interrogées soulignent que les salaires minimums sont légitimés démocratiquement et ne doivent pas être contournés par une loi fédérale. Les réponses aux questions complémentaires vont dans le même sens : en cas de conflit entre salaires minimums cantonaux et dispositions d’une CCT, la majorité veut maintenir la protection offerte par les salaires minimums.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/agenda/2026/GAV_Mindestlohn_Praesentation.pdf">Télécharger l’enquête au format PDF</a> (n'existe qu'en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/graph/260126_Umfrage-Ergebnisse_fr.svg" length="53751" type="image/svg+xml"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11475</guid><pubDate>Thu, 22 Jan 2026 12:16:54 +0100</pubDate><title>Débrancher l&#039;information ? NON à l&#039;initiative SSR</title><link>https://www.uss.ch/initiative-ssr-non</link><description>Infos, arguments et matériel pour la votation sur l&#039;initiative radicale</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/2/csm_SRG-Webseite-1-FR_010e7dd153.webp" length="109576" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11469</guid><pubDate>Fri, 16 Jan 2026 15:04:15 +0100</pubDate><title>L’USS condamne la répression brutale contre les travailleuses et travailleurs en Iran</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/luss-condamne-la-repression-brutale-contre-les-travailleuses-et-travailleurs-en-iran</link><description>Le Conseil fédéral et les Nations Unies doivent agir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) condamne avec la plus grande fermeté la répression violente contre les travailleuses et travailleurs, les syndicalistes et les mouvements sociaux en Iran. Depuis la fin 2025, les manifestations et les grèves se sont étendues à tout le pays, en réaction à une crise économique et sociale toujours plus grave. Les Nations Unies et le Conseil fédéral doivent agir de toute urgence.</p><p>L’effondrement économique de l’Iran frappe de plein fouet les travailleuses et travailleurs dans leur quotidien. Des millions de personnes tombent dans la pauvreté sous l’effet de l’explosion des prix des denrées alimentaires et d’autres biens de première nécessité, de la baisse des salaires réels et de la multiplication des emplois précaires.</p><p>Au lieu d’entamer un dialogue social ou de respecter les normes internationales du travail, le régime iranien persiste à qualifier systématiquement les protestations syndicales et les grèves de « menaces pour la sécurité nationale ». Cette instrumentalisation sert à criminaliser l’action syndicale, à museler la liberté d’expression, à réprimer le droit de réunion et à légitimer la violence, la surveillance de masse et les détentions arbitraires. De facto, les syndicats indépendants ont été interdits. Les travailleuses et travailleurs sont privés de leur droit de fonder librement des organisations de leur choix et d’y adhérer, en violation manifeste des Conventions n°87 et n°98 de l’Organisation internationale du Travail (OIT).</p><p>De nombreux rapports indiquent que, depuis la fin 2025, l’intensification des protestations s’est accompagnée d’un durcissement de la répression, jusqu’au recours à la force meurtrière, ce qui a entraîné des arrestations massives et des milliers de morts. Pour le simple fait d’avoir exercé leurs droits, les syndicalistes font l’objet de représailles ciblées, allant de longues peines de prison à la torture et, dans les cas les plus extrêmes, à des condamnations à mort. Les femmes paient un tribut particulièrement lourd. Depuis des années, elles subissent un contrôle quotidien, intolérable, de leur corps et de leur vie. Aujourd’hui encore, elles sont brutalement opprimées.</p><p>L’USS condamne sans réserve ces agissements. Elle exige l’arrêt immédiat des violences et des mises à mort par le régime, ainsi que le respect plein et entier des droits humains, des droits des femmes et des droits syndicaux. Nous appelons les Nations Unies, et tout particulièrement l’OIT, à renforcer leur surveillance et à exercer une pression durable pour garantir le respect des droits fondamentaux. Le Conseil fédéral doit lui aussi agir sans délai. La Suisse doit condamner les actes du régime et reprendre enfin intégralement les sanctions de l’Union européenne contre l’Iran.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/2/csm_csm_Iran_christopher-rose_flickr_8991b67ece.webp" length="169432" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11465</guid><pubDate>Tue, 13 Jan 2026 12:04:57 +0100</pubDate><title>OUI à l&#039;initiative pour un fonds climat</title><link>https://www.uss.ch/fondsclimat-ini</link><description>Investir pour la prospérité, l&#039;emploi et l&#039;environnement</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/6/csm_klimafondsini-kampagne_ohne_02_4fee6d0750.webp" length="250254" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11460</guid><pubDate>Mon, 12 Jan 2026 09:30:00 +0100</pubDate><title>Conférence des retraité-e-s de l’USS : ensemble pour des rentes solides et contre l’initiative dangereuse de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/conference-des-retraitees-ensemble-pour-des-rentes-solides-et-contre-linitiative-dangereuse-de-l-udc</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 27 mars 2026 aura lieu une nouvelle édition de la Conférence des retraité-e-s de l’USS, devenue un rendez-vous traditionnel. Au centre des discussions : le renforcement de la prévoyance vieillesse pour toutes et tous, ainsi que l’initiative de l’UDC dite «&nbsp;du chaos&nbsp;». Cette dernière menace non seulement les salaires et les emplois, mais risque également de plonger l’AVS et les soins dans le chaos.</p><p>Après l’acceptation historique de la 13<sup>e</sup> rente AVS et le double refus de l’arnaque de la LPP et du relèvement de l’âge de la retraite, d’autres décisions majeures en matière de prévoyance vieillesse sont attendues au Parlement : financement de la 13<sup>e</sup> rente, plafonnement des rentes pour les couples mariés, et avenir des rentes de veuve et de veuf. Gabriela Medici, co-responsable du secrétariat central de l’USS, proposera un tour d’horizon syndical des débats en cours pour des rentes solides.</p><p>Autre point central de la conférence : l’initiative de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions », dite «&nbsp;du chaos&nbsp;». Daniel Lampart, également co-responsable du secrétariat central, exposera les dangers concrets de ce texte radical. Celui-ci menace les salaires, les emplois, et risque de plonger l’AVS et les soins dans le chaos en aggravant la pénurie de personnel et de cotisant-e-s. Cette initiative dangereuse ferait grimper les coûts pour tout le monde et compromettrait le bon fonctionnement de la Suisse.</p><p>Enfin, la conférence discutera du réseautage et de la fidélisation des membres après la retraite. Comment les syndicats peuvent-ils valoriser l’expérience et les compétences des retraité-e-s ? Quels dispositifs existent déjà ? Qu’est-ce qui fonctionne ? Des échanges d’expériences entre fédérations et régions sont prévus.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/agenda/2026/260327_Programme_FR.pdf" target="_blank" class="button" title="télécharger en format PDF" rel="noreferrer">Programme complet</a></p><p><a href="https://uss.sgb.ch/civicrm/event/register?reset=1&amp;id=51" target="_blank" class="button" title="s&apos;inscrire maintenant" rel="noreferrer">Inscription</a></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/8/csm_aeltere-Seminar-Teilnehmerin-Workshop-Konferenz_vm-ist457758283_a86612e208.webp" length="127786" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11461</guid><pubDate>Fri, 09 Jan 2026 16:50:00 +0100</pubDate><title>La Commission du National ignore la volonté populaire et le personnel soignant se sent trahi</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-national-ignore-la-volonte-populaire-et-le-personnel-soignant-se-sent-trahi</link><description>Mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers s’est fait trop longtemps attendre. Et les propositions du Conseil fédéral sont bien trop timorées. Or la Commission compétente du Conseil national a trouvé moyen de vider presque entièrement de sa substance le projet de loi actuel. En plus de contourner de manière choquante la volonté populaire, c’est un véritable affront au personnel soignant soumis à un stress croissant.</p><p>Le personnel des hôpitaux, des EMS et des services d’aide et de soins à domicile n’en peut plus. Il souffre d’épuisement, quand il ne change pas de métier. Ainsi la crise des soins s’exacerbe et la sécurité d’approvisionnement est menacée. Les faits sont connus de longue date et constituent un souci de préoccupation majeur au sein de la population. Sans surprise, l’initiative sur les soins infirmiers a été plébiscitée il y a quelques années. Il est d’autant plus scandaleux que les responsables politiques n’aient quasiment rien depuis lors.</p><p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national avait la possibilité d’agir. Elle aurait pu enfin faire bouger les choses lors de l’examen de la loi d’application de l’initiative. Car le projet présenté par le Conseil fédéral a beau être très insuffisant, le personnel de santé avait émis des propositions d’amélioration nécessaires, raisonnables et indispensables. Or la commission dominée par le camp bourgeois n’en a rien fait&nbsp;: elle a remanié la loi au point de la rendre méconnaissable, à quelques exceptions près comme l’introduction de l’obligation de négocier des conventions collectives de travail. Ainsi, la réduction de la durée maximale de la semaine de travail de 50&nbsp;heures, soit beaucoup trop pour une activité aussi pénible, est passée à la trappe. Idem pour un supplément correct en cas de travail du dimanche et des jours fériés, ou de changements de dernière minute dans les horaires de travail. Un financement supplémentaire du système et les règles pourtant nécessaires en vue d’une dotation en personnel adéquate n’ont guère eu plus de chance.</p><p>On se frotte les yeux pour y croire. Comment les responsables politiques du dossier peuvent-ils contourner ainsi le mandat confié par le peuple&nbsp;? Comment peut-on ignorer de manière aussi irresponsable les défis démographiques liés aux soins et faire preuve d’autant d’aveuglement face aux besoins urgents du personnel soignant&nbsp;? Pas plus tard qu’en novembre dernier, ce même personnel s’est mobilisé sur la Place fédérale par un froid glacial. Il ne s’agissait pas d’un événement symbolique, mais d’un appel à l’aide lancé par les travailleuses et travailleurs d’un secteur d’importance systémique au monde politique, afin qu’il agisse enfin. Cet appel s’adresse désormais au plénum du Conseil national, qui devrait examiner la loi à sa session de printemps&nbsp;: le projet doit être remanié en profondeur, il n’y a pas d’autre choix.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_Krankenhaus_Spita_Gang_Korridor_Betti_Pflegeperson_iStockk-sudok1_fc0347b8c2.webp" length="77338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11456</guid><pubDate>Sun, 04 Jan 2026 17:10:00 +0100</pubDate><title>Les syndicats condamnent une intervention contraire au droit international au Venezuela et exigent le retour à l&#039;État de droit et au dialogue</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-syndicats-condamnent-une-intervention-contraire-au-droit-international-au-venezuela-et-exigent-le-retour-a-letat-de-droit-et-au-dialogue</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse est profondément préoccupée par les opérations militaires américaines au Venezuela. Les syndicats suisses condamnent fermement cette intervention qui viole la Charte des Nations Unies et demandent au Conseil fédéral de faire de même.&nbsp;</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">L'Union syndicale suisse (USS) soutient les positions de la Confédération européenne des syndicats, de la Confédération internationale des syndicats et de la Confédération latino-américaine des syndicats. Nous soulignons ensemble que les travailleuses et travailleurs et la population ne doivent jamais payer le prix des escalades géopolitiques. L'avenir du Venezuela ne doit pas être décidé par le président Trump, mais par les Vénézuéliens eux-mêmes, par des moyens démocratiques et pacifiques, sans ingérence étrangère et en présence de syndicats libres et indépendants qui peuvent agir sans répression.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">L'USS condamne toute tentative des puissances étrangères d'exercer un contrôle politique ou économique sur le Venezuela afin de s'assurer l'accès à ses ressources naturelles. De tels actes constituent une grave violation du droit international, de la Charte des Nations unies et du droit des peuples à l'autodétermination et conduisent, comme l'histoire l'a suffisamment prouvé, à une aggravation des injustices sociales, à davantage de répression et à des violations des droits des travailleurs. Les syndicats suisses sont solidaires des travailleuses et travailleurs du Venezuela et de leurs syndicats.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L'USS exige la protection immédiate de la population civile et de toutes les personnes détenues au Venezuela, dans le respect total des principes de l'État de droit et de la transparence. Elle appelle toutes les parties à revenir à la diplomatie et au dialogue. En outre, l'USS demande au Conseil fédéral de condamner cette intervention militaire américaine contraire au droit international, et d'utiliser tous les moyens diplomatiques à sa disposition pour garantir que tous les acteurs renouent le dialogue. En tant que pays neutre, la Suisse à un intérêt à un renforcement et non un affaiblissement du droit international et doit prendre position contre toutes les violations de ce droit, d'autant plus qu'elle préside cette année l'OSCE.</span></p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_cc-by-sa_absolutely-new_wikimedia-commons_ac8f3db45f.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11452</guid><pubDate>Wed, 17 Dec 2025 10:15:44 +0100</pubDate><title>Votations du 8 mars : Recommandations de vote de l&#039;USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/votations-du-8-mars-recommandations-de-vote-de-luss</link><description>Le 8 mars 2026, quatre objets seront soumis au vote sur le plan fédéral. Le Comité de l’USS a arrêté les mots d’ordre suivants :</description><content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/votations-du-8-mars-recommandations-de-vote-de-luss#c20277" target="_self" class="link--arrow">NON à l'initiative populaire « 200 francs, ça suffit ! (initiative SSR) »</a>&nbsp;</p><p><a href="https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/votations-du-8-mars-recommandations-de-vote-de-luss#c20278" target="_self" class="link--arrow">OUI à l'initiative populaire « Pour une politique énergétique et climatique équitable : investir pour la prospérité, le travail et l’environnement (initiative pour un fonds climat) »</a></p><p><a href="https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/votations-du-8-mars-recommandations-de-vote-de-luss#c20279" target="_self" class="link--arrow">Liberté de vote sur la loi fédérale du 20 juin 2025 sur l’imposition individuelle</a></p><p>Pas de consigne de vote sur l'initiative populaire sur l’argent liquide.&nbsp;</p><h2 class="heading--h6"><br>Explications :</h2>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Communication et medias</category><category>Énergie et environnement</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11448</guid><pubDate>Mon, 15 Dec 2025 19:59:29 +0100</pubDate><title>Non à une initiative dangereuse pour les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-une-initiative-dangereuse-pour-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Le Conseil des États rejette nettement l’initiative extrême de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">L’Union syndicale suisse (USS) salue le net rejet par le Conseil des États de l’initiative extrême de l’UDC. Cette décision ouvre la voie à une votation populaire en 2026. L’initiative menace la prospérité et la sécurité de la Suisse. Elle entraînerait la résiliation des accords bilatéraux et mettrait les salaires et les emplois sous pression. La protection des salaires et les contrôles salariaux disparaîtraient. L’initiative radicale de l’UDC veut limiter la population résidente. Dès que la Suisse atteindrait 9,5&nbsp;millions d’habitant-e-s environ, le plan de l’UDC deviendrait réalité, aggravant la pénurie de médecins et de personnel soignant. Les hôpitaux risqueraient de se retrouver dans une situation similaire à celle de la Grande-Bretagne. Les personnes qui vivent de leur travail en seraient les premières victimes. Autres conséquences&nbsp;: l’AVS ferait face à des pertes de plusieurs milliards de francs, et les primes d’assurance-maladie prendraient encore l’ascenseur. </span><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif;font-size:12.0pt;letter-spacing:0pt;" lang="FR-CH"></span><strong>&nbsp;</strong></p><p><span lang="FR-CH">La résiliation des Accords bilatéraux I mettrait en danger les salaires, les emplois, les exportations, la recherche et la liberté de circulation de la population. L’accès au marché pour la moitié des exportations suisses vers l’UE deviendrait plus difficile, avec à la clé, un recul de la prospérité et des suppressions d’emplois. Sans les accords bilatéraux, les mesures d’accompagnement seraient elles aussi menacées. Les travailleuses et travailleurs migrant-e-s seraient engagé-e-s à des conditions précaires et verraient leurs droits reculer. Tous ces facteurs accentueraient la pression sur les salaires en Suisse et favoriseraient le dumping salarial.&nbsp;</span></p><h3 class="heading--h5"><strong>Un danger pour les soins et le système de santé<span lang="FR-CH"></span></strong></h3><p><span lang="FR-CH">L’exemple de la Grande-Bretagne montre ce qui se passe lorsque des obstacles bureaucratiques limitent l’immigration. Les hôpitaux doivent recruter du personnel dans des pays éloignés, souvent pour des missions de courte durée. La qualité diminue, la rotation du personnel augmente, les risques pour les patientes et les patients s’accroissent.</span></p><p><span lang="FR-CH">En matière de santé, la Suisse dépend tout particulièrement du personnel qualifié venu de l’étranger. À l’heure actuelle, la moitié des médecins et plus d’un tiers du personnel infirmier diplômé ont été formés à l’étranger. Avec la résiliation de la libre circulation des personnes, il deviendrait encore plus difficile de trouver suffisamment de spécialistes. L’initiative aggraverait la pénurie et compromettrait l’accès aux soins. Les hôpitaux risqueraient de se retrouver dans une situation similaire à celle de la Grande-Bretagne.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><h3 class="heading--h5"><strong>Chaos pour l’AVS et l’assurance-maladie<span lang="FR-CH"></span></strong></h3><p><span lang="FR-CH">L’immigration stabilise l’AVS, car de nombreuses personnes immigrées sont jeunes et actives. Sans leurs cotisations, il manquerait des milliards de francs dans les caisses. Une limitation de la population résidente provoquerait, d’ici 2050, une pénurie d’environ 350&nbsp;000 personnes actives. Cela représenterait 10&nbsp;% de recettes en moins et créerait un trou d’environ huit milliards de francs. L’initiative ferait grimper les coûts pour tout le monde.</span></p><h3 class="heading--h5"><strong>Cette initiative extrême met en péril le bon fonctionnement de la Suisse<span lang="FR-CH"></span></strong></h3><p><span lang="FR-CH">Avec le vieillissement démographique, le nombre de personnes âgées augmente. Si, en parallèle, le nombre de personnes actives recule, la Suisse manquera de main-d’œuvre. Cela accentuera la pression sur l’âge de la retraite, provoquera des pertes économiques et dégradera les services publics. Le projet de l’UDC est déconnecté de la réalité et surtout impossible à mettre en œuvre.</span></p><p><span lang="FR-CH">C’est pourquoi l’USS mènera une campagne syndicale indépendante et s’opposera résolument à l’initiative radicale et dangereuse de l’UDC.</span></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_5cc6fd9d61.webp" length="326188" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11446</guid><pubDate>Fri, 12 Dec 2025 15:40:18 +0100</pubDate><title>Un État efficace a besoin de moyens suffisants</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/un-etat-efficace-a-besoin-de-moyens-suffisants</link><description>À propos de l&#039;étude sur les coûts administratifs réalisée par les associations économiques suisses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 24 novembre 2025, les quatre grandes faîtières économiques suisses – l’Union patronale suisse, l’Union suisse des arts et métiers, l’Union suisse des paysans et economiesuisse – ont présenté en grande pompe une étude sur les coûts de la bureaucratie en Suisse. Les estima-tions avancées quant aux économies potentielles dans l’administration publique sont « auda-cieuses », comme l’a relevé la NZZ elle-même. Hansueli Schöchli, journaliste économique à la NZZ, avait déjà souligné à l’époque plusieurs insuffisances.</p><p>En revanche, la question des données de base n’a suscité aucune discussion. L’étude s’appuie sur les données de l’indice « Doing Business » de la Banque mondiale, couvrant les années 2006 à 2020. Aucune donnée plus récente n’est disponible. Et pour cause : l’indice a été abandonné en 2021, après que de graves irrégularités et manipulations ont été mises au jour les années précédentes. On ignore dans quelle mesure ces manipulations ont pu fausser les résultats de l’étude. Mais le fait qu’elles ne n’ont été mentionnées nulle part ne peut qu’interpeller.</p><p>À supposer que l’indice conserve malgré tout une certaine valeur informative, il est intéressant de voir quels pays sont cités comme modèles d’efficacité bureaucratique par l’étude et les fé-dérations économiques. En l’occurrence, il s’agit de la Suède et du Danemark, deux États dont la quote-part fiscale est particulièrement élevée (ce taux mesure la somme des impôts, taxes et cotisations sociales publiques en proportion du produit intérieur brut). Autrement dit : il s’agit de pays dotés d’un secteur public relativement important.</p><p>Cela suggère que l’investissement dans l’appareil d’État est une condition essentielle à une administration efficace. Pour approfondir cette hypothèse, il vaut la peine d’examiner un autre indicateur de la Banque mondiale : le « Government Effectiveness Index ». Cet indice mesure la manière dont est perçue la qualité des services publics, de la fonction publique ainsi que de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques par le gouvernement. Pour les pays de l’OCDE et les 27 États membres de l’UE, on observe que ceux affichant une quote-part fiscale élevée tendent à offrir des prestations publiques de meilleure qualité que ceux dont l’État dis-pose de peu de moyens.<br>Il existe bien sûr des exceptions. La Grèce et l’Italie présentent une quote-part fiscale relative-ment élevée, mais un indice d’efficacité gouvernementale peu convaincant. Un État bien doté en ressources ne garantit donc pas automatiquement des services publics de qualité. Mais il en constitue très probablement une condition essentielle.&nbsp;</p><p>Seuls trois pays combinent une faible quote-part fiscale avec un indice d’efficacité gouverne-mentale élevé : l’Australie, l’Irlande et la Suisse. L’Irlande constitue un cas particulier. De nom-breuses multinationales y sont domiciliées à des fins fiscales, sans véritable activité produc-tive, ce qui gonfle artificiellement le PIB et fait mécaniquement baisser la quote-part fiscale. Pour mieux refléter la réalité économique, l’office irlandais de la statistique publie un indica-teur alternatif, le revenu national brut modifié, qui neutralise ces effets de la mondialisation. Si l’on calcule la quote-part fiscale sur la base de cet indicateur, le taux irlandais grimpe nette-ment, confirmant lui aussi le lien entre un secteur public développé et des prestations éta-tiques de qualité.</p><p>Même le cas particulier de la Suisse mérite d’être relativisé. La faible quote-part fiscale suisse s’explique en partie par le fait que, contrairement à d’autres pays, les primes d’assurance-maladie et les cotisations à la prévoyance professionnelle (2e pilier) ne sont pas incluses dans le calcul. Selon le Conseil fédéral, la quote-part fiscale aurait été supérieure de plus de 11 points en 2010 si ces deux éléments avaient été pris en compte.&nbsp;</p><p>Il apparaît donc qu’un État solide et correctement financé n’est pas une menace, mais bien une condition pour des services publics de qualité, dont l’économie elle-même profite large-ment. Réduire les dépenses publiques ne devrait dès lors pas être une fin en soi. C’est pour-quoi le programme d’allègement 2027, tout comme l’interprétation restrictive du frein à l’endettement, méritent d’être sérieusement réexaminés.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_230916_demo_schilder_foto-c-manu-friedrich_909aa88519.webp" length="176546" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11444</guid><pubDate>Fri, 12 Dec 2025 12:32:13 +0100</pubDate><title>La BNS rate une occasion d’atténuer la problématique du franc fort</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/snb-verpasst-chance-zur-entschaerfung-des-frankenproblems</link><description>Examen de la situation par la BNS : l’heure est à une politique plus expansionniste</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;" lang="FR-CH">La surévaluation du franc est le problème numéro&nbsp;1 pour l’industrie suisse des machines. Plusieurs licenciements collectifs survenus ces dernières semaines ont été justifiés par le franc fort. Le cours de change réel du franc est très élevé – aussi élevé qu’au moment de la suppression du cours plancher en janvier 2015. L’inflation est nulle ou proche de zéro, et cette situation devrait perdurer en 2026. Autrement dit, le renchérissement se situe tout en bas de la fourchette de stabilité des prix fixée par la Banque nationale suisse (BNS). Le chômage est en hausse. Le contexte conjoncturel s’est détérioré depuis la précédente évaluation de la situation. Dans ces conditions, il est bien clair qu’il incombe à la BNS de mener une politique plus expansionniste.</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></p><p>Or l’examen de la situation d’aujourd’hui ne dit mot de ces réalités. L’USS attend de la BNS qu’elle mène une politique plus expansionniste. La priorité étant de donner des signaux clairs quant à la surévaluation du franc. La BNS devrait s’engager pour que le cours de change du franc redevienne équitable et adapter sa politique monétaire en conséquence. Alors que ces derniers mois le franc à eu tendance à perdre du terrain face à l’euro, la BNS serait bien inspirée de faire savoir aux acteurs du marché qu’elle approuve cette évolution et interviendra le cas échéant pour combattre toute nouvelle hausse du franc.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11438</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 13:59:56 +0100</pubDate><title>Stratégie multicanaux pour l’information, l’alerte et l’alarme</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/strategie-multicanaux-pour-linformation-lalerte-et-lalarme</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la stratégie multicanaux pour l’information, l’alerte et l’alarme. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11436</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 13:42:43 +0100</pubDate><title>« Des familles fortes grâce à des allocations adaptées »</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-familles-fortes-grace-a-des-allocations-adaptees</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'initiative parlementaire « des familles fortes grâce à des allocations adaptées ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11434</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 11:24:06 +0100</pubDate><title>Redevance liée à la prestation kilométrique des véhicules électriques / Impôt sur le courant de recharge pour les véhicules électriques</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/redevance-liee-a-la-prestation-kilometrique-des-vehicules-electriques-impot-sur-le-courant-de-recharge-pour-les-vehicules-electriques</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la redevance liée à la prestation kilométrique des véhicules électriques / Impôt sur le courant de recharge pour les véhicules électriques. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11432</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:26:33 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur les banques et de l’ordonnance sur les fonds propres</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-les-banques-et-de-lordonnance-sur-les-fonds-propres</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de la loi sur les banques et de l’ordonnance sur les fonds propres (couverture des participations étrangères au moyen de fonds propres de la banque mère des banques d’importance systémique). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11430</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:17:35 +0100</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur les machines (OMach)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-totale-de-lordonnance-sur-les-machines-omach</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la révision totale de l’ordonnance sur les machines (OMach). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11428</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 09:51:33 +0100</pubDate><title>Projet de loi fédérale relative à l’approvisionnement en gaz (LApGaz)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/projet-de-loi-federale-relative-a-lapprovisionnement-en-gaz-lapgaz</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur le projet de loi fédérale relative à l’approvisionnement en gaz (LApGaz). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11426</guid><pubDate>Fri, 05 Dec 2025 13:51:19 +0100</pubDate><title>Pas touche au dimanche sans travail</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/pas-touche-au-dimanche-sans-travail</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS face aux attaques contre la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) s’opposent fermement aux attaques contre les temps de repos et aux projets d’extension du travail dominical. L’USS lancera un référendum si le Parlement suit le Conseil national et adopte le travail dominical généralisé ainsi que des journées de travail à rallonge pouvant aller jusqu’à 17 heures. Les travailleuses et travailleurs sont déjà fortement sollicités. Après cinq années de stagnation salariale et de charges de travail toujours plus lourdes, il est urgent de fixer des limites claires et de renforcer la protection de la santé, plutôt que d’exiger une disponibilité accrue au profit des employeurs.</p><p>Le dimanche sans travail et les périodes de repos garanties sont soumis à une pression croissante. Les plannings changent à court terme, de nombreuses personnes travaillent jusqu’à tard le soir, et la disponibilité exigée durant le week-end ne cesse de croître. Conséquences : plus de troubles psychiques, les plus de problèmes physiques et beaucoup plus d’absences pour maladie. La situation est particulièrement tendue pour les parents actifs, dont les horaires deviennent quasiment impossibles à planifier.</p><p>Malgré ces signaux alarmants, les employeurs et le Parlement continuent de promouvoir des projets visant à étendre massivement la durée du travail. Dans le commerce de détail, les cantons pourraient désormais autoriser jusqu’à douze ouvertures dominicales, contre quatre jusqu’à présent. Plus grave encore, la révision de la loi sur le travail et du code des obligations adoptée par le Conseil national permettrait le travail dominical sans autorisation préalable dans les bureaux et la quasi-totalité des branches, tout en normalisant les journées de travail à rallonge. Sous couvert de télétravail, la protection des salarié-e-s serait considérablement affaiblie. Plus de 1,5 million de travailleuses et travailleurs seraient concernés. Le Conseil fédéral minimise les risques et se range du côté des employeurs.</p><p>Les délégué-e-s de l’USS ont désormais défini à l’unanimité des lignes rouges très précises : aucune extension du travail dominical, aucun assouplissement ou réduction des temps de repos, ni aucune prolongation de la durée quotidienne du travail. Ils exigent également des règles strictes pour empêcher que les employé-e-s ne soient contraints à travailler en dehors des horaires légaux. Si le Parlement adopte le projet dans la version approuvée par le Conseil national, l’USS lancera un référendum.</p><h3 class="heading--h5">Résolutions</h3><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2025/251205/Resolution_USS_AD251205.pdf">Travail du dimanche généralisé, journées de travail trop longues ? Pas touche à la loi sur le travail !</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2025/251205/Resolution_ssp_AD251205_.pdf">Soutien aux mobilisations contre les politiques d’austérité dans le canton de Vaud et à Genève, et respect des droits syndicaux par le Conseil d’Etat genevois</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/f/csm_SGB-DV25_0ed999b49e.webp" length="262670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11422</guid><pubDate>Wed, 03 Dec 2025 17:42:23 +0100</pubDate><title>Modifications d’ordonnances relevant du domaine de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modifications-dordonnances-relevant-du-domaine-de-loffice-federal-de-lenergie-ofen</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur les modifications d’ordonnances relevant du domaine de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11420</guid><pubDate>Wed, 03 Dec 2025 16:06:11 +0100</pubDate><title>Entreprises fédérales en concurrence avec le secteur privé. Clarifier les règles du jeu</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/entreprises-federales-en-concurrence-avec-le-secteur-prive-clarifier-les-regles-du-jeu</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'initiative parlementaire "Entreprises fédérales en concurrence avec le secteur privé. Clarifier les règles du jeu". La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11418</guid><pubDate>Wed, 03 Dec 2025 15:55:03 +0100</pubDate><title>Ordonnance du Conseil des hautes écoles pour l&#039;accréditation dans le domaine des hautes écoles</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/ordonnance-du-conseil-des-hautes-ecoles-pour-laccreditation-dans-le-domaine-des-hautes-ecoles</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'ordonnance du Conseil des hautes écoles pour l'accréditation dans le domaine des hautes écoles. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11416</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2025 12:25:03 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur les mesures de lutte contre les maladies rares</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/loi-federale-sur-les-mesures-de-lutte-contre-les-maladies-rares</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la loi fédérale sur les mesures de lutte contre les maladies rares. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11414</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2025 12:17:23 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre de la motion 21.4516 «Consolider la hiérarchie du réseau routier à l’intérieur comme à l’extérieur des localités»</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mise-en-oeuvre-de-la-motion-214516-consolider-la-hierarchie-du-reseau-routier-a-linterieur-comme-a-lexterieur-des-localites</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la motion 21.4516 «Consolider la hiérarchie du réseau routier à l’intérieur comme à l’extérieur des localités». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11412</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2025 12:06:50 +0100</pubDate><title>Ordonnance portant modification de diverses ordonnances dans la prévoyance professionnelle 2026</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-portant-modification-de-diverses-ordonnances-dans-la-prevoyance-professionnelle-2026</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;">Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'ordonnance portant modification de diverses ordonnances dans la prévoyance professionnelle 2026. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11410</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2025 10:49:31 +0100</pubDate><title>Loyers excessifs, pénurie de logements</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loyers-excessifs-penurie-de-logements</link><description>Il est grand temps de relancer la construction de logements d’utilité publique</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les locataires sont confrontés depuis longtemps déjà à des loyers excessifs et une pénurie de logements aiguë partout dans le pays. Malgré l’urgence politique, c’est pourtant l’immobilisme qui règne depuis des années tant au niveau fédéral que dans la plupart des cantons. Pas besoin d’être un expert pour savoir ce qu’il faut faire pour remédier à la fois à la rareté des logements et aux loyers trop élevés : s’engager beaucoup plus résolument en faveur de la construction de logements d’utilité publique à but non lucratif.</p><p>Au vu de la flambée des loyers et de la tension sur le marché locatif, il faut de toute urgence relancer la construction de logements d’utilité publique. À l’échelle suisse, ceux-ci représentent actuellement une part infime du marché. À peine 4 % des logements occupés appartiennent à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique (coopératives). Or selon l’article 108 de la Constitution fédérale, la Confédération doit encourager non seulement l’abaissement des coûts du logement, mais aussi la construction de logements d’utilité publique. Ce mandat constitutionnel a pris forme il y a plus de vingt ans avec l’adoption de la loi sur le logement (LOG).</p><p>Cette loi prévoit des instruments de soutien direct et indirect. Si les premiers n’ont toujours pas été mis en œuvre à ce jour, les seconds restent largement marginaux depuis leur introduction. Parmi eux figure notamment le Fonds de roulement (FdR), qui accorde aux maîtres d’ouvrage d’utilité publique des prêts à taux préférentiels au titre d’aide initiale pour la construction, la rénovation ou l’acquisition d’immeubles, ainsi que l’achat de terrains constructibles. Autre instrument, la Centrale d’émission pour la construction de logements (CCL) permet aux maîtres d’ouvrage de logements d’utilité publique d’accéder à des capitaux à long terme à des conditions avantageuses grâce à un système de cautionnements. Ce dispositif permet au bout du compte de proposer des loyers plus abordables.</p><p>Entre 2004 et 2024, le FdR a encouragé la réalisation de près de 30 000 logements. De son côté, la CCL soutenait, fin 2024, plus de 38 000 unités réparties dans un peu plus de 1000 ensembles immobiliers à travers toute la Suisse. À première vue, ces chiffres peuvent paraître considérables. Mais à l’échelle du parc immobilier suisse, qui compte près de cinq millions de logements, ils ne représentent guère plus qu’une goutte d’eau dans l’océan. Il faut aussi garder à l’esprit que la Confédération, les cantons et les communes ont drastiquement réduit leur soutien financier au logement d’utilité publique à partir de la seconde moitié des années 1990. La construction de logements abordables s’est brutalement effondrée, ce qui explique la pénurie actuelle. Au cours des quelque trente dernières années, si la construction de logements d’utilité publique avait été soutenue au même niveau que dans les années 1980 et la première moitié des années 1990, on compterait aujourd’hui environ 30 000 logements à loyer modéré supplémentaires sur le marché. Avec à peine 37 000 unités locatives vacantes, cet apport ferait une réelle différence.</p><p>Les erreurs du passé ont été partiellement corrigées ces dernières années. Les villes, en particulier Genève et Zurich, se sont remises à agir plus activement, comme le montrent les chiffres des statistiques financières. Au niveau fédéral également, on note quelques améliorations ponctuelles, par exemple l’assouplissement des conditions d’octroi des prêts du FdR pour l’année en cours. Un constat s’impose malgré tout : ces mesures ne suffisent clairement pas. Et les décisions nécessaires doivent maintenant être prises sans délai. Ainsi, le Conseil fédéral a décidé d’augmenter de 150 millions de francs la dotation du FdR pour les années 2030 à 2034, dans le cadre de ses mesures d’accompagnement de l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ». Le Parlement doit maintenant en débattre sans attendre. Et surtout, il doit prévoir une hausse bien plus ambitieuse. Par ailleurs, les taux d’intérêt appliqués aux prêts du FdR doivent impérativement diminuer. Le conseiller fédéral Parmelin pourrait le faire dès demain, en usant de sa compétence d’édicter des ordonnances. Le crédit d’engagement actuel servant à cautionner les activités d’emprunt de la CCL expire à la fin de 2027. Mais selon la centrale, les moyens encore disponibles sont loin de suffire pour couvrir les besoins actuels. Il faut donc de toute urgence que le Conseil fédéral augmente significativement les moyens alloués à cet instrument.&nbsp;</p><p>Compte tenu du retard pris en matière de logements à loyers modérés, l’ensemble de ces mesures reste insuffisant pour enrayer la pénurie et faire baisser les loyers. En plus des outils de soutien indirects, il faut donc activer sans plus tarder la mise en œuvre d’instruments de promotion directs, tels que prêts fédéraux à taux zéro, cautionnements de la Confédération et participations au capital. Comme évoqué plus haut, ces instruments sont prévus de longue date dans la loi sur le logement, et donc prêts à être appliqués : il ne reste plus qu’à les mettre en œuvre ! Il est grand temps que le Parlement et le Conseil fédéral, de même que les cantons assument enfin leurs responsabilités. Souhaité par le lobby immobilier, l’attentisme n’est en réalité plus une option depuis longtemps.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/2/csm_Zuerich_Kraene_CC0_Lizenz_04c13f3d3a.webp" length="187832" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11407</guid><pubDate>Wed, 26 Nov 2025 15:14:41 +0100</pubDate><title>Le relèvement de l’âge de la retraite est écarté</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-relevement-de-lage-de-la-retraite-est-ecarte</link><description>Le Conseil fédéral présente la réforme AVS 2030</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;">L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision du Conseil fédéral de renoncer à relever l’âge de la retraite dans le cadre de la réforme AVS 2030. Ce choix témoigne de la reconnaissance par le gouvernement du rejet massif exprimé par la population. L’an dernier, le peuple s’était en effet opposé à 75 % à une telle mesure, envoyant ainsi un signal clair. La réforme doit maintenant se concentrer sur un enjeu central : les lacunes de cotisation AVS, qui provoquent de plus en plus souvent des réductions de rentes. Sur le plan financier, l’AVS se porte bien mieux que ce qui a été affirmé durant des décennies. La priorité est maintenant de garantir un financement solide socialement équitable de la 13e rente AVS.</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;"></span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">Le projet AVS&nbsp;2030 doit être évalué à l’aune de sa capacité à améliorer les conditions de vie des travailleuses et travailleurs et des retraité-e-s à revenu faible ou moyen. Dans cette optique, il est positif que le Conseil fédéral prenne acte du rejet massif exprimé l’an dernier par la population, et renonce à relever l’âge de la retraite. Une telle mesure reviendrait, en réalité, à diminuer les rentes. La réforme met l’accent sur des incitations à poursuivre une activité professionnelle au-delà de l’âge de la retraite. Une orientation erronée sur les plans tant démocratique que social. La réforme AVS21 avait déjà permis une flexibilisation du départ à la retraite. L’USS rejette fermement toute tentative de retreindre davantage les possibilités de retraite anticipée, en particulier pour les personnes ayant de longues carrières ou exerçant des métiers pénibles.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">Par ailleurs, le Conseil fédéral confirme aujourd’hui explicitement ce que l’USS a déjà affirmé&nbsp;: si la 13<sup>e</sup></span><span class="apple-converted-space" style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">&nbsp;</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">rente AVS bénéficie d’un financement durable (et non simplement temporaire), l’AVS n’aura pratiquement plus besoin de moyens supplémentaires. Elle repose sur des bases financières solides.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;">L’USS salue également la proposition visant à renforcer le financement de l’AVS en comblant les lacunes de cotisation, notamment en soumettant les indemnités journalières en cas de maladie et d’accident à l’obligation de cotiser. La volonté de mettre un terme aux abus liés aux versements de dividendes excessifs constitue un pas dans la bonne direction. Remplacer des salaires soumis à cotisations par des dividendes exonérés prive en effet l’AVS de recettes pouvant atteindre 182 millions de francs par an.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;">Pour l’USS, la prochaine réforme de l’AVS doit avant tout s’attaquer à un problème de plus en plus répandu : celui des lacunes de cotisation, qui touchent un nombre croissant de personnes. Une seule année manquante entraîne une baisse de rente pouvant aller jusqu’à 60 francs par mois à vie. Les pertes sont encore plus importantes lorsque plusieurs années font défaut. Le problème est d’autant plus grave lorsque ces lacunes ne sont pas imputables aux salarié-e-s, mais à des employeurs qui ne les ont pas correctement déclarés ou n’ont pas versé les cotisations dues, ou encore à des absences prolongées qui entraînent des interruptions de cotisations.</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11403</guid><pubDate>Tue, 25 Nov 2025 16:40:29 +0100</pubDate><title>Stagnation des salaires réels : une politique patronale menée sur le dos des personnes qui travaillent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/stagnation-des-salaires-reels-une-politique-patronale-menee-sur-le-dos-des-personnes-qui-travaillent</link><description>Enquête sur la structure des salaires 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les nouvelles données sur la structure des salaires montrent clairement que les salaires réels moyens stagnent depuis des années, tandis que les actionnaires et les cadres voient leurs revenus augmenter. Malgré une forte demande de main-d'œuvre, les augmentations salariales se font attendre, l'écart salarial se creuse à nouveau et de nombreux employé-e-s ont aujourd'hui moins d'argent dans leur porte-monnaie en termes réels. Lors de la conférence de presse officielle sur l'enquête sur la structure des salaires, Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, a appelé à revenir à une politique salariale plus favorable : les fruits des gains de productivité de ces dernières années doivent enfin profiter aux travailleuses et travailleurs.</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L’évolution salariale des dernières années a été défavorable aux personnes qui vivent de leur salaire. Et cela, alors même que les employeurs à travers tout le pays dénoncent une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Les résultats de l’enquête sur la structure des salaires 2024 (ESS) le confirment désormais : les salaires moyens ont stagné au cours des huit dernières années (+0,1 %), rompant avec les années précédentes. De 2008 à 2016, les salaires réels avaient progressé en moyenne de 1,2 % par an. C’est la norme : la productivité du travail progresse d’environ 1 % par an — y compris ces dernières années. Les salaires réels devraient donc évoluer au même rythme.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Jamais les salaires n’avaient évolué aussi défavorablement que ces dernières années en Suisse. Par le passé, les salaires réels avaient presque toujours progressé, sauf durant la longue récession des années 1990, marquée par un chômage élevé. Ces dernières années pourtant, il y a pénurie de personnel. Les salaires réels, eux, ont reculé.</span></p><h3 class="heading--h5">Croissance annuelle des salaires réels par périodes de cinq ans</h3><p>(selon l’ISS, hors composante liée aux mutations structurelles, en pourcentage)&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11397</guid><pubDate>Sat, 22 Nov 2025 16:17:23 +0100</pubDate><title>Davantage de mesures pour réaliser l’égalité au travail</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/davantage-de-mesures-pour-realiser-legalite-au-travail-congres-feministe</link><description>Congrès féministe de l’Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’égalité au travail est encore loin d’être réalisée : c’est le constat que dressent les délégué-e-s du Congrès féministe de l’USS. La revalorisation des salaires des femmes, une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et la lutte contre le harcèlement sexuel figurent au cœur de l’agenda syndical pour les prochaines années. Les raisons de se mobiliser ne manquent pas. Les congressistes appellent les fédérations de USS à entamer dès à présent les préparatifs stratégiques pour une nouvelle grève féministe le 14 juin 2027.</p><p>Les échanges nourris et la grande variété de propositions et résolutions débattues durant deux jours au Congrès féministe de l’USS montrent combien le chemin à parcourir reste encore long pour réaliser l’égalité au travail. Que ce soit au niveau de la lutte contre les discriminations ou le harcèlement sexuel, l’égalité salariale, la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale ou la protection de la santé sexuelle et reproductive : des lacunes importantes persistent et restent à combler.</p><p>Par ailleurs, Ruth Dreifuss a profité de l’occasion pour jeter un regard en arrière et rendre un hommage émouvant à l'œuvre de Christiane Brunner. Elle a ainsi démontré aux délégué-e-s à quel point il vaut la peine de s'engager pleinement, avec conviction et plaisir en faveur de l'égalité.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Augmenter les salaires</strong></h3><p>Les femmes et délégué-e-s de l’USS ont réaffirmé leur détermination à unir leurs forces pour arracher des avancées significatives dans ces domaines, ainsi que pour empêcher toute érosion des acquis et retours en arrière. Au niveau de l’égalité salariale, les priorités syndicales sont d’augmenter les salaires des femmes, notamment dans les branches typiquement féminines caractérisées par de bas salaires et d’empêcher à tout prix le Parlement d’adopter une loi visant à limiter la portée des salaires minimaux instaurés dans plusieurs cantons. Tout recul au niveau des rentes des femmes doit également être combattu avec force.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Conciliation entre vie professionnelle et vie familiale</strong></h3><p>Au niveau de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, l’année 2026 sera décisive pour fixer les jalons d’une politique familiale qui réponde enfin aux besoins des familles et aux aspirations des femmes. En effet, le Parlement arrivera au terme de ses délibérations concernant la manière de remplacer l’actuel programme fédéral d’impulsion à la création de places d’accueil extrafamilial par un soutien durable. Les délégué-e-s de l’USS ont déploré la faiblesse des mesures envisagées jusqu’ici par les deux chambres et exigé un changement de cap radical en vue d’instaurer un véritable service public de l’accueil de la petite enfance, financé par les impôts et gratuit pour les parents selon le modèle de l’école.</p><p>Les délégué-e-s demandent en outre le lancement d’une initiative pour un véritable congé parental, en plus des congés existants. Elles s’engageront ensemble contre tout recul en matière de congé maternité.</p><p>En outre, les syndicalistes ont affirmé leur volonté de s’opposer par tous les moyens aux attaques actuelles à la loi sur le travail qui généraliseraient le travail dominical et allongeraient excessivement les journées de travail. Une telle dégradation des conditions de travail serait non seulement extrêmement nuisible pour la santé des salarié-e-s, mais mettrait également encore davantage en péril le fragile équilibre entre vie professionnelle et vie privée.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Plus de protection</strong></h3><p>En matière de protection de la santé sexuelle et reproductive, il est impératif d’étendre les dispositions de protection en cas de grossesse et de maternité à toutes les branches, de garantir le maintien du salaire par les allocations pour perte de gain (APG) lorsqu’une interdiction de travailler a été prononcée et d’éviter qu’une femme enceinte arrive en fin de droit de chômage. La protection contre le licenciement doit également être étendue.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Grève féministe 2027</strong></h3><p>D’autres réformes importantes, notamment en matière de lutte contre le harcèlement sexuel ou les discriminations liées à l’âge, à l’identité de genre, au parcours migratoire ou au développement de l’intelligence artificielle doivent également être initiées ces prochaines années.<br>Pour dénoncer les lacunes en matière d’égalité dans tous ces domaines, les délégué-e-s du congrès féministe de l’USS ont appelé les fédérations de l’USS à entamer dès à présent les préparatifs stratégiques en vue d’une nouvelle grève féministe le 14 juin 2027.&nbsp;</p><p>Enfin, les participant-e-s ont adopté plusieurs résolutions réaffirmant leur solidarité avec le personnel mobilisé ou en grève dans le secteur public, ainsi qu’avec les populations de Gaza et de Palestine.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/7/csm_251121_Feministischer_Kongress0200_b8d2c2fb60.webp" length="148500" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11395</guid><pubDate>Sat, 22 Nov 2025 08:29:34 +0100</pubDate><title>Violences sexistes et harcèlement sexuel au travail : tolérance zéro, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/violences-sexistes-et-harcelement-sexuel-au-travail-tolerance-zero-maintenant</link><description>Congrès féministe de l&#039;USS 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une importante partie des violences sexistes et sexuelles prennent place sur les lieux de travail. 60% des travailleuses ont déjà été confrontées à des comportements sexistes ou de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle. Les déléguées du Congrès féministe de l’USS demandent que toutes les entreprises se dotent de mesures de protection et que le respect de la loi soit enfin contrôlé systématiquement par les inspections du travail. Enfin, le harcèlement sexuel doit être reconnu comme cause de maladie professionnelle. Les participant-e-s au congrès ont souligné cette revendication lors d’une action collective et visuelle, sous le slogan «&nbsp;Du respect au travail&nbsp;».</strong></p><p>Les participant-e-s au congrès féministe de l’USS rappellent que, sur les lieux de travail, le harcèlement sexuel par les collègues, le patron, les client-e-s ou les patient-e-s reste très répandu. Peu de mesures efficaces ont été mises en place ces dernières années, et l’omerta règne toujours. Selon les derniers chiffres du SECO et du BFEG publiés l’année dernière, 60% des travailleuses ont déjà été confrontées à des comportements sexistes ou de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle.</p><p>Il est temps que le monde politique et les employeurs adoptent une politique de tolérance zéro avec des mesures efficaces&nbsp;! Sur le plan légal, la situation est plutôt claire&nbsp;: le harcèlement sexuel dans les rapports de travail constitue une atteinte à la personnalité et à la santé, ainsi qu'une forme particulière de discrimination «&nbsp;à raison du sexe&nbsp;» définie à l’article 4 de la Loi sur l’égalité. Les employeuses et employeurs ont donc la responsabilité de protéger leurs employé-e-s contre les discriminations, le harcèlement et la violence au travail.</p><p>Cependant, les mesures de prévention et d'intervention internes continuent à faire défaut dans une entreprise sur cinq. De nombreuses branches ne se sont pas dotées d’un plan de prévention institutionnel permettant d'anticiper les situations dangereuses habituelles. Des contrôles externes de la part des inspections du travail ou du service de la formation professionnelle manquent cruellement.</p><p>Face à cette réalité préoccupante, les délégué-e-s de l’USS exigent que chaque entreprise adopte de suite des règles et des mesures claires contre le harcèlement sexuel et les fasse appliquer rigoureusement, avec la participation active des salarié-e-s, de leurs commissions du personnel et des syndicats. Les contrôles pro-actifs de la part des inspections du travail doivent en parallèle être renforcés et la Confédération doit s’engager dans le subventionnement et la coordination de ces contrôles. &nbsp;Il est également temps que le harcèlement sexuel soit reconnu comme cause de maladie professionnelle et que la poursuite des infractions soit améliorée grâce à un allègement du fardeau de la preuve dans la loi sur l'égalité. Finalement les syndicalistes appellent le Parlement à ratifier la convention n° 190 de l'OIT pour l'élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/d/csm_251121_Aktion-FeministischerKongress_medium_b2bfc91d7e.webp" length="1203752" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11399</guid><pubDate>Fri, 21 Nov 2025 12:00:00 +0100</pubDate><title>Le poids des primes n&#039;est plus supportable pour les gens qui travaillent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-poids-des-primes-nest-plus-supportable-pour-les-gens-qui-travaillent</link><description>Indice des primes d&#039;assurance-maladie (IPAM)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le dernier indice des primes d'assurance-maladie (IPAM) le confirme : l'augmentation des primes pèse de plus en plus lourdement sur le revenu disponible moyen. Pour les personnes aux revenus bas et moyens, cette charge est encore plus importante et dépasse depuis longtemps le seuil du supportable. Si, dans le même temps, les salaires continuent à stagner, la population active aura de moins en moins d'argent pour vivre. L'extension des réductions individuelles de primes (subsides) est nécessaire. Mais les employeurs doivent également participer à la hausse des coûts tant que les salaires réels ne progressent pas.</p><p>Avec la publication annuelle de l'indice des primes d'assurance-maladie, l'OFS confirme aujourd'hui ce que les ménages ressentent déjà dans leur porte-monnaie : la nouvelle forte hausse des primes en 2025 réduit considérablement les revenus disponibles. La perte de revenu par personne s'élève à 220 francs par an – en se basant sur des valeurs moyennes. Comme le rappelle régulièrement l'Union syndicale suisse (USS), des centaines de milliers de ménages gagnent nettement moins et ne bénéficient pourtant d'aucune réduction de primes ou de réductions beaucoup trop faibles.</p><p>Au total, les primes de l'assurance de base ont augmenté de 40 % en termes réels ces dernières années. À cela s'ajoute une hausse de 20 % en seulement sept ans des coûts assumés directement, en comptant la franchise, la quote-part et les frais dentaires. Et les primes continueront de grimper l'année prochaine. Après une hausse estimée à 5,7 % cette année, la prime moyenne devrait progresser de 4,4 % en 2026. Il faut rappeler que comme le montant de base est à chaque fois plus élevé, un point de pourcentage correspond à un montant en francs plus important chaque année.</p><p>Les subsides insuffisants sont également responsables de la baisse des revenus disponibles. Entre 2014 et 2024, la moitié des cantons ont même réduit les budgets alloués en termes réels, et ce malgré des excédents parfois importants dans les caisses cantonales. Cette situation est incompréhensible, antisociale et doit enfin être corrigée.</p><p>Outre un financement plus social des soins, des mesures urgentes sont nécessaires pour lutter contre les gaspillages et les profits excessifs dans le secteur de la santé. Cela permettrait d'économiser des milliards et de soulager non seulement les assuré-e-s, mais aussi le personnel soignant. Car celui-ci est également soumis à une surcharge de travail considérable dans son quotidien. C'est pourquoi le personnel de santé appelle demain à une manifestation nationale sur la Place fédérale à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11392</guid><pubDate>Thu, 20 Nov 2025 16:22:42 +0100</pubDate><title>Les apprenti-e-s laissés sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-apprenti-e-s-laisses-sur-le-carreau</link><description>Commentaire sur Sommet national de la formation professionnelle 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les problèmes rencontrés par les apprentis sont de notoriété publique. Tant le stress au travail que le nombre historiquement élevé de ruptures de contrat d’apprentissage montrent qu’il est nécessaire de revaloriser cette filière de formation. La présente édition du Sommet national de la formation professionnelle, présidée par le conseiller fédéral Parmelin, aurait été une occasion idéale pour adopter des mesures ciblées en faveur de l’apprentissage. À la place, on a de nouveau oublié le sort des apprenti-e-s. Les mesures proposées profitent unilatéralement aux employeurs, et les améliorations dont les jeunes ont grand besoin se font toujours attendre.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Droit au repos au lieu d’un stress permanent</strong></h3><p>La part des titres relevant de la formation professionnelle initiale aux diplômes de degré secondaire II est en recul, parmi les jeunes femmes notamment. Pour briser cette spirale, il est nécessaire de prendre au sérieux les personnes concernées, dont plus d’une sur deux souffre de stress et d’épuisement et une sur quatre ne terminera pas son apprentissage. Face à d’aussi fortes pressions, le soutien prévu et les contrôles effectués par les autorités cantonales de surveillance de l’apprentissage restent clairement insuffisants. Bien des apprenti-e-s font état d’une qualité de formation médiocre, d’un manque d’encadrement et d’une faible reconnaissance. Ils ou elles citent même le stress subi dans l’entreprise formatrice comme la principale cause de leurs problèmes psychologiques. Les responsables ne peuvent pas ignorer cette situation plus longtemps.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Des lacunes en matière de qualité de formation, d’encadrement et de protection de la santé</strong></h3><p>Les formatrices et formateurs manquent souvent de temps pour accompagner correctement les apprenti-e-s. Le stress, l’épuisement et les abandons prématurés sont leur lot quotidien. Les contraintes multiples entre lesquelles il leur faut jongler – travail dans l’entreprise formatrice, école professionnelle et cours interentreprises, exercices pendant les loisirs – ne font que s’alourdir. Et pourtant, le Sommet national de la formation professionnelle ne propose quasiment rien pour alléger le fardeau des apprenti-e-s, leur offrir un meilleur encadrement ou instaurer des normes de qualité obligatoires.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Parti pris patronal</strong></h3><p>Les propositions présentées visent presque exclusivement à inciter les entreprises à former des apprenti-e-s et à simplifier les processus administratifs. Or les vrais problèmes structurels ne sont pas résolus, alors qu’il faudrait améliorer les conditions de formation et de travail, mieux protéger la santé et accorder aux apprenti-e-s suffisamment de temps de repos.<br>L’Union syndicale suisse déplore que les préoccupations des travailleuses et travailleurs soient prises autant à la légère. Les remarques portant sur le stress des apprenti-s-e ou la qualité insuffisante de la formation ont parfois été rejetées dans la discussion comme autant d’atteintes à la réputation, au lieu d’être considérées comme une condition nécessaire à des améliorations concrètes. Or un partenariat qui ignore les voix critiques n’assume pas ses responsabilités envers les jeunes.</p><h3 class="heading--h5"><strong>L’USS exige des mesures concrètes en faveur d’un apprentissage fort</strong></h3><p>L’USS soutient la formation professionnelle duale, véritable pilier du système éducatif suisse. Mais l’apprentissage traverse une crise. Pour le revaloriser, il convient de prévoir de réelles améliorations pour les apprenti-e-s : vacances supplémentaires, respect strict des temps de repos et, plus généralement, de la protection des jeunes au travail, sans oublier une assurance-qualité renforcée, avec davantage de contrôles par les autorités de surveillance de l’apprentissage, des normes obligatoires pour les entreprises et des ressources en temps garanties aux formateurs et formatrices d’apprenti-e-s. L’heure est à une stratégie nationale qui permette d’assurer la qualité de la formation en entreprise.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/f/csm_Lernender-muede-gestresst_ist_fg-trade_c04aaa5416.webp" length="137708" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11384</guid><pubDate>Mon, 17 Nov 2025 13:30:30 +0100</pubDate><title>L’utilité des apprenti-e-s pour les entreprises augmente</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/betriebe-verdienen-immer-mehr-an-lernenden</link><description>Enquête sur le rapport coûts-bénéfices de la formation des apprenti-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La formation professionnelle duale reste une bonne affaire pour les entreprises. Il faut désormais que les apprenti-e-s en profitent également et que l'apprentissage soit revalorisé. La cinquième enquête coûts-bénéfices de l'Observatoire suisse de la formation professionnelle, publiée aujourd'hui, le confirme une nouvelle fois : la formation des apprenti-e-s génère un bénéfice financier pour les entreprises – et celui-ci est en augmentation.</p><p>La cinquième enquête sur le rapport coûts-bénéfices, présentée aujourd'hui aux médias par le Secrétariat d'État à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI) en collaboration avec la Haute école fédérale en formation professionnelle, montre que les entreprises tirent profit de la formation des apprenti-e-s. Alors que 63 % des entreprises obtenaient un bénéfice net grâce à la formation d'apprenti-e-s lors de la dernière enquête, elles sont désormais 71 %. Le niveau de bénéfice a également augmenté de manière significative. Alors que c’étaient en moyenne un peu plus de 3 000 francs par année d'apprentissage et par contrat d'apprentissage pour l'année de formation 2016/2017, le bénéfice net pour l'année d'apprentissage 2022/2023 s'élève déjà à un peu plus de 4 500 francs. Pour les apprentissages AFP de deux ans, le bénéfice net moyen total est de 9 630 francs, pour les apprentissages CFC de trois ans, il est de 13 940 francs. Pour les apprentissages CFC de quatre ans, il s'élève à 17 510 francs, ce qui représente une nette augmentation par rapport à la dernière enquête.</p><p>Les résultats soulignent que les personnes en apprentissage apportent une contribution significative à la création de valeur, souvent dès la deuxième année d'apprentissage. L'enquête montre que les investissements des entreprises dans la formation sont non seulement amortis, mais souvent largement dépassés. Dans le même temps, plus de la moitié des apprenti-e-s souffrent de stress et d'épuisement. Une personne sur quatre abandonne son apprentissage. La pression exercée est forte, tandis que le soutien et les contrôles effectués par les autorités cantonales de surveillance de l'apprentissage restent clairement insuffisants. De nombreux apprenti-e-s font état d'une qualité de formation insuffisante, d'un manque d'encadrement et d'une faible reconnaissance. Deux tiers des jeunes en apprentissage citent la longueur des journées de travail et le manque de vacances comme l'une de leurs trois principales préoccupations et ont du mal à se motiver. Ils citent même le stress dans l'entreprise formatrice comme la principale cause de leurs problèmes psychologiques.</p><p>C'est pourquoi l'USS demande :</p><ul><li><strong>Revalorisation de l'apprentissage : plus de vacances pour les apprenti-e-s&nbsp;</strong><br>Si les entreprises profitent du travail des apprenti-e-s, elles doivent leur donner quelque chose en retour. Aujourd'hui, l'apprentissage est stressant. Les apprenti-e- ont nettement moins de temps de repos que les élèves. Une augmentation à huit semaines de vacances est plus que nécessaire.</li><li><strong>Investir dans la qualité de la formation plutôt que dans des campagnes d'image</strong><br>Les résultats positifs répétés de l'analyse coûts-bénéfices montrent clairement que les entreprises disposent d'une marge de manœuvre financière suffisante pour améliorer l'encadrement ainsi que les conditions de formation et de travail pour les personnes en apprentissage.</li></ul><p>Cette cinquième enquête livre un message clair : pour la grande majorité des entreprises, la formation en apprentissage en entreprise n'est pas un facteur de coût, mais un avantage financier. Les entreprises peuvent générer des avantages supplémentaires en embauchant les apprenti-e-s à l'issue de leur apprentissage. Elles économisent ainsi les frais de recherche et de formation des nouvelles collaboratrices et nouveaux collaborateurs, qui s'élèvent en moyenne à 13 490 francs par contrat d'apprentissage (2016/2017 : 10 700 francs). Là encore, les entreprises enregistrent une augmentation significative de leurs bénéfices. Si l'on veut vraiment améliorer l'attractivité de la formation professionnelle, il faut offrir aux apprenti-e-s une meilleure qualité de formation, un meilleur encadrement et plus de temps de repos. Les entreprises en ont les moyens, les données le montrent noir sur blanc.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Lernender_Werkstatt_AGeorgiev-ist_3b0a8f6ca2.webp" length="64254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11350</guid><pubDate>Sat, 15 Nov 2025 14:16:00 +0100</pubDate><title>Améliorer la formation pour endiguer les interruptions d’apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/ameliorer-la-formation-pour-endiguer-les-interruptions-dapprentissage</link><description>Conditions de la formation professionnelle initiale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans la dernière édition de la revue La Vie économique, publiée par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), Nicole Cornu, Secrétaire centrale responsable de la politique de la formation et de la politique de la jeunesse à l’Union syndicale suisse (USS), analyse les causes des ruptures de contrat d’apprentissage et demande l’amélioration des conditions de formation dans la formation professionnelle initiale.</p><p>Environ un quart des contrats d’apprentissage en Suisse est résilié en cours de formation, souvent en raison d’un sentiment d’être débordé, d’un manque de soutien, d’une mauvaise ambiance de travail ou de harcèlement sexuel. Selon une étude récente de Workmed, près de 22 % des personnes en apprentissage envisagent d’interrompre leur formation. Sont particulièrement touchés les métiers dans lesquels les femmes sont fortement représentées, comme les soins ou la coiffure.</p><p>Les interruptions d’apprentissage ne sont donc pas des échecs individuels, mais le reflet de conditions de travail et de formation inadaptées. Dans les faits, 76 % des formatrices et formateurs ne disposent pas même du temps nécessaire pour assurer leur mission centrale, selon une étude de la Haute école fédérale en formation professionnelle (HEFP). Parallèlement, seuls 90 % des jeunes obtiennent un diplôme du degré secondaire II, ce qui signifie que, vingt ans après sa définition, l’objectif politique de 95 % n’est toujours pas atteint.</p><p>C’est pourquoi l’USS réclame :</p><ul><li>une amélioration de la qualité de la formation en entreprise selon des standard obligatoires ;</li><li>davantage de temps et de reconnaissance des formatrices et formateurs grâce à des taux d’occupation minimaux et des formations continues ;</li><li>un suivi efficace de l’apprentissage (définition de la charge maximale de travail, visites obligatoires en entreprise, contrôles inopinés et possibilités d’intervention), ainsi qu’un travail social en milieu scolaire au niveau national ;</li><li>un droit institutionnalisé d’être consulté et davantage de vacances pour les apprenti-e-s (minimum de huit semaines).</li></ul><p>Seul un apprentissage équitable et adapté aux jeunes permettra de réduire efficacement le taux de résiliation des contrats d’apprentissage et d’assurer ainsi la relève.</p><p><a href="https://dievolkswirtschaft.ch/fr/2025/10/ameliorer-la-formation-pour-endiguer-les-interruptions-dapprentissage/">L’intégralité de la prise de position de Nicole Cornu dans La Vie économique est disponible ici.</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11380</guid><pubDate>Fri, 14 Nov 2025 17:59:46 +0100</pubDate><title>Les conditions douanières pour les exportateurs suisses sont à nouveau les mêmes que pour les entreprises de l&#039;UE. Objectif : une mise en œuvre rapide</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-conditions-douanieres-pour-les-exportateurs-suisses-sont-a-nouveau-les-memes-que-pour-les-entreprises-de-lue-objectif-une-mise-en-oeuvre-rapide</link><description>Accord douanier avec les États-Unis</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après une longue attente, la Suisse dispose enfin d'une déclaration d'intention visant à réduire les droits de douane américains à 15 %. Le moment où les entreprises exportatrices suisses bénéficieront à nouveau des mêmes conditions d'accès au marché américain que leurs concurrents de l'UE se rapproche donc. Pour les travailleuses et travailleurs des secteurs concernés, cet accord douanier est une lueur d'espoir importante. Mais beaucoup de questions restent en suspens, notamment la date de mise en œuvre concrète.</p><p>Se pose également la question des droits de douane supplémentaires de 50 % sur les métaux, que les États-Unis appliquent également aux produits provenant de l'UE. L'Union syndicale suisse (USS) espère que le travail de la délégation suisse chargée des négociations portera bientôt ses fruits et que l'accord sera pleinement mis en œuvre.<br>On peut supposer que les entreprises suisses pourront répercuter en grande partie les droits de douane de 15 % et les droits supplémentaires sur les métaux sur leur clientèle américaine. Le problème central, à savoir que les entreprises suisses sont désavantagées par rapport à leurs concurrentes de l'UE avec un taux de 39 %, serait ainsi résolu.</p><p>Mais le franc fort est encore plus important pour l'industrie. Le franc s'est nettement apprécié au cours de cette année. En termes réels, il est aujourd'hui revenu au niveau qui était le sien lors de la suppression du taux plancher en janvier 2015. L'USS demande à la Banque nationale de faire davantage pour que le franc retrouve une valeur adéquate et évolue de manière prévisible.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Arbeiter-Werkbank-schwitzend_Ist-south-agency_3527a14406.webp" length="112254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11375</guid><pubDate>Wed, 12 Nov 2025 15:32:29 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur la compensation des risques dans l’assurance-maladie (OCor)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-la-compensation-des-risques-dans-lassurance-maladie-ocor</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'ordonnance sur la compensation des risques dans l’assurance-maladie (OCor). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11373</guid><pubDate>Mon, 10 Nov 2025 17:11:32 +0100</pubDate><title>Initiative déposée par un canton « Assouplissement temporaire des heures d’ouverture des magasins » </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/initiative-deposee-par-un-canton-assouplissement-temporaire-des-heures-douverture-des-magasins</link><description>Position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position sur l’initiative déposée par un canton « Assouplissement temporaire des heures d’ouverture des magasins ».&nbsp;</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) rejette fermement le projet de mise en œuvre. Ce dernier ferait passer de quatre à douze le nombre de dimanches ouvrés sans autorisation dans le commerce de détail – de manière durable et non limitée dans le temps. Il affaiblit la protection des salarié-e-s, augmente le stress, les risques pour la santé et les contraintes sociales, en particulier pour les femmes et les personnes en emploi précaire. La suppression des suppléments ferait en outre peser un risque de baisse salariale. D’un point de vue économique, l’extension n’entraîne aucun gain de chiffre d’affaires, mais met en danger les petits commerces. Le dimanche sans travail reste essentiel pour le repos, la vie familiale et la cohésion sociale. Au lieu d’une nouvelle déréglementation, l’USS demande le renforcement de la protection de la santé et rejette donc clairement aussi la proposition de la minorité.</p><p>Les détails figurent dans la prise de position (voir lien ci-dessous).<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11371</guid><pubDate>Mon, 10 Nov 2025 16:51:53 +0100</pubDate><title>Taux spécial de TVA pour les prestations du secteur de l’hébergement </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/mehrwertsteuer-sondersatz-fuer-beherbergungsleistungen</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur le taux spécial de TVA pour les prestations du secteur de l’hébergement . La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11368</guid><pubDate>Mon, 10 Nov 2025 15:47:34 +0100</pubDate><title>Procédure de consultation sur l’introduction de l’EAR avec d’autres États partenaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/procedure-de-consultation-sur-lintroduction-de-lear-avec-dautres-etats-partenaires</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la procédure de consultation sur l’introduction de l’EAR avec d’autres États partenaires. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11367</guid><pubDate>Mon, 10 Nov 2025 13:58:19 +0100</pubDate><title>Baisse inquiétante du taux de fécondité : l’heure est à une meilleure conciliation entre vie professionnelle et familiale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/baisse-inquietante-du-taux-de-natalite-lheure-est-a-une-meilleure-conciliation-entre-vie-professionnelle-et-familiale</link><description>Nouvelle publication de l&#039;OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le taux de fécondité en Suisse se situe à un niveau historiquement bas. Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS), le nombre moyen d’enfants par femme n’est plus que de 1,29, du jamais vu. Depuis 2019, le nombre de naissances s’est contracté de 9,2 %. L’Union syndicale suisse (USS) tire la sonnette d’alarme : la Suisse est confrontée à un véritable défi sociétal. La principale cause de cette évolution tient aux difficultés de concilier vie professionnelle et famille. Tant les milieux patronaux que les responsables politiques ne doivent pas rester les bras croisés.</p><p>Le désir d’enfants a chuté parmi les 20 à 29 ans, qui sont trois fois plus nombreux qu’en 2013 encore à affirmer ne pas vouloir d’enfant. Les conditions de travail précaires, le manque de places d’accueil et la répartition inégale du travail non rémunéré entre les femmes et les hommes s’avèrent ici déterminants. En effet, le taux d’activité professionnelle des femmes a progressé au fil des décennies, passant de 68 % en 1991 à plus de 80 % en 2023. Or cette évolution n’a pas été accompagnée de mesures suffisantes pour faciliter la conciliation entre travail et famille. « Bien des jeunes veulent des enfants mais ne peuvent pas se le permettre, pour des raisons tant financières qu’organisationnelles », explique Cyrielle Huguenot, secrétaire centrale à l’USS.</p><p>La Suisse compte parmi les pays européens où les coûts des places d’accueil sont les plus élevés. En outre, de nombreux cantons n’ont pas une offre suffisante en la matière. Or au lieu de remédier à cette situation, la Berne fédérale parle d’assouplir la loi sur le travail, ouvrant la voie à des journées de 17 heures et au travail généralisé le dimanche. Quant au projet d’allocation pour l'accueil des enfants prévu par le Parlement, il risque de ne jamais voir le jour, la Confédération n’ayant pas réglé son financement. Il est dès lors à craindre que les cantons introduisent de nouvelles retenues salariales ou taillent dans les subventions en place – au détriment des salarié-e-s.</p><p>L’USS appelle de ses vœux un changement de cap. La conciliation entre profession et famille doit enfin constituer une priorité tant politique qu’économique. L’heure est à de meilleures conditions de travail et à une réduction du temps de travail sans perte de salaire, avec des horaires prévisibles et planifiables, dûment compatibles avec la vie familiale. De même, il faut instaurer un service public gratuit d'accueil d’enfants sur le modèle du système scolaire, afin que chaque enfant ait droit à une place.</p><p>« Si l’on veut vraiment que les jeunes aient à nouveau des enfants, alors il faut améliorer les conditions-cadres, au lieu d’augmenter la durée du travail », souligne la secrétaire centrale Cyrielle Huguenot. Seule une politique familiale digne de ce nom et des conditions de travail équitables permettront de garantir la conciliation entre travail et famille, et donc l’avenir de ce pays.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11365</guid><pubDate>Fri, 07 Nov 2025 15:35:08 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur la mise en œuvre de mesures de solidarité visant à garantir l’approvisionnement en gaz lors d’une pénurie grave </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-la-mise-en-oeuvre-de-mesures-de-solidarite-visant-a-garantir-lapprovisionnement-en-gaz-lors-dune-penurie-grave</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'ordonnance sur la mise en œuvre de mesures de solidarité visant à garantir l’approvisionnement en gaz lors d’une pénurie grave. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11363</guid><pubDate>Fri, 07 Nov 2025 15:22:29 +0100</pubDate><title>Accord entre la Suisse et l’Ukraine sur la coopération dans le processus de reconstruction de l’Ukraine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/accord-entre-la-suisse-et-lukraine-sur-la-cooperation-dans-le-processus-de-reconstruction-de-lukraine</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'accord entre la Suisse et l’Ukraine sur la coopération dans le processus de reconstruction de l’Ukraine. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11356</guid><pubDate>Wed, 05 Nov 2025 13:34:15 +0100</pubDate><title>Pas de hausse du taux d’intérêt minimal, en dépit des rendements élevés affichés par les caisses de pensions et de l’inflation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-de-hausse-du-taux-dinteret-minimal-en-depit-des-rendements-eleves-affiches-par-les-caisses-de-pensions-et-de-linflation</link><description>Décision timorée du Conseil fédéral à propos du taux d’intérêt minimal</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de maintenir à 1,25 % seulement le taux d’intérêt minimal LPP. L’Union syndicale suisse (USS) critique son manque de courage. Compte tenu des bons rendements générés par les placements et du niveau élevé des réserves des caisses de pensions, un taux d’intérêt minimal plus élevé serait nécessaire, car c’est l’unique moyen de garantir aux salariés une augmentation de leurs avoirs de vieillesse.</strong></p><p>Les caisses de pensions ont constitué des réserves historiquement élevées. Alors qu’elles avaient déjà réalisé l’année dernière des rendements moyens proches de 7 %, l’exercice en cours s’annonce lui aussi très profitable : beaucoup de caisses de pensions ont déjà obtenu jusqu’ici un rendement proche de 5 %. Cela signifie que le taux d'intérêt minimal est presque trois fois inférieur au rendement réalisé jusqu'à présent. Le Conseil fédéral reconnaît également les bons rendements des dernières années. Les institutions de prévoyance jouissent par conséquence d’une excellente situation financière. Or le Conseil fédéral n’a tenu aucun compte de cette évolution. La Commission LPP, chargée de l’examen préalable de cette question, lui avait pourtant déjà signalé il y a trois mois que de nombreux critères plaidaient en faveur d’un relèvement du taux d’intérêt minimal, et les rendements des placements se sont encore améliorés dans l’intervalle.</p><p>L’incompréhension est grande parmi les salariés. Car ces dernières années, le taux d’intérêt minimal est resté en moyenne inférieur au renchérissement, avec pour effet que même le maintien de la valeur du capital d’épargne n’est plus garanti. Ce taux ne suit pas non plus l’évolution des salaires. Avec une telle politique en matière de taux d’intérêt, le Conseil fédéral sape peu à peu la protection légale due aux travailleuses et travailleurs. C’est très préoccupant. L’USS veillera donc à ce que les conseils de fondation assument leurs responsabilités et s’engagent activement en faveur d’une rémunération plus élevée des avoirs de vieillesse, et donc de meilleures rentes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11353</guid><pubDate>Wed, 05 Nov 2025 10:12:24 +0100</pubDate><title>La co-direction de la communication de l&#039;USS quitte ses fonctions – nouveau responsable de la prévoyance vieillesse et des assurance sociales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-co-direction-de-la-communication-de-luss-quitte-ses-fonctions-nouveau-responsable-de-la-prevoyance-vieillesse-et-des-assurance-sociales</link><description>Changements au sein du secrétariat de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après plus de six ans, les co-responsables de la communication de l'Union syndicale suisse (USS) ont décidé de quitter leurs postes. Durant leur mandat, Benoît Gaillard et Urban Hodel ont notamment introduit de nouveaux instruments de communication et de mobilisation en ligne, renforçant ainsi de manière décisive la capacité de l’USS à mener des campagnes. Ils ont contribué de manière significative à ce que les thèmes centraux pour les travailleurs que sont le pouvoir d'achat et les conditions de travail figurent au cœur du débat public et médiatique.</p><p>Au nom de l'USS, son président Pierre-Yves Maillard les remercie pour leur excellent travail et leur grand engagement : «&nbsp;Le duo que formaient Benoît Gaillard et Urban Hodel a contribué de manière décisive aux récents succès et progrès sociaux, notamment grâce à des campagnes couronnées de succès, comme celle sur la 13<sup>e</sup> rente AVS ou le référendum sur la LPP.&nbsp;»</p><p>À partir d'avril 2026, Benoît Gaillard se concentrera sur son mandat au Conseil national. Urban Hodel se réorientera professionnellement à partir de mai 2026.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Bern_Schweizerischer_Gewerkschaftsbund_krol-wmc_b0a3e17ada.webp" length="501544" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11348</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2025 13:15:46 +0100</pubDate><title>Dossier no 168 : Les cantons s’estiment trop pauvres de 2,4 milliards </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-cantons-sestiment-trop-pauvres-de-24-milliards-luss-demande-larret-de-la-politique-dausterite</link><description>Étude sur les finances cantonales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La nouvelle étude de l’Union syndicale suisse (USS) sur les finances cantonales montre que les cantons sous-budgétisent systématiquement leurs recettes. Pour l’année 2024, ils tablaient ensemble sur un déficit de 1,3 milliard de francs, mais ils ont en fait réalisé un excédent de 1,1 milliard. Soit une différence de 2,4 milliards. En raison de ce schéma récurrent de sous-budgétisation, qui s’est perpétué ces dernières années, la situation financière présentée par les cantons est moins bonne qu’elle ne l’est en réalité. Ce n’est pas un hasard, mais une volonté politique. À l’instar de la Confédération, les cantons minimisent leur budget pour justifier des programmes de réduction et la suppression de prestations.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Politique d’austérité avec déficits artificiels</strong></h3><p>Selon l’analyse des finances cantonales, 18 cantons sur 26 ont à nouveau prévu un déficit pour l’exercice budgétaire 2026 – 858 millions de francs au total. Cette budgétisation pessimiste reprend le modèle des années précédentes, bien que les cantons affichent régulièrement des résultats nettement meilleurs. Si l’erreur budgétaire moyenne a légèrement baissé dernièrement, à 5,28 %, elle reste néanmoins élevée. En moyenne, les cantons sous-estiment leurs recettes de plusieurs pour cent.</p><p>L’USS y voit une stratégie politique claire : Confédération et cantons présentent délibérément leurs finances sous un jour moins favorable pour justifier des mesures d’austérité. La Confédération le fait actuellement avec son programme de stabilisation, qui prévoit des coupes massives dans le service public et le personnel fédéral. Le même principe a été appliqué pendant des décennies à l’AVS, toujours avec des prévisions trop pessimistes pour créer une pression d’austérité.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Les finances publiques sont saines</strong></h3><p>En même temps, les finances publiques restent solides. Le ratio de fortune nette des cantons est stable, à environ 6 % de la performance économique. Néanmoins, de nombreux cantons prévoient de nouvelles baisses d’impôts pour les entreprises et les revenus élevés. Selon l’analyse de l’USS, la charge fiscale effective diminuera une fois de plus en 2026, de 13,25 % à 13,15 % pour les entreprises et de 28,57 % à 28,33 % pour les revenus élevés. Les recettes fiscales reculeront légèrement, à 7,58 % du PIB. Lucerne, Zoug, Schwyz, Nidwald et l’Argovie sont particulièrement actifs dans les baisses d’impôts prévues. Ainsi, la politique affaiblit systématiquement les recettes publiques et encourage la réduction des prestations publiques, tandis que les plus riches profitent à nouveau.</p><h3 class="heading--h5"><strong>L’USS exige des budgets honnêtes et la fin de la politique d’austérité</strong></h3><p>L’USS exige des sanctions claires de cette sous-budgétisation récurrente. Au lieu de créer des déficits artificiels, les cantons doivent budgétiser leurs recettes de manière honnête et réaliste. Les fonds publics doivent profiter aux travailleuses et travailleurs ainsi qu’à la population en général, pas aux plus riches. Au lieu d’autres cadeaux fiscaux pour les groupes de sociétés, il faut prendre des mesures pour renforcer le pouvoir d’achat, par exemple alléger les primes d’assurance-maladie, augmenter les bonifications pour tâches d’assistance et améliorer les prestations pour les familles. La politique d’austérité doit être stoppée. Les excédents appartiennent à la population active, pas aux plus riches.</p><p>Par ailleurs, la première partie du contre-projet à l’initiative sur les primes entrera en vigueur l’année prochaine. La Confédération et les cantons ont promis de consacrer davantage de moyens aux réductions de primes. Mais il s’avère d’ores et déjà que de nombreux cantons ne respectent pas encore les prescriptions et ne veulent pas non plus, contrairement à ce qui avait été annoncé lors de la campagne de votation, se fixer d’objectifs ambitieux. En réduisant systématiquement les recettes fiscales, ils posent au contraire les jalons d’un avenir où ils n’auront plus les moyens de soulager ni les travailleuses et travailleurs, ni la classe moyenne.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/168_d-f_Kantonsfinanzen2025.pdf" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">Télécharger l'étude complète (PDF)</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11347</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:27:40 +0100</pubDate><title>Paquet « stabilisation et développement des relations Suisse-UE » </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/paquet-stabilisation-et-developpement-des-relations-suisse-ue</link><description>Réponse de l&#039;USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur le paquet « stabilisation et développement des relations Suisse-UE ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11344</guid><pubDate>Thu, 30 Oct 2025 14:03:14 +0100</pubDate><title>Valoriser le travail des femmes au lieu d’instaurer une nouvelle obligation de servir </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/valoriser-le-travail-des-femmes-au-lieu-dinstaurer-une-nouvelle-obligation-de-servir-service-citoyen</link><description>NON à l’initiative sur le service citoyen le 30 novembre 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) rejette catégoriquement une nouvelle obligation généralisée de servir. L’initiative service citoyen touche principalement les femmes, qui effectuent déjà aujourd'hui la majorité du travail non rémunéré et doivent vivre avec des salaires plus bas. Une obligation de servir généralisée aggraverait encore ces inégalités, au détriment des femmes. &nbsp;</p><p>Par ailleurs, les modalités de l’obligation de servir seraient élargies&nbsp;: à l’avenir, en plus de l’armée, du service civil et de la protection civile, d’autres formes d’engagement devraient être reconnues. Le texte de l’initiative reste cependant très vague à ce sujet. Le Conseil fédéral estime que des fonctions politiques, l’engagement dans les corps de sapeurs-pompiers volontaires ou encore les activités actuelles du service civil (soins, garde d’enfants, école, protection de la nature) pourraient également être reconnues comme service citoyen. &nbsp;</p><p>Le nombre de personnes astreintes passerait de 35&nbsp;000 à environ 70&nbsp;000. Une grande partie d’entre elles devrait être affectée à des domaines dans lesquels ce sont aujourd’hui majoritairement des femmes qui exercent un travail qualifié et rémunéré, notamment dans les structures d’accueil des enfants et les établissements de soins. Si des dizaines de milliers de personnes astreintes au service citoyen devaient soudainement être engagées dans ces secteurs, la qualité des prestations dans ces secteurs baisserait, car elles seraient fournies de manière moins professionnelle. En parallèle, la pression sur les salaires et les postes de travail augmenterait, par exemple dans les établissements médico-sociaux. &nbsp;</p><p>Les domaines de la santé et du social sont aujourd’hui confrontés à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Et sans les femmes, ils ne fonctionneraient pas. Les salaires modestes et la lourde charge de travail ont pour conséquence un taux de rotation du personnel élevé. Le taux de rotation s’aggraverait encore avec l’arrivée massive de personnes non qualifiées devant effectuer un service citoyen. Et il est à craindre qu’une partie du personnel qualifié régulier finisse par être remplacée par une main-d’œuvre non qualifiée, volatile et bon marché.</p><p>Au lieu d’investir des fonds publics pour former davantage de professionnel-le-s et améliorer les conditions de travail pour attirer du personnel qualifié en suffisance, l’initiative mènerait à retirer des femmes qualifiées et expérimentées de leurs postes clés pour leur demander d’effectuer un service citoyen ailleurs, où elles seraient à peine défrayées. Le comble serait que des femmes doivent s’absenter de leur travail rémunéré et essentiel dans les soins et l’accueil des enfants pour fournir un service citoyen non rémunéré dans ces mêmes secteurs&nbsp;! &nbsp;</p><p>La solidarité, l’engagement pour la collectivité et le bénévolat en faveur de meilleures conditions de vie font partie des valeurs fondamentales du mouvement syndical. Il est important d’améliorer les conditions-cadres de ces engagements, mais l’instauration d’un service obligatoire généralisé n’est pas la bonne approche. En assumant une part nettement plus importante du travail non rémunéré pour l’éducation des enfants ou l’accompagnement de personnes malades en dehors de leur activité professionnelle, les femmes effectuent déjà tous les jours un service citoyen&nbsp;! Il n’est pas question de leur demander de faire un effort supplémentaire pour la collectivité sans salaire décent. Outre une revalorisation des salaires dans les métiers majoritairement occupés par des femmes, il serait beaucoup plus pertinent de réduire les journées de travail pour permettre une meilleure répartition du travail non rémunéré entre les hommes et les femmes et une meilleure conciliation avec un engagement bénévole. Sans oublier de renforcer la protection contre le licenciement des personnes qui s’engagent pour les autres. &nbsp;</p><p>Pour conclure&nbsp;: l'initiative Service citoyen impose aux femmes encore plus de travail sous-payé et détériore les conditions de travail dans les professions dites féminines. C'est vraiment la dernière chose dont nous avons besoin&nbsp;!&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11340</guid><pubDate>Sat, 25 Oct 2025 12:59:00 +0200</pubDate><title>Nous sommes le véritable contre-poison.</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nous-les-syndicats-de-ce-pays-nous-sommes-le-veritable-contre-poison</link><description>Discours de Pierre-Yves Maillard au Congrès d&#039;Unia 2025 à Brigue</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chères et chers collègues,</p><p>J’aimerais d’abord vous remercier et vous féliciter d’avoir choisi le Valais pour ce Congrès d’Unia. Le Valais est une terre ouvrière et syndicale. D’abord, c’est une région syndicale Unia qui chaque année augmente le nombre de ses membres. Elle montre que c’est possible ! Tous les arguments qu’on entend sur l’individualisme grandissant, les nombreux projets politiques à mener, la baisse du nombre d’emplois dans nos secteurs classiques, tout cela existe aussi en Valais, mais cette région augmente ses effectifs et elle le fait alors qu’une forte concurrence des syndicats chrétiens existe. Cela doit nous inspirer partout en Suisse.&nbsp;</p><p>Ensuite le Valais a été une terre ouvrière par la construction des barrages, des ponts et tunnels qui ont marqué le développement économique de la Suisse. Ces grands chantiers ont été menés à bien parce que des ouvriers de notre pays, mais aussi et surtout des ouvriers venus chez nous pour travailler y ont sacrifié souvent leur santé, leur vie de famille et parfois leur vie. En cette année 2025, nous pensons aux 86 travailleurs et aux 2 travailleuses qui ont perdu la vie sur le chantier du barrage de Mattmark le 30 août 1965. Ont été ensevelis sous ces tonnes de glaces et de roches, 56 Italiens, 23 Suisses, 4 Espagnols, 2 Allemands, 2 Autrichiens et 1 apatride. Nous rendons hommages à ces victimes du travail, comme à celles du chantier de Malley dans le canton de Vaud de juillet 2024 et tous les trop nombreux morts au travail.</p><p>Ces événements montrent aussi à quel point nos infrastructures suisses existentielles ont été construites avec et grâce à l’immigration. A ceux qui perdent la mémoire, on devra rappeler cette histoire, lors de la prochaine votation sur l’initiative de l’UDC sur la Suisse à dix millions.&nbsp;</p><p>Depuis plus de cinquante ans, nous votons régulièrement sur cette question de l’immigration et de l’asile. Le principal parti de droite en Suisse en a fait son principal thème de campagne. Depuis des décennies, la politique suisse ou le peuple acceptent des mesures qui vont dans le sens de ce parti. Et qu’est-ce que cela change ? A part durcir la vie des personnes qui viennent chez nous, à peu près rien. La Suisse connaît depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, une longue phase d’expansion économique. Et cela entraîne de l’immigration. On peut le tourner dans tous les sens, l’immigration n’est rien d’autre que la conséquence de la croissance économique.&nbsp;</p><p>Celles et ceux qui veulent vraiment une baisse de l’immigration devraient donc voter pour une récession, soit plus de chômage, moins de recettes pour l’AVS et pour nos services publics, donc plus de pauvreté et d’austérité. C’est l’un des résultats possibles de cette initiative. Mais pour éviter cela, si cette initiative passe, les ultralibéraux de l’UDC feront venir les travailleurs étrangers illégalement pour mieux les exploiter ou ils créeront des permis de séjour au rabais, sur le mode des saisonniers. Que l’on remette en place des contingents, des statuts précaires, cela ne change qu’une chose : les travailleurs viennent chez nous tout aussi nombreux, mais ils ont moins de droits et sont donc davantage exploités, ce qui augmente encore la concurrence avec les travailleurs qui vivent déjà en Suisse.<br>Ce qu’il faut faire c’est donc limiter cette concurrence et mieux protéger les salaires. C’est la stratégie syndicale. C’est celle que nous avons appliquée dans les négociations avec l’Europe.</p><p>Chères et chers collègues, nous avons été et nous restons intransigeants dans cette négociation. Nous avons fait échec au premier projet d’accord cadre qui aurait fragilisé l’ensemble de notre dispositif de protection des salaires. Nous nous continuons à nous battre contre l’accord sur l’électricité qui nous entraine vers une libéralisation complète de ce secteur vital, alors que cette libéralisation a échoué partout.&nbsp;</p><p>Mais dans l’accord de stabilisation de la libre-circulation, contrairement à l’accord-cadre, la seconde négociation a apporté quelques améliorations. Le nouveau projet nous permet de décider nous-mêmes le nombre des contrôles des salaires et de continuer à opérer avec des commissions paritaires pour les contrôles et les sanctions. Par contre, le délai d’annonce est réduit et la caution est fortement affaiblie. C’est la raison pour laquelle, nous avons demandé des mesures de compensation. Nous avons obtenu du Conseil fédéral 14 mesures qui améliorent l’information et la mise en œuvre des contrôles et qui garantissent que les sanctions soient mieux appliquées. Et nous avons obtenu enfin une mesure, la 14ème, qui protège mieux les représentants du personnel contre le licenciement.</p><p>Je le dis ici avec clarté. Les partis et milieux économiques qui veulent ces accords doivent accepter ces 14 mesures. S’ils en affaiblissent une seule, alors c’est qu’ils démontrent que ces accords à leurs yeux n’ont pas beaucoup de valeur. Car aucune de ces mesures ne fait de mal aux entreprises qui fontcorrectement leur travail et respectent nos lois. Economiquement, elles ne coûtent presque rien. Donc les refuser ou les contester, c’est en fait refuser ces nouveaux accords avec l’Europe. Dans ces conditions, si même les employeurs signalent la faible valeur qu’ils accordent à ces accords, ils ne devront pas s’étonner si à notre tour nous nous y opposons en cas d’attaque contre l’une ou l’autre des mesures proposées par le Conseil fédéral.</p><p>Nous sommes prêts à nous engager pour une économie prospère en Suisse. Nous l’avons fait dans le passé, lors du développement des accords bilatéraux, contre l’initiative de rattrapage de l’UDC, pendant la période Covid et récemment lors de l’adoption des taxes douanières.&nbsp;</p><p>Mais nous voulons que cette prospérité profite à toutes et tous. Une économie qui fait travailler les gens avec toujours plus d’intensité et qui leur laisse moins d’argent sur leur compte à la fin de l’année, c’est une économie qui n’a pas d’avenir. Et c’est ce qui se passe chez nous en Suisse. La hausse des loyers, la hausse des primes d’assurance-maladie et la stagnation des salaires sont un poison lent qui détruit la confiance de la population dans notre modèle économique et démocratique.&nbsp;</p><p>Nous, les syndicats de ce pays, nous sommes le véritable contre-poison. Nous avons déjà apporté un remède concret avec la 13ème rente AVS qui sera versée pour la première fois en décembre 2026. Nous sommes le meilleur remède quand nous obtenons des améliorations dans la CCT Coop comme Unia vient de le faire. Les maçons qui luttent avec courage et exemplarité pour améliorer leurs conditions de travail et leurs salaires sont la meilleure thérapie économique et démocratique qu’il faut à notre pays. Et c’est le cas de toutes vos luttes et négociations pour obtenir un peu plus de cette richesse que l’on crée.</p><p>Tous les Trump de ce temps, toutes les extrêmes droites autoritaires ne sont que des remèdes de charlatans. Ils ne servent qu’à préserver encore pour un temps les privilèges des milliardaires. D’ailleurs, ils sont tous soit milliardaires eux-mêmes, soit financés par les milliardaires. C’est la même soupe ultralibérale saupoudrée de xénophobie et de démagogie.&nbsp;</p><p>Nous sommes l’alternative, nous l’avons toujours été. Nous améliorons la vie de celles et ceux qui doivent travailler pour vivre.&nbsp;</p><p>Alors bon congrès à vous toutes et tous. Renforcez-vous, renforcez-nous, nous avons une grande responsabilité. Notre démocratie a besoin de notre force pour survivre et se développer.</p><p>Merci pour votre attention<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/5/csm_PYM-Unia-Kongress-2025_c_MFriederich_32ce65c202.webp" length="29706" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11338</guid><pubDate>Thu, 23 Oct 2025 11:56:41 +0200</pubDate><title>Retard salarial important : les salaires sont trop bas</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/retard-salarial-important-les-salaires-sont-trop-bas</link><description>Écart entre productivité et salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salarié·e·s en Suisse deviennent de plus en plus performants. Ils fabriquent de plus en plus de produits et fournissent de plus en plus de services dans le même temps. En moyenne, leur productivité augmente d'environ 1 % par an. En fait, les salaires devraient aussi augmenter dans les mêmes proportions. Car quand la productivité augmente, c'est possible même sans réduire les bénéfices. Mais ces dix dernières années, les travailleuses et travailleurs ont trop peu profité de la prospérité: leur productivité a augmenté plus vite que les salaires. Plus grave encore : parfois, le pouvoir d'achat des salaires a baissé, car les prix ont augmenté plus vite que les salaires.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_ecart-salaires-productivite_FR_6840943cdc.webp" length="160114" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11336</guid><pubDate>Wed, 22 Oct 2025 14:23:45 +0200</pubDate><title>L’USS dit oui au paquet européen – non à la libéralisation du marché de l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-dit-oui-au-paquet-europeen-non-a-la-liberalisation-du-marche-de-lelectricite</link><description>Le Comité de l’USS adopte la réponse à la consultation sur le paquet européen</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’USS a adopté aujourd’hui la réponse à la consultation sur le paquet européen. Dans cette prise de position, l’USS confirme soutenir le paquet européen, à condition que le Parlement reprenne sans modification le paquet du Conseil fédéral en matière de protection des salaires. L’USS rejette en revanche l’accord sur l’électricité et l’ouverture complète du marché de l’électricité qui en découle.</p><p>L’USS soutient le paquet européen pour autant que les salaires et le service public soient garantis. Au cœur de l’Europe, la Suisse a besoin de bonnes relations dûment réglées avec l’UE. En outre, la libre circulation des personnes assortie de mesures d’accompagnement efficaces constitue une avancée pour les travailleuses et les travailleurs de ce pays. Il est dès lors essentiel que les quatorze mesures de protection des salaires prévues dans le paquet soient mises en œuvre intégralement. Elles constituent la condition pour que le paquet européen serve les intérêts des travailleuses et travailleurs.</p><p>L’USS rejette en revanche l’accord prévu sur l’électricité. Celui-ci démantèlerait un service public de l’électricité éprouvé et mettrait fin à l’approvisionnement de base, pourtant fiable. Avec la guerre en Ukraine, on a récemment mesuré ce que de tels changements impliquent : envolée des prix pour les consommatrices et consommateurs ainsi que les entreprises, et en parallèle profits extraordinaires injustifiés pour les géants de l’électricité actifs dans le négoce. L’accord et l’ouverture complète du marché de l’électricité en Suisse compromettent un approvisionnement électrique stable, abordable et écologique. L’approvisionnement énergétique doit rester une tâche publique.</p><p>L’USS demande en outre que le paquet européen – à l’instar des accords bilatéraux précédents – soit soumis au référendum facultatif. Comme jusqu’ici, la population doit pouvoir décider de l’évolution des relations avec l’UE. Les bilatérales III ne constituent pas un nouveau traité international. À ce stade, elles ne sont donc pas soumises au référendum obligatoire. La majorité des cantons, clairement définie par la Constitution, ne saurait être instrumentalisée ni étendue.</p><p>La réponse complète de l’USS à la consultation est disponible ici : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2025/251022_Reponse-USS_Relations_Suisse-UE.pdf">télécharger le PDF</a><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11334</guid><pubDate>Mon, 20 Oct 2025 12:49:01 +0200</pubDate><title>Dossier no 167 : Évolution des effectifs des syndicats en 2024</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-no-167-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2024</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2024, l'Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptait 309 982 membres (-1,84 %). Ainsi, le nombre de membres des syndicats affiliés à la USS a de nouveau diminué, après une légère hausse d’environ 600 membres l’année précédente. La proportion de femmes syndiquées a atteint un nouveau record de 33,2 %. La tendance observée depuis 1992, selon laquelle les syndicats de l'USS deviennent de plus en plus féminins, se poursuit : à la fin de l’année 2024, la part des femmes dans les syndicats de la USS atteignait ce nouveau record de 33,2 %, soit 102 899 membres féminines.</p><p>La plus petite organisation faîtière, Travail.Suisse, a gagné 1 435 membres au cours de l’année sous revue, ce qui correspond à une augmentation de 1,08 %. Les syndicats n’appartenant à aucune organisation faîtière ont, en 2024, perdu environ 0,6 % de leurs membres (-1 172) et représentaient ainsi, à la fin de l’année dernière, 204 630 travailleuses et travailleurs. Le taux de syndicalisation a reculé de 0,77 point de pourcentage, pour s’établir à 14,57 %.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Lohndemo-2024-Fahnen_6894393cf9.webp" length="202040" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11326</guid><pubDate>Tue, 14 Oct 2025 15:57:27 +0200</pubDate><title>Paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2026</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/paquet-dordonnances-environnementales-du-printemps-2026</link><description>Réponse de l&#039;USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur le paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2026. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11322</guid><pubDate>Thu, 09 Oct 2025 21:06:47 +0200</pubDate><title>Quand le travail rend malade : stress, pression et absence de limites affectent la santé des travailleuses et travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/quand-le-travail-rend-malade-stress-pression-et-absence-de-limites-affectent-la-sante-des-travailleuses-et-travailleurs</link><description>Protéger la santé plutôt qu’imposer un stress permanent</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, la pression sur les salarié-e-s ne cesse de s’accentuer. Les journées de travail s’allongent, les exigences augmentent sans relâche. Nombre d’entre eux se sentent déjà épuisés avant même la fin de la semaine. Les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS) confirment ce que les syndicats dénoncent depuis longtemps : le stress au travail progresse, tout comme le nombre de personnes épuisées et les absences.</p><p>Pourtant, au lieu de renforcer la protection et de soulager les salarié-e-s, les employeurs et les partis bourgeois exigent toujours plus de flexibilité. Une fausse solution, car derrière ce mot se cache en réalité une exigence de disponibilité quasi permanente pour les travailleuses et travailleurs.</p><h3 class="heading--h4">Un quotidien sous tension, notamment dans les soins, la vente et le service public</h3><p>En sous-effectif chronique, le personnel de santé court d’un patient à l’autre, sans possibilité de faire de pauses. Beaucoup se plaignent de ne même pas avoir le temps de boire ou de reprendre leur souffle. Parallèlement, ils doivent accomplir un nombre croissant de tâches administratives, souvent après leurs heures, sans rémunération supplémentaire.</p><p>Dans le commerce de détail, la pression est également bien réelle. Les plannings changent à la dernière minute, les employé-e-s en sont informé-e-s via des groupes de discussion et doivent parfois remplacer des collègues au pied levé durant le week-end. Dans ces conditions, difficile d’organiser ses loisirs ou sa vie de famille.</p><p>Dans la fonction publique et les administrations, le tableau est tout aussi sombre. La charge de travail augmente, les postes vacants ne sont pas repourvus et les nouveaux outils numériques accélèrent certes les processus, mais aggravent surtout le stress. Le personnel a le sentiment de courir en permanence après le temps, sans plus avoir de prise sur sa charge de travail. Sans surprise, cette évolution se reflète dans les chiffres&nbsp;: près d’une personne active sur quatre se sent fréquemment stressée (<a href="https://www.bfs.admin.ch/asset/de/31866442" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">OFS</a>). Plus de la moitié des salarié-e-s déclarent être exposé-e-s sur leur lieu de travail à plusieurs risques physiques et psychosociaux en même temps (pression du temps, monotonie du travail, absence de pauses, bruit, mauvaises conditions ergonomiques, etc.). Les secteurs de la santé et du social sont particulièrement touchés. Une personne sur trois y subit régulièrement un stress intense. Beaucoup sont au bord du gouffre – l’épuisement émotionnel progresse, signal d’alerte évident d’un burn-out imminent.</p><h3 class="heading--h4">Flexibilité, mais pour qui&nbsp;?</h3><p>On entend souvent dire que le travail se flexibilise. Mais dans les faits, cette flexibilisation se traduit le plus souvent par davantage de contrôle hiérarchique et moins de prévisibilité pour les employé-e-s. Dans les branches aux horaires irréguliers, comme l’hôtellerie-restauration, les soins ou le commerce de détail, les plannings sont souvent modifiés à la dernière minute. Celles et ceux qui ont une famille ou dépendent de structures d’accueil subissent de ce fait une pression constante. L’Enquête suisse sur la population active (ESPA) révèle qu’environ un quart des salarié-e-s doivent adapter leur temps de travail à court terme au moins une fois par semaine sur ordre de l’employeur, et un autre quart au moins une fois par mois (<a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr.assetdetail.16804544.html" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">OFS</a>). Dans le même temps, ce sont surtout les hommes avec un niveau de formation élevé qui bénéficient d’une vraie flexibilité horaire. Les personnes avec un haut niveau de formation ou occupant des postes à responsabilité peuvent en effet plus souvent aménager librement leur temps de travail. À l’inverse, les femmes, les jeunes et les personnes actives dans les services ont des marges de manœuvre nettement plus restreintes. Dans des secteurs comme les soins, l’hôtellerie-restauration ou le commerce de détail, les changements de dernière minute rendent la conciliation entre vie professionnelle et vie privée extrêmement difficile.</p><h3 class="heading--h4">Les absences augmentent parce que le travail rend malade</h3><p>Quand les salarié-e-s sont épuisé-e-s, à bout ou blessé-e-s, ils et elles finissent par manquer au travail. Les absences pour raisons de santé représentent de loin la cause principale d’absence en Suisse. En 2024, elles ont totalisé 330 millions d’heures, un chiffre en hausse de plus de 50&nbsp;% en quinze ans (<a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/activite-professionnelle-temps-travail/heures-travail/absences.html" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">OFS</a>). En moyenne, les salarié-e-s s’absentent aujourd’hui environ neuf jours de travail par an, avec des pics bien plus élevés dans les métiers sous forte pression, comme les soins. Le stress lié au travail coûte environ 6,5 milliards de francs à l’économie. (<a href="https://friendlyworkspace.ch/system/files/documents/2022-12/Feuille_d_information_076_PSCH_2022-11_-_Job_Stress_Index_2020-2022.pdf" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">Santé suisse</a>).</p><h3 class="heading--h4">Protéger la santé plutôt qu’imposer un stress permanent</h3><p>Stress, épuisement et absences ne sont plus des phénomènes marginaux. Un nombre croissant de salarié-e-s atteignent leurs limites – non pas par manque de résistance, mais parce que conditions de travail, effectifs et repos ne sont plus alignés. Malgré cela, la protection légale de la santé reste souvent lettre morte. Dans de nombreux cantons, les inspections du travail manquent cruellement de personnel, si bien que les contrôles des horaires et des risques sanitaires ne sont effectués qu’au compte-goutte, voire uniquement sur plainte. Les risques psychosociaux – comme le stress, la pression temporelle ou le surmenage – sont rarement pris en compte ou systématiquement suivis. Autre problème&nbsp;: la Suisse ne compte qu’environ 130 médecins du travail, soit un pour 20&nbsp;000 travailleuses et travailleurs. En comparaison, ce rapport est d’un pour 10&nbsp;000 en Allemagne et d’un pour 6000 en France. Ce manque de ressources empêche la prévention à large échelle et l’évaluation indépendante des risques sanitaires liés au travail. Sans personnel spécialisé en nombre suffisant, la protection préventive de la santé reste illusoire.&nbsp;</p><p>Afin d’empoigner sérieusement la question de la santé des salarié-e-s, il conviendrait de renforcer les contrôles, de développer la médecine du travail et de faire appliquer systématiquement la protection sur le lieu de travail. Cela passe par des limites claires à la charge de travail, des horaires prévisibles, des périodes de repos suffisantes et le droit à la déconnexion. Ce n’est qu’à ce prix que le travail pourra rester productif, équitable – et digne.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/4/csm_ueberarbeitet_burnout_ist-thodonal_da09961c93.webp" length="161862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11319</guid><pubDate>Wed, 08 Oct 2025 13:48:58 +0200</pubDate><title>Pénurie de personnel soignant : les soins sont en danger</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/penurie-de-personnel-soignant-les-soins-sont-en-danger</link><description>Manifestation à Berne le 22 novembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le personnel des hôpitaux, des EMS et des services d’aide et de soins à domicile travaille à la limite de ses forces. Nombre de professionnel-le-s de la santé s’épuisent ou quittent la profession. La pénurie de personnel soignant s’aggrave, la sécurité des soins est menacée.&nbsp;L’initiative sur les soins infirmiers devait remédier à la situation. Quatre ans après son adoption claire par le peuple, elle n’est toujours pas mise en œuvre. L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’appel de la vaste alliance du personnel de santé pour des soins de santé sûrs et de bonnes conditions de travail, et appelle à manifester en masse pour les soins infirmiers le 22&nbsp;novembre sur la Place fédérale à Berne.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH">Soins sous tension</span></h3><p><span lang="FR-CH">Dans les soins psychiatriques, les EMS et les hôpitaux, la pénurie de personnel est chronique. Le personnel soignant témoigne de situations éthiquement inacceptables. Une prise en charge de qualité des patients demande du temps, en particulier auprès des personnes âgées ou atteintes de démence. Quand il faut soigner à la chaîne, le personnel soignant n’est plus en mesure de répondre aux besoins des patient-e-s. La situation est aussi précaire chez les médecins.&nbsp;Les journées à rallonge, le manque de formation continue et l’épuisement croissant sont devenus la norme. La santé du personnel en pâtit, tout comme la qualité des soins.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH">Une loi lacunaire</span></h3><p><span lang="FR-CH">En décembre, le Conseil national débattra de la deuxième étape de mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers, à savoir la nouvelle loi fédérale sur les conditions de travail dans le domaine des soins infirmiers (LCTSI). Mais le projet actuel du Conseil fédéral est insuffisant&nbsp;: il ne prévoit aucune prescription en matière de dotation en personnel et aucune solution de financement.&nbsp;Il passe ainsi à côté des objectifs essentiels de l’initiative populaire.</span></p><p><span lang="FR-CH">Sans de bonnes conditions de travail, il n’y a ni sécurité des soins ni soins dignes de ce nom.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH">Ensemble pour des soins de qualité</span></h3><p><span lang="FR-CH">C’est pourquoi l’alliance du personnel de santé appelle à une manifestation nationale le 22 novembre sur la Place fédérale à Berne, sous le mot d’ordre&nbsp;: </span><i><span lang="FR-CH"><strong>«&nbsp;Couverture en soins : la santé, c’est nous, pour vous&nbsp;».</strong></span></i><span lang="FR-CH">&nbsp;</span><br><span lang="FR-CH">L’alliance pour de bonnes conditions de travail, davantage de personnel, un financement sûr et la mise en œuvre cohérente de l’initiative sur les soins infirmiers est soutenue par le SSP, Unia, l’ASI, Syna, le SCIV, l’asmac et l’USS.</span></p><h3 class="heading--h4"><strong>Manifestation :</strong></h3><p class="lead"><span class="iconpack fas fa-calendar-day" aria-hidden="true"></span> &nbsp;Sam<span lang="FR-CH">edi 22 novembre 2025</span><br><span class="iconpack fas fa-clock" aria-hidden="true"></span> &nbsp;<span lang="FR-CH">14&nbsp;h&nbsp;15&nbsp;</span><br><span class="iconpack fas fa-location-dot" aria-hidden="true"></span> &nbsp;<span lang="FR-CH">Place fédérale, Berne</span></p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_Pflegerin-am-Boden_iSt_s-m-karlsson_8556a97eab.webp" length="51384" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11318</guid><pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:59:30 +0200</pubDate><title>Primes maladie : un fardeau qui ne cesse de s’alourdir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-un-fardeau-qui-ne-cesse-de-salourdir</link><description>Depuis dix ans, les primes maladie et les frais médicaux à la charge des assuré-e-s ne cessent d’augmenter. </description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Le phénomène de la hausse des primes maladie est peut-être devenu habituel, mais les travailleuses et travailleurs ne peuvent s’y résigner. En 2026, les primes grimperont à nouveau, avec une augmentation moyenne de 4,4 %. Une famille de quatre personnes, qui payait déjà la somme ahurissante de près de 10&nbsp;000 francs en 2016, devra s'acquitter de 14&nbsp;000 francs l'an prochain. Même les hausses de salaire les plus élevées ne permettent pas de suivre un tel rythme.</span></p><h3 class="heading--h4">Stratégie absurde du changement de caisse</h3><p>Le camp bourgeois prétend que les assuré-e-s pourraient freiner la hausse des primes en optant chaque année pour la caisse-maladie la moins chère. Mais cette stratégie de changement systématique est aussi absurde que coûteuse. Elle ne génère surtout globalement aucune économie, car pour l’ensemble des assurée-e-s, une règle reste valable&nbsp;: les primes reflètent les coûts. Par ailleurs, quatre assuré-e-s sur cinq ont déjà opté pour un modèle d’assurance alternatif (soins intégrés, médecin de famille, télémédecine, etc.). La marge d’optimisation individuelle est donc pratiquement épuisée.</p><h3 class="heading--h4">Des primes qui étranglent aussi l’économie</h3><p>Ce financement antisocial du système de santé ne se contente pas de pénaliser les travailleuses et les travailleurs. Il freine aussi la consommation intérieure. Ce que la population doit consacrer aux primes, elle ne peut plus le dépenser au restaurant ou pour un abonnement de fitness.</p><h3 class="heading--h4">Taxe pour les consultations aux urgences</h3><p>Malgré leur injustice, les primes par tête restent une vache sacrée. L’initiative d’allègement des primes, soutenue par les syndicats, a malheureusement été rejetée il y a plus d’un an. La mise en œuvre du contre-projet prévoit certes une hausse des subsides de primes dans certains cantons. Celle-ci reste toutefois très modeste et n’interviendra qu’en 2028. Dans le même temps, de nouvelles charges se profilent. Le Parlement veut introduire une taxe sur les consultations aux urgences et relever les franchises minimales. Ces projets sont inacceptables et doivent être combattus avec détermination. À l’inverse, les cantons doivent enfin prendre leurs responsabilités et investir davantage pour assurer un financement équitable du système de santé.</p><p class="text-right"><span style="font-size:0.7em;">Cet article est d’abord paru dans le </span><a href="https://www.workzeitung.ch/2025/10/krankenkassenpraemien-eine-zumutung-ohne-ende/" target="_blank" rel="noreferrer"><span style="font-size:0.7em;">journal work</span></a><span style="font-size:0.7em;">.</span></p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11307</guid><pubDate>Tue, 07 Oct 2025 11:14:00 +0200</pubDate><title>Colloque juridique le 3 novembre 2025</title><link>https://www.uss.ch/colloque-juridique</link><description>Cette année, le colloque traditionnel de l&#039;USS se focalise sur le droit du travail collectif du point de vue de la science et de la pratique.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_Bundesgericht-Lausanne_wikimedia-Norbert_Aepli_cc-by_259e0325f1.webp" length="405032" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11314</guid><pubDate>Thu, 02 Oct 2025 17:00:00 +0200</pubDate><title>Soutien aux syndicalistes et aux volontaires engagés sur la flottille humanitaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/soutien-aux-syndicalistes-et-aux-volontaires-engages-sur-la-flottille-humanitaire</link><description>Lettre de l&#039;USS à Ignazio Cassis</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des syndicalistes et des représentants de la société civile s’engagent pour la justice et la paix en participant à la flottille à destination de Gaza visant à acheminer des provisions et du matériel médical. L’Union syndicale suisse (USS) a appris avec consternation l’interception de plusieurs embarcations et des personnes qui se trouvaient à bord par les autorités israéliennes.</p><p>Dans <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/251002_PYM_lettre_Gaza_F.pdf">un courrier</a>, l’USS s’adresse aujourd’hui au Conseiller fédéral et chef du département des affaires étrangères Ignazio Cassis pour lui demander d’intervenir pour garantir la sécurité et le retour des syndicalistes et des autres volontaires engagé-e-s, ainsi que pour permettre le passage de l’aide humanitaire.</p><p>L’USS observe l’aggravation de la situation à Gaza avec beaucoup d’inquiétude. Elle est en contact avec les différents syndicats européens ainsi que les organisations syndicales internationales et soutient les mouvements de solidarité, à l’image de la grève prévue le 3 octobre en Italie. L’USS demande l’arrêt des attaques répétées touchant la population civile. La famine et la souffrance provoquées par le gouvernement israélien doivent cesser.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/6/csm_Pierre-Yves_Maillard_Bundeshaus_3cf2dc6c14.webp" length="72706" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11301</guid><pubDate>Sun, 28 Sep 2025 16:37:45 +0200</pubDate><title>Une étape importante pour le service public numérique</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-etape-importante-pour-le-service-public-numerique</link><description>Oui à l&#039;e-ID étatique</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse se réjouit de l'adoption claire du projet d'e-ID. Après le rejet massif de la première version entièrement privatisée il y a quatre ans, l'e-ID publique permet enfin de faire progresser le service public numérique. Dans le domaine de la santé et des assurances sociales, par exemple, des projets importants dépendent de toute urgence de l'e-ID, notamment le nouveau registre des dons d'organes, qui peut enfin être mis en place.</p><p>La mise en œuvre prévue par le Conseil fédéral au niveau de l'ordonnance n'en est que plus importante : elle doit être aussi fiable et économe en données que possible. En outre, l'interdiction de tirer profit des données personnelles doit être mise en œuvre de façon stricte, et toute « suridentification » de la part des autorités publiques doit être empêchée.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11299</guid><pubDate>Sun, 28 Sep 2025 13:20:39 +0200</pubDate><title>Cadeau aux propriétaires : c&#039;est maintenant au tour des locataires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/cadeau-aux-proprietaires-cest-maintenant-au-tour-des-locataires</link><description>Réaction au « OUI » à la suppression de la valeur locative</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) est déçue par l'acceptation de la suppression de la valeur locative. Celle-ci entraînera d'importantes pertes fiscales, fera encore grimper les prix de l'immobilier et favorisera le travail au noir. Les propriétaires immobiliers bénéficieront ainsi d'un allègement fiscal important, à une époque où les locataires souffrent de loyers très élevés et d'une pénurie de logements abordables.</p><p>Le problème le plus brûlant de la politique suisse du logement est le manque de logements dans les villes et les agglomérations. Des mesures efficaces sont nécessaires de toute urgence dans ce domaine.</p><p>À l'exception de quelques villes, les pouvoirs publics se sont largement retirés de la promotion de logements abordables. Au niveau fédéral, les mesures dans ce sens ont été fortement réduites dans le cadre des précédents programmes d'austérité. La pénurie actuelle de logements a donc des causes politiques évidentes.</p><p>L'USS demande que la Confédération, les cantons et les communes s'engagent à nouveau de manière beaucoup plus forte. La Confédération doit mettre à disposition des moyens financiers supplémentaires. En outre, les conditions doivent être adaptées au contexte actuel de taux d'intérêt bas.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11297</guid><pubDate>Fri, 26 Sep 2025 14:24:29 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les services de télécommunication (OST) </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-services-de-telecommunication-ost</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la modification de l’ordonnance sur les services de télécommunication (OST). Le document de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11295</guid><pubDate>Fri, 26 Sep 2025 12:08:09 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les forces hydrauliques </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-les-forces-hydrauliques</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la modification de la loi sur les forces hydrauliques. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11293</guid><pubDate>Thu, 25 Sep 2025 17:45:00 +0200</pubDate><title>La résiliation des accords bilatéraux plongerait la Suisse dans le chaos : salaires et emplois en danger</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-resiliation-des-accords-bilateraux-plongerait-la-suisse-dans-le-chaos-salaires-et-emplois-en-danger</link><description>Le Conseil national rejette nettement l’initiative extrême de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue le net rejet par le Conseil national de l’initiative extrême de l’UDC. Ce texte reviendrait ni plus ni moins à dénoncer les accords bilatéraux avec l’Union européenne. Il provoquerait un bouleversement du cadre actuel, avec des conséquences néfastes pour l’ensemble de la population. Un oui à cette initiative plongerait le pays dans le chaos et mettrait en péril les salaires, les emplois, les soins et la prévoyance vieillesse.</p><p>Avec cette initiative, l’UDC pousse sa stratégie à l'extrême. Son objectif : imposer un changement de système radical, aux conséquences néfastes pour l’ensemble du pays. L’introduction d’un plafonnement de la population dans la Constitution mènerait inévitablement à la fin des accords bilatéraux avec l’UE. Pour les travailleuses et les travailleurs, l’impact serait particulièrement dévastateur. Les accords s’accompagnent en effet de mesures de protection des salaires et de prévention des abus. Leur disparition ouvrirait la voie à une sous-enchère salariale massive. Les employeurs pourraient imposer plus facilement des salaires plus bas, profitant de contrôles affaiblis. Les secteurs déjà sous forte pression seraient les plus durement touchés. Au lieu de garantir des droits, la Suisse risquerait de réintroduire des systèmes de contingents, voire l’ancien statut de saisonnier – un modèle précaire dans lequel travailleuses et travailleurs, privés de moyens de défense, seraient contraint-e-s d’accepter des conditions dégradées et des salaires bas.</p><p>Le système de santé serait une victime collatérale. Aujourd’hui déjà, la Suisse manque de dizaines de milliers de professionnel-le-s dans les soins, dont une grande partie provient de l’UE. Sans libre circulation des personnes, la pénurie de personnel soignant s’aggraverait de manière dramatique. Les patientes et patients devraient attendre plus longtemps et la qualité des soins en pâtirait. Des hôpitaux menaceraient de fermer.</p><p>La prévoyance vieillesse serait elle aussi fragilisée. Les travailleuses et travailleurs en provenance de l’UE renforcent l’AVS : ils paient des cotisations pendant des années mais ne perçoivent pas les rentes dans la même mesure. La disparition de ces contributions déséquilibrerait l’AVS. Avec comme corollaire logique une pression politique en faveur d’une baisse des rentes ou d’un nouveau relèvement de l’âge de la retraite.</p><p>Cette initiative constitue un projet extrême, dans une période déjà secouée par de nombreuses incertitudes. Dans la nouvelle ère Trump, marquée par des tensions internationales et une instabilité géopolitique croissante, la Suisse a besoin de relations fiables avec ses voisins. Plutôt que d’apporter stabilité et sécurité, l’initiative de l’UDC serait synonyme d’isolement, d’incertitude et d’affaiblissement économique.</p><p>L’USS s’engagera donc avec force et détermination dans la campagne afin de faire échouer cette initiative radicale dans les urnes.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_Bauarbeiter-in-Halle-Protesthaltung_AntonioRecena-photocase_b19604b06a.webp" length="312302" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11289</guid><pubDate>Thu, 25 Sep 2025 10:57:49 +0200</pubDate><title>Le franc ne cesse de s’apprécier – la Banque nationale doit assurer sa stabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-franc-ne-cesse-de-sapprecier-la-banque-nationale-doit-assurer-sa-stabilite</link><description>La politique monétaire passive de la Banque nationale cause du tort à l’industrie d’exportation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc s’est renforcé cette année. Il affiche même, en valeur réelle, un niveau plus élevé que durant les mois ayant suivi la suppression de son taux plancher en 2015. Cette évolution complique encore la vie des entreprises exportatrices, déjà frappées de plein fouet par les droits de douane américains. Selon la dernière enquête menée par Swissmem auprès de ses membres, le «&nbsp;franc fort&nbsp;» est aujourd’hui le problème n°&nbsp;1. En outre, le climat d'incertitude qui entoure l'économie mondiale et la politique menée par les États-Unis n’ont pas fini de faire grimper le franc.</p><p>Or malgré cette situation difficile, la Banque nationale ne dit rien de la cherté du franc, dans son examen de la situation d’aujourd’hui. On ignore par conséquent quels sont ses objectifs en matière de taux de change. Après l’abandon du taux plancher, la Banque nationale avait fait part de son intention de stabiliser la valeur extérieure réelle du franc. Sans que personne sache au juste ce que cela signifie, la valeur du franc étant déterminée par rapport à un panier de devises. Sa valeur extérieure réelle est d’ores et déjà 5&nbsp;% supérieure à sa valeur moyenne depuis 2015 – avec une tendance à la hausse.</p><p>Les incertitudes liées à la politique de change et la tendance à l’appréciation du franc constituent un cercle vicieux. Ces derniers mois, bien des investisseurs ont massivement réduit leur exposition aux variations de change. La dérive du dollar inquiète notamment les caisses de pensions, qui investissent encore davantage en francs. Or la demande accrue en francs ne fait qu’attiser les pressions haussières.</p><p>L’USS attend de la Banque nationale qu’elle s’assure de la stabilité et de la prévisibilité du cours du franc. L’économie exportatrice suisse se passerait bien de la politique anti-industrielle en place. Elle a déjà bien assez à faire avec la hausse des droits de douane américains et les problèmes de demande rencontrés à l’étranger.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/1/csm_SNB_Bern_Ank_Kumar_Infosys_Limited-ccbysa_fb0d8252d3.webp" length="219828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11287</guid><pubDate>Wed, 24 Sep 2025 17:27:58 +0200</pubDate><title>AVS : démantèlement des rentes de veuves et d’enfants au profit des couples mariés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-demantelement-des-rentes-de-veuves-et-denfants-au-profit-des-couples-maries</link><description>Décisions irresponsables du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">À une très courte majorité, le Conseil national a pris aujourd’hui des décisions irresponsables concernant l’AVS : coupes dans les rentes des veuves et des enfants, rentes supplémentaires non financées pour les couples mariés et création de nouveaux déficits. L’Union syndicale suisse (USS) critique fermement ces décisions. L’augmentation des rentes pour couples mariés ne doit en aucun cas se faire sur le dos des veuves et des enfants.</span></p><p><span lang="FR-CH">Le Conseil national a décidé aujourd’hui de supprimer les rentes pour enfants et de réduire les droits des veuves. En parallèle, il prévoit d’abolir le plafonnement des nouvelles rentes pour les couples mariés. Ces choix détériorent massivement les prestations des femmes et des enfants au profit de couples mariés à hauts revenus. Inéquitable du point de vue de la répartition, le paquet de mesure est également injustifiable puisqu’il engendrera en fin de compte des coûts supplémentaires d’environ un milliard de francs pour l’AVS – sans en prévoir le financement.</span></p><p><span lang="FR-CH">Ces décisions soulignent le fait que la </span><span lang="FR-CH">commission </span><span lang="FR-CH">n’a tiré aucune leçon de ses erreurs passées, ni des résultats nets des votations populaires de l’an dernier. Elle refuse d’assumer la responsabilité d’un projet susceptible de réunir une majorité. Au contraire, elle opte pour des coupes injustes dans les rentes de veuves et d’enfants et alourdit encore les déficits de l’AVS, pour ensuite pouvoir relever l’âge de la retraite. Il s’agit là d’une démarche irresponsable. L’Union syndicale suisse demande au Conseil des États de corriger ces décisions.&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/f/csm_Aeltere_Frau_schaut_traurig_aus_dem_Fenster_ist-Highwaystarz-Photography_071aae029a.webp" length="65916" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11285</guid><pubDate>Wed, 24 Sep 2025 14:22:54 +0200</pubDate><title>Le Conseil des États accepte de combler les lacunes de l’assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-des-etats-accepte-de-combler-les-lacunes-de-lassurance-chomage</link><description>Victoire pour les femmes enceintes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’engagement de l’Union syndicale suisse et des associations faîtières féminines a porté ses fruits : Le Conseil des Etats a adopté aujourd’hui une motion visant à combler les lacunes de protection des femmes enceintes dans l’assurance-chômage.&nbsp;</p><p>L’Union syndicale suisse salue aujourd’hui la décision du Conseil des Etats qui souhaite modifier l’assurance-chômage de sorte à éviter que des femmes enceintes ne se retrouvent en fin de droits et perdent de ce fait leur allocation de maternité.</p><p>Le Conseil des Etats répond à une revendication qui remonte à la grève féministe 2023 et que l’USS a portée avec le soutien des grandes associations faîtières féministes. Dorénavant, de l’avis de la Chambre haute, les femmes enceintes devraient pouvoir bénéficier d’indemnités chômage prolongées, comme c’est le cas actuellement pour les travailleuses et travailleurs âgés ou les personnes dont la rente d’invalidité a été réduite. Le Conseil des Etats entend ainsi corriger une injustice : les femmes enceintes qui se retrouvent au chômage sont clairementdésavantagées sur le marché de l’emploi, car il leur est difficile de convaincre un employeur de les engager peu avant l’accouchement.</p><p>Actuellement, environ 500 femmes arrivent en fin de droits de chômage chaque année et perdent par la même occasion leur droit à l’allocation de maternité. De plus, en cas d’incapacité de travail pour raisons médicales, l’assurance-chômage n’ouvre le droit qu’à 30 indemnités journalières, et ce même si les femmes concernées ont cotisé pendant des années.</p><p>Le Conseil des Etats soutient une modification de l’assurance chômage visant à corriger ces deux injustices. L’USS appelle maintenant le Conseil national à suivre l’avis du Conseil des Etats pour définitivement combler les lacunes de protection des femmes enceintes au chômage et éviter qu’elles ne tombent dans la précarité.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Schwangerschaft_Arzt_Gynaekologe_iStock-BluePlanetStudio_3c0755d52c.webp" length="66094" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11283</guid><pubDate>Wed, 24 Sep 2025 13:11:07 +0200</pubDate><title>Contre-projet direct à l’initiative populaire « Oui à la sécurité de l’approvisionnement médical »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/contre-projet-direct-a-linitiative-populaire-oui-a-la-securite-de-lapprovisionnement-medical</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS au contre-projet direct à l’initiative populaire « Oui à la sécurité de l’approvisionnement médical ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11281</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 15:22:02 +0200</pubDate><title>Le fardeau des primes devient insupportable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-fardeau-des-primes-devient-insupportable</link><description>Annonce des primes maladie par le Conseil fédéral : nouveau coup de massue</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une fois de plus, les primes de l’assurance-maladie de base vont prendre l'ascenseur au début de l’année prochaine. Pour de nombreux ménages, la limite du supportable est franchie depuis longtemps. Une famille de quatre personnes déboursera plus de 14&nbsp;000 francs par an. Les cantons doivent maintenant mettre en œuvre rapidement et efficacement le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes. L’Union syndicale suisse (USS) exige un allègement effectif pour les bas et moyens revenus, ainsi que la fin du gaspillage des primes par les caisses-maladie. Face à une charge devenue intenable, il est temps de plafonner les millions dépensés en publicité et en salaires excessifs des dirigeant-e-s.</p><p>L’an prochain, les primes vont à nouveau grimper massivement. Une hausse de 4,4&nbsp;% vient d’être annoncée. Alors qu’il y a dix ans déjà, une famille devait, en moyenne suisse, consacrer près de 11&nbsp;000 francs par an aux primes, ce montant dépassera les 14&nbsp;000 francs en 2026. Au Tessin, une famille paie même aujourd’hui 5500 francs de plus qu’il y a dix ans. Cette évolution est pernicieuse pour la santé publique, socialement insoutenable et économiquement absurde. Si un nombre croissant de personnes doivent se priver pour payer leurs primes, ce ne sont pas seulement les personnes concernées qui en souffrent – c’est toute l’économie intérieure qui est mise à mal. Car lorsque des traitements sont repoussés à cause des coûts exorbitants à la charge des patient-e-s, tout le monde finit par en payer le prix fort.</p><p>Un système de santé de qualité et accessible à toutes et tous a un prix. Mais il n’est écrit nulle part que ce système doit être financé de manière aussi antisociale en Suisse, ni que des centaines de millions provenant des primes doivent être englouties dans des processus inefficaces. Les caisses-maladie affirment que leurs frais administratifs sont restés stables autour de 5&nbsp;% des primes. En clair, cela signifie qu’aujourd’hui, 500 millions de francs de plus qu’il y a dix ans restent dans les caisses. Cet argent a servi à financer les salaires toujours plus élevés des CEO, les campagnes publicitaires de plus en plus coûteuses et le courtage en assurances encore largement non régulé.</p><p>Les mesures capables de réduire les primes sont connues de longue date. Le dossier électronique du patient apporterait de la transparence et éviterait les traitements en double. Nuisibles, les incitations suscitées par les lucratives assurances complémentaires au détriment de l’assurance de base devraient être limitées. Les systèmes tarifaires devraient renforcer les soins de base, plutôt que de financer les salaires faramineux de certain-e-s spécialistes. Une politique du médicament cohérente permettrait d’obtenir des prix raisonnables et davantage de génériques. Enfin, une planification hospitalière coordonnée au niveau national et une prévention digne de ce nom sont également indispensables. Toutes ces solutions sont sur la table depuis des années, mais elles sont systématiquement bloquées au Parlement par les lobbys concernés.</p><p>À court terme, seule une solution de financement social permettra de soulager les assuré-e-s. Il revient désormais aux cantons de fixer un objectif social efficace en matière de charge maximale des primes, et d’en garantir le financement. Cette tâche leur incombera légalement à partir du 1er&nbsp;janvier&nbsp;2026. Car c’est à cette date que prendront effet les nouvelles hausses de primes ainsi que le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes. La hausse des coûts devra alors être assumée en partie par les cantons, et non plus uniquement par les assuré-e-s. Il est impératif que ce financement se fasse de manière efficace. Les moyens sont là. Il faut maintenant agir.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11279</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 13:55:42 +0200</pubDate><title>Travail généralisé le dimanche et journées de 17 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travail-generalise-le-dimanche-et-journees-de-17-heures</link><description>Le Conseil national veut déréglementer drastiquement le temps de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a accepté aujourd’hui un grave affaiblissement de la loi sur le travail. Le dimanche chômé et la fin de journée de plus de deux millions de travailleuses et travailleurs sont en péril. Ceux-ci pourraient devoir travailler le dimanche et jusqu’à 17 heures par jour. L’Union syndicale suisse (USS) condamne fermement cette décision. Le projet menace le temps libre, la santé et la vie de famille des travailleuses et travailleurs, déjà sous pression croissante.</p><h3 class="heading--h5">Travail dominical et journées à rallonge</h3><p>La décision du Conseil national non seulement ouvre la voie à des journées de travail commençant à 6 heures du matin et se terminant à 23 heures, mais permet aussi aux employeurs d’obliger leurs employé-e-s à travailler le dimanche sans demander d’autorisation, que le travail s'effectue à la maison ou non. La durée minimale du repos quotidien serait en outre être réduite de 11 à 9 heures. Une limite qui ne serait plus absolue, puisque le repos quotidien pourrait être interrompu pour effectuer un « travail urgent ».</p><p>Le Conseil national camoufle cette attaque frontale contre les fondements du droit du travail derrière un discours prétendant améliorer la conciliation. Il affirme que seules les personnes « qui peuvent déterminer [elles]-mêmes une part significative de leurs horaires de travail » seraient concernées. Or le Conseil fédéral lui-même estime que près de deux millions de salarié-e-s seraient touché-e-s par cette révision. Et ce n’est sans doute qu’un début. Car il suffirait aux employeurs d’introduire un minimum de flexibilité dans les horaires et quelques tâches à effectuer hors de l’entreprise pour que la loi s’applique. Dans les faits, ce projet incite clairement les entreprises à réorganiser le travail.</p><h3 class="heading--h5">Incontrôlable et source de plus de bureaucratie</h3><p>La majorité du Conseil national prétend que ces changements ne se feraient qu’avec l’accord des employé-e-s. Mais elle a refusé de renforcer le droit à la déconnexion, pourtant déjà trop peu respecté aujourd’hui. En réalité, les employeurs pourraient imposer de tels accords, les modifier à tout moment, y compris oralement. Et leur respect ne pourrait pas être contrôlé. Rien n’empêcherait un employeur d’appeler à 22 h 30 en prétendant que cela a été convenu. Sans surprise, les autorités d’exécution et de nombreux cantons rejettent ce projet, notamment au motif qu’il entraînerait plus de bureaucratie et de contrôles, jusque dans les ménages privés, voire parce qu’il est tout simplement inapplicable.</p><h3 class="heading--h5">L’USS tire la sonnette d’alarme</h3><p>Ce projet constitue une attaque frontale contre le droit au dimanche chômé et au repos en fin de journée. L’USS se battra par tous les moyens pour que le Conseil des États l’enterre. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, met en garde : « Les dimanches et la vie de famille de millions de personnes sont menacés. Si ce projet passe, leurs journées de travail s’allongeront et leur temps libre diminuera encore. »</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Bueroarbeit-erschoepft_Ist-Hiraman_fd2b4af6d4.webp" length="23718" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11277</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 11:24:57 +0200</pubDate><title>Prorogation et modification de l’ordonnance sur le CCT économie domestique</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/prorogation-et-modification-de-lordonnance-sur-le-cct-economie-domestique</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse à la prorogation et modification de l’ordonnance sur le contrat type de travail pour les travailleurs de l’économie domestique (CCT économie domestique). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11275</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 11:06:14 +0200</pubDate><title>Ordonnance relative à l’intervention précoce intensive en cas de troubles du spectre de l’autisme (OIPIA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-relative-a-lintervention-precoce-intensive-en-cas-de-troubles-du-spectre-de-lautisme-oipia</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse à l'ordonnance relative à l’intervention précoce intensive en cas de troubles du spectre de l’autisme (OIPIA). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11273</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 10:38:01 +0200</pubDate><title>Contre-projet à l&#039;initiative pour l&#039;inclusion</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/contre-projet-a-linitiative-pour-linclusion</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse au contre-projet à l'initiative populaire fédéral « Pour l’égalité des personnes handicapées (initiative pour l’inclusion) ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11268</guid><pubDate>Fri, 19 Sep 2025 16:27:19 +0200</pubDate><title>Le programme d’allègement 2027 alourdit la charge pesant sur la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-programme-dallegement-2027-alourdit-la-charge-pesant-sur-la-population</link><description>La Confédération, les cantons et les communes accumulent des fortunes sur le dos de la population</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le programme d'allègement budgétaire 2027 de la Confédération est non seulement inutile, mais alourdit encore la charge pesant sur la population. Confédération, cantons et communes clôturent leurs comptes avec des excédents et accumulent des réserves publiques sur le dos de la population. Ces fonds doivent lui être rendus. De nombreuses mesures prévues dans ce programme sont contre-productives. En dépit des droits de douane imposés par les États-Unis, la Confédération prévoit de réduire son soutien à l’innovation et à la formation professionnelle. Au moment où l’industrie aurait besoin d’un appui, elle mène une politique à contre-courant des intérêts industriels.</p><p>Année après année, l’État suisse ponctionne la population en réalisant des excédents budgétaires, qu’il transforme en patrimoine public. Confédération, cantons et communes ne sont pas endettés. Bien au contraire, ils disposent d’une fortune dépassant les 150 milliards de francs, soit environ 20&nbsp;000 francs par habitant. Du côté de la Confédération, c’est le frein à l’endettement qui est en cause. Chaque année, plus d’un milliard de francs budgétés ne sont pas dépensés. Résultat&nbsp;: à la fin de l’exercice, la Confédération affiche un excédent largement supérieur à ce qu’impose le frein à l’endettement – plus d’un milliard en trop. Dans le même temps, la population subit toujours plus lourdement le fardeau des primes maladie, qui continuent d’augmenter alors que les subsides ne suivent pas.</p><p>Un véritable programme d’allègement consisterait à restituer à la population les réserves accumulées à ses dépens – par exemple en baissant les primes maladie ou en renforçant les subsides. Dans cette optique, le nom même de «&nbsp;programme d’allègement 2027&nbsp;» est trompeur.</p><p>Et c’est précisément maintenant, alors que certains secteurs de l’industrie sont fragilisés par les droits de douane américains, que la Confédération réduit son soutien à l’innovation et à la formation professionnelle. Si ces barrières commerciales devaient se maintenir, nombre d’entreprises auraient besoin d’un appui transitoire, le temps de développer de nouveaux produits ou de conquérir de nouveaux marchés.</p><p>Par ailleurs, la Confédération reprend de plus en plus de tâches des cantons. Ce transfert s’explique en partie par l’inaction de ces derniers, notamment en matière de financement des crèches ou de politique sociale. Cette évolution doit aussi se refléter dans les recettes fédérales – par exemple à travers une réduction de la part des cantons à l’impôt fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_906f23953c.webp" length="123934" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11264</guid><pubDate>Wed, 17 Sep 2025 16:34:21 +0200</pubDate><title>Les rentes LPP stagnent malgré des rendements élevés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-lpp-stagnent-malgre-des-rendements-eleves</link><description>Statistiques des caisses de pension de l’OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En 2024, les caisses de pension ont réalisé un rendement de près de 7 % sur leurs placements. Cette forte progression ne s’est toutefois guère répercutée sur les prestations. La rente réelle moyenne n’a augmenté que de 0,5 % par rapport à l’année précédente. Les rentes LPP doivent impérativement augmenter : malgré la croissance économique et salariale, les rentes sont aujourd’hui inférieures de 10 % en termes réels par rapport à il y a dix ans.</p><p>Ces résultats soulignent la nécessité d’améliorer les performances du 2e pilier. Le rapport entre les coûts et les prestations varie en effet fortement selon les caisses. Efficaces, certaines dégagent de bons rendements avec des frais relativement faibles. D’autres en revanche sont plus coûteuses.</p><p>Phénomène préoccupant, on assiste par ailleurs à la multiplication de caisses de pension à but clairement lucratif. Il faut agir sans tarder. En principe, il appartient aux conseils de fondation – composés de manière paritaire – de veiller à ce que les caisses soient gérées dans l’intérêt des assuré-e-s. Or, certains de ces acteurs privés qui s’implantent sur le marché contournent ce principe en élisant de prétendues représentations des salarié-e-s dans leurs organes. De plus, les banques et les assurances réalisent des profits excessifs grâce à cette assurance sociale. Les rendements générés doivent bénéficier aux assuré-e-s, et non se perdre dans des structures financières opaques.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11262</guid><pubDate>Wed, 17 Sep 2025 14:09:24 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les cartels (réforme des autorités en matière de concurrence)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-les-cartels-reforme-des-autorites-en-matiere-de-concurrence</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la modification de la loi sur les cartels (réforme des autorités en matière de concurrence). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11251</guid><pubDate>Tue, 16 Sep 2025 11:21:44 +0200</pubDate><title>Arrêté fédéral portant approbation de la modification de la Convention d’établissement entre la Confédération suisse et l’Iran</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/arrete-federal-portant-approbation-de-la-modification-de-la-convention-detablissement-entre-la-confederation-suisse-et-liran</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'arrêté fédéral portant approbation de la modification de la Convention d’établissement entre la Confédération suisse et l’Iran. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11249</guid><pubDate>Tue, 16 Sep 2025 10:52:34 +0200</pubDate><title>Modification d’ordonnances en raison de la reprise du pacte de l’UE sur la migration et l’asile</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modifications-dordonnances-en-raison-de-la-reprise-du-pacte-de-lue-sur-la-migra-tion-et-lasile</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) à la modification d’ordonnances en raison de la reprise du pacte de l’UE sur la migration et l’asile. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11245</guid><pubDate>Mon, 15 Sep 2025 08:45:08 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les fonds propres</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/stellungnahme-zur-aenderung-der-eigenmittelverordnung</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la modification de l’ordonnance sur les fonds propres. La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11243</guid><pubDate>Sat, 13 Sep 2025 17:23:49 +0200</pubDate><title>Protéger les salaires et les emplois : non à l’initiative radicale de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/proteger-les-salaires-et-les-emplois-non-a-linitiative-radicale-de-ludc</link><description>La Conférence sur la migration de l’USS adopte une résolution contre l’initiative de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de la Conférence sur la migration de l’Union syndicale suisse (USS) ont adopté aujourd’hui à Berne une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/20250913_resolution_conf_migr_USS.pdf">résolution contre l’initiative de l’UDC</a> « Pas de Suisse à 10 millions ». Cette initiative constitue une attaque contre les droits de toutes les travailleuses et tous les travailleurs. Elle menace les salaires et les emplois et risque de provoquer une rupture avec l’Europe en cas de dénonciation des accords bilatéraux. Dans le contexte actuel, toute nouvelle perturbation pourrait compromettre davantage la sécurité des emplois. Or, nous avons besoin non pas d’un changement de système radical, mais de davantage de sécurité et de meilleurs salaires.</p><h3 class="heading--h5">Une attaque contre les salaires et les droits</h3><p>L’initiative ne résout aucun des problèmes auxquels font face les salarié-e-s. Au contraire, la remise en cause des accords bilatéraux mettrait en péril la protection des salaires. « Les dirigeants de l’UDC entendent diviser les salarié-e-s, démanteler leurs droits et favoriser le dumping social », dénonce le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard.</p><p>L’acceptation de l’initiative entraînerait des conséquences néfastes pour les travailleuses et les travailleurs. En prônant le repli et la division, en s’attaquant à la protection des salaires et en provoquant des pertes d’emploi, ainsi qu’un risque aigu de pénurie de personnel soignant, le programme de l’UDC fait le lit de l’insécurité, de l’instabilité et du chaos.</p><h3 class="heading--h5">Solidarité plutôt que la division</h3><p>Le mouvement syndical s’oppose résolument aux incitations à la haine et aux attaques de la droite contre les droits sociaux. « En tant que mouvement syndical, nous répondons à ces attaques avec ce qui fait notre force : la solidarité, l’organisation collective et la mobilisation, ainsi que la lutte pour une redistribution équitable des richesses. Nous n’accepterons jamais que les salarié-e-s soient divisés en fonction de leur origine, de leur nationalité ou de leur titre de séjour », souligne la résolution.</p><p>La Conférence sur la migration de l’USS, qui s’est tenue le 13 septembre 2025 avec une soixantaine de participant-e-s, a aussi permis de faire le point sur les campagnes actuelles autour des droits des migrant-e-s, aux niveaux local et national. Son objectif : mieux faire respecter ces droits et s’opposer à l’exclusion, ainsi qu’à la précarisation des salarié-e-s sur la base de leur origine ou de leur titre de séjour. Les syndicats de l’USS continueront à s’engager pour la solidarité et la participation.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/20250913_resolution_conf_migr_USS.pdf">Télécharger la résolution (PDF)</a><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/a/csm_SGB_Migrationskonferenz_2025_b3efec8beb.webp" length="520850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11238</guid><pubDate>Fri, 12 Sep 2025 10:51:27 +0200</pubDate><title>Avant-projet de modification de la loi sur l’organisation du gouvernement et de l’administration </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avant-projet-de-modification-de-la-loi-sur-lorganisation-du-gouvernement-et-de-ladministration</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à l'avant-projet de “modification de la loi sur l’organisation du gouvernement et de l’administration (LOGA) (protection des données concernant des personnes morales de la Confédération)”. La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11247</guid><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 17:23:00 +0200</pubDate><title>Soutien à l’engagement pour l’aide humanitaire à Gaza</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/soutien-a-lengagement-pour-laide-humanitaire-a-gaza</link><description>Flottille internationale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient les représentants de la société civile et les syndicalistes qui s’engagent pour la justice et la paix en participant à la flottille à destination de Gaza. L’USS appelle les autorités israéliennes à laisser acheminer l’aide humanitaire.</p><p>Une flottille internationale, issue d’une initiative de la société civile, doit partir aujourd’hui ou dans les prochains jours pour acheminer de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza. Des syndicalistes suisses sont également à bord de bateaux de cette flottille, et s’engagent sur leur temps personnel. L’USS soutient l’engagement non violent de en faveur d’une aide humanitaire à la population civile de Gaza, et se joint comme depuis le début du conflit aux demandes de levée du blocus israélien, de libération des otages détenus par le Hamas et des prisonniers illégaux détenus par l’Etat d’Israël, ainsi que la fin des massacres de civils.</p><p>L'USS réitère sa condamnation des actes terroristes inhumains perpétrés par le Hamas le 7 octobre 2023. Mais les attaques répétées touchant la population civile, la famine provoquée par le gouvernement israélien et ses actes génocidaires doivent cesser. Dans ce sens l’USS se joint aux autres syndicats européens dans sa solidarité avec les personnes qui s’engagent pour la paix, la justice et la fin de cette guerre.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/5/csm_Frieden-Fahne-Flagge_jmimages-ist_9ce5c09f11.webp" length="87158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11233</guid><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 14:45:17 +0200</pubDate><title>La maternité pèse lourdement sur les salaires des femmes </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-maternite-pese-lourdement-sur-les-salaires-des-femmes</link><description>Le rapport du Conseil fédéral confirme l&#039;existence d&#039;une discrimination salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Le dernier rapport du Conseil fédéral sur les causes de l’écart salarial entre les hommes et les femmes révèle l’ampleur de la pénalité salariale liée à la maternité en Suisse. Le mariage et la maternité freinent fortement la progression des salaires des femmes et creusent durablement l’écart salarial avec les hommes. L’USS réclame des mesures pour favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et des contrôles dans les entreprises pour débusquer la discrimination salariale directe.</span></p><p><span lang="FR-CH">Sur la base des données de l’enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) 2022 et en réponse au Postulat Dobler (22.4500), le Conseil fédéral a récemment présenté un rapport analysant en détail les différences de salaires entre les femmes et les hommes. Plusieurs constats émergent de ce rapport&nbsp;:&nbsp;</span></p><ul><li><span style="font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Le salaire des femmes est généralement inférieur à celui des hommes, quelles que soient les caractéristiques explicatives considérées</span></li><li><span style="font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Parmi les facteurs qui expliquent l’écart salarial médian entre les femmes et les hommes, l’état civil et la parentalité jouent un rôle prépondérant. Les femmes mariées gagnent en moyenne nettement moins que les hommes mariés et le manque à gagner se creuse encore davantage chez les femmes qui ont des enfants. Le salaire médian des femmes mariées avec enfant(s) est inférieur de 21% à celui des hommes dans la même situation. En comparaison, l’écart salarial entre les hommes et les femmes célibataires sans enfant(s) est de 1,9%.</span><span style="color:#EE0000;" lang="FR-CH"></span></li><li><span style="font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Avec l’âge, l’écart salarial augmente, en particulier pour les personnes mariées: le niveau de salaire des femmes mariées stagne, tandis que celui des hommes mariés continue d’augmenter.</span></li><li><span style="font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Plus les positions professionnelles sont élevées, plus l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes s’accroît.</span></li><li><span style="font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">L’âge et l’état civil sont les facteurs où les différences salariales inexpliquées sont les plus marquées. A caractéristiques observables comparables, parmi les personnes de plus de 50 ans, les femmes gagnent en moyenne 8,5% de moins que les hommes. Et parmi les personnes mariées, l’écart salarial non expliqué se monte même à 8,8%. En comparaison, l’écart salarial non expliqué atteint 2,8% chez les célibataires.&nbsp;</span></li></ul><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Ces chiffres mettent en lumière l’ampleur de la pénalité salariale liée à la maternité en Suisse. L’USS salue l’intégration de ces nouveaux indicateurs dans le monitoring de l’écart salarial à l’avenir. Il est particulièrement important de continuer à documenter la pénalité salariale liée à la maternité. Le rapport du Conseil fédéral interpelle sur les éléments structurels qui la favorise, notamment la répartition inégale du travail non rémunéré qui repose encore essentiellement sur les femmes (tâches domestiques et pour s’occuper des enfants), les possibilités restreintes et coûteuses d’accueil extrafamilial des enfants et les conditions de travail incompatibles avec les obligations familiales.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS demande des investissements publics beaucoup plus importants dans l’accueil extrafamilial des enfants. Il est également impératif d’augmenter les salaires dans les professions majoritairement exercées par les femmes. Même avec un CFC en poche, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000 francs par mois, et une sur quatre doit même se contenter d’un salaire de moins de 4500 francs. Pour l’USS, des salaires d’au moins 5000 francs après l’apprentissage et d’au moins 4500 francs pour tout le monde doivent devenir la norme. C’est dans des secteurs comme la prise en charge d’enfants, les soins aux personnes âgées ou le commerce de détail qu’une telle revalorisation est la plus urgente.</span></p><p><span lang="FR-CH">En outre, l’ampleur des différences salariales inexpliquées, particulièrement parmi les personnes mariées et de plus de 50 ans, doit conduire les autorités à instaurer des contrôles et des sanctions du respect de l’égalité salariale au sein des entreprises. La Loi sur l’égalité doit être renforcée dans ce sens.&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11236</guid><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 12:39:00 +0200</pubDate><title>Numérisation : un nouveau business autour de nos rentes ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/numerisation-un-nouveau-business-autour-de-nos-rentes</link><description>Il faut des avantages pour les assurés, pas pour les banques et les assurances</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On entend souvent que les gens ne comprennent pas le système de prévoyance vieillesse. Cet argument sert volontiers à justifier la demande de davantage de conseil financier – voire l’accès des banques à l’ensemble des données de prévoyance. Or le problème ne vient pas des assuré-e-s, mais bien des informations, trop complexes et disparates.</p><p>La numérisation offre ici un fort potentiel. Mais elle ne fonctionne actuellement pas dans l’intérêt des assuré-e-s. Aujourd’hui, d’importants moyens financiers et humains sont consacrés à une multitude de « pools informatiques » des caisses de compensation AVS. Cela entraîne des coûts élevés, sans bénéfice direct pour les assuré-e-s. Plutôt que de maintenir des systèmes parallèles, il serait plus judicieux de centraliser davantage la numérisation. Cela permettrait de réduire les coûts et de garantir un accès équivalent pour toutes et tous – quelle que soit leur caisse de compensation.</p><p>C’est précisément ce que propose le Conseil fédéral avec un projet qu’il transmettra, espérons-le, bientôt au Parlement. La loi sur les systèmes d’information des assurances sociales (LSIAS) jettera les bases d’une administration moderne, efficace et transparente du 1er pilier. Elle vise à simplifier les démarches, améliorer l’échange de données entre assuré-e-s, employeurs et caisses, et ainsi préparer l’AVS à l’ère numérique. L’USS soutient clairement cette orientation. Mais nous exigeons que la numérisation ne s’arrête pas à l’administration. Il faut également introduire une carte AVS numérique avec un système d’alerte précoce qui fournisse chaque année aux assuré-e-s un aperçu de leurs années de cotisation et signale suffisamment tôt les éventuelles lacunes. C’est la seule manière d’éviter les pertes de rentes et de renforcer la confiance dans l’AVS. Cet aspect est d’autant plus important qu’une personne sur cinq présente aujourd’hui des lacunes de cotisation.</p><h3 class="heading--h5">Accès des assureurs aux données de prévoyance ?&nbsp;</h3><p>Dans le 2e pilier, les risques sont en revanche considérables. Banques, assureurs et sociétés de conseil cherchent de plus en plus à obtenir un accès direct aux données de prévoyance. C’est précisément ce que demande <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=67062" target="_blank" title="Parlamentsseite öffnen" rel="noreferrer">l’intervention Ettlin</a>, qui sera débattue ces prochains jours au Conseil national. L’USS rejette fermement cette proposition. Il ne s’agit pas ici de transparence au bénéfice des assuré-e-s, mais de l’instauration d’un nouveau marché pour le secteur financier. Aujourd’hui déjà, de plus en plus de personnes assurées optent pour le retrait en capital plutôt que pour la rente, au risque de compromettre leur sécurité financière. Au lieu de garantir des rentes sûres, l’avoir de vieillesse est orienté vers des placements risqués. Résultat : les salarié-e-s sont incité-e-s à retirer leur capital, et à un assumer seuls les risques. Des sociétés de conseil comme VZ en tirent profit, tandis que la sécurité collective du 2e pilier est affaiblie, au risque de devoir accroître les dépenses pour les prestations complémentaires.</p><p>La solution ne réside donc pas dans un nouveau marché du conseil au profit de la finance, mais dans des documents clairs, compréhensibles et uniformes – tant pour l’AVS que pour le 2e pilier. La transparence crée de la sécurité sans générer de nouvelles dépendances envers les banques et les assureurs.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11232</guid><pubDate>Wed, 10 Sep 2025 18:47:07 +0200</pubDate><title>Le Conseil national joue avec les déficits de l&#039;AVS au lieu de financer sérieusement la 13e rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-joue-avec-les-deficits-de-lavs-au-lieu-de-financer-serieusement-la-13e-rente</link><description>L&#039;USS critique la décision du Parlement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) regrette la décision prise à une courte majorité par le Conseil national de proposer un financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS sur trois ans au maximum. L'AVS mérite un financement solide. Le relèvement de l'âge de la retraite n'est pas une alternative.</p><p>Au lieu de mettre en œuvre les résultats clairs des votations populaires de l'année dernière, une courte majorité du Conseil national suit aujourd'hui sa commission et mise à nouveau sur un jeu dangereux avec les déficits de l'AVS. Avec un financement limité à trois ans au maximum, elle continue en fait de miser sur l'augmentation l'âge de la retraite: le financement accordé aujourd'hui prendra fin précisément quand l'AVS sera en situation de déficit.</p><p>Hier encore, les partisans réclamaient des allègements administratifs en raison des droits de douane imposés par les Etats-unis. Aujourd'hui, ils veulent imposer aux entreprises, dans un délai très court, d'abord une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée, puis une nouvelle baisse, ce qui, comme on le sait, entraîne des charges administratives non négligeables. Il apparaît clairement que les opposants à la la 13e rente AVS ne se sont toujours pas remis de leur défaite. Faudra-t-il qu'ils perdent encore quelques votes pour mieux accepter l'avis de la population? C'est du reste ce qui menace: la solution adoptée aujourd'hui menace d'échouer au cours du processus parlementaire, ou au plus tard devant le peuple.&nbsp;</p><p>L'USS continuera à s'engager en faveur d'un financement de la 13e rente AVS qui soit solide et favorable au pouvoir d'achat, comme le demandent également le Conseil des États et une forte minorité du Conseil national. Le financement mixte en plusieurs étapes, qui a été rejeté aujourd'hui de justesse, permet de prendre en compte progressivement les besoins financiers de l'AVS au cours de la prochaine décennie.</p><p>En revanche, la décision définitive de rejeter la réduction de la contribution fédérale à l'AVS proposée par le Conseil fédéral est positive. La Confédération ne peut donc plus se soustraire à ses responsabilités. C'est également une bonne nouvelle en matière de répartition des richesses: la participation fédérale garantit que les bénéficiaires de dividendes et le secteur financier participent au financement de l'AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11231</guid><pubDate>Wed, 10 Sep 2025 18:35:30 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les règles de la circulation routière en ce qui concerne les dérogations à l’interdiction de circuler le dimanche et de nuit, les autorisations pour les transports spéciaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-regles-de-la-circulation-routiere-en-ce-qui-concerne-les-derogations-a-linterdiction-de-circuler-le-dimanche-et-de-nuit-les-autorisations-pour-les-transports-speciaux</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la consultation relative à la “modification de l’ordonnance sur les règles de la circulation routière en ce qui concerne les dérogations à l’interdiction de circuler le dimanche et de nuit, les autorisations pour les transports spéciaux et les manifestations sportives automobiles”. La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11228</guid><pubDate>Wed, 10 Sep 2025 15:46:04 +0200</pubDate><title>La Suisse ne peut faire cavalier seul</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-suisse-ne-peut-faire-cavalier-seul</link><description>Droits de douane américains et franc fort</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États a décidé à l’unanimité de prolonger la durée maximale d’indemnisation en cas de réduction de l’horaire de travail de 18 à 24 mois. Cette décision est importante pour les travailleuses et travailleurs des branches concernées. Les droits de douane imposés par l’administration Trump – 39 % pour les produits suisses, plus les surtaxes de 50 % sur les métaux – représentent un fardeau pour les entreprises suisses actives sur le marché américain. À cela s’ajoute l’appréciation du franc. Dans ce contexte, le recours au chômage partiel contribue de manière décisive au maintien des emplois.&nbsp;</p><p>Ces dernières semaines, les droits de douane imposés par Donald Trump ont dominé l’actualité économique. Sur le plan réel cependant, la plupart des entreprises suisses ne sont pas directement touchées. Près de 99 % de la population active travaillent dans des secteurs ou des métiers pas ou peu concernés par les droits de douane américains.</p><p>Les entreprises exportatrices ont pris différentes mesures pour réduire l’impact de ces droits de douane. Certaines ont constitué d’importants stocks aux États-Unis avant leur entrée en vigueur. D’autres adaptent leurs chaînes d’approvisionnement et optimisent leur création de valeur ou leur déclaration en douane. Si la Suisse parvient, ces prochaines semaines, à s’entendre avec les États-Unis sur une solution qui allège sensiblement la charge douanière, la situation pourrait s’apaiser. Des incertitudes subsistent toutefois – d’autant qu’il n’est pas clair si l’accord douanier conclu entre la Commission européenne et les États-Unis sera politiquement accepté au sein de l’UE. Ces questions modifieront la manière dont les pays européens traitent avec les États-Unis et auront également des répercussions sur la Suisse.</p><h3 class="heading--h5">Le franc fort, principal problème</h3><p>Le cours du franc suisse pose un problème plus grave. Ces derniers mois, il s’est nettement apprécié. Sa valeur extérieure réelle dépasse désormais le niveau atteint après l’abandon du taux plancher en 2015. La Banque nationale suisse minimise ce problème, comme l’a montré la récente interview de son président Martin Schlegel le 8 septembre. Depuis les erreurs récentes de sa direction générale, la BNS n’a plus le contrôle du cours du franc. L’USS attend d’elle qu’elle s’engage en faveur d’un taux de change soutenable et qu’elle recrée un environnement plus stable en faveur des entreprises confrontées à une situation difficile.</p><p>La politique fortement nationaliste menée par le gouvernement Trump soulève aussi des questions fondamentales en matière de sécurité de l’approvisionnement en Suisse et en Europe. Pour des produits-clés, dont les microprocesseurs et les principes actifs pharmaceutiques, l’Europe est fortement dépendante de la Chine et de l’Inde. Dans un monde dominé par les États-Unis, l’Europe s’était reposée sur l’idée que l’approvisionnement resterait dans une certaine mesure garanti, même en période de crise. Cette donne a changé.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">La Suisse doit agir</h3><p>Dans ces domaines, il est totalement illusoire de penser que la Suisse peut faire cavalier seul. Elle doit renforcer sa coopération avec l’Union européenne. Ces dernières années, l’UE s’est emparée de cette question, sous le concept « d’autonomie stratégique ». Mais de nombreux défis restent à relever. La Suisse doit s’engager de manière proactive. La question se pose aussi de savoir si elle ne devrait pas conclure avec l’UE un accord bilatéral qui inclurait une répartition des tâches et des garanties réciproques.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_ca1b7687a9.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11225</guid><pubDate>Wed, 10 Sep 2025 07:09:23 +0200</pubDate><title>L’introduction des compléments de titre « Professional Bachelor » et « Professional Master » ne suffit pas. De vraies améliorations s’imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/lintroduction-des-complements-de-titre-professional-bachelor-et-professional-master-ne-suffit-pas-de-vraies-ameliorations-simposent</link><description>Révision de la LFPr</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 8 Settembre, le Conseil des États a approuvé à l’unanimité le paquet de mesures 25.046 visant à renforcer la formation professionnelle supérieure. L’Union syndicale suisse (USS) soutient le renforcement de cette filière, mais critique le fait qu’avec l’introduction des nouveaux compléments de titres « Professional Bachelor » et « Professional Master », le projet passe à côté des véritables problèmes.</p><p>Certaines mesures font consensus, comme la protection de l’appellation « école supérieure », l’introduction de l’anglais comme langue d’examen supplémentaire possible ou encore la flexibilisation des études postdiplômes ES (EPD ES). En revanche, le nouvel article 44a LFPr a suscité des débats controversés au Conseil des États.</p><h3 class="heading--h5">Du marketing et du symbolisme à l’état pur</h3><p>Attribuer le titre de « Professional Bachelor » aux brevets fédéraux / examens professionnels et aux diplômes ES, ainsi que celui de « Professional Master » aux diplômes fédéraux / examens professionnels supérieurs, revient à plaquer des titres simplifiés (deux compléments de titres pour trois types de diplômes sur quatre niveaux différents) sur le système de la formation professionnelle supérieure extrêmement hétérogène.</p><p>Cette volonté de simplification en deux niveaux, censée faciliter la communication, risque au contraire de semer la confusion et de susciter de fausses attentes, au lieu de renforcer la lisibilité, la transparence et la valeur des diplômes. Il n’est donc guère surprenant que l’ATS et la SRF aient parlé, le jour même, de la création de nouveaux « titres ». On peut craindre qu’il s’agisse là d’une prophétie autoréalisatrice.</p><h3 class="heading--h5">Un manque de cohérence au niveau international</h3><p>Ce particularisme suisse compromet également la comparabilité : en Allemagne, le « Bachelor professional » n’existe qu’au niveau 6 ; en Suisse, il devrait être attribué dès le niveau 5, pour les examens professionnels.</p><p>Certaines filières critiques, notamment dans le domaine de la santé, sont particulièrement menacées : dans les soins, les titulaires d’un brevet et d’un diplôme ES porteraient tous deux le même complément « Professional Bachelor » – alors que les niveaux de formation sont très différents et que les diplômes sont successifs (ils s’inscrivent dans une progression). Un paradoxe, dans la mesure où le monde politique cherchait à renforcer la distinction entre les profils des différentes filières de formation.</p><h3 class="heading--h5">Revendications de l’USS : de vraies améliorations&nbsp;</h3><p>La formation professionnelle ne peut se contenter d’intitulés cosmétiques. Elle a besoin de réels progrès :</p><ul><li>l’introduction coordonnée et l’utilisation harmonisée des nouveaux compléments de titre avec les deux pays pionniers que sont l’Allemagne et l’Autriche, ainsi qu’un échange d’expériences sur l’utilité et l’efficacité desdits compléments ;</li><li>la structuration claire et compatible au niveau international des diplômes suisses, y compris des nouveaux compléments de titre, dans le cadre national / européen des certifications pour les diplômes de la formation professionnelle (CNC / CEC) ;</li><li>une coopération renforcée entre la formation professionnelle et les hautes écoles, afin d’améliorer la coordination, de mieux définir les profils respectifs et de garantir la reconnaissance mutuelle des formations et la perméabilité entre les filières ;</li><li>un allègement financier pour les personnes engagées dans la formation professionnelle supérieure, y compris une participation des employeurs aux coûts de formation continue. Les frais de cours et d’études doivent être compétitifs par rapport aux hautes écoles spécialisées ;</li><li>des améliorations matérielles des conditions de formation et de travail dans la formation professionnelle de base et l’apprentissage (notamment davantage de vacances).</li></ul><p>Le dossier est désormais entre les mains de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N). Il sera probablement inscrit à l’ordre du jour de la session d’hiver (du 1er au 19 décembre 2025) et le Conseil national le traitera en tant que second conseil.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11223</guid><pubDate>Tue, 09 Sep 2025 07:37:50 +0200</pubDate><title>Modification du Code des obligations (prolongation du congé pour les activités du jeunesse extrascolaire)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-du-code-des-obligations-prolongation-du-conge-pour-les-activites-du-jeunesse-extrascolaire</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la consultation relative à la modification du code des obligations (prolongation du congé pour les activités du jeunesse extrascolaire).&nbsp;</p><p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11221</guid><pubDate>Mon, 08 Sep 2025 16:50:59 +0200</pubDate><title>Consultation publique sur le code de conduite pour la récolte de signatures à l&#039;appui des initiatives populaires et des demandes de référendum au niveau fédéral </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/consultation-publique-sur-le-code-de-conduite-pour-la-recolte-de-signatures-a-lappui-des-initiatives-populaires-et-des-demandes-de-referendum-au-niveau-federal</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la consultation publique sur le code de conduite pour la récolte de signatures à l'appui des initiatives populaires et des demandes de référendum au niveau fédéral.</p><p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11219</guid><pubDate>Fri, 05 Sep 2025 14:07:14 +0200</pubDate><title>Un jugement erroné et inacceptable du canton de Zurich accentue la pression sur les salaires dans l’aviation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-jugement-errone-et-inacceptable-du-canton-de-zurich-accentue-la-pression-sur-les-salaires-dans-laviation</link><description>Dumping salarial de Swiss via des contrats de « wet lease » avec Air Baltic</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La décision rendue aujourd’hui par la Direction des affaires économiques du canton de Zurich concernant les salaires dans l’aviation suisse constitue une erreur manifeste. Elle nuit à la protection des salaires et porte atteinte aux salaires des employé-e-s d’Air Baltic, mais aussi de Swiss. Contrairement aux instances précédentes (le SECO et l’Office de l’économie du canton de Zurich), la Direction des affaires économiques n’a pas tenu compte de plusieurs facteurs déterminants. Les vols opérés par Air Baltic pour le compte de Swiss relèvent clairement d’un cas de détachement de personnel. Dès lors, les salaires suisses doivent prévaloir.&nbsp;</p><p>Ce nouveau revers infligé à la protection des salaires n'est pas une première : la Direction des affaires économiques zurichoise avait déjà refusé par le passé d’intervenir contre la pression sur les salaires et le dumping salarial, (par ex. dans le commerce de détail, l’industrie des machines ou la construction). Les syndicats s’opposent fermement à ce que Swiss externalise ses vols à des sous-traitants qui ne versent pas de salaires suisses. La pression sur les salaires est déjà énorme aujourd’hui. Swiss recrute de plus en plus à l’étranger, le revenu de nombreux travailleurs et travailleuses ne leur permettant plus de vivre à Zurich.</p><p>Le canton de Zurich prétend qu’en dehors de la maintenance au sol, le contrat de wet lease avec Air Baltic ne présente aucun rapport avec la Suisse qui justifie l’application de salaires suisses. &nbsp;Cette conclusion du département dirigé par la conseillère d’État Carmen Walker Späh est incompréhensible.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Les employé·e·s d’Air Baltic exécutent donc une partie essentielle de leur travail en Suisse</strong></h3><p>Les équipages de cockpit et de cabine d’Air Baltic passent en réalité bien plus de temps à Zurich que ne le suggère la décision. Zurich est en effet le centre névralgique de leurs missions. Les équipes opèrent des vols Swiss au départ de l’aéroport de Zurich plusieurs jours d’affilée, voire plusieurs fois par jour. Elles exécutent donc une partie essentielle de leur travail en Suisse, tout comme leurs collègues directement employés par Swiss. Les plannings, les escales et les réservations d’hôtels à Zurich témoignent de leur intégration structurée dans les opérations aériennes suisses.</p><p>Pour le personnel de cockpit et de cabine, le rapport avec le marché du travail suisse est également avéré du point de vue fonctionnel : les rotations de vol (pairings) sont définies par Swiss, tout comme les instructions concrètes et les consignes de service à respecter. Le kérosène est commandé via le portail de Swiss, le personnel porte des badges Swiss, et les réservations d’hôtel sont effectuées par Swiss.</p><h3 class="heading--h5"><strong>La protection des salaires doit être assurée.</strong></h3><p>Aujourd’hui déjà, les salaires chez Swiss sont sous pression. Nombre d’employé-e-s de la compagnie nationale ne peuvent plus se permettre de vivre à Zurich. Si l’on autorise les entreprises suisses à employer du personnel à des salaires plus bas en recourant à des sous-traitants étrangers, la pression sur les salaires ne fera qu’augmenter. Cette seule réalité exige que le canton de Zurich impose l’application des salaires suisses chez Air Baltic.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_AirBaltic-Swiss_Aero-Icarus_CCBYNCSA_4c50d53d5e.webp" length="372982" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11215</guid><pubDate>Thu, 04 Sep 2025 06:40:37 +0200</pubDate><title>Besoin urgent de rattrapage salarial : 2 % à 2,5 % de salaire en plus pour toutes et tous</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/besoin-urgent-de-rattrapage-salarial-2-a-2-5-de-salaire-en-plus-revendications-salariales-2026</link><description>Revendications salariales de l’USS pour 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations exigent des augmentations générales de salaire de 2&nbsp;% à 2,5&nbsp;% pour 2026. L’économie suisse se porte bien dans de nombreux secteurs. 99&nbsp;% des salarié-e-s ne sont pas directement concernés par les droits de douane américains. Depuis des années pourtant, les salaires n’ont pas suivi l’évolution économique.</p><p>Ces dix dernières années, les travailleuses et travailleurs ont trop peu bénéficié de l’amélioration de la prospérité. Tandis que la productivité progressait de 11&nbsp;%, les salaires réels de nombreuses personnes ont stagné. Corrigés du pouvoir d’achat, ils ne sont guère plus élevés qu’en 2015 dans de nombreuses branches, voire inférieurs. Le besoin de rattrapage est donc considérable.</p><p>Des augmentations générales de salaire de 2&nbsp;% à 2,5&nbsp;% s’imposent désormais. Les entreprises en ont les moyens, leur situation est globalement bonne. Dans certains secteurs, comme celui des banques (ASEB) ou des transports (SEV), les syndicats de l’USS exigent jusqu’à 3&nbsp;% afin de compenser l’inflation attendue, d’amortir socialement la hausse des primes d’assurance-maladie et de garantir une augmentation réelle des salaires.</p><p>Le pouvoir d’achat des salarié-e-s reste sous pression. L’inflation a certes reculé après plusieurs années de fortes pertes de pouvoir d’achat, mais les loyers continuent de grimper et les primes d’assurance-maladie grèvent lourdement le budget des ménages. Aujourd’hui, une famille paie en moyenne plus de 1100 francs par mois de primes, et la tendance s’aggrave. Les employeurs doivent assumer une plus grande part des coûts de la santé.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Trop de bas salaires, même parmi les professionnel-le-s titulaires d’un CFC</strong></h3><p>Il est préoccupant que près d’un tiers des professionnel-le-s ayant achevé un apprentissage gagne moins de 5000 francs par mois. De tels salaires dissuadent les jeunes de commencer une formation professionnelle ou de rester dans leur métier, ce qui aggrave la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Un apprentissage doit en valoir la peine.</p><p>Lors de la conférence de presse sur les salaires de l’USS, son président <strong>Pierre-Yves Maillard</strong> a déclaré&nbsp;: « L’USS demande des augmentations de salaire de 2&nbsp;% à 2,5&nbsp;% pour 2026. Il s’agit ainsi de garantir le pouvoir d’achat, de rétribuer l’évolution de la productivité et de rattraper le retard accumulé ces dernières années.&nbsp;»</p><p><strong>Vania Alleva</strong>, Présidente d’Unia, a souligné que «&nbsp;même un apprentissage n’est pas une garantie de bons salaires. Pourtant expérimenté-e-s, beaucoup de professionnel-le-s gagnent moins de 5000 francs. Les salarié-e-s titulaires d’un CFC doivent enfin toucher 5000 francs au minimum.&nbsp;»</p><p>Dans son analyse, <strong>David Gallusser</strong> a rappelé ceci&nbsp;: «&nbsp;Environ 99&nbsp;% de la population active ne sont pas concernés par les droits de douane américains, ou ne le sont guère. La plupart des entreprises se porte bien.&nbsp;»</p><p><strong>Esther Hess</strong>, de l’Association suisse des employés de banque (ASEB), a pour sa part exigé une évolution des salaires équitable dans le secteur bancaire&nbsp;: «&nbsp;Des augmentations générales de salaire, en particulier pour les bas et moyens revenus, sont nécessaires et supportables pour les employeurs. Nous exigeons une hausse de 2&nbsp;% à 3&nbsp;%.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_250904_MK_7af4cd4e86.webp" length="345282" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11213</guid><pubDate>Wed, 03 Sep 2025 09:57:38 +0200</pubDate><title> Mattmark 1965 : lendemains d’une catastrophe</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mattmark-1965-lendemains-dune-catastrophe</link><description>Article rédigé par Vasco Pedrina, ancien coprésident du syndicat Unia</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il y a soixante ans, le 30 août 1965, le glacier de l’Allalin surplombant le chantier de construction du barrage de Mattmark, dans la vallée de Saas, s’effondrait sur les ateliers, bureaux, cantines et dortoirs des ouvriers, tuant 88 personnes. Crainte, voire même annoncée selon la recherche historique, cette catastrophe a été qualifiée d’imprévisible par les autorités politiques, judiciaires et même religieuses puisque Dieu a été appelé à la rescousse. L’imprévisibilité permettait d’évacuer toute responsabilité. Une page noire de l’histoire suisse.</p><p>Soixante ans après le drame le plus grave sur un lieu de travail, il faut se demander si le Valais et la Suisse en ont tiré les leçons. Dans trois domaines en tous cas, la catastrophe a laissé des traces positives et durables : la prévention des catastrophes naturelles, la prévention des accidents de travail et la politique migratoire.</p><p>Pour prendre la mesure des progrès de la prévention des catastrophes, il suffit de comparer Mattmark 1965 : 88 morts, dont la majorité des ouvriers saisonniers italiens, aucun système d’alarme, comportement déplorable de la direction des travaux et des autorités, et Blatten 2025 : 1 mort, système d’alarme et d’intervention exemplaires, sans besoin de recours ni à la Justice, ni à Dieu.</p><p>Sur la prévention des accidents et la politique migratoire, un rôle éminent a été joué par le syndicaliste et politicien tessinois Ezio Canonica. En 1965, il était secrétaire central de la Fédération des ouvriers du bâtiment (FOBB). Les ouvriers italiens du chantier et les familles des victimes disaient qu’il était « le seul Suisse à les avoir défendus ». Suite à son remarquable engagement, il est devenu en peu de temps une figure nationale de premier plan, comme président de son syndicat (1968), comme principal adversaire de James Schwarzenbach lors de la votation sur son initiative xénophobe (1970), comme Conseiller national (1971) et président de l’USS (1973), et enfin comme candidat au Conseil fédéral. C’est grâce à son interpellation parlementaire au Conseil fédéral de 1972, entre les procès de 1re et 2e instance, et à une pression syndicale constante, que les systèmes de contrôle et de prévention des accidents sur les chantiers, et plus généralement sur les lieux de travail, ont fait de rapides et importants progrès, à tel point qu’aujourd’hui la Suva est citée comme un exemple d’assurance-accidents en Europe.</p><p>Il a été plus difficile pour Ezio Canonica et ses successeurs d’amener les syndicats et la Suisse à se départir de la fermeture, à relent xénophobe, de la politique migratoire de l’après-guerre. Le Tessinois a été le premier dirigeant de poids qui, dès le début des années 1960, s’est rendu compte que les trois prémisses de cette politique étaient fausses.</p><p>Premièrement, l’immigration n’était pas un phénomène transitoire. Même une politique discriminatoire à l’instar du statut de saisonnier ne changerait rien au fait que les immigrés étaient là pour rester. Donc, s’il s’agissait déjà d’un phénomène structurel durable, il valait mieux ouvrir les syndicats aux immigrés et les intégrer socialement. La solidarité, telle qu’elle s’était manifestée à Mattmark, allait donner une nouvelle force au syndicalisme.</p><p>Deuxièmement, les immigrés n’étaient pas des concurrents des autochtones sur le marché du travail mais au contraire, ils rendaient souvent possible l’avancement de la carrière professionnelle des travailleurs suisses et la progression plus rapide de leur salaire. S’il existait des coupables pour les cas fréquents de dumping salarial, ce n’était pas les immigrés mais leurs employeurs. Il était plus judicieux de promouvoir l’unité entre travailleurs immigrés et suisses pour imposer ensemble la parité des salaires et des droits.</p><p>Troisièmement, au temps de la Guerre froide, Ezio Canonica s’est opposé à l’idée que les immigrés représentaient une menace sociale et politique, même si de nombreux Italiens et Espagnols votaient dans leur pays pour les partis communistes ou sympathisaient avec eux. Au contraire, le Tessinois voyait leur marginalisation comme la vraie source à terme d’instabilité. Canonica a tiré toutes les conséquences de cette analyse pour son propre syndicat, pour l’USS et pour son engagement politique. C’est une des raisons pour lesquelles 29 des 88 victimes étaient affiliés au syndicat du bâtiment. Il était hors de question de ne pas défendre leurs intérêts avec toute la détermination nécessaire, indépendamment de leur nationalité.</p><p>La catastrophe de Mattmark – comme cinq ans plus tard le vote de l’initiative Schwarzenbach – a représenté une première secousse qui a permis de repenser notre rapport à l’immigration. Mattmark 1965 est ainsi aux débuts d’un tournant vers l’ouverture de la politique syndicale qui a mis 20 ans à se réaliser. La Suisse officielle, quant à elle, a mis quinze ans de plus pour s’ouvrir aux Européens. La véritable percée a eu lieu entre 2002 et 2004, avec la fin du système des contingents et l’abolition du statut de saisonnier, suite aux Accords bilatéraux I, dont celui sur la libre circulation des personnes et les mesures de protection des salaires.<br>Cet héritage de Mattmark doit être préservé. Il faudra donc s’opposer à la nouvelle initiative anti-étrangers de l’UDC et s’engager pour que le Parlement et le peuple disent Oui au « paquet de stabilisation » des Bilatérales III et aux mesures internes de protection des salaires, telles qu’elles sont proposées par le Conseil fédéral.</p><p><i>Cet article a été publié le 30 août 2025 en français dans </i><a href="https://www.letemps.ch/opinions/mattmark-1965-lendemains-d-une-catastrophe?srsltid=AfmBOoosCuGAf0k5I8Zpd5CTGM_OzaBA8BriLDFVGoNnduSCGgCGTnW8" target="_blank" title="Vasco Pedrina in Le Temps" rel="noreferrer"><i>Le Temps</i></a><i>.</i></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Mattmark_5f0c4e13e9.webp" length="264176" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11207</guid><pubDate>Fri, 29 Aug 2025 17:23:19 +0200</pubDate><title>Les veuves devront financer la hausse des rentes de couples mariés par des baisses de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-veuves-devront-financer-la-hausse-des-rentes-de-couples-maries-par-des-baisses-de-rente</link><description>Décisions antisociales et irresponsables de la commission</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À une très courte majorité, la Commission de la sécurité sociale du Conseil national a pris des décisions irresponsables en matière d’AVS : elle a donné son approbation à des baisses de rentes pour les veuves et les enfants ainsi qu’à des rentes supplémentaires, non financées, pour les couples mariés. Elle joue par ailleurs un jeu dangereux en créant de nouveaux déficits. L’Union syndicale suisse (USS) critique fermement cette décision. La 13e rente AVS doit être financée de manière solide et sociale. L’augmentation des rentes pour couples mariés ne doit en aucun cas se faire sur le dos des veuves.</p><p>Au lieu de mettre en œuvre les décisions populaires claires de l’an dernier, une majorité extrêmement serrée (13 voix contre 12) de la Commission de la sécurité sociale du Conseil national a imposé des décisions irréfléchies lors de l’examen des projets AVS. Concrètement, elle propose au plénum du Conseil national de relever la TVA en faveur de l’AVS de 0,7 point de pourcentage, mais uniquement jusqu’à fin 2030. Cela permettrait de financer la 13e rente AVS pendant deux à trois ans (selon que l’entrée en vigueur aura lieu en 2027 ou en 2028), alors même que l’AVS affichera une bonne santé financière durant ces années. Une fois les déficits creusés, ce financement serait abandonné. Car pour la suite, la commission mise sur une « prochaine réforme », qui inclurait une augmentation de l’âge de la retraite.</p><p>Parallèlement, la commission entend supprimer totalement le plafonnement des rentes pour les couples mariés qui arrivent à la retraite (nouveaux retraités) et, en contrepartie, abolir les rentes pour enfant, les suppléments pour personnes veuves ainsi que l’exemption de cotisations pour les conjoints sans activité lucrative. Malgré ces coupes drastiques dans les rentes de veuve et d’enfant, ce paquet indigeste coûterait au final environ un milliard de francs à l’AVS – sans en prévoir le financement.</p><p>Ces décisions soulignent le fait que la commission n’a tiré aucune leçon de ses erreurs passées, ni des résultats nets des votations populaires de l’an dernier. Elle refuse d’assumer la responsabilité d’un projet susceptible de rassembler une majorité. Au contraire, elle crée des déficits supplémentaires pour l’AVS, pour pouvoir par la suite relever l’âge de la retraite. Il s’agit là d’une démarche irresponsable ! Une large majorité de la commission continue de soutenir le modèle à deux niveaux du Conseil des États, qui combine une augmentation des cotisations salariales et de la TVA. Ce modèle prévoit non seulement le financement de la 13e rente AVS, mais aussi une solution de financement pour un contre-projet à l’initiative du Centre. L’Union syndicale suisse demande au Conseil national de suivre la minorité.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11202</guid><pubDate>Tue, 26 Aug 2025 17:20:22 +0200</pubDate><title>Le taux d&#039;intérêt minimal maintenu à un bas niveau malgré la santé florissante des caisses de pension</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-taux-dinteret-minimal-maintenu-a-un-bas-niveau-malgre-la-sante-florissante-des-caisses-de-pension</link><description>La Commission LPP manque de courage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une majorité de la Commission LPP s'est prononcée aujourd'hui en faveur du maintien du taux d'intérêt minimal actuel. Pourtant, elle reconnaît que la situation financière des caisses de pension est excellente, qu'elle s'est encore améliorée et que les caisses ont accumulé des réserves historiquement élevées. Elle admet également que le taux d'intérêt minimal n'a pas compensé l'inflation et ne suit pas l'évolution des salaires.&nbsp;</p><p>Cette décision méconnaît la fonction centrale du taux d'intérêt minimal. Les bénéfices élevés des caisses de pension ne profitent pas aux assuré-e-s. Le rapport entre les avoirs de vieillesse au sens de la LPP et le capital de prévoyance total n'a cessé de diminuer au cours de la dernière décennie. La différence entre le taux d’intérêt moyen et le taux d’intérêt minimal augmente. Ce dernier perd toujours plus donc sa valeur de référence, et assure toujours moins sa fonction de protection légale du capital des assuré-e-s. Les salariés des caisses de pension qui assurent le minimum LPP ou un peu plus sont particulièrement touchés par cette situation.&nbsp;</p><p>Le but de la loi est clair : le taux d'intérêt minimal doit garantir que les bénéfices des placements des caisses de pension soient crédités aux salariés. Mais depuis des années, cette règle n'est pas respectée. Au vu des évolutions décrites ci-dessus, il serait incompréhensible pour les assurés de renoncer à une augmentation du taux d'intérêt minimal LPP. En effet, outre le maintien du niveau des rentes, la préservation de la valeur du capital de prévoyance est également décisive pour préserver la confiance dans le deuxième pilier.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11200</guid><pubDate>Fri, 22 Aug 2025 13:21:04 +0200</pubDate><title>Oui au service public numérique, oui à la nouvelle e-ID !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-au-service-public-numerique-oui-a-la-nouvelle-e-id</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse accuse un sérieux retard sur le plan international : à l’heure actuelle, nous ne disposons toujours pas de carte d’identité numérique. Or, un tel outil est indispensable non seulement pour moderniser les procédures administratives, mais aussi pour une multitude de démarches et d’activités du quotidien. Le nouveau (second) projet de loi prévoit l’introduction d’une e-ID digne de confiance, facultatif, fiable et surtout non soumise à des intérêts commerciaux. Il mérite clairement notre soutien. Les syndicats disent résolument oui à la nouvelle e-ID.&nbsp;</p><p>Nous voterons prochainement sur la loi fédérale sur l’identité électronique et d’autres moyens de preuves électroniques. Il s’agit de la deuxième tentative du Conseil fédéral et du Parlement pour introduire enfin une identité électronique, devenue urgente. Le premier projet avait été rejeté par le peuple il y a plus de quatre ans – à juste titre et fort heureusement d’ailleurs. Les syndicats s’étaient eux aussi fermement opposés à une e-ID privatisée, laquelle aurait, dans le pire des cas, permis la livraison de nos données personnelles les plus sensibles à des multinationales. Le Conseil fédéral et le Parlement ont tiré les leçons de cet échec et élaboré une nouvelle version, aujourd’hui soumise au vote.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Combler le retard et renforcer la sécurité</h3><p>L’élément central de cette nouvelle loi, c’est que la Confédération sera la seule autorité habilitée à délivrer l’e-ID et à mettre à disposition « l’infrastructure de confiance » nécessaire. Selon le projet refusé, il aurait été explicitement interdit à la Confédération d’émettre sa propre e-ID. La nouvelle solution respecte des principes essentiels : minimisation des données, stockage décentralisé, et protection des données dès la conception (privacy by design). De plus, elle assure également la compatibilité avec les normes européennes en matière d’identification électronique.</p><p>Mais pourquoi a-t-on besoin d’une e-ID ? Aujourd’hui, nous faisons nos achats en ligne, nous effectuons des paiements, nous modifions nos contrats d’assurance-maladie. Nous interagissons aussi toujours plus électroniquement avec les autorités. Ces échanges impliquent en permanence le traitement et la sauvegarde de données personnelles sensibles. Dans le monde réel, nous devons nous identifier pour toute démarche : au guichet postal, dans le train, à la douane ou lors d’un contrôle de police. Mais dans le cyberespace, cette obligation d’identification connaît de grosses lacunes. Résultat : de nombreux processus ne sont pas sécurisés, voire ne sont pas proposés du tout en ligne, alors que rien ne l’empêcherait techniquement. Le plus souvent, nous devons scanner notre carte d’identité ou notre passeport et les envoyer par e-mail de manière non sécurisée. Une méthode archaïque et fastidieuse s’il en est.</p><h3 class="heading--h5">Mission publique et minimisation des données</h3><p>Permettre à la population de prouver son identité en ligne est une mission fondamentale de l’État. Il est plus que temps qu’il l’assume aussi dans l’espace numérique. Nous avons désormais un projet de service public numérique d’identification, au service de l’intérêt général et non du profit privé. Une e-ID publique, décentralisée et non traçable est une infrastructure indispensable pour nous permettre de garder le contrôle sur nos données personnelles. Au lieu d’envoyer les données sur des serveurs étrangers, le nouveau système les stocke de manière décentralisée dans une application sur smartphone fournie par la Confédération. Cette solution garantit également la liberté de choix : c’est toujours nous qui décidons quelles données nous souhaitons transmettre. Exemple concret : lors d’une commande de vin en ligne, il suffit de prouver sa majorité. Il n’est pas nécessaire d’envoyer sa date de naissance précise, ni son état civil. L’e-ID applique ainsi systématiquement le principe de minimisation des données transmises.</p><h3 class="heading--h5">Il ne s’agit pas de processus numériques, mais de notre vie réelle</h3><p>L’introduction de l’e-ID est une condition de base urgente pour faire avancer de nombreux projets de numérisation dans le domaine public. À titre d’exemple, le nouveau registre national des dons d’organes, adopté par la population il y a plus de trois ans, n’a toujours pas pu être mis en œuvre, faute d’e-ID. Il ne s’agit donc pas seulement d’améliorer quelques processus numériques : c’est bien la vie réelle des gens qui est concernée. C’est aussi le cas pour le dossier électronique du patient, attendu depuis longtemps, ou pour de nombreuses démarches dans le domaine de la prévoyance vieillesse, qui nécessitent une e-ID. Nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre. Les syndicats recommandent donc clairement : Oui au service public numérique, oui à l’e-ID !</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/5/csm_Rechenzentrum_90311ea3da.webp" length="157010" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11198</guid><pubDate>Thu, 21 Aug 2025 13:00:00 +0200</pubDate><title>Huit semaines de vacances pour les apprenti‑e‑s : remise de 176 447 signatures</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/huit-semaines-de-vacances-pour-les-apprenti-e-s-remise-de-176-447-signatures</link><description>Dépôt de l’appel au Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La lettre ouverte demandant huit semaines de vacances pour les apprenti-e-s a recueilli 176&nbsp;447 signatures en deux mois seulement. Aujourd’hui, des apprenti-e-s, actuels et anciens, ainsi que des jeunes salarié-e-s ont remis l’appel au Conseil fédéral. Le succès remporté par cette pétition envoie un signal fort&nbsp;: l’apprentissage doit être valorisé et les jeunes soulagés. Les apprenti-e-s n’ont aucune voix en politique à l’heure actuelle. Il est temps que cela change. Cette pétition record n’est qu’un début.</p><p>Les apprenti-e-s s’investissent énormément, mais n’ont souvent pas le temps de récupérer. Alors que leurs contemporain-e-s au gymnase ou en école de culture générale bénéficient de treize semaines de vacances, les apprenti-e-s doivent se contenter de cinq semaines. Il s’agit d’une inégalité de traitement flagrante. À cela s’ajoute la surcharge de travail. Selon plusieurs enquêtes, deux tiers des apprenti-e-s souffrent de troubles psychiques et une personne sur quatre abandonne son apprentissage. En cause principalement&nbsp;: des horaires trop longs, des vacances insuffisantes et un manque de soutien.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Un signal fort des apprenti-e-s</strong></h3><p>Forts de ce constat, des apprenti-e-s de différents secteurs et professions se sont regroupés il y a deux mois pour lancer la pétition en faveur de huit semaines de vacances. Lors du dépôt devant la Chancellerie fédérale au Palais fédéral, Lea, en 3<sup>e</sup> année d’apprentissage de coiffure, a déclaré aux médias&nbsp;: «&nbsp;Nous ne lâcherons pas tant que les apprenti-e-s n’auront pas obtenu huit semaines de vacances&nbsp;». Et Félicia Fasel, présidente de la Commission de la jeunesse de l’USS, d’ajouter&nbsp;: «&nbsp;176&nbsp;000 signatures – c’est un chiffre historique en faveur des apprenti-e-s. Ceux-ci ont besoin d’une voix en politique.&nbsp;» Vincent, planificateur-électricien fraîchement diplômé, a pour sa part souligné&nbsp;: «&nbsp;Avec huit semaines de vacances, nous réduisons la charge sans diminuer les exigences. Nous investissons au contraire dans la qualité, la sécurité et l’avenir de nos professionnel-le-s.&nbsp;»</p><p>Qui veut valoriser la formation professionnelle doit en accroître l’attractivité. La réglementation actuelle en matière de travail et de vacances décourage de nombreux jeunes. Avec plus de vacances, la formation professionnelle gagnerait en compétitivité face aux gymnases et écoles de culture générale. Il en va de son avenir.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Un large soutien de la société et des milieux de la formation</strong></h3><p>La revendication des huit semaines de vacances bénéficie d’un large soutien, en particulier des apprenti-e-s, des organisations de la jeunesse, des enseignants, des spécialistes de la formation ainsi que de la population. De nombreux enseignant-e-s constatent par eux-mêmes la surcharge des apprenti-e-s. Les spécialistes de l’éducation demandent aussi plus de temps de récupération&nbsp;: c’est la seule opportunité pour les jeunes de se développer sur les plans scolaire et personnel, en marge du travail.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Un investissement dans l’avenir avec suffisamment de professionnel-le-s qualifiés</strong></h3><p>L’octroi de huit semaines de vacances constitue un investissement dans l’avenir&nbsp;: mieux reposés, les apprenti-e-s seront en meilleure santé, plus motivés et plus performants. L’augmentation du nombre de semaines de vacances réduira la pression, diminuera le stress et préviendra les abandons.</p><p>La Suisse a besoin de professionnel-e-s bien formés. Partant, la formation se doit d’être attractive et équitable. Loin de nuire à la qualité, l’allongement des vacances améliorera cette dernière. Si bien qu’au final, tout le monde en sortira gagnant&nbsp;: apprenti-e-s, entreprises et société en général.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Les apprenti-e-s ne sont pas représentés en politique&nbsp;: une lacune à combler</strong></h3><p>Jusqu’à présent, les apprenti-e-s n’ont guère été représentés en politique. Avec le dépôt de plus de 176 000 signatures, un processus s’engage pour combler cette lacune. L’événement d’aujourd’hui n’est pas l’aboutissement de la campagne, mais son commencement. Les apprenti-e-s et leurs soutiens continueront à exercer une pression sur le monde politique, jusqu’à ce que leurs revendications soient enfin entendues.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/0/csm_8Wochen-Einreichung-UH2_b60342e4c6.webp" length="509900" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11196</guid><pubDate>Wed, 20 Aug 2025 13:04:13 +0200</pubDate><title>Stabilité financière en vue pour l’AVS une fois la 13e rente financée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/finanziell-stabile-ahv-wenn-die-13-ahv-rente-finanziert-ist</link><description>Scénarios historiques de l’AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les scénarios AVS publiés aujourd’hui par la Confédération révèlent une réalité historique : l’AVS n’aura pratiquement plus besoin de financement additionnel une fois que celui de la 13e rente AVS aura été décidé. Ce constat résulte de deux facteurs :</p><ul><li>les baby-boomers (nés entre 1946 et 1964) atteindront prochainement l’âge de la retraite, en-suite de quoi le vieillissement démographique ralentira sensiblement. De plus, l’espérance de vie augmente plus lentement que prévu ;</li><li>l'AVS a reçu des financements supplémentaires ces dernières années, d’abord avec la réforme fiscale RFFA (cotisations salariales, TVA et part de la Confédération), puis avec la réforme AVS21 (notamment grâce à 0,4 point de TVA supplémentaire). Ces mesures ont fortement contribué à stabiliser les finances de l’AVS.</li></ul><p>Une fois de plus, la réalité s’avère moins sombre que les prévisions. Seule la 13e rente AVS néces-site encore un financement additionnel. L’USS demande que celui-ci soit assuré par une hausse de 0,8 point des cotisations salariales. Une telle augmentation permettrait de rétablir durablement l’équilibre financier de l’AVS et serait tout à fait supportable du point de vue économique. L’assurance-chômage enregistre en effet des excédents et pourra réduire ses cotisations dans les années à venir. De plus, les cotisations salariales à l’assurance-accidents ont déjà nettement baissé, à la faveur d’un recul du nombre d’accidents professionnels.&nbsp;</p><p>Les scénarios publiés aujourd’hui démontrent clairement que les appels à relever l’âge de la retraite ou à réduire les rentes ne sont plus d’actualité. L’AVS est financièrement stable. Selon les chiffres encore, plus la 13e rente AVS sera financée rapidement, plus le coût additionnel sera faible. L’USS appelle le Parlement à respecter et mettre en œuvre sans délai la volonté populaire clairement ex-primée en mars 2024.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/5/csm_aelteres_paar_AHV__6fa8065f41.webp" length="65624" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11193</guid><pubDate>Fri, 15 Aug 2025 12:04:28 +0200</pubDate><title>La commission du Conseil des États refuse de protéger les femmes enceintes au chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/staenderatskommission-laesst-schwangere-im-stich</link><description>Pas de protection contre la fin du droit aux indemnités et la perte du droit à l’allocation de maternité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes enceintes au chômage risqueront toujours de perdre leur protection financière et leur droit aux indemnités chômage – même si cela signifie qu’elles perdent également leur droit à l’allocation de maternité. Ainsi en a décidé la commission du Conseil des États. Alors que les caisses de l’assurance-chômage sont pleines, la commission refuse d’accorder aux femmes enceintes sans emploi la même protection qu’à d’autres groupes vulnérables. Les femmes concernées risquent ainsi de se retrouver à l’aide sociale. L’USS appelle le Conseil des États à corriger cette décision sommaire et injuste prise par la majorité de la commission, et à faire un pas important vers davantage d’égalité.</p><p>À l’heure actuelle, les femmes enceintes au chômage ne sont pas protégées en Suisse : en cas d’incapacité de travail pour raisons médicales, l’assurance-chômage n’ouvre le droit qu’à 30 indemnités journalières, et ce même si les femmes concernées ont cotisé pendant des années. Plus grave encore, les femmes enceintes peuvent même arriver en fin de droits avant l’accouchement. Environ 500 femmes perdent ainsi chaque année leur droit à l’allocation de maternité. Car contrairement aux travailleuses et travailleurs âgés, aux parents ou à d’autres groupes vulnérables, les femmes enceintes ne bénéficient actuellement d’aucune indemnité supplémentaire de l’assurance-chômage, alors même qu’il est largement admis qu’elles rencontrent des difficultés spécifiques sur le marché du travail. Peu d’employeurs acceptent en effet d’engager une femme enceinte à l’approche de son congé maternité.</p><p>Selon les chiffres de l’administration, prolonger le droit aux indemnités journalières pour les femmes enceintes coûterait à peine 0,12 % des dépenses totales de l’assurance-chômage – une somme négligeable pour le budget de cette assurance sociale, mais décisive pour les femmes concernées. Malgré cela, la majorité de la commission, composée en grande partie d’hommes relativement âgés, refuse de corriger la donne. Un paradoxe choquant lorsque l’on sait que le monde politique exige régulièrement des femmes qu’elles fassent plus d’enfants et qu’elles participent davantage au marché du travail, mais leur refuse une protection minimale.</p><p>L’USS demande que le Conseil des États corrige cette décision irrespectueuse et fasse en sorte que les femmes enceintes soient enfin protégées dans l’assurance-chômage.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Schwangerschaft_Arzt_Gynaekologe_iStock-BluePlanetStudio_3c0755d52c.webp" length="66094" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11190</guid><pubDate>Fri, 08 Aug 2025 07:25:51 +0200</pubDate><title>Poursuivre les négociations, préserver les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/poursuivre-les-negociations-preserver-les-emplois</link><description>Hausse des droits de douane américains</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un droit de douane de 39 % représente une charge importante pour les branches exportatrices concernées. Il n'y a toutefois pas lieu de céder à la panique ni de profiter pour formuler des revendications au détriment des travailleuses et travailleurs. On peut espérer que les négociations à venir avec les États-Unis aboutiront à une réduction des droits de douane pour la Suisse. En outre, les entreprises peuvent réduire la charge douanière par diverses mesures (« tariff engineering »). L’Union syndicale suisse (USS) invite le Conseil fédéral à poursuivre sa politique de négociation active avec les États-Unis afin de trouver une solution. La prolongation du chômage partiel à 24 mois contribue également à préserver les emplois. L’USS demande que la Confédération et les partenaires sociaux se réunissent la semaine prochaine afin de procéder à une évaluation commune de la situation et d'élaborer des mesures visant à garantir l'avenir des emplois et de l'industrie suisse.</p><p>Le Conseil fédéral n'est pas parvenu à éviter les droits de douane de 39 % du jour au lendemain. Il y a toutefois toujours lieu d'être confiant quant à l'issue des négociations à venir avec les États-Unis, en vue aboutir à une réduction des droits de douane pour la Suisse. L'USS invite le Conseil fédéral à poursuivre sa politique active afin de trouver une solution.</p><p>Le chômage partiel est un instrument important pour préserver les emplois dans l'industrie. La prolongation prévue de la durée du chômage partiel à 24 mois, proposée par les partenaires sociaux de l’industrie et déjà en traitement au Parlement, est nécessaire pour maintenir les emplois. Il faut désormais que le Conseil fédéral la soutienne. La Confédération et les cantons doivent traiter avec souplesse les demandes de chômage partiel des entreprises.</p><p>Les entreprises suisses ont des produits très bien positionnés sur le marché. Elles pourront répercuter une part considérable de la charge douanière. Même les entreprises chinoises ont réussi à le faire avec leurs produits de consommation bon marché lorsque la première administration Trump a introduit des droits de douane sur les produits industriels chinois.</p><p>Les entreprises peuvent également prendre des mesures pour réduire sensiblement la charge douanière (« tariff engineering »). Les prestations de services, les logiciels, les droits de licence et de marque, etc. ne sont par exemple en principe pas soumis à des droits de douane s'ils sont distincts des produits exportés. La chaîne d'approvisionnement offre d'autres possibilités d'optimisation. Les grandes entreprises disposent de services spécialisés qui peuvent faire appel à des consultants externes. Pour les petites entreprises, la Confédération devrait charger l’organisation Switzerland Global Entreprise de proposer des conseils adaptés.</p><p>Ce n’est en revanche pas le moment de détériorer les conditions de travail dans l'industrie suisse. Celle-ci avait déjà perdu de son attrait avant l'introduction des droits de douane, notamment en raison de la faible augmentation des salaires réels. Pour renforcer la compétitivité, il faut revaloriser les emplois industriels en investissant dans la formation initiale et continue et en offrant de bonnes conditions de travail.</p><p>En raison des droits de douane, le franc devrait se déprécier et le dollar s'apprécier, car les produits suisses deviennent plus chers pour les Américains. Malheureusement, ce n'est pas le cas, car les investisseurs ont tendance à se détourner du dollar. La Banque nationale devrait donc œuvrer pour que le franc soit évalué à sa juste valeur. Cela signifie qu'il devrait plutôt s'affaiblir par rapport au dollar et non se renforcer.</p><p>L'USS demande que la Confédération et les partenaires sociaux se réunissent la semaine prochaine afin de procéder à une évaluation commune de la situation et d'élaborer des mesures visant à garantir l'avenir des emplois et de l'industrie suisse.</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11185</guid><pubDate>Mon, 14 Jul 2025 16:40:54 +0200</pubDate><title>Hausses d’impôts, pertes pour l’AVS et renchérissement des logements en propriété</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/hausses-dimpots-pertes-pour-lavs-et-rencherissement-des-logements-en-propriete</link><description>Argumentaire de l&#039;USS sur l&#039;abolition de la valeur locative</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’abolition de l’imposition de la valeur locative n’est rien d’autre qu’un allégement fiscal pour les personnes gagnant bien leur vie ou fortunées. Elle aboutirait à des inégalités fiscales massives, à des risques accrus de surchauffe immobilière et à davantage de travail au noir. En outre la Confédération, les cantons et les communes s’exposent à des pertes fiscales se chiffrant en milliards de francs. Il est donc à craindre que les ménages de locataires subissent des hausses d’impôts pour compenser ces déficits. Les pertes de l’AVS et des autres assurances sociales se chiffreraient en millions de francs aussi. L’Union syndicale suisse (USS) rejette par conséquent ce projet et recommande de voter « NON » lors du scrutin populaire du 28 septembre 2025.</p><h3 class="heading--h5">La propriété immobilière est aujourd’hui un bien de luxe</h3><p>Posséder sa propre maison ou son appartement est aujourd’hui un luxe. En raison des prix élevés du marché, 10 % seulement de la population peut encore s’offrir un bien immobilier. Dans bien des cas, les personnes ayant acheté un logement il y a 20 ans sont aujourd’hui millionnaires. Au cours de cette période, les prix des appartements ou maisons en propriété ont plus que doublé sur le plan suisse.</p><h3 class="heading--h5">Désavantage fiscal des locataires</h3><p>Quand des locataires cherchent à placer leur argent, ils paient des impôts sur le rendement réalisé. Il en va de même pour les propriétaires immobiliers, grâce à la valeur locative. Ils ont investi leur fortune dans la pierre et n’ont plus à payer de loyer. La valeur locative aboutit à ce que le rendement « naturel » des logements en propriété soit lui aussi imposé. Ce n’est que justice car sans l’imposition de la valeur locative, les locataires seraient discriminés fiscalement.</p><h3 class="heading--h5">Cadeau fiscal aux personnes aisées</h3><p>L’abolition de la valeur locative profiterait essentiellement aux personnes fortunées. Les propriétaires immobiliers ont manifestement davantage de fortune et des revenus plus élevés que la majorité des gens en Suisse. Les personnes à bas revenus habitent en grande partie dans des appartements loués.</p><h3 class="heading--h5">Prix immobiliers encore plus élevés</h3><p>Si la valeur locative était supprimée, les prix immobiliers s’en ressentiraient. Car la propriété immobilière deviendrait encore plus attrayante pour les personnes réalisant de hauts revenus ou fortunées. Ces gens seraient disposés à payer davantage encore pour des appartements ou des maisons. Selon une estimation de l’association des propriétaires fonciers de Winterthour, la hausse de prix serait d’environ 13 %. Le rêve de devenir propriétaire s’éloignerait encore plus pour les personnes réalisant un salaire normal.</p><h3 class="heading--h5">Pertes fiscales se chiffrant en milliards et hausses d’impôts pour les locataires</h3><p>L’abolition de la valeur locative conduirait à des pertes fiscales se chiffrant en milliards. La Confédération, les cantons et les communes estiment ces pertes à près de deux milliards de francs. Certains cantons ont déjà annoncé qu’ils subiraient ainsi de lourds déficits. Aux Grisons, le manque à gagner avoisinerait 90 millions de francs par an. Le canton de Zurich verrait lui échapper 300 millions de francs, ce qui l’obligerait à augmenter les impôts de 3 %. Autrement dit, ce serait aux locataires de financer par des hausses d’impôts les cadeaux fiscaux consentis aux riches propriétaires immobiliers.</p><h3 class="heading--h5">Augmentation du travail au noir</h3><p>Comme à l’avenir les frais d’entretien ne seraient plus déductibles, toujours plus de travaux de rénovation s’effectueraient au noir. Selon Friedrich Schneider, expert du travail au noir, il faut s’attendre à une croissance de l’économie souterraine de 450 à 650 millions de francs &nbsp;par an sur le plan suisse. Une telle évolution aurait des conséquences négatives pour les assurances sociales comme pour la prévoyance vieillesse des travailleuses et travailleurs. L’AVS et les autres assurances sociales subiraient des pertes de près de 50 millions de francs par an.<br><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_Miete-Schluesseluebergabe_ist-alla-petrenko_04b1c1f147.webp" length="87300" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11035</guid><pubDate>Mon, 14 Jul 2025 09:46:44 +0200</pubDate><title>Consultation relative à la fixation des plafonds OASA 2026</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/consultation-relative-a-la-fixation-des-plafonds-oasa-2026</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la « consultation relative à la fixation des plafonds OASA 2026 ».</p><p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11030</guid><pubDate>Thu, 10 Jul 2025 16:00:00 +0200</pubDate><title>Un chatbot répond aux questions sur l&#039;apprentissage professionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-chatbot-repond-aux-questions-sur-lapprentissage-professionnel-droits-des-apprenti-e-s</link><description>Les droits des apprenti-e-s en un clic</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Que faire lorsque le patron exige des heures supplémentaires ou que les frais ne sont pas payés&nbsp;? La jeunesse syndicale de l'USS soutient les apprenti-e-s avec une nouvelle offre numérique&nbsp;: sur la plateforme <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch" target="_blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a>, un chatbot répond désormais 24&nbsp;heures sur&nbsp;24 à toutes les questions sur les conditions de travail, les vacances, le salaire ou les heures supplémentaires&nbsp;; cela, gratuitement, anonymement et sans utiliser un jargon technique.</p><p><span lang="FR">Pour que les apprenti-e-s connaissent leurs droits et puissent les faire valoir, l'Union syndicale suisse (USS) a mis à disposition sous forme numérique «&nbsp;Je défends mes droits&nbsp;», le manuel destiné aux apprenti-e-s qui a fait ses preuves. Le nouveau chatbot s'appuie sur ce manuel, sur la longue expérience des syndicats en matière de conseil et sur d'autres sources vérifiées. Les apprenti-e-s peuvent saisir directement leurs questions et obtenir immédiatement des réponses claires, par exemple sur les droits aux vacances pendant la période scolaire ou sur la légalité des heures supplémentaires. Pour les cas plus complexes, le chatbot renvoie vers les services cantonaux compétents ou vers le service de conseil juridique des syndicats.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR"><strong>Soutien pour les apprenti-e-s</strong></span></h3><p><span lang="FR">Derrière cette offre, on trouve la jeunesse syndicale de l'USS, qui s'engage depuis des années en faveur de conditions de travail équitables pendant l'apprentissage. L'objectif de la plateforme est de soutenir les jeunes à un stade précoce, avant que des conflits ne surviennent, ou de leur offrir une première orientation en cas de problèmes. L'offre est déjà largement utilisée.</span></p><p><span lang="FR">En plus du chatbot, le manuel de référence numérique de A à Z est maintenu. Plus de 400 mots-clés clairement formulés et classés par ordre alphabétique (p. ex. A comme «&nbsp;Assurance-accidents&nbsp;», R comme «&nbsp;Racisme ou V comme «&nbsp;Vacances&nbsp;») fournissent des informations sur les questions juridiques et pratiques qui se posent dans le quotidien des apprenti-e-s.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR"><strong>Contraintes psychologiques&nbsp;: forte pression sur les apprenti-e-s</strong></span></h3><p><span lang="FR">Des études récentes confirment qu'il y a vraiment urgence&nbsp;: selon l'enquête de WorkMed (2025), 61&nbsp;% des apprenti-e-s disent souffrir de problèmes psychologiques, souvent déclenchés ou aggravés par leur formation. Un tiers d'entre eux se sentent limités dans leur apprentissage. Les principales raisons sont les longues heures de travail, le manque de vacances et la pression scolaire. Plus d'un cinquième envisagent d'abandonner leur apprentissage, en particulier lorsqu'ils rencontrent des problèmes avec leur formateur ou leur formatrice.</span></p><p><span lang="FR">L'enquête menée en 2024 par Unia auprès des apprenti-e-s révèle également des dysfonctionnements alarmants&nbsp;: de nombreux apprenti-e-s souffrent de stress, de surcharge de travail et de discrimination. Presque tous se sentent épuisés, plus de la moitié travaillent régulièrement plus de neuf heures par jour, souvent en violation de la loi.</span></p><p><span lang="FR">La plateforme </span><a href="http://www.droits-des-apprentis.ch" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR">www.droits-des-apprentis.ch</span></a><span class="Auszeichnungfett"></span><span lang="FR">veut remédier à cette situation en proposant une offre aisément accessible qui informe, renforce et oriente. Le nouveau chatbot constitue une étape importante vers davabntage d'autonomie et de soutien pour les jeunes dans leur vie professionnelle.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR"><strong>Un grand écho témoin des besoins existants</strong></span></h3><p><span lang="FR">La forte demande montre que les apprenti-e-s ont besoin d'informations sur leurs droits qui soient simples et accessibles. Pendant les six premiers mois de 2025, la plateforme a déjà enregistré plus de 347&nbsp;000 visites. De plus, ces derniers mois, l'USS a créé une chaîne TikTok qui, avec plus de 60&nbsp;000 likes et de nombreuses interactions, montre à quel point le thème des «&nbsp;droits des apprenti-e-s&nbsp;» est important.</span></p><p><span lang="FR">Le large soutien apporté à la pétition «&nbsp;8 semaines de vacances pour les apprenti-e-s&nbsp;» », qui a recueilli 168&nbsp;000 signatures, souligne également l'importance du problème. Les apprenti-e-s veulent non seulement connaître leurs droits et pouvoir se défendre, mais aussi améliorer leurs conditions de travail et leurs droits.</span></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Lernender_Werkstatt_AGeorgiev-ist_3b0a8f6ca2.webp" length="64254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10873</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2025 15:04:39 +0200</pubDate><title>Prolongation temporaire du mécanisme de sauvetage pour les entreprises électriques d’importance systémique</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/prolongation-temporaire-du-mecanisme-de-sauvetage-pour-les-entreprises-electriques-dimportance-systemique</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la consultation sur la « Prolongation temporaire du mécanisme de sauvetage pour les entreprises électriques d’importance systémique ».&nbsp;</p><p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10871</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2025 13:14:32 +0200</pubDate><title>La violation des conditions de travail obligatoires constitutive de concurrence déloyale qualifiée doit être poursuivie pénalement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-violation-des-conditions-de-travail-obligatoires-constitutive-de-concurrence-deloyale-qualifiee-doit-etre-poursuivie-penalement</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire Roduit</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) soutient l'objectif central de l'initiative parlementaire « La violation des conditions de travail obligatoires constitutive de concurrence déloyale qualifiée doit être poursuivie pénalement », demande toutefois que les travailleurs soient expressément exclus de la punissabilité.&nbsp;</p><p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10869</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2025 10:48:42 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’imposition minimale des grands groupes d’entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/aenderung-der-verordnung-ueber-die-mindestbesteuerung-grosser-unternehmensgruppen</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur la « modification de l’ordonnance sur l’imposition minimale des grands groupes d’entreprises » se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11026</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2025 08:03:00 +0200</pubDate><title>Cinq ans d’obligation d’analyser les salaires – un anniversaire au goût amer</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/cinq-ans-dobligation-danalyser-les-salaires-un-anniversaire-au-gout-amer</link><description>Action symbolique de la coalition contre la discrimination salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des syndicalistes, politiciennes, représentantes d’organisations professionnelles et de défense des droits des femmes se sont réunies le 30 juin 2025 autour d’une action symbolique à Berne pour marquer le 5<sup>ème</sup> anniversaire de l’entrée en vigueur des analyses de l’égalité salariale dans la Loi sur l’égalité (Leg). Ensemble, elles ont protesté contre la discrimination salariale persistante à l’égard des femmes, les grosses lacunes de la LEg et sa mise en œuvre largement insuffisante au sein des grandes entreprises en Suisse.</p><p>Pour rappel,&nbsp;les femmes gagnent toujours en moyenne 1&nbsp;364 francs par mois de moins que les hommes (secteurs privé et public confondus). Près de la moitié de cet écart salarial moyen (48,2&nbsp;%) ne s'explique pas par des facteurs dits «&nbsp;objectifs&nbsp;», tels que la branche, la formation, l'âge, etc. La part de cette différence non explicable a même augmenté ces dernières années, passant de 44&nbsp;% en 2012 à 48,2&nbsp;% en 2022. En chiffres absolus, cela représente un manque à gagner d’environ 8&nbsp;000 francs par année pour les femmes. Même avec un CFC en poche, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5&nbsp;000 francs par mois, et une sur quatre doit même se contenter d’un salaire de moins de 4&nbsp;500 francs.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Les analyses sans effet</strong></h3><p>La révision de la LEg entrée en vigueur en juillet 2020 devait contribuer à corriger l’écart salarial entre les femmes et les hommes, en obligeant toutes les entreprises comptant plus de 100 salarié-e-s à procéder à une analyse des salaires pour déceler d’éventuelles inégalités de traitement. Celles-ci doivent ensuite faire vérifier cette analyse par un organe indépendant agréé ou une représentation des travailleuses et travailleurs et en communiquer les résultats à leurs employé-e-s. Or ces dispositions légales ont une portée beaucoup trop limitée&nbsp;: d’une part, elles concernent seulement 0,84&nbsp;% de toutes les entreprises en Suisse, employant au total environ 45&nbsp;% des travailleuses et travailleurs du pays, et d’autre part, leur mise en œuvre dépend de la bonne volonté des employeuses et employeurs, car la loi ne prévoit ni contrôles ni sanctions si elles ne sont pas respectées.</p><p>Cette portée limitée a été confirmée par un bilan intermédiaire publié en mars 2025 par le Conseil fédéral, qui révèle que plus de la moitié des employeuses et employeurs concernés n’ont pas pleinement respecté les dispositions prévues dans la LEg. C’est l’obligation d’information qui a été la moins respectée et ceci, même dans le secteur public appelé à servir d’exemple. Et c’est dans l’hôtellerie et la restauration que les analyses ont été le plus rarement menées.</p><h3 class="heading--h4"><strong>L’union des forces avec la Coalition contre la discrimination salariale</strong></h3><p>Début mars 2025, 52 organisations, dont l’USS et diverses fédérations membres, ont adressé une lettre ouverte au Conseil fédéral lui demandant de réviser à nouveau la LEg pour en combler les nombreuses lacunes. C’est avec cette initiative qu’est née «&nbsp;la Coalition contre la discrimination salariale&nbsp;». Réunies à Berne autour d’un gâteau d’anniversaire dont chaque part représentait l’une des lacunes de la loi actuelle, des représentantes de cette coalition ont appelé le Parlement à adopter rapidement des mesures pour enfin rendre les analyses de l’égalité salariale plus efficaces et éradiquer la discrimination salariale persistante.</p><p>Parmi ces mesures figure l’introduction de contrôles pour vérifier que les entreprises concernées procèdent bel et bien aux analyses de leurs salaires ainsi que de sanctions dissuasives pour celles qui manquent à leurs obligations. En outre, la coalition réclame l’application de la loi aux entreprises dès 50 employé-e-s, la répétition régulière des analyses sans exception, une plus grande transparence dans la communication des résultats aux salarié-e-s et l’abolition de la clause qui prévoit la fin de l'obligation d'analyser les salaires en 2032.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Pour une revalorisation générale des salaires des femmes et une meilleure conciliation entre vie professionnelle et familiale</strong></h3><p>Tant que le Conseil fédéral et le Parlement refuseront obstinément de prendre des mesures, l’USS continuera à dénoncer l’inacceptable discrimination salariale des femmes et à s’engager pour une revalorisation des salaires des femmes. Nous demandons une revalorisation salariale générale dans les professions majoritairement exercées par des femmes. Des salaires d’au moins 5&nbsp;000 francs après l’apprentissage et d’au moins 4&nbsp;500 francs pour tout le monde doivent devenir la norme. C’est dans des secteurs comme la prise en charge d’enfants, les soins aux personnes âgées ou le commerce de détail qu’une telle revalorisation est la plus urgente.</p><p>L’amélioration des revenus des femmes passe aussi obligatoirement par une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré au sein des couples. Il faut donc impérativement des investissements publics plus importants dans l’accueil extrafamilial des enfants, comme le demande par exemple l'<a href="https://creches-abordables.ch/" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">initiative pour des crèches abordables</a> qui est soutenue par l’USS et a déjà été déposée à la Chancellerie fédérale.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/c/csm_250630_Lohngleichheits-Aktion-1-c-Unia_563dae5a4d.webp" length="153442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10863</guid><pubDate>Thu, 03 Jul 2025 19:49:06 +0200</pubDate><title>Révision de l&#039;ordonnance sur la poste (OPO)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-lordonnance-sur-la-poste-opo</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur la « Révision de l'ordonnance sur la poste (OPO) » se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10860</guid><pubDate>Thu, 03 Jul 2025 16:20:47 +0200</pubDate><title>Approbation de la convention de l’Organisation internationale du Travail n° 191</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/approbation-de-la-convention-de-lorganisation-internationale-du-travail-n-191</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur l'approbation de la convention de l’Organisation internationale du Travail n° 191 concernant les amendements aux normes corrélatifs à la reconnaissance d’un milieu de travail sûr et salubre comme principe fondamental se trouve ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10858</guid><pubDate>Thu, 03 Jul 2025 15:36:27 +0200</pubDate><title>Approbation de la convention de l’Organisation internationale du Travail n° 190</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/approbation-de-la-convention-de-lorganisation-internationale-du-travail-n-191-1</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur l'approbation de la convention de l’Organisation internationale du Travail n° 190 concernant l’élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11033</guid><pubDate>Thu, 03 Jul 2025 14:25:00 +0200</pubDate><title>Les effets des campagnes pour un salaire minimum</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-effets-des-campagnes-pour-un-salaire-minimum</link><description>Analyse à l&#039;occasion du 20e anniversaire d&#039;Unia</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pas de salaire inférieur à 4 000 francs : tel était le slogan sous lequel Unia et d'autres syndicats de l'USS ont lutté à partir de 2010contre les salaires de misère. Jetons un regard en arrière à l'occasion du vingtième anniversaire d'Unia. Les campagnes pour un salaire minimum comptent parmi les plus grands succès remportés par Unia au cours de ses 20 ans d'existence. Cette revendication n'était en fait que partiellement nouvelle : à la fin des années 1990, les syndicats qui ont précédé à Unia revendiquaient qu’aucun salaire ne soit inférieur à 3 000 francs. La première campagne menée à l'époque a été un succès à plusieurs égards. Elle a permis de lutter efficacement contre les bas salaires et d'obtenir, après une longue période, d’importantes avancées salariales.&nbsp;</p><p><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR">L’élément nouveau de la deuxième campagne sur les salaires a été l'initiative populaire pour un salaire minimum national de 4&nbsp;000 francs. Bien qu’elle ait tristement échoué dans les urnes, cette initiative n’a pas été sans effet. Grâce à elle, le montant de 4&nbsp;000 francs s'est imposé dans l'opinion publique comme le seuil d'un salaire tout juste décent. Dans le sillage de l'initiative, les travailleurs et travailleuses ont pu imposer avec le soutien d'Unia des salaires plus élevés dans les conventions collectives de travail (CCT). Dans l'hôtellerie-restauration, un 13<sup>e</sup> mois de salaire a enfin pu être introduit et dans les secteurs du nettoyage et du commerce de détail, les bas salaires ont augmenté d'environ 10&nbsp;% entre 2010 et 2016. Dans la construction également, de nombreux salaires ont pu être relevés au-dessus du seuil des 4&nbsp;000 francs. Et dans la CCT de l'industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (MEM), un salaire minimum a été fixé pour la première fois dans l'histoire.</span>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Ne pas s’endormir sur ses lauriers</strong>&nbsp;</h3><p><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR">Le succès est appréciable. Grâce à la campagne, les bas salaires ont, entre 2010 et 2016, augmenté plus fortement que les salaires moyens et élevés (cf. graphique). Comme lors de la première campagne, il a été possible de faire reculer la propagation des bas salaires. Les travailleurs et travailleuses et leurs syndicats ne peuvent malheureusement pas s’endormir sur leurs lauriers. Depuis la fin de la dernière campagne, l'évolution des salaires a été décevante. Aujourd'hui encore, trop de travailleurs et travailleuses sont trop peu payés. Les syndicats de l'USS se sont donc fixé un nouvel objectif&nbsp;: personne ne doit gagner moins de 5&nbsp;000 francs avec un apprentissage et moins de 4&nbsp;500 francs sans apprentissage. L’heure est venue de réécrire l'histoire.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/4/csm_4000er-Kampagne_9123261b8b.webp" length="104528" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10856</guid><pubDate>Wed, 02 Jul 2025 16:30:38 +0200</pubDate><title>Seuls les hauts revenus profitent des économies d&#039;impôt</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/seuls-les-hauts-revenus-profitent-des-economies-dimpot</link><description>Prise de position sur l&#039;introduction de possibilités de rachat ultérieur dans le pilier 3a</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Réponse de l'USS à la consultation (n'existe qu'en allemand)</strong></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10854</guid><pubDate>Wed, 02 Jul 2025 14:41:40 +0200</pubDate><title>Changements au secrétariat de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/changements-au-secretariat-de-luss</link><description>Communiqué de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À partir de septembre 2025, le dossier syndical clé « Droit du travail et protection de la santé » sera géré par Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS. Celle-ci reprend le dossier de Luca Cirigliano, qui quitte l'USS après 13 années. Le Comité de l’USS a également décidé à l'unanimité que le Secrétariat de l'USS serait désormais dirigé conjointement par Gabriela Medici et Daniel Lampart.</p><p>Luca Cirigliano, responsable du droit du travail, de la protection de la santé et des affaires internationales, quittera l'USS le 31 août 2025 après 13 années passées au service des intérêts des travailleurs et travailleuses. Le Comité de l’USS le remercie pour son engagement de longue date dans un environnement technique et politique exigeant et ses efforts inlassables. Il le remercie tout particulièrement pour son engagement dans des dossiers centraux tels que la protection contre le licenciement, la représentation de la Suisse à l'OIT et la protection des conditions de travail, par exemple pour la protection des travailleurs et travailleuses particulièrement vulnérables pendant la pandémie du Covid. Son engagement au sein de la Fondation pour l'indemnisation des victimes de l'amiante a également été marquant.</p><p>À partir de septembre 2025, Gabriela Medici reprendra les dossiers syndicaux clés du droit du travail et de la protection de la santé. Après plus de huit ans d'engagement fructueux en faveur de la prévoyance vieillesse, elle se consacrera ainsi à de nouveaux domaines qui, selon le Comité, gagneront encore à l'avenir en importance.</p><p>Le Comité de l'USS a en outre décidé à l'unanimité que le Secrétariat de l'USS serait désormais dirigé conjointement par Gabriela Medici et Daniel Lampart.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_logo_sgb_website_62eacdc125.webp" length="25674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11028</guid><pubDate>Wed, 02 Jul 2025 08:46:00 +0200</pubDate><title>Non au dumping salarial : l&#039;USS soutient la pénalisation du non-respect des prescriptions en matière de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-au-dumping-salarial-luss-soutient-la-penalisation-du-non-respect-des-prescriptions-en-matiere-de-travail</link><description>Prise de position de l’USS sur l&#039;initiative parlementaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR">L'Union syndicale suisse (USS) s'engage résolument en faveur de conditions de travail équitables et de salaires justes. Dans sa prise de position sur l'initiative parlementaire contre le non-respect des conditions de travail obligatoires (21.470), elle soutient le renforcement prévu de la loi contre la concurrence déloyale (LCD), dans le but de pouvoir poursuivre pénalement les violations intentionnelles des dispositions impératives du droit du travail. Dans un même temps, l’USS demande en plus que les travailleurs et travailleuses soient expressément exemptés de toute responsabilité pénale et qu'une obligation d'information et de documentation soit introduite en cas d'infraction.</span></p><p><span lang="FR">Les entreprises tentent régulièrement de se procurer un avantage concurrentiel par le biais du dumping salarial et social, au détriment de leurs employé-e-s et de l'ensemble du secteur. Le versement des salaire minimums et des cotisations sociales n'est toutefois pas facultatif, tout comme le respect des normes minimales en matière de jours de congé, de temps de travail et de repos. Ce sont là des obligations légales&nbsp;!</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR"><strong>Les lacunes du droit en vigueur doivent être comblées</strong></span></h3><p><span lang="FR">Néanmoins, les infractions aux dispositions du droit du travail ne sont guère sanctionnées au civil, ce qui est une situation indéfendable. La LCD autorise certes des poursuites pénales en cas de publicité déloyale ou de violation de secrets d’affaires, mais pas en cas de dumping salarial ou de non-respect des normes minimales du droit du travail.</span></p><p><span lang="FR">Cette lacune nuit non seulement aux salarié-e-s concernés, mais aussi aux entreprises qui se comportent correctement. Celles-ci doivent en effet rivaliser avec des entreprises qui peuvent proposer des offres moins chères en contournant les dispositions légales. En conséquence, les conditions de travail d'autres employé-e-s du secteur concerné se retrouvent sous pression.</span></p><p><span lang="FR">Pour ces raisons, l’USS se félicite du fait qu'à l'avenir, les entreprises puissent être poursuivies pénalement si elles enfreignent délibérément les dispositions légales de protection et se positionnent ainsi de manière déloyale sur le marché.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR"><strong>Les salarié-e-s n’ont pas à être considérés comme des criminel-le-s.</strong></span></h3><p><span lang="FR">L'USS demande toutefois aussi que les salarié-e-s soient expressément exclus de toute punissabilité. Quiconque agit sur instruction de son employeur et se trouve dans une relation de dépendance hiérarchique ne peut être tenu responsable d'infractions qu'il ou elle n'a pas commises de son plein gré. Cette précision doit figurer clairement dans le texte de la loi.</span></p><p><span lang="FR">L'USS soutient également l'exigence selon laquelle les salarié-e-s concernés et les partenaires sociaux doivent être obligatoirement informés des infractions constatées. C'est la seule façon pour eux de préserver leurs droits et de prendre les mesures qui s'imposent. L'USS estime en outre nécessaire que la Confédération établisse des statistiques sur les infractions constatées, afin que les commissions tripartites cantonales et la Commission tripartite fédérale puissent réagir en cas d'abus répétés et demander, par exemple, la mise en place de contrats-types de travail prévoyant des salaires minimaux.</span></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10852</guid><pubDate>Tue, 01 Jul 2025 15:22:56 +0200</pubDate><title>Le dimanche de congé à nouveau pris pour cible</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-dimanche-de-conge-a-nouveau-pris-pour-cible</link><description>Initiative cantonale sur le travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La CER-E a accepté aujourd’hui l’initiative 23.325 déposée par le canton de Zurich. Il y est prévu d’augmenter massivement le nombre d’heures d’ouverture non soumises à autorisation, et par là de normaliser le travail dominical dans le commerce de détail. L’USS condamne fermement l’adoption de cette intervention : elle met en péril la santé des travailleuses et travailleurs, contourne les décisions démocratiques et s’inscrit dans une tactique du salami absolument inacceptable, qui vise à assouplir systématiquement l’interdiction du travail du dimanche.</p><h3 class="heading--h5">La santé doit primer sur la quête du profit à court terme</h3><p>L’initiative déposée par le canton de Zurich préconise d’étendre les ouvertures dominicales autorisées, pour passer de quatre dimanches à douze par an. Ce qui reviendrait à multiplier par trois le travail dominical dans le commerce de détail, avec les graves conséquences qui s’ensuivent pour la main-d’œuvre de la branche. Elle n’a déjà pas la vie facile aujourd’hui, entre les bas salaires, les horaires irréguliers, les sous-effectifs chroniques et les fortes pressions au rendement. Une extension du travail dominical ne ferait qu’ajouter aux pressions subies et mettre davantage en péril la santé physique et psychique des travailleuses et travailleurs.</p><p>Ce n’est qu’un prétexte cousu de fil blanc de dire, comme le font l’initiative et la majorité de la commission, qu’une augmentation des ouvertures dominicales contribuerait à « venir à bout de la crise » du commerce de détail. Il n’existe aucune preuve que des horaires d’ouverture plus étendus renforcent l’économie – bien au contraire, ils aboutiraient à un simple déplacement de la consommation au seul profit des grandes surfaces.</p><p>Le dimanche chômé est essentiel pour la détente psychique et physique, pour la vie familiale et les contacts sociaux. Ce n’est donc pas un hasard si la loi sur le travail protège jalousement cet acquis social. Selon la loi, le travail du dimanche ne peut être autorisé qu’à titre exceptionnel et à des conditions strictes. Or les milieux bourgeois visent aujourd’hui à assouplir ce régime. Leur but est clair et consiste à prolonger les heures d’ouverture ainsi qu’à obliger le personnel à rester disponible plus longtemps, au détriment de sa santé et de sa vie sociale.</p><h3 class="heading--h5">Recours à la tactique du salami en vue de la normalisation du travail dominical</h3><p>L’USS dénonce la dangereuse tactique du salami à l’œuvre : avec des interventions comme l’initiative déposée par le canton de Zurich ou l’initiative parlementaire 16.484 « Assouplir les conditions encadrant le télétravail » du conseiller aux États Burkart, le camp bourgeois cherche insidieusement à vider de sa substance l’interdiction du travail dominical – dans le commerce de détail et dans d’autres branches encore. Sous le couvert fallacieux d’« assouplissements » ou de « gestion des crises », toujours plus professions seraient à l’avenir contraintes de travailler le dimanche – dans le commerce de détail ou en télétravail.</p><h3 class="heading--h5">Non-respect des décisions démocratiques</h3><p>Les auteurs de telles initiatives méconnaissent la réalité du terrain : bien des cantons ne font même pas usage des quatre ouvertures dominicales autorisées par la loi. Il n’y a donc pas de réel besoin – mais une course à la libéralisation pour des motifs purement idéologiques. Lors des scrutins cantonaux, la population s'est régulièrement opposée à l’extension des ouvertures dominicales. Même au Parlement fédéral, une intervention similaire glissée en 2021 dans la loi COVID-19 avait été balayée. Il s’ensuit qu’en plus d’être antisocial, le nouveau projet ne tient pas compte de la volonté populaire.</p><p>L’USS appelle aujourd’hui le Parlement à refuser en plénum l’initiative cantonale 23.325. Il ne faut pas sacrifier plus longtemps les préoccupations des travailleuses et travailleurs sur l’autel des intérêts économiques. Le dimanche doit rester un jour de congé, dans l’intérêt de la santé publique, des besoins de repos et d’une coexistence solidaire. L’USS et ses fédérations se battront de toutes leurs forces pour que le dimanche demeure un jour chômé.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10850</guid><pubDate>Tue, 01 Jul 2025 11:28:43 +0200</pubDate><title>Nombreuses expériences négatives liées au système de contingents</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/nombreuses-experiences-negatives-liees-au-systeme-de-contingents</link><description>Rapport de l&#039;Observatoire : Commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative isolationniste de l’UDC (« Pas de Suisse à 10 millions ») a relancé la discussion sur la politique migratoire de la Suisse. Le niveau du débat est toutefois préoccupant. La libre circulation des personnes fait l’objet de critiques, en l’absence de toute discussion sérieuse sur une solution alternative viable. De même, la clause de sauvegarde du paquet Suisse-UE est célébrée comme un grand progrès, sans que personne sache comment elle serait mise en œuvre et ce qu’elle apporte au juste. Beaucoup de personnes parlent encore de contingents, alors que la Suisse a fait de mauvaises expériences en la matière.</p><p>L’histoire du système suisse de contingents est celle de plusieurs décennies de tentatives infructueuses et finalement abandonnées de réglementer l’immigration par des plafonds et d’autres exigences. « Les contingents étaient toujours adaptés à la demande du marché du travail et l’immigration n’était pas limitée » (Mario Gattiker, NZZaS, 14 août 2018) . Les conditions de travail et de séjour étaient parfois effrayantes, dans le cas des saisonniers notamment. Dans bien des cas, l’intégration sociale laissait gravement à désirer. Bien des travailleuses et travailleurs se retrouvaient à l’AI, et la productivité a souffert d’un tel régime.</p><p>Les systèmes d’admission permettent et imposent toutefois de gérer la « qualité » de la migration – notamment les conditions de travail, les droits de séjour et de sécurité sociale, ainsi que les qualifications. Or comparaison à l’appui, la libre circulation des personnes combinée à une protection efficace des salaires fait mieux sur ce plan que les systèmes de contingents ou à points.</p><p>Le niveau d’immigration découle de la situation économique, ainsi que de l’internationalisation de l’économie et de l’utilisation d’Internet lors des recherches d’emploi. Jusqu’en 2000, il fallait acheter la presse locale pour connaître les postes à repourvoir. Par la suite, le marché de l’emploi a misé sur Internet, et les postes vacants sont devenus visibles dans le monde entier. L’UE a introduit dès 1993 la libre circulation des personnes, et la Suisse ne l’a fait qu’en 2002/4. Il n’empêche qu’au cours des 20 dernières années, les Pays-Bas et le Danemark ont connu une plus forte immigration que la Suisse.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-4401</guid><pubDate>Fri, 27 Jun 2025 07:25:00 +0200</pubDate><title>Petits boulots d’été</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/petits-boulots-d-ete</link><description>Ce qu’il faut savoir sur les jobs de vacances</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'été est là, et avec lui les grandes vacances. Pour de nombreux écoliers, gymnasiens et étudiants, c'est aussi le temps des petits boulots qui permettront de se faire un peu d'argent de poche, d'en mettre de côté pour les prochaines vacances, de payer son permis de conduire et, très souvent, de financer les études. Lorsqu'on occupe ce genre d'emploi, on est un salarié ou une salariée comme les autres. Et qui dit salarié, dit dispositions du droit du travail, salaire décent et respect des règles de la sécurité au travail.</p><h3>À partir de quel âge et pour quelle durée?</h3><p>On ne peut fort heureusement pas faire travailler les enfants à partir de n'importe quel âge. La loi sur le travail (LTr) ne l'autorise qu'à partir de 15 ans, 13 ans pour les travaux légers, voire moins de 13 ans pour les manifestations sportives et culturelles, à des conditions spécifiques et sur autorisation d'une autorité cantonale (art. 30 LTr, art. 7 OLT 5). Dans tous les cas, les moins de 18 ans ont besoin de l'assentiment de leurs parents avant de signer un contrat de travail.</p><p>L'ordonnance 5 de la LTr (OLT 5) précise les règles qui s'appliquent aux jeunes travailleurs et travailleuses de moins de 18 ans. Elle précise notamment l'interdiction d'employer les jeunes à des travaux dangereux, dans certaines branches (discothèques, bars, cabarets, entreprises cinématographiques, cirque et spectacle - art. 4 à 6 OLT 5). Le travail dominical n'est autorisé que pour les jeunes ayant achevé leur scolarité obligatoire, au maximum un dimanche sur deux et uniquement dans la restauration (où ne peuvent être employés que les plus de 16 ans), la garde d'animaux et les boulangeries (art. 13 OLT 5). Dans les zones touristiques, le travail dominical est possible dans les entreprises répondant aux besoins des touristes pendant toute la durée des vacances d'été (art. 15 OLT 5, art. 25 OLT 2). Quant au travail de nuit, il est interdit aux moins de 18 ans en dehors d'une formation professionnelle (art. 12 OLT 5).</p><p>La durée de travail des moins de 13 ans ne peut pas excéder trois heures par jour et neuf heures par semaine (art. 10 OLT5). Les jeunes de plus de 13 ans n'ayant pas terminé leur scolarité obligatoire peuvent travailler jusqu'à 8 heures par jour (40 heures par semaine) pendant la moitié de la durée des vacances scolaires, entre 6h00 et 18h00, avec une pause d'au moins une demi-heure pour toute plage de travail de 5 heures et plus (art. 11 OLT 5). Pour tous les jeunes, la durée du travail ne dépassera pas celle des autres employés de l'entreprise (maximum 9 heures par jour) et leur travail doit être compris dans une période de 12 heures (art. 31 al. 1 LTr). Ils ont droit à un repos quotidien d'au moins 12 heures consécutives (art. 16 OLT 5). Le soir, les moins de 16 ans ne peuvent être employés que jusqu'à 20h00, les 16 à 18 ans jusqu'à 22h00(art. 31 al. 2 LTr).</p><h3>En cas de danger, je dis STOP !</h3><p>Les petits boulots d'été sont souvent l'occasion de faire connaissance avec le monde du travail. Or, ce dernier n'est pas exempt de dangers, qui n'apparaissent pas toujours au premier coup d'œil. Et le risque d'accident de travail est très élevé lors du premier emploi, surtout pendant les premiers jours.</p><p>Même si l'on est engagé pour une durée très courte, il faut donc particulièrement faire attention aux prescriptions de sécurité. Avant de commencer, il faudra être attentif aux instructions de l'employeur et les respecter scrupuleusement, même si elles paraissent de prime abord inutiles ou exagérées. Dans tous les cas, les travaux dangereux sont interdits au moins de 18 ans. Si malgré tout, je suis confronté à un danger, je dois oser dire STOP et demander l'aide d'un ou une collègue expérimenté. Les accidents, parfois, ne pardonnent pas.</p><h3>Bien assuré !</h3><p>Négliger les assurances sociales dans le cas d'un petit job de vacances peut coûter très cher. Tous les travailleurs et travailleuses, quel que soit leur âge, doivent être obligatoirement assurés à l'assurance-accidents par leur employeur. S'ils travaillent moins de 8 heures par semaine chez le même employeur, cette assurance ne couvre que les accidents professionnels. En travaillant 8 heures par semaine et plus, tous les accidents sont couverts. En cas d'accident, l'employeur doit avertir les parents (art 32 LTr). Pour les rapports de travail de moins de 3 mois, il n'y a pas d'obligation de payer le salaire en cas de maladie. Les autres cotisations sociales (AVS/AI/APG) ne sont obligatoires qu'à partir de l'année où l'on a ses 18 ans. Si l'employeur ne paie pas ses cotisations, il s'agit de travail au noir et cela entraîne des sanctions.</p><h3>Salaires minimaux et salaires d'usage</h3><p>À ce jour, il n'existe pas de salaire minimum légal. L'employeur est obligé de respecter les conventions collectives de travail (CCT) et les contrats-type de travail (CTT). Pour les petits boulots de vacances sont notamment importantes les CCT de l'hôtellerie-restauration, du bâtiment, du nettoyage, des entreprises du commerce de détail (Coop, Migros), celle pour le travail temporaire et les CTT cantonaux pour l'agriculture. La plupart des salaires minimums conventionnés sont accessibles sous <a href="http://www.service-cct.ch/" class="external-link-new-window">www.service-cct.ch</a>.</p><p>S'il n'existe pas de CCT ou CTT fixant des salaires minimums, les employeurs sont tenus de respecter les salaires d'usage de la branche et de la région. Les salaires d'usage peuvent être consultés sur <a href="http://www.salaire-uss.ch/" class="external-link-new-window">www.salaire-uss.ch</a>.</p><p>L'USS recommande un salaire minimum de 22 francs de l'heure.</p><h3>Et les vacances ?</h3><p>Enfin, il ne faut pas oublier les vacances, auxquelles chaque travailleur et chaque travailleuse a droit, même s'il occupe son emploi... pendant ses vacances. Si l'on est payé à l'heure, un supplément de salaire de 10,64 % pour les moins de 20 ans, de 8,33 % pour les plus de 20 ans doit être payé en sus du salaire. Sur le décompte de salaire, ce supplément doit être identifiable comme tel.</p><p><strong>Astuce :</strong> La Commission jeunesse de l'USS met à disposition des jeunes et de leurs proches une brochure contenant toutes les informations utiles sur le droit du travail. Celle-ci peut être commandée sur <a href="/services/brochures-livres/commander" class="link link--internal">notre site web</a>. Et elle existe aussi en version en ligne sur <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/e/csm_ferienjob-junge-frau-cafebar_iStock-highwaystarz-617895934_dc3eaa6489.webp" length="274312" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10722</guid><pubDate>Mon, 23 Jun 2025 11:58:06 +0200</pubDate><title>Solidarité et participation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/conference-solidarite-et-participation</link><description>Conférence sur la migration de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Réponses syndicales au populisme de droite et à la haine</p><p>Dans le monde entier, l'extrême droite travaille main dans la main avec les milliardaires, les libertariens et les milieux fondamentalistes contre les travailleurs et travailleuses. En attisant la haine à l’égard des migrant-e-s, elle occulte vrais problèmes. Les questions de redistribution des richesses de la société sont refoulées, la sécurité sociale et le droit du travail démantelés.</p><p>En Suisse aussi, une partie de l'élite économique mise sur le nationalisme et la xénophobie. Par exemple avec la dangereuse initiative de l'UDC « Pas de Suisse à 10 millions ! », qui attaque frontalement la libre circulation des personnes et la protection des salaires.</p><p>Le mouvement social et syndical doit s'affirmer face à cette alliance entre l'extrême droite, les milliardaires de la technologie et les néoliberaux. Nos armes les plus puissantes sont notre cohésion et notre engagement en faveur du progrès social, de la prospérité équitablement répartie et de la solidarité.</p><p>Lors de la Conférence de l'USS sur la migration, nous voulons discuter du danger du populisme de droite et échanger sur les stratégies syndicales pour l'inclusion et la participation. Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons repousser les attaques contre nos droits et lutter pour l'égalité.</p><p><strong>13 septembre 2025, 9h30 - 16h45, Berne, Unia (Weltpoststr. 20)</strong></p><p><a href="http://www.uss.ch/inscription-cm-25"><strong>Inscription à la conférence</strong></a></p><h3 class="heading--h5">Programme</h3><p>09h30 Arrivée et café<br>10h00 <strong>Ouverture</strong><br>10h15 <strong>Discours d'introduction</strong> de Pierre-Yves Maillard (USS)<br>10h30 <strong>Table ronde</strong> « Lutte contre le populismue de droite » avec Vania Alleva (Unia), Lisa Mazzone (les VERT-E-S), Alessandro Pelizzari (HETSL) und Damir Skenderovic (Université de Fribourg). Modération : Kaspar Surber (WOZ)<br>11h30 <strong>Questions</strong> de public<br>12h15 <strong>Action photo&nbsp;</strong><br>12h30 Pause de midi<br>14h00 <strong>Introduction aux groupes de travail</strong><br>14h15<br><strong>1.) Arguments &amp; stratégies contre l'initiative de l'UDC</strong> avec Urban Hodel (USS) et Marie Saulnier Bloch (Unia)<br><strong>2.) Initiative pour la démocratie</strong> avec Agnese Zucca et Tarek Naguib (Action Quatre Quarts)<br><strong>3.) Micro-combats</strong> avec Sophie Guignard (Solidarité sans frontières) et Itziar Marañón (Campax)<br>15h30 Pause café<br>15h45 <strong>Retour en plénière,</strong> compte-rendu des groupes de travail<br>16h00 <strong>Résolution &amp; propositions</strong><br>16h45 <strong>Clôture</strong></p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/f/csm_190330_SGB-Miko_IMG_8815_79278cfc74.webp" length="206716" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10720</guid><pubDate>Thu, 19 Jun 2025 11:46:00 +0200</pubDate><title>La Banque nationale doit mener une politique monétaire plus active et accroître sa marge de manœuvre actuelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-banque-nationale-doit-mener-une-politique-monetaire-plus-active-et-accroitre-sa-marge-de-manoeuvre-actuelle</link><description>Réponse de l&#039;USS à la décision de politique monétaire de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’abaissement du taux directeur décidé aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) s’avère indispensable, au vu tant de l’appréciation du franc que du renchérissement négatif. Il ne suffira toutefois pas à stopper la hausse du franc. Sans surprise, la BNS est sous pression. Elle le doit notamment à sa politique monétaire des dernières années. La politique monétaire de la Suisse aurait besoin d’une refonte en profondeur.</p><p>Le franc s’est à nouveau apprécié ces dernières semaines, au grand dam de l’économie suisse. Dans sa politique de taux d’intérêt, la BNS peut basculer dans le territoire négatif, afin d’assouplir encore un peu plus sa politique monétaire. Sa marge de manœuvre à la baisse est cependant limitée.</p><p>À sa conférence de presse d’aujourd’hui, la BNS n’a guère parlé de changement de cours. Il en allait différemment autrefois. La BNS signalait toujours plus ou moins clairement aux acteurs du marché des devises le cours du franc qu’elle visait à maintenir. Une telle communication aurait déjà eu un effet stabilisateur, sans même obliger la BNS à adapter ses taux d’intérêt.</p><p>La situation actuelle montre que la politique monétaire suisse doit accroître sa marge de manœuvre. La BNS devrait à nouveau se faire une idée plus précise du cours du franc souhaitable pour l’économie suisse. Et communiquer ce cours au moins de manière indirecte et implicite, comme elle l’avait fait lors de l’envol du franc ayant suivi la crise financière. En outre, la Suisse aurait à nouveau besoin d’un peu plus de renchérissement. Des taux d’intérêt nominaux plus élevés conféreraient à la BNS une plus grande marge de manœuvre dans des situations difficiles, sans l’obliger à instaurer d’emblée des taux négatifs. La définition de la stabilité des prix autorise d’ailleurs une hausse annuelle des prix à la consommation de 2 %.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10717</guid><pubDate>Tue, 17 Jun 2025 16:16:44 +0200</pubDate><title>Grande manifestation nationale: Solidarité avec Gaza - Le Conseil fédéral suisse doit enfin agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nationale-grossdemo-solidaritaet-mit-gaza-der-schweizer-bundesrat-muss-endlich-handeln</link><description>Appel à la manifestation le 21 juin, à 16h00, à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p>De plus en plus d’organisations, dont Amnesty International, affirment qu’Israël commet un génocide contre les palestinien.ne.s à Gaza. Les intentions de nettoyage ethnique ont été exprimées clairement par le gouvernement Israelien. Les crimes de guerre du 7 octobre 2023 du Hamas et d’autres groupes armés palestiniens ne justifient en rien les actes génocidaires et crimes de guerre commis par Israël.</p><p>L’armée israélienne a tué plus de 54’000 personnes en un an et demi, dont au moins 15’000 enfants. Ce bilan ne prend pas en compte toutes les morts indirectes et les corps encore sous les décombres à ce jour. A cela s’ajoute l’usage délibéré de la famine comme arme de guerre sur plus de deux millions d’habitants de la bande de Gaza et la politique d’occupation et d’apartheid excercée de longue date par Israel dans les territoires occupés qui est clairement contraire au droit international.</p><p>En tant qu’Etat dépositaire des Conventions de Genève et siège du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, la Suisse a une responsabilité particulière. L’inaction, en particulier du DFAE, est inacceptable et doit changer immédiatement.</p><p><strong>Nous demandons au Conseil fédéral de :</strong></p><ol><li>S’engager activement pour l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat, durable et contrôlé par la communauté internationale, ainsi que pour la levée sans délai du blocus de Gaza.</li><li>Condamner clairement les crimes de guerre documentés commis par Israël et soutenir toutes les initiatives visant à empêcher tout déplacement forcé ou expulsion illégale de la population de Gaza et de Cisjordanie.</li><li>Reprendre sans délai le financement de l’aide humanitaire d’urgence à Gaza via l’UNRWA en débloquant au minimum les fonds annuels versés jusqu’en 2023.</li><li>Mettre un terme sans délai à toute coopération militaire avec Israël ainsi qu’aux exportations liées à la sécurité.</li><li>Interdire aux entreprises suisses toute participation à l’occupation des territoires palestiniens – en particulier en matière d’armements, de technologies à double usage et de systèmes de surveillance.</li><li>Reconnaître sans réserve le droit du peuple palestinien à l’autodétermination collective et s’engager résolument pour sa mise en oeuvre concrète.</li><li>OEuvrer à la libération de tout.e.s les otages et les prisonniers détenus arbitrairement en Israël et dans le territoire palestinien occupé,<br>conformément au droit international.</li></ol><h3 class="heading--h5">Lieu et date</h3><p>Samedi le 21 juin, à 16h00, Schützenmatte, Berne&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Code de conduite</h3><p>Cet appel à manifester est porté par une coalition d’organisations et d’acteurs politiques oeuvrant pour un engagement plus courageux de la Suisse face à la situation et pour une mise en oeuvre des revendications adressées au Conseil Fédéral. Cette manifestation est autorisée et pacifique, ouverte et accessible à toute personne souhaitant adresser des revendications claires au Conseil fédéral. La propagande haineuse, le racisme, l’islamophobie ou l’antisémitisme ne seront pas tolérés.</p><h3 class="heading--h5">Soutien</h3><p>À la date du 12 juin 2025, les organisations suivantes soutiennent l’appel : Palestine solidarity Switzerland, Campax, PS Suisse, JVJP (Voix juive pour la démocratie et la justice en Israël/Palestine), Amnesty, Unia, Union syndicale suisse, jeunes vert·e·x·s, JS Suisse, Les vert·e·s, GSsA</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_250621_gazademofr-kl_1e2e7f7586.webp" length="100264" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10683</guid><pubDate>Tue, 17 Jun 2025 10:37:55 +0200</pubDate><title>L’USS dénonce l’attaque frontale menée contre les bas revenus et la démocratie directe</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-denonce-lattaque-frontale-menee-contre-les-bas-revenus-et-la-democratie-directe</link><description>Du jamais vu : le Parlement vise à réduire les salaires par une loi fédérale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a décidé aujourd’hui d’interdire les salaires minimums cantonaux, en adoptant la modification de la loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application des conventions collectives de travail (LECCT, 24.096). Pour la première fois de l’histoire, il est prévu de réduire les salaires par le biais d’une loi fédérale. Les travailleuses et travailleurs percevant de bas salaires gagneraient encore moins. Si le Conseil des États adopte à son tour le projet, des décisions populaires prises démocratiquement se verraient vidées de leur substance. En outre, la participation de la population au niveau cantonal, un des acquis du fédéralisme, serait gravement limitée. Des instruments de lutte contre la sous-enchère salariale dont l’efficacité n’est plus à démontrer deviendraient caducs, dans les régions frontalières notamment. En cherchant à affaiblir la protection des salaires avant les scrutins imminents sur l’Europe, les employeurs jouent avec le feu et mettent en péril la fructueuse politique d’ouverture à l’UE assortie de garde-fous sociaux. L’Union syndicale suisse appelle le Conseil des États à stopper cette loi de baisse des salaires.</p><h3 class="heading--h5">Attaque contre les bas salaires, au mépris de la volonté populaire</h3><p>Dans des cantons comme Genève et Neuchâtel ou des villes comme Zurich et Winterthour, les citoyennes et citoyens ont décidé démocratiquement d’instaurer des salaires minimums. Ces derniers protègent de la pauvreté et renforcent le pouvoir d’achat, sans mettre en péril les emplois. Or ce sont précisément ces succès que le Parlement veut aujourd’hui gâcher. Les femmes travaillant dans l’hôtellerie-restauration, dans le commerce de détail, dans les salons de coiffure ou le nettoyage seraient particulièrement touchées. À Genève, une coiffeuse qualifiée et possédant de l’expérience professionnelle perdrait jusqu’à 250 francs par mois. Personne ne serait épargné, car la loi interdirait d’instaurer de nouveaux salaires minimums cantonaux, et donc la population de tous les cantons verrait ce droit populaire lui échapper.</p><h3 class="heading--h5">Affaiblissement de la démocratie et de la protection des salaires</h3><p>L’attaque menée contre les salaires minimums légaux constitue un dangereux précédent, en annulant des décisions prises en démocratie directe. La Constitution et le fédéralisme sont bafoués – uniquement pour que les employeurs puissent verser des salaires plus bas. Une telle manière d’agir est aussi problématique pour la politique européenne, car les salaires minimums cantonaux sont un instrument important de lutte contre la sous-enchère salariale, dans le cadre de la libre circulation des personnes. Avec la présente modification de loi, un pilier majeur de la protection des salaires disparaîtrait.</p><h3 class="heading--h5">La collectivité passe à la caisse – les employeurs réalisent des économies</h3><p>En cas de mise en œuvre du projet, des milliers de personnes qui travaillent se retrouver à gagner moins de 4000 francs. Il leur faudrait se débrouiller avec plusieurs centaines de francs en moins par mois. Beaucoup devraient faire appel à l’aide sociale – ce serait à la collectivité d’en assumer les coûts, tandis que les employeurs maximiseraient leurs profits.</p><p>Dans une lettre adressée au Parlement, les gouvernements cantonaux dénoncent un empiètement sur l’autonomie des cantons et le non-respect des décisions prises par les citoyennes et citoyens à l’échelon cantonal. Selon la Constitution fédérale, les cantons ont la compétence d’intervenir sur le terrain de la politique sociale – et donc de fixer des salaires minimums pour lutter contre la pauvreté. Le Tribunal fédéral a clairement confirmé cette compétence. Or la modification prévue de la LECCT vise précisément à restreindre cette politique sociale cantonale. Le Conseil des États, chargé de représenter les cantons, est par conséquent appelé à stopper ce projet pendant qu’il en est temps.</p><p>L’USS se battra de toutes ses forces contre cette loi sur les baisses de salaire. Quiconque travaille doit pouvoir vivre de son salaire.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/2/csm_maillard-salaires-minimum_cbb43d8024.webp" length="48950" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10677</guid><pubDate>Mon, 16 Jun 2025 09:41:19 +0200</pubDate><title>Deux tiers des apprenti-e-s se plaignent de troubles psychiques dus aux pressions subies</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/deux-tiers-des-apprenti-e-s-se-plaignent-de-troubles-psychiques-dus-aux-pressions-subies</link><description>Résultats inquiétants de la vaste enquête menée auprès des apprenti-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une enquête représentative réalisée par le centre de compétences en psychiatrie WorkMed auprès de 49 000 apprenti-e-s de toute la Suisse confirme les résultats alarmants de l’enquête que le syndicat Unia avait consacrée en 2024 aux jeunes en formation : beaucoup d’apprenti-e-s souffrent de troubles psychiques et manquent de soutien dans le système de formation professionnelle. L’Union syndicale suisse (USS) appelle à agir rapidement. La première grande étape consistant à rallonger les vacances pendant l’apprentissage – cinq semaines, c’est bien trop peu. Ce week-end, 95'000 apprenti-e-s et jeunes ont signé la pétition au Conseil fédéral « 8 semaines de vacances pendant l’apprentissage » (<a href="https://oui.8semaines.ch/signer">8-semaines.ch</a>). Leur souffrance est bien réelle, et la nécessité d’agir est évidente. Il faut revaloriser l’apprentissage – en reconnaissant davantage cette filière et en y introduisant plus de vacances.</p><h3 class="heading--h5">Près des deux tiers des apprenti-e-s souffrent de troubles psychiques</h3><p>61 % des participant-e-s à l’enquête ont indiqué avoir rencontré des problèmes psychiques pendant leur apprentissage. Concrètement, 60 % des apprenti-e-s interrogés relèvent que leurs conditions d’apprentissage ont déclenché ou aggravé leurs problèmes. La moitié de ces personnes – soit près de 30 % des apprenti-e-s interrogés – précisent que les problèmes subis les perturbent dans leur apprentissage. L’enquête est on ne peut plus claire : les souffrances psychiques constituent une raison essentielle des abandons en cours d’apprentissage.</p><h3 class="heading--h5">Deux soucis majeurs : les longues journées de travail et le manque de vacances</h3><p>63 % des apprenti-e-s signalent comme principaux soucis rencontrés leurs trop longues journées de travail, le manque de vacances et la peur du surmenage scolaire. Autre sujet de préoccupation, les entreprises formatrices se montrent peu compréhensives quand ils ou elles commettent des erreurs ou rencontrent des difficultés personnelles (60 %). Quant aux facteurs-clés de réussite de l’apprentissage ou aux bonnes raisons de recommander à d’autres jeunes leur entreprise formatrice, les apprenti-e-s citent fréquemment l’estime témoignée par une équipe prête à les soutenir (48 %) et une ambiance de travail agréable (25%).</p><h3 class="heading--h5">Un jeune sur cinq songe à interrompre son apprentissage</h3><p>Seuls 56 % des apprenti-e-s recommanderaient sans hésiter leur entreprise formatrice, 33 % ne le feraient que sous certaines conditions et une personne sur dix (11 %) ne veut pas en entendre parler. C’est dans les micro-entreprises que la proportion de jeunes tentés d’abandonner est la plus élevée. Les raisons les plus souvent invoquées en pareil cas comprennent des problèmes rencontrés avec leur formatrice ou formateur (63 %), l’impression d’être pris pour des incapables, le malaise ressenti dans l’équipe et l’absence d’émulation. Au total, plus d’un cinquième (22 %) des personnes interrogées envisageaient de résilier leur contrat d’apprentissage au moment de l’enquête.</p><h3 class="heading--h5">Manque de soutien dans le système de formation professionnelle</h3><p>Malgré le stress psychique rencontré, 78 % des apprenti-e-s concernés n’ont pas eu droit au moindre entretien ni dans leur entreprise formatrice, ni à l’école professionnelle. Seuls 8 % ont parlé soit à l’autorité de surveillance de l’apprentissage, soit à l’office cantonal de la formation professionnelle. De même, seuls 2 % des apprenti-e-s ont recouru aux offres de conseil de leur école professionnelle ou de leur entreprise formatrice. Dans ce contexte, les priorités aux yeux des jeunes sont la gratuité de l’offre (51 %), son caractère confidentiel (49 %) et la garantie de l’anonymat (41 %). Or les structures de soutien en mesure de satisfaire à ces exigences sont rarissimes en Suisse. Il serait d’autant plus important de faciliter l’accès des syndicats aux écoles professionnelles, afin qu’ils puissent aider les apprenti-e-s à faire valoir leurs droits et à tirer parti des possibilités existantes, mais aussi de développer rapidement l’activité de travail social dans les écoles professionnelles.</p><h3 class="heading--h5">Besoin urgent d’agir pour renforcer l’apprentissage</h3><p>L’apprentissage est un pilier central de l’économie suisse. Les apprenti-e-s d’aujourd’hui seront les spécialistes de demain. Un diplôme de formation professionnelle favorise la mobilité sociale et renforce l’économie suisse. Les investissements se concentrent toutefois jusqu’ici sur le marketing des métiers et sur l’image de l’apprentissage, plutôt que sur les jeunes en formation et sur des améliorations substantielles de leurs conditions de formation et de travail. Les fonds publics destinés à la formation professionnelle initiale sont modestes en comparaison des investissements réalisés dans les hautes écoles. Et pourtant la formation d’apprenti-e-s en vaut la peine pour les entreprises, qui réalisent un bénéfice net moyen supérieur à 3000 francs par contrat d’apprentissage et par année de formation.</p><p>Le constat de l’étude de WorkMed est clair : plus les apprenti-e-s obtiennent de soutien de la part de leurs maîtres d’apprentissage et du corps enseignant et plus l’ambiance est bonne au sein de l’entreprise et à l’école professionnelle, plus leurs problèmes psychiques se font rares –les progrès étant d’autant plus rapides et la productivité accrue.</p><p>Les milieux économiques, le monde politique et la société auraient donc tout intérêt à améliorer les conditions offertes aux jeunes apprenti-e-s.</p><h3 class="heading--h5">L’USS appelle à agir rapidement et à revaloriser l’apprentissage</h3><p>Cela implique aussi de donner des marques de reconnaissance et d’estime concrètes et tangibles aux apprenti-e-s, qui en font beaucoup et dont un grand nombre sont au bord de l’épuisement. 8 semaines de vacances constitueraient une première étape concrète pour renforcer l’apprentissage – afin qu’en Suisse, le modèle à succès de la formation professionnelle ait encore de beaux jours devant lui.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_keyvisual_4x3_FR_kl_276d994edd.webp" length="61214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10679</guid><pubDate>Sat, 14 Jun 2025 17:14:00 +0200</pubDate><title>Pas de retour en arrière : des dizaines de milliers de personnes dans la rue pour l&#039;égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pas-de-retour-en-arriere-des-dizaines-de-milliers-de-personnes-dans-la-rue-pour-legalite-greve-feministe</link><description>14. juin 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd'hui, dans plus de 25 villes et communes de Suisse, des dizaines de milliers de personnes manifestent pour l'égalité, contre la discrimination et pour la défense des droits des femmes. L'égalité est encore loin d'être atteinte en Suisse. L'Union syndicale suisse (USS) exige des progrès rapides en matière d'égalité salariale, de meilleurs salaires dans les branches où les femmes sont majoritaires et une meilleure protection contre le harcèlement au travail. L'appel à manifester ce 14 juin avait été lancé par des collectifs féministes, diverses organisations et les syndicats.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">L'égalité est encore loin d'être atteinte en Suisse.&nbsp;</h3><p>Les femmes gagnent en moyenne chaque mois 1'364 francs de moins que les hommes, soit une différence de salaire de 16,2 %. Parallèlement, les femmes effectuent nettement plus de travail non rémunéré. Dans les métiers à majorité de femmes, les salaires sont particulièrement bas : plus de la moitié des femmes gagnent moins de 4'200 francs par mois, un quart même moins de 2'500 francs. Même après un apprentissage, 40 % des femmes n'atteignent même pas 5'000 francs.</p><h3 class="heading--h4">Les obligations légales sont ignorées</h3><p>Malgré l'obligation légale, de nombreuses entreprises ne procèdent pas à des analyses sérieuses de l'égalité salariale. Une évaluation externe de mars 2025 le montre : plus de la moitié des entreprises ignorent l'obligation d'analyse ou fournissent des données insuffisantes. La loi sur l'égalité reste ainsi largement inefficace. C'est pourquoi l'USS demande des contrôles obligatoires, des sanctions en cas de non-respect et une obligation légale d'agir en cas d'inégalités salariales constatées.</p><h3 class="heading--h4">Assurer l'égalité aussi dans les entreprises actives au niveau mondial</h3><p>Les attaques politiques croissantes dans le monde entier contre l'égalité ont aussi des effets en Suisse. Des entreprises comme Roche, Novartis ou UBS ont réduit leurs programmes internes d'égalité. L'USS met en garde contre un démantèlement sous la pression de courants autoritaires et exige des signaux politiques et économiques clairs pour le maintien des objectifs de diversité et d'égalité.</p><h3 class="heading--h4">L'initiative sur les crèches est centrale pour l'égalité</h3><p>L'année prochaine, l'initiative sur les crèches sera soumise à votation. L'USS soutient la revendication d'un droit légal à une garde d'enfants abordable et de bonne qualité pour toutes et tous, jusqu'à la fin de l'école primaire. L'objectif est de plafonner à 10 % du revenu le cout de la garde des enfants, d'améliorer les conditions de travail dans le secteur et de permettre une vraie conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.</p><h3 class="heading--h4">Tolérance zéro pour le harcèlement sexuel</h3><p>Une étude représentative réalisée sur mandat du Seco montre que le harcèlement sexuel est une réalité. Une femme sur deux en victime sur son lieu de travail. La protection et la prévention sont insuffisantes. L'USS exige une politique de tolérance zéro dans toutes les entreprises ainsi que des mécanismes clairs de signalement et de sanction.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/d/csm_230419_FemStreik_Fondviolet_FR_48e6a2178e.webp" length="40076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10675</guid><pubDate>Fri, 13 Jun 2025 07:30:00 +0200</pubDate><title>Appel au Conseil fédéral : huit semaines de vacances pendant l’apprentissage !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/appel-au-conseil-federal-8-semaines-de-vacances-pendant-lapprentissage</link><description>Les apprenti-e-s lancent une campagne de revalorisation de l’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les apprenti-e-s en font beaucoup et manquent souvent de temps pour se reposer. Le stress fait partie de leur quotidien, et un contrat d’apprentissage sur quatre est résilié prématurément. Alors que les jeunes de leur âge fréquentant un gymnase ou une école de culture générale bénéficient de treize semaines de vacances, les apprenti-e-s doivent se contenter de cinq semaines par an pendant leur formation professionnelle de base. Cette différence de traitement est injuste. Des apprenti-e-s issus de plus d’une quinzaine de professions <a href="https://oui.8semaines.ch/lettre/?source=cp" target="_blank" rel="noreferrer">lancent un appel au Conseil fédéral</a>. Ils ou elles exigent que leur filière de formation soit reconnue à sa juste valeur, avec notamment l’octroi de huit semaines de vacances aux jeunes en apprentissage. Cette revendication bénéficie d’un large soutien : outre la présidente de l’association faîtière des enseignants alémaniques (LCH) Dagmar Rösler, un médaillé d’or aux championnats du monde des métiers, Yunus Ruff (automaticien CFC), a signé la lettre ouverte. L’apprentissage est un pilier central de la Suisse, qu’il est temps de revaloriser et de rendre plus attrayant à l’aide d’une mesure concrète.</p><p>Dans une lettre ouverte au Conseil fédéral, l’Alliance « 8 semaines de vacances pendant l’apprentissage » a lancé aujourd’hui une campagne nationale visant à renforcer la formation professionnelle. Des apprenti-e-s issus d’une bonne quinzaine de professions, mais aussi des organisations de jeunesse, des enseignant-e-s et des expert-e-s en formation réclament ensemble davantage de temps de repos et de reconnaissance, en l’occurrence huit semaines de vacances pour l’ensemble des apprenti-e-s. Peu avant les vacances d’été, les inégalités de traitement sont flagrantes : alors que les jeunes inscrits au gymnase ou à l’école de culture générale ont treize semaines de vacances, les apprenti-e-s doivent se contenter de cinq. C’est bien trop peu – et c’est aussi une des raisons pour lesquelles toujours moins de jeunes optent pour un apprentissage.</p><p><a href="https://oui.8semaines.ch/lettre/?source=cp" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Signer l'appel</a><br>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Crise de l’apprentissage</strong></h3><p>L’apprentissage est souvent qualifié de voie royale et notre système de formation dual est considéré comme le modèle à succès de la Suisse, la perméabilité, la mobilité sociale et le faible taux de chômage des jeunes faisant partie de ses atouts. L’apprentissage s’avère en outre particulièrement efficace. Les entreprises formatrices profitent elles aussi sur le plan financier de leurs apprenti-e-s, en réalisant un bénéfice annuel net de 3000 francs en moyenne par contrat d’apprentissage. De nombreuses branches et entreprises sont ainsi tributaires de leurs apprenti-e-s et des spécialistes qu’elles formeront par la suite.</p><p>Or comme le montre une récente enquête du syndicat Unia, plus de la moitié des apprenti-e-s souffrent de stress, et un contrat d’apprentissage sur quatre est résilié prématurément. L’apprentissage risque toujours plus d’entrer en crise. La Suisse a besoin de spécialistes bien formés – ce qui suppose une formation attrayante. Depuis des années, il est question de la revalorisation nécessaire de l’apprentissage. Or aucune mesure concrète, aux résultats tangibles n’a été prise à ce jour. Il est donc temps d’agir dans ce sens, en accordant huit semaines de vacances à l’ensemble des apprenti-e-s. La mise en place de trois semaines de vacances supplémentaire ne pose aucun problème organisationnel, tout en apportant aux jeunes qui en bénéficieraient un réel soulagement et une précieuse reconnaissance.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Lettre ouverte au Conseil fédéral, sous forme de pétition</strong></h3><p>La lettre ouverte a pour signataires des apprenti-e-s et des maîtres d’apprentissage, des enseignant-e-s, des organisations de la jeunesse et des expert-e-s en formation. Les hyperliens ci-dessous vous donneront accès à la liste complète des premiers signataires et à la Plateforme de l’Alliance, avec la lettre ouverte au Conseil fédéral : <a href="https://oui.8semaines.ch/lettre/?source=cp" target="_blank" rel="noreferrer">8semaines.ch</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_keyvisual_4x3_FR_kl_276d994edd.webp" length="61214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10672</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2025 12:08:17 +0200</pubDate><title>Victoire d&#039;étape importante pour un financement solide de la 13e rente AVS </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/victoire-detape-importante-pour-un-financement-solide-de-la-13e-rente-avs</link><description>Le Conseil des Etats prend ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse salue les décisions claires du Conseil des Etats en faveur d'un financement solide et ménageant le pouvoir d'achat de la 13e rente AVS.</p><p>Avec les décisions prises aujourd'hui, le Conseil des Etats garantit le besoin de financement à moyen terme de l'AVS de manière solidaire et en ménageant le pouvoir d'achat. Il faut s'en féliciter. Affaiblir l'AVS peu à peu – et viser ainsi le relèvement de l'âge de la retraite que le peuple a clairement rejeté – n'est pas la solution. L'Union syndicale suisse (USS) s'engagera pour que la décision d'aujourd'hui soit suivie au Conseil national.&nbsp;</p><p>Au lieu de l'augmentation insuffisante et unilatérale de la TVA proposée par le Conseil fédéral, le Conseil des Etats se prononce pour un financement mixte solide, solidaire et ménageant le pouvoir d'achat, en plusieurs étapes. Le financement partiel par les cotisations salariales est justifié car il assure un équilibre social. L'augmentation des cotisations salariales ne sera guère perceptible pour la population.</p><p>La décision claire de rejeter la réduction de la contribution fédérale à l'AVS proposée par le Conseil fédéral revêt également une importance particulière. C'est aussi un signal clair adressé au Conseil fédéral, qui souhaite économiser sur l'AVS dans le cadre du paquet d'allègement budgétaire. La Confédération ne peut pas se soustraire à ses responsabilités. C'est également décisif du point de vue de la répartition des richesses. En effet, par le biais de la contribution fédérale, les bénéficiaires de dividendes et le secteur financier participent au financement de l'AVS.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10669</guid><pubDate>Wed, 11 Jun 2025 15:06:01 +0200</pubDate><title>Manifestations et rassemblements dans toute la Suisse le 14 juin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/manifestations-et-rassemblements-dans-toute-la-suisse-le-14-juin-2025</link><description>Ensemble pour l’égalité : Pas de retour en arrière !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ce samedi 14 juin, des rassemblements et des manifestations sont prévus dans 25 villes et communes dans toute la Suisse. En effet, l’égalité est encore loin d’être atteinte : les femmes gagnent en moyenne 1’364 francs de moins que les hommes, les professions comptant une importante proportion de femmes continuent d’être moins bien payées et une femme sur deux est victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail. Au niveau international, un renouveau de la droite conservatrice conduit à des attaques frontales contre des droits acquis de haute lutte. Au lieu de progrès, ce sont des reculs massifs qui menacent.&nbsp;</p><p>C’est pourquoi diverses organisations et collectifs féministes se mobilisent à nouveau cette année le 14 juin. L'Union syndicale suisse appelle à participer aux manifestations et demande aux employeurs et aux responsables politiques de prendre des mesures efficaces pour que l'égalité soit enfin réalisée (<a href="https://www.14juin.ch/appel/" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">lire l'appel complet</a>)</p><h3><strong>Les revendications centrale des syndicats</strong></h3><ul><li><strong>Lutte contre les discriminations salariales :</strong> les analyses de l'égalité salariale menées jusqu'à présent ayant échoué, il faut maintenant des contrôles obligatoires et des amendes pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires ou qui pratiquent de la discrimination.</li><li><strong>Augmentation des bas salaires :</strong> il faut améliorer les salaires dans les professions à majorité de femmes, et un salaire mensuel d'au moins 5 000 francs pour les personnes ayant effectué un apprentissage.</li><li><strong>Stop à la régression au plan international :</strong> il faut mettre fin au démantèlement, suite à l’évolution politique aux États-Unis, des programmes pour l’égalité des chances appliqués par des entreprises actives au niveau mondial.</li><li><strong>Accueil des enfants :</strong> les crèches doivent, comme l'école, devenir un service public universel.</li><li><strong>Combattre le harcèlement sexuel au travail :</strong> il est urgent de mettre en œuvre une politique contraignante de tolérance zéro.</li></ul><h3><strong>Aperçu des manifestations prévues (sélection)</strong></h3><p>Nous vous présentons un aperçu des manifestations prévue avec tous les détails et les autres événements ainsi que l'appel complet à manifester sur <a href="https://www.14juin.ch/" target="_blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>&nbsp;<br>&nbsp;</p><p><a href="https://www.14juin.ch/#programme" target="_blank" class="button button--red" rel="noreferrer">Voir le programme complet de toute la Suisse</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_14juni-14juin-sgb_88981dafc1.webp" length="18066" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10666</guid><pubDate>Tue, 10 Jun 2025 13:06:59 +0200</pubDate><title>Rendre les logements enfin abordables </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/rendre-les-logements-enfin-abordables</link><description>Signez maintenant l&#039;initiative sur les loyers !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La crise du logement fait rage et les loyers ne sont plus guère abordables. Pourtant, il ne se passe rien sur le plan politique depuis des années. Une initiative sur les loyers a désormais été lancée. Les syndicats la soutiennent, car elle permettrait enfin de rendre à nouveau les loyers plus abordables. L'un des plus grands problèmes de pouvoir d'achat des travailleurs et travailleuses sera ainsi efficacement atténué.</p><p>Depuis des années, la hausse des loyers est la principale menace sur le pouvoir d'achat pour des millions de ménages. Alors que les un-es ploient sous la charge des loyers, les caisses des autres sont pleines à craquer. D’après une étude souvent citée, les locataires ont payé en tout 10 milliards de francs de loyer en trop pour la seule année 2023. Cela signifie que le lobby immobilier a empoché cette somme sous forme de rendements abusifs.</p><h3 class="heading--h1 heading--h5">Les groupes immobiliers ont le vent en poupe</h3><p>Alors qu'en 2000, 31 % des logements loués appartenaient à des groupes immobiliers, ce chiffre est passé à 45 % aujourd'hui. En conséquence, toujours plus de logements servent d'« objets de rendement ». Les loyers explosent ainsi de manière disproportionnée au plus tard lorsqu'un tel « objet » est rénové. Et avant cela, les logements sont souvent massivement vidés de leurs occupant-e-s. Les familles et les retraité-e-s aux budgets serrés sont expulsés et ne peuvent plus se permettre de louer un autre logement à un nouveau loyer onéreux, encore moins dans le même environnement.</p><p>Ces 20 dernières années, les loyers ont augmenté de près de 25 %, les salaires malheureusement beaucoup moins. Comme le logement est le poste de dépenses le plus important dans presque tous les budgets des ménages, cette hausse pèse particulièrement sur les salarié-e-s, qui sont dans leur très grande majorité des locataires. Ces coûts supplémentaires grèvent très fortement leur pouvoir d'achat. À la fin du mois, ils ont de moins en moins d’argent dans leur porte-monnaie et peuvent donc de moins en moins se permettre d’en dépenser. Finalement, c'est l'ensemble de l'économie qui souffre de la soif de profit des sociétés immobilières.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Que demande l’initiative sur les loyers ?</h3><p>Le droit du bail fixe aujourd'hui la manière dont les loyers doivent être calculés. Les frais effectifs induits doivent être couverts et un rendement raisonnable, c’est-à-dire plafonné, doit pouvoir être atteint. La jurisprudence du Tribunal fédéral indique aujourd'hui un rendement net maximal autorisé de 3,5 % (taux d'intérêt de référence plus 2 %). Mais dans la pratique, ce taux est de souvent et de manière générale dépassé. Dans la réalité, on exige aujourd'hui fréquemment un loyer aussi élevé que possible au lieu d'un loyer conforme à la loi. Les rendements abusifs sont monnaie courante. Cette situation concerne surtout les personnes qui doivent chercher un nouveau logement dans des villes où le parc de logements est limité. Toutefois, le problème se propage rapidement aussi en dehors des centres, surtout dans les agglomérations et les régions touristiques. Et pourquoi cela ? Parce que les loyers ne sont presque nulle part systématiquement contrôlés. Or c'est précisément ce que demande l'initiative sur les loyers.</p><p>Une chose est certaine : les loyers ne baisseront jamais d'eux-mêmes pour atteindre un niveau conforme à la loi. Par conséquent, il faut instaurer un contrôle légal obligatoire des loyers (avec possibilité d'adaptation par la suite). C'est exactement ce que veut l'initiative sur les loyers. Seul un contrôle automatique et régulier des loyers peut garantir que ces derniers soient fixés correctement. L'effet préventif de ces contrôles devrait à lui seul entraîner un mouvement positif.</p><p>En plus du contrôle des loyers qu'elle exige, l'initiative sur les loyers inscrira une fois pour toutes dans la Constitution que les loyers ne doivent pas dépasser un rendement équitable. L’initiative garantirait que les groupes immobiliers ne puissent plus se contenter d'invoquer des formulations légales élastiques ou des jugements de tribunaux qui les arrangent.</p><p><strong>C'est pourquoi, pour faire enfin baisser les loyers, il faut signer maintenant l'initiative populaire.</strong><br>[<a href="https://initiative-loyers.ch/">Commandes de feuilles de signatures sur la page de la campagne</a>]<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/f/csm_Mietpreisinitative_FR_cf8998e4c1.webp" length="55090" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10664</guid><pubDate>Tue, 10 Jun 2025 08:49:47 +0200</pubDate><title>L’ouverture du marché est dysfonctionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/louverture-du-marche-est-dysfonctionnelle</link><description>Accord sur l’électricité entre la Suisse et l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'accord prévu sur l'électricité contraindrait la Suisse à ouvrir intégralement son marché de l'électricité. Cela signifie que le système suisse actuel d'approvisionnement de base protégé devrait être démantelé et qu'il ne resterait plus qu'un modèle amputé. Cela ne voudrait rien dire de bon pour les ménages privés, pas plus que pour la transition énergétique.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">L'électricité : banale, mais absolument indispensable&nbsp;</h3><p>Le courant électrique est un produit aussi banal que vital. D'une part, il est totalement invisible, inodore et uniforme ; d'autre part, il est l'ingrédient de base indispensable à presque tous les aspects de la vie sociale et économique. Pour les ménages privés, il est donc essentiel que l'électricité soit toujours fiable et qu'ils soient alimentés en courant à des prix stables et équitables. Contrairement aux préférences des un-e-s et des autres en matière de chips ou de biscuits, la plupart des gens ne se soucient cependant pas de la couleur du logo de leur fournisseur d'énergie ou des modalités de connexion à son Espace client. Du point de vue des consommateurs et consommatrices, il n'y a par conséquent pas grand-chose à attendre du libre choix du fournisseur d'électricité : l'électricité reste de l'électricité et la nouvelle « expérience client » faite lors du changement de fournisseur d'électricité est donc des plus modestes. La fiabilité de l'approvisionnement en électricité et le prix de celle-ci restent vraiment les seuls éléments décisifs pour l’ensemble des ménages et des entreprises. Or, à moyen et long terme, ces deux facteurs ne peuvent pas être influencés par des décisions individuelles de consommation, mais résultent intégralement de l'architecture de l'approvisionnement en électricité. Le développement rapide des énergies renouvelables, soit le tournant énergétique, la stabilité et l'extension nécessaire des réseaux électriques, la numérisation de la distribution et, de ce fait, l'optimisation de la demande en fonction du temps, tels sont les facteurs qui détermineront à moyen et long terme le niveau des prix de l'électricité et la sécurité de l'approvisionnement de la population suisse ; non pas les bienfaits qui seraient à tirer du libre choix du fournisseur d'électricité.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Prix de l’électricité : en Suisse, pas de coup de massue du jour au lendemain&nbsp;</h3><p>Si le libre choix du fournisseur d'électricité prévu pour les petits client-e-s n'était qu'un gadget sans grande valeur ajoutée, on pourrait s'en accommoder. Mais l'ouverture du marché est liée à des inconvénients et des dangers considérables, tant du point de vue des consommateurs et consommatrices que de celui des producteurs. Tout d'abord, du côté de la consommation : là où le libre choix existe depuis des années, comme en Allemagne ou en Angleterre, les ménages sont totalement exposés aux aléas du marché. Ils en ont fait brutalement les frais lors de la crise du prix de l'électricité qui a suivi l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Dans certains pays, les tarifs moyens de l'électricité pour les ménages ont presque triplé du jour au lendemain. En Angleterre, alors que le prix du kilowattheure était de 10,5 centimes d'euro en mars 2021, il était passé en moyenne à 28,1 centimes d'euro une année plus tard et il existe des exemples encore plus extrêmes dans certains cas. Ce choc des prix a fait basculer des millions de ménages dans la pauvreté à travers l'Europe, ce qui a nécessité l'adoption de mesures de soutien sociopolitiques telles que le fameux « plafonnement des prix de l'électricité ». Dans l'approvisionnement de base suisse, les prix sont cependant restés stables dans un premier temps et n'ont été augmentés pour 2023 et 2024 qu'avec les modifications tarifaires autorisées une seule fois par an. Les augmentations de prix ont certes été substantielles en Suisse également, mais leur ampleur a été bien moindre, avec une hausse de 7,9 centimes/kilowattheure à 15,6 centimes/kilowattheure répartie et lissée sur deux ans ; et elles ont pu être anticipées longtemps à l'avance pour les clients finaux. &nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Frustration des petits consommateurs et consommatrices de l'UE&nbsp;</h3><p>Sur le marché européen ouvert, les petits client-e-s ne sont cependant pas uniquement confrontés à des prix de l'électricité élevés et très fluctuants. Il n'est pas rare qu'ils doivent aussi faire face à la faillite soudaine du fournisseur qu'ils ont choisi. Sur le marché libre, l'électricité est un objet de spéculation. En conséquence, d'innombrables entreprises de commercialisation et de négoce s'y bousculent avec des stratégies agressives destinées à attirer les client-e-s ; cela, sans produire elles-mêmes un seul kilowattheure d'électricité. En cas de spéculations malheureuses, les ménages concernés se retrouvent soudainement sans fournisseur. Par conséquent, afin d'éviter les arnaques, les faillites et les coupures de courant, l'Union européenne (UE) a dû mettre en place un cadre réglementaire compliqué et administrativement lourd pour garantir la protection des consommateurs et consommatrices. Avec l'ouverture du marché, un tel cadre réglementaire devra également être créé en Suisse. C’est une absurdité, car, au lieu d'essayer dès le départ d'éliminer à grands frais les problèmes induits par l'ouverture du marché, on pourrait aussi tirer les leçons des mauvaises expériences qui ont été faites et renoncer à cette ouverture.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Le tournant énergétique risque d'être ralenti&nbsp;</h3><p>Concernant la production, la question décisive est incontestablement de savoir si l'ouverture du marché de l'électricité accélère le tournant énergétique, c'est-à-dire si elle accélère le développement massif et rapide des énergies renouvelables, ou si elle ne risque pas plutôt de le ralentir. Pourquoi de nombreux arguments plaident-ils en faveur de la seconde alternative ? Tout investisseur a besoin de sécurité en matière de planification. Pour l'infrastructure électrique, cela signifie que les entreprises d'approvisionnement en énergie doivent pouvoir prévoir dans une certaine mesure quelle quantité d'électricité elles pourront vendre pendant de nombreuses années et à quel prix. L'ouverture du marché a cependant l'effet inverse : les actuels gestionnaires de réseau de distribution y seront exposés à la concurrence et devront faire leurs preuves. Parallèlement, ils seraient toujours tenus par la loi de fournir l'approvisionnement de base résiduel optionnel, mais ne sauraient pas aujourd'hui combien de client-e-s souhaiteraient acheter de l'électricité demain, ni à quel prix. Une seule chose est claire : le nombre de client-e-s approvisionnés dans le cadre de l'approvisionnement de base et au-delà varierait alors beaucoup plus fortement. Et ce, de plus en plus rapidement, car selon l'accord négocié, à moyen terme, on ne pourra plus changer de fournisseur d'électricité tous les ans comme actuellement, mais bientôt en l’espace de 24 heures seulement ! Ce qui variera aussi fortement, c'est le prix de l'électricité, car les entreprises énergétiques doivent bien sûr acheter aux prix du marché l'électricité qu'elles ne produisent pas elles-mêmes. On couperait ainsi l’herbe sous les pieds des gestionnaires de réseau de distribution, ou on affaiblirait considérablement leur sécurité de planification et d'investissement, au moment même où l'on exige d'eux un engagement maximal pour investir dans l'avenir des énergies renouvelables. L'ouverture du marché risque donc clairement de freiner la transition énergétique. C’est pourquoi le CEO de Swisspower, l'association des services industriels suisses, s'est par exemple exprimé comme suit dans la NZZ au sujet de l'accord sur l'électricité : « Je crains toutefois que la libéralisation complète du marché de l'électricité qui en résulte ne retarde plutôt le développement de la production d'électricité renouvelable dans notre pays », des propos qu’il justifie par l'effet inhibiteur sur les investissements qu’aura la plus grande volatilité des prix sur un marché de l'électricité ouvert.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">EWZ vs EKZ : un exemple concret éloquent&nbsp;</h3><p>Pour terminer, voici un exemple zurichois concret : l'Elektrizitätswerk der Stadt Zürich (EWZ) fournit à la population de la ville de Zurich 100 % d'électricité renouvelable indigène provenant en majeure partie de ses propres centrales hydroélectriques dans les Alpes grisonnes ainsi que de participations à des centrales partenaires. Selon la loi, cette électricité doit aujourd'hui être fournie aux petits client-e-s aux coûts de production, ce qui représente, pour les habitant-e-s de la ville de Zurich, 7,7 centimes par kilowattheure (année en cours). Le tarif énergétique de la ville de Zurich est donc inférieur de 6 centimes à la valeur médiane suisse (13,7 ct./kWh). Au-delà des frontières de la ville, le fournisseur local d'énergie dans la plupart des communes zurichoises est l'Elektrizitätswerke des Kantons Zürich (EKZ). L'EKZ dispose certes d'une substantielle production propre renouvelable, mais elle ne peut couvrir que tout juste 31 % des besoins en électricité (exercice 2023/2024). Le reste de l'électricité doit être acheté en plus, ce qui, pendant ces dernières années de prix élevés sur le marché, a fortement influencé le prix final pour les petits client-e-s : pour l'année tarifaire en cours, le prix (net) de l'électricité d'EKZ s'élève à 15,7 centimes le kilowattheure, soit plus du double du tarif d'EWZ. Conclusion : les client-e-s d'EKZ ont été indirectement exposés au marché – donc aux prix de l'électricité très fluctuants et en principe très élevés de ces dernières années, et ils en ont littéralement payé le prix fort. Des prix plus bas et un approvisionnement sûr ne sont en revanche possibles qu'avec une production nationale aussi développée que possible grâce aux énergies renouvelables, comme le montre de manière impressionnante l'exemple d'EWZ.&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10662</guid><pubDate>Fri, 06 Jun 2025 11:33:09 +0200</pubDate><title>Contrôle des salaires insuffisant dans de nombreux cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/controle-des-salaires-insuffisant-dans-de-nombreux-cantons</link><description>Rapport sur les mesures d&#039;accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une protection salariale forte est un enjeu important pour les travailleuses et travailleurs. C’est ce que montre le rapport publié aujourd’hui par le SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes (Rapport FlaM). Partout où des contrôles ont lieu, des infractions sont découvertes. La protection des salaires reste hélas lacunaire. En effet, de nombreux cantons ne mettent pas correctement en œuvre les mesures d’accompagnement prévues. Il incombe aux cantons d’effectuer davantage de contrôles et d’édicter des salaires minimums impératifs, en cas de sous-enchère répétée aux salaires usuels.</p><p>En 2024, les contrôleuses et contrôleurs ont vérifié près de 140 000 salaires pratiqués par des employeurs suisses ou par des entreprises étrangères détachant du personnel en Suisse. Des salaires trop bas ou une indépendance fictive ont été découverts dans près d’une entreprise sur cinq. Dans les branches possédant des conventions collectives de travail (CCT) avec des salaires minimums clairement définis, 31 % des entreprises contrôlées versent même des salaires insuffisants. En ce qui concerne les branches dépourvues de CCT déclarée de force obligatoire (CCT étendue) ou de contrat-type de travail (CTT), certains cantons ont fixé des critères trop bas pour les salaires usuels dans la localité ou la branche. Avec pour résultat que même des employeurs pratiquant la sous-enchère salariale passent au travers des contrôles.</p><h3 class="heading--h5">Les employeurs suisses fautifs refusent de verser des salaires corrects</h3><p>Dans les branches dotées d’une CCT étendue ou d’un CTT, les employeurs fautifs sont sanctionnés et le salaire manquant doit être versé rétroactivement. Dans les autres branches, les employeurs versant des salaires trop bas sont seulement invités lors de « procédures de conciliation » à adapter leurs rémunérations. Neuf entreprises de détachement sur dix ne payant pas assez ajustent leurs salaires. Cependant, seul un employeur suisse fautif sur deux le fait, l’autre moitié refusant de verser des salaires corrects.</p><h3 class="heading--h5">Les cantons n’en font pas assez dans la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</h3><p>La loi est claire : en cas de sous-enchère salariale répétée, un CTT prévoyant des salaires minimums doit être édicté ou il faut déclarer de force obligatoire la CCT en vigueur. Or il est rarissime que de telles mesures soient adoptées, alors même que des salaires trop bas sont découverts à de nombreuses reprises dans tous les cantons et que bien souvent, les procédures de conciliation menées avec les employeurs se soldent par des échecs.</p><p>Les principales exceptions à la règle sont le Tessin et Genève. En 2024 aussi, ces deux cantons ont consciencieusement mis en œuvre les mesures d’accompagnement. Des contrôles ont régulièrement lieu – tout employeur établi au Tessin et n’étant pas soumis à une CCT étendue ou à un CTT est contrôlé tous les quatre ans en moyenne, les contrôles ayant lieu à Genève tous les dix ans. Ces deux cantons édictent en outre des salaires minimums par voie de CTT, s’ils constatent des cas de sous-enchère salariale répétée. Sur les 25&nbsp;CTT en place prévoyant des salaires minimums, 19 proviennent du Tessin ou de Genève.</p><p>La plupart des cantons font beaucoup moins de contrôles. En moyenne, les employeurs suisses n’étant pas soumis à une CCT étendue ou à un CTT sont contrôlés tous les 26 ans. En plus, la plupart des autres cantons refusent d’édicter des salaires minimums, alors même qu’ils constatent régulièrement des cas de sous-enchère abusive et que les procédures de conciliation échouent fréquemment. Parmi les cantons dont l’activité de contrôle s’approche de la moyenne et qui, bien qu’ils constatent de nombreuses infractions, ne prennent guère de mesures, il convient de citer Zurich, les deux Bâle, l’Argovie ou Fribourg.</p><p>La situation est pire encore dans les cantons n’effectuant que peu de contrôles et dont les taux d’infraction étonnamment faibles montrent qu’ils se contentent de critères minimalistes en matière de sous-enchère salariale. À l’instar de Zoug, du Valais, de Berne, de Soleure et de la Thurgovie, où les employeurs suisses ne font l’objet de contrôles que tous les 158, 150, 60, 56 ou 45 ans.</p><h3 class="heading--h5">Les mesures d’accompagnement doivent être mises en œuvre partout</h3><p>Comme le montre le rapport, les mesures d’accompagnement revêtent une grande importance et tout affaiblissement de la protection des salaires serait fatal. Trop d’employeurs ne respectent pas les salaires usuels dans la localité et la branche. Les cantons ont le devoir d’en faire davantage. Les mesures d’accompagnement doivent faire l’objet d’une mise en œuvre systématique :</p><ul><li>Là où les contrôles sont rares, il faut en faire davantage.</li><li>Il faut en finir avec la sous-enchère dans la définition des salaires usuels dans la localité ou la branche.</li><li>En cas de sous-enchère salariale répétée, des salaires minimums doivent être édictés, comme le prévoit la loi.</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_Bauarbeiter-in-Halle-Protesthaltung_AntonioRecena-photocase_7f25818a14.webp" length="178286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10660</guid><pubDate>Wed, 04 Jun 2025 11:39:02 +0200</pubDate><title>Les femmes assument toujours la majorité du travail non rémunéré</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/frauen-uebernehmen-immer-noch-die-mehrheit-der-unbezahlten-arbeit</link><description>Office fédéral de la statistique : Travail non rémunéré 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les données de l'enquête suisse sur la population active (ESPA) publiées aujourd'hui par l'Office fédéral de la statistique (OFS) montrent que les femmes continuent de consacrer 60 % de leur temps de travail total à des heures de travail non rémunérées. Conséquences pour elles : elles gagnent moins et s'exposent à un risque de pauvreté accru avec des rentes plus faibles une fois à la retraite.</p><p>En 2024, les femmes ont consacré plus d'heures par semaine à du travail rémunéré et non rémunéré que les hommes : 54,3 heures pour ceux-ci et 57,2 heures pour elles. Elles assument toutefois une part nettement plus importante du travail non rémunéré. En moyenne, elles consacrent 61 % de leur temps de travail à du travail non rémunéré, la part de ce dernier chez les hommes n’étant que de 42 %.</p><h3 class="heading--h5">Des conséquences négatives pour les femmes ayant des enfants</h3><p>Cette répartition inégale est particulièrement marquée dans les couples qui ont des enfants en bas âge. Au sein des couples qui ont au moins un enfant de moins de 7 ans, les femmes consacrent en moyenne 63,1 heures aux tâches domestiques et familiales, contre 39,8 heures pour les pères. Les femmes investissent donc plus des trois quarts de leurs heures de travail dans des tâches non rémunérées, alors que pour les hommes, celles-ci représentent la moitié de leur temps de travail hebdomadaire total.</p><p>Les dernières données de l'ESPA confirment ainsi les résultats d'autres études : à l'arrivée d'un enfant, beaucoup de femmes réduisent leur activité professionnelle pour se charger de la plus grande partie des tâches domestiques et familiales. Cette répartition des tâches pèse non seulement sur le revenu, mais aussi sur les perspectives de carrière des femmes. La difficulté de concilier vie professionnelle et vie familiale avec des enfants en bas âge, qui résulte également de l'insuffisance et du coût excessif des places d'accueil des enfants et d'horaires de travail peu favorables à la famille, conduit les jeunes mères à sortir du marché du travail ou à réduire considérablement leur taux d'activité.</p><p>Même si les hommes consacrent de plus en plus de temps à du travail non rémunéré à la maison et pour la famille au fil des années, la répartition inégale du temps de travail au sein des couples reste un important défi pour les femmes. À long terme, cela impacte leur progression professionnelle, renforce les différences de revenus entre hommes et femmes et expose ces dernières à un risque accru de pauvreté, avec de faibles rentes une fois à la retraite.</p><h3 class="heading--h5">Une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale est nécessaire</h3><p>Le travail non rémunéré (de care, soit de soins et d’assistance) est un pilier important de la société et de l'économie. L'USS demande des mesures efficaces pour favoriser sa répartition plus équitable entre les sexes. À cet effet, nous demandons une meilleure prévisibilité des horaires de travail et des plannings communiqués longtemps à l’avance, afin de mieux pouvoir concilier vie professionnelle et vie privée. À l'avenir, il n'y aura pas d'autre solution que de développer l'accueil des enfants en tant que service public. L'État doit veiller à ce qu'il y ait suffisamment de places de crèche et de services d'accueil extrafamilial dans tout le pays.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10657</guid><pubDate>Tue, 03 Jun 2025 10:46:11 +0200</pubDate><title>Non aux faux indépendants – le Conseil national tranche en faveur de la protection des travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-aux-faux-independants-le-conseil-national-tranche-en-faveur-de-la-protection-des-travailleurs</link><description>Coup d’arrêt à l’ubérisation du marché du travail – l’heure est à de meilleures mesures de protection</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national s’est prononcé aujourd’hui : l’initiative parlementaire visant à contourner le droit des assurances sociales a échoué. La protection des travailleuses et travailleurs est donc maintenue – y compris contre la menace croissance due aux faux indépendant-e-s. L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de cette décision. Non sans exiger des mesures supplémentaires destinées à renforcer la protection des travailleuses et travailleurs et à faire systématiquement respecter leurs droits.</p><p>L’initiative parlementaire enterrée aujourd’hui par le Conseil national aurait conduit à considérer comme indépendantes, sur la base d’accords à la formulation trompeuse, des personnes exerçant de fait une activité salariée. Ce dangereux précédent aurait abouti à une multiplication des faux indépendant-e-s privés de droits en matière de sécurité sociale et de conditions de travail réglementées, ouvrant toute grande la porte à l’exploitation et à la sous-enchère salariale. La décision finale du Conseil national sur cette intervention parlementaire est une victoire de la raison – et surtout une victoire des travailleuses et travailleurs.</p><h3 class="heading--h5">La sécurité juridique doit primer sur les astuces contractuelles</h3><p>L’USS s’était d’emblée opposée avec véhémence au projet, au sein d’une vaste alliance formée avec d’autres syndicats, les associations patronales, les cantons, les organes d’exécution et le Conseil fédéral. Car la pratique actuelle distinguant entre travail indépendant et activité salariée a fait ses preuves. Elle protège les travailleurs sur la base de critères objectifs, comme l’existence d’un lien de subordination, la dépendance économique et l’intégration dans une organisation de travail, plutôt que sur de simples partis pris formels d’un contrat. L’initiative rejetée aujourd’hui aurait sapé ces principes et permis aux employeurs de se soustraire à leur responsabilité sociale, aux dépens des travailleurs et des collectivités publiques.</p><h3 class="heading--h5">L’heure est au respect rigoureux ainsi qu’à l’extension de la protection des travailleurs</h3><p>La décision du Conseil national est une victoire d’étape certes importante, mais loin d’être suffisante. Le problème des faux indépendants gagne en effet du terrain, dans l’économie de plateforme comme dans les emplois précaires du secteur des services ou dans les chaînes de sous-traitance reposant sur la division du travail. Or quiconque travaille mérite d’être protégé, indépendamment du modèle d’affaires de son employeur. L’USS s’engagera dès lors pour le renforcement de la protection des travailleuses et travailleurs et exige des améliorations légales ciblées :</p><p>• <strong>Présomption d’activité salariée pour le travail de plateforme</strong> : quiconque exerce une activité salariée ne doit pas avoir à prouver l’existence de rapports de travail – ce doit être à l’entreprise d’apporter la preuve de sa prétendue indépendance.<br>• <strong>Exercice collectif du droit à une décision en constatation</strong> : les syndicats devraient être habilités à faire trancher de manière contraignante, pour des groupes entiers de travailleurs, la question de la relation de travail – par analogie à la pratique établie en droit des migrations.<br>• <strong>Responsabilité des sous-traitants</strong> : les grands donneurs d’ordre doivent porter la responsabilité du respect des droits sociaux et du droit du travail tout au long de la chaîne de sous-traitance – comme c’est déjà en partie le cas aujourd’hui dans la législation sur les travailleurs détachés.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/7/csm_Lieferdienst_Bringdienst_Maske_iSt-ArtMarie_538237698a.webp" length="103210" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10651</guid><pubDate>Wed, 28 May 2025 10:53:00 +0200</pubDate><title>Ouverture des commerces : les décisions populaires doivent être suivies d’effets</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ouverture-des-commerces-les-decisions-populaires-doivent-etre-suivies-deffets</link><description>L’USS s’oppose à l’extension du travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 18 mai, les citoyen-ne-s saint-gallois ont refusé pour la quatrième fois de prolonger les heures d'ouverture des commerces. Dans d'autres cantons également, ce forcing a échoué à plusieurs reprises dans les urnes. Malgré cela, le Parlement fédéral veut ouvrir la porte à davantage de travail le dimanche : selon lui, au lieu de quatre dimanches d'ouverture des commerces, les cantons devraient à l'avenir pouvoir en autoriser jusqu'à douze, ce qui serait problématique en particulier pour les travailleurs et travailleuses ayant une famille. L'USS s'oppose fermement à une nouvelle libéralisation des heures d'ouverture des commerces.</p><p>Aujourd'hui déjà, les commerces du canton de Saint-Gall peuvent rester ouverts de 6 à 19 heures. La majorité du Grand Conseil, proche des employeurs, a malgré tout décidé d’étendre massivement ces heures d’ouverture. À la suivre, il aurait été possible d'ouvrir de 5 à 22 heures, y compris le samedi. Mais près de deux tiers des votant-e-s ont dit non. C'est donc la quatrième fois que les citoyen-ne-s saint-gallois rejettent de prolonger les heures d'ouverture des commerces.</p><p>Pour le moment, le personnel de vente peut respirer : aujourd'hui déjà, il souffre des longues journées de travail, d’une flexibilité permanente, d’un sous-effectif, sans oublier les bas salaires. De plus, étendre les heures d'ouverture aurait aussi touché d'autres branches, comme le nettoyage, la sécurité et la logistique. Le résultat clair de la votation est donc un signal important pour nombre de travailleurs et travailleuses.&nbsp;</p><p>Mais la prochaine contrainte menace déjà : le Parlement fédéral prévoit actuellement de mettre en œuvre une initiative cantonale du canton de Zurich. Selon elle, il deviendrait possible d'ouvrir les commerces jusqu'à douze dimanches par an, ce qui serait particulièrement problématique pour les employé-e-s ayant une famille. En semaine, ils ne voient en effet guère leurs enfants en raison des longues journées de travail et il n'est pas rare que le dimanche soit le seul jour où il leur est possible de passer du temps ensemble.</p><p>L'USS s'oppose à l'extension du travail dominical parce qu'il nuit à la santé. Les médecins du travail mettent en garde : moins de temps de repos augmente le risque d’épuisement professionnel et de dépression. Les familles souffrent en outre de la suppression du dimanche passé en commun. Et la cohésion sociale aussi s'en trouve affaiblie : le dimanche appartient au repos, à la culture, aux loisirs, pas au travail.</p><p>Les citoyen-ne-s ont clairement exprimé leur volonté : lors des trois quarts des votations populaire sur l’extension des heures d'ouverture des commerces, celle-ci a été rejetée, ces dernières années. Beaucoup de cantons renoncent même aux quatre dimanches d’ouverture sans autorisation actuellement autorisés. Pourquoi donc exercer encore plus de pression et ajouter des contraintes ? Il n'est pas nécessaire de libéraliser davantage. Et il faut respecter les décisions du peuple ainsi que les personnes qui se tiennent derrière les caisses des magasins.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10648</guid><pubDate>Tue, 27 May 2025 09:30:00 +0200</pubDate><title>L&#039;USS s&#039;oppose à l&#039;attaque contre les bas salaires et la démocratie</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-soppose-a-lattaque-contre-les-bas-salaires-et-la-democratie-salaires-mimums</link><description>Sans précédent : le Parlement veut baisser les salaires par la loi (motion Ettlin)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec la mise en œuvre de la motion Ettlin (24.096), le Parlement veut, pour la première fois dans l'histoire, réduire les salaires par voie législative, au détriment de milliers de travailleuses et travailleurs dans les branches à bas salaires. Ce projet non seulement mettrait fin aux salaires minimaux cantonaux décidés par voie de démocratie directe, mais affaiblirait également la protection salariale liée à la libre circulation des personnes avec l'UE. L'Union syndicale suisse (USS) combattra par tous les moyens cette loi de baisse des salaires si elle est acceptée par le Parlement.</p><h3 class="heading--h5">Une attaque frontale contre les bas revenus et la volonté populaire</h3><p>À Genève et à Neuchâtel, les électeurs ont introduit des salaires minimaux lors de votations populaires. Ceux-ci ont produit leurs effets : des milliers de travailleuses et travailleurs, en particulier des femmes, touchent depuis des salaires plus élevés, sans que le chômage n’ait augmenté. Des salaires minimaux ont également été adoptés à Zurich, Winterthour et Lucerne. Et les études scientifiques montrent clairement que les salaires minimaux protègent contre la pauvreté, renforcent le pouvoir d'achat et ne mettent pas en danger les emplois.</p><p>Mais ces acquis sont aujourd'hui menacés. À l'avenir, les conventions collectives de travail (CCT) prévoyant des salaires inférieurs aux salaires minimaux cantonaux permettraient de déroger à ces derniers. «&nbsp;Pour la première fois dans l'histoire de la Suisse, le Parlement, à la demande d’organisations patronales, envisage de réduire les revenus de milliers de salarié-e-s en Suisse par le biais d'une loi fédérale et de détériorer par là la protection des salaires&nbsp;», explique Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS.</p><p>Cela signifierait moins d’argent à la fin du mois, malgré le oui du peuple, notamment pour les employé-e-s de l'hôtellerie-restauration, du commerce de détail ou des salons de coiffure. Vania Alleva, vice-présidente de l'USS et présidente d'Unia, précise&nbsp;: «&nbsp;À Genève, une coiffeuse qualifiée avec trois ans ou plus d'expérience professionnelle perdrait jusqu'à 250 francs par mois. Une employée semi-qualifiée dans le nettoyage textile perdrait même plus de 350 francs. Et dans l'hôtellerie-restauration, une employée titulaire d'un certificat fédéral de capacité verrait son salaire baisser de plus de 200 francs. C'est scandaleux&nbsp;!&nbsp;»</p><h3 class="heading--h5">Attaque contre la démocratie directe et la protection des salaires</h3><p>L'USS condamne cette attaque contre la démocratie directe : les décisions populaires sont contournées a posteriori, ce qui crée un dangereux précédent. Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, constate&nbsp;: «&nbsp;Le fédéralisme, c'est laisser les décisions se prendre au niveau le plus proche des citoyen-ne-s. Cette loi bafouerait notre Constitution et ses principes fondamentaux. Et pour quoi faire&nbsp;? Pour réduire les salaires des coiffeuses ou des employé-e-s de la restauration.&nbsp;»</p><p>Le projet est tout aussi explosif au vu du contexte de la politique européenne&nbsp;: les salaires minimaux cantonaux sont un instrument important pour empêcher le dumping salarial dans le cadre de la libre circulation des personnes avec l'UE. Si cet instrument disparaît, la Suisse perdra une mesure de protection efficace.</p><h3 class="heading--h5">Conséquences désastreuses pour les personnes concernées</h3><p>En 2014, les opposants à un salaire minimum national ont fait valoir qu'il n'était pas possible de payer le même salaire minimum à Zurich qu'au Tessin. C'est précisément pour cette raison que les cantons ont élaboré leurs propres solutions, adaptées au coût de la vie local. Ces salaires minimaux cantonaux fonctionnent sans problème. Leur suppression serait une attaque frontale contre des modèles fédéralistes qui ont fait leurs preuves. Pour Matteo Antonini, président de syndicom, une chose est claire&nbsp;: «&nbsp;Cette modification de la loi priverait les électrices et électeurs des cantons de la possibilité de fixer des salaires minimaux adaptés aux conditions locales. Il faut empêcher ce dangereux précédent&nbsp;».</p><p>Si le Parlement adopte le projet de loi, des milliers de travailleuses et travailleurs au salaire minimum perdront un revenu leur permettant de subvenir à leurs besoins. Beaucoup dépendraient alors des prestations complémentaires ou de l'aide sociale&nbsp;– la collectivité paierait la note, tandis que les employeurs verseraient moins de salaires et réaliseraient des profits plus élevés.</p><p>L'USS combattra de toutes ses forces ce projet antisocial et antidémocratique. Les gens qui travaillent doivent pouvoir vivre de leur salaire.</p><p><span style="font-family:&quot;NimbusSanNovMed&quot;,serif;font-size:11.0pt;"></span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10652</guid><pubDate>Tue, 27 May 2025 09:29:00 +0200</pubDate><title>Non au mépris pour les gens qui se lèvent tôt</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-au-mepris-pour-les-gens-qui-se-levent-tot</link><description>Discours de Pierre-Yves Maillard, président de l&#039;USS lors de la conférence de presse sur l&#039;attaque contre les salaires minimaux cantonaux</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_Pierre-Yves_Maillard_c-yoshikokusano-pour-luss_9a7da9e683.webp" length="63532" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10646</guid><pubDate>Fri, 23 May 2025 17:38:17 +0200</pubDate><title>Coupes claires dans les rentes de veuves au lieu de mesures pour l&#039;égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/coupes-claires-dans-les-rentes-de-veuves-au-lieu-de-mesures-pour-legalite</link><description>La Commission du Conseil national refuse toute modernisation et décide de réduire drastiquement les rentes AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission sociale du Conseil national a décidé en première lecture de réduire de manière problématique les rentes de veuves. Au lieu d'adapter les rentes de survivant-e-s de l'AVS à l'évolution de la société et des structures familiales, la majorité de la commission mise sur des mesures de démantèlement sévères : elle continue de refuser aux parents non mariés une protection minimale en cas de veuvage. Même les rentes en cours ne seront pas protégées, bien que la situation des bénéficiaires n'ait pas changé. Une suppression ou réduction des rentes en cours est inacceptable pour l’Union syndicale suisse (USS). Elles entraîneraient en effet une grande insécurité, juridique comme matérielle, pour les femmes concernées. La suppression des rentes en cours est également contraire à l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Les juges avaient explicitement stipulé que la Suisse ne pouvait pas se prévaloir de cet arrêt pour réduire ou supprimer les rentes des femmes concernées.</p><p>Une fois de plus, ce sont principalement les femmes qui assument la responsabilité principale de l'éducation et de la prise en charge des enfants et des proches qui font les frais des décisions actuelles. L'USS s'engagera avec détermination pour qu'elles soient corrigées. En effet, les parents avec des enfants ont besoin d'une protection sociale particulière en cas de veuvage. L'USS reste convaincue que les prestations dans ce type de cas doivent être indépendantes du sexe et de l'état civil et que des mesures plus généreuses sont nécessaires pour les personnes plus âgées et menacées de pauvreté.</p><p>L'USS s'engage fermement en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes, y compris en matière de rentes de survivants. Ces prestationss sont particulièrement importantes pour les femmes : &nbsp;depuis 50 ans, la proportion de femmes veuves est constante, à 70 %. Une mesure d'économie ne peut et ne doit donc pas être présentée comme un progrès en matière d'égalité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10642</guid><pubDate>Wed, 21 May 2025 11:30:07 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre de l&#039;initiative sur les soins infirmiers : le message du Conseil fédéral est insuffisant</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-de-linitiative-sur-les-soins-infirmiers-le-message-du-conseil-federal-est-insuffisant</link><description>Communiqué de presse commun de ASI, SSP, Unia, SCIV, Syna, USS et Travail.Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de trois ans et demi se sont écoulés depuis que l'initiative sur les soins infirmiers a été très clairement acceptée dans les urnes. Aujourd’hui, le Conseil fédéral présente enfin son message sur sa mise en œuvre. Les fédérations et les syndicats du personnel de santé saluent certes les objectifs visés, mais l'application concrète doit entièrement rester entre les mains du Conseil fédéral, qui ne prévoit pas un seul franc supplémentaire à cet effet ! Notre conclusion : insuffisant.</p><p>Cela fait des années que le personnel soignant des EMS, des hôpitaux et des soins à domicile est au bout du rouleau. Il est chroniquement surchargé et mal traité. Les temps de repos sont constamment interrompus, les tableaux de service sont constamment modifiés et les salaires restent trop bas. C’est pourquoi de nombreux employé-e-s continuent de quitter la profession après quelques années seulement. Or c’est précisément le contraire qui devrait se produire ! Car on sait qu'il existe pour les années à venir un besoin supplémentaire de dizaines de milliers de soignant-e-s. D'où le oui massif de la population à l'initiative sur les soins infirmiers et, par conséquent, l'urgence de mettre en œuvre cette initiative le plus rapidement et le plus largement possible.</p><p>Or, c'est le contraire qui s'est produit jusqu'à ce jour : la « 1ère étape » de la mise en œuvre est un mini-train de mesures qui, de plus – selon le canton – ne démarre que difficilement dans les bons cas et est complètement vidé de sa substance par les cantons eux-mêmes dans les mauvais cas. La « 2e étape », à savoir l'amélioration concrète de la situation à travers la nouvelle « loi fédérale sur les conditions de travail dans le domaine des soins infirmiers (LCTSI) », n’en est que plus importante. Le Conseil fédéral a enfin présenté son message sur cette loi. Malheureusement, celui-ci n'arrive pas seulement trop tard, il est également insuffisant et même contre-productif sur certains points.</p><p>Certes, les fédérations et les syndicats du personnel de la santé saluent évidemment l'objectif d'amélioration des conditions de travail dans les domaines concrets prévus, comme la réduction de la durée maximale et normale du travail, la compensation des heures supplémentaires, le travail de nuit et du dimanche, ainsi que les prescriptions plus strictes relatives aux tableaux de service. Le message est toutefois très problématique pour la mise en œuvre de ces objectifs. En effet, premièrement, la quasi-totalité des nouvelles directives doivent être mises en vigueur (ou non) par voie d'ordonnance, c'est-à-dire dans le cadre des compétences du Conseil fédéral et non du Parlement. Et deuxièmement, ce qui est encore plus grave, absolument aucun moyen financier supplémentaire n'est prévu dans ce but. Or il va de soi que « si l’on n’ajoute pas de la farine, on n’obtiendra pas un gâteau plus grand ». Pour l’actuel personnel soignant, une mise en œuvre « neutre en termes de coûts » de la LCTSI serait même très contre-productive. Au lieu d'une amélioration des conditions de travail, on assisterait à une nouvelle intensification du travail et à une augmentation du stress.</p><p>La nouvelle LCTSI pourrait en outre même entraîner une détérioration de la dotation en personnel dans les entreprises et les organisations de soins de santé et de soins de longue durée, car le Conseil fédéral entend renoncer à toute disposition dans ce domaine. Et ce, bien que l'introduction de prescriptions minimales en matière de dotation en personnel ait été l'une des principales revendications de l'initiative sur les soins infirmiers.</p><p>Alors qu’il renonce à des améliorations dans les domaines cités, le Conseil fédéral prévoit même délibérément une détérioration dans le domaine de la « hiérarchie des normes ». Avec la version de la LCTSI désormais adoptée, il serait en effet même possible à l'avenir, par le biais de conventions collectives de travail, de s'écarter vers le bas des prescriptions améliorées de la nouvelle loi fédérale. Ce mécanisme révèle un dédain à l’égard du personnel soignant : il serait en effet absurde de créer, dans le cadre d'une nouvelle loi, un mécanisme permettant de revenir immédiatement sur les améliorations justement visées par cette loi.</p><p>Il appartient désormais au Parlement de tenir compte des problèmes réels et du résultat de la votation, pour œuvrer de manière responsable à l'amélioration de la LCTSI. Pour le maintien de la qualité des soins, il faut notamment poser les bases d'un financement supplémentaire à long terme et fiable. Sinon, tous les débats sont pour la galerie et le non-respect de l'article constitutionnel 117b (initiative sur les soins infirmiers) perdurerait.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_Krankenhaus_Spita_Gang_Korridor_Betti_Pflegeperson_iStockk-sudok1_fc0347b8c2.webp" length="77338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10640</guid><pubDate>Mon, 19 May 2025 13:28:30 +0200</pubDate><title>Participer maintenant pour rendre la formation professionnelle plus attrayante</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/participer-maintenant-pour-rendre-la-formation-professionnelle-plus-attrayante</link><description>Consultation sur l&#039;attractivité de la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La formation professionnelle est sous pression. Toujours moins de jeunes ont envie de faire un apprentissage professionnel. Jusqu'au 16 juin 2025, les personnes intéressées par cette question peuvent faire part à la Confédération de leurs critiques et de leurs propositions concernant la formation professionnelle en Suisse. L'USS appelle à une large participation.</p><p>Sur mandat du conseiller fédéral Guy Parmelin, le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI) a lancé une vaste consultation sur l'attrayance de la formation professionnelle. Le but est de dresser, d'ici l'automne 2025, un état des lieux établissant quel besoin en actions concrètes existe dans ce domaine.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) salue expressément cette démarche et y participe avec sa propre prise de position. En tant que membre de la Conférence tripartite sur la formation professionnelle (CTFP), elle invite tous les syndicats, les organisations de salarié-e-s et les commissions du personnel, de même que les apprenti-e-s, les formateurs et formatrices (en entreprise) et les formateurs et formatrices pratiques, les enseignant-e-s des écoles professionnelles, les animateurs et animatrices socio-culturels jeunesse et les parents à déposer également une prise de position. L’heure est venue d'attirer l'attention sur les préoccupations des apprenti-e-s et de s'engager de manière critique et constructive pour de meilleures conditions de formation et de travail.</p><h3 class="heading--h5">Pourquoi participer ?</h3><p>De nombreux jeunes en apprentissage disent qu'ils ne vont pas bien et souffrent de problèmes psychiques. La raison la plus souvent invoquée est les charges qu’ils supportent dans l'entreprise formatrice. Beaucoup ont l'impression que leurs problèmes durant leur apprentissage ne sont pas pris en considération. Ils n'osent pas les aborder ouvertement, ni avec les formateurs et formatrices de leur entreprise, ni avec les enseignant-e-s de l'école professionnelle. Ils disent s'inquiéter du manque de compréhension pour les erreurs qu’ils commettent pendant leur formation et souffrent des longs horaires de travail et du peu de vacances. Alors que leurs camarades du degré secondaire II bénéficient de 13 semaines de vacances, eux, les apprenti-e-s doivent se contenter de cinq semaines seulement, malgré des horaires hebdomadaires chargés et la triple charge du travail en entreprise, de l'école et de l'apprentissage à la maison. Il ne faut donc pas s'étonner si la part de la formation professionnelle duale diminue par rapport aux écoles de formation générale du degré secondaire II. En outre, le nombre de résiliations de contrats d'apprentissage et les taux d'échec aux examens finaux restent importants.</p><p>Le document mis en consultation ne mentionne ouvertement qu'une partie de ces problèmes. C'est pourquoi il faut maintenant réagir clairement du point de vue des travailleurs et travailleuses. Ceux-ci ont échangé sur les problématiques précitées lors du Forum de dialogue OrTra employés du 21 mai. Et l'USS rédigera une prise de position type sur la base des réactions.</p><h3 class="heading--h5">Comment déposer une prise de position</h3><p>Dans le cadre de la consultation, le SEFRI met à disposition un formulaire à cet effet. Les prises de position peuvent être envoyées jusqu'au 16 juin 2025, soit en ligne via Microsoft Forms, soit via un formulaire Word.&nbsp;</p><p><a href="https://www.sbfi.admin.ch/sbfi/fr/home/formation/fpc/pilotage-et-politique-de-la-formation-professionnelle/projets-et-initiatives/attrait-de-la-formation-professionnelle.html" target="_blank" class="button" title="Konsultation Berufsbildung" rel="noreferrer">Toutes les informations sont disponibles ici.</a></p><h3 class="heading--h5">Notre position</h3><p>Dans sa prise de position, l'USS s'engagera pour de meilleures conditions de formation et de travail. Concrètement, cela signifie par exemple une augmentation de la qualité de la formation en entreprise, la généralisation dans les écoles professionnelles d’un travail social en milieu scolaire professionnel, un meilleur encadrement, un meilleur accompagnement et un meilleur soutien, davantage de contrôles par l'autorité cantonale de surveillance de l'apprentissage, une meilleure protection de la santé/des jeunes travailleurs et travailleuses et plus de vacances. La voix des apprenti-e-s et des salarié-e-s doit être entendue et incluse dans le développement de la formation professionnelle.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_jungeFrauInWerkstatt_aerogondo-iStock_39047413ba.webp" length="139750" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10637</guid><pubDate>Thu, 15 May 2025 12:08:15 +0200</pubDate><title>AVS 2030 : Le Conseil fédéral envisage une nouvelle attaque contre les rentes AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-2030-le-conseil-federal-envisage-une-nouvelle-attaque-contre-les-rentes-avs</link><description>Reconnaissance du refus catégorique de l&#039;augmentation de l&#039;âge de la retraite, mais aucune solution aux problèmes concrets</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">L’AVS reste le principal pilier de prévoyance pour une grande majorité de la population. Grâce à la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS, les rentes vont augmenter pour la première fois depuis des décennies. Or malgré cette avancée sociale, beaucoup de gens continuent de toucher une rente AVS inférieure à 2000&nbsp;francs par mois. Et dans le contexte actuel marqué par des taux d’intérêt bas et le risque de réintroduction de taux négatifs, les perspectives des rentes des caisses de pensions demeurent instables. En outre, le problème des lacunes de cotisations à l’AVS se fait toujours plus sentir, et peut représenter pour bon nombre de personens jusqu’à 200&nbsp;francs de rente AVS en moins par mois, et cela jusqu’à la fin de la vie.</span></p><p><span lang="FR-CH">Au vu de ce qui précède, les mandats d’examen donnés par le Conseil fédéral à l’administration en vue de la prochaine réforme de l’AVS sont insuffisants. Le Conseil fédéral a certes renoncé à examiner un relèvement général de l’âge de la retraite. Ce faisant, il reconnaît et respecte la volonté on ne peut plus claire des citoyennes et citoyens qui, l’an passé, ont refusé à 75&nbsp;% des voix une telle idée.&nbsp;Cette orientation était essentielle aux yeux de l’Union syndicale suisse (USS). Il est d’autant plus regrettable que le Conseil fédéral ne propose par ailleurs que des mesures allant dans le sens d’un allongement de la vie professionnelle. Les problèmes concrets des travailleuses et travailleurs sont purement et simplement ignorés&nbsp;: le Conseil fédéral renonce à introduire des augmentations de rentes pour les bas revenus, alors même qu’il y a un an encore le patronat et tous les partis bourgeois s’y étaient déclarés favorables. À la place, le Conseil fédéral parle même de suspendre la compensation du renchérissement dans l’AVS, et donc de réduire encore plus le pouvoir d’achat des personnes ne disposant à la retraite que d’une faible rente AVS. L’USS combattra résolument cette nouvelle attaque contre l’AVS.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS en est convaincue&nbsp;: ce n’est qu’à condition d’élargir les travaux prévus au-delà de la pure question du financement qu’une révision de l’AVS porteuse d’avenir aboutira. Les travailleuses et travailleurs ont besoin de réponses aux rentes trop basses après une vie de travail. Il leur faut des mesures efficaces pour prévenir et combler les lacunes de cotisations. Enfin, l’heure est à une AVS au financement solide, qui n’accorde pas de privilèges aux bénéficiaires de dividendes alors que les personnes retraitées voient le revenu tiré de leurs rentes diminuer au fil des ans.</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10633</guid><pubDate>Wed, 14 May 2025 16:13:01 +0200</pubDate><title>La stabilité de l&#039;approvisionnement électrique sont menacés </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-stabilite-de-lapprovisionnement-electrique-sont-menaces</link><description>Décisions du Conseil fédéral concernant les accords avec l&#039;UE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une bonne collaboration cadrée entre la Suisse et l'Union européenne (UE) est encore plus importante en raison de la politique impérialiste antidémocratique menée par des gouvernant-e-s à l'Ouest comme à l'Est. L'Union syndicale suisse (USS) est donc favorable à un accord avec l'UE si la protection des salaires et le service public sont garantis. Les mesures décidées par le Conseil fédéral en mars garantissent la protection des salaires. En revanche, pour l'électricité, le service public est menacé par l'accord sur l'électricité. L'USS rejette donc cet accord spécifique. Quant à la « clause de sauvegarde » présentée aujourd'hui par le Conseil fédéral, c'est en fait une fausse piste. S'ils le veulent, le Conseil fédéral et le Parlement peuvent déjà lutter contre le chômage avec des mesures efficaces et conformes à l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP). Le détour par le tribunal arbitral n'apporte rien et ne fait que perdre un temps précieux.</p><h4>Un approvisionnement en électricité stable et sans but lucratif menacé</h4><p>La connexion importante au réseau européen à haute tension est déjà garantie par des contrats. Un accord supplémentaire n'est pas nécessaire pour l'approvisionnement de la Suisse et des pays voisins, d'autant que les deux parties ont besoin d'une collaboration dans le domaine de la haute tension.Avec cet accord, la Suisse doit libéraliser l'approvisionnement en électricité. Cela représente un danger pour la stabilité des prix, la sécurité de l'approvisionnement et la reconversion écologique.</p><p>Les ménages et les PME suisses bénéficient aujourd’hui d'un approvisionnement sûr en électricité à des prix équitables et stables dans le cadre de l'approvisionnement de base. À moyen terme, ils ressentent certes aussi les fluctuations des prix de l'électricité, mais il ne faut pas que la loi les arnaque et, surtout, la grande quantité d’électricité produite ici doit être fournie au prix de production et ne pas s'aligner sur les prix du marché qui peuvent de fait être beaucoup plus élevés. Ce sont les fournisseurs d'énergie intégrés et les services industriels qui sont responsables d’un tel fonctionnement. Pour que ces derniers puissent planifier et optimiser leur activité, ils doivent pouvoir réunir la distribution, la production, la demande et l'offre d'un seul tenant.</p><p>L’accord sur l'électricité supprimerait de facto l'approvisionnement de base intégré à travers l'ouverture du marché. Les prix du marché remplaceraient les prix basés sur les coûts des fournisseurs publics à but non lucratif. Les prix réglementés seraient remplacés par les prix du marché et les plus grands fournisseurs intégrés devraient être scindés conformément au droit européen. Les prescriptions relatives à la part des énergies renouvelables dans le pays, également renforcées par la loi sur l'électricité, seraient «&nbsp;discriminatoires&nbsp;» et devraient être supprimées. Les conséquences concrètes de l'accord pour la centrale hydroélectrique suisse et les nouvelles concessions à venir ne sont pas encore claires ; une analyse des textes contractuels devra le montrer.</p><h4>La « clause de sauvegarde » ne sert à rien – le Conseil fédéral et le Parlement peuvent déjà lutter contre le chômage aujourd'hui</h4><p>Aujourd’hui, le Conseil fédéral et le Parlement peuvent déjà lutter contre le chômage et d'autres problèmes sociaux avec des mesures efficaces et conformes à l'ALCP s'ils le souhaitent. Le détour par le tribunal arbitral prévu dans la clause de sauvegarde n'apportera rien, mais fera perdre un temps précieux. C’est pourquoi l'USS se félicite que le Conseil fédéral ait décidé aujourd'hui d'examiner des mesures de politique intérieure conformes à l'ALCP (trains de mesures conjoncturelles, meilleur placement et formation des chômeurs et chômeuses, etc.) avant d'invoquer la clause de sauvegarde.</p><p>Avec la clause de sauvegarde, la Confédération s'inspire de l'ancien système des contingents qu'elle a enterré en 2002 parce qu'il ne fonctionnait qu'assez mal et posait de nombreux problèmes. Il était considéré comme bureaucratique, freinait l'innovation et favorisait le travail précaire. L'immigration en Suisse suit avant tout la conjoncture. Lorsque l'économie est en croissance et que le chômage est faible, les employeurs recrutent davantage de personnel à l'étranger. En cas de récession, l'immigration diminue. Pour que la Suisse puisse invoquer la clause de sauvegarde, il faut qu’elle connaisse de graves problèmes économiques ou sociaux. Il s'agit de phases durant lesquelles l'immigration diminue déjà à cause de la conjoncture.</p><p>Les expériences faites par le passé avec les contingents ont montré que les entreprises les évitent. Lorsque les séjours de longue durée sont limités, elles engagent plutôt des résident-e-s de courte durée ou des frontaliers et des frontalières. Ou alors, elles se tournent vers des agences de travail temporaire qui leur prêtent des travailleurs et des travailleuses étrangers pour une durée de 90&nbsp;jours. Ces séjours de 90 jours ne nécessitent pas d'autorisation, mais seulement une déclaration. Il n'est pas certain qu'ils puissent être limités.</p><p>Il faut beaucoup de temps pour que la clause de sauvegarde s'applique. Le Conseil fédéral devrait d’abord soumettre une proposition au comité mixte, qui a 60 jours pour approuver la demande. On peut s'attendre à ce que ce ne soit pas le cas la plupart du temps, car l'UE n'y a aucun intérêt. La demande est ensuite soumise au tribunal arbitral qui dispose à nouveau de six mois. Les obstacles face à ce dernier sont relativement élevés. La Suisse devrait prouver qu'elle a de graves problèmes. Si le tribunal arbitral donnait alors son accord, la Suisse pourrait passer à la mise en œuvre. Selon les cas, il faudrait encore un arrêté fédéral soumis au référendum.</p><p>Tout cela pourrait être beaucoup plus simple. Si la Suisse connaît un taux de chômage élevé en période de récession, l'immigration diminue de toute façon et n'est pas un sujet de préoccupation. Il faut alors des programmes conjoncturels pour stimuler la consommation ou la construction, afin que le pays sorte le plus rapidement possible de la récession. Même en période de haute conjoncture, il est préférable de refroidir directement l'économie. Par exemple en repoussant les commandes publiques à plus tard. Ou en augmentant les taux d'intérêt de la banque nationale. La clause de sauvegarde, en revanche, ne résoudra aucun problème. Au contraire, elle peut même les renforcer, en empêchant rapide en matière de politique conjoncturelle.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/4/csm_Stromleitung_Hochspannung_SchweizerLandschaft_ist-makasana_0dc8265922.webp" length="179754" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10631</guid><pubDate>Wed, 14 May 2025 15:24:16 +0200</pubDate><title>Ensemble pour l’égalité : pas de retour en arrière !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/ensemble-pour-legalite-pas-de-retour-en-arriere</link><description>Appel des syndicats pour le 14 juin 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'égalité est loin d'être réalisée : les femmes gagnent en moyenne 1 364 francs de moins par mois que les hommes. L’approche par des analyses salariales internes dans les entreprises a échoué, et les salaires sont toujours plus bas dans les professions et les branches où les femmes sont majoritaires. A ceci s’ajoute qu’une femme sur deux subit du harcèlement sexuel sur son lieu de travail. C’est pourquoi, le <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" rel="noreferrer">14 juin 2025</a>, des manifestations et des actions pour plus d'égalité auront lieu dans toute la Suisse. Le Comité de l'Union syndicale suisse (USS) a décidé aujourd'hui d'appeler à participer aux manifestations du 14 juin 2025. L'USS exige des employeurs et des autorités qu'ils prennent des mesures pour éviter tout recul en matière d’égalité, et pour permettre au contraire enfin de véritables progrès.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Échec des analyses de l’égalité salariales</strong></h3><p>En Suisse, les différences de revenus entre hommes et femmes restent importantes. Les femmes fournissent nettement plus de travail non rémunéré et gagnent en moyenne 1 364 francs de moins par mois malgré l’existence d’un droit légal à l'égalité salariale. Plus de la moitié des entreprises suisses ne respectent pas l'obligation légale de procéder à des analyses de l'égalité salariale. Une évaluation externe de mars 2025 montre que les analyses salariales sont souvent lacunaires, voire inexistantes. La loi sur l'égalité reste largement inefficace. Des contrôles et des sanctions contraignants seraient nécessaires de toute urgence. Les femmes continuent de gagner en moyenne 16,2 % de moins que les hommes, près de la moitié de cette différence n'étant pas explicable.&nbsp;</p><p>L'USS demande des contrôles obligatoires ainsi que des sanctions pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires. Les analyses de salaires doivent avoir lieu régulièrement et être obligatoires pour toutes les entreprises. Et il faut une obligation légale claire qui contraigne les entreprises à agir si elles constatent des inégalités salariales lors des analyses.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Des salaires encore trop bas dans les « professions féminines »</strong></h3><p>Outre la discrimination salariale à travail égal, le salaire versé dans les professions historiquement féminines où à majorité de femmes reste scandaleusement bas. Plus de la moitié des femmes gagne moins de 4 200 francs par mois (sur 13 mois), un quart gagne même 2 500 francs ou moins. Ces bas salaires ne sont pas seulement imputables au travail à temps partiel, ils le sont aussi à des discriminations structurelles : les professions concernées sont généralement moins bien rémunérées et l'expérience professionnelle ainsi que l'ancienneté entraînent des hausses de salaire moindres chez les femmes que chez les hommes. Même titulaires d’un apprentissage, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5 000 francs par mois. De plus, les femmes reçoivent plus rarement un 13e mois de salaire, ce qui pèse encore plus sur leur situation financière. Les syndicats s'engagent avec le mouvement féministe pour une revalorisation générale des salaires dans les professions à prédominance féminine, pour une véritable égalité.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Backlash dans les entreprises internationales</strong></h3><p>Au cours de sa première semaine au pouvoir, le président Trump a émis une série de décrets (« executive orders ») visant les programmes de diversité, d'égalité et d’inclusion (DEI) dans les secteurs public et privé. Ces dispositions veulent réprimer et interdire les efforts légitimes de promotion de l'égalité des chances. Ainsi, les autorités fédérales américaines ne peuvent plus non seulement poursuivre elles-mêmes des objectifs DEI, mais aussi conclure des contrats avec des entreprises qui mettent en œuvre des programmes DEI. Cette mesure politique a conduit plusieurs groupes pharmaceutiques comme Roche et Novartis, mais aussi la grande banque UBS, à supprimer leurs objectifs de diversité dont le but était de promouvoir les minorités et les femmes dans les postes de direction. Les tentatives d'intimidation des entreprises européennes par des fonctionnaires américains ont en outre déjà eu des répercussions sur la Commission européenne, qui a récemment proposé de retirer la directive sur l'égalité de traitement. Il faut mettre fin au démantèlement des programmes pour l’égalité des chances appliqués par des entreprises actives au niveau mondial.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Le développement des crèches, essentiel pour l'égalité.</strong></h3><p>L'année prochaine, l'initiative sur les crèches, une étape importante pour l'égalité, passera en votation populaire. L'USS demande depuis des années une meilleure conciliation entre travail et famille. L'initiative, soutenue par l'USS, améliore l'accès à un accueil des enfants qui soit abordable et de qualité. À l'avenir, les parents devront consacrer au maximum 10 % de leur revenu aux frais de garde, indépendamment du nombre d'enfants accueillis. Et un droit légal à une place d'accueil jusqu'à la fin de l'école primaire facilitera considérablement la conciliation entre travail et famille. Parallèlement, l'initiative aborde la question des conditions de travail précaires dans le secteur de l’accueil des enfants, où le personnel est d’abord composé de femmes. De meilleurs salaires et conditions de travail, dont ce secteur a un besoin urgent, amélioreront la qualité de l’accueil et augmenteront l'attractivité de la profession. Dans l'ensemble, l'initiative sur les crèches contribuera de manière décisive à la suppression des discriminations structurelles et favorisera l'égalité effective dans la vie professionnelle.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Harcèlement sexuel au travail</strong></h3><p>En raison des féminicides inquiétants que nous connaissons actuellement en Suisse et dans la perspective du congrès féministe de fin 2025, les thèmes de la violence sexuelle et sexiste et du harcèlement sexuel sur le lieu de travail se trouvent davantage au centre du travail interne et des activités à l’intention du public. La violence sexuelle et sexiste et le harcèlement font partie du triste quotidien de nombreuses femmes sur leur lieu de travail. Selon une étude commandée par le SECO et le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes publiée fin 2024, la moitié des travailleuses ont déjà été victimes de harcèlement sexuel ou sexiste sur leur lieu de travail. Les femmes professionnellement actives ne sont pas suffisamment protégées au travail contre de telles agressions. Cela a des répercussions négatives directes sur leur santé psychique et physique. Il est urgent de mettre en œuvre une politique contraignante de tolérance zéro.</p><p><strong>L’USS appelle à participer aux actions prévues le 14 juin 2025.</strong> L'appel syndical complet est disponible sur le site <a href="https://www.14juin.ch/appel/" target="_blank" rel="noopener"><u>www.14juin.ch/appel</u></a>. Les actions et manifestations organisées dans toute la Suisse sont répertoriées et régulièrement mises à jour sur le site <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" rel="noopener"><u>14juin.ch</u></a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/7/csm_FRESHFOCUS_1293979_593761c8eb.webp" length="129600" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10629</guid><pubDate>Tue, 13 May 2025 15:01:44 +0200</pubDate><title>Les caisses de pension vont bien – mais les intérêts des assuré-e-s ne sont pas garantis</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-caisses-de-pension-vont-bien-mais-les-interets-des-assure-e-s-ne-sont-pas-garantis</link><description>Rapport de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP)</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Le rapport annuel sur la situation financière des caisses de pension ne pourrait être plus clair : les caisses de pension sont dans une situation financière solide et leurs réserves sont bien garnies. La redistribution des fonds des actives et actifs vers les retraité-e-s, présentée pendant des années comme le principal problème par l'autorité de surveillance, a disparu et n'est plus mentionnée que marginalement dans le rapport. Mais l'intérêt principal des salarié-e-s, à savoir la garantie de rentes aussi élevées que possible, n'est guère garanti.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">La haute autorité de surveillance souligne également qu'une partie du secteur abuse des institutions de prévoyance pour maximiser ses profits. La CHS PP montre ainsi que les employeurs affiliés à des fondations collectives continuent de se retirer du financement. Les salarié-e-s assument de plus en plus seuls le risque d'assainissement. C’est inacceptable, d'autant plus que les assuré-e-s ont déjà supporté l’effet des taux d'intérêt bas au cours de la dernière décennie.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L'Union syndicale suisse (USS) s'engagera pour que les employeurs financent leur juste part. Et pour que la surveillance des caisses de pension ne se limite pas à évaluer leur stabilité financière. Elle doit vérifier que les caisses de pension fonctionnent efficacement, qu'elles ne permettent pas de transferts de bénéfices et qu'elles placent les intérêts des assuré-e-s au centre de leurs préoccupations. Les travaux annoncés sur la surveillance des caisses de pension sont à cet égard importants. Il est inacceptable que les assureurs à but lucratif s'enrichissent de plus en plus tandis que les personnes assurées supportent seules une part croissante des risques.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10621</guid><pubDate>Tue, 06 May 2025 14:36:29 +0200</pubDate><title>Un premier pas, mais encore de nombreuses lacunes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-premier-pas-mais-encore-de-nombreuses-lacunes</link><description>Accueil extrafamilial des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’USS salue la décision du Conseil national de maintenir un subventionnement fédéral des structures d’accueil institutionnel pour enfants ainsi que la création d’une allocation pour les parents. Les montants prévus sont cependant largement insuffisants, et la question des conditions de travail dans les structures d’accueil a été ignorée. Le projet doit encore être amélioré s’il doit apporter des progrès significatifs en matière de développement, de répartition des coûts et de qualité.<br>Le Conseil national a suivi aujourd’hui la recommandation de sa commission de l’éducation, de la science et de la culture (CSEC-N) et voté en faveur d’aides financières fédérales allouées aux cantons sur la base de Conventions-programmes visant le développement de l’accueil institutionnel pour enfants.&nbsp;</p><p>Dans le cadre de ses délibérations sur la Loi fédérale sur le soutien à l’accueil extrafamilial pour enfants, en tant que contre-projet indirect à l’initiative sur les crèches, le Conseil national a voté un crédit d’engagement fédéral de 200 millions de francs pour une durée de quatre ans L’Union syndicale suisse salue la décision du Conseil national de maintenir un crédit d’engagement fédéral, contrairement au refus du Conseil des Etats d’entrée en matière en décembre 2024. Cependant, dans le cadre de la procédure de consultation l’année passée, l’USS s’était prononcée en faveur d’un crédit de 750 millions pour les quatre premières années, soit presque quatre fois plus élevé.</p><p>L’investissement de la Suisse pour l'accueil et l'éducation des enfants de trois à cinq ans ne représente que 0,3% de son PIB par an, alors que les dépenses moyennes des autres pays de l'OCDE sont deux fois plus élevées. Un crédit fédéral de 200 millions de francs pour quatre ans est trop restreint pour pouvoir contribuer à améliorer significativement l'offre et la qualité de l'accueil extrafamilial et parascolaire.</p><p>L’USS regrette également que ces Conventions-programmes ne permettent pas de soutenir des mesures visant à améliorer les conditions de travail dans les structures d’ac¬cueil extrafamilial, alors que les mauvaises conditions de travail sont responsables d’un haut taux anormalement élevé de fluctuation du personnel dans ces structures et de l’abandon de la profession.&nbsp;</p><p>En outre, l’USS déplore que le Conseil national ne soit pas parvenu à un accord pour augmenter les montants de l’allocation de garde qui sera allouée aux parents actifs qui placent leurs enfants dans des structures d’accueil extrafamilial. Le montant prévu de 100 francs par mois par jour de garde est largement inférieur au coût moyen d’une place d’accueil, variant entre 42 et 128 francs par jour. Et il est regrettable que cette allocation ne puisse pas être versée au-delà de l’âge de 8 ans.&nbsp;</p><p>L’Union syndicale suisse s’engage de longue date pour un financement public des structures d’accueil extrafamilial d’enfants qui permette la création de places d’accueil en suffisance à coût abordable. La pénurie des places d’accueil et leur coût trop élevé pour les familles poussent encore bien trop de femmes à réduire, contre leur gré, leur taux d’activité ou même à quitter le marché de l’emploi pour s’occuper de leurs enfants en bas âge. Nous appelons le Conseil des Etats à se prononcer lors de la session d’été en faveur de mesures qui permettront d’améliorer significativement la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale par un subventionnement fédéral plus élevé.&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10596</guid><pubDate>Fri, 02 May 2025 10:22:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 166 : La libre circulation des personnes à l’épreuve des faits</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-166-la-libre-circulation-des-personnes-a-lepreuve-des-faits</link><description>Salaires, conditions de travail et chômage dans différents systèmes migratoires – comparaison</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis que l’UDC a déposé sa nouvelle initiative de résiliation (initiative pour la durabilité), le débat sur la politique migratoire de la Suisse est plus que jamais d’actualité. Ce qui est nouveau, c’est que le président d’economiesuisse s’en mêle, en tenant des propos critiques sur l’immigration. Face à ces critiques, la vraie question est de savoir quelle serait l’alternative au système actuel, basé sur la libre circulation des personnes assortie de mesures d’accompagnement. Un système à points ou de contingents améliorerait-il la situation des travailleuses et travailleurs ? Voire une « taxe sur l’immigration » serait-elle une option ?</p><p>Une comparaison des statistiques de l’immigration de différents pays montre que les divers systèmes d’admission n’entraînent pas de différence notable au niveau des chiffres. Mario Gattiker, l’ancien secrétaire d’État aux migrations, l’a confirmé en se basant sur l’histoire de l’immigration en Suisse. Avant la libre circulation des personnes, « les contingents étaient toujours adaptés à la demande du marché du travail et l’immigration n’était pas limitée » (NZZaS, 14 août 2018).&nbsp;</p><p>Les systèmes d’admission permettent et même imposent de gérer la « qualité » de la migration – notamment les conditions de travail, les droits de séjour et de sécurité sociale, ainsi que les qualifications. Or comparaison à l’appui, la libre circulation des personnes combinée à une protection efficace des salaires fait mieux sur ce plan que les systèmes de contingents ou à points. Le <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/166f_DL_systemes_migratoires.pdf">présent dossier de l'USS</a> compare et évalue les différents systèmes de migration et montre pourquoi la libre circulation des personnes, assortie de mesures d'accompagnement, obtient d'excellents résultats.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/7/csm_Bauarbeiter-Stahltraeger_vm-ist_f5f9ffb426.webp" length="82382" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10617</guid><pubDate>Thu, 01 May 2025 12:30:00 +0200</pubDate><title>1er mai 2025 : manifestations, rassemblements et festivités dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2025-manifestations-rassemblements-et-festivites-dans-toute-la-suisse</link><description>Journée internationale des travailleuses et travailleurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span class="no-hyphenation">Des dizaines de milliers de personnes descendent aujourd’hui dans la rue, dans plus de 50 villes ou communes de Suisse, à l’occasion de la journée des droits des travailleuses et des travailleurs. Sous le slogan « La solidarité plutôt que la haine – l’union fait la force », les travailleuses et travailleurs lancent cette année un signal clair contre la montée en puissance de l’extrême droite et des élites néolibérales qui dans le monde entier – en Suisse aussi – attaquent frontalement les principaux acquis sociaux des dernières décennies.</span></p><p>Une contre-révolution du grand capital met en péril l’égalité, les droits du travail et l’État social. Les discours de haine dirigés contre les personnes migrantes et les minorités visent avant tout à détourner l’attention du creusement des inégalités sociales. Car les élites économiques refusent toujours plus systématiquement d’accorder aux gens qui travaillent leur juste part des richesses créées – alors même que l’économie se porte bien. Le pouvoir d’achat diminue, les loyers prennent l’ascenseur, pendant que les riches s’enrichissent toujours plus.</p><p>En Suisse aussi, les formations nationalistes et xénophobes ont le vent en poupe. Les personnes migrantes sont des boucs émissaires tout trouvés, à l’heure où sous prétexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée, les employeurs réclament à cors et à cris l’allongement du temps de travail, le relèvement de l’âge de la retraite et le démantèlement du droit du travail. Le dangereux rapprochement entre l’UDC et l’élite libérale risque de dominer l’agenda politique – notamment avec l’initiative de l’UDC «&nbsp;Pas de Suisse à 10&nbsp;millions&nbsp;!&nbsp;», qui attaque frontalement la libre circulation des personnes et la protection des salaires en place.</p><p>Aujourd’hui, la résistance face à ce dénigrement se montre au grand jour dans tout le pays. La plus grande manifestation a réuni près de 14 000 participant-e-s à Zurich. Dans son discours d’ouverture, <strong>Vania Alleva</strong>, vice-présidente de l’USS, a rappelé que <i>«&nbsp;le 1<sup>er&nbsp;</sup>mai est depuis toujours l’expression d’une Suisse multiculturelle et ouverte. La solidarité plutôt que la haine&nbsp;! C’est ainsi que comme syndicat, nous luttons ensemble pour nos droits – indépendamment du pays d’origine.&nbsp;»</i></p><p><strong>Pierre-Yves Maillard</strong>, président de l’USS, s’est exprimé à la manifestation du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai organisée à la Vallée de Joux : <i>«&nbsp;L’extrême droite progresse avec la complicité des élites économiques. Or elle n’apporte aucune réponse aux problèmes d’un monde injuste, dans lequel les milliardaires s’enrichissent sans scrupules sur le dos de la population. Bien au contraire, elle vise à pérenniser ce système inéquitable et dangereux.&nbsp;»</i></p><p><strong>Daniel Lampart</strong>, premier secrétaire de l’USS, insiste à Münchenbuchsee sur la contribution actuelle du syndicalisme à la paix et à la cohésion sociale dans le monde. Une étroite collaboration avec les forces progressistes européennes s’avère centrale – afin notamment de garantir la protection des salaires. Son discours est aussi une mise en garde contre l’initiative de l’UDC : <i>«&nbsp;Un oui à l’initiative radicale contre la Suisse à 10&nbsp;millions d’habitants entraînerait la fin des accords bilatéraux. Au risque de renouer avec la politique migratoire de jadis, basée sur l’exclusion et qui a fait de nombreuses victimes dues aux mauvaises conditions de travail, tout en favorisant l’essor du travail au noir. Nous ne voulons pas revivre un tel régime dégradant et source de misère.&nbsp;»</i></p><p>Les travailleuses et travailleurs lancent aujourd’hui un signal clair contre les discours d’exclusion et de haine, en faveur de la solidarité. Au lieu de chercher à détourner l’attention des vrais problèmes en discriminant les personnes migrantes, l’heure est à des solutions sociales aux difficultés rencontrées au quotidien par la population.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_250501-mai-NE-thierry-porchet_04b9cdd44e.webp" length="248060" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10614</guid><pubDate>Wed, 30 Apr 2025 12:37:26 +0200</pubDate><title>Pas touche aux salaires minimums !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-touche-aux-salaires-minimums</link><description>Un salaire, ça doit permettre d’en vivre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au Conseil national, une attaque menace de gravement s'en prendre aux salaires minimums et au fédéralisme en vigueur en Suisse. Selon elle, les cantons seront privés de leurs pouvoirs, des décisions démocratiquement prises annulées et les travailleurs et travailleuses pauvres («&nbsp;working poor&nbsp;») devront à nouveau être pris en compte. Le Parlement doit mettre le holà à cette attaque anticonstitutionnelle.</p><p><span style="height:38px;margin-left:-371px;margin-top:75px;position:absolute;width:30px;z-index:251659264;"></span><span lang="FR">En prévoyant de mettre en œuvre la motion Ettlin, le Parlement a lancé une attaque particulièrement grave contre les salaires des travailleurs et travailleuses, et en même temps contre la Constitution fédérale, la souveraineté des cantons et le fédéralisme. Tout cela doit se faire dans le cadre de la révision de la loi permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">La Constitution fédérale autorise les cantons à introduire des salaires minimums pour des raisons de politique sociale, afin d'éviter les travailleurs et travailleuses pauvres, c'est-à-dire les personnes qui ne peuvent pas vivre de leur salaire malgré un travail à temps plein. Car sinon, l'État, le canton ou la commune doivent intervenir avec l'aide sociale et les prestations complémentaires. Non seulement cela porte atteinte à la dignité des personnes concernées, mais cela représente également un subventionnement inouï des entreprises dont le modèle économique repose sur des salaires trop bas. Un salaire doit suffire pour vivre - en particulier dans les régions où les prix sont élevés. Les contribuables ne doivent plus subventionner les entreprises qui paient des salaires de misère.</span></p><h3 class="heading--h5"><span lang="FR"><strong>Pas question que des décisions démocratiques et la Constitution fédérale soient bafouées</strong></span></h3><p><span lang="FR">Plusieurs cantons et villes (dont ceux de Neuchâtel, Genève ainsi que les villes de Zurich et de Winterthour) ont mis fin à cette situation inacceptable en introduisant des salaires minimums légitimés démocratiquement, confirmés par des votations populaires, des lois et le Tribunal fédéral.</span></p><p><span lang="FR">Déjà lors de la campagne de votation nationale de 2013 sur le salaire minimum, les opposant-e-s avaient promis que s'il n'existait pas de salaire minimum national, les cantons auraient au moins la compétence sociopolitique d'empêcher l’existence de travailleurs et travailleuses pauvres en édictant des salaires minimums cantonaux correspondants.</span></p><p><span lang="FR">Nous vivons maintenant au Palais fédéral le risque d'une violation ouverte de la Constitution&nbsp;: certains milieux veulent arracher aux cantons leur compétence, contre la volonté de la population concernée et le contenu de la Constitution fédérale. À travers une simple révision de la loi permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail, il serait possible de supprimer le fédéralisme prévu par la Constitution et la compétence des cantons en matière de salaires minimums socio-politiques. Des particuliers pourraient enfreindre le droit public cantonal contraignant en concluant une convention collective de travail déclarée de force obligatoire.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">La modification de la loi permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail sera soumise au vote du Conseil national en juin. Le Parlement doit revenir à la raison et stopper cette révision. Si la compétence des cantons d'introduire des salaires minimums obligatoires suffisants pour vivre est supprimée en violation de la Constitution, l'USS s'y opposera par tous les moyens nécessaires.</span></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_c8e044838c.webp" length="345914" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10612</guid><pubDate>Wed, 30 Apr 2025 10:44:06 +0200</pubDate><title>Coop : des salaires bas malgré un gros succès</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/coop-des-salaires-bas-malgre-un-gros-succes</link><description>Même avec des profits et une productivité en hausse, le géant du commerce continue de payer des salaires bas</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Coop se porte super bien. Le géant du commerce de détail est en pleine croissance et fait des profits importants. Rien qu'en 2024, il a enregistré un bénéfice net de 585 millions de francs. Une somme considérable qui permettrait à la coopérative d'accorder une augmentation de salaire de 10 % à tous ses employé-e-s. Coop doit son succès à sa capacité à s'adapter mieux que ses concurrents aux nouvelles habitudes d'achat. Aujourd'hui, les consommatrices et consommateurs font moins souvent leurs grosses courses hebdomadaires et achètent plutôt plusieurs fois par semaine de plus petites quantités. Ils se rendent pour cela dans des magasins de quartier ou sur le chemin du travail. Coop est la mieux placée pour profiter de cette tendance, car elle gère le réseau de magasins le plus dense, avec près de 1000 points de vente. Mais le géant orange réalise aussi un chiffre d'affaires important parce qu'il adapte bien ses prix à sa clientèle : il vend des produits bio et autres produits premium aux client-e-s aisés. Ceux qui doivent faire plus attention à leur budget sont attirés par la marque bon marché Prix Garantie.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_mediathek_coop_take_away_verkaeuferin_kaffee_f0fb0eec66.webp" length="183530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10607</guid><pubDate>Fri, 25 Apr 2025 09:30:00 +0200</pubDate><title>Plus de transparence pour de meilleurs salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/calculateur-de-salaire-transparence-meilleurs-salaires</link><description>Le nouveau calculateur de salaires est en ligne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) lance aujourd'hui son nouveau calculateur de salaire. Il s'agit d'une une plate-forme en ligne entièrement remaniée, qui permet de déterminer les salaires usuels dans les différentes branches et sur quinze marchés du travail régionaux. Les salaires minimums des conventions collectives de travail (CCT) y apparaissent, ainsi que des recommandations salariales affinées grâce à une méthode avancée d’analyse des données.</p><p>Le calculateur de salaire (<a href="https://calculateur-de-salaire.ch/?mtm_campaign=sgbhpfr" target="_blank" rel="noopener"><u>www.calculateur-de-salaire.ch</u></a>) permet aux travailleuses et travailleurs de contrôler anonymement – et gratuitement – à quel salaire ils et elles devraient avoir droit, compte tenu de leur profil (not. profession, branche d’activité, formation, âge, lieu de travail). Le calculateur indique non seulement le salaire médian usuel (la moitié des travailleuses et travailleurs gagnent plus, et l’autre moitié moins), mais aussi la fourchette des salaires des personnes ayant le même profil, soit le 1<sup>er</sup> et le 3<sup>e</sup>&nbsp;quartiles (un quart des salaires se situent au-dessous du 1<sup>er</sup>&nbsp;quartile et un quart des travailleurs gagnent plus que le 3<sup>e</sup>&nbsp;quartile).</p><p>Le calculateur de salaire repose sur les données représentatives de la dernière l’enquête suisse sur la structure des salaires (ESS 2022) de l’Office fédéral de la statistique (OFS), qui inclut 2,3&nbsp;millions de salaires versés par 35&nbsp;000 entreprises. L'évolution récente des salaires est aussi prise en compte, afin d’émettre des recommandations en phase avec la réalité. Et nous informons sur les CCT, qui définissent dans de nombreuses branches des salaires minimums selon les profils ou l'expérience. Ainsi, le calculateur de salaire ne se limite pas à faire la transparence utile aux entretiens individuels de négociation sur les rémunérations. Il indique encore à quoi chacune et chacun a droit, grâce aux négociations collectives.</p><p>Le calculateur de salaire se distingue des offres commerciales qui, bien souvent, s’en tiennent à des recommandations générales sans entrer dans les détails. Par exemple, on apprend sur ces sites commerciaux seulement combien une vendeuse gagne en moyenne, et non ce que touche d’ordinaire une vendeuse de 30&nbsp;ans avec CFC dans un supermarché saint-gallois. Les prestataires privés n’utilisent pas toujours des données représentatives et n’indiquent pas les salaires conventionnels. D’où des informations imprécises et lacunaires. Les offres commerciales ne peuvent par ailleurs pas revendiquer la même indépendance, beaucoup d’entre elles se finançant grâce aux offres d’emplois publiées par des employeurs.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Le nouvel outil en ligne franchit une nouvelle étape sur le terrain de la transparence des salaires.</strong></h3><p>L’USS a entièrement remanié son calculateur de salaire&nbsp;:</p><ul><li><strong>Nouvelle base de données&nbsp;:</strong> salaires de l’actuelle enquête sur la structure des salaires 2022 de l’OFS, renfermant les salaires réels de 2,3&nbsp;millions de personnes employées dans 35&nbsp;000 entreprises.</li><li><strong>Prévisions affinées&nbsp;:</strong> les données salariales sont plus précises que jamais, grâce à la méthode d’apprentissage automatique (méthode dite des « Quantile Random Forests »).</li><li><strong>Informations complémentaires&nbsp;:</strong> le calculateur indique désormais si un 13<sup>e</sup>&nbsp;salaire est prévu et quelle est la durée de la semaine de travail pour un emploi à plein temps dans la branche choisie.</li><li><strong>Convivialité&nbsp;:</strong> le site Internet entièrement remanié est plus facile à utiliser, plus rapide et plus lisible.</li></ul><h3 class="heading--h5"><strong>Contribution essentielle à la lutte contre la discrimination salariale</strong></h3><p>La transparence salariale constitue un levier essentiel de la lutte contre la discrimination salariale. En Suisse, les femmes continuent de gagner 16 % de moins que les hommes – une grande partie de cet écart n’ayant pas d’explication objective. Le calculateur de salaire permet des comparaisons avec les salaires usuels et aide notamment les femmes à savoir si elles sont sous-payées.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Avantage de connaissances des employeurs</strong></h3><p>Alors que les employeurs sont généralement bien informés des salaires, beaucoup de travailleuses et travailleurs sont mal renseignés sur les salaires usuels du marché. Les employeurs en profitent fréquemment pour les payer le moins possible. Le calculateur de salaire apporte aujourd’hui aux travailleuses et travailleurs les connaissances qui leur manquaient&nbsp;: pour des rémunérations équitables et des négociations étayées.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/c/csm_USS_Calculateur-de-salaire_SoMe_FR_1200x900_0311727662.webp" length="108974" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10602</guid><pubDate>Tue, 22 Apr 2025 11:49:31 +0200</pubDate><title>Enfin une augmentation des salaires réels. Mais le retard salarial persiste</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/enfin-une-augmentation-des-salaires-reels-mais-le-retard-salarial-persiste</link><description>Réaction de l&#039;USS au nouvel indice des salaires de l&#039;Office fédéral de la statistique</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Après trois années de contraction, les salaires réels sont enfin repartis à la hausse en 2024. Les travailleuses et travailleurs gagnent à nouveau davantage, après déduction du renchérissement. C’est ce que montre l’indice suisse des salaires de l’OFS, avec une hausse en termes réels de 0,7&nbsp;% en 2024. Autre fait réjouissant, les salaires féminins ont augmenté plus vigoureusement, réduisant au passage l’écart salarial aux dépens des femmes.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Au cours des négociations salariales de l’année 2024, les syndicats ont obtenu des améliorations dans de nombreuses branches d’activité, comme le commerce de détail (Coop) ou l’hôtellerie-restauration. Ces résultats tirent les statistiques vers le haut. Dans les conventions collectives de travail (CCT), les salaires ont en effet augmenté plus vigoureusement que dans l’indice des salaires, affichant une hausse de 2,1&nbsp;%. Encore que les employeurs aient rompu les négociations dans le secteur de la construction. L’évolution salariale s’avère ainsi dramatique pour les maçons : les salaires sur les chantiers stagnent depuis dix ans.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">L’évolution des salaires au cours des dernières années reste insuffisante malgré la récente hausse. Les salaires réels n’ont que très faiblement augmenté depuis&nbsp;2015. Alors qu’en réalité, ils auraient dû progresser au rythme de la productivité du travail, qui augmente en Suisse d’environ&nbsp;1&nbsp;% par an. Un aussi mauvais bilan salarial ne s’était plus vu depuis la Deuxième Guerre. C’est d’autant plus paradoxal qu’au cours de cette période, les employeurs n’ont cessé de se plaindre de la pénurie de main-d’œuvre.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">Outre l’hôtellerie-restauration, les branches du service public que constituent la poste et les transports en commun affichent un très mauvais résultat. En l’occurrence, de grands employeurs jouissant d’une position quasi monopolistique dans différentes professions en profitent aux dépens de leur personnel. Pour l’USS, il est bien clair que si les employeurs continuent de se montrer intraitables aux négociations, les syndicats devront adapter leur manière de négocier.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/c/csm_Meeting-Sitzung_Manu_Reyes_photocase_f184b71c10.webp" length="51658" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10600</guid><pubDate>Fri, 18 Apr 2025 12:32:52 +0200</pubDate><title>Disparition d&#039;une grande syndicaliste et militante pour l&#039;égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/disparition-dune-grande-syndicaliste-et-militante-pour-legalite</link><description>Décès de Christiane Brunner</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) est en deuil de Christiane Brunner. L'ancienne dirigeante syndicale, conseillère nationale et présidente du PS est décédée à l'âge de 78 ans. Elle était une personnalité éminente de la vie sociale et syndicale suisse – et une pionnière à plusieurs égards.</p><p>Christiane Brunner a présidé le SSP de 1982 à 1989,puis de 1992 à 2000, elle était la première femme à la tête du syndicat des travailleurs de la métallurgie (FTMH), une organisation qui a précédé l'actuelle Unia. De 1994 à 1998, elle a présidé l'USS avec Vasco Pedrina, devenant ainsi la première femme à la tête de l'organisation faîtière. Au cours de sa longue carrière politique et syndicale, elle a été en première ligne de tous les grands combats sociaux et politiques : pour l'égalité, pour de meilleures conditions de travail, pour une réduction du temps de travail et pour un développement de la sécurité sociale.</p><p>Membre fondatrice du Mouvement de libération des femmes, elle a joué un rôle déterminant dans l'introduction de l'assurance maternité, de l'article constitutionnel sur l'égalité et de la loi sur l'égalité. C'est également à son initiative – inspirée par l'horlogère Liliane Valceschini – que l'on doit l'idée de la grève des femmes. Elle a en outre joué un rôle moteur dans la fusion ultérieure de la FTMH et du SIB pour former l'actuelle Unia.</p><p>Christiane Brunner était une penseuse et une praticienne. Dans les commissions de la sécurité sociale et de la santé ainsi que de l'économie et des redevances du Conseil national, elle s'est engagée pour la justice sociale avec beaucoup d'énergie et de compétence. Sa persévérance et son courage en ont fait une personnalité incontournable.</p><p>Le président de l'USS Pierre-Yves Maillard rend hommage à Christiane Brunner en ces termes : « J'ai pour Christiane Brunner un profond respect et une grande admiration - pour son engagement, sa lucidité et sa vision d'un syndicalisme combatif, mais toujours orienté vers les résultats. C'est elle qui m'a ouvert la voie vers la FTMH et le mouvement syndical il y a 25 ans. La nouvelle de son décès m'attriste profondément. Mes pensées vont à sa famille et à ses proches».&nbsp;</p><p>L'USS exprime ses sincères condoléances à la famille et aux proches de Christiane Brunner. Avec elle, la Suisse perd une militante marquante pour les droits sociaux et l'égalité – et les syndicats une figure centrale de leur histoire.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/8/csm_Web_Christiane-Brunner_Foto-Franziska-Scheidegger_zugeschnitten_ff0ed4e619.webp" length="170414" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10588</guid><pubDate>Tue, 08 Apr 2025 11:46:26 +0200</pubDate><title>Programme d’austérité de la Confédération : le plat principal peu ragoûtant d’un menu immangeable</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/programme-dausterite-de-la-confederation-le-plat-principal-peu-ragoutant-dun-menu-immangeable</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral et le Parlement ont choisi depuis longtemps déjà la voie de l’austérité. Du point de vue de la politique financière, cette option est inutile, économiquement erronée et représente une impertinence pour la population et le personnel de la Confédération. C’est encore plus vrai pour le «&nbsp;Programme d’allègement budgétaire&nbsp;2027&nbsp;» présenté par le Conseil fédéral. Les syndicats vont s’y opposer avec détermination.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Marge d’interprétation de la droite</h3><p>Selon les critères de Maastricht, les pouvoir publics en Suisse présentent un taux d’endettement net de 25&nbsp;%, alors que ce dernier est de 65&nbsp;% en Allemagne. Le prochain gouvernement allemand à dominante bourgeoise a récemment décidé de créer préalablement, parallèlement au corset étroit du frein à l’endettement, un fonds spécial de 500&nbsp;milliards d’euros. Le gouvernement suisse indubitablement dominé lui aussi par la droite s’obstine à vouloir appliquer une politique d’austérité sévère et prévoit, avec son «&nbsp;Programme d’allègement budgétaire 2027&nbsp;», des économies annuelles (supplémentaires) de plus de 3&nbsp;milliards de francs. Pour comparaison, si l’on voulait investir en Suisse dans le futur avec les mêmes ambitions que l’Allemagne, cela représenterait, par rapport à la taille de l'économie, un montant d'environ 100&nbsp;milliards de francs. On pourrait faire beaucoup de choses avec cet argent&nbsp;: corriger les manquements de la transition énergétique par un programme d'investissement public substantiel&nbsp;; remédier à l'énorme manque de personnel indigène dans le secteur de la santé et des soins par une offensive en matière de formation et de salaires&nbsp;; donner à l'assurance obligatoire des soins en cas de maladie, financée de manière totalement antisociale, une base de financement solidaire&nbsp;; combler le retard flagrant en matière de numérisation, bien au-delà de l'administration publique, etc.</p><h3 class="heading--h4">L’austérité, une hypothèque pour les générations futures</h3><p>L’Allemagne pourra se permettre d’avoir son fonds spécial parce qu’il n’existe tout simplement aucune alternative pour une économie et une société qui fonctionnent. Il suffit de penser par exemple au retard en matière d’investissement dans l’infrastructure ferroviaire, que les générations passées ont laissé aux générations actuelles et futures (pour reprendre les termes des défenseur-e-s du frein à l’endettement). Si l’Allemagne le peut, la Suisse le pourrait bien sûr aussi (voir la comparaison «&nbsp;maastrichtienne&nbsp;» ci-dessus). Cependant, la Suisse pourrait, voire devrait renoncer d'urgence à la politique d'austérité qu'elle a adoptée. Car celle-ci est financièrement inutile, économiquement totalement erronée et représente une impertinence pour la population.&nbsp;</p><p>Les principaux problèmes de la politique financière suisse ne sont pas les dettes et les déficits, mais les excédents et l’augmentation de la fortune de l’État au détriment des ménages privés et des assurances sociales. Les revers de cette politique sont, d’une part, une baisse persistante du pouvoir d’achat de larges couches de la population et, de l’autre, un sous-financement (ou un financement inéquitable) des investissements et des services publics.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Un programme d’austérité inutile, ne serait-ce que sur le plan comptable</h3><p>Entre-temps, la Confédération, les cantons et les communes disposent de plus de120&nbsp;milliards de francs de capitaux propres C’est pourquoi, il faudrait en premier lieu adapter le frein à l'endettement conformément à la Constitution de sorte que la Confédération puisse à l'avenir dépenser autant qu'elle gagne au lieu de réaliser des excédents structurels qui seront finalement toujours improductivement «&nbsp;mis de côté&nbsp;». Ces excédents résultent de manière chronique, d’une part, de la sous-estimation des recettes et, de l’autre, du dépassement des dépenses. Ensemble, ces écarts se sont élevés à chaque fois à 2,1&nbsp;milliards de francs en moyenne entre 2005 et 2021, et même à 2,7 milliards de francs pour la dernière année comptable 2024 Le parallèle intéressant à faire avec ce chiffre est qu’il correspond exactement au volume d’économies supplémentaires prévu par le Conseil fédéral pour 2027. Cela signifie que, sur le long terme, les écarts budgétaires annuels rendront à eux seuls les mesures d'économie prévues déjà presque obsolètes.</p><h3 class="heading--h4">Une politique financière difficile à digérer depuis longtemps déjà</h3><p>Le programme d’austérité mis en consultation par le Conseil fédéral n’est pas du tout, comme déjà mentionné, le hors d’œuvre, mais quasiment le plat principal d’un menu peu ragoûtant que de nombreuses entrées immangeables ont déjà précédé, et dont voici quelques exemples seulement&nbsp;: pour 2024 et 2025, d’énormes «&nbsp;coupes transversales&nbsp;» ont et auront lieu, la participation financière de la Confédération à l’assurance-chômage a été réduite et le personnel de la Confédération ainsi que l’aide au développement en particulier doivent supporter des coupes radicales au profit d’une augmentation massive et dépourvue de toute stratégie des dépenses de l’armée. Et maintenant, le plat de résistance&nbsp;: économies dans l’AVS et les réductions des primes-maladie, augmentation du prix des billets des transports publics ainsi que des taxes d’études, érosion sous l’angle de la politique financière des objectifs climatiques, net affaiblissement de la formation et de la recherche, nouvelles coupes dans le personnel, etc. La liste exhaustive des 59&nbsp;mesures est bien trop longue.</p><h3 class="heading--h4">Des coupes perceptibles à court et à long terme</h3><p>Les dégâts causés par la politique d’austérité et ceux qui s’y ajouteraient si le programme d’austérité était adopté sont perceptibles à de nombreux niveaux. D’une part, de manière très directe et à court terme. Si la Confédération réduit par exemple ses contributions aux écoles polytechniques fédérales, aux universités et aux hautes écoles spécialisées, les taxes d'études seront tout simplement doublées (le Conseil fédéral lui-même part de ce principe). Conséquence directe&nbsp;: la sélection sociale dans l’enseignement supérieur continuera d’augmenter et de ce fait aussi, à long terme, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Indirectement et à long terme, ce sont surtout les effets des coupes prévues en dehors du budget de la Confédération qui se feront sentir, comme par exemples pour le fonds d'infrastructure ferroviaire. Si on réduit ces apports de 200&nbsp;millions de francs par an comme prévu, il ne se passera pas grand-chose aujourd’hui. Mais un jour ou l’autre, le réseau ferroviaire sera peut-être devenu vétuste et un train sur deux partira avec du retard. Les voyageurs et voyageuses allemands en Suisse - et cela nous ramène au point de départ de cet article - se rappelleraient alors avec étonnement l'état actuel des chemins de fer allemands. Ce serait faire preuve d’une stupidité absolue que de laisser les choses aller aussi loin.</p><p>C’est pourquoi les syndicats continueront à s’engager de toutes leurs forces contre cette politique d'austérité néfaste.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Bundeshaus-mit-Blitzen_unsp-micaelhintze_05499777b2.webp" length="222272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10582</guid><pubDate>Fri, 04 Apr 2025 17:43:17 +0200</pubDate><title>Premier pas réussi pour un financement solide de la 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/premier-pas-reussi-pour-un-financement-solide-de-la-13e-rente-avs</link><description>La commission du Conseil des États prend ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite des décisions claires prises par la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-CE) en faveur d’un financement solide de la 13e rente AVS. Il y a un an, le peuple suisse s’est clairement prononcé en faveur d’une AVS forte. D’où la nécessité d’un financement qui soit aussi solidaire que possible, tout en préservant le pouvoir d’achat. Tel est le cas avec les décisions d’aujourd’hui concernant la 13e rente AVS.</p><p>La proposition injuste du Conseil fédéral a été dûment corrigée : la commission n’a pas voulu entendre parler d’une coupe dans la contribution de la Confédération à l’AVS. Cette contribution est d’autant plus importante qu’ainsi, les actionnaires qui perçoivent des dividendes et le secteur financier participent au financement de l’AVS. En outre, au lieu d’une hausse unilatérale et d’ailleurs insuffisante de la TVA, la commission préconise un financement mixte à la fois solide et solidaire, divisé en plusieurs étapes et respectueux du pouvoir d’achat. Un financement partiel par les cotisations salariales a sa légitimité, en permettant un rééquilibrage social. Ce relèvement de cotisations sera d’ailleurs indolore pour la population.</p><p>Ce n’est pas tout : la CSSS-CE a pris ses responsabilités en veillant à couvrir les besoins financiers à moyen terme de l’AVS. C’est tout à son honneur d’avoir renoncé à la tactique du salami, qui aurait consisté à laisser l’AVS s’enfoncer dans les déficits pour revenir plus tard à la charge avec le relèvement de l’âge de la retraite, dont la population n’avait pas voulu dans les urnes. L’USS s’engagera pour que la décision d’aujourd’hui passe la rampe du plénum au Conseil des États.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10579</guid><pubDate>Thu, 03 Apr 2025 10:13:33 +0200</pubDate><title>Pas de panique : les entreprises suisses peuvent absorber les droits de douane - la BNS doit vise une dépréciation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-panique-les-entreprises-suisses-peuvent-absorber-les-droits-de-douane-la-snb-doit-vise-une-devaluation-du-franc</link><description>Droits de douane américains sur les produits suisses</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec l’annonce de l’imposition de droits de douane sur les produits européens, et également sur les produits suisses, le gouvernement Trump poursuit sa politique d’escalade. Les droits de douane sont certes gênants pour l’économie suisse d’exportation, mais il ne faut pas dramatiser la situation. L’Union syndicale suisse (USS) demande à la Suisse une stratégie commerciale extérieure intelligente et active qui protège les intérêts de la population suisse et des travailleuses et travailleurs. La Banque nationale suisse (SNB) doit mettre en œuvre de mesures en vue de laisser le franc se déprécier.</p><h3 class="heading--h5">Les entreprises suisses bien positionnées</h3><p>Plus de la moitié des exportations suisses vers les États-Unis proviennent du secteur pharmaceutique, qui est exclu du champ d'application. Dans les autres secteurs, les entreprises suisses sont bien positionnées. Les études montrent que dans des cas similaires – comme dans le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine en 2018 – les consommateurs américains ont supporté la majorité des droits de douane. Les entreprises suisses pourront également absorber la plupart des coûts supplémentaires.</p><h3 class="heading--h5">L’évolution monétaire comme un important facteur d’équilibrage</h3><p>Au vu des mesures annoncées, le franc devrait, en théorie, se déprécier par rapport au dollar pour compenser la charge des droits de douane, comme cela a été le cas avec la Chine en 2018. La Banque nationale suisse (BNS) doit soutenir cette évolution par une politique monétaire ciblée. Une dépréciation du franc atténuera les conséquences économiques négatives pour la Suisse. Il n’y a par ailleurs aucune menace d’inflation actuellement.</p><h3 class="heading--h5">Pas de guerre commerciale, mais une coopération</h3><p>La Suisse ne doit pas se laisser entraîner dans une spirale de représailles tarifaires. Si des mesures de rétorsion devaient être prises, les recettes des droits de douane devraient être redistribuées à la population et aux entreprises concernées afin de préserver le pouvoir d’achat.</p><h3 class="heading--h5">Renforcer la coopération internationale</h3><p>L’USS demande au Conseil fédéral de s’engager, avec l’UE, le Canada et d’autres pays démocratiques et progressistes en faveur d’une politique commerciale équitable, sans droits de douane. Au lieu de conflits commerciaux, il faut des alliances fondées sur la coopération plutôt que sur la confrontation.</p><h3 class="heading--h5">Négocier, oui, mais avec des limites claires</h3><p>La Suisse doit se positionner clairement dans les négociations avec les États-Unis qui se profilent, défendre ses intérêts de manière offensive, mais être prudente s’agissant d’éventuelles de concessions. L’objectif doit être une politique commerciale qui garantisse une croissance durable et de bonnes conditions de travail, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Luftfracht-Export_iSt-pierivb_d1b9802b0b.webp" length="136866" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10573</guid><pubDate>Tue, 01 Apr 2025 16:50:24 +0200</pubDate><title>Non à une loi qui baisse les salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-une-loi-qui-baisse-les-salaires</link><description>La commission de l&#039;économie du National attaque les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Nombre de travailleuses et de travailleurs ont du mal à joindre les deux bouts, même en travaillant à plein temps. C'est pourquoi, dans certains cantons, le peuple a introduit des salaires minimums légaux par votation. Car un salaire doit permettre de vivre. La Commission de l'économie du Conseil national veut imposer une révision législative qui attaque frontalement ces salaires minimums cantonaux. Elle entraînerait directement une baisse des salaires pour des milliers de travailleurs. De plus, dans de nombreux cantons, des votes à venir sur des initiatives demandant un salaire minimum seraient vidés de leur substance à l'avance. Le Conseil national doit stopper cette offensive contre les travailleuses et travailleurs des secteurs à bas salaires.</p><h4>Risque de réduction des salaires dans les secteurs à bas salaires</h4><p>Si le Parlement suit la Commission, des milliers de personnes dans plusieurs secteurs à bas salaires, comme la restauration ou la coiffure, risquent de subir des pertes de revenus considérables. Cela entraînerait une augmentation du nombre de "working poor" et des dépenses plus élevées pour l'aide sociale dans les cantons. En effet, les salaires minimums dans les conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire ne peuvent garantir un niveau de vie correct sans recours aux prestations complémentaires, notamment dans des cantons où la vie est chère comme Genève.</p><h4>Attaque contre le fédéralisme et la démocratie directe</h4><p>Le projet de loi prévoit de placer les conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire au-dessus du droit cantonal, interférant ainsi avec la compétence cantonale en matière de politique sociale qui comprend le droit à la fixation des salaires minimums. Une convention collective de travail déclarée de force obligatoire primerait ainsi les conventions cantonales, les lois cantonales et même les constitutions cantonales. Cela constituerait une ingérence dans le système fédéraliste et l'autonomie des cantons, et aurait pour effet d’annuler, de fait, les décisions populaires passées dans les cantons où des salaires minimums ont été adoptés par la population comme mesures de politique sociale. Mais cela viderait également de leur substance beaucoup de votations à venir, car dans de nombreux cantons, des initiatives sur les salaires minimums ont été déposées.</p><h4>Le Conseil national doit corriger le tir</h4><p>Les salaires minimums cantonaux, adoptés par la population lors de votations, seraient annulés de manière anticonstitutionnelle par la modification de la loi. Le plénum du Conseil national doit mettre fin à cette dangereuse manœuvre.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10569</guid><pubDate>Mon, 31 Mar 2025 11:38:55 +0200</pubDate><title>Lacunes de cotisations à l’AVS : un problème qui va s’aggravant</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lacunes-de-cotisations-a-lavs-un-probleme-qui-va-saggravant</link><description>Les nouveaux chiffres montrent que toujours plus de personnes ont des lacunes de cotisations, avec d’énormes conséquences pour leurs rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, de nombreuses personnes ont des lacunes de cotisations à l’AVS. C’est problématique parce que chaque année de cotisation manquante réduit la rente de 2,3&nbsp;%, ce qui peut représenter jusqu’à 60&nbsp;francs de rente de moins par mois et ce, sur toute la vie. &nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Pourquoi peut-il y avoir des lacunes de cotisations, comment cela peut-il se produire ?</h3><ul><li>Manque d’information&nbsp;: beaucoup ne se rendent pas compte qu'ils ont des années sans cotisation parce qu'ils ne vérifient pas régulièrement leur compte AVS.</li><li>Travail au noir&nbsp;: si un employeur ne paie pas de cotisations AVS, des lacunes de cotisations en découlent ; en Suisse c’est un problème plus important que beaucoup ne le pensent.</li><li>Accident ou maladie&nbsp;: les indemnités journalières en cas d’incapacité de travail de longue durée ne sont pas soumises à cotisation AVS. La période concernée ne compte alors pas pour le calcul de la rente.</li><li>Séjour à l’étranger&nbsp;: une personne qui a vécu à l’étranger pendant ses études ou pendant un certain temps peut se retrouver avec des lacunes de cotisations.</li></ul><h3 class="heading--h5">Comment le problème pourrait-il être résolu&nbsp;?</h3><p>L’Union syndicale suisse (USS) propose les mesures suivantes&nbsp;:</p><ol><li>Une meilleure information&nbsp;:&nbsp;<br>avec un certificat AVS délivré chaque année automatiquement à l’ensemble des assuré-e-s afin qu’ils puissent détecter d’éventuelles lacunes de cotisations&nbsp;;<br>en plus, des services de conseil gratuits pour comprendre les conséquences des lacunes de cotisations sur la rente.</li><li>Des possibilités de paiement rétroactifs plus flexibles&nbsp;:<br>la personne qui a des lacunes de cotisations dont sans en être responsable (p.&nbsp;ex. parce que l’employeur n’a pas déclaré correctement le travail) devrait pouvoir effectuer des paiements rétroactifs.</li><li>Nouvelles obligations de cotiser à l’AVS&nbsp;:<br>Les indemnités journalières en cas de maladie ou d’accident doivent être soumises à l’AVS afin que les périodes concernées soient prises en compte dans le calcul de la rente AVS.</li><li>Adaptations pour jeunes salarié-e-s&nbsp;:<br>Les apprenti-e-s et autres jeunes salarié-e-s doivent mieux pouvoir valoriser pour leur future retraite les cotisations qu’ils ont versées pendant l’apprentissage.</li></ol><h3 class="heading--h5">Pourquoi est-ce important&nbsp;?&nbsp;</h3><p>En Suisse, l’AVS est le pilier principal de la prévoyance vieillesse. Les personnes qui ont des lacunes de cotisations reçoit une rente plus basse&nbsp;; il s’agit précisément souvent des personnes qui ont déjà les revenus les plus faibles. C’est pourquoi l’USS demande des réformes afin que plus de personnes reçoivent une rente AVS complète.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10567</guid><pubDate>Mon, 31 Mar 2025 11:02:37 +0200</pubDate><title>Interdiction de l’utilisation publique de symboles nazis</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/interdiction-de-lutilisation-publique-de-symboles-nazis</link><description>Prise de position de l&#039;USS : Interdiction des symboles racistes et extrémistes – une nécessité !</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Conféderation prévoit une loi visant à interdire les symboles racistes et extrémistes dans l’espace public. L’Union syndicale suisse (USS) soutient cette initiative, estimant que la législation actuelle présente des lacunes et ne protège pas suffisamment les minorités concernées.</p><p>Dans un premier pas, seuls les symboles du «&nbsp;Troisième Reich&nbsp;» seront interdits, avant une extension à d’autres signes extrémistes. L’USS demande une mise en œuvre rapide de cette seconde phase afin d’assurer une application uniforme de la loi. Les syndicats plaident également pour une définition précise des symboles interdits dans une ordonnance afin de garantir clarté et sécurité juridique. Ils appellent le Conseil fédéral et le Parlement à adopter rapidement cette loi pour envoyer un signal fort contre la haine et l’extrémisme.</p><p>Plus de détails se trouvent dans la réponse à la consultation (voir le liens ci-dessous).</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10563</guid><pubDate>Mon, 31 Mar 2025 10:01:00 +0200</pubDate><title>Solidarité plustôt que la haine – l&#039;union fait la force !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidarite-plustot-que-la-haine-lunion-fait-la-force-mai2025</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>L'appel de l'Unions syndicale suisse pour le </strong><a href="https://1er-mai.ch" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>1<sup>er</sup> mai 2025</strong></a></p><p>Dans le monde entier, l'extrême droite travaille main dans la main avec les milliardaires, les libertariens et les fondamentalistes de tous bords contre les gens qui vivent de leur travail. Une contre-révolution du grand capital contre les progrès sociaux des dernières décennies est en cours. L'égalité des genres et d'autres droits acquis de haute lutte sont attaqués de front. La propagation d’un discours de haine contre les étrangers et les minorités permet de détourner l'attention des vrais problèmes et de refouler la question de la répartition des richesses, tandis que l'État et le droit du travail sont démantelés.</p><p>La prospérité croissante peut et doit profiter à tout le monde dans la société. Mais aujourd'hui, les employeurs et les détenteurs du capital refusent de plus en plus aux travailleuses et travailleurs leur juste part, alors que l'économie est florissante. Conséquence : le pouvoir d'achat des gens qui travaillent diminue, tandis que les actionnaires et les propriétaires fonciers s'enrichissent.</p><p>En Suisse aussi, une grande partie de l'élite économique mise de plus en plus sur le nationalisme et la xénophobie. Les migrant-e-s sont désignés comme boucs émissaires et la politique d'asile est instrumentalisée. Pendant ce temps, aucune solution n'est jamais proposée aux problèmes concrets de la population tels que la perte du pouvoir d'achat et la hausse des loyers.&nbsp; Au contraire : sous prétexte de pénurie de main-d'œuvre qualifiée, le patronat exige par exemple des horaires de travail plus longs et un âge de la retraite plus élevé, et veulent vider le droit du travail de sa substance.</p><p>L'extrême droite se retrouve en position de dicter toujours davantage l'agenda politique. Par exemple avec la dangereuse initiative de l'UDC contre une « Suisse à 10 millions », qui sera soumise au Parlement au printemps. Cette initiative isolationniste entraînerait une politique de l'asile encore plus restrictive et conduirait à la fin de la libre circulation des personnes et de la protection des salaires à travers les mesures d’accompagnement. Les élites politico-économiques ne s'opposent plus à cette évolution menaçante. Au lieu de cela, elles jettent de l'huile sur le feu, en se ralliant aux demandes de contrôles aux frontières, en faisant de la lutte contre l’immigration un but en soi à coup de clauses de sauvegardes et de quotas, et en demandant de fermer les portes aux personnes venues chercher refuge en Suisse.</p><p>Aujourd'hui plus que jamais, le mouvement social et syndical doit s'affirmer face à l'alliance de l'extrême droite, des multinationales et des élites néolibérales. Notre cohésion et notre engagement pour le progrès social, pour une prospérité équitablement répartie, pour la justice et l'égalité constituent l'arme la plus puissante contre leurs attaques. Nous le savons : avec une large mobilisation de l’immense majorité de la population qui dépend de son travail pour vivre, il est possible de repousser les menaces – et même d'obtenir des améliorations. C'est pourquoi les syndicats appellent à la résistance en cette journée internationale des droits des travailleuses et des travailleurs :</p><ul><li>Contre l'exclusion des personnes migrantes !</li><li>Contre la politique du bouc&nbsp;émissaire sur le dos des minorités !</li><li>Contre le démantèlement social et la concentration des richesses dans les mains de quelques-uns !</li></ul><p><a href="https://1er-mai.ch" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>La solidarité plutôt que la haine : l'union fait la force !</strong></a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/veranstaltungen/250501_1-Mai25-Socials-square-FR.svg" length="113111" type="image/svg+xml"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10571</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 16:08:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur le programme d’allégement budgétaire 2027</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-le-programme-dallegement-budgetaire-2027</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur le «programme d'allègement budgétaire 2027» se trouve ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10558</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 11:44:51 +0100</pubDate><title>Ordonnance de la loi sur l’approvisionnement du pays (Gestion de l’offre d’énergie électrique lors d&#039;une pénurie)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-de-la-loi-sur-lapprovisionnement-du-pays-gestion-de-loffre-denergie-electrique-lors-dune-penurie</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10556</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 11:37:33 +0100</pubDate><title>Mettre en oeuvre le rapport d’évaluation relatif aux expertises médicales dans l’Al</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mettre-en-oeuvre-le-rapport-devaluation-relatif-aux-expertises-medicales-dans-lal</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;Iv.pa. 21.498 n (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10554</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 11:01:18 +0100</pubDate><title>Participation équitable de la SSR au marché de la production audiovisuelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/participation-equitable-de-la-ssr-au-marche-de-la-production-audiovisuelle</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;Iv. pa. 22.415 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10552</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 10:50:19 +0100</pubDate><title>Contre-projet indirect à l&#039;initiative « Stop au blackout »</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/contre-projet-indirect-a-linitiative-stop-au-blackout</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10550</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 10:36:57 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (Objectifs en matière de coûts et de qualité)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-maladie-objectifs-en-matiere-de-couts-et-de-qualite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10548</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 10:22:41 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie (Acquisition de moyens et appareils dans l’EEE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-maladie-acquisition-de-moyens-et-appareils-dans-leee</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10543</guid><pubDate>Wed, 26 Mar 2025 14:00:00 +0100</pubDate><title>Non à de nouvelles injustices fiscales, non à la suppression de la valeur locative </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/non-a-de-nouvelles-injustices-fiscales-non-a-la-suppression-de-la-valeur-locative</link><description>Recommandation de vote de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La suppression de l'imposition de la valeur locative mènerait à une inégalité fiscale massive, augmenterait la pression sur le marché du logement et inciterait davantage au travail au noir. En outre, la Confédération, les cantons et les communes risqueraient de perdre des milliards d'impôts. L'Union syndicale suisse&nbsp;(USS) rejette donc ce projet et recommande de voter «&nbsp;NON&nbsp;» lors de la votation populaire.&nbsp;</p><p>La suppression de l'imposition de la valeur locative passera en votation au second semestre&nbsp;2025. La loi fédérale sur le changement de système d'imposition de la propriété du logement est soumise au référendum obligatoire. Le vote aura probablement lieu en septembre ou novembre de cette année.&nbsp;</p><p>Voici les principaux arguments avancés par les salarié-e-s contre la suppression de cet instrument fiscal&nbsp;:&nbsp;</p><ul><li>Inégalité fiscale&nbsp;: 61&nbsp;% des ménages suisses sont locataires. Les locataires ne peuvent pas déduire leur loyer de leurs impôts, alors qu'ils doivent payer des impôts sur d'autres placements. L'imposition de la valeur locative permet donc une égalité de traitement fiscal. Sans cette règle, les propriétaires de logements seraient avantagés. </li><li>Conséquences pour le marché du logement&nbsp;: la pression sur le marché immobilier continuerait de s'accroître. La propriété du logement deviendrait plus attrayante et plus chère grâce à ces nouveaux avantages fiscaux. Dans le même temps, les propriétaires ne seraient plus encouragés à quitter des appartements trop grands. </li><li>Augmentation du travail au noir&nbsp;: avec la suppression de la déduction des frais d'entretien, on s'attend à davantage de rénovations effectuées de manière illégale. Cela aurait des conséquences négatives sur les assurances sociales et donc sur la prévoyance vieillesse des salarié-e-s. </li><li>Pertes fiscales&nbsp;: la Confédération, les cantons et les communes devraient s'attendre à une baisse des recettes d'environ 1,7&nbsp;milliard de francs.&nbsp;</li></ul><p>Le Comité de l'USS a donc décidé de recommander le rejet du projet. Durant la campagne de votation, l'USS informera spécifiquement sur les aspects du projet liés à la politique de redistribution et sur les vastes conséquences négatives de l'abolition de la valeur locative.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_Miete-Schluesseluebergabe_ist-alla-petrenko_04b1c1f147.webp" length="87300" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10542</guid><pubDate>Tue, 25 Mar 2025 08:28:32 +0100</pubDate><title>Marché de l&#039;électricité : L&#039;approvisionnement de base suisse fait ses preuves</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/marche-de-lelectricite-lapprovisionnement-de-base-suisse-fait-ses-preuves</link><description>Un bon service public est payant </description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Souvenons-nous&nbsp;: lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les marchés de l'énergie ont connu de grandes turbulences. Dans la plupart des pays européens, les prix de l'électricité ont alors augmenté de façon spectaculaire, quasiment du jour au lendemain, parfois jusqu'à quintupler&nbsp;! En Suisse toutefois, les prix pour les petits clients et clientes sont restés stables dans un premier temps. Cela s'explique parce que nous avons toujours un approvisionnement de base protégé pour les ménages et les PME, avec des prix réglementés qui ne peuvent être ajustés qu'une fois par an.</span><span lang="FR">&nbsp;</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Niveau bas</strong></span><span lang="FR"><strong>&nbsp;</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Bien sûr, la Suisse n'est pas non plus à l'abri des fluctuations de prix sur les marchés internationaux : les ménages ont également dû souffrir des hausses de tarifs ces deux dernières années. Cependant, la hausse des prix a d'abord été lissée et non pas soudaine, et deuxièmement, le niveau des prix pour les petits consommateurs et consommatrices en Suisse est encore très bas aujourd'hui par rapport aux pays européens comparables, comme le montre le graphique. Seuls le Danemark et l'Autriche font mieux. Et ce, principalement parce que ces deux pays misent depuis des années beaucoup plus sur les énergies renouvelables&nbsp;: la construction d'éoliennes a certes un coût initial, mais le vent est ensuite gratuit.</span><span lang="FR">&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/4/csm_Stromleitung_Hochspannung_SchweizerLandschaft_ist-makasana_0dc8265922.webp" length="179754" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10541</guid><pubDate>Tue, 25 Mar 2025 07:43:27 +0100</pubDate><title>Les caisses de pension, un marché juteux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-caisses-de-pension-un-marche-juteux</link><description>L&#039;USS demande des règles claires : les intérêts des assuré-e-s doivent être au centre des préoccupations !</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">La prévoyance professionnelle est un pilier central de la sécurité sociale en Suisse. Mais dans la pratique, il apparaît régulièrement que les intérêts des assuré-e-s ne sont pas suffisamment protégé-e-s. Trop souvent, les entreprises et les compagnies d'assurance à but lucratif utilisent les structures du 2<sup>e</sup> pilier pour servir leurs propres intérêts financiers, au détriment des assuré-e-s et de leurs retraites.</span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">L'Union syndicale suisse (USS) salue donc en principe le nouveau projet de directive de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP), qui définit des exigences minimales pour les actes juridiques entre les caisses de pension et les personnes qui leur sont proches. Ces règles constituent un pas important vers plus de transparence et une surveillance plus uniforme. En effet, seule la divulgation et la réglementation des conflits d'intérêts peuvent empêcher que les assuré-e-s soient lésé-e-s par des frais excessifs ou des constructions contractuelles défavorables.</span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">Cependant, la directive ne va pas assez loin. Il n'y a encore aucun contrôle concret de l'efficacité du 2<sup>e</sup> pilier. Les prestataires privés peuvent toujours imposer des primes de risque élevées, des frais administratifs excessifs ou des frais de gestion de fortune coûteux sans qu'une réglementation efficace ne les empêche de le faire. Il est urgent d'apporter des modifications législatives supplémentaires afin de garantir que le capital de prévoyance profite réellement aux assurée-e-s et pas principalement aux actionnaires des prestataires privés.</span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">En outre, l'USS souligne que les nouvelles exigences en matière de transparence ne doivent pas entraîner de charges administratives supplémentaires inutiles. Il serait en effet contre-productif d'obliger des institutions de prévoyance qui fonctionnent bien, sont efficaces et autonomes à s'affilier à des prestataires à but lucratif en raison d'une bureaucratie excessive. Il faut plutôt prendre des mesures adaptées à la taille et à la structure des institutions de prévoyance concernées.</span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">Une chose est sûre : la prévoyance professionnelle doit à nouveau s'orienter davantage vers son objectif initial, à savoir garantir les retraites des salarié-e-s. L'USS demande à la CHS PP de s'engager pour plus de transparence, mais aussi pour un véritable contrôle de l'efficacité du 2<sup>e</sup> pilier. Les assuré-e-s ne doivent plus être les victimes d'un système qui fait passer les intérêts financiers de tiers avant leur propre sécurité sociale.</span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"></span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">Pour en savoir plus, consultez la prise de </span><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2025/250207_GM_OAK_Nahestehende.pdf" target="_blank" rel="noreferrer"><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">position complète</span></a><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"> (PDF, qu'en allemand).</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10536</guid><pubDate>Fri, 21 Mar 2025 15:27:22 +0100</pubDate><title>Le train de mesures négocié garantit les salaires en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-train-de-mesures-negocie-garantit-les-salaires-en-suisse</link><description>Reprise par le Conseil fédéral du résultat des entretiens de politique intérieure visant à garantir la protection des salaires

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces dernières semaines, l’Union syndicale suisse (USS) s’est employée à corriger, lors des négociations de politique intérieure sur la protection des salaires, les détériorations introduites par l’accord avec l’UE. Le Conseil fédéral a repris aujourd’hui le résultat des négociations menées dans le cadre du partenariat social. Le train de mesures de politique intérieure visant à protéger les salaires prévient le démantèlement qui était à craindre. L’USS se félicite donc de l’approbation par le Conseil fédéral de ce compromis des partenaires sociaux. Les syndicats prendront leur décision finale à l’issue des délibérations parlementaires.</p><p>L’accord avec l’UE ne fait pas qu’affaiblir la protection des salaires, il facilite encore à des entreprises douteuses et se moquant des lois l’accès au marché helvétique, par exemple en supprimant la caution actuelle. La Suisse est un véritable eldorado au cœur de l’Europe. Sans protection des salaires, les entreprises auraient la possibilité de facturer des prix suisses tout en payant des salaires étrangers. En l’occurrence, à la différence du Danemark et d’autres pays, les entreprises d’Etats membres comptant 250 millions d’habitants seraient susceptibles de travailler en Suisse dans leur langue locale. À cela s’ajoute l’essor de la sous-traitance et d’autres développements qui tendent à fragiliser les conventions collectives de travail (CCT).</p><h4>Garantie des frais suisses et responsabilité de l’employeur contractant</h4><p>Les mesures négociées entre les partenaires sociaux renforceront la prévention, dans la mesure où à l’avenir les marchés seront bien plus souvent attribués à des entreprises correctes. Lors de l’attribution des commandes publiques, il faudra d’abord vérifier si les entreprises ont déjà enfreint les conditions de travail suisses. L’entrepreneur principal devra désormais régler les amendes pour ses sous-traitants, s’il n’a pas vérifié qu’ils versent des salaires corrects. Par ailleurs, des gains d’efficience dans la procédure d’annonce amélioreront la qualité des contrôles. Quant aux frais, une nouvelle disposition légale garantit expressément le règlement des frais en vigueur en Suisse.</p><h4>Étapes importantes dans la bonne direction</h4><p>Quant à l’extension des conventions collectives de travail à des branches entières (déclaration de force obligatoire), les exigences désuètes datant de 1956, époque où le marché de travail suisse était encore très fermé, seront adaptées. L’USS déplore toutefois que cette modernisation des quorums ne concerne que les CCT existantes. Car une telle mesure n’améliorera pas la situation dans des branches en plein essor et dont les conditions de travail laissent à désirer, comme le secteur des soins privés ou les crèches.</p><p>Les travailleuses et travailleurs qui s’engagent sur le terrain du partenariat social, dans leur entreprise ou dans le cadre de leur CCT, doivent être à l’abri d’un licenciement. La proposition adoptée aujourd’hui par le Conseil fédéral améliore certes la situation de certains groupes de personnes. Mais si ces avancées vont dans la bonne direction et sont importantes, elles sont loin de couvrir tous les travailleurs et travailleuses qui en auraient besoin.</p><p>Outre la protection des salaires, l’USS tient beaucoup au maintien du service public dans les secteurs de l’électricité et du rail.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10524</guid><pubDate>Fri, 07 Mar 2025 15:43:09 +0100</pubDate><title>Les analyses n&#039;atteignent pas leur but – il faut maintenant des contrôles, des amendes et une hausse des salaires des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-analyses-natteignent-pas-leur-but-il-faut-maintenant-des-controles-des-amendes-et-une-hausse-des-salaires-des-femmes</link><description>Egalité des sexes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus d’une entreprise sur deux se moque de ses obligations en matière d'égalité salariale et viole donc la Loi sur l’égalité. Cependant, les écarts salariaux entre les sexes restent très élevés. Les instruments introduits dans la Loi sur l'égalité ont donc échoué à atteindre leur but. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc des contrôles des salaires et des amendes pour les entreprises qui discriminent les femmes. Aujourd'hui, quatre femmes sur dix doivent vivre avec moins de 5000 francs par mois après un apprentissage, et un quart même avec moins de 4500 francs. C'est inacceptable. Les femmes, en Suisse, doivent pouvoir vivre correctement de leur travail sans aucune discrimination.</p><p>Le rapport d’évaluation externe de la révision de la loi sur l’égalité (LEg) mandaté par l’Office fédéral de la justice dresse un bilan intermédiaire effarant de la mise en œuvre des analyses de l’égalité salariale au sein des entreprises en Suisse. La majorité des employeurs concernés n’ont pas mené correctement ces analyses prescrites par la loi depuis 2020. Des violations flagrantes du droit en vigueur concernent chacune des trois étapes légalement contraignantes : l’analyse des salaires, le contrôle de l’analyse par un organe indépendant externe et la communication transparente des résultats au personnel. Ce sombre bilan confirme malheureusement ce que les syndicats ont martelé depuis le début des débats sur la révision de la LEg : les mesures non assorties de contrôles ni sanctions ne suffisent pas.</p><h4>Les inégalités salariales ne disparaîtront pas toute seules</h4><p>Pour rappel, les femmes gagnent en moyenne toujours 1354 francs de moins par mois que les hommes, soit 16,2% (valeur pour 2022). En outre, la part inexpliquée de ces différences ne cesse d’augmenter. Selon la dernière enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), près de la moitié de la différence de rémunération entre les sexes (48,2 %), secteurs privés et publics confondus, ne s’explique pas par des facteurs objectifs, comme la branche, la formation, l’âge, etc. Cette part inexpliquée n’a jamais été aussi haute depuis le début des analyses en 2012.</p><h4>Les employeurs doivent prendre leurs responsabilités et le monde politique doit se réveiller</h4><p>Les employeurs qui n’ont pas respecté la loi doivent maintenant impérativement la mettre en œuvre et procéder à l’analyse de leurs salaires, au contrôle de cette dernière par un organe indépendant et à la communication transparente des résultats à leurs employé-e-s. Le Conseil fédéral et le Parlement doivent également agir rapidement pour corriger la situation. Pour l’Union syndicale suisse, il est incompréhensible que le Conseil fédéral ait décidé d’attendre l’évaluation finale de la LEg prévue pour fin 2027 avant de proposer des mesures pour atteindre l’égalité salariale. Le rapport d’évaluation intermédiaire publié aujourd’hui dresse un bilan bien assez clair pour justifier tout de suite des mesures plus contraignantes pour les entreprises.</p><p>L’USS réclame une adaptation rapide de la LEg fondée sur les mesures suivantes :</p><ul><li>contrôles et sanctions contraignantes pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires.</li><li>extension de l’obligation de procéder à des analyses salariales tous les quatre ans à toutes les entreprises : aujourd’hui, moins d’une entreprise sur cent est tenue d’effectuer ces analyses.</li><li>obligation de présenter des mesures de correction des inégalités salariales identifiées.</li></ul><p>Même avec un CFC en poche, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000 francs par mois, et une sur quatre doit même se contenter d’un salaire de moins de 4500 francs. C’est pourquoi les mesures de contrôle dans les entreprises doivent s’accompagner d’une offensive de revalorisation salariale générale dans les professions majoritairement exercées par les femmes. Pour l’USS, des salaires d’au moins 5000 francs après l’apprentissage et d’au moins 4500 francs pour tout le monde doivent devenir la norme. C’est dans des secteurs comme la prise en charge d’enfants, les soins aux personnes âgées ou le commerce de détail qu’une telle revalorisation est la plus urgente.</p><p>L’amélioration des revenus des femmes passe aussi obligatoirement par une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré entre les sexes. Il faut donc impérativement des investissements publics plus importants dans l’accueil extrafamilial des enfants.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_170614_sabine_reber_sgb_frauen_aktion_lohnkontrolle_loehne_unter_die_lupe_9872cafd67.webp" length="596040" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10528</guid><pubDate>Fri, 21 Feb 2025 15:36:00 +0100</pubDate><title>Modification de l&#039;ordonnance 4 relative à la loi sur le travail (OLT 4)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-4-relative-a-la-loi-sur-le-travail-olt-4</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10515</guid><pubDate>Wed, 19 Feb 2025 14:52:49 +0100</pubDate><title>Un premier pas dans la bonne direction, mais d’autres mesures s’imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-premier-pas-dans-la-bonne-direction-mais-dautres-mesures-simposent</link><description>Décisions du Conseil fédéral sur les négociations sur la protection des salaires </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’ouverture de la Suisse par rapport à l’Union euro-péenne (UE) pour autant que les salaires et le service public soient préservés. La décision d’orientation prise aujourd’hui par le Conseil fédéral relativement aux négociations au plan national corrige certaines dégradations de la protection des salaires. A priori, c’est une bonne chose. Mais il reste beaucoup à faire. Concernant la mise en œuvre concrète, l’USS insistera pour que les mesures à prendre soient conçues de manière efficace et appli-cables sur le terrain.&nbsp;</p><p>L’accord affaiblit non seulement la protection des salaires, mais facilite aussi l’accès au marché d’entreprises au comportement douteux et semi-criminel, par exemple en raison de la suppres-sion du système de caution. La Suisse comme pays situé au cœur de l’Europe, est extrême-ment attrayant. En l’absence de protection des salaires, les entreprises peuvent demander des prix suisses et verser des salaires étrangers. À la différence de ce qui est le cas au Danemark et dans d’autres pays, les entreprises d’États membres de l’UE représentant 250 millions d’habitant-e-s peuvent travailler en Suisse dans leur langue nationale. S’y ajoutent des struc-tures de sous-traitance et des évolutions dans les branches qui sapent la base des conventions collectives de travail (CCT).&nbsp;</p><p>C’est pourquoi les mesures d’accompagnement doivent être renforcées, pas affaiblies. Il est es-sentiel que les conditions issues de l’année 1956 en matière de déclaration de force obligatoire des CCT soient adaptées aux réalités actuelles. Personne ne voudrait aujourd’hui aller en va-cances en prenant un avion de cette époque. La protection contre le licenciement devrait à tout le moins être conforme à ce que prévoit l’OIT.&nbsp;</p><p>L’Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 31 janvier 2025 a adopté des revendications. Les quotas pour la déclaration de force obligatoire des CCT devraient être globalement diminués. Le travail temporaire doit être limité. La Suisse devrait introduire une responsabilité du man-dant. Entre autres, la Confédération et les cantons devraient, en cas d’abus, être obligés d’introduire des contrats-types de travail, et pas seulement pouvoir le faire.&nbsp;</p><p>Les décisions du Conseil fédéral sont un premier pas important. La phase décisive avec la mise en œuvre concrète des mesures est encore à venir. Le résultat doit en être la garantie d’une protection autonome efficace des salaires et des conditions de travail, afin que les nouveaux accords profitent aux salarié-e-s de Suisse. &nbsp;</p><p>En plus de la protection des salaires, l’USS maintient que le service public en matière d’électricité et de chemin de fer doit être garanti.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10513</guid><pubDate>Tue, 18 Feb 2025 08:42:19 +0100</pubDate><title>Procédure de qualification uniforme au lieu d&#039;un examen final écrit</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/procedure-de-qualification-uniforme-au-lieu-dun-examen-final-ecrit</link><description>Réforme de l’enseignement de la culture générale dans la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats se sont toujours engagés à renforcer l’enseignement de la culture générale (ECG) dans la formation professionnelle afin que les apprenti-e-s, qu'ils soient jeunes ou adultes, puissent se développer le mieux possible sur le plan personnel, social et professionnel et réaliser leur potentiel. Non seulement dans leur rôle de salarié-e, mais aussi en tant qu'individu-e, citoyen-ne et membre de la société. Outre l'enseignement professionnel, l’ECG transmet des compétences fondamentales telles que la capacité à communiquer, l'éducation civique et la pensée critique, contribuant ainsi de manière significative à l'égalité des chances. L’ECG vise à soutenir au mieux les apprenti-e-s dans leurs ressources personnelles et leur autonomie. En ce qui concerne la mobilité sociale, l'ECG doit donc être conçu de manière aussi large et indépendante que possible, tout en étant axé sur la pratique et l'action.</p><p>Après presque vingt ans, l'ordonnance sur les prescriptions minimales pour ECG dans la formation professionnelle initiale doit être entièrement révisée. Lors de la consultation, l'USS s'est prononcée en faveur d'un renforcement de l'ECG sous la forme d'une uniformisation et d'un renforcement de son caractère obligatoire, et a demandé que la nouvelle ordonnance réglemente à l'avenir l'ECG de la même manière pour toutes les formations professionnelles initiales. L'USS a également demandé que la mise en œuvre dans les cantons et l'élaboration des programmes scolaires cantonaux soient aussi uniformes que possible.</p><p>Le Secrétariat d'État à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI) avait mis en consultation une révision de l'ordonnance qui avait été élaborée en commun dans le cadre du partenariat et qui prévoyait une refonte de la procédure de qualification. L'examen final de l'ECG, jusque-là écrit, devait être remplacé par un mélange de note d'expérience et de travail final (comprenant une présentation et un entretien d'examen). L'USS a soutenu cette proposition et s'est prononcée en faveur d'une plus grande importance accordée à la note d'expérience dans le cadre de sa réponse à la consultation.</p><h4>Des normes uniformes au lieu de l'arbitraire cantonal</h4><p>Lors de sa réunion du 12 février, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E) s'est soudainement prononcée en faveur du maintien de l'examen final écrit ou, du moins, en faveur de la liberté de mise en œuvre accordée aux cantons à cet égard. Cette décision va à l'encontre de la proposition élaborée en partenariat avec les associations professionnelles, qui visait à réorganiser la procédure de qualification en se basant sur les notes d'expérience et en revalorisant le travail final avec une présentation et un examen oral approfondi.</p><p>Cela signifierait que les différents règlements cantonaux pourraient continuer à exister. Cela reviendrait à renoncer à l'obligation de qualité à l'échelle nationale, l'un des principaux objectifs de la réforme. L'USS continue de soutenir l'objectif d'harmonisation de la culture générale à l'échelle nationale, défini au début du projet de réforme «Culture générale 2030», afin de garantir l'égalité des chances et l'égalité des droits pour tous les apprenti-e-s. Aujourd'hui déjà, il existe des différences considérables dans la mise en œuvre de l'enseignement de culture générale entre les cantons et les écoles professionnelles, ce qui rend la comparaison difficile. Une solution nationale augmenterait la mobilité des apprenti-e-s et garantirait l'équivalence des diplômes.</p><h4>Renforcer les compétences pratiques plutôt que des formes d'examen obsolètes</h4><p>Le projet de réforme «Formation générale 2030» mise sur le renforcement des compétences opérationnelles des apprenti-e-s. L'examen final actuel est un vestige d'une pédagogie révolue qui ne reflète plus les exigences actuelles en matière de culture générale. En revanche, un travail de fin d'études axé sur la pratique, avec une présentation orale suivie d'un entretien d'examen, favorise l'application durable des connaissances et des compétences dans des situations réelles et représente une opportunité pour de nombreux apprenti-e-s.</p><h4>Les syndicats réclament une mise en œuvre contraignante de la réforme</h4><p>L'USS demande au SEFRI et au Conseil fédéral de maintenir la révision prévue de l'ordonnance et d'ancrer le travail de fin de formation, y compris la présentation et l'entretien d'examen, comme nouvelle norme dans la procédure de qualification de la culture générale, en plus des notes d'expérience qui doivent être conservées. Une solution uniforme au niveau national est essentielle pour garantir la comparabilité et la perméabilité des diplômes. La formation professionnelle ne doit pas se transformer en un patchwork de modalités d'examen différentes d'un canton à l'autre.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10506</guid><pubDate>Fri, 14 Feb 2025 16:33:43 +0100</pubDate><title>Le statut d’indépendant pourrait être imposé par l’employeur</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-statut-dindependant-pourrait-etre-impose-par-lemployeur</link><description>La commission du Conseil national s’en prend à la sécurité sociale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de la sécurité sociale du Conseil national vise à permettre dorénavant aux employeurs de fixer eux-mêmes par contrat si une personne a un statut indépendant ou salarié. Il s’agit d’une attaque frontale contre la sécurité sociale, ouvrant toute grande la porte aux abus et à la précarité. Malgré la pluie de critiques émanant tant des syndicats que d’associations patronales, des cantons et d’experts, la commission maintient son projet, au risque de créer une grave insécurité juridique et d’attiser la concurrence déloyale. L’Union syndicale suisse (USS) invite le Conseil national à stopper ce plan dangereux.</p><p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) persiste et signe dans son projet visant à permettre aux parties contractantes de « choisir elles-mêmes » dorénavant le statut d’indépendant ou de salarié. Il s’agit d’une attaque directe contre la sécurité sociale des travailleuses et travailleurs, qui entraînerait de multiples abus, de la précarité et des retombées négatives pour tous les contribuables honnêtes. Lors de la procédure de consultation, outre les syndicats, une bonne partie des associations patronales, les autorités d’exécution et d’éminents spécialistes du droit des assurances sociales ont mis en garde contre de tels risques. Une écrasante majorité des cantons se sont également opposés au projet.</p><p>En Suisse comme presque partout au monde, des critères objectifs sont utilisés pour savoir si quelqu’un est indépendant ou salarié. L’enjeu est de savoir dans quelle mesure la personne dépend de son donneur d’ouvrage. Or il est question aujourd’hui d’assouplir cette règle nécessaire à la protection des travailleuses et travailleurs les plus vulnérables. Dorénavant, les employeurs pourraient imposer à quiconque travaille pour eux, par accord écrit, d’assumer l’ensemble des risques économiques en tant qu’indépendant. Ce n’est pas seulement contraire au principe fondamental de la sécurité sociale. Un tel projet accroîtrait massivement l’insécurité juridique, en droit des assurances sociales sinon dans tout le droit du travail, et même la pratique des autorités fiscales en pâtirait. En dernier lieu, le projet de la commission du Conseil national ouvrirait grande la porte à plus d’indépendance fictive venant de l’étranger et à une concurrence à bas prix s’exerçant aux dépens des entreprises locales. D’où inévitablement de la sous-enchère et du travail au noir. Les seuls gagnants seraient les entreprises de plateformes internationales comme Uber. Or de tels acteurs ne cherchent qu’à maximiser leurs bénéfices sans assumer la moindre responsabilité – laissant les autres payer les pots cassés.</p><p>Il est surprenant qu’en dépit de la pluie de critiques reçues, la majorité de la commission du Conseil national tienne mordicus à sa modification de loi. Elle choisit ainsi sans nécessité la confrontation directe avec tous les acteurs qui s’engagent pour des conditions de travail équitables et pour un marché du travail sain, en Suisse et dans toute l’Europe. L’USS combattra avec fermeté le projet et attend du Conseil national qu’il prenne ses responsabilités et mette fin à cette dérive.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10503</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2025 16:43:51 +0100</pubDate><title>Amendements au Règlement sanitaire international (2005)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/amendements-au-reglement-sanitaire-international-2005</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10493</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2025 09:20:24 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-chômage et de l’ordonnance sur l’indemnisation des caisses de chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-chomage-et-de-lordonnance-sur-lindemnisation-des-caisses-de-chomage</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10511</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2025 07:40:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire Marti Samina « La pauvreté n’est pas un crime. » (modification de la loi fédérale sur les étrangers et l&#039;intégration [LEI])</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/initiative-parlementaire-marti-samina-la-pauvrete-nest-pas-un-crime-modification-lei</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10508</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2025 07:31:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-accidents (OAA) en matière d’événements majeurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-accidents-oaa-en-matiere-devenements-majeurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10495</guid><pubDate>Wed, 12 Feb 2025 10:01:00 +0100</pubDate><title>Modification de l&#039;ordonnance 2 relative à la loi sur le travail : dispositions spéciales pour l’assistance Live-In (Art. 17a - 17e OLT 2)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-2-relative-a-la-loi-sur-le-travail-dispositions-speciales-pour-lassistance-live-in-art-17a-17e-olt-2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10490</guid><pubDate>Wed, 12 Feb 2025 09:53:31 +0100</pubDate><title>Cette nomination à la Direction du travail est une provocation pour les travailleuses et travailleurs de Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/cette-nomination-a-la-direction-du-travail-est-une-provocation-pour-les-travailleuses-et-travailleurs-de-suisse</link><description>Guy Parmelin choisit un idéologue libéral comme responsable de la Direction du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Direction du travail est le service le plus important de la Confédération pour les travailleuses et travailleurs. Elle est responsable de la protection des salaires dans le cadre des mesures d’accompagnement, de la loi sur le travail ainsi que de la réintégration et de la protection sociale des personnes au chômage. La nomination de Jérôme Cosandey à la tête de cette direction est un mauvais signal pour les gens qui travaillent.</p><p>Jérôme Cosandey était membre de la direction d'Avenir.Suisse lorsque cette organisation défendait des positions idéologiques radicales : abolition pure et simple de la protection des salaires, allongement de la durée du travail et démantèlement des règles minimales en matière de conditions de travail. L’entrée de cet agenda à la Direction du travail avec ce mauvais casting est un danger.</p><p>Par ailleurs, M. Cosandey n'a pas d’expérience de la politique du marché du travail, du partenariat social, de la politique d’insertion ou des caisses de chômage. Il n'a jamais eu la responsabilité de grands projets informatiques comme ceux dont il devra s'occuper au Seco. Il n'a pas non plus d'expérience en matière de direction de grandes équipes, de structures tripartites avec les partenaires sociaux et les cantons ou l'administration fédérale.</p><p>L'intégration de la Direction du travail (anciennement OFIAMT) au sein du Seco était déjà une erreur. La culture de partenariat social et d'intégration de la direction a été peu à peu remplacée par une approche de laissez-faire libéral. Sous la direction de Boris Züricher, qui venait également d'Avenir.Suisse, la direction a développé une tendance de plus en plus oppose aux intérêts des travailleuses et travailleurs. La protection des salaires a été freinée au lieu d’être développée. Les projets informatiques de l'assurance-chômage ont pris de plus en plus de retard et coûté de plus en plus cher.</p><p>L'USS demande que la Direction du travail soit détachée du Seco afin qu'elle puisse reprendre son ancienne méthode de travail partenariale. En raison de l'importance que revêt cette entité pour les travailleuses et travailleurs et pour le marché du travail, sa direction doit être nommée par le Conseil fédéral.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10501</guid><pubDate>Tue, 11 Feb 2025 10:26:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur le système de santé militaire (OSSMil)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-le-systeme-de-sante-militaire-ossmil</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10499</guid><pubDate>Tue, 11 Feb 2025 10:20:00 +0100</pubDate><title>Modification de la LAMal : Garantie du principe de la collecte unique des données</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-lamal-garantie-du-principe-de-la-collecte-unique-des-donnees</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10497</guid><pubDate>Tue, 11 Feb 2025 10:12:00 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre du contre-projet indirect à l&#039;initiative populaire « initiative d’allègement des primes »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-du-contre-projet-indirect-a-linitiative-populaire-initiative-dallegement-des-primes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10488</guid><pubDate>Fri, 07 Feb 2025 11:37:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la protection civile (ouvrages de protection)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-la-protection-civile-ouvrages-de-protection</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10486</guid><pubDate>Fri, 07 Feb 2025 11:26:00 +0100</pubDate><title>Projet de directives « Exigences minimales applicables aux actes juridiques passés par l’institution de prévoyance avec des personnes proches »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/projet-de-directives-exigences-minimales-applicables-aux-actes-juridiques-passes-par-linstitution-de-prevoyance-avec-des-personnes-proches</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10481</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2025 13:49:54 +0100</pubDate><title>Grippe, refroidissement, virus, bactéries : vos droits et devoirs au travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/grippe-refroidissement-virus-bacteries-vos-droits-et-devoirs-au-travail</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est la saison de la grippe. Actuellement, la première vague traverse la Suisse à partir de l’ouest. Gérer de manière sûre la maladie au travail est, précisément en ce moment, un thème central pour les salarié-e-s et les employeurs et employeuses. Pour pouvoir garantir un environnement au travail équitable et favorable à la santé, toutes les parties concernées doivent connaître leurs droits et leurs devoirs. Ci-après, vous trouverez ce qu’il faut &nbsp;savoir à ce sujet et pour quelles améliorations l’USS bat.</p><h4>Certificats médicaux seulement à partir du troisième jour</h4><p>Un ou une médecin vous établit un certificat médical d’arrêt maladie qui confirme que la personne concernée n’est pas en mesure, à cause d’une maladie, de fournir le travail contractuellement prévu. L’incapacité de travail se rapporte à votre activité concrète. Ainsi, un « simple » enrouement, peut suffire pour empêcher une employée d’un centre d’appels de faire son travail.&nbsp;</p><p>Le certificat indique le début et la durée probable de l’incapacité de travail. Le diagnostique reste, quant à lui, confidentiel, seule est faite la différence entre maladie et accident. Pour éviter une charge administrative inutile, il est judicieux de demander un certificat médical seulement à partir du troisième jour de maladie. Devoir le faire à partir du premier jour de maladie entraînerait une charge supplémentaire pour la personne malade et le système de santé. Les employeurs et employeuses devraient ainsi ne pas exiger de certificat médical à partir du premier jour de maladie.</p><h4>Nécessité d’une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie obligatoire dès le premier jour</h4><p>En Suisse, nous n’avons pas d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie obligatoire à partir du premier jour. Actuellement, le droit à la poursuite du versement du salaire dépend de la branche, de la convention collective de travail et de la durée des rapports de travail. Les jours de carence, pour lesquels les salarié-e-s ne reçoivent pas leur salaire en cas de maladie, sont non seulement antisociaux, mais représentent aussi un danger pour la santé. Ils mettent les salarié-e-s sous pression pour que, bien que malades, ils se rendent au travail afin de s’éviter des pertes de revenu. Cela repousse la guérison, accroît le risque de contagion pour les collègues de travail et occasionne à long terme des coûts de santé plus élevés. Une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie obligatoire à partir du premier jour serait une garantie financière pour tout le monde et empêcherait des pratiques dangereuses pour la santé.</p><h4>Le présentéisme, un problème sous-estimé</h4><p>Les employeurs et employeuses sont appelés à créer une culture d’entreprise qui donne la priorité à leurs employé-e-s, fixe des règles claires en matière de déclaration de maladie et fasse obstacle au présentéisme, c’est-à-dire à la présence au travail de personnes atteintes dans leur santé. Passer à du télétravail en cas de maladie est rarement une bonne idée. Certes, cela peut éviter des contagions, mais le travail en cas de maladie peut également freiner la guérison et, dans le pire des cas, avoir pour effet que l’on devient encore plus malade. Donc, celle ou celui qui est malade est malade et doit se rétablir.</p><p>L’employeur ou l’employeuse est tenu de protéger la santé de ses employé-e-s. C’est pourquoi verser un bonus aux personnes qui n’ont pas connu de jours de maladie est aussi une mauvaise idée. Cela entraîne du présentéisme avec les conséquences déjà mentionnées pour la santé et peut constituer une violation de ce devoir de protéger la santé de leurs employée-s-s qu’ont les employeurs et employeuses. De tels bonus sont aussi des plus problématique sous l’angle de la législation sur le travail et pourraient causer des problèmes juridiques pour les employeurs et employeuses concernés.</p><h4>Que puis-je faire si je suis en arrêt maladie ?</h4><p>Lorsque l’on est malade, rien ne doit être fait qui puisse mettre en danger la guérison. Les activités permises dépendent du type de maladie en question. En cas de stress psychique ou de certaines autres maladies, les promenades peuvent être bénéfiques, alors qu’en cas de grippe avec fièvre, un repos strict est indiqué. En cas de migraines, il est logique que l’on ne reste pas collé à un écran, alors qu’en cas de grippe intestinale, on peut aussi placer quelques posts sur les réseaux sociaux.&nbsp;</p><p><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR">Si vous voulez en savoir plus, adressez-vous à </span><a href="/luss/federations-affiliees#c12334"><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR">votre syndicat</span></a><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR"> ou aux </span><a href="/luss/unions-cantonales#c12660"><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR">permanences juridiques des unions syndicales cantonales</span></a><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR">.</span></p><h4><span lang="FR">Autres lectures complémentaires&nbsp;: &nbsp;</span></h4><ul><li><a href="https://www.rts.ch/audio-podcast/2025/audio/droit-du-travail-et-arret-maladie-28757577.html" target="_blank" rel="noreferrer">Contexte de la RTS</a> sur le droit du travail et la maladie sur le droit du travail et la maladie avec Juliette Ancelle, avocate, spécialiste FSA en droit du travail</li><li>Informations du <a href="https://www.seco.admin.ch/seco/fr/home/Arbeit/Personenfreizugigkeit_Arbeitsbeziehungen/Arbeitsrecht/merkblaetter--informationen.html" target="_blank" rel="noreferrer">SECO sur le maintien du salaire en cas de maladie</a> (voir <span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR">«&nbsp;</span>Versement du salaire en cas de maladie<span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR"> » </span>)</li><li><a href="https://www.weka.ch/themes/ressources-humaines/salaire-et-remuneration/poursuite-du-versement-du-salaire/article/poursuite-du-versement-du-salaire-des-regimes-confus/" target="_blank" rel="noreferrer">Informations complémentaires sur le maintien du salaire en cas de maladie</a></li><li>Contexte des <a href="https://www.weka.ch/themes/ressources-humaines/salaire-et-remuneration/poursuite-du-versement-du-salaire/article/maintien-du-salaire-en-cas-de-maladie-droits-et-obligations/" target="_blank" rel="noreferrer">droits et obligations en matière de maintien du salaire en cas de maladie</a></li><li><a href="https://www.weka.ch/themes/ressources-humaines/gestion-du-personnel/management-de-la-sante/article/presenteisme-travailler-lorsquon-est-malade/" target="_blank" rel="noreferrer">Pour en savoir plus sur le problème du présentéisme</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Krank-am-Arbeitsplatz_torwai-iStock_kleiner_1a6f8d00d4.webp" length="111630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10478</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2025 16:43:04 +0100</pubDate><title>Il faut garantir les salaires et le service public</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/il-faut-garantir-les-salaires-et-le-service-public</link><description>Prise de position des syndicats sur le résultat des négociations avec l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p>COMMUNIQUÉ DE PRESSE COMMUN DE L’USS ET DE TRAVAIL.SUISSE</p><p>Les délégué∙e∙s de l’Union syndicale suisse (USS) et le Comité de Travail.Suisse ont examiné aujourd’hui le résultat du nouvel accord négocié avec l’UE et adopté leur position commune en vue des négociations de politique intérieure à venir. L’accord conclu met en péril la protection des salaires. En raison notamment de la réduction du délai d’annonce, de la suppression de fait de la caution, de la remise en question de l’interdiction d’offrir des services en Suisse et de la reprise de la réglementation européenne des frais. En outre, l’accord facilite aux entreprises de l’UE l’accès au marché suisse. Afin de préserver la protection des salaires en vigueur, l’USS et Travail.Suisse demandent en particulier la garantie que les frais couverts soient conformes à la réglementation suisse, un régime de responsabilité des adjudicateurs et des entreprises générales, des plans d’action pour encourager les CCT, ainsi qu’une meilleure protection contre le licenciement des personnes s’engageant pour de bonnes conditions de travail dans leur entreprise.</p><p>Les deux faîtières syndicales ont examiné de près aujourd’hui, dans leurs organes décisionnels respectifs, le résultat des nouveaux accords Suisse-UE négociés.</p><p>La Suisse possède les salaires les plus élevés d’Europe, et il en va de même pour le coût de la vie. Afin de protéger les salaires, la Suisse a introduit il y a 20 ans déjà, suite aux pressions syndicales, les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Grâce aux CCT, aux contrôles effectués et aux amendes infligées, les salaires n’ont pas baissé dans les secteurs dûment protégés. Or l’accord nouvellement négocié fait passer à la trappe des pans entiers de ces mécanismes de protection. La pression à agir sur le terrain de la protection des salaires est donc plus grande que jamais.</p><h4>Décision des délégué-e-s de l’USS</h4><p>L’assemblée extraordinaire des délégués de l’USS a ainsi mené une discussion très critique sur les résultats obtenus à ce jour. Dans leur résolution (voir annexe), les délégué∙e∙s se réclament certes d’une Suisse sociale et ouverte et reconnaissent la réelle importance de l’UE pour un développement de l’Europe et une coopération interétatique placés sous le signe de la paix. L’USS soutient à ce titre l’ouverture de la Suisse à l’UE, pour autant qu’elle profite aux travailleuses et travailleurs et qu’elle ne leur nuise pas.</p><p>Mais les détériorations de la protection des salaires sont inacceptables pour les délégué∙e∙s.</p><p><strong>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS,</strong> a souligné dans son exposé que « l’accord affaiblit la protection des salaires. Il faudra y remédier et négocier ferme. Notre but étant de trouver une solution qui soit utile aux travailleuses et travailleurs, au lieu de leur nuire. »</p><p>Dans leur vote, les délégué∙e∙s de l’USS ont réclamé de nouvelles mesures propres à garantir la protection des salaires et le service public. Leurs revendications concrètes sont notamment les suivantes :</p><ul><li>responsabilité des maîtres d’ouvrage ainsi que des adjudicateurs, en cas d’infraction commise par leurs sous-traitants</li><li>raccourcissement du traitement des annonces par les cantons</li><li>renégociation de la réglementation des frais</li><li>augmentation du nombre de CCT déclarées de force obligatoire</li><li>meilleure protection contre le licenciement des travailleuses et travailleurs s’engageant pour de bonnes conditions de travail et la sécurité au travail</li><li>meilleur statut pour la main-d’œuvre temporaire</li><li>non à la libéralisation du marché de l’électricité</li><li>garantie, dans le secteur du transport ferroviaire international de voyageurs, d’une solution en mains suisses pour les conditions de travail comme pour le modèle de coopération, l’attribution des sillons et l’intégration tarifaire.</li></ul><p>La liste complète des revendications figure dans la <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2025/250131/AD250131F_DL_Resolution_Europe.pdf">résolution de l’USS.</a></p><h4>Décision du Comité de Travail.Suisse</h4><p>Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des salarié∙e∙s, a également adopté aujourd’hui une résolution sur le résultat des négociations avec l’UE, lors d’une séance extraordinaire de son Comité (voir annexe). L’accord aura pour effet un affaiblissement massif de la protection des salaires, dû notamment à la réduction du délai d’annonce, à la suppression de fait de la caution et à la remise en question de l’interdiction d’offrir des services en Suisse.</p><p>Pour que Travail.Suisse puisse soutenir l’accord négocié, il est par conséquent nécessaire, d’une part, de prévoir des mesures de compensation et, d’autre part, de moderniser la protection des salaires. <strong>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse,</strong> l’a clairement dit : « nous voulons bien mener des discussions constructives de politique intérieure et rechercher des solutions. Mais la protection des salaires a été affaiblie et sans mesures compensatoires fortes en matière de politique intérieure, Travail.Suisse n’acceptera en aucun cas le résultat négocié sur le terrain de la politique extérieure. »</p><p>Dans une optique de protection des salaires et des conditions de travail, le Comité de Travail.Suisse demande notamment ceci :</p><ul><li>Le principe « un salaire égal pour un travail égal au même endroit » doit également s’appliquer aux frais. Des garanties contraignantes s’imposent en vue de la non-application de la réglementation européenne.</li><li>Il faut mettre en place de nouveaux instruments efficaces qui garantissent le niveau actuel de protection des salaires.</li><li>Il est nécessaire d’adapter les quotas des employeurs requis pour les CCT étendues.</li><li>Dans les secteurs sans CCT, il faut instaurer une obligation légale d’édicter des contrats-types de travail, en cas de sous-enchère salariale abusive et répétée.</li><li>Les employeurs doivent s’engager clairement en faveur d’un partenariat social fort.</li></ul><p>Ce débat sur l’Europe a donné l’occasion à Esther Lynch, secrétaire générale de la Conférence européenne des syndicats (CES), d’exprimer aujourd’hui dans un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gjRslP63faI" target="https://www.youtube.com/watch?v=gjRslP63faI" title="Message de solidaité d&apos;Esther Lynch" rel="noreferrer">message de solidarité</a> son soutien à l’analyse critique de l’accord trouvé entre le Conseil fédéral et l’Union européenne. Selon ses propres mots, la CES partage l’inquiétude des syndicats suisses quant aux effets néfastes d’un tel accord sur les droits des travailleuses et travailleurs en Suisse. En effet, l’accord négocié affaiblit massivement les mécanismes de protection existants contre la sous-enchère salariale. Il introduit même de nouvelles règles rendant possible une concurrence déloyale au détriment de la main-d’œuvre locale ou étrangère occupée en Suisse. « La CES est donc pleinement aux côtés des syndicats suisses, aujourd’hui où il s’agit de défendre les droits des travailleurs et travailleuses et de maintenir un service public fort », a expliqué Esther Lynch.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/5/csm_250131_DV_SGB527web_0787faad3e.webp" length="231912" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10474</guid><pubDate>Wed, 29 Jan 2025 14:32:09 +0100</pubDate><title>Des mesures inutiles et unilatérales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-mesures-inutiles-et-unilaterales</link><description>Consultation sur le programme d’austérité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les coupes prévues pour un montant d’en tout 3,6 milliards de francs mises en consultation aujourd’hui par le Conseil fédéral sont énormes et disproportionnées. L’Union syndicale suisse critique fondamentalement ce programme d’austérité. Étant donné la situation dans l’ensemble très confortable des budgets publics en Suisse, ces mesures d’austérité sont totalement inutiles.&nbsp;</p><p>En ouvrant aujourd’hui la procédure de consultation à ce sujet, le Conseil fédéral confirme qu’il reprend dans leur grande majorité les propositions d’économies faites dans le rapport des expert-e-s mandatés par lui et, de ce fait, surtout le principe incompréhensible d’« assainissements » envisagés presque exclusivement sur le plan des dépenses. Or, il faudrait d’abord résoudre les problèmes structurels en matière de recettes. S’y ajoute que – comme chacun sait – le frein à l’endettement n’est pas appliqué conformément à la Constitution : au lieu d’induire des dépenses équilibrées, il produit des excédents, aux dépens de la population.</p><p>Il est également clair que la Confédération doit assumer toujours plus de tâches que les cantons ne remplissent pas suffisamment – par exemple avec les subsides aux primes-maladie. La Confédération doit pouvoir mettre les cantons cet argent pour ces tâches. C’est d’autant plus judicieux que les cantons réalisent d’importants excédents, privant ainsi constamment la population de prestations nécessaires.</p><p>Les coupes prévues d’environ 3,6 milliards de francs sont non seulement disproportionnées, elles nuiront aussi durablement à la qualité du service public suisse. En outre, le personnel de la Confédération doit inutilement supporter, en raison des économies dans son domaine, des coupes de plus de 300 millions de francs. Ces énormes coupes compromettront aussi à long terme la qualité des prestations publiques.</p><p>L’USS s’exprimera de manière détaillée sur les coupes prévues dans le cadre de la consultation et poursuivra en plus son engagement contre cette politique d’austérité inutile et dommageable, tant au niveau de la Confédération qu’à celui des cantons.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10472</guid><pubDate>Wed, 29 Jan 2025 14:09:23 +0100</pubDate><title>Il faut résoudre les problèmes de la population, pas s’acharner sur les ressortissant-e-s étrangers et les réfugié-e-s </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/il-faut-resoudre-les-problemes-de-la-population-pas-sacharner-sur-les-ressortissant-e-s-etrangers-et-les-refugie-e-s</link><description>Mesures d’accompagnement à l’initiative de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions ! »</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR">La situation de nombre de travailleuses et travailleurs est tendue. Les loyers et les primes-maladie pèsent toujours plus sur leurs budgets, alors que les salaires, une fois déduite l’inflation, stagnent. Il paraît souvent plus facile de gagner au loto que de trouver un logement abordable. Avec son initiative, l’UDC profite de cette situation pour s’acharner sur les étrangers et les étrangères.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">Pendant ce temps, le patronat et les autorités laissent les gens sur le carreau. Comme le Conseil fédéral le fait aussi aujourd’hui. Au lieu de veiller à ce que tout le monde profite des fruits de la prospérité et de l’ouverture de la Suisse, il a adopté un train de mesures ridiculement faible. Tous les grands thèmes y figurent certes, du marché du travail au logement, mais seulement avec de propositions minimalistes, qui logiquement resteront sans grand effet. Les employeurs aussi s’acharnent contre les réfugié-e-s, au lieu d’augmenter les salaires, et le Conseil fédéral agit sans tenir compte des besoins de la population.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">Pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est claire&nbsp;: le Parlement doit donner maintenant des réponses aux problèmes de la population. Cela passe en priorité par une augmentation des allocations familiales, une protection contre le licenciement pour les employé-e-s de longue date ainsi qu’un programme d’incitation en faveur de la construction de logements d’utilité publique.</span></p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10468</guid><pubDate>Tue, 21 Jan 2025 17:38:50 +0100</pubDate><title>Douze ouvertures dominicales par an sont une aberration</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/douze-ouvertures-dominicales-par-an-sont-une-aberration</link><description>Feu vert de la Commission de l’économie à une initiative cantonale antisociale et dangereuse pour la santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de multiplication par trois des ventes dominicales est dangereux pour la santé des travailleuses et travailleurs. Pire, il fait fi des décisions démocratiques des dernières années et constitue ainsi une attaque frontale contre les dimanches chômés. L’Union syndicale suisse (USS) appelle donc à refuser net ce projet antisocial.</p><p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) a approuvé aujourd’hui une initiative du canton de Zurich. Cet objet vise à faire passer le nombre d’ouvertures dominicales de quatre aujourd’hui à douze, soit à autoriser jusqu’à un dimanche d’ouverture des magasins par mois – contre la volonté du peuple, qui refuse régulièrement dans les urnes les ouvertures dominicales. La loi comprend du reste déjà la possibilité d’employer du personnel dans les commerces quatre dimanches par an pour les achats de Noël, pendant la période de l’Avent. Aujourd’hui déjà, de nombreux cantons ne tirent pas pleinement parti de cette possibilité.</p><h4>Surcroît de pénibilité</h4><p>Une extension des ouvertures dominicales constituerait un nouveau coup de massue pour le personnel de vente. La branche du commerce de détail souffre déjà d’un bas niveau de salaires, d’horaires changeants, d’une pénurie de main-d’œuvre et de pressions élevées. Il n’existe pas non plus de CCT de branche. Une augmentation du travail du dimanche n’arrangerait rien. Les experts de la santé ne connaissent que trop bien l’impact négatif d’un travail dominical régulier sur le corps et le psychisme.</p><p>En 2021 encore, une proposition similaire glissée dans la loi COVID avait échoué devant les Chambres. Ni le Conseil national, ni le Conseil des États n’avaient voulu d’une telle libéralisation.</p><h4>Une tactique du salami aux conséquences funestes</h4><p>Le projet d’extension des ouvertures dominicales dans les magasins est un bel exemple de tactique du salami : il s’agit d’introduire insidieusement, par petites étapes, le travail dominical dans toutes les branches et professions – des salons de coiffure aux emplois de bureau, en passant par les assurances et les banques. Une telle attaque contre les dimanches chômés ne ferait que des perdants parmi les salarié-e-s. D’où l’importance de refuser net ce projet !</p><p>Les jours de congé communs, comme le dimanche, s’avèrent essentiels pour le repos, pour la vie de famille et les contacts sociaux. S’il fallait travailler davantage de tels jours, le personnel serait privé du temps libre dont il a déjà tant besoin et ne saurait plus comment concilier travail et vie privée.</p><h4>La santé doit primer sur le profit</h4><p>L’USS appelle à redonner enfin la priorité à la protection des travailleuses et travailleurs. En lieu et place de libéralisations aussi dommageables pour la santé que la multiplication des ouvertures dominicales, source de stress et d’épuisement professionnel, l’heure est à une meilleure protection de la santé ainsi qu’à l’adoption de conditions de travail gérables pour le personnel.</p><p>Il n’est pas question de sacrifier les intérêts des travailleuses et travailleurs sur l’autel du profit à court terme – le commerce de détail n’a pas besoin d’une « ruée de Noël » tout au long de l’année, mais bien d’améliorations durables pour son personnel.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_Vater-mit-kleinem-Kind_Eva_Blanco_Fotografia_photocase_484a117b8a.webp" length="81926" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10463</guid><pubDate>Wed, 08 Jan 2025 16:18:28 +0100</pubDate><title>Cyrielle Huguenot reprend le dossier de l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/cyrielle-huguenot-reprend-le-dossier-de-legalite</link><description>Nouvelle secrétaire centrale à l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>A partir du début de l'année, Cyrielle Huguenot a pris en charge à l’Union syndicale suisse (USS) le dossier de l’égalité en tant que nouvelle secrétaire centrale. Au cours des dernières années, le mouvement syndical a joué un rôle moteur pour faire progresser l’égalité dans plusieurs domaines et éviter le démantèlement d’acquis importants. Il reste néanmoins de nombreux défis, en particulier en matière de discrimination salariale, de niveau des retraites, d’accueil de jour des enfants et de lutte contre le harcèlement sexuel. « Le monde du travail est central pour faire progresser l’égalité et les droits des femmes et je m’y engagerai pleinement. Les syndicats disposent d’une légitimité et d’une capacité d’action très importantes dans ce domaine », relève Cyrielle Huguenot. Âgée de 42 ans, elle est au bénéfice d’une importante expérience en matière d’égalité et a déjà organisé et dirigé des campagnes nationales couronnées de succès, comme celle liée à la réforme du droit pénal sexuel.&nbsp;</p><p>Cyrielle Huguenot prendra également en charge le dossier de la politique migratoire avec en ligne de mire les droits des travailleuses et travailleurs issus de la migration.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_cyrielle_huguenot_36b5a583ff.webp" length="172268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10530</guid><pubDate>Mon, 23 Dec 2024 15:47:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur la surveillance des marchés financiers et d’autres actes touchant au domaine de la coopération internationale</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-lfinma-et-dautres-actes-touchant-cooperation-internationale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10460</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2024 15:24:33 +0100</pubDate><title>Ce résultat est insuffisant</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ce-resultat-est-insuffisant</link><description>Avis de l’USS sur les négociations avec l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique l’accord avec l’UE auquel le Conseil fédéral a donné son feu vert. Selon les informations actuellement disponibles, la protection des salaires sera démantelée et le service public affaibli. L’USS examinera en détail le texte final de l’accord et décidera des suites à lui donner, lors d’une assemblée extraordinaire des délégués fixée au 31 janvier 2025. L’USS appelle le Conseil fédéral à faire toute la transparence sur le contenu de l’accord.</p><p>Avec un tel accord, il sera bien plus difficile de faire respecter les salaires suisses. Comme la Suisse a beaucoup de peine à percevoir les amendes (peines conventionnelles) en dehors de ses frontières, les entreprises de différentes branches doivent fournir aujourd’hui une garantie (dépôt d’une caution). Or cette dernière est absente de l’accord. La « caution en cas de récidive » prévue à la place est une farce et, pour toutes sortes de raisons, ses effets dans la pratique seront quasiment nuls. De même, l’« interdiction d’offrir des services » n’est plus garantie. Aujourd’hui, les cantons interdisent chaque année à quelque 600 à 1000 entreprises de travailler en Suisse, soit qu’elles refusent de coopérer avec les autorités, soit qu’elles aient versé des salaires beaucoup trop bas. Autre problème de taille, la Suisse s’engage avec l’accord à reprendre la réglementation européenne des frais. À l’avenir, les frais d’hébergement et de repas des personnes détachées par leur employeur ne seront plus pris en compte que sur la base des règles du pays d’origine. Alors même qu’en Suisse, le coût de la vie est l’un des plus élevés d’Europe. Enfin, la réduction du délai d’an¬nonce des travailleurs détachés de 8 à 4 jours compliquera l’activité de contrôle, comme le confirme un essai pilote mené à Bâle-Ville et Bâle-Campagne.</p><p>L’accord aura également des effets négatifs sur le service public, obligeant la Suisse à libéraliser son approvisionnement électrique qui fonctionne bien et remettant en question, dans le transport ferroviaire international de voyageurs, les coopérations ayant fait leurs preuves avec les compagnies de chemin de fer des pays voisins.</p><p>Le contenu de l’accord n’est connu que dans les grandes lignes. Pour répondre aux questions encore ouvertes, il faudrait en étudier les dispositions précises. L’USS a toujours soutenu l’ouverture de la Suisse vis-à-vis de l’UE, pour autant que les travailleuses et travailleurs en bénéficient et que les salaires soient garantis. Elle analysera en détail le texte de l’accord, afin que son assemblée des délégués prévue au 31 janvier 2025 puisse décider des suites à y donner en toute connaissance de cause. L’USS attend du Conseil fédéral qu’il mette à disposition les informations nécessaires.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10457</guid><pubDate>Tue, 17 Dec 2024 16:48:15 +0100</pubDate><title>8 semaines de vacances pour les apprenti-e-s : un investissement nécessaire pour renforcer les apprentissages</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/8-semaines-de-vacances-pour-les-apprenti-e-s-un-investissement-necessaire-pour-renforcer-les-apprentissages</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) demande que toutes et tous les apprenti-e-s de Suisse aient à l’avenir droit à 8 semaines de vacances. Cette revendication a été décidé le 29 novembre 2024 par l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS et présentée le 3 décembre 2024, à l’Intergroupe parlementaire Travail.&nbsp;</p><p>La formation professionnelle duale est la colonne vertébrale de l’économie suisse, mais la charge supportée par les apprenti-e-s est énorme. Alors que leurs contemporain-e-s des gymnases profitent de 13 semaines de vacances, les apprenti-e-s doivent se contenter de 5 semaines seulement ; cela, malgré un horaire hebdomadaire lourd et la triple charge du travail en entreprise, de l’école et de l’apprentissage à domicile.&nbsp;</p><p>Cette inégalité de traitement non seulement menace la santé des apprenti-e-s, mais réduit aussi l’attractivité de la formation professionnelle en général, explique la présidente de la Commission USS de la jeunesse, Félicia Fasel. « Avec 8 semaines de vacances, nous permettons aux jeunes de récupérer comme ils en ont besoin et renforçons en même temps la formation professionnelle initiale en tant que pilier important de notre économie. »</p><h4>Un besoin d’agir urgent</h4><p>Les défis auxquels est confronté le système de formation professionnelle duale sont manifestes :</p><ul><li>pénurie de candidat-e-s à l’apprentissage, </li><li>nombreuses résiliations de contrats d’apprentissage, </li><li>taux d’échec inquiétant lors des examens finaux,</li><li>baisse du nombre des apprenti-e-s titulaires d’une maturité professionnelle acquise durant l’apprentissage (appelée MP1).</li></ul><p>En outre, une enquête récente de la Jeunesse d’Unia montre que près de la moitié des apprenti-e-s souffre de stress et d’épuisement.</p><h4>Tout le monde y gagnera</h4><p>Des vacances en plus, cela n’améliorera pas seulement la santé des jeunes, mais rendra la formation professionnelle plus attrayante et représentera une contribution importante à la lutte contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Une meilleure récupération profitera à la santé ainsi qu’au développement personnel des jeunes, de même qu’à leur participation à la vie sociale.</p><h4>Notre revendication</h4><p>L’USS demande que 8 semaines de vacances figurent, pour l’ensemble des apprenti-e-s, dans la loi ou soient réglées dans le cadre des conventions collectives de travail (CCT). En renforçant les droits des apprenti-e-s, nous assurons l’avenir de notre société et de notre économie.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10452</guid><pubDate>Tue, 17 Dec 2024 07:33:24 +0100</pubDate><title>Hausse de franchise : coup de massue pour la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/hausse-de-franchise-coup-de-massue-pour-la-population</link><description>Le Parlement et le Conseil fédéral veulent adapter la franchise minimale</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’augmentation prévue de la franchise minimale grèvera encore plus le budget des ménages, pourtant déjà confrontés à l’explosion des primes d’assurance-maladie. Alors qu’avec la réforme EFAS le lobby de la santé a su davantage ponctionner les payeuses et payeurs de primes, les assuré-e-s subiront encore une hausse conséquente de leur franchise minimale. Une telle décision est révélatrice des priorités d’un Parlement dominé par les partis bourgeois : au lieu de revoir la rémunération des prestataires privés, il préfère faire payer la facture aux plus faibles de la société. Ce cynique « cadeau de Noël » survient à deux semaines seulement de l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2025, d’une brutale hausse de primes, la troisième d’affilée.<br>Après le Conseil fédéral et le Conseil des États, le Conseil national a approuvé à son tour le relèvement de la franchise minimale. Il est prévu de l’adapter, dans un premier temps, au « niveau actuel des coûts », puis périodiquement. En clair : après les primes, les franchises entreront à leur tour dans une spirale haussière.<br>Aujourd’hui déjà, tant les primes que la participation aux coûts dont doivent s’acquitter les personnes assurées sont en constante hausse. Entre 2005 et 2023, la charge moyenne due aux franchises et quotes-parts a bondi de 40 %. Pourquoi ? Parce que beaucoup de personnes sont dans l’obligation de choisir une franchise plus élevée afin d’économiser au moins un peu d’argent, à condition bien sûr de rester en bonne santé.<br>La hausse des franchises frappera de plein fouet les malades chroniques qui ne peuvent ni se rabattre sur un niveau de franchise plus élevé, ni renoncer aux traitements nécessaires. En outre, cette mesure nuit gravement à la santé publique. Car la participation aux coûts déjà bien trop élevée aujourd’hui contraint toujours plus de patient-e-s à renoncer, à leurs risques et périls, à des prestations nécessaires. D’où des souffrances humaines évitables et, en dernier lieu, une facture globale plus élevée pour tout le monde.<br>Au lieu d’« adapter la franchise minimale aux conditions réelles » – c'est le titre de la motion adoptée par la deuxième chambre – le Parlement devrait urgemment arranger le financement du système de santé conformént « aux conditions réelles ». Concrètement, les personnes pouvant se le permettre doivent payer davantage à l’assurance de base. C’est déjà le cas dans la plupart des pays européens.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10505</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2024 16:16:00 +0100</pubDate><title>Dossier no 165 : Évolution des effectifs des syndicats en 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-no-165-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2023</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2023, l'Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptait 315 790 membres (+0,19 %). Avec 600 nouvelles inscriptions, le nombre de membres des associations affiliées à l'USS a donc progressé pour la première fois en dix ans. La proportion des femmes syndiquées a atteint un nouveau record, à 32,8 %. L’arrivée de 1963 membres féminins (+1,93%) a ainsi compensé le départ de 1363 membres masculins (-0,64 %). La progression du nombre de membres s’explique également par l'adhésion de deux associations, HelvetiCA (contrôleurs aériens) et SPV (enseignants vaudois). Or même sans ces adhésions, la baisse du nombre de membres serait restée nettement inférieure à 1 % (-2284, soit -0,72 %), ce qui constitue le taux de perte le plus faible depuis 2016.</p><p>Plus petite, l’organisation faîtière Travail.Suisse a, pour sa part, perdu 2617 membres au cours de l'année sous revue, ce qui correspond à un recul de 1,77 %. En 2023, les associations qui n'appartiennent à aucune faîtière ont enregistré une baisse de 5287 membres, l’équivalent d’environ 2,5 %. En fin d’année, elles représentaient ainsi encore 205 802 travailleuses et travailleurs. Le taux de syndicalisation a reculé de 0,43 point pour s'établir à 15,34 %.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/6/csm_UNIA_LD23_MFR3958__c__Manu_Friederich_8417933f74.webp" length="519026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10449</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2024 13:12:34 +0100</pubDate><title>Procédure de consultation calamiteuse : maintenant il incombe au Parlement d’enterrer l’attaque anticonstitutionnelle contre les salaires minimums cantonaux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/procedure-de-consultation-calamiteuse-maintenant-il-incombe-au-parlement-denterrer-lattaque-anticonstitutionnelle-contre-les-salaires-minimums-cantonaux</link><description>Non au retour des travailleuses et travailleurs pauvres : le Parlement ne doit pas bafouer la Constitution !
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec un cynisme rare, le conseiller aux États Erich Ettlin (Centre/OW) cherche à affaiblir les salaires minimums en Suisse, en compagnie de GastroSuisse et d’une courte majorité des Chambres fédérales. Dans tous les cantons où les citoyennes et citoyens, forts de la compétence souveraine que leur confère la Constitution fédérale, ont instauré des salaires minimums, cette majorité vise à les déclarer nuls et non avenus par une nouvelle base légale, dès lors qu’une convention collective nationale de travail déclarée de force obligatoire prévoit des salaires plus bas.</p><p>Un tel scénario aurait pour effet d’exacerber le problème des travailleuses et travailleurs pauvres (working poors), soit des personnes qui, à Genève ou Neuchâtel, doivent se contenter de très bas salaires. Dans des îlots de cherté comme Genève, de telles rémunérations ne permettraient plus à des salarié-e-s à 100 % de joindre les deux bouts sans devoir faire appel à l’aide sociale.</p><p>Et qui devrait subventionner de tels salaires ? Les contribuables de ces cantons ayant pourtant clairement opté pour des salaires minimums cantonaux, afin de ne plus avoir de working poors.</p><p>Le résultat de la consultation a été sans appel : tous les cantons sauf Obwald (canton d’origine d’Erich Ettlin), la Conférence des chefs des départements cantonaux de l’économie publique (CDEP), les communes, les spécialistes du droit constitutionnel, l’Office fédéral de la justice et le Conseil fédéral – tout le monde s’accorde à dire qu’un tel projet est incompatible avec la Constitution. Il bafoue la souveraineté des cantons, met le fédéralisme hors-jeu et contrevient au principe de subsidiarité.</p><p>Même les associations patronales romandes, le Centre Patronal et la FER, rejettent le projet du conseiller aux États Ettlin et de GastroSuisse, faisant valoir qu’il est anticonstitutionnel et contraire à la volonté populaire des cantons concernés, soit Neuchâtel et Genève. La FER appelle même au lancement d’un référendum, si le projet devait aboutir.</p><p>Il est évident que les cantons, le Conseil fédéral et les travailleuses et travailleurs ne veulent pas d’une paupérisation du salariat. Il n’est pas question non plus de chambouler l’ordre constitutionnel, de vider de sa substance le fédéralisme ou de jeter par-dessus bord le principe de subsidiarité – pour la simple raison que certains employeurs, dans les rangs de GastroSuisse notamment, souhaitent verser des très bas salaires et obliger la collectivité à payer la différence.</p><p>Le Parlement ne doit pas rester les bras croisés, mais être à l’écoute des cantons ainsi que des travailleuses et travailleurs, et respecter le fédéralisme et la volonté populaire locale. Après cette consultation calamiteuse, il ne reste qu’à enterrer ce projet contre les salaires minimaux cantonaux !</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10447</guid><pubDate>Thu, 12 Dec 2024 13:30:40 +0100</pubDate><title>Les femmes restent injustement privées d’une année de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-femmes-restent-injustement-privees-dune-annee-de-rente</link><description>Rejet du recours contre la votation sur AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) est déçue de l’arrêt rendu aujourd’hui par le Tribunal fédéral. Les juges fédéraux font primer la sécurité juridique sur les rentes beaucoup trop basses des femmes. Car bien qu’elles perçoivent des rentes plus basses, les femmes ont fait les frais de mesures d’économies unilatérales, avec l’augmentation de l’âge de la retraite. Et d’autres attaques sont déjà en préparation. Or après le verdict d’aujourd’hui, il incombe plus que jamais au monde politique d’entreprendre enfin quelque chose pour remédier aux rentes beaucoup trop basses des femmes. Elles ont besoin de rentes plus élevées – en lieu et place de nouvelles coupes des rentes de veuves opérées sous prétexte d’égalité.</p><p>En 2022, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes avait été accepté du bout des lèvres, avec un écart de 31 195 voix seulement. Or les prévisions de déficit dans l’AVS brandies durant la campagne de votation reposaient sur des erreurs de calcul de la Confédération. L’USS avait pourtant dénoncé à maintes reprises les prévisions officielles trop négatives.</p><p>Ces scénarios financiers incorrects ont largement influencé la campagne de votation sur le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. L’USS demeure convaincue que sans cette erreur de calcul, le processus de formation de l’opinion aurait pris une tournure différente. D’autant plus que sur une période de dix ans, l’impact des erreurs de calcul de l’OFAS correspond à peu près aux recettes supplémentaires que le relèvement de l’âge de la retraite des femmes aurait générées.</p><p>La déception est donc bien réelle : les femmes concernées ont été injustement privées d’une année de rente. Alors même que les femmes étaient majoritairement opposées à la réforme AVS 21. Ces deux dernières années également, les rentes féminines trop basses sont apparues comme un enjeu brûlant dans les campagnes de votation portant sur la prévoyance professionnelle. Après le verdict rendu aujourd’hui par le Tribunal fédéral, il incombe plus que jamais au monde politique d’entreprendre enfin quelque chose pour remédier à ce problème. Les femmes ont besoin de rentes plus élevées – en lieu et place de nouvelles coupes des rentes de veuves opérées sous prétexte d’égalité.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/1/csm_241212_Reaktionen-Urteil_2bf2486266.webp" length="543458" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10443</guid><pubDate>Tue, 10 Dec 2024 13:41:00 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre de l’initiative parlementaire « Assouplir les conditions encadrant le télétravail »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mise-en-oeuvre-de-linitiative-parlementaire-assouplir-les-conditions-encadrant-le-teletravail</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10414</guid><pubDate>Wed, 04 Dec 2024 11:12:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-la-loi-sur-lencouragement-et-la-coordination-des-hautes-ecoles-lehe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10441</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2024 11:11:14 +0100</pubDate><title>Une personne sur deux subit du harcèlement au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-personne-sur-deux-subit-du-harcelement-au-travail</link><description>Nouvelle étude du Seco et du Bureau de l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, une personne active sur deux a déjà été victime de harcèlement sexuel ou sexiste sur son lieu de travail. Les femmes sont particulièrement concernées : près de 60 % d'entre elles font état d'attouchements non désirés, de remarques suggestives, voire d'agressions. L'étude montre clairement que le harcèlement sexuel peut se produire partout : dans les bureaux, les ateliers, sur les chantiers et particulièrement souvent dans les branches où le contact avec la clientèle est important, comme la vente, la santé ou la restauration. Souvent, les travailleurs et travailleuses jeunes sont touchés déjà au début de leur vie professionnelle, même pendant leur formation. De nombreuses personnes concernées ne parlent pas de ce qui leur est arrivé, souvent parce qu'elles ont peur des conséquences négatives ou ne savent pas quels sont leurs droits. Pour un trop grand nombre d'entre elles, les conséquences sont graves, allant d'un sentiment de honte à un changement d'emploi. Pourtant, le harcèlement n'est pas seulement une forme de violence, mais un problème structurel (et non individuel), face auquel les employeurs ont la responsabilité de protéger leurs collaboratrices et collaborateurs.</p><p>Mais les employeurs n'assument pas cette responsabilité. En effet, 95% des employeurs interrogés affirment prendre le harcèlement sexuel au sérieux, mais plus de la moitié des entreprises indiquent que ce phénomène se produit chez elles. Les bonnes intentions de l’employeur ne servent pas à grand-chose pour les personnes concernées. En outre, le harcèlement sexuel n’a pas d’effet sur les personnes que de manière isolée. Si une collègue entend constamment des propos sexistes ou subit des attouchements indésirables, le climat de travail s’en trouve détériorié pour tout le monde.</p><p>L'USS exige des employeurs qu'ils prennent leur responsabilité au sérieux et adoptent des mesures claires. Les entreprises ne peuvent tout simplement pas se permettre d'ignorer le sujet. Une politique de tolérance zéro obligatoire en fait partie : chaque entreprise doit introduire des règles claires contre le harcèlement sexuel et les faire appliquer de manière conséquente. Les employeurs doivent proposer des formations régulières pour que les employé‑e‑s et les cadres sachent ce qu'est le harcèlement sexuel, comment le reconnaître, comment y réagir, et comment veiller de manière préventive à un climat de travail respectueux. Les travailleuses et travailleurs doivent savoir qu'ils peuvent signaler des plaintes sans craindre de conséquences. Pour cela, il peut être utile de s'adresser à un syndicat. En effet, dans la lutte contre le harcèlement sexuel comme ailleurs, des efforts collectifs peuvent porter leurs fruits.</p><p>Outre les mesures prises par les entreprises, l'USS demande également des adaptations légales. Les entreprises devraient être tenues de prouver qu'elles respectent leur devoir de diligence et être poursuivies plus sévèrement en cas d'infraction. Les employeurs ne doivent pas se décharger de leur responsabilité. Ceux qui n'agissent pas doivent en subir les conséquences.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/9/csm_Belaestigung-Gewalt-Arbeitsplatz_heike-trautmann-unsplash_0833bce189.webp" length="80982" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10437</guid><pubDate>Fri, 29 Nov 2024 12:24:41 +0100</pubDate><title>Plus de liberté au lieu d’une disponibilité permanente</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/plus-de-liberte-au-lieu-dune-disponibilite-permanente</link><description>Les délégués de l’USS décident une offensive pour de meilleures conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La charge et le stress au travail ne cessent d'augmenter depuis des années. De plus en plus de travailleuses et travailleurs souffrent d’une pression trop forte ou ont des difficultés à concilier vie professionnelle et vie familiale. Au lieu de proposer des solutions, les employeurs prévoient de continuer à démanteler la protection existante : ils exigent davantage de travail le dimanche, des horaires de travail plus longs et la légalisation des situations de fausse indépendance. Les syndicats s'opposeront avec véhémence à ces attaques contre le droit du travail. Une meilleure protection est nécessaire pour permettre aux gens qui travaillent de mieux planifier leur vie et d’avoir davantage leur mot à dire dans la répartition entre temps de travail et temps libre. Plus de liberté au lieu d’une disponibilité permanente – c'est avec cet objectif que les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse ont décidé aujourd'hui de lancer une offensive en faveur de règles plus favorable aux travailleuses et travailleurs.</p><h4>Des conditions de travail à renforcer au lieu de les dégrader</h4><p>De nombreuses personnes actives sont soumises à une forte pression au travail. Les employeurs et les managers exercent une pression sur les coûts, réduisent les effectifs et confient le travail restant à un nombre toujours plus restreint de travailleuses et travailleurs. Le recours à du personnel temporaire augmente et le travail s’intensifie. Certains employeurs attendent même une disponibilité pendant la maladie ou les loisirs. Cela rend particulièrement difficile la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale pour les parents. Au lieu de remédier à cette situation, les employeurs portent des initiatives politiques visant à détériorer les règles en vigueur. Il s'agit notamment de l'extension du travail du dimanche, de l'affaiblissement du statut de salarié-e en légalisant les situations de fausse indépendance, et d'horaires de travail excessifs dans le cadre du télétravail qui ne tiendraient plus compte des temps de repos nécessaires.</p><p>Pour les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS), il est clair que les droits des travailleuses et travailleurs doivent au contraire être étendus. Au lieu d'être joignables en permanence, d'être exposés au burnout et au travail gratuit, il faut des horaires de travail compatibles avec la vie privée, plus de temps de repos et de meilleures mesures de protection. Dans une résolution, les délégué-e-s de l'USS demandent :</p><ul><li>&nbsp;des horaires de travail fournis au moins quatre semaines à l’avance pour des périodes de deux semaines ; des modifications seulement en cas d’urgence et avec supplément de salaire d’au moins 50 % ;</li><li>la suppression des horaires coupés ou des pauses de midi trop longues sans l’accord des salarié-e-s (p. ex. dans la restauration ou la vente) et l’introduction de mesures de protection en cas de conditions météorologiques extrêmes (p. ex. arrêt du travail dans la construction en cas de canicule, y c. adaptation des indemnités en cas d’intempéries ) ;</li><li>l’abolition des journées de travail de plus de 10 heures;</li><li>un supplément d’au moins 50 % en cas de travail du dimanche, de nuit ou du samedi ; au moins deux week-ends de congé par mois (samedi et dimanche) pour tout le monde ;</li><li>l’enregistrement et la rémunération intégraux et transparents de toute la durée du travail, y compris des temps de préparation et de rangement, des pauses, des durées de déplacement et du temps nécessaire pour se changer ;</li><li>la limitation des heures supplémentaires et l’introduction de vacances plus longues pour les apprenti-e-s, en adaptation à cette phase de leur vie ;</li><li>une meilleure protection pour toutes et tous dans la loi sur le travail, en particulier du personnel de l’aviation, de l’économie domestique, de l’agriculture, des enseignant-e-s, des travailleurs et travailleuses sociaux, des éducateurs et éducatrices ainsi que des surveillant-e-s, actuellement exclus du champ d’application, et une protection spécifique renforcée pour la maternité ;</li><li>la protection du personnel, en particulier dans le service public, la vente, la restauration, les hôpitaux, les transports publics routiers, lacustres, ferroviaires et aériens contre les agressions et les actes de violence.</li></ul><h4>Renforcement de l'apprentissage : 8 semaines de vacances pour les apprentis</h4><p>La formation professionnelle duale est un pilier de l'économie suisse. Mais bon nombre de jeunes subissent une forte pression durant l’apprentissage. Alors que les élèves du post-obligatoire ont 13 semaines de vacances, les apprentis doivent généralement se contenter de cinq semaines seulement .Ce déséquilibre met en danger la santé des apprenti-e-s. L'USS demande donc huit semaines de vacances pour toutes les personnes en apprentissage et s'engageront en faveur de cette réglementation dans la loi et dans les conventions collectives de travail.</p><h4>Contre les licenciements dans la sidérurgie</h4><p>Les délégués de l'USS ont exprimé par une résolution leur soutien aux travailleurs et travailleuses de Stahl Gerlafingen et Steeltec Emmenbrücke, qui luttent contre les licenciements massifs. Les suppressions d'emplois dans l'industrie sidérurgique sont irresponsables et doivent être empêchées.</p><h4>Etat des négociations avec l'UE</h4><p>Le président de l'USS Pierre-Yves Maillard a réaffirmé la position syndicale lors de l'assemblée des délégués : la protection des salaires autonome et le service public doivent être garantis dans le résultat des négociations. Il a annoncé aux délégué-e-s qu'une assemblée extraordinaire sera convoquée lorsque le résultat des négociations sera sur la table.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_DV_Benoit_c49873de4e.webp" length="384884" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10432</guid><pubDate>Tue, 26 Nov 2024 15:07:38 +0100</pubDate><title>Les femmes gagnent chaque mois 1364 francs de moins que les hommes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-femmes-gagnent-chaque-mois-1364-francs-de-moins-que-les-hommes</link><description>Les écarts de salaire entre femmes et hommes restent trop élevés</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le monde du travail suisse est encore très loin d'une vraie égalité. Il ressort des chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique (OFS) que, si les écarts de salaire continuent de diminuer, ils s’élèvent toutefois encore à 16,2 %. La différence en francs est plus spectaculaire encore : les femmes gagnent en moyenne chaque mois 1364 francs de moins que les hommes. Et les nouveaux chiffres confirment que la discrimination salariale directe reste considérable. Près de la moitié de la différence de rémunération (44,9 %) ne s’explique pas par des facteurs objectifs, comme la branche, la formation, l’âge, etc. En outre, l’écart inexpliqué ne s’est hélas que peu résorbé (de 45,3 à 44,9 %). Il est vrai que les différences de salaire sont moindres parmi les salarié-e-s sans fonction hiérarchique. Le travail syndical accompli dans le cadre des conventions collectives de travail (CCT) et sur le terrain a donc visiblement porté ses fruits.</p><p>De très nombreuses femmes continuent d’avoir des salaires à peine suffisants pour vivre. Les professions où elles sont majoritaires sont moins bien rémunérées, bien qu’étant fréquemment exigeantes et lourdes en responsabilités. Même avec un CFC en poche, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000 francs par mois, une fois leur salaire extrapolé à une activité professionnelle à plein temps avec 13e mois de salaire. La prise en charge d’enfants, l’accompagnement des personnes âgées ou le commerce de détail en sont de bons exemples. Ce n’est pas tout : l’expérience professionnelle et l’ancienneté se traduisent par des suppléments de salaire moins élevés que pour les hommes.<br>Or en définitive, une part importante des désavantages salariaux subis par les femmes tient à ce qu’elles s’occupent de leurs propres enfants. L’USS continuera donc de s’engager afin que la garde d’enfants soit organisée sous forme de service public, pour permettre une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré entre les sexes. Cela suppose des investissements publics plus conséquents, avec à la clé de meilleures conditions de travail dans les métiers de la petite enfance comme dans la santé et le social.</p><p>Il va de soi pour l’USS qu’il faut mettre les bouchées doubles en matière d’égalité. Des salaires d’au moins 5000 francs après l’apprentissage, et d’au moins 4500 francs pour tout le monde doivent être la norme. Toutes les CCT doivent fixer leurs salaires minimums en conséquence. L’égalité salariale et l’augmentation des salaires féminins figureront à l’ordre du jour de toutes les négociations entre partenaires sociaux. Partout où il n’y a pas de CCT (crèches, commerce de détail, etc.), il faut en introduire. Enfin, des mesures systématiques de lutte contre la discrimination salariale restent indispensables, telles que des analyses obligatoires de l’égalité des salaires dans les entreprises et des sanctions efficaces en cas de discrimination salariale.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10429</guid><pubDate>Sun, 24 Nov 2024 13:34:48 +0100</pubDate><title>Oui de justesse à EFAS : le problème des primes trop élevées reste entier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-de-justesse-a-efas-le-probleme-des-primes-trop-elevees-reste-entier</link><description>Réaction de l&#039;USS au résultat de la votation sur la modification de la loi sur l&#039;assurance-maladie (LAMal)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'acceptation de justesse de la réforme EFAS est une mauvaise nouvelle pour les assuré-e-s, les patient-e-s et les soignant-e-s.&nbsp;Elle risque d'entraîner une hausse des primes et une pression accrue sur la qualité des soins et le personnel.&nbsp;Les partisans et le Conseil fédéral ont fait de vastes promesses lors de la campagne de votation, promesses que la réforme EFAS à elle toute seule ne tiendra pas.&nbsp;Dans la perspective de l'inclusion des soins de longue durée, les assuré-e-s doivent donc être protégés d'une charge supplémentaire démesurée due à l'augmentation des primes et des coûts à leur charge.&nbsp;En outre, il est clair que lors de l'élaboration de la nouvelle structure tarifaire pour les EMS et les services de soins à domicile, la mise en œuvre de l'initiative sur les soins infirmiers et l'amélioration des conditions de travail doivent être prioritaires.&nbsp;Il est urgent de prendre des mesures rapides et décisives contre la hausse insupportable des primes et d'endiguer les profits des fournisseurs de prestations à but lucratif et les salaires excessifs des spécialistes.</p><p>Une part très importante de l'électorat a exprimé par un refus son inquiétude face à une nouvelle hausse des primes et à une menace sur la qualité des soins. La question des primes a été au centre de la campagne de votation. Il est apparu clairement qu'avec ou sans EFAS, le poids des primes par tête ne peut plus continuer à augmenter. Un financement socialement supportable du système de santé doit maintenant être rapidement mis en place à tous les niveaux. Et ce, tout d'abord, en améliorant sensiblement la mise en œuvre par les cantons du contre-projet à l'initiative sur l'allègement des primes, qui entrera bientôt en vigueur. De plus, les cantons doivent de leur côté fixer une part de financement nettement plus élevée que celle définie comme minimum légal dans EFAS.</p><p>Le oui serré à l'EFAS ne doit en aucun cas entraîner le report de mesures efficaces visant à endiguer les profits démesurés et les mauvais incitatifs dans le système de santé. Les prix des médicaments doivent être nettement réduits et une adaptation des systèmes tarifaires en faveur des soins de base et d'urgence est nécessaire. Il en va de même pour l'endiguement des mauvaises incitations via les assurances complémentaires qui poussent à une consommation chargeant également l’assurance de base. Les possibilités de pilotage public doivent être étendues – par exemple par une planification hospitalière suprarégionale et une limitation des possibilités pour les hôpitaux privés de ne choisir que les cas les plus lucratifs.</p><p>Pour l'intégration des soins de longue durée (EMS et soins à domicile) dans le financement uniforme, prévue dans un deuxième temps, il faut s'en tenir clairement aux conditions définies dans la loi : l'intégration ne peut avoir lieu que sur la base d’une transparence des données, le nouveau tarif doit impérativement couvrir les coûts (et pas sur la base du sous-financement actuel) et le personnel soignant doit être correctement représenté dans la nouvelle organisation tarifaire.</p><p>La mise en œuvre des nombreuses mesures nécessaires à la garantie de la qualité des soins et à l'amélioration des conditions de travail du personnel soignant reste une priorité absolue, indépendamment de EFAS – la mise en œuvre rapide des deux étapes de l'initiative sur les soins infirmiers étant naturellement au premier plan. Toute autre démarche reviendrait à ne pas respecter la décision du peuple concernant l'initiative sur les soins infirmiers, qui a d'ailleurs obtenu un taux d'approbation nettement plus élevé qu'EFAS.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10428</guid><pubDate>Thu, 21 Nov 2024 17:05:08 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’impôt anticipé</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-limpot-anticipe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10426</guid><pubDate>Thu, 21 Nov 2024 12:09:31 +0100</pubDate><title>Finances cantonales 2025 : des perspectives favorables, mais pas pour la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/finances-cantonales-2025-des-perspectives-favorables-mais-pas-pour-la-population</link><description>Analyse des finances cantonales budget 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Vouloir économiser à tous crins au niveau de la Confédération est en fait un projet chimérique. La réalité est cependant que cette dernière doit sans cesse prendre à sa charge davantage de dépenses des cantons. Comme le montre l’analyse annuelle de l’Union syndicale suisse (USS), la situation financière des cantons est, dans sa grande majorité, très confortable. Tant pour l’année 2024 que pour 2025, il faut à nouveau s’attendre à de copieux excédents. Toutefois, si la façon de penser la politique financière ne change pas, les gens ne verront pas grand-chose de ces derniers.</p><h4>Bons comptes financiers, mais population ignorée</h4><p>Une fois tous les comptes 2023 des cantons clôturés, il est apparu au printemps 2024 que l’excédent cumulé des comptes de résultats s’élevait au total à 2,2 milliards de francs alors qu’un déficit cumulé de 1,6 milliard avait d’abord été budgétisé. Les cantons se sont donc trompés de 3,8 milliards en tout. Quant à l’année 2024, il faudra attendre la présentation des comptes au printemps prochain pour savoir à quoi s’en tenir. Pour l’année à venir, 18 cantons sur 26 budgétisent un déficit d’un montant cumulé de 510 millions au total. En comparaison avec l’année précédente, les attentes des cantons sont ainsi, plus positives dans l’ensemble pour 2024 : le déficit cumulé budgétisé pour 2024 se montait à 1 070 millions, c’est-à-dire deux fois plus. Si l’on compare les déficits budgétisés avec les comptes 2023, on peut alors à nouveau s’attendre, tant pour l’année en cours que, et encore plus, pour l’année à venir, à des copieux excédents. Le problème de ces derniers est qu’ils ne sont ni affectés aux investissements si urgents non réalisés à ce jour dans la formation ou les soins, par exemple, ni au renforcement du pouvoir d’achat des salarié-e-s (p. ex. via le développement absolument nécessaire des réductions des primes-maladie), sans parler d’une « compensation du renchérissement » digne de ce nom pour le personnel des cantons. Non, à cause des règles rigides des freins cantonaux à l’endettement, ces excédents « sont mis de côté », c’est-à-dire servent à poursuivre le développement improductif et absurde de la fortune.&nbsp;</p><h4>Budgets erronés et nouvelles idées</h4><p>Le taux de fortune nette (fortune nette par rapport à la performance économique) indiqué par les cantons, ou calculé par l’USS, va ainsi continuer à augmenter, selon les budgets 2025, de 5,93 % dans les budgets 2024 à 6,04 % dans les budgets 2025. L’« exactitude de la budgétisation » des cantons joue également à chaque fois un rôle dans l’accroissement de la fortune : les cantons budgétisent chroniquement – aussi par rapport à la Confédération – des dépenses trop élevées et des recettes trop basses. Pendant le dernier exercice comptable clôturé (2023), l’erreur de budgétisation était en moyenne de 6,09 %. Cela veut dire que le solde du compte de résultat était, par rapport aux recettes, proportionnellement aussi supérieur d’autant au résultat budgétisé. Ici aussi, l’excédent réalisé « disparaît » principalement dans les freins à l’endettement. Comme solution de rechange, plusieurs cantons (p. ex. Bâle, Argovie) discutent depuis peu de l’introduction de règles sur le remboursement de l’impôt : les excédents comptables supérieurs à un certain montant doivent automatiquement être redistribués à la population. Avec de telle mesures, plus d’argent reviendrait certes à cette dernière, mais, premièrement, leur mise en œuvre risque – en cas de distribution par tête ou même proportionnellement au revenu imposable – d’être antisociale et, deuxièmement, une règle aussi stricte serait clairement en contradiction avec la flexibilité nécessaire à une politique des dépenses prudente.</p><h4>Risque de baisses d’impôts… pour les mauvaises personnes</h4><p>La situation de la fortune et celle des revenus restera donc bonne dans la plupart des cantons l’année prochaine aussi et continuera même de s’améliorer dans de nombreux cantons. Cela a déjà été l’occasion de nouvelles baisses d’impôt surtout en faveur des ménages à haut revenu, mais, à nouveau, des entreprises aussi. S’y ajoute que dans les cantons importants par rapport à l’introduction de l’impôt minimal de l’OCDE (Bâle, Genève, Zoug, Lucerne, etc.), le relèvement à réaliser des impôts sur les entreprises est en majorité utilisé pour financer des programmes de subventions à grande échelle destinés à ces mêmes entreprises, ou à leur personnel spécialisé hautement rémunéré, et qu’il s’agit ainsi de revenir sur ce relèvement.&nbsp;</p><h4>Hôpitaux et écoles : le service public toujours sous pression</h4><p>Un contraste frappant avec la situation de la fortune des cantons décrite ci-dessus, ou comme revers de la même médaille, est observé en ce qui concerne la situation du service public dans les régions. Depuis des années, on économise sur le personnel de l’État et l’année prochaine, on risque un gel des salaires et parfois même une baisse des salaires nominaux. Les réductions des primes-maladie ne suivront certainement pas, dans la plupart des cantons, le rythme des nouvelles hausses des primes en 2025, ce qui amputera à nouveau le pouvoir d’achat de la population. Le sous-financement grave des hôpitaux prendra de l’ampleur, de même que la pénurie de personnel dans les soins. Et dans le domaine de la formation, on se trouve confronté à un important recul des investissements, alors que l’on connaît simultanément une pénurie de personnel. Tous ces chantiers nécessitent une nouvelle façon de penser et un vaste engagement syndical.&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10424</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 13:12:46 +0100</pubDate><title>Avant-projet de révision partielle de la loi sur l’aide aux victimes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/avant-projet-de-revision-partielle-de-la-loi-sur-laide-aux-victimes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10422</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 12:04:40 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur l’aviation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-laviation-2024</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consulation</description><content:encoded><![CDATA[<p><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">Dans</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">leur</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">réponse</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">à</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">la</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">consultation,</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">l'Union</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">syndicale</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">suisse</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">et</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">ses</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">fédérations</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">membres</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">compétentes</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">en</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">la</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">matière,</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">Kapers</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">(syndicat</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">du</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">personnel</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">de</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">cabine),</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">Helvetica</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">(association</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">des</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">contrôleurs</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">aériens)</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">et</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">ESPA</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">(association</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">des</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">pilotes</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">d'Easyjet),</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">formulent</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">des</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">remarques</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">et</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">des</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">suggestions</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">importantes</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">sur</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">la</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">modification</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">prévue</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">de</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">la</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">loi</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">sur</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">l'aviation.</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l sentence_highlight">La réponse de l'USS est disponible ci-dessous en format PDF.</span></p><p><span class="--l --r sentence_highlight">L'USS y souligne notamment qu'une délégation accrue de compétences à des prestataires privés entraînerait des changements dans la gestion des aéroports ou d'autres infrastructures, où les décisions, les contrôles ou la surveillance sont effectués par des organisations non gouvernementales. Dans ce cas, il existe un risque de conséquences négatives sur les conditions de travail, le respect des droits du travail ou les normes de sécurité si les prestataires privés tentent de réduire les coûts. </span><span class="--l sentence_highlight">La même chose est à craindre si des services de navigation aérienne essentiels étaient externalisés à des prestataires étrangers.</span></p><p><span class="--l --r sentence_highlight">Le relèvement proposé de l'âge de la retraite des pilotes d'hélicoptère est également critiqué, car il a des conséquences négatives sur la sécurité. </span><span class="--l sentence_highlight">Les syndicats renvoient en outre aux directives de l'agence européenne EASA, qui fixe la limite d'âge à 60 ans pour toutes les opérations en mono-pilote («&nbsp;single pilot&nbsp;»).</span></p><p><span class="--l sentence_highlight">Cependant, les syndicats considèrent comme positives les exceptions à la loi sur la transparence. La clarification apportée par le nouvel article 107d de la loi sur l'aviation signifie qu'à l'avenir, le public n'aura désormais accès plus qu'aux rapports finaux concernant les incidents. Les syndicats approuvent cette modification puisqu'il permettra aux personnes impliquées de ne plus faire de la rétention d'informations dans le but de se protéger. Cela améliorera la qualité et la sécurité des enquêtes sur les incidents.</span></p><p><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">La mise en œuvre de la culture juste (« just culture ») contenue dans ce projet est globalement en général approuvée par les syndicats. Toutefois, un examen plus détaillé révèle des faiblesses marquantes et des formulations trop larges. Les explications spécifiques ainsi que les modifications proposées se trouvent dans les réponses détaillées des fédérations syndicales sectorielles affiliées à l'USS mentionnées plus haut.</span></p><p><span class="--l --r sentence_highlight">La réponse complète de l'USS à la consultation est disponible ci-dessous en format PDF.</span></p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10420</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 11:56:20 +0100</pubDate><title>Cautionnements solidaires en faveur du chargement des automobiles (Iv</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/cautionnements-solidaires-en-faveur-du-chargement-des-automobiles-iv</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 23.477 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10418</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 11:49:26 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur l&#039;exploitation des centrales électriques de réserve en cas de pénurie grave d&#039;électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-lexploitation-des-centrales-electriques-de-reserve-en-cas-de-penurie-grave-delectricite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10416</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 11:39:47 +0100</pubDate><title>Urgences hospitalières. Taxe pour les cas bénins (Iv.pa. 17.480)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/urgences-hospitalieres-taxe-pour-les-cas-benins-ivpa-17480</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10411</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2024 15:00:48 +0100</pubDate><title>Dossier no 164 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-164-analyse-der-kantonsfinanzen</link><description>Budget 2025/PFN 2026-2028</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/164d_f_RW_Kantonsfinanzen.pdf">L'analyse annuelle de l'USS sur les finances cantonales</a> montre que les attentes des cantonsI sont plus positives que l'année précédente : pour l’année à venir (2025), pas moins de 18 cantons sur les 26 prévoient un déficit d’un montant cumulé de 510 millions. On assiste donc à une amélioration des attentes en comparaison de l’exercice en cours, pour lequel 17 cantons avaient budgétisé un déficit s’élevant à 1070 millions au total. Le taux de fortune nette indiqué par les cantons ou calculé par l’USS devrait légèrement s’accroître selon les budgets 2025 (et donc la fortune nette cumulée augmenter quelque peu), passant de 5,93 % dans les budgets 2024 à 6,04 % dans les budgets 2025.</p><p>Une fois tous les comptes 2023 clôturés, il est apparu au printemps 2024 que l’excédent cumulé des comptes de résultats de tous les cantons s’élevait au total à 2,2 milliards, alors qu’un déficit cumulé de 1,6 milliard avait été budgétisé précédemment. Les cantons se sont donc trompés de 3,8 milliards au total. Quant à l’année 2024, il faudra attendre la présentation des comptes au printemps prochain pour en avoir la clarté des comptes. Dans le présent dossier, nous analysons aussi séparément l’exactitude de la budgétisation des cantons : l’erreur de budgétisation, qui avait fortement diminué en 2020, a sensiblement augmenté depuis – passant de 3,84 % (2020) à 7,89 % (2021). Dans le dernier exercice (2023), elle se situait encore à 6,09 %. Cela signifie qu’en 2022 les résultats totaux cumulés des comptes de résultats étaient supérieurs de 6,09 % à ceux des budgets.</p><p>Par rapport à la performance économique, les recettes fiscales des cantons (c’est-à-dire les re-cettes de l’imposition des personnes physiques et morales) resteraient pratiquement stables dans les budgets 2025, respectivement passeraient de 7,53 % à 7,59 % (budgets 2024). En considérant l’ensemble des cantons, la charge fiscale effective des entreprises devrait rester encore plutôt constante l’année prochaine, mais elle devrait diminuer pour les ménages à hauts revenus, passant de 29,3 % à 28,6 %.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10409</guid><pubDate>Tue, 12 Nov 2024 15:58:20 +0100</pubDate><title>Financement des EMS par les primes : un cauchemar pour les assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-des-ems-par-les-primes-un-cauchemar-pour-les-assure-e-s</link><description>Nouveaux chiffres de l’OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres publiés aujourd'hui par l'OFS sur l'évolution des coûts des soins de longue durée (EMS et soins à domicile) confirment les pires craintes des opposants à EFAS : non seulement les coûts des EMS et des services de soins à domicile augmentent de manière disproportionnée, mais les besoins en soins par patient-e croissent également. De plus, le nombre d'acteurs à but lucratif dans le domaine des soins de longue durée prend l’ascenseur. Un financement des soins de longue durée par le biais des primes LAMal et sans plafonnement de la participation des patient-e-s aux coûts aurait des conséquences désastreuses pour les assuré-e-s, les patient-e-s et le personnel.</p><p>L'Office fédéral de la statistique a publié aujourd'hui les derniers chiffres concernant l'évolution des coûts des soins de longue durée. Il en ressort que l'augmentation des coûts dans les établissements médico-sociaux (EMS) et dans les soins à domicile en 2023 aura été la plus forte de la dernière décennie : les coûts des établissements médico-sociaux augmentent de 5 % et ceux des soins à domicile de 7 % par rapport à l'année précédente.</p><p>Ainsi, les prévisions à long terme totalement incertaines de l'OFSP et des partisans de EFAS concernant le bloc de coûts des soins de longue durée, supposé croître moins fortement que l’ambulatoire, sont déjà démenties par la réalité.</p><p>Le nombre moyen d'heures de soins a également augmenté de manière exceptionnellement forte. Les résident-e-s en EMS n'ont jamais eu besoin d'autant de soins qu'en 2023, ce qui contredit diamétralement l'autre affirmation des partisans d’EFAS selon laquelle, en raison de mauvais incitatifs, de plus en plus de patient-e-s nécessitant peu de soins seraient aujourd'hui poussés vers un établissement médico-social (et coûteraient donc plus cher au final) au lieu d'être pris en charge à domicile par les services d'aide et de soins à domicile.</p><p>Selon l'OFS, le nombre d'acteurs à but lucratif dans les soins de longue durée a également fortement augmenté. Cela montre d'autant plus clairement qu'il faut absolument éviter le nouveau système tarifaire prévu par EFAS dans les soins de longue durée, basé sur une logique de concurrence et de profit. Au contraire, il faut absolument mettre un frein à cette logique qui progresse aujourd'hui déjà. Car il est tout à fait clair que la seule manière de faire des bénéfices dans les soins aux personnes âgées passe est d'économiser au détriment du personnel et donc de la qualité des soins.</p><p>Les derniers chiffres confirment donc que le financement uniforme incluant les soins de longue durée, qui passe en votation le 24 novembre, serait un cauchemar tant pour les payeurs de primes que pour les patient-e-s et le personnel soignant. Il faut donc absolument rejeter la réforme EFAS.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10403</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2024 14:20:36 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur l’indemnisation des autorités cantonales pour leurs dépenses liées à la perception de la redevance sur le trafic des poids lourds</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-lindemnisation-des-autorites-cantonales-pour-leurs-depenses-liees-a-la-perception-de-la-redevance-sur-le-trafic-des-poids-lourds</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10401</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2024 14:13:22 +0100</pubDate><title>Approbation des arrêtés fédéraux relatifs à l’introduction de l’échange automatique international de renseignements relatifs aux crypto-actifs avec les États partenaires pertinents à partir de 2026</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/bundesbeschluesse-ueber-die-einfuehrung-des-internationalen-automatischen-informationsaustauschs-ueber-kryptowerte-mit-den-relevanten-partnerstaaten-ab-2026</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10399</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2024 14:02:59 +0100</pubDate><title>Reprise et mise en œuvre de bases légales relatives au pacte de l’Union européenne sur la migration et l’asile</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-et-mise-en-oeuvre-de-bases-legales-relatives-au-pacte-de-lunion-europeenne-sur-la-migration-et-lasile</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10397</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2024 13:47:06 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire Grossen Jürg. Accorder la qualité de personne exerçant une activité lucrative indépendante en tenant compte de la volonté des parties </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/initiative-parlementaire-grossen-juerg-accorder-la-qualite-de-personne-exercant-une-activite-lucrative-independante-en-tenant-compte-de-la-volonte-des-parties</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse met en garde contre l'attaque frontale contre la sécurité sociale des salarié-e-s que représente l'initiative parlementaire de Jürg Grossen <span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;"></span><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;">« </span>Accorder la qualité de personne exerçant une activité lucrative indépendante en tenant compte de la volonté des parties <span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;">». La distinction entre activité lucrative indépendante et activité salariée revêt une importance cruciale dans le droit des assurances sociales et, de manière générale, dans le droit public et le droit privé du travail ainsi que pour les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Sous prétexte d’encourager de nouveaux modèles d’affaires et de permettre le versement volontaire des cotisations aux assurances sociales à travers des plates-formes, elle limiterait drastiquement la protection des salarié-e-s. Les employeurs pourraient alors imposer au moyen d’accords écrits aux personnes qui travaillent pour eux d’assumer en tant qu’indépendant-e-s l’intégralité du risque économique. Ils pourraient ainsi, avec des contrats sciemment trompeurs, se décharger de leurs responsabilités. Vous trouverez de plus amples détails et des justifications détaillées dans la </span><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/241016_GM_VL_PaIv_Grossen_Statut_d_independant.pdf"><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;">réponse à la consultation</span></a><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;"> (PDF).</span></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10394</guid><pubDate>Wed, 23 Oct 2024 13:45:29 +0200</pubDate><title>Économiser sous prétexte d’égalité ? Ça doit cesser !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/economiser-sous-pretexte-degalite-ca-doit-cesser</link><description>Rente de veuve : la proposition du Conseil fédéral est insuffisante</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est fondamentalement ouverte à une adaptation des rentes de survivant-e-s à l’évolution de la société et aux nouvelles structures familiales. Les dispositions en vigueur sont en effet discriminatoires. L’USS partage l’avis du Conseil fédéral selon qui le parent survivant ayant des enfants est particulièrement touché en cas de veuvage et a besoin d’une protection sociale spécifique à travers l’AVS. Le fait que les rentes de survivants s’orientent prioritairement sur la période de prise en charge et d’éducation des enfants mérite donc d’être salué. Nous sommes également convaincus que cette prestation à l’intention des survivant-e-s soit à la fois indépendante du genre et de l’état civil et doive être octroyée jusqu’à ce que l’enfant le plus jeune atteigne les 25 ans. Le Conseil fédéral prévoit en outre une rente transitoire pour soutenir les survivant-e-s n’ayant plus d’enfant à charge et des mesures particulières pour les survivant-e-s âgés menacés de précarité. Ces deux instruments sont certes à saluer selon l’USS, mais leur conception concrète telle que proposée par le Conseil fédéral est insuffisante.</p><p>L’USS est fermement opposée à ce que la refonte des prestations destinées aux survivant-e-s aille de pair avec une baisse de la contribution de la Confédération. Or c’est précisément ce que prévoit le Conseil fédéral. Si l’on se base sur les chiffres de la statistique 2022 de l’AVS, il apparaît que le projet du Conseil fédéral représente une réduction radicale d’environ 50 % du budget global des rentes de survivant-e-s. Ce démantèlement frappera avant tout les femmes qui reçoivent aujourd’hui déjà une rente de veuve. L’USS juge inacceptable la baisse ou la suppression de rentes courantes. Elle sera synonyme d’une grande insécurité. La suppression de rentes en cours est aussi en contradiction l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme. Les juges européens y avaient à l’époque explicitement spécifié que la Suisse ne devait pas profiter de la mise en œuvre de leur décision pour réduire ou supprimer les rentes des femmes concernées.</p><p>L’USS s’engage avec détermination pour l’égalité entre femmes et hommes, aussi en ce qui concerne les rentes de survivant-e-s. Il reste à cet égard incontesté que la façon dont ces dernières sont conçues est précisément déterminante pour les femmes. Depuis 50 ans, les femmes représentent 70 % des personnes en veuvage. Il n’est pas question que l’on vende une mesure d’économie sur leur dos comme un progrès en matière d’égalité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10374</guid><pubDate>Mon, 21 Oct 2024 12:29:26 +0200</pubDate><title>Les travailleuses et travailleurs veulent organiser leur travail de manière autonome</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-travailleuses-et-travailleurs-veulent-organiser-leur-travail-de-maniere-autonome</link><description>Étude Sotomo réalisée sur mandat des employeurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon une étude publiée aujourd’hui par l’institut de recherche sur l’opinion publique Sotomo, les travailleuses et travailleurs aspirent à une meilleure prise en compte de leurs souhaits et à moins de « flexibilité unilatérale ». La main-d’œuvre ne veut pas travailler davantage la nuit et le dimanche et désapprouve le travail du soir. Elle ne veut pas non plus de la déréglementation de la loi sur le travail.</p><h4>Plus d’autonomie dans la gestion du temps de travail</h4><p>L’étude Sotomo réalisée sur mandat de l’Union patronale suisse (UPS) et publiée aujourd’hui montre que les travailleuses et travailleurs demandent davantage d’autonomie pour l’aménagement de leurs horaires de travail et pour le choix du lieu de travail.</p><p>En ce qui concerne les différentes formes de flexibilité dans la gestion du temps de travail, la priorité absolue est de pouvoir déplacer le début ou la fin des journées de travail. Par exemple, les enquêté-e-s souhaitent pouvoir dormir plus longtemps ou avoir du temps pour s’entraîner le matin, ou alors quitter plus tôt le travail pour se consacrer à leurs hobbies ou à leurs tâches familiales. 83 % des employé-e-s au bénéfice d’horaires de travail flexibles jugent plutôt ou tout à fait souhaitable de pouvoir déplacer le début et la fin de leurs journées de travail. Beaucoup de personnes encore (73 %) aspirent à de longues coupures en milieu de journée, sans en avoir souvent la possibilité, à cause des prescriptions rigides d’employeurs, qui exigent de courtes pauses à midi avec joignabilité permanente, même pendant la pause de midi.</p><h4>Refus du travail du soir</h4><p>Par contre, seuls deux employé-e-s sur cinq concernés souhaitent pouvoir travailler tard le soir, par exemple en retravaillant à domicile après le souper. La majorité ne voit aucune nécessité d’agir dans ce sens. Les avis diffèrent à peine entre les groupes d’âge à propos des trois formes de flexibilité du temps de travail examinées. Une majorité des enquêté-e-s souhaitent avoir possibilité de déplacer le début et la fin des journées de travail ou faire de longues pauses, tandis que les avis sont neutres voire négatifs sur la possibilité de travailler tard le soir.</p><h4>La main-d’œuvre à temps partiel veut pouvoir choisir elle-même ses jours de travail</h4><p>Comme pour les horaires de travail, une part élevée des personnes professionnellement actives en Suisse aimeraient pouvoir davantage choisir leurs jours de travail. Un tiers des gens aspirent à plus de flexibilité de la part de l’employeur quant à leurs jours de présence, alors que deux tiers souhaitent que la situation actuelle reste inchangée.</p><h4>Aspiration à davantage de travail à domicile que ne le permet l’employeur</h4><p>De manière générale, les employé-e-s suisses souhaitent avoir encore plus de flexibilité qu’à l’heure actuelle en ce qui concerne leur lieu de travail. Alors qu’aujourd’hui 60 % des employé-e-s ont la possibilité de faire du télétravail, trois quarts des gens aimeraient avoir une telle option. Seul un quart des employé-e-s aimerait ne jamais travailler à domicile. Les trois quarts se répartissent de manière égale entre les personnes souhaitant accomplir moins de la moitié de leur temps de travail, la moitié ou davantage encore en télétravail.</p><h4>Bilan : l’étude patronale montre que bien souvent, la flexibilité demeure unilatérale.</h4><p>L’étude ne dit précisément pas ce que les employeurs espéraient sans doute – à savoir que les salarié-e-s approuvent la déréglementation de la loi sur le travail, la généralisation du travail de nuit et du dimanche ou l’introduction de la journée de travail de 17 heures.</p><p>Quelle question de demander si les travailleuses et travailleurs aimeraient choisir librement leurs modèles de temps de travail ! Car qui serait contre ? Bien sûr que les travailleuses et travailleurs veulent choisir (eux-mêmes !).</p><p>L’étude s’est prudemment abstenue d’interroger les travailleuses et travailleurs sur leur consentement à travailler le dimanche ou la nuit. En effet, la réponse aurait été un non catégorique.</p><p>Déjà le travail du soir après le souper (à domicile) essuie un refus étonnamment net. L’étude montre au fond que les travailleuses et travailleurs demandent des modèles de temps de travail flexibles quand cela leur paraît nécessaire ou souhaitable. L’Union syndicale suisse (USS) souscrit pleinement à cette façon de faire. Les employeurs doivent enfin accepter démocratiquement de tels souhaits d’aménagement des horaires de travail, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.</p><p>Les travailleuses et travailleurs ne veulent pas d’une déréglementation de la loi sur le travail. Ils attendent des employeurs qu’ils respectent la loi sur le travail tout en tenant compte de leurs souhaits dans les conditions-cadres libérales en place (flexibilité au profit des travailleurs » et non « flexibilité au profit des employeurs »).$</p><figure class="table"><table><tbody><tr><td><h4>À propos de l’étude :</h4><p>Il convient de signaler que l’étude n’est pas représentative. L’Union patronale s’est contentée d’un échantillon trop petit : 1670 personnes ont été interrogées, alors que la Suisse compte plus de cinq millions de travailleuses et travailleurs. Les auteurs de l’étude en conviennent : « Comme les participants à l’enquête se sont recrutés eux-mêmes, la composition de l’échantillon n’est pas représentative de l’ensemble de la population. » Il semblerait que l’UPS n’ait pas voulu assumer les coûts d’une étude statistiquement solide.</p><p>Non sans ironie, l’USS peut se rallier à la demande de modèles de temps de travail flexibles des employeurs. Mais cette flexibilité doit être dans l’intérêt des employé-e-s et non des employeurs. L’UPS ferait bien de débattre aujourd’hui à l’interne de sa revendication, car sa propre étude montre qu’en Suisse, les chefs ne tiennent hélas pas suffisamment compte des souhaits des travailleuses et travailleurs quant à leurs horaires et à leur lieu de travail. La flexibilité ne semble intéresser l’Union patronale que lorsqu’elle est à son propre avantage.</p><p>Depuis quelque temps, les employeurs peinent à recruter et garder leurs salarié-e-s. Il est question ici de « pénurie de personnel qualifié ». Ce retournement a du bon et la logique voudrait que les employeurs améliorent les conditions et le climat de travail. Or ils aimeraient revenir en arrière, parlant d’allonger les horaires de travail, d’augmenter le nombre d’heures supplémentaires, d’affaiblir la protection des travailleurs – alors même que les salaires réels n’ont pas progressé ces dernières années. Il en résulterait davantage de stress et de cas d’épuisement professionnel (burnout) – ce qui ne rendrait certainement pas les emplois plus attrayants.</p></td></tr></tbody></table></figure><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Arbeiter-Werkbank-schwitzend_Ist-south-agency_3527a14406.webp" length="112254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10388</guid><pubDate>Mon, 21 Oct 2024 09:22:00 +0200</pubDate><title>Avant-projet de modification de la loi fédérale sur la radio et la télévision – initiatives parlementaires sur la distribution de la redevance attribuée aux radios locales et aux télévisions régionales et mesures d’aide en faveur des médias</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/avant-projet-de-modification-de-la-loi-federale-sur-la-radio-et-la-television-initiatives-parlementaires-sur-la-distribution-de-la-redevance-attribuee-aux-radios-locales-et-aux-televisions-regionales-et-mesures-daide-en-faveur-des-medias</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10384</guid><pubDate>Mon, 21 Oct 2024 08:58:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur le matériel de guerre (LMFG)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-le-materiel-de-guerre-lmfg-paiv23403</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10392</guid><pubDate>Fri, 18 Oct 2024 09:34:00 +0200</pubDate><title>Crédit d’engagement pour l’indemnisation des prestations de transport régional de voyageurs (TRV) pour les années 2026 à 2028 </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/credit-dengagement-pour-lindemnisation-des-prestations-de-transport-regional-de-voyageurs-trv-pour-les-annees-2026-a-2028</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10368</guid><pubDate>Fri, 18 Oct 2024 08:59:48 +0200</pubDate><title>EFAS : Le sondage ignore un argument central du référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/efas-le-sondage-ignore-un-argument-central-du-referendum</link><description>Premier sondage SSR sur la modification LAMal</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le premier sondage pour le compte de la SSR publié aujourd'hui à propos de la modification de la LAMal (EFAS) occulte un argument central du comité référendaire. Le fait qu'en cas de oui, le passage au nouveau système fera augmenter d'un coup les primes d'assurance maladie dans 17 cantons n'est pas mentionné. Et les hausses de primes qui menacent en raison de l'intégration des soins de longue durée ne sont pas non plus évoquées dans le sondage. Et ce, alors que même l'association faîtière des assureurs-maladie, SantéSuisse, mette elle aussi en garde contre les effets négatifs à long terme de la réforme pour les assuré-e-s !</p><p>Le sondage commandé par Tamedia, réalisé quelques jours plus tôt, fait apparaître une tout autre image. L'argument principal du comité référendaire y a été pris en compte. Ce sondage donnait ainsi le « non » et le « oui » à égalité.</p><p>Depuis le début de la campagne, il est clair que la campagne référendaire mise sur deux arguments principaux. Outre une dégradation de la qualité des soins, EFAS fait planer la menace d'une augmentation des primes, car les coûts des soins de longue durée augmenteront rapidement. Ce qu'occulte d'ailleurs l'administration fédérale, qui ne mentionne absolument pas dans son argumentation les effets de l'intégration des soins de longue durée.</p><p>Le comité référendaire en est convaincu : alors que la Suisse vit un nouveau choc des primes, une réforme qui fait encore augmenter le prix de l'assurance-maladie et la participation aux coûts des assuré-e-s, et qui donne plus de pouvoir aux caisses-maladie, n'est pas susceptible de recueillir une majorité. La question de l'effet sur les primes d'assurance-maladie jouera un rôle central dans la campagne de votation. Un rejet du projet est donc possible et nécessaire.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10390</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2024 09:28:00 +0200</pubDate><title>Modification du Code des obligations (CO) (transparence et durabilité) </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-du-code-des-obligations-co-transparence-et-durabilite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10382</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2024 08:49:00 +0200</pubDate><title>12	Reprise et mise en œuvre du règlement (UE) 2024/1717 modifiant le règlement (UE) 2016/399 concernant un code de l’Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/12-reprise-et-mise-en-oeuvre-du-reglement-ue-2024-1717-modifiant-le-reglement-ue-2016-399-concernant-un-code-de-lunion-relatif-au-regime-de-franchissement-des-frontieres-par-les-personnes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10378</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2024 08:16:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les installations électriques (accélération de l’extension et de la transformation des réseaux électriques) </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/5-modification-de-la-loi-sur-les-installations-electriques-acceleration-de-lextension-et-de-la-transformation-des-reseaux-electriques</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10376</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2024 08:07:00 +0200</pubDate><title>Dispositions d’exécution de la loi sur le CO2 pour la période postérieure à 2024</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/dispositions-d-execution-de-la-loi-sur-le-co2-2024</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10364</guid><pubDate>Mon, 14 Oct 2024 13:25:40 +0200</pubDate><title>Business de la santé et assurances prêts à dépenser des millions pour une réforme à leur profit </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/business-de-la-sante-et-assurances-prets-a-depenser-des-millions-pour-une-reforme-a-leur-profit</link><description>Réforme de la LAMal</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le contrôle fédéral des finances a publié aujourd'hui les budgets prévisionnels de campagne pour la votation du 24 novembre. Les défenseurs de la réforme de la LAMal disposent de trois fois plus de moyens que le comité référendaire. Les dépenses énormes consenties par les organisations faîtières et patronales de la santé et les assurances démontrent clairement qui profitera de cette réforme. Elle ne fera que renforcer le pouvoir des caisses-maladie et la position des entreprises à but lucratif dans la santé. Le comité référendaire mettra tout en œuvre pour informer la population sur les véritables conséquences de ce projet dangereux.&nbsp;</p><p>Les chiffres publiés par le contrôle fédéral des finances font apparaître que les lobbies de la santé disposent d'un budget total de 1.5 millions pour leur campagne en faveur de la réforme de la LAMal (EFAS). Les organisations qui portent la campagne du « non » ne disposent que d'environ un tiers de ce montant. Il s’agit des budgets du comité référendaire, additionné des campagnes menées par le Syndicat des services publics (SSP) et le PS.</p><p>Les financements en faveur du « non » proviennent pour l’essentiel des cotisations syndicales individuelles ainsi que de petits dons. La campagne du « oui », en revanche, est payée exclusivement par différents prestataires de soins à but lucratifs ainsi que par les assurances et leurs lobbies. Les hôpitaux, les associations de médecins, l'association des pharmaciens et l'industrie pharmaceutique participent massivement à la campagne en faveur du « oui ». Leur motivation est claire : le projet va tout à fait dans leur sens et ils en espèrent des bénéfices. Et certainement pas une baisse du nombre de décomptes de prestations et de prescriptions de médicaments. L’idée fantaisiste selon laquelle EFAS serait un projet d'économie efficace dans le domaine de la santé se trouve définitivement démentie.</p><p>Malgré cette différence de buget, le comité référendaire mettra tout en œuvre pour informer la population. EFAS menace de faire massivement augmenter les primes, au moment du changement de système dans de nombreux cantons et à long terme en raison de l’intégration des EMS et soins à domicile. La réforme prévoit que 13 milliards d’argent public soient transférés directement aux caisses-maladie, à qui serait confié un pouvoir accru sur le système de santé. Or leur seul intérêt est de vendre des assurances complémentaires en rationnant au maximum les prestations de base. Il faut un « non » clair à cette réforme et au contraire oser enfin réduire les marges exorbitantes et les profits indûs de ceux qui font de la santé un business.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10362</guid><pubDate>Fri, 11 Oct 2024 13:20:52 +0200</pubDate><title>Reprise de la médiation comme première étape – l’urgence d’une meilleure protection des syndicalistes contre le licenciement se fait sentir</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/reprise-de-la-mediation-comme-premiere-etape-lurgence-dune-meilleure-protection-des-syndicalistes-contre-le-licenciement-se-fait-sentir</link><description>Le Conseil fédéral donne suite à la demande de l’Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En décembre 2023, sous pression des milieux patronaux, le Conseil fédéral avait suspendu unilatéralement la médiation tripartite sur la protection contre le licenciement, sans fournir la moindre explication à ce geste. L’Union syndicale suisse (USS) avait aussitôt exigé la reprise immédiate de la médiation ainsi que des mesures urgentes destinées à protéger efficacement les syndicalistes face aux licenciements abusifs. L’USS se félicite de la décision prise aujourd’hui de reprendre la médiation et s’engagera de toutes ses forces en vue d’une amélioration efficace de la protection contre le licenciement.</p><p>On sait depuis longtemps que la liberté de licencier inscrite dans le droit suisse du travail n’est pas conforme aux normes du droit international. Les travailleuses et travailleurs s’engageant pour les droits et les intérêts de leurs collègues ne sont pas à l’abri d’un licenciement arbitraire. L’Organisation internationale du travail (OIT), une agence des Nations Unies, a critiqué à maintes reprises cette lacune juridique. Un cas de licenciement discriminatoire de membres d’organisations syndicales est même en suspens devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Rien que l’année dernière, 21 cas de licenciements antisyndicaux ont été documentés en Suisse. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Le nombre effectif des licenciements abusifs, dont relèvent les licenciements antisyndicaux, devrait être bien plus élevé, la Suisse ne tenant pas de statistique sen la matière.</p><p>Le problème a beau être connu de longue date, le Conseil fédéral brille surtout par son inaction politique et par ses manœuvres dilatoires. Pas plus tard qu’en décembre 2023, il a suspendu la médiation qui, après de longues négociations entamées en 2019, aurait pu aboutir en bonne et due forme quelques semaines plus tard. Cette mesure avait logiquement conduit à une rétrogradation de la Suisse, dans le classement international portant sur la liberté syndicale et la protection des droits du travail, dans la catégorie des « violations répétées des droits ».</p><p>L’USS se félicite de la décision prise aujourd’hui de reprendre la médiation. Elle s’engagera de toutes ses forces en vue d’une amélioration efficace de la protection contre le licenciement. Car il est bien clair qu’il faut remédier sans attendre aux problèmes rencontrés par les travailleuses et travailleurs s’engageant pour de bonnes conditions de travail dans les entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/5/csm_Frau_buero_packt_sachen_entlassung_kuendigung_iStock-SeventyFour_f4b18e67fc.webp" length="161506" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10360</guid><pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:29:07 +0200</pubDate><title>Tromperie sur la marchandise : non à EFAS le 24 novembre 2024</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/tromperie-sur-la-marchandise-non-a-efas-le-24-novembre-2024</link><description>Non aux détériorations pour les assuré-e-s, les patient-e-s et le personnel de santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">«&nbsp;Tout vient à point à qui sait attendre&nbsp;»&nbsp;: c’est dans cette logique que les partisans d’EFAS tentent de nous faire accepter leur projet. Comme le Parlement a travaillé d’arrache-pied à cette réforme pendant 15&nbsp;ans, on ne peut quand même pas tout gâcher en dernière minute par un référendum. Eh bien, non seulement c’est possible, mais c’est même indispensable&nbsp;! Car EFAS est un cadeau empoisonné ficelé par le Parlement, avec des risques démesurés et des effets secondaires gravissimes pour les </span><span lang="FR-CH">payeurs de primes comme pour les personnes très âgées et le personnel de santé</span><span lang="FR-CH">.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Un financement social n’a jamais été le but du projet</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">EFAS a d’emblée été mal conçu&nbsp;: car au-delà du financement uniforme des prestations – qui en soi n’est pas une mauvaise idée –, il a toujours été question d’une clé de répartition «&nbsp;neutre en termes de coûts&nbsp;» pour sa mise en œuvre. Rien ne devait changer au financement profondément anti-social, qui repose essentiellement sur de très lourdes primes par tête et seulement dans une moindre mesure sur les impôts. Le Parlement a d’ailleurs rejeté au fil des ans toutes les propositions progressistes visant à augmenter fortement la contribution financière des cantons au profit des payeuses et payeurs de primes. Il est d’autant plus scandaleux que des politiciennes et politiciens bourgeois et des lobbyistes prétendent aujourd’hui qu’avec EFAS, nos factures de primes vont diminuer. Au contraire, l’écrasante charge des primes grevant les ménages ne fera qu’augmenter. Même le Conseil fédéral reconnaît qu’avec cette réforme, les primes s’alourdiront de 42&nbsp;% (!) d’ici 2030. Et encore ces prévisions pèchent par optimisme. Car l’étude en question est dépassée, datant d’avant le coup de massue des trois dernières années. Sans compter que les prévisions de primes sur une période aussi longue sont tout sauf fiables.</span></p><p><strong><span lang="FR-CH"></span></strong></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Les payeuses et payeurs de primes passeront à nouveau à la caisse</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Quoi qu’il en soit, même le principe de neutralité dans la répartition des coûts a rapidement été jeté par-dessus bord et remplacé par un modèle encore plus défavorable aux payeuses et payeurs de primes. Car suite aux pressions incompréhensibles exercées par les cantons, le Parlement a décidé d’inclure également les soins de longue durée (EMS et aide et soins à domicile) dans la «&nbsp;formule&nbsp;» du financement uniforme. Or à l’heure actuelle, les soins de longue durée sont l’unique domaine de prestations où la loi plafonne le financement par les primes. Partout ailleurs, les primes croissent au rythme des coûts, soit des prix surfaits des médicaments ou des salaires éhontés des CEO de caisses-maladie et des médecins spécialistes. Et maintenant, il est prévu de supprimer purement et simplement de la loi le plafonnement de la part des primes dans le domaine des soins de longue durée. Concrètement, en cas de séjour en EMS,&nbsp;le financement des soins par les primes s’alourdirait avec EFAS de presque 600&nbsp;francs en moyenne – par mois&nbsp;! Et comme si cela ne suffisait pas, il est prévu de déplafonner aussi la participation aux coûts facturés par journée d’EMS ou dans l’aide et les soins à domicile. Alors même que nulle part ailleurs en Europe, la population n’est autant mise à contribution qu’en Suisse pour le financement des frais médicaux. C’est incroyable.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Un véritable agenda, qui ne prend plus la peine de se cacher</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">La réforme va donc bien au-delà de la mise en place d’un «&nbsp;financement uniforme&nbsp;», aux dépens des assuré-e-s comme des patient-e-s et du personnel de santé. Les lobbyistes de cette réforme ont indiqué de manière étonnamment claire, durant la session d’automne du Conseil des Etats, que d’autres étapes suivront. Le jour même où la ministre de la santé était contrainte d’annoncer la prochaine hausse des primes, les sénatrices et sénateurs ont décidé, d’abord, que la franchise minimale pourrait être périodiquement majorée. Ensuite, que les caisses-maladie pourront désormais choisir librement les hôpitaux et les cabinets médicaux dont elles souhaitent régler les factures de traitement de leurs assuré-e-s. L’introduction de la pleine «&nbsp;liberté de contracter&nbsp;» est à l’ordre du jour. Or la levée de l’obligation de contracter éveille bien des convoitises dans le contexte du scrutin EFAS&nbsp;: si la réforme devait aboutir, ce serait à l’avenir aux caisses de répartir entre les médecins et les hôpitaux la totalité des ressources financières, et donc aussi les 13&nbsp;milliards de francs d’argent des contribuables dont, à l’heure actuelle, les cantons sont seuls à disposer et à surveiller le bon emploi. À l’avenir, comme le souligne une étude de la Confédération, les caisses-maladie «&nbsp;influeront plus fortement sur le parcours thérapeutique, par le biais des garanties de prise en charge des coûts&nbsp;». De telles perspectives ne sont pas faites pour rassurer.</span></p><p><strong><span lang="FR-CH"></span></strong></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Les bonnes résolutions ne servent à rien, seul un non à EFAS stoppera le lobby</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Les vrais partisans d’EFAS espèrent tout au plus que leur réforme apportera au système de santé des améliorations censées se faire sentir à long terme et encore seulement, comme le dit en substance une étude d’accompagnement du projet, pour autant que tous les acteurs changent vraiment de comportement. Bien d’autres acteurs poursuivent à travers EFAS leur agenda axé sur une maximisation des profits du système de santé, et donc sur une médecine à deux vitesses. Toutes ces personnes ont en commun d’approuver, par leur oui à EFAS, les détériorations explicitement inscrites dans la loi pour les assuré-e-s, les patient-e-s et le personnel de santé. Ce n’est pas acceptable, même s’il a fallu quinze ans pour en arriver là. Par conséquent, un non à EFAS s’impose le 24&nbsp;novembre.</span></p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_efasvisual-2_art_02_c9c124713a.webp" length="185518" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10358</guid><pubDate>Fri, 11 Oct 2024 09:36:41 +0200</pubDate><title>NON à la nouvelle attaque contre les locataires</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/non-a-la-nouvelle-attaque-contre-les-locataires</link><description>Le 24 novembre 2 x « non »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au lieu de se préoccuper une bonne fois de la pénurie de logements qui sévit actuellement et de veiller à ce que les loyers soient abordables, le Parlement cède face à l’appât du gain du lobby de l’immobilier et veut continuer à dégrader encore plus le droit du bail. Voilà où on va en arriver ! Le 24 novembre prochain, nous devons opposer un NON massif à cette attaque contre les locataires et, donc, les salarié-e-s.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><span><strong>Gâcher encore plus une soupe déjà immangeable&nbsp;</strong></span></h3><p>En 2022, les locataires de Suisse ont dépensé 13 % de plus pour leur loyer qu’il y a 15 ans (pour une inflation globale de 3,3 % pendant la même période). Pas étonnant que les loyers élevés soient aujourd’hui une des principales causes de la situation financière difficile dans laquelle se trouvent des centaines de milliers de ménages.&nbsp;</p><p>Alors que les uns souffrent, les caisses des autres débordent allègrement : selon une étude indépendante souvent citée, conformément à la législation en vigueur, les locataires ont payé, uniquement en 2023, 10 milliards de francs en trop pour leurs loyers. Cela signifie que le lobby de l’immobilier a empoché ce montant sous la forme de rendements locatifs abusifs. Au lieu de mettre une fois pour toutes fin à cette violation systématique de la loi, la majorité de droite du Parlement a même doublé la mise au bénéfice de HEV, Swiss Prime site et compagnie, et décidé de dégrader massivement le droit du bail.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><span><strong>Locataires à la porte, loyers à la hausse</strong></span></h3><p>Selon la loi en vigueur, la sous-location est un droit acquis aux locataires. Mais aujourd’hui déjà, ceux-ci ont toujours besoin de l’accord du bailleur ou de la bailleuse. Le projet de révision de la loi prévoit d’introduire une série de motifs arbitraires pour le refus unilatéral d’une sous-location. Désormais, les locataires pourraient même être licenciés en cas de légers « vices de forme » lors d’une sous-location ; et ce, quasiment sans préavis ! Voilà pour le premier coup de boutoir. La deuxième révision de la loi adoptée par le Parlement vise à restreindre la protection des locataires en cas de résiliation du bail pour cause de besoin personnel par le bailleur ou la bailleuse. Cela, bien que le besoin personnel soit, aujourd’hui déjà, souvent utilisé comme prétexte pour une résiliation. Le but est alors simplement de remettre ensuite le logement sur le marché à un prix plus élevé ! Avec la modification de la loi prévue, cela serait encore plus facile. Même des locataires âgés qui vivent depuis des années dans leur appartement pourraient être mis à la rue !</p><h3 class="heading--h4"><strong>Enfin un répit, pas de l’air encore plus irrespirable !</strong></h3><p>Le plan du lobby de l’immobilier est clair et précis : d’abord, on expulse plus facilement les locataires et ensuite, on augmente encore plus les loyers. Afin de bien réussir la seconde étape, deux autres modifications de la loi se trouvent déjà dans les « starting blocks ». Elles visent à rendre encore plus difficile la contestation d’un loyer abusif et à inscrire de facto dans la loi la logique des loyers du marché.</p><p>Toutes ces mesures auront pour effet que la spirale des prix des loyers continuera à s’accélérer et que le nombre de logements abordables continuera à diminuer. Cela semble assez surréaliste : comme si les loyers n’étaient pas déjà exorbitants depuis des lustres et si les logements libres et abordables étaient légion dans les grandes agglomérations ! Il est évident qu’au lieu de nouveaux reculs, il faut absolument faire des progrès substantiels dans le droit du bail et sur le marché du logement. Les propositions en ce sens sont sur la table depuis longtemps : les mesures les plus urgentes seraient la mise en œuvre immédiate d’un contrôle régulier du rendement locatif admissible ainsi que le développement rapide des instruments de promotion de la construction de logements prévue depuis une éternité dans la Constitution fédérale.</p><p>Mais d’abord, nous devons mettre ensemble le holà à la tactique du salami qui va dans le sens opposé, mise en œuvre par le lobby de l’immobilier. Et cela, avant même que ne commence le découpage du saucisson empoissonné. Le 24 novembre, un NON massif à ces deux dégradations du droit du bail s’impose.&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Umzug_Auszug_unfreiwillig_Kuendigung_fizkes-iSt_6293130d3d.webp" length="96178" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10355</guid><pubDate>Wed, 09 Oct 2024 12:54:07 +0200</pubDate><title>Les bénéfices résultant des placements appartiennent aux assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-benefices-resultant-des-placements-appartiennent-aux-assure-e-s</link><description>LPP : taux d’intérêt minimal trop bas</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Alors que les rendements sont importants dans le 2<sup>e</sup> pilier et que les réserves des caisses de pensions atteignent un niveau historiquement élevé, le Conseil fédéral maintient le taux d’intérêt minimal LPP au bas niveau de 1,25&nbsp;%. Les importants bénéfices réalisés par les caisses de pensions sur leurs placements ne profitent toujours pas aux assuré-e-s. L’Union syndicale suisse (USS) avait demandé une hausse du taux d’intérêt minimal LPP parce qu’il est urgent d’augmenter les intérêts servis sur les avoirs de vieillesse.</p><p>La loi est d’ailleurs claire&nbsp;: le taux d’intérêt minimal doit garantir que les bénéfices des caisses de pensions réalisés sur leurs placements soient crédités aux salarié-e-s. Cela fait cependant des années que ce n’est pas le cas. L’an dernier, les caisses de pensions ont généré des rendements de 5&nbsp;%, alors que le taux d’intérêt minimal était de 1,25&nbsp;%. Cette année, les gains sur placements se montaient à plus de 7&nbsp;% à fin septembre déjà. Et ce n’est pas tout&nbsp;: environ la moitié des caisses de pensions ont entièrement rempli leurs réserves. En dépit de ce contexte, le Conseil fédéral en arrive aujourd’hui à la sèche conclusion qu’il n’est «&nbsp;pas nécessaire de procéder cette année à l’examen du taux d’intérêt&nbsp;». Venant juste après le verdict clair prononcé dans les urnes contre la réforme de la LPP par les citoyen-ne-s, cette décision est inacceptable, et continue à saper la confiance des salarié-e-s dans le 2<sup>e</sup> pilier.</p><p>L’USS et ses syndicats vont s’engager pour que les caisses de pensions versent leurs bénéfices aux assuré-e-s au lieu de continuer à accumuler des réserves.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10386</guid><pubDate>Fri, 04 Oct 2024 09:09:00 +0200</pubDate><title>16	Modification de la loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr) et de l’ordonnance sur la formation professionnelle (OFPr)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/16-modification-de-la-loi-federale-sur-la-formation-professionnelle-lfpr-et-de-lordonnance-sur-la-formation-professionnelle-ofpr</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur les mesures visant à renforcer la formation professionnelle (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10380</guid><pubDate>Thu, 03 Oct 2024 08:21:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur l’infrastructure des marchés financiers (LIMF)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-linfrastructure-des-marches-financiers-limf</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund (SGB) unterstützt die vorgeschlagenen Änderungen. Er begrüsst in seiner <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/241003_DL_VL_FinfraG.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">Vernehmlassungsantwort</a> insbesondere, dass die Regulierung von Finanzmarktinfrastrukturen nach internationalem Vorbild harmonisiert wird und damit rechtliche Lücken geschlossen werden. Der SGB setzt sich dafür ein, dass die Finanzwirtschaft verantwortungsvoll handelt und die Stabilität der Realwirtschaft nicht beeinträchtigt.&nbsp;</p><p>Details und eine ausführlichere Erläuterungen finden sich in der vollständigen Vernehmlassungsantwort, die unten als PDF verlinkt ist.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10276</guid><pubDate>Wed, 02 Oct 2024 08:53:00 +0200</pubDate><title>Protection contre le licenciement abusif dans le droit suisse du travail : situation actuelle et perspectives</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/colloquejuridique2024</link><description>Colloque juridique de l’USS 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le manque de protection contre le licenciement abusif en Suisse a été un thème récurrent ces dernières années. Les tribunaux ont ouvert de nouvelles voies dans l’interprétation des lois en vigueur, par exemple en ce qui concerne les salarié·e·s âgés ou l’égalité. Et, sous l’influence de la jurisprudence et d’engagements internationaux, la discussion autour de la révision de lois, en particulier sur la protection des représentant·e·s des travailleurs et travailleuses et des lanceurs et lanceuses d’alerte, s’est enflammée.</p><p>Le colloque juridique de l’USS fera le point et présentera des perspectives relativement aux exigences et évolutions actuelles en matière de protection contre le licenciement abusif. Des expert-e-s de haut niveau venant des milieux scientifiques et de la pratique présenteront certains aspects d’actualité de la doctrine et de la jurisprudence et donneront des impulsions importantes pour la mise en œuvre juridique et pratique d’une protection moderne contre le licenciement. Le colloque juridique s'adresse aux spécialistes et aux personnes intéressées. Les frais de participation sont réduits pour les membres des syndicats et les étudiant·e·s.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/agenda/2024/Colloque_juridique_USS_2024.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> Voir le programme complet</a></p><p><a href="https://uss.sgb.ch/civicrm/event/register?reset=1&amp;id=39" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-pen" aria-hidden="true"></span> Inscrivez-vous au colloque</a></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/f/csm_frau_alleine_verzweifelt_buerosituation_d0b0426b9a.webp" length="146864" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10348</guid><pubDate>Tue, 01 Oct 2024 10:45:00 +0200</pubDate><title>Primes plus élevées, soins de moindre qualité ? Non !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-plus-elevees-soins-de-moindre-qualite-non</link><description>Votation sur la modification de la LAMal (financement uniforme – EFAS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 24 novembre prochain, une modification de la loi sur l’assurance-maladie, plus connue sous le sigle alémanique « EFAS », est soumise en votation. Sous prétexte de simplifier le régime de financement actuel, le projet introduit de graves détériorations pour la population. Avec l’intégration des soins de longue durée, secteur où les coûts sont en très forte hausse, la dynamique à la hausse des primes sera encore renforcée. De plus, suite à cette réforme, les cantons ne porteront plus la responsabilité des soins prodigués dans les EMS et à domicile. Leur rôle se limiterait désormais à verser 13 milliards de francs de nos impôts directement aux caisses-maladie. La qualité des soins risque ainsi de baisser pour les patient-e-s n’ayant pas de coûteuses assurances complémentaires. EFAS est un projet dangereux et qui fait fausse route.</p><p>Avec EFAS, les domaines des soins stationnaires (hôpitaux et EMS) et des soins ambulatoires (cabinets médicaux, traitements hospitaliers ambulatoires, aide et soins à domicile), dont le financement est actuellement réglé différemment, seraient à l’avenir financés selon une clé de répartition identique sur le plan suisse. « Avec EFAS, outre les 35 milliards de nos primes d’assurance-maladie actuelles, des caisses privées seraient amenées à gérer annuellement 13 milliards de francs d’argent des contribuables, sans légitimité démocratique ni transparence », explique Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS). À l’avenir, les payeuses et payeurs de primes devraient supporter trois quarts des coûts dans tous les domaines de soins. Christian Dandrès, président du Syndicat des services publics (SSP), ajoute à ce sujet : « EFAS permettrait aux caisses-maladie de prendre le contrôle de tout notre système de santé. »</p><p>Dans notre société vieillissante, les dépenses liées aux soins de longue durée (EMS et aide et soins à domicile) affichent une très forte croissance. Or ce sont précisément ces dépenses dont les payeuses et payeurs de primes devraient à l’avenir assumer une part plus élevée. Car le plafonnement actuel de la participation aux coûts disparaîtra de la loi. « Après une période transitoire de quatre ans, le Conseil fédéral pourra ainsi augmenter régulièrement les contributions à la charge des assuré-e-s, et cela dans les soins à domicile comme dans les EMS », souligne David Roth, vice-président du PS suisse. Au final, de nouvelles hausses de primes sont à craindre à long terme, ainsi qu’une augmentation des coûts que les patientes et patients auront à couvrir de leur propre poche.</p><h3 class="heading--h4"><span class="no-hyphenation"><strong>Prise de contrôle du système de santé et de soins par les caisses-maladie</strong></span></h3><p>Dans les soins de longue durée (EMS et aide et soins à domicile), la compétence des cantons actuellement définie par le législateur disparaîtrait purement et simplement de la loi, au profit d’un nouveau tarif uniforme restant à négocier avec les caisses-maladie. Personne ne sait comment il se présenterait. Il est par contre évident que les institutions publiques, déjà confrontées à de nombreuses charges supplémentaires, subiraient d’énormes pressions. Avec des conséquences immédiates selon Natascha Wey, secrétaire générale du SSP : « la qualité des soins baisserait fatalement. Les gens nécessitant des soins lourds ne bénéficieraient plus d’un aussi bon accompagnement qu’aujourd’hui. » Tant la patientèle que le corps soignant en feraient les frais. Car la réforme renforcerait encore les pressions exercées sur le personnel soignant, en flagrante contradiction avec l’initiative sur les soins infirmiers largement acceptée aux urnes mais dont la mise en œuvre se fait encore attendre. « Le démantèlement des mécanismes de financement en place redoublera les pressions subies aujourd’hui par le personnel. Avec pour effet une aggravation de l’exode de main-d’œuvre que connaît le secteur des soins de longue durée », prévient Véronique Polito, vice-présidente d’Unia.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Fatale course au profit</strong></h3><p>Cette réforme est l’œuvre du lobby des caisses-maladie, des cliniques privées et des organisations de soins à but lucratif. Les acteurs du secteur privé auraient en effet le champ libre, après le désengagement des cantons de leurs responsabilités de financer et d’organiser le secteur des EMS et de l’aide et des soins à domicile. Ils pourraient ainsi se réserver les patient-e-s les plus lucratifs. Par ailleurs, les caisses ont tout intérêt à un rationnement des soins de base pour mieux vendre leurs assurances complémentaires. Les assuré-e-s ordinaires seraient les perdants d’une telle situation. Katharina Prelicz-Huber, conseillère nationale Les Vert-e-s, résume ainsi : « cette révision aboutirait à un transfert massif de pouvoir au profit des caisses-maladie et serait désastreuse sur le plan du contrôle démocratique comme des décisions médicales et des besoins des patientes et patients. »</p><h3 class="heading--h4">Plus d'informations</h3><p>Plus d'informations sur la votation, arguments et matériel se trouvent sur <a href="https://augmenter-les-primes.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer"><u>www.augmenter-les-primes.ch</u></a>.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/f/csm_efasvisual-1_4-3_02_e7605d34cd.webp" length="81378" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10346</guid><pubDate>Thu, 26 Sep 2024 14:00:00 +0200</pubDate><title>La hausse des primes doit être stoppée et non renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-hausse-des-primes-doit-etre-stoppee-et-non-renforcee</link><description>Des mesures efficaces au lieu de l&#039;EFAS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une fois de plus, les primes de l’assurance-maladie de base vont fortement augmenter. La limite du tolérable est pourtant déjà dépassée depuis longtemps pour de nombreux ménages. De nouvelles détériorations sont néanmoins annoncées, avec la modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie (financement uniforme – EFAS), projet concocté par le lobby des assureurs-maladie. C’est inacceptable et par conséquent, il faudra refuser net en novembre cette révision ratée. En outre, il est urgent de réduire le fardeau des primes via la réduction individuelle des primes – les cantons en ont les moyens financiers !</p><p>Une fois de plus, les primes d’assurance-maladie vont renchérir et comme d’habitude, le monde politique ne songe pas à s’attaquer à la racine du mal, afin de remédier rapidement à leur financement antisocial. Il aime mieux renvoyer, aujourd’hui encore, à des réformes structurelles. Pourtant le principal chantier actuel du secteur de la santé, la révision de la LAMal « financement uniforme », sur laquelle le peuple suisse est appelé à voter en novembre prochain, n’annonce pas un allègement mais bien un surcroît de charge financière ! Il faut dire que les cantons ont exercé un véritable chantage sur le monde politique, n’acceptant la réforme EFAS qu’à la condition expresse qu’à l’avenir les payeuses et payeurs de primes financent de leur poche, dans le domaine des soins de longue durée, une part bien plus élevée des dépenses que jusqu’ici.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Participation plus élevée des assurés aux coûts</strong></h3><p>En raison du vieillissement démographique, les coûts des EMS et de l’aide et des soins à domicile sont appelés à croître massivement dans un proche avenir, et donc les primes renchériront d’autant, en plus des facteurs de hausse déjà connus. Cette réforme est dès lors pour les payeuses et payeurs de primes une véritable bombe à retardement, que seul pourra désamorcer un non aux urnes le 24 novembre. Après les mesures d’économies portant sur les réductions de primes, il faut de toute urgence stopper cette nouvelle action éhontée des cantons. Il en va de même des idées absurdes du Conseil fédéral et du Parlement visant à accroître encore la participation des personnes assurés aux coûts (hausse des franchises minimales, introduction d’une taxe aux urgences, ou ici EFAS).</p><p>Les primes par tête, avec les participations aux coûts exorbitantes qui s’ensuivent, sont des « effets secondaires » de notre système de santé qui sont devenus insupportables pour les ménages à revenus faibles ou moyens. Le seul moyen d’y remédier rapidement est d’augmenter à nouveau les contributions à la réduction des primes, qui ont subi des coupes dans le passé. Le contre-projet indirect à l’initiative d’allègement des primes adopté à cet effet aurait certes ici son utilité, mais il est largement insuffisant et ne déploiera tous ses effets qu’en 2028 (!).</p><h3 class="heading--h4"><strong>La balle est dans le camp des cantons</strong></h3><p>Une fois de plus, la balle est dans le camp des cantons qui, en 2023 aussi, ont réalisé des excédents se chiffrant en milliards et qui devraient faire de même pour l’exercice 2024. Il serait donc tout à fait malvenu de leur part de ne pas affecter au moins une partie de ces ressources au système de réduction des primes, afin d’offrir une petite bouffée d’oxygène aux ménages à bas et moyens revenus.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_RechnungenFrauSorgenvoll_iSt_MarkYes_f00c03fdd5.webp" length="132894" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10344</guid><pubDate>Sun, 22 Sep 2024 12:30:00 +0200</pubDate><title>Net rejet de la baisse des rentes du 2e pilier : il faut un changement de cap dans la politique des retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/net-rejet-de-la-baisse-des-rentes-du-2e-pilier-non-a-l-arnaque-lpp</link><description>Non à la réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Le résultat de la votation est un signal très clair adressé aux Parlement et au Conseil fédéral ainsi qu’aux caisses de pension.&nbsp;Une majorité des votants est clairement d'avis que le niveau des rentes en Suisse ne peut pas être abaissé, en particulier pour les revenus moyens.&nbsp;</span><span lang="FR">Car les rentes du 2<sup>e</sup> pilier sont déjà basses, avec un montant moyen de 1700 francs. Au lieu de continuer à abaisser le taux de conversion, il faut maintenant relever les intérêts sur les avoirs de vieillesse et introduire une compensation du renchérissement sur les rentes. La situation financière des caisses de pensions est très bonne. Celles-ci ont accumulé d’importantes réserves et provisions, et pris des mesures qui leur permettent de financer non seulement les rentes en cours, mais aussi les rentes futures. </span><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR">Il faut en outre des mesures pour combler les lacunes de rentes des parents, et surtout des mères, avec un financement solidaire. La réforme de la LPP aurait au contraire alourdi la charge que représentent les cotisations au 2<sup>e</sup> pilier. Nombre de personnes concernées n’en ont pas voulu, parce qu’elles ont besoin de cet argent pour vivre. Les bonifications pour tâches éducatives et d’assistance de l’AVS sont un modèle à suivre pour réduire l’écart en défaveur des femmes.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">Le non du peuple résonne aussi comme une critique du business profitable qu’est devenu le 2<sup>e</sup> pilier pour la finance et les assurances privées, aux dépens des salarié-e-s. Les assurances sociales ne sont pas là pour générer des profits. L’USS s’engagera énergiquement pour que les caisses de pensions prennent des mesures efficaces contre leurs frais de gestion trop élevés, contre la concurrence à laquelle se livrent les courtiers, contre les primes de risque excessives ainsi que contre les bénéfices dont bénéficient les grandes assurances privées. La parité doit être concrètement renforcée dans la prévoyance professionnelle. Et elle doit être réalisée pour de bon dans les fondations collectives des assureurs à but lucratif. En contrepartie de leurs versements obligatoires dans le 2<sup>e</sup> pilier, les salarié-e-s ont non seulement besoin d’une garantie de rente claire, mais aussi d’une surveillance paritaire qui fonctionne et défende leurs intérêts.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">La discussion sur le financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS se fait également à mille lieues des réalités de la population. Le Conseil fédéral et une partie de la droite parlementaire refusent de financer solidement la rente AVS supplémentaire. Leur objectif est faire faire des déficits à l'AVS pour augmenter la pression sur l'âge de la retraite. Pourtant, le 3 mars dernier, la population a massivement rejeté une initiative pour l’augmentation de l'âge de la retraite. La population demande une politique de la prévoyance vieillesse qui garantisse des rentes sûres et d’un niveau suffisant. Un financement solide et social de la 13<sup>e</sup> rente AVS en fait partie.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/1/csm_240922_Jubelbild_Foto-Unia_48d1ddc863.webp" length="179324" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10341</guid><pubDate>Sat, 21 Sep 2024 15:39:54 +0200</pubDate><title>15’000 réclament haut et fort de meilleurs salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/15000-reclament-haut-et-fort-de-meilleurs-salaires</link><description>Manifestation nationale le 21 septembre à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus que 15'000 travailleuses et travailleurs de toute la Suisse sont descendus aujourd’hui dans la rue à Berne sous la devise « Il est temps d’augmenter les salaires ». Ils et elles demandent aux employeurs des augmentations de salaire substantielles. Après plusieurs années de perte de salaire réel et compte tenu de l’augmentation des coûts, cette revendication est plus nécessaire que jamais. La revendication est claire : en vue des négociations salariales à venir, les salaires réels doivent à nouveau augmenter en 2025.</p><p>Des travailleuses et travailleurs de toutes les branches et de toutes les régions du pays ont manifesté aujourd’hui à Berne sur la Place fédérale pour des salaires plus élevés. La situation est préoccupante. Depuis 2021, les salaires réels baissent en Suisse. Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. En même temps, tout augmente : les prix des denrées alimentaires et de l’énergie, les loyers et les primes d’assurance maladie. Les salarié-e-s peuvent se permettre de moins en moins de choses avec leur salaire. Les personnes et les familles à bas et moyens revenus sont particulièrement touchées.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">La situation des salarié-e-s est préoccupante</h3><p>Le président de l’Union syndicale suisse Pierre-Yves Maillard fait le point sur la situation préoccupante des travailleuses et travailleurs en Suisse : « Tout est devenu plus cher. Et même si l’économie se porte bien, les salarié-e-s ont moins dans leur portemonnaie qu’il y a cinq ans. Sans une adaptation des salaires à l’inflation, la population va s’appauvrir. Cette politique n’a pas d’avenir. C’est pourquoi les salaires doivent enfin à nouveau augmenter. »</p><h3 class="heading--h4">De l’argent, il y en a assez</h3><p>Alors que les salaires bas et moyens baissent en termes réels, les actionnaires encaissent en même temps année après année des sommes toujours plus élevées, qui se chiffrent en milliards, sous forme de dividendes et de rachats d'actions. L’écart salarial s’est encore creusé. Il y a plus qu’assez d’argent dans les entreprises. Le refus des employeurs de compenser intégralement le renchérissement et d’augmenter les salaires de façon substantielle, qui a été annoncé publiquement, est un scandale. Vania Alleva, présidente d'Unia, est claire : « Nous ne nous laisserons pas faire ! Nous attendons des négociations salariales de cet automne des augmentations générales et substantielles. Nous ne nous contenterons pas de miettes ! Il est urgent et tout simplement vital pour beaucoup de gens que les salaires augmentent en termes réels. Pour cela, la pleine compensation du renchérissement des trois dernières années est nécessaire. C'est pourquoi Unia exige des augmentations de salaire de l’ordre de 5%. »&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Compensation du renchérissement et salaires minimums plus élevés</h3><p>Compenser le renchérissement est une évidence car sans cela, les travailleuses et les travailleurs ont toujours moins de salaire pour le même travail. La compensation du renchérissement fait donc partie de toutes les conventions collectives de travail. En même temps, il faut de bons salaires minimums. La présidente du syndicat Syna Yvonne Feri s’engage pour cela : « En Suisse, de nombreuses personnes travaillent dans des branches à bas salaires. Elles ne gagnent pas assez, même avec un bon apprentissage. Leur diplôme d’apprentissage ne garantit pas un salaire décent pour vivre. Nous devons lutter ensemble contre cela. Nous exigeons des salaires minimums décents pour le personnel formé, qui suffisent pour vivre. » C'est pourquoi les syndicats s’engagent pour qu’il n’y ait plus de salaires inférieurs à 4500 francs et pour que toutes les personnes au bénéfice d’un apprentissage gagnent au moins 5000 francs.</p><h3 class="heading--h4">Nécessité claire d’agir dans de nombreuses professions et branches</h3><p>Peintres ou employé-e-s de La Poste ou des chemins de fer, infirmières ou travailleurs de la construction : plusieurs exemples de professionnels de différents métiers et branches montrent la grande nécessité d’agir. « Nous sommes aujourd’hui ici pour à nouveau souligner que notre Service public a une importance systémique. Il y a un manque de reconnaissance à notre égard, c’est pourquoi de bonnes conditions de travail et des salaires en conséquence sont une nécessité absolue, précisément en période d’inflation effrénée et d’explosion des primes maladie », explique Beat Haldimann, livreur de colis à la Poste Suisse et syndicaliste Syndicom. Friederike Flückiger, infirmière aux soins intensifs depuis 30 ans et syndicaliste SSP, demande que les améliorations dans les soins réclamées dans l’initiative sur les soins soient réalisées rapidement. Car c’est tout particulièrement dans les métiers dits féminins que la situation salariale est insuffisante malgré une bonne formation : « Toutes les statistiques le montrent : travailler dans la santé, ce sont des conditions dures pour des salaires trop bas. Les infirmières et infirmiers diplômés gagnent bien moins que les autres professionnels de même niveau de formation ! »</p><p>En tant que représentant de la jeune génération, l’assistant clientèle CFF et représentant du syndicat SEV Jordi D’Alessandro attire l’attention sur la situation des jeunes et la nécessité d’augmentations salariales. Il appelle les jeunes à s’engager pour leurs droits et pour de meilleurs salaires : « Nous, jeunes travailleurs, devons prendre position. Ce ne sont pas seulement nos retraites qui sont en danger, ce sont aussi nos salaires et nos conditions de travail. On nous promet un avenir, mais on nous refuse un présent digne. On nous parle d’opportunités, mais on nous impose des sacrifices. »</p><h3 class="heading--h4">Les employeurs doivent agir : des hausses des salaires réels sont nécessaires</h3><p>Les salarié-e-s et les syndicats s’engagent ensemble pour de meilleurs salaires et demandent aux employeurs, pour l’automne salarial, des augmentations substantielles des salaires pour 2025.&nbsp;<br>Les syndicats de l’Union syndicale suisse et les associations de Travail.Suisse ont appelé à manifester.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/1/csm_SK_WSK24_MF98188_7ee0af22e1.webp" length="526330" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10339</guid><pubDate>Fri, 20 Sep 2024 15:46:05 +0200</pubDate><title>Une application correcte du frein à l’endettement et une répartition équitable des charges entre la Confédération et les cantons doivent primer sur l’adoption de mesures d’économies contre-productives</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-application-correcte-du-frein-a-lendettement-et-une-repartition-equitable-des-charges-entre-la-confederation-et-les-cantons-doivent-primer-sur-ladoption-de-mesures-deconomies-contre-productives</link><description>Programme d’économies de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il est irritant de voir le Conseil fédéral reprendre quasiment telles quelles les propositions d’économies du « groupe Gaillard ». Il devrait commencer par régler les problèmes structurels liés aux recettes encaissées. Car tout le monde sait que le frein à l’endettement n’est pas appliqué conformément à la Constitution. Au lieu d’assurer l’équilibre financier, il génère des excédents – aux dépens de la population. Autre évolution problématique, la Confédération doit se charger d’un nombre croissant de tâches dont les cantons ne veulent pas. À l’instar des programmes en faveur des crèches ou des contributions à la réduction des primes d’assurance-maladie. L’heure est donc à des propositions sur la manière dont la Confédération pourrait recevoir des cantons les ressources nécessaires à ces activités. Ce serait d’autant plus judicieux que les cantons affichent des excédents de revenus substantiels et continuent à imposer lourdement leur population, sans songer à faire quelque chose d’utile de cet argent.</p><p>Il est certes positif de voir que la Confédération a renoncé aux coupes proposées dans les prestations transitoires en faveur des chômeurs âgés et dans les aides à la construction de logements sociaux. Mais son désengagement partiel du financement de l’AVS et diverses autres coupes contre-productives continuent hélas à faire partie du programme d’économies actuel.</p><p>L’USS attend du Conseil fédéral qu’il commence par dresser un état des lieux de la situation financière. Moyennant une application correcte du frein à l’endettement et une répartition plus adéquate des recettes fiscales entre les collectivités publiques, la marge de manœuvre budgétaire de la Confédération bondirait de deux à quatre milliards de francs par an. Il est peu probable qu’un programme d’économies reste ensuite nécessaire.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10324</guid><pubDate>Wed, 18 Sep 2024 09:30:41 +0200</pubDate><title>Une alliance de jeunes uni-e-s contre la réforme LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-alliance-de-jeunes-uni-e-s-contre-la-reforme-lpp</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Face à la réforme de la Loi sur la Prévoyance Professionnelle (LPP), une alliance de jeunes s'est reformée. Elle est soutenue par les jeunes syndicalistes de l'USS, la Jeunesse socialiste suisses, les Jeunes Vert-e-x-s, ainsi que les Jeunes POP et veut défendre les droits des travailleurs et travailleuses et des retraité-e-s en Suisse. Cette réforme, dénoncée comme une véritable arnaque, menace non seulement de réduire drastiquement les rentes tout en augmentant les cotisations, mais constitue également une attaque directe contre la justice sociale. Présentée de manière trompeuse comme nécessaire, elle risque d’aggraver les inégalités et de pénaliser les plus vulnérables sans véritablement améliorer les conditions de retraite.</p><p>Les femmes et les jeunes paient le prix fort de cette réforme !</p><p>Contrairement à ce que la Confédération avance, les femmes et les jeunes sont les principales perdant-e-s de cette réforme. Les femmes, déjà désavantagées sur le marché du travail, seront encore plus pénalisées par cette réforme qui ne prend pas en compte les réalités de leur carrière. Avec des interruptions fréquentes pour des raisons familiales, elles risquent de voir leurs droits à la retraite sérieusement réduits, malgré une année de travail supplémentaire. L'augmentation des cotisations toucherait également les jeunes générations : des milliards de cotisations supplémentaires leur seraient prélevés, sans garantie d'une retraite équitable à la retraite.</p><p>Une gestion défaillante des retraites : un double standard et des profits pour le secteur de la finance</p><p>Et comme si cela ne suffisait pas, le récent fiasco dans les calculs de l’AVS par le Département Fédéral de l’Intérieur jettent une ombre sur la crédibilité de la gestion des retraites. Des milliards pour le sauvetage du Crédit Suisse - mais pas d'accord équitable pour nos retraites ? Ce double standard est révoltant ! Cette réforme de la LPP n'est rien d'autre qu'un cadeau pour les assurances et le secteur financier, qui pourraient s'enrichir encore davantage. Tout cela au détriment des personnes qui travaillent, qui devraient payer plus pour recevoir moins. Une injustice sociale sans précédent que même la base de l'UDC ne peut ignorer.</p><p>Votons non à la réforme LPP le 22 septembre !</p><p>Face à ces injustices, l'alliance de jeunes appelle toutes les forces vives du pays à soutenir le référendum contre cette réforme injuste. Nous avons besoin d'un système de retraite équitable, indépendamment du genre, des origines ou de l’âge des personnes, et qui garantisse une sécurité pour les générations futures. La solidarité intergénérationnelle et l'égalité sont au cœur de nos revendications. L'Alliance appelle chacun et chacune à s'engager pour défendre un système de retraite juste, qui protège les acquis sociaux et garantit à tous et toutes une vie digne à la retraite. Ensemble, nous pouvons faire front face à cette arnaque et construire un avenir plus équitable.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/4/csm_SGB_BVG_Bschiss_Screen_Mann_RGB_1200x900_FR_3567b983dc.webp" length="122898" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10321</guid><pubDate>Tue, 17 Sep 2024 11:26:51 +0200</pubDate><title>Il est temps d’augmenter les salaires. </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-est-temps-daugmenter-les-salaires</link><description>Grande manifestation le 21 septembre à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats appellent à une grande manifestation samedi 21 septembre à Berne pour soutenir leurs revendications salariales.</p><p>L'évolution des salaires de ces dernières années est plus que décevante. Malgré la situation globalement bonne de l’économie, les salaires réels sont aujourd'hui inférieurs au niveau de 2019. Après déduction du renchérissement, les travailleurs et travailleuses ont un salaire inférieur à il y a 5 ans. Ce retard salarial doit maintenant être rattrapé. La conjoncture se présente bien et les marges des entreprises restent favorables.</p><p>C'est pourquoi les fédérations de l'USS demandent des augmentations de salaire allant jusqu'à 5 %. Il n'est pas acceptable que les travailleurs et travailleuses gagnent toujours moins en termes réels alors que la productivité augmente. Il faut maintenant rattraper ce retard pour que la valeur du travail soit à nouveau suffisamment reconnue.</p><p>L'évolution des salaires en Suisse est alarmante. Les salarié-e-s dans des secteurs différentes se battent à chaque fin de mois avec des factures élevées, des loyers et des primes de l'assurance maladie en hausse et des salaires trop bas, qui leur permettent de moins en moins de vivre. Les augmentations de salaire substantielles sont maintenant impératives !</p><p>Cela vaut également pour le secteur public. De nombreux cantons et la Confédération sont en retard dans la compensation du renchérissement. Après des années de baisse des salaires réels, le besoin d’amélioration en matière de salaires est très grand.&nbsp;</p><p><strong>Il est donc temps d’augmenter les salaires. Nous demandons des augmentations de salaire allant jusqu'à 5 %.</strong><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/7/csm_240921_il-est-temps__2-3_fr_eeaff9e2b9.webp" length="32606" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10316</guid><pubDate>Fri, 13 Sep 2024 14:17:55 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral choisit un financement antisocial : au Parlement de corriger</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-choisit-un-financement-antisocial-au-parlement-de-corriger</link><description>Financement de la 13e rente AVS : participation réduite de la Confédération et hausse de TVA</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le oui clair à la 13<sup>e</sup> rente AVS montre bien que beaucoup de citoyennes et citoyens ayant des revenus bas ou moyens peinent à s’en sortir avec leur retraite ou leur salaire. Les hausses de primes d’assurance-maladie en 2025 et l’absence de compensation du renchérissement dans le 2<sup>e</sup> pilier ne vont pas arranger les choses. Ce oui aux urnes était un clair signal envoyé au Conseil fédéral et au Parlement, afin qu’ils prennent ces problèmes au sérieux et trouvent des solutions.</p><p>Le Conseil fédéral ne semble pas avoir compris le message. C’est du moins ce que montre sa décision d’aujourd’hui relative au financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS. En diminuant la contribution de la Confédération à l’AVS et en renonçant à augmenter les cotisations salariales, il a opté pour la variante de financement la plus injuste pour les revenus moyens et bas. En particulier, le Conseil fédéral a choisi d’ignorer les résultats de la procédure de consultation, où la majorité des participants s’étaient prononcés pour une variante plus sociale. Il incombe désormais au Parlement de corriger cette décision antisociale.</p><p>La manière de procéder est elle aussi difficile à comprendre. Les précédents scénarios financiers de la Confédération se sont avérés faux. Il existe apparemment de nouvelles prévisions. Mais comme elles n’ont pas été rendues publiques, il n’est pas possible d’en juger. En adoptant une proposition de financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS avant la publication de ces scénarios, le Conseil fédéral donne l’impression d’avoir encore de la peine à livrer des prévisions correctes.</p><p>La réduction de la participation fédérale n’est pas justifiée, cette dernière servant notamment à payer des prestations qui ne sont pas financées par les cotisations salariales. À l’instar des bonifications pour tâches éducatives, de celles pour tâches d’assistance ou de l’allocation pour impotent. Elle instaure par ailleurs une certaine solidarité, en amenant les entreprises, les actionnaires et le secteur financier à participer au financement de l’AVS. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a déjà obtenu du Conseil fédéral qu’il réduise la contribution fédérale versée à l’assurance-chômage.</p><p>Différentes raisons plaident pour un financement de la 13e rente AVS par les cotisations salariales. Elles ont eu tendance à baisser ces dernières années. En particulier, la suppression du pourcentage de solidarité dans l’assurance-chômage a diminué le fardeau des très hauts revenus. Une telle variante aboutirait à un certain rééquilibrage social, à l’heure du creusement des inégalités en Suisse. Si les très hauts revenus étaient davantage mis à contribution dans l’AVS, le fardeau des bas et moyens revenus diminuerait d’autant.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10314</guid><pubDate>Wed, 11 Sep 2024 07:00:00 +0200</pubDate><title>Majorité contre la baisse des retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/majorite-contre-la-baisse-des-retraites</link><description>Deuxièmes sondages sur la réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rejet de la réforme de la LPP par la population est clair. Après la grande différence, lors de la première série de sondages, entre les deux enquêtes disponibles, les deux résultats se rejoignent aujourd'hui avec une nette tendance au non. Chez Tamedia, la majorité opposée reste stable avec 59 %, tandis que la part de personnes prévoyant de soutenir la réforme a très fortement baissé dans le sondage SSR.</p><p>En clair : plus la population se penche sur les aspects concrets du projet, plus il devient clair que payer plus pour des retraites plus basses est une mauvaise affaire. La baisse prévue est erronée et inutile. Car les caisses de pension se trouvent dans une situation financière excellente, avec des réserves historiquement élevées. Il est maintenant temps d'améliorer la rémunération des avoirs et de compenser le renchérissement pour retraités, plutôt que de procéder à une nouvelle baisse des pensions versées.</p><p>Le comité référendaire est motivé par les résultats du sondage, mais seule une forte mobilisation permettra d'empêcher réellement la réforme. C'est pourquoi un engagement très fort en encore prévu dans le sprint final pour amener les électeurs à se rendre aux urnes.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10311</guid><pubDate>Fri, 06 Sep 2024 11:36:30 +0200</pubDate><title>L’USS condamne les mesures d’économies irresponsables dans le secteur de la formation et de la jeunesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/luss-condamne-les-mesures-deconomies-irresponsables-dans-le-secteur-de-la-formation-et-de-la-jeunesse</link><description>Les propositions du « rapport Gaillard » mettent en péril l’égalité des chances et la capacité de notre pays d’affronter l’avenir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) est très inquiète et choquée par les propositions que le groupe d’experts Réexamen 2024 des tâches et des subventions vient de publier (rapport Gaillard). Elle dénonce notamment les coupes brutales prévues dans le secteur de la formation et de la jeunesse, qui mettent en péril l’égalité des chances et la capacité de notre pays d’affronter l’avenir.</p><h4>La formation professionnelle et continue est en danger</h4><p>Le rapport propose des coupes massives, par exemple dans les contributions forfaitaires allouées aux cantons pour la formation professionnelle ainsi que dans les contributions liées à des innovations et des projets pour la formation professionnelle et la formation continue. En proposant de supprimer la loi fédérale sur la loi continue, le groupe d’experts lance un signal clair contre l’apprentissage à vie. Or c’est une erreur fatale au vu des exigences croissantes du marché du travail, avec les obligations de formation continue qui s’ensuivent. Au lieu de renforcer les possibilités de formation continue, il est prévu de les réduire encore – une évolution que l’USS condamne fermement.</p><h4>Attaques contre la formation professionnelle et l’intégration des jeunes réfugié-e-s</h4><p>La réorientation de la politique d’intégration des requérant-e-s d’asile (jeunes et jeunes adultes) sur la formation professionnelle s’avère d’autant plus risquée qu’il est prévu de limiter à quatre ans l’obligation d’indemnisation financière de la Confédération, indépendamment de la réussite de l’intégration. Une telle mesure d’économies vise en premier lieu à mettre les cantons sous pression, mais fait au final des jeunes et des jeunes adultes les otages du bras de fer entre la Confédération et les cantons à propos des obligations de financement, mettant ainsi en péril l’intégration sur le marché du travail. En plus d’être injuste socialement, cette mesure est contreproductive, aujourd’hui où le besoin de main-d’œuvre bien formée tant suisse que d’origine étrangère se fait cruellement sentir.</p><h4>Taxes prohibitives pour les étudiant-e-s et les jeunes</h4><p>Le rapport propose notamment d’augmenter massivement les taxes d’études en vigueur dans les hautes écoles suisses (en parlant de manière alambiquée de « renforcement du financement par les utilisateurs »). Les taxes doubleraient pour les étudiant-e-s indigènes, voire quadrupleraient pour les étudiant-e-s étrangers. De telles mesures sont inacceptables car elles entravent l’accès aux études et aboutiraient à un système de formation à deux vitesses. La formation ne saurait être un bien de luxe – il s’agit d’un droit fondamental et elle doit rester accessible à tout le monde, indépendamment de sa situation financière. En outre, le rapport prévoit de réduire de 10 % le forfait fédéral alloué dans le domaine de la mobilité internationale, ce qui nuirait gravement aux chances des jeunes sur un marché du travail de plus en plus internationalisé.</p><h4>Affaiblissement du pôle de recherche suisse</h4><p>En outre, la suppression préconisée des contributions liées à des projets des hautes écoles cantonales signerait l’arrêt de mort d’importants projets portant sur l’égalité des chances (égalité, diversité et inclusion) ou sur l’encouragement de la relève scientifique. Or de telles activités sont nécessaires pour renforcer le pôle de recherche suisse, en cette période de crise et d’incertitudes.</p><p>L’USS refuse catégoriquement les propositions du « rapport Gaillard ». Les coupes prévues dans le secteur de la formation et de la jeunesse hypothèquent les chances d’avenir de la jeune génération et affaiblissent le pôle suisse de la formation et de la recherche. L’USS appelle donc le Conseil fédéral et le Parlement à renoncer à ces mesures d’épargne antisociales et dommageables pour l’avenir, et à investir plutôt dans une politique de formation forte, équitable et tournée vers l’avenir.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10308</guid><pubDate>Thu, 05 Sep 2024 14:35:37 +0200</pubDate><title>À mauvaise question, mauvaise réponse ! L’heure est à une politique budgétaire menée au profit de la population et non à son détriment</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-mauvaise-question-mauvaise-reponse-lheure-est-a-une-politique-budgetaire-menee-au-profit-de-la-population-et-non-a-son-detriment</link><description>Rapport du groupe d’experts Réexamen des tâches et des subventions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">« À mauvaise question, mauvaise réponse ». Telle est la conclusion tirée par l’Union syndicale suisse (USS) à propos de la présentation faite aujourd’hui du rapport du groupe d’experts « Réexamen des tâches et des subventions ». Le vrai problème de la politique budgétaire de la Suisse ne vient pas de ses dettes ou déficits, mais des excédents et du colossal patrimoine amassé par l’État aux dépens des ménages privés et des assurances sociales. L’USS refuse donc clairement, en particulier, les coupes préconisées par le groupe d’experts dans le domaine de la sécurité sociale (AVS, prestations transitoires, réductions de primes). La Suisse a besoin d’une politique budgétaire qui soit menée au profit de la population et non à son détriment.</p><h3 class="heading--h4">Excédents des collectivités publiques aux dépens de la population, mauvais usage du frein à l’endettement</h3><p>L’État suisse n’a pas un problème de dette, loin de là. Les collectivités publiques, à commencer par les cantons, enregistrent régulièrement depuis des années des excédents élevés. L’État suisse a ainsi inutilement soutiré des milliards aux ménages privés, pour accumuler un riche patrimoine financier. Entre-temps la Confédération, les cantons et les communes ont amassé sans nécessité économique des fonds propres excédant 100 milliards de francs. Cette politique budgétaire n’est pas sans poser problème aux assurances sociales financées par capitalisation en Suisse. Car elles auraient besoin de pouvoir réaliser des placements sûrs et qui génèrent à long terme des taux d’intérêt suffisants.</p><p>Le frein à l’endettement de la Confédération n’est pas appliqué correctement. La Constitution exige que les recettes et les dépenses soient équilibrées sur la durée. En réalité, le frein à l’endettement génère des excédents compris entre 1 et 1,5 milliard de francs par an. Car il est mis en œuvre au niveau du budget, alors qu’il y a chaque année des dépenses budgétées qui ne peuvent être réalisées. La Confédération encaisse ainsi davantage d’argent qu’elle n’en dépense. À cela s’ajoute que les recettes sont régulièrement sous-estimées. Les déficits structurels de la Confédération sont par conséquent bien moins élevés que ne le prétend la conseillère fédérale Keller-Sutter.</p><p>Par ailleurs, la Confédération reprend toujours plus de tâches incombant aux cantons ou aux communes. Par exemple, la population est devenue plus mobile – le lieu de résidence et le lieu de travail se situant souvent dans deux cantons différents. De même, la numérisation (notamment l’apprentissage automatique) requiert des projets bien trop ambitieux pour les ressources des collectivités locales. Un tel transfert de tâches doit avoir son équivalent dans la politique budgétaire. Il faut ainsi que les cantons riches versent les ressources nécessaires à la Confédération.</p><h3 class="heading--h4">Non à toute détérioration de la sécurité sociale aux dépens de la population</h3><p>Le groupe d’experts s’attaque frontalement à la sécurité sociale en Suisse. En parlant de freiner la croissance des contributions de la Confédération à l’AVS, il vise en fait à accroître la « pression aux réformes » sur cette assurance sociale, afin que l’âge de la retraite et les cotisations soient revus à la hausse. C’est ignorer qu’à travers sa contribution, la Confédération paie des prestations qui ne sont pas financées par les cotisations salariales, comme les bonifications pour tâches éducatives et celles pour tâches d’assistance. Or quiconque commande des prestations doit en payer le juste prix. La contribution de la Confédération avait d’ailleurs été revue à la hausse pour que l’AVS ne doive pas seule combler les pertes dues à la deuxième réforme de l’imposition des entreprises (RIE II) et que les actionnaires en financent eux aussi une petite partie.</p><p>La suppression préconisée des prestations transitoires (Ptra) est inacceptable, alors que la situation des travailleuses et travailleurs âgés n’a fait qu’empirer. Il faudrait au contraire les améliorer, aujourd’hui où les conditions d’octroi sont bien trop restrictives.</p><h3 class="heading--h4">Potentiel fiscal en partie ignoré</h3><p>Un pays aussi riche que la Suisse offre un énorme potentiel fiscal. Le groupe de travail ne l’a toutefois pas analysé en détail. Il y aurait en effet d’autres options encore pour combler les niches fiscales. L’USS ne veut pas pour autant d’un modèle de TVA à taux unique, qui créerait des injustices sociales.</p><p>Le groupe d’experts propose encore d’intégrer plus rapidement les personnes réfugiées dans le marché du travail. Une telle proposition est en soi bonne. Encore faudrait-il renforcer les services publics de placement et prévoir des mesures supplémentaires (cours de langue, etc.). Or le rapport n’en dit mot ni n’articule de chiffre à ce sujet. Le Département fédéral des finances a plutôt agi à fin contraire, réduisant la contribution fédérale versée à l’assurance-chômage. Là encore, la conseillère fédérale Keller-Sutter semble avoir oublié l’adage populaire « qui commande paie ».</p><h3 class="heading--h4">Protéger le pouvoir d'achat, les médias et la culture</h3><p>L’USS s’oppose à la suppression de l’encouragement indirect à la presse. Car il n’y a pas de réelle démocratie sans un paysage médiatique diversifié, et donc il faut bien se garder de supprimer le très modeste instrument d’encouragement public des médias actuellement en place. L’encouragement indirect à la presse doit au contraire être renforcé, comme le demandent aujourd’hui les commissions parlementaires compétentes.</p><p>Quant aux coupes massives dans le domaine des transports publics proposées par le groupe d’experts (celles notamment dans le fonds d’infrastructure ferroviaire et dans l’indemnisation du transport régional de voyageurs), l’USS ne veut pas en entendre parler. Elles aboutiraient à moyen terme à une détérioration de l’offre, et provoqueraient à court terme un renchérissement massif du prix des titres de transport, grevant encore plus le budget des ménages. Il n’est pas non plus compréhensible de prévoir des coupes budgétaires dans la culture, secteur relativement mal soutenu en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10303</guid><pubDate>Mon, 02 Sep 2024 16:44:39 +0200</pubDate><title>Taux d&#039;intérêt minimal LPP trop bas : les rendements élevés doivent revenir aux personnes assurées !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-minimal-lpp-trop-bas-les-rendements-eleves-doivent-revenir-aux-personnes-assurees</link><description>La Commission LPP refuse que les bénéfices profitent à tout le monde</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Malgré les rendements élevés et les réserves historiquement élevées des caisses de pension, la Commission LPP veut maintenir le taux d’intérêt minimal au faible niveau de 1,25 %. Les avoirs de vieillesse des travailleuses et travailleurs continueront ainsi de se déprécier. Autrement dit, les assuré-e-s ne profiteront pas des importants bénéfices réalisés par les caisses de pensions. L’Union syndicale suisse (USS) avait appelé de ses vœux une hausse du taux d’intérêt minimal, car les rendements sont élevés, et que la situation des caisses est suffisamment bonne pour permettre une rémunération plus élevée des avoirs d’épargne. L'année dernière, les caisses de pension ont généré un rendement de 5 %, alors que le taux d'intérêt minimal est de 1,25 %. Fin août 2024, les rendements s'élevaient déjà à 7 %. Malgré cela, les associations d’employeurs et d’assureurs voulaient même baisser le taux d'intérêt minimal, tandis que les représentants des caisses de pension trouvent toutes les excuses pour éviter une hausse. Tout ceci entame sérieusement la confiance des assuré-e-s dans le 2e pilier.</p><p>La loi est on ne peut plus claire : le taux d’intérêt minimal vise à garantir que les bénéfices des caisses de pensions soient crédités aux travailleuses et travailleurs. Or ce n’est plus le cas depuis longtemps. Ainsi l’année dernière, où les caisses de pensions ont obtenu des rendements de 5 %, le taux d’intérêt minimal se situait à 1,25 %. À la fin du mois d’août, les bénéfices réalisés atteignaient déjà 7 %. Et ce n’est pas tout : près de la moitié des caisses de pensions ont déjà des réserves complètement pleines. Malgré cela, une petite majorité de la Commission LPP propose au Conseil fédéral de maintenir le taux d’intérêt minimal à son niveau actuel. Il n’y a selon elle « aucune nécessité d’agir ». Les assuré-e-s s’exposent ainsi à voir leurs avoirs de vieillesse perdre de la valeur en 2025 aussi – et par la suite à toucher des rentes encore plus basses. C’est absolument inacceptable ! L’USS s’engagera pour que le Conseil fédéral annule cette décision et augmente le taux d’intérêt minimal. L’USS s’était prononcée dans ce cadre en faveur d’une augmentation du taux d’intérêt minimal.</p><p>Les partisanes et partisans de la réforme de la LPP au sein de la Commission LPP ont montré aujourd’hui leur vrai visage : les caisses de pensions ont beau se porter au mieux, employeurs et assureurs auraient voulu ramener le taux d’intérêt minimal à 0,75 %. Ces manœuvres montrent qu’en réalité, la réforme de la LPP vise à permettre aux caisses de pensions et aux assureurs de maximiser leurs bénéfices, en versant toujours moins de prestations aux assuré-e-s. Les garanties de rentes sont volontairement maintenues à un faible niveau. Or de telles pratiques minent la confiance accordée par les travailleuses et travailleurs à la prévoyance professionnelle. On le voit bien : un refus de la réforme de la LPP s’impose le 22 septembre, afin de protéger les rentes des personnes assurées.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10300</guid><pubDate>Mon, 02 Sep 2024 09:24:27 +0200</pubDate><title>Jusqu&#039;à 5 % d&#039;augmentation de salaire – en raison de l’inflation, du retard accumulé et de la bonne conjoncture économique</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/jusqua-5-daugmentation-de-salaire-en-raison-de-linflation-du-retard-accumule-et-de-la-bonne-conjoncture-economique</link><description>Les revendications salariales des syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'évolution des salaires de ces dernières années est plus que décevante. Malgré la situation globalement bonne de l’économie, les salaires réels, c’est-à-dire après déduction du renchérissement, sont aujourd'hui inférieurs au niveau de 2019. Les marges des entreprises restent cependant favorables. Elles ont augmenté leurs prix. Et ont pu vendre davantage grâce à la conjoncture positive. C'est pourquoi les fédérations de l'USS demandent des augmentations de salaire allant jusqu'à 5%.</p><p>Les prochaines négociations salariales seront déterminantes pour la Suisse. Malgré la bonne conjoncture, les salaires réels sont aujourd'hui plus bas qu'en 2019. De nombreuses entreprises n'ont même pas accordé la compensation du renchérissement, ce qui allait autrefois de soi lorsque la situation le permettait. Ce retard salarial doit maintenant être rattrapé.</p><p>Les salaires devraient augmenter aussi fortement que la productivité du travail additionnée du renchérissement, afin que la répartition entre travail et capital ne change pas. Comme cela n'a pas été le cas ces dernières années, un retard salarial de plus de 5 % s’est accumulé. Daniel Lampart, économiste en chef de l'Union syndicale suisse (USS), souligne lors de la conférence de presse sur les salaires que « les bas et moyens salaires gagneraient aujourd’hui 300 à 500 francs de plus par mois si le potentiel de croissance salariale avait été exploité » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_DL_CP_revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">Discours complet</a>). Le président de l'USS Pierre-Yves Maillard a rappelé que l'économie se porte toujours bien : « Il n'est pas acceptable que les travailleurs et travailleuses gagnent toujours moins en termes réels alors que la productivité augmente. Il faut maintenant rattraper ce retard pour que la valeur du travail soit à nouveau suffisamment reconnue » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_PYM_CP_revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">discours complet</a>).</p><p>Pour Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, il est grand temps d'augmenter les salaires : « L'évolution des salaires en Suisse est alarmante. Qu'il s'agisse du personnel de vente dans le commerce de détail, des ouvriers de l'industrie ou sur les chantiers ou encore des salarié-e-s de la restauration ou des soins aux personnes âgées : toutes ces personnes se battent à chaque fin de mois avec des factures élevées et des salaires trop bas, qui leur permettent de moins en moins de vivre. La forte augmentation du coût de la vie et la stagnation des revenus rendent impératives des augmentations de salaire substantielles pour combler l'écart salarial » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_Vania-Alleva_revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">discours complet</a>).</p><p>Natascha Wey, secrétaire générale du SSP, explique que les salaires dans le secteur public n'échappent pas à l'évolution négative des salaires réels. Au contraire, il existe un besoin de rattrapage considérable : « De nombreux cantons et la Confédération sont en retard dans la compensation du renchérissement. Ces dernières années, les salaires réels dans le secteur public ont parfois baissé plus fortement que dans le secteur privé » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_SSP_Revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">discours complet</a>).</p><p>Après des années de baisse des salaires réels, le besoin d’amélioration en matière de salaires est très grand. C'est pourquoi les fédérations de l'USS demandent des augmentations de salaire allant jusqu'à 5 %.</p><ul><li><strong>Il est temps d’augmenter les salaires. </strong>21.09.2024: <a href="/luss/agenda#c19296">Grande manifestation pour les salaires</a></li><li><strong>Plus d'informations,</strong> notamment sur les trains spéciaux, sur <a href="https://unia.ch/fr/actualites/evenements/detail/a/20684" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer"><u>unia.ch</u></a></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/8/csm_240902_Lohn-MK2024-25_efa8d573dc.webp" length="331226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10295</guid><pubDate>Mon, 26 Aug 2024 16:59:56 +0200</pubDate><title>Les calculs officiels induisent en erreur : les pertes de rentes LPP seront bien plus élevées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-calculs-officiels-induisent-en-erreur-les-pertes-de-rentes-lpp-seront-bien-plus-elevees</link><description>Après les prévisions erronées sur l&#039;AVS, des calculs irréalistes sur la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après que l’Office fédéral des assurances sociales s’est trompé sur les perspectives financières de l’AVS, l’Union syndicale suisse (USS) constate, grâce à de nouveaux calculs, que les prévisions de cet office concernant la réforme du 2e pilier donnent une image incorrecte à la population. Ainsi, la baisse du taux de conversion entraîne en fait une baisse des rentes LPP pour les salaires à partir de 4000 francs. Contrairement à ce qui est affirmé, la réforme touche en outre aussi les retraités : en cas d’acceptation, de nombreux retraités devront attendre encore plus longtemps la compensation du renchérissement sur leurs rentes.</p><p>Les chiffres publiés par la Confédération enjolivent considérablement l'impact de la réforme sur les rentes de retraite. Et ce, alors que la Confédération avait déjà présenté des scénarios financiers erronés pour l'AVS lors de votations précédentes. Selon les chiffres de la Confédération, les personnes ayant des salaires à partir d'environ 5500 francs de revenu mensuel (x13) doivent s'attendre à des pertes de rentes LPP. En réalité, les conséquences sont bien plus graves.</p><h4>Des rentes LPP en baisse déjà pour les salaires supérieurs à 4 000 francs par mois</h4><p>La Confédération a présenté les effets de la réforme dans un tableau récapitulatif et renvoie à ces chiffres dans la brochure de votation. Il y est affirmé que les personnes actives avec un salaire annuel de plus de 70 000 francs sont pratiquement les seules à subir des baisses de rente. Et que les jeunes salarié-e-s dont le salaire se situe entre 25 000 et 40 000 francs par an recevraient plus de 300 francs de rente supplémentaire par mois. Mais ces calculs se basent sur des hypothèses totalement éloignées du monde réel. Ils partent du principe que les travailleuses et travailleurs gagnent exactement le même salaire tout au long de leur vie, comme si une personne qui commence sa vie professionnelle avec 40 000 de salaire annuel allait gagner ces mêmes 40 000 francs toute sa vie. C’est à rebours de la réalité du monde du travail. Les salaires augmentent au fil du temps parce que, au moins jusqu'à l'âge de 50 ans, l'expérience acquise progresse. Et aussi parce que l'économie devient plus productive.</p><p>Cette augmentation est encore un peu plus rapide en raison de l’acquisition de nouvelles compétences : les salaires des jeunes actifs augmentent d'environ 1 % supplémentaire par an. Si l'on tient compte d’une telle croissance salariale réaliste, les résultats de la réforme de la LPP sont nettement moins bons. Avec la réforme, les rentes LPP diminuent à partir de salaires mensuels d’un peu plus de 4000 francs (donc pour des salaires annuels de 54 000 francs).</p><h4>Bilan de la réforme de la LPP déjà négatif pour les salaires supérieurs à 3 300 francs</h4><p>Quant aux améliorations des rentes des bas et très bas revenus, elles sont très coûteuses. Pour un salaire mensuel de 3500 francs, la réforme entraîne une augmentation annuelle des cotisations LPP de 1500 à 2500 francs (selon l'âge) – pour une retraite améliorée d’à peine 2000 francs par an, soit moins de 200 francs par mois de rente LPP supplémentaire. Le bilan de la réforme de la LPP est donc déjà négatif pour des salaires mensuels de l'ordre de 3300 francs mensuels (x13). Les améliorations des rentes que promettent les partisans et la Confédération sont dans de nombreux cas un mirage. Elles n'existent que dans les tableaux de la Confédération, qui sont donc de nature à induire en erreur l’électorat. En réalité, la réforme entraînera une baisse des rentes LPP pour une grande partie des salarié-e-s.</p><h4>La réforme empêche les compensations du renchérissement à venir pour les retraité-e-s</h4><p>Les coûts des mesures de compensation ne seront pas seulement supportés par toutes les personnes actives, mais aussi par les retraité-e-s, bien que le Conseil fédéral affirme qu'ils ne sont pas concernés par la réforme. Comme les caisses de pension ont besoin de réserves pour financer ces compensations, l'argent ne sera plus disponible pour octroyer une compensation du renchérissement qui aurait été due cet automne. Si la réforme était acceptée, les rentes en cours seraient donc encore moins souvent adaptées au renchérissement que ce n'est déjà le cas aujourd'hui. En effet, les caisses de pension ne sont obligées d’accorder de telles adaptations que lorsque leurs réserves sont entièrement remplies. Aujourd'hui, environ la moitié des caisses de pension a dépassé ce seuil : elles devraient donc aussi accorder des compensations du renchérissement cet automne. Mais en cas d'acceptation de la réforme, les caisses de pension s'en garderont bien. Elles invoqueront d'abord la nécessité de créer de nouvelles provisions et réserves pour financer les compensations. Conséquence : les retraité-e-s devraient patienter des années supplémentaires avant que leur tour ne vienne. Alors que leurs rentes ne cessent de perdre de la valeur – rien qu'au cours des trois dernières années, la perte de pouvoir d'achat d'une rente du 2e pilier moyenne s'est élevée à l’équivalent d’environ 100 francs par mois.</p><p><strong>COMITÉ RÉFÉRENDAIRE CONTRE LA RÉFORME DE LA LPP</strong></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/9/csm_SGB_BVG_Bschiss_Screen_Frau_RGB_1200x900_FR_4801a27940.webp" length="130452" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10282</guid><pubDate>Fri, 16 Aug 2024 08:13:49 +0200</pubDate><title>Sondages contrastés sur la réforme de la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sondages-contrastes-sur-la-reforme-de-la-lpp</link><description>Premières enquêtes d&#039;opinion</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les premiers sondages sur la réforme de la LPP ont paru cette semaine. Les résultats en sont pour le moins contrastés. Alors que dans le sondage réalisé par l’institut LeeWas sur mandat de Tamedia le non l’emporte largement, celui réalisé par GFS pour la SSR suggère que les jeux ne sont pas encore faits (49 % de oui), en précisant que peu de gens se sont déjà forgé une opinion définitive.</p><p>Le sondage GFS a été réalisé du 29 juillet au 12 août (date médiane : 4 août). Le camp du oui n’y atteint pas la majorité absolue, piètre score en début de campagne pour un projet émanant des autorités. Selon GFS, le processus de formation de l’opinion est loin d’être achevé, en raison de la complexité du projet. Il est frappant de voir que dans les questions posées, le sondage GFS mentionne à peine les effets négatifs de la réforme : par exemple, les diminutions de rentes liées à l’abaissement du taux de conversion y sont passées sous silence. Une telle reprise du discours des partisans de la réforme peut fausser les avis recueillis.</p><p>Lors des deux dernières votations sur les rentes, les sondages GFS divergeaient déjà beaucoup du résultat final, contrairement au sondages menés pour le compte de Tamedia. Pour le scrutin de 2022 sur le relèvement de l’âge de la retraite des femmes, GFS affichait 64 % de oui contre 54 % pour Tamedia lors de la première vague. Le résultat final s’est élevé à 50,5 % de oui. Pour la 13<sup>e</sup> rente AVS également, un écart important a été constaté entre le sondage GFS et le résultat final.</p><p>Quoi qu’il en soit, le comité référendaire fera tout son possible pour convaincre la population des répercussions négatives qu’aurait un tel projet. Il ne fait &nbsp;presque que des perdants. La population devrait payer plus pour des rentes de retraite moins élevées – un bien mauvais calcul. Il est faux et d’ailleurs inutile d’abaisser le taux de conversion. Les caisses de pensions affichent une excellente santé financière, et comme l’a indiqué la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle, la prétendue redistribution en faveur des retraité-e-s n’existe plus. Par contre, un tel projet entraînerait un surcroît de bureaucratie et les frais administratifs des caisses de pensions s’alourdiraient encore. Même un comité bourgeois formé de huit associations économiques du secteur des arts et métiers et de la Chambre suisse des experts en caisses de pensions s’engage contre la présente réforme.</p><p>La campagne à 3,5 millions de francs menée par les employeurs, par les assureurs et economiesuisse cherche à dissimuler les baisses de rentes. Durant les semaines à venir, le comité référendaire mènera des actions ciblées, distribuera des tracts et organisera des séances d’information contre le projet. La campagne du non peut compter sur des dizaines de milliers de bénévoles qui se sont déjà engagés contre cette arnaque des rentes et qui poursuivront jusqu’au 22 septembre leur combat contre la baisse des rentes, indépendamment de tous les pronostics et sondages.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10278</guid><pubDate>Wed, 14 Aug 2024 15:20:00 +0200</pubDate><title>La proposition du Conseil fédéral n’est pas correcte – Au Parlement de corriger</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-proposition-du-conseil-federal-nest-pas-correcte-au-parlement-de-corriger</link><description>Financement de la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le oui net à la 13<sup>e</sup> rente AVS signifiait que beaucoup de citoyen-ne-s à bas ou moyen revenu ont beaucoup de peine à joindre les deux bouts avec leur rente ou leur salaire. Ce oui était aussi un signal on ne peut plus clair adressé au Conseil fédéral et au Parlement pour qu’ils prennent ces problèmes au sérieux et leur trouvent des solutions.</p><p>La proposition de financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS présentée aujourd’hui montre malheureusement que ce signal n’a pas été entendu par le Conseil fédéral. Au lieu de recourir aux cotisations salariales, celui-ci mise uniquement sur la TVA et une baisse de la participation de la Confédération au financement de l’AVS. Le Parlement doit corriger cette décision erronée parce qu’elle est antisociale.</p><p>La participation de la Confédération sert entre autres à garantir les prestations de l’AVS que ne financent pas les cotisations salariales comme, par exemple, les bonifications pour tâches d’assistance et éducatives ainsi que l’allocation pour impotent-e. Parallèlement, elle veille, à travers une certaine solidarité, à ce que les entreprises, les bénéficiaires de dividendes et le secteur financier participent aussi au financement de l’AVS. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, qui s’est fait surtout remarquer ces derniers temps par sa proximité avec la place financière, s’est une nouvelle fois imposée au Conseil fédéral, après avoir déjà réussi à faire baisser la contribution de la Confédération à l’assurance-chômage. Ce n’est pas un bon signal pour un pays si son gouvernement commande des prestations, mais n’entend en financer qu’une partie.</p><p>Les cotisations salariales seraient justifiées pour plusieurs raisons. Elles ont en effet été baissées ces dernières années. Ce sont en particulier les hauts revenus dont la charge s’est allégée, suite à l’abandon du pourcent de solidarité dans l’assurance-chômage. Augmenter les cotisations salariales permettrait aussi de compenser quelque peu les inégalités sociales. À cause du creusement de l’écart entre les salaires, la répartition des richesses en Suisse est devenue plus injuste. Si les hauts revenus doivent participer davantage au financement de l’AVS, cela allégera les bas et moyens salaires.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10274</guid><pubDate>Tue, 13 Aug 2024 11:51:00 +0200</pubDate><title>Le secteur financier et les employeurs prêts à débourser 3.45 millions pour une baisse des rentes du 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-secteur-financier-et-les-employeurs-prets-a-debourser-345-millions-pour-une-baisse-des-rentes-du-2e-pilier</link><description>Budgets de campagne pour la votation du 22 septembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui, le Contrôle fédéral des finances (CDF) a publié les budgets de campagne pour les votations du 22 septembre 2024. En tout, les assurances, les employeurs et les milieux économiques consacreront 3.45 millions de francs à la campagne pour la baisse des rentes du 2e pilier. Le comité référendaire et les autres organisations opposés à cette baisse ne disposeront que de la moitié environ.</p><p>Ces dernières semaines, grâce aux dons effectués par la population, le comité référendaire a pu récolter 200 000 francs pour la campagne. L’Union syndicale suisse et ses syndicats membres contribueront en tout pour 400 000 francs à la campagne du comité référendaire. Avec les autres dons possibles, le budget total de celle-ci se montera à environ 700 000 francs. S’y ajoutent les activités de campagne indépendantes d’autres acteurs du camp du non. Il s’agit du syndicat Unia, avec 96 000 francs, du PS Suisse, avec 700 000 francs, et de Travail.Suisse, avec 60 000 francs.</p><p>Mandatées par les banques et les assurances, les associations patronales et le comité pour le oui font campagne pour la réforme de la LPP, sans même mentionner la baisse des rentes qu’elle entraînera. Malgré un budget de campagne moindre, le comité référendaire mettra tout en œuvre pour expliquer à la population que la baisse du taux de conversion est une mesure erronée et inutile. Les caisses de pensions se portent bien. Au lieu de demander plus de cotisations pour moins de rentes, elles doivent améliorer les intérêts servis aux personnes actives grâce au niveau historiquement élevé de leurs réserves et enfin garantir une compensation du renchérissement qui n’a que trop tardé.<br>Composition détaillée du budget</p><h3 class="heading--h4">Le budget de campagne annoncé par le comité référendaire se compose comme suit :</h3><ul><li>dons individuels : à ce jour, les dons enregistrés se montent à un total de 200 000 francs. La valeur moyenne des dons est de 54 francs. D’autres appels suivront, c’est pourquoi le budget mentionne de possibles rentrées supplémentaires et prévoit donc un total de 300 000 francs de dons ;</li><li>contribution financière des syndicats de l’USS : pour la campagne de votation, les organisations membres de l’USS verseront une contribution proportionnelle à leurs effectifs respectifs, représentant un montant total de 270 000 francs ;</li><li>fonds propres de l’USS : ils se montent à 80 000 francs ;</li><li>frais de personnel : le recours à des collaborateurs et collaboratrices fixes est, d’une part, mentionné comme provenant de libéralités non monétaires, pour un montant de 47 000 francs. D’autre part, les frais de personnel des personnes engagées pour la campagne sont couverts par les contributions financières des fédérations de l’USS ;</li></ul><p>La somme totale des budgets de campagne du camp du non se monte à 1.9 millions, car d'autres organisations ont publié leurs propres budgets :</p><ul><li>le syndicat Unia, pour un montant de 96&nbsp;000 francs,</li><li>le PS Suisse, pour un montant de 700 000 francs,</li><li>Travail.Suisse, pour un montant de 60 000 francs.</li></ul><p>S'y ajoute la campagne « Non à la réforme manquée de la LPP» menée par des organisations d'employeurs du secteur des arts et métiers et qui annonce un budget de 350 000 francs.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10272</guid><pubDate>Fri, 09 Aug 2024 15:18:00 +0200</pubDate><title>Recours contre la votation sur AVS 21: soutien de l&#039;Union syndicale suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/recours-contre-la-votation-sur-avs-21-soutien-de-lunion-syndicale-suisse</link><description>Correction importante des perspectives financières de l&#039;AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En raison d'erreurs de calcul de l'Office fédérale des assurances sociales (OFAS), les perspectives financières de l'AVS ont été nettement trop pessimistes pendant des années. La campagne de votation sur le relèvement de l'âge de la retraite des femmes a été largement marquée par ces scénarios catastrophes pour l'avenir de l'AVS. Le corps électoral n'a ainsi pas pu se faire une opinion fondée – et les femmes ont été privées d'une année de rente. Il y aura de nombreux recours contre cette votation. L'Union syndicale suisse soutient les recours déposés par des femmes syndicalistes.&nbsp;</p><p>L'OFAS a admis mardi qu'il informe depuis des années les élu-e-s et la population <a href="/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-doit-etre-versee-des-decembre-2025-au-vu-des-nouvelles-realites-financieres-de-lavs">avec des scénarios financiers erronés sur l'AVS</a>. L'USS a plusieurs fois attiré l'attention sur le fait que les prévisions officielles étaient trop pessimistes. Et cette semaine, la Confédération l'a dit à son tour : l'AVS se porte beaucoup mieux que ce qui a été affirmé jusqu'ici.&nbsp;</p><p>Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes a été accepté de justesse en 2022. Aujourd'hui, il est clair que les prévisions de déficit de l'AVS, qui ont joué un rôle central dans la campagne de votation, reposaient sur des erreurs de calcul de la Confédération. La population n'a pas été informée de manière objective ; le processus de formation de l'opinion se serait déroulé autrement sans les erreurs de calcul. Le résultat extrêmement serré de la votation sur le relèvement de l'âge de la retraite des femmes est donc remis en question.&nbsp;</p><p>Pour l'USS, il est clair qu'avec des scénarios financiers réalistes, le vote aurait été différent. La votation doit donc être annulée. De nombreux recours arrivant à cette conclusion sont déposés aujourd'hui, notamment par des syndicalistes. L'USS soutient ces recours en votation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10270</guid><pubDate>Tue, 06 Aug 2024 09:53:47 +0200</pubDate><title>La 13e rente doit être versée dès décembre 2025 au vu des nouvelles réalités financières de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-doit-etre-versee-des-decembre-2025-au-vu-des-nouvelles-realites-financieres-de-lavs</link><description>Les chiffres de l&#039;AVS corrigés par la Confédération démentent les scénarios alarmistes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Office fédéral des assurances sociales a annoncé aujourd'hui que les modèles de prévision utilisés pour les perspectives financières de l'AVS étaient trop pessimistes et donc irréalistes. L'importante correction apportée aujourd'hui est préoccupante. Elle nuit à la confiance dans les informations officielles sur la prévoyance vieillesse. Avec ses scénarios alarmistes, la Confédération a influencé de manière déterminante la politique des retraites et a exercé une grande pression pour que les prestations soient réduites. Les travailleuses et travailleurs ainsi que les retraité-e-s ont été induits en erreur. L’erreur porte sur un montant correspondant presque au financement de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que le résultat extrêmement serré de la votation sur le relèvement de l'âge de la retraite des femmes se trouve remis en question. Il en va de même pour la compensation insuffisante du renchérissement dans l'AVS. L'USS formule une demande simple&nbsp;: l’argent de l’AVS doit profiter aux gens qui travaillent et qui cotisent ainsi qu’aux retraité-e-s. La 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS doit être versée dès 2025. Et les suppléments de rente pour les femmes qui sont particulièrement touchées par le relèvement de l'âge de la retraite doivent être adaptés au renchérissement.</p><p>C'est aujourd'hui la deuxième fois en deux ans que le Conseil fédéral corrige les scénarios financiers de l'AVS. C’est problématique et préoccupant. Une fois de plus, l'AVS se porte mieux que ce qui a été affirmé jusqu'à présent. Des scénarios erronés ont donc servi de base pour dépeindre une situation financière de l'AVS bien plus mauvaise qu'elle ne l'est en réalité – et ce, pendant plusieurs débats décisifs sur la réforme de l'AVS. L'USS a critiqué à plusieurs reprises les prévisions financières officielles lors des dernières campagnes contre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes et pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS, les jugeant trop pessimistes. Heureusement, l'électorat ne s'est pas laissé induire en erreur et a approuvé l'introduction d'une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. En revanche, le relèvement de l'âge de la retraite des femmes n'a été accepté qu'à une très faible majorité, avec 50,5&nbsp;% de voix favorables. Les erreurs révélées aujourd’hui remettent en question ce résultat.</p><p>Les scénarios de la Confédération avaient été rapprochés des modèles de prévision de l'USS en 2011 sous l’égide du conseiller fédéral Burkhalter. Ils s’étaient rapprochés des résultats réels. Mais ils restaient à chaque fois très conservateurs et sujets à des fluctuations – en particulier dans le domaine des recettes prévues. La correction importante publiée aujourd'hui affaiblit la confiance de la population dans la prévoyance vieillesse et dans les informations officielles de la Confédération.</p><p>Les discussions politiques sur le financement de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS et sur l'avenir de l'AVS se présentent sous un jour totalement nouveau. L'USS demande une suspension des travaux en cours, notamment des réductions prévues de la contribution fédérale à l’AVS et des rentes de survivants. Les erreurs de prévision doivent d'abord faire l'objet d'une enquête complète et transparente, et les partenaires sociaux doivent être impliqués dans le processus. Indépendamment des prévisions futures, les ressources financières de l'AVS désormais disponibles selon les scénarios actualisés doivent être utilisées pour améliorer les prestations : la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS doit être versée un an plus tôt, en 2025, et les femmes particulièrement touchées par le relèvement de l'âge de la retraite doivent recevoir au moins une compensation du renchérissement sur leur supplément de rente.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10263</guid><pubDate>Tue, 02 Jul 2024 08:16:56 +0200</pubDate><title>Pas question de payer plus pour toucher moins de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente</link><description>Lancement de la campagne contre la réforme du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une large alliance référendaire lance aujourd’hui la campagne contre la réforme du 2e pilier. Le comité met en garde contre des coupes dans les rentes et des prélèvements salariaux en hausse, et s’engage donc pour un non à la réforme de la LPP mise en votation le 22 septembre. Car les travailleuses et travailleurs versent déjà des cotisations toujours plus élevées à leur caisse de pensions, alors même que leurs rentes diminuent. Même les caisses de pensions admettent qu’elles se portent bien et possèdent des réserves substantielles. Pendant ce temps, toujours plus de milliards sont prélevés par l’industrie financière. La réforme proposée est infondée et doit être rejetée.</p><h3 class="heading--h4">Flou sur les conséquences du projet</h3><p>L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) n’est pas en mesure de chiffrer précisément les conséquences qu’aura la réforme et préfère renvoyer les citoyennes et citoyens aux caisses de pensions. Or les syndicats, qui siègent dans ces caisses, en connaissent les effets concrets, notamment dans les arts et métiers, dans l’hôtellerie-restauration, dans la construction et dans bien d’autres branches à salaires bas et moyens. Pour les boulangères comme pour les horticulteurs, pour les mécaniciennes automobiles ou les vendeurs de chaussures, le projet sera dévastateur. Par exemple, les cotisations salariales des coiffeuses et des esthéticiennes seraient réhaussées de 3 %. Et pourtant, 80 % des plus de 50 ans dans ces professions obtiendraient au final une rente plus basse que sans la réforme. Le compte n’y est pas, surtout dans la catégorie des bas revenus.</p><h3 class="heading--h4">Toujours moins de rente</h3><p>Les personnes qui partent aujourd’hui à la retraite reçoivent en moyenne de leur caisse de pensions une rente plus basse que celles ayant quitté la vie active il y a quinze ans. Alors même que les cotisations à la prévoyance professionnelle sont en hausse. En effet, les caisses de pensions ont déjà fortement abaissé leurs taux de conversion, et donc le même avoir en capital donne droit à des rentes toujours moins élevées. La phase des taux d’intérêt très bas est pourtant révolue, les caisses de pensions jouissent d’une excellente santé financière, leurs réserves sont bien dotées et selon les propres dires de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle, la redistribution des actifs et actives vers les retraité-e-s a cessé il y a trois ans déjà.<br>Il faut par conséquent en finir avec les baisses des rentes du 2e pilier. Or la réforme de la LPP, au contraire, encourage cette évolution désastreuse, en réduisant encore le taux de conversion. Les baisses de rentes iront jusqu’à 3200 francs par an. En parallèle, la réforme revoit à la hausse les déductions salariales obligatoires. Il en coûtera jusqu’à 2400 francs de plus par an aux salarié-e-s. Autrement dit : les salaires nets baisseraient et les rentes diminueraient encore.</p><h3 class="heading--h4">Un emballage trompeur pour les femmes</h3><p>Cette réforme est contre-productive pour les femmes. Il leur faudra payer encore plus à l’avenir. Et l’écart de rente en leur défaveur dans le 2e pilier persistera, puisque la réforme ne prévoit aucune compensation des inconvénients liés aux interruptions de carrière, ni à la répartition inégale du travail rémunéré entre hommes et femmes.</p><h3 class="heading--h4">Les frais de gestion absorbent toujours plus d’argent</h3><p>Aujourd’hui déjà les banques, les gestionnaires et les expert-e-s facturent pour leurs services plus de sept milliards de francs par an aux caisses de pensions. À eux seuls, les frais de gestion de fortune ont doublé en dix ans. Le présent projet n’y change rien, loin de là : la mentalité de self-service de l’industrie financière pourra perdurer. La réforme bâclée du Parlement conduira aussi à un surcroît de bureaucratie et à des décisions arbitraires en matière de rentes, dont les caisses de pensions se plaignent déjà.</p><h3 class="heading--h4">L’heure est à la compensation du renchérissement</h3><p>Pour les personnes déjà à la retraite, en particulier celles issues des branches à bas salaires, cette réforme ne résout pas le problème le plus brûlant qu’est la compensation du renchérissement. Depuis des années, tous les prix augmentent tandis que le montant des retraites du 2e pilier reste inchangé. Les bénéficiaires de rentes doivent ainsi se serrer la ceinture : ces trois dernières années, les rentes LPP ont perdu plus de 5 % de leur pouvoir d’achat – soit près de 100 francs par mois pour une rente moyenne. Alors que le Parlement promet depuis des décennies de régler le problème, cette réforme n’y change rien, et donc les rentes en cours vont continuer de se déprécier.</p><p>Lors de la conférence de presse de lancement, Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, affirme que « cette réforme est malvenue, car les caisses de pension se portent très bien ». Pour la présidente d’Unia, la réforme serait une catastrophe pour les gens qui travaillent : « ce projet qui nous demande de payer plus pour recevoir moins est une arnaque ». Le co-président du PS Cédric Wermuth ajoute : « Ceux qui profitent le plus de la réforme, ce sont les banques, les courtiers et les assurances, qui prélèvent des milliards au passage ». Manuela Weichelt, conseillère nationale verte, souligne que « il y a tromperie sur le contenu de la réforme, qui ne tient pas ses promesses pour les femmes ». Le président de Travail.Suisse, Adrian Wüthrich, rappelle que tout le monde est concerné, y compris dans la prévoyance professionnelle surobligatoire : « les caisses de pension auront encore plus de marge pour baisser leurs taux de conversion ». Enfin, Gabriela Medici, responsable des assurances sociales à l’USS, tire une conclusion sans appel : « Les mesures de compensation prévues par le Parlement auront des conséquences négatives pour les assuré-e-s : baisses de rentes, arbitraire et bureaucratie ».&nbsp;</p><p>Plus d'infos sur le site web de la campagne : <a href="https://arnaque-lpp.ch" target="_blank" rel="noreferrer">arnaque-lpp.ch</a><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/9/csm_SGB_BVG_Bschiss_Screen_Frau_RGB_1200x900_FR_4801a27940.webp" length="130452" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10259</guid><pubDate>Mon, 24 Jun 2024 13:19:30 +0200</pubDate><title>Avantages de la libre circulation avec protection des salaires – besoin d’amélioration</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avantages-de-la-libre-circulation-avec-protection-des-salaires-besoin-damelioration</link><description>Commentaire du rapport de l&#039;observatoire du 24.6.2024</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le débat sur la politique migratoire suisse est plus que jamais d’actualité, depuis le lancement par l’UDC de sa nouvelle initiative isolationniste (« initiative sur la durabilité »). Ce qui est nouveau, c’est que le président d’economiesuisse s’en mêle en tenant des propos critiques sur l’immigration. Face à ces critiques, la vraie question est de savoir quelle serait l’alternative au système actuel, basé sur la libre circulation des personnes assortie de mesures d’accompagnement. Un système à points ou de contingents serait-il réellement plus favorable aux travailleuses et travailleurs ?</p><p>D’autres pays comme le Canada, l’Australie ou le Royaume-Uni se servent de systèmes à points . Il n’est possible d’immigrer dans de tels pays qu’à condition de remplir les critères fixés par l’État. Il faut par exemple détenir un diplôme universitaire et bien maîtriser la langue nationale. Or beaucoup d’universitaires ayant émigré au Canada doivent se contenter d’emplois auxiliaires – par exemple dans l’hôtellerie-restauration ou en conduisant des taxis. Et comme la protection des salaires laisse à désirer, les études menées révèlent de fortes pressions sur les salaires. En Suisse par contre, il faut un contrat de travail pour immigrer dans le cadre de l’ALCP. Grâce à cette précaution et à la protection des salaires en place, la participation au marché du travail et la situation salariale sont meilleures en Suisse. Au Canada, seuls 44 % des universitaires récemment arrivés dans le pays occupent des postes nécessitant un diplôme de degré tertiaire. En Suisse, ce chiffre est bien plus élevé.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10257</guid><pubDate>Fri, 21 Jun 2024 16:13:27 +0200</pubDate><title>Attaque frontale contre la sécurité sociale des travailleuses et travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/attaque-frontale-contre-la-securite-sociale-des-travailleuses-et-travailleurs</link><description>Une commission du Conseil national déclare la sécurité sociale facultative</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a voté &nbsp;aujourd’hui pour que les parties contractantes puissent choisir elles-mêmes entre le statut d’indépendant ou de salarié. Il s’agit d’une attaque frontale contre la sécurité sociale des travailleuses et travailleurs. Dans le droit en vigueur, les rapports de dépendance concrets sont déterminants. Cette règle, absolument nécessaire pour protéger la main-d’œuvre en position de faiblesse, serait assouplie. La commission souhaite en effet qu’il soit possible d’exclure, dans un contrat écrit, la protection prévue en droit des assurances sociales par le statut de salarié-e.</p><p>Sous prétexte de promouvoir de nouveaux modèles d’affaires et de permettre aux plateformes de s’acquitter volontairement des cotisations sociales, la CSSS-N souhaite limiter drastiquement la protection accordée aux travailleuses et travailleurs. Les employeurs pourraient désormais obliger, dans le cadre d’accords écrits, quiconque travaille pour eux à assumer lui-même, à titre d’indépendant, la totalité des risques économiques. Outre qu’une telle logique va à l’encontre du principe fondamental de la sécurité sociale, le projet constituerait un dangereux facteur d’insécurité juridique, non seulement pour le droit des assurances sociales, mais pour l’ensemble du droit du travail, et même pour la pratique actuelle des autorités fiscales.</p><p>Enfin, la proposition de la CSSS-N créerait un appel d’air à l’étranger : toujours plus d’entreprises utiliseraient l’indépendance fictive pour casser les prix pratiqués par les entreprises suisses. L’USS s’opposera avec véhémence, dans le cadre de la procédure de consultation, à ce projet de révision de loi.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10255</guid><pubDate>Wed, 19 Jun 2024 15:20:53 +0200</pubDate><title>SSR : le Conseil fédéral se moque des réalités et des institutions</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/srg-bundesrat-ignoriert-realitaet-und-institutionen</link><description>Baisse de la redevance radio-télévision</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique vivement la baisse de la taxe radio-télévision par le Conseil fédéral. Cette mesure est en contradiction totale avec la concession en vigueur de la SSR, la majorité écrasante des réponses données lors de la consultation et, ce qui n’est pas le moindre, avec les décisions prises à l’unanimité par les commissions parlementaires concernées. Avant que l’initiative « 200 francs, ça suffit » ne soit traitée, le Conseil fédéral crée ainsi un fait accompli et affaiblit le service public du domaine médiatique. Cette attitude est imprudente et dangereuse.</p><p>En baissant à nouveau la redevance radio-télévision pour les ménages et les entreprises, le Conseil fédéral veut couper l’herbe sous les pieds à l’initiative « 200 francs, ça suffit ». La SSR se verrait ainsi privée de 200 millions de francs, ce qui lui serait dommageable, et tout ça à titre préventif. De fait, la conséquence inévitable du démantèlement ainsi causé en matière de qualité, de diversité et d’emplois serait tout simplement un affaiblissement encore plus prononcé, dans son ensemble, du secteur des médias et de la culture en Suisse. Et, en plus du personnel, les principales victimes en seraient en premier lieu les régions périphériques et les minorités linguistiques. Ce qui est en lieu et place nécessaire, c’est la préservation du service public du domaine médiatique, toutes régions du pays confondues, et d’une qualité supérieure ainsi que de bonnes conditions de travail.</p><p>La décision du Conseil fédéral est en totale contradiction aussi avec les pratiques démocratiques. Premièrement, en effet, les réponses données lors de la consultation sur la baisse de la redevance ont été, dans leur grande majorité, très négatives. Deuxièmement, les commissions des transports et des télécommunications des deux Chambres se sont prononcées à l’unanimité contre ce projet. Et, troisièmement, il est fondamentalement malhonnête que le Conseil fédéral – qui plus est, en contradiction sur le fond avec la concession de la SSR en vigueur – anticipe de son propre chef le débat démocratique sur l’initiative « 200 francs, ça suffit », ou sur un éventuel contreprojet. L’USS exige par conséquent du Conseil fédéral qu’il retire cette révision de la redevance radio-télévision.</p><p>L’USS se tient fermement aux côtés des salarié-e-s de la branche des médias. Ils sont confrontés jour après jour à de nouveaux messages alarmants leur annonçant des coupes claires dans les rédactions et les studios. Dans ce contexte précaire, la décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral est donc totalement irresponsable, non seulement pour les médias et du point de vue démocratique. En effet, la baisse de la redevance entraînerait en plus à moyen terme la suppression de 900 emplois à plein temps à la SSR et encore une fois autant d’emplois dans les entreprises tiers de la branche des médias. &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/d/csm_SRG_Generaldirektion-Bern-2_sm_d2eb71cb92.webp" length="201696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10253</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2024 19:21:13 +0200</pubDate><title>L’engagement pour l’égalité est plus que jamais d’actualité !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lengagement-pour-legalite-est-plus-que-jamais-dactualite</link><description>Grève féministe 2024
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La journée du 14 juin lance un clair signal en faveur de l’égalité. Dans toute la Suisse, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont pris part à cette nouvelle édition de la grève féministe. Outre ces rassemblements et manifestations, les syndicats ont fixé trois priorités : les salaires dans les professions typiquement féminines, les difficultés rencontrées au travail par les femmes enceintes et les jeunes parents, et un non à l’arnaque de la LPP, qui sera mise aux urnes le 22 septembre prochain.</p><p>En 2024 aussi, l’égalité est loin d’être réalisée en Suisse ! C’est ce qui a conduit aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de personnes à descendre dans la rue pour manifester : pour plus de salaire, plus de temps libre et de respect. Car aujourd’hui encore, les femmes perçoivent des salaires plus bas et donc des rentes moins élevées. Or elles accomplissent la majeure partie du travail non rémunéré. Et elles sont confrontées au harcèlement et à la violence. Cette année, les syndicats ont choisi de dénoncer les salaires trop bas de nombreuses personnes titulaires d’un CFC. A fortiori quand elles travaillent dans une crèche-garderie, dans une pharmacie ou dans le commerce de détail. Il est urgent de prévoir des augmentations de salaire dans les professions typiquement féminines. Plusieurs fédérations affiliées à l’Union syndicale suisse (USS) ont insisté durant cette grève féministe sur des injustices spécifiques, à commencer par la discrimination des femmes enceintes et des jeunes mères au travail.</p><p>Le Conseil fédéral a fait preuve d’un certain cynisme en transmettant précisément un 14 juin son message contre l’initiative sur les crèches, sans lui opposer de contre-projet. Il s’est ainsi positionné contre l’égalité. Car il est bien connu que les femmes subissent avant tout des préjudices économiques quand elles ont des enfants. Il est donc essentiel de prévoir davantage de structures d’accueil de qualité et abordable pour les parents exerçant une activité professionnelle. L’USS s’engagera résolument afin que les choses changent et que la conciliation entre vie familiale et activité professionnelle cesse d’être un casse-tête. Ce sont précisément les familles à bas revenus qui font les frais du manque de soutien financier pour l’accueil extra-familial des enfants.</p><p>Les conséquences des nombreuses heures de travail non rémunéré accomplies sont bien connues : les rentes des femmes sont beaucoup trop basses. D’où l’importance du scrutin de septembre prochain. L’USS est convaincue que la réforme des caisses de pensions adoptée par le Parlement n’est qu’une arnaque pour les femmes. Beaucoup d’entre elles subiront même une baisse de rente, tout en voyant leurs cotisations salariales augmenter. Après avoir subi une augmentation de l’âge de l’AVS, vont-elles donc une seconde fois passer à la caisse ? La seule réponse qui s’impose est un non le 22 septembre, qui ouvrirait la porte à une véritable réforme sans baisse de rente au profit des femmes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/f/csm_WhatsApp_Bild_2024-06-14_um_19.30.07_1aa1a975_8c744f5a34.webp" length="283826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10245</guid><pubDate>Wed, 12 Jun 2024 12:31:36 +0200</pubDate><title>La Suisse recule dans l’indice international de la liberté syndicale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-suisse-recule-dans-lindice-international-de-la-liberte-syndicale</link><description>Absence de protection pour les représentant-e-s des salarié-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Confédération internationale des syndicats (CSI) publie aujourd’hui, dans le cadre de la Conférence de l’Organisation internationale du Travail (OIT) qui se tient à Genève, son nouvel indice des droits dans le monde et de la protection des droits des travailleurs et travailleuses. Le résultat de la Suisse est mauvais, sa note a baissé. La principale raison de cette baisse est la protection contre les licenciements abusifs et antisyndicaux insuffisante depuis des années dans notre pays. La Suisse ne respecte pas ses engagements internationaux et permet que des salarié-e-s qui s’engagent pour leurs collègues, soient arbitrairement punis et perdent leur emploi. Le Conseil fédéral doit rapidement agir sur cette question.</p><h4>Le recul de la Suisse, conséquence de la passivité du Conseil fédéral</h4><p>Durant la dernière période sous revue, 21 personnes ont été abusivement licenciées pour leurs activités syndicales et parce qu’elles s’étaient engagées pour des droits collectifs stipulés dans des conventions collectives de travail (CCT). Les cas de licenciements abusifs recensés, licenciements antisyndicaux compris, devraient toutefois être bien plus nombreux, car la Suisse ne tient aucune statistique à ce sujet.</p><p>La Suisse est mentionnée à plusieurs égards dans le rapport de la CSI et son recul particulièrement mis en exergue. C’est donc un jour triste pour la Suisse officielle et le Conseil fédéral qui n’avance pas dans la mise en œuvre de la recommandation de l’OIT concernant l’amélioration de la protection contre les licenciements abusifs et antisyndicaux.Dans le rapport de la CSI, la Suisse est mentionnée avec 12 autres pays dont la note s’est dégradée. Le rapport regrette explicitement que sa note soit passée à 3, ce qui correspond à des violations régulières des droits des travailleurs et travailleuses.</p><h4>La médiation doit reprendre sans délai !</h4><p>Que le Conseil fédéral ait suspendu sans explication en décembre dernier la médiation tripartie chargée de discuter d’une meilleure protection contre les licenciements antisyndicaux est particulièrement inquiétant. C’est cette mesure qui a contribué à la baisse de la note de la Suisse, comme le signale la CSI.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) exige par conséquent la reprise immédiate de la médiation ainsi que des mesures urgentes en vue d’améliorer la protection des droits des travailleurs et travailleuses et de renforcer la liberté syndicale via une protection effective contre les licenciements collectifs. Le Conseil fédéral doit agir une fois pour toutes sur cette question !</p><ul><li>Communiqué de la CSI : <a href="https://www.ituc-csi.org/ituc-global-rights-index-2024-fr?lang=fr">Les droits des travailleurs s’effritent : Indice CSI des droits dans le monde 2024</a></li></ul><h6><i>Qu’est-ce que l’Indice CSI des droits dans le monde ?</i></h6><p><i>L’Indice CSI des droits dans le monde montre quels sont les pays dont l’attitude à l’égard des travailleurs et travailleuses est la moins bonne. Il classe 139 pays sur une échelle allant de 1 à 5, en se basant sur le niveau de leur respect des droits des travailleurs et travailleuses. Les pays qui reçoivent la note 5 sont ceux où ces droits n’existent pas, alors que ceux qui obtiennent la note 1 ne connaissent que de façon irrégulière des violations. La Suisse est désormais passée à la note 3.</i></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10249</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2024 14:12:00 +0200</pubDate><title>Cantons trop passifs face au dumping salarial</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/cantons-trop-passifs-face-au-dumping-salarial</link><description>Rapport 2023 sur les mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une protection des salaires efficace est importante pour les travailleuses et travailleurs. C'est ce que montre le rapport sur les mesures d'accompagnement publié aujourd'hui par le SECO. Partout où des contrôles sont effectués, des infractions sont détectées et des rattrapages salariaux sont versés a posteriori. Malheureusement, la protection des salaires reste lacunaire. De nombreux cantons n'en font pas assez. Les cantons doivent contrôler davantage et faire usage de leur droit à mettre en place des salaires minimaux en cas de dumping salarial répété.</p><p>L'année dernière, les contrôleurs ont vérifié environ 150 000 salaires auprès d'employeurs suisses et d'entreprises étrangères détachant des travailleuses et travailleurs en Suisse. Dans près d'une entreprise sur cinq, ils ont découvert des salaires trop bas ou des situations de pseudo-indépendant-e-s. Dans les branches avec conventions collectives de travail (CCT) déclarées de force obligatoire, où les salaires minimaux sont clairement définis, 27% des entreprises contrôlées paient trop peu. Dans les branches sans CCT déclarée de force obligatoire ni contrat-type de travail (CTT), certains cantons fixent des critères trop bas pour les salaires usuels selon le lieu et la branche. De ce fait, des employeurs pratiquant le dumping passent à travers les contrôles.</p><p>Dans les branches avec CCT étendue ou CTT, les employeurs fautifs sont sanctionnés et les salaires doivent être rectifiés a posteriori. Dans les branches sans CCT de force obligatoire ni CTT, les employeurs pratiquant des salaires trop bas sont simplement invités à adapter les salaires dans le cadre de procédures à l’amiable. Quatre entreprises de détachement sur cinq ayant des salaires trop bas aboutissent à un accord avec les autorités de contrôle. En revanche, ce n'est le cas que d'une entreprise sur deux parmi les employeurs suisses qui ont payé des salaires trop bas. Ce refus trop fréquent des employeurs suisses de verser des salaires corrects ne peut plus être toléré.</p><p>De nombreux cantons ont une activité de contrôle bien trop faible. Genève, Tessin, Zurich, Vaud et Neuchâtel effectuent deux tiers de tous les contrôles d'employeurs dans les branches où il n’y a ni CCT étendue ni CTT. Cela ne s'explique pas uniquement par la taille des marchés du travail : au Tessin, une entreprise suisse dans un secteur sans CCT de force obligatoire ni CTT est contrôlée en moyenne une fois tous les quatre ans. Dans le canton de Zoug, en revanche, les entreprises ne sont contrôlées qu'une fois tous les 140 ans. Même à Berne, Fribourg ou Saint-Gall, les entreprises qui trichent n'ont pas grand-chose à craindre : on n’y est contrôle en moyenne que tous les 90, 80 ou 40 ans.</p><p>Le rapport le montre : les mesures d'accompagnement sont plus nécessaires que jamais. Trop d'employeurs ne respectent pas les salaires usuels selon le lieu et la branche. Les cantons ont ici un devoir à remplir :</p><ul><li>Il faut cesser de définir les salaires d’usage à la baisse.</li><li>Là où les contrôles sont trop rares, il faut les intensifier.</li><li>En cas de dumping salarial répété, des salaires minimaux doivent être édictés - comme le prévoit la loi. Jusqu'à présent, seuls quelques cantons l'ont fait. Genève, le Tessin et le Valais sont les seuls cantons à imposer plus d'un CTT. Dans la plupart des cantons, rien ne se passe. C'est le cas par exemple du canton de Zurich, où des cas de dumping sont certes régulièrement constatés, mais où les employeurs fautifs se jouent du canton dans les procédures de conciliation et où aucun salaire minimum n'est malgré tout édicté.</li></ul><p>La situation actuelle ne peut pas perdurer : les mesures d'accompagnement doivent être appliquées de manière stricte. Les résultats du rapport montrent également qu'un affaiblissement du dispositif de protection des salaires serait fatal.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10247</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2024 13:57:00 +0200</pubDate><title>Manifeste contre l’arnaque de la LPP sur le dos des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/manifeste-contre-larnaque-de-la-lpp-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Votation du 22 septembre sur les rentes de 2e pilier </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes ont toujours des rentes inférieures d'un tiers à celles des hommes. Des solutions concrètes, efficaces et rapides ont été promises contre cette lacune de rente, dans le cadre de l'augmentation de l'âge de la retraite. Mais la réforme de la LPP, qui sera soumise au vote en septembre, ne tient pas cette promesse : les femmes devraient payer plus et risqueraient en même temps de perdre jusqu'à 3200 francs de rente ! La réforme résout pas le problème des rentes trop basses des femmes. C'est ce qu'affirment aujourd'hui <a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/arnaque-lpp/" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">plus de 60 signataires d’un manifeste</a> contre la baisse des rentes des caisses de pension. Le 14 juin déjà, l’opposition à cette arnaque sur les rentes des femmes sera au cœur des mobilisations.</p><p>Avant la votation sur l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans (AVS 21), tout le monde promettait des rentes plus élevées pour les femmes. Mais au lieu de tenir cette promesse, la réforme du 2<sup>e</sup> pilier sur laquelle nous voterons le 22 septembre prévoit de faire passer les femmes à la caisse, sans pour autant leur garantir des rentes plus élevées. Sous le couvert d'une réforme, il s'agit d'un grand projet de démantèlement. Pour chaque franc cotisé, à l'avenir, moins de rentes seraient garanties qu'aujourd'hui. En revanche, les cotisations salariales de nombreuses femmes augmenteraient immédiatement.</p><p>Par ailleurs, les femmes à faibles revenus continueraient à avoir besoin de solliciter les prestations complémentaires une fois à la retraite, car les rentes des caisses de pension resteraient insuffisantes pour vivre. En raison des cotisations LPP plus élevées, les femmes disposeraient toutefois de moins d'argent pendant leur vie active.</p><p>Et même avec cette réforme de la LPP, de nombreuses personnes qui cumulent les emplois, comme les accueillantes en milieu familial (mamans de jour) ou les femmes travaillant dans le nettoyage, ne seraient toujours pas affiliées à une caisse de pension. Les employeurs des branches à bas salaires continueraient à veiller à ce que les femmes n'obtiennent pas de contrats leur permettant d'accéder au 2<sup>e</sup> pilier. Cela favoriserait encore davantage les rapports de travail précaires. </p><p>Presque 90% des caisses ont déjà mis en œuvre aujourd’hui des modèles pour le personnel à temps partiel. Le déficit de rente des femmes reste malgré tout important – parce que le travail de soin fourni principalement par les femmes n'est pas pris en compte dans le 2<sup>e</sup> pilier. Cette réforme de la LPP ne fait rien pour tenir compte des conséquences des interruptions de travail liées à la famille. Elle répète l'erreur de ne pas reconnaître le travail de soins non rémunéré et ignore donc la cause principale de l’écart de rentes. Résultat : même avec cette réforme de la LPP, les mères actives assurant des tâches de soins et d'assistance ne seraient pas mieux loties à la retraite. </p><p>Le 14 juin, l’opposition à l’arnaque que constitue la réforme de la LPP sera présente au cœur des mobilisations. Aujourd’hui, plus de 60 femmes issues de la société civile et du monde politique ont signé <a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/arnaque-lpp/" target="_blank" rel="noreferrer">un manifeste contre la baisse des rentes des caisses de pension</a>. Elles affirment : cette réforme ne résout pas les problèmes de rentes des femmes ! Au lieu baisser les rentes, il faut une vraie réforme qui profite aux femmes. Cela n'est possible qu'avec une reconnaissance du travail de soin et un financement équitable.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_PayerPlus-ToucherMoins-quer_58b056ce5e.webp" length="26380" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10241</guid><pubDate>Sun, 09 Jun 2024 15:03:36 +0200</pubDate><title>Le fardeau dû aux primes maladies exorbitantes va encore augmenter</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-fardeau-du-aux-primes-maladies-exorbitantes-va-encore-augmenter</link><description>Non à l’initiative d’allégement des primes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le non à l’initiative d’allégement des primes ne règle rien au problème des primes d’assurance-maladie beaucoup trop élevées et en constante hausse, mettant en péril le pouvoir d’achat de la population. Il faut donc au plus vite réaliser avec rigueur le contre-projet. Dans tous les cantons où l’initiative a réuni une majorité de oui, les syndicats s’engageront en faveur d’un plafonnement des primes à 10 % des revenus.</p><p>Les primes d’assurance-maladie ont atteint un niveau insupportable pour les bas et moyens revenus. Une famille de quatre personnes doit consacrer plus de 1000 francs par mois à ce poste de dépenses– même en optant pour un modèle médecin de famille ou HMO. Le système injuste des primes par tête renforce encore les inégalités, d’autant plus que les salaires réels stagnent depuis des années et que les cantons n’ont pas adapté à l’évolution des coûts les montants qu’ils allouent à la réduction des primes. Il s’ensuit qu’aujourd’hui, après déduction de tous les prélèvements obligatoires, les ménages à revenus normaux et bas ont moins pour vivre qu’en 2016, tandis que les ménages aisés sont financièrement mieux lotis.</p><p>L’initiative d’allégement des primes aurait apporté une solution simple au problème, en plafonnant la charge des primes à 10 % du revenu disponible. Après le non aux urnes, il faut au plus vite mettre en œuvre le contre-projet : le Conseil fédéral doit rapidement adopter et mettre en vigueur l’ordonnance d’exécution ; les cantons ne respectant pas le nouveau taux minimum de la réduction des primes défini dans la loi devront au plus vite adapter en conséquence leurs règlements et budgets.</p><p>Dans les cantons où l’initiative a obtenu une majorité, les syndicats participeront aux efforts visant à mettre en place des mécanismes de plafonnement des primes. Les exemples vaudois et grison montrent que cela fonctionne. Concrètement, un tel système permettrait de protéger les travailleuses et travailleurs, les retraité-e-s et les familles, la prochaine fois que les primes prendront l’ascenseur.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10235</guid><pubDate>Fri, 07 Jun 2024 09:35:05 +0200</pubDate><title>Dossier N° 163 : Gelernte haben mehr verdient!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-163-gelernte-haben-mehr-verdient</link><description>Analyse zu den Löhnen der Berufsleute in der Schweiz Teil II. Avec une synthèse française</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans les boulangeries, les garderies, les soins, la mécanique de précision, la maçonnerie ou l’infor-matique, rien ne serait possible en Suisse sans les nombreux titulaires de CFC. Ils fournissent un travail indispensable, sont bien formés grâce à leur apprentissage et apportent souvent une expé-rience de grande valeur. Pourtant, nombre d’entre elles et eux gagnent mal leur vie. Une personne sur trois ayant fait un apprentissage travaille pour un salaire inférieur à 5 000 fr (pour un temps plein). Les femmes sont encore plus touchées : Près d’une titulaire de CFC sur deux travaille pour un bas salaire. Les problèmes salariaux ne se limitent de loin pas aux jeunes femmes ayant terminé leur apprentissage. Pour de nombreuses personnes qualifiées, les salaires n’augmentent guère, même après des années d’expérience. Ainsi, peu avant la retraite, un quart de toutes les personnes qui ont fait un apprentissage gagnent encore un salaire inférieur à 5 000 francs.</p><p>Cette réalité salariale est en contraste avec tous les beaux discours sur la formation professionnelle suisse. La formation professionnelle duale garantit certes le renouvellement d’une main-d’oeuvre compétente. Mais la promesse d’un revenu sûr grâce à l’apprentissage sonne creux pour bon nombre de gens. En Suisse, vivre avec 5 000 francs implique de faire attention à toutes les dé-penses. Les professionnel-le-s méri-tent d’être mieux valorisés pour la contribution qu’ils apportent chaque jour.&nbsp;</p><p>Les bas salaires nuisent également à l’attractivité de la formation professionnelle. De nombreux jeunes ne sont plus disposés à gagner mal leur vie. Soit ils ne commencent pas d’apprentissage, soit ils quittent leur profession dès qu’ils ont terminé leur apprentissage. Il n’est donc pas étonnant que les spécialistes nécessaires fassent défaut dans de nombreux secteurs. Au lieu de se plaindre, les employeurs devraient enfin agir et payer des salaires décents. Les salaires inférieurs à 5 000 francs pour les titulaires de CFC doi-vent appartenir au passé. De même, l’expérience des employé-e-s ayant fait un apprentissage doit être mieux reflétée financièrement dans les salaires.</p><ul><li><a href="https://www.sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/163_Loehne_mit_Lehre.pdf" target="_blank" class="news-detail__related-links__link news-detail__related-links__link--file" title="Dossier 163: Gelernte haben mehr verdient!">Dossier 163: Gelernte haben mehr verdient! </a><span class="news-detail__related-links__description">Analyse zu den Löhnen der Berufsleute in der Schweiz Teil II. Avec une synthèse française</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10251</guid><pubDate>Fri, 31 May 2024 16:23:00 +0200</pubDate><title>Un cessez-le-feu, paix et une solution juste pour tous les habitants d’Israël et de Palestine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-cessez-le-feu-paix-et-une-solution-juste-pour-tous-les-habitants-disrael-et-de-palestine</link><description>Résolution de l&#039;assemblée des délégué-e-s de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er décembre 2023 déjà, l’Union syndicale suisse (USS) adoptait une résolution <a href="/themes/politique-syndicale/detail/appel-a-la-paix-a-gaza">« Pour la paix et la sécurité en Israël et en Palestine : cessez-le-feu à Gaza »</a>, et constate maintenant avec inquiétude la détérioration dramatique au niveau juridique et humanitaire.</p><p>L’USS est choquée par la spirale de la violence au Proche-Orient. En Israël plus de mille civils innocents ont été victimes de la terreur du Hamas le 7 octobre 2023. Elles/Ils ont été torturé-e-s, violé-e-s, enlevé-e-s et massacré-e-s. Depuis lors, l’armée israélienne a tué ou causé la mort de au moins 35’000 de civils y compris beaucoup d’enfants dans le cadre d’une campagne inacceptable et complètement disproportionnée de déplacement et de destruction dans la bande de Gaza. Le siège israélien de Gaza a bloqué l'entrée de produits de base tels que l'eau, la nourriture et le carburant, obligeant plus de deux millions d'habitants à lutter pour leur survie. La catastrophe humanitaire causée par 16 années de blocus illégal de la bande de Gaza occupée par Israël ne fera qu'empirer si les combats ne cessent pas immédiatement.</p><p>La guerre est toujours une mauvaise réponse et ne fait que causer des souffrances, mais dans ce cas, elle est rendue encore plus odieuse car les belligérants continuent de commettre de graves violations du droit international humanitaire et des crimes de guerre, mis en évidence par les rapports des Nations unies et des ONG. L’escalade de la violence entraîne aussi de plus en plus de souffrances et de victimes en Cisjordanie et dans la zone frontalière entre Israël et le Liban et lors d’attaques de roquettes à l’encontre d’Israël. La poursuite de la violence dans les territoires occupés illégalement par Israël en Cisjordanie constitue un autre facteur de risque d'escalade.</p><p>Nous rappelons que tous ces actes de violence sont régulièrement justifiés par des actes d’agression commis auparavant par la partie adverse. Mais cela ne change rien au fait que la terreur et les crimes de guerre et contre l’humanité commis des deux côtés n’ont aucune justification et que la violence génère toujours plus de violence.</p><p>C’est pourquoi nous demandons :</p><ul><li>Un cessez-le-feu immédiat, durable et sans conditions de toutes les parties au conflit. L’armée israélienne doit immédiatement stopper ses attaques, se retirer de Gaza, lever le blocus et permettre l’accès à l’aide humanitaire urgente à Gaza. Le groupe terroriste Hamas doit stopper ses tirs de roquettes sur Israël.&nbsp;</li><li>La libération immédiate des otages capturés par le Hamas en Israël.</li><li>La libérastion imméridate de tous les Palestiniens arrêtés de manière extrajudiciaire.</li></ul><p>Nous sommes solidaires avec les victimes, la population civile innocente en Palestine et en Israël. Les souffrances doivent cesser. Et nous exprimons tout particulièrement notre vive reconnaissance et notre entière solidarité aux personnes en Palestine et en Israël qui, malgré la détresse, l’épouvante et la souffrance s’opposent aux belligérants de tous côtés et continuent à s’engager pour une coexistence pacifique des populations au Proche-Orient indépendamment de la religion, de la nationalité et de l’origine : militant-e-s de partis de gauche et syndicats, ONG ainsi que pacifistes, démocrates et antiracistes.</p><p>Pour donner une chance à ces forces de la paix, il faut le soutien ferme de la communauté internationale pour une paix durable. Ce qui est notamment nécessaire :</p><ul><li>Le soutien ferme de l’aide humanitaire sur place, en particulier par l’UNRWA.</li><li>Le renoncement à la livraison à Israël d’armes et de biens à double usage qui pourraient être impliqués dans les actes de guerre et les violations de droits humains à Gaza et en Cisjordanie ; l’abandon de tout transfert de technologie et de savoir-faire en particulier d’institutions suisses qui pourraient conduire à des violations des droits humains à Gaza et en Cisjordanie.</li><li>Le soutien à l’enquête de la Cour pénale internationale et de la CIJ concernant des crimes des parties au conflit.&nbsp;</li><li>Le Hamas doit être désarmé durablement et dissout.</li><li>Des sanctions appropriées contre le gouvernement israélien jusqu’à ce qu’il mette fin à la colonisation illégale dans les territoires occupés. Des sanctions contre les pays qui ont soutenu et financé les attaques terroristes du Hamas du 7 octobre.</li><li>La reconnaissance de la Palestine comme État souverain selon le droit international.</li><li>Sous surveillance internationale, la mise en œuvre et la garantie d’une solution à deux Etats qui assure une coexistence pacifique, la démocratie et les droits humains pour les habitant-e-s d’Israël et de Palestine.&nbsp;</li></ul><p>L’USS demande au Conseil fédéral, à reconnaître la Palestine comme État souverain et de s’engager dans toutes les instances (y c. auprès du Conseil de sécurité de l’ONU et de la CIJ) pour ces revendications, en apportant une contribution substantielle. Nous appelons également les autorités suisses et la direction des universités à respecter le droit à la liberté d'expression et à cesser les répressions contre les manifestant-e-s pacifiques.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/5/csm_Frieden-Fahne-Flagge_jmimages-ist_9ce5c09f11.webp" length="87158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10230</guid><pubDate>Fri, 31 May 2024 14:00:00 +0200</pubDate><title>Les salaires doivent augmenter</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-salaires-doivent-augmenter</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de son Assemblée des délégué-e-s (AD), les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS) ont débattu du retard croissant en matière de salaires. Les délégué-e-s considèrent que les salaires trop bas des personnes qualifiées constituent un problème majeur. C'est pourquoi une résolution a été adoptée en faveur d'une revalorisation des salaires après l'apprentissage et d'augmentations salariales substantielles pour tous. Toute personne ayant fait un apprentissage doit gagner au moins 5 000 francs par mois. Les délégués se sont en outre prononcés dans d'autres résolutions en faveur d'une amélioration des conditions de travail des acteurs culturels et se sont solidarisés avec les travailleurs de Vetropack à St-Prex (VD). Ils ont pris position dans deux résolutions sur les conflits en Ukraine et en Palestine.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Un tournant nécessaire dans la politique des salaires et des revenus</strong></h3><p>Les salaires réels ne sont pas beaucoup plus élevés aujourd'hui qu'en 2016. La raison principale est que de nombreux employeurs n'ont même pas voulu accorder à leurs employé-e-s la compensation du renchérissement – alors que la productivité ne cesse d'augmenter.</p><p>Il faut un tournant dans la politique suisse des salaires et des revenus. Les salaires réels des personnes à revenu normal et à faible revenu doivent augmenter de manière significative. Les personnes ayant fait un apprentissage doivent gagner au moins 5000 francs par mois. En général, les salaires doivent atteindre au moins 4500 francs. Ces augmentations de salaire sont possibles au vu de la situation des entreprises. Le rendement et les marges sont bons.</p><p>En matière de politique fiscale, l'impôt par tête sur les primes d'assurance maladie doit être réduit – par le biais de réductions de primes plus faibles. C'est ce que prévoit l'initiative pour l'allègement des primes. Personne ne devrait avoir à dépenser plus de 10 % de son revenu pour les primes.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Améliorer les conditions de travail des acteurs culturels au lieu de réduire les budgets</strong></h3><p>En Suisse, rares sont les actrices culturelles et acteurs culturels qui atteignent le salaire médian. Au contraire, la moitié des indépendant-e-s du secteur génèrent un revenu annuel de 25 000 francs grâce à leurs activités. A cela s'ajoutent des horaires de travail extrêmement flexibles, des trous dans les revenus et des conditions de travail souvent difficiles.</p><p>C'est pourquoi l'USS s'engage, avec ses fédérations actives dans la culture, pour que des salaires décents soient au cœur de la politique culturelle nationale et que la protection sociale des acteurs culturels soit améliorée. Le respect des salaires fixés dans les conventions collectives et des recommandations en matière de salaires et d'honoraires doit donc être garanti également dans le cadre de l'encouragement public de la culture.</p><p>Les coupes prévues par le Conseil fédéral dans l'encouragement public de la culture sont donc d'autant plus problématiques. L'USS demande d'y renoncer.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Soutien aux travailleurs et travailleuses de Vetropack à St-Prex (VD)</strong></h3><p>L'USS soutient les travailleuses et travailleurs du site historique de la verrerie de Vetropack à Saint-Prex dans leur lutte légitime et exemplaire pour sauver leurs emplois et, plus largement, pour défendre l'industrie dans leur région. Leur mobilisation ainsi que l'énergie qu'ils ont déployée ces dernières semaines pour démontrer la viabilité économique de leur site de production méritent le plus grand respect.</p><p>Les ouvriers du site de St-Prex travaillent dur, pour beaucoup d'entre eux depuis de nombreuses années. De véritables négociations sur un plan social digne de ce nom doivent s'entamer.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Pour un cessez-le-feu immédiat en Palestine</strong></h3><p>L'USS est choquée par la spirale de la violence au Proche-Orient. Plus d'un millier de civils innocents ont été victimes de la terreur du Hamas, torturés, violés et enlevés en Israël le 7 octobre 2023. Depuis lors, l'armée israélienne a tué ou poussé à la mort au moins 35 000 civils, dont de nombreux enfants, dans le cadre d'une campagne inacceptable et totalement disproportionnée à Gaza. Le siège israélien de la bande de Gaza a bloqué l'accès aux biens de base tels que l'eau, la nourriture et le carburant et a contraint plus de deux millions d'habitants à lutter pour leur survie. La catastrophe humanitaire causée par les 16 années de blocus illégal de la bande de Gaza occupée par Israël ne fera que s'aggraver si les combats ne cessent pas immédiatement.</p><p>C'est pourquoi l'USS exige un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et durable de toutes les parties au conflit. L'armée israélienne doit arrêter immédiatement son attaque, se retirer de Gaza, lever le blocus et ouvrir la voie à l'aide humanitaire dont Gaza a un urgent besoin. Le groupe terroriste Hamas doit cesser ses tirs de roquettes sur Israël. L'USS exige également la libération immédiate des otages enlevés par le Hamas en Israël et de tous les Palestiniens et Palestiniennes arrêtés extrajudiciairement. La Suisse doit renoncer à la livraison à Israël d'armes et de biens à double usage qui pourraient être impliqués dans les actes de guerre et les violations de droits humains à Gaza et en Cisjordanie et abandonner tout transfert de technologie et de savoir-faire d’institutions suisses qui pourraient conduire à des violations des droits humains à Gaza et en Cisjordanie. La Suisse doit également soutenir l'enquête de la Cour pénale internationale et de la Cour internationale de justice sur les crimes commis par les parties au conflit. L'USS demande également le désarmement permanent et la dissolution du Hamas, ainsi que des sanctions appropriées contre le gouvernement israélien jusqu'à ce qu'il mette fin à la colonisation illégale dans les territoires occupés, et contre les pays qui ont soutenu et financé les attaques barbares du groupe terroriste Hamas le 7 octobre. Enfin, la reconnaissance de la Palestine en tant qu'Etat souverain au sens du droit international, ainsi que l'application et la garantie d'une solution à deux Etats, sont des conditions qui assurent une cohabitation pacifique des habitants d'Israël et de la Palestine.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Pour une paix juste en Ukraine</strong></h3><p>La guerre d'agression russe contre l'Ukraine se poursuit sans relâche et avec une extrême brutalité, même après plus de deux ans. Les souffrances pour les personnes et pour la société sont incommensurables. L'USS s'engage pour une paix juste pour l'Ukraine, pour la souveraineté complète de l'Ukraine dans ses frontières de 2013 reconnues par le droit international et pour la reconnaissance de l'autodétermination ukrainienne, de la démocratie et de son chemin vers l'Europe.</p><p>L'USS demande au Conseil fédéral et au Parlement de débloquer au plus vite les 5 milliards de francs annoncés en faveur de l'Ukraine. Ils ne doivent en aucun cas être prélevés sur l'aide au développement ordinaire.</p><p>Dans sa stratégie pour l'Ukraine, la Suisse doit souligner l'importance de la justice et du partenariat social. Une partie des fonds suisses doit être utilisée pour renforcer le dialogue social, la formation professionnelle et continue, la protection de la santé et la sécurité au travail (notamment le traitement de l'amiante). En accord avec les syndicats ukrainiens, l'USS demande aux autorités ukrainiennes d'adopter une réforme du droit du travail qui respecte les normes fondamentales de l'OIT et les normes sociales de l'UE et qui donne aux syndicats une position forte. Sans cela, la reconstruction ne sera pas tournée vers un avenir juste.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_DV_Benoit_c49873de4e.webp" length="384884" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10232</guid><pubDate>Fri, 31 May 2024 13:00:00 +0200</pubDate><title> Les personnes formées méritent mieux : au moins 5000 francs de salaire après un CFC</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-personnes-formees-meritent-mieux-au-moins-5000-francs-de-salaire-apres-un-cfc</link><description>Revaloriser l&#039;apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un-e titulaire de CFC sur trois travaille pour un salaire inférieur à 5000 francs (équivalent temps plein). Lors de l'assemblée des délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS) qui s'est tenue aujourd'hui, les délégué-e-s ont donc décidé que les travailleuses et travailleurs ayant effectué un apprentissage doivent gagner au moins 5000 francs, pour préserver l'attractivité de cette voie de formation. De manière générale, aucun salaire ne devrait être en-dessous de 4500 francs : tout salaire doit permettre de vivre.</p><p>La formation professionnelle duale est souvent décrite comme une voie royale. Grâce à elle, la Suisse dispose d'une main-d'œuvre compétente. Mais la promesse d'obtenir un bon revenu après un apprentissage n'est plus tenue dans de nombreux cas. Une personne sur trois ayant fait un apprentissage travaille pour un salaire inférieur à 5000 francs (calculé sur la base d'un temps plein). Les salaires sont particulièrement bas dans les professions où les femmes sont plus nombreuses. Et enfin, pour de nombreux titulaires de CFC, le salaire n'augmente guère durant la carrière, même après des années d'expérience. Peu avant la retraite, un quart des professionnel-les avec CFC touchent toujours moins de 5000 francs. Vivre avec un tel salaire n'est possible qu'en se restreignant beaucoup. Une fois payés l'assurance maladie, les loyers et les besoins de base, il ne reste plus grand-chose. Et pour une famille, il n'est tout simplement pas possible de boucler les fins de mois sans inquiétudes financières.</p><p>Les bas salaires nuisent également à l'image de la formation professionnelle elle-même. Nombre de jeunes ne sont plus d'accord de gagner mal leur vie. Et le manifestent soit en ne commençant même pas d'apprentissage, soit en quittant leur profession dès le CFC obtenu. Il n'est donc pas étonnant qu'il soit difficile de trouver des personnes bien formées dans de nombreuses branches. Au lieu de se plaindre, les employeurs devraient enfin agir et payer des salaires décents.</p><p>L'USS demande que les personnes gagnent au moins 5000 francs par mois après un apprentissage. De manière générale, les salaires doivent être d'au moins 4500 francs. Pour que l'évolution des salaires soit plus équilibrée et que l'écart salarial se réduise, il faut des augmentations générales de salaire au lieu de systèmes de bonus individuels.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10226</guid><pubDate>Wed, 29 May 2024 16:46:56 +0200</pubDate><title>La baisse effrénée des taux de conversion se poursuit</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-baisse-effrenee-des-taux-de-conversion-se-poursuit</link><description>Étude de Swisscanto sur les caisses de pensions 2024 : les principales évolutions du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’étude de Swisscanto sur les caisses de pensions rendue publique aujourd’hui le confirme : les caisses de pensions roulent sur l’or, leurs réserves croissent, mais les prestations continuent de baisser. Les assuré-e-s reçoivent toujours moins pour leur argent. Les taux d’intérêt négatifs sont de l’histoire ancienne, les bénéfices résultant de placements sont d’un bon niveau. Néanmoins, les taux de conversion diminuent encore. Après une vie de travail, les assuré-e-s veulent pouvoir compter sur des rentes sûres et décentes, mais elles sont toujours moins garanties. Cette évolution problématique sera encore plus alimentée par la réforme de la LPP. Celle-ci entraînerait une nouvelle baisse des rentes et des coûts supplémentaires. Dans les circonstances actuelles, une nouvelle baisse des taux de conversion serait une mesure erronée et inacceptable.</p><p>Les résultats de l’étude de Swisscanto ne pourraient pas être plus clairs : les caisses de pensions se portent à merveille, leurs rendements sont supérieurs à la moyenne et les réserves pleines à ras bord. Elles se sont rarement portées aussi bien. Pour les assuré-e-s, c’est le contraire : pour le même capital épargné, les travailleurs et travailleuses reçoivent une rente toujours plus basse. Malgré le revirement des taux d’intérêt, les caisses de pensions veulent continuer à baisser leurs taux de conversion. Depuis 2016, ceux-ci ont baissé en moyenne, selon l’étude de Swisscanto, de 6,25 à aujourd’hui 5,31 %. Et, pour les prochaines années, les caisses de pensions planifient de nouvelles baisses.</p><p>Une amélioration des prestations serait aujourd’hui non seulement urgemment nécessaire, mais aussi finançable, en raison de la situation financière des caisses de pensions. Cependant, ces dernières s’y refusent. Elles déplacent toujours plus les risques sur les assuré-e-s et les employeurs se soustraient à leur responsabilité. Il faut maintenant que cela change ! Les taux de conversion trop fortement baissés peuvent être relevés et une compensation du renchérissement des rentes n’a que trop tardé. Toutefois, la branche des caisses de pensions s’y oppose. Or, à cause d’une inflation persistante, les rentes courantes continuent à perdre de la valeur. Seulement 14 % des caisses de pensions veulent compenser l’inflation en 2024.</p><p>Et la réforme de la LPP adoptée par le Parlement aggrave en plus ces problèmes des assuré-e-s. Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que cette réforme doit être rejetée. Au lieu de veiller à ce que le renchérissement soit compensé et les prestations mieux garanties, elle menace les assuré-e-s, avec l’arnaque de la LPP du Parlement, de nouvelles baisses de leurs rentes pouvant aller jusqu’à 3 200 francs par année et de garanties de prestations encore plus faibles. Cette réforme entraînera encore plus de bureaucratie et des décisions arbitraires en matière de rentes. C’est pour cela que l’USS s’engage avec force contre cette arnaque de la LPP.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10216</guid><pubDate>Thu, 23 May 2024 10:31:26 +0200</pubDate><title>Augmentation du stress, du harcèlement et des maladies au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/augmentation-du-stress-du-harcelement-et-des-maladies-au-travail</link><description>Enquête suisse sur la santé : des résultats alarmants pour les travailleuses et travailleurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les résultats de l’enquête suisse sur la santé 2012-2022 révèlent une augmentation préoccupante du stress et de l’épuisement émotionnel au travail, parmi les femmes notamment et dans des branches d’activité spécifiques. L’USS appelle à des mesures complètes axées sur l’amélioration des conditions de travail, sur la prévention et la reconnaissance des maladies professionnelles d’origine psychosociale, ainsi qu’au renforcement de la lutte contre le harcèlement sexuel et à un soutien ciblé à la main-d’œuvre des professions fortement féminisées. Et le Parlement doit enfin abandonner ses projets actuels de démantèlement de la loi sur le travail.</p><h3 class="heading--h4">Augmentation du stress au travail, notamment dans la restauration et le secteur social</h3><p>La part des personnes se sentant stressées au travail est passée de 18 % en 2012 à 23 % en 2022. En outre, plus de la moitié des personnes stressées sont émotionnellement épuisées et présentent ainsi un risque accru de burnout. En 2022, 25 % des femmes et 21 % des hommes professionnellement actifs ont déclaré être la plupart du temps ou toujours stressés. La situation est particulièrement problématique dans l’hôtellerie-restauration ainsi que dans la santé et l’action sociale, où 29 % des salarié-e-s souffrent du stress. Et comme en Suisse, les journées de travail sont très longues par rapport aux autres pays en cas d’emploi à 100 %, beaucoup de personnes réagissent à l’augmentation du stress et des pressions subies en réduisant (malgré elles) leur taux d’occupation pour ne pas tomber malades au travail. C’est très fréquent dans l’action sociale et la santé ou dans l’enseignement, où le personnel est ainsi confronté à de lourdes pertes financières. C’est absolument inacceptable.</p><p>Il est donc urgent de prendre des mesures ciblées pour améliorer les conditions de travail : semaines de travail plus courtes, plannings moins chargés, respect des prescriptions sur la durée du repos et absence de modifications d’horaires de travail décidées en dernière minute.</p><h3 class="heading--h4">Augmentation du risque de burnout et de violences parmi les femmes</h3><p>La part des femmes épuisées émotionnellement dans leur travail est passée de 20 % en 2012 à 25 % en 2022. Or l’épuisement émotionnel et les cas de burnout qui s’ensuivent sont fréquemment dus au non-respect de la loi sur le travail. Ainsi, bien des employeurs ferment les yeux sur les pauses légales, ne respectent pas le repos nocturne et dominical et, tard le soir ou en fin de semaine, bombardent encore leurs employé-e-s de courriels ou de messages WhatsApp. Ce constat vaut aussi bien pour le travail à domicile que dans les professions des arts et métiers, où les plannings sont par exemple souvent modifiés en dernière minute par WhatsApp. Avec pour effet que le personnel ne peut jamais vraiment se déconnecter du travail.<br>Au total, 21 % des femmes et 16 % des hommes ont signalé en 2022 avoir été confrontés dans leur travail à des discriminations ou à des violences. Les femmes ont subi beaucoup plus souvent que les hommes des discriminations liées au sexe (8,4 % contre 1,5 %).<br>L’USS exige la mise en place de mesures de prévention efficaces et d’une politique de tolérance zéro face au harcèlement sexuel au travail. Les employeurs en font bien trop peu pour combattre le harcèlement sexuel. L’USS appelle en outre à la reconnaissance des maladies professionnelles résultant des risques psychosociaux au travail, comme le stress, le harcèlement et la violence sexuelle. À cet effet, il faudra régulièrement adapter la liste des maladies professionnelles.</p><h3 class="heading--h4">Non à toute nouvelle détérioration – il faut améliorer la législation</h3><p>Au vu des chiffres qui précèdent, il est choquant de voir le Parlement s’occuper de toute une série d’interventions qui réduiraient encore la protection de la santé au travail. En particulier, une intervention du conseiller national PLR saint-gallois Marcel Dobler aboutirait à priver de toute protection un grand nombre de travailleuses et travailleurs soumis à la loi sur le travail. De même, sous prétexte de faciliter le télétravail, une intervention du conseiller aux États argovien et président du PLR Thierry Burkart vise à introduire le travail de nuit et du dimanche dans les bureaux. D’autres interventions encore parlent d’étendre le travail du dimanche dans les commerces, au détriment du personnel de vente déjà très stressé et souvent harcelé. L’USS combattra résolument tous ces projets.</p><p>Bien au contraire, au lieu de nouvelles détériorations, l’heure est à une meilleure protection face aux risques psychosociaux sur les lieux de travail, de même qu’à une protection accrue des travailleuses enceintes et à l’introduction d’un régime général obligatoire d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie.<br><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_Ueberstunden-erschoepft-Frau-abends-am-PC_Martinan-istock_d2830c2b60.webp" length="76768" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10214</guid><pubDate>Wed, 22 May 2024 15:50:57 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre rapide et sociale de la 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-rapide-et-sociale-de-la-13e-rente-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) accueille avec satisfaction la décision prise par le Conseil fédéral de mettre en œuvre rapidement la 13e rente AVS. Elle se prononce pour un financement à moyen terme de cette dernière via des cotisations salariales. La réduction de la contribution de la Confédération est par contre inacceptable. Qui commande doit aussi payer.</p><p>Le oui à la 13e rente AVS dit clairement que les retraité-e-s doivent recevoir une rente mensuelle supplémentaire. L’USS se réjouit de ce que le Conseil fédéral prenne rapidement en main cette mise en œuvre.</p><p>L’AVS réalise des milliards d’excédents et son fonds est bien rempli. À moyen terme, un financement additionnel est nécessaire. De manière constante, l’USS s’est montrée favorable à une hausse des cotisations salariales, la meilleure mesure sous l’angle social puisque que les revenus élevés contribuent davantage. Ce mode de financement est aussi efficace car les cotisations salariales peuvent être relevées par une modification de la loi sur l’AVS et qu’aucune votation populaire supplémentaire n’est alors nécessaire. La hausse des cotisations salariales ne sera pas sensible par la population, car les autres cotisations ont diminué ces derniers temps et vont probablement continuer à le faire. De ce fait, le financement additionnel destiné à la 13e rente AVS aura pour seul effet de compenser ces baisses.</p><p>Le fait que le Conseil fédéral ne veuille pas ajuster la contribution fédérale pour tenir compte du besoin de financement de la 13e rente AVS laisse l’USS très perplexe. Cette contribution a été entre autres introduite pour financer les prestations de l’AVS qui ne sont pas liées aux les cotisations salariales (bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, prestations pour survivant-e-s, etc.). Cette proposition porte la signature de la conseillère fédéral Karin Keller-Sutter. En agissant de la sorte, elle viole ainsi une deuxième fois déjà le principe selon lequel « Qui commande, paie ». Déjà dans l’assurance-chômage, la ministre des Finances ne veut pas financer certaines prestations publiques. L’USS propose en outre que les cantons contribuent au financement de la 13e rente AVS, car elle leur procurera des recettes supplémentaires. Cela pourrait alléger la charge de la Confédération.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10212</guid><pubDate>Wed, 22 May 2024 15:34:53 +0200</pubDate><title>Perfectionnement de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations (RPLP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/perfectionnement-de-la-redevance-sur-le-trafic-des-poids-lourds-liee-aux-prestations-rplp</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund begrüsst den generellen Ansatz der Novelle, vor allem auch die Integration elektrisch angetriebener Fahrzeuge. In seiner <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/240508_RW_VL_LSVA.pdf">Vernehmlassungsantwort</a> (PDF) äussert sich der SGB differenziert und macht auch kritische Anmerkungen. So bemängelt der Gewerkschaftsbund den Vorschlag, Strassengüterverkehr durch Zuschüsse zu subventionieren, weil dies die beabsichtigte Verlagerungswirkung von der Strasse auf die Schiene konterkariert. Die Erläuterungen dazu im Detail und weitere Hinweise finden sich in der vollständigen Vernehmlassungsantwort (siehe Link unten).</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10210</guid><pubDate>Wed, 22 May 2024 15:20:47 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur les notifications d’actes le week-end et les jours fériés</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-les-notifications-dactes-le-week-end-et-les-jours-feries</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10208</guid><pubDate>Wed, 15 May 2024 11:08:31 +0200</pubDate><title>Payer plus pour toucher moins de rente ? NON.</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente-non</link><description>L’arnaque de la LPP sera mise en votation le 22 septembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En juin 2023, une vaste alliance a déposé le référendum contre la baisse des rentes des caisses de pensions. Outre les syndicats, le PS et les Vert-e-s, la presse politiquement indépendante et spécialisée dans la défense des consommatrices et consommateurs (« Bon à savoir ») a aussi participé à la récolte de signatures. Le projet mis en votation obligerait les assuré-e-s à payer davantage pour des rentes moins élevées. Un NON s’impose par conséquent. Car les rentes des caisses de pensions diminuent depuis des années et sont déjà trop basses pour beaucoup de travailleuses et travailleurs. Avec la réforme de la LPP adoptée par le Parlement, les assuré-e-s s’exposent à des baisses supplémentaires pouvant atteindre 3200 francs par an, tout en versant chaque année 2,1 milliards de francs supplémentaires dans les caisses de pensions. Pour les gens qui travaillent, cette réforme est une arnaque. Seule l’industrie financière ferait une bonne affaire, en continuant à prélever des milliards dans le système, alors qu’il resterait toujours moins pour les assuré-e-s.</p><p>Les rentes des caisses de pensions diminuent depuis des années. Avec le même capital, on en a toujours moins pour son argent. Et ce n’est pas fini. Car avec la baisse du taux de conversion adoptée par le Parlement, les rentes vont encore baisser, de 3200 francs par an parfois. Les plus de 50 ans et la classe moyenne seront les grands perdants. Mais les jeunes risquent aussi de devoir passer à la caisse. Et le problème de l’absence de compensation du renchérissement, qui n’est toujours pas résolu, frappe de plein fouet les personnes à la retraite. Ce n’est pas tout : les cotisations salariales obligatoires vont augmenter avec l’arnaque de la LPP. Les employé-e-s devront ainsi verser chaque année 2,1 milliards de francs de plus dans le 2e pilier. Le choc sera rude pour les personnes ayant de bas salaires. Les coûts par assuré bondiront de montants pouvant aller jusqu’à 2400 francs par an.</p><p>La réforme fait notamment passer les femmes à la caisse, sans leur garantir pour autant une rente de vieillesse plus élevée. Bien des personnes assumant, à côté de leur activité professionnelle, des tâches d’éducation des enfants ou d’assistance aux proches ne verront pas leur situation s’améliorer à la retraite. Rien n’est prévu ni en cas d’interruption d’activité pour raisons familiales, ni en cas de travail à temps partiel. Et de nombreuses personnes cumulant plusieurs emplois, comme les mamans de jour et les femmes de ménage, continueront de ne pas être affiliées à une caisse de pensions.</p><p>La réforme ferme les yeux sur le fait que les caisses de pensions accumulent toujours plus de réserves aux dépens des personnes assurées, une évolution qui se traduit par des rentes moins élevées à la retraite. Le problème de l’augmentation des frais de gestion n’est pas non plus résolu, et donc toujours moins d’argent parvient en fin de compte aux assuré-e-s. Au contraire, la réforme entraînera un surcroît de bureaucratie et donnera lieu à des décisions arbitraires en matière de rentes. Le lobby des caisses de pensions au Parlement a remanié de fond en comble la proposition d’origine du Conseil fédéral. Il n’est quasiment rien resté du compromis des partenaires sociaux. L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera donc avec véhémence, dans la campagne de votation, pour convaincre la population de voter NON à l’arnaque de la LPP.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/7/csm_Logo_Gross_LPP_Non_FR_bf0d9f82c0.webp" length="39274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10206</guid><pubDate>Mon, 13 May 2024 15:14:48 +0200</pubDate><title>Comptes annuels 2023 : des cantons avec des caisses pleines à craquer</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/comptes-annuels-2023-des-cantons-avec-des-caisses-pleines-a-craquer</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Alors que la Confédération accélère d’une manière économiquement et financièrement absurde – la mise en place à tous les niveaux de programmes d’austérité, les comptes annuels 2023 de la plupart des cantons font apparaître une grande marge de manœuvre. Cette dernière doit d’autant plus être exploitée dans l’intérêt de la population.</p><h4>Erreurs de budget sur les recettes et les dépenses</h4><p>Après la présentation des comptes annuels 2023 de tous les cantons, on constate un excédent cumulé des comptes de résultat de 2,2 milliards de francs, pour un déficit budgétisé de1,6 milliard. Les cantons justifient cette « erreur de calcul » de 3,8 milliards principalement par des recettes plus importantes que prévu, provenant avant tout du produit de l’imposition des entreprises, mais aussi de l’impôt sur le revenu ainsi que de placements financiers et – dans quelques rares cantons – des recettes de ventes d’électricité. Du côté des charges, beaucoup de cantons ont indiqué que les dépenses entraînées par les personnes en quête de protection provenant d’Ukraine ont été moins élevées que ce qui avait été budgétisé (cela, d’une part parce que le nombre des personnes ayant besoin de protection a été moins grand que prévu et, de l’autre, parce que la Confédération a pris en charge une part plus grande des coûts que ce qui avait été budgétisé). Également souvent signalées, les dépenses de personnel plus basses que prévues, ce qui, indépendamment du besoin général en personnel, est incompré-hensible parce que, pour l’an dernier, les adaptations de salaire budgétisées de presque tous les cantons étaient déjà restées très en deçà du renchérissement.&nbsp;</p><h4>Bénéfice de la BNS : une budgétisation bien trop optimiste</h4><p>L’absence totale de distributions du bénéfice de la Banque nationale suisse (BNS) l’an dernier est ressortie de manière négative dans de nombreux comptes. Si l’on cumule les montants en question ici, les cantons ont budgétisé des versements de la BNS de 1,6 milliard pour 2023 (en moyenne, cela correspondait à un peu plus d’une double distribution budgétisée). Et cela, même si l’on peut bien argumenter qu’au moment de l’établissement des budgets un renonce-ment nécessaire aux distributions du bénéfice de la BNS était déjà largement prévisible. Si l’on ajoute le poste BNS à la différence avérée entre budget et comptes, l’écart se monte en tout à 5,4 milliards de francs, une somme exorbitante.&nbsp;</p><h4>Imposition des entreprises : de graves disparités&nbsp;</h4><p>On trouve des cantons dont les comptes positifs attirent particulièrement l’attention. Ainsi, les comptes de résultat des cantons de Zurich et d’Argovie présentent un résultat meilleur, de 351 millions, respectivement 416 millions, que budgétisé (pour Zurich, malgré une distribution du bénéfice de la BNS budgétisée à 239 millions). La différence est cependant encore plus marquée pour les cantons de Bâle-Ville (421 millions), Zoug (213 millions) et, surtout, Genève, dont les comptes bouclent sur pas moins de 1,9 milliard de mieux que budgétisé. Et il s’agit précisément, avec ce trio – honni soit qui mal y pense – des trois cantons qui profiteront le plus de l’application par la Suisse de l’imposition minimale des entreprises selon l’OCDE. De fait, selon le projet de la Confédération adopté, les trois quarts des recettes supplémentaires de l’« impôt complémentaire », comme il est appelé, resteront dans les cantons. Genève, Zoug et Bâle-Ville en toucheront la part du lion. Cela, même si le produit de l’impôt sur les entreprises y est déjà extrêmement élevé et, justement l’an dernier – encore avant la mise en œuvre de l’impôt de l’OCDE –, a continué à augmenter dans une mesure exceptionnellement forte. Il est de ce fait déjà clair aujourd’hui que les cantons – surtout ceux qui sont financièrement solides – auront d’autant plus la responsabilité d’engager explicitement les milliards supplémentaires at-tendus pour le bien-être de la population locale.</p><h4>Réductions des primes-maladie</h4><p>Parmi les choses les plus graves, il y a sans aucun doute l’absence de volonté des cantons de réduire les primes-maladie (voir aussi d’anciennes analyses de l’USS). Depuis des années, une grande partie des cantons se désengagent de cette tâche qui leur est intégralement assignée, ce qu’ils n’ont malheureusement pas craint de faire l’an dernier : alors qu’en 2023, les primes moyennes ont augmenté dans toute la Suisse de pas moins de 5,4 % (et qu’en plus la popula-tion aussi), au moins sept cantons ont, selon les premiers chiffres des comptes, continué à di-minuer en termes nominaux les moyens qu’ils destinent aux réductions des primes. Ce n’est là rien d’autre qu’un affront fait à la population « normale », dont la charge, en plus du nouveau bond des primes auquel elle doit faire face, s’alourdit davantage. Au lieu de les réduire, les can-tons devraient au contraire substantiellement augmenter les moyens qu’ils allouent aux réduc-tions des primes. Et ils pourraient le faire sans aucun problème et immédiatement. En effet, comme pendant les deux dernières années, les excédents comptables cumulés des cantons (2,2 milliards de francs) auraient suffi pour doubler les moyens affectés aussi en 2023 par eux aux réductions des primes !<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10203</guid><pubDate>Tue, 07 May 2024 11:06:39 +0200</pubDate><title>Excellente situation financière des caisses de pension : la baisse du taux de conversion est inutile et erronée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/excellente-situation-financiere-des-caisses-de-pension-la-baisse-du-taux-de-conversion-est-inutile-et-erronee</link><description>Rapport de la commission de haute surveillance sur la situation financière du deuxième pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de haute surveillance du 2e pilier confirme l'excellente situation financière des caisses de pension. Les caisses de pension croulent sous les réserves, mais l'argent parvient de moins en moins aux assuré-e-s. Ce sont les salarié-e-s qui en paient la facture : leurs cotisations salariales sont 14% plus élevées, mais les nouvelles rentes sont en moyenne inférieures de 300 francs par mois à ce qu'elles étaient il y a 15 ans. La commission de surveillance en est consciente puisqu’elle demande aux caisses de pension de restaurer un équilibre et d'instaurer la confiance. Payer toujours plus pour une rente moins élevée : cette évolution doit cesser. Et pourtant, la réforme de la LPP qui sera prochainement soumise en votation menace de réduire les rentes de montants pouvant aller jusqu'à 3200 francs par an. Il est pourtant clair qu'au lieu de nouvelles détériorations des prestations, il faut augmenter les rentes du 2e pilier et compenser le renchérissement.</p><p>Les résultats du rapport de la commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) sont clairs : la situation financière des caisses de pension est très bonne. Elles sont plus stables que jamais. Au cours des douze dernières années, elles ont accumulé des réserves et pris des mesures qui leur ont permis non seulement de financer les pensions actuelles, mais aussi de pouvoir assurer les pensions futures. Les caisses de pension ont accumulé des réserves supplémentaires afin de compenser les évolutions incertaines des marchés financiers.&nbsp;</p><p>La commission passe en revanche sous silence le fait que cette évolution a été fatale pour les assurés. Leurs cotisations ont augmenté de 14 % au cours des 15 dernières années. Alors que les nouvelles rentes sont en moyenne inférieures de 300 francs par mois à ce qu'elles étaient il y a 15 ans. Même la CHS PP s'inquiète donc de la confiance des assurés dans le 2e pilier et appelle les caisses de pension à rééquilibrer la situation. Après avoir affirmé pendant des années que les retraités recevaient trop, elle exige maintenant des contre-mesures pour les retraités – car sinon une génération entière risque d’être victime pendant toute sa retraite de la période des taux bas.&nbsp;</p><p>Pour l'Union syndicale suisse, ce constat confirme que la réforme de la LPP qui sera bientôt soumise en votation va diamétralement dans la mauvaise direction. Au lieu de veiller à l'équilibre et à l'augmentation des garanties de prestations, les assurés risquent de subir des réductions de rentes supplémentaires allant jusqu'à 3200 francs par an avec la réforme de la LPP. La réforme ignore que les caisses de pension accumulent de plus en plus de réserves inutiles au détriment des assurés. Le problème de l'augmentation des frais de gestion n'est pas non plus résolu, ce qui fait que moins d'argent parvient aux assuré-e-s. Au contraire, la réforme entraîne une bureaucratie supplémentaire et donnera lieu à des décisions arbitraires en matière de rentes. L'USS s'engagera donc avec véhémence contre cette arnaque.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10197</guid><pubDate>Tue, 30 Apr 2024 15:39:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-la-loi-federale-permettant-detendre-le-champ-dapplication-de-la-convention-collective-de-travail</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10194</guid><pubDate>Tue, 30 Apr 2024 13:58:31 +0200</pubDate><title>Nombre de membres en hausse dans les syndicats de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nombre-de-membres-en-hausse-dans-les-syndicats-de-luss</link><description>Première augmentation d’effectifs depuis dix ans</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">L’USS, qui constitue de loin la plus grande organisation faîtière syndicale de Suisse, comptait à la fin de l’année dernière 315&nbsp;790&nbsp;membres (+0,19&nbsp;%). Les syndicats affiliés à l’USS affichent ainsi leur première hausse d’effectifs depuis dix ans, avec près de 600&nbsp;membres supplémentaires. En outre, la proportion de femmes atteint avec 32,8&nbsp;% un nouveau record. Alors qu’elle perdait 1363&nbsp;hommes (-0,64&nbsp;%), l’USS compte désormais dans ses rangs 1963&nbsp;femmes supplémentaires (+1,93&nbsp;%).</span></p><p><span lang="FR-CH">Cette croissance tient aussi à l’adhésion des deux fédérations HelvetiCA (contrôleuses et contrôleurs aériens) et SPV (corps enseignant vaudois). Or même sans ces adhésions, la diminution d’effectifs aurait été bien inférieure à 1&nbsp;% (-2284&nbsp;</span><span style="font-family:&quot;Cambria Math&quot;,serif;" lang="FR-CH">≙</span><span lang="FR-CH"> -0,72&nbsp;%), soit le plus faible taux de sorties enregistré depuis 2016. L’évolution des membres a été particulièrement réjouissante au syndicat du personnel de cabine kapers, en hausse de presque 20&nbsp;% (+462&nbsp;</span><span style="font-family:&quot;Cambria Math&quot;,serif;" lang="FR-CH">≙</span><span lang="FR-CH"> +19,41&nbsp;%). Quant aux fédérations en recul, leur dynamique baissière s’est fortement ralentie.</span></p><p>Effectifs 2023/22 des fédérations affiliées à l'USS</p><figure class="table" style="height:888px;width:962px;"><table><tbody><tr><td><strong>Fédération</strong></td><td><strong>2023</strong></td><td><strong>2022</strong></td><td><strong>Femmes 2022</strong></td><td><strong>Part des femmes en %</strong></td></tr><tr><td>Unia</td><td>174’540</td><td>175’274</td><td style="height:13.5pt;width:72pt;">48’203</td><td style="height:13.5pt;width:80pt;">27.63</td></tr><tr><td>SEV</td><td>36’916</td><td>37’237</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">7’228</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">19.58</td></tr><tr><td>SSP</td><td>32’037</td><td>32’142</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">18’553</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">57.91</td></tr><tr><td>syndicom</td><td>29’034</td><td>29’181</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">9’255</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">31.88</td></tr><tr><td>SIT</td><td>9’165</td><td>9’258</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">4’925</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">53.74</td></tr><tr><td>APC</td><td>7’378</td><td>7’669</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">2’172</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">29.44</td></tr><tr><td>ASEB</td><td>5’691</td><td>6’306</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">1’926</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">33.84</td></tr><tr><td>AvenirSocial</td><td>3’785</td><td>3’815</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">2’712</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">71.65</td></tr><tr><td>kapers</td><td>2’842</td><td>2’380</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">1’870</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">65.80</td></tr><tr><td>SSM</td><td>2’666</td><td>2’739</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">1’156</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">43.36</td></tr><tr><td>GaraNto</td><td>2’614</td><td>2’719</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">409</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">15.65</td></tr><tr><td>SSPM</td><td>2’476</td><td>2’516</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">1’545</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">62.40</td></tr><tr><td>SPV</td><td>2’232</td><td>— <sup>1</sup></td><td style="border-top-style:none;height:15.75pt;">1’875</td><td style="border-top-style:none;height:15.75pt;">84.01</td></tr><tr><td>USDAM</td><td>1’687</td><td>1’719</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">710</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">42.09</td></tr><tr><td>ScèneSuisse</td><td>1’350</td><td>1’384</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">747</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">55.33</td></tr><tr><td>HelvetiCA</td><td>652</td><td>— <sup>1</sup></td><td style="border-top-style:none;height:14.25pt;">119</td><td style="border-top-style:none;height:14.25pt;">18.25</td></tr><tr><td>Nautilus</td><td>530</td><td>561</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">14</td><td style="height:13.5pt;">2.64</td></tr><tr><td>ESPA</td><td>262</td><td>267</td><td style="height:15.75pt;">11</td><td style="height:15.75pt;">4.20</td></tr><tr><td>New Wood</td><td>23</td><td>23</td><td style="height:16.5pt;">12</td><td style="height:16.5pt;">52.17</td></tr><tr><td><strong>Total</strong></td><td><strong>315’790</strong></td><td><strong>315’190</strong></td><td><strong>101’479</strong></td><td style="border-top-style:none;height:20.1pt;"><strong>32.76</strong></td></tr></tbody></table></figure><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><sup>1</sup>Adhésion 2023</p><p>&nbsp;</p><p>Abbréviations (voir tableau) :</p><figure class="table"><table><tbody><tr><td>Unia :</td><td>Le syndicat</td></tr><tr><td>SEV :</td><td>Syndicat du personnel des transports</td></tr><tr><td>SSP :</td><td>Syndicat des Services publics</td></tr><tr><td>syndicom :</td><td>Syndicat des médias et de la communication</td></tr><tr><td>SIT :</td><td>Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs</td></tr><tr><td>APC :</td><td>Association du personnel de la Confédération</td></tr><tr><td>ASEB :</td><td>Association suisse des employés de banque</td></tr><tr><td>AvenirSocial :</td><td>Association professionnelle suisse du travail social</td></tr><tr><td>SSM :</td><td>Syndicat suisse des mass media</td></tr><tr><td>GaraNto :</td><td>Le syndicat compétent du personnel des douanes</td></tr><tr><td>SSPM :</td><td>Société suisse de pédagogie musicale</td></tr><tr><td>kapers:</td><td>Syndicat du personnel de cabine</td></tr><tr><td>SPV:</td><td>Société pédagogique vaudoise</td></tr><tr><td>USDAM :</td><td>Union suisse des artistes musiciens</td></tr><tr><td>ScèneSuisse&nbsp;:</td><td>Association des professionnels des arts de la scène</td></tr><tr><td>HelvetiCA:</td><td>Association suisse des contrôleuses et contrôleurs aériens (HelvetiCA, Swiss Controllers Association)</td></tr><tr><td>Nautilus:</td><td>Syndicat du personnel de la navigation</td></tr><tr><td>ESPA:</td><td>easyJet Switzerland Pilots Association</td></tr><tr><td>New Wood:</td><td>Syndicat New Wood des Nations Unies</td></tr></tbody></table></figure><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_demostart160923_sgb-tf_f50d3619d6.webp" length="703180" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10190</guid><pubDate>Mon, 29 Apr 2024 10:01:00 +0200</pubDate><title>L’heure est à un changement de cap dans la politique des revenus</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rapport-repartition-2024-changement-de-cap-dans-la-politique-des-revenus</link><description>Rapport sur la répartition 2024 de l’USS : les seuls gagnants sont les très hauts salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salaires réels bas et moyens stagnent ; la charge due aux primes d’assurance-maladie est devenue trop lourde à porter. La politique fiscale de la Suisse va clairement dans la mauvaise direction. Les revenus bas et moyens sont ponctionnés, tandis que les très hauts revenus et les personnes aisées tirent leur épingle du jeu. Les plus hauts salaires se sont même envolés. Les entreprises versent des dividendes en hausse. Et les cantons diminuent les impôts frappant les hauts revenus et la fortune. L’heure est à une refonte de la politique des salaires et des revenus. Pour que les personnes qui doivent travailler dur au quotidien s’en sortent financièrement.</p><p>Les salaires réels bas et moyens risquent de connaître une «&nbsp;décennie perdue&nbsp;». Aujourd’hui, les salaires ne sont pas beaucoup plus élevés qu’en 2016 en valeur réelle. En effet, de nombreux employeurs ont certes facturé des prix plus élevés à leur clientèle, mais sans juger bon d’accorder à leur personnel la compensation du renchérissement. Les cadres et les plus hauts revenus gagnent par contre aujourd’hui 3000&nbsp;francs de plus par mois (1&nbsp;% des salarié-e-s les mieux payés). Pour la première fois, plus de 4000&nbsp;personnes en Suisse perçoivent un salaire annuel égal ou supérieur à un million de francs. «&nbsp;L’individualisation de la politique salariale bénéficie de manière disproportionnée aux cadres et aux top managers. Pour que les travailleuses et travailleurs reçoivent leur part des richesses qu’ils produisent, il faut au contraire à nouveau davantage de hausses généralisées des salaires&nbsp;», affirme Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><h3 class="heading--h4">La politique fiscale actuelle renforce les inégalités</h3><p>La politique fiscale fait également le jeu des personnes aisées et de la classe supérieure. Les cantons se sont remis à réduire les impôts sur le revenu et la fortune, et de nouvelles baisses sont à l’ordre du jour. D’un autre côté, les primes d’assurance-maladie grèvent toujours plus le budget des revenus inférieurs ou moyens – d’autant plus que les cantons n’augmentent que faiblement leurs subsides au paiement des primes. Une famille de quatre personnes paie déjà aujourd’hui plus de 1000 francs par mois – même avec un modèle du médecin de famille ou de type HMO. « Au lieu de corriger la répartition inégale des revenus, la politique fiscale actuelle renforce les inégalités, en particulier parce que les primes-maladie, qui ne sont rien d’autre qu’un impôt par tête, augmentent sans cesse », constate Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Une fois les impôts et le loyer payés, les personnes à revenus normaux ou bas ont moins pour vivre aujourd’hui qu’en 2016. La situation financière des ménages les plus aisés s’est par contre améliorée. Leurs revenus bruts ont augmenté. Et comme la Suisse est le seul pays d’Europe à financer son système de santé avec un impôt par tête, ils sont moins sollicités qu’ailleurs pour couvrir l’évolution des coûts de la santé. La Suisse est dès lors le pays d’Europe qui corrige le moins les inégalités de répartition.</p><h3 class="heading--h4">Il faut des augmentations <span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">salariales</span> substantielles</h3><p>L’heure est à un tournant dans la politique des salaires et des revenus. Il est temps d’augmenter vigoureusement les salaires réels normaux ou bas. Quiconque a fait un apprentissage devrait gagner au moins 5000 francs par mois. Plus généralement, tous les salaires devraient se monter à 4500 francs au minimum. De telles augmentations de salaires sont économiquement possibles. Les affaires marchent bien et les entreprises réalisent des marges confortables. « Pour que le retard accumulé en matière de salaires soit compensé, il faut cet automne de substantielles augmentations, en particulier pour les revenus bas et moyens et dans les branches où travaille une majorité de femmes. Nous placerons la question salariale au centre cet automne, dans les entreprises et dans la rue », déclare Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia.</p><h3 class="heading--h4"><span class="--l --r sentence_highlight">Renforcer le pouvoir d'achat</span></h3><p>En matière de politique fiscale, il faut réduire les « impôts par tête » que constituent les primes d’assurance maladie – en augmentant les budgets consacrés à la réduction de primes. C’est précisément ce que prévoit l’initiative d’allègement des primes. Personne ne doit consacrer plus de 10 % de son revenu aux primes d’assurance-maladie. Les baisses prévues des impôts sur le revenu et la fortune vont par contre dans la mauvaise direction. Elles améliorent encore la situation de personnes qui n’en ont pas besoin.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10187</guid><pubDate>Thu, 25 Apr 2024 12:55:01 +0200</pubDate><title>Non à l’initiative « pour la liberté et l’intégrité physique »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-pour-la-liberte-et-lintegrite-physique</link><description>Position de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:12.0pt;" lang="FR-CH">L'USS rejette clairement l'initiative, car elle n'offre aucun avantage aux travailleurs et conduira au contraire à une insécurité juridique, notamment en ce qui concerne les mesures de protection prises par l'Etat sur le lieu de travail pendant les pandémies.</span></p><p><span style="font-size:12.0pt;" lang="FR-CH">L'initiative populaire intitulée "Pour la liberté et l'intégrité physique" demande que toute atteinte à l'intégrité physique ou mentale, notamment les vaccinations, soit soumise au consentement explicite des personnes. Elle souhaite limiter la portée de mesures qui seraient prescrites par l'Etat. Les initiants militent en particulier contre une obligation de vaccination qui n'existe pas et qui est purement théorique.</span></p><p><span style="font-size:12.0pt;" lang="FR-CH">L'initiative est toutefois formulée de manière très large ou peu claire et pourrait avoir une influence négative sur de nombreux domaines de l'action de santé publique.</span></p><p><span style="font-size:12.0pt;" lang="FR-CH">Ironiquement, l'initiative ne concerne pas les relations entre personnes privées, de sorte que les employeurs pourraient continuer à fixer des mesures telles que des prescriptions de vaccination dans le contrat de travail. En revanche, la protection de la santé par la loi serait limitée. C’est inacceptable, et il faut donc voter clairement non à cette initiative.</span></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10185</guid><pubDate>Thu, 25 Apr 2024 12:44:01 +0200</pubDate><title>Les employeurs ont privé leur personnel d’augmentations de salaire méritées</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-employeurs-ont-prive-leur-personnel-daugmentations-de-salaire-meritees</link><description>Les salaires réels se situent en dessous du niveau de 2015</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’année dernière, les salaires ont à nouveau diminué de 0,4 %, une fois le renchérissement déduit. Alors même que l’économie se porte bien et que beaucoup d’entreprises ont affiché des bénéfices record. Et cette contraction salariale dure depuis trois ans. Une telle situation ne s’était jamais vue depuis le début des statistiques sur les salaires, après la Deuxième Guerre mondiale. Les salaires sont entre-temps plus bas qu’en 2015. La situation est particulièrement préoccupante dans la branche postale (-3,7 %), où il appartient de fait à la Confédération de réguler les rémunérations.</p><p>Les employeurs ont privé leur personnel d’augmentations méritées. Dans le passé, les salaires réels progressaient plus au moins au même rythme que la productivité. L’indice des salaires affiche ainsi, entre 2005 et 2015, une hausse proche de 0,9 % par an. Après 2015, les travailleuses et travailleurs ont continué à contribuer largement à la croissance économique. Les salaires devraient dès lors se situer aujourd’hui, en valeur réelle, près de 7 % au-dessus de leur niveau actuel. D’où un énorme besoin de rattrapage salarial.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10183</guid><pubDate>Thu, 25 Apr 2024 12:00:40 +0200</pubDate><title>Pour les assuré-e-s et le personnel de la santé : NON au frein aux coûts !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-les-assure-e-s-et-le-personnel-de-la-sante-non-au-frein-aux-couts</link><description>Les bonnes raisons pour un NON clair le 9 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative pour un frein aux coûts ni ne résout le problème du financement antisocial, ni n’économise là où il le faudrait. Si elle était acceptée, on devrait bien au contraire craindre que la médecine à deux vitesses et la politique d’austérité sur le dos du personnel ne continuent à se développer. C’est pourquoi un NON clair à cette dangereuse initiative s’impose le 9 juin prochain.</p><h3 class="heading--h4">Une logique erronée</h3><p>L’initiative pour un frein aux coûts veut qu’à l’avenir «&nbsp;les coûts évoluent conformément à l’économie nationale et aux salaires moyens&nbsp;». Si cela n’est pas le cas, les partenaires tarifaires dans un premier temps et ensuite la Confédération et les cantons devront prendre des mesures visant à faire baisser les coûts. L’initiative part de la logique selon laquelle il suffirait d’économiser suffisamment et de manière efficace pour que les primes-maladie baissent et que les problèmes de financement du système de santé suisse soient résolus. Cette approche est très dangereuse et ce, à plusieurs égards.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Affairisme et sur-approvisionnement en soins&nbsp;: un important potentiel d’économies</h3><p>Selon plusieurs rapports officiels, on pourrait économiser soi-disant facilement 20&nbsp;% des dépenses sans entraîner de limitation des soins ni de réduction de la qualité. De fait, le potentiel d’économies dans le système de santé est sans doute considérable et il est absolument nécessaire de juguler le gaspillage, le sur-approvisionnement et l’affairisme existants. Finalement, il s’agit ici d’un domaine essentiel du service public qui doit à juste titre, aussi dans tous les autres domaines, satisfaire à des exigences et à des contrôles budgétaires clairs. Qu’est-ce qui ne fonctionne pas&nbsp;? Prenons trois exemples&nbsp;: l’industrie pharmaceutique fait des affaires en or avec l’assurance de base&nbsp;: le prix des médicaments est bien trop élevé et le recours aux génériques bien trop rare. Les hôpitaux privés et, à travers les assurances complémentaires, les assureurs se jettent toujours sur les traitements rentables, opèrent trop souvent et chargent ainsi directement l’assurance de base. Et la numérisation n’existe encore nulle part dans le système de santé suisse, ce qui coûte toujours plus cher et doit enfin changer (on trouve désormais à l’étranger suffisamment d’exemples qui fonctionnent).&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Le financement antisocial et la charge des primes subsisteraient</h3><p>Mais potentiel d’économies ou pas, même si l’on pouvait économiser 20&nbsp;% avec des mesures «&nbsp;indolores&nbsp;», cela ne résoudrait en aucun cas le problème du financement antisocial à travers des primes individuelles (par tête). Nous retrouverions alors le niveau des primes de 2018. Or c’est précisément cette année qu’a été lancée l’initiative des 10&nbsp;%, parce que la charge des primes supportée par les ménages à bas ou moyen revenu avait déjà pris des proportions inacceptables.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Mise en œuvre dangereuse par un parlement sous la coupe d’un lobby</h3><p>Concernant les coûts, la réalité politique en matière de santé est à vrai dire beaucoup plus sombre. Une grande partie des mesures de maîtrise des coûts jugées judicieuses par les syndicats est bloquée depuis des années par un Parlement sous la coupe d’un lobby, ce qui concerne tout aussi bien le financement social de l’assurance-maladie. Parmi ces opposants, on trouve aussi une partie non négligeable du parti même qui a lancé l’initiative pour un frein aux coûts&nbsp;: Le Centre. Et c’est précisément ce Parlement qui devrait mettre un jour en œuvre cette dernière en cas d’acceptation. C’est pourquoi on devrait alors s’attendre à ce que des économies soient faites là où elles n’ont absolument pas lieu d’être faites, c’est-à-dire dans le personnel et la qualité des soins.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Pour le personnel,&nbsp;c’est l’inverse d’économies qui est de mise&nbsp;</h3><p>C’est connu, le personnel de la santé est à bout de souffle depuis des années et souffre chroniquement d’une pression aux économies qui continue à s’accroître. S’ajoute à cela la pénurie de personnel déjà existante, qui ne cesse de s’aggraver et qui augmentera encore plus ces prochaines années en raison de l’évolution démographique. C’est pour cela que ce dont on a besoin, c’est de la mise en œuvre sans délai de l’initiative sur les soins infirmiers acceptée par une grande majorité de la population. Et cette initiative est le contraire d’un frein aux coûts dans le domaine du personnel&nbsp;!</p><h3 class="heading--h4">Une armoire à poisons pour développer la médecine à deux vitesses</h3><p>Si l’on n’économisait pas dans le personnel, des coupes risqueraient alors d’être faites dans les soins ainsi que concernant leur accès. L’armoire à poisons pour ce faire de la droite est pleine à ras bord&nbsp;: «&nbsp;assurance-maladie light pour les personnes de condition modeste&nbsp;», compte épargne-santé, franchises allant jusqu’à 10&nbsp;000&nbsp;francs, coupes drastiques dans le catalogue des prestations, développement des assurances complémentaires, etc. Il est clair que tout cela économiserait des coûts dans l’assurance de base, mais à un prix sociétal et social inacceptable. La médecine à deux vitesses s’est déjà beaucoup trop développée dans notre système de santé. Cela, surtout à cause de l’importante participation des assuré-e-s aux coûts (en sus de la charge des primes) qui dissuade toujours plus de personnes à bas revenu de se rendre chez le médecin, même lorsqu’il est urgent de le faire.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Contre-projet et initiative des 10&nbsp;%&nbsp;: des solutions bien meilleures pour freiner les coûts</h3><p>L’initiative pour un frein aux coûts est la clé de l’armoire à poisons de la majorité parlementaire sous la coupe d’un lobby. Elle entraînerait une désolidarisation encore plus prononcée dans le système de santé. C’est pourquoi il faut clairement la rejeter. Dans ce cas, c’est le contre-projet indirect adopté par le Parlement qui entrerait en vigueur. Celui-ci donne à la Confédération et aux cantons la compétence d’agir sur les tarifs, ce qui devrait avoir une incidence positive pour les payeurs et payeuses de primes. Mais il y a plus important encore&nbsp;: le OUI à l’initiative d’allègement des primes le 9 juin est non seulement le meilleur moyen de réduire la charge des primes, mais aussi de baisser les coûts. Cela, parce que la Confédération et les cantons auront enfin, avec le développement des réductions des primes qui en découlera, un grand et vrai intérêt commun de s’opposer à la puissance du lobby de la pharma, des assureurs complémentaires et des hôpitaux privés ainsi que de limiter efficacement la course aux profits qu’il mène au détriment des primes et des contribuables.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10179</guid><pubDate>Wed, 24 Apr 2024 15:53:58 +0200</pubDate><title>Pas d’économies dans la formation !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/pas-deconomies-dans-la-formation</link><description>Commentaire de l&#039;USS sur le message FRI 2025 - 2028</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dès fin avril commence l’examen préalable dans les commissions compétentes du prochain Message FRI 2025-2028, qui définit les priorités et le cadre financier dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation. Pour l’Union syndicale suisse (USS), c’est le moment de se positionner clairement encore une fois contre les propositions d’économies de la Confédération.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Pour une priorisation du domaine FRI</strong></h3><p>Selon le Message FRI 2025-2028, le Conseil fédéral veut maintenir l’objectif « La Suisse reste leader dans la formation, la recherche et l’innovation ». En ce sens, la Suisse doit mieux exploiter son potentiel de main-d’œuvre et investir nettement plus dans la formation et la formation continue. Cela nécessite une offensive en matière de formation, y compris une priorisation politique des investissements liés.<br>Par le passé, les investissements dans le domaine FRI ont toujours été adaptés par la Confédération à la croissance attendue du nombre de personnes en formation et d’étudiant-e-s. Le Message FRI 2025-2028 marque une nette rupture. Il menace de détériorer les conditions d’encadrement, d’accroître la dépendance vis-à-vis des fonds de tiers, d’engendrer une perte de qualité de la formation, de restreindre les admissions et le nombre de places de formation, de réduire les prestations et d’augmenter les taxes d’études.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Cadre financier insuffisant</strong></h3><p>Selon le projet mis en consultation début juin 2023, le Conseil fédéral proposait pour le domaine FRI une enveloppe financière de 29,7 milliards de francs, ainsi qu’une augmentation des moyens nominaux de 2 %. Dans sa réponse à la consultation, l’Union syndicale suisse (USS) avait exigé un taux de croissance moyen réel d’au moins 2,5 %, ainsi que l’abandon du plafonnement. Le renchérissement prévu doit être compensé et les dépenses doivent adaptées à l’augmentation du nombre d’étudiant-e-s. Mais le Conseil fédéral veut désormais plafonner la croissance nominale des moyens non corrigée du renchérissement à seulement 1,6 %, et a encore réduit le projet d’un demi-milliard de francs à 29,2 milliards dans le cadre du plan financier de la législature, sans pour autant adapter les objectifs et les priorités d’encouragement. Compte tenu du renchérissement et de l’augmentation attendue du nombre de personnes en formation et d’étudiant-e-s, le Message FRI 2025-2028 proposé par le Conseil fédéral est de facto un projet d’économie, équivalant à un démantèlement de la formation et de la recherche.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Non à la cannibalisation des différents domaines de la formation</strong></h3><p>Les différents domaines de la formation (formation professionnelle, formation supérieure, formation continue) ne doivent pas être mis en concurrence. Malgré toute l’excellence prônée, la Suisse n’atteint pas son objectif de 95 % de jeunes de 25 ans titulaires d’un diplôme du sec. II ; et environ 300’000 actifs de 25 à 50 ans ne disposent d’aucun diplôme professionnel. À raison, la formation continue a été donc été définie comme priorité d’encouragement dans le Message FRI 2025-2028. C’est juste et important pour relever les défis urgents de la société. D’autant plus qu’au vu de l’évolution démographique, la Suisse doit mieux exploiter son potentiel de main-d’œuvre indigène en améliorant l’intégration des migrant-e-s, des femmes et des travailleuses et travailleurs seniors sur le marché du travail.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Contre les économies faciles dans la formation</strong></h3><p>À cause d’une interprétation stricte du frein à l’endettement, le Conseil fédéral veut maintenant faire des économies, malgré le faible niveau d’endettement de la Suisse en comparaison internationale. Car il ne prend en compte que le côté des dépenses. L’équilibre du budget fédéral pourrait également être atteint par des recettes supplémentaires, mais cela n’est guère discuté. À la place, des coupes transversales linéaires de 1,4 % sur toutes les dépenses faiblement liées s’imposent, qui touchent le Domaine FRI de manière disproportionnée. La politique fédérale considère la plupart des postes de dépenses du Domaine FRI comme des « dépenses faiblement liées ». Elles doivent être utilisées pour des corrections budgétaires à court terme pour assainir le budget. En bref, malgré toutes les assurances du contraire, c’est dans la formation qu’il faut désormais économiser.</p><h3 class="heading--h4">Le parlement doit corriger le tir</h3><p>Si le Conseil fédéral ne veut pas voir de marge de manœuvre pour des raisons de politique financière, le parlement doit maintenant agir. Une entreprise politiquement difficile, à une époque où l’argent est vite dépensé pour le sauvetage de banques ou l’armée. L’USS et ses fédérations membres s’engageront de toutes leurs forces pour que la Suisse fasse suivre la proclamation de son leadership en matière de formation, de recherche et d’innovation par des actes.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_ETH-Zuerich_Foto_josipivankovicunsplash_96d259b181.webp" length="381816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10171</guid><pubDate>Wed, 17 Apr 2024 14:46:51 +0200</pubDate><title>Plafonner enfin le pire des impôts</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plafonner-enfin-le-pire-des-impots</link><description>Discours de Pierre-Yves Maillard lors de la conférence de presse sur l’initiative d’allègement des primes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 9 juin, le peuple suisse aura une chance qui ne se représentera pas avant longtemps. Il pourra enfin régler un problème que la majorité politique ne veut pas traiter. Il pourra corriger une anomalie fiscale scandaleuse et donner une limite constitutionnelle au pire des impôts, en votant oui à l’initiative d’allègement des primes d’assurance-maladie.<br>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Où sont les esprits libéraux&nbsp;?</strong></h3><p>Le monde politique et médiatique suisse est sans doute l’un de ceux qui compte la plus grande densité d’esprits qui se disent libéraux. Il y a des libéraux écolos, des libéraux conservateurs, des ultralibéraux, etc. Alors comment se fait-il que la Suisse ait inventé un impôt qui n’a pas de limite&nbsp;? La prime d’assurance-maladie doit être payée par tous, y compris par les enfants. D’autres assurances sont obligatoires, mais l’assurance-maladie s’impose à toute la population. On n’est pas obligé de posséder une voiture ou une maison et donc de s’assurer contre les risques qu’entraîne la possession de ces biens. Mais on est obligé de s’assurer contre les risques de maladie et accidents.</p><p>La prime d’assurance-maladie est donc techniquement un prélèvement obligatoire. Si on ne la compte pas dans la comparaison internationale des quote-part fiscales, c’est à cause d’une particularité unique&nbsp;: ce sont des entités privées qui la prélèvent. Ainsi, on peut croire que la Suisse a une quote-part fiscale inférieure aux autres pays de l’OCDE. Même Economiesuisse, dans un communiqué du 22 décembre 2014, trouve cela étrange et fait remarquer que si, comme tous les pays de l’OCDE, nous comptions l’assurance-maladie obligatoire dans la quote-part fiscale, celle-ci serait plus élevée que la moyenne en Suisse, à près de 40&nbsp;% du PIB.</p><p>La Suisse a donc inventé un impôt injuste, prélevé par tête, qui ne se voit pas dans les comparaisons internationales et qui n’est soumis à aucune limite. Des décisions privées, seulement validées par l’administration, en fixent le montant. Cet impôt inique peut donc augmenter chaque année sans l’aval d’aucun Parlement ou du peuple. Tous les autres impôts connaissent une limite dans la loi ou dans la Constitution, sauf la prime d’assurance-maladie. Or le consentement à l’impôt est un principe cardinal d’une démocratie dite «&nbsp;libérale&nbsp;». Mais les esprits libéraux en Suisse trouvent cette situation normale.</p><p>Cette anomalie s’explique par une raison simple : cet impôt sans limite ne fait mal ni aux riches, ni aux entreprises, mais aux gens qui travaillent et à la classe moyenne. C’est pourquoi c’est le seul qu’on laisse augmenter chaque année.<br>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Ce n’est pas l’initiative qui génère les coûts</strong></h3><p>On entend les opposants à notre initiative dire que notre initiative entraînerait des coûts exorbitants. Des chiffres effrayants sont articulés. Les modèles déjà existants de plafonnement des primes aux Grisons et dans le canton de Vaud montrent que ces scenarios effrayants ne se réalisent pas dans la pratique. Dans le canton de Vaud, après l’introduction du plafonnement à 10% de la charge d’assurance-maladie, les autres impôts n’ont pas été augmentés. Ils ont au contraire baissé. Plutôt que de faire des théories, pour une fois, on peut observer les effets d’une idée dans la réalité. Et cela montre que notre idée est possible et finançable.</p><p>Mais surtout, il faut dire une chose. Ceux qui parlent des milliards de coût de notre initiative font semblant d’oublier que ces coûts ne sont pas générés par l’initiative. Notre initiative ne crée aucune prestation de santé supplémentaire. Elle remplace simplement par un plafonnement l’actuelle solution de facilité qui consiste à envoyer chaque année à la population une facture de prime plus haute. Au lieu de cela, à partir d’une certaine limite, la facture reviendrait à la collectivité, et alors la majorité politique devrait prendre ses responsabilités, et faire enfin les économies qui s’imposent. Le Centre et la droite disent qu’il y en a beaucoup de possibles. Ils devront enfin les mettre en œuvre.<br>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Alors, on veut des aides ciblées pour la population active ou pas ?</strong></h3><p>Pendant la campagne sur la 13ème rente AVS, la droite, le centre et les milieux patronaux ont admis que notre population connaît un problème sérieux de baisse de son pouvoir d’achat. Mais ils ont combattu la 13ème rente parce que, selon eux, elle ne bénéficiera pas aux jeunes et qu’elle n’est pas ciblée. Notre initiative pour le plafonnement des primes répond à ces deux objections. Elle est ciblée sur les familles et les personnes à revenu moyen et elle intègre les actifs. Il y a autant d’actifs que de retraités qui souffrent de primes d’assurance-maladie qui pèsent 15 ou même 20% de leur revenu net.</p><p>Malgré cela, maintenant, le Centre, la droite et les milieux patronaux combattent quand même notre initiative d’allègement des primes. En fait, ils ne veulent rien faire, ni pour les actifs, ni pour les retraités. Ni des mesures générales, ni des mesures ciblées. La baisse du pouvoir d’achat de la population n’est pas leur problème. Ils n’ont rien à proposer. Rien.<br>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Après juin, vient septembre</strong></h3><p>Après le 9 juin, il sera trop tard. Et dans les cinq prochaines années, le peuple suisse n’aura plus aucune occasion de se libérer du fardeau des primes. La machine infernale à augmenter le pire des impôts s’est emballée et les lobbyistes au Parlement empêchent les économies rapides et efficaces. Donc septembre 2024 viendra avec de nouvelles augmentations importantes de primes. Puis septembre 2025. Puis septembre 2026. Puis septembre 2027, et ainsi de suite. Le seul espoir est le 9 juin 2024. Après, il sera trop tard. Alors il faut voter un oui massif à l’initiative d’allègement des primes.</p><p>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_Pierre-Yves_Maillard_c-yoshikokusano-pour-luss_9a7da9e683.webp" length="63532" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10166</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2024 10:44:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la protection du climat</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-la-protection-du-climat</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10164</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2024 10:35:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur les mesures de réduction de la consommation d’énergie électrique dans la radio communication mobile</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-les-mesures-de-reduction-de-la-consommation-denergie-electrique-dans-la-radio-communication-mobile</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10162</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2024 10:21:00 +0200</pubDate><title>Train d’ordonnances agricoles 2024 / Politique agricole à partir de 2022 (PA 22+)</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/train-dordonnances-agricoles-2024-politique-agricole-a-partir-de-2022-pa-22</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10158</guid><pubDate>Thu, 11 Apr 2024 12:16:28 +0200</pubDate><title>Baisser les primes, augmenter les salaires !</title><link>https://www.uss.ch/1mai</link><description>1er Mai 2024 : l&#039;appel et les infos et dates de toute las Suisse</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/9/csm_1mai2024_FR_1200x900_7db895e7ee.webp" length="19928" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10168</guid><pubDate>Mon, 08 Apr 2024 11:05:00 +0200</pubDate><title>Modifications du droit du bail : loyer initial et loyers usuels dans la localité ou le quartier </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modifications-du-droit-du-bail-loyer-initial-et-loyers-usuels-dans-la-localite-ou-le-quartier</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10151</guid><pubDate>Wed, 27 Mar 2024 17:09:48 +0100</pubDate><title>La 13e rente AVS doit faire l’objet d’une introduction rapide et qui ménage le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-doit-faire-lobjet-dune-introduction-rapide-et-qui-menage-le-pouvoir-dachat</link><description>Mise en œuvre de l’initiative pour la 13e rente AVS
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de la décision rapide prise par le Conseil fédéral s’agissant de la mise en œuvre de l’initiative pour la 13e rente AVS. Tant le résultat clair du scrutin que le texte constitutionnel adopté l’exigent. Le texte d’initiative est directement applicable et garantit à toutes les personnes à la retraite une 13e rente dès 2026.</p><p>L’USS salue la décision du Conseil fédéral de verser une fois par année la 13e rente AVS. Elle s’engage pour que celle-ci soit financée à travers une augmentation des cotisations salariales, comme elle l’a toujours souligné pendant la campagne de votation. Ce financement est en effet particulièrement social. En outre, il ne nécessite qu’une modification de la loi, ce qui permet une mise en œuvre rapide. Il s’agit de fait ici de la solution de financement de la 13e rente AVS qui ménage le plus le pouvoir d’achat, une solution qui ne devrait guère se faire sentir pour la population. Car les cotisations sociales ont baissé ces derniers temps. Et elles continueront probablement de le faire. Ainsi, le financement additionnel destiné à la 13e rente AVS ne fera que compenser ces baisses.</p><p>L’USS ne comprend par contre pas les coupes prévues dans la contribution de la Confédération à l’AVS sous le prétexte de l’introduction de la 13e rente AVS. Il n’est pas possible d’entamer la stabilité financière du fonds de compensation de l’AVS. Ni que la population doive accepter indirectement une hausse supplémentaire des cotisations en raison de la situation des finances fédérales. L’USS se prononce pour que le financement de la part de la Confédération à l’AVS se fasse à travers les recettes fiscales supplémentaires entraînées par la 13e rente AVS. Et une part cantonale au financement de l’AVS doit à nouveau être introduite, ainsi que l’a prévu jusqu’en 2008 l’article 103 de la LAVS.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_240303_abstimmungsanlass_ahvx13_a0d4b3ec4e.webp" length="298894" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10149</guid><pubDate>Tue, 26 Mar 2024 16:20:49 +0100</pubDate><title>Oui le 9 juin 2024 à la loi sur l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-le-9-juin-2024-a-la-loi-sur-lelectricite</link><description>Assurer l&#039;approvisionnement et les emplois, renforcer le service public</description><content:encoded><![CDATA[<h4>Teneur</h4><p>Cette loi sur l’électricité (loi relative à un approvisionnement en électricité sûr reposant sur des énergies renouvelables) est une révision de la loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEl) ainsi que de la loi sur l’énergie (LEne). Elle est pour l’essentiel un projet relatif à la poursuite et au développement de divers instruments d’encouragement des énergies renouvelables et, ainsi, de la mise en œuvre rapide de la Stratégie énergétique 2050. Cette dernière prévoit l’abandon total des agents énergétiques fossiles et atomiques, raison pour laquelle – afin de remplacer le parc nucléaire et d’électrifier la mobilité et les systèmes de chauffage – les sources d’énergie renouvelable (soleil, vent, eau) doivent être massivement et rapidement développées. Si cela était laissé au bon vouloir du marché, un échec serait certain. Ci-après, quelques axes importants de la loi sur l’électricité :</p><ul><li>Les objectifs de développement et les instruments d’encouragement se focalisent clairement sur le développement du solaire à partir de l’infrastructure existante. Afin de renforcer la production pendant le semestre hivernal, s’y ajoute un développement limité des installations solaires dans les Alpes, des éoliennes et des centrales hydrauliques. Les trois quarts environ de ce développement se feront sur la base de l’infrastructure existante. La loi modifie aussi, en rapport avec le développement dans les surfaces libres, plusieurs dispositions de protection du paysage. La pesée des intérêts reste toutefois intacte.</li><li>La loi sur l’électricité ne prévoit pas uniquement le développement de la production d’énergie renouvelable, mais aussi la mise en œuvre de mesures d’efficacité. Jusqu’en 2035, il s’agira d’économiser 2 TWh par année à travers des efforts en matière d’efficacité. Désormais, les fournisseurs d’électricité seront contraints d’économiser à travers de telles mesures chez leurs client-e-s 2 % d’électricité par rapport à la même période de l’année précédente.</li><li>Les décisions du Parlement ont également modifié la base légale de calcul des tarifs de l’énergie. Désormais, la production propre indigène d’énergie renouvelable devra servir pour une part minimum à l’approvisionnement de base et y être facturée selon les coûts de production. L’électricité potentiellement achetée en plus devra en outre être acquise selon des stratégies qui « les (les gestionnaires de réseau) prémunissent le mieux possible contre les fluctuations de prix du marché ». La disposition sur les tarifs de l’approvisionnement de base diffère donc considérablement du « principe du prix axé sur le marché ». Cela permettra en particulier de mettre également enfin un terme aux « petits jeux » autorisés, grâce auxquels les entreprises énergétiques ont pu répercuter en partie légalement des coûts d’acquisition élevés payés pour les client-e-s libres sur les client-e-s bénéficiant de l’approvisionnement de base.</li><li>Important : l’ouverture intégrale du marché de l’électricité, actuellement à nouveau débattue dans le cadre des négociations avec l’Union européenne, faisait partie intégrante du projet du Conseil fédéral de loi sur l’électricité. Le Parlement a toutefois complètement biffé du projet de loi une libéralisation totale, et cela dès le début des délibérations.</li></ul><h4>Appréciation</h4><ul><li>La loi sur l’électricité s’intègre a priori bien dans l’approche syndicale de la « transition énergétique en tant que service public » et mérite de ce fait notre soutien. Avec la transformation accélérée du système énergétique, le besoin de main-d’œuvre croît aussi dans les secteurs concernés des branches de l’énergie et de la construction. Et fondamentalement, en renforçant la sécurité d’approvisionnement, on renforce simultanément la sécurité de l’emploi.</li><li>Les nouvelles règles concernant la fixation des tarifs énergétiques dans l’approvisionnement de base seront à long terme synonymes, pour les petits client-e-s, de prix équitables et stables, ce qui est très important sous l’angle du pouvoir d’achat. En outre, l’abandon des agents énergétiques fossiles et atomiques rendra la Suisse plus indépendante des livraisons d’énergie et de matières premières par l’étranger et donc moins sensible aux crises géopolitiques et aux flambées des prix sur les marchés mondiaux.</li><li>La loi sur l’électricité n’est pas parfaite. Par exemple, les mesures d’efficacité déjà mentionnées seront financées à travers une majoration, évaluée à 0,2 centime/KWh, du tarif d’utilisation du réseau. Cette mesure doit toutefois être considérée en relation avec la hausse du tarif de l’énergie d’en moyenne presque 5 centimes/kWh durant l’année écoulée. En outre, le supplément sur les coûts de transport reste plafonné par la volonté du législateur à 2,3 centimes/kWh, tandis que les coûts des renforcements du réseau de distribution seront désormais supportés de manière solidaire, à parts égales, par l’ensemble des consommateurs et consommatrices– à la campagne comme en ville.</li><li>Du point de vue syndical, il est de plus absolument déterminant que l’ouverture totale du marché de l’électricité initialement prévue dans le cadre de ce projet ait pu être une nouvelle fois empêchée. Les ménages privés demeurent ainsi des clients et clientes protégés pour l’approvisionnement de base, ce qui leur garantit à long terme des prix équitables et stables. De leur côté, les entreprises cantonales ou communales d’approvisionnement en énergie bénéficieront de la sécurité de planification nécessaire.</li></ul><h4>Principaux arguments syndicaux</h4><ol><li>Avec la loi sur l’électricité, le tournant énergétique devient enfin une réalité. La loi permet de produire davantage de courant à partir d’énergies renouvelables (eau, soleil, vent), d’améliorer l’efficacité énergétique et dès lors de sortir des énergies fossiles, ce qui s’impose pour faire face à l’urgence climatique.</li><li>La loi sur l’électricité renforce la sécurité d’approvisionnement et donc aussi la sécurité des emplois en Suisse. Le besoin de main-d’œuvre augmentera dans les branches de l’énergie et de la construction, et les syndicats veilleront à ce que les emplois verts créés soient aussi des emplois de qualité.</li><li>Grâce à la loi sur l’électricité, le tournant énergétique n’est pas laissé au bon vouloir du marché mais a pour principal acteur le service public suisse, qui a fait ses preuves. Les petits clients et clientes demeurent ainsi protégés pour l’approvisionnement de base et bénéficieront à long terme de prix de l’électricité équitables et stables.<br>&nbsp;</li></ol>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10146</guid><pubDate>Tue, 19 Mar 2024 12:21:59 +0100</pubDate><title>En 2024, un rattrapage salarial s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-2024-un-rattrapage-salarial-simpose</link><description>Enquête suisse sur la structure des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres de l’Enquête suisse sur la structure des salaires publiés aujourd’hui sont inquiétants. C’est une véritable une décennie perdue qui menace en matière de salaires : les salaires réels sont en effet à peine plus élevés qu’en 2016. La crise due au COVID-19 ne peut pas tenir lieu d’excuse. Elle a certes entraîné des difficultés passagères dans certains secteurs. Mais dans l’ensemble, la situation économique et les marges des entreprises étaient et demeurent bonnes, sinon excellentes. Un rattrapage salarial s’impose par conséquent dans les prochaines négociations salariales.</p><p>Dans le passé, les salaires réels augmentaient au même rythme que la productivité du travail, soit d’environ 1 % par an. Ce n’est hélas plus le cas. Le renchérissement n’est même plus compensé depuis la fin de l’année 2021, alors que jusque-là un tel mécanisme allait de soi dans le partenariat social suisse. Et comme les primes d’assurance-maladie sont en forte hausse, une part croissante des ménages n’arrivent plus à joindre les deux bouts.</p><p>Une analyse des branches d’activité révèle des évolutions préoccupantes. En 2022 par exemple, les salaires moyens du personnel (sans fonction de cadre) des services postaux et de courrier étaient plus bas en valeur nominale qu’en 2010. L’érosion des conditions de travail dans la branche est effrayante, et une bonne convention collective de travail (CCT) serait plus que jamais nécessaire. Dans l’industrie chimique, des équipements électriques et des métaux, les salaires réels (sans fonction de cadre) ont baissé de plus de 2 % entre 2018 et 2022.</p><p>Par contre, il est réjouissant de voir que les efforts visant à améliorer les salaires des femmes dans les entreprises et les CCT portent leurs fruits. Le retard des salaires féminins par rapport à ceux des hommes s’est encore réduit. Il est vrai que le salaire moyen des femmes demeure inférieur de plus de 5 % à celui des hommes – pour la main-d’œuvre sans fonction de cadre. Le vrai problème tient à ce que les rémunérations sont généralement plus basses dans les professions dites féminines. Des efforts particuliers s’imposent donc pour revaloriser ces métiers – par exemple via des CCT prévoyant de bons salaires minimums dans les crèches ou dans les soins de longue durée. Chez les cadres, les écarts sont non seulement plus marqués (env. 15 %) mais ils se résorbent moins vite. Ce n’est pas surprenant, les cadres n’ayant pas l’habitude de déployer des efforts collectifs pour améliorer leur situation personnelle.</p><p>La proportion d’emplois à bas salaires n’a pas changé depuis la dernière enquête, remontant à 2020. Certaines personnes diront que c’est positif. En réalité, la Suisse devrait se fixer des objectifs plus ambitieux. Mais ces dernières années, les employeurs ont hélas fait la sourde oreille à toute proposition d’amélioration dans ce sens. Il n’y a donc eu ni augmentation salariale ciblée, ni nouvelle CCT de grande envergure prévoyant de bons salaires minimums. Le vide conventionnel se fait par exemple sentir dans le commerce de détail. Las d’attendre, les citoyennes et citoyens<br>optent donc toujours plus pour des salaires minimums étatiques, afin que les salaires suffisent tant soit peu pour vivre correctement.</p><p>Près d’une personne sur trois touchant un bas salaire a terminé son apprentissage. C’est un vrai problème de société car on voit que dans bien des cas, l’apprentissage ne suffit plus pour vivre. Quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000 francs par mois (en équivalent plein temps ; 13 salaires mensuels). Dans les années à venir, la Suisse devra donc bien réfléchir à la manière dont elle entend assurer l’avenir de l’apprentissage. D’un point de vue syndical, un salaire mensuel de 5000 francs à l’issue d’un apprentissage constitue un absolu minimum.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_25-jahre-mindestlohn_titelbi_031238346e.webp" length="50328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10143</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2024 14:33:00 +0100</pubDate><title>Les syndicats ne peuvent pas s’associer à une détérioration de la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-ne-peuvent-pas-sassocier-a-une-deterioration-de-la-protection-des-salaires</link><description>Le Conseil fédéral admet un affaiblissement des mécanismes anti-dumping dans le mandat de négociations</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le mandat adopté aujourd'hui par le Conseil fédéral pour les négociations avec la Commission européenne admet et prépare une grave détérioration de la protection des salaires. Il supprime en grande partie le système des cautions. Il ouvre la possibilité pour les employeurs de ne plus devoir payer les nuitées et les repas en cas de travail à l'extérieur. Il affaiblit l'instrument de l’interdiction d’offrir ses services en Suisse en cas de dumping constaté et raccourcit le délai d'annonce, rendant ainsi plus difficile le contrôle des entreprises susceptibles de ne pas respecter les règles.</p><p>Au cours des derniers mois, les syndicats ont signalé leur volonté de participer à une évolution des mesures d'accompagnement, de sorte qu'un accord avec l'UE soit possible. Nous avons proposé de nombreuses solutions. Mais nous avons aussi toujours dit clairement que nous ne soutenions pas des négociations avec la Commission européenne dans lesquelles la protection des salaires ne serait pas garantie.</p><p>Aujourd'hui, nous devons constater que le Conseil fédéral donne à ses négociateurs la compétence d'abandonner des parties des mesures d'accompagnement dans les négociations, sans qu'il n'y ait d'assurances contraignantes sur la manière de combler les lacunes qui en résulteraient en matière de protection salariale ni sur celle de résoudre les problèmes existants. La voie choisie par le Conseil fédéral n'est pas admissible.</p><p>Jusqu'à présent, les syndicats ont soutenu les accords bilatéraux entre la Suisse et l'UE, à condition que les salaires et les conditions de travail soient protégés et que le service public soit garanti. Les accords bilatéraux doivent profiter aux travailleuses et travailleurs en Suisse. Les mesures d'accompagnement jouent un rôle clé à cet égard, car le risque de sous-enchère salariale est particulièrement élevé en Suisse.</p><p>Lors de la votation populaire sur les Bilatérales I et la libre circulation des personnes en 2000, le Conseil fédéral avait promis que « les travailleuses et les travailleurs [seraient] protégés contre le dumping social et salarial ». La décision d'aujourd'hui est une rupture avec cet engagement.</p><p>En ce qui concerne l'électricité, l’Union syndicale suisse soutient les efforts visant à rester partie intégrante du réseau européen à haute tension. Elle s'oppose à l'ouverture du marché de l'électricité, car elle aura des répercussions négatives sur l'approvisionnement en électricité et sur les prix en Suisse. Pour nous, le « modèle de choix » n'est qu’une solution trompeuse. Quant au service public en matière de transports ferroviaires, il n’y a aucune raison de remettre en question son fonctionnement actuel.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10142</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2024 08:57:00 +0100</pubDate><title>L’égalité doit progresser concrètement</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/es-braucht-konkrete-fortschritte-um-bei-der-gleichberechtigung-endlich-vorwaerts-zu-kommen</link><description>Journée internationale des droits des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La journée internationale des droits des femmes est l’occasion de poursuivre le combat pour l’égalité et en particulier pour mettre fin aux différences de revenus entre femmes et hommes. Des actions sur le sujet ont lieu dans toute la Suisse.</p><p>Les statistiques le disent noir sur blanc : en moyenne, le revenu des femmes est toujours inférieur de 43 % à celui des hommes. Les inégalités de revenus générales liées au genre sont des plus flagrantes dans l’économie suisse. Il n’est pas question de continuer à repousser à plus tard la réduction de ces inégalités. Les femmes travaillent nettement plus souvent dans les branches à bas salaire que les hommes. En Suisse, la moitié d’entre elles gagne moins de 4 200 francs par mois. Les discriminations salariales doivent être systématiquement combattues. Les salaires des professions où sont actives les femmes en majorité comme le nettoyage, la prise en charge de tiers ou le commerce de détail doivent être relevés.</p><p>Conséquence des salaires plus bas, les rentes des femmes sont d’un tiers inférieures à celles des hommes. Les femmes sont beaucoup plus fréquemment touchées par la pauvreté qui frappe les personnes âgées. C’est pourquoi l’acceptation dans les urnes de la 13e rente AVS est un succès pour elles, car elle procurera en particulier aux personnes à bas revenus une amélioration importante de leur rente à des coûts acceptables. L’AVS reconnaît les périodes de prise en charge d’enfants ou de proches et atténue donc les effets négatifs du travail d’assistance non rémunéré, alors que c’est tout le contraire dans le 2e pilier.</p><p>Après la victoire de la 13e rente AVS, d’autres progrès concrets sont nécessaires afin de faire enfin avancer l’égalité des droits. Le fait que les femmes assument la responsabilité principale du travail d’assistance et de soins dans a toujours un impact très négatif sur leurs revenus. Or il s’agit là d’une tâche qui relève de la responsabilité de toute la société. Nous avons donc besoin de structures d’accueil des enfants dans tout le pays et à un prix abordable, organisées comme service public sur le modèle de l’école et financées par la fiscalité. Elles doivent aussi offrir des salaires équitables, de bonnes conditions de travail et une qualité suffisante. Les entreprises doivent garantir des horaires de travail planifiables et tenant compte des besoins des familles.</p><p>Enfin, il sera décisif pour les femmes de repousser, dans les urnes, la réforme de la LPP. Car elle signifierait pour de nombreuses personnes aux revenus bas une péjoration de leur situation. L’USS s’engagera dans ce sens, le 8 mars et au-delà.</p><p>Aujourd’hui, de nombreuses actions publiques ont lieu dans le pays, des stands sont organisés ainsi que des webinaires et des visites d’entreprises, afin de mettre en évidence les revendications portées par les syndicats pour l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_170614_sabine_reber_sgb_frauen_aktion_lohnkontrolle_loehne_unter_die_lupe_9872cafd67.webp" length="596040" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10138</guid><pubDate>Sun, 03 Mar 2024 16:51:10 +0100</pubDate><title>Le Valais s’oppose à la prolongation des heures d’ouverture des magasins et lancent ainsi un clair signal à Berne</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-valais-soppose-a-la-prolongation-des-heures-douverture-des-magasins-et-lancent-ainsi-un-clair-signal-a-berne</link><description>Ouvertures prolongées : un non cantonal aux retombées nationales</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un scrutin était organisé aujourd’hui en Valais à propos de la loi concernant les heures d’ouverture des magasins (LOM). Les heures de fermeture ordinaires auraient été reportées de 18h30 à 19h00 pendant la semaine, la règlementation en place pour les samedis et les jours fériés restant inchangée. Quant aux ventes dominicales dans les zones touristiques, le Conseil d’État se serait vu retirer sa compétence de définir de telles zones au profit des communes qui auraient pu chacune règlementer la question, dans les limites du droit fédéral et cantonal.</p><p>Les citoyennes et citoyens ont rejeté cette déréglementation. Il s’agit d’un important signal lancé à Berne. Depuis des années en effet, le Conseil fédéral et le Parlement cherchent à étendre les horaires d’ouverture des magasins, contre la volonté de la population locale et du personnel de vente concerné, et notamment à banaliser les ouvertures dominicales. Les prétextes invoqués vont des « besoins touristiques dans les zones urbaines » aux « besoins des petits commerces ».</p><p>Une fois de plus, les citoyennes et citoyens ont lancé un signal clair aux apôtres de la dérégulation : la protection des travailleuses et travailleurs ainsi que le repos dominical priment à leurs yeux sur la soif de profit des propriétaires de magasins.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/2/csm_Supermarkt_Kuehlregal_eduardosoares-unspl_8ff16c8c1a.webp" length="190226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10136</guid><pubDate>Sun, 03 Mar 2024 15:23:06 +0100</pubDate><title>Un clair soutien à l’AVS : la population veut de bonnes rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-clair-soutien-a-lavs-la-population-veut-de-bonnes-rentes-13-rente-avs</link><description>Succès historique pour la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le oui à l’initiative pour une 13e rente AVS constitue un important progrès pour les retraité-e-s d’aujourd’hui et de demain. La 13e rente AVS compensera leur perte de pouvoir d’achat et améliorera les retraites &nbsp;des femmes ou encore des ménages à bas revenus. L’Union syndicale suisse (USS) attend donc que cette mesure soit rapidement mise en œuvre. Le rejet clair de l’initiative sur les rentes donne un signal d’arrêt net aux velléités d’augmentation l’âge de la retraite.</p><p>Le résultat du scrutin montre clairement que le Conseil fédéral, une majorité du Parlement et les employeurs ont trop longtemps ignoré le problème des rentes. La population suisse a donc repris la main et augmenté le niveau des rentes AVS, afin de compenser la perte de pouvoir d’achat et d’augmenter les retraites des femmes et des ménages à faibles revenus.</p><p>La campagne très intense menée en faveur de la 13e rente aura tenu en haleine le pays. Le taux de participation a été supérieur à la moyenne. Le résultat sans équivoque a une importance historique. Le Conseil fédéral, les partis bourgeois et les milieux patronaux ne pourront pas fermer plus longtemps les yeux sur le niveau des rentes. Une personne qui a travaillé tout sa vie a droit à une retraite correcte.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Une mise en œuvre rapide</strong></h3><p>Après cette décision claire et nette, la 13e rente AVS devra être versée aux retraité-e-s dans les meilleurs délais. Les citoyennes et citoyens attendent une mise en œuvre rapide de l’initiative.</p><p>La 13e rente AVS ne résoudra toutefois pas à elle seule tous les problèmes de pouvoir d’achat. Il reste un important besoin de rattrapage en matière de salaires. Et la charge que les primes d’assurance-maladie font peser sur la classe moyenne dépasse désormais la limite du supportable.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Non à l'initiaitive sur les rentes</strong></h3><p>Le rejet très net de la hausse de l’âge de la retraite est un soulagement pour les travailleuses et travailleurs du pays. À la demande sans cesse répétée de faire travailler tout le monde plus longtemps, la réponse apportée aujourd’hui est très claire : c’est non.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_240303_abstimmungsanlass_ahvx13_a0d4b3ec4e.webp" length="298894" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10134</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2024 15:23:07 +0100</pubDate><title>Revenus insuffisants et protection sociale précaire des acteurs culturels : résoudre ces problèmes et non les aggraver !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revenus-insuffisants-et-protection-sociale-precaire-des-acteurs-culturels-resoudre-ces-problemes-et-non-les-aggraver</link><description>Message culture 2025-2028</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les acteurs culturels ont souvent des revenus très bas et de graves lacunes dans leur protection sociale. L’Union syndicale suisse (USS) s’engage avec ses fédérations actives dans la culture pour que dans le cadre de la politique culturelle nationale, les rémunérations équitables soient encouragées et que les acteurs culturels bénéficient d’une protection sociale accrue – notamment dans l’AVS et l’assurance-chômage. Quant aux nouvelles offres de conseil et de services envisagées, elles n’atteindront les objectifs visés que si les associations culturelles sont d’emblée étroitement associées à leur mise en place.</p><p>Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui d’ériger « la culture, un environnement professionnel » en champ d’action prioritaire de la politique culturelle nationale des quatre années à venir. L’USS approuve expressément cette décision. Durant la dernière décennie, outre que le nombre d’acteurs culturels a fortement augmenté, les emplois atypiques se sont multipliés dans le secteur. Les contrats de projet à durée déterminée, les emplois à temps partiel et les occupations multiples sont le pain quotidien des acteurs culturels. Ces personnes ont fréquemment des revenus très bas et une protection sociale réduite. En 2019, une étude a révélé que près de 60 % des acteurs culturels gagnaient moins de 3075 francs par mois (x13). Les chiffres de l’année dernière sont encore plus choquants : dans les arts de la scène, 86 % des intermittents professionnels ont indiqué ne pas pouvoir vivre de leur activité artistique. Sans surprise, les rentes de vieillesse sont extrêmement basses et la prévoyance professionnelle lacunaire. Les travailleurs culturels ne sont pas non plus correctement assurés contre les pertes de gain en cas d’accident, de maladie, de chômage voire de maternité.</p><p>Les associations de créateurs culturels s’avèrent essentielles pour garantir à leurs membres de bonnes conditions de travail, des revenus décents et l’accès à la sécurité sociale. Encore faut-il que leurs salaires conventionnels et leurs recommandations en matière de gages et d’honoraires soient dûment respectés. La promotion culturelle nationale doit prévoir ici les garanties nécessaires. Pour ce qui est de la sécurité sociale, l’USS approuve la proposition d’étendre les dispositions applicables aux acteurs culturels dans l’AVS ainsi que l’offre de conseil en place. Or il faut aussi trouver des solutions pour mieux couvrir dans l’assurance-chômage les acteurs culturels dont le taux d’occupation tend à diminuer au fil du temps. Ces personnes sont de fait exclues aujourd’hui de tout droit à des indemnités de chômage. Quant au centre de conseil et de services pour les acteurs culturels envisagé au niveau national, il faudrait concrétiser cette idée en collaboration avec les associations professionnelles. Elles disposent d’une expérience irremplaçable et de connaissances approfondies du secteur. Il faut donc se garder de court-circuiter les offres de conseil spécialisé en place au niveau régional et dans des branches spécifiques.</p><p>Par ailleurs, les syndicats critiquent avec véhémence les réductions que le plafond de dépenses initialement prévu pour la mise en œuvre du message culture a subies entre-temps à trois reprises : la coupe linéaire de 2 % du budget 2024 a été suivie d’une réduction du rythme de croissance des dépenses culturelles, et une troisième coupe s’annonce à hauteur de 1,4 % par rapport à ce qui figure dans l’avant-projet du message culture. Avec un tel plafond de dépenses, il est impensable de réaliser tous les projets concrets prévus afin d’atteindre les nombreux objectifs, parfois nouveaux, de politique culturelle fixés pour la prochaine période d’encouragement. Les syndicats demandent par conséquent de renoncer aux coupes prévues.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/9/csm_violinspieler-innen-orchester_iStock-Yori_Meirizan_6334e3047b.webp" length="119814" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10129</guid><pubDate>Wed, 21 Feb 2024 08:46:57 +0100</pubDate><title>La 13e rente AVS toujours majoritaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-toujours-majoritaire</link><description>Derniers sondages avant les votations</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le deuxième sondage Tamedia sur les votations du 3&nbsp;mars indique toujours un large soutien de 59&nbsp;% à l’<a href="https://www.avsx13.ch/?src=usshp" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS</a>. Le deuxième sondage SSR donne quant à lui 53&nbsp;% de OUI. Pour le comité d’initiative, il était d’emblée clair que le score serait serré.</p><p>Le taux de participation s’annonce élevé dans de nombreuses communes, beaucoup de gens ont déjà voté et, selon le sondage, les opinions sont largement faites. Il est donc clair qu’une acceptation populaire de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS est possible. Et comme le fossé ville-campagne reste peu marqué, une majorité des cantons est aussi envisageable.</p><p>Cela confirme que l’initiative apporte la bonne réponse à un problème aigu&nbsp;: les retraité-e-s sont confrontés à des hausses de loyer, de leurs primes d’assurance-maladie, de leur facture d’électricité ou du prix des transports publics. Le renchérissement cumulé depuis 2021 représente déjà l’équivalent d’une rente mensuelle. Ce n’est pas tout&nbsp;: les rentes des caisses de pensions diminuent depuis des années. Les rentes suffisent toujours moins pour vivre, et donc ne respectent plus la promesse constitutionnelle de maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur.</p><p>Ce constat vaut pour une écrasante majorité des retraité-e-s d’aujourd’hui et de demain. Sans la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS, il n’y aura rien pour la classe moyenne. Le OUI clair des revenus bas et moyens à l’initiative n’a donc rien de surprenant.</p><p>La <a href="https://www.avsx13.ch/?src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer">campagne pour la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS</a> est menée depuis des mois par plusieurs dizaines de milliers de bénévoles, qui commandent et distribuent du matériel, mobilisent leur entourage et contribuent par des dons. Cet engagement est spectaculaire et va se poursuivre. Les dernières journées jusqu’à la votation seront déterminantes.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/b/csm_VoterMaintenant_AVSx13_09d53da1d0.webp" length="179276" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10125</guid><pubDate>Mon, 19 Feb 2024 15:49:56 +0100</pubDate><title>Dossier N° 161 : La 13e rente AVS – rapport qualité-prix imbattable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-n-161-la-13e-rente-avs-rapport-qualite-prix-imbattable</link><description>Comparaison entre prévoyance privée et AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le pouvoir d’achat des rentes de vieillesse est en baisse en Suisse. C’est problématique aussi bien pour les retraité-e-s que pour les personnes professionnellement actives qui prendront plus tard leur retraite. Les rentes des caisses de pensions ont ainsi chuté de 13 %, et le déclin va se poursuivre. D’où un revenu manquant en Suisse. Et les choses ne feront qu’empirer ces prochaines années. En particulier, les ménages de la classe moyenne sont confrontés à des défis financiers croissants à la retraite.</p><p>Les banques et les assurances exploitent le problème du revenu manquant à la retraite dans leur publicité pour leurs produits de prévoyance du 3<sup>e</sup> pilier. Elles mettent en garde contre les lacunes existant au niveau des rentes et encouragent les personnes professionnellement actives à investir dans leurs offres de prévoyance. Les syndicats proposent par contre, avec leur initiative pour la 13<sup>e</sup> rente AVS, d’augmenter les rentes AVS. En effet, le rapport qualité/prix offert par l’AVS est bien meilleur que dans la prévoyance privée individuelle, pour presque tous les travailleurs et travailleuses.</p><p>L’USS a <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/161_PLV_prev._viellesse.pdf">calculé en détail le rapport qualité/prix de la 13<sup>e</sup> rente AVS et du 3<sup>e</sup> pilier</a>. Les résultats sont éloquents : l’AVS est bien plus attrayante financièrement pour la majeure partie de la population. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes professionnellement actives auront beaucoup plus d’argent pour vivre que s’il leur fallait combler le revenu manquant avec une solution privée. À condition bien sûr d’avoir l’argent pour le faire. Les différences de prix sont énormes. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes ayant un revenu moyen économiseront plus de 30 000 francs (personne seule), voire plus de 55 000 francs (couples mariés). Et le résultat restera plus avantageux pour la 13<sup>e</sup> rente AVS même si les taux d’intérêt devaient augmenter rapidement et de manière significative.</p><p>Un relèvement des cotisations salariales de 0,4 point de pourcentage tant pour les employé-e-s que pour les employeurs n’alourdirait pas significativement les prélèvements salariaux par rapport à ces dernières années. En effet, les cotisations sociales ont diminué et devraient continuer de le faire – notamment dans l’assurance-accidents et dans l’assurance-chômage, suite à la diminution du nombre d’accidents et de personnes au chômage.</p><p>L’AVS financée par les cotisations salariales est bien plus avantageuse, parce que les employeurs paient une partie des cotisations. Ou que des rentes sont prévues si l’on s’est occupé d’enfants ou de proches nécessitant des soins. Parce que l’AVS utilise une partie des cotisations versées par les très hauts revenus, comme Sergio Ermotti, afin de financer les basses et moyennes rentes. Et parce que les banques et les assurances ne gagnent aucune commission au passage. Les travailleuses et travailleurs reçoivent ainsi une bien meilleure rente dans l’AVS en échange des cotisations versées, ce qui permet de combler efficacement le revenu manquant.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_jungeFrauInWerkstatt_aerogondo-iStock_39047413ba.webp" length="139750" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10121</guid><pubDate>Tue, 13 Feb 2024 18:43:01 +0100</pubDate><title>Télétravail : non des conditions de travail dégradées et au travail dominical</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/teletravail-non-des-conditions-de-travail-degradees-et-au-travail-dominical</link><description>Une intervention scandaleuse au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) a exhumé une initia-tive parlementaire scandaleusement radicale de 2016, due au conseiller aux États Thierry Burkart (PLR, AG). Acceptée, cette initiative supprimerait pratiquement toute protection selon le droit du travail en matière de temps de travail et de télétravail. Et cela, à un moment où l’on assiste à l’explosion du nombre des victimes d’épuisement professionnel (« burnout ») à cause du stress et de la confusion entre temps de travail et temps libre.&nbsp;</p><p>Cette initiative vise certes en premier lieu les télétravailleurs et télétravailleuses, mais l’ensemble des salarié-e-s seraient touchés. Le conseiller aux États Thierry Burkart et la CER-N veulent dégrader de manière radicale les conditions de travail en Suisse :</p><ul><li>les travailleurs et travailleuses (manifestement par uniquement dans le télétravail) pourraient de-voir travailler jusqu’à 17 heures par jour ;&nbsp;</li><li>les dispositions légales concernant les pauses et les temps de repos n’auraient plus à être res-pectées ; l’employeur pourrait imposer à la dernière minute du travail de nuit et chambouler ainsi les horaires de travail des salarié-e-s avec des missions décidées au dernier moment ;&nbsp;</li><li>les employeurs pourraient désormais exiger des télétravailleurs et télétravailleuses qu’ils travail-lent le dimanche, sans autorisation ni contrôles de la part des autorités.&nbsp;</li></ul><p>Travail fourni gratuitement et épuisement professionnel en seraient les conséquences. C’est inac-ceptable ! L’Union syndicale suisse (USS) se battra contre une telle loi de la jungle. Au lieu de dé-manteler, il faut mieux protéger les télétravailleurs et télétravailleuses ainsi que tous les autres sala-rié-e-s. Cette protection doit englober la santé et les données personnelles, la question des res-ponsabilités et la reprise des frais de matériel.&nbsp;</p><p>L’USS se félicite du soutien apporté par certaines organisations comme la Société suisse de Mé-decine du Travail (SSMT), affiliée à la FMH, et l’Alliance pour le dimanche, au sein de laquelle les Églises nationales, entre autres, se battent pour un dimanche sans travail. L’USS demande au Par-lement d’enterrer définitivement l’initiative parlementaire Burkart.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Arbeiter-Werkbank-schwitzend_Ist-south-agency_3527a14406.webp" length="112254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10115</guid><pubDate>Wed, 07 Feb 2024 23:29:22 +0100</pubDate><title>13e rente : avantageuse, ciblé et réalisable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avantageuse-cible-et-realisable</link><description>Fact-checking AVS </description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, le pouvoir d’achat des retraites est en baisse. L’explosion des primes d’assurance-maladie, les augmentations de loyer et le renchérissement ont englouti l’équivalent d’une rente mensuelle. Cette évolution affecte les retraités actuels et futurs. Les rentes des caisses de pensions ont déjà chuté de 13 %, et les perspectives sont sombres. D’où un revenu manquant en Suisse, et les choses ne feront qu’empirer ces prochaines années. En particulier, les ménages de la classe moyenne sont confrontés à des défis financiers croissants à la retraite.</p><p>Les banques et les assurances exploitent le problème du revenu manquant à la retraite dans leur publicité pour leurs produits de prévoyance du 3<sup>e</sup> pilier. Elles mettent en garde contre les lacunes en matière de rentes et encouragent les personnes professionnellement actives à investir dans leurs offres de prévoyance (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_1_renten_gm-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">fact-check à ce sujet <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a>). Les syndicats proposent par contre, avec leur initiative pour la 13<sup>e</sup> rente AVS, d’augmenter les rentes AVS. En effet, le rapport qualité/prix offert par l’AVS est bien meilleur que dans la prévoyance privée individuelle, pour presque tous les travailleurs et travailleuses.</p><p>L’USS a <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_2_plv-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">calculé en détail <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a> le rapport prix/prestations de la 13<sup>e</sup> rente AVS et du 3<sup>e</sup> pilier. Les résultats sont éloquents : l’AVS est bien plus attrayante financièrement pour la majeure partie de la population. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes professionnellement actives auront beaucoup plus d’argent pour vivre que s’il leur fallait combler le revenu manquant avec une solution privée. À condition bien sûr d’avoir l’argent pour le faire. Les différences de prix sont énormes. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes ayant un revenu moyen économiseront plus de 30 000 francs (personne seule), voire plus de 55 000 francs (couples mariés). Et le résultat resterait en faveur de la 13<sup>e</sup> rente AVS même si les taux d’intérêt devaient augmenter rapidement et de manière significative.</p><p>Même le relèvement à moyen terme des cotisations salariales de 0,4 point de pourcentage tant pour les employé-e-s que pour les employeurs n’alourdirait pas significativement les prélèvements salariaux par rapport au passé. En effet, les cotisations sociales tendent à diminuer et devraient continuer de le faire – notamment dans l’assurance-accidents et dans l’assurance-chômage, suite à la baisse du nombre d’accidents et de personnes au chômage. La 13<sup>e</sup> rente AVS peut être financée – sans effet majeur sur la charge des cotisations (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_3_ahv_finanzen-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">analyse détaillée <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a>).</p><p>L’AVS financée par les cotisations salariales est bien plus avantageuse, parce que les employeurs paient une partie des cotisations. Ou que des rentes sont prévues si l’on s’est occupé d’enfants ou de proches nécessitant des soins. Parce que l’AVS utilise une partie des cotisations versées par les très hauts revenus, comme Sergio Ermotti, afin de financer les basses et moyennes rentes. Et parce que les banques et les assurances ne gagnent rien au passage. Les travailleuses et travailleurs reçoivent ainsi une bien meilleure rente dans l’AVS en échange des cotisations versées, ce qui permet de combler efficacement le revenu manquant.</p><p>Entre-temps, beaucoup de nos adversaires ont reconnu l’existence d’un problème au niveau des rentes. D’autres solutions que la 13<sup>e</sup> rente AVS sont soudainement évoqués dans le débat public. L’USS <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_4_Leere_Alternativversprechen-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">a analysé <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a> ces propositions. Le constat est sans appel. Sachant par exemple que neuf couples mariés sur dix perçoivent déjà la rente maximale possible, seule une augmentation générale des rentes AVS résoudrait le problème actuel.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/7/csm_SGB_AHV13_4-3_f_4ec2ae4651.webp" length="98592" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10111</guid><pubDate>Thu, 01 Feb 2024 17:49:21 +0100</pubDate><title>Mandat de négociation avec l’UE</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mandat-de-negociation-avec-lue</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour une Suisse sociale et ouverte et reconnaît toute l’importance de l’Union européenne pour le développement pacifique et la coopération sur le continent. Elle soutient fondamentalement l’ouverture par rapport à l’UE. La fin de l’indigne statut de saisonnier et l’introduction de la libre circulation des personnes avec des mesures d’accompagnement efficaces ont constitué d’importants pas vers des salaires et des conditions de travail meilleurs, pour lesquels les syndicats se sont battus. L’USS soutient les négociations avec l’UE à propos des Bilatérales&nbsp;III, pour autant que la protection des salaires et le service public soient garantis.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/240201_VL_Mandat_de_negociation_avec_UE.pdf">Télécharger la réponse complète</a></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10109</guid><pubDate>Thu, 01 Feb 2024 17:39:25 +0100</pubDate><title>Protéger les salaires suisses et garantir le service public dans les secteurs du transport et de l&#039;électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/proteger-les-salaires-suisses-et-garantir-le-service-public-dans-les-secteurs-du-transport-et-de-lelectricite</link><description>Mandat de négociation avec l’UE : prise de position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour une Suisse sociale et ouverte et reconnaît toute l’importance de l’Union européenne pour le développement pacifique et la coopération sur le continent. Elle soutient fondamentalement l’ouverture par rapport à l’UE. La fin de l’indigne statut de saisonnier et l’introduction de la libre circulation des personnes avec des mesures d’accompagnement efficaces ont constitué d’importants pas vers des salaires et des conditions de travail meilleurs, pour lesquels les syndicats se sont battus. L’USS soutient les négociations avec l’UE à propos des Bilatérales&nbsp;III, pour autant que la protection des salaires et le service public soient garantis.</p><p>L'USS est&nbsp;d’avis, s’agissant de la protection des salaires, que les frais, l’interdiction d’offrir des services et la caution nécessitent des garanties allant au-delà des exceptions négociées jusqu’ici dans le document «&nbsp;common understanding&nbsp;». D’abord, il faut obtenir pour ces mesures d’accompagnement la reconnaissance d’exceptions non seulement au principe de la reprise dynamique du nouveau droit européen, mais aussi à la compétence de la Cour de justice de l’Union européenne. Ensuite, des améliorations s’imposent sur sol suisse, au niveau de la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail (CCT) comme de la réglementation du travail temporaire. Pour ce qui est de l’électricité et du transport ferroviaire international de voyageurs, l’USS demande des accords de coopération à la place d'accords d'accès au marché. Elle s'oppose à&nbsp;une libéralisation du marché de l'électricité et&nbsp;du transport ferroviaire international de voyageurs.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10106</guid><pubDate>Mon, 29 Jan 2024 16:40:27 +0100</pubDate><title>Les aides versées aux retraité-e-s à petits revenus sont en baisse !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-aides-versees-aux-retraite-e-s-a-petits-revenus-sont-en-baisse</link><description>Arguments peu crédibles contre la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis le mois de janvier 2024, des dizaines de milliers de retraité-e-s à petits revenus ont subi une baisse ou la suppression de leurs prestations complémentaires (PC). En d’autres termes, il leur faut se débrouiller avec moins d’argent, malgré la hausse des prix. La Confédération et les cantons économisent ainsi plus de 400 millions de francs sur le dos des retraité-e-s aux revenus les plus bas. On a d’autant plus de mal à croire les soudaines promesses selon lesquelles le Parlement s’empressera d’augmenter les rentes les plus basses après le scrutin sur la 13e rente AVS. Les mêmes qui critiquent une 13e rente pour tout le monde ont réduit les prestations pour les retraité-e-s à faibes revenus. L’unique moyen d’améliorer rapidement et concrètement la situation de ces derniers, c’est donc clairement de voter OUI à la 13e rente AVS. Ce n’est pas tout : la classe moyenne a elle aussi subi une perte de pouvoir d’achat due au renchérissement et à l’augmentation des primes d’assurance-maladie. Il est dès lors correct que tout le monde reçoive la 13e rente AVS.</p><p>Beaucoup de bénéficiaires de prestations complémentaires ont vu leur situation se détériorer en ce début d’année. Car ce n’est qu’aujourd’hui que les réductions des PC décidées par le Parlement déploient tous leurs effets. Les personnes qui en percevaient déjà avant 2021 auront bénéficié d’une période transitoire de trois ans. Quand la réforme entraînait une diminution des prestations, elles ont conservé pendant trois ans leurs droits acquis. Ce délai a pris fin en décembre 2023. La situation est d’autant plus inconfortable pour les personnes concernées que les prix tendent à augmenter. En outre, les coupes opérées par le Parlement dans les prestations complémentaires concernent deux postes de dépenses ayant fortement renchéri, à savoir les primes d’assurance-maladie et les loyers.</p><p>Au total, selon les estimations de la CSIAS, un tiers des bénéficiaires de PC reçoivent moins d’argent. Le manque à gagner peut atteindre 300 francs par mois. Bien des bénéficiaires de prestations complémentaires n’y ont plus droit depuis 2024. Car dans sa réforme des PC, en plus d’introduire des seuils d’entrée liés à la fortune, le Parlement a aussi modifié la prise en compte des primes d’assurance-maladie dans le calcul des PC. Par exemple, la contribution minimale servant à financer les primes a été abaissée : alors qu’elle correspondait jusque-là à la prime moyenne de la caisse-maladie, elle se limite désormais à 60 % de celle-ci.</p><p>La prise en compte du loyer a également subi quelques modifications. Il s’agit pour bien des gens du premier poste de dépenses mensuel. Or les loyers ne sont plus pris en compte dans le calcul des PC que jusqu’à une certaine limite, soit les loyers mensuels maximaux. Les montants correspondants ont certes été relevés lors de la réforme. Mais ces montants maximaux restent à la traîne des loyers réels, après les deux augmentations successives du taux d’intérêt de référence survenues en 2023, qui ont fait grimper le prix des loyers.</p><p>Les arguments du Conseil fédéral et des adversaires de la 13e rente AVS ne sont aucunement crédibles, quand ils disent qu’il vaudrait mieux apporter une aide ciblée aux retraité-e-s ayant de petits revenus. Pendant tout le processus parlementaire, le Conseil fédéral et l’Assemblée fédérale n’ont jamais lancé de contre-projet. Et à présent, ils passent sous silence la baisse des prestations complémentaires qu’ils ont eux-mêmes votée. On voit bien que seule la 13e rente AVS permet de compenser l’augmentation du coût de la vie de l’ensemble des personnes à la retraite – y compris dans la classe moyenne qui souffre également du renchérissement. L’AVS reste une assurance socialement juste : les 10 % de la population affichant les plus hauts revenus paient massivement plus que les prestations leur étant versées par la suite.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/e/csm_DSC_0324_bearbeitet-1_2544072787.webp" length="522936" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10098</guid><pubDate>Mon, 22 Jan 2024 16:59:06 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral ignore la baisse des rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-ignore-la-baisse-des-rentes</link><description>Campagne unilatérale du Conseil fédéral contre la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral présente des arguments unilatéraux contre une 13e rente AVS sans dire qu’en Suisse, la situation en matière de retraites n’a cessé de se détériorer au fil des ans.</p><p>La situation financière de nombreuses personnes à la retraite ou sur le point de l’être s’est gravement détériorée ces dix dernières années. Les chiffres présentés par la conseillère fédérale Baume-Schneider montrent une réalité appartenant au passé. Ils reposent sur une étude utilisant des données de 2015. Or la situation s'est profondément modifiée depuis. À eux seuls, le renchérissement, l’explosion des primes d’assurance-maladie et les hausses des loyers depuis 2020 ont englouti l’équivalent d’une rente mensuelle. Les personnes seules ont près de 3500 francs de moins pour vivre. Pour les couples, le manque à gagner dépasse 6000 francs par an. Le Conseil fédéral n'a rien à dire ni à proposer à ce sujet.</p><p>À cela s’ajoutent les problèmes du 2e pilier. Les rentes diminuent en valeur réelle, bien que les cotisations ne cessent d’augmenter. Ce phénomène n'avait pas encore cette ampleur il y a dix ou quinze ans. Cette situation touche surtout les personnes ayant récemment pris leur retraite ou sur le point de le faire. Après correction du pouvoir d’achat, la rente moyenne des caisses de pensions est sensiblement plus basse aujourd’hui qu’en 2015. Alors même que les salaires et les revenus des personnes professionnellement actives ont augmenté dans l'intervalle.</p><p>L’engagement du Conseil fédéral contre la 13e rente AVS ignore la situation des rentes en Suisse et l’objectif constitutionnel de couverture par les rentes des besoins vitaux. Il se concentre exclusivement sur la situation financière de l’AVS au cours des dix ans à venir. En passant sous silence que l’AVS est l’unique forme de prévoyance permettant à une grande majorité de la population d’obtenir des rentes abordables.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/7/csm_SGB_AHV13_4-3_f_4ec2ae4651.webp" length="98592" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10095</guid><pubDate>Fri, 19 Jan 2024 17:59:00 +0100</pubDate><title>Les rentes pour enfants de l’AVS pourraient passer à la trappe</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-pour-enfants-de-lavs-pourraient-passer-a-la-trappe</link><description>Projet de démantèlement inutile et scandaleux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quelques semaines avant le scrutin sur une 13e rente AVS, la commission de la sécurité sociale du Conseil national vient de montrer comment elle imagine l’avenir du premier pilier : elle a approuvé un nouveau projet de démantèlement qui va trop loin même pour le Conseil fédéral. La décision de supprimer les rentes pour enfants de l’AVS est absolument scandaleuse.</p><p>Le Parlement continue de démanteler l’AVS. Sa prochaine réforme dans ce sens est sur les rails, et de nouveaux projets de coupes voient le jour en parallèle dans le premier pilier. Outre les projets d’économies du Conseil fédéral concernant les rentes de veuves, la commission de la sécurité sociale du Conseil national a voté aujourd’hui la suppression des rentes pour enfants.</p><p>La suppression des rentes pour enfants serait un coup dur pour les personnes à la retraite ayant des obligations familiales. En effet, le revenu chute brutalement au moment de la retraite. Et les retraité-e-s n’ont en principe plus droit à des allocations familiales pour leurs enfants. Comme le Conseil fédéral l’a montré il y a quelques semaines, à partir d’études approfondies, la suppression des rentes pour enfants dans l’AVS ferait exploser le risque de pauvreté pour les enfants concernés. Une partie des jeunes adultes risqueraient de ne pas pouvoir achever leur formation initiale. Ce qui a amené le Conseil fédéral à dire que les rentes pour enfants contribuent substantiellement à soutenir les familles concernées. Les rentes revêtent une importance existentielle en pareil cas. En outre, les retraité-e-s concernés se trouvent le plus souvent en Suisse. Plus de 70 % des rentes pour enfants de l’AVS sont en effet versées à des parents vivant en Suisse.</p><p>Or la majorité de la commission de la sécurité sociale n’a rien voulu savoir, préférant renvoyer les personnes touchées aux prestations complémentaires. Il s’agit manifestement d’affaiblir l’AVS, indépendamment de tout besoin financier qu’elle pourrait avoir. La votation du 3 mars sur l’introduction de la 13e rente AVS permettra toutefois au peuple suisse de stopper net cette évolution et d’envoyer au Palais fédéral un clair signal en faveur d’une AVS forte.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10092</guid><pubDate>Wed, 17 Jan 2024 07:02:25 +0100</pubDate><title>Soutien massif : la 13e rente AVS tombe à point nommé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/soutien-massif-la-13e-rente-avs-tombe-a-point-nomme</link><description>Premier sondage sur la votation du 3 mars 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le premier sondage de Tamedia en vue des votations du 3 mars 2024 indique un soutien massif de 71 % à l’introduction de la 13<sup>e</sup> rente AVS. Ce résultat confirme que l’initiative constitue une bonne réponse à un problème aigu : les retraité-e-s d’aujourd’hui et de demain constatent les hausses de loyer, de leurs primes d’assurance-maladie, de leur facture d’électricité, des transports publics et des prix alimentaires. Le renchérissement cumulé depuis 2021 représente déjà l’équivalent d’un mois de rente. Par conséquent, les rentes suffisent toujours moins pour vivre. <a href="https://www.avsx13.ch/src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer">La 13<sup>e</sup> rente AVS</a> compenserait cette perte de pouvoir d’achat. Une victoire semble possible, mais les jeux sont loin d’être faits. Car après ce sondage, le patronat et les banques injecteront beaucoup d’argent dans la campagne du NON.</p><p>Le comité d’initiative montrera clairement pendant la campagne pourquoi il est temps que les bénéficiaires présents et futurs de rentes reçoivent une 13<sup>e</sup> rente AVS. Les gens qui ont travaillé dur toute leur vie méritent une rente correcte – et pas qu’on leur fasse l’aumône. Les bénéficiaires de rentes qui n’ont pas droit aux prestations complémentaires ou à la réduction de primes subissent les hausses de prix comme tout le monde ! L’initiative a le mérite de compenser aussi leur perte de pouvoir d’achat avec la 13<sup>e</sup> rente AVS. Et elle le fait en misant sur le fonctionnement social éprouvé de l’AVS : les rentes sont plafonnées, ce qui a pour effet de davantage mettre à contribution les très hauts revenus.</p><p>La Suisse peut se permettre une telle solution, car l’AVS se porte bien : malgré le sombre avenir financier qu’on lui prédit depuis des décennies, l’AVS fera des excédents dans les années à venir. Sa fortune grimpera à 67 milliards de francs d’ici 2030. Soit près de 20 milliards de francs de plus qu’aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">NON ferme à l’initiative sur les rentes</h3><p>L’initiative sur les rentes vise à augmenter l’âge de la retraite pour tout le monde. Ce projet radical de démantèlement des rentes punirait les travailleuses et travailleurs : il leur faudrait prendre leur retraite plus tard, avec des rentes en baisse.</p><p>Le relèvement illimité de l’âge de la retraite séduit moins du tiers de la population. Ce n’est pas étonnant : l’initiative ignore la réalité vécue par les salarié-e-s en fin de carrière sur le marché du travail, qui n’ont déjà pas la tâche facile sur le marché du travail et ne trouvent quasiment plus rien : l’initiative ferait tomber toujours plus de gens dans le chômage de longue durée, dans l’aide sociale. En outre, elle menace les modèles de retraite anticipée mis en place pour les gens ayant des métiers pénibles. Or il est tout simplement impensable de faire travailler plus longtemps la main-d’œuvre dans les nombreuses professions physiquement astreignantes ou qui comportent du travail de nuit ou de fortes contraintes.</p><p>Malgré le rejet clair que semblent indiquer ces résultats du sondage relatif au relèvement de l’âge de la retraite, les syndicats marqueront fermement leur <a href="https://67-non.ch/?src=mm" target="_blank" rel="noreferrer">opposition à cette initiative</a> au cours des semaines à venir.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10090</guid><pubDate>Tue, 16 Jan 2024 12:31:11 +0100</pubDate><title>Travailler plus longtemps pour toucher moins de rentes ? NON à l’augmentation de l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/travailler-plus-longtemps-pour-toucher-moins-de-rentes-non-a-laugmentation-de-lage-de-la-retraite</link><description>Position sur la votation populaire du 3 mars concernant l&#039;initiative sur les rentes des jeunes libéraux-radicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) s'oppose clairement à l'augmentation de l'âge de la retraite. L' «&nbsp;initiative sur les rentes&nbsp;» des jeunes libéraux-radicaux veut porter l'âge de la retraite à 67 ans pour tous – une mesure qui représente un démantèlement radical des retraites, qui punit les salarié-e-s ordinaires. Ceux-ci devront donc travailler encore plus longtemps et s’en sortir avec des rentes encore plus basses.&nbsp;</p><p>Cette initiative radicale menace également les modèles de retraite anticipée dans des professions particulièrement exigeantes. Au lieu d'être destinée aux salarié-e-s exerçant des emplois physiquement très difficiles et souvent moins bien rémunérés, la retraite aniticpée deviendrait un privilège pour pour les hauts revenus. De plus, l'initiative entraîne incertitude financière et chômage, en particulier pour les personnes de plus de 55 ans qui ont déjà peu de chances sur le marché du travail. Et cela, alors qu'il n’y a pas besoin de couper dans les prestations, car l'AVS se porte bien. Malgré les tentatives des lobbyistes des banques et des assurances qui pour dénigrer l'AVS, elle est en réalité solidement et durablement financée.</p><p>Une large alliance de syndicats et de toutes les tendances politiques rejette l'initiative des jeunes libéraux-radicaux. Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, résume les raisons du NON : «&nbsp;L’initiative sur les rentes n’est pas une solution au problème de la prévoyance vieillesse. Tout renchérit, et les rentes, trop faibles, ne suffisent plus ! L’initiative aggravera au contraire ce problème.&nbsp;»</p><p><strong>Plus d'informations et arguments contre l'initiative sur les rentes et l'augmentation de l'âge de la retraite à 67 ans se trouve sur la page web de campagne &nbsp;</strong><a href="https://67-non.ch/?src=mm" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>www.67-non.ch</strong></a><strong>&nbsp;</strong></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/6/csm_gipser_r67_a31e098b23.webp" length="77798" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10082</guid><pubDate>Tue, 09 Jan 2024 10:34:00 +0100</pubDate><title>Notre rente ne suffit plus : une 13e rente AVS pour compenser la perte de pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avs</link><description>Lancement de la campagne pour la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Loyers, primes d’assurance-maladie, électricité ou transports publics : les hausses de prix ont fait perdre depuis 2021 l’équivalent d’un mois de rente en pouvoir d’achat aux personnes retraitées. Les rentes permettent de moins en moins de couvrir le coût de la vie. Une 13<sup>e</sup> rente AVS compenserait cette perte de pouvoir d’achat – pour les retraité-e-s actuels et futurs. C’est la solution la moins chère et la plus efficace pour améliorer les rentes. La classe moyenne, qui ne bénéficie pas d’autres aides, en profitera directement. Une large alliance formée de syndicats, de partis politiques et d’organisations de retraité-e-s lance aujourd’hui la campagne de votation pour la 13<sup>e</sup> rente AVS.</p><p>L’AVS est beaucoup trop basse&nbsp;: les rentes AVS moyennes oscillent autour de 1800&nbsp;francs par mois. Les revenus trop bas à la retraite sont un sujet d’inquiétude croissante, et la hausse du coût de la vie n’arrange rien. «&nbsp;Les gens qui ont vécu tout leur vie avec des revenus moyens, ne savent pas comment s’en sortir. Notre initiative pour une 13<sup>e</sup> rente AVS apporte une réponse concrète aux retraité-e-s, et donc également aux retraité-e-s de la classe moyenne, qui sont aussi touchés par l’inflation&nbsp;», déclare Pierre-Yves Maillard, conseiller aux Etats et président de l’Union syndicale suisse.</p><p>Un renforcement de l’AVS serait une bonne affaire pour 90&nbsp;% des gens qui travaillent. C’est pourquoi une large alliance s’engage pour l’initiative populaire en faveur d’une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. Car c’est la seule forme de prévoyance à laquelle tout le monde a droit, et toutes et tous &nbsp;– à commencer par les femmes – profiteraient de l’amélioration immédiate des rentes. Pour Mattea Meyer, conseillère nationale et co-présidente du PS suisse, «&nbsp;<span lang="FR">avec la 13<sup>ème</sup> rente AVS, nous pouvons compenser rapidement et efficacement la perte de pouvoir d’achat. Les personnes qui ont travaillé et cotisé toute leur vie à la prévoyance vieillesse méritent une rente décente&nbsp;». Vania Alleva, présidente d’Unia, souligne&nbsp;: «&nbsp;La 13<sup>e</sup> rente AVS vient en aide précisément à celles et ceux qui en ont le plus besoin&nbsp;:&nbsp; travailleurs et travailleuses à petit budget, dont beaucoup de femmes dans les branches à bas salaires, personnes travaillant à temps partiel et travailleurs et travailleuses exerçant des professions physiquement exigeantes.&nbsp;En effet, plus de 9 assuré-e-s sur 10 reçoivent plus de l'AVS à la retraite qu'ils n'ont cotisé.&nbsp;»</span></p><p>Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier n’offre aucune protection face à l’inflation, ni aucune garantie des prestations de rente en échange des cotisations salariales versées. Depuis des années, les assuré-e-s doivent s’acquitter de cotisations salariales toujours plus élevées auprès de leur caisse de pensions, tandis que leurs perspectives de rentes baissent. Et le Parlement veut encore abaisser le taux de conversion dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier, alors même que les caisses de pensions jouissent d’une situation financière positive. Les assurances et les caisses de pensions continueraient à se servir dans l’avoir d’épargne des travailleuses et travailleurs, leurs frais de gestion s’élevant entre-temps à sept milliards de francs par an.</p><p>Il en va tout différemment pour l’AVS&nbsp;: le taux de cotisation y est stable et ses frais administratifs sont bas et n’augmentent pas. En plus d’être particulièrement sociale, l’AVS est donc aussi la forme de prévoyance vieillesse la plus efficace et la plus sûre. Léonore Porchet, conseillère nationale verte et vice-présidente de Travail.Suisse, souligne que «&nbsp;seul le premier pilier est solidaire et reconnaît le travail non rémunéré des femmes. Avec la 13<sup>e</sup> rente AVS, nous rendons possible&nbsp;une retraite digne à toutes et tous, adaptée au contexte économique actuel&nbsp;». Giorgio Fonio, conseiller national du Centre et secrétaire régional de l’OCST, ajoute&nbsp;: «&nbsp;La 13<sup>e</sup> rente apporte une solution claire à un problème objectif, pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui risquent autrement de prendre leur retraite dans des conditions précaires&nbsp;».</p><p>Les perspectives financières de l’AVS publiées par la Confédération le confirment&nbsp;: la situation financière de cette assurance sociale est stable. Elle enregistrera au cours des prochaines années un excédent de près de trois milliards de francs par an. Loin des scénarios catastrophe des dernières années, la fortune de l’AVS atteindra d’ici la fin de la décennie 67&nbsp;milliards de francs. Soit environ 20&nbsp;milliards de francs de plus qu’aujourd’hui.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/kampagnen/ahvx13-avsx13/avspouvoirachat.svg" length="86988" type="image/svg+xml"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10128</guid><pubDate>Fri, 29 Dec 2023 11:54:00 +0100</pubDate><title>Dossier no 160 : Les retraites : hier, aujourd’hui et  demain</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-no-160-les-retraites-hier-aujourdhui-et-demain</link><description>Faits et chiffres sur la situation économique et sociale des retraité-e-s en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2024, les citoyen-ne-s suisses se prononceront sur trois initiatives concernant la question des retraites. La situation économique des retraité-e-s en Suisse se trouvera ainsi en point de mire. L’image de retraité-e-s qui seraient aisés a fait son chemin lorsqu’il est question des bénéficiaires de rentes AVS. <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/160f_retraites_hier_aujourd_hui_et_demain.pdf">Or cette image est fausse</a>. Les revenus des retraité-e-s sont très inférieurs à ceux des salarié-e-s. Et les disparités entre ménages de retraité-e-s sont beaucoup plus importantes qu’entre salarié-e-s.&nbsp;</p><p>Dans les faits, les rentes sont basses, et elles ont fortement baissé ces vingt dernières années. Les assureurs et les banques se félicitent des affaires qu’ils réalisent avec la prévoyance vieillesse ainsi que de la crainte, justifiée, qu’ont les salarié-e-s de toucher de trop petites rentes. Avec l’actuelle nette hausse des prix et des primes-maladie, la perte subie avec ses rentes par la génération des aîné-e-s prend une nouvelle dimension. Une perte de pouvoir d’achat représentant une rente men-suelle entière a désormais déjà eu lieu. Impossible de la compenser sans une 13e rente AVS.</p><p>En règle générale, l’image des retraité-e-s riches est mise en avant pour empêcher des améliora-tions sociales. On nous explique ensuite que parmi les groupes de personnes menacées de pau-vreté, d’autres groupes sont encore plus durement touchés. Mais des mesures en faveur des fa-milles monoparentales, des familles à plusieurs enfants et des bénéficiaires de rentes AI ne sont quand même pas prises. Or c’est précisément pour eux qu’augmente le danger que, dans quelques décennies, leur rente de vieillesse ne soit encore plus faible. Un développement de l’AVS repré-sente leur unique espoir de recevoir des rentes finançables et garantissant le minimum vital une fois qu’ils seront à la retraite. Car toute personne qui a travaillé durant toute sa vie mérite une rente décente.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/5/csm_aelteres_paar_AHV__6fa8065f41.webp" length="65624" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10078</guid><pubDate>Mon, 18 Dec 2023 11:45:19 +0100</pubDate><title>C’est inacceptable – l’USS exige la reprise immédiate de la médiation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/cest-inacceptable-luss-exige-la-reprise-immediate-de-la-mediation</link><description>Le conseiller fédéral Parmelin suspend la médiation visant à améliorer la protection contre le licenciement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La suspension de la médiation visant à améliorer la protection contre le licenciement, annoncée aujourd’hui par le conseiller fédéral Parmelin, est inacceptable. Pendant trois ans, l’Union syndicale suisse (USS) a œuvré avec les partenaires sociaux à une solution visant à remédier à la protection insuffisante contre le licenciement, afin que la Suisse puisse être retirée de la liste noire de l’Organisation internationale du travail de l’ONU (OIT). Aussi l’USS demande-t-elle la reprise immédiate de la médiation.</p><p>Le droit suisse en matière de licenciement ne satisfait pas aux normes du droit international. Les travailleuses et travailleurs qui défendent les droits et les intérêts de leurs collègues ne sont pas protégés contre les licenciements arbitraires. Cette situation a été critiquée à plusieurs reprises par l’OIT. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a même été saisie d’un cas de licenciement abusif de membres de syndicats.</p><p>En 2019, le Conseil fédéral avait donc mis en place une médiation sous la direction du médiateur Franz Steinegger, afin que la Suisse puisse être retirée de la liste noire de l’OIT. Il était initialement prévu que la médiation se termine en bonne et due forme en janvier 2024. Or peu avant, les employeurs se sont retirés de la médiation.</p><p>L’USS déplore que le conseiller fédéral Parmelin en ait profité pour suspendre de manière irréfléchie cette médiation. Les syndicats s’engageront à tous les niveaux, en particulier auprès de la CEDH, et prendront en main si nécessaire l’initiative populaire pour une meilleur protection contre le licenciement en Suisse adoptée au dernier congrès de l’USS.</p><p>L’USS a formulé à maintes reprises des propositions de solutions concrètes dans le cadre du droit du travail, les dernières en date portant sur la réglementation du temps de travail des spécialistes de certains secteurs des services comme l’activité fiduciaire, le conseil fiscal ou les technologies de l’information. Il est d’autant plus inacceptable que les employeurs refusent toute discussion. L’USS demande par conséquent la reprise immédiate de la médiation.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/f/csm_frau_alleine_verzweifelt_buerosituation_d0b0426b9a.webp" length="146864" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10076</guid><pubDate>Fri, 15 Dec 2023 15:03:50 +0100</pubDate><title>La protection des salaires et le service public doivent être garantis : le Conseil fédéral doit revoir son mandat de négociations</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-et-le-service-public-doivent-etre-garantis-le-conseil-federal-doit-revoir-son-mandat-de-negociations</link><description>Position de l’USS sur le mandat de négociations avec l’UE

</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a soutenu l’ouverture vis-à-vis de l’UE tant qu’elle était favorable aux travailleuses et travailleurs en Suisse. Dans l’optique des négociations à venir sur l’extension des accords bilatéraux, cela signifie concrètement que la protection des salaires et le service public ont besoin de solides garanties.</p><p>L’USS exige concrètement, en matière de protection des salaires, que la prise en compte des frais, l’interdiction d’offrir des services en cas de faute et la caution soient garanties. En outre, des améliorations s’imposent dans le droit suisse, concernant la déclaration de force obligatoire des CCT et la régulation du travail temporaire. Quant au marché de l’électricité et au transport ferroviaire international, l’USS demande des accords de coopération plutôt que d’accès au marché, afin que le service public soit dûment garanti. Dans le dossier de l’électricité, il faut une solution pour la très haute tension – et non l’intégration dans le marché intérieur libéralisé de l’UE. Le Conseil fédéral doit par conséquent revoir son mandat de négociations.</p><p>Lors des discussions exploratoires, l’administration fédérale a fait des concessions majeures qui mettent en péril tant la protection des salaires que le service public (électricité, rail). Par exemple, les mesures actuelles de protection que sont la caution et l’interdiction d’offrir des services seraient affaiblies, voire privées de toute efficacité. En outre, la Suisse devrait reprendre la réglementation européenne sur les frais (principe du pays d’origine), ce qui renforcerait encore les pressions salariales et conduirait à une concurrence déloyale. Par ailleurs, le service public est menacé en matière d’approvisionnement en électricité et de transport ferroviaire international. La concurrence et la libéralisation risquent dès lors de l’emporter sur un approvisionnement de base réglementé et sur la coopération. Le Conseil fédéral a toutefois donné un premier signal positif : il a l’intention d’aller au-delà du document commun (« common understanding ») conclu et de négocier au moins la question des frais pris en compte.</p><p>La protection des salaires en Suisse est depuis longtemps sous pression – indépendamment des négociations avec l’Union européenne. Le travail précaire et l’emploi temporaire ont augmenté. La mise en œuvre laisse à désirer dans les cantons – en Suisse alémanique surtout. La location de services est en plein essor, et la sous-enchère n’est pas suffisamment sanctionnée. Des chaînes de sous-traitance sont utilisées pour contourner les CCT. La protection des salaires en Suisse doit par conséquent être améliorée et non réduite. Or à ce jour, les employeurs ont toujours refusé d’aborder et de résoudre ces problèmes.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10073</guid><pubDate>Fri, 08 Dec 2023 14:07:57 +0100</pubDate><title>Une alliance de femmes issues de l’économie, de la culture, de la société civile et de la politique s’engage pour une 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-alliance-de-femmes-issues-de-leconomie-de-la-culture-de-la-societe-civile-et-de-la-politique-sengage-pour-une-13e-rente-avs</link><description>Manifeste des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les femmes se consacrent au quotidien à leur famille, s’occupant des enfants comme des parents nécessitant des soins. Sans cette activité, la société serait à l’arrêt. Or leur travail mal payé, voire non rémunéré conduit à des rentes trop basses durant la vieillesse. Et le Conseil fédéral veut encore couper dans les rentes de veuves, à nouveau aux dépens des femmes. Il faut en finir avec ces injustices. Par conséquent, </strong><a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/manifeste?src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>une large alliance de femmes</strong></a><strong> comprenant des personnalités issues de l’économie, du monde culturel, de la société civile et de la politique s’engage pour un renforcement en lieu et place de coupes dans l’AVS, avec l’introduction d’une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS.</strong></p><p>Aujourd’hui, 60 femmes issues de l’économie, de la culture, de la société civile et de la politique réagissent au projet d’économies dans l’AVS adopté par le Conseil fédéral. Car à l’heure actuelle, les femmes reçoivent déjà des rentes particulièrement basses, souvent à peine suffisantes pour en vivre. Aussi cette alliance entend-elle donner un clair signal en faveur de l’introduction qui s’impose d’une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. En effet, l’AVS est la seule forme de prévoyance vieillesse qui prenne en compte le travail non rémunéré de soins et d’assistance, et ce faisant atténue l’impact des écarts de salaire durant la vie professionnelle. Seule une AVS forte peut garantir qu’une fois la retraite arrivée, le travail des femmes durant leur vie soit reconnu.</p><p>L’année dernière, il avait été promis aux femmes, lors du relèvement de l’âge de la retraite à 65&nbsp;ans, que leurs rentes augmenteraient. Or en guise d’améliorations, on leur propose des coupes dans les rentes de veuves et une mauvaise réforme de la LPP. En cas d’adoption de cette dernière, de nombreuses femmes subiraient des déductions salariales plus élevées, tout en obtenant des rentes plus basses. En outre, les hausses de prix et le renchérissement des primes des caisses-maladie frappent de plein fouet les personnes à la retraite, dont le pouvoir d’achat est en chute libre.</p><p>Une large alliance de femmes issues du monde économique, de la culture, de l’économie et de la politique le demande haut et fort&nbsp;: il faut en finir avec les rentes trop basses des femmes&nbsp;! Elles s’engagent ensemble pour l’introduction d’une 13e&nbsp;rente AVS. Les signataires demandent que la société et le monde politique reconnaisse enfin à sa juste valeur – et donc sur le plan financier également – le travail accompli par les femmes. Seule la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS apportera l’amélioration de rente promise de longue date et dont l’urgence ne fait que croître.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Signataires</strong></h3><p><i>Sarah Akanji, Vania Alleva, Jacqueline Badran, Peppina Beeli, Leandra Bias, Big Zis, Jeannine Borer, Michaela Bovolenta, Christiane Brunner, Bruna Campanello, Morena Diaz, Martine Docourt, Ruth Dreifuss, Yvonne Feri, Tamara Funiciello, Lina Gafner, Ellen Girod, Barbara Gysi, Greta Gysin, Bea Heim, Annette Hug, Simona Isler, Christiane Jaquet-Berger, Elisabeth Joris, Irene Kälin, Sandra Künzi, Sophie Ley, Rebekka Lindauer, Mascha Madörin, Isabel Martinez, Samira Marti, Gabriela Medici, Mattea Meyer, Patrizia Mordini, Fatima Moumouni, Sandrine Nikolic-Fuss, Anja Peter, Veronique Polito, Leonore Porchet, Katarina Prelicz-Huber, Marlen Reusser, Estelle Revaz, Yvonne Ribi, Marah Rikli, Anna Rosenwasser, Dagmar Rösler, Sara Satir, Yvonne Schärli, Sarah Schilliger, Franziska Schutzbach, Edith Siegenthaler, Aude Spang, Esther Waeber-Kalbermatten, Lucie Waser, Flavia Wasserfallen, Xenia Wassihun, Fanny de Weck, Manuela Weichelt, Natascha Wey, Melanie Winiger, Sarah Wyss</i></p><h3 class="heading--h5"><strong>Texte complet du manifeste des femmes</strong></h3><p><a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/manifeste/?src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer"><u>www.rentes-des-femmes.ch/manifeste</u></a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/0/csm_manifest-manifeste_2-3_3dfd9612c5.webp" length="320420" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10071</guid><pubDate>Wed, 06 Dec 2023 11:52:50 +0100</pubDate><title>Financement des soins de longue durée : flambée des primes en vue avec EFAS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-des-soins-de-longue-duree-flambee-des-primes-en-vue-avec-efas</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de politique de la santé visant au financement uniforme des prestations ambulatoires et hospitalières (EFAS) entrera dans sa phase finale durant la session parlementaire d’hiver. Alors que les pressions pour réformer le système en place se font toujours plus fortes, EFAS passe aujourd’hui dans les milieux professionnels pour être la panacée. Cet acronyme fait miroiter des économies se chiffrant en milliards– alors même qu’au départ, ses concepteurs n’avaient jamais cherché à réaliser des économies.</p><p>Le projet entrera en décembre dans sa cinquième (!) législature, ce qui ne plaide guère en sa faveur. EFAS a subi de multiples remaniements. Il a notamment été décidé d’intégrer les prestations de soins de longue durée (en EMS et à domicile) dans le financement uniforme. Une décision fatale, qui coûterait très cher aux payeurs de primes et au personnel soignant.</p><p>Le directeur d’ARTISET, fédération active dans la branche des soins de longue durée, a argumenté au nom d’autres acteurs du secteur que l’inclusion des soins dans le projet EFAS était indispensable car « dans le financement actuel des soins, les collectivités publiques supportent une part croissante des coûts, alors que la part à charge des assureurs-maladie diminue ». Encore heureux qu’il en aille ainsi ! Chaque fois que les coûts de la santé augmentent – en raison du remboursement de nouveaux médicaments hors de prix ou de l’augmentation du volume des prestations couvertes par les assurances complémentaires –, la hausse est aussitôt répercutée dans sa totalité sur les primes. Cet « impôt par tête » s’alourdit ainsi d’année en année et fera un bond de presque 9 % l’année prochaine. Or le renchérissement des primes ne fait pas la distinction entre l’avocate d’affaires et l’horticulteur-paysagiste. Pour la première cela ne change pas grand-chose, alors que le second subit une ponction insupportable sur son pouvoir d’achat.</p><p>À ce jour, le législateur n’a plafonné le financement par les primes que dans un seul secteur, à savoir les soins de longue durée. Et c’est précisément cet article de loi qu’EFAS ferait passer à la trappe ! À l’avenir, les cantons n’auraient plus à régler le « financement résiduel », et donc les payeurs de primes devraient en plus cofinancer la dynamique des coûts du secteur qui, pour des raisons démographiques, affiche la plus forte croissance annuelle. Ce n’est pas tout : comme la participation aux coûts à verser dans ce secteur – donc les coûts de soins que les gens doivent payer de leur propre poche – dépend aussi de la contribution fixée aujourd’hui à charge de l’assurance, ce plafonnement disparaîtrait également avec EFAS. Avec pour effet qu’à moyen terme, la participation aux coûts serait elle aussi en forte hausse.</p><p>La seule manière d’empêcher cette explosion des primes imputable à EFAS consisterait à fixer le nouveau tarif des soins de longue durée au plus bas niveau possible. Or un tarif à prix cassés reviendrait à faire des économies sur le dos du personnel soignant. Alors que ce dernier tend déjà à déserter la profession, victime d’épuisement. Plus de deux ans après l’acceptation massive de l’initiative sur les soins, il faudrait au contraire investir de manière ciblée en vue d’améliorer les conditions de travail, et par là garantir la qualité et la sécurité de l’offre d’approvisionnement en soins. Dans l’immédiat, il appartient au Parlement de refuser net le projet EFAS.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/b/csm_Altenheim_iStock-wavebreakmedia-820254064_476e1e8228.webp" length="168328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10068</guid><pubDate>Fri, 01 Dec 2023 16:49:33 +0100</pubDate><title>Les salaires et les rentes doivent permettre de vivre correctement</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-salaires-et-les-rentes-doivent-permettre-de-vivre-correctement</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont tiré un bilan mitigé des négociations salariales. En se mobilisant, les syndicats ont su obtenir dans de nombreuses branches d’activité des avancées concrètes, avec la compensation du renchérissement et plus encore. Mais le retard salarial reste considérable pour beaucoup de salarié-e-s. Les retraité-e-s aussi ont toujours moins d’argent pour vivre, à cause des hausses de prix, de l’augmentation des loyers et de l’explosion des primes. La Suisse aura l’occasion de compenser rapidement la perte de pouvoir d’achat, lors du scrutin de mars 2024 sur la 13e rente AVS. Aussi les syndicats mèneront-ils une campagne engagée pour des rentes correctes. Par ailleurs, les délégué-e-s de l’USS ont réitéré leurs principales revendications envers le Conseil fédéral, pour les négociations avec l’UE : il faudra garantir tant la protection autonome des salaires que le service public en matière d’approvisionnement en électricité et de transport ferroviaire international. Enfin, les délégué-e-s ont approuvé l’adhésion de la Société pédagogique vaudoise à l’USS, qui compte désormais 19 fédérations membres.</p><p>Les loyers, la caisse-maladie, l’alimentation, les charges : tout devient plus cher. Et ce n’est malheureusement pas encore la fin. Les primes-maladie augmenteront de 8,7 % en 2024. S’y ajoutera une nouvelle hausse des loyers. Et la TVA sera relevée de 0,4 point de pourcentage au 1er janvier 2024.</p><p>Les effets sur les finances des salarié-e-s et des retraité-e-s sont violents. De 2020 à 2024, le coût de la vie des personnes vivant seules aura augmenté de plus de 3500 francs par an. Les couples avec enfant(s) ont besoin de plus de 7000 francs en plus.</p><p>Concernant les salaires, la tendance est désormais à nouveau à la hausse. Pendant les négociations en cours, nous sommes parvenus à négocier des hausses des salaires réels dans de nombreuses branches et entreprises. Mais malheureusement pas partout. Dans la construction ou à la Confédération, les employeurs, respectivement la conseillère fédérale Keller-Sutter, font preuve d’une dureté inhabituelle. Même la compensation du renchérissement, qui va vraiment de soi, n’est pas accordée. Au contraire, on accepte sciemment que la situation financière des salarié-e-s se dégrade.</p><p>Concernant les retraité-e-s, la situation s’aggrave. Ce sont surtout les rentes du 2e pilier qui font problème. Dans ce pilier, les rentes baissent depuis des années déjà parce que les caisses de pensions ont diminué leurs prestations dans le contexte des taux d’intérêt bas et parce qu’aucune compensation du renchérissement n’est prévue. L’AVS est certes indexée sur le renchérissement, bien que la hausse des primes-maladie ne soit pas prise en considération et que l’évolution des salaires ne soit que partiellement reprise. Le résultat est violent : le renchérissement et le choc des primes ont englouti une rente mensuelle entière. Pour les retraité-e-s, il faut une 13e rente AVS afin qu’au moins leurs pertes de pouvoir d’achat soient compensées. L’USS s’engagera de toutes ses forces pour un OUI à la 13e rente AVS.</p><p>Enfin, les apprenti-e-s et les stagiaires doivent obtenir la pleine compensation du renchérissement. Dans de nombreux métiers d’apprentissage, les salaires n’ont pas progressé depuis des années, voire des décennies. Le niveau salarial n’a jamais été adapté. Il est donc temps que les choses changent. En outre, il faut introduire un salaire minimum et un 13e salaire pour tous les apprenti-e-s.</p><h4>Politique européenne : les délégué-e-s en faveur de garanties pour la protection des salaires et le service public</h4><p>Dans l’optique de la consultation à venir sur le mandat de négociation avec l’UE, les délégué-e-s ont réaffirmé la position syndicale : ils approuvent certes l’ouverture de négociations sur l’extension des accords bilatéraux, mais à condition que la protection des salaires et le service public soient garantis.</p><p>Les entretiens exploratoires menés jusqu’à présent avec la Commission européenne n’ont toutefois pas abouti à un tel résultat. Les discussions auxquelles ont participé les partenaires sociaux ont certes permis de préciser certains points : en principe, l’UE accepte l’exécution au niveau des partenaires sociaux, et la Suisse pourra elle-même fixer le niveau de contrôle. Mais dans l’ensemble, le résultat est clairement insuffisant. Car dans d’autres domaines importants comme les frais professionnels, les cautions, le délai d’annonce ou le blocage des prestations de service, le risque de baisse du niveau de protection est bien réel. Le service public serait menacé en matière d’approvisionnement en électricité et de transport ferroviaire international. La concurrence et la libéralisation risquent dès lors de l’emporter sur l’approvisionnement de base régulé et sur la coopération.</p><p>Indépendamment des accords bilatéraux, la protection des salaires en Suisse est depuis longtemps sous pression. Les emplois précaires, à l’instar du travail temporaire, sont en hausse. La mise en œuvre des mesures d’accompagnement laisse à désirer dans les cantons – en Suisse alémanique notamment. La location de services est ainsi en plein essor, et la sous-enchère n’est pas suffisamment sanctionnée. Les chaînes de sous-traitance mettent en péril les conventions collectives de travail. D’où la nécessité d’améliorer la protection des salaires en Suisse et non de la démanteler. Or jusqu’à présent, les employeurs ont refusé d’aborder ces problèmes, ce qui explique également l’absence de progrès concrets.</p><h4>Appel à la paix à Gaza</h4><p>L’USS condamne fermement les attaques terroristes du 7 octobre menées par le Hamas, lors desquelles des Israéliens choisis au hasard ont été tués, blessés ou pris en otage. Ces attaques contre la population civile israélienne sont les plus brutales jamais commises depuis Gaza, et rien ne saurait les justifier. L’USS condamne tout aussi fermement la réaction disproportionnée de l’armée israélienne, qui multiplie depuis lors les frappes aériennes sur la bande de Gaza. La population civile palestinienne, qui vit depuis des années déjà sous la dictature brutale du régime du Hamas tout en subissant un blocus inacceptable exercé par Israël, est désormais exposée à des bombardements continus et, faute de soins médicaux, le bilan humain s’alourdit chaque jour. Il faut mettre un terme à cette crise.</p><p>L’USS s’engage résolument en faveur d’un monde où la paix et la démocratie reposent sur l’État de droit et la pleine application du droit international. Elle appelle à un cessez-le-feu et à la création immédiate de corridors humanitaires vers la bande de Gaza, afin d’y soulager la détresse des civils palestiniens. L’USS exige encore la libération inconditionnelle de tous les otages israéliens, le désarmement du Hamas sous l’égide de la communauté internationale et le transfert de la bande de Gaza sous un gouvernement palestinien démocratique et respectueux de l’État de droit. De son côté, le gouvernement israélien devra respecter ses obligations découlant du droit international et mettre en œuvre les décisions de l’ONU. Dans cet esprit, le Conseil fédéral s’engagera en faveur d’une paix durable dans la région et pour un rapide cessez-le-feu.</p><p>En outre, l’USS tient à exprimer sa solidarité avec les travailleuses et travailleurs qui poursuivent leur engagement inlassable afin de couvrir les besoins fondamentaux de la population et demande de veiller à ce que leur protection soit assurée.</p><h4>Nouvelle fédération membre pour l’USS</h4><p>L’Assemblée des délégué-e-s a approuvé aujourd’hui l’adhésion de la Société pédagogique vaudoise (SPV) à l’USS. La SPV est active dans le canton de Vaud et représente environ 2300 enseignantes et enseignants de l’école obligatoire. Elle s’engage pour un service public de l’enseignement doté de moyens suffisants pour réaliser ses missions. En adhérant à l’USS, la SPV démontre l’importance qu’elle accorde à l’unité et à la solidarité syndicales. Elle souhaite disposer d’une représentation dans les débats à l’échelon national sur les questions liées à l’enseignement et la formation, mais aussi en matière de retraite et de conditions de travail. L’USS, plus grande faîtière syndicale de Suisse, compte désormais 19 fédérations membres.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_DV_Benoit_c49873de4e.webp" length="384884" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10201</guid><pubDate>Fri, 01 Dec 2023 15:14:00 +0100</pubDate><title>Appel à la paix à Gaza</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/appel-a-la-paix-a-gaza</link><description>Position de l&#039;Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS condamne fermement les attaques terroristes du 7 octobre menées par le Hamas, lors desquelles des Israéliens choisis au hasard ont été tués, blessés ou pris en otage. Ces attaques contre la population civile israélienne sont les plus brutales jamais commises depuis Gaza, et rien ne saurait les justifier. L’USS condamne tout aussi fermement la réaction disproportionnée de l’armée israélienne, qui multiplie depuis lors les frappes aériennes sur la bande de Gaza. La population civile palestinienne, qui vit depuis des années déjà sous la dictature brutale du régime du Hamas tout en subissant un blocus inacceptable exercé par Israël, est désormais exposée à des bombardements continus et, faute de soins médicaux, le bilan humain s’alourdit chaque jour. Il faut mettre un terme à cette crise.</p><p>L’USS s’engage résolument en faveur d’un monde où la paix et la démocratie reposent sur l’État de droit et la pleine application du droit international. Elle appelle à un cessez-le-feu et à la création immédiate de corridors humanitaires vers la bande de Gaza, afin d’y soulager la détresse des civils palestiniens. L’USS exige encore la libération inconditionnelle de tous les otages israéliens, le désarmement du Hamas sous l’égide de la communauté internationale et le transfert de la bande de Gaza sous un gouvernement palestinien démocratique et respectueux de l’État de droit. De son côté, le gouvernement israélien devra respecter ses obligations découlant du droit international et mettre en œuvre les décisions de l’ONU. Dans cet esprit, le Conseil fédéral s’engagera en faveur d’une paix durable dans la région et pour un rapide cessez-le-feu.</p><p>En outre, l’USS tient à exprimer sa solidarité avec les travailleuses et travailleurs qui poursuivent leur engagement inlassable afin de couvrir les besoins fondamentaux de la population et demande de veiller à ce que leur protection soit assurée.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_DV_Benoit_a8607e43fd.webp" length="353264" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10066</guid><pubDate>Fri, 01 Dec 2023 09:52:50 +0100</pubDate><title>Les loyers augmentent à nouveau : le Conseil fédéral doit agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-loyers-augmentent-a-nouveau-le-conseil-federal-doit-agir</link><description>Nouvelle hausse du taux hypothécaire de référence</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les loyers pèsent toujours plus lourd sur le budget des ménages et atteignent un niveau difficilement supportable. Pour les salarié-e-s ordinaires et les retraité-e-s, il reste de moins en moins à la fin du mois. Au lieu de soulager la population, le Conseil fédéral préfère s’en tenir au principe du «&nbsp;laissez-faire&nbsp;» en matière de loyers. Le gagnant est à nouveau ici le secteur&nbsp;immobilier. Des millions de ménages sont touchés par les conséquences de la nouvelle hausse du taux hypothécaire de référence annoncée aujourd’hui, une situation qu’il aurait été possible d’éviter. Les mesures annoncées sont timides et insuffisantes. Conséquence&nbsp;: la crise du pouvoir d’achat va encore se renforcer.</p><p>Cela fait tout juste un mois que la dernière augmentation du taux d’intérêt hypothécaire de référence s’est fait sentir dans le portemonnaie de millions de ménages suisses. Et à présent, selon la communication du jour de l’office du logement, ce taux d’intérêt va de nouveau augmenter de 0,25&nbsp;point de pourcentage. Une spirale infernale s’amorce ainsi, sachant que les loyers pourront à nouveau être majorés de 3&nbsp;%, avec en plus une part visant à compenser le renchérissement et un forfait destiné à couvrir les augmentations de coûts. Il ne faut gère s’attendre à ce que les grandes régies immobilières – en dépit de leurs promesses réitérées et d’une communication lénifiante – hésitent à répercuter cette hausse sur les locataires. Il suffit de repenser aux augmentations généralisées de la dernière hausse&nbsp;: dans toute la Suisse, les locataires faisaient la queue devant les bureaux de poste pour y retirer les lettres recommandées de leurs gérances et propriétaires. Un moment pénible à passer compte tenu de la pression générale sur le pouvoir d’achat, avec l’explosion des primes des caisses-maladie et la baisse continue des rentes du deuxième pilier.</p><p>Il est donc bien clair que l’heure est à des mesures politiques rapides et efficaces dans le secteur des baux à loyer. Les modifications d’ordonnance présentées la semaine dernière par le Conseil fédéral vont certes dans la bonne direction, mais sont absolument insuffisantes. Pour commencer, il faudrait les introduire immédiatement – ce qui est dans une large mesure possible. Or à la place, il est prévu d’ouvrir une procédure de consultation en été 2024 (!). Cette lenteur est incompréhensible.</p><p>En particulier, il faut procéder sans attendre à la vérification et à la refonte annoncées du modèle de calcul des loyers en vigueur. En effet, ce modèle part toujours de l’idée que la part de financement externe des logements se situe à 60%, alors que plus de la moitié du parc immobilier suisse est entre les mains d’investisseurs institutionnels, qui ne font que très peu appel à des capitaux de tiers. Autrement dit, le droit actuel permet aux investisseurs institutionnels d’augmenter leurs loyers alors même que leurs coûts demeurent inchangés.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10063</guid><pubDate>Fri, 24 Nov 2023 11:46:32 +0100</pubDate><title>Le déclin des rentes des caisses de pensions se poursuit</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-declin-des-rentes-des-caisses-de-pensions-se-poursuit</link><description>Statistique des nouvelles rentes 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les rentes de la prévoyance professionnelle perçues par les hommes affichent un niveau historiquement bas. Depuis 2015, elles ont chuté de 9,5 %. Et encore ce chiffre ne tient pas compte du renchérissement. En effet, les rentes des caisses de pensions ne sont pas adaptées au renchérissement. D’où une dépréciation supplémentaire de presque 5 % depuis 2015. Personne ne semble se soucier du sort des retraité-e-s, qui ont aujourd’hui toujours moins d’argent pour vivre.</p><p>La statistique des nouvelles rentes publiée aujourd’hui confirme la préoccupante évolution à la baisse des rentes et la situation misérable des femmes dans la prévoyance professionnelle. Depuis 2015, les hommes ont vu le montant moyen de leurs rente LPP reculer de 9,5 %. Les lacunes dans les rentes des femmes demeurent également alarmantes. &nbsp;Près d’une femme sur trois ne reçoit toujours pas de rente LPP et dans la moitié des autres cas, les femmes ayant pris leur retraite en 2022 ont reçu de leur caisse de pensions une rente de moins de 1217 francs par mois.</p><p>Ce n’est pas tout : les rentes des caisses de pensions ne sont pas adaptées au renchérissement. Si l’on tient compte de ce paramètre, elles ont subi depuis 2015 une perte de valeur supplémentaire proche de 5 %. Autrement dit, les rentes corrigées du pouvoir d’achat ont chuté de 14 % en huit ans. Elles permettent ainsi toujours plus rarement de s’en sortir. Il est donc bien clair pour l’USS que le seul moyen de compenser ces baisses de rentes consiste à adopter l’initiative populaire pour une 13e rente AVS.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10061</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 15:29:36 +0100</pubDate><title>Pas de renchérissement dans l’AVS, mais 500 millions d’optimisation fiscale pour les hauts revenus ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-de-rencherissement-dans-lavs-mais-500-millions-doptimisation-fiscale-pour-les-hauts-revenus</link><description>Privatisation rampante de la prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral cherche à privilégier à nouveau, dans le cadre du 3e pilier, les personnes disposant de revenus élevés et dont la prévoyance vieillesse est déjà très confortable. Un tel geste constitue un affront à la population. Dernièrement encore, le Conseil fédéral et le Parlement ont refusé d’accorder la pleine compensation du renchérissement pour les rentes AVS, ce qui aurait quelque peu soulagé les nombreux seniors dont le pouvoir d’achat est sous pression. Les coûts étaient trop élevés à leurs yeux. Or peu après et en dépit d’autres mesures d’économies à l’ordre du jour, l’État aurait tout à coup assez d’argent pour réduire la charge fiscale des hauts ou très hauts revenus. Des allégements fiscaux d’un montant total de plus de 500 millions de francs sont ainsi prévus en faveur de la prévoyance privée. Soit une perte de recettes fiscales presque trois fois supérieure à ce qu’aurait coûté en 2023 la compensation du renchérissement dans l’AVS. Ce n’est rien d’autre qu’un subventionnement massif et une privatisation de la prévoyance vieillesse – au seul profit des très hauts revenus.</p><p>En effet, quiconque peut se permettre de verser le montant maximal de 7056 francs sur un compte du pilier 3a fait partie des privilégiés. Presque 90 % des ménages ne peuvent qu'en rêver. Pour les gros salaires, le 3e pilier est donc avant tout un outil d'optimisation fiscale bien commode. Si des déductions supplémentaires sont autorisées, ces gens paieront encore moins d’impôts. Et comme les barèmes de l’impôt sur le revenu sont progressifs, les économies réalisées peuvent avoisiner 30 % des montants concernés. Les avantages accordés à ces catégories de revenus sont inutiles dans une optique de politique sociale. Car en plus d’avoir une très bonne rente LPP, les managers et les cadres disposent déjà de possibilités presque illimitées d’optimisation fiscale dans le 2e pilier. Il n’y a donc certainement pas lieu de leur aménager des niches fiscales supplémentaires dans le 3e pilier.</p><p>L’USS se battra de toutes ses forces contre le projet d’extension du 3e pilier présenté aujourd’hui. En effet, ce sont principalement les ménages ayant un revenu net de 150 000 francs et plus qui effectuent dans le 3e pilier des versements donnant droit à une déduction fiscale. Les bas et moyens revenus, comme les facteurs ou le personnel de vente, n’ont guère les moyens de cotiser au 3e pilier, ayant besoin de leur argent pour vivre. Les gens aux revenus ordinaires ou faibles sont ainsi livrés à eux-mêmes face à l’explosion des primes des caisses-maladie, des loyers et des prix en général. Le 3 mars 2024, le peuple suisse aura la possibilité de corriger cette politique en matière de rentes hostile à la population, en acceptation l’initiative pour une 13e rente AVS.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10056</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:10:00 +0100</pubDate><title>Contre-projet direct à l’initiative populaire « L’argent liquide, c’est la liberté »</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/contre-projet-direct-a-linitiative-populaire-largent-liquide-cest-la-liberte</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10054</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:09:00 +0100</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur les forêts</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-les-forets</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 21.463 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10052</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:08:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 22.424 n Badertscher Étiquetage des denrées alimentaires. </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/flugtransporte-bei-lebensmitteln-deklarieren</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire « Indiquer si le transport a été effectué par avion » (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10050</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:07:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur les mesures visant à réduire la consommation d’énergie électrique dans le transport de voyageurs et le fret ferroviaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-les-mesures-visant-a-reduire-la-consommation-denergie-electrique-dans-le-transport-de-voyageurs-et-le-fret-ferroviaire</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10048</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:06:00 +0100</pubDate><title>Modifications d’ordonnances relevant de l’Office fédéral de l’énergie</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modifications-dordonnances-relevant-de-loffice-federal-de-lenergie</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10044</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:05:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-invalidité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-invalidite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10046</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:05:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur la transparence des personnes morales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-la-transparence-des-personnes-morales</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10042</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:04:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 20.406 n</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-parlementaire-20406-n</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10040</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:03:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur l’agriculture</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/modification-de-la-loi-sur-lagriculture</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la mise en œuvre de la motion 19.3445</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10036</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:02:00 +0100</pubDate><title>Révision des ordonnances 1 et 3 relatives à la loi sur le travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-des-ordonnances-1-et-3-relatives-a-la-loi-sur-le-travail</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10034</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:01:00 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre de la 1ère étape de l’initiative sur les soins infirmiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-de-la-1ere-etape-de-linitiative-sur-les-soins-infirmiers</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10032</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:00:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-accidents</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-accidents</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la mise en œuvre de la motion 11.3811 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10058</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2023 17:20:43 +0100</pubDate><title>Accueil de jour des enfants : il faut une solution socialement juste – et surtout rapide !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/kita-gesetz-jetzt-braucht-es-eine-schnelle-und-sozial-gerechte-loesung</link><description>Nouveau modèle pour le financement de l’accueil de jour des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’une des principales revendications de la grève féministe du 14 juin 2023 – où près de 300 000 personnes sont descendues dans la rue – portait sur la conciliation entre vie familiale et activité professionnelle. Celle-ci n’est possible qu’avec une offre d’accueil extrafamilial qui soit financièrement abordable. Il faut par conséquent consolider le financement en place pour atteindre enfin l’objectif de garantir à tous les enfants, sur l’ensemble du territoire helvétique, un accueil de qualité et accessible financièrement. En comparaison internationale, l’accueil extrafamilial est largement sous-financé à l’heure actuelle. Le manque de places d’accueil se fait cruellement sentir en Suisse. Le personnel est surmené, tandis que les familles doivent s’acquitter de coûts très élevés.</p><p>En début d’année, le Conseil national avait adopté un projet de loi sur les crèches qui représentait un compromis réaliste visant à pérenniser le financement des structures d’accueil. La loi prévoit un financement stable sur le long terme, avec à la fois une participation de la Confédération destinée à réduire les frais à la charge des parents et des investissements dans la création de places d’accueil et dans l’amélioration de la qualité des offres. La tentative de la CSEC-E de proposer aujourd’hui un autre modèle, basé sur des allocations pour frais de garde, risque de provoquer des retards inutiles, alors que l’accueil de jour des enfants et son accessibilité financière doivent s’améliorer rapidement.</p><p>L’USS demande pour sa part une offre d’accueil de qualité et qui couvre tout le territoire, la revalorisation de cette activité professionnelle par de bonnes conditions de travail et des salaires corrects, ainsi qu’un financement suffisant par les collectivités publiques, de façon à ce que les places d’accueil soient à la portée de toutes les familles. À l’instar de l’école obligatoire, le financement devra reposer sur une large base. Car ce n’est qu’avec un financement stable à long terme et moyennant la création d’une offre suffisante et abordable par la Confédération et les cantons que l’on pourra enfin aller de l’avant dans ce domaine. La question de savoir si un modèle d’allocations peut y contribuer utilement reste ouverte, les détails étant encore peu clairs.</p><p>Pour l’Union syndicale suisse, un modèle d’allocations pour la garde des enfants devrait dans tous les cas fonctionner de manière socialement juste. Pour une offre de qualité et suffisante avec de bonnes conditions de travail, l’accueil des enfants dans des structures telles que les garderies est la meilleure voie. L’USS s’engagera donc pour que tout nouveau modèle permette un subventionnement suffisant, stable et durable de cette forme d’accueil de jour. Le temps presse. Il ne faut donc pas retarder l’avancée du projet inutilement. Une amélioration du financement de l’accueil de jour est urgente.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10038</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2023 09:17:35 +0100</pubDate><title>L’OFS confirme : la charge des primes augmente sans cesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lofs-confirme-la-charge-des-primes-augmente-sans-cesse</link><description>Derniers chiffres de l’indice des primes d’assurance-maladie (IPAM)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="TiteldiverseCxSpLast lead">Les ménages sont toujours plus étranglés par les primes à payer. Dans son dernier indice des primes d’assurance-maladie, l’OFS confirme aujourd’hui cette hausse inexorable. La charge des primes n’est plus supportable pour les bas et moyens revenus. Dans de nombreuses branches, la hausse des loyers, des primes et des prix annule l’effet des augmentations salariales obtenues. La situation est particulièrement critique pour les retraité-e-s, qui ont toujours moins pour vivre.</p><p class="Text">L’OFS publie aujourd’hui son indice des primes d’assurance-maladie (IPAM), et confirme que les ménages suisses remarquent depuis le début de l’année dans leur portemonnaie et sur leur compte en banque&nbsp;: l’explosion des primes a fait reculer le revenu disponible moyen de 0.4 % entre 2022 et 2023.</p><p class="Text">Des centaines de milliers de ménages gagnent beaucoup moins que le revenu moyen – sans pour autant obtenir de subsides ou alors bien trop faibles. Les primes des caisses-maladie engloutissent jusqu’à 20&nbsp;% de leur revenu disponible. Une situation aussi absurde qu’injuste, due essentiellement aux primes par tête antisociales et aux mesures d’économies adoptées par les cantons en matière de réductions de primes.</p><p class="Text">Ce sera hélas encore pire en 2024, où l’augmentation moyenne des primes annuelles sera supérieure à un mois de prime de l’année en cours. Les gens devront donc s’acquitter l’année prochaine de l’équivalent d’une 13e prime mensuelle, ce que beaucoup d’entre eux n’ont tout simplement pas les moyens de faire. Les cantons ont encore aggravé les choses, comme le montre la dernière analyse consacrée par l’USS aux finances cantonales&nbsp;: dans presque tous les cantons (24 sur 26), le budget consacré aux subsides est en baisse en termes réels (c’est-à-dire corrigé de la hausse de la population et du montant des primes). Et certains vont même procéder à des coupes du montant nominal alloué&nbsp;! Il est temps de mettre fin à cette situation, et cela dès l’année prochaine, avec l’initiative d’allégement des primes qui veut plafonner leur poids à 10&nbsp;% du revenu pour tout le monde.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10027</guid><pubDate>Fri, 17 Nov 2023 12:56:06 +0100</pubDate><title>Dossier no 159 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-no-159-analyse-des-finances-cantonales</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="04Lauftext">Une fois tous les comptes 2022 clôturés, il est apparu au printemps 2023 que&nbsp;l'excédent cumulé des comptes de résultats de tous les cantons s'élevait au total à 3,3&nbsp;milliards, alors qu'un déficit cumulé de 1,2&nbsp;milliard avait été budgétisé précédemment. Les cantons se sont donc trompés de 4,5&nbsp;milliards au total. L'écart aurait même été encore plus élevé si les cantons n'avaient pas déployé toutes sortes d'astuces comptables lors de la clôture de l'exercice 2022. Et pour l'année à venir, pas moins de 17&nbsp;cantons prévoient un déficit d'un montant cumulé de 1070&nbsp;millions. On assiste donc à une légère détérioration des attentes en comparaison de l'exercice en cours, pour lequel 13&nbsp;cantons avaient budgétisé un déficit s'élevant à 224&nbsp;millions au total.</p><p class="04Lauftext">En ce qui concerne les&nbsp;dépenses totales&nbsp;(compte de résultats) des cantons, une comparaison des comptes de 2022 avec ceux de l'année précédente présente un tableau contrasté. Globalement, les dépenses stagnent voire baissent de 0,1&nbsp;% ou 112&nbsp;millions (malgré la croissance économique et démographique).Si l'on considère les budgets 2024 et 2023, l'évolution s'annonce différente&nbsp;: tous les cantons sauf Appenzell Rhodes-Extérieures (-2&nbsp;%) prévoient une augmentation de leurs dépenses.</p><p class="04Lauftext">De même, un regard sur&nbsp;l'évolution des recettes fiscales cantonales est riche d'enseignements. Si l'on compare les résultats des cantons pour les comptes 2022 avec ceux de de l'année précédente, on peut constater une augmentation cumulée des recettes fiscales des personnes physiques et morales de 5,4&nbsp;% ou 2,8&nbsp;milliards (soit le double de la hausse affichée dans les comptes 2021).</p><p class="04Lauftext">Aucun des cantons concernés n'a encore intégré dans sa planification budgétaire la mise en œuvre de l'imposition minimale de l'OCDE, soit l'emploi des recettes du futur impôt complémentaire. Certaines hypothèses apparaissent toutefois dans les années du plan financier.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10025</guid><pubDate>Fri, 17 Nov 2023 12:26:08 +0100</pubDate><title>Dossier no 158 : Évolution des effectifs  des syndicats en 2022</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-158-zur-mitgliederentwicklung-der-gewerkschaften-im-jahr-2022</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="04Lauftext">Fin 2022, les fédérations membres de l’Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptaient au total exactement 315&nbsp;190 membres. En comparaison annuelle, l’USS compte donc 6&nbsp;169 membres en moins. Cela représente une baisse de 1,92&nbsp;% de ses effectifs, soit nettement moins que l’année précédente (2,37&nbsp;%).</p><p class="04Lauftext">Ainsi, il a été possible de freiner le recul des effectifs après les difficiles années de la crise du coronavirus. Avec 1,95&nbsp;%, la baisse des effectifs masculins n’a été inférieure à celle des effectifs féminins que dans une mesure négligeable (1,85&nbsp;%). L’année précédente, cette différence avait en effet été bien plus nette, avec -2,62&nbsp;% pour les hommes et -1,82 % pour les femmes. La part des femmes syndiquées est restée constante en 2022&nbsp;: 32,2&nbsp;%.</p><p class="04Lauftext">Travail.Suisse a perdu&nbsp;2&nbsp;702&nbsp;membres au cours de l’année sous revue, ce qui équivaut à un recul de 1,96&nbsp;%. Les autes organisations ont en tout enregistré une hausse de 0,3&nbsp;% de leurs effectifs (+667). L’an dernier, elles comptaient ainsi 211&nbsp;422 membres. Le taux de syndicalisation a baissé de 0,27&nbsp;point de pourcentage par rapport à l’année précédente à 15,77 %.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_2022-03-25_Ubergabe_Ref-AHV21-_c_Lucas-Dubuis-Unia_7_51558c32a8.webp" length="453536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10015</guid><pubDate>Wed, 08 Nov 2023 15:15:24 +0100</pubDate><title>SSR : NON à un démantèlement en catimini !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ssr-non-a-un-demantelement-en-catimini</link><description>Décision du Conseil fédéral sur l’initiative « 200 francs ça suffit ! »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Titeldiverse lead">L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit que le Conseil fédéral rejette l’initiative sur la SSR «&nbsp;200&nbsp;francs ça suffit&nbsp;». Cependant, la décision qu’il a aussi prise aujourd’hui de priver par voie d’ordonnance la SSR de moyens substantiels est inacceptable. Il faut au contraire garantir dans toutes les régions linguistiques du pays un service public médiatique de grande qualité et offrant de bonnes conditions de travail.</p><p class="Text">En diminuant à nouveau la redevance radio-TV des ménages et des entreprises, le Conseil fédéral entend couper l’herbe sous les pieds à l’initiative «&nbsp;200 francs ça suffit&nbsp;». La SSR se verrait alors privée de 150 à 200&nbsp;millions de francs par année. Arrivant précisément dans le contexte de mesures d’austérité draconiennes et de licenciements en masse dans le secteur des médias, cette décision en faveur d’une réduction des moyens du service public médiatique ne peut que rencontre une grande incompréhension.</p><p class="Text">Cette soi-disant contre-proposition ne va naturellement pas inciter les initiant-e-s à retirer leur projet radical et idéologiquement orienté. Il causera au contraire, à titre préventif, des dégâts énormes à la SSR. Un jour ou l’autre, le citron aura été complètement pressé et l’entreprise audiovisuel ne sera plus en mesure de remplir son mandat – pourtant maintenu par le Conseil fédéral – sous la forme actuelle. Que l’on démonte une roue du vélo, ou les deux, cela importe peu&nbsp;: il ne pourra plus rouler.</p><p class="Text">La conséquence plus large de ce démantèlement en matière de qualité, de diversité et d’emplois serait tout simplement un nouvel affaiblissement de la place médiatique et culturelle suisse dans son ensemble. Et les principales victimes en seraient en premier lieu, en plus du personnel, les régions périphériques et les minorités linguistiques.</p><p class="Text">L’USS demande que l’on dise la vérité à la population&nbsp;: dans le contexte actuel, toute réduction des moyens mis à disposition du service public médiatique est dangereuse et doit par conséquent être rejetée.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/7/csm_SRG_Regieraum-2_sm_75cd51e655.webp" length="248340" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10014</guid><pubDate>Wed, 08 Nov 2023 14:47:48 +0100</pubDate><title>Assurer la protection des salaires et le service public </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/assurer-la-protection-des-salaires-et-le-service-public</link><description>Mandat de négociation avec la Commission européenne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span style="mso-ansi-language:FR;" lang="FR">L’Union syndicale suisse (USS) prend connaissance de la volonté du Conseil fédéral d’élaborer un mandat de négociation avec l’Union européenne (UE), sur la base des discussions exploratoires menées ces derniers mois. L’USS soutient la préparation d’un tel mandat à la condition que la protection des salaires et le service public soient garantis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</span></p><p class="Text"><span style="mso-ansi-language:FR;" lang="FR">Au cours des discussions exploratoires, l’Administration fédérale a fait d’importantes concessions qui mettent en danger la protection des salaires et le service public dans les domaines de l’électricité et du rail. Le résultat des discussions exploratoires ne constitue par conséquent pas une base solide pour un résultat à l’issue de négociations. Le Conseil fédéral doit corriger ces erreurs et défendre les intérêts de la population suisse lors des négociations avec l’UE. Il doit, à cette occasion garantir la protection des salaires et le service public. Il est faux de prétendre, comme le fait aujourd’hui le Conseil fédéral dans sa communication, que le service public ne serait pas touché par le périmètre des négociations. Sur une telle base, ces négociations ne peuvent pas être un succès.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</span></p><p class="Text"><span style="mso-ansi-language:FR;" lang="FR">La protection suisse des salaires – indépendamment de l’accord concerné – est déjà depuis longtemps sous pression. Le nombre des emplois précaires, comme avec le travail temporaire, a augmenté. La mise en œuvre des mesures d’accompagnement – notamment en Suisse alémanique –est insuffisante. Le travail temporaire est encouragé et la sous-enchère trop faiblement sanctionnée. Les longues chaînes de sous-traitance sont une menace pour les conventions collectives de travail. C’est pour cela que la protection des salaires en Suisse doit être améliorée, et non pas mise à mal. À ce jour, les employeurs ont refusé de s’attaquer à ces problèmes, ce qui explique en grande partie leur persistance.&nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</span></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10018</guid><pubDate>Tue, 07 Nov 2023 13:41:00 +0100</pubDate><title>Les retraitées et retraités demandent des rentes correctes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-retraitees-et-retraites-demandent-des-rentes-correctes</link><description>Plus de 150 retraité-e-s participent au grand sommet des retraité-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="contentpasted0"><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Sous le slogan «&nbsp;Travailler plus pour moins de rentes&nbsp;? Maintenant, c’est tout l’enjeu&nbsp;!&nbsp;», plus de 150&nbsp;retraité-e-s engagés se sont retrouvés au début de novembre à Berne. L’Union syndicale suisse avait invité au grand sommet des retraité-e-s, en collaboration avec Travail.Suisse, la Fédération des associations de retraité-e-s et de l’entraide en Suisse (FARES) et l’Association de défense et de détente des retraités (AVIVO Suisse).</span></p><p class="contentpasted0"><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Ce n’est pas un hasard si, pour la première fois depuis presque 20&nbsp;ans, les retraité-e-s des organisations de travailleurs et les deux grandes associations faîtières de seniors font à nouveau front commun. L’inflation, la hausse des loyers et les primes d’assurance-maladie élevées frappent de plein fouet les retraité-e-s. D’ici fin 2024, les seniors auront perdu en pouvoir d’achat l’équivalent d’un mois entier de rente. Seule la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS permettrait de combler cette lacune de rente toujours plus béante.</span></p><p class="contentpasted0"><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, a rappelé à quel point l’histoire de la Suisse est intimement liée à celle de l’AVS. Depuis 75&nbsp;ans le premier pilier, pièce maîtresse de la Suisse sociale, incarne la solidarité et la cohésion du pays et réduit les écarts entre riches et pauvres. Kurt Regotz, ex-président du syndicat Syna, a tiré son chapeau aux luttes communes menées sur le terrain de la prévoyance vieillesse et appelé à un engagement commun contre les plans de démantèlement scandaleux des banques, des employeurs et des jeunes libéraux-radicaux. En effet, ce n’est qu’une mobilisation collective qui permettra de remporter en 2024 les votations importantes sur les retraites. L’ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss a rappelé la grande force de l’AVS. Les adaptations régulières de rentes dans l’AVS sont d’autant plus importantes pour les retraité-e-s qu’aucune compensation du renchérissement n’est prévue dans le deuxième pilier. Depuis longtemps déjà, les rentes AVS sont à la traîne de l’évolution des salaires. Seule une augmentation pourrait remédier à cette évolution. Paul Rechsteiner, ancien président de l’USS, a invité les personnes présentes à peser de tout leur poids sur les décisions à prendre en matière de retraites. L’anniversaire de l’AVS a également été dûment célébré. Depuis 75&nbsp;ans, les retraité-e-s peuvent compter sur l’AVS pour assurer une partie de leur revenu durant leur vieillesse et en cas de décès.</span></p><p class="contentpasted0"><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">À la fin de leur sommet, les retraité-e-s présents ont lancé un signal clair. Dans une résolution adoptée à l’unanimité, ils demandent une politique des rentes pour et non contre les intérêts de la population. Une bonne vie à la retraite présuppose aussi une vie agréable pour les plus jeunes. Une société qui fonctionne bien, solidaire et responsable, de bonnes conditions de travail, des salaires corrects et un équilibre social dans un environnement intact sont indispensables à tout âge. Concrètement, les participant-e-s ont émis les revendications suivantes&nbsp;:</span></p><ul><li><p class="contentpasted0"><span style="font-family:Symbol;mso-bidi-font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;"></span><span style="font-family:Symbol;mso-ansi-language:FR-CH;mso-bidi-font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">À moyen terme, plus aucun revenu tiré des rentes inférieur à 5000&nbsp;francs et dès à présent une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS pour tout le monde. Par conséquent&nbsp;: </span><i><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">OUI à l’initiative populaire «&nbsp;Mieux vivre à la retraite&nbsp;»&nbsp;!</span></i></p></li><li><p class="contentpasted0"><span style="font-family:Symbol;mso-ansi-language:FR-CH;mso-bidi-font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Développement ciblé de l’AVS, solidaire et financée selon le système avantageux de la répartition. Seul le pilier principal de la prévoyance vieillesse, à la fois performant et non bureaucratique, peut rapidement garantir à tout le monde des rentes plus élevées au financement sûr, indépendamment des aléas boursiers et de l’industrie financière.</span></p></li><li><p class="contentpasted0"><span style="font-family:Symbol;mso-ansi-language:FR-CH;mso-bidi-font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Halte à l’érosion constante des droits à la retraite dans les caisses de pensions. Donc&nbsp;: </span><i><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">NON à la coûteuse et antisociale révision de la LPP&nbsp;!</span></i></p></li><li><p class="contentpasted0"><span style="font-family:Symbol;mso-ansi-language:FR-CH;mso-bidi-font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Quiconque a travaillé toute sa vie mérite une bonne retraite. Les augmentations de l’âge de la retraite sont contre-productives et ne signifient rien d’autre qu’un nouveau démantèlement des rentes. Un refus net s’impose&nbsp;: </span><i><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">NON à l’initiative sur les rentes&nbsp;!</span></i></p></li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/d/csm_Sommet-retraites-USS-Lucas_Dubuis-5_3000px_17b0623cd7.webp" length="230240" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10020</guid><pubDate>Mon, 06 Nov 2023 16:18:00 +0100</pubDate><title>Fritz Leuthy : décès d’un éminent syndicaliste</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fritz-leuthy-deces-dun-eminent-syndicaliste</link><description>Hommage de Paul Rechsteiner</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">L’Union syndicale suisse a toujours su recruter des personnes d’exception. Fritz Leuthy en fait partie. Pendant des décennies, jusqu’à son départ à la retraite en 1991, il a marqué de son empreinte la politique des syndicats suisses. Sur le dossier phare des assurances sociales, mais aussi comme responsable du secrétariat de l’USS, où il a veillé d’une main ferme à la cohérence de la ligne politique. Et où il s’est efforcé de concilier les positions souvent divergentes des fédérations. Ce n’était pas une mince affaire alors, entre la FTMH, poids lourd aux idées plutôt conservatrices, et d’autres fédérations comme la VPOD (futur SSP), Typographia ou le SLP qui voulaient souvent foncer.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Fritz était employé de gare aux CFF de formation. Il est passé par l’École ouvrière durant les années où Max Weber, après avoir quitté le Conseil fédéral pour rejoindre le mouvement syndical, s’occupait d’éducation ouvrière. Dès 1960, Fritz Leuthy a lui-même travaillé à la Centrale suisse d’éducation ouvrière. Il a toujours excellé à rendre compréhensibles même les sujets les plus complexes. En 1970, il a été élu secrétaire de l’USS.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Dans les décennies suivantes on voit mal qui, professeurs compris, possédait une telle expertise des assurances sociales, de l’AVS notamment. Ce n’était pas un savoir académique mais un savoir concret, utile à l’élaboration et à la mise en œuvre de fructueuses stratégies syndicales. Et des outils pour la construction et le développement de l’Etat social, principal acquis national de la Suisse du 20e&nbsp;siècle. Les syndicats ont joué un rôle décisif sur ce plan.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Les mérites de Fritz Leuthy se sont surtout révélés dans la phase dynamique des années 1970. Notamment lors de la 8e&nbsp;révision de l’AVS. Les prestations de l’AVS ont alors largement doublé, moyennant une hausse substantielle des prélèvements salariaux. Ainsi seulement, l’AVS est devenue la base de la prévoyance professionnelle que nous connaissons aujourd’hui encore. C’est le conseiller fédéral Tschudi qui a enchaîné ces réformes politiques à un rythme rapide, devenu le «&nbsp;Tschudi-Tempo&nbsp;». Or Hans Peter Tschudi agissait toujours en étroite concertation avec l’USS, à laquelle il était très lié. En l’occurrence avec Fritz Leuthy, qui brillait par sa compétence et son intégrité.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">A sa façon, Fritz Leuthy a également marqué de son empreinte la 10e révision de l'AVS. Il a été, en quelque sorte, le père de l'importante&nbsp;revalorisation des revenus les plus bas dans le calcul de la rente. Des travaux préparatoires au message du Conseil fédéral, il avait d'abord semblé impossible de faire prévaloir son point de vue. Cependant, il est finalement parvenu durant le traitement parlementaire à faire adapter la formule de calcul. Ce changement, qui a rendu&nbsp;l'AVS plus sociale, porte d'ailleurs dans le jargon technique de l'AVS toujours son nom (en allemand "Leuthy-Knick").</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">À titre personnel, je n’ai fait plus ample connaissance avec Fritz Leuthy que dans les années 1990, à une époque où l’État social était en butte aux attaques de la droite et où la moindre avancée sociale donnait lieu à d’interminables bras de fer. Les échanges réguliers avec Fritz sur les développements importants et les questions stratégiques ont beaucoup compté à mes yeux, y compris durant mes années de présidence de l’USS. Il suivait de près les succès et les revers et maîtrisait parfaitement l’ensemble des enjeux.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Fumeur de cigares, Fritz Leuthy ressemblait par son apparence extérieure aux syndicalistes traditionnels de sa génération. Dans sa modestie naturelle, il ne cherchait pas à se faire remarquer des médias, mais à obtenir des résultats sur le terrain. Il savait pourtant aussi faire preuve d’ironie, s’intéressait aux nouveaux développements et était à l’écoute des jeunes générations.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;mso-ansi-language:DE-CH;mso-bidi-language:AR-SA;mso-fareast-font-family:Calibri;mso-fareast-language:DE-CH;mso-fareast-theme-font:minor-latin;">Fritz Leuthy a contribué comme peu d’autres à son époque au développement d’une Suisse sociale. Son nom restera à tout jamais gravé dans l’histoire des syndicats suisses.</span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/8/csm_Foto_Fritz_Leuthy_38767b4f0b.webp" length="409070" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10010</guid><pubDate>Mon, 06 Nov 2023 10:47:45 +0100</pubDate><title>Renforcer la protection des salaires et le service public au lieu de prévoir un programme de libéralisation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/renforcer-la-protection-des-salaires-et-le-service-public-au-lieu-de-prevoir-un-programme-de-liberalisation</link><description>Europe : position de l’USS et de Travail.Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse et Travail.Suisse sont très inquiets du déroulement des discussions avec la Commission européenne. Après l’ancien projet d’&nbsp;<br>« accord institutionnel », c’est désormais un programme de libéralisation qui émerge. L’administration fédérale, chargée de conduire des discussions exploratoires, a accepté dans les échanges qui ont eu lieu une réduction de la protection des salaires et un affaiblissement du service public : les travailleuses et travailleurs détachés vers la Suisse depuis l'étranger ne recevraient plus le remboursement de leurs frais au niveau prévu en Suisse. Les instruments de sanction que sont la caution et l'interdiction de prestation de service perdraient leur effet. La protection des salaires serait soumise au soupçon permanent de constituer une entrave à l'accès au marché. S'y ajoutent la libéralisation complète du marché de l'électricité ainsi qu'un accès au marché ferroviaire pour des prestataires comme Flixtrain dans le trafic international de voyageurs.</p><p>Le Conseil fédéral doit corriger ces erreurs. Il doit défendre les intérêts de la population dans les négociations avec l'UE, et garantir la protection des salaires et le service public.</p><p>La protection des salaires est sous pression depuis longtemps en Suisse. Les emplois précaires et le travail temporaire ont augmenté. La mise en œuvre dans les cantons est insuffisante, en particulier en Suisse alémanique. Le recours à l’intérim est aujourd’hui encouragé, et la sous-enchère est trop peu poursuivie. Les chaînes de sous-traitance mettent en péril les conventions collectives. Le dispositif suisse de protection doit être amélioré, et non dégradé. Les représentants des employeurs se refusent, eux, à toute discussion constructive en vue de régler ces problèmes.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10007</guid><pubDate>Wed, 01 Nov 2023 12:29:54 +0100</pubDate><title>La valeur des avoirs de vieillesse des salarié-e-s continue à diminuer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-valeur-des-avoirs-de-vieillesse-des-salarie-e-s-continue-a-diminuer-taux-minimal-2024</link><description>Le Conseil fédéral arrête un taux d’intérêt minimal LPP trop bas.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a fixé à un petit 1,25 % le taux d’intérêt minimal LPP. Celui-ci se situe nettement au-dessous de l’actuelle inflation. Le capital vieillesse des assuré-e-s continue ainsi à perdre de la valeur et le revirement à la hausse des taux d’intérêt n’a aucun effet pour les salarié-e-s. Cela, alors qu’ils ont déjà payé le prix fort quand les taux d’intérêt étaient négatifs. En fin de compte : des rentes encore plus basses. L’Union syndicale suisse (USS) avait demandé le relèvement à 2 % du taux d’intérêt minimal parce les taux d’intérêt ont augmenté, les rendements des caisses de pensions sont bons et permettent une telle hausse. Après 15 années de baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier à cause de taux d’intérêt bas et de coûts excessifs, il faut que cela s’arrête.</p><p>La loi est en fait claire : le taux d’intérêt minimal doit être fixé de sorte que les rendements des placements effectués par les caisses de pensions soient crédités aux assuré-e-s. Or ce taux est depuis des années largement à la traîne des rendements effectifs. Depuis une année environ, il est même inférieur au taux d’intérêt sans risque des obligations à 10 ans de la Confédération. Avec sa décision d’aujourd’hui, le Conseil fédéral explique que les choses doivent continuer ainsi. Pour les salarié-e-s, les conséquences sont fatales, surtout pour les plus de 50 ans. En plus d’une évolution des salaires insuffisante, leurs avoirs de vieillesse risquent, pour la deuxième fois consécutive déjà, de se dévaloriser.</p><p>Les intérêts versés sur les avoirs de vieillesse sont déterminants quant au niveau de la rente qui sera un jour versée. Pendant la dernière décennie, ils se sont montés à 2,34 %. Les avoirs de vieillesse devraient bénéficier de taux d’intérêt au moins aussi élevés que le renchérissement. En plus de pertes sur les salaires réels, les salarié-e-s sont aujourd’hui menacés, en 2024 aussi, par une perte de pouvoir d’achat sur des rentes du 2<sup>e</sup> pilier déjà fortement réduites. Et cela, alors que la situation financière des caisses de pensions s’est radicalement améliorée en raison du revirement des taux d’intérêt. Or, elles refusent d’en faire profiter les assuré-e-s. Pour ces derniers, c’est incompréhensible et va déstabiliser encore plus leur confiance dans le 2<sup>e</sup> pilier. Pendant ce temps, les assureurs continuent à augmenter joyeusement les bénéfices qu’ils engrangent avec la prévoyance professionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10001</guid><pubDate>Thu, 26 Oct 2023 09:49:16 +0200</pubDate><title>La 13e rente AVS arrive au bon moment</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avs-arrive-au-bon-moment</link><description>Votation en mars 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 3 mars 2024, les citoyen-ne-s pourront voter sur l’initiative qui demande une 13e rente AVS. Celle-ci arrive exactement au bon moment. À cause de l’inflation, de la hausse des loyers ainsi que des primes-maladie, les retraité-e-s perdent l'équivalent d'une rente mensuelle jusqu’à la fin 2024. La 13e rente AVS peut compenser cette perte de pouvoir d’achat. L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera de toutes ses forces pour cette importante amélioration des rentes.</p><h3 class="heading--h4">Renforcer l’AVS : le bon calcul</h3><p>Aujourd’hui, l'AVS n'est plus assez élevée : la rente mensuelle moyenne se monte à tout juste 1 800 francs. Elle remplit toujours moins son mandat constitutionnel de couvrir les besoins vitaux. La perte de valeur des rentes est inquiétante et l’augmentation du coût de la vie aggrave le problème. Pour 90 % des personnes professionnellement actives, le renforcement de l’AVS en vaut la peine. Car dans l’AVS, toutes les classes de revenu participent et tout le monde profite d'améliorations directes des rentes, surtout les femmes. Pour elles, l’AVS est particulièrement importante, car elle tient compte du travail non rémunéré pour la fixation du niveau des rentes. Dans le contexte actuel, son renforcement est donc d’autant plus important, car le 2e pilier ne connaît ni compensation du renchérissement, ni garantie du niveau de prestations en fonction des cotisations salariales payées. Mais le Parlement ignore totalement ces réalités et veut continuer à diminuer les prestations ainsi qu’à augmenter massivement les cotisations. Cela, malgré l’excellente situation financière des caisses de pensions ! Depuis des années, la seule chose qui augmente dans le 2e pilier sont les profits des caisses de pensions. Avec l’AVS, c’est tout le contraire : les frais administratifs restent stables à un niveau bas.</p><h3 class="heading--h4">L’AVS est en bonne santé</h3><p>Les perspectives financières de la Confédération confirment la bonne santé de l'AVS. Ces prochaines années, elle réalisera un excédent annuel d’environ 3 milliards de francs. Et, contrairement aux scénarios catastrophes répandus depuis des années, sa fortune augmentera à 67 milliards de francs d’ici la fin de la décennie. C’est environ 20 milliards de plus qu’aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">Non à la hausse de l'âge de la retraite</h3><p>L’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux est une attaque contre les gens qui travaillent. Le patronat et les banques attisent des peurs infondées sur la pérennité de l'AVS et sur la nécessité d'augmenter l'âge de la retraite. L’USS combattra fermement cette initiative. Le relèvement de l’âge de la retraite est un non-sens absolu compte tenu de la réalité du marché du travail. Le relèvement de l’âge de référence AVS ne changera rien ou presque pour les les cadres à hauts revenus qui peuvent se permettre, déjà aujourd'hui, une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers devront en revanche travailler jusqu’à 67 ans.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9998</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 11:28:53 +0200</pubDate><title>Stratégie de coopération internationale 2025-2028 </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/strategie-de-cooperation-internationale-2025-2028</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9996</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 11:10:56 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la prolongation du délai de compensation des pertes </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/10-loi-federale-sur-la-prolongation-du-delai-de-compensation-des-pertes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9994</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 10:56:37 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la fixation et l’adaptation de structures tarifaires dans l’assurance-maladie (physiothérapie)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/anpassung-der-tarifstruktur-fuer-die-ambulante-physiotherapie</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9992</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 10:46:37 +0200</pubDate><title>Financement de l’exploitation et la maintenance de l’infrastructure ferroviaire pour les années 2025 à 2028</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/financement-de-lexploitation-et-la-maintenance-de-linfrastructure-ferroviaire-pour-les-annees-2025-a-2028</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9990</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 10:14:25 +0200</pubDate><title>Modifications de la loi sur l’approvisionnement en électricité (réserve d’électricité)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modifications-de-la-loi-sur-lapprovisionnement-en-electricite-reserve-delectricite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9988</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 10:02:43 +0200</pubDate><title>Révision complète de la loi fédérale sur le dossier électronique du patient (LDEP) </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-complete-de-la-loi-federale-sur-le-dossier-electronique-du-patient-ldep</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9986</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 09:49:29 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI (LPC). Reconnaissance des logements protégés pour les bénéficiaires de PC à l’AVS </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/4-modification-de-la-loi-sur-les-prestations-complementaires-a-lavs-et-a-lai-lpc-reconnaissance-des-logements-proteges-pour-les-beneficiaires-de-pc-a-lavs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9984</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 09:31:21 +0200</pubDate><title>Aires de circulation destinées à la mobilité douce</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/aires-de-circulation-destinees-a-la-mobilite-douce</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9976</guid><pubDate>Wed, 04 Oct 2023 09:26:33 +0200</pubDate><title>Sommet des retraité·e·s : Travailler plus pour moins de rentes ? Maintenant, c&#039;est tout l&#039;enjeu !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sommet-des-retraitees-travailler-plus-pour-moins-de-rentes-maintenant-cest-tout-lenjeu</link><description>Discussion le 3 novembre, avec entre autres Pierre-Yves Maillard, Ruth Dreifuss, Kurt Regotz et Paul Rechsteiner</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Sous le titre «&nbsp;Travailler plus pour moins de rentes&nbsp;? Maintenant, c'est tout l'enjeu&nbsp;!&nbsp;» l'Union syndicale suisse invite, en collaboration avec Travail.Suisse, la FARES et l'AVIVO, au Sommet des retraité-e-s.</p><p>Le renchérissement, la hausse des loyers et l’explosion des primes d’assurance-maladie touchent les retraité-e-s de plein fouet. Ils et elles vont perdre l’équivalent d’un mois entier de rente en pouvoir d’achat d’ici fin 2024. Mais au lieu de résoudre le problème, les employeurs, les banques et leurs lobbyistes au parlement veulent l’aggraver en réhaussant à 67 ans l’âge de la retraite et en baissant encore les rentes des caisses de pension ! Nous devons dans les urnes mettre un terme à cette politique qui nuit aux intérêts de la population.</p><p>La Constitution l’affirme clairement depuis plus de 50 ans&nbsp;: après une longue vie de travail, la retraite doit permettre de vivre correctement. Les mois à venir vont être décisifs&nbsp;: réussirons-nous à faire un premier pas, mais un pas important dans la bonne direction avec une 13<sup>e</sup> rente AVS&nbsp;? Ou les dangereuses attaques contre nos rentes vont-elles se concrétiser&nbsp;? <strong>Le 3 novembre 2023</strong>, nous les retraité-e-s donnerons un signal clair : en Suisse, il y a assez d’argent pour des rentes décentes, et pas seulement pour les hauts revenus. Nous avons besoin d’un système de retraite qui fonctionne pour toute la population, et non contre les intérêts de l’immense majorité.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/agenda/2023/211103_Sommet_Retraite-e-s_Invitation.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">&nbsp;Programme complet&nbsp;<i>&nbsp;</i></a> &nbsp;<a href="https://uss.sgb.ch/civicrm/event/register?reset=1&amp;id=31" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Inscription&nbsp;<i>&nbsp;</i></a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/8/csm_aeltere-Seminar-Teilnehmerin-Workshop-Konferenz_vm-ist457758283_a86612e208.webp" length="127786" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9971</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2023 15:03:30 +0200</pubDate><title>Il faut maintenant dire stop au lobby immobilier !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-faut-maintenant-dire-stop-au-lobby-immobilier</link><description>Référendums contre la révision du droit du bail </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Explosion des loyers, pénurie de logements, vague de résiliations&nbsp;: comme si la situation n’était pas déjà assez grave, le Parlement vient de céder à la pression des lobbys de l’immobilier et d’opter pour une dégradation drastique du droit du bail. Pour les syndicats, c’est tout simplement inadmissible. Il faut maintenant à tout prix dire stop dans les urnes aux différentes associations de propriétaires fonciers et immobiliers.</strong></p><p class="heading--h4"><strong>Attaques de tous bords contre les locataires</strong></p><p>Sur le fond, le droit du bail n’est pas mauvais. En effet, selon la loi, les bailleurs ne peuvent encaisser des revenus locatifs que pour couvrir les frais et obtenir un rendement limité. Ça, c’est la théorie.&nbsp;Dans la pratique, les locataires ont payé au total près de 80 milliards de francs de trop au cours des 15 dernières années en raison de rendements locatifs abusifs&nbsp;: c’est la principale conclusion d’une étude commandée en externe par l’Association suisse des locataires et souvent citée. Mais il y a pire&nbsp;: selon un jugement du Tribunal fédéral, le «&nbsp;rendement limité&nbsp;» mentionné dans la loi peut désormais être supérieur de 1,5&nbsp;% à ce qu’il était jusqu’à présent.</p><p>Nous assistons donc d’une part à une violation continuelle du droit et d’autre part, à une interprétation extrêmement favorable du droit de bail par le lobby immobilier. À cela s’ajoute maintenant une attaque politique en règle de ce même lobby contre les locataires&nbsp;: dans une stratégie bien orchestrée, pas moins de quatre initiatives parlementaires visent, d’une part, à affaiblir le droit de bail et, d’autre part, à poser les bases légales pour des loyers encore plus élevés. Le premier pas est un fait accompli&nbsp;: le Parlement a définitivement adopté l’affaiblissement du droit du bail lors de la session d’automne. Un double référendum, soutenu par les syndicats, a été immédiatement lancé contre cette décision.</p><p class="heading--h4"><strong>Mettre les gens à la porte&nbsp;: la solution de facilité</strong></p><p>Selon la loi en vigueur, la sous-location est un droit acquis aux locataires. Mais aujourd’hui déjà, ils ont chaque fois besoin de l’accord du bailleur. Le projet de révision de la loi prévoit d’introduire une série de motifs arbitraires pour le refus unilatéral d’une sous-location. Désormais, les locataires pourraient même être licenciés en cas de légers «&nbsp;vices de forme&nbsp;» lors d’une sous-location – et ce quasiment sans préavis&nbsp;! Voilà pour le premier coup de boutoir. La deuxième révision de la loi adoptée par le Parlement vise à restreindre la protection des locataires en cas de résiliation du bail pour cause de besoin personnel par le bailleur. À l’avenir, ce besoin personnel ne devra plus être «&nbsp;urgent&nbsp;», ce qui signifie que la pesée des intérêts qui se fait habituellement sera toujours en faveur du bailleur. Aujourd’hui déjà, le besoin personnel est souvent utilisé comme prétexte pour une résiliation. Le but est simplement de remettre ensuite le logement sur le marché à un prix plus élevé. Avec la modification de la loi prévue, cela serait encore plus facile. Même des locataires âgés qui vivent depuis des années dans leur appartement pourraient ainsi être mis à la rue sans qu’il y ait d’évaluation de cas de rigueur&nbsp;!</p><p class="heading--h4"><strong>Fini les régressions, place aux progrès&nbsp;!</strong></p><p>On se frotte les yeux à deux reprises lorsqu’on voit comment le lobby immobilier avance ses pions et ses intérêts sur le plan politique, sans aucune gêne, voire même avec insolence. Son plan est déterminé et limpide&nbsp;: d’abord, on expulse plus facilement les locataires et ensuite, on augmente encore plus les loyers. Afin de bien réussir la seconde étape, deux autres initiatives parlementaires se trouvent déjà dans les «&nbsp;starting blocks&nbsp;». Elles seront certainement lancées immédiatement après les élections. Ces propositions visent à rendre encore plus difficile la contestation d’un loyer abusif ou non usuel par rapport au quartier et à inscrire de facto dans la loi la logique des loyers du marché.</p><p>Toutes ces mesures ont en commun le fait que la spirale des prix des loyers va continuer à s’accélérer et que le nombre de logements abordables va continuer à diminuer. Cela semble assez surréaliste&nbsp;: comme si les loyers n’étaient pas déjà exorbitants depuis des lustres et si les logements libres et abordables étaient légion dans les grandes agglomérations&nbsp;! Il est évident qu’au lieu d’un nouveau recul, il faut absolument faire des progrès substantiels dans le droit du bail et sur le marché du logement. Les propositions en ce sens sont sur la table depuis longtemps&nbsp;: les mesures les plus urgentes seraient la mise en œuvre immédiate d’un contrôle régulier du rendement locatif admissible par l’introduction d’une obligation de révision ainsi que le développement rapide des instruments de promotion de la construction de logements d’utilité publique – instruments qui sont d’ailleurs inscrits dans la Constitution fédérale&nbsp;!</p><p class="text-justify heading--h4"><strong>Inertie totale du côté du ministre du logement Guy Parmelin</strong></p><p>Et pourtant&nbsp;: le conseiller fédéral Guy Parmelin pratique la politique de l’autruche depuis des années dans ce dossier. On en veut pour preuve le dernier «&nbsp;événement&nbsp;» en la matière&nbsp;: au printemps, il a été décidé lors d’une «&nbsp;table ronde&nbsp;» qu’un plan d’action serait éventuellement mis en place, à un moment donné, pour atténuer la pénurie de logements et de loyers. Bien entendu, cela ne se fera que lorsque cela conviendra au lobby immobilier, représenté en masse autour de ladite table ronde. Il ne reste donc plus qu’à espérer que le nouveau Parlement élu cet automne sera plus favorable aux locataires et mettra enfin le lobby immobilier au pas. Mais avant d’en arriver là, nous devons combattre les attaques en cours contre le droit du bail par tous les référendums nécessaires.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/7/csm_Wohnungsprobleme-Mieter_iStock-skynesher_1434333253_e7ee32b551.webp" length="92420" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9967</guid><pubDate>Tue, 26 Sep 2023 14:03:25 +0200</pubDate><title>Nouveau coup de massue dans l’assurance-maladie : il faut maintenant soulager la population </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nouveau-coup-de-massue-dans-lassurance-maladie-il-faut-maintenant-soulager-la-population</link><description>Le Conseil fédéral annonce les primes-maladie pour 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="text-justify">Le Conseil fédéral a annoncé aujourd’hui une forte hausse des primes-maladie&nbsp;: +&nbsp;8,7&nbsp;% dès le début de l’an prochain. Pour les gens qui gagnent normalement leur vie, la charge devient tout simplement insupportable. Maintenant, il s’agit d’augmenter sans tarder les réductions de primes (subsides) pour soulager les revenus bas et moyens. Car avec la hausse des loyers, de l’électricité et des prix en général, les gens qui travaillent et les retraité-e-s ont toujours moins pour vivre.</p><p>On s’y attendait depuis un bon moment, c’est maintenant officiel&nbsp;: nous allons subir de plein fouet un nouveau choc en matière de primes-maladie. Avec une hausse de 8,7&nbsp;%, les primes de l’assurance de base augmentent comme jamais depuis 21 ans. Cette charge supplémentaire dépasse les limites du supportable pour de nombreux assuré-e-s&nbsp;: d’une part, parce que le pouvoir d’achat est déjà sérieusement mis à mal, et d’autre part, parce que le fardeau que représentent les primes-maladie est depuis longtemps déjà beaucoup trop lourd pour les ménages à bas et moyens revenus. Les cantons notamment portent une responsabilité importante pour cette situation&nbsp;: leurs budgets pour les subsides ne suivent pas l’augmentation des coûts, au contraire. Ainsi, entre 2012 et 2022, les moyens à disposition ont été réduits en termes réels dans 17 des 26 cantons&nbsp;!</p><p>Les chiffres choquants publiés il y a deux semaines par l’Observatoire suisse de la santé (Obsan) sur le «&nbsp;renoncement aux prestations&nbsp;» illustrent également les conséquences délétères de cette charge trop élevée&nbsp;: parmi les ménages fortement défavorisés, près de la moitié (46&nbsp;%) renonce aujourd’hui pour des raisons financières à des consultations médicales ou à des médicaments.</p><p>Il est plus que temps de prendre le taureau par les cornes&nbsp;: baisser les prix des médicaments, éliminer la surabondance de soins liée aux assurances complémentaires, mettre en place une planification coordonnée par-delà les frontières cantonales, accélérer le virage ambulatoire – autant d’outils de réduction des coûts qui seraient rapidement applicables et efficaces. Mais cela ne suffira pas pour que le système de santé repose enfin sur une base financière sociale. Pour y parvenir, il faut que le financement lui-même soit principalement basé sur les revenus – comme partout ailleurs en Europe.&nbsp;C’est précisément ce que demande l’initiative d’allègement des primes («&nbsp;initiative des 10&nbsp;%&nbsp;») du PS et de l’Union syndicale suisse (USS). Dominé par les partis bourgeois, le Parlement a, dans une décision incompréhensible, fait passer à la trappe un bon contre-projet. L’initiative d’allègement des primes reste donc le seul moyen de réduire rapidement et efficacement la charge des primes pour les ménages.</p><p>De plus, les écarts de primes entre les cantons ne sont plus non plus acceptables. De Boncourt à Poschiavo, les assuré-e-s ont droit exactement aux mêmes prestations pour leur argent. Et pourtant, leurs primes sont en moyenne presque deux fois plus élevées dans le canton de Bâle-Ville qu’en Appenzell Rhodes-Intérieures (+92&nbsp;%). Voilà une autre bonne raison de poursuivre cet objectif social&nbsp;: dans aucun canton et pour aucun ménage, la charge des primes ne doit dépasser 10&nbsp;% du revenu.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_906f23953c.webp" length="123934" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9965</guid><pubDate>Mon, 25 Sep 2023 18:05:34 +0200</pubDate><title>La ratification de la Convention 190 de l’OIT ne doit plus être reportée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-ratification-de-la-convention-190-de-loit-ne-doit-plus-etre-reportee</link><description>Lutte contre le harcèlement et la violence au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique vivement la décision du Conseil des États de reporter la ratification de la convention n° 190 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la violence et le harcèlement au travail, qui est donc renvoyée au Conseil fédéral pour des clarifications et une nouvelle consultation. Ceci alors que le message du Conseil fédéral était parfaitement clair.</p><p>La Suisse remplit d’ores et déjà les conditions juridiques et les exigences de la convention. La ratification représente un signal important pour la communauté internationale et pour la Suisse en tant que place économique. Elle constitue en outre un engagement clair contre la violence sexiste et sexuelle envers les salarié-e-s et toutes personnes concernées.</p><p>Le harcèlement sexuel touche trop de salarié-e-s sur le marché du travail suisse. Avec souvent des conséquences terribles pour la santé des personnes concernées et pour la suite de leur carrière. Les syndicats revendiquent donc en premier lieu la tolérance zéro à l’égard du harcèlement sexuel et une mise en œuvre efficace des mesures de protection existantes. La ratification de la Convention 190 de l’OIT devrait&nbsp;être une évidence. Elle constitue une étape symbolique importante dans l’amélioration de la protection des travailleurs et travailleuses contre la violence sexiste et sexuelle sur le lieu de travail.</p><p>Le signal ambivalent donné par le Conseil des Etats, alors que le Conseil national a voté en faveur du texte&nbsp;il y a&nbsp;longtemps, ne place pas la Suisse sous un jour favorable sur le plan international. L'USS regrette vivement cette manœuvre dilatoire.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9960</guid><pubDate>Thu, 21 Sep 2023 10:41:00 +0200</pubDate><title>Décision positive sur les taux d’intérêts, mais attention aux interventions sur les devises !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/decision-positive-sur-les-taux-dinterets-mais-attention-aux-interventions-sur-les-devises</link><description>Politique monétaire : la BNS renonce à une hausse des taux</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de ne pas relever davantage les taux d’intérêt. Elle est toutefois préoccupée par le fait que la BNS envisage de laisser le franc s’apprécier encore davantage à travers la vente de devises.</p><p>Le franc suisse est clairement surévalué. Un taux de change équitable devrait se situer entre 1.10 et 1.20 fr./euro. C’est ce que montrent non seulement la réalité dans de nombreuses entreprises industrielles en Suisse, mais aussi les comparaisons de prix internationales de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Pour les produits négociables, la parité est de cet ordre de grandeur. Le taux de change « réel » calculé par la BNS n’est pas approprié pour déterminer si le franc est surévalué ou sous-évalué. En effet, cette comparaison inclut de nombreux produits et services qui ne sont pas négociables.</p><p>L’inflation a baissé en Suisse. En 2024, une bonne partie du renchérissement aura des causes politiques ou réglementaires, à savoir l’augmentation des loyers, de la TVA ainsi que des prix de l’électricité et des transports publics. Tous ces facteurs réunis constitueront environ 1,5 % de taux d’inflation, soit une part qui ne pourra pas être réduite par des mesures de politique monétaire. Au contraire : une nouvelle hausse des taux d’intérêt pousserait à nouveau les loyers à la hausse. Parallèlement, la conjoncture à l’étranger s’est quelque peu affaiblie. Il est donc judicieux de ne pas augmenter davantage les taux d’intérêt.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9962</guid><pubDate>Wed, 20 Sep 2023 15:25:00 +0200</pubDate><title>Manifestation pour une bonne prévoyance vieillesse avec une 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/manifestation-pour-une-bonne-prevoyance-vieillesse-avec-une-13e-rente-avs</link><description>Les seniors des syndicats célèbrent le 75e anniversaire de l&#039;AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’était il y a 75 ans&nbsp;: en 1948, la Suisse introduisait ce pilier central du système social qu’est l’assurance vieillesse et survivants (AVS). Les seniors du mouvement syndical veulent marquer par une manifestation cet anniversaire d’une institution qui a assuré pendant des décennies la solidarité et la cohésion dans notre société et entre les générations et qu’il faut à tout prix préserver et de renforcer.<br>&nbsp;</p><p class="heading--h4">En route pour la manifestation «&nbsp;75 ans de l'AVS&nbsp;», lundi 25 septembre 2023, de 15h à 16h, à la Waisenhausplatz à Berne&nbsp;!&nbsp;</p><p>Les thèmes de la manifestation seront, d’une part, les défis croissants auxquels nos systèmes de sécurité sociale sont confrontés, notamment la menace d’un relèvement de l’âge de la retraite et la possible réduction des prestations des caisses de pension et, d’autre part, la perte du pouvoir d’achat des retraité-e-s ainsi que plusieurs autres préoccupations sociales. Les revendications sont multiples&nbsp;:</p><ul><li>Les rentes doivent suffire pour vivre. L'objectif constitutionnel (art. 112) doit enfin être respecté&nbsp;! La 13e rente AVS est indispensable pour s'en approcher.</li><li>Non aux baisses dans le 2e pilier&nbsp;! La réforme de la LPP n'est qu'un vaste gâchis&nbsp;: il faudrait payer plus pour toucher enocre moins de rente&nbsp;? Non merci&nbsp;!</li><li>Les primes-maladie explosent et les subsides sont totalement insuffisants. Pour plus de solidarité&nbsp;: la caisse unique, maintenant&nbsp;!</li><li>Une politique de santé digne aussi pour les personnes âgées&nbsp;!</li><li>Mettre des priorités en matière de politique de vieillesse, de logement et de politique sociale.</li><li>Un sujet qui n'est presque jamais abordé&nbsp;: la violence envers les personnes âgées. La société dans son ensemble doit prendre ses responsabilités et agir avec détermination.</li></ul><p>Les organisatrices et organisateurs veulent s’engager ensemble pour la sécurité sociale de toutes les générations, mais aussi pour une politique qui respecte la dignité et les droits des générations plus âgées. Nous voulons donner un signal fort pour l’avenir de nos systèmes sociaux et lutter pour une société plus juste et plus solidaire.</p><p>Les personnalités suivantes, notamment, y prendront la parole&nbsp;: Barbara Gysi, Pierre-Yves Maillard, Katharina Prelicz-Huber, Hans Stöckli, Vania Alleva, Vasco Pedrina et Rita Schmid.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9958</guid><pubDate>Wed, 20 Sep 2023 09:40:00 +0200</pubDate><title>Pour un virage climatique syndical : Tout le monde à la manif pour le climat le 30 septembre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/pour-un-virage-climatique-syndical-tout-le-monde-a-la-manif-pour-le-climat-le-30-septembre</link><description>Les syndicats appellent à une large participation à la manifestation nationale pour le climat du 30 septembre à Berne.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La planète brûle et la Suisse sommeille&nbsp;: voilà comment résumer à la fois l’état du climat mondial et la politique climatique de notre pays. Cette situation n’est pas tenable&nbsp;: il faut enfin prendre des mesures ambitieuses si nous voulons atteindre l’objectif «&nbsp;Zéro net d’ici à 2050&nbsp;», objectif que le peuple a décidé. Les travailleuses et les travailleurs sont concernés de façon existentielle. C’est pourquoi l’USS fait partie de l’Alliance climatique suisse et soutient la grande manifestation pour le climat qui aura lieu le 30 septembre à Berne.</p><p><strong>Le réchauffement climatique n’est pas un phénomène lointain, que ce soit dans l’espace ou dans le temps. Il a lieu ici et maintenant. </strong>Il est d’origine humaine et constitue une menace existentielle pour nous toutes et tous. La Suisse est l’un des plus grands pollueurs au monde&nbsp;: son empreinte de gaz à effet de serre par habitant-e est plus de deux fois supérieure à la moyenne internationale, et ce sans compter les émissions importées ou les émissions des entreprises suisses à l’étranger.</p><p>Au bout du compte, le réchauffement climatique est le <strong>produit d’un ordre économique mondial extrêmement inégalitaire. Aujourd’hui, les 10&nbsp;% les plus riches du monde sont responsables de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre.</strong> Et en même temps, le réchauffement climatique touche surtout les parties les plus pauvres de la population, y compris en Suisse. Les travailleuses et travailleurs qui sont exposés à des températures de plus en plus élevées et à des risques naturels toujours plus importants dans le cadre de leur travail sont généralement aussi les moins bien payés. Raison pour laquelle les collègues de ces branches sont également plus exposés en dehors du travail, par exemple, parce qu’ils ne peuvent s’offrir un logement abordable que dans des régions périphériques mal desservies ou le long d’axes de circulation bruyants et pollués dans les agglomérations. <strong>Il est donc évident que le virage climatique ne pourra jamais se faire sans un tournant social</strong>, même en Suisse. Toutes les tentatives visant à faire supporter les coûts de la protection du climat à l’ensemble de la population, tout en épargnant les plus fortuné-e-s, sont vouées à l’échec.</p><p>Le marché ne résoudra certainement pas non plus ce qui est LE problème mondial du siècle actuel&nbsp;: ainsi, <strong>les nombreux instruments de l’économie de marché pour lutter contre la crise climatique ont largement échoué depuis leur introduction.</strong> Le meilleur exemple en est le commerce des émissions, les mesures de compensation ainsi que toutes sortes d’«&nbsp;engagements volontaires de l’économie&nbsp;», très appréciés jusqu’ici dans la politique climatique suisse. Le point commun de toutes ces approches est, en fin de compte, la croyance erronée en une innovation technologique révolutionnaire qui se produirait à un moment donné et qui nous propulserait d’un coup dans un «&nbsp;avenir zéro net&nbsp;», sans que le fonctionnement de base de notre vie économique ne doive changer de quelque façon que ce soit.</p><p>Dans notre système économique, l’exploitation des salarié-e-s va de pair avec l’exploitation des ressources naturelles. <strong>Nous sommes toutefois convaincus que le progrès économique ne doit pas être simplement synonyme d’augmentation des dommages. Au contraire, une transition énergétique flanquée de mesures sociales permet également une évolution positive durable du marché du travail.</strong> Mais pour que la transformation écologique se fasse de manière solidaire, personne ne doit être laissé pour compte à cause des changements structurels qui s’imposeront. Il faut donc des investissements publics, non seulement pour les nouvelles infrastructures et technologies, mais aussi pour la formation, la reconversion et le soutien des salarié-e-s dans les secteurs concernés. L’objectif premier doit être la création d’emplois durables, sains et bien rémunérés&nbsp;: les «&nbsp;emplois verts&nbsp;» doivent impérativement être de «&nbsp;bons emplois&nbsp;». C’est aussi pour cette raison que les syndicats participent de façon conséquente à <strong>l’</strong><a href="/fondsclimat" target="_blank" class="link link--internal"><strong>initiative « Fonds climatique</strong></a><strong> pour une politique équitable en matière d’énergie et de climat&nbsp;».</strong></p><p>La transformation écologique est depuis de nombreuses années une préoccupation centrale des syndicats. Ensemble, nous avons lutté contre la libéralisation du marché de l’électricité et contribué au développement des énergies renouvelables et d’un service public respectueux du climat. Pour nous, une chose est sûre&nbsp;: <strong>le tournant climatique est le projet collectif de l’avenir qui ne peut être mis en œuvre que de manière collective et négociée démocratiquement. Le renforcement du service public en est le levier central.</strong> Des exemples historiques tels que le développement du réseau ferroviaire et la création des CFF ou la construction des centrales hydroélectriques et du réseau électrique le montrent&nbsp;: les programmes publics collectifs synonymes de progrès n’ont pas d’alternative. Et leur réussite est durable. De la même manière, la protection du climat et le tournant énergétique doivent enfin être pris à bras le corps. Pour que cela se fasse – et rapidement–, il faut faire pression à tous les niveaux&nbsp;: dans la politique, dans les branches économiques et dans la rue&nbsp;!</p><p><strong>C’est dans cet esprit que les syndicats appellent à une large participation à la manifestation nationale pour le climat du 30 septembre à Berne.</strong></p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_welt-klima-schuetzen_iStock-nito100_63d2fe3f36.webp" length="111318" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9954</guid><pubDate>Sat, 16 Sep 2023 16:15:21 +0200</pubDate><title>Augmenter les salaires et les rentes: quand, si ce n’est maintenant ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/manif-pour-le-pouvoir-d-achat-augmenter-les-salaires-et-les-rentes-quand-si-ce-nest-maintenant</link><description>Manifestation nationale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 20 000 personnes ont participé aujourd’hui à la manifestation pour le pouvoir d’achat à Berne et ont ainsi demandé une hausse des salaires et des rentes de retraites. La vie devient plus chère, les salaires et les rentes perdent de leur valeur. Les revenus réels des travailleuses et travailleurs de Suisse ont baissé en 2023 pour la troisième année d’affilée. Le coût de la vie devient difficile à supporter. S’y ajoutent des augmentations prévues ou déjà annoncées sur les loyers, les primes d’assurance-maladie ou l’électricité. Il faut donc que les revenus progressent aussi.</p><h3 class="heading--h4">Les employeurs doivent faire un pas</h3><p>La manifestation d’aujourd’hui donnait le départ des mobilisation syndicales de l’automne. Une perte réelle de valeur des salaires doit être évitée à tout prix. Le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, a questionné sur la place fédérale&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Si la compensation du renchérissement ne peut pas être garantie maintenant, quand le sera-t-elle&nbsp;? Le chômage est au plus bas, les profits et dividendes sont au plus haut. Dans une telle situation, les salaires doivent s’adapter au niveau des prix. Il est temps que les salaires augmentent&nbsp;!&nbsp;»</p><h3 class="heading--h4">Hausses réelles</h3><p>Dans les négociations salariales, il faut des augmentations réelles, donc qui aillent au-delà des hausses des primes, des loyers, de l’électricité et de l’ensemble des prix. Les personnes titulaires d’un CFC doivent pouvoir gagner au moins 5000 francs par mois. Les salarié-e-s doivent recevoir leur part des gains de productivité. Il y a suffisamment d’argent pour permettre à tout le monde de vivre de son revenu.</p><h3 class="heading--h4">13<sup>e</sup> rente AVS nécessaire</h3><p>L’inflation et les augmentations des loyers et des primes feront perdre aux retraité-e-s l’équivalent d’une rente mensuelle complète d’ici fin 2024. La 13<sup>e</sup> rente AVS peut compenser cette perte et arrive donc juste au bon moment. Car les rentes LPP, elles, ne sont pas ajustées à l’inflation. Il faut donc augmenter les rentes AVS, ce qui es tune bonne affaire pour 90% des gens qui travaillent.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Santé</category><category>AVS</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/c/csm_230916_demo-manif_pym-buehne_foto-c-manu-friedrich_349207e733.webp" length="84510" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9951</guid><pubDate>Sat, 16 Sep 2023 15:15:00 +0200</pubDate><title>Près de 20 000 personnes affluent Berne pour exiger plus de salaires et de meilleures rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-milliers-de-personnes-affluent-berne-pour-exiger-plus-de-salaires-et-de-meilleures-rentes</link><description>Manifestation nationale pour le pouvoir d’achat</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 20 000 personnes se sont rendues à Berne aujourd’hui pour exiger des hausses de salaire et de rente, parce que la vie est toujours plus chère. Venant des quatre coins de la Suisse, les participant-e-s attendent aussi du monde politique qu’il prenne des mesures immédiates pour alléger le fardeau des primes-maladie et qu’il mette en place une protection efficace des locataires contre les abus et les rendements prohibitifs des propriétaires immobiliers. Pour les gens qui travaillent, les fins de mois sont de plus en plus serrées. La grande manifestation d’aujourd’hui envoie un signal clair et net&nbsp;: dans un pays riche comme la Suisse, il y a assez d’argent pour que tout le monde puisse vivre bien. L’appel à manifester émanait d’une large alliance en faveur du pouvoir d’achat, réunissant les syndicats de l’USS, les fédérations de Travail.Suisse, l’ASLOCA, le PS, les Vert-e-s. Cette mobilisation n’est qu’un début&nbsp;: les combats vont se poursuivre, tant dans les négociations salariales par branches que lors des prochaines campagnes de votation sur les primes-maladie et les rentes.</p><p>Soignant-e-s, menuisiers et menuisières, manœuvres, enseignant-e-s, collaboratrices et collaborateurs scientifiques, assistant-e-s sociaux, mécanicien-ne-s de locomotives, employé-e-s de la restauration, maçon-ne-s, employé-e-s de la Poste et de nombreuses autres&nbsp;personnes qui travaillent dur au quotidien sont venues de toutes les régions du pays pour faire entendre leur message&nbsp;: maintenant, les salaires doivent augmenter&nbsp;! La bonne conjoncture économique et les caisses bien garnies des entreprises permettent en effet des hausses substantielles. Pendant des années, ce sont surtout les actionnaires, les cadres et les patrons qui ont profité de rémunérations&nbsp;en hausse, de bonus et de dividendes. Maintenant, il faut que les salarié-e-s ordinaires reçoivent leur part de la bonne conjoncture.</p><h3 class="heading--h4">Des hausses générales de salaire</h3><p>Dans le cadre des négociations salariales en cours, il faudra des augmentations générales de salaire qui aillent au-delà des hausses des primes-maladie, des loyers, de l’électricité et des prix en général. Toute personne qui a fait un apprentissage doit gagner au moins 5000 francs par mois. Les travailleuses et les travailleurs doivent enfin avoir leur part des gains de productivité. Il y a assez d’argent pour que tout le monde puisse boucler les fins de mois avec ses revenus.</p><h3 class="heading--h4">Mettre fin à une politique de revenu qui favorise les gens aisés</h3><p>La charge des primes-maladie est devenue littéralement insupportable. Il faut substantiellement augmenter les réductions de primes (subsides) afin d’alléger ce fardeau pour les bas et moyens revenus, au lieu de baisser les impôts des gens fortunées et à hauts revenus. L’explosion des loyers doit également être stoppée par un plafonnement des marges d’augmentations. Enfin, sur le marché de l’électricité, il les&nbsp;grands groupes ne doivent plus pouvoir engranger des milliards de bénéfices tout en&nbsp;répercutant les risques sur les consommatrices et consommateurs par le biais de hausses de tarifs.</p><p>&nbsp;</p><p><sup>L'alliance « Manifestation pour le pouvoir d’achat&nbsp;»&nbsp;: Syndicats de l’USS, fédérations de Travail.suisse, ASLOCA, le PS, les Vert·e·s</sup></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Santé</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_demostart160923_sgb-tf_f50d3619d6.webp" length="703180" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9943</guid><pubDate>Wed, 13 Sep 2023 18:46:30 +0200</pubDate><title>La décision du Conseil national alourdira la charge des primes-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-decision-du-conseil-national-alourdira-la-charge-des-primes-maladie</link><description>Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires (EFAS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au lieu de faire en sorte que les payeurs et payeuses de primes-maladie voient enfin leur charge s’alléger et d’améliorer la régulation du système de santé, le Parlement se concentre sur une pseudo-réforme hypercomplexe qui n’aura pour seul effet certain que de renforcer les profits privés dans le secteur de la santé et se traduira de ce fait aussi par une charge supplémentaire sur le dos des assuré-e-s.</p><p>Avec l’EFAS, les caisses-maladie recevront et répartiront à l’avenir les milliards versés par les cantons pour les traitements hospitaliers. Les buts visés&nbsp;: encourager les traitements ambulatoires et éliminer les incitations perverses sont justes, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec l’EFAS. Car le fait est que, demain, la même facture soit payée par une autre instance n’a aucune incidence déterminante sur le choix du type de traitement. Et tant que les systèmes tarifaires ne seront pas touchés, les incitations perverses essentielles subsisteront. Il est à craindre qu’en lieu et place, la recherche du profit augmenterait, au détriment des assuré-e-s ainsi que des contribuables.</p><p>On ne comprend vraiment pas pourquoi le Conseil national a changé d’avis et, comme avant lui le Conseil des États, a inclus les soins de longue durée dans le projet. Concrètement, cela veut dire que précisément le secteur des soins qui connaît aujourd’hui la croissance la plus forte serait désormais aussi financé par les primes. En effet, l’actuel plafonnement du montant des primes pour les soins de longue durée serait tout bonnement supprimé de la loi. Tout aussi incompréhensible: le Conseil national maintient sa version qui prévoit pour les hôpitaux privés un cadeau supplémentaire de 30% de prise en charge en plus par l’argent des primes.&nbsp;C’est inacceptable comme tel et représente un affront pour les ménages à bas ou moyen revenu qui souffrent déjà – comme chacun sait- du poids bien trop lourd de primes qui continuent à augmenter.</p><p>L’EFAS ne menace pas uniquement les assuré-e-s d’une nouvelle explosion des primes, mais de la hausse de leur participation aux coûts augmenterait aussi. D’une part en effet, l’actuel plafonnement du montant versé par les patient-e-s en cas de soins de longue durée, comme le prévoit la loi, ne s’appliquera, selon le Conseil des États, que pour une durée explicitement précisée de cinq ans et, d’autre part, en cas de séjours hospitaliers stationnaires, les frais de traitement seraient désormais facturés dans leur totalité, avec la franchise et la quote-part (aujourd’hui, il ne s’agit que de tout juste la moitié).</p><p>Quatorze ans après le lancement du projet EFAS, une chose est claire&nbsp;: ce projet connaîtra sa cinquième (!) législature. Et dans ce cas, ce qui aura duré longtemps ne se sera définitivement pas amélioré, mais a plutôt dégénéré. Le nouveau Parlement ferait bien de rompre une bonne fois avec cet exercice et de se concentrer sur des projets de santé publique vraiment importants&nbsp;: un financement social et une régulation efficace.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9938</guid><pubDate>Tue, 12 Sep 2023 11:41:42 +0200</pubDate><title>Le Parlement refuse d’alléger les primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-refuse-dalleger-les-primes</link><description>Contre-projet mesquin à l’initiative populaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les travailleuses et travailleurs et les retraité-e-s doivent toujours plus se serrer la ceinture. L’explosion des primes des caisses-maladie a une large part de responsabilité dans cette baisse des revenus réels. Il est dès lors urgent d’alléger rapidement les charges des salarié-e-s ordinaires pour remédier à la crise du pouvoir d’achat. La solution la plus simple et la plus efficace consisterait à revoir à la hausse les réductions de primes (subsides). Il est incompréhensible pour l’Union syndicale suisse (USS) qu’après le coup de massue annoncé de l’augmentation des primes, le Parlement ne fasse rien pour la population.</p><p>Avec la hausse massive des primes de cette année et celle attendue pour 2024, une famille de quatre personnes recevra l’année prochaine des factures de primes de l’ordre de 15&nbsp;200&nbsp;francs au total, soit presque 2000&nbsp;francs de plus qu’en 2022. Comment cette famille s’y prendra-t-elle pour payer&nbsp;? Alors même que le coût des primes était déjà exorbitant et qu’entre-temps, tous les autres postes de dépenses ont renchéri&nbsp;: loyers et charges, denrées alimentaires, factures d’électricité, billets de transports publics ou tarifs postaux.</p><p>Dans ces conditions, l’initiative d’allégement des primes semble tomber à pic, avec son concept convaincant pour alléger enfin tant soit peu la charge excessive des primes pour la population normale, en augmentant les réductions des primes. Rien ne serait plus naturel, quand on pense que la part du financement de l’assurance de base provenant des réductions des primes a chuté de presque 40&nbsp;% au cours des 20&nbsp;dernières années. Et ce, pas uniquement en raison des fortes hausses de primes, mais aussi et surtout des coupes brutales opérées par une grande partie des cantons – qui soit dit en passant croulent sous les réserves financière à l’heure actuelle, dans bien des cas.</p><p>À la différence du Conseil des États, le Conseil national a reconnu le problème. Il a soutenu un contreprojet digne de ce nom à l’initiative dite «&nbsp;des 10&nbsp;%&nbsp;», avant de s’en distancer. Le Parlement ne propose donc plus rien pour remédier à la crise du pouvoir d’achat. Il appartient désormais au peuple de corriger cette erreur aux urnes. L’heure est à la mobilisation&nbsp;: outre l’explosion des primes des caisses-maladie, les hausses de loyer et des factures d’électricité sont devenues un casse-tête pour toujours plus de gens, et le monde politique refuse d’adopter la moindre mesure concrète. L’USS et une large alliance pour le pouvoir d’achat appellent dès lors à une <a href="/actuel/pouvoir-achat" class="link link--internal">grande manifestation</a> ce samedi 16&nbsp;septembre à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9934</guid><pubDate>Fri, 08 Sep 2023 15:32:31 +0200</pubDate><title>Un service public fort est plus que jamais nécessaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/un-service-public-fort-est-plus-que-jamais-necessaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des économies continuent à être réalisées dans le service public. Or il s’agit de le renforcer !</p><p>Les élections du Conseil national et du Conseil des États auront lieu cet automne, l’occasion pour les syndicats de poser de nouveaux jalons pour renforcer le service public. Un regard en arrière montre que la législature actuelle fait du sur place dans ce domaine, en positif comme en négatif : d’un côté, les syndicats ont gagné d’importantes batailles, notamment en empêchant la privatisation de PostFinance et l’ouverture complète du marché de l’électricité. D’un autre côté, d’importantes avancées ont échoué, telles que l’aide aux médias ou la promotion de logements abordables.</p><p class="heading--h4">Quatre offensives pour les années à venir</p><p>Les raisons ne manquent pas pour lancer une vaste offensive de renforcement de tous les domaines du service universel. L’expérience de la pandémie, les enseignements tirés de la crise de l’approvisionnement énergétique et le virage à effectuer face à l’urgence climatique le montrent : sans un service public performant sur tout le territoire, la Suisse aurait pu être à l’arrêt et risquerait même un arrêt à l’avenir. Les projets immédiats suivants sont prioritaires :</p><ul><li>Le mandat de base de La Poste doit être tourné vers l’avenir et être donc renforcé. Cela signifie maintenir le « groupe intégré Poste » et autoriser PostFinance à octroyer des crédits. Après la chute de Crédit Suisse, nous savons à quel point une « banque populaire » qui gère sérieusement ses affaires est importante pour les ménages et les PME en Suisse.</li><li>L’initiative demandant la diminution de moitié de la redevance SSR est une déclaration de guerre contre le service public des médias. C’est de tout le contraire dont nous avons besoin ! Une couverture médiatique diversifiée et solide est indispensable pour une démocratie qui fonctionne et ne peut être obtenue qu’avec une véritable aide aux médias.</li><li>En matière de service public numérique, la Suisse est à la traîne par rapport aux pays pionniers. En refusant la gestion par des entreprises privées d’une e-ID, la population suisse a toutefois été claire : sur Internet aussi, les services de base doivent être fournis publiquement et avec le minimum de données ; ils doivent être développés et gérés démocratiquement. D’autant que nous avons maintenant besoin d’une-ID étatique, d’un dossier électronique du patient et de solutions de mobilité connectées. Les entreprises d’État que sont La Poste, Swisscom et les CFF ont ici leur rôle à jouer.</li><li>Les objectifs climatiques exigent de continuer à développer les transports publics. En lieu et place, le Conseil fédéral veut économiser : il prévoit des coupes de plusieurs milliards dans le développement des infrastructures ainsi qu’une réduction des subventions du trafic régional voyageur. Le Parlement, qui sera réélu sous peu, doit ici corriger le tir et s’appuyer sur le succès de la politique des transports de ces dernières années.</li></ul><p>Ces améliorations sont à portée de main et réalisables à court terme. Pour cela, les syndicats doivent mettre la pression sans relâche, que ce soit en politique, au sein des branches ou dans la rue.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/e/csm_Daniel_Rihs-13_Photo_personal_service_public_bundeshaus_beschnitten_7416b4c4f7.webp" length="71458" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9932</guid><pubDate>Fri, 08 Sep 2023 08:05:17 +0200</pubDate><title>Les difficultés s’accumulent pour les gens qui travaillent pendant que la situation s’améliore pour les classes supérieures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-difficultes-saccumulent-pour-les-gens-qui-travaillent-pendant-que-la-situation-sameliore-pour-les-classes-superieures</link><description>Négociations salariales décisives en 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’inflation, le choc des primes des caisses-maladie et l’augmentation des loyers plombent le budget des ménages. La pression que cela fait subir à la population active est sur toutes les lèvres – et il est urgent d’agir. Or alors même que la conjoncture reste favorable, les employeurs se montrent intraitables et ne veulent même pas compenser le renchérissement. Leurs marges à nouveau élevées servent à la place à augmenter encore les très hauts salaires et les bonus, ainsi qu’à verser des dividendes. Le Conseil fédéral et le Parlement font la sourde oreille à toute proposition d’allégement des charges subies par la population active et préfèrent la faire passer à la caisse. Il est bien clair pour l’USS que cela ne peut pas durer. L’heure est à un véritable tournant, avec des hausses des salaires réels et des mesures concrètes contre le coup de massue des hausses de loyer et l’explosion des primes des caisses-maladie. Alors que les négociations salariales ont débuté dans les branches, une vaste mobilisation se prépare pour éviter une quatrième année consécutive de baisse des salaires réels. La grande manifestation du 16&nbsp;septembre à Berne pour le pouvoir d’achat marquera le coup d’envoi.</p><p>Ces dernières années, les salaires ont évolué dans la mauvaise direction. Les ménages ayant des revenus bas ou moyens et pour qui chaque franc compte ont vu leurs salaires réels baisser. Même la compensation normale du renchérissement est refusée à la plupart des travailleuses et travailleurs. Les écarts salariaux continuent, eux, de se creuser&nbsp;: aujourd’hui déjà, on trouve nettement plus de 4000&nbsp;personnes touchant un salaire de plus d’un million. Soit près de trois fois plus qu’il y a 20&nbsp;ans encore.</p><p class="heading--h4">Une politique orientée sur les intérêts des classes supérieures</p><p>Le Conseil fédéral avait promis, lors de l’introduction la loi sur l’assurance-maladie, que personne n’aurait à consacrer plus de 8&nbsp;% de son revenu imposable aux primes. En réalité, beaucoup de gens doivent débourser aujourd’hui près du double. Et la situation va encore empirer avec l’explosion des primes qui s’annonce cette année.</p><p>Les cantons ont les moyens de rendre le fardeau des primes plus supportable pour la population, avec les réductions de primes (subsides). Ils reçoivent à cet effet beaucoup d’argent de la Confédération, soit près de 300&nbsp;francs par habitant. Or les cantons mettent le pied sur le frein et versent même aujourd’hui moins d’argent que la Confédération. Ils préfèrent diminuer les impôts pour les contribuables fortunés et les entreprises. «&nbsp;La politique des revenus doit à présent s’intéresser aux petits et moyens revenus. Il faut augmenter le budget alloué aux réductions de primes au lieu d’accorder de nouvelles baisses d’impôts aux hauts revenus et aux grande fortunes&nbsp;», a expliqué Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><p class="heading--h4">Risque de déclassement social pour les travailleuses et travailleurs</p><p>«&nbsp;En bref, tous les coûts supplémentaires sont pour les ménages, pendant que les revenus ne s’adaptent pas au renchérissement. Pendant quatre années d’affilée, les salaires réels ont diminué – on pourrait croire qu’on vit une crise économique, mais ce n’est pas le cas. L’argent est là, à ceci près qu’il est réparti de manière toujours plus inégalitaire&nbsp;», a déploré Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS, a pris l’exemple du commerce de détail&nbsp;: «&nbsp;les vendeuses affrontent un quotidien difficile avec 4000&nbsp;francs pour vivre, même après avoir accumulé des années d’expérience professionnelle. Le renchérissement n’a pas été entièrement compensé.&nbsp;» Or la branche se porte bien&nbsp;: les hausses de prix ont été répercutées sur les consommatrices et consommateurs. «&nbsp;La productivité s’est fortement accrue, mais les salaires sont restés à la traîne. Les améliorations s’imposent de toute urgence.&nbsp;»</p><p>«&nbsp;L’inquiétude grandit face à l’augmentation des prix et du coût de la vie. Elle est palpable dans toutes les branches, dans toutes les entreprises et à tous les niveaux de revenus&nbsp;», constate Natascha Wey, vice-présidente de l’USS. D’où sa conclusion claire&nbsp;: «&nbsp;il faut prendre au sérieux ces inquiétudes, et les employeurs doivent revoir leur attitude&nbsp;».</p><p class="heading--h4">Des hausses des salaires réels sont nécessaires et possibles</p><p>L’heure est à des augmentations générales de l’ordre de 5&nbsp;% aux négociations salariales actuelles. Toute personne ayant terminé un apprentissage doit gagner au moins 5000&nbsp;francs par mois. La compensation du renchérissement doit redevenir la règle dans les CCT et dans tous les contrats de travail. Il y a suffisamment d’argent pour permettre aux travailleurs et travailleuses puissent boucler leurs fins de mois sans devoir s’inquiéter.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_IMG20230908101331_bearbeitet-1_980594bae4.webp" length="593974" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9930</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 10:56:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur des mesures d’allègement budgétaire à partir de 2025</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/loi-federale-sur-des-mesures-dallegement-budgetaire-a-partir-de-2025</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Assurance-chômage</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9928</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 10:37:12 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’organisation du gouvernement et de l’administration fédérale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-lorganisation-du-gouvernement-et-de-ladministration-federale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9926</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 09:57:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’exécution du renvoi et de l’expulsion d’étrangers (OERE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-lordonnance-sur-lexecution-du-renvoi-et-de-lexpulsion-detrangers-oere</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS à la consultation sur la modification de l’ordonnance sur l’exécution du renvoi et de l’expulsion d’étrangers (OERE), concernant la rétention et le soutien financier de la confédération aux cantons qui gèrent des centres de départ se trouve ci-dessous (en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9914</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:45:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur la surveillance de l’assurance-maladie (LSAMal)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-sur-la-surveillance-de-lassurance-maladie-lsamal</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9924</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:43:42 +0200</pubDate><title>Reconnaissance des qualifications professionnelles étrangères : Accord entre la Suisse et le Royaume-Uni</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reconnaissance-des-qualifications-professionnelles-etrangeres-accord-entre-la-suisse-et-le-royaume-uni</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9919</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:27:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur le droit d’auteur</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-le-droit-d-auteur</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9916</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:19:00 +0200</pubDate><title>Crédit d’engagement pour le programme d’encouragement de la recherche SWEETER</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/credit-dengagement-pour-le-programme-dencouragement-de-la-recherche-sweeter</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS à la consultation sur le crédit d’engagement pour le programme d’encouragement de la recherche SWEETER (SWiss<br> research for the EnErgy Transition and Emissions Reduction) pour les années 2025 à 2036 se trouve ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9921</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2023 13:36:02 +0200</pubDate><title>Prix de l’électricité en 2024 : nouveau coup de massue pour la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/prix-de-lelectricite-en-2024-nouveau-coup-de-massue-pour-la-population</link><description>Coup de pouce aux entreprises électriques, coup de massue pour les petits consommateurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Alors même que les tensions sur les marchés internationaux de l’énergie se sont depuis longtemps apaisées, les prix de l’électricité en Suisse s’apprêtent à augmenter en 2024 presque autant que lors de l’explosion des coûts de 2022. Une telle situation est absolument incompréhensible et il serait facile de l’éviter. Car contrairement à l’année dernière, cette hausse ne tient pas à une évolution «&nbsp;inéluctable&nbsp;» des prix sur les marchés internationaux, mais découle en bonne partie d’une succession de décisions politiques malheureuses prises en Suisse.</p><p>Les syndicats ont exigé il y a un an déjà que les mesures extraordinaires adoptées pour garantir la sécurité d’approvisionnement soient financées par des moyens financiers extraordinaires engagés par l’État, au lieu d’être répercutées sur la facture électrique des petits consommateurs. Or c’est précisément ce qui est en train de se passer.</p><p>Selon la Commission fédérale de l’électricité (ElCom), le prix du courant renchérira notamment de 1,5&nbsp;centime par kilowattheure, sous l’effet conjugué de la nouvelle taxe destinée à la réserve d’électricité pour l’hiver et des coûts en hausse des «&nbsp;services-système&nbsp;» de Swissgrid. En outre, les ménages devront financer un cadeau offert par le ministre de l’énergie Rösti à la branche électrique à hauteur de 60&nbsp;millions de francs. Soit la hausse du «&nbsp;coût moyen pondéré du capital&nbsp;» que, par décision du DETEC, les fournisseurs énergétiques pourront refacturer à leurs clients finaux en raison de leurs risques d’investissement dans les réseaux. Un tel taux, qui atteint désormais 4,15&nbsp;%, est exagérément élevé, d’autant plus que les investissements peuvent être répercutés séparément sur le prix de l’électricité.</p><p>À cela s’ajoute – comme l’ElCom elle-même l’a publiquement déploré – que certains fournisseurs mènent les petits consommateurs par le bout du nez&nbsp;: pendant des années, ils leur ont facturé au prix fort l’essentiel de leur production propre de courant renouvelable, avant de se baser sur le prix du courant produit à l’étranger quand les prix de l’électricité se sont envolés au niveau international. Les ménages et les PME ont ainsi perdus sur tous les tableaux. Le Parlement doit stopper au plus vite, dans ses délibérations actuelles sur la loi sur l’approvisionnement en électricité, cette pratique aujourd’hui légale et améliorer de façon générale la méthode de fixation des prix au profit des petits consommateurs.</p><p>Bilan&nbsp;: il y a un an, les grandes entreprises électriques ont bénéficié du jour au lendemain d’un généreux mécanisme de sauvetage et la facture d’électricité des petits consommateurs a pris l’ascenseur. Aujourd’hui, les grands groupes énergétiques comme Axpo ou BKW réalisent des bénéfices se chiffrant en milliards (résultat semestriel d’Axpo&nbsp;: 2,2&nbsp;milliards de bénéfice) – et la facture électrique des petits clients devrait continuer d’augmenter&nbsp;? C’est absolument inacceptable et il faut empêcher une telle dérive.</p><p>Loyers et charges, primes d’assurance-maladie, denrées alimentaires – tout devient plus cher&nbsp;! Et maintenant, l’électricité renchérirait encore et attiserait la crise du pouvoir d’achat, alors qu’il aurait été facile d’éviter une telle situation. La population en a assez, et donc les syndicats appellent à une manifestation nationale pour le pouvoir d’achat, le 16&nbsp;septembre à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9910</guid><pubDate>Mon, 04 Sep 2023 18:05:11 +0200</pubDate><title>La remontée des taux d’intérêt ne profite pas aux assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-remontee-des-taux-dinteret-ne-profite-pas-aux-assures</link><description>La Commission LPP recommande un faible taux d’intérêt minimal</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission LPP souhaite fixer le taux d’intérêt minimal à 1,25&nbsp;%. Soit nettement moins que le renchérissement actuel. Résultat&nbsp;: le capital de vieillesse des assuré-e-s continue à perdre de la valeur, et la remontée des taux d’intérêt à ne pas profiter aux personnes actives. Alors même qu’il leur a déjà fallu payer un lourd tribut à la phase des taux d’intérêt négatif, qui a conduit à des rentes encore plus basses. L’Union syndicale suisse invite le Conseil fédéral à porter le taux d’intérêt minimal à 2&nbsp;%. La situation financière des caisses de pensions est bonne, en raison de la hausse des taux d’intérêt, et les rendements sont positifs. Après quinze années de baisse des rentes du deuxième pilier, sous l’effet conjugué des faibles taux d’intérêt et des coûts excessifs facturés, il est temps que les choses changent.</p><p>Depuis des années, le taux de rémunération minimal des avoirs de vieillesse est à un niveau historiquement bas et dans le sillage des taux de conversion, les rentes des caisses de pensions ont chuté. La raison invoquée était toujours le faible niveau des taux d’intérêt. Alors même que pour la deuxième année les taux d’intérêt sont en nette hausse, la Commission LPP vise à maintenir le taux de rémunération minimal à un niveau historiquement bas. Au risque de provoquer une grave crise de confiance envers le système du deuxième pilier.</p><p>La loi est absolument claire&nbsp;: le taux d’intérêt minimal doit être fixé de façon à ce que le rendement des placements des caisses de pensions profite aux assuré-e-s. Dans les faits, le taux d’intérêt minimal est inférieur aux rendements réalisés depuis des années. Entre-temps, il est même inférieur au rendement des placements sans risque. La Commission LPP recommande au Conseil fédéral, dans sa décision d’aujourd’hui, de prolonger encore cette situation. Or elle a des conséquences dramatiques pour les travailleuses et travailleurs – notamment pour les plus de 50&nbsp;ans. Car non seulement les salaires stagnent, mais les salarié-e-s s’exposent à une dépréciation de leurs avoirs de vieillesse.</p><p>Et pendant ce temps, la remontée des taux d’intérêt met les caisses de pensions dans une situation confortable&nbsp;: même la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle a récemment confirmé que la situation financière du deuxième pilier est stable. Au premier semestre 2023, la plupart des institutions de prévoyance ont réalisé des rendements deux fois plus élevés que nécessaire. Et pourtant, elles refusent de répercuter sur les assuré-e-s les taux d’intérêt plus élevés. C’est incompréhensible pour les assuré-e-s. Pendant ce temps, les assureurs empochent des bénéfices toujours plus élevés avec la prévoyance professionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9906</guid><pubDate>Fri, 01 Sep 2023 06:00:00 +0200</pubDate><title>À partir d’aujourd’hui, seuls les hommes touchent une rente de retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/equal-pension-day-2023</link><description>Equal Pension Day 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui, nous y sommes&nbsp;: <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/230901_fr_analyse_equalpensionday_2023.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">jusqu’au 1er septembre, les hommes ont déjà perçu autant de rente que les femmes en percevront jusqu’à la fin de l’année. </a>Car en Suisse, les femmes touchent toujours un tiers de moins de rente que les hommes. Le déficit de rente moyen des femmes se monte exactement à 17&nbsp;293&nbsp;francs. À l’occasion de l’«&nbsp;Equal Pension Day&nbsp;», l’Union syndicale suisse (USS) tient à attirer l’attention sur la situation précaire des femmes en matière de retraite. La hausse des prix, des loyers et des primes-maladie aggrave encore plus l’écart déjà important entre les rentes des femmes et celles des hommes. Il devient toujours plus nécessaire d’agir. Aujourd’hui déjà, la pauvreté des personnes âgées est un problème qui touche avant tout les femmes en Suisse.&nbsp;</p><p>Dans l’ensemble, les femmes et les hommes fournissent certes à peu près la même quantité de travail, mais les unes et les autres n’assument pas les mêmes tâches. Les femmes travaillent plus souvent à temps partiel et dans des branches où les salaires sont bas. Or des salaires trop bas signifient des rentes encore plus basses. Tant au plan professionnel que dans leur vie privée, les femmes se chargent de la majeure partie du travail d’assistance et de soins. Elles s’occupent des enfants, elles s’occupent des proches malades ou âgés, elles s’occupent du bien-être et de l’organisation de leurs supérieurs hiérarchiques.</p><p>Cette répartition des rôles dans la société devient particulièrement visible une fois qu’une famille a été fondée. Dans les couples avec enfants, les femmes assument presque deux tiers de travail domestique et familial non rémunéré en plus que leurs partenaires. Ces activités ne sont reconnues que dans l’AVS. Les tâches d’assistance et éducatives non rémunérées accomplies par les femmes font augmenter les rentes AVS. Le fait d’élever un enfant peut augmenter jusqu’à 350&nbsp;francs par mois la rente AVS. Cela explique pourquoi les rentes des femmes et celles des hommes sont presque égales. La rente du 2e pilier est par contre indissociable de l’exercice d’une activité lucrative et du salaire touché. Contrairement à l’AVS, il n’existe pas de mécanisme reconnaissant les activités éducatives et d’assistance.</p><h3 class="heading--h4">Le renchérissement engloutit des rentes mensuelles déjà faibles</h3><p>Aujourd’hui, la majorité des femmes touche des rentes largement inférieures à 3&nbsp;000&nbsp;francs par mois. Mais ce n’est pas tout&nbsp;: il y a une année de cela, on a promis aux femmes que le relèvement de leur âge de la retraite irait de pair avec une hausse de leurs rentes. Il apparaît maintenant que c’est le contraire qui a lieu&nbsp;: au lieu d’éliminer une bonne fois le déficit de rente des femmes, on prévoit déjà de nouvelles dégradations et coupes, par exemple en ce qui concerne les rentes de veuve. De plus, aujourd’hui déjà, plus de 11&nbsp;% des femmes font une demande de prestations complémentaires (PC) directement après leur départ à la retraite. La pauvreté des personnes âgées est un problème surtout féminin, et elle augmente même avec l’âge.</p><p>Maintenant, l’inflation, la hausse des loyers et des primes-maladie viennent s’ajouter&nbsp;; et les rentes, déjà basses, suffisent pour toujours moins de dépense. Les rentes du 2e pilier ne connaissent en effet pas de compensation du renchérissement. Et pour l’AVS, cette compensation n’aura à nouveau lieu qu’en 2025. Le résultat est que, pour de nombreux ménages de retraité-e-s, les pertes de pouvoir d’achat essuyées entre 2021 et 2024 seront si importantes qu’ils disposeront d’environ une rente mensuelle de moins.</p><p>La 13e rente AVS, sur laquelle nous voterons au printemps 2024, représente une opportunité pour rapidement améliorer les retraites précaires des femmes. Cette 13e rente équivaut en moyenne à une amélioration d’environ 150&nbsp;francs de la rente mensuelle&nbsp;pour toutes les retraitées, actuelles et futures. Comme elle reprend le système des bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, l’initiative renforce la prise en considération dans la prévoyance vieillesse du travail non rémunéré, sans faire inutilement grimper les coûts pour les femmes à bas revenu. C’est rendu possible par le fait que les personnes à très haut revenu participent directement à l’amélioration urgente et nécessaire des rentes. De fait, les salaires élevés paient pleinement l’AVS sur les millions qu’ils représentent.</p><p>Le renforcement de l’AVS à travers les urnes est d’autant plus important que le Conseil fédéral prend la direction opposée. En plus des mesures d’austérité planifiées avec les rentes de veuve, il a décidé mercredi dernier de ne même pas adapter au renchérissement les suppléments de rente pour les femmes les plus touchées par le relèvement de l’âge de la retraite, alors que cela se fait normalement partout dans l’AVS.&nbsp;</p><p>Parallèlement, nombre de caisses de pensions profitent du relèvement de l’âge de la retraite des femmes pour dégrader les prestations destinées à des dernières sous forme de rentes-ponts. Et avec la réforme de la LPP, c’est un nouveau grand projet de démantèlement qui passera en votation en 2024. Cette réforme n’apportera, elle non plus, rien aux femmes. Pire encore&nbsp;: pour beaucoup d’entre elles, elle entraînera même une baisse des rentes, alors que les prélèvements sur leurs salaires vont augmenter.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_equalPensionDay_39042bd9ba.webp" length="23364" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9903</guid><pubDate>Wed, 30 Aug 2023 09:17:56 +0200</pubDate><title>La charge pour les ménages dépasse largement la facture déjà salée des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-charge-pour-les-menages-depasse-largement-la-facture-deja-salee-des-primes</link><description>Participation aux coûts en matière de santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="text-justify lead">Les primes de l’assurance-maladie sont déjà exorbitantes et elles ne cessent d’augmenter. Il en va de même en ce qui concerne les dépenses directes des ménages pour des prestations de santé entrant ou n’entrant pas dans l’assurance de base. La charge globale supportée par les ménages est aujourd’hui si élevée dans notre système de santé que nous sommes –lentement mais sûrement – sur la voie d’une véritable médecine à deux vitesses.&nbsp;</p><p class="heading--h4">Forte hausse de la participation directe aux coûts dans l’assurance de base</p><p>Les primes-maladie vont une nouvelle fois fortement augmenter l’an prochain. Ainsi, après les bonds de 2023 et 2024, la facture des primes devrait s’élever en 2024 à 15&nbsp;200&nbsp;francs pour une famille de quatre personnes (avec un enfant âgé de plus de 19 ans et un autre de moins de 19 ans), soit encore près de 2000&nbsp;francs de plus que l’an dernier. Dans les cantons les plus chers, cette famille devra même dépenser plus de 19&nbsp;000&nbsp;francs pour ses primes&nbsp;; et cela, avant même d’avoir une seule fois bénéficié d’une prestation de santé ou pris un seul médicament. <strong>Et lorsqu’une maladie survient ne serait-ce qu’une seule fois, la facture s’alourdit immédiatement pour les assuré-e-s.</strong> De fait en Suisse, il n’y a pas que les primes qui coûtent cher&nbsp;: la participation financière exigée des ménages est aussi horriblement onéreuse.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9900</guid><pubDate>Tue, 29 Aug 2023 09:37:31 +0200</pubDate><title>Primes et réduction des primes : état des lieux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-et-reduction-des-primes-etat-des-lieux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="heading--h4">Hausses de primes en 2023/2024</p><p>L’année dernière, l’augmentation de la prime moyenne d’assurance-maladie a atteint 6,6&nbsp;% en moyenne suisse, et une forte hausse est également à prévoir pour l’année prochaine. Sur la base des chiffres et des informations actuellement disponibles, il faut s’attendre en 2024 à une augmentation des primes d’au moins (!) 7,5&nbsp;%. Les calculs détaillés à l’origine de ce chiffre <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/graph/Annexe_primes.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">figurent en annexe</a>.</p><p>En raison des hausses de primes de 2023 et 2024, une famille de quatre personnes (un enfant âgé de plus de 19&nbsp;ans et un enfant de moins de 19&nbsp;ans) doit s’attendre à recevoir l’année prochaine des factures de primes à hauteur de 15&nbsp;200&nbsp;francs en tout, soit pratiquement 2000&nbsp;francs de plus que l’année dernière. Dans les cantons les plus chers, la même famille devra même consacrer plus de 19&nbsp;000&nbsp;francs à ses primes – et cela sans avoir sollicité le moindre soin de santé ni obtenu aucun médicament. En cas de besoin de traitement, il lui faudra encore payer les participations aux coûts (franchise, quote-part, taxe hospitalière) et les autres dépenses non remboursées (soins dentaires, nombreux médicaments, etc.).</p><p class="heading--h4">État des lieux de la réduction des primes</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9912</guid><pubDate>Mon, 28 Aug 2023 07:24:00 +0200</pubDate><title>Taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-minimal-dans-la-prevoyance-professionnelle</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9897</guid><pubDate>Fri, 25 Aug 2023 09:29:38 +0200</pubDate><title>Finances fédérales : pas d’alarmisme déplacé</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/finances-federales-pas-dalarmisme-deplace</link><description>Extrapolation positive pour l’année 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La stratégie d’économies à tout crin du Conseil fédéral tend à se fissurer. Avec la publication de la première extrapolation pour l’année 2023, le lugubre tableau brossé par le Département fédéral des finances s’éclaircit sérieusement. Dans tous les cas, en plus d’être inutiles d’un point de vue budgétaire, les coupes prévues nuiraient surtout à la population.</p><p class="heading--h4">Coupes prévues à grande échelle</p><p>Le Conseil fédéral a adopté ces derniers mois d’importantes décisions de politique budgétaire. Avec les coupes transversales de 2&nbsp;% prévues dans le budget 2024, la baisse des taux de croissance cibles des «&nbsp;arrêtés financiers pluriannuels&nbsp;» (transports publics, culture, coopération au développement, etc.) ainsi que de larges coupes dans des dépenses fortement liées (assurance-chômage, AVS, prise en charge extrafamiliale, infrastructure ferroviaire), le Conseil fédéral mène une politique d’austérité rigoureuse et à grande échelle, qui serait à long terme désastreuse pour la population.</p><p>L’USS a déjà souligné en début d’année que cette nouvelle cure d’austérité est aberrante d’un point de vue macroéconomique et absolument inutile, au vu de l’état général des finances publiques. Car à l’heure actuelle, les collectivités publiques affichent une fortune nette dépassant 400&nbsp;milliards de francs, soit plus de la moitié de la performance économique totale du pays. En outre, la Confédération accumule au fil des ans dans ses comptes, en ne réalisant pas certaines dépenses, des actifs qui sont «&nbsp;parqués&nbsp;» de manière improductive dans le frein à l’endettement. Entre 2005 et 2021, les soldes de crédits ont avoisiné 2,6&nbsp;milliards de francs par an, soit quasiment le montant du volume d’économies visé par le Conseil fédéral qui s’élève à 2,7&nbsp;milliards par an. À elle seule, cette comparaison montre qu’en plus d’être dommageables à l’économie publique, les mesures d’économies n’ont plus de raison d’être sous l’angle budgétaire.</p><p class="heading--h4">La première extrapolation établie fait vaciller bien des certitudes</p><p>Au printemps déjà, le Conseil fédéral avait créé des faits accomplis (ou visait à le faire), en se fondant sur de sombres prévisions budgétaires. Entre-temps, la première extrapolation établie pour 2023 est venue lever l’alerte&nbsp;: car selon les chiffres actualisés publiés à la mi-août, le solde de financement négatif attendu pour 2023 n’est plus que de 1,5&nbsp;milliard de francs – contre 4,8&nbsp;milliards dans le budget. Il est vrai que la différence, qui tient surtout au mécanisme de sauvetage destiné au secteur de l’électricité, est de nature purement comptable. Mais cette extrapolation révèle aussi des améliorations concrètes&nbsp;: ainsi, l’impôt fédéral direct laisse prévoir des recettes supplémentaires de 900&nbsp;millions tandis que du côté des dépenses, les nouveaux soldes de crédits inutilisés et les moindres besoins escomptés au titre des personnes à protéger en provenance d’Ukraine entraînent une embellie d’un milliard de francs par rapport au budget.</p><p>Le tableau morose de la situation budgétaire sur lequel se fondait la politique d’austérité du Conseil fédéral s’est donc bien éclairci. Les coupes prévues dans les dépenses, d’abord aberrantes et ensuite toxiques pour la population, paraissent d’autant plus critiquables, compte tenu de l’actuelle crise du pouvoir d’achat. La résistance s’impose à tous les niveaux. En voici trois exemples particulièrement saisissants.</p><p class="heading--h4">Transports publics&nbsp;: politique tarifaire en contradiction avec la politique climatique et la politique d’investissement</p><p>La hausse du prix des billets de 3,7&nbsp;% en moyenne sur le plan suisse annoncée par la branche des transports publics à partir de décembre 2023 ne doit pas être mise en œuvre. Car il s’agit d’une conséquence directe de la décision du Conseil fédéral de procéder à des coupes budgétaires dans le trafic voyageurs régional. Le Parlement doit amener le Conseil fédéral à faire marche arrière au plus vite. Une hausse du prix des billets – de plus de 3,7&nbsp;% dans bien des cas – frapperait de plein fouet la population travailleuse, dont le pouvoir d’achat est déjà bien malmené en ce moment. En outre, des billets de transport plus coûteux donneraient un signal désastreux sur le terrain de la politique climatique&nbsp;: pour amener les gens à utiliser davantage les transports publics (ce qui est l’objectif déclaré du Conseil fédéral), il faut encourager ce transfert au lieu de l’entraver. Et si l’on investit depuis des années des milliards dans l’extension de l’infrastructure ferroviaire, c’est bien pour exploiter pleinement cette infrastructure&nbsp;!</p><p class="heading--h4">Culture&nbsp;: de bons plans, mais des moyens financiers en baisse</p><p>Les intentions du Conseil fédéral en matière de politique culturelle sont tout aussi contradictoires. Le message culture 2025-2028 mis en consultation avant la pause estivale souligne clairement l’importance de la culture pour le renforcement de la cohésion sociale et de la participation culturelle comme pour la promotion de la durabilité, et propose de nouveaux instruments d’encouragement ou axes d’action. Or il faudrait mener à bien toutes ces tâches avec des moyens non pas en hausse, mais en baisse. Outre les coupes de 2&nbsp;% prévues dès l’année prochaine, le budget des dépenses culturelles ne croîtra les années suivantes que de 1,2&nbsp;% (au lieu de 2,9&nbsp;% comme dans la période actuelle). Au vu du renchérissement et de la croissance démographique, une telle situation aboutira à une réduction brutale des dépenses courantes consacrées aux musées, aux beaux-arts, au cinéma, à la musique, à la littérature ou au théâtre. Et cela alors même que dans le secteur de la culture, les revenus des travailleuses et travailleurs sont déjà presque toujours bas, comme le montre un rapport récemment adopté par le Conseil fédéral. D’où l’urgence d’améliorer le message culture à l’issue de la consultation et de porter les moyens alloués, compte tenu de l’amélioration de la situation budgétaire, à un niveau permettant d’atteindre de manière réaliste les objectifs de soutien prévus.</p><p class="heading--h4">Coopération internationale&nbsp;: mise en concurrence des solidarités</p><p>Le message sur la coopération internationale 2025-2028 est lui aussi en consultation. Selon les orientations esquissées par le Conseil fédéral, les ressources destinées aux pays les plus pauvres de la planète seraient sous pression de trois manières à la fois&nbsp;: d’abord, les moyens prévus diminueront globalement de 2&nbsp;% dès l’année prochaine, puis leur rythme de croissance annuelle à partir de ce niveau plus bas sera plus lent, enfin il est prévu de biffer entièrement du budget de la coopération au développement les montants supplémentaires, afin de les réserver à la reconstruction de l’Ukraine. Le Conseil fédéral cherche ainsi délibérément à mettre en concurrence les solidarités&nbsp;: bien entendu, la Suisse doit s’engager massivement en faveur de l’Ukraine malmenée par la guerre d’agression de la Russie, mais ces moyens exceptionnels doivent être alloués en plus du budget courant. Si comme le prévoit le message, l’aide humanitaire ou de fructueux projets de développement menés dans les pays les plus pauvres de la planète se voyaient privés du jour au lendemain de 1,5&nbsp;milliard de francs, les conséquences seraient dramatiques pour la population locale. Et la Suisse ferait piètre figure dans les comparaisons internationales.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9894</guid><pubDate>Wed, 23 Aug 2023 14:41:04 +0200</pubDate><title>Assez tergiversé : l’heure est à l’égalité dans la vie professionnelle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/assez-tergiverse-lheure-est-a-legalite-dans-la-vie-professionnelle</link><description>La commission compétente du Conseil des États freine la loi sur les crèches</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 14&nbsp;juin, plus de 300&nbsp;000&nbsp;personnes ont défilé pour une plus grande égalité. L’heure est venue d’aller de l’avant. En renforçant par exemple l’accueil extrafamilial en Suisse et en améliorant au passage la conciliation entre famille et travail. L’USS déplore qu’avec ses décisions concernant la loi sur les crèches, la commission compétente du Conseil des États freine cet important projet. Or si rien n’est fait, la participation financière de la Confédération aux coûts des structures d’accueil collectif de jour disparaîtra purement et simplement en fin de l’année 2024.</p><p>La Suisse accuse un retard inquiétant en matière d’égalité professionnelle entre femmes et hommes. L’une de ses principales raisons tient aux coûts dissuasifs de l’accueil extrafamilial. En Suisse alémanique notamment, les frais de garde sont un problème majeur. Et les conditions de travail dans le secteur laissent à désirer. L’USS invite donc à prévoir une offre d’accueil suffisante et de qualité pour tous les enfants, à revaloriser le travail de prise en charge des enfants par de bonnes conditions de travail et de salaire, ainsi qu’à prévoir un financement suffisant par les pouvoirs publics, afin que les places disponibles soient abordables pour toutes les familles.</p><p>À ce jour, la Suisse ne possède toujours pas en comparaison européenne une offre d’accueil extrafamilial suffisante et abordable. Les conditions de travail pâtissent du sous-financement de ce secteur&nbsp;: le personnel des crèches est souvent surmené. Les bas salaires entraînent des fluctuations dans le personnel. En outre, tant l’offre que les coûts et la qualité diffèrent considérablement au niveau local. Or en cas de manque de places d’accueil ou si les familles ne peuvent se les offrir, ce sont en général les femmes qui réduisent leur activité professionnelle pour s’occuper bénévolement de leurs enfants. Sans surprise, les femmes réalisent des revenus moins élevés et auront plus tard du mal à obtenir une rente couvrant leurs besoins vitaux.</p><p>La conciliation entre travail et famille ne doit pas dépendre du budget. Il faudra donc inévitablement à l’avenir aménager l’accueil extrafamilial comme un service public pour que comme dans le cas de l’école enfantine, il aille de soi d’y inscrire ses enfants. En outre, il ne suffira pas de prendre en compte les besoins de l’économie. Des mesures s’imposent pour améliorer la qualité de la prise en charge et les conditions de travail du personnel.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9892</guid><pubDate>Tue, 22 Aug 2023 14:58:42 +0200</pubDate><title>Plus de la moitié des personnes actives en Suisse sont exposées au travail à des risques pour la santé ainsi qu’au stress</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-la-moitie-des-personnes-actives-en-suisse-sont-exposees-au-travail-a-des-risques-pour-la-sante-ainsi-quau-stress</link><description>Une étude européenne révèle des problèmes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une bonne moitié des travailleuses et travailleurs suisses sont exposés à des risques psychosociaux ou autres d’origine professionnelle.&nbsp;C’est ce que montre l’Enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS).</p><p>L'étude publiée aujourd'hui montre qu'en matière de&nbsp;stress lié au travail, les chiffres ont quasiment doublé depuis l’étude sur le stress du SECO datant de 2000&nbsp;: à l’époque, la part des personnes se sentant (très) souvent stressées n’était «&nbsp;que&nbsp;» de 27&nbsp;%. La situation avait déjà bien changé en 2010&nbsp;: un tiers de la population active suisse (34&nbsp;%) faisait alors état d’un stress fréquent ou très fréquent.</p><p>Une majorité des employé-e-s suisses ont signalé des contraintes exercées sur leur appareil locomoteur (55&nbsp;%) et un rythme de travail élevé (59&nbsp;%).&nbsp;La nouvelle étude publiée par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) et la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (CFST) constate qu’en Suisse, la protection de la santé au travail est faible. On y voit également que beaucoup de salarié-e-s se plaignent de problèmes de santé tels que maux de dos, douleurs musculaires et maux de tête. L’intensité élevée du travail et les contraintes subies par l’appareil locomoteur sont principalement en cause ici.</p><p>L’EWCS révèle encore qu’en Suisse, beaucoup de personnes doivent faire des heures supplémentaires pour satisfaire aux exigences de leur poste de travail. D’où un stress et un surmenage qui sont préjudiciables à la santé. Toujours selon l’EWCS, la protection de la santé au travail doit être améliorée en Suisse. Enfin, selon les différentes enquêtes consacrées à la prévention des risques et à la protection de la santé au travail, la Suisse affiche des résultats très moyens dans ces domaines.</p><h3 class="heading--h4">L’heure n’est pas à une nouvelle dégradation, mais à l’amélioration du droit en vigueur</h3><p>Au vu des chiffres qui précèdent, il est choquant de voir que le Parlement fédéral va se pencher sur toute une série d’interventions qui démantèleraient encore plus la protection de la santé au travail.</p><p>On peut penser ici aux interventions visant à démanteler dans la loi sur le travail la protection contre les risque psychosociaux (protection contre le stress), comme la motion du conseiller national Dobler qu’examinera la CER du Conseil national le 28&nbsp;août. Ou à celle du conseiller aux États Thierry Burkart, qui utilise le travail à domicile comme prétexte pour introduire le travail de nuit et du dimanche au bureau.</p><p>De telles incitations sont particulièrement perverses en Suisse où l’on travaille déjà très longtemps et où en dépit de gains de productivité substantiels, la durée du travail n’a pas diminué ces dernières années. Cette évolution, combinée à la faible protection de la santé, a entraîné une véritable épidémie de cas d’épuisement professionnel. Jusqu’en 1990, la durée normale du travail diminuait d’une à deux heures par décennie – pour un salaire inchangé. Depuis lors, les travailleuses et travailleurs doivent financer de leur propre poche les aménagements horaires rendus nécessaires par le stress ou par leur état de santé – une activité à temps partiel étant synonyme d’un moindre salaire. C’est particulièrement frappant dans les activités d’encadrement des personnes dépendantes ou encore dans les métiers de l’enseignement.</p><p>Les femmes enceintes sont elles aussi particulièrement mal protégées en Suisse&nbsp;: il leur faut souvent se mettre en congé de maladie, parce que leur employeur ne prévoit aucune mesure de protection pour elles. Plus généralement, les absences pour cause de maladie entraînent une grave perte de revenu pour tous les travailleurs et travailleuses n’ayant pas d’assurance d’indemnités journalières contre la maladie.</p><p>Au vu des chiffres alarmants de l’étude EWCS, l’USS appelle le Parlement à refuser toute détérioration de la loi sur le travail. Au contraire, l’heure est venue de se prononcer sur une meilleure protection face aux risques psychosociaux au travail, de renforcer la protection des travailleuses enceintes et d’introduire une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie à la fois obligatoire et universelle.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_frau-gestresst-kopfschmerz_c-inkje-photocase_bf91282e5f.webp" length="72958" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9887</guid><pubDate>Wed, 16 Aug 2023 12:49:34 +0200</pubDate><title>L’USS désapprouve le refus de ratifier la convention n° 190 de l’OIT</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/luss-desapprouve-le-refus-de-ratifier-la-convention-n-190-de-loit</link><description>Harcèlement au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique le refus par la Commission des affaires juridiques du Conseil des États (CAJ-CE) de ratifier la convention n°&nbsp;190 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la violence et le harcèlement au travail et, donc, de recommander au Conseil des États d’en faire autant.</p><p>Cette convention est la première convention internationale qui interdise expressément la violence et le harcèlement sur les lieux de travail. La décision de la CAJ est un recul pour les droits des travailleurs et travailleuses. De fait, la violence et le harcèlement dans le cadre du travail sont largement répandus et leurs conséquences sont désastreuses pour la santé et l’aptitude au travail des personnes touchées. Ratifier cette convention n°&nbsp;190 serait faire un pas important dans la lutte contre ces fléaux.</p><p>La décision de la CAJ-CE est en contraste criant avec la position du Conseil national, qui a clairement dit oui à une ratification. Elle est en totalement incompréhensible parce que la Suisse remplit toutes les conditions posées à une telle ratification ainsi que les exigences s’y rapportant. Une non-ratification serait un camouflet pour l’ONU, mais aussi pour tous les travailleurs et travailleuses, surtout pour les femmes victimes de violence et de harcèlement.</p><p>Ce refus de la CAJ-CE est d’autant plus absurde que l’Union patronale suisse aussi s’était prononcée en faveur de la ratification.</p><h3 class="heading--h4">La ratification de la convention serait un symbole important</h3><p>La convention n°&nbsp;190 a déjà été ratifiée par la plupart des plus importants partenaires commerciaux de la Suisse. C’est en effet le cas de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, et d’autres pays vont le faire sous peu. Tous les États membres de l’Union européenne ont entamé le processus de ratification et le Canada comme l’Australie ont déjà ratifié la convention.</p><p>Un refus de ratifier cette convention entacherait la réputation de la Suisse au plan international&nbsp;: elle serait le premier et unique pays à refuser explicitement une ratification. Pour l’économie et le site industriel ainsi que pour l’image de la Suisse, ce serait là aussi un mauvais signal.</p><p>Une ratification donnerait par contre un signal important à nos partenaires commerciaux, indiquant que notre pays s’engage pour le respect des normes de travail et les respecte aussi. Pour les travailleurs et travailleuses, elle montrerait également que les acteurs suisses les prennent au sérieux et s’engagent pour leurs droits sur les lieux de travail.</p><p>Cet objet figurera en septembre à l’ordre du jour du Conseil des États. L’USS demande à ce dernier qu’il ratifie la convention de l’OIT.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_a0052b1b44.webp" length="365836" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9879</guid><pubDate>Tue, 01 Aug 2023 08:00:00 +0200</pubDate><title>1848 et 1948: la Suisse devient démocratique, puis sociale.  </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/discours-maillard-aout-2023</link><description>Discours du Président de l&#039;USS à l&#039;occasion du 1er août 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette année 2023 marque l’anniversaire de deux événement qui ont fait notre pays.</p><p>En 1848, il y a 175 ans, la Suisse devenait la première démocratie d’Europe. Il avait fallu pour y arriver plusieurs révolutions cantonales et même une brève guerre civile, la fameuse guerre du Sonderbund.</p><p>Elle avait opposé les cantons catholiques conservateurs et les cantons protestants radicaux qui venaient de chasser du pouvoir les vieilles familles patriciennes des grandes villes et d’abolir leurs régimes de privilèges. Après la victoire des forces révolutionnaires, le suffrage n’était pas encore vraiment universel, puisqu’il n’était accordé qu’aux hommes, mais la rupture avec les privilèges de castes était faite.</p><p>En 1877, cette jeune démocratie radicale est la première à limiter la durée du travail dans les usines et à interdire le travail des enfants de moins de 14 ans, suite à une modification de la Constitution qui donne à l’Etat le droit de limiter la liberté économique pour le bien commun. Dans les décennies qui suivent 1848, la Suisse est considérée comme un modèle démocratique pour toute l’Europe. Karl Marx en fait l’éloge et le chancelier autrichien Metternich craint l’extension de ce modèle et le rôle de refuge que notre pays joue pour les activistes révolutionnaires.</p><p>L’accélération de l’industrie et du libre-échange produisent alors des richesses toujours plus importantes, mais toujours plus mal réparties. Le creusement des inégalités et l’insécurité économique accablent le monde ouvrier, qui se développe massivement. Il n’y a ni système de retraites, ni protection sociale contre le risque d’accident, de maladie ou de chômage. Quand il n’y a plus de travail dans une famille ouvrière, les enfants et les parents ont faim.</p><p>C’est pourquoi les syndicats se sont créés à la fin du 19eme siècle et se sont réunis dans l’Union syndicale suisse en 1880. Ils demandent une sécurité sociale pour le monde du travail. Sans force suffisante au Parlement, les syndicats soutiennent et organisent des grèves et vont en 1918 jusqu’à une grève générale, pour demander un système politique plus juste et des droits sociaux. Parmi les revendications principales: la création d’une assurance vieillesse.&nbsp;</p><p>La grève générale est rapidement réprimée par l’armée et n’aboutit pas immédiatement dans ses revendications. Mais le pouvoir radical est obligé d’admettre le suffrage proportionnel pour les élections au Conseil national, en 1919, les socialistes entrent en force au Parlement. Le principe d’une AVS, lui, est inscrit en 1925 dans la Constitution.</p><p>Après une première tentative infructueuse d’instaurer un projet ultra-minimaliste, ce n’est qu’en 1948 que l’AVS est enfin réalisée. C’était il y a 75 ans, 100 ans exactement après la création de la Suisse moderne et démocratique. 1948 est la deuxième date dont nous fêtons un anniversaire important cette année.</p><p>Lors du vote populaire qui a lieu an 1947, les opposants à l’AVS argumentent comme toujours avec la peur. Dans leur campagne, ils pronostiquent la faillite de cette assurance sociale pour la fin des années 60... Mais ils ne parviennent plus à faire peur et perdent massivement. Et à la fin des années 60, alors que le nombre de rentiers a pourtant déjà explosé, le Parlement ne constate aucune faillite de l’AVS. Au contraire, il estime que les rentes sont insuffisantes pour vivre et, en deux révisions, il les double! Auparavant, il a déjà baissé l’âge de la retraite des femmes de 3 ans.</p><p>Dans les premières décennies de l’histoire de l’AVS, la démographie évolue dans le même sens qu’aujourd’hui. L’espérance de vie augmente et le nombre de rentiers aussi. Mais on ne s’en formalise pas. Dans tous les partis, on admet qu’il faut des rentes suffisantes pour vivre et payer pour cela des cotisations suffisantes.&nbsp;</p><p>Au demeurant, la croissance du nombre de rentiers est compensée par l’arrivée toujours plus importantes des femmes dans le marché du travail rémunéré et par l’augmentation de la productivité. Dans les années 1950, à peine une femme sur quatre travaille pour un salaire et paie des cotisations. Ainsi il est abusif de dire, comme le fait le Conseil fédéral aujourd’hui, qu’il y avait, au moment de la création de l’AVS, 6 actifs pour 1 rentier et qu’il n’y en aurait que 3 aujourd’hui. Cette comparaison est trompeuse.</p><p>En 1948, il y avait en fait 6 personnes de 18 à 65 ans pour une personne de plus de 65 ans. Mais la moitié de ces personnes de 18 à 65 étaient des femmes. Or, à l’époque, l’écrasante majorité des femmes, tout en étant très actives, ne travaillaient pas pour un salaire et ne cotisaient donc pas à l’AVS. Elles étaient donc tout autant dépendantes que les rentiers. Si l’on veut être précis, on doit donc dire qu’au moment de la création de l’AVS, il y avait en fait, 3,6 actifs au sens AVS du terme, 2,4 femmes au foyer et 1 rentier.&nbsp;</p><p>Si l’on compte le nombre d’emplois rémunérés par rapport à l’ensemble de la population de la Suisse, on constate en fait une grande stabilité entre l’époque de la création de l’AVS et aujourd’hui, soit environ 50% d’emplois équivalents plein temps par rapport à l’ensemble de la population.&nbsp;</p><p>Avec le temps, les femmes se sont formées, ont pris un travail rémunéré et ont cotisé. Ainsi, la masse salariale a augmenté autant que le besoin de rentes et les finances de l’AVS sont restées saines et ont permis d’améliorer les rentes. Et si cela ne suffit pas, pour améliorer les rentes, on peut augmenter modérément les cotisations, ce qui revient à reporter le salaire à plus tard, vers le temps de la retraite et à répartir ainsi le revenu sur toute la vie.&nbsp;</p><p>Grâce à cette stratégie, encore aujourd’hui, l’AVS a des finances saines, puisqu’elle a fini l’année 2022 avec 1,7 milliards d’excédent de cotisations par rapport aux rentes, ainsi qu’avec une fortune de 47 milliards, la plus haute de son histoire. La situation s’améliorera encore ces prochaines années, puisqu’une hausse de la TVA apportera deux millards supplémentaires, sans parler des effets d’économies de la funeste hausse de l’âge de la retraite des femmes décidée de très peu en 2022. Aujourd’hui aussi donc, on a les moyens d’augmenter enfin à nouveau les rentes et d’accepter l’initiative de l’USS pour une 13eme rente AVS qui sera soumise au Peuple l’an prochain.</p><p>Mais, en cette fête nationale 2023, posons-nous la question: pourquoi la création de l’AVS a-t-elle été possible en 1948? Et pourquoi, pendant les décennies suivantes a-t-on trouvé dans le consensus les solutions de financement pour améliorer les rentes, même en présence d’une forte augmentation de l’espérance de vie ?&nbsp;</p><p>Ce n’est pas que la Suisse était plus riche qu’aujourd’hui. Au contraire, elle était beaucoup plus endettée et, au sortir de la guerre, connaissait un important chômage. Ce n’est pas non plus à cause de la croissance des « trente glorieuses », puisque justement, en 1948, on est avant cette période. On ne peut pas savoir qu’elle aura lieu. Ainsi, on ne peut pas dire que l’AVS et la sécurité sociale ont été créées à cause de la croissance des « trente glorieuses ». On peut probablement davantage dire le contraire: c’est la création et le développement de la sécurité sociale qui ont contribué à la croissance des décennies d’après-guerre, en réduisant les inégalités et en distribuant du pouvoir d’achat à celles et ceux qui n’en avaient jamais eu.</p><p>La bonne réponse, c’est que la Suisse et le monde venaient de vivre une expérience tragique qui avait menacé leur existence-même: une guerre mondiale effroyable, où toutes les démocraties d’Europe avaient failli disparaître.</p><p>La faim et la misère qui s’étaient propagées dans le monde pendant la crise du capitalisme des années 1930 ont vite été identifiées comme une cause de la crise des démocraties européennes au profit des régimes fascistes et nazis qui ont provoqué la guerre. Après cette expérience, de nombreuses forces politiques et même patronales ont enfin compris que le droit de vote et la liberté du commerce ne suffisent pas à nourrir une personne tout au long de sa vie. Et si les peuples vivent constamment dans la peur de manquer de l’essentiel, alors ils perdent confiance en la démocratie.</p><p>C’est de cette conviction qu’est née l’AVS. C’est pourquoi il est naturel de lier 1848 et 1948. La démocratie est liée à la sécurité sociale. La démocratie n’est sûre et durable que si tout le peuple obtient par elle une forme concrète de sécurité sociale, qui le protège contre les risques de la vie et de la conjoncture économique.</p><p>C’est cette leçon que nos anciens ont retenu de l’histoire. Et c’est cette leçon que de nombreuses élites économiques et politiques ont aujourd’hui oubliée.&nbsp;</p><p>Depuis deux ou trois décennies, au lieu de renforcer la sécurité sociale, et particulièrement l’AVS, ils la diffament et font tout pour l’affaiblir. Ce mouvement a lieu partout dans les démocraties occidentales. Depuis lors, partout dans ces démocraties, les forces d’extrême droite remontent, lentement, mais sûrement et les démocraties se fragilisent.</p><p>En nous battant pour la sécurité sociale, comme les anciens avant nous, nous nous battons pour la démocratie. C’est pourquoi nous fêtons aujourd’hui dignement ces deux dates fondatrices de notre pays: 1848 et 1948. Et c’est pour renforcer la confiance du peuple dans notre pays et dans notre démocratie que nous nous battrons l’an prochain pour renforcer enfin à nouveau l’AVS par cette 13eme rente et pour combattre la baisse des rentes LPP.&nbsp;</p><p>Le progrès d’un pays doit apporter régulièrement un peu plus de confiance en l’avenir à toutes celles et ceux qui y travaillent et à leurs enfants. C’est pourquoi il faut enfin retrouver le sens de notre histoire suisse, faite de liberté, de démocratie et de sécurité sociale.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/6/csm_Pierre-Yves_Maillard_Bundeshaus_d9977a577b.webp" length="95262" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9881</guid><pubDate>Wed, 26 Jul 2023 15:14:00 +0200</pubDate><title>La 13e rente AVS arrive au bon moment</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-arrive-au-bon-moment</link><description>Sondage sur l’initiative populaire pour une 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS bénéficie du large soutien des citoyen-ne-s. À cause de l’inflation ainsi que de la hausse des loyers et des primes-maladie, les retraité-e-s perdront, d’ici la fin 2024, l’équivalent d’une rente mensuelle entière. La 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS peut compenser cette perte de pouvoir d’achat, c’est pourquoi elle arrive au bon moment. Pas étonnant que 68&nbsp;% de la population soutiennent cette initiative&nbsp;!</p><h3 class="heading--h4">Renforcer l’AVS&nbsp;: le bon calcul</h3><p>Aujourd’hui, l’AVS ne suffit clairement pas, la rente mensuelle moyenne se montant à tout juste 1800 francs. La perte de valeur des rentes est toujours plus inquiétante et l’augmentation du coût de la vie rend ce problème encore plus grave. Pour 90&nbsp;% des personnes professionnellement actives, le renforcement de l’AVS en vaut la peine. C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) défendra de toutes ses forces son initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. Dans l’AVS, tout le monde participe et tout le monde profite des améliorations directes des rentes, et tout particulièrement les femmes.&nbsp;Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier ne connaît ni protection contre l’inflation, ni rentes garanties en fonction des cotisations salariales payées tout au long de sa vie professionnelle. Et le Parlement veut continuer à diminuer les prestations assurées dans ce pilier, malgré l’excellente situation financière des caisses de pensions&nbsp;! Or les assuré-e-s paient depuis des années toujours plus de cotisations salariales dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier alors que les rentes baissent. Les seules choses qui augmentent dans ce pilier sont les coûts et les gains des caisses de pensions. Avec l’AVS, c’est tout le contraire&nbsp;: le taux de cotisation est stable et les frais administratifs sont bas.</p><h3 class="heading--h4">L’AVS est en bonne santé</h3><p>Les perspectives de la Confédération de la semaine passée concernant l’AVS confirment la bonne santé financière de l’AVS. Ces prochaines années, celle-ci réalisera un excédent annuel d’environ 3&nbsp;milliards de francs. Contrairement aux scénarios catastrophes diffusés année après année, la fortune de l’AVS augmentera à 67&nbsp;milliards de francs d’ici la fin de la décennie. C’est environ 20&nbsp;milliards de plus qu’aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">La retraite à 67 ans&nbsp;?</h3><p>Bien que l’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux ne soit pour l’heure pas largement approuvée par la population selon le sondage de Tamedia, l’USS prend au sérieux cette nouvelle attaque contre les salarié-e-s ordinaires. Le patronat et les banques demandent avec insistance la retraite à 67&nbsp;ans et utilisent cet argument pour attiser la panique par rapport à l’AVS. Pour cette raison, l’USS combattra fermement l’initiative des Jeunes libéraux-radicaux. Le relèvement de l’âge de la retraite est un non-sens absolu compte tenu de la réalité du marché du travail. Celle ou celui qui peut se le permettre prend aujourd’hui déjà sa retraite avant l’heure. Et avec le relèvement de l’âge de référence AVS, seuls les cadres à hauts revenus ou les banquiers pourraient se permettre une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers devront quant à eux travailler jusqu’à 67&nbsp;ans.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9877</guid><pubDate>Fri, 14 Jul 2023 11:47:45 +0200</pubDate><title>Les réserves continuent de croître : les finances de l’AVS sont saines</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-reserves-continuent-de-croitre-les-finances-de-lavs-sont-saines</link><description>Perspectives financières de la Confédération pour l’AVS : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les toutes dernières perspectives financières de la Confédération pour l’AVS confirment que celle-ci se porte bien. L’AVS enregistrera des excédents annuels de quelque 3&nbsp;milliards de francs au cours des prochaines années. Contrairement à l’alarmisme propagé à grands cris pendant des années, la fortune de l’AVS devrait atteindre 67 milliards de francs d’ici la fin de la décennie, soit environ 20 milliards de plus qu’aujourd’hui. Et pourtant, avec des programmes d’économie et des scénarios catastrophes, on continue à vouloir détourner l’attention du vrai problème&nbsp;: les rentes AVS sont aujourd’hui trop basses. C’est ce que montrent les nouveaux chiffres de l’Office fédéral de la statistique sur la pauvreté des personnes âgées. L’écart des rentes devient de plus en plus préoccupant, l’augmentation du coût de la vie aggrave le problème.</p><p>Aujourd’hui déjà, une personne sur dix de plus de 65 ans n’a pas assez d’argent pour faire face à une dépense inattendue. Ce sont notamment les personnes vivant seules, celles qui n’ont qu’un diplôme de fin de scolarité obligatoire et les migrant-e-s qui sont souvent confrontés à la pauvreté parmi les personnes âgées. Pendant ce temps, l’AVS se porte très bien. Dans ses perspectives financières publiées aujourd’hui, même la Confédération table sur des excédents de plusieurs milliards d’ici 2030.</p><p>Par la suite, l’évolution des finances de l’AVS dépendra des augmentations de salaire, de la situation de l’emploi et des rendements des placements de l’AVS. Les économies que la Confédération prévoit de faire dans l’AVS pour les femmes sont d’autant plus incompréhensibles. Au lieu d’augmenter les rentes des femmes et d’assurer par des rentes décentes le travail d’assistance et d’éducation qu’elles fournissent, Berne veut réduire les rentes de veuves de 810 millions de francs.</p><p class="heading--h4">Déficit des rentes</p><p>Les rentes perdent massivement de leur valeur. Avec les hausses des loyers et des primes-maladie et une poussée de l’inflation la plus forte depuis des décennies, il reste de moins en moins d’argent dans le porte-monnaie des retraité-e-s. Les rentes du 2<sup>e</sup> pilier ayant baissé sans arrêt depuis des années, le renforcement de l’AVS par une 13e&nbsp;rente devient toujours plus important – et c’est finançable. La compensation du déficit de rente par l’AVS est ce qu’il y a de plus avantageux pour 90&nbsp;% des personnes actives.</p><p>Au Palais fédéral, on préfère faire fi de tout cela et ce, pour des raisons idéologiques. En effet, les employeurs, les banques et les hauts revenus font un lobbying intense pour se soustraire à leurs responsabilités. Ils ne souhaitent pas cofinancer des rentes garantissant le minimum vital pour les personnes gagnant un salaire normal. En juin encore, le Conseil national a passé des heures à se lamenter sur les «&nbsp;difficultés&nbsp;» de l’AVS au lieu de reconnaître enfin le problème réel des rentes. Et le Conseil fédéral est en train de bricoler les prochaines coupes dans les rentes de veuves.</p><p>Pour l’USS, il est évident que seul un Oui à l’initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS permettra à la population de forcer les politiques à regarder les vrais problèmes en face. L’initiative arrive à point nommé. En effet, le déficit des rentes va se creuser de manière terrible au cours des prochains mois&nbsp;: d’ici fin 2024, les retraité-e-s perdront un mois entier de rente en pouvoir d’achat en raison de l’évolution des prix, du choc des primes-maladie et de la hausse des loyers.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9890</guid><pubDate>Thu, 13 Jul 2023 11:47:00 +0200</pubDate><title>Modification de l&#039;ordonnance sur l’instauration d’une réserve d’électricité pour l’hiver</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-linstauration-dune-reserve-delectricite-pour-lhiver</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9873</guid><pubDate>Fri, 07 Jul 2023 07:52:43 +0200</pubDate><title>Inflation, rattrapage, bonne conjoncture : il faut des hausses de salaires de 5 %</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/inflation-rattrapage-bonne-conjoncture-il-faut-des-hausses-de-salaires-de-5</link><description>Conférence de presse de l’Union syndicale suisse sur les salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En 2023, pour la troisième année consécutive, les salaires ont baissé. L’heure est donc venue d’inverser la tendance. Les négociations salariales à venir seront cruciales. Il faut que les salaires augmentent de 5&nbsp;%. C’est absolument nécessaire étant donné que les prix et la productivité ont augmenté, alors que les salaires stagnent depuis trop longtemps. L’économie se porte bien et le chômage reste bas&nbsp;: les salarié-e-s doivent enfin obtenir leur juste part de la bonne conjoncture. Les employeurs se plaignent de la «&nbsp;pénurie de main-d’œuvre qualifiée&nbsp;», mais augmentent avant tout leurs profits et les salaires des cadres supérieurs. Aujourd’hui, les améliorations doivent s’appliquer à tout le monde&nbsp;!</p><p>En 2023, les salaires réels baissent pour la troisième année consécutive. C’est du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Ils sont actuellement inférieurs de près de 3&nbsp;% à ceux de 2020. Pourtant l’économie se porte bien et le chômage est bas. Et les employeurs se plaignent de la «&nbsp;pénurie de main-d’œuvre qualifiée&nbsp;». Jusqu’ici, les salarié-e-s n’ont pratiquement rien vu de la bonne conjoncture.</p><p>Les entreprises en revanche en ont profité. Nombre d’entre elles ont relevé leurs prix et élargi leurs marges en raison des débouchés favorables et des pénuries d’approvisionnement. Certaines grandes entreprises suisses se montrent carrément euphoriques dans leurs derniers rapports trimestriels. Ce n’est que lorsque les négociations salariales approchent que les pronostics se font soudain plus pessimistes. Mais cette fois, plus question que les salarié-e-s se contentent des miettes. Maintenant, il faut des hausses de salaires. Si nécessaire, nous les obtiendrons avec des mesures de lutte. Pendant l’été, les revendications salariales et les négociations seront préparées au sein des branches et le 16 septembre, les syndicats de l’USS lanceront l’automne salarial avec une grande manif à Berne.</p><p>Les salaires accusent aujourd’hui un important retard. Si l’on veut que la répartition entre travail et capital reste la même, les salaires doivent augmenter autant que le renchérissement et la productivité du travail. Sinon, ce sont les employeurs qui gagneront plus, au détriment des salarié-e-s. C’est malheureusement ce qui s’est passé ces dernières années. Depuis 2015, les salaires nominaux ont augmenté d’environ 7,5&nbsp;%, tandis que le renchérissement et la productivité ont progressé – ensemble – de plus de 14&nbsp;%. Le tableau serait à peu près le même si l’on comparait la période de 2010 à 2023. Le retard salarial est de plus de 5&nbsp;%, la plupart du temps indépendamment de la période comparée.</p><p>Pendant ce temps, la situation financière de la population s’est sensiblement dégradée. La hausse des prix des produits de consommation courante ainsi que l’augmentation des loyers et des primes-maladie ont considérablement grevé le pouvoir d’achat. En 2024, les loyers et les primes d’assurance-maladie devraient à nouveau fortement augmenter. À cela vient s’ajouter une hausse de la TVA de 0,4 point de pourcentage. Sans augmentation de salaire, un couple avec deux enfants disposera de 3000 francs de moins l’année prochaine</p><p>Pour Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, une chose est sûre&nbsp;: «&nbsp;Une augmentation de salaire de 5&nbsp;% est nécessaire, car le besoin de rattrapage des dernières années est considérable. La croissance de la productivité et le contexte économique permettent une telle hausse salariale&nbsp;». Et le président de l’USS Pierre-Yves Maillard de souligner&nbsp;: «&nbsp;Les entreprises augmentent leurs prix. Mais dès qu’on parle des salaires, on nous dit que les caisses sont vides. On ne peut pas continuer comme cela&nbsp;: les salaires doivent maintenant augmenter. Voilà pourquoi les syndicats appellent à une grande manifestation nationale le16 septembre à Berne&nbsp;».</p><p>Véronique Polito, vice-présidente d’Unia, attire l’attention sur un autre aspect important&nbsp;: «&nbsp;Les salaires dans les branches où les femmes sont majoritaires ont connu une évolution inférieure à la moyenne, et les femmes ressentent donc encore plus la baisse des salaires réels des trois dernières années. Il faut que cela change. L’argent est là pour permettre enfin des améliorations&nbsp;: les entreprises se portent très bien et dans beaucoup de branches&nbsp;».</p><p>Christian Fankhauser, vice-président du SEV, met en garde&nbsp;: «&nbsp;Après une compensation partielle du renchérissement en 2022, nous n’accepterons pas une stagnation salariale en automne 2023 dans les entreprises de transport public&nbsp;». Président de syndicom, Matteo Antonini abonde dans le même sens&nbsp;: «&nbsp;Une partie de la branche logistique continue d’avoir des salaires très bas et des conditions de travail précaires. C’est pourquoi syndicom exigera la pleine compensation du renchérissement et s’engagera en outre pour que les salaires évoluent davantage afin de compenser la perte de salaire réel des dernières années&nbsp;». Pour Natascha Wey, secrétaire générale du SSP, la solution est évidente&nbsp;: «&nbsp;Les cantons aussi ont de l’argent&nbsp;: ils font des excédents mirobolants depuis des années. Toutes ces personnes qui font rouler les trains et les bus, forment les gens, s’occupent des enfants et soignent les personnes âgées méritent de voir enfin leurs revenus progresser&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/c/csm_web-P1010742_bearbeitet-1_f65aeb3145.webp" length="221252" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9859</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 16:23:08 +0200</pubDate><title>Un signal clair en faveur de structures d’accueil qui soient de qualité, abordables et conçues comme un service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-signal-clair-en-faveur-de-structures-daccueil-qui-soient-de-qualite-abordables-et-concues-comme-un-service-public</link><description>Dépôt de l’initiative sur les crèches</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il y a quelques semaines seulement, plus de 300&nbsp;000 personnes sont descendues dans la rue pour exiger plus d’égalité. Maintenant, il faut enfin aller de l’avant avec l’une des revendications les plus urgentes exprimée le 14 juin&nbsp;: la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. Ce 5 juillet, l’<a href="https://creches-abordables.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">initiative sur les crèches</a> a été déposée avec succès par le PS et les syndicats. Elle prévoit le droit à une place d’accueil pour chaque enfant, une base constitutionnelle pour un accueil extrafamilial de qualité ainsi que de bons salaires et de bonnes conditions de travail pour le personnel. De plus, les parents ne devraient pas consacrer plus de 10&nbsp;% de leur revenu à la garde de leurs enfants.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Une offre abordable</strong></h3><p>L’égalité ne doit en aucun cas dépendre du l’épaisseur du portemonnaie. Aujourd’hui, de trop nombreuses familles ne trouvent pas de place d’accueil ou alors les places sont tout simplement trop chères. On sait pourtant à quel point l’accueil préscolaire est important pour le développement et l’intégration des enfants. Actuellement, l’offre en matière d’accueil extrafamilial est un véritable patchwork cantonal avec des offres et des coûts qui diffèrent énormément. L’accueil des enfants est très cher pour les familles en Suisse en comparaison avec ce qui existe dans d’autres pays européens.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Qualité de la prise en charge</strong></h3><p>L’USS s’engage pour que l’accueil des enfants soit organisé comme un service public. L’accueil des enfants concerne tout le monde, ce n’est pas une affaire privée&nbsp;! Actuellement, ce secteur est toutefois largement sous-financé. Cela se traduit par des salaires trop bas, une pénurie de personnel, une surcharge de travail pour les personnes en place et un important taux de rotation en raison de ces dysfonctionnements. C’est tout cela que l’initiative déposée le 5 juillet veut combattre. Elle vise donc aussi à améliorer la situation professionnelle dans le domaine de l’accueil des enfants.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Plus d’égalité</strong></h3><p>Il faut des places de crèche abordables sur l’ensemble du territoire pour enfin faire un pas en avant dans la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Trop souvent, ce sont les femmes qui réduisent leur activité professionnelle pour assumer le travail d’éducation non rémunéré, avec des conséquences délétères sur leur vie professionnelle, l’évolution de leur salaire et leur prévoyance vieillesse.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_230705_KitaIniEingereicht_e1945759b8.webp" length="369748" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9858</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:42:41 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-lordonnance-relative-a-ladmission-au-sejour-et-a-lexercice-dune-activite-lucrative-oasa-2024</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur les nombres maximums 2024 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9857</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:36:55 +0200</pubDate><title>Paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2024</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/paquet-dordonnances-environnementales-du-printemps-2024</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9856</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:33:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la coordination des transports en vue de la maîtrise de situations exceptionnelles (OCTSE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/verordnung-ueber-die-koordination-des-verkehrs-zur-bewaeltigung-von-ausnahmesituationen</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9855</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:29:28 +0200</pubDate><title>Droit de recours des organisations. David contre Goliath</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/droit-de-recours-des-organisations-david-contre-goliath</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 19.409 n Bregy (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9854</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:26:35 +0200</pubDate><title>Les primes-maladie deviennent une charge insupportable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-primes-maladie-deviennent-une-charge-insupportable</link><description>La commission du Conseil national ignore la hausse des primes-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À travers sa décision prise hier, concernant le contreprojet à l’initiative d’allègement des primes («&nbsp;Maximum 10&nbsp;% du revenu pour les primes d’assurance-maladie&nbsp;»), de se rallier à la version totalement insuffisante du Conseil des États, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national montre clairement qu’elle entend continuer à ignorer les problèmes de pouvoir d’achat de larges couches de la population. La charge que représentent les primes-maladie est devenue insupportable. Aujourd’hui déjà, une famille doit consacrer plus de 1&nbsp;000 francs par mois au paiement de ses primes et cet automne, ces dernières menacent à nouveau d’exploser. Le Parlement doit par conséquent absolument revenir sur cette décision en automne.</p><p>La crise du pouvoir d’achat est en train de culminer. L’alimentation, les loyers, l’électricité, le chauffage&nbsp;: tout a renchéri et continue à renchérir. À toutes ces hausses s’ajoute celles du fossoyeur du pouvoir d’achat numéro un&nbsp;: les primes-maladie de l’assurance obligatoire. Après une augmentation de 6,6&nbsp;% l’an dernier, on s’attend à une hausse d’un même ordre de grandeur cet automne, si ce n’est pas encore plus.</p><p>Par bonheur – pourrait-on dire – nous disposons, avec les réductions de primes, d’un instrument «&nbsp;prêt à l’emploi&nbsp;» qui, en ce qui concerne les primes, permet d’atténuer ce choc du pouvoir d’achat de manière efficace et ciblée. Et par bonheur aussi, le Conseil national a mis au point, dans le cadre du contreprojet à l’initiative d’allègement des primes, un projet de développement efficace et maniable de cet instrument. Mais au lieu de précisément s’y tenir, la CSSS a entièrement tourné casaque hier et basculé en faveur du modèle totalement insuffisant, voire scandaleux, du Conseil des États. Les dépenses supplémentaires de 356 millions prévues pour les réductions de primes ne correspondent même pas à un seul pourcent du volume total des primes.</p><p>La majorité de la CSSS fait ainsi malheureusement savoir qu’elle vit dans un monde parallèle et n’a aucune idée des soucis concrets qui sont ceux de la population suisse. Il ne se passe en effet pratiquement pas une semaine sans qu’un baromètre des préoccupations soit publié. Et presque à chaque fois, le prix (inabordable) de la santé figure de loin aux tous premiers rangs de celles-ci. Maintenant, le Parlement a, pour la dernière fois pendant sa session d’automne, la possibilité de revenir à la raison et de faire aboutir le bon contreprojet du Conseil national lors de ses dernières délibérations. Cela donnerait à tout le moins un peu de répit à la population.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9853</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:24:40 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance du DEFR sur le stockage obligatoire d’aliments et de fourrages</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-du-defr-sur-le-stockage-obligatoire-daliments-et-de-fourrages</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9852</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:48:37 +0200</pubDate><title>Modification d’ordonnances relevant de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-dordonnances-relevant-de-loffice-federal-de-lenergie-ofen</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9851</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:45:52 +0200</pubDate><title>Révision de l’ordonnance sur l’état civil (OEC) et de l’ordonnance sur les émoluments en matière d’état civil (OEEC)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/revision-de-lordonnance-sur-letat-civil-oec-et-de-lordonnance-sur-les-emoluments-en-matiere-detat-civil-oeec</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9850</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:40:52 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 5 relative à la loi sur le travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-lordonnance-5-relative-a-la-loi-sur-le-travail</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la modification de l&#039;ordonnance sur la protection des jeunes travailleurs, OLT 5 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9849</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:37:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’imposition des véhicules automobiles (Oimpauto)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-limposition-des-vehicules-automobiles-oimpauto</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9848</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:34:23 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la régulation de l’activité des intermédiaires d’assurance </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-la-regulation-de-lactivite-des-intermediaires-dassurance</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9847</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:30:47 +0200</pubDate><title>Modification du règlement sur l’assurance-vieillesse et survivants (RAVS), de l’ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2) et d’autres ordonnances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-du-reglement-sur-lassurance-vieillesse-et-survivants-ravs-de-lordonnance-sur-la-prevoyance-professionnelle-vieillesse-survivants-et-invalidite-opp-2-et-dautres-ordonnances</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9844</guid><pubDate>Tue, 04 Jul 2023 10:00:00 +0200</pubDate><title>Avantages et risques de l’accord sur la libre circulation des personnes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avantages-et-risques-de-laccord-sur-la-libre-circulation-des-personnes-rapport-observatoire</link><description>Commentaire et analyse de l&#039;USS sur le rapport de l’Observatoire de 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans son commentaire du rapport de l'Observatoire 2023 sur la libre circulation des personnes (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/230704__Commentaire_LampartDaniel_Rapport_Observatoire.pdf" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">voir le document complet</a>), l'Union syndicale suisse fournit des arguments fondés ainsi que des données factuelles. Elle montre les chances mais aussi les risques que comporte l'accord sur la libre circulation des personnes.</p><h3 class="heading--h4">Conclusions de l'USS</h3><p>La libre circulation des personnes assortie des mesures d’accompagnement a globalement amélioré la situation des travailleuses et travailleurs. La « qualité » de l’immigration a progressé. Il n’y a par contre guère de corrélation entre le nombre de personnes immigrant en Suisse et la libre circulation des personnes. Ce sont la situation économique et l’internationalisation de l’économie et de la société qui jouent ici un rôle moteur.</p><p>L’accord sur la libre circulation des personnes a hélas aussi facilité deux formes d’activité potentiellement précaires – le travail temporaire et le détachement de main-d’oeuvre. Le système suisse de protection suisse des salaires a certes permis à ce jour de combattre les plus graves abus. Mais il reste lacunaire : le personnel temporaire s’expose à avoir de moins bonnes conditions de travail que la main-d’oeuvre fixe, ce qui confère au travail temporaire un avantage injustifié sur le marché. En outre, la protection des salaires est incomplète. De nombreuses branches d’activité ou professions, comme le commerce de détail ou le secteur de la santé et du social (crèchesgarderies, EMS, etc.) ne bénéficient pas à ce jour de conventions collectives de travail prévoyant des salaires minimums.</p><p>L’USS se bat afin que les accords bilatéraux et la libre circulation des personnes profitent aux travailleuses et travailleurs au lieu de leur nuire. Elle s’engage pour une protection efficace des salaires et refuse clairement toute dégradation en la matière. Il est par conséquent nécessaire d’améliorer les conditions d’engagement de la main-d’oeuvre temporaire ainsi que la protection offerte par les conventions collectives de travail.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9840</guid><pubDate>Wed, 28 Jun 2023 14:36:44 +0200</pubDate><title>Des économies au détriment des rentes des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-economies-au-detriment-des-rentes-des-femmes</link><description>Démantèlement de l’AVS par le Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le relèvement de l’âge de la retraite des femmes n’est pas encore entré en vigueur, le Conseil fédéral démantèle encore plus les retraites des femmes. Cela, bien que les finances de l’AVS soient assurées pour la décennie à venir. Les principaux axes décidés aujourd’hui confirment de manière univoque la vision que le Conseil fédéral se fait de l’égalité des genres&nbsp;: au lieu d’augmenter les rentes des femmes et de reconnaître à travers des rentes décentes les prestations éducatives et de prise en charge de ces dernières, il entend diminuer les rentes de veuve de 810&nbsp;millions de francs.</p><p>On ne connaît qu’une partie des détails du projet en préparation. Mais il est clair que les femmes seront les premières touchées. En effet, en fonction des actuels coûts, elles reçoivent presque 90&nbsp;% des prestations de survivant-e-s. Et parce qu’une seule veuve sur dix perd son conjoint avant l’âge de la retraite, des retraitées seront aussi concernées. À ce sujet, le Conseil fédéral a adopté, l’an dernier seulement, un rapport explicite selon lequel, après le décès de leur conjoint, les femmes se trouvent, aujourd’hui déjà, plus souvent dans une situation financière difficile que les hommes. Pour toutes ces femmes, le Conseil fédéral prévoit désormais des périodes transitoires misérables, les mettant de ce fait, à partir de 50 ans déjà, sur la voie des services sociaux, ou des prestations complémentaires. Seule note positive&nbsp;: le Conseil fédéral entend quand même renoncer à des coupes dans les rentes pour enfant.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9836</guid><pubDate>Tue, 27 Jun 2023 09:09:26 +0200</pubDate><title>141 726 signatures contre la baisse des rentes du 2e pilier </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/141726-signatures-contre-la-baisse-des-rentes-du-2e-pilier</link><description>L’alliance dépose le référendum contre la réforme du 2e pilier </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est presque trois fois plus que ce qui était requis&nbsp;: la large alliance contre la réforme prévue du 2<sup>e</sup> pilier (LPP&nbsp;21) a récolté pas moins de 141&nbsp;726 signatures et a déposé son référendum aujourd’hui à Berne, donnant ainsi un puissant signal. En plus des syndicats, du PS et des Vert-e-s, des magazines politiquement indépendants de défense des consommatrices et consommateurs ont eux aussi contribué à la récolte contre les baisses de rentes. Payer plus pour des rentes plus basses, ça ne vaut pas la peine pour les assuré-e-s. C’est pourquoi il est important de voter NON à LPP&nbsp;21.</p><p>La réforme aboutirait à de nouvelles baisses de rentes, pouvant atteindre 3240&nbsp;francs par an. Alors même qu’à l’heure actuelle, l’inflation engloutit déjà l’équivalent d’une rente mensuelle. Et qu’au cours des dix dernières années, le 2<sup>e</sup> pilier s’est dégradé de façon catastrophique pour les travailleuses et travailleurs. Les taux de conversion et les rentes ont beau diminuer depuis plusieurs années, la réforme adoptée par le Parlement ne tient aucun compte de ces développements. De même, elle ignore complétement le revirement des taux d’intérêt et l’inflation galopante.</p><p>Il est aberrant de continuer de réduire les rentes alors même que les taux d’intérêt sont repartis à la hausse. Or c’est précisément ce que le Parlement a décidé de faire, quitte à ce que les rentes diminuent encore de 15&nbsp;% dans certains cas. Après AVS&nbsp;21, cette réforme pénaliserait davantage encore les femmes. Car cette même génération obligée de travailler plus longtemps devrait en plus payer jusqu’à la fin de son activité professionnelle des cotisations plus élevées – donc toucher moins de salaire net – pour recevoir moins de rente, ou, au mieux, le même montant. Autrement dit&nbsp;: les femmes passeraient une deuxième fois à la caisse. Enfin, la réforme est un échec sur le plan technique, car elle rend le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier plus opaque, plus coûteux et finalement assez arbitraire. La confiance qu’inspire la prévoyance professionnelle risque bien de s’éroder encore un peu plus.</p><p>Au moment de la remise des signatures, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Le grand nombre de signatures montre que les gens en ont assez qu’on s’en prenne aux retraites. La réforme prévue entraînerait une importante baisse des rentes.&nbsp;» De son côté, la co-présidente du PS Mattea Meyer a souligné que «&nbsp;le compte n'y est pas. Ni pour les jeunes, ni pour les personnes âgées, et encore moins pour les femmes&nbsp;: payer plus pour des rentes plus basses est une mauvaise proposition, c’est pourquoi nous rejetons clairement cette réforme&nbsp;». Pour Vania Alleva, présidente d’Unia, il y a encore une autre injustice&nbsp;: «&nbsp;C’est précisément pour les bas salaires que les coûts augmenteraient le plus, parfois sans amélioration des rentes. Avec ce projet, l’argent de l’employée de la restauration ou de l’aide-soignante passera directement dans les poches des financiers qui se frotteront les mains face aux milliards de bénéfices qu’ils pourront réaliser dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier&nbsp;!&nbsp;». Katharina Prelicz-Huber, présidente du SSP et conseillère nationale Verte, a évoqué la question des coûts&nbsp;: «&nbsp;Cette réforme ne profitera qu’au monde de la finance. Aujourd’hui déjà, les banques et les assurances prélèvent chaque année 7 milliards de francs sur l’épargne des travailleuses et travailleurs.&nbsp;» Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, se montre optimiste&nbsp;: «&nbsp;Cette réforme coûteuse et déséquilibrée entraîne des baisses de salaires et de rentes. C’est pourquoi Travail.Suisse est confiant que la population n’acceptera pas ce nouveau démantèlement des retraites.&nbsp;»</p><p><strong>ALLIANCE RÉFÉRENDAIRE «&nbsp;NON AUX BAISSES DE RENTES LPP&nbsp;»</strong></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/a/csm_bvg-karten-boxen-bundeshaus_f2a6bd8705.webp" length="204018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9832</guid><pubDate>Thu, 22 Jun 2023 12:09:00 +0200</pubDate><title>Une décision risquée et incompréhensible</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-decision-risquee-et-incomprehensible</link><description>Politique monétaire : la BNS s’entête et augmente son taux directeur</description><content:encoded><![CDATA[<p>La conjoncture mondiale s’est dégradée ces derniers mois, notamment parce que les problèmes de pouvoir d’achat freinent la demande. En Suisse, le chômage est en légère hausse. Le renchérissement recule sensiblement. Le franc s’est encore apprécié par rapport au dollar et à l’euro, ce qui accroît encore la pression sur l’économie d’exportation suisse. La surévaluation du franc laisse depuis longtemps des traces cruelles sur l’économie. Les exportations de l’industrie des machines sont plus faibles qu’il y a 20 ans.</p><p>Dans ce contexte, la décision prise aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) est trop risquée et totalement incompréhensible, en particulier l’annonce de possibles nouvelles appréciations du franc suisse. «&nbsp;Dans le contexte actuel, il s’agit principalement de vente de devises&nbsp;», explique la BNS. Mais aussi du relèvement du taux directeur.</p><p>Presque tous les pronostics conjoncturels pour la Suisse tablent sur un renchérissement inférieur à 2&nbsp;% l’année prochaine. Les exigences de la Banque nationale en matière de stabilité des prix seraient donc atteintes et une nouvelle hausse des taux d’intérêt s’avère inutile. Seule la BNS s’attend à un renchérissement plus élevé. Les documents présentés aujourd’hui ne permettent pas de comprendre pourquoi les prévisions de la BNS divergent à ce point du consensus. La justification de la décision d’aujourd’hui reste pour le moins floue.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9830</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2023 17:21:21 +0200</pubDate><title>Mandat de négociation avec l’UE : La protection des salaires et le service public doivent être garantis</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mandat-de-negociation-avec-lue-la-protection-des-salaires-et-le-service-public-doivent-etre-garantis</link><description>La position de l’USS sur les paramètres du mandat de négociation avec l’Union Européenne</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’ouverture de la Suisse à l’Union européenne (UE) pour autant qu’elle serve et ne nuise pas aux salarié-e-s. Elle s’engage pour une Suisse offensive dans une Europe sociale. Les discussions sur l’accord-cadre n’ont à ce jour pas rempli ces exigences. Et l’évolution des discussions exploratoires s’est révélée inquiétante. La protection des salaires et le service ne sont en effet pas garantis. L’USS est fâchée de voir que le Conseil fédéral ne nomme pas publiquement ces problèmes non résolus.</p><p>Ayant les salaires les plus élevés d’Europe, la Suisse a besoin de les protéger le mieux possible. Très important pour la population, le service public doit être préservé et développé. Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: les entretiens avec l’UE ne peuvent déboucher sur un succès que sur cette base. Par conséquent, le mandat de négociation du Conseil fédéral doit contenir les éléments suivants&nbsp;:</p><ul><li>La <strong>protection autonome des salaires</strong> doit être assurée. Il faut des garanties contraignantes pour que les CCT puissent continuer à être appliquées de façon paritaire. Et la Suisse doit pouvoir continuer à utiliser des instruments tels que le blocage des prestations de services, les interruptions de travail et la caution pour lutter efficacement contre la sous-enchère.</li><li>L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur les <strong>frais professionnels</strong>, selon laquelle les employé-e-s de l’UE en Suisse ne reçoivent plus le dédommagement des frais suisses.</li><li>En matière de protection des salaires, la Suisse doit <strong>renforcer la prévention</strong>&nbsp;: les mandats doivent être attribués aux entreprises qui versent des salaires corrects. Pour ce faire, les mandants devront utiliser les informations numériques issues des contrôles des salaires. De plus, la Suisse devrait introduire une responsabilité civile du maître d’ouvrage. Si la prévention est renforcée et qu’en même temps, la procédure d’annonce auprès de la Confédération est améliorée au niveau numérique, la Suisse pourrait également réduire progressivement le délai d’annonce préalable de 8 jours sans que la protection des salaires s’en trouve détériorée.</li><li>Il faut stopper l’érosion rampante de la protection des salaires. Les conditions pour l’<strong>extension des CCT</strong> doivent être adaptées à la réalité actuelle&nbsp;: le quorum des employeurs doit notamment être modifié. Les travailleurs et travailleuses temporaires doivent être engagés aux mêmes salaires que les employé-e-s fixes. La Suisse pourrait reprendre ici les directives de l’UE sur les salaires minimaux et le travail intérimaire.</li><li>L’USS soutient l’importante coopération de la Suisse avec l’UE dans le domaine de la haute tension électrique. Mais elle s’oppose à une ouverture totale du <strong>marché de l’électricité</strong>.</li><li>Les <strong>transports publics</strong> en Suisse ne doivent pas être affaiblis. L’USS s’oppose à une ouverture du marché dans ce domaine. Il en va de même pour le mécanisme d’examen des aides d’État qui affaiblirait les transports publics.</li><li>Les améliorations qui résulteraient de l’adoption de la <strong>directive européenne sur la citoyenneté</strong> constitueraient un progrès. Les ressortissant-e-s de l’UE bénéficieraient d’une meilleure protection sociale et de droits accrus en cas de difficultés économiques.</li><li>La conclusion d’un accord dans le domaine de la <strong>santé publique et de la gestion des crises</strong> serait positive pour la Suisse. En revanche, une réduction des subventions publiques dans le domaine de la santé, potentiellement imposée dans ce cadre par le droit des aides d’État, n’est pas négociable. Ces aides sont déjà trop faibles aujourd’hui.</li><li>L’USS soutient les <strong>contributions de cohésion</strong> versées à l’UE. Ces contributions pourraient aussi être augmentées. Elles représentent un instrument de solidarité important pour réduire les différences de revenu en Europe. La remise en route rapide des projets de coopération suspendus entre la Suisse et l’UE serait également une bonne nouvelle. La Suisse et l’UE ont un intérêt commun considérable à coopérer étroitement dans la recherche, la culture et la formation</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9828</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2023 17:02:46 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les banques (octroi par la Confédération de garanties du risque de défaillance pour les prêts d’aide sous forme de liquidités de la Banque nationale suisse à des banques d’importance systémique)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-les-banques-octroi-par-la-confederation-de-garanties-du-risque</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9825</guid><pubDate>Mon, 19 Jun 2023 15:34:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 3 sur l’asile et de l’ordonnance sur l’exécution du renvoi et de l’expulsion d’étrangers</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-lordonnance-3-sur-lasile-et-de-lordonnance-sur-lexecution-du-renvoi-et-de-lexpulsion-detrangers</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;évaluation des supports de données électroniques des requérants d’asile (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9823</guid><pubDate>Sun, 18 Jun 2023 15:25:25 +0200</pubDate><title>Un signal clair : un salaire doit permettre de vivre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-signal-clair-un-salaire-doit-permettre-de-vivre</link><description>« Oui » à un salaire minimum à Zurich et Winterthour</description><content:encoded><![CDATA[<p class="heading--h4">Deux votes en faveur de&nbsp;salaires minimums en Suisse alémanique</p><p>Après les succès cantonaux en Suisse romande, les deux votes favorables de ce jour au compromis parlementaire pour un salaire minimum à Zurich et à une initiative populaire à Winterthour représentent un progrès concret pour des dizaines de milliers de personnes qui travaillent aujourd'hui encore à des salaires trop bas.&nbsp;Alors que les salaires réels baissent pour la troisième année consécutive, la pression en faveur d'une amélioration se fait évidemment plus forte. Concrètement, l'Union syndicale suisse demande: pas de salaire en-dessous de 5000 francs avec CFC et au moins 4500 francs pour tout le monde.</p><p>L'acceptation des salaires minimums dans les deux plus grandes villes du canton de Zurich montrent par ailleurs à quel point la motion Ettlin, votée par le Parlement, est contraire au fédéralisme et antidémocratique. Des salaires minimums dans les cantons ou les communes sont acceptables pour des raisons sociales, pour garantir la possibilité de vivre lorsqu'on travaille. Il ne doit donc pas être possible d'aller en-dessous de ces seuils comme le demande la motion. Les syndicats s'y opposeront.</p><p class="heading--h4">Les recettes du nouvel impôt minimum doivent profiter à la population</p><p>L’adoption de la réforme fiscale de l’OCDE entraîne l’introduction d’un impôt minimum pour les grandes entreprises internationales, ce que l’Union syndicale suisse (USS) a toujours soutenu. Pendant la campagne, de très nombreux citoyen-ne-s se sont toutefois offusqués de ce que les recettes fiscales supplémentaires soient destinées à être reversées aux multinationales et aux hauts revenus. Les personnes à revenu normal, qui souffrent déjà de la hausse des primes d’assurance-maladie et des loyers, n’en verraient pas la couleur. L’USS se battra, lors de la mise en œuvre de la réforme, pour que les milliards de recettes de cet impôt profitent à l’ensemble de la population.</p><p class="heading--h4">Soulagement après le « Oui » à la loi climat</p><p>L’USS salue vivement l’adoption de la loi sur la protection du climat. La Suisse fait ainsi enfin un pas en avant en matière de politique climatique et ancre ses objectifs climatiques dans la loi sans aucune ambiguïté. Avec l’offensive d’investissement qui vient d’être lancée pour la transformation énergétique des bâtiments et les innovations technologiques, le «&nbsp;virage climatique&nbsp;» en Suisse bénéficie enfin d’une impulsion sérieuse.</p><p>Mais d’autres mesures sont nécessaires – et vite&nbsp;! Raison pour laquelle les syndicats soutiennent également l’initiative pour un fonds climat. Celle-ci exige une politique climatique publique efficace et globale à travers un renforcement du service public et des investissements dans des emplois durables et bien rémunérés. Lors de la mise en œuvre de la loi sur la protection du climat, l’USS veillera en outre scrupuleusement à ce que les subventions accordées dans le secteur du bâtiment parviennent au portemonnaie des locataires et ne soient surtout pas détournées par les propriétaires d’immeubles pour augmenter encore les loyers.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9817</guid><pubDate>Wed, 14 Jun 2023 20:14:10 +0200</pubDate><title>Égalité : il faut des avancées concrètes, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-il-faut-des-avancees-concretes-maintenant</link><description>L’USS à propos de la grève féministe 14 juin 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un signal fort pour plus d’égalité&nbsp;: voilà comment on peut sans hésiter résumer cette journée du 14 juin. Dans toute la Suisse, plus de 300 000&nbsp;personnes ont participé à la journée de grève féministe. En plus des cortèges et des manifestations, les syndicats ont mis l’accent cette année sur des actions qui ont eu lieu au sein même de plusieurs entreprises. Car l’égalité n’est de loin pas encore réalité&nbsp;: le fait que les salaires et les retraites soient encore si bas est un scandale. La forte mobilisation d’aujourd’hui montre bien&nbsp;: on ne peut pas continuer comme ça. Il faut des avancées concrètes, maintenant&nbsp;!</p><p>Sous le slogan «&nbsp;Salaire, temps, respect – l’égalité maintenant&nbsp;!&nbsp;», les fédérations membres de l’Union syndicale suisse (USS) ont organisé des actions dans des entreprises à travers toute la Suisse, après des mois de préparation. Dans certaines pharmacies vaudoises, des assistantes en pharmacie ont fait une pause prolongée pour souligner leur revendication d’une augmentation des salaires et de l’élaboration d’une CCT. À Zurich, des femmes du secteur des nettoyages ont interrompu leur travail pour exiger des améliorations dans leur CCT. Dans les universités et les écoles, des femmes ont réclamé plus de salaire et de temps pour enseigner ainsi que la reconnaissance de leur travail.</p><p>Pour l’USS, il est clair que cette journée doit être rapidement suivie d’actions concrètes, en particulier en ce qui concerne les salaires. Car c’est justement pour les femmes que les pertes de pouvoir d’achat dues au renchérissement et à l’explosion des primes-maladie ont des conséquences désastreuses. Lors des négociations salariales de cet automne, les employeurs sont donc mis au défi&nbsp;: les salaires réels doivent augmenter, surtout pour les femmes, notamment dans les professions «&nbsp;typiquement&nbsp;» féminines qui se distinguent par un faible niveau général de la rémunération. En effet, les salaires horaires y sont nettement plus bas, même après un apprentissage. Les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à ne pas avoir de 13e&nbsp;salaire. Et dans les branches où les femmes sont majoritaires, l’expérience et les années de service n’apportent guère d’améliorations. Conséquence&nbsp;: les femmes touchent des retraites scandaleusement basses et la pauvreté des personnes âgées se décline essentiellement au féminin. Là aussi, il faut un changement de cap, et ce sera possible avec la 13e&nbsp;rente AVS. C’est la seule façon de mieux prendre en compte le travail non rémunéré d’éducation et d’assistance dans la prévoyance vieillesse et ce, sans augmenter inutilement les coûts pour les personnes à bas et moyens revenus.</p><p>Les possibilités de développement professionnel des femmes doivent être améliorées. Cela signifie notamment que la conciliation de la vie familiale et professionnelle doit devenir plus facile. Si l’on veut répartir plus équitablement le travail non rémunéré, il faut impérativement des structures de garde d’enfants abordables, financées par les pouvoirs publics et disponibles sur l’ensemble du territoire. Il faut aussi rendre les horaires de travail plus faciles à planifier et réduire le temps de travail pour le même salaire.</p><p>Le sexisme, en particulier sur le lieu de travail, doit être combattu avec la plus grande détermination. Cela implique entre autres une meilleure protection pendant la grossesse, la tolérance zéro en matière de harcèlement sexuel au travail ainsi que des mesures de prévention efficaces.</p><p>La forte mobilisation d’aujourd’hui montre que l’égalité des femmes dans la vie professionnelle et dans la société doit maintenant vraiment aller de l’avant, et elle le fera. Car un vaste mouvement s’est mis en place qui insiste sur l’égalité dans la politique, au travail et dans la société. Et il ne va pas disparaître. La mise en réseau entre les organisations de femmes et les syndicats s’est encore renforcée, et elle apporte une contribution importante en ce sens. La syndicalisation est décisive pour la défense et la promotion de l’égalité sur le lieu de travail. Les fédérations de l’USS utiliseront donc aussi la force du 14 juin pour étendre la syndicalisation des salarié-e-s dans les professions typiquement féminines, afin de lutter ensemble dans les entreprises pour des salaires équitables et pour l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_FRESHFOCUS_1293962_dd4b7defe4.webp" length="407338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9814</guid><pubDate>Tue, 13 Jun 2023 11:49:57 +0200</pubDate><title>La retraite à 67 ans : une attaque en règle contre les gens qui gagnent normalement leur vie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-retraite-a-67-ans-une-attaque-en-regle-contre-les-gens-qui-gagnent-normalement-leur-vie</link><description>Revirement au Conseil national: rejet de justesse de l’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au terme d’un retournement de situation un peu chaotique au Conseil national, le résultat est là&nbsp;: l’initiative sur les rentes des jeunes libéraux-radicaux ira en votation populaire sans contre-projet. Le patronat et les banques utiliseront cette initiative pour mener une campagne de plusieurs millions contre l’AVS. L’USS combattra l’initiative avec véhémence. Le relèvement de l’âge de la retraite ne tient aucun compte de la réalité du marché du travail. Aujourd’hui déjà, les gens qui peuvent se le permettre partent plus tôt. Avec le relèvement de l’âge de référence de l’AVS, seuls les cadres ou les banquiers très bien rémunérés pourraient encore se permettre de prendre une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers, eux, devront travailler jusqu’à 67 ans. Le vrai problème, c’est l’érosion du niveau des rentes. Avec l’explosion des primes-maladie et l’évolution des loyers et des prix, les retraité-e-s actuels perdront déjà un mois de rente d’ici fin 2024. C’est pourquoi une 13e&nbsp;rente AVS est plus que jamais d’actualité.</p><p>L’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux (JLR) s’inscrit dans la tradition des grandes banques et des compagnies d’assurance ainsi que de leurs représentant-e-s politiques qui, depuis l’introduction de l’AVS, rivalisent de prévisions catastrophistes – sans que celles-ci ne se soient jamais réalisées&nbsp;! Mais aujourd’hui, les travailleuses et travailleurs en fin de carrière voient leur situation se dégrader considérablement. Un relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans et plus aurait pour conséquence que les salarié-e-s à revenu moyen – par exemple une secrétaire dans une étude d’avocat ou un animateur de jeunesse – devront travailler jusqu’à l’épuisement, alors que les personnes à haut revenu pourront continuer à s’offrir une retraite anticipée. L’USS se battra avec force contre cette dégradation de l’AVS.</p><p>Mais le débat au Conseil national a aussi montré clairement que les parlementaires bourgeois, qui ont été battus de justesse, semblent avoir pour objectif principal de mener une campagne électorale à bon compte sur le dos des salarié-e-s – au lieu de s’attaquer aux problèmes réels des retraité-e-s actuels et futurs. Le véritable problème se situe au niveau de l’érosion des rentes. L’explosion des primes d’assurance-maladie, la hausse des loyers et le renchérissement général font qu’il manquera aux retraité-e-s, en termes réels, un mois entier de rente d’ici fin 2024. Une 13e&nbsp;rente AVS est donc plus importante que jamais. Le calcul est simple&nbsp;: pour 92&nbsp;% des salarié-e-s, il vaut la peine d’avoir une AVS forte, seuls les 8&nbsp;% de personnes qui gagnent le plus cotisent davantage qu’elles ne reçoivent au bout du compte. Dans le contexte actuel, un développement de l’AVS devient inéluctable. C’est le seul moyen de maintenir le pouvoir d’achat des retraité-e-s actuels et futurs.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Arbeiter-50plus_Werkstatt_ist-Liderina_7cf720e3d9.webp" length="146878" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9812</guid><pubDate>Tue, 13 Jun 2023 11:41:54 +0200</pubDate><title>Comment les patrons enjolivent les bas salaires des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/comment-les-patrons-enjolivent-les-bas-salaires-des-femme</link><description>Une étude mandatée par le patronat confirme une discrimination salariale de 3,3 %</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres de l’Enquête suisse sur la structure des salaires sont clairs&nbsp;: les femmes ont toujours environ 43&nbsp;% de moins de revenu que les hommes. Et à la retraite, elles touchent un tiers de moins de rente. Même une étude de l’Université de Saint-Gall, mandatée par l’Union patronale suisse (UPS) et reposant sur l’auto-déclaration, confirme une discrimination salariale de 3,3&nbsp;%. Pour un salaire médian, cela représente 2500 francs par année.</p><p class="heading--h4">Manque de représentativité</p><p>Contrairement aux chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS), l’étude commandée et présentée par l’Union patronale ne dépeint qu’une très petite partie de la réalité, puisqu’elle ne couvre qu’environ 10&nbsp;% des entreprises ayant effectué une analyse de l’égalité salariale. Elle n’est donc en aucun cas représentative et n’a qu’une signification très limitée pour l’économie suisse. L’étude se base sur les déclarations des entreprises. On peut donc supposer qu’elle couvre surtout des entreprises qui estiment qu’elles n’ont rien à cacher en matière de discrimination salariale.</p><p class="heading--h4">Besoin d’une nouvelle révision de la LEG, plus efficace</p><p>Après la dernière révision de la loi sur l’égalité (LEg), l’USS avait déjà signalé que la LEg révisée et les analyses salariales qui en découlent ne couvrent qu’une trop petite part des entreprises. Les discriminations dans les entreprises de moins de 100 employé-e-s ne sont pas recensées. Par conséquent, les analyses salariales ne sont effectuées que dans une fraction des entreprises. De plus, le seuil de tolérance statistique des analyses salariales est très élevé dans la LEg révisée. Il y a donc une forte probabilité que de nombreuses discriminations ne puissent pas être détectées.</p><p class="heading--h4">Conditions-cadre structurelles : un point décisif</p><p>Les analyses salariales dans les entreprises sont importantes. Mais pour faire vraiment progresser l’égalité dans le monde du travail, il faut s’attaquer aux causes structurelles des inégalités salariales. Il est donc primordial de revaloriser les salaires dans les secteurs à faible rémunération, où les femmes sont souvent surreprésentées, comme par exemple dans l’accueil des enfants, les soins, le nettoyage ou le commerce de détail. Il faut également des investissements publics suffisants pour assurer un accueil extrafamilial des enfants qui soit abordable dans tout le pays ainsi que des horaires de travail planifiables et favorables aux familles, afin de créer les conditions nécessaires pour que les femmes puissent participer à la vie professionnelle sur un pied d’égalité.</p><p class="heading--h4">Tolérance zéro envers la discrimination</p><p>Le fait que la collecte de données de l’étude commandée par l’UPS révèle une discrimination salariale de 3,3&nbsp;%, alors que très peu d’entreprises ont été examinées et que la majorité d’entre elles sont convaincues de ne pas pratiquer de discrimination, est en soi&nbsp;déjà un scandale. L’USS exige la tolérance zéro en matière de discrimination salariale, l’extension de la loi sur l’égalité aux entreprises de moins de 100 employé-e-s, la suppression du seuil de tolérance et des sanctions efficaces pour empêcher la discrimination.</p><p>Depuis des semaines, les employeurs s’en prennent vertement aux modèles de travail favorables à la famille et au temps partiel. Les femmes devraient être disponibles à 120&nbsp;% sur le marché du travail, ce qui est impossible sans une offre étendue de structures d’accueil pour les enfants. Rappelons que les femmes fournissent toujours 80&nbsp;% du travail de prise en charge non rémunéré dans ce pays. Ce n’est pas un hasard si cette étude est publiée la veille du 14 juin. Il s’agit ni plus ni moins de minimiser les inégalités de revenus. Les employeurs veulent ainsi bloquer tout progrès. Le 14 juin, de nombreuses personnes se mobiliseront pour des salaires équitables, des structures d’accueil abordables et généralisées ainsi que pour la tolérance zéro face au sexisme et à la discrimination. Voilà pourquoi la grève féministe est importante.Voilà pourquoi nous descendrons dans la rue le 14 juin et mènerons des actions dans les entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/b/csm_Visual-1406-FR_75ad19ce78.webp" length="67822" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9808</guid><pubDate>Fri, 09 Jun 2023 14:29:50 +0200</pubDate><title>Dossier no 157 : Les femmes et la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-157-frauen-in-der-altersvorsorge</link><description>Quelles sont les causes de l’important déficit de rente des femmes ? Pourquoi la pauvreté des personnes âgées est-elle surtout féminine ? Analyse.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le fait est désormais bien connu : le déficit de rente de retraite chez les femmes est considérable. Il s’agit d’une des conséquences de l’écart de revenu au détriment des femmes puisque la rente de vieillesse dépend en grande partie du salaire que l’on a touché. Raison pour laquelle les syndi-cats se battent pour de meilleurs salaires et contre la discrimination salariale.<br> Mais les bas salaires n’expliquent pas tout : les lois sur la prévoyance vieillesse jouent également un rôle, car elles peuvent compenser ou, à l’inverse, creuser encore davantage les écarts de reve-nu issus de la vie professionnelle. Le présent <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/157f__rentes_femmes.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">dossier n<sup>o</sup> 157 : Les femmes et la prévoyance</a> vieillesse montre quelle est la situation actuelle des femmes en matière de prévoyance vieillesse. Il expose aussi les mécanismes de compensation que les lois connaissent et comment ils fonctionnent. Mais aussi quelles sont les pierres d’achoppement que les lois contiennent pour de nombreuses femmes et ce que les projets de réforme en cours pourraient changer à cet égard.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_210918_Haende_weg_von_unseren_Renten0127_39589b1171.webp" length="271296" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9810</guid><pubDate>Wed, 07 Jun 2023 16:03:00 +0200</pubDate><title>Des salaires plus élevés grâce aux comparaisons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-salaires-plus-eleves-grace-aux-comparaisons</link><description>Le « nouveau » calculateur de salaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Transparence des salaires dans 71 branches, avec 2&nbsp;millions de données provenant de 35&nbsp;000&nbsp;entreprises&nbsp;: grâce au calculateur de salaire www.salaire-uss.ch de l’Union syndicale suisse (USS), tout-e salarié-e peut calculer le salaire qui lui revient. Cela crée de la transparence et constitue un outil pour les négociations salariales. La plate-forme salariale de l’USS a été actualisée avec les données les plus récentes. Elle permet en outre de tenir désormais compte de la croissance des salaires à laquelle s’attendre depuis 2020. Le calculateur de salaire de l’USS à but non lucratif fournit ainsi des données actuelles et précises sur les salaires. Après trois années de baisse des salaires réels en raison de la hausse des prix et de hausses des salaires insuffisantes, et étant donné la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, les chances de fortes augmentations des salaires ont été rarement aussi bonnes que cette année.</p><p class="heading--h4">Protection contre les pressions sur les salaires</p><p>En Suisse, le salaire médian (une moitié gagne plus, l’autre moins) touché par les personnes exerçant une activité professionnelle se monte à 6&nbsp;665&nbsp;francs. Pour protéger les salaires les plus élevés d’Europe de la sous-enchère salariale, il faut, en plus de contrôles efficaces, absolument savoir quels sont les salaires usuels dans la localité et la branche. C’est pour cela qu’à l’origine, le calculateur de salaire a été développé en tant qu’instrument servant à l’application des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Selon la loi, les commissions tripartites cantonales sont tenues d’intervenir si, «&nbsp;au sein d’une branche économique ou d’une profession, les salaires usuels dans la localité, la branche ou la profession font l’objet d’une sous-enchère abusive et répétée&nbsp;» (art. 360a CO). Le calculateur de salaire permet, sur la base de données salariales fiables et à l’aide d’une méthode statistique reconnue, de calculer pour des profils individuels les salaires usuels dans la localité et la branche.</p><p class="heading--h4">De fortes hausses de salaire sont nécessaires</p><p>À cause de l’évolution des prix et de l’absence de compensation du renchérissement pour les salaires, pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, les salaires réels ont baissé pendant trois années consécutives. Ils se trouvent ainsi, justement dans les branches à bas salaires, à nouveau au même niveau qu’il y a dix ans. La bonne situation des affaires que connaissent les entreprises et le faible chômage actuel mettent les salarié-e-s et les syndicats dans une position de négociation forte. Les chances d’obtenir d’importantes hausses des salaires ont rarement été aussi bonnes que cette année.</p><p class="heading--h4">Une méthode éprouvée avec des données actualisées</p><p>Désormais, le calculateur de salaire dispose des données de la toute dernière Enquête suisse sur la structure des salaires de l’Office fédéral de la statistique pour l’année 2020. Le calculateur de salaire permet de calculer les salaires usuels dans en tout 71 branches. Une liste révisée des professions et des meilleures propositions concernant les branches en fonction de la profession choisie facilitent le calcul du salaire demandé.</p><p>Bien que dans une mesure moins importante que le renchérissement, les salaires ont finalement augmenté dans la plupart des branches. Le calculateur de salaire permet par conséquent de tenir désormais compte, concernant les salaires usuels, de la croissance salariale à laquelle s’attendre pour les années 2020 à 2023. Grâce à cela, les salarié-e-s peuvent obtenir une image actualisée de la situation des salaires sur le marché du travail.</p><p>Le calculateur de salaire se base sur les données représentatives de l’Enquête suisse sur la structure des salaires, qui porte sur environ 2 millions de salaires versés dans 35&nbsp;000&nbsp;entreprises. Ces données sont exploitées selon une procédure statistique éprouvée, afin de pouvoir calculer les salaires usuels dans la localité et la branche pour chaque profil professionnel.</p><p>Avec le calculateur, les salarié-e-s peuvent contrôler si leur salaire est raisonnable. Il les aide aussi à formuler des attentes lorsqu’ils négocient leur salaire. Un autre avantage qu’il présente est d’informer individuellement ses utilisateurs et utilisatrices des conventions collectives de travail qui les concernent ainsi que des salaires minimaux en vigueur.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_Sharepix_wide-m_Lohnrechner_FR_2984e53e03.webp" length="16418" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9804</guid><pubDate>Tue, 06 Jun 2023 16:07:34 +0200</pubDate><title>La protection des salaires doit être renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-doit-etre-renforcee</link><description>Rapport du SECO sur les mesures d’accompagnement : réaction de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport annuel sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement publié aujourd’hui montre clairement l’importance cruciale que revêt une bonne protection des salaires pour les travailleurs et travailleuses. En effet, partout où les salaires sont contrôlés, des infractions sont découvertes et des salaires sont versés a posteriori aux personnes lésées. Une fois de plus, le rapport révèle qu’on ne fait toujours pas assez pour lutter contre la sous-enchère salariale dans les secteurs sans salaires minimaux fixés par des conventions collectives de travail (CCT).</p><p>L’année dernière, les contrôleurs et contrôleuses ont vérifié près de 165&nbsp;000 salaires dans des entreprises suisses ainsi que dans des entreprises étrangères détachant des salarié-e-s. Ces contrôles ont permis de débusquer des salaires trop bas ou des faux indépendant-e-s dans près d’une entreprise sur cinq. Dans les branches avec des salaires minimaux fixés dans les CCT, le taux d’infraction est un peu plus élevé (26&nbsp;%), car les salaires minimaux permettent justement d’identifier clairement des faits de sous-enchère. Dans les branches sans CCT ou contrat-type de travail (CTT), les cantons appliquent parfois des seuils trop bas pour les salaires usuels dans la localité et la branche. Une partie des entreprises passe ainsi les contrôles même avec des salaires qui relèvent clairement de la sous-enchère.</p><p>Dans les branches où des salaires minimaux obligatoires sont fixés par des CCT ou des CTT, les employeurs qui versent des salaires trop bas sont sanctionnés. En l’absence de CCT ou de CTT, les cantons demandent aux entreprises d’adapter les salaires aux salaires usuels dans la région et dans la branche («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). Bonne nouvelle&nbsp;: dans près de 9 cas sur 10, une procédure de conciliation aboutit à une adaptation des salaires de la part des entreprises étrangères détachant des salarié-e-s. En revanche, le comportement des employeurs suisses fautifs n’est pas tolérable : ils n’adaptent leurs salaires que dans 6 cas sur 10.</p><p>Malgré la présence régulière de sous-enchère salariale et de nombreux employeurs suisses qui, même après une conciliation, ne respectent pas les salaires usuels dans la région et la branche, la Confédération et les cantons n’édictent pratiquement jamais de salaires minimaux, bien que la loi le prévoie. Les cantons de Genève et du Tessin montrent qu’il pourrait en être autrement. Non seulement ils contrôlent plus strictement, mais ils ont aussi édicté à plusieurs reprises des salaires minimaux au cours des dernières années.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9802</guid><pubDate>Mon, 05 Jun 2023 16:59:30 +0200</pubDate><title>La retraite à 67 ans : une attaque frontale contre les gens qui gagnent normalement leur vie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-retraite-a-67-ans-une-attaque-frontale-contre-les-gens-qui-gagnent-normalement-leur-vie</link><description>Le Conseil national veut un contre-projet à l&#039;initiative sur les rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national se prononce en faveur d'un contre-projet à l'initiative sur les rente et ouvre donc la porte à la retraite à 67 ans et au-delà. L'ampleur du démantèlement de l'AVS est encore inconnue. Mais l'Union syndicale suisse (USS) affirme d'ores et déjà: augmenter l’âge de la retraite va tout simplement à l’encontre de la réalité du marché du travail. Aujourd’hui déjà, les personnes qui peuvent se le permettre prennent leur retraite avant l’heure. Si on augmente encore l’âge de référence dans l’AVS, il ne restera plus que les cadres très bien payés ou les banquiers qui pourront se permettre de prendre une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers, eux, devraient travailler jusqu’à 67 ans&nbsp;! Le vrai problème, c’est l’érosion du niveau des rentes. Avec la flambée des primes-maladie et l’évolution des loyers et des prix, les retraité-e-s actuels perdront déjà un mois entier de rente d’ici fin 2024. Raison de plus pour créer une 13e rente AVS.</p><p>L’initiative sur les retraites des Jeunes libéraux-radicaux (JLR), de même que le contre-projet désormais prévu, s’inscrivent dans la tradition des grandes banques et des compagnies d’assurance ainsi que de leurs représentant-e-s politiques qui, depuis l’introduction de l’AVS, rivalisent de prévisions catastrophistes pour ce pilier essentiel de nos assurances sociales. Aujourd’hui déjà, les travailleuses et travailleurs en fin de carrière voient leur situation se dégrader considérablement. Un relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans et plus aurait pour conséquence que les salarié-e-s à revenu moyen – par exemple une secrétaire dans une étude d’avocat ou un animateur de jeunesse – devront travailler jusqu’à l’épuisement, alors que les personnes à haut revenu pourront continuer à s’offrir une retraite anticipée. L’USS se battra avec véhémence contre cette dégradation de l’AVS.</p><p>Contrairement à la prévoyance privée, l’AVS est solide et fiable. Les milliards de déficit qu’on nous annonce depuis des décennies ne se sont jamais matérialisés. L’AVS a clôturé l’année dernière avec un résultat de répartition positif à hauteur d’environ 1,6 milliard de francs. Elle dispose actuellement d’une fortune de près de 50 milliards de francs, et celle-ci va encore croître au cours des cinq prochaines années.</p><p class="heading--h4">Faites ce que je dis…</p><p>Pour la majorité des salarié-e-s, l’âge de la retraite fixé par la loi est la base de calcul déterminante pour le montant de leur rente. Aujourd’hui déjà, celles et ceux qui peuvent se le permettre partent plus tôt à la retraite. Dans les branches où les salaires sont élevés, comme les banques et les assurances, le taux de départ anticipé est très élevé.</p><p>En même temps, on sait que plus le revenu est élevé, plus l’espérance de vie l’est aussi, en règle générale. Les personnes qui gagnent moins ou qui ont une moins bonne formation vivent sensiblement moins longtemps. Et leur santé est également moins bonne. Pendant les années qui leur restent, elles sont plus souvent malades. Si l’âge général de la retraite augmente, les personnes qui ont déjà connu des difficultés dans leur vie professionnelle verront le nombre d’années d'une retraite bien méritée se réduire comme peau de chagrin.</p><p class="heading--h4">Le bon calcul, c’est de renforcer l’AVS</p><p>Les JLR affirment que leur initiative va alléger le fardeau pour les jeunes. Pourtant c’est justement pour les jeunes que l’AVS fonctionne bien&nbsp;: s’il n’y avait pas d’AVS, les familles devraient débourser jusqu’à 400&nbsp;000 francs de plus pour se constituer une rente privée du même montant. Le calcul est simple&nbsp;: pour 92&nbsp;% des salarié-e-s, il vaut la peine d’avoir une AVS forte, seuls les 8&nbsp;% de personnes qui gagnent le plus cotisent davantage qu’elles ne reçoivent au bout du compte. Dans le contexte actuel de hausse des prix, des loyers et des primes-maladie, un développement de l’AVS devient inéluctable. C’est le seul moyen de maintenir le pouvoir d’achat des retraité-e-s actuels et futurs. C’est pourquoi l’USS s’engage pour l’introduction d’une 13e&nbsp;rente AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9800</guid><pubDate>Fri, 02 Jun 2023 15:03:12 +0200</pubDate><title>Avec HelvetiCA, un nouveau syndicat adhère à l’USS</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/avec-helvetica-un-nouveau-syndicat-adhere-a-luss</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de son Assemblée des délégué-e-s d’aujourd’hui, l’Union syndicale suisse (USS) a approuvé l’adhésion de l’Association suisse des contrôleuses et contrôleurs aériens. HelvetiCA devient ainsi le 18e syndicat membre de l’USS. L’Assemblée des délégué-e-s (AD) s’est également penchée sur la situation préoccupante des revenus des travailleuses et travailleurs&nbsp;: en 2023, les salaires réels en Suisse baisseront pour la troisième fois consécutive, du jamais vu depuis 75 ans. Les primes-maladie, les loyers et les prix augmentent. Il manque ainsi plusieurs milliers de francs dans le porte-monnaie des gens qui travaillent. Pour lutter contre cette dégradation, une large offensive sur le pouvoir d’achat s’impose. Ainsi en ont décidé les délégué-e-s de l’USS&nbsp;: il faut des hausses de salaires qui dépassent le renchérissement, et les rentes de retraites doivent augmenter, et non baisser. Enfin, en matière de politique européenne, l’USS a fait un état des lieux et réaffirmé sa position&nbsp;: l’ouverture vers l’Union européenne (UE) doit profiter aux travailleuses et travailleurs en Suisse. Pour un mandat de négociation susceptible d’aboutir, il faut des engagements contraignants pour le maintien de la protection des salaires et des garanties contre le démantèlement du service public.</p><p>L’Association suisse des contrôleuses et contrôleurs aériens (HelvetiCA, Swiss Controllers Association) adhère à l’Union syndicale suisse (USS). Les délégué-e-s de l’USS ont accepté sa demande d’affiliation. Les quelque 600 membres d’HelvetiCA assurent la sécurité et l’ordre dans l’espace aérien suisse et travaillent pour la plupart dans les régions de Genève et de Zurich. Plus grande faîtière syndicale en Suisse, l’USS passe ainsi à 18 fédérations membres.</p><p class="heading--h4">Crise du pouvoir d’achat</p><p>Les revenus et le pouvoir d’achat des gens qui travaillent et des retraité-e-s se sont nettement dégradés ces dernières années. Tout renchérit, tout augmente, sauf les salaires réels. En 2023, ils ont connu une baisse pour la troisième année consécutive. Du jamais-vu depuis 75 ans. Et le pouvoir d’achat des retraité-e-s baisse aussi, parce que les rentes du 2e&nbsp;pilier ne sont pas adaptées à l’inflation. Et parce que la majorité du Parlement a refusé de compenser entièrement le renchérissement dans l’AVS. Qui plus est, les primes-maladie ont également augmenté, de 6,6&nbsp;% cette année. Et pas de détente en vue, car elles risquent d’enregistrer une nouvelle poussée l’an prochain. Enfin, les loyers augmenteront en octobre, et la TVA en 2024.</p><p>Afin que les salarié-e-s reçoivent leur part des bons résultats économiques et que le pouvoir d’achat reste garanti, les délégué-e-s de l’USS ont adopté une résolution pour une offensive sur le pouvoir d’achat. La grande priorité, ce sont les augmentations réelles de salaire qui permettront de combler le retard salarial des trois dernières années. Toute personne qui a fait un apprentissage doit gagner au moins 5000 francs par mois. Et personne ne doit toucher un salaire inférieur à 4500 francs. Tels sont les objectifs de la politique salariale des syndicats. Ce sont surtout les femmes qui profiteront de ces améliorations, car leurs salaires sont plus bas, en particulier dans les professions où elles sont majoritaires.</p><p>Pour réduire le déficit des retraites, il faut une 13e&nbsp;rente AVS. Et la baisse des rentes prévue dans le 2e&nbsp;pilier doit être combattue par référendum. Les plus de 120&nbsp;000 signatures récoltées après seulement 60 jours seront déposées à la Chancellerie fédérale fin juin. La votation populaire sur ces deux objets cruciaux aura lieu au printemps 2024.</p><p class="heading--h4">Position sur la politique européenne</p><p>La protection des salaires est la condition pour qu’une ouverture face à l’Union européenne (UE) serve aux travailleuses et travailleurs. Lors d’entretiens avec le Conseil fédéral, les employeurs et l’Administration fédérale, l’USS s’est donc engagée pour trouver des solutions aux problèmes relatifs à la protection des salaires. Après des mois de discussions, force est de constater qu’aucun engagement ferme ne se trouve actuellement sur la table, mis à part des détériorations par rapport à la situation actuelle. Ni les employeurs, ni la Commission européenne n’ont ouvert la porte à des solutions qui garantiraient les salaires des travailleuses et travailleurs. Au contraire&nbsp;: les conditions de travail suisses et le service public sont menacés.</p><p>C’est pourquoi les délégué-e-s de l’USS ont détaillé et présenté dans une résolution ce qui doit être la base pour des discussions fructueuses avec l’UE et les partenaires sociaux. Une garantie contraignante de la protection autonome des salaires en fait partie. Les mesures d’accompagnement doivent être améliorées et non affaiblies. L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur le remboursement des frais professionnels, car cette seule mesure peut représenter pour les salarié-e-s 1000 francs par mois de revenu en moins. Les délégué-e-s de l'USS s’opposent également à l’ouverture totale du marché de l’électricité et à une libéralisation dans les transports publics. La Confédération européenne des syndicats (CES) continue de soutenir l’USS dans son combat pour des mesures d’accompagnement fortes, afin que l’ouverture économique profite aussi aux travailleuses et travailleurs – pour une Suisse sociale et une Europe sociale.</p><p class="heading--h4">Protéger les apprenti-e-s et les stagiaires du harcèlement sexuel</p><p>Sur proposition de la Commission de la jeunesse de l’USS, l’Assemblée des délégué-e-s a adopté une résolution sur la protection contre le harcèlement sexuel dans l’apprentissage et la formation. Il faut davantage de contrôles pour que les employeurs respectent leur devoir d’assistance. Il serait également primordial de mettre en place des points de contact auprès desquels les personnes concernées par de la violence ou du harcèlement sexuels puisse s’adresser tout en sachant leur anonymat garanti. Face aux discriminations et à la violence sexiste et sexuelle, une «&nbsp;culture de la tolérance zéro&nbsp;» doit être instaurée, en particulier dans le domaine de la formation.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9796</guid><pubDate>Fri, 02 Jun 2023 10:36:44 +0200</pubDate><title>Menace sur la protection des salaires : l’ouverture doit profiter aux salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/menace-sur-la-protection-des-salaires-louverture-doit-profiter-aux-salarie-e-s</link><description>L’Assemblée des délégué-e-s se prononce sur l’état des négociations entre la Suisse et l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La protection des salaires est la condition pour qu’une ouverture face à l’Union européenne (UE) serve aux travailleuses et travailleurs. Lors d’entretiens avec le Conseil fédéral, les employeurs et l’Administration fédérale, l’USS s’est donc engagée pour trouver des solutions aux problèmes relatifs à la protection des salaires. Après des mois de discussions, force est de constater qu’aucun engagement ferme ne se trouve actuellement sur la table, mis à part des détériorations par rapport à la situation actuelle. Ni les employeurs, ni la Commission européenne n’ont ouvert la porte à des solutions qui garantiraient les salaires des travailleuses et travailleurs. Au contraire : les conditions de travail suisses et le service public sont menacés. C’est pourquoi les délégué-e-s de l’USS ont détaillé et présenté dans une résolution ce qui doit être la base pour des discussions fructueuses avec l’UE et les partenaires sociaux. Une garantie contraignante de la protection autonome des salaires en fait partie. Les mesures d’accompagnement doivent être améliorées et non affaiblies. L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur le remboursement des frais professionnels, car cette seule mesure peut représenter pour les salarié-e-s 1000 francs par mois de revenu en moins. Les délégué-e-s de l'USS s’opposent également à l’ouverture totale du marché de l’électricité et à une libéralisation dans les transports publics. La Confédération européenne des syndicats (CES) continue de soutenir l’USS dans son combat pour des mesures d’accompagnement fortes, afin que l’ouverture économique profite aussi aux travailleuses et travailleurs – pour une Suisse sociale et une Europe sociale.</p><p class="heading--h4">Voici la résolution telle qu’adoptée par l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS :</p><p>L’USS s’engage pour une Suisse sociale et ouverte et reconnaît toute l’importance de l’Union européenne (UE) pour le développement pacifique et la coopération en Europe. Elle soutient fondamentalement l’ouverture par rapport à l’UE.</p><p>La fin de l’indigne statut de saisonnier et l’introduction de la libre circulation des personnes avec des mesures d’accompagnement efficaces ont constitué d’importants pas vers des salaires et des conditions de travail meilleurs, pour lesquels les syndicats se sont battus. L’accord-cadre de 2018 aurait au contraire dégradé la protection des salaires et le service public. C’est pourquoi l’USS s’est prononcé contre lui. Par la suite, le Conseil fédéral a décidé de redémarrer à zéro sur ce dossier et d’engager des discussions exploratoires avec l’UE. Il veut adopter à la fin juin les grandes lignes d’un mandat de négociation.</p><p>La manière dont ces discussions exploratoires ont évolué jusqu’ici est inquiétante. La protection des salaires et le service public ne sont pas garantis. C’est d’autant plus dangereux qu’il y a en Suisse des forces qui mésusent des discussions avec l’UE pour faire passer leurs programmes de libéralisations. Et parce que les représentant-e-s de la Commission européenne posent des exigences préjudiciables aux salarié-e-s détenteurs d’un passeport de l’UE ou suisse. La Confédération européenne des syndicats (CES) les a aussi vivement critiqués à ce sujet et se tient fermement aux côtés de l’USS.</p><p>En ce qui concerne la protection des salaires, tant l’application paritaire des CCT que des instruments importants comme le blocage des prestations de services et la caution ne sont pas préservés de manière contraignante dans les discussions avec l’UE. La Commission européenne exige même que les entreprises de l’UE n’aient pas à verser à leurs employé-e-s travaillant en Suisse des dédommagements pour frais professionnels correspondant aux coûts suisses, mais uniquement ce qui est prévu dans leur pays d’origine. Cette seule mesure peut représenter pour les salarié-e-s 1000 francs par mois de revenu en moins. Cette attitude hostile aux salarié-e-s de la part des représentant-e-s de la Commission européenne responsables du dossier suisse est d’autant moins compréhensible que des centaines de milliers de citoyen-ne-s de l’UE ne pourraient plus profiter de la protection suisse des salaires.</p><p>Lors d’entretiens avec le Conseil fédéral, les employeurs et l’Administration fédérale, l’USS s’est engagée pour que les problèmes relatifs à la protection des salaires trouvent une solution. Contrairement à ce que les médias suggèrent depuis des mois, aucun engagement ferme ne se trouve actuellement sur la table, mis à part des détériorations de la situation actuelle. Les employeurs suisses, qui s’engagent activement pour un accord-cadre, ne s’opposent pas à une dégradation de la protection des salaires et ne tendent pour l’heure pas la main pour des améliorations qui préserveraient les salaires des travailleurs et travailleuses.</p><p>La protection des salaires est devenue plus difficile ces dernières années avec la prolifération de la sous-traitance et du travail temporaire. La base des CCT suisses s’érode peu à peu. Les personnes travaillant de manière temporaire ont toujours moins de droits que les employé-e-s fixes.</p><p>En ce qui concerne le service public, le débat fait fausse route. On court le risque d’une ouverture complète du marché de l’électricité, alors que la libéralisation de ce marché dans l’UE a entraîné une puissante poussée des prix ces dernières années.</p><p>Dans le trafic ferroviaire aussi, on risque une ouverture du marché mal comprise, ainsi qu’une sous-enchère des salaires, mais aussi des prix. L’Office fédéral des transports (OFT) veut profiter des négociations avec l’UE pour réaliser son rêve d’introduire les « Flixtrains » en Suisse. L’OFT remet ainsi en question le système suisse de coopération qui a fait ses preuves et que nos voisins nous envient.</p><p>L’USS est par contre a priori favorable à une reprise de la directive sur la citoyenneté. Il s’agit d’une amélioration du statut juridique des salarié-e-s dans l’espace européen.</p><p>Sous la pression des syndicats et des forces sociales des pays, l’UE a décidé d’améliorer la protection des salaires et des travailleurs et travailleuses à travers la directive sur les salaires minimaux et la directive sur le travail intérimaire. En collaboration avec la CES, l’USS s'engage pour qu’un accord social entre l’UE et la Suisse puisse également voir le jour. La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe et a donc besoin de la meilleure protection. Le service public, très important pour la population, doit être maintenu et développé.</p><p>Pour l’USS, il est clair que les discussions avec l’UE ne peuvent aboutir que sur cette base. Un mandat de négociation du Conseil fédéral doit donc contenir les éléments suivants :</p><ul><li>La protection autonome des salaires doit être assurée. Il faut des garanties contraignantes pour que les CCT puissent continuer à être appliquées de façon paritaire. Et la Suisse doit pouvoir continuer à utiliser des instruments tels que le blocage des prestations de services, les interruptions de travail et la caution pour lutter efficacement contre la sous-enchère.</li><li>L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur les frais professionnels, selon laquelle les employé-e-s de l’UE en Suisse ne reçoivent plus le dédommagement des frais suisses.</li><li>En matière de protection des salaires, la Suisse doit renforcer la prévention : les mandats et travaux devraient être attribués aux entreprises qui versent des salaires corrects. Pour ce faire, les mandants devront utiliser les informations numériques issues des contrôles des salaires. De plus, la Suisse devrait introduire une responsabilité civile du maître d’ouvrage. Si la prévention est renforcée et qu’en même temps, la procédure d’annonce auprès de la Confédération est améliorée au niveau numérique, la Suisse pourrait également réduire progressivement le délai d’annonce préalable de 8 jours sans que la protection des salaires s’en trouve détériorée.</li><li>Il faut stopper l’érosion rampante de la protection des salaires. Les conditions pour l’extension des CCT doivent être adaptées à la réalité actuelle : le quorum des employeurs doit notamment être modifié. Les travailleurs et travailleuses temporaires doivent être engagés aux mêmes salaires que les employé-e-s fixes. La Suisse pourrait reprendre ici les directives de l’UE sur les salaires minimaux et le travail intérimaire.</li><li>L’USS soutient l’importante coopération de la Suisse avec l’UE dans le domaine de la haute tension électrique. Mais elle s’oppose à une ouverture totale du marché de l’électricité.</li><li>Les transports publics en Suisse ne doivent pas être affaiblis. L’USS s’oppose à une ouverture du marché dans ce domaine. Il en va de même pour le mécanisme d’examen des aides d’État qui affaiblirait les transports publics.</li><li>Les améliorations qui résulteraient de l’adoption de la directive européenne sur la citoyenneté constitueraient un progrès. Les ressortissant-e-s de l’UE bénéficieraient d’une meilleure protection sociale et de droits accrus en cas de difficultés économiques.</li><li>La conclusion d’un accord dans le domaine de la santé publique et de la gestion des crises serait positive pour la Suisse. En revanche, une réduction des subventions publiques dans le domaine de la santé, potentiellement imposée dans ce cadre par le droit des aides d’État, n’est pas négociable. Ces aides sont déjà trop faibles aujourd’hui.</li><li>L’USS soutient les contributions de cohésion versées à l’UE. Ces contributions pourraient aussi être augmentées. Elles représentent un instrument de solidarité important pour réduire les différences de revenu en Europe. La remise en route rapide des projets de coopération suspendus entre la Suisse et l’UE serait également une bonne nouvelle. La Suisse et l’UE ont un intérêt commun considérable à coopérer étroitement dans la recherche, la culture et la formation</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_ed61a69f92.webp" length="363668" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9793</guid><pubDate>Wed, 31 May 2023 17:38:56 +0200</pubDate><title>Une large alliance appelle à la Grève féministe</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-large-alliance-appelle-a-la-greve-feministe</link><description>À deux semaines du 14 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Nous sommes encore bien loin d’une vraie égalité. Les femmes ont toujours un revenu inférieur, assument la majorité du travail non rémunéré et sont confrontées à des discriminations ainsi qu’au harcèlement. Il faut qu’enfin des progrès concrets soient rapidement réalisés à tous les niveaux. C’est pourquoi les collectifs féministes régionaux, les syndicats ainsi que le PS, la Jeunesse socialiste, les Vert-e-s et les Jeunes Vert-e-s ont appelé aujourd’hui à la grande Grève féministe du 14&nbsp;juin. Aujourd’hui, deux semaines avant la grève, ils ont lancé la mobilisation finale. Des actions et des manifestations auront lieu dans tout le pays, et à trois moments symboliques de la journée, l’accent sera mis sur des inégalités particulièrement graves.</p><p>Dans toutes les régions du pays, des collectifs féministes travaillent d’arrache-pied à la préparation du 14&nbsp;juin pour lequel ils ont rédigé un appel national commun. Jacqueline Lavanchy, du collectif valaisan a expliqué aujourd’hui qu’«&nbsp;il y a de nombreuses raisons de faire grève le 14&nbsp;juin&nbsp;2023&nbsp;: le relèvement de l’âge de la retraite des femmes dans l’AVS, la baisse prévue des rentes du 2e pilier, la violence sexiste et sexuelle ainsi que domestique permanente, le fait que le revenu des femmes soit en tout inférieur de 43&nbsp;% à celui des hommes et les 18&nbsp;% de salaire en moins que touchent les femmes professionnellement actives, le financement lacunaire des structures d’accueil des enfants et les discriminations structurelles.&nbsp;» La représentante du collectif féministe soleurois, Madeleine Ducommun-Capponi, annonce quant à elle que, «&nbsp;le 14&nbsp;juin, la Suisse vivra au rythme de la Grève féministe. Pendant la journée, des actions auront lieu dans tout le pays. En fin d’après-midi, dans 20 villes, nous descendrons dans la rue et ferons entendre haut et fort nos revendications.&nbsp;»</p><p>Les syndicats se focaliseront sur la situation sur les lieux de travail où de nombreuses discriminations ont lieu aujourd’hui encore. Parce que les salaires des femmes sont inférieurs à ceux des hommes, parce qu’il manque des structures d’accueil et parce que le harcèlement fait partie du quotidien&nbsp;: «&nbsp;Pendant la pandémie, nous avons applaudi les travailleuses des secteurs des soins, de la vente et du nettoyage. Mais les salaires et les conditions de travail sont restés inchangés. Les femmes se battent toujours contre des salaires inférieurs à ceux des hommes, des rentes trop petites, la difficulté à concilier famille et profession ainsi que la violence et les discriminations&nbsp;», fait observer Aude Spang, coprésidente de la Commission féministe de l’USS. Pour Patrizia Mordini, également coprésidente de la Commission féministe de l’USS, il est clair «&nbsp;que nous avons besoin de meilleurs salaires et de rentes plus élevées, d’une durée de travail plus courte et d’un temps de travail plus prévisible, d’un vrai congé parental et enfin d’une tolérance zéro à l’égard des agressions sexuelles au travail. Sous le slogan «&nbsp;Du respect, du temps, de l’argent&nbsp;», les travailleuses de nombreuses entreprises, présenteront précisément ces revendications le 14 juin.&nbsp;»</p><p>Les partis de gauche – Jeunes Vert-e-s, Jeunesse socialiste, Vert-e-s et PS – soutiennent aussi la Grève féministe et appellent à la mobilisation. Pour Sibel Arslan, conseillère nationale Les Vert-e-s et co-coordinatrice du Réseau des Femmes vertes, il faut qu’en fin des mesures systématiques soient prises dans toute la suisse pour lutter contre la violence sexiste et sexuelle ainsi que domestique&nbsp;: «&nbsp;En 2017, la Suisse a ratifié la Convention d’Istanbul contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Il est enfin temps que ces objectifs soient réalisés. Sans tergiversations&nbsp;!&nbsp;» Tamara Funiciello, conseillère nationale socialiste et coprésidente des Femmes socialistes, a conclu en déclarant que «&nbsp;Nous sommes ici parce que la société est portée par le travail non rémunéré des femmes, dont la valeur est de 248&nbsp;milliards de francs par année Et malgré cela, elles sont plus pauvres une fois à la retraite.&nbsp;»</p><p>Le 14 juin, des actions auront lieu dans toutes les grandes villes et dans de nombreuses entreprises. À 10&nbsp;h&nbsp;46, on fera du bruit pour protester contre l’énorme écart existant entre les rentes des femmes et celles des hommes&nbsp;; à 13&nbsp;h&nbsp;33, on croisera les bras, à cause de la différence de revenu de 43,2&nbsp;% entre hommes et femmes et à partir de 15&nbsp;h&nbsp;24, s’arrêtera pour souligner et contester l'inégalité salariale. Des grandes manifestations sont prévues en soirée.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/c/csm_tempdefairegreve2023_bdf6f84ba5.webp" length="228690" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9821</guid><pubDate>Wed, 31 May 2023 15:25:00 +0200</pubDate><title>Dossier no 156 : De meilleurs salaires pour les femmes. Maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-no-156-de-meilleurs-salaires-pour-les-femmes-maintenant</link><description>Une analyse des salaires des travailleuses et des travailleurs en Suisse. Première partie

</description><content:encoded><![CDATA[<p>Tant que les femmes auront de bas salaires qui ne leur permettent pas de vivre, ou à peine, elles ne connaîtront pas non plus de réelle égalité en termes de droit et de place dans la société. Car sans un bon salaire, il n’est pas non plus possible de mener une vie autonome. En plus de procurer un moins bon salaire, le fait de travailler dans un métier historiquement exercé en majorité par des femmes réduit aussi sensiblement les perspectives d’une évolution salariale favorable. C’est ce que nous démontrons dans le présent dossier. Il constitue la première partie d’une analyse en deux temps portant sur les salaires des gens qui travaillent en Suisse.</p><p>Bien que la position sociale des femmes se soit améliorée dans notre pays, les salaires restent un problème tenace. Le travail des femmes est toujours sous-évalué dans notre société. Aujourd’hui encore, ce qui était autrefois la norme sociale est malheureusement encore bien présent, à savoir que le travail rémunéré des femmes n’est pas destiné à leur assurer une existence économique propre. Autrefois, les salaires des femmes étaient souvent considérés comme simple appoint au revenu familial. Aujourd’hui, c’est complètement différent. Les salaires doivent assurer une existence autonome pour les femmes, aussi lorsqu’elles seront à la retraite.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_170614_sabine_reber_sgb_frauen_aktion_lohnkontrolle_loehne_unter_die_lupe_9872cafd67.webp" length="596040" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9791</guid><pubDate>Wed, 31 May 2023 09:03:06 +0200</pubDate><title>Crise du pouvoir d’achat : le Conseil des États se moque de l’explosion des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/crise-du-pouvoir-dachat-le-conseil-des-etats-se-moque-de-lexplosion-des-primes</link><description>Initiative d’allègement des primes : le contre-projet est totalement insuffisant</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salarié-e-s et les retraité-e-s ont toujours moins pour vivre à la fin du mois, notamment parce que les primes individuelles de l’assurance-maladie augmentent de nouveau massivement. Logiquement, il faut prendre de toute urgence des mesures efficaces pour stabiliser le pouvoir d’achat. L’initiative pour l’allègement des primes – ou un contre-projet substantiel à celle-ci – permettrait de soulager efficacement les bas et moyens revenus. Mais le Conseil des États ne veut rien savoir et claque plutôt la porte au nez des gens.</p><p>La perte de pouvoir d’achat reste un problème majeur pour les revenus bas et moyens. Le renchérissement reste élevé et, avec l’augmentation prochaine du taux d’intérêt de référence, les loyers augmenteront sensiblement à partir d’octobre. On sait maintenant qu’il faut s’attendre à un nouveau choc des primes cet automne. Les ménages risquent alors de devoir faire face à des charges supplémentaires tout simplement insupportables, et donc de subir une nouvelle perte massive de pouvoir d’achat.</p><p>Raison de plus – pourrait-on penser – d’avoir avec cette initiative un concept convaincant pour atténuer enfin la charge intolérable des primes pour la population normale en augmentant les réductions de primes. C’est aussi évident que justifié, car depuis l’introduction de la loi sur l’assurance-maladie (LAMal), les primes par tête ont augmenté de 135&nbsp;% en termes réels, alors que les réductions individuelles de primes font bien pâle figure en comparaison (+35&nbsp;%).</p><p>Dans ce contexte, le Conseil des États a décidé de raboter encore davantage le contre-projet du Conseil fédéral à l’initiative sur l’allègement des primes, alors que celui-ci était déjà totalement insuffisant. Il ne reste donc plus que 350 millions de francs – des miettes puisque cela ne correspond même pas à un seul pour cent de prime. Impossible de le dire autrement&nbsp;: le Conseil des États montre ainsi qu’il se moque complètement des préoccupations concrètes des gens. Si ce refus aveugle persiste, le Parlement devrait au moins annoncer la couleur et soumettre au plus vite l’initiative sur l’allègement des primes au vote populaire.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9789</guid><pubDate>Mon, 29 May 2023 14:20:23 +0200</pubDate><title>Aboutissement du référendum contre la réforme des caisses de pensions : signal fort contre les baisses de rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/aboutissement-du-referendum-contre-la-reforme-des-caisses-de-pensions-signal-fort-contre-les-baisses-de-rentes</link><description>Plus de 120 000 signatures en 60 jours contre les baisses de rentes des caisses de pensions</description><content:encoded><![CDATA[<p>Deux mois auront suffi à la large alliance contre la réforme des caisses de pensions pour réunir plus de 120&nbsp;000 signatures. Outre les syndicats, le PS et les Verts, le magazine «&nbsp;Bon à savoir&nbsp;» soutient également la collecte des signatures contre les baisses de rentes. Les nombreux paraphes récoltés donnent un signal clair contre la réforme à venir des caisses de pensions. Les signatures seront remises à la Chancellerie fédérale à la fin du mois de juin, d’ici là il reste possible de collecter ou d’envoyer des signatures supplémentaires.</p><p>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, déclare&nbsp;: «&nbsp;l’afflux massif de signatures confirme que les gens sont inquiets pour leurs retraites. La colère gronde face au démantèlement des rentes&nbsp;». La réforme prévue est un pur programme d'économies et provoquerait des baisses de rentes à grande échelle. Au bout du compte, toute la classe moyenne y perdrait.</p><p>Le résultat en francs le montre&nbsp;: la réforme aboutira à de nouvelles pertes de rentes, pouvant atteindre 3240&nbsp;francs par an. Alors même qu’à l’heure actuelle, l’inflation engloutit l’équivalent d’une rente mensuelle. Et que du point de vue du deuxième pilier, la dernière décennie a déjà été catastrophique pour les travailleuses et travailleurs. Les taux de conversion et les rentes ont beau diminuer depuis plusieurs années, la réforme adoptée par le Parlement ne tient aucun compte de ces développements. De même, elle ignore complétement le revirement des taux d’intérêt et l’inflation galopante.</p><p>Il est aberrant de continuer de réduire les rentes alors même que les taux d’intérêt sont repartis à la hausse. Or c’est précisément ce que le Parlement a décidé de faire, quitte à ce que les rentes diminuent encore de 15&nbsp;% parfois. Après AVS&nbsp;21, ce projet pénaliserait davantage encore les femmes. Car cette même génération obligée de travailler plus longtemps devrait en plus payer jusqu’à la fin de son activité professionnelle des cotisations plus élevées, pour toucher la même chose sinon moins de rentes qu’aujourd’hui. Autrement dit, non seulement la promesse d’améliorer les rentes féminines n’est pas respectée, mais les femmes passeront une deuxième fois à la caisse. Enfin, la réforme est un échec sur le plan technique. Car elle rend le deuxième pilier plus opaque et plus coûteux. La confiance qu’inspire la prévoyance professionnelle risque bien de s’éroder encore un peu plus.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_lores_LLP_Non_FR_8dd2bfdc17.webp" length="118586" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9786</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 16:40:09 +0200</pubDate><title>Non à la mise en œuvre injuste de l’impôt minimal OCDE</title><link>https://www.uss.ch/ocde-non</link><description>Des billets plus chers, moins d’AVS et une moins bonne formation pour nos jeunes ?</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_230515_OCDE_OV2_8ffd1b2e86.webp" length="122326" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9783</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 13:56:00 +0200</pubDate><title>Modification du statut de l’admission à titre provisoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-du-statut-de-ladmission-a-titre-provisoire</link><description>Réponse à la consultation : Modification des ordonnances d’exécution relatives à les lois fédérales sur les étrangers et l’intégration et sur l’asile</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9781</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 13:48:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur la radioprotection (LRaP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-la-radioprotection-lrap</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9779</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 13:40:00 +0200</pubDate><title>Barèmes de salaires correspondant à l’invalidité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/baremes-de-salaires-correspondant-a-linvalidite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la modification du règlement sur l’assurance-invalidité (FAI) - n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9777</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 13:29:00 +0200</pubDate><title>Fondations patronales de bienfaisance</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/fondations-patronales-de-bienfaisance</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 19.456 n Schneeberger  (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9784</guid><pubDate>Tue, 16 May 2023 10:00:00 +0200</pubDate><title>Salaires horaires plus bas dans les métiers avec une majorité de femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/salaires-horaires-plus-bas-dans-les-metiers-avec-une-majorite-de-femmes</link><description>Une analyse de l’USS dévoile les salaires structurellement plus bas dans les branches où les femmes sont majoritaires

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans les professions qui affichent une forte proportion de femmes, les salaires horaires sont beaucoup plus bas comparés aux autres branches, et cela, même après un apprentissage. Les femmes ont nettement moins souvent un 13e&nbsp;salaire que les hommes. Et dans les branches où les femmes sont majoritaires, la progression salariale est plus faible. Ni l’expérience, ni l’ancienneté ne parviennent à apporter une amélioration tangible. Le déficit salarial des femmes ne vient donc pas uniquement du fait qu’elles sont nombreuses à travailler à temps partiel – souvent contre leur gré. C’est aussi une conséquence de la dévalorisation historique des métiers dits «&nbsp;de femmes&nbsp;». Le débat sur le temps partiel ferme les yeux sur cette inégalité structurelle et passe ainsi totalement à côté du problème réel. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc une revalorisation rapide des salaires trop bas dans les branches où les femmes traditionnellement occupées par une majorité de femmes.</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS, souligne d’emblée le problème&nbsp;: «&nbsp;Les salaires plus bas dans les branches dites «&nbsp;de femmes&nbsp;» le montrent clairement&nbsp;: le travail des femmes n’est aujourd’hui encore pas considéré à sa juste valeur. Bien que les femmes assument de grandes responsabilités, se forment et se perfectionnent&nbsp;».</p><p>En effet, même avec un apprentissage, quatre femmes sur dix ont un salaire inférieur à 5000 francs par mois. Et 25&nbsp;% gagnent même moins de 4500 francs, bien qu’elles aient un diplôme professionnel.</p><p>«&nbsp;Nous sommes le premier point de contact pour des conseils en matière de santé. Nous délivrons des médicaments et nous devons constamment être à jour en termes de connaissances, car une erreur peut avoir des conséquences fatales. Pourtant, un salaire initial d’un peu plus de 4000 francs seulement est monnaie courante après l’apprentissage&nbsp;!&nbsp;», déplore Fanny Hostettler, assistante en pharmacie.</p><p>En Suisse, le 13e&nbsp;salaire va désormais de soi pour la plupart des travailleuses et travailleurs&nbsp;: environ huit salarié-e-s sur dix touchent un salaire mensuel supplémentaire. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour de nombreuses femmes exerçant des métiers considérés comme «&nbsp;féminins&nbsp;» et percevant des bas salaires. Ce sont pourtant elles qui auraient le plus besoin d’un tel supplément de salaire. Seules 8&nbsp;% des coiffeuses et les esthéticiennes reçoivent un salaire mensuel supplémentaire à la fin de l’année. Dans les commerces de vêtements, elles ne sont encore que 50&nbsp;%.&nbsp; (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/156f__salaires_femmes.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> L'analyse de l'USS</a>)</p><h3 class="heading--h4">L’expérience et l’ancienneté vaut moins chez les femmes</h3><p>Non seulement le niveau des salaires des femmes est en-deçà de la moyenne, leur évolution salariale est tout aussi insuffisante. Dans les branches à majorité féminine, les salaires des collaboratrices expérimentées et de longue date ayant suivi un apprentissage se distinguent moins des salaires du personnel nouvellement engagé que dans les branches à majorité masculine. Le secteur de l’hôtellerie-restauration en est un triste exemple&nbsp;: les travailleuses au début de la cinquantaine gagnent à peu de chose près le même salaire (médian) que les jeunes collègues début de la vingtaine. «&nbsp;Les employeurs savent très bien qu’il est important d’avoir des employées avec une longue expérience dans leurs équipes. Mais ils ne veulent tout simplement pas l’honorer en termes de salaire&nbsp;», constate Beatriz Gonçalves, employée de service dans la restauration.</p><p>Dans l’accueil des enfants aussi, les femmes ne parviennent qu’à une modeste progression salariale au cours de leur vie professionnelle, alors qu’elles s’occupent de ce que nous avons de plus précieux dans notre société&nbsp;: les enfants. Pour Alma Kaiser, assistante socio-éducative, le nombre important de personnes qui quittent la profession en sont la conséquence logique. «&nbsp;Tout le monde se lance dans ce métier avec beaucoup de motivation et de dévouement. Mais au fil des années, ils constatent que l’évolution salariale est insuffisante. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit difficile de garder les employées plus longtemps».</p><p>Natascha Wey, vice-présidente de l’USS, n’y va pas par quatre chemins&nbsp;: «&nbsp;Il faut en finir maintenant avec ces salaires plus bas dans les branches où les femmes sont majoritaires&nbsp;». Voilà pourquoi les syndicats de l’USS ont décidé de mettre l’accent sur des améliorations concrètes sur les lieux de travail lors de la grève féministe de cette année&nbsp;: «&nbsp;Seul un travail syndical dans les entreprises et les branches ainsi que de meilleures CCT nous permettront d’améliorer sensiblement et durablement la situation salariale des femmes&nbsp;».</p><p><strong>Voici les revendications de l’USS&nbsp;:</strong></p><ul><li>Au moins 5000 francs par mois pour toute personne qui a fait un apprentissage. Les conventions collectives de travail (CCT) doivent fixer des salaires minimums en conséquence. Là où il n’y a pas de CCT, par exemple pour les crèches ou dans le commerce de détail, il faut en introduire.</li><li>Personne ne devrait gagner moins de 4500 francs par mois. C’est le montant de référence de la politique salariale des syndicats. Dans l’immédiat, l’objectif – respectivement le minimum absolu – doit être un salaire de 4000 francs (x13).</li><li>Il faut un 13e salaire pour tout le monde.</li><li>Des mesures fermes et systématiques doivent être prises contre la discrimination salariale&nbsp;: des analyses salariales dans toutes les entreprises et des sanctions efficaces lorsque de telles discriminations sont constatées.</li><li>L’accueil des enfants doit être organisé en tant que service public afin de permettre une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré entre femmes et hommes.</li><li>Les investissements dans le service public doivent être augmentés – et aussi amener de meilleures conditions de travail dans l’accueil des enfants, la santé et l’action sociale.</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9770</guid><pubDate>Tue, 09 May 2023 11:25:35 +0200</pubDate><title>Avec le revirement des taux d’intérêts, les baisses de rentes doivent cesser</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avec-le-revirement-des-taux-dinterets-les-baisses-de-rentes-doivent-cesser</link><description>Rapport de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle sur la situation financière des caisses de pensions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les caisses de pensions se portent à merveille&nbsp;: c’est ce que confirme la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) dans son dernier rapport publié aujourd’hui. Malgré des résultats de placement négatifs l’année dernière, la plupart des caisses disposent encore de réserves et de provisions solides. Et leurs perspectives financières continuent de s’améliorer en raison de la hausse des taux d’intérêt. Dans ce contexte, le rejet du projet de baisse des rentes LPP adopté par le Parlement est extrêmement important. L’USS récolte actuellement des signatures pour le référendum. Au lieu de détériorer encore les garanties de prestations, il faut maintenant augmenter les rentes de retraite et compenser le renchérissement dans le 2e pilier. Sinon, la valeur des rentes sera en chute libre pour les retraité-e-s.</p><p>Le rapport de la haute surveillance montre que trop de caisses ont suivi les avis –toujours pessimistes – des expert-e-s et ont continué à abaisser les taux de conversion, qui ont une incidence directe sur les rentes. Dans le même temps pourtant, leurs perspectives en matière de rendement ont augmenté. Les conséquences d’un tel procédé sont limpides&nbsp;: ce sont les assuré-e-s qui supportent les risques des marchés financiers. Dans ce contexte, l’appel de la haute surveillance selon lequel les caisses de pension doivent «&nbsp;veiller à équilibre entre les générations&nbsp;» qui sont traitées différemment relève du plus pur cynisme.</p><p>La haute surveillance se montre également trop simpliste dans son analyse du thème principal. Le rapport fait tout simplement l’impasse sur l’importance du renchérissement pour apprécier la performance des caisses de pension. L’analyse de la contribution des revenus des placements aux rentes du 2e&nbsp;pilier est également trop courte. Une étude approfondie réalisée par l’USS sur l’évolution des revenus du capital démontre le contraire&nbsp;: depuis 2015, le «&nbsp;troisième cotisant&nbsp;» ne paie plus qu’un cinquième des cotisations. Jusqu’en 2000, cette contribution est restée constante à un tiers. La charge est devenue d’autant plus lourde pour les salarié-e-s et les employeurs. Ces deux dernières années également, les cotisations par assuré-e ont augmenté et les revenus du capital ont diminué. Mais cette évolution est loin d’être une fatalité. Les caisses bien gérées affichent aujourd’hui encore une contribution du produit des placements à la rente pouvant atteindre 40&nbsp;%.</p><p>Le problème réside aussi dans le fait que les assuré-e-s ne sont pas suffisamment protégés par la loi. En effet, le taux d’intérêt minimum garanti par la loi devrait en fait être fixé de manière à ce que les revenus des placements soient obligatoirement crédités aux assuré-e-s. Depuis des années pourtant, le taux d’intérêt minimum est très à la traîne par rapport aux rendements effectivement réalisés. Depuis environ un an, il est même plus bas que le taux d’intérêt sans risque d’une obligation de la Confédération à 10 ans&nbsp;! Ceux qui profitent le plus de cet écart entre les rendements réels et un taux garanti bas – à savoir les assureurs – ne sont même pas pris en compte dans l’analyse de la haute surveillance. Malgré la hausse des taux d’intérêt, ils n’accordent aux salarié-e-s affiliés qu’un taux d'intérêt scandaleusement bas.</p><p>Le rapport de la haute surveillance est donc clair comme de l’eau de roche&nbsp;: les caisses de pensions se portent bien. Les assuré-e-s ont souffert et vont continuer de souffrir. Dans ce contexte, le référendum contre la révision du 2e pilier adoptée par le Parlement s’impose&nbsp;: une nouvelle détérioration des garanties de prestations est tout bonnement inacceptable.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9754</guid><pubDate>Wed, 03 May 2023 15:12:37 +0200</pubDate><title>Lutte contre l’usage frauduleux de la faillite (modification de l’ordonnance sur le registre du commerce et de l’ordonnance sur le casier judiciaire informatique VOSTRA) </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lutte-contre-lusage-frauduleux-de-la-faillite-modification-de-lordonnance-sur-le-registre-du-commerce-et-de-lordonnance-sur-le-casier-judiciaire-informatique-vostra</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9747</guid><pubDate>Mon, 01 May 2023 11:42:20 +0200</pubDate><title>1er mai 2023 : des milliers de personnes demandent des hausses de salaires et de rentes et l’égalité maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2023-des-milliers-de-personnes-demandent-des-hausses-de-salaires-et-de-rentes-et-legalite-maintenant</link><description>Plus de 50 manifestations dans toute la Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans toute la Suisse, des milliers de travailleuses et travailleurs portent leurs revendications dans la rue, à l’occasion de plus de 50 manifestations, rassemblements et fêtes portées par les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS). Sous le slogan «&nbsp;De meilleurs salaires. De meilleures rentes. L’égalité maintenant&nbsp;!&nbsp;», la crise du pouvoir d’achat et les salaires trop bas des femmes figurent&nbsp;au centre des mobilisations.</p><p>La plus grande manifestation, à Zurich, réunit déjà&nbsp;environ 10&nbsp;000 personnes. «&nbsp;Le travail des femmes mérite mieux&nbsp;»&nbsp;: son&nbsp;thème permet de lancer la mobilisation pour la grève féministe du 14 juin, et d’appeler à un soutien pour les projets de salaires minimums communaux qui passent en votation le 18 juin.</p><p>Les prix, les primes d’assurance-maladie et les loyers augmentent –&nbsp;alors que les salaires sont à la traîne et que les rentes sont menacées par de nouvelles baisses. Sur le plan international également, la question sociale et la répartition des richesses se trouvent au premier plan, et poussent des millions de travailleuses et de travailleurs à manifester.</p><p><strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> président de l’USS, lance&nbsp;un avertissement dans ses discours à Interlaken et Yverdon-les-Bains&nbsp;: «&nbsp;Une crise majeure du pouvoir d’achat est en cours et menace de s’aggraver dans les prochains mois. Du côté patronal, les adaptations des salaires à l’inflation sont contestées. Au contraire, les élites économiques demandent une hausse du temps de travail et de nouvelles hausses de l’âge de la retraite.&nbsp;»</p><p>Dans ses discours à Bâle et à&nbsp;Liestal, la vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia <strong>Vania Alleva</strong> affirme&nbsp;: «&nbsp;Il n’y a de cadeaux que pour les super-riches et les grandes entreprises. Pour les gens qui font tourner le pays, pour les gens qui ont travaillé toute leur vie, les employeurs affirment encore et toujours que l’argent manque. Un âge de la retraite en hausse, des rentes en baisse, des salaires qui ne permettent pas de tourner&nbsp;: voici les réalités du monde du travail aujourd’hui.&nbsp;»</p><p>L’économiste en chef et premier secrétaire de l’USS <strong>Daniel Lampart</strong> évoque&nbsp;dans son discours à Thoune le référendum contre la réforme du 2e pilier&nbsp;: «&nbsp;Les employeurs veulent encore baisser les rentes. Mais ils veulent aussi que nous payions plus. Les banques et les assurances, par contre, sont laissées en paix, alors qu’elles gagnent des milliards sur le dos des caisses de pension.&nbsp;» Face à cette situation,&nbsp;la meilleure solution est un développement de l’AVS.</p><p>La vice-présidente de l’USS et secrétaire générale du SSP <strong>Natascha Wey</strong> souligne dans son discours à Schaffhouse&nbsp;: « Ce que nous voulons est clair&nbsp;: égalité des salaires, hausse des rémunérations dans les professions à majorité de femmes et amélioration des conditions-cadres pour la conciliation entre famille et travail. Ces revendications doivent être au cœur de nos offensives syndicales.&nbsp;»</p><p>Le 1er mai est cette année aussi l’occasion de lancer la mobilisation pour la Grève féministe du 14 juin. La question de l’égalité est centrale&nbsp;: sans égalité réelle, il n’y a pas de justice sociale. Les syndicats demandent donc&nbsp;: de meilleurs salaires&nbsp;! De meilleures rentes&nbsp;! L’égalité maintenant&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/5/csm_230501_Zuerich_PHOTO-2023-05-01-13-07-33_66a880aa55.webp" length="457996" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9745</guid><pubDate>Mon, 01 May 2023 09:51:55 +0200</pubDate><title>1er Mai 2023 : Pour de meilleurs salaires. De meilleures retraites. L’égalité maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2023-pour-de-meilleurs-salaires-de-meilleures-retraites-legalite-maintenant</link><description>Fêtes ou manifestations dans 50 localités en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus de 50 fêtes ou manifestations du 1er Mai ont lieu aujourd’hui dans toute la Suisse à l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Les salarié-e-s exigent de meilleurs salaires et de meilleures rentes de retraite. La crise du pouvoir d’achat ne cesse de s’aggraver et les gens ont de moins en moins pour vivre. Avec la hausse des prix en général, des loyers et la flambée des primes-maladie, travailleuses et travailleurs voient leurs salaires réels fondre. Du côté des employeurs, au lieu d’augmenter les salaires, on veut au contraire que les gens travaillent encore plus et soient joignables en tout temps&nbsp;! Voilà pourquoi ce 1er Mai 2023 est le début d’une contre-offensive pour de meilleurs salaires et de meilleures retraites. C’est également le prélude à la mobilisation pour la grève féministe du 14 juin. Car c’est chez les femmes que le besoin de rattrapage sur les salaires est le plus fort.</p><p>Les prix, les primes d’assurance-maladie et les loyers augmentent, alors que les salaires sont à la traîne et que les retraites vont subir de nouvelles baisses. Et pas seulement en Suisse&nbsp;: la question sociale et la lutte pour la répartition des richesses sont à nouveau au cœur des préoccupations sur le plan international. Dans toute l’Europe, le mouvement en faveur de meilleurs salaires et de bonnes retraites fait descendre des millions de travailleurs et travailleuses dans la rue. Depuis 133 ans, le 1er&nbsp;Mai symbolise les luttes pour le progrès social et le fait que cette bataille continue. &nbsp;</p><p>Les attaques lancées par les classes dirigeantes se poursuivent aussi, comme à l’accoutumée&nbsp;: leur part du gâteau n’est jamais assez grande à leur goût, en Suisse comme dans le reste du monde. Pour plein de gens qui travaillent, les salaires réels baissent actuellement parce que tout augmente. Et il paraît qu’il n’y a pas assez d’argent pour verser des salaires décents dans les métiers à majorité de femmes. Pour la place financière en revanche, des centaines de milliards sont subitement disponibles. Les grandes banques sont sauvées sans tergiverser&nbsp;–&nbsp;et sans même exiger de régulation bancaire ou de restitution des bonus versés aux managers. Ce soutien inconditionnel aux géants de la finance n’est rien d’autre qu’une injure faite à tous les salarié-e-s à qui l’on a refusé une augmentation l’année dernière, malgré la hausse du coût de la vie et des loyers, et qui ont toujours moins d’argent dans leur portemonnaie. L'échec du capitalisme de casino doit être suivi d’effets&nbsp;: la finance doit être au service des travailleuses et des travailleurs, pas l’inverse.</p><p>Cela vaut aussi pour les retraites&nbsp;: plutôt que de renforcer les profits des assurances et des banques dans les deuxième et troisième piliers, il faut une AVS forte et pas de nouvelles baisses des retraites. Avec l’initiative populaire pour une 13e&nbsp;rente AVS, nous pouvons faire un premier pas – modeste, mais important – dans cette direction, au lieu d’investir de nouveaux milliards dans une réforme des caisses de pensions qui impose aux actifs de payer plus… pour toucher moins. Le référendum contre la révision de la LPP doit permettre à la population d’empêcher par les urnes cette nouvelle baisse des rentes.</p><p>Un salaire doit suffire pour vivre. Les bas et moyens salaires doivent donc augmenter sensiblement. C’est dans ce but que des milliers de personnes syndiquées descendent dans la rue aujourd’hui. Avec des visions et des objectifs ambitieux, comme toujours&nbsp;: il faut de nouveaux progrès sociaux&nbsp;! Le 1er Mai symbolise les luttes nécessaires pour obtenir des avancées sociales concrètes. Les gens qui travaillent dur devraient recevoir une plus grosse part du gâteau, et non les plus riches. D’où le caractère absolument essentiel de l’offensive syndicale sur les salaires&nbsp;: pas de salaire inférieur à 5000 francs par mois pour les personnes qui ont fait un apprentissage, et au moins 4500 francs pour tout le monde.</p><p>Le besoin de rattrapage est le plus grand dans les branches où les femmes sont majoritaires. Fini le temps où les femmes se contentent de salaires trop bas et de temps partiels imposés. Au contraire, la rémunération des femmes doit être revalorisée. Le travail de garde et d’assistance est aussi un travail et doit être comptabilisé dans le montant de la future rente de retraite. Les syndicats s’investissent dans cette lutte pour l’égalité le 1er Mai, et ils se mobilisent aussi pour la grève féministe du 14 juin 2023. Car la question de l’égalité est centrale&nbsp;: sans égalité réelle, pas de justice. C’est pourquoi nous exigeons&nbsp;: De meilleurs salaires. De meilleures retraites. L’égalité maintenant&nbsp;! Tout le monde dans la rue le 1er Mai 2023&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/d/csm_SGB_1.Mai-23_FR_1600x1200px_WEB_187f84e517.webp" length="120948" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9751</guid><pubDate>Fri, 28 Apr 2023 18:30:00 +0200</pubDate><title>Un cadeau incompréhensible aux hôpitaux privés et au lobby des assurances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-cadeau-incomprehensible-aux-hopitaux-prives-et-au-lobby-des-assurances</link><description>Financement uniforme ambulatoire/stationnaire (EFAS)


</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La révision «&nbsp;EFAS&nbsp;» de la LAMal – en suspens depuis des années – renforce considérablement les intérêts lucratifs dans le domaine de la santé. Les décisions que vient de prendre la commission de la santé du Conseil national sur cette réforme va exactement dans le même sens.</p><p>Depuis des années, les organisations faîtières des caisses-maladie se plaignent des incitations erronées et coûteuses dans le domaine de la santé. Elles omettent toutefois de dire qu’elles font elles-mêmes partie des plus grands bénéficiaires de nombreuses incitations erronées. En effet, celles-ci leur permettent de réaliser d’importants bénéfices dans leurs assurances complémentaires – là aussi aux dépens des payeuses et payeurs de primes. Mais comme ce modèle économique est menacé par la politique de transfert de la Confédération (moins de traitements stationnaires et donc moins de contrats d’assurance (semi-)privés), le lobby fait pression depuis des années pour le «&nbsp;financement uniforme ambulatoire/stationnaire&nbsp;» (EFAS). La commission de la santé du Conseil national a examiné EFAS lors d’un nouveau tour de table et a de nouveau cédé à cette pression.</p><p>Contre toute attente, la commission maintient sa décision de privilégier massivement, avec EFAS, les hôpitaux privés conventionnés. Bien qu’il s’agisse d’hôpitaux qui n’ont explicitement pas été inscrits sur la liste des hôpitaux par les cantons, 75&nbsp;% des frais de traitement pourront désormais y être pris en charge par l’assurance de base au lieu de 45&nbsp;% auparavant. Ce n’est rien d’autre qu’un cadeau de plusieurs milliards aux hôpitaux privés et au lobby des assurances, et cela, entièrement aux dépens des assuré-e-s&nbsp;!</p><p>La décision d’intégrer les soins de longue durée dans la réforme coûterait également cher aux payeuses et payeurs de primes. En effet, ils devraient à l’avenir participer de façon évolutive à la forte augmentation des coûts dans ce domaine (aujourd’hui, cette participation est plafonnée par la loi). Ceci n’est tout simplement pas acceptable et constitue une nouvelle gifle pour les ménages à revenus faibles et moyens, qui croulent déjà chroniquement sous les charges beaucoup trop élevées des primes-maladie. Lors de la deuxième lecture prévue pour cet objet, la commission devra donc revoir sérieusement sa copie.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/7/csm_Arztgespraech-Formular_istockphoto-Cameravit_834c1bcf75.webp" length="37538" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9741</guid><pubDate>Fri, 28 Apr 2023 13:35:44 +0200</pubDate><title>La baisse des effectifs des syndicats de l’USS ralentit</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-baisse-des-effectifs-des-syndicats-de-luss-ralentit</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale suisse, comptait 315&nbsp;190 membres à la fin de l’année dernière (-1,92&nbsp;%). Le recul des effectifs a ainsi pu être freiné après les difficiles années Covid. La part des femmes syndiquées est restée stable à 32,2&nbsp;%.</p><p>En 2022, seules AvenirSocial (Association professionnelle du travail social) et l’Association des professionnels des arts de la scène ScèneSuisse ont enregistré une hausse de leurs effectifs. Dans les autres fédérations, le nombre de membres a certes un peu reculé, mais moins que ces dernières années. Cependant, le syndicat du personnel de cabine kapers, l’Association des employés de banque ASEB et le syndicat de la navigation Nautilus ont enregistré un net recul.</p><p>Dans ces trois cas, la cause se trouve dans les séquelles directes ou indirectes de la crise du Covid&nbsp;: chez kapers, les suppressions d’emplois pendant la crise ont été massives. Chez Nautilus, le retrait des pavillons des navires suisses de haute mer s’ajoute aux conséquences de la crise de la pandémie&nbsp;; aujourd’hui, environ un quart de navires en moins battent pavillon suisse qu’avant les années Covid. L’ASEB de son côté a dû constater qu’il était plus difficile de recruter de nouveaux membres pendant la période «&nbsp;calme&nbsp;» de la pandémie.</p><p class="heading--h4">Effectifs 2022/21 des fédérations affiliées à l'USS</p><table style="height:888px; width:962px"><tbody><tr><td><strong>Fédération</strong></td><td class="text-center"><strong>2022</strong></td><td class="text-center"><strong>2021</strong></td><td class="text-center"><strong>Femmes 2022</strong></td><td class="text-center"><strong>Part des femmes en %</strong></td></tr><tr><td>Unia</td><td class="text-right">175’274</td><td class="text-right">177’805</td><td class="text-right">47’715</td><td class="text-center">27.22</td></tr><tr><td>SEV</td><td class="text-right">37’237</td><td class="text-right">37’681</td><td class="text-right">7’389</td><td class="text-center">19.84</td></tr><tr><td>SSP</td><td class="text-right">32’142</td><td class="text-right">32’952</td><td class="text-right">18’598</td><td class="text-center">57.86</td></tr><tr><td>syndicom</td><td class="text-right">29’181</td><td class="text-right">29’701</td><td class="text-right">9’284</td><td class="text-center">31.82</td></tr><tr><td>SIT</td><td class="text-right">9’258</td><td class="text-right">9’467</td><td class="text-right">4’902</td><td class="text-center">52.95</td></tr><tr><td>APC</td><td class="text-right">7’669</td><td class="text-right">8’006</td><td class="text-right">2’254</td><td class="text-center">29.39</td></tr><tr><td>ASEB</td><td class="text-right">6’306</td><td class="text-right">6’961</td><td class="text-right">2’158</td><td class="text-center">34.22</td></tr><tr><td>AvenirSocial</td><td class="text-right">3’815</td><td class="text-right">3’775</td><td class="text-right">2’733</td><td class="text-center">71.64</td></tr><tr><td>SSM</td><td class="text-right">2’739</td><td class="text-right">2’843</td><td class="text-right">1’177</td><td class="text-center">42.97</td></tr><tr><td>GaraNto</td><td class="text-right">2’719</td><td class="text-right">2’855</td><td class="text-right">421</td><td class="text-center">15.48</td></tr><tr><td>SSPM</td><td class="text-right">2’516</td><td class="text-right">2’609</td><td class="text-right">1’569</td><td class="text-center">62.36</td></tr><tr><td>kapers</td><td class="text-right">2’380</td><td class="text-right">2’708</td><td class="text-right">1’755</td><td class="text-center">73.74</td></tr><tr><td>USDAM</td><td class="text-right">1’719</td><td class="text-right">1’726</td><td class="text-right">717</td><td class="text-center">41.71</td></tr><tr><td>ScèneSuisse</td><td class="text-right">1’384</td><td class="text-right">1’364</td><td class="text-right">770</td><td class="text-center">55.64</td></tr><tr><td>Nautilus</td><td class="text-right">561</td><td class="text-right">614</td><td class="text-right">15</td><td class="text-center">2.67</td></tr><tr><td>ESPA</td><td class="text-right">267</td><td class="text-right">269</td><td class="text-right">10</td><td class="text-center">3.75</td></tr><tr><td>New Wood</td><td class="text-right">23</td><td class="text-right">23</td><td class="text-right">12</td><td class="text-center">52.17</td></tr><tr><td><strong>Total</strong></td><td class="text-right"><strong>315’190</strong></td><td class="text-right"><strong>321’359</strong></td><td class="text-right"><strong>101’479</strong></td><td class="text-center"><strong>32.20</strong></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Abbréviations (voir tableau) :</p><table><tbody><tr><td>Unia :</td><td>Le syndicat</td></tr><tr><td>SEV :</td><td>Syndicat du personnel des transports</td></tr><tr><td>SSP :</td><td>Syndicat des Services publics</td></tr><tr><td>syndicom :</td><td>Syndicat des médias et de la communication</td></tr><tr><td>SIT :</td><td>Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs</td></tr><tr><td>APC :</td><td>Association du personnel de la Confédération</td></tr><tr><td>ASEB :</td><td>Association suisse des employés de banque</td></tr><tr><td>AvenirSocial :</td><td>Association professionnelle suisse du travail social</td></tr><tr><td>SSM :</td><td>Syndicat suisse des mass media</td></tr><tr><td>GaraNto :</td><td>Le syndicat compétent du personnel des douanes</td></tr><tr><td>SSPM :</td><td>Société suisse de pédagogie musicale</td></tr><tr><td>kapers :</td><td>Syndicat du personnel de cabine</td></tr><tr><td>USDAM :</td><td>Union suisse des artistes musiciens</td><td>&nbsp;</td></tr><tr><td>ScèneSuisse&nbsp;:</td><td>Association des professionnels des arts de la scène</td></tr><tr><td>Nautilus:</td><td>Syndicat du personnel de la navigation</td></tr><tr><td>ESPA:</td><td>easyJet Switzerland Pilots Association</td></tr><tr><td>New Wood:</td><td>Syndicat New Wood des Nations Unies</td></tr></tbody></table>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/c/csm_210918_Haende_weg_von_unseren_Renten0529_711c65bab3.webp" length="282316" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9736</guid><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 16:32:57 +0200</pubDate><title>Augmenter les salaires plutôt qu’assouplir encore les horaires de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/augmenter-les-salaires-plutot-quassouplir-encore-les-horaires-de-travail</link><description>L’USS réagit à la conférence de presse de l’Union patronale sur la « pénurie de main d’œuvre »

</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelque temps, les employeurs doivent se donner de la peine pour recruter du personnel. C’est une bonne chose. Ils appellent cela une «&nbsp;pénurie de main-d’œuvre qualifiée&nbsp;». La réponse la plus logique à apporter à cette «&nbsp;pénurie&nbsp;» serait d’améliorer les conditions et l’environnement de travail.</p><p>Mais les employeurs préfèrent appliquer des recettes dépassées, c’est-à-dire allonger les horaires de travail, augmenter les heures supplémentaires, réduire la protection des travailleurs – le tout sans qu’il y ait eu d’augmentation des salaires réels ces dernières années. Avec pour conséquences plus de stress et de burnouts, entre autres&nbsp;: pas très favorable pour l’attractivité des emplois.</p><p>Plus de 200&nbsp;000 sans emploi sont à la recherche d’un travail, mais n’en trouvent pas. De nombreux salarié-e-s se plaignent de procédures qui tournent en rond ou de stress inutile sur leur lieu de travail. Parallèlement, le nombre de cadres a presque doublé au cours des 20 dernières années.</p><p>Les gens qui peuvent se le permettre travaillent à temps partiel pour avoir du temps à consacrer à leur famille ou pour suivre une formation ou un perfectionnement qu’ils paient de leur poche. La proportion plus élevée de temps partiel est également la conséquence de l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail – ce qui est une bonne nouvelle. Pour les femmes, mais aussi les hommes qui assument à parts égales la prise en charge des enfants, seul un emploi à temps partiel permet en général concilier travail et famille.</p><p>La politique de l’emploi en Suisse doit être progressiste. Cela signifie qu’elle n’a un avenir que si travail et famille sont compatibles, si le travail ne rend pas malade et si tout le monde peut bien vivre de son emploi.</p><p>L’USS partage l’avis des employeurs lorsqu’ils estiment que les pouvoirs publics doivent assumer une plus grande responsabilité dans le domaine des crèches. Mais cela ne suffit pas&nbsp;: il faut des horaires de travail et des salaires adaptés à notre époque. Des hausses de salaires doivent enfin intervenir. Un apprentissage doit assurer de gagner au moins 5000 francs par mois. Enfin, les employeurs doivent améliorer l’organisation du travail dans leurs entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_Mann-liest-Kind-vanda_lay_3f3ca4483f.webp" length="55018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9734</guid><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 15:05:07 +0200</pubDate><title>Des hausses de salaire nettement insuffisantes – l’écart salarial se creuse encore pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-de-salaire-nettement-insuffisantes-lecart-salarial-se-creuse-encore-pour-les-femmes</link><description>Indice des salaires 2022 de l&#039;Office fédéral de la statistique

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le constat est inquiétant&nbsp;: en termes de salaires et de pouvoir d’achat, la situation des salarié-e-s en Suisse se dégrade. Beaucoup d’employeurs refusent même de compenser le renchérissement, alors que ce sont eux qui augmentent les prix, et qu’en plus, ils font des bénéfices.</p><p>L’indice suisse des salaires publié aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique confirme malheureusement ce tableau. Pour 2022, les salaires nominaux ont augmenté d’un modeste 0,9&nbsp;%, ce qui, avec un renchérissement de 2,8&nbsp;%, correspond à une baisse réelle de 1,9&nbsp;%. En comparaison sectorielle, ce sont précisément les branches dans lesquelles les salaires sont plutôt bas qui s’en sortent moins bien, comme l’hôtellerie-restauration, les services postaux, de messagerie et de livraison express, le commerce de détail ou la construction.</p><p>Du côté de l’inégalité salariale entre hommes et femmes, la tendance va également totalement dans la mauvaise direction&nbsp;: ainsi, les salaires des femmes ont moins augmenté (0,8&nbsp;%) que ceux des hommes (1,1&nbsp;%). Pourtant les femmes touchent toujours en moyenne 1500 francs de moins par mois (temps plein).</p><p>Les salaires doivent impérativement augmenter. Un premier pas dans cette direction a pu être obtenu avec la négociation d’augmentations salariales de près de 2,5&nbsp;% pour l’année 2023. Mais une politique salariale un tant soit peu équitable présuppose la compensation du renchérissement plus une participation aux gains de productivité. Le besoin de rattrapage en matière de salaires est donc important.</p><p>Et il est particulièrement élevé chez les femmes, qui ont souvent des emplois impliquant de grandes responsabilités pour des salaires dérisoires. Le 14 juin, dans le cadre de la <a href="https://www.14juin.ch?src=uss" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">grève féministe</a>, les femmes montreront clairement qu’il faut que les choses bougent sérieusement en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_906f23953c.webp" length="123934" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9730</guid><pubDate>Thu, 20 Apr 2023 18:25:12 +0200</pubDate><title>De meilleurs salaires. De meilleures retraites. L’égalité maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/de-meilleurs-salaires-de-meilleures-retraites-legalite-maintenant</link><description>Appel de l&#039;USS pour le 1er Mai 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les revenus de l’immense majorité de la population ne font que de baisser. Pendant que les prix, les primes d'assurance-maladie et les loyers augmentent, les salaires sont à la traîne et les retraites diminuent encore. Et pas seulement en Suisse : la question sociale et la bataille pour la répartition des richesses sont à nouveau au cœur des préoccupations sur le plan international. Dans toute l’Europe, le mouvement en faveur de meilleurs salaires et de bonnes retraites fait descendre des millions de travailleurs et travailleuses dans la rue. Depuis 133 ans, le 1er Mai marque les luttes pour le progrès social et la justice. Il prend cette année une importance particulière.</p><p>Néanmoins, les attaques lancées par les classes supérieures se poursuivent, en Suisse comme dans le monde entier&nbsp;: leur part du gâteau n’est jamais assez grosse. Nombre de travailleurs et travailleuses sont actuellement confrontés à la baisse de leur salaire réel parce que tout augmente. Dans les métiers à majorité de femmes en particulier, on ne cesse de répéter qu’il n’y a pas assez d'argent pour pouvoir verser des salaires décents. En revanche, pour la place financière, les milliards ne manquent jamais. Les grandes banques sont sauvées sans hésitation –&nbsp;et sans même exiger de régulation bancaire ou de restitution des bonus versés aux managers. Ce soutien inconditionnel aux géants de la finance n'est rien d’autre qu’une injure faite à tous les travailleurs et travailleuses à qui l’on a refusé une augmentation l'année dernière, malgré la hausse du coût de la vie et des loyers, et qui voient donc leur niveau de vie se détériorer. L'échec du capitalisme de casino doit être suivi d'effets&nbsp;: la finance doit servir les travailleuses et les travailleurs. Pas l'inverse.&nbsp;</p><p>Cette règle vaut aussi pour les retraites&nbsp;: plutôt que de renforcer les profits des assurances et des banques dans les deuxième et troisième piliers, il faut une AVS forte et pas de nouvelles détériorations des rentes. Avec l'initiative populaire pour une 13e rente AVS, nous pouvons franchir une première étape importante dans cette direction, au lieu d'investir de nouveaux milliards dans une réforme des caisses de pension qui impose aux actifs de payer plus… pour toucher moins. Le référendum contre la révision de la LPP doit permettre à la population d’empêcher par les urnes cette nouvelle baisse des rentes.</p><p>Un salaire doit suffire pour vivre. Les bas et moyens salaires doivent donc augmenter nettement. C’est dans ce but que les syndicats appellent à descendre dans la rue. Avec des visions et des objectifs ambitieux&nbsp;: il faut relancer la machine du progrès social&nbsp;! Le 1er Mai symbolise et rappelle que les luttes sont nécessaires, et qu’elles ont, par le passé, porté leurs fruits. C’est aux gens qui travaillent dur de recevoir une plus grosse part du gâteau, et non aux plus riches. D’où le caractère absolument essentiel de l'offensive sur les salaires portée par les syndicats&nbsp;: aucun salaire inférieur à 5000 francs pour les personnes actives qui ont fait un apprentissage, et au moins 4500 francs pour tous. Le besoin de rattrapage est le plus grand dans les branches où les femmes sont très présentes. Les femmes n’accepteront plus des salaires trop bas et des temps partiels contraints. Au contraire, la rémunération des femmes doit être revalorisée et le travail de garde et d'accompagnement, qui constitue aussi du travail, doit être pris en compte dans le montant de la rente. Les syndicats s'investissent dans cette lutte pour l’égalité le 1er Mai, et ils se mobilisent aussi pour la grève féministe du 14 juin 2023. Car la question de l'égalité est essentielle&nbsp;: sans égalité réelle, pas de justice. C'est pourquoi nous demandons&nbsp;: <strong>De meilleurs salaires. De meilleures retraites. L’égalité maintenant&nbsp;! Tout le monde dans la rue le 1er Mai 2023&nbsp;!</strong></p><p><strong><a href="https://www.mai2023.ch/fr" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Toutes les informations et dates des manifestations sur www.mai2023.ch</a></strong></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/d/csm_SGB_1.Mai-23_FR_1600x1200px_WEB_187f84e517.webp" length="120948" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9728</guid><pubDate>Thu, 20 Apr 2023 09:20:00 +0200</pubDate><title>Une politique climatique efficace en tant que mission de service public : OUI à la loi climat !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-politique-climatique-efficace-en-tant-que-mission-de-service-public-oui-a-la-loi-climat</link><description>Le réchauffement climatique frappe les salarié-e-s et les parties les plus pauvres de la population</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats soutiennent la loi sur les objectifs en matière de protection du climat, sur l’innovation et sur le renforcement de la sécurité énergétique, c’est-à-dire la loi climat (LCI) sur laquelle nous voterons le 18 juin prochain. Enfin, la Suisse se fixe des objectifs contraignants en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et dégage des fonds pour les atteindre. C’est une bonne chose pour les travailleurs et les travailleuses qui subissent déjà et de plus en plus souvent les effets délétères du réchauffement climatique.</p><h3 class="heading--h4">La Suisse face à ses responsabilités</h3><p>Le réchauffement climatique n’est pas un phénomène temporellement ou géographiquement éloigné de nous, mais a lieu ici et maintenant, est un effet de l’action humaine et représente un danger existentiel pour nous tous et toutes. Pays parmi les plus riches de la planète ayant bâti son développement économique sur une consommation excessive des énergies fossiles, la Suisse est par conséquent tout particulièrement appelée à assumer ses responsabilités. Mais la crise climatique est avant tout aussi le résultat d’un ordre économique mondial des plus inéquitables. À l’heure actuelle, les 10&nbsp;% de la population les plus riches sont responsables de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Parallèlement, le réchauffement climatique frappe la partie la plus pauvre de la population&nbsp;; cela, en Suisse aussi. De fait, il concerne surtout la construction, l’agriculture, les transports, le tourisme et les soins. Et la plupart du temps, celles et ceux qui sont concernées sont des salarié-e-s plutôt mal rémunérés professionnellement exposés à des températures toujours plus élevées et des dangers naturels croissants.</p><p>Dans un tel contexte, la politique climatique doit une fois pour toutes être comprise pour ce qu’elle est réellement&nbsp;: une nécessité fondamentale et incontournable pour tout le monde. Le «&nbsp;changement climatique&nbsp;» relève précisément du service public, comme l’approvisionnement en énergie ou les transports publics. Il est le projet d’avenir collectif auquel nous aurions d’ailleurs dû nous attaquer ensemble il y a longtemps, au lieu de l’ignorer dans un premier temps pour l’abandonner ensuite au marché qui n’a fait qu’aggraver les problèmes en usant d’instruments inefficaces comme les programmes de compensation et les engagements volontaires. Ce dont nous avons par conséquent un besoin urgent, c’est d’un programme public d’amélioration de grande envergure et à cet égard, la LCI représente la pierre angulaire.</p><h3 class="heading--h4">Des objectifs clairs et des instruments efficaces</h3><p>Le principal objectif de la LCI est la réduction rapide et, comme le dit explicitement la loi, socialement acceptable des émissions de gaz à effet de serre&nbsp;: moins 75&nbsp;% jusqu’en 2040, zéro émission net jusqu’en 2050. Les autres objectifs de la nouvelle loi sont, premièrement, l’adaptation aux effets négatifs depuis longtemps apparus du réchauffement climatique ainsi que, secondement, l’orientation des flux financiers de manière à les rendre respectueux du climat, un domaine dans lequel la place financière suisse porte une responsabilité particulière.</p><p>En tant qu’à proprement parler mesure principale, la LCI prévoit des investissements publics d’au total 3,2&nbsp;milliards de francs. Cela, d’une part pour accélérer le remplacement des installations de chauffage au mazout, au gaz et électriques ainsi que pour des mesures dans le domaine de l’efficacité énergétique (2 milliards) et, d’autre part, pour encourager le recours à des «&nbsp;technologies et processus innovants&nbsp;» dans l’économie (1,2 milliard). Pour pouvoir profiter d’un encouragement au plan technologique, les entreprises devront cependant élaborer des «&nbsp;feuilles de route&nbsp;» ad hoc substantielles et également ramener de toute façon à zéro leurs émissions nettes jusqu’en 2050 au plus tard (objectif zéro net).</p><h3 class="heading--h4">Un mieux pour les locataires</h3><p>Environ 60&nbsp;% des chauffages fonctionnent toujours au mazout ou au gaz et environ 10&nbsp;% sont électriques. Et presque un chauffage fossile sur deux continue à être remplacé par un chauffage de même type. Concernant les bâtiments, le potentiel de réduction des émissions est de ce fait énorme, seules les transformations nécessaires progressent bien trop lentement. Les fonds destinés à encourager les changements à travers le programme d’impulsion prévu par la LCI représentent donc de l’argent investi de manière extrêmement efficace, surtout pour les locataires aussi. En effet, même si, par exemple, les pompes à chaleur sont plus avantageuses à l’usage que les chauffages fossiles, leur installation est plus onéreuse, ce qui se traduit souvent par une hausse des loyers, ou en sert de prétexte. Si la Confédération prend à sa charge une partie des frais d’assainissement, la marge de manœuvre pour d’éventuelles hausses des loyers s’en trouve substantiellement réduite. En plus d’une baisse des charges résultant de chauffages moins chers à l’usage, les locataires seront en fin de compte financièrement avantagés. De toute façon, il est clair que si les propriétaires, les bailleurs, reçoivent de l’argent de la Confédération pour remplacer un chauffage, les locataires doivent absolument en profiter&nbsp;!</p><h3 class="heading--h4">Un mieux pour les salarié-e-s</h3><p>Pour nous les syndicats, c’est-à-dire pour les salarié-e-s à bas ou moyen revenu et avec un coût de la vie toujours plus élevé, il est absolument déterminant que la LCI soit mise en œuvre, comme prévu, de manière totalement acceptable du point de vue social&nbsp;: si des employeurs reçoivent de l’argent pour des technologies nouvelles, ces dernières doivent être développées avec les salarié-e-s et non pas introduites contre eux. Les syndicats s’engageront pour qu’il en soit ainsi, tant au niveau de la Confédération que dans les entreprises. Notre but supérieur est ici la création d’emplois durables, sains et bien rémunérés. Les «&nbsp;emplois verts&nbsp;» doivent obligatoirement être aussi des «&nbsp;emplois de qualité&nbsp;». Et de tels emplois, il y en aura car, comme l’estime une étude de la ZHAW, à lui seul, le développement modéré des énergies renouvelables créera 50&nbsp;000 emplois supplémentaires déjà jusqu’en 2035.</p><h3 class="heading--h4">Il faut plus encore&nbsp;: un fonds climat&nbsp;!</h3><p>Les investissements déclenchés par la LCI sont très importants. Mais ils ne suffisent malheureusement de loin pas pour ramener à zéro jusqu’en 2050 – voire plus tôt comme ce serait en réalité nécessaire – le niveau des émissions de gaz à effet de serre en Suisse. C’est précisément pour cette raison que les syndicats soutiennent en plus l’<a href="/fondsclimat" class="link link--internal">initiative pour un fonds climat</a> qui demande qu’une offensive de financement à long terme et socialement équitable soit lancée en vue de mettre en œuvre la transition écologique. Ce fonds climat encore à créer devra permettre des investissements publics non seulement en faveur de nouvelles infrastructures et technologies, mais aussi de la formation ainsi que de la reconversion des salarié-e-s et des aides à apporter à ces derniers dans les branches concernées. C’est pourquoi, qui dit A et soutient la loi climat doit nécessairement aussi dire B et signer l’initiative pour un fonds climat.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/1/csm_Arbeiter-Solarpanel-Kontrolle-erneuerbareEnergie_dusanpetkovic-ist_75ec0bab5e.webp" length="74630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9721</guid><pubDate>Thu, 20 Apr 2023 09:00:00 +0200</pubDate><title>Remède de cheval à la Confédération, manne providentielle dans les cantons : une combinaison toxique pour la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/remede-de-cheval-a-la-confederation-manne-providentielle-dans-les-cantons-une-combinaison-toxique-pour-la-population</link><description>Alors que les cantons croulent sous les excédents, l’austérité annoncée est un non-sens total</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral prévoit un programme d’austérité brutal. L’augmentation des prix des transports publics n’est qu’un petit avant-goût de ce que ce programme pourrait signifier pour la population en général. En même temps, les cantons nagent dans l’opulence et en veulent encore plus avec l’imposition minimale de l’OCDE. Ensemble, nous devons arrêter cette absurdité.</p><h3 class="heading--h4">La meilleure situation au monde</h3><p>Autant le dire tout de suite&nbsp;: la politique d’austérité appliquée depuis peu par le Conseil fédéral est un non-sens économique et d’une inutilité totale vu l’état général des finances publiques. Souvenons-nous&nbsp;: après quelques difficultés de mise en route et sous la pression des syndicats, le Conseil fédéral a fait quelques bonnes choses pendant la pandémie de Covid. En garantissant les revenus, l’État a mis l’économie à l’abri d’un effondrement général. Cela a entraîné des dépenses supplémentaires extraordinaires, auxquelles l’État n’a eu aucun mal à faire face grâce à sa situation financière très confortable – surtout en comparaison internationale. Même après la pandémie, la valeur nette du patrimoine des pouvoirs publics dépasse les 400 milliards de francs, ce qui correspond à plus de la moitié de la performance économique annuelle.</p><h3 class="heading--h4">259 milliards pour les banques mais un remède de cheval pour la population</h3><p>Après la pandémie, sans doute dans un esprit d’autoflagellation collective, la majorité bourgeoise du Conseil fédéral avait dressé un portrait sombre de la situation financière future – dont l’on sait aujourd’hui qu’il forçait le trait –, exigeant «&nbsp;d’enfin se serrer la ceinture&nbsp;». Le ministre des finances d’alors annonça donc une nouvelle cure d’austérité, graduellement durcie et concrétisée par la nouvelle cheffe du Département fédéral des finances (DFF). C’est le résultat piètre et inattendu des comptes de 2022 qui aurait fait pencher la balance en faveur de la cure radicale qui est maintenant sur la table. Pourtant, ledit résultat découle surtout de restructurations comptables et d’effets ponctuels de la mise en œuvre de la RFFA (recettes de l’impôt anticipé). Il n’est en aucun cas le fruit de problèmes structurels.</p><p>Dans ce contexte, on peine à comprendre la radicalité des mesures d’économie annoncées. Car des coupes sont prévues à tous les niveaux&nbsp;: dans la culture (qui ne s’est pas encore relevée de la période Covid)&nbsp;; dans les transports publics (dont la conséquence directe est la hausse des prix des billets)&nbsp;; dans l’AVS (sérieusement&nbsp;?)&nbsp;; dans l’instruction publique (malgré l’augmentation du nombre d’élèves) et dans la coopération internationale (épargner aux dépens des plus pauvres ne fait pas mal en Suisse). Les syndicats feront tout ce qui est en leur pouvoir contre les mesures annoncées.</p><h3 class="heading--h4">Des cantons qui «&nbsp;s’étonnent&nbsp;» de vivre à nouveau dans l’abondance</h3><p>En matière de mesures d’austérité, les cantons font preuve d’une grande retenue en ce moment. Attention, la remarque n’a rien d’un éloge. Bien au contraire&nbsp;: la publication des comptes annuels 2022 de tous les cantons révèle un excédent cumulé de 3,3 milliards de francs alors que le déficit budgétisé était de 1,2 milliard. Ils expliquent tous cette «&nbsp;erreur de calcul&nbsp;» de 4,5 milliards notamment par des revenus plus élevés que prévu. Ceux-ci auraient leur origine dans les recettes des impôts sur les sociétés et dans les distributions des bénéfices de la Banque nationale. La première cause est évidente, car lorsque les budgets 2022 ont été établis, l’ampleur et la rapidité du redressement économique post-Covid n’étaient pas prévisibles. Pourtant, contrairement à ce qui fut le cas en 2021, la multiplication par six des bénéfices de la Banque nationale était totalement prévisible pour les budgets 2022. Elle ne peut donc pas être sérieusement avancée pour justifier les excédents élevés.</p><h3 class="heading--h4">Des excédents bien «&nbsp;planqués&nbsp;»</h3><p>Ces colossaux excédents cantonaux ne sont pas nouveaux. L’USS les pointe du doigt et les dénonce depuis des années déjà. Le principal problème ici est que du fait des règles budgétaires restrictives pratiquées dans presque tous les cantons, ces fonds ne sont pas affectés à des dépenses ou à des investissements productifs. Ils sont absorbés par la constitution insensée et continue du patrimoine (voir ci-dessus la mention de 400 milliards). Et ce chiffre serait encore plus élevé si les cantons n’avaient pas, en plus, copieusement pioché dans la boîte à malices comptable pour le bouclement 2022. Des centaines de millions ont ainsi été soit versés au capital propre avant la clôture de l’exercice comptable, soit parqués dans la «&nbsp;réserve politico-financière&nbsp;», ou encore utilisés pour le débit anticipé de futures tranches annuelles entières de contributions d’assainissement des caisses de pensions. Tout cela dans le seul but de ne pas faire paraître la situation trop réjouissante, afin de ne pas susciter des «&nbsp;convoitises&nbsp;». Si l’on additionne ces étranges transactions, plus d’un milliard additionnel vient s’ajouter aux 4,5 milliards susmentionnés.</p><h3 class="heading--h4">Une répartition déséquilibrée des tâches et dépenses</h3><p>Les formidables excédents des cantons ne résultent pas seulement des recettes. Ils proviennent aussi et surtout des économies réalisées sur les moyens octroyés aux tâches publiques essentielles comme les réductions de primes-maladie, les soins de longue durée ou le financement de la transition énergétique. Ces retombées négatives de la politique financière des cantons pèsent d’autant plus lourd face à la tentative actuelle de changement de cap de la Confédération en matière de politique des dépenses. Car il faut s’attendre à ce que cette dernière ne vienne plus sans autre pallier aux défaillances des cantons – comme cela s’était en quelque sorte «&nbsp;établi&nbsp;», au plus tard depuis le début de la pandémie. Qu’il s'agisse du parachute de secours d’Axpo, des Ukrainien-ne-s en quête de protection, de la transition énergétique ou du dossier électronique du patient&nbsp;: à plusieurs reprises, la Confédération a pris en charge une large part des dépenses, et cela même dans des domaines de compétence réservés aux cantons. Il convient de corriger enfin l’équivalence fiscale («&nbsp;Qui décide, paie&nbsp;»), qui est bancale depuis longtemps.</p><h3 class="heading--h4">L’imposition minimale de l’OCDE&nbsp;: le rejet crée un nouvel équilibre</h3><p>Cette correction ne doit pas provenir d’un paquet d’économies aberrant adopté par la Confédération, mais plutôt de l’usage productif des excédents astronomiques des cantons. Comme nous l’avons déjà mentionné, ceux-ci revêtent, à eux seuls, bien plus d’importance que le coût provisoire de 2,7&nbsp;milliards des plans d’économie concoctés par le Conseil fédéral. Il serait logique de conclure que les cantons n’ont qu’à verser cette somme à la Confédération – une idée moins extravagante qu’il n’y paraît. L’on pourrait aussi proposer une mise en œuvre judicieuse de l’imposition minimale de l’OCDE, qui permettrait à la Confédération de se procurer elle-même les ressources supplémentaires nécessaires. Elle a pourtant pris la décision inverse, contraire au bon sens, en laissant aux cantons la part du lion de ces recettes additionnelles. Voilà une raison suffisante pour rejeter franchement cet objet (mise en œuvre de l’imposition minimale de l’ODCE) lors de la votation de juin. Pour promouvoir ensuite une nouvelle mouture globalement équilibrée sur le plan de la politique financière, et claquer la porte du placard à poisons qui contient les plans d’austérité de Karin Keller-Sutter.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9726</guid><pubDate>Tue, 18 Apr 2023 17:06:29 +0200</pubDate><title>Le Parlement ferme les yeux sur l’explosion des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-ferme-les-yeux-sur-lexplosion-des-primes</link><description>Contre-projet insuffisant à l’initiative d’allégement des primes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La hausse incessante des primes des caisses-maladie attise la crise du pouvoir d’achat. Les travailleuses et travailleurs ainsi que les personnes à la retraite ont toujours moins pour vivre. Face au renchérissement persistant et aux augmentations de loyers, il est nécessaire d’adopter des mesures concrètes visant à stabiliser le pouvoir d’achat. Alors que l’initiative d’allégement des primes permet de soulager les bas et moyens revenus, la Commission de la santé du Conseil des États a adopté aujourd’hui un contre-projet insuffisant. Le même Conseil des États qui avait avalisé la semaine dernière des crédits de sauvetage bancaire se chiffrant en milliards de francs cherche aujourd’hui à faire des économies sur le dos de la population.</p><p>La crise du pouvoir d’achat reste un problème lancinant pour les bas et moyens revenus. Le renchérissement demeure élevé et comme une nouvelle hausse du taux d’intérêt de référence ne saurait tarder, les loyers vont bientôt prendre l’ascenseur. Selon les premières prévisions en matière d’évolution des coûts de la santé, une mauvaise nouvelle sur les&nbsp;primes s’annonce&nbsp;pour cet automne. Les ménages verront ainsi leurs charges augmenter d’une manière insupportable.&nbsp;Sans mesures efficaces, une forte baisse de pouvoir d’achat sera inéluctable.</p><p>L’initiative d’allégement des primes est d’autant plus urgente qu’elle plafonnerait enfin la hausse intolérable de la charge que les primes font peser depuis longtemps sur le budget de la population. Il est absolument inacceptable que la charge pour les assuré-e-s augmente&nbsp;alors que les cantons, qui sont responsables de la politique de la santé, se désengagent les uns après les autres du financement des primes. En effet, au cours de la décennie écoulée,&nbsp;19&nbsp;cantons sur 26 ont&nbsp;réduit leur contribution à la réduction des primes en proportion de leur population.</p><p>Dans ce contexte alarmant, la commission compétente du Conseil des États vient de décider de raboter encore le contre-projet pourtant largement insuffisant du Conseil fédéral à l’initiative d’allégement des primes. Il ne reste ainsi que des miettes, avec les 350&nbsp;millions de francs prévus qui ne correspondent même pas à un pour-cent&nbsp;du montant total des primes payées en Suisse. La majorité de la commission montre une fois de plus qu’elle vit dans un monde parallèle&nbsp;et ignore&nbsp;les vrais problèmes qui préoccupent la population.</p><p>La balle dans le camp du Conseil des États&nbsp;: il faut absolument qu’il se rallie à la minorité de sa commission, qui lui recommande le contre-projet substantiel que le Conseil national a déjà adopté à une large majorité. S’il ne saisit pas cette chance, il devrait au moins contribuer activement à ce que l’initiative d’allégement des primes soit soumise à la population dans les meilleurs délais.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9694</guid><pubDate>Tue, 04 Apr 2023 15:42:18 +0200</pubDate><title>Message de félicitations à Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/message-de-felicitations-a-sophie-binet-nouvelle-secretaire-generale-de-la-cgt</link><description>Pour le président de l&#039;USS, son élection est un signe de force et de renouveau</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 53<sup>e</sup> Congrès de la Confédération générale du travail (CGT) française a élu le 31 mars Sophie Binet au poste de secrétaire générale. Elle succède à Philippe Martinez. Dans lemessage de félicitations qu'il lui a adressé, le président de l'USS Pierre-Yves Maillard estime qu'il s'agit d'un «&nbsp;signe de force et de renouveau&nbsp;» pour l'organisation et pour le syndicalisme en général.</p><p>Voici la lettre dans son intégralité :</p><p>Chère Sophie Binet, chère collègue,</p><p>Par la présente et au nom de l’Union syndicale suisse (USS), plus grande fédération de syndicats de notre pays, je vous transmets mes chaleureuses félicitations pour votre désignation à la fonction de secrétaire générale de la CGT. Votre élection est un signe de force et de renouveau pour votre organisation et pour le syndicalisme en général.</p><p>La situation est marquée par de nouvelles attaques violentes contre le travail et contre les systèmes sociaux. Les systèmes publics de retraites font, dans nos deux pays, l’objet de tentatives d’affaiblissement incessantes et inacceptables. Nous vous témoignons notre plein soutien dans votre lutte actuelle contre la réforme prévoyant une hausse de l’âge légal de départ.</p><p>Nous serons également rassemblés par le combat contre les velléités libérales de nos gouvernements et des instances européennes. Nous profitons de remercier la CGT pour le soutien qu’elle nous a toujours apporté, notamment au sein de la Confédération européenne des syndicats, face à un projet d’accord entre la Suisse et l’UE qui mettrait en cause nos salaires et notre service public.</p><p>Nous partageons pleinement votre appel à l’unité au sein des organisations de défense du monde du travail. Nous vous souhaitons du succès, dans la résistance et dans la conquête, pour les années à venir.</p><p>Avec mes salutations solidaires et collégiales,</p><p>UNION SYNDICALE SUISSE<br> Pierre-Yves Maillard<br> Président</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/c/csm_CGT_Sophie_Binet_CC_BY_3-0_326e009fc4.webp" length="18834" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9684</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2023 14:19:33 +0200</pubDate><title>Conseils et indemnisations pour les victimes de l’amiante et leurs proches</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/conseils-et-indemnisations-pour-les-victimes-de-lamiante-et-leurs-proches</link><description>Fondation Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (EFA)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année en Suisse, près de 200 personnes reçoivent un diagnostic de mésothéliome (tumeur maligne de la plèvre ou du péritoine). La grande majorité de ces tumeurs sont dues au contact avec l’amiante. Les fibres de cette dernière sont mille fois plus fines qu’un cheveu. Si elles atteignent les alvéoles pulmonaires les plus externes et la plèvre ou le péritoine voisins, elles peuvent – même après plusieurs dizaines d’années – être à l’origine d’une tumeur maligne, souvent mortelle. Les personnes les plus menacées sont celles qui ont travaillé sans mesures de protection avec des matériaux contenant de l’amiante. Mais le voisinage de ces entreprises ou chantiers ainsi que des enfants qui auraient joué dans la cour avec de tels matériaux sont également concernés, de même que les membres de leur famille qui ont par exemple lavé des vêtements contaminés par des fibres d’amiante. Beaucoup ignorent même à quel moment ou à quel endroit ils ont été en contact avec de l’amiante, jusqu’à ce que tombe le diagnsotic&nbsp;: mésothéliome.</p><p>Le diagnostic pousse nombre de personnes concernées et de proches à leurs limites. L’espérance de vie moyenne en cas de maladie due à un mésothéliome n’est en effet que d’environ 18&nbsp;mois. Il faut ajouter à cela que l’assurance-accident (LAA) n’offre une couverture que si la maladie a été causée par un contact professionnel avec l’amiante. De ce fait, pour les personnes que la LAA ne couvre pas, des problèmes financiers s’ajoutent encore aux charges physiques et psychiques.</p><p>C’est pour ces dernières qu’intervient la Fondation Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (EFA), fondée par les partenaires sociaux, dont l’USS. Elle se bat pour que ces personnes soient rapidement indemnisées de manière équitable, même si elles n’ont pas été en contact avec l’amiante dans le contexte d’une activité professionnelle. En plus, l’EFA conseille les personnes touchées par la maladie, les proches ainsi que l’opinion publique et fait de la sensibilisation au sujet des problèmes entraînés par la manipulation d’amiante. Elle conseille également toute personne intéressée par les questions en rapport avec une maladie éventuellement causée par l’amiante.</p><p>La Fondation EFA fournit également des informations sur le droit de s’annoncer en vue de se faire indemniser et la façon de procéder.</p><p><strong>Des conseils compétents</strong></p><p>Pour cette offre de conseils, la Fondation EFA recourt à la compétence de spécialistes expérimentés afin d’aider les victimes de l’amiante et leurs proches ainsi que les personnes intéressées en leur fournissant des informations fondées. À cet effet, elle a mis en place un care-service en français, allemand et italien. À Lausanne, Zurich et Lugano, des infirmiers et infirmières diplômés répondent à toutes les questions que peut soulever une maladie due à l’amiante. Lorsque les questions sont plus techniques, ils mettent les victimes (ou autres personnes demandeuses) en contact avec des spécialistes extérieurs, comme des médecins ou des assurances sociales. Ces services sont gratuits.</p><p><strong>Où trouver conseils et aide financière&nbsp;?</strong></p><p>Si vous avez contracté une tumeur maligne de la plèvre ou du péritoine (mésothéliome) après 1996 à la suite d’un contact avec l’amiante en Suisse, êtes un membre de la famille proche ou avez une procuration d’une personne concernée, vous pouvez solliciter une aide financière&nbsp;: <a href="https://www.stiftung-efa.ch/fr/nous-aidons/indemnisation" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">https://www.stiftung-efa.ch/fr/nous-aidons/indemnisation</a>.</p><p>Le care-service de la Fondation EFA répond à vos premières questions&nbsp;: <a href="https://www.stiftung-efa.ch/fr/nous-aidons/conseil" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">https://www.stiftung-efa.ch/fr/nous-aidons/conseil</a></p><p>CARE-SERVICE français<br> +41 21 623 38 00<br><a href="#" data-mailto-token="thpsav1jhyl4zlycpjlGswck5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">care-service(at)lpvd.ch</a></p><p>CARE-SERVICE allemand<br> +41 44 268 20 00<br><a href="#" data-mailto-token="thpsav1jhyl4zlycpjlGsbunl4gblypjo5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">care-service(at)lunge-zuerich.ch</a></p><p>CARE-SERVICE italien<br> +41 91 973 22 80<br><a href="#" data-mailto-token="thpsav1jhyl4zlycpjlGslnhwvst5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">care-service(at)legapolm.ch</a></p><p>Fonds Fondations pour l’indemnisation des victimes de l’amiante (EFA)<br> c/o Union syndicale suisse<br> Monbijoustrasse 61<br> 3007 Berne</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/1/csm_asbestsanierung_bermau_iStock_5253d400a6.webp" length="318652" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9681</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2023 08:35:44 +0200</pubDate><title>Réforme du 2e pilier : payer plus pour toucher moins de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reforme-du-2e-pilier-payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente</link><description>Une large alliance lance la récolte de signatures contre la baisse des rentes du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La réforme de la prévoyance professionnelle (LPP&nbsp;21) adoptée par le Parlement entraîne des baisses de rentes pouvant atteindre 3240 francs par an. Pourtant, les rentes du 2e&nbsp;pilier ont déjà diminué drastiquement ces dernières années. Comble du cynisme&nbsp;: ce sont justement les salarié-e-s avec des salaires bas et moyens qui devront payer beaucoup plus avec la LPP&nbsp;21 – pour au final toucher encore moins de rentes. Et, après l'augmentation de l'âge de la retraite, les femmes seront pénalisées une deuxième fois&nbsp;: au lieu de voir leurs rentes s’améliorer, une majorité d'entre elles subiront même des baisses de rente. Ce calcul ne tient tout simplement pas la route&nbsp;! Pour toutes ces raisons, la large alliance contre la baisse des rentes LPP lance aujourd’hui la <a href="https://baisse-des-rentes.ch/?src=usshp" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">récolte de signatures</a> contre la réforme du 2e&nbsp;pilier.</p><p>Pour les salarié-e-s, les dix dernières années ont été désastreuses dans le 2e&nbsp;pilier. Les taux de conversion et les rentes n’ont cessé de baisser. Et la réforme adoptée par le Parlement ferme complètement les yeux sur ces évolutions. Le net revirement des taux d’intérêt et le fort renchérissement sont également complètement ignorés dans la réforme. Au lieu de continuer à baisser les rentes malgré des taux d’intérêt en hausse, il faudrait les augmenter pour compenser la perte de pouvoir d’achat. C’est pourtant tout le contraire que le Parlement a décidé&nbsp;: il mise sur une réforme qui entraîne des baisses de rente de jusqu’à 15&nbsp;%.</p><p>Après AVS&nbsp;21, cette réforme représente une nouvelle détérioration pour les femmes. Et c’est précisément la génération touchée par le relèvement de l’âge de la retraite qui devra payer plus de cotisations – et donc recevoir moins de salaire net pendant le reste de sa vie active – pour obtenir une rente plus basse ou égale. Non seulement les promesses ne sont pas tenues, mais les femmes paient une deuxième fois l’addition. D’un point de vue technique aussi, la réforme est un fiasco&nbsp;: elle rend le 2e&nbsp;pilier plus coûteux et encore plus difficile à comprendre. Et au final, il devient même arbitraire. La confiance dans la prévoyance professionnelle s’en trouvera encore plus ébranlée qu’elle ne l’est déjà.</p><p>Pour le président de l’USS <strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> la réforme est dépassée&nbsp;: «&nbsp;L’abaissement du taux de conversion est une idée datant de l’époque des taux d’intérêt négatifs&nbsp;: en raison du revirement des taux et du renchérissement, les rentes doivent désormais être augmentées et non plus réduites.&nbsp;». <strong>Mattea Meyer,</strong> coprésidente du PS, estime que cette réforme de la LPP passe à côté de tous les objectifs qu’elle s’était fixés&nbsp;: «&nbsp;Elle entraîne une baisse des revenus et une diminution des rentes. Alors que les assuré-e-s paient ce projet coûteux, l’industrie financière peut continuer à faire des profits.&nbsp;».</p><p>Président de Travail.Suisse, <strong>Adrian Wüthrich,</strong> tient à faire une mise au point importante lors du lancement du référendum&nbsp;: «&nbsp;Contrairement à ce que beaucoup prétendent, tous les assuré-e-s ont un régime obligatoire LPP, et sont donc concernés par la baisse du taux de conversion minimum. Nous devons enfin mettre un terme aux baisses massives des rentes du 2e pilier et intervenir sur les coûts des caisses de pension.&nbsp;». Pour la présidente d’Unia <strong>Vania Alleva,</strong> la réforme du 2e&nbsp;pilier est tout simplement «&nbsp;un affront pour les femmes et pour tous les gens qui travaillent&nbsp;». Quant à <strong>Katharina Prelicz-Huber</strong>, présidente du SSP et conseillère nationale Les Vert-e-s, LPP&nbsp;21 signifie «&nbsp;pour la plupart des gens, même les jeunes&nbsp;: payer plus pour des rentes plus basses, même si celles-ci n’ont cessé de diminuer ces dernières années.&nbsp;»</p><p>Il y a un peu plus d’une semaine, une grande banque du pays a été sauvée à coup de milliards. Mais la réforme de la prévoyance professionnelle est également un cadeau faramineux offert au secteur de la finance, car il est le grand gagnant de la réforme et pourra continuer de s’emplir les poches. Aujourd’hui déjà, il prélève chaque année 7&nbsp;milliards de francs sur les avoirs de vieillesse des assuré-e-s. Pendant ce temps, les travailleuses et travailleurs assurés devraient se serrer la ceinture. Le mot d’ordre, c’est&nbsp;: en haut, on remplit les coffres, en bas, on vide les portemonnaies. Ce calcul ne tient pas la route&nbsp;! Avant même le vote final au Parlement, diverses branches des arts et métiers, l’Union suisse des paysans et plusieurs spécialistes du 2e pilier se sont exprimés publiquement en ce sens. Pour eux aussi, la réforme doit être rejetée.<br> &nbsp;</p><p class="text-center"><a href="https://baisse-des-rentes.ch/?src=usshp" target="_blank" class="button button--red" rel="noreferrer"><i aria-hidden="true" class="fa-pen fas"></i>&nbsp;Soutenir le référendum en ligne</a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_lores_LLP_Non_FR_8dd2bfdc17.webp" length="118586" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9711</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 17:23:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur le financement de la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-le-financement-de-la-surveillance-de-la-correspondance-par-poste-et-telecommunication</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9709</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 17:12:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur les tâches, l’organisation et le financement de l’Agence suisse pour la promotion des échanges et de la mobilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/loi-federale-sur-les-taches-lorganisation-et-le-financement-de-lagence-suisse-pour-la-promotion-des-echanges-et-de-la-mobilite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la loi sur Movetia (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9707</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 15:34:00 +0200</pubDate><title>Amélioration des effectifs de la protection civile</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/amelioration-des-effectifs-de-la-protection-civile</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9705</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 11:29:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la surveillance et la transparence des marchés de gros de l’énergie (LSTE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-la-surveillance-et-la-transparence-des-marches-de-gros-de-lenergie-lste</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9703</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 10:56:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur l’asile (sécurité et exploitation des centres de la Confédération)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-la-loi-sur-lasile-securite-et-exploitation-des-centres-de-la-confederation</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9701</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 10:39:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie; Négociation des tarifs de la liste des analyses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-maladie-negociation-des-tarifs-de-la-liste-des-analyses</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9699</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 09:53:00 +0200</pubDate><title>Dossier électronique du patient (DEP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-electronique-du-patient-dep</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9697</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 09:06:00 +0200</pubDate><title>Loi fédéral sur la déduction fiscale des frais professionnels des personnes exerçant une activité lucrative dépendante</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federal-sur-la-deduction-fiscale-des-frais-professionnels-des-personnes-exercant-une-activite-lucrative-dependante</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9690</guid><pubDate>Wed, 29 Mar 2023 16:27:00 +0200</pubDate><title>La protection des salaires et le service public doivent être garantis</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-protection-des-salaires-et-le-service-public-doivent-etre-garantis</link><description>Politique européenne : les décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, le Conseil fédéral a arrêté la marche à suivre concernant les entretiens de la Suisse avec l’Union européenne (UE). Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que la protection des salaires et le service public doivent être garantis.</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. Elle est ouverte comme aucun autre pays du continent. Par exemple, la moitié des entreprises de l’UE peut travailler en Suisse dans sa langue. C’est pourquoi la Suisse a besoin de la meilleure protection des salaires qui soit. Les entreprises de l’UE profitent aujourd’hui de cet accès au marché suisse. Elles réalisent un chiffre d’affaires d’environ 2 milliards de francs par année dans notre pays.</p><p>Le service public aussi occupe en Suisse une position particulière qui doit continuer à être préservée. Par exemple, la Suisse n’a pas ouvert le marché de l’électricité pour les ménages&nbsp;; cela pour de bonnes raisons comme le montrent les importantes hausses des tarifs de l’électricité à l’étranger. Le trafic voyageurs et voyageuses sur rail est organisé sur une base coopérative. Le libéraliser comme c’est le cas dans l’UE n’aurait pas une incidence négative uniquement pour les salaires, mais ne serait pas réalisable en raison de la forte sollicitation du réseau ferroviaire suisse.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_csm_180905_USS-action-ligne-rouge_ba4c79bd26_66dff9f6ac.webp" length="479214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9677</guid><pubDate>Fri, 24 Mar 2023 14:52:45 +0100</pubDate><title>Avenant à la Convention entre la Suisse et la France en vue d&#039;éviter les doubles impositions</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/avenant-a-la-convention-entre-la-suisse-et-la-france-en-vue-deviter-les-doubles-impositions</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9675</guid><pubDate>Thu, 23 Mar 2023 08:38:00 +0100</pubDate><title>Cours du franc suisse : la BNS joue avec le feu</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/cours-du-franc-suisse-la-bns-joue-avec-le-feu</link><description>Politique monétaire : nouvelle hausse du taux directeur</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui s’est passé dans le secteur bancaire ces derniers jours est tout simplement effarant. En Suisse et aux États-Unis, des banques ont dû être sauvées afin d’éviter de potentielles catastrophes économiques. Et personne ne peut savoir à l’heure actuelle dans quelle mesure les dangers sont réellement écartés. Dans un tel contexte, le franc risque de s’apprécier fortement, bien qu’il soit déjà surévalué. La déclaration d’intention de la Banque nationale suisse (BNS) d’autoriser de nouvelles appréciations est un jeu risqué.</p><p>La BNS déclare aujourd’hui&nbsp;: «&nbsp;Afin de garantir des conditions monétaires appropriées, la Banque nationale reste en outre disposée à être active au besoin sur le marché des changes. Depuis quelques trimestres, il s’agit principalement de la vente de devises.&nbsp;» Par le passé, de telles remarques ont incité les spéculateurs sur les devises à miser sur une appréciation du franc.</p><p>L’USS est extrêmement préoccupée. Les exportations de divers produits industriels stagnent ou sont en recul. La compétitivité des prix de certaines branches d’exportation, comme l’industrie alimentaire et des boissons, s’est déjà détériorée en raison de l’appréciation de la monnaie nationale. Une nouvelle appréciation significative du franc mettrait en péril les salaires et les emplois dans plusieurs secteurs de l’économie d’exportation</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9669</guid><pubDate>Tue, 21 Mar 2023 10:15:00 +0100</pubDate><title>Ce n’est pas aux travailleuses et travailleurs de payer pour les fautes des  managers de la banque et des autorités</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ce-nest-pas-aux-travailleuses-et-travailleurs-de-payer-pour-les-fautes-des-managers-de-la-banque-et-des-autorites</link><description>Credit Suisse : l’USS exige le maintien des emplois et des mesures de prévention
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les graves manquements des responsables de Credit Suisse (CS) et l’échec collectif de la réglementation ont conduit à une action de sauvetage historique de la deuxième grande banque de Suisse. Mais les employé-e-s de Credit Suisse ne doivent pas payer pour les erreurs commises par les managers et les autorités. Les collaboratrices et collaborateurs sont choqués par les conséquences qui les menacent directement. Les deux banques, Credit Suisse et UBS, ont le devoir d’éviter des coupes brutales dans les postes de travail. L’enjeu est colossal pour les 17&nbsp;000 employé-e-s de CS en Suisse. Directement ou indirectement, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui sont potentiellement menacés. L’USS soutient l’Association suisse des employés de banque (ASEB) dans son engagement pour le maintien des emplois et pour un bon plan social.</p><p>C’est horrible, mais hélas vrai&nbsp;: quinze ans à peine après le sauvetage d’UBS, c’est au tour de Credit Suisse (CS), la deuxième grande banque internationale de Suisse, d’avoir besoin d’une action de sauvetage étatique. En prenant des risque excessifs et faute de vraiment maîtriser leur métier, les responsables de CS ont acculé la banque à la faillite. Les responsables à la Confédération et à la Banque nationale ont, eux, jeté de la poudre aux yeux de la population. Ils ont prétendu avoir réduit les problèmes des banques «&nbsp;d’importance systémique&nbsp;» de telle sorte qu’il n’y aurait pas de nouvelle affaire UBS obligeant la Confédération à accorder une garantie pour réduire les risques de pertes bancaires. Mais les plans de liquidation compliqués se sont révélés inutiles en cas de crise. Les perdant-e-s sont la population et les employé-e-s de CS qui, jour après jour, accomplissent consciencieusement leur travail pour que le pays fonctionne, alors que les anciens responsables de CS ont déjà quitté le navire depuis longtemps, avec leurs salaires se chiffrant en millions de francs par an.</p><p>L’application du droit d’urgence par le Conseil fédéral ne doit pas être suivie d’une coupe à blanc dans le personnel. L’objectif principal est le maintien des emplois. Si des licenciements ont lieu, les employé-e-s concernés doivent pouvoir trouver un nouvel emploi le plus rapidement possible. Lors de la fusion à venir, les contrats de travail transférés doivent être assortis d’une protection contre le licenciement, en particulier pour les salarié-e-s de plus de 55 ans. Aucun licenciement ne doit avoir lieu avant l’intégration complète des deux entités.</p><p>Après l’effondrement de fait de la deuxième grande banque, il est absolument impératif de prendre enfin des mesures permettant d’éviter que de tels événements se reproduisent. Et surtout, une prévention efficace s’impose&nbsp;: les autorités doivent veiller à ce que les banques disposent de réserves suffisantes en liquidités et en fonds propres pour pouvoir supporter elles-mêmes les pertes dans tous les cas de figure. Elles doivent par ailleurs imposer des restrictions sur les risques que les banques peuvent prendre. Les systèmes de primes salariales et de bonus qui poussent à la prise de risque doivent maintenant disparaître. Et seules les personnes disposant des qualifications requises devraient pouvoir diriger une banque. La FINMA a en principe déjà des compétences en la matière. Il doit s’agir avant tout de prévenir les crises plutôt que de développer des mécanismes compliqués qui ne sont finalement pas applicables en cas de crise.</p><p>La Confédération a accordé une garantie de 9 milliards de francs à l’UBS, soit l’équivalent de 1000 francs par habitant-e de la Suisse. Face à la population, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter va devoir expliquer pourquoi d’une part, l’on soutient l’UBS et le Credit Suisse, alors que l’on veut d’autre part économiser sur les rentes AVS, que la Confédération baisse les rentes du 2e&nbsp;pilier et que les primes d’assurance maladie ne cessent de prendre l’ascenseur. Les impôts pour les entreprises ont été réduits dans la plupart des cantons. Les grandes banques et leurs dirigeants en ont également profité. Il faut que cela change. La Suisse doit développer une politique du pouvoir d’achat et une politique fiscale qui soient axées sur les gens qui travaillent et font tourner le pays.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/5/csm_CreditSuisse_Eingang_nurRed_iStock-MichaelDerrerFuchs_39144a745d.webp" length="211916" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9667</guid><pubDate>Sun, 19 Mar 2023 21:17:00 +0100</pubDate><title>Garantir les emplois, introduire des régulations sérieuses et éclaircir les manquements des banques et des autorités pour éviter que la population ne paie pour les banques</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/garantir-les-emplois-introduire-des-regulations-serieuses-et-eclaircir-les-manquements-des-banques-et-des-autorites</link><description>Nouveau sauvetage d&#039;une grande banque malgré les règles «too big to fail»</description><content:encoded><![CDATA[<p>15 ans après UBS, il aura été nécessaire également de sauver Credit Suisse aujourd'hui. Qu'on en soit arrivé là est insupportable. Les responsables du Credit Suisse ont conduit la banque à la catastrophe par des prises de risques excessives mais aussi par une incompétence caractérisée. Quant aux autorités fédérales et à la Banque nationale, ils ont fait croire à la population qu'ils avaient réduit les risques des banques dites d'« importance systémique » de telle sorte qu'un deuxième cas UBS ne serait plus possible.</p><p>Les salarié-e-s de Credit Suisse et plus largement la population du pays paient aujourd'hui les pots cassés, cependant que les cadres de la banque avec leurs salaires délirants&nbsp;n'assument aucune responsabilité.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) soutient l'engagement de l'Association des employés de banque en faveur des travailleuses et travailleurs&nbsp;concernés par la fusion. Il est urgent de&nbsp;mettre&nbsp;en place une task force pour préserver un maximum de places de travail et pour élaborer un plan social en cas de licenciements.&nbsp;</p><p>Pour l'USS, après ce qui constitue l'effondrement de la deuxième banque du pays, des mesures doivent être prises pour éviter ce genre d'événement à l'avenir. Ce d'autant plus que la Suisse ne comptera désormais plus qu'une seule grande banque, ce qui fera augmenter les risques. Les banques doivent disposer de réserves suffisantes pour assumer leurs pertes, et doivent faire l'objet de restrictions&nbsp;quant aux risques qu'elles peuvent prendre. Les systèmes de rémunération comprenant d'importants bonus doivent être abolis, et les qualifications des cadres dirigeants mieux vérifiées. Enfin, l'imposition des banques doit être revue à la hausse pour tenir compte des garanties publiques dont elles bénéficient de fait.</p><p>La gestion de l'affaire du Credit Suisse devra&nbsp;être examinée en détail. Il s'agira en particulier de préciser dans quel mesure le Département fédéral des finances, la Banque nationale et la Finma ont assumé ou non les tâches qui leur incombaient.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/9/csm_Paradeplatz-Creditsuisse_ccbync_WallyGobetz-flickr_aa5bf8a52d.webp" length="469948" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9664</guid><pubDate>Fri, 17 Mar 2023 10:58:08 +0100</pubDate><title>Révision de la LPP : il faudra payer plus pour toucher moins de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-lpp-il-faudra-payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente</link><description>Le Parlement enterre la promesse de maintien des rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La réforme de la LPP adoptée aujourd’hui par le Parlement entraîne des baisses de rentes pouvant atteindre 3240 francs par an. Pourtant, les rentes du 2e&nbsp;pilier n’ont cessé de diminuer depuis des années. Comble du cynisme&nbsp;: ce sont justement les bas salaires qui devront payer beaucoup plus avec la LPP&nbsp;21. Ce calcul ne tient tout simplement pas la route. Le seul gagnant de cette réforme, c’est le secteur de la finance qui pourra continuer de s’emplir les poches. Aujourd’hui déjà, les assurances et caisses de pensions prélèvent chaque année 7&nbsp;milliards de francs sur les avoirs de vieillesse des assuré-e-s.</p><p>Après l’échec de PV&nbsp;2020, les partenaires sociaux ont été chargés par le Conseil fédéral d’élaborer une proposition pour régler les problèmes les plus pressants dans le 2e&nbsp;pilier. C’était logique, dans la mesure où les partenaires sociaux sont responsables du financement et de l’aménagement du 2e&nbsp;pilier. Le Conseil fédéral a repris le projet de réforme trouvé après d’intenses négociations et l’a transmis au Parlement. Ce projet aurait modernisé la LPP, stabilisé les rentes et rapidement amélioré celles des personnes occupées à temps partiel ou qui ont des faibles revenus.</p><p>Le projet adopté aujourd’hui par le Parlement lors du vote final n’a plus rien à voir avec tout cela. Le Parlement en a fait un projet coûteux et arbitraire pour les travailleuses et travailleurs de toutes les générations. Les baisses de rentes de la dernière décennie vont se poursuivre avec l’abaissement du taux de conversion à 6&nbsp;%. Les baisses de rentes pourront atteindre 270&nbsp;francs par mois. À cela s’ajoutent des pertes de pouvoir d’achat du même ordre de grandeur en raison de la hausse constante des primes-maladie et de l’absence de compensation du renchérissement dans le 2e&nbsp;pilier. Ce, alors que la Constitution promet le contraire depuis 50 ans et que l’inflation en Suisse est plus élevée qu’elle ne l’a été depuis des décennies. Les personnes proches de la retraite ne toucheront qu’un quart de la compensation intégrale des réductions de rentes. Et pour les personnes qui ne font plus partie de la génération de transition, ce sera&nbsp;: payer plus pour toucher des rentes plus basses. Même les très jeunes salarié-e-s auront droit, après quarante ans d’épargne, à des rentes encore plus basses que ce qu’on leur a promis jusqu’ici. Pourtant, les coûts de la réforme pour les salarié-e-s à bas et moyens revenus seront si élevés que des branches entières se sont déjà prononcées contre la réforme.</p><p>Techniquement parlant, la réforme actuelle est si mal conçue que, outre l’Office fédéral des assurances sociales, les expert-e-s en caisses de pensions ont émis de grandes réserves à son encontre. Elle risque de déstabiliser drastiquement la confiance – déjà bien entamée – des salarié-e-s assurés dans le 2e&nbsp;pilier. Ce résultat est un aveu de faiblesse. Il illustre à quel point la majorité bourgeoise a abandonné la promesse de garantir une retraite décente pour tous les salarié-e-s, allègrement soutenue en cela par les lobbyistes du secteur très gourmand de la finance, les assureurs et les associations patronales qui ne tiennent pas leur parole.</p><p>Le Congrès de l’USS a déjà pris la décision, fin novembre 2022, de combattre avec véhémence tout projet de baisse des rentes dans le 2e&nbsp;pilier. Dans deux semaines, le Comité de l’USS se penchera sur les décisions prises aujourd’hui par le Parlement et décidera du lancement définitif du référendum.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9661</guid><pubDate>Wed, 15 Mar 2023 12:21:13 +0100</pubDate><title>La 13e rente AVS toujours plus importante</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-toujours-plus-importante</link><description>Le Parlement refuse de voir que les rentes perdent de leur valeur</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les rentes perdent énormément de leur valeur. À cause de la hausse des loyers et des primes-maladie ainsi que d’un renchérissement jamais atteint depuis des décennies, il reste toujours moins d’argent dans le porte-monnaie des retraité-e-s. Comme les rentes du 2e pilier baissent depuis des années déjà, il devient toujours plus important de renforcer l’AVS en créant une 13e rente. Car qui a travaillé durant toute sa vie mérite une rente décente.</p><p>La Suisse a un problème avec ses rentes. Toujours moins de salarié-e-s peuvent en vivre pendant leur retraite. Les femmes sont les premières concernées, mais les hommes dont les revenus sont bas ou moyens le sont aussi. Or, trois mois après le Conseil national, le Conseil des États balaie d’un simple revers l’initiative pour une 13e rente AVS, de même que tous les efforts déployés en faveur d’un contre-projet.</p><p>À travers ses décisions de la semaine en cours, le Parlement montre non seulement que le problème des rentes lui est clairement indifférent, mais qu’il se fait le complice actif d’un démantèlement constant de la prévoyance vieillesse solidaire que connaît la Suisse. Cela, au profit d’une prévoyance vieillesse privée que seuls les tout gros salaires peuvent se permettre et grâce à laquelle les banques et les assurances s’en mettent plein les poches. De fait, alors qu’il se prononce «&nbsp;pour des raisons financières&nbsp;» contre une augmentation des rentes AVS et met sur rail les travaux en vue d’un nouveau relèvement de l’âge de la retraite, il adopte une réforme du 2e&nbsp;pilier qui va coûter en tout, surtout aux personnes à bas revenu, près de 40 milliards de francs. Et sans aucune garantie quant aux rentes, car le 2e pilier ne contient pas de protection contre l’inflation. Le Parlement veut même qu’en cas de rachat dans le 2e pilier, la protection minimale prévue par la loi ne soit pas garantie aux salarié-e-s. Par contre, aucune limite n’est mise aux profits engrangés du secteur financier et la branche des caisses de pensions. Finalement, les actuels soubresauts enregistrés sur les marchés financiers font précisément apparaître une nouvelle fois que l’on ne peut pas faire confiance à ce 3e pilier tant mis en avant par les banques.</p><p>Les salarié-e-s doivent rester en point de mire des débats en cours sur la prévoyance vieillesse. Ils ont besoin de pouvoir encore s’acquitter des cotisations salariales destinées à leur prévoyance vieillesse et qu’elles soient placées de manière efficiente. Pour 90&nbsp;% d’entre eux, un renforcement de l’AVS en vaut la peine. C’est pour cela que l’USS se battra de toutes ses forces pour son initiative populaire en faveur d’une 13e rente AVS. Il n’y a qu’avec cette dernière que tout le monde participe, et profite d’améliorations directes de ses rentes, surtout les femmes.</p><p>Mais pour tous les retraité-e-s, cette initiative est plus importante que jamais, précisément dans le contexte actuel. Le pouvoir d’achat d’un ménage de retraité-e-s est en effet précaire. Sans contre-mesure incisive, il manquera, fin 2024, une rente mensuelle entière dans leur porte-monnaie. C’est pourquoi l’USS mettra tout en œuvre pour qu’une 13e rente AVS soit mise en place. Il est désormais enfin temps d’augmenter à nouveau les rentes AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9659</guid><pubDate>Fri, 10 Mar 2023 16:18:27 +0100</pubDate><title>Dépenses de la Confédération : cet alarmisme est totalement déplacé !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/depenses-de-la-confederation-cet-alarmisme-est-totalement-deplace</link><description>Le Conseil fédéral publie les valeurs de référence pour les arrêtés financiers pluriannuels</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Chaque semaine ou presque, le Conseil fédéral prend actuellement des décisions importantes en matière de politique financière. C’était de nouveau le cas aujourd’hui avec l’adoption des «&nbsp;valeurs de référence des arrêtés financiers pluriannuels&nbsp;». En particulier dans les domaines de la formation, des transports publics, de la culture et de la coopération internationale, le Conseil fédéral a fixé des taux de croissance annuels parfois nettement inférieurs à ceux de la législature en cours (et c’est encore pire si l’on tient compte de l’inflation&nbsp;!).</p><p>Ces valeurs sont en contradiction totale avec les défis auxquels le pays doit faire face dans l’immédiat&nbsp;:</p><ul><li>Dans le domaine de la formation, la croissance du nombre d’élèves et d’étudiant-e-s exige à elle seule une augmentation substantielle des dépenses nominales.</li><li>Dans les transports publics, un des défis sera de faire face à l’augmentation de la population, et donc du nombre de passagers et passagères. D’autre part, la volonté, maintes fois réaffirmée par la Confédération et le Parlement, d’augmenter sensiblement la part des transports publics dans le volume total des transports nécessite un développement conséquent de l’offre.</li><li>Les dépenses pour la reconstruction de l’Ukraine ne sont pas chiffrables pour l’instant. Mais elles ne doivent en aucun cas se faire au détriment des dépenses pour la coopération internationale (comme le prévoit le Conseil fédéral). En effet, dans ce domaine, la Suisse n’a toujours pas atteint les valeurs cibles qu’elle s’était pourtant engagée à atteindre il y a longtemps face à la communauté internationale.</li></ul><p>L’USS reconnaît que le gouvernement s’efforce d’établir une planification financière saine, mais ne partage en aucun cas l’alarmisme dont il fait preuve depuis peu. Après avoir pris l’automne dernier de premières décisions préliminaires assez restrictives en matière de politique financière, le Conseil fédéral a présenté mi-février son programme de consolidation pour les prochaines années du budget et du plan financier. Dans ce contexte, les arrêtés financiers pluriannuels, dont nous connaissons désormais les valeurs de référence, représentent une grande partie des dépenses faiblement liées, pour lesquelles le Conseil fédéral prévoit des réductions linéaires de 2&nbsp;% dès le prochain exercice budgétaire.</p><p>Les coupes prévues ne sont pas seulement irresponsables du point de vue de la politique économique et sociale, elles sont également déplacées en termes de politique financière. Premièrement, les perspectives économiques s’améliorent et continuent de s’améliorer. Et deuxièmement, les finances publiques suisses sont en excellente santé en comparaison internationale&nbsp;: après presque deux décennies de sous-budgétisation chronique et massive, l’État dispose d’une fortune nette correspondant à plus de la moitié de la performance économique annuelle – et ce après la crise du Covid-19&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_floheinstein_flickr__zug_sbb_einfahrt_passagiere_bahnhof_gleise_5d5973db76.webp" length="114568" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9657</guid><pubDate>Fri, 10 Mar 2023 10:03:32 +0100</pubDate><title>EFAS : une pseudo-réforme qui risque de faire beaucoup de dégâts </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/efas-une-pseudo-reforme-qui-risque-de-faire-beaucoup-de-degats</link><description>Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires : rien d’autre qu’une privatisation partielle de l’assurance de base</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une maturation longue ne garantit pas nécessairement un meilleur goût&nbsp;: c’est en tout cas ce que l’on peut dire de la révision «&nbsp;EFAS&nbsp;» de la LAMal qui remonte à une intervention déposée en… 2009. Près de 14 ans plus tard, cette révision est à nouveau traitée par la Commission de la santé du Conseil national. Elle doit impérativement être rejetée.</p><p>Le système de santé est aujourd’hui confronté à deux crises majeures en même temps&nbsp;: l’approvisionnement est en grande difficulté et le financement est aux soins intensifs depuis un bon moment déjà. D’un côté, nous avons une pénurie toujours plus criante de personnel et de médicaments. De l’autre côté, force est de constater que de larges couches de la population ne peuvent plus vraiment payer des primes individuelles et des coûts additionnels qui sont déjà trop élevés et ne cessent d’augmenter.</p><p>C’est dans ce contexte que le lobby des assurances présente aujourd’hui son projet de «&nbsp;financement uniforme des soins ambulatoires et stationnaires (EFAS)&nbsp;» comme le grand coup de balai qui s’attaquerait aux racines de nombreux dysfonctionnements du système de santé. Si seulement&nbsp;! Malheureusement, EFAS est avant tout une pseudo-réforme qui risque de faire des dégâts énormes.</p><p class="heading--h4">Plus d’argent ni de pilotage</p><p>En gros, EFAS n’est rien d’autre qu’une privatisation partielle de l’assurance de base&nbsp;: avec ce projet, les quelque 11 milliards de francs d’impôts que les cantons dépensent actuellement pour les hôpitaux seraient simplement transférés aux assureurs. Ceux-ci devraient ensuite répartir les fonds dans tous les domaines des soins par le biais de l’«&nbsp;Institution commune LAMal&nbsp;» – déjà existante (dans laquelle les cantons pourraient siéger, mais seulement à titre consultatif) – selon une clé de répartition uniforme au niveau national. Le pouvoir de pilotage des caisses augmenterait donc fortement (qui paie commande&nbsp;!), au détriment des cantons qui en ont pourtant la légitimité démocratique. Pire encore&nbsp;: ceux-ci ne pourraient même pas formuler des mandats de prestations pour tous ces milliards (comme c’est normalement partout le cas dans le service public).</p><p class="heading--h4">Les principales incitations négatives demeurent</p><p>Bien sûr qu’il est absurde d’avoir un financement différent pour les traitements ambulatoires et les interventions stationnaires (les cantons participent à hauteur de 55&nbsp;% au domaine stationnaire et pas du tout à l’ambulatoire). Mais la simple suppression de cette différence ne changerait rien au fait que les systèmes tarifaires existants et inchangés continuent à produire des soins excédentaires coûteux (les interventions lucratives sont rentables) et des lacunes non moins coûteuses dans d’autres soins. Et ce qui nous coûte le plus cher à toutes et tous, c’est la surabondance de soins dans l’assurance complémentaire&nbsp;: c’est là que les affaires sont rentables, tant pour les caisses que pour les hôpitaux privés, car les bénéfices peuvent être conservés.</p><p>C’est pourquoi – et c’est prouvé – on y traite trop et on facture ensuite une grande partie à l’assurance de base. Un scandale permanent auquel EFAS ne changerait absolument rien. Au contraire&nbsp;: dans sa première version du Conseil national, EFAS ferait même un nouveau cadeau de plusieurs centaines de millions aux hôpitaux privés, puisqu’ils recevraient désormais une indemnisation majorée de 30&nbsp;%.</p><p class="heading--h4">Soins de longue durée&nbsp;: «&nbsp;far west&nbsp;» et primes encore plus élevées</p><p>Autre point totalement incompréhensible&nbsp;: contrairement au Conseil national, le Conseil des États a également intégré les soins de longue durée dans le financement uniforme. Concrètement, cela signifie que le domaine de soins qui connaît aujourd’hui la croissance la plus rapide – en raison du vieillissement de la société – serait désormais entièrement cofinancé par les primes. En effet, le plafonnement actuel de la contribution des primes aux soins de longue durée, qui constitue l’une des rares barrières efficaces contre la croissance galopante des primes, a été complètement supprimé de la loi par le Conseil des États. C’est inacceptable. C’est un affront pour les ménages à bas et moyens revenus pour lesquels la charge de primes est déjà chroniquement beaucoup trop élevée et ne cesse d’augmenter encore. Mais c’est aussi un affront pour le personnel de santé et les patient-e-s&nbsp;: aujourd’hui, la loi prévoit que les cantons sont responsables du «&nbsp;financement résiduel&nbsp;» des établissements médico-sociaux (EMS) et des services d’aide et de soins à domicile. Et là, les choses ne tournent pas rond. Il est avéré que les cantons paient constamment trop peu, ce que les EMS tentent de compenser par une pression croissante sur le personnel et par des participations élevées – parfois illégales – des patient-e-s aux frais.</p><p>Mais au lieu de remédier à ces dysfonctionnements et de veiller au respect de la loi, le Conseil des États veut purement et simplement supprimer les articles correspondants dans la loi. Le résultat serait une sorte de «&nbsp;far west&nbsp;» dans le financement des soins, et il ne faudrait pas chercher bien loin ceux qui en pâtiraient le plus&nbsp;: ce serait à nouveau les patient-e-s et le personnel. Ce qui est perfide dans cette affaire, c’est que les soins de longue durée ont été intégrés dans la réforme, notamment sous la pression des cantons. En effet, les cantons s’en sortiraient financièrement mieux à long terme – au détriment des gens qui paient les primes&nbsp;!</p><p class="heading--h4">Participation aux coûts en hausse, réductions de primes en baisse</p><p>Avec EFAS, les assuré-e-s ne risquent pas seulement de voir leurs primes augmenter, mais aussi leur participation aux coûts. En effet, d’une part, dans le domaine des soins de longue durée, le texte de loi prévoit explicitement que le plafonnement actuel de la contribution des patient-e-s ne s’appliquera plus que pendant cinq ans. D’autre part, en cas d’hospitalisation stationnaire, la totalité des frais de traitement serait désormais facturée en tenant compte de la franchise et de la quote-part (aujourd’hui, c’est à peine la moitié).</p><p>De plus, le cœur même d’EFAS, soit une «&nbsp;clé de financement uniforme au niveau national&nbsp;», signifie que chaque canton devrait adapter sa clé de financement actuelle à la moyenne suisse. Et cela devrait se faire soit par une hausse des primes (encore&nbsp;!), soit en augmentant les dépenses fiscales. Et une augmentation des dépenses fiscales pourrait rapidement entraîner à son tour une hausse des primes. En effet, l’un des premiers domaines où les cantons font généralement des économies en cas de dépenses supplémentaires est celui des réductions de primes pour les ménages dans le besoin – le passé l’a suffisamment montré.</p><p class="heading--h4">Les économies annoncées&nbsp;? Des promesses en l’air&nbsp;!</p><p>Pour ne pas avoir à entrer dans les détails des nombreuses aberrations – nous venons de les énumérer – de la réforme, de nombreux partisans d’EFAS se contentent souvent d’évoquer les «&nbsp;centaines de millions de francs&nbsp;» que leur projet permettrait d’économiser. Là aussi, il s’agit d’une affirmation totalement creuse, car il n’existe aucune étude et donc aucun chiffre étayé sur les économies possibles grâce à EFAS. Si l’on se penche sur les passages en petits caractères, on trouve un peu plus d’honnêteté. En effet, Santésuisse écrit textuellement ceci&nbsp;: «&nbsp;EFAS ne résout pas le problème fondamental de l’augmentation excessive des coûts de la santé&nbsp;».</p><p>Cette petite phrase en dit long et une chose est sûre&nbsp;: le Parlement doit stopper la réforme EFAS. Et à la place, la politique de santé devrait enfin se concentrer sur l’essentiel et le plus urgent&nbsp;: le renforcement de la couverture des soins (notamment par une amélioration du statut du personnel), des mesures efficaces de maîtrise des coûts (notamment par une baisse des prix des médicaments, une réforme des systèmes tarifaires et la fin de toute forme d’affairisme dans l’assurance complémentaire) ainsi qu’un financement social par des réductions de primes substantiellement plus étoffées.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9640</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2023 19:34:03 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États bétonne des baisses de rentes encore plus graves</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-des-etats-betonne-des-baisses-de-rentes-encore-plus-graves</link><description>LPP 21 : il faudra payer plus pour toucher encore moins de rente</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les décisions prises aujourd’hui par le Conseil des États entraînent des baisses de rentes encore plus douloureuses pour les personnes à revenu moyen. Avec la déduction de coordination décidée, ces baisses de rentes pourront atteindre 15&nbsp;%, soit jusqu’à 271&nbsp;francs par mois. Résultat&nbsp;: la garantie du niveau des rentes affirmée par le Conseil fédéral et tous les partis n’est plus respectée, même pour les personnes qui ont aujourd’hui 25 ans et des revenus moyens. Cela signifie pour toutes les générations&nbsp;: il faudra payer plus pour des retraites plus basses.</p><p>À partir du projet initial du Conseil fédéral (basé sur le compromis des partenaires sociaux), le Parlement a bricolé un projet de démantèlement pur et simple. Pire, cette réforme est aujourd’hui dépassée&nbsp;: en raison du revirement des taux d’intérêt et de la hausse de l’inflation, de nouveaux problèmes se posent dans le 2e&nbsp;pilier, à commencer par la perte de valeur des rentes des caisses de pensions due à l’inflation. Dans ce contexte, il faut augmenter les rentes et non les baisser. Le projet de réforme de la LPP date de l’époque des taux d’intérêt négatifs, qui est désormais révolue. La baisse du taux de conversion n’a désormais plus la même urgence. Le Parlement fait fi de cette nouvelle donne et maintient coûte que coûte les baisses de rentes. L’USS se battra avec véhémence contre les baisses de rentes prévues.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_17c2d58960.webp" length="408924" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9639</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2023 19:28:12 +0100</pubDate><title>Le Parlement laisse définitivement tomber les retraité-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-laisse-definitivement-tomber-les-retraite-e-s</link><description>Pas de compensation du renchérissement pour les rentes AVS : le Conseil des États se montre aussi impitoyable que le National</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis quelque temps déjà, les rentes AVS ne sont pas seulement à la traîne par rapport au renchérissement&nbsp;: l’écart entre les salaires et les rentes se creuse également d’année en année. Les prix des loyers et l’explosion des primes-maladie font que les retraites suffisent de moins en moins pour vivre. Malgré tout cela, le Parlement n’est même pas prêt à soutenir un tant soit peu le pouvoir d’achat des retraité-e-s avec l’adaptation minimale au renchérissement, laissant ainsi tomber des personnes qui ont travaillé toute leur vie. De plus, les rentes du 2e pilier sont en chute libre depuis des années et ne sont pas adaptées au renchérissement.</p><p>Avec la décision d’aujourd'hui, le Conseil des États se moque de la Constitution : en refusant même d’entrer en matière, il abandonne définitivement la pleine compensation du renchérissement pour les bénéficiaires de l’AVS et de l’AI ainsi que pour ceux des prestations complémentaires et transitoires. Cela, alors qu’il y a quelques semaines seulement, il avait demandé au Conseil fédéral de préparer un projet en ce sens. Et bien que la forte hausse des prix et des primes-maladie touchent très durement les retraité-e-s. Sans compensation, un ménage de retraité-e-s dans la moyenne risque de perdre environ 8&nbsp;% de son pouvoir d’achat d’ici fin 2024. Sur une année, cela représente un mois entier de rente en moins dans le porte-monnaie.</p><p>Pour l’USS, les choses sont claires&nbsp;: pour corriger le problème de la baisse constante des rentes, il ne reste à la population plus que la voie des urnes, en votant pour l’introduction d’une 13e&nbsp;rente AVS. Car les rentes AVS sont sérieusement à la traîne par rapport au renchérissement et l’écart entre les salaires et les rentes se creuse d’année en année. L’USS se battra donc de toutes ses forces pour cette initiative populaire, qui sera soumise au peuple dans moins d’un an.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9652</guid><pubDate>Wed, 01 Mar 2023 11:47:00 +0100</pubDate><title>Adaptation de l’ordonnance sur l’assurance-accidents</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/adaptation-de-lordonnance-sur-lassurance-accidents</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9650</guid><pubDate>Wed, 01 Mar 2023 11:19:00 +0100</pubDate><title> Initiative parlementaire 16.442 (employé-e-s de Start-ups)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/initiative-parlementaire-16442-employe-e-s-de-start-ups</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9636</guid><pubDate>Wed, 01 Mar 2023 10:24:04 +0100</pubDate><title>Le Conseil national rompt sa promesse et laisse les retraité-e-s sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-rompt-sa-promesse-et-laisse-les-retraite-e-s-sur-le-carreau</link><description>Adaptation des rentes AVS au renchérissement : le National tourne casaque</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national ne veut même plus débattre de la pleine compensation du renchérissement pour les rentiers et rentières AVS. Or, à cause de l’inflation et du choc des primes-maladie, leurs rentes perdent toujours plus de leur valeur. Le Conseil national n’est toutefois pas entré en matière sur leur adaptation au renchérissement, alors qu’il y a quelques semaines encore, il avait demandé au Conseil fédéral de s’en occuper. Et bien que la forte hausse enregistrée par les prix et les primes-maladie touchent très durement les retraité-e-s.</p><p>Ainsi, un ménage moyen de retraité-e-s risque de voir son pouvoir d’achat amputé d’environ 8&nbsp;% jusqu’à fin 2024. Et, calculé sur une année, il manquera à cette date une rente mensuelle entière dans son porte-monnaie.</p><p>La Constitution fédérale exige explicitement que les rentes AVS soient «&nbsp;adaptées au moins à l’évolution des prix&nbsp;». Ce n’est cependant plus le cas depuis deux ans déjà. En tout, l’inflation a été de 3,4&nbsp;% depuis la dernière adaptation des rentes, mais celles-ci n’ont été relevées que de 2,5&nbsp;% en janvier 2023. Pour tenir sa propre promesse, le Parlement devrait pas conséquent décider une augmentation extraordinaire des rentes AVS de 0,9&nbsp;%. Il appartient maintenant au Conseil des États de le rappeler au Conseil national.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9634</guid><pubDate>Tue, 28 Feb 2023 14:58:00 +0100</pubDate><title>LPP 21 : le National bétonne les nouvelles baisses de rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-21-le-national-betonne-les-nouvelles-baisses-de-rentes</link><description>Payer 3 milliards de plus pour toucher encore moins à la retraite : l’USS combattra toute baisse des rentes !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de la décennie écoulée, l’évolution du 2e&nbsp;pilier a été catastrophique pour les salarié-e-s. Alors que leurs cotisations aux caisses de pensions ont augmenté, les prestations qu’ils touchent en retour ne cessent de diminuer. Ainsi, la nouvelle rente moyenne est actuellement déjà inférieure de 230 francs à celle de 2015. Cela n’a toutefois pas empêché le Conseil national de sceller aujourd’hui le sort d’une réforme qui n’est rien d’autre qu’un nouveau démantèlement. Il mise sur des réductions de rentes supplémentaires pouvant atteindre 200 francs par mois. Or, on sait qu’une personne à la retraite risque déjà de perdre 300 francs de pouvoir d’achat d’ici 2024 puisque le renchérissement et la hausse des primes d’assurance maladie grignotent déjà constamment la valeur des rentes du 2e pilier.</p><p>Les décisions prises aujourd’hui montrent clairement que la réforme du 2e pilier s’est transformée en projet de démantèlement pur et simple au Parlement. Les salarié-e-s assurés devront payer plus, mais recevront moins de rente. Le Conseil national n’a pas seulement balayé la solution des partenaires sociaux et du Conseil fédéral. Il refuse même de réagir à la baisse des rentes due au renchérissement ou de mettre en œuvre des instruments efficaces pour endiguer l’explosion des coûts et la captation des bénéfices dans le 2e pilier.</p><p>Les caisses de pensions et les assurances prélèvent déjà environ 7 milliards de francs par an sur cette assurance sociale. Avec la présente «&nbsp;réforme&nbsp;», ces coûts vont encore exploser. Parallèlement, une caissière, un boulanger ou une aide-soignante risquent de voir leurs retenues salariales augmenter pour, au final, toucher moins de retraite.</p><h3 class="heading--h4">Le Parlement a fait du compromis sur la LPP un coûteux projet de démantèlement</h3><p>Sur mandat du Conseil fédéral, l’USS avait élaboré, en collaboration avec les partenaires sociaux, un compromis sur la LPP qui fonctionnait sans réduire les rentes. Bien que le Conseil fédéral l’ait présenté tel quel au Parlement et recommandé son adoption, il a été littéralement passé à la moulinette, et un nouveau projet de démantèlement est maintenant sur le point d’aboutir.</p><p>Le Parlement refuse d’admettre que la situation des retraites s’est fortement dégradée dans ce pays, alors que les caisses des assurances et des caisses de pensions continuent de se remplir. Ce qui montre bien qu’une majorité du Parlement accorde plus d’importance aux intérêts des prestataires qu’à ceux des salarié-e-s assurés. C’est pourquoi l’USS combattra avec véhémence un tel projet de démantèlement de la LPP.</p><p>Au besoin, les gens qui travaillent pourront décider dans les urnes s’ils souhaitent vraiment verser 3 milliards de francs supplémentaires de cotisations salariales dans les caisses de pensions pour recevoir moins de rentes au final. Ou s’ils préfèrent financer une 13e&nbsp;rente AVS avec la même somme. Le calcul est simple&nbsp;: le renforcement de l’AVS est payant pour 90&nbsp;% de la population, et particulièrement pour les personnes à bas et moyens revenus et pour les femmes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9654</guid><pubDate>Thu, 23 Feb 2023 11:50:00 +0100</pubDate><title>Examen du niveau du seuil de tolérance de Logib</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/ueberpruefung-der-hoehe-der-toleranzschwelle-von-logib</link><description>La position de l’USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>A l'occasion d'une audition du 13 février 2023 sur un examen du niveau du seuil de tolérance de l'outil d'analyse « Logib », l'Union syndicale suisse (USS) a fait part de <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230223_RB_VL_EGB_Logib_Toleranzschwelle.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">sa position</a> (PDF, en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9626</guid><pubDate>Tue, 14 Feb 2023 08:57:36 +0100</pubDate><title>14 juin 2023 : Une nouvelle grève – pour que l’égalité progresse enfin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-2023-une-nouvelle-greve-pour-que-legalite-progresse-enfin</link><description>Du respect, du temps et de l&#039;argent !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes ont des moins bons salaires et des moins bonnes retraites, elles accomplissent davantage de travail non rémunéré et demeurent confrontées à des discriminations. La lutte pour la véritable égalité constitue une tâche centrale des syndicats. La grève féministe du 14&nbsp;juin 2023 se concentrera par conséquent sur le monde du travail. Car les principales inégalités ont leur origine sur le lieu de travail. Nos objectifs sont clairs&nbsp;: revalorisation des branches où les femmes sont majoritaires, nouvelles CCT et lutte contre le harcèlement et la discrimination. Seul un meilleur degré d’organisation collective au travail permettra des avancées concrètes sur le terrain de l’égalité.</p><p>Quatre ans après la grande grève de 2019, la situation financière et sociale des femmes ne s’est pour ainsi dire pas améliorée. Au contraire, l’âge de la retraite va augmenter et les écarts de revenus entre femmes et hommes ne diminuent pas. Ce déficit de revenu constitue un problème majeur&nbsp;: en 2020, la moitié des femmes gagnaient moins de 4470&nbsp;francs par mois. <strong>Vania Alleva</strong>, vice-présidente de l’USS, souligne l’urgence d’agir&nbsp;: «&nbsp;Au lieu de gagner du terrain, l’égalité régresse en ce moment : au niveau des salaires, des rentes et de la répartition du travail de « care ». Le revenu des femmes reste plus faible que celui des hommes de 43,2&nbsp;% en moyenne. Ça ne peut pas continuer comme ça.&nbsp;». Le revenu des femmes travaillant dans la vente ou dans d’autres professions des services, comme la restauration, est particulièrement bas. Les femmes y perçoivent un salaire de moins de 3100&nbsp;francs (salaire médian). Leur clientèle par contre gagne plus du double.</p><p>Les revenus globalement bas des femmes sont principalement dus à la faible rémunération des professions exercées en majorité par des femmes. Les éducatrices de la petite enfance, les vendeuses ou les coiffeuses gagnent après un apprentissage entre 3500 et 5000&nbsp;francs (à plein temps), soit nettement moins que les salaires des professions où les hommes sont majoritaires. Ce déficit de revenus explique directement l’écart béant des retraites des femmes, qui atteint 34,6&nbsp;%. Pour <strong>Natascha Wey</strong>, secrétaire générale du SSP et vice-présidente de l’USS, la leçon à tirer est évidente&nbsp;: «&nbsp;Les conditions de travail s’améliorent là où les syndicats sont forts, et moyennant une mobilisation collective. Le taux de couverture des CCT doit progresser dans les branches majoritairement féminines, et l’heure est à des augmentations massives des salaires&nbsp;». Par conséquent, les syndicats se donnent pour but de recruter des membres dans les branches majoritairement féminines afin d’accélérer les progrès en matière d’égalité.</p><p>Aujourd’hui, à l’occasion du lancement de la campagne pour le 14&nbsp;juin, sept travailleuses venues des quatre coins de la Suisse ont donné le coup d’envoi de la mobilisation. <strong>Pamela Silva Barrientos</strong>, assistante en pharmacie, constate&nbsp;: «&nbsp;Nous exécutons de très nombreuses tâches qui exigent un haut niveau de concentration. Nous devons constamment nous perfectionner. Tout ça pour finir dans le rouge à la fin du mois&nbsp;!&nbsp;». Les branches où les femmes sont majoritaires doivent être revalorisées&nbsp;: «&nbsp;Dans le commerce de détail, les salaires sont bas. Pourtant, le travail est physiquement éprouvant, on est constamment en contact avec la clientèle et on nous demande beaucoup de flexibilité. Où est la valorisation&nbsp;? Où est la possibilité de concilier vie professionnelle et vie privée&nbsp;?&nbsp;», interroge <strong>Kerstin Maurhofer-Späh</strong>, vendeuse. Selon <strong>Loreen Erras</strong>, infirmière, les conditions de travail doivent rapidement changer dans sa branche&nbsp;: «&nbsp;La pénurie de personnel ne fera qu’empirer avec de moins bonnes conditions de travail. Il faut mettre fin à ce cercle vicieux en proposant des conditions de travail appropriées&nbsp;!&nbsp;».</p><p><strong>Muriel Noble</strong>, musicienne d’orchestre, explique en quoi dans le monde de la culture, les carrières précaires constituent un terreau favorable aux abus et au harcèlement des femmes&nbsp;: «&nbsp;Quand on est une femme et qu’on n'a pas encore de poste fixe, il est plus difficile de se défendre si l’on est victime de discrimination. Il faut donc des CCT applicables à tout le monde, et dans l’immédiat, des chartes éthiques détaillées doivent être affichées dans tous les lieux culturels&nbsp;». En tant qu’employée dans le conseil à la clientèle et le contrôle des billets dans les transports publics, <strong>Sarah-Julia Mois</strong> a elle aussi des revendications précises&nbsp;: «&nbsp;L’employeur a un devoir fondamental de protection des employé-e-s contre le harcèlement au travail, de la part de collègues ou de client-e-s, qu’il est temps de prendre au sérieux et de respecter&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/b/csm_Visual-1406-FR_75ad19ce78.webp" length="67822" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9579</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2023 13:33:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 153 : De l’importance des syndicats</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-153-de-limportance-des-syndicats</link><description>Méta-analyse de l’influence des syndicats et des conventions collectives de travail sur les salaires, les conditions de travail et la productivité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plus de 100 ans, les salarié-e-s se regroupent dans des syndicats afin d’améliorer leurs conditions de travail et leurs droits dans leur entreprise ou dans leur branche. Ils empêchent ainsi que l’on puisse les monter les un-e-s contre les autres. Les syndicats négocient des conventions collectives de travail (CCT) avec les employeurs et remplacent ainsi une politique salariale individuelle. Au sein des entreprises, ils luttent pour plus de participation. Enfin, ils exercent leur influence au niveau politique lorsqu’il s’agit de questions touchant au droit du travail ou de la sécurité sociale. Depuis la crise financière, le travail des syndicats jouit à nouveau d’un fort soutien dans la population de nombreux pays.</p><p>Ces 20 dernières années ont vu les économistes s’intéresser de près aux syndicats et à leur influence sur les salaires et l’emploi. Quel est leur impact et celui des conventions collectives de travail sur les salaires&nbsp;? Avec quelles répercussions sur l’emploi, la productivité et l’innovation dans les entreprises&nbsp;?</p><p>L’élément clé des recherches récentes est le constat que beaucoup d’employeurs disposent d’un pouvoir de marché («&nbsp;Théorie du monopsone&nbsp;», voir encadré ci-dessous). En effet, changer d’emploi peut coûter cher aux salarié-e-s, notamment parce que leurs connaissances spécifiques à l’entreprise ne leur serviront plus ou que les frais de déménagement sont élevés. Autre facteur qui peut expliquer ce pouvoir de marché&nbsp;: les entreprises n’ont que peu de concurrence sur leur marché du travail local. Un exemple emblématique seraient les CFF pour les pilotes de locomotive.</p><p>Les nouvelles études ont ébranlé des préjugés économiques qui régnaient jusque-là. Ces études montrent que les syndicats et les conventions collectives de travail constituent une sorte de contrepoids au pouvoir de l’employeur sur le marché. Ils peuvent s’opposer aux abus et empêcher les employeurs d’user de leur position au détriment des salarié-e-s. Et cela vaut la peine, surtout pour les employé-e-s à bas et moyens revenus. Ce sont leurs salaires qui profitent le plus d’une CCT ou d’un syndicat fort au sein de l’entreprise. Les inégalités salariales s’en trouvent réduites. Et, contrairement à ce que craignaient certain-e-s, le chômage n’augmente pas. Les répercussions sur l’emploi – s’il y en a, ce qui est hautement contesté – sont tout au plus minimes.</p><p><strong><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/153f_importance_des_syndicats.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Le présent dossier de l’USS</a></strong> passe au crible une centaine d’études portant sur les syndicats et les CCT ainsi que sur l’influence qu’ils ont sur le marché du travail. Il se penche en particulier sur la question des salaires, des conditions de travail et du chômage, mais aussi sur la productivité et les capacités d’innovation des entreprises. Le constat des chercheuses et chercheurs peut se résumer en quatre grandes thèses&nbsp;:</p><p><strong>Les syndicats et les CCT peuvent faire augmenter les salaires et réduire les inégalités.</strong> De nombreuses enquêtes montrent qu’une hausse du taux de syndicalisation entraîne des salaires globalement plus élevés. Cet effet est particulièrement marqué pour les revenus bas et moyens. En revanche, les salaires des managers augmentent moins fortement dans les branches et les entreprises bien organisées sur le plan syndical. Il semble que l’action des syndicats permette d’éviter que les revenus les plus élevés s’envolent et que les inégalités se creusent. Les CCT aussi ont pour effet de réduire les inégalités, et elles combattent notamment les inégalités salariales entre hommes et femmes.</p><p><strong>Une partie des hausses de salaires se fait au détriment des bénéfices.</strong> Un taux de syndicalisation plus élevé augmente la part des revenus du travail dans la richesse produite en commun et réduit ainsi la part du capital.</p><p><strong>Les CCT et les syndicats n’ont pratiquement aucune influence sur l’emploi et le taux de chômage.</strong> Selon les études récentes, des salaires plus élevés n’entraînent pas de hausse du chômage ou de baisse de l’emploi. Lorsque certaines études constatent un effet des salaires minimums plus élevés et des syndicats sur l’emploi, il est souvent minime.</p><p><strong>Les syndicats peuvent faire augmenter la productivité.</strong> Les auteur-e-s des études constatent régulièrement que les syndicats ont un impact positif sur la productivité, du moins dans certaines branches. L’existence d’une influence des syndicats sur les investissements et l’innovation est plus controversée.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/1/csm_201MWZ15286-Bearbeitet_SGB_alle_web_2932f18219.webp" length="441114" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9621</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2023 16:59:28 +0100</pubDate><title>Payer trois milliards de plus pour toucher moins de rente : l’USS combattra ce projet de réforme de la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-trois-milliards-de-plus-pour-toucher-moins-de-rente-luss-combattra-ce-projet-de-reforme-de-la-lpp</link><description>Réforme de la LPP : nouvelles baisses de rentes prévues en commission</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Parlement a fait de la réforme du 2e pilier un projet de démantèlement pur et simple. Les salarié-e-s assurés seraient donc condamnés à payer plus pour toucher moins de rente. La CSSS-N a non seulement balayé du revers de main la solution élaborée par les partenaires sociaux et portée par le Conseil fédéral. Elle a également rejeté des mesures qui devaient amener une réelle égalité dans le 2e pilier. Elle refuse de réagir à la baisse des rentes due au renchérissement ou de mettre en œuvre des instruments efficaces pour endiguer l’explosion des coûts et la captation des bénéfices dans le 2e&nbsp;pilier. Aujourd’hui déjà, les caisses de pensions et les assurances soutirent chaque année environ 7 milliards de francs de ce qui est censé être une assurance sociale. Avec cette «&nbsp;réforme&nbsp;», les coûts vont continuer de monter en flèche. Et dans le même temps, une caissière, un boulanger ou une aide-soignante risquent de voir leurs déductions salariales augmenter pour, au final, toucher encore moins de retraite.</p><p>Si nécessaire, les gens qui travaillent décideront dans les urnes s’ils veulent verser 3&nbsp;milliards de francs supplémentaires dans les caisses de pensions pour obtenir, au final, une rente moins élevée, ou s’ils préfèrent financer une 13e&nbsp;rente AVS. Le calcul est très simple&nbsp;: le renforcement de l’AVS est rentable pour 90&nbsp;% de la population, en particulier pour les revenus bas et moyens et pour les femmes.</p><p class="heading--h4">Nouvelles baisses des rentes&nbsp;: la ligne rouge à ne pas franchir</p><p>Les rentes du 2e&nbsp;pilier sont en chute libre depuis au moins une décennie. Après les faibles taux d’intérêt et les baisses extrêmes des taux de conversion, la situation s’aggrave encore à cause de l’absence de compensation du renchérissement dans les caisses de pension. Conséquence concrète&nbsp;: d’ici fin 2024, les gens qui partent à la retraite perdront une rente mensuelle complète&nbsp;! Dans un tel contexte, de nouvelles baisses de rentes constituent un tabou dans toute réforme de la LPP. Même une baisse du taux de conversion minimal n’est plus une option, avec le revirement des taux d’intérêt. Le calcul de la CSSS-N ne fonctionne que pour les prestataires. Les gens qui travaillent, eux, se font tout simplement arnaquer.</p><p>De plus, la décision de la commission est d’une arrogance crasse vis-à-vis des femmes. Malgré des grandes promesses faites publiquement, la CSSS-N n’a pas hésité à détériorer encore davantage la proposition – déjà insuffisante – du Conseil des États. Après avoir dû avaler le relèvement de leur âge de la retraite, les femmes devront attendre pendant des décennies encore les améliorations promises, alors que le besoin est urgent et immédiat. La baisse du taux de conversion ne sera entièrement compensée que pour moins de la moitié des femmes – et au total pour seulement un quart de tous les assuré-e-s. Il est pourtant évident que les femmes et les employé-e-s à temps partiel ont besoin immédiatement de retraites plus élevées, et que le prix doit en être abordable. La décision d’aujourd’hui prend une direction diamétralement opposée. Elle montre que l’amélioration des retraites ne peut être abordable et rapide que si elle est accompagnée d’une composante financée par répartition.</p><p class="heading--h4">Le Parlement a transformé le compromis LPP en un coûteux projet de démantèlement</p><p>À la demande du Conseil fédéral, l’USS avait élaboré et présenté, en collaboration avec les partenaires sociaux, un compromis sur la LPP qui ne comportait pas de réduction des rentes. Bien que le Conseil fédéral l’ait présenté tel quel et en ait recommandé l’adoption au Parlement, ce dernier a décidé de faire aboutir un projet bien différent qui démantèle les rentes.</p><p>Ce Parlement refuse obstinément de voir que la situation des retraites s’est fortement dégradée dans ce pays, alors que les caisses des assurances et des caisses de pension continuent de se remplir. La majorité accorde donc plus d’importance aux intérêts des prestataires qu’à ceux des salarié-e-s assurés. C’est pourquoi l’USS combattra avec véhémence un projet de démantèlement de la LPP, si nécessaire en lançant un référendum.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9615</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 19:25:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les résidences secondaires – Initiative parlementaire 20.456</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-residences-secondaires-initiative-parlementaire-20456</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9613</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 19:18:00 +0100</pubDate><title>Perfectionnement des conditions-cadres du transport de marchandises en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/perfectionnement-des-conditions-cadres-du-transport-de-marchandises-en-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund (SGB) nimmt dazu gerne <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230201_RW_VL_Gueterverkehr.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">ausführlich Stellung</a> (PDF) zu den Vorschlägen zur Weiterentwicklung der Rahmenbedingungen für den Schweizer Gütertransport. Mit knapp einem Drittel aller CO2-Emissionen ist der Verkehrssektor, darunter der Güterverkehr, der grösste inländische Emittent von Treibhausgasen. Der Gütertransport ist deshalb sehr gefordert, den diesem "Fussabdruck" entsprechenden massgeblichen Beitrag zum Erreichen der klimapolitischen Ziele der Schweiz zu leisten. Dazu verpflichtet ihn die Klimastrategie 2050 des Bundes, welche die Ratifizierung des Pariser Abkommens durch die Schweiz für die unterschiedlichen Wirtschaftsbereiche konkretisiert. Erreichen lässt sich dieses Vorhaben nur durch eine grösstmögliche Verlagerung des Gütertransports von der Strasse auf die Schiene, denn die durch Letztere verursachten Klimaschäden sind im Vergleich zu jenen Ersterer vernachlässigbar: So betrugen gemäss Bericht des ARE die externen Klimakosten auf der Strasse 342 Millionen Franken, während auf der Schiene lediglich 2 Millionen Franken, also 0.6 Prozent davon (!), anfielen. Die Tatsache, dass dem Strassengüterverkehr diese Kosten nur zu einem kleinen Bruchteil monetär belastet werden, ist die Hauptursache für den zu seinen Gunsten beobachteten "Modalsplit": Seit Jahren beläuft sich der Anteil des Strassengüterverkehrs an der gesamten Transportleistung auf ungefähr 60 Prozent. Betrachtet man nur den Binnenverkehr, sind es gar fast 80 Prozent. Nun könnte man darauf vertrauen, dass der Strassengüterverkehr bereits in kürzester Frist über die notwendigen technischen Lösungen für die Bereitstellung klimaneutraler Transportketten verfügt. Erstens mutet aber eine solche Erwartung äusserst futuristisch an: sie würde enorme – auf absehbare Zeit keineswegs verfügbaren – Mengen an Wasserstoff- beziehungsweise "Power-to-liquid"-Treibstoffen inklusive der entsprechenden Energie- und Verkehrsinfrastruktur benötigen. Und zweitens wäre diese Strategie in jedem Fall ein energiepolitischer Unsinn: so ist der Energieverbrauch für einen Tonnenkilometer auf der Strasse bereits heute zehnmal höher als auf der Schiene (dies einerseits aufgrund der Mengenbündelung auf der Schiene und andererseits aufgrund des verhältnismässig sehr tiefen Wirkungsgrads des Verbrennungsmotors) und würde sich mit dem flächendeckenden Einsatz des sehr energieintensiven Wasserstoffantriebs noch weiter potenzieren. Aus klima- und energiepolitischen Gründen gibt es daher keine Alternative zur substanziellen Erhöhung des Modalsplits zugunsten der Schiene. Doch dies bedingt entsprechende politische Massnahmen zur Förderung des Schienengüterverkehrs (solche könnte man auch einfach als die Korrektur der oben beschriebenen Marktverzerrungen bezeichnen).</p><p>Damit ist unsererseits bereits beantwortet, dass die in der vorliegenden Auslegeordnung präsentierte Variante 2 ("Punktuelle Optimierung des bestehenden Rechtsrahmens für den Güterverkehr" , das heisst annähernd ein "Weiter-wie-bisher") keine Option ist und wir uns daher im Folgenden lediglich zur Ausgestaltung der Variante 1 ("Stärkung des Güterverkehrs durch technische und organisatorische Modernisierung des schweizerischen Schienengüterverkehrs und der Rheinschifffahrt " ) äussern.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230201_RW_VL_Gueterverkehr.pdf" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Zur vollständigen Vernehmlassungsantwort (PDF)</a></p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9611</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 19:11:00 +0100</pubDate><title>Financement durable des CFF – modification de la loi sur les Chemins de fer fédéraux</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/financement-durable-des-cff-modification-de-la-loi-sur-les-chemins-de-fer-federaux</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la LCFF (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9609</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 19:08:00 +0100</pubDate><title>Paquet d’ordonnances environnementales de l’automne 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/paquet-dordonnances-environnementales-de-lautomne-2023</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9607</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 19:01:00 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre de la motion « Réduire de manière efficace le bruit excessif des moteurs »</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mise-en-oeuvre-de-la-motion-reduire-de-maniere-efficace-le-bruit-excessif-des-moteurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la motion 20.4339 CEATE-N (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Unnötiger Verkehrslärm ist ein Ärgernis für die von den Lärmemissionen betroffenen Bevölkerung. Besonders unsinnig und verurteilenswert ist dabei nutzlos verursachter Motorenlärm, der durch Manipulationen an Fahrzeugen und stumpfsinniges Fahrverhalten bewusst verursacht wird. Die Eröffnung einer Vernehmlassung zu einem – insbesondere auch durch die überwiesene Motion 20.4339 der UREK-N geforderten – gesetzlichen Massnahmenpaket zur Reduktion von unnötigem Verkehrslärm wird daher von den Gewerkschaften sehr begrüsst.</p><p>In seiner <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230201_RW_VL_Verkehrslaerm.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">ausführlichen Vernehmlassungsantwort</a> (PDF) erläutert und begründet der Schweizerische Gewerkschaftsbund SGB seine Position</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9605</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 18:47:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur le cinéma (OCin) ; nouvelle ordonnance sur le quota des films européens et investissements dans le cinéma suisse (OQICin)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-le-cinema-ocin-nouvelle-ordonnance-sur-le-quota-des-films-europeens-et-investissements-dans-le-cinema-suisse-oqicin</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9603</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 18:21:00 +0100</pubDate><title>Garantir la pratique pour raisons personnelles majeures visée à l’article 50 LEI en cas de violence domestique </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/garantir-la-pratique-pour-raisons-personnelles-majeures-visee-a-larticle-50-lei-en-cas-de-violence-domestique</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 21.504 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9601</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 18:14:00 +0100</pubDate><title>Mesures en vue d’une association à part entière de la Suisse au programme de recherche Horizon Europe</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/mesures-en-vue-dune-association-a-part-entiere-de-la-suisse-au-programme-de-recherche-horizon-europe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur les Initiatives cantonales 21.327 Bâle-Campagne et 21.328 Bâle Ville (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9599</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 18:10:00 +0100</pubDate><title>Numérisation dans le régime des allocations pour perte de gain </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/numerisation-dans-le-regime-des-allocations-pour-perte-de-gain</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9597</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 17:48:00 +0100</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur l’assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-lassurance-chomage</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse les caisses privées, à commencer par les caisses syndicales, jouent un rôle majeur dans l’assurance-chômage. Pour les travailleuses et travailleurs comme pour le système dans<br> son ensemble, le libre choix qui s’ensuit de la caisse de chômage présente indiscutablement des avantages. L’assurance-chômage est d’autant plus innovante et « conviviale ».</p><p>L’indemnisation forfaitaire avait été introduite afin d’améliorer l’efficience et la capacité d’innovation de l’assurance-chômage. Cette approche du financement avait fait ses preuves. La motion Müller remet en question ces avantages et ces stratégies, en demandant d’abolir le système d’indemnisation forfaitaire et d’interdire l’existence des caisses actives au niveau cantonal. L’Union syndicale suisse (USS) est par conséquent clairement favorable à la variante 2, qui maintient la possibilité d’exploiter des caisses syndicales cantonales. Nous rejetons catégoriquement la variante 1 et son régime d’interdiction.</p><p>Dans sa <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230201_DL_VL_assurance-chomage.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">réponse détaillée à la consultation</a> (PDF), l'USS présente et explique sa position.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9595</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 17:34:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur l’imposition individuelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/loi-federale-sur-limposition-individuelle</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS rejette la révision proposée, pour trois raisons : premièrement, cette révision allège très fortement la charge fiscale des hauts et très hauts revenus ; deuxièmement, elle entraîne des pertes fiscales d’environ 1 milliard de francs qui devront être compensées par des charges supplémentaires pour les bas et moyens revenus ; troisièmement, parce qu’en augmentant la déduction pour enfants de 6500 à 9000 francs par an, on réduit la charge fiscale des revenus élevés sans pour autant encourager l’activité professionnelle des femmes.</p><p>Au niveau fédéral, l’imposition individuelle proposée profitera aux ménages formés d’un couple dont le revenu est nettement supérieur à 100 000 francs par an. Et c’est surtout pour les ménages à deux revenus dans les classes de revenus les plus élevés que la charge fiscale diminuera massivement – dont de nombreux ménages sans enfant qui travaillent déjà à plein temps.</p><p>Dans sa <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230201_DL_VL_Imposition_individuelle.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">réponse détaillée à la consultation</a> (PDF), l'USS présente et explique sa position.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9593</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 17:29:00 +0100</pubDate><title>Modification du règlement sur l’assurance-vieillesse et survivants</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-du-reglement-sur-lassurance-vieillesse-et-survivants</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9617</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 14:11:48 +0100</pubDate><title>Initiative sur la BNS : interruption de la récolte des signatures</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-sur-la-bns-interruption-de-la-recolte-des-signatures</link><description>Le Comité de l’USS renonce à l&#039;initiative populaire « Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale (initiative sur la BNS) »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1<sup>er</sup> février, le Comité de l’USS a décidé d’interrompre la récolte des signatures en faveur de l’initiative populaire sur la BNS et, par conséquent, de renoncer à notre initiative populaire «&nbsp;Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale (initiative sur la BNS)&nbsp;». Cette décision n’a été facile à prendre pour personne, surtout étant donné l’engagement déjà fourni. Mais à cause des pertes record enregistrées par la BNS en 2022, il est nettement plus difficile de faire passer le message de l’initiative. Le déficit de la BNS a clairement freiné la récolte de signatures.</p><p>En raison du rapide tournant pris par les taux d’intérêt, du nouveau contexte inflationniste et de l’offensive menée contre les rentes du 2<sup>e</sup> pilier, de nouvelles questions et de nouveaux défis se posent en matière de prévoyance vieillesse. De ce fait, les priorités et les ressources doivent être accordées aux projets centraux en cours comme la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS et le référendum qui menace le projet sur le 2<sup>e</sup> pilier.</p><p>Il reste qu’il est juste et important que les milliards de la BNS à disposition soient affectés à l’AVS, c’est-à-dire à bon escient, parce que tout le monde en profitera. La répartition juste des excédents réalisés par la BNS reviendra certainement à l’ordre du jour, mais on ne sait pas encore avec quelle rapidité la réserve pour distributions futures se reconstituera. L’USS continuera à s’occuper activement de ce thème.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_SNB_Initiative_breit_FR_1200x900_fe43924d29.webp" length="163840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9648</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 11:14:00 +0100</pubDate><title>Modification de la convention entre la Suisse et la République de Slovénie en vu d&#039;éviter les doubles impositions</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-convention-entre-la-suisse-et-la-republique-de-slovenie-en-vu-deviter-les-doubles-impositions</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9646</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 10:30:00 +0100</pubDate><title>Modification de la convention entre la Suisse et Serbie et Monténégro en vu d&#039;éviter les doubles impositions</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-convention-entre-la-suisse-et-serbie-et-montenegro-en-vu-deviter-les-doubles-impositions</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9590</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2023 12:13:49 +0100</pubDate><title>Dossier N° 155 : Participation, oui, précarité, non</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/dossier-n-155-participation-oui-precarite-non</link><description>Un dossier de la Commission des migrations</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le dossier «&nbsp;<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/155f_migration_participation.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Participation, oui, précarité, non</a>&nbsp;» est né de la Conférence de la migration de l’USS du 4 septembre 2021. Plus de septante syndicalistes issus de la migration ont analysé à cette occasion les dangers spécifiques auxquels sont confrontés les travailleuses et travailleurs sans passeport suisse et ont discuté de stratégies de politique syndicale afin de permettre à ces personnes d’atteindre la sécurité sociale et la participation politique.</p><p>La structure du dossier est basée sur la comparaison entre la précarité et la participation. La première partie porte sur les conditions de vie précaires engendrées par le fait d’avoir quitté le pays d’origine. Les articles rassemblés ici montrent que cette insécurité ne s’arrête pas au franchissement des frontières. Beaucoup de migrant-e-s continuent de vivre dans la précarité en Suisse. Et ce, à double titre&nbsp;: sur le marché du travail, les personnes migrantes sont nettement plus nombreuses que la population de souche à être employées dans des secteurs à bas salaires, à occuper des postes à durée déterminée ou à travailler sur appel. Pour les migrant-e-s, une telle précarité n’est pas seulement un défi temporaire qu’il faut surmonter avec compétence et habileté. Le dossier démontre aussi que les détériorations de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI) au cours des dernières années ont conduit à ce que la pauvreté, même temporaire, peut devenir une menace existentielle pour les personnes migrantes&nbsp;: en cas de dépendance à l’aide sociale, elles risquent de perdre leur droit de séjour et d’être expulsées de Suisse.</p><p>La seconde partie du dossier développe des perspectives de participation. En tant que représentants des intérêts de l’ensemble des travailleuses et travailleurs, les syndicats s’engagent également pour les droits des migrant-e-s. L’adhésion à un syndicat n’est pas liée à une nationalité particulière. En tant que collègues, nous avons certes des origines différentes, mais des luttes et des intérêts communs. Le dumping salarial et social remet également en cause les salaires et les conditions de travail des groupes qui ne sont pas (encore) directement concernés. Les chapitres du dossier mettent donc en évidence la conviction que le progrès social ne peut être atteint qu’ensemble. Et celui-ci implique également la participation politique de toute personne en Suisse. Que serait une démocratie dans laquelle une grande partie de la population serait durablement exclue de la prospérité et de la participation&nbsp;?</p><p>Ce dossier est étroitement lié au travail de la Commission USS des migrations. Il souligne l’importance d’initiatives politiques telles que «&nbsp;La pauvreté n’est pas un crime&nbsp;!&nbsp;» et «&nbsp;Action Quatre Quart.&nbsp;» Et il apporte une contribution aux débats et aux interventions à venir lors du Congrès de l’USS 2022 et au-delà. En tant que mouvement syndical, nous nous battons pour la sécurité sociale et la participation politique de toute personne de ce pays, jusqu’à ce que nous ayons atteint cet objectif.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/1/csm_murales_migration_8c44a8e6c9.webp" length="122766" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9577</guid><pubDate>Tue, 10 Jan 2023 11:11:25 +0100</pubDate><title>Dossier N° 154 : Rapport sur la répartition 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-154-rapport-sur-la-repartition-2023</link><description>La répartition des salaires, des revenus et de la fortune ainsi que la charge des impôts et des taxes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse est l’un des pays les plus riches au monde. Elle a assez d’argent pour assurer une vie digne à toutes les personnes qui y vivent. Mais même dans cette riche Suisse, les problèmes de revenu sont légion.</p><p>L’évolution des salaires au cours des dernières années est préoccupante&nbsp;: entre 2016 et 2022, les salaires bas et moyens ont baissé en valeur réelle. Pour les hauts salaires en revanche, la tendance est à la hausse. La moitié des femmes touchent un salaire de 4470 francs ou moins par mois. On est encore bien loin de l’égalité entre les genres en Suisse.</p><p>La politique fiscale a même aggravé ces problèmes de salaires et de revenus au lieu de permettre une répartition plus sociale. Le problème le plus criant, c’est la forte augmentation des primes d’assurance-maladie. De nombreux ménages ont aujourd’hui moins d’argent pour vivre. Il faut que cela change au cours des prochaines années. Les revenus réels doivent être plus élevés pour les bas et moyens salaires. Et chez les femmes en particulier, il faut des augmentations significatives. Avec un apprentissage, tout le monde devrait gagner au moins 5000 francs par mois. Et de manière générale, les salaires ne devraient pas être inférieurs à 4500 francs.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9574</guid><pubDate>Mon, 09 Jan 2023 08:04:53 +0100</pubDate><title>Offensives syndicales en 2023 pour des salaires plus élevés et pour plus d’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/offensives-syndicales-en-2023-pour-des-salaires-plus-eleves-et-pour-plus-degalite</link><description>Conférence de presse annuelle de l’Union syndicale suisse (USS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Comme le montre le nouveau rapport sur la répartition publié par l’USS, les écarts de salaire et de revenu continuent à se creuser. Pour les syndicats, la priorité va donc à de nouvelles hausses de salaire, dans une optique de rattrapage salarial. En réponse au retour de l’inflation, l’USS appelle aussi à réintroduire la compensation automatique du renchérissement. Comme par ailleurs, les primes des caisses-maladies sont devenues trop chères pour bien des gens, il faut encore augmenter les réductions de primes. Enfin, une inversion de tendance s’impose au niveau du temps de travail&nbsp;: au lieu de réclamer constamment de nouvelles exceptions aux dispositions légales relatives à la durée du travail et du repos, les employeurs feraient bien de s’engager à nouveau sur le terrain de la réduction du temps de travail, afin d’améliorer la protection de la santé ainsi que la vie familiale des travailleuses et travailleurs.</p><p>Avec l’explosion des primes-maladie et le renchérissement persistant, la crise du pouvoir d’achat frappe de plein fouet nombre de travailleuses et travailleurs. Il leur reste toujours moins d’argent pour vivre. Les syndicats ont obtenu dans différentes branches d’activité que les salaires augmentent substantiellement en ce début d’année, grâce à une campagne salariale très engagée et en négociant à chaque fois d’arrache-pied. Mais des hausses des salaires réels ainsi que la réintroduction de la compensation automatique du renchérissement restent indispensables en 2023. Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, est formel&nbsp;: «&nbsp;Un salaire doit permettre de vivre. Concrètement, il ne doit pas y avoir de salaire inférieur à 5000&nbsp;francs pour les titulaires d’un CFC, et à 4500&nbsp;francs pour tout le monde.&nbsp;»</p><p>Le rapport sur la répartition, publié aujourd’hui par l’USS (voir l’étude complète annexée), confirme que les écarts salariaux ont recommencé à se creuser. Les salaires n’ont pas assez augmenté pour compenser le renchérissement et rattraper les retards en matière de rémunération. Ainsi, les personnes à bas ou moyens revenus gagnent actuellement moins qu’en 2016, en termes réels. Par contre, les 10&nbsp;% qui gagnent déjà le plus ont bénéficié de généreuses augmentations. À cela s’ajoute la hausse massive des primes des caisses-maladie (+6,6&nbsp;%), à nouveau bien supérieure aux hausses de salaire et à l’augmentation des réductions de primes. En 2023, un couple avec deux enfants devra pour la première fois payer plus de 1000&nbsp;francs par mois de primes-maladie.</p><h3 class="heading--h4">Des améliorations pour les travailleuses et les travailleurs, grâce au travail syndical</h3><p>Un peu partout dans le monde, de bonnes conventions collectives de travail (CCT) et des syndicats actifs veillent à une répartition plus équilibrée des salaires. Bien des cas de sous-enchère et de discriminations salariales peuvent ainsi être évités. De récentes recherches économiques prouvent encore que ces améliorations en matière de salaire ne font généralement pas grimper le chômage, comme le confirme une autre analyse publiée aujourd’hui par l’USS. En plus d’empêcher les brebis galeuses de gagner des parts de marché au détriment des employeurs corrects, les CCT prévoient souvent des offres de formation de base ou continue et d’autres avantages encore, et par là contribuent à la qualité du travail ainsi qu’aux gains de productivité. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, appelle donc à poursuivre dans cette voie&nbsp;: «&nbsp;Sans le travail accompli par les syndicats ici comme ailleurs, la seule réponse à l’inflation actuelle aurait été le tour de vis des banques centrales, qui alimente la récession. Or les travailleuses et travailleurs attendent à juste titre une autre réponse à cette situation, à savoir le renforcement de leur pouvoir d’achat.&nbsp;»</p><h3 class="heading--h4">Stress au travail</h3><p>Les employeurs réclament toujours plus d’exceptions aux dispositions légales relatives à la durée du travail et du repos – aux dépens des travailleuses et travailleurs, de leur santé et de leur vie familiale. À leurs yeux, la main-d’œuvre devrait être disponible à toute heure et coûter le moins cher possible. La protection de la santé ainsi que des horaires de travails adaptés à la vie de famille ne devraient toutefois pas être réservés à une minorité privilégiée. Il faut donc que les employeurs s’engagent à nouveau sur le terrain de la réduction du temps de travail. Aujourd’hui, les salarié-e-s doivent souvent réduire leur taux d’activité à leurs propres frais, et encore, à condition de pouvoir se le permettre financièrement.</p><p>Le travail à temps partiel s’impose souvent en raison des enfants et des autres obligations de prise en charge. Or ces 30&nbsp;dernières années, les employeurs ne se sont plus engagés sur le terrain de la réduction du temps de travail. Jusqu’en 1990, les horaires de travail habituels raccourcissaient d’une à deux heures par semaine par décennie environ – avec maintien du salaire. Depuis, les travailleuses et travailleurs ont dû financer de leur propre poche toute réduction du temps de travail, en optant pour un emploi à temps partiel et donc pour un salaire plus bas. Pour que l’égalité progresse enfin, il faut, pour la présidente d’Unia Vania Alleva, non seulement des horaires de travail compatibles avec la vie familiale et planifiables à l’avance, mais aussi «&nbsp;une revalorisation des métiers à majorité féminine, qui sont toujours moins bien payés. Donc de meilleurs salaires, plus de temps, et du respect&nbsp;». C’est pourquoi les syndicats appellent en 2023 à une grève féministe le 14 juin.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Égalité des sexes</category><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_230109_JMK_e25cc37aa0.webp" length="118460" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9553</guid><pubDate>Thu, 15 Dec 2022 11:53:00 +0100</pubDate><title>Convention contre les doubles impositions entre la Suisse et la République du Zimbabwe</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/convention-contre-les-doubles-impositions-entre-la-suisse-et-la-republique-du-zimbabwe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9547</guid><pubDate>Wed, 14 Dec 2022 16:42:52 +0100</pubDate><title>Sabotage du partenariat social On doit pouvoir vivre de son salaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/sabotage-du-partenariat-social-on-doit-pouvoir-vivre-de-son-salaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On doit pouvoir vivre de son salaire. L’attaque contre les salaires minimums cantonaux que représente l’acceptation, aujourd’hui, par le Conseil national de la motion Ettlin viole clairement cet important principe. Pour des raisons de politique sociale, les salaires minimums cantonaux sont admissibles afin de garantir le minimum vital. Il est donc évident que les salaires prévus dans les conventions collectives de travail (CCT) ne doivent pas être inférieurs à ce seuil minimal. Le Parlement veut désormais jeter ce principe par-dessus bord. Les syndicats s’y opposeront.</p><p>La motion Ettlin se présente sous un intitulé séduisant&nbsp;: «&nbsp;Protéger le partenariat social contre des ingérences discutables&nbsp;». Mais elle veut en réalité empêcher les cantons de prendre des mesures contre les salaires trop bas. Selon elle, les salaires minimums cantonaux ne s’appliqueraient en effet plus dans toutes les branches où une CCT dont le champ d’application a été étendue, c’est-à-dire a été déclarée de force obligatoire, contient aussi des dispositions sur les salaires. La motion Ettlin ne vise ainsi rien d’autre qu’à produire des «&nbsp;working poors&nbsp;».</p><p>Or la Constitution fédérale donne aux cantons la compétence d’édicter des lois en matière de politique sociale. Ils peuvent donc aussi décider que les salaires doivent couvrir le minimum vital. De ce fait, pendant le débat sur un salaire minimum national, les adversaires de l’initiative populaire qui en demandait précisément un, n’avaient cessé de signaler qu’en cas de besoin, les cantons peuvent toujours introduire un salaire minimum. Et le Tribunal fédéral a lui aussi confirmé cette compétence cantonale.</p><p>L’abolition de facto de la souveraineté cantonale qu’induit la définition des salaires minimums donnée par la motion Ettlin reviendrait à violer l’ordre constitutionnel ainsi qu’à saboter le partenariat social. Les CCT pourraient en effet être dénaturées dans le but affaiblir encore plus un droit du travail déjà bien maigre et de torpiller la volonté du législateur. Au lieu de garantir aux salarié-e-s des conditions de travail meilleures que ce que prévoient les normes minimales légales, ces CCT permettraient de déroger à ces normes. Que les CCT puissent servir d’instruments pour tirer les salaires légaux vers le bas serait tout autant dangereux que scandaleux. Il deviendrait pratiquement impossible de conclure des CCT prévoyant des salaires minimums au plan national.</p><p>Il est inquiétant que cette attaque contre la souveraineté des cantons et les salaires des travailleurs et travailleuses des régions frontalières, en particulier les cantons de Neuchâtel et Genève, a lieu à un moment où se déroulent des discussions sur la protection des salaires et notre rapport avec l’Europe.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) combattra ce projet par tous les moyens qui s’imposent et défendra les salaires minimums cantonaux.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9545</guid><pubDate>Wed, 14 Dec 2022 16:24:19 +0100</pubDate><title>13e rente AVS : toujours plus importante</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avs-toujours-plus-importante</link><description>L’initiative pour une 13e rente AVS au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Celle ou celui qui a travaillé tout au long de sa vie mérite une bonne rente. Or la rente AVS moyenne se monte à tout juste &nbsp;1800 francs par mois. Aujourd’hui, personne ne peut vivre avec si peu. D’autant plus que, ces dernières années, les rentes du 2e pilier ont fortement baissé. À cause de la hausse des prix et des primes-maladie, les rentes perdent encore plus nettement de leur valeur, surtout parce que celles du 2e pilier ne sont en règle générale pas indexées sur le renchérissement. C’est pourquoi le renforcement de l’AVS à travers le versement d’une 13e rente gagne toujours plus en importance.</p><p>Les personnes concernées ici ne sont pas uniquement les retraité-e-s qui méritent une rente décente après une vie de travail épuisante. Les actuels salarié-e-s sont, eux aussi, spécialement concernés. Car les prélèvements effectués sur leurs salaires pour la prévoyance-vieillesse doivent être acceptables et investis de manière efficiente. Pour 90% des salarié-e-s, un renforcement de l’AVS en vaut la peine. L’USS se battra par conséquence vigoureusement pour son initiative populaire demandant une 13e rente AVS. L’AVS est la seule assurance au financement de laquelle tout le monde participe, et tout le monde en profite si ses rentes sont améliorées, surtout les femmes. Dans le 2e pilier, on ne trouve ni protection contre l’inflation, ni rentes garanties en fonction des cotisations salariales versées. Impossible non plus de se fier au 3e pilier tant vanté par les banques. Non seulement il comporte des risques élevés, mais les employeurs ne participent pas à son financement, d’où ses rentes très basses pour les salarié-e-s ordinaires.</p><p>L’initiative populaire pour une 13e rente AVS est, précisément dans le contexte actuel, plus importante que jamais, car aux fortes baisses des rentes du 2e pilier s’ajoutent aujourd’hui l’inflation et l’explosion des primes des caisses-maladie. Le pouvoir d’achat d’un ménage de retraité-e-s moyen s’en trouve fortement précarisé. Si aucune contre-mesure énergique n’est prise, il manquera une rente mensuelle entière dans le porte-monnaie jusqu’à la fin 2024.</p><p>Même les partisan-e-s d’AVS 21 avaient reconnu que, pour les femmes, mais aussi pour les hommes à bas revenus, les actuelles rentes ne suffisent souvent pas. Les décisions prises cette semaine par les deux Chambres montrent clairement que le Parlement ne veut rien y changer. Alors que ce dernier se prononce contre une hausse des rentes AVS «&nbsp;pour des raisons financières&nbsp;», il adopte une réforme de la LPP qui coûtera aux bas revenus 3 milliards de francs en tout.</p><p>Avant même l’acceptation de toute justesse d’AVS 21, la situation financière de l’AVS était nettement meilleure que selon les scénarios catastrophe sur la base desquels les banques tirent sur elle à boulets rouges depuis des décennies. Même si l’on se réfère aux scénarios prudents du Conseil fédéral, l’AVS enregistrera, jusqu’en 2030, un excédent de près de 20&nbsp;milliards de francs. Mais la majorité bourgeoise du Conseil national préfère s’appuyer sur des scénarios financiers à long terme allant jusqu’en 2050, des scénarios que le Conseil fédéral considère comme n’étant pas fiables, mais extrêmement unilatéraux parce qu’ils se focalisent uniquement sur le volet des coûts. Le Parlement ne se préoccupe pas de la situation financière effective de l’AVS, mais veut sans répit saper les bases de la plus importante assurance sociale de la Suisse au profit d’une prévoyance vieillesse privée que seuls les plus gros salaires peuvent se payer et avec laquelle les banques et les assureurs font des affaires en or. L’initiative pour une 13e rente AVS demande le contraire: à l’occasion des 75 ans de l’AVS et du 175e anniversaire de l’État fédéral moderne, il est temps d’augmenter enfin une nouvelle fois les rentes de l’AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9543</guid><pubDate>Tue, 13 Dec 2022 12:59:45 +0100</pubDate><title>Payer plus pour toucher encore moins ? Pas question ! Il faut tout simplement des meilleures rentes pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-plus-pour-toucher-encore-moins-pas-question-il-faut-tout-simplement-des-meilleures-rentes-pour-les-femmes</link><description>Pourquoi cette réforme n&#039;est pas acceptable</description><content:encoded><![CDATA[<p>On entend souvent dire que la LPP, c’est trop compliqué. Ce n’est pas faux&nbsp;: le système a de nombreuses subtilités. Mais il y a aussi des faits qui sont très faciles à comprendre. Par exemple&nbsp;: les femmes touchent un tiers de moins de rente que les hommes. Il faut donc que les rentes des femmes augmentent très vite, grâce à un financement qui doit rester abordable pour les assurées.</p><p>Avant la votation sur AVS&nbsp;21, le Parlement et sa majorité avaient multiplié les belles promesses. Les femmes devaient travailler plus longtemps jusqu’à la retraite, mais verraient en revanche leurs rentes du 2e&nbsp;pilier augmenter. À peine trois mois plus tard, c’est la désillusion. Ce que propose le Parlement n’apporte aucune amélioration. Pire, pour de nombreuses femmes, cette révision de la LPP entraîne même une baisse des rentes, alors les cotisations prélevées sur leur salaire va augmenter. Ainsi, une femme de 49 ans devrait à l’avenir payer 100 francs de plus chaque mois, mais recevrait environ 200 francs de moins de rente une fois arrivée à la retraite, car le taux de conversion va être abaissé. Le taux de conversion détermine le pourcentage de l’avoir de vieillesse que l’on reçoit chaque année sous forme de rente.</p><p>Mais quelque chose ne joue pas dans cette histoire. En effet, même sans réforme de la LPP, les rentes du 2e piliers n’ont cessé de fondre comme neige au soleil depuis plus de dix ans. Et cela, alors que les caisses de pension croulaient sous les bénéfices issus des marchés boursiers et immobiliers. Dans le 2e pilier, il est devenu habituel d’avoir une faible rémunération de l’épargne, des taux de conversion en baisse, des frais en hausse, mais de l’autre côté des bénéfices plus élevés pour les caisses de pensions et les assurances. Autrement dit, les caisses de pensions pompent toujours plus dans notre épargne – près de 6 milliards de francs par année. Avec autant d’argent, on pourrait facilement augmenter les rentes des femmes. Malheureusement, ce n’est pas ce qui se dessine. Et donc les vendeuses toucheront toujours des rentes dérisoires alors que les banques feront des bénéfices toujours importants. Et les rentes des femmes resteront trop basses pendant encore longtemps.</p><p>Pourquoi donc ce blocage de la part des conseillers aux États&nbsp;? Pourquoi les milliards ne peuvent-ils pas être utilisés pour améliorer les retraites plutôt que pour les bonus des banques et les bénéfices des assurances&nbsp;? Malheureusement, de nombreux parlementaires sont liés avec ce secteur d’activité par des mandats et des sièges dans les conseils d’administration. Mais nous ne devons pas être les victimes de ces lobbyistes, nous pouvons et devons maintenir la pression.</p><p>Dans tous les cas de figure, l’AVS fonctionne mieux pour les femmes que le 2e&nbsp;pilier. En effet, le travail d’éducation des enfants est pris en compte et mène à des rentes plus élevées. De plus, contrairement aux caisses de pension, personne ne fait de bénéfices sur nos retraites. Mais le point le plus important, c’est que les personnes avec les plus hauts salaires cotisent beaucoup plus que les personnes à revenu moyen, alors que leur rente AVS est plafonnée. L’AVS est donc une bonne affaire pour 90&nbsp;% de la population. C’est le principe génial de l’AVS&nbsp;: ce système permet d’assurer qu’une caissière, une vendeuse ou un boulanger touchent eux aussi une retraite décente. Nous devons absolument renforcer cette AVS. L’année passée, nous avons donc lancé l’initiative pour une 13e rente AVS. Cette mesure permettra de renforcer l’AVS en général et d’améliorer les rentes des femmes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/d/csm_Mailing-AHV21_1080X7202_8fc9af62ea.webp" length="136272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9540</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 15:36:49 +0100</pubDate><title>Pour le Conseil des États, la crise du pouvoir d’achat n’existe pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-le-conseil-des-etats-la-crise-du-pouvoir-dachat-nexiste-pas</link><description>Primes-maladie : la population est laissée pour compte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le choc des primes-maladie et le fort renchérissement pèsent lourd sur le budget des ménages. Faute de mesures sérieuses, il leur restera toujours moins d’argent dans le portemonnaie. Les conséquences seront douloureuses pour les petits et moyens revenus et l’économie risque d’en payer le prix fort. Mais le Conseil des États fait la sourde oreille et ne tient aucun compte du fait que la population se trouve dans une situation toujours plus difficile. Il vient d’enterrer une mesure exceptionnelle d’allègement des primes décidée par le Conseil national pour l’année à venir.</p><p>En dépit de la très forte hausse des primes, le Conseil des États ne veut accorder aucune augmentation des subsides aux primes-maladie (réductions de primes) l’année prochaine. Cette décision est un affront pour tous les ménages à bas et moyens revenus qui souffrent depuis trop longtemps de la charge élevée des primes. Cette charge va donc subir un nouveau bond en avant avec une hausse moyenne des primes de 6,6% pour 2023. Sans compter le renchérissement de nombreux autres frais de la vie quotidienne (électricité et autres charges, alimentation, loyer, etc.). Dans le même temps, d’autres protagonistes se sont progressivement retirés du financement de l’assurance de base au cours des dernières années, notamment les cantons en réduisant leur apport aux réductions de primes. Une évolution qui – selon l’analyse de l’USS sur les budgets cantonaux 2023 – devrait malheureusement se poursuivre l’année prochaine dans la plupart des cantons.</p><p>La Suisse est presque le seul pays d’Europe à ne pas financer son assurance de base principalement par des recettes liées au salaire, ce qui fait peser sur les bas et moyens revenus une charge disproportionnée. Face à une crise du pouvoir d’achat qui empire, le Conseil national a su reconnaître les signes du temps et s’est prononcé, à titre de mesure immédiate, pour une augmentation des réductions de primes en 2023 (à hauteur d’environ 900 millions de francs). Malheureusement, la décision contraire du Conseil des États a porté un coup de grâce à ce projet.</p><p class="heading--h4">Maigre consolation&nbsp;: pleine compensation du renchérissement dans l’AVS</p><p>L’USS salue la décision prise aujourd’hui par le Conseil des États d’adapter entièrement les rentes AVS au renchérissement. En effet, une adaptation habituelle des rentes selon l’indice mixte n’aurait conduit qu’à une augmentation des rentes de 2,5%, bien que le renchérissement depuis la dernière adaptation des rentes se soit élevé à 3,6%. Cette différence est loin d’être anecdotique&nbsp;: pour les couples mariés, cela représente jusqu’à 970 francs de plus par an. Au vu de la hausse des primes d’assurance-maladie et du risque élevé d’une perte de pouvoir d’achat avec les rentes du 2e&nbsp;pilier, la décision d’aujourd'hui constitue une petite lueur d’espoir. Au Conseil fédéral maintenant d’empoigner rapidement cette compensation du renchérissement. Il existe des possibilités de mise en œuvre assez simples sur le plan technique. Il y a plus de 30 ans déjà, les caisses de compensation le faisaient sans problème.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9539</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 15:30:03 +0100</pubDate><title>Payer davantage pour recevoir moins : l’USS refuse catégoriquement un tel projet de réforme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-davantage-pour-recevoir-moins-luss-refuse-categoriquement-un-tel-projet-de-reforme</link><description>Réforme de la LPP : l’USS réagit aux décisions du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis plus de dix ans, les rentes versées par les caisses de pensions diminuent, alors même que les caisses ont réalisé de somptueux bénéfices sur les marchés boursiers et immobiliers. La situation actuelle dans le 2e pilier est problématique&nbsp;: les avoirs de vieillesse sont faiblement rémunérés et les taux de conversion en baisse constante, tandis que les coûts facturés et les bénéfices engrangés par les caisses de pensions et les assurances ont pris l’ascenseur. Le Parlement aurait eu l’occasion historique de reprendre le compromis négocié par les partenaires sociaux et soutenu par le Conseil fédéral qui comportait des améliorations de rentes rapides et financièrement abordables pour les femmes. À la place, les femmes devront patienter des décennies pour obtenir de meilleures rentes, tout en payant plus cher dès maintenant. Or avec la remontée des taux d’intérêt, il faut désormais se demander comment on pourrait compenser la dépréciation des rentes et des avoirs de prévoyance due au renchérissement, plutôt que de prévoir de nouvelles baisses.</p><p>Payer plus cher pour des rentes en baisse&nbsp;: voilà ce que propose le Conseil des États. Les diminutions pourraient atteindre 200&nbsp;francs par mois pour certains assuré-e-s. Et ce, alors que tous les acteurs impliqués ont promis de maintenir le niveau général des rentes et d’améliorer les rentes des femmes. Pendant ce temps, la situation financière des caisses de pensions s’améliore de jour en jour, avec la reprise des taux d’intérêt. Concrètement, le Conseil des États propose de réduire durablement le taux de conversion et de compenser cette mesure seulement pendant une période transitoire, et de surcroit, uniquement pour une minorité des personnes concernées. À la différence du compromis des partenaires sociaux, les employeurs et les hauts revenus ne participeraient guère aux coûts de la compensation. Ainsi, ce serait aux travailleuses et travailleurs âgés de compenser eux-mêmes la baisse de leurs rentes. Et les plus jeunes passeraient également à la caisse, en voyant leurs cotisations augmenter sans avoir pour autant droit à de meilleures rentes.</p><p>La décision adoptée est un véritable affront fait aux femmes. Après que l’âge de la retraite a été revu à la hausse, le Conseil des États veut les faire patienter quelques dizaines d’années avant d’obtenir les améliorations de rentes dont elles ont concrètement et urgemment besoin. Moins de la moitié des femmes – et au total un quart des assuré-e-s – obtiendraient la pleine compensation de la baisse du taux de conversion. Les veuves n’hériteraient même pas du supplément de leur conjoint. Tout le monde s’accorde pourtant à dire que les femmes et les personnes occupées à temps partiel ont un besoin urgent de meilleures rentes à un coût acceptable. Or la décision actuelle du Conseil des États a l’effet exactement l’inverse. Des améliorations de rentes abordables ne sont possibles qu’avec un mécanisme de répartition, comme le prévoyait le Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9563</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 13:10:00 +0100</pubDate><title>Mesures de gestion réglementée en cas de pénurie d’électricité </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mesures-de-gestion-reglementee-en-cas-de-penurie-delectricite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9535</guid><pubDate>Fri, 09 Dec 2022 11:18:45 +0100</pubDate><title>AVS 21 : le Conseil fédéral choisit l’option minimaliste, au détriment des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-le-conseil-federal-choisit-loption-minimaliste-au-detriment-des-femmes</link><description>Mise en œuvre d’AVS 21 : l’indexation passe à la trappe pour les compensations</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cet automne, les femmes se sont vu promettre à maintes reprises qu’elles toucheraient des rentes plus élevées avec la réforme AVS&nbsp;21. Et cela, notamment grâce aux suppléments de rentes prévus pour les femmes de la génération de transition les plus directement touchées par la hausse de l’âge de la retraite. Le Parlement a explicitement veillé à ce que les suppléments ne soient pas soumis à un plafonnement. Cette mesure devait permettre d’améliorer la situation des femmes, car sinon, beaucoup d’entre elles auraient tout au plus reçu la rente maximale régulière et n’auraient finalement eu droit à aucune compensation.</p><p>Mais voilà que le Conseil fédéral utilise – sans nécessité aucune – cette même clause au détriment des femmes de la génération de transition. En effet, il ne veut pas lier les suppléments à l’indice mixte. Conséquence&nbsp;: en cas d’inflation constante, les suppléments de rente auront perdu au moins la moitié de leur valeur d’ici 20 ans, lorsque ces femmes approcheront du terme de leur vie. Au cours de la campagne de votation, l’USS avait déjà souligné avec force que les mesures de compensation prévues dans la réforme étaient totalement insuffisantes. Avec la mise en œuvre proposée aujourd’hui par le Conseil fédéral, elles deviennent carrément ridicules et représentent un véritable affront pour les femmes concernées. L’USS insiste donc auprès du Conseil fédéral pour qu’il utilise sa marge de manœuvre de manière à ce qu’au moins, les promesses faites lors de la campagne de votation soient tenues.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9532</guid><pubDate>Thu, 01 Dec 2022 11:28:00 +0100</pubDate><title>Assurance de base : pas de privatisation par la petite porte !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/assurance-de-base-pas-de-privatisation-par-la-petite-porte</link><description>Financement uniforme du stationnaire et de l&#039;ambulatoire (EFAS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après avoir opposé hier une fin de non-recevoir à toutes les demandes des payeuses et payeurs de primes, le Conseil des États a fait aujourd’hui les quatre volontés du lobby des assureurs. Ce dernier vient de recevoir un cadeau de Noël anticipé&nbsp;: grâce à la révision EFAS de la LAMal, il pourra désormais disposer à sa guise de près de onze milliards de francs financés par les contribuables.</p><p>Le Conseil des États a suivi aujourd’hui sa commission préparatoire et adopté le projet EFAS (Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires), resté en souffrance depuis des années. EFAS revient à une privatisation partielle de l’assurance de base car en définitive, ce projet – censé éliminer les incitations inopportunes (personne ne sait comment) et faire des économies (nul ne sait combien) – ne fait qu’attribuer aux assureurs les quelque 11&nbsp;milliards d’argent des contribuables que les cantons dépensent aujourd’hui dans le domaine stationnaire à charge de l’assurance de base. Les assureurs distribueraient ensuite cet argent entre tous les domaines du système de soins selon une clé de répartition uniforme sur le plan suisse, via l’institution commune LAMal (où les cantons ne siégeraient plus désormais qu’à titre consultatif).</p><p>Autre décision franchement incompréhensible, et d’ailleurs contraire à la volonté du Conseil national, le Conseil des États a également inclus les soins de longue durée dans le financement uniforme. Concrètement, le secteur des soins qui affiche à l’heure actuelle – pour des raisons démographiques – la plus forte croissance serait désormais entièrement cofinancé par les primes. En effet, le Conseil des États a biffé de la loi le plafond en place pour le financement des soins de longue durée par les primes – une des rares dispositions légales efficaces contre le renchérissement des primes. C’est inadmissible et il s’agit d’un nouvel affront aux ménages à bas ou moyens revenus, qui pâtissent déjà du fardeau bien trop lourd des primes et qui va encore augmenter l’année prochaine.</p><p>Depuis des années, les associations faîtières des caisses-maladie déplorent les coûteuses incitations erronées en place dans le secteur de la santé. Or ce qu’elles se gardent bien de dire, c’est qu’elles en sont bien souvent elles-mêmes les principales bénéficiaires. Car ces fausses incitations entraînent des bénéfices élevés dans leurs assurances complémentaires – là encore aux dépens des payeuses et payeurs de primes. Mais comme ce modèle d’affaires est en péril (en raison de la politique de transfert du secteur stationnaire au secteur ambulatoire menée par la Confédération, avec pour conséquence moins de traitements stationnaires et donc moins de contrats d’assurance (semi-)privés), le lobby des assureurs fait pression depuis des années pour instaurer le «financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires». Le Conseil des États vient donc de céder dans un premier temps à cette pression, mais il reste de nombreuses divergences avec le Conseil national – et donc la possibilité que le Parlement se détrompe et qu’il abandonne rapidement cette dangereuse révision.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_Krankenhaus_Spita_Gang_Korridor_Betti_Pflegeperson_iStockk-sudok1_fc0347b8c2.webp" length="77338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9528</guid><pubDate>Wed, 30 Nov 2022 12:03:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États laisse la population sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-des-etats-laisse-la-population-sur-le-carreau</link><description>Initiative sur les primes et contreprojet</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le choc des primes attendu va peser très lourd sur le budget des ménages. Pour une famille de salarié-e-s ordinaires avec deux enfants, les primes-maladie dépasseront pour la première fois les 1&nbsp;000&nbsp;francs par mois. En refusant d’entrer en matière sur le traitement de l’initiative pour l’allègement des primes, respectivement son contreprojet, le Conseil des États refuse de voir que l’énorme charge que les primes représentent pour les ménages à bas ou moyens revenus.</p><p>L’année prochaine, comme chacun-e sait, les primes-maladie vont fortement augmenter, en moyenne de 6,6&nbsp;%&nbsp;; cela, en plus du renchérissement général du coût de la vie (électricité, alimentation, loyer, autres frais etc.). À la hausse de ces dépenses s’ajoute depuis plusieurs années, pour de nombreux ménages, la charge désormais pratiquement insupportable des primes. Pour une famille de salarié-e-s ordinaires avec deux enfants, celle-ci représentent presque 14&nbsp;% de son revenu net. Et en 2023, cette famille payera pour la première fois même plus de 1&nbsp;000 francs de primes mensuelles.</p><p>Alors que les autres acteurs de l’assurance-maladie se sont toujours plus retirés du financement de l’assurance de base ces dernières années – en particulier les cantons qui ont diminué leurs réductions des primes – les ménages privés se sont toujours plus vus confrontés à des primes toujours plus chères. Selon les analyses de l’Union syndicale suisse (USS), cette évolution va malheureusement aussi se poursuivre l’année prochaine dans la plupart des cantons.</p><p>Dans ce contexte alarmant, le Conseil des États vient de décider de ne même pas discuter d’une révision du système de réduction des primes. C’est un peu comme si les pompiers renonçaient sciemment d’intervenir alors qu’un grand incendie fait rage. Incompréhensible et scandaleux&nbsp;!</p><p>L’argumentation de la majorité du Conseil des États, selon laquelle, avec son contreprojet à l’initiative pour l’allègement des primes, le Conseil fédéral contraindrait de manière injustifiée les cantons à augmenter leurs réductions des primes, est une argumentation absurde. En effet, ce sont les cantons eux-mêmes qui négligent depuis des années cette tâche que leur prescrit la loi. Les réductions de primes ne sont pas des aumônes que les cantons peuvent diminuer selon leur bon vouloir, mais font partie intégrante du financement de l’assurance de base prévu par la loi (LAMal).</p><p>Lors de sa session d’été, le Conseil national a reconnu les signes des temps et s’est prononcé en faveur d’un contreprojet substantiel à l’initiative sur l’allègement des primes allant bien au-delà de la proposition du Conseil fédéral. Et il doit absolument s’y tenir&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.webp" length="199932" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9525</guid><pubDate>Mon, 28 Nov 2022 14:44:57 +0100</pubDate><title>Les cantons gardent les cordons de la bourse serrés, au détriment de la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-cantons-gardent-les-cordons-de-la-bourse-serres-au-detriment-de-la-population</link><description>Budgets cantonaux 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les cantons continuent d’afficher une santé financière solide, comme le démontre l’analyse annuelle de l’USS. Et pourtant&nbsp;: tout indique, dans leurs budgets 2023, qu’ils ne prennent toujours pas leurs responsabilités en vue de renforcer le pouvoir d’achat de la population.</p><p class="heading--h4">Des excédents généreux, des recettes constantes</p><p>Une fois que les comptes 2021 ont été clôturés, on a pu constater au printemps 2022 que les cantons se sont trompés de 5,7&nbsp;milliards de francs au total dans leurs prévisions budgétaires. Au lieu du déficit prévu de 2,9 milliards, les comptes de résultats de l’ensemble des cantons se soldent par un excédent cumulé de 2,8 milliards de francs. Avec un contexte économique qui s’est sensiblement assombri depuis, rien n’aurait été plus judicieux que d’utiliser ces excédents inattendus de manière constructive pour la population. Malheureusement, c’est tout le contraire qui s’est produit&nbsp;: les «&nbsp;freins à l’endettement&nbsp;» cantonaux, tous plus rigides les uns que les autres, ont accaparé cet argent de manière quasi automatique, ce qui fait qu’il a été mis de côté au profit de l’économie financière plutôt que d’être investi dans les domaines névralgiques de l’économie réelle.</p><p>Malgré le contexte économique difficile, la situation dans les administrations cantonales des finances devrait demeurer assez détendue l’année prochaine. Ainsi, tous les cantons s’attendent à une augmentation des recettes fiscales&nbsp;: +5,5&nbsp;% par rapport au budget 2022, soit une hausse cumulée de 2,6&nbsp;milliards. Les distributions de bénéfices de la Banque nationale suisse (BNS) s’annoncent nettement moins bonnes pour l’année à venir, mais les cantons sont tout à fait en mesure de se passer d’une partie de ces ressources, voire, dans le pire des cas, de la totalité. En effet, rappelons-nous que cette année, ils ont pu encaisser une sextuple distribution, soit le maximum, sans que cela n’ait été prévu aucun budget.</p><p>Pour l’année prochaine, 13 cantons sur 26 ont prévu un déficit à leur budget, pour un montant cumulé de 224&nbsp;millions. Mais comme les directions des finances semblent «&nbsp;abonnées&nbsp;» aux erreurs massives de budgétisation (ou du moins d’estimation), on peut supposer sans crainte qu’avec de telles prévisions, les comptes 2023 seront au final «&nbsp;très noirs&nbsp;». On l’a bien vu plus haut&nbsp;: le déficit budgété pour 2021 était plus de dix fois supérieur à celui prévu pour 2023, et pourtant, il s’est finalement transformé en un excédent comptable énorme.</p><p class="heading--h4">Faire du surplace&nbsp;: un choix délétère</p><p>Du côté des charges, il est clair que les cantons se verront confrontés à un besoin de dépenses élevé. Ceci d’une part en raison de facteurs à long terme&nbsp;: le nombre d’élèves continue d’augmenter fortement dans les écoles, tout comme les besoins dans les soins de longue durée, liés à l’évolution démographique. D’autre part, les effets de la pandémie continuent de se faire sentir, tant sur le plan économique (par exemple dans les transports publics ou la culture) que sur le plan sanitaire (vaccination et tests). Enfin, la guerre en Ukraine a fait apparaître une série de nouveaux postes budgétaires, ou une augmentation des postes existants, tels les dépenses pour les personnes en quête de protection et la hausse des prix de l’énergie.</p><p>Des besoins élevés en matière de dépenses et une marge de manœuvre financière solide&nbsp;: l’équation serait parfaite. Mais les cantons se font grippe-sous. Certes, à l’exception du Jura, presque aucun canton n’a prévu de plan d’austérité important. Mais compte tenu de l’augmentation du coût de la vie et de l’importance des besoins en investissement, le simple fait de «&nbsp;faire du surplace&nbsp;» est synonyme d’une politique financière extrêmement conservatrice.</p><p class="heading--h4">Réductions de primes&nbsp;: aux cantons de prendre leurs responsabilités</p><p>L’exemple le plus flagrant est celui des réductions de primes-maladie&nbsp;: dans la plupart des cantons, les réductions de primes budgétées pour 2023 augmenteront beaucoup moins que ne le font les primes et la démographie. Cumulées, les dépenses des cantons pour ce poste budgétaire seront relevées de 4,2&nbsp;% seulement. Elles devraient toutefois augmenter d’au moins 7,4&nbsp;% pour ne serait-ce que maintenir leur part actuelle – déjà très modeste – au financement de l’assurance de base (ce taux correspondrait à une hausse des primes de 6,6&nbsp;% plus la croissance démographique de 0,8&nbsp;%). Et même là, ils n’auraient encore rien fait de plus pour atténuer enfin quelque peu la charge exorbitante que font peser les primes-maladie sur les ménages à bas et moyens revenus (ou alors pour alléger par ce biais les prix de l’énergie et les frais annexes qui ont eux aussi fortement augmenté).</p><p>Les cantons justifient cette posture conservatrice en matière de politique financière par une devise qui revient sans cesse, à tout le moins depuis la pandémie de coronavirus&nbsp;: la Confédération décide, elle doit donc payer – qu’il s'agisse du sauvetage d’Axpo, des dépenses pour les personnes en quête de protection venues d’Ukraine ou, justement, des réductions de primes. Mais cette attitude n’est compatible ni avec les compétences politiques ni avec le poids des cantons en matière de politique financière. C’est pourquoi il s’agit maintenant de tout mettre en œuvre – dans le cadre des discussions cantonales sur les budgets 2023 et au-delà – pour que la marge de manœuvre disponible soit enfin utilisée au bénéfice de la population et que les dépenses et investissements supplémentaires nécessaires de toute urgence soient effectués.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9523</guid><pubDate>Sat, 26 Nov 2022 13:41:00 +0100</pubDate><title>L’USS décide une Grève féministe pour le 14 juin 2023</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/luss-decide-une-greve-feministe-pour-le-14-juin-2023</link><description>Congrès de l’USS des 25 et 26 novembre à Interlaken</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont arrêté les priorités syndicales lors de leur 57e congrès, qui s’est tenu à Interlaken. Outre une offensive sur les salaires et les rentes, les syndicats de l’USS ont décidé d’organiser une grève féministe le 14 juin 2023. Malgré la mobilisation historique de 2019, les revenus des femmes, soit leurs salaires et rentes, ne s’améliorent guère. Une offensive en matière d’égalité des genres, principalement au travail, est donc devenue nécessaire. Cela, pour revaloriser le travail des femmes, augmenter leurs salaires, relever immédiatement leurs rentes et rendre famille et travail plus compatibles.</p><h3 class="heading--h4">Crise du pouvoir d’achat</h3><p>La Suisse est l’un des pays les plus riches de la planète. Mais, ces dernières années, nombre de salarié-e-s et de retraité-e-s n’en ont que peu profité. De fait, une fois les primes-maladie et les loyers payés, il leur reste même moins, en termes réels, qu’il y a quelques années. C’est pourquoi, concernant les revenus et la répartition des richesses, des mesures sont nécessaires pour renforcer le pouvoir d’achat.</p><p>Les principales revendications adoptées par le Congrès de l’USS sont les suivantes&nbsp;:</p><ul><li>des hausses générales de salaire&nbsp;: quiconque travaille dans ce pays mérite un salaire équitable. Calculé en fonction du coût de la vie, cela signifie qu’il ne faut pas de salaire inférieur à 4500&nbsp;francs et, avec un apprentissage, à 5000 francs. Un plus grand nombre de CCT et de salaires minimums doivent permettre d’atteindre cet objectif&nbsp;;</li><li>des améliorations de la protection des salaires&nbsp;: il est particulièrement important de faciliter la déclaration de force obligatoire des CCT, ainsi que de prendre des mesures fortes pour l’application de ces dernières. Les mesures d’accompagnement doivent donc être améliorées, pas dégradées.</li></ul><h3 class="heading--h4">Prévoyance vieillesse</h3><p>La privatisation rampante de la prévoyance vieillesse ne pourra être stoppée qu’en renforçant l’AVS. C’est pourquoi le combat pour de meilleures rentes à travers l’initiative de l’USS pour une 13e&nbsp;rente AVS est une priorité absolue. Pendante au Parlement, cette initiative arrive au bon moment. En effet, les rentes du 2e pilier ont baissé d’environ 20&nbsp;% ces dernières années et perdent aujourd’hui énormément de leur valeur à cause de l’inflation. Parallèlement, le 2e pilier est toujours plus ravalé au rang de modèle d’affaires pour les gestionnaires de fortune, les courtiers et les assureurs. Pour ces raisons, le Congrès de l’USS a adopté un texte d’orientation sur la prévoyance vieillesse&nbsp;: toute personne ayant travaillé toute sa vie mérite une bonne rente. Il y a assez d’argent en Suisse pour ça. Plus de 90&nbsp;% de la population de Suisse profiteront du développement de l’AVS grâce à un bon rapport prix-prestations pour les salarié-e-s.</p><h3 class="heading--h4">Réchauffement climatique</h3><p>Le réchauffement climatique, dû à l’activité humaine, est une menace existentielle pour tout le monde, aussi pour les travailleuses et travailleurs. C’est pourquoi l’USS s’engage pour une politique climatique efficace. Le tournant climatique, nécessaire et urgent, doit passer par un changement structurel qui soit socialement équitable. La décarbonisation modifiera profondément le travail et la vie des travailleurs et travailleuses dans le monde et en Suisse. Ce processus doit être aménagé avec le concours de toutes celles et tous ceux qui sont concernés. La transition écologique ne peut pas être confiée aux forces du marché, mais doit devenir un projet d’avenir collectif. Il ne pourra être mis en œuvre de manière efficace que s’il est décidé en commun et démocratiquement. Le renforcement du service public est à cet égard un levier central.</p><h3 class="heading--h4">Protection contre le licenciement</h3><p>Le Congrès de l’USS a aussi décidé de préparer le lancement d’une initiative populaire pour une meilleure protection contre le licenciement. La Suisse est clairement en retard sur cette question&nbsp;: la convention de l’OIT sur la protection des travailleurs et travailleuses engagés au plan syndical en vigueur n’est pas respectée dans notre pays. La médiation en cours à ce sujet doit déboucher sur des résultats concrets.</p><h3 class="heading--h4">Prix culturel</h3><p>Le Congrès de l’USS a décerné son Prix culturel à Sandra Künzi, artiste de spoken word. Ses interventions sont empreintes de mots d’esprit et de malice, et ont souvent aussi des côtés absurdes. Les thèmes qu’elle aborde vont de l’égalité salariale des genres à des faits de la vie quotidienne, en passant par la Grève générale. L’engagement pour l’égalité est central pour elle. Pendant la pandémie, elle a, dans le cadre de la taskforce Culture, endossé un rôle majeur dans la défense des intérêts des artistes de Suisse.</p><h3 class="heading--h4">Élection à la présidence</h3><p>Pierre-Yves Maillard a été réélu à l’unanimité président de l’USS pour une nouvelle période de quatre ans. Vania Alleva (sortante) et Natascha Wey (nouvelle) ont été élues, également à l’unanimité, vice-présidentes de l’USS. La composition du Comité présidentiel a été confirmée. Pour la première fois dans l’histoire de l’USS, une majorité de femmes y siège.</p><h3>Décisions</h3><p>Les textes d’orientation et les résolutions adoptés par le Congrès ainsi que la liste des personnes élues se trouvent ici&nbsp;:</p><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Texte-d-orientation_Prevoyance-vieillesse_adopte.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Document d’orientation « Prévoyance vieillesse&nbsp;»</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Texte-d-orientation_Pouvoir-d-achat-et-repartition.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Document d’orientation « Pouvoir d’achat et répartition des richesses&nbsp;»</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_texte-d-orientation_Climat_adopte.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Document d’orientation «&nbsp;Lignes directrices syndicales pour un tournant climatique réussi&nbsp;»</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Resolutions-adoptee.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Résolutions adoptées</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Congres2022_Elections.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Listes des personnes élues</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/0/csm_01MWZ14637-Pano_SGB_web_e238ae08cc.webp" length="170104" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9521</guid><pubDate>Fri, 25 Nov 2022 15:21:41 +0100</pubDate><title>La force syndicale : plus nécessaire que jamais</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-force-syndicale-plus-necessaire-que-jamais</link><description>57e Congrès de l&#039;Union syndicale suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 57e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS) est placé sous le signe de la crise du pouvoir d’achat. Dans de nombreuses branches, les syndicats sont parvenus à obtenir a compensation du renchérissement. Mais le choc des primes et la baisse des rentes du 2e&nbsp;pilier risquent d’entraîner des pertes de revenu douloureuses. Seuls des syndicats unis et forts peuvent empêcher que la situation de la population laborieuse ne se dégrade. Les délégué-e-s du congrès de l’USS se prononcent clairement pour des hausses générales des salaires et des rentes.</p><p>Le congrès quadriannuel de l’USS est l’organe supérieur de la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Ses délégué-e-s présents à Interlaken – ils représentent plus de 320&nbsp;000 membres – fixent les priorités et le programme des syndicats pour les quatre prochaines années. En ouvrant le congrès, le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, a souligné que «&nbsp;Les luttes sociales pour améliorer les salaires et les rentes ainsi que pour l’égalité seront notre tâche centrale pour ces quatre prochaines années.&nbsp;»</p><p>La première partie du congrès a été consacrée à la crise du pouvoir d’achat. Alors que les entreprises se portent très bien, la pression au travail s’accroît depuis des années et les travailleuses et travailleurs reçoivent toujours moins en retour. À cause du choc des primes-maladie, de l’explosion du prix de l’énergie et de la hausse des loyers, les salaires perdent en valeur réelle. Les délégué-e-s du congrès de l’USS ont donc arrêté leurs grandes priorités en matière de revenus et de répartition des richesses, et décidé des mesures nécessaires en urgence pour renforcer le pouvoir d’achat.</p><p><strong>Les revendications centrales sont&nbsp;:</strong></p><ul><li>des hausses générales des salaires&nbsp;: avec l’inflation qui augmente, la compensation du renchérissement prend une importance cruciale, mais il faut y ajouter une hausse des salaires réels parce que l’économie et la productivité enregistrent une croissance, et aussi parce que les hausses de salaire de ces dernières années ont été insuffisantes&nbsp;;</li><li>davantage de CCT prévoyant des salaires minimums&nbsp;: à peine la moitié des personnes professionnellement actives soit soumise à une CCT qui fixe des salaires minimums, ce qui est insuffisant&nbsp;; il faut aussi des CCT prévoyant des salaires minimums décents entre autres dans le commerce de détail, l’horticulture, la logistique et le journalisme en Suisse alémanique et au Tessin&nbsp;;</li><li>des améliorations de la protection des salaires&nbsp;: les mesures d’accompagnement doivent être améliorées, pas affaiblies, et il est en particulier important de faciliter la déclaration de force obligatoire des CCT ainsi que de prendre des mesures fortes pour leur application&nbsp;;</li><li>une nouvelle offensive sur les salaires minimums et les bas salaires&nbsp;: les salaires les plus bas doivent augmenter au lieu de baisser&nbsp;;</li><li>des progrès substantiels en matière d’égalité salariale, ainsi que la création de places abordables dans les structures d’accueil des enfants, comme le demande l’initiative populaire sur les crèches&nbsp;;</li><li>des mesures pour endiguer les excès salariaux et pour une fiscalité équitable&nbsp;;</li><li>une hausse substantielle des réductions des primes-maladie&nbsp;: l’USS s’engage pour que personne n’ait à dépenser plus de 10&nbsp;% de son revenu pour s’acquitter de ses primes-maladie et soutient donc l’initiative populaire demandant l’allègement de ces primes.</li></ul><p>Lors de cette première journée de congrès, des positions et des résolutions sur les thèmes-clés de la prévoyance vieillesse et de l’égalité des genres sont également à l’ordre du jour.</p><p>Le congrès a également accueilli comme hôte le conseiller fédéral Guy Parmelin, ministre de l’Économie, ainsi que des invité-e-s internationaux comme Wolfgang Katzian, le président de la confédération autrichienne des syndicats, et Daniela Modonesi, secrétaire syndicale à la FIL-CGI d’Italie. Lors du deuxième jour de congrès, samedi, un texte d’orientation sur la lutte contre le réchauffement climatique et d’autres résolutions seront traités par les délégué-e-s, qui procéderont aussi à l’élection de la présidence et du Comité présidentiel de l’USS.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/1/csm_221125_Gruppenfoto_013605e219.webp" length="491658" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9519</guid><pubDate>Fri, 25 Nov 2022 11:55:23 +0100</pubDate><title>Dossier N° 152: Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-152-analyse-des-finances-cantonales</link><description>Budget 2023 / PFN 2024-2026</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une fois que tous les comptes 2021 ont été clôturés, il est apparu au printemps 2022 que l’excédent cumulé des comptes de résultats de tous les cantons s’élevait au total à 2,8&nbsp;milliards, alors qu’un déficit cumulé de 2,9&nbsp;milliards avait été budgétisé précédemment. Les cantons se sont donc trompés de 5,7&nbsp;milliards au total. Quant à l’année 2022, il faudra attendre la présentation des comptes au printemps prochain pour en avoir le cœur net. Les projections publiées par un petit nombre de cantons laissent toutefois supposer que des erreurs massives de budgétisation ou d’importants excédents comptables persisteront. Pour l’année prochaine, 13&nbsp;cantons sur 26 prévoient un déficit d’un montant cumulé de 224&nbsp;millions au total. En comparaison avec l’année précédente (16&nbsp;cantons sur 26 avaient budgétisé un déficit s’élevant à 2,7&nbsp;milliards au total), les chiffres ne sauraient être plus noirs.</p><p>En ce qui concerne les dépenses totales (compte de résultat), une comparaison des comptes de 2021 avec ceux de l’année précédente montre que ces dépenses ont augmenté dans tous les cantons. En termes cumulés, les dépenses inscrites dans les comptes 2021 ont augmenté de 5,9&nbsp;%, respectivement de 5,8&nbsp;milliards, par rapport à l’année précédente. Si l’on considère les budgets 2023 et 2022, on constate une évolution similaire&nbsp;: tous les cantons prévoient une augmentation des dépenses. Celle-ci devrait cependant rester un peu plus modérée qu’auparavant, se montant au total à 4,5&nbsp;milliards de francs, soit 4,5&nbsp;% de l’ensemble.</p><p>De même, un regard sur l’évolution des recettes fiscales cantonales est riche d’enseignements. Si l’on compare les résultats des cantons pour l’exercice 2021 avec ceux de l’année précédente, on peut constater une augmentation cumulée des recettes fiscales des personnes physiques et morales de 1,4&nbsp;milliard. Les perspectives d’évolution des recettes fiscales sont également très positives, car tous les cantons prévoient une hausse des recettes fiscales pour 2023 - en termes cumulés, celles-ci devraient augmenter de 5,5&nbsp;% ou de 2,6&nbsp;milliards par rapport au budget 2022.</p><p>En raison de perspectives économiques qui restent favorables, tous les cantons envisagent, pour l’année prochaine, une hausse des recettes fiscales assortie, bien entendu, d’une baisse des recettes issues des bénéfices distribués par la BNS. Même si la situation est difficile à évaluer à l’heure actuelle, il faut s’attendre, dans le pire des cas, à une absence totale de distribution de bénéfices à la Confédération et aux cantons pour l’exercice en cours et, le cas échéant, pour le prochain exercice de la BNS.</p><p>Bien que la plupart des cantons - à l’exception du Tessin et du Jura - soient financièrement en mesure de faire face sans problème à la nécessité de dépenses supplémentaires dans le difficile contexte économique actuel, ils ne font globalement pas assez d’efforts. Bien que la plupart des cantons - à l’exception du Tessin et du Jura - soient financièrement en mesure de faire face sans problème à la nécessité de dépenses supplémentaires dans le difficile contexte économique actuel, ils ne font globalement pas assez d’efforts.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9517</guid><pubDate>Tue, 22 Nov 2022 11:45:52 +0100</pubDate><title>Salaires des femmes : les choses doivent avancer, une fois pour toutes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/salaires-des-femmes-les-choses-doivent-avancer-une-fois-pour-toutes-ess2022</link><description>Analyse de l’Enquête suisse sur la structure des salaires

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La discrimination des femmes dans le monde du travail est tenace. Les derniers chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique le confirment. En effet, selon l’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), les salaires moyens des femmes sont toujours inférieurs de près d’un cinquième à ceux des hommes. Et près de la moitié de cette différence reste inexpliquée, ce qui indique l’existence d’une discrimination. En plus d’une application conséquente de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes (LEg), des améliorations durables sont aujourd’hui nécessaires concernant les salaires des femmes, de même que des progrès en matière de conciliation entre travail et famille.</p><p>Alors que l’écart salarial moyen entre femmes et hommes ne se résorbe que lentement, la discrimination salariale à l’encontre des femmes s’est même accrue entre 2018 et 2020&nbsp;: pour un même travail, les femmes gagnent 717 francs par mois de moins que les hommes&nbsp;; cela, uniquement parce qu’elles sont des femmes (2018&nbsp;: Fr. 686.-). C’est là presque la moitié de la différence de salaire globale. Que cette dernière ait diminué, quoique légèrement, entre 2018 et 2020, passant de 19 à 18&nbsp;%, est à mettre au crédit du secteur public. Celui-ci a pu réduire de 3&nbsp;% la différence salariale, alors que cette dernière stagnait à 19,5&nbsp;% ans le secteur public. Manifestement, la LEg révisée n’a pas eu l’effet souhaité pendant l’année de son entrée en vigueur (2020), c’est pourquoi sa mise en œuvre conséquente s’impose.</p><p>Il reste inquiétant que les femmes soient toujours surreprésentées dans le secteur des bas salaires (c’est-à-dire les emplois à moins de Fr.&nbsp;4&nbsp;000 francs par mois de salaire pour un plein temps), alors qu’elles sont une petite minorité dans le segment salarial supérieur. Afin d’éradiquer ces différences salariales persistantes, il faut par conséquent augmenter les salaires des professions où la part des femmes est importante, comme le nettoyage, l’assistance et les soins ainsi que le commerce de détail, dont l’importance systémique est désormais reconnue, qui attendent aujourd’hui encore une amélioration de leurs bas salaires et de leurs mauvaises conditions de travail.</p><p>Concernant la conciliation entre activités rémunérées et activités non rémunérées aussi, des progrès clairs doivent être accomplis afin que les femmes ne doivent plus choisir entre leur famille et un revenu suffisant. En effet, tant que la prise en charge d’enfants ou de proches sera conçue comme une affaire privée et qu’horaires de travail et heures d’ouverture des crèches ne seront pas compatibles, les femmes resteront surreprésentées parmi les bas salaires et sous-représentées parmi les hauts salaires.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9572</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 13:43:00 +0100</pubDate><title>Initiatives cantonales (ZG, BL, LU, BS) sur l’exercice d’un mandat politique en cas de maternité </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/initiatives-cantonales-zg-bl-lu-bs-sur-lexercice-dun-mandat-politique-en-cas-de-maternite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9570</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 13:40:00 +0100</pubDate><title>Modification d’ordonnances relevant de l’Office fédéral de l’énergie </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-dordonnances-relevant-de-loffice-federal-de-lenergie</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9568</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 13:31:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie: exécution de l&#039;obligation de payer les primes et les rabais maximaux. </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-maladie-execution-de-lobligation-de-payer-les-primes-et-les-rabais-maximaux</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9566</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 13:21:00 +0100</pubDate><title>Sécurité de l’approvisionnement en électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/securite-de-lapprovisionnement-en-electricite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;ordonnance sur mise à disposition de centrales de réserve pour l’hiver (n&#039;existe qu&#039;en alleemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9561</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 13:06:00 +0100</pubDate><title>Loi sur les biens utilisés pour la torture </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-sur-les-biens-utilises-pour-la-torture</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9559</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:19:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 19.464 Barrile « Regroupement familial. Supprimer toute discrimination subie en raison du droit interne » </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/initiative-parlementaire-19464-barrile-regroupement-familial-supprimer-toute-discrimination-subie-en-raison-du-droit-interne</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9557</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:12:00 +0100</pubDate><title>Initiative parl. 19.415 Arslan « Donner la parole aux jeunes. Le droit de vote dès 16 ans est un premier pas dans la vie politique active » </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/initiative-parl-19415-arslan-donner-la-parole-aux-jeunes-le-droit-de-vote-des-16-ans-est-un-premier-pas-dans-la-vie-politique-active</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9555</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 11:59:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur l&#039;imposition minimale des grands groupes d&#039;entreprises (ordonnance sur l&#039;imposition minimale) </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-sur-limposition-minimale-des-grands-groupes-dentreprises-ordonnance-sur-limposition-minimale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;OIMin (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9512</guid><pubDate>Tue, 15 Nov 2022 09:50:00 +0100</pubDate><title>Un apprentissage doit assurer un salaire d’au moins 5000 francs</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-apprentissage-doit-assurer-un-salaire-dau-moins-5000-francs</link><description>Nouvelle analyse sur la répartition</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La nouvelle analyse de la répartition menée par l’Union syndicale suisse montre que la crise du pouvoir d’achat s’exacerbe. Le renchérissement, le choc des primes et la stagnation des salaires font qu’il reste aux travailleuses et travailleurs toujours moins d’argent pour vivre. Les problèmes sont présents depuis longtemps, mais leur ampleur s’est aggravée. Quiconque travaille dans ce pays mérite un salaire correct. Concrètement, cela signifie qu’aucun salaire ne doit être inférieur à 4500&nbsp;francs et qu’après un apprentissage, chacune et chacun devrait gagner au moins 5000&nbsp;francs. Dans les négociations salariales en cours, les syndicats demandent la compensation du renchérissement et des améliorations des salaires réels, avec des résultats déjà obtenus dans quelques branches. Ailleurs, certains employeurs tentent cependant de se dérober à leurs responsabilités malgré la bonne marche de leurs affaires. C’est absolument inacceptable.</p><p>La situation financière des personnes à revenus bas ou moyens devient toujours plus tendue, en Suisse aussi. Le renchérissement grignote les salaires, les coûts de l’énergie sont en hausse et le choc des primes des caisses-maladie suivra en 2023. Selon l’enquête du SECO sur le moral des consommatrices et consommateurs, l’appréciation de la situation financière n’avait jamais été aussi mauvaise. La crise du pouvoir d’achat des familles à revenus normaux couvait depuis des années et le phénomène est en train de prendre des proportions alarmantes.</p><p>Dès les années 2000 et jusqu’à ce jour, la politique en matière de prélèvements obligatoires a favorisé les hauts revenus, par le biais de baisses d’impôts. Cependant, la hausse des primes a englouti une bonne partie des avancées salariales&nbsp;: la charge pour une famille avec deux enfants et des revenus standard avoisine aujourd’hui 14&nbsp;% du revenu net. Pour la première fois, une famille paiera en 2023 plus de 1000&nbsp;francs de primes par mois&nbsp;! Les très hauts revenus, qui pourraient plus facilement s’accommoder d’une hausse de primes de plusieurs centaines de francs, bénéficieront, eux, d’un allégement financier l’an prochain&nbsp;: &nbsp;comme le pourcentage dit de solidarité cessera d’être perçu dans l’assurance-chômage sur les salaires dépassant 148&nbsp;200&nbsp;francs, les personnes concernées paieront moins de cotisations sociales. Et elles verront leurs revenus progresser, car les écarts salariaux se creusent encore.</p><p>Les salaires trop bas dans plusieurs professions et branches constituent un sérieux problème. Un quart des personnes actives ayant effectué un apprentissage gagnent moins de 5000&nbsp;francs par mois (pour emploi à plein temps). On y trouve des boulangères et boulangers, du personnel de vente, mais aussi des dessinatrices et dessinateurs en bâtiment, etc. En valeur réelle, les salaires ont même diminué pour ces catégories entre 2016 et 2020. La situation s’est également détériorée parmi les bas salaires, qui tendent à se répandre dans une Suisse pourtant riche. La part des emplois à bas salaire est ainsi passée depuis 2014 de 10,2 à 10,5&nbsp;%. Concrètement, près de 500&nbsp;000 personnes professionnellement actives gagnent moins de 4500&nbsp;francs par mois (pour une activité à plein temps). Or près d’un tiers d’entre elles ont achevé un apprentissage. Autrement dit, même une formation de trois ou quatre ans ne protège plus face au risque d’un salaire trop bas.</p><p>Il est positif de noter qu’à ce jour, les syndicats ont atteint une bonne partie de leurs objectifs dans les négociations salariales 2022/23. La majorité des accords salariaux déjà signés incluent la compensation du renchérissement, voire une augmentation des salaires réels. Mais les négociations encore à venir s’annoncent difficiles. Par exemple, de nombreux cantons ne veulent pas accorder à leur personnel la compensation du renchérissement. Dans le commerce de détail non plus, les négociations ne se déroulent pas de manière satisfaisante.</p><p>Il faut résoudre les problèmes de salaire et de revenu des personnes exerçant une activité professionnelle en Suisse. <strong>L’USS formule à cet effet les revendications suivantes&nbsp;:</strong></p><ul><li>Quiconque a achevé un apprentissage devrait gagner au moins 5000&nbsp;francs par mois.</li><li>Personne ne devrait gagner un salaire inférieur à 4500&nbsp;francs, qui constituent la valeur de référence pour la politique salariale des syndicats. Un salaire de 4000&nbsp;francs (x13) représente le minimum absolu.</li><li>Dans les négociations salariales 2022/23, il faut prévoir la compensation du renchérissement et des hausses de salaires réels. La marche des affaires est bonne sinon excellente dans les entreprises. Et l’heure est venue d’augmenter les salaires des travailleuses et travailleurs.</li><li>Des hausses substantielles subsides aux primes d’assurance-maladie s’imposent, en réponse au choc d’augmentation annoncé. L’USS invite le Conseil des États à y affecter comme le veut le Conseil national un milliard de francs supplémentaires. Les cantons doivent au moins augmenter à hauteur de la croissance des primes les montants qu’ils consacrent à la réduction de primes dans l’assurance-maladie de base.</li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9459</guid><pubDate>Fri, 04 Nov 2022 12:53:09 +0100</pubDate><title>De l’argent pour les assurances, mais rien pour les gens qui paient les primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/de-largent-pour-les-assurances-mais-rien-pour-les-gens-qui-paient-les-primes</link><description>Décisions inacceptables de la Commission du Conseil des États sur le financement uniforme et les réductions de primes-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Faisant fi de la situation actuelle, la Commission de la santé du Conseil des États (CSSS-E) a pris hier une série de décisions qui pèseront dans tous les sens du terme sur les assuré-e-s. Ce n'est pas acceptable. Le Parlement doit à tout prix corriger ces décisions lors de la session d’hiver.</p><p>Reconnaissant les signes du temps, le Conseil national s’est récemment prononcé à la fois pour des réductions de primes sensiblement plus élevées à long terme (dans le cadre de ses décisions relatives au contre-projet à l’initiative sur l’allègement des primes) et pour une mesure immédiate visant à augmenter les réductions de primes dès l’année 2023. Rien de tel à la CSSS-E&nbsp;: par ses décisions d’hier, la commission a jeté les deux projets au panier et ne s’est prononcée que pour le contre-projet ridicule et absolument insuffisant du Conseil fédéral à l’initiative sur l’allègement des primes. Ce faisant, la commission est donc tout sauf «&nbsp;proche des gens&nbsp;», car «&nbsp;les gens&nbsp;» devront supporter l’année prochaine une hausse des primes de 6,6&nbsp;% en moyenne, en plus de la charge des primes déjà exorbitante et de la hausse généralisée des prix et des coûts. Cela alors que parallèlement, d’autres acteurs du financement de l’assurance de base se sont progressivement retirés ces dernières années, notamment les cantons en diminuant les montants alloués aux réductions de primes. Si l’on se rappelle que la Suisse est presque le seul pays d’Europe à ne pas financer son assurance de base principalement par des moyens liés au revenu, on voit bien à quel point la décision de la CSSS-E est à des années-lumière de la réalité.</p><p>Comme si cela ne suffisait pas, la CSSS-E a également adopté hier le projet «&nbsp;EFAS&nbsp;» (financement uniforme ambulatoire/stationnaire), en attente depuis des années. EFAS n’est rien d’autre qu’une privatisation partielle de l’assurance de base. Ce projet – qui doit soi-disant simplement éliminer les mauvaises incitations (personne ne sait comment) et apporter des économies (personne ne sait combien) – on transfère finalement aux assureurs les 10 milliards de recettes fiscales que les cantons dépensent aujourd’hui dans le domaine stationnaire de l’assurance de base. La souveraineté démocratique en matière de gestion de l’assurance de base serait réduite à néant, et les caisses pourraient agir comme bon leur semble. Il est logique que le lobby des assurances tienne beaucoup à ce projet. Il est d’autant plus alarmant que la CSSS-E s’y rallie en grande majorité.</p><p>La quintessence de la séance d’hier est donc la suivante&nbsp;: de l’argent pour le lobby des assurances, oui volontiers&nbsp;; un soutien pour les payeuses et payeurs de primes, non merci. Ce sont des décisions préoccupantes, mais qui, espérons-le, ne tiendront pas longtemps. Le Parlement doit les corriger de toute urgence.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9457</guid><pubDate>Fri, 04 Nov 2022 10:43:30 +0100</pubDate><title>Relever le défi ensemble : il faut signer maintenant l’initiative pour un fonds climat</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/relever-le-defi-ensemble-il-faut-signer-maintenant-linitiative-pour-un-fonds-climat</link><description>Tournant climatique : faire du surplace n’est pas une option</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le réchauffement climatique a lieu ici et maintenant. Il est produit par l’être humain et représente pour nous toutes et tous une menace existentielle. Continuer «&nbsp;comme avant&nbsp;» dans la politique climatique n’est tout simplement plus possible. Au lieu de compter sur le marché, nous devons désormais enfin miser sur des solutions collectives. C’est précisément ce que veut l’initiative pour un fonds climat.</p><p><strong>Le marché ne fait pas le job</strong></p><p>Ce n’est définitivement pas le marché qui va résoudre le problème planétaire du réchauffement climatique. En effet, la plupart des instruments basés sur des mécanismes de marché pour lutter contre la crise climatique n’ont rien donné depuis leur introduction. Ou du moins, ils ont beaucoup trop peu contribué à la réduction rapide nécessaire des émissions de gaz à effet de serre. Le meilleur exemple en est le commerce des émissions ainsi que toutes sortes d’«&nbsp;engagements volontaires de l’économie&nbsp;», particulièrement appréciés dans la politique climatique en Suisse. Au cœur de toutes ces approches, on trouve le fameux mirage des innovations technologiques révolutionnaires qui se produiront un jour ou l’autre et qui nous propulseront en un clin d’œil dans un «&nbsp;avenir zéro net&nbsp;», sans que rien ne change dans le fonctionnement de base de notre vie économique.</p><p><strong>La politique climatique comme service public</strong></p><p>S’il y avait du temps à foison pour cela, on pourrait comprendre que les milieux économiques se lancent dans ce genre de loterie. Mais nous n’avons vraiment plus le temps de faire des essais et d’espérer que ça marche&nbsp;: le réchauffement climatique a lieu ici et maintenant, et la limitation du réchauffement mondial à 1,5 degré – pourtant absolument nécessaire – semble de plus en plus inatteignable, selon les expert-e-s.</p><p>Que faire alors&nbsp;? Certainement pas «&nbsp;continuer comme avant&nbsp;» ou «&nbsp;faire un peu plus de ce qu’on a fait jusqu’à présent&nbsp;». La politique climatique, ou plutôt son objectif, à savoir un environnement durablement sain et une économie qui profite à toutes et tous, doit enfin être comprise pour ce qu’elle est&nbsp;: un bien fondamental et indispensable, auquel tout le monde a droit. En ce sens, la «&nbsp;transformation climatique&nbsp;» fait partie du service public au même titre que l’approvisionnement énergétique ou les transports publics (qui sont eux-mêmes des leviers fondamentaux pour un climat sain). La transition climatique est LE projet d’avenir collectif et central, qui ne peut être mis en œuvre efficacement que si cela se fait de manière collective et négociée démocratiquement. Et pour cela, il faut un programme public progressiste à grande échelle, comme le demande l’initiative du fonds climatique.</p><p><strong>Un fonds climatique pour une approche globale</strong></p><p>L’initiative «&nbsp;Pour une politique énergétique et climatique équitable&nbsp;: investir dans la prospérité, le travail et l’environnement&nbsp;» a été lancée conjointement par le PS, Les Vert-e-s et les syndicats. La création d’un fonds climatique – doté de moyens à hauteur de 0,5 à 1&nbsp;% du produit intérieur brut – doit permettre de financer les mesures nécessaires pour faire face au tournant climatique de manière globale et avec succès. Cela implique non seulement la «&nbsp;décarbonation&nbsp;» de tous les secteurs de l’économie et de la vie (transports, bâtiments, industrie, agriculture, etc.), mais aussi l’accompagnement des changements structurels qui en découlent sur le marché du travail et dans la formation. Car pour que la transformation écologique se fasse de manière solidaire, personne ne doit être laissé pour compte en raison des changements. Des investissements publics sont donc nécessaires non seulement pour les nouvelles infrastructures et technologies, mais aussi pour la formation, la reconversion et le soutien des travailleuses et des travailleurs dans les secteurs concernés.</p><p>L’objectif suprême doit être la création d’emplois durables, sains et bien rémunérés&nbsp;: les «&nbsp;emplois verts&nbsp;» doivent impérativement être de «&nbsp;bons emplois&nbsp;». De plus, les travailleuses et les travailleurs ne sont pas seulement directement concernés par les changements structurels, ils en sont aussi les acteurs. Car en fin de compte, seuls les employé-e-s dans les entreprises disposent des connaissances et des capacités pratiques nécessaires au développement de nouvelles technologies et à la mise en œuvre de modèles d’affaires respectueux du climat.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_welt-klima-schuetzen_iStock-nito100_63d2fe3f36.webp" length="111318" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9464</guid><pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:21:00 +0100</pubDate><title>17	Placement de fonds du domaine du libre passage de l’institution supplétive</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/17-placement-de-fonds-du-domaine-du-libre-passage-de-linstitution-suppletive</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8466</guid><pubDate>Tue, 01 Nov 2022 13:53:07 +0100</pubDate><title>Dossier N° 150 : Solidarité vaut la peine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-n-150-solidarite-vaut-la-peine</link><description>Les avantages économiques des assurances sociales en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, toute personne qui a un travail et est victime d’un accident ou est renvoyée a droit à des indemnités durant la période pendant laquelle elle se rétablit ou recherche un emploi. La prévoyance vieillesse garantit quant à elle une rente, ce qui permet d'éviter la pauvreté des personnes âgées. C’est une évidence : les solidarités dans les assurances sociales ont amélioré les conditions de vie de nombreuses personnes.</p><p>Malheureusement, on prétend souvent que la sécurité sociale se fait au détriment de la prospérité économique, qu’il s’agit d’un poids pour l’économie et que les charges sont trop élevées. Ce dossier montre qu'à bien des égards, c'est même le contraire qui est vrai. Les assurances sociales obligatoires augmentent l'efficacité économique et profitent en fin de compte à tout le monde, pas seulement à celles et ceux qui en bénéficient, mais aussi à l’ensemble des assuré-e-s et à la prospérité économique.</p><p>Les effets économiques positifs des assurances sociales obligatoires vont bien au-delà de la stabilisation de la conjoncture, comme le montre ce dossier. Grâce aux assurances sociales, il est possible de réduire les coûts et d'obtenir un meilleur rendement des placements, les mesures de prévention permettent d'éviter les accidents et les maladies ou des mesures d’accompagnement permettent de réinsérer les travailleurs et travailleuses dans le marché du travail.</p><p>Nous avons traité des principales assurances sociales en Suisse pour lesquelles nous sommes assurés à travers notre employeur, soit l’AVS, la prévoyance professionnelle (2<sup>e</sup> piller), l’assurance invalidité (AI), l’assurance-chômage, l’assurance-accident (en particulier l’assurance centrale qu’est la SUVA).</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.webp" length="199932" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8461</guid><pubDate>Wed, 26 Oct 2022 16:30:18 +0200</pubDate><title>Initiative parlementaire 16.470 Regazzi « aligner l’intérêt moratoire appliqué par la Confédération sur les taux du marché » </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/initiative-parlementaire-16470-regazzi</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8457</guid><pubDate>Wed, 26 Oct 2022 13:27:47 +0200</pubDate><title>On doit pouvoir vivre de son salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/on-doit-pouvoir-vivre-de-son-salaire</link><description>Sabotage du partenariat social</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On doit pouvoir vivre de son salaire. La motion Ettlin viole clairement cet important principe. Or la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-CN) a décidé à une toute petite majorité, par 11 voix contre 10, de recommander son acceptation. Pour des raisons de politique sociale, les salaires minimums cantonaux sont admissibles afin de garantir le minimum vital. Il est donc évident que les salaires prévus dans les conventions collectives de travail (CCT) ne doivent pas être inférieurs à ce seuil minimal.</p><p>La motion Ettlin se présente avec un intitulé séduisant : « Protéger le partenariat social contre des ingérences discutables ». Mais elle veut empêcher les cantons de prendre des mesures contre les salaires trop bas : les salaires minimums cantonaux ne s’appliqueraient en effet plus dans toutes les branches où une CCT, dont le champ d’application a été étendu (de force obligatoire), contient également des dispositions sur les salaires. La motion ne vise ainsi rien d’autre que de produire des « working poor » (travailleurs et travailleuses pauvres).</p><p>Cependant, la Constitution fédéral stipule que les cantons ont la compétence d’édicter des lois en matière de politique sociale. Ils peuvent ainsi décider que les salaires doivent couvrir le minimum vital. De ce fait, pendant le débat sur un salaire minimum national, les opposant-e-s à l’initiative populaire qui en demandait un n’avaient cessé de dire que, si besoin est, les cantons peuvent toujours introduire un salaire minimum. Et le Tribunal fédéral aussi a confirmé cette compétence des cantons à édicter des salaires minimums.</p><p>La mise en œuvre de la motion Ettlin violerait la Constitution fédérale et saboterait le partenariat social. Les CCT pourraient en effet se trouver dénaturées dans le but d’affaiblir encore plus un droit du travail d’ores et déjà bien maigre et de torpiller la volonté du législateur. Au lieu de garantir aux salarié-e-s des conditions de travail meilleures que ce que prévoient les normes minimales légales, elles permettraient de déroger à ces dernières. Que les CCT puissent servir d’instruments pour tirer les salaires légaux vers le bas serait aussi bien dangereux que scandaleux.</p><p>Il est inquiétant que cette attaque contre la souveraineté des cantons et les salaires des travailleurs et travailleuses des régions frontalières, en particulier les cantons de Neuchâtel et Genève, ait lieu à un moment où se déroulent des discussions sur la protection des salaires et notre rapport avec l’Europe.</p><p>Espérons que le Conseil national suivra la proposition du Conseil fédéral, des cantons et des syndicats, à savoir rejettera la motion Ettlin, au lieu de saboter la paix sociale en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/b/csm_Menschen-in-Bewegung_photocase_rclassen_9315e44618.webp" length="54846" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8463</guid><pubDate>Tue, 25 Oct 2022 18:53:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les fonds propres (Bâle III)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-fonds-propres-bale-iii</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8454</guid><pubDate>Mon, 24 Oct 2022 15:52:38 +0200</pubDate><title>Dossier N° 151 : Évolution des effectifs  des syndicats en 2021</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-151-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2021</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2021, les fédérations membres de l’Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptaient au total exactement 321&nbsp;359 membres. En comparaison annuelle, l’USS compte donc 7&nbsp;790 membres en moins, soit une baisse de 2,37&nbsp;% de ses effectifs. C’est légèrement plus qu’en 2020, la première année de la crise du coronavirus (2,36&nbsp;%). Le nombre de membres a à nouveau diminué plus fortement chez les hommes (-2,62&nbsp;%) que chez les femmes (-1,82&nbsp;%). La deuxième organisation faitière, Travail.Suisse, a perdu 3,34 % des membres, les fédérations non affiliées à une faîtière 7,12 %.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/c/csm_210918_Haende_weg_von_unseren_Renten0529_711c65bab3.webp" length="282316" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8451</guid><pubDate>Fri, 21 Oct 2022 16:59:32 +0200</pubDate><title>On paie déjà beaucoup pour des rentes trop basses – et ça n’est pas fini !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/on-paie-deja-beaucoup-pour-des-rentes-trop-basses-et-ca-nest-pas-fini</link><description>13e rente AVS : avis négatif de la commission du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quiconque a travaillé toute sa vie mérite une bonne rente. Or la rente AVS moyenne avoisine 1 800&nbsp;francs par mois. Personne ne peut en vivre aujourd’hui. Il est donc bien clair pour l’USS que l’heure est venue d’apporter une réponse concrète au problème des rentes trop basses. Or bien que le Parlement soit tenu de respecter la Constitution fédérale, qui promet depuis 50&nbsp;ans des rentes AVS couvrant les besoins vitaux, la commission du Conseil national refuse d’assumer sa responsabilité sur ce dossier.</p><p>Il faut renforcer l’AVS, afin qu’après une vie professionnelle astreignante les travailleuses et travailleurs obtiennent une rente financièrement abordable et correcte. C’est précisément ce que demande l’initiative populaire pour une 13e&nbsp;rente AVS. Car l’AVS est le seul pilier de prévoyance auquel tout le monde cotise – et tout un chacun profite des améliorations directes apportées aux rentes – les femmes notamment. Ainsi, le 2e&nbsp;pilier n’offre aucune protection face à l’inflation et aucune garantie non plus des prestations de rente, en échange des cotisations salariales versées. En outre, de nombreuses personnes professionnellement actives ont subi cette année de lourdes pertes avec les fonds du 3e&nbsp;pilier tant vantés par les banques. L’initiative pour une 13e&nbsp;rente AVS est plus importante que jamais dans le contexte actuel. Les rentes déjà en chute libre des caisses de pensions sont encore grignotées par l’inflation et par l’explosion des primes des caisses-maladie. Les revenus de tous les bénéficiaires de rentes tant présents que futurs sont donc fortement sous pression. Les rapports publiés par l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) font eux aussi état de ces pertes de pouvoir d’achat imminentes.</p><p>Même les partisan-e-s d’AVS&nbsp;21 l’avaient admis&nbsp;: pour les femmes en particulier, mais aussi pour les hommes percevant de bas revenus, les rentes sont bien souvent insuffisantes. Or la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) continue de se cacher derrière des scénarios financiers très noirs et de refuser l’initiative populaire, sans vouloir entendre parler d’un contre-projet. Elle a même balayé les mesures proposées en faveur des ménages de retraités les plus défavorisés. On a parfois l’impression que la commission n’a toujours pas compris que l’acceptation sur le fil d’AVS&nbsp;21 est une véritable aubaine pour l’AVS. Même avec les scénarios prudents du Conseil fédéral, le premier pilier réalisera d’ici 2030 quasiment 20&nbsp;milliards d’excédents.</p><p>Les scénarios financiers à long terme jusqu’en 2050 demandés par la commission sont peu fiables selon le Conseil fédéral et unilatéraux de surcroît, comme ils n’abordent que les coûts. La Confédération ne les juge donc guère utiles, faute de pertinence informative. Or le fait que la majorité de la commission veuille malgré tout discuter sur la base de ces chiffres amène à un autre constat. Les élu-e-s se soucient moins de la situation financière réelle de l’AVS que d’affaiblir la principale assurance sociale de Suisse – au profit d’une prévoyance vieillesse privatisée, que seuls les très hauts revenus pourront s’offrir et qui permettra aux banques et aux assureurs de s’enrichir.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8459</guid><pubDate>Wed, 19 Oct 2022 16:18:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur le contrat-type de travail pour les travailleurs de l’économie domestique (CTT économie domestique)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ordonnance-sur-le-contrat-type-de-travail-pour-les-travailleurs-de-leconomie-domestique-ctt-economie-domestique</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8449</guid><pubDate>Wed, 19 Oct 2022 11:23:41 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur la TVA et modification de l’ordonnance sur le numéro d’identification des entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-la-tva-et-modification-de-lordonnance-sur-le-numero-didentification-des-entreprises</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8447</guid><pubDate>Wed, 19 Oct 2022 11:20:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance régissant la taxe sur la valeur ajoutée (procédures électroniques)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-lordonnance-regissant-la-taxe-sur-la-valeur-ajoutee-procedures-electroniques</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8445</guid><pubDate>Wed, 19 Oct 2022 10:52:38 +0200</pubDate><title>Prescriptions applicables aux véhicules – révision partielle de quatre ordonnances relevant du droit de la circulation routière</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/prescriptions-applicables-aux-vehicules-revision-partielle-de-quatre-ordonnances-relevant-du-droit-de-la-circulation-routiere</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8443</guid><pubDate>Wed, 19 Oct 2022 10:27:41 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur l’identité électronique et les autres moyens de preuve électroniques</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-e-id-2022</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la LeID (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8438</guid><pubDate>Tue, 18 Oct 2022 09:27:39 +0200</pubDate><title>Exceptions à l&#039;obligation d&#039;avoir exercé pendant trois ans dans un établissement suisse reconnu prévue à l&#039;article 37 alinéa 1 LAMal en cas de pénurie avérée de médecins</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ausnahmen-von-der-dreijaehrigen-taetigkeitspflicht-gemaess-art-37-abs-1-kvg-bei-nachgewiesener-unterversorgung</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8437</guid><pubDate>Tue, 18 Oct 2022 09:24:27 +0200</pubDate><title>16	Projet « Lever le statut S en mars 2023 et soumettre les personnes qui en bénéficient à la procédure d’asile normale » </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/projekt-aufhebung-schutzstatus-s-und-rueckkehr</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8434</guid><pubDate>Mon, 17 Oct 2022 11:10:53 +0200</pubDate><title>Dossier N° 149 : Pour un syndicalisme féministe</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-n-149-pour-un-syndicalisme-feministe</link><description>14e Congrès des femmes de l’USS des 12 et 13 novembre 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14<sup>e</sup> Congrès des femmes de l’USS s’est tenu les 12 et 13 novembre 2021 sur la colline du Gurten près de Berne, avec pour slogan « Pour un syndicalisme féministe ». En raison de la pandémie du coronavirus, c’est une grande chance qu’il ait pu avoir lieu comme prévu. Étant donné l’augmentation du nombre de cas de Covid-19, il n’aurait en effet pratiquement plus été possible qu’il ait lieu quelques semaines plus tard dans le même cadre.</p><p>Sur le plan thématique, le Congrès des femmes de l’USS s’est focalisé sur les structures et le mode de fonctionnement des syndicats. La Grève des femmes » de 2019, mais aussi l’évolution du climat confrontent l’USS et ses fédérations à une nouvelle définition de la grève qui ne se rapporte plus uniquement à des arrêts de travail. Et les mouvements sociaux amènent avec eux de nouvelles formes de mobilisation sur lesquelles les syndicats doivent se pencher. Les déléguées et les hôtes du Congrès des femmes ont discuté sur comment réussir à collaborer de manière constructive avec ces mouvements, comment rendre les syndicats encore plus féministes et inclusifs et quelles sont les mesures à prendre pour qu’il en soit ainsi.</p><p>Cependant, le travail syndical n’a pas seulement besoin de formes et de structures, mais aussi de thèmes. La prévoyance vieillesse a été un thème central du programme de ce congrès. Les femmes des syndicats ont réaffirmé la nécessité d’une hausse des rentes des femmes et non de l’âge de la retraite, et mis cette revendication en évidence à travers une action toute en couleurs. Réparties dans quatre ateliers consacrés à deux blocs thématiques, les congressistes ont en outre traité de l’histoire des syndicats dans la perspective des femmes, des effets de la pandémie et de la numérisation sur les travailleuses, de la syndicalisation dans les professions dites d’importance systémique ainsi que des structures de pouvoir dans la société et le monde du travail.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/1/csm_211112_Frauenkongress-CongresDesFemmes_AHV21-AVS21-NON_groupe_42cf9b76ce.webp" length="723374" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8431</guid><pubDate>Fri, 14 Oct 2022 17:35:19 +0200</pubDate><title>Incompréhensible : la commission ajourne ses décisions sur l’allégement des primes dans l’assurance-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/incomprehensible-la-commission-ajourne-ses-decisions-sur-lallegement-des-primes-dans-lassurance-maladie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Durant sa séance de deux jours, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États s’est occupée d’importants objets liés au financement de l’assurance de base. Il était urgent de le faire car depuis bientôt un mois, on sait que les primes vont massivement augmenter en 2023. Cette hausse malmènera encore le pouvoir d’achat des ménages ayant un revenu bas ou moyen – pour qui le fardeau des primes n’était déjà guère supportable –, alors que le renchérissement se fait cruellement sentir.</p><p>L’heure est à une réduction des primes par tête, au profit de moyens financiers basés sur le revenu (allégements de primes). Le Conseil national a soutenu ces deux mesures, en adoptant deux objets à sa session d’automne. Premièrement, la Confédération est chargée de rehausser immédiatement, à titre temporaire, sa contribution à la réduction des primes, comme mesure urgente pour la protection du pouvoir d’achat. Deuxièmement, la Confédération et les cantons augmenteront durablement leur apport financier – dans le cadre d’un contre-projet à l’initiative d’allègement des primes du PS et de l’USS.</p><p>Or la CSSS-E vient d’ajourner le traitement de ces deux objets, niant ainsi l’urgence d’une compensation sociale pour les ménages concernés. L’explication avancée par la commission, qui préconise d’ajourner la mesure immédiate pour 2023 parce qu’il faudrait d’abord discuter en détail d’une solution à long terme, ne peut que susciter l’incompréhension. En réalité, il faut commencer par alléger avec effet immédiat la charge financière des ménages en 2023, avant d’adopter une solution efficace à plus long terme.</p><p>La commission devra absolument encore prendre les décisions nécessaires à sa séance de novembre, afin que ces objets puissent faire l’objet d’une décision à la session d’hiver.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8430</guid><pubDate>Fri, 14 Oct 2022 17:31:19 +0200</pubDate><title>Des réductions de rentes et des hausses de coûts massives – l’USS refuse catégoriquement un tel projet de réforme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-reductions-de-rentes-et-des-hausses-de-couts-massives-luss-refuse-categoriquement-un-tel-projet-de-reforme</link><description>LPP : réaction de l’USS aux décisions de la CSSS-E</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis plus de dix ans maintenant, les caisses de pensions et les assurances procèdent à des coupes dans les rentes du 2e&nbsp;pilier. Alors même qu’elles ont profité des énormes bénéfices générés par les marchés des actions, qu’elles ont reçu des assuré-e-s des cotisations en hausse constante et qu’elles encaissent toujours plus d’argent pour leur travail administratif et de gestion de fortune. Et à présent, la commission du Conseil des États présente dans la réforme de la LPP des décisions qui amèneront à devoir payer cher pour des rentes en baisse. De nouveaux problèmes sont pourtant déjà à prévoir, avec la remontée des taux dans le 2e&nbsp;pilier&nbsp;: au lieu de réduire encore les rentes, il faudrait plutôt examiner les possibilités de compenser la dépréciation des rentes et des avoirs de prévoyance due au renchérissement.</p><p class="heading--h4">Payer plus pour recevoir moins</p><p>Apparemment, la victoire sur le fil d’AVS&nbsp;21 n’a pas servi de leçon à la commission du Conseil des États, qui avait pourtant là une chance historique et qui aurait pu reprendre comme base de discussion le projet de réforme élaboré par les partenaires sociaux et approuvé par le Conseil fédéral. La commission reste même en deçà de ses propres décisions prises six mois plus tôt, en dépit des promesses claires données et d’une situation qui se dégrade à toute vitesse pour les caisses de pensions. Ainsi, la baisse permanente du taux de conversion ne serait plus compensée que pendant une période transitoire et à la différence du compromis des partenaires sociaux, ni les employeurs ni les hauts revenus ne participeraient aux coûts de la compensation prévue. Autrement dit, ce serait aux travailleuses et travailleurs à payer pour leur propre baisse de rentes et les plus jeunes passeraient aussi à la caisse – sans avoir droit à de meilleures rentes. Moins d’un quart des assurés obtiendraient la pleine compensation de la baisse du taux de conversion. Et plus de la moitié de la génération transitoire repartirait les mains vides, selon les décisions prises aujourd’hui.</p><p>Et les femmes&nbsp;? il leur faudra encore attendre des dizaines d’années les améliorations de rentes urgentes qui s’imposent – et payer nettement plus d’ici là. Les veuves n’hériteront même pas du supplément de leur conjoint. La commission reconnaît certes à juste titre que les femmes et les personnes occupées à temps partiel auraient besoin de rentes plus élevées. Encore faut-il qu’elles soient abordables, et ce n’est pas garanti&nbsp;: pour un salaire annuel de 25&nbsp;000&nbsp;francs, les cotisations à charge des assuré-e-s s’alourdiraient de près de 8&nbsp;%, soit une ponction de 160 à 250&nbsp;francs par mois – et cela pour obtenir au bout de 40&nbsp;ans une rente mensuelle inférieure à 500&nbsp;francs. Ce n’est pas un hasard si les partenaires sociaux et le Conseil fédéral préconisaient déjà d’améliorer sensiblement les rentes de ces personnes – grâce à une composante de répartition, elles auraient eu à payer à peine la moitié de ce que la commission leur demande aujourd’hui. Autrement dit, les femmes seraient encore sanctionnées pour leurs salaires moins élevés et pour tout le travail non rémunéré qu’elles accomplissent par des coûts en forte hausse dans le 2epilier. On voit bien aujourd’hui ce que l’USS signalait depuis longtemps déjà&nbsp;: seule une composante de répartition permettra de réaliser rapidement et à un coût abordable les améliorations de rentes dont l’urgence se fait sentir pour les femmes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8441</guid><pubDate>Wed, 12 Oct 2022 10:47:00 +0200</pubDate><title>Programmes d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire et la perspective « RAIL 2050 »</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/programmes-damenagement-de-linfrastructure-ferroviaire-et-la-perspective-rail-2050</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8428</guid><pubDate>Tue, 11 Oct 2022 16:40:44 +0200</pubDate><title>Santé : d’abord un financement social, puis une juste maîtrise des coûts</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sante-dabord-un-financement-social-puis-une-juste-maitrise-des-couts</link><description>La hausse des primes-maladie n’est pas une fatalité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">«&nbsp;Les primes augmentent parce que les coûts explosent&nbsp;»&nbsp;: cela fait des années que l’on leurre les gens avec cette prétendue loi de la nature. Une logique qui fait le beurre de l’industrie pharmaceutique et du lobby des assurances, au détriment des assuré-e-s et du personnel des soins.</p><p class="heading--h4">Hausse des primes 2023&nbsp;: pas une fatalité</p><p>Les primes d’assurance-maladie augmentent chaque année au même rythme que les dépenses de l’assurance de base. Lorsque ce n’est pas le cas, c’est-à-dire si l’augmentation des primes d’une année ne couvre pas, a posteriori, la hausse des coûts, les primes augmenteront d’autant plus fortement l’année suivante. C’est exactement ce qui se passe pour les primes 2023. Hausse des coûts = hausse des primes&nbsp;: un peu partout en Suisse, cette équation est assénée comme une sorte loi de la nature. Mais il n’en est rien. Il s’agit avant tout d’une conséquence de notre législation, qui a certes défini une assurance sociale avec la loi sur l’assurance-maladie (LAMal), mais qui a conçu son financement de manière explicitement antisociale.</p><p>Il ne s’agit pas seulement d’une anomalie en tant que telle, mais également en comparaison avec les autres pays&nbsp;: alors que dans presque tous les pays occidentaux de l’OCDE, l’assurance-maladie est financée à environ 80&nbsp;% par des contributions liées au revenu (impôts ou cotisations salariales), cette part n’atteint que quelques maigres 30&nbsp;% ( !) en Suisse. L’essentiel des dépenses est financé par les primes, donc par un impôt par tête.</p><p class="heading--h4">Programme immédiat pour un financement plus social&nbsp;: maintenant plus que jamais&nbsp;!</p><p>La Suisse est un pays riche&nbsp;: elle peut s’offrir une excellente couverture en matière de santé – et c’est heureux&nbsp;! Comme sa population connaît un vieillissement prononcé, les dépenses dans les domaines de polymorbidités et des soins de longue durée augmentent – ce qui est tout à fait normal&nbsp;! À eux seuls, ces deux facteurs entraînent chaque année une hausse substantielle des dépenses de santé dans le pays. Raison de plus pour comprendre que la charge des primes des assuré-e-s ne pourra jamais être ramenée à un niveau acceptable pour les ménages à bas et moyens revenus par la seule mise en œuvre de «&nbsp;mesures de maîtrise des coûts&nbsp;» dont on parle depuis des années, aussi efficaces et performantes soient-elles.</p><p>Un financement social n’est possible que s’il y a des décisions politiques en ce sens. Et les projets pour y parvenir sont aujourd’hui sur la table, prêts à l’emploi&nbsp;: le Conseil national a ainsi adopté un contre-projet à l’initiative du PS et de l’USS sur l’allègement des primes-maladie (2,2 milliards de francs supplémentaires pour les réductions de primes). Il a aussi transmis une motion qui prévoit que la Confédération prendra une mesure d’urgence en allouant 900 millions de francs de plus aux réductions de primes pour l’année à venir. Au tour maintenant au Conseil des États d’adopter ces projets le plus rapidement possible – ce serait la moindre des choses&nbsp;! Et attention&nbsp;: les réductions de primes ne sont pas une aumône de l’État. Il s’agit tout simplement de moyens pour la santé publique financés en fonction du revenu, comme c’est le cas partout ailleurs en Europe.</p><p>Et comme les réductions de primes ne sont que partiellement financées par la Confédération, les cantons ont eux aussi une forte responsabilité&nbsp;: ils doivent désormais faire en sorte, dans leurs budgets 2023, que les dépenses pour les réductions de primes augmentent de manière substantielle (la plupart des cantons les ont drastiquement réduites pendant des années). Faute de quoi, c’est comme s’ils décidaient d’une hausse d’impôts de facto pour les revenus bas et moyens (s’il manque des subsides, les primes nettes sont beaucoup trop élevées).</p><p class="heading--h4">L’interdiction de bénéfices doit enfin s’imposer</p><p>Une fois que cette transformation, certes minimale, vers un financement plus social de l’assurance de base aura été décidée par la Confédération et les cantons – et rien ne s’y oppose aujourd’hui – on pourra, on devra même reparler de la maîtrise des coûts. Et notamment du fait qu’un peu partout, des bénéfices sont réalisés au détriment de l’assurance de base, bien que cela soit explicitement interdit par la loi&nbsp;: des hôpitaux privés s’enrichissent grâce à des interventions sélectives dans le cadre de forfaits par cas lucratifs, et les assurances complémentaires en profitent par la même occasion&nbsp;; des groupes pharmaceutiques bloquent les génériques et mettent sur le marché de nouveaux médicaments pour lesquels ils imposent, grâce à leur redoutable pouvoir de lobbying, des prix à cinq ou six chiffres, au détriment de l’assurance de base&nbsp;; enfin, les caisses d’assurance maladie – qui ferment souvent au minimum un œil – laissent passer des factures coûteuses en masse au lieu d’unir leurs forces et d’investir enfin de manière substantielle dans la prévention et les soins coordonnés. C’est de ces sujet, à savoir les «&nbsp;gros poissons&nbsp;», que nous devrions parler. Et certainement pas de l’introduction d’une taxe d’urgence ou la hausse des franchises.</p><p class="heading--h4">Mettre fin à l’exode du personnel de soins</p><p>Reste un autre chantier&nbsp;: l’amélioration de la qualité et des conditions de travail dans les soins. Dans ce domaine, les décisions sont même déjà prises depuis un moment&nbsp;: en novembre 2021, la population a massivement voté en faveur de l’initiative sur les soins infirmiers. Mais depuis, rien ne bouge&nbsp;! Sauf peut-être la situation dans les hôpitaux et les homes qui s’est encore dégradée. Actuellement, plus de 300 soignant-e-s quittent chaque mois la profession. Alors que le personnel soignant aurait enfin dû pouvoir souffler un peu après la pandémie, on continue de déverser toujours plus de travail sur toujours moins de personnes, ce qui aggrave sans arrêt la situation en matière de soins.</p><p>L’initiative sur les soins infirmiers doit enfin être mise en œuvre, et rapidement. À commencer par les <a href="https://www.sbk.ch/fr/news-single/exode-dans-les-soins-stopper-les-abandons-de-la-profession-cinq-mesures-durgence-a-mettre-en-oeuvre" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">cinq mesures immédiates</a> demandées par les organisations de personnel soignant. Sinon, le système de santé suisse sera certes toujours le plus cher d’Europe, mais il ne pourra plus jamais être le meilleur. En plus du personnel soignant, ce sont bientôt aussi les patients qui en feront les frais.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.webp" length="199932" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8420</guid><pubDate>Tue, 27 Sep 2022 14:48:41 +0200</pubDate><title>Nouveau choc pour le pouvoir d’achat des gens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nouveau-choc-pour-le-pouvoir-dachat-des-gens</link><description>Primes 2023 : l’assurance-maladie a besoin d’un financement durable et social</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’était dans l’air depuis quelque temps, et les tarifs annoncés officiellement aujourd’hui pour 2023 le confirment&nbsp;: nous allons vivre un véritable choc des primes-maladie. L’augmentation de 6,6&nbsp;% dans l’assurance de base est de loin la plus forte depuis belle lurette. Les assuré-e-s vont donc devoir casquer à eux seuls pour la forte croissance des dépenses de santé. Cette charge supplémentaire dépasse les limites du supportable, et pas seulement dans le contexte tendu que nous vivons actuellement (hausse des prix de l’énergie, etc.). Cela fait longtemps que les primes-maladie pèsent beaucoup trop lourd sur le budget des ménages à faibles ou moyens revenus. Pourquoi cela&nbsp;? Entre autres parce que depuis des années, d’autres contributeurs – en premier lieu les cantons – n’ont pas adapté leur participation aux hausses des coûts. Ainsi, au cours des dix dernières années, les subsides (réductions de primes) ont baissé en termes réels dans 19&nbsp;cantons sur 26&nbsp;!</p><p>Il est urgent de réagir. Des mesures efficaces de maîtrise des coûts (par exemple sur les prix des médicaments ou les assurances complémentaires) sont bien entendu nécessaires. Mais elles ne suffiront jamais à asseoir le système de santé suisse sur une base de financement durablement sociale. Le seul moyen, c’est d’enfin amener une part raisonnable de financement par le biais de ressources prélevées en fonction des revenus – comme c’est le cas partout en Europe&nbsp;! C’est d’ailleurs précisément ce que demande l’initiative d’allègement des primes du PS et de l’USS ainsi que le contre-projet adopté par le Conseil national. Au Conseil des États maintenant d’avancer et de traiter rapidement ces objets importants. Espérons qu’il revienne à la raison après sa décision totalement incompréhensible d’hier de ne pas entrer en matière pour l’instant sur les réductions de primes que le Conseil national avait pourtant décidées. Le temps presse&nbsp;!</p><p>Enfin, nous tenons à souligner le jeu indigne auquel se livre le lobby des assureurs&nbsp;: après avoir agité sans arrêt le spectre d’une hausse des primes «&nbsp;à deux chiffres&nbsp;», ils veulent nous vendre maintenant les 6,6&nbsp;% comme une augmentation «&nbsp;modérée&nbsp;». Ce qu’elle n’est absolument pas&nbsp;! Dans les faits, cette atténuation a été possible grâce notamment à une réduction substantielle des réserves de primes, comme l’exige l’USS depuis des années. Cela s’est fait en catimini, car hier encore, le lobby des caisses-maladie affirmait qu’il n’y avait plus d’argent dans les réserves et que la réduction «&nbsp;disproportionnée&nbsp;» des réserves au cours des deux dernières années, sous la pression politique, était même une des raisons de la forte augmentation des primes 2023. On est loin du compte&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8418</guid><pubDate>Mon, 26 Sep 2022 17:55:59 +0200</pubDate><title>Il faut rapidement des actes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-rapidement-des-actes</link><description>Décisions du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p>La forte inflation et les hausses de primes-maladie mettent les salarié-e-s et les retraité-e-s sous pression. Ces personnes risquent de subir des pertes massives de pouvoir d’achat si des contre-mesures ne sont pas prises. L’Union syndicale suisse (USS) est donc soulagée de voir que le Conseil des États a suivi le Conseil national et qu’il soutient la pleine compensation du renchérissement pour les rentes AVS. La décision était plus que nécessaire et elle aura également des répercussions positives pour les bénéficiaires de rentes AI, de prestations complémentaires et de prestations transitoires. C’est désormais au Conseil fédéral qu’il incombe de mettre en œuvre cette mesure sans tarder.</p><p>Il est en revanche totalement incompréhensible que le Conseil des États ait reporté la décision, pourtant urgente, d’augmenter temporairement de 30&nbsp;% la contribution fédérale aux réductions de primes en la renvoyant à la commission compétente. Et ce, nota bene, en sachant pertinemment que l’OFSP annoncera demain une hausse massive des primes pour l’année prochaine. Cette décision témoigne d’une méconnaissance totale de la réalité vécue par les gens. Il faut maintenant tout faire pour que la motion soit adoptée lors de la session d’hiver, puis mise en œuvre très rapidement.</p><p>Malgré cela, c’est une bonne nouvelle que, dans le contexte actuel, le Parlement prenne ses responsabilités au moins dans l’AVS et se montre capable d’agir correctement et rapidement. Au tour du Conseil fédéral maintenant de faire preuve de diligence&nbsp;: après ces décisions importantes, il doit rapidement préparer les adaptations et, lorsque nécessaire, les présenter au Parlement cette année encore, afin de permettre une entrée en vigueur en 2023.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8415</guid><pubDate>Sun, 25 Sep 2022 16:00:00 +0200</pubDate><title>Un résultat serré au détriment des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-resultat-au-detriment-les-femmes</link><description>Acceptation de justesse d’AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) regrette que la réforme AVS&nbsp;21 ait été acceptée. Il s’agit d’un résultat contre les femmes concernées. Avec les baisses de prestations qu’elle entraîne, cette réforme aggrave encore davantage la situation des femmes qui est déjà problématique en termes de revenu et de retraite. Les partisan-e-s d’AVS&nbsp;21 ont promis aux femmes qu’ils allaient s’attaquer à ces problèmes. Il faut maintenant des mesures fortes pour que l’indépendance financière des femmes et l’égalité se concrétisent enfin. Leur déficit de rente doit être comblé au plus vite. Il faut aussi des places d’accueil abordables et en nombre suffisant pour les familles avec enfants. Enfin, les métiers typiquement féminins doivent de toute urgence obtenir de meilleurs salaires et conditions de travail.</p><p>L’écart de rente n’est pas seulement un problème pour les femmes. Avec des rentes du 2e&nbsp;pilier en chute libre, la hausse de l’inflation et l’explosion des primes-maladie tombent au pire moment. Les revenus de tous les retraité-e-s et futurs retraité-e-s sont sous pression. Pour l’USS, il est donc évident qu’il faut s’attaquer sans délai et très concrètement au problème des rentes de vieillesse trop basses. La pleine compensation du renchérissement des rentes AVS représente un premier pas important en ce sens. Au Conseil des États maintenant de soutenir cette décision du Conseil national.</p><p>Les milieux économiques ont dépensé des millions pour défendre la hausse de l’âge de la retraite des femmes. En Suisse alémanique, les principaux médias ont mené une intense campagne pour attiser les peurs quant à la stabilité de l’AVS. Malgré cela, l’alliance référendaire a réussi à convaincre bien au-delà de sa propre base. L’argument principal du déficit de rente des femmes a été largement débattu et le problème enfin reconnu. Pendant toute la campagne, le patronat et les partis de droite et du centre ont obstinément refusé de parler d’une nouvelle hausse – pourtant prévue – de l’âge de la retraite à 67 ans pour tout le monde. L’Union syndicale suisse se battra sans concession contre toute nouvelle tentative de relever l’âge de la retraite. Le Non est clairement majoritaire&nbsp;en&nbsp;Suisse romande, au Tessin et, selon les sondages, également chez les femmes. De nouvelles détériorations des prestations qui toucheraient de plus larges pans de la population ne trouveront donc jamais une majorité en votation populaire.</p><p class="heading--h4">Bonne nouvelle&nbsp;: baisse d’impôt rejetée</p><p>Le Non à la suppression de l’impôt anticipé sur les obligations met, espérons-le, un terme définitif à la politique fiscale erronée pour les hauts revenus, les personnes très fortunées et les entreprises. Ce résultat envoie un message on ne peut plus clair au conseiller fédéral Ueli Maurer et à la majorité de droite au Conseil fédéral et au Parlement&nbsp;: il faut en finir avec les avantages accordés unilatéralement aux classes les plus aisées. Face à la forte hausse de l’inflation et la menace d’un choc des primes-maladie et des prix de l’énergie, l’heure est à des allègements concrets et rapides pour les salarié-e-s et les retraité-e-s.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_IMG-20220926-WA0005_0d99b61da1.webp" length="336704" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8413</guid><pubDate>Thu, 22 Sep 2022 13:22:08 +0200</pubDate><title>Politique monétaire risquée – des mesures plus ciblées contre l’inflation seraient plus efficaces</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/geldpolitischer-kurs-mit-risiken-gezieltere-massnahmen-gegen-teuerung-waeren-wirksamer</link><description>Hausse du taux directeur de la Banque nationale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec sa décision d’aujourd’hui sur le taux directeur, la Banque nationale suisse (BNS) suit l’évolution observée dans plusieurs autres pays. Le fait qu’elle révise sa position sur le cours du franc suisse par rapport à la dernière fois est une bonne nouvelle. La BNS avait à ce moment-là annoncé de façon offensive vouloir provoquer une appréciation du franc, ce qui comportait des risques importants. Le franc s’est alors renforcé et ce, dans un contexte déjà difficile avec notamment des problèmes de livraison pour les entreprises.</p><p>L’USS attend de la BNS qu’elle tienne compte de manière appropriée des risques conjoncturels dans sa politique monétaire. Les hausses de prix actuelles sont dues à l’augmentation des prix de l’énergie et à des difficultés de livraison. La situation économique n’est donc pas comparable à un contexte inflationniste classique, dans lequel le renchérissement est alimenté par des pénuries sur les marchés nationaux des biens et du travail.</p><p>Les hausses de taux d’intérêt et l’appréciation du franc sont des médicaments à large spectre contre l’inflation. Dans le contexte actuel, où le renchérissement est plutôt ponctuel et fortement tiré par les prix de l’énergie, la hausse des taux d’intérêt comporte des risques pour l’emploi et les salaires. Pour réduire le renchérissement d’un point de pourcentage, il faudrait une appréciation du franc de 10&nbsp;%, ce qui ferait assez mal à l’économie.</p><p>L’USS est donc favorable à des mesures plus ciblées contre le renchérissement. En Suisse, par exemple, l’approvisionnement de base en électricité est toujours réglementé grâce au référendum de 2002. Cela permet aux autorités et aux fournisseurs d’empêcher ou d’atténuer les hausses de prix de manière ciblée.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/4/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_cut_3ddc9b41bf.webp" length="222552" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8411</guid><pubDate>Wed, 21 Sep 2022 14:21:33 +0200</pubDate><title>Une étape importante pour stabiliser le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-etape-importante-pour-stabiliser-le-pouvoir-dachat</link><description>Les hausses de prix massives grèvent le budget des ménages</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’inflation élevée et les hausses des primes des caisses-maladie grèvent le budget des ménages. Sans mesures visant à stabiliser le pouvoir d’achat et sans les hausses générales urgentes de salaires qui s’imposent, les familles s’exposent à voir leurs revenus réels chuter de près de 5000&nbsp;francs. Les retraité-e-s aussi risquent de subir d’ici 2024 une perte de pouvoir d’achat de l’ordre d’une rente mensuelle. L’Union syndicale suisse (USS) se félicite par conséquent de la première étape franchie au Conseil national, qui a approuvé une adaptation immédiate des rentes AVS au renchérissement ainsi qu’une augmentation de la contribution fédérale à la réduction des primes. Il faut en effet préserver le pouvoir d’achat des personnes professionnellement actives ou à la retraite.</p><p>Selon son mandat constitutionnel, l’AVS doit expressément prévoir une compensation du renchérissement. Or le mécanisme de calcul en vigueur, basé sur l’indice mixte, reste en deçà de cet objectif. Pour que le pouvoir d’achat des bénéficiaires de rentes soit garanti, il faudrait donc pour 2023 une décision spéciale, dont le Conseil fédéral ne voulait pas entendre parler. L’USS approuve la décision du Conseil national portant sur la pleine adaptation des rentes AVS au renchérissement, et invite le Conseil des États à faire de même. Cette décision aura des effets positifs pour les bénéficiaires de rentes AI, de prestations complémentaires ainsi que de prestations transitoires. C’est absolument nécessaire car le pouvoir d’achat des bénéficiaires de rentes subit de fortes pressions, la plupart des caisses de pensions n’accordant pas de compensation du renchérissement. Entre 2021 et 2024, une perte de pouvoir d’achat de près de 100&nbsp;francs par mois est ainsi à craindre sur les rentes moyennes du deuxième pilier.</p><p>Le oui à la motion visant à amortir le choc de l’augmentation des primes d’assurance-maladie constitue une lueur d’espoir. Le relèvement de 30&nbsp;% de la contribution fédérale à la réduction individuelle des primes débloquera l’année prochaine 850&nbsp;millions de francs supplémentaires. Les cantons doivent ici assumer leurs responsabilités&nbsp;: ces dernières années, beaucoup d’entre eux ont réduit les moyens alloués à la réduction des primes, malgré les hausses de primes et la croissance démographique. Il faut désormais qu’ils rattrapent leur retard et comme la Confédération, qu’ils augmentent massivement leur participation à la réduction des primes (sinon comme le rappelle la motion, ils ne bénéficieront pas des ressources supplémentaires). Dans tous les cas, les 850&nbsp;millions de francs ne suffiront pas à compenser entièrement l’envol des primes annoncé. Car si conformément au scénario du pire les primes devaient bondir de 10&nbsp;%, cette somme ne couvrirait qu’un quart du volume supplémentaire des primes d’assurance-maladie. D’où l’importance que le Conseil des États – en plus d’accepter la motion du groupe socialiste – mette enfin les bouchées doubles dans l’examen de l’initiative d’allégement des primes du PS et des syndicats.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>AVS</category><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8384</guid><pubDate>Fri, 16 Sep 2022 10:24:09 +0200</pubDate><title>Approvisionnement énergétique : le marché nous a coûté cher</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/approvisionnement-energetique-le-marche-nous-a-coute-cher</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Empêcher la libéralisation complète du marché de l’électricité s’est révélé être, pour les petits clients en Suisse, la meilleure protection contre les flambées des prix de l’électricité. Il s’agit aujourd’hui de tirer les bonnes leçons de cette expérience. Bonne nouvelle&nbsp;: l’extinction des feux a déjà sonné chez les adeptes les plus fervents du marché libre.</p><p class="heading--h4">L’approvisionnement de base comme bouclier de protection</p><p>Il y a peu de temps encore, personne ne s’attendait à cette double tuile&nbsp;: peu avant le choc redouté des primes-maladie, les ménages en Suisse doivent aussi faire face à des hausses brutales du prix de l’électricité. Bien sûr, les coûts de l’électricité sont depuis longtemps un poste non négligeable au budget d’un ménage moyen. Mais ils restaient jusqu’ici presque insignifiants comparés aux primes d’assurance-maladie et aux loyers. Il y a essentiellement deux raisons à cela&nbsp;: premièrement, le fait d’avoir réussi à empêcher jusqu’à présent la libéralisation totale du marché de l’électricité a protégé les petits consommateurs des hausses de prix brutales sur les marchés internationaux de l’énergie. Et deuxièmement, dans l’approvisionnement de base, l’électricité renouvelable produite en Suisse (qui représente tout de même deux tiers du total) ne peut être facturée plus cher que le coût de production. L’année prochaine, cette «&nbsp;règle du prix de revient&nbsp;» profitera en particulier aux ménages qui habitent dans la zone de desserte d’un fournisseur d’énergie produisant lui-même une part élevée de son électricité.</p><p class="heading--h4">Production d’électricité&nbsp;: les mythes liés au marché</p><p>D’autres fournisseurs d’énergie, en revanche, doivent acheter beaucoup d’électricité sur les marchés internationaux et prévoient dès lors de répercuter des hausses de prix faramineuses sur leurs client-e-s finaux. Pourquoi cela&nbsp;? D’une part, contrairement à ce qui s’est passé pour l’approvisionnement de base, la large ouverture du marché n’a malheureusement pas pu être évitée dans le domaine de la production d’électricité. Les prix de l’électricité peuvent donc s’envoler à la bourse (avec les bénéfices astronomiques que cela implique pour de nombreux grands groupes énergétiques). Et ce sont la population ordinaire et les entreprises qui en paient le prix fort.</p><p>D’autre part, la Suisse a malheureusement raté l’occasion d’augmenter la part des nouvelles énergies renouvelables à un niveau substantiel à travers une offensive d’investissements publics et ce, principalement en raison de la politique d’obstruction menée par la droite pendant des années («&nbsp;la stratégie énergétique a échoué&nbsp;!&nbsp;»). Cela lui aurait aussi permis de se libérer dès aujourd'hui de la dépendance économique et géopolitique des énergies fossiles (tout en mettant en œuvre une politique climatique exemplaire). Pour les uns, c’était tout simplement inutile (ou alors ils misaient à nouveau sur l’énergie nucléaire, peu efficiente, dangereuse et beaucoup plus coûteuse pour les pouvoirs publics). Pour d’autres, il fallait aussi laisser au marché le soin de s’en occuper. Ce qui, en temps normal, ne l’intéresse aucunement.</p><p class="heading--h4">Se mettre à l’abri du marché&nbsp;: oui, mais…</p><p>Dans le domaine de l’approvisionnement en énergie, les errements dus à une foi aveugle dans le marché apparaissent au grand jour. Le meilleur exemple en est la revendication récente des partisans les plus fervents de l’ouverture partielle du marché de l’électricité (Union suisse des arts et métiers, entre autres)&nbsp;: ils demandent aujourd’hui que les gros consommateurs qui ont choisi de passer dans le marché libre puissent revenir à l’approvisionnement de base protégé. Maintenant que ça chauffe, ils préfèrent prendre leurs distances avec le marché libéralisé. Si l’on fait abstraction de la perte totale de crédibilité, c’est tout-à-fait compréhensible de leur part, et même absolument nécessaire pour les entreprises concernées. Car aucune société ne peut maintenir sa production si les dépenses en énergie représentent soudain 30&nbsp;% des coûts totaux au lieu de 3&nbsp;%. Mais une autre chose est sûre&nbsp;: celui qui a le droit de revenir dans l’approvisionnement de base pour sauver son entreprise devra aussi y rester par la suite (tout comme c’est le cas actuellement lors d’un passage au marché libre). Il ne doit certainement pas pouvoir le quitter à la première occasion possible, à savoir lorsque les prix de l’électricité baisseront à nouveau.</p><p class="heading--h4">Il faut des mesures concrètes tout de suite</p><p>S’éloigner du marché en développant les services de base et les investissements publics dans les énergies renouvelables&nbsp;: c’est ainsi que l’on pourrait mettre en place deux mesures déterminantes à moyen terme pour un approvisionnement énergétique abordable et climatiquement neutre. Des mesures qui semblent subitement susceptibles de réunir de larges majorités. Mais, pour revenir à ce qui a été dit en introduction, elles ne permettront pas de résoudre le grave problème de l’augmentation du prix de l’électricité auquel les ménages privés devront faire face dès l’année prochaine. Pour cela, il faut des mesures urgentes et efficaces rapidement. Voici celles qui s’imposent&nbsp;:</p><ul><li><strong>Plafonnement des taxes&nbsp;:</strong> Le prix de l’électricité se compose du tarif de l’énergie et de différentes taxes d’État. Il est donc relativement facile pour l’État de faire en sorte que ces dernières n’augmentent pas l’année prochaine. Mais pour cela, la réserve hydroélectrique prévue («&nbsp;un montant élevé qui se chiffre en centaines de millions&nbsp;») et les dépenses supplémentaires du gestionnaire du réseau de transport (également un montant à trois chiffres en millions) devraient absolument être financées par des fonds publics, et non – comme c’est prévu pour l’instant – par une augmentation du tarif d’utilisation du réseau.</li><li><strong>Contrôle des tarifs&nbsp;:</strong> L’ElCom, l’autorité de surveillance et d’approbation des tarifs, doit surveiller méticuleusement les entreprises d’approvisionnement en énergie. Il faut absolument éviter que les entreprises qui ne sont pas touchées par la hausse internationale des prix de l’électricité surfent sur la vague générale et tentent, par des tours de passe-passe, d’augmenter également les prix de l’électricité pour leurs clients finaux dans l’approvisionnement de base.</li><li><strong>Rôle des cantons et des communes&nbsp;:</strong> Presque toutes les entreprises d’approvisionnement en énergie sont détenues – majoritairement ou entièrement – par les cantons et les communes. Ces derniers sont donc particulièrement tenus de veiller à ce que l’augmentation des tarifs de l’énergie soit aussi modérée que possible. La réduction des réserves de l’entreprise, là où elles existent, doit être une condition préalable à une répercussion inchangée de l’augmentation des prix du marché sur les clients finaux.</li><li><strong>Plafonnement du tarif de l’électricité&nbsp;:</strong> Comme l’a fait la France pour 2022 (et vient de le prolonger pour 2023), le tarif de l’électricité de base pourrait être plafonné jusqu’à un certain quota de consommation. Les moyens pour y parvenir seraient disponibles, ou sont en train de s’accumuler grâce aux bénéfices élevés que font actuellement les grands groupes énergétiques.</li></ul>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8381</guid><pubDate>Wed, 14 Sep 2022 13:01:40 +0200</pubDate><title>Les femmes refusent net le démantèlement de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-femmes-refusent-net-le-demantelement-de-lavs</link><description>Tendance au non à AVS 21 – la dernière ligne droite et la mobilisation décideront de l’issue du scrutin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le sondage GFS indique une tendance au non à AVS&nbsp;21. Le camp du NON&nbsp;a progressé de 5&nbsp;points de pourcentage. Le nouveau sondage Tamedia place toujours le NON&nbsp;à un niveau élevé 44&nbsp;%, le donne clairement&nbsp;majoritaire parmi les femmes comme en Suisse romande. Or ces deux sondages ont été réalisés avant que le principal argument des partisans du projet se parte en fumée&nbsp;: la décision du Conseil des États de repousser la réforme de la LPP après le scrutin sur l’AVS va encore massivement influencer l'opinion sur AVS&nbsp;21. Car on ignore désormais si et quand une réforme de la LPP interviendra, et si le niveau des&nbsp;rentes sera maintenu.&nbsp;Cette incertitude va&nbsp;renforcer encore&nbsp;la&nbsp;tendance au refus. Un non le 25&nbsp;septembre reste donc possible.</p><p>Les sondages d’aujourd’hui confirment le refus net d’AVS&nbsp;21 parmi les femmes, qui reçoivent déjà un tiers de rente en moins que les hommes. En effet, il est prévu de réaliser des économies sur leur dos. Les femmes perdraient ainsi une année de rente AVS – soit près de 26&nbsp;000&nbsp;francs de revenu chacune. Au cours des dix prochaines années, AVS&nbsp;21 vise à réduire les rentes des femmes de 7&nbsp;milliards de francs. Ces coupes unilatérales sont injustes.</p><p>La deuxième vague de sondages GFS montre une tendance au non. Il est frappant de voir que le camp du non s’est renforcé au détriment des partisan-e-s du oui et non des personnes indécises. Ce qui montre la campagne provoque des changements d'avis. Pour la première fois, les deux sondages indiquent un refus net du projet parmi les femmes. Contrairement à la première vague, le sondage GFS tient compte du principal argument du comité référendaire, soit l’écart de rente à leurs dépens – qui constitue désormais le principal argument contre le projet.</p><p class="heading--h4">Partialité des médias</p><p>Les médias alémaniques n'octroient que&nbsp;peu&nbsp;de place aux arguments du comité référendaire. Bien au contraire, au lieu de laisser les partis et le Conseil fédéral défendre le relèvement de l’âge de la retraite, les rédactions en chef des grands&nbsp;journaux&nbsp;sont elles aussi entrées en campagne. Ce faisant, elles&nbsp;attisent les peurs sur la pérennité de l’AVS, alors même que les faits sont tout à fait clairs&nbsp;: les réserves de l’AVS n’ont jamais été aussi élevées et depuis 2001, le niveau du fonds AVS a doublé pour avoisiner aujourd’hui 50&nbsp;milliards de francs.</p><p>Quant à&nbsp;la mauvaise situation des femmes en matière de rentes, elle est bien souvent évoquée&nbsp;par un renvoi&nbsp;à la réforme de la LPP. Or aujourd’hui, l'argument selon lequel une telle réforme permettra de résoudre les problèmes s’est révélé n’être qu’une vaine promesse&nbsp;: contrairement aux engagement pris par la majorité du Parlement, il n’y a rien de concret sur la table.</p><p class="heading--h4">Le comité référendaire poursuit sa campagne engagée</p><p>La large alliance&nbsp;contre AVS&nbsp;21 mène depuis des mois une campagne engagée, axée sur les femmes concernées. Il ressort des sondages actuels que cette forte présence porte ses fruits et a déjà su convaincre. Au cours des douze jours qui restent, le comité va continuer de tout faire pour amener un maximum de femmes et d’hommes à glisser aux urnes un NON&nbsp;à AVS&nbsp;21. Car avec une forte mobilisation, un rejet&nbsp;reste possible le 25&nbsp;septembre.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/e/csm_black_web_avs21_logo-fr_7f2f1ee430.webp" length="49312" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8378</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 15:35:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral laisse tomber les retraités</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-laisse-tomber-les-retraites</link><description>Pas de pleine compensation du renchérissement malgré l’explosion des prix</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les hausses de prix et le choc des primes des caisses-maladie frappent de plein fouet les personnes à la retraite. En moyenne, un couple de retraités s’expose à voir son pouvoir d’achat chuter de 8&nbsp;%, soit de 450 à 500&nbsp;francs par mois, jusqu’à la fin de 2024. Sur toute une année, il lui manquera alors pour vivre l’équivalent d’une rente mensuelle. Or le Conseil fédéral vient de rejeter toutes les motions en faveur d’une adaptation extraordinaire des rentes AVS au renchérissement, motions qui étaient pourtant susceptibles d'emporter une majorité au Parlement. L’Union syndicale suisse (USS) est inquiète de voir le Conseil fédéral fermer les yeux sur les difficultés bien réelles de la population. Le Parlement doit d’urgence agir, pour ne pas laisser tomber les retraité-e-s.</p><p>En juin, le Parlement a exigé dans plusieurs motions susceptibles de rallier une majorité une adaptation extraordinaire des rentes ordinaires de l’AVS au renchérissement. En effet, si le mécanisme normal fondé sur l’indice mixte devait s’appliquer, des pertes massives de pouvoir d’achat sont à craindre, dans un contexte de forte inflation. Or au lieu de procéder à la modification de loi urgente qui s’impose, le Conseil fédéral préfère rejeter en bloc les interventions. Et laisser les retraité-e-s sur le carreau. En effet, alors même que la LPP ne connaît pas la compensation du renchérissement – contrairement à ce que la Constitution promet depuis 50&nbsp;ans –, les rentes AVS s’exposent à leur tour à perdre de leur valeur réelle. Le Conseil fédéral n’est malheureusement pas en phase avec la réalité&nbsp;: dans le passé, les rentes étaient adaptées en cas de renchérissement massif – si nécessaire en procédure d’urgence. Il incombe donc au Parlement, sans plus attendre, de veiller à ce que les rentes AVS soient revalorisées en 2023.</p><p>Les rentes AVS sont adaptées tous les deux ans, sur la base de l’indice mixte. Ce dernier tient compte à la fois du renchérissement et de l’indice des salaires. Or si ce mécanisme normal était appliqué cette année, la rente AVS moyenne perdrait de sa valeur réelle. En effet, l’évolution des salaires reste à la traîne du renchérissement, et tire le résultat vers le bas. Le renchérissement serait donc au mieux compensé pour moitié. Compte tenu de l’absence de compensation du renchérissement dans les rentes du 2e&nbsp;pilier et de l’explosion des coûts dans les primes des caisses-maladie, une perte de pouvoir d’achat de 450 à 500&nbsp;francs par mois serait à craindre (en additionnant l’AVS et la LPP) pour un couple moyen de retraité-e-s.</p><p>Au début du mois de mai, l’USS avait déjà attiré l’attention du Conseil fédéral sur ce problème. En effet, l’art.&nbsp;112, al.&nbsp;2, let.&nbsp;d, de la Constitution prévoit que les rentes AVS sont adaptées au moins à l’évolution des prix. Le Parlement avait demandé en juin, dans plusieurs interventions largement soutenues, la compensation intégrale du renchérissement pour 2023, si nécessaire au moyen d'une modification urgente de la loi.</p><p>Dans des situations antérieures de&nbsp;forte inflation, les rentes avaient déjà été adaptées en urgence. En 1990 par exemple, la loi avait été modifiée en décembre et en avril suivant, à l’expiration du délai référendaire, tous les retraité-e-s avaient eu droit à une allocation de renchérissement. Cet exemple le montre&nbsp;: une compensation intégrale est non seulement possible, mais nécessaire.</p><p>Le Conseil fédéral n’a hélas formulé aucune proposition au cours de l’été. Il refuse d’accorder la compensation intégrale du renchérissement, alors même que l’inflation a poursuivi son accélération en août. «&nbsp;Les retraité-e-s craignent pour leur budget en 2023. La compensation du renchérissement n’est pas prévue dans le 2e&nbsp;pilier. Il est incompréhensible que le Conseil fédéral refuse d’adapter les rentes AVS&nbsp;», déplore Gabriela Medici. C’est donc au Parlement&nbsp;de&nbsp;prendre le taureau par les cornes à sa prochaine session.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8389</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 14:51:00 +0200</pubDate><title>Arrêté fédéral allouant un crédit additionnel en vue du financement de projets de renouvellement de l’infrastructure routière destinée au chargement des automobiles </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/arrete-federal-allouant-un-credit-additionnel-en-vue-du-financement-de-projets-de-renouvellement-de-linfrastructure-routiere</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8376</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 13:30:00 +0200</pubDate><title>Les améliorations de rentes des femmes n’étaient que des promesses en l’air</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-ameliorations-de-rentes-des-femmes-netaient-que-des-promesses-en-lair</link><description>Le Conseil des États reporte la réforme de la LPP après le scrutin sur l’AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes perçoivent en moyenne des rentes de vieillesse 34&nbsp;% plus basses, comme le Conseil fédéral l’a confirmé dans un nouveau rapport publié hier, et les écarts de rente se sont même creusés. Les partisans d’AVS&nbsp;21 font essentiellement valoir, pour justifier les baisses de rentes de l’ordre de 26&nbsp;000&nbsp;francs qui attendent chacune femme, que leur situation scandaleuse dans le 2e&nbsp;pilier va rapidement s’améliorer. Or cet argument des partisans du relèvement de l’âge de la retraite se révèle n’être qu’une promesse en l’air, avec les décisions prises aujourd’hui en commission. Il est par conséquent impossible de savoir avant le scrutin sur l’AVS si et quand aura lieu une réforme de la LPP, et quel en sera le contenu. Les citoyennes et citoyens sont ainsi priés de voter les yeux fermés. Cette tactique d’enfumage de la commission du Conseil des États est absolument inacceptable.</p><p>Alors même que chacun sait que seule une augmentation des rentes AVS résoudrait le problème des rentes trop basses, les employeurs et le camp bourgeois promettent à la place depuis des mois des solutions rapides dans le 2e&nbsp;pilier. Or ce château de cartes s’est effondré avec la décision de la commission du Conseil des États. Le message aux femmes est scandaleux : vous n’avez qu’à attendre et espérer&nbsp;! Et d’abord, à accepter un démantèlement des rentes AVS.</p><p>Toutes les propositions discutées à ce jour au Parlement pour le 2e&nbsp;pilier sont moins bonnes que le compromis élaboré par l’Union patronale et les syndicats. Le Conseil fédéral prévoyait notamment au départ que les futurs retraité-e-s recevraient tous un supplément de rente forfaitaire mensuel plafonné à 200&nbsp;francs, financé par un prélèvement salarial de 0,5&nbsp;%. Or seuls le PS et les Verts ont soutenu cette solution.</p><p>Selon l’USS, la décision de la commission du Conseil des États montre clairement que seul un non à AVS&nbsp;21 le 25&nbsp;septembre créera la pression politique nécessaire pour améliorer les rentes actuellement insuffisantes des femmes. La stabilité financière de l’AVS est garantie pour les prochaines années. Il reste ainsi suffisamment de temps pour concevoir une réforme de la prévoyance vieillesse qui prenne en compte les intérêts de l’ensemble de la population.</p><p>La Suisse connaît depuis 50&nbsp;ans un système de prévoyance professionnelle qui ne fonctionne pas pour les parents professionnellement actifs. Le rapport publié hier par le Conseil fédéral sur les écarts de rente l’a encore confirmé. Alors même que les familles contribuent à assurer la santé financière de l’AVS, elles doivent s’attendre avec AVS&nbsp;21 à des baisses de leurs rentes déjà modestes.</p><p>Une Suisse prospère peut et doit s’offrir une bonne prévoyance vieillesse, au financement solide. Il ne s’agit pas seulement d’un mandat constitutionnel de longue date. Une retraite dans la dignité est également une question de respect pour les travailleuses et travailleurs concernés.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8407</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:52:00 +0200</pubDate><title>Crédits d’engagements alloués à partir de 2024 pour les contributions aux mesures prises dans le cadre du programme en faveur du trafic d’agglomération</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/credits-dengagements-alloues-a-partir-de-2024-pour-les-contributions-aux-mesures-prises-dans-le-cadre-du-programme-en-faveur-du-trafic-dagglomeration</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;arrêté fédéral (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8405</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:46:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur la politique régionale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-la-politique-regionale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8403</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:42:00 +0200</pubDate><title>Crédit additionnel en vue du financement de projets de renouvellement de l’infrastructure routière destinée au chargement des automobiles</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/credit-additionnel-en-vue-du-financement-de-projets-de-renouvellement-de-linfrastructure-routiere-destinee-au-chargement-des-automobiles</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;arrêté fédéral (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8401</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:34:00 +0200</pubDate><title>Prise en charge dans des cas particuliers et les mesures visant à freiner la hausse des coûts</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prise-en-charge-dans-des-cas-particuliers-et-les-mesures-visant-a-freiner-la-hausse-des-couts</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8399</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:28:00 +0200</pubDate><title>Loi sur l’infrastructure des marchés financiers. Sanctions en cas d’indications fausses ou incomplètes dans les offres publiques d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-sur-linfrastructure-des-marches-financiers-sanctions-en-cas-dindications-fausses-ou-incompletes-dans-les-offres-publiques-dachat</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;Initiative parlementaire 18.489 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8397</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:19:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur l’assurance-chômage (Indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail pour les formateurs) </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/indemnite-en-cas-de-reduction-de-lhoraire-de-travail-pour-les-formateurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8395</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:12:00 +0200</pubDate><title>Accord bilatéral entre la Suisse et l’Indonésie concernant la promotion et la protection réciproque des investissements</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/accord-bilateral-entre-la-suisse-et-lindonesie-concernant-la-promotion-et-la-protection-reciproque-des-investissements</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultaton (n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8391</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 05:43:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur l’examen des investissements étrangers</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-lexamen-des-investissements-etrangers</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8374</guid><pubDate>Wed, 07 Sep 2022 15:57:18 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral confirme l’inégalité de rentes au détriment des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-federal-confirme-linegalite-de-rentes-au-detriment-des-femmes</link><description>Égalité : d’énormes différences et aucun progrès en vue !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport publié aujourd’hui sur l’écart global de revenus du travail entre femmes et hommes fait l’effet d’une douche froide. Ces dernières huit années, les différences de revenu entre femmes et hommes n’ont pas diminué. Trois ans après la grande Grève des femmes*, le bilan se révèle pitoyable&nbsp;: les revenus des femmes restent inférieurs à ceux des hommes. Selon le rapport, la différence entre leurs rentes et celles des hommes s’est même accrue depuis 2014 et représente plus d’un tiers. Aucune solution crédible n’est en vue. Au contraire&nbsp;: au lieu de bénéficier d’une amélioration nécessaire et urgente de leurs rentes, les femmes verraient même ces dernières réduites de 26&nbsp;000 francs à cause de AVS 21. Seul un NON à AVS 21 le 25 septembre prochain peut créer la pression politique nécessaire pour améliorer les rentes actuellement insuffisantes des femmes.</p><p class="heading--h4">Des revenus toujours inférieurs</p><p>Le revenu des femmes en âge d’exercer une activité lucrative est inférieur de plus de 43,2&nbsp;% à celui des hommes, alors même que le nombre d’heures de travail effectué est le même en moyenne. Mais les femmes effectuent beaucoup plus de travail non rémunéré que les hommes, par exemple avec la garde des enfants et la prise en charge de proches dépendants de soins ou encore le ménage. En outre, leurs salaires sont toujours inférieurs à ceux des hommes, d’une part à cause de discriminations salariales qui perdurent, mais, de l’autre, aussi en raison de choix de professions, de formations et de carrières professionnelles différents.</p><p>Pour remédier à cette discrimination de salaire et de revenu, il faut prendre des mesures qui aillent plus loin que la nouvelle loi sur l’égalité. En plus de mesures plus ambitieuses contre la discrimination salariale, il faut créer des conditions-cadres afin d’éviter que le travail non rémunéré ne retombe uniquement sur le dos des mères. Sans offres collectives pour alléger la charge des mères, comme des crèches et garderies, des écoles à horaire continu et des places de prise en charge des adultes dépendants, les différences de revenu au détriment des femmes ne disparaîtront pas.</p><p class="heading--h4">L’écart entre les rentes se maintient&nbsp;: 8 nouvelles années de statu quo, c’est inacceptable&nbsp;!</p><p>L’écart de rente de retraite entre hommes et femmes est la triste conséquence des salaires plus bas de ces dernières. Car les mères sont les premières à interrompre leur activité professionnelle et à travailler à temps partiel, avant tout pour assumer le travail domestique et familial. Et même s’il est désormais bien connu que la prévoyance vieillesse suisse ne fonctionne pas bien pour les parents professionnellement actifs, la réforme AVS 21 entraînerait des coupes durables dans les rentes des femmes et des couples qui ont élevé ensemble des enfants, tout en exerçant en plus une activité lucrative. Même les femmes proches de la retraite ne sont quasiment pas protégées malgré les soi-disant compensations.</p><p>Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: en plus du NON à AVS 21, il faut non seulement avancer avec détermination vers une vraie égalité dans la vie professionnelle, mais aussi des améliorations substantielles des retraites. C’est pourquoi elle s’engage pour un renforcement de l’AVS à travers une 13e rente ainsi qu’une modernisation du deuxième pilier via le compromis des partenaires sociaux. Il n’est pas trop tard pour mettre enfin en œuvre ce compromis. Car à ce jour, en matière de deuxième pilier, le Parlement n’a encore fait absolument aucun pas concret en direction d’une réforme utile.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/3/csm_150307_Frauendemo0143_67d965df5c.webp" length="450462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8370</guid><pubDate>Tue, 06 Sep 2022 15:25:39 +0200</pubDate><title>Des mesures d’accompagnement s’imposent également au niveau de l’approvisionnement de base !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/des-mesures-daccompagnement-simposent-egalement-au-niveau-de-lapprovisionnement-de-base</link><description>Prix de l’électricité en 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La hausse du prix de l’électricité est moins brutale en Suisse qu’ailleurs, grâce aux garde-fous prévus dans l’approvisionnement de base. Les ménages à petits revenus risquent néanmoins de voir leurs factures d’électricité s’alourdir de plusieurs centaines de francs et plomber leur budget. L’heure est à des mesures d’accompagnement rapides et efficaces.</p><p>Le «&nbsp;coup de massue&nbsp;» des hausses de prix de l’électricité que vient d’annoncer la Commission fédérale de l’électricité (Elcom) n’était pas une surprise. Les bouleversements et pénuries des marchés internationaux de l’énergie frappent de plein fouet les petits consommateurs. Mais il faut tout d’abord reconnaître que la Suisse s’en sort mieux que bien d’autres pays européens. En Grande-Bretagne par exemple, les prix de l’électricité ont triplé. Cette différence tient essentiellement à ce que la Suisse a par chance renoncé jusqu’ici – sous la pression massive des syndicats – à une libéralisation totale de son marché de l’électricité&nbsp;: les petits consommateurs sont ainsi protégés dans le cadre de l’approvisionnement de base et profitent de la réglementation voulant que l’électricité renouvelable produite dans le pays puisse être revendue au maximum au prix de revient.</p><p>On comprend bien que même les plus fervents participants de la libéralisation complète du marché veuillent en revenir au modèle à succès adopté pour l’approvisionnement de base. Ainsi l’Union suisse des arts et métiers (USAM) exige-t-elle depuis peu que les gros consommateurs puissent en revenir à un système régulé, avouant on ne peut plus clairement que l’idéologie ultralibérale a échoué sur toute la ligne. Il n’y a rien à redire à une telle demande – à une condition toutefois&nbsp;: quiconque en revient à l’approvisionnement de base devra rester dans le marché régulé. Comme jusqu’ici les entreprises ayant opté pour le marché libre ne pouvaient faire machine arrière.</p><p>Malgré tout, le prix de l’électricité va lui aussi augmenter massivement dans le cadre de l’approvisionnement de base en Suisse. Car les activités de production et de distribution subissent de plein fouet les turbulences du marché. La clientèle des entreprises d’approvisionnement en énergie qui ne produisent pas elles-mêmes la majeure partie de leur courant sera la plus touchée.</p><p>À long terme, la Suisse ne parviendra à s’affranchir de cette situation qu’en accélérant l’expansion de sa production indigène d’énergie renouvelable, avec le soutien des collectivités publiques. Les développements actuels ont fait ressortir l’absence d’alternative à une telle stratégie, donnant tort non seulement aux turbos de la libéralisation du marché, mais aussi aux indécrottables partisans des énergies fossiles (voir les livraisons de gaz de Poutine) et aux adeptes du nucléaire (voir l’état du parc nucléaire français).</p><p>À court terme, il faudra toutefois aussi prévoir dans l’approvisionnement de base des mesures d’accompagnement rapides et efficaces en faveur des petits clients. Dans le contexte actuel de baisse du pouvoir d’achat, de nombreux ménages à petits revenus ne sont pas en mesure de supporter une hausse de plusieurs centaines de francs de leur facture d’électricité – que suivront sous peu le «&nbsp;coup de massue&nbsp;» des primes et le «&nbsp;coup de massue&nbsp;» des charges locatives.</p><p>Les syndicats exigent par conséquent en premier lieu que l’augmentation des taxes sur l’électricité projetée (tarif d’utilisation du réseau, redevances locales/cantonales) soit annulée et que les mesures correspondantes (charges de Swissgrid, réserve hydroélectrique, etc.) soient financées par des fonds publics – c’est la moindre des choses&nbsp;!</p><p>En outre, l’autorité de surveillance et d’approbation des tarifs ElCom devra continuer à surveiller de près les entreprises d’approvisionnement en énergie. Il faut éviter par tous les moyens que celles qui ne sont pas concernées par la hausse des prix de l’électricité au niveau international ne profitent de l’occasion pour tenter d’augmenter elles aussi, par des tours de passe-passe, les prix facturés aux clients finaux. Les éventuels abus découverts devront être aussitôt sanctionnés.</p><p>Troisièmement, les cantons et les communes, qui sont presque partout propriétaires (exclusifs) des entreprises d’approvisionnement en énergie, doivent aussi assumer leur rôle. À ce titre, il leur incombe de tirer pleinement parti de leur marge de manœuvre entrepreneuriale (par exemple en puisant dans leurs réserves) pour atténuer efficacement la hausse de leurs tarifs.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/4/csm_Strompreis_vchal-iSt_29cd1adfc9.webp" length="55772" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8363</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2022 09:34:22 +0200</pubDate><title>Les syndicats revendiquent une augmentation générale de salaire de 4 à 5 %</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-revendiquent-une-augmentation-generale-de-salaire-de-4-a-5</link><description>Retour de l’inflation après des années de stagnation des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les négociations salariales de cette année seront essentielles pour les salarié-e-s. Après trois décennies, l’inflation a fait un retour fracassant et a grimpé à 3,5&nbsp;%. Les prix de l’énergie tout comme les primes des caisses-maladie vont s’envoler. Or la situation économique reste excellente, et donc des hausses des salaires réels sont possibles et nécessaires. Les syndicats de l’USS revendiquent par conséquent des augmentations générales de salaire de 4 à 5&nbsp;%, afin de compenser le renchérissement et d’en finir avec la stagnation des dernières années.</p><p>L’économie suisse s’est étonnamment vite remise de la crise due au coronavirus. La marche des affaires est bonne dans la grande majorité des entreprises. Les nouvelles positives l’emportent désormais jusque dans les branches d’activité malmenées par la crise, comme l’hôtellerie-restauration ou le secteur aérien. La situation de l’emploi s’est sensiblement améliorée, dans le sillage de cette rapide reprise. De nombreuses branches se plaignent d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée y compris, pour la première fois depuis longtemps, l’hôtellerie-restauration. Aussi les salaires et les conditions de travail jouent-ils un rôle clé un peu partout.</p><p class="heading--h4">Retour de l’inflation après une longue stagnation des salaires</p><p>L’évolution salariale des dernières années a été insuffisante. Les écarts se sont à nouveau creusés. En 2022, les travailleuses et travailleurs à revenus bas et moyens ont moins gagné qu’en 2016, après déduction du renchérissement. L’absence d’inflation voire le renchérissement négatif ont conduit à une individualisation des rémunérations, qui a eu pour effet de creuser les écarts. La part des augmentations générales de salaire a chuté à environ 30&nbsp;%.</p><p>Une longue phase marquée par un très faible renchérissement s’est achevée en automne 2021. Le renchérissement annuel devrait avoisiner 3&nbsp;% en 2022. Un taux d’environ 3,5&nbsp;% est à prévoir durant les mois où ont lieu les négociations. Par ailleurs, les primes des caisses-maladie augmenteront en 2023 de 5 à 10&nbsp;%. «&nbsp;Les négociations salariales 2022/23 marquent un tournant décisif dans la politique salariale. Sous l’effet du renchérissement, les augmentations générales sont redevenues un enjeu central. Sans de telles hausses, beaucoup de salarié-e-s subiront une baisse de pouvoir d’achat&nbsp;», a expliqué Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><p class="heading--h4">Les fédérations de l’USS revendiquent des augmentations de 4 à 5&nbsp;%</p><p>Les fédérations de l’USS revendiquent des hausses de salaire de 4 à 5&nbsp;%. Leur revendication salariale s’articule en trois volets. Premièrement, il faut une compensation du renchérissement de 3 à 3,5&nbsp;%. Deuxièmement, les salaires réels doivent progresser d’env.&nbsp;1&nbsp;% par an, sur la base des gains de productivité. Troisièmement, un besoin de rattrapage se fait sentir, à cause de l’évolution salariale insuffisante des dernières années. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, est formel&nbsp;: «&nbsp;Si au vu de tels chiffres on n’adapte pas les salaires à la réalité de la hausse du coût de la vie, quand va-t-on le faire&nbsp;?&nbsp;»</p><p>«&nbsp;La main-d’œuvre du secteur du trafic aérien s’est serré la ceinture pendant ces années de crise&nbsp;», relève Sandrine Nikolic-Fuss, du syndicat du personnel de cabine. «&nbsp;Il incombe désormais aux entreprises de tenir leurs promesses aux négociations salariales et d’augmenter les rémunérations. Et de ne plus verser de salaires inférieurs à 4000&nbsp;francs.&nbsp;»</p><p>Vania Alleva, présidente d’Unia, a fait remarquer que de nombreux secteurs comme la construction, les arts et métiers ou le commerce de détail ont le vent en poupe. Même l’industrie a d’excellentes perspectives. «&nbsp;Le moment est donc venu pour des augmentations de salaire réelles et tangibles. L’économie peut se le permettre&nbsp;», a-t-elle encore souligné.</p><p>Le besoin d’augmentations de salaire se fait également sentir dans la branche logistique, soumise à de fortes pressions. «&nbsp;La crise du coronavirus a fait exploser le commerce en ligne. Le personnel de la logistique a été reconnu comme d’importance systémique. Il a besoin aujourd’hui de meilleurs salaires. Il faut en priorité adapter le salaire minimum scandaleusement bas fixé par la PostCom&nbsp;», a exigé Matteo Antonini, responsable du secteur logistique de syndicom.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/9/csm_220902_lohn-mk_443ced3fc0.webp" length="361788" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8361</guid><pubDate>Wed, 31 Aug 2022 12:04:24 +0200</pubDate><title>AVS 21 vacille !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-vacille</link><description>Tendance vers le NON</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon le dernier sondage de Tamedia, la tendance est au NON à AVS&nbsp;21. Le nombre des indécis-es restant très faible, cette évolution montre que, plus ils regardent de près ce projet bancal, plus les citoyen-ne-s sont gagnés par le scepticisme. L’évolution encore plus importante concernant le vote sur la TVA fait en outre apparaître que les gens comprennent encore moins qu’un impôt soit augmenté pour financer un projet de démantèlement. Cela n’a rien d’étonnant : en raison de la hausse de l’inflation et du choc des primes-maladie prévu, les perspectives en matière de pouvoir d’achat se dégradent. AVS&nbsp;21 est une mauvaise idée au mauvais moment. Un NON est possible et nécessaire.</p><p>Selon le deuxième sondage Tamedia, le camp des NON prend de l’ampleur, alors que la part des OUI s’érode. Avec 47&nbsp;% de NON et 52 % de OUI, la course est très ouverte. Ces résultats montrent que la campagne et les arguments ont aussi leurs effets lorsque les opinions sont déjà bien formées. Plus les citoyen-ne-s se penchent sur cet objet, plus il leur apparaît clairement qu’un démantèlement des retraites sur le dos des femmes et des couples est inacceptable.</p><p>Concernant le vote sur la TVA, le mouvement est encore plus net. À une période où les prix de l’énergie, de l’alimentation ainsi que les loyers et bien plus encore augmentent, on ne comprend pas pourquoi relever en plus la TVA. Benoît Gaillard, responsable de la campagne, estime que «&nbsp;les retraité-e-s et les salarié-e-s subissent maintenant déjà une baisse de leur pouvoir d’achat. Ce n’est donc pas le bon moment pour augmenter la TVA et renchérir encore plus les marchandises et les services.&nbsp;»</p><p>La mobilisation des femmes, qui restent beaucoup plus opposées à AVS&nbsp;21, sera déterminante. La tendance concernant le vote sur la TVA fait également apparaître que toujours plus d’hommes ne veulent pas d’une hausse des impôts pour financer un projet de démantèlement.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_210315_Appell-UEbergabe_c-YoshikoKusano_f25b70f4c0.webp" length="227080" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8357</guid><pubDate>Mon, 29 Aug 2022 11:05:43 +0200</pubDate><title>À partir d’aujourd’hui, seuls les hommes touchent une rente de retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-partir-daujourdhui-seuls-les-hommes-touchent-une-rente-de-retraite</link><description>Equal Pension Day 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Nous y sommes déjà&nbsp;: le 29&nbsp;août correspond au moment de l’année 2022 où les hommes ont perçu autant de rente de retraite que les femmes sur douze mois. Car en Suisse, les femmes touchent au moins un tiers de rente en moins que les hommes. Mais au lieu de régler ce problème, la population doit voter dans quelques jours sur une nouvelle détérioration des rentes des femmes.</p><p>Le Gender Pension Gap (c’est-à-dire l’écart entre femmes et hommes en matière de rente de retraite) est la conséquence des inégalités des chances professionnelles des mères. Car les femmes interrompent plus souvent leur activité lucrative et sont plus nombreuses à travailler à temps partiel, dans les deux cas essentiellement afin d’assumer des tâches domestiques et familiales. Conséquence directe&nbsp;: elles risquent de toucher des rentes beaucoup trop basses. On sait depuis longtemps que la prévoyance vieillesse en Suisse ne fonctionne pas pour les parents qui mènent aussi une vie professionnelle. Mais cette année, l’«&nbsp;Equal Pension Day&nbsp;» tombe quelques jours seulement avant une votation décisive sur AVS&nbsp;21. Cette réforme fait peser la menace de baisses de rentes permanentes sur les femmes et les couples qui ont élevé ensemble des enfants tout en continuant d’exercer une activité professionnelle. Même les femmes qui sont proches de la retraite ne sont pas épargnées, malgré soi-disantes mesures de compensation.</p><p>L’USS montre à l’aide de nouveaux exemples ce que la réforme signifierait concrètement pour les femmes de la génération de transition. Elle appelle les citoyen-ne-s à rejeter toute détérioration de la situation – déjà mauvaise – des femmes en matière de rentes et à renvoyer ce projet de démantèlement de l’AVS à ses expéditeurs. Mais cela ne suffira pas. Il faut de toute urgence prendre des mesures pour améliorer les retraites des femmes. Pour cela, il faut, outre l’égalité dans la vie professionnelle, des avancées conséquentes dans la réforme des retraites. Voilà pourquoi l’USS se bat pour un renforcement de l’AVS à travers la 13e rente AVS ainsi que pour une modernisation de la LPP avec le compromis obtenu entre les partenaires sociaux sur ce sujet. Il est encore temps pour le Parlement de mettre en œuvre ce projet. C’est le seul moyen de procurer aux femmes de meilleures rentes du 2e pilier, sans délai et de façon abordable.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_equalPensionDay_39042bd9ba.webp" length="23364" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8355</guid><pubDate>Fri, 26 Aug 2022 09:12:29 +0200</pubDate><title>Large mobilisation dans la rue contre AVS 21</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/large-mobilisation-dans-la-rue-contre-avs-21</link><description>Début de la mobilisation contre le démantèlement de l&#039;AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'action du syndicat SEV à la gare de Berne ce matin donne le coup d'envoi de la mobilisation en vue de la votation du 25 septembre. La grande journée d'action se tiendra demain dans toute la Suisse : une bonne centaine de stands et d'actions diverses se tiendront dans&nbsp;plus de 60 villes et communes, à l'initiative de la large alliance contre AVS 21. Ces actions permettront d'échanger directement avec la population et de l'informer sur le démantèlement prévu de l'AVS. Tout au long de la semaine déjà, les syndicats se sont mobilisés au sein des entreprises et dans la rue, avec des stands et autres actions. De plus, des dépliants contre AVS 21 seront envoyés aujourd'hui à 550 000 ménages.</p><p>Le camp du Oui essaie de minimiser la portée de cette réforme, de cacher la situation catastrophique des femmes à la retraite et de dissimuler les baisses de rentes qu’entraînera AVS 21 pour les femmes et les couples mariés. Cependant, la hausse généralisée des prix et l’augmentation des primes-maladie qui s’annonce placent la question du niveau des retraites au centre des débats. Au vu de la baisse continue des rentes LPP ces dernières années, une réduction des rentes dans l’AVS est particulièrement déplacée dans un contexte d’inflation.</p><p>Par ailleurs, la volonté explicite du Conseil fédéral d’augmenter l’âge de la retraite pour toutes et tous au-delà de 65 ans signifie que les coupes dans l’AVS qui suivront en cas de oui concerneront tout le monde. Sans parler de la hausse généralisée de la TVA, qui s’ajoutera au renchérissement déjà sensible. Après que le premier sondage Tamedia a montré un refus très net de la réforme chez les femmes, le comité référendaire est bien décidé à parvenir à convaincre l’ensemble de la population que seul un NON empêchera le démantèlement prévu de l’AVS.</p><p>À Berne aujourd’hui, le coup d’envoi de la mobilisation a rappelé pourquoi cette votation concerne en réalité tout le monde: « Augmenter l’âge de la retraite, c’est baisser les rentes. Il n’y a qu’avec un NON à AVS 21 que cette attaque peut être stoppée net », a déclaré à Berne Giorgio Tuti, président du SEV.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/1/csm_DSC01669_r_5d2d7e3646.webp" length="100208" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8350</guid><pubDate>Thu, 25 Aug 2022 13:00:13 +0200</pubDate><title>Taux d’intérêt minimal de la prévoyance professionnelle </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-minimal-de-la-prevoyance-professionnelle2023</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8348</guid><pubDate>Fri, 19 Aug 2022 16:42:55 +0200</pubDate><title>Une 13e rente AVS est plus importante que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-13e-rente-avs-est-plus-importante-que-jamais</link><description>La commission du National entame le débat sur l&#039;initiative AVSx13</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’initiative traitée aujourd’hui par la commission du Conseil national est simple, mais elle fait mouche&nbsp;: elle demande, chaque année, un 13e versement de la rente de vieillesse que l’on touche dans l’AVS. C’est l’équivalent d’une augmentation de 8,33&nbsp;%. Grâce au caractère compensatoire de l’AVS, ce sont les revenus bas et moyens qui en bénéficient le plus. Une famille, disons celle d’un conducteur de tram et d’une vendeuse à temps partiel avec un enfant, verrait sa future rente AVS augmenter d’environ 300 francs par mois. L’initiative prévoit en outre que les bénéficiaires de prestations complémentaires auront aussi droit à la 13e rente. Il s’agit de faire en sorte que cette hausse fasse une réelle différence pour les retraité-e-s les plus pauvres, et non de leur donner un peu plus d’AVS et un peu moins de PC.</p><p>Il faut de toute urgence une augmentation des rentes AVS. En effet, la rente AVS moyenne s’élève à peine à 1800 francs par mois.&nbsp;: impossible de vivre avec cela en Suisse&nbsp;! Pourtant la Constitution promet depuis 50 ans des rentes AVS garantissant le minimum vital. Les rentes ne sont pas seulement basses, elles sont aussi de plus en plus sous pression. Aujourd’hui, la rente AVS moyenne ne représente plus que 21&nbsp;% du salaire moyen. Autrefois, elle dépassait les 26&nbsp;%. Aujourd’hui, cela représenterait près de 500 francs de rente AVS en plus par mois. Sans une augmentation des rentes AVS, ce problème ne fera que s’aggraver. Sans compter que les rentes des caisses de pension diminuent elles aussi&nbsp;: une personne qui a pris sa retraite en 2020 reçoit 200 francs de moins par mois de la caisse de pension que son collègue parti cinq ans plus tôt. Et voilà qu’à ce contexte déjà difficile s’ajoutent des baisses de rentes réelles importantes dues au renchérissement et à l’augmentation des primes d’assurance-maladie.</p><p>Dans son message sur cette initiative, le Conseil fédéral se doit d’expliquer comment il entend résoudre le problème des rentes insuffisantes pour vivre. L’USS appelle la commission compétente de changer cette situation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8346</guid><pubDate>Fri, 19 Aug 2022 15:07:59 +0200</pubDate><title>Le sondage SSR ignore l’argument principal du référendum contre AVS 21</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-sondage-ssr-ignore-largument-principal-du-referendum-contre-avs-21</link><description>Sondage déséquilibré – les résultats ne donnent pas un tableau objectif</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le sondage GFS mandaté par la SSR ne tient tout simplement pas compte de l’argument principal des opposant-e-s à la réforme AVS&nbsp;21&nbsp;: à savoir que les femmes touchent actuellement déjà un tiers de moins de rente que les hommes. Cet état de fait n’est même pas mentionné dans le sondage publié aujourd’hui. Les résultats de cette enquête ne peuvent donc pas être pris au sérieux. L’écart de rente des femmes est une réalité objective et aucun camp ne la remet en question. Le comité référendaire appelle donc les mandataires à adapter le sondage en conséquence. Une enquête réalisée pour Tamedia pendant la même période tenait compte de cet argument primordial. Elle donne un tableau bien différent.</p><p>Les femmes touchent aujourd’hui un tiers de moins de rente de retraite. Avec AVS&nbsp;21, elles perdront en plus 26&nbsp;000 francs de rente AVS en moyenne. Cet argument est depuis le début au cœur de la campagne référendaire. Avant l’été, le comité du référendum contre AVS&nbsp;21 avait transmis par écrit les principaux arguments à l’institut GFS. Nous ne comprenons pas que l’écart de rente des femmes ne soit pas mentionné une seule fois dans ce sondage. Cette omission donne une image trompeuse et porte préjudice à la formation des opinions au sein de la population.</p><p>Les deux sondages mentionnés ont été menés à seulement quatre jours d’intervalle. Les résultats sont extrêmement différents. D’une part, la différence des intentions de vote selon le genre reste la même&nbsp;: les femmes se défendent plus vigoureusement contre une détérioration de leurs retraites et le démantèlement de l’AVS, car elles savent d’expérience que ce sera difficile de joindre les deux bouts lorsqu’elles seront à la retraite. On peut s’attendre à une mobilisation encore plus forte des femmes, ce qui laisse présager un résultat très serré.</p><p>Un autre facteur va certainement aussi jouer un rôle&nbsp;: «&nbsp;Dans un contexte d’inflation en hausse et du choc attendu des primes-maladie, la hausse de la TVA pour un projet de démantèlement des rentes va gagner en importance et pourrait conduire à un rejet&nbsp;», estime Benoît Gaillard, coresponsable de la campagne de votation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_67-de-ls_ea776ab28a.webp" length="85736" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8339</guid><pubDate>Wed, 03 Aug 2022 11:34:32 +0200</pubDate><title>Le renchérissement élevé pèse sur le pouvoir d’achat des salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-rencherissement-eleve-pese-sur-le-pouvoir-dachat-des-salariees</link><description>L&#039;inflation reste aiguë : Il faut préserver le pouvoir d’achat des retraité-e-s et des travailleurs et travailleuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec 3,4 %, l’inflation se maintient à un niveau élevé et grève ainsi de plus en plus le pouvoir d'achat des personnes actives et des retraité-e-s. Si le renchérissement n’est pas compensé, les familles risquent de voir leurs revenus réels amputés de plusieurs milliers de francs. Il faut préserver le pouvoir d’achat : outre les hausses de salaire générales nécessaires de toute urgence, les mesures demandées par l’Union syndicale suisse, que sont la hausse des réductions de primes et la compensation rapide du renchérissement pour les rentes AVS, doivent absolument être prises lors de la session d’automne du Parlement. En effet, les hausses attendues des primes de l’assurance-maladie constituent une charge supplémentaire pour les ménages.</p><p>Les salaires réels et le pouvoir d’achat menacent de couler en Suisse. Car pour la première fois depuis 2008, les prix à la consommation se sont remis à augmenter. En juillet, l’inflation demeure importante puisqu’elle campe à 3,4 %. La situation requiert des augmentations de salaire générales et des réductions de primes plus importantes. Les salaires faibles et moyens ont déjà trop peu progressé ces dernières années. Dans les conditions actuelles, les ménages au salaire moyen sans compensation du renchérissement s’apprêtent à perdre plusieurs milliers de francs par an en termes réels. De plus, le choc des primes de caisse-maladie qui s'annonce peut atteindre 10 %. Il faut que le Parlement mette en œuvre les allègements demandés par l'Union syndicale suisse pour les personnes qui exercent une activité lucrative et les retraité-e-s. Durant la session d’automne, les Chambres doivent garantir au minimum la hausse des réductions de primes et la compensation rapide du renchérissement pour les rentes AVS.</p><p>Normalement, la compensation du renchérissement fonctionne pour les rentes AVS. Pour la première fois en 2023 toutefois, les retraité-e-s « moyens » risquent de subir des pertes de rente réelles de l’ordre de 1000 francs. D’une part parce que les caisses de pensions n’augmentent pas les rentes pour compenser le renchérissement. D'autre part parce que « l'indice mixte AVS », sur la base duquel les rentes sont augmentées, repose pour moitié sur l’évolution des salaires. De sorte que la hausse des rentes est doublement à la traîne de l’inflation actuelle. Les rentes AVS ont progressé pour la dernière fois au 1er janvier 2021. La prochaine augmentation est exigible au 1er janvier 2023 et s'avère absolument nécessaire.&nbsp;</p><p>Les rentes AVS se montent en moyenne à 1800 francs par mois, et les rentes des caisses de pensions à 1700 francs par mois. Le renchérissement accumulé entraîne une perte du pouvoir d'achat de la rente de la caisse de pensions équivalant à environ 675 francs par an. Pour la rente AVS, le repli réel dû à l'indice mixte n'est pas aussi important, mais il avoisine tout de même les 370 francs annuels. Si l'on fait le total, cela représente plus de 1000 francs.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8337</guid><pubDate>Mon, 01 Aug 2022 13:44:34 +0200</pubDate><title>L’AVS comme source de la réussite de la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/lavs-comme-source-de-la-reussite-de-la-suisse</link><description>L’USS à l’occasion du 1er Août</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son discours à l’occasion des célébrations du 1er Août, le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, présente l’AVS comme la source de la réussite de la Suisse.</p><p>À Chevroux, Maillard prévient que l'abandon de la solidarité constitue la plus grande menace pour un pays : « Un pays doit être un espace de liberté et de sécurité pour penser, entreprendre, travailler. Mais si l’ambition collective de s’entraider et d’entreprendre en commun n’existe plus, alors le pays se délite. C’est cela que nous enseigne notre histoire et c’est cela que nous enseigne l’histoire de l’AVS si liée à l’histoire récente de la Suisse. Durant les temps troublés et risqués que nous vivons, c’est le message que je souhaitais vous apporter. Rien ne sera possible sans volonté collective et sans solidarité nationale, qu’il s’agisse des défis économiques, sociaux ou énergétiques et environnementaux. La Suisse, c’est une volonté collective et une solidarité, comme l’AVS. »</p><p><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/220801_Discours-PYM_1er-aout-22.pdf" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> Discours entier de Pierre-Yves Maillard</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/6/csm_Pierre-Yves_Maillard_Bundeshaus_d9977a577b.webp" length="95262" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8409</guid><pubDate>Thu, 14 Jul 2022 07:32:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les banques (Insolvabilité, garantie des dépôts, ségrégation et « resolvability ») </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-banques-insolvabilite-garantie-des-depots-segregation-et-resolvability</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8393</guid><pubDate>Thu, 14 Jul 2022 05:54:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur le traitement des données relatives aux passagers aériens pour la lutte contre les infractions terroristes et autres infractions graves</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/bundesgesetz-ueber-die-bearbeitung-von-flugpassagierdaten-zur-bekaempfung-von-terroristischen-und-anderen-schweren-straftaten</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la loi sur les données relatives aux passagers aériens, LDPa (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8332</guid><pubDate>Thu, 07 Jul 2022 10:00:00 +0200</pubDate><title>Les mesures d’accompagnement servent à lutter contre la pression sur les salaires et le travail précaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-mesures-daccompagnement-servent-a-lutter-contre-la-pression-sur-les-salaires-et-le-travail-precaire</link><description>20 ans de libre circulation des personnes : commentaire de l’USS sur le rapport de l’Observatoire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 20 ans, la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE) entrait en vigueur. Un nouveau chapitre de la politique migratoire suisse s’ouvrait. Les travailleuses et travailleurs titulaires d’une autorisation de séjour de longue durée obtenaient alors davantage de droits, ce qui améliorait leur protection contre les abus. Mais parallèlement, la Suisse facilitait aussi des formes de travail précaire, susceptibles de menacer nos salaires et nos conditions de travail. Des entreprises de pays membres de l’UE, où les salaires sont très inférieurs aux nôtres, ont ainsi eu le droit, à partir de 2004, de fournir librement leurs services en Suisse pendant au maximum 90 jours (détachements de main-d’œuvre). Et les agences de travail temporaire ont eu le droit de placer en Suisse des travailleuses et travailleurs pour des engagements de courte ou très courte durée, ainsi que des frontaliers et des frontalières de l’UE. C’est pourquoi les syndicats prirent alors une position claire&nbsp;: ils étaient d’accord avec l’introduction de la libre circulation des personnes seulement si les salaires étaient protégés. Les mesures d’accompagnement furent alors mises en place et le Conseil fédéral promit, lors de la votation populaire, que «&nbsp;Les travailleuses et les travailleurs [seraient] protégés contre le dumping social et salarial&nbsp;».</p><p>La libre circulation des personnes et les mesures d’accompagnement ont globalement fait leurs preuves pour les travailleuses et des travailleurs. Grâce aux contrôles des salaires, aux amendes et à d’autres mesures d’exécution, les salaires suisses ne se sont jamais trouvés sous pression à grande échelle. La sous-enchère salariale reste certes une réalité sur les lieux de travail&nbsp;: un employeur sur cinq se fait attraper avec des salaires trop bas en cas de contrôle. Mais les mesures d’accompagnement et leur effet préventif font obstacle à une pression générale sur les salaires. Les instruments dont nous disposons aujourd’hui constituent donc une base importante pour que la libre circulation des personnes soit bien acceptée dans notre pays.</p><p>Malgré les contrôles, les formes de travail précaire que sont le détachement de main-d’œuvre, le travail temporaire et les séjours de très courte durée ont fortement augmenté depuis l’introduction de la libre circulation des personnes. Cet aspect de la libre circulation est souvent ignoré. Les détachements de main-d’œuvre sont en fait une «&nbsp;libre circulation des services&nbsp;» qui ne dit pas son nom, davantage qu’une composante de la libre circulation des personnes. Dans ce cadre, les salarié-e-s arrivent en Suisse via leur entreprise et ne sont pas embauchés dans notre pays. Ils sont recrutés sur les marchés du travail allemand ou polonais et touchent de ce fait des salaires plus bas qu’en Suisse. Les syndicats ne peuvent pas les organiser parce qu’ils ne travaillent que momentanément chez nous. Le potentiel de sous-enchère n’en est que plus important.</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. Et, du point de vue de la langue, nous sommes ouverts comme aucun autre pays européen. C’est pour cela que nous avons besoin du meilleur niveau de protection des salaires. Et c’est aussi pour cela que nous devons le défendre. Or les mesures d’accompagnement ont toujours des lacunes sensibles. Il n’existe par exemple pas dans le commerce de détail ou l’horticulture de CCT valable partout et prévoyant des salaires minimums, alors que des cas de sous-enchère salariale sont régulièrement constatés dans ces branches.</p><p><i><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/220707_Commentaire_LampartDaniel_Rapport_Observatoire.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Commentaire de Daniel Lampart sur le rapport de l’Observatoire (version complète, PDF)</a></i></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_Arbeiter-Baustelle-schwitzend_iStock-Tempura_4b95ff7362.webp" length="143762" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8325</guid><pubDate>Wed, 06 Jul 2022 10:43:21 +0200</pubDate><title>Accueil extra-familial : Remplacer le financement de départ par une solution adaptée aux réalités actuelles</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/accueil-extra-familial-remplacer-le-financement-de-depart-par-une-solution-adaptee-aux-realites-actuelles</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 21.403 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8328</guid><pubDate>Wed, 06 Jul 2022 10:30:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA) - nombres maximums 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/oasa-nombres-maximums-2023</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8327</guid><pubDate>Wed, 06 Jul 2022 10:30:00 +0200</pubDate><title>Approbation de la Convention de La Haye du 30 juin 2015 sur les accords d’élection de for</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/approbation-de-la-convention-de-la-haye-du-30-juin-2015-sur-les-accords-delection-de-for</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8319</guid><pubDate>Fri, 01 Jul 2022 09:25:10 +0200</pubDate><title>AVS 21 coûtera 26 000 francs à chaque femme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-coutera-26-000-francs-a-chaque-femme</link><description>Lancement de la campagne de votation contre AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une vaste alliance a lancé le référendum contre AVS&nbsp;21, parce que ce projet de révision ne vise qu’à faire des économies sur le dos des femmes. Alors même qu’elles reçoivent des rentes de vieillesse un tiers moins élevées que les hommes, ces rentes subiraient dans les dix années à venir des coupes à hauteur de sept milliards de francs. Chaque femme perdrait ainsi en moyenne 26&nbsp;000&nbsp;francs de revenu. Et ce n’est qu’un début&nbsp;: le relèvement de l’âge de la retraite à 67&nbsp;ans pour tout le monde est déjà programmé. À l’heure où les prix s’envolent et où un choc des primes-maladie est annoncé, le comité référendaire se bat encore contre le relèvement de TVA prévu dans cette révision et dit clairement 2x NON le 25&nbsp;septembre au démantèlement de l’AVS.</p><p>Une fois de plus, les scénarios catastrophe échafaudés pour l’AVS étaient erronés&nbsp;: il y a quelques semaines, le Conseil fédéral a dû revoir à la hausse ses prévisions. Le projet de démantèlement de l’AVS sur le dos des femmes est d’autant moins acceptable. Le Conseil fédéral et le Parlement ferment les yeux sur la situation déjà peu enviable des femmes&nbsp;: elles touchent un tiers en moins de rentes que les hommes et ne peuvent pratiquement compter que sur l’AVS. Cet écart en matière de rentes reflète la répartition inégale des chances d’emploi. Les femmes assument majoritairement des activités professionnelles astreignantes – mais moins bien payées – par ex. dans les nettoyages, la vente, le travail de «&nbsp;care&nbsp;», la santé et les soins. Et ce sont le plus souvent les femmes qui s’occupent des enfants, des petits-enfants, des (beaux-)parents âgés ou des proches malades. Elles ont dès lors fréquemment un emploi à temps partiel – quatre femmes avec enfants sur cinq n’ont pas de poste à plein temps – et des revenus plus bas. Globalement, les femmes gagnent 33&nbsp;% de moins que les hommes. Pourtant, si l’on fait le total du travail non rémunéré et du travail payé, elles effectuent autant d’heures de travail. Le travail de nombreuses femmes aboutit ainsi à des rentes scandaleusement basses. Et pourtant, ce seraient bien elles qui feraient les frais d’AVS&nbsp;21&nbsp;! Les femmes perdraient à l’avenir l’équivalent d’une année de rente AVS – soit près de 26&nbsp;000&nbsp;francs (sur la base du revenu médian). Et la réforme n’épargnerait pas les couples – alors même que leurs rentes sont déjà plafonnées aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">Non à la retraite à 67&nbsp;ans pour tout le monde</h3><p>En cas de Oui aux urnes le 25 septembre, la prochaine étape sera pour 2026 au plus tard. Le Parlement a décidé que le Conseil fédéral doit lui soumettre d’ici là une réforme portant sur les questions «&nbsp;structurelles&nbsp;». En d’autres termes, il s’agit de relever l’âge de la retraite pour tout le monde. Le Parlement devra également s’occuper de l’initiative sur les rentes. En plus d’exiger le retardement général de l’âge de la retraite, elle lie ce dernier à l’espérance de vie – autrement dit l’âge de la retraite passerait à 67&nbsp;ans et augmenterait encore par la suite. Des coupes rases sont également à craindre dans la réforme de la LPP, où il faudrait payer plus pour une rente moindre. AVS&nbsp;21 joue donc le rôle de premier violon dans le démantèlement bien orchestré des rentes. Seul un NON peut mettre le holà à cette évolution.</p><h3 class="heading--h4">Réalité du monde du travail</h3><p>Aujourd’hui, les 60 à 64&nbsp;ans constituent le groupe d’âge affichant le taux de chômage le plus élevé, ce qui n’était pas le cas auparavant. Et le chômage baisse plus lentement parmi la main-d’œuvre en fin de carrière, dont les perspectives sur le marché du travail sont mauvaises. Rares sont les employeurs qui lui accordent une chance. Les sexagénaires ont plus de mal à retrouver du travail une fois tombés au chômage, indépendamment de leurs qualifications et de leurs prétentions salariales. Dans l’hôtellerie-restauration, dans le secteur de la santé et du social comme dans le commerce de détail, toujours plus de femmes en fin de carrière sont au chômage, alors même que les employeurs se plaignent souvent d’une pénurie de personnel. La Suisse risque ainsi de connaître une évolution similaire à celle observée à l’étranger&nbsp;: l’augmentation de l’âge de la retraite ne ferait que grimper le chômage de longue durée et le nombre de bénéficiaires de l’aide sociale.</p><h3 class="heading--h4">Payer plus pour toucher moins de rente&nbsp;?</h3><p>Les revenus réels et le pouvoir d’achat sont sous pression en Suisse. Pour la première fois depuis 2008, les prix à la consommation sont repartis à la hausse. Le taux d’inflation attendu pour cette année s’élève à 2,7&nbsp;%. En outre, la prochaine hausse des primes-maladie pourrait atteindre 10&nbsp;%, un véritable choc&nbsp;! Dans un tel contexte, les personnes réalisant un salaire moyen subiraient, en l’absence de compensation du renchérissement, une baisse de revenu réel de 1600&nbsp;francs par an. Les couples à deux salaires avec enfants s’exposent même à voir leur revenu réel se contracter de 2200&nbsp;francs. Et c’est dans ce contexte déjà tendu que le Parlement songe à augmenter la TVA dans le cadre du projet AVS&nbsp;21.</p><p>L’alliance référendaire a réuni en peu de temps le triple des signatures nécessaires – un exploit. Il y a trois semaines, le 14&nbsp;juin, plus de 50&nbsp;000&nbsp;personnes ont manifesté contre le démantèlement des retraites sur le dos des femmes. La campagne se poursuivra sur la lancée de cette mobilisation réussie. Les coupes inacceptables prévues dans l’AVS seront au cœur de la campagne de votation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/5/csm_26000-fr_84d5ea15d8.webp" length="124652" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8313</guid><pubDate>Wed, 22 Jun 2022 14:24:00 +0200</pubDate><title>Cette initiative dévoile un agenda contre les salarié-e-s : retraite à 67 ans et plus pour tout le monde</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/cette-initiative-devoile-un-agenda-contre-les-salarie-e-s-retraite-a-67-ans-et-plus-pour-tout-le-monde</link><description>Message du Conseil fédéral concernant l’« Initiative sur les rentes »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le nouveau projet de démantèlement de l’AVS se trouve déjà au Parlement&nbsp;: sous prétexte d’évolution démographique, l’«&nbsp;Initiative sur les rentes&nbsp;» entend affaiblir notre prévoyance vieillesse basée sur un financement solidaire. Depuis l’introduction de l’AVS, les grandes banques et les assurances ainsi que leurs relais politiques mettent en garde en avançant des prévisions des plus pessimistes pour l’AVS. L’«&nbsp;Initiative&nbsp;» sur les rentes relève de cette tradition. Aujourd’hui déjà, la situation des travailleurs et travailleuses âgés s’est considérablement dégradée. Relever à 67 ans et plus l’âge de la retraite ferait que les personnes à moyen revenu – comme une secrétaire juridique ou un animateur jeunesse – &nbsp;devraient travailler jusqu’à l’éreintement. Et pendant ce temps, les gros salaires pourraient toujours se permettre une retraite anticipée. L’Union syndicale suisse (USS) se battra énergiquement contre ce torpillage de l’AVS.</p><p>Contrairement à la prévoyance privée, l’AVS est solide et fiable. Les milliards de déficit annoncés depuis des décennies pour l’AVS ne se sont pour l’heure pas réalisés. Les comptes de l’AVS pendant les deux difficiles années de crise sanitaire, 2020 et 2021, bouclent sur un plus d’environ 2,5&nbsp;milliards de francs. La fortune de l’AVS se monte désormais à près de 50 milliards de francs et elle va encore augmenter ces cinq prochaines années.</p><p class="heading--h4">Fais ce que je dis, pas ce que je fais</p><p>Pour la majorité des salarié-e-s, l’âge de la retraite fixé dans la loi est la base déterminante sur laquelle se calcule le montant de la rente. Aujourd’hui déjà, la réalité est que la personne qui peut se le permettre prend sa retraite plus tôt. Dans les branches où les salaires sont élevés, comme les banques et les assurances, le taux de retraite anticipée est très important.</p><p>En même temps, il est clair que plus le revenu est élevé, plus l’espérance de vie l’est en principe aussi. Les personnes qui gagnent moins ou dont la formation est moins bonne vivent de toute évidence moins longtemps. Mais il y a pire encore&nbsp;: elles sont en moins bonne santé. Pendant les années qu’elles vivent une fois à la retraite, elles tombent plus souvent malades. Si l’âge de la retraite augmente de manière générale, les personnes qui ont déjà eu une vie professionnelle difficile vivront une retraite méritée toujours plus courte.</p><p>Au lieu de soi-disant alléger la charge des jeunes, cette initiative des jeunes libéraux-radicaux dévoile leur agenda en matière de prévoyance vieillesse, un agenda au détriment des salarié-e-s. Le but de cette initiative n’est rien d’autre de permettre au banquier de prendre sa retraite à 60 ans avec une rente importante et de vivre ainsi encore longtemps, alors que la caissière, l’infirmière ou le magasinier devront travailler jusqu’à 67 ans et ne pourront jouir que durant peu d’années de leur retraite.</p><p class="heading--h4">Calculer, c’est renforcer l’AVS</p><p>L’AVS, c’est précisément pour les jeunes que ça marche. Sans elle, les familles devraient payer 400&nbsp;000 francs de plus pour pouvoir se constituer dans le privé une retraite du même niveau que l’AVS. Le calcul est simple&nbsp;: pour 92&nbsp;% des travailleurs et travailleuses, une AVS forte est payante&nbsp;; seuls 8&nbsp;% des gros salaires paient plus que ce qu’ils reçoivent. Malgré l’important vieillissement de la population ces dernières décennies, le financement de l’AVS est toujours resté solide parce que la productivité a augmenté. Aujourd’hui, un-e salarié-e-est en moyenne trois fois plus productif par heure qu’en 1948. L’AVS en profite aussi.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8312</guid><pubDate>Wed, 22 Jun 2022 12:54:00 +0200</pubDate><title>Les partenaires sociaux ne soutiennent pas la recommandation du CDF</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-partenaires-sociaux-ne-soutiennent-pas-la-recommandation-du-cdf</link><description>Rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF) sur les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les représentant-e-s patronaux et des salarié-e-s de la commission tripartite de la Confédération avaient la possibilité de prendre position au sujet du rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF)&nbsp;: «&nbsp;Mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes – Audit de la surveillance du SECO&nbsp;». Cette position est la suivante&nbsp;:</p><p>Dans son appréciation des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, le CDF accorde trop peu d’importance au fait que le législateur a sciemment conçu ces dernières et leurs instruments sous leur forme actuelle. Plusieurs constatations et recommandations concernent de ce fait la totalité du dispositif d’application de ces mesures ainsi que leurs bases juridiques. Le législateur a sciemment choisi pour les mesures d’accompagnement une application décentralisée et duale qui tient le mieux compte des réalités régionales et spécifiques aux branches.</p><p>Avant la mise en place de la libre circulation des personnes et des mesures d’accompagnement, les salaires et les conditions de travail de la main-d’œuvre étrangère étaient contrôlés à l’avance (ex ante) et systématiquement. Ce qui était annoncé n’était pas contrôlé après coup. De ce fait, il n’y avait aucune garantie que les salaires et les conditions de travail suisses étaient réellement respectés. Avec les mesures d’accompagnement, les contrôles des salaires et des conditions de travail ont lieu (ex post) sur la base des risques ainsi que d’une observation du marché du travail globale et fondée sur des données probantes. Des contrôles doivent être effectués là où le risque de sous-enchère ou d’infraction aux salaires et aux conditions de travail suisses est le plus grand. Les fournisseurs de prestations soumis à l’obligation d’annonce viennent de marchés du travail où les salaires sont inférieurs aux salaires suisses, ce qui augmente substantiellement déjà le risque de sous-enchère. En outre, le fait que les employeurs suisses fassent l’objet de contrôles beaucoup plus poussés (p. ex. rétroactivement sur plusieurs années), est un élément important. Ces employeurs sont en plus soumis à d’autres contrôles comme, par exemple, relativement au travail au noir, à la santé et à la sécurité. Étant donné l’appréciation qui nous est présentée, l’Union patronale suisse, l’Union syndicale suisse, l’Union suisse des arts et métiers et Travail.Suisse ne peuvent pas comprendre, et donc pas soutenir, la majorité des recommandations du CDF. Cette appréciation concerne en particulier aussi la recommandation de réduire les contrôles des entreprises de détachement.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_csm_180905_USS-action-ligne-rouge_ba4c79bd26_66dff9f6ac.webp" length="479214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8305</guid><pubDate>Fri, 17 Jun 2022 11:13:45 +0200</pubDate><title>Une directive sur les salaires minimaux en Europe grâce à l’action concertée des syndicats européens – la Suisse doit suivre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-directive-sur-les-salaires-minimaux-en-europe-grace-a-laction-concertee-des-syndicats-europeens-la-suisse-doit-suivre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les gouvernements&nbsp;de l’UE ont&nbsp;approuvé une «&nbsp;directive relative à des salaires minimaux adéquats&nbsp;». Ce document pionnier astreint les États membres à combler les lacunes en matière de salaires minimaux. Il s’agit d’un important succès pour le mouvement syndical européen, dont les syndicats suisses font partie. La Confédération européenne des syndicats (CES) s’engage depuis plus de quinze ans pour davantage de conventions collectives de travail et des salaires minimaux en Europe. La Suisse devra reprendre le contenu de cette nouvelle directive.</p><p class="heading--h4">De meilleurs salaires pour 24&nbsp;millions d’actifs</p><p>La décision d’aujourd’hui des gouvernements&nbsp;de l’UE est probablement venue à bout du dernier obstacle sur le chemin de la directive. L’UE a désormais une valeur de référence pour tous les pays disposant de salaires minimaux légaux&nbsp;: il leur faudra les porter à 60&nbsp;% du salaire médian. Et ils doivent s’appliquer à toutes les branches d’activité. En cas de mise en œuvre rapide, 24&nbsp;millions de salarié-e-s bénéficieraient d’augmentations substantielles. Dont près de cinq millions rien qu’en Roumanie et quatre millions en Italie&nbsp;!</p><p>La directive vise encore à favoriser les conventions collectives de travail (CCT), qui devront être négociées avec des syndicats et non de pseudo-représentations. En outre, les syndicalistes ne devront subir aucune discrimination en raison de leurs activités. Et il faudra veiller au respect des CCT, ce qui suppose des contrôles et des sanctions dissuasives.</p><p>Dans les pays où moins de 80&nbsp;% des salariés sont soumis à une CCT, il faudra mettre en place des plans d’action pour encourager les CCT. Par exemple lors de l’attribution de marchés publics ou de concessions.</p><p class="heading--h4">Une étape du mouvement syndical européen – pour la Suisse aussi</p><p>La directive relative à des salaires minimaux adéquats est l’aboutissement d’une offensive syndicale pour plus de CCT et de salaires minimaux dans l’UE, qui remonte au milieu des années 2000. Les syndicats suisses y ont activement participé. Ils ont revendiqué avec les syndicats d’Allemagne et de France une politique européenne en la matière et ont contribué aux autres avancées obtenues. C’est grâce aux syndicats européens notamment qu’au-delà des salaires minimaux nationaux, la directive encourage encore les CCT.</p><p class="heading--h4">Suisse&nbsp;: garantir les mesures d’accompagnement, reprendre la directive relative à des salaires minimaux adéquats</p><p>La Suisse doit reprendre cette directive. Grâce aux mesures d’accompagnement, elle dispose certes des instruments les plus efficaces de toute l’Europe pour faire respecter les salaires minimaux inscrits dans les CCT. Or seule la moitié des personnes professionnellement actives dans ce pays sont protégées par une CCT. La Suisse a donc besoin de davantage de CCT afin que les salaires et les conditions de travail en place s’améliorent – dans le commerce de détail comme dans la logistique, dans le journalisme ou encore dans l’agriculture.</p><p>L’USS continuera de s’engager systématiquement, aux côtés de ses homologues européens, pour que les mesures d’accompagnement restent garanties dans les négociations portant sur les questions institutionnelles. Et elle s’engage aux côtés des syndicats européens pour faire respecter concrètement les salaires minimaux partout où ils s’appliquent.</p><p class="heading--h4">Autres lacunes réglementaires à combler</p><p>Le 25&nbsp;février, le Conseil fédéral a annoncé son intention de stabiliser les relations bilatérales avec l’UE en réduisant les «&nbsp;différences de réglementation&nbsp;».</p><p>Cette approche fait sens. Elle suppose de combler au plus vite certaines lacunes réglementaires discutées dans le rapport de février. Cela vaut notamment pour les dispositions fondamentales de la directive sur la citoyenneté (droit au regroupement familial et à l’aide sociale), pour l’égalité de traitement entre tous les citoyen-ne-s de l’UE lors de la délivrance des autorisations d’établissement, ou encore pour assurer un meilleur accès à l’enseignement et à la formation des travailleurs frontaliers et des membres de leur famille, et plus généralement une meilleure reconnaissance des qualifications professionnelles.</p><p>On ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral exclurait des travaux en cours les «&nbsp;différences de réglementation&nbsp;» liées à la législation sur le travail. Car la reprise des normes européennes en matière de droit du travail non seulement contribuerait à l’intégration dans le marché intérieur, mais renforcerait encore les droits des travailleuses et travailleurs en Suisse.</p><p>Les syndicats ont par conséquent à nouveau invité le Conseil fédéral à s’atteler à la reprise des dispositions essentielles des directives concernant le détachement des travailleurs (Equal pay lors de la location de services), la sécurité et la santé au travail ainsi que la participation dans les entreprises, mais aussi à obtenir l’admission de la Suisse dans l’Autorité européenne du travail (ELA) et dans la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound). En outre, ils ont attiré son attention sur d’autres directives européennes socialement progressistes en cours d’élaboration, qui visent notamment à combattre l’indépendance fictive dans les plateformes de travail numériques, à surmonter les différences de salaire entre femmes et hommes (gender pay gap), ainsi qu’à durcir la responsabilité des entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8307</guid><pubDate>Thu, 16 Jun 2022 11:21:00 +0200</pubDate><title>Un tour de vis sans nécessité qui fait planer des risques sur la conjoncture</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-tour-de-vis-sans-necessite-qui-fait-planer-des-risques-sur-la-conjoncture</link><description>Onde de choc provoquée par la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Contre toute attente, la Banque nationale suisse (BNS) a relevé aujourd’hui ses taux, faisant bondir le franc et créant un climat d’incertitude. Alors même que le risque dû au renchérissement est faible et que les hausses de prix tiennent essentiellement à la guerre en Ukraine et aux mesures adoptées contre le COVID-19, la BNS sort l’artillerie lourde contre l’inflation. En fermant les yeux sur les risques conjoncturels et sur les risques en matière de taux de change.</p><p>La décision de relèvement de taux signifie indirectement aussi que la BNS tolérera une nouvelle appréciation du franc, alors même qu’il est déjà surévalué. La BNS s’est bien gardée de dire où elle compte mener la Suisse et la monnaie nationale. Il reste à espérer que la forte hausse de taux (+0,5&nbsp;%) ne sera pas interprétée sur les marchés des devises comme une volonté de la BNS de voir le franc s’apprécier encore. En 2010 ou en 2015 déjà, la BNS avait déstabilisé le marché des changes par des mesures précipitées, qui avaient fait bondir le cours.</p><p>Du point de vue des travailleuses et des travailleurs, cela signifie que les emplois et les salaires sont menacés, dans le tourisme par exemple, qui reprenait lentement des couleurs après deux exercices plombés par la pandémie.</p><p>L’USS estime que la BNS a pris aujourd’hui une mauvaise décision. C’est avec beaucoup d’inquiétude qu’elle attend la suite des événements, en appelant la BNS à fixer ses taux de façon à mieux tenir compte des risques pour la conjoncture et le cours du franc.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8302</guid><pubDate>Thu, 16 Jun 2022 10:04:10 +0200</pubDate><title>Primes et pouvoir d’achat : le Conseil national fait enfin un grand pas en avant</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-et-pouvoir-dachat-le-conseil-national-fait-enfin-un-grand-pas-en-avant</link><description>Contre-projet à l’initiative des 10 %</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans le pire des cas, la croissance des primes sera à deux chiffres cet automne. Dans ces conditions, la décision prise aujourd’hui par le Conseil national de soutenir un contre-projet substantiel à l’initiative d’allégement des primes est la bienvenue. Encore faut-il que le Conseil des États lui emboîte le pas sans tarder.</p><p>L’initiative d’allégement des primes du PS et de l’USS vise à ce que les primes de l’assurance-maladie à la charge des assurés s’élèvent au maximum à 10&nbsp;% du revenu disponible. Le Conseil fédéral a élaboré un contre-projet à l’initiative qui n’aurait permis que de légères améliorations dans un petit nombre de cantons, et donc qui est tout à fait insuffisant. Le Conseil national l’a amélioré et a adopté à une large majorité le contre-projet bien plus efficace de sa Commission de la sécurité sociale et de la santé publique.</p><p>La décision d’aujourd’hui libérera 2,2&nbsp;milliards de francs supplémentaires pour la réduction des primes d’assurance, au profit des ménages à bas et moyens revenus. Il s’agit d’un montant important, qui rendra enfin nettement plus social le mode de financement de l’assurance de base. Il est tout à fait logique d’y consacrer davantage d’argent des contribuables. Car à l’heure actuelle, il n’y a aucun pays d’Europe où le financement de l’assurance de base repose dans une aussi faible mesure qu’en Suisse sur le revenu des ménages.</p><p>Le Conseil national n’a certes pas tardé à adopter ce projet. Mais le choc des primes redouté retentira après l’été déjà. Le Conseil des États doit par conséquent mettre sous toit au plus vite ce compromis bénéficiant d’un large soutien. De plus, l’heure est à des mesures d’urgence immédiates aux effets ciblés sur le pouvoir d’achat des ménages.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8299</guid><pubDate>Wed, 15 Jun 2022 14:40:38 +0200</pubDate><title>Échec de la manœuvre du camp bourgeois pour soutenir AVS 21</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/echec-de-la-manoeuvre-du-camp-bourgeois-pour-soutenir-avs-21</link><description>La LPP mérite mieux que les démarches chaotiques du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le débat mené aujourd’hui par le Conseil des États sur la réforme de la LPP l’a bien montré&nbsp;: les discussions dominées par le camp bourgeois mènent au chaos. Un brutal démantèlement des rentes reste à craindre dans la réforme du 2e&nbsp;pilier. Et la réalité apparaît: on&nbsp;a promis, dans les médias, monts et merveilles aux femmes. Mais&nbsp;dès qu’on en vient aux choses concrètes, même les améliorations de prestations que la Commission avait proposées il y a un mois encore vont trop loin ! Le renvoi du projet en commission a donné le coup de grâce à une manœuvre tactique un peu grosse. Le projet du camp bourgeois d’adopter juste avant le scrutin sur AVS&nbsp;21 une pseudo-solution en faveur des femmes dans la LPP tout en gardant l'option de faire machine arrière ensuite a échoué. Les femmes restent les mains vides sur la question des rentes.</p><p>Les partenaires sociaux sont responsables du 2e&nbsp;pilier et il leur incombe de veiller à son financement. À la demande du Conseil fédéral, ils avaient proposé une révision de la LPP répondant aux problèmes urgents. Le Conseil fédéral a repris cette proposition qui modernise la LPP, qui stabilise les rentes et qui aurait amélioré avec effet immédiat la situation des personnes occupées à temps partiel et celle des bas revenus.</p><p>La majorité bourgeoise du Conseil national n’avait déjà rien voulu savoir des propositions des partenaires sociaux et du Conseil fédéral, leur préférant un modèle avec des baisses de rentes de 12&nbsp;% parfois et des hausses de coûts massives pour les personnes ayant des revenus bas ou moyens. Les femmes auraient dû prendre leur mal en patience pendant des décennies. Six mois plus tard, le Conseil des États demande de remettre l’ouvrage sur le métier, ce qui ne laisse rien présager de bon pour la réforme. Il va de soi que l’USS ne soutiendra pas une&nbsp;réforme de la LPP qui aboutirait&nbsp;à un démantèlement des rentes. La voie à suivre est celle d'améliorations, qui soient financièrement abordables pour les femmes. Toute nouvelle proposition sera jugée à l'aune de ce que permettait d'atteindre le&nbsp;compromis des partenaires sociaux.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8297</guid><pubDate>Tue, 14 Jun 2022 20:09:21 +0200</pubDate><title>L’heure est à une vraie égalité. Non aux économies sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lheure-est-a-une-vraie-egalite-non-aux-economies-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Mobilisations pour le 14 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p>En cette journée du 14&nbsp;juin, environ 50 000&nbsp;femmes et hommes solidaires sont descendus dans la rue dans toute la Suisse. Trois ans après la grande grève des femmes*, les choses n’ont pas assez bougé en direction de l’égalité. Pire encore&nbsp;: une révision de l’AVS sur le dos des femmes menace. Aussi le refus d’AVS&nbsp;21 était-il au cœur de la plupart des manifestations, avec le slogan «&nbsp;augmenter les salaire, pas l’âge de la retraite&nbsp;». Les femmes lutteront contre toute réduction de leurs rentes, qui sont déjà inférieures d’un tiers aujourd’hui à celles des hommes&nbsp;!</p><p><strong>Écarts de salaire, discrimination systématique, répartition inéquitable du travail non rémunéré entre les sexes&nbsp;: les avancées véritables se font encore attendre en matière d’égalité. Il est d’autant plus choquant que le Parlement projette de réduire les rentes AVS des femmes. La résistance contre les coupes imminentes était au cœur des manifestations du jour. Les signaux lancés ne sauraient être plus clairs&nbsp;: il est inacceptable de démanteler aujourd’hui l’AVS sur le dos des femmes, alors qu’il leur faut déjà s’accommoder de rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes.</strong></p><p>Environ 50 000&nbsp;personnes ont participé aux plus de 30 actions, manifestations et rassemblements organisés aujourd’hui dans toute la Suisse. Ces femmes et de nombreux hommes solidaires ont souligné qu’il est grand temps d’améliorer les salaires et les rentes des femmes. L’heure est également à une répartition équitable du travail non payé, pour laquelle il manque à ce jour les conditions-cadres nécessaires. Enfin, il faut combattre toutes les formes de discrimination fondées sur le sexe.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/f/csm_2021-9-18-DEMO-AVS21-NON-Lucas-Dubuis19_xlarge.2x.1632216459_5b1e40869c.webp" length="359848" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8294</guid><pubDate>Mon, 13 Jun 2022 15:23:52 +0200</pubDate><title>14 juin 2022 : des mobilisations dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-2022-des-mobilisations-dans-toute-la-suisse</link><description>Les femmes veulent des hausses de salaire, pas de l&#039;âge de la retraite </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’égalité fait du surplace. L’écart salarial entre les hommes et les femmes ne se réduit pas et le déficit de rente des femmes est lui aussi scandaleux. Discrimination et inégalité demeurent la règle, au travail comme dans l’ensemble de la société. Pour toutes ces raisons, les femmes descendront à nouveau dans la rue le 14 juin, à travers toute la Suisse.</p><p>Dans plus de 30 communes, de multiples actions, rassemblements et autres manifestations sont organisées. Les collectifs féministes, les syndicats ainsi que diverses organisations et partis politiques se mobiliseront à cette occasion contre la réforme de l’AVS au détriment des femmes. Autres thèmes et revendications au cœur de cette journée du 14 juin&nbsp;: la reconnaissance et la répartition plus équitable du travail non rémunéré ainsi que la lutte contre les violences sexuelles.</p><p>Vous trouverez des informations sur les différents événements organisés le 14 juin dans toute la Suisse sur:<a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer"> www.14juin.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_14juni-14juin-map_e055242b77.webp" length="78630" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8291</guid><pubDate>Thu, 09 Jun 2022 14:19:28 +0200</pubDate><title>La protection des salaires est primordiale – l’exécution doit être renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-est-primordiale-lexecution-doit-etre-renforcee</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse a les plus hauts salaires en Europe et en même temps, son marché du travail est l’un des plus ouverts. Une protection des salaires efficace est donc extrêmement importante pour les travailleuses et travailleurs en Suisse. Le dernier rapport du Secrétariat d’État à l’économie (SECO) sur les mesures d’accompagnement montre bien à quel point cette protection est nécessaire&nbsp;: là où il y a des contrôles, on constate aussi des infractions.</p><p>﻿Au cours de l’année passée, quelque 140&nbsp;000 salaires ont été examinés par les inspections du travail. Dans pratiquement une entreprise sur cinq, elles ont découvert des salaires trop bas ou des faux indépendant-e-s. Le taux d’infraction (env. 30&nbsp;%) est un peu plus élevé dans les branches avec des salaires minimums de CCT, puisque le constat de sous-enchère est plus facile à établir avec un minimum clairement défini. Dans les autres branches, les cantons autorisent parfois des écarts vers le bas par rapport aux salaires usuels, de sorte qu’une partie des entreprises pratiquant des salaires trop bas échappe aux inspections. Le taux d’infraction s’élève à 14&nbsp;% (entreprises étrangères détachant des employé-e-s) et à 10&nbsp;% (entreprises suisses).</p><p>Dans les branches avec des salaires minimums obligatoires fixés dans des CCT ou des contrats-types de travail (CTT), les employeurs qui versent des salaires trop bas sont sanctionnés. En l’absence de salaires minimums, les cantons demandent aux entreprises d’adapter les rémunérations aux salaires usuels dans la région et dans la branche («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). Il est réjouissant de constater que la grande majorité des entreprises étrangères donne suite à cette demande. En revanche, le comportement des entreprises suisses en la matière est inacceptable&nbsp;: alors que dans plus de 700 cas, elles payaient des salaires trop bas, elles ne sont que 300 environ à avoir corrigé le tir à la demande des cantons. Malgré cela, et même si la loi le prévoit, la Confédération et les cantons n’édictent pratiquement jamais de salaires minimums.</p><p>La densité des contrôles reste malheureusement très variable selon les cantons. Dans ce contexte, il faut saluer les efforts des cantons du Tessin et de Genève, qui contrôlent de nombreux employeurs helvétiques. C’est tout le contraire dans d’autres parties de la Suisse, où certains cantons (BE, FR, VS ou ZG) n’inspectent qu’1&nbsp;% des entreprises, voire moins. À ce rythme, une entreprise en Suisse n’est contrôlée qu’une fois tous les 100 ans en moyenne. Ce problème perdure depuis des années.</p><p>Les mesures d’accompagnement sont donc absolument indispensables pour protéger les salaires en Suisse. Et là où il y a des contrôles, on découvre souvent des infractions. Il reste toutefois de nombreuses lacunes dans la mise en œuvre des mesures d’accompagnement. Notamment le fait que seule la moitié des travailleuses et travailleurs est protégée par des salaires minimums dans les CCT. Certains cantons ne font pas assez de contrôles et se montrent trop tolérants face à la sous-enchère. Ces manquements dans la protection des salaires doivent être comblés.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8286</guid><pubDate>Wed, 08 Jun 2022 19:21:24 +0200</pubDate><title>Recul réjouissant du chômage, mais d’importants problèmes pour les plus de 60 ans</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/recul-rejouissant-du-chomage-mais-dimportants-problemes-pour-les-plus-de-60-ans</link><description>Chômage en mai 2022 : les chiffres du SECO</description><content:encoded><![CDATA[<p>En mai dernier, le nombre de personnes au chômage a enregistré un nouveau recul. Pour la première fois depuis l’automne 2019, moins de 100&nbsp;000 personnes doivent timbrer au chômage et chercher un emploi. Pour les salarié-e-s du pays, cette évolution est positive. Elle reflète aussi l’actuelle bonne situation conjoncturelle.</p><p>Malheureusement cependant, les personnes entre 60 et 64 ans ont pour l’heure peu profité de cette relance. Ce groupe d’âge connaît désormais le taux de chômage le plus élevé. Et le nombre de personnes au chômage reste encore bien plus important qu’avant la crise du coronavirus.</p><p>Les offices régionaux de placement (ORP) doivent redoubler d’efforts concernant l’intégration des chômeurs et chômeuses âgés dans le monde du travail. La Confédération met à leur disposition, à travers le «&nbsp;Programme d’impulsion&nbsp;» de 2019, plus de 60 millions de francs pour la réinsertion de ces derniers. En mai dernier, on a compté à nouveau davantage de postes vacants – +70&nbsp;000 – annoncés aux ORP, soit une hausse de plus de 70&nbsp;000. Cela représente un grand potentiel de placement.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/2/csm_AElterer-Zimmermann_Peruphotoart-photocase_5840ee691f.webp" length="110492" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8280</guid><pubDate>Wed, 01 Jun 2022 15:21:05 +0200</pubDate><title>Crise du Covid : les femmes ont été plus durement touchées</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/crise-du-covid-les-femmes-ont-ete-plus-durement-touchees</link><description>Une étude de la CFQF abonde dans le sens de la politique d’égalité de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lorsqu’une crise vient se greffer sur des inégalités existantes, celles-ci se renforcent&nbsp;: c’est là la conclusion d’une <a href="https://www.ekf.admin.ch/ekf/fr/home/documentation/etudes-et-recommandations.html" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">étude du bureau BASS</a> et publiée par la Commission fédérale pour les questions féminines (CFQF) après deux années de pandémie.</p><p>Cette analyse genrée se concentre sur les effets des mesures étatiques de lutte contre le coronavirus et de soutien aux branches économiques et aux personnes frappées par cette crise. Le constat est amer&nbsp;: celles qui en ont le moins bénéficié sont les personnes – des femmes pour la plupart – travaillant dans les métiers dits essentiels. Elles ont pourtant apporté une contribution cruciale au bon fonctionnement de la société au cours de ces mois de crise, trop souvent dans de mauvaises conditions de travail et avec des salaires dérisoires. Grâce à cette étude, la CFQF comble toutefois une lacune importante dans l’analyse de la lutte publique contre la pandémie. De plus, ses recommandations vont dans le sens de la politique d’égalité de l’USS et lui apportent de ce fait un soutien précieux.</p><p>Globalement, l’emploi a diminué pendant la pandémie en raison des mesures gouvernementales et des fermetures d’entreprises, mais les différents groupes de travailleuses et travailleurs ont été touchés à des degrés très divers. Le volume de travail qui a été le plus fortement réduit est celui des salarié-e-s occupant de très faibles pourcentages, donc en majorité des femmes. Bien sûr, la perte de revenu a été compensée par l’indemnité de chômage partiel, mais en partie seulement (80&nbsp;%). Ce n’est qu’à partir de décembre 2020 que les plus bas salaires ont eu droit à une indemnisation à 100&nbsp;%. Conséquence&nbsp;: les ménages à faible revenu comme les familles monoparentales par exemple ont subi des pertes de revenus particulièrement douloureuses.</p><p>Les autorités n’ont pas eu le réflexe de relever le genre des bénéficiaires de l’indemnité de chômage partiel. Il n’est dès lors pas possible de se prononcer sur la répartition entre hommes et femmes. Mais on sait que les entreprises de services comme les salons de coiffure ou d’esthétique – où travaillent beaucoup de femmes – ont touché moins d’indemnités de chômage partiel et d’aides financières.</p><p>Et les employé-e-s dans les ménages privés (88&nbsp;% de femmes) étaient même complètement exclues des aides Covid. L’explication de la Confédération est pour le moins cynique&nbsp;: rien ne les empêchait de continuer à travailler. En réalité, bon nombre de ces employées qui ne bénéficient pas de la protection de la loi sur le travail ont perdu leur emploi, n’ont pas pu se défendre et étaient souvent dans l’impossibilité de retourner dans leur pays d’origine en raison des restrictions sanitaires.</p><p>Pour ce qui est du télétravail, environ la moitié des personnes en emploi l’ont pratiqué au moins partiellement pendant la pandémie. Alors que cette possibilité était offerte à quelque 60&nbsp;% des employé-e-s des classes salariales supérieures, seuls 28&nbsp;% des salaires les plus bas ont pu en profiter. Logiquement, ce sont donc davantage les hommes qui ont pu poursuivre leur activité professionnelle depuis la maison. Malgré tout, les femmes en télétravail se sont retrouvées nettement plus souvent confrontées à des difficultés de concilier travail et famille, surtout dans les familles avec des enfants d’âge scolaire. Comme trop souvent, ce sont majoritairement les mères qui ont renoncé à leur travail rémunéré pour s’occuper des enfants.</p><p>Grâce à l’insistance de l’USS, des allocations pour perte de gain ont été mises en place peu après le début de la pandémie pour de telles situations. Mais en raison d’une communication déficiente de la part de la Confédération, de nombreux parents n’étaient pas conscients qu’ils y avaient également droit lorsqu’ils travaillaient à domicile. Heureusement, les fermetures d’écoles n’ont duré que peu de temps en Suisse, ce qui a permis d’éviter des conséquences plus graves sur l’égalité.</p><p>Sur la base de cette étude, la commission fédérale a émis une série de recommandations afin de renforcer la capacité de résilience de l’économie et de la société à travers davantage d’égalité. Du point de vue syndical, les recommandations suivantes nous semblent particulièrement importantes&nbsp;:</p><ul><li><strong>Recommandation 1&nbsp;: Il faut développer l’accueil extrafamilial et périscolaire des enfants ainsi que son financement par les pouvoirs publics et assurer sa continuité durant les crises.</strong> Avec la pandémie, l’USS a encore renforcé son engagement dans ce domaine. Pour la même raison, la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) a mis en consultation au printemps 2022 un projet de loi pour un engagement accru et pérenne de la Confédération dans le domaine de l’accueil des enfants. L’initiative sur les crèches, dont l’USS est une des organisations porteuses, va un peu plus loin&nbsp;: elle prévoit un droit légal à une place d’accueil, une part de financement plus importante par les pouvoirs publics ainsi qu’une amélioration de la qualité et des conditions de travail.</li><li><strong>Recommandation 2&nbsp;: Il faut définir les conditions-cadres pour le télétravail et partager égalitairement le travail de «&nbsp;care&nbsp;».</strong> L’USS a toujours souligné que le télétravail n’est pas la panacée pour régler la question de la conciliation et qu’en l’absence de réglementation, il comporte des risques sanitaires et sociaux pour les travailleuses et travailleurs. Même après la pandémie, il s’agit de veiller à ce que les arrangements concernant le travail à domicile bénéficient aux employé-e-s et non pas en premier lieu aux employeurs.</li><li><strong>Recommandation 3&nbsp;: Il faut renforcer l’intégration professionnelle des femmes et instaurer pour les parents un droit à réduire leur taux d’occupation après la naissance d’un enfant, assorti d’un droit à revenir à leur taux d’occupation initial.</strong> &nbsp;Pour que le travail rémunéré et non rémunéré soit réparti équitablement entre femmes et hommes et que le travail de «&nbsp;care&nbsp;» ne représente plus un risque de pauvreté pour les femmes, il faut des conditions-cadres appropriées. Un temps partiel transitoire en fait partie. Il s’agit également de développer les congés de maternité et de paternité ainsi qu’un congé parental selon le modèle européen. L’objectif à long terme de l’USS est la réduction du temps de travail sans perte de salaire pour les groupes à bas revenus.</li><li><strong>Recommandation 4b&nbsp;: Il faut revaloriser le travail à bas salaire et garantir une meilleure protection salariale en cas de crise.</strong> Les femmes sont surreprésentées dans les branches à bas salaires. La précarité de ces emplois n’est pas seulement problématique en cas de crise&nbsp;: elle est aussi une des raisons importantes du fait que les femmes ont des revenus plus faibles pendant leur vie active. L’USS continue donc de se battre pour des salaires minimums et la revalorisation des professions à forte proportion de femmes.</li><li><strong>Recommandation 6&nbsp;: Il faut prévoir un soutien spécifique pour les personnes employées dans des ménages privés.</strong> Le travail dans les ménages privés doit être soumis sans condition à la loi sur le travail, comme le demande l’USS depuis longtemps. Les mesures publiques en cas de crise doivent être conçues de manière à ce que les employé-e-s sans papiers et en situation d’emploi précaire ne passent pas entre les mailles du filet.</li></ul><p>Une analyse de la pandémie de Covid sous l’angle de l’égalité des genres était attendue depuis longtemps. L’étude publiée par la CFQF comble partiellement cette lacune et apporte ainsi une contribution importante à la gestion des crises à venir. Les recommandations de la commission correspondent à la politique d’égalité menée jusqu’ici par l’USS et servent d’arguments en faveur de mesures politiques.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8278</guid><pubDate>Mon, 30 May 2022 15:10:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur le transport international de voyageurs et de marchandises par route</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-le-transport-international-de-voyageurs-et-de-marchandises-par-route</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8266</guid><pubDate>Mon, 30 May 2022 10:22:52 +0200</pubDate><title>Du respect pour les femmes : augmenter les salaires, pas l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/du-respect-pour-les-femmes-augmenter-les-salaires-pas-lage-de-la-retraite-14juin22</link><description>Appel à la mobilisation pour le 14 juin 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La mobilisation pour la journée de Grève féministe du 14&nbsp;juin 2022 a commencé. Sur la Place fédérale, quatre femmes présentent un appel à la mobilisation et leurs revendications d’une véritable égalité ainsi que d’un plus grand respect pour leur travail. En ce début de session parlementaire, les femmes syndicalistes rappellent qu’il n’y a quasiment eu aucun progrès depuis la Grève des femmes* de 2019. Au contraire, la discrimination salariale entre hommes et femmes persiste et l’écart de rente des femmes reste choquant. Des actions et des manifestations sont par conséquent prévues le 14&nbsp;juin 2022 dans toute la Suisse.</p><p>Le droit de vote des femmes a 50&nbsp;ans en Suisse. À l’époque, promesse leur avait été faite qu’elles pourraient vivre de l’AVS à l’âge de la retraite – engagement qui n’est toujours pas tenu. Le Conseil fédéral et le Parlement ferment les yeux sur ce problème. Aussi, quatre femmes syndicalistes expriment-elles aujourd’hui leur frustration directement devant le Palais fédéral.</p><p><strong>Ursula Mattmann, retraitée</strong>, est formelle&nbsp;: « Nous, les femmes, recevons en moyenne un tiers de rente en moins. Je me demande de quoi il nous faudra bien vivre. Ça ne peut pas continuer ainsi&nbsp;: il faut non pas diminuer les rentes, mais les augmenter&nbsp;!&nbsp;». Se trouvant, elle, au début de son parcours professionnel, <strong>Elena Marti, éducatrice de l’enfance</strong>, est également déçue&nbsp;: « Les femmes continuent de gagner trop peu et d’avoir de médiocres conditions de travail. On est encore bien loin de l’égalité effective. Il est temps de témoigner davantage de respect à notre travail.&nbsp;»</p><p><strong>Marie-Odile Heim, infirmière</strong>, dénonce ses horaires de travail irréguliers et la pénibilité physique de sa profession. «&nbsp;À cela s’ajoute la majeure partie du travail de soins non rémunéré&nbsp;: de nombreuses femmes sont déjà épuisées à 60&nbsp;ans. Il est impossible de continuer jusqu’à 65&nbsp;ans, voire 66 ou 67&nbsp;ans.&nbsp;» La seule pensée des projets de démantèlement social en discussion au Parlement fait s’étrangler de rage <strong>Clotilde Pinto, vendeuse</strong>&nbsp;: « Nos rentes sont déjà trop basses aujourd’hui&nbsp;! La retraite anticipée est un luxe que nous ne pouvons pas nous offrir comme nos chefs. Les réductions de rentes prévues sont un véritable affront fait aux femmes.&nbsp;»</p><p>Les femmes concernées exigent davantage de respect pour leur travail. Il faut augmenter les salaires, pas l’âge de la retraite. Le 14&nbsp;juin, les femmes demanderont des rentes suffisantes pour vivre, en lieu et place du relèvement de l’âge de la retraite des femmes. L’heure est à une véritable égalité, au niveau des salaires et du travail non rémunéré.</p><p>Un aperçu des actions organisées et des précisions sur la journée du 14&nbsp;juin sont publiés sous&nbsp;: <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_220530_mk-cp2_44a86b5ae9.webp" length="143850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8258</guid><pubDate>Wed, 25 May 2022 14:56:58 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral refuse de voir le problème des rentes qui baissent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-refuse-de-voir-le-probleme-des-rentes-qui-baissent</link><description>Initiative populaire pour une 13e rente AVS : la balle est dans le camp du Parlement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les rentes AVS sont trop basses et celles du 2e pilier s’effondrent. En même temps, les prix augmentent et un choc des primes-maladie menace. Il reste toujours moins d’argent pour vivre. La différence entre les rentes des femmes et celles des hommes est très grande. En rejetant l’initiative pour une 13e rente AVS, le Conseil fédéral refuse de voir le problème du niveau trop bas des rentes de vieillesse. Au contraire, il abandonne sa promesse de rentes AVS couvrant les besoins vitaux et s’empêtre dans des prétextes sur le risque de déficit que courrait l’AVS. Mais il oublie de mentionner que les scénarios financiers pour la période allant jusqu’en 2030 publiés aujourd’hui concernant l’AVS annoncent des résultats substantiellement supérieurs à ce qui était prédit il y a quatre mois encore. Une chose est claire&nbsp;: il appartient maintenant au Parlement de corriger les erreurs du Conseil fédéral. Car qui a travaillé durant toute sa vie mérite de toucher une bonne rente.</p><p>Le peuple suisse a décidé que les rentes AVS devaient couvrir les besoins vitaux et l’a inscrit dans la Constitution. Aujourd’hui, cette décision n’est pas mise en pratique. Au contraire&nbsp;: 50 ans après sa promesse, le Conseil fédéral renonce toujours plus clairement à ce mandat. Il renvoie en quelques mots les travailleurs et travailleuses qui ont connu une vie professionnelle éprouvante aux prestations complémentaires au lieu de concrétiser leur droit à une rente de vieillesse décente. Cela, alors que l’évolution des rentes est dramatique. Celles du 2e pilier sont en effet en chute libre et celles des femmes scandaleusement basses. De plus les rentes AVS ne suivent pas le rythme des salaires. La rente AVS moyenne est aujourd’hui de tout juste 1800 francs, soit 21&nbsp;% du salaire moyen. Autrefois, il s’agissait de 26&nbsp;%, ce qui correspondrait à une rente AVS de presque 2&nbsp;300&nbsp;francs. Cette année, les rentes AVS risquent même de ne pas suivre l’inflation.</p><p>Au lieu de s’attaquer à ce problème, le Conseil fédéral se cache derrière la menace selon laquelle il n’est financièrement pas possible de développer l’AVS. Il ne mentionne même pas dans une petite phrase avoir substantiellement adapté ses scénarios financiers par rapport au mois de janvier. En peignant systématiquement le diable sur la muraille pour effrayer la population, il se soustrait à sa responsabilité à l’égard de cette dernière. Il oublie intentionnellement que, pour 90&nbsp;% de la population, l’AVS est la prévoyance vieillesse la moins chère et qu’elle le restera. Or la développer représenterait un grand allégement, surtout pour les jeunes.</p><p>Seule l’initiative pour une 13e rente AVS pose la question du niveau des rentes et, non seulement, s’oppose au moment opportun aux projets de démantèlement de l’AVS, mais sonne aussi la contre-offensive qui s’impose plus que jamais. L’initiative est simple. Elle demande la mise en place du versement d’une rente AVS supplémentaire à laquelle chacun-e a droit, de même que presque tout le monde reçoit un 13e salaire. Calculé sur un versement mensuel, cela représente une hausse de 8,33 % des rentes AVS. En raison du caractère compensatoire de cette dernière, ce sont les personnes à bas et moyen revenu qui en profiteront donc le plus. En Suisse, il y a assez d’argent pour des rentes décentes, et pas seulement pour les hauts revenus. Il revient désormais au Parlement de se pencher sérieusement sur la question des prestations de vieillesse.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/c/csm_210528-13AHV0061_xlarge.1624621701_93487577e6.webp" length="237612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8255</guid><pubDate>Tue, 24 May 2022 10:00:00 +0200</pubDate><title>Renforcer l’AVS au lieu d’augmenter l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/renforcer-lavs-au-lieu-daugmenter-lage-de-la-retraite</link><description>Lancement de l’initiative populaire « Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale »
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui démarre la récolte de signatures pour l’initiative populaire «&nbsp;Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale (initiative sur la BNS)&nbsp;». La Banque nationale suisse (BNS) a amassé des milliards de francs avec les taux d’intérêts négatifs et les bénéfices réalisés. Cet argent doit revenir à la population. L’initiative sur la BNS prévoit qu’une partie de ces bénéfices soit versée à l’AVS. Elle fait la démonstration qu’il est possible d’avoir une AVS aux reins solides sans relever l’âge de la retraite. Elle offre donc une alternative crédible aux attaques en règle du Parlement contre les retraites. On peut d’ores et déjà laisser tomber le projet de démantèlement AVS&nbsp;21, car il repose sur des prévisions beaucoup trop pessimistes jusqu’en 2032. En revanche, les rentes de vieillesse sont déjà sous pression&nbsp;: les prestations de l’AVS ne suivent pas le coût de la vie et les rentes LPP sont en chute libre, notamment en raison de la politique des faibles taux d’intérêts des dernières années. Beaucoup de retraité-e-s n’ont tout simplement plus assez d’argent pour vivre. Voilà pourquoi il faut renforcer l’AVS avec les bénéfices issus des taux d’intérêt négatifs de la BNS. Tout le monde en profitera.</p><p>Le peuple suisse a décidé que la rente AVS devait garantir le minimum vital et a inscrit cette exigence dans la Constitution. Aujourd’hui, cette décision n’est toujours pas mise en œuvre. Au contraire, la rente AVS moyenne atteint à peine 1800 francs actuellement, soit 21&nbsp;% du salaire moyen. Avant, ce taux était de plus de 26&nbsp;%. Il faut donc de toute urgence augmenter les rentes AVS, et non pas les diminuer comme c’est prévu actuellement. Et pourtant, le Conseil fédéral et le Parlement ne trouvent rien de mieux à faire que de décider de nouvelles détériorations, à commencer par un relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Conséquence&nbsp;: leurs rentes seront encore plus basses qu’elles ne le sont déjà. Les gens qui partent à la retraite ou sont sur le point de le faire vont déjà toucher nettement moins que les générations précédentes, et ce, depuis un bon moment. Les retraité-e-s se retrouvent donc avec toujours moins pour vivre.</p><h3 class="heading--h5">Un financement supplémentaire équitable pour l’AVS</h3><p>Dans le passé déjà, lorsque la BNS a réalisé des bénéfices particulièrement élevés, l’AVS en avait bénéficié. C’était le cas en 2007 par exemple, lorsqu’elle a touché 7 milliards de francs issus de la vente des réserves d’or excédentaires de l’institution. Une distribution à l’AVS se justifie aussi par le fait que les taux négatifs de la BNS affectent la prévoyance vieillesse. Ainsi, le Conseil national s’est par exemple prononcé pour que les revenus de la BNS issus des taux d’intérêt négatifs soient versés à l’AVS. Entre 2015 et 2021, les taux négatifs ont rapporté pas moins de 11,3 milliards de francs à la BNS.</p><p>Si ces revenus des taux négatifs sont versés à l’AVS, la fortune de celle-ci en 2032 ne serait pas moindre qu’aujourd’hui et ce, en dépit du vieillissement démographique. Le financement de l’AVS serait donc assuré pour les 10 prochaines années&nbsp;: c’est ce que démontre un calcul fait à partir des scénarios du SECO et de l’Administration des finances. Compte tenu du potentiel de distribution de la BNS, un versement supplémentaire de 2 milliards par an à l’AVS serait réaliste.</p><h3 class="heading--h5">L’indépendance de la BNS et la part des cantons restent intactes</h3><p>Le texte de l’initiative ne porte aucune atteinte à l’indépendance de la politique monétaire de la Banque nationale. La totalité des revenus des taux négatifs seront transférés par un versement unique au Fonds AVS. Pour la BNS, il n’y aura aucune contrainte ou restriction de sa politique de placement ou de constitution de provisions. La distribution des bénéfices à l’AVS n’aura lieu que si les réserves de la Banque nationale sont particulièrement élevées. Dans le même sens, la part actuelle des cantons aux distributions est garantie dans le texte de l’initiative.</p><h3 class="heading--h5">Les bénéfices de la Banque nationale appartiennent à la population</h3><p>Ces dernières années, la BNS a amassé des milliards de bénéfices. Sa réserve pour distributions futures demeure à un niveau historique. Cet argent doit de toute façon bénéficier à la population. Verser une part des bénéfices de la BNS à l’AVS renforce la prévoyance vieillesse sans puiser encore davantage dans le porte-monnaie des gens qui travaillent. Avec l’AVS, tout le monde en profite. Pour toutes ces raisons, les syndicats – conjointement avec le PS et d’autres partenaires – lancent l’initiative populaire «&nbsp;Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale&nbsp;».</p><p>Pour plus d’informations et des argumentaires&nbsp;: <strong><a href="https://initiative-bns.ch/?src=ussmm" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">www.initiative-bns.ch</a></strong></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_SNB_Initiative_breit_FR_1200x900_fe43924d29.webp" length="163840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8252</guid><pubDate>Fri, 20 May 2022 15:12:57 +0200</pubDate><title>Allègement des primes-maladie : une percée importante au Conseil national</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/allegement-des-primes-maladie-une-percee-importante-au-conseil-national</link><description>Contre-projet efficace à l’initiative « 10 % »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec la flambée attendue des primes-maladie cet automne, le pouvoir d’achat des ménages en Suisse risque de subir un nouveau choc. Dans ce contexte, on ne peut que saluer vivement la décision prise aujourd’hui par la commission compétente du Conseil national de proposer un contre-projet consistant à l’initiative d’allègement des primes-maladie. Ce compromis a réuni un large soutien. Il faut désormais que le Parlement l’adopte sans tarder.</p><p>L’initiative d’allègement des primes du PS et de l’USS vise à plafonner la charge des primes d’assurance-maladie à 10&nbsp;% du revenu des ménages. Le Conseil fédéral a opposé à l’initiative un contre-projet clairement insuffisant&nbsp;: il n’aurait apporté que des améliorations marginales et dans quelques cantons seulement. Il fallait donc que la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) apporte des améliorations substantielles au projet. Après une première tentative, elle a enfin pris ses responsabilités et adopté à une large majorité un contre-projet efficace.</p><p>Avec cette décision de la commission, les réductions de primes pour les ménages aux revenus bas et moyens se voient dotés de 2,2 milliards de francs supplémentaires. Il s’agit là d’un montant conséquent qui donnera enfin une forme plus sociale au financement de l’assurance de base. C’est absolument nécessaire, non seulement en raison des problèmes actuels de pouvoir d’achat, mais aussi parce qu’il s’agit depuis des années d’une des préoccupations les plus urgentes pour les gens qui gagnent normalement leur vie, comme le montrent régulièrement tous les baromètres des préoccupations.</p><p>Bien sûr, le chemin est encore long jusqu’à l’adoption définitive de ce contre-projet. Le choc des primes, lui, sera là dans quelques mois déjà. Les Chambres fédérales doivent donc se dépêcher de mettre sous toit ce compromis largement soutenu. Mais il faudra aussi, en plus, des mesures immédiates et ciblées pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages à bas revenus.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8272</guid><pubDate>Wed, 18 May 2022 16:43:00 +0200</pubDate><title>Ordonnances d’exécution de la loi sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (LSCPT)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnances-dexecution-de-la-loi-sur-la-surveillance-de-la-correspondance-par-poste-et-telecommunication-lscpt</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8270</guid><pubDate>Wed, 18 May 2022 16:34:00 +0200</pubDate><title>Octroyer le congé de maternité au père en cas de décès de la mère</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/mutterschaftsurlaub-fuer-hinterbliebene-vaeter</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parelementaire (Kessler) Weibel 15.434 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8268</guid><pubDate>Wed, 18 May 2022 16:23:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur l’énergie (accélérer les procédures de planification, photovoltaïque)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-lenergie-accelerer-les-procedures-de-planification-photovoltaique</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8264</guid><pubDate>Wed, 18 May 2022 10:05:00 +0200</pubDate><title>Garantie de l&#039;approvisionnement en sang et gratuité du don de sang</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vernehmlassung-zur-16504-pa-iv-giezendanner</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 16.504 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8262</guid><pubDate>Wed, 18 May 2022 09:46:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-maladie</link><description>Réponse à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS à la consultation sur la modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie concernant la transmission de données des assureurs dans l’assurance obligatoire des soins et la deuxième partie des mesures visant à freiner la hausse des coûts du volet 1a se trouve ci-dessous en format PDF.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8249</guid><pubDate>Tue, 17 May 2022 16:50:41 +0200</pubDate><title>Le projet de privatisation passe à la trappe</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-projet-de-privatisation-passe-a-la-trappe</link><description>Bonne nouvelle pour PostFinance</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission compétente du Conseil des États (CTT-E) a décidé hier de ne pas entrer en matière sur la révision de la loi sur l’organisation de la Poste. Élément-clé du projet, la privatisation complète de PostFinance n’est donc plus d’actualité – à juste titre&nbsp;!</p><p>La privatisation complète de PostFinance proposée par la révision de la loi sur l’organisation de la Poste aurait porté atteinte au mandat de service universel dans le domaine du trafic des paiements, mais pas seulement&nbsp;: elle représentait surtout une attaque en règle contre le service public en général. En effet, la Poste ne fonctionne aujourd’hui que grâce à son modèle d’entreprise propre, qui repose notamment sur les effets de synergie du réseau postal. Détacher PostFinance du groupe Poste entraînerait un fractionnement de l’ensemble du groupe, ce qui est totalement inacceptable.</p><p>Publié il y a quelques semaines, le rapport d’experts sur l’avenir du service postal universel a formulé des propositions – pour la plupart totalement inutilisables – sur la manière dont ce problème pouvait éventuellement être résolu (par exemple par l’abolition du courrier A, pourtant très apprécié et rentable). Il est donc logique que la CTT-E enterre définitivement ce projet de privatisation qui tenait davantage de l’idéologie que du pragmatisme. C’est d’ailleurs ce que les syndicats exigeaient depuis le début. Ils ont été en cela soutenus récemment par des co-rapports des commissions des finances et de l’économie et des redevances du Conseil des États.</p><p>Il reste qu’en raison de l’évolution rapide et des lacunes réglementaires dans les domaines des paiements et du trafic postal, la nécessité d’agir est toujours là. PostFinance est considérée par la FINMA comme une banque à part entière et soumise à des conditions. Dans ce contexte, l’exigence d’une levée de l’interdiction – obsolète et malhonnête – qui lui est faite d’octroyer des crédits reste d’actualité et doit faire l’objet d’un processus distinct. Comme il s’agit d’un processus de longue haleine, l’introduction d’une garantie de capitalisation temporaire par la Confédération, telle que proposée par le Conseil fédéral, est d’autant plus urgente. La Commission des finances du Conseil des États a déjà approuvé le crédit d’engagement proposé par le Conseil fédéral à cet effet. Le Parlement doit maintenant donner suite rapidement.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_postfinance1_1ade932860.webp" length="101762" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8246</guid><pubDate>Tue, 17 May 2022 10:40:20 +0200</pubDate><title>Halte à la chute libre des rentes LPP : les assuré-e-s ont besoin de garanties </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/halte-a-la-chute-libre-des-rentes-lpp-les-assure-e-s-ont-besoin-de-garanties</link><description>Rapport annuel de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport annuel de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) confirme l’excellente santé financière des caisses de pensions. Ce n’est pas le cas des assuré-e-s&nbsp;: au cours des dix dernières années, les avoirs de vieillesse dans le 2e pilier ont été rémunérés à un niveau historiquement bas, les taux de conversion ont été drastiquement réduits et maintenant, l’inflation croissante grignote la valeur des rentes du 2e pilier, déjà en chute libre depuis des années. Les personnes les plus touchées sont les salarié-e-s de plus de 55 ans et les nouveaux retraité-e-s. Pour elles, le 2e&nbsp;pilier se caractérise aujourd’hui non pas comme une assurance sociale, mais avant tout comme une source d’insécurité sociale. Concrètement, nous risquons d’avoir une génération sacrifiée dans le 2e&nbsp;pilier si les caisses de pensions ne prennent pas immédiatement des mesures correctives. Les jeunes salarié-e-s seront moins touchés, car ils n’ont pas encore accumulé beaucoup de capital. En outre, ils bénéficieront de la reprise des taux d’intérêt ainsi que des solides réserves des caisses de pensions.</p><p>Aujourd’hui, la CHS reconnaît cette situation. Elle admet enfin, à juste titre, que la tendance à l’individualisation et à des rentes variables constitue un problème. Le contexte de taux bas a certes placé les caisses de pensions dans une situation compliquée. Mais c’est surtout le débat sur les transferts des actifs vers les retraité-e-s, fortement encouragé par la CHS et aujourd’hui considéré comme clos, qui a largement contribué à ce que les assuré-e-s paient un prix élevé, même s’il diffère en fonction de leur âge. Il serait souhaitable que la CHS s’intéresse de plus près aux prestataires à but lucratif, à peine mentionnés dans le rapport, qui considèrent le 2e&nbsp;pilier comme une simple source de bénéfices. En effet, plusieurs milliards continuent d’affluer chaque année des poches des assuré-e-s vers ces prestataires.</p><p>Depuis le début de l’année, les taux d’intérêt ont augmenté plus rapidement que pratiquement jamais auparavant. Cela entraîne à court terme des pertes comptables, mais à moyen terme, c’est plutôt synonyme de stabilisation du 2e&nbsp;pilier. Les caisses de pensions sont mieux loties que jamais pour supporter ces pertes. Il est temps que les assuré-e-s puissent à nouveau compter sur leur rente du 2e pilier et que les caisses assument les risques des marchés financiers. Dans ce contexte, l’USS exige ce qui suit&nbsp;:</p><ul><li>Pas de nouvelles baisses des garanties de prestations&nbsp;; les baisses des taux de conversion et des taux d’intérêt techniques décidées à titre préventif doivent être stoppées, voire annulées.</li><li>Une meilleure rémunération des avoirs pour les personnes en emploi et des hausses de rentes, respectivement des compensations du renchérissement pour les (nouveaux/nouvelles) retraité-e-s&nbsp;; ces hausses doivent tenir compte du fait que les assuré-e-s sont pénalisés en raison de leur âge.</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8221</guid><pubDate>Fri, 06 May 2022 13:17:35 +0200</pubDate><title>Garantir le pouvoir d’achat : les salaires, les rentes et les réductions de primes doivent augmenter</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/garantir-le-pouvoir-dachat-les-salaires-les-rentes-et-les-reductions-de-primes-doivent-augmenter</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Réunis en assemblée à Berne, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont adopté plusieurs revendications en faveur de mesures destinées à contrer la perte du pouvoir d’achat qui menace. Pour la première fois depuis 2008, les prix à la consommation sont en hausse. Il faut donc des augmentations générales des salaires. Les retraites aussi perdent de leur valeur réelle. Les rentes de l’AVS et du 2e pilier doivent être adaptées au renchérissement. Enfin, pour faire face à la flambée annoncée des primes-maladie, il faut augmenter sans tarder les subsides aux primes.</p><p>En raison de l’actualité, la politique des revenus s’est naturellement invitée au menu de cette 304e Assemblée des délégué-e-s de l’USS. Avec le retour de l’inflation et la menace d’une hausse brutale des primes d’assurance-maladie, les salarié-e-s – mais aussi les retraité-e-s – risquent de subir de plein fouet une baisse sensible de leurs revenus. Pourtant dans les entreprises, les affaires marchent bien. Les employeurs disposent donc clairement d’une marge de manœuvre pour augmenter les salaires. Ces hausses devraient à la fois compenser le renchérissement et améliorer les salaires réels, car ceux-ci étaient déjà à la traîne de la conjoncture avant même que la crise n’éclate. Les retraites aussi doivent s’améliorer&nbsp;: dans l’AVS, l’USS appelle le Conseil fédéral à adapter rapidement les rentes au renchérissement. Et le 2e pilier doit lui aussi faire l’objet d’une compensation du renchérissement.</p><p class="heading--h4">Système de santé&nbsp;: renforcer le service public universel avec un financement social</p><p>La pandémie de coronavirus a mis en évidence comme jamais auparavant la valeur inestimable d’un système de santé de grande qualité et disponible sur l’ensemble du territoire. Mais elle a aussi révélé au grand jour les nombreuses lacunes du système suisse de santé et des soins de longue durée, qui au fil des ans ont été «&nbsp;drillés&nbsp;» sans arrêt pour être concurrentiels et répondre aux lois du marché. Conséquence&nbsp;: des réserves de capacités ont été supprimées alors qu’elles auraient été plus que nécessaires pendant la pandémie que nous venons de traverser. De plus, notre système de santé a le financement le moins solidaire de toute l’Europe. En plus d’une hausse des subsides aux primes-maladie, l’USS exige un modèle de financement global qui permet tant la création de réserves de capacités que la mise en œuvre correcte et complète de l’initiative sur les soins.</p><p class="heading--h4">Guerre en Ukraine</p><p>La situation en Ukraine, victime d’une guerre d’agression de la part de la Russie, a également retenu toute l’attention de l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS. Comme toujours, ce sont les travailleuses et travailleurs ordinaires et, bien sûr, les plus faibles et les plus pauvres qui paient le plus lourd tribut à la guerre. Au cours de l’assemblée, une syndicaliste ukrainienne a fait un récit très impressionnant de la situation dans une usine de métallurgie sur place. L’USS se rallie à la revendication du mouvement syndical international pour un cessez-le-feu immédiat de la part de la Russie et le retrait immédiat de tous les soldats russes du territoire ukrainien. L’USS s’engage en outre pour un soutien financier et humanitaire, tant sur place en Ukraine que pour les personnes qui ont trouvé refuge en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8206</guid><pubDate>Mon, 02 May 2022 17:15:00 +0200</pubDate><title>L’indépendance financière des femmes a besoin de conditions-cadres pour l&#039;accueil des enfants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lindependance-financiere-des-femmes-a-besoin-de-conditions-cadres-pour-laccueil-des-enfants</link><description>La nouvelle loi proposée par la CSEC-N constitue un pas important vers la mise en place de conditions-cadres. Mais cela ne suffit pas.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon un nouvel arrêt du Tribunal fédéral (TF), les mères n’ont plus automatiquement droit à une contribution d’entretien après un divorce. Pour les femmes, cette pratique accentue la pression à rester financièrement indépendantes pendant le mariage. Mais pour que cela soit possible, il faut qu’il y ait une offre abordable et accessible de structures d’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants. La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) entend aider à la réalisation de cet objectif au moyen de davantage de subventions fédérales et de conventions-programmes conclues entre la Confédération et les cantons. C’est là un bon début, mais, avec l’initiative sur les crèches, l’Union syndicale suisse (USS) propose des mesures plus durables.</p><p>Le 29 avril dernier, la CSES-N a décidé par 18 voix contre 7 qu’à l’avenir, la Confédération prendrait à sa charge jusqu’à un cinquième des frais d’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants afin de faire baisser les coûts assumés par les parents. En tant que financement axé sur la personne, la contribution de la Confédération sera versée directement aux familles. En outre, la Confédération participera au développement futur de l’accueil extrafamilial des enfants ainsi que de l’encouragement précoce via des conventions-programmes.</p><p>À travers ces décisions, la commission veut mettre en œuvre l’initiative parlementaire 21.403 «&nbsp;Remplacer le financement de départ par une solution adaptée aux réalités actuelles&nbsp;» déposée par elle il y a bien une année grâce à la ténacité de l’USS. Ce faisant, elle met fin à la tactique du salami qui avait régné jusque-là en matière d’aides financières de la Confédération dans ce domaine. Depuis 2003, le Parlement n’avait en effet accordé et prolongé à chaque fois ces aides que pour quelques années. Désormais, la contribution de la Confédération à la réduction des coûts des parents doit devenir pérenne et pour les conventions-programmes aussi des bases légales permanentes seront créées.</p><p>Le projet de loi de la CSES-N constitue un changement de paradigme. Jusque-là, la Confédération et les politicien-ne-s de droite avaient estimé que le financement de l’accueil extrafamilial et parascolaire était l’affaire des cantons. Avec la nouvelle loi, cette compétence passe en partie au plan national. Et c’est là quelque chose de toute urgence nécessaire afin de remplacer par des normes uniformes l’actuelle mosaïque que constituent, d’un canton à l’autre, les différents barèmes parentaux, la densité de l’offre et la qualité de la prise en charge.</p><p>Dans les cantons qui connaissent une offre quantitativement et qualitativement insuffisante ou pratiquent des barèmes élevés, toujours trop de familles sont encore contraintes d’organiser l’accueil de leurs enfants au plan privé. Si personne dans la parenté ne peut ou ne veut intervenir, cela veut dire, dans la majorité des cas, que la mère réduit son activité professionnelle ou y renonce dans son intégralité pour se consacrer au travail familial. Les femmes prennent ainsi un grand risque financier&nbsp;: leur revenu est ou sera inférieur de presque 40&nbsp;% à celui des hommes, aussi bien pendant qu’elles exercent une activité lucrative qu’une fois à la retraite.</p><p>Ce printemps, un arrêt du TF a remis en question la contribution d’entretien versée aux mères après un divorce, renforçant très fortement de ce fait le risque pour elles de basculer dans la pauvreté. Après un divorce, la personne qui a renoncé pendant son mariage à une carrière professionnelle pour s’occuper du travail ménager et familial ne peut plus forcément espérer toucher une contribution d’entretien. Avec cet arrêt, le TF se base sur une situation idéale, dans laquelle le travail rémunéré et le travail non rémunéré sont équitablement répartis en deux moitiés égales, mais pas sur la réalité. Ainsi, l’accord conclu par un couple, selon lequel lui est responsable du revenu de la famille alors qu’elle s’occupe de manière non rémunérée des enfants et du ménage, ne serait tout à coup plus valable après un divorce. Pour la femme, cela signifie qu’en plus du travail familial non rémunéré – qui continue, elle devra reprendre du jour au lendemain une activité rémunérée alors que ses chances sur le marché de l’emploi sont sérieusement diminuées.</p><p>Cet arrêt du TF devrait faire clairement voir aux conservateurs incurables que l’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants n’est pas une affaire privée, mais une tâche qui incombe à toute la société. Car, pour réduire le risque de tomber dans la pauvreté après un divorce, il ne suffit pas de trouver un emploi aussi rapidement que possible. Les femmes doivent bien au contraire rester financièrement indépendantes déjà pendant le mariage. Pour que cela soit possible, il faut certaines conditions-cadres, dont celle, impérative, de l’existence de structures d’accueil de qualité&nbsp;; et cela, sous la forme d’un service public abordable, adapté aux besoins et mis à la disposition de toutes les familles.</p><p>La nouvelle loi proposée par la CSEC-N constitue une contribution importante à la mise en place de ces conditions-cadres. Mais cela ne suffit pas&nbsp;: malgré la contribution de la Confédération, la part payée par les parents en Suisse continuera à faire partie des plus élevées d’Europe. Et la commission rate, avec son projet, l’occasion d’améliorer durablement la qualité des conditions de travail et des salaires dans les structures d’accueil. En effet, si les contributions de la Confédération (financement axé sur la personne) vont directement aux parents et pas aux cantons, elles ne peuvent pas vraiment être liées à des critères qui entraîneraient des améliorations en matière de conditions de travail.</p><p>Pour réaliser cette amélioration durable de l’offre de structures d’accueil dans toute la Suisse, l’USS a lancé, avec le Parti socialiste et d’autres partenaires, l’initiative sur les crèches (initiative «&nbsp;Pour un accueil extrafamilial des enfants qui soit de qualité et abordable pour tous&nbsp;») lors de la Journée internationale des femmes. Cette initiative ancre dans la Constitution fédérale un droit pour tous les enfants à une place d’accueil, également pour ceux qui ont un important besoin d’assistance, par exemple en raison d’un handicap. Si la Confédération devra supporter deux tiers des coûts, les parents devront par contre consacrer au maximum 10&nbsp;% du revenu de la famille à l’accueil de leurs enfants. Et surtout, l’initiative prévoit des conditions de travail et des salaires qui correspondent à la valeur et la responsabilité que représente cette activité. La loi proposée par la CSEC-N est le début d’une politique familiale nationale moderne. Avec l<a href="https://creches-abordables.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">’initiative sur les crèches</a>, les choses doivent avancer.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8199</guid><pubDate>Sun, 01 May 2022 16:25:00 +0200</pubDate><title>Premier Mai 2022 : Paix, Liberté, Solidarité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/premier-mai-2022-paix-liberte-solidarite</link><description>Des dizaines de milliers de personnes dans la rue à l’occasion du 1er mai</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après deux ans de pause forcée à cause de la pandémie, des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs ont pu à nouveau descendre dans la rue pour porter haut et fort leurs revendications à l’occasion de la Fête du travail. À l’initiative des syndicats de l’USS, des manifestations et fêtes du 1er&nbsp;Mai ont eu lieu à 50 endroits à travers toute la Suisse. Le slogan «&nbsp;Paix, Liberté, Solidarité&nbsp;» a bien évidemment placé la guerre en Ukraine au cœur de l’élan exprimé lors des rassemblements. Sans toutefois laisser de côté l’actualité brûlante des autres thèmes et revendications typiquement syndicales, comme les hausses des rentes et des salaires, l’égalité réelle pour toutes et tous et de meilleurs droits dans le monde du travail.</p><p>La plus grande manifestation a eu lieu à Zurich avec 12 000 participant-e-s. Orateur principal dans la capitale économique de la Suisse, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard a martelé&nbsp;: «&nbsp;Il faut maintenant améliorer le pouvoir d’achat de la population active et des retraité-e-s au lieu de baisser toujours plus les impôts des plus riches.&nbsp;» Avec le retour de l’inflation et la menace d’une hausse brutale des primes-maladie, une action rapide s’impose. Avant la pandémie déjà, les salaires et les rentes stagnaient, alors qu’il est de plus en plus facile pour les riches de gagner encore plus d’argent avec ce qu’ils ont déjà. Devant la foule à Langenthal (BE), l’économiste en chef de l’USS Daniel Lampart a précisé les mesures à prendre&nbsp;: «&nbsp;Des augmentations générales de salaire et de meilleures réductions de primes sont absolument indispensables&nbsp;! Sinon, les gens auront toujours moins pour vivre.&nbsp;»</p><p class="heading--h4">Engagement total contre la guerre et pour les populations touchées</p><p>Ayant la guerre en Ukraine à l’esprit, beaucoup d’oratrices et d’orateurs ont souligné que la paix est une condition pour pouvoir vivre dans la dignité. La liberté des peuples à décider de leur organisation et de leur destin est le fondement de l’exercice et de la défense des droits sociaux. Et toute véritable solidarité entre les travailleuses et travailleurs s’exerce au-delà des frontières et indépendamment des nationalités. Les militant-e-s syndicaux ont appelé à ce que les réfugié-e-s de guerre trouvent en Suisse une terre d’accueil et que notre pays fasse son maximum pour soutenir la population civile en Ukraine. L’horreur absolue que la guerre inflige à des millions de femmes, d’hommes et d’enfants exige un engagement sans réserve, en Suisse et sur le plan international.</p><p class="heading--h4">Halte aux attaques contre les retraites</p><p>En ce qui concerne la prévoyance vieillesse, il s’agit avant tout de stopper les attaques de la droite et du centre contre les rentes, que ce soit dans l’AVS (AVS&nbsp;21) ou dans le 2e pilier (révision de la LPP). Les projets de la majorité au Parlement sont clairs&nbsp;: elle veut démanteler les rentes basées sur un financement solidaire pour que les banques et les assurances puissent vendre toujours plus de «&nbsp;produits&nbsp;» de prévoyance privée. Les syndicats entendent bien s’opposer à cette privatisation rampante, à commencer par la campagne contre AVS&nbsp;21.</p><p>Présente à Granges (SO), la première secrétaire adjointe de l’USS Gabriela Medici a exposé la voie à suivre&nbsp;: «&nbsp;Pour résoudre le problème des rentes trop basses, il faut au contraire développer l’AVS (13e&nbsp;rente AVS), cesser immédiatement toutes les baisses de rentes dans le 2e pilier et apporter au plus vite de nouvelles améliorations, en particulier pour les femmes, dont les rentes sont toujours inférieures d’un tiers à celles des hommes.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_220501_1erMai_2c540f6972.webp" length="178560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8204</guid><pubDate>Fri, 29 Apr 2022 16:57:00 +0200</pubDate><title>Propositions visant à instaurer un trust suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/propositions-visant-a-instaurer-un-trust-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur une nouvelle institution juridique dans le code des obligations (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8196</guid><pubDate>Wed, 27 Apr 2022 13:05:20 +0200</pubDate><title>LPP 21 : payer plus pour des rentes moindres n’est pas une option</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-21-payer-plus-pour-des-rentes-moindres-nest-pas-une-option</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Après que le Conseil national eut déjà décidé en décembre dernier de démanteler les rentes, aujourd’hui, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) se base également, avec ses propositions de révision de la LPP, sur la réforme sèchement rejetée dans les urnes en 2010. Le Parlement ne veut par contre pas voir les vrais problèmes du 2e pilier, ni les propositions de compromis défendu ensemble par les partenaires sociaux.</p><p>Concrètement, les décisions de la commission entraîneront d’énormes coûts supplémentaires pour les personnes à bas revenu. Dans l’ensemble, elles signifient qu’il faudra payer plus pour une rente moindre. La baisse durable du taux de conversion ne sera compensée que pendant une période transitoire et, à la différence du compromis des partenaires sociaux, ni les employeurs et employeuses, ni les personnes à haut revenu ne participeront aux coûts engendrés par la compensation. Les salarié-e-s âgés paieront ainsi la réduction de leur propre rente et les jeunes participeront avec une contribution sur leurs avoirs de vieillesse, mais n’auront eux-mêmes pas droit à des augmentations de leurs rentes.</p><p>La commission reconnaît certes, à juste titre, que les femmes et les personnes travaillant à temps partiel ont besoin de rentes plus élevées. Encore faut-il que celles-ci puissent être payées. Ce n’est pas garanti&nbsp;: pour un salaire annuel de 25&nbsp;000 francs, les coûts pour les assuré-e-s augmenteront de presque 8&nbsp;% du salaire, pour passer à 160-250 francs par mois&nbsp;; cela, pour recevoir dans 40 ans une rente mensuelle de tout juste 500 francs. Ce n’est pas un hasard si les partenaires sociaux et le Conseil fédéral voulaient certes aussi augmenter fortement les rentes de ces personnes. Avec la composante de répartition, elles n’auraient cependant payé que tout juste la moitié moins que ce que demande maintenant la commission. Il s’agissait en effet d’épargner leur porte-monnaie pendant leur vie professionnelle. Mais aussi pour les personnes à haut revenu, les décisions de la commission ne convainquent pas&nbsp;: globalement, elles aboutissent, par rapport au compromis des partenaires sociaux, à des rentes inférieures pour toutes les personnes qui auront été assurées durant toute leur vie professionnelle selon le «&nbsp;nouveau&nbsp;» modèle et gagné plus de 55&nbsp;000&nbsp;francs par année. Par rapport à aujourd’hui, toutes les personnes à revenu moyen risquent de voir leurs rentes baisser.</p><p>Étant donné cette évolution en matière de caisses de pensions, les décisions de la commission ne sont pas acceptables aux yeux de l’USS&nbsp;: les caisses de pensions nagent dans l’argent et les prestataires (caisses de pensions, banques et assurances) mésusent du 2e pilier comme magasin en libre-service. La majorité parlementaire a même protégé les flux d’argent dont profitent les courtiers sous forme de commissions et que la branche critique comme faussant la concurrence et illicites. Et elle a empêché l’introduction dans le 2e pilier d’une composante de répartition financée sur une base solidaire. Avec le tournant enregistré concernant les taux d’intérêt, de nouveaux problèmes se posent de toute façon au 2e pilier. Au lieu de continuer de baisser les rentes, il faut se demander comment compenser la perte de rente due au renchérissement.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8193</guid><pubDate>Wed, 27 Apr 2022 10:27:00 +0200</pubDate><title>Recul des effectifs au cours de la deuxième année de pandémie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/recul-des-effectifs-au-cours-de-la-deuxieme-annee-de-pandemie</link><description>Évolution des effectifs en 2021 : l’USS compte 321 359 membres</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plus grande faîtière syndicale de Suisse, l’USS comptait à la fin de l’année 2021 – deuxième année de pandémie – très exactement 321&nbsp;359 membres (-2,37&nbsp;%). La part de femmes parmi les personnes syndiquées a poursuivi sa croissance pour atteindre 32,2&nbsp;%.</p><p>Au cours de l’année écoulée, les syndicats ScèneSuisse (issu de la fusion du SBKV avec l’association tessinoise TASI), AvenirSocial et l’USDAM ont enregistré une hausse de leurs effectifs. À Genève, le SIT a pratiquement réussi à maintenir ses effectifs. Dans les autres fédérations, les effectifs ont diminué. Le recul est particulièrement prononcé dans le secteur de l’aviation, brutalement durement touché par la crise sanitaire (Kapers, ESPA).</p><p>D’une manière générale, le recrutement de membres dans les entreprises a été plus difficile en raison des mesures liées à la pandémie, même si beaucoup de travailleuses et travailleurs étaient fortement impactés par la crise. Ce facteur touche le syndicat Unia (construction, industrie des machines, services) mais aussi syndicom et le SEV.</p><p class="heading--h4">Effectifs 2021/20 des fédérations affiliées à l'USS</p><table style="height:888px; width:962px"><tbody><tr><td><strong>Fédération</strong></td><td class="text-center"><strong>2021</strong></td><td class="text-center"><strong>2020</strong></td><td class="text-center"><strong>Femmes 2021</strong></td><td class="text-center"><strong>Part des femmes en %</strong></td></tr><tr><td>Unia</td><td class="text-right">177&nbsp;805</td><td class="text-right">182 716</td><td class="text-right">48&nbsp;235</td><td class="text-center">27,1</td></tr><tr><td>SEV</td><td class="text-right">37&nbsp;681</td><td class="text-right">38 082</td><td class="text-right">7 610</td><td class="text-center">20,2</td></tr><tr><td>SSP</td><td class="text-right">32&nbsp;952</td><td class="text-right">33 874</td><td class="text-right">18&nbsp;946</td><td class="text-center">57,5</td></tr><tr><td>syndicom</td><td class="text-right">29&nbsp;701</td><td class="text-right">30 181</td><td class="text-right">9 367</td><td class="text-center">31,5</td></tr><tr><td>SIT</td><td class="text-right">9 467</td><td class="text-right">9 518</td><td class="text-right">5 026</td><td class="text-center">53,1</td></tr><tr><td>APC</td><td class="text-right">8 006</td><td class="text-right">8 248</td><td class="text-right">2 324</td><td class="text-center">29</td></tr><tr><td>ASEB</td><td class="text-right">6 961</td><td class="text-right">7 341</td><td class="text-right">2 414</td><td class="text-center">34,7</td></tr><tr><td>AvenirSocial</td><td class="text-right">3 775</td><td class="text-right">3 754</td><td class="text-right">2 692</td><td class="text-center">71,3</td></tr><tr><td>GaraNto</td><td class="text-right">2 855</td><td class="text-right">2 971</td><td class="text-right">432</td><td class="text-center">15,1</td></tr><tr><td>SSM</td><td class="text-right">2 843</td><td class="text-right">2 872</td><td class="text-right">1 225</td><td class="text-center">43,1</td></tr><tr><td>Kapers</td><td class="text-right">2 708</td><td class="text-right">2 995</td><td class="text-right">1 967</td><td class="text-center">72,6</td></tr><tr><td>SSPM</td><td class="text-right">2 609</td><td class="text-right">2 683</td><td class="text-right">1 623</td><td class="text-center">62,2</td></tr><tr><td>USDAM</td><td class="text-right">1 726</td><td class="text-right">1 713</td><td class="text-right">722</td><td class="text-center">41,8</td></tr><tr><td>ScèneSuisse</td><td class="text-right">1 364</td><td class="text-right">1 236</td><td class="text-right">771</td><td class="text-center">56,5</td></tr><tr><td>Nautilus</td><td class="text-right">614</td><td class="text-right">649</td><td class="text-right">15</td><td class="text-center">2,4</td></tr><tr><td>ESPA</td><td class="text-right">269</td><td class="text-right">293</td><td class="text-right">10</td><td class="text-center">3,7</td></tr><tr><td>New Wood</td><td class="text-right">23</td><td class="text-right">23</td><td class="text-right">12</td><td class="text-center">52,2</td></tr><tr><td><strong>Total</strong></td><td class="text-right"><strong>321&nbsp;359</strong></td><td class="text-right"><strong>329 149</strong></td><td class="text-right"><strong>103 391</strong></td><td class="text-center"><strong>32,2</strong></td></tr></tbody></table><p>Abbréviations (voir tableau) :</p><table><tbody><tr><td><p>Unia :</p></td><td>Le syndicat</td></tr><tr><td>SEV :</td><td><p>Syndicat du personnel des transports</p></td></tr><tr><td>SSP :</td><td>Syndicat des Services publics</td></tr><tr><td>syndicom :</td><td><p>Syndicat des médias et de la communication</p></td></tr><tr><td>SIT :</td><td>Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs</td></tr><tr><td>APC :</td><td>Association du personnel de la Confédération</td></tr><tr><td>ASEB :</td><td>Association suisse des employés de banque</td></tr><tr><td>AvenirSocial :</td><td><p>Association professionnelle suisse du travail social</p></td></tr><tr><td>GaraNto :</td><td>Le syndicat compétent du personnel des douanes</td></tr><tr><td>SSM :</td><td>Syndicat suisse des mass media</td></tr><tr><td>Kapers :</td><td><p>Syndicat du personnel de cabine</p></td></tr><tr><td>SSPM :</td><td><p>Société suisse de pédagogie musicale</p></td></tr><tr><td>USDAM :</td><td>Union suisse des artistes musiciens</td></tr><tr><td>ScèneSuisse :</td><td>Association des professionnels des arts de la scène</td></tr><tr><td>Nautilus :</td><td><p>Syndicat du personnel de la navigation</p></td></tr><tr><td>ESPA :</td><td>easyJet Switzerland Pilots Association</td></tr><tr><td>New Wood :</td><td>Syndicat New Wood des Nations Unies</td></tr></tbody></table>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_mitglieder_2020_eric_roset_1a4c3f0e39.webp" length="80888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8191</guid><pubDate>Mon, 25 Apr 2022 10:16:43 +0200</pubDate><title>Oui à la loi sur le cinéma !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-a-la-loi-sur-le-cinema</link><description>Votations du 15 mai</description><content:encoded><![CDATA[<p>Berne, le 20 avril 2022, Reto Wyss</p><p class="lead"><br> Qui pâture un champ entier doit aussi parfois planter quelques semis : Netflix, Disney &amp;Co. réalisent des centaines de millions de profits en Suisse. Une petite part de ces recettes doit-elle être investie dans la production de films suisses ? Telle est la question qui sera posé<span class="no-hyphenation"></span>e le 15 mai. Les syndicats disent OUI à la révision de la loi sur le cinéma.</p><h3>Netflix ne se prononce pas sur « sa » lex</h3><p>Avec la révision de la loi sur le cinéma, les plateformes de streaming comme Netflix, Amazon Prime, Sky, Apple TV ou Disney+ seront contraintes d'investir chaque année quatre pour cent de leurs recettes engrangées en Suisse dans la création cinématographique de notre pays. Ceux qui ne satisferont pas à cette obligation dans un délai de quatre ans devront payer une taxe de remplacement.</p><p>À ce jour, on n’a guère entendu les plateformes concernées dans la campagne de votation. Pour trois raisons simples sans doute : premièrement, les dispositions de ce type n'ont rien de nouveau pour les services de streaming puisqu’ils doivent se conformer depuis des années à des règles beaucoup plus strictes chez nos voisins européens– avec une obligation d'investir de 20 % en Italie et même de 25 % en France. Deuxièmement, ces entreprises savent parfaitement que la fiscalité punitive dont parlent les partisan-e-s du référendum relève du pur mensonge. Une obligation d'investissement n’a rien à voir avec cela, au contraire : le bénéfice qui résultera de ces investissements restera en intégralité aux mains des plateformes. Et troisièmement, Netflix &amp; Co. peinent certainement à croire qu’avec leurs chiffres d'affaires de plusieurs centaines de milliers de francs, une obligation d'investir pour un volume de même pas 20 millions de francs puisse donner lieu aux débats grotesques auxquels nous assistons en ce moment.</p><h3>Encaisser en Suisse, transférer à l’étranger</h3><p>Mais que se passe-t-il concrètement aujourd'hui dans les coulisses ? Tout comme Zalando, par exemple, qui importe en Suisse des vêtements et des chaussures en masse sans créer un centime de valeur ajoutée au niveau local, les plateformes de streaming inondent le marché suisse avec des (grandes) productions presque exclusivement étrangères. Elles encaissent ainsi en Suisse, pays au fort pouvoir d’achat, de grosses sommes d'argent qui partent ensuite entièrement à l’étranger. Quant aux chaînes de télévision privées nationales, elles sont tenues de verser depuis plusieurs décennies 4 % de leur chiffre d’affaires à la production cinématographique suisse. Cet apport constitue une contribution importante au développement de la création cinématographique nationale. Il serait donc tout à fait naturel que les services de streaming internationaux (mais aussi les chaînes de télévision étrangères qui diffusent des fenêtres publicitaires suisses) soient, eux aussi, enfin obligés d’apporter leur écot. En fait, il est incompréhensible que ce ne soit pas encore le cas. Les petites entreprises de télévision suisses qui ne diffusent quasiment pas de films ou dont le chiffre d’affaires minimum n’atteint pas 2,5 millions de francs sont d’ailleurs - contrairement à ce qu’affirment les opposant-e-s à la loi - toujours dispensées de l’obligation d’investir (lorsque leur chiffre d’affaires dépasse ce montant minimum, elles peuvent même déduire jusqu’à un demi-million de francs de prestations publicitaires de l’obligation d’investir).</p><h3>La révision garantit des emplois - les prix des abonnements restent inchangés</h3><p>La nouvelle obligation d’investissement favorise l’emploi de cinéastes suisses et contribuera à améliorer leurs conditions de travail. Et cela sans devoir investir un seul franc du contribuable. De plus, les branches en amont et en aval de l’industrie du cinéma profiteraient aussi de la révision de la loi. Si en revanche l’on renonçait à ce projet, l’intégralité des recettes des services de streaming et des chaînes internationales continuerait à disparaître à l’étranger. Et cette somme continue de progresser fortement chaque année. D’ailleurs, l’affirmation que l’obligation d’investir se répercutera sur le prix des abonnements est encore une affabulation des partisan-e-s du référendum. Car même dans les pays où cette obligation est substantielle, les prix demeurent beaucoup plus faibles qu’en Suisse (et en France, ils n'ont pas non plus augmenté après l’introduction de cette obligation). Si la place de cinéma coûte plus cher en Suisse, c'est principalement parce que les groupes étrangers profitent du pouvoir d’achat plus élevé de la population suisse. Réinvestir une petite part au moins de ces sommes permettrait de ne pas perdre totalement cette surtaxe au profit de l’étranger… Comment s’y opposer&nbsp;?</p><h3>Ne plus laisser les géants du web faire comme bon leur semble</h3><p>Si certes les 18 millions de francs que la révision de la loi sur le cinéma pourrait rapporter ne sont qu’une modique somme (qui correspond à 15 % du budget du dernier James Bond, frais publicitaires exclus !), c'est une question de principe : les entreprises de plateforme étrangères (qu’elles s’appellent Facebook, Zalando, Netflix ou Smood) doivent-elles pouvoir générer et retirer des profits de manière débridée, ou voulons-nous établir de nouvelles règles, lorsque cela s'avère nécessaire, afin d’intégrer ces entreprises dans l’économie réelle et de les faire partager la responsabilité de garantir des emplois sûrs et de bonnes conditions de travail ? Nous, les syndicats, sommes en faveur de cette dernière solution – c'est pourquoi nous disons OUI à la révision de la loi sur le cinéma le 15 mai.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_Locarno-Filmest-Piazza-Grande_ccbysa-pardofestival-wikimedia_024f887c48.webp" length="134044" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8185</guid><pubDate>Wed, 20 Apr 2022 13:37:03 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre de l&#039;imposition minimale fixée par l&#039;OCDE et le G20 </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/mise-en-oeuvre-de-limposition-minimale-fixee-par-locde-et-le-g20</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8182</guid><pubDate>Wed, 20 Apr 2022 10:30:00 +0200</pubDate><title>Le pouvoir d’achat risque de baisser de plus de 3000 francs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-pouvoir-dachat-risque-de-baisser-de-plus-de-3000-francs</link><description>L’USS exige des contre-mesures à la baisse du pouvoir d’achat</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’inflation aujourd’hui supérieure à 2% et le choc des primes des caisses-maladie menacent le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs. Sans compensation du renchérissement, les familles s’exposent à voir leurs revenus réels amputés de 2200&nbsp;francs et à subir en plus une perte de pouvoir d’achat de 1000&nbsp;francs, due au renchérissement des primes des caisses-maladie. L’Union syndicale suisse revendique par conséquent des augmentations générales, afin que les salarié-e-s aient leur juste part de l’évolution économique favorable à laquelle ils ont contribué. Il est urgent par ailleurs de prendre des contre-mesures à l’explosion qui s’annonce des primes des caisses-maladie.</p><p>Le retour de l’inflation, après plus de dix ans d’absence, crée une situation inédite. Le renchérissement annuel dépassera 2% en 2022. Dans ces conditions, des augmentations générales de salaire sont indispensables afin d’éviter une douloureuse érosion des revenus réels. Sans compensation du renchérissement, les gens qui travaillent subiraient avec un salaire moyen une perte réelle de revenu de 1600&nbsp;francs par an. Pour les familles avec enfants dont les deux parents travaillent, la diminution avoisinera même 2200&nbsp;francs.</p><p>Le choc des primes d’assurance-maladie qui s’annonce et qui pourrait avoisiner +10 % sera dur à encaisser pour les revenus moyens. Ils n’ont guère droit aux réductions de primes et versent souvent plus de 10% de leur revenu à leur caisse-maladie. Le choc des primes pour une famille de quatre personnes avec deux enfants pourrait amener une famille à devoir débourser près de 1100&nbsp;francs de plus pour les primes.</p><h3 class="heading--h4">Besoin de rattrapage salarial</h3><p>Les groupes à revenus supérieurs et les managers se sont accordé des augmentations de salaire substantielles, comme si le débat sur les rémunérations abusives n’avait pas eu lieu. D’un autre côté, bien des travailleuses et travailleurs doivent se contenter de bas salaires. Cette situation préoccupante exige des mesures ciblées, afin que le pouvoir d’achat des salaires bas ou normaux augmente au lieu de se contracter. Sans contre-mesures, les familles s’exposent à une perte de pouvoir d’achat de près de 3500&nbsp;francs. «Les revenus réels doivent progresser, afin que l’inflation ne constitue pas un sérieux danger pour la population active», explique Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><p>Or depuis quelque temps déjà, les salaires normaux ont augmenté bien trop lentement. «Les gains de productivité n’ont pas été redistribués aux travailleuses et travailleurs. Le besoin de rattrapage est donc bien réel parmi les bas et moyens revenus», constate Vania Alleva, présidente d’Unia. La conjoncture générale reste bonne. Bien des branches ont entre-temps complètement récupéré de la crise et sont en plein essor. D’où une réelle marge de manœuvre pour l’octroi d’augmentations salariales.</p><p>À cela s’ajoute l’excellente santé financière des cantons, qui ont parfois même profité des mesures prises par la Confédération contre le COVID-19. Les cantons ont bouclé ces deux années placées sous le signe du coronavirus avec des excédents de plus d’un&nbsp;milliard de francs (2020), voire 2,7&nbsp;milliards de francs (2021).</p><p>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, résume ainsi la situation: «nous vivons un choc comme on n’en avait plus connu depuis longtemps. Les travailleuses et travailleurs ont besoin que des améliorations salariales substantielles interviennent sans tarder et que des mesures soient prises contre le fardeau des primes des caisses-maladie.»</p><h3 class="heading--h4">Revendications de l’USS</h3><p>Alors qu’une perte de pouvoir d’achat est imminente, l’USS appelle à prendre les mesures suivantes:</p><ul><li>Des augmentations générales de salaire s’imposent, avec la compensation du renchérissement et une hausse des rémunérations réelles afin que les salarié-e-s aient leur juste part de l’évolution économique favorable.</li><li>Toute personne occupée à plein temps doit percevoir un salaire d’au moins 4000&nbsp;francs x 13.</li><li>L’heure est à des hausses des réductions de primes dans l’assurance-maladie. Personne ne doit consacrer plus de 10% de son revenu à sa caisse-maladie. Alors qu’un choc des primes est imminent, le Conseil fédéral devrait faire une proposition dans ce sens.</li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_557cffb209.webp" length="108516" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8176</guid><pubDate>Tue, 12 Apr 2022 13:26:04 +0200</pubDate><title>Encore des surplus : il faut enfin faire quelque chose pour la population ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/encore-des-surplus-il-faut-enfin-faire-quelque-chose-pour-la-population</link><description>Publication des comptes cantonaux 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des excédents record malgré la pandémie et des pistes complètement fausses pour les utiliser&nbsp;: voilà comment se présentent les finances cantonales après la publication des comptes 2021. Il faut que ça change&nbsp;!</p><p class="heading--h4">5,2 milliards de plus dans les caisses que prévu</p><p>Après la présentation de la quasi-totalité des comptes des cantons pour l’année écoulée, le constat est simple&nbsp;: les cantons roulent sur l’or. En effet, ils ont réalisé un excédent cumulé de 2,7 milliards dans leurs comptes de résultats, alors même qu’ils tablaient dans leurs budgets sur un déficit de 2,5 milliards. Les ministres cantonaux des finances se sont donc trompés de pas moins de 5,2 milliards&nbsp;! À l’exception de trois cantons, tous les bilans sont nettement positifs, alors que les budgets étaient dans le rouge presque partout. Admettons&nbsp;: au moment de l’élaboration des budgets 2021 (automne 2020), il n’était pas évident de prévoir de manière fiable comment la conjoncture allait évoluer tellement les incertitudes liées à la pandémie étaient élevées. À cela s’est ajouté le fait que la Banque nationale a décidé, avec la Confédération, de verser une plus grande part de ses bénéfices aux cantons pendant l’exercice comptable. Tout de même&nbsp;: l’erreur de budgétisation est si grande que ces deux facteurs ne suffisent de loin pas à l’expliquer.</p><p>Il y a en effet deux autres éléments sur lesquels il est tout à fait possible d’influer et qui jouent un rôle décisif&nbsp;: premièrement, même en période de pandémie, les directeurs et directrices des finances ont gardé la vieille habitude – assez peu sérieuse, il faut le dire – de faire des budgets massivement à côté de la cible et ce, de manière prévisible. Ces erreurs de budgétisation étaient même devenues une «&nbsp;coutume&nbsp;» récurrente dans la plupart des cantons ces dernières années, comme l’a démontré l’USS à de multiples reprises dans ses analyses des finances cantonales. Et il n’est pas rare que les écarts dépassaient largement les dix pour cent. Deuxièmement, les cantons ont très bien réussi à refiler presque exclusivement à la Confédération les charges financières supplémentaires liées aux mesures de soutien prises en raison de la pandémie («&nbsp;C’est toi qui as ordonné les fermetures, donc c’est toi qui paies la facture&nbsp;»)&nbsp;: selon les calculs, jusqu’à 90&nbsp;% de ces charges ont été imputés à la caisse fédérale.</p><p class="heading--h4">Le problème, ce ne sont pas les surplus, c’est ce qu’on en fait&nbsp;!</p><p>Au bout du compte, les caisses cantonales n’ont donc pas subi de préjudice. Elles ont même presque profité des répercussions de la pandémie sur la politique financière. Et il n’y aurait rien à y redire si les cantons savaient aussi utiliser cet avantage de manière judicieuse et productive pour la population et l’économie. Ce n’est malheureusement pas le cas, bien au contraire. En effet, dans la plupart des cantons, une grande partie des excédents qui dépassent les prévisions est immédiatement versée dans les caisses destinées aux freins à l’endettement. Ceux-ci sont encore bien plus draconiens dans la plupart des cantons qu’au niveau fédéral. Ainsi, au lieu d’être utilisés à bon escient et de manière ciblée, les fonds sont simplement amassés et accroissent le patrimoine, sans autre objectif. Et pourtant, ce ne sont pas les besoins en investissement qui manquent. Il suffit de penser à la nécessaire transformation de la production d’énergie, extrêmement urgente du point de vue de la politique climatique et d’approvisionnement énergétique&nbsp;; à la pénurie de personnel dans le domaine des soins, de plus en plus aiguë depuis la pandémie&nbsp;; ou encore au financement du système de santé (voir plus loin).</p><p>Au lieu de s’attaquer à ces projets d’avenir, avec toute la créativité et les moyens nécessaires, les cantons – au-delà du frein à l’endettement – ne font souvent que miser encore une fois sur la stratégie éculée des baisses d’impôts. Dans plus de la moitié des cantons, les taux et coefficients d’imposition des personnes morales et/ou physiques ont été réduits dans le cadre des derniers débats budgétaires, ou de telles décisions sont sur le point d’être prises. Et là où les gouvernements ont renoncé à de tels projets, ce sont les parlements qui les ont imposés (dans le canton de Zurich, par exemple). Cette situation est vraiment paradoxale, puisque tous les responsables sont bien conscients que l’introduction d’un taux d’imposition minimal de 15&nbsp;% sur les bénéfices des entreprises, exigée par l’OCDE, est imminente et qu’elle entraînera une augmentation des impôts dans la plupart des cantons. Dans certains cantons, les baisses d’impôts qui viennent d’être décidées deviendront ainsi caduques avant même d’avoir pu être mises en œuvre. Et c’est très bien comme ça.</p><p class="heading--h4">Mettre fin au sous-financement des réductions de primes-maladie</p><p>Les cantons devraient au contraire réfléchir enfin sérieusement à la raison pour laquelle ils continuent à réaliser des excédents (et ce même pendant ou après une pandémie) en dépit de taux d’imposition historiquement bas. La réponse est toute simple&nbsp;: parce qu’ils ne dépensent pas assez. Le système de santé en est un exemple éclatant&nbsp;: nulle part ailleurs en Europe il y a aussi peu d’argent public alloué aux soins de base que dans notre pays. Les ménages doivent au contraire assumer une charge de plus en plus insupportable avec les primes individuelles et la participation directe aux coûts. Rien qu’au cours des dix dernières années, la part des réductions de primes (subsides) dans le financement de l’assurance de base – seul élément financé par l’impôt avec le financement des hôpitaux par les cantons – a même été divisée par deux. Les cantons en sont presque les seuls responsables. Et ils devront encore plus en répondre cet automne, lorsque les primes-maladie vont selon toute vraisemblance augmenter massivement. Il ne peut y avoir aucune autre priorité (ou&nbsp;: la seule et unique priorité serait de) que de décider, enfin, d’une augmentation substantielle des moyens alloués aux réductions de primes, tant au niveau fédéral que cantonal.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8174</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:51:13 +0200</pubDate><title>Adaptations du règlement Covid-19 Certificats aux conditions-cadres de l&#039;UE</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/adaptations-du-reglement-covid-19-certificats-aux-conditions-cadres-de-lue</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Die Covid-19-Verordnung Zertifikate soll in der Folge an die Regelungen der EU angepasst werden. Entsprechend unterbreitet das EDI den Kantonen hiermit einen Entwurf zur Anpassung der Covid-19-Verordnung Zertifikate. Der SGB unterstützt den Vorschlag. Diese dienen nämlich der Reisefreiheit sowie der Förderung der Tourismus- und Flugindustrie und sind arbeitsmarktrelevant.</p><p>Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8172</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:45:39 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la réduction des risques liés à l’utilisation de substances, de préparations et d’objets particulièrement dangereux (Ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques, ORRChim)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ordonnance-sur-la-reduction-des-risques-lies-a-lutilisation-de-substances-de-preparations-et-dobjets-particulierement-dangereux-ordonnance-sur-la-reduction-des-risques-lies-aux-produits-chimiques-orrchim</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Revision der Verordnung zur Reduktion von Risiken beim Umgang mit bestimmten besonders gefährlichen Stoffen, Zubereitungen und Gegenständen (Chemikalien-Risikoreduktions-Verordnung, ChemRRV)" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8170</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:26:31 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la transparence du financement de la vie politique (OFipo) </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ordonnance-sur-la-transparence-du-financement-de-la-vie-politique-ofipo</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Die Änderung des Bundesgesetzes über die politischen Rechte (BPR) vom 18. Juni 2021 (Transparenz bei der Politikfinanzierung; Art. 76b-k nBPR) und der vorliegende Verordnungsentwurf mit einer neuen Offenlegungspflicht tragen dazu bei, die bedeutendsten Finanzflüsse im Hinblick insbesondere auf eidgenössische Abstimmungen transparent zu machen. Dies begrüsst der SGB als direkt betroffene Organisation, die regelmässig Abstimmungskampagnen führt. Diese Transparenz ist ein elementarer Bestandteil einer gut funktionierenden Demokratie. Gerade in einer direkten Demokratie stellt die Kenntnis zumindest der wichtigsten Finanzierungsquellen politischer Akteure für die Stimmbevölkerung und deren Meinungsbildung eine relevante Information dar.</p><p>Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8168</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:20:51 +0200</pubDate><title>Révision partielle de l’ordonnance sur les langues </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/revision-partielle-de-lordonnance-sur-les-langues</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Teilrevision der Verordnung über die Landessprachen und die Verständigung zwischen den Sprachgemeinschaften (Sprachenverordnung, SpV)" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8166</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:07:53 +0200</pubDate><title>Obligation de signaler les cyberattaques contre les infrastructures critiques </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/einfuehrung-einer-meldepflicht-von-betreiberinnen-kritischer-infrastrukturen-fuer-cyberangriffe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Einführung einer Meldepflicht von BetreiberInnen kritischer Infrastrukturen für Cyberangriffe" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8164</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:00:54 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre du volet technique du 4e paquet ferroviaire de l’UE – 2e étape</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mise-en-oeuvre-du-volet-technique-du-4e-paquet-ferroviaire-de-lue-2e-etape</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Rollenden Landstrasse – Änderung GVVG und Zahlungsrahmen 2024-2029" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8162</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 13:51:49 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur le CO2 </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/4-revision-de-la-loi-sur-le-co2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der SGB begrüsst die Tatsache, dass der Bundesrat nach der verlorenen Volksabstimmung nun bereits eine neue Vorlage in die Vernehmlassung geschickt hat. Leider wurden aber aus dem Resultat der Volksabstimmung dahingehend die falschen Schlüsse gezogen, dass die umstrittene CO2-Abgabe zwar nicht erhöht werden soll (was unter Umständen dennoch ein gangbarer Weg wäre), jedoch deren Rückerstattungsanteil deutlich reduziert werden soll. Der SGB hat sich hingegen immer für eine komplette Rückerstattung dieser Lenkungsabgabe eingesetzt (ganz im Sinne ihrer Bezeichnung) und kann diese Anpassung daher keineswegs unterstützen. Letztere ist sowohl bezüglich ihrer finanziellen Wirkung als auch als Signal für die sozialen Verteilungswirkungen der künftigen Klimapolitik völlig unangebracht. Im Bereich des öffentlichen Verkehrs begrüssen wir die vorgeschlagenen Fördermassnahmen, betrachten sie allerdings klar als unzureichend, um eine – klima- und verkehrspolitisch absolut unabdingbare – substanzielle und nachhaltige Erhöhung des "Modalsplits" zu Gunsten des öV zu erreichen.</p><p>Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8160</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 13:45:34 +0200</pubDate><title>Chaussée roulante : modification de la loi sur le transfert du transport de marchandises (LTTM) et enveloppe financière 2024-2029</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/chaussee-roulante-modification-de-la-loi-sur-le-transfert-du-transport-de-marchandises-lttm-et-enveloppe-financiere-2024-2029</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Rollenden Landstrasse – Änderung GVVG und Zahlungsrahmen 2024-2029" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8158</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 13:33:14 +0200</pubDate><title>Plafond de dépenses pour les routes nationales sur la période 2024 à 2027, étape d’aménagement 2023, crédit d’engagement sur le réseau des routes nationale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/plafond-de-depenses-pour-les-routes-nationales-sur-la-periode-2024-a-2027-etape-damenagement-2023-credit-dengagement-sur-le-reseau-des-routes-nationale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Vorlage zum Zahlungsrahmen Nationalstrassen 2024–2027, zum Ausbauschritt 2023 für die Nationalstrassen, zum Verpflichtungskredit und zur Anpassung des Bundesbeschlusses über das Nationalstrassennetz" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8156</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 13:20:31 +0200</pubDate><title>Loi fédérale concernant l’infrastructure de données sur la mobilité (MODI)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/gesetz-ueber-die-mobilitaetsdateninfrastruktur-modig</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zum "Gesetz über die Mobilitätsdateninfrastruktur MODIG" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8154</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 09:56:15 +0200</pubDate><title>Face à la hausse des primes, l’inaction n’est pas une option</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/face-a-la-hausse-des-primes-linaction-nest-pas-une-option</link><description>Contre-projet à l’initiative d’allègement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs de Suisse est sous pression&nbsp;: les salaires progressent trop peu, tandis que le coût de la vie augmente. Cet automne, c’est un véritable choc des primes-maladie qui menace, alors qu’elles pèsent déjà très lourd dans le budget des ménages. Dans ce contexte, la décision de la commission compétente du Conseil national de s’en tenir au contre-projet minimaliste et largement insuffisant du Conseil fédéral est plus que décevante. Il reste une chance de corriger le tir lors d’une deuxième lecture&nbsp;: elle doit impérativement être saisie.</p><p>L’initiative d’allègement des primes, que l’USS soutient, demande de limiter à 10&nbsp;% du revenu des ménages le poids des primes payées à l’assurance-maladie. Le Conseil fédéral lui a opposé un contre-projet qui n’aurait que des effets marginaux dans quelques cantons. Cette proposition est nettement insuffisante alors que le poids des primes dans le budget des ménages ne cesse d’augmenter, et que les moyens consacrés aux allègements de primes diminuent constamment. Pendant ce temps, les caisses-maladie ont accumulé des réserves faramineuses qu’elles refusent obstinément de restituer aux assuré-e-s.</p><p>Aujourd’hui, l’augmentation des prix met sous pression le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs du pays. Les hausses de salaire ont été insuffisantes, conduisant à des pertes en termes réels. La progression massive attendue du côté des primes-maladie cet automne fait peser une menace de plus sur les budgets des ménages.</p><p>Malheureusement, la commission n’a pas su transformer le contre-projet du Conseil fédéral en une proposition vraiment efficace. Pourtant, à voir ses projets en matière fiscale, la majorité de droite du Conseil fédéral et du Parlement semble estimer que la Suisse dispose de marges de manœuvre financières importantes. On ne comprend dès lors pas pourquoi les ménages à faible ou moyen revenu devraient rester écrasés par le poids de primes-maladie exorbitantes. Est-il nécessaire de rappeler ici que nous venons de traverser une pandémie historique qui a démontré de manière éclatante la valeur inestimable d’un système de santé de qualité, facilement accessible pour toute la population&nbsp;?</p><p>La commission serait bien avisée de procéder à une amélioration de son projet lors de la deuxième lecture qu’elle a prévue en mai. Il y a urgence.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8150</guid><pubDate>Tue, 05 Apr 2022 10:47:02 +0200</pubDate><title>NON à la suppression de l’impôt anticipé : le référendum est déposé !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/non-a-la-suppression-de-limpot-anticipe-le-referendum-est-depose</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le référendum contre la suppression sans contrepartie de l’impôt anticipé sur les obligations a abouti&nbsp;: une large alliance référendaire a déposé aujourd’hui les près de 60&nbsp;000 signatures authentifiées auprès de la Chancellerie fédérale à Berne. L’Union syndicale suisse (USS) combattra cette baisse d’impôts injuste.</p><p>L’impôt anticipé est un «&nbsp;impôt de garantie&nbsp;» prévu pour que les investisseurs déclarent correctement leurs revenus de placements. S’ils ne le font pas, 35&nbsp;% de ces gains vont quand même dans les caisses de l’État. Supprimer cet impôt anticipé – comme l’a décidé le Parlement à la demande du lobby des banques et des grands groupes – revient donc à donner carte blanche à la fraude fiscale pour les riches de Suisse et de l’étranger, au détriment de la collectivité. Mais le projet contient aussi une inégalité de traitement crasse, car les gens qui ont un compte d’épargne ordinaire resteront soumis à l’impôt anticipé.</p><p>On veut donc alléger la facture pour les fraudeurs et les gros investisseurs alors que les salarié-e-s sont de plus en plus écrasés sous le poids des hausses des primes-maladie et des loyers. «&nbsp;La droite ne cesse de creuser cette inégalité&nbsp;», souligne Pierre-Yves Maillard, président de l’USS et conseiller national socialiste. «&nbsp;Et ce sont précisément les gens qui continueront de payer l’impôt anticipé sur leur compte d’épargne qui sentiront aussi le manque d’argent des pouvoirs publics pour des tâches importantes, à cause des énormes pertes fiscales engendrées par cette réforme.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_PYM_Verrechnungssteuer_Referendum_UEbergabe_1309874d44.webp" length="529734" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8148</guid><pubDate>Mon, 04 Apr 2022 11:10:35 +0200</pubDate><title>10 000 personnes défilent à Berne pour la paix en Ukraine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/10-000-personnes-defilent-a-berne-pour-la-paix-en-ukraine</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le samedi 2 avril, 10'000 personnes ont manifesté à Berne en faveur de la paix en Ukraine. Elles ont exigé un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes russes ainsi qu'une enquête internationale sur les crimes de guerre et les violations des droits humains commis. Les participant-es à la manifestation ont également demandé un soutien humanitaire pour les réfugié-es ainsi qu'un accueil généreux et non discriminatoire des réfugié-es en Suisse. La situation des femmes a été particulièrement soulignée, car la guerre et les déplacements qui en découlent augmentent le risque de violences sexuelles. Des sanctions sévères contre le régime de Poutine ont également été demandées, ainsi qu'une réduction rapide de la dépendance au pétrole et au gaz russes. En politique étrangère, il faut des interventions humanitaires et une politique de paix active dans le cadre de l'OSCE et de la Charte des Nations Unies.</p><p>Par un temps hivernal, les 10'000&nbsp;participant-es ont marché de la Schützenmatte à la Place fédérale en passant par la vieille ville de Berne. Elles et ils y ont été accueilli-es par la musique de Nadin Branitskaya et Victor Solomin. Les deux musiciens professionnels ont fui après le début de la guerre et vivent désormais en Suisse avec leur fille. Les sons du luth domra ukrainien et le chant de Nadin Branitskaya ont ému les personnes présentes.</p><p>Sur la Place fédérale, le rassemblement final a tout d’abord été l’occasion d’une prise de parole en direct depuis l’Ukraine d’<strong>Olesia Briazgunova,</strong> représentante de la Confédération des syndicats de l’Ukraine (FVPU). Sa description de la situation sur place était saisissante&nbsp;: « je parle au nom des travailleuses et travailleurs qui doivent continuer à travailler durant les bombardements ou qui sont contraints de se rendre dans les abris souterrains pour se protéger. Au nom du personnel médical qui sauve des vies de civil-es et de militaires. Au nom des syndicalistes, qui apportent de l’aide humanitaire et évacuent des habitant-es des zones de combat.&nbsp;»</p><p><strong>Alexandra Karle,</strong> directrice d’Amnesty International Suisse, a plaidé pour un accueil généreux et facilité des personnes déplacées en Suisse. Elle a critiqué les agissements guerriers russes&nbsp;: « la Russie attaque de manière ciblée des installations civiles et transforme les voies de fuite en pièges mortels. Le siège de Marioupol rappelle douloureusement celui d’Alep, en Syrie. La population doit se tapir dans les sous-sols sans électricité, sans eau, sans nourriture ni soins médicaux. Des bombes sont déversées au hasard et frappent les hôpitaux, les quartiers résidentiels, les écoles. »</p><p><strong>Hanna Perekhoda,</strong>&nbsp;représentante des comités de soutien au peuple ukrainien de Suisse romande, a appelé à faire cesser les flux d’argent qui financent la guerre&nbsp;: « d’immenses fortunes d’oligarques suisses se trouvent dans des coffres suisses. Les sanctions décidées doivent être appliquées, et les fonds doivent être bloqués. »</p><p><strong>Rita Famos,</strong> présidente de l’Église évangélique-réformée, s’exprimant au nom du Conseil suisse des religions, a lancé avec insistance un appel à la paix&nbsp;: « tous les êtres humains désirent la paix. La paix dans le monde est un objectif qui réunit toutes les religions. Mais la paix ne tombe pas du ciel. Elle doit être obtenue, préservée et défendue chaque jour, par toutes et tous.&nbsp;»</p><p>La réalisatrice&nbsp;<strong>Anjelika Smirnova Oberholzer</strong>&nbsp;et la journaliste&nbsp;<strong>Ekaterina Glikman</strong>&nbsp;ont évoqué, elles, la situation des Russes critiques face au régime, en particulier résidant à l’étranger. La première a ainsi décrit son sentiment au début de l’attaque&nbsp;:&nbsp;« nous, Russes critiques du régime de Poutine, étions comme paralysé-es. Ce pouvoir a provoqué le pire cauchemar. Mais nous, nous n’avons pas voulu cette guerre. Nous voulons que la guerre en Ukraine s’arrête.&nbsp;» Ekaterina Glikman, collaboratrice du journal indépendant&nbsp;Novaja Gazeta&nbsp;qui a été forcé de suspendre son activité en raison des lois de censure votées en Russie, a poursuivi&nbsp;: « il faut un courage immense aujourd’hui en Russie pour dire la vérité. Le faire, c’est prendre un très grand risque. La&nbsp;Novaja Gazeta&nbsp;a payé au prix fort le prix Nobel de la paix attribué l’an passé au rédacteur en chef Dimitri Murativ. Six journalistes de la rédaction ont déjà été tués.&nbsp;» Et de conclure par un appel qui n’aurait pas pu être prononcé en Russie, mais qui a été immédiatement partagé par la foule&nbsp;: «Нет войне! Non à la guerre&nbsp;!&nbsp;»</p><p>Les prises de parole étaient modérées par <strong>Benoît Gaillard</strong> de l'Union syndicale suisse (USS). Elles se sont terminées par une minute de silence à la mémoire des victimes de la guerre.</p><p>La manifestation était soutenue par les organisations suivantes :</p><ul><li><strong>Syndicats&nbsp;:</strong> USS, SEV-syndicat du personnel des transports, SSP, SSP-ONG, syndicom, Unia, Travail.Suisse, APC</li><li><strong>Communautés&nbsp;religieuses&nbsp;: </strong>Eglise évangélique réformée de Suisse, Conférence des Evêques Suisses, Eglise catholique-chrétienne de la Suisse, Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) (un appel n'est pas possible à cause du shabbat), Plateforme des Juifs Libéraux de Suisse (PJLS), Fédérations des Organisations islamiques de Suisse (FOIS), Conseil suisse des religions</li><li><strong>Partis&nbsp;:</strong> PEV, Femmes du PEV et *jpev Suisse, PLR.Les Libéraux-Radicaux et Jeunes Libéraux-Radicaux, LES VERT-E-S, Réseau femmes Vertes et Jeunes Vert·e·s Suisse, Vert'libéraux, Femmes vert'libérales et Jeunes vert’libéraux Suisse, Le Centre, Le Centre Femmes et Jeunes du Centre, PS Suisse, Femmes socialistes&nbsp;et JS Suisse</li><li><strong>Société&nbsp;civile&nbsp;:</strong> Société Ukrainienne, Amnesty International Suisse, Oeuvre Suisse d’Entraide Ouvrière, Solidar, Solifonds, SWISSAID, EPER, alliance F, GSsA, Jungwacht Blauring Schweiz (Jubla), Femmes de Paix Autour du Monde (PWAG), Coordination post Beijing des ONG Suisses, WILPF Suisse, Bürger:Innen-Komitee Frontex NEIN, WeCollect, cfd, Femmes protestantes en Suisse, Feministisches Kollektiv Winterthur, Feministisches Streikkollektiv Zürich,&nbsp;droitsfondamentaux.ch,&nbsp;männer.ch, Pink Cross, Forum für Friedenskultur Ilanz, Femmes* pour la Paix, Frauenzentrale Zürich, MIR Suisse, Réseau Suisse-Transcarpathie/Ukraine, Journal Neue Wege, Religiös-sozialistische Vereinigung (RESOS), Conseil Suisse pour la Paix, Denknetz, LOS - Organisation suisse des lesbiennes, WOZ, Campax, Comités de soutien avec le peuple ukrainien et les opposant-e-s russes à la guerre Genève, Vaud, Fribourg, Comitato ticino contro la guerra in Ucraina e di solidarità con la popolazione dell'Ucraina e con chi si oppone in Russia alla guerra di Putin, Secondas Zürich, Mouvement européen Suisse, Ensemble à Gauche Genève, Basisgruppen-Bewegung Schweiz, ATE, ethik22 (Institut für Sozialethik), KAB, Libereco, Theologische Bewegung für Solidarität und Befreiung, Association suisse pour les droits des femmes, Mouvement Scout de Suisse, CSAJ, Ligue suisse des femmes catholiques, Milchjugend, RAZAM (Dialogue Suisse-Bélarus),&nbsp;Pro Natura</li></ul>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_DSC_0094_b8a8186135.webp" length="624816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8144</guid><pubDate>Fri, 01 Apr 2022 17:17:12 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI) : restriction des prestations d’aide sociale octroyées aux ressortissant-e-s d’États tiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/aenderung-des-auslaender-und-integrationsgesetzes-aig-einschraenkung-der-sozialhilfeleistungen-fuer-auslaenderinnen-und-auslaender-aus-drittstaaten</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[<p>Die Änderung des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) sieht drei Neuerungen vor: die Einschränkung der Sozialhilfeleistungen für Drittstaatsangehörige, die Förderung und Unterstützung der Integration von Familienangehörigen als Integrationskriterium sowie die Präzisierung der Integrationsvoraussetzungen für die Erteilung von Aufenthaltsbewilligungen an vorläufig Aufgenommene in Härtefällen, dabei insbesondere die Gleichsetzung des Erwerbs von (Berufs-) Bildung mit der Aufnahme einer Erwerbstätigkeit.</p><p>Der SGB lehnt die beiden ersten Punkte der Vorlage entschieden ab: Mit der Kürzung von Sozialhilfeleistungen für Drittstaatsangehörige bezweckt die Neuerung Sparmassnahmen auf Kosten der Ärmsten und verletzt die in der Verfassung verankerte Rechtsgleichheit aller Menschen (Art. 8 Abs. 1) sowie das Recht auf Hilfe in Notlagen (Art. 12). Das Kriterium der Integration von Kindern, Ehe- oder eingetragenen Partner:innen ist schwer überprüfbar ohne das Recht auf Privatsphäre zu verletzen, ausserdem kommt es einer Sippenhaftung gleich und verletzt das Prinzip der Selbstverantwortung.</p><p>Einzig der dritten Neuerung, insbesondere der Sicherstellung der Gleichstellung einer Teilnahme am Erwerb von Bildung mit der Aufnahme einer Erwerbstätigkeit als Integrationskriterium, stimmt der SGB zu.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8142</guid><pubDate>Fri, 01 Apr 2022 17:10:47 +0200</pubDate><title>Entente en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles avec le  Québec</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/vereinbarung-mit-quebec-ueber-die-gegenseitige-anerkennung-von-berufsqualifikationen-und-fuenf-absprachen-ueber-die-gegenseitige-anerkennung-von-berufsqualifikationen</link><description> Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Vereinbarung mit Quebec über die gegenseitige Anerkennung von Berufsqualifikationen und fünf Absprachen über die gegenseitige Anerkennung von Berufsqualifikationen" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8140</guid><pubDate>Fri, 01 Apr 2022 16:54:51 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance COVID-19 culture</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/covid-19-aenderung-der-kulturverordnung</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zu "Covid-19: Änderung der Kulturverordnung" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8135</guid><pubDate>Mon, 28 Mar 2022 13:51:28 +0200</pubDate><title>Des hausses générales pour combattre les bas salaires et les écarts salariaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-generales-pour-combattre-les-bas-salaires-et-les-ecarts-salariaux</link><description>Enquête sur la structure des salaires 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Malgré quelques aspects positifs, notamment la réduction du déficit salarial des femmes, les résultats publiés aujourd’hui de l’Enquête sur la structure des salaires 2020 sont préoccupants&nbsp;: l’écart entre hauts et bas salaires s’est à nouveau creusé et les emplois mal rémunérés se multiplient. Avec un renchérissement de plus de 2&nbsp;%, des hausses générales de salaires sont désormais indispensables pour maintenir le pouvoir d’achat. Ce n’est qu’ainsi que les personnes à bas salaires pourront de nouveau voir un peu de lumière au bout du tunnel.</p><p>Depuis la crise financière de 2008, les crises économiques se sont succédées à un rythme inquiétant&nbsp;: envol du franc en 2010, suppression du taux plancher en 2015, crise du Covid en 2020. Et aujourd’hui, nous avons une guerre au cœur de l’Europe. Dans un tel contexte, il est plutôt positif d’avoir pu négocier des augmentations des salaires réels. Mais d’autres constats restent préoccupants&nbsp;: après l’abandon du taux plancher, les écarts de salaire se sont à nouveau creusés depuis 2016. Les hauts salaires ont bondi de 4&nbsp;% en valeur réelle, alors que les bas salaires n’ont affiché qu’une maigre hausse de 0,5&nbsp;% en valeur réelle. De plus, le nombre d’emplois à bas salaire est reparti à la hausse.</p><p>Par ailleurs, les efforts déployés en faveur de l’égalité salariale entre femmes et hommes portent leurs fruits&nbsp;: chez les femmes sans fonction de cadre, souvent bien organisées syndicalement, le retard salarial a diminué de près de la moitié (salaires médians). Les femmes restent toutefois surreprésentées dans les emplois à bas salaires.</p><p>L’enquête de 2020 donne aussi une idée plus précise des répercussions de la crise du coronavirus sur les salaires. Sans surprise, les salaires réels ont chuté entre 2018 et 2020 dans le secteur de la culture, des divertissements et des loisirs (-3,3&nbsp;%). Il est regrettable également que la hausse des salaires réels n’ait été que de 0,2&nbsp;% au cours de cette période.</p><p>En 2022, le contexte de la politique salariale s’annonce sous un jour très différent. Pour la première fois depuis longtemps, le renchérissement dépasse les 2&nbsp;%. Des hausses générales de salaire sont donc à nouveau la priorité pour les prochaines négociations, sans quoi on va vers une forte baisse du pouvoir d’achat. L’accent sur les augmentations générales profitera notamment au personnel de longue date et aux personnes ayant des salaires plutôt bas, surtout si les hausses consistent en montants fixes.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_csm_lohn-gelduebergabe_beschnitten_8f0e5252fd_459322afeb.webp" length="34536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8132</guid><pubDate>Fri, 25 Mar 2022 13:00:00 +0100</pubDate><title>151 782 signatures : le signal est fort contre le démantèlement de l’AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/151-782-signatures-le-signal-est-fort-contre-le-demantelement-de-lavs</link><description>Une large alliance dépose les signatures contre la hausse de l’âge de la retraite</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’alliance référendaire a remis aujourd’hui à la Chancellerie fédérale plus de 150&nbsp;000 signatures contre la réforme AVS&nbsp;21. Grâce à une formidable mobilisation, elle est parvenue à récolter trois fois plus de signatures que nécessaire et ce, avant même la fin du délai&nbsp;! Cette large alliance peut donc lancer un signal fort contre un projet de démantèlement qui cherche à économiser quelque 10 milliards de francs sur le dos des femmes. Celles-ci accusent pourtant toujours un déficit de rente d’à peu près un tiers par rapport aux hommes. Détériorer encore davantage leur situation à la retraite n’est tout simplement pas acceptable.</p><p>Mais il n’y a pas que cela&nbsp;: AVS&nbsp;21 est la première étape d’un plan de longue haleine visant à démanteler la prévoyance vieillesse. Au programme&nbsp;: faire passer l’âge de la retraite à 66 ans pour tout le monde, voire davantage. Dans le 2e pilier aussi, un projet de baisse des prestations est sur la table. Il servira surtout les intérêts des gens qui gagnent le plus ainsi que ceux des banques et des assurances.</p><p>En d’autres mots&nbsp;: il faudra travailler plus et toucher moins de rente. Les banques et les assurances veulent affaiblir l’AVS, parce qu’elles n’ont rien à y gagner, et développer la prévoyance privée, tellement plus lucrative. Mais l’immense majorité des gens qui travaillent ne profitent pas du 3e&nbsp;pilier, trop coûteux, mais bien d’une AVS forte. Raison de plus pour stopper maintenant ces projets avec un NON clair et net à AVS&nbsp;21.</p><p>Lors de la remise des signatures devant la Chancellerie fédérale, la présidente d’Unia, <strong>Vania Alleva</strong>, a martelé&nbsp;: « Les femmes en Suisse ont besoin de rentes plus élevées, pas d’un âge de la retraite plus élevé ! » <strong>Pierre-Yves Maillard</strong>, président de l’Union syndicale suisse (USS), estime pour sa part qu’il y a d’autres solutions que des baisses de rentes et le relèvement de l’âge de la retraite&nbsp;: «&nbsp;Avec les bénéfices exceptionnels et les taux d’intérêt négatifs de la Banque nationale, nous pouvons renforcer l’AVS au lieu de faire des économies sur le dos des femmes.&nbsp;»</p><p>La conseillère nationale verte et présidente du SSP <strong>Katharina Prelicz-Huber</strong> a rappelé la situation actuelle des femmes en matière de retraite&nbsp;: «&nbsp;Les femmes touchent globalement au moins un tiers de moins de rente de vieillesse que les hommes&nbsp;: une femme sur quatre ne vit que de l’AVS et donc sous le minimum vital.&nbsp;» Coprésidente du PS Suisse, <strong>Mattea Meyer</strong> a donné des chiffres concrets pour illustrer la réalité que vivent la plupart des femmes à la retraite dans notre pays&nbsp;: «&nbsp;Une femme sur deux touche moins de 3000 francs par mois de rente, y compris avec le 2e pilier.&nbsp;»</p><p>Pour <strong>Adrian Wüthrich</strong>, président de Travail.Suisse, un projet de réforme sur le dos des femmes est inacceptable&nbsp;: «&nbsp;Au lieu d’obtenir l’égalité salariale, les femmes écopent de la retraite à 65 ans. Elles devront travailler plus longtemps, alors que la Banque nationale aurait assez d’argent pour un financement équitable de l’AVS.&nbsp;»</p><p>Aux côtés des syndicats, organisations et partis politiques, les collectifs de la grève féministe s’engagent également pour le référendum. Au nom de ces collectifs, <strong>Marie Jolliet</strong> a souligné&nbsp;: «&nbsp;Nous voulons une réforme qui assure une retraite digne à chaque personne. Il faut augmenter les rentes, pas l’âge de la retraite&nbsp;!&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_2022-03-25_Ubergabe_Ref-AHV21-_c_Lucas-Dubuis-Unia_3_37ad221057.webp" length="464652" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8130</guid><pubDate>Thu, 24 Mar 2022 14:36:36 +0100</pubDate><title>Pour la paix </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-la-paix</link><description>Manifestation nationale le 2 avril 2022 à Berne
#PourLaPaix</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis un mois, l'Ukraine est en guerre. Dans le monde entier et en Suisse également, les gens sont révoltés et touchés par la violence des attaques et la détresse de la population. Une large alliance interpartis organise le 2 avril à Berne une manifestation nationale pour la paix à laquelle toute la population est conviée.&nbsp;</p><p>La manifestation pour la paix bénéficie d'un large soutien. Elle appelle à la paix, demande de l'aide pour les personnes touchées et des sanctions contre le régime de Poutine. Les revendications principales de la manifestation pour la paix sont les suivantes :</p><ul><li><strong>La paix maintenant :</strong> la Suisse doit s'engager activement en faveur d'un cessez-le-feu immédiat et du retrait complet des troupes russes. Il faut une enquête internationale sur les crimes de guerre et les violations des droits humains qui ont été commis.</li><li><strong>Aide aux personnes concernées :</strong> soutien humanitaire pour les réfugiées sur place et dans les pays voisins, accueil ouvert et non discriminatoire en Suisse de toutes les personnes réfugiées touchées par la guerre en Ukraine. Les femmes ont besoin d'un soutien renforcé, car la guerre et les déplacements qui en résultent augmentent fortement le risque de violences sexuelles.</li><li><strong>Pas d'argent pour le régime de Poutine :</strong> sanctions sévères contre le régime de Poutine, réduction rapide de la dépendance au pétrole et au gaz russes.</li><li><strong>Promotion de la paix à l'avenir :</strong> les interventions humanitaires et une politique de paix active dans le cadre de l'OSCE et de la Charte des Nations unies sont au cœur de nos préoccupations.</li></ul><h3 class="heading--h4">Manifestation nationale pour la paix le samedi 2 avril 2022</h3><p><strong>Rassemblement </strong>: 13h30, Schützenmatte, Berne (près de la gare,&nbsp;<a href="https://goo.gl/maps/ukcXowT7ktfWLJZ1A" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">&nbsp;<span class="iconpack fas fa-map-location fa-map-marked" aria-hidden="true"></span> Google Maps</a> ), suivi d'un <strong>cortège</strong> et d'une <strong>manifestation finale</strong> avec discours et musique (autorisation déposée).</p><p><strong>Liste des organisations</strong> soutenant la manifestation (au 30 mars 2022) :&nbsp;</p><ul><li>Syndicats&nbsp;: USS, SEV-syndicat du personnel des transports, SSP, SSP-ONG, syndicom, Unia, APC, Travail.Suisse</li><li>Communautés religieuses&nbsp;: Église évangélique réformée de Suisse, Conférence des Evêques Suisses, Église catholique-chrétienne de la Suisse, Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) (un appel n'est pas possible à cause du shabbat), Plateforme des Juifs Libéraux de Suisse (PJLS), Fédérations des Organisations islamiques de Suisse (FOIS), Conseil suisse des religions</li><li>Partis&nbsp;: PEV, Femmes du PEV et *jpev Suisse, PLR.Les Libéraux-Radicaux et Jeunes Libéraux-Radicaux, LES VERT-E-S, Réseau femmes Vertes et Jeunes Vert·e·s Suisse, Vert'libéraux, Femmes vert'libérales et Jeunes vert’libéraux Suisse, Le Centre, Le Centre Femmes et Jeunes du Centre, PS Suisse, Femmes socialistes et JS Suisse</li><li>Société civile&nbsp;: Société Ukrainienne, Amnesty International Suisse, Oeuvre Suisse d’Entraide Ouvrière, Solidar, Solifonds, SWISSAID, EPER, alliance F, GSsA, Jungwacht Blauring Schweiz (Jubla), Femmes de Paix Autour du Monde (PWAG), Coordination post Beijing des ONG Suisses, WILPF Suisse, Bürger:Innen-Komitee Frontex NEIN, WeCollect, cfd, Femmes protestantes en Suisse, Feministisches Kollektiv Winterthur, Feministisches Streikkollektiv Zürich, droitsfondamentaux.ch, männer.ch, Pink Cross, Forum für Friedenskultur Ilanz, Femmes* pour la Paix, Frauenzentrale Zürich, MIR Suisse, Réseau Suisse-Transcarpathie/Ukraine, Journal Neue Wege, Religiös-sozialistische Vereinigung (RESOS), Conseil Suisse pour la Paix, Denknetz, LOS - Organisation suisse des lesbiennes, WOZ, Campax, Comités de soutien avec le peuple ukrainien et les opposant-e-s russes à la guerre Genève, Vaud, Fribourg, Comitato ticino contro la guerra in Ucraina e di solidarità con la popolazione dell'Ucraina e con chi si oppone in Russia alla guerra di Putin, Secondas Zürich, Mouvement européen Suisse, Ensemble à Gauche Genève, Basisgruppen-Bewegung Schweiz, ATE, ethik22 (Institut für Sozialethik), KAB, Libereco, Theologische Bewegung für Entwicklung und Befreiung, Association suisse pour les droits des femmes, Mouvement Scout de Suisse, CSAJ, Ligue suisse des femmes catholiques, Milchjugend, RAZAM (Dialogue Suisse-Bélarus)<br><i>Des demandes auprès d'autres organisations sont en suspens, la liste est actualisée en permanence.</i>&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/6/csm_FdF-FB-Sujet-FR_5993be65c6.webp" length="44914" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8125</guid><pubDate>Tue, 15 Mar 2022 11:36:49 +0100</pubDate><title>Paix, liberté, solidarité !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/paix-liberte-solidarite-appel1ermai</link><description>Appel de l&#039;USS pour le 1er Mai 2022</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_220501_1erMai_2c540f6972.webp" length="178560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8122</guid><pubDate>Mon, 14 Mar 2022 14:58:10 +0100</pubDate><title>Il faut des mesures pour le pouvoir d&#039;achat et contre le chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-des-mesures-pour-le-pouvoir-dachat-et-contre-le-chomage</link><description>Guerre en Ukraine : répercussions sur l’économie suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les premiers effets économiques de l’invasion de l’Ukraine se font déjà sentir en Suisse. L’inflation est en nette hausse. Dans les branches comme le tourisme ou le transport aérien, la reprise est freinée. L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’engagement du Conseil fédéral en faveur de la fin de cette terrible guerre. Parallèlement, l’USS demande au Conseil fédéral de prendre rapidement des mesures efficaces au plan national pour éviter les pertes de salaire et le chômage. Elle demande aussi que les règles simplifiées en matière de chômage partiel soient prolongées et que les recettes de l’augmentation de la taxe sur le CO2 soient restituées le plus rapidement possible à la population. Les ménages suisses disposeraient ainsi d’environ 200 millions de francs de pouvoir d’achat supplémentaire.</p><p>La hausse des prix de l’énergie due à la guerre a contribué à faire grimper encore davantage l’inflation. La semaine dernière, les prix du pétrole et du gaz ont fortement augmenté. Le prix du mazout s’est envolé à près de 190&nbsp;francs pour 100&nbsp;litres, ce qui constitue un record historique. Entre-temps, la situation s’est quelque peu calmée. Les prix actuels se situent aux alentours de 140&nbsp;Fr/100l – avec une légère tendance à la baisse. La flambée des prix a déclenché des demandes de baisse des taxes sur les carburants et combustibles fossiles. Au vu de la volatilité des prix et compte tenu des objectifs de politique climatique, cette demande est toutefois prématurée.</p><p>D’autant plus que nous disposons d’un moyen d’alléger plus rapidement les budgets des ménages, sans remettre en question les objectifs environnementaux et climatiques. Début 2022, la taxe CO2 sur le mazout et le gaz a été augmentée&nbsp;: elle est passée de 96 Fr/t à 120 Fr/t de CO2. Les recettes de cette taxe doivent être restituées à la population. Mais ce n’est que partiellement le cas pour le moment. Pendant l’année en cours, la population ne récupère que les recettes de la taxe de 96 Fr/t. Les montants provenant de la taxe augmentée à 120 Fr/t ne seront vraisemblablement versés qu’en 2023.</p><p>Avec la hausse de la taxe de ce début d’année, le prix de 100l de mazout a augmenté d’environ 6&nbsp;francs. Pour le gaz, c’est environ 0,5&nbsp;ct/kWh. Conséquence&nbsp;: des recettes additionnelles de près de 300 millions de francs pour la Confédération. Il n’y a aucune raison pour que la Confédération ne redistribue pas immédiatement cet argent à la population, et ce, d’autant plus avec la flambée actuelle des prix du pétrole et du gaz. Deux tiers des recettes sont destinés à la population et aux entreprises. Cela représente donc environ 200 millions de francs de pouvoir d’achat en plus. Un tiers est utilisé pour des subventions aux propriétaires de logements («&nbsp;Programme Bâtiments&nbsp;»). Si les recettes supplémentaires de la taxe sur le CO2 sont rapidement reversées à la population, chaque personne recevra un peu plus de 20 francs. Pour une famille de quatre personnes, cela représente tout de même près de 100 francs.</p><h4>Chômage partiel&nbsp;: prolonger les procédures simplifiées</h4><p>Des secteurs économiques comme le tourisme et le transport aérien, qui ressentent encore les effets de la pandémie, voient la perspective d‘une normalisation de l'état des affaires s'éloigner, car les clients venant d’Asie ou d’Amérique auront tendance à rester à l’écart de l’Europe. Dans les branches industrielles, la hausse des prix des matériaux entraîne des baisses de commandes et des annulations. L’industrie d’exportation ressentira le ralentissement de la conjoncture mondiale. Le chômage et les pertes de salaire menacent. Pour éviter cela, l’USS demande que les procédures simplifiées en matière de chômage partiel soient prolongées, alors qu’il est prévu qu’elles disparaissent dès la fin mars.</p><p>La situation est caractérisée par une grande incertitude. La hausse des primes d’assurance maladie devrait venir s’ajouter au renchérissement. Le cas échéant, d’autres mesures visant à renforcer le pouvoir d’achat pourraient se révéler nécessaires.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/3/csm_DEF_SGB_Non_a___la_guerre_21b3de3d9d.webp" length="10084" type="application/pdf"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8114</guid><pubDate>Tue, 08 Mar 2022 13:07:30 +0100</pubDate><title>Dans toute la Suisse, les femmes exigent plus d’égalité et de meilleures rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dans-toute-la-suisse-les-femmes-exigent-plus-degalite-et-de-meilleures-rentes</link><description>Journée internationale des femmes 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes continuent de faire face à de nombreux désavantages dans le monde du travail, puis à la retraite&nbsp;: salaires inéquitables, manque de places d'accueil des enfants et déficit massif des rentes de vieillesse. À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2022, l’Union syndicale suisse (USS) s’engage concrètement pour l’égalité et contre toute détérioration au détriment des femmes. Le lancement de<a href="https://creches-abordables.ch/?src=usshp" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer"> l’initiative pour des places d’accueil abordables et de qualité</a> pose une base essentielle pour l’égalité des chances dans le monde du travail. Parallèlement, les syndicats combattent le projet de démantèlement de l’AVS et s’engagent pour que les rentes des femmes augmentent enfin&nbsp;!</p><p>Elles ne cessent de le répéter&nbsp;: il faut augmenter les rentes des femmes, pas l’âge de la retraite&nbsp;! En Suisse, les femmes fournissent plus souvent que les hommes du travail non rémunéré, et leurs salaires professionnels ne correspondent souvent pas aux responsabilités et charges importantes de leurs professions. Conséquences&nbsp;: les rentes des femmes sont en moyenne inférieures d’au moins un tiers à celles des hommes, et près de 11&nbsp;% des femmes dépendent des prestations complémentaires dès leur départ à la retraite. Malgré cela, le Parlement ne se gêne pas de leur servir un projet de baisse de rentes après l’autre. Voilà pourquoi l’USS a lancé – avec beaucoup de succès&nbsp;! – le référendum contre AVS&nbsp;21. Elle combattra également avec force les détériorations dans le 2e&nbsp;pilier.</p><p>Pour réduire l’écart de revenu et donc le déficit de rente des femmes, les syndicats de l’USS participent activement à l’initiative pour les crèches, lancée en cette journée du 8 mars par un large réseau d’organisations. Avec cette initiative, la responsabilité de la garde des enfants ne reposera plus principalement sur les familles et tous les enfants auront droit à une place d’accueil abordable et adaptée à leurs besoins. Pour l’USS, un élément essentiel est que l’initiative améliore également les salaires et les conditions de travail du personnel des structures d’accueil et contribue ainsi activement à lutter contre la sous-rémunération des professions à forte majorité féminine. Comme l’a souligné la présidente du SSP Katharina Prelicz-Huber lors de la conférence de presse de lancement de l’initiative&nbsp;: «&nbsp;Avec l’initiative pour les crèches, nous revalorisons les professions de la prise en charge des enfants, à travail des formations adéquates, des salaires et des conditions de travail appropriés. Pour beaucoup de femmes qui travaillent dans ce secteur, c’est là une étape nécessaire et attendue depuis trop longtemps déjà.&nbsp;»</p><p>Les syndicats de l’USS tiennent aujourd’hui des stands pour récolter des signatures pour l’initiative pour les crèches et sensibiliser à la nécessité de rentes décentes pour les femmes. Ils se joignent aussi aux manifestations décentralisées qui ont lieu entre autres à Lausanne, Neuchâtel, Berne et Winterthour. Ces manifestations évoqueront aussi la situation des personnes directement touchées par la guerre.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/6/csm_Frauen_Aktivistinnen_Protestieren_JacobLund-NounProject_3df964627c.webp" length="12488" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8118</guid><pubDate>Thu, 03 Mar 2022 15:27:00 +0100</pubDate><title>Transfert dans la LIMF de la mesure visant a proteger l&#039;infrastructure boursiere suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/transfert-dans-la-limf-de-la-mesure-visant-a-proteger-linfrastructure-boursiere-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8110</guid><pubDate>Thu, 03 Mar 2022 12:18:18 +0100</pubDate><title>Appel à manifester contre la guerre en Ukraine et pour la paix</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/appel-a-manifester-contre-la-guerre-en-ukraine-et-pour-la-paix</link><description>LA PAIX MAINTENANT ! 
SAMEDI 5 MARS À GENÈVE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Rassemblement : 14h30 Place Neuve, Genève</strong></p><p class="lead">L’USS soutient les manifestations locales et internationales de solidarité avec la population ukrainienne et pour la paix. Elle se joint à ses organisations sœurs du mouvement syndical européen et international pour exiger l’arrêt immédiat des actes de guerre en Ukraine.</p><p>La guerre en Ukraine provoque des souffrances sans précédent. La situation de la population sur place est grave. Ce week-end, des manifestations ont lieu à Genève et à Zurich contre cette attaque brutale et pour la paix. Le mouvement syndical s'est toujours engagé pour la paix et la solidarité. L'USS soutient donc ces manifestations.</p><p>À Genève, le <strong>«&nbsp;Rassemblement de solidarité avec le peuple ukrainien&nbsp;»</strong> se tiendra le <strong>samedi 5 mars de 14h30 à 18h00</strong>. <strong>Rassemblement et départ&nbsp;: Place Neuve – parcours jusqu’à la Place des Nations</strong>.</p><p class="heading--h4"><strong>L'appel porte les revendications suivantes :</strong></p><ul class="lead"><li>Retrait immédiat des troupes russes de tout le territoire ukrainien</li><li>Soutien à la résistance ukrainienne. Pour la défense d’une Ukraine indépendante et démocratique</li><li>Pour un accueil sans discrimination des réfugié-e-s</li><li>Pour un désarmement nucléaire global&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/1/csm_Appel_horizontal_FR_7b82772d63.webp" length="83088" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8105</guid><pubDate>Fri, 25 Feb 2022 13:04:57 +0100</pubDate><title>Conflit en Ukraine : les syndicats exigent la fin des actes de guerre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/conflit-en-ukraine-les-syndicats-exigent-la-fin-des-actes-de-guerre</link><description>L’USS se joint à ses consœurs internationales  pour exiger l’arrêt immédiat des actes de guerre en Ukraine.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se joint à l’appel de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de la Confédération européenne des syndicats (CES) pour exiger l’arrêt immédiat des actes de guerre en Ukraine.</p><p>L’USS soutient les manifestations locales et internationales de solidarité avec la population ukrainienne et pour la paix. Secrétaire générale de la CIS, Sharan Burrow fait un constat alarmant&nbsp;: «&nbsp;De nombreuses personnes ont perdu la vie, et les gens souffrent depuis sept ans, parce que les accords de Minsk n’ont pas été mis en œuvre. Ces dernières semaines, il y a eu des nouvelles violations du cessez-le-feu par centaines et le conflit a été artificiellement attisé. Au lieu de construire des ponts pour la paix, des sommes colossales ont été dépensées pour l’armement et les forces armées, et la rhétorique agressive a fait monter l’instabilité. Le conflit persistant a des conséquences dramatiques sur l’économie, tant en Russie qu’en Ukraine et dans d’autres parties de l’Europe. Le risque d’une escalade du conflit, avec des conséquences désastreuses, est réel et persistera tant qu’un dialogue sérieux ne sera pas engagé pour traiter les causes mêmes du conflit.&nbsp;»</p><p>Luca Visentini, secrétaire général de la CES et du Conseil régional paneuropéen (PERC) lance l’appel suivant&nbsp;: «&nbsp;Les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen ainsi que le Haut Représentant de l’UE et le Secrétaire général de l’ONU se sont fermement prononcés en faveur de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et des accords de Minsk. Tous les dirigeant-e-s politiques doivent avoir le courage d’éviter la guerre, de rechercher des compromis et de respecter les accords, et ils doivent avoir la sagesse de construire des économies durables qui fonctionnent pour les populations et qui constituent la base essentielle de la sécurité commune. L’effondrement des mesures de sécurité communes telles que le traité INF et le traité «&nbsp;Ciel ouvert&nbsp;», qui offraient des canaux de vérification et de dialogue, s’est accompagné d’un affaiblissement généralisé des dispositions des accords d’Helsinki qui ont contribué à garantir la paix depuis près de 50 ans. Il existe désormais un risque réel que ce cadre fondamental explose et que la militarisation en Europe, qui a déjà commencé, connaisse une escalade. Nous demandons instamment que des mesures soient prises de toute urgence pour réunir tous les dirigeant-e-s politiques concernés afin de créer un cadre de sécurité commun, comme celui qui avait été initié à Helsinki. Le monde a besoin d’un nouveau contrat de société, pas de davantage de conflits. Nous avons besoin d’investir dans les gens et les emplois, dans la paix et la stabilité.&nbsp;»</p><p>Président de l’USS, Pierre-Yves Maillard joint sa voix à l’appel de ses collègues européens et internationaux et souligne&nbsp;: «&nbsp;Nous condamnons l’agression russe en Ukraine. Cette invasion belliqueuse n’a aucune justification. Elle mènera à une terrible vague de souffrance humaine. L’Ukraine en tant que pays indépendant et démocratique est menacée de disparition. Mais la population de Russie et de l’ensemble du continent européen ressentira également, à des degrés divers, les effets dévastateurs de cette guerre. Dans de telles situations de crise et de violence, les familles les plus pauvres et le monde du travail subissent des dommages terribles.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/3/csm_DEF_SGB_Non_a___la_guerre_21b3de3d9d.webp" length="10084" type="application/pdf"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8102</guid><pubDate>Thu, 24 Feb 2022 15:44:58 +0100</pubDate><title>Avenir du service postal universel : un rapport d’experts plein de contradictions</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/avenir-du-service-postal-universel-un-rapport-dexperts-plein-de-contradictions</link><description>L’analogique ne va pas simplement disparaître en 2030 !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le développement futur du service postal universel en Suisse a fait l’objet d’un rapport d’expert-e-s présenté aujourd’hui à Berne. Les conclusions sont toutefois bien moins axées sur l’avenir qu’il n’y paraît à prime abord. Et il contient trop de propositions qui vont dans le sens d’un démantèlement du service public, à commencer par l’exigence – complètement insensée – de supprimer le courrier A.</p><p>Bien sûr que les choses ont beaucoup évolué dans le secteur postal, tant au niveau technique que des besoins des client-e-s. Les volumes de courrier sont en baisse, tout comme les opérations de paiement aux guichets. À l’inverse, les transactions par «&nbsp;e-banking&nbsp;» et le volume des colis notamment sont en forte croissance. Le fait que les recettes de la Poste soient en baisse n’est toutefois pas la conséquence logique de cette évolution (du marché). C’est plutôt lié aux dispositions réglementaires&nbsp;: en effet, celles-ci entraînent soit une augmentation des coûts (comme les critères d’accessibilité que le monde politique a définis à juste titre), soit une baisse des recettes (par exemple à travers l’interdiction pour PostFinance d’octroyer des crédits, maintenue jusqu’ici également par le monde politique).</p><p>Ce sont donc logiquement les dispositions réglementaires qui doivent être au cœur du développement du service postal universel. Il est clair, comme le reconnaît d’ailleurs le groupe d’expert-e-s, que le service postal universel est un élément indispensable d’un service public qui couvre efficacement l’ensemble du territoire suisse. Et que cela a un coût (tout comme les liaisons ferroviaires régionales ou les réseaux de fibre optique, par exemple). Le fait que la Poste soit aujourd’hui encore en mesure de fournir ce service public de manière autonome financièrement est une véritable réussite, surtout en comparaison avec les pays environnants.</p><p>Les propositions de la commission d’expert-e-s visant à mettre en place une infrastructure postale numérique de base («&nbsp;secret postal numérique&nbsp;») sont à saluer et ce projet doit enfin aller de l’avant au niveau politique. Mais la numérisation croissante ne signifie en aucun cas que le monde analogique disparaîtra à la même vitesse et que, par conséquent, la distribution quotidienne de journaux par voie postale «&nbsp;ne se justifiera plus&nbsp;» à partir de 2030, par exemple (commission d’expert-e-s).</p><p>La plus grande erreur serait de démanteler le «&nbsp;système intégré&nbsp;» de la Poste, avec son réseau de points d’accès couvrant l’ensemble du territoire et reconnu par la commission d’expert-e-s, en détachant et en privatisant PostFinance. Il faudrait alors, pour stabiliser les coûts, procéder à des coupes sévères dans le service postal universel. Ou aller quémander des subventions pour maintenir le niveau de ce service. Et cela, indépendamment de la mesure dans laquelle la future desserte postale sera assurée par voie numérique ou analogique. Enfin, il est certain qu’un appel d’offres pour le «&nbsp;mandat de service universel en matière de trafic des paiements&nbsp;» (c’est ce que propose la commission dans son rapport) coûterait beaucoup plus cher.</p><p>Même après la publication de ce rapport, il n’y a qu’une seule conclusion possible pour la révision de la loi sur l’organisation de la Poste, et elle n’est pas nouvelle&nbsp;: il faut lever au plus vite l’interdiction pour PostFinance d’octroyer des crédits, qui est une entrave réglementaire absurde. Une banque à part entière qui ne peut pas accorder des crédits, c’est comme une boulangerie sans farine&nbsp;: impossible.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/1/csm_meinepoststelle_7213ca457c.webp" length="84616" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8100</guid><pubDate>Thu, 24 Feb 2022 09:28:41 +0100</pubDate><title>Service public : l’approvisionnement de base ne doit pas être dans un carcan</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/service-public-lapprovisionnement-de-base-ne-doit-pas-etre-dans-un-carcan</link><description>Session de printemps : deux motions veulent brider les entreprises publiques</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Envoyer son chien dehors sous la pluie, puis s’étonner qu’il revienne mouillé&nbsp;: voilà en gros la logique d’un nouveau groupe parlementaire, qui s’irrite de la modernisation en cours dans les anciennes régies fédérales. Son nom&nbsp;? «&nbsp;Fair ist anders!&nbsp;». En français, ce serait quelque chose comme&nbsp;: «&nbsp;L’équité, c’est autre chose&nbsp;!&nbsp;» ou «&nbsp;L’équité, ce n’est pas ça&nbsp;!&nbsp;» Tout un programme, en effet.</p><p>Depuis quelque temps déjà, les entreprises de la Confédération se retrouvent sous le feu roulant des critiques, tant de la part des milieux politiques que des médias. La Poste est particulièrement visée&nbsp;: profitant d’une position de monopole garantie par l’État, elle provoquerait, selon eux, une distorsion du marché avec la multiplication de ses acquisitions de sociétés. Et elle éliminerait des entreprises concurrentes de manière ciblée. Swisscom aussi est attaquée&nbsp;: elle profiterait de sa position dominante dans le domaine de l’accès au réseau pour évincer les autres opérateurs de télécommunications par des méthodes déloyales. Enfin les CFF sont accusés d’être inertes et lents. L’avenir du rail passe par davantage de concurrence, que ce soit en Suisse ou au niveau international, estiment les voix critiques.</p><h4>Décision de principe lors de la session de printemps</h4><p>Mais on n’en restera pas à une simple pluie de reproches. Les milieux politiques veulent prendre les choses en main le plus vite possible et «&nbsp;serrer la bride aux entreprises d’État&nbsp;». C’est précisément ce que veulent deux motions des conseillers aux États Beat Rieder et Andrea Caroni qui doivent être traitées au Conseil national lors de la session de printemps. Elles demandent au Conseil fédéral d’élaborer des modifications de loi afin d’«&nbsp;endiguer les distorsions de concurrence provoquées par les entreprises publiques&nbsp;». Ce que cela veut dire, en clair&nbsp;? Que la Poste renonce à toutes ses activités en dehors du monopole des lettres&nbsp;; que les hautes écoles spécialisées cessent immédiatement d’acquérir des fonds de tiers&nbsp;; que les hôpitaux publics se voient privés de presque tous leurs moyens et que les banques cantonales ferment leurs portes. La liste pourrait s’allonger indéfiniment.</p><p>Au Conseil des États, ces deux motions ont déjà trouvé une majorité, et le lobbying est intense en ce moment au Conseil national, notamment avec la création d’un nouveau groupe parlementaire intitulé «&nbsp;Fair ist anders!&nbsp;». Ce groupe déplore que les entreprises publiques soient devenues des concurrentes directes de sociétés de droit privé et d’entreprises artisanales. Il exige que ces dernières puissent se battre à armes égales.</p><p>Les membres de ce groupe semblent avoir la mémoire courte&nbsp;: avant le passage au 21e siècle, les PTT ont été démantelés (donnant naissance à deux sociétés anonymes, la Poste et Swisscom) et les CFF ont également été transformés en SA. Il s’agissait là d’évolutions liées à l’euphorie de la concurrence qui régnait alors en Europe. Le mot d’ordre était alors que les entreprises publiques étaient trop lourdes et qu’elles devaient désormais s’adapter à la concurrence. Ce changement les forcerait à innover et à se concentrer davantage sur les prestations de services, ce qui bénéficierait finalement à l’ensemble de la population avec plus de qualité et des prix inférieurs. Or, ces libéralisations ont été exigées et mises en œuvre en premier lieu par les mêmes milieux qui se plaignent aujourd’hui que les entreprises qu’ils ont poussées à la concurrence se comportent désormais effectivement comme des concurrents – c’est quand même un comble&nbsp;! C’est un peu comme si vous envoyiez votre chien dehors alors qu’il pleut et que vous vous étonniez ensuite qu’il revienne mouillé…</p><p>Au lieu de critiquer le fait que la Poste investisse dans le changement numérique – notamment en rachetant des entreprises spécialisées déjà bien plus avancées en la matière – ces personnes devraient au contraire se féliciter que le «&nbsp;géant jaune&nbsp;» ne se contente pas de cultiver son petit pré carré du monopole des lettres – en déclin – et reste figé dans la «&nbsp;correspondance papier d’hier&nbsp;». Mais que bien au contraire, elle aille de l’avant avec cette transformation indispensable et réalise même régulièrement des succès. Il faudrait plutôt veiller à ce que le personnel ne soit pas oublié dans cette transformation et que tous les employé-e-s soient parties prenantes.</p><h4>L’approvisionnement de base a un coût</h4><p>Il y a un autre élément qui fait que ces attaques contre la Poste, Swisscom et compagnie sont totalement déplacées&nbsp;: dans le cadre de la garantie du service public sur l’ensemble du territoire, les entreprises fédérales sont tenues de remplir un mandat de service universel. Ce mandat constitue la plupart du temps une activité largement déficitaire (les coûts nets du service universel postal s’élevaient par exemple à 230 millions de francs en 2020). Si elles ne veulent pas dépendre de subventions pour assurer ce mandat, elles n’ont d’autre choix que de réaliser des modestes recettes «&nbsp;sur le marché&nbsp;». Et elles ne peuvent le faire que dans un cadre très restreint, précisément pour prévenir de potentielles «&nbsp;distorsions du marché&nbsp;». Ainsi, Postfinance n’a actuellement toujours pas le droit d’octroyer elle-même des crédits, sans intermédiaire, alors qu’elle est obligée par ailleurs de satisfaire aux même exigences - coûteuses – en matière de capital que toutes les autres grandes banques. Le groupe parlementaire mentionné plus haut veut que les règles du jeu soient les mêmes pour tout le monde&nbsp;? D’accord&nbsp;: donnons enfin à Postfinance le droit d’octroyer des crédits. Mais les motions de Beat Rieder et Andrea Caroni sont extrêmement contradictoires et hautement dangereuses. Elles doivent être fermement rejetées.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/6/csm_Logistik_Foto-Schweizerische-Post-AG_fec61868d9.webp" length="533178" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8072</guid><pubDate>Wed, 16 Feb 2022 10:47:24 +0100</pubDate><title>Solidarité avec la plate-forme luxembourgeoise de la Grève des femmes* JIF</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidarite-avec-la-plate-forme-luxembourgeoise-de-la-greve-des-femmes-jif</link><description>L’USS soutient la revendication d’une manifestation le 8 mars au cœur de la Ville de Luxembourg</description><content:encoded><![CDATA[<p>La bourgmestre de Luxembourg, Lydie Polfer, veut que la manifestation traditionnellement organisée le 8 mars par la plate-forme luxembourgeoise de la Grève des femmes* «&nbsp;Journée internationale des femmes (JIF)&nbsp;», à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ait lieu dans la périphérie de la capitale. Dans un message de solidarité signé par le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, et Regula Bühlmann secrétaire de l’USS responsable de l’égalité, l’USS déclare soutenir la revendication de la plate-forme JIF de pouvoir manifester cette année aussi au centre de Luxembourg. L’USS demande au «&nbsp;gouvernement luxembourgeois, à la bourgmestre Lydie Polfer et à la police luxembourgeoise de respecter le principe de proportionnalité et d’autoriser le déroulement au centre-ville de Luxembourg de la manifestation traditionnelle et pacifique organisée le 8 mars à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/e/csm_manif_femmes_9b9ae7af0b.webp" length="190028" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8068</guid><pubDate>Tue, 15 Feb 2022 08:32:52 +0100</pubDate><title>Plus de 100 000 signatures en seulement 50 jours !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/plus-de-100-000-signatures-en-seulement-50-jours</link><description>Le référendum contre AVS 21 mobilise massivement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La large alliance contre le démantèlement de l’AVS a réussi à récolter plus de 100 000 signatures en moins de 50 jours, soit plus du double des signatures requises après seulement la moitié du délai de récolte ! Malgré le froid hivernal, malgré les restrictions sanitaires, le référendum contre le relèvement de l’âge de la retraite des femmes connaît un succès fulgurant en ce début d’année.</p><p>Cette hausse à 65 ans prévue dans AVS&nbsp;21 vise à économiser environ 10 milliards de francs sur le dos des femmes. Pour elles, cela signifie une baisse de rente de 1200 francs chaque année, alors même qu’elles touchent déjà un tiers de moins de rente que les hommes. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’une nouvelle dégradation de la situation des femmes à la retraite suscite une telle résistance.</p><p>Au lieu d’enfin honorer la promesse constitutionnelle de fournir des rentes suffisantes pour vivre, le Parlement tente une nouvelle fois d’affaiblir l’AVS. Et AVS&nbsp;21 n’est qu’un début&nbsp;: les employeurs et les partis de droite et du centre prévoient de nouvelles attaques contre ce pilier central de notre sécurité sociale. Au menu&nbsp;: la retraite à 67 ans pour tout le monde et de nouvelles baisses dans le 2e&nbsp;pilier. Raison de plus pour s’opposer clairement à ces projets de démantèlement.</p><p>Le référendum contre AVS&nbsp;21 a été lancé par les syndicats, des partis politiques, des associations et des collectifs féministes. La récolte de signatures se poursuit&nbsp;: le dernier délai pour retourner les feuilles de signatures est fixé au 20 mars 2022. Pour plus d’informations sur le référendum&nbsp;: <a href="https://www.avs21-non.ch/?src=uss100" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.avs21-non.ch</a>.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/7/csm_210918_Haende_weg_von_unseren_Renten1080_143cb488d6.webp" length="245832" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8070</guid><pubDate>Mon, 14 Feb 2022 11:19:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur la présentation des comptes de compenswiss</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-la-presentation-des-comptes-de-compenswiss</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8063</guid><pubDate>Sun, 13 Feb 2022 14:37:22 +0100</pubDate><title>Le NON au paquet d’aide aux médias est regrettable – conséquences et prochaines étapes</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-non-au-paquet-daide-aux-medias-est-regrettable-consequences-et-prochaines-etapes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS), le SSM et syndicom déplorent le NON au Paquet d’aide aux médias. Ils restent convaincus qu’un soutien public aux médias est important pour le fonctionnement de la démocratie et pour un service public fort. Les médias et le journalisme indépendant ne doivent pas être abandonnés aux forces du marché. La tendance à la monopolisation et à l’uniformisation des médias suisses va sinon se poursuivre. Des régions entières perdront leur couverture journalistique, et la suppression rampante d’emplois progressera. Pour mettre un terme à cette situation, les syndicats exigent des solutions cantonales intermédiaires ainsi qu’une révision du projet visant à promouvoir les médias.</p><p>Malgré le Non dans les urnes, il demeure incontesté que les petites et grandes entreprises médiatiques sont indispensables à la couverture médiatique dans les régions et que beaucoup d’entre elles peinent à adopter un nouveau modèle commercial, qui perdure dans un monde de plus en plus numérisé. Une solution politique (avec une limite supérieure de tirage et des restrictions sur les dividendes) s’impose de toute urgence.</p><p class="heading--h4">Pas sur le dos des travailleuses et travailleurs</p><p>Le refus du scrutin ne doit pas conduire à une dégradation des conditions de travail du personnel ni à une précarisation accrue de la branche des médias. Par ailleurs, les nouveaux médias en ligne qui sont indépendants des grands groupes de presse ont besoin de toute urgence d’un soutien public, car ils contribuent dans une large mesure à la diversité des médias et des opinions en Suisse. Malgré le Non d’aujourd’hui aux urnes, il convient que le personnel de la distribution matinale encore sans CCT bénéficie d’une convention. syndicom continuera de s’engager pour la couverture collective du personnel dans cette branche.</p><p class="heading--h4">Promotion cantonale des médias – maintenant plus que jamais!</p><p>Une majorité de «oui» domine dans certains cantons. Comme une solution n’existe toutefois pas au niveau fédéral, les syndicats exigent que les cantons ayant accepté le paquet d’aide aux médias promeuvent les médias sur leur territoire. La population reste intéressée à des médias régionaux et locaux qui sont indépendants et variés. Et s’il n’y a encore aucun soutien supplémentaire au niveau fédéral, ce sont les cantons qui doivent s’engouffrer dans la brèche dans un premier temps.</p><p class="heading--h4">Pour un meilleur paquet d’aide aux médias maintenant!</p><p>Même si le projet était relativement avantageux sur le plan financier, les électeurs et les électrices l’ont sans doute trouvé trop complexe et trop chargé. Il est donc grand temps de redimensionner l’aide aux médias! En premier lieu, les parties du paquet d’aide aux médias n’ayant pas été contestées doivent être maintenues en tant que mesures individuelles visant à soutenir le conseil de la presse, les prestations d’agence ainsi que la formation et les solutions informatiques numériques. Ces mesures peuvent être rapidement mises en œuvre, et servent la branche et les utilisateurs dans leur ensemble. Les finances à cet effet sont disponibles avec la redevance des ménages et les réserves existantes. Par ailleurs, au vu de la diversité des médias, il est essentiel de continuer à promouvoir les médias en ligne en les orientant vers l’avenir et les jeunes utilisateurs et utilisatrices.</p><p>En parallèle, il s’agit de s’attaquer aux prochains thèmes fondamentaux de la politique des médias:</p><ul><li>Les géants des technologies numériques tels que Facebook, Amazon &amp; Cie doivent être imposés en fonction du chiffre d’affaires qu’ils réalisent dans les pays respectifs. Une partie au moins de cet impôt doit être affecté au financement de l’aide aux médias (à développer).</li><li>Il faut une taxe publicitaire sur tous les supports et vecteurs publicitaires, qui s’applique aussi aux géants globaux de la tech, afin de financer le journalisme indépendant. Les recettes doivent alimenter un fonds administré par une fondation, qui évalue les demandes de financement.</li><li>En vue de la création d’un service public médiatique de base, il convient aussi d’aborder le projet politique d’un soutien direct à tous les types de médias.</li><li>Il s’agit de mettre en place, hors de l’administration, une autorité de surveillance et de contrôle forte, qui analyse la couverture médiatique dans toutes les régions du pays et qui propose des mesures au Conseil fédéral en cas de risque de sous-couverture. L’analyse devrait aussi englober le contrôle des conditions de travail et de la qualité des offres médiatiques. L’ElCom sur le marché de l’énergie pourrait servir de modèle.</li><li>Par ailleurs syndicom, le SSM et l’USS réitèrent leur revendication d’instaurer une CCT pour les médias. Seules les maisons de presse qui mènent des négociations CCT avec les syndicats devraient obtenir des financements publics.</li></ul>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8061</guid><pubDate>Sun, 13 Feb 2022 14:16:12 +0100</pubDate><title>Il faut maintenant alléger les charges des gens qui travaillent</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-maintenant-alleger-les-charges-des-gens-qui-travaillent</link><description>La suppression du droit de timbre a pu être empêchée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La population a clairement rejeté une nouvelle baisse des impôts pour les entreprises. L’Union syndicale suisse s’était engagée contre la suppression du droit de timbre d’émission parce qu’un changement de cap s’impose dans la politique fiscale. La priorité numéro un doit aller à l’allègement des charges pour les travailleuses et les travailleurs ainsi qu’à l’amélioration de leur pouvoir d’achat. Il faudra en particulier s’attaquer au fardeau toujours plus intolérable que représentent les primes d’assurance maladie. Lors du débat sur l’initiative d’allègement des primes, le Parlement doit absolument saisir l’opportunité de prendre enfin une décision qui serve les intérêts des travailleuses et travailleurs du pays.</p><p>Dans le contexte actuel d’augmentation des charges et des loyers, le non sec et sonnant prononcé par les électrices et les électeurs à la suppression du droit de timbre d’émission n’a rien de surprenant. Ils ont ainsi empêché la tentative d’exonérer encore davantage les entreprises et leurs propriétaires de leur participation aux charges collectives. Les entreprises utilisent les services et les infrastructures publiques indépendamment du fait qu’elles font des bénéfices ou non. Sans le droit de timbre d’émission, certaines sociétés n’auraient plus du tout contribué au financement des services publics.</p><p>Au vu des problèmes de pouvoir d’achat des ménages, ce projet était de toute évidence inapproprié. Malgré la reprise économique, les revenus nets de nombreux ménages à revenu normal ont baissé. Et la hausse des primes maladies a englouti bien davantage que les modestes augmentations de salaire de ces dernières années. Les gens qui gagnent normalement leur vie ont de plus en plus de difficulté à s’en sortir financièrement.</p><p>Après la RIE III et les déductions pour enfants forfaitaires et injustes, c’est la troisième fois qu’un projet fiscal déséquilibré, ficelé par le Parlement, échoue en votation populaire. Il serait donc grand temps que ce même Parlement prête attention au signal clair qui lui est envoyé&nbsp;: après des années d’allègements fiscaux pour les entreprises, les personnes fortunées et les gros revenus, il faut maintenant des décisions politiques qui vont renforcer le pouvoir d’achat des gens ordinaires.</p><p>Il faut s’attaquer en premier lieu à la charge insupportable que représentent les primes d’assurance maladie, qui ont un effet dégressif en termes de politique des revenus. Il faut davantage de réductions de primes, afin que personne ne doive consacrer plus de 10&nbsp;% de son revenu aux primes. Le traitement de l’initiative sur l’allègement des primes par le Parlement offre la possibilité de mener enfin à bien, avant la fin de la législature, un projet de politique fiscale qui profitera à l’ensemble de la population.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_stempel_f_520e80f5ee.webp" length="71088" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8057</guid><pubDate>Fri, 11 Feb 2022 15:55:03 +0100</pubDate><title>Les bénéfices de la BNS pour une AVS forte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-benefices-de-la-bns-pour-une-avs-forte</link><description>Les délégué-e-s de l’USS décident de lancer l’initiative sur la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) lance l’initiative populaire «&nbsp;Renforcer l’AVS avec les bénéfices de la Banque nationale&nbsp;». Les délégué-e-s en ont décidé ainsi aujourd’hui lors d’une assemblée extraordinaire. Les bénéfices exceptionnels et les taux d’intérêt négatifs ont fortement accru les capacités de distribution de la Banque nationale suisse (BNS). Cet argent appartient à la population. Le verser à l’AVS profiterait à tout le monde. Avec cette initiative, l’USS propose une alternative aux attaques en règle menées par le Parlement contre les retraites, à savoir le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et la baisse des rentes du 2e pilier. Et dès l’été 2022, le débat parlementaire se portera même sur la question d’une hausse générale de l’âge de la retraite. Or, aujourd’hui déjà, les rentes AVS ne suivent de loin pas la hausse du coût de la vie et les rentes du 2e pilier sont en chute libre. C’est inacceptable, car il y a assez d’argent dans notre pays pour fournir des retraites décentes.</p><p>La prévoyance vieillesse est à la croisée des chemins. Les rentes de la prévoyance vieillesse baissent parce que les caisses de pensions sont moins performantes et que les rentes AVS ne suivent pas l’évolution des salaires. C’est pourquoi une augmentation des rentes est nécessaire, par exemple à travers la 13e rente AVS demandée par l’USS. Au lieu de résoudre le problème, les employeurs et les milieux de droite et du centre veulent augmenter l’âge de la retraite et réduire encore davantage les prestations. Mais il y a assez d’argent en Suisse pour des hausses de rentes. Notamment à la Banque nationale suisse (BNS), qui possède aujourd’hui plus de mille milliards de francs sous forme d’actions, d’obligations et d’or. Ses réserves pour distributions futures sont dotées de plus 100 milliards de francs, après les provisions et les généreuses distributions de 6 milliards de francs à la Confédération et aux cantons. Avec une telle accumulation de bénéfices exceptionnels, une redistribution s’impose.</p><p>Il est important qu’une partie de cette fortune alimente l’AVS. Lorsque la BNS a réalisé des bénéfices particulièrement importants par le passé, l’AVS en a déjà été bénéficiaire. Il en est allé ainsi en 2007 par exemple, lorsque 7 milliards de francs provenant de la vente des réserves en or excédentaires lui ont été versés. Une distribution en faveur de l’AVS se justifie en outre parce que les taux d’intérêt négatifs de la BNS ont également eu des effets négatifs pour la prévoyance vieillesse dans le deuxième pilier.</p><p>L’USS a opté pour un texte d’initiative qui continue de garantir l’indépendance de la Banque nationale en matière de politique monétaire. L’initiative demande uniquement que la répartition des distributions soit adaptée. Elle ne vise aucunement de revoir fondamentalement la réglementation des distributions, ni ne restreint la BNS dans ses placements, par exemple pour qu’elle obtienne un certain rendement. La distribution des bénéfices à l’AVS n’aura lieu que si les réserves de la BNS sont particulièrement élevées. En outre, la totalité des recettes provenant des intérêts négatifs devra être versée en une fois au fonds AVS. Le texte de l’initiative ne touchera ni à la politique de provisionnement de la BNS, ni aux importantes distributions de bénéfices aux cantons.</p><p>La récolte de signatures démarrera dès ce printemps. Ainsi, la population pourra voter rapidement sur cet objet qui bénéficie d’ores et déjà d’un large soutien. Et l’AVS en sortira renforcée.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8043</guid><pubDate>Tue, 08 Feb 2022 13:54:53 +0100</pubDate><title>Faire des économies sur le dos des pauvres : un scandale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/faire-des-economies-sur-le-dos-des-pauvres-un-scandale</link><description>Nouveau durcissement annoncé de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après avoir durci sans arrêt la législation sur les étrangers et les étrangères en pénalisant les bénéficiaires de l’aide sociale, le Conseil fédéral veut aujourd’hui carrément raboter l’aide sociale pour tous les ressortissant-e-s d’États tiers. Avec cette mesure, il vide de sa substance le droit constitutionnel à une aide en situation de détresse et crée une société à deux vitesses indigne. L’Union syndicale suisse (USS) combattra ce projet.</p><p>Les ressortissant-e-s d’États tiers n’auront droit qu’à une aide sociale réduite pendant les trois années suivant l’obtention d’une autorisation de séjour&nbsp;: c’est la modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI) que le Conseil fédéral a mise en consultation en janvier. Ce durcissement est vanté comme étant une mesure d’économie et un moyen de réduire l’attractivité de la Suisse en tant que pays d’immigration. En outre, cette réduction de l’aide sociale devrait inciter les immigré-e-s à s’intégrer dans le monde du travail. Quel cynisme&nbsp;! L’intégration professionnelle n’est pas qu’une simple question de bonne volonté des personnes concernées. Elle suppose avant tout l’existence d’un marché de l’emploi accessible aux personnes qui n’ont pas de passeport suisse. Avec sa proposition, le Conseil fédéral s’accommode de la violation de deux principes constitutionnels&nbsp;: l’article 8, alinéa 1 stipule l’égalité devant la loi de «&nbsp;tous les êtres humains&nbsp;» et l’article 12, le droit d’obtenir de l’aide dans des situations de détresse.</p><p>Le projet de modification mis en consultation atteint un nouveau palier dans une voie vers toujours plus de discriminations envers les personnes touchées par la pauvreté. La révision de la loi sur les étrangers (LEtr) et la LEI ont déjà rendu plus précaire la vie dans notre pays des personnes dépourvues d’un passeport suisse. Auparavant, une autorisation d’établissement ne pouvait être retirée que dans des cas exceptionnels et ne le pouvait plus du tout après 15 années de séjour. Aujourd’hui, le recours à l’aide sociale peut conduire à une expulsion de la Suisse ou à un déclassement de l’autorisation d’établissement, indépendamment de la durée globale du séjour. Bien sûr, il faut en général que la personne à l’aide sociale en porte la «&nbsp;responsabilité personnelle&nbsp;» pour qu’elle puisse faire l’objet d’une sanction. Mais le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) en laisse l’exécution aux cantons. Et ceux-ci interprètent différemment – et parfois très librement – le critère de la responsabilité personnelle. De plus, depuis 2021, la prolongation des autorisations de séjour des personnes à l’aide sociale nécessite l’accord du SEM. La pauvreté est toujours plus criminalisée. Ces durcissements de la législation ont pour conséquence que bon nombre de personnes touchées par la pauvreté et qui n’ont pas de passeport suisse renoncent à l’aide sociale afin de ne pas mettre en péril le droit à séjourner ou à s’établir en Suisse.</p><p>La pandémie du coronavirus a clairement mis en lumière les conséquences de cette politique inhumaine. En effet, de nombreux migrant-e-s travaillent dans des branches particulièrement touchées par les fermetures dues à la pandémie. Et les indemnités de chômage partiel, qui couvraient seulement 80&nbsp;% du salaire jusqu’à la fin 2020 encore, ne permettaient pas aux petits revenus de vivre décemment. Par peur de mettre en danger la sécurité de leur séjour en plus de leur sécurité financière, beaucoup de ces personnes ont renoncé à faire valoir leur droit à une aide.</p><p>Le fait que le Conseil fédéral mette en consultation de nouvelles mesures visant à restreindre le droit à l’aide sociale pour les ressortissant-e-s de pays tiers est une véritable gifle pour des personnes qui ont été les plus durement frappées par la pandémie&nbsp;: tous ces gens qui n’ont pas eu le loisir de faire du télétravail avec un emploi sûr pendant ces deux dernières années, mais qui étaient en première ligne dans le commerce de détail, la secteur de la santé ou des nettoyages pour contribuer à surmonter cette crise&nbsp;; toutes ces personnes qui ont d’abord été touchées par des fermetures d’entreprises avant d’être les premières à retourner au travail pour satisfaire les besoins d’autrui dans les restaurants ou les salons de coiffure. L’USS s'opposera résolument à cette mesure et à d’autres visant à criminaliser les pauvres et à créer une société à deux vitesses&nbsp;: le droit à l’égalité des droits et à l’aide de l’État dans les situations de détresse ne doit pas être bafoué par la législation sur les étrangers et les étrangères.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8097</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 17:25:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire Badran (16.498) : «Soumettre les infrastructures stratégiques du secteur énergétique à la lex Koller»</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/initiative-parlementaire-badran-16498-soumettre-les-infrastructures-strategiques-du-secteur-energetique-a-la-lex-koller</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8095</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 17:19:00 +0100</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur les contributions d&#039;Innosuisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/revision-totale-de-lordonnance-sur-les-contributions-dinnosuisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Énergie et environnement</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8093</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 17:14:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration : Admission facilitée pour les étrangers titulaires d&#039;un diplôme d&#039;une haute école suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers-et-lintegration-admission-facilitee-pour-les-etrangers-titulaires-dun-diplome-dune-haute-ecole-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8091</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 17:10:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-accidents</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-accidents</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8089</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 17:05:00 +0100</pubDate><title>Révision de l’ordonnance sur les services de télécommunication (adaptation des dispositions du service universel) </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-lordonnance-sur-les-services-de-telecommunication-adaptation-des-dispositions-du-service-universel</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8087</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:58:00 +0100</pubDate><title>Bases de la planification du réseau électrique 2030/2040 </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/bases-de-la-planification-du-reseau-electrique-2030-2040</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8085</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:53:00 +0100</pubDate><title>Modification de la LAMal concernant l’échange de données et la compensation des risques</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-lamal-concernant-lechange-de-donnees-et-la-compensation-des-risques</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8083</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:50:00 +0100</pubDate><title>les modifications de l’ordonnance sur la signalisation routière et de l’ordonnance du DETEC</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-modifications-de-lordonnance-sur-la-signalisation-routiere-et-de-lordonnance-du-detec</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8081</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:45:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 20.433 «Développer l&#039;économie circulaire en Suisse»</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/initiative-parlementaire-20433-developper-leconomie-circulaire-en-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8079</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:42:00 +0100</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur les cartels (LCart)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-les-cartels-lcart</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8077</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:37:00 +0100</pubDate><title>Introduction de l&#039;échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers (EAR) avec douze États et territoires supplémentaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/introduction-de-lechange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-ear-avec-douze-etats-et-territoires-supplementaires</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8075</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:31:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale encourageant l’innovation, la coopération et la professionnalisation dans le domaine du tourisme (Innotour)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-encourageant-linnovation-la-cooperation-et-la-professionnalisation-dans-le-domaine-du-tourisme-innotour</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8041</guid><pubDate>Fri, 04 Feb 2022 15:58:47 +0100</pubDate><title>OUI à l’aide aux médias, c’est aussi dire NON à l’avidité du camp opposé</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-a-laide-aux-medias-cest-aussi-dire-non-a-lavidite-du-camp-oppose</link><description>Votation du 13 février sur le paquet d’aides aux médias</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ils se battent pour la démocratie, l’indépendance et la crédibilité&nbsp;: c’est du moins ce que clament à corps et à cri les pontes du camp opposé à l’aide aux médias. Mais dans le fond, c’est surtout d’argent qu’il s’agit pour bon nombre d’entre eux. Le leur.</p><p>Mais d’où viennent donc les millions injectés dans la publicité contre les soi-disant «&nbsp;milliards d’impôts&nbsp;» (sic&nbsp;!) pour les «&nbsp;millionnaires des médias (zurichois)&nbsp;», respectivement pour un non au paquet d’aides aux médias&nbsp;? Impossible de le savoir réellement, puisque la transparence fait encore cruellement défaut en Suisse sur le financement des campagnes de votations et d’élections. Il est toutefois évident que les milieux qui ont déboursé autant pour la campagne du non savent très bien qu’il s’agit là d’un «&nbsp;investissement&nbsp;» qui, à long terme, leur sera directement profitable. En effet, en cas de non au paquet d’aides aux médias, on n’en restera pas simplement au statu quo. La concentration du paysage médiatique poursuivra inexorablement son cours. Et les victimes en seront les citoyen-ne-s (appauvrissement du contenu informatif, indispensable à la démocratie), les journalistes (toujours plus de suppressions d’emplois et de diminutions des salaires) et la population rurale (là où il y a peu d’habitant-e-s, cela vaut encore moins la peine d’avoir une couverture journalistique). Ceux qui profitent de cette évolution sont les protagonistes qui parviennent à se tailler une part toujours plus grande d’un gâteau publicitaire qui ne cesse de fondre (de plus en plus d’argent de la publicité part vers Google et Facebook). Un exemple emblématique est celui de l’empire opaque de la presse gratuite de l’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher&nbsp;: bien positionné du côté des recettes (position idéale sur le marché publicitaire) et en totale maîtrise du côté des dépenses (faibles coûts en raison des contributions modestes de la part des rédactions).</p><p>Mais ces quelques protagonistes de la branche des médias ne seraient de loin pas les seuls à bénéficier d’un refus du paquet d’aides aux médias. Ce n’est pas un hasard si les médias sont aussi appelés le «&nbsp;quatrième pouvoir&nbsp;»&nbsp;: ils ne se contentent pas de relater les événements, mais ont une fonction de contrôle démocratique indispensable. Les escapades de Pierre Maudet à Genève, les remous autour de la fondation Bührle à Zurich, les détails de la connivence avec l’industrie pharmaceutique à Bâle ou le cartel de la construction dans le canton des Grisons&nbsp;: toutes ces situations et péripéties ne seraient peut-être jamais parvenues au grand jour sans un travail journalistique sérieux et fondé. Autrement dit&nbsp;: là où les médias (locaux) sont moins présents pour les tenir à l’œil, les gens de pouvoir ont beaucoup plus de marge de manœuvre pour agir à leur guise. Et, s’il le faut, même au détriment des gens ordinaires&nbsp;: les contribuables, les consommatrices et consommateurs, les salarié-e-s.</p><p>En ce sens, le camp du non au paquet d’aide aux médias a raison lorsqu’il dit qu’il s’agit, le 13 février, d’une question de principe&nbsp;: voulons-nous abandonner définitivement la couverture en informations à la loi du marché et nous contenter d’une simple «&nbsp;soupe&nbsp;» qui génère des clics ou des tirages, et donc des recettes publicitaires&nbsp;? Ou sommes-nous prêt-e-s à reconnaître comme il se doit la fonction sociale et démocratique irremplaçable de l’information journalistique et à définir par conséquent un service public (au moins minimal) dans ce domaine&nbsp;? Les syndicats s’engagent avec détermination pour ce deuxième principe et appellent à voter OUI au paquet d’aide aux médias.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8038</guid><pubDate>Fri, 04 Feb 2022 13:48:57 +0100</pubDate><title>Attaque frontale contre la santé des salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/frontalangriff-auf-die-gesundheit-der-arbeitnehmenden</link><description>La loi sur le travail est sérieusement menacée d&#039;érosion</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour des pans entiers de l’économie, la protection qu’offre la loi sur le travail ne devrait plus s’appliquer&nbsp;: la Commission de l’économie du Conseil des États (CER-E) a lancé cette attaque incroyable contre la santé des travailleuses et travailleurs. Lors de l’examen de l’initiative parlementaire Graber, déjà dangereuse, elle a accepté, dans un revirement-surprise, la proposition du conseiller aux États Ruedi Noser qui va encore bien plus loin dans les dégradations de la protection de la santé.</p><p>Alors que, sur mandat du conseiller fédéral Guy Parmelin, les partenaires sociaux discutent déjà d’éventuelles adaptations des horaires de travail pour certains employé-e-s, la CER-E s’attaque ainsi non seulement à la santé de milliers de travailleuses et travailleurs, mais aussi au partenariat social et au Conseil fédéral.</p><p>Si la version de la CER-E était adoptée, cela constituerait un précédent pour l’affaiblissement de la loi sur le travail. En effet, la proposition du conseiller aux États Noser ne vise rien d’autre que de réduire le plus possible le champ de protection de la loi sur le travail, notamment en ce qui concerne les dispositions relatives à la durée du travail et du repos, et donc tout particulièrement l’interdiction du travail de nuit et du dimanche. La protection disparaîtrait pour les employé-e-s exerçant une «&nbsp;fonction dirigeante&nbsp;» et les «&nbsp;spécialistes&nbsp;» avec un diplôme d’études supérieures – une formulation pour le moins élastique. Le même sort serait réservé aux employé-e-s gagnant plus de 120&nbsp;000 francs par année et travaillant dans les secteurs des services, du «&nbsp;conseil&nbsp;», de l’informatique, des audits et de la fiducie. Seule condition&nbsp;: déclarer être «&nbsp;autonome dans les horaires de travail&nbsp;» ainsi que le simple accord écrit de l’employé-e.</p><p>Les définitions de branches sont volontairement floues, en particulier celle de la «&nbsp;branche du conseil&nbsp;», et élargissent ainsi le champ d’application de la nouvelle disposition de manière insoupçonnée. Avec les conséquences désastreuses que cela implique pour la santé psychique&nbsp;: burn-out, auto-exploitation et perte importante des contacts sociaux.</p><p>Cette attaque est très grave, car elle vise à extraire du champ de protection de la loi sur le travail des catégories entières de travailleuses et travailleurs. Et ce n’est apparemment qu’un début&nbsp;: après les conseillers et conseillères, les informaticien-ne-s et autres «&nbsp;spécialistes&nbsp;», l’offensive contre tous les autres salarié-e-s est sans doute imminente, jusqu’à ce que le plus grand nombre possible puissent aussi être employés le dimanche et la nuit, selon le bon vouloir de leur entreprise.</p><p>Et cela a bel et bien lieu en Suisse, où l’on travaille déjà beaucoup et longtemps. L’USS ne tolérera pas cette attaque contre la santé et la qualité de vie des salarié-e-s et la combattra avec tous les moyens nécessaires au sein d’une large coalition.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/e/csm_ueberarbeitet_burnout_ist-thodonal_d75e88c55f.webp" length="161862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8022</guid><pubDate>Tue, 18 Jan 2022 17:03:46 +0100</pubDate><title>Retraites : la chute libre se poursuit inexorablement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/retraites-la-chute-libre-se-poursuit-inexorablement</link><description>Statistique des nouvelles rentes </description><content:encoded><![CDATA[<p>La statistique publiée aujourd’hui le confirme&nbsp;: les rentes baissent inexorablement et la situation des femmes à la retraite est tout simplement déplorable. Depuis 2015, la rente médiane du 2e pilier a reculé de 135 francs par mois, soit une baisse de 7,5 points de pourcentage. À tel point qu’aujourd’hui, la rente médiane de l’AVS dépasse d’environ 100 francs celle du 2e pilier&nbsp;! Et ce, alors que les caisses de pensions se portent mieux que jamais et qu’en 2021, elles ont à nouveau pu atteindre des rendements de plus de 8&nbsp;% en moyenne.</p><p>Le déficit de rente des femmes dans le 2e pilier est extrêmement préoccupant. En effet, près d’un tiers des femmes ne perçoivent toujours aucune rente du 2e&nbsp;pilier. Et si elles en ont une, leur rente médiane de la caisse de pensions est inférieure de moitié à celle des hommes. La moitié des femmes qui ont pris leur retraite en 2020 reçoivent une rente du 2e&nbsp;pilier inférieure à 1167 francs par mois. Les retraits en capital sont même jusqu’à 2,5 fois moins élevés chez les femmes que chez les hommes. Les nouvelles baisses de prestations décidées au Parlement sont un affront pour les personnes concernées. De plus en plus souvent, les rentes ne suffisent tout simplement plus pour vivre.</p><p>50 ans exactement après l’introduction du modèle des trois piliers, la prévoyance vieillesse se trouve à un carrefour. Les chiffres publiés aujourd’hui sont sans équivoque&nbsp;: pour les femmes et les hommes aux revenus faibles et moyens – et donc aux avoirs de 2e piliers plus bas –, la seule perspective est de travailler jusqu’à l’âge légal de la retraite pour autant que cela soit possible, puis d’essayer ensuite de s’en sortir avec des rentes insuffisantes.</p><p>Ironiquement, les personnes qui prennent une retraite anticipée touchent des rentes nettement plus élevées. En gros, celles et ceux qui peuvent se le permettre partent plus tôt. Un relèvement de l’âge légal ne fera qu’accroître cette inégalité. La réforme de la LPP telle que votée par le Conseil national ne tient aucunement compte de cette évolution. Pour l’USS, une chose est sûre&nbsp;: elle se battra pour de meilleures rentes – dans l’AVS, avec une 13e rente, comme dans le 2e pilier, en défendant le compromis des partenaires sociaux. Et elle s’engagera fermement contre AVS 21 qui prévoit un démantèlement des prestations sur le dos des femmes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_210918_HaendeWeg-Demo-Manif-PasTouche_eceaef1f3d.webp" length="536346" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8020</guid><pubDate>Mon, 17 Jan 2022 09:52:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-sur-la-lutte-contre-le-blanchiment-dargent-et-le-financement-du-terrorisme</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8026</guid><pubDate>Wed, 12 Jan 2022 19:16:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les liquiditës (dispositions particuliëres applicables aux banques d’importance systëmique – «Too-big-to-fail»)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-liquidites-dispositions-particulieres-applicables-aux-banques-dimportance-systemique-too-big-to-fail</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8013</guid><pubDate>Tue, 11 Jan 2022 10:30:00 +0100</pubDate><title> Les 3 milliards de cadeaux fiscaux doivent plutôt servir aux réductions de primes-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-3-milliards-de-cadeaux-fiscaux-doivent-plutot-servir-aux-reductions-de-primes-maladie</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pendant la crise du coronavirus, la perte de pouvoir d’achat a presque exclusivement touché les ménages à revenus faibles et moyens. La crise a donc surtout frappé celles et ceux dont les revenus stagnaient déjà avant la pandémie. Dans cette situation tendue, il faudrait impérativement soulager les gens qui travaillent. Mais le Conseil fédéral et le Parlement préfèrent préparer des baisses d’impôts pour les grandes fortunes et les hauts revenus, à hauteur de quelque trois milliards de francs. Et dans le même temps, ils prévoient des réductions dans l’AVS et des baisses de rentes dans le 2e pilier. En cette année clé en matière de politique sociale et de revenu, l’Union syndicale suisse (USS) se battra pour un changement de cap en faveur des travailleuses et des travailleurs. Elle le fera à travers plusieurs référendums et initiatives populaires ainsi que des luttes syndicales sur le terrain. Objectif premier&nbsp;: la reprise doit profiter à toute la population, et les salaires et les rentes doivent enfin repartir à la hausse.</p><p>Ces deux dernières années, la crise du coronavirus a fondamentalement modifié la donne pour de nombreux salarié-e-s. Grâce au chômage partiel et aux autres garanties salariales (APG), une catastrophe a pu être évitée. Et depuis quelques mois, le chômage est à nouveau en recul. Toutefois, il reste de nombreuses traces douloureuses et des vulnérabilités, surtout chez les salarié-e-s à bas revenu ainsi que chez les jeunes et les personnes en fin de carrière. Pour les plus de 60&nbsp;ans, la reprise n’est pas du tout perceptible. Leur taux de chômage demeure plus élevé qu’avant la crise. D’un autre côté, les personnes de 15 à 24 ans sont pratiquement 25&nbsp;000 en moins à exercer une activité lucrative qu’avant le début de la pandémie. La reprise s’est malheureusement accompagnée de l’apparition de nombreux emplois peu sûrs. Ainsi, le nombre d’employé-e-s temporaires, par exemple, a augmenté de plus de 10&nbsp;% en 2021.</p><p>Pour beaucoup de gens, il est de plus en plus difficile de nouer les deux bouts. La charge que représentent les primes des caisses-maladie est devenue insupportable. Les salaires n’ont augmenté que de 0,2&nbsp;% en termes réels entre 2016 et 2022 et sont à la traîne de l’évolution économique.</p><p>Au lieu de s’attaquer à ces problèmes, le Conseil fédéral et le Parlement prennent la direction diamétralement opposée. Ils préparent des baisses d’impôt de près de 3 milliards de francs par an en faveur des personnes fortunées, des gros salaires et des entreprises. Par contre, le fardeau toujours plus insupportable des primes-maladie n’est nullement allégé.</p><p class="heading--h4">Il faut plus d’AVS, pas moins</p><p>En 2022, le modèle suisse des trois piliers de la prévoyance vieillesse fête ses 50 ans d’existence. Lors de son introduction, ce système comprenait non seulement une rente AVS assurant le minimum vital, mais également des caisses de pensions avec des garanties de prestations clairement définies et une compensation du renchérissement. La rente de la caisse de pensions doit permettre de maintenir le niveau de vie antérieur. Mais nous nous éloignons toujours plus de cet objectif constitutionnel. L’AVS n’assure plus le minimum vital et les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser. Les futurs retraité-e-s auront donc toujours moins pour vivre.</p><p>La prévoyance vieillesse s’est muée en un champ d’activité économique en plein essor. En ce sens, les attaques contre l’AVS – où les prestataires comme les caisses de pensions, les banques ou les assurances ne gagnent rien – ne sont pas nouvelles ni surprenantes. Ce qui est nouveau, c’est la virulence. La première attaque concrète vient de la réforme AVS&nbsp;21&nbsp;: il ne s’agit ni plus ni moins d’un démantèlement de l’AVS au détriment des femmes. Tout comme la réforme du 2e pilier voulue par les banques et les assurances, qui implique des baisses de rentes massives. Ce n’est pas tout&nbsp;: les employeurs et les partis de la droite et du centre veulent relever l’âge de la retraite à 67 ans pour tout le monde. Mais en réalité, c’est «&nbsp;faites ce je dis, pas ce je fais&nbsp;»&nbsp;: car les personnes qui peuvent se le permettre prennent, elles, leur retraite plus tôt. En effet, il est piquant de constater que la branche du crédit et des assurances affiche un taux de retraite anticipée de 50&nbsp;% plus élevé que la moyenne générale en Suisse. L’USS entend bien combattre toutes ces détériorations. Avec des rentes du 2e pilier en baisse, il faut plus d’AVS, et non pas moins.</p><p class="heading--h4">Améliorer les revenus des gens ordinaires et diminuer le chômage</p><p>D’un point de vue de politique économique, l’USS estime que les mesures suivantes doivent être prioritaires en 2022&nbsp;:</p><ul><li>En matière de politique des revenus et de politique fiscale, des améliorations sont nécessaires pour les ménages à bas ou moyen revenu, et non des baisses d’impôt pour les plus riches. Les presque 3 milliards de francs de baisses d’impôts prévus doivent plutôt être affectés aux réductions des primes-maladie.</li><li>Il faut combattre plus systématiquement la surévaluation du franc. En effet, à cause du franc trop cher, le taux de chômage au sens du BIT (personnes en recherche d’emploi, mais pas forcément inscrites auprès d’un ORP) se situe à 5&nbsp;% en Suisse, soit nettement plus qu’en Allemagne (3,3&nbsp;%). Si la Banque centrale européenne (BCE) venait à normaliser sa politique monétaire, la BNS peut attendre avant de remonter ses propres taux d’intérêts.</li><li>Les plus de 60 ans doivent être mieux aidés dans leur recherche d’emploi via les ORP, comme c’était prévu dans le programme d’impulsion de l’initiative de limitation (initiative «&nbsp;Pour une immigration modérée&nbsp;»).</li><li>Il faut une augmentation générale des salaires et enfin un 13e salaire pour tout le monde.</li><li>Des conventions collectives de travail (CCT) qui fixent des salaires minimums décents et des conditions de travail de qualité sont nécessaires dans toutes les branches. Il faudra se pencher en particulier sur les branches en plein essor, dont les conditions de travail sont problématiques, comme c’est le cas pour les services de coursier.</li><li>Compte tenu de la propagation actuelle du variant Omicron, le Conseil fédéral doit prolonger sans interruption les garanties de salaire dans le chômage partiel. Si le système de tests et de traçage venait à être surchargé, la priorité doit être placée sur les personnes vulnérables.</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Santé</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_210107_JMK-Totale_77fa7b87ab.webp" length="70286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8011</guid><pubDate>Fri, 07 Jan 2022 11:08:35 +0100</pubDate><title>Bénéfices record de la BNS : une part doit revenir à l&#039;AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/benefices-record-de-la-bns-une-part-doit-revenir-a-lavs</link><description>Bilan 2021 de la Banque nationale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>À eux seuls, les 26 milliards de bénéfices engrangés par la Banque nationale suisse (BNS) en 2021 permettraient de couvrir les besoins supplémentaires de l’AVS des dix prochaines années. Sans parler des réserves de la BNS, qui sont encore bien plus importantes&nbsp;: plus de 100 milliards de francs dorment dans les réserves pour distributions futures, soit après déductions des provisions et des versements – déjà plus élevés qu’auparavant – de six milliards de francs à la Confédération et aux cantons.</p><p>Les retraites représentent un des problèmes les plus préoccupants pour la population dans notre pays. En effet, les rentes du 2e pilier baissent constamment en raison des taux d’intérêt très faibles. Et les rentes de l’AVS sont sous pression. Les femmes sont les grandes perdantes avec l’augmentation prévue de l’âge de la retraite, alors même qu’elles touchent déjà beaucoup moins que les hommes. Enfin, les rentes AVS sont clairement à la traîne par rapport aux salaires et à la hausse des primes-maladie.</p><p>Les rentes AVS doivent augmenter, et non baisser. La Suisse a assez d’argent pour cela. L’Union syndicale suisse (USS) propose de transférer à l’AVS une partie des bénéfices de la BNS. Elle prépare une initiative populaire en ce sens. Le texte sera présenté aux délégué-e-s de l’USS en février. Ce transfert permettrait par exemple de financer la 13e rente AVS, dont le besoin est impératif.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8007</guid><pubDate>Tue, 04 Jan 2022 11:15:00 +0100</pubDate><title>AVS 21 n’est qu’un début – augmenter l’âge de la retraite, c’est baisser les rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-nest-quun-debut-augmenter-lage-de-la-retraite-cest-baisser-les-rentes</link><description>Une large alliance lance le référendum contre AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de relèvement de l’âge de la retraite vise à faire près de 10&nbsp;milliards d’économies sur le dos des femmes. Leurs rentes diminueraient en moyenne de 1200&nbsp;francs par an. Alors même qu’aujourd’hui encore, les femmes perçoivent des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. Toute détérioration de la situation est par conséquent inacceptable. Au lieu de tenir enfin la promesse de rentes qui suffisent pour vivre, le Parlement cherche de nouveau à affaiblir l’AVS. Car il est bien clair qu’AVS&nbsp;21 n’est qu’un début&nbsp;: les employeurs et les partis de droite et du centre prévoient de nouvelles attaques contre la pièce maîtresse des assurances sociales suisses. La retraite à 67&nbsp;ans pour tout le monde figure déjà à l’ordre du jour et d’autres baisses de rentes sont prévues dans les caisses de pensions. Voilà pourquoi une large alliance formée de syndicats, de partis politiques, d’associations professionnelles et de collectifs féministes lancer aujourd’hui<a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/referendum/?src=usshp" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer"> le référendum contre la première étape d’un démantèlement des rentes</a>, soit AVS&nbsp;21.</p><p>La large alliance référendaire contre AVS&nbsp;21 lance aujourd’hui le référendum, lors d’une conférence de presse commune. Ce projet de démantèlement de l’AVS est un marché de dupes. Les femmes seraient seules à subir une réduction unilatérale de prestations dans la réforme prévue, avec le relèvement de l’âge de la retraite. Selon <strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> président de l’Union syndicale suisse (USS), il est scandaleux que le Parlement ferme les yeux sur la situation de la population retraitée, à commencer par les femmes. Son constat est clair&nbsp;: «&nbsp;La moitié des femmes parties à la retraite en 2019 ont dû se contenter de moins de 1770&nbsp;francs d’AVS par mois. Ces rentes sont trop basses et de nouvelles détériorations sont tout simplement intolérables&nbsp;». Pour <strong>Vania Alleva,</strong> présidente d’Unia, AVS&nbsp;21 ne tient pas compte des problèmes actuels des femmes à la retraite et n’en résout aucun. Au contraire, «&nbsp;cette réforme entièrement réalisée sur le dos des femmes est inacceptable. Nous combattrons de toutes nos forces le relèvement de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;».</p><p><strong>Léonore Porchet,</strong> conseillère nationale Les Vert-e-s et vice-présidente de Travail.Suisse, souligne que l’AVS perd chaque année 825&nbsp;millions de francs à cause de la discrimination salariale subie par les femmes. Il est honteux de vouloir faire payer la facture de ce «&nbsp;paquet de réformes&nbsp;» aux femmes. «&nbsp;Les femmes sont déjà massivement discriminées aujourd’hui, à la retraite comme sur le marché du travail, et devraient encore faire les frais de cette réforme. C’est inacceptable.&nbsp;» <strong>Adrian Wüthrich,</strong> président de Travail.Suisse, ajoute que la retraite à 66 ou 67&nbsp;ans est déjà prévue, et que la lutte contre AVS&nbsp;21 n’est donc qu’un début&nbsp;: «&nbsp;Le relèvement de l’âge de la retraite n’est pas la bonne solution, pas plus pour les femmes que pour les hommes, et les syndicats s’y opposeront&nbsp;». <strong>Marina Carobbio,</strong> conseillère aux États socialiste, souligne que les compensations prévues pour les femmes de la génération transitoire sont totalement insuffisantes&nbsp;: «&nbsp;Les femmes de la génération transitoire devraient se contenter de miettes.&nbsp;»</p><p>Les collectifs de la grève féministe s’engagent aussi pour le référendum. En leur nom, <strong>Anna-Béatrice Schmaltz</strong> souligne que «&nbsp;tant que les retraites des femmes seront inférieures d’un tiers à celles des hommes, il est absurde et absolument injustifié de relever l’âge de la retraite des femmes&nbsp;». <strong>Michela Bovolenta,</strong> secrétaire centrale au SSP et représentante des collectifs romands de la grève féministe, résume bien la colère des femmes&nbsp;: «&nbsp;Le Parlement ne nous a hélas pas écoutées. Il doit veiller à renforcer l’égalité à la retraite, au lieu de prévoir un démantèlement sur le dos des femmes. C’est le montant des rentes des femmes qu’il faut augmenter, pas l’âge de la retraite&nbsp;!&nbsp;»</p><p>Deux ans après que plus de 500&nbsp;000&nbsp;femmes sont descendues dans la rue pour réclamer plus de temps, de respect et d’argent, les revendications majeures du mouvement de la Grève des femmes* continuent d’être ignorées. Le bilan est misérable&nbsp;: les bas salaires, la discrimination salariale, le travail à temps partiel ou non rémunéré restent le lot de beaucoup de femmes. Avec pour résultat qu’à la retraite, leur situation est scandaleusement délétère. Avec AVS&nbsp;21, les choses ne feront qu’empirer. Même les femmes proches de l’âge de la retraite s’exposent à une détérioration concrète de leurs conditions.</p><p>Dans la réforme du 2e&nbsp;pilier non plus (LPP&nbsp;21), les femmes n’ont pas été ménagées et le niveau des prestations a été brutalement revu à la baisse. La large alliance constituée s’opposera par conséquent farouchement à la hausse de l’âge de la retraite des femmes, le référendum contre AVS&nbsp;21 n’étant que le début de son engagement. Il faut améliorer la situation des femmes à la retraite, au lieu de la détériorer. Les femmes ont entendu assez des belles paroles, leur patience est à bout.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_AHV21-FR_Visual_0f9e5d859a.webp" length="59536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8030</guid><pubDate>Wed, 22 Dec 2021 11:09:00 +0100</pubDate><title>Règlement (UE) 2019/1896 relatif au corps européen de garde-frontières et de garde-côtes </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reglement-ue-2019-1896-relatif-au-corps-europeen-de-garde-frontieres-et-de-garde-cotes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la reprise et sur la mise en oeuvre de ce règlement de l&#039;UE (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8004</guid><pubDate>Tue, 21 Dec 2021 10:00:21 +0100</pubDate><title>Oui à la diversité et à la qualité – Oui au paquet d’aide aux médias</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ja-zur-vielfalt-und-qualitaet-ja-zum-medienpaket</link><description>Les syndicats disent OUI au paquet d’aide aux médias</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans le cadre des votations du 13 février 2022, les syndicats des médias syndicom et SSM (syndicat suisse des mass médias) ainsi que l’Union syndicale suisse (USS) s’engagent clairement pour un Oui au «train de mesures en faveur des médias». Le paquet permet de réaliser des investissements aussi bien dans le journalisme que dans les rédactions locales, et de promouvoir les médias en ligne ainsi que les radios locales et les télévisions régionales. Il renforce donc le service public médiatique et les conditions de travail dans l’étendue requise. Un Non à ce projet de loi bloquerait des années durant la politique nationale des médias et accentuerait la désertification du paysage médiatique.</p><p>Les recettes publicitaires chutent, les revenus des médias diminuent. Et en Suisse aussi, on observe une concentration accrue, voire par endroits une monopolisation du paysage médiatique. Cela conduit à une perte de diversité et à un appauvrissement, en particulier pour les médias locaux et régionaux. Il faut un soutien public aux médias pour que cette tendance puisse être enrayée. C’est la seule façon de renforcer l’indépendance économique des médias et d’assurer la survie des journaux régionaux, des médias en ligne et des chaînes privées. Et c’est la seule manière de garantir sur l’ensemble du territoire le service public médiatique absolument indispensable à une société de l’information démocratique.</p><p class="heading--h4">Garantir la qualité des médias</p><p>Assurer un journalisme de qualité protège des fake news. En ce sens, il est essentiel de promouvoir la formation et le perfectionnement professionnel des journalistes ainsi que le service de base de l’ATS et le travail éthique des médias dont le Conseil de la presse se porte garant. Pour que le projet de loi soit efficace, les employeurs doivent également s’impliquer. Les syndicats les appellent à investir en priorité dans leur personnel et à veiller, en collaboration avec les syndicats des médias, à des conditions de travail équitables. Le paquet d’aide aux médias fournit une base visant à augmenter les budgets pour les indépendant-e-s, afin qu’ils puissent apporter leur contribution importante à la diversité des médias.</p><p class="heading--h4">Améliorer les conditions de travail dans la distribution matinale</p><p>Des salaires bas et peu réglementés ainsi que des conditions de travail difficiles prévalent dans la distribution matinale. Cette situation devrait enfin s’améliorer, car le paquet d’aide aux médias comporte une obligation de négocier une convention collective de travail. Elle constitue la meilleure protection pour le personnel. Ici syndicom a pu franchir une étape importante déjà avant la votation: des négociations CCT ont été entamées dans la branche de la distribution. Le paquet contribuerait toutefois aussi à maintenir la pression sur les employeurs dans cette branche. Par ailleurs, il permet de garantir le volume de la distribution matinale et quotidienne, et apporte une contribution à la garantie des emplois.</p><p class="heading--h4">Renforcer la démocratie</p><p>Sans de bonnes conditions-cadres pour le journalisme, seul l’argent décide des contenus qui parviennent aux lecteurs. Si des questions désagréables ne sont plus posées et si des enquêtes approfondies ne sont plus menées, la porte est grande ouverte aux fake news et à la propagande. Le paquet d’aide aux médias veille à ce que les tout-puissants et les nantis soient eux aussi pointés du doigt.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/f/csm_Logo_Medienpaket_2_FR_8bc9da0b07.webp" length="45332" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8002</guid><pubDate>Mon, 20 Dec 2021 14:24:18 +0100</pubDate><title>Publireportages et vidéos de chats ne suffisent pas : il faut une information de qualité et des conditions de travail correctes. OUI au paquet médias !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/qualitaetsinformation-und-anstaendige-arbeitsbedingungen-statt-publireportagen-und-katzenvideos-ja-zum-medienpaket</link><description>Votation populaire du 13 février 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les conditions de travail des journalistes se dégradent depuis des années, en même temps que la diversité des médias s’appauvrit. Facebook et Google en profitent financièrement, tout comme Tamedia, Ringier et consorts. L’heure est à un changement de cap, et il commence par <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/Abstimmungen/220213/2112_Argumentaire_Aide_medias_RW.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">un OUI au paquet médias</a>.</p><p>Pourquoi les médias recevraient-ils des fonds publics&nbsp;? Après tout, les journaux et les émissions de télévision privées sont des produits comme tous les autres, vendus aux consommatrices et consommateurs intéressés. Or c’est faux&nbsp;: un paysage médiatique qui fonctionne n’est pas comme un millefeuille ou un abonnement à Netflix, et son financement ne saurait être entièrement garanti par les recettes générées sur le marché. Il en va depuis longtemps ainsi, et aujourd’hui plus que jamais. Pourquoi&nbsp;?</p><p>Premièrement, les comptes rendus basés sur les faits jouent un rôle majeur dans une société de l’information démocratique&nbsp;: nos médias sont un pilier du processus de formation de l’opinion publique, sans lequel il n’y aurait jamais de débat démocratique approfondi. Deuxièmement, et comme corollaire de ce qui précède, les médias sont un élément indispensable du service public. Or ce dernier ne peut être financé par le marché, ou du moins pas entièrement. Si les CFF devaient financer aujourd’hui leur réseau public au maillage subtil par le seul prix des billets, plus personne ne prendrait le train. C’est bien pourquoi les chemins de fer sont subventionnés – à juste titre.</p><p class="heading--h4">Halte à une évolution dommageable</p><p>L’offre médiatique de base bénéficie depuis longtemps d’un soutien public, sous forme par exemple de tarifs préférentiels d’acheminement des journaux à faible tirage. Or ce modèle minimal de service public dans le domaine des médias n’est plus compatible avec les nouvelles réalités de la branche des médias&nbsp;: à l’heure de l’érosion des recettes d’abonnement et de l’effondrement de la manne publicitaire, les problèmes des médias suisses sont énormes. En particulier les journaux, les magazines, les chaînes radio ou TV à petit budget informant au niveau local n’arrivent plus guère à se maintenir à flot. Par conséquent, non seulement l’offre médiatique subit un déclin quantitatif et qualitatif, mais des emplois disparaissent ou les conditions de travail se dégradent au quotidien. Le mouvement de concentration, s’accroît au même rythme, et avec lui le pouvoir des grands groupes Tamedia, Ringier et consorts dont les propriétaires sont déjà richissimes.</p><p>Une autre évolution est observable en parallèle&nbsp;: une part croissante des contributions médiatiques ne sont plus ni imprimées ni diffusées sur les ondes, mais paraissent en ligne. Même si ce n’est pas un problème en soi, cela montre à quel point le processus de concentration dans Internet est avancé. Il n’est dès lors plus possible de générer en ligne, avec les seules recettes réalisées auprès du public, un financement suffisant pour une solide offre de médias qui ne se spécialise ni dans les fausses nouvelles, ni dans les vidéos de chats. Car en Suisse aussi, le pouvoir des géants d’Internet est incomparablement plus grand que celui des grands éditeurs. Avec leurs recettes publicitaires déjà supérieures à deux milliards de francs, Facebook, Google et consorts privent le journalisme d’information d’une précieuse manne financière.</p><p class="heading--h4">Des mesures raisonnables, pour le service public dans les médias</p><p>Si le monde politique reste les bras croisés, l’évolution décrite ci-dessus va encore s’accélérer. C’est précisément pourquoi il faut le paquet médias&nbsp;: il donnera un peu d’oxygène à la branche des médias et à ses plus de 11&nbsp;000 journalistes engagés, et permettra d’adapter et de compléter l’offre existante des médias. Avec une brochette de mesures limitées à sept années – allant de réductions à grande échelle pour la distribution des médias au soutien des petits médias en ligne, en passant par le soutien à la formation. D’importantes mesures structurelles en font aussi partie, à l’instar de l’obligation de négocier des CCT dans la distribution matinale.</p><p>Du côté syndical, un OUI au paquet médias s’impose&nbsp;: ce train de mesures permettra d’encourager, indépendamment des choix technologiques effectués, le journalisme d’information sur l’ensemble du territoire suisse. Grâce au modèle dégressif de subventions, les petits médias – à commencer par les nouveaux sites d’information, les journaux locaux des régions périphériques ou encore des revues thématiques s’adressant à la population migrante – recevront une large part des aides prévues. Cette solution renforcera l’accès de toutes les parties du pays et de tous les groupes de la population à une information de qualité et financièrement à la portée du plus grand nombre.</p><p>En cas d’échec du paquet médias, tout continuera comme jusqu’ici&nbsp;: Facebook et Google accapareront une part croissante des recettes publicitaires (pour des prestations nulles sur le plan de l’information&nbsp;!), les médias locaux ou régionaux continueront de mourir les uns après les autres et les rares formats restants des grands groupes de médias se rempliront encore davantage de publireportages et de fenêtres de diffusion payantes. Or c’est précisément cette évolution qui limite toujours plus aujourd’hui l’indépendance et la diversité des médias. Pour inverser la tendance, le 13&nbsp;février, il faudra voter OUI au paquet médias&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/f/csm_Logo_Medienpaket_2_FR_8bc9da0b07.webp" length="45332" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7983</guid><pubDate>Wed, 15 Dec 2021 11:34:04 +0100</pubDate><title>Un démantèlement inacceptable des retraites sur le dos des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-demantelement-inacceptable-des-retraites-sur-le-dos-des-femmes</link><description>L’USS lance le référendum contre AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’écart scandaleux entre les rentes des femmes celles des hommes est d’environ un tiers. Or au lieu d’améliorer une fois pour toutes cette situation, le Parlement veut faire payer aux femmes le prix du projet démantèlement de l’AVS (AVS 21) en réduisant leurs rentes de 1&nbsp;200 francs par année. L’Union syndicale suisse (USS) va, dans le cadre d’une vaste alliance, saisir le référendum contre ce marché de dupes. Il est aussi clair qu’AVS 21 n’est qu’un début. Les syndicats combattront fermement tant le démantèlement des rentes du 2e pilier, avec lequel le Conseil national entend également laisser en plan les femmes, que tout relèvement de l’âge de la retraite.</p><p>Le Parlement refuse de voir quelle est la situation en ce qui concerne les rentes des femmes. La moitié de ces dernières qui ont pris leur retraite en 2019 doit s’en sortir avec moins de 1&nbsp;770&nbsp;francs de rente AVS par mois. Près d’un tiers des actuelles retraitées n’a aucune rente du 2e pilier. Et si elles en reçoivent une, celle-ci est en moyenne d’un montant inférieur de moitié environ à celle des hommes. Dans les branches typiquement féminines, il est courant que les rentes du 2e pilier se situent entre 500 et 800&nbsp;francs par mois. De telles rentes sont trop basses, c’est pourquoi il est inacceptable qu’elles baissent encore plus.</p><p>Malgré un tel contexte, les femmes seraient confrontées à un démantèlement de leurs rentes AVS. Le Parlement veut en effet relever leur âge de la retraite, ce qui signifierait, pour la rente AVS médiane, une <strong>réduction de rente de 1&nbsp;200&nbsp;francs par an.</strong> Ainsi, ce sont précisément celles dont les prestations de retraite sont d’ores et déjà insuffisantes qui devraient subir des réductions de rentes radicales et pérennes. Le projet AVS 21 ne contient aucune des améliorations dont les femmes ont besoin de tout urgence, alors qu’il n’y a que dans l’AVS qu’il est possible de renforcer leurs retraites en atteignant tout le monde. Et même l’aménagement des mesures décidées pour la génération de transition des femmes est un marché de dupes, car les rentes de plus de la moitié de celle-ci diminueraient directement.</p><p>Contrairement à ce que le Conseil fédéral proposait, le Parlement ne veut en outre autoriser l’anticipation de l’AVS qu’à partir de 63 ans&nbsp;; cela, alors que la proposition du Conseil fédéral jouissait d’un large soutien et qu’elle n’avait aucune incidence financière pour l’AVS. Par sa décision, le Parlement punit doublement les femmes&nbsp;: non seulement leur âge de la retraite est relevé, mais elles ne pourront plus prendre cette dernière déjà à partir de 62 ans. Pour les hommes, rien ne change à cet égard par rapport au statu quo. Mais eux aussi seront touchés par des réductions de leur rente à travers lesquelles le Parlement veut encourager les personnes touchant une retraite anticipée à travailler plus longtemps.</p><p>Alors que la crise du coronavirus domine à nouveau l’actualité, le Parlement en profite pour accélérer le démantèlement des retraites. De fait, outre le projet sur l’AVS, le modèle des banques et des assurances s’est imposé au Conseil national dans le cadre de la réforme de la LPP. Au lieu d’améliorations pour les femmes, c’est d’une hausse des coûts et d’une baisse des rentes du 2e pilier qu’il s’agirait avec ce modèle. Le but de la droite est évident&nbsp;: faire travailler tout le monde plus longtemps, avec moins d’argent pour vivre à la retraite. D’abord pour les femmes, ensuite, pour tout le monde.</p><p>Cette politique passe à côté de la réalité. En début d’année, plus de 300&nbsp;000 femmes et hommes ont signé l’appel contre AVS 21 en l’espace de cinq jours seulement. À la mi-septembre, plus de 15&nbsp;000 manifestant-e-s ont scandé «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;!&nbsp;» devant le Palais fédéral. Sur la base de cette opposition claire au démantèlement des retraites et d’un engagement déterminé pour une AVS forte, l’USS va, avec une vaste alliance, saisir le référendum contre AVS 21.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_210918_SEV_Rd21_MFR8189-c-Manu-Friedrich_0b22dc8b3a.webp" length="227312" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7979</guid><pubDate>Fri, 10 Dec 2021 16:57:10 +0100</pubDate><title>Assurer les revenus en cas de baisse de l&#039;activité</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/assurer-les-revenus-en-cas-de-baisse-de-lactivite</link><description>Position de l&#039;USS sur les nouvelles propositions de mesures du Conseil fédéral pour juguler la pandémie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La pandémie de coronavirus frappe de nouveau les branches de la culture et de la restauration. Heureusement que le Parlement a déjà pris la décision – contre l’avis du Conseil fédéral – de prolonger les garanties de salaire assurées par le chômage partiel. Maintenant, le Conseil fédéral doit livrer la marchandise&nbsp;: il doit mettre en œuvre au plus vite ces prolongations, afin que les entreprises concernées puissent y avoir recours au début de l'année prochaine et que les salaires et les emplois restent sûrs.</p><p>Le besoin d’agir est urgent aussi en ce qui concerne les allocations pour perte de gain des travailleuses et travailleurs de la culture. Certains cantons refusent de verser les indemnités. La Confédération doit clarifier la situation et veiller à ce que ces indemnités de subsistance soient versées.</p><p>Le chômage a heureusement sensiblement baissé ces derniers mois. Mais chez les plus de 60 ans, les choses n’ont pas beaucoup bougé. Ces personnes restent plus nombreuses à être au chômage qu’avant la crise et risquent plus souvent d’arriver en fin de droit. Il faut donc à nouveau réfléchir à des périodes d’indemnisation et des délais-cadres plus longs, comme lors de la première vague de la pandémie. Dans le programme d’impulsion lié à l’initiative de limitation, l’USS a proposé, en collaboration avec les employeurs, des postes d’ORP supplémentaires pour améliorer le placement des personnes au chômage. Les ORP doivent en faire davantage usage. En outre, le seuil élevé pour l’accès à la rente transitoire doit être adapté.</p><h4>Prévenir les risques liés au télétravail</h4><p>Le télétravail est un instrument efficace pour lutter contre la pandémie et protéger la santé des travailleuses et des travailleurs. L’expérience de la pandémie montre aussi qu’il ne faut pas ignorer les inconvénients liés au télétravail et que les employeurs ne peuvent se soustraire de leurs obligations. Pour protéger les employé-e-s, il est essentiel de tenir compte et de prévenir les dangers liés à la surveillance par l’employeur, au mélange entre vie privée et vie professionnelle ainsi qu’aux autres risques psychosociaux. Le droit au retour est une condition essentielle pour prévenir le côté négatif du télétravail.</p><p>Si le télétravail est ordonné pour des raisons épidémiologiques, les coûts et frais dus en vertu de la loi sur le travail et du code des obligations doivent être entièrement pris en charge par l’employeur, tout comme la protection de la santé (en particulier l’ergonomie). Dans ces circonstances, les coûts du télétravail ne sauraient être supportés par les employé-e-s. Par ailleurs, les contrôles et les conseils opérés sur les lieux de travail par les inspections et la SUVA doivent enfin être massivement augmentés après avoir inexplicablement diminué.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Koch_Restaurant_geschlossen_keineGaeste_ClarkandCompany-iStock_0abc5e019a.webp" length="100526" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7975</guid><pubDate>Wed, 08 Dec 2021 17:56:55 +0100</pubDate><title>Payer plus et toucher moins</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-plus-et-toucher-moins</link><description>Réforme de la LPP dans l’impasse : une loterie au lieu de rentes stables</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national biffe les améliorations des rentes scandaleusement basses des femmes. En lieu et place, il reprend le projet bancal de la commission, créant ainsi de l’arbitraire et des inégalités de traitement. En fin de compte, les coûts de cette réforme resteront des plus élevés, pour des rentes qui baissent. Seuls les revenus les plus élevés profiteront, grâce à une nouvelle optimisation fiscale avec le 2e pilier, du modèle des banques et des assurances.</p><p>Les rentes du 2e pilier ont baissé en termes réels de 8&nbsp;% depuis 2005 et les assuré-e-s n’ont encore jamais autant payé qu’aujourd’hui pour ce pilier. Cela devrait faire non seulement faire réfléchir les caisses de pensions, mais notamment aussi le Parlement. Cependant, au lieu de s’occuper de ce qu’est la réalité en matière de retraites, le Conseil national se cache derrière sa commission et n’entend ni stabiliser la LPP, ni garantir les rentes. Il adopte au contraire un modèle qui se traduira par des pertes allant jusqu’à 12&nbsp;% des rentes. Cela, alors que le maintien du niveau des prestations a été reconnu par tous les partis comme étant le but à atteindre. Le Conseil national refuse en outre d’améliorer les rentes du 2e pilier aujourd’hui scandaleusement basses des femmes. Ces dernières – qui attendent déjà depuis 40 ans des solutions dans le 2e pilier – devront encore une fois «&nbsp;patienter&nbsp;» pendant 15 ans. Sans garantie aucune qu’ensuite leurs rentes seront alors améliorées, elles devront payer jusque-là plus cher pour les gestionnaires des caisses de pensions et les assureurs.</p><p>Pour compensation, le Conseil national mise sur la différenciation arbitraire entre domaine obligatoire et domaine surobligatoire du 2e pilier. À cet égard, il est clair que la majorité des gens n’y gagnera rien. En effet, les caisses n’ont cessé d’assouplir, ces dernières années, la protection prévue par la loi. Avec sa décision, le Conseil national crée aussi de nouvelles inégalités de traitement si bien que, pour des salaires à peu près aussi bas, les employé-e-s des centres logistiques ou les livreuses et livreurs de la Poste ne toucheront aucune compensation. Mais ils devraient financer le maintien des prestations des employé-e-s de la branche automobile. Ou même contribuer au supplément de rente d’ingénieur-e-s et d’architectes assurés, malgré un revenu plus élevé, dans une caisse LPP minimale. Les personnes de la génération de transition qui sont victimes d’un accident et/ou qui deviennent invalides ne recevront rien. Aucune compensation n’est prévue pour elles. De même, les personnes qui ont travaillé à l’étranger pendant les dix années précédant leur départ à la retraite ne bénéficieront d’aucun maintien des prestations, même sur la partie légale de leur rente. Le Conseil national n’a remis, à juste titre, à sa place sa commission sociale que sur un point&nbsp;: l’Union syndicale suisse (USS) salue ainsi la décision prise aujourd’hui de ne pas développer le 3e pilier.</p><p>Dans l’ensemble, le modèle décidé par le Conseil national sera plus cher pour les personnes dont le revenu est inférieur à 86 040 francs que la proposition faite par le Conseil fédéral et les partenaires sociaux. Parallèlement, les personnes et à haut revenu les employeurs es branches où les salaires sont élevés se voient déchargés de la responsabilité de participer financièrement à la réforme de la LPP. Pour les personnes à bas revenu et/ou celles qui occupent simultanément plusieurs emplois, cette évolution sera particulièrement chère. Ainsi, par exemple, une employée qui gagne 15&nbsp;000 francs par année devra désormais cotiser à la caisse de pensions. Ce qui lui procurera une rente mensuelle d’à peine 60 francs au terme d’une carrière professionnelle complète. Cela signifie qu’avec son tout petit salaire, elle paierait avant tout les actionnaires des assurances et les salaires des directeurs des caisses de pensions. Pas sa propre rente.</p><p>Le Conseil national ne veut donc pas voir la réalité historique en matière de retraites avec laquelle les travailleurs et travailleuses sont confrontés depuis plus d’une décennie. Et il montre aussi on ne peut plus clairement qu’il n’est pas à la hauteur de sa tâche, à savoir de donner forme à un projet de LPP qui fonctionne techniquement et soit en mesure de trouver une majorité. L’USS s’engagera de toutes ses forces pour que le Conseil des États revienne au compromis des partenaires sociaux.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7977</guid><pubDate>Wed, 08 Dec 2021 08:28:00 +0100</pubDate><title>Révision partielle de l&#039;ordonnance sur la radio et la télévision</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-lordonnance-sur-la-radio-et-la-television</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7971</guid><pubDate>Tue, 07 Dec 2021 12:33:05 +0100</pubDate><title>Le Conseil national concrétise la baisse des rentes pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-concretise-la-baisse-des-rentes-pour-les-femmes</link><description>Décisions sur le projet AVS 21 au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’âge de la retraite va être augmenté pour les femmes. Conséquence&nbsp;: elles perdront chaque année environ 1200 francs de rentes de vieillesse. Alors que leurs rentes actuelles sont déjà d’un tiers inférieures à celles des hommes, elles subiront de plein fouet le démantèlement prévu dans l’AVS. Pour l’Union syndicale suisse (USS), les discussions en cours sur l’aménagement des mesures en faveur de la génération de transition n’ont finalement même plus vraiment d’importance&nbsp;: au lieu de s’attaquer au grave problème des rentes des femmes, elles conduisent bien plus à une dégradation durable de leur situation en matière de rentes.</p><p>Les décisions prises aujourd’hui au Parlement confirment que le Conseil national veut – de toute façon et par principe – faire payer les femmes. En effet, pour un coût global presque égal, il adopte un modèle qui entraînera des baisses de rentes pour toutes les femmes de la génération de transition. C’est même moins que ce que demandait le Conseil des États. Selon la volonté du Conseil national, plus de la moitié des femmes de la génération de transition subiront une perte directe de leur rente. En d’autres mots&nbsp;: travailler plus longtemps et avoir moins pour vivre. D’abord pour les femmes, puis pour tout le monde. C’est le message que le Conseil national envoie à la population.</p><p>Seul point positif&nbsp;: le Conseil national continue à s’engager en faveur d’un financement supplémentaire par le biais des fonds de la Banque nationale. L’USS salue expressément cette décision&nbsp;: elle montre que le financement de rentes décentes serait possible sans démantèlement.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7969</guid><pubDate>Tue, 07 Dec 2021 08:49:28 +0100</pubDate><title>Proposition complètement bancale : une loterie plutôt que des rentes stables</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/proposition-completement-bancale-une-loterie-plutot-que-des-rentes-stables</link><description>La réforme du 2e pilier est dans l’impasse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de réforme de la LPP issu du compromis des partenaires sociaux était déjà sérieusement vidé de sa substance. Et voilà que la majorité de la commission du Conseil national a bricolé en vitesse une proposition qui ne tient pas debout&nbsp;: elle ajoute de l’arbitraire et des inégalités dans l’attribution des prestations et des coûts supplémentaires pour les cotisations. La question de savoir qui va bénéficier des mesures d’atténuation de la baisse du taux de conversion se rapproche désormais plus d’une loterie que d’une assurance sociale. Le modèle proposé, dicté par les banques et les assurances, continue de faire grimper de manière éhontée les coûts ainsi que les bénéfices juteux. Cette mouture de la réforme du 2e pilier est tout simplement aberrante et arbitraire&nbsp;: les gens qui gagnent des salaires bas et moyens devront payer beaucoup plus cher pour, au final, toucher encore moins de rente. L’USS la combattra avec vigueur.</p><p>En 2010 déjà, une réduction des rentes dans la LPP avait été massivement rejetée par les urnes (72,2&nbsp;%). Malgré cela, les caisses de pensions et les assurances ont entre-temps réduit drastiquement les taux de conversion et les taux d’intérêt dans le régime surobligatoire. Huit personnes actives sur dix sont touchées par cette baisse des rentes sans précédent. Pendant ce temps, les coûts du 2e pilier et les bénéfices des prestataires n’ont cessé d’augmenter. Résultat&nbsp;: la confiance dans les caisses de pensions est au plus bas. En effet, les rentes du 2e pilier ont baissé – en termes réels – de 8&nbsp;% depuis 2005 alors que les assuré-e-s n’ont jamais autant cotisé qu’aujourd’hui. Parallèlement, le déficit de rente des femmes est considérable&nbsp;: elles touchent des rentes deux fois moins élevées que celles des hommes – pour autant qu’elles aient droit à des prestations LPP.</p><p>Avec la réforme de la LPP, le Parlement devrait stabiliser le système de manière à ce que les prestations soient maintenues, que les assuré-e-s soient protégés et que les rentes des femmes augmentent. Pour atteindre ces objectifs, l’USS – en collaboration avec Travail.Suisse et l’Union patronale suisse – avait présenté en juin 2019 une solution commune sous la forme d’un compromis, après plus d’un an de négociations et à la demande du Conseil fédéral. Le modèle soumis aujourd’hui au Conseil national n’a plus rien à voir avec ce compromis et ne remplit plus aucun des objectifs cités plus haut. Au Parlement maintenant de choisir entre revenir au projet des partenaires sociaux et du Conseil fédéral pour stabiliser les rentes et s’attaquer ainsi aux problèmes urgents. Ou bien suivre les intérêts particuliers des assureurs et des banques et ainsi abuser de la réforme de la LPP pour faire de nouveaux cadeaux fiscaux aux hauts revenus, tout en continuant à faire baisser les rentes et les salaires des personnes à bas et moyens revenus.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7966</guid><pubDate>Fri, 03 Dec 2021 15:53:50 +0100</pubDate><title>Assurer les emplois et garantir les salaires</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/assurer-les-emplois-et-garantir-les-salaires</link><description>Position de l’USS sur les décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>En raison de la situation liée au coronavirus, la situation économique s’est à nouveau assombrie dans les branches de services exposées. Les repas de Noël et les manifestations sont annulés, les voyages aussi. Même sans fermetures directes, la situation s’aggrave pour les travailleurs et travailleuses de ces branches&nbsp;: la menace d’une plus grande insécurité, du chômage partiel ou même de la perte de leur emploi plane. Beaucoup d’entre eux ont un bas salaire et ont du mal à joindre les deux bouts, indépendamment de la crise du coronavirus.</p><p>Pour garantir les salaires et les emplois, les mesures de protection économique en matière de chômage partiel ou d’allocations pour perte de gain liées au coronavirus sont décisives. Cette semaine, le parlement a corrigé la mauvaise décision du Conseil fédéral de laisser ces mesures arriver à échéance à la fin de l’année. L’application sans faille doit maintenant rester garantie.</p><p class="heading--h4">Assurer des capacités hospitalières suffisantes</p><p>Au lieu de décider de mesures d'économie les budgets 2022 des cantons doivent tous prévoir des financements non liés à l’activité qui sont nécessaires pour gérer les pics d’activité sans épuiser les équipes. Quand l’activité baissera, le personnel devra pouvoir récupérer du temps et se reposer tout en étant payé normalement. Sans effort de formation et soutien budgétaire adapté, en hiver 2022, la Suisse se retrouvera avec encore moins de lits de soins intensifs qu’aujourd’hui et encore des risques de mesures limitant l’activité sociale et économique.</p><p>Parallèlement, l’USS demande que les contrôles de protection de la santé sur les lieux de travail soient à nouveau renforcés. L’activité de contrôle des cantons a diminué.</p><p>Jusqu’ici, la Suisse s’est relativement bien tirée de la crise du coronavirus sur le plan économique. L’augmentation du chômage chez les travailleurs et travailleuses âgés et la nouvelle hausse des personnes en fin de droits sont préoccupantes. Les personnes concernées ont besoin d’une meilleure protection.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Teambesprechung-Corona-Masken_iStock-Pixelfit_c5d978e710.webp" length="343116" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7957</guid><pubDate>Sun, 28 Nov 2021 14:11:00 +0100</pubDate><title>Succès pour les revendications syndicales !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/succes-pour-les-revendications-syndicales</link><description>Votations populaires du 28 novembre 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le OUI à l’initiative sur les soins infirmiers est une excellente nouvelle pour le personnel de santé et pour la qualité des soins en Suisse. Le texte adopté doit être rapidement mis en œuvre. Outre la nécessaire offensive de formation, il faut agir en particulier sur les rémunérations, les effectifs et les conditions de travail. Et renoncer aux renforcements de la logique de profit dans le système de santé.</p><p>L’acceptation de l’initiative sur les soins infirmiers est une excellente nouvelle&nbsp;! Le soutien très net du peuple et des cantons à l’amélioration des conditions de formation et de travail dans une branche professionnelle n’a pas de précédent récent. La pandémie n’a fait que mettre en évidence ce que les syndicats dénonçaient depuis des années&nbsp;: la pression massive sur le personnel des soins conduit à une situation d’instabilité problématique pour le système de santé et à une pénibilité inacceptable. Le soutien apporté au personnel de santé est un signal important pour l’ensemble des gens qui travaillent et pour les demandes des syndicats.</p><p>La décision d’aujourd’hui trace la feuille de route pour des progrès attendus et nécessaires. Le renforcement de la formation nécessite une coopération intense des cantons, à laquelle la Confédération devra veiller. Les bases légales permettant de concrétiser les autres aspects de l’initiative – et en particulier les améliorations des conditions de travail – doivent rapidement faire l’objet d’une consultation des syndicats puis de décisions de la Confédération. Des augmentations d’effectifs et de salaires doivent intervenir rapidement pour les soignant-e-s diplômés visés par l’initiative. Toutefois, une détente efficace et réelle de la situation n’est possible que si l’ensemble des professions des soins bénéficient de revalorisation. C’est là également une réponse nécessaire aux mobilisations collectives dans ce secteur qui ont eu lieu dans de nombreuses institutions de soins du pays.</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), le OUI très net est aussi un signal contre les projets de privatisation et de renforcement du pouvoir des caisses d’assurance-maladie dans le pilotage du système. Un service public de la santé ne peut pas uniquement dépendre de rémunérations à l’acte. La pandémie a démontré la nécessité au contraire de conserver des marges de manœuvre et des réserves de capacité, ce qui signifie aussi une baisse de la pression au travail pour les travailleuses et travailleurs des soins. Ainsi, le projet de financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires tel qu’il est actuellement discuté au Parlement n’est simplement pas compatible avec une mise en œuvre sérieuse de l’initiative sur les soins infirmiers.</p><p class="heading--h4">Loi COVID-19&nbsp;: prolonger des aides qui ont fait leurs preuves</p><p>L’USS salue le OUI à la loi COVID-19. Alors que l’évolution de la pandémie reste très imprévisible, le maintien de la base légale pour les soutiens financiers aux travailleuses et travailleurs dont le travail ou les revenus sont menacés est essentiel. Pour les syndicats, la garantie des emplois et des salaires doit continuer à aller de pair avec toutes les actions nécessaires visant à endiguer la progression de la pandémie. De la même manière, la protection de la santé sur les lieux de travail doit être maintenue – et surtout mise en œuvre et contrôlée sérieusement. Les travailleuses et travailleurs vulnérables doivent pouvoir bénéficier de mesures spécifiques, en particulier tant que l’accès à la dose de rappel n’est pas garanti ou qu’il suppose une période d’attente.</p><p>L’accès facilité au chômage partiel, les allocations pertes de gains pour les indépendant-e-s et en cas de quarantaine ainsi que les aides spécifiques par exemple pour les acteurs culturels, doivent impérativement être prolongés. Les décisions prises le 19 novembre par les commissions parlementaires montrent la voie. La meilleure façon de prévenir les conséquences économiques négatives de l’incertitude actuelle, tant pour les travailleuses et travailleurs que pour l’économie dans son ensemble, est de maintenir les mesures de stabilisation et de protection.</p><p class="heading--h4">Horaires d’ouverture des magasins: dégradation pour le personnel évitée</p><p>La population genevoise a rejeté aujourd’hui un élargissement des horaires d’ouverture des magasins, de même que la poursuite des ouvertures dominicales sans obligation de négocier une convention collective. Les études montrent que les horaires prolongés et les ouvertures dominicales n’apportent pas de chiffre d’affaires supplémentaire, mais au contraire ne font qu’augmenter la pression sur le personnel. Le «&nbsp;non&nbsp;» genevois succès à de nombreux résultats analogues dans d’autres cantons au cours des derniers mois et des dernières années. L’élargissement des horaires des magasins au détriment de la santé et de la vie de famille du personnel n’est simplement pas souhaité.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_pflegeini-sujet-fr_2098d830d0.webp" length="98184" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7963</guid><pubDate>Fri, 26 Nov 2021 19:04:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur les finances (Réduction de l&#039;endettement lié au coronavirus)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-les-finances-reduction-de-lendettement-lie-au-coronavirus</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7953</guid><pubDate>Wed, 24 Nov 2021 14:41:34 +0100</pubDate><title>Le gouvernement refuse de voir la réalité en matière de retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-gouvernement-refuse-de-voir-la-realite-en-matiere-de-retraites</link><description>Le Conseil fédéral s’oppose à une 13e rente AVS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En rejetant l’initiative pour une 13e rente AVS, le Conseil fédéral montre qu’il refuse de voir la réalité que vit la population en matière de retraites. En effet, les rentes ne sont pas suffisantes pour vivre parce que celles du 2e pilier baissent et ne tiennent pas compte de la garde des enfants assurée par les femmes. Pour une majorité écrasante des personnes actives, l’AVS est bien plus avantageuse qu’un financement privé des lacunes existant au niveau des rentes. L’Union syndicale suisse (USS) se battra pour son initiative, au Parlement comme dans les urnes. Celle ou celui qui a travaillé durant toute sa vie mérite de recevoir une rente décente.</p><p>Aujourd’hui, la moitié des nouveaux retraité-e-s touche une rente mensuelle inférieure à 3&nbsp;439&nbsp;francs (AVS + LPP). Les femmes sont encore plus concernées, car un tiers d’entre elles touche des rentes inférieures à celles des hommes. Beaucoup risquent ainsi de basculer dans la pauvreté qui frappe les personnes âgées. Et la situation s’aggrave puisque les rentes du 2e&nbsp;pilier baissent depuis plus d’une décennie à cause du bas niveau des taux d’intérêt. Après déduction des primes-maladie et des loyers, beaucoup n’ont ainsi vraiment plus grand-chose pour vivre avec ce qui reste de leurs rentes.</p><p>Cinquante ans après la promesse faite par le Conseil fédéral sur le modèle des trois piliers, il apparaît toujours plus clairement que la garantie des prestations prévue par la Constitution s’applique désormais à toujours moins de personnes dans ce pays. Les rentes du 2e&nbsp;pilier sont en chute libre et les rentes des femmes scandaleusement basses. De plus, les rentes AVS sont à la traîne des salaires. Malgré les lacunes toujours plus béantes en matière de rentes, les majorités politiques de la Berne fédérale veulent uniquement développer la prévoyance privée. Ils forgent des projets de démantèlement tant pour l’AVS que pour le 2e&nbsp;pilier. Or aujourd’hui déjà, seuls les 10&nbsp;% des salaires les plus élevés sont en mesure de verser carrément 6&nbsp;800 francs dans un 3e pilier. Pour tous les autres, l’AVS est la meilleure solution. Uniquement pour peindre le diable sur la muraille à propos de l’AVS, le cœur même de la sécurité sociale et de la cohésion dans notre pays, beaucoup oublient à quel point celle-ci est efficace et supérieure aux autres solutions. Si elle n’existait pas, mais qu’il n’y avait que des solutions de prévoyance privée, les familles à moyen revenu devraient payer environ 400&nbsp;000 francs de plus obtenir pour la même rente, et pour les personnes vivant seules, entre 200 et 250&nbsp;000 francs de plus.</p><p>Seule l’initiative pour une 13e rente AVS pose la question du niveau des rentes. Elle s’oppose aux projets de démantèlement, et trace une perspective d’amélioration. Elle demande simplement la mise en place du versement supplémentaire d’une rente AVS, sur le principe du 13e salaire. Cela représente une hausse de 8,33&nbsp;% des rentes AVS. En raison du caractère socialement juste de l’AVS, les principaux bénéficiaires seront donc les salarié-e-s à bas ou moyen revenu. Il y a assez d’argent en Suisse pour garantir des rentes décentes, pas seulement pour les tout gros salaires.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_210528_13.AHV0027_klein_59b0a9357c.webp" length="347282" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7951</guid><pubDate>Mon, 22 Nov 2021 16:20:06 +0100</pubDate><title>Halte aux accumulations de fortune indécentes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/halte-aux-accumulations-de-fortune-indecentes</link><description>Dossier No 148 : Analyse des finances cantonales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les cantons ont traversé la crise de la pandémie sans réelles difficultés financières&nbsp;: c’est ce que démontre l’analyse annuelle que l’USS fait des finances cantonales. Ils disposent donc d’autant plus de marge de manœuvre pour pratiquer une politique de dépenses active. Les erreurs répétées tant de fois par le passé doivent enfin cesser.</p><p class="heading--h4">Une situation financière très confortable</p><p>Avec la crise sanitaire, de nombreux cantons ont décidé en 2020 de procéder à des dépenses supplémentaires pour financer des mesures de soutien. Ils les ont par la suite intégrées formellement dans les budgets 2021. Les dépenses globales cumulées prévues ont ainsi grimpé de 2,1 milliards de francs. Mais, pour les comptes de l’exercice 2021, il faut s’attendre à des dépenses effectives nettement inférieures. Cela s’explique, d’une part, par l’évolution étonnamment bonne de l’économie et, de l’autre, par le fait que, finalement, ce ne sont pas les cantons, mais la Confédération qui a financé la majeure partie des mesures de crise. Si l’on considère les dépenses totales inscrites aux budgets 2022 des cantons, on constate une certaine normalisation&nbsp;: les dépenses augmentent cumulativement de 1,9&nbsp;%, soit de 2,2 milliards, par rapport au budget 2021 (en guise de comparaison&nbsp;: l’augmentation des dépenses dans le budget 2020 a été de 2,5&nbsp;%, soit 3 milliards). Seuls quatre cantons prévoient une baisse de leurs dépenses, dont celui de Saint-Gall qui sort du lot – dans le mauvais sens du terme – avec un programme d’austérité totalement absurde de 100 millions.</p><p>Si la situation des cantons est très bonne en matière de dépenses, elle l’est également en ce qui concerne les recettes. Même pendant l’«&nbsp;année de la pandémie&nbsp;» 2020, leurs recettes fiscales ont été dans l’ensemble plus élevées – étonnamment – que l’année d’avant-crise 2019. Et pour l’année budgétaire suivante, presque tous tablent sur une hausse de leurs recettes. En moyenne, celles-ci devraient augmenter de 4&nbsp;%, soit de 1,6 milliards (recettes cantonales cumulées). Si l’on compare les recettes fiscales budgétées pour 2022 avec le budget 2019, les recettes fiscales des cantons augmentent de 3&nbsp;%, ou 800 millions, et dépassent ainsi clairement leur niveau d’avant la crise.</p><p class="heading--h4">Erreur de budgétisation et accumulation de la fortune</p><p>Depuis des années, la plupart des cantons dressent des budgets trop pessimistes, c’est-à-dire que leurs comptes bouclent systématiquement sur des résultats bien meilleurs que ce qui avait été budgété. L’année prochaine, cette «&nbsp;erreur de budgétisation&nbsp;» augmentera même de façon spectaculaire, ne serait-ce qu’en raison de la distribution des bénéfices de la Banque nationale (BNS). Avec l’évolution économique actuelle et la situation de la BNS, on peut à nouveau tabler sur une distribution maximale – c’est-à-dire sextuple – des bénéfices de la BNS en 2022. Or à peine la moitié des cantons l’ont budgétée ainsi. Si l’on additionne les distributions sciemment non budgétées par les cantons, on obtient un montant total de près d’un milliard. Au lieu d’être affecté à des dépenses utiles – et les besoins sont plus que suffisants, ne serait-ce que pour les réductions de primes-maladie –, cet argent servira presque partout, fin 2022, à une nouvelle accumulation de la fortune, superflue et onéreuse (taux d’intérêt négatifs&nbsp;!).</p><p class="heading--h4">Baisses d’impôt&nbsp;: combien de temps encore&nbsp;?</p><p>Dans le domaine de la politique fiscale, entre baisses d’impôts importantes et grands bouleversements des dernières années (mise en œuvre de la RFFA dans les cantons), on aurait pu s’attendre pour un temps à une certaine stabilité. Mais il n’en est rien&nbsp;: près de la moitié des cantons prévoit de nouvelles baisses d’impôt pour 2022 ou au plus tard 2023, que ce soit pour les entreprises ou les ménages aisés, voire les deux. Ce nouvel épisode de compétition fiscale est totalement aberrant et, au bout du compte, préjudiciable à tout le monde. En effet, les cantons ne sont plus en concurrence avec des sites économiques étrangers (où la charge fiscale est presque toujours plus lourde), ils ne font que se cannibaliser entre eux. Cela devrait toutefois changer très prochainement avec l’introduction de l’impôt minimal sur le bénéfice de 15&nbsp;% décidé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Une grande partie des cantons suisses seront touchés. Raison pour laquelle il vaudrait mieux, dès maintenant, «&nbsp;se coordonner vers le haut&nbsp;» plutôt que de pratiquer une absurde «&nbsp;concurrence vers le bas&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7949</guid><pubDate>Fri, 19 Nov 2021 17:21:37 +0100</pubDate><title>L’USS salue le prolongement des mesures de soutien</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/luss-salue-le-prolongement-des-mesures-de-soutien</link><description>La CSSS-N se montre conséquente sur la loi COVID-19</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision de la commission de politique sociale du Conseil national de prolonger l’ensemble des mécanismes de soutien financier dans la loi COVID-19. Ce faisant, la commission s’oppose au Conseil fédéral et tient compte de l’incertitude qui continue à marquer l’évolution de la pandémie. Les restrictions existantes et celles qui viendraient s’y ajouter doivent être compensées par des mesures sociales. L’USS salue donc la prolongations des simplifications en matière d’indemnisation du chômage et des indemnités journalières pour les travailleuses et travailleurs en quarantaine, pour les parents empêchés de travailler en raison d’obligations de garde et pour les indépendant-e-s. Ce filet de sécurité restera central cet hiver pour préserver les emplois et les revenus.</p><p class="heading--h4">Obstination incompréhensible contre les rentes des femmes</p><p>Alors même que les délégué-e-s de l’USS prenaient position contre toute péjoration des retraites, le Parlement poursuivait son attaque contre les rentes des femmes. La moitié des nouvelles retraitées doit déjà survivre avec une rente mensuelle de moins de 2934 francs. Pourtant, la commission du National veut encore les baisser de 1200 francs par an. Son projet ne contient aucune des améliorations qui seraient pourtant nécessaires, quand bien même la lacune de rente des femmes est aujourd’hui un problème incontesté. Quant aux mesures pour la génération de transition communiquées aujourd’hui, elles sont scandaleuses : même les personnes concernées ne sont pas protégées des baisses de prestations. Pour plus de la moitié d’entre elles, la mise en œuvre d’AVS 21 telle que décidée par la commission signifierait une réduction de leur rente espérée par rapport au statu quo !</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7946</guid><pubDate>Fri, 19 Nov 2021 14:17:30 +0100</pubDate><title>Soulager les salarié-e-s au lieu de faire de nouveaux cadeaux aux privilégiés</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/soulager-les-salarie-e-s-au-lieu-de-faire-de-nouveaux-cadeaux-aux-privilegies</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Alors que la conjoncture économique est en plein essor, les revenus des ménages font du surplace en Suisse. Les primes d’assurance maladie et les dépenses incompressibles pèsent toujours plus lourd sur les ménages. Face à ce constat, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont décidé aujourd’hui de lancer une offensive pour des hausses de salaires, de meilleures rentes et davantage de subsides pour les primes-maladie. Par ailleurs, les syndicats combattront fermement les cadeaux fiscaux inacceptables destinés aux gros revenus et aux gens fortunés.</p><p>De plus en plus de travailleurs et travailleuses ont du mal à joindre les deux bouts avec leur revenu disponible&nbsp;: la charge des primes d’assurance-maladie est devenue de plus en plus insupportable et les salaires sont à la traîne de la conjoncture économique. Pire encore&nbsp;: un-e salarié-e sur six n’a même pas de 13e salaire et les retraites sont en baisse, car les rentes des caisses de pension sont sous pression. Et voilà que le Conseil fédéral et le Parlement prévoient des baisses d’impôts d’environ 3&nbsp;milliards de francs par an pour les personnes fortunées, les hauts revenus et les entreprises ainsi que des dégradations dans la prévoyance vieillesse&nbsp;!</p><p>Une telle politique est tout simplement inacceptable pour l’USS. La situation des travailleuses et travailleurs doit s’améliorer et non se dégrader. Il faut pour cela davantage de réductions de primes dans l’assurance-maladie, afin que personne ne doive dépenser plus de 10&nbsp;% de son revenu pour les primes. C’est ce que demande l’initiative d’allègement des primes.</p><p>Le problème des rentes doit être résolu. L’USS demande une 13e rente AVS. Elle combattra toute détérioration des rentes (relèvement de l’âge de la retraite des femmes et baisses des rentes) ainsi que de nouveaux privilèges fiscaux pour le 3e pilier. Les salaires doivent augmenter. Il faut plus de CCT et un 13e salaire pour tout le monde. L’USS et ses fédérations passent à l’offensive sur la politique salariale. Les allégements fiscaux prévus par le Conseil fédéral et le Parlement en matière de droit de timbre, d’impôt anticipé et d’impôt fédéral direct ne sont pas acceptables. L’USS les rejette clairement et les combattra.</p><h3 class="heading--h4">Le moment est venu de développer le service public</h3><p>Avec la pandémie, nous avons pu voir à nouveau et de façon impressionnante à quel point le service public est important pour la société et l’économie. La raison principale de la grande stabilité de notre service public réside dans le fait qu’il soit resté en mains publiques dans la plupart des domaines, ou du moins fortement réglementé par les pouvoirs publics. Et ce, en dépit de tentatives répétées de démantèlement. Cet état de fait a beaucoup à voir avec la combativité des syndicats. Mais comme si aucune leçon n’avait été tirée des crises passées et actuelles, le service public doit faire face à de nouvelles attaques. La privatisation de PostFinance va de l’avant alors même qu’elle entraînera l’effondrement de tout le modèle d’affaires de la Poste. Avec le projet «&nbsp;Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires&nbsp;» (abrégé EFAS en allemand), le Conseil fédéral et le Conseil national entendent laisser le pilotage du financement de la santé dans les mains de l’économie privée – se conformant ainsi aux souhaits du lobby des assurances. Et le Conseil fédéral propose à nouveau de libéraliser entièrement le marché de l’électricité. Pourtant, l’approvisionnement de base garanti pour les petits clients est aujourd’hui le meilleur garant contre les hausses vertigineuses des prix de l’énergie ainsi qu’une condition première pour réaliser une transformation de notre approvisionnement énergétique qui tende vers la neutralité climatique.</p><p>Les syndicats continueront à s’opposer avec véhémence à tous ces projets de démantèlement. Au lieu d’affaiblir le service public, il est impératif de reconnaître enfin les signes du temps, et, au contraire, de le développer et de le moderniser. Dans cette perspective, un OUI clair à l’initiative enverrait un signal puissant pour le renforcement d’un système de santé financé de manière solidaire, ainsi que pour une amélioration des conditions de travail dans toutes les professions qui sont essentielles pour l’approvisionnement de base.</p><p>Le lancement prévu d’une initiative populaire pour l’accueil des enfants vise une couverture adéquate sur l’ensemble du territoire en matière d’accueil extra-familial des enfants. Car ce service fait incontestablement partie des prestations de base qui doivent être garanties et financées en grande partie par les pouvoirs publics. L’USS soutiendra une initiative qui va dans ce sens.</p><h3 class="heading--h4">Solidarité avec le personnel de Smood et les retraité-e-s de La Poste</h3><p>Les délégué-e-s de l’USS ont également exprimé par une résolution leur soutien plein et entier au personnel de Smood en grève dans de nombreuses villes de Suisse romande. Les heures de travail et les frais doivent enfin être payés correctement. Et il est temps que des négociations s’engagent pour de meilleures conditions de travail.</p><p>L’Assemblée des délégué-e-s a également protesté contre la suppression par La Poste des bons d’achats pour les retraité-e-s. Cette baisse de prestation annuelle de 200 francs n’est pas acceptable et doit être annulée.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Services Publics</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7932</guid><pubDate>Mon, 15 Nov 2021 16:17:15 +0100</pubDate><title>Il ne faut pas laisser tomber les employé-e-s en fin de carrière</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-ne-faut-pas-laisser-tomber-les-employe-e-s-en-fin-de-carriere</link><description>Incompréhensible : le Conseil fédéral met fin à la « Conférence nationale sur les travailleurs âgés » </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les difficultés s’aggravent sur le marché du travail pour les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. La pandémie est passée par là et leur situation s’est encore dégradée&nbsp;: pour les plus de 55 ans, il est nettement plus difficile de retrouver un emploi. Pendant ce temps, le Conseil fédéral se prononce en faveur d’un relèvement de l’âge de la retraite. Il semblerait même que le président de la Confédération Guy Parmelin soutienne l’initiative des jeunes PLR en faveur de la retraite à 66/67 ans. Dans ce contexte, l’Union syndicale suisse (USS) ne comprend absolument pas la décision prise aujourd’hui unilatéralement de mettre fin à la «&nbsp;Conférence nationale sur les travailleurs âgés&nbsp;». C’est un affront fait à toutes les personnes en fin de carrière et qui se retrouvent en difficulté sur le marché du travail. Initiée par l’USS, la Conférence nationale est à l’origine de la prise de conscience – enfin&nbsp;! – par la Confédération du problème de ces travailleurs et travailleuses. Et de la création d’une rente-pont comme première étape concrète pour s’attaquer au problème. L’USS exige donc qu’on apporte des améliorations à la situation des salarié-e-s en fin de carrière, et non pas des dégradations. Pour cela, la conférence tripartite doit se poursuivre.</p><p>Le problème du chômage a augmenté ces dernières années. Depuis la pandémie, l’évolution est même particulièrement alarmante. Le chômage est d’abord monté en flèche pour ensuite ne reculer que faiblement. En termes de politique sociale, le chômage chez les professionnel-le-s qui ont passé un certain âge est préoccupant, car ces personnes ont nettement plus de difficultés à retrouver un emploi que des plus jeunes, indépendamment de leurs qualifications ou de leurs prétentions salariales. Une grande partie des chômeuses et chômeurs âgés sont sans emploi depuis plus d’un an (chômage de longue durée). La part des travailleuses et travailleurs de plus de 55 ans sur l’ensemble des chômeurs de longue durée a considérablement augmenté ces derniers temps. Le chômage de longue durée est un problème grandissant, qui touche particulièrement les salarié-e-s en fin de carrière.</p><p>Parmi ces personnes, beaucoup arrivent en fin de droit après avoir cherché en vain un emploi pendant de longs mois. Lorsqu’elles n’ont plus d’argent, elles doivent recourir à l’aide sociale. En outre, en raison de la pratique plus restrictive de l’AI, les travailleuses et travailleurs en fin de carrière obtiennent aujourd’hui moins souvent une nouvelle rente AI que par le passé. Le taux d’aide sociale chez les 50-64 ans est ainsi passé de 1,9 à 3,0&nbsp;% depuis 2005, soit une croissance beaucoup plus prononcée que dans les autres groupes d’âge.</p><p>Avec la pression accrue sur les salarié-e-s de plus de 55 ans, les contrats précaires se multiplient. Ainsi, les 55 à 64 ans occupent de plus en plus souvent des emplois temporaires. Dans la plupart des cas, ces situations ne sont pas choisies étant donné le manque de sécurité, les faibles cotisations à la prévoyance professionnelle (lors d’engagements de courte durée), la charge psychique et le risque accru d’accidents qu’elles entraînent.</p><p>Passé un certain âge, c’est difficile pour les demandeuses et demandeurs d’emploi&nbsp;: même en faisant d’innombrables postulations, ils reçoivent trop souvent des réponses négatives. Et parfois avec des explications assez fumeuses. Si une personne a, en plus, des problèmes de santé ou des lacunes dans sa formation, elle devra être très chanceuse pour décrocher un nouvel emploi. En même temps, il est aujourd’hui nettement plus difficile de se sortir d’une telle situation par le biais d’une retraite anticipée ou d’une rente d’invalidité.</p><p>L’introduction de la prestation transitoire (rente-pont) a certes amélioré la situation de certaines personnes en grandes difficultés socio-économiques, mais la mise en œuvre de cette mesure peine à avancer. La poursuite du dialogue entre partenaires sociaux aurait justement été un outil important pour veiller à son application. Autre petite avancée&nbsp;: la possibilité pour les personnes au chômage de rester dans leur caisse de pensions. Reste toutefois à résoudre plusieurs autres problèmes. C’est d’ailleurs aussi dans l’intérêt public&nbsp;: lorsque les employeurs n’assument pas leurs responsabilités à l’égard des employé-e-s en fin de carrière, ce ne sont pas seulement ces personnes qui en souffrent, mais aussi la collectivité, qui doit pallier financièrement. Par conséquent, l’USS demande que le dialogue avec la Confédération et les partenaires sociaux soit poursuivi afin que les travailleurs âgés ne soient pas abandonnés.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7930</guid><pubDate>Sat, 13 Nov 2021 14:01:25 +0100</pubDate><title>Imposer l’égalité dans le monde du travail !</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/imposer-legalite-dans-le-monde-du-travail</link><description>Congrès des femmes de l’USS : pour un syndicalisme féministe</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">«&nbsp;Pour un syndicalisme féministe&nbsp;»&nbsp;: c’est sous cette devise que les 220 déléguées au 14e Congrès des femmes de l’Union syndicale suisse (USS) ont formulé les 12 et 13 novembre les priorités et les objectifs en matière d’égalité pour les années à venir. Les syndicalistes ont aussi adopté une charte qui s’inscrit dans le retour en force du mouvement féministe et vise à continuer de faire évoluer les organisations syndicales et leurs luttes. Pour les congressistes, de nombreux problèmes structurels liés à l’égalité doivent être résolus dans le monde du travail&nbsp;: il faut ainsi améliorer les salaires et les conditions de travail, augmenter les rentes, revaloriser les métiers à forte proportion de femmes et répartir de façon plus égalitaire le travail de soins et d’assistance («&nbsp;care&nbsp;»). La transformation vers une société réellement égalitaire passe également par une vraie protection contre la discrimination et toute forme de violence sexiste, une réduction du temps de travail ainsi qu’un système d’accueil des enfants organisé comme service public.</p><p>Quelque 220 déléguées syndicales et invitées se sont réunies sur la colline du Gurten, près de Berne, pour le 14e Congrès des femmes de l’USS. Sous le slogan «&nbsp;Pour un syndicalisme féministe&nbsp;», elles ont débattu et cherché des solutions pour arriver – enfin – à plus d’égalité et moins de discrimination dans la société en général et dans le monde du travail en particulier. Les syndicalistes ont réaffirmé leurs revendications pour une réduction du temps de travail, de meilleurs salaires et plus de reconnaissance et de valorisation des professions où travaillent majoritairement des femmes. <a href="https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/reduire-le-deficit-des-rentes-des-femmes-surtout-pas-le-creuser-davantage" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Elles ont aussi redit clairement qu’il faut une hausse des rentes pour les femmes, et non une hausse de l’âge de la retraite</a>.</p><p>Les femmes de l’USS ont pu faire le point sur une période de congrès mouvementée&nbsp;: c’est lors du 13e Congrès des femmes de l’USS que l’idée d’une nouvelle grève des femmes* avait été lancée, dans un enthousiasme qui n’a jamais faibli jusqu’à l’immense succès du 14 juin 2019. Le mouvement de la grève féministe a pris une ampleur historique et démontré que femmes et personnes LGBTIQ+ sont une force de mobilisation avec laquelle il faut compter. Après la Grève des femmes*, la pandémie de coronavirus a crûment mis en lumière le fait que le travail des femmes est certes indispensable, mais largement sous-estimé et sous-payé. Cette expérience doit être prise en compte dans le travail syndical au cours de la prochaine période de congrès. Elle doit aussi donner au syndicalisme un élan féministe dans la lutte pour l’égalité et l’inclusion. Pour avancer sur cette voie, les femmes de l’USS veulent poursuivre leur coopération avec les militantes des collectifs féministes et développer avec elles de nouvelles formes de mobilisation syndicale. Avec, en 2022, la lutte contre AVS&nbsp;21 et pour de meilleures rentes de retraites en ligne de mire. Les déléguées ont également exprimé leur volonté et leur détermination à préparer une nouvelle grève féministe de grande ampleur pour 2023.</p><h4>Une égalité digne de ce nom</h4><p>Outre l’amélioration des retraites des femmes, une des revendications principales de ce 14e Congrès des femmes de l’USS est la meilleure organisation du travail rémunéré et non rémunéré de soins et d’assistance («&nbsp;travail de care&nbsp;»). Ainsi, les congressistes ont décidé, dans une résolution, de se joindre à l’initiative sur l’accueil des enfants que les femmes* socialistes veulent lancer, pour autant que le texte vise son organisation comme un service public et l’amélioration des conditions de travail et les salaires. Les femmes de l’USS demandent également un congé parental digne de ce nom qui ne péjore pas le congé maternité existant. Elles veulent par ailleurs continuer à se battre pour une réduction significative du temps de travail, sans perte de salaire, afin que les femmes et les hommes puissent partager équitablement le travail rémunéré et non rémunéré et que les femmes puissent rattraper leur retard salarial. Dans une résolution, les déléguées au congrès exigent encore que la Suisse ratifie la convention n°&nbsp;190 de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour que toute forme de violence et harcèlement sexuels soient enfin combattus avec toute la détermination nécessaire – en particulier sur le lieu de travail.</p><h4>Des invitées de haut rang</h4><p>Le 14e Congrès des femmes de l’USS a présenté un programme dense et intéressant. Et il a eu le plaisir d’accueillir des conférencières prestigieuses&nbsp;: après une plongée dans l’histoire mouvementée des femmes de l’USS avec l’historienne Dore Heim, la présidente d’Unia Vania Alleva et la présidente du SSP Katharina Prelicz-Huber ont échangé avec Nora Back, présidente de la Confédération syndicale luxembourgeoise OGB-L, au sujet du pouvoir de la mobilisation des femmes. Samedi, la sociologue Pauline Delage, la syndicaliste française Tiziri Kandi et des représentantes du personnel de la santé qui ont mené à bien des mobilisations en 2020 et 2021 ont fait état de la sous-valorisation du travail essentiel des femmes et des luttes syndicales des femmes. Quatre thématiques ont pu être approfondies vendredi après-midi au cours de divers ateliers&nbsp;: grève et mobilisations, travail des femmes d’importance systémique, répartition du pouvoir et solidarité internationale ainsi que digitalisation et ubérisation.</p><p>En conclusion du Congrès, les déléguées ont adopté une charte. Ce texte établit les lignes directrices d’une organisation et d’une action syndicales féministes. Les coprésidentes de la commission des femmes de l’USS l’ont remise solennellement au président de l’USS Pierre-Yves Maillard, dans la perspective du congrès ordinaire qui se tiendra dans une année.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_211112_Frauenkongress-CongresDesFemmes_AHV21-AVS21-NON_groupe_96d52b726c.webp" length="723374" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7927</guid><pubDate>Fri, 12 Nov 2021 17:38:24 +0100</pubDate><title>Réduire le déficit des rentes des femmes, surtout pas le creuser davantage !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/reduire-le-deficit-des-rentes-des-femmes-surtout-pas-le-creuser-davantage</link><description>Au Congrès des femmes de l&#039;USS, les déléguées de toute la Suisse ont réaffirmé que les rentes des femmes doivent augmenter, et non baisser. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, les femmes touchent toujours des rentes inférieures d’au moins un tiers à celles des hommes. Conséquence&nbsp;: les inégalités sont encore plus prononcées à l’âge de la retraite qu’elles ne le sont – déjà – tout au long de la vie professionnelle. Réunies pour le 14e Congrès des femmes de l’Union syndicale suisse (USS), les déléguées venant de tous les coins de la Suisse ont réaffirmé avec force que les rentes des femmes doivent augmenter, et non baisser. Les syndicalistes s'opposeront fermement à toute détérioration des rentes de vieillesse, à commencer par le projet AVS&nbsp;21 et la hausse de l’âge de la retraite pour les femmes qu’il prévoit. Les congressistes ont fait la démonstration de leur combativité à travers une action collective et visuelle en marge du congrès.</p><p>En 2022, des décisions cruciales seront prises en matière de prévoyance vieillesse. Une réforme de la prévoyance est l’occasion d’enfin d’améliorer l’égalité économique entre les femmes et les hommes. Pour l’USS, une chose est sûre&nbsp;: les rentes des femmes doivent être augmentées et cela doit se faire par un financement solidaire. Ce dernier point est important, en particulier pour les femmes qui travaillent à temps partiel et celles qui touchent des petits salaires.</p><p>Les messages envoyés par les femmes ne pourraient pas être plus clairs&nbsp;: fin janvier, plus de 300&nbsp;000 femmes ont signé l’appel contre les discriminations qu’elles subissent en matière de prévoyance vieillesse. Et à la mi-septembre, 15&nbsp;000 personnes ont manifesté sur la Place fédérale contre des projets de démantèlement des rentes. Mais le Parlement refuse d’entendre les femmes et de réduire l’écart entre leurs rentes et celles des hommes. Il a au contraire adopté un projet de démantèlement sur le dos des femmes en relevant leur âge de la retraite dans l’AVS. Dans le 2e&nbsp;pilier aussi, le Parlement menace de renforcer les injustices&nbsp;: avec les dernières décisions de la commission compétente, ce sont précisément les personnes travaillant à temps partiel et celles qui ont des petits salaires qui paieront plus… pour toucher des rentes encore plus basses.</p><p>Dans ce contexte, les déléguées du Congrès des femmes de l’USS ont adopté aujourd’hui à l’unanimité une résolution qui réaffirme les revendications suivantes&nbsp;: les rentes des femmes doivent être augmentées au moyen d’un financement solidaire, dans le 1er comme dans le 2e pilier. Avec la 13e&nbsp;rente AVS et le compromis des partenaires sociaux sur la réforme du 2e&nbsp;pilier, nous avons des propositions concrètes sur la table. En revanche, les syndicats combattront avec détermination les projets de réforme qui entraînent des baisses de rente. Première étape&nbsp;: le référendum contre AVS&nbsp;21&nbsp;: la diminution de prestations et la hausse de l’âge de la retraite prévues pour les femmes sont inacceptables.</p><p>Afin d’illustrer leur détermination, plus de 200 participantes au congrès ont réaffirmé, dans une action collective, le message sans équivoque&nbsp;: «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;!&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_211112_Frauenkongress-CongresDesFemmes_AHV21-AVS21-NON_cc4023c531.webp" length="209898" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7925</guid><pubDate>Fri, 12 Nov 2021 15:04:19 +0100</pubDate><title>OUI à la loi COVID-19 !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/oui-a-la-loi-covid-19</link><description>Votations du 28 novembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les modifications décidées par le Parlement concernent plusieurs domaines. Elles sont très importantes notamment pour les travailleurs et travailleuses. Il est donc primordial que la loi COVID-19 ne soit pas rejetée en référendum&nbsp;: un OUI dans l’urne s’impose.</p><p>Pourquoi votons-nous à nouveau sur la loi COVID-19&nbsp;? Le 19 mars, le Parlement a adopté des modifications à la loi COVID et les a déclarées urgentes en vertu de la Constitution. La loi est donc déjà entrée en vigueur, mais pour l’heure seulement pour une durée limitée à un an, soit jusqu’au 18 mars 2022. Nous voterons à nouveau le 28 novembre sur ce sujet parce que le référendum a été lancé contre la loi. À l’origine de ce référendum&nbsp;: des groupements issus de l’UDC, l’association des «&nbsp;Amis de la Constitution&nbsp;» ainsi que le groupe d’action des cantons primitifs, le mouvement de jeunes et d’étudiant-e-s «&nbsp;Mass-Voll&nbsp;» («&nbsp;la coupe est pleine&nbsp;») ainsi que les opposant-e-s aux vaccins du «&nbsp;Réseau Choix Vaccinal&nbsp;».</p><h4>Des aides financières sont en jeu</h4><p>On fait souvent croire que nous ne votons que sur le certificat Covid le 28 novembre. Mais de nombreuses autres mesures sont en jeu, dont des mesures de soutien financier destinées à celles et ceux qui sont touchés économiquement par la pandémie&nbsp;: personnes, entreprises ou branches entières. Il s’agit là de l’extension des aides aux entreprises dans les cas de rigueur, de l’APG pour les travailleuses et travailleurs indépendants, mais aussi des indemnités journalières supplémentaires pour les personnes au chômage. Les garanties pour les manifestations devant public («&nbsp;parapluie de protection&nbsp;») et le droit à des aides financières pour les intermittent-e-s de la culture ont également été décidés en mars. Les syndicats se sont battus pour ces aides&nbsp;!</p><p>Outre ces importantes mesures d’aide économique, la loi permet d’exempter les personnes vaccinées de l’obligation de quarantaine et autorise le Conseil fédéral à se procurer et à fabriquer des médicaments contre le Covid. Elle simplifie le processus d’authentification des signatures récoltées pour les initiatives populaires et oblige le Conseil fédéral à accroître la participation des partenaires sociaux ainsi que des gouvernements cantonaux aux processus décisionnels concernant la pandémie. Enfin, la loi exige la mise en place d’un système national de traçage des contacts et crée les bases légales pour l’établissement et l’utilisation du certificat Covid. Un certificat qui doit être élaboré et émis sur une base volontaire et personnelle. Il doit aussi être infalsifiable et conforme au droit sur la protection des données.</p><p>On le voit bien&nbsp;: la loi ne fait pas que régler des détails concernant le certificat Covid. Celui-ci trouve d’ailleurs déjà sa légitimation dans la loi sur les épidémies (LEp), tout comme de nombreuses autres mesures de lutte contre la pandémie, comme par exemple l’obligation du port du masque. Par contre, un rejet de la loi Covid engendrerait une grande insécurité juridique, en particulier chez les travailleuses et travailleurs et dans le monde économique&nbsp;: en cas de NON, les dispositions concernant les aides économiques, l’exemption de quarantaine et le certificat ne resteraient en vigueur que jusqu’au 18 mars 2022.</p><h4>Pourquoi l’USS soutient-elle la loi&nbsp;?</h4><p>Parce qu’elle garantit que les personnes frappées par la pandémie, en particulier les salarié-e-s et celles travaillant dans la culture touchent des aides si elles se retrouvent en difficulté économique. Parce qu’elle a créé une base démocratique pour lutter contre la pandémie et fixe des garde-fous clairs pour le Conseil fédéral. Parce qu’elle impose que les syndicats soient entendus. La loi Covid est donc un bon instrument de lutte contre les pandémies et doit être préférée au droit d’urgence ou aux ordonnances fondées directement sur la loi sur les épidémies.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_Corona_Mitarbeiter_Gastro_Reinigung_iSt-Antonio_Diaz_548bdbb45f.webp" length="129674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7923</guid><pubDate>Fri, 12 Nov 2021 14:21:20 +0100</pubDate><title>La sécurité sociale doit rester garantie</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-securite-sociale-doit-rester-garantie</link><description>La commission des États donne des signaux importants pour les employé-e-s de plateformes et face aux conséquences économiques de la pandémie</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue les décisions prises aujourd’hui par la commission sociale du Conseil des États (CSSS-E) concernant la loi COVID-19. Elles permettront de prolonger les allégements demandés par l’USS en matière de droit des assurances sociales. Pendant la crise sanitaire, de nombreux emplois et salaires ont pu être garantis grâce à des soutiens rapides et simples à mettre en place. Certaines de ces mesures ont joué un rôle crucial&nbsp;: les allègements dans le domaine de l’assurance-chômage et la création de l’APG Covid pour les salarié-e-s en quarantaine, pour les parents avec des obligations familiales ainsi que pour les travailleuses et travailleurs indépendants. Avec les restrictions toujours en vigueur et l’incertitude qui règne, ces mesures gardent toute leur importance cet hiver.</p><h3>Les employé-e-s de plateformes doivent être mieux protégés</h3><p>L’USS salue également les décisions claires prises par la commission au sujet de l’économie de plateforme&nbsp;: elle veut empêcher que ce type de travail ouvre les vannes d’une plus grande précarisation et d’une détérioration des conditions de travail. Concrètement, la CSSS-E soutient la position de l’USS&nbsp;: il ne peut y avoir de liberté de décider si l’on travaille comme indépendant-e ou comme employé-e et si l’on bénéficie des règles de sécurité, de diligence et d’assurance. La protection des employé-e-s doit continuer de primer et les lois en vigueur sont suffisantes pour la réglementer. L’USS exige toutefois que l’exécution de ces règles s’améliore de toute urgence, à travers une application systématique des lois en vigueur. Ce qui n’est pas le cas actuellement.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_703ef7e8ba.webp" length="410098" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7921</guid><pubDate>Wed, 10 Nov 2021 14:15:57 +0100</pubDate><title>Mieux reconnaître le travail des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/mieux-reconnaitre-le-travail-des-femmes-congres2021</link><description>Congrès des femmes de l’USS, les 12 et 13 novembre 2021 à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Deux ans après la grande grève de 2019, lancée par le dernier congrès des femmes de l’USS, plus de 200 syndicalistes de tout le pays se retrouvent à Berne pour préparer les batailles à venir. Au cœur des débats&nbsp;: la reconnaissance de la valeur du travail des femmes.</p><p>Malgré l’attention portée à la question de l’égalité, les progrès se font attendre, avec des salaires trop bas, des rentes encore plus basses, et des coûts trop élevés pour l’accueil de jour des enfants. Les professions majoritairement exercées par des femmes sont toujours désavantagées et la protection contre la discrimination et le harcèlement au travail demeure insuffisante. Dans ce contexte l’action syndicale est incontournable pour obtenir de vraies améliorations, mais aussi pour initier des changements structurels comme une répartition plus juste des activités de soin et d’assistance (care) et une réduction du temps de travail salarié</p><p>Les déléguées des fédérations de l’USS définiront, durant deux jours de débats, les priorités syndicales en matière d’égalité pour les années à venir. Le Congrès des femmes aura lieu au Gurten à Wabern / Berne – vendredi de 10h à 17h45 et samedi de 9h à 13h30.<br><br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/9/csm_180119_SGB_Frauenkongress0305_d2f8edcfe6.webp" length="185544" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7914</guid><pubDate>Tue, 02 Nov 2021 10:08:55 +0100</pubDate><title>Comparaison prix-prestations pour les jeunes actifs : l&#039;AVS l&#039;emporte haut la main sur la prévoyance privée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/comparaison-prix-prestations-pour-les-jeunes-actifs-lavs-lemporte-haut-la-main-sur-la-prevoyance-privee</link><description>Prévoyance vieillesse : l&#039;USS publie une étude comparative prix-prestations (Dossier N° 147)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec son rapport prix-prestations, l’AVS est – de loin – plus performante que la prévoyance privée. La modélisation de l’USS montre clairement que la prévoyance privée coûte trop cher. Grâce à l’AVS, une nette majorité des personnes qui travaillent paie nettement moins que si elle devait épargner pour la même rente dans le cadre de la prévoyance privée. Pour 90&nbsp;% des familles, l’AVS est moins chère que le 3e pilier. Avec l’AVS, un vendeur économise plus de 250&nbsp;000 francs jusqu’à sa retraite. Une 13e rente AVS est donc la meilleure solution pour combler les perspectives de rentes insuffisantes des actives et actifs d’aujourd’hui.</p><p>L’avenir s’annonce sombre dans la prévoyance vieillesse. Les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser et l’AVS ne suffit pas pour vivre. Les perspectives en matière de rentes s’assombrissent sans cesse. Il s’agit d’un problème socio-économique majeur pour les gens qui travaillent et il doit impérativement être résolu. L’USS a donc procédé à une vaste étude comparative du rapport prix-prestations en matière de prévoyance vieillesse. Les cotisations totales d’une personne à l’AVS ont été comparées aux montants qu’elle devrait verser dans le cadre de la prévoyance privée pour toucher la même rente que dans l’AVS. Les résultats sont éloquents&nbsp;: l’immense majorité de la population aura plus d’argent pour vivre grâce à l’AVS qu’avec une prévoyance privée.</p><p>La différence de coûts est particulièrement impressionnante si on regarde des situations familiales de plus près. Si l’AVS n’existait pas et qu’ils devaient épargner pour la même rente à titre privé aux conditions usuelles, les couples mariés à revenus moyens devraient assumer une charge mensuelle supplémentaire de 790 francs. Sur l’ensemble de leur vie professionnelle, cela représente environ 400&nbsp;000 francs. Les femmes seules avec un revenu médian économisent plus de 270&nbsp;000 francs grâce à l’AVS. Pour 90&nbsp;% de la population, un franc de rente coûte moins cher dans l’AVS que dans le 3e pilier.</p><p>Si l’AVS parvient à fournir ces prestations avantageuses, c’est parce qu’elle est financée sur une base solidaire et qu’elle est redevable uniquement à ses assuré-e-s, sans trop de bureaucratie. Les salarié-e-s à hauts revenus versent des cotisations illimitées à l’AVS – et donc bien plus qu’ils n’en recevront un jour. En outre, des contributions publiques, financées par des taxes et des redevances, renforcent encore le caractère social du financement de l’AVS.</p><p>Enfin, les risques et les coûts bénéficient d’une couverture collective dans l’AVS, alors qu’ils s’additionnent pour chaque personne individuellement dans la prévoyance privée. L’expansion du 3e pilier prônée par les banques et les compagnies d’assurance est donc une erreur d’un point de vue de politique sociale et économique. Son coût est inabordable pour beaucoup de personnes et il n’offre donc aucune sécurité de revenu pendant la vieillesse. Avec l’initiative pour une 13e rente AVS, les syndicats proposent donc plutôt une augmentation réelle de l’AVS comme solution.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/147f_SM-KS-DL-GM_extrait_prix-prestations_pv.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span>Télécharger la comparaison prix-prestations – extrait du dossier en français </a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_jungeFrauInWerkstatt_aerogondo-iStock_39047413ba.webp" length="139750" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7895</guid><pubDate>Mon, 01 Nov 2021 12:22:00 +0100</pubDate><title>OUI à l&#039;initiative sur les soins infirmiers</title><link>https://www.uss.ch/actuel/campagnes/oui-a-linitiative-sur-les-soins-infirmiers</link><description>De bonnes conditions de travail pour des soins de qualité</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/6/csm_inisoinsinfirmiers-sujet-hp3-4_7542011263.webp" length="118560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7912</guid><pubDate>Fri, 29 Oct 2021 16:00:00 +0200</pubDate><title>La commission du Conseil national laisse tomber les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-national-laisse-tomber-les-femmes</link><description>LPP 21 : il faudra payer plus cher pour toucher encore moins de rente</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des baisses de rentes de jusqu’à 12&nbsp;% pour les gens qui travaillent et les femmes encore une fois abandonnées à leur sort&nbsp;: voilà ce que la commission du Conseil national (CSSS-N) vient de décider, cette fois pour la révision du 2e pilier. Pire encore&nbsp;: au même moment, elle adopte des allègements fiscaux d’environ un demi-milliard pour les gros revenus. L’USS est déterminée à combattre ce projet de démantèlement des rentes.</p><p>Les conditions étaient pourtant réunies pour parvenir à une révision du 2e pilier qui tient la route. Les partenaires sociaux, qui portent ensemble la responsabilité de la prévoyance professionnelle et en assument le financement à travers les caisses de pensions, s’étaient entendus sur un modèle de réforme. Dépassant les lignes partisanes, ils étaient tous d’accord qu’il fallait non seulement maintenir le niveau des rentes, mais aussi améliorer sans attendre la situation scandaleuse, en matière de rentes, des femmes et des personnes travaillant à temps partiel. Avec la décision de ce jour, tout cela devient illusoire.</p><p>Au final, le modèle voulu par la commission est synonyme de coûts supplémentaires exorbitants pour les travailleuses et travailleurs ayant des salaires bas ou moyens. Et cela, après 15 ans de baisses massives des rentes et de cotisations aux caisses de pensions qui n’ont cessé d’augmenter. Au lieu de reconnaître la dure réalité des assuré-e-s, la majorité de droite de la commission préfère suivre les aspirations des assureurs et des banques.</p><p>Les décisions d’aujourd’hui sont particulièrement lourdes de conséquences pour les femmes. En effet, l’écart de rentes qu’elles vivent est incontestablement un des plus gros problèmes que les réformes doivent résoudre. De nombreux parlementaires de droite ont prétendu qu’ils allaient s’y attaquer dans la révision de la LPP. Mais deux ans après la Grève des femmes*, ils laissent doublement tomber les femmes&nbsp;: d’abord en proposant le relèvement de leur âge de la retraite à 65 ans dans AVS&nbsp;21, et maintenant aussi avec cette réforme du 2e pilier.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7941</guid><pubDate>Fri, 29 Oct 2021 14:22:00 +0200</pubDate><title>Reprise du règlement de l&#039;UE établissant l&#039;instrument de soutien financier à la gestion des frontières et à la politique des visas (développement de l&#039;acquis de Schengen)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-du-reglement-de-lue-etablissant-linstrument-de-soutien-financier-a-la-gestion-des-frontieres-et-a-la-politique-des-visas-developpement-de-lacquis-de-schengen</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7907</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 17:49:45 +0200</pubDate><title>Les travailleurs et travailleuses de plateforme doivent être mieux protégés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-travailleurs-et-travailleuses-de-plateforme-doivent-etre-mieux-proteges</link><description>Le Conseil fédéral adopte un état des lieux sur la sécurité sociale des travailleurs et travailleuses de plateformes.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue l’état des lieux sur les nouvelles formes de travail et la sécurité sociale adopté par le Conseil fédéral. Ce rapport fait clairement apparaître que la question de savoir si une personne est engagée ou indépendante ne peut pas être décidée «&nbsp;librement&nbsp;» ou dans le cadre d’une «&nbsp;déclaration concordante des parties&nbsp;». Car la protection des employé-e-s est prioritaire.</p><p>L’USS rejette énergiquement la mise en place d’une telle «&nbsp;liberté de choix&nbsp;» ou «&nbsp;déclaration concordante des parties&nbsp;» comme certains le demandent, de même que la création d’un troisième statut d’activité lucrative pour les travailleurs et travailleuses des plateformes. Ces trois options aboutissent à une protection des travailleurs et travailleuses concernés substantiellement moindre au plan des assurances sociales, à un transfert du risque et des coûts au détriment des salarié-e-s et à une privatisation des assurances sociales.</p><p>Le système en vigueur tient aussi compte des nouvelles formes de travail. Les autorités en place et les décisions des tribunaux sur la question (p. ex. contre le service de taxi de Uber ou le service de livraison notime) confirment que les bases légales existantes peuvent et doivent aussi s’appliquer aux nouveaux rapports de travail engendrés par la numérisation. Cependant, il faut à ce jour qu’à chaque fois, une personne fasse valoir juridiquement ses droits, sinon beaucoup d’employeurs de plateformes pratiquent a priori le «&nbsp;travail au noir numérisé&nbsp;».</p><p>C’est pourquoi l’USS demande que les règles figurant dans les lois existantes soient systématiquement appliquées. Au lieu d’affaiblir la protection juridique, l’USS estime qu’il faudrait bien au contraire introduire une présomption juridique selon laquelle le revenu du travail sur plateforme est reconnu comme un revenu provenant d’une activité lucrative dépendante. Cela renforcerait la couverture sociale des employé-e-s des plateformes et créerait une sécurité juridique.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/7/csm_Lieferdienst_Bringdienst_Maske_iSt-ArtMarie_538237698a.webp" length="103210" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7939</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 13:58:00 +0200</pubDate><title>Modifications de l’ordonnance sur l’aménagement du territoire, de l’ordonnance sur les exigences relatives à l’efficacité énergétique et de l’ordonnance sur les installations à basse tension</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modifications-de-lordonnance-sur-lamenagement-du-territoire-de-lordonnance-sur-les-exigences-relatives-a-lefficacite-energetique-et-de-lordonnance-sur-les-installations-a-basse-tension</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7905</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 13:13:53 +0200</pubDate><title>Loi Covid 19 : La prorogation des mesures de soutien reste nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/loi-covid-19-la-prorogation-des-mesures-de-soutien-reste-necessaire</link><description>Il doit rester possible d’agir rapidement. Les personnes concernées continuent à avoir besoin d’une aide.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’évolution de la situation épidémiologique reste incertaine. La Confédération et les cantons restreignent toujours l’activité économique dans plusieurs branches. En outre, le passé nous a montré que des surprises sont malheureusement toujours possibles. Pour préserver les salaires et les emplois dans cette situation difficile, il faut proroger les allègements relevant du droit des assurances sociales concernant l’assurance-chômage. Les nouveaux mécanismes de soutien mis en place à travers l’allocation pour perte de gain due au coronavirus doivent aussi être maintenus et prolongés ainsi que les aides supplémentaires destinées aux branches concernées comme, en particulier, la culture. Le financement et l’organisation des contrôles liés au coronavirus que les cantons et la SUVA effectuent sur les lieux de travail doivent également être maintenus en tant qu’une protection de la santé qui sera à développer ultérieurement.</p><h3 class="heading--h4">Il doit rester possible d’agir rapidement</h3><p>Dans de nombreux secteurs, comme la culture et la restauration, la sortie de la crise sanitaire s’avère toujours cahoteuse. Le nombre de demandeurs et demandeuses d’emploi en Suisse reste plus élevé qu’avant la crise&nbsp;; cela, aussi en raison des mesures épidémiologiques prises par les autorités. Dans ce contexte, il est irresponsable de renoncer sans nécessité aux bases légales qui permettraient au Conseil fédéral d’intervenir. La participation systématique des partenaires sociaux elle aussi restera déterminante ces prochains mois.</p><h3 class="heading--h4">Les personnes concernées continuent à avoir besoin d’une aide</h3><p>Sur le fond, l’Union syndicale suisse (USS) demande en particulier la prorogation de la base légale en vigueur sur les allègements en matière d’assurance-chômage, mais il reste également important que les pertes de chiffre d’affaires des indépendant-e-s «&nbsp;indirectement touchés&nbsp;» soient compensées. Cet instrument est capital précisément dans le secteur de la culture, où l’on compte beaucoup d’indépendant-e-s. Tant que toutes les restrictions ne seront pas levées, il faudra continuer à atténuer collectivement les pertes de chiffres d’affaires des entreprises et des indépendant-e-s concernés.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7937</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 12:30:00 +0200</pubDate><title>Transfert de tâches publiques du domaine Énergie de l’Approvisionnement économique du pays (AEP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/transfert-de-taches-publiques-du-domaine-energie-de-lapprovisionnement-economique-du-pays-aep</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7909</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 12:23:00 +0200</pubDate><title>30 octobre 2021 :  Journée d’action des syndicats pour plus de salaire et de meilleures conditions de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/30-octobre-2021</link><description>Mobilisations à Berne, Genève, Olten, Zurich et Bellinzone</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les salaires des travailleurs et travailleuses font depuis des années du surplace. C’est pourquoi les problèmes de pouvoir d’achat s’étaient aggravés déjà avant la crise du coronavirus. Pendant cette dernière, les travailleurs et travailleuses ont fourni des prestations extraordinaires dans de nombreuses branches. Les carnets de commandes de beaucoup entreprises sont pleins, mais celles-ci menacent de geler à nouveau les salaires dans tout le pays, alors que les prix augmentent pour les salarié-e-s ordinaires.</p><p>Et les politiques ne font rien pour améliorer les revenus des salarié-e-s. Avec les baisses d’impôts pour les entreprises et les couches supérieures de la société qu’ils ont déjà décidées ou qu’ils prévoient, le Conseil fédéral et le Parlement prennent la direction inverse. Après la crise financière, l’appel à corriger la répartition inégale des revenus et de la fortune s’est fait toujours plus pressant dans le monde entier. Mais les politiques prennent la direction opposée.</p><p>Quelques employeurs et employeuses attaquent même toujours plus les conventions collectives de travail et les syndicats au plan politique pour que les travailleurs et travailleuses reçoivent à l’avenir une part du gâteau encore plus petite.</p><p>Pas d’accord, disent clairement et sans équivoque aucune les syndicats&nbsp;! C’est pour cela qu’ils mobilisent et descendront dans la rue pour demander plus de salaire et des meilleures conditions de travail&nbsp;: le 30 octobre, dans toute la Suisse et pour toutes les professions, à Genève, Olten, Zurich et Bellinzone, ainsi qu’à Berne, spécialement pour le personnel de la santé&nbsp;:</p><p><strong>Genève, </strong>rassemblement à 13 h, Place des Vingt-Deux-Cantons, départ&nbsp;: 13h30<br><a href="https://geneve.unia.ch/manifestations-du-30-octobre" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Infos d'Unia sur la manif à Genève</a></p><p><strong>Berne, </strong>manifestation pour le personnel de la santé : rassemblement à 13 h, Schützenmatte, départ : 13h30.<br><a href="https://ssp-vpod.ch/campagnes/santeenlutte/" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Infos et formulaire d’inscription du SSP sur la manif à Berne</a></p><p><strong>Olten, </strong>rassemblement à 13 h, Bifangstrasse, départ : 13h30.<br><a href="https://biel-solothurn.unia.ch/demo-30-oktober" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Infos d'Unia sur la manif à Olten </a></p><p><strong>Zurich, </strong>rassemblement à 13 h, Helvetiaplatz, départ : 13h30 Uhr<br><a href="https://zuerich-schaffhausen.unia.ch/demo-30-oktober" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Infos d'Unia sur la manif à Zurich</a></p><p><strong>Bellinzone: </strong>rassemblement à 13h, Piazzale Stazione, départ : 13h30.<br><a href="https://ticino.unia.ch/attualita/manifestazione-30-ottobre" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Infos d’Unia sur la manif à Bellinzone</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/f/csm_Demo-Megafon_iStock-andyworks_59cde85faa.webp" length="166356" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7935</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 12:20:00 +0200</pubDate><title>Révision de la loi et de l&#039;ordonnance relatives à une redevance sur le trafic des poids lourds</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-la-loi-et-de-lordonnance-relatives-a-une-redevance-sur-le-trafic-des-poids-lourds</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7899</guid><pubDate>Thu, 21 Oct 2021 10:10:31 +0200</pubDate><title>Égalité des genres et discrimination fondée sur le genre dans le monde du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-genres-et-discrimination-fondee-sur-le-genre-dans-le-monde-du-travail</link><description>Colloque juridique de l’USS le 25 novembre 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p>La loi sur l’égalité (LEg) a été révisée en 2020 et cette année, l’USS a publié le commentaire à son sujet. La thématique de la discrimination dans le monde du travail n’a rien perdu de son actualité : année après année, les statistiques relèvent des différences de salaire considérables entre les hommes et les femmes. Alors qu’une bonne moitié de cet écart peut s’expliquer par des critères objectifs comme la formation, l’expérience et la branche, le reste est de la discrimination salariale pure et simple.</p><p>Mais la discrimination fondée sur le genre va au-delà de cette question : dans un arrêt, le Tribunal fédéral constate que les discriminations sur le lieu de travail en raison de l’orientation sexuelle ne tombent pas sous la LEg&nbsp;! Dans un tel contexte, comment traiter les discriminations à l’égard des femmes et des personnes LGBTQIA+&nbsp;?</p><p>Des intervenant-e-s de haut niveau issus des milieux scientifiques et de la pratique feront le point sur la doctrine juridique ainsi que sur les besoins éventuels d’action.</p><p>&nbsp;</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/agenda/2021/Flyer-USS-ColloqueJurid-21_web.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span>&nbsp; Télécharger le programme complet</a><br><a href="https://uss.sgb.ch/civicrm/event/register?id=18&amp;reset=1" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-pencil fa-pencil-alt" aria-hidden="true"></span>&nbsp;Inscription en ligne</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_CollJuridique21_3db93fc732.webp" length="197832" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7897</guid><pubDate>Wed, 20 Oct 2021 16:06:50 +0200</pubDate><title>Résister est la seule et unique réponse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/resister-est-la-seule-et-unique-reponse</link><description>Après l’agression de l’extrême droite contre la CGIL : grande manif et message de solidarité de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des centaines de milliers de membres des syndicats ont manifesté le 16 octobre dernier à Rome sous le slogan «&nbsp;Fini le fascisme&nbsp;: pour l’emploi, la participation et la démocratie&nbsp;». Telle est leur réponse à l’attaque du siège principal de la Confédération syndicale italienne CGIL. Ce dernier avait été pris d’assaut et mis à sac le 9 octobre, à la suite des débordements qui avaient accompagné une manifestation à Rome d’opposant-e-s à la vaccination. Plusieurs membres de la direction du parti fasciste Forza Nuova y avaient activement participé.</p><p>Dans un message de solidarité, le président de l’Union syndicale suisse (USS), Pierre-Yves Maillard, et le secrétaire de l’USS responsable des questions internationales, Luca Cirigliano, soulignent que «&nbsp;Les intimidations et les destructions n’empêcheront pas les syndicats démocratiques de lutter pour améliorer le sort des gens qui travaillent.&nbsp;»</p><p>On a pu notamment le voir à travers la puissante réponse donnée par le mouvement syndical italien, une semaine à peine après. Lors de cette grande manifestation de centaines de milliers de personnes, des membres des syndicats, côte à côte avec une population troublée par cette évolution et issue de la gauche jusqu’au centre droit, ont demandé que la violence politique prenne fin et que les partis néofascistes soient interdits «&nbsp;sans délai&nbsp;», comme l’a précisé le président de la CGIL, Maurizio Landini.</p><p>L’Italie discute actuellement d’une interdiction des organisations fascistes résurgentes. Sous le fascisme, le mouvement syndical italien avait dû déplorer d’innombrables victimes. Après la Deuxième Guerre mondiale aussi, il a régulièrement été exposé à des attaques de l’extrême droite. En 1955 et 1964 par exemple, des bombes ont explosé au siège principal de la CGIL.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/e/csm_211016_cgil_demo_maipiufascismi_rom_fronttransparent_7250cfd721.webp" length="301782" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7893</guid><pubDate>Tue, 19 Oct 2021 10:37:06 +0200</pubDate><title>Oui à l’initiative sur les soins infirmiers : évidemment !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-a-linitiative-sur-les-soins-infirmiers-evidemment</link><description>Pour des soins de qualité et de bonnes conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis bientôt deux ans, les concerts d’applaudissements pour le personnel soignant sont accompagnés d’un complet déni de réalité de la part du monde politique. La population peut enfin y changer quelque chose le 28 novembre&nbsp;: avec un oui à l’initiative sur les soins infirmiers, les très anciens dysfonctionnements dans le domaine des soins seraient enfin abordés, dans l’intérêt du personnel et de nous toutes et tous.</p><p>«&nbsp;Qui choisit la profession soignante ne le fait pas pour le salaire mais plutôt par idéal&nbsp;», selon le président de l’association zurichoise des hôpitaux, cité dans les médias pendant la première phase de la pandémie de coronavirus. Difficile à battre en termes de mépris pour le personnel infirmier, cette déclaration peut induire la réponse suivante&nbsp;: l’idéal est devenu aussi problématique que le salaire.</p><p>Bien avant la pandémie, l’expérience du quotidien professionnel dans les soins était déjà loin d’être idéale&nbsp;: dans une enquête réalisée en 2019 auprès du personnel soignant, près d’un tiers des personnes interrogées a déclaré avoir été en congé maladie pour des raisons professionnelles une ou plusieurs fois pendant un mois ou plus. De même, un-e soignant-e sur trois a enfreint plus de cinq fois par mois la période de repos légale de onze heures entre deux périodes de travail. Presque toutes les personnes interrogées ont aussi déclaré se sentir épuisées. Et elles sont unanimes à affirmer que la pénurie chronique de personnel et la pression aux économies a déjà un impact sur la qualité des soins.</p><h3 class="heading--h4">Courte longévité professionnelle, forte dépendance envers l’étranger</h3><p>Tout cela a des conséquences tangibles&nbsp;: celles et ceux qui n’en peuvent plus, partent. La durée moyenne de maintien dans la profession du personnel soignant qualifié est de 15 ans seulement, ce qui est très peu par rapport aux autres groupes professionnels. Particulièrement préoccupant et coûteux&nbsp;: un-e soignant-e sur trois quittant prématurément la profession a moins de 35 ans.</p><p>On assiste donc à un exode continu dans le domaine de la santé et des soins de longue durée, qui ne peut être compensé que par l’engagement de personnel soignant venu de l’étranger&nbsp;: la Suisse est le pays occidental qui emploie le plus d’infirmiers et infirmières formés à l’étranger&nbsp;; un tiers de l’ensemble de notre personnel soignant est d’origine étrangère. Et nous le savons tous&nbsp;: sans ces personnes, les EMS et hôpitaux seraient paralysés. Que se serait-il passé au plus fort de la pandémie, si la France et l’Italie avaient fermé leurs frontières non seulement aux vacanciers mais aussi aux milliers de frontaliers et frontalières&nbsp;? Nos voisins ont urgemment besoin de leur propre personnel soignant formé à grands frais, indépendamment de la pandémie. On le remarquera bientôt en Suisse, car les conditions de travail du personnel soignant sont en train de s’améliorer dans tous les pays européens.</p><h3 class="heading--h4">L’offre ne correspond pas à la demande&nbsp;: augmentez les salaires&nbsp;!</h3><p>Alors qu’en Suisse «&nbsp;l’offre&nbsp;» en personnel soignant baisse, la «&nbsp;demande&nbsp;» pour ce même personnel va beaucoup augmenter ces prochaines décennies, ne serait-ce qu’en raison du vieillissement de la population. Aujourd’hui déjà, 11 000 (!) postes de soignant-e-s sont vacants et d’ici 2029, il faudra au total 70’000 infirmières et infirmiers supplémentaires. Il est donc clair que la Suisse a besoin immédiatement d’une offensive massive en matière de formation, comme le demande l’initiative sur les soins infirmiers. Il est tout aussi clair que les professions soignantes ne vont pas devenir plus attractives, sans amélioration des conditions de travail et des perspectives de carrière. Et cela inclut bien entendu les salaires&nbsp;: par rapport au salaire moyen de l’ensemble de l’économie, le personnel soignant de tous les pays européens de l’OCDE gagne plus qu’en Suisse (à l’exception de la Lettonie et de la Lituanie). Chez nous, la moitié des aides-soignant-e-s doivent se contenter d’un salaire de moins de 4000 francs à plein temps. Si l’offre et la demande ne correspondent pas, il est logique de d’augmenter les salaires dans le cas des soins. C’est précisément ce qu’exige l’initiative sur les soins infirmiers, en plus d’une offensive de formation, une rémunération appropriée des prestations de soins, des conditions de travail conformes aux revendications et des possibilités de développement professionnel.</p><h3 class="heading--h4">Remplissez enfin votre devoir&nbsp;!</h3><p>Un oui à l’initiative sur les soins infirmiers est une évidence. C’est une claire invitation aux politiciens et politiciennes à remplir enfin leur devoir et garantir un bon accès aux soins dans toute la Suisse et à long terme. Ni plus ni moins.</p><p>Concernant les coûts que les opposants brandissent pour critiquer l’initiative, c’est un peu comme pour le climat&nbsp;: à long terme, les coûts de l’inaction sont encore plus élevés. Mais contrairement à ce qui se passe dans la politique climatique, en matière de soins nous ne pouvons absolument pas compter sur les autres pour payer à notre place.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_pflegeini-sujet-fr_2098d830d0.webp" length="98184" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8066</guid><pubDate>Fri, 15 Oct 2021 10:49:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 146 : Évolution des effectifs des syndicats en 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-146-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2020</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2020, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 329 149 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 7965 personnes en moins, soit une baisse de 2,36 % des effectifs. C’est certes plus que l’année d’avant (-1,95 %) mais moins que ce que l’on pouvait craindre pour cette première année de pandémie. Le nombre de membres a à nouveau diminué plus fortement chez les hommes (-3,11 %) que chez les femmes (-0,74 %).</p><p>Fin 2020, le nombre de personnes syndiquées en Suisse était de 684 557. Au total, ces organisations ont donc perdu 13 432 membres en 2020, ce qui représente un recul de 1,92 %. Ça représente un taux de syndicalisation de 17,1 % . Ainsi, le taux de syndicalisation de cette première année de pandémie a légèrement baissé de 0,4 % par rapport l’année précédente.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_mitglieder_2020_eric_roset_1a4c3f0e39.webp" length="80888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7769</guid><pubDate>Thu, 14 Oct 2021 14:03:49 +0200</pubDate><title>Révision de l&#039;ordonnance sur la protection des données (OLPD)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-de-lordonnance-sur-la-protection-des-donnees-olpd</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7903</guid><pubDate>Wed, 13 Oct 2021 09:01:06 +0200</pubDate><title>Connaître et faire appliquer ses droits</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/connaitre-et-faire-appliquer-ses-droits</link><description>Nouvel aide-mémoire en ligne pour les apprenti-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus de 400 entrées détaillant les droits et les règles qui encadrent l’apprentissage et protègent les personnes en formation professionnelle: c’est ce que propose depuis aujourd’hui le nouveau guide en ligne de l’Union syndicale suisse (USS) «Je connais mes droits» (<a href="https://www.droits-des-apprentis.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a>). Rédigés dans un langage clair et compréhensible, les textes explicatifs ont été vérifiés par des juristes spécialisés et sont assortis de renvois vers des sites web utiles ainsi que les lois et ordonnances applicables. Temps de travail, vacances ou mobbing: en connaissant leurs droits, les personnes en formation professionnelle peuvent mieux les faire appliquer et ainsi améliorer la qualité de leur apprentissage.</p><p>Plus de 75 000 personnes ont démarré cette année une formation professionnelle de base. Ils ont souvent moins de 18 ans et ne connaissent pas encore le monde du travail. S’ils peuvent compter sur leur employeur pour leur rappeler leurs devoirs, ils et elles n’ont pas toujours une information suffisante à propos de leurs droits. Pourtant, une série de protection particulière valent pour les personnes en situation d’apprentissage.</p><p class="heading--h4">Se défendre en cas de conflit</p><p>Quelle est la durée maximale de travail? Quelles règles s’appliquent au travail de nuit et du dimanche? Comment réagir face à des cas de mobbing ou de harcèlement sexuel? A qui s’adresser pour obtenir de l’aide? L’aide-mémoire complet de la commission jeunesse de l’USS propose des réponses adaptées au contexte de la formation professionnelle, avec des références officielles et des renvois vers les textes légaux applicables.</p><p>Cet outil s’adresse tout particulièrement aux personnes en apprentissage, mais est également une source d’information précieuse pour tou-te-s les jeunes en formation et pour tous les acteurs de la formation professionnelle. Une attention particulière a été apportée au niveau de langue, pour que les textes soient aisément compréhensibles pour un public large. L’ensemble des informations a été vérifié par des juristes spécialisés dans le droit du travail et de la formation.</p><p class="heading--h4">Accessible en ligne gratuitement</p><p>L’aide-mémoire de l’USS est disponible dès aujourd’hui en ligne à l’adresse <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a>. Le site offre une fonction de recherche par mot-clé ainsi qu’un index alphabétique. L’aide-mémoire peut également être <a href="/services/brochures-livres/commander" class="link link--internal">commandé sous la forme d’un livret</a> au prix unitaire de CHF 5.-. Imprimé en Suisse, il comprend un peu plus de 250 pages et se présente dans un format compact et facilement transportable.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7771</guid><pubDate>Tue, 12 Oct 2021 14:21:00 +0200</pubDate><title>Nouveau système de financement de l’asile ; attestations des compétences linguistiques axées sur le contexte suisse dans le cadre des procédures relevant du droit des étrangers et du droit de la nationalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/nouveau-systeme-de-financement-de-lasile-attestations-des-competences-linguistiques-axees-sur-le-contexte-suisse-dans-le-cadre-des-procedures-relevant-du-droit-des-etrangers-et-du-droit-de-la-nationalite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7761</guid><pubDate>Tue, 05 Oct 2021 11:03:26 +0200</pubDate><title>« Non à la suppression du droit de timbre » </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/70000-fois-non-a-la-suppression-du-droit-de-timbre</link><description>Près de 70 000 signatures du référendum sont déposées !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 70 000 signatures contre la suppression du droit de timbre ont été officiellement remises aujourd’hui à la Chancellerie fédérale. Cette arnaque coûterait au moins 250 millions de francs par an. Et ce n’est pas tout&nbsp;: de nouveaux privilèges d'une valeur de plus de deux milliards de francs sont prévus pour les entreprises. Enfin, seules 55 grandes entreprises environ bénéficieraient de ces nouveaux privilèges.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS), ainsi que le PS et les Vert·e·s, avaient lancé un référendum après que le Parlement a décidé de supprimer le droit d’émission sur le capital propre. Ce nouveau privilège fiscal est inacceptable : seules les entreprises très profitables et les hauts revenus y gagnent – pas un sou pour les gens qui travaillent.</p><p>L'arnaque de la suppression du droit de timbre coûterait environ 250 millions de francs par an, et de nouveaux privilèges d'une valeur de plus de 2 milliards de francs sont prévus pour les entreprises. « Accorder des avantages fiscaux aux riches investisseurs et aux hauts revenus est particulièrement scandaleux dans le contexte actuel. Le pouvoir d'achat des travailleurs et travailleuses à bas et moyens revenus est soumis à une forte pression. La suppression du droit de timbre ne leur apportera rien, mais ils et elles ressentiront douloureusement les conséquences de la diminution des rentrées fiscales, par exemple lors des réductions de primes », déclare Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Sans droit de timbre, les pertes fiscales se monteraient à plusieurs centaines de millions de francs. Résultat : les services publics se retrouveront sous la pression de plans d’économies. Pour financer ces cadeaux fiscaux pour les riches, c’est toute la société qui devra faire des sacrifices.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/d/csm_211005_PYM-stempelsteuer-droitdetimbre_b44567c557.webp" length="198602" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7757</guid><pubDate>Tue, 28 Sep 2021 16:34:12 +0200</pubDate><title>La stagnation des primes n’efface pas la nécessité de réformer le financement de la LAMal</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-stagnation-des-primes-nefface-pas-la-necessite-de-reformer-le-financement-de-la-lamal</link><description>Primes-maladie 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pas de hausse de primes d’assurance-maladie pour 2022&nbsp;: la prime moyenne va «&nbsp;même&nbsp;» baisser de 0,2&nbsp;%. Mais cette annonce de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) ne doit pas dissimuler une réalité plus fondamentale&nbsp;: la charge des primes-maladie sur les ménages est déjà beaucoup trop élevée et elle continue d’augmenter, en particulier dans le contexte de baisses de revenus que vivent certaines personnes actuellement. Les réserves des caisses-maladie, elles, ne cessent de croître.</p><p>À première vue, on pourrait croire à une bonne nouvelle&nbsp;: l’OFSP annonce aujourd’hui que les primes moyennes d’assurance-maladie baisseront légèrement l’an prochain. En réalité, ce n’est qu’une toute petite éclaircie. En effet, pour de nombreux ménages, la charge des primes atteint depuis des années déjà 20&nbsp;% du revenu disponible, voire davantage. Elle est donc depuis longtemps financièrement insupportable. Et en 2022, la charge relative que représentent les primes-maladie sur un budget continuera d’augmenter, en tout cas pour les nombreux ménages qui doivent faire face à des pertes de revenus en raison de la crise économique.</p><p>Dans ce contexte, il est d’autant plus préoccupant de voir que tous les efforts visant à améliorer structurellement le système de financement de l’assurance de base sont systématiquement freinés ou renvoyés aux calendes grecques. On le voit bien avec les hausses des subsides pour les primes-maladie ainsi que la question de la réduction des réserves des caisses.</p><p>Alors que le contre-projet indirect à l’initiative sur l’allègement des primes, mis en consultation, était déjà totalement insuffisant, le Conseil fédéral l’a encore tronqué dans son message&nbsp;: la Confédération ne veut pas dépenser un centime de plus pour les réductions de primes et au Conseil des États, les cantons vont se défendre bec et ongles contre les nouvelles conditions, pourtant extrêmement modestes. Il suffit de regarder un peu dans le rétroviseur&nbsp;: au cours des dix dernières années, 20 des 26 cantons ont réduit leurs subsides pour les primes-maladie, parfois massivement.</p><p>La modification de l’ordonnance présentée par le Conseil fédéral concernant la réduction volontaire des réserves par les caisses-maladie est désormais en vigueur. Conséquence (symbolique)&nbsp;: les caisses ont annoncé qu’elles allaient réduire leurs réserves d’environ 380 millions de francs l’année prochaine, c’est-à-dire restituer ce montant aux assuré-e-s. L’année précédente, c’était déjà près de 200 millions. Malheureusement, ce n’est pas assez, et de loin. Ces 380 millions représentent à peine un peu plus de 1&nbsp;% du volume global des primes, et seulement 3&nbsp;% environ de l’ensemble des réserves. Neuf assureurs sur dix ne procèdent à aucune réduction des réserves, et parmi eux, certains ont des taux de solvabilité de plus 500&nbsp;% (l’objectif légal est de 100&nbsp;%&nbsp;!). D’ailleurs globalement, les réserves ne diminuent même pas, au contraire&nbsp;: elles continuent de croître massivement, ne serait-ce que grâce aux gains en bourse. Cet argent appartient aux assuré-e-s et doit enfin leur être restitué, de manière substantielle et dans tout le pays.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7752</guid><pubDate>Sun, 26 Sep 2021 10:22:44 +0200</pubDate><title>Continuer à défendre une politique fiscale juste et équilibrée</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/continuer-a-defendre-une-politique-fiscale-juste-et-equilibree</link><description>Rejet de l’initiative « 99% »</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale Suisse (USS) salue le large oui au mariage pour les couples de même sexe. Il s’agit d’un pas important vers l’égalité aussi dans le monde du travail, qui contribue à réduire le danger de discrimination en emploi. Les couples homosexuels pourront aussi désormais bénéficier d’avantages pour les personnes mariées prévus dans les conventions collectives ou dans certaines entreprises.</p><p>L’USS regrette en revanche le rejet de l’initiative «&nbsp;99%&nbsp;», qui aurait généré des ressources pour des améliorations de prestations publiques nécessaires. Pour de nombreuses personnes aux salaires bas et moyens, les primes d’assurance-maladie sont devenues une charge insupportable et il est urgent de les soulager. Pourtant, au cours des dernières décennies, ce sont les revenus les plus élevés qui ont profité du plus d’allègements fiscaux. Dividendes et intérêts jouissent en Suisse d’une imposition particulièrement avantageuse, à laquelle s’ajoute l’absence d’un impôt fédéral sur la fortune ou de la moindre taxation des gains en capitaux.</p><p>L’amélioration du pouvoir d’achat reste une priorité de l’USS. Il faut renforcer les subsides aux primes d’assurance-maladie. Et il faudra parallèlement bloquer les projets de démantèlement de différents prélèvements touchant les actionnaires et les couches supérieures. Cela passe en premier lieu par le référendum contre la suppression du droit de timbre d’émission.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7747</guid><pubDate>Sat, 18 Sep 2021 15:20:00 +0200</pubDate><title>15 000 personnes défilent à Berne contre les baisses de rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/15-000-personnes-defilent-a-berne-contre-les-baisses-de-rentes</link><description>Un message clair pour le Parlement : Pas touche à nos rentes !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pas moins de 15 000 personnes se sont rassemblées sur la Place fédérale aujourd’hui à Berne pour protester contre les attaques sur les retraites. Le signal envoyé au Parlement est sans équivoque : une révision de l’AVS sur le dos des femmes se heurtera à une résistance farouche. Au lieu de baisser les rentes, il est grand temps de les améliorer. L’écart de rente pour les femmes est d’un tiers et c’est là le vrai scandale. Une large alliance formée de syndicats, de collectifs féministes et de partis politiques avait appelé à cette grande manifestation.</p><p>Aujourd’hui, la rente AVS ne suffit plus pour vivre. Et les prestations du 2e pilier sont en chute libre depuis des années. Pour les femmes, les inégalités sont encore plus criantes à l’âge de la retraite que pendant leur vie de professionnelle. Il faut trouver des solutions à ces problèmes, et vite. Mais la majorité au Parlement continue de faire comme s’ils n’existaient pas. Au contraire&nbsp;: elle prépare plutôt un démantèlement de la prévoyance vieillesse ainsi que des baisses de rentes.</p><p>Il fallait attirer l’attention sur ce scandale. C’est pourquoi une large alliance formée de syndicats, de collectifs féministes et de partis politiques avait appelé à une grande manifestation nationale. Malgré les difficultés liées à la pandémie, 15 000 personnes se sont rassemblées à Berne cet après-midi, pour demander que les rentes soient augmentées, pas baissées&nbsp;: «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;!&nbsp;». Tous les projets de démantèlement – AVS&nbsp;21 en tête – se heurteront à une résistance déterminée.</p><p>Sur la Place fédérale, plusieurs travailleuses de diverses branches professionnelles et venant de toute la Suisse ont témoigné. Elles ont expliqué à quelles difficultés concrètes elles seront confrontées si l’âge de la retraite des femmes est relevé et que l’AVS est affaiblie. Travailler un an de plus, ce n’est souvent tout simplement pas possible après des longues années dans un métier pénible et à assumer le travail non rémunéré de garde et d’assistance. Et ce, alors qu’aujourd’hui déjà, les perspectives en termes de rentes sont sombres en raison des interruptions de carrière, du travail à temps partiel et de la discrimination salariale. Raison de plus donc pour, au contraire, relever le niveau des rentes afin que chacune et chacun puisse bénéficier d’une bonne rente. Par exemple avec une 13e rente AVS.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_210918_SEV_Rd21_MFR8189-c-Manu-Friedrich_0b22dc8b3a.webp" length="227312" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7745</guid><pubDate>Fri, 17 Sep 2021 11:45:52 +0200</pubDate><title>Initiative d&#039;allègement des primes :  un contre-projet inutile</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-dallegement-des-primes-un-contre-projet-inutile</link><description>Le financement de la LAMal reste très antisocial</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le message présenté aujourd’hui par le Conseil fédéral sur le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes maladie (ou initiative 10&nbsp;%) n’apporte strictement aucun soulagement pour les assuré-e-s. Au contraire&nbsp;: la charge des primes-maladie devrait encore s’accroître tout bientôt, alors que depuis des années déjà, de nombreux ménages n’ont plus les moyens d’y faire face.</p><p>Même si la conjoncture économique se remet assez rapidement sur les rails, les personnes à revenus faibles ou moyens ont dû – ou doivent encore – faire face à des pertes de revenu conséquentes dans le sillage de la crise sanitaire. Pour ces gens, la charge des primes-maladie a donc continué d’augmenter substantiellement, malgré les hausses nominales exceptionnellement faibles au cours des trois dernières années.</p><p>En Suisse, une vendeuse de chaussures paie toujours la même prime qu’un avocat d’affaires. Pour elle, c’est trop, pour lui, ce sont des cacahuètes. De nombreux ménages consacrent aujourd’hui plus de 20&nbsp;% de leur revenu disponible pour les primes individuelles. C’est bien sûr de l’argent qui leur manque cruellement ailleurs. Et à l’économie aussi.</p><p>Si cette charge prend de telles proportions, c’est parce que les primes ont presque triplé (!) depuis l’introduction de la LAMal en 1996 et parce que les cantons réduisent depuis des années le seul mécanisme correcteur, à savoir les réductions de primes. Il faut que cette tendance s’arrête, et c’est ce que demande l’initiative d’allègement des primes.</p><p>Au milieu des années 1990, le Conseil fédéral stipulait que les primes de l’assurance-maladie ne devraient pas dépasser 8&nbsp;% du revenu imposable des ménages. Aujourd’hui, cette charge atteint souvent le triple pour de nombreux ménages. Malgré cela, le Conseil fédéral rejette l’objectif social – pourtant nettement moins ambitieux que celui qu’il avait fixé lui-même – visé par l’initiative pour l’allègement des primes-maladie. Avec son contre-projet, il vise simplement à ce que les cantons où la charge est la plus élevée et la participation cantonale la plus faible versent un peu plus de réductions de primes. Cette proposition est absolument insuffisante (la Confédération elle-même ne veut pas payer un centime de plus) et pourtant, elle est déjà vouée à l’échec au Conseil des États.</p><p>Au Parlement maintenant de faire mieux et de faire enfin reposer le financement de l’assurance de base sur des bases viables socialement et économiquement. Sur la base du projet présenté par le Conseil fédéral, les parlementaires devront élaborer un contre-projet qui tienne la route et qui ait de la substance. Mais s’il n’y a pas de volonté politique pour le faire, alors l’initiative d’allègement des primes-maladie doit être soumise le plus rapidement possible en votation populaire.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7737</guid><pubDate>Wed, 15 Sep 2021 17:01:28 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (COVID-19) dans le domaine du transport international de voyageurs</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/ordonnance-sur-les-mesures-destinees-a-lutter-contre-le-coronavirus-covid-19-dans-le-domaine-du-transport-international-de-voyageurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7734</guid><pubDate>Tue, 14 Sep 2021 18:43:02 +0200</pubDate><title>Une réforme de l&#039;AVS qui pénalise les femmes ? Maintenant, ça suffit !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-reforme-de-lavs-qui-penalise-les-femmes-maintenant-ca-suffit</link><description>Le Conseil des États reste sourd face aux problèmes sociaux </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À la retraite, les femmes touchent environ un tiers de rente de moins que les hommes. Cet écart scandaleux n’empêche pas le Parlement de vouloir économiser 10 milliards supplémentaires dans l’AVS, au détriment des femmes, et de réduire leurs rentes AVS de plus de 5 %. Au lieu de s’attaquer de toute urgence à cet écart qui pénalise les femmes, la majorité de droite au Parlement s’en prend, avec AVS 21, directement au pilier le plus important de notre prévoyance. Les décisions sont sans ambiguïté : d’abord les femmes, puis tout le monde. Mais ce projet est voué à l’échec. C’est pour cela que les syndicats – dans une large alliance avec les collectifs féministes et des partis politiques – appellent la mobilisation pour une grande manifestation nationale devant le Palais fédéral, en pleine session, le 18 septembre.</p><p>Fin janvier, plus de 300 000 femmes ont signé l’appel contre la discrimination qu’elles vivent en matière de rentes. En Suisse, les femmes touchent des rentes inférieures d’au moins un tiers à celles des hommes. Mais au lieu de veiller à ce que cet écart soit comblé le plus rapidement possible, les responsables politiques décident de faire exactement le contraire.</p><p>Le Parlement décide de réduire les rentes au détriment des femmes pour un montant de plus de 1,2 milliard par année. Aujourd’hui encore, le Conseil des États a clairement démontré que cette démarche n’est pas destinée à assurer la stabilité financière de l’AVS : il ne veut rien savoir du financement supplémentaire voulu par le Conseil national par le biais du produit des intérêts négatifs de la Banque nationale. Pourtant, ces fonds supplémentaires auraient apporté à l’AVS pratiquement autant d’argent que ce qui devrait être économisé via le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Même les mesures compensatoires proposées aujourd’hui pour les femmes de la génération transitoire ne peuvent dissimuler le fait qu’AVS 21 n’est finalement pas une réforme mais une simple réduction du droit à la retraite sans aucune consolidation financière du système de sécurité sociale.</p><p>Pour l’USS, une chose est sûre : nous n’accepterons pas ces réductions – ni d’ailleurs toutes les autres baisses annoncées des rentes de vieillesse. Une large alliance appelle donc à une <a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/#toutesaberne" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">manifestation devant le Parlement fédéral</a>. Sous le slogan « Touche pas à nos rentes ! », un signal fort sera lancé : les détériorations des retraites, que ce soit dans l’AVS ou dans le 2e pilier, se heurteront à une résistance déterminée.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_4a4b8379cf.webp" length="458888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7731</guid><pubDate>Fri, 10 Sep 2021 14:19:37 +0200</pubDate><title>Les vieilles recettes de plans d’économies ont toujours aussi mauvais goût</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-vieilles-recettes-de-plans-deconomies-ont-toujours-aussi-mauvais-gout</link><description>Session parlementaire d’automne : nouvelles attaques de la droite sur le service public</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La pandémie de coronavirus montre bien l’importance de renforcer et même de développer le service public. Et pourtant&nbsp;: lors de la prochaine session parlementaire d’automne, l’approvisionnement de base du pays se trouvera dans plusieurs domaines sous le feu des attaques.</p><p>Le service public suisse, avec son efficacité et sa couverture sur l’ensemble du pays, a été absolument indispensable pour faire face correctement à la crise que nous traversons depuis un an et demi maintenant. Après la première vague de la pandémie déjà, l’USS a publié un <a href="https://www.uss.ch/corona-virus/detail/dossier-n-139-simplement-essentiel-le-service-public-dans-la-crise" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Dossier </a>consistant qui met en évidence de manière détaillée le rôle-clé des divers domaines d’approvisionnement de base. En effet, il ne s’agissait pas uniquement de la bonne performance du système public de santé, mais également de la fiabilité des transports publics, du tour de force logistique de la Poste, de la couverture médiatique posée de la SSR ainsi que de nombreux autres domaines du service public et de leur main d’œuvre qui étaient au cœur de «&nbsp;la Suisse qui fonctionne&nbsp;» - et le sont encore.</p><p class="heading--h4">Des attaques sur tous les fronts</p><p>Pourtant, cet approvisionnement de base si indispensable se retrouve aujourd’hui sous le feu de plusieurs attaques féroces de la part des protagonistes de la droite néolibérale et conservatrice&nbsp;:</p><ul><li>Ils veulent <a href="https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-bundesrat-immer-mehr-auf-abwegen" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">brader complètement Postfinance</a> et semblent prêts à regarder s’écrouler tout le modèle d’affaires de la Poste (et avec lui l’approvisionnement postal de base).</li><li>Ils veulent <a href="https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-a-la-privatisation-de-l-assurance-de-base" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">largement privatiser le secteur stationnaire des soins</a> en obligeant les cantons à verser chaque année plus de 10 milliards de francs – jusqu’ici destinés aux hôpitaux – directement aux caisses maladie privées.</li><li>Ils veulent <a href="https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-ny-aura-pas-de-tournant-energetique-avec-un-marche-de-lelectricite-liberalise" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">libéraliser le marché de l’électricité</a> et pourront ensuite assister à l’agonie et la disparition des fournisseurs locaux d’énergie. La transition énergétique s’en trouve elle aussi menacée.</li><li>Ils veulent «&nbsp;adapter l’offre à la demande&nbsp;» dans les transports publics, qui n’ont pas encore retrouvé leur taux d’occupation d’avant la crise sanitaire, plutôt que de miser sur leur développement, indispensable en termes de politique climatique.</li><li>Enfin, cerise sur le gâteau, ils veulent aussi dérouler le tapis rouge aux Blochers et Tettamantis du secteur des médias au lieu de consolider un minimum de service public médiatique au moyen du train de mesures adopté au Parlement.</li></ul><p class="heading--h4">Une offensive venant de cantons alpins</p><p>Mais au-delà de ces attaques sur certains secteurs de l’approvisionnement public de base, le Parlement aura à se prononcer au cours de la session d’automne sur d’autres interventions qui remettent fondamentalement en question le service public. Ainsi les conseillers aux États Beat Rieder (PDC/VS) et Andrea Caroni (FDP/AR) demandent au Conseil fédéral dans des motions identiques de modifier la loi pour «&nbsp;endiguer les distorsions de concurrence provoquées par les entreprises publiques&nbsp;».</p><p>Ce que cela veut dire concrètement&nbsp;? Que la Poste renonce à toutes ses activités hors du monopole pour le courrier. Que les hautes écoles spécialisées renoncent à toute forme de financement externe, les hôpitaux font faillite (disparition des «&nbsp;prestations d’intérêt général&nbsp;») et les banques cantonales ferment leurs portes. On se demande bien à quoi ces deux messieurs ont pensé en déposant ces motions.</p><p>Il est toutefois particulièrement irritant que les représentants des régions périphériques se comportent comme les principaux détracteurs des entreprises fédérales. Après tout, ce sont précisément leurs cantons d’origine qui bénéficient le plus – et à tous égards – des services de base qui existent à l’échelle nationale. Ce n’est pas le conseiller aux États Beat Rieder qui peut dire le contraire, lui qui, lorsqu’il s’agit de son propre pré carré, se bat bec et ongle pour le maintien d’une succursale postale locale, une bonne correspondance de bus ou de généreuses subventions pour l’énergie hydroélectrique.</p><p class="heading--h4">Un service public au service du virage climatique</p><p>Les syndicats se battront avec véhémence contre les projets de coupes et de démantèlement. Pour l’USS, il est clair que le service public ne doit en aucun cas être affaibli, mais doit au contraire être développé et étendu. Ce d’autant plus au vu de ce qui est probablement le plus grand défi actuel, le tournant climatique&nbsp;: c’est LE projet collectif pour l’avenir et il ne peut être mis en œuvre efficacement que par des négociations collectives et démocratiques. Avec un service public fort comme levier central.</p><p>Au fil de l’histoire, des exemples emblématiques tels que l’expansion du réseau ferroviaire et la création des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) ou la construction de centrales hydroélectriques et du réseau électrique le démontrent&nbsp;: les programmes collectifs publics qui vont dans le sens du progrès ne connaissent pas d’alternative. Et leur succès est durable. De la même manière, nous devons maintenant prendre en main la transition énergétique. Si nous laissions cette tâche aux investisseurs privés, elle serait vouée à l’échec, car au lieu de tendre vers le bien commun, ils ne viseraient que le profit.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/b/csm_Menschen-in-Bewegung_photocase_rclassen_9315e44618.webp" length="54846" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7743</guid><pubDate>Wed, 08 Sep 2021 19:15:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail (OLT 2)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-2-relative-a-la-loi-sur-le-travail-olt-2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la mise en œuvre de l&#039;initiative parlementaire Graber (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7741</guid><pubDate>Wed, 08 Sep 2021 19:08:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur le stockage obligatoire des semences</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-le-stockage-obligatoire-des-semences</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7739</guid><pubDate>Wed, 08 Sep 2021 19:03:00 +0200</pubDate><title>Deuxième étape de la révision de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT 2)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/deuxieme-etape-de-la-revision-de-la-loi-sur-lamenagement-du-territoire-lat-2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7728</guid><pubDate>Wed, 08 Sep 2021 16:19:49 +0200</pubDate><title>Emplois en danger en raison de l’expiration des règles sur le chômage partiel et signaux contradictoires sur le certificat Covid au travail</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/emplois-en-danger-en-raison-de-lexpiration-des-regles-sur-le-chomage-partiel-et-signaux-contradictoires-sur-le-certificat-covid-au-travail</link><description>Dernières décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les mesures arrêtées aujourd’hui par le Conseil fédéral concernant l’obligation de présenter un certificat Covid souffrent de lacunes et doivent de toute urgence être complétées. Sinon, les salaires et les emplois seront en danger&nbsp;; cela, précisément en pleine phase finale de la pandémie.</p><p>Les expériences faites dans d’autres pays montrent que l’obligation de présenter un certificat peut entraîner, dans l’hôtellerie-restauration ou d’autres branches, des pertes de chiffre d’affaires. Il est donc d’autant plus important que les entreprises concernées puissent continuer à recourir au chômage partiel. Or, des dispositions très importantes expireront début octobre, comme par exemple la procédure simplifiée pour le préavis de réduction de l’horaire de travail. Que le Conseil fédéral n’ait pas prolongé ces mesures parallèlement à sa décision sur le certificat est incompréhensible aux yeux de l’Union syndicale suisse (USS). Pour que les salaires et les emplois ne soient pas menacés, elle attend du gouvernement qu’il procède sans délai aux corrections nécessaires.</p><p>L’introduction du certificat Covid au travail a manifestement été à l’origine de malentendus et de faux espoirs chez certains employeurs. Certains pensent en effet à tort qu’ils peuvent désormais renoncer aux mesures d’hygiène et de protection de la santé. Ce n’est pas le cas. Et si la décision d’introduire ou non un certificat au travail et la manière précise de le faire seront abandonnées à l’employeur, les travailleurs et travailleuses devront être préalablement consultés comme le demandait l’USS. La décision devra faire l’objet d’une communication par écrit dans le cadre des mesures sanitaires en vigueur dans l’entreprise.</p><p>Cela aurait néanmoins plutôt été le rôle des autorités de réglementer de manière précise l’utilisation du certificat au travail, afin d’assurer que les normes respectent la proportionnalité et valent pour tout le monde. Il s’agit désormais de veiller à ce que la protection des données reste garantie sur les lieux de travail et qu’aucune discrimination ne se fasse jour. Les inspectorats du travail devront aussi renforcer leurs contrôles en matière de protection contre le COVID et de protection de la santé sur les lieux de travail. En outre, les travailleurs et travailleuses vulnérables devront toujours bénéficier d’une protection particulière, c’est-à-dire d’un droit au télétravail ou à des allocations pour perte de gain si aucun travail équivalent ne peut leur être proposé.</p><p>L’USS soutient la campagne de vaccination des autorités comme principal instrument de lutte contre la pandémie. Mais beaucoup reste à entreprendre pour que les travailleurs et les travailleuses soient informés de manière facilement compréhensible et que des possibilités simples de se faire vacciner leur soient proposées. Celles et ceux pour qui s’inscrire à une vaccination est difficile ou pour qui ou les heures d’ouverture constituent un obstacle doivent faire l’objet d’efforts particuliers. S’y ajoute que les employé-e-s qui veulent se faire vacciner doivent enfin être systématiquement libérés pendant des heures de travail payées ce que beaucoup d’employeurs ont refusé au début et refusent toujours de faire.</p><p class="text-right"><br> FAQ pour les travailleurs et travailleuses</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_Corona_Mitarbeiter_Gastro_Reinigung_iSt-Antonio_Diaz_548bdbb45f.webp" length="129674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7725</guid><pubDate>Tue, 07 Sep 2021 09:30:00 +0200</pubDate><title>Les salaires doivent augmenter de 2 % ou 100 francs par mois</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-salaires-doivent-augmenter-de-2-ou-100-francs-par-mois</link><description>Reprise, inflation et rattrapage : des hausses tangibles s&#039;imposent</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’économie a retrouvé ou dépassé son niveau d’avant-crise dans la majorité des branches. L’inflation reprend&nbsp;: pendant les mois de négociations salariales, elle sera de 1&nbsp;%. Et avant la crise déjà, les salaires avaient stagné durant plusieurs années. Des augmentations de salaires de 2&nbsp;% ou 100 francs par mois au moins sont donc nécessaires, pour les syndicats de l'Union syndicale suisse (USS). Après avoir fourni des efforts importants durant la crise, les travailleuses et travailleurs doivent profiter du retour à une conjoncture favorable.</p><p>La grande majorité des branches en Suisse est revenue à une situation conjoncturelle favorable. L’activité a repris, et les entreprises font à nouveau des bénéfices. Parallèlement, une augmentation du renchérissement se profile. L’inflation a atteint 0,9&nbsp;% en août et sera de 1&nbsp;% ou plus durant les mois de négociation salariale. Enfin, les années précédant la pandémie avaient été marquées par une stagnation salariale générant un besoin important de rattrapage.</p><p>Les syndicats de l’USS demandent donc une hausse des salaires de 2&nbsp;% ou d’au moins 100 francs par mois. Cette revendication se justifie pour moitié par la compensation du renchérissement et pour moitié par la nécessité de refléter l’amélioration de la productivité dans les salaires réels.</p><p>Les travailleuses et travailleurs de Suisse ont fourni, durant la pandémie, des efforts hors du commun, tout en faisant face à de multiples insécurités. Cet engagement doit être pris en compte et honoré au moment des négociations pour 2022. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, résume&nbsp;: «&nbsp;Les travailleuses et travailleurs ont été au front pendant cette crise, mais l’immense majorité n’a pas encore pas vu la couleur d’une reconnaissance salariale pour ces efforts. Des hausses tangibles sont donc nécessaires.&nbsp;»</p><h3>Revaloriser les bas salaires et les professions à majorité féminine</h3><p>Avec la croissance prévue pour le deuxième semestre 2021 et pour 2022, les marges de manœuvre pour des hausses de salaires existent dans de nombreuses branches. «&nbsp;Au vu de la nette reprise de l’économie, des augmentations salariales sont indispensables&nbsp;», souligne Vania Alleva, présidente d’Unia, en pointant les secteurs de la construction, du second œuvre ou encore du commerce de détail.</p><p>Le besoin est particulièrement important pour les salaires les plus bas. Ces dernières années, les salaires minimums inscrits dans les CCT ont connu une croissance inférieure aux salaires moyens. Pour que la protection contre la sous-enchère salariale reste efficace, les salaires minimums doivent donc être revalorisés, pour atteindre 4000 francs par mois au moins.</p><p>Les professions majoritairement exercées par des femmes doivent être, enfin, sérieusement revalorisées. C’est notamment le cas dans le secteur de la santé, qui connaissent un niveau de rémunération très insuffisant. Secrétaire centrale en charge du secteur de la santé au Syndicats des services publics (SSP), Beatriz Rosende alerte&nbsp;: «&nbsp;Dans les professions qualifiées, le salaire n’est plus suffisant et ne compense pas les sacrifices énormes consentis au quotidien. Pour les personnes pas ou peu qualifiées, même le salaire à 100&nbsp;% frôle le minimum vital&nbsp;!&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Arbeiten-Corona-Maske-Fabrik_iStock_martin-dm_25ea65e89c.webp" length="147876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7723</guid><pubDate>Sat, 04 Sep 2021 16:37:59 +0200</pubDate><title>Participation, oui, précarité, non : droits fondamentaux et sécurité pour toutes et tous !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/participation-oui-precarite-non-droits-fondamentaux-et-securite-pour-toutes-et-tous</link><description>Conférence de la migration de l&#039;USS 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse doit tout faire pour que les personnes migrantes ne soient plus exclues d’une participation active à la vie politique, sociale et économique&nbsp;: c’est sur ce message que s’est terminée le 4 septembre la Conférence de la migration de l’Union syndicale suisse (USS) après une journée de débats et d’ateliers. Les quelque 60 participant-e-s exigent que la population issue de la migration bénéficie de plus de participation et de respect des droits fondamentaux, plutôt que de subir la précarité et l’exclusion.</p><p>La crise du coronavirus a montré que les migrant-e-s ont une importance systémique dans notre pays et restent pourtant beaucoup trop souvent exclus de la pleine participation à la communauté. Pire&nbsp;: ces personnes sont punies lorsqu’elles demandent de l’aide à l’État, par exemple l’aide sociale.</p><p>Même hors période de crise, les chances et les droits ne sont pas répartis équitablement sur l’ensemble de la population. La pandémie a agi un peu comme une loupe&nbsp;: elle a mis en évidence une précarisation permanente et croissante. Lorsqu’en raison de leur origine, des personnes sont exclues de la participation politique, économique, sociale et culturelle, c’est dommageable pour la société et la démocratie. Les syndicats s’engagent pour l’égalité des chances, les droits participatifs et la sécurité de séjour de leurs membres sans passeport suisse. Ils le font au niveau politique, dans le monde du travail et au sein de la société.</p><p>Avec la Conférence de la migration 2021, la Commission des migrations de l’USS a relancé le débat&nbsp;: 60 travailleuses et travailleurs solidaires, avec et sans passeport suisse, ont élaboré ensemble de nouvelles visions de ce que la Suisse pourrait faire pour devenir un exemple en matière de participation et de prospérité pour toutes et tous. Au cours de la matinée, trois exposés d’introduction ont donné des pistes pour les échanges approfondis au sein des groupes de travail&nbsp;: la juriste Marie Moeschler a présenté les effets néfastes du durcissement de la législation sur les étrangers, le journaliste Mattia Lento a évoqué les conséquences de la crise sanitaire sur les migrant-e-s et la conseillère communale bernoise Franziska Teuscher a exposé comment les villes s’efforcent de mener une politique migratoire solidaire malgré les restrictions cantonales et nationales.</p><p>L’après-midi a été consacré à une discussion avec les député-e-s au Conseil des États Paul Rechsteiner et Lisa Mazzone. Au menu de cet échange&nbsp;: le droit de cité suisse ne doit pas se «&nbsp;gagner&nbsp;» par une assimilation, mais bien permettre aux personnes qui vivent ici et qui font partie intégrante de la population d’avoir accès à la participation démocratique. En guise de conclusion, les participant-e-s à la conférence ont réaffirmé les revendications de sécurité économique et de participation pour toutes et tous – indépendamment de l’origine et de la nationalité – en en adoptant deux résolutions&nbsp;: «&nbsp;La pauvreté n'est pas un crime&nbsp;» et «&nbsp;Remédier au déficit démocratique&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/6/csm_SGB_MiK_MFR6842_Foto-ManuFriederich_a59c542302.webp" length="255764" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7720</guid><pubDate>Fri, 03 Sep 2021 10:00:00 +0200</pubDate><title>Vol des rentes : maintenant ça suffit !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vol-des-rentes-maintenant-ca-suffit</link><description>Les syndicats mobilisent contre les réformes des retraites</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes perçoivent aujourd’hui des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. En dépit de cette lacune financière béante, il est question de réaliser 10&nbsp;milliards d’économies supplémentaires dans l’AVS sur leur dos. Les femmes ne sont guère mieux loties dans le deuxième pilier, où l’érosion insidieuse des rentes LPP touche tout le monde, tandis que les cotisations salariales ne cessent d’augmenter. Là encore, le Parlement s’apprête à accentuer encore les inégalités&nbsp;: selon les récentes décisions de la commission compétente, un très grand nombre de vendeuses, d’infirmières et d’enseignantes paieraient davantage –&nbsp;tout en recevant moins. Les femmes occupées à temps partiel, qui ont la plus grave lacune de prévoyance, seraient durement touchées. Au lieu d’empoigner le problème urgent du niveau insuffisant des rentes, la majorité bourgeoise du Parlement préfère s’attaquer frontalement à d’importants piliers de la sécurité sociale. Maintenant ça suffit&nbsp;! Les syndicats appellent à une manifestation nationale devant le Palais fédéral, en pleine session, le 18&nbsp;septembre.</p><p>À la fin de janvier plus de 300&nbsp;000 femmes ont signé l’appel contre la détérioration de leurs rentes. Car en Suisse, les femmes obtiennent des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. Or au lieu de veiller à combler au plus vite cette lacune, le monde politique fait tout le contraire – en décidant d’amputer les rentes des femmes de plus de 1,2&nbsp;milliard de francs par an. Aude Spang, secrétaire à l’égalité d’Unia, résume ainsi la situation&nbsp;: «&nbsp;le projet AVS 21 ne fait que démanteler les rentes&nbsp;: les femmes devraient en effet travailler une année de plus et continuer à payer des cotisations AVS durant cette année, mais elles recevraient leurs rentes pendant une année de moins. C’est un affront&nbsp;!» Pas plus tard que cette semaine, le Parlement a démontré qu’il ne ne s’intéresse en réalité pas à la stabilité financière de l’AVS en agissant de la sorte, puisque la commission des États a rejeté le financement additionnel décidé par le Conseil national, qui souhaitait affecter au premier pilier le bénéfice issu des intérêts négatifs pratiqués par la Banque nationale suisse. Cet apport aurait valu à l’AVS des recettes supplémentaires presque équivalentes aux économies générées par le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, résume&nbsp;: «&nbsp;Les femmes se voient offrir ce qu'elles ne veulent pas (un âge de la retraite plus élevé) et refuser ce dont elles ont besoin (des salaires égaux et de bonnes rentes)&nbsp;».</p><h3 class="heading--h4">Dans le deuxième pilier aussi, la réforme s’annonce problématique</h3><p>Les rentes du deuxième pilier ne cessent de diminuer depuis quinze ans, alors que les cotisations sont en hausse. En réponse à cette évolution, il est urgent de stabiliser les rentes. Là encore, il faut améliorer la situation des femmes à la retraite.</p><p>Or des dérapages sont également à craindre dans la réforme de la LPP – alors même que durant le débat parlementaire sur l’AVS, les femmes avaient été priées de patienter en vue d’une compensation dans le deuxième pilier. En effet, la commission songe à un modèle résolument antisocial, qui grèverait lourdement les salaires moyens tout en ménageant les plus hauts revenus. Gabriela Medici en indique les conséquences concrètes&nbsp;: «&nbsp;les décisions portant sur la réforme de la LPP entraîneraient des baisses de rentes allant jusqu’à 12&nbsp;%. Pour une femme âgée de 48&nbsp;ans, cela représenterait une perte de rente de presque 200&nbsp;francs par mois&nbsp;!&nbsp;» La proposition soumise par le conseiller national de Courten est indécente vis-à-vis des vendeuses, des infirmières ou des enseignantes. Car les plans de prévoyance en vigueur dans le commerce de détail, la couverture LPP dont bénéficient les infirmières, les postières et les enseignantes les excluent de la compensation proposée. Ce n’est pas tout. Au lieu de prévoir des mesures pour combler la lacune actuelle de prévoyance de ces femmes, on cherche à leur ponctionner encore de l’argent. Elles n’auraient droit qu’à titre exceptionnel au «&nbsp;nouveau&nbsp;» supplément de rente. Une vendeuse de Coop s’expose par contre à des coûts supplémentaires pouvant atteindre 2000&nbsp;francs par an, destinés à financer le supplément de rente d’autres personnes. Même une factrice de la Poste occupée à temps partiel et gagnant un modeste salaire de moins de 3000&nbsp;francs par mois risque d’être mise à contribution à hauteur de 1200&nbsp;francs. Et cela pendant que la participation des plus hauts revenus serait plafonnée à moins de 4400&nbsp;francs.</p><h3 class="heading--h4">Levée de boucliers contre le démantèlement des rentes</h3><p>Maintenant ça suffit&nbsp;! Les syndicats n’accepteront pas de nouvelle coupe dans les rentes. «&nbsp;Nous combattrons les coups de boutoir que l’industrie financière porte contre notre système de retraites&nbsp;», résume Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS). Une large alliance appelle à une manifestation massive devant le Palais fédéral. Il s’agit de donner un signal clair, sous la devise «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;»&nbsp;: les détériorations de rentes, qu’il s’agisse de l’AVS ou de la LPP, se heurteront à une résistance acharnée.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7718</guid><pubDate>Tue, 31 Aug 2021 09:26:00 +0200</pubDate><title>Conséquences du COVID-19 : deuxième paquet de mesures pour les transports publics</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/consequences-du-covid-19-deuxieme-paquet-de-mesures-pour-les-transports-publics</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7713</guid><pubDate>Fri, 27 Aug 2021 10:46:00 +0200</pubDate><title>Modifications de l’ordonnance covid-19 – évolution de la situation dans les hôpitaux et autres procédures</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/modifications-de-lordonnance-covid-19-evolution-de-la-situation-dans-les-hopitaux-et-autres-procedures</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7709</guid><pubDate>Tue, 24 Aug 2021 10:35:00 +0200</pubDate><title>Des taux d&#039;intérêts trop bas dans le 2e pilier!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-taux-dinterets-trop-bas-dans-le-2e-pilier</link><description>Pas de majorité pour relever le taux minimum LPP, malgré tous les signes encourageants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis des années, les rendements des caisses de pensions dépassent largement la rémunération par les intérêts. Les caisses de pensions ont ainsi pu amasser des réserves bien garnies et atteindre des taux de couverture élevés – alors que les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser et les cotisations des assuré-e-s d’augmenter. Comme les rendements se maintiennent à un niveau élevé, il faut absolument opérer un changement de cap et relever le taux de rémunération des avoirs de vieillesse. L’Union syndicale suisse (USS) s’est battue pour une hausse du taux minimum au sein de la Commission fédérale LPP, dans le but de stabiliser les rentes en chute libre et rétablir une certaine confiance dans le 2e&nbsp;pilier – sans succès.</p><p>Tous les indicateurs et toutes les tendances le prouvent&nbsp;: les réserves des caisses de pensions sont pleines à craquer et leurs rendements de placements sont considérables. Malgré la pandémie, la performance financière a atteint 4,09&nbsp;% (hors charges) au cours de l’année boursière 2020, selon l’indice des caisses de pensions de l’UBS. À 4,72&nbsp;%, le rendement moyen des cinq dernières années fait lui aussi bonne figure. Depuis le début des mesures en 2006, la performance financière atteint 74,61&nbsp;%. L’examen de tous les grands indices confirme également la bonne situation des marchés financiers pour l’année en cours. Les institutions de prévoyance quant à elles sont dans une bonne situation financière. Ainsi, la haute surveillance de la prévoyance professionnelle a récemment confirmé que le taux de couverture moyen – 119,9&nbsp;% à la fin du mois de juin 2021 – n’a jamais été aussi élevé. De même, un tiers des institutions de prévoyance ont entièrement constitué leurs réserves de fluctuation de valeur des placements. Cependant, malgré ces signaux clairs et contre la revendication de l’USS, une majorité de la Commission fédérale LPP s’est opposée à une augmentation - même modeste - du taux d’intérêt minimum LPP.</p><p>Pour l’USS, cette décision est incompréhensible. Comment expliquer aux assuré-e-s que le taux minimum LPP n’augmente pas si l’on regarde l’évolution décrites ci-dessus&nbsp;? En effet, outre le maintien du niveau des rentes, c’est aussi la constitution et l’alimentation du capital de prévoyance qui sont essentielles pour que la confiance dans le 2e&nbsp;pilier ne s’érode pas encore davantage.</p><p>Par ses décisions, la Commission LPP fait fi de la mission légale du taux d’intérêt minimal, soit de garantir que les rendements des placements soient crédités aux assuré-e-s. Un regard sur la pratique confirme qu’une augmentation du taux d’intérêt minimal serait réalisable pour les caisses de pensions&nbsp;: l’année dernière, le taux d’intérêt moyen sur les avoirs de vieillesse de toutes les caisses était supérieur à 2&nbsp;% (Swisscanto 2021). Mais au lieu de se baser sur la réalité d’une institution «&nbsp;moyenne&nbsp;» – ce qui est la seule façon de remplir la fonction de référence légale –, une majorité de la Commission LPP suit les schémas des assureurs pour fixer le taux d’intérêt minimum. Les assureurs sont toutefois bien plus préoccupés par leurs bénéfices que par les rentes de vieillesse des travailleuses et travailleurs. Pas étonnant dès lors que deux tiers des assuré-e-s ont le sentiment qu’on leur vole leurs rentes lorsqu’ils les voient baisser sans arrêt. La Commission aurait pu faire quelque chose pour inverser la vapeur. Au Conseil fédéral maintenant de prendre cette responsabilité.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7701</guid><pubDate>Mon, 23 Aug 2021 11:15:35 +0200</pubDate><title>Augmenter les subsides aux primes maladies au lieu de faire des cadeaux fiscaux aux plus riches !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/augmenter-les-subsides-aux-primes-maladies-au-lieu-de-faire-des-cadeaux-fiscaux-aux-plus-riches</link><description>Votations du 26 septembre : l’USS soutient l’initiative 99 %</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que feriez-vous si vous aviez 26 millions de francs&nbsp;? Pour la plupart des gens, avoir autant d’argent est presque inimaginable. Mais pour les 50&nbsp;000 personnes les plus riches en Suisse, c’est juste «&nbsp;normal&nbsp;». Ce 1&nbsp;% de la population de notre pays possède 43&nbsp;% de la fortune totale&nbsp;! Ces personnes sont propriétaires d’entreprises, d’immeubles d’habitations, de forêts et de terres agricoles, et elles en font leurs affaires. Les dividendes et les revenus des loyers rapportent beaucoup d’argent&nbsp;: ça peut vite atteindre un million de francs par année.</p><p>Avec la flambée du marché des actions et de l’immobilier, les très riches sont devenus encore plus riches. L’écart des fortunes et des revenus n’a cessé de se creuser depuis les années 1990&nbsp;: à l’époque, le pourcent le plus riche de la population possédait 33&nbsp;% de la fortune totale. Depuis, ils ont non seulement profité du boom des marchés financiers, mais aussi de la politique fiscale. En effet, de nombreux cantons ont sensiblement baissé les impôts sur le revenu, l’impôt sur la fortune a été divisé par deux à bien des endroits et l’impôt sur les successions a été aboli pour les descendant-e-s directs.</p><p>Pour nous, personnes à petits et moyens revenus, la situation n’est pas du tout la même&nbsp;: les salaires ont certes augmenté petit à petit – grâce aux campagnes syndicales en faveur des salaires minimaux et de meilleurs salaires en général. Mais la politique n’a pas du tout été de notre côté&nbsp;: la Confédération et les cantons ont préféré baisser les impôts pour les nanti-e-s plutôt que d’augmenter les subsides pour les primes d’assurance-maladie. Résultat&nbsp;: de plus en plus de ménages n’arrivent plus à faire face aux coûts que représentent les primes maladie, qui engloutissent souvent bien plus de 10&nbsp;% du revenu des ménages. À cela s’ajoutent les loyers qui ne cessent d’augmenter et la pénurie de logements dans les centres. Pour de nombreuses familles et ménages, il est de plus en plus difficile de boucler les fins de mois avec leur salaire ou leur rente.</p><p>Pourtant, les représentant-e-s des classes aisées et de l’économie aux Chambres fédérales ne l’ont toujours pas compris. Au contraire&nbsp;: ces élu-e-s préparent de nouvelles baisses d’impôts pour les actionnaires et les investisseurs. Les titulaires d’obligations ne devraient plus payer d’impôt anticipé et l’émission d’actions serait exemptée d’impôt (suppression du droit de timbre d’émission). En plus, les rentes de la prévoyance vieillesse devraient baisser encore pour que les gros revenus puissent payer moins de cotisations&nbsp;! L’USS combat ces projets par voie de référendum.</p><p>L’initiative 99&nbsp;% va plus loin&nbsp;: elle exige un changement de cap en faveur de la population ordinaire. Elle prévoit d’imposer davantage les plus hauts revenus et de faire bénéficier la population des recettes fiscales que cela engendrerait. Par exemple en augmentant enfin les subsides pour les primes d’assurance-maladie et en relevant les rentes AVS. C’est pourquoi l’USS soutient cette initiative.</p><p class="text-center"><br><a href="/actuel/campagnes/combattre-les-inegalites-imposer-plus-justement-les-revenus-du-capital" class="button">Site web de la campagne de l'USS</a></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/7/csm_darktable.0C7N80_4023ca8720.webp" length="272316" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7755</guid><pubDate>Mon, 23 Aug 2021 10:37:00 +0200</pubDate><title>Combattre les inégalités : Imposer plus justement les revenus du capital</title><link>https://www.uss.ch/actuel/campagnes/combattre-les-inegalites-imposer-plus-justement-les-revenus-du-capital</link><description>OUI à l’initiative 99 % le 26 septembre 2021 !</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/0/csm_99parc_grafik_25150572c8.webp" length="26188" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7698</guid><pubDate>Fri, 20 Aug 2021 17:28:29 +0200</pubDate><title>Réforme LPP 21: les salarié-e-s devront payer plus pour toucher moins </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reforme-lpp-21-les-salarie-e-s-devront-payer-plus-pour-toucher-moins</link><description>Le compromis des partenaires sociaux sur la LPP est laminé en commission
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission compétente du Conseil national (CSSS-N) torpille le projet équilibré de réforme de la LPP, élaboré par les partenaires sociaux. Elle décide plutôt de baisser encore les rentes du 2e pilier de jusqu’à 12&nbsp;% pour les travailleuses et travailleurs et d’introduire des allègements importants pour les gros revenus. Elle balaie ainsi toute possibilité de réduire quelque peu l’écart de rente des femmes, fermant les yeux sur une réalité pourtant criante. Au bout du compte, le «&nbsp;modèle de Courten&nbsp;» est synonyme de coûts supplémentaires énormes pour les assuré-e-s ayant des salaires faibles à moyens. Cela fait 15 ans que les rentes du 2e pilier sont en chute libre et que les cotisations ne cessent d’augmenter&nbsp;: cette réforme de la LPP est donc vouée à l’échec si la commission ne revient pas à la décision initiale.</p><p>Pour les vendeuses ou les infirmières par exemple, cette proposition de la commission est désastreuse. Elles seront les premières à passer à la caisse avec leurs petits salaires. Non seulement elles ne toucheront pas de supplément de rente, mais elles devront, en plus, payer les suppléments des autres personnes qui sont assurées seulement dans la LPP obligatoire. Pour un salaire modeste de 45&nbsp;000 francs par an, cela représente à peu près 2000 francs sur 15 ans. Ces femmes auraient pourtant besoin de toute urgence d’une hausse des rentes, comme le proposent les partenaires sociaux et le Conseil fédéral. Mais non&nbsp;: ce sont bien au contraire les hauts revenus qui verraient leurs charges s’alléger, car le plafond LPP est désormais le facteur décisif. Et parce qu’ils bénéficieraient d’importants allégements fiscaux dans le cadre des 2e et 3e piliers.</p><p>Les assurances et les banques ont donc réussi à s’imposer sur toute la ligne auprès de la commission. Au lieu de contribuer à stabiliser les rentes LPP et de réduire résolument l’écart de rente des femmes, elles misent sur le développement de la prévoyance privée. Avec leurs visées purement lucratives, elles mettent en péril un compromis historique entre les partenaires sociaux qui apporterait à la LPP la modernisation dont elle a un urgent besoin ainsi que des améliorations rapides de la situation que connaissent les femmes en termes de rentes de vieillesse.</p><p>Après 15 ans d’érosion dans le 2e pilier, il est primordial de stabiliser les rentes. Les assuré-e-s ne vont pas rester les bras croisés et continuer de payer plus pour toucher moins de rente. Aujourd’hui déjà, de moins en moins de gens touchent assez pour vivre. Mais au lieu de regarder cette réalité en face, la commission propose une nouvelle baisse des rentes allant jusqu’à 12&nbsp;% et met les bâtons dans les roues à toute velléité de solidarité. Et ce, avec un coût global encore plus élevé.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7705</guid><pubDate>Fri, 20 Aug 2021 12:36:00 +0200</pubDate><title>Procédure de consultation sur le taux d’intérêt minimal LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/procedure-de-consultation-sur-le-taux-dinteret-minimal-lpp2022</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund spricht sich in seiner Vernehmlassungsantwort (siehe Link unten) für eine Erhöhung des Mindestzinsatzes in der Beruflichen Vorsorge aus und begründet dies ausführlich.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7703</guid><pubDate>Fri, 20 Aug 2021 12:32:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les épidémies – vaccination pour les frontaliers </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-epidemies-vaccination-pour-les-frontaliers</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7707</guid><pubDate>Tue, 17 Aug 2021 12:41:00 +0200</pubDate><title>Adaptation de la stratégie nationale en matière de tests (COVID-19)</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/adaptation-de-la-strategie-nationale-en-matiere-de-tests-covid-19</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7693</guid><pubDate>Mon, 09 Aug 2021 15:42:55 +0200</pubDate><title>Le OUI au mariage pour toutes et tous est aussi important pour les salarié-e-s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-oui-au-mariage-pour-toutes-et-tous-est-aussi-important-pour-les-salarie-e-s</link><description>Votation du 26 septembre 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’inégalité au plan juridique favorise les discriminations. Les salarié-e-s LGBTIQ ne le savent que trop bien. C’est pourquoi l’introduction, depuis trop longtemps en souffrance, du mariage pour toutes et tous en Suisse constitue un pas important vers plus de justice précisément aussi dans le monde du travail. Les syndicats s’engagent de toutes leurs forces pour un OUI le 26 septembre&nbsp;!</p><p>En matière d’égalité juridique des personnes LGBTIQ (lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, trans, personnes intersexes et queer), la Suisse est depuis 20 ans à la traîne de ses voisins européens. Si, à la suite de l’extension de la protection contre la discrimination dans le code pénal, ce retard s’est récemment à nouveau réduit, une grave lacune subsiste néanmoins concernant l’accès au mariage civil. Après plusieurs essais au niveau parlementaire, une votation populaire va avoir lieu le 26 septembre prochain sur le «&nbsp;mariage pour tous&nbsp;» en raison du référendum saisi avec succès par les milieux de la droite conservatrice contre le projet adopté par une large majorité du Parlement.</p><p class="heading--h4">Des améliorations concrètes dans le monde du travail</p><p>La révision adoptée du Code civil accorde aux couples du même sexe non seulement le droit au mariage, mais aussi la naturalisation facilitée de la ou du partenaire ainsi que l’adoption conjointe et – pour les couples mariés de femmes – l’accès au don de sperme en Suisse. Jusqu’à ce jour, les couples homosexuels étaient privés de tous ces droits qui vont de soi pour les couples hétérosexuels&nbsp;; cela, malgré l’introduction en 2007 du «&nbsp;partenariat enregistré&nbsp;».</p><p>La nouvelle loi faciliterait également beaucoup les choses lorsqu’il s’agit d’indiquer son état civil.&nbsp; La Suisse ne connaît actuellement pas de «&nbsp;mariage civil light&nbsp;» ouvert indifféremment à tout le monde, comme par exemple le PACS français que les couples hétérosexuels peuvent aussi choisir. En conséquence, la spécification de l’état civil («&nbsp;en partenariat enregistré&nbsp;»), demandée en particulier lors d’une candidature à un emploi, implique aujourd’hui toujours qu’il y ait automatiquement outing. Et à l’heure actuelle, ce dernier a encore, dans un monde du travail de loin pas encore libéré de préjugés et de discriminations, des conséquences par trop souvent pénalisantes pour les personnes concernées, que ce soit déjà par le refus d’une embauche ou, par après, à travers une exclusion sociale sur le lieu de travail ou des moqueries lors de l’excursion de l’entreprise.</p><p>Mais au-delà, il est important pour le monde du travail que, par exemple, beaucoup de grandes firmes (et aussi quelques conventions collectives de travail) prévoient des réglementations en faveur des couples travaillant dans la même entreprise, comme le droit à prendre des vacances en même temps. De telles dispositions ne s’appliquent pas encore partout, aussi pour les partenariats enregistrés. Ici, le mariage pour toutes et tous offrirait une solution.</p><p class="heading--h4">Il restera encore beaucoup à faire, même après</p><p>Le mariage pour toutes et tous n’est pas uniquement un signal attendu depuis trop longtemps à l’intention de la société mais également un message clair adressé aux employeurs et employeuses et selon lequel, les personnes LGBTIQ sont désormais placées sur un pied pratiquement d’égalité au plan juridique (à tout le moins les lesbiennes et les gays) avec les hétérosexuel-le-s et cette égalité doit aussi être systématiquement appliquée dans le monde du travail.</p><p>Pour les syndicats, le combat contre les discriminations dans le monde du travail se poursuivra aussi après le 26 septembre. Car les mêmes droits, tant face au bureau d’état civil que devant l’autel, n’empêcheront pas, par exemple, les licenciements abusifs des personnes trans pendant la transition ou la double discrimination des travailleuses lesbiennes. Or, après un OUI au «&nbsp;mariage pour tous&nbsp;» le 26 septembre, on pourra d’autant mieux se focaliser précisément sur ces abus concrets. Un «&nbsp;non&nbsp;» ramènerait par contre la Suisse de nombreuses années en arrière en matière de politique de l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/d/csm_Frau-Regenbogenfahne_Eva-Blanco-Fotografia_photocase_5f23c0d979.webp" length="140922" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7669</guid><pubDate>Wed, 21 Jul 2021 15:22:35 +0200</pubDate><title>Ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA) - nombres maximums 2022</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/ordonnance-relative-a-ladmission-au-sejour-et-a-lexercice-dune-activite-lucrative-oasa-nombres-maximums-2022</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7662</guid><pubDate>Thu, 15 Jul 2021 10:10:41 +0200</pubDate><title>Conférence de la migration de l’USS 2021</title><link></link><description>«Participation, oui, précarisation, non : droits fondamentaux et sécurité pour toutes et tous»
Samedi 4 septembre 2021 à Berne.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/b/csm_miko-illustration_48f8fbcce0.webp" length="133998" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7685</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 17:20:00 +0200</pubDate><title>Dispositions qui prévoient la mise en place d’un frein à la réglementation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dispositions-qui-prevoient-la-mise-en-place-dun-frein-a-la-reglementation-1</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7683</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 17:15:00 +0200</pubDate><title>Loi sur l’allégement des coûts de la réglementation pour les entreprises (LACRE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-sur-lallegement-des-couts-de-la-reglementation-pour-les-entreprises-lacre</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7673</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:58:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance réglant l’admission à la circulation routière et de l’ordonnance sur le contrôle de la circulation routière</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-reglant-ladmission-a-la-circulation-routiere-et-de-lordonnance-sur-le-controle-de-la-circulation-routiere</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7672</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:56:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur l’Etat hôte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-letat-hote</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7671</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:50:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnances 1 relative à la loi sur le travail (OLT 1) et l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail (OLT 2)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-l-olt1-et-l-olt2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7670</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:48:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la géoinformation (LGéo)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-la-geoinformation-lgeo</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7668</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:15:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur les devoirs de diligence et de transparence dans les domaines des minerais et métaux provenant de zones de conflit et du travail des enfants (ODiTr)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-sur-les-devoirs-de-diligence-et-de-transparence-dans-les-domaines-des-minerais-et-metaux-provenant-de-zones-de-conflit-et-du-travail-des-enfants-oditr</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7667</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:13:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration: test de dépistage du COVID-19 en cas de renvoi ou d’expulsion</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers-et-lintegration-test-de-depistage-du-covid-19-en-cas-de-renvoi-ou-dexpulsion</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7666</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:10:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur les produits chimiques (OChim)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ordonnance-sur-les-produits-chimiques-ochim</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7665</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:07:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la procédure de déclaration au sein du groupe en matière d&#039;impôt anticipé (PDF, 662 kB)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-sur-la-procedure-de-declaration-au-sein-du-groupe-en-matiere-dimpot-anticipe-pdf-662-kb</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7657</guid><pubDate>Thu, 01 Jul 2021 18:40:39 +0200</pubDate><title>Prolongation de la protection douanière minimale pour le sucre</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/prolongation-de-la-protection-douaniere-minimale-pour-le-sucre</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7695</guid><pubDate>Wed, 30 Jun 2021 09:16:00 +0200</pubDate><title>Postfinance : le Conseil fédéral fait fausse route</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-bundesrat-immer-mehr-auf-abwegen</link><description>Une privatisation complète irréfléchie et erronée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a présenté aujourd’hui son message sur la révision partielle de la loi sur la révision de la Poste (LOP). Il opte ainsi pour la privatisation complète de Postfinance, en déconnection totale avec les questions qui se posent sur l’avenir de l’approvisionnement postal de base. Les syndicats combattront ce projet.</p><p>Lors de la dernière consultation sur la révision de la loi sur l’organisation de la Poste (LOP), la privatisation partielle de Postfinance envisagée par le Conseil fédéral a été rejetée à une large majorité. Mais au lieu d’abandonner ce projet, le Conseil fédéral est allé encore plus loin et a pris en janvier une décision de fond en faveur de la privatisation complète de la banque postale. À peu près au même moment, le gouvernement a mis en place un groupe d’expert-e-s chargé d’élaborer un rapport sur le développement de l’approvisionnement de base. Il était donc prévu de s’atteler aux «&nbsp;modifications correspondantes de la législation postale&nbsp;» sur la base de ce rapport. On pouvait donc légitimement s’attendre à ce que le Conseil fédéral adopte un éventuel message sur la privatisation de Postfinance après avoir pris connaissance des conclusions du groupe d’expert-e-s. Il est donc totalement incompréhensible et irresponsable que le Conseil fédéral, une fois de plus, fonce tête baissée et brûle ainsi les étapes.</p><p>Cette décision du Conseil fédéral ne constitue pas seulement une atteinte au mandat de prestations de base dans le domaine du trafic des paiements. Il s’agit avant tout d’une attaque en règle contre le service public en général. En effet, la Poste ne fonctionne aujourd’hui qu'à travers son modèle d’affaires autonome, qui repose surtout sur les effets de synergie du réseau postal. Une défection de Postfinance conduirait donc à une scission de l’ensemble du groupe postal suisse et est donc totalement inacceptable.</p><p>Postfinance doit se conformer aux exigences de la FINMA pour les grandes banques, mais dans le domaine des prêts, elle n’a pas le champ d’action d’une grande banque. Cette situation, défendue par le lobby financier depuis des années, est totalement absurde. Puisque Postfinance appartient à la Confédération, celle-ci devrait tout simplement lui délivrer une garantie de capital (à l’instar de ce que les cantons font pour leurs banques cantonales) et enfin l’autoriser à accorder des prêts. Le Conseil fédéral propose aussi ces deux points dans son message (le premier, toutefois, uniquement à titre de mesure temporaire) et les deux sont corrects. Mais certainement pas la combinaison de ces deux changements avec une privatisation, dans le cadre de laquelle tous les revenus antérieurs et supplémentaires seraient versés exclusivement à des investisseurs privés - au lieu de profiter au grand public.</p><p>En outre, le débat tout à fait utile et nécessaire sur le développement futur du service postal de base pourra être mené dès l’automne, après la publication du rapport d’expertise susmentionné. Mais dans le calme, de manière fondée et orientée vers l’avenir.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_postfinance1_1ade932860.webp" length="101762" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7655</guid><pubDate>Tue, 29 Jun 2021 09:59:57 +0200</pubDate><title>Non à la suppression du droit de timbre</title><link>https://www.uss.ch/actuel/campagnes/non-a-la-suppression-du-droit-de-timbre</link><description>Le Parlement a décidé de supprimer le droit d’émission sur le capital propre. Ce nouveau privilège fiscal est inacceptable.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_DroitDeTimbre-4-3_dd1b66870b.webp" length="68260" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7652</guid><pubDate>Fri, 25 Jun 2021 16:49:38 +0200</pubDate><title>La Commission du Conseil national suit les partenaires sociaux dans la réforme de la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-national-suit-les-partenaires-sociaux-dans-la-reforme-de-la-lpp</link><description>Travail.Suisse, UPS et USS se félicitent, mais certains des amendements proposés diminuent inutilement les chances du projet de rallier une majorité.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Peu avant la pause estivale, la commission ad hoc du Conseil national a entamé ses délibérations sur la réforme de la prévoyance professionnelle. Le projet mis sur la table par le Conseil fédéral est basé sur le compromis des partenaires sociaux, que les associations d'employeurs et de travailleurs ont élaboré conjointement. Les partenaires auteurs du compromis se félicitent de la volonté de la Commission de suivre le projet dans une large mesure. Toutefois, certains des amendements proposés diminuent inutilement les chances du projet de rallier une majorité.</p><p>Les membres de la Commission de politique sociale du Conseil national ont dû avoir la tête qui tourne – comme le savent bien les partenaires sociaux, pour l’avoir expérimenté. Lors d'âpres négociations en 2018/2019, ceux-ci ont élaboré un projet de réforme du deuxième pilier intitulé «&nbsp;Compromis des partenaires sociaux&nbsp;». Le Conseil fédéral a adopté le compromis fin 2020, pour ensuite le soumettre aux Chambres sous le nom de "LPP 21". Voilà que la Commission de politique sociale a commencé cette semaine à traiter ce dossier.</p><p>Sur le plan du contenu, le projet réduit à 6,0 pour cent le taux de conversion minimal de la LPP, actuellement de 6,8 pour cent, et entend adapter le deuxième pilier aux réalités du marché du travail. Le principal objectif est de renforcer la prévoyance vieillesse en faveur des salariés à temps partiel et des travailleurs à bas salaires par des mesures qui profiteront notamment à de nombreuses femmes. La véritable pièce maîtresse du projet issu du compromis est un supplément de rente qui maintient le niveau des prestations malgré la réduction du taux de conversion et diminue en même temps certaines lacunes actuelles en matière de rentes.</p><p>Comme elle l’a annoncé, la commission entend – à l’instar du Conseil fédéral - suivre dans une large mesure le projet des partenaires sociaux. Elle a pris dans ce sens une option fondamentale, même si les délibérations se poursuivront après la pause estivale. Les partenaires sociaux se félicitent de ce choix et y voient la confirmation du bien-fondé de leurs travaux préalables. Alors que les autres modèles proposés ne garantissent qu’en partie le maintien des prestations et seulement dans le cadre du régime obligatoire de la LPP, le compromis des partenaires sociaux apporte une réponse globale aux défis actuels du deuxième pilier.</p><p>Les partenaires sociaux, en revanche, sont critiques à l'égard de certains changements proposés par la Commission : par exemple, le processus d'épargne, qui s’étend actuellement de 25 à 64/65 ans, devrait commencer selon elle à l'âge de 21 ans. Or, un pareil changement n’est pas seulement contraire à un modèle de prestations cohérent&nbsp;; il alourdit aussi considérablement la facture, notamment pour les PME, ce qui s'explique par le fait que les entreprises industrielles et commerciales, en particulier, ont souvent une main-d'œuvre relativement jeune. La proposition de la Commission augmenterait la charge financière de manière disproportionnée pour les employés comme pour les employeurs, alors que les avantages ne seraient pas perceptibles avant au moins 40 ans.</p><p>Selon sa communication, la Commission souhaite aussi autoriser des possibilités d’achats et de déductions fiscales plus larges pour la prévoyance vieillesse - ce qui entraînerait des pertes fiscales plus importantes. Sur ces deux points, la Commission s'engage donc sur une corde raide mettant inutilement en péril la capacité du projet de loi à rallier une majorité. Les partenaires sociaux appellent donc la Commission recentrer ses efforts sur le même objectif commun qu'eux : une réforme dépouillée du 2ème pilier ayant l’assise la plus large possible et qui soit capable d'obtenir un soutien majoritaire.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7650</guid><pubDate>Fri, 25 Jun 2021 10:35:39 +0200</pubDate><title>La situation des salarié-e-s s’améliore, mais des pas supplémentaires sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-situation-des-salarie-e-s-sameliore-mais-des-pas-supplementaires-sont-necessaires</link><description>Libre circulation des personnes avec des mesures d’accompagnement efficaces: un système progressiste. Commentaire de l’USS sur le rapport observatoire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nombre d’immigrant-e-s est principalement déterminé par la situation économique et le besoin des entreprises en main-d’oeuvre. C’est ce que montre l’histoire de la politique migratoire suisse, ou encore la comparaison de la Suisse avec des pays dont les politiques d’immigration sont basées sur des systèmes dits à points, parfois liés à des contingents (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande).</p><p>Ce qui peut et doit être piloté, c'est la « qualité » de la migration. À savoir les conditions de travail, les droits en matière de séjour et de sécurité sociale ainsi que les qualifications. À cet égard, l’actuel système de libre circulation des personnes avec des mesures d'accompagnement est bien meilleur que les autres systèmes. Toute personne souhaitant immigrer en Suisse dans le cadre de la libre circulation a besoin d’un emploi ou d’un contrat de travail. Les mesures d’accompagnement veillent à la protection des salaires. Et de meilleurs droits de séjour et de sécurité sociale permettent aux migrant-e-s de mieux se défendre contre les abus.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7641</guid><pubDate>Mon, 21 Jun 2021 12:39:11 +0200</pubDate><title>Des mesures plus ambitieuses sont nécessaires pour combattre la discrimination salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-mesures-plus-ambitieuses-sont-necessaires-pour-combattre-la-discrimination-salariale</link><description>Analyse de l&#039;écart salarial entre femmes et hommes : rapport final de l&#039;OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La différence de salaire entre les femmes et les hommes s’est encore creusée ces dernières années&nbsp;: elle atteint désormais 19&nbsp;%, dont quasiment la moitié relève de la discrimination pure et simple. C’est le constat affligeant que l’on peut lire dans une analyse de l’augmentation de l’écart salarial pour les femmes effectuée par l’Office fédéral de la statistique (OFS) et publiée récemment. Pour lutter fermement contre ce phénomène, l’Union syndicale suisse (USS) exige la mise en œuvre systématique et déterminée – dans le cadre du partenariat social – de la révision de la loi sur l’égalité (LEg). D’autres mesures sont impératives et tout aussi importantes&nbsp;: de meilleurs salaires dans les branches dites féminines, une répartition équitable entre les mères et les pères du travail familial non rémunéré ainsi qu’un nombre suffisant de structures d’accueil financées par l’État, telles que les crèches et l’accueil extrascolaire.</p><p>Le dernier rapport de l’OFS sur l’écart salarial entre les femmes et les hommes atteste noir sur blanc que celui-ci a augmenté entre 2014 et 2018&nbsp;: bien que les femmes aient progressé dans la formation et même dépassé les hommes, cela ne se traduit pas par de meilleurs salaires. Au contraire, les femmes gagnent 19&nbsp;% de moins que les hommes. Cette différence s’explique notamment par le fait que les femmes sont massivement surreprésentées dans les emplois aux salaires nets inférieurs à 5000 francs. Les primes et versements exceptionnels jouent également un rôle important&nbsp;: ils sont nettement plus élevés pour les hommes que pour les femmes (415 contre 155 francs) si l’on prend la moyenne sur l’ensemble de l’économie.</p><p>La pandémie actuelle a très clairement montré que les salaires versés aux femmes, majoritaires dans les emplois de nettoyage, du commerce de détail, des professions de santé ou de la garde d’enfants ne rendent pas justice à l’énorme responsabilité et à la charge que représente ce travail. Il est donc urgent de procéder à une revalorisation monétaire de ces professions.</p><p>Même si une partie de l’écart salarial peut s’expliquer par des différences dans les choix professionnels, la formation et le déroulement de la vie professionnelle, ces facteurs ne déterminent que la moitié, à peine, de l’écart salarial. Selon les auteur-e-s du rapport, certains facteurs non étudiés, comme le travail à temps partiel, pourraient expliquer en partie la différence salariale «&nbsp;inexpliquée&nbsp;». Mais l’USS estime tout de même qu’une grande partie de ces 8&nbsp;% est due à de la discrimination. Le fait que l’écart salarial inexpliqué pour les employées à temps plein est encore plus élevé (9&nbsp;%) que pour les employées à temps partiel (environ 7&nbsp;%) confirme cette estimation. Cela signifie que même une charge de travail à temps plein ne protège donc pas les femmes d’un écart salarial.</p><p>Il faut maintenant des mesures efficaces pour combattre cette discrimination salariale, des dispositions qui vont plus loin que celles prévues dans la révision de la loi sur l’égalité. Le 13 juin, la population du canton du Jura a prouvé que de telles mesures peuvent obtenir un soutien majoritaire&nbsp;: elle a en effet adopté – avec 88&nbsp;% de OUI&nbsp;! – des dispositions plus ambitieuses contre la discrimination salariale.</p><p>Le rapport de l’OFS souligne aussi les phénomènes bien connus que sont la «&nbsp;pénalité de maternité&nbsp;» et la «&nbsp;prime de paternité&nbsp;»&nbsp;: ainsi, les différences salariales expliquées et inexpliquées sont plus importantes entre les femmes et les hommes mariés qu’entre célibataires. Lorsque les femmes deviennent mères, l’évolution de leur salaire tend à s’aplatir, tandis que la paternité entraîne en général plutôt une hausse du revenu. C’est d’une part lié au fait que les femmes (doivent) mettent souvent de côté leurs aspirations en matière de carrière et de revenus au profit du travail familial non rémunéré. D’autre part, les stéréotypes sociaux jouent également un rôle important&nbsp;: on présuppose que les femmes mariées sont moins flexibles et moins axées sur la performance, tandis que les hommes mariés sont toujours considérés comme les soutiens de famille.</p><p>Afin de se détacher vraiment de cette répartition traditionnelle des rôles et de permettre aussi aux mères d’être économiquement indépendantes, il est urgent de mettre en place des conditions-cadres permettant une répartition plus équitable du travail familial non rémunéré entre les femmes et les hommes. Il faut aussi des structures publiques à l’échelle nationale, telles que des crèches, des écoles de jour et des places de soins ambulatoires et stationnaires pour les adultes nécessitant soins et assistance.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7634</guid><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 14:59:39 +0200</pubDate><title>Il n’y aura pas de tournant énergétique avec un marché de l’électricité libéralisé</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-ny-aura-pas-de-tournant-energetique-avec-un-marche-de-lelectricite-liberalise</link><description>Le Conseil fédéral s’égare</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral semble n’avoir rien appris des dernières semaines&nbsp;: malgré l’échec de l’accord-cadre et de la loi sur le CO2, il veut maintenant faire passer la libéralisation totale du marché de l’électricité avec un projet de loi complètement surchargé. C’est une stratégie irresponsable, qui nuira finalement aussi au tournant énergétique.</p><p>C’est avec incompréhension que l’USS prend acte du message présenté aujourd’hui par le Conseil fédéral sur l’«&nbsp;acte modificateur unique pour un approvisionnement en électricité sûr&nbsp;». Les syndicats se sont toujours opposés à l’ouverture du marché de l’électricité aux petits consommateurs, pour de bonnes raisons. Les promesses de ce projet - des prix plus bas, une meilleure qualité&nbsp;! - ne sont pas réalistes. D’une part, la Suisse dispose déjà d’un approvisionnement en électricité de qualité et d’une stabilité du réseau, d’autre part, les prix réels de l’électricité pour les clients finaux privés sont ici plus bas que dans le reste de l’Europe. Si le marché était entièrement libéralisé, quelque 700 entreprises d’approvisionnement en énergie se retrouveraient en concurrence pour attirer les clients finaux dans tout le pays - avec des campagnes de marketing coûteuses financées par les prix de l’électricité. Les distributeurs d’énergie y perdraient la prévisibilité et la sécurité des investissements, soit la base de la stabilité du réseau et du passage à un approvisionnement décentralisé en énergies renouvelables.</p><p>Après l’échec de l’accord-cadre en particulier, il est totalement incompréhensible que le Conseil fédéral s’en tienne à l’ouverture du marché de l’électricité. Après tout, elle a toujours été décrite essentiellement comme une condition nécessaire à la conclusion d’un accord sur le marché de l’électricité avec l’UE, qui fait désormais partie des perspectives lointaines. Seules les grandes entreprises électriques FMB, Axpo et Alpiq, au service desquelles le Conseil fédéral semble maintenant vouloir se mettre, ont un intérêt matériel à l’ouverture du seul marché domestique de l’électricité. Conscient de cette situation partiellement compliquée, le Conseil fédéral a emballé l’ouverture du marché de l’électricité dans l’«&nbsp;acte modificateur unique&nbsp;» présenté aujourd’hui en la liant à la révision de la loi sur l’énergie pour promouvoir les énergies renouvelables incluses dans le paquet. Qu’un paquet aussi chargé n’a aucune chance réelle en votation populaire aurait dû paraître clair au Conseil fédéral, au plus tard après le dernier dimanche de votation.</p><p>Heureusement, au cours de la session d’été qui vient de s’achever, le parlement a posé les jalons pour que le tournant énergétique ne subisse pas bientôt le même naufrage que celui de la protection du climat. La mise en œuvre de l’initiative parlementaire «&nbsp;Promotion les énergies renouvelables de manière uniforme&nbsp;», qui vient aussi d’être adoptée par le Conseil national, anticipe de nombreux éléments importants de la révision de la loi sur l’énergie, et ce sans ouverture dommageable du marché de l’électricité. Le Conseil des États doit maintenant faire avancer au plus vite les travaux de cette révision et développer davantage la promotion des énergies renouvelables (notamment le photovoltaïque) et de l’efficacité énergétique.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7632</guid><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 11:44:00 +0200</pubDate><title>Covid-19: cinquième étape d’assouplissement</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/covid-19-cinquieme-etape-dassouplissement</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7630</guid><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 11:07:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance COVID-19 mesures dans le domaine du transport international de voyageurs</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/ordonnance-covid-19-mesures-dans-le-domaine-du-transport-international-de-voyageurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_Aero_Icarus-flickr_airbus_swiss_efb23db3a4.webp" length="262646" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7628</guid><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 11:02:25 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur un système d’alerte COVID-19 pour les manifestations (OSAM)</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/ordonnance-sur-un-systeme-dalerte-covid-19-pour-les-manifestations-osam</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/5/csm_Desinfektion-haende-spruehnebel_iStock-zsv3207_5d6cc34e7e.webp" length="374376" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7626</guid><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 10:58:05 +0200</pubDate><title>Guide commun pour les marchés publics TRIAS</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/guide-commun-pour-les-marches-publics-trias</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7620</guid><pubDate>Tue, 15 Jun 2021 14:37:04 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance COVID-19 assurance-chômage </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/modification-de-lordonnance-covid-19-assurance-chomage-2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_NIAID-flickr_corona_virus_sars_cv2_covid19_modell_print_3d_CC_BY_2.0_86e29e412d.webp" length="117678" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7619</guid><pubDate>Tue, 15 Jun 2021 13:40:13 +0200</pubDate><title>Protection des salarié-e-s : Guy Parmelin devra tenir ses engagements </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/guy-parmelin-veut-ameliorer-la-protection-des-salarie-e-s-en-suisse</link><description>Conférence annuelle de l’OIT : coronavirus et protection contre le licenciement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le président de la Confédération Guy Parmelin a inauguré le 7 juin à Genève la 109e Conférence internationale du Travail 2021, plus haute instance de l’Organisation internationale du Travail (OIT), l’agence de l’ONU qui traite des questions relatives au travail dans le monde. Lors de son allocution, le conseiller fédéral s’est engagé à améliorer la protection des travailleurs et travailleuses en Suisse.</p><p>Nous prenons au mot Monsieur Parmelin&nbsp;: la Suisse n’a en effet toujours pas mis en œuvre les recommandations de l’OIT concernant l’amélioration de la protection contre les licenciements contraires aux droits fondamentaux. La médiation mise en route en 2019 sur mandat du Conseil fédéral et sous la présidence de Franz Steinegger n’a donné encore aucun résultat.</p><p>Le Conseil fédéral s’est engagé vis-à-vis des partenaires sociaux et de l’OIT à proposer, au plus tard en 2022, une révision de la loi conforme aux exigences du droit international (conventions de l’OIT, CEDH). La pression est forte sur le gouvernement suisse&nbsp;: si rien ne se passe, la Suisse se retrouvera à nouveau dans le viseur de la commission de l’application des normes de l’OIT (la plus haute juridiction du travail de l’ONU).</p><p>Autre sujet abordé lors de la grande réunion annuelle&nbsp;: la protection de la santé comme faisant partie intégrante de la protection des salarié-e-s. En Suisse, les gens travaillent beaucoup trop, trop longtemps et de manière trop irrégulière. La réglementation du temps de travail y est unilatéralement favorable aux employeurs, et le droit du travail suisse n’est plus – et depuis fort longtemps – un modèle en matière de protection contre l’épuisement professionnel ou contre l’effacement des limites entre temps libre et temps de travail. De plus, nous faisons face actuellement à des phénomènes tels que la multiplication du télétravail, mais aussi à des initiatives parlementaires extrêmes qui veulent de fait supprimer la protection de la santé au travail. Dans ce contexte, nous prenons de nouveau Monsieur Parmelin et le Conseil fédéral au mot&nbsp;: la Suisse a besoin de plus de protection de la santé au travail, pas de moins.</p><p class="heading--h4">COVID-19 au cœur des débats&nbsp;: plus de protection, moins de précarité</p><p>La crise du coronavirus a mis en lumière les défaillances criantes dans le monde du travail en matière de sécurité au travail et de protection de la santé. Les rapports de l’OIT sur ce sujet en témoignent clairement.</p><p>Pour de nombreuses personnes, le lieu de travail est l’endroit où elles ont été infectées par le virus. Souvent, la protection la plus élémentaire faisait et fait toujours défaut, aussi en Suisse, comme l’ont constaté de nombreux salarié-e-s. Et ça coince encore trop souvent dans l’application de la protection de la santé en Suisse&nbsp;: le nombre d’inspecteurs et d’inspectrices, et donc la densité des inspections, est trop faible pour garantir efficacement le respect des dispositions de la loi sur le travail.</p><p>La Suisse n’a pas encore signé la Convention n° 155 de l’OIT sur la protection de la santé. De plus, la loi sur le travail ne vaut même pas pour tous les salarié-e-s&nbsp;: l’agriculture ou le travail domestique par exemple en sont exclus. Il est donc impératif que la conférence de l’OIT de l’année prochaine désigne la sécurité et la santé au travail comme des droits fondamentaux sur le lieu de travail. Il est tout aussi urgent que la Suisse augmente la fréquence des inspections dans le domaine de la protection de la santé ainsi que leur financement.</p><p>La pandémie a mis au jour la «&nbsp;brutalité insupportable des inégalités multiples et grandissantes dans nos sociétés, qui trouvent souvent leur origine dans le monde du travail&nbsp;», a souligné à cette occasion le directeur général de l’OIT Guy Ryder. Pour lutter contre ce phénomène, il faut des emplois sûrs avec des salaires équitables et une sécurité sociale complète. La crise du COVID-19 doit servir d’opportunité pour créer un monde du travail avec une bonne protection de la santé, avec de l’égalité et sans conditions de travail précaires. La Suisse a encore beaucoup à faire pour y parvenir.</p><p class="heading--h4">Les femmes et les migrant-e-s sont les plus durement touchés</p><p>Au début de la crise sanitaire, la précarité et la pauvreté en Suisse sont devenues visibles pour tout le monde. On a vu se former de longues files d’attente pour la distribution de colis alimentaires dans des villes riches comme Genève et Zurich, une vision complètement inusitée. L’État a alors pris rapidement des mesures pour contenir les pires conséquences de la lutte contre pandémie. Il a mis en place des structures tripartites pour gérer au mieux cette crise et a toujours consulté au préalable les partenaires sociaux, en particulier les syndicats. Cet effort a été reconnu lors de la conférence de l’OIT.</p><p>Malgré ces mesures importantes, de nombreuses personnes sont passées entre les mailles du filet social. Les «&nbsp;travailleurs et travailleuses pauvres&nbsp;», c’est-à-dire les personnes qui n’ont pas eu droit au chômage partiel ou à un salaire, comme le personnel de nettoyage sur appel dans les ménages privés, ont été contraints de se rendre aux distributions de nourriture.</p><p>Aujourd’hui encore, on y voit des migrant-e-s sans permis de séjour&nbsp;; ou avec un permis, mais sans aucun droit à l’assurance chômage ou à l’aide sociale&nbsp;; ou encore des personnes qui n’osent pas demander l’aide sociale de peur de perdre leur droit de résidence. Le droit à l’assistance en cas de besoin est un droit fondamental en Suisse. Mais les migrant-e-s qui font usage de ce droit peuvent perdre leur permis de séjour pour cette raison. C’est inacceptable.</p><p>Les femmes, et surtout les femmes migrantes, sont les plus durement touchées, comme en témoignent les rapports de l’OIT. Pourtant, leur travail est d’une valeur inestimable, en particulier dans les professions essentielles, comme par exemple celles des soins. Elles assurent l’approvisionnement de base de la société et le fonctionnement du système de santé. Et leur travail ne s’arrête pas là&nbsp;: arrivées à la maison, beaucoup d’entre elles doivent encore s’occuper des enfants et même assumer des tâches scolaires lorsque les écoles et les jardins d’enfants sont fermés. Il s’agit d’une charge énorme, en particulier pour les femmes migrantes, qui ne sont souvent pas en mesure d’aider leurs enfants parce qu’elles ne maîtrisent pas la langue scolaire ou ne disposent pas de connaissances numériques suffisantes.</p><p>La Conférence de l’OIT l’a bien montré&nbsp;: des améliorations s’imposent dans tous ces domaines. Aussi – surtout&nbsp;! – dans ce pays riche qu’est la Suisse, où les différences salariales sont particulièrement choquantes et les outils de contrôles trop faibles.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7616</guid><pubDate>Mon, 14 Jun 2021 19:51:19 +0200</pubDate><title>Grève des femmes*: un signal qui traduit l’impatience des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/greve-des-femmes-un-signal-qui-traduit-limpatience-des-femmes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 100&nbsp;000 femmes et hommes solidaires étaient dans les rues aujourd’hui à l’occasion du 14 juin. Les participant-e-s à plus de 40 actions et manifestions à l'appel des syndicats et des collectifs régionaux dans tout le pays ont envoyé un message clair: il faut maintenant des progrès en matière d’égalité. Et tout recul est inacceptable, comme avec le projet de baisse des prestations AVS 21 en discussion au Parlement. La mobilisation démontre que le mouvement pour l’égalité reste fort et maintient ses ambitions: du respect! Avec de meilleurs salaires et de meilleures rentes.</p><p>Ecarts salariaux en progression, discriminations persistantes, rentes trop basses pour les femmes: les raisons de manifester, en ce 14 juin 2021, étaient nombreuses. Deux ans après la grève des femmes de 2019, la vraie égalité est encore loin. Et avec AVS 21, c’est même une régression que le Parlement prévoit, puisque cette réforme signifie une économie d’un milliard par an sur le dos des femmes. L’opposition à ce projet scandaleux a été au cœur de nombreuses mobilisations aujourd’hui, et il continuera à se heurter à la résistance déterminée des femmes et des syndicats.</p><p>Dans toute la Suisse, des manifestations et des actions ont réuni près de 100 000 personnes. Cette mobilisation démontre démontré que l’engagement pour l’égalité n’a rien perdu de sa vigueur. Femmes et hommes solidaires ont demandé de véritables progrès vers l’égalité salariale, alors que la situation s’est aggravée au cours des dernières années. Il est également temps pour une meilleure reconnaissance et rémunération des activités exercées majoritairement par des femmes, qu’elles soient salariées ou non. Enfin, le Parlement doit renoncer à démanteler l’AVS et s’attaquer au contraire enfin au problème grave des rentes des femmes qui ne permettent pas de vivre.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/4/csm_2021-06-14-geneve-1EB85A12-ABC5-4331-A07C-01FEEBAEDCD0-2642-00000165EAB37A7C_3629ac6005.webp" length="350586" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7612</guid><pubDate>Mon, 14 Jun 2021 17:57:00 +0200</pubDate><title>14 juin 2021 : Du respect ! De meilleurs salaires, de meilleures rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-2021-du-respect-de-meilleurs-salaires-de-meilleures-rentes</link><description>Grève féministe</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des écarts salariaux grandissant entre hommes et femmes, des discriminations persistantes et de scandaleuses lacunes dans les rentes de femmes&nbsp;: deux ans après la grève historique des femmes*, nous sommes encore loin d’une vraie égalité. Avec AVS 21, le parlement planifie même une régression sur le dos des femmes. C’est pourquoi les les syndicalistes seront nombreuses à descendre à nouveau dans la rue le 14 juin. Par plus de 40 actions de protestations, mobilisations et manifestations, les femmes demandent&nbsp;: du respect&nbsp;! avec de meilleurs salaires et de meilleures rentes.</p><h3 class="heading--h4">Lacunes dans les rentes de femmes&nbsp;</h3><p>Les salaires inférieurs, les emplois à temps partiel et le travail non rémunéré sont à l’origine des rentes scandaleusement basses des femmes, en moyenne d’un tiers inférieures à celles des hommes. Au rythme actuel, cet écart n’aura disparu que dans 80 ans. Les lacunes au niveau des rentes reflètent la répartition inégale des opportunités professionnelles pour les femmes. Et tant que le fonctionnement de la prévoyance professionnelle ne change pas, la carrière professionnelle typique des femmes continuera à conduire à des rentes indignement basses.</p><p>De nombreuses femmes ne parviennent pas à l’indépendance financière à la retraite, leurs maigres rentes ne suffisant pas pour vivre. Et pourtant, la réforme des retraites AVS 21 est orientée contre les femmes, raison pour laquelle l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes rencontrera une farouche opposition. «&nbsp;AVS 21&nbsp;: pas question&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;: la lutte contre cette réforme des retraites sur le dos des femmes est au cœur de nombreuses mobilisations en ce 14 juin.</p><h3 class="heading--h4">Salaires inférieurs et discrimination</h3><p>C’est dans les branches et professions où la proportion de femmes est élevée que les salaires sont les plus bas&nbsp;: les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de devoir se contenter d’un bas salaire. La pandémie de coronavirus a très clairement montré que le travail des femmes n’est ni reconnu à sa juste valeur ni correctement rémunéré. De nombreuses femmes ne sont pas ou que peu&nbsp;payées pour leur travail&nbsp;: elles renoncent à des revenus professionnels pour s’occuper d’enfants ou de proches malades. Et celles qui exercent ce travail comme salariées dans les crèches, hôpitaux ou maisons de retraite subissent de bas salaires et des conditions de travail difficiles.</p><p>Il est donc d’autant plus intolérable que la discrimination salariale envers les femmes ait augmenté entre 2014 et 2018, alors qu’elles ont continué à rattraper leur retard en matière de formation pendant cette période. Cet abus grandissant sera mis en évidence par des actions syndicales à 15h19 en de nombreux endroits. À partir de cette heure, les femmes ne sont plus payées, 5 minutes plus tôt qu’en 2019.</p><p>La lutte contre les inégalités est donc plus que jamais d’actualité. Avec plus de 40 actions décentralisées, mobilisations et manifestations dans tout le pays, les femmes exigent des mesures concrètes et rapides pour plus d’égalité. Aperçu des actions prévues sur <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_14Juin21-SoMe_544c574d4f.webp" length="61338" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7614</guid><pubDate>Mon, 14 Jun 2021 17:09:20 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance réglant l’admission des chauffeurs (OACP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-reglant-ladmission-des-chauffeurs-oacp</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7610</guid><pubDate>Sun, 13 Jun 2021 15:38:31 +0200</pubDate><title>De bonnes nouvelles pour les salarié-e-s, mais pas pour le climat</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/de-bonnes-nouvelles-pour-les-salaries-mais-pas-pour-le-climat</link><description>Votation populaire du 13 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rejet de la loi sur le CO2 signifie pour la Suisse qu’elle restera en retard dans la lutte pour le changement climatique. Ce résultat ne change rien à la nécessité d’agir, et il faudra veiller également à l’avenir à la dimension sociale des mesures prises pour réduire les émissions. De l’autre côté, le fort soutien à la loi Covid-19 et deux décisions dans les cantons apportent de bonnes nouvelles pour les salarié-e-s du pays. Les instruments efficaces de lutte contre les conséquences économiques de la pandémie sont maintenus. A Bâle-Ville, le premier salaire minimum de Suisse alémanique est introduit. Et enfin, le Jura montre la voie en matière de lutte contre les inégalités salariales entre femmes et hommes en adoptant une loi pionnière.</p><h3 class="heading--h4">Loi Covid-19&nbsp;: instruments efficaces préservés</h3><p>L’Union syndicale suisse salue la large approbation de la loi Covid-19. La loi fournit la base légale aux instruments et mesures de soutien introduits souvent sous la pression des syndicats, et qui ont fait leurs preuves pendant la crise. Ce résultat protège de nombreux travailleurs et travailleuses notamment d’un arrêt brutal des mesures prises en matière de chômage partiel, avec la couverture améliorée du salaire pour les revenus les plus bas. Le «&nbsp;oui&nbsp;» très clair permet d’envisager avec davantage de sérénité la sortie des turbulences économiques provoquées par la pandémie et qui continuent de secouer certains secteurs. Cette majorité claire est aussi un signal pour le Conseil fédéral que le soutien financier actuel ne doit pas cesser trop tôt.</p><h3 class="heading--h4">Loi sur le CO2&nbsp;: un revers qui met en lumière la dimension sociale</h3><p>L’Union syndicale suisse regrette le refus de la loi sur le CO2, qui fait prendre un retard considérable à la Suisse en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Le résultat négatif ne change rien à l’urgence d’agir&nbsp;: le réchauffement climatique est là, et ses conséquences, par exemple à travers les événements météorologiques extrêmes, frapperont avant tout les personnes à bas et moyens revenus, ainsi que de nombreuses travailleuses et travailleurs dans le cadre de leur activité.</p><p>La campagne de votation a démontré le rôle central de la question sociale. Elle devra être, y compris dans le cadre d’une éventuelle nouvelle loi, traitée de manière plus sérieuse, de sorte que le coût de la transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement tienne mieux compte encore du pouvoir d’achat. Toute taxe incitative doit ainsi être autant que possible redistribuée. Quant aux investissements nécessaires pour réduire massivement les émissions, ils incombent aux collectivités publiques qui sont largement en capacité de le faire au vu de leur situation financière. Enfin, le renforcement des services publics, notamment dans les transports et la logistique, est l’une des meilleures manières de réduire les émissions et d’augmenter simultanément la qualité de vie.</p><p>La protection du climat est une tâche collective qui ne doit pas faire reposer la responsabilité uniquement sur les individus et leurs choix personnels. L’USS continuera à s’engager pour une action rapide et socialement juste contre le changement climatique.</p><h3 class="heading--h4">Loi MPT&nbsp;: une regrettable extension des pouvoirs de la police</h3><p>L’USS regrette l’adoption de la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT). La loi contient trop d’éléments disproportionnés et outrepasse l’objectif déclaré. Il faut maintenant veiller à ce que les autorités envisagent une mise en œuvre très restrictive respectant la liberté des dissident-e-s. L’USS collaborera avec d’autres représentant-e-s de la société civile pour veiller à ce que les libertés civiles ne soient pas excessivement restreintes, notamment dans le domaine de l’action syndicale.</p><h3 class="heading--h4">Bâle introduit le premier salaire minimum de Suisse alémanique</h3><p>En adoptant le contre-projet à l’initiative pour un salaire minimum, Bâle-Ville est le premier canton à introduire un salaire minimum en Suisse alémanique. Cette décision est un pas important pour une meilleure protection des salaires en Suisse et la lutte contre la sous-enchère. Il est regrettable que le salaire horaire qui a été validé soit trop faible, et qu’il soit possible d’y déroger dans de trop nombreux cas. Cependant, il s’agit d’un résultat à valeur de signal pour le reste du pays.</p><h3 class="heading--h4">Le Jura montre la voie en matière d’égalité</h3><p>Dans le Jura, les électeurs et électrices ont approuvé à une large / écrasante / solide majorité une initiative du syndicat Unia demandant des mesures concrètes contre la discrimination salariale des femmes. Avec les mesures de mise en œuvre prévues par le gouvernement, le canton joue un rôle de pionnier en Suisse, qui même avec la loi révisée sur l’égalité ne dispose que de faibles mesures en matière d'égalité salariale. Dans le Jura, les entreprises de 50 employés ou plus devront par exemple analyser leurs salaires pour y déceler toute discrimination, tandis que les plus petites entreprises pourront effectuer des analyses volontaires et les faire certifier par le canton. Pour les marchés publics, des certificats d’égalité de rémunération et des contrôles aléatoires sont désormais prévus.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Énergie et environnement</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7607</guid><pubDate>Fri, 11 Jun 2021 12:00:00 +0200</pubDate><title>De meilleurs salaires grâce à davantage de transparence</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/de-meilleurs-salaires-grace-a-davantage-de-transparence</link><description>Le nouveau calculateur de salaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Transparence des salaires dans 72 branches avec deux millions de données salariales actuelles provenant de 36 000 entreprises : le calculateur de salaire (www.salaire-uss.ch) de l’Union syndicale suisse (USS) permet aux salarié-e-s de calculer individuellement le salaire auquel elles et ils ont droit. Non seulement cela crée de la transparence et facilite les négociations salariales, mais cela garantit aussi de meilleurs salaires et davantage d’égalité salariale entre hommes et femmes. Ces données salariales servent également de base aux contrôles des salaires pour éviter le dumping salarial. La plateforme salariale de l’USS a été mise à jour avec les dernières données et rendue plus conviviale.</p><h3 class="heading--h4">Protection contre la pression salariale</h3><p>Le salaire médian des personnes actives occupées en Suisse est de 6538 francs (2018). Pour pouvoir lutter efficacement contre le dumping salarial sur les salaires les plus élevés d’Europe, la connaissance des salaires usuels dans la branche et dans la localité est indispensable, aux côtés de contrôles efficaces. À l’origine, le calculateur de salaire a été développé comme instrument de mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. La loi oblige les commissions tripartites cantonales à intervenir « si, au sein d’une branche économique ou d’une profession, les salaires usuels dans la localité, la branche ou la profession font l’objet d’une sous-enchère abusive et répétée&nbsp;» (art. 360a CO). Le calculateur de salaire permet de calculer les salaires en usage dans la localité et la profession pour des profils individuels sur la base de données salariales fiables et selon une méthode statique reconnue.</p><h3 class="heading--h4">Méthodologie éprouvée avec données actualisées</h3><p>Les données salariales de la dernière enquête sur la structure des salaires menée par l’Office fédéral de la statistique en 2018 sont désormais à disposition du calculateur. Grâce à une interface optimisée et un design minimaliste, le calculateur de salaires est encore plus facile à utiliser. D’autres branches ont pu être évaluées&nbsp;: le calculateur de salaire permet maintenant de calculer les salaires usuels dans 72 branches et une liste révisée des professions facilite la recherche des salaires.</p><p>Le calculateur de salaire utilise des données représentatives de l’enquête sur la structure des salaires de l’Office fédéral de la statistique, dans laquelle sont enregistrés environ deux millions de salaires provenant de 36 000 entreprises. Les données sont analysées pour le calculateur de salaire selon une procédure statistique éprouvée, pour pouvoir calculer les salaires usuels locaux et de la branche pour les différents profils d’emploi.</p><p>Les employé-e-s peuvent utiliser le calculateur de salaire pour vérifier si leur salaire est approprié. Il les aide également à formuler des prétentions salariales en vue des négociations salariales. Autre avantage du calculateur de salaire : il informe individuellement les utilisateurs et utilisatrices sur les conventions collectives (CCT) en vigueur et les salaires minimums.</p><h3 class="heading--h4">Rendre les différences salariales visibles</h3><p>Connaître les salaires usuels est indispensable pour faire augmenter les salaires. Et ces progrès sont nécessaires. Car comme le montre le dernier rapport de l’USS sur la répartition des revenus, les bas et moyens salaires ont certes considérablement augmenté ces 30 dernières années, grâce aux campagnes sur le salaire minimum et aux progrès des conventions collectives de travail. Mais l’écart salarial s’est encore creusé parce que les plus hauts salaires ont augmenté bien plus vite que les autres.</p><p>L’évolution des salaires depuis 2014 est inquiétante&nbsp;: la plupart des salaires ont à peine augmenté. Dans certains cas, les salaires ont même diminué en termes réels. L’inégalité salariale entre les sexes reste élevée&nbsp;; les femmes travaillant (et souvent devant travailler) à temps partiel beaucoup plus fréquemment, leurs salaires effectifs sont toujours nettement inférieurs. La moitié des femmes actives ont un salaire mensuel inférieur à 4330 francs.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_Sharepix_wide-m_Lohnrechner_FR_2984e53e03.webp" length="16418" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7604</guid><pubDate>Wed, 09 Jun 2021 19:50:01 +0200</pubDate><title>Pas question de mener une réforme des retraites sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-mener-une-reforme-des-retraites-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Position de l’Union syndicale suisse sur AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes touchent des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. Or malgré ces écarts de rentes scandaleux, le Conseil national a adopté à son tour une réforme de l’AVS sur leur dos. Il est bien clair pour l’Union syndicale suisse (USS) que le relèvement de l’âge de la retraite à 65&nbsp;ans, avec le démantèlement des rentes qui s’ensuit pour les femmes, ne saurait être accepté. Le financement additionnel par les taux d’intérêt négatifs de la BNS offre une lueur d’espoir. Le Conseil national prouve au passage qu’une AVS sûre avec de meilleures rentes est possible, à condition que la volonté politique soit là.</p><p>Quiconque a travaillé sa vie durant mérite une bonne retraite. C’est d’ailleurs ce que prévoit la Constitution fédérale depuis près de 50&nbsp;ans. Or la réalité est hélas bien différente. Les femmes en particulier perçoivent des rentes qui ne suffisent guère pour vivre. Aujourd’hui, la moitié des femmes partant à la retraite doivent s’en sortir avec moins de 2934&nbsp;francs de rente par mois. C’est beaucoup trop peu&nbsp;! Le Parlement exige néanmoins que leur rente soit rabotée de 1200&nbsp;francs par an. Aucune amélioration n’est à l’ordre du jour.</p><p>Les mesures adoptées pour la génération transitoire sont elles aussi scandaleuses&nbsp;: avec la réduction de la période de transition de neuf ans à six, même les femmes proches de la retraite subiront de plein fouet les baisses de rentes. C’est un nouveau coup dur pour les femmes professionnellement actives âgées de 55&nbsp;ans aujourd’hui, qui font les frais depuis plus de dix ans, dans le 2e&nbsp;pilier, des taux d’intérêt en chute libre et des baisses de rentes. La génération transitoire n’est pas épargnée&nbsp;: pour plus de la moitié des femmes concernées, AVS&nbsp;21 implique une baisse de rente par rapport au statu quo. Les femmes qui ont un emploi sont particulièrement touchées. Même la possibilité – pourtant neutre en termes de coûts – de prendre une préretraite à 62&nbsp;ans passerait à la trappe. Sans la moindre explication, à moins bien sûr qu’il ne s’agisse de préparer le terrain à un relèvement général de l’âge de la retraite.</p><p>Le oui au financement additionnel de l’AVS par les intérêts négatifs de la BNS montre toutefois qu’une AVS sûre, offrant de meilleures rentes, et donc une réforme sans démantèlement des prestations aux dépens des femmes est possible – à condition que la volonté politique soit là.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7598</guid><pubDate>Mon, 07 Jun 2021 09:47:58 +0200</pubDate><title>Encore 80 ans d’inégalités à la retraite ? Pas question !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/encore-80-ans-dinegalites-a-la-retraite-pas-question</link><description>Une semaine avant le 14 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les revendications essentielles de la Grève des femmes* restent toujours lettre morte, deux ans plus tard. Deux jours avant le débat au Conseil national sur l’AVS, le bilan est misérable&nbsp;: les femmes professionnellement actives continuent à subir le manque de temps, d’argent et de respect. Les salaires plus bas, le travail à temps partiel et l’activité non rémunérée sont à l’origine de la situation scandaleuse des rentes pour les femmes – et on ne voit pas le bout du tunnel. De récents calculs de l’Union syndicale suisse (USS) le montrent&nbsp;: si les choses poursuivent leur cours actuel, cette lacune n’aura disparu que dans 80&nbsp;ans&nbsp;! Et ce n’est pas tout&nbsp;: le projet AVS&nbsp;21 est une réforme sur le dos des femmes. Le relèvement de l’âge de la retraite des femmes sera par conséquent farouchement combattu, dans les urnes comme dans la rue. Les femmes en ont assez des belles promesses. Leur patience est à bout.</p><p>La discrimination subie par les femmes pendant leur vie professionnelle, du fait de salaires plus bas ou d’une activité exercée à temps partiel, s’accentue encore à la retraite. L’écart des rentes est indéniable. Les femmes parties à la retraite en 2019 ont perçu de leur caisse de pensions une rente moyenne de 1160&nbsp;francs par mois, contre 2144&nbsp;francs pour les hommes. Seule l’AVS permet une répartition plus équitable, dans la mesure où les tâches éducatives ou d’assistance donnent lieu à des bonifications. Mais l’écart des rentes reste globalement d’un tiers.</p><p>Dans les faits, de nombreuses femmes dépendent donc encore des hommes à la retraite. Leurs faibles rentes ne suffisent pas pour vivre. L’égalité dans la prévoyance vieillesse piétine&nbsp;: au rythme actuel, l’écart des rentes ne se résorbera qu’en 2100. Dans 80&nbsp;ans&nbsp;! Et avec AVS&nbsp;21, la situation des rentes des femmes va encore se dégrader.</p><p>L’AVS est l’acquis social par excellence du 20e&nbsp;siècle. Elle a libéré les individus du risque de pauvreté à la retraite. L’AVS doit par conséquent rester au 21e&nbsp;siècle un moteur pour l’égalité. Car elle seule prend en compte, pour le calcul des rentes, le travail de soins et d’assistance non rémunéré dont les femmes accomplissent la plus grande partie. Il faut par conséquent renforcer l’AVS, et l’initiative populaire pour une 13e&nbsp;rente AVS constitue un grand pas dans la bonne direction.</p><p>À la conférence de presse organisée aujourd’hui, des femmes syndicalistes et des représentantes de la CSSS-CN ont tiré un bilan, deux jours avant le débat décisif du Conseil national sur AVS&nbsp;21 et une semaine avant le 14&nbsp;juin. Les intervenantes ont signalé où des avancées s’imposent en matière d’égalité, elles ont rappelé que l’écart des rentes aux dépens des femmes n’est plus tolérable et expliqué pourquoi elles mobilisent en faveur d’actions le 14&nbsp;juin 2021&nbsp;:</p><p><strong>Vania Alleva, </strong>présidente d’Unia, a été on ne peut plus claire&nbsp;: «&nbsp;alors que beaucoup de femmes ont déjà des rentes misérables, il est question aujourd’hui d’un relèvement de l’âge de la retraite des femmes, qui reviendrait à réduire encore de telles rentes. AVS&nbsp;21 ferme les yeux sur les problèmes existants, et n’en résout aucun. Au contraire, toute la réforme est prévue sur le dos des femmes et s’avère inacceptable. Nous allons donc combattre tout relèvement de l’âge de la retraite des femmes.&nbsp;»</p><p><strong>Mattea Meyer,</strong> conseillère nationale et coprésidente du PS Suisse, s’est montrée déçue&nbsp;: «&nbsp;au lieu d’introduire enfin des améliorations, la majorité bourgeoise du Parlement ne trouve rien de mieux à faire que d’imposer un démantèlement des rentes. C’est un vrai scandale, deux ans après la grève des femmes&nbsp;!&nbsp;»</p><p><strong>Léonore Porchet,</strong> conseillère nationale verte et vice-présidente de Travail.Suisse, a rappelé qu’«&nbsp;à lui seul, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes fera économiser à l’AVS 10&nbsp;milliards de francs entre 2022 et 2031. Or les femmes accomplissent une part au moins aussi élevée, sinon davantage, du travail rémunéré ou bénévole que les hommes, et subissent des discriminations tout au long de leur carrière professionnelle.&nbsp;»</p><p><strong>Katharina Prelicz-Huber, </strong>conseillère nationale verte et présidente du SSP, a pris un exemple édifiant&nbsp;: «&nbsp;une éducatrice de la petite enfance gagne en début de carrière entre 4000 et 4200&nbsp;francs, et après dix ans d’expérience entre 4500 et 4700&nbsp;francs par mois. La seule raison de ces bas salaires tient à ce qu’un tel travail est accompli par des femmes. Par contre, un gestionnaire de risque de crédit gagne en début de carrière 8750&nbsp;francs. Si l’éducatrice de la petite enfance a encore ses propres enfants et ne travaille qu’à temps partiel, il lui faudra se contenter d’une retraite de misère, alors que le manager aura une rente confortable. Une telle situation est scandaleuse&nbsp;: il est urgent de revaloriser les professions de soins et d’assistance&nbsp;!&nbsp;»</p><p><strong>Gabriela Medici,</strong> première secrétaire adjointe de l’USS, a rappelé que «&nbsp;l’écart de rente actuel reflète les moins bonnes perspectives de carrière des femmes d’hier. Or tant que nous ne réformons pas la prévoyance vieillesse, les carrières typiquement féminines aboutiront à des rentes misérables. Concrètement, les femmes continuent à dépendre des hommes, sans qui leurs faibles rentes ne leur permettent pas de vivre.&nbsp;»</p><p><strong>Patrizia Mordini,</strong> coprésidente de la commission des femmes de l’USS, a souligné qu’«&nbsp;au vu du creusement des inégalités salariales, il est irrespectueux, indigne et cynique de la part du Parlement d’augmenter l’âge de la retraite des femmes&nbsp;! Notre colère, la colère des femmes lésées est bien réelle&nbsp;! Nous allons donner libre cours à cette colère le 14&nbsp;juin, lors d’actions bruyantes menées à 15h19 – moment symbolique de la journée à partir duquel les femmes travaillent gratuitement&nbsp;! En 2019, ce moment symbolique avait eu lieu à 15h24.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/5/csm_web_Logo-AHV21_FR_4c72e09282.webp" length="66758" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7600</guid><pubDate>Sun, 06 Jun 2021 10:54:00 +0200</pubDate><title>Plus de protection et un engagement syndical fort pour une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-protection-et-un-engagement-syndical-fort-pour-une-europe-sociale</link><description>Résolution de la 301e Assemblée des délégué-e-s de l&#039;USS du 28 mai 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le début des négociations sur l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE), les syndicats ont clairement défendu la position suivante : la protection des salaires doit être garantie (« ligne rouge »).Ce principe devrait d’ailleurs aller de soi. Mais au fil des négociations, il est devenu de plus en plus évident que des représentant-e-s de l’UE, mais aussi les employeurs et des conseillers fédéraux PLR en Suisse voulaient affaiblir considérablement la protection des salaires. Dans ce contexte, il n’y avait pas d’autre issue que de mettre un terme aux négociations sur l’accord-cadre. Pour les travailleurs et travailleuses en Suisse, le prix à payer pour cet accord aurait été tout simplement trop élevé. L’accord aurait menacé la protection des salaires et le service public. Pour les syndicats, c’était inacceptable.</p><p>La protection des salarié-e-s doit être renforcée, et non affaiblie. Et ce renforcement doit avoir lieu en Suisse comme dans l’Union européenne. Une position que partagent d’ailleurs les homologues de l’USS dans les pays européens ainsi que la faîtière syndicale européenne CES. L’USS va – avec les syndicats européens – poursuivre son engagement pour qu’il y ait des progrès sur cette question. Il faut plus de conventions collectives de travail (CCT) avec une protection efficace des salaires. Il faut aussi des salaires minimaux édictés par l’État pour les branches et les professions sans CCT. Dans aucun pays européen, les contraintes ne sont aussi importantes qu’en Suisse pourqu’une CCT soit déclarée de force obligatoire («quorum des employeurs»). Certaines évolutions récentes sont préoccupantes, comme le développement du commerce en ligne international dominé par des entreprises à très bas salaires telles qu’Amazon et Zalando, eté troitement lié aux entreprises de logistique et à leurs chaînes de soustraitance. Le travail syndical transfrontalier doit se renforcer si l’on veut mettre le holà à ces voies royales de la précarisation.</p><p>Au cours des dernières semaines, les milieux patronaux suisses ont exigé un affaiblissement de la protection des salarié-e-s, prétextant la rupture des négociations sur l’accord-cadre (programmes dits de renforcement de la compétitivité). L’USS s’opposera fermement à de telles tentatives.</p><p>L’introduction de la libre circulation des personnes – avec les mesures d’accompagnement – a constitué un progrès social, car elle a accordé plus de droits aux travailleurs et travailleuses ayant un passeport européen. Mais de nouvelles améliorations sont nécessaires, surtout s’agissant du chômage, du droit au séjour, de l’accès à la sécurité sociale et du droit au regroupement familial pour les citoyen-ne-s de l’UE.</p><p>Les accords bilatéraux sont importants pour les salarié-e-s. Une escalade entre la Commission européenne et la Suisse n’est pas souhaitable. Même si les points de vue diffèrent concernant l’accord-cadre, les contrats existants doivent être respectés. La Suisse doit donc débloquer au plus vite le milliard de cohésion qui contribue à réduire l’écart de richesse en Europe et à renforcer les structures démocratiques. En face, l’UE s’est engagée dans les accords bilatéraux à la reconnaissance mutuelle de produits, à la coopération dans le domaine de la recherche, etc.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7595</guid><pubDate>Fri, 04 Jun 2021 14:58:42 +0200</pubDate><title>La Suisse doit contribuer à une Europe sociale </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-suisse-doit-contribuer-a-une-europe-sociale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse se trouve au cœur de l'Europe. Notre avenir est étroitement lié à celui de nos pays voisins. C'est en étroite collaboration avec nos partenaires que nous pouvons le mieux contribuer à relever les grands défis du XXIe siècle : l'accroissement des inégalités sociales et de la précarité, l'urgence climatique et la perte de biodiversité, ainsi que l'autoritarisme et les guerres.</p><p>Après l'échec de l'accord-cadre, il faut une nouvelle approche qui mette au premier plan les intérêts communs de l'ensemble de la population : le développement de la coopération, la mise en place de mécanismes de péréquation financière et le renforcement des droits de tous les salarié-e-s, quelle que soit leur origine, permettront d'atteindre un équilibre social ou un nivellement par le haut des niveaux de vie. La Suisse peut et doit participer à cette nouvelle approche de l'intégration européenne.</p><p class="heading--h4">Changement de paradigme nécessaire</p><p>Nous nous sommes opposés au projet actuel l'accord-cadre parce qu'il donnait la priorité à l'accès au marché pour les entreprises plutôt qu'à la protection des salaires et des conditions de travail. Sa mise en œuvre aurait mis en péril les "mesures d'accompagnement" et affaibli le service public. Les forces sociales en Europe - de la Confédération européenne des syndicats aux groupes progressistes du Parlement européen - ont soutenu notre souci de garantir le maintien de mesures efficaces contre le dumping salarial. En effet, l'affaiblissement de la protection salariale aurait été préjudiciable aux employé-e-s en Suisse, quelle que soit leur origine. Et la lutte contre le dumping salarial au sein de l'UE reste la préoccupation de toutes les forces progressistes.</p><p>En même temps, nous avons repoussé l'attaque des conservateurs nationaux contre la libre circulation des personnes - en première ligne contre l’initiative xénophobe de limitation lancée par l’UDC. Maintenant, la voie est libre pour une véritable contribution de la Suisse à une Europe sociale.</p><p>Pour cela, il faut un changement de paradigme politique : la Suisse doit construire une relation stable avec l'UE sur la base des intérêts communs de l'ensemble de la population : sur la sécurité et la justice sociale, ainsi que sur une liberté de mouvement associée à des droits forts pour les salarié-e-s. C’est pour cela que nous nous engageons&nbsp;:</p><p class="heading--h4">Premièrement : renforcer le pilier social de la coopération</p><p>En 2017, l'UE a adopté les principes d'un "pilier européen des droits sociaux" et, depuis, des lois-cadres prospectives (directives) fondées sur ces principes. Si les États membres de l'UE leur donnent corps dans leur mise en œuvre et si les organes de l'UE les reconnaissent comme référence dans les litiges juridiques, ils peuvent façonner l'avenir du projet européen. La Suisse, pour sa part, doit adhérer aux mêmes normes de droit du travail et protéger les travailleurs et travailleuses en conséquence.</p><p>Nous exigeons donc que la Suisse s'engage à respecter ces principes et qu'elle adopte les dispositions les plus importantes des directives européennes existantes et en cours d'élaboration, qui mettent en œuvre ces principes&nbsp;: amélioration des standards minimaux en matière de contrats de travail, mise en application de l'égalité salariale, congé parental, promotion de la couverture CCT et obligation de respecter les CCT, droit de codécision dans les entreprises, protection ou égalité de traitement des rapports de travail atypiques (travail temporaire, etc.), renforcement du devoir de diligence entrepreneurial.&nbsp;</p><p>Les modalités du rapprochement de la Suisse aux normes européennes – que ce soit dans le cadre d’un traité ou sous forme de paquets Swisslex comme ce fut le cas dans les années 1990 – sont secondaires par rapport à leur contenu : elles doivent contribuer à améliorer les droits des salarié-e-s et leurs conditions de vie.</p><p class="heading--h4">Deuxièmement&nbsp;: renforcer les contributions de solidarité de la Suisse avec les pays de l’Union européenne</p><p>La pauvreté et les travailleuses et travailleurs pauvres existent aussi en Suisse. C'est l'expression d'une inégalité sociale croissante, contre laquelle nous luttons avec véhémence. Mais dans l'ensemble, la Suisse est un pays prospère. Il n'y a nulle part ailleurs plus de super-riches qu'ici. Cela étant, la Suisse peut et doit contribuer au rattrapage d’écart de richesse entre les différentes régions d’Europe. C’est juste en regard de notre niveau global de prospérité et c’est lucide si l’on veut que les zones à bas coûts de production en Europe puissent se développer sans devoir compter sur leur avantage concurrentiel lié à un bas coût du travail.</p><p>Nous demandons donc que la Suisse augmente significativement sa contribution au Fonds de cohésion pour les pays d'Europe de l'Est. Elle doit développer également des projets de coopération dans le cadre du "plan de relance de l'UE" pour le redressement après Corona et reprendre les initiatives prometteuses de l’UE, comme la « garantie pour la jeunesse&nbsp;» européenne, qui veut veiller à ce que tous les jeunes de moins de trente ans bénéficient d’un emploi, d’une formation continue, d’un apprentissage ou d'un stage.</p><p>Dans le domaine de la formation et de la recherche également, la Suisse doit se montrer généreuse et contribuer davantage que ce qu’elle reçoit aux projets communs européens. Le développement de bourses d’échange, facilitant l’accueil de jeunes en formation chez nous ou les séjours de jeunes de Suisse en Europe doivent être renforcés</p><p class="heading--h4">Troisièmement : égalité des droits sociaux pour les citoyens de l'UE travaillant et vivant en Suisse</p><p>L'introduction de la libre circulation des personnes combinée à des droits du travail et à une protection des salaires solides en 2002 a représenté un progrès historique. Nous voulons poursuivre cette success story en renforçant la sécurité de séjour, la sécurité sociale et le droit au regroupement familial des citoyen-ne-s de l'UE en Suisse, notamment en cas de chômage. La Suisse devrait adopter ces éléments importants de la directive sur la libre circulation des personnes sans affaiblir la protection des salaires. En outre, les citoyens européens des nouveaux et des anciens États membres de l'UE ne doivent plus être traités de manière inégale en ce qui concerne les permis d'établissement.</p><p>Les révisions récentes des législations concernant les étranger-ère-s et donc aussi des personnes en provenance de l’UE ont introduit des discriminations inacceptables dans l’accès à l’aide sociale par exemple. Nous défendons le fait que le travail donne des droits égaux à celles et ceux qui vivent en Suisse quelle que soit leur nationalité. Il faut revoir la législation sociale suisse et la modifier dans ce sens. Les restrictions d’accès à la naturalisation liée au fait d’avoir été au bénéfice de prestations sociales doivent aussi être levées.</p><p class="heading--h4">Quatrièmement : coopération pour une plus grande justice fiscale</p><p>La sécurité sociale ne peut être financée durablement que si les personnes et les entreprises sont effectivement imposées selon leur capacité économique. Quelques cantons suisses pratiquent depuis des décennies une concurrence fiscale avec des impôts toujours plus bas pour les entreprises, et apparaissent comme un paradis fiscal pour les évadés fiscaux et les sociétés «&nbsp;boîtes aux lettres&nbsp;». Cela doit enfin cesser.</p><p>La Suisse doit faire un grand pas vers l'UE de sa propre initiative et rechercher un accord étroit sur les normes fiscales. Nous demandons au Conseil fédéral de s'engager en faveur d'un taux d'imposition minimal substantiel pour l'imposition des entreprises rentables. Il faut que la Suisse se prépare à reprendre une norme correspondante adoptée par l’UE et à préconiser l’imposition des multinationales là où elles génèrent leurs bénéfices. En outre, la Suisse doit s'engager à coopérer dans la lutte contre la fraude fiscale, l'évasion fiscale, le blanchiment d'argent et la criminalité économique et négocier un plan d'action correspondant.</p><p class="heading--h4">La mise en œuvre de la protection salariale doit être adaptée à la situation sur place tout en faisant l’objet de coopération internationale</p><p>De plus, chaque Etat doit conserver, d'une part, le droit de fixer des normes minimales plus exigeantes en matière de conditions de travail et de salaires applicables à tous les travailleurs et travailleuses, quelle que soit leur origine. Et d’autre part de mettre en place des dispositifs de contrôle efficaces adaptés à la situation réelle sur place pour les faire respecter. A ces conditions seulement, l’on pourra éviter un nivellement par le bas de la protection salariale et des salaires.</p><p>Mais la Suisse peut aussi approfondir sa collaboration avec l’UE dans ce domaine. En demandant formellement son adhésion à l’ « Autorité européenne du travail&nbsp;» (ELA) et à la tripartite « Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail » (Eurofound), la Suisse peut apporter une contribution concrète à la garantie des conditions de travail au-delà des frontières et empêcher la sous-enchère.</p><p class="text-right"><strong>Pierre-Yves Maillard, </strong>président de l'USS</p><p class="text-right"><strong>Adrain Wühtrich, </strong>président de Travail.Suisse</p><p class="text-right"><strong>Vania Alleva, </strong>vice-présidente de l' USS et présidente d'Unia</p><p class="text-right"><strong>Arno Kerst, </strong>vice-président de Travail.Suisse et président de Syna</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7590</guid><pubDate>Wed, 02 Jun 2021 11:21:17 +0200</pubDate><title>En finir avec un approvisionnement de base à courte vue</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/en-finir-avec-un-approvisionnement-de-base-a-courte-vue</link><description>L’approvisionnement des biens essentiels doit faire partie intégrante du service public</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral veut réinstaurer le stockage obligatoire d’éthanol. Mais admettre que sa suppression était une grave erreur ne suffit pas. Cette leçon doit se manifester de façon beaucoup plus large dans les orientations futures du service public.</p><p>Nous nageons dedans aujourd’hui, mais tout le monde s’en souvient&nbsp;: lorsque la pandémie a éclaté au printemps dernier, nous nous sommes retrouvés littéralement «&nbsp;à sec&nbsp;». Le désinfectant est subitement devenu une denrée rare. Bien sûr, des distilleries et des brasseries se sont rapidement lancées dans la production d’éthanol (de moindre qualité). Mais cette pénurie n’était pas sans conséquence, et le personnel de santé dans les hôpitaux et les homes en ont fait la cruelle expérience.</p><p><strong>Du café, mais pas de produit désinfectant</strong></p><p>Pour éviter la pénurie de tels biens essentiels en cas de crise, il existe en Suisse un système de stockage obligatoire. La liste comprend des produits tels que le riz, le mazout ou les antidouleurs, et même le café&nbsp;! Mais l’éthanol, nécessaire à la production de désinfectants, fait malheureusement défaut depuis quelques années. En effet, le stock obligatoire d’éthanol a été supprimé dans le cadre de la privatisation de l’ancien «&nbsp;Alcosuisse&nbsp;». Une mauvaise décision, fatalement.</p><p><strong>Produire en flux tendu ne suffit pas en cas de crise</strong></p><p>Au moins, le Conseil fédéral a réagi relativement vite et sur cette question en ouvrant, il y a quelques semaines de cela, une procédure de consultation sur le rétablissement du stockage obligatoire d’éthanol. Ce geste est bien sûr à saluer. Mais avec cette (seule) proposition, notre gouvernement s’arrête malheureusement à mi-chemin, car la pénurie de désinfectants n’est pas juste la conséquence d’une mauvaise décision isolée concernant la levée de l’obligation de stockage. Elle dénote plutôt une conception fondamentalement erronée du service universel, respectivement du service public dans nombre de ses domaines. La pandémie a en effet clairement montré qu’il peut y avoir des conséquences gravissimes à soumettre des secteurs économiques et de soins essentiels à une «&nbsp;gestion en flux tendu&nbsp;» ou à la logique du profit en vigueur sur le marché.</p><p>Or c’est malheureusement ce qui a aussi eu lieu à grande échelle dans le secteur de la santé lorsque, avec l’introduction du nouveau financement hospitalier il y a bientôt dix ans, les hôpitaux ont été «&nbsp;drillés&nbsp;» au principe de la concurrence. Conséquence&nbsp;: une réduction progressive des «&nbsp;prestations de réserve&nbsp;» qui sont en général inemployées et ne génèrent donc aucun profit. Ainsi, des lits de réserve ont été supprimés, des stocks de masques éliminés, l’effectif en personnel comprimé à l’extrême et d’importants investissements reportés. Longtemps, cela a marché – à l’importante exception que les soignant-e-s souffrent depuis des années déjà du manque de personnel qui en découle. Jusqu’à l’arrivée de la pandémie, qui a entraîné brusquement des situations de pénurie un peu partout&nbsp;: les unités de soins intensifs manquaient de lits, les masques étaient une denrée rare et les hôpitaux de la protection civile se sont rapidement avérés vétustes et inutilisables. Certes, la riche Suisse est parvenue, là aussi relativement vite, à pallier à ces carences et, par un tour de force général, à augmenter le nombre de lits de soins intensifs ainsi qu’à fournir suffisamment de respirateurs artificiels. Mais quelques mois plus tard, alors que démarrait la deuxième vague du virus, le nombre de lits était à nouveau fortement réduit et le «&nbsp;jeu&nbsp;» reprenait à zéro. Un jeu qui, en fin de compte, a non seulement été onéreux, mais a malheureusement aussi eu son prix en vies humaines.</p><p><strong>Si ça coûte, ça doit fonctionner</strong></p><p>Une des leçons fondamentales à tirer de cette pandémie est que les domaines essentiels des soins ne doivent pas être soumis à la «&nbsp;logique pour périodes de vaches grasses&nbsp;» du marché, mais être partie intégrante du service universel, c’est-à-dire de l’infrastructure publique. Ou ils doivent le redevenir. C’est la seule manière de garantir que nous pourrons maintenir le «&nbsp;stockage obligatoire&nbsp;» partout où nous en avons besoin en cas de crise. Que cela soit cher n’est, premièrement, pas un argument et, deuxièmement, s’avère tout simplement faux. Car le vrai scandale de la pandémie est le suivant&nbsp;: d’une part le système suisse de la santé, trop axé sur la concurrence, est extrêmement cher en comparaison internationale – parmi les pays de l’OCDE, seule la population des États-Unis dépense plus pour sa santé. D’autre part , notre pays a connu nettement plus de décès dus au coronavirus que de nombreux autres pays européens comparables, où les dépenses de santé sont bien inférieures aux nôtres (parmi eux, l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas et les pays scandinaves).</p><p>Mais revenons à l’éthanol&nbsp;: là aussi, le Conseil fédéral n’entend faire qu’un timide pas en avant. En effet, la réintroduction du stockage obligatoire sous l’égide de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays, qui fonctionne pratiquement comme un «&nbsp;partenariat public-privé&nbsp;», est compliquée et sujette à des pannes (comme en témoignent de nombreux exemples passés). Il s’agit par exemple de mettre en place et de contrôler un système complexe et coûteux, avec des quotas de stockage obligatoires pour des dizaines d’entreprises privées. Il serait beaucoup plus simple de faire revivre Alcosuisse et de lui confier la gestion centralisée d’un stock obligatoire d’éthanol.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/5/csm_Desinfektion-haende-spruehnebel_iStock-zsv3207_5d6cc34e7e.webp" length="374376" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7589</guid><pubDate>Wed, 02 Jun 2021 11:12:56 +0200</pubDate><title>La protection des salaires est cruciale: une application plus stricte s&#039;impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-est-cruciale-une-application-plus-stricte-simpose</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe et, parallèlement, un des marchés de l’emploi les plus ouverts. Dans notre pays, les salarié-e-s dépendent par conséquent tout particulièrement d’une protection efficace des salaires. Le rapport sur les mesures d’accompagnement montre que c’est nécessaire, car là où des contrôles ont lieu, des infractions sont découvertes.</p><p>L’an dernier, les contrôleurs et contrôleuses ont examiné plus de 130&nbsp;000 salaires. Cela leur a permis de trouver presque 18&nbsp;% de salaires trop bas ou de cas d’indépendance fictive. Dans les branches qui connaissent une convention collective de travail (CCT) prévoyant des salaires minimaux, les taux d’infraction sont un peu plus élevés (env. 25&nbsp;%), parce que ces salaires minimaux définissent clairement ce qu’est une sous-enchère. Dans les autres branches, les cantons autorisent certains écarts vers le bas par rapport aux salaires usuels, si bien qu’une partie des entreprises à bas salaires échappe aux contrôleurs et contrôleuses. Les taux d’infraction se montent à 15&nbsp;% (entreprises de détachement étrangères), respectivement à 12&nbsp;% (entreprises suisses).</p><p>Dans les branches avec salaires minimaux obligatoires prévus dans une CCT ou un contrat-type de travail, les employeurs et employeuses qui versent des salaires trop bas sont amendés. En l’absence de salaires minimaux, les cantons demandent aux entreprises d’adapter leurs salaires aux salaires usuels dans la branche et la localité («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). Que la majorité écrasante des entreprises étrangères donne suite à cette injonction est un point positif. Mais on ne saurait tolérer le comportement des entreprises suisses qui, dans presque 1&nbsp;200&nbsp;cas, ont versé des salaires trop bas. Or, seuls tout juste 300 d’entre elles ont suivi les cantons qui leur avaient enjoint de corriger leurs salaires. La Confédération et les cantons n’édictent cependant guère de salaires minimaux, alors que la loi le prévoit.</p><p>Les contrôles sont malheureusement toujours très différents d’un canton à l’autre. L’engagement dont font preuve les cantons du Tessin et de Genève, qui contrôlent un grand nombre d’employeurs et d’employeuses suisses, est une bonne chose. La réalité est tout autre dans quelques régions de Suisse alémanique où certains cantons, comme ceux de Saint-Gall, de Thurgovie ou de Zoug, ne contrôlent qu’environ 2&nbsp;%, voire moins encore, des entreprises. En moyenne, une entreprise suisse n’est contrôlée qu’environ tous les 50 ans. Une anomalie qui existe depuis des années déjà.</p><p>Les mesures d’accompagnement sont indispensables à la protection des salaires suisses. Lorsque des contrôles sont effectués, des infractions sont souvent trouvées. Mais les mesures d’accompagnement ont toujours d’importantes lacunes. Par exemple, seule la moitié des personnes professionnellement actives sont protégées par des salaires minimaux inscrits dans des CCT. Plusieurs cantons contrôlent trop peu et sont trop tolérants face à la sous-enchère. Il faut que ces lacunes de la protection des salaires disparaissent.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7587</guid><pubDate>Wed, 02 Jun 2021 09:43:17 +0200</pubDate><title>Il faut en finir avec les listes noires et les primes individuelles !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-en-finir-avec-les-listes-noires-et-les-primes-individuelles</link><description>Session d&#039;été : des décisions importantes concernant le financement du système de santé et l&#039;accès aux soins</description><content:encoded><![CDATA[<h3 class="heading--h4">Des restrictions anticonstitutionnelles</h3><p>Selon la Constitution fédérale, toute personne en Suisse doit pouvoir recevoir «&nbsp;les soins nécessaires à sa santé&nbsp;». Cependant, depuis l'introduction des «&nbsp;listes noires&nbsp;» en 2010, ce principe a été gravement violé. Avec ces listes, les cantons peuvent recenser les «&nbsp;mauvais payeurs de primes&nbsp;» et restreindre leur accès aux services de santé, leur laissant uniquement le droit aux traitements d’urgence qui ne sont pas définis plus précisément.</p><p>On a vu à plusieurs reprises que les conséquences pouvaient être dramatiques&nbsp;: en 2018 par exemple, un patient séropositif du canton des Grisons s’est vu refuser le financement de ses médicaments par sa caisse maladie parce qu’il était en retard dans le paiement de ses primes. L’homme est ensuite décédé de maladies concomitantes du sida. Son arrêt de mort n’était pas signé par le virus VIH, mais par la liste noire de son canton.</p><p>Lorsque ces listes ont été introduites, leurs défenseurs partaient de l’idée – aberrante – que les assuré-e-s concernés ne voulaient pas régler leurs factures et qu’on parviendrait ainsi à les y obliger. Mais le problème, ce n’est pas la volonté de payer&nbsp;: c’est plutôt le fait que de plus en plus d’assuré-e-s n’arrivent tout simplement plus à payer leurs primes-maladie. Ainsi en 2019, à l’échelle nationale, 421&nbsp;000 assurés ont été mis aux poursuites en raison de primes impayées. Cause directe de cette situation qui s’aggrave chaque année&nbsp;: le financement antisocial du système de santé suisse, qui, dans l’assurance de base, est couvert à 80&nbsp;% par les primes individuelles et pour 22&nbsp;milliards de francs supplémentaires à travers la participation directe de la population aux coûts. Avec ce système, on fait tout pour que les ménages aux revenus modestes ou moyens soient poussés vers l’insolvabilité en matière d’assurance maladie. Et ce n’est pas tout&nbsp;: ils sont aussi victimes du jeu malsain que jouent les caisses maladie en faisant de ces encaissements un véritable «&nbsp;business&nbsp;». Elles envoient par exemple chaque facture de prime séparément aux poursuites et perçoivent ainsi chaque fois des frais de traitement bien juteux.</p><p>La Commission de la santé du Conseil des États souhaite certes mettre un terme à certaines de ces pratiques, mais elle a fait volte-face sur le point le plus important. Dans le projet de loi qu’elle a mis en consultation, elle voulait également abolir les listes noires, mais il y a quelques semaines, elle a soudainement changé son fusil d’épaule. Cette décision totalement incompréhensible doit absolument être corrigée au Conseil des États&nbsp;!</p><h3>Seule solution durable&nbsp;: un financement social</h3><p>À long terme, un autre aspect s’avère encore plus important&nbsp;: les partis de droite et du centre doivent enfin admettre que le financement antisocial du système de santé suisse a des conséquences graves et dommageables pour la santé publique. En faisant ce pas, ils permettraient d’attaquer les problèmes à la racine. La mesure la plus efficace dans l’immédiat serait de limiter la charge des primes à un maximum de 10&nbsp;% du revenu disponible d’un ménage.</p><p>C’est précisément ce que demande l’initiative d’allègement des primes soutenue par l’USS, qui sera bientôt abordée au Parlement. Mais avant cela, le Parlement aura déjà l’occasion de poser des jalons importants lors de sa prochaine session. Il peut par exemple enfin progresser dans la réduction des réserves excédentaires de l’assurance-maladie en acceptant les initiatives déposées en ce sens par les cantons du Tessin, de Genève, du Jura, de Fribourg et de Neuchâtel qui sont actuellement en discussion. Après une pandémie, rien ne peut justifier le fait que les caisses-maladie restent assises sur une montagne de plus de 12&nbsp;milliards de francs de réserves, des réserves qui ne cessent de croître, d’ailleurs. Cet argent appartient aux assuré-e-s et la moitié au moins doit leur être remboursée sans plus tarder.</p><h3>Non à la taxe sur les urgences</h3><p>En outre, il est impératif que le Conseil des États, lors de la session d’été, maintienne son refus d’introduire une «&nbsp;taxe pour les cas bénins aux urgences hospitalières&nbsp;» demandée par le Conseil national dans le cadre d’une initiative parlementaire. Il est absolument inadmissible de puiser encore davantage dans les poches des gens malgré leur participation aux coûts déjà affreusement élevée. Comme si on partait du principe qu’ils se rendent aux urgences – coûteuses – de l’hôpital «&nbsp;pour le fun&nbsp;» ou parce qu’ils n’ont aucune conscience des coûts réels que cela engendre dans les cas inutiles. Partout, on manque de médecins de famille, et celles et ceux qui pratiquent ne sont plus forcément disponibles 24 heures sur 24, comme c’était peut-être le cas autrefois. Et à raison. Il est donc logique que de temps à autre, un cas bénin atterrisse aux urgences d’un hôpital. Et cela reste nettement moins cher que d’empêcher l’admission de vraies urgences à cause de cette nouvelle taxe. Car c’est précisément ce qui risque d’arriver&nbsp;: aujourd’hui déjà, un-e assuré-e sur cinq renonce pour des raisons financières à des prestations médicales pourtant nécessaires.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/7/csm_Arztgespraech-Formular_istockphoto-Cameravit_834c1bcf75.webp" length="37538" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7582</guid><pubDate>Fri, 28 May 2021 16:00:00 +0200</pubDate><title>Le moment est venu pour la 13e rente AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-moment-est-venu-pour-la-13e-rente-avs</link><description>Dépôt de l&#039;initiative « Mieux vivre à la retraite »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les 137&nbsp;550 signatures en faveur de l’initiative pour une 13e&nbsp;rente AVS ont été remises cet après-midi à la Chancellerie fédérale par la large alliance qui soutient ce projet. L’initiative populaire «&nbsp;Mieux vivre à la retraite&nbsp;» devient ainsi la première initiative fédérale qui a réuni les signatures nécessaires en pleine période de pandémie. Et cela, environ six mois avant l’expiration du délai de récolte, ce qui montre bien à quel point ce projet est urgent. En effet, les rentes AVS ne suffisent pas pour vivre et perdent constamment de la valeur. Dans le même temps, les rentes du 2e&nbsp;pilier sont en chute libre. Et pourtant, le Parlement n’hésite pas à présenter, avec AVS&nbsp;21, un véritable projet de démantèlement. Notre initiative va rendre l’AVS plus forte et permettra d’améliorer le niveau des rentes de manière sociale et avantageuse.</p><p>Toute personne mérite une bonne rente après une vie de travail. Notre Constitution le dit d’ailleurs expressément depuis presque 50&nbsp;ans. Mais la réalité est malheureusement toute autre. Dans les faits, la moitié des personnes parvenant aujourd’hui à la retraite doivent s’en sortir avec une rente mensuelle inférieure à 3439&nbsp;francs. Les femmes sont encore plus durement touchées&nbsp;: leurs rentes sont inférieures de plus d’un tiers à celles des hommes. Pour beaucoup d’entre elles, la pauvreté durant la vieillesse est un risque bien réel. Et la situation ne fait qu’empirer&nbsp;: en raison des faibles taux d’intérêt, les rentes des caisses de pensions sont en constante baisse depuis plus de dix ans. Une fois réglés le loyer et les primes maladie, beaucoup de gens n’ont plus grand-chose pour vivre.</p><p>Les personnes qui ont pris leur retraite en 2019 touchent 6,8&nbsp;% de moins que leurs collègues partis deux ans plus tôt, soit en 2017 (valeur médiane). Alors même que les salaires et les revenus ont augmenté durant la même période et que jamais les assuré-e-s n’ont versé pour le 2e&nbsp;pilier des cotisations aussi élevées qu’aujourd’hui. Cette initiative tombe à pic, car la prévoyance professionnelle est de toute évidence à la croisée des chemins.</p><p>L’initiative est simple, mais elle fait mouche&nbsp;: elle demande l’introduction d’un versement supplémentaire, chaque année, d’une rente mensuelle de l’AVS. À l’instar du 13e salaire que presque tout le monde touche aujourd’hui. Calculé sur une base mensuelle, cela correspond à une augmentation de 8,33&nbsp;% de la rente AVS. Le caractère compensatoire de l’AVS fait que ce sont les personnes à bas et moyen revenus qui en bénéficieront le plus. Les personnes qui touchent des prestations complémentaires ne seront pas pénalisées, au contraire&nbsp;: elles doivent aussi pouvoir profiter de la 13e rente AVS.</p><p>L’AVS a le meilleur rapport cotisation/prestation et offre pour la grande majorité de la population la possibilité la plus avantageuse d’améliorer les rentes. En revanche, le développement du 3e&nbsp;pilier prôné par les banques et les assurances n’est pas une option pour assurer la prévoyance vieillesse. Dans l’AVS, les employeurs et les hauts revenus participent au financement pour toutes et tous, contrairement au 3e pilier. Par ailleurs, l’USS exige que l’AVS bénéficie d’une contribution financière tirée des bénéfices de la Banque nationale.</p><p>Au moment de la remise des signatures, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard a exprimé sa reconnaissance pour l’énorme engagement du comité d’initiative et de toutes les personnes et organisations qui l’ont soutenu et qui sont parvenues à récolter autant de signatures malgré des conditions compliquées par la pandémie&nbsp;: «&nbsp;Les conditions externes étaient difficiles. L’engagement n’en a été que plus grand. Merci de tout cœur&nbsp;!&nbsp;».</p><p>Marina Carobbio, conseillère aux États socialiste, a tenu à souligner que «&nbsp;l’AVS est notre moteur social pour l’égalité des rentes, en particulier pour les femmes&nbsp;».</p><p>Président du SEV, Giorgio Tuti a rappelé les problèmes du 2e&nbsp;pilier, souvent occultés&nbsp;: «&nbsp;Avec cette initiative, nous apportons une réponse aux rentes en chute libre dans le 2&nbsp;&nbsp;pilier et nous assurons le maintien du pouvoir d’achat&nbsp;».</p><p>Dagmar Rösler, présidente de la faîtière des enseignant‑e‑s LCH, a souligné la question de l’écart des rentes des femmes&nbsp;: «&nbsp;Seul le renforcement de l’AVS nous permettra de progresser vers l’égalité des retraites&nbsp;».</p><p>Köbi Hauri, de la Commission des retraité‑e‑s d’Unia, résume le cœur du problème actuel&nbsp;: «&nbsp;Les retraité‑e‑s ont tout simplement besoin d’une augmentation de l’AVS, car beaucoup d’entre eux arrivent à peine à joindre les deux bouts&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_210528_13.AHV0027_klein_59b0a9357c.webp" length="347282" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7579</guid><pubDate>Fri, 28 May 2021 15:00:00 +0200</pubDate><title>La prévoyance vieillesse a besoin d’un changement de cap</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/la-prevoyance-vieillesse-a-besoin-dun-changement-de-cap</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 28 mai 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Stopper la baisse vertigineuse des rentes de vieillesse en renforçant l’AVS et les retraites par répartition&nbsp;: telles sont les priorités décidées aujourd’hui par l’Assemblée des délégué‑e‑s de l’Union syndicale suisse (USS). Socialement, il est urgent d’augmenter le niveau des retraites, en particulier pour les femmes, notamment en introduisant une 13e rente AVS comme le demande l’initiative qui vient d’aboutir. À l’inverse, si le Parlement s’entête à vouloir démanteler le 1er pilier avec AVS&nbsp;21, l’USS combattra la réforme par référendum. L’Assemblée des délégué‑e‑s a également débattu de politique européenne&nbsp;: après avoir défendu la ligne rouge de la protection des salaires, il s’agit désormais de s’engager pour une Europe et une Suisse plus sociales, aux côtés des autres syndicats européens. Enfin, les délégué-e-s appellent à tirer les leçons de la crise du coronavirus en renforçant la protection de la santé au travail, et à agir rapidement en faveur du pouvoir d’achat après plus d’une une année de grande fragilisation pour les salarié‑e‑s.</p><p>Les rentes de retraite figureront au cœur de l’agenda syndical ces prochains mois. Pas uniquement en raison du calendrier politique, mais surtout parce la situation dans ce domaine se détériore à une vitesse sans précédent. Les rentes du 2e pilier sont en chute libre depuis plus de dix ans&nbsp;: les personnes qui ont pris leur retraite en 2019 touchent 6,8&nbsp;% de moins que leurs collègues partis deux ans plus tôt, alors que les cotisations ne cessent d’augmenter. Les femmes sont les plus touchées, puisque leurs rentes de retraite sont en moyenne d’un tiers inférieures à celles des hommes.</p><p>Toute réforme de la prévoyance vieillesse doit permettre de rehausser le niveau des rentes pour le plus grand nombre. Il faut donc renforcer le 1er pilier et les retraites par répartition. Le dépôt de l’initiative pour une 13e rente AVS est à la fois un signal et une proposition très concrète dans ce sens. En revanche, face à la réforme AVS&nbsp;21 qui se profile nettement comme un démantèlement des prestations sur le dos des femmes, l’USS se prépare au lancement d’un référendum.</p><h3 class="heading--h4">Pour une Europe sociale</h3><p>C’est grâce aux positions nettes, fermes et constantes des syndicats que la protection des salaires autonome obtenue de haute lutte n’a pas été remise en question&nbsp;: ce constat a été le point de départ de la discussion sur la politique européenne lors de l’Assemblée des délégué‑e‑s. La mise en danger des mécanismes de contrôle et de sanction ainsi que la fragilisation du service public qui auraient découlé de la signature de cet accord aurait fait payer un prix bien trop élevé au travailleuses et travailleurs. L’engagement syndical pour de bonnes relations avec l’Union européenne se fonde sur le principe suivant : &nbsp;les accords conclus doivent apporter des améliorations concrètes, et surtout pas des détériorations, aux gens qui travaillent en Suisse. Les syndicats poursuivront sur cette voie.</p><p>Dans ce sens, la résolution adoptée par les délégué‑e‑s donne une direction claire&nbsp;: les droits sociaux, les salaires et les conditions de travail doivent s’améliorer en Suisse et en Europe, et non pas se péjorer. La mise en concurrence des salarié‑e‑s entre eux ne peut conduire qu’à des détériorations. Il faut, au contraire, agir contre les nouvelles formes de travail précaire et en faveur de conventions collectives plus nombreuses, en renforçant notamment le travail syndical par-delà les frontières. L’USS continuera à s’engager dans cette direction avec l’ensemble du mouvement syndical européen.</p><h3 class="heading--h4">Sortir de la pandémie en soutenant l’emploi, la santé et le pouvoir d’achat</h3><p>La crise du coronavirus a pesé lourd sur les travailleuses et travailleurs. Dans plusieurs secteurs, la lutte contre la pandémie a exigé des efforts colossaux, encore insuffisamment reconnus. Dans d’autres, elle a eu pour conséquence une augmentation du chômage et des pertes importantes de revenus. Le travail des syndicats et la solidité des assurances sociales ont permis de limiter les dégâts. Il reste cependant beaucoup à faire&nbsp;: il n’est pas acceptable que la pandémie se traduise par un accroissement de la précarité et par un creusement des inégalités. En plus de soutenir la loi COVID‑19 qui contient la base légale de l’ensemble des aides allouées jusqu’ici, l’USS demande donc des mesures rapides de soutien au pouvoir d’achat, avec notamment la redistribution des réserves excédentaires des caisses-maladie et une meilleure indemnisation du chômage partiel pour les bas salaires.</p><p>Il est également temps de tirer les leçons de la pandémie en renforçant la protection de la santé au travail. La crise sanitaire n’a fait que mettre en lumière les manquements dénoncés de longue date par les syndicats&nbsp;: la densité des contrôles doit être augmentée durablement, et de nouveaux organes comme la SUVA ou les commissions paritaires doivent pouvoir appuyer les inspections cantonales dans leur tâche. Les insuffisances chroniques de la Suisse en matière de santé au travail doivent enfin être corrigées.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>AVS</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/3/csm_210528_SGB-DV_USS-AD_GM_74696e86b0.webp" length="120632" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7581</guid><pubDate>Fri, 28 May 2021 11:50:49 +0200</pubDate><title>Loi sur le CO2 : la campagne du Non est hypocrite et mensongère</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-sur-le-co2-la-campagne-du-non-est-hypocrite-et-mensongere</link><description>Votations du 13 juin : les syndicats disent résolument OUI à la loi sur le CO2</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Cela fait des semaines que l’UDC – telle une marionnette des riches lobbys pétroliers – crie au loup contre la loi sur le CO2 en propageant de façon éhontée des affirmations clairement fausses. Pour les syndicats, impossible de faire autre chose que de secouer la tête face à ces inepties et, surtout, d’appeler à une puissante mobilisation en faveur de la loi sur le CO2&nbsp;!</p><h4>Mentir ne coûte rien</h4><p>Les opposant-e-s à la loi sur le CO2 mènent depuis des semaines une campagne truffée de mensonges comme jamais. Pour la plupart, ils ne nient pas (ou&nbsp;: ne nient plus&nbsp;!) le réchauffement climatique d’origine humaine - dans un pays comme la Suisse, touché depuis longtemps et plus que la moyenne par le changement climatique, ce serait un peu fort de café. Non, ils mentent ouvertement sur les effets de répartition financière des mesures proposées. «&nbsp;1000 francs de charges supplémentaires pour une famille de quatre personnes&nbsp;»&nbsp;: le slogan de campagne de l’UDC occulte complètement le fait que la plupart des taxes supplémentaires seront reversées directement aux ménages sous forme de remboursements par habitant-e. Ce qui veut dire que dans bien des cas, les familles à faibles revenus auront plus – et non pas moins – d’argent dans leur porte-monnaie à la fin du mois. Si l’on suit la logique de l’UDC, on pourrait tout aussi bien affirmer que les retraité-e-s souffrent financièrement des prélèvements de la TVA destinés à l’AVS, ou que les agriculteurs et agricultrices sont pénalisés par les impôts nécessaires au financement des paiements directs agricoles.</p><h4>Le lobby de l’immobilier qui se mue en défenseur des locataires…</h4><p>Mais il y a plus choquant encore&nbsp;: l’UDC se la joue soudainement grande représentante des locataires de ce pays. Et ce, alors qu’aucun autre parti – à l’exception du PLR – ne s’est engagé aussi systématiquement en faveur des intérêts du lobby immobilier et contre ceux des locataires. Un exemple&nbsp;: à la quasi-unanimité (334 voix contre 2), le parti a décidé de voter contre l’initiative populaire pour plus de logements abordables.</p><p>Bien sûr, la loi sur le CO2 entraînera des coûts supplémentaires dans le domaine des bâtiments. Le chauffage au mazout deviendra légèrement plus cher en raison de l’augmentation de la taxe sur le CO2 et l’installation de systèmes de chauffage respectueux du climat a un certain coût initial. Cependant, sur la durée de vie totale d’une installation de chauffage, les pompes à chaleur et autres systèmes similaires sont d’ores et déjà souvent moins chers que le chauffage au mazout. C’est d’autant plus vrai si, en même temps, on isole mieux le bâtiment et que l’on réduit ainsi les besoins en chauffage. Ces rénovations continueront à être fortement subventionnées par le biais du fonds climatique et des programmes énergétiques cantonaux.</p><p>Il n’y a donc aucune raison factuelle qui permette d’expliquer pourquoi il y aurait une charge supplémentaire pour les locataires avec les nouvelles taxes et exigences de la loi sur le CO2. Il existe pourtant bel et bien une menace, mais pas à cause de la loi sur le CO2. Avec la nouvelle érosion de la protection des locataires voulue par la droite, c’est la prochaine révision du droit du bail qui risque de coûter cher aux locataires. Là, l’UDC est bien sûr de la partie.</p><h4>Des multinationales étrangères en renfort</h4><p>Lors de la votation sur les avions de chasse l’an dernier, les entreprises internationales d’armement ont pris grand soin d’éviter d’apparaître comme des actrices ou des mécènes de la campagne du Oui. Cela aurait été perçu – à juste titre – comme une ingérence inacceptable dans le processus démocratique en Suisse.</p><p>Dans le cas de la votation sur la loi CO2 en revanche, il n’y a pas eu de tollé sur le fait que l’association pétrolière («&nbsp;Avenergy&nbsp;»), dominée par de grandes entreprises étrangères (Shell, BP, Total, Eni), non seulement soutienne la contre-campagne en arrière-plan, mais qu’elle la cofinance et la codirige aussi dans une large mesure, de la collecte des signatures jusqu’au jour de la votation. Ainsi, lorsqu’il s'agit de mettre des bâtons dans les roues de la politique climatique dans la «&nbsp;Suisse souveraine&nbsp;», l’UDC n’est que trop heureuse de pouvoir compter sur un solide soutien de l’étranger.</p><h4>L’alternative au OUI ? De la science-fiction&nbsp;!</h4><p>Inventive, l’UDC a présenté sa propre «&nbsp;solution&nbsp;» pour lutter contre le changement climatique&nbsp;: recourir à l’hydrogène. Une stratégie qui relève toutefois largement de la science-fiction.&nbsp;: en effet, pour convertir ne serait-ce que les transports privés motorisés à l’hydrogène, il faudrait multiplier par cinq la quantité d’électricité produite et importée en Suisse, ce qui est absolument irréaliste.</p><p>Au lieu de produire de l’hydrogène, on pourrait utiliser les capacités électriques supplémentaires directement comme technologie de propulsion pour l’électromobilité, qui est depuis longtemps «&nbsp;prête pour le marché&nbsp;», comme le prévoit d’ailleurs la loi sur le CO2. Et éviter ainsi les énormes pertes de conversion énergétique occasionnées par la production d’hydrogène. Mais on peut chercher tant qu’on veut dans le plan «&nbsp;Plan Imark&nbsp;»&nbsp;: pas de trace de cette réflexion. Cela se comprend&nbsp;: ce plan n’est pas censé contenir du sérieux, mais doit plutôt faire illusion, au moins jusqu’à la votation. Cependant, tout cela ne rend pas plus vrais les mensonges sur la redistribution financière de la loi sur le CO2.</p><h4>Le OUI est nécessaire, aussi – surtout&nbsp;! – pour les travailleurs et travailleuses</h4><p>Du point de vue syndical, on ne peut que dire et redire&nbsp;: non, la loi sur le CO2 n’est pas parfaite, en particulier parce qu’elle ne suffira pas à la réalisation absolument indispensable des objectifs climatiques suisses (zéro émission d’ici 2050). Elle est néanmoins bien équilibrée et conçue de telle sorte que ni les travailleurs et travailleuses, ni la population rurale ne seront pénalisés, mais surtout les riches qui polluent le plus. Dire OUI à la loi, c’est donc avant tout dire OUI au fait de commencer – enfin – à mettre en œuvre une politique climatique efficace. Et personne ne peut avoir un plus grand intérêt à cela que les travailleurs et travailleuses. Car ce sont eux qui souffriront en premier et le plus durement des bouleversements causés par le réchauffement climatique.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_welt-klima-schuetzen_iStock-nito100_63d2fe3f36.webp" length="111318" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7576</guid><pubDate>Wed, 26 May 2021 16:49:19 +0200</pubDate><title>Le danger pour la protection des salaires est écarté</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-danger-pour-la-protection-des-salaires-est-ecarte</link><description>Décision du Conseil fédéral sur l’accord-cadre</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de la décision que le Conseil fédéral a prise aujourd’hui, qui&nbsp;garantit une protection autonome des salaires. L’USS défend les relations stables de la Suisse&nbsp;avec l’Union européenne (UE), mais le prix à payer pour conclure les négociations sur cet accord-cadre aurait été trop élevé pour les travailleuses et travailleurs de Suisse. Le déroulement des négociations a montré que l’accord aurait substantiellement affaibli la protection des salaires et mis en danger les services publics – ce qui aurait été inacceptable pour les syndicats.</p><p>La protection des gens qui travaillent&nbsp;doit être améliorée, pas dégradée, que ce soit en Suisse ou dans l’UE. L’USS continuera à s’engager avec ses homologues européens&nbsp;des progrès&nbsp;dans ce domaine et pour que les droits sociaux soient renforcés, en Suisse comme dans l’UE. Il faut davantage de conventions collectives de travail (CCT) qui protègent efficacement les salaires ainsi que des salaires minimums étatiques dans les branches et les professions sans CCT.</p><p>Les Accords bilatéraux sont importants pour les salarié-e-s. Il n’est pas souhaitable que la situation s’aggrave à cause de la Suisse ou de la Commission européenne. Malgré les différends concernant&nbsp;l’accord-cadre, les accords existants doivent être maintenus. C’est pourquoi la Suisse doit libérer aussi rapidement que possible le milliard de cohésion. À l’inverse, l’UE s’est engagée à travers les Accords bilatéraux à une reconnaissance mutuelle des normes applicables aux produits.</p><p>Ces dernières semaines, les milieux patronaux suisses ont demandé, utilisant le prétexte de la fin&nbsp;des négociations sur l'accord-cadre, que la protection des travailleurs et travailleuses soit détériorée. L’USS s’opposera résolument à de telles tentatives.</p><p>L’USS participera aux entretiens prévus entre la Confédération, les partenaires sociaux et les cantons.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7568</guid><pubDate>Sat, 22 May 2021 15:44:00 +0200</pubDate><title>Du respect! De meilleurs salaires, de meilleures rentes.</title><link>https://www.14juin.ch/</link><description>Nous sommes encore loin de l’égalité. C’est pourquoi nous nous mobilisons à nouveau le 14 juin.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/3/csm_4_femmes_transparent_7a33a62ce2.webp" length="183704" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7525</guid><pubDate>Sat, 22 May 2021 15:21:00 +0200</pubDate><title>Oui à la loi sur le CO2 !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-a-la-loi-sur-le-co2</link><description>Enfin une politique climatique pour la Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À l’unanimité, le Comité de l’Union syndicale suisse a décidé de recommander le OUI à la loi sur le CO2 (votation du 13 juin). Cette loi représente en effet la base qui permettra à la Suisse d’enfin progresser dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les travailleurs et travailleuses en ont précisément bien besoin.</p><h3 class="heading--h4">Il était plus que temps</h3><p>Après de nombreuses années pendant lesquelles la majorité de droite du Parlement fédéral a choisi une attitude qui revenait pratiquement à nier politiquement l’existence du réchauffement climatique, le Conseil national et le Conseil des États se sont enfin mis d’accord, lors de la dernière session d’automne, sur un compromis a minima de politique climatique et adopté la révision de la loi sur le CO2. Celle-ci représente la base pour atteindre les buts auxquels la Suisse a souscrit depuis longtemps au plan international en matière de climat («&nbsp;objectif zéro net&nbsp;» d’émissions jusqu’en 2050). Ces objectifs devraient certes, premièrement, être encore plus ambitieux et, deuxièmement, ne seront, selon les expert-e-s, pas non plus réalisés avec cette seule loi sur le CO2. Néanmoins, la révision de cette dernière revêt une importance inestimable. En effet, elle signe même l’entrée de la Suisse dans une politique climatique digne de ce nom. Ainsi, si notre pays ne va pas de ce fait recoller, sur le plan international, au peloton de tête des nations exemplaires – auquel elle appartiendrait en fait en raison de sa prospérité et des fautes climatiques commises dans le passé qui vont de pair –, toujours est-il qu’elle ne tombe pas encore plus bas.</p><p class="heading--h4">Le changement climatique a bien lieu</p><p>Le changement climatique n’est pas un phénomène éloigné dans le temps ou l’espace, mais a lieu depuis longtemps. Cela, avant tout ici et maintenant&nbsp;: en Suisse les températures augmentent deux fois plus que la moyenne mondiale. C’est non seulement très onéreux (p. ex. en ce qui concerne l’entretien et la protection des infrastructures), mais cela préoccupe beaucoup la population, et surtout celles et ceux qui sont «&nbsp;professionnellement occupés&nbsp;». Car il fait plus chaud avant tout aussi au travail, que ce soit sur les chantiers, dans les transports, le tourisme ou encore les soins. La santé des personnes concernées en souffre toujours plus et cela, à un double égard&nbsp;: les personnes les plus exposées à la chaleur et aux intempéries sont pour la plupart des travailleurs et travailleuses qui touchent des bas salaires. En plus, ils ont bien moins la possibilité de profiter des oasis vertes des centres-villes que, par exemple, de se retrouver dans des petits appartements loués au bord de voies d’accès bruyantes, avec d’importantes émissions polluantes.</p><p class="heading--h4">Socialement tout à fait supportable</p><p>Une politique climatique efficace est dont non seulement absolument incontournable, elle est on ne peut plus clairement aussi dans l’intérêt des travailleurs et travailleuses. Ici, les mesures de réduction des gaz à effet de serre doivent être littéralement prises «&nbsp;à la source&nbsp;» et faire en sorte que la plus grande partie des réserves d’énergie fossile encore dans le sol (pétrole, gaz naturel) ne soit même pas captée. La loi sur le CO2 choisit cette voie en introduisant des valeurs limites plus strictes concernant les chauffages au mazout et les nouveaux véhicules à moteur à combustion. En outre, les taxes d’incitation sont un outil important pour augmenter l’attractivité de la mobilité sans CO2 ainsi que des systèmes de chauffage sans émission polluante. De telles taxes supplémentaires doivent cependant être largement remboursées à la population et empêcher par là que la charge financière des ménages à bas ou moyens revenus ne s’alourdisse encore plus. Car ceux-ci, premièrement, souffrent aujourd’hui déjà de loyers trop chers et de primes-maladie bien trop élevées et, deuxièmement, sont de toute façon à l’origine de beaucoup moins d’émissions que les ménages riches qui possèdent une résidence secondaire et trois autos. La loi sur le CO2 tient compte de ce droit à être remboursé, car, tant le produit de la taxe (augmentée) sur le CO2 prélevée sur les combustibles que celui de la nouvelle taxe sur les billets d’avions et les vols privés seront, pour la plus grande part, redistribués à la population sur une base individuelle. Ainsi, les ménages à faible revenu (et en conséquence à l’origine de peu d’émissions) recevront finalement à moyen terme plus d’argent que ce qu’ils auront payé et, dans certains cas, verront à long terme leur charge augmenter tout au plus dans une faible mesure</p><p class="heading--h4">Une pierre angulaire pour de nouveaux emplois</p><p>La loi sur le CO2 ne représente pas uniquement la pierre angulaire d’une politique climatique sérieuse, mais constitue aussi la base pour de nouveaux programmes d’investissement nécessaires. En plus d’une grande somme destinée à l’assainissement des bâtiments, cette loi alloue des fonds, par exemple pour le développement des liaisons ferroviaires nocturnes et de technologies alternatives de propulsion dans l’aviation. Ces programmes d’investissement en faveur de la transition écologique devront être fortement financièrement augmentés et développés, une fois la loi sur le CO2 acceptée&nbsp;; cela, avec les ressources fiscales générales. On trouve ici au centre la transition énergétique vers un approvisionnement complet à l’aide d’énergies renouvelables. L’énorme développement de l’énergie solaire nécessaire à cet effet aura non seulement pour effet que la Suisse pourra réellement atteindre les objectifs climatiques qui figurent dans la nouvelle loi sur le CO2 – et même, espérons-le, les dépasser –, mais créera aussi des milliers de nouveaux emplois durables dans tout le pays.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_welt-klima-schuetzen_iStock-nito100_63d2fe3f36.webp" length="111318" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7572</guid><pubDate>Fri, 21 May 2021 12:00:47 +0200</pubDate><title>Stratégie COVID-19 : mise en consultation du modèle des trois phases</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/strategie-covid-19-mise-en-consultation-du-modele-des-trois-phases</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7571</guid><pubDate>Thu, 20 May 2021 15:03:53 +0200</pubDate><title>La pauvreté n’est pas un crime</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/la-pauvrete-nest-pas-un-crime</link><description>Par peur de perdre leur permis de séjour, beaucoup de migrant-e-s renoncent à l&#039;aide sociale.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les personnes migrantes sont souvent très durement touchées par la pandémie de coronavirus. Même en situation de détresse, beaucoup d’entre elles n’osent pas frapper à la porte de l’aide sociale de peur de voir leur statut de séjour mis en danger. Le 27 mai, la Commission des institutions politiques du Conseil national discutera d’une initiative parlementaire visant à atténuer cette injustice.</p><p>Perte d’emploi, chômage partiel, accident ou maladie&nbsp;: ces événements peuvent facilement faire basculer une vie et engendrer des situations dramatiques. Bien sûr, la Suisse dispose en principe d’un filet de sécurité pour de telles situations&nbsp;: le droit fondamental à l’assistance aux personnes dans le besoin. Mais même si ce droit – inscrit dans la Constitution – s’applique à toutes les personnes résidant en Suisse, les migrant-e-s en sont de fait exclus, même s’ils ont une résidence légale en Suisse. En effet, le recours à l’aide sociale peut entraîner la perte de leur droit de séjour.</p><p>Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI) en janvier 2019, même les personnes qui sont nées en Suisse et y ont grandi ou y ont le cœur de leur vie courent ce risque. Les migrant-e-s qui disposent d’un permis de séjour régulier et qui auraient droit à l’aide sociale craignent les conséquences d’une telle demande et s’abstiennent tout simplement, pour ne pas devoir quitter ce qui est désormais devenu leur pays&nbsp;: la Suisse.</p><h4>Incompatible avec un État social</h4><p>Cette situation s’est exacerbée avec la pandémie de coronavirus&nbsp;: de nombreux migrant-e-s travaillent dans des secteurs à bas salaires qui ont été particulièrement touchés par les fermetures. Même les baisses de revenus dues au chômage partiel les touchent cruellement, et une perte d’emploi peut littéralement menacer leur existence. Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a bien émis une directive selon laquelle une demande d’aide sociale en raison de la pandémie ne doit pas être pénalisée par la LEI. Mais l’interprétation de la directive est du ressort des cantons, et bon nombre des personnes concernées craignent que la marge de manœuvre ne soit pas utilisée en leur faveur. Contrairement aux ressortissant-e-s suisses dans la même situation, elles s’abstiennent donc de faire usage de leur droit fondamental à ce soutien.</p><p>Tout comme les personnes avec un passeport suisse, les personnes migrantes contribuent au bon fonctionnement de la société. Elles sont plus nombreuses que la moyenne à travailler dans les professions dites essentielles. Elles paient leurs impôts et s’impliquent dans des associations ou font du bénévolat. Mais lorsqu’elles ont besoin de l’aide de l’état, la LEI les punit en rétrogradant ou en annulant leur autorisation de séjour. Cette discrimination d’une partie de la population n’est tout simplement pas compatible avec le principe de solidarité qui constitue la base d’un État social.</p><p>Le 27 mai, la Commission des institutions politiques du Conseil national (CIP-N) peut corriger cette inégalité de traitement&nbsp;: l’initiative parlementaire «&nbsp;La pauvreté n’est pas un crime&nbsp;» propose en effet de modifier la LEI afin de redonner aux migrant-e-s un peu plus de sécurité en matière d’autorisation de séjour. Avec cette modification, les personnes sans passeport suisse ne devraient plus perdre leur permis de séjour à cause d’un recours à l’aide sociale si elles résident en Suisse depuis au moins dix ans d’affilée et conformément aux règles. L’adoption de cette initiative parlementaire serait un signal important envers les milieux qui veulent restreindre encore davantage les droits fondamentaux des personnes sans passeport suisse et durcir la loi sur les étrangers et l’intégration.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/6/csm_Arbeitsintegration_B_7cb35aa781.webp" length="490518" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7570</guid><pubDate>Thu, 20 May 2021 12:46:04 +0200</pubDate><title>Des forums de dialogue pour mieux impliquer les groupes concernés</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/des-forums-de-dialogue-pour-mieux-impliquer-les-groupes-concernes</link><description>Du nouveau dans la gouvernance de la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La formation professionnelle est une tâche qui relève de la Confédération, des cantons et des organisations du monde du travail (OrTra). Ces trois partenaires associent leurs efforts en faveur d'une formation professionnelle de qualité. Les employé-e-s et leurs intérêts sont représentés à tous les niveaux. Des «&nbsp;forums de dialogue&nbsp;» ont été créés pour améliorer la participation des différents protagonistes. Le premier «&nbsp;Forum de dialogue OrTra-Employé-e-s&nbsp;» aura lieu le 23 juin 2021, sous la présidence de l’Union syndicale suisse (USS) et de Travail.Suisse.</p><p>La <a href="https://tbbk-ctfp.ch/fr/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Conférence tripartite de la formation professionnelle (CTFP)</a> existe depuis le 1er janvier 2021. Elle sert d’interface entre les différents organes (niveau opérationnel) et le Sommet national (niveau politique). Du point de vue stratégique, elle pilote la formation professionnelle sur la base du partenariat et assure son développement. Les salarié-e-s sont représentés au sein de la CTFP par leurs deux organisations faîtières, l’Union syndicale suisse et Travail.Suisse.</p><p>Les <a href="https://tbbk-ctfp.ch/fr/organisation/forums-de-dialogue" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">forums de dialogue</a> revêtent une importance particulière dans la nouvelle structure des organes de la formation professionnelle. Ils assurent une large implication et un échange direct des parties prenantes entre elles et avec les autres membres de la CTFP. Il existe quatre forums de dialogue au total, en fonction des groupes cibles. Pour les salarié-e-s, c’est le Forum de dialogue OrTra-Employé-e-s qui est le plus à même de se pencher sur leurs problématiques. Ce forum est organisé et présidé par l’USS et Travail.Suisse.</p><p>Les deux thèmes suivants - en lien avec des groupes cibles -&nbsp;seront abordés lors du premier <strong>Forum de dialogue OrTra-Employé-e-s</strong>&nbsp;:</p><ul><li>Personnes issues de la migration&nbsp;: quels sont leurs besoins et préoccupations dans le cadre de la formation professionnelle&nbsp;? (coordination&nbsp;: Union syndicale suisse (USS), contact&nbsp;: Nicole Cornu, secrétaire centrale de l’USS en charge de la politique de formation, <a href="#" data-mailto-token="thpsav1upjvsl5jvyubGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">nicole.cornu(at)sgb.ch</a>)</li><li>Personnes en situation de handicap&nbsp;: quels sont leurs besoins et préoccupations dans le cadre de la formation professionnelle&nbsp;?<br> 	(coordination&nbsp;: Travail.Suisse, contact&nbsp;: Bruno Weber-Gobet, responsable de la politique de formation, <a href="#" data-mailto-token="thpsav1dlilyGayhchpszbpzzl5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">weber(at)travailsuisse.ch</a>)</li></ul><p>Le Forum de dialogue OrTra-Employé-e-s aura lieu en ligne le <strong>mercredi 23 juin de 09h15 à 12h15</strong>. Sont invités à participer&nbsp;: des représentant-e-s des deux organisations faîtières de salarié-e-s, de leurs fédérations membres, de leurs membres associés, des membres avec statut d’observateur et d’autres organisations des groupes-cibles. Le forum se tiendra en ligne par vidéoconférence. La participation est limitée à 40 personnes.</p><p>Le Forum de dialogue OrTra-Employé-e-s offre une plateforme permettant de recueillir le point de vue des salarié-e-s en matière de formation professionnelle et de prendre ainsi le pouls de la situation. Il est aussi l’occasion de discuter de certaines problématiques et d’échanger de bonnes pratiques. Le forum de dialogue prend la forme d’un séminaire et vise à produire des résultats concrets (par exemple, des propositions à soumettre à la CTFP). Ainsi, il contribue à influencer la manière de traiter les différentes thématiques.</p><p>Les personnes intéressées à participer sont priées de s’annoncer auprès des contacts indiqués ci-dessus.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/f/csm_organisation_f_911bbc9e7f.webp" length="51878" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7564</guid><pubDate>Tue, 18 May 2021 10:53:43 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur le registre du commerce </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/aenderung-der-handelsregisterverordnung</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7563</guid><pubDate>Tue, 18 May 2021 10:46:10 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la taxe au tonnage applicable aux navires de mer</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/bundesgesetz-ueber-die-tonnagesteuer-auf-seeschiffen</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7559</guid><pubDate>Wed, 12 May 2021 15:04:29 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur le stockage obligatoire d’éthanol</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/verordnung-ueber-die-pflichtlagerhaltung-von-ethanol</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7557</guid><pubDate>Wed, 12 May 2021 14:50:32 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur les projets pilotes de tarification de la mobilité </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/bundesgesetz-ueber-pilotprojekte-zu-mobility-pricing</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7553</guid><pubDate>Tue, 11 May 2021 13:37:51 +0200</pubDate><title>On risque d’assister à la criminalisation arbitraire de syndicalistes engagés !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/on-risque-dassister-a-la-criminalisation-arbitraire-de-syndicalistes-engages</link><description>Votations du 13 juin : l’USS dit NON à la loi sur les mesures policières MPT</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Imposer à des personnes «&nbsp;potentiellement dangereuses&nbsp;» des mesures répressives en dehors du cadre de toute procédure pénale&nbsp;: voilà ce que veut la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT). De telles mesures porteraient gravement atteinte aux droits des personnes concernées, parmi lesquelles on pourrait d’ailleurs voir un jour aussi apparaître des syndicalistes dérangeants ou des militant-e-s pour le climat qui sortent des clous. Ces mesures sont un péril pour les principes de base de l’État de droit. Voilà pourquoi l’USS rejette la loi et soutient le référendum.</p><p>Le problème de cette loi, c’est que les termes clé sont définis de manière tellement large et vague qu’ils en deviennent dangereux en eux-mêmes&nbsp;: ce ne seraient pas seulement des terroristes («&nbsp;potentiels&nbsp;») qui se retrouveraient dans le collimateur de policiers zélés, mais peut-être un jour aussi des personnes engagées et pacifiques, comme des syndicalistes.</p><ul><li>Avec cette nouvelle définition de l’«&nbsp;activité terroriste&nbsp;», toute tentative d’influencer ou de transformer l’ordre public pourraient tomber sous le coup de la loi si elle se fait ou est encouragée – aux yeux de la police – par la «&nbsp;propagation de la crainte&nbsp;». On veut donc fonder l’application de mesures répressives sur de pures suppositions.</li><li>La simple estimation qu’une personne «&nbsp;propage la crainte&nbsp;» suffirait. Une telle définition de l’activité terroriste est beaucoup trop vague et peut facilement mener à des abus, puisqu’elle est extrêmement subjective.</li><li>La loi autorise une conception très extensive de la notion de «&nbsp;dangerosité&nbsp;», qui pourrait à l’avenir s’appliquer aussi à des citoyen-ne-s irréprochables. Parler de la dangerosité d’une personne ou de son comportement futur relève toujours de la spéculation. Et celle-ci sera toujours liée à des convictions. Il y a donc un risque élevé que ce soient les orientations politiques des autorités judiciaires qui déterminent qui sera considéré comme «&nbsp;potentiellement dangereux&nbsp;». Mais aussi, que les mesures soient appliquées de manière discriminatoire et qu’elles limitent ainsi le droit à la liberté d’expression ou à la lutte syndicale</li></ul><p>Cerise sur le gâteau&nbsp;: la loi soumise à la votation prévoit que presque toutes les mesures (surveillance, obligation de se présenter et interdictions de contacts) peuvent être ordonnées par la police fédérale (fedpol) et non par un tribunal. Seule l’interdiction de quitter un périmètre doit être prononcée par la justice. Quant à l’examen a postériori par le Tribunal administratif fédéral, son efficacité risque bien d’être faible.</p><p>L’interdiction quitter un périmètre n’est rien d’autre qu’une assignation à résidence. Elle permet d’enfermer quelqu’un chez lui jusqu’à neuf mois, sans preuve et sur la base de simples soupçons (!). Seule la vague supposition que cette personne pourrait être «&nbsp;dangereuse&nbsp;» suffit. Cette mesure pourrait toucher de nombreuses personnes, engagées politiquement, qui n’ont rien à voir avec le terrorisme. Et pourquoi pas aussi des syndicalistes dans le cadre d’une lutte collective.</p><p>Conclusion&nbsp;: pour l’USS, cette loi est incompatible avec les droits fondamentaux. Elle est donc indéfendable dans un État de droit. Nous recommandons de rejeter la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT), car si elle était acceptée, elle permettrait de s’en prendre à toute personne qui dérange un peu trop&nbsp;: syndicalistes, personnalités politiques, journalistes, mais aussi à des personnes qui critiquent l’État ou à certains militant-e-s pour le climat.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7551</guid><pubDate>Mon, 10 May 2021 15:27:40 +0200</pubDate><title>Voter oui à la loi COVID-19 pour maintenir le filet social et économique</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/voter-la-loi-covid-19-pour-maintenir-le-filet-social-et-economique</link><description>Votations du 13 juin : l’USS dit OUI à la loi COVID-19</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La crise du coronavirus met tout le pays à rude épreuve. Mais grâce à plusieurs mesures exceptionnelles de garantie des revenus, telles que le chômage partiel élargi et les indemnités de perte de gains, la Suisse s’en sort un peu mieux que d’autres pays. Une bonne partie de ces mesures de protection sociale et de soutien ont leur base légale dans la loi COVID-19, sur laquelle nous votons le 13 juin. En cas de refus, elles seraient supprimées rapidement et les salarié-e-s en feraient les frais. Le Comité de l’USS recommande donc à l’unanimité de voter OUI à la loi COVID-19.</p><p>La loi est déjà en vigueur depuis septembre 2020, car elle avait été déclarée urgente par le Parlement. Mais le référendum a été lancé et a abouti. Si la loi COVID-19 est rejetée le 13 juin, une grande partie des mesures de soutien sera remise en question. Et les salarié-e-s en seront les premières victimes, car il y aura plus de chômage et plus de pression sur les salaires.</p><p class="heading--h4">Les enjeux sont énormes</p><p>Sans loi COVID-19, toutes les mesures qui ont permis d’ajuster les indemnités de chômage partiel (RHT) à cette situation particulière de pandémie disparaîtront. Concrètement, les salarié-e-s les moins bien payés verront leurs indemnités de chômage partiel (RHT) baisser. Actuellement, les salaires jusqu’à 4340&nbsp;francs sont compensés au-delà des 80&nbsp;% habituels. Les employé-e-s sur appel et les employé-e-s temporaires n’auront plus aucun droit aux indemnités de chômage partiel. Pour les entreprises, le recours au chômage partiel redeviendra beaucoup plus bureaucratique, alors même qu’elles se retrouvent souvent en grande difficulté en raison de la crise économique. Tout cela met en péril de nombreux emplois.</p><p>Mais il n’y a pas que le chômage partiel&nbsp;: une foule d’autres mesures et d’aides financières tomberont à l’eau. Dans les domaines des arts et de la culture mais aussi ceux du sport et des médias, de nombreuses personnes seront obligées de se tourner vers l’aide sociale. Les aides d’urgence et les aides cantonales destinées à leur permettre de traverser la période d’activités réduites disparaîtront.</p><p>Enfin, la protection particulière pour les employé-e-s vulnérables et le versement du salaire pendant une quarantaine seront aussi remis en question. Lorsque le travail en entreprise n’est pas possible en toute sécurité, les personnes vulnérables n’auront plus droit aux indemnités pour perte de salaire (APG) via la Confédération. Et la base légale pour le certificat COVID fera subitement défaut.</p><p class="heading--h4">Les syndicats peuvent peser sur les décisions</p><p>Même si le référendum passe, le Conseil fédéral pourra toujours interdire des événements et fermer des magasins. Et il sera toujours possible d’émettre des autorisations sous conditions, par exemple pour les personnes vaccinées ou avec un test négatif. Car c’est la loi sur les épidémies (LEp) qui fournit la base légale pour de telles décisions. Et nous ne votons pas sur cette loi le 13 juin.</p><p>Il semble que cette pandémie soit bientôt surmontée. C’est ce que nous espérons toutes et tous, bien sûr. Mais nous n’en avons aucune certitude. Or, avec la loi COVID-19, les syndicats ont la garantie qu’ils seront systématiquement consultés lorsque le Conseil fédéral adoptera des mesures ayant un impact sur le monde du travail.</p><p>Cette disposition de la loi est primordiale du point de vue de l’USS. Car c’est justement grâce à l’implication précoce et au travail acharné des syndicats que des majorités ont pu être trouvées ces derniers mois pour d’importantes revendications syndicales – parfois même contre la résistance du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) et du SECO. C’est ça qui a fait que la Suisse traverse cette pandémie avec moins de casse que de nombreux autres pays. Et c’est pour cela qu’il faut voter OUI le 13 juin à la loi COVID-19.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7546</guid><pubDate>Sat, 01 May 2021 14:32:11 +0200</pubDate><title>La peur a eu son temps. Maintenant, il faut de l’espoir, de la présence et de la lutte !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/die-zeit-der-angst-ist-vorbei-jetzt-ist-die-zeit-der-hoffnung-der-praesenz-und-des-kampfes-gekommen</link><description>L&#039;allocution du 1er mai de Pierre-Yves Maillard, président de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="heading--h4">Chéres et chers collègues,</p><p>Quel plaisir de vous revoir&nbsp;! Quelle joie de retrouver nos places et nos rues et de montrer l’existence concrète et vivante du mouvement ouvrier suisse&nbsp;!</p><p>Nous sortons lentement et difficilement d’une triste période. Il y a eu les malades et les décès. Il y a eu la pression sur les homes, les hôpitaux et toute la première ligne de soins. Il y a eu le chômage, la destruction d’emplois et la baisse des revenus. Aujourd’hui encore, entre le chômage technique et le chômage, 560 mille personnes dépendent de l’assurance chômage pour vivre. Avant la crise c’était 5 fois moins&nbsp;! Depuis des mois, dans nos aéroports, dans la gastronomie ou le tourisme, des centaines de milliers de familles doivent vivre avec 20% de revenu en moins.</p><p>Quels dégâts cette crise va-t-elle laisser derrière elle&nbsp;? Comment les jeunes vont-ils retrouver le goût et la possibilité de se rencontrer et de vivre dans le monde réel et pas virtuel&nbsp;? Comment vont-ils trouver leur chemin dans le monde du travail&nbsp;? Comment nos travailleurs âgés mis récemment au chômage vont-ils pouvoir retrouver un emploi&nbsp;?</p><p>Les doutes et les craintes pour l’avenir s’accumulent. Il y avait la crise climatique, il y a maintenant cette crise sanitaire dont la fin n’est pas clairement visible et qui pourrait revenir. Et il y a les risques géopolitiques qui s’accumulent.</p><p>La question est&nbsp;: comment agir dans ce contexte de peurs et de doutes&nbsp;?</p><p>A cette question, il n’y a pas de réponse facile. Mais une chose au moins est certaine. Pendant les pandémies, la lutte pour les intérêts ne s’arrête pas. Ceux qui ont des intérêts et des profits à défendre ne se mettent pas en quarantaine. Et la médecine ne propose pas de vaccin contre l’injustice sociale qui se développe. C’est nous, le mouvement syndical, les forces du progrès social qui sommes le vaccin. Et si nous nous arrêtons de lutter, si nous ne bougeons et n’agissons plus, l’injustice, les inégalités vont exploser&nbsp;!</p><p>Selon l’OIT, plus de 255 millions d’emplois ont été supprimés en 2020 dans le monde. Des centaines de millions d’enfants ne vont plus à l’école, la scolarisation des filles a subi un recul massif, ce qui fait perdre des décennies de lutte contre les mariages précoces et forcés. Les inégalités de revenu explosent, dans le monde et en Suisse. L’épargne de tant de petits indépendants ou de salariés a été détruite, mais les profits, les gains boursiers, la spéculation, les bonus et l’orgie de dividendes n’ont pas fait de pause.</p><p>Pour guérir le monde de ces maux qui ont explosé, il faudra de l’action syndicale et politique. Ce premier mai où nous nous montrons, dans la prudence raisonnable, est indispensable à cette action.</p><p>Pendant la crise, l’USS a agi avec le plus d’engagement possible auprès des autorités pour limiter la casse sociale que cette crise a provoquée. Dans les milieux patronaux, dans l’administration et au Conseil fédéral, on croyait au début de cette crise que les stabilisateurs sociaux classiques suffiraient. Il était question de leur ajouter quelques dizaines de millions disponibles dans le budget 2020 du département de l’économie.</p><p>Nous avons dit que cela ne suffirait pas&nbsp;! Nous avons proposé un plan, qui a été suivi dans les grandes lignes et qui prévoyait l’extension et l’assouplissement des règles du chômage technique et la création d’une nouvelle assurance perte de gains pour les indépendant. Ainsi, les personnes avec contrat de travail temporaire ou à durée déterminée ont pu être aidés. Et après des mois de tentatives infructueuses, nous avons enfin pu en décembre obtenir une petite amélioration de l’indemnisation RHT pour les bas revenus.</p><p>Nous nous sommes battus pour que la solution dite des «&nbsp;cas de rigueur&nbsp;» évolue vers une logique d’indemnisation des entreprises et des personnes interdites de travail. Les moyens prévus par le Conseil fédéral ont ainsi pu être décuplés. Nous avons travaillé, avec les acteurs concernés, à améliorer les aides dans le domaine de la culture.</p><p>Nos syndicats qui représentent les salariées et salariés dans les écoles, les crèches et le secteur de la santé ont eu le sens des responsabilités pour revendiquer les protections et les moyens d’action nécessaires. Mais ils ont compris la nécessité d’assurer la continuité du service public pour le bien des enfants et des patients. On peut être fiers de cette attitude et de cette action syndicale.</p><p>Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour réduire les dommages et aider notre pays à traverser cette épreuve. Mais aujourd’hui, il faut constater que cette action d’influence auprès des autorités ne suffit plus. Aujourd’hui, il faut que l’Etat comprenne qu’il doit enclencher la réparation des dégâts de cette crise. Sa responsabilité va plus loin que la seule lutte contre la circulation d’un virus et de ses variants. On parle de perte de pouvoir d’achat, mais ce concept est réducteur. Le pouvoir d’achat, c’est, pour le plus grand nombre, simplement, le pouvoir de vivre normalement et d’offrir à ses enfants un minimum de sécurité et de loisirs. C’est la bonne vie, avec sa part de joie et de légèreté.</p><p>Ce sont les moyens nécessaires à cette bonne vie qu’il faut donner à la population. Ils existent. Il y a cinq à six milliards d’argent en trop dans les caisses des caisses maladie. La pandémie a encore augmenté cet excédent. Donc il faut le rendre aux gens, simplement et rapidement. Cette mesure permettrait, sans endetter aucune collectivité publique de redonner 2000 francs d’un coup à une famille de 4 personnes, par exemple. On peut trouver que c’est peu, mais pour une famille ouvrière, ce serait une aide appréciée et bienvenue.</p><p>Il faut donner à nos jeunes des garanties qu’on ne les laissera pas tomber. Après les sacrifices qu’ils ont acceptés, il faut leur donner la sécurité de trouver une première formation ou un premier emploi. C’est possible si la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux se mobilisent et dépassent quelques dogmes.</p><p>Nous avons obtenu que les chômeuses et chômeurs âgés en fin de droit aient droit dès 60 ans à une rente-pont. Dès juillet, cette nouvelle assurance sociale va entrer en vigueur. Il faudra s’assurer que les droits soient vite reconnus, sans bureaucratie et avec les moyens nécessaires. Et il faudra obtenir que les limites d’accès excessives fixées par la Parlement et le Conseil fédéral soient vite corrigées.</p><p>Il sera indispensable de relancer les secteurs sinistrés et de développer les stratégies durables pour les secteurs du tourisme, de la gastronomie, de la culture et du trafic aérien notamment.</p><p>Et nous devrons enfin obtenir les moyens de renforcer notre première ligne de soins. La logique du profit et de la concurrence dans le secteur de la santé est ruineuse et nous laisse démunis quand une crise sanitaire survient. A ce moment, on constate que tout fonctionne en flux tendu, qu’il n’y a pas de réserve de capacité. Les équipes déjà fatiguées et exposées doivent en faire encore plus. D’un autre côté, certains actes médicaux électifs, certains équipements techniques continuent de générer des profits et des rémunérations excessives. La première ligne de soins doit être renforcée, revalorisée, dans les salaires et conditions de travail, les effectifs et les infrastructures.</p><p>Voilà quelques exemples de ce que l’Etat, sur le plan national et cantonal, doit entreprendre dans les mois qui viennent. Le tournant social est la condition pour une sortie de crise durable et vivable pour toutes et tous. C’est le tournant social qui est d’actualité. C’est son heure dans l’histoire. Même les élites américaines l’ont compris. On ne peut précariser indéfiniment celles et ceux qui travaillent et produisent. On ne peut pas pousser la concurrence de tous contre tous sans limite. On ne peut pas laisser se creuser les inégalités jusqu’à l’obscénité&nbsp;!</p><p>Nous ne céderons pas un pouce de terrain à une énième prolongation da la logique libérale qui cherche encore et toujours à affaiblir notre modeste protection des salaires et nos services publics. Aux néolibéraux de tous les pays et de tous les partis nous disons ceci&nbsp;: entre une cure néolibérale imposée de l’extérieur ou imposée de l’intérieur, nous n’avons pas de préférence. Nous les combattrons l’une et l’autre. Et nous aurons la population qui travaille et qui produit avec nous&nbsp;!</p><p>Et nous combattrons avec la plus grande énergie la provocation faite à la grève des femmes, le plus grand mouvement social de notre pays depuis un siècle. Cette provocation inacceptable, c’est le relèvement de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;! Nous ne voulons pas de ce recul. Dans un pays dont la Banque nationale fait 38 milliards de profits en trois mois, on peut renoncer à creuser encore les inégalités de rentes entre femmes et hommes. Et on peut financer une 13ème rente AVS&nbsp;!</p><p>Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est le tournant social. Mais pour l’obtenir, nous devrons nous battre et nous mobiliser.</p><p>La peur a eu son temps. Maintenant, il faut de l’espoir, de la présence et de la lutte&nbsp;!</p><p>Nous allons essayer d’ouvrir cette période avec vous.</p><p>Alors merci d’être là, merci d’avoir gardé l’esprit syndical de solidarité et de combativité. Cet esprit est notre principale ressource, c’est notre force. Elle fera la différence entre un monde invivable et un monde juste et durable&nbsp;!</p><p>Merci d’être mobilisés aujourd’hui, merci pour votre attention et vive le 1er mai&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_Pierre-Yves_Maillard_c-yoshikokusano-pour-luss_9a7da9e683.webp" length="63532" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7544</guid><pubDate>Fri, 30 Apr 2021 17:23:10 +0200</pubDate><title>1er Mai : actions syndicales, manifestations dans les villes et une émission spéciale en direct</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-actions-syndicales-manifestations-dans-les-villes-et-une-emission-speciale-en-direct</link><description>Journée internationale des travailleurs et travailleuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse vivra aujourd’hui – malgré les restrictions – au rythme des mobilisations corona-compatibles à l’occasion du 1er&nbsp;Mai. Les syndicats et les salarié-e-s seront visibles et bien audibles dans plus de 40 manifestations et actions syndicales pour exiger un nouveau départ social.</p><p>Avec la crise du coronavirus, l’écart des revenus s’est creusé plus que jamais. Alors que l’argent coule à flots dans les villas de luxe grâce aux gains boursiers, les personnes à faibles revenus sont celles qui ont le plus souffert. Des centaines de milliers de personnes ont été – et sont encore – frappées par les licenciements ou le chômage partiel, avec des baisses de revenus énormes, ou doivent craindre pour leur emploi.</p><p>En même temps, les rapports de travail se sont précarisés. Les normes minimales durement acquises en matière de salaires et de conditions de travail ne doivent pas être perdues dans cette crise. Au contraire&nbsp;: il faut une vraie reprise pour les travailleuses et travailleurs, avec le plein emploi, de meilleurs salaires et des retraites plus sociales. C’est pourquoi les syndicats appellent à un nouveau départ social à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. Avec des événements, des manifestations et des actions syndicales ainsi qu’une émission spéciale en direct sur Internet.</p><p>En ce 1er Mai, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard dresse un tableau assez sombre de la situation des salarié-e-s. La pandémie a accru les inégalités. Le monde du travail a payé un lourd tribut&nbsp;: baisse des revenus, chômage massif et insécurité économique généralisée. Mais pour lui, il faut désormais regarder vers l’avenir. «&nbsp;Après la lutte contre le virus, il est grand temps de reprendre le combat social, pour de meilleurs salaires, des emplois dignes et sûrs et de bonnes retraites.&nbsp;»</p><p>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, rappelle que la situation dans les secteurs à bas salaires s’est détériorée pendant la crise sanitaire. Les horaires de travail excessivement flexibles, les mini-temps partiels et le travail sur appel se multiplient&nbsp;: «&nbsp;La lutte pour des salaires décents et des conditions de travail sûres devient de plus en plus importante&nbsp;», estime la responsable syndicale.</p><p>Quant à Luca Visentini, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), s’exprimant depuis Bruxelles, il souligne que les femmes et les jeunes sont, en matière de salaires et de travail, les plus durement touchés par la crise sanitaire. Il affirme l’importance de s’écarter des vieilles recettes d’austérité budgétaire et d’assurer une reprise durable pour toutes et tous, «&nbsp;garantissant de meilleures conditions de travail et de vie pour tout le monde&nbsp;».</p><p>Dès 13h00, l’émission centrale et en direct de l’USS peut être suivie sur (<a href="https://youtu.be/XA4F6jT5_OM" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">https://youtu.be/XA4F6jT5_OM</a>). La liste des actions et manifestations dans tout le pays ainsi que le programme complet de l’émission en direct et en streaming se trouvent sur notre site du 1er Mai <a href="http://www.mai2021.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.mai2021.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_csm_Montage_affiche_1er_mai_d21f5f0a46_f3acec7765.webp" length="19488" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7542</guid><pubDate>Fri, 30 Apr 2021 16:22:32 +0200</pubDate><title>Les rentes des femmes sont déjà trop basses : pas question de les réduire encore !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-des-femmes-sont-deja-trop-basses-pas-question-de-les-reduire-encore</link><description>Avec AVS 21, le Parlement est en dehors de la réalité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En adoptant le relèvement de l’âge de la retraite pour les femmes, la Commission compétente du Conseil national (CSSS-N) décide d’une réforme de l’AVS qui se fera sur le dos des femmes&nbsp;: elles devront de facto accepter une baisse de leur rente de vieillesse. Aujourd’hui, les femmes touchent en moyenne environ un tiers de moins de rente que les hommes. Cette situation scandaleuse doit changer pour le mieux, et non pas empirer. L’Union syndicale suisse (USS) rejette donc fermement ce projet.</p><p>Au lieu de se pencher sur la vraie question urgente, à savoir avec quelles rentes les femmes vivront pendant leur vieillesse, la CSSS-N ne se gêne pas de décider allègrement – et au pas de charge – de nouvelles réductions des rentes de vieillesse aux dépens des femmes. Même si celles-ci touchent toujours grosso modo un tiers de moins que les hommes à la retraite. Pourtant nous sommes sûrs que chaque membre de la Commission connaît dans son entourage personnel au moins une femme qui subit cette situation scandaleuse. En effet, près d’un tiers des femmes ne reçoivent toujours aucune pension du 2e pilier. Dans les secteurs «&nbsp;typiquement féminins&nbsp;», des rentes de 500 à 800 francs par mois sont monnaie courante. Évidemment, c’est trop peu, même pour survivre. Il est donc d’autant plus important que les femmes puissent compter sur l’AVS.</p><p>De plus, les mesures proposées pour la génération de transition sont tout simplement un affront&nbsp;: en raccourcissant les dispositions transitoires à six ans, la baisse intégrale des rentes touchera même des femmes qui sont proches de l’âge de la retraite. Elle aura également pour effet d’aggraver encore la situation des femmes actives qui ont aujourd’hui 55&nbsp;ans et qui, avec les taux d’intérêt en chute libre depuis plus de dix ans, voient leurs rentes du 2e pilier fondre comme neige au soleil. Même les femmes qui font partie de la génération de transition ne sont pas vraiment à l’abri&nbsp;: pour plus de la moitié d’entre elles, la réforme AVS&nbsp;21 est synonyme d’une réduction de la rente par rapport au statu quo. Les femmes qui travaillent sont particulièrement touchées.</p><p class="heading--h4">La Commission ne corrige pas les erreurs du Conseil des États</p><p>D’autres erreurs du Conseil des États n’ont pas non plus été corrigées&nbsp;: ainsi, la flexibilisation de la retraite ne reste possible qu’à partir de 63 ans et le financement supplémentaire accordé ne suffira que pour cinq ans environ. La commission a certes admis que la franchise pour les retraité-e-s actifs doit être fixée de manière à ce que les personnes qui gagnent peu puissent elles aussi améliorer leurs revenus. Cependant, le fait que cette possibilité ne soit accessible que sur une base volontaire est non seulement naïf et difficilement réalisable, mais aussi fondamentalement contradictoire avec le fonctionnement de l’AVS.</p><p>L’USS n’en démord pas&nbsp;: toute personne mérite une bonne rente après une vie de travail. Et on ne peut pas réformer l’AVS sans tenir compte des vrais problèmes. Il semblerait que le Parlement doit se faire rappeler ces deux principes… par un vote dans les urnes.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7538</guid><pubDate>Wed, 28 Apr 2021 16:13:31 +0200</pubDate><title>Une déclaration d’intention timorée et un incroyable affront</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-declaration-dintention-timoree-et-un-incroyable-affront</link><description>Stratégie Égalité 2030 du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Deux ans après la grève des femmes*, le Conseil fédéral souhaite lui aussi aller de l’avant sur le terrain de l’égalité entre femmes et hommes. À cet effet, il a conçu et publié la stratégie Égalité 2030. L’Union syndicale suisse se félicite que le Conseil fédéral s’engage en faveur de l’égalité entre les sexes, tout en déplorant qu’il reste timoré et vague – sans formuler d’idées pionnières pour plus d’égalité entre le travail rémunéré et non rémunéré. À la place, le Conseil fédéral se permet un incroyable affront, en inscrivant dans sa stratégie le relèvement de l’âge de la retraite.</p><p>Le Conseil fédéral présente dans sa stratégie ses idées sur la manière de promouvoir d’ici 2030 l’égalité entre femmes et hommes. Il s’agit là d’un aveu important: deux ans après la mémorable grève des femmes* de 2019, il reste beaucoup à faire et le Conseil fédéral veut contribuer à la mise en place d’une solution. La stratégie campe hélas sur une conception étriquée de l’égalité: le Conseil fédéral concentre ses mesures sur les femmes suisse de la classe moyenne, passant comme chat sur braises sur la situation des femmes issues de la migration ou occupées dans des professions à bas salaires, ainsi que sur les personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas se reconnaître dans la représentation binaire masculin-féminin.</p><p>À la place, la stratégie énumère des objectifs et des mesures pour la plupart déjà en voie de réalisation: lutte contre la discrimination salariale au moyen de l’outil Logib et contrôles en la matière dans le cadre des marchés publics, encouragement des projets d’entreprises pour une meilleure conciliation entre travail et famille, augmentation de la représentation des femmes dans les fonctions dirigeantes au sein de l’administration fédérale, etc. L’USS approuve bien sûr l’intention de la Confédération de poursuivre sur sa lancée et l’invite à mettre systématiquement en œuvre les mesures évoquées. Autre aspect positif, il est encore prévu d’améliorer dans les statistiques et études de la Confédération les données par sexe.</p><p>Si toutefois le Conseil fédéral souhaite réellement promouvoir l’égalité d’ici 2030 avec sa stratégie, il lui faut se donner des objectifs plus ambitieux et contraignants et prévoir des mesures novatrices, allant au-delà du programme de travail actuel des bureaux de l’égalité: outre la meilleure intégration professionnelle visée des femmes, il faut des mesures axées sur l’amélioration des conditions de travail et des rémunérations dans les secteurs à bas salaires et dans les emplois précaires. L’heure est à des améliorations dans la prévoyance vieillesse, afin que les femmes puissent subvenir à leurs propres besoins à la retraite – il est parfaitement scandaleux qu’à la place, le Conseil fédéral prévoie dans sa stratégie un relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Il faut une politique familiale cohérente au niveau suisse, qui décharge les travailleuses et travailleurs ayant des obligations familiales en mettant à leur disposition des structures d’accueil extrafamilial à prix abordable, aisément accessibles et de bonne qualité. Et il faut des mesures énergiques contre le sexisme et le harcèlement sexuel au travail: l’examen de l’«éventuelle ratification» par le Conseil fédéral de la Convention OIT n° 190 ne saurait suffire, la Suisse doit sans faute ratifier cette convention.</p><p>Ce n’est qu’à condition que la stratégie Égalité ne reste pas une vague promesse et que la Confédération se fixe des objectifs contraignants, avec des mesures efficaces, que des améliorations seront réellement possibles jusqu’en 2030.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7535</guid><pubDate>Fri, 23 Apr 2021 15:58:27 +0200</pubDate><title>La protection des salaires doit rester intacte dans l&#039;accord-cadre avec l&#039;UE</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-doit-rester-intacte-dans-laccord-cadre-avec-lue</link><description>Pour des accords avec l&#039;Europe qui profitent aux salarié-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La rencontre d’aujourd’hui entre le président de la Confédération Guy Parmelin et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen n’a pas permis de résoudre la question de la protection suisse des salaires dans l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE). Pour l’Union syndicale suisse (USS), la position reste inchangée&nbsp;: le Conseil fédéral doit imposer la protection autonome des salaires dans l’accord-cadre.</p><p>Grâce aux mesures d’accompagnement, la Suisse a pu éviter que les salaires ne subissent trop de pressions à la baisse dues à la libre circulation des personnes et à l’accès facilité au marché pour les entreprises étrangères.</p><p>Sans ces mesures d’accompagnement dans leur forme actuelle, les salaires et les conditions de travail dans notre pays risquent de subir une pression maximale. Pas seulement sur les salaires des Suisses, mais aussi sur ceux des employé-e-s issus de l’UE travaillant en Suisse. Car l’accord sur la libre circulation des personnes exige que la Suisse garantisse aussi les salaires des ressortissant-e-s de l’UE.</p><p>Mais pour certains représentants des États membres de l’UE, la seule préoccupation semble être l’accès au marché pour leurs entreprises, au détriment des travailleurs et travailleuses. Les récentes déclarations de l’ambassadeur d’Allemagne en Suisse sont d’une clarté glaçante&nbsp;: «&nbsp;Les mesures d’accompagnement sont une nuisance pour les entreprises allemandes, françaises, italiennes ou autrichiennes&nbsp;» (NZZ du 22 mars 2021). Il est même allé jusqu'à affirmer, à tort, que les mesures d’accompagnement étaient «&nbsp;contraires au traité&nbsp;».</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. En même temps, il n’y a aucun autre pays en Europe où autant d’entreprises étrangères offrent leurs services qu’en Suisse. L’accès au marché est donc garanti. Cela s’explique d’une part par le fait que la Suisse est économiquement très attrayante pour les prestataires de services étrangers. D’autre part, il y a l’avantage du peu de barrières linguistiques&nbsp;: Les entreprises allemandes, autrichiennes, françaises et italiennes peuvent proposer leurs services et communiquer avec les clients suisses dans leur langue maternelle.</p><p>Les accords bilatéraux doivent profiter aux salarié-e-s – en Suisse comme dans toute l’Europe. Cela nécessite une protection salariale efficace et un service public garanti. L’USS continuera à travailler avec ses homologues européennes afin d’améliorer la protection des salaires dans toute l’Europe et pour que le service public ne soit pas sacrifié sur l’autel de la logique du marché.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7533</guid><pubDate>Fri, 23 Apr 2021 13:00:00 +0200</pubDate><title>1er Mai 2021 : « Pour un nouveau départ social ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2021-pour-un-nouveau-depart-social</link><description>Actions, manifestations et émission en direct </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La pandémie a bouleversé le monde du travail. L’insécurité règne dans de nombreuses branches et l’écart des revenus s’est creusé plus que jamais. Pour le 1er Mai 2021, les syndicats organisent une mobilisation dans toutes les régions avec des actions syndicales, manifestations et autres événements qui se tiendront bien sûr dans le respect des mesures sanitaires. Notre émission en direct sur Internet fera le tour de ces événements et recevra des invité-e-s de marque de Suisse et d’ailleurs. Mot d’ordre de la journée&nbsp;: «&nbsp;Pour un nouveau départ social&nbsp;!&nbsp;».</p><p>Des centaines de milliers de salarié-e-s ont été et sont encore frappés par des licenciements ou doivent craindre pour leur emploi. Les personnes les moins bien payées sont celles qui souffrent le plus des conséquences la crise du coronavirus. Cette année, la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses est donc placée sous le signe de cette nouvelle réalité&nbsp;: les conditions de travail et la sécurité du revenu ont désormais encore plus d’importance.</p><p>La pandémie a mis en lumière et accru les inégalités. Avec le chômage partiel et le chômage tout court, les baisses de revenu ont été cruelles. Les salarié-e-s aux plus hauts salaires ont par contre pu accroître leur fortune. Les syndicats exigent donc une reprise pour les travailleuses et travailleurs – avec le plein emploi, de meilleurs salaires et des retraites plus sociales. Comme le dit le slogan du 1er Mai 2021, le moment est venu <strong>«&nbsp;Pour un nouveau départ social&nbsp;!&nbsp;»</strong>.</p><p>Dans toute la Suisse, des dizaines d’actions syndicales auront lieu dans des secteurs particulièrement touchés par la crise. Les syndicats se mobilisent également pour organiser une quarantaine de manifestations ou d’événements dans toutes les régions, avec des plans de protection et dans le respect des restrictions sanitaires d’usage. Quant aux festivités traditionnelles, elles ont été annulées dans la plupart des cantons.</p><p>En direct de son studio de Zurich, l’Union syndicale suisse (USS) diffusera en streaming une émission à l’occasion 1er mai 2021 à partir de 13h00, avec des passages auprès des actions devant les entreprises ou dans d’autres lieux centraux, des rassemblements dans les régions et avec des invité-e-s de marque de Suisse et d’ailleurs. Parmi les intervenant-e-s&nbsp;: la conseillère fédérale <strong>Simonetta&nbsp;Sommaruga</strong>, le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats <strong>Luca&nbsp;Visentini</strong>, la présidente d’Unia <strong>Vania&nbsp;Alleva</strong>, la coprésidente du PS Suisse <strong>Mattea&nbsp;Meyer</strong> et l’auteure et journaliste <strong>Julia Friedrichs</strong>.</p><p>La liste des actions et manifestations dans tout le pays ainsi que le programme complet de l’émission en direct et en streaming se trouvent sur notre site du 1er Mai <a href="https://www.mai2021.ch/fr/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.mai2021.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/e/csm_Montage_affiche_1er_mai_4e227bb4fe.webp" length="29312" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7531</guid><pubDate>Tue, 20 Apr 2021 12:00:00 +0200</pubDate><title>L’écart de revenus se creuse et les emplois précaires se multiplient</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/lecart-de-revenus-se-creuse-et-les-emplois-precaires-se-multiplient</link><description>La situation des salarié-e-s en pleine crise du coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour de nombreux salarié-e-s, la crise du coronavirus a eu des effets délétères. Le chômage et le sous-emploi grimpent. Les fermetures et autres restrictions ont fait exploser les emplois précaires et les écarts de revenus se sont creusés. Les normes minimales en matière de salaires et de conditions de travail sont souvent contournées – à la baisse bien sûr&nbsp;! Mais c’est seulement avec de meilleurs salaires, de bonnes conditions de travail et des conventions collectives de branche équitables que nous pouvons envisager l’avenir.</p><p>La crise liée au coronavirus a entraîné dans son sillage une hausse du chômage, des emplois précaires et un écart croissant entre les revenus. Les perspectives pour les mois à venir sont préoccupantes. Aucune reprise notable n’est en vue sur le marché du travail. Même après la deuxième vague de la pandémie, un nombre extrêmement élevé de personnes ayant un emploi sont toujours sans travail. Les salarié-e-s les plus jeunes et les plus âgés sont plus touchés que la moyenne. De nombreux actifs et actives de 15 à 24 ans ont disparu du marché du travail et leur taux d’activité a chuté. Pour les travailleuses et travailleurs en fin de carrière, la situation est tout aussi inquiétante&nbsp;: le chômage est en nette hausse chez les 60 ans et plus, alors qu’il est particulièrement difficile pour ces personnes de trouver un emploi en pleine période de crise.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Baisses des revenus et hausse des emplois précaires</strong></h3><p>Comme souvent, ce sont les travailleuses et travailleurs à faibles revenus qui sont les plus touchés par les effets de la pandémie. Avec le chômage partiel et le chômage tout court, les baisses de revenus se font cruellement sentir. Les mieux payés par contre ont pu accroître leur fortune&nbsp;: ces personnes dépensent moins et gagnent à peu près la même chose qu’avant. Selon une estimation de l’USS, les personnes dans les classes de revenus les plus basses (jusqu’à 4000&nbsp;francs bruts par mois) disposent d’environ 300&nbsp;francs par mois de revenus en moins. Dans les classes de salaire supérieures à 10&nbsp;000 francs par contre, ce sont 300 à 400 francs de plus qui sont disponibles chaque mois.</p><p>Parallèlement, les fermetures partielles de l’économie ont favorisé la prolifération des emplois précaires. Avec le boom des livraisons à domicile par des services de coursiers et coursières, les normes minimales en matière de conditions de travail sont trop souvent contournées. «&nbsp;Ces nouveaux emplois sont créés dans des secteurs non réglementés&nbsp;: il s’agit d’employé-e-s temporaires, de sous-traitant-e-s, de faux indépendant-e-s&nbsp;», constate Daniel Münger, président du syndicat syndicom. «&nbsp;Seules des CCT de force obligatoire dans les branches offrent une protection efficace contre la précarisation», martèle Daniel Münger.</p><p>Le syndicat Unia est aussi d’avis qu’il faut tout faire pour combattre le fossé social qui se creuse, car la pandémie n’a pas seulement affecté les revenus&nbsp;: «&nbsp;Les personnes qui ont pu continuer de travailler malgré le semi-confinement ont souvent dû accepter d’autres types de dégradation de leurs conditions&nbsp;», par exemple dans la vente, pour le traitement des commandes en ligne, souligne Vania Alleva, présidente d’Unia. «&nbsp;La pression est énorme pour que les salarié-e-s acceptent cet effritement sans rien dire. Car au final, les personnes au chômage partiel sont encore moins bien loties. C’est pourquoi il faut que le chômage partiel soit indemnisé à 100&nbsp;% pour les salaires jusqu’à 5000 francs et que les CCT s’étendent», ajoute-elle.</p><p>Et Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS), de conclure: «&nbsp;Après avoir lutté contre la pandémie, nous devons nous battre pour plus de sécurité sociale. Pour que les travailleuses et les travailleurs qui ont le plus souffert de la crise ne soient pas laissés pour compte.&nbsp;» Et contre le chômage, la précarité et les inégalités croissantes, il n’y a pas trente-six solutions&nbsp;: il faut de meilleurs salaires et des mesures efficaces en faveur du pouvoir d’achat.</p><h3 class="heading--h4"><strong>C’est pourquoi l’USS exige&nbsp;:</strong></h3><ul><li>Un salaire minimum de 22&nbsp;francs de l’heure, des conditions de travail réglementées et des conventions collectives de travail (CCT) de force obligatoire aussi pour les nouveaux emplois qui se sont créés dans les services de coursiers et coursières et dans le commerce en ligne.</li><li>La restitution à la population des quelque cinq milliards de francs de réserves excédentaires issues des primes-maladie afin de renforcer le pouvoir d’achat et de stimuler l’économie nationale.</li><li>Le renoncement à tout programme d’austérité, surtout au niveau fédéral, afin que le chômage n’augmente pas encore davantage.</li><li>Des garanties d’emploi dans les entreprises ainsi qu’un soutien aux jeunes en fin de formation dans leur recherche d’un futur emploi.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/7/csm_Lieferdienst_Bringdienst_Maske_iSt-ArtMarie_538237698a.webp" length="103210" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7529</guid><pubDate>Mon, 19 Apr 2021 09:47:19 +0200</pubDate><title>Situation dramatique du secteur de l’aviation : l’heure est aux mesures d’aide</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/situation-dramatique-du-secteur-de-laviation-lheure-est-aux-mesures-daide</link><description>Initiative &quot;Back in the Air&quot;</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’aviation compte parmi les branches d’activité les plus sinistrées. Le trafic aérien s’est effondré en Suisse, sous l’effet des restrictions épidémiologiques. Le nombre de mouvements à l’aéroport de Zurich n’atteint même pas le quart de son niveau d’avant la crise du COVID-19.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Transports</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_swiss_flugzeug_5d97b36539.webp" length="94586" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7523</guid><pubDate>Mon, 12 Apr 2021 09:43:00 +0200</pubDate><title>Pour un nouveau départ social !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-un-nouveau-depart-social</link><description>Appel de l&#039;USS pour le 1er Mai 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p>La pandémie bouleverse le monde et le marché du travail. Cette crise historique laissera des traces profondes et douloureuses au niveau social et économique. Des centaines de milliers de personnes ont été – et sont encore – frappées par des licenciements ou doivent craindre pour leur emploi. Nos collègues des secteurs de la vente, des services ou du tourisme se sont vu raboter une partie de leurs revenus pendant des mois.</p><p>Les personnes à faibles revenus sont celles qui souffrent le plus, alors qu’au même moment, l’argent afflue sans discontinuer dans les villas de luxe grâce aux gains boursiers. Les rapports de travail deviennent de plus en plus précaires. Et les travailleuses et travailleurs de la vente en ligne, en plein essor lui, doivent encaisser plus de stress, des heures de travail non payées et des contrats temporaires.</p><p>Nous voulons maintenant que ce printemps soit synonyme d'espoir&nbsp;: l’espoir que les choses vont s’améliorer et qu’un nouveau départ social est possible&nbsp;! Des modèles que l’on croyait immuables ont été complètement renversés par la crise. Cette crise réveille aussi la volonté des mouvements sociaux d’œuvrer pour enfin revaloriser les professions mal payées et introduire de nouvelles formes de sécurité sociale.</p><p>Ainsi, nous pourrons nous attaquer de front à l’injustice de la répartition actuelle des revenus. Les coûts de la pandémie ne doivent pas être portés par les travailleuses et travailleurs. La sortie de crise ne peut se faire qu’avec des perspectives d’avenir et une sécurité financière pour toutes et tous.</p><p>La solidarité a regagné toute son importance, et avec elle, la lutte pour un changement fondamental après des décennies de domination néolibérale. Ce qu’il faut, c’est une reprise pour les travailleuses et travailleurs – avec le plein emploi, de meilleurs salaires et des retraites plus sociales. <strong>Le moment est venu «&nbsp;Pour un nouveau départ social&nbsp;!&nbsp;»</strong></p><p class="text-right"><strong><a href="https://www.mai2021.ch/fr/" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">www.mai2021.ch</a></strong></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_1er-mai-fr_3d8d659ab5.webp" length="30896" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7520</guid><pubDate>Wed, 07 Apr 2021 09:56:19 +0200</pubDate><title>Recrutement syndical plus difficile</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/recrutement-syndical-plus-difficile</link><description>329 149 membres : l’évolution des effectifs de l’USS en 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Fin 2020, année du coronavirus, l’Union syndicale suisse (USS) comptait 329&nbsp;149 membres (-2,36&nbsp;%). Pour la faîtière syndicale la plus importante du pays, l’évolution des effectifs féminins demeure réjouissant. Le nombre des femmes syndiquées à l’USS a augmenté tant en chiffres absolus que proportionnellement, pour atteindre le chiffre de 105&nbsp;312, soit 32&nbsp;%.</p><p>L’an dernier, les syndicats New Wood, SBKV, AvenirSocial, USDAM, Kapers et SIT ont enregistré une hausse de leurs effectifs. Nouvel arrivé au sein de l’USS, l’easyJet Switzerland Pilots Association (ESPA) compte 293 membres. Les effectifs des autres fédérations affiliées à l’USS sont restés stables ou ont légèrement reculé.</p><p>Bien que nombre de salarié-e-s soient directement touchés par la crise du coronavirus, le recrutement dans les entreprises ou dans la rue a été rendu très difficile par toutes les restrictions liées à la pandémie. Et avec le changement structurel persistant que connaissent la quasi-totalité des secteurs de syndicalisation traditionnels, le recul des effectifs syndicaux se poursuit. En plus d’Unia (construction, industrie des machines, prestations de service), les syndicats syndicom et SEV notamment affichent des effectifs en baisse. Au SEV, le nombre des décès parmi les retraité-e-s dépasse l’arrivée de nouveaux membres professionnellement actifs.</p><p>Par contre, dans les branches mises à très rude épreuve par la pandémie, Unia (plus grand syndicat suisse) a nettement augmenté ses effectifs (professions de la santé&nbsp;: +6,3&nbsp;%, nettoyage&nbsp;: +4&nbsp;%, économie domestique&nbsp;: +2,2&nbsp;%, hôtellerie-restauration&nbsp;: +1,7&nbsp;%). Et le SSP aussi a pu stabiliser le nombre de ses membres.</p><p class="heading--h4">Effectifs 2020/19 des fédérations affiliées à l'USS</p><table style="height:888px; width:962px"><tbody><tr><td><strong>Fédération</strong></td><td class="text-center"><strong>2020</strong></td><td class="text-center"><strong>2019</strong></td><td class="text-center"><strong>Femmes 2020</strong></td><td class="text-center"><strong>Part des femmes au total, en %</strong></td></tr><tr><td>Unia</td><td class="text-right">182 716</td><td class="text-right">188 259</td><td class="text-right">49 049</td><td class="text-center">26.8</td></tr><tr><td>SEV</td><td class="text-right">38 082</td><td class="text-right">39 225</td><td class="text-right">7 757</td><td class="text-center">20.4</td></tr><tr><td>SSP</td><td class="text-right">33 874</td><td class="text-right">33 911</td><td class="text-right">19 391</td><td class="text-center">57.1</td></tr><tr><td>syndicom</td><td class="text-right">30 181</td><td class="text-right">30 911</td><td class="text-right">9 496</td><td class="text-center">31.5</td></tr><tr><td>SIT</td><td class="text-right">9 518</td><td class="text-right">9 511</td><td class="text-right">4 980</td><td class="text-center">52.3</td></tr><tr><td>APC</td><td class="text-right">8 248</td><td class="text-right">8 436</td><td class="text-right">2 372</td><td class="text-center">28.8</td></tr><tr><td>ASEB</td><td class="text-right">7 341</td><td class="text-right">7 768</td><td class="text-right">2 558</td><td class="text-center">34.9</td></tr><tr><td>AvenirSocial</td><td class="text-right">3 754</td><td class="text-right">3 668</td><td class="text-right">2 714</td><td class="text-center">72.3</td></tr><tr><td>SSPM</td><td class="text-right">2 683</td><td class="text-right">2 821</td><td class="text-right">1 660</td><td class="text-center">61.9</td></tr><tr><td>GaraNto</td><td class="text-right">2 971</td><td class="text-right">3 112</td><td class="text-right">427</td><td class="text-center">14.4</td></tr><tr><td>SSM</td><td class="text-right">2 872</td><td class="text-right">2 954</td><td class="text-right">1 259</td><td class="text-center">43.8</td></tr><tr><td>Kapers</td><td class="text-right">2 995</td><td class="text-right">2 981</td><td class="text-right">2 203</td><td class="text-center">73.6</td></tr><tr><td>USDAM</td><td class="text-right">1 713</td><td class="text-right">1 680</td><td class="text-right">698</td><td class="text-center">40.8</td></tr><tr><td>SBKV</td><td class="text-right">1 236</td><td class="text-right">1 195</td><td class="text-right">704</td><td class="text-center">57</td></tr><tr><td>Nautilus</td><td class="text-right">649</td><td class="text-right">665</td><td class="text-right">19</td><td class="text-center">2.9</td></tr><tr><td>ESPA</td><td class="text-right">293</td><td class="text-right">–</td><td class="text-right">13</td><td class="text-center">4.4</td></tr><tr><td>New Wood</td><td class="text-right">23</td><td class="text-right">17</td><td class="text-right">12</td><td class="text-center">52.2</td></tr><tr><td><strong>Total</strong></td><td class="text-right"><strong>329 149</strong></td><td class="text-right"><strong>337 114</strong></td><td class="text-right"><strong>105 312</strong></td><td class="text-center"><strong>32</strong></td></tr></tbody></table><p>Abbréviations (voir tableau) :</p><table><tbody><tr><td><p>Unia :</p></td><td>Le syndicat</td></tr><tr><td>SEV :</td><td><p>Syndicat du personnel des transports</p></td></tr><tr><td>SSP :</td><td>Syndicat des Services publics</td></tr><tr><td>syndicom :</td><td><p>Syndicat des médias et de la communication</p></td></tr><tr><td>ASEB :</td><td>Association suisse des employés de banque</td></tr><tr><td>APC :</td><td>Association du personnel de la Confédération</td></tr><tr><td>SIT :</td><td>Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs</td></tr><tr><td>GaraNto :</td><td><p>Le syndicat compétent du personnel des douanes</p></td></tr><tr><td>AvenirSocial :</td><td>Professionnels du travail social Suisse</td></tr><tr><td>SSM :</td><td>Syndicat suisse des mass media</td></tr><tr><td>USDAM :</td><td><p>Union suisse des artistes musiciens</p></td></tr><tr><td>SMPV :</td><td><p>Société suisse de pédagogie musicale</p></td></tr><tr><td>Kapers :</td><td>Association du personnel de cabine</td></tr><tr><td>SBKV :</td><td>Association suisse des artistes de théâtre, cinéma et télévision</td></tr><tr><td>Nautilus :</td><td><p>Syndicat du personnel de la navigation</p></td></tr><tr><td>ESPA :</td><td>easyJet Switzerland Pilots Association</td></tr><tr><td>New Wood :</td><td>Syndicat du personnel de l’ONU à Genève</td></tr></tbody></table>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_445175716_6989198552_o_690d75509b.webp" length="105074" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7518</guid><pubDate>Wed, 31 Mar 2021 14:31:00 +0200</pubDate><title>Projet de la loi fédérale portant révision du droit pénal en matière sexuelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/projet-de-la-loi-federale-portant-revision-du-droit-penal-en-matiere-sexuelle</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7514</guid><pubDate>Wed, 31 Mar 2021 14:12:00 +0200</pubDate><title>Révision totale de la loi fédérale concernant l&#039;allocation de subventions à l&#039;École cantonale de langue française de Berne</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/revision-totale-de-la-loi-federale-concernant-lallocation-de-subventions-a-lecole-cantonale-de-langue-francaise-de-berne</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7512</guid><pubDate>Wed, 31 Mar 2021 14:02:00 +0200</pubDate><title>Accord temporaire entre la Suisse et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d&#039;Irlande du Nord sur la mobilité des fournisseurs de services</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/accord-temporaire-uk-du-sur-la-mobilite-des-fournisseurs-de-services</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7516</guid><pubDate>Wed, 31 Mar 2021 12:21:00 +0200</pubDate><title>Crédit d&#039;engagement «Financement d&#039;un approvisionnement en électricité sûr des émetteurs de la Confédération»</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/credit-dengagement-financement-dun-approvisionnement-en-electricite-sur-des-emetteurs-de-la-confederation</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7510</guid><pubDate>Tue, 30 Mar 2021 09:30:50 +0200</pubDate><title>Saisir l’opportunité d’une politique familiale tournée vers l&#039;avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/saisir-lopportunite-dune-politique-familiale-tournee-vers-lavenir</link><description>La CSEC-E renforce l’engagement financier de la Confédération en faveur de l’accueil extra-familial des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N), la commission sœur du Conseil des États (CSEC-E) veut aussi renforcer l’engagement financier de la Confédération en faveur de l’accueil extra-familial des enfants. L’USS salue le soutien de la CSEC-E à l’initiative parlementaire pour la pérennisation des aides financières fédérales pour les structures d’accueil, et exige que l’engagement de la Confédération soit aussi lié à des critères de qualité et de conditions de travail.</p><p>En Suisse, la garde d’enfants est généralement considérée comme une affaire privée&nbsp;: les listes d’attente pour une place dans une structure d’accueil extra-familial sont longues, les subventions de l’État sont faibles et les coûts supportés par les familles sont d’autant plus élevés. Il n’est donc pas étonnant que pour de nombreuses personnes actives, la conciliation entre la famille et le travail repose sur le travail gratuit de la génération des grands-parents.</p><p>Cette politique familiale a montré ses faiblesses lors de la première vague de coronavirus&nbsp;: sans le soutien financier aux institutions d’accueil de la petite enfance décidé par le Parlement, les faillites et les fermetures auraient fait reculer l’égalité en Suisse de plusieurs années.</p><p>Il s’agit maintenant de préparer l’accueil extra-familial d’enfants à l’avenir en le rendant résistant aux crises&nbsp;: il faut suffisamment de places de qualité pour tous les enfants, de bonnes conditions de travail et de salaire pour revaloriser le travail d’accueil des enfants, et, enfin, un financement public suffisant pour que les places soient abordables pour toutes les familles. Avec l’adoption de l’initiative parlementaire 21.403 «&nbsp;Remplacer le financement de départ part une solution adaptée aux réalités actuelles&nbsp;», la CSEC-E a ouvert la porte à la discussion de ces mesures. Dans cette discussion, l’USS s’engagera pour une politique familiale nationale progressiste, qui lie des contributions fédérales adéquates et suffisantes à des critères de qualité et de conditions de travail.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7507</guid><pubDate>Fri, 26 Mar 2021 08:48:27 +0100</pubDate><title>Un pont pour la rente-pont : moins de personnes passeront entre les mailles du filet</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-pont-pour-la-rente-pont-moins-de-personnes-passeront-entre-les-mailles-du-filet</link><description>Des améliorations pour la prestation transitoire pour chômeurs et chômeuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Décidée il y a moins d’une année, la prestation transitoire pour personnes qui arrivent en fin de droit après 60 ans est rien de moins que la plus jeune assurance sociale en Suisse. Depuis, l’Union syndicale suisse (USS) n’a eu de cesse de faire en sorte que ces prestations entrent en vigueur le plus vite possible. D’autant plus que la situation des chômeurs et chômeuses, passé un certain âge, est devenue encore plus préoccupante avec la crise du coronavirus.</p><p>L’automne dernier, le Parlement n’était pas encore prêt à voir la réalité en face. Mais peu avant Noël, sur pression de l’USS, il a finalement émis une disposition qui donne la possibilité à toute personne de faire une demande de prestation transitoire en juillet, pour autant qu’elle ait épuisé ses prestations de chômage après le 1er janvier 2021 et qu’elle remplisse toutes les autres conditions – très strictes – pour avoir droit à cette prestation. Ce n’était qu’une demi-solution, car elle aidait uniquement les personnes qui avaient les moyens de tenir financièrement jusqu’en juillet. Il y a trois mois, il semblait impossible d’obtenir davantage.</p><p>Mais aujourd’hui, on voit que l’obstination de l’USS sur ce sujet a payé&nbsp;: lors de la session de printemps, les majorités requises ont pu être trouvées au Parlement pour améliorer la situation. Désormais, toutes les personnes au chômage qui atteignent l’âge de 60 ans jusqu’au 1er&nbsp;juillet et qui ont cotisé au moins 20 ans à l’AVS ne pourront pas être mises en fin de droit avant l’entrée en vigueur de la prestation transitoire.</p><p>Même cette nouvelle solution ne résoudra pas tous les problèmes des personnes qui sont au chômage alors qu’elles sont en fin de carrière. Et les personnes directement concernées par cette décision devront se soumettre, dès le mois de juillet, à un processus d’inscription très exigeant. Au terme duquel elles pourraient découvrir, dans certains cas, qu’elles n’ont finalement pas droit à la prestation transitoire pour maintenir correctement et dignement leur avoir de prévoyance vieillesse. Le SECO estime tout de même que quelque 930 personnes bénéficieront de cette nouvelle mesure. Conclusion&nbsp;: avec de la persévérance, on peut trouver les majorités qu’il faut pour atténuer les effets catastrophiques du chômage pour les personnes en fin de carrière.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7506</guid><pubDate>Wed, 24 Mar 2021 19:10:17 +0100</pubDate><title>Chômage en hausse et baisses de revenus : il faut en faire plus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/chomage-en-hausse-et-baisses-de-revenus-il-faut-en-faire-plus</link><description>Rencontre des partenaires sociaux avec Guy Parmelin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les partenaires sociaux étaient invités le 24 mars par le président de la Confédération Guy Parmelin à une rencontre de haut niveau sur la crise liée au coronavirus. L’Union syndicale suisse (USS) y a souligné la dégradation de la situation du marché du travail avec la pandémie qui se prolonge. L’USS a présenté les mesures qui devraient être prises pour éviter que les salaires et les emplois ne soient encore plus menacés qu’ils le sont déjà.</p><p>Le nombre de personnes au chômage a grimpé à nouveau ces dernières semaines&nbsp;: il atteint près de 160&nbsp;000 (désaisonnalisé). C’est 50&nbsp;000 de plus qu’avant le début de la crise à la fin de l’hiver 2020. À ce nombre s’ajoutent les très nombreuses personnes mises au chômage partiel, surtout dans les branches des services qui sont (partiellement) fermées. Le sous-emploi se situe à plus de 10&nbsp;% (équivalents plein temps), selon des estimations de l’USS.</p><p>Ce sont toujours les travailleuses et travailleurs avec des faibles revenus qui sont les plus touchés, que ce soit par le chômage partiel ou par le chômage tout court. Ces personnes travaillent surtout dans l’hôtellerie-restauration, dans le secteur culturel ou dans d’autres branches de services (salle de sport, etc.). Elles subissent des baisses de revenus qui peuvent être cruelles. Selon le dernier sondage SRF/Sotomo, les personnes à bas salaires n’ont aujourd’hui plus que 78&nbsp;% de leur revenu d’avant la crise. En cas de chômage partiel, elles arrivent à 80&nbsp;%, ce qui prouve bien que l’augmentation des indemnités de chômage partiel décidée au Parlement n’est pas assez efficace.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7503</guid><pubDate>Fri, 19 Mar 2021 17:58:00 +0100</pubDate><title>Dispositions d’exécution concernant la modification de la loi fédérale sur l’assurance-invalidité (Développement continu de l’AI)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dispositions-dexecution-concernant-la-modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-invalidite-developpement-continu-de-lai</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7497</guid><pubDate>Thu, 18 Mar 2021 18:40:38 +0100</pubDate><title>De bonnes mesures dont la mise en œuvre rapide sera décisive</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/de-bonnes-mesures-dont-la-mise-en-oeuvre-rapide-sera-decisive</link><description>Accompagnement social et économique de la crise du coronaviurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La loi COVID-19 qui sera soumise au vote final réalise des avancées importantes demandées de longue date par les syndicats. Le chômage partiel est étendu, de même que la couverture complète des bas revenus. L’indemnisation des personnes au chômages tiendra compte de la crise. Enfin, les mesures pour les personnes travaillant dans la culture et les indépendant-e-s ont été améliorées. Au cours des prochaines semaines, la mise en œuvre rapide et non bureaucratique de ces mesures sera décisive pour éviter des destructions d’emploi et limiter les dégâts en matière de pouvoir d’achat. Ceci vaut également pour l’indemnisation des entreprises&nbsp;: ce n’est que si l’argent est rapidement versé et que tous les ayants-droits ont réellement accès aux prestations que les effets dévastateurs de la crise pourront être limités.</p><p>Dès le mois de mars 2020, l’Union syndicale suisse (USS) s’est engagée pour une politique globale de garantie des emplois et des salaires. La loi adoptée issue de la conférence de conciliation et soumise au vote final des deux chambres du Parlement répond à de nombreuses demandes formulées les syndicats. De plus, la tentative de s’attaquer au repos dominical sous couvert de pandémie a pu être stoppée net.</p><h3 class="heading--h4">Éviter les pertes d’emploi et de pouvoir d’achat</h3><p>Introduite à l’occasion de la deuxième vague de la pandémie, la couverture à 100&nbsp;% des plus bas salaires en cas de chômage partiel est une mesure essentielle pour protéger les revenus des personnes les moins bien payées, qui sont d’ailleurs surreprésentées dans les branches directement touchées par les fermetures sanitaires. La prolongation jusqu’à l’été de ce régime est largement justifiée, puisque de toute évidence, les réouvertures n’auront lieu que de façon échelonnée. Les dégâts sur le pouvoir d’achat d’un grand nombre de travailleuses et travailleurs, en particulier avec des salaires bas et moyens, restent très importants et appelleront d’autres mesures.</p><p>Par ailleurs, l’extension des indemnités chômage, une mesure déjà prise lors de la première vague, est à nouveau actée par le Parlement. Dans de nombreuses branches, il est en effet aujourd’hui illusoire de penser retrouver rapidement un emploi.</p><p>L’augmentation du nombre maximal de mois d’indemnisation du chômage partiel est également une mesure bienvenue, alors que les premières restrictions liées à la pandémie datent désormais de plus d’une année. Cette mesure améliore la sécurité de planification et contribuer à préserver des emplois. L’augmentation de l’enveloppe du soutien aux entreprises touchées par les pertes de chiffres d’affaire et l’ancrage d’une logique d’indemnisation correspond également aux revendications formulées par l’USS en début d’année.</p><p>Dans les semaines et les mois à venir, la qualité de la mise en œuvre sera la clé. Ce n’est que si les demandes sont traitées de manière rapide et que l’argent est versé dans des délais utiles qu’il sera possible de sauver des emplois.</p><h3 class="heading--h4">Des réponses spécifiques pour la culture</h3><p>Quant aux travailleuses et travailleurs culturels, leur existence est toujours profondément affectée par la crise. Et plus la pandémie dure, plus leur situation devient difficile. Beaucoup signalent qu’aucun événement culturel n’étant prévu pour l’instant, ils ne peuvent donc pas être annulés. En même temps, le système de mesures d’aide mis en place jusqu’ici est complexe et difficile d’accès pour beaucoup.</p><p>L’USS a donc demandé de meilleures prestations ainsi qu’un accès le plus rapide et le moins bureaucratique possible à ces prestations. Le Parlement et le Conseil fédéral ont suivi de nombreuses propositions des syndicats. Ainsi, les travailleuses et travailleurs culturels indépendants et intermittents peuvent désormais demander des allocations pour perte de gain – avec effet rétroactif au 1er novembre 2020. En outre, la modification de l’ordonnance COVID dans le secteur de la culture simplifie considérablement les critères d’éligibilité des professionnel-le-s de la culture à l’aide d’urgence via Suisseculture Sociale. Compte tenu des interdictions prolongées des événements culturels, les travailleuses et travailleurs culturels seront de plus en plus dépendants de ce soutien dans les mois à venir.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/f/csm_Frau_mit_Maske_Industrie_2_aa3ad9c04b.webp" length="284628" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7501</guid><pubDate>Thu, 18 Mar 2021 17:45:00 +0100</pubDate><title>Modification de l&#039;ordonnance COVID-19 culture</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/modification-de-lordonnance-covid-19-culture</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6413</guid><pubDate>Tue, 16 Mar 2021 07:00:00 +0100</pubDate><title>Coronavirus</title><link>https://www.uss.ch/actuel/coronavirus</link><description>Toutes les informations utiles, réponses aux questions fréquentes et positions concernant la pandémie sur notre page spéciale et dans notre FAQ
</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7495</guid><pubDate>Mon, 15 Mar 2021 23:19:00 +0100</pubDate><title>Une réforme de l’AVS sur le dos des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs21-une-reforme-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Le Conseil des Etats n’assume pas ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La révision de l’AVS décidée par le Conseil des Etats est irrespectueuse. L’Union syndicale suisse (USS) a démontré que, pour les femmes, la hausse de l’âge de la retraite prévue dans le projet AVS 21 signifie une baisse de prestations de 1200 francs par année. Et ce, alors que les rentes des femmes sont, aujourd’hui déjà, d’un tiers plus basses que celles des hommes. En un peu plus d’une semaine, 300 000 personnes avaient signé un appel contre cette réforme, appel qui a été transmis au Conseil des Etats. Et pourtant, ce dernier continue à ignorer la réalité de la situation des femmes à la retraite.</p><p>Le Conseil des Etats a décidé aujourd’hui de réduire encore l’enveloppe des compensations pour les générations de transition de 712 à 430 millions par an. Cette nouvelle diminution est un signe d'ignorance.&nbsp;Les&nbsp;suppléments de rente&nbsp;proposés&nbsp;sont&nbsp;très&nbsp;loin de couvrir&nbsp;les lacunes de rentes pour les générations concernées.</p><h3 class="heading--h4">Flexibilisation&nbsp;: double peine pour les femmes</h3><p>La flexibilisation de l’âge de départ en retraite a elle aussi été coupée par le Conseil des Etats. Le départ anticipé est maintenant&nbsp;fixé à 63 ans, là où le Conseil fédéral proposait 62 ans –&nbsp;proposition bénéficiant&nbsp;d’un large soutien et ayant un effet financier neutre sur le long terme. Là aussi, les femmes font les frais de cette décision : alors qu’une flexibilisation à partir de 63 ans seulement ne change rien pour les hommes, elle signifie pour les femmes la perte d’une année d’anticipation possible.</p><h3 class="heading--h4">Les rentes de retraite doivent permettre de vivre</h3><p>Pour l’USS, avoir travaillé toute sa vie doit donner droit à une bonne rente de retraite. Toute révision de l’AVS doit donc prendre en compte et résoudre les problèmes qui se posent aujourd’hui. La solution est simple&nbsp;: renforcer l’AVS au lieu de l’affaiblir. Il s’agirait d’une contribution déterminante à la réduction des inégalités en défaveur des femmes.</p><p>Avec son traitement express de cette nouvelle révision de l’AVS, le Conseil des Etats fait fi de ses responsabilités. Il prend la voie d’une réforme contre les femmes, qui ne bénéficera donc pas de leur soutien. L’USS s’engagera pour que le Conseil national corrige drastiquement le projet.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7492</guid><pubDate>Mon, 15 Mar 2021 12:15:00 +0100</pubDate><title>314 187 fois « Pas touche aux rentes des femmes ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/314187-fois-pas-touche-aux-rentes-des-femmes</link><description>Remise officielle de l&#039;appel urgent au Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Juste avant son débat sur la réforme AVS&nbsp;21, le Conseil des États s’est vu remettre aujourd’hui les signatures de 314&nbsp;187 personnes qui disent NON à un projet qui se ferait – encore une fois – au détriment des femmes. La diminution prévue des retraites des femmes a suscité un véritable sursaut d’indignation dans la population&nbsp;: jamais autant de soutiens n’avaient été récoltés en ligne en aussi peu de temps en Suisse. Le message est sans équivoque&nbsp;: une révision de l’AVS qui ignore les problèmes réels des femmes n’a aucune chance de passer. Les rentes de retraite des femmes sont aujourd’hui encore d’un tiers plus basses que celles des hommes. Il est temps qu’elles augmentent. Pas qu’elles diminuent.</p><p>Les rentes AVS doivent couvrir le minimum vital&nbsp;: pour bon nombre de femmes, cette promesse ne tient toujours pas. Les inégalités en matière de retraites étaient d’ailleurs aussi au cœur de la Grève féministe de 2019. Mais au lieu de veiller à ce que l’objectif soit enfin atteint, le projet AVS&nbsp;21 produirait l’effet inverse&nbsp;: il s’agit d’un démantèlement pur et simple sur le dos des femmes.</p><p>Or, la situation des femmes à la retraite est aujourd’hui extrêmement problématique.<br> Dans la lettre ouverte remise ce jour, les centaines de milliers de signataires demandent au Conseil des États de renoncer aux péjorations prévues dans AVS&nbsp;21. Elles et ils exigent au contraire une amélioration des rentes du premier pilier pour qu’elles couvrent enfin le minimum vital. La révision de l’AVS doit donc adapter le montant des retraites à la hausse, et pas uniquement pour les couples mariés. Car la Constitution promet depuis 50 ans aux femmes une AVS qui couvre les besoins de base.</p><p>Lors de la remise des signatures au Conseil des États, <strong>Vania Alleva</strong>, présidente du syndicat Unia, a martelé&nbsp;: «&nbsp;Avoir travaillé toute sa vie doit donner droit à une rente qui permette de vivre. Ceci vaut aussi pour les femmes, mais ce n’est pas encore la réalité&nbsp;». Pour la co-présidente du PS <strong>Mattea Meyer</strong>, «&nbsp;le risque de pauvreté frappe davantage les femmes âgées. Il faut donc que les rentes AVS augmentent, et non qu’elles diminuent&nbsp;».</p><p><strong>Michela Bovolenta</strong>, secrétaire centrale du SSP, résume la colère des femmes&nbsp;: «&nbsp;Le Parlement doit enfin nous écouter et assurer l’égalité à la retraite aussi, au lieu de réduire les prestations au détriment des femmes. Il faut une hausse des rentes des femmes, pas de l’âge de la retraite&nbsp;!&nbsp;». <strong>Lisa Mazzone</strong>, conseillère aux États verte, conclut&nbsp;: «&nbsp;Les revendications des femmes ont été largement ignorées jusqu’à maintenant au Parlement. Avec ce signal clair, cela doit changer&nbsp;».</p><p>Lien vers l'appel : <a href="http://www.rentes-des-femmes.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">www.rentes-des-femmes.ch</a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_210315_Appell-UEbergabe_c-YoshikoKusano_f25b70f4c0.webp" length="227080" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7489</guid><pubDate>Tue, 09 Mar 2021 17:53:19 +0100</pubDate><title>Travail dominical : pas de déréglementation sous prétexte de la pandémie</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/travail-dominical-pas-de-dereglementation-sous-pretexte-de-la-pandemie</link><description>Aussi le Conseil National s’oppose d’étendre le travail dominical dans la loi COVID-19</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les commissions de l’économie du Conseil des États et du Conseil National voulaient prendre prétexte de la pandémie pour étendre le travail du dimanche. Heureusement, après le Conseil des États, le Conseil National a lui aussi refusé cette modification opportuniste de la loi Covid-19, renonçant donc à cette attaque éhontée contre les conditions de travail du personnel de la vente. Il faut régler les problèmes auxquels sont confrontés les travailleuses et les travailleurs aujourd’hui, non pas les aggraver.</p><p>Après le non clair du Conseil des États, c’est le Conseil National qui a rejeté par 96 voix contre 93 une extension du travail du dimanche. À travers une modification de dernière minute de la loi COVID-19, les commissions (CER) avaient proposés de tripler, jusqu’à fin 2022, le nombre de dimanches avec ouverture des magasins. Un vote favorable aurait été une gifle pour le personnel de la vente, qui sort d’une année particulièrement difficile sur le plan des conditions de travail ainsi que du pouvoir d’achat, en raison du chômage partiel.</p><p>Lors des débats, il a été rappelé qu’augmenter les ouvertures n’apporte pas de hausse de chiffre d’affaire, comme le montrent plusieurs études. Au contraire&nbsp;: elles entraînent des pertes, en particulier pour les petits commerces. De plus, le personnel de la vente s’est toujours prononcé clairement contre le travail du dimanche, lors de sondages sur ce sujet.</p><p>Enfin, des parlementaires ont pointé du doigt – à raison – le procédé inacceptable au plan de l’État de droit&nbsp;: la loi COVID-19 ne peut être utilisée et dévoyée pour aller vers une dégradation de la protection de la santé des travailleuses et travailleurs. Bien au contraire&nbsp;: les salarié-e-s ont droit à davantage de protection compte tenu des nombreux sacrifices consentis au cours de la pandémie.</p><p>Les scrutins du week-end ont de tout évidence pesé sur la décision. En effet, la population du canton&nbsp;de Berne a rejeté le 7 mars le projet de doubler le nombre d’ouvertures&nbsp;dominicales par année. Et le même jour, dans le canton de Zoug, la prolongation des horaires d’ouverture des magasins a été refusée.</p><p>L’USS refuse fermement que le travail dominical soit étendu. Il est prouvé que les ventes dominicales augmentent les risques psychosociaux pour le personnel de la vente qui, pendant la pandémie, a déjà fortement souffert de stress dans les commerces à grandes surfaces de vente ainsi que de la peur d’être infecté et de violentes pertes de salaire à cause du chômage partiel. Que les commissions veuillent faire passer en plus cette libéralisation aussi inutile que nuisible comme mesure prise dans le cadre de la protection des salarié-e-s, témoigne, à l’égard des personnes concernées, d’un manque de respect encore jamais vu.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7487</guid><pubDate>Mon, 08 Mar 2021 07:59:05 +0100</pubDate><title>Lutter pour l’égalité : maintenant plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/journee-internationale-des-femmes-2021</link><description>Le 8 mars 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ce 8 mars 2021, la Journée internationale des femmes* a une allure particulière : avec les restrictions sur les réunions de personnes, impossible de penser à une mobilisation de masse. Malgré cela, et même après une année de pandémie, l’esprit de combat des femmes syndicalistes est plus vivant que jamais. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) et l’institut de formation des syndicats Movendo ont décidé de réinventer la manifestation et proposent cette fois une semaine de cours féministes. Pour cultiver cet esprit de combat et… pour être prêtes quand nous pourrons à nouveau nous mobiliser dans la rue !</p><p>Il y a un an jour pour jour, le 8 mars 2020, les femmes pouvaient encore se réunir dans l’espace public pour célébrer la Journée internationale des femmes*. Une semaine plus tard, elles se débattaient entre télétravail et garde des enfants, le tout à domicile : pas une sinécure. Ou alors elles étaient en train de littéralement faire tourner la société en travaillant – sans protection adéquate – dans des emplois souvent mal payés, au péril de leur propre santé et de celle de leurs proches : vendeuses, éducatrices, soignantes, etc. Les crèches ont dû rester ouvertes, mais dans un premier temps sans aucun soutien financier supplémentaire, alors que les conditions étaient plus que difficiles pour les structures d’accueil. Ce n’est que bien plus tard et sous la pression de la Coalition pour l’accueil des enfants, créée par l’USS, que les milieux politiques ont accordé ce soutien.</p><p>La pandémie a clairement démontré que la droite politique dans notre pays a beaucoup de mal à reconnaître le travail indispensable – payé ou non – effectué par les femmes. Au lieu de voir leurs salaires enfin augmenter, les femmes travaillant dans les métiers essentiels ont eu droit à des applaudissements au balcon (parfois aussi à un stylo !) en guise de remerciement pour leur engagement dans la lutte contre la pandémie. Les femmes veulent des salaires à la hauteur des responsabilités et de la charge que représente leur travail. Elles veulent des conditions de travail équitables et des conditions-cadres qui permettent de concilier travail professionnel et familial sans que cela se fasse au détriment de leur santé. C’est pour tout cela que les syndicats se battent le 8 mars, et tous les autres jours de l’année.</p><p>Dans les circonstances actuelles, ce combat ne peut pas être mené dans la rue. L’USS et l’institut de formation des syndicats Movendo proposent aux femmes* dès le 8 mars une semaine de cours féministes : dans cet espace virtuel, elles pourront échanger sur des sujets comme la préparation de la retraite, le travail, l’impact du COVID-19 sur les femmes*, la violence et le harcèlement sexuels, ou encore l’histoire des pionnières dans les syndicats. Elles pourront par la suite porter ces thématiques dans l’espace public lorsque les grandes mobilisations seront de nouveau possibles.</p><p><a href="https://www.movendo-digital.ch/frauen?lang=fr" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">la semaine de formations féministes de Movendo</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_semaine-formationsfeministes_5fdfb43d34.webp" length="41784" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7485</guid><pubDate>Sun, 07 Mar 2021 16:23:54 +0100</pubDate><title>Pas de péjorations des conditions de travail dans la vente</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-pejorations-des-conditions-de-travail-dans-la-vente</link><description>Prolongations d’horaires : deux refus réjouissants</description><content:encoded><![CDATA[<p>La population du canton&nbsp;de Berne a rejeté aujourd’hui le projet de doubler le nombre d’ouvertures&nbsp;dominicales par année. Ce refus met un coup d’arrêt à une nouvelle tentative&nbsp;d’extension du travail du dimanche, en l’occurrence sur le dos des&nbsp;travailleuses et travailleurs de la branche. Dans le canton de Zoug également, la prolongation des horaires d’ouverture des magasins a été refusée.<br><br> Il est démontré que les&nbsp;ouvertures dominicales ou les prolongations d'horaires n’apportent pas de chiffre d’affaires supplémentaire.&nbsp;Elles ne font qu’alourdir la charge de travail sur le personnel de vente. Alors&nbsp;que le Conseil national doit encore traiter la proposition opportuniste&nbsp;d’intégrer des ouvertures dominicales dans la loi Covid-19, le signal donné est&nbsp;très clair : il n’y a pas de&nbsp;majorité dans les urnes pour plus de travail&nbsp;du dimanche.</p><h3 class="heading--h4">Accord de libre-échange avec l’Indonésie accepté</h3><p>L’accord de libre-échange avec l’Indonésie a trouvé&nbsp;une majorité dans les urnes. La présence de standards de protection contre&nbsp;l’exploitation des travailleuses et des travailleurs&nbsp;et de durabilité a de tout&nbsp;évidence joué un rôle déterminant. Après ce résultat, il appartient à la&nbsp;Confédération de tenir ses promesses en garantissant une mise en œuvre sérieuse&nbsp;de ces dispositions.<br><br> Désormais, tout accord futur devra suivre ce chemin et&nbsp;intégrer des règles contraignantes en matière de protection des employé-e-s et&nbsp;de durabilité encore plus strictes et élargies&nbsp;à tous les produits et services.&nbsp;Les syndicats s’engageront pour que le respect du droit social et du travail&nbsp;bénéficie à l’avenir de protections encore meilleures.</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/d/csm_Kantone_der_Schweiz_wenigerbunt-01_e63e6191d5.webp" length="103638" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7482</guid><pubDate>Sun, 07 Mar 2021 13:08:05 +0100</pubDate><title>Il est temps de poser les bases du service public de l’avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/e-id-il-est-temps-de-poser-les-bases-du-service-public-de-lavenir</link><description>Privatisation de l’e-ID refusée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le refus de la loi sur les services d’identification électronique préserve la Suisse d’une nouvelle privatisation malvenue. Ce résultat donne par ailleurs un signal clair&nbsp;: le démantèlement des services publics ne trouvera pas de majorité en votation populaire. Il s’agit dorénavant de prévoir le développement de nouvelles prestations dans le cadre d’un service public moderne et adapté aux défis et technologies contemporaines. L’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour un agenda ambitieux afin de garantir à tout le monde des services de base de qualité, notamment dans le monde numérique.</p><p>Avec le projet de loi soumis en votation, l’État se serait défait de l’une de ses tâches centrales – celle d’identifier ses propres citoyens – au profit d’acteurs privés. Sous couvert de modernité, elle aurait eu pour conséquence la création d’un monopole ou d’un oligopole privé tirant profit des données fournies par l’administration fédérale. Le refus bienvenu exprimé aujourd’hui en votation permet d’éviter la mise en place d’une société à plusieurs vitesses sur Internet et la captation d’informations officielles à des fins de profilage. La population n’a pas apprécié de se voir proposer une loi sur l’identité électronique taillée sur mesure pour favoriser un consortium d’entreprises privées, voire même en partie élaborée par ce consortium. C’est à l’État, et non aux banques et aux assurances, d’attester l’identité des citoyens&nbsp;: le message de la population est parfaitement clair là-dessus.</p><p>Pour l’USS, <a href="/themes/services-publics/detail/privatiser-le-passeport-electronique-serait-une-erreur-fatale">comme elle l’a d’ailleurs déjà affirmé pendant la campagne</a>, il n’est pas question de faire de l’obstruction à la modernité et à la numérisation, bien au contraire. Il faut rapidement mettre en place une identification électronique officielle publique, transparente et au service de l’intérêt public. La création d’une telle infrastructure de base, accessible pour tout le monde, est une étape importante pour une numérisation équitable et profitera également au tissu économique du pays. Enfin, avec le certificat numérique de vaccination, un projet très concret et urgent a besoin rapidement d’une mise en œuvre dans un cadre de service public fiable, comme le souhaite de toute évidence la population.</p><p>Le résultat sonne également comme un avertissement face aux autres projets de privatisation et de libéralisation actuellement en discussion. La destruction par démantèlement progressif du modèle suisse de service public ne trouve pas de majorité lorsqu’elle est soumise au vote populaire. Les velléités de <a href="/themes/services-publics/detail/postfinance-pas-question-de-privatisation">vendre Postfinance</a> ou encore la <a href="/themes/services-publics/detail/electricite-non-a-une-liberalisation-a-haut-risque">libéralisation complète du marché de l’électricité</a>, qui s’inscrivent dans la même perspective de démantèlement, doivent donc être revus. Tout commel’application implacable et aberrante de logiques de marché et de concurrence dans le monde des soins. L’USS s’engagera sur ces fronts pour combattre de nouveaux projets de privatisation et de libéralisation.</p><p>Plus globalement, l’USS attend dorénavant du Conseil fédéral qu’il revoie fondamentalement sa stratégie en matière de service public. La campagne sur l’identité électronique l’a montré&nbsp;: de nouveaux besoins émergent en la matière, par exemple en raison de la numérisation croissante ou de la volonté d'optimiser les services administratifs. Il est temps, dès lors, de planifier et de déployer un programme de développement de nouveaux services publics, fondé sur des infrastructures et des prestations publiques efficaces. Il s’agit là de l’un des préalables à une prospérité économique qui profite réellement à toutes et tous.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_web_Privatiser-le-passeport-suisse-NON_ebd5776ba3.webp" length="110822" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7479</guid><pubDate>Thu, 04 Mar 2021 12:57:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États renonce à l’utilisation opportuniste de la loi COVID-19</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-des-etats-renonce-a-lutilisation-opportuniste-de-la-loi-covid-19</link><description>Pas de déréglementation du travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de l’économie du Conseil des États voulait prendre prétexte de la pandémie pour étendre le travail du dimanche. Heureusement, le plénum a pris une décision raisonnable en renonçant à cette modification opportuniste, évitant ainsi une attaque éhontée contre les conditions de travail du personnel de la vente. Il faut régler les problèmes auxquels sont confrontés les travailleuses et les travailleurs aujourd’hui, non pas les renforcer.</p><p>Le vote est clair&nbsp;: le Conseil des État a rejeté par 23 voix contre 18 une extension du travail du dimanche. À travers une modification de dernière minute de la loi COVID-19, la commission (CER-E) avait proposé de tripler, jusqu’à fin 2022, le nombre de dimanches avec ouverture des magasins. Un vote favorable aurait été une gifle pour le personnel de la vente, qui sort d’une année particulièrement difficile sur le plan des conditions de travail ainsi que du pouvoir d’achat, en raison du chômage partiel.</p><p>En plénum, la Chambre des cantons a balayé cette modification. Lors des débats, il a été rappelé qu’augmenter les ouvertures n’apporte pas de hausse de chiffre d’affaire, comme le montrent plusieurs études. Au contraire&nbsp;: elles entraînent des pertes, en particulier pour les petits commerces. De plus, le personnel de la vente s’est toujours prononcé clairement contre le travail du dimanche, lors de sondages sur ce sujet.</p><p>Enfin, des sénatrices et sénateurs ont pointé du doigt – à raison – le procédé inacceptable au plan de l’État de droit&nbsp;: la loi COVID-19 ne peut être utilisée et dévoyée pour aller vers une dégradation de la protection de la santé des travailleuses et travailleurs. Bien au contraire&nbsp;: les salarié-e-s ont droit à davantage de protection compte tenu des nombreux sacrifices consentis au cours de la pandémie.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_32f32a2f8e.webp" length="407886" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7477</guid><pubDate>Tue, 02 Mar 2021 10:25:00 +0100</pubDate><title>Modification de l&#039;ordonnance COVID-19 assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/modification-de-lordonnance-covid-19-assurance-chomage-1</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS à la consultation sur la modification de l'ordonnance sur les mesures dans le domaine de l’assurance-chômage en lien avec le coronavirus (COVID-19) se trouve sur le lien ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7474</guid><pubDate>Thu, 25 Feb 2021 15:14:53 +0100</pubDate><title>Semaine de cours féministes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/semaine-de-cours-feministes</link><description>Journée internationale des Droits des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 8 mars est la Journée internationale des Droits des femmes - nous la célébrons généralement ensemble à l'extérieur. Cette année, les choses sont différentes : bien que la pandémie de Corona ait clairement montré combien le travail des femmes* est indispensable et sous-estimé, nous n'avons pas le droit de nous réunir physiquement ce 8 mars.</p><p>Mais nous nous rencontrerons quand même dans le cadre d'une semaine de cours féministes – organisée par l'USS et Movendo, l'institut de formation des syndicat. Apprenez-en plus sur <a href="https://movendo-digital.ch/frauen/?lang=fr" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">movendo-digital.ch</a> à partir du 3 mars sur des sujets tels que la planification de la retraite par et pour les femmes, l'histoire des syndicats dans une perspective féministe, la violence et le harcèlement sexuels sur le lieu de travail et ce que tu peux faire à ce sujet, l'impact du Covid-19 sur les femmes et la répartition inégale du travail rémunéré et non rémunéré entre les femmes et les hommes.</p><p>Ensuite, pendant la semaine du 8 mars, tu pourras discuter en ligne avec les oratrices et les autres personnes intéressées, en clarifiant les questions et en faisant des projets sur la manière dont nous allons avancer sur notre parcours féministe. Ainsi, lorsqu’on nous permettra de nous mobiliser à nouveau à l'extérieur - par exemple le 14 juin - nous serons prêtes !</p><p><a href="https://movendo-digital.ch/frauen/?lang=fr#services" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Vers l’aperçu des cours</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/f/csm_jungeFrau-Headset-Homeoffice-Videokonferenz_fizkes-istock_a4a95c86d4.webp" length="73598" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7471</guid><pubDate>Wed, 24 Feb 2021 12:54:26 +0100</pubDate><title>Le repos dominical victime du COVID-19</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-repos-dominical-victime-du-covid-19</link><description>Une commission du Conseil des États décide d’étendre le travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au mépris total du personnel de la vente et des cantons, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a décidé de faire passer par la bande de quatre à douze par année le nombre d’ouvertures dominicales des magasins. L’Union syndicale suisse (USS) rejette fermement cette libéralisation du travail du dimanche. Le Parlement fédéral doit revenir sur cette attaque dirigée, à travers la loi COVID-19, contre la loi sur le travail (LTr).</p><p>L’USS refuse fermement que le travail dominical soit étendu. Le passage à 12 ouvertures dominicales des commerces par année via la loi COVID-19 est douteux du point de vue constitutionnel et antidémocratique parce qu’il revient à fouler aux pieds la volonté des citoyen-ne-s qui se sont régulièrement prononcés, lors de nombreux scrutins cantonaux, contre la libéralisation des heures d’ouverture des magasins.</p><p>Il est prouvé que les ventes dominicales augmentent les risques psychosociaux pour le personnel de la vente qui, pendant la pandémie, a déjà fortement souffert de stress dans les commerces à grandes surfaces de vente ainsi que de la peur d’être infecté et de violentes pertes de salaire à cause du chômage partiel. Qu’aujourd’hui, la CER-E veuille faire passer en plus cette libéralisation aussi inutile que nuisible comme mesure prise dans le cadre de la protection des salarié-e-s, témoigne, à l’égard des personnes concernées, d’un manque de respect encore jamais vu.</p><p>Il a déjà été moult fois prouvé que les ventes du dimanche n’entraînent pas une hausse du chiffre d’affaires, mais uniquement son étalement. Et seules les chaînes de distribution ayant une grande surface commerciale pourraient se le permettre, les magasins de plus petite taille ainsi que les boutiques y perdant au contraire. La conséquence serait la «&nbsp;mort des petits commerces&nbsp;». Or précisément le personnel de ces derniers a de toute façon déjà dû payer un très lourd tribut à la pandémie à travers d’énormes pertes de revenu sur des salaires de fait trop bas.</p><p>Le Parlement doit rejeter cette déréglementation nuisible et cynique. La loi COVID-19 ne doit pas servir de tremplin à des attaques contre la LTr et la protection de la santé des travailleurs et travailleuses.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7468</guid><pubDate>Mon, 22 Feb 2021 11:54:57 +0100</pubDate><title>Les écarts salariaux se creusent, la discrimination augmente</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-ecarts-salariaux-se-creusent-la-discrimination-augmente</link><description>Structure des salaires et égalité femmes-hommes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'écart entre les salaires des femmes et des hommes s’est encore creusé entre 2014 et 2018, comme le constate la dernière Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS). Pire&nbsp;: c’est surtout la part clairement discriminatoire de cet écart qui a augmenté. Il faut que ça cesse. Comment&nbsp;? Avec une mise en œuvre rapide et déterminée de la loi sur l’égalité révisée et une nouvelle répartition plus équitable du travail de garde et d’assistance rémunéré et non rémunéré.</p><p>Le principe de l’égalité salariale est inscrit dans la Constitution depuis 40 ans et son application figure concrètement depuis 25 ans dans la loi sur l’égalité. Et pourtant&nbsp;: l’évolution des dernières années montre bien que sa réalisation est loin d’être en bonne voie. Entre 2014 et 2018, l’écart salarial global entre femmes et hommes a augmenté de près d’un point de pourcentage pour atteindre 19&nbsp;%. Et sur cette différence, la part non expliquée – et donc essentiellement discriminatoire – a même augmenté de 3 points de pourcentage pour s’élever à 45,4&nbsp;%&nbsp;! En d’autres mots, les femmes gagnent en Suisse 8,6&nbsp;% de moins que les hommes pour un travail équivalent. En argent sonnant et trébuchant, cela veut dire 686.45 francs de différence («&nbsp;non expliquée&nbsp;») chaque mois&nbsp;! Globalement, les femmes gagnent en moyenne 1512 francs de moins par mois que les hommes.</p><p>À noter que la différence salariale qui s’explique par le degré de formation, l’expérience professionnelle et la position hiérarchique est restée stable à environ 10&nbsp;% au cours des années sous étude. Mais la discrimination, elle, a pris l’ascenseur. La révision de la loi sur l’égalité (LEg), entrée en vigueur l’été dernier, est donc effectivement arrivée trop tard. Elle doit dès lors être mise en œuvre de façon d’autant plus proactive et systématique. L’Union syndicale suisse (USS) attend des entreprises qu’elles prennent leurs responsabilités&nbsp;: elles doivent maintenant procéder sans tarder aux analyses des salaires, en concertation avec les partenaires sociaux, et corriger au plus vite toute discrimination salariale.</p><p>D’ailleurs, même la part «&nbsp;explicable&nbsp;» de l’écart salarial est bien trop élevée (10&nbsp;%), car elle repose elle aussi sur des structures discriminatoires dans le monde du travail et dans la société en général. Les femmes travaillent plus souvent dans des professions qui ne sont pas rémunérées correctement selon leur valeur. Et trop souvent encore, elles se heurtent au fameux «&nbsp;plafond de verre&nbsp;». Au plus tard après avoir fondé une famille, elles assument de plus la majeure partie du travail non rémunéré qui va avec, ce qui, à son tour, se répercute par un salaire plus bas pour le travail rémunéré (possibilités et rémunération du travail à temps partiel).</p><p>En plus de la lutte contre la discrimination salariale, l’USS exige donc des mesures pour que les femmes ne soient plus exposées aux pertes salariales parce qu’elles s’occupent de leurs enfants et de leurs proches. Il faut pour cela des structures d’accueil en nombre suffisant, financées par les pouvoirs publics, et une organisation facilitant la répartition équitable du travail non rémunéré entre hommes et femmes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7466</guid><pubDate>Fri, 19 Feb 2021 20:29:05 +0100</pubDate><title>Il est grand temps d’accorder plus de financements fédéraux à l’accueil des enfants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-est-grand-temps-daccorder-plus-de-financements-federaux-a-laccueil-des-enfants</link><description>Initiative parlementaire de la CSEC-N</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce que l’Union syndicale suisse (USS) réclame depuis longtemps pourrait être mis en œuvre&nbsp;: la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) demande davantage de fonds de la Confédération pour l’accueil extrafamilial des enfants. Car jusqu’ici en Suisse, les subventions sont parmi les plus faibles en comparaison internationale, et la contribution des parents parmi les plus élevée. Cette tâche sociale a été trop longtemps reléguée dans la sphère privée.</p><p>La CSEC-N veut rendre permanente l’aide financière de la Confédération à l’accueil extrafamilial pour enfants via une initiative parlementaire&nbsp;; c’est une victoire de l’USS et de la coalition pour l’accueil de jour qu’elle a initiée et qui s’engage pour des améliorations depuis la première vague de coronavirus.</p><p>L’accueil extrafamilial pour enfants est une clé pour davantage d’égalité dans la vie professionnelle&nbsp;: bien trop souvent, les familles organisent la garde d’enfants de manière privée, à l’aide du travail gratuit des grands-parents ou des mères, qui renoncent pour cela à tout ou partie de leurs revenus. La raison de ces arrangements est le manque de places d’accueil pour enfants et le prix excessif que les parents doivent débourser pour faire garder leurs enfants dans ce pays.</p><p>L’USS demande donc depuis longtemps le financement de l’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants par les pouvoirs publics. Tout comme l’éducation des enfants, leur prise en charge doit être organisée comme un service public et accessible à toutes les familles. Il est nécessaire de mettre en place une politique familiale cohérente au niveau national, prévoyant des conditions-cadres uniformes pour le subventionnement, la qualité et les conditions de travail de l’accueil extrafamilial et parascolaire pour enfants. La CSEC a décidé de demander la pérennisation et l’adaptation des aides financière fédérales, par laquelle la Confédération soutient les cantons dans la création de nouvelles places et la réduction des tarifs aux parents. Cela constitue un premier pas important&nbsp;: la loi doit être pérennisée et les fonds pour la réduction des tarifs payés par les parents doivent être versés sur la durée et non de manière dégressive comme c’est actuellement le cas.</p><p>L’USS s’engage pour que l’aide financière soit liée à des critères de tarifs, de taux d’encadrement (sans inclure les stagiaires), de salaires minimaux et d’heures de travail. L’objectif est d’obtenir de bonnes conditions pour les parents, les enfants et le personnel de garde. Enfin, les contributions fédérales doivent pouvoir également bénéficier aux structures parascolaires.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7463</guid><pubDate>Thu, 18 Feb 2021 15:12:14 +0100</pubDate><title>Ordonnance en lien avec la nouvelle loi fédérale sur les prestations transitoires pour les chômeurs âgés (LPtra)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-en-lien-avec-la-nouvelle-loi-federale-sur-les-prestations-transitoires-pour-les-chomeurs-ages-lptra</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7460</guid><pubDate>Wed, 17 Feb 2021 18:34:21 +0100</pubDate><title>Accueil des enfants : la Confédération peut déjà – et doit – en faire plus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/accueil-des-enfants-la-confederation-peut-deja-et-doit-en-faire-plus</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’objectif de l’USS est de faire de l’accueil extra-familial des enfants un service public. Il faut pour cela une modification de la Constitution. Mais celle-ci donne aujourd’hui déjà beaucoup plus de marge de manœuvre à la Confédération que le Conseil fédéral ne veut bien l’admettre. Une récente expertise juridique montre que Berne pourrait se montrer bien plus active que maintenant en faveur d’une politique familiale cohérente au niveau national. Celle-ci est donc possible… et absolument nécessaire&nbsp;! Les familles et le personnel des structures d’accueil doivent bénéficier des mêmes conditions-cadres de qualité à travers tout le pays.</p><p>Pour l’USS, l’accueil extra-familial des enfants doit être organisé comme un service public et financé par les pouvoirs publics, comme l’enseignement à l’école obligatoire. Il devrait aller de soi que tous les enfants bénéficient d’une structure d’accueil publique, tout comme il est naturel qu’ils et elles aillent à l’école publique. Mais cela requiert une modification de la Constitution, ce qui ne se fait pas du jour au lendemain, bien entendu</p><p>Actuellement, l’accueil extra-familial des enfants en Suisse relève du fédéralisme pur et dur&nbsp;: les contributions que versent les parents se situent, selon les cantons, quelque part entre 36 et 70&nbsp;% des coûts réels. Les conditions de travail dans les structures d’accueil sont réglées différemment dans chaque canton. Il y a parfois une CCT (Genève et Vaud), la plupart du temps pas. Dans quelques villes, les enfants ont droit à une place de crèche, mais autrement, les parents doivent parfois inscrire leurs enfants à la crèche avant même leur conception s’ils veulent avoir seulement une chance d’en obtenir une&nbsp;! Il n’y a même pas de statistique nationale en la matière qui donnerait une idée plus précise de l’offre et de la demande&nbsp;: la Suisse n’a jusqu’ici pas jugé nécessaire de s’en doter.</p><p>Pour défendre l’absence de politique nationale de l’accueil des enfants et sa maigre contribution financière (50 millions de francs par année), le Conseil fédéral invoque la Constitution&nbsp;: celle-ci laisse en effet aux cantons la compétence en matière de politique familiale, et la Confédération n’y intervient que subsidiairement (art. 116 al. 1). Le gouvernement a réitéré cette position dans le rapport sur la politique de la petite enfance, publié en février&nbsp;: le Conseil fédéral y déplore en effet des lacunes dans la politique de la petite enfance, en particulier en matière d’accueil extra-familial. Il se dit prêt à étudier l’opportunité de réaliser une statistique nationale de l’accueil. Mais guère plus&nbsp;: c’est à peu près tout ce qu’il propose pour combler les lacunes constatées.</p><p>Et pourtant&nbsp;: la Confédération pourrait se permettre de faire bien davantage si elle considérait l’accueil des enfants pas uniquement sous l’angle de la politique familiale, mais également comme faisant partie de la politique de l’égalité et du marché du travail. Une expertise juridique, elle aussi publiée en février, s’est penchée sur les compétences de la Confédération dans le domaine de l’accueil extra-scolaire et extra-familial (Pascal Mahon et Batsheba Huruy, 2021). Cette expertise fait la démonstration que la Constitution, avec l’art. 8. al. 3 (égalité) et l’art. 10 al.1 (protection des travailleurs et travailleuses) permet au Conseil fédéral de s’engager bien davantage.</p><p>La Confédération peut donc – et doit – mettre en place des conditions-cadres pour une politique familiale cohérente au plan national, sans même changer la Constitution. Elle devra organiser le financement des structures de façon à ce que la famille López à Zurich ne paie pas beaucoup plus que la famille Vuillemier à Lausanne pour la garde des enfants&nbsp;; elle devra aussi édicter des prescriptions concernant la qualité et les conditions de travail, avec, pour toute la Suisse, un taux d’encadrement adéquat au niveau pédagogique et qui ne compte pas les stagiaires dans l’encadrement professionnel, ainsi que des salaires correspondant aux exigences et responsabilités de ce travail. La Confédération doit aussi soutenir les cantons et les communes dans cette tâche avec un financement approprié. Enfin, elle ne devrait pas seulement étudier la possibilité de faire une statistique nationale, mais la réaliser. Et doter l’Office fédéral de la statistique de ressources adéquates pour le faire.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7458</guid><pubDate>Wed, 17 Feb 2021 17:02:15 +0100</pubDate><title>Protection des revenus et des emplois toujours insuffisante</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/protection-des-revenus-et-des-emplois-toujours-insuffisante</link><description>Décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En même temps que les étapes d’assouplissement qu’il envisage, le Conseil fédéral a annoncé aujourd’hui l’extension de certaines mesures de soutien pour limiter les pertes d’emplois et de pouvoir d’achat. Ces améliorations sont à saluer. Toutefois, alors qu’il prévoit que de nombreuses restrictions seront maintenues au cours des mois à venir, le Conseil fédéral ne propose ni la prolongation de la couverture à 100 % du salaire en cas de chômage partiel pour les bas revenus, ni des mesures permettant d’améliorer le rythme de versement et l’accessibilité des aides. Cette inaction est incompréhensible. La stratégie dessinée aujourd’hui doit donc encore être impérativement complétée par des dispositions efficaces et durables de soutien aux revenus et de protection des places de travail. Dans le domaine de la culture, il est indispensable que dès le mois de mars, les aides soient simplifiées et renforcées. La stratégie doit également être assortie d’un renforcement des dispositions de protection de la santé au travail et de leur application concrète.</p><p>La crise du coronavirus produit des effets douloureux dans le monde du travail. Le sous-emploi se situe à un niveau historiquement élevé, tandis que nombre de travailleuses et travailleurs craignent pour leur santé et pour leur emploi. L’Union syndicale suisse (USS) demande que les mesures de stabilisation économiques et sociales soient synchronisées avec les restrictions liées à la pandémie, ce que les annonces faites par le Conseil fédéral ne garantissent qu’insuffisamment.</p><h4>Soutien aux salarié-e-s insuffisant</h4><p>A ce jour, il est prévu que l’activité reste fortement réduite dans de nombreuses branches telles que la restauration, l’événementiel ou la culture. En revanche, le Conseil fédéral n’a pas jugé utile de proposer une prolongation de la couverture complète&nbsp;des salaires les plus bas en cas de chômage partiel. Et ce alors que les bas salaires sont particulièrement fréquents dans ces secteurs, et qu’ils sont déjà disproportionnellement touchés par le chômage partiel. Cette absence de volonté est problématique et ajoute une incertitude économique supplémentaire pour des personnes qui ont déjà subi d’importantes pertes de revenu au cours des douze derniers mois.<br> La poursuite des mesures de lutte contre la pandémie doit s’accompagner au minimum d’une prolongation de l’indemnisation à 100&nbsp;% des salaires les plus bas en cas de chômage partiel. Cette protection devrait même être améliorée puisqu’elle ne concerne aujourd’hui que très peu de salarié-e-s tout en bas de l’échelle. Par ailleurs, dans tous les secteurs concernés, le rythme du versement des aides doit être substantiellement accéléré et l’accès aux dispositifs facilité. Dans le cas contraire, les conséquences en matière de pouvoir d’achat des salarié-e-s et de pertes d’emplois seront dramatiques.</p><h4>Des renforcements nécessaires enfin précisés</h4><p>Le Conseil fédéral reprend toutefois d’autres demandes importantes de l’USS concernant l’assurance-chômage. L’augmentation du nombre d’indemnités journalières destinée à empêcher de nouvelles arrivées en fin de droit et la prolongation de la durée maximale du versement des indemnités pour réduction de l’horaire de travail atténueront les effets de la crise sanitaire sur les salarié-e-s. L’introduction d’un droit rétroactif à une indemnisation des pertes financières des acteurs et actrices culturels est également à saluer. Cette mesure devrait cependant être étendue aussi aux indépendant-e-s de ce secteur. Les acteurs et actrices culturels ont plus que jamais besoin de prestations de soutien qui fonctionnent et soient facilement accessibles. Cela suppose des simplifications au niveau administratif.</p><h4>Stratégie de sortie&nbsp;: à saluer, mais encore incomplète</h4><p>L’USS se réjouit du fait que le&nbsp;Conseil fédéral trace une perspective d’avenir et pose les premiers éléments d’une stratégie de sortie de crise. Sa réalisation implique une mise en œuvre efficace des mesures de protection de la santé sur les lieux de travail, en particulier pour préserver les travailleurs et travailleuses particulièrement&nbsp;vulnérables.&nbsp;Il faut, pour s’en assurer,&nbsp;renforcer les contrôles sur les lieux de travail, et non pas supprimer les règles en vigueur comme l’ont demandé certaines associations patronales. Sur ce plan, la Confédération doit prescrire, pour les contrôles relatifs au COVID sur les lieux de travail, des quotas qui soient obligatoires. Si nécessaire, la SUVA doit participer à ces activités ainsi que soutenir les cantons. Il faut que toutes les entreprises disposent désormais de plans de protection, y compris celles qui ne sont pas en contact avec de la clientèle, comme la construction. Il faut aussi se poser la question, dans le cadre de la stratégie de sortie de crise, de la certification des plans de protection par des spécialistes, surtout pour les nouveaux plans de protection.</p><p>De plus, des mesures doivent enfin être prises pour permettre le respect des quarantaines principalement dans les institutions de santé&nbsp;; cela, en finançant les renforts temporaires nécessaires.&nbsp;Dans le système de soins en général, l’USS attend que les capacités nouvelles créées au cours des derniers mois en particulier dans les soins intensifs soient maintenues et que de nouvelles&nbsp;soient durablement créées afin de prévenir, à l’avenir, les risques de surcharge.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Koch_Restaurant_geschlossen_keineGaeste_ClarkandCompany-iStock_0abc5e019a.webp" length="100526" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7456</guid><pubDate>Wed, 17 Feb 2021 09:35:40 +0100</pubDate><title>Analyse : Les rentes des femmes sont trop basses !</title><link>https://www.uss.ch/actuel/themes/politique-social/rentes-des-femmes</link><description>L&#039;analyse de l&#039;USS montre : Les femmes touchent un tiers de moins de rentes que les hommes et dans le 2e pilier, ce montant n&#039;est que de 50 %.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/c/csm_00_DE_SGB_Chart_Rentenrueckstand_some_fb40714ed4.webp" length="16834" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7454</guid><pubDate>Tue, 16 Feb 2021 16:45:40 +0100</pubDate><title>Carte d’identité électronique : un monopole privé déjà à l’affut</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/carte-didentite-electronique-un-monopole-prive-deja-a-laffut</link><description>Votation populaire sur la loi sur l’identité électronique (e-ID)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le géant Swiss Sign Group est fin prêt à dominer le marché des cartes d’identité ou passeports électroniques (e-ID). Les 20 grandes entreprises réunies dans ce consortium représentent près de 30&nbsp;% de l’économie suisse. Voulons-nous vraiment confier l’émission de l’identité électronique, donc de nos données les plus sensibles, à ce monopole&nbsp;? La réponse ne peut être que non.</p><h4>La population se montre sceptique</h4><p>Les signes semblent indiquer un rejet le 7 mars&nbsp;: selon les derniers sondages, la loi fédérale sur les services d’identification électronique (LSIE) a du mal à s’imposer auprès de la population suisse. Ce n’est guère surprenant&nbsp;: en 2019 déjà, un sondage représentatif de Demoscope indiquait que 87&nbsp;% des habitantes et habitants souhaitent obtenir leur passeport numérique (e-ID) exclusivement auprès de l’État, ce qu’exclut malheureusement la loi soumise à votation dans moins de trois semaines. Bien que la Conseillère fédérale responsable ne cesse de promouvoir l’e-ID en affirmant effrontément le contraire (comme d’ailleurs lors de la récente campagne de votation sur l’initiative entreprises responsables), si la loi est adoptée, nous devrons dans les faits acheter le passeport numérique au guichet de l’UBS ou à la succursale de la CSS (à un prix encore inconnu, la loi ne dit rien à ce sujet).</p><h4>«&nbsp;Conditions générales&nbsp;» dans l’ordonnance</h4><p>Même si l’Office fédéral de la police (au fait, pourquoi cet office&nbsp;?) doit d’abord vérifier les identités personnelles avant de les transmettre aux fournisseurs d’identité privés, la loi interdirait à l’État de proposer sa propre e-ID. Il ne pourrait le faire qu’à titre subsidiaire et dans des conditions parfaitement improbables, à savoir si aucune entreprise privée ne fournit une solution d’identification «&nbsp;sûre et interopérable&nbsp;».</p><p>La définition de la «&nbsp;sécurité des données personnelles&nbsp;» et de l’«&nbsp;interopérabilité de l’e-ID&nbsp;» n’est pas connue, car ces questions (cruciales) ne seront définies que dans l’ordonnance sur ce sujet. En vue de la votation, cette ordonnance aurait dû être disponible depuis longtemps. C’est du moins la procédure transparente habituelle, également promise par le Conseil fédéral.</p><p>La seule chose que nous savons de l’ordonnance, grâce aux recherches des journalistes, est que le groupe chargé de sa rédaction comprend précisément des représentant-e-s des entreprises prêtes à offrir une e-ID privée. Ces personnes rédigent donc elles-mêmes les conditions générales de leurs futurs produits et services légitimées par l’État&nbsp;!</p><p>Cela fait peur et nourrit pas la confiance, loin s’en faut. Pourtant, cette confiance est fondamentale pour une large acceptation de la nouvelle identité électronique, qui – nous ne le nions pas – est nécessaire et urgente. Après tout, nous sommes censés l’utiliser désormais pour remplir nos déclarations d’impôts, accéder au dossier électronique des patients ou (ce qui n’est pas souhaitable pour d’autres raisons) participer à des votations et élections.</p><h4>Schaffhouse montre la voie</h4><p>Si la LSIE est acceptée, une entreprise est déjà dans les startingblocks pour sa mise en œuvre pratique&nbsp;: «&nbsp;Swiss Sign Group&nbsp;», un consortium de 20 grandes entreprises suisses représentant au total près de 30&nbsp;% de la production économique suisse. Voulons-nous vraiment confier l’émission de notre identité électronique, et donc de nos données les plus sensibles, à ce monopole privé&nbsp;? Il faut espérer que non. En tout cas, nous ne pourrions pas éviter ce consortium (ne serait-ce qu’en raison de l’«&nbsp;interopérabilité&nbsp;» légale entre les fournisseurs d’e-ID).</p><p>Et même si d’autres fournisseurs s’installaient, il s’agirait probablement de grands groupes étrangers avec de gros moyens, voire des «&nbsp;pieuvres avides de données&nbsp;» comme Facebook ou Google. L’exemple de Schaffhouse resterait l’exception&nbsp;: pionnier, ce canton a déjà annoncé qu’en cas d’acceptation de la loi, il demanderait l’accréditation de son e-ID cantonale. L’e-ID de Schaffhouse est un modèle conceptuel réussi, indiquant comment une identité électronique sûre et fiable doit être construite&nbsp;: sous la souveraineté de l’État, légitimée démocratiquement et mise à disposition comme un service public.</p><p>Personne n’attend d’un service étatique qu’il développe lui-même l’e-ID entièrement (ou même partiellement)&nbsp;; la Confédération ne construit pas non plus les autoroutes elle-même. Pour cela, il existe un système de marchés publics, des procédures d’appel d’offres et des entreprises spécialisées, comme l’exemple de Schaffhouse l’a bien démontré.</p><p>Faisons donc confiance aux personnes qui ne veulent pas confier au secteur privé cette tâche régalienne essentielle, et rejetons vigoureusement la LSIE le 7 mars. C’est la seule façon d’introduire une e-ID sûre et fiable en tant que partie du service public numérique.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_web_Privatiser-le-passeport-suisse-NON_ebd5776ba3.webp" length="110822" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7449</guid><pubDate>Wed, 10 Feb 2021 13:54:27 +0100</pubDate><title>Nouvelle responsable de la politique de la formation et nouvelle première secrétaire adjointe</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nouvelle-responsable-de-la-politique-de-la-formation-et-nouvelle-premiere-secretaire-adjointe</link><description>Changements au sein du Secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À partir de cette semaine, Nicole Cornu a pris en charge à l’USS les dossiers de la politique de la formation et de la politique de la jeunesse. Elle succède dans ces fonctions à Laura Perret Ducommun, nouvelle responsable nationale du secteur Formation de l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. Le poste de première secrétaire adjointe de l’USS est, quant à lui, repris par Gabriela Medici, secrétaire centrale et responsable des assurances sociales à l’USS depuis 2018.</p><p><strong>Nicole Cornu </strong>reprend les dossiers de la formation et de la jeunesse en des temps troublés. Dans beaucoup de branches, la situation des apprenti-e-s est tendue et les perspectives pour celles et ceux qui terminent une formation sont problématiques. Nombre de jeunes craignent de ne pas trouver de place d’apprentissage cette année et des jeunes en formation, ou qui viennent d’en terminer une, sont inquiets pour leur avenir. L’Union syndicale suisse (USS) participe activement aux travaux de la Task Force «&nbsp;Perspectives Apprentissage&nbsp;», dans le but de garantir à ces jeunes une formation et un diplôme professionnel. Nicole Cornu&nbsp;: «&nbsp;En tant que secrétaire centrale responsable de la politique de la formation, je m’investirai à fond pour que cette jeune génération ait des perspectives d’avenir.&nbsp;» Nicole Cornu (38 ans), politologue bernoise, a été élue à l’unanimité le 25 novembre 2020 par le Comité de l’USS secrétaire centrale responsable des dossiers de la politique de la formation et de la politique de la jeunesse. Elle a pris ses fonctions le 8 février 2021. Nicole Cornu est une experte éprouvée en matière de formation, en particulier de formation professionnelle.</p><p><strong>Gabriela Medici</strong> (35 ans), juriste zurichoise, a été élue à l’unanimité le 25 novembre 2021 par le Comité de l’USS première secrétaire adjointe de l’USS. Elle est depuis 2018, en tant secrétaire centrale de l’USS, responsable du dossier des assurances sociales.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_logo_sgb_website_62eacdc125.webp" length="25674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7444</guid><pubDate>Fri, 05 Feb 2021 14:32:01 +0100</pubDate><title>Les rentes des femmes doivent augmenter !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-des-femmes-doivent-augmenter</link><description>Appel urgent : Pas touche aux rentes des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En une semaine seulement, près de 300’000 personnes ont signé l’appel urgent contre l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes et la réduction des rentes AVS des femmes, qui est liée. C’est la première fois en Suisse qu’autant de signatures sont recueillies en si peu de temps. Cet impressionnant cri du cœur montre qu’une réforme de l’AVS qui ignore les réalités de vie des femmes n’a aucune chance.</p><p>Ce dimanche, la Suisse fête les 50 ans du suffrage féminin, presque autant que la promesse politique que les femmes âgées aussi pourront vivre de l’AVS. Mais au lieu de veiller à la réalisation de cet objectif, la réforme en cours prévoit exactement le contraire. Il s’agit d’un projet de démantèlement sur le dos des femmes.</p><p>Après l’énorme mobilisation de la grève des femmes* en 2019, il serait grand temps d’enfin effectuer des progrès concrets. L’un des problèmes les plus urgents est l’écart des rentes des femmes, les différences étant importantes en particulier dans le 2e pilier, où les femmes touchent toujours environ un tiers de moins que les hommes. Bien que les femmes aussi travaillent toute leur vie, contre rémunération ou non, elles reçoivent souvent des rentes beaucoup trop basses.</p><p class="heading--h4">Une chaîne humaine de Davos à Genève</p><p>Si les 291'061 signataires de l’appel se donnaient la main, cela formerait une chaîne humaine plus longue que la distance de Davos à Genève&nbsp;! Ce cri du cœur qui traverse la Suisse donne donc un mandat clair&nbsp;: il est temps d’améliorer la sécurité des rentes de vieillesse et d’augmenter celles des femmes. Les réformes de la prévoyance vieillesse n’ont une chance de réussir que si elles s’attaquent à cet épineux problème. Le Parlement ne peut pas continuer à ignorer ce signal fort.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_appel_rentes_f9f4322848.webp" length="67848" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7442</guid><pubDate>Wed, 03 Feb 2021 18:16:43 +0100</pubDate><title>Stratégie pour le développement durable 2030</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/strategie-pour-le-developpement-durable-2030</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7438</guid><pubDate>Wed, 03 Feb 2021 17:43:55 +0100</pubDate><title>Contre-projet indirect à l’initiative d’allègement des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/contre-projet-indirect-a-linitiative-dallegement-des-primes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7440</guid><pubDate>Wed, 03 Feb 2021 15:05:00 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre de la révision LAMal (admission des fournisseurs de prestations)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-de-la-revision-lamal-admission-des-fournisseurs-de-prestations</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7436</guid><pubDate>Mon, 01 Feb 2021 19:24:39 +0100</pubDate><title>Privatiser le passeport électronique serait une erreur fatale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/privatiser-le-passeport-electronique-serait-une-erreur-fatale</link><description>Non à une société à plusieurs vitesses sur Internet</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La privatisation pure et simple d’une tâche publique&nbsp;: c’est ce que prévoit la loi sur l’e-ID sou­mise en votation le 7 mars prochain. La nécessité de disposer d’une identification sécurisée et fiable en ligne est avérée. Mais confier cette tâche à des entreprises orientés vers le profit n’est pas acceptable s’agissant de données officielles et sensibles. Cela ouvre la voie à la formation d’un oligopole, voire d’un monopole privé –&nbsp;et surtout, à une identification électro­nique à plusieurs vitesses, sans aucun contrôle, notamment, sur les prix pour les utilisateurs. Ce mauvais projet doit être refusé&nbsp;: la Confédération ne peut pas brader ainsi ses tâches les plus importantes. Il faut au contraire développer, enfin, un vrai service public numérique, trans­parent, sûr et accessible à tout le monde sans discrimination.</p><p>Le service public est l’un des ingrédients du succès suisse. Grâce notamment aux syndicats, il n’a pas été privatisé, contrairement à ce qui s’est passé dans presque tous les pays européens. La même logique doit prévaloir dans le monde numérique&nbsp;: il en va de l’égalité d’accès aux prestations fondamentales, comme le fait de pouvoir prouver son identité officielle vis-à-vis de tiers. «&nbsp;Tout le monde admet désormais la pénétration marchande de nos intimités par des géants commerciaux, qui accumulent et commercialisent nos données, ouvre des dangers inédits. Ce danger touche désormais la base même de nos démocraties. Dans ce contexte, privatiser notre identité numérique est une folie&nbsp;», affirme Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Les données personnelles dont dispose l’Etat ont une immense valeur, en raison précisément de leur caractère officiel et vérifié. Confier leur utilisation et l’émission de l’équivalent du passeport en ligne à des entreprises sape la confiance nécessaire dans un tel système, et menace très concrè­tement l’égalité d’accès, puisque le prix des différents niveaux de sécurité n’est par exemple aucu­nement encadré par la loi. «&nbsp;L’Etat ne doit pas déléguer la numérisation aux privés. Au contraire, il doit la prendre en main lui-même, au service de l’intérêt général et non de profits privés&nbsp;», affirme Natascha Wey, secrétaire générale adjointe du SSP.</p><p>C’est particulièrement vrai dans le domaine de la santé, où le développement du dossier électro­nique du patient est en cours. Or, SwissSign Group, consortium prêt à exploiter un service d’e-ID privé en cas d’acceptation de la loi, compte en son sein plusieurs assureurs-maladie. Pour Natas­cha Wey, « Confier l’exploitation des identités électroniques aux assureurs-maladie accroît le risque d’abus pour des données hautement sensibles et donne un signal catastrophique. La numérisation du dossier du patient doit reposer sur des solutions d’intérêt public et sans but lucratif. Sinon, elle ne bénéficiera pas de la confiance nécessaire&nbsp;».</p><p>La votation du 7 mars est d’importance stratégique. Laisser le développement des infrastructures fondamentales sur Internet au secteur privé serait une grave erreur, qui aurait pour conséquence de renforcer les inégalités d’accès au numérique et d’ouvrir de nouvelles brèches dans la protec­tion des données. Daniel Münger, président de syndicom, estime qu’«&nbsp;au contraire, il faut saisir l’opportunité de mettre en œuvre un service public identité numérique, qui réponde aux besoins d’aujourd’hui et de demain. Et ainsi garder le contrôle sur une tâche fondamentale de l’Etat au lieu de la brader à des acteurs intéressés par le profit&nbsp;».</p><p>De très nombreux services sont aujourd’hui déjà accessibles en ligne, la preuve que confédération, cantons et communes sont parfaitement capables d’assurer la numérisation. La Suisse peut deve­nir une pionnière du service public numérique. Elle dispose des moyens et des compétences né­cessaires. Pour suivre ce chemin raisonnable, il faut d’abord opposer un non net et clair à la priva­tisation prévue.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_Facebook_FR_55b6e56f99.webp" length="127342" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7433</guid><pubDate>Fri, 29 Jan 2021 12:25:28 +0100</pubDate><title>Les gens ont besoin de hausses des rentes, la commis-sion propose un bouquet de baisses surréalistes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-gens-ont-besoin-de-hausses-des-rentes-la-commis-sion-propose-un-bouquet-de-baisses-surrealistes</link><description>Décision scandaleuse de la commission du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Si le sujet n’était pas si grave, on pourrait parler d’une farce&nbsp;: les modifications à l’AVS décidée par la commission du Conseil des États sont tout simplement surréalistes. L’Union syndicale suisse (USS) a clairement démontré que les femmes perdraient quelque 1200 francs par année si l’âge de la retraite est relevé à 65 ans avec le projet AVS&nbsp;21. Et maintenant, ce sont les compensations prévues pour les femmes touchées dans l’immédiat par ce changement qui sont ratiboisées&nbsp;! Et ce, même si les femmes touchent actuellement déjà un tiers de moins de rente de vieillesse que les hommes.</p><p>Ces décisions de la commission compétente du Conseil des États sont tout simplement indécentes. Une semaine avant que la Suisse célèbre les 50 ans du droit de vote des femmes, ces messieurs du Conseil des États montrent leur vrai visage&nbsp;: non contents d’avoir demandé la hausse de l’âge de la retraite pour les femmes, ils veulent encore sabrer dans les compensations que le Conseil fédéral a proposées pour les femmes les plus touchées.</p><p>Ces compensations telles que le Conseil fédéral les envisageait étaient pourtant déjà honteusement faibles compte tenu de l’écart important des rentes des femmes. L’USS est effarée de voir que la droite en veut encore moins et ne propose littéralement que des miettes aux femmes concernées&nbsp;: il s’agit là d’un véritable aveu de mépris en matière de politique d’égalité.</p><p>Jamais les femmes ne se sont vu proposer aussi peu pour compenser une hausse de l’âge de la retraite. Même les femmes qui partiront à la retraite au cours de la mini-phase de transition de six ans pourraient subir des baisses de rentes bien réelles. Et même les 12&nbsp;% de femmes aux revenus les plus faibles ne seront pas épargnées par les baisses de rentes.</p><p class="heading--h4">Flexibilisation&nbsp;? La double peine pour les femmes</p><p>Pour la commission, la flexibilisation du départ à la retraite doit passer à la trappe, même si cette mesure est largement soutenue et qu’elle n’engendre pas de coûts supplémentaires à moyen terme. Là aussi, ce sera surtout aux femmes de passer à la caisse&nbsp;: car, si la flexibilisation n’est introduite qu’à partir de 63 ans, il n’y aura aucun changement pour les hommes. Tandis que les femmes seront doublement pénalisées&nbsp;: non seulement leur âge de référence augmente, mais l’âge à partir duquel elle pourront anticiper leur rente AVS aussi.</p><p class="heading--h4">Déni de réalité</p><p>Le seul point sur lequel la commission&nbsp;tient compte des difficultés réelles, c’est avec la hausse du plafonnement des rentes de couples mariés. Car même la rente AVS maximale plafonnée ne suffit plus pour faire face au coûts de la vie en hausse constante. Pour rappel&nbsp;: la moitié des personnes qui sont parties à la retraite en 2018 doit s’en sortir avec moins de 3450 francs par mois. Augmenter le plafond à 155&nbsp;% de la rente individuelle maximale&nbsp; constitue un pas vers une amélioration des rentes qui devient absolument nécessaire. Mais cette mesure ne bénéficie qu’à une partie des couples mariés. Les personnes seules et les couples mariés ayant des revenus bas ou moyens doivent faire face aux mêmes difficultés. Pour ces personnes, la commission ne prévoit aucune amélioration.</p><p>Toute personne mérite une bonne rente après une vie de travail. Président de l’USS, Pierre-Yves Maillard insiste&nbsp;: «&nbsp;Les responsables de la réforme de la prévoyance vieillesse doivent être centrés sur les problèmes réels. Et la solution est simple&nbsp;: nous avons besoin de renforcer l’AVS, pas de la démanteler. Précisément pour éliminer l’écart de rentes des femmes.&nbsp;» Avec les décisions d’hier, la commission du Conseil des États a révélé sont véritable objectif. La suivre reviendrait à aller droit dans le mur avec la réforme de l’AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7432</guid><pubDate>Wed, 27 Jan 2021 15:20:00 +0100</pubDate><title>Des mesures qui se sont trop fait attendre pour prévenir de graves problèmes sociaux</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/des-mesures-qui-se-sont-trop-fait-attendre-pour-prevenir-de-graves-problemes-sociaux</link><description>Il faut garantir les salaires et protéger les emplois</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite des décisions prises aujourd’hui par le Conseil fédéral pour prévenir les arrivées en fin de droit dans l’assurance-chômage et garantir les salaires ainsi que protéger les emplois. La hausse du nombre des demandeurs et demandeuses d’emploi et la situation tendue dans laquelle se trouvent de nombreuses entreprises nécessitaient de nouvelles mesures. Mais une fois de plus, il s’est écoulé trop de temps entre le moment de décider des fermetures pour des raisons épidémiologiques et celui de prendre des mesures économiques destinées à garantir les salaires et protéger les emplois. Malheureusement, le Conseil fédéral considère dans cette deuxième vague que les décisions économiques doivent être prises par le Parlement, ce qui signifie que des milliers de chômeurs et chômeuses toucheront leurs dernières indemnités de l’assurance-chômage et se retrouveront ainsi en fin de droit avant qu’une décision ne tombe en mars. Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche a raté l’occasion de s’attaquer en temps voulu à ce problème, alors que l’USS l’avait déjà signalé en décembre dernier en proposant une prolongation du versement des indemnités journalières.&nbsp;</p><p>L’augmentation des montants destinés aux cas de rigueur est à saluer. Pour l’USS, les moyens mis à disposition à ce jour seront relativement vite épuisés à cause de l’arrêt partiel des activités économiques. Toutefois, le problème de la lenteur de l’application des mesures n’a toujours pas été résolu. Beaucoup d’entreprises constatent que les procédures appliquées aux cas de rigueur sont très complexes et fastidieuses., L’an passé, l’USS a proposé qu’il soit possible, via le chômage partiel, d’acheminer rapidement et sans complications bureaucratiques des fonds au moins aux entreprises fermées par les autorités (p. ex. sous forme de supplément automatique aux indemnités de chômage partiel). La priorité doit être donnée maintenant à une forte accélération par les cantons du traitement des cas. Étant donné l’urgence de la situation, la Confédération devrait réexaminer s’il ne vaudrait pas mieux distribuer les fonds aux entreprises fermées directement, en se basant sur les demandes de RHT.</p><p>Enfin, l’USS salue l’introduction avec effet rétroactif des indemnités pour pertes financières versées aux acteurs et actrices culturels. Toutefois, il existe là aussi un problème d’application. Les acteurs et actrices culturels concernés se plaignent de ce que l’argent ne leur est pas versé ou qu’il ne l’est que beaucoup trop lentement.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7428</guid><pubDate>Wed, 27 Jan 2021 08:46:40 +0100</pubDate><title>LPP 21 : garantir les rentes et moderniser la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-21-garantir-les-rentes-et-moderniser-la-lpp</link><description>Prévoyance professionnelle : compromis des partenaires sociaux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le processus parlementaire sur la réforme de la LPP débute la semaine prochaine. Le compromis entre partenaires sociaux constitue la base de discussion. Elaboré par les organisations faîtières des partenaires sociaux nationaux, il a été repris tel quel par le Conseil fédéral. D’une part, il garantit les rentes, et de l’autre, il modernise intelligemment la LPP avec un bon rapport prix-prestations. Les partenaires sociaux continuent à collaborer pour ce compromis qu’ils estiment apte à réunir une majorité, et en ont présenté les principaux enjeux lors d’une réunion avec les médias.</p><p>Ces quinze dernières années, tous les efforts de réforme du 2e pilier ont échoué. En 2010, la réduction du taux de conversion minimal de 6,8 à 6,4 % sans compensation a été rejetée en votation populaire par 73 %. En 2017, la réduction du taux de conversion minimal de 6,8 à 6,0 % avec compensation dans l’AVS a été refusée. Le Conseil fédéral a, ensuite, invité les partenaires sociaux comme garants et exécutants du 2e pilier à élaborer une proposition commune de réforme pour les problèmes les plus urgents de la LPP.</p><p>Après d’intenses négociations, les partenaires sociaux ont donc soumis au Conseil fédéral une proposition commune qu’ils vont continuer à soutenir et à défendre au Parlement. Le compromis des partenaires sociaux atteint l’objectif principal : malgré la réduction du taux de conversion minimal, le niveau actuel des prestations est globalement maintenu. Il garantit le niveau rentes, modernise la LPP et tient ainsi compte de l’évolution du monde du travail. En outre, les personnes touchant des bas salaires et celles qui travaillent à temps partiel - en particulier les femmes - recevront une rente plus élevée. Ceci grâce à un abaissement de la déduction de coordination, à la fixation de deux taux de contributions seulement, et à un supplément de rente financé de manière solidaire qui garantit en même temps le niveau de prestation de la génération de transition.</p><p>Pour illustrer la solution de compromis, les partenaires sociaux nationaux ont édité une brochure d’information :</p><p><span class="iconpack fas fa-circle-info fa-info-circle" aria-hidden="true"></span>Toutes les informations en détail <span class="iconpack fas fa-chart-line" aria-hidden="true"></span> &nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/brochures/LPP21_brochure.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span>Voir la brochure</a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/kampagnen/bvg21/3-Elements.svg" length="88327" type="image/svg+xml"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7423</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2021 17:36:11 +0100</pubDate><title>Le chômage partiel au secours de la formation professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/le-chomage-partiel-au-secours-de-la-formation-professionnelle</link><description>Formation des apprenti-e-s : un soutien bienvenu aux entreprises</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a décidé le 20 janvier d’étendre le chômage partiel aux apprenti-e-s. Le gouvernement veut ainsi soutenir financièrement les entreprises formatrices touchées par les mesures contre la pandémie de coronavirus pour éviter qu’elles ne doivent licencier des apprenti-e-s. Avec cette mesure, elles pourront au contraire continuer de les former. C’est d’ailleurs la condition pour obtenir ces indemnités de réduction d’horaire de travail (RHT), et c’est logique.</p><p>L’USS salue ce soutien financier aux entreprises&nbsp;: il prévoit une garantie pour les apprenti-e-s de poursuivre leur formation, mais pas qu’elles ou ils soient simplement libérés de l’obligation de travailler. Une formation professionnelle n’a pas pour but principal de permettre aux apprenti-e-s de gagner leur vie pendant leur formation, mais d’apprendre leur métier et de se préparer au mieux à leur vie professionnelle.</p><p>En revanche, si une entreprise doit mettre la clé sous la porte à cause de la pandémie, la formation des apprenti-e-s est compromise malgré les RHT. La Confédération est donc appelée, avec les cantons et les organisations du monde du travail (OrTra), à trouver d’autres solutions pour que les jeunes puissent, dans une telle situation, poursuivre leur formation dans une autre entreprise ou sous une autre forme. L’USS fait partie de la Task Force «&nbsp;Perspectives Apprentissage&nbsp;», mise en place par le Conseil fédéral et qui finance et fait la promotion de tels projets.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Teambesprechung-Corona-Masken_iStock-Pixelfit_c5d978e710.webp" length="343116" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7421</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2021 15:43:29 +0100</pubDate><title>Enfin les premiers pas du Seco et du Conseil fédéral pour une meilleure protection de la santé contre le COVID-19</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/enfin-les-premiers-pas-du-seco-et-du-conseil-federal-pour-une-meilleure-protection-de-la-sante-contre-le-covid-19</link><description>Mais il reste encore tant à faire !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="heading--h4">Et pourtant, il bouge encore&nbsp;!</p><p>Il aura fallu attendre que la deuxième vague de la pandémie atteigne son apogée ainsi que d’innombrable démarches des syndicats pour qu’enfin le Conseil fédéral décide, le 13 janvier dernier, des mesures destinées à améliorer la protection au travail contre la contamination au COVID-19. Ces nouvelles mesures sont entrées en vigueur le 18 janvier. Les principales d’entre elles sont les suivantes&nbsp;:</p><ul><li>obligation du travail à domicile,</li><li>précisions concernant l’obligation du port du masque,</li><li>protection des salarié-e-s vulnérables, avec un droit aux allocations pour perte de gain (APG) COVID.</li></ul><p>Le SECO propose aussi une ligne téléphonique pour le monde du travail&nbsp;: tél.: +41 58 462 00 66.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) avait demandé en novembre 2020 déjà que ces mesures soient prises pour les salarié-e-s vulnérables et s’était prononcée en faveur du télétravail lorsque cela est indiqué en raison de la pandémie. Mais malheureusement, rien n’eut lieu. Cela, alors que de nombreux employeurs encore ne sont même pas obligés de produire un plan de protection&nbsp;!</p><p>Suite au lobbyisme tenace des syndicats, le Conseil fédéral a enfin pris des mesures pour protéger les salarié-e-s du COVID-19. L’USS attend maintenant du SECO qu’il avance sur ce dossier, entre autres avec du matériel d’information et des directives sur le contrôle ainsi que des conseils.</p><p class="heading--h4">Le télétravail doit être supportable aux plans de la santé et financier</p><p>L’obligation de télétravail est à saluer. Mais l’USS est critique concernant la suppression de l’indemnisation des frais induits. Celle-ci doit en effet être comprise de manière extrêmement restrictive. Or l’employeur doit supporter les frais en soi et ceux d’ergonomie, lorsqu’il y en a et qu’ils sont nécessaires. En outre, toutes les places de travail convenant potentiellement au télétravail doivent être immédiatement transférées au domicile des employé-e-s. Et les inspectorats du travail doivent&nbsp;&nbsp; y effectuer des contrôles stricts. Si des employeurs ne respectent pas les dispositions, ils se rendent punissables. Les abus doivent aussi être annoncés aux syndicats, en plus des inspectorats.</p><p class="heading--h4">Il faut plus de mesures</p><p>Malheureusement, ces mesures sont insuffisantes. Les améliorations suivantes sont nécessaires&nbsp;:</p><ul><li>des plans de protection pour toutes les entreprises&nbsp;: chaque entreprise doit enfin disposer d’un plan de protection&nbsp;! Il n’est pas acceptable que des employeurs «&nbsp;sans contact avec le public&nbsp;» aient le droit de naviguer à l’aveuglette.</li><li>Davantage de contrôles et de conseils&nbsp;: le nombre de contrôles sur les lieux de travail est bien trop faible. On a besoin de plus de contrôles surtout lorsque le télétravail n’est pas possible (logistique, construction, commerce de détail, etc.). Les entreprises qui ne peuvent pas respecter les mesures de protection ou ne le veulent pas doivent être rapidement sanctifiée. Si une entreprise ou une partie d’entreprise doit fermer, c’est à la Confédération de prendre en charge les coûts salariaux.</li></ul><p class="heading--h4">Les personnes vulnérables peuvent enfin à nouveau rester à la maison&nbsp;!</p><p>Depuis le début de la deuxième vague, l’USS a demandé qu’une protection supplémentaire soit mise en place pour les employé-e-s particulièrement menacés par le virus. Cette demande a maintenant été satisfaite.</p><p>Les employé-e-s vulnérables incluent aussi, en plus des personnes classiquement vulnérables, les femmes enceintes. Celles-ci jouissent désormais de la double protection de l’ordonnance sur la protection de la maternité ainsi que, parallèlement, de celle que leur offre l’ordonnance 3 COVID-19. Cette dernière protection est, grâce à une application rapide (télétravail ou dispense de l’obligation de travail à travers une simple attestation médicale) ainsi que la solution des APG, plus intéressante que la protection garantie par l’ordonnance sur la protection de la maternité.</p><p>La protection en cascade à suivre ici correspond au modèle qui a fait ses preuves au printemps 2020 et a été en vigueur jusqu’au mois de mai.</p><p>Pendant une interdiction de travailler, un délai en matière de licenciement est appliqué aux personnes vulnérables, comme pour la protection de la maternité, suivant l’article 336c du CO (pas de cas de licenciement abusif selon l’art. 336a CO).</p><p class="heading--h4">La protection en cascade à suivre ici correspond au modèle suivant&nbsp;:</p><ol><li>L’employeur permet à ses employé-e-s vulnérables de s’acquitter de leurs obligations professionnelles depuis leur domicile. À cet effet, il prend les mesures organisationnelles et techniques appropriées. Les employé-e-s n’ont pas droit au remboursement des frais nécessaires pour remplir depuis leur domicile l’obligation de travailler qui leur est ordonnée en vertu de cette disposition (art. 10 al. 3 ordonnance COVID-19 situation particulière.</li><li>S’il n’est pas possible de remplir depuis son domicile les obligations professionnelles habituelles, l’employeur attribue par dérogation au contrat de travail à l’employé-e concerné un travail de remplacement équivalent avec la même rémunération pouvant être exécuté depuis le domicile.</li><li>Si pour des raisons tenant à l’entreprise, la présence d’employé-e-s vulnérables est totalement ou partiellement nécessaire sur place, ceux-ci ont le droit d’être occupés dans leurs activités habituelles si les conditions suivantes sont remplies&nbsp;:</li></ol><ul><li>le poste de travail est aménagé de sorte que tout contact étroit avec d’autres personnes est exclu, à savoir est mis à disposition dans une pièce individuelle ou dans une zone clairement délimitée&nbsp;;</li><li>dans le cas où un contact étroit ne peut pas être évité en tout temps, d’autres mesures de protection sont prises selon le principe STOP (substitution, mesures techniques, mesures organisationnelles, équipement de protection individuelle).</li></ul><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 4. L’employé-e concerné peut refuser un travail qui lui est attribué si l’employeur ne remplit pas les conditions stipulées aux chiffres 1 à 3 ou s’il/elle estime que, malgré les mesures prises par l’employeur, le risque d’être infecté par le coronavirus est trop élevé pour lui/elle. L’employeur peut alors demander un certificat médical.</p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 5. S’il n’est pas possible d’occuper l’employé-selon les chiffres 1 à 4 ou si ce celui-ci/celle-.ci refuse le travail qui lui est attribué au sens du chiffre 2, alors l’employeur le ou la libère de son obligation de travail et continue à lui verser son salaire.</p><p>Pour faire valoir son droit à l’APG COVID, c’est l’article 2 alinéa 3quater de l’ordonnance sur les pertes de gain COVID-19 du 20 mars 2020 qui s’applique. L’Office fédéral des assurances sociales n’a pas encore publié de nouvelles informations sur la façon dont la procédure d’annonce sera aménagée.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_Handwerker-Mundschutz-Pause_iStock-sam_thomas_c5c3cb6511.webp" length="303102" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7419</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2021 14:30:24 +0100</pubDate><title>PostFinance : pas question de privatiser !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-pas-question-de-privatisation</link><description>Le projet du Conseil fédéral voué à l’échec</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La privatisation totale de PostFinance proposée aujourd’hui par le Conseil fédéral est totalement inacceptable. Cette décision non seulement sape la mission de service universel dans le domaine du trafic des paiements, mais est une attaque frontale dirigée contre le service public en général. Les syndicats combattront fermement ce projet.</p><p>PostFinance est une <strong>banque populaire qui compte presque 3 millions de client-e-s</strong> et appartient – car faisant partie du groupe La Poste – à la collectivité. Dans le domaine du trafic des paiements, elle a une mission de service universel, qu’elle assume avec succès depuis des années. La décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral en faveur d’une privatisation totale de PostFinance ne revient cependant pas seulement à <strong>saper les fondements de ce mandat de service universel,</strong> mais provoquerait de facto un éclatement de l’ensemble du groupe La Poste. La Poste ne fonctionne aujourd’hui qu’avec un modèle commercial homogène comportant de nombreuses interdépendances internes et financières et, en particulier, les effets de synergie du réseau postal. Si la Confédération, ou la Poste, devait totalement se retirer de PostFinance, le service universel devrait, pour le trafic des paiements, être garanti à travers l’octroi d’une concession. <strong>Tant la rentabilité que la qualité de l’approvisionnement en souffriraient énormément, et notamment aussi les conditions de travail du personnel de La Poste.</strong></p><p>Mais la privatisation totale de PostFinance proposée, c’est plus que cela. Il s’agit en effet d’une <strong>attaque frontale éhontée contre le service public</strong> en Suisse. La crise du coronavirus a justement montré à quel point les prestatairespublics du service universel sont essentiels au bon fonctionnement de l’ensemble de l’économie. On voit de manière impressionnante, par exemple à travers le record du nombre des colis traités par la Poste suisse, à quel point cette mission est accomplie comme il se doit&nbsp;: pendant l’année 2020, en tout 183&nbsp;milliards de paquets ont été livrés dans toutes les villes, villages et vallées du pays&nbsp;! Un record historique, presque un quart de plus que l’année précédente. Mais cette mission n’a pu être accomplie que grâce à une grande aptitude à s’adapter au plan organisationnel et à l’énorme engagement dont a fait preuve le personnel. Pour pouvoir venir à bout à long terme de telles exigences, il faut toutefois bien plutôt un solide développement du service public, c’est-à-dire, dans ce cas, de l’acheminement des colis.</p><p>Depuis la crise financière, PostFinance doit respecter les directives de la FINMA qui s’appliquent à toutes les grandes banques d’importance systémique («&nbsp;too big to fail&nbsp;»)&nbsp;; mais cela, sans avoir, en matière de crédits, la marge de manœuvre commerciale d’une grande banque. Cette situation défendue depuis des années par le lobby financier est totalement absurde. Comme PostFinance appartient à la Confédération, celle-ci aurait dû tout simplement lui <strong>octroyer une garantie,</strong> comme le font les cantons avec leurs banques cantonales. Mais au-delà, il faut aussi que soit levée l’interdiction faite depuis des années à PostFinance d’octroyer des crédits hypothécaires. <strong>Mais surtout pas en combinant cela avec une privatisation, suite à laquelle, tant les anciens revenus que les nouveaux qui auront été générés tomberaient exclusivement dans la poche d’investisseurs privés,</strong> et non de la collectivité. Cela reviendrait à sauver quelqu’un qui est tombé dans un torrent, pour le jeter ensuite du haut des rochers.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_postfinance1_1ade932860.webp" length="101762" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7415</guid><pubDate>Tue, 19 Jan 2021 15:24:28 +0100</pubDate><title>La carte d’identité numérique délivrée par une banque ? Pas question !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-carte-didentite-numerique-delivree-par-une-banque-pas-question</link><description>Votation populaire sur la loi sur l’identité électronique</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’identité électronique (e-ID) est sans aucun doute devenue indispensable. Mais la solution choisie par le Parlement et le Conseil fédéral est tout simplement dangereuse. Du point de vue démocratique, il est inacceptable que la carte d’identité soit ainsi privatisée. Et les risques en matière de données sont énormes. Il faut donc voter NON le 7 mars à la loi sur fédérale sur les services d’identification électronique (LSIE).</p><p class="heading--h4">Un besoin incontesté</p><p>Aujourd’hui, Internet ne sert pas uniquement à faire des achats, des paiements ou à adapter sa police d’assurance-maladie. Les relations avec les autorités aussi se font de plus en plus par voie électronique. Des données personnelles et sensibles sont donc continuellement traitées et stockées. Partout où cela a lieu dans le monde réel, nous devons nous identifier&nbsp;: au guichet de la poste, dans le train, à la frontière, dans les services de l’administration. Sur Internet, cette obligation de s’identifier n’est pas possible sans qu’il y ait de grosses lacunes. Ainsi, de nombreux processus ne sont pas sécurisés et d’autres ne sont pas du tout proposés en mode numérique, alors que cela ne représenterait pas de problème sur le plan technique. Le besoin d’une identification électronique (e-ID) facile d’utilisation et fiable est donc clair. Une e-ID en ligne remplit la même fonction qu’une pièce d’identité présentée pour pouvoir réceptionner un courrier recommandé, pour conclure un contrat de téléphonie mobile ou pour acquérir un extrait du registre des poursuites. L’e-ID est ainsi l’équivalent numérique de la carte d’identité et contient en conséquence les mêmes données personnelles (sensibles).</p><p class="heading--h4">À la banque ou au supermarché&nbsp;?</p><p>Dommage, donc, que le projet d’e-ID mis au point par le Conseil fédéral et le Parlement ne soit pas à la hauteur de son nom. Si le «&nbsp;e&nbsp;» est bien correct, ce n’est malheureusement pas le cas du «&nbsp;ID&nbsp;». En tout cas pas en ce qui concerne les exigences strictes en matière de confiance auxquelles doit répondre en général – et à juste titre – une pièce d’identité officielle. La production d’un passeport est une tâche éminemment régalienne. Elle doit relever de l’État, ou d’autorités légitimées démocratiquement et ne doit pas être confiée aux lois du marché. Or c’est précisément ce que prévoit la LSIE. Selon elle, l’e-ID sera fournie par des entreprises privées. Ce sont elles qui émettront le «&nbsp;passeport&nbsp;», le commercialiseront, entretiendront l’infrastructure nécessaire et apparaîtront comme les interlocuteurs directs des citoyen-ne-s. Le service des passeports pourrait ainsi être installé dans la filiale d’une banque ou dans un supermarché. La Confédération n’apparaîtrait à aucun moment directement&nbsp;: selon la loi, elle n’aura le droit de proposer elle-même aucune e-ID «&nbsp;sur le marché&nbsp;» et même pas d’acquérir une participation à une entreprise qui fournit de telles e-ID. Du point de vue démocratique, c’est inacceptable, comme le pense aussi la majorité écrasante de la population. En effet, selon un sondage représentatif de Demoscope, 87&nbsp;% des habitant-e-s veulent obtenir leur e-ID de l’État, contre seulement 2&nbsp;% qui le souhaitent d’une entreprise privée. Ce qui n’est pas surprenant&nbsp;: qui aimerait retirer son passeport à un guichet d’UBS, à une caisse de la Migros ou dans une agence locale de la CSS&nbsp;?</p><p class="heading--h4">Monopole en embuscade</p><p>Actuellement, les défenseurs de l’e-ID axent leur publicité d’une part sur le libre choix&nbsp;: chaque citoyen-ne pourra choisir par quel fournisseur privé il ou elle aimerait se voir délivrer sa carte d’identité numérique. Un choix qui n’offre d’ailleurs aucun attrait&nbsp;: en effet, qu’une carte d’identité ou un support électronique soit «&nbsp;rouge La Mobilière&nbsp;» ou «&nbsp;vert Vaudoise assurances&nbsp;», elle devra assumer exactement les mêmes, et finalement banales, fonctions. Mais on n’aurait même pas ce libre choix, car, sur le «&nbsp;marché des e-ID&nbsp;», tout va être axé sur la constitution d’un monopole, c’est-à-dire un fournisseur unique. Et cela fait d’ailleurs longtemps que ce dernier se prépare, en coulisses, sous le nom de «&nbsp;SwissSign Group&nbsp;». Une fois la LSIE acceptée, ce consortium – porté par une vaste alliance d’entreprises, composée en majorité de banques, d’assurances et de caisses-maladie – occuperont rapidement une position dominante sur le marché pour devenir l’unique fournisseur d’e-ID. S’il devait y avoir quand même des concurrents, il s’agira très probablement de puissants géants des technologies étrangers, comme Apple, Amazon ou Google, autant de noms qui n’inspirent pas particulièrement la confiance dans le traitement de données personnelles sensibles.</p><p class="heading--h4">Abus&nbsp;: les bonnes intentions ne suffisent pas</p><p>Et la LSIE pose justement problème en ce qui concerne les données personnelles. Avec des fournisseurs privés d’identité, les données personnelles des utilisateurs et utilisatrices sont fournies lors de chaque connexion à un compte («&nbsp;login&nbsp;»), des données qui peuvent être stockées jusqu’à six mois selon la loi. Une fois «&nbsp;entré&nbsp;», chaque utilisateur d’e-ID peut être suivi à la trace. Certes, ces données ne doivent pas être utilisées commercialement, c’est-à-dire vendues à des tiers, mais SwissSign Group est porté par tellement d’entreprises que ce ne devrait même plus être nécessaire. Et de manière très générale, plus il y a de recoupement, plus grand est le potentiel d’abus concernant les données personnelles&nbsp;; cela, même avec de bons articles de loi et de bonnes intentions.</p><p class="heading--h4">Pack de base ou «&nbsp;passeport première classe&nbsp;»</p><p>Avec une identité électronique privatisée, les citoyen-ne-s seraient réduits à l’état de consommatrices et consommateurs et devraient acquérir leur carte d’identité électronique «&nbsp;sur le marché&nbsp;». La loi ne dit absolument rien sur un plafonnement des prix. L’expérience montre malheureusement qu’en cas de monopole, ceux-ci sont en général trop élevés. Les «&nbsp;e-citoyen-ne-s&nbsp;» auront certes une marge de manœuvre quant au type d’identité électronique, puisque la loi prévoit trois variantes selon le degré de sécurité ou les possibilités d’utilisation. Les personnes qui ne doivent pas regarder au prix pourront s’offrir un «&nbsp;passeport de première classe&nbsp;», les autres se contenteront du «&nbsp;pack de base&nbsp;». Indépendamment du prix, il faut en plus s’attendre à ce que les fournisseurs d’identité électronique feront tout pour capter le plus de client-e-s possible. Avec l’e-ID, la population pourra être toujours plus poussée, même contre son gré, vers les canaux numériques, par exemple, si certains processus ou services deviennent disponibles en ligne seulement et plus du tout sur papier (changement de caisse-maladie, ouverture d’un compte bancaire, etc.). Ce qui représenterait un problème pour toute une partie de la population, notamment les personnes âgées.</p><p class="heading--h4">Conclusion&nbsp;:</p><p>Oui, il faut absolument une carte d’identité numérique. Mais certainement pas sous la forme d’une e-ID à la sauce Credit Suisse, AXA ou SwissLife (tous membres de SwissSign Group). Une pièce d’identité électronique doit être fournie par l’État&nbsp;: c’est la condition pour qu’elle obtienne la confiance de la population. Bien sûr, cette identité électronique ne doit pas forcément être développée de A à Z par la Confédération elle-même (même si l’EPFL ou l’EPFZ seraient tout à fait en mesure de le faire). Berne ne construit pas non plus elle-même les routes nationales&nbsp;! Nous appelons à voter NON le 7 mars à cette loi sur l’identité électronique. Puis à dire Oui sans tarder à l’introduction d’une carte d’identité électronique émise par l’État et dans laquelle on peut avoir confiance. La preuve que c’est possible sans problème&nbsp;? Schaffhouse utilise depuis plusieurs années et avec succès une e-ID émise par le canton.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/e/csm_E-ID-Plakatwand-DE-FR-v1_a1110dc391.webp" length="166036" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7411</guid><pubDate>Wed, 13 Jan 2021 16:02:17 +0100</pubDate><title>Le renforcement des mesures doit être socialement accompagné</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/le-renforcement-des-mesures-doit-etre-socialement-accompagne</link><description>Décisions du Conseil fédéral sur la pandémie : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de nettement renforcer les mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus. Afin d’éviter des suppressions massives d’emplois et des conséquences drastiques pour les salarié-e-s, il est cependant nécessaire que des mesures économiques de soutien soient prises en conséquence. L’accès facilité aux solutions pour les cas de rigueur, ainsi que l’avait demandé avec insistance l’Union syndicale suisse (USS), représente à cet égard un pas important qu’il y a lieu de saluer. Pour empêcher des arrivées en fin de droit, il faut également prolonger la durée de perception des allocations et les délais-cadre de l’assurance-chômage, comme cela avait été le cas lors de la première vague. En ce qui concerne les salarié-e-s vulnérables, les mesures demandées par l’USS sont enfin mises en place. On comprend par contre difficilement pourquoi le Conseil fédéral n’a pas profité de l’occasion pour édicter des prescriptions plus strictes à l’intention des EMS où les cas de décès ont été nombreux.</p><p class="heading--h4">Les branches fermées doivent être rapidement aidées</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de l’assouplissement des dispositions pour cas de rigueur désormais décidé. Les branches dont les activités ont été directement stoppées sont considérées en tant que telles comme des cas de rigueur et bénéficient d’un soutien. On peut cependant se demander si le fonds pour les cas de rigueur permettra de faire parvenir assez tôt aux entreprises les moyens dont elles ont besoin&nbsp;: le rythme suivi par les cantons va être déterminant ici pour empêcher une vague de licenciements.</p><p>L’arrêt partiel de l’activité économique a rendu encore plus difficile la recherche d’un emploi par les personnes au chômage. Les arrivées en fin de droit risquent de se multiplier. Les principaux concernés sont les chômeurs et chômeuses âgés, dont le taux de chômage a continué à augmenter. C’est pourquoi, il est urgent que le nombre des indemnités journalières de chômage soit augmenté ainsi que les délais-cadre de l’assurance-chômage&nbsp;; cela, jusqu’au printemps, afin d’éviter des arrivées en fin de droit. Toutes les restrictions décidées doivent être accompagnées de mesures économiques de soutien afin que les emplois puissent être préservés et les salaires garantis.</p><p class="heading--h4">Protection de la santé sur le lieu de travail enfin améliorée</p><p>Comme le demandait l’USS, le Conseil fédéral a décidé de prendre enfin des mesures afin de protéger les travailleurs et travailleuses vulnérables. Ainsi, il sera possible d’offrir une protection spécifique à ces personnes sans les discriminer. À cet effet, comme au printemps 2020, on mettra donc en place pour les salarié-e-s vulnérables un droit au télétravail ou une protection équivalente au travail, ou une solution via les allocations pour perte de gain. Cette catégorie de travailleurs et travailleuses pourra désormais être dispensée de travail au moyen d’une attestation médicale lorsque les mesures sanitaires ne pourront pas être respectées concrètement. En outre, les salarié-e-s vulnérables devront être explicitement protégés contre le licenciement.</p><p>L’USS s’est toujours montrée ouverte au télétravail dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Mais il est incompréhensible que le Conseil fédéral ait précisé, dans le cadre de l’obligation générale désormais introduite, que certaines dépenses ne devront pas être remboursées aux travailleurs et travailleuses.</p><p class="heading--h4">EMS&nbsp;: une situation inacceptable</p><p>L’USS est extrêmement préoccupée par la situation dans de nombreux EMS où vivent des personnes vulnérables et où l’on assiste à de nombreuses contaminations et surtout à beaucoup de décès. Les salarié-e-s infectés par le COVID-19 ou qui devraient se trouver en quarantaine sont pour certains contraints par leurs employeurs ou les autorités cantonales responsables de travailler. C’est inacceptable et met en danger leur vie. Pourtant, le Conseil fédéral a, à tort, renoncé à édicter de nouvelles prescriptions juridiques. L’USS demande que les plans de protection soient adaptés au nouveau danger et appliqués de manière plus systématique, et que le personnel soit indemnisé de manière équitable jusqu’à ce que les personnes concernées aient été vaccinées. En l’absence d’une amélioration rapide des conditions de travail, des salaires ainsi que de la formation initiale et continue, la pénurie de personnel soignant risque de continuer à s’aggraver.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7394</guid><pubDate>Thu, 07 Jan 2021 11:00:00 +0100</pubDate><title>Un agenda social pour 2021 : salaires et rentes décents, et emplois sûrs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/cp-annuelle-2021</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS – Situation difficile des travailleurs et travailleuses
</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise&nbsp;provoquée&nbsp;par la pandémie de coronavirus a des conséquences dévastatrices sur le monde du travail. Les pertes de revenus et de places de travail&nbsp;sont inquiétantes, et touchent beaucoup plus&nbsp;les personnes aux revenus les plus bas parce qu’elles étaient déjà confrontées à des salaires en stagnation et des rentes de&nbsp;retraite&nbsp;en baisse. Pour ouvrir à nouveau une&nbsp;perspective&nbsp;d’avenir pour les&nbsp;travailleuses&nbsp;et travailleurs, le pays a donc besoin d’un paquet de mesures coordonnées. Cela, à&nbsp;court terme,&nbsp;pour&nbsp;préserver l’emploi, protéger les personnes au chômage et soutenir le pouvoir d’achat&nbsp;; notamment en redistribuant à chaque assuré-e 500 francs issus des réserves excédentaires des caisses-maladie. De plus, des décisions stratégiques seront prises pour rendre le système de retraites durablement plus juste et plus efficace en introduisant la composante de répartition dans la LPP et en renforçant l’AVS grâce à l’initiative pour une 13e rente AVS. Renforcer la solidarité est la seule manière de sortir renforcés de la crise.</p><h3 class="heading--h4">Le sous-emploi atteint un niveau record</h3><p>La situation sur le marché du travail est sombre en ce début d’année 2021. Le taux de sous-emploi, obtenu en additionnant le chômage, la sous-occupation et le chômage partiel, atteint un record de 10&nbsp;%. Dans de très nombreuses branches, il est tout simplement illusoire de retrouver un emploi à brève échéance en raison des très importantes restrictions en vigueur. Les pertes de revenu et le chômage frappent bien davantage les travailleurs et travailleuses dont les revenus sont déjà les plus bas. Ce sont donc précisément les ménages qui doivent vivre des salaires les plus bas qui abordent 2021 en ayant épuisé leurs réserves, et avec une capacité encore réduite de faire face à d’éventuelles dépenses imprévues. &nbsp;Maintenir les emplois, élargir l’indemnisation du chômage et soutenir le pouvoir d’achat sont de ce fait des nécessités immédiates. La crise sanitaire ne doit pas se transformer en crise économique de longue durée.</p><h3 class="heading--h4">Les salarié-e-s touchés dans une phase difficile</h3><p>Avant la pandémie, la Suisse se trouvait déjà dans une situation délicate. Les salaires n’augmentaient que faiblement, alors que de nombreux coûts fixes et contributions obligatoires prenaient l’ascenseur. La forte dépendance face aux marchés financiers se paie en outre très cher, avec une baisse continue et importante des rentes du 2e pilier. Conséquence: un recul, avant la crise déjà, du pouvoir d’achat réel des travailleurs et travailleuses ainsi que des retraité-e-s. Un retour à une évolution dynamique des salaires et une hausse des rentes sont donc indispensables.</p><p>Plus globalement, les exportations suisses souffrent depuis des années de la surévaluation du franc. Les exportations de machines ont par exemple été divisées par deux depuis 2008. Par ailleurs, les investissements porteurs d’avenir dans les technologies de l’information et de la communication ainsi que dans la recherche et le développement évoluent moins favorablement que dans la zone euro. L’exposition de la Suisse aux variations du taux de change est particulièrement élevée et requiert une action bien plus déterminée de la Banque nationale.</p><h3 class="heading--h4">Investir pour une Suisse plus sociale</h3><p>Les priorités pour l’année 2021 sont claires. Il s’agit, tout d’abord, de garantir les emplois et de compenser au moins en partie les pertes de pouvoir d’achat survenues durant l’année 2020. La prévoyance vieillesse a besoin de mesures pour améliorer ses performances. Renforcer la solidarité est une absolue nécessité, pas une option.</p><h3 class="heading--h4">L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera par conséquent pour&nbsp;:</h3><ul><li>faire redistribuer à hauteur de 500 francs par personne les réserves excédentaires des caisses d’assurance-maladie, à titre de soutien rapide au pouvoir d'achat&nbsp;;</li><li>prolonger l’indemnisation du chômage afin d’empêcher les arrivées en fin de droit et pour que des mesures supplémentaires de protection soient prise afin de prévenir les faillites&nbsp;;</li><li>renforcer le financement du secteur de la santé publique, faire verser au personnel une prime après les efforts extraordinaires accomplis par lui, et améliorer durablement les conditions de travail dans ce secteur&nbsp;;</li><li>une politique monétaire plus ferme contre la surévaluation du franc suisse&nbsp;;</li><li>un système de retraites juste et durable avec de meilleures rentes via le renforcement de la composante de répartition dans la LPP et l’augmentation des rentes AVS.</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_210107_JMK-Totale_77fa7b87ab.webp" length="70286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7407</guid><pubDate>Thu, 07 Jan 2021 09:20:00 +0100</pubDate><title>Assurer les salaires, les rentes et les emplois, aujourd’hui et demain</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/assurer-les-salaires-les-rentes-et-les-emplois-aujourdhui-et-demain</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="heading--h4">Le sous-emploi atteint des niveaux record</p><p>Le monde du travail a beaucoup souffert et reste marqué par la crise du coronavirus. Fin 2020, le sous-emploi dans le pays se situait autour des 10&nbsp;% (calculé en équivalents plein temps), un ordre de grandeur qui n’a plus rien à voir avec d’autres récessions, comme par exemple celle qui a suivi la crise financière de 2008. Et la situation aurait été encore bien pire sans les mesures de stabilisation socio-politiques (chômage partiel, APG, etc.) qui ont été prises. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder ce qui se passe aux États-Unis où le chômage a grimpé de façon vertigineuse.</p><p>Ce sont en général les personnes qui n’ont pas de rapports de travail stables qui subissent de plein fouet les effets d’une crise économique. Donc&nbsp;: les jeunes, les employé-e-s avec des contrats à durée déterminée ainsi que d’autres formes précaires de contrat de travail, comme le travail sur appel entre autres. Pendant la crise sanitaire, la participation des 15-24 ans au marché du travail a fortement diminué. Cette tendance est préoccupante, non seulement pour l’avenir des personnes concernées, mais aussi pour celui de l’économie de notre pays.</p><p>Parallèlement, il est encore plus difficile pour les personnes au chômage de retrouver un emploi en raison de l’arrêt partiel des activités économiques. Le nombre d’arrivées en fin de droit risque d’augmenter. Les personnes de plus de 55 ans sont les plus touchées&nbsp;: dans cette catégorie, le taux de chômage a augmenté jusqu’en novembre.</p><p class="heading--h4">Les problèmes de pouvoir d’achat s’aggravent en particulier pour les faibles revenus</p><p>Les personnes à faible revenu sont elles aussi durement touchées. En effet, les mesures sanitaires concernent avant tout l’hôtellerie-restauration, le tourisme et la culture, autant de domaines où l’on trouve davantage de personnes qui gagnent relativement peu. Elles sont aussi plus souvent au chômage et surreprésentées parmi les personnes au chômage partiel (réduction de l’horaire de travail, RHT). L’augmentation des indemnités RHT décidée tout récemment par le Parlement va certes atténuer leurs problèmes, ce qui est une bonne chose, mais n’en profiteront que les salarié-e-s dont le salaire est très bas.&nbsp;</p><p>S’y ajoute le fait que les salaires en général n’augmentent guère, alors que la charge que représentent les primes-maladie demeure élevée. Les problèmes de pouvoir d’achat et de revenu, déjà présents avant la crise du coronavirus, n’ont donc pas été résolus, ils se sont au contraire encore aggravés. La consommation privée s’en trouve affectée et, de ce fait, également l’évolution conjoncturelle.</p><p class="heading--h4">La crise frappe la Suisse à un moment difficile</p><p>La crise du coronavirus frappe l’économie suisse à un moment difficile. La forte surévaluation du franc n’a pas seulement freiné le secteur exportateur, mais aussi les activités d’investissement. Les exportations suisses de machines industrielles ont été divisées par deux depuis 2008 et sont retombées cette année au niveau de 1988. La croissance des investissements – surtout dans les catégories d’avenir des TIC, de la R&amp;D et des logiciels – a même été inférieure à celle enregistrée dans la zone euro pourtant frappée par la crise.</p><p>Des années 1990 à la crise financière de 2008, l’économie suisse a profité de l’évolution sur les marchés financiers. Le fort mouvement à la hausse sur ces derniers a permis de financer confortablement les caisses de pensions. La place financière en a également bénéficié et le cours du franc a été favorable à l’économie réelle. Depuis la crise financière, les choses ont cependant pris la direction inverse&nbsp;: d’une part, l’économie réelle souffre beaucoup de l’appréciation du franc et, de l’autre, le financement du 2e pilier devient plus compliqué. Ainsi, le montant des nouvelles rentes diminue, alors que les cotisations sont toujours plus élevées.</p><p>Peu de pays dépendent autant des marchés financiers que la Suisse avec son importante place financière et les fonds massifs des caisses de pensions. De plus, l’économie est fortement exposée aux variations de taux de change, car la Suisse dépend fortement des exportations et a sa propre monnaie dont le cours varie. Évaluations et dévaluations ont donc un impact plus important sur le PIB que dans la plupart des autres pays.</p><p>Cette évolution défavorable depuis la crise financière peut encore se renforcer. En effet, en raison de la baisse des revenus des placements financiers, les acteurs financiers tendent à augmenter le capital investi pour atteindre leurs objectifs de rentrées, ce qui réduit à nouveau le potentiel de rendement sur les marchés. Ce cycle ne concerne pas que les caisses de pension, dont le capital augmente par la hausse des cotisations, mais par exemple aussi les avoirs de l’assurance-accidents. En outre, la baisse des rentes du 2e pilier auront pour effet qu’un plus grand nombre de personnes ouvrira un compte de prévoyance dans le 3e pilier.</p><p class="heading--h4">Conclusions en matière de politique économique et revendications</p><p>L’année 2021 sera exigeante sur le plan économique et social. L’objectif immédiat reste la préservation des emplois et des salaires pendant la crise du coronavirus. Dès que celle-ci sera sous contrôle (vaccins et immunité des personnes guéries, entre autres), tout devra être entrepris pour relancer la conjoncture et réduire l’important taux de sous-emploi. Pour que la Suisse puisse faire face aux défis de l’avenir, il faut absolument reconsidérer notre dépendance à l’égard des marchés financiers. Le rapport prix-prestation de la prévoyance vieillesse peut être amélioré par un renforcement du système de répartition. La politique monétaire doit faire plus d’efforts pour contrer l’appréciation toxique du franc, qui compromet l’évolution de domaines d’investissement importants pour l’avenir et celle de l’économie réelle. La transition écologique aussi a besoin d’une économie réelle intacte. Il en découle les revendications suivantes&nbsp;:</p><ul><li>distribuer les réserves excédentaires des primes-maladie à hauteur de 5 milliards de francs, ce qui permettra, à un moment difficile, de fournir une impulsion de plus de 500 francs par personne pour le pouvoir d’achat. Il faut en plus augmenter les subsides pour les réductions des primes-maladie&nbsp;;</li><li>augmenter le nombre des indemnités journalières de l’assurance-chômage et prolonger les délais-cadres dans l’assurance-chômage jusqu’au printemps, comme lors de la première vague de la pandémie. Les chômeurs et chômeuses âgés ou qui se trouvent dans des branches et des professions totalement ou partiellement fermées ont particulièrement besoin de ces mesures&nbsp;;</li><li>prendre d’autres mesures de soutien pour les branches fermées afin d’éviter faillites et licenciements, par exemple en versant plus de fonds via l’outil du chômage partiel. L’efficacité des solutions prévues pour les cas de rigueur n’est que partielle et les aides sont trop lentes à arriver à destination&nbsp;;</li><li>fournir des garanties financières au secteur de la santé, fortement mis à contribution, qui en a pour mettre en place les ressources nécessaires. Soumis à de lourdes contraintes, le personnel a plus que mérité une hausse de salaire&nbsp;;</li><li>renforcer le système de répartition dans la prévoyance vieillesse, via des composantes de répartition dans le compromis trouvé par les partenaires sociaux sur la révision de la LPP et via une 13e&nbsp;rente AVS. Les demandes de nouveaux allégements fiscaux concernant le 3e pilier sont complètement aberrantes. Enfin, une partie des bénéfices de la BNS doit être allouée à l’AVS&nbsp;;</li><li>lutter systématiquement contre l’appréciation du franc&nbsp;; il y a encore du potentiel d’amélioration en la matière si la BNS communique plus clairement et se donne des objectifs conséquents[2].</li></ul><p>&nbsp;</p><p>[1] &nbsp;&nbsp;&nbsp; Estimation réalisée avec un modèle VAR pour la période 1994-2019. Variables&nbsp;: indice du cours de change réel selon la BRI et PIB réels.</p><p>[2] &nbsp;&nbsp;&nbsp; Cf. à ce sujet blog de Daniel Lampart (en allemand)&nbsp;: <a href="https://www.sgb.ch/themen/wirtschaft/detail/schweizer-maschinenexporte-auf-dem-niveau-von-1988-bekaempfung-der-frankenueberbewertung-ist-ueberfaellig-und-moeglich" target="_blank">www.sgb.ch/themen/wirtschaft/detail/schweizer-maschinenexporte-auf-dem-niveau-von-1988-bekaempfung-der-frankenueberbewertung-ist-ueberfaellig-und-moeglich</a>.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/0/csm_sous_emploi_085d1005a7.webp" length="18830" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7404</guid><pubDate>Thu, 07 Jan 2021 09:08:00 +0100</pubDate><title>Le niveau des prestations est en danger</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-niveau-des-prestations-est-en-danger</link><description>Prévoyance vieille : décisions stratégiques en 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse comme au plan international, la crise du coronavirus démontre de manière éclatante à quel point des assurances sociales fortes sont importantes. C’est tout particulièrement le cas pour ce qui est du chômage partiel. Mais une prévoyance vieillesse préservée est aussi synonyme de stabilité et de sécurité. Les États-Unis sont à cet égard un exemple négatif&nbsp;: à cause d’une sécurité des rentes insuffisante et individualisée, de nombreux Américain-e-s sont contraints, pour des raisons financières, de continuer à travailler même une fois à la retraite. Il apparaît désormais que les régions où le taux de pauvreté des personnes âgées est plus élevé sont souvent aussi des régions à fort taux d'infection. En effet, de nombreux Américain-e-s de plus de 65 ans doivent, pour des raisons financières, continuer à travailler après leur retraite et ces personnes âgées sont moins susceptibles de pouvoir faire du télétravail, car elles occupent souvent des emplois dits essentiels dans la logistique ou dans la prise en charge de tiers. C’est pourquoi des chercheurs et des chercheuses recommandent au législateur américain, pour lutter contre la pandémie, de tenir davantage compte des frais de subsistance des personnes âgées lors de l’élaboration des mesures de relance économique et des réformes des retraites. Il s’agit d’empêcher par tous les moyens que la situation ne devienne à ce point précaire aussi en Suisse. Mais chez nous aussi, les rentes permettent toujours moins de vivre et la pression qui s’exerce sur elles continue à s’accentuer.</p><p>En 2021, parallèlement à la gestion de la crise du coronavirus, la prévoyance vieillesse sera un des thèmes prioritaires de l’Union syndicale suisse (USS). Car c’est au cours de cette année que les jalons seront posés pour assurer matériellement les rentes actuelles et futures. Les jeunes comme les moins jeunes sont concerné-e-s dans une même mesure. Les personnes qui risquent le plus avec les réformes en cours sont celles qui touchent des salaires trop bas ou moyens. Les plus concernées sont les femmes. D’une part, le compromis des partenaires sociaux LPP 21 permettra d’améliorer sensiblement et rapidement les rentes scandaleusement basses des femmes, mais, de l’autre, le Parlement prépare un projet de démantèlement de l’AVS qui impliquera des pertes annuelles sur les rentes pouvant aller jusqu’à 1200 francs en ce qui concerne les femmes.</p><p class="heading--h4">Pour les bénéficiaires de rentes moyennes, aller chez le coiffeur est un luxe</p><p>Il y a tout juste trois semaines, le Parlement a décidé – avec seulement deux voix contre – d’augmenter les indemnités de chômage partiel pour les très petits salaires. Ainsi, depuis quelques jours, la loi COVID-19 garantit intégralement les salaires jusqu’à 3&nbsp;470 francs par mois. Le Parlement a donc reconnu que le coût de la vie en Suisse est tel que les personnes qui ont un bas salaire ne peuvent se passer d’un cinquième de leur revenu sans se retrouver en grande difficulté.</p><p>Mais les problèmes de pouvoir d’achat dont il s’agit de protéger les personnes à très bas revenu dans le cadre de la lutte contre la pandémie sont déjà une réalité pour la moitié des retraitée-e-s, car la rente médiane des personnes parties à la retraite en 2018 s’élève à 3&nbsp;449 francs par mois (AVS + 2e pilier).</p><p>Si l’on compare ce montant avec ce que les statistiques indiquent comme dépenses usuelles pour une personne seule de plus de 65 ans, on voit bien qu’il ne reste plus grand-chose pour vivre une fois payés les impôts, les primes d’assurance-maladie et le loyer. Aller au restaurant ou chez le coiffeur devient un luxe que beaucoup de retraité-e-s ne peuvent que rarement s’offrir. Même si ces personnes ont travaillé toute leur vie.</p><p><strong>Rente médiane AVS et LPP en 2018 :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 3&nbsp;449</strong></p><p>Impôts :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 266<br> Loyer et charges :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1&nbsp;035<br> Primes de caisse-maladie :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 408<br> Taxes et émoluments :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 25</p><p><strong>Revenu disponible :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1&nbsp;715</strong></p><p>Produits alimentaires/boissons et tabac : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 422<br> Vêtements/chaussures : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 59<br> Dépenses de santé : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 216<br> Assurances : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 268<br> Ameublement/entretien : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 96<br> Autres dépenses ménagères : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 85<br> Téléphone/Internet/courrier, etc. : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 89<br> Ordinateur, appareils radio/TV : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 45<br> Journaux/livres/abonnements, etc. : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 42<br> Transports : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 172<br> Soins corporels, etc. : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 65</p><p><strong>Revenu disponible restant :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 156</strong></p><p>Restaurant/hôtel : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 133<br> Loisirs/bien-être/culture : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 212<br> Cadeaux/dons :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 40</p><p>Sources&nbsp;: OFS Statistique des nouvelles rentes, EBM 2015-2017.</p><p>Et pour de nombreuses femmes, même cette rente de 3&nbsp;449 francs reste hors de portée. Actuellement, la rente médiane des femmes qui touchent l’AVS et une rente du 2e pilier est inférieure à 3&nbsp;000 francs par mois. Et si l’on considère l’ensemble des femmes, cette rente médiane tombe même bien plus bas, puisque près d’un tiers des femmes ne touche même aucune rente du 2e pilier.</p><p class="heading--h4">Le niveau des rentes doit être la pierre angulaire de toute réforme</p><p>Selon la Constitution, les prestations du 1er pilier (AVS et AI) doivent couvrir les besoins vitaux, alors que celles du 2e pilier (prévoyance professionnelle) doivent, sur cette base, permettre de maintenir le niveau de vie de manière appropriée.</p><p>Mais ces objectifs constitutionnels très clairs offrent un contraste terrible avec les rentes effectivement versées. Même si une personne remplit toutes les conditions et qu’elle a versé les cotisations exigées par la loi sans interruption pendant toute sa vie professionnelle, elle doit s’attendre à une petite rente. En effet, les prestations AVS et LPP maximales possibles protégées par la loi correspondent à un montant de 4&nbsp;370 francs par mois pour un homme seul en 2021.</p><p>Pendant de nombreuses années, les prestations surobligatoires du 2e pilier ont fait illusion et ont masqué le fait que la concrétisation de la prévoyance vieillesse telle qu’exigée par la Constitution est restée en plan à mi-chemin. Les rentes moyennes du 2e pilier sont désormais en baisse depuis des années déjà. En cause&nbsp;: d’une part, le taux de conversion en baisse dans la partie surobligatoire et, d’autre part, en raison du rendement nettement moindre (intérêts) des avoirs de prévoyance. Elles ne sont donc plus en mesure de pallier le manque de protection par la loi.</p><p>Le Conseil fédéral ferme les yeux sur cette réalité, même s’il ne cesse d’affirmer qu’il est pour le maintien du niveau des prestations dans la prévoyance vieillesse. Ses propositions de réforme de l’AVS vont même dans le sens contraire&nbsp;:</p><p>Si l’on se base sur la rente AVS médiane, le relèvement de l’âge de la retraite de 64 à 65 ans pour les femmes est synonyme d’une baisse de prestation d’environ 1&nbsp;200 francs par année pour les femmes concernées. Cela, pour autant qu’elles puissent travailler et cotiser jusqu’à 64 ans, car les perspectives sur le marché du travail sont encore moins bonnes pour les travailleuses âgées, que pour leurs collègues masculins.</p><p>Même si la rente AVS minimale a augmenté de 10 francs par mois au début de l’année, le système de l’AVS est tel que les rentes couvrent une part toujours plus ténue du dernier salaire des nouveaux retraité-e-s parce qu’avec l’indice mixte, elles ne sont adaptées que tous les deux ans, pour une moitié aux salaire et pour l’autre au renchérissement. Le Conseil fédéral estime que l’indice du taux de remplacement passera des 100&nbsp;% initiaux (1980) à 86&nbsp;% en 2030, c’est-à-dire bien 14&nbsp;% de moins. Seule l’initiative pour une 13e rente AVS permettra de &nbsp;contrer cette tendance.</p><p class="heading--h4">Pertes de rentes dans le 2e pilier</p><p>Il y a cinq ans, l’USS publiait pour la première fois un aperçu des taux de conversion en baisse et du déclin des rentes du 2e pilier. Aujourd’hui, les banques et les assurances parlent pratiquement tous les mois de la chute vertigineuse des rentes des caisses de pensions.</p><p>Depuis maintenant plus de dix ans, les assuré-e-s paient ainsi toujours plus pour leur 2e pilier pour, toucher quand même des rentes toujours moindres. En 2019, les cotisations ont certes légèrement reculé, mais cela s’explique par une hausse plus forte des salaires soumis à cotisation. Si cette hausse avait été comparable à celle de l’année précédente, les cotisations auraient aussi augmenté.</p><p>En 2021, la pression sur les rentes du 2e pilier devrait donc continuer à s’accentuer. De nombreuses caisses de pensions ont d’ailleurs déjà décidé de nouvelles baisses des taux techniques et des taux de conversion. Les actuels faibles taux d’intérêt en sont la raison. Ces faibles taux d’intérêt sont particulièrement problématiques pour cette forme de prévoyance financée selon un système par capitalisation. La part du rendement sur le capital aux revenus du 2e pilier a déjà baissé drastiquement. Alors qu’en 1987, avec 32,6&nbsp;%, elle correspondait encore au fameux «&nbsp;troisième cotisant&nbsp;», cette part est tombée à 19,9&nbsp;% en 2018. Pendant ce temps, les cotisations des assuré-e-s à la caisse de pension n’ont cessé d’augmenter dans la même mesure. En 1987, le rendement du capital était d’environ 2&nbsp;300 francs par assuré-e (l’équivalent de 3&nbsp;400 francs aux prix de 2018). L’assuré-e cotisait alors en moyenne pour 4&nbsp;800 (7 000) francs, part de l’employeur incluse. En 2018, le rendement était de 4&nbsp;333 francs et les cotisations se montaient à 13&nbsp;400 francs. Cette évolution est d’autant plus frappante que le capital global du 2e pilier a énormément augmenté au cours de cette période&nbsp;: de 158 milliards de francs en 1987, il est passé à 865 milliards en 2018. La part du rendement du capital au capital a donc baissé de plus de 6&nbsp;% dans les années 1990 à moins de 1,9&nbsp;% en 2018.</p><p>En comparaison européenne, les coûts globaux de la sécurité sociale en Suisse se situent dans le peloton du milieu des pays d’Europe de l’Ouest et du Nord, avec environ un quart du PIB. Mais si l’on prend les dépenses par habitant-e corrigées du pouvoir d’achat, la Suisse est le deuxième pays européen le plus cher[1]. C’est d’autant plus préoccupant que le taux de remplacement de la prévoyance vieillesse en Suisse est très à la traîne par rapport à celui des autres pays. Concrètement, nous payons énormément plus pour des prestations nettement inférieures. En témoignent les comparaisons avec des pays de l’OCDE ainsi que des études internationales sur la prévoyance vieillesse[2].</p><p class="heading--h4">Conclusions et revendications</p><p>Toute personne mérite une bonne rente après une vie de travail. Même si la Constitution le stipule depuis près de 50 ans, nous ne cessons de nous éloigner de cet objectif. L’USS est convaincue que, plus que jamais, nous avons besoin d’un engagement fort pour de bonnes rentes.</p><p>Il y a plusieurs moyens pour atteindre les objectifs constitutionnels en termes de prestations de vieillesse&nbsp;: en renforçant l’AVS, en améliorant les prestations du 2e pilier ou en combinant les deux approches. Cela dépend de plusieurs facteurs&nbsp;: d’une part, il y a la question de la performance intrinsèque du système par capitalisation du 2e pilier et de celle du système de répartition de l’AVS. D’autre part, les effets de redistribution des deux systèmes sont différents. Dans ce contexte, l’USS considère que les conséquences et les revendications suivantes s’imposent&nbsp;:</p><ul><li>Il faut renforcer l’AVS pour que les rentes, et en particulier les rentes des femmes, soient suffisantes pour vivre. Pour aller dans ce sens, l’USS a lancé, avec une large alliance d’organisations de salarié-e-s, de partis politiques et d’organisations de retraité-e-s, l’initiative populaire «&nbsp;pour une 13e rente AVS&nbsp;». Elle sera déposée cette année.</li><li>Les projets de réforme en cours devront être évalués à l’aune du niveau des rentes. Les projets qui entraîneront une baisse des rentes sont condamnés à échouer dans les urnes.</li><li>Les objectifs de prestation prévus dans la Constitution devraient être atteints au meilleur prix possible. Le droit à des rentes aussi élevées que possible doit dès lors pouvoir s’acquérir par des cotisations les plus basses possible. Pour l’écrasante majorité des personnes professionnellement actives, le système de répartition génère les prestations de loin les plus importantes par franc de cotisation. C’est pourquoi il faut donc renforcer ce système dans la prévoyance vieillesse en introduisant la composante de répartition prévue dans le compromis des partenaires sociaux sur la réforme de la LPP, et à travers une 13e rente AVS.</li><li>Afin de couvrir de manière solidaire les besoins financiers supplémentaires nécessaires dans la prévoyance vieillesse, il faut en outre prévoir pour les rentes AVS une contribution provenant des bénéfices de la Banque nationale.</li><li>Les projets de réforme en cours devront être évalués à l’aune du niveau des rentes de vieillesse qu’ils proposent. Toute réforme qui entraînerait des baisses de rentes est vouée à l’échec en votation populaire.</li><li>Le renforcement du 3e pilier tellement vanté par les banques et les assurances ne représente pas une option valable pour assurer sa prévoyance vieillesse. Pour l’écrasante majorité de la population, le 3e pilier n’offre pas une sécurité de revenu.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>[1] &nbsp;&nbsp;&nbsp; Voir OFS, Protection sociale&nbsp;: Panorama 2020, mars 2020, p. 3.</p><p>[2] &nbsp;&nbsp;&nbsp; OCDE, Taux de remplacement nets des pensions, Hommes, % des gains de pré-retraite&nbsp;; <a href="https://data.oecd.org/fr/pension/taux-de-remplacement-nets-des-pensions.htm" target="_blank" rel="noreferrer">data.oecd.org/fr/pension/taux-de-remplacement-nets-des-pensions.htm</a>.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_rentes_en_baisse_cbbe96ce8b.webp" length="22294" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7402</guid><pubDate>Thu, 07 Jan 2021 09:02:00 +0100</pubDate><title>Protéger le monde du travail des effets de la crise et rétablir une perspective d’avenir : la nécessité d’un agenda salarial et social ambitieux en 2021</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/proteger-le-monde-du-travail-des-effets-de-la-crise-et-retablir-une-perspective-davenir-la-necessite-dun-agenda-salarial-et-social-ambitieux-en-2021</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le tableau en ce début d’année sur le front du travail est sombre. De très nombreux ménages ont subi, en 2020, des pertes de revenus très importantes, et abordent donc 2021 dans une situation moins bonne que 2020. La sous-occupation atteint des sommets : en fait, le manque d’activité, en additionnant chômage, sous-emploi et chômage partiel, atteint un record de 10&nbsp;%. Et les perspectives économiques restent incertaines, nourrissant une peur justifiée de la précarité pour de nombreuses catégories, des plus jeunes qui entrent sur le marché du travail aux travailleurs et travailleuses en fin de carrière.</p><p>Nous devons constater que la lutte des autorités fédérales et cantonales contre la pandémie a eu des conséquences extrêmement injustes. Quand la situation se dégrade, l’État interdit des activités et laisse ainsi supporter seulement à une partie de la population le coût économique de mesures prises au nom de la santé de tous. Or ces personnes n’ont commis aucune faute. Au contraire, elles se sont souvent conformées de manière très disciplinée à de multiples injonctions sur les mesures de protection à prendre. Mais à chaque étape, et cela s’aggrave lors de cette dite «&nbsp;deuxième vague&nbsp;», l’État ne prévoit rien d’efficace pour remplacer les revenus de celles et ceux à qui il interdit de travailler. Les épidémiologistes qui multiplient les appels aux restrictions, les autorités sanitaires et les exécutifs qui les décident n’ont jamais préparé eux-mêmes en même temps les mesures de soutien économiques et sociales adéquates.</p><p>L’affirmation «&nbsp;nous ne laisserons personne au bord du chemin&nbsp;» prononcée au nom du Conseil fédéral par la présidente de la Confédération n’est ainsi pas vérifiée sur le terrain.</p><p>Et si nous avons évité le pire, c’est par ce qui a été conquis de haute lutte par les syndicats et quelques organisations économiques auprès du Conseil fédéral ou souvent directement au Parlement. Il a fallu notre engagement sans relâche, par exemple, pour que le chômage partiel soit étendu aux contrats de travail à durée limitée et atypiques. Pour que des allocations soient introduites en faveur des parents empêchés de travailler par une fermeture d’école ou une quarantaine dans une classe. Et pour que les revenus le plus modestes soient compensés à 100% par le chômage partiel, évidemment. Rien de tout cela n’a été prévu d’emblée comme accompagnement des mesures prises.</p><p>Aujourd’hui, ce sont des centaines de milliers de personnes qui doivent se débrouiller dans les affres de la bureaucratie suisse, renvoyées d’un service à l’autre, sans prise en compte de la spécificité de leur situation. Quant aux systèmes d’aide que le Parlement a pu à grand peine mettre sur pied, ils ont des effets de seuil injustes, par exemple avec la limite trop élevée et arbitraire de 40&nbsp;% de perte de chiffre d’affaires, et manquent donc souvent leur cible.</p><p>Enfin, les hommes et les femmes qui travaillent dans le système de santé, et qui ont payé de leur personne pour assurer les soins essentiels, attendent toujours une rémunération correcte de leur effort hors du commun. L’organisation du système de santé comme un marché et l’incitation aux prestataires de rechercher la rentabilité maximale a démontré son inadaptation pour faire face à des événements extraordinaires : il faudra retenir cette leçon pour les évolutions à venir du financement des soins. Mais dans l’immédiat, c’est le personnel qui a fait les frais de ces insuffisances, et une reconnaissance de cet engagement s’impose. Le fait que les quarantaines ne soient pas toujours possibles pour le personnel des EMS est à ce titre inacceptable. Il faut des renforts en personnel en EMS et dans les hôpitaux pour cette année 2021. Le Conseil fédéral et les cantons doivent les ordonner et les financer. Ces renforts sont justes pour soulager les équipes et efficaces pour donner une meilleure capacité de résistance à notre système de santé, ce qui peut permettre d’éviter de prendre dans la précipitation des mesures excessives, car trop peu concertées et évaluées.</p><p class="text-center"><strong>***</strong></p><p>Nous entamons donc l’année dans une situation désastreuse du point de vue de la cohésion nationale. Les secteurs sacrifiés dans cette crise, les travailleuses et travailleurs, salariés ou indépendants, qui s’y engagent, ainsi que leurs familles ont de quoi se sentir abandonnés par le pays et ses autorités. Il s’agit des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie-restauration, de la culture, des loisirs, du sport, du voyage, de l’événementiel, notamment. Ce sont des centaines de milliers de personnes qui travaillent. Avec leur famille, leur nombre dépasse sans doute le million de personnes, précarisées. Et de l’autre côté, ceux que l’on a découverts essentiels doivent se contenter, pour le moment, de travailler encore plus dur sans vraies perspectives d’améliorations salariales durables.</p><p>Mais cette situation est également une catastrophe pour notre cohésion sociale. La crise aura eu pour conséquence de renforcer massivement les inégalités. Les professions touchées par les destructions d’emplois et le chômage partiel sont celles qui sont les moins rémunérées. À l’inverse, les salaires les plus élevés ont été nettement moins touchés. Quant aux marchés des capitaux et aux revenus qu’ils génèrent, ils se portent mieux que jamais. Nous ne pouvons pas tolérer qu’une pandémie débouche, à la fin, sur un renforcement des écarts de salaire et de fortune.</p><p>Pour éviter que ce sentiment d’abandon et de trahison ne se fige pour longtemps, il est possible d’agir, à la condition que cette fois, le Conseil fédéral ne laisse aucun espace à la bureaucratie et soit capable de faire arriver rapidement chez les personnes concernées une indemnisation concrète. La mise en œuvre des aides dites pour «&nbsp;cas de rigueur&nbsp;» doit avoir lieu dans les prochaines semaines, et le Conseil fédéral doit faire usage de toutes les marges de manœuvre légales pour les rendre le plus accessibles possible. Limiter autant que possible la destruction de places de travail est un effort qui mérite qu’on y consacre toutes les ressources à disposition en ce début d’année, pour éviter des catastrophes sociales chez les jeunes et les travailleurs et travailleuses en fin de carrière, mais aussi pour accélérer la reprise une fois la pandémie maîtrisée.</p><p>De la même manière, nous attendons que la garantie à 100&nbsp;% des salaires en cas de chômage partiel soit effective au moment du versement des indemnités de janvier. Et que les aides prévues pour le secteur de la culture et de l’événementiel parviennent enfin à leurs destinataires, dans tous les cantons. Une fois cette première aide délivrée, il faudra que le Conseil fédéral donne une perspective sérieuse et stable de reprise d’activité au secteur culturel.</p><p>Enfin, quoi qu’on fasse, largement plus d’un million de salarié-e-s ont perdu cette année 20&nbsp;% de leur revenu pendant un mois ou davantage. Ce sont essentiellement des salarié-e-s situés dans les bas niveaux de salaire. Des estimations ont été faites cet été sur l’impact moyen de ces pertes pour l’ensemble des habitant-e-s de notre pays. Nous savons donc, si l’on sort de la vision moyenne pour se concentrer sur celles et ceux qui ont été réellement touchés, que les pertes se montent à plusieurs milliers de francs par ménage concerné. Ces pertes conduisent les ménages concernés à être encore davantage exposés au risque de ne pas pouvoir faire face à une dépense imprévue, notamment au sujet de leur santé.</p><p>D’un autre côté, chaque ménage suisse de quatre personnes dispose d’un carnet d’épargne d’environ 2000 francs stocké pour lui par son assureur-maladie. Les réserves excédentaires LAMal se montent en effet à 5&nbsp;milliards environ, ce qui représente largement 500 francs par personne.</p><p>Il n’y a pas de meilleur moment pour redistribuer cet argent aux assuré-e-s. D’une part, cela permettrait de combler une partie des pertes de pouvoir d’achat des ménages touchés par la crise. D’autre part, nous savons désormais que l’un des buts de ces réserves (financer le système de santé en cas de pandémie) n’a pas lieu d’être. La pandémie, nous l’avons eue et tout indique qu’elle n’aura pas nécessité le prélèvement massif sur les réserves craint par les assureurs.</p><p>Cette redistribution est donc possible et nécessaire. Pour qu’elle se fasse dans des conditions équitables et sûres, il n’y a qu’un moyen&nbsp;: une redistribution à tous les habitant-e-s de ce pays, adultes et enfants, de la même somme en francs. C’est le seul moyen d’être équitable et d’éviter les effets d’aubaine ou les injustices qu’une redistribution en fonction de la situation de chaque assureur ne manquerait pas de provoquer. Nous avons proposé un dispositif légal complet lors du premier examen de la loi COVID-19 au printemps. Cette proposition reste sur la table.</p><p class="text-center"><strong>***</strong></p><p>Comme je l’ai dit, la crise a frappé très injustement le monde du travail. Les plus bas revenus, les salarié-e-s les plus précaires, les personnes les plus vulnérables ont payé un lourd tribut. Non seulement il faut éviter que cette injustice ne s’aggrave encore cette année, mais il faut aussi inverser la tendance sur le long terme.</p><p>Cela nous renforce dans les combats que nous mènerons, en 2021, et qui vont au-delà des conséquences de la pandémie. Ainsi, le dossier de la prévoyance vieillesse est à un carrefour. Le Parlement menace de dégrader les prestations de l’AVS, en particulier pour les femmes. Les rentes du deuxième pilier s’érodent dans un environnement de taux durablement bas&nbsp;: notre système souffre de sa dépendance aux marchés financiers. Et la droite parlementaire veut renforcer avec le 3e pilier une prévoyance privée qui ne s’adresse qu’aux plus hauts revenus.</p><p>Face à cela, nous serons à l’offensive. Nous ferons aboutir dans les mois qui viennent notre initiative pour une 13e rente AVS. Et nous défendrons le compromis des partenaires sociaux sur la LPP, qui contribue à résoudre les plus importants problèmes du 2e pilier.</p><p>Plus largement, nous voulons que le pays sorte de cette épreuve en renforçant la solidarité, et qu’il préserve la confiance en l’avenir pour nos jeunes. Nous continuerons à demander aux autorités de tenir leurs nombreux engagements dans ce sens, et de faire preuve d’équilibre et de justice dans leurs décisions. Mais aussi, et dès que la situation pandémique le permettra, nous retournerons dans la rue avec toute la force nécessaire, pour l’emploi et pour les salaires. Car il n’est pas question d’accepter que le monde du travail paie pour une crise dont il n’est aucunement responsable.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/2/csm_210107_JMK-PYM_f984e42690.webp" length="41532" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7391</guid><pubDate>Thu, 17 Dec 2020 14:03:00 +0100</pubDate><title>Loi définissant les tâches d’exécution de l’OFDF, Loi sur les droits de douane</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-definissant-les-taches-dexecution-de-lofdf-loi-sur-les-droits-de-douane</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS sur la modification de la loi fédérale fixant le cadre général de la perception des redevances et concernant le contrôle de la circulation transfrontalière des marchandises et des personnes par l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (Loi définissant les tâches d’exécution de l’OFDF, LE-OFDF) et la révision totale de la loi fédérale sur l’assujettissement aux droits de douane et la détermination des droits de douane (Loi sur les droits de douane, LDD) est liée ci-dessous (en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7386</guid><pubDate>Wed, 16 Dec 2020 15:41:18 +0100</pubDate><title>Les requérant-e-s déboutés devraient pouvoir terminer leur apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/les-requerant-e-s-deboutes-devraient-pouvoir-terminer-leur-apprentissage</link><description>Le Conseil national fait des pas en avant dans le domaine de l’asile</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est un pas vers la fin d’une pratique inhumaine&nbsp;: les requérant-e-s d’asile qui sont intégré-e-s au marché du travail et qui effectuent un apprentissage devraient pouvoir rester en Suisse le temps de terminer leur formation, même si leur demande d’asile est refusée entretemps. Le Conseil national a approuvé une motion en ce sens. Si le Conseil des États lui emboîte le pas, on en aurait fini avec la pratique aberrante de renvoyer des jeunes personnes sans formation dans un pays qu’elles ont quitté justement par manque de perspectives d’avenir.</p><p>La décision est on ne peut plus claire&nbsp;: plus de deux tiers des élu-e-s du Conseil national (129 contre 54) ont dit oui à la motion 20.2925 «&nbsp;Pas d'interruption d’un apprentissage en cours à l’échéance d'une longue procédure d’asile. Permettre aux demandeurs d’asile déboutés de terminer leur formation en cours&nbsp;», déposée par la commission des institutions politiques (CIP-N). Jusqu’ici, les personnes déboutées devaient interrompre leur apprentissage et quitter la Suisse sans pouvoir terminer leur formation, ce qui était problématique aussi pour leur employeur. Mais surtout, cela voulait dire que leurs chances d’intégrer le marché du travail – même dans leur pays d’origine – se trouvaient sérieusement mises à mal. Il est tout simplement inhumain de compromettre ainsi l’avenir de ces jeunes.</p><p>Et pourtant, le Conseil fédéral et une minorité de la CIP-N voulaient maintenir cette pratique. Leur argument&nbsp;: elle fait partie d’un arsenal de mesures visant à empêcher les appels d’air et à décourager les gens de venir en Suisse dans l’espoir d’un avenir meilleur. Heureusement, le Conseil national ne l’a pas entendu de cette oreille et a mandaté le Conseil fédéral d’adapter les bases légales de telle sorte que les requérant-e-s d’asile au bénéfice d’un contrat d’apprentissage ou de formation en bonne et due forme puissent terminer leur formation professionnelle initiale (CFC) même en cas de décision négative et ce, grâce à une prolongation du délai de départ.</p><p>Par ailleurs, le Conseil national n’est même pas entré en matière sur une proposition de modifier la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI)&nbsp;: la modification prévoyait de restreindre gravement la liberté de mouvement des requérant-e-s d’asile, des personnes admises à titre provisoire et des personnes à protéger en leur interdisant de voyager à l’étranger. Même le fait qu’elle permettait aux personnes concernées de changer plus facilement de canton ne pouvait pas compenser ce durcissement sévère.</p><p>Reste à espérer que la Chambre des cantons suive le Conseil national lors de la session de printemps et qu’elle contribue ainsi à ce que la Suisse devienne un peu plus accueillante pour les personnes sans passeport helvétique, au lieu de nuire à leurs perspectives professionnelles et de restreindre leur liberté de mouvement.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7382</guid><pubDate>Wed, 16 Dec 2020 11:52:25 +0100</pubDate><title>En ces temps difficiles, enfin une solution pour les personnes à faibles revenus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/en-ces-temps-difficiles-enfin-une-solution-pour-les-personnes-a-faibles-revenus</link><description>Augmentation des indemnités de chômage partiel pour les bas salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’augmentation de l'indemnisation des bas salaires en cas de chômage partiel est un progrès très important. Depuis longtemps, l’Union syndicale suisse tire la sonnette d’alarme et demande&nbsp;une solution à la douloureuse perte de revenus des employé-e-s à bas salaires en raison du coronavirus. Le Parlement a enfin agi : les salaires sont désormais garantis jusqu’à 3470 francs, et les&nbsp;salaires jusqu’à 4340 francs seront mieux indemnisés que les 80% actuels.</p><p>Le Conseil national et le Conseil des États ont finalement trouvé une solution pour les employé-e-s à faibles revenus en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT). Les salaires jusqu’à 3470 francs (plein temps) sont désormais intégralement indemnisés, et les personnes dont les salaires sont compris entre 3470 et 4340 francs (plein temps) touchent davantage d’indemnités en cas de RHT que les 80% actuels. Les personnes à faibles revenus étant particulièrement touchées par la crise du coronavirus, c’est un grand soulagement pour les personnes concernées.</p><p>Elles travaillent dans la restauration, dans le secteur de la culture, dans l’aviation ou dans d’autres branches directement ou indirectement affectées par les mesures contre le coronavirus et les changements de comportement de la population. Malheureusement dans ces branches, les salaires inférieurs à 4000 francs sont encore une réalité largement répandue. S’il ne reste que 80% du salaire pour vivre en cas de chômage partiel, la situation déjà difficile en temps normal devient encore plus dure, voire impossible. La décision du parlement d’augmenter l’indemnisation du chômage partiel est très importante. Il importe désormais que ces fonds soient versés le plus rapidement possible.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Koch_Restaurant_geschlossen_keineGaeste_ClarkandCompany-iStock_0abc5e019a.webp" length="100526" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7366</guid><pubDate>Fri, 11 Dec 2020 15:39:29 +0100</pubDate><title>Mesures du Conseil fédéral : une meilleure compensation sociale s&#039;impose</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/mesures-du-conseil-federal-une-meilleure-compensation-sociale-simpose</link><description>Augmenter les moyens pour les cas de rigueur ne suffit pas </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Sur le front de l’emploi, la situation s’est encore dégradée ces dernières semaines. Il faut s’attendre à de nouvelles vagues de licenciements et à des pertes de revenu. Les gens qui gagnent le moins sont malheureusement aussi les plus durement touchés. Pour l’Union syndicale suisse (USS), l’augmentation des moyens pour les cas de rigueur annoncée aujourd’hui ne suffit pas. Il faut prendre des mesures économiques et sociales supplémentaires pour garantir les salaires et les emplois.</p><p>Les mesures prises aujourd’hui par le Conseil fédéral sont donc insuffisantes&nbsp;: pour empêcher l’économie de glisser dans une spirale négative, il faut des aides rapides et sans bureaucratie pour les personnes concernées, en particulier pour les salarié-e-s des branches qui subissent les restrictions les plus fortes.</p><p>L’USS exige d’abord que le chômage partiel (RHT) soit indemnisé à 100&nbsp;% pour les personnes à faibles revenus. D’autre part, il faut introduire des compensations pour les pertes de chiffres d’affaires dans les branches qui subissent des restrictions d’ordre sanitaire, pour qu’elles puissent couvrir les frais fixes et maintenir les emplois. L’USS attend du Parlement qu’il améliore la proposition du Conseil fédéral et qu’il insère dans la loi COVID-19 une disposition qui mandate le Conseil fédéral en ce sens. L’USS salue en revanche le fait que les personnes travaillant dans la culture puissent à nouveau demander des soutiens financiers pour compenser l’absence de revenus.</p><p>Enfin, la situation des personnes qui sont au chômage à quelques années de la retraite est grave&nbsp;: le taux de chômage dans cette tranche d’âge a atteint des sommets en novembre. La plupart de ces personnes ont peu de chance de trouver un nouvel emploi en cette période de crise. Les arrivées en fin de droit risquent de se multiplier. C’est pourquoi il faut prolonger les délais-cadres et les indemnités journalières, comme cela avait été fait lors de la première vague de la pandémie au printemps.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7363</guid><pubDate>Thu, 10 Dec 2020 14:50:42 +0100</pubDate><title>Tout faire pour maintenir les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/tout-faire-pour-maintenir-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Compensation économique des mesures contre la pandémie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral s’apprête à durcir les règles pour lutter contre la propagation du coronavirus en Suisse. Mais il doit aussi prendre des mesures efficaces pour protéger les emplois et les salaires compte tenu de l’état critique du marché du travail. Et il doit le faire en même temps que les mesures sanitaires pour qu’elles puissent s’appliquer au plus vite. De plus, la protection de la santé au travail doit enfin être prise au sérieux et appliquée sans faille.</p><p>La situation est plus qu’inquiétante&nbsp;: les licenciements ont fortement augmenté ces dernières semaines et les statistiques de décembre montrent d’ores et déjà que le nombre de demandeurs et demandeuses d’emploi était en hausse même avant l’annonce du Conseil fédéral de mardi. De plus, des centaines de milliers de salarié-e-s ont été au chômage partiel pendant une partie de l’année 2020 et n’ont donc pas toucher leur plein salaire.</p><p>Dans ce contexte, de nouvelles restrictions de l’activité économique, sociale et culturelle ne sont pas tolérables sans prendre les mesures nécessaires pour atténuer ce nouveau choc. Les instruments existants ne suffisent pas, ou alors ils ne sont pas encore prêts, comme par exemple les aides pour cas de rigueur dans de nombreux cantons. Il faudra en outre rendre obligatoire les plans de protection sur les lieux de travail et procéder à davantage de contrôles pour que la protection de la santé au travail soit enfin réelle.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a adressé une lettre au Conseil fédéral pour l’appeler à introduire les mesures suivantes, parallèlement au renforcement des mesures de lutte contre la pandémie&nbsp;:</p><ul><li>Prolonger des délais-cadres et les indemnités journalières pour les personnes au chômage</li><li>Augmenter les indemnités de chômage partiel (RHT) à 100&nbsp;% pour les personnes à faibles revenus</li><li>Introduire un mécanisme de compensation des pertes de chiffre d’affaires pour les branches frappées par des restrictions ou des interdictions</li><li>Accorder des garanties financières pour le secteur de la santé ainsi que des augmentations pour le personnel de ce secteur</li><li>Étendre les indemnités de perte de gains à toutes les personnes touchées dans les domaines de la culture et de la formation culturelle</li><li>Distribuer les réserves excessives des caisses-maladie.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/f/csm_Frau_mit_Maske_Industrie_2_aa3ad9c04b.webp" length="284628" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7362</guid><pubDate>Thu, 10 Dec 2020 09:57:04 +0100</pubDate><title>La pression syndicale a payé : droit à la rente-pont dès janvier 2021</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-pression-syndicale-a-paye-droit-a-la-rente-pont-des-janvier-2021</link><description>Le Parlement a suivi la revendication de l’USS et a accepté d’avancer de six mois le droit à la nouvelle rente-pont.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est une victoire pour les syndicats et surtout un grand soulagement pour les personnes concernées&nbsp;: le Parlement a suivi la revendication de l’USS et a accepté d’avancer de six mois le droit à la prestation transitoire pour les chômeurs et chômeuses qui arrivent en fin de droit peu de temps avant l’âge de la retraite. Cette mesure permettra d’atténuer un tout petit peu les effets dévastateurs de la crise qui frappent de plein fouet ces personnes en particulier.</p><p><strong>Sombres perspectives</strong></p><p>Pour les personnes qui sont au chômage à plus de 55 ou 60 ans, la situation est de plus en plus inquiétante. Alors que la situation s’est un peu améliorée chez les jeunes au cours de l’été, le taux de chômage chez les personnes en fin de carrière continue de grimper. Le groupe des 60-64 ans est le plus durement touché&nbsp;: le nombre de chômeurs et chômeuses dans cette tranche d’âge a atteint en octobre un sommet historique avec 11&nbsp;397 personnes. Et la part du chômage de longue durée sur l’ensemble des chômeurs et chômeuses est à son plus haut niveau depuis la dernière révision de loi sur l’assurance-chômage (LACI) en 2011.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7361</guid><pubDate>Wed, 09 Dec 2020 15:00:06 +0100</pubDate><title>Avec Logib 2, plus d’excuses pour les PME de moins de 50 employé-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/avec-logib-2-plus-dexcuses-pour-les-pme-de-moins-de-50-employe-e-s</link><description>Analyse de l’égalité salariale : un nouvel outil bientôt à disposition</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Désormais, les petites entreprises peuvent aussi analyser leurs salaires sous l’angle de la discrimination. C’est en effet chose possible grâce au Module 2 de Logib que la Confédération met à disposition en «&nbsp;accès anticipé&nbsp;» depuis le 3 décembre 2020 (en français: mi-janvier). Plus ancien, le Module &nbsp;1 de Logib ne peut être utilisé que par les entreprises d’au moins 50 employé-e-s.</p><p>Bien que l’égalité salariale entre femmes et hommes figure depuis des décennies dans la Constitution fédérale et la loi sur l’égalité, les petites et moyennes entreprises de moins de 50 employé-e-s (PME) n’avaient à ce jour pas la possibilité de contrôler elles-mêmes si elles respectaient l’égalité salariale. Logib, le modèle d’analyse standard de la Confédération qui continuera à être utilisé, repose sur une méthode statistique dont les résultats ne sont fiables qu’à partir d’une cinquantaine de dossiers. C’est pour cela que les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) demandaient depuis longtemps une méthode qui fonctionne aussi pour les entreprises de plus petite taille. Une premier projet pilote a eu lieu en 2011 déjà, mais l’introduction définitive de la nouvelle méthode a été retardée de plusieurs années, malgré la pression exercée par l’USS.</p><p>Ce n’est que presque dix années après le projet pilote que la Confédération met enfin le Module&nbsp;2 de Logib à disposition. Contrairement au Module 1, le Module 2 se base sur l’évaluation analytique du travail. Avec cette méthode, l’entreprise définit les exigences et les charges liées à un travail et calcule une valeur fonctionnelle. L’instrument contrôle ensuite si la même rémunération est versée pour deux postes de travail de même valeur fonctionnelle, ce qui permet de faire apparaître d’éventuelles discriminations salariales.</p><p>Ce nouvel instrument d’analyse ne sera certes lancé, officiellement et accompagné de cours de formation ainsi que d’une assistance technique, qu’à partir du mois de mai. Mais les entreprises intéressées peuvent maintenant déjà s’annoncer pour accéder de manière anticipée à cet outil. En allemand dans un premier temps, mais les versions française et italienne seront prêtes vers la mi-janvier. Cela veut dire qu’aucune entreprise – même de petite taille – ne pourra plus prétendre respecter l’égalité salariale, mais ne pas être en mesure de le prouver, faute d’instrument de contrôle.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7359</guid><pubDate>Tue, 08 Dec 2020 15:10:49 +0100</pubDate><title>Fin de droit : il faut agir de toute urgence !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/fins-de-droit-il-faut-agir-de-toute-urgence</link><description>Le chômage ne cesse d&#039;augmenter chez les personnes en fin de carrière</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise du coronavirus a fait exploser les chiffres du chômage. Alors que la situation s’est légèrement améliorée chez les jeunes jusqu’en novembre, le taux de chômage chez les personnes en fin de carrière continue de grimper. Le groupe des 60-64 ans est le plus durement touché&nbsp;: le nombre de chômeurs et chômeuses dans cette tranche d’âge a atteint en octobre un sommet historique avec 11&nbsp;397 personnes.</p><p>Les perspectives sont mauvaises, car le chômage a connu la plus forte hausse dans les branches qui rencontrent les plus grandes difficultés économiques, notamment l’industrie des machines, l’hôtellerie-restauration ou la branche des voyages. Dans le canton de Zurich par exemple, il y avait 17 emplois à pourvoir dans l’hôtellerie et 145 dans la restauration, alors que 3204 personnes de la branche étaient inscrites au chômage. La recherche d’emploi est de plus en plus souvent vouée à l’échec pour les chômeurs et chômeuses qui ont passé un certain âge. Le risque d’arriver en fin de droit se fait de plus en plus menaçant.</p><p>Au cours de la première vague de la pandémie, le Conseil fédéral a augmenté le nombre d’indemnités journalières et les délais-cadres, ce qui a permis d’éviter de nombreuses arrivées en fin de droit. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas&nbsp;: en novembre, 1700 personnes sont arrivées au bout de leurs indemnités. Et ce nombre ne manquera pas d’augmenter davantage puisque la part du chômage de longue durée sur l’ensemble des chômeurs et chômeuses est à son plus haut niveau depuis la dernière révision de loi sur l’assurance-chômage (LACI) en 2011.</p><p>L’USS demande une hausse du nombre d’indemnités journalières et des délais cadre pour que le moins de personnes possible arrivent en fin de droit, surtout chez les plus âgé-e-s. De plus, il faut avancer au 1er janvier&nbsp;2021 l’entrée en vigueur de la prestation transitoire pour chômeurs et chômeuses âgés, afin d’inclure les personnes qui arriveront au terme de leurs indemnités dans le cercle de bénéficiaires. Cette prestation transitoire est indispensable, en particulier dans cette période.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Prestation transitoire</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7356</guid><pubDate>Tue, 08 Dec 2020 11:10:33 +0100</pubDate><title>Dossier N° 145 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-145-analyse-des-finances-cantonales</link><description>Budget 2021 / PFN 2022-2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour éviter que la crise actuelle ne se transforme en récession durable, il est indispensable que l’État ne lésine pas sur les mesures de soutien à l’économie, en priorisant la garantie des salaires et le maintien des emplois. Cela concerne la Confédération, mais aussi les cantons&nbsp;: ils ont des capacités financières très importantes, comme le montre une analyse détaillée de leurs budgets 2021 présentée par l’Union syndicale suisse (USS). Les cantons disposaient ainsi avant la crise d’une fortune nette de 40 milliards. Économiser dans les dépenses ou baisser la fiscalité des entreprises sont des erreurs dans le contexte actuel. Au contraire, les cantons doivent renforcer leur action et jouer pleinement leur rôle de stabilisateurs&nbsp;: la situation extraordinaire appelle une réaction extraordinaire de leur part.</p><p>La haute conjoncture de ces dernières années a pris brutalement fin avec l’irruption de la pandémie de coronavirus. Cela a déjà eu des effets immédiats sur les finances des cantons, comme le montre l’analyse détaillée des finances cantonales que publie l’USS aujourd’hui.</p><p class="heading--h4">La crise expose au grand jour des politiques fiscales inadaptées</p><p>La baisse des recettes fiscales budgétisée par les cantons pour 2021 s’élève à 1,67 milliard de francs. Mais elle n’est pas uniquement le fait de la crise sanitaire&nbsp;: elle s’explique aussi par des décisions de politique fiscale. Ainsi, de nombreuses révisions de la fiscalité cantonale des entreprises entrent en vigueur l’an prochain. Malheureusement, ces révisons ont souvent été l’occasion d’engager une nouvelle course à la baisse de l’impôt sur le bénéfice. Le canton de Nidwald – qui connaît déjà depuis longtemps les impôts sur les entreprises les plus bas de Suisse, voire du monde – a récemment réduit encore plus le taux de son impôt sur le bénéfice. Et le canton de Zoug, dont la fiscalité est également déjà faible, a aussi décidé, à titre de mesure conjoncturelle, une baisse temporaire de son coefficient d’impôt. Cette désastreuse concurrence fiscale entre les cantons est encore plus contre-productive dans le contexte actuel de crise.</p><p class="heading--h4">La situation extraordinaire appelle des réactions extraordinaires</p><p>Dans cette situation économique extraordinaire, les cantons doivent réagir d’une manière tout aussi extraordinaire au plan financier. La mise en œuvre d’une politique financière et conjoncturelle active est désormais partout nécessaire afin que tout le monde puisse passer le mieux possible au travers de la pandémie. À cet effet, il faut que les cantons agissent rapidement en faveur des branches fragilisées. Alors que la mise en vigueur des dispositions pour les cas de rigueur a pu être accélérée au niveau fédéral, notamment suite aux pressions syndicales, il faut que les cantons décident et octroient des contributions qui répondent réellement aux besoins, en augmentant les sommes allouées par rapport aux planifications existantes. Des mesures de soutien au pouvoir d’achat et de préservation des emplois sont également nécessaires.</p><p>S’agissant des investissements publics, la seule politique raisonnable est le maintien ou le développement d’un niveau élevé de dépenses. Or, une dizaine de cantons prévoient pour l’an prochain des investissements nets parfois considérablement inférieurs par rapport à 2020. Cette approche à courte vue peut avoir des conséquences désastreuses. Un tel report des investissements pèse bien davantage sur les générations futures que d’éventuelles nouvelles dettes –&nbsp;surtout avec les taux d’intérêt actuels. La même approche vaut sur le plan fédéral.</p><h4>Des politiques encore insuffisantes</h4><p>Si quelques cantons isolés ont annoncé des intentions ambitieuses pour faire face à la crise, la tendance générale n’est absolument pas satisfaisante. Les cantons représentent 40&nbsp;% des dépenses publiques en Suisse. Pour l’USS, ils doivent donc prendre leurs responsabilités et apporter leur part en maintenant les investissements, en soutenant les emplois et en contribuant à la garantie des salaires. La décision du canton de Vaud de compléter une partie des indemnités de chômage partiel pour les branches touchées par les restrictions est un exemple à suivre.</p><p>L’attentisme et la frilosité sont, dans la situation actuelle, des attitudes économiquement dangereuses. Garantir les salaires et les emplois doit rester la priorité absolue pour que les travailleurs et travailleuses ne fassent pas les frais de la crise. La Confédération doit renforcer son engagement, mais les cantons doivent et peuvent également faire leur part.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7354</guid><pubDate>Fri, 04 Dec 2020 17:30:04 +0100</pubDate><title>Toujours pas de mesures efficaces pour protéger la santé sur les lieux de travail </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/toujours-pas-de-mesures-efficaces-pour-proteger-la-sante-sur-les-lieux-de-travail</link><description>Décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a à nouveau renoncé à renforcer des règles plus strictes pour la protection de la santé au travail. Pourtant, dans les entreprises aussi, il faut des règles claires qui soient réellement mises en œuvre. Pour cela, elles doivent être contrôlées. De plus, des mesures de soutien doivent être prévues quand la protection de la santé entraîne une perte de revenu, comme par exemple pour les personnes vulnérables.</p><p>Assurer une protection suffisante de la santé sur les lieux de travail est un devoir légal des employeurs, qui se renforce encore en période de pandémie. Les nombreux problèmes relevés sur le terrain appellent l’introduction d’une obligation de se doter d’un plan de protection dans toutes les branches et toutes les entreprises. Le Seco doit également proposer des listes de mesures et des outils pour la protection de la santé. Ne miser que sur la supposée responsabilité des employeurs ne suffit de toute évidence pas. La passivité du Conseil fédéral est donc incompréhensible.</p><p>La mise en œuvre des dispositifs existants de protection de la santé au travail reste aussi insuffisante. Les activités de conseil et de contrôles doivent être massivement renforcées. La Confédération doit faire usage de sa faculté de prescrire aux organismes d’exécution le nombre d’inspections à conduire et veiller à ce que ces organismes utilisent au maximum les moyens financiers qui leur sont mis à disposition. D’autres structures comme les commissions paritaires peuvent aussi être chargées des contrôles. Les constats de négligence ou de non-respect volontaire des règles en vigueur doivent être suivis de sanctions réellement dissuasives.</p><p>Pour les travailleuses et travailleurs particulièrement vulnérables, le télétravail ou l’indemnisation par les allocations perte de gain doivent se généraliser lorsqu’il est impossible d’assurer la protection de leur santé. La loi Covid prévoit la possibilité de telles mesures –&nbsp;il est temps de les prendre.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_Handwerker-Mundschutz-Pause_iStock-sam_thomas_c5c3cb6511.webp" length="303102" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7351</guid><pubDate>Sun, 29 Nov 2020 15:24:02 +0100</pubDate><title>Les brochures sur papier glacé ne suffiront pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-brochures-sur-papier-glace-ne-suffiront-pas</link><description>Rejet de l’initiative pour des multinationales responsables</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) regrette l’échec l’initiative pour des multinationales responsables faute de majorité des cantons. Durant la campagne, les adversaires du texte ont affirmé soutenir les objectifs de l’initiative et ont principalement critiqué le moyen de les atteindre. Il faudra les prendre au mot et vérifier que les promesses faites soient tenues.</p><p>L’USS insistera donc pour une mise en œuvre conséquente du contre-projet, avec les contrôles nécessaires. Elle s’engagera aussi pour que le soutien populaire large se reflète dans la rédaction de l’ordonnance, afin que les violations des droits humains, du droit élémentaire du travail ainsi que des standards environnementaux ne puissent plus être dissimulées.</p><p>L’USS poursuit son engagement au sein des réseaux syndicaux européen et mondiaux pour une économie plus juste. Le travail des enfants, l’exploitations des ouvrières et ouvriers du textile, la pollution incontrôlée ou la violence contre les syndicalistes doivent être évités. Il demeure prioritaire d’améliorer le sort des gens qui travaillent, ici et ailleurs, et d’agir en faveur de relations commerciales plus justes.</p><p class="heading--h4">Initiative contre le commerce de guerre</p><p>L’USS regrette le rejet de l’initiative «&nbsp;Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre&nbsp;». Pour les institutions concernées, l’exclusion des investissements dans le matériel de guerre aurait pu se faire sans trop de coûts supplémentaires et sans grandes pertes de rendement. À défaut, il faudra désormais utiliser les leviers existants pour des placements plus éthiques. De nombreux conseils de fondation des caisses de pensions ayant une représentation paritaire des assuré-e-s se sont déjà engagés dans une politique de placements compatibles avec une position sociale et écologique. Cette voie doit se poursuivre et s’étendre encore davantage. Car beaucoup d’employé-e-s ne veulent pas que leurs avoirs de vieillesse servent à soutenir des investissements contraires à l’éthique.</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/2/csm_f_csm_KoVi-f_e3c752609f_bc649c2a6e.webp" length="102710" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7374</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2020 12:17:00 +0100</pubDate><title>Iv. Pa. Bourgeois : Stop au bradage ruineux du sucre! </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/iv-pa-bourgeois-stop-au-bradage-ruineux-du-sucre</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlemantaire 15.479 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7372</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2020 12:11:00 +0100</pubDate><title>Iv.Pa. Elévation du seuil du chiffre d’affaires permettant aux associations sportives et culturelles de ne pas être assujetties à la TVA</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ivpa-elevation-du-seuil-du-chiffre-daffaires-permettant-aux-associations-sportives-et-culturelles-de-ne-pas-etre-assujetties-a-la-tva</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 17.448 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7347</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2020 11:10:02 +0100</pubDate><title>Quand les enfants doivent rester à la maison : que faire?</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/quand-les-enfants-doivent-rester-a-la-maison-que-faire</link><description>Allocations perte de gain (APG) pour les parents</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’école ou la crèche ferme ses portes parce qu’elle manque d’enseignant-e-s ou de personnel socio-éducatif à cause de la pandémie&nbsp;? Les enfants sont mis en quarantaine&nbsp;? Un vrai casse-tête pour les parents&nbsp;! Beaucoup d’entre eux ignorent que dans ce cas de figure, ils ont droit à des allocations pour perte de gains (APG). Il leur suffit de les demander auprès de la caisse de compensation AVS.</p><p>Pour les parents, le calme relatif de l’été appartient définitivement au passé&nbsp;: aujourd’hui, les nouvelles infections au coronavirus se chiffrent chaque jour par milliers. Même si les écoles et les crèches restent ouvertes, il y a de plus en plus de cas où les enfants doivent rester chez eux&nbsp;: lorsque des membres du personnel sont en quarantaine ou ont contracté le coronavirus, il n’est parfois plus possible de maintenir la garde des enfants ou l’activité scolaire. Ou alors ce sont les enfants eux-mêmes qui doivent se mettre en quarantaine parce qu’ils ont eu un contact étroit avec une personne infectée.</p><p>Si les solutions de garde des enfants disparaissent ainsi, les parents ont non seulement le droit de s’occuper de leurs enfants, c’est même leur devoir légal. Les employeurs doivent les libérer à cette fin, même en cas de télétravail lorsque celui-ci n’est pas conciliable avec la garde des enfants. Mais il n’est pas clair s’ils doivent verser le salaire de l’employé-e pendant ce laps de temps.</p><p>Depuis le début de la pandémie, l’Union syndicale suisse (USS) s’est battue pour que les salarié-e-s soient aidés financièrement lorsqu’ils ou elles doivent, dans la situation actuelle de pandémie, rester à la maison pour s’occuper de leurs enfants. Avec succès&nbsp;: les parents ont droit dans ces cas aux APG. Ainsi, le problème de garde ne se transforme pas, en plus, en problème financier.</p><p>Malheureusement, cette solution est encore trop peu connue du grand public. Trop de personnes encore ne savent pas qu’elle existe ou renoncent à faire valoir leur droit par peur des tracasseries administratives. Pourtant la démarche n’est pas si compliquée&nbsp;: si vous devez vous occuper vous-même de votre enfant à cause de la pandémie, le plus simple est de demander à votre employeur de faire la demande d’allocations auprès de la caisse de compensation AVS compétente. Sinon, vous pouvez déposer directement une telle demande auprès de la caisse de compensation AVS de votre canton&nbsp;:<a href="https://www.ahv-iv.ch/fr/Corona-perte-de-gain" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer"> www.ahv-iv.ch/fr/Corona-perte-de-gain</a>.</p><p>Même si l’on n’est pas touché soi-même, on peut soutenir les parents qui travaillent en diffusant ces renseignements le plus possible autour de soi. Nous ne pouvons pas accepter qu’une solution existe, mais quelle n’est pas utilisée faute d’en avoir connaissance.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7346</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2020 11:01:12 +0100</pubDate><title>La Suisse, championne de la conciliation travail-famille, vraiment ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-suisse-championne-de-la-conciliation-travail-famille-vraiment</link><description>Enquête suisse sur la population active ESPA</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse ne peut pas se vanter d’avoir une politique familiale particulièrement progressiste. La plupart des statistiques que l’OFS publie périodiquement sur ce sujet, et en particulier sur la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, en témoignent. Mais aujourd’hui, cette donne a quelque peu changé&nbsp;: selon la dernière Enquête suisse sur la population active (ESPA 2018), la Suisse fait partie des premières de classe en Europe en ce qui concerne la conciliation travail-famille.</p><p>Lorsqu’on regarde de plus près les chiffres de l’ESPA, on constate que ce sont surtout les employé-e-s les mieux payés et les cadres qui bénéficient d’une certaine flexibilité dans leurs horaires de travail. Près de 70&nbsp;% des salarié-e-s (mais plus d’hommes que de femmes) peuvent au pied levé décaler d’une heure le début ou la fin de leur journée de travail, en général pour des raisons familiales. Et une bonne moitié des employé-e-s peuvent prendre un jour de congé sans devoir le déduire de leurs vacances. Pour l’Office fédéral de la statistique (OFS), cette flexibilité peut effectivement simplifier la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, par exemple lorsqu’il y a collision entre les horaires de crèches et ceux d’un-e pendulaire. Mais cela ne suffit de loin pas pour faire de la Suisse un pays exemplaire en la matière, ne serait-ce que parce que les personnes les moins bien payées peuvent encore trop rarement bénéficier de tels aménagements.</p><p>D’autres données de l’ESPA 2018 rappellent que la Suisse est restée un pays en voie de développement en ce qui concerne la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle&nbsp;: même si la situation s’est quelque peu améliorée depuis 2010, la Suisse est toujours en tête des pays dans lesquels les femmes réduisent leur activité professionnelle – ou l’arrêtent complètement – pour s’occuper de leurs enfants. Et ce n’est pas tout&nbsp;: en plus de réduire leur temps de travail, ce qui entraîne des baisses de revenu et une plus grande dépendance financière, elles se tournent souvent, après la naissance de leurs enfants, vers des activités professionnelles impliquant moins de responsabilités ou d’exigences. Les femmes (et quelques hommes) privilégient souvent la garde de leurs enfants au détriment de leur indépendance financière et d’un travail passionnant. Dans ce contexte, les conclusions que tire l’OFS, à savoir que le temps partiel favoriserait la conciliation travail-famille, paraissent plutôt cyniques.</p><p>Car concilier travail et famille ne veut justement pas dire renoncer à une partie de son revenu et à des défis professionnels pour assurer la garde des enfants ou la prise en charge d’un-e proche. Cela ne veut pas dire que les mamans doivent faire des pauses prolongées dans leur activité professionnelle. Et ça ne veut pas dire non plus que les parents doivent commencer le travail plus tard ou partir plus tôt parce que les horaires de travail habituels sont beaucoup trop longs et que les heures d’ouverture des crèches sont trop restreintes. Le fait que les personnes avec des obligations familiales doivent recourir à ce gymkhana pour y arriver montre bien, une fois de plus, qu’une réelle conciliation travail-famille n’existe pas en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Vater-stillt-Kleinkind_O_Lypa-iStock_6e3671e848.webp" length="142504" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7341</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 17:33:33 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral suit le compromis LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-suit-le-compromis-lpp</link><description>Les partenaires sociaux et la réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral adopte les valeurs de référence des partenaires sociaux pour une réforme de la LPP. La consultation a aussi montré que le compromis est le seul moyen de garantir le niveau des rentes dans la LPP et répond à l'exigence centrale du Conseil fédéral. La collaboration des trois partenaires sociaux se voit ainsi confirmée.</p><p>En tant que piliers de la prévoyance professionnelle, les trois organisations faîtières nationales des partenaires sociaux saluent, dans une communication de presse conjointe, le fait que le Conseil fédéral soutienne une réforme du deuxième pilier apte à recueillir une majorité sur la base de leur modèle de compromis négocié intensivement. Le processus de consultation a montré que les trois objectifs du projet - maintien des prestations, améliorations pour les femmes et modernisation du deuxième pilier - bénéficient d'un soutien majoritaire. Le modèle choisi par le Conseil fédéral permet d'atteindre ces objectifs par une combinaison de mesures du côté des contributions et des prestations. La proposition garantit un bon rapport coûts-prestations et est donc également attrayante pour les PME. Elle contribue immédiatement à une meilleure situation de rente &nbsp;pour les travailleurs et travailleuses à faible revenu et à temps partiel. Les coûts supplémentaires qui en résultent sont proportionnés. Les partenaires sociaux sont confiants que les partis politiques, après avoir pesé toutes les options, considéreront également que la proposition est équilibrée et capable d'obtenir une majorité.</p><p><strong>Valentin Vogt</strong> souligne : <i>«&nbsp;Le compromis corrige les déficits structurels les plus marquants de la prévoyance professionnelle&nbsp;».</i> Le président de l'Union patronale suisse est convaincu que le niveau de la rente peut être maintenu malgré une réduction immédiate du taux de conversion minimal à 6 pourcent.</p><p>Le président de l’USS, <strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> déclare : <i>«&nbsp;Ce projet est le premier à s'attaquer au grave problème des rentes des caisses de pension, qui sont en baisse depuis plus de dix ans. Le deuxième pilier de la sécurité sociale, qui repose sur le partenariat social, sera renforcé par ce projet de loi&nbsp;».</i></p><p>Selon <strong>Adrian Wüthrich,</strong> président de Travail.Suisse, le compromis aidera les salarié-e-s à faible revenu et à temps partiel à obtenir de bien meilleures rentes et il ajoute <i>«&nbsp;Cela améliorera enfin la situation des femmes en matière de rente. En outre, les cotisations des salarié-e-s plus âgé-e-s vont diminuer, ce qui améliorera leurs possibilités d'emploi sans pour autant détériorer leur retraite.&nbsp;»</i></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7339</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 15:52:51 +0100</pubDate><title>Les pilotes d’Easyjet rejoignent l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-pilotes-deasyjet-rejoignent-luss</link><description>Les délégué-e-s de l&#039;USS acceptent à l&#039;unanimité l&#039;adhésion par voie de circulaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le syndicat des pilotes d’Easyjet (Easyjet Switzerland Pilots’ Association, ESPA) a formulé à l’été 2020 une demande d’adhésion à l’Union syndicale suisse (USS). L’ESPA représente environ 90% des pilotes d’easyjet en Suisse. Conformément aux statuts de l’USS, la décision d’admettre une nouvelle organisation revient à l’assemblée des délégués. Etant donné les restrictions en vigueur, celle-ci a statué par voie circulaire, et s’est prononcée à l’unanimité en faveur de l’admission de cette nouvelle organisation. Il s’agit du premier syndicat de pilotes à rejoindre l’USS, qui comprend par ailleurs plusieurs fédérations actives dans le domaine du trafic aérien et des activités liées.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Transports</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_ESPA_logo_fef0640bc4.webp" length="25536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7338</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 15:22:19 +0100</pubDate><title>Pour protéger les salarié-e-s, il faut des mesures de plus grande ampleur</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pour-proteger-les-salarie-e-s-il-faut-des-mesures-de-plus-grande-ampleur</link><description>Protection de la santé et des revenus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation sur le marché du travail est tendue. Le nombre de personnes en recherche d’emploi augmente et les revenus déjà les plus faibles diminuent considérablement à cause du chômage partiel. La mise en œuvre de la protection de la santé sur les lieux de travail et son contrôle restent insuffisants. Il est temps de prendre des mesures de plus grande ampleur pour éviter que les salarié-e-s ne soient les premiers à supporter l’essentiel des frais entraînés par la crise du coronavirus. La Confédération a, sans doute aucun, les moyens financiers nécessaires pour maintenir les emplois et garantir les salaires pendant cette crise. Telle est la conclusion du Comité de l’Union syndicale suisse (USS) qui siégeait aujourd’hui en lieu et place de l’Assemblée des déléguées, reportée en raison des restrictions liées à la pandémie.</p><p>En lieu et place donc d’une assemblée des délégué-e-s que les mesures liées au COVID-19 n’ont pas permis de se tenir, le Comité de l’USS a traité aujourd’hui, lors d’une réunion extraordinaire, les problèmes les plus urgents qui se posent aux salarié-e-s en raison de l’actuelle crise sanitaire. Il constate que, pour gérer les conséquences de la deuxième vague, il faut a priori réintroduire les mesures destinées à atténuer les effets de la crise et à protéger les salarié-e-s grâce auxquelles la Suisse a mieux traversé que d’autres pays cette dernière, le printemps dernier. Pour ces raisons, l’USS a demandé que le chômage partiel soit réintroduit pour les emplois temporaires, comme le propose désormais aussi le Conseil fédéral. Il y a également lieu de se réjouir que la mise en place du fonds pour les cas de rigueur ait été anticipée au 1er décembre et que celui-ci soit doté de 1 milliard et non de 400 millions de francs seulement.</p><p class="heading--h4">Empêcher le glissement vers la précarité</p><p>La prolongation de la situation de crise appelle une action plus décidée et plus rapide. Beaucoup de salarié-e-s ont dû essuyer des pertes de revenus douloureuses en raison des mois pendant lesquels ils se sont trouvés au chômage partiel. Pour nombre d’entre eux, cela signifie en fait la suppression du 13e, voire du 12e salaire annuel –&nbsp;et un glissement dans la précarité financière. Cette évolution est d’autant plus insupportable qu’elle frappe disproportionnellement les personnes aux revenus les plus bas&nbsp;: selon l’étude de Sotomo réalisée pour la SSR, les ménages qui vivent avec moins de 4&nbsp;000 francs par mois ont perdu jusqu’ici 19&nbsp;% de leur revenu.</p><p>Il faut trouver une solution efficace et rapide pour toutes et tous&nbsp;: l’USS demande la couverture à 100&nbsp;% des petits salaires par l’assurance-chômage en cas de réduction de l’horaire de travail. La passivité du Conseil fédéral n’est simplement plus tenable, parce qu’elle fait basculer toujours plus de personnes dans la précarité.</p><p class="heading--h4">Empêcher la hausse du chômage</p><p>La situation est en train de s’aggraver&nbsp;: actuellement, près de 3&nbsp;% des personnes actives (équivalents plein temps) sont au chômage partiel et le taux des demandeurs et demandeuses d’emploi a augmenté d’environ 1,5 point de pourcentage depuis le début de la crise (passage de 4 à presque&nbsp;5,5&nbsp;%). Pour éviter que la situation ne se détériore encore plus, il faut réactiver l’accès au chômage partiel pour les contrats temporaires. Mais surtout, il s’agit de freiner la tendance à une augmentation des arrivées en fin de droits, qui touchent surtout les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. À cet effet, il s’agit de prolonger les droits aux indemnités journalières et les délais-cadres d’indemnisation. Et la mise en vigueur de la prestation transitoire doit être anticipée&nbsp;: la date prévue du 1er juillet 2021 est trop tardive et a pour conséquence que de nombreuses personnes au chômage ne profiteront pas d’une prestation pensée précisément pour cette situation. Finalement, pour maintenir le pouvoir d’achat, les réserves excédentaires des caisses-maladie doivent être rapidement distribuées à la population.</p><p class="heading--h4">Protéger la santé sur les lieux de travail</p><p>Garantir la protection de la santé au travail et venir rapidement à bout de la deuxième vague, cela implique également de réduire les risques de contagion sur les lieux de travail. Là non plus, on ne peut pas comprendre les hésitations du Conseil fédéral et l’absence de réelles mesures de sa part. L’USS demande que toutes les entreprises soient obligées de se doter de plans de protection. Mais surtout, le conseil et les contrôles doivent être massivement renforcés. La Confédération doit, en la matière, faire usage de son pouvoir d’établir des directives sur le nombre de contrôles et s’assurer que les organes d’exécution mobilisent les moyens mis à leur disposition.</p><p>Le recul du nombre des contaminations ne devrait pas tromper sur la tension qui prévaut toujours dans le monde du travail. Il faut maintenant, en garantissant les revenus et en sécurisant les personnes au chômage ou menacées de l’être, poser les bases d’une sortie de crise socialement acceptable.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7383</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 12:59:00 +0100</pubDate><title>Initiative populaire pour les glaciers et le contre-projet direct</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/initiative-populaire-pour-les-glaciers-et-le-contre-projet-direct</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7380</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 12:54:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la surveillance de l’assurance – La réduction volontaire des réserves et la compensation des primes encaissées en trop</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-la-surveillance-de-lassurance-la-reduction-volontaire-des-reserves-et-la-compensation-des-primes-encaissees-en-trop</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7378</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 12:44:00 +0100</pubDate><title>Révision partielle de la loi fédérale sur la circulation routière, de la loi sur les amendes d’ordre et de huit ordonnances</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-la-loi-federale-sur-la-circulation-routiere-de-la-loi-sur-les-amendes-dordre-et-de-huit-ordonnances</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7376</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 11:24:00 +0100</pubDate><title>Crédit d’engagement pour l’indemnisation des prestations de transport régional de voyageurs (TRV) pour les années 2022 à 2025</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/credit-dengagement-pour-lindemnisation-des-prestations-de-transport-regional-de-voyageurs-trv-pour-les-annees-2022-a-2025</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7335</guid><pubDate>Tue, 24 Nov 2020 16:28:36 +0100</pubDate><title>Dossier N° 144 : Horizons durée du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-144-horizons-duree-du-travail</link><description>Enregistrement de la durée du travail, responsabilité en matière de stress et planification des horaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les questions relatives à la durée du travail sont de la plus haute actualité, pas seulement depuis la pandémie de coronavirus et pas uniquement sous l’angle de la politique juridique. En effet, des interventions parlementaires demandent que des dispositions en matière de durée du travail et de durée du repos soient fondamentalement modifiées. Dans la pratique juridique aussi, ces questions sont toujours d’une très grande importance&nbsp;: les travailleurs et travailleuses âgés, les personnes élevant seules leurs enfants ou celles qui ont des tâches familiales de soins et d’assistance se plaignent d’horaires de travail toujours plus irréguliers, du travail sur appel, d’un service de piquet exténuant et mal payé.</p><p>La protection de la santé au travail, le respect des temps de repos prévus par la loi sont des points cruciaux. Les maladies liées au stress au travail augmentent. Des questions se posent toujours plus souvent sur la responsabilité de l’employeur/employeuse en matière de stress. Les questions relatives à la durée du travail jouent à nouveau un rôle plus important depuis l’abandon par la Banque nationale suisse (BNS) du taux plancher franc/euro. De fait, nombre d’employeurs/employeuses prolongent unilatéralement la durée hebdomadaire du travail sans prévoir de compensation pour leur personnel.</p><p>Et depuis le début de la crise sanitaire, de nouveaux domaines de tension sont arrivés au premier plan, par exemple autour du télétravail, de la garde des enfants ou de la quarantaine. Pour toutes ces situations, les questions de la réglementation du temps de travail et de repos, de la protection de la santé et du stress joueront un rôle primordial.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/f/csm_erschoepfte_frau_uhr_stress_zeitdruck_arbeitszeit_beschnitten_dabac1ce9b.webp" length="10818" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7327</guid><pubDate>Wed, 18 Nov 2020 15:28:05 +0100</pubDate><title>Bonne orientation prise par le Conseil fédéral, mais d’autres mesures sont de toute urgence nécessaires pour garantir les revenus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/bonne-orientation-prise-par-le-conseil-federal-mais-dautres-mesures-sont-de-toute-urgence-necessaires-pour-garantir-les-revenus</link><description>Mesures du Conseil fédéral liées à la crise du coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) accueille favorablement la décision du Conseil fédéral d’autoriser à nouveau la mise en chômage partiel des personnes titulaires d’un contrat de durée déterminée et d’augmenter la dotation du fonds pour les cas de rigueur. La situation de nombreuses personnes professionnellement actives en Suisse est inquiétante. Le chômage augmente, surtout chez les salarié-e-s âgés. Dans les branches en crise, comme par exemple l’hôtellerie d’affaires ou l’industrie des machines, il n’y a actuellement pratiquement aucune chance de retrouver un emploi. Celle ou celui qui se trouve au chômage partiel ne touche que 80&nbsp;% de son salaire. Ce sont avant tout les personnes à revenu modeste qui ont toujours plus de difficultés à boucler leurs fins de mois. Très souvent, ils gagnent nettement moins de 3&nbsp;000 francs par mois. Impossible d’en vivre&nbsp;!</p><p>Pour résoudre ces problèmes, il faut que des mesures supplémentaires soient prises. L’USS demande que les personnes à revenu modeste qui se trouvent au chômage partiel touchent la totalité de leur salaire. Afin d’empêcher l’arrivée en fin de droit, il faut réintroduire les mesures prises lors de la première vague du coronavirus. À l’époque, la prolongation de la durée de perception des indemnités journalières de chômage et des délais-cadres a permis à des milliers de chômeurs et chômeuses de ne pas se retrouver en fin de droit. En outre, la prestation transitoire destinée aux chômeurs et chômeuses âgés en fin de droit doit être mise en vigueur aussi rapidement que possible. Elle représente plus que jamais un besoin urgent.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7316</guid><pubDate>Fri, 13 Nov 2020 16:03:01 +0100</pubDate><title>Pertes de revenu et baisse de l’activité : prendre des mesures de toute urgence</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pertes-de-revenu-et-baisse-de-lactivite-prendre-des-mesures-de-toute-urgence</link><description>Table ronde des partenaires sociaux - revendications de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La crise du coronavirus a fait mal à l’économie suisse et les traces qu’elle laisse sont déjà importantes&nbsp;: le taux de sous-emploi a grimpé d’environ 4&nbsp;% et les personnes gagnant moins de 4000 francs subissent les plus grosses pertes de revenu. Ce sont aussi elles qui risquent le plus de perdre leur emploi. Il faut de toute urgence prendre des mesures de stabilisation pour empêcher de nouveaux licenciements. Les personnes les moins bien payées doivent toucher une compensation de 100&nbsp;% en cas de chômage partiel. Et il faut améliorer la protection de la santé sur les lieux de travail à travers des plans de protection obligatoires et davantage de contrôles.</p><p class="heading--h3">Sous-emploi et pertes de revenu</p><p>La deuxième vague de la pandémie de coronavirus a déjà laissé ses traces sur notre économie. Le sous-emploi directement dû à la crise sanitaire a déjà atteint environ 4 points de pourcentage. 1,5 points correspondent aux demandeurs et demandeuses d’emploi supplémentaires et 2,5 à 3 points représentent le volume de réduction d’heures de travail (chômage partiel). En tout, cela correspond à quelque 150&nbsp;000 à 200&nbsp;000 emplois à plein temps.</p><p>Les personnes les moins bien payée sont surreprésentées&nbsp;: elles sont plus souvent au chômage partiel et plus souvent aussi au chômage tout court. Pour les ménages disposant d’un revenu inférieur à 4000 francs, la perte de revenu dans cette crise est de 19&nbsp;% en moyenne&nbsp;!</p><p class="heading--h3">Préserver les revenus et le pouvoir d’achat</p><p>De telles pertes entraînent rapidement de graves difficultés financières pour les personnes à bas revenu, qui se répercutent en outre directement sur la consommation. Ceci ne fait qu’aggraver la situation des branches déjà frappées de plein fouet par la crise.</p><p>Pour cette raison, l’USS appelle à augmenter à 100&nbsp;% du salaire les indemnités de chômage partiel pour les bas salaires. Cette mesure permettrait d’une part de résoudre les difficultés des personnes concernées, mais aussi de redonner un élan à la conjoncture.</p><p>Par ailleurs, il est plus que temps de procéder à la redistribution des quelque 5 milliards de francs de réserve excédentaires des caisses-maladie. Ces réserves devront de toute façon tôt ou tard être redistribuées. Il n’y a pas de meilleure occasion de le faire alors que nous traversons une récession.</p><p class="heading--h3">Garantir les emplois</p><p>Cette deuxième vague de la pandémie met même en péril les entreprises en bonne santé. Le risque d’une nouvelle forte hausse du taux de chômage est important.</p><p>La possibilité de recourir au chômage partiel doit être de toute urgence étendue aux contrats à durée déterminée. C’est crucial notamment pour le secteur de la culture ainsi que pour la branche de l’hôtellerie-restauration. Parallèlement, il faut accélérer et étendre aussi les mesures prévues pour les cas de rigueur. Pour cela, il faut au moins un milliard de francs et l’élaboration et la mise en œuvre rapide de lois dans ce sens dans les cantons où elles n’existent pas encore. Enfin, l’État doit trouver une solution pour les loyers commerciaux. Pour nombreuses entreprises, les loyers représentent, avec les frais de personnel, un des postes les plus importants au budget. Sans une solution pour les loyers, elles feront faillite malgré le chômage partiel.</p><p>Pour éviter aux chômeurs et chômeuses d’arriver en fin de droit, les périodes d’indemnisations et les délais-cadres doivent être prolongés. Il est actuellement très difficile de trouver un emploi dans certaines branches. Par ailleurs, le chômage augmente de manière préoccupante chez les travailleuses et travailleurs plus âgés.</p><p class="heading--h3">Améliorer la protection de la santé au lieu de travail</p><p>Lorsqu’ils sont bien conçus et bien mis en œuvre, les plans de protection permettent de limiter de façon significative les contaminations au lieu de travail. Ces plans peuvent aussi contribuer à relancer la vie sociale en permettant aux gens d’aller sans crainte au restaurant, au théâtre, mais aussi au travail. C’est pourquoi l’USS demande que le plan de protection soit obligatoire pour toute entreprise&nbsp;: ces plans devraient être élaborés par chaque entreprise ou association de branche en collaboration avec les organes d’exécution. De plus, l’activité de conseil et de contrôle doit être nettement intensifiée. Les moyens au sens de la loi Covid-19 existent et peuvent être sollicités auprès de la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (CFST).</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Arbeiten-Corona-Maske-Fabrik_iStock_martin-dm_25ea65e89c.webp" length="147876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7313</guid><pubDate>Thu, 12 Nov 2020 15:56:00 +0100</pubDate><title>L’argent n’est pas ce qui manque pour faire face à la crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/largent-nest-pas-ce-qui-manque-pour-faire-face-a-la-crise</link><description>Analyse de la situation financière des cantons

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour éviter que la crise actuelle ne se transforme en récession durable, il est indispensable que l’État ne lésine pas sur les mesures de soutien à l’économie, en priorisant la garantie des salaires et le maintien des emplois. Cela concerne la Confédération, mais aussi les cantons&nbsp;: ils ont des capacités financières très importantes, comme le montre une analyse détaillée de leurs budgets 2021 présentée par l’Union syndicale suisse (USS). Les cantons disposaient ainsi avant la crise d’une fortune nette de 40 milliards. Économiser dans les dépenses ou baisser la fiscalité des entreprises sont des erreurs dans le contexte actuel. Au contraire, les cantons doivent renforcer leur action et jouer pleinement leur rôle de stabilisateurs&nbsp;: la situation extraordinaire appelle une réaction extraordinaire de leur part.</p><p>La haute conjoncture de ces dernières années a pris brutalement fin avec l’irruption de la pandémie de coronavirus. Cela a déjà eu des effets immédiats sur les finances des cantons, comme le montre l’analyse détaillée des finances cantonales que publie l’USS aujourd’hui.</p><p><strong>La crise expose au grand jour des politiques fiscales inadaptées</strong><br> La baisse des recettes fiscales budgétisée par les cantons pour 2021 s’élève à 1,67 milliard de francs. Mais elle n’est pas uniquement le fait de la crise sanitaire&nbsp;: elle s’explique aussi par des décisions de politique fiscale. Ainsi, de nombreuses révisions de la fiscalité cantonale des entreprises entrent en vigueur l’an prochain. Malheureusement, ces révisons ont souvent été l’occasion d’engager une nouvelle course à la baisse de l’impôt sur le bénéfice. Le canton de Nidwald – qui connaît déjà depuis longtemps les impôts sur les entreprises les plus bas de Suisse, voire du monde – a récemment réduit encore plus le taux de son impôt sur le bénéfice. Et le canton de Zoug, dont la fiscalité est également déjà faible, a aussi décidé, à titre de mesure conjoncturelle, une baisse temporaire de son coefficient d’impôt. Cette désastreuse concurrence fiscale entre les cantons est encore plus contre-productive dans le contexte actuel de crise.</p><p><strong>La situation extraordinaire appelle des réactions extraordinaires</strong><br> Dans cette situation économique extraordinaire, les cantons doivent réagir d’une manière tout aussi extraordinaire au plan financier. La mise en œuvre d’une politique financière et conjoncturelle active est désormais partout nécessaire afin que tout le monde puisse passer le mieux possible au travers de la pandémie. À cet effet, il faut que les cantons agissent rapidement en faveur des branches fragilisées. Alors que la mise en vigueur des dispositions pour les cas de rigueur a pu être accélérée au niveau fédéral, notamment suite aux pressions syndicales, il faut que les cantons décident et octroient des contributions qui répondent réellement aux besoins, en augmentant les sommes allouées par rapport aux planifications existantes. Des mesures de soutien au pouvoir d’achat et de préservation des emplois sont également nécessaires.</p><p>S’agissant des investissements publics, la seule politique raisonnable est le maintien ou le développement d’un niveau élevé de dépenses. Or, une dizaine de cantons prévoient pour l’an prochain des investissements nets parfois considérablement inférieurs par rapport à 2020. Cette approche à courte vue peut avoir des conséquences désastreuses. Un tel report des investissements pèse bien davantage sur les générations futures que d’éventuelles nouvelles dettes –&nbsp;surtout avec les taux d’intérêt actuels. La même approche vaut sur le plan fédéral.</p><p><strong>Des politiques encore insuffisantes</strong><br> Si quelques cantons isolés ont annoncé des intentions ambitieuses pour faire face à la crise, la tendance générale n’est absolument pas satisfaisante. Les cantons représentent 40&nbsp;% des dépenses publiques en Suisse. Pour l’USS, ils doivent donc prendre leurs responsabilités et apporter leur part en maintenant les investissements, en soutenant les emplois et en contribuant à la garantie des salaires. La décision du canton de Vaud de compléter une partie des indemnités de chômage partiel pour les branches touchées par les restrictions est un exemple à suivre.</p><p>L’attentisme et la frilosité sont, dans la situation actuelle, des attitudes économiquement dangereuses. Garantir les salaires et les emplois doit rester la priorité absolue pour que les travailleurs et travailleuses ne fassent pas les frais de la crise. La Confédération doit renforcer son engagement, mais les cantons doivent et peuvent également faire leur part.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7311</guid><pubDate>Tue, 10 Nov 2020 10:00:00 +0100</pubDate><title>Les rentes de retraites sont trop faibles : il faut stopper toute nouvelle baisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-de-retraites-sont-trop-faibles-il-faut-stopper-toute-nouvelle-baisse</link><description>La prévoyance vieillesse à la croisée des chemins</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’augmentation de l’âge de la retraite des femmes qui se prépare au Parlement n’est rien d’autre qu’une baisse des prestations. Avec AVS 21, les femmes perdent 1200 francs de rentes par an. Et ce, alors qu’elles touchent déjà des rentes un tiers plus basses que les hommes une fois à la retraite. Parallèlement, le 2e pilier poursuit sa chute libre. La prévoyance vieillesse est donc à la croisée des chemins : pour l’Union syndicale suisse (USS), il faut stopper les baisses et développer l’AVS.</p><p><strong>AVS 21&nbsp;: baisses de rentes de 1200 francs par an</strong></p><p>Malgré le fait que les rentes des femmes sont déjà basses, la commission compétente du Conseil des États s’est prononcée en faveur d’une augmentation de l’âge de la retraite des femmes. Cela ne signifie rien d’autre qu’une baisse de la rente médiane de 1200 francs par an (à âge de départ constant). Ce sont donc les femmes, dont les rentes sont déjà insuffisantes, qui devraient accepter des baisses de prestations. De l’autre côté, le projet AVS&nbsp;21 ne contient aucune des améliorations nécessaires pour les femmes. Ce n’est pas acceptable, comme le souligne Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS&nbsp;: «&nbsp;Une réforme de l’AVS ne peut réussir que si elle résout les problèmes de niveau des rentes qui se posent aux femmes&nbsp;».</p><p><strong>Crise historique dans le 2e&nbsp;pilier</strong></p><p>Les rentes des caisses de pensions sont en chute libre depuis une décennie. Le pouvoir d’achat souffre gravement des baisses de prestation du 2e&nbsp;pilier. Aldo Ferrari, vice-président du syndicat Unia, avertit&nbsp;: «&nbsp;Si nous ne changeons pas de cap, les retraites continueront à baisser&nbsp;». Dans les professions typiquement féminines, la situation est pire encore, et des rentes du 2e&nbsp;pilier de 500 à 800 francs sont monnaie courante. «&nbsp;Ces rentes ne permettent pas de vivre&nbsp;», dénonce Sandrine Nikolic-Fuss, présidente de kapers, le syndicat du personnel de cabine.</p><p><strong>Austérité ou prospérité</strong></p><p>Depuis longtemps déjà, les syndicats tirent la sonnette d’alarme à propos de la baisse des rentes des caisses de pensions. Aujourd’hui, le problème est connu et reconnu&nbsp;: la majorité des salarié-e-s risque une retraite sans revenus suffisants. Pourtant, le Parlement ferme les yeux sur cette réalité et poursuit dans sa logique de baisse des prestations au lieu de chercher de nouvelles solutions. Ce n’est pas seulement un affront aux personnes concernées, mais aussi un non-sens économique. Comme le souligne le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard,&nbsp;«&nbsp;nous devons ouvrir, dans la prévoyance vieillesse, une perspective d’amélioration et d’espoir pour tout le monde&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7305</guid><pubDate>Wed, 04 Nov 2020 15:54:26 +0100</pubDate><title>Il faut plus pour éviter que les besoins existentiels de la population ne soient menacés</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/il-faut-plus-pour-eviter-que-les-besoins-existentiels-de-la-population-ne-soient-menaces</link><description>Mesures économiques du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite que le Conseil fédéral ait anticipé la mise en place du fonds pour les cas de rigueur. La situation allant s’aggravant, d’autres mesures sont cependant nécessaires pour empêcher que le chômage ne s’étende et que les besoins existentiels de la population ne soient menacés. La priorité doit être donnée à l’extension du chômage partiel aux emplois à durée déterminée ainsi qu’à l’augmentation des indemnités de chômage partiel pour les personnes à revenus modestes.</p><p>La deuxième vague du coronavirus a atteint la Suisse alors qu’elle connaissait déjà une situation tendue. L’emploi s’est certes quelque peu amélioré durant l’été, mais de nombreuses personnes sont toujours au chômage total ou partiel. À cause des fermetures d’entreprises et d’institutions dans quelques cantons et du changement de comportement de la population, la situation s’est cependant à nouveau aggravée. Les inscriptions au chômage partiel et le nombre des demandeurs et demandeuses d’emploi augmentent à nouveau.</p><p>Pendant la première vague, grâce aux «&nbsp;garanties de salaire&nbsp;» offertes par le chômage partiel et aux allocations pour perte de gain ainsi qu’aux autres mesures prises, la Suisse a évité que les choses ne se dégradent encore plus, comme aux États-Unis. Cela doit aussi être le cas pendant la deuxième vague. La Confédération et les cantons doivent être prêts à tout entreprendre pour maintenir les emplois et les salaires. La crise touche surtout des personnes à bas revenu. Si des contremesures ne sont pas prises, on risque d’être confronté à court et moyen terme à de graves problèmes sociaux.</p><p>L’USS demande que les actuelles mesures sociales continuent à être systématiquement appliquées. D’ici début décembre, les cantons doivent préparer leurs fonds pour les cas de rigueur. Il faut en outre augmenter l’indemnité de chômage partiel pour les personnes à revenu modeste ainsi qu’étendre le chômage partiel aux contrats à durée déterminée&nbsp;; cela, notamment aussi dans la perspective de fermetures possibles d’entreprises et d’institutions pendant l’hiver.</p><p>L’USS s’engage pour que toutes les entreprises aient des plans de protection efficaces afin d’empêcher la propagation du virus. Mais, concernant les autorités, il faut désormais qu’elles agissent plus rapidement. Les cantons doivent effectuer plus de contrôles et davantage conseiller les entreprises. La Confédération doit mettre des listes de contrôle à disposition à cet effet.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7300</guid><pubDate>Wed, 28 Oct 2020 16:15:00 +0100</pubDate><title>Garantir les salaires, les emplois, et la santé de la population </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/garantir-les-salaires-les-emplois-et-la-sante-de-la-population</link><description>Mesures du Conseil fédéral pour endiguer la pandémie </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La charge croissante qui pèse sur le système de santé exige des mesures supplémentaires contre la pandémie. La plupart des contaminations a lieu hors du cadre professionnel. Il est cependant aussi important que les contrôles soient renforcés auprès des employeurs qui ne jouent pas le jeu, de sorte que toutes les entreprises disposent de plans de protection efficaces. Pour préserver revenus et places de travail, l’Union syndicale suisse demande que les salaires soient garantis dans les branches qui subissent la crise, ainsi que la distribution aux assurés des réserves excédentaires des caisses-maladie.</p><p>Il faut des mesures supplémentaires pour endiguer la pandémie pour ne pas surcharger le système de santé. Si la contagion a principalement lieu en-dehors du monde du travail, c’est en raison notamment de l’efficacité des plans de protection introduits par les entreprises –&nbsp;entre autres sur pression des syndicats. Des mesures se rapprochant d’un confinement peuvent donc être évitées, mais davantage de contrôles sont nécessaires pour améliorer le respect des règles sur tous les lieux de travail, en prêtant une attention supplémentaire aux salles de pause et à la restauration.</p><p><strong>Éviter les vagues de licenciements</strong><br> Les nouvelles mesures du Conseil fédéral vont encore aggraver la situation économique déjà tendue dans les branches concernées. Lors de la première vague, le Conseil fédéral a rapidement introduit des instruments pour garantir les salaires (chômage partiel, APG). De nombreux emplois ont pu ainsi être protégés, évitant à bon nombre de travailleurs et travailleuses une chute dans la pauvreté. La vague de licenciements redoutée a pu être évitée. Cela doit rester l’objectif du point de vue de l’USS&nbsp;: les mesures de lutte contre la pandémie de la deuxième vague doivent être accompagnées par une sécurisation des salaires et des emplois.</p><p>Pour les branches particulièrement touchées, l’instrument prévu pour les cas de rigueur doit rapidement être mis en œuvre, et il faut que les moyens prévus soient dépensés en priorisant la sauvegarde des emplois. Les cantons portent une part importante de la responsabilité&nbsp;: ils doivent dès maintenant créer les bases pour pouvoir attribuer les subventions prévues par la loi et des éventuelles contributions transitoires jusqu’à l’entrée en vigueur de la base légale fédérale.</p><p><strong>Stabilisation du pouvoir d’achat – en particulier des bas salaires</strong><br> La «&nbsp;première vague&nbsp;» a déjà montré que les personnes à faibles revenus sont doublement pénalisées. Avant la crise, les salaires dans des branches comme la gastronomie, le commerce de détail ou l’événementiel et la culture étaient déjà trop bas. Et c’est précisément dans ces branches que la crise a entraîné un fort chômage partiel. Les personnes concernées ne peuvent pas supporter plus longtemps la baisse de revenus que signifie le chômage partiel. L’Union syndicale suisse demande donc pour elles un remplacement complet du salaire. Parallèlement, l’économie et le pouvoir d’achat ont besoin d’être soutenus&nbsp;: &nbsp;une distribution rapide des réserves excédentaires des primes d’assurance maladie à hauteur de 5 milliards de francs s’impose.</p><p><strong>Tenir compte des risques pycho-sociaux du télétravail</strong><br> Le télétravail est largement accepté comme instrument de lutte contre la pandémie et de protection de la santé. Cependant, il peut aussi donner lieu à des phénomènes de surveillance, de mélange entre vie professionnelle et vie privée, ainsi qu’à d’autres risques psycho-sociaux. Le droit au retour à la place de travail physique et le respect de règles claires pour protéger les salarié-e-s sont donc deux conditions impératives à respecter. Le télétravail ne doit pas conduire à une détérioration des conditions de travail, ni à une négligence par les employeurs de leurs devoirs vis-à-vis des travailleurs et travailleuses.</p><p><strong>Renforcer le système de santé</strong><br> Le système de santé et en particulier hospitalier joue un rôle central pour combattre la pandémie. Pour pouvoir mettre à disposition des capacités de soins suffisantes, les hôpitaux doivent pouvoir compter sur des garanties de déficit. Il faut par ailleurs une augmentation des places disponibles en soins intensifs, qui passe en cas de besoin par le report d’interventions électives.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Arbeiten-Corona-Maske-Fabrik_iStock_martin-dm_25ea65e89c.webp" length="147876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7285</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Risques et avantages: éclairages sur le télétravail</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/risques-et-avantages-eclairages-sur-le-teletravail</link><description>Analyse et revendications de l’Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le télétravail est un instrument efficace pour lutter contre la pandémie, ainsi que pour assurer la protection de la santé des travailleurs et travailleuses. Lorsqu’il est volontaire et bien encadré, le télétravail est souvent très bien accepté. Cependant, il existe des risques réels de surveillance accrue par l’employeur, de flou dans les limites entre vie privée et professionnelle, et d’autres atteintes à la santé physique et psychique. Le droit au retour à un mode de travail classique est une condition centrale pour prévenir les inconvénients du télétravail. La convention illégale proposée par l’Union patronale suisse démontre par ailleurs que des intérêts différents sont en jeu. Pour l’Union syndicale suisse, le télétravail ne doit pas contribuer à affaiblir les droits des salarié-e-s.</p><p>Comme mesure de lutte contre le coronavirus, le télétravail a fait ses preuves. Il réduit le risque d’infection sur le lieu de travail ainsi que dans les transports. Pour bon nombre de salarié-e-s, c’est de manière générale et hors du contexte pandémique une modalité complémentaire bienvenue, lorsqu’elle est volontaire et que les conditions-cadres sont de qualité.</p><p>Le télétravail ne doit pas signifier une détérioration des conditions de travail. Il ne doit pas davantage conduire à ce que les employeurs négligent leurs obligations légales et leurs responsabilités vis-à-vis de leurs employé-e-s. Pour cela, il faut des règles claires.</p><p>Car les risques de dommages à la santé et d’isolation sociale sont connus et largement démontrés. Les entreprises peuvent aussi être tentées d’user du télétravail comme moyen de réduire les coûts, que ce soit en diminuant le nombre de places de travail physiques disponibles ou en reportant sur les employés le coûts de dépenses nécessaires pour l’accomplissement de leurs tâches.<br> &nbsp;</p><h4>Des intérêts divergents</h4><p>Avec la convention de télétravail qu’elle propose, l’Union patronale suisse ne fait rien d’autre que de recommander à ses membres de faire signer à leurs employé-e-s un document contraire au droit en vigueur. Les obligations impératives des employeurs en matière d’ergonomie ou de protection contre les risques psycho-sociaux, découlant pourtant de la législation, sont ignorées. Si l’on suit cette convention, même lorsqu’il n’y a pas ou plus de place de travail physique à disposition ou que le télétravail devient obligatoire en raison de la pandémie, l’employeur n’aurait pas à prendre en charge les coûts de matériel (ordinateur, impressions, matériel de bureau, etc.). Cela n’est rien d’autre qu’un report de coûts et du risque entrepreneurial sur les employé-e-s.</p><p>Une telle convention est donc nuisible aux travailleurs et travailleuses, et serait d’ailleurs déclarée nulle par un tribunal en cas de conflit. L’inscription de dispositions claires, conformes à la loi et applicable à l’ensemble des salarié-e-s est à privilégier.<br> &nbsp;</p><h4>Caractère volontaire et droit au retour</h4><p>Le caractère volontaire du télétravail est central pour que celui-ci soit à l’avantage des employé-e-s, de même que le droit à un retour à la place de travail. L’inscription de ces principes dans une convention collective de travail est la meilleure manière de les rendre clairs et applicables pour tous. De plus, il faut veiller à ce que le télétravail ne donne pas lieu à du travail non rémunéré, ni ne conduise à des phénomènes d’isolation qui peuvent avoir des effets négatifs sur les perspectives de carrière. La possibilité d’échanges formels et informels doit être maintenue ainsi l’égalité de traitement entre employé-e-s en télétravail et employé-e-s présents physiquement.<br> &nbsp;</p><h4>Appliquer le droit en vigueur</h4><p>Les obligations légales des employeurs s’appliquent indépendamment du lieu de travail. Ils doivent notamment veiller dans tous les cas à garantir&nbsp;:</p><ul><li>L’ergonomie de la place de travail, qui doit être organisée de façon à préserver la santé des employé-e-s</li><li>La définition claire des horaires et la saisie du temps de travail</li><li>L’interdiction du travail de nuit et du dimanche ainsi que le respect des temps de pause et des amplitudes maximales de travail</li><li>L’absence de surveillance des activités des employés allant au-delà de ce qui concerne strictement le travail</li></ul><p>Les obligations suivantes incombent de plus aux employeurs en cas de télétravail imposé, par exemple dans le cadre de la lutte contre la pandémie&nbsp;:</p><ul><li>Mise à disposition de matériel ou indemnisation pour l’utilisation de matériel privé</li><li>Remboursement des frais directement liés à l’activité et participation aux coûts d’énergie, de télécommunication, etc.</li></ul><p class="heading--h3">Une analyse approfondie</p><p>Afin que les salarié-e-s puissent faire valoir leurs droits, l’Union syndicale suisse publie aujourd’hui une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/143f_LC_Homeoffice.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">analyse complète du télétravail</a> ainsi qu’un <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/f143_LC_Annexe_contrat_type_teletravail_f.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">contrat type</a> régissant ce dernier.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Homeoffice_photocase_3438236_42bacce9da.webp" length="55054" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7284</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 143 : L’ambivalence du télétravail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-143-lambivalence-du-teletravail</link><description>Analyses, bonnes pratiques, revendications et conventions-type
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le télétravail est un instrument efficace pour lutter contre la pandémie, ainsi que pour assurer la protection de la santé des travailleurs et travailleuses. Lorsqu’il est volontaire et bien encadré, le télétravail est souvent très bien accepté. Cependant, il existe des risques réels de surveillance accrue par l’employeur, de flou dans les limites entre vie privée et professionnelle, et d’autres atteintes à la santé physique et psychique. Le droit au retour à un mode de travail classique est une condition centrale pour prévenir les inconvénients du télétravail. La convention illégale proposée par l’Union patronale suisse démontre par ailleurs que des intérêts différents sont en jeu. Pour l’Union syndicale suisse, le télétravail ne doit pas contribuer à affaiblir les droits des salarié-e-s.</p><p>Comme mesure de lutte contre le coronavirus, le télétravail a fait ses preuves. Il réduit le risque d’infection sur le lieu de travail ainsi que dans les transports. Pour bon nombre de salarié-e-s, c’est de manière générale et hors du contexte pandémique une modalité complémentaire bienvenue, lorsqu’elle est volontaire et que les conditions-cadres sont de qualité.</p><p>Le télétravail ne doit pas signifier une détérioration des conditions de travail. Il ne doit pas davantage conduire à ce que les employeurs négligent leurs obligations légales et leurs responsabilités vis-à-vis de leurs employé-e-s. Pour cela, il faut des règles claires.</p><p>Car les risques de dommages à la santé et d’isolation sociale sont connus et largement démontrés. Les entreprises peuvent aussi être tentées d’user du télétravail comme moyen de réduire les coûts, que ce soit en diminuant le nombre de places de travail physiques disponibles ou en reportant sur les employés le coûts de dépenses nécessaires pour l’accomplissement de leurs tâches.</p><p class="heading--h3">Des intérêts divergents</p><p>Avec la convention de télétravail qu’elle propose, l’Union patronale suisse ne fait rien d’autre que de recommander à ses membres de faire signer à leurs employé-e-s un document contraire au droit en vigueur. Les obligations impératives des employeurs en matière d’ergonomie ou de protection contre les risques psycho-sociaux, découlant pourtant de la législation, sont ignorées. Si l’on suit cette convention, même lorsqu’il n’y a pas ou plus de place de travail physique à disposition ou que le télétravail devient obligatoire en raison de la pandémie, l’employeur n’aurait pas à prendre en charge les coûts de matériel (ordinateur, impressions, matériel de bureau, etc.). Cela n’est rien d’autre qu’un report de coûts et du risque entrepreneurial sur les employé-e-s.</p><p>Une telle convention est donc nuisible aux travailleurs et travailleuses, et serait d’ailleurs déclarée nulle par un tribunal en cas de conflit. L’inscription de dispositions claires, conformes à la loi et applicable à l’ensemble des salarié-e-s est à privilégier.</p><p class="heading--h3">Caractère volontaire et droit au retour</p><p>Le caractère volontaire du télétravail est central pour que celui-ci soit à l’avantage des employé-e-s, de même que le droit à un retour à la place de travail. L’inscription de ces principes dans une convention collective de travail est la meilleure manière de les rendre clairs et applicables pour tous. De plus, il faut veiller à ce que le télétravail ne donne pas lieu à du travail non rémunéré, ni ne conduise à des phénomènes d’isolation qui peuvent avoir des effets négatifs sur les perspectives de carrière. La possibilité d’échanges formels et informels doit être maintenue ainsi l’égalité de traitement entre employé-e-s en télétravail et employé-e-s présents physiquement.</p><p class="heading--h3">Appliquer le droit en vigueur</p><p>Les obligations légales des employeurs s’appliquent indépendamment du lieu de travail. Ils doivent notamment veiller dans tous les cas à garantir&nbsp;:</p><ul><li>L’ergonomie de la place de travail, qui doit être organisée de façon à préserver la santé des employé-e-s</li><li>La définition claire des horaires et la saisie du temps de travail</li><li>L’interdiction du travail de nuit et du dimanche ainsi que le respect des temps de pause et des amplitudes maximales de travail</li><li>L’absence de surveillance des activités des employés allant au-delà de ce qui concerne strictement le travail</li></ul><p>Les obligations suivantes incombent de plus aux employeurs en cas de télétravail imposé, par exemple dans le cadre de la lutte contre la pandémie&nbsp;:</p><ul><li>Mise à disposition de matériel ou indemnisation pour l’utilisation de matériel privé</li><li>Remboursement des frais directement liés à l’activité et participation aux coûts d’énergie, de télécommunication, etc.</li></ul><p class="heading--h3">Une analyse approfondie</p><p>Afin que les salarié-e-s puissent faire valoir leurs droits, l’Union syndicale suisse publie une analyse complète du télétravail ainsi qu’un contrat type régissant ce dernier.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Homeoffice_photocase_3438236_42bacce9da.webp" length="55054" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7297</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2020 13:41:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie (Mesures visant à freiner la hausse des coûts – 2e volet)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-maladie-mesures-visant-a-freiner-la-hausse-des-couts-2e-volet</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7295</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2020 13:32:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail (OLT 2): dispositions spéciales pour les entreprises de construction et d’entretien intervenant sur les routes nationales</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/aenderung-der-verordnung-2-zum-arbeitsgesetz-argv-2-sr-822112</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7293</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2020 13:24:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance COVID-19 assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/modification-de-lordonnance-covid-19-assurance-chomage</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7291</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2020 13:17:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-chômage et ordonnance sur les systèmes d’information AC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-chomage-et-ordonnance-sur-les-systemes-dinformation-ac</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7276</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2020 09:34:48 +0200</pubDate><title>Coronavirus : empêcher une vague de licenciements</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/coronavirus-empecher-une-vague-de-licenciements</link><description>Réunion de crise : les revendications de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Toutes les mesures prises pour lutter contre la pandémie doivent s’accompagner de mesures pour préserver les salaires et les emplois. Sinon, les salarié-e-s qui sont déjà en difficulté aujourd’hui verront leur situation s’aggraver encore. De telles mesures sont une condition pour que les dispositions anti-pandémie trouvent un large soutien. Le taux de demandeurs et demandeuses d’emploi est déjà passé de 4 à presque 5,5 %. Sur les lieux de travail, la situation n’est plus la même qu’en mars dernier. Dans de nombreuses entreprises, on trouve désormais – grâce aussi à la pression des syndicats – des règles claires et des plans de protection efficaces. Malheureusement, tous les employeurs n’ont pas encore compris la gravité de la situation, et il faut donc renforcer les contrôles. Lorsqu’ils sont adéquats et bien mis en œuvre, les plans de protection permettent de mieux protéger la santé des employé-e-s. Ils contribuent aussi grandement à ce que l’on puisse éviter un nouveau semi-confinement (fermetures de commerces et d’entreprises) et, par conséquent, une vague de licenciements.<br> &nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Garantir les salaires et les emplois</h3><p>Lors de la première vague au printemps, les mesures prises rapidement pour garantir les salaires et les emplois ont permis de limiter les dommages économiques. La participation des partenaires sociaux a payé. Aujourd’hui aussi, les nouvelles mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus doivent être accompagnées d’une protection efficace des places de travail et des salaires pour les employé-e-s concernés.</p><p>La situation est déjà tendue sur le marché du travail. Malgré les assouplissements des restrictions pendant l’été, le taux de demandeurs et demandeuses d’emploi a grimpé de 4 % à près de 5,5 %. Dans le même temps, de nombreuses entreprises ont épuisé leurs réserves lors de la première phase de crise aiguë au printemps. Afin d’éviter que la deuxième vague n’entraîne une série de licenciements sans précédent, il est essentiel de prendre rapidement des mesures de stabilisation économique. Lors de la première vague déjà, les personnes à faibles et moyens revenus ont été les plus touchées par la perte de salaire due au chômage partiel, et cette inégalité va perdurer. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc une garantie salariale intégrale pour les bas salaires et le maintien du chômage partiel pour le plus grand nombre d’emplois possible. La distribution rapide à la population des milliards de réserves excédentaires des caisses-maladie pourrait également soutenir le pouvoir d’achat et empêcher une nouvelle chute de la consommation.</p><p>Afin de ne pas perdre la confiance et le soutien aux mesures de lutte contre la pandémie, il faut tout faire pour que les salarié-e-s n’en fassent pas les frais. La Suisse dispose encore de ressources suffisantes pour remplir cette promesse.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">La protection de la santé vaut pour tout le monde</h3><p>Grâce à l’engagement des syndicats, des règles claires ont été établies pour le monde du travail pendant la pandémie. La situation n’est donc pas comparable à celle de mars 2020. L’obligation pour les employeurs de mettre en place un plan de protection, des mesures concrètes en ce sens ainsi que les responsabilités en matière d’application sont désormais définies. Toutefois, pour maintenir ou rendre plus sûrs les emplois, les contrôles de la Suva et des inspections cantonales du travail doivent être intensifiés et du personnel supplémentaire doit être affecté à ces tâches. Cela relève de la responsabilité de la Confédération et des cantons. En outre, les syndicats doivent bénéficier d’un droit d’accès garanti aux lieux de travail afin qu’ils puissent transmettre les éventuels problèmes aux employeurs concernés et aux organismes chargés de faire appliquer les mesures de protection. Une approche différenciée des plans de protection peut aider à prévenir de nouvelles fermetures.</p><p>Les mesures intervenant dans la vie privée doivent être cohérentes avec la réalité du lieu de travail, tout comme d’ailleurs la protection des personnes vulnérables. Les employé-e-s qui ne peuvent pas faire du télétravail ont tout autant droit à une protection de la santé adéquate. Dans les cas où celle-ci est impossible, la compensation pour perte de gain prévue par la loi doit être activée.</p><h3 class="heading--h5">Un système de santé solide</h3><p>La Suisse dispose fondamentalement d’un système de santé fort construit comme un service public. La plupart des hôpitaux avec un mandat de service public se sont dotés de plan d’urgence pour faire face à la pandémie. Ils ont besoin désormais de garanties de déficit suffisantes pour être en mesure d’adapter rapidement leurs capacités aux circonstances. Il faut également mettre davantage de moyens à disposition des maisons de retraite, EMS et homes médicalisés. Enfin, le personnel de tout ce secteur doit être mieux rémunéré pour son dur travail. L’alliance syndicale Ensemble avec le personnel de santé organise ces prochains jours une semaine d’action en ce sens. Les syndicats exigent une prime corona et de meilleures conditions de travail.</p><p>L’USS présentera ces réflexions et revendications ce cet après-midi lors d’une réunion de crise des partenaires sociaux avec le Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7277</guid><pubDate>Wed, 21 Oct 2020 10:14:00 +0200</pubDate><title>Pas de bénéfices avec l’argent des primes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-de-benefices-avec-largent-des-primes</link><description>Il faut stopper le lobby des caisses-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors que les choses s’étaient, brièvement, quelque peu calmées avec lui, le lobby des caisses-maladie s’est à nouveau fait remarquer de manière impressionnante en menant un «&nbsp;raid surprise&nbsp;» à la Commission fédérale de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS). Cette dernière a en effet accepté lors de sa dernière réunion une proposition du PLR autorisant légalement les caisses-maladie à réaliser des bénéfices dans l’assurance de base, c’est-à-dire à empocher de l’argent provenant des primes.</p><p>Concrètement, l’article de loi adopté signifie que les assureurs qui conviendront avec les fournisseurs de prestations (hôpitaux, cabinets médicaux, etc.) de prix inférieurs aux tarifs officiellement négociés disposeraient librement de 25&nbsp;% des économies réalisées par ce biais. Totalement inacceptable&nbsp;! De fait, il n’est, comme cela va de soi, pas permis de faire des bénéfices dans les assurances sociales. La loi en vigueur le dit de manière claire et nette. Comment s’imaginer, par exemple, qu’une partie de la rente AVS soit retenue parce que le prix du pain aurait baissé et qu’ainsi, par exemple, l’on octroierait de généreuses hausses de salaires aux cadres mêmes de cette dernière&nbsp;?! Et oui, cela fait vraiment tiré par les cheveux.</p><p>Il faut donc absolument stopper cette attaque contre l’interdiction de réaliser des bénéfices que prévoit la loi sur l’assurance-maladie&nbsp;; et cela, déjà au niveau du Parlement, lors de sa prochaine session d’hiver. Qu’année après année, des bénéfices exorbitants soient engrangés avec les assurances complémentaires est déjà suffisamment scandaleux. Car il ne s’agit pas non plus là tout simplement d’une règle de la liberté économique. Chaque franc de bénéfice engendré par les assurances complémentaires doit aussi être en partie payé avec de l’argent provenant des primes de l’assurance de base. Cela, parce que la majorité des frais médicaux d’une personne assurée au plan privé est prise en charge par l’assurance de base. Il faut aussi que cela s’arrête&nbsp;!</p><p>Restent encore 75&nbsp;% des économies réalisées comme décrit plus haut&nbsp;: ceux-ci devraient, selon la proposition du PLR, servir par exemple à augmenter les réserves. Comme par hasard&nbsp;! On a appris il y a quelques semaines que, malgré la pandémie, les caisses-maladie étaient assises sur une montagne de réserves de plus de 11 milliards de francs. Cet argent, ce n’est rien d’autre que les primes individuelles trop élevées des années passées&nbsp;! Or la charge que représentent les primes pour les ménages de Suisse devient toujours plus insupportable et, en conséquence, les problèmes de pouvoir d’achat gagnent en importance, précisément en cette période de crise économique. C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) demande qu’au moins la moitié de ces 11 milliards de francs soit immédiatement rétrocédée à la population. Une chose est tout à fait certaine, c’est qu’il n’y a pas lieu d’accumuler encore plus de réserves, comme le PLR l’a demandé à la CSSS.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.webp" length="199932" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7273</guid><pubDate>Thu, 15 Oct 2020 10:02:39 +0200</pubDate><title>Pour de meilleures conditions de travail et plus de reconnaissance : les professions de la santé doivent enfin être revalorisées !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/les-metiers-des-soins-doivent-enfin-etre-revalorises</link><description>Du 26 au 31 octobre : semaine de protestation de l’ « Alliance des professions de la santé »</description><content:encoded><![CDATA[<p>La pandémie de coronavirus a soudain mis les professionnel-le-s des soins au centre de toutes les attentions. Ces métiers étaient pourtant déjà essentiels depuis longtemps, que ce soit dans les hôpitaux de soins aigus, dans les maisons de naissance, dans les homes ou les soins à domicile. Mis à part des concerts d’applaudissements, la crise sanitaire a surtout procuré au personnel soignant une énorme surcharge&nbsp;: plus de travail, plus d’insécurité et surtout plus de risques pour leur santé et celle de leurs proches. Et le monde politique en a rajouté une couche en suspendant temporairement, dans les unités COVID-19 des hôpitaux, les dispositions du droit du travail concernant les heures de travail et de repos. Lorsque la première vague s’est calmée, plusieurs employeurs du secteur ont même tenté de forcer le personnel de rattraper des heures négatives dans les hôpitaux ou les sections qui avaient dû fermer leurs portes pendant la période d’urgence sanitaire, ce qui est totalement illicite.</p><p>L’été et le répit qu’il a apporté aurait pu être l’occasion de revoir les choses sur le fond et de donner enfin au personnel de la santé ce qu’il méritait déjà bien avant la crise sanitaire&nbsp;: des horaires de travail mieux réglementés et plus de temps passé auprès des patient-e-s&nbsp;; des salaires qui rendent à peu près justice au caractère essentiel des métiers des soins&nbsp;; et tout simplement plus de personnel. Revaloriser ainsi les professions de la branche n’est pas seulement urgent pour les salarié-e-s eux-mêmes&nbsp;: c’est également une condition sine qua non pour faire face à l’évolution démographique. D’ici 2030, nous aurons besoin en Suisse d’environ 600&nbsp;000 soignant-e-s supplémentaires. Les trouver sera aussi une question d’offre et de demande, une réalité qui devrait d’ailleurs interpeller particulièrement les partis de droite au Parlement&nbsp;: si l’offre n’est pas bonne, c’est-à-dire les conditions de travail et les salaires, les demandeurs et demandeuses d’emplois dans les soins seront trop peu nombreux pour combler les besoins croissants. Pire encore&nbsp;: de nombreuses personnes travaillant dans les soins quitteront le métier prématurément parce qu’elles n’en pourront plus.</p><p>L’USS soutient l’«&nbsp;Alliance des professions de la santé&nbsp;», formée par des syndicats et des associations professionnelles de la branche des soins (dont des fédérations membres de l’USS comme le SSP et Unia ainsi que l’ASI avec statut d’observatrice).</p><p class="heading--h4">L’Alliance exige une revalorisation des métiers de la santé à travers trois revendications concrètes&nbsp;:</p><ul><li><strong>«&nbsp;Une prime corona, sous forme d’au moins un salaire mensuel supplémentaire pour les charges exceptionnelles&nbsp;». </strong><br> 	Certains cantons et hôpitaux l’ont déjà fait, les autres doivent maintenant aussi s’y mettre.</li><li><strong>«&nbsp;Davantage de droits sur le lieu de travail – un droit de participation plus étendu et une meilleure protection&nbsp;».</strong><br> 	Le personnel de soins doit enfin être entendu, dans les hôpitaux et les homes comme dans le monde politique.</li><li><strong>«&nbsp;De meilleures conditions de travail – contre le minutage des soins et pour l’application de la loi sur le travail&nbsp;».</strong><br> 	Le minutage excessif des processus de travail au détriment des bénéficiaires et du personnel, les horaires de travail trop longs et souvent changeants, les salaires trop bas&nbsp;: ça suffit&nbsp;!</li></ul><p>L’ « Alliance des professions de la santé » veut faire entendre ces revendications avec des actions dans toute la Suisse au cours de la dernière semaine d’octobre. Participez vous aussi&nbsp;!<br> &nbsp;</p><p><strong><sup>Les membres de l'Alliance :</sup></strong><br><sup>SSP-VPOD, ASI-SBK, Syna, Unia, USS, Travail.Suisse, FSSF - Fédération suisse des sages-femmes, FSAF - Fédération suisse des associations professionnelles du domaine de la santé, ASE - Association suisse des ergothérapeutes, sa'ges - Association suisse pour le travail social dans le domaine de la santé, SCIV - Syndicats chrétiens du Valais, OCST - Sindacato dell'Organizzazione Cristiano Sociale, SIT - Sindacati Indipendenti Ticinesi, LABMED - Association professionnelle suisse des techniciennes et techniciens en analyses biomédicales et ASMTT - Association suisse des professions médico-techniques et médico thérapeutiques de la santé</sup></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/1/csm_Klatschen-am-Fenster_iSt-mediamasmedia_nurredaktionell_108d1ce4c6.webp" length="333824" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7272</guid><pubDate>Wed, 14 Oct 2020 17:02:52 +0200</pubDate><title>Des places d’apprentissage en suffisance grâce à la task force des partenaires sociaux</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/des-places-dapprentissage-en-suffisance-grace-a-la-task-force-des-partenaires-sociaux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le marché du travail a été secoué par la pandémie du coronavirus. Ce qui a aussi touché les places d’apprentissage. Au printemps dernier, des craintes sont par conséquent apparues, selon lesquelles, cette année, les jeunes terminant leur scolarité obligatoire ne devaient que difficilement trouver une place d’apprentissage. Grâce à la task force nationale «&nbsp;Perspectives Apprentissage 2020&nbsp;», au sein de laquelle collabore aussi l’USS, il a été possible de faire en sorte que ce scénario ne devienne pas réalité&nbsp;: 76&nbsp;500 contrats d’apprentissage ont ainsi été signés, ce qui a même permis qu’en septembre 2020, davantage de jeunes ont pu entamer un apprentissage qu’en 2019. Et le chômage de celles et ceux qui ont terminé un apprentissage n’a pas été plus grave, à cause de la pandémie, que les autres années.</p><p>La task force «&nbsp;Perspectives Apprentissage 2020&nbsp;» a connu ces succès grâce à trois projets&nbsp;:</p><ul><li>communication et mise en évidence des mesures existantes et de nouvelles mesures&nbsp;;</li><li>monitorage du marché des places d’apprentissage et du marché de l’emploi pour les jeunes diplômé-e-s- ainsi que</li><li>soutien à des projets d’encouragement des places d’apprentissage.</li></ul><p>Il faut rester vigilant, même si la situation dans laquelle se trouvent actuellement celles et ceux qui ont terminé leur scolarité obligatoire ou un apprentissage est redevenue plus calme. Le mandat de la task force «&nbsp;Perspectives Apprentissage 2020&nbsp;» court jusqu’à fin 2020. En 2021, la task force suivra de près, aussi sous l’angle du processus relatif au choix d’une profession, la situation des jeunes en fin de scolarité obligatoire. Et l’Union syndicale suisse (USS) continuera à observer le marché des places d’apprentissage ainsi que l’évolution du chômage des jeunes pour demander, si nécessaire, que d’autres mesures soient prises.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7270</guid><pubDate>Thu, 08 Oct 2020 14:47:53 +0200</pubDate><title>La loi sur la rente-pont doit rapidement entrer en vigueur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-loi-sur-la-rente-pont-doit-rapidement-entrer-en-vigueur</link><description>Échec du référendum contre la prestation transitoire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le comité référendaire proche de l’UDC a échoué dans son offensive contre la prestation transitoire pour les chômeurs et chômeuses âgés. Une bonne nouvelle&nbsp;! Cette nouvelle prestation est en effet de toute urgence nécessaire. Après avoir été décidée au pas de charge par le Parlement, elle doit maintenant entrer en vigueur dès le début 2021. Dans le contexte difficile de la crise du coronavirus, il s’agit de garantir aux personnes qui se retrouvent au chômage en fin de carrière professionnelle au moins un droit légal à la nouvelle rente-pont.</p><p>Le référendum contre la prestation transitoire pour les chômeurs et chômeuses âgés a officiellement échoué. Cette attaque menée par un comité proche de l’UDC n’a pas trouvé le moindre soutien auprès de la population, ni avant ni après la défaite dans les urnes de l’initiative de résiliation.</p><p>En décidant la création de cette prestation transitoire, le Parlement avait choisi d’offrir une alternative à l’aide sociale à des personnes qui ont travaillé durant toute leur vie et se retrouvent sans emploi juste avant la retraite. Le modèle initialement proposé à cet effet a été élaboré par les partenaires sociaux et le Conseil fédéral. La crise du coronavirus a prouvé si besoin était que les salarié-e-s de plus de 50 ans sont souvent les victimes de licenciements économiques. De fait, les derniers chiffres publiés aujourd’hui par le SECO montrent que le nombre de personnes de plus de 60&nbsp;ans au chômage a augmenté de 41&nbsp;% par rapport à l’année dernière, une hausse qui est même de 45&nbsp;% pour les plus de 55 ans&nbsp;!</p><p>La nouvelle prestation transitoire est dès lors une urgence pour les personnes concernées. Et c’est maintenant qu’elles en ont besoin&nbsp;! Il faut donc que le Conseil fédéral fasse tout ce qui est en son pouvoir pour que la rente-pont devienne réalité dès le 1er&nbsp;janvier 2021. Le gouvernement, l’Administration et le Parlement ont élaboré la loi nécessaire au pas de charge. Elle ne doit pas rester lettre morte durant des mois. Il est évident qu’il faut du temps pour une mise en œuvre concrète et une ordonnance sérieuse, néanmoins, l’entrée en vigueur du droit légal à la rente-pont doit et peut être fixée au 1er janvier 2021.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_Frau-ue55-nachdenklich-Fenster_photocase-gu.ju._471161b42a.webp" length="53674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7266</guid><pubDate>Thu, 01 Oct 2020 14:19:27 +0200</pubDate><title>L’attaque des employeurs du Sud de l&#039;Allemagne contre la protection des salaires en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/lattaque-des-employeurs-du-sud-de-lallemagne-contre-la-protection-des-salaires-en-suisse</link><description>Une brochure d&#039;Unia, ecrite par Joël Bühler, Andreas Rieger et Michael Stötzel</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’un des principaux points de divergence entre la Suisse et l’UE est la protection des salaires telle que pratiquée par la Suisse avec les mesures dites d’accompagnement. Selon la volonté de la Commission de l’UE, ces mesures doivent être démantelées au nom des libertés du marché intérieur. Au centre du débat : les prestations de service transfrontalières par le biais du détachement de personnel. Selon des représentant-e-s de la Commission de Bruxelles, les mesures d’accompagnement suisses lors de détachements entraînent une limita-tion disproportionnée de la liberté de prestations de services des employeurs. Derrière l’attaque contre la protection suisse des salaires se cache d’une part un fort dogmatisme des hauts fonctionnaires bruxellois en matière de marché intérieur.</p><p>Les intérêts économiques concrets des employeurs du Sud de l'Allemagne détachant du personnel sont cependant devenus pertinents au plan politique. Depuis que la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE est en vigueur et que les salarié-e-s de l’étranger peuvent être détachés en Suisse, les employeurs du Sud de l'Allemagne ont développé une forte présence sur le marché suisse, notamment dans les cantons frontaliers de Suisse orientale où ils ont « conquis » jusqu’à un quart des parts de marché dans certaines branches.</p><p>Dans leur brochure, les auteurs présentent le modèle de détachement, analysent les mesures de protection des salaires et révèlent comment les employeurs d'Allemagne du Sud font pression contre ce modèle.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/2/csm_unia-broschuerentitel-fr_a397303ed8.webp" length="223694" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7260</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2020 13:43:55 +0200</pubDate><title>Primes-maladie 2021 : 0,5 % d’augmentation, c’est encore trop !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-2021-05-daugmentation-cest-encore-trop</link><description>Il faut réduire la montagne de réserves excédentaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La prime moyenne de l’assurance maladie augmentera globalement de 0,5&nbsp;% en 2021, avec des variations selon les cantons. C’est moins que depuis bien des années, mais pour les gens qui doivent payer les primes en cette période de crise économique due à la pandémie, c’est encore trop.</p><p>Pour le système de santé en Suisse, cette année a représenté un véritable défi. Au printemps, la pandémie du coronavirus a exigé un effort colossal de la part du personnel hospitalier. Il a fallu augmenter les ressources dans l’urgence et les financer. Mais cette question financière n’est justement pas très claire&nbsp;: la réponse à la pandémie a certes engendré des coûts, mais d’un autre côté, les hôpitaux et cabinets médicaux ont dû renoncer pendant près de deux mois à toutes les interventions non urgentes. Celles-ci n’ont pas toutes été rattrapées depuis. Les coûts, et donc les recettes correspondantes, ne se sont pas produits, comme le confirment – ou le déplorent –&nbsp; les hôpitaux et les médecins.</p><p class="heading--h3">Les primes ne cessent d’augmenter, mais les réserves aussi</p><p>Les caisses-maladie contestent une baisse des coûts, sans toutefois produire des chiffres concrets. Et c’est notamment pour cela qu’elles veulent augmenter les primes pour l’année à venir. En même temps, elles soulignent que la hausse serait plus forte si elles ne pouvaient pas puiser dans les réserves constituées par le passé. Ce raisonnement ne tient absolument pas la route&nbsp;: en effet, les primes de l’assurance de base augmentent à moyen terme au même rythme que les coûts bruts. Comme elles doivent être fixées à l’avance, il peut y avoir chaque année des décalages plus ou moins importants. Lorsque la même année, les coûts bruts augmentent plus fortement que les primes, les caisses peuvent puiser dans les réserves pour compenser.</p><p>Mais que s’est-il passé en 2019, par exemple&nbsp;? La prime moyenne a augmenté de 1&nbsp;%, les coûts bruts de leur côté ont grimpé de 4,9&nbsp;%. On aurait donc pu s’attendre à une baisse des réserves. Mais c’est tout le contraire qui s’est produit&nbsp;: les réserves ont grossi de… 21&nbsp;%&nbsp;! L’administration évoque des gains en bourse, mais même avant le crash financier de 2008, la manne n’a jamais été aussi généreuse, loin s’en faut. Cette histoire pourrait se répéter l’année 2020&nbsp;: la prime moyenne a augmenté de 0,2&nbsp;%et les coûts devraient, selon les dires des caisses, grimper de plusieurs points de pourcentage. Pourtant nous savons déjà que les réserves ne vont pas baisser pour autant, elles grossiront de nouveau substantiellement, cette fois de 13&nbsp;%&nbsp;!</p><p class="heading--h3">Les réserves appartiennent aux assuré-e-s</p><p>Pourquoi est-ce un problème? Eh bien parce que les réserves ne sont rien d’autre qu’une accumulation d’argent provenant des primes et que, par conséquent, elles appartiennent aux assuré-e-s. Les réserves sont constituées en prévision des éventuelles périodes de crise sanitaire. C’est exactement ce que nous vivons avec la pandémie du coronavirus. Pourtant, au lieu de baisser, les réserves continuent d’augmenter. Ce que l’USS exige depuis des années devient une évidence&nbsp;: la montagne de réserves (plus de 11 milliards&nbsp;!) doit baisser tout de suite, au moins de moitié.</p><p>La crise du coronavirus est bien la preuve que les caisses-maladie n’ont pas besoin de tout cet argent amassé, alors que la population, elle, aura bien besoin de chaque franc dans son portemonnaie pendant la période difficile que nous traversons. En termes de politique économique, on ne peut pas faire pire que de prendre de l’argent aux gens ordinaires en pleine crise pour le placer de manière non productive.</p><p class="heading--h3">Le fardeau des primes augmente de bien plus que 0,5&nbsp;%</p><p>Même avec une hausse modérée des primes, la charge relative qu’elles représentent dans le budget des ménages va prendre l’ascenseur, car de nombreux salarié-e-s doivent faire face à des baisses drastiques de leurs revenus. Perte d’emploi, chômage partiel avec seulement 80&nbsp;% d’un salaire déjà modeste&nbsp;: dans tous ces cas, la charge des primes-maladie devient tout simplement insupportable. Si en plus, ces personnes tombent malades, elles doivent encore une fois mettre la main à la poche. Nulle part ailleurs en Europe, la participation directe aux coûts de la santé n’est plus élevée qu’en Suisse (franchise, quote-part, soins dentaires, etc.).</p><p>À cela s’ajoute le fait que les personnes à la santé plus fragile paient souvent des primes plus élevées, et que ces mêmes primes augmentent davantage que la «&nbsp;prime moyenne&nbsp;» définie depuis peu par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui correspond à une valeur moyenne, franchises et modèles d’assurance confondus.</p><p class="heading--h3">Initiative d’allègement des primes&nbsp;: ça urge&nbsp;!</p><p>Il faut donc réduire les réserves sans tarder et les restituer aux assuré-e-s. Mais ça ne suffit pas&nbsp;: depuis des années, la plupart des cantons diminuent fortement les moyens mis à disposition pour les réductions individuelles de primes (subsides). C’est pourtant le seul et unique instrument qui permet d’atténuer la charge que représentent les primes exorbitantes pour les ménages à revenu faible ou moyen. L’USS et le PS ont déposé il y a plusieurs mois déjà l’initiative d’allègement des primes-maladie qui prévoit que les ménages ne consacrent pas plus de 10&nbsp;% du revenu disponible aux primes-maladie. Il faut maintenant que le Conseil fédéral et le Parlement mettent les gaz et traitent rapidement cette initiative. Soit il y aura un bon contre-projet, soit nous aurons enfin une votation populaire sur un financement équitable du système de santé.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7282</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2020 12:10:49 +0200</pubDate><title>Deux semaines de congé paternité ne sont que le début</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/deux-semaines-de-conge-paternite-ne-sont-que-le-debut</link><description>Un Oui clair et net au congé paternité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Oui très clair au congé paternité de deux semaines montre que les citoyennes et citoyens sont pour l’égalité et souhaitent rattraper le retard de la Suisse en matière de politique familiale. Les pouvoirs publics doivent enfin développer sérieusement l’accueil extrafamilial et extrascolaire des enfants pour garantir la conciliation travail-famille même après les premiers mois de vie du bébé. Par ailleurs, un congé parental doit être la prochaine étape.</p><p>Le très large Oui au congé paternité de deux semaines montre bien que les citoyennes et citoyens souhaitent rattraper enfin le retard de la Suisse en matière d’égalité et ne veulent plus être la lanterne rouge européenne. Ce congé paternité doit être le premier pas vers une politique familiale qui permet aux hommes et aux femmes d’assumer de façon égalitaire leur famille et les revenus de l’activité professionnelle.</p><p>Pour cela, il faut en priorité un renforcement en matière de prise en charge des enfants&nbsp;: la Suisse doit développer les structures d’accueil extrafamilial et extrascolaire des enfants et les organiser comme un service public gratuit. Après la Grève des femmes* de 2019, l’USS a intensifié son engagement en faveur de structures d’accueil à grande échelle et comme service public. Elle se voit confortée dans son engagement par ce vote qui plébiscite le congé paternité.</p><p>Dans la mise en œuvre au niveau des branches et des entreprises l’Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations se battront pour que le nouveau congé paternité légal vienne s’ajouter aux acquis déjà existants dans les conventions collectives de travail (CCT). Les journées de congé paternité figurant dans les CCT doivent être additionnées aux deux semaines que la Suisse a plébiscitées aujourd’hui. Car dix jours, ce n’est qu’un minimum absolu. Il faudra encore le développer.</p><p>L’USS continuera de s’engager aux côtés d’autres organisations pour un congé parental d’une durée suffisante. De nombreuses études démontrent que le congé parental n’est pas seulement bénéfique pour les enfants et les parents mais également pour l’économie et la société. Il aide les mères et les pères à se répartir équitablement les tâches professionnelles et familiales sans retomber dans les vieux schémas de répartition des rôles&nbsp;: un congé parental de longue durée favorise l’implication des pères dans la prise en charge des enfants et l’intégration professionnelle des mères.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Vater-stillt-Kleinkind_O_Lypa-iStock_6e3671e848.webp" length="142504" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7287</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2020 12:05:57 +0200</pubDate><title>Opération de self-service fiscal stoppée net</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/operation-de-self-service-fiscal-stoppee-net</link><description>Déductions fiscales pour enfants : un avertissement sans ambiguïté à la majorité du Parlement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les électrices et électeurs suisses ont rejeté aujourd’hui une baisse d’impôt pour les hauts revenus qui était déguisée en soutien aux familles. 70&nbsp;% de la baisse d’impôt pour 20&nbsp;% des familles les mieux loties&nbsp;: cette mesure était totalement inadéquate face aux problèmes concrets de pouvoir d’achat rencontrés par les ménages en Suisse. Les projets socialement injustes sont condamnés à échouer devant le peuple. Le Parlement devra en tenir compte pour les réformes à venir.</p><p>Le rejet d’un projet fiscal totalement déséquilibré est une excellente nouvelle pour l’Union syndicale suisse (USS). Le mécanisme choisi avait pour effet de réserver l’impact favorable aux familles ayant les plus hauts revenus. Dans le contexte actuel de crise, alors que de nombreuses familles avec des revenus bas ou moyens font face à d’importantes difficultés pour boucler les fins de mois, l’absurdité de ce projet est apparue plus clairement encore.</p><p>Pour favoriser l’activité des femmes et la répartition égalitaire des tâches entre les parents, l’augmentation de la déduction pour frais de garde –&nbsp;qui n’était pas contestée par le référendum –&nbsp;ne peut apporter qu’une contribution marginale. Au contraire, il faut s’atteler à résoudre les problèmes structurels de l’accueil de jour des enfants en Suisse. Cela passe par la création de places d’accueil à un rythme soutenu ainsi que par un abaissement de la participation demandée aux parents. L’USS poursuivra son engagement pour que l’accueil de jour soit conçu comme un véritable service public.</p><p>De plus, pour l’USS, soutenir le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs aux salaires bas et moyens reste une priorité absolue. Il s’agit autant d’éviter aux personnes concernées par le chômage partiel ou une perte d’emploi de chuter dans la précarité que de lutter contre une spirale économique vers le bas. Le Non sorti des urnes aujourd’hui ouvre le champ pour des mesures efficaces et rapides qui profitent à tous, comme la réduction des primes d’assurance-maladie par la baisse des réserves des assurances.</p><p>«&nbsp;Dans une situation sociale et économique aussi tendue, soutenir le pouvoir d’achat des familles est une nécessité absolue&nbsp;: ce constat semble largement partagé. Mais nous avons besoin d’un mécanisme qui atteigne réellement sa cible&nbsp;», relève Pierre-Yves Maillard, président de l’USS. «&nbsp;Le refus opposé à cette baisse pour les plus hauts revenus le démontre&nbsp;: les projets socialement injustes ne peuvent qu’échouer en votation populaire&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_200927_Abstimmungsparty_e96f1d3316.webp" length="342494" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7256</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2020 11:33:36 +0200</pubDate><title>Les pilotes d’Easyjet en voie d’intégrer l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-pilotes-deasyjet-en-voie-dintegrer-luss</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le syndicat des pilotes d’easyjet Suisse a demandé son affiliation à l’Union syndicale suisse à l’été 2020. Ce syndicat, qui représente environ 90% des pilotes d’Easyjet, serait la première organisation de pilotes à rejoindre la faîtière en Suisse. Pour le comité de l'ESPA, « le rattachement à l’USS nous renforce dans la perspective des discussions et négociations à venir sur la restructuration de l’entreprise&nbsp;».&nbsp;</p><p>La situation est aujourd’hui difficile dans le secteur aérien comme dans bon nombre d’autres secteurs économiques en raison des restrictions liées à la lutte contre la pandémie. Il est plus que jamais nécessaire de défendre les emplois et les conditions de travail de l’ensemble des salariés de toutes les professions concernées, et de faire entendre leur voix. Bon nombre de salarié-e-s de l’aviation sont déjà organisés au sein des fédérations de l’USS, principalement à Kapers et au SSP pour ce qui est du personnel de cabine. « &nbsp;En adhérant à notre faîtière, les pilotes d'easyjet donnent un signal important en faveur la défense commune et solidaire des intérêts des salariés des compagnies aériennes », se réjouit Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Conformément aux statuts, la demande d’adhésion a été approuvée par le comité de l’USS en septembre 2020. La décision définitive d’acceptation de l’adhésion revient à l’assemblée des délégué-e-s du&nbsp;20 novembre.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Transports</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/8/csm_ESPA_logo_quadratisch_2cb79b076d.webp" length="25536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7261</guid><pubDate>Tue, 29 Sep 2020 16:15:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur l’aviation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-laviation</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7254</guid><pubDate>Sun, 27 Sep 2020 13:11:20 +0200</pubDate><title>Un Oui clair aux bilatérales avec des mesures d’accompagnement fortes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-oui-clair-aux-bilaterales-avec-des-mesures-daccompagnement-fortes</link><description>L&#039;USS se réjouit du rejet clair et net de l&#039;initiative de résiliation de l&#039;UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rejet sans équivoque de l’initiative de résiliation est un Oui résolu à une voie bilatérale qui a fait ses preuves. Concrètement, c’est aussi un Oui à la libre circulation des personnes avec une bonne protection des salaires. Ce résultat est déterminant pour l’avenir des relations bilatérales avec l’Union européenne (UE). La Suisse soutient les bilatérales. Mais elle ne veut pas d’un démantèlement de la protection des salaires ni des détériorations que ce démantèlement entraînerait pour la population.</p><p>Aujourd'hui, le peuple suisse a confirmé son attachement à la voie bilatérale ainsi qu’à la libre circulation des personnes combinée à des mesures d'accompagnement fortes – contrairement au Royaume-Uni, qui a décidé de quitter l'UE il y a quatre ans. Ce résultat positif montre qu'une bonne coopération avec l'UE est la bienvenue si elle est porteuse de progrès social et si les préoccupations concrètes des citoyennes et citoyens sont également prises en compte. Les mesures d'accompagnement constituent une condition essentielle à cet égard. La Suisse a les salaires les plus élevés d'Europe, c'est pourquoi elle a besoin d'une protection salariale appropriée.</p><p>L’engagement sans précédent des syndicats dans cette campagne a par ailleurs donné au Conseil fédéral, aux partenaires sociaux et à beaucoup d’autres protagonistes politiques l’occasion de se prononcer clairement en faveur des mesures d’accompagnement, des mesures qui ont renforcé de façon significative la confiance dans la voie bilatérale. Dans ce débat, la large coalition du Non a fait face ouvertement aux questions et inquiétudes légitimes de la population. Pas besoin de peindre le diable sur la muraille ni d’enjoliver les choses&nbsp;: il faut simplement des solutions concrètes pour les gens qui travaillent. Et les syndicats ont réussi à les exposer de manière crédible. L’USS se sent renforcée dans cette position et continuera de la défendre, car elle constitue le socle sur lequel la voie bilatérale reposera aussi à l’avenir.</p><p>Sous couvert d’une limitation de l’immigration, les initiant-e-s voulaient en réalité réintroduire des statuts de séjour précaires, supprimer tous les instruments de lutte contre la sous-enchère des conditions de travail et des salaires et attaquer le large consensus qui sous-tend le marché du travail suisse&nbsp;: des partenaires sociaux forts et le développement des conventions collectives de travail. Le vote d’aujourd’hui stoppe net ces velléités.</p><p>Un résultat réjouissant pour le président de l’USS Pierre-Yves Maillard&nbsp;: «&nbsp;La protection des salaires et, d’une manière générale, les mesures d’accompagnement sortent renforcées de cette votation&nbsp;». Quant à la question de l’accord-cadre avec l’UE, il ne laisse la place à aucune ambiguïté&nbsp;: «&nbsp;L’USS rejette un accord-cadre qui menace la protection salariale autonome et le service public. L’accord sous sa forme actuelle doit être renégocié&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7250</guid><pubDate>Sun, 27 Sep 2020 13:00:00 +0200</pubDate><title>Droits égaux et protection des salaires efficace sont la meilleure solution pour tous les travailleurs, européens et suisses</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/droits-egaux-et-protection-des-salaires-efficace-sont-la-meilleure-solution-pour-tous-les-travailleurs-europeens-et-suisses</link><description>Déclaration de la Confédération européenne des syndicats (CES) sur le refus en Suisse de l’initiative dite « de limitation »</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’initiative populaire dite « de limitation » attaquait frontalement le modèle suisse associant libre-circulation des personnes et contrôle des salaires et des conditions de travail. Son acceptation aurait signifié la fin de la libre-circulation des personnes entre l’Union européenne et la Suisse, ainsi qu’une remise en question des mesures d’accompagnement.</p><p>La Confédération européenne des syndicats (CES) se félicite de son rejet clair en votation populaire aujourd’hui, le 27 septembre. Les mesures d’accompagnement obtenues et mises en œuvre par les syndicats suisses sont un exemple et un modèle non-discriminatoire pour le renforcement des droits des travailleuses et des travailleurs, pour la mobilité équitable et pour une Europe sociale. Elles garantissent que les retombées de l’ouverture économique se traduisent par des emplois correctement rémunérés, sans pression sur les salaires.</p><p>La CES s’engage dans toute l’Europe et auprès des instances de l’Union européenne pour des mesures efficaces contre le dumping salarial et la dégradation des conditions de travail. Laisser faire la sous-enchère salariale et la concurrence sauvage ne provoque que la défiance envers les institutions à tous les niveaux. Au contraire, seule une Europe qui assure une protection juste et efficace aux gens qui travaillent a de l’avenir. Plusieurs pays membres et les instances de l'UE changent actuellement d’approche sur ces questions, sous la pression syndicale. Il faut poursuivre le mouvement dans ce sens – et non affaiblir les protections en place.</p><p>Le refus clair de l’initiative populaire qui voulait revenir au système des contingents discriminatoire contre les travailleurs venant de l’UE et affaiblir les règles sur le marché du travail est une victoire d’étape. Avec les syndicats suisses, la CES continuera à s’engager pour défendre les mesures d’accompagnements et la protection des salaires autonome en Suisse, d’où que viennent les attaques. Ces mesures montrent la voie à suivre : l’Europe a besoin de plus de droits pour les travailleuses et travailleurs, de plus de protection des salaires et de plus de contrôles.</p><p>C’est pourquoi la CES soutient la position des syndicats de Suisse à propos du projet d'accord-cadre avec l’UE. Ce nouvel accord ne doit en aucun cas servir de moyen pour démanteler les mesures d’accompagnement qui visent à protéger tous les travailleurs, établis en Suisse comme détachés, du dumping social et du nivellement des salaires par le bas.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/5/csm_ETUC_56c14105a9.webp" length="27036" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7252</guid><pubDate>Sun, 27 Sep 2020 12:36:35 +0200</pubDate><title>La Suisse sociale sort renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-suisse-sociale-sort-renforcee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La population refuse des cadeaux aux familles les plus aisées et plébiscite le congé paternité. Ces résultats sont des signaux clairs en faveur d’une politique progressiste en Suisse et doivent ouvrir la voie à des solutions plus justes aux problèmes concrets. À Genève, l’introduction d’un salaire minimum légal fait monter à quatre le nombre des cantons dotés d’une telle protection pour les secteurs sans CCT.</p><h4>Opération de self-service fiscal stoppée net</h4><p>Les électrices et électeurs suisses ont rejeté aujourd’hui une baisse d’impôt pour les hauts revenus qui était déguisée en soutien aux familles. 70&nbsp;% de la baisse d’impôt pour 20&nbsp;% des familles les mieux loties&nbsp;: cette mesure était totalement inadéquate face aux problèmes concrets de pouvoir d’achat rencontrés par les ménages en Suisse. Dans le contexte actuel de crise, alors que de nombreuses familles avec des revenus bas ou moyens font face à d’importantes difficultés pour boucler les fins de mois, l’absurdité de ce projet est apparue plus clairement encore.</p><p>Il faut maintenant s’atteler à résoudre les problèmes structurels de l’accueil de jour des enfants en Suisse. Cela passe par la création de places d’accueil à un rythme soutenu ainsi que par un abaissement de la participation demandée aux parents. L’USS poursuivra son engagement pour que l’accueil de jour soit conçu comme un véritable service public.</p><p>De plus, pour l’USS, soutenir le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs aux salaires bas et moyens reste une priorité absolue. Il s’agit autant d’éviter aux personnes concernées par le chômage partiel ou une perte d’emploi de chuter dans la précarité que de lutter contre une spirale économique vers le bas. Le Non sorti des urnes aujourd’hui ouvre le champ pour des mesures efficaces et rapides qui profitent à toutes et tous, comme la réduction des primes d’assurance-maladie par la baisse des réserves des assurances.</p><p>«&nbsp;Dans une situation sociale et économique aussi tendue, soutenir le pouvoir d’achat des familles est une nécessité absolue&nbsp;: ce constat semble largement partagé. Mais nous avons besoin d’un mécanisme qui atteigne réellement sa cible&nbsp;», relève Pierre-Yves Maillard, président de l’USS. «&nbsp;Le refus opposé à cette baisse pour les plus hauts revenus le démontre&nbsp;: les projets socialement injustes ne peuvent qu’échouer en votation populaire&nbsp;».</p><h4>Deux semaines de congé paternité ne sont que le début</h4><p>Le très large Oui au congé paternité de deux semaines montre que les citoyennes et citoyens souhaitent rattraper enfin le retard de la Suisse en matière d’égalité. Ce congé paternité doit être le premier pas vers une politique familiale qui permet aux hommes et aux femmes d’assumer de façon égalitaire leur famille et les revenus de l’activité professionnelle. Pour cela, il faut en priorité un renforcement en matière de prise en charge des enfants&nbsp;: la Suisse doit développer les structures d’accueil extrafamilial et extrascolaire des enfants et les organiser comme un service public gratuit.</p><p>Il s’agit également d’introduire un véritable congé parental pour lequel l’USS s’engage aux côtés de plusieurs autres organisations. Dans la mise en œuvre au niveau des branches et des entreprises du nouveau congé paternité, celui-ci devra du reste s’additionner aux jours de congé auxquels les jeunes pères ont déjà droit selon de nombreuses CCT, et non pas les remplacer.</p><p>De&nbsp;nombreuses études démontrent que le congé parental n’est pas seulement bénéfique&nbsp;pour les enfants et les parents&nbsp;mais également pour l’économie et la société.&nbsp;Il aide les mères et les pères à se répartir équitablement les tâches&nbsp;professionnelles et familiales sans retomber dans les vieux schémas de&nbsp;répartition des rôles&nbsp;: un congé parental de&nbsp;longue durée favorise&nbsp;l’implication des pères dans la prise en charge des enfants et l’intégration&nbsp;professionnelle des&nbsp;mères.</p><h4>Salaire minimum à Genève&nbsp;: une victoire importante</h4><p>La population genevoise a voté très largement en faveur de l’introduction d’un salaire minimum de 23 francs de l’heure. L’USS se&nbsp;réjouit de cette victoire très nette en faveur de la protection des salaires&nbsp;: trop de travailleuses et de travailleurs ne sont pas&nbsp;couverts par des conventions collectives de travail (CCT) et touchent donc des salaires insuffisants pour vivre. Il est grand temps&nbsp;que le travail paie suffisamment.</p><p>Les salaires insuffisants sont concentrés dans les branches où il n’existe pas CCT – que ce soit parce que les employeurs ne&nbsp;souhaitent pas en conclure ou parce qu’ils ne disposent pas d’associations représentatives. L’introduction d’un salaire minimum y&nbsp;sera particulièrement bienvenue pour renforcer le pouvoir d’achat des salarié-e-s et réduire la concurrence déloyale entre employeurs.</p><p>Des salaires minimaux légaux ont donc désormais été introduits dans quatre cantons de Suisse. En plus, à Bâle-Ville, une initiative&nbsp;populaire est en attente de traitement, tandis que dans le canton de Zurich, trois initiatives communales ont été lancées à Zurich,&nbsp;Winterthur et Kloten. Le résultat genevois ouvre une perspective favorable.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_200927_Abstimmungsparty_e96f1d3316.webp" length="342494" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7303</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2020 13:24:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 142 : Évolution des effectifs des  syndicats en 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-142-zur-mitgliederentwicklung-der-gewerkschaften-im-jahr-2019</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2019, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 337&nbsp;114 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 6692 personnes en moins, soit une baisse de 1,95&nbsp;% des effectifs. Cette baisse est toutefois nettement moins prononcée que lors de la dernière comparaison (2,67&nbsp;%). Le nombre de membres a diminué chez les hommes (&nbsp;-3,15&nbsp;%). Il a en revanche augmenté chez les femmes (&nbsp;+0,77&nbsp;%).</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/a/csm_Frauenstreik-Sion-FS-AnjaWurm-freshfocus_AWU9370_82438c2f0a.webp" length="322384" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7247</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2020 14:11:41 +0200</pubDate><title>Primes-maladie : le fardeau doit diminuer maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-le-fardeau-doit-diminuer-maintenant</link><description>Primes-maladie 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres sont désormais officiels&nbsp;: ces dernières années, les caisses-maladie ont amassé quelque 11 milliards de francs dans leurs réserves, des francs qui proviennent des primes-maladie des assuré-e-s. Avec tout cet argent, elles pourraient immédiatement baisser les primes. Ces milliards excédentaires doivent être restitués sans délai aux ménages. D’autant plus en cette période où nous entrons en récession et où le pouvoir d’achat des ménages s’érode dans l’ensemble du pays.</p><p>Au cours des dernières années, les primes-maladie sont devenues une charge que les ménages ne peuvent plus assumer. Parallèlement, les cantons ne cessent de réduire les budgets alloués aux subsides pour les primes individuelles. Aujourd’hui, avec la crise économique due à la pandémie de COVID-19, de nombreux ménages doivent faire face à une chute drastique de leurs revenus, soit après une perte d’emploi, soit parce que le chômage partiel ne compense que 80&nbsp;% des salaires, même les plus bas. L’annonce aujourd’hui d’une hausse très «&nbsp;modérée&nbsp;» des primes-maladie ne suffit donc pas à soulager ces ménages.</p><h4>Hausse des subsides indispensable</h4><p>Aucun autre pays de l’OCDE ne demande à ses résident-e-s de participer autant de leur propre poche à leurs frais de santé. De plus, le financement passe également par un système non solidaire de primes individuelles. Depuis des années, l’Union syndicale suisse (USS) appelle à une remise en question de ce système en renforçant le financement basé sur les revenus. L'initiative d'allégement des primes de l’USS et du PS, par exemple, va dans cette direction. Elle exige qu'un ménage ne dépense pas plus de 10&nbsp;% de son revenu disponible en primes d'assurance maladie.</p><h4>Les milliards de réserves ne sont plus défendables</h4><p>Les milliards de réserves ont été constitués spécialement en prévision d’une crise sanitaire. Et nous sommes en plein dedans. Mais les caisses-maladie n’ont même pas eu besoin de puiser dans ces réserves pour gérer les coûts de la crise. La totalité des réserves atteint aujourd’hui le double de ce qu’elle devrait selon la loi. La hausse annoncée de «&nbsp;seulement&nbsp;» 0,5&nbsp;% des primes pour 2021 n’est de loin pas suffisante comme mesure pour alléger le fardeau des ménages. Même problème pour la «&nbsp;réduction volontaire&nbsp;» des réserves annoncée mardi passé&nbsp;: si les caisses-maladie ne jouent pas le jeu, ce ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. L’annonce d’aujourd’hui à ce sujet en est la preuve&nbsp;: la réduction des réserves sera bien maigrichonne, avec seulement 211 millions de francs. Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’un engagement politique clair&nbsp;: la montagne de réserves doit être réduite rapidement et les assuré-e-s doivent se voir rembourser ce qui leur revient. C’est maintenant, plus que jamais, qu’elles et ils en ont besoin&nbsp;: le fardeau des primes doit diminuer maintenant&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7245</guid><pubDate>Fri, 18 Sep 2020 15:33:56 +0200</pubDate><title>Les réserves excessives doivent être restituées aux ménages </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-reserves-excessives-doivent-etre-restituees-aux-menages</link><description>Réserves excédentaires des caisses-maladie </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Face aux milliards de réserves excédentaires des caisses-maladie, le Conseil fédéral admet que quelque chose doit de toute urgence être fait. La pression des primes-maladie représente une charge de moins en moins supportable pour les familles et les personnes à bas revenu. Et la crise du COVID-19 a encore aggravé les problèmes de pouvoir d’achat. Pendant ce temps, les assurances-maladie sont assises sur des milliards de francs de réserves qui dépassent de loin les minimas prescrits par la loi. L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait qu’en adaptant aujourd’hui les dispositions concernant ces réserves, le Conseil fédéral montre qu’il veut réduire cette énorme montagne d’argent accumulée au fil des ans.</p><p>Pour le Conseil fédéral, il faut donc sans tarder diminuer ces réserves excessives et les redistribuer à la population en cette période économiquement très difficile. Mais la mesure décidée aujourd’hui n’est encore qu’une goutte d’eau dans l’océan. En effet, les caisses-maladie peuvent désormais restituer les réserves excédentaires à leurs assuré-e-s déjà à partir d’un «&nbsp;taux de solvabilité&nbsp;» de 100&nbsp;% (contre 150&nbsp;% auparavant), mais ces remboursements demeurent facultatifs. Jusqu’ici, presque toutes les caisses auraient déjà pu procéder sur une base volontaire à de telles restitutions, car le taux moyen de solvabilité dépasse les 200&nbsp;%. Et même un taux de solvabilité de 100&nbsp;% repose, dans la définition actuelle de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), sur des hypothèses très prudentes, voire conservatrices&nbsp;: même dans le cas de la pandémie actuelle, de telles réserves ne se sont pas avérées nécessaires, loin s’en faut. En outre, on ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral ne décide pas l’entrée en vigueur sans délai, mais seulement pour les primes de 2022, de cette modification de l’ordonnance. Car personne ne conteste qu’il faut de toute urgence agir.</p><p>Compte tenu de la situation économique tendue et de l’évolution défavorable du pouvoir d’achat des ménages, l’USS exige des mesures plus ambitieuses. Il faut que les caisses-maladie soient obligées de réduire leurs réserves excessives pour garantir que ces milliards reviennent au plus vite dans les portemonnaies des ménages.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/6/csm_krankenkassen_logos_kvg_visana_swica_assura_helsana_css_concordia_format_neue_website_ee26b1b042.webp" length="14928" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7170</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2020 12:49:00 +0200</pubDate><title>La libre circulation des personnes combinée aux mesures d’accompagnement : un régime migratoire à l’épreuve</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/la-libre-circulation-des-personnes-combinee-aux-mesures-daccompagnement-un-regime-migratoire-a-lepreuve</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Comparée à d’autres systèmes d’immigration, la solution suisse de libre circulation des personnes combinée à des mesures d’accompagnement efficaces fait bonne figure&nbsp;: moins de sous-enchère salariale et de travail au noir, et une forte participation des personnes immigrantes au monde du travail.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/KI/La_libre_circulation_des_personnes_combine__e_aux_mesures_daccompagnement_-_un_re__gime_migratoire_a___le__preuve.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Une analyse en sept point de Daniel Lamprt, économiste en chef de l'USS</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/6/csm_schnitt_broschure_baracken_d_rz_2010_image_b9968083f6.webp" length="213574" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7224</guid><pubDate>Mon, 14 Sep 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Des augmentations de salaires sont possibles et nécessaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-augmentations-de-salaires-sont-possibles-et-necessaires</link><description>Revendications salariales des syndicats pour 2020-2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les effets de la crise sur l’économie sont variables&nbsp;: dans certains secteurs, les affaires se portent bien ou même très bien. Étant donné la faible progression des salaires au cours des dernières années, les fédérations de l’Union syndicale suisse (USS) demandent des augmentations jusqu’à 100 francs par mois ou jusqu’à 2&nbsp;% dans les branches et les entreprises qui en ont les moyens.</p><p>Nombre de salarié-e-s ont dû fournir un effort particulier durant la crise. On pense aux hôpitaux, mais aussi à la logistique ou à certaines parties de l’administration publique. Parallèlement, certaines branches se portent bien. Des augmentations de salaires substantielles y sont possibles.</p><p>Au cours des dernières années, les salaires ont stagné malgré l’essor économique. Ce n’est qu’en 2019 que les salaires réels ont à nouveau progressé, d’environ 0,5&nbsp;%, après deux mauvaises années. Une hausse clairement insuffisante au vu du développement favorable des affaires et d’une croissance de 5,9&nbsp;% du PIB de 2017 à 2019. Il est donc nécessaire d’augmenter les salaires.</p><h4>Les revendications</h4><p>Depuis la crise financière, il y a plus de dix ans, les employeurs arguent sans cesse des turbulences du moment pour refuser des hausses salariales. Pourtant, souvent, la situation économique est meilleure que ce qu’ils essaient de faire croire. La crise ne peut pas servir d’argument partout et pour tout le monde&nbsp;: lorsque la marche des affaires est bonne, il faut améliorer la situation des travailleuses et travailleurs.</p><p>Les fédérations de l’USS demandent en conséquence des augmentations allant jusqu’à 100 francs par mois, ou 2&nbsp;% de hausse dans les branches et entreprises qui peuvent se le permettre. De plus, le 13e salaire devrait être payé entièrement même si l’entreprise a été en chômage partiel durant l’année. Enfin, là où le chômage partiel a encore cours, l’USS demande aux employeurs de verser 100&nbsp;% du salaire pour les rémunérations les plus basses, comme le font déjà plusieurs entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/c/csm_200914_MK-Lohnrunde2020-2021_sgb-mp_9d99bf0960.webp" length="214610" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7221</guid><pubDate>Fri, 11 Sep 2020 14:44:46 +0200</pubDate><title>« Génération stagiaire » : stop aux abus et à la sous-enchère !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/generation-stagiaire-stop-aux-abus-et-a-la-sous-enchere</link><description>Motions cantonales pour mieux protéger les stagiaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">De plus en plus souvent, les jeunes entrent sur le marché du travail avec des contrats de stage. Résultat&nbsp;: les mauvaises conditions de travail et la sous-enchère salariale se multiplient. Pour le Conseil fédéral, cette question relève de la responsabilité des cantons. Afin d’accentuer la pression, l’Union syndicale suisse (USS) et sa Commission de la jeunesse lancent une vague de motions dans les cantons.</p><p>À l’occasion de la rentrée 2020, des motions concernant la situation des stagiaires ont été déposées ou l’avaient déjà été dans plus de 15 cantons. De nombreux étudiant-e-s, mais aussi des personnes qui veulent entamer un apprentissage ou une formation dans une haute école sont contraints d’effectuer un stage préalable. Le Conseil fédéral estime qu’il n’y a pas besoin d’agir au niveau national et laisse aux cantons la responsabilité de réglementer cette pratique scandaleuse des stages. L’USS veut donc pousser les cantons à prendre leurs responsabilités&nbsp;: les stages doivent être réglementés et, au besoin, interdits.</p><p>Dans sa réponse à la motion 18.3489 qui demandait une réglementation des stages au plan fédéral, le Conseil fédéral arguait que la surveillance du marché du travail était exécutée par les cantons. Ceux-ci disposent donc des outils nécessaires pour intervenir contre les abus en matière de stages. Mais dans les faits, rares sont les cantons qui ont vraiment des réglementations efficaces en la matière. Et pourtant, le nombre de stagiaires ne cesse d’augmenter depuis 2010. En Suisse, environ 10&nbsp;% des employé-e-s de 15 à 24 ans ont des contrats de stage.</p><p>La situation est particulièrement difficile dans les domaines de la santé et de la garde d’enfants, où les jeunes doivent parfois effectuer des stages de très longue durée avant même de commencer un apprentissage. Autre domaine où la précarité est grande&nbsp;: les personnes qui, après la fin de leurs études, ne trouvent que des places de stage pendant plusieurs années. Souvent aussi, les stagiaires voient leur contrat de stage reconduit à plusieurs reprises, sous prétexte qu’il y aura un contrat fixe la prochaine fois. Ces cas-là relèvent clairement de la sous-enchère salariale. Avec des contrats de stage, les jeunes doivent accepter des salaires très bas et les conséquences sont doublement néfastes&nbsp;: ils ne gagnent pas assez pour vivre et ils occupent la place d’employé-e-s permanents mieux payés, qui pourraient en vivre décemment.</p><p>En principe, les stages ne devraient être requis que dans des circonstances très spécifiques, comme par exemple lors d’une intégration au marché du travail. Et ils devraient impérativement avoir une composante formatrice. L’USS exige par ailleurs que les stages de préapprentissage, en particulier dans les soins et la garde des enfants, soient interdits. La durée des autres types de stages doit être limitée à six mois et les stagiaires doivent bénéficier d’un accompagnement adéquat pendant cette période de formation.</p><p>Dans les motions déposées, les cantons sont appelés à contrôler les conditions des stages, à les documenter et à intervenir en cas d’infraction ou d’abus. Il s’agira en particulier de vérifier si des stages sans composante formatrice ne sont pas utilisés pour contourner les salaires et les conditions de travail usuels dans la région. Ces contrôles peuvent se faire à travers les instruments habituels des partenaires sociaux (commissions tripartites) ou par une autre instance appropriée.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_jungeFrauInWerkstatt_aerogondo-iStock_39047413ba.webp" length="139750" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7241</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 19:47:00 +0200</pubDate><title>Accord entre la Suisse et l’Allemagne concernant la constatation mutuelle de l’équivalence des diplômes professionnels</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/accord-entre-la-suisse-et-lallemagne-concernant-la-constatation-mutuelle-de-lequivalence-des-diplomes-professionnels</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS salue l’objectif de l’accord qui consiste à permettre aux titulaires de diplômes professionnels d’un pays d’accéder plus facilement à la formation continue dans l’autre pays ainsi qu’au marché du travail pour y exercer leur profession et à encourager ainsi la mobilité trans-frontalière des professionnels qualifiés de manière générale. L’USS estime nécessaire l’actualisation d’un accord datant de 1937 qui était de surcroît limité aux professions artisanales. Notres commentaires et remarques se trouvent dans la réponse complète (voir ci-dessous).</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7237</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:53:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la réglementation de l’activité des intermédiaires d’assurance</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/loi-federale-sur-la-reglementation-de-lactivite-des-intermediaires-dassurance</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7235</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:44:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur les voies cyclables</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-les-voies-cyclables</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7233</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:38:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur l’organisation de la Poste (LOP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-lorganisation-de-la-poste-lop</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7231</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:31:00 +0200</pubDate><title>Admission des podologues comme fournisseurs de prestations dans le cadre de l’assurance obligatoire des soins</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/zulassung-der-podologinnen-als-leistungserbringer-aenderungen-der-kvv-und-kvl</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7229</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:18:00 +0200</pubDate><title>«Pour des routes plus sûres, des mesures maintenant!» – Iv. ct. 17.304</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/pour-des-routes-plus-sures-des-mesures-maintenant-iv-ct-17304</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7226</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:05:00 +0200</pubDate><title>Exécution de l’obligation de payer les primes – Iv.ct. TG 16.312</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/execution-de-lobligation-de-payer-les-primes-ivct-tg-16312</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7213</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 15:33:10 +0200</pubDate><title>Dossier N° 141 : Enquête 2020 sur les médias</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/dossier-n-141-enquete-2020-sur-les-medias</link><description>Analyse des conditions de travail et des salaires de plus de 1000 journalistes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis des années, la branche des médias vit un profond changement structurel dont les effets se font directement sentir sur les conditions et les méthodes de travail ainsi que le revenu des professionnel-le-s des médias[1]. Des journaux ont disparu, des émissions ont été retirées des programmes, des rédactions fusionnées et des milliers d’emplois supprimés. La branche n’est que partiellement couverte par des conventions collectives de travail (CCT) qui, en cas de crise, stabilisent les rapports de travail. Les éditeurs de la presse écrite et en ligne, organisés au sein de l’association Schweizer Medien (VSM), refusent depuis maintenant 15 ans une nouvelle CCT pour la Suisse alémanique et le Tessin.</p><p>Aujourd’hui, le marché suisse des médias est dominé par quatre entreprises, qui produisent les imprimés, les publications en ligne et les émissions de radio et de télévision. Cela fait des années qu’en Suisse, les entreprises de médias privées perdent des recettes publicitaires, qui profitent désormais aux plates-formes des «&nbsp;GAFA&nbsp;», comme on les appelle (Google, Amazon, Facebook, Apple). La SSR, qui perd aussi des recettes publicitaires, applique depuis des années des mesures d’économies. Elle a l’intention de centraliser les rédactions responsables des informations, remettant ainsi elle-même en question sa politique de localisation fédéraliste. Malgré des mesures de démantèlement, elle reste la plus grande employeuse dans le secteur des médias. Si elles garantissent une certaine diversité, les publications en ligne indépendantes ne sont cependant pas en mesure de compenser la diminution du nombre des emplois dans la presse écrite régionale.</p><p>Le dernier sondage sur le salaire et le revenu des journalistes avait eu lieu en 2006, à l’initiative des organisations actives dans la branche des médias&nbsp;: syndicom (qui s’appelait alors Comedia), le Syndicat suisse des mass media (SSM), Impressum et l’Association suisse des journalistes spécialisés (AJS)[2]. Une actualisation s’imposant désormais en raison de la dynamique de cette branche, les organisations concernées ont décidé de sonder une nouvelle fois les journalistes. Dans la mesure du possible, il s’agissait de faire des comparaisons avec l’enquête de 2006.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/3/csm_journalisten_fotografen_medien_2017_flickr-re-doppelpunkt-publica-jan_michalko_CC_BY-SA_2.0_14b2cecb07.webp" length="368382" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7219</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 14:53:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la sécurité et la protection de la santé des travailleurs dans les travaux de construction </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ordonnance-sur-la-securite-et-la-protection-de-la-sante-des-travailleurs-dans-les-travaux-de-construction</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7217</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 14:49:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les allocations familiales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-sur-les-allocations-familiales</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7211</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 11:08:01 +0200</pubDate><title>AVS21 : pas de démantèlement sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs21-pas-de-demantelement-sur-le-dos-des-femmes</link><description>La commission des États fait fausse route : le Parlement doit se centrer sur le niveau des rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) rejette fermement le projet de réforme AVS21 tel que la Commission de la santé et des affaires sociales du Conseil des États le conçoit. Au lieu de s’attaquer au problème bien réel des rentes de vieillesse trop basses, la CSSS-E s’entête à vouloir miser sur la hausse de l’âge de la retraite pour les femmes. Celles-ci sont pourtant déjà nettement désavantagées en matière de prévoyance vieillesse. Pour l’USS, un démantèlement de l’AVS sur le dos des femmes n’est tout simplement pas admissible.</p><p>Seule une réforme de l'AVS centrée sur le niveau des rentes est susceptible de réunir une majorité des citoyen-ne-s et de réussir. Depuis plus de 40 ans, il n’y a eu aucune hausse des rentes AVS. Les ajustements basés sur l'indice mixte ne suivent que de très loin l'évolution des salaires. Les rentes AVS valent donc de moins en moins, alors que les coûts de la santé et les loyers explosent. Dans le même temps, les rentes du 2e pilier sont en chute libre depuis des années et risquent de diminuer encore. Il reste donc toujours moins d’argent pour vivre à la retraite.</p><p>Les femmes sont particulièrement désavantagées en termes de rentes&nbsp;: au début de cette semaine, les hommes ont déjà perçu autant de rentes de vieillesse que les femmes pour toute l'année 2020&nbsp;! Mais la majorité de droite de la commission compétente du Conseil des États préfère fermer les yeux sur cette réalité. Au contraire, elle veut aggraver encore la situation déjà déplorable des femmes en matière de retraite&nbsp;: avec l’augmentation prévue de l'âge de la retraite pour les femmes, celles-ci perdront 8,8 milliards de francs de prestations d'ici la fin de la décennie. Il est inacceptable que ce soient les plus mal loties qui doivent payer cette réforme. L’USS fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher que le Parlement continue sur cette voie.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7196</guid><pubDate>Mon, 31 Aug 2020 10:35:03 +0200</pubDate><title>Equal Pension Day : à partir d’aujourd’hui, seuls les hommes touchent une retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/equal-pension-day-a-partir-daujourdhui-seuls-les-hommes-touchent-une-retraite</link><description>Rentes des femmes trop basses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 31 août, les hommes retraités ont déjà touché le montant de rente que les femmes obtiendront en toute une année. Celles-ci ont en moyenne des rentes moins élevées d’un tiers. L’Equal Pension Day lancé par l’Union syndicale suisse (USS) attire l’attention sur cette inégalité et rappelle l’urgence d’agir pour la corriger.</p><p>L’écart d’aujourd’hui entre femmes et hommes en matière de retraites est le reflet des inégalités professionnelles et salariales d’hier. Les femmes interrompent plus souvent leur activité et travaillent plus souvent à temps partiel, la plupart du temps afin d’assumer davantage de tâches au sein de la famille et du foyer. Le travail des femmes aboutit donc à des rentes scandaleusement basses.</p><p>La prévoyance professionnelle ne représente qu’un maigre complément pour de nombreuses femmes. Un tiers d’entre elles ne perçoit aucune rente du deuxième pilier. Et lorsque c’est le cas,la prestation est en moyenne de moitié inférieure à celle des hommes. Une femme sur deux qui a pris sa retraite en 2018 reçoit une rente LPP de moins de 1165 francs par mois&nbsp;: «&nbsp;Dans les professions typiquement féminines, des rentes de la prévoyance professionnelle de 500 à 800 francs par mois sont courantes&nbsp;; cela ne permet pas de vivre&nbsp;!&nbsp;» affirme Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS.</p><p>Les femmes peuvent, certes, compter sur l’AVS&nbsp;: après la première grève des femmes, des mesures décisives pour favoriser l’égalité ont été introduites. Elles réduisent les effets des différences salariales et tirent à la hausse le montant des rentes. En conséquence, les rentes AVS des femmes et des hommes sont aujourd’hui à un niveau à peu près identique. Mais la rente AVS mensuelle maximum est de 2370 francs par mois –&nbsp;là aussi, un montant insuffisant pour assumer toutes les dépenses courantes. «&nbsp;Réduire les rentes sur le dos des femmes comme le prévoit le Parlement est une insulte une année après la grande grève des femmes de 2019. Les retraites des femmes doivent augmenter, pas diminuer&nbsp;!&nbsp;» demande la conseillère nationale PS Mattea Meyer.</p><p>Presque 11 pour-cent des femmes doivent, à peine arrivées à la retraite, demander des prestations complémentaires pour boucler les fins de mois&nbsp;: c’est la triste réalisé. Ceci, alors qu’elles ont pris soin d’enfants et de proches, été actives professionnelles, et subi un sous-emploi plus important que les hommes. A la retraite, elles continuent d’ailleurs à assumer la plus grande partie du travail de prise en charge des petits-enfants. En 2019, 140 000 femmes bénéficiaient de prestations complémentaires –&nbsp;contre la moitié seulement d’hommes. Les femmes divorcées et veuves sont particulièrement touchées. «&nbsp;Nous ne pouvons plus balayer d’un revers de main les inégalités en matière de retraite. C’est aussi pour les réduire qu’il faut une 13e rente AVS&nbsp;»&nbsp;: voilà ce qu’affirme la conseillère nationale verte Léonore Porchet à l’occasion de l’Equal Pension Day.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_equalPensionDay_39042bd9ba.webp" length="23364" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7195</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2020 16:28:08 +0200</pubDate><title>Analyse de l&#039;égalité salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/analyse-de-legalite-salariale</link><description>Offre de formation continue sur la Loi sur l’égalité révisée</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le premier juillet, la révision de la Loi sur l’égalité est entrée en vigueur: jusqu’au 30 juin 2021, les entreprises comptant de plus de 100 salarié-e-s doivent vérifier s’il existe en leur sein une discrimination salariale au détriment des femmes. L’analyse doit au moins être contrôlée par l’organe de révision. Dans l’idéal, cependant, l’analyse est réalisée en intégrant les représentants syndicaux, ce qui contribue à la transparence et à la confiance dans le processus.</p><p>Les syndicats disposent de compétences et d’une longue expérience dans la lutte contre la discrimination salariale liée au genre. Pour que les représentants des salarié-e-s (membres d’une commission du personnel et secrétaires syndicaux) puissent participer sur un pied d’égalité aux analyses, il est cependant utile qu’ils et elles se forment à cet effet. Sur mandat de l’USS, Movendo propose aux membres des fédérations syndicales affiliées des cours d’un jour consacrés aux les analyses salariales. En plus d’une présentation des bases légales et scientifiques de l’analyse de l’égalité salariale, le cours comprend une partie pratique. Au cours de celle-ci, les participants pourront développer des arguments en faveur d’une participation des représentants des employés, apprendre à connaître les outils utilisé pour les analyses, et se préparer au processus concret avec des check-lists des étapes à suivre.</p><p><a href="https://www.movendo.ch/fr/ereignis/analyse-de-legalite-salariale-219641" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Les dates et le formulaire d’inscription se trouvent sur la nouvelle page d’accueil de Movendo.</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/0/csm_Kalender-eintragen_pra-chid_iStock_cbae4847b9.webp" length="104254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7188</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 15:13:43 +0200</pubDate><title>Loi COVID-19 sur les loyers commerciaux</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/loi-covid-19-sur-les-loyers-commerciaux</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7186</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 15:07:26 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur l’imposition des rentes viagères et des formes de prévoyance similaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-limposition-des-rentes-viageres-et-des-formes-de-prevoyance-similaires</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7183</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 14:50:00 +0200</pubDate><title>OUI au congé paternité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/oui-au-conge-paternite</link><description>Objectif : congé parental !  Le congé paternité n’est qu’un début !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 27 septembre, la Suisse a l’occasion de rattraper un peu de son retard en matière d’égalité. Aujourd’hui, les pères n’ont droit qu’à un seul jour de congé lors de la naissance d’un enfant – c’est moins que pour un déménagement ! En disant Oui à un congé paternité de deux semaines, nous donnerons un signal pour que les hommes prennent leur part dans les tâches liées aux enfants. Sur cette question, la Suisse est encore à l’âge de pierre : la plupart des pays européens ont, en plus d’un congé maternité, un congé paternité digne de ce nom et un congé parental de plusieurs mois.</p><p class="lead"><strong>→ Le congé paternité doit devenir un droit pour tous les salariés</strong><br> Certaines entreprises offrent déjà aux hommes plus que la journée de congé prévue par la loi lors de la naissance d’un enfant. Mais ce droit ne devrait pas dépendre de l’employeur : il devrait s’appliquer à tout le monde, comme une assurance sociale.</p><p class="lead"><strong>→ Un petit pas vers plus d’égalité</strong><br> De plus en plus de pères jouent un rôle actif dans leur famille. Mais bien souvent, le schéma classique s’applique : l’homme assure le revenu, la femme porte l’essentiel de la responsabilité des enfants. Les mères consacrent en moyenne près de deux fois plus de temps aux travaux ménagers que les pères, et une fois et demie de plus à la prise en charge des enfants. Si nous voulons une répartition des tâches plus équilibrée, les pères doivent pouvoir s’impliquer dès le début et à égalité dans la vie familiale.</p><p class="lead">Un congé paternité de deux semaines ne résoudra évidemment pas tous les problèmes d’égalité femmes-hommes. Il faudra d’autres mesures pour avancer vraiment dans ce domaine. La Suisse ne pourra pas faire l’économie d’un congé parental de plusieurs mois. Et l’accueil extrafamilial pré- et parascolaire des enfants doit être massivement développé pour répondre réellement aux besoins.</p><p class="lead">Cependant, le congé paternité est un progrès concret pour une meilleure répartition des tâches au sein des famille. Un Oui net et clair à cette première étape est donc nécessaire.</p><p class="lead">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_congeparental_7889251117.webp" length="65458" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7182</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 12:13:38 +0200</pubDate><title>NON le 27 septembre à l&#039;anarque fiscale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/non-a-lanarque-fiscale</link><description>Les plus riches profitent, la classe moyenne paie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Augmenter les déductions fiscales pour enfants : la proposition est en apparence séduisante. Mais c’est en fait une arnaque. La prétendue aide aux familles soumise en votation n’est rien d’autre qu’une baisse d’impôt pour les plus hauts revenus. Ce sont les classes moyennes qui paieraient l’addition. Il faut empêcher cela !</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/9/csm_nonalarnarquefiscale_e82ad45d3e.webp" length="55438" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7180</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Contre la baisse des salaires et les inégalités, il faut davantage de conventions collectives</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/enquete-sur-les-medias</link><description>L&#039;USS présente les résultats de l&#039;enquête 2020 auprès des journalistes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le changement structurel qui touche les médias depuis des années a des conséquences très directes sur les conditions de travail et les salaires des professionnel-le-s des médias. Une étude représentative publiée ce jour montre que les salaires des journalistes stagnent depuis 14 ans et qu’ils sont donc très en retard par rapport à l’évolution générale des revenus en Suisse. Les <span class="no-hyphenation">indépendant-e-s</span> ont même vu leur rémunération baisser. La branche des médias n’est par ailleurs pas épargnée par la discrimination salariale liée au sexe, en particulier aux échelons mieux payés. L’étude démontre que c’est l’existence d’une convention collective de travail (CCT) qui protège le mieux contre la baisse des salaires et les inégalités. Il faut donc plus de CCT dans les médias, et de vrais investissements dans la qualité.</p><p>L’USS a conduit avec syndicom, le Syndicat suisse des mass média (SSM) et l’Association des journalistes spécialisés (AJS) une enquête sur les conditions de travail des journalistes, avec l’expert des questions salariales Roman Graf. La précédente datait de 2006. Avec plus de 1600 réponses reçues, le sondage peut être considéré comme représentatif. Les résultats dépeignent donc avec clarté la situation actuelle pour les <span class="no-hyphenation">professionnel-le-s</span> des médias.</p><p><strong>Salaires à la baisse</strong><br> Le rapport indique que le salaire des journalistes stagne. Chez les indépendant-e-s, le salaire médian a même diminué de 1000 francs. Des problèmes se font jour quant aux conditions de travail également : la pression des délais augmente, et très souvent, il est inévitable de travailler aussi dans son temps libre. Enfin, la situation de bon nombre de journalistes se distingue par une forte insécurité&nbsp;: 60% des indépendant-e-s et un quart des salarié-e-s sont inquiets de ne pas avoir suffisamment de mandats, respectivement craignent de perdre leur emploi. Une large majorité – toutes catégories confondues – estime difficile à très difficile de retrouver une activité équivalente en cas de perte de travail.</p><p>Sur tous les paramètres, la présence d’une CCT fait la différence. Lorsqu’une convention collective de travail s’applique, les salaires sont meilleurs, les temps de travail sont mieux définis, et les inégalités salariales liées au sexe sont moins nombreuses. Pour Stephanie Vonarburg, vice-présidente de syndicom et responsable du secteur médias, «&nbsp;il n’y a qu’une bonne CCT qui garantisse des salaires corrects, en particulier au bas de l’échelle des rémunérations et pour les femmes. Cela vaut tant pour les <span class="no-hyphenation">salarié-e-s</span> que pour les <span class="no-hyphenation">indépendant-e-s</span>.&nbsp;»</p><p><strong>Préserver la qualité et l’attractivité du journalisme</strong><br> La crise du coronavirus a démontré plus clairement encore l’importance d’une offre médiatique de qualité pour la cohésion sociale et la démocratie. Pour l’assurer, il faut que les médias continuent à intéresser des personnes bien formées et motivées à faire carrière dans le journalisme en leur offrant une perspective de long terme dans le secteur. Les acteurs médiatiques doivent donc investir dans les conditions de travail pour assurer l’attractivité du journalisme. C’est aussi vrai pour les journalistes spécialisés, dont la situation est, par comparaison, assez bonne&nbsp;: «&nbsp;Bonnes conditions de travail et formation continue permanente sont la clé&nbsp;», affirme Pete Mijnssen, président de l’AJS. «&nbsp;Ce sont les bases incontournables d’un journalisme spécialisé solide et fondé.&nbsp;»</p><p>Que le soutien aux médias figure à l’agenda politique est réjouissant. «&nbsp;Il doit cependant aller de pair avec de vraies améliorations pour les professionnel-le-s qui font les médias au quotidien, avec un renforcement du partenariat social, et avec une meilleure couverture par des CCT&nbsp;», relève Melanie Berner, secrétaire spécialisée au SSM. «&nbsp;Un soutien financier public ne doit être possible que si ces conditions sont respectées&nbsp;». Par ailleurs, les fédérations et associations représentées s’expriment clairement pour l’extension des mesures de soutien fédérales aux plates-formes médatiques en ligne.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/3/csm_journalisten_fotografen_medien_2017_flickr-re-doppelpunkt-publica-jan_michalko_CC_BY-SA_2.0_14b2cecb07.webp" length="368382" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7175</guid><pubDate>Tue, 25 Aug 2020 17:13:50 +0200</pubDate><title>Taux d&#039;intérêt LPP: les rentes continuent de fondre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-lpp-les-rentes-continuent-de-fondre</link><description>Non à la baisse du taux d&#039;intérêt minimal</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission LPP recommande de baisser le taux d’intérêt minimal LPP pour le fixer à 0,75%. C’est du jamais vu. Les rentes du 2e pilier vont donc continuer leur chute libre. Il faut maintenant que le Conseil fédéral corrige cette erreur pour stabiliser les rentes et mettre fin au torpillage de la confiance dans la prévoyance professionnelle.</p><p>L’USS s’oppose à une baisse du taux d’intérêt minimal dans le 2e pilier. Lors de son audition, elle avait demandé le maintien du taux minimal de 1%. Aujourd’hui, la Commission LPP a toutefois décidé, à une courte majorité, de recommander au Conseil fédéral de baisser encore ce taux minimal de 1% à 0,75%. Elle déstabilise ainsi sans raison la confiance déjà très précaire des assuré-e-s dans le 2e pilier. Depuis des années, les taux de conversion et les rentes des caisses de pensions sont en baisse constante, tandis que les assurés paient des cotisations plus élevées que jamais.</p><p>Une réduction quasiment préventive du taux d’intérêt minimal ne correspond pas à la volonté de la loi. Celle-ci prévoit que le taux minimal doit être fixé de telle sorte que les revenus des placements soient crédités aux assuré-e-s. Sur plusieurs années, il devrait donc correspondre approximativement aux rendements obtenus par un portefeuille de fonds de pension raisonnable. Ce n'est plus le cas si le taux d'intérêt est réduit. C'est pourquoi une nette majorité des partenaires sociaux consultés s'y sont opposés.</p><p><strong>Situation solide et bonnes réserves</strong></p><p>Les institutions de prévoyance ont entamé l'année 2020 sur des bases très solides, et 2019 est considérée par plusieurs indicateurs comme l'année ayant enregistré la meilleure performance jamais mesurée. Et la performance annuelle moyenne au cours des dix dernières années se situait, selon les sources, à près de 5%. Par ailleurs, les réserves de fluctuation des caisses de pensions sont bien garnies et leur situation financière est considérée comme stable tant par l'autorité de surveillance de la prévoyance professionnelle que par l'étude de Swisscanto sur les caisses de pension, publiée il y a quelques jours.&nbsp;</p><p>Bien que les distorsions du marché et les chutes des cours aient été nombreuses au cours du 1er trimestre 2020, la situation sur les marchés financiers s'est désormais stabilisée, et les baisses ont déjà été en bonne partie compensées. Tous les grands indicateurs le confirment. Les taux de couverture à la fin juin étaient en moyenne de 107.9%, soit plus élevés qu'à la fin 2018.</p><p>Dans ce contexte, le fait de proposer une nouvelle réduction du taux minimal fait fi de toute perspective de long terme, qui devrait pourtant être la force du deuxième pilier, comme le soulignent d’ailleurs de nombreux acteurs. L'USS demande au Conseil fédéral de corriger cette erreur, de maintenir le taux d'intérêt minimal à 1% et de ne pas suivre la décision d’une petite majorité de la Commission LPP. Il faut à tout prix mettre un terme à la chute libre des rentes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7191</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2020 18:55:00 +0200</pubDate><title>Congé paternité et égalité des sexes : il est temps de sortir de l’âge de pierre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/conge-paternite-et-egalite-des-sexes-il-est-temps-de-sortir-de-lage-de-pierre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 septembre, la Suisse aura l’occasion de réduire quelque peu le retard pris par elle en matière d’égalité des sexes. En effet, en disant OUI à un congé paternité de deux semaines, elle fera comprendre que les enfants ne sont uniquement l’affaire des femmes, mais aussi celle des hommes. Rejeter ce projet reviendrait à nous maintenir dans l’âge de pierre en matière d’égalité.</p><p>Alors que la plupart des pays européens connaissent, en plus de l’assurance-maternité, un congé paternité digne de ce nom, un congé parental de plusieurs mois, voire les deux cumulés, nos incorrigibles conservateurs et conservatrices combattent le projet d’un congé paternité de deux semaines avec un référendum sur lequel nous nous prononcerons le 27 septembre.</p><p>Petit rappel&nbsp;: pour avoir un impact durable en matière d’égalité, la Commission fédérale pour les questions familiales (COFF) estime qu’en plus du congé maternité et du congé paternité, un congé parental d’au moins 24 semaines est nécessaire. L’initiative populaire à l’origine de l’actuel projet avait pour un but, afin de convaincre une majorité, un congé paternité de quatre petites semaines. Elle a été retirée au profit d’un compromis encore plus modeste&nbsp; trouvé par le Parlement, soit deux semaines. Et notre voisine l’Europe de secouer la tête, en voyant qu’en 2020, la riche Suisse va voter pour dire si elle veut se permettre un congé paternité aussi ridiculement court.</p><p><strong>Un important message à faire passer</strong></p><p>Mais avec ce minimum, nous pouvons quand même faire passer un message important, à savoir que les enfants sont aussi une «&nbsp;affaire&nbsp;» d’hommes, et que les pères ont un rôle important à jouer dans la famille à cet égard. C’est plus que nécessaire, car en Suisse, les femmes continuent à assumer la responsabilité principale dans ce domaine. Dans quatre familles sur cinq, la mère reste à la maison lorsque l’enfant est malade. En moyenne, les mères investissent presque deux fois plus de temps dans les travaux ménagers que les pères et une fois et demie de plus dans la garde des enfants. &nbsp;</p><p>Et ce n’est pas sans conséquences&nbsp;: les mères réduisent leur taux d’occupation ou renoncent totalement à leurs activités professionnelles pour pouvoir faire face à cette responsabilité. Les salaires qu’elles touchent pour leurs activités professionnelles sont inférieurs à ceux des hommes parce qu’elles se retrouvent dans des emplois moins bien rémunérés ou tout simplement parce qu’elles font l’objet de discriminations salariales. Et une fois à la retraite, elles recevront des rentes plus basses, qui ne leur permettront guère de subvenir à leurs besoins. Mais les pères aussi souffrent&nbsp;: ils sont en effet sous pression, car ils doivent nourrir leur famille et sont moins pris au sérieux comme personnes de référence pour leurs enfants.&nbsp;</p><p>Le contexte du coronavirus a en outre clairement fait apparaître que les situations dans lesquelles la responsabilité des enfants est principalement assumée par un seul sexe présentent une moins bonne résistance aux crises&nbsp;: non seulement les femmes travaillent dans leur famille sans recevoir de rémunération, mais on les trouve également plus souvent que les hommes dans des professions (sous-)payées qui sont indispensables au fonctionnement de la société et ne peuvent guère être exercée à partir du domicile. C’est ainsi que d’innombrables vendeuses, de femmes s’occupant de la garde d’enfants, de femmes médecins et d’infirmières ont été en grande difficulté, le printemps dernier, pour concilier la garde de leurs enfants avec leur activité professionnelle.</p><p><strong>Le but reste le même&nbsp;: un vrai congé parental</strong></p><p>À lui seul, un congé paternité de deux semaines ne résoudra pas ces problèmes d’égalité entre les sexes et ne rendra pas la société résistante aux crises. Nous devons prendre des mesures supplémentaires, qui sont d’ailleurs depuis longtemps déjà la norme dans d’autres pays. Nous devons avoir pour but un congé parental de plusieurs mois pour que les femmes et les hommes puissent négocier et organiser sur un pied d’égalité les responsabilités concernant le revenu familial et la garde de l’enfant, même après les premières semaines. Les femmes ne doivent plus être discriminées au plan salarial pour qu’il n’apparaisse plus économiquement judicieux qu’elles – et non les pères – réduisent leur taux d’occupation afin de pouvoir s’occuper des enfants. Et l’accueil extrafamilial de ces derniers doit être conçu comme un service public et financé par les pouvoirs publics pour que les parents voient leur charge diminuer. Avoir des enfants ne soit plus synonyme pour les femmes de risquer basculer dans la pauvreté.</p><p>Un OUI à ce congé paternité de deux (petites) semaines est quand même nécessaire pour avoir une base sur laquelle nous pourrons construire la suite. Ce OUI de notre part à ce premier pas est le seul moyen qui nous permettra de nous attaquer aux étapes suivantes qui nous mèneront à une société moderne et égalitaire, une société dans laquelle les parents se répartissent équitablement la responsabilité du revenu familial et de l’éducation des enfants.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Vater-stillt-Kleinkind_O_Lypa-iStock_6e3671e848.webp" length="142504" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7171</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2020 09:30:00 +0200</pubDate><title>Attention, danger au travail :  protection des salaires menacée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attention-danger-au-travail-protection-des-salaires-menacee</link><description>Campagne contre l&#039;initiative de résiliation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse lance aujourd’hui une campagne d’envergure contre l’initiative de résiliation. Un journal de campagne sera envoyé à près de deux millions de ménages. Il s’agit de donner l’alerte quant aux risques que fait peser l’initiative sur le cœur des intérêts des travailleuses et travailleurs&nbsp;: les emplois et les salaires.</p><p>La campagne autonome des syndicats avertir du danger que représente l’initiative et révèle les vraies intentions de l’UDC. Le journal de campagne présente et rappelle aussi les progrès obtenus avec les mesures d’accompagnement. La Suisse peut être fière de son système de protection des salaires, car c’est le meilleur d’Europe&nbsp;: cette réalité est encore trop méconnue. Les mesures d’accompagnement ont également permis d’étendre les conventions collectives de travail (CCT). Aujourd’hui, près de deux millions de salarié-e-s sont soumis à une CCT –&nbsp;un chiffre record –&nbsp;et bénéficient donc d’avantages concrets&nbsp;: de meilleurs salaires, des progressions salariales garanties et plus de vacances d’une part, des contrôles, des amendes pour les employeurs qui trichent et des rattrapages des salaires dus d’autre part. Il faut développer encore les conventions collectives, et non pas les saboter comme le veulent les initiants.</p><p>Ces acquis sont en effet menacés aujourd’hui par une attaque sans précédent. Démonter les mesures d’accompagnement et abattre la protection des salaires est le vrai objectif de l’initiative de résiliation. Moins de contrôles conduiraient simplement à des conditions de travail dégradées, au retour de statuts précaires et de conditions de vie indécentes pour la main-d’œuvre étrangère, ou à des structures opaques favorisant la sous-enchère salariale comme dans l’industrie allemande de la viande. Le journal de campagne de l’USS prend ainsi l’entreprise Tönnies en contre-exemple absolu. Enfin, Pierre-Yves Maillard précise dans son interview que les syndicats sont «décidés à combattre les attaques contre les salaires suisses, d’où qu’elles viennent».</p><p><a href="https://www.salaires-emplois.ch?pk_campaign=sgbhp" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Le nouveau site web www.salaires-emplois.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/9/csm_Homepagebildfr_c91efe9789.webp" length="168286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7185</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2020 16:38:00 +0200</pubDate><title>Grossesse : l’employeur a des responsabilités !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/grossesse-lemployeur-a-des-responsabilites</link><description>L’employeur doit protéger du coronavirus ses employées enceintes, sinon il doit continuer de verser leur salaire même si elles ne travaillent pas !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les femmes enceintes sont considérées comme des personnes vulnérables. Telle est la conclusion à laquelle est arrivée l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) le 5 août dernier après l’évaluation, avec la Société suisse de gynécologie et d'obstétrique (SSGO), membre de la FMH, des derniers résultats scientifiques concernant le COVID-19. Cette conclusion a des conséquences importantes pour les personnes concernées. Elles doivent être dûment protégées. Si ce n’est pas le cas, une «&nbsp;interdiction d’affectation&nbsp;» peut être prononcée et le salaire devra être versé. Plus de précisions dans la présente contribution et dans la notice en annexe.</p><h4>Obligations de l'employeur</h4><p>Selon l’article 6 de la loi sur le travail et l’article 10 de l’ordonnance sur les mesures destinées à lutter contre l’épidémie de COVID-19 en situation particulière (ordonnance COVID-19 situation particulière), l’employeur est tenu de garantir la protection de la santé de ses employé-e-s sur leur lieu de travail et l’application des mesures de prévention contre le COVID-19. Il doit donc prendre toutes les mesures qui protègent ses employé-e-s vulnérables, comme les femmes enceintes.</p><p>Les employeurs doivent garantir que leurs employé-e-s peuvent respecter les recommandations de l’OFSP en matière d’hygiène et de distanciation sociale. À cet effet, il s’agit de prévoir des mesures ad hoc et de les mettre en œuvre. Si la distance recommandée entre les personnes ne peut pas être observée, des mesures doivent être prises selon le Principe STOP (substitution, technique, organisation, protection individuelle). Les employeurs et les responsables des entreprises sont responsables du choix et de la mise en œuvre de ces mesures. Les frais induits sont à leur charge.</p><p>L’ordonnance sur la protection de la maternité demande qu’en cas d’exposition au SARS-CoV-2, le risque sanitaire pour la mère et l’enfant soit évalué en fonction des activités, du statut immunitaire de la salariée et des mesures de protection prises. Il faut établir qu’une telle exposition n’entraîne pas d’atteinte à la santé de la mère et de l’enfant. La façon dont une femme enceinte doit être protégée sur son lieu de travail dépend des conditions de travail dans ce lieu. Une analyse de risque est nécessaire si une telle exposition ne peut pas être exclue. Le trajet pour se rendre au travail en fait partie. L’analyse de risque, qui sera réalisée par une personne compétente indépendante, est à la charge de l’employeur. Elle peut être demandée par le médecin traitant de la femme enceinte (voir ci-dessous).</p><p>Attention&nbsp;: il revient à l’employeur de prouver qu’il n’existe pas d’exposition au virus sur le lieu de travail&nbsp;!</p><p>Si la protection ne peut pas être garantie, une autre activité, sans danger, doit être proposée à la femme enceinte ou le télétravail rendu possible.</p><h4>Drois des femmes</h4><p>Si une salariée constate qu’elle est enceinte, elle doit en parler à son médecin traitant. Celui-ci est responsable de l’évaluation de l’état de santé et de l’efficacité des mesures de protection. Il peut exiger une analyse de risque.</p><p>Si aucune mesure n’est possible ou si l’employeur ne fait pas procéder à une analyse de risque, ou encore s’il n’applique pas les instructions du médecin traitant, la femme enceinte a le droit et le médecin le devoir d’en tirer les conséquences&nbsp;: <strong>le médecin est habilité à formuler des adaptations des conditions de travail ou à prononcer une interdiction d’affectation, via un certificat médical</strong>.</p><p>S’il existe un tel certificat ou si l’employeur ne peut pas proposer une activité de remplacement équivalente et sans danger (p. ex. télétravail), <strong>celui-ci doit continuer à verser 80&nbsp;% du salaire sans que l’employée ait à fournir un travail</strong>.</p><h4>Pendant la grossesse, les femmes sont protégées contre le licenciement</h4><p>Pendant la grossesse, une protection contre le licenciement est appliquée&nbsp;: les salariées n’ont pas le droit d’être licenciées pendant la totalité de la grossesse et pendant les 16 semaines qui suivent la naissance (art. 336c Code des obligations). La protection contre le licenciement commence dès le début de la grossesse, même si la salariée licenciée n’apprend qu’après coup qu’elle était déjà enceinte au moment de son licenciement. Un licenciement prononcé pendant le délai de protection est nul, c’est-à-dire qu’il reste sans effet aussi une fois échu le délai de protection.</p><p>Un employeur ne peut donc pas résilier le contrat d’une femme enceinte parce que celle-ci a obtenu une interdiction d’affectation.</p><h4>Comment agir en cas de problème ?</h4><ul><li><strong>Consulter en cas de grossesse le médecin traitant (gynécologue ou autre) et éventuellement exiger à travers lui une analyse de risque s’il n’en existe pas ou s’il y a un doute à ce sujet.</strong> Pour en savoir plus : <a href="https://www.sggg.ch/fr/pour-les-femmes/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Gynécologie Suisse SSG</a>.</li><li>Chercher le dialogue avec <strong>l’employeur</strong></li><li>En cas de <strong>problèmes</strong>, prendre contact avec le <a href="https://www.uss.ch/luss/federations-affiliees" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">syndicat de la branche</a>, l’<a href="https://www.iva-ch.ch/fr/a-propos/inspections-du-travail-de-suisse-et-du-liechtenstein" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">inspectorat cantonal du travail</a> concerné ou le SECO (<a href="#" data-mailto-token="thpsav1jvyvuhcpybzGzljv5hktpu5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">coronavirus(at)seco.admin.ch</a> et tél. +41 58 462 00 66)</li></ul><p>En cas de licenciement contraire à la loi et nul, il faudrait immédiatement chercher à emprunter la voie judiciaire. Pour cela, on peut avoir recours à l’aide des <a href="https://www.uss.ch/luss/federations-affiliees" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">services juridiques des syndicats</a> ou des <a href="https://www.ch.ch/fr/conflits-travail-contacts/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">offices juridiques cantonaux compétents en cas de conflit du travail</a>.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Schwangerschaft_Arzt_Gynaekologe_iStock-BluePlanetStudio_3c0755d52c.webp" length="66094" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7167</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2020 16:26:02 +0200</pubDate><title>Un syndicaliste et politicien hors du commun s’en est allé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/gewerkschafter-und-politiker-von-format</link><description>Décès de Helmut Hubacher</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec le décès de Helmut Hubacher, la Suisse perd non seulement un homme politique exceptionnel mais aussi un syndicaliste très engagé. «&nbsp;La carrière exemplaire de Helmut Hubacher met en évidence le rôle des syndicats pour permettre à des personnes issues de toutes les classes sociales d’accéder à des fonctions politiques de très haut niveau et d’ainsi influencer les destinées du pays&nbsp;», souligne Pierre-Yves Maillard. Le président de l’Union syndicale suisse (USS) fait part, au nom de l’USS, de ses plus sincères condoléances aux proches de M.&nbsp;Hubacher.</p><p>Pour la plupart des gens, Helmut Hubacher a été un président au long cours du PS Suisse, qui a conduit la social-démocratie à travers des années 1970 et 1980 bien mouvementées. Son engagement syndical par contre est un peu moins connu&nbsp;: outre la politique et le journalisme, c’était pourtant le troisième pilier de son activité. Apprenti aux CFF, il adhère en 1944, à l’âge de 18 ans, à la Fédération suisse des cheminots (aujourd’hui SEV). Dans les années 1950, il a fait de son engagement syndical son métier&nbsp;: il est alors secrétaire syndical, d’abord au SEV puis au Syndicat des services publics (SSP) de Bâle. À partir de 1972, il œuvre comme secrétaire de l’Union syndicale bâloise parallèlement à ses fonctions de président du PS Suisse.</p><p>Et dans ce double rôle, au sein du parti et dans les syndicats, il a souvent été un bâtisseur de pont entre jeunes et moins jeunes, progressistes et conservateurs, pragmatiques et idéologues, travailleurs et travailleurs d’un côté et intellectuel-le-s de l’autre. Helmut a toujours été un défenseur infatigable des salarié-e-s. L’USS gardera de lui un souvenir ému et reconnaissant.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/d/csm_Helmut_Hubacher_Walter_Rutishauser-_Bibliothek_am_Guisanplatz__Sammlung_Rutishauser_f9e0398d44.webp" length="64368" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7166</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2020 15:49:48 +0200</pubDate><title>80 % du salaire : pas assez pour vivre</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/80-du-salaire-pas-assez-pour-vivre</link><description>Coronavirus : appel pour une sortie de crise solidaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Près d’un million de personnes sont au chômage partiel et ne reçoivent que 80% de leur salaire habituel. Mais pour de nombreux employé-e-s, une perte de salaire de 20% est difficilement supportable. Avec 20% de salaire en moins, beaucoup peinent à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Bien que la Confédération garantisse aux entreprises 60&nbsp;milliards de francs d’aides dans la crise du coronavirus, les chiffres du chômage augmentent. Ce n’est pas acceptable&nbsp;! C’est pourquoi Unia a lancé, conjointement avec les fédérations de l’USS, un appel qui a été remis aujourd’hui au Conseil fédéral, muni de 20&nbsp;153&nbsp;signatures.</p><p>«&nbsp;Les entreprises reçoivent un soutien colossal pour éviter une catastrophe sociale et économique. Ce soutien doit permettre de garantir les salaires et maintenir les emplois. Et il faut que ça continue&nbsp;! La prolongation du chômage partiel vise à empêcher les licenciements. Mettre les gens à la rue, malgré la possibilité de recourir au chômage partiel pour le personnel, est inacceptable.&nbsp;», martèle le président de l’USS Pierre-Yves Maillard lors de la remise de l’appel.</p><p><strong>Bas salaires particulièrement concernés</strong></p><p>Les personnes au chômage ou au chômage partiel touchent la plupart du temps 70 ou 80&nbsp;% de leur salaire. Et les plus durement touchés sont celles qui travaillent dans des branches à bas salaires. Une perte de salaire pèse lourd, surtout lorsque le revenu est déjà bas en temps normal. Ces petits salarié-e-s devraient donc recevoir leur salaire intégral en cas de chômage partiel. Sinon, ce sont de nouveau les moins bien lotis qui paient le prix fort. C’est précisément ce que doivent empêcher les millions de la Confédération.</p><p>Les salarié-e-e de l’hôtellerie-restauration par ex. gagnent en moyenne environ 4100 francs par mois (à plein temps). Avec une baisse de 20&nbsp;%, il reste un salaire d’environ 3300 francs&nbsp;! Dans les branches qui offrent les salaires les plus élevés en revanche, il n’y a pratiquement pas de chômage partiel et donc pas de pertes de salaire.</p><p>On peut se disputer à propos des mesures de lutte contre la pandémie&nbsp;: pour certain-e-s, elles vont trop loin, pour d’autres pas assez. Mais une chose est sûre&nbsp;: nous devrons continuer encore longtemps de faire face à cette crise globale.</p><p>Raison de plus pour que tout le monde fasse partie de la solution et que personne ne reste sur le carreau. Tant pour les personnes concernées que pour la santé de l’économie. Car seul le maintien du pouvoir d’achat peut empêcher une spirale inexorable vers le bas. Mais aussi par solidarité et par respect&nbsp;!</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_200820_unia-unterschriftenuebergabe-appell_413cc6752a.webp" length="147576" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7161</guid><pubDate>Wed, 12 Aug 2020 17:01:22 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral debout sur les freins</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/le-conseil-federal-debout-sur-les-freins</link><description>Il manque des mesures de stabilisation des revenus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral renonce à proposer, dans la loi COVID-19, des mesures de stabilisation du pouvoir d’achat pour les bas et les moyens revenus. Au Parlement de corriger cette erreur. Pour atténuer les problèmes financiers des personnes à faibles revenus et des familles ainsi que pour stabiliser la conjoncture.</p><p>Pour empêcher que l’économie ne plonge dans une spirale descendante, il faut empêcher que les salarié-e-s n’essuient encore plus de pertes de revenus. Aujourd’hui, les personnes au chômage et celles qui sont au chômage partiel ne reçoivent, dans la plupart des cas, que 70 à 80&nbsp;% de leur salaire. Et les travailleuses et travailleurs dont les salaires sont les plus bas sont les plus touchés alors qu’en temps normal déjà, ils ont de la peine à nouer les deux bouts. L’Union syndicale suisse (USS) propose que les caisses-maladie distribuent aux assuré-e-s leurs réserves excédentaires, qui s’élèvent à plus de 4 milliards de francs. Les revenus les plus bas doivent par ailleurs être compensés à 100% en cas de chômage partiel. L’accès aux prestations pour perte de gain versées en cas d’interruption de l’activité à cause du coronavirus doivent en plus être prolongées pour toutes les personnes concernées.</p><p>Puisque le Conseil fédéral ignore ces problèmes sociaux et économiques, c’est au Parlement qu’il appartient de mettre en place les mesures qui s’imposent. Il faut en outre que la possibilité, déjà décidée par le Parlement, de rester assuré dans la prévoyance professionnelle à partir de 58 ans, en cas de perte de son emploi, soit mise sans délai en œuvre. Dans la période que nous vivons actuellement, elle est plus nécessaire que jamais.</p><p><strong><span class="no-hyphenation">Réglementer la protection de la santé au travail et ancrer le partenariat social</span></strong><br> L’USS se félicite de la décision enfin prise par le Conseil fédéral de réglementer explicitement, dans un article de la loi, la protection de la santé sur le lieu de travail en rapport avec la pandémie. Mais on ne comprend pas pourquoi cela ne concernera que les salarié-e-s vulnérables. Il faut en effet que tous et toutes les salarié-e-s en profitent. Cela permettrait d’éviter des situations d’insécurité.</p><p><strong>La participation des partenaires sociaux a fait ses preuves&nbsp;: sa réglementation au plan légal est judicieuse</strong><br> La participation des partenaires sociaux n’est pas ancrée dans le texte légal. Cette omission est regrettable. L’étroite collaboration entre partenaires sociaux a fait ses preuves pendant la crise du coronavirus. Elle a notamment permis de prendre des mesures pratiques pour lutter contre les problèmes économiques et pour endiguer la pandémie. Que le Conseil fédéral ne prévoie pas explicitement leur participation est par conséquent difficilement compréhensible.</p><p>Les organes responsables de l’exécution en matière de protection de la santé doivent quant à eux enfin recevoir suffisamment d’argent et être dotés d’assez de personnel. La crise du coronavirus a révélé, à cet égard, de vraies carences.</p><p><strong>Les acteurs et actrices culturels menacés dans leur existence</strong><br> L’USS salue le maintien de l’aide destinée aux acteurs et actrices culturels ainsi qu’au secteur des médias. Mais les mesures prises et les montants promis afin de garantir le minimum vital tiennent insuffisamment compte de la situation dramatique dans laquelle ces personnes se trouvent. Le maintien des interdictions et les insécurités concernant leur situation menacent l’existence de nombre d’entre elles. La Suisse a besoin d’une politique culturelle active.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7184</guid><pubDate>Wed, 05 Aug 2020 15:49:00 +0200</pubDate><title>Primes impayées : les listes noires doivent disparaître !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-impayees-les-listes-noires-doivent-disparaitre</link><description>Consultation de la commission de la santé : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Toute personne bénéficie des soins nécessaires à sa santé&nbsp;»&nbsp;: dans son article 41, la Constitution fédérale stipule que la Confédération et les cantons s’engagent à remplir cette mission. Mais en modifiant en 2010 la réglementation relative aux primes-maladie impayées, la Confédération a créé la condition d’une grave violation de cet article constitutionnel, qui perdure aujourd’hui encore. En effet, les cantons sont habilités à dresser la liste des assuré-e-s qui ne paient pas leurs primes-maladie et à limiter leur accès aux prestations de santé à des «&nbsp;prestations relevant de la médecine d’urgence&nbsp;», celles-ci n’étant pas définies plus précisément. Les effets très concrets de cette nouvelle réglementation ont parfois défrayé la chronique, comme par exemple avec le cas de ce patient grisonnais séropositif de cinquante ans, à qui sa caisse-maladie avait refusé de financer en 2018 les médicaments dont il avait besoin parce qu’il était en retard avec le paiement de ses primes. La caisse-maladie a estimé qu’il ne s’agissait pas là d’une situation d’urgence. Cette personne est ensuite décédée de maladies concomitantes au sida. Son arrêt de mort n’avait pas été prononcé par le VIH, mais bien par la liste noire.</p><p><strong>Pas un refus, mais une incapacité de payer&nbsp;!</strong></p><p>Lors de la mise en place des listes noires, on est parti de l’idée erronée que les assuré-e-s concernés ne voulaient pas payer leurs primes-maladie et que ces listes pourraient les inciter à s’en acquitter. Aujourd’hui, tout le monde devrait avoir compris que le problème n’est pas le refus de payer ses primes, mais bien plutôt l’incapacité de le faire. Et que cette incapacité continue à être largement répandue parmi les assuré-e-s. En 2019 en effet, 421&nbsp;000&nbsp;assuré-e-s ont été mis en poursuite en Suisse à cause d’arriérés de paiements des primes de l’assurance obligatoire des soins. Et selon une étude des président-e-s de communes zurichois, un tiers (!) de la totalité des poursuites concerne les primes des caisses-maladie.</p><p>Le système de santé suisse fait fausse route et son financement est socialement injuste. Alors que chez nos voisins européens, l’assurance de base est principalement financée à travers des cotisations basées sur les revenus, les primes individuelles suisses et la participation des assuré-e-s aux coûts représentent de loin la majeure partie du financement. Et c’est justement ce système qui conduit les ménages à bas ou moyens revenus à l’insolvabilité, malgré la possibilité d’avoir recours à des réductions de primes. De fait, celles-ci ont été réduites depuis des années dans presque tous les cantons. En outre, toujours plus d’argent est prélevé sur les postes budgétaires concernés pour financer précisément des arriérés de paiements, ce qui est totalement contradictoire. Si un canton diminue les réductions de primes pour financer, avec de l’argent pris sur l’ensemble du poste budgétaire inchangé, la hausse des dépenses dues aux arriérés de paiements (comme c’est arrivé à plusieurs reprises), il crée alors tout simplement les conditions pour encore plus d’arriérés de paiements. On attise ainsi un cercle vicieux dont les assuré-e-s concernés sont les premiers à pâtir.</p><p><strong>Un objectif social au lieu des listes noires&nbsp;!</strong></p><p>Il est affligeant de constater qu’il a fallu qu’on prenne connaissance aux Chambres fédérales du grave cas précité pour que la façon de voir les choses se modifie quelque peu. Résultat&nbsp;: une procédure de consultation sur l’abolition des listes noires. Il s’agit aussi, dans le cadre de cette révision, de réfréner l’appétit des caisses-maladie&nbsp;: il est inacceptable que certaines d’entre elles gagnent même de l’argent avec les assuré-e-s confrontés à des difficultés de paiement. Or c’est ce qu’elles font aujourd’hui en facturant des «&nbsp;frais administratifs&nbsp;» exorbitants pour retards de paiement, des frais qu’elles perçoivent de surcroît sur chaque facture de prime. Sans compter que les cantons leur remboursent actuellement au moins 85&nbsp;% des arriérés de paiement.</p><p>À plus long terme et au-delà de la présente révision, il faudrait que la droite reconnaisse une bonne fois pour toutes les conséquences graves et, en fin de compte, préjudiciables à la santé publique, du financement antisocial du secteur suisse de la santé et qu’elle se montre prête à s’attaquer aux racines du mal. La mesure la plus efficace dans l’immédiat consisterait à limiter le poids des primes à un maximum de 10&nbsp;% du revenu disponible des ménages. C’est précisément ce que demande l’initiative qui veut alléger le poids des primes-maladie, une initiative que soutient l’Union syndicale suisse et qui sera prochainement débattue au Parlement fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7156</guid><pubDate>Wed, 05 Aug 2020 15:29:09 +0200</pubDate><title>Pas question de démanteler l’AVS sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-demanteler-lavs-sur-le-dos-des-femmes</link><description>L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui, les rentes des femmes sont déjà nettement inférieures à celles des hommes. Cela n’a pas empêché les partis de droite de préparer une réforme qui constitue un démantèlement de l’AVS sur le dos des femmes. L’Union syndicale suisse (USS) rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et est prête à combattre cette offensive dirigée contre l’AVS.</p><p>Le pacte scellé par la droite en faveur d’un projet de démantèlement de l’AVS au détriment des femmes est une insulte. Parce qu’une année après la Grève des femmes, ces dernières ne sont pas les seules à savoir qu’actuellement, elles sont lésées. Qu’en 2020, leurs rentes soient encore nettement inférieures à celles des hommes est un scandale. Les parcours de vie des femmes se caractérisent par des interruptions de l’activité professionnelle, davantage de travail à temps partiel et des salaires inférieurs à ceux des hommes. L’égalité en matière de rentes ne sera possible qu’à travers le renforcement de l’AVS, pas en suivant la fausse piste d’un projet de démantèlement. Les syndicats s’opposeront à cette alliance qui vise à démanteler l’AVS et ne toléreront aucune dégradation des rentes d’ores et déjà trop basses des femmes.</p><p>C’est pourquoi, comme le souligne Pierre-Yves Maillard, président de l’USS : « Nous combattrons cette attaque contre l’AVS. Nous avons besoin d’un renforcement de l’AVS, pas d’un démantèlement. Précisément pour éliminer le retard pris par les rentes des femmes. » Car qui a travaillé durant toute sa vie mérite une rente décente. Or les rentes de l’AVS sont aujourd’hui déjà trop basses et celles du 2e pilier s’effondrent. Pendant ce temps, les loyers et les primes des caisses-maladie augmentent. Il reste toujours moins pour vivre. C’est pourquoi une réduction des rentes, qui serait la conséquence des plans dressés par la droite, est une approche totalement erronée.</p><p>Pour répondre aux problème des rentes trop faibles des femmes, les mesurettes proposées par le Conseil fédéral étaient déjà scandaleusement insuffisantes. Que la droite fasse de la sous-enchère avec son projet et veuille tout au plus distribuer quelques aumônes est une insulte à l’objectif de l’égalité entre les sexes.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7045</guid><pubDate>Fri, 10 Jul 2020 12:14:46 +0200</pubDate><title>Priorité à la santé, au pouvoir d&#039;achat et au partenariat social  </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/priorite-a-la-sante-au-pouvoir-dachat-et-au-partenariat-social</link><description>Procédure de consultation sur la loi COVID-19</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de loi COVID-19 donne une base légale à plusieurs mesures importantes prises pendant la période extraordinaire&nbsp;: allocations pour perte de gain, chômage partiel, indemnisation des chômeurs et chômeuses ainsi que le soutien spécifique à certains secteurs. Cependant, l’Union syndicale suisse (USS) demande l’ajout dans le projet de loi de dispositions urgentes pour soutenir le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs. La protection de la santé sur le lieu de travail doit aussi y être intégrée. Sur tous ces aspects, l’association des partenaires sociaux aux décisions importantes, qui a joué un rôle décisif au cours des mois écoulés, doit être formellement prévue.</p><p>Le maintien du pouvoir d’achat doit rester au cœur de l’action politique même après la sortie de la phase aiguë de la pandémie. Éviter des baisses de revenu est et reste l’un des meilleurs moyens de prévenir une spirale économique vers le bas. La loi Covid-19 doit donc être complétée par des dispositions plus ambitieuses dans ce sens. Le chômage partiel doit donner lieu à une indemnisation correspondant à 100&nbsp;% du salaire jusqu’à 5000 francs bruts. Les allocations pour perte de gain versées lorsque l’interruption du travail est due au coronavirus doivent être prolongées pour toutes les personnes concernées. Enfin, les réserves excédentaires des assurances-maladie (plus de 4 milliards&nbsp;!) doivent être mobilisées pour un allègement ponctuel des primes.</p><p>Par ailleurs, la possibilité de rester assuré auprès de son institution de prévoyance professionnelle en cas de perte d’emploi après 58 ans, déjà décidée par le Parlement, doit être mise en œuvre immédiatement. Elle est plus nécessaire que jamais dans la période actuelle.</p><p class="heading--h3">Le partenariat social doit rester au cœur de la gestion de la pandémie</p><p>Le projet de loi ne prévoit pas de consultation systématique des partenaires sociaux. L’échange régulier avec les associations faîtières a pourtant été reconnu comme très utile pour gérer les mesures de lutte contre la diffusion du virus. Il doit donc au contraire se poursuivre lorsqu’il s’agira, le cas échéant, de prendre de nouvelles mesures.</p><p class="heading--h3">Protection de la santé pas explicitée</p><p>Par ailleurs, la protection de la santé sur les lieux de travail dans le contexte de la pandémie doit faire l’objet de règles claires ancrées dans la loi, afin d’éviter les incertitudes sur la manière d’appliquer les prescriptions dans les entreprises. Les partenaires sociaux doivent être formellement entendus lors de l’établissement des plans de protection. Enfin, les compétences et responsabilités pour l’exécution et le contrôle des normes doivent être clairement définies.</p><p class="heading--h3">Agir plus fermement pour les secteurs particulièrement touchés</p><p>La poursuite du soutien aux acteurs de la culture ainsi qu’au secteur des médias est à saluer. Les mesures prévues ne doivent cependant être ni facultatives ni conditionnées au respect d’une enveloppe financière stricte, mais au contraire s’orienter en fonction des besoins réels, puisque le rythme de reprise après la pandémie est encore incertain.</p><p>L’USS demande également que la loi prévoie une indemnisation complète des pertes subies pendant la crise par les entreprises de transports publics. Le maintien de l’offre a été ordonné par les autorités alors que la demande baissait parfois jusqu’à 90&nbsp;%&nbsp;: il serait inacceptable que cette situation fragilise les entreprises de transport et les emplois. Enfin, le soutien aux structures d’accueil pour enfants doit être assuré de manière durable par un ancrage législatif, de même que le financement des pertes liées à la crise.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7146</guid><pubDate>Fri, 10 Jul 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les travailleurs détachés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-la-loi-sur-les-travailleurs-detaches</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Grâce aux mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, la protection des salaires et des conditions de travail s’est fortement améliorée en Suisse. Mais le dispositif de protection continue à présenter des lacunes. En effet, il n’est pas possible d’imposer les salaires minimums cantonaux aux entreprises étrangères de détachement.</p><p>L’Union syndicale suisse se déclare par conséquent très favorable à l’adaptation de la loi que vous proposez. À travers elle, les cantons auront la possibilité de soumettre également les prestataires de services de l’Union européenne à leurs salaires minimums et d’imposer ces derniers en cas de sous-enchère. Afin d’éviter des conflits lors de l’application de cette mesure entre les salaires minimums (plus élevés) des conventions collectives de travail et les salaires minimums cantonaux, il faudrait cependant au moins qu’il soit aussi stipulé clairement dans les décrets des cantons que c’est toujours le salaire minimum plus élevé qui s’applique.</p><p>Nous pouvons également soutenir la nouvelle réglementation que vous proposez lorsque les tâches d’exécution sont imparfaitement réalisées ou ne le sont pas. Lorsqu’un organe de contrôle n’accomplit pas ses tâches d’exécution, les subventions accordées doivent être restituées. Cependant, les tâches exécution doivent être définies de manière encore plus concrète. Les doubles contrôles par exemple, qui sont mentionnés dans le rapport explicatif, peuvent s’avérer utiles lorsque les entreprises arrivent avec de nouveaux employé-e-s.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7043</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2020 17:59:09 +0200</pubDate><title>Une attaque contre les salarié-e-s en fin de carrière</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-attaque-contre-les-salarie-e-s-en-fin-de-carriere</link><description>Référendum contre la rente-pont</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec la prestation transitoire pour les chômeuses et chômeurs en fin de carrière, le Parlement avait décidé de proposer aux personnes ayant travaillé toute leur vie et qui se retrouvent sans emploi une autre perspective que l’aide sociale. L’Union syndicale suisse a soutenu cette nouvelle sécurité sociale. Au cours des derniers mois, il est en effet apparu que les travailleuses et travailleurs de plus de 50 ans font malheureusement souvent les frais des licenciements économiques – et ce, que les frontières soient ouvertes ou fermées.</p><p>Un groupe composé de membres de l’UDC, qui s’engagent supposément à titre individuel, a annoncé aujourd’hui un référendum. La manœuvre est transparente et ne vise qu’à diluer la responsabilité de s’attaquer à une avancée sans précédent pour les travailleuses et travailleurs licenciés en fin de carrière.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) reconnaît naturellement le droit à chacune et à chacun de faire usage de ses droits politiques et de vouloir soumettre toute nouvelle loi à un vote populaire. L’USS défendra la prestation transitoire avec conviction quoiqu’il arrive. On peut cependant relever avec étonnement que la mise en cause de cette prestation prévue pour des&nbsp;salarié-e-s&nbsp;sans ressource ayant souvent travaillé plus de 40 ans, provient des mêmes qui acceptent&nbsp;qu’un ancien Conseiller fédéral milliardaire reçoive 2.7 millions de francs de rente rétroactive. La décence commune n’est pour eux plus qu’un lointain souvenir.</p><p>L’initiative de résiliation de l’UDC est une menace pour les gens qui travaillent en Suisse. Le référendum contre la prestation transitoire y ajouter une attaque contre les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. Les syndicats s’engageront avec détermination pour les combattre.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7136</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 14:15:00 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur l’énergie - mesures à partir de 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-des-energiegesetzes-foerdermassnahmen-ab-2023</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7148</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 12:57:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur l’impôt anticipé</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-limpot-anticipe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7150</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 12:05:00 +0200</pubDate><title>Loi fédéral urgente sur le soutien des transports publics durant la crise de la COVID-19</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federal-urgente-sur-le-soutien-des-transports-publics-durant-la-crise-de-la-covid-19</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7144</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA) - nombres maximums</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/ordonnance-relative-a-ladmission-au-sejour-et-a-lexercice-dune-activite-lucrative-oasa-nombres-maximums</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7142</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 11:45:00 +0200</pubDate><title>Loi sur les cautionnements solidaires liés au Covid-19</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/loi-sur-les-cautionnements-solidaires-lies-au-covid-19</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la loi fédérale sur les crédits garantis par un cautionnement solidaire à la suite du (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7140</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 11:40:00 +0200</pubDate><title>Paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2021</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/paquet-dordonnances-environnementales-du-printemps-2021</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7138</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 11:30:00 +0200</pubDate><title>Financement supplémentaire de l’assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-supplementaire-de-lassurance-chomage</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7152</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 08:00:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’Ordonnance d’accréditation LEHE</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-lordonnance-daccreditation-lehe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les ajustements prévus sont basés sur l’expérience accumulée lors des 14 procédures d’accréditation achevées et de la douzaine d’autres procédures ouvertes depuis 2015. L’USS est favorable à une amélioration de la qualité et une clarification des procédures d’accréditation. Et salue notamment la sortie du cercle vicieux qui empêchait l’accréditation tant qu’aucune cohorte n’avait terminé et empêchait en même temps toute cohorte de terminer tant que l’accréditation n’était octroyée (art. 4, al. 1, let. g). L’USS soutient également l’assouplissement prévu (ne pas exiger qu’une cohorte ait terminé le programme) pour l’accréditation de programmes de filières pour des professions réglementées en vertu de lois spéciales comme la médecine, la pharmacie ou la chiropratique (art. 5, al 3). L’USS est favorable à la clarification de la procédure de contrôle de la réalisation des conditions d’accréditation (art. 15a) et la modification de l’article 18 qui en découle.</p><p>S’agissant de la reformulation de la phrase «attester de manière crédible au moyen de documents appropriés» de l’art. 4, al. 1, il conviendrait de clarifier le terme «crédible» afin d’éviter des interprétations arbitraires. S’agissant de l’article 9 alinéa 7, l’USS privilégie les langues officielles par rapport à l’anglais. S’il est raisonnable d’accepter une documentation antérieure à la procédure d’accréditation qui serait déjà rédigée en anglais, l’USS aimerait préciser que les documents qui sont élaborés dans le cadre de la procédure et pendant cette procédure d’accréditation doivent l’être dans la langue officielle de la procédure d’accréditation.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7041</guid><pubDate>Mon, 06 Jul 2020 10:55:19 +0200</pubDate><title>Dossier N° 140 : Rapport sur la répartition 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-140-rapport-sur-la-repartition-2020</link><description>La répartition des salaires, revenus et de la fortune et la charge d&#039;impôts et de taxes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, la répartition des revenus s’est nettement détériorée depuis le début du millénaire. Grâce à une politique active en faveur de conventions collectives de travail et de salaires minimaux de la part des syndicats, les salaires bas et moyens ont certes augmenté dans l’ensemble. Mais pendant ce temps, beaucoup de directeurs et cadres s’occupaient essentiellement de leurs intérêts. Les salaires les plus élevés ont grimpé en flèche surtout jusqu’à la crise financière, de sorte que les écarts salariaux sont maintenant énormes. Désormais les travailleurs et travailleuses à bas salaires doivent travailler pendant près d’un an pour gagner un mois de salaire d’une des 50’000 personnes dont les rémunérations sont les plus élevées.</p><p>La politique menée en matière d’impôts et de taxes a encore accentué ce problème. Les primes d’assurance maladie qui ont pris l’ascenseur constituent le principal problème. La Confédération et les cantons devraient alléger la charge des primes pour les personnes à faibles et moyens revenus en réduisant les primes, mais ils ne remplissent pas suffisamment cette obligation. Aujourd'hui, de nombreux ménages à faibles revenus doivent consacrer plus de 10 % de leurs revenus aux primes d’assurance maladie, soit un doublement de la charge depuis le tournant du millénaire. Au lieu d’augmenter les réductions de primes, les partis bourgeois ont réduit les impôts dans les cantons pour les hauts et plus hauts salaires. Le résultat de cette politique erronée est alarmant&nbsp;: les faibles revenus ont stagné en termes réels ces 20 dernières années. Or, ce sont précisément ces ménages qui ont le plus besoin d’argent supplémentaire. En revanche, les personnes aux plus hauts salaires disposent de beaucoup plus d’argent.</p><p>La crise du coronavirus a engendré des difficultés financières supplémentaires pour de nombreuses personnes dont les salaires sont bas. En effet, nombre d’entre elles travaillent dans les branches les plus touchées, comme l’hôtellerie-restauration ou la culture. En cas de chômage partiel, elles ne touchent que 80 % d’une rémunération déjà faible en temps normal. Ou pire encore, elles ont perdu leur emploi et dépendent maintenant des indemnités de chômage.</p><p>Ces prochaines années, la situation doit fondamentalement changer. La plupart des projets politiques en ce sens sont déjà sur les rails. L’initiative populaire pour des réductions plus importantes des primes est déposée et sera bientôt discutée au parlement. L’initiative populaire pour une 13e rente AVS est au stade de la collecte de signatures et devrait être déposée prochainement. De plus, l’USS fait pression pour que les caisses maladie reversent rapidement les réserves excédentaires et pour que les revenus les plus faibles reçoivent une compensation salariale complète en cas de chômage partiel. Concernant les salaires bas et moyens, la tendance doit repartir à la hausse dans le cadre des négociations salariales et sur les CCT - en particulier pour les salaires des femmes.</p><p>Des revendications comme de plus grandes déductions pour l’épargne privée dans le 3e pilier ou pour les enfants profitent principalement aux personnes qui en ont déjà bénéficié ces vingt dernières années. Les cantons doivent plutôt corriger les cadeaux fiscaux accordés aux personnes à hauts revenus et fortunées.</p><p>La Suisse est l’un des pays les plus riches du monde. L’argent est là pour que chaque personne puisse avec ses revenus joindre les deux bouts sans trop de problèmes. Il appartient maintenant aux autorités publiques d’agir.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7039</guid><pubDate>Mon, 06 Jul 2020 10:21:53 +0200</pubDate><title>Stabiliser la conjoncture et renforcer le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/stabiliser-la-conjoncture-et-renforcer-le-pouvoir-dachat</link><description>Rapport sur la répartition 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse traverse une grave récession. Les travailleuses et travailleurs qui reçoivent les plus bas salaires sont les plus touchés, alors que leurs revenus stagnaient déjà depuis plusieurs années comme le montre le nouveau rapport sur la répartition de l’USS. Il faut maintenant agir pour renforcer le pouvoir d’achat et stabiliser la conjoncture. Et pour éviter une catastrophe sociale. Une baisse immédiate de la facture d’assurance-maladie par la distribution des milliards de réserves excédentaires accumulées s’impose. Cette mesure pourrait déjà être mise en œuvre dans la loi COVID-19.</p><p>La crise du coronavirus touche tout particulièrement les personnes et ménages à faibles et moyens revenus. En effet, les branches où les salaires sont les plus bas connaissent des taux plus élevés de chômage partiel, avec pour conséquence une réduction du salaire pour bon nombre de travailleuses et travailleurs. Avec les licenciements qui menacent de s’accumuler, on risque d’assister à un cercle vicieux&nbsp;: moins de consommation, donc encore plus de suppressions d’emplois. Des signes indiquent d’ailleurs déjà que la consommation privée a tendance à s’essouffler, après une brève reprise lors de la réouverture des magasins en mai, en particulier pour les biens de consommation durables. Il faut éviter à tout prix cette spirale&nbsp;: «&nbsp;nous avons pu éviter la catastrophe sociale jusqu’ici, mais il faut maintenant que les perspectives s’améliorent pour tout le monde&nbsp;», affirme ainsi Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS auteur du rapport sur la répartition.</p><p>Mais la croissance des salaires au bas de l’échelle était déjà insuffisante avant la crise. Dans certaines branches à bas salaires, les rémunérations ont même baissé. Les salaires réels, eux, ont stagné. Parallèlement, les primes d’assurance maladie dévorent une part de plus en plus importante du revenu des ménages&nbsp;: les réductions de primes n’ont pas suivi la forte augmentation des primes. C’est ce que montre le nouveau rapport de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune, publié aujourd’hui. Le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, demande donc «&nbsp;une redistribution à tous les habitants des primes accumulées en trop. Cette mesure peut être réalisée dans la loi COVID-19 déjà.&nbsp;»</p><p>Les mesures prises pendant la crise ont permis d’éviter, à court terme, le pire. La prolongation récente de plusieurs instruments pour garantir les salaires est une bonne nouvelle. Toutefois, il faut maintenant agir pour éviter une hausse massive du chômage et la catastrophe sociale qui s’ensuivrait. La présidente d’Unia Vania Alleva s’engage donc pour une sortie de crise solidaire&nbsp;: «&nbsp;les salarié-e-s ordinaires ne peuvent que difficilement supporter une baisse de leur revenu. C’est pourquoi les salaires jusqu’à 5000 francs devraient être versés à 100% en cas de chômage partiel.&nbsp;»</p><p>L’USS demande donc, pour stabiliser la conjoncture et soutenir le pouvoir d’achat&nbsp;:</p><ul><li>La <strong>distribution des réserves excédentaires des assurances maladie (plus de 4 milliards)</strong> à la population par des réductions de primes.</li><li>Une <strong>augmentation à 100 % au lieu de 80% de l’indemnisation de chômage partiel</strong> pour les personnes à bas salaires.</li><li>Le <strong>maintien de l’assurance en cas de perte d’emploi dans la caisse de pension</strong> actuelle pour les personnes âgées de 58 ans et plus – décision déjà prise qui doit être rapidement mise en vigueur par le Conseil fédéral.</li><li>La <strong>renonciation aux mesures d’économie</strong> des collectivités publiques, qui doivent au contraire avancer tous les investissements qui peuvent l’être, notamment dans la construction</li><li>Des <strong>fonds supplémentaires de la Confédération pour les structures d’accueil pour enfant</strong>, afin que ces structures soient maintenues et que les coûts pour les familles baissent.</li><li>La <strong>revitalisation des activités culturelles</strong> par la Confédération, les cantons et les communes.</li><li>La prévention d’une arrivée massive de chômeurs en fin de droit en <strong>prolongeant la période d’indemnisation.</strong></li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7036</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2020 17:18:15 +0200</pubDate><title>L’importante prolongation du chômage partiel préservera des emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/limportante-prolongation-du-chomage-partiel-preservera-des-emplois</link><description>Décisions du Conseil fédéral : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) appprend avec satisfaction la prolongation de 12 à 18 mois du chômage partiel. Cette mesure permettra de maintenir des emplois. Il s’agit d’éviter à tout prix d’autres licenciements à cause de la crise du coronavirus. La part du chômage partiel et du chômage est la plus élevée dans les branches à bas salaires. Les pertes de salaire de 20 à 30&nbsp;% induites sont difficilement supportables pour les personnes touchées. Les prestations servies en cas de chômage partiel et celles de l’assurance-chômage ne sont pas suffisantes. Il faut que 100&nbsp;% du salaire soient versés.</p><p class="heading--h3">Garantie de revenu pour les indépendant-e-s</p><p>En prolongeant et étendant l’allocation Corona-perte de gain pour les indépendant-e-s actifs dans le domaine de l’événementiel, le Conseil fédéral a enfin clarifié la situation. Les personnes actives dans la branche de la culture dépendent en particulier de toute urgence de cette garantie parce que cette branche reste très limitée dans ses activités et le restera probablement encore longtemps. À travers ses décisions, le Conseil fédéral reconnaît également que des efforts supplémentaires sont encore nécessaires afin que les cas de rigueur soient reconnus dans le cadre de la crise du coronavirus et puissent être allégés.</p><p class="heading--h3">Garantie des avoirs de libre passage dans l’Institution supplétive LPP</p><p>L’USS salue aussi l’introduction à la Confédération d’un compte sans intérêt pour la Fondation Institution supplétive LPP. Avec les partenaires sociaux, elle demande maintenant au Parlement de mettre rapidement en vigueur ce projet de loi. La fondation assume en effet des tâches importantes en matière de prévoyance professionnelle qui revêtent une grande importance, précisément à une époque où le chômage croît de manière fulgurante. Elle constitue une structure nationale servant à collecter l’argent des caisses de pensions de tous les salarié-e-s ayant perdu leur emploi. En adoptant le message à l’intention du Parlement, le Conseil fédéral reconnaît la tâche difficile dévolue à l’institution supplétive et la responsabilité de contribuer à la stabilité de cette dernière revenant à la Confédération.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7034</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2020 11:10:47 +0200</pubDate><title>Pour une juste rémunération des femmes – les analyses de salaires sont un premier pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-une-juste-remuneration-des-femmes-les-analyses-de-salaires-sont-un-premier-pas</link><description>Commentaire sur l&#039;entrée en vigueur de la loi révisée sur l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) s’est engagée pour que la loi sur l’égalité soit améliorée et qu’elle permette de combattre les discriminations salariales de manière plus efficace. La loi révisée entre en vigueur ce mercredi, 1er juillet. Les analyses salariales qu’elle prévoit apporteront un peu plus de transparence. Mais l’absence de sanctions pour les employeurs et employeuses qui discriminent les femmes reste le gros point faible.</p><p>Dès demain premier juillet, les entreprises de 100 salarié-e-s ou plus auront un an pour procéder à une analyse des salaires afin de vérifier s’il y a discrimination envers les femmes. Les employeurs qui le souhaitent peuvent conduire ces analyses en collaboration entre les partenaires sociaux. Dans le cas contraire, elles doivent faire examiner leurs analyses d’ici 2022 par un organe externe de révision, puis elles disposent encore d’un an pour en communiquer les résultats à leurs employé-e-s.</p><p>Après l’échec du dialogue entre partenaires sociaux sur l’égalité salariale, l’USS s’est battue avec force en faveur de l’introduction de mesures contraignantes pour lutter contre les discriminations salariales. Conséquence&nbsp;: le Conseil fédéral a lancé une révision de la loi sur l’égalité qui oblige les entreprises à procéder à des analyses de leur système salarial.</p><p>Les entreprises n’ont cependant pas à assumer de responsabilité en cas de discrimination avérée, ce qui est et demeure un scandale. La possibilité de sanctionner de tels écarts avait été écartée dès la procédure de consultation. Puis le Parlement a affaibli encore davantage le projet de révision en imposant les analyses salariales aux entreprises de 100 employé-e-s et plus seulement, au lieu du seuil de 50 et plus prévus initialement, et en limitant ces mesures à une durée de douze ans.</p><p>L’USS salue le fait que les entreprises soient enfin tenues de prendre des responsabilités pour le respect de l’égalité salariale alors que jusqu’ici, les femmes discriminées n’avaient que la voie de la plainte pénale pour se défendre. Mais elle trouve totalement incompréhensible que la révision ne prévoie ni sanctions, ni obligation d’impliquer les syndicats ou les commissions de personnel dans la procédure d’analyse. Les syndicats se préparent donc à suivre de très près la mise en œuvre de cette révision et s’engageront dans leurs branches pour que les analyses de salaires se fassent avec les partenaires sociaux. Les fédérations de l’USS ont lancé dans ce cadre une offensive de formation pour les représentant-e-s du personnel, afin de leur permettre de contrôler la mise en œuvre de la loi.</p><p>Il faudra d’autres mesures pour améliorer les salaires dans les professions majoritairement féminines puisque, même sans discrimination explicite, les femmes gagnent en général moins que les hommes. Pas parce que leur travail vaut moins – la crise du coronavirus a bien démontré le contraire –, mais parce l’économie et la société en général n’investissent pas assez dans les métiers de l’approvisionnement, des soins et de l’assistance. La Suisse est au défi d’améliorer sans délai les salaires des femmes. La loi révisée sur l’égalité est un petit pas dans cette direction.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_Mann-Frau-Fabrik_iStock-SolStock_c4d53866d8.webp" length="178666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7032</guid><pubDate>Mon, 29 Jun 2020 12:25:06 +0200</pubDate><title>Renforcer la protection des salaires est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/renforcer-la-protection-des-salaires-est-necessaire</link><description>Prise de position sur le 16e rapport de l’observatoire de la libre-circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion de la publication du 16e&nbsp;rapport de l’observatoire de la libre-circulation des personnes, l’USS publie son commentaire. Les syndicats soulignent l’importance centrale des mesures d’accompagnement. Grâce à elle, les salaires bas et moyens connaissent une évolution plus favorable en Suisse que dans plusieurs pays européens, où les protections sont moindres&nbsp;: au cours des 20 dernières années, ils ont davantage progressé en Suisse qu’en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.</p><p>La publication du rapport de l’observatoire permet de mettre en lumière la densité des contrôles effectués en Suisse. Alors que 55'000 entreprises sont contrôlées annuellement en Allemagne quant aux conditions de travail et de rémunération, ce nombre se monte à 41'000 en Suisse –&nbsp;pour un marché du travail environ dix fois plus petit. Le développement d’un secteur d’activité à très bas salaire a ainsi été évité en Suisse.</p><p>La protection des salaires doit être développée –&nbsp;et non remise en question. La mise en œuvre peut encore être améliorée, par un renforcement des contrôles dans les cantons principalement. En revanche, l’initiative soumise en votation le 27 septembre et visant la résiliation de la libre-circulation des personnes ne résout aucun problème&nbsp;: elle n’aura pas d’influence sur le nombre des personnes venant travailler en Suisse, mais en revanche elle affaiblira des règles qui ont fait leurs preuves sur le marché du travail. Un système de contingents, comme le démontre l’expérience historique, n’aurait pour effet que d’augmenter la pression sur tous les salaires et de provoquer du travail au noir. La libre-circulation des personnes et des mesures d’accompagnement dynamiques, capables de s’adapter et de s’améliorer, restent la meilleure formule pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs de Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6997</guid><pubDate>Fri, 26 Jun 2020 15:03:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la partie générale du droit des assurances sociales (OPGA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-la-partie-generale-du-droit-des-assurances-sociales-opga</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la consultation sur les dispositions d’exécution concernant la révision de la LPGA.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7029</guid><pubDate>Mon, 22 Jun 2020 11:30:00 +0200</pubDate><title>Défendre les emplois et les salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/defendre-les-emplois-et-les-salaires</link><description>L&#039;USS relance la campagne contre l&#039;initiative de résiliation – conférence de presse commune du Conseil fédéral et des partenaires sociaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation des travailleuses et travailleurs en Suisse est extrêmement tendue. Dans ce contexte, l’initiative de résiliation de l’UDC ne ferait que nuire à toutes les personnes qui travaillent en Suisse, et mettre en danger des protections qui ont fait leurs preuves : c’est ce que l’USS a souligné aujourd’hui, lors d’une conférence de presse aux côtés de la Conseillère fédérale Karin Keller-Suter. Dans les périodes de crise plus encore que d’ordinaire, il s’agit des résoudre concrètement et rapidement les problèmes qui apparaissent. La capacité du Conseil fédéral et des partenaires sociaux à agir dans ce sens a été démontrée durant la pandémie de coronavirus. Elle a été encore renforcée par l’introduction de la prestation transitoire pour les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. L’USS mènera une campagne forte et autonome contre l’initiative de résiliation pour défendre les emplois et les salaires.</p><p>﻿Aujourd’hui, la Suisse a le système de protection des salaires le plus efficace d’Europe. Un salaire suisse pour rémunérer tout travail effectué en Suisse : ce principe est plus important que jamais, car la crise du coronavirus met sous pression les conditions de travail. L’initiative de l’UDC remet en question les droits des travailleuses et des travailleurs, et créerait de l’insécurité en matière de conditions de travail et de séjour. Le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, a souligné lors de la conférence de presse que « l’initiative de résiliation a pour unique but d’affaiblir les droits des gens qui travaillent. Son acceptation ne ferait que compliquer la sortie de la crise économique, mettrait sous pression tous les salaires et menacerait un dispositif de protection et de contrôle pourtant éprouvé ».</p><p><strong>Plus de protection, pas moins</strong></p><p>Chaque année, les salaires et les conditions de travail de presque 170 000 personnes professionnellement actives en Suisse sont contrôlées. Des rectifications de salaire à la hausse ont lieu. Mettre en danger ces mécanismes n’est pas acceptable. Grâce aux mesures d’accompagnement, les syndicats ont obtenu des conventions collectives de travail et des salaires minimums obligatoires aussi dans les branches et les professions où les bas salaires et le travail précaire ont trop longtemps été la règle.</p><p>Autrefois, les saisonniers n’avaient guère de droits. Cela ouvrait tout grand la porte au travail au noir et donc à plus de pression sur les salaires. Les employeurs pouvaient ainsi exploiter une main-d’œuvre bon marché afin d’augmenter leurs profits. C’est à cela que veut revenir l’initiative de résiliation.</p><p><strong>Défendre le travail plutôt que de renforcer la crise</strong><br> Avant la pandémie déjà, les syndicats accordaient une grande importance à la votation sur l’initiative de résiliation de l’UDC. Cette importance n’a fait que se renforcer alors que le pays connaît une crise économique sans précédent qui menace des dizaines de milliers de places de travail. Le 27 septembre, il faut un non clair et décidé : l’USS et ses fédérations s’engageront dans ce sens avec une campagne forte et autonome.</p><p>&nbsp;</p><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200622_CP-Discours-Pierre-Yves-Maillard_def.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Discours de Pierre-Yves Maillard (PDF)</a></li><li>Site web de la campagne : <a href="https://www.salaires-emplois.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.salaires-emplois.ch</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_sgb_flyer_sept_FR_querformat_ohnetext_979f3c5c72.webp" length="85798" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7025</guid><pubDate>Mon, 15 Jun 2020 19:07:15 +0200</pubDate><title>Pierre-Yves Maillard nouveau président de l’Institut de formation Movendo</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/pierre-yves-maillard-nouveau-president-de-linstitut-de-formation-movendo</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le président de l’Union syndicale suisse, également conseiller national vaudois, a été élu président de Movendo, l’Institut de formation des syndicats, lors de l’Assemblée des délégué-e-s fin mai. Il succède à Corinne Schärer.</p><p>Pour Maillard, la formation et la formation continue constituent la base centrale pour représenter les intérêts des collègues de travail dans les entreprises et les différentes branches. Que ce soit les formations sur le contrôle effectif de l'égalité des salaires entre femmes et hommes, la formation continue des membres d'une commission du personnel, les formations visant une participation accrue aux des salarié-e-s aux régimes de retraite ou celles ciblant les aptitudes en communication personnelle dans le travail et la vie quotidienne : « Pour négocier à hauteur d’yeux avec les employeurs, nous devons disposer des connaissances nécessaires ». L'Institut de formation est un pilier central d'un mouvement syndical de base et offre de grands avantages aux membres. De plus, la formation a une importance sociale importante. Movendo apporte ainsi une contribution à la « démocratisation du savoir », a déclaré Maillard à l’occasion de sa prise de fonction.</p><p>L'Institut de formation est soutenu par différentes fédérations de l’USS et propose chaque année quelque 250 cours sur des sujets liés au monde du travail. Les offres sont ouvertes à toute personne intéressée. Les syndicats prennent en charge au moins un cours par an pour leurs membres.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/7/csm_IMG_4011_a4dd4ca788.webp" length="88522" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7023</guid><pubDate>Mon, 15 Jun 2020 18:30:57 +0200</pubDate><title>Reconnaître l’urgence, mais apporter des solutions plus ciblées et plus justes!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reconnaitre-lurgence-mais-apporter-des-solutions-plus-ciblees-et-plus-justes</link><description>Pouvoir d’achat des familles : Non à l’arnaque fiscale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les mesures de lutte contre la pandémie que nous avons, espérons-le, traversée, et la situation de crise économique que nous traverserons encore malheureusement pendant quelques temps, sont à l’origine de problèmes très aigus pour tout le monde en Suisse. Les familles ne sont pas épargnées&nbsp;: pour nombre d’entre elles, qui ne passaient les fins de mois qu’à grand-peine, chômage partiel ou indemnités pour indépendants signifiaient certes une aide bienvenue, mais aussi le début d’un casse-tête&nbsp;: comment faire avec 10, 20, 30% de revenu en moins&nbsp;? D’autant plus que le chômage partiel, par exemple, a concerné 50% des employés dans les branches les moins bien rémunérées, mais seulement un cinquième des salariés les mieux payés[1]. Et c’est sans compter le chômage tout court, puisque 55'000 personnes de plus se sont ajoutées au nombre des demandeurs d’emplois depuis février (chiffre corrigé des variations saisonnières).</p><p>Le problème immédiat que rencontrent des centaines de milliers de ménages dans notre pays est celui du pouvoir d’achat. Comme les partisans du projet fiscal, nous reconnaissons, plus encore dans ce nouveau contexte, la nécessité d’un effort de la Confédération pour le pouvoir d’achat des familles, mais nous contestons la méthode utilisée, qui ne profite pas à celles et ceux qui en ont le plus urgent besoin.&nbsp;Car de ces 370 millions de dépenses fiscales, plus de 70% profiteront au cinquième des familles dont les revenus sont les plus élevés. Et pourtant, si l’on est prêt à consacrer plus d’un tiers de milliard, par an, à soulager les familles de ce pays, il y&nbsp;aurait des idées efficaces&nbsp;et simples à mettre en œuvre&nbsp;pour atteindre vraiment le but et les besoins des gens. Ainsi, les primes payées pour tous les enfants de Suisse représentent 1.812 milliards[2]. Et il s’agit aussi d’un impôt. Dès lors, tant qu’à baisser un impôt, autant viser celui qui fait le plus mal.&nbsp;En tenant compte des réductions de primes déjà versées, avec 370 millions de francs, on peut financer pour le même tarif un rabais généralisé de 25% sur toutes les primes de tous les enfants de moins de 18 ans de Suisse à charge des familles.</p><p>Concrètement, cela signifie&nbsp;:</p><ul><li>Pour une famille avec deux enfants et un revenu d’environ 110'000 francs brut (donc un peu plus de 90'000 nets)&nbsp;:</li></ul><ol><li>Le projet de loi n’a aucun effet lorsque les deux parents travaillent</li><li>Si un seul des parents travaille, il fait baisser la facture fiscale d’environ 210 francs par an[3]</li><li>Au contraire, une baisse des primes de 25% permettrait d’alléger leur facture de 300 francs par enfant[4], 600 francs en tout, soit près de 3 fois plus&nbsp;!</li></ol><ul><li>Pour toutes les familles dont le revenu brut annuel se situe au-dessous, l’équation est plus simple&nbsp;: le projet ne leur apporte rien. Un allègement des primes leur offre les mêmes 600 francs.</li><li>Et même pour la classe moyenne supérieure, le calcul est vite fait&nbsp;: jusqu’à 190'000 francs annuels, grosso modo, l’allègement pour les primes de deux enfants apporterait plus que la baisse fiscale&nbsp;!</li></ul><p>Alléger les charges obligatoires qui pèsent sur les familles n’est pas seulement réaliser une priorité de tous les programmes&nbsp;politiques.&nbsp;C’est répondre à une nécessité absolue face à la situation sociale et économique que nous connaissons.&nbsp;Mais nous avons besoin d’un projet qui atteigne vraiment sa cible. Celui-ci ne le fait pas.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/a/csm_Referendum-Kinderabzug_U-Karte_sgb_franz_v4-1_6c5bdcd96a.webp" length="390160" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7021</guid><pubDate>Sat, 13 Jun 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Un an après la Grève des femmes* : Des revendications de loin pas encore concrétisées</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-an-apres-la-greve-des-femmes-des-revendications-de-loin-pas-encore-concretisees</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dimanche matin 14 juin, ce sera le premier anniversaire de l’historique Grève des femmes* de 2019. Il y a une année en effet que plus de 500&nbsp;000 femmes* sont descendues dans la rue pour revendiquer du respect, du temps et de l’argent. Mais les femmes continuent à toucher des salaires et des rentes inférieurs à ceux des hommes, et elles assument davantage de travail de prise en charge. Il est urgent de corriger cela. Pendant la semaine violette, les syndicats de l’USS l’ont souligné et, le jour anniversaire de la grève, les comités de la Grève des femmes* reviendront à la charge avec des activités.</p><p>Les femmes gagnent presque un cinquième de moins que les hommes. Plus de la moitié de celles qui exercent une activité lucrative ne gagnent même pas 4&nbsp;000 francs par mois, ce qui n’est le cas que de 16&nbsp;% seulement des hommes. Même si une partie de ces différences peut s’expliquer par des facteurs comme le choix de la profession, la durée de la formation ou le taux d’occupation, la réalité, c’est que le travail des femmes est énormément sous-évalué par rapport à celui des hommes. Après un apprentissage de trois ans, celles qui commencent une activité dans une profession féminine comme celle de coiffeuse ou de professionnelle de la petite enfance gagnent entre 3&nbsp;900 et 4&nbsp;500 francs, alors que le jeune couvreur ou le jeune maçon gagne 1&nbsp;000 francs de plus grâce à la convention collective de travail. → Analyse approfondie de la situation des salaires féminins</p><p class="heading--h3">Rentes des femmes&nbsp;: une situation dramatique</p><p>Le travail des femmes qui s’est avéré essentiel au fonctionnement de la société pendant la crise sanitaire, est non seulement mal rémunéré, mais a aussi pour effet des rentes de vieillesse indignes, en moyenne inférieures d’un tiers à celles des hommes. L’AVS est la seule à tenir compte, dans le calcul de ses rentes, du travail non rémunéré de soins et d’assistance. Une hausse des rentes AVS est par conséquent le moyen le plus efficace pour améliorer la situation des femmes en matière de rentes et combler les lacunes existantes. L’Union syndicale suisse (USS) part à l’offensive avec son initiative pour une 13e rente AVS. Concernant le 2e pilier, il y a toujours un tiers des femmes qui ne reçoit aucune rente. Et parmi celles qui en reçoivent une, celle-ci ne représente en moyenne que la moitié de celle touchée par les hommes. Avec les partenaires sociaux, l’USS a mis au point, à la demande du Conseil fédéral, une réforme de la LPP qui améliorera sensiblement et rapidement les rentes des femmes. Cette réforme doit être rapidement mise en œuvre. → Analyse détaillée de la situation des rentes des femmes</p><p class="heading--h3">La pris en charge de tiers en tant que service public&nbsp;: un fondement de l’égalité</p><p>L’inégalité en matière de salaires et de rentes ne résulte pas uniquement pas de facteurs discriminatoires et soi-disant explicables (mais absolument pas justifiés pour autant). La prise en charge de tiers est un fondement central pour faire avancer l’égalité des sexes&nbsp;: les crèches et les structures scolaires ouvertes toute la journée sont trop chères et l’offre n’est pas en mesure de couvrir la demande. Que cela puisse être différent, l’Europe nous le montre.</p><p>Pendant la semaine violette qui a mené au 14 juin, les syndicats de l’USS ont dénoncé les abus à travers multiples actions. Ils vont rester sur la brèche et se battre pour des salaires féminins équitables, une hausse des rentes de vieillesse ainsi que l’organisation et le financement solidaire du travail de prise en charge en tant que service public.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_webbild_rgb_3000_ohne_6e036510e8.webp" length="53360" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7017</guid><pubDate>Thu, 11 Jun 2020 12:30:00 +0200</pubDate><title>Une protection des salaires a priori efficace, mais une mise en œuvre plus stricte est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-protection-des-salaires-a-priori-efficace-mais-une-mise-en-oeuvre-plus-stricte-est-necessaire</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement publié aujourd’hui montre que celles-ci sont plus importantes que jamais&nbsp;! Là où des contrôles ont lieu, des infractions sont découvertes. Cela, surtout dans des entreprises qui occupent des titulaires de permis de courte ou très courte durée, ou de la main-d’œuvre temporaire.</p><p>L’an dernier, les contrôleurs et contrôleuses ont vérifié 166&nbsp;000 salaires. Ce qui a permis de découvrir plus de 15&nbsp;% de salaires trop bas ou d’indépendant-e-s fictifs. Dans les branches dont les salaires minimums sont fixés dans les conventions collectives de travail (CCT), les taux d’infraction sont plus élevés (20&nbsp;%) parce que la sous-enchère salariale est clairement définie à travers ces salaires minimums. Dans les autres branches, les cantons se permettent des écarts par rapport aux salaires usuels, si bien qu’une partie des entreprises dont les salaires sont trop bas échappent aux contrôleurs. Les taux d’infraction se montent à 15&nbsp;% (entreprises de détachement), respectivement de 11&nbsp;% (employeurs suisses).</p><p>Dans les branches avec des salaires minimums obligatoires fixés dans des CCT ou des contrats-type de travail, les employeurs qui versent des salaires trop bas sont frappés d’une amende. En l’absence de salaires minimums, les cantons demandent aux entreprises d’ajuster leurs salaires sur les salaires usuels dans la branche et la localité («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). C’est un point positif que l’écrasante majorité des entreprises étrangères donne suite à cette injonction. Le comportement des employeurs et employeuses suisses est cependant intolérable. Dans environ 1&nbsp;100 cas, ils ont versé des salaires trop bas. Or seulement 445 ont suivi l’injonction faite par leur canton de corriger leurs salaires. Toutefois, la Confédération et les cantons n’ont guère édicté de salaires minimums alors que la loi le prévoit.</p><p>Les contrôles continuent malheureusement à être très différents d’un canton à l’autre. L’engagement dont font preuve les cantons du Tessin et de Genève, qui ont contrôlé un grand nombre d’employeurs et employeuses suisses est une très bonne chose. La réalité est totalement différente dans certaines parties de la Suisse alémanique où certains cantons n’ont contrôlé qu’environ 2&nbsp;% des entreprises. Un-e employeur/employeuses suisse n’est en moyenne contrôlé que tous les 50 ans environ. Il faut maintenant que cela change rapidement.</p><p>Les mesures d’accompagnement destinées à protéger les salaires suisses sont indispensables. Les contrôles effectués font souvent apparaître des infractions. Si la Suisse devait réduire leur nombre ou limiter les instruments (caution, annonce préalable des missions, entre autres) à cause de l’accord-cadre avec l’Union européenne, cela aurait de graves conséquences. C’est pourquoi les syndicats exigent que les mesures d’accompagnement soient étoffées et non pas démantelées.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7015</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2020 18:02:19 +0200</pubDate><title>Dossier N° 139 : Simplement essentiel : le service public dans la crise</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/dossier-n-139-simplement-essentiel-le-service-public-dans-la-crise</link><description>Bilan et perspectives</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce dossier se penche sur les divers secteurs du service public pendant et après la crise du coronavirus, avec analyse et bilan à l'appui.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Krank-am-Arbeitsplatz_torwai-iStock_kleiner_1a6f8d00d4.webp" length="111630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7013</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2020 17:36:58 +0200</pubDate><title>Dossier N° 138 : Congrès de l’USS du 30.11.-1.12.2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-138-congres-de-luss-du-3011-1122018</link><description>Textes d’orientation et résolutions</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 56e Congrès de l’Union syndicale suisse a eu lieu les 30 novembre et 1er décembre 2018 au Kursaal à Berne, avec la participation de quelque 400 personnes. Ce Congrès a constitué un jalon important dans l’histoire du mouvement syndical suisse&nbsp;: Paul Rechsteiner s’est retiré après avoir œuvré pendant 20 ans à la présidence de l’USS et Pierre-Yves Maillard lui a succédé à ce poste, remportant l’élection face à Barbara Gysi.</p><p>Au plan thématique, le combat pour l’égalité entre femmes et hommes était au premier plan, ainsi que plusieurs textes d’orientation et résolutions visant à renforcer le pouvoir d’achat des personnes vivant de revenus bas et moyens, ou de rentes. Les délégué-e-s ont décidé à l’unanimité de soutenir activement la Grève des femmes* du 14 juin et 2019, et de faire ainsi de l’égalité un des points forts dans les priorités syndicales pour la période à venir. Les quelque 200 délégué-e-s ont par ailleurs chargé les organes de l’USS de préparer une initiative populaire pour une 13e rente AVS. Enfin, le Congrès a décidé de soutenir activement l’initiative pour l’allègement des primes d’assurance-maladie.</p><p>Au total, les délégué-e-s ont voté sur trois textes d’orientation, adopté 13 résolutions et traité 44 propositions. Le présent dossier contient les textes d’orientation et les résolutions tels qu’adoptés par le Congrès. Il rend compte également des discours de bilan et d’adieu de Paul Rechsteiner ainsi que de l’allocution inaugurale de Pierre-Yves Maillard.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_DSC_0469_bearbeitet-2_58396f2bc3.webp" length="130012" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7011</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2020 15:46:13 +0200</pubDate><title>Un progrès concret</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-progres-concret</link><description>L’USS salue l’acceptation de la rente transitoire par le Parlement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se bat depuis plusieurs années pour que les personnes qui ont travaillé toute leur vie durant ne passent pas à l’aide sociale si elles perdent leur emploi avant d’être à la retraite. L’introduction de la prestation transitoire est donc à saluer, même si le Parlement en a réduit le montant. Cette nouvelle mesure de correction sociale en faveur des personnes en fin de droit ne résout certes pas tous les problèmes des personnes concernées, mais elle représente un vrai progrès et confirme que le Parlement est prêt à soutenir des compromis orientés sur une solution trouvés par les partenaires sociaux.</p><p>Pour les chômeurs et chômeuses âgés qui, malgré d’innombrables recherches, n’ont pas trouvé d’emploi, une fois en fin de droit, c’est financièrement le plongeon. À un moment ou à un autre, impossible pour eux d’éviter l’aide sociale. Mais il se peut alors que, pour recevoir une aide financière, ils doivent d’abord épuiser leurs avoirs de vieillesse. Et cela, après avoir déjà dû utiliser presque toute leur fortune. Le recours aux prestations complémentaires pendant la retraite est ainsi programmé. C’est inacceptable.</p><p class="heading--h3">Développer la protection, maintenant plus que jamais</p><p>La crise du coronavirus a durement touché le marché du travail. Le nombre des plus de 55 ans au chômage a augmenté de près de 50&nbsp;% en mars et avril. L’Union syndicale suisse (USS) s’engage fermement aussi avec les partenaires sociaux pour que toutes les mesures soient mises en œuvre pour maintenir autant d’emplois que possible. Chaque licenciement à cause du virus est un licenciement de trop. Surtout pour les employé-e-s âgés de longue date dans leur entreprise. Sur cette question, les employeurs et employeuses doivent aussi assumer leur responsabilité.</p><p>Une fois à la retraite, celle ou celui qui a travaillé durant toute sa vie a besoin d’une couverture sociale meilleure, décente. Et c’est précisément pour cela que les partenaires sociaux et le Conseil fédéral ont mis en route la prestation transitoire. Celle-ci n’est toutefois qu’un premier pas concret en avant. C’est pourquoi il est d’autant plus important que le Conseil fédéral mette désormais rapidement en vigueur cette mesure.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7008</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 17:32:00 +0200</pubDate><title>50 ans de l’initiative Schwarzenbach: plus jamais ça!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/50-ans-de-linitiative-schwarzenbach-plus-jamais-ca</link><description>Pour le 50e anniversaire du refus de l&#039;initiative Schwarzenbach, Vasco Pedrina revient sur l&#039;évolution de la politique migratoire syndicale.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 7 juin 1970, il y a exactement 50 ans, a eu lieu la mémorable votation populaire sur l’initiative Schwarzenbach, la deuxième d’une série interminable d’initiatives xénophobes ayant occupé notre pays jusqu’à l’« initiative de limitation » de l’UDC à venir. Conseiller national pour l’« Action nationale contre la surpopulation étrangère » en 1967, James Schwarzenbach voulait avec son initiative limiter la proportion de ressortissants étrangers à 10% de la population totale. Selon les estimations, plus de 300’000 étrangères et étrangers auraient dû quitter la Suisse si elle avait été acceptée. Un passage du texte de l’initiative disposait que la Confédération aurait dû veiller à ce qu’aucun citoyen suisse ne puisse être licencié pour quelque raison que ce soit tant que des étrangers et étrangères étaient employés dans la même entreprise et dans la même catégorie professionnelle. Fort de tabac !</p><p><strong>Participation hors du commun</strong></p><p>La campagne de votation très émotionnelle (à l’époque, les méchants étrangers étaient surtout des Italiens, aujourd’hui cités en exemple) a conduit à l’un des taux de participation les plus élevés jamais enregistrés (74 %). Heureusement, l’initiative a été rejetée, mais avec un modeste score de 54% de non. Elle a obtenu ses meilleurs résultats dans les cantons agricoles catholiques et dans le triangle industriel de Bâle, Berne, Zurich, en particulier dans les quartiers ouvriers de ces villes. Pour notre pays, cette votation a marqué une césure à plusieurs égards. Avec les mesures de limitation prises avant la votation et l’introduction du « plafonnement global » par la suite, elle a fortement influencé le cours de la politique migratoire de la Confédération pendant des décennies. Elle a été accompagnée d’un durcissement des statuts de séjour discriminatoires. Durant la crise économique de 1975/1977, le chômage a, de fait, été exporté, de sorte que les souhaits de Schwarzenbach ont été temporairement réalisés du point de vue quantitatif.</p><p>Comme jamais auparavant, cette votation a été une épreuve pour les syndicats. Certaines sections de différents syndicats n’ont pas suivi la recommandation de voter « non » émise par l’USS. Des commissions d’entreprises ont fait dissidence. Il y a eu des démissions de membres et même des scissions, comme dans l’industrie du papier quelques années plus tard. Selon les sondages, 55% des membres des associations de l’USS ont voté pour. Le choc a été profond dans nos rangs, mais avec le temps, il a conduit à une réflexion et à une remise en question positive. Mais pas dans le sens des souhaits des idéologues en chef de l’UDC actuelle. Une raison essentielle de la division réussie – du point de vue de Schwarzenbach – des travailleuses et travailleurs à cette époque réside malheureusement dans l’attitude des syndicats envers la politique des étrangers depuis les années 1950. En 1956, une résolution de l’USS disait déjà : « La politique du marché du travail doit viser en premier lieu à maintenir le plein-emploi et à protéger les places de travail de nos travailleurs autochtones ». Les syndicalistes ont été parmi les premiers à exiger du Conseil fédéral un arrêt net de l’immigration et même des mesures de démantèlement, en le répétant plusieurs fois durant les années 1960 (comme dans une lettre au Conseil fédéral sur l’accord d'immigration avec l’Italie en 1964).&nbsp;</p><p><strong>Changement d'attitude syndical</strong></p><p>Longtemps convaincus que l’immigration n’était qu’un phénomène temporaire, ils ont par leur attitude contribué à préparer le terrain à la propagation d’idées xénophobes. En 1960, le programme de travail de l’USS stipulait par contre déjà : « La main-d’œuvre étrangère ne peut être employée qu’aux mêmes conditions de travail et de vie que les travailleurs autochtones ». Cette idée que le dumping salarial nuit finalement à tous les salariés et salariées a ouvert la porte à une politique de solidarité faisant des intérêts communs des salariés autochtones et étrangers une priorité. La leçon que les syndicats ont lentement mais sûrement tirée de la votation de l’époque est qu’une attitude défensive envers la main-d’œuvre étrangère mène finalement à une impasse, tout comme la conception de l’immigration comme une simple ressource de réserve. Avec la syndicalisation croissante des migrant-e-s, la situation a changé assez radicalement. Leur intégration dans les syndicats a accéléré leur acceptation dans la société comme partie intégrante de notre pays. Mais il a fallu plus de dix ans et notamment l’initiative « être solidaires en faveur d'une nouvelle politique à l'égard des étrangers » (en allemand « Mitenand-Initiative » pour que tous les syndicats se prononcent clairement en faveur de l’abolition du statut inhumain de saisonnier. Puis, encore deux décennies ont passé avant que la révolution copernicienne de la politique migratoire des syndicats se traduise dans la réalité sociale avec l'entrée en vigueur des accords bilatéraux avec l’UE en 2002 : l’introduction de la libre circulation des personnes sur la base de l’égalité des droits et d’une forte protection pour tous. Les mesures d’accompagnement ont constitué une avancée sans précédent dans la réglementation du marché du travail et la protection des salaires. Ce programme exactement contraire à celui de l’initiative Schwarzenbach est une réussite tardive mais réelle.&nbsp;</p><p><strong>Non au retour de la politique de Schwarzenbach</strong><br> Lors de la votation populaire du 27 septembre sur l’ « initiative de limitation » de l’UDC, il s’agit d’empêcher la réintroduction de la politique de Schwarzenbach, qui a déjà échoué une fois. Un coup d’œil sur l’histoire montre que les instruments du contingentement et des statuts discriminatoires ont échoué sur toute la ligne : non seulement ils n’ont pas permis de réduire l’immigration qui dépend avant tout des fluctuations économiques, mais ce système a longtemps maintenu à un faible niveau la productivité dans des branches importantes (construction, agriculture, hôtellerie-restauration), au détriment de l’ensemble de l’économie. L’exploitation des travailleurs étrangers est inhumaine - non seulement pour les travailleurs concernés, mais aussi pour leur famille entière et leurs enfants. Enfin, l’ancienne politique migratoire de la Suisse encourageait la pression salariale pour tous sur le marché du travail. Plus jamais ça !</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/d/csm_auslaenderausweis_c_niederlassungsbewilligung_beschnitten_b78569be81.webp" length="48998" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7007</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 17:25:43 +0200</pubDate><title>Du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre</link><description>Un an après la grève des femmes: Du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais !</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 14 juin 2019 a eu lieu en Suisse la plus grande mobilisation politique depuis la grève nationale&nbsp;: plus d’un demi-million de femmes sont descendues dans la rue ce jour-là pour l’égalité. Nous voulons maintenant des actes. Les syndicats s’engagent daans le cadre d'une semaine violette pour la valorisation des professions féminines et réclament des salaires enfin plus élevés pour les femmes&nbsp;: actions dans les entreprises, déclarations des branches et débats en ligne. Sous le slogan&nbsp;: Du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais&nbsp;! Car la crise du coronavirus a clairement mis en évidence que le travail des femmes est indispensable. Pourtant, il continue à être sous-estimé et sous-payé.</strong></p><p>La grève des femmes* de 2019 a donné un signal fort. Mais les progrès en matière d’égalité sont encore beaucoup trop lents. Il y a bien eu quelques succès, comme la décision parlementaire sur le congé paternité ou&nbsp;la féminisation du Parlement&nbsp;en automne 2019 ainsi que des progrès ponctuels dans certaines branches et conventions collectives de travail, mais la situation ne s’est pas suffisamment améliorée.&nbsp;</p><p>Les applaudissements au balcon et une prime pour coronavirus ne suffisent pas. Il est grand temps que les salaires des professions mal rémunérées, typiquement assumées par des femmes*, augmentent de façon durable. L’examen rigoureux des salaires sous l’angle de la discrimination, comme le prescrit dès le 1er juillet la loi révisée sur l’égalité, offre de ce point de vue des opportunités.</p><p>Les syndicats poursuivron résolument&nbsp;sur cette voie. Il faut continuer à mobiliser l’opinion publique : après trois ans d’apprentissage, les éducatrices de la petite enfance et le personnel d’aide et soins à domicile par exemple gagnent entre 4’000 et 4'500 francs, alors que les peintres, couvreurs et maçons gagnent environ 1'000 francs de plus après un apprentissage de même durée. Le salaire médian des vendeuses s’élève à seulement 3’067 francs par mois, alors que les salaires de leurs client-e-s sont probablement deux fois plus élevés.&nbsp;</p><p>C’est la raison pour laquelle les associations de l’USS se mobilisent dès le 8 juin, au moyen de débats en ligne avec les branches, d’actions dans les entreprises et auprès du public. Pour donner du poids aux revendications de la grève des femmes* et attirer l’attention sur les conditions de travail des femmes*. Pendant la semaine violette, l’USS publie sur la plateforme&nbsp;<a href="http://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>&nbsp;des déclarations de femmes contribuant par leur travail à la gestion de la crise, ou issues de branches qui au contraire&nbsp;versent enfin des salaires équitables. Des vendeuses, des gardes d’enfants et des infirmières, ainsi que des postières et des contrôleuses de train, évoquent leur vie professionnelle quotidienne des derniers mois. Toutes n’ont pas pu travailler depuis leur domicile et sont confrontées à des conditions de travail difficiles et à des bas salaires dans leur profession. Par ailleurs, l’USS publiera&nbsp;de nouvelles analyses sur la situation des femmes en matière de rentes et de revenus.</p><p>Il est grand temps que les revendications de la grève des femmes* soient enfin satisfaites : il faut du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais !</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_webbild_rgb_3000_ohne_6e036510e8.webp" length="53360" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7004</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 15:43:27 +0200</pubDate><title>PostFinance : Se libérer de l’interdiction d’octroyer des crédits, sans tomber dans le piège de la privatisation partielle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-se-liberer-de-linterdiction-doctroyer-des-credits-sans-tomber-dans-le-piege-de-la-privatisation-partielle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>PostFinance est un établissement financier d’importance systémique. Ses services de paiement sont indispensables à la population, mais surtout à l’économie. Ce qui a bien fonctionné pendant des années devient problématique en raison de la persistance de taux d'intérêt bas&nbsp;: l’interdiction d’octroyer des crédits et des hypothèques menace l’existence de PostFinance de manière prévisible. Le résultat annuel se détériore rapidement, ce qui déstabilise à moyen terme l’ensemble du groupe de La Poste. Le Conseil fédéral tente maintenant un coup décisif, en levant l’interdiction. L’USS salue cette décision, avec quelques doutes sur la capacité de PostFinance à dégager une marge bénéficiaire en tant que «&nbsp;retardataire&nbsp;» sur le marché très concurrentiel des hypothèques et crédits. Presque toutes les banques ont désormais des concepts écologiques, même si elles ne sont pas toutes aussi crédibles.</p><p>Mais il vaut la peine d’essayer de libérer PostFinance, car son mandat de prestations de base est trop précieux pour que la politique se contente de regarder l’établissement financier continuer à s’affaiblir. Un grand nombre d’emplois dépendent directement et indirectement de la capacité de PostFinance à bien se repositionner.</p><p>Par contre, l’USS est fermement convaincue que la privatisation partielle prévue par l’ouverture de l’actionnariat n’est pas judicieuse. Alors que le Conseil fédéral espère que cette décision entraîne un afflux de capitaux comme base de fonds propres et une marge de manœuvre généreuse, l’USS craint que la pression pour optimiser les bénéfices augmente massivement et que le mandat de service universel soit menacé. Les deux impliquent une charge supplémentaire pour PostFinance sur sa nouvelle voie, sans nullement la renforcer.</p><p>Les temps sont très durs, et l’objectif est une reprise rapide et durable de l’économie. Prendre maintenant le risque d’affaiblir le service public de l’établissement financier d’importance systémique serait de la pure négligence.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/1/csm_meinepoststelle_7213ca457c.webp" length="84616" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7002</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 11:38:19 +0200</pubDate><title>Renforcer le service public : une condition de la reprise économique </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/renforcer-le-service-public-une-condition-de-la-reprise-economique</link><description>Le sortie de crise</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le service public joue un rôle central durant la période extraordinaire que nous vivons. Sans lui, la situation aurait été nettement pire et la Suisse n’aurait pas pu faire face de la même manière à la pandémie. Pourtant, de nombreux secteurs ressortent affaiblis de cette période, du point de vue de leurs finances, de leur organisation ou de la situation des travailleuses et travailleurs. Or, renforcer le service public en cette période de sortie des restrictions n’est pas une option, mais une nécessité fondamentale pour soutenir la reprise économique – et pouvoir faire face à la prochaine crise.</p><p>Alors que la Suisse faisait face à une pandémie sans précédent, et qui a nécessité des mesures d’une ampleur inattendue, le service public a tenu bon. Il a même constitué l’une des bases principales de la confiance continue de la population dans les dispositions prises pour lutter contre le coronavirus. Le service public joue donc un rôle de stabilisateur systémique qui était jusqu’ici insuffisamment reconnu. Dans un dossier publié aujourd’hui, l’Union syndicale suisse tire un premier bilan et formule des leçons pour l’avenir.</p><p>Le service public a démontré ses forces précisément là où ses adversaires croyaient voir ses faiblesses. Face à l’urgence et à la situation exceptionnelle, seule une organisation qui ne repose pas sur la concurrence, mais sur la coordination, est à même de réagir dans le sens de l’intérêt public. Cesser abruptement et de manière disparate certaines activités pour s’adapter à la demande à court terme aurait au contraire enclenché une spirale infernale. Planifier l’offre et les prestations en fonction des besoins de la population et disposer pour ce faire de ressources stables est donc particulièrement important en temps de crise.</p><p>Dans les transports publics ou dans la logistique, c’est ainsi bien l’association des différents acteurs et l’existence de mandats clairs de desserte de toutes les régions qui ont permis tant le maintien de prestations durant le semi-confinement que leur redémarrage très rapide une fois les restrictions levées. Dans l’accueil de jour ou la santé, les acteurs du service public ont assuré une offre jugée par tous absolument essentielle –&nbsp;heureusement sans se préoccuper, dans un premier temps, de sa rentabilité économique. Il a fallu engager des dépenses importantes et compter sur l’engagement sans faille d’un personnel auquel on parlait jusqu’ici principalement d’optimisation des coûts.</p><p>D’autres branches, comme les médias, ont du subir la situation pénible de voir leur mission renforcée dans son importance et être largement reconnue comme relevant du service public, mais dans le même temps leurs recettes s’effondrer –&nbsp;après des années de baisse continue. Quant au domaine culturel, le rythme auquel il pourra se relever est encore incertain. Il n’est plus possible d’ignorer, désormais, que la précarité de l’immense majorité des professionnel-le-s de la culture n’est pas seulement un problème social pour eux, mais qu’elle fragilise également l’ensemble du secteur lorsqu’arrive un événement imprévu.</p><p>Le service public a démontré dans la crise qu’il était essentiel, et il a fait preuve de robustesse et d’agilité. Le service public est une ressource, et non un coût. Il est donc urgent de renforcer les ressources financières dont il dispose, de permettre aux organisations et aux personnes qui le composent de sortir très rapidement de la situation de crise, et de revaloriser les professions qui se trouvent au front –&nbsp;depuis de longues années déjà.</p><p>L’Union syndicale suisse formule donc les revendications suivantes&nbsp;:</p><ul><li><strong>La priorité au développement du service public et le renoncement à toute forme de programme d’économie ou d’austérité.</strong> La crise a montré qu’il était important de disposer de réserves de capacité. L’approvisionnement de base de la population pourrait se retrouver en péril si une nouvelle crise survenait. Il faut donc plus de service public et moins de libéralisations. Les dépenses supplémentaires ou pertes de recettes dues à la pandémie ne doivent conduire à aucun plan de coupes dans les prestations ou les salaires.</li><li><strong>Une compensation rapide et complète des pertes et difficultés engendrées par la période de crise pour favoriser la reprise économique. </strong>Transports, soins, accueil des enfants, culture&nbsp;: il n’est pas acceptable, ni favorable à la reprise économique, que les acteurs du service public soient handicapés par des problèmes financiers durant les mois et les années à venir. Tout licenciement doit être empêché dans les entreprises subventionnées ou soutenues par les pouvoirs publics.</li><li><strong>La revalorisation des professionnel-le-s.</strong> Les salarié-e-s de la santé ou de l’accueil des enfants doivent voir leurs compétences mieux reconnues, au-delà des applaudissements. La sécurité sociale et de l’emploi des indépendant-e-s actifs dans de nombreux domaines du service public doit être améliorée.</li><li><strong>Renforcement de la coopération plutôt que de la concurrence et des mécanismes de financement stables.</strong> Mettre en place des lits de soins intensifs et accueillir des patients atteints par le coronavirus est moins rentable que bien d’autres actes médicaux. Produire une information de qualité est indispensable en temps de crise mais les recettes diminuent justement à ce moment. Il faut donc désormais miser sur de meilleurs incitatifs et garantir le financement des tâches essentielles pour rendre le service public plus résistant encore –&nbsp;par exemple en vue d’une prochaine crise.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/b/csm_Menschen-in-Bewegung_photocase_rclassen_9315e44618.webp" length="54846" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6991</guid><pubDate>Thu, 28 May 2020 12:41:10 +0200</pubDate><title>Chômage et coronavirus : la prestation transitoire plus nécessaire que jamais</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/chomage-et-coronavirus-la-prestation-transitoire-plus-necessaire-que-jamais</link><description>Au Parlement de décider pendant la session d’été</description><content:encoded><![CDATA[<p>Durant les trois mois de la crise du coronavirus, de mars à mai, le chômage a véritablement explosé en Suisse, passant d’environ 105&nbsp;000 personnes à plus de 160&nbsp;000 (données corrigées des variations saisonnières). Du jamais vu&nbsp;! Seules les garanties de salaire proposées sous la forme du chômage partiel et de l’allocation pour perte de gain liée au coronavirus versée aux parents, ont permis d’éviter le pire comme ce qui est arrivé aux États-Unis. Dans ce pays en effet, 20 millions de personnes ont perdu leur emploi pendant le seul mois d’avril. Mais le danger n’est pas encore écarté en Suisse, les perspectives conjoncturelles restant moroses.</p><p class="heading--h3">La crise a durement frappé les plus de 55 ans</p><p>La hausse du chômage a été particulièrement forte chez les jeunes. Parce que les entreprises ont freiné leurs recrutements, la recherche d’un emploi pour ce groupe de personnes, qui venaient de terminer leur formation, sortaient de l’école de recrues ou revenaient d’un séjour à l’étranger, s’est avérée particulièrement difficile. Certes un peu moins visibles que les jeunes, les actifs et actives plus âgés ont cependant aussi fortement souffert de la crise. En principe, les plus de 55 ans sont beaucoup moins souvent à la recherche d’un emploi que leurs jeunes collègues, et pourtant le nombre de nouveaux chômeurs et chômeuses parmi eux a augmenté de près de 50&nbsp;% en mars et avril. C’est très inquiétant.</p><p>Beaucoup de personnes concernées, avec qui nous avons été en contact dans notre travail syndical quotidien, nous ont dit avoir enfin trouvé un emploi après de longues recherches pendant ces deux dernières années. Mais à peine la crise du coronavirus a-t-elle éclaté qu’elles ont été licenciées. Le chômage augmentant, les chances de trouver un travail diminuent. De plus, il leur manque souvent les années de cotisations à l’assurance-chômage nécessaires pour toucher à nouveau suffisamment d’indemnités journalières. Que personne n’est abandonné pendant la crise est donc une affirmation qui sonne creux à leurs oreilles.</p><p class="heading--h3">Il faut stopper la dégringolade sociale</p><p>La situation financière des chômeurs et chômeuses âgés sans emploi malgré d’innombrables recherches se dégrade fortement une fois qu’ils se trouvent en fin de droit au chômage. À un moment ou à un autre, impossible pour eux d’éviter l’aide sociale. Mais il se peut alors que, pour recevoir une aide financière, ils doivent d’abord puiser dans leurs avoirs de vieillesse. Et cela, alors même qu’ils ont déjà dû utiliser presque toute leur fortune. Le recours aux prestations complémentaires pendant la retraite est ainsi programmé, avec la hausse des coûts induite pour les assurances sociales. La personne qui a travaillé durant toute sa vie doit bénéficier à la fin de son parcours professionnel d’une couverture sociale meilleure, décente. Et c’est précisément pour cela que les partenaires sociaux et le Conseil fédéral ont mis en route la prestation transitoire. Celle-ci n’est toutefois qu’un petit pas en avant. C’est pourquoi il est d’autant plus important que le Parlement tranche définitivement à ce sujet au mois de juin et que le Conseil fédéral mette ensuite rapidement en vigueur cette mesure.</p><p class="heading--h3">La prestation transitoire, une solution minimale et finançable</p><p>Avant la crise du coronavirus encore, certains ont critiqué le fait que cette nouvelle mesure sociale destinée aux travailleurs et travailleuses âgés avait été élaborée et discutée trop rapidement, alors que l’USS demandait depuis des années déjà un tel instrument social. Au vu des prises de décisions du Parlement et du Conseil fédéral désormais connues sur les mesures d’aide liées à la crise du coronavirus, le rythme pris avec la prestation transitoire semble cependant tout à coup largement modéré. C’est d’ailleurs d’autant plus vrai en ce qui concerne les coûts budgétisés pour la prestation transitoire. Ils correspondent à ce que coûterait le non remboursement de 0,4&nbsp;% des crédits aux entreprises liés au coronavirus (pour comparaison, le conseiller fédéral Ueli Maurer table sur un taux de défaut de 10&nbsp;%, et un taux encore plus élevé est très probable).</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Politique sociale</category><category>Prestation transitoire</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6990</guid><pubDate>Thu, 28 May 2020 11:39:01 +0200</pubDate><title>Soins : après les concerts d’applaudissements, il faut enfin des actes !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/soins-apres-les-concerts-dapplaudissements-il-faut-enfin-des-actes</link><description>Le Parlement doit renforcer la couverture de base</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est tout simple&nbsp;: aux concerts d’applaudissements auxquels on a pu assister durant la crise du coronavirus doivent maintenant succéder des actes concrets afin d’améliorer les conditions de travail dans le domaine des soins. Il y a longtemps que le besoin existe. Espérons que «&nbsp;grâce&nbsp;» à la pandémie, les derniers parlementaires qui en doutaient encore ont aussi fini par le comprendre.</p><p>Dans une enquête sur les soins de longue durée effectuée auprès du personnel soignant par le syndicat Unia en 2019 – soit longtemps avant l’arrivée du coronavirus –, 28&nbsp;% des personnes questionnées ont répondu avoir été une ou plusieurs fois pendant un mois ou plus en arrêt maladie pour des raisons professionnelles. Pour 30&nbsp;% du personnel soignant, la durée du repos légal de onze heures entre deux équipes est interrompue plus de cinq fois par mois. Et 59&nbsp;% des aides-soignantes déclarent toucher un salaire inférieur à 4&nbsp;000 francs pour un plein temps.</p><p class="heading--h3">En finir avec le refus de la réalité</p><p>«&nbsp;La personne qui choisit une profession dans les soins ne pense pas d’abord à son salaire, mais plutôt à un idéal&nbsp;». C’est là tout ce que trouve à dire Monsieur Christian Schär, président de l’Association des hôpitaux zurichois, sur la situation dans les soins (NZZ, 8.4.2020). On constate le même genre de «&nbsp;perspicacité&nbsp;» dans les propos du conseiller en santé tant écouté, Willy Oggier, pour qui, «&nbsp;si l’on augmente maintenant leur salaire [des infirmiers et infirmières] de manière forfaitaire, il y a le risque que beaucoup réduisent leur temps de travail&nbsp;» (Bund, 25.5.2020). Réduire son temps de travail parce que l’on est trop bien payé&nbsp;! Ce serait ce que les soignant-e-s ont à l’esprit…</p><p>Espérons que depuis la crise du coronavirus, pareils propos sur la situation du personnel soignant, à ce point éloignés de la réalité et carrément dégradants, appartiennent définitivement au passé. Car la chose est claire&nbsp;: en Suisse, nous aurons besoin de 65&nbsp;000 soignant-e-s de plus jusqu’en 2030. Et aujourd’hui déjà, aucun pays occidental n’occupe plus de personnel soignant formé à l’étranger que la Suisse. Parallèlement, la durée moyenne de l’exercice professionnel dans cette branche n’est justement que de 15 ans, ce qui n’étonne pas au vu des résultats de l’enquête précitée sur le stress et les salaires. La thérapie est donc aussi claire que le diagnostic&nbsp;: la Suisse doit former énormément plus de personnel soignant (surtout des infirmiers et infirmières) et, en même temps, améliorer fortement les conditions de travail dans ce secteur. Et les travailleuses et travailleurs peuvent compter, sur ce point, sur le soutien de la population. La pétition de soutien aux soignantes et soignants, lancée par le SSP en pleine crise, a ainsi atteint les 80 000 signatures en un rien de temps.</p><p class="heading--h3">Il faut appliquer maintenant l’initiative sur les soins infirmiers</p><p>Ce sont là deux revendications centrales de l’initiative sur les soins infirmiers de l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), soutenue par l’USS, qui sont depuis longtemps déjà en discussion au Parlement. Fin 2019, le Conseil national a adopté un contre-projet indirect à cette initiative qui, s’il va nettement moins loin que les revendications indispensables de cette dernière, offre toutefois une base de qualité et susceptible d’être développée. La commission préparatoire du Conseil des États a cependant raté cette occasion et, en lieu et place, a continué à tailler dans ce contre-projet, tout en le rendant favorable aux caisses-maladie. Les concerts d’applaudissements ont donc désormais à nouveau cédé la place au déni de réalité. Mais le Conseil des États aura la possibilité, lors de la session d’été, de revenir sur ces décisions et de faire en sorte que les conditions de travail soient enfin améliorées de manière substantielle dans le domaine des soins. Car, pour revenir aux leçons de la crise du coronavirus, qui sait si, lors de la prochaine pandémie, la France et l’Italie ne vont pas fermer uniquement leurs frontières pour les touristes, mais aussi pour leurs milliers de frontaliers et frontalières qui, pendant la crise du coronavirus, ont infatigablement continué à travailler dans nos hôpitaux (et cela, surtout dans les cantons les plus durement touchés, ceux du Tessin et de Genève)&nbsp;? On n’ose pas imaginer quelles débordements la vague d’infections entraînerait alors dans le système de santé de notre pays.</p><p class="heading--h3">Beaucoup de questions d’approvisionnement en soins en marge du personnel</p><p>Mais au-delà du besoin en personnel, la crise du coronavirus a désormais aussi mis au centre de l’attention l’urgence des questions d’approvisionnement en soins. Ainsi, on a parfois gravement manqué, au début, de matériel de protection, ce qu’il aurait été facile d’éviter et qui, espérons-le, le sera à l’avenir. Mais les choses sont plus complexes en ce qui concerne la disponibilité de remèdes d’une importance vitale. Certes, par exemple, 70&nbsp;% du marché des génériques sont couverts en Suisse par deux entreprises nationales, mais celles-ci reçoivent les principes actifs nécessaires à leur production presque exclusivement de quelques rares fabriques qui se trouvent en Chine. On savait déjà, avant que l’interruption des chaînes d’approvisionnement mondiales suite à l’éclatement de la pandémie nous le montre, qu’une dépendance aussi unilatérale à l’égard de l’étranger, parallèlement à une concentration sur peu de partenaires commerciaux, pouvait s’avérer problématique. Par le passé, des goulets d’étranglement toujours plus fréquents étaient en effet déjà apparus concernant la disponibilité d’antibiotiques et de vaccins. Il faut par conséquent sérieusement envisager de reprendre en Suisse la production de médicaments d’importance vitale, ainsi que de renforcer durablement la pharmacie de l’armée et d’investir à long terme de manière ciblée dans la recherche sur les maladies transmissibles. Le Parlement traitera à juste titre aussi de ces questions lors de la session d’été.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/b/csm_Altenheim_iStock-wavebreakmedia-820254064_476e1e8228.webp" length="168328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6989</guid><pubDate>Thu, 28 May 2020 11:33:57 +0200</pubDate><title>Un conte de fées </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/un-conte-de-fees</link><description>Télétravail sans CCT : risques et effets secondaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Beaucoup y voyaient un remède miracle&nbsp;: on travaille à la maison et, à côté, on cuisine, on fait les nettoyages et on joue avec les enfants. Plus besoin de sortir de chez soi pour se rendre au travail ni de son pyjama pour travailler – sauf peut-être quand il s’agit de se montrer dans de fastidieuses visioconférences. Même si beaucoup de personnes concernées par le télétravail l’ont momentanément bien accepté pendant la crise du coronavirus et ont fait preuve d’un grand sens de l’improvisation, tout n’est pas si simple. Si le télétravail devient permanent, des règles claires sont alors nécessaires pour empêcher que l’on ne se retrouve en pleine jungle et pour garantir que les travailleurs et travailleuses soient protégés.</p><p>Ce n’est pas seulement depuis qu’il a fallu se retrancher chez soi pour des raisons médicales que l’on connaît les risques et les effets secondaires du télétravail&nbsp;: manque de place, enfants bruyants, mobilier et ordinateur inconfortables, liaison Internet trop lente, mélange entre travail et temps libre, isolement social. Ce genre de situation peut constituer une charge pour celles et ceux qui la vivent, surtout si elle s’installe dans la durée.</p><p>Toujours plus d’études ainsi que de décisions de tribunaux font apparaître au grand jour les côtés sombres du télétravail, tel qu’il est actuellement vécu. Aujourd’hui, des employeurs ne remplissent souvent pas leurs obligations légales à son sujet. Or la loi sur le travail (LTr) s’applique aussi à lui dans son intégralité, qu’il soit ordonné par l’employeur ou souhaité par l’employé-e-. En d’autres termes, l’employeur est contraint par la loi de garantir un aménagement du poste de travail et un matériel ergonomiques (meubles, écran, clavier, mais aussi éclairage, etc.) ainsi que le respect de la protection contre l’épuisement professionnel ou l’excès de travail (pauses, droit à ne pas être joignable). L’employeur doit en outre respecter la protection des données de son employé-e et éviter de le surveiller.</p><p class="heading--h3">Le télétravail ne doit pas servir à économiser</p><p>À la différence du remboursement des frais relatifs aux instruments de travail et au matériel utilisé, le remboursement des frais prévu à l’article 327a du Code des obligations est obligatoire (CO) pour l’employeur, qui ne peut pas y renoncer à travers un accord conclu avec son employé-e. Cela signifie que celui-ci a droit à ce que son employeur lui rembourse la totalité des frais imposés par l’exécution du travail. Seule condition&nbsp;: les frais doivent être vraiment nécessaires à l’activité professionnelle. En font partie l’électricité, Internet, le papier les réparations, etc. S’il n’y avait pas de répartition stricte des frais, l’employeur pourrait économiser le loyer, le mobilier et l’infrastructure sur le dos de son personnel.</p><p class="heading--h3">Pas de CCT, donc pas de protection contre les abus</p><p>Les règles sont claires&nbsp;: la LTr, le CO et la loi sur la protection des données s’appliquent tous trois au télétravail. Les tribunaux ont d’ailleurs développé une pratique dans ce domaine. Ces bases légales offrent à proprement parler une bonne protection aux salarié-e-s&nbsp;:</p><ul><li>L’employeur doit, en fonction de chaque cas, faire en sorte que le poste de télétravail soit ergonomique (chaise, bureau, écran, etc.) et peut devoir rendre des comptes à ce sujet à l’inspectorat du travail.</li><li>Les frais courants et ceux entraînés par les appareils utilisés doivent être supportés par l’employeur et même, selon les cas, le loyer.</li><li>Dans le télétravail, l’employeur doit respecter les pauses ainsi que le repos nocturne et dominical&nbsp;; il existe un droit et une obligation à ne pas être joignable (débranchement du serveur, désactivation des appareils à certains moments, etc.).</li></ul><p>Malheureusement, ces règles et la jurisprudence des tribunaux restent souvent lettre morte. Car, à cause d’une protection contre le licenciement insuffisante en Suisse, les salarié-e-s qui se défendent individuellement dans ces situations risquent tout simplement d’être sèchement renvoyés. De plus les inspectorats du travail sont fréquemment sous-dotés en personnel et financièrement, et en conséquence ils ne s’occupent pas du télétravail.</p><p>Il est alors d’autant plus important de suivre ici une logique collective et de sortir le télétravail de sa jungle pour l’encadrer et le réguler. Mais on ne peut pas faire porter la responsabilité de cela aux salarié-e-s individuellement, qui, à cause de la protection lacunaire contre le licenciement, ne sont pas en mesure de se défendre sans avoir à craindre de représailles. C’est bien au contraire là qu’intervient le rôle de représentant collectif des intérêts des salarié-e-s qui est celui des syndicats&nbsp;: au moyen de conventions collectives de travail (CCT), il s’agit de garantir que toutes les dispositions légales en question soient vraiment observées, aussi dans le télétravail. Cela concerne&nbsp;:</p><ul><li>l’aménagement ergonomique du poste de télétravail et la responsabilité de l’employeur à cet égard,</li><li>l’indemnisation de tous les frais découlant du télétravail, y compris un éventuel loyer</li><li>le droit de débrancher les appareils, le respect des temps de repos et des pauses,</li><li>la protection des données, l’absence de surveillance du comportement en ligne ou du mode de télétravail,</li><li>le choix uniquement volontaire du télétravail, le droit à au moins un jour de travail au bureau, contre l’isolement social.</li><li>l’adaptation des objectifs en cas de garde simultanée d’enfants ou de prise en charge de proches,</li><li>la définition, via des CCT, de mesures sanitaires et de contrôles dans le télétravail, après consultation de spécialistes de la protection de la santé (pool MSST).</li></ul><p>S’il n’était pas possible d’imposer des CCT dans ce domaine, il faudrait alors résoudre la question de l’inspection du télétravail ainsi que demander éventuellement que soient fixées, dans une ordonnance ou la loi, des règles claires en matière de frais et spécifiques concernant la protection des données.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Homeoffice_photocase_3438236_42bacce9da.webp" length="55054" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6988</guid><pubDate>Thu, 28 May 2020 11:22:08 +0200</pubDate><title>Accueil des enfants : Le soutien gratuit à l’économie et à la société chancèle </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/accueil-des-enfants-le-soutien-gratuit-a-leconomie-et-a-la-societe-chancele</link><description>Nouveaux chiffres de l’OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Sans structures d’accueil extrafamilial des enfants, l’économie et la société suisses seraient à peine en mesure de fonctionner. Selon les chiffres les plus récents de l’OFS, presque deux tiers des enfants de moins de 13 ans sont pris en charge par des structures d’accueil extrafamilial. Mais la part de prise en charge de l’accueil par les grands-parents est égale à celle des crèches et structures d’accueil extra-scolaire confondus. La crise due à la pandémie a démontré clairement que ce fonctionnement est aussi un vecteur d’instabilité.</p><p>L’augmentation de l’offre de l’accueil des enfants dans des structures institutionnelles est nécessaire pour couvrir un réel besoin&nbsp;: actuellement, pour 7% des enfants gardés dans la sphère privée (par les parents ou des membres de la famille), il faudrait une place d’accueil en structure. Et pour 11% des enfants accueillis dans des crèches ou des structures d’accueil extrafamilial, les parents souhaiteraient pouvoir augmenter la prise en charge. Les coûts élevés (en moyenne, 4% du revenu brut de la famille) et la pénurie de places sont les deux obstacles principaux.</p><p>Pour ces raisons, les grands-parents sont devenus un pilier très important de la politique familiale en prenant en charge annuellement 160 millions d’heures de garde des enfants, couvrant ainsi un tiers du besoin d’accueil. Avant l’âge de la scolarité obligatoire, cette part est particulièrement élevée et se monte à 40%. Pour les familles sans passé migratoire, les grands-parents sont la solution de garde de loin la plus habituelle (49%). L’économie et la société profitent massivement de ce travail gratuit d’une valeur de 8 milliards de francs, selon l’estimation de l’OFS, correspondant au montant épargné par les parents et les pouvoirs publics.</p><p>L’accueil par les grands-parents est plus répandu dans les régions rurales, au Tessin et en Suisse alémanique qu’en Suisse romande. En Suisse occidentale et dans les régions urbaines, non seulement les enfants sont plus pris en charge en-dehors de la famille, mais les familles misent aussi davantage sur les institutions d’accueil (crèches et garderies). Il y a ainsi dans les villes de ces régions une offre de places d’accueil extrafamilial dans des institutions pour l’âge préscolaire tendanciellement plus élevée&nbsp;: pour 1000 enfants en âge préscolaire, Zurich offre 600 places, Lausanne presque 500. A titre de comparaison, dans des villes les plus petites de la Suisse alémanique et le Tessin, on a 200 places pour 1000 enfants à Bülach, un peu moins de 150 à Illnau-Effretikon, et près de 300 à Lugano.</p><p>L’après-pandémie ne permettra plus de se reposer sur les grands-parents seulement pour assurer la conciliation entre vie familiale et activité professionnelle. Ce système s’est révélé trop fragile. L’importance des grands-parents dans la vie des petits-enfants est incontestable. Cependant ce n’est pas leurs devoir de décharger les parents pour permettre à ces derniers de travailler. Il en résultera une augmentation du besoin de places d’accueil pour au moins un tiers des enfants en Suisse.</p><p>En Suisse, le renforcement des structures d’accueil extrafamilial des enfants pour l’âge préscolaire et scolaire, après la période de pandémie que nous venons de connaître, sera incontournable. Il sera nécessaire d’agir en particulier dans les régions rurales, surtout en Suisse alémanique et au Tessin. La Confédération et les cantons doivent rapidement mettre en place une stratégie à l’échelle de tout le pays, qui engage aussi les cantons ruraux. La société ne doit plus compter sur le travail gratuit des grands-parents. L’accueil des enfants sert toute la société et par conséquent son organisation doit être portée par elle et son financement doit être solidaire. Il est du devoir des autorités d’enfin assumer leurs responsabilités pour mettre en place un service public financé par les pouvoirs publics pour des structures d’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants. Laissons aux grands-parents le rôle d’offrir du répit aux parents en leur permettant une sortie de temps à autre, d’accueillir leur petits-enfants un weekend et de dépanner parfois lors d’une urgence. Mais ne les forçons pas à être un pilier bénévole mais irremplaçable de la politique familiale de la Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6984</guid><pubDate>Mon, 25 May 2020 14:15:15 +0200</pubDate><title>Crise du coronavirus : de nombreux problèmes à résoudre pour les salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/crise-du-coronavirus-de-nombreux-problemes-a-resoudre-pour-les-salarie-e-s</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation des travailleuses et travailleurs reste tendue même dans le contexte d’un redémarrage des activités économiques. L’Union syndicale suisse (USS) considère qu’il y a de nombreux problèmes à aborder. De manière générale, il faut à tout prix éviter les licenciements et maintenir le pouvoir d’achat. Enfin, les mesures d’économie dans la dépense publique doivent être évitées à tout prix, car elles ne feraient qu’accroître encore le chômage et freiner la reprise. La hausse du chômage chez les salarié-e-s en fin de carrière est inquiétante, et doit être rapidement contrecarrée.</p><p class="heading--h3">Problèmes économiques persistants, même après la levée des restrictions à l’activité</p><p>L’économie mondiale et le tourisme international restent sévèrement affaiblis, ce qui a des conséquences douloureuses dans un pays tourné vers l’exportation comme la Suisse. La garantie des salaires mise en place par le Conseil fédéral, en particulier l’extension rapide du chômage partiel, a évité une catastrophe à l’américaine sur le marché du travail. Pourtant, le chômage augmente en Suisse dans une proportion inédite. En mars et avril, la hausse a été de 40&nbsp;% (corrigée des variations saisonnières). Il est également inquiétant de constater que le chômage des 55-64 ans augmente plus fortement que la moyenne. Or, ces personnes risquent d’avoir nettement plus de difficulté à retrouver un emploi.</p><p class="heading--h3">La question du pouvoir d’achat se pose avec une acuité croissante</p><p>La crise touche davantage les faibles revenus. Ce sont en effet les branches avec les salaires les plus bas, comme l’hôtellerie-restauration ou la culture, qui ont connu le plus de chômage partiel et de chômage tout court. Les pertes de revenus de 20 à 30&nbsp;% qui en résultent pour les personnes concernées sont difficilement supportables. Les prestations de l’assurance-chômage sont insuffisantes dans ces cas de figure.</p><p class="heading--h3">Le frein à l’endettement, cause potentielle de chômage de masse</p><p>La politique financière expansive de la Confédération a stabilisé l’économie pendant la crise. Mais aujourd’hui, l’austérité qui menace au niveau fédéral et cantonal, ce qui ferait augmenter le chômage. Un amortissement des dettes liées à la pandémie sur 6 ans comme l’exige le frein à l’endettement conduirait la Suisse dans une récession de longue durée. Le pays dispose des marges de manœuvre financières nécessaires pour combattre la crise sans austérité.</p><p>L’USS formule les demandes suivantes&nbsp;:</p><ul><li><strong>Maintenir le pouvoir d’achat, en particulier pour les revenus bas et moyens&nbsp;:</strong> L’assurance-chômage, mais aussi les entreprises qui en ont les moyens, doivent payer les salaires à 100&nbsp;% en cas de chômage partiel. De plus, la charge des primes de l’assurance-maladie peut être réduite, soit par des subsides supplémentaires, soit par une diminution des réserves des caisses.</li><li><strong>Pas de mesures d’économie&nbsp;:</strong> Les dépenses extraordinaires de la Confédération dans le contexte de la pandémie ne doivent pas avoir pour conséquence des mesures d’économie, car celles-ci ne conduisent qu’à une hausse du chômage et à un ralentissement de la reprise. Il doit aussi être considéré comme normal qu’il puisse y avoir des déficits budgétaires en période de crise. Ils ne peuvent donc pas servir de prétexte pour réduire les dépenses.</li><li><strong>Pas de charges supplémentaires pour les salarié-e-s :</strong> L’assurance-chômage a encore besoin de moyens supplémentaires de la Confédération. Recourir à l’inverse à des augmentations de cotisations pèserait sur le pouvoir d’achat et aggraverait la crise. Nous espérons donc une mise en œuvre rapide des bonnes décisions prises le 20 mai. De plus, la contribution de solidarité pour l’assurance-chômage devrait être augmentée à 2,2&nbsp;%, soit au niveau du taux normal de cotisation.</li><li><strong>Plus de sécurité pour planifier l’avenir&nbsp;:</strong> La durée de versement des indemnités en cas de réduction de l’horaire de travail (chômage partiel) doit être aussi vite que possible prolongée à 18 mois. Un allongement de la durée d’indemnisation du chômage est nécessaire pour donner plus de sécurité aux jeunes et aux salarié-e-s en fin de carrière qui sont les plus touchés.</li><li><strong>Plus de sécurité pour les personnes les plustouchées&nbsp;:</strong> Le chômage augmente, en particulier chez les jeunes et chez les salarié-e-s en fin de carrière. L’allongement de la durée d’indemnisation du chômage est nécessaire pour leur donner plus de sécurité. Une réduction hâtive des prestations serait en revanche lourde de conséquences. Enfin, la prestation transitoire («&nbsp;rente-pont&nbsp;») est plus nécessaire que jamais dans la période actuelle.</li><li><strong>Mesures conjoncturelles supplémentaires&nbsp;:</strong> il faut des mesures additionnelles de soutien à la conjoncture pour prévenir une grave récession. Les partenaires sociaux doivent être associés à leur élaboration dans un groupe de travail.</li></ul><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200524_Crise_coronavirus_acte3.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Ici </a>se trouvent l’analyse et les revendications présentées hier à la rencontre des partenaires sociaux avec le Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6866</guid><pubDate>Wed, 20 May 2020 16:55:00 +0200</pubDate><title>Iv.pa. Principe de la transparence dans l’administration</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ivpa-principe-de-la-transparence-dans-ladministration</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La éponse de l'USS à la consultation sur l'initiative parlamentaire «Principe de la transparence dans l’administration. Faire prévaloir la gratuité de l’accès aux documents officiels» n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6513</guid><pubDate>Wed, 20 May 2020 15:26:06 +0200</pubDate><title>Empêcher le chômage de masse, sauver les crèches et garderies</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/empecher-le-chomage-de-masse-sauver-les-creches-et-garderies</link><description>Coronavirus : décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’USS salue la décision du Conseil fédéral d’allouer un financement fédéral supplémentaire à l’assurance-chômage (AC). Cela permettra d’éviter une charge supplémentaire pour les salarié-e-s ordinaires et de maintenir le versement des indemnités en remplacement du salaire. Mais la perte de pouvoir d’achat reste un problème pressant pour les ménages à revenu faible ou moyens. Quant à l’accueil extrafamilial des enfants, il joue un rôle crucial dans la maîtrise de cette crise. Il doit donc être maintenu à tout prix au cours de cette période critique pour que l’on puisse le développer par la suite. Le fait que le Conseil fédéral confirme son soutien représente un premier pas en ce sens. La revendication pour une démarche coordonnée dans ce domaine reste toutefois un point en suspens.<br> &nbsp;</p><p class="heading--h4">Éviter de charger les salarié-e-s ordinaires</p><p>L’extension à grande échelle du chômage partiel a eu un effet préventif sur le chômage de masse et d’éviter une catastrophe comme celle qui se déroule aux États-Unis. L’Union syndicale suisse (USS) a demandé un financement supplémentaire de l’assurance-chômage par la Confédération. Les 14 milliards de francs supplémentaires affectés à l’assurance-chômage représentent un pas important que l’USS salue. Mais il faudra encore d’autres mesures pour que le fardeau des gens qui travaillent n’augmente pas.</p><p>En revanche, les ménages avec des revenus bas ou moyens sont frappés de plein fouet par le chômage partiel et les cruelles baisses de salaire. Ces pertes de revenus dans tout le pays représentent une catastrophe pour le pouvoir d’achat, tant au niveau de l’économie de la Suisse qu’au plan individuel. L’USS demande donc une garantie de salaire à 100&nbsp;% pour les faibles revenus ainsi qu’une prolongation des indemnités de chômage partiel afin d’éviter un glissement vers le chômage de masse et de préserver le pouvoir d’achat des revenus bas et moyens.</p><p class="heading--h4">Décision frileuse pour l’accueil des enfants</p><p>En ce qui concerne l’accueil extrafamilial des enfants, l’ordonnance d’urgence adoptée aujourd’hui par le gouvernement pour apporter un soutien financier à ce secteur pendant la crise sanitaire ne va pas assez loin. Si le Conseil fédéral suit le Parlement et prévoit des aides à hauteur de 65 millions de francs, la mise en œuvre reste aux mains des cantons. On est loin de la démarche coordonnée demandée par l’USS avec plus de 40 autres organisations.</p><p>La pandémie de COVID-19 a bien montré qu’il est très difficile de surmonter de telles crises sans disposer de structures d’accueil des enfants de qualité et en nombre suffisant. Le Conseil fédéral a donc obligé les cantons à maintenir une certaine activité des structures d’accueil pendant cette période extraordinaire. Mais il a laissé la question du financement dans les mains des cantons, des communes, des structures elles-mêmes et des parents. Le Parlement a corrigé le tir au cours de sa session spéciale et le Conseil fédéral a concrétisé cette décision dans l’ordonnance d’aujourd’hui.</p><p>L’USS est soulagée que la Confédération investisse enfin des moyens financiers pour le maintien des structures d’accueil, et qu’elle oblige les cantons à prendre des mesures de soutien. Elle rappelle toutefois qu’il faudra davantage de fonds pour bien surmonter cette crise ainsi qu’une démarche uniforme à l’échelle du pays. On voit ici que le fédéralisme atteint ses limites. Il s’agit maintenant de faire des efforts de coordination au niveau national pour que l’accueil des enfants ne sorte pas affaibli de la crise. Nous attendons de la Confédération qu’elle mette en route les travaux en ce sens avec l’ensemble des cantons et en collaboration avec les partenaires sociaux et les organisations professionnelles. Il faut aussi mettre en place un plan pour une éventuelle deuxième vague de la pandémie. Avec le soutien de la Coalition accueil des enfants, forte de plus de 40 organisations, l’USS a transmis ces revendications au Conseil fédéral et attend une mise en œuvre rapide.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6511</guid><pubDate>Wed, 20 May 2020 14:36:11 +0200</pubDate><title>Un contre-projet qui n’apporte aucune solution</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-contre-projet-qui-napporte-aucune-solution</link><description>Décision du Conseil fédéral sur l’initiative pour l’allègement des primes-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p class="lead">Le Conseil fédéral a décidé d’opposer à l’initiative pour l’allègement des primes-maladie un contre-projet qui ne résout rien. Et ce alors que les ménages aux revenus bas et moyens sont ceux qui perdent le plus de pouvoir d’achat dans la crise actuelle et auraient donc un besoin urgent de subsides plus élevés. La volonté du Conseil fédéral de combattre une initiative devenue plus importante encore par un contre-projet qui va à peine au-delà du droit en vigueur n’est qu’un subterfuge. Il appartiendra au Parlement de corriger le tir.</p><p>Au milieu des années 1990, le Conseil fédéral stipulait que les primes de l’assurance-maladie ne devraient pas dépasser 8&nbsp;% du revenu imposable des ménages. Aujourd’hui, cette charge atteint souvent le triple pour les ménages avec des revenus bas ou moyens. Malgré cela, le Conseil fédéral rejette l’objectif social – pourtant nettement moins ambitieux que celui qu’il avait fixé lui-même – visé par l’initiative pour l’allègement des primes-maladie.</p><p class="heading--h3">Des économies sur le dos des faibles revenus</p><p>Depuis l’an 2000, soit en 20 ans, la charge que représentent les primes-maladie pour les ménages a connu une augmentation réelle de 75&nbsp;% (après subsides&nbsp;!). La hausse des primes (+120&nbsp;%) n’est pas seule en cause&nbsp;: pendant la même période, les réductions de primes (ou subsides) n’ont cessé de fondre, passant de 12&nbsp;% des coûts de la santé en 2000 à moins de 6&nbsp;% aujourd’hui. Les cantons sont les principaux responsables de cette diminution constante&nbsp;: avec leurs nombreux trains de mesures d’économies, ils ont même parfois enfreint les dispositions minimales fixées dans la loi. C’est arrivé par exemple dans le canton de Lucerne, comme le Tribunal fédéral l’a confirmé dans un arrêt il y a un peu plus d’un an.</p><p>Il est impératif d’augmenter les subsides surtout au vu de la crise économique que nous vivons, avec des pertes salariales qui font mal, en particulier pour les ménages à bas et moyens revenus qui ne parviennent presque plus à joindre les deux bouts en raison du chômage partiel. Ces subsides permettent de renforcer directement le pouvoir d’achat des ménages à faible revenu. Pour l’USS, la crise liée au coronavirus a encore accentué l’urgence d’assurer un financement plus social au système de santé. Au Parlement maintenant de faire mieux et de se prononcer en faveur de l’initiative d’allègement des primes.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6976</guid><pubDate>Fri, 15 May 2020 19:01:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la réduction des risques liés à l’utilisation de pesticides</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-federale-sur-la-reduction-des-risques-lies-a-lutilisation-de-pesticides-1</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parl. 19.475 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6505</guid><pubDate>Thu, 14 May 2020 16:07:48 +0200</pubDate><title>Pour les syndicats, la protection du climat ne doit pas attendre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/pour-les-syndicats-la-protection-du-climat-ne-doit-pas-attendre</link><description>Déclaration à l’occasion du 15 mai 2020.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Notre population et les travailleurs et travailleuses doivent faire face&nbsp;à des défis sans précédent pour surmonter la pandémie sur le plan médical,&nbsp;social et économique. La crise a frappé l’ensemble de la&nbsp;planète de plein fouet.</p><p>En ce qui concerne la crise climatique, la situation est tout&nbsp;autre : annoncée depuis des décennies, elle se rapproche de plus en plus&nbsp;et son caractère urgent se fait toujours plus sentir. Cette crise aussi&nbsp;est&nbsp;globale et représente une menace existentielle. Mais ni les aides publiques, ni&nbsp;les comportements individuels, ni les innovations techniques ne pourront nous&nbsp;sauver demain si nous n’agissons pas&nbsp;aujourd’hui. La surexploitation conduit au&nbsp;déséquilibre des écosystèmes et c’est là que la crise climatique et les&nbsp;pandémies trouvent leur origine. Les catastrophes vont continuer de se&nbsp;multiplier si nous&nbsp;ne renversons pas la vapeur maintenant.</p><p>La pandémie a mis de nombreuses branches quasiment à l’arrêt : le&nbsp;trafic aérien est cloué au sol, le prix du pétrole en chute libre, le tourisme&nbsp;paralysé ; l’agriculture est en péril et la production et le&nbsp;transfert de&nbsp;biens au niveau mondial sont interrompus pour plusieurs mois. Le trafic&nbsp;pendulaire s’est presque éteint et celui lié aux achats transfrontaliers n’est&nbsp;plus possible. La qualité de l’air est&nbsp;meilleure, l’eau plus propre et les&nbsp;émissions ont chuté d’un seul coup. En revanche, le commerce en ligne a pris le&nbsp;dessus et les gens ont tendance à éviter les transports publics. On ne peut&nbsp;donc pas&nbsp;parler d’une évolution favorable à la protection durable du&nbsp;climat !</p><p>Les conséquences de la pandémie pèsent sur les salarié-e-s, et tout&nbsp;particulièrement sur les plus mal payés et les moins bien protégés. Elles pèsent&nbsp;aussi sur les familles, les personnes âgées et les plus&nbsp;faibles dans notre&nbsp;société. Des emplois sont supprimés, des indépendant-e-s perdent des commandes.&nbsp;Les conséquences d’un bouleversement climatique seront tout aussi&nbsp;dévastatrices. Mais nous&nbsp;pouvons aussi décider d’associer la sortie de la crise&nbsp;actuelle avec davantage de protection du climat.</p><p>Il faut préserver les emplois et en créer de nouveaux. La protection de&nbsp;la santé au travail doit être assurée et les coûts de la crise doivent être&nbsp;portés de manière solidaire. En tant que syndicats, nous&nbsp;nous engageons pour&nbsp;renforcer cette tendance et présenter des perspectives à long terme.</p><p>Ce qu’il faut maintenant, ce sont des investissements dans la protection&nbsp;de la santé des gens qui travaillent, dans les transports publics, dans la&nbsp;recherche et l’innovation technologique, dans la transition&nbsp;énergétique, dans&nbsp;les reconversions et la formation continue des travailleurs et travailleuses&nbsp;des branches en difficulté. De plus, il faut améliorer substantiellement les&nbsp;conditions de travail dans les&nbsp;domaines des soins, de la garde&nbsp;des enfants&nbsp;et de&nbsp;l’assistance.&nbsp;Toutes ces&nbsp;mesures apportent une meilleure&nbsp;stabilité au monde du travail. Notre société en&nbsp;sera renforcée pour faire face aux défis à venir. Et ce sera bénéfique pour le&nbsp;climat.</p><p>Nous nous engageons pour le climat, et à poursuivre la collaboration entre&nbsp;syndicats et collectifs régionaux pour le climat.<br><br><i>Une déclaration de l'Union syndicale suisse USS et des syndicats Unia, SSP, SEV et syndicom.</i></p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_welt-klima-schuetzen_iStock-nito100_63d2fe3f36.webp" length="111318" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6490</guid><pubDate>Fri, 08 May 2020 17:31:00 +0200</pubDate><title>Pour des structures d’accueil qui puissent résister aux crises</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pour-des-structures-daccueil-qui-puissent-resister-aux-crises</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La session spéciale du Parlement a débouché sur un léger plus en faveur de l’accueil extrafamilial des enfants&nbsp;: la Confédération va participer avec un montant de 65 millions de francs au soutien des structures d’accueil méchamment malmenées par la crise. Il en faudra toutefois nettement plus si nous voulons pouvoir compter à l’avenir sur un réseau de structures d’accueil qui puisse résister aux crises. Objectif&nbsp;: l’organisation de l’accueil des enfants doit être conçue comme un service public. C’est ce que demande d’ailleurs une initiative parlementaire issue des rangs de l’USS.</p><p>La Suisse est en train sortir tout doucement de la crise sanitaire liée au coronavirus et de tenter d’apprivoiser cette nouvelle «&nbsp;normalité&nbsp;» – à distance. Restaurants, magasins et écoles rouvriront dans quelques jours et de nombreux salarié-e-s pourront de nouveau se concentrer sur leur travail – en télétravail ou sur place – plutôt que sur le soutien aux enfants pour l’enseignement à distance. Et nombreux sont celles et ceux qui attendent les prochaines vacances pour pouvoir vraiment récupérer de ces mois de double charge. Cette crise a démontré une chose&nbsp;: le télétravail n’est pas une solution à long terme pour mettre sous le même toit activité professionnelle et garde des enfants.</p><p>Mais en réalité, les difficultés pour la garde des enfants risquent bien de persister pendant et après la sortie de cette crise&nbsp;: la participation des grands-parents restera incertaine encore un bon moment et les structures d’accueil extrascolaires et extrafamiliales devront continuer d’appliquer des mesures accrues de protection de la santé. Pour faire face à cette nouvelle donne, il faut suffisamment de personnel et de places ainsi que de l’espace&nbsp;: du personnel non vulnérable pour s’occuper des enfants par petits groupes avec une dotation adaptée&nbsp;; des places pour accueillir aussi les enfants qui ne peuvent plus être gardés par leurs grands-parents&nbsp;; enfin assez d’espace pour pouvoir appliquer les mesures de protection de la santé.</p><p>Avec de telles exigences, impossible pour les structures d’accueil d’assumer leur activité avec leurs propres moyens. En Suisse, l’accueil extrafamilial a été laissé trop longtemps aux mains du marché, censé réguler l’offre et la demande, pour qu’elles aient aujourd’hui des réserves financières suffisantes. C’est pourquoi ce secteur a moins bien résisté à la crise que d’autres parties du service public&nbsp;: avec les restrictions actuelles, 70&nbsp;% des crèches et garderies pourraient survivre trois mois au maximum sans financement additionnel, selon des calculs de kibesuisse. Des structures développées pendant des années, parfois avec des aides financières de la Confédération, pourraient disparaître rapidement. Et qui en paierait le prix&nbsp;? Outre les exploitant-e-s et les employé-e-s des crèches et garderies, ce seraient surtout les parents, et principalement les mamans qui réduiraient leur activité professionnelle ou l’abandonneraient tout simplement. Il va sans dire que ce serait une énorme régression en termes d’égalité&nbsp;! Malgré cela, le Conseil fédéral a refusé de recourir au droit d’urgence pour décider du financement additionnel nécessaire, comme il l’avait pourtant fait en mars pour maintenir ouvertes les structures d’accueil.</p><p>En session spéciale, le Parlement a voulu corriger le tir et a décidé d’allouer 65 millions de francs à cette fin. Espérons que ce montant, plutôt modeste, incitera les cantons à y ajouter leurs propres contributions financières pour garantir le maintien des places d’accueil. Mais ce n’est pas assez&nbsp;: plus que le maintenir, il faut développer le nombre de places d’accueil pour les enfants pour parvenir à répondre à la demande croissante. La Confédération et les cantons doivent lancer ce développement, le coordonner et le financer. Et il faudra le faire sur la base d’un concept solide et viable, comme le demandent 40 organisations réunies dans la <a href="https://www.uss.ch/corona-virus/detail/laccueil-de-jour-des-enfants-au-coeur-de-la-strategie-de-sortie" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">coalition pour l’accueil des enfants</a> dans un <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200428_Appel_Coalition_accueil_de_jour_F.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">appel</a>. Objectif&nbsp;: organiser l’accueil extrafamilial et extrascolaire des enfants comme un service public, selon le modèle de la formation scolaire. Dans la foulée de la Grève des femmes* de l’année passée, l’USS a décidé de soutenir ce changement de paradigme en lançant un projet en ce sens. Présidente du SSP, Katharina Prelicz-Huber a fait un premier pas au plan politique&nbsp;: lors de la session spéciale du Parlement cette semaine, elle a déposé, avec le président de l’USS Pierre-Yves Maillard, l’initiative parlementaire <a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20200413" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">«Familien- und Schulergänzende Kinderbetreuung als Teil des Service Public»</a> (pour l’instant seulement en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6491</guid><pubDate>Fri, 08 May 2020 17:25:00 +0200</pubDate><title>Face au coronavirus, tout le monde n’est pas égal financièrement</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/face-au-coronavirus-tout-le-monde-nest-pas-egal-financierement</link><description>La crise du coronavirus le prouve : la santé publique nécessite un financement public</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation d’urgence sanitaire actuelle le démontre sans aucune équivoque&nbsp;: la santé n’est pas une affaire privée. Il faut maintenant que cela s’applique aussi globalement au financement du secteur suisse de la santé.</p><p>La pandémie liée au coronavirus ne va peut-être pas avoir une grande incidence sur les prochaines primes-maladie. En effet, la presque totalité des coûts supplémentaires induits par le COVID-19 concerne le domaine hospitalier stationnaire cofinancé par les cantons et qu’en même temps, les traitements en ambulatoire, domaine entièrement financé par les primes, se sont limités pendant des semaines aux cas urgents. Toutefois, si des coûts supplémentaires devaient en découler pour les caisses-maladie, ce n’est, selon leurs propres dires, pas un problème, car ils auraient de fait déjà constitué précisément à cet effet les réserves bien garnies qui dépassent largement le minimum légal.</p><p>Et nous nous retrouvons ainsi au cœur du problème&nbsp;: les réserves sont elles aussi intégralement financées par les primes-maladie. Si elles sont exagérément dissoutes, cela veut tout simplement dire qu’un vendeur de chaussures devra participer financièrement dans une mesure plus grande à la gestion de la crise du coronavirus qu’une avocate d’affaires. Et, face au virus, nous serions- une nouvelle fois – pas tous égaux.</p><h4>Un nouveau mode de financement</h4><p>La situation actuelle montre bien que le financement de notre système de santé est non seulement antisocial, mais qu’il est même préjudiciable pour la santé publique. Lorsqu’une personne qui présente des symptômes du COVID-19 ne se fait pas tester parce qu’elle ne veut ou ne peut pas payer elle-même ce test (par exemple en cas de franchise élevée), cela coûtera très vite bien plus cher à l’ensemble de la société, car le virus aura le temps de se propager bien davantage.</p><p>À court terme, la première solution s’impose d’elle-même&nbsp;: il faut que les traitements liés au COVID-19 soient pris en charge par les fonds publics et qu’ils soient surtout exemptés de la participation directe aux coûts par les assuré-e-s (quote-part). Mais ça ne suffira pas&nbsp;: le problème financier dans le système suisse de santé ne s’appelle pas COVID-19. C’est surtout le fait que les assuré-e-s doivent d’une part s’acquitter d’un impôt individuel (la prime) et d’autre part payer encore de leur propre poche plus que dans tout autre pays de l’OCDE (franchise, quote-part, médicaments et traitements exclus du catalogue de prestations). La crise sanitaire actuelle devrait nous ouvrir enfin les yeux et nous inciter à transformer de fond en comble le financement de notre système de santé. L’initiative pour l’allègement des primes-maladie déposée en janvier par le PS Suisse et l’USS est la prochaine occasion de mettre en route cette transformation. Son objectif&nbsp;: aucun ménage ne devrait consacrer plus de 10&nbsp;% de son revenu disponible aux primes-maladie. Le Conseil fédéral doit soutenir cet «&nbsp;objectif 10&nbsp;%&nbsp;» et recommander rapidement le oui à l’initiative.</p><h4>Repenser l’indemnisation des coûts</h4><p>Une fois que les moyens sont prélevés – soit actuellement environ 80 milliards de francs par année –, on pourrait s’attendre à ce qu’ils soient utilisés à bon escient. Ce n’est pourtant pas le cas&nbsp;: le système actuel d’indemnisation des coûts (points Tarmed pour l’ambulatoire et forfaits par cas SwissDRG pou le domaine hospitalier) entraîne toute une série d’incitations négatives qui, à leur tour, conduisent à la fois à des pénuries et à une surabondance de l’offre. L’offre excédentaire coûte cher, parce qu’elle entraîne des interventions inutiles et donc des frais qui pourraient être évités. La pénurie aussi coûte cher&nbsp;: des interventions nécessaires n’ont pas lieu, avec pour conséquence des frais ultérieurs potentiellement encore bien plus élevés.</p><p>Là aussi, la crise liée au coronavirus nous apprend beaucoup, tout particulièrement en ce qui concerne la pénurie de l’offre. Ainsi, le plan pandémie influenza – souvent cité mais malheureusement peu pris en compte avant cette crise – exposait en 2018 déjà dans le détail où il fallait quelles réserves de matériel de protection, de médicaments et de places de traitement en cas de situation grave. Mais le système actuel d’indemnisation n’est pas fait pour de telles mesures de prévention&nbsp;: les caisses-maladie n’ont aucun intérêt à porter les coûts supplémentaires que cela engendrerait (elles devraient augmenter les primes et perdraient des assuré-e-s) et les hôpitaux ne sont pas en mesure de les assumer, car ils ne sont pas inclus dans les forfaits par cas. Conclusion&nbsp;: il faut non seulement un financement public du système de santé, mais également un système d’indemnisation public, c’est-à-dire centralisé, assorti d’une définition des prestations qu’il s’agit d’indemniser. Ce qui voudrait dire, par exemple&nbsp;: plus de stocks de masques de protection et moins de prothèses de hanches.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/7/csm_Arztgespraech-Formular_istockphoto-Cameravit_834c1bcf75.webp" length="37538" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6492</guid><pubDate>Fri, 08 May 2020 17:20:00 +0200</pubDate><title>Allocations pour les parents et sortie du semi-confinement</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/allocations-pour-les-parents-et-sortie-du-semi-confiment</link><description>Qu&#039;est-ce qui fonctionne et qu&#039;est-ce qui doit encore être amélioré ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En cette période de crise sanitaire, les allocations pour perte de gain (APG) ont été élargies aux parents d’enfants de moins de 12 ans qui ont une activité professionnelle&nbsp;: elle doit leur permettre de ne pas perdre leur salaire s’ils ne peuvent plus travailler, ou pas autant que d’habitude, parce que la garde de leurs enfants par des tiers n’est momentanément pas possible.</p><p>Après un démarrage un peu timide, le nombre d’indemnités journalières de perte de gain versées aux parents a plus que doublé ces deux dernières semaines. C’est bon signe, car un premier bilan intermédiaire de l’USS indiquait que ces APG pour parents peinaient à se faire connaître. Pourtant la charge supportée par les parents travaillant tout en s’occupant de leurs enfants à domicile ne faisait que croître.</p><p>Plusieurs employeurs et employeuses ont fait des efforts depuis pour renseigner leurs employé-e-s sur cette possibilité. Sur pression de l’USS, l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a précisé que les salarié-e-s en télétravail n’étaient pas exclus de ces APG et il a actualisé son aide-mémoire sur le sujet. Au début mai, près de 2600 parents avaient touché ces allocations. Le Conseil fédéral s’attendait à 60&nbsp;000 demandes. D’où vient cet écart énorme&nbsp;? Les syndicats reçoivent pourtant continuellement des questions de la part de parents débordés et désécurisés. Et même la presse de droite commence à parler de la pression croissante que vivent les familles et en particulier les femmes (https://www.nzz.ch/zuerich/coronavirus-in-zuerich-lockdown-veraendert-den-alltag-von-muettern-ld.1553723).</p><h4>Et après le 11 mai&nbsp;?</h4><p>Nous entrons le 11 mai dans une nouvelle phase de cette crise sanitaire et l’incertitude autour de la garde des enfants prendra alors une tournure différente. Avec la réouverture de nombreuses entreprises (commerce de détail, hôtellerie-restauration, p. ex.), beaucoup d’autres parents devront à nouveau se rendre au travail alors que la garde de leurs enfants est loin de fonctionner de nouveau comme avant. Il est vrai que les écoles reprendront le même jour, mais la charge pour les parents n’en sera que partiellement allégée. Dans de nombreux cantons, il y aura une période de transition avec une reprise progressive de l’enseignement dans les salles de classe. Les accueils extrascolaires auront pour leur part un calendrier de transition différent. Un exemple&nbsp;: dans le canton de Zurich, on maintient la recommandation de garder ses enfants autant que possible à la maison ou en milieu privé. Les communes zurichoises continuent donc de limiter l’offre des accueils extrascolaires. Et la garde par les grands-parents est toujours exclue, sans que l’on sache jusqu’à quand. Dans ce contexte, on se contente de demander aux parents – et aux employeurs et employeuses – de se montrer compréhensifs et flexibles. Au lieu de leur expliquer que même après le 11 mai, le recours aux APG pour parents reste une possibilité tant que la garde des enfants par des tiers n’est pas possible en raison de la crise sanitaire.</p><p>Pourtant l’ordonnance d’urgence est claire sur cette question&nbsp;: si les enfants ne peuvent pas, ou seulement partiellement, aller à l’école ou à l’accueil de jour en raison des restrictions cantonales (p. ex. demi-classes), ou si les personnes qui les gardent ne peuvent le faire parce qu’elles font partie des groupes à risque, le droit aux APG pour parents demeure. Ce droit ne s’éteint que si une solution de garde a pu être trouvée, si l’enfant atteint ses douze ans ou en cas de levée de toutes les restrictions. Comme toutes les ordonnances d’urgence, cela vaut jusqu’à nouvel ordre ou jusqu’à ce que la disposition expire le 16 septembre.</p><h4>Séparer garde des enfants et activité professionnelle</h4><p>Si l’on veut réussir la sortie de cette période de restrictions et de fermetures, les parents qui travaillent aussi professionnellement doivent savoir s’ils auront droit et accès – ou non – à des places dans les structures d’accueil, et si oui, à quel prix. Car tant que la garde des enfants n’est pas assurée, ils ont l’obligation légale de s’occuper de leurs enfants. Personne ne doit perdre son emploi à cause de cela ou être contraint d’y consacrer ses jours de vacances. Ce point est particulièrement important pour les parents qui ne peuvent effectuer leur travail depuis la maison.</p><h4>Pas de double charge avec le télétravail</h4><p>Même pour les parents forcés de faire du télétravail pour des raisons de santé, l’activité professionnelle et la garde des enfants doivent impérativement être séparées. Après huit semaines de semi-confinement, les employeurs et employeuses ont eu suffisamment de temps pour trouver des solutions pour que les temps de travail et de repos puissent s’appliquer correctement aussi dans le télétravail. Si ce n’est pas possible, ils peuvent recourir aux APG pour leurs employé-e-s parents. En effet, même en télétravail et indépendamment des éventuelles obligations familiales, le travail de nuit entre 23h et 6h du matin reste interdit et le temps de repos quotidien d’au moins onze heures consécutives reste une obligation à respecter. Les parents en télétravail (et surtout eux&nbsp;!) ont le droit de dormir, de récupérer et d’être protégés contre l’épuisement (burnout).</p><p>Pour conclure, voici une petite suggestion de leçon de calcul avec vos enfants à la maison&nbsp;: partons du principe (c’est plus simple) que la période de repos s’étend de 20h à 7h du matin. C’est vrai&nbsp;: pour le travail après 20h, l’employeur ou l’employeuse doit déjà obtenir la participation du personnel, selon la loi. Partons aussi du principe que les enfants sont capables de s’occuper seuls pendant deux heures le matin et deux heures l’après-midi, au maximum. Pour des enfants de 12 ans, cette limite supérieure est même assez optimiste. Combien de personnes faut-il pour s’occuper d’eux en dehors de ces heures pour que les parents puissent faire leurs heures de travail régulières&nbsp;?</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Politique sociale</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6493</guid><pubDate>Fri, 08 May 2020 17:10:00 +0200</pubDate><title>Crise du coronavirus : les cantons aussi doivent prendre leurs responsabilités</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/crise-du-coronavirus-les-cantons-aussi-doivent-prendre-leurs-responsabilites</link><description>À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’importance économique des cantons n’est pas négligeable. Ils doivent maintenant mettre tout leur poids dans la balance pour limiter autant que possible les dégâts de la crise économique majeure qui se dessine. Et le temps presse.</p><p>Dès le 20 mars, la Confédération a commencé à mettre en place des plans de sauvetages conséquents avec des mesures pour atténuer les effets de la crise du coronavirus sur l’économie. D’abord largement insuffisantes, ces mesures ont été continuellement étendues et les moyens mis à disposition ont augmenté en conséquence. Pourtant, force est de constater que les milliards d’aide décidés par le Conseil fédéral ne suffisent pas. C’est surtout le cas dans les branches et les secteurs de la société qui font face à des pertes importantes et qui n’ont tout simplement rien reçu jusqu’ici. Mais c’est aussi le lot de tous les salarié-e-s ayant des salaires bas ou moyens, qui sont au chômage partiel et doivent se débrouiller avec 20&nbsp;% de moins de revenu.</p><p>Aujourd’hui, nombreux sont celles et ceux – les syndicats en font partie – qui demandent à la Confédération de continuer d’améliorer la réponse et de combler au plus vite les lacunes du «&nbsp;parapluie de protection&nbsp;» mis en place. Le temps presse. Mais les cantons aussi doivent prendre leurs responsabilités. En effet, en temps normal et dans notre pays fédéraliste, ce sont eux qui pourvoient pour plus de 40&nbsp;% aux dépenses publiques, soit bien plus que la Confédération. Jusqu’ici, beaucoup d’entre eux ont toutefois fait la sourde oreille et renvoient à la Confédération&nbsp;: celle-ci devrait prendre en charge la totalité des pertes de revenus puisque c’est elle qui a édicté les ordonnances d’urgence à l’origine de ces pertes.</p><h4>Le fédéralisme n’existe pas que par beau temps</h4><p>Tout d’abord, nous pouvons nous estimer chanceuses et chanceux que la Confédération ait su assez rapidement faire en sorte qu’il y ait des règles et des mesures uniformes à l’échelle du pays. Surtout si l’on se rappelle la confusion du début avec des mesures et dispositions cantonales prises en ordre très dispersé et l’impact négatif que cela a pu avoir. Mais il est tout aussi clair que les cantons gardent leurs responsabilités en ce qui concerne leurs missions essentielles, et ce, d’autant plus en période de crise&nbsp;: la formation, la santé, les soins et l’assistance.</p><p>Ils en ont non seulement la responsabilité, ils ont aussi les moyens nécessaires et la possibilité de mettre en place des mesures de soutien. Comme l’USS le démontrait déjà dans sa dernière <a href="https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-136-analyse-des-finances-cantonales-2019-2020" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Analyse des finances cantonales</a>, les 26 cantons disposaient, ensemble, d’une fortune nette cumulée de 35 milliards de francs. Avec l’évolution favorable de l’économie, cette fortune a continué d’augmenter au cours de l’année passée, selon un premier aperçu&nbsp;: la totalité (!) des comptes d’État cantonaux ont bouclé sur des résultats meilleurs que ce qui était au budget, souvent avec des écarts énormes. Les excédents de bénéfice cumulés atteignent 3,3 milliards (contre 510 millions prévus aux budgets). Il manque toutefois encore les comptes du canton du Tessin. En 2019, les cantons ont donc pu mettre des fonds supplémentaires de côté qui sont aujourd’hui à disposition pour amortir, par des mesures concrètes, les effets de la pandémie de coronavirus sur l’économie. De nombreux cantons ont déjà commencé à utiliser ces moyens&nbsp;: ainsi, Vaud a mis de côté rétroactivement plus de 400 millions dans les comptes 2019 pour les affecter à des mesures de soutien à l’économie. Le canton de Bâle-Ville accorde des crédits transitoires supplémentaires à hauteur de 50 millions et une aide supplémentaire pour les indépendant-e-s (+20 millions). Enfin le canton de Zurich prend en charge 80&nbsp;% des pertes de revenu des crèches et garderies, pour ne citer que quelques exemples.</p><h4>Réduire les excédents, faire de nouvelles dettes</h4><p>La liste des mesures cantonales est longue et très variée (l’USS a compilé une <a href="https://www.uss.ch/corona-virus/detail/suivi-des-mesures-cantonales" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">vue d’ensemble</a> régulièrement mise à jour de toutes ces mesures). Mais compte tenu des défis économiques auxquels nous allons faire face – on s’attend en 2020 à la plus grande crise économique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale –, la plupart de ces mesures paraissent déjà presque «&nbsp;c cosmétiques&nbsp;». Grâce à leur poids économique, les cantons doivent dès lors contribuer à ce que le «&nbsp;choc de la demande&nbsp;» reste autant que possible contenu, après un «&nbsp;choc de l’offre&nbsp;» dû à la fermeture temporaire de pans entiers de l’économie. Il s’agira d’éviter autant que faire se peut les pertes de revenu et les pertes d’emplois, sinon les comptes cantonaux s’en ressentiront, eux aussi, d’autant plus.</p><p>Pour éviter cet effondrement ou le contenir, les cantons ne pourront pas juste se contenter de puiser dans les excédents juteux accumulés ces dernières années. Ils devront au contraire mobiliser davantage de moyens et s’endetter tout simplement, comme le fait la Confédération. Avec les taux d’intérêts négatifs – qui semblent être là pour rester un moment encore –, on peut partir du principe que les cantons gagneraient même à faire des emprunts&nbsp;! De plus, le taux d’endettement en Suisse est très largement en deçà des règles de l’Union européenne en la matière, soit les critères de Maastricht (la dette publique ne doit pas dépasser 60&nbsp;% de la performance économique), qui sont eux-mêmes lettre morte depuis belle lurette. Aux cantons maintenant de prendre leurs responsabilités et d’agir sans tarder.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6496</guid><pubDate>Fri, 08 May 2020 16:15:00 +0200</pubDate><title>Même sans manifestation, on peut montrer la réalité du monde du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/meme-sans-manifestations-on-peut-montrer-la-realite-du-monde-du-travail</link><description>1er Mai numérique : une première !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les travailleurs et travailleuses sont frappés de plein fouet par la crise liée au coronavirus&nbsp;: beaucoup d’entre eux gagnent moins d’argent et ont du mal à joindre les deux bouts. Des emplois disparaissent. En plus, il y a la double charge du télétravail (ou de la peur pour sa santé sur le lieu de travail) et de la garde des enfants à la maison. Pour nous, il était donc d’autant plus important cette année de mettre en lumière à l’occasion du 1er Mai les réalités du monde du travail, sous la devise&nbsp;: «&nbsp;Solidarité, plus que jamais&nbsp;!&nbsp;». Pas une mince affaire&nbsp;: c’était en effet la première fois en 130 ans que le 1er Mai ne pouvait pas être célébré avec des manifestations et des cortèges.</p><p>Au cœur du dispositif «&nbsp;alternatif&nbsp;»&nbsp;: une émission en direct sur Internet. On a pu y voir et entendre notamment le président de l’USS Pierre-Yves Maillard, la vice-présidente du PS Suisse Ada Marra, le secrétaire syndical Giangiorgio Gargantini (Unia Tessin) et Vanessa Monney, secrétaire syndicale au SSP. D’une même voix, les intervenant-e-s ont souligné l’importance de la solidarité, surtout en période de crise comme aujourd’hui. Pour Pierre-Yves Maillard, il s’agira de convaincre les gens du bien-fondé d’un projet solidaire et du modèle social. L’USS a d’ailleurs lancé le même jour l’<a href="https://www.sortie-de-crise-solidaire.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">appel « Pour une sortie de crise solidaire »</a>. Cet appel exige que les personnes à salaires bas ou moyens touchent l’intégralité de leur rémunération en cas de chômage partiel. Il demande aussi une interdiction des dividendes dans les entreprises qui ont perçu des aides publiques ou ont eu recours au chômage partiel. Et surtout&nbsp;: pas de licenciements dus au coronavirus&nbsp;!</p><p>En plus de cette grande manifestation numérique, nous avons pu bénéficier de nombreuses contributions venant des unions syndicales cantonales ou régionales ainsi que des fédérations&nbsp;: des dizaines de vidéos provenant des quatre coins de la Suisse et de nombreux ateliers et discussions via vidéo. Le mouvement syndical a fait preuve avec brio de sa force et de sa capacité d’innovation. Dans plusieurs cantons, cette mobilisation a été complétée par des actions réelles, soit aux fenêtres et aux balcons, soit par petits groupes de personnes arborant des banderoles dans la rue ou sur les places.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/2/csm_hinterdenkulissen_o_f196df04fc.webp" length="326632" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6495</guid><pubDate>Thu, 07 May 2020 13:11:42 +0200</pubDate><title>Les apprenti-e-s ne doivent pas faire les frais du COVID-19 !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/les-apprenti-e-s-ne-doivent-pas-faire-les-frais-du-covid-19</link><description>Des mesures et des idées pour que personne ne reste sur le carreau</description><content:encoded><![CDATA[<h3 class="heading--h4">Priorité n° 1 : recevoir un titre reconnu en été 2020</h3><p>Quelque 75&nbsp;000 apprenti-e-s de dernière année devaient passer leur examen de fin d’apprentissage cet été. Et voilà que le coronavirus est venu tout chambouler, pour ces jeunes comme pour le reste de la société. Dès le lendemain de l’annonce du Conseil fédéral que la Suisse passait en situation extraordinaire au sens de la loi sur les épidémies, l’USS s’est associée aux partenaires sociaux et aux autorités fédérales et cantonales pour travailler d’arrache-pied afin de trouver des solutions permettant à ces jeunes d’obtenir leur titre cet été.</p><p>Le Sommet national de la formation professionnelle du 9 avril, présidé par le Conseiller fédéral Guy Parmelin, a approuvé le compromis durement négocié par les partenaires sociaux pour permettre à chaque profession de choisir la variante la plus appropriée pour organiser les examens pratiques, tout en respectant les prescriptions de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour protéger les apprenti-e-s, les formateurs et formatrices en entreprise et les expert-e-s. Les cantons pouvaient ensuite demander une exception motivée par la situation particulière due au COVID-19. Les examens scolaires ont, quant à eux, été annulés et les notes acquises seront utilisées pour la moyenne finale. Parallèlement à ces travaux, une multitude de questions sont apparues, par exemple l’emploi des apprenti-e-s dans la situation extraordinaire, le chômage partiel des apprenti-e-s, les répétant-e-s, les pondérations, le calculs des notes, etc. Enfin, s’agissant des examens de maturité professionnelle, ils ont été annulés dans toute la Suisse et remplacés par les notes d’école.</p><h3>Priorité n° 2&nbsp;: obtenir une place d’apprentissage pour la rentrée 2020</h3><p>Une fois la solution pour les examens de fin d’apprentissage sous toit, l’USS et les partenaires sociaux se sont attelés à la situation des futurs apprenti-e-s. Tout d’abord, il faut assurer que les jeunes qui terminent leur scolarité obligatoire trouvent une place d’apprentissage pour la rentrée alors qu’il n’y a quasiment pas de stages de découverte ni d’entretiens d’embauches depuis mi-mars. Le nombre de places d’apprentissage risque de diminuer dans certaines branches et cantons particulièrement touchés par la crise.</p><p>L’USS a proposé des mesures concrètes pour pallier ce problème, notamment de financer 100&nbsp;% des salaires aux entreprises bénéficiant de la réduction de l’horaire de travail (chômage partiel) si elles recrutent des apprenti-e-s. Une autre proposition consiste à réduire les prêts contractés par les entreprises de 1000 francs par apprenti-e engagé, voire de 2000 francs pour les entreprises qui accueilleront en septembre les jeunes qui n'ont pas trouvé de place d'apprentissage en été. Les cantons romands ont, quant à eux, proposé de créer un «&nbsp;bonus apprenti&nbsp;» sous forme de financement du salaire de l’apprenti-e pendant une certaine période. Sans oublier le coaching des jeunes durant cette période particulière. Ces propositions seront discutées dans une Task force sur les perspectives de l’apprentissage 2020 qui a été instituée par le ministre de l’Économie cette semaine.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6488</guid><pubDate>Thu, 07 May 2020 10:53:53 +0200</pubDate><title>Avec les mesures de soutien, les licenciements liés au coronavirus sont inadmissibles</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/avec-les-mesures-de-soutien-les-licenciements-lies-au-coronavirus-sont-inadmis-sibles</link><description>Appel de l&#039;USS face à la hausse effarante du taux de chômage</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le taux de chômage explose&nbsp;: en seulement quelques semaines, il a augmenté de 40&nbsp;%&nbsp;! Une telle hausse est tout simplement sans précédent. Mais alors que la Confédération fait des efforts considérables pour soutenir les entreprises, celles-ci suppriment massivement des emplois&nbsp;: 50&nbsp;000 licenciements dus au coronavirus, c’est trop. Les employeurs et employeuses doivent faire preuve de solidarité et maintenir les emplois. C’est ce que demande l’Union syndicale suisse (USS) dans un <a href="https://www.sortie-de-crise-solidaire.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Appel</a>.</p><p>Les chiffres du chômage publiés aujourd’hui montrent à quel point la crise liée au coronavirus est dure pour bon nombre de salarié-e-s. En moins de deux mois, le nombre de personnes au chômage a grimpé de plus de 40&nbsp;%, soit près de 50&nbsp;000 (chiffres corrigés des valeurs saisonnières). Cela n’était encore jamais arrivé.</p><p>Le Conseil fédéral a pourtant pris des mesures considérables pour justement éviter cela. Il a facilité au maximum l’accès au chômage partiel et introduit des allocations perte de gain (APG) pour les salarié-e-s ayant des obligations familiales. Il a par ailleurs décidé de plusieurs autres mesures d’aide ainsi que des garanties de crédit. Il n’est donc pas acceptable que les entreprises licencient à tour de bras.</p><p>Nous trouvons particulièrement choquant de voir que le chômage augmente beaucoup aussi dans des branches qui n’ont pas été touchées par les fermetures obligatoires. C’est le cas par exemple dans l’industrie des machines et de l’horlogerie, dans la construction et dans les banques.</p><p>Dans cette crise sanitaire, la solidarité est le mot d’ordre. La Confédération soutient les entreprises à coup de milliards. Les entreprises ont des responsabilités&nbsp;: elles doivent maintenir les emplois. Il ne doit y avoir aucun licenciement pendant la crise que nous traversons. «&nbsp;Pour une sortie de crise solidaire&nbsp;»&nbsp;: c’est l’appel que lance l’Union syndicale suisse (USS) pour que la sortie de cette crise soit socialement acceptable. L’appel exige aussi que les salaires bas et moyens soient compensés à 100&nbsp;% pendant la durée du chômage partiel. Car&nbsp;: préserver le pouvoir d’achat est primordial pour les salarié-e-s concernés, mais aussi pour que l’ensemble de l’économie suisse puisse se remettre de cette crise.</p><p>Pour signer cet Appel : <a href="https://www.sortie-de-crise-solidaire.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.sortie-de-crise-solidaire.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/e/csm_Schlechte-Nachrichten_AntonioGuillem-iStock_klein_3346f05eb1.webp" length="94870" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6485</guid><pubDate>Wed, 06 May 2020 11:12:46 +0200</pubDate><title>Le Parlement corrige la copie du Conseil fédéral, mais il en faudra plus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/creches-le-parlement-corrige-mais-il-en-faudra-plus</link><description>Financement des crèches et garderies</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Parlement a&nbsp;attribué 65 millions aux crèches et garderies menacées financièrement par la situation actuelle, là où le Conseil fédéral ne souhaitait pas agir. Ce soutien est urgent pour que la crise liée à la lutte contre la pandémie ne soit pas suivie d’une crise de l’accueil de jour des enfants. Toutefois, il en faudra plus pour une sortie réussie aux yeux de l’Union&nbsp;syndicale suisse (USS).</p><p>65 millions de francs: telle est la somme votée par les deux chambres du Parlement pour soutenir les institutions d’accueil de jour durant la pandémie. L’USS se réjouit de cette correction apportée par le Parlement à l’inaction du Conseil fédéral, qui voulait la laisser entièrement aux cantons. Il faut cependant regretter que la version du Conseil des Etats avec un montant plus faible l’ait emporté et non celle de la commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national, qui proposait une enveloppe de 100 millions. Malgré tout, la somme décidée aura aussi l'effet, il faut l’espérer, d’inciter les cantons à financer suffisamment les places d’accueil de jour pour assurer leur maintien.</p><p>Pour réussir la sortie de crise sans mettre en danger l’accueil de jour des enfants, d’autres mesures restent indispensables. Les places existantes doivent être maintenues, mais il s’agit également d’en créer de nouvelles. Car les parents qui travaillent ne pourront plus recourir aussi facilement que par le passé aux grands-parents pour assumer la garde. La lacune qui en découle correspond selon de premières estimations à environ 50’000 places. Si elle n’est pas comblée, il y a fort à craindre que ce soient les mères qui en paient le prix en réduisant leur taux de travail ou même en abandonnant l’activité professionnelle. L’Union syndicale suisse met tout en œuvre pour prévenir la réalisation de ce scénario en s’engageant au sein d'<a href="/themes/travail/detail/laccueil-de-jour-des-enfants-au-coeur-de-la-strategie-de-sortie">une coalition de 40 organisations</a> qui demandent à la Confédération et aux cantons de mettre en place une organisation de l’accueil de jour à même de faire face aux défis à venir.</p><p>La crise nous montre que l’accueil de jour des enfants joue un rôle fondamental pour le fonctionnement de la société, et non une prestation de luxe dont la fourniture pourrait être laissée au marché. Le Parlement a corrigé la copie du Conseil fédéral et accordé une première contribution au maintien des structures existantes. Il faut maintenant rapidement engager des étapes supplémentaires pour développer l’accueil de jour des enfants.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6482</guid><pubDate>Fri, 01 May 2020 18:07:36 +0200</pubDate><title>Pour une sortie de crise solidaire !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pour-une-sortie-de-crise-solidaire</link><description>Appel pour une garantie des salaires et pas de licenciements liés au coronavirus !

</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Confédération garantit aux entreprises 60 milliards de francs d’aides dans la crise du coronavirus, et pourtant les chiffres du chômage augmentent massivement. C’est inacceptable. Les entreprises reçoivent ce soutien pour sauvegarder les emplois et continuer à payer les salaires, pas pour verser des dividendes à leurs propriétaires. Il ne peut donc pas y avoir de licenciements liés au coronavirus !</p><p>Plus d’un million et demi de personnes sont au chômage partiel et ne reçoivent que 80% de leur salaire habituel. Beaucoup de salarié-e-s ont de la peine à s’en sortir et à subvenir aux besoins de leur famille. Nous demandons que les salaires jusqu’à 5000 francs net soient entièrement compensés.</p><p>Pour beaucoup, une perte de salaire de 20% est difficilement supportable, surtout quand il est déjà bas en temps normal. Les personnes actives dans l’hôtellerie-restauration gagnent en moyenne 4100 francs par mois (pour un emploi à plein temps). Après cette baisse de 20%, cela laisse un salaire d’environ 3300 francs ! Près de la moitié des gens au chômage partiel travaille dans des branches à bas salaires. En revanche, dans celles aux salaires les plus élevés, il n’y a pratiquement pas de chômage partiel, et donc pas de perte de salaire.</p><p>Maintenir le pouvoir d’achat est désormais d’une importance capitale. C’est vrai en premier lieu pour les salarié-e-s à faibles et moyens revenus, qui ont déjà suffisamment de soucis avec la garde des enfants, l’insécurité de l’emploi et la santé de leurs proches. Mais c’est aussi vrai pour la conjoncture économique en Suisse. C’est pourquoi nous demandons que les actifs qui touchent jusqu’à un revenu moyen reçoivent la pleine compensation de leur salaire en cas de chômage partiel, et qu’avec les milliards de la Confédération, les entreprises garantissent les emplois.</p><p><a href="https://www.sortie-de-crise-solidaire.ch" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Signez l'appel</a></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/e/csm_SGB_Solodarisch_Logo_FR_mitweissraum_c7e1617962.webp" length="24828" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6480</guid><pubDate>Fri, 01 May 2020 17:13:00 +0200</pubDate><title>Premier mai 2020: solidarité, plus que jamais!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/premier-mai-2020-solidarite-plus-que-jamais</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Un premier mai sans précédent bat son plein aujourd’hui. Il se déroule principalement en ligne, mais la mobilisation n’en est pas moins forte. Le monde du travail a fait entendre ses réalités et ses problèmes concrets, car sur le terrain, la situation est extrêmement tendue: nombre de salarié-e-s touchent moins de salaire que d’habitude et peinent à joindre les deux bouts, tandis que de nombreuses places de travail disparaissent. Un appel lancé aujourd’hui demande donc un remplacement à 100% du salaire pour les revenus les plus bas, et une cessation immédiate des licenciements.</p><p>Depuis 130 ans, le 1er mai est la journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Cette année, pour la toute première fois dans l’histoire du pays, elle n’a pas pu être célébrée dans des rassemblements. Cette année, la solidarité la plus efficace s’exprime en effet par le maintien des distances. Mais si la dimension sociale du 1er mai, dans les manifestations et sur les places, a dû être mise de côté, le monde du travail a néanmoins été au centre de l’attention. Sous le slogan solidarité, plus que jamais&nbsp;!, les syndicats ont donné leurs priorités dans la crise que nous affrontons.</p><p>Par plusieurs dizaines de contributions vidéo venues de toutes la Suisse, par des ateliers et tables rondes en direct tenues toutes la journées relayées sur les réseaux sociaux, en racontant le quotidien au travail et en discutant des perspectives d’avenir, tous les acteurs engagés en faveur du progrès social ont fait entendre leur voix. Dans de nombreux cantons, de nombreuses actions physiques réalisées depuis les fenêtres et les balcons sont venus compléter la mobilisation. Enfin, le programme en direct en français, diffusé sur la page <a href="https://www.mai2020.ch/fr" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">mai2020.ch</a> et sur tous les canaux des fédérations membres de l’USS, vient de s’achever. Elle a rassemblé les interventions de Pierre-Yves Maillard (président de l’USS), Ada Marra (vice-présidente du PS suisse), Vanessa Monney (secrétaire syndicale au SSP Vaud), Giangiorgio Gargantini (secrétaire régional pour le Tessin à Unia) et Philippe Martinez (secrétaire général de la CGT), pour un tour d’horizon des problématiques soulevées par la situation actuelle – dans notre pays, mais aussi au-delà de ses frontières.</p><p>Egalement présente dans le programme en direct en allemand, la présidente d’Unia, Vania Alleva, a souligné que «&nbsp;la sécurité sociale est ce qui nous rend forts, la solidarité est ce qui nous permet d’avancer&nbsp;: la crise que nous traversons le démontre une nouvelle fois&nbsp;». Pour Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, la mobilisation du monde du travail en ce premier mai est plus nécessaire que jamais&nbsp;: «&nbsp;la seule sortie de crise possible est celle qui se fonde sur la justice sociale&nbsp;».</p><p>Dans la crise que nous traversons actuellement, la situation de nombreuses personnes qui travaillent est extrêmement sérieuse. Des centaines de milliers de salarié-e-s viennent de traverser le mois d’avril avec un revenu réduit de 20% – alors que, parfois, le salaire habituel permet tout juste de joindre les deux bouts. Dans le même temps, des entreprises licencient – et d’autres versent des dividendes à leurs actionnaires, alors qu’elles bénéficient d’un dispositif de chômage partiel extraordinaire et financé par l’argent public. C’est pourquoi les syndicats lancent aujourd’hui l’appel&nbsp;Pour une sortie de crise solidaire, qui demande un remplacement à 100% des salaires jusqu’à 5000 francs nets et la garantie des emplois dans les entreprises qui perçoivent des indemnités de chômage partiel.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Screenshot-streaminglive_586a16a2e3.webp" length="90458" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6472</guid><pubDate>Tue, 28 Apr 2020 18:52:00 +0200</pubDate><title>Personnes vulnérables : les employeurs doivent respecter la loi !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/personnes-vulnerables-les-employeurs-doivent-respecter-la-loi</link><description>Grâce à la pression des syndicats, les employé-e-s vulnérables sont à nouveau protégés</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après un mois de peur et d’incertitude pour les travailleurs et travailleuses vulnérables, le Conseil fédéral a enfin revu sa copie – sous la pression des syndicats&nbsp;: les personnes vulnérables ne peuvent plus être contraintes de se rendre sur le lieu de travail. Reste à faire entendre ce message aux employeurs et employeuses*.</p><p>En édictant une interdiction de travail pour les employé-e-s vulnérables le 16 mars, le Conseil fédéral avait trouvé une bonne solution, facile à comprendre&nbsp;: les employé-e-s des groupes à risque (ou «&nbsp;employé-e-s vulnérables&nbsp;») devaient soit faire du télétravail, soit rester chez eux sans travailler – sur présentation d’une attestation médicale – tout en touchant leur salaire. Mais quelques jours plus tard seulement, le 20 mars, le Conseil fédéral cédait à la pression de certains employeurs et supprimait de facto cette protection.</p><p>Depuis cette date, les syndicats se sont démenés pour que le gouvernement fasse marche arrière. Et ça a payé&nbsp;: le 17 avril, cette protection a été rétablie. Mais l’ordonnance ainsi révisée est un peu plus complexe et fastidieuse que la version initiale sur ce point. Conséquence&nbsp;: l’incertitude persiste chez les salarié-e-s. Et certains patron-ne-s ne se gênent pas de continuer de forcer des personnes vulnérables à se rendre au travail, au mépris du droit et de leur devoir de diligence. C’est inadmissible&nbsp;: les employeurs doivent respecter le droit en vigueur depuis le 17 avril&nbsp;!</p><h4>En principe&nbsp;: seulement sur une base volontaire</h4><p>Le nouvel article 10c de l’ordonnance 2 COVID-19 prévoit une sorte d’hiérarchisation des dispositions par palier&nbsp;: la première solution, c’est le télétravail. À l’autre bout de la chaîne, il y a le droit, pour l’employé-e, de continuer de toucher son salaire sans devoir travailler s’il ou elle reste à la maison (pour des raisons motivées). Cette disposition correspond à une interdiction de travail, comme elle existe par exemple pour les femmes enceintes.</p><p>Dans le détail, l’enchaînement des dispositions se présente ainsi&nbsp;: lorsque le travail ne peut absolument pas être effectué depuis la maison (ni d’ailleurs une éventuelle activité de remplacement), l’employeur peut proposer à l’employé-e de venir travailler sur place, moyennant des conditions très strictes (deuxième palier)&nbsp;:</p><ul><li>L’employé-e travaillera sur le lieu de travail seulement si (et aussi longtemps que) c’est nécessaire pour des raisons d’exploitation de l’entreprise.</li><li>La place de travail doit être aménagée de telle sorte que «&nbsp;tout contact étroit avec dʼautres personnes soit exclu, notamment en mettant à disposition un bureau individuel ou une zone clairement délimitée où la distance minimale de deux mètres est respectée&nbsp;».</li><li>Dans les cas où «&nbsp;un contact étroit sʼavère parfois inévitable, des mesures de protection appropriées sont prises, selon le principe STOP (substitution, mesures techniques, mesures organisationnelles, équipement de protection individuelle)&nbsp;».</li><li>Par ailleurs, l’alinéa 5 prévoit que l’employeur doit toujours consulter l’employé-e concerné avant de prendre les mesures prévues (tâches de substitution à effectuer à la maison ou dans l’entreprise, mise en œuvre des normes de sécurité).</li></ul><p>On voit bien à quel point les exigences de protection de la santé sont élevées – et c’est tout à fait justifié.</p><p>Enfin, même si l’employeur remplit toutes les conditions, l’employé-e vulnérable peut refuser de se rendre sur le lieu de travail (troisième et dernier palier) si&nbsp;:</p><ul><li>l’employeur ne remplit pas les conditions précitées</li><li>ou si, «&nbsp;pour des raisons particulières&nbsp;», l’employé-e «&nbsp;estime que le risque d’infection au coronavirus est trop élevé malgré les mesures prises par l’employeur…&nbsp;».</li></ul><p>Ces raisons peuvent être multiples&nbsp;:</p><ul><li>méfiance envers les mesures prises par l’employeur,</li><li>anxiété personnelle,</li><li>risques sur le chemin du travail, par exemple lorsqu’il faut utiliser les transports publics.</li></ul><p>Les motifs pour un refus d’accomplir une tâche sont laissés à une interprétation assez ouverte. L’employé-e peut faire valoir sa vulnérabilité par une déclaration personnelle. Il peut la faire confirmer par une attestation médicale si l’employeur l’exige. Il est bien entendu exclu de faire figurer un diagnostic sur l’attestation (protection des données).</p><p>D’un point de vue juridique, on peut même se poser la question si les personnes à risque qui sont particulièrement anxieuses ou sensibles ne devraient pas bénéficier d’un certificat médical d’incapacité de travail pour maladie. En effet, ces personnes sont «&nbsp;dans l’incapacité de travailler sur le lieu de travail&nbsp;» pour des raisons psychiques pendant cette pandémie. Il s’agirait alors d’une incapacité de travail au sens de l’art. 324a du Code des obligations et l’employeur, respectivement l’assurance d’indemnité journalière, serait tenu de fournir les prestations en conséquence (salaire ou indemnités).</p><p>Même sans être en arrêt maladie, l’employé-e vulnérable a le droit de toucher intégralement son salaire. Il peut aussi donner son accord pour que l’employeur demande les indemnités de chômage partiel pour lui.</p><h4>Protection contre le licenciement jusqu’à la fin de la pandémie</h4><p>Concrètement, l’article 10c de l’ordonnance contient une interdiction de travail. Et dans les cas d’interdiction de travail, il y a des délais de protection contre le licenciement comme c’est le cas par exemple pour les femmes enceintes et en période d’allaitement. Par analogie, le même délai de protection vaut pour l’interdiction de travail basée sur l’ordonnance sur le COVID-19. C’est d’ailleurs ce qui correspond à la volonté du législateur&nbsp;: personne ne doit être licencié lorsqu’elle ou il n’a aucune chance de retrouver un emploi. En effet, aucun employeur ne voudra embaucher une personne en sachant que celle-ci ne sera pas en mesure de venir travailler en raison de son facteur de risque.</p><p>Le but de l’ordonnance 2 Covid-19 est de protéger la population au plan épidémiologique. Il faut que le moins de personnes possible soient infectées par le coronavirus. Pour que l’article de l’ordonnance qui concerne les employé-e-s vulnérables ait la plus haute efficacité possible, il serait utile que les employé-e-s vulnérables puissent informer leur employeur de leur situation de personne à risque. Mais la plupart ne le feront que si cela ne met pas en péril leur place de travail. Voilà pourquoi, du point de vue de l’USS, les employé-e-s vulnérables bénéficient d’un délai de protection contre le licenciement tant que la pandémie n’est pas finie.</p><p><sup>* Dans la suite de l'article, le mot «&nbsp;employeur&nbsp;» sera utilisé comme terme générique à la place d’«&nbsp;employeur et employeuse&nbsp;», afin de ne pas alourdir la lecture du texte.</sup></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6475</guid><pubDate>Tue, 28 Apr 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>L’accueil de jour des enfants au cœur de la stratégie de sortie</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/laccueil-de-jour-des-enfants-au-coeur-de-la-strategie-de-sortie</link><description>Une vaste coalition pour l’accueil de jour des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’accueil extrafamilial des enfants ne doit pas être affaibli par le coronavirus, mais au contraire doit sortir renforcé de la crise. C’est ce que demande une large coalition de 37 groupes d’intérêts et organisations politiques. Pour maintenir et développer les places d’accueil et protéger le bien-être des enfants, Confédération et des cantons doivent agir.</p><p>La question de la garde d’enfants joue un rôle central dans la situation actuelle, caractérisée par la lutte contre le coronavirus. Le corps enseignant et le personnel de garde, les élèves, les parents, les cantons et les communes font un gros effort pour maîtriser cette situation extraordinaire grâce au travail à domicile, à l’école à distance, et à la réorganisation en plus petits groupes d’enfants Mais des améliorations et une action coordonnée sur le plan Suisse restent nécessaires pour éviter que la crise actuelle ne soit suivie d’une crise des crèches et garderies.</p><p>Le Conseil fédéral a reconnu l’importance de l’accueil des enfants et a estimé qu’il devait être maintenu même pendant la durée des mesures de restriction. Mais il s’est abstenu de réglementer le fonctionnement ou le financement des structures d’accueil dans cette situation exceptionnelle. Conséquences : des réglementations cantonales différentes relatives au financement et aux critères d’admission se côtoient, ce qui est source de confusion et de frustration. Les parents sont priés de s’occuper de leurs enfants à la maison, mais ils restent partiellement obligés de payer les frais de garde. Dans les cantons où les crèches et garderies sont ouvertes, la question de savoir si les parents ont le droit de bénéficier de l’allocation perte de gain pour parents à cause du coronavirus n’est pas claire. Quant aux salarié-e-s en télétravail, ils essaient de concilier au mieux et non sans peine activité rémunérée et garde des enfants. Enfin, les structures de garde ignorent combien de temps elles pourront assumer financièrement le travail en petits groupes et verser les salaires de leurs employé-e-s.</p><p>L’ouverture de nombreux services supplémentaires depuis le 27 avril complique encore la situation, car de nombreux parents doivent à nouveau se présenter sur leur lieu de travail. Et lorsque les écoles, jardins d’enfants et halte-garderies pourront reprendre leurs activités en mai, il y aura des défis supplémentaires à relever, pour garantir un bon fonctionnement et la protection de la santé des enfants, du personnel et des parents. Enfin, les grands-parents seront probablement indisponibles à long terme pour garder les enfants, et devront donc être remplacés.</p><p>La garde d’enfants doit donc être au centre de toute stratégie de sortie de crise. Si les autorités devaient renoncer à agir, ce serait au détriment des enfants et des parents, du personnel d’accueil et du corps enseignant, des personnes vulnérables et des grands-parents, et donc de l’égalité, de l’économie et de l’ensemble de la société. Il faut à tout prix l’éviter.</p><p>Une large coalition de 37 organisations de salarié-e-s, de femmes, des droits de l’enfant, des familles et de retraité-e-s, des partis politiques et d’autres groupes d’intérêt demandent donc à la Confédération et aux cantons de développer rapidement un plan d’action tourné vers l’avenir pour l’accueil de jour des enfants dans la sortie de la crise provoquée par la lutte contre le coronavirus. Il devrait être élaboré avec une attention particulière portée au bien-être des enfants et en impliquant les organisations spécialisées et les partenaires sociaux. L’activité rémunérée et la garde d’enfants doivent être à nouveau dissociées, ce qui nécessite non seulement le maintien des structures actuelles d’accueil extra-familial, mais aussi leur développement.</p><p><sub>Les organisations suivantes soutiennent cet appel : Alliance F, Anyworking Mom, Avivo, Business and Professional Women, Femmes PDC, Eidg. Kommission dini Mueter, Commission fédérale pour les questions féminines, Elternkomitee Kinderbetreuung, Femmes protestantes en Suisse, Centre de contact spécialisé pour les groupes de jeu du Canton de Berne, Les Verts, Protection de l’enfance Suisse, Dachverband Lehrerinnen und Lehrer Schweiz, Manifestgruppe der Grossmütterrevolution, männer.ch, Réseau d’acueil extrafamilial, Pro Enfance, Pro Familia, Pro Juventute, Association suisse des infirmiers et infirmières, Syndicat des enseignants romands, SEV, Union syndicale suisse, PS Suisse, Femmes socialistes, Fédération suisse des familles monoparentales, syndicom, Travail Suisse, Trotzphase, Unia, Unicef, Fédération des associations de retraités et de l’entraide en Suisse, Verband Schweizer Spielgruppenleiterinnen, Association suisse pour l’accueil parascolaire, VEV, ssp, Association suisse des médecins assistants et chefs de clinique, WIDE</sub></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6473</guid><pubDate>Fri, 24 Apr 2020 19:01:28 +0200</pubDate><title>1er Mai 2020 : Solidarité, plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2020-solidarite-plus-que-jamais</link><description>Appel pour le 1er Mai</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 130 ans, nous célébrons le premier mai la journée des travailleuses et travailleurs, au nom du progrès social, de la justice et des droits humains. Pour la première fois dans l’histoire, il n’y aura cette année en Suisse ni manifestations ni rassemblements à cette occasion. Malgré tout, nous sommes uni-e-s, et sous le slogan « Solidarité, plus que jamais&nbsp;! », nous marquerons cette journée –&nbsp;principalement de manière numérique&nbsp;–&nbsp; avec des débats et une émission en ligne.</p><p>Il y aurait de très nombreuses raisons de se faire entendre dans les rues en ce 1<sup>er</sup> Mai. La crise actuelle révèle la précarité dans laquelle se trouvent nombre de travailleuses et de travailleurs. Une fois de plus, les moins bien payé-e-s sont aussi les plus touchés. Plus d’un million et demi de personnes sont au chômage partiel et voient leur revenu réduit de 20 %, en très grande partie dans les secteurs insuffisamment payés. Boucler les fins de mois devient difficile&nbsp;: il faut donc des indemnités qui remplacent 100 % du salaire. Et face aux employeurs qui, malgré 60 milliards d’aides publiques, suppriment des places de travail, nous avons besoin d’une protection contre le licenciement et d’une interdiction de verser des dividendes.</p><p>Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui maintiennent le pays en vie&nbsp;: voilà qui apparaît clairement lorsque bon nombre d’entre eux doivent cesser leur activité. Dans le même temps, il faut reconnaître l’importance de ce que font celles et ceux qui continuent à œuvrer, dans l’ombre ou au front, durant la crise. Le service public comme fondement de la vie en société, mais aussi la logistique, la vente, et tant d’autres ont fait la preuve de leur caractère central –&nbsp;et pourtant, les salarié-e-s n’y reçoivent bien souvent ni la rémunération suffisante, ni le respect nécessaire. Il faut du changement&nbsp;: nous sommes toutes et tous indispensables, nous méritons de meilleurs salaires et de meilleurs droits.</p><p>La demande de justice sociale s’impose, pour ce 1<sup>er</sup> Mai extraordinaire, comme rarement au cours des dernières décennies. Hormis un ciel un peu plus clair et moins de pollution, ce virus ne sème en tant que tel ni vertu, ni bienfaits. Il ne transformera pas tout seul le capitalisme dans le sens que nous souhaitons. Pour l’instant, les conséquences de cette pandémie affaiblissent les faibles et nous privent des moyens et occasions de nous rencontrer. Comme toujours au cours de notre histoire, les possibilités de changer les choses vers le progrès ne résident ni dans les catastrophes, ni dans les maladies, ni dans les guerres, mais dans l’accumulation de nos forces militantes et dans nos capacités d’analyse, de propositions et d’action. En ce premier mai plus que jamais, il faut donc que nous disions ce qu’il faut à notre pays et à nos sociétés pour qu’elles restent humaines. Dans des circonstances compliquées, organisons-nous, resserrons nos rangs, renforçons nos liens avec nos ami-e-s, nos collègues, utilisons tous les moyens disponibles pour renforcer notre mouvement. Mobilisé, le mouvement ouvrier est le meilleur vaccin pour protéger notre société et ses membres de l’inégalité et de la dislocation. Solidarité, plus que jamais !</p><p class="text-right"><a href="https://www.mai2020.ch/fr" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">mai2020.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/0/csm_1ermai2020-4-3_cc920cf84b.webp" length="49382" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6508</guid><pubDate>Thu, 23 Apr 2020 17:00:00 +0200</pubDate><title>09.503 Iv.pa. Supprimer les droits de timbre par étapes et créer des emplois (Loi fédérale sur les droits de timbre)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/09503-ivpa-supprimer-les-droits-de-timbre-par-etapes-et-creer-des-emplois</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6468</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2020 17:51:00 +0200</pubDate><title>Modification de la convention contre les doubles impositions entre la Suisse et le Liechenstein</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-convention-contre-les-doubles-impositions-entre-la-suisse-et-le-liechenstein</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6466</guid><pubDate>Tue, 21 Apr 2020 10:15:05 +0200</pubDate><title>Une augmentation générale des salaires et davantage de conventions collectives de travail avec de bons salaires minimaux sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-augmentation-generale-des-salaires-et-davantage-de-conventions-collectives-de-travail-avec-de-bons-salaires-minimaux-sont-necessaires</link><description>Résultats préoccupants de l’Enquête sur la structure des salaires 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’évolution des salaires entre 2016 et 2018 est insuffisante. Les salaires réels ont baissé de 0,8 % – notamment chez les employé-e-s sans fonction de cadre (-1 %). L’examen par branche met négativement en avant la branche de la sécurité seulement partiellement protégée par des salaires minimaux ( -6 % réels) ainsi que les services postaux et de paquets (-3 % réels). Il est réjouissant de constater que le retard des salaires féminins s’est de nouveau un peu réduit, passant de 12 à 11,5 %. C’est ce que montrent les résultats de l’enquête sur la structure des salaires (ESS) 2018 publiés aujourd’hui.</p><p>La période de 2016 à 2018 a été difficile au niveau de la politique salariale, c’est connu. L’enquête sur la structure des salaires confirme maintenant que ce sont dans les branches sans convention collective fixant un salaire minimum que les plus graves problèmes se posent. Dans les branches avec CCT classiques comme l'hôtellerie-restauration ou le second œuvre, les salaires réels ont augmenté. Dans le commerce de détail aussi, le résultat a été positif malgré un environnement difficile. À l’inverse, les craintes des syndicats se sont confirmées dans la branche de la sécurité où le dumping fait rage (pas de CCT pour les petites entreprises) ou dans la logistique (services postaux et de courrier), dont les salaires ont été mis sous pression.</p><p>Pour la première fois depuis dix ans, la situation dans le secteur des bas salaires s’est également détériorée. Le nombre d’emplois à bas salaire a augmenté à 353’000 (2016&nbsp;: 329’000). Les salaires des 10 % inférieurs ont même baissé en termes réels de 1,7 %, alors que les 10 % supérieurs ont continué à augmenter de 1 %.</p><p>Il est réjouissant de constater que la différence salariale entre les sexes s’est légèrement réduite depuis 2016. Cette réduction peut aussi être attribuée à l’engagement syndical contre la discrimination faite aux femmes dans le monde du travail. Les femmes sont surreprésentées parmi les bas salaires de moins de 4’500 CHF, alors qu’elles sont clairement sous-représentées pour les salaires mensuels supérieurs à 16’000 CHF avec 17,6 %. Les chiffres de l’ESS 2018 publiés aujourd’hui ne disent rien de la discrimination salariale liée au sexe. Elle sera calculée ultérieurement sur la base des différences de salaire moyen pour un travail de valeur égale.</p><p>Pour résoudre les problèmes salariaux, l’USS a lancé une offensive sur le pouvoir d’achat. Des CCT avec de bons salaires minimaux sont nécessaires dans toutes les branches, et en priorité dans la sécurité et la logistique. Les problèmes de pouvoir d’achat se sont aggravés avec la crise provoquée par les mesures de lutte contre le coronavirus, raison pour laquelle l’USS demande en cas de chômage partiel le versement de 100 % du salaire pour les employé-e-s aux plus bas revenus.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6464</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2020 18:29:15 +0200</pubDate><title>Soutien aux crèches et garderies : un peu d&#039;air, mais  ça ne suffira pas </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/kommission-korrigiert-bundesraetliche-fehlentscheide-ein-bisschen</link><description>La crise liée au coronavirus risque bien d’être suivie d’une crise de la prise en charge des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le&nbsp;Conseil fédéral s'est montré trop timide en matière de soutien aux structures d'accueil de jour des&nbsp;enfants. Les&nbsp;Commissions de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) et du Conseil des États (CSEC-E) veulent, au contraire, agir: l’Union syndicale suisse (USS) salue leur décision de soutenir financièrement les crèches et garderies. Cependant, l'USS&nbsp;regrette que la CSEC-E n’ait pas suivi les propositions plus ambitieuses de la commission&nbsp;du National.</p><p>La crise liée aux mesures de lutte contre le coronavirus risque bien d’être suivie d’une crise de l'accueil de jour&nbsp;des enfants&nbsp;: les grands-parents ne pourront pas reprendre pleinement leur rôle avant belle lurette et le télétravail avec les enfants à la maison fonctionne tout au plus lorsque les enfants sont grands. De plus, de nombreuses structures&nbsp;pourraient ne pas survivre financièrement à cette crise&nbsp;alors que les&nbsp;contributions des parents font défaut et que le&nbsp;fonctionnement en plus petits groupes entraîne des coûts plus élevés. Le Conseil fédéral a décidé, en vertu du droit d’urgence, que les structures d’accueil devaient rester ouvertes parce qu’indispensables, mais il s’est refusé à régler à travers le même droit d’urgence la question du financement de leur activité.</p><p>Les deux commissions de la science, de l’éducation et de la culture ont donc pris les choses en main&nbsp;: elles ont décidé que la Confédération devait&nbsp;compenser un tiers des coûts engagés par les cantons pour soutenir les crèches et garderies. Cette aide financière est plus que nécessaire, mais elle ne suffira pas pour éviter la crise qui s’annonce dans ce domaine&nbsp;: en effet, les cantons restent libres d’apporter, ou non, une aide aux structures d’accueil. La CSEC-N, elle, voulait aller plus loin&nbsp;avec son&nbsp;initiative parlementaire faisant&nbsp;porter la&nbsp;charge à parts égales sur&nbsp;la Confédération et les cantons, par l'entremise d'un&nbsp;arrêté urgent. L'USS déplore que la commission des Etats ne l'ait pas suivie dans cette voie.</p><p>Les pouvoirs publics doivent à tout prix éviter que des places d’accueil de jour des&nbsp;enfants ne disparaissent à cause de cette crise sanitaire. Pour beaucoup de femmes, cela singifierait&nbsp;un&nbsp;retrait de la vie professionnelle. Au contraire, il faudrait augmenter le nombre de places, notamment pour compenser le vide laissé par les grands-parents. De plus, la Confédération doit de toute urgence unifier la réglementation en matière de prise en charge des enfants pendant cette situation extraordinaire et édicter&nbsp;des prescriptions claires concernant l’activité en petits groupes. La mosaïque de solutions cantonales qui règne en ce moment cause&nbsp;de l’insécurité chez les parents et auprès du personnel des crèches et garderies.</p><p>De nombreux parents – et surtout les mères – doivent déjà batailler avec la double charge du télétravail et de la prise en charge des enfants. Ce problème va encore s’accentuer lorsque plusieurs acitivités du domaine des services&nbsp;pourront reprendre dès&nbsp;le 27 avril. Les employé-e-s auront besoin de structures d’accueil&nbsp;!</p><p>Nous attendons du Parlement qu’il prenne rapidement les décisions qui s’imposent lors de la session spéciale du mois de mai, pour éviter d'ajouter aux difficultés actuelles une crise de l'accueil de jour des enfants.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6460</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2020 19:50:00 +0200</pubDate><title>La pression pour soutenir les médias reste élevée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-pression-pour-soutenir-les-medias-reste-elevee</link><description>Réaction de l&#039;USS à la décision du Conseil fédéral de modifier l’ordonnance sur la redevance radio-TV </description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme on pouvait s’y attendre, la redevance de radio-télévision générale et indépendante des appareils a rapporté plus que le système «&nbsp;Billag&nbsp;» des années précédentes. Le Conseil fédéral a donc décidé de relever de 50 millions de francs le plafonnement du financement de la SSR et de doubler son soutien à l’agence Keystone-ATS, le portant ainsi à quatre millions par année. Ces hausses sont plus que bienvenues dans le contexte actuel de crise. Elles représentent aussi un signal clair en faveur du service public pour lequel œuvre la SSR, mais aussi Keystone-ATS avec ses prestations pour les médias régionaux et locaux.</p><p>Pour l’USS, il était toutefois complètement inutile de décider par la même occasion d’introduire des tarifs différenciés de redevance pour les entreprises, avec pour conséquence de faire baisser les recettes de 53 millions de francs environ. D’autant plus qu’il s’agit là d’une estimation qui ne tient même pas compte des pertes économiques provoquées par la pandémie de coronavirus dans à peu près toutes les branches.</p><p>Avec la baisse de 30 francs de la redevance pour les ménages, le Conseil fédéral tente de tenir une promesse faite lors de l’introduction de la redevance indépendante des appareils. Si les efforts du Conseil fédéral de faire profiter les entreprises et les ménages des modifications de la redevance sont compréhensibles, ils sont peut-être un peu prématurés. Car la crise des médias existait déjà avant la pandémie actuelle, même si celle-ci l’a encore aggravée&nbsp;: les recettes publicitaires fondent comme neige au soleil et une inversion de cette tendance est improbable. En ce moment pourtant, on voit plus que jamais à quel point des médias de service public assurés sur l’ensemble du territoire sont indispensables. Mais sans un soutien financier accru des pouvoirs publics, ces médias ne pourront pas survivre. Toutes celles et ceux qui s’opposent à un soutien étatique des médias doivent en être conscients.</p><p>L’USS salue le relèvement du plafond des revenus de la SSR de 50 millions de francs, mais elle sait que cette mesure ne donnera qu’un répit passager à la pression sur les coûts. Les emplois restent menacés dans la plus grande entreprise de médias du service public. Et pour l’ensemble des médias, les perspectives sont extrêmement précaires pour les années à venir&nbsp;: une action des pouvoirs publics restera nécessaire.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/7/csm_mediendings_2a7dccba8a.webp" length="53454" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6461</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2020 15:59:25 +0200</pubDate><title>Sécuriser les revenus et protéger les salarié-e-s vulnérables sont deux fondements d’une sortie réussie</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/securiser-les-revenus-et-proteger-les-salarie-e-s-vulnerables-sont-deux-fondements-dune-sortie-reussie</link><description>Le Conseil fédéral trace une perspective et améliore la protection des travailleuses et travailleurs.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral étend substantiellement le filet de sécurité pour les indépendant-e-s et améliore la protection des salarié-e-s vulnérables : il répond ainsi à des demandes importantes formulées par l’USS. La meilleure stratégie de sortie est celle qui préserve le pouvoir d’achat et les emplois. Les salaires bas et moyens doivent être remplacés à 100% et les entreprises qui profitent des aides fédérales ne doivent pas pouvoir licencier.</p><h4>Un progrès important pour la protection des salarié-e-s vulnérables</h4><p>La situation juridique devient plus claire et plus juste : en principe, les salarié-e-s vulnérables ne devraient faire que du télétravail. Lorsque ce n’est pas possible, les travailleuses et travailleurs concernés auront le choix de continuer ou non à exercer leur activité. En effet, l’employeur doit adapter le travail autant que possible à la santé de l’employé-e. Si la personne concernée ne se sent pas en sécurité au travail ou au cours des déplacements pour s’y rendre, elle peut, avec une attestation médicale, rester à la maison. Les employeurs peuvent alors solliciter des indemnités pour réduction de l’horaire de travail : il n’y a donc aucune justification ni aucune nécessité économique de licencier.</p><p>L’USS est soulagée que les salarié-e-s vulnérables ne puissent plus être forcés à aller au travail. La situation de pandémie est déjà une épreuve suffisamment difficile pour eux. Il était plus qu’indispensable de leur permettre de se protéger contre la contagion conformément aux normes de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).</p><h4>Un filet de sécurité pour les indépendant-e-s</h4><p>La crise entraînée par les mesures de lutte contre la pandémie a fait mis en lumière un problème connu de longue date : l’intégration insuffisante des indépendant-e-s dans les dispositifs de sécurité sociale. L’USS salue donc l’extension du filet de sécurité à celles et ceux qui sont indirectement très touchés par les effets de la crise. Cet élargissement du cercle des bénéficiaires d’allocations pour perte de gain constitue une aide rapide aux personnes concernées et les préserve des effets d’une chute brutale de leurs revenus.</p><h4>Sortie par étape : tenir compte des réalités du monde du travail&nbsp;</h4><p>L’USS se réjouit que le Conseil fédéral ait donné une perspective quant à la levée progressive des mesures extraordinaires prises pour contenir la pandémie en Suisse. Le rythme des étapes à partir du 27 avril sera adapté selon l’évolution épidémiologique. Les préoccupations de santé publique et les réalités sur les lieux de travail doivent figurer au cœur des réflexions et des décisions. Il est par ailleurs souhaitable que le Conseil fédéral continue à indiquer de manière transparente sur quelles informations il fonde ses décisions.</p><p>Les salarié-e-s ressentent aujourd’hui déjà les effets de la crise. La meilleure stratégie est donc celle qui préserve le pouvoir d’achat, avec un remplacement du salaire à 100 % pour les revenus modestes et moyens et aucun licenciement dans les entreprises qui profitent du soutien de la Confédération. Enfin, les structures d’accueil de jour pour les enfants doivent à tout prix recevoir des garanties financières pour que leur pérennité soit assurée, car c’est également une condition de la bonne reprise du travail.</p><p>La protection des travailleuses et travailleurs dans les activités économiques qui reprendront progressivement doit être traitée au même niveau de priorité que les mesures concernant la vie sociale et privée. L’USS souhaite que les partenaires sociaux soient associés au pilotage de la transition. Elle continuera à formuler des propositions pour limiter les conséquences, déjà palpables, sur le marché du travail.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_Handwerker-Mundschutz-Pause_iStock-sam_thomas_c5c3cb6511.webp" length="303102" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6454</guid><pubDate>Wed, 15 Apr 2020 13:00:00 +0200</pubDate><title>La préservation du pouvoir d’achat et des emplois est le meilleur programme conjoncturel </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-preservation-du-pouvoir-dachat-et-des-emplois-est-le-meilleur-programme-conjoncturel</link><description>Situation dans le monde du travail et conditions pour la sortie de crise du point de vue syndical</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise due aux mesures de lutte contre la pandémie touche la Suisse avec une force sans précédent. Pour éviter des problèmes sociaux et des dégâts économiques trop importants, les salaires doivent être garantis et les licenciements évités. La préservation des places de travail et du pouvoir d’achat constitue aussi la condition nécessaire pour toute stratégie de sortie. L’USS demande par ailleurs au Conseil fédéral de présenter enfin une solution pour les travailleuses et travailleurs particulièrement vulnérables, pour les indépendant-e-s et pour le financement de l’accueil de jour des enfants.</p><h3>Garantir les salaires, éviter les licenciements</h3><p>La crise engendrée par les mesures de lutte contre la pandémie touche tout particulièrement les revenus faibles et moyens. Le chômage partiel peut signifier une perte de salaire allant jusqu’à 20 pour-cent. Les personnes licenciées ont de la peine à trouver un nouvel emploi, en particulier si elles sont plutôt en fin de carrière, car les entreprises font preuve d’une grande réserve quant aux embauches. L’économiste en chef de l’USS Daniel Lampart constate avec inquiétude qu’« entre fin mars et le 9 avril, 10'000 personnes de plus se sont retrouvées au chômage. Lors de récessions précédentes, nous avions connu des hausses de 4000 personnes au chômage par mois ».</p><p>Pour les salarié-e-s aux revenus faibles et moyens, il faut donc de nouvelles mesures telles qu’une garantie du paiement du salaire à 100% et une réduction sur les primes d’assurance maladie financée par la Confédération. Simultanément, les entreprises qui recourent au chômage partiel doivent s’abstenir de licencier ou de payer des dividendes. Quant aux travailleuses et travailleurs plus proches de l’âge de la retraite, ils doivent bénéficier d’une protection accrue contre le licenciement. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, affirme donc que « la préservation du pouvoir d’achat pour les revenus bas et moyens doit être la première priorité dans la lutte contre la crise ». La présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, Vania Alleva, ajoute : « il faut à la fois contrôler la pandémie et lutter contre les injustices sociales. Aujourd’hui, les filets de sécurité ne protègent pas encore tout le monde&nbsp;».</p><h3>Prévenir une crise de l’accueil de jour des enfants</h3><p>Les hésitations du Conseil fédéral concernant le sauvetage financier de l’accueil de jour des enfants sont incompréhensibles en particulier au regard des défis posés par la sortie progressive de la situation extraordinaire actuelle. En effet, de nombreuses structures sont menacées dans leur existence, et avec elles, c’est tout un système patiemment construit qui l’est aussi. Et quand bien même la situation se normaliserait sans perte en même temps que les écoles rouvriraient, un problème persisterait&nbsp;: les grands-parents, en tant que personnes à risques, pourraient bien ne pas pouvoir assumer des tâches de garde pendant encore un certain temps. On estime qu’il ne faudrait pas moins de 50'000 nouvelles places pour compenser cette absence.</p><p>Giorgio Tuti, président du SEV et vice-président de l’USS, rappelle les défis auxquels sont actuellement confrontés les salarié-e-s du service public, dont la crise achève de démontrer l’importance. Il souligne qu’un soutien suffisant aux structures d’accueil de jour des enfants est impératif pour envisager avec sérénité la levée progressive des mesures.</p><h3>Une solution rapide pour les travailleuses et travailleurs vulnérables</h3><p>En vue d’une levée progressive des mesures, il s’agit aussi de trouver rapidement une solution pour les salarié-e-s particulièrement vulnérables, pour lesquels le virus continuera à constituer une menace très sérieuse. Alors que l’Office fédéral de la santé publique les invite à rester à la maison à tout prix, ces personnes sont contraintes de continuer à travailler. Le Conseil fédéral doit enfin prendre une décision à la hauteur de l’enjeu. L’USS est ouverte à une définition plus précise des critères de vulnérabilité. Tout laisse à penser que le coronavirus continuera à être une menace pendant un certain temps. Il n’est pas acceptable, dans ce contexte, que les mesures de lutte contre la contagion et de protection de la santé ne soient appliquées qu’insuffisamment sur les lieux de travail. C’est du reste un obstacle pour la reprise à plein de l’activité économique. Il faut corriger les manquements, et vite&nbsp;: les syndicats en sont convaincus, et ils sont prêts à y contribuer.</p><p>A lui seul, le virus ne rendra pas le monde meilleur. Toutefois, face à lui, d’innombrables manifestations de solidarité se sont produites, à tous les niveaux, et malgré des perspectives économiques menaçantes. Si la pandémie nous demande de mettre entre nous une distance physique, face à elle, nous avons tenu bon ensemble. La solidarité doit donc être également le maître-mot de la sortie de crise, aujourd’hui plus que jamais.</p><h3>Revendications de l’USS</h3><p>Pour améliorer la situation des travailleuses et travailleurs dans la période difficile que nous traversons, l’USS formule les revendications suivantes&nbsp;:</p><ul><li>Les travailleuses et travailleurs vulnérables doivent enfin pouvoir rester à la maison et voir leur salaire garanti, ou être protégés, au travail, par des équipements et des mesures bien définies et réellement efficaces. Il appartient au Conseil fédéral d’apporter une solution en ce sens.</li><li>Pas de faillites ni de licenciements dans les entreprises&nbsp;: les entreprises qui font usage des soutiens proposés par la Confédération ne doivent pas pouvoir licencier leurs employé-e-s, ni distribuer des dividendes. Les salarié-e-s en fin de carrière qui ont une certaine ancienneté doivent être mieux protégés contre le licenciement.</li><li>Le maintien du pouvoir d’achat est d’une importance capitale&nbsp;: les revenus bas et moyens doivent être garantis à 100&nbsp;% et une réduction sur les primes d’assurance-maladie financée par la Confédération doit être consentie.</li><li>Protéger le système d’accueil de jour des enfants&nbsp;: les collectivités publiques doivent à tout prix préserver les structures de tout problème financier pour que la garde des enfants puisse être assurée. Parallèlement, l’absence durable des personnes âgées pour assurer ces tâches doit être compensée par la création de places et la poursuite de l’allocation perte de gain pour parents.</li><li>Faire respecter concrètement et complètement, y compris par des contrôles, les normes de protection de la santé sur les lieux de travail.</li><li>Accorder à l’assurance-chômage des moyens financiers supplémentaires, puisque les 6&nbsp;milliards initialement prévus seront probablement épuisés dans le courant du mois d’avril.</li><li>Mise en place d’un fonds pour les cas de rigueur parmi les indépendant-e-s, par la Confédération seule ou avec les cantons, ainsi que d’une aide spécifie à Swiss et aux entreprises du secteur aérien pour surmonter la crise.</li><li>Participation de la Suisse à la coordination internationale pour la stabilisation de la conjoncture.</li><li>Maintien des droits des travailleurs étrangers (reprise de l’octroi, pour l’instant suspendu, des permis de travail.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/5/csm_Corona-junge-Fenster-Regenbogen_iStock-onFokus_af3f31dcfd.webp" length="113228" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6449</guid><pubDate>Tue, 14 Apr 2020 13:00:00 +0200</pubDate><title>L’État doit sauver les crèches pour éviter une crise ultérieure</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/letat-doit-sauver-les-creches-pour-eviter-une-crise-ulterieure</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fallait-il une crise comme celle que nous vivons pour le réaliser enfin&nbsp;? Personne ne peut désormais plus ignorer que les crèches et autres structures d’accueil pour les enfants sont essentielles au fonctionnement de notre société. Il faut donc absolument qu’elles puissent traverser cette période sans subir de dégâts. En mars, le Conseil fédéral a ordonné le maintien des structures d’accueil en vertu du droit d’urgence. Il est toutefois resté muet sur le financement de cette activité. Depuis, cantons, communes et institutions elles-mêmes se démènent pour trouver des solutions alors que certains parents continuent de payer des places en crèche qu’ils n’utilisent plus, ou n’ont plus le droit d’utiliser.</p><h4>Situation déficitaire et risquée</h4><p>Pour les crèches comme pour les parents, la situation actuelle est très compliquée&nbsp;: on demande aux parents de renoncer à utiliser les structures d’accueil et de garder leurs enfants à la maison. Ou on leur en refuse carrément l’accès s’ils exercent un métier non essentiel. Ils doivent pourtant souvent continuer de payer la place de leur enfant, sauf si une autre réglementation est prévue soit dans le contrat avec la crèche, soit par la commune ou le canton.</p><p>Les crèches et garderies sont tenues de maintenir leur activité par petits groupes d’enfants. Mais ce service est déficitaire&nbsp;: selon des calculs dans les cantons, ces baisses de recettes atteignent facilement des dizaines de milliers de francs par mois. Si cette perte ne peut être compensée, de nombreuses structures d’accueil pourraient voir leur survie menacée. Le chômage partiel n’est souvent pas une option, car l’accueil en petit groupe nécessite autant de personnel. Ou il n’est tout simplement pas possible d’y avoir recours puisque les crèches restent ouvertes. Et comme les crèches ne sont pas des entreprises à but lucratif, elles ne seront pas non plus en mesure de rembourser des emprunts éventuels. Sans l’aide des pouvoirs publics, il faut donc s’attendre à ce que des milliers de places en crèches manquent après cette crise sanitaire. Surtout si les grands-parents manquent toujours à l’appel, pour des questions de risque sanitaire. Après la crise du coronavirus, nous risquons donc de vivre une crise de l’accueil des enfants&nbsp;!</p><h4>Attentes déçues</h4><p>Les attentes étaient grandes, le 3 avril, que le Conseil fédéral présente un plan de sauvetage pour les crèches et garderies&nbsp;: les cantons attendaient une décision fédérale sur le financement de l’activité en petits groupes&nbsp;; les crèches espéraient un soutien pour leur situation financière précaire. Mais rien de tout cela&nbsp;: lors de sa conférence de presse ce jour-là, le Conseil fédéral n’a tout simplement rien dit sur les possibilités de financement des crèches en cette période d’épidémie.</p><p>Par son silence, le gouvernement fait durer une situation des plus contradictoires&nbsp;: d’une part, en décidant que l’accueil des enfants doit être maintenu, il reconnaît qu’il s’agit d’un service essentiel et ordonne par droit d’urgence quelque chose qui relève normalement de la compétence des cantons. D’autre part, il refuse d’utiliser ce même droit d’urgence pour réglementer l’organisation et le financement de cette activité qui se fait dans des conditions difficiles. Il se défausse sur les cantons, les communes et les institutions d’accueil pour trouver des solutions.</p><h4>Différences entre les cantons</h4><p>De nombreux cantons romands avaient déjà pris les devants avant cette crise sanitaire&nbsp;: les crèches y bénéficient souvent d’une garantie de déficit si elles sont affiliées à un réseau qui prévoit cela. Cela représente un avantage indéniable dans la situation actuelle. Par contre, les cantons et les communes alémaniques réagissent en ordre très dispersé au mutisme du Conseil fédéral&nbsp;: anticipant l’ordonnance du Conseil fédéral, le canton de Bâle-Ville et la ville de Zurich ont décidé avant le 3 avril déjà de soutenir financièrement les crèches et de décharger les parents. Ailleurs, certains cantons font des pieds et des mains pour trouver leurs propres solutions&nbsp;: Soleure puise 500&nbsp;000 francs dans la collecte du Jeûne fédéral et dans les héritages non réclamés et demande une contribution de solidarité aux communes&nbsp;; Zoug a voté un crédit d’urgence de 2,8 millions de francs&nbsp;; Bâle-Campagne paie 80&nbsp;% des pertes et Saint-Gall accorde des crédits sans intérêts qui ne devront être remboursés que dans certaines circonstances. D’autres cantons attendent toujours des réponses de la Berne fédérale et plusieurs ne s’expriment pas publiquement sur la question du financement.</p><h4>L’État doit prendre en charge les déficits</h4><p>Mais on ne peut plus se permettre d’attendre&nbsp;: la Confédération, les cantons et les communes doivent de toute urgence prendre ce problème à bras le corps et sauver les places dans les crèches et les autres structures d’accueil. Il s’agit de rien de moins que d’éviter une crise de l’accueil des enfants&nbsp;! Les pouvoirs publics doivent assumer cette responsabilité&nbsp;: ce n’est ni aux parents, qui doivent renoncer aux prestations, ni aux crèches de subir les conséquences et de porter les déficits entraînés par la crise actuelle. L’État doit aussi prendre en charge les frais supplémentaires des parents qui travaillent dans des domaines essentiels (p. ex. la santé) et qui ont besoin de plus de journées de crèche en raison de cette épidémie. La Suisse a besoin de crèches, pendant la crise sanitaire et après. Elle se doit de les soutenir.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Services Publics</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6450</guid><pubDate>Tue, 14 Apr 2020 09:32:33 +0200</pubDate><title>Un titre de qualité pour les apprenti-e-s grâce à une solution équilibrée </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/un-titre-de-qualite-pour-les-apprenti-e-s-grace-a-une-solution-equilibree</link><description>Des certificats d&#039;apprentissage malgré la crise du coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Permettre aux apprenti-e-s d’obtenir leur certificat dans les meilleures conditions possibles : cet objectif est atteint grâce à la solution trouvée entre partenaires sociaux. Prévoyant le passage des examens pratiques dans le respect des normes sanitaires, il garantit la qualité des titres octroyés cette année. Il s’agit maintenant de garantir le bon recrutement des apprenti-e-s pour l’an prochain, notamment en envisageant un soutien accru pour les entreprises formatrices.&nbsp;</p><p>Le 9 avril 2020, les partenaires sociaux se sont mis d’accord sur les modalités permettant aux 75&nbsp;000 apprenti-e-s de dernière année d’obtenir leur titre jusqu’à l’été. Les mesures de l’OFSP seront respectées pour protéger les apprenti-e-s, mais aussi les expert-e-s et les formateurs et formatrices en entreprise. Si les examens scolaires de culture générale et de connaissances professionnelles n’auront pas lieu, les examens pratiques pourront être réalisés. Chaque branche pourra choisir parmi trois variantes pour le travail pratique. Cela permettra de tenir compte des situations particulières des branches et des cantons. Les apprenti-e-s pourront donc obtenir des diplômes de qualité et reconnus sur le marché du travail pour leur avenir professionnel.</p><p>L’USS a participé activement à la construction de ce compromis et salue son adoption, le 9 avril, par le Sommet national de la formation professionnelle sous la conduite du Ministre de l’économie, le conseiller fédéral Guy Parmelin.</p><p>L’USS attend des autorités cantonales et des associations professionnelles qu’elles veillent à une mise en œuvre des examens pratiques conforme aux prescriptions sanitaires et que la surveillance des examens soit intensifiée cette année afin d’assurer des conditions d’examens et d’évaluation équitables et justes pour les apprenti-e-s. Pour les branches très sollicitées comme la santé ou le commerce de détail, l’USS demande une attention particulière pour les examens pratiques.</p><p>Si un premier pas important concernant les examens de fin d’apprentissage a ainsi été franchi, il reste néanmoins plusieurs questions importantes à traiter. À commencer par le recrutement des apprenti-e-s pour la prochaine année. En effet, actuellement il n’est pas possible aux candidat-e-s d’effectuer des stages de découverte et les procédures de recrutement sont entravées. Il faut absolument inciter les entreprises à poursuivre l’engagement des apprenti-e-s afin d’éviter que trop de jeunes se retrouvent sur le carreau à la rentrée. L’USS demande à la Confédération et aux cantons d’intégrer cet aspect dans toutes les réflexions et mesures concernant l’économie, par exemple une réduction de l’horaire de travail ou un cautionnement plus favorables pour les entreprises qui recrutent des apprenti-e-s.</p><p>Il faudra également se préoccuper des apprenti-e-s des autres années qui n’auront pas pu suivre leur formation scolaire et pratique complète durant cette période et qui auront des lacunes à rattraper. Ces lacunes seront d’autant plus grandes pour des apprenti-e-s ayant des difficultés scolaires ainsi que celles et ceux d’origine migratoire qui rencontrent parfois des difficultés linguistiques et d’utilisation des outils numériques. Il est indispensable de développer des mesures adéquates pour permettre à ces jeunes de poursuivre leur formation dans les meilleures conditions.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6446</guid><pubDate>Wed, 08 Apr 2020 18:36:00 +0200</pubDate><title>Il reste beaucoup à faire pour combattre les effets de la crise</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/il-reste-beaucoup-a-faire-pour-combattre-les-effets-de-la-crise</link><description>Chaque licenciement lié au coronavirus est un licenciement de trop ! </description><content:encoded><![CDATA[<p>Par sa décision d’étendre l’accès au chômage partiel aux travailleuses et travailleurs sur appel, le Conseil fédéral apporte une amélioration supplémentaire au dispositif de protection des salarié-e-s contre les conséquences de la crise. Les syndicats se réjouissent de cette décision qu’ils avaient appelée de leurs vœux. Le traitement rapide des demandes de chômage partiel a bien fonctionné jusqu’ici.</p><p>Par contre, il est regrettable que les nouvelles allocations pour perte de gain destinées aux parents concernés par la fermeture des écoles et des garderies soient peu communiquées et en conséquence encore insuffisamment utilisées, avec pour conséquence une très forte pression sur nombre des salarié-e-s forcés de cumuler travail et garde des enfants.</p><p>Mais surtout, au vu des moyens extraordinaires déployés pour aider les employeurs à payer les salaires, les licenciements doivent cesser immédiatement. Les entreprises bénéficient de soutiens sans précédents pour préserver les places de travail&nbsp;: chaque licenciement lié au coronavirus est un licenciement de trop&nbsp;!&nbsp;</p><p>De nombreux problèmes restent par ailleurs posés bientôt quatre semaines après les décisions drastiques prises pour combattre la pandémie. Le Conseil fédéral semble désormais bloqué&nbsp;: il n’apporte ainsi aucune réponse à la question de la protection des travailleurs vulnérables, qui est pourtant aussi importante aujourd’hui que pour préparer l’avenir. L’USS a fait d’importants efforts dans le dialogue entre partenaires sociaux et avec les offices concernés afin de présenter des solutions concrètes et praticables. En l’absence de progrès sur ce tableau, les risques courus par les personnes concernées restent très élevés, et engagent clairement la responsabilité du Conseil fédéral.</p><p>Les syndicats, qui continuent d’être sollicités par de très nombreux salarié-e-s insécurisés, s’étonnent aussi du silence des milieux spécialisés à propos de ce sujet fondamental qu’est la protection des personnes vulnérables. Plus largement, ils constatent que les contrôles du respect des normes sanitaires restent largement insatisfaisants toutes branches confondues, et que cette situation fait aussi peser des risques préoccupants non seulement sur de nombreux salarié-e-s, mais aussi sur le contrôle de la pandémie. Il est grand temps que les réalités du monde du travail soient traitées à égalité et donc avec la même rigueur et la même clarté que tous les autres domaines de la vie.</p><p>Pendant ce temps, des dispositions importantes de la loi sur le travail restent suspendues dans les hôpitaux, une mesure incompréhensible prise sans aucune consultation des partenaires sociaux. Et le Conseil fédéral a renoncé à agir contre les risques financiers pesant sur tout le système d’accueil de jour des enfants, dont la nécessité est pourtant reconnue par tous. Prendre le risque de voir des structures d’accueil de jour disparaître, c’est fragiliser l’une des conditions nécessaires d’une reprise du travail le moment venu.</p><p>L’Union syndicale suisse est préoccupée de cette inaction. Elle ne permet pas d’envisager avec sérénité la suite de la période extraordinaire que nous connaissons, ni celle qui suivra. Des mesures d’urgence historiques ont été prises pour sauvegarder les salaires et les emplois, et la protection du pouvoir d’achat constitue à l’heure actuelle le meilleur programme de relance possible. Si le Conseil fédéral ne comble pas les lacunes du dispositif et que les entreprises versent des dividendes et pratiquent des licenciements, le risque que de nombreux salarié-e-s fassent les frais des mesures de lutte contre la pandémie est réel.&nbsp;Pour l’éviter, les syndicats continueront à formuler des propositions concrètes dans le cadre du partenariat social et auprès du Conseil fédéral.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6448</guid><pubDate>Wed, 08 Apr 2020 17:00:00 +0200</pubDate><title>Même en temps de pandémie, la garde des enfants ne doit pas être pas une affaire privée !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/meme-en-temps-de-pandemie-la-garde-des-enfants-ne-doit-pas-etre-pas-une-affaire-privee</link><description>Bilan intermédiaire mitigé : les allocations perte de gain pour les parents ne sont qu’une partie de la solution</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Environ un quart des travailleuses et travailleurs a des enfants âgés de moins de 15 ans. Ils sont, depuis un mois, directement touchés par les fermetures d’écoles et de garderies, mais aussi par l’impossibilité pour les grands-parents d’assumer des tâches de garde. Ces derniers apportent en effet une contribution substantielle en la matière&nbsp;: l’Office fédéral de la statistique évalue leurs prestations à 160 millions d’heures par an.</p><p>La conciliation entre travail et vie familiale pendant la crise actuelle place les parents dans une situation difficile. Seule une petite partie des salarié-e-s en activité peut réellement déléguer la garde des enfants. En fonction de l’âge et de l’autonomie des enfants, de nombreuses familles sont mises à rude épreuve depuis des semaines et il est à craindre que la charge retombe largement sur les femmes.</p><p>L’obligation de maintenir le versement du salaire pour les employeurs lorsque l’employé-e est partiellement ou entièrement empêché de travailler en raison d’une obligation de garde est controversée sur le plan juridique. De premiers exemples montrent que les manières de faire varient fortement. L’USS s’est donc engagée très tôt pour une garantie fédérale des salaires en cas d’absences dues à la garde des enfants. Le 20 mars, c’est-à-dire une semaine après la fermeture des écoles, le Conseil fédéral a entendu cette demande et introduit une allocation pour perte de gain destinée aux parents.</p><h4>Allocation perte de gain pour parents&nbsp;: une solution partielle</h4><p>L’allocation perte de gain introduite protège les parents contre une baisse de salaire lorsqu’ils ne peuvent pas effectuer leur travail comme de coutume en raison de l’absence de solution de garde pour les enfants. Elle est payée sous la forme d’indemnités journalières, comme c’est toujours le cas pour les allocations perte de gain, à partir du quatrième jour d’absence totale ou partielle pour cause de garde, et au plus tôt à partir du jeudi 16 mars 2020. Le droit aux prestations dure jusqu’au moment où les parents peuvent à nouveau travailler (ou travailler à leur taux usuel) parce que les mesures prises par les autorités sont levées ou que la garde peut être assurée autrement. Vous trouverez des renseignements détaillés dans la notice d'information de l'USS à ce sujet (voir ci-dessous).</p><p>Le Conseil fédéral a prévu que l’allocation doit être demandée par chaque parent séparément auprès d’une caisse de compensation AVS. Il faut, pour cela, une liste des jours d’absence pour cause de garde des enfants, une attestation émise par l’employeur de la perte de salaire, les fiches de salaire des trois derniers mois et, pour les parents d’enfants en âge préscolaire, une confirmation écrite de la fermeture de la garderie. Si l’employeur continue à payer le salaire pendant cette période, il peut demander le paiement des indemnités directement à la caisse, comme c’est souvent le cas pour le congé maternité.</p><p>Grâce à cette allocation pour parents, ceux-ci reçoivent 80&nbsp;% de leur salaire brut (au maximum 196 francs par jour). Lorsque les deux parents travaillent, ils peuvent se répartir les jours de garde comme ils l’entendent, mais pour chaque jour, seul un parent peut bénéficier de l’allocation.</p><p>L'indemnité n'est pas versée automatiquement. Les salarié-e-s doivent en faire la demande auprès de la caisse de compensation AVS compétente. Les formulaires se trouvent en ligne sur la <a href="https://www.ahv-iv.ch/fr/Contacts" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">page d'accueil des caisses de compensation</a>. Si c'est l'employeur qui fait la demande, il peut télécharger les documents au même endroit. Les personnes qui ont plusieurs employeurs, eux-mêmes affiliés à différentes caisses de compensation AVS, ne doivent déposer leur demande qu'auprès d'une seul de ces caisses. Mais celle-ci doit comprendre les fiches de salaire de tous les employeurs. Celles et ceux qui sont à la fois employé-e-s et indépendant-e-s doivent faire la demande auprès de la caisse de compensation à laquelle ils cotisent comme indépendant-e. Lorsque les deux parents ont droit à l'allocation, une seule caisse est compétente, à savoir celle du premier des deux qui a fait la demande.</p><p>Environ un tiers des travailleuses et travailleurs effectuent l’ensemble de leurs tâches en télétravail depuis mi-mars et 20&nbsp;% le font au moins en partie, selon un <a href="https://sotomo.ch/site/wp-content/uploads/2020/04/SRG_sotomo_Monitoring_Coronakrise_W2.pdf" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">sondage de Sotomo</a> pour la chaîne alémanique SRF (disponible en allemand seulement). Même s’ils télétravaillent, les parents qui doivent garder leurs enfants ne peuvent bien souvent assurer qu’une partie des prestations habituelles. Si cela conduit à une réduction du salaire, l’allocation perte de gain pour parents peut être sollicitée. Il est donc important de bien discuter avec l’employeur du travail qui peut réellement être fait depuis le domicile.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200331_Notice_informations_Coronavirus_APG_pour_parents.pdf" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Autres questions et réponses : Notice d'information de l'USS sur les APG pour parents</a></p><h4>Trop peu connue</h4><p>Les demandes d’allocations peuvent être déposées depuis trois semaines et les premiers versements ont lieu depuis Pâques. Il n’est techniquement pas possible, à ce jour, d’évaluer combien de parents ont fait valoir leurs droits pour compenser des absences au travail dues à la garde des enfants. Un premier bilan intermédiaire sur la base des expériences des fédérations de l’USS montre que les employeurs communiquent de manière très variable la façon dont les parents salarié-e-s doivent gérer la charge conjuguée du travail et de la garde. L’allocation pour parents n’est que rarement évoquée, et très peu de personnes concernées en ont connaissance. Certains employeurs progressistes reconnaissent le temps consacré à la garde comme du temps de travail. À l’inverse, nombreux sont ceux qui demandent aux parents de puiser dans leurs jours de vacances pour compenser. Dans d’autres cas, certains employeurs qui ont un besoin impératif de leur personnel (en particulier dans le secteur de la santé) exigent une présence ininterrompue et demandent la mise en place d’offres de garde d’urgence. Enfin certains employeurs menacent de licenciement les parents qui ne pourraient pas se présenter en raison de problèmes de garde –&nbsp;et dans quelques cas malheureusement, la menace a été mise à exécution.</p><p>Ceci conduit à la situation paradoxale que les parents se sentent surchargés en cette période, quand bien même une partie de la solution existe bel et bien. Il n’est pas surprenant que l’étude de Sotomo de début avril arrive à la conclusion que la pression due à l’école à domicile et à la garde des enfants s’est accrue au cours des deux dernières semaines. Cette situation est aussi problématique du point de vue de la politique d'égalité. Pour l’USS, la question de la garde des enfants n’est pas une affaire privée. Elle s’est donc engagée pour la solution simple de l’allocation pour parents. Il appartient maintenant aux employeurs d’en faire usage au lieu d’accroître le stress pesant sur les parents qui travaillent.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Services Publics</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/e/csm_Kind-malt_Miss_X_photocase_fc7b11af40.webp" length="84252" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6444</guid><pubDate>Tue, 07 Apr 2020 18:45:00 +0200</pubDate><title>Pandémie : la loi sur le travail doit rester applicable dans les hôpitaux </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pandemie-la-loi-sur-le-travail-doit-rester-applicable-dans-les-hopitaux</link><description>Dans les services hospitaliers concernés par le COVID-19, les prescriptions légales sur les temps de travail et de repos sont suspendues.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une large coalition d'organisation d'employé-e-s demande aujourd'hui au Conseil fédéral de revenir sur sa décision, et formule une contre-proposition.</p><p>Dans les services hospitaliers concernés par le COVID-19, les prescriptions légales sur les temps de travail et de repos sont suspendues. Une large coalition d'organisation d'employé-e-s demande aujourd'hui au Conseil fédéral de revenir sur sa décision, et formule une contre-proposition.</p><p>Le 21 mars, le Conseil fédéral a notamment décidé que dans les services de hôpitaux confrontés à une augmentation massive du nombre de cas de maladies due au COVID-19, les dispositions de la loi sur le travail concernant les temps de travail et de repos étaient suspendues, et il l'a fait sans consulter, ni même informer au préalable les salarié-e-s travaillant dans le système de santé.</p><p>Les organisations signataires du présent texte ne peuvent pas accepter la suspension brutale des règles concernant les temps de travail et de repos. Les situations où la charge augmente de façon extraordinaire requièrent justement une protection conséquente du personnel de santé, dont dépend la capacité de gérer et surmonter la crise. Les temps de travail et de repos prévus par la loi sont déjà, et de longue date, insuffisamment respectés. Légitimer cette pratique dans la situation actuelle, c’est de la part du Conseil fédéral envoyer un très mauvais signal. Et alors que de nombreux employeurs continuent à respecter la loi sur le travail, de premiers hôpitaux ont saisi l’opportunité de l’ordonnance du Conseil fédéral pour supprimer les règles sur le temps de travail et de repos.</p><p>Le personnel de soins est applaudi depuis tous les balcons de Suisse. Il s’engage jour et nuit sans compter pour protéger et sauver des vies humaines. Que la situation actuelle conduise dans la pratique à des écarts par rapport à la loi sur le travail relève de l’évidence. Cependant, de tels écarts ne doivent en aucun cas être justifiés en bloc et sans conditions. Au contraire, ils doivent être négociés, limités et réglés de manière unitaire sur le plan suisse, en partenariat avec le personnel de soins, dans le cadre d’une commission tripartite nationale chargée d’établir des positions consensuelles entre tous les acteurs. Les organisations signataires demandent donc au Conseil fédéral d’adapter dans ce sens l’ordonnance 2 COVID-19 le plus rapidement possible.</p><p>&nbsp;</p><p><sup><sub>Communiqué de presse commun des organisations et associations suivantes : Union syndicale suisse (USS), Syndicat des services publics (SSP), Association suisse des médecins assistants et chefs de clinique (asmac), Association suisse des infirmiers et infirmières (ASI), Travail.Suisse et le syndicat Syna</sub></sup></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/1/csm_Frau_Aerztin_abends_muede_am-PC_istock_klein_e5620b86b1.webp" length="109862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6442</guid><pubDate>Tue, 07 Apr 2020 14:53:00 +0200</pubDate><title>Les licenciements sont inacceptables </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/les-licenciements-sont-inacceptables</link><description>Croissance inquiétante du chômage</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nombre des personnes en recherche d'emploi a connu en mars sa plus forte croissance jamais enregistrée depuis qu'une statistique nationale existe. D'après les inscriptions sur le portail travail.swiss, ce développement effrayant s'est probablement poursuivi en avril. Sur cette plate-forme, 8000 chômeuses et chômeurs se sont en effet ajoutés depuis fin mars, donc en l'espace d'une semaine seulement.</p><p>Les licenciements vont bon train, alors que le Conseil fédéral a, sur demande des partenaires sociaux, étendu le chômage partiel à pratiquement toutes les branches et à tous les types de contrat. Il a également pris d'autres mesures pour protéger les salaires et les emplois. La statistique des chômeuses et chômeurs montre que des entreprises qui ne sont pas concernées directement par les restrictions d'activité licencient aussi, par exemple dans l'industrie, les transport et le secteur financier.</p><p>Ce comportement des employeurs n'est pas acceptable. L'USS attend des entreprises qui connaissent des difficultés qu'elles recourent au chômage partiel ou aux nouvelles allocations perte de gains pour les parents qui doivent garder leurs enfants. Les licenciements liés au coronavirus doivent cesser.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/e/csm_Schlechte-Nachrichten_AntonioGuillem-iStock_klein_3346f05eb1.webp" length="94870" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6438</guid><pubDate>Fri, 03 Apr 2020 15:43:02 +0200</pubDate><title>Libéraliser maintenant le marché de l&#039;électricité ? Surtout pas !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/liberaliser-maintenant-le-marche-de-lelectricite-surtout-pas</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral veut l’ouverture totale du marché de l’électricité. Il agrémente cette libéralisation d’une obligation de fournir du courant provenant à 100&nbsp;% d’énergies renouvelables pour les ménages et les petites entreprises industrielles qui voudraient rester chez leur gestionnaire de réseau de distribution (GRD). Mais combien seront-ils&nbsp;? Avec l’ouverture complète du marché, la planification sera beaucoup plus difficile pour les entreprises électriques et les incitations à investir dans la production écologique pourraient faiblir. Aujourd’hui déjà, de nombreux GRD proposent du courant d’origine 100&nbsp;% renouvelable comme produit standard à leurs petits clients, et c’est un succès. Cette part de la clientèle sera réduite après la libéralisation.</p><p>Une ouverture complète ne profiterait ni à l’industrie, ni à la population, ni à la branche elle-même. L’organisation actuelle du marché, avec la liberté d’achat pour les gros consommateurs et l’approvisionnement des petits consommateurs par les entreprises électriques locales, a fait ses preuves à tout point de vue&nbsp;: depuis plus de dix ans, la Suisse affiche des prix modérés et stables pour l’électricité, dispose du réseau d’approvisionnement le plus fiable de toute l’Europe et d’une production de courant toujours plus écologique. Les services industriels urbains font preuve d’une grande capacité d’innovation, le réseau – très dense – est bien entretenu et résistant. Les nombreux gestionnaires de réseaux de distribution connaissent au mieux les contextes régionaux et locaux et peuvent assurer un débit continu. À contrario, les ménages allemands ont subi une hausse des prix vertigineuse depuis la libéralisation dans ce pays. En France, le géant Électricité de France (EDF) continue de dominer le marché malgré la libéralisation. Et EDF mise encore à fond sur l’énergie nucléaire.</p><p>L’épidémie de COVID-19 a aussi des répercussions majeures sur la branche de l’électricité&nbsp;: avec une économie fortement ralentie et des transports publics réduits, la demande en électricité a chuté abruptement. Les fournisseurs d’électricité ont fort à faire avec cette situation complètement inédite de forte baisse de la consommation qui devrait durer encore plusieurs semaines. Annoncer maintenant une ouverture du marché est une erreur et une provocation. Le Conseil fédéral serait bien mieux avisé de chercher comment aider la branche de l’électricité à traverser cette crise et comment utiliser la reprise qui suivra comme un tremplin pour une transition plus rapide vers une production d’énergie exempte de CO2.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) rejette l’ouverture complète de ce marché. L’approvisionnement en électricité fait partie du service public indispensable et ne doit en aucun cas être déstabilisé&nbsp;! La Suisse a besoin d’une branche de l’électricité qui puisse résister aux crises et qui dispose de suffisamment de professionnels à même de faire avancer la transition énergétique. La politique énergétique du Conseil fédéral doit être guidée par l’objectif suivant&nbsp;: disposer d’une production et d’un approvisionnement en électricité qui soit de haute qualité, fiable et faible en émissions de CO2. Ce n’est ni le bon moment, ni le bon secteur pour procéder à des expérimentations fondées sur la logique du marché&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6436</guid><pubDate>Fri, 03 Apr 2020 15:37:48 +0200</pubDate><title>Le temps presse et toujours pas de solution pour les salarié-e-s vulnérables !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/le-temps-presse-et-toujours-pas-de-solution-pour-les-salarie-e-s-vulnerables</link><description>Coronavirus et obligation de travailler</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour les salarié-e-s particulièrement à risque face au coronavirus, la situation actuelle est intolérable&nbsp;: elles et ils peuvent être, selon les circonstances, contraints d’aller travailler. Et cela, alors que le Conseil fédéral ordonne par ailleurs un auto-confinement absolu pour ces mêmes personnes vulnérables. Ainsi, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), elles ne doivent ni aller faire des courses, ni voir leurs petits-enfants, familles et ami-e-s, mais elles devraient soudain de nouveau aller travailler&nbsp;! Avec cette disposition contradictoire inscrite dans l’ordonnance le 20 mars dernier, le Conseil fédéral sape toute sa stratégie pour endiguer la pandémie de COVID-19.</p><p>D’un côté, on donne des amendes à des jeunes de 15 ans qui jouent au foot dans un parc à plus de quatre, dans le but de contenir la propagation du coronavirus et ainsi assurer la protection des personnes vulnérables. De l’autre, le Conseil fédéral édicte une règle qui peut contraindre des salarié-e-s de 60 ans qui ont par exemple un cancer ou une maladie cardio-vasculaire à retourner au travail sans aucun contrôle des conditions sur place. Cette situation dépasse l’entendement.</p><p>La conséquence est logique&nbsp;: peurs et incertitudes juridiques sur le lieu de travail, et pas uniquement pour les employé-e-s. Les employeurs et employeuses qui font travailler des personnes vulnérables pourraient dans certains cas se rendre punissables pénalement, notamment pour mise en danger de la vie d’autrui.</p><p>Au cours des dernières semaines, l’USS a travaillé sans relâche pour trouver des solutions et proposer des compromis, et les a soumis aux départements compétents. Elle regrette que le Conseil fédéral n’ait toujours pas traité ce problème urgent lors de sa séance d’aujourd’hui, et exprime sa grande préoccupation. La responsabilité est désormais dans le camp du Gouvernement. Les personnes concernées sont en danger, le temps presse&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6440</guid><pubDate>Thu, 02 Apr 2020 16:45:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance du Conseil des hautes écoles sur l’admission aux hautes écoles spécialisées</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/ordonnance-du-conseil-des-hautes-ecoles-sur-ladmission-aux-hautes-ecoles-specialisees</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS constate que ce projet d’ordonnance reprend les disposions existantes sans modification matérielle des voies d’admission existantes.</p><p>L’USS salue les dispositions de l’article 8 qui stipulent une collaboration avec les associations professionnelles s’agissant de l’exigence d’expérience du monde du travail pour l’admission aux études en HES.</p><p>L’USS prend acte du mandat confié à swissuniversities de présenter jusqu’à mi-mai 2020 une proposition de nouvelles conditions d’admission pour le domaine de la santé qui tiennent compte des besoins spécifiques du domaine de la santé tout en étant conformes à l’exigence de la LEHE d’une année d’expérience du monde du travail avant l’admission aux études. La réglementation actuelle ne respecte pas complètement cette exigence dans la mesure où l’expérience du monde du travail peut intervenir avant ou pendant la formation. L’USS accepte que les dispositions actuelles transitoires de la LEHE continuent à s’appliquer jusqu’à la réalisation du mandat et la définition de nouvelles modalités conformes.</p><p>L’USS a suivi l’expérience pilote d’admission aux filières MINT HES sans expérience préalable du monde du travail en raison de la pénurie de personnel dans le domaine. Il est raisonnable d’attendre les résultats de l’évaluation des filières pilotes 2015 à 2019 avant de décider de la poursuite<br> ou non de cette modalité d’admission. Dans l’intervalle, les dispositions actuelles du DEFR continuent à s’appliquer. En temps venu, l’USS souhaite qu’une analyse approfondie soit menée sur cette question dans la mesure où cette pratique est contraire au principe de base de l’admission à une HES avec une maturité professionnelle et une expérience professionnelle du monde du travail. Les profils des hautes écoles ainsi que des étudiants qui y accèdent ont un impact non négligeable sur la cohérence et la perméabilité du système de formation qu’il est difficile de garantir avec des exceptions durables.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6456</guid><pubDate>Thu, 02 Apr 2020 16:00:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (OAMal)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-maladie-oamal</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6425</guid><pubDate>Tue, 31 Mar 2020 16:10:00 +0200</pubDate><title>Télétravail : petit guide et règles en vigueur</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/teletravail-petit-guide-et-regles-en-vigueur</link><description>Travailler depuis son domicile : à quoi faut-il faire attention ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En cette période de pandémie de coronavirus, nous sommes toutes et tous est appelés à prendre des mesures spéciales et à faire preuve d’une bonne dose de créativité et de flexibilité, aussi dans l’organisation du travail. Le télétravail gagne en importance. Mais quelles sont les règles applicables au télétravail&nbsp;? À quoi devez-vous veiller lorsque vous travaillez depuis la maison&nbsp;? Et comment éviter de se sentir peu à peu seul face à cette crise sanitaire&nbsp;?</p><p>Le Conseil fédéral et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommandent vivement d’introduire le télétravail chaque fois que c’est possible sur le plan technique et organisationnel, pour favoriser la distance sociale nécessaire. Cela peut éviter les déplacements et l’utilisation des transports publics, et donc un risque élevé de contagion par le coronavirus avec propagation de l’épidémie. En même temps, moins de personnes sont au travail, ce qui minimise les contacts interpersonnels et donc le risque d’infection sur le lieu de travail. L’isolement dans les grands bureaux ouverts devient possible.</p><p>Pour les personnes particulièrement vulnérables au coronavirus, le télétravail est même obligatoire. S’il n’est pas possible, l’employé-e doit quand même rester à la maison et l’employeur est tenu de lui verser l’intégralité de son salaire, conformément à l'art. 10c Ordonnance 2 COVID-19. Bien que le Conseil fédéral ait entre-temps assoupli cette protection absolue, les syndicats feront tout ce qui est en leur pouvoir pour qu’il revienne en arrière.</p><h4>Horaires précis et ergonomie</h4><p>Le principe le plus important pour le télétravail est le suivant&nbsp;: si vous devez travailler depuis votre domicile, vous restez soumis à la loi sur le travail. Cela signifie que toutes ses dispositions (interdiction de travailler la nuit et le dimanche, périodes de repos, pauses) doivent être pleinement respectées. Votre employeur doit vous en informer, de préférence par une fiche d’information écrite. Il est aussi important de fixer des heures de travail précises, y compris les heures de disponibilité et les heures où vous n’êtes pas atteignable (et que les appareils électroniques sont éteints). Parce que les heures de travail et les heures de loisirs doivent être clairement séparées.</p><p>Si vous devez vous occuper d’enfants parallèlement au télétravail, parce que les crèches ou les écoles sont fermées en raison de l’épidémie, votre employeur doit adapter les objectifs en conséquence, afin que vous puissiez concilier vos responsabilités professionnelles et privées.</p><p>Les règles de pauses en entreprise sont à transposer si possible sans changement dans votre télétravail. Les échanges par courriel ou les «&nbsp;pauses-café virtuelles&nbsp;» via des applications de communication peuvent aider à éviter la perte d’interaction sociale avec les collègues. Certes, ce n’est pas pareil, mais un échange avec des collègues sur les expériences de télétravail est particulièrement bénéfique pour vous et votre entreprise, surtout si cette forme de travail n’est pas usuelle et donc nouvelle pour les personnes concernées.</p><p>Il existe aussi des règles claires concernant les infrastructures&nbsp;: l’ergonomie de la place de travail doit être reproduite dans le télétravail. Mieux la place de travail est aménagée, plus le risque de douleurs physiques est faible. Idéalement, un poste de travail bien aménagé dispose aussi d’une surface de travail suffisante (dans l’idéal, au moins 160&nbsp;x&nbsp;80&nbsp;cm) et d’une chaise réglable en hauteur, de sorte que les pieds reposent fermement sur le sol et que le clavier puisse être utilisé avec les épaules détendues. Il est également important d’avoir suffisamment d’espace pour se déplacer autour de la surface de travail, un bon éclairage du poste de travail pour éviter l’éblouissement direct ou indirect, une vue ou une fenêtre sur l’extérieur, et enfin un environnement sûr sans risque de trébucher ou de tomber.</p><h4>Dépenses et accident de travail</h4><p>Il est clair qu’en période de coronavirus et de bureaux à domicile aménagés à la hâte, les exigences doivent être adaptées selon le principe de proportionnalité. Mais il faut respecter des normes minimales. Le principe général est que tous les frais ou dépenses engagés dans le télétravail doivent être pris en charge par l’employeur. L’employeur doit également vous fournir l’équipement et le matériel dont vous avez besoin pour votre travail.</p><p>Si vous suivez ces conseils, vous pouvez être sûr d’accomplir votre télétravail en toute sécurité sans nuire à votre santé. Et si quelque chose devait arriver, les mêmes couvertures légales en cas d’accident, de maladie professionnelle et de maladie s’appliquent que pour le travail habituel. Par exemple, un accident pendant les heures de télétravail est considéré comme un accident professionnel.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Homeoffice_photocase_3438236_42bacce9da.webp" length="55054" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6427</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2020 17:57:04 +0100</pubDate><title>La protection des salarié-e-s particulièrement exposés doit être assurée</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-protection-des-salarie-e-s-particulierement-exposes-doit-etre-assuree</link><description>Développements préoccupants sur le marché du travail, nouvelles marges de manœuvre pour les cantons</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a apporté des clarification utiles quant à la possibilité pour les cantons de prendre des mesures supplémentaires contre la pandémie. Il y a maintenant lieu d’intensifier urgemment la mise en œuvre des mesures de protection de la santé et contre la contagion sur le lieu de travail. Les cantons ont donc une responsabilité bien définie, de même que les organisations patronales. En revanche, la décision récente contraignant les travailleuses et travailleurs vulnérables à revenir au travail &nbsp;reste incompréhensible. Pour les salarié-e-s, la crise est de plus en plus palpable: 656'000 d’entre eux sont déjà concernés par le chômage partiel.</p><p>Le Conseil fédéral admet désormais que certains cantons doivent prendre des mesures pour tenir compte de leur situation particulière. L’USS se réjouit de cette nouvelle possibilité, qui place cependant les cantons devant une véritable responsabilité: il leur appartient de recenser les problèmes apparaissant dans les branches et de mettre en place rapidement de vraies structures permettant des contrôles. L’implication des partenaires sociaux que le Conseil fédéral rend obligatoire rappelle la responsabilité des employeurs de prendre leur part dans le combat contre la pandémie. Là où les mesures de protection ne peuvent pas être appliquées, l’activité doit cesser. Lorsqu’il est impératif que le travail continue comme dans la santé, le commerce, et de nombreux autres domaines indispensables, les salarié-e-s doivent être protégés efficacement, contre la contagion comme contre la surcharge. Dans plusieurs cantons, des démarches ont été initiées dans ce sens par les partenaires sociaux avec l’Etat. En revanche, l’USS ne comprend pas le critère de manque de personnel frontalier pour déclencher des mesures particulières, car il n’a pas de lien avec la sécurité et la santé.</p><p>La réintroduction vendredi passé de l’obligation de travailler pour les salarié-e-s particulièrement vulnérables (art. 10c al. 2 Ordonnance 2 COVID-19) reste, elle, une volte-face étonnante du Conseil fédéral. Les employeurs peuvent désormais exiger de ces travailleuses et travailleurs de reprendre l’activité –&nbsp;dans l’entreprise, pour des interventions à l’extérieur, et pour effectuer des tâches impliquant des contacts avec la clientèle. Or, les personnes concernées ont peur pour leur santé. L’USS s’étonne que le Conseil fédéral maintienne cette disposition, qui mine la confiance dans les mesures prises contre la propagation du virus.</p><p>Par ailleurs, le déplafonnement du nombre d’heures de travail dans des branches comme la santé et la logistique décidé il y a une semaine par le Conseil fédéral continue à préoccuper l’USS. Elle maintient sa demande de rétablir le cadre usuel et les droits des salarié-e-s concerné-e-s.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Delta_News_Hub-Flickr_CC_BY_2.0_corona_handgriff_reinigung_dff021d5e8.webp" length="313654" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6431</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2020 16:10:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale relative à l’exécution des conventions internationales dans le domaine fiscal (LECF)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/bundesgesetz-ueber-die-durchfuehrung-von-internationalen-abkommen-im-steuerbereich-stadg</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6426</guid><pubDate>Thu, 26 Mar 2020 18:16:00 +0100</pubDate><title>Pas question d&#039;exposer à nouveau les travailleuses et travailleurs vulnérables !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pas-question-dexposer-a-nouveau-les-travailleuses-et-travailleurs-vulnerables</link><description>Assouplissement des mesures de protection : le Conseil fédéral doit faire marche arrière</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À peine introduite, la protection du personnel vulnérable a été fortement réduite par le Conseil fédéral et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Cette décision prise un peu en catimini met en danger la santé et la vie de milliers de personnes. Les conséquences en sont la peur et l’insécurité au travail.</p><p>Le message était clair et net&nbsp;: le 16 mars, le Conseil fédéral a complété l’ordonnance 2 sur les mesures de lutte contre le coronavirus (ordonnance 2 COVID-19) par une section sur la protection des personnes particulièrement vulnérables. Elles «&nbsp;doivent rester chez elles et éviter les regroupements de personnes&nbsp;» (art. 10b). Et elles travaillent «&nbsp;depuis leur domicile. Si cela n’est pas possible, l’employeur leur accorde un congé avec maintien du paiement de leur salaire&nbsp;» (article 10c).</p><p>La progression de la pandémie liée au coronavirus oblige le Conseil fédéral à adapter en permanence l’ordonnance à la situation actuelle. La dernière grande mise à jour a eu lieu le 20 mars avec l’interdiction des rassemblements de plus de cinq personnes, et des mesures pour amortir la perte de revenus.</p><p>Le communiqué de presse du Conseil fédéral taisait en revanche un autre changement, et non le moindre&nbsp;: l’article 10c al. 2 dispose dorénavant que les personnes vulnérables ne pouvant pas effectuer leur travail à domicile mais seulement au lieu de travail habituel doivent exercer leur activité si l’employeur garantit les «&nbsp;mesures organisationnelles et techniques à même de garantir le respect des recommandations de la Confédération en matière d’hygiène et d’éloignement social&nbsp;». Ce n’est qu’en cas d’impossibilité qu’elles se verront accorder un congé avec maintien du paiement du salaire. Avec ce revirement après seulement quatre jours, le Conseil fédéral et l’OFSP mettent en danger la santé et la vie de milliers d’employé-e-s vulnérables dans toutes les branches.</p><h4>Porte ouverte aux abus</h4><p>L’alinéa en question ne précise pas quelles «&nbsp;mesures&nbsp;» doivent être prises et en quoi elles diffèrent des mesures habituelles. Pour rappel, il existe recommandation d’éviter les transports publics pour les personnes vulnérables, et l’OFSP les enjoint à ne pas quitter leur domicile, sauf pour des activités vitales comme la visite chez le médecin ou l’achat de nourriture. Et tout d’un coup, elles et ils sont censés retourner travailler au bureau, sur le chantier ou à la caisse de la Migros&nbsp;?</p><p>Dans la pratique, le nouvel alinéa 2 ouvre la porte aux abus&nbsp;: les employeurs utiliseront des mesures alibi pour obliger les employé-e-s vulnérables à travailler sur place (construction, commerce de détail, bureaux) ou même à l’extérieur (soins à domiciles, nettoyage). Des litiges et une grande incertitude en résulteront. Mais surtout, il existe un risque que des employé-e-s vulnérables soient infectés par le coronavirus sur leur lieu de travail ou sur le chemin du travail, parce qu’ils ont été obligés de venir travailler au lieu de rester devant leur ordinateur à domicile ou d’être mis en congé pour raisons médicales.</p><p>La nouvelle disposition a été introduite à la demande des employeurs sans aucune consultation des professionnel-le-s de la santé au travail ou des syndicats. Elle doit être supprimée immédiatement. En fin de compte, elle met en péril la confiance fondamentale dans les mesures de la Confédération pour le monde du travail. L’USS appelle les conseillers fédéraux responsables, Alain Berset et Guy Parmelin, à agir immédiatement et à revenir à la formulation initiale. Pour les employé-e-s particulièrement exposés, les seules options sont le travail depuis le domicile ou la mise en congé. En outre, des décisions aussi graves dans le domaine de la protection de la santé ne peuvent plus être prises sans consultation préalable des syndicats.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6424</guid><pubDate>Thu, 26 Mar 2020 16:29:07 +0100</pubDate><title>La garde des enfants en pleine période de coronavirus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-garde-des-enfants-en-pleine-periode-de-coronavirus</link><description>La crise sanitaire actuelle met en évidence le rôle essentiel des structures d&#039;accueil.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au quotidien, nous considérons certaines choses comme allant de soi&nbsp;: le matin, amener les petits à la garderie ou chez les grands-parents avant de se rendre au travail&nbsp;; demander à la grand-mère si elle peut, au pied levé, garder le petit qui est tombé malade&nbsp;; pendant les vacances scolaires, envoyer l’aînée au zoo avec son grand-père… Et puis soudain, du jour au lendemain, tout cela n’est plus possible. Soudain l’on se rend compte à quel point la contribution – gratuite&nbsp;! – des grands-parents, mais aussi d’innombrables employé-e-s de garderies – dont le salaire est modeste malgré les pénibles conditions de travail –, à quel point en temps normal leur contribution au fonctionnement de la société est immense.</p><p>Aujourd’hui, le soutien des grands-parents pour la prise en charge des enfants fait totalement défaut – et il pourrait s’écouler un certain temps avant que leurs petits enfants ne puissent les approcher sans représenter une menace pour leur santé, voire pour leur vie. Les écoles aussi sont fermées. Certes, le Conseil fédéral a ordonné aux cantons d’organiser un service d’accueil minimum pour la garde scolaire (jusqu’en 6e primaire ou 8H) et préscolaire pour les parents qui, dans cette situation extraordinaire, n’ont pas de solution de garde. Parallèlement, les institutions de garde d’enfants doivent prendre les mesures de sécurité nécessaires pour protéger leur personnel et stopper la propagation du coronavirus. Pourtant, en matière de garde d’enfants, cela n’est guère possible : Comment consoler à deux mètres de distance&nbsp;? Et langer…&nbsp;? De plus, contrairement au personnel de santé, les employé-e-s de garderie ne disposent ni de vêtements protecteurs, ni de masques.</p><h4>Inégalités entre les familles</h4><p>La Confédération ne dit pas comment résoudre ces problèmes – car le fédéralisme helvétique confie cette tâche aux cantons. Et ceux-ci s’exécutent, mais de manières très différentes. Certains cantons appellent les parents à garder leurs enfants à la maison, mais leur laissent le soin de décider s’ils sont raisonnablement en mesure de le faire – ainsi, dans plusieurs cantons, les employé-e-s en télétravail peuvent faire garder leurs enfants pour pouvoir être un tant soit peu productifs. D’autres cantons réservent leur offre de garde d’enfants aux parents dont la profession est d’importance systémique.</p><p>Toutefois, même la définition des professions «&nbsp;d’importance systémique&nbsp;» diverge sensiblement d’un canton à l’autre. Si les professions de la santé y sont toujours incluses, quelques cantons ont exclu des bénéficiaires de cette prestation les vendeuses de denrées alimentaires, pourtant si précieuses à l’heure actuelle. Cette prolifération d’approches différentes est une source d’insécurité pour les garderies, elle provoque la résistance légitime des professionnels de l’accueil des enfants et entraîne de profondes inégalités entre les familles du pays. Il y a lieu de définir des critères applicables dans toute la Suisse afin de réglementer l’accès à la garde professionnelle des enfants et de préciser la procédure à suivre dans les cas de grande difficulté.</p><h4>Comme un véritable service public</h4><p>Dans la situation exceptionnelle que nous vivons, il apparaît de façon douloureuse à quel point l’organisation et le financement de la garde des enfants comme un véritable service public universel seraient importants. Tandis que les écoles publiques, fermées pour cause de pandémie, peuvent investir leur énergie et leurs ressources dans l’organisation de l’école à distance et de l’accueil d’urgence, les garderies se retrouvent confrontées à des problèmes qui peuvent remettre en question leur existence même&nbsp;: selon les cantons, l’on demande aux familles de renoncer aux prestations des garderies, ou on leur en refuse carrément l’accès, et pourtant les structures d’accueil sont tributaires des contributions des parents pour survivre financièrement. Dans bien des cas, le chômage partiel n’est pas une solution, car pour pouvoir assurer le fonctionnement par petits groupes, ces structures ont besoin de leurs employé-e-s.</p><p>Afin de ne pas risquer de perdre une large part des indispensables places en garderie à cause du coronavirus, il est impératif de prendre pour l’ensemble du pays des mesures telles que celles décidées par le canton de Bâle-Ville&nbsp;: les parents ne doivent payer leur contribution que s’ils sollicitent la garde, et c’est le canton qui paie pour compenser les pertes (déduction faite des indemnisations de tiers, par ex. pour la réduction de l’horaire de travail, et de la diminution des dépenses pour frais de matériel), jusqu’au retour à la normale.</p><p>Lorsque la situation se sera normalisée, nous devrons trouver des réponses aux questions telles que celles-ci&nbsp;: quel travail est vraiment d’importance systémique et nécessaire au fonctionnement de la société&nbsp;? Comment voulons-nous l’organiser, et surtout le financer&nbsp;? Il est grand temps d’accorder une plus juste reconnaissance à celles est ceux qui ont la responsabilité de la santé et du bien-être d’autrui, de valoriser leurs salaires et d’améliorer leurs conditions de travail.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6470</guid><pubDate>Thu, 26 Mar 2020 16:16:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur la réduction des risques liés à l’utilisation de pesticides</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-federale-sur-la-reduction-des-risques-lies-a-lutilisation-de-pesticides</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6422</guid><pubDate>Wed, 25 Mar 2020 17:31:18 +0100</pubDate><title>Des améliorations à saluer, mais de nombreuses questions restent ouvertes.</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/des-ameliorations-a-saluer-mais-de-nombreuses-questions-restent-ouvertes</link><description>Coronavirus : conséquences de la pandémie dans le monde du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise due aux mesures de lutte contre le coronavirus frappe les travailleuses et travailleurs dans des proportions sans précédent. Des centaines de milliers d’entre elles et eux voient leurs revenus se réduire ou leur activité professionnelle s’arrêter, et cette tendance se poursuit.</p><p>L’USS a salué la mise en œuvre de mesures rapides et souples de maintien des salaires ainsi que l’implication sérieuse des partenaires sociaux dans cette période particulièrement difficile. Aujourd’hui, elle se réjouit des décisions prises concernant l’indemnisation des personnes au chômage et l’assouplissement des exigences de recherche d’emploi.</p><p>Il reste nécessaire de donner aux cantons la latitude de prendre des mesures plus soutenues&nbsp;de lutte contre la pandémie, notamment dans les entreprises. Il reste également des problèmes à régler concernant la protection des personnes vulnérables et des travailleuses et travailleurs pour lesquels le Conseil fédéral a suspendu une partie du droit du travail. Face à une insécurité croissante dans le monde du travail, l’USS attend des décisions concertées et continuera à formuler des propositions pour limiter les effets de la crise sur les salarié-e-s en Suisse.</p><p class="heading--h3">Nouvelles mesures pour limiter les effets économiques de la crise</p><p>Le maintien des revenus pour le plus de personnes possible est, et demeure, l’objectif central de l’Union syndicale dans cette période de crise, ceci afin d’éviter à la fois des pertes de pouvoir d’achat et la déstabilisation complète de l’économie. C’est pourquoi l’USS salue la décision prise ce jour concernant les chômeuses et chômeurs&nbsp;: &nbsp;prolonger les délais de perception des indemnités de l’assurance-chômage d’autant de jours que courront les mesures restrictives et les interdictions d’activités touchant plusieurs branches en lien avec l’épidémie. On ne peut en effet que tenir compte du caractère extraordinaire, du point de vue du marché du travail, des semaines que nous vivons.</p><p>La suspension des sanctions financières en cas de non-respect des exigences de recherches d’emploi est elle aussi logique et doit être saluée. Les demandeuses et demandeurs d’emplois n’ont pas non plus à faire les frais de la période actuelle.</p><p>Enfin, l’USS se réjouit des précisions apportées par le Conseil fédéral pour les crédits aux entreprises que la Confédération garantira. Cette contribution au maintien de places de travail est encadrée par des règles claires, avec notamment une fixation des taux d’intérêts applicables.</p><p class="heading--h3">Préserver les personnes à risque et le personnel de santé</p><p>L’USS maintient en revanche son opposition aux dispositions prises par le Conseil fédéral concernant les personnes qui sont, en raison de leur état de santé, particulièrement vulnérables. Selon la dernière modification de l’ordonnance sur les mesures contre la pandémie, celles-ci peuvent à nouveau être appelées au travail si l’employeur prend un certain nombre de mesures de protection, au demeurant mal définies.</p><p>Pour les syndicats, il est fondamental que les mesures applicables aux salarié-e-s soient cohérentes avec celles qui ont été décrétées pour l’ensemble de la vie sociale et publique. Avec la possibilité de rappeler les personnes à risque au travail, on va à l’encontre des instructions données à la population depuis plusieurs semaines. Et ce, sans parler du risque concret que les travailleuses et travailleurs concernés courent, d’autant que les mesures à prendre ne sont pas détaillées clairement. Cette disposition doit être révisée rapidement&nbsp;: il en va de la confiance dans la stratégie de lutte contre la contagion.</p><p>Enfin, l’USS reste préoccupée par la suspension des horaires maximaux de travail décidée abruptement par le Conseil fédéral en fin de semaine passée pour certaines branches. De telles semaines de travail peuvent avoir des effets délétères sur la santé du personnel, déjà soumis à une importante pression en ce moment. Une telle mesure n’est donc pas bienvenue et les syndicats s’engageront pour que ce cadre soit rétabli en faveur des droits des salarié-e-s concernés.</p><p class="heading--h3">Marges de manœuvre pour les cantons particulièrement concernés</p><p>Dans un certain nombre de cantons, la pression monte pour que des mesures allant plus loin que celles de la Confédération puissent être prises, notamment concernant l’activité dans les entreprises. Et elle va continuer à monter. Les autorités cantonales doivent pouvoir répondre aux demandes qui émanent bien souvent de syndicats en ordonnant des mesures adéquates et, le cas échéant, l’arrêt de l’activité. L’accès au chômage partiel doit être garanti dans tous les cas. L’USS souhaite qu’une solution flexible soit trouvée avec les partenaires sociaux pour garantir la protection des travailleuses et des travailleurs.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Politique syndicale</category><category>Santé</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6420</guid><pubDate>Wed, 25 Mar 2020 15:42:53 +0100</pubDate><title>Suivi des mesures cantonales</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/suivi-des-mesures-cantonales</link><description>Coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p>En complément des mesures prises par la Confédération, la plupart des cantons mettent en œuvre des mesures supplémentaires pour atténuer les conséquences économiques. L'USS suit l'évolution de ces mesures en continu et met à disposition une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/Crise_Corona_economie_cantons.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">vue d'ensemble</a> mise à jour régulièrement.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/d/csm_Kantone_der_Schweiz_wenigerbunt-01_e63e6191d5.webp" length="103638" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6458</guid><pubDate>Wed, 25 Mar 2020 15:00:00 +0100</pubDate><title>Reprise et mise en œuvre du règlement (UE) 2019/1896</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-et-mise-en-oeuvre-du-reglement-ue-2019-1896</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6418</guid><pubDate>Mon, 23 Mar 2020 09:36:35 +0100</pubDate><title>Annulation des manifestations du 1er Mai en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/absage-der-1-mai-kundgebungen-in-der-schweiz</link><description>Coronavirus : impossible de planifier rassemblements et événements</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans la situation actuelle, il est évidemment impossible de planifier une manifestation. C’est pourquoi tous les rassemblements et événements prévus à l’occasion du 1er Mai 2020 – soit plus de 50 sur l’ensemble du pays – doivent être annulés. Cette décision sans précédent fait mal, mais elle est inévitable au vu de la pandémie qui sévit actuellement.</p><p>En ce moment, la protection de la santé de toutes et tous prime toute autre préoccupation. De plus, les syndicats doivent en premier lieu se concentrer sur le combat pour la garantie des emplois et des salaires tout au long de cette crise sanitaire, et après. On voit déjà qu’une fois de plus, ce sont les personnes avec des emplois précaires et à durée déterminée, et d’une manière générale les travailleuses et travailleurs les moins bien payés, qui sont le plus durement touchées dans l’immédiat par les conséquences de cette crise. Pourtant, beaucoup de ces métiers et emplois se révèlent essentiels pour que notre société fonctionne en ce moment. Bien plus que les banques et d’autres grands groupes, avec leurs méga salaires&nbsp;!</p><p>Mais l’annulation des manifestations et grands rassemblement ne veut pas du tout dire que le mouvement syndical renonce à célébrer dignement la Journée internationale des travailleuses et travailleurs. Au cours des prochaines semaines, les unions cantonales, entités organisatrices des manifestations du 1er Mai, et d’autres organisations impliquées étudieront des idées d’alternatives pour bien marquer cette journée de lutte en faveur de meilleures conditions de vie.</p><p>À ce propos, un comité local du 1er Mai a écrit&nbsp;: «&nbsp; Avec son histoire plus que centenaire, le 1er Mai survivra bien à une pause d’une année.&nbsp;». Tout est dit&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/5/csm_USS_1Mai-FR-A4-RVB_4882fb55f2.webp" length="22292" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6429</guid><pubDate>Fri, 20 Mar 2020 16:00:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’impôt anticipé</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-lordonnance-sur-limpot-anticipe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6416</guid><pubDate>Fri, 20 Mar 2020 15:52:04 +0100</pubDate><title>Un pas important, mais la situation reste tendue pour les salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/un-pas-important-mais-la-situation-reste-tendue-pour-les-salarie-e-s</link><description>Coronavirus : mesures d’urgence pour les salaires et les emplois</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour la Suisse aussi, la crise du coronavirus est une épreuve terrible. Les décisions prises aujourd’hui répondent à des revendications importantes de l’Union syndicale suisse (USS)&nbsp;: mesures de facilitation du chômage partiel et introduction d’une garantie des salaires pour les parents qui doivent rester chez eux pour s’occuper de leurs enfants. Avec ces garanties, de nombreux travailleurs et travailleuses voient leur revenu assuré. Les entreprises de leur côté reçoivent ainsi des liquidités. Dans les jours à venir, il s’agira de mettre en œuvre ces décisions le plus rapidement possible et sans trop de bureaucratie pour que l’argent parvienne à temps chez les personnes qui en ont besoin.</p><p>L’extension du chômage partiel aux salarié-e-s avec des contrats à durée déterminée et aux personnes payées à l’heure représente un progrès important, car les personnes les plus durement touchées par les mesures contre la propagation du coronavirus sont souvent des employé-e-s à bas salaires dans les branches de l’hôtellerie et la restauration, dans la culture ou l’événementiel. Afin de limiter les dégâts sur le pouvoir d’achat, et donc les effets de la crise, un remplacement à 100&nbsp;% des salaires doit rester l’objectif dans un maximum de cas. Le Conseil fédéral a également pris une série d’engagements spécifiques pour les professionnels de la culture.</p><p>Mais chaque jour, de nouveaux problèmes apparaissent dans les différentes branches économiques. Les préoccupations sanitaires et les craintes au niveau économique risquent d’induire des conflits, alors que le contexte est déjà pesant. Dans la construction, c’est la Suva qui va désormais contrôler l’application des directives de l’OFSP. La publication par la Confédération d’aide-mémoires et de listes de contrôle pour les entreprises est un point positif. Malheureusement, la plupart des branches ne disposent pas d’organes d’exécution efficaces. Il s’agira de corriger cela dans les jours qui viennent.</p><p>Dans une telle situation, le partenariat social est incontournable si l’on veut relever les défis énormes qui nous attendent. Plusieurs cantons ont mis à l’œuvre des organisations tripartites de crise, composées de représentant-e-s du gouvernement et des partenaires sociaux. À plusieurs reprises, l’USS a insisté, avec l’Union patronale, auprès du conseiller fédéral Guy Parmelin pour qu’il mettre sur pied des structures analogues. Malheureusement sans succès à ce jour. Pourtant, il paraît évident que ce serait lourd de conséquences si le Conseil fédéral faisait cavalier seul dans les questions fondamentales de la politique du marché du travail.</p><p>Dans les différentes branches, la situation varie. Dans le commerce de détail et les structures d’accueil pour enfants, des organisations existent, mais les employeurs et employeuses n’ont jusqu’ici pas voulu engager le dialogue, ce qui est très inquiétant.</p><p>L’USS reste préoccupée par l’évolution de la situation pour le monde du travail en Suisse. Elle est prête à faire tout ce qui est humainement possible pour que les salaires, les emplois et les conditions de travail soient garantis.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_Homeoffice_Frau-daheim-PC_photocase_simsonne_79c980044b.webp" length="207296" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6412</guid><pubDate>Wed, 18 Mar 2020 17:30:00 +0100</pubDate><title>Lettre ouverte à l’attention du Conseil fédéral suisse</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/lettre-ouverte-a-lattention-du-conseil-federal-corona</link><description>Garantir les salaires et assurer la protection de la santé ou, si la protection n’est pas possible, arrêter le travail et passer au chômage partiel</description><content:encoded><![CDATA[<p>Madame la Présidente de la Confédération,<br> Madame la Conseillère fédérale,<br> Monsieur le Conseiller fédéral,</p><p>L’épidémie liée au coronavirus suscite une vive inquiétude auprès de la grande majorité des salarié-e-s en Suisse&nbsp;: elles et ils ont peur pour leur santé, mais aussi pour leurs salaires et leurs emplois. Malheureusement, la situation s’est encore aggravée ces derniers jours. Bon nombre d’entreprises voient leurs recettes fondre ou disparaître, et manquent donc d’argent pour payer les salaires des employé-e-s. De plus, nous recevons de nombreux messages de travailleuses et travailleurs qui nous signalent une application défaillante des mesures de protection par les employeurs et employeuses et qui font état d’une grande insécurité.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral se soit exprimé en faveur d’une garantie des salaires et qu’il ait émis des recommandations spécifiques pour la protection de la santé dans le monde du travail. Il faut maintenant que ces directives soient appliquées de manière très stricte, en particulier sur les chantiers, dans les magasins, dans le système de santé (surtout concernant les mesures de protection) et dans les autres branches.</p><p class="heading--h3">Réduire les obstacles</p><p>L’USS appelle le Conseil fédéral à diminuer au maximum les obstacles pour l’obtention des indemnités de chômage partiel pour éviter que des entreprises se retrouvent en manque de liquidités et pour faire en sorte que les salaires puissent être versés quoi qu’il arrive. Pour les cas où le chômage partiel ne s’applique pas ou ne suffit pas, il faut prévoir sans délai d’autres mesures pour assurer les salaires&nbsp;: il s’agit là notamment des contrats à durée déterminée, des absences pour obligations familiales ainsi que des personnes travaillant dans le domaine culturel et des (faux) indépendant-e-s. Enfin, l’USS demande que l’assurance-chômage renonce à exiger les preuves de recherche d’emploi requises en temps normal.</p><p class="heading--h3">Appliquer les mesures sanitaires sur le lieu de travail</p><p>Du point de vue épidémiologique, la mise en œuvre généralisée des recommandations du Conseil fédéral et de l’OFSP est décisive pour la suite de l’évolution de la pandémie. Et pourtant, elles ne sont pas appliquées sur de nombreux lieux de travail. L’appel du Conseil fédéral était clair&nbsp;: garder de la distance, se laver les mains et éviter les rassemblements. Mais la réalité est tout autre pour beaucoup de salarié-e-s&nbsp;: certain-e-s sont serrés dans des véhicules pour aller au travail, d’autres travaillent dans des locaux exigus, doivent se tenir dans des salles de pause ou des surfaces de ventes surpeuplées, ou ne peuvent pas garder la distance nécessaire dans les contacts avec les client-e-s.</p><p>Il est donc impératif que les autorités émettent des signaux clairs et disposent d’instruments d’exécution pour faire en sorte que la protection de la santé soit prise au sérieux et que les recommandations de l’OFSP soient appliquées. Lorsque les entreprises ne respectent pas l’ordonnance du Conseil fédéral et les recommandations de l’OFSP, elles doivent arrêter le travail tout en versant les salaires à 100&nbsp;%. Les autorités doivent annoncer clairement que toutes les entreprises qui ne sont pas en mesure d’appliquer les prescriptions sanitaires auront droit aux indemnités de chômage partiel. L’extension annoncée du champ d’application de ces indemnités doit être mise en œuvre immédiatement.</p><p class="heading--h3">Groupes de travail tripartites pour trouver rapidement des solutions</p><p>Nous vous prions d’élaborer et de publier au plus vite des solutions et des instructions en ce sens pour les travailleuses et travailleurs en Suisse. Pour ce faire, nous vous demandons instamment de mettre en place un groupe de travail tripartite au niveau national.</p><p>En ce qui concerne la protection de la santé en particulier, il faut des mesures spécifiques pour les différentes branches ou groupes de professions. Nous demandons donc d’être impliqué-e-s directement dans les échanges et la préparation des étapes de la mise en œuvre. Nous souhaitons aussi des informations claires à l’attention des PME et de la population dans la gestion de cette crise sanitaire. Nous sommes disposés en tout temps à participer et apporter notre contribution à ces groupes de travail tripartites.</p><p>Nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente de la Confédération, Madame la Conseillère fédérale, Monsieur le Conseiller fédéral, nos salutations distinguées.</p><p>Pierre-Yves Maillard<br><sup>Président de l'USS</sup></p><p>Daniel Lampart<br><sup>Premier secrétaire et économiste en chef</sup></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6410</guid><pubDate>Wed, 18 Mar 2020 16:16:36 +0100</pubDate><title>L’USS prend acte et combattra en temps voulu une initiative dangereuse pour les salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/luss-prend-acte-et-combattra-en-temps-voulu-une-initiative-dangereuse-pour-les-salarie-e-s</link><description>Report de la votation du 17 mai</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au vu de l’ampleur de la crise, le Conseil fédéral a décidé de reporter la votation prévue le 17 mai prochain. L’USS prend acte de cette décision. La priorité va évidemment au combat contre la pandémie et contre les conséquences de la situation actuelle pour les travailleuses et travailleurs en Suisse.</p><p>L’USS s’était engagée dans une campagne contre l’initiative demandant la résiliation des accords bilatéraux, et en avait déjà présenté les lignes directrices. Aussitôt que la Suisse sera sortie de la crise et que les conditions pour une véritable formation de l’opinion seront à nouveau données, l’USS sera prête à s’engager pour défendre les intérêts des salarié-e-s contre la remise en question de leurs droits et de leurs protections.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6408</guid><pubDate>Mon, 16 Mar 2020 17:58:41 +0100</pubDate><title>Garantir les salaires, maintenir les emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/garantir-les-salaires-maintenir-les-emplois</link><description>Mesures du Conseil fédéral concernant le coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les restrictions temporaires de la vie publique créent de nouveaux problèmes et beaucoup d’incertitude chez les travailleuses et travailleurs. Il faut que des mesures soient prises pour y faire face : les salaires doivent être garantis pour toutes et tous, et les emplois maintenus sur la durée. Cela vaut aussi pour les personnes auxquelles le chômage partiel ne s’applique pas. Il est dans l’intérêt de l’économie dans son ensemble que de protéger les salaires et les emplois. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) formules les demandes suivantes:</p><ul><li><strong>Pas de licenciement par le biais du chômage partiel : </strong>Les entreprises ne doivent en aucun cas licencier du personnel dans cette situation difficile, mais plutôt faire appel au chômage partiel. Avec cet instrument, la Confédération dispose d’un moyen extrêmement fort pour que les salaires continuent d’être versés lorsqu’une entreprise voit son chiffre d’affaires s’effondrer et pour protéger ainsi en bonne partie les liquidités des entreprises.</li><li><strong>Étendre l’application du chômage partiel : </strong>Le Conseil fédéral doit combler au plus vite – avant qu’il ne soit trop tard – les lacunes qui touchent les personnes avec des contrats à durée déterminée ainsi que celles qui sont payées à l’heure.</li><li><strong>Salaires garantis même en cas d’absence pour obligations familiales :</strong> Lorsque des parents doivent rester chez eux pour s’occuper de leurs enfants, l’employeur est tenu, en principe, de continuer de verser le salaire. Pour que les salaires soient assurés dans tous les cas de figure, l’USS exige que indemnités couvrant les éventuelles pertes de salaire soient introduites pour les parents ayant des obligations familiales. Il faut pour cela faire usage du système existant des allocations pour perte de gains (APG).</li></ul><p>L’USS salue le fait qu’une bonne partie des entreprises se soient montrées flexibles envers les parents depuis la fermeture des écoles. Mais attention : devoir rester à la maison pour s’occuper de ses enfants ne veut pas dire qu’on est automatiquement disponible pour du télétravail !</p><p>Dans de nombreuses d’entreprises, le travail de bureau est désormais organisé pour pouvoir être effectué à distance. Pour beaucoup, cette solution temporaire est tout à fait acceptable. Mais elle soulève de nouvelles questions, notamment en termes d’exigences (attentes de l’employeur adaptées à des conditions plus compliquées p.ex.) ou d’aménagement des places de travail (outils de travail ou ergonomie). Les syndicats et les partenaires sociaux dans les différentes branches élaboreront au plus vite des recommandations sur ce sujet.</p><p>La protection de la santé de tous les salarié-e-s doit être une priorité absolue. Les employeurs ont une responsabilité très importante : celle de prendre toutes les mesures de protection nécessaires. Et cela vaut en particulier pour les travaux impliquant un risque de contagion accru (soin et santé, commerce de détail, guichets, montage).</p><p>Le fait que de nombreux cantons et communes aient déjà, avec souplesse, mis sur pieds de nouvelles structures d’accueil, est aussi à saluer. Les employé-e-s du secteur de la santé en particulier doivent pourvoir compter sur des structures d’accueil efficaces : cet aspect est fondamental pour l’approvisionnement en soins pour toute la population.</p><p>Seule une mise en œuvre rapide de l’ensemble de ces mesures permettra de donner aux travailleuses et travailleurs la sécurité nécessaire et une certaine stabilité en cette période d’urgence généralisée. C’est ainsi aussi que nous parviendrons à nous concentrer sur la solidarité indispensable et à surmonter, ensemble, rapidement et avec le moins de dommages possibles, cette épreuve sans précédent tant au plan sociétal qu’économique.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/b/csm_Menschen-in-Bewegung_photocase_rclassen_9315e44618.webp" length="54846" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6406</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2020 15:46:57 +0100</pubDate><title>Garantir les salaires : une priorité absolue dans la crise</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/garantir-les-salaires-une-priorite-absolue-dans-la-crise</link><description>Nouvelles mesures du Conseil fédéral pour endiguer l’épidémie de coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral décide de fermer les écoles sans qu’il y ait des solutions satisfaisantes immédiatement disponibles pour les parents qui travaillent. L’USS exige du Conseil fédéral qu’il présente d’ici la fermeture des écoles lundi des mesures qui permettent de garantir les salaires et d’assurer la prise en charge des enfants dans tous les cantons. Cette situation de crise inédite appelle des mesures rapides. La réduction des obstacles pour le chômage partiel est un pas important dans la bonne direction.</p><p>Si les parents doivent rester chez eux pour s’occuper de leurs enfants, l’employeur est tenu, en principe, de continuer de verser les salaires. Mais l’État aussi a une responsabilité, puisque les écoles vont être fermées sur son ordre. L’Union syndicale suisse (USS) propose que des indemnités couvrant les éventuelles pertes de salaire soient introduites pour les parents ayant des obligations familiales. Il faut pour cela faire usage de structures existantes, comme les allocations pour perte de gains (APG). De plus, tous les cantons doivent mettre sur pied des structures d’accueil des enfants.</p><p>De nombreuses personnes ont d’ores et déjà perdu leur emploi&nbsp;: il s’agit essentiellement d’employé-e-s avec des bas salaires et des contrats précaires dans les branches particulièrement frappées par cette crise que sont la restauration et l’hôtellerie, la culture ou l’événementiel. L’USS salue le fait que le Conseil fédéral ait approuvé un soutien ciblé pour ces branches.</p><p>Les mesures draconiennes prises par le Conseil fédéral pour ralentir la propagation du coronavirus sont totalement justifiées. Mais si les salaires ne sont pas garantis parallèlement, nous risquons de faire face à une grave récession avec des conséquences désastreuses pour les personnes qui travaillent. C’est pourquoi la garantie des salaires est actuellement la priorité absolue pour l’USS.</p><p>Mais ce n’est pas tout&nbsp;: il faut également préparer des programmes conjoncturels. L’accent devra être mis sur les branches tournées vers le marché intérieur, c’est-à-dire celles qui vendent leurs produits et services principalement en Suisse. Des mesures pour soutenir le pouvoir d’achat sont nécessaires ainsi que des programmes d’investissements pour éviter que la crise ne s’étende au secteur de la construction. Il est primordial aussi que les entreprises s’entraident en cas de pénuries. La Banque nationale, elle, doit surtout protéger l’économie d’exportation de dégâts encore plus importants&nbsp;: elle doit combattre la surévaluation du franc et veiller à ce qu’il se maintienne à un niveau correct.</p><p class="heading--h3">Situation juridique</p><p>Le risque d’une épidémie fait partie des risques d’exploitation d’une entreprise. Les employeur-e-s sont en principe tenus de verser les salaires même si l’entreprise doit s’arrêter ou que des salarié-e-s ne peuvent se rendre au lieu de travail en raison de mesures administratives conformes à la loi sur les épidémies et qui les touchent directement. Concrètement, cela signifie que l’employé-e a le droit de toucher son salaire s’il est par exemple mis en quarantaine ou qu’il est touché personnellement par une autre mesure administrative et qu’il ne peut plus se rendre au travail. Mais même lorsque les mesures officielles conduisent par exemple à la fermeture des écoles ou des crèches et que le ou la salarié-e doit s’occuper de ses enfants, il y a obligation de verser le salaire&nbsp;: en effet, les parents sont tenus par la loi de s’occuper de leurs enfants et d’assurer leur bien-être.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_Mann-liest-Kind-vanda_lay_3f3ca4483f.webp" length="55018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6401</guid><pubDate>Sun, 08 Mar 2020 13:15:00 +0100</pubDate><title>Journée internationale des droits des femmes : mobilisation malgré le virus</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/journee-internationale-des-droits-des-femmes-mobilisation-malgre-le-virus</link><description>Les femmes sont toujours confrontées à la discrimination salariale et au sexisme.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré la situation sanitaire particulière liée au coronavirus, les femmes de Suisses se mobilisent à l’occasion du 8 mars pour plus d’égalité et moins de discrimination. Les revendications de la grève du 14 juin 2019 n’ont rien perdu de leur actualité : au travail, les femmes sont toujours confrontées avec la discrimination salariale et le sexisme, avec les plafonds de verre et la précarité. Et de nombreuses femmes renoncent toujours à une part de leur revenu pour s’occuper des enfants ou de proches sans être rémunérées. Elles en paient le prix par des revenus plus faibles et par des rentes de vieillesse qui ne permettent pas de vivre.</p><p>C’est à améliorer la situation des femmes à la retraite que vise notamment l’initiative pour une 13e rente AVS. Car des trois piliers de la prévoyance, c’est bien le premier qui tient compte le plus justement des parcours des femmes, et du travail de garde et de soins non rémunéré. <a href="https://www.avsx13.ch/rentes-des-femmes/?src=usshp" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">En renforçant l’AVS, on renforce les femmes</a>.</p><p>Pour autant, il faut aussi prendre le problème à la racine : aussi longtemps que les femmes sont principalement en charge du travail de garde et de soins, cela nuira&nbsp;à leur condition économique. Et pourtant, ces tâches sont vitales pour la société dans son ensemble. Pour cette raison, les offres de garde et de soins des enfants comme des adultes doivent être organisées comme un service public, financé solidairement. Et ceci avec des conditions de travail décentes, des salaires corrects et une qualité des prestations élevées. L’Union syndicale suisse s’engage dans ce sens et continuera à le faire.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/5/csm_Frauenstreik-Sion-FS-AnjaWurm-freshfocus_cut_bc731ae1b7.webp" length="175002" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6398</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 20:01:18 +0100</pubDate><title>La CSSS-E ne prend pas au sérieux les problèmes des chômeurs et chômeuses âgés </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-csss-e-ne-prend-pas-au-serieux-les-problemes-des-chomeurs-et-chomeuses-ages</link><description>Coupes inacceptables dans la prestation transitoire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de la sécurité sociale du Conseil des États (CSSS-E) veut couper drastiquement dans le modèle de rente-pont du Conseil national. Sa décision a pour effet de réduire de moitié le nombre de personnes qui pourraient en bénéficier. Les montants sont également revus à la baisse. En l’état, le projet n’est pas acceptable.</p><p>Les problèmes rencontrés par les personnes en fin de carrière sur le marché du travail augmentent depuis des années, et il manque un filet de sécurité pour la période entre une perte d’emploi et l’âge de la retraite lorsqu’une réinsertion se révèle difficile. Cet état de fait est largement reconnu, comme en témoigne la décision très claire du Conseil national, hier 4 mars, sur l’introduction d’une rente-pont (ou «&nbsp;prestation transitoire&nbsp;»). Le modèle avalisé par la chambre basse est équilibré, parce qu’il vise avant tout les cas les plus à risque de tomber dans la précarité d’une part et qu’il évite des effets de seuil trop brutaux d’autre part. Il maintient par ailleurs les coûts dans des limites raisonnables, avec un montant total qui ne dépasse pas 10% de l’excédent de recettes de la Confédération en 2019.</p><p>La commission de la sécurité sociale du Conseil des États prend, elle, le risque de déconstruire ce compromis du Conseil national. En effet, elle valide des conditions d’accès aux prestations plus strictes, mais simultanément, elle relève la limite d’âge et plafonne les montants à un niveau beaucoup trop bas. Ainsi, les salarié-e-s qui ont perdu leur droit aux indemnités de chômage avant d’atteindre l’âge de 60 ans – même si ce n’est que pour un mois –&nbsp;n’auront aucun droit à la nouvelle prestation. Et ceci, même si elles ont un revenu très faible et ont versé des cotisations sociales durant des années. Quant aux personnes qui auront malgré tout accès à la nouvelle rente-pont, elles ne se verront garantir qu’un niveau de vie encore inférieur à celui défini pour les prestations complémentaires.</p><p>La commission n’a de toute évidence pas pris la mesure des problèmes rencontrés par des travailleuses et travailleurs plus âgés sur le marché du travail. Selon la décision de la commission des États, si par exemple une entreprise industrielle effectuait un licenciement massif concernant notamment des plus de 55 ans, la moitié d’entre eux aurait accès, en cas d’impossibilité de retrouver du travail et après la fin du droit aux indemnités de chômage, à une rente-pont, même faible, alors que l’autre moitié risquerait fortement de sombrer dans la pauvreté. Tel ne peut pas être l’objectif de cette nouvelle prestation.</p><p>Il revient au plénum du Conseil des États, la semaine prochaine, de retrouver le sens de la mesure et de corriger les décisions de sa commission dans le sens du compromis du Conseil national.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6394</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 15:29:40 +0100</pubDate><title>Protection des lanceurs d&#039;alerte : la voie est enfin libre pour un nouveau départ</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-des-lanceurs-dalerte-la-voie-est-enfin-libre-pour-un-nouveau-depart</link><description>Le Conseil national rejette la révision de la loi qui portait le nom trompeur de « protection en cas de signalement d’irrégularités ».</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le projet du Conseil fédéral n’aurait pas protégé les travailleuses et travailleurs en cas de signalement d’irrégularités («&nbsp;Whistleblowing&nbsp;»)&nbsp;: au contraire, elle les aurait obligés à suivre des règles chicanières et peu compréhensibles, sans aucunement améliorer leur protection contre un licenciement éventuel. L’insécurité juridique aurait augmenté en particulier dans les PME, puisque ni les salarié-e-s, ni les employeurs et employeuses n’auraient pu interpréter avec exactitude les nouvelles règles sans faire appel à des juristes spécialisés. C’est donc à raison que le Conseil national, à une large majorité et comme le proposait sa commission des affaires juridiques, a jugé le projet inadéquat et estimé qu’il valait mieux repartir de zéro.</p><p>L’USS rappelle que la Suisse, en raison de ses engagements internationaux, est tenue de protéger les lanceurs et lanceuses d’alerte (Conventions de l’OIT et prescriptions du Conseil de l'Europe). Elle doit en particulier améliorer la protection contre le licenciement.</p><p>Il est temps que le Conseil fédéral et le Parlement mettent en œuvre les revendications formulées par les syndicats ainsi que par des lanceurs et lanceuses d’alerte. Maintenant que le premier projet - &nbsp;mal conçu a - été rejeté, il y a lieu d’en élaborer un nouveau sur les bases suivantes&nbsp;:</p><ul><li>protection efficace contre le licenciement abusif de lanceurs et lanceuses d’alerte, incluant la possibilité d’une réintégration&nbsp;;</li><li>meilleure protection contre le harcèlement sur le lieu de travail («&nbsp;mobbing&nbsp;»), y compris dans le droit pénal applicable aux entreprises&nbsp;;</li><li>inscrire la protection des lanceurs et lanceuses d’alerte dans une législation-cadre spécifique ou dans la partie du code des obligations consacrée à la protection contre le licenciement, conformément aux recommandation du Conseil de l’Europe et de l’OCDE&nbsp;;</li><li>harmonisation des règles pour le personnel des secteurs privé et public avec garantie d’accès à des offices indépendants et étatiques.</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6390</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 11:00:00 +0100</pubDate><title>Initiative pour une 13e rente AVS : « Notre travail mérite des bonnes rentes »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-pour-une-13e-rente-avs</link><description>Une vaste alliance lance l’initiative populaire pour mieux vivre à la retraite</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les rentes de l’AVS ne permettent pas d’en vivre et elles ne cessent de perdre de la valeur. Parallèlement, celles du 2e pilier baissent toujours plus rapidement. Et cela, alors que les cotisations versées au 2e pilier par les salarié-e-s ont atteint un niveau record. La rente de celle ou celui qui prend sa retraite aujourd’hui ou demain est inférieure à celle touchée par les générations précédentes. L’écart existant entre les rentes au détriment des femmes est particulièrement problématique&nbsp;; l’égalité entre les sexes est loin d’être une réalité. Pour ces raisons, une vaste alliance constituée de syndicats, de partis politiques, d’associations et d’organisations de retraité-e-s ainsi que féminines lance, dans le contexte de la Journée internationale pour les droits des femmes (8 mars), l’initiative pour une 13e rente AVS.</p><p>Qu’en 2020, les rentes des femmes soient toujours nettement inférieures à celles des hommes est scandaleux. Plus d’un tiers des retraitées ne reçoivent même aucune rente du 2e pilier. Et même lorsqu’elles ont un 2e pilier, leurs rentes ne représentent en moyenne que la moitié de celles des hommes. Cela, parce que leurs parcours de vie se caractérisent par des interruptions professionnelles, le travail à temps partiel et des salaires inférieurs. Dans l’AVS par contre, les rentes des hommes et des femmes sont similaires, parce que la garde des enfants et l’assistance apportée aux proches y sont prises en compte et augmentent les rentes. Seule l’AVS concrétise cette égalité. C’est pourquoi Vania Alleva, présidente d’Unia, demande que l’on fasse «&nbsp;ce pas vers plus de sécurité sociale et d’égalité entre les sexes&nbsp;». &nbsp;</p><p>Au moyen de cette initiative, Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS), veut «&nbsp;empêcher la privatisation rampante de la prévoyance vieillesse&nbsp;». Il souligne que les banques et les assurances dénigrent l’AVS afin de vendre le plus possible de produits du 3e pilier, ajoutant qu’en Suisse, il y a assez d’argent pour des rentes décentes. Par exemple, grâce à un financement additionnel de l’AVS via les excédents exorbitants qu’enregistre la Banque nationale. En outre, la 13e rente servira à compenser l’effondrement déjà en cours des rentes du 2e pilier, précise Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV).</p><p>Pour Barbara Gysi, vice-présidente du Parti socialiste, dans l’AVS, la solidarité n’est pas seulement unique entre les bas et hauts revenus, mais aussi entre les sexes. De fait, l’AVS est la seule assurance pour laquelle le travail familial et de soins soit constitutif de rentes. La conseillère nationale Verte Léonore Porchet demande aussi des améliorations concrètes après la Grève des femmes*. Pour elle, renforcer l’AVS, c’est renforcer l’égalité entre femmes et hommes.</p><p>La vaste alliance derrière l’initiative commencera ce jeudi 5 mars 2020 à midi la récolte des signatures. En raison des incertitudes concernant l’évolution de la crise due au coronavirus, les initiant-e-s signalent l’existence du site Internet <a href="https://www.AVSx13.ch?src=uss" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.AVSx13.ch</a>, où il est possible de s’informer sur l’initiative et de la signer, et de soutenir ainsi même depuis la maison la récolte des signatures.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/1/csm_AVS13_F_Logo_Horizontal_auf_Hell-avecplusdespace_7957e83c79.webp" length="43810" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6396</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 10:28:00 +0100</pubDate><title>Coronavirus : priorité à la garantie des salaires et des emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/coronavirus-priorite-a-la-garantie-des-salaires-et-des-emplois</link><description>Il faut des mesures pour stabiliser l&#039;économie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour l’heure, l’économie suisse n’est impactée que de manière sectorielle par les conséquences du coronavirus. Une partie de ces effets négatifs provient de l’étranger, notamment de Chine. En Suisse, ce sont surtout les mesures prises par les autorités qui occasionnent des baisses de chiffre d’affaires. L’État porte donc une responsabilité importante. La Confédération doit éviter les récessions, et non les déclencher. C’est pourquoi il faut, en plus des mesures de santé publiques, que la Confédération fasse aussi un effort pour aider à la stabilisation de l’économie.</p><p>Le point essentiel actuellement est que les salaires continuent d’être versés. Les pouvoirs publics doivent soutenir financièrement les entreprises lorsque celles-ci subissent une chute de leur chiffre d’affaires liée aux décisions administratives (Loi sur les épidémies). Des interdictions (préventives) de travailler ne doivent pas être prononcées sans que la question des salaires ne soit réglée au préalable.</p><p>Dans l’immédiat, d’autres mesures sont nécessaires, comme par exemple&nbsp;: des autorisations rapides et non bureaucratique du chômage partiel, ramener à un jour le délai d’attente en cas de chômage partiel, une politique monétaire proactive de la BNS contre la surévaluation du franc et pour le faire baisser, une coordination entre organisations faîtières et Confédération afin d’éviter les pénuries dans l’approvisionnement des produits de base et des matières premières, le maintien des liquidités dans les entreprises et dans le système financier, l’optimisation des services de santé, la protection du personnel contre la contamination.</p><p>Vous trouverez une analyse détaillée ainsi que les propositions de mesures et les revendications de l’USS dans une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200305_Position_USS_coronavirus_sommet_Parmelin.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">prise de position sur le sommet</a> qui a eu lieu aujourd’hui sur ce sujet avec le conseiller fédéral Guy Parmelin.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Krank-am-Arbeitsplatz_torwai-iStock_kleiner_1a6f8d00d4.webp" length="111630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6385</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2020 14:55:31 +0100</pubDate><title>Déductions pour les riches au lieu de solutions pour les retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/deductions-pour-les-riches-au-lieu-de-solutions-pour-les-retraites</link><description>La motion Ettlin joue avec les peurs autour des rentes de vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une motion du sénateur démocrate-chrétien Erich Ettlin promet aux femmes une meilleure prévoyance vieillesse. Mais dans les faits, ce texte n’apporte que des déductions fiscales pour les riches.</p><p>Le Conseil national se penchera au cours de la session de printemps sur une motion du conseiller aux États Erich Ettlin (PDC, OW), qui demande la possibilité de faire des rachats supplémentaires et déductibles dans le 3<sup>e</sup> pilier a. Avec cette proposition, Erich Ettlin entend s’attaquer au problème de la baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier, réduire l’écart de rentes des femmes, qui n’ont souvent qu’une petite rente LPP en raison des tâches familiales, et renforcer la prévoyance vieillesse pour la classe moyenne. Ce sont là des objectifs louables, mais la mesure proposée n’est pas la bonne. Elle profitera surtout aux personnes ayant de très bons revenus, au détriment de la collectivité.</p><p>En effet, le 3<sup>e</sup> pilier est avant tout un instrument d’épargne fiscale et n’apporte pratiquement aucune couverture financière à la retraite. Raison pour laquelle très peu de gens ont des avoirs dans un 3<sup>e</sup> pilier, ou alors des avoirs minimes. Les prestations des comptes de 3<sup>e</sup> pilier sont par conséquent assez faibles. En 2017, la prestation moyenne pour les femmes était d’environ 41&nbsp;000 francs, pour les hommes de 49&nbsp;000 francs. Pas de quoi vivre bien longtemps.</p><p>En même temps, seuls soit 13&nbsp;% de l’ensemble des contribuables peuvent se permettre de verser le maximum déductible de 6826 francs par année sur un compte de 3<sup>e</sup> pilier a. Selon une étude de l’Administration fédérale des finances, ce sont les ménages disposant d’un revenu net de 150&nbsp;000 et plus qui font le plus usage de la déduction fiscale pour le 3<sup>e</sup> pilier. Les personnes avec des revenus bas ou moyens, comme un facteur ou une vendeuse, n’ont pas les moyens de verser grand-chose sur un compte de 3<sup>e</sup> pilier&nbsp;: elles ont besoin de leur argent pour vivre.</p><p class="heading--h4">Versements dans le 3<sup>e</sup> pilier a, selon classe de revenu</p><table style="height:151px; width:994px"><tbody><tr><td>&nbsp;</td><td>0-50 000</td><td>50 000-100 000</td><td>100 000-150 000</td><td>150 000-200 000</td><td>200 000-250 000</td><td>250 000+</td></tr><tr><td>Zoug</td><td>216</td><td>1588</td><td>3542</td><td>5883</td><td>6863</td><td>6322</td></tr><tr><td>Berne</td><td>221</td><td>1411</td><td>3880</td><td>6422</td><td>7952</td><td>8171</td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>Source&nbsp;: Peters (2011)<sup>1</sup></p><p>Même Erich Ettlin le reconnaît. C’est pourquoi il ne veut pas d’une hausse des montants maximaux, mais plutôt créer des possibilités de rachats. Concrètement, il demande dans sa motion que l’on puisse verser tous les cinq ans un montant supplémentaire maximal d’environ 35&nbsp;000 francs dans un 3e pilier a. À condition d’avoir un emploi rémunéré et de n’avoir pas toujours versé le maximum déductible par le passé. Mais cette possibilité de rachat reste elle aussi hors de portée pour les gens qui ne gagnent pas des salaires élevés. Et ce sont ces mêmes revenus élevés qui peuvent déjà se payer des rachats – déductibles à 100&nbsp;% – dans leur caisse de pensions et combler ainsi d’éventuelles lacunes dans leur prévoyance. Les personnes qui gagnent de plus en plus en avançant dans la vie ne doivent pas pouvoir, en plus, bénéficier de déductions d’impôts. Ces personnes ont déjà la possibilité d’alimenter leur prévoyance vieillesse. Malgré cela, les commissions compétentes des deux Chambres fédérales ont adopté cette motion, contre la recommandation du Conseil fédéral et sans analyse approfondie des répercussions qu’elle aurait.</p><h4 class="heading--h4">Privatisation rampante de la prévoyance vieillesse</h4><p>Les pertes fiscales dues au 3<sup>e</sup> pilier n’ont plus été chiffrées depuis des années. En 2005, elles ont été estimées à 450 millions de francs pour le seul niveau fédéral.<sup>2</sup> Et depuis, les versements dans des comptes de 3<sup>e</sup> pilier ont beaucoup augmenté. Actuellement, on parle d’environ dix milliards de francs par année, ce qui correspond grosso modo à un tiers des cotisations annuelles à l’AVS. On peut donc partir du principe que les pertes fiscales ont augmenté en conséquence. Avec un taux marginal d’imposition présumé de 25&nbsp;%, cela équivaut à quelque 2,5 milliards de francs. En déduisant l’imposition ultérieure, au moment du retrait, au taux (fictif, mais réaliste) de 5&nbsp;%, on arrive tout de même à des pertes de l’ordre de 2 milliards. Impossible de voir actuellement à combien s’élèveraient les pertes fiscales supplémentaires liées à la motion Ettlin. Ce qui paraît évident en revanche, c’est que l’évolution vers une privatisation rampante de la prévoyance vieillesse s’accélère. Car le développement du 3<sup>e</sup> pilier se fait auprès des banques et des assurances, qui en tirent des bénéfices.</p><h4 class="heading--h4">La seule solution&nbsp;: renforcer l’AVS</h4><p>Pour l’USS, il est évident qu’on ne peut pas s’attaquer aux problèmes réels des rentes avec cette motion. Les allègements fiscaux dans la prévoyance vieillesse profitent surtout aux hauts, voire très hauts revenus. Les possibilités de rachat exigées dans la motion ne feraient qu’accroître les économies d’impôts des personnes qui gagnent beaucoup. Pour toutes les autres classes de revenu, le renforcement de l’AVS est la meilleure solution. Raison pour laquelle l’USS lance le 5 mars 2020 l’initiative pour une 13<sup>e</sup> rente AVS.</p><p><sup>1</sup> Peters, R. (2011): Steuerabzüge, wer profitiert? (en allemand seulement, avec résumé en français) <a href="https://www.estv.admin.ch/dam/estv/de/dokumente/allgemein/Dokumentation/Zahlen_fakten/berichte/2011/Steuerabz%C3%BCge%20Wer%20profitiert.pdf.download.pdf/2011_Steuerabzuege.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">www.estv.admin.ch/dam/estv/de/dokumente/allgemein/Dokumentation/Zahlen_fakten/berichte/2011/Steuerabz%C3%BCge%20Wer%20profitiert.pdf.download.pdf/2011_Steuerabzuege.pdf</a></p><p><sup>2 </sup>Peters, R. (2009) : Les cotisations au 3<sup>e</sup> pilier a<br><a href="https://www.estv.admin.ch/dam/estv/de/dokumente/allgemein/Dokumentation/Zahlen_fakten/berichte/2009/Les%20cotisations%20au%20pilier%203a.pdf.download.pdf/2009_Pilier3a_f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">www.estv.admin.ch/dam/estv/de/dokumente/allgemein/Dokumentation/Zahlen_fakten/berichte/2009/Les%20cotisations%20au%20pilier%203a.pdf.download.pdf/2009_Pilier3a_f.pdf</a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6383</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2020 14:50:04 +0100</pubDate><title>Prestation transitoire : un progrès social à portée de main</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestation-transitoire-un-progres-social-a-portee-de-main</link><description>La prestation transitoire au menu de la session de printemps</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les difficultés que rencontrent les salarié-e-s âgés sur le marché du travail sont connus et de plus en plus graves. Lors de la session de printemps, le Parlement aura la possibilité, avec la prestation transitoire, de prendre enfin une mesure concrète.</p><p>L’OCDE l’affirme depuis des années, le SECO le confirme depuis un certain temps et les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) peuvent l’observer quotidiennement «&nbsp;sur le terrain&nbsp;»&nbsp;: la Suisse a un problème de discrimination des plus âgé-e-s sur le marché du travail. Trop souvent, les personnes qui cherchent un emploi après 50 ans, ou au plus tard après 55 ans, font face à des réticences plus fortes et des critères plus sévères de la part des employeurs et employeuses. Cette réalité est d’ailleurs reconnue depuis longtemps comme un problème puisque les travailleuses et travailleurs âgés ont déjà droit pendant plus longtemps à des indemnités journalières de l’assurance-chômage. Mais cette durée de perception plus longue ne compense de loin plus tous les problèmes qui se posent à eux lorsqu’ils cherchent un emploi. La part des personnes de plus de 50 ans parmi les chômeurs et chômeuses de longue durée a augmenté de 50&nbsp;% pendant les dix dernières années. Et désormais, un chômeur ou une chômeuse de plus de 60 ans sur deux se retrouve en fin de droit. Même si l’on parle partout dans le pays de pénurie de main-d’œuvre qualifiée, c’est une bien piètre consolation pour les personnes concernées&nbsp;: leurs connaissances et leur longue expérience professionnelles ne semblent pas compter. Elles sont en quelque sorte poussées sur une voie de garage.</p><p>La prestation transitoire présentée par le Conseil fédéral et les partenaires sociaux s’attaque – enfin&nbsp;! – très concrètement aux problèmes des travailleurs et travailleuses âgés. Et cela, à travers une couverture sociale convenable pour la période financièrement très difficile qui s’écoule entre le moment où la personne arrive en fin de droit et celui où elle atteint l’âge ordinaire de la retraite. La prestation transitoire est la pointe d’un «&nbsp;iceberg&nbsp;» de mesures (projets pilotes, programmes d’impulsion, analyse des potentiels, etc.) qui misent à juste titre sur la réinsertion des salarié-e-s âgés dans le marché du travail. Mais elle revêt d’autant plus d’importance qu’elle représente une planche de salut décente pour toute personne qui reste sans emploi même après 200 ou 300 offres de candidatures.</p><h4>Un compromis efficace</h4><p>Pourtant, lors de la dernière session parlementaire, le Conseil des États a sabré dans le projet de prestation transitoire au point de le rendre méconnaissable&nbsp;; cela, tant en ce qui concerne la durée de la prestation que son montant. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a substantiellement corrigé ce faux pas lors de sa dernière séance et décidé, en acceptant un ensemble de propositions, plusieurs nouveautés judicieuses. Ainsi, toutes les personnes de 60 ans et plus en fin de droit devront pouvoir toucher une prestation transitoire. Autrement dit, l’arrivée en fin de droit ne devra pas avoir explicitement lieu après le 60e anniversaire. Ceci empêche le couperet, problématique et finalement arbitraire, de la limite d’âge et les «&nbsp;effets de seuil&nbsp;» se trouvent de ce fait lissés. Parallèlement, l’introduction d’une durée minimale d’assurance de cinq ans après l’âge de 50 ans garantira que la prestation transitoire reste spécifiquement destinée aux salarié-e-s- âgés en fin de droit. La CSSS-N a décidé, à juste titre, que les bonifications pour tâches éducatives et d’assistance pourront aussi être prises en compte pour la durée minimale d’assurance. Cette réglementation s’avère particulièrement importante pour les femmes. De plus, l’actuelle génération des ayants droit pourra déjà profiter de la prestation transitoire.</p><h4>Alignement sur les prestations complémentaires</h4><p>Le modèle adopté en commission contient toutefois aussi des coupes. La suppression des cotisations d’épargne LPP comme faisant partie des dépenses reconnues fait particulièrement mal. Au moins la reprise très importante des cotisations de risque LPP garantira-t-elle la poursuite de l’assurabilité dans le 2e pilier, qui vient d’être décidée dans le cadre de la réforme des prestations complémentaires (PC). Autre coupe douloureuse&nbsp;: la réduction du seuil de la fortune à la moitié de celui des PC. Il sera par conséquent de 50&nbsp;000&nbsp;francs pour les personnes seules et de 100&nbsp;000 francs pour les couples. Ainsi, les personnes en fin de droit devront davantage puiser dans leur fortune avant de pouvoir toucher une prestation transitoire, ce qui augmentera à long terme pour elles le risque d’avoir besoin de prestations complémentaires.</p><p>Fondamentalement, le modèle adopté par la CSSS-N s’appuie beaucoup plus sur le système éprouvé des PC, comme le Conseil des États l’avait d’ailleurs aussi demandé. Toutes les conditions sont donc réunies pour que les deux Chambres fédérales mènent à terme le débat sur cet important objet de politique sociale lors de la session de printemps et puissent ainsi répondre enfin concrètement aux problèmes auxquels font face les travailleurs et travailleuse âgés.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6382</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2020 14:44:21 +0100</pubDate><title>Responsabilité des multinationales : il est temps d’annoncer la couleur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/responsabilite-des-multinationales-il-est-temps-dannoncer-la-couleur</link><description>Le Parlement doit trancher rapidement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative sur la responsabilité des entreprises veut mettre fin à un modèle d’affaires hypocrite&nbsp;: celui qui consiste à profiter de bonnes conditions cadre dans notre pays tout en foulant aux pieds les droits humains dans le reste du monde. Si le Parlement ne parvient pas à s’entendre sur un contre-projet efficace, le peuple votera bientôt sur l’initiative.</p><p>L’initiative «&nbsp;Entreprises responsables – pour protéger l’être humain et l’environnement&nbsp;» (ou «&nbsp;Initiative pour des multinationales responsables&nbsp;») a été déposée à la Chancellerie fédérale le 10 octobre 2016. Et cela fait bientôt trois ans et demi que le Conseil fédéral et le Parlement bataillent pour définir leur position face à cette importante initiative populaire qui bénéficie d’un soutien des plus larges. On pourrait aussi dire qu’ils bataillent avec eux-mêmes&nbsp;: dans un premier temps, le Conseil fédéral a reconnu le besoin de régulation décrit par l’initiative pour la quasi-totalité des domaines d’action, avant – bizarrement – de recommander son rejet au Parlement… Depuis lors, les Chambres fédérales ont débattu pendant d’innombrables séances de commissions et en plénum de toutes sortes de contreprojets potentiels. Ce qui l’automne dernier semble avoir remis en appétit le Conseil fédéral dans sa nouvelle composition&nbsp;: celui-ci a opéré un virage à 180 degrés pour quand même présenter un contreprojet au Parlement. Un projet qui ne vaut toutefois même pas le papier sur lequel il est écrit.</p><h4>Trois variantes lors de la session de printemps</h4><p>C’est donc une bonne chose qu’en raison des délais légaux, le Parlement doive impérativement prendre une décision définitive concernant l’initiative pour des multinationales responsables et un éventuel contreprojet au cours de la session de printemps. Trois variantes sont possibles&nbsp;: soit le Conseil des États adopte le contreprojet défendu par le Conseil national, ce qui, malgré des coupes douloureuses dans le contenu de l’initiative, garantirait une rapide mise en œuvre de réglementations légales efficaces et, par conséquent, le retrait de l’initiative. Soit, au contraire, les Chambres n’arrivent pas à s’accorder, ce qui ferait obstacle à un contreprojet, sous quelque forme que ce soit, et conduirait alors rapidement à une votation populaire sur l’initiative. Même conséquence bien sûr pour la troisième possibilité, soit l’adoption par le Parlement du contreprojet édulcoré du Conseil fédéral.</p><h4>Menace pour la réputation et les emplois</h4><p>L’Union syndicale suisse (USS) demande au Conseil des États de passer maintenant à l’acte et d’adopter le contreprojet facilement applicable présenté par le Conseil national. Il ne s’agit absolument pas ici (pas plus qu’avec l’initiative) de faire cavalier seul, comme cela a été insinué&nbsp;: de nombreux pays européens – dont la France et les Pays-Bas – connaissent aujourd’hui des règles contraignantes sur la responsabilité des multinationales dans le monde, qui vont clairement plus loin que les idées du Conseil national. Et beaucoup d’autres États membres de l’Union européenne (UE), tout comme l’UE elle-même, sont sur le point d’introduire de telles règles. Si la Suisse se ferme à cette évolution, sa réputation en souffrira à moyen terme. À plus long terme, elle sera confrontée à la pression internationale – rappelez-vous le secret bancaire et les régimes fiscaux. Un pays comme le nôtre, dont le taux d’exportation s’élève à 70&nbsp;%, ne peut pas se le permettre. On doit bel et bien affirmer que dire non à tout en matière de responsabilité des multinationales, c’est mettre à moyen terme en danger des emplois dans le secteur des exportations.</p><p>Nous, les syndicats, sommes un mouvement international. Pour l’USS, il est évident que les multinationales qui ont leur siège principal en Suisse ne doivent pas recevoir de nos autorités une carte blanche sur le respect – ou, justement, le non-respect – de conditions de travail décentes dans d’autres parties du monde. L’entreprise dont le siège est en Suisse et qui profite des bonnes conditions offertes par cette dernière doit respecter à l’étranger les droits humains, dont font notamment partie, dans le monde du travail, les huit conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Et elle doit obligatoirement contrôler que c’est le cas. Il faut que d’éventuelles infractions, sciemment commises ou évitables, puissent avoir des conséquences. Car quiconque cause un dommage doit en rendre compte. Tout simplement.</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_KoVi-f_c60767eda2.webp" length="79692" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6379</guid><pubDate>Mon, 24 Feb 2020 11:00:00 +0100</pubDate><title>Défendre les salaires et les emplois ! Non à l’initiative de résiliation de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/gute-jobs-und-loehne-verteidigen-nein-zur-svp-kuendigungsinitiative</link><description>Comité syndical contre l’initiative de résiliation de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative de résiliation de l’UDC veut démanteler la protection des salaires, aggraver les conditions de travail et isoler la Suisse. Les organisations représentant les travailleuses et travailleurs s’engageront pour un NON clair dans les urnes. Ils déploieront une campagne importante pour faire apparaître au grand jour les dangers que recèle le texte pour les salarié-e-s.</p><p>L’initiative de résiliation qui sera soumise en votation le 17 mai est nuisible pour les intérêts des gens qui travaillent dans notre pays. En effet, elle veut remettre en cause la protection des salaires, précariser le statut des travailleuses et travailleurs étrangers et les conditions de travail, et isoler la Suisse en faisant tomber les accords bilatéraux. Bien loin d’apporter la moindre solution réelle aux problèmes de pouvoir d’achat et de conditions de travail qui se posent au quotidien, elle ne ferait au contraire que les aggraver. Pour l’Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse, un non à l’initiative de l’UDC s’impose, dans l’intérêt de l’ensemble des salarié-e-s.</p><p>L’entrée en vigueur des accords bilatéraux a été l’occasion de progrès substantiels. Depuis l’introduction des mesures d’accompagnement, les salaires et les conditions de travail sont contrôlés de manière systématique, dans les entreprises suisses comme étrangères, par les partenaires sociaux. Les abus peuvent ainsi être détectés et sanctionnés, et les salaires insuffisants sont corrigés à la hausse. Des salaires minimaux peuvent être introduits dans les branches où les salaires se retrouvent sous pression. Et les conventions collectives de travail sont plus nombreuses, ce qui améliore la protection contre la sous-enchère et les abus.</p><p>C’est l’ensemble de ces acquis que l’initiative de résiliation de l’UDC met en danger. Son acceptation mettrait en danger le dispositif de protection des salaires dont nous disposons – le plus important et efficace de toute l’Europe. Elle mettrait également fin à nos relations bilatérales avec notre plus important partenaire, des relations qui assurent pourtant des débouchés à nos produits et services de haute qualité. Il en serait fini de notre intégration dans d’importants programmes internationaux, par exemple dans la formation et la recherche.</p><p>Pour le président de l’USS Pierre-Yves Maillard, l’objectif de la campagne est clair : « Nous nous emploierons à bien faire comprendre que l’attaque est dirigée contre tous les gens qui travaillent et qu’elle vise à substituer aux conventions collectives et au contrôle des salaires une concurrence acharnée de tous contre tous. C’est pourquoi nous voulons le rejet le plus clair possible de cette initiative afin de défendre la régulation du marché du travail obtenue de haute lutte. »</p><p>Présidente d’Unia, Vania Alleva met en garde : « En cas d’adoption de l’initiative, les conventions collectives de travail et les salaires minimums ne pourront plus être contrôlés et imposés comme jusqu’ici. Cela signerait l’arrêt de mort du principe « des salaires suisses pour tout travail réalisé en Suisse ».</p><p>Le président de Syna, Arno Kerst, l’affirme également : « Que nous le voulions ou non, l’économie suisse ne fonctionne pas en vase clos. Et cela profite aussi aux salarié-e-s. Avec des conventions collectives fortes et des mesures d’accompagnement efficaces, nous pouvons protéger les salaires et les conditions de travail. »</p><p>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, cite plusieurs défis concrets : « Du point de vue des salarié-e-s, les mesures pour mieux concilier vie professionnelle et privée, promouvoir la formation et la formation continue ainsi qu’une prestation transitoire pour les chômeuses et chômeurs âgés représentent les meilleures réponses pour que la libre circulation des personnes profite à toute la population. »</p><p>Et Katharina Prelicz-Huber, présidente du Syndicat des services publics (SSP), de compléter : « On veut retirer des droits aux travailleurs et travailleuses étrangers afin de pouvoir les exploiter plus facilement. Mais au bout du compte, cela nuirait à l’ensemble des gens qui travaillent en Suisse. La libre circulation des personnes, accompagnée de mesures sociales, constitue la longue route de la Suisse pour sortir de l’isolement. Nous voulons poursuivre sur cette route et nous engageons contre l’initiative de résiliation hostile aux travailleurs et travailleuses. »</p><p>&nbsp;</p><p><br><a href="https://www.salaires-emplois.ch/" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Page web de la campagne : www.salaires-emplois.ch</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/e/csm_SGB-NoKI-Logo_FR3000_db1a4d9738.webp" length="33882" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6375</guid><pubDate>Fri, 21 Feb 2020 15:39:51 +0100</pubDate><title>Prestation transitoire : des décisions qui vont dans le bon sens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestation-transitoire-des-decisions-qui-vont-dans-le-bon-sens</link><description>Une avancée sociale pour les personnes en fin de droit</description><content:encoded><![CDATA[<p>La commission compétente du Conseil national vient de prendre des décisions importantes concernant la prestation transitoire pour les personnes en fin de droit après 60 ans. Elle contrecarre clairement les coupes drastiques infligées par le Conseil des État au modèle proposé par le Conseil fédéral.</p><p>Les problèmes que rencontrent les salarié-e-s passé un certain âge s’aggravent de plus en plus. Les syndicats de l’USS ne sont pas les seuls à le voir au quotidien&nbsp;: l’OCDE et même le SECO partagent ce constat. Le nombre de personnes de plus de 55 ans qui arrivent en fin de droit et qui dépendent de l’aide sociale augmente continuellement. Raison pour laquelle l’USS demande depuis des années une meilleure couverture sociale pour cette génération de salarié-e-s. C’est précisément l’objectif que poursuit la prestation transitoire (Ptra) proposée par le Conseil fédéral et les partenaires sociaux.</p><p>Fin 2019, le Conseil des États a toutefois sabré dans le projet au point de le rendre méconnaissable. Aujourd’hui, la commission sociale du Conseil national (CSSS-N) a en bonne partie corrigé cette situation en adoptant un large ensemble de propositions, ajoutant même de nouveaux éléments importants au projet&nbsp;: la prestation transitoire ne sera pas versée uniquement aux personnes qui arrivent en fin de droit après leur 60e anniversaire, mais à toutes les personnes en fin de droit âgées de 60 ans (indépendamment du moment de l’arrivée en fin de droit). On enlève ainsi un effet de seuil assez problématique. En même temps, l’introduction d’une durée minimale d’assurance de cinq ans après l’âge de 50 ans garantit que la prestation transitoire reste une prestation spécifique destinée aux personnes plutôt âgées et en fin de droit. Par ailleurs, la CSSS-N a décidé, à raison, que les bonifications pour tâches éducatives et d’assistance devaient, elles aussi, être prises en compte dans la durée minimale d’assurance, ce qui représente une disposition très importante pour les femmes. Enfin, la génération actuelle des ayants droit doit déjà pouvoir bénéficier de la prestation transitoire.</p><p>Mais le modèle décidé aujourd’hui contient aussi des pertes&nbsp;: la suppression des cotisations d’épargne LPP dans les dépenses reconnues fait particulièrement mal. Au moins, le maintien de l’assurabilité dans le 2e pilier est garanti grâce à la prise en charge – très importante – des cotisations de risque LPP. Autre coupure douloureuse décidée par la commission&nbsp;: la réduction du seuil de fortune à la moitié de celui prévu pour les prestations complémentaires. Les futurs bénéficiaires de la prestation transitoire devront donc puiser davantage dans leur fortune, ce qui, à long terme, se traduira par davantage de demandes de prestations complémentaires.</p><p>Le Parlement a désormais l’opportunité de mener rapidement à terme les débats sur cet objet lors de la session de printemps. Il permettrait ainsi de s’attaquer enfin concrètement aux problèmes des salarié-e-s âgés.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6370</guid><pubDate>Tue, 18 Feb 2020 08:16:53 +0100</pubDate><title>Solutions aux problèmes les plus urgents du 2e pilier </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/solutions-aux-problemes-les-plus-urgents-du-2e-pilier</link><description>Le compromis des partenaires sociaux apporte une modernisation de la prévoyance professionnelle et garantit les prestations</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prévoyance professionnelle est une assurance sociale gérée de manière paritaire. Le fait que les partenaires sociaux s’entendent sur une solution définissant les paramètres légaux minimaux constitue donc un signal important. L’USS se réjouit que le Conseil fédéral reconnaisse ce signal et qu’il ait repris ce compromis pour le projet de réforme. Nous y voyons une opportunité de mettre fin à un blocage qui dure depuis des années. L’USS prie donc le Conseil fédéral de soumettre le projet au Parlement au terme de la procédure de consultation. L’élément-clé du projet est l’introduction durable d’une composante de répartition, et, par conséquent, d’un peu plus de solidarité dans le 2e pilier. Ce n’est que sous cette forme que l’USS est prête à assumer, avec ses partenaires, la responsabilité socio-politique de la prévoyance vieillesse. Si ce compromis devait être rouvert et modifié, l’USS se verrait obligée de remettre en question son soutien au modèle de réforme.</p><p>Plus d'informations dans <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2020/200205_VL-f_Consultation_Reforme_LPP.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">la réponse complète à la consultation</a>.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6367</guid><pubDate>Fri, 14 Feb 2020 13:05:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 1 relative à la loi sur le travail (OLT 1)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-1-relative-a-la-loi-sur-le-travail-olt-1</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Veuillez trouver ci-dessous la réponse à la consultation.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6351</guid><pubDate>Sun, 09 Feb 2020 15:55:00 +0100</pubDate><title>Une victoire claire pour la tolérance</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-victoire-claire-pour-la-tolerance</link><description>Interdire la discrimination basée sur l’orientation sexuelle</description><content:encoded><![CDATA[<p>En acceptant très largement la norme pénale contre l’homophobie, les électrices et électeurs de Suisse ont donné un signal clair en faveur de la tolérance et du respect. Par sa netteté, ce résultat indique la volonté claire d’empêcher que l’orientation sexuelle fonde quelque discrimination que ce soit. Il s’agit d’un pas important vers une véritable égalité des droits, auxquels d’autres devront encore succéder, notamment dans le monde du travail.</p><p>La discrimination se produit là où les gens passent du temps, et donc malheureusement trop souvent aussi sur le lieu de travail. Les personnes LGBTI en sont tout particulièrement la cible&nbsp;: moqueries, remarques obscènes et exclusion sociale sont monnaie courante. Parfois, la discrimination va même plus loin, jusqu’au licenciement ou au refus d’embaucher. C’est là que la norme pénale désormais élargie permettra d’intervenir et de fournir enfin une base légale pour se défendre contre de telles pratiques intolérables.</p><p>Mais il est bien évident que cet article de la norme pénale ne fournira pas non plus un arsenal juridique permettant de s’attaquer à la discrimination quotidienne basée sur l’homophobie, la transphobie et l’interphobie dans le monde du travail. Et cet arsenal juridique ne serait pas non plus la panacée&nbsp;: il faut plutôt un travail systématique de sensibilisation et un engagement constant pour défendre les intérêts de ces personnes, comme les syndicats le font depuis des années pour les salarié-e-s LGBTI. Il est temps d’imposer enfin quelques revendications très concrètes à l’échelle du pays&nbsp;: par exemple, les salarié-e-s qui sont en partenariat enregistré doivent avoir exactement les mêmes droits dans les CCT que les couples mariés hétérosexuels, comme c’est déjà le cas pour les couples vivant en concubinage (p. ex. absences pour raisons familiales, versement d’arriérés de salaire en cas de décès, droits aux avoirs de caisses de pensions).</p><p>Les personnes transgenres n’ont pas été prises en considération dans la norme pénale élargie, à leur grande déception, et à la nôtre. Elles sont pourtant souvent touchées par la discrimination au travail et ont, elles aussi, besoin d’une protection particulière. Nous demandons prioritairement une protection contre le licenciement après un «&nbsp;coming-out&nbsp;» ainsi que des congés en cas de transition.</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/d/csm_Frau-Regenbogenfahne_Eva-Blanco-Fotografia_photocase_5f23c0d979.webp" length="140922" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6353</guid><pubDate>Sun, 09 Feb 2020 14:04:00 +0100</pubDate><title>Une occasion manquée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-occasion-manquee</link><description>Initiative « Davantage de logements abordables »</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) regrette le rejet de l’initiative de l’Association suisse des locataires (ASLOCA) pour davantage de construction de logements par des coopératives ou des institutions d’utilité publique. Les adversaires de l’initiative ont mené une campagne de la peur&nbsp;: ils ont agité le spectre de l’étatisation du marché du logement et de l’anéantissement des avoirs des caisses de pensions. En tirant littéralement au canon sur des moineaux, ils ont malheureusement atteint leur but. Malgré ce matraquage alarmiste, le «&nbsp;oui&nbsp;» a atteint des proportions plus qu’honorables, ce qui montre bien à quel point la question des loyers élevés reste brûlante pour beaucoup de gens.</p><p>Fournir à la population suffisamment de logements abordables reste un défi à relever de toute urgence. Ce problème va bien au-delà des régions urbaines. Dans tous les cantons, les revenus du travail ou des rentes sont grevés par des loyers trop chers. Il faut surtout baisser les prix des loyers pour rétablir le pouvoir d’achat des salarié-e-s, des jeunes en formation ou des retraité-e-s et mettre un frein à cette redistribution de plusieurs milliards de francs vers le haut, aux plus fortuné-e-s.</p><p>Le Parlement doit désormais faire du fonds de roulement un instrument plus efficace. Les 250 millions de francs prévus par le contre-projet indirect sont tout simplement insuffisants. Il en faut bien plus si l’on veut donner une chance à la construction de logements d’utilité publique. L’USS va poursuivre son engagement dans ce sens. La Confédération, les cantons et les communes doivent passer à l’action, car les prix des terrains recommencent à flamber&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/c/csm_Wohnungsbau-Baustelle_iStock-ilkercelik_0be46c3f9d.webp" length="308202" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6365</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2020 15:20:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration portant mise en œuvre du plan d’action «Gestion intégrée des frontières» ainsi que le soutien financier aux cantons qui gèrent des centres de départ à la frontière</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers-et-lintegration-portant-mise-en-oeuvre-du-plan-daction-gestion-integree-des-frontieres-etc</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Veuillez trouver ci-dessous la réponse à la consultation (en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6363</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2020 15:15:00 +0100</pubDate><title>Loi sur l’approvisionnement en gaz</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-sur-lapprovisionnement-en-gaz</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Veuillez trouver ci-dessous la réponse à la consultation (en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6361</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2020 15:10:00 +0100</pubDate><title>Iv.pa. «Entreprises fédérales et entreprises liées à la Confédération. Pour des rétributions appropriées et pour la fin des salaires excessifs»</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/iv-pa-entreprises-federales-et-entreprises-liees-a-la-confederation-pour-des-retributions-appropriees-et-pour-la-fin-des-salaires-excessifs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6359</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2020 15:05:00 +0100</pubDate><title>Modifications des ordonnances dans le cadre de la prévoyance professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modifications-des-ordonnances-dans-le-cadre-de-la-prevoyance-professionnelle</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6357</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2020 15:00:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie (rémunération du matériel de soins)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-maladie-remuneration-du-materiel-de-soins</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6345</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2020 16:40:00 +0100</pubDate><title>Quand les spéculateurs immobiliers font dans l’affabulation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/quand-les-speculateurs-immobiliers-font-dans-laffabulation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec leur campagne intensive de désinformation, les opposant-e-s à l’initiative pour des logements abordables semblent faire mouche. Si l’on en croit le dernier sondage SSR, le résultat s’annonce serré. Ainsi, l’appât du gain de quelques personnes ou sociétés suffit pour s’attaquer à une tentative raisonnable de répondre à un besoin fondamental de toute personne en Suisse, à savoir trouver un logement correct et abordable. Et celles-ci ne reculent devant aucun argument fallacieux.</p><p>Un des reproches fait à l’initiative, c’est qu’elle intervient dans le marché libre – un péché capital au plan idéologique aux yeux de certain-e-s. Mais cet argument ne fait pas long feu&nbsp;: toute personne qui cherche un logement abordable en Suisse sait pertinemment que le marché libre ne fonctionne pas, en tout cas pas pour répondre aux besoins de la population.</p><p>La fable devient carrément perfide lorsque les mêmes spéculateurs utilisent abusivement l’argument lié aux caisses de pensions&nbsp;: ils affirment que celles-ci perdraient de l’argent si les rendements baissaient sur le marché de l’immobilier. Alors qu’en réalité, c’est exactement le contraire qui se produirait&nbsp;: les investisseurs institutionnels (coopératives, mais aussi caisses de pensions) qui ont des stratégies à long terme n’ont pratiquement aucune chance dans un marché surchauffé par la spéculation effrénée&nbsp;: en effet, il est difficile de concurrencer les lois de la spéculation si l’on vise le long terme et la stabilité plutôt que le profit maximum à court terme. Celles et ceux qui pratiquent la spéculation sont d’ailleurs les seuls qui profiteraient d’un rejet de l’initiative.</p><h4>Une affaire rentable</h4><p>Avec l’initiative, les cantons et les communes disposeraient d’un levier pour acheter des terrains pour la construction d’habitat d’intérêt public lorsqu’ils le souhaitent. Que ce soit à, Genève, Zurich ou Berne, à Vevey, Coire, Uster ou Liestal, ou même dans des hauts lieux touristiques comme Zermatt, Ascona, Engelberg ou Adelboden&nbsp;: il y a partout aussi des travailleurs et travailleuses et des retraité-e-s qui doivent consacrer une trop grande part de leur revenu à des loyers exorbitants.</p><p>Cette initiative offre une meilleure perspective pour la construction d’habitat d’intérêt public. Les coopératives proposent de bons logements à des prix abordables. De plus, la promotion de logements abordables n’est même pas une opération à perte&nbsp;: le Fonds de roulement qui permet à la Confédération d’accorder des prêts avantageux à des coopératives a rapporté depuis 10 ans quelque 26 millions de francs de bénéfices dans les caisses fédérales.</p><p>Conclusion&nbsp;: les affabulations des spéculateurs avides ne tiennent pas la route&nbsp;! L’initiative est aussi séduisante que modeste, et elle ne coûtera même pas un centime aux contribuables. Le marché du logement en Suisse a besoin d’un OUI fort le 9 février à l’initiative pour davantage de logements abordables.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6346</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2020 15:30:00 +0100</pubDate><title>Égalité salariale : la commission veut améliorer la loi… un tout petit peu</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-la-commission-veut-ameliorer-la-loi-un-tout-petit-peu</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) veut instaurer plus de transparence dans la lutte contre les discriminations salariales. Il est certes réjouissant de voir que la majorité de cette commission voit qu’il est nécessaire d’améliorer après coup la loi sur l’égalité (LEg), qui vient d’être révisée. Mais cette dernière n’en demeure pas moins très lacunaire, notamment parce que la CSEC-N n’a pas le courage de procéder à des améliorations substantielles.</p><p>À l’été 2020, la Suisse aura une LEg révisée afin de mieux pouvoir agir contre les discriminations salariales. Mais cette loi est faible, très faible même, entre autres parce que la majorité parlementaire de droite a fait des pieds et des mains lors de la dernière législature pour empêcher qu’elle ne soit améliorée. Ainsi, selon la LEg révisée, seules les entreprises occupant 100 personnes et plus sont tenues d’analyser leurs salaires sous l’angle de la discrimination. Et c’est en vain que l’on chercherait des sanctions dans cette loi. Sans parler de la date de péremption de juin 2032 dont celle-ci a été flanquée&nbsp;!</p><p>La CESC-N de la nouvelle législature fait au moins preuve d’un peu plus d’ouverture. Elle a certes rejeté en bloc trois initiatives parlementaires et une initiative cantonale qui demandaient d’autres améliorations (les dernières élections n’ont pas réussi à débarrasser totalement le Parlement de sa coloration patriarcale)&nbsp;: la CSEC-N ne veut ni abaisser à 50 employé-e-s le seuil obligeant une entreprise à analyser ses salaires, ni prévoir des sanctions ou une liste noire des entreprises en défaut. La CSEC-N ne veut pas non plus accorder plus de compétences aux cantons dans la mise en œuvre de l’égalité salariale. Mais elle a au moins déposé elle-même une initiative parlementaire demandant que les discriminations salariales soient un peu plus vigoureusement combattues que ce que prévoit la loi actuellement&nbsp;: afin qu’il y ait plus de transparence, les résultats des analyses des salaires devront être présentées à la Confédération. Cette dernière pourra ainsi mieux évaluer l’efficacité de la LEg et, le cas échéant, l’adapter.</p><p>Il y a lieu de se réjouir que la CSEC-N admette que la LEg révisée est insuffisante et propose une amélioration. Mais cela ne va pas suffire pour donner plus de mordant à un tigre de papier. Renoncer à des sanctions et à une meilleure participation des syndicats constitue une lacune fondamentale dans la mise en œuvre réelle de l’égalité salariale. L’USS demande au Parlement qu’en plus de l’initiative parlementaire de la CSEC-N, il accepte aussi les interventions rejetées par celle-ci afin de donner avec la LEg révisée une vraie chance à l’égalité salariale.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6341</guid><pubDate>Thu, 23 Jan 2020 14:30:00 +0100</pubDate><title>Une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-bonne-nouvelle-pour-le-pouvoir-dachat</link><description>Dépôt de l’initiative d’allègement des primes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue l’aboutissement de l’initiative populaire d’allègement des primes d’assurance-maladie. La rapidité avec laquelle les signatures ont pu être récoltées – avec le soutien des syndicats – démontre l’acuité du problème pour les ménages du pays. Un débat nécessaire va pouvoir s’ouvrir&nbsp;: est-il normal que la prime payée soit la même pour la mère célibataire qui travaille comme vendeuse que pour le cadre supérieur&nbsp;? Au cours des dernières années, de nombreux cantons ont bloqué ou même réduit leurs subsides. Dans le même temps, le montant des primes augmentait sans commune mesure avec la progression des salaires. Résultat&nbsp;: le pouvoir d’achat des ménages stagne. Et le poids total des dépenses obligatoires, en incluant les impôts et les primes d’assurance-maladie, se répartit en réalité de manière dégressive, c’est-à-dire que les revenus modestes sont proportionnellement davantage mis à contribution que les revenus supérieurs.</p><p>Le plafonnement des primes à 10&nbsp;% du revenu disponible est une contribution concrète à l’amélioration du pouvoir d’achat. Il s’inscrit dans le plan en dix points <a href="/themes/economie/detail/dix-mesures-pour-davantage-de-pouvoir-dachat-et-une-suisse-plus-sociale">présenté en novembre dernier</a> par l’USS. Ce n’est que la mise en œuvre de tels instruments qui peut redonner aux personnes qui travaillent des perspectives de progression de leurs conditions de vie, pour que les hausses de salaires ne soient pas absorbées entièrement par l’augmentation des charges obligatoires.</p><p>La santé ne peut pas être un produit de luxe. Or, l’accès aux prestations est déjà restreint, car aux primes par tête s’ajoute le fait qu’en Suisse, la participation directe aux coûts est la plus élevée de tous les pays de l’OCDE. En conséquence, la Suisse détient déjà le triste record du renoncement aux soins, avec les risques pour la santé et les coûts de long terme que cela peut provoquer. La solution réside dans la mise en place d’un financement solidaire, et surtout pas d’une médecine à deux vitesses selon l’épaisseur du porte-monnaie. L’initiative déposée aujourd’hui est un pas important dans cette direction.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/6/csm_200123_Einreichung-PEI_Gysi-Carobbio-PYM_b4806c8699.webp" length="369844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6333</guid><pubDate>Thu, 16 Jan 2020 16:42:53 +0100</pubDate><title>Réforme LPP : une partie du patronat  se défile de ses responsabilités </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reforme-lpp-une-partie-du-patronat-se-defile-de-ses-responsabilites</link><description>Le modèle de réforme LPP des banques et des entrepreneurs est une attaque frontale contre les employé-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le modèle de réforme de la LPP proposé aujourd’hui par les banques et leurs acolytes de la Société Suisse des entrepreneurs et de Swiss Retail est une attaque frontale contre les rentes des employé-e-s. Et il constitue un coup de poignard dans le dos des partenaires sociaux qui ont trouvé, après de longues négociations, un compromis viable. Le projet aurait pour conséquence une baisse des rentes, en particulier dans les caisses de pensions qui ne disposent pas de réserves importantes. Les auteur-e-s ont également déclaré à maintes reprises leur opposition à une modernisation du 2<sup>e</sup> pilier qui apporterait des nettes améliorations pour les rentes des femmes qui sont scandaleusement basses.</p><p>La motivation est évidente&nbsp;: les employeurs du secteur bancaire veulent échapper à leur responsabilité sociale et éviter d’apporter la moindre contribution à une réforme de la LPP permettant à tous les assuré-e-s, dans toutes les caisses, de préserver le niveau des rentes. Ils rejettent la composante de répartition dans le compromis des partenaires sociaux. Et pourtant, c’est précisément celle-ci qui conduit à améliorer le rapport prix-prestations pour les revenus bas et moyens, par exemple dans le secteur de la construction. Il est dès lors frappant que la SSE se prononce de manière offensive contre un compromis pourtant réaliste et favorable à ses propres employé-e-s. Pour Aldo Ferrari, vice-président d’Unia, «&nbsp;la Société Suisse des entrepreneurs combat un modèle qui apporte des avantages à ses membres et renforce la participation des salaires les plus élevés. C’est se moquer des employés qui travaillent dur dans le secteur de la construction&nbsp;».</p><p>Avec le modèle présenté aujourd’hui, les cotisations dans le 2<sup>e</sup> pilier augmenteront et les rentes seront quand même plus basses. Impossible de réussir une réforme sur de tels fondements. «&nbsp;Ce modèle n’offre aucune réponse aux problèmes importants des rentes des femmes qui partiront à la retraite au cours des prochaines années », souligne par ailleurs Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS.</p><p>Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier est d’ores et déjà en difficulté et les rentes diminuent depuis plus de dix ans même si les salarié-e-s sont toujours plus mis à contribution. Il faut trouver des solutions communes pour rétablir la confiance envers le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. Le Conseil fédéral partage cet avis. Seul le compromis des organisations faîtières des partenaires sociaux offre l’opportunité de moderniser le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier et d’apporter un correctif aux rentes trop basses des personnes à revenus bas et moyens, ainsi que des employé-e-s à temps partiel. Il reste la seule base valable pour une solution viable.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6327</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2020 16:00:00 +0100</pubDate><title>Arrêté fédéral portant approbation et mise en œuvre des règlements (UE) 2019/817 et 2019/818 sur l’interopérabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/arrete-federal-portant-approbation-et-mise-en-oeuvre-des-reglements-ue-2019-817-et-2019-818-sur-linteroperabilite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6325</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2020 11:15:00 +0100</pubDate><title>Seule une économie qui sert toute la population a de l’avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nur-eine-wirtschaft-die-der-ganzen-bevoelkerung-nuetzt-hat-zukunft</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS : priorités syndicales pour 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’orientation économiquement toujours plus libérale de la politique sociale et économique de ces 30 dernières années a entraîné une désolidarisation en Suisse. Tel est le résultat de l’analyse publiée aujourd’hui par l’Union syndicale suisse (USS). Grâce aux offensives menées par les syndicats sur les conventions collectives de travail et les salaires minimaux, mais grâce aussi aux luttes défensives conduites avec succès dans la prévoyance vieillesse, contrairement à d’autres pays, il a été possible d’éviter le pire dans la nôtre.</p><p>Il y a une trentaine d’année, le ou la concierge, le personnel de nettoyage ou les agent-e-s de sécurité étaient présents au repas de Noël d’une grande société. Aujourd’hui, ce n’est plus guère le cas parce que les entreprises ont confié nombre d’activités à des sous-traitants. Conséquences : le creusement des écarts salariaux et le renforcement du cloisonnement de la société. Désormais, en raison de « l’économie de plate-forme », le risque de glisser dans l’indépendance fictive est toujours plus grand. Dans la prévoyance vieillesse aussi, la solidarité s’érode. La baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier est censée être compensée dans le 3<sup>e</sup> pilier, via une prévoyance individuelle privée Cette évolution aboutit à une privatisation partielle rampante de la prévoyance vieillesse, dont les banques et les assurances sont les principaux bénéficiaires. Pour les personnes professionnellement actives, à bas ou moyen salaire, le compte n’est pas bon. De plus, les prestations sociales en cas de chômage ou d’invalidité se sont dégradées. La politique fiscale et en matière de dépenses obligatoires s’est mise au service de la classe supérieure : cadeaux fiscaux pour les hauts revenus et réductions insuffisantes des primes-maladie pour le reste de la population.</p><p>En 2020, les syndicats passent à l’offensive pour renforcer l’AVS, en lançant au mois de mars une initiative pour une 13<sup>e</sup> rente AVS et en menant à l’automne une campagne nationale sur les salaires touchant toutes les branches. L’USS s’engage en outre, à travers le compromis trouvé sur la LPP par les partenaires sociaux, pour une amélioration des rentes des femmes, des personnes travaillant à temps partiel et des bas revenus. Sur la prestation transitoire destinée aux chômeurs et chômeuses de plus de 60 ans, elle s’engagera pour que la proposition du Conseil fédéral ne soit pas édulcorée. Ce progrès social aiderait non seulement les personnes concernées, mais stopperait également la tendance à la dégradation de la couverture sociale garantie en cas de chômage.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_31c59f24f6.webp" length="118904" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6372</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2020 11:15:00 +0100</pubDate><title>Dossier n° 137 : Des traces de désolidarisation : analyse et mesures requises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-137-des-traces-de-desolidarisation-analyse-et-mesures-requises</link><description>Ce dossier se penche sur le recul de la solidarité économique et sociale en Suisse et propose des pistes (en allemand, avec une synthèse en français).</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’orientation économiquement toujours plus libérale de la politique sociale et économique de ces 30 dernières années a entraîné une désolidarisation en Suisse. Tel est le résultat de l’analyse publiée aujourd’hui par l’Union syndicale suisse (USS). Grâce aux offensives menées par les syndicats sur les conventions collectives de travail et les salaires minimaux, mais grâce aussi aux luttes défensives conduites avec succès dans la prévoyance vieillesse, contrairement à d’autres pays, il a été possible d’éviter le pire dans la nôtre.</p><p>Il y a une trentaine d’année, le ou la concierge, le personnel de nettoyage ou les agent-e-s de sécurité étaient présents au repas de Noël d’une grande société. Aujourd’hui, ce n’est plus guère le cas parce que les entreprises ont confié nombre d’activités à des sous-traitants. Conséquences : le creusement des écarts salariaux et le renforcement du cloisonnement de la société. Désormais, en raison de « l’économie de plate-forme », le risque de glisser dans l’indépendance fictive est toujours plus grand. Dans la prévoyance vieillesse aussi, la solidarité s’érode. La baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier est censée être compensée dans le 3<sup>e</sup> pilier, via une prévoyance individuelle privée Cette évolution aboutit à une privatisation partielle rampante de la prévoyance vieillesse, dont les banques et les assurances sont les principaux bénéficiaires. Pour les personnes professionnellement actives, à bas ou moyen salaire, le compte n’est pas bon. De plus, les prestations sociales en cas de chômage ou d’invalidité se sont dégradées. La politique fiscale et en matière de dépenses obligatoires s’est mise au service de la classe supérieure : cadeaux fiscaux pour les hauts revenus et réductions insuffisantes des primes-maladie pour le reste de la population.</p><p>En 2020, les syndicats passent à l’offensive pour renforcer l’AVS, en lançant au mois de mars une initiative pour une 13<sup>e</sup> rente AVS et en menant à l’automne une campagne nationale sur les salaires touchant toutes les branches. L’USS s’engage en outre, à travers le compromis trouvé sur la LPP par les partenaires sociaux, pour une amélioration des rentes des femmes, des personnes travaillant à temps partiel et des bas revenus. Sur la prestation transitoire destinée aux chômeurs et chômeuses de plus de 60 ans, elle s’engagera pour que la proposition du Conseil fédéral ne soit pas édulcorée. Ce progrès social aiderait non seulement les personnes concernées, mais stopperait également la tendance à la dégradation de la couverture sociale garantie en cas de chômage.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_31c59f24f6.webp" length="118904" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6316</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2019 12:11:24 +0100</pubDate><title>Au travail, dans la rue, partout : Oui à la protection contre la haine !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/au-travail-dans-la-rue-partout-oui-a-la-protection-contre-la-haine</link><description>Le 9 février, OUI à l&#039;extension de la norme pénale antiracisme</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un homme aime un homme, une femme aime une femme : en Suisse comme ailleurs en Europe, c’est tout naturel aujourd’hui. Ce qui est moins répandu par contre, c’est la protection légale ainsi que l’acceptation sociale des personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bi-, trans- et intersexuel-le-s) : la Suisse n’est qu’au 27e rang dans le classement européen en la matière ! Pour les lesbiennes et les gays, les insultes personnelles, le refus de certains services voire même des agressions n’appartiennent malheureusement toujours pas au passé.</p><p>À l’initiative du syndicaliste Matthias Reynard, le Parlement a donc inscrit dans la loi la protection des lesbiennes, des gays et des bisexuel-le-s contre la haine et la discrimination. Pour être précis, il a été décidé d’étendre l’article de la norme pénale contre le racisme au critère de l’orientation sexuelle. Ainsi, on pourra à l’avenir poursuivre pénalement les personnes ou organisations qui appellent à la haine contre les lesbiennes, les gays et les bisexuel-le-s. Mais cela ne plaît pas aux bigot-e-s et aux réactionnaires dans ce pays. Raison pour laquelle nous voterons le 9 février sur cette modification de la loi.</p><p>La discrimination se produit là où ou les gens passent du temps, et donc trop souvent aussi sur le lieu de travail. Les personnes LGBTI sont particulièrement touchées : moqueries, remarques obscènes et exclusion sociale sont monnaie courante dans le monde du travail. Parfois, la discrimination va même plus loin, p.ex. jusqu’au licenciement ou au refus d’embaucher. C’est là que la norme pénale élargie permettra d’intervenir et de fournir enfin une base légale pour se défendre contre de telles pratiques abusives. Qualifier ce changement de la loi d’« atteinte à la liberté d’expression », comme le font les opposant-e-s, est tout simplement pitoyable.</p><p>En tant que syndicats, nous nous battons depuis longtemps pour une société et un monde du travail où chaque personne est traitée équitablement et appréciée à sa juste valeur, indépendamment de la couleur du passeport, de l’âge, de la religion, du genre ou, justement, de l’orientation et de l’identité sexuelles. L’égalité à tous les niveaux devrait aller de soi et est un principe constitutionnel. Pourtant même dans le monde du travail, elle doit être défendue – et parfois (re)conquise – tous les jours. Les syndicats s’engagent dans cette lutte, dans les entreprises comme dans la politique.</p><p>Conclusion : la votation du 9 février a une portée symbolique importante. Voulons-nous d’une Suisse où chacun et chacune a sa place et se sent en sécurité et apprécié ? Ou voulons-nous continuer de laisser quelques individus attaquer les minorités pour diviser la société ? Notre réponse est claire : Oui à la protection contre les discriminations !</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_queere-eier-diskrimierung-lgbt_galitskaya-iStock_d5d1365f59.webp" length="191472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6317</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2019 11:44:19 +0100</pubDate><title>Le « Commentaire du contrat de travail » fait peau neuve</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/neuer-commentaire-du-contrat-de-travail-erschienen</link><description>Ouvrage de référence dans sa 4e mouture</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ouvrage de référence complet et accessible, le Commentaire du contrat de travail vient de paraître dans sa 4e mouture aux Éditions Réalités sociales, sur mandat de l’Union syndicale suisse (USS).</p><p>Édité pour la première fois il y a trente ans, le Commentaire du contrat de travail&nbsp; a été entièrement revu, actualisé et complété par les avocats spécialisés en droit du travail Christian Bruchez (Genève) et Patrick Mangold (Lausanne) ainsi que l’ancien conseiller national et docteur en droit Jean Christophe Schwaab (Riex). Ces trois éminents spécialistes en la matière sont déjà auteurs de nombreux ouvrages et publications scientifiques.</p><h4>Pas réservé aux juristes</h4><p>Cet ouvrage traite de tous les aspects du contrat de travail, mais aussi des questions de procédure. Il aborde tous les développements récents, comme la nouvelle obligation de négocier un plan social en cas de licenciement collectif dans les grandes entreprises ou la problématique des stages.</p><p>Grâce à un index détaillé, il permet à chacun et chacune de trouver rapidement une réponse à toute question juridique liée à la relation de travail. Il sera donc apprécié tant des juristes chevronnés que des praticiens du droit du travail au quotidien tels que les syndicalistes, responsables du personnel ou travailleuses et travailleurs sociaux. Il constitue également une base de documentation très utile pour les étudiant-e-s.</p><h4>Dans les pas de Christiane Brunner</h4><p>Le premier Commentaire, rédigé notamment par Christiane Brunner en 1989, était le premier ouvrage francophone de droit suisse sur le contrat de travail. Écrit dans un langage très clair et apprécié pour sa lisibilité, il s’est rapidement établi comme un outil largement utilisé et un ouvrage de référence bien connu en Suisse romande.</p><p>Le prix de 78 francs est particulièrement modéré pour un ouvrage juridique. Il favorise un large accès à la connaissance du droit dans ce domaine essentiel.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/c/csm_tim_reckmann-flickr_CC_BY_2.0_justitia_figur_waage_schwert_augenbinde_449f9ab4e3.webp" length="84668" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6312</guid><pubDate>Mon, 16 Dec 2019 14:32:19 +0100</pubDate><title>Apporter des solutions aux problèmes plutôt qu’exploiter des inquiétudes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/apporter-des-solutions-aux-problemes-plutot-quexploiter-des-inquietudes</link><description>Retraite, sécurité sociale, Europe : sans les syndicats, pas de solution</description><content:encoded><![CDATA[<p>La semaine a été marquée par une série d’importantes décisions sur la scène politique fédérale. Il y a&nbsp;celle du Conseil fédéral annoncée aujourd’hui concernant le deuxième pilier : la mise&nbsp;en œuvre du compromis des partenaires sociaux apporte la preuve que les acteurs économiques du pays sont capables de trouver des solutions à l’un des plus sérieux&nbsp;problèmes actuels&nbsp;pour le pouvoir d’achat, celui de la baisse continue des rentes.&nbsp;Les employeurs comme les employés prennent leurs&nbsp;responsabilités, notamment en augmentant leurs contributions.&nbsp;De plus,&nbsp;grâce à la&nbsp;création d’un supplément de rente financé solidairement par répartition, la réforme ne fait pas que stabiliser le niveau général des rentes, mais améliore aussi le niveau&nbsp;aujourd’hui insuffisant&nbsp;des&nbsp;prestations du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier pour les bas et moyens salaires et notamment pour les femmes.<br><br> Quant au&nbsp;vote du Conseil des Etats sur&nbsp;la prestation transitoire (rente-pont) pour les salarié-e-s en fin de carrière, il faut se réjouir que notre revendication soit enfin reconnue sur le principe,&nbsp;tout en regrettant l’improvisation et la mesquinerie des modifications apportées à une courte majorité par le Conseil des Etats.&nbsp;Mais nous pouvons espérer que le Conseil national corrige&nbsp;ces points et qu’une&nbsp;majorité se dessine enfin pour ce renforcement indispensable de notre sécurité sociale.</p><p><br> En nous engageant pour ce projet, nous démontrons, encore une fois, que nous préférons un traitement sérieux des problèmes que rencontrent les gens dans le pays, à l’agitation&nbsp;<br> &nbsp;</p><p class="heading--h4">Défendre et&nbsp;renforcer le dispositif actuel de protection des salaires</p><p><br> Dans les deux cas, nous trouvons sur notre route&nbsp;des milieux qui s’opposent aux solutions pragmatiques, mais ne prennent même pas la peine d’en apporter d’autres. Cet état de fait n’est&nbsp;cependant pas le fruit du hasard : pour l’UDC, la recette la plus efficace est de laisser se développer les problèmes et se dégrader la situation des gens dans le pays. Ceci dans le but,&nbsp;ensuite, de récolter les fruits électoraux de la frustration.<br><br> Ce cynisme se concrétise avec l’initiative UDC de résiliation de la libre circulation des personnes. La fin de la libre circulation impliquerait la rupture brutale des accords bilatéraux avec&nbsp;l’UE et l’entrée dans une période de l’histoire de notre pays où les néolibéraux de l’UDC donneraient le ton. La mise en pièces dans la foulée des mesures de protection des salaires et de&nbsp;soutien aux CCT étendues serait programmée. Elles donneraient&nbsp;tout le pouvoir aux employeurs, libres&nbsp;d’engager des travailleurs et travailleuses précaires et sans droit et d’organiser ainsi une&nbsp;concurrence délétère sur le marché du travail.<br><br> C’est pourquoi&nbsp;la campagne contre l’initiative de résiliation et pour une meilleure sécurité sociale&nbsp;constituera l’un des combats majeurs du début de l’année 2020.&nbsp;Nous défendrons avec&nbsp;force l’égalité des droits pour celles et ceux qui travaillent chez nous. Toutes celles et ceux qui travaillent en Suisse doivent recevoir des salaires suisses.</p><p class="heading--h4">Respect des principes et pragmatisme font notre force</p><p>Par cette lutte contre l’initiative de l’UDC, nous renforcerons notre position sur l’avenir des relations de notre pays avec l’Union européenne : une ouverture régulée, fondée sur un&nbsp;dispositif de protection des salaires autonome fort,&nbsp;qu’il&nbsp;faut&nbsp;continuer à développer.&nbsp;Nous continuerons à défendre&nbsp;des règles et des mécanismes&nbsp;dont la nécessité n’est plus à démontrer,&nbsp;tout en faisant preuve de pragmatisme, comme nous l’avons toujours fait, lorsque des questions se posent dans l’application des règles. Malgré les pressions&nbsp;et les désirs médiatiques que nous changions d’avis, notre position reste la même :&nbsp;il n’y a aucune raison d’affaiblir les règles légales obtenues, ni de nous priver du droit de les renforcer de manière autonome. Si des problèmes légitimes quant à leur mise en œuvre&nbsp;apparaissent, les syndicats ont toujours été ouverts à des solutions pragmatiques et nous continuerons à l’être.&nbsp;</p><p>Nous nous battrons donc avec détermination pour de bons emplois et une protection des salaires forte, contre une initiative de résiliation hostile aux travailleuses et travailleurs!</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_DSC_0721_bearbeitet-1_0da1f53e6f.webp" length="47478" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6324</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2019 12:46:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur des allégements administratifs et des mesures destinées à soulager les finances fédérales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-des-allegements-administratifs-et-des-mesures-destinees-a-soulager-les-finances-federales</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6309</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2019 12:39:00 +0100</pubDate><title>Une occasion historique pour la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-occasion-historique-pour-la-prevoyance-vieillesse</link><description>Ouverture de la consultation sur le réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En juillet 2019, l’Union syndicale suisse a présenté avec l’Union patronale suisse et Travail.Suisse un modèle réalisable de réforme du 2<sup>e</sup> pilier. Le Conseil fédéral a repris ce compromis entre partenaires sociaux et lance aujourd’hui le processus législatif régulier en mettant ce projet de réforme en consultation.</p><p>Le gouvernement saisit ainsi – à raison – l’opportunité de dénouer un blocage de cette réforme qui dure depuis des années et de moderniser la prévoyance vieillesse. Il reconnaît que ce projet apporte les progrès nécessaires face au scandale des rentes du 2<sup>e</sup> pilier trop basses pour les femmes et qu’il maintient le niveau des prestations LPP dans sa globalité. Et ce, malgré une baisse immédiate du taux de conversion minimal de 6,8&nbsp;% à 6,0&nbsp;%. Ce maintien du niveau de prestation est rendu possible d’un côté par l’introduction dans la LPP d’un supplément de rente durable, financé de manière solidaire, supplément qui sera versé individuellement à tous les futurs rentiers et rentières du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. D’autre part, les salarié-e-s et les employeurs et employeuses sont prêts à cotiser ensemble davantage dans le 2<sup>e</sup> pilier.</p><p>Il est primordial de stabiliser la LPP, car les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser depuis plus de dix ans. Avec une solution équilibrée, alliant des mesures liées aux cotisations et des mesures liées aux prestations, le compromis des partenaires sociaux fournit un bon rapport coûts-prestations. L’USS est convaincue que c’est seulement sur cette base qu’une réforme de la prévoyance vieillesse est susceptible de rallier une majorité et peut aboutir. L’USS va donc s’engager en faveur du modèle élaboré par les partenaires sociaux. Et tous les acteurs sont bien conscients qu’il n’y a pas de marge de manœuvre pour rouvrir ce compromis.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6306</guid><pubDate>Thu, 12 Dec 2019 16:05:00 +0100</pubDate><title>Salarié-e-s en fin de carrière : le Conseil des États ne prend pas le problème au sérieux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/salarie-e-s-en-fin-de-carriere-le-conseil-des-etats-ne-prend-pas-le-probleme-au-serieux</link><description>Décision sur la prestation transitoire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États s’est prononcé en principe en faveur de la prestation transitoire destinée aux salarié-e-s en fin de carrière. Mais il a sérieusement sabré dans le projet présenté par le gouvernement et les partenaires sociaux. Pour les personnes concernées, c’est une grande déception. Le nouveau Conseil national est appelé à corriger le tir.</p><p>Les problèmes des salarié-e-s en fin de carrière se sont accrus. L’Union syndicale suisse (USS) n’est pas la seule à le voir au quotidien&nbsp;: l’OCDE et même le SECO partagent ce constat. La discrimination s’exprime à travers, d’une part, plus de rapports de travail précaires et, de l’autre, davantage de chômage chez les plus de 55 ans. Par conséquent, le nombre de personnes en fin de droit et de celles qui dépendent de l’aide sociale augmente continuellement. Raison pour laquelle l’USS demande depuis des années une meilleure couverture sociale pour la génération des salarié-e-s plus âgés. Sont concernées ici des personnes qui, malgré d’intenses recherches, n’ont pas trouvé d’emploi et sont découragées, ce qui ne fait qu’aggraver le problème. Celle ou celui qui se trouve en fin de droit plonge aussi financièrement. Et, un jour ou l’autre, le chemin vers l’aide sociale, et par la suite vers les prestations complémentaires, devient inévitable. La prestation transitoire permettrait d’aider ces personnes dans le besoin. Elle évite le glissement indigne, après une carrière bien remplie, vers le niveau de l’aide sociale pendant quelques années. Mais pas seulement&nbsp;: elle garantit aussi qu’au cours de ces quelques années ne se prépare pas inéluctablement le terrain d’une retraite dans la pauvreté.</p><p>Avec la décision d’aujourd’hui, c’est-à-dire en acceptant les deux propositions Noser, le Conseil des États met dangereusement en péril ces deux effets bien réels de la prestation. D’une part, il veut désormais que la prestation transitoire ne puisse être perçue que jusqu’à l’âge de la retraite anticipée, et non jusqu’à l’âge ordinaire. Et d’autre part, elle sera plafonnée au double seulement du minimum d’existence des prestations complémentaires (au lieu du triple). Compte tenu des coûts élevés de la santé et du logement, les montants de cette prestation ne seraient guère différents de celui de l’aide sociale pour de nombreux bénéficiaires. Et dès l’âge de 62 ans, ceux-ci devront, comme aujourd’hui, essayer de vivre avec des rentes sensiblement réduites, tant dans le 1<sup>er</sup> que le 2<sup>e</sup> pilier. Bon nombre de bénéficiaires de la prestation transitoire rejoindront les rangs des personnes âgées pauvres et seront tributaires à long terme des prestations complémentaires.</p><p>Le Conseil des États a montré aujourd’hui qu’il reconnaît une nécessité d’agir dans ce domaine. Tout de même&nbsp;: avec la prestation transitoire, une nouvelle prestation sociale ciblée est déjà traitée au Parlement, quelques mois seulement après sa proposition initiale par les partenaires sociaux. Mais en acceptant inutilement les deux propositions Noser, la Chambre des cantons affaiblit énormément les effets de cette mesure. Au Conseil national maintenant de prendre ses responsabilités et de corriger le projet en conséquence.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6294</guid><pubDate>Tue, 10 Dec 2019 18:33:00 +0100</pubDate><title>Solidarité avec les syndicats français</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidaritaet-mit-den-franzoesischen-gewerkschaften</link><description>Message de l&#039;USS à propos de la lutte contre la réforme des retraites en France</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'USS exprime toute sa solidarité envers les travailleurs et travailleuses en France ainsi qu'avec leurs syndicats dans leur mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Dans leur message de solidarité, le président de l'USS Pierre-Yves Maillard et le secrétaire central Luca Cirigliano qualifient le projet d' « inacceptable&nbsp;» et soulignent qu'il ne peut que « saper la confiance des travailleuses et travailleurs dans la stabilité des pensions&nbsp;». Ils assurent les manifestant-e-s et les syndicats de soutien dans ce combat et leur souhaitent « courage, détermination, et succès&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/8/csm_Jeanne_Menjoulet-flickr_CC_BY_2.0_191205_frankreich_paris_rentenreform_demo_transparent_macronie_bientot_fini_26eb3f6e81.webp" length="136674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6999</guid><pubDate>Mon, 02 Dec 2019 14:16:00 +0100</pubDate><title>« Je défends mes droits » – Les droits des apprentis et apprenties</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/je-defends-mes-droits-les-droits-des-apprentis-et-apprenties</link><description>Un guide pour les jeunes et les apprenti·e·s – en ligne et sous forme de brochure</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que de choses nouvelles, lorsque l'on est en formation ou que l'on a son premier boulot ! Dès le départ, on est confronté à un grand nombre de règles et de questions ainsi qu'à beaucoup d'insécurité avec lesquelles on n'avait jamais eu à faire avant. C'est pour cela que la Jeunesse syndicale de l'Union syndicale suisse (USS) a créé une nouvelle offre en ligne. Le guide de référence, « Je défends mes droits » aide les jeunes qui sont en formation ou viennent d'en acquérir une, les jeunes travailleurs et travailleuses, à connaître leurs droits et à les faire valoir. Le site web <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a>, s'adresse de fait aux apprenti(e)s et aux jeunes travailleurs et travailleuses, de même qu'aux jeunes qui sont sans emploi ou dans une année de transition.</p><h3>Quelles sont mes droites comme apprenti ?</h3><p>En Suisse, plus de 400 000 jeunes suivent actuellement une formation professionnelle, et près de la moitié d'entre eux selon le modèle dual, c'est-à-dire en entreprise et à l'école. Ce qui représente beaucoup de défis et de questions. Par exemple :</p><ul><li>À combien de jours de congé de formation ai-je droit ?</li><li>Quelles sont les activités professionnelles autorisées et celles qui sont interdites ?</li><li>Quelles sont les règles appliquées pour l'utilisation d'Internet dans l'entreprise ?</li></ul><p>Le guide en ligne de la Jeunesse syndicale permet de trouver les bonnes réponses à ces questions. Dans cette brochure de référence, toutes les informations importantes et précieuses se répartissent dans près de 400 mots-clés, d'Absences à Visite d'entreprise, en passant par Heures supplémentaires. Une fonction de recherche facile à manier permet en outre aux jeunes de s'y retrouver facilement.</p><p>Il est naturellement aussi possible de charger le site web <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a> sur son smartphone. Mais si l'on préfère la verson papier, <a href="/services/brochures-livres/commander" class="link link--internal">on peut commander le guide sous forme de brochure</a> petit format auprès de l'Union syndicale suisse.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/9/csm_lehrlingsbroschuere_titel_dreisprachig_beschnitten_7b94f12696.webp" length="35228" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6271</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 18:30:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil national peut et doit renforcer le domaine des soins </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-peut-et-doit-renforcer-le-domaine-des-soins</link><description>La pénurie de personnel et la dégradation de la qualité des soins guettent </description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon l'OCDE, aucun pays occidental n'emploie autant de personnel infirmier formé à l'étranger que la Suisse : un quart de notre personnel infirmier possède un diplôme étranger, et plus du tiers est d'origine étrangère. La formation du personnel soignant en Suisse est donc largement financée par des pays étrangers et (plus pauvres), et notre pays contribue ainsi à la pénurie de personnel soignant en dehors de ses frontières. Ce qui n'a pas empêché l'aggravation de la pénurie de personnel de soins aussi chez nous. À terme, la demande en personnel infirmier formé ne cessera d'augmenter, en raison de l'évolution démographique.</p><h3>Stress élevé, salaires trop bas</h3><p>Dans ce contexte, le quotidien actuel des soins est préoccupant : depuis des années, la concurrence entre les hôpitaux et les homes déclenchée par le nouveau financement hospitalier et des soins s'exerce sur le dos du personnel. En même temps, la complexité des cas ne cesse de croître, ce qui contribue à une augmentation de l'intensité du travail. Résultat : stress, problèmes de qualité et une durée moyenne d'exercice de la profession faible, soit à peine 15 ans. Il suffit d'examiner les salaires dans le secteur des soins pour trouver une explication suffisante : par rapport au salaire moyen dans l'OCDE, seules la Lituanie et la Lettonie paient moins leur personnel soignant que la Suisse !</p><p>Il est donc urgent de renforcer sensiblement les conditions de travail et ainsi l'attractivité des professions de soins. Cela doit passer par une rémunération adéquate, des horaires de travail raisonnables et par le développement des compétences professionnelles. L'initiative sur les soins infirmiers de l'ASI - membre de l'USS avec statut d'observatrice - aborde toutes ces questions et exige un paquet complet de mesures pour renforcer la qualité et la quantité des soins. Certes les modifications de loi et décisions présentées dans le cadre d'un contre-projet indirect représentent des progrès évidents dans le domaine de la création de nouvelles places de formation et du renforcement des compétences, mais elles ne contiennent aucune mesure d'amélioration des conditions de travail ou de promotion de la qualité. De plus, les fonds que la Confédération doit fournir conformément au contre-projet dépendent fortement de la participation des cantons. Si certains d'entre eux ne bougent pas, la nouvelle loi restera sans effet. La plus grande faiblesse de la révision est que la prestation indépendante du personnel soignant devra être liée aux " accords avec les assurances ". Cette nouvelle tentative du lobby des assureurs maladie de saper, par des voies détournées, l'obligation contractuelle envers les prestataires de services est tout à fait inacceptable. C'est précisément ce genre de tentative qui a déclenché le lancement de l'initiative sur les soins !</p><h3>Contre-projet : des améliorations nécessaires</h3><p>Pour l'USS, il est donc clair que le nouveau Conseil national doit retirer l'" article de lobbying " du projet le plus vite possible lors de la session d'hiver, et ensuite améliorer ce contre-projet en vue d'un éventuel retrait de l'initiative. Il faut des mesures contraignantes pour l'amélioration des conditions de travail (obligation de CCT), des directives claires en matière de cofinancement par les cantons et des obligations légales d'amélioration de la qualité des soins. Enfin et surtout, les modifications de loi ne doivent pas être limitées à une durée de huit ans, comme proposé par le Conseil fédéral. Ce serait malhonnête parce que la " pénurie de personnel infirmier " n'aura pas disparu d'ici là. De plus, d'un point de vue démocratique, la mode actuelle consistant à produire des lois avec dates d'expiration est fondamentalement discutable.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/b/csm_Altenheim_iStock-wavebreakmedia-820254064_476e1e8228.webp" length="168328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6277</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 17:00:00 +0100</pubDate><title>Non au sabotage du partenariat social ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-au-sabotage-du-partenariat-social</link><description>Le Conseil des États doit rejeter la motion Baumann </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a récemment lancé une attaque frontale contre le partenariat social et la protection cantonale des salaires dans les cantons frontaliers que sont Neuchâtel, le Jura, et le Tessin. Aujourd'hui, la balle est dans le camp du Conseil des États : la motion Baumann, qui a lancé le pavé dans la mare, doit être rejetée, et ce, peu avant la votation au printemps sur l'initiative catastrophique contre la voie bilatérale (initiative " de limitation ").</p><p>Le texte (motion 18.3934) porte le joli nom de « Renforcer le partenariat social dans le cadre de conventions collectives nationales de travail ». Ceci est plutôt cynique, car cette motion veut en fait empêcher les cantons de prendre des mesures contre les salaires trop bas : les salaires minimaux cantonaux ne s'appliqueraient plus dans les secteurs où une convention collective de travail (CCT) déclarée de force obligatoire contient également des dispositions sur les salaires. La motion ne veut rien de plus que de produire des travailleurs et travailleuses pauvres.</p><p>Pourtant, selon la Constitution fédérale, les cantons sont compétents pour légiférer en matière de politique sociale. Ils peuvent donc également déterminer que les salaires doivent couvrir le minimum vital. C'est pourquoi, lors du débat sur un salaire minimum national, les opposants à l'initiative ont toujours bien souligné que les cantons pouvaient introduire un salaire minimum si nécessaire. Et le Tribunal fédéral a confirmé cette compétence.</p><h3>Des exceptions à la baisse</h3><p>Une mise en œuvre de la motion Baumann constituerait une violation flagrante de la Constitution et un sabotage du partenariat social. Les CCT pourraient être dévoyées dans le but d'affaiblir encore davantage un droit du travail déjà bien fluet et de contourner la volonté du législateur. Au lieu de garantir de meilleures conditions que les normes minimales légales pour les salarié-e-s, elles permettraient au contraire de faire des exceptions, à la baisse. Il serait aussi dangereux que scandaleux que les CCT puissent servir d'instrument pour faire baisser les salaires légaux.</p><p>Il est inquiétant que cette atteinte à la souveraineté des cantons vienne précisément de la part du Conseil des États. La motion s'attaque en effet aux salaires des employé-e-s dans les régions frontalières des cantons de Neuchâtel et du Jura, mais aussi au Tessin et à Bâle, où une loi cantonale sur le salaire minimum fait actuellement l'objet d'un débat. Il faut espérer que la nouvelle Chambre des États suivra la proposition du Conseil fédéral, des cantons et des syndicats et rejettera la motion Baumann au lieu de torpiller la paix sociale en Suisse.</p><p>Les intentions et les méthodes du motionnaire sont particulièrement dangereuses en cette période précédant la votation sur l'initiative de l'UDC. Les cantons frontaliers avaient introduit des salaires minimaux cantonaux comme une des mesures pour lutter contre la pression sur les salaires dans le cadre de la libre circulation des personnes. Ces cantons se verraient désormais privés de cet outil par le Parlement : du pain béni pour l'initiative " de limitation " !</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6275</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 16:00:00 +0100</pubDate><title>Une prestation transitoire pour une meilleure protection sociale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-prestation-transitoire-pour-une-meilleure-protection-sociale</link><description>Salarié-e-s de 55+ : le Conseil des États a les cartes en mains </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse a un problème sur le marché du travail: la discrimination fondée sur l'âge. Bien que la pénurie de main-d'œuvre qualifiée fasse parler d'elle depuis des années, les plus de 55 ans n'en ressentent que peu les effets.</p><p>Entre 2014 et 2018, le chômage a comme prévu diminué dans tous les groupes d'âge, mais chez les plus de 55 ans, il a augmenté, malgré une belle période de prospérité économique. De plus, la proportion de contrats de travail précaires augmente chez les travailleurs et travailleuses plus âgés : depuis des années, le travail temporaire et les activités accessoires augmentent à un rythme supérieur à la moyenne chez les plus de 55 ans.</p><p>C'est pourquoi l'OCDE demande depuis longtemps à la Suisse de légiférer contre la discrimination fondée sur l'âge, la dernière fois dans son rapport sur la Suisse publié récemment. Concrètement, cela signifie qu'il faut enfin introduire chez nous une protection renforcée contre le licenciement pour le personnel de longue durée. Il s'agit d'une norme éprouvée dans les pays européens voisins, ainsi que dans certaines CCT de branches en Suisse. La nouvelle composition du parlement redonne espoir : à en croire les réponses&nbsp;« smartvote »des nouveaux élu-e-s, une meilleure protection contre le licenciement a de bonnes chances d'être mise en œuvre au Parlement.</p><h3>Prévenir durablement la pauvreté liée à l'âge</h3><p>De plus, l'amélioration de la protection sociale pour les chômeurs et chômeuses plus âgés en fin de droit reste une préoccupation urgente. Car une fois au chômage, les personnes plus âgées courent un risque très élevé d'arriver en fin de droit. L'Office de l'économie et des impôts du canton de Zurich déclare qu'aujourd'hui, une personne au chômage sur deux (!) âgée de plus de 60 ans finit par se retrouver en fin de droit. Et souvent, voici ce qui suit : les personnes concernées doivent vivre de leur fortune (souvent avec le capital LPP) avant de pouvoir bénéficier de l'aide sociale. En même temps, cela jette les bases de la pauvreté et de la dépendance envers les prestations complémentaires (PC). Les personnes concernées se voient privées de toute dignité : elles ont&nbsp;« trimé&nbsp;» toute leur vie et ont cotisé aux assurances sociales. Au zénith de leur expérience professionnelle, on les laisse tomber et elles atterrissent dans un néant professionnel et financier.</p><p>La prestation transitoire (PT) proposée par le Conseil fédéral remédie à cette situation: elle doit garantir aux personnes de plus de 60 ans un niveau de vie équivalent aux PC jusqu'à ce qu'elles atteignent l'âge ordinaire de la retraite, et en même temps assurer leur rente ensuite. Ainsi, la PT comble le fossé entre l'arrivée en fin de droit et la rente, et prévient la pauvreté chez les personnes âgées. Les dépenses sont tout à fait gérables : comme la Confédération et les cantons économiseront sur les PC ordinaires ainsi que sur l'aide sociale, les coûts nets de la PT ne dépasseront pas 200 millions de francs par an.</p><h3>Décision lors de la session d'hiver</h3><p>Lors de la session d'hiver, le Conseil des États doit tout mettre en œuvre pour adopter rapidement la nécessaire révision législative, avec quelques améliorations importantes : tout d'abord, la PT doit prendre effet pour les chômeurs âgés de plus de 55 ans (ou des personnes en fin de droit de plus de 57 ans), parce que tous les indicateurs du marché du travail indiquent que les problèmes mentionnés augmentent rapidement dès cette tranche d'âge. Limiter les PT aux personnes en fin de droit seulement dès 62 ans, comme l'exigent les employeurs et le PLR, serait une marque de mépris envers les personnes concernées. Même un geste purement symbolique serait mieux reçu !</p><p>Le Conseil des États doit également améliorer le plafond des prestations transitoires proposé par le Conseil fédéral. Ce dernier implique que de nombreuses personnes concernées dans les cantons où les loyers et les primes sont élevés n'auraient même pas droit au niveau de vie des PC. Et là aussi, la demande alternative de la droite - abaisser encore le plafond - est tout à fait incompréhensible : il ne s'agirait ni plus ni moins que d'une&nbsp;« aide sociale par la porte de derrière&nbsp;» et tromperait ainsi également les personnes concernées.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_Frau-ue55-nachdenklich-Fenster_photocase-gu.ju._471161b42a.webp" length="53674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6304</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 15:02:00 +0100</pubDate><title>Iv.pa. 17.412 «Egalité des chances dès la naissance»</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/ivpa-17412-egalite-des-chances-des-la-naissance</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6302</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 14:58:00 +0100</pubDate><title>Iv.pa. 16.419 «Dispositifs médicaux figurant sur la liste des moyens et appareils. Instaurer la concurrence sur les prix»</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ivpa-16419-dispositifs-medicaux-figurant-sur-la-liste-des-moyens-et-appareils-instaurer-la-concurrence-sur-les-prix</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6299</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 13:11:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur les identifiants uniques et les dispositifs antieffraction sur les emballages de médicaments à usage humain</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-les-identifiants-uniques-et-les-dispositifs-antieffraction-sur-les-emballages-de-medicaments-a-usage-humain</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6297</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 13:02:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation LERI</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/loi-federale-sur-lencouragement-de-la-recherche-et-de-linnovation-leri</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la modification de la LERI</description><content:encoded><![CDATA[<p>Veuillez télécharger notre réponse à partir du PDF ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6335</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2019 18:30:00 +0100</pubDate><title>Dossier n° 136 : Analyse des finances cantonales 2019 / 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-136-analyse-des-finances-cantonales-2019-2020</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce dossier, l'USS analyse les finances des cantons et compare les chiffres des recettes fiscales et des dépenses sur la base d'indicateurs choisis. Pour la première fois, il contient également un «&nbsp;classement&nbsp;» des cantons dans les différents domaines.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6284</guid><pubDate>Tue, 19 Nov 2019 09:51:00 +0100</pubDate><title>Les cantons ouvrent grand la porte à la sous-enchère</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-cantons-ouvrent-grand-la-porte-a-la-sous-enchere</link><description>Marchés publics : une décision irresponsable</description><content:encoded><![CDATA[<p>En décidant le 15 novembre de maintenir le principe du lieu d'origine des entreprises de détachement de main d'oeuvre dans l'accord intercantonal sur les marchés publics (AIMP), les cantons ne se montrent pas à la hauteur de leurs responsabilités. Ils ouvrent littéralement grand la porte à la sous-enchère salariale et sociale.</p><p>Cette décision est d'autant plus incompréhensible que la Confédération a elle-même récemment révisé sa loi sur les marchés publics (LMP) et que les syndicats sont parvenus à empêcher des détériorations, en particulier le passage au principe du lieu d'origine. Le Parlement a finalement décidé de garder le principe du lieu d'exécution, qui a fait ses preuves.</p><p>D'une manière générale, avec la loi révisée sur les marchés publics, le changement de paradigme attendu depuis longtemps peut enfin avoir lieu : la qualité et les aspects sociaux retrouvent une certaine importance, ce n'est plus le prix qui détermine tout. Le message aux cantons était clair. Pourtant, ceux-ci n'ont pas saisi l'occasion de suivre cette direction.</p><p>Le refus des cantons de passer enfin au principe du lieu de prestation, dans le contexte des nouvelles dispositions de la LMP, laisse perplexe : lors du débat parlementaire, il a été souligné explicitement que l'inscription de ce principe constituait une incitation directe à l'harmonisation de l'AIMP.</p><p>Nous trouvons très inquiétant du point de vue de la politique juridique que les cantons ignorent sciemment la volonté du législateur dans un domaine aussi important, malgré le mandat très clair d'aller vers une harmonisation. C'est aussi un affront fait aux travailleurs et travailleuses des branches les plus touchées, ainsi qu'aux entreprises des cantons " à hauts salaires " qui se retrouvent désavantagées par rapport aux soumissionnaires venant de cantons " à bas salaires ". Si elles veulent rester dans la course, les premières devront tendre vers une détérioration des conditions de travail et des salaires. En maintenant le principe du lieu d'origine, les cantons ont lancé une spirale descendante. Les faîtières syndicales USS et Travail.Suisse, ainsi que les syndicats les plus concernés Syna et Unia, condamnent cette décision avec la plus grande vigueur.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_Strassenbau-Baustelle_Juan-Enrique-iStock_727d4cc409.webp" length="459124" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6242</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2019 14:30:00 +0100</pubDate><title>Égalité, rentes, climat : les revendications de l&#039;USS sont claires </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/egalite-rentes-climat-les-revendications-de-luss-sont-claires</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Réunis en assemblée ce vendredi, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont pris plusieurs décisions importantes visant à renforcer durablement l’AVS, faire progresser l’égalité pour les femmes, soutenir la grève pour le climat et exiger des mesures contre le changement climatique qui soient socialement équilibrées.</p><h3>Une 13e rente AVS</h3><p>Après un débat intense sur le projet d’initiative populaire pour une 13e rente AVS, les quelque 100 syndicalistes ont décidé à une large majorité de lancer cette initiative au printemps 2020. « Avec cette initiative, nous faisons une proposition concrète et facile à mettre en œuvre afin de contrer les baisses de rentes du 2e pilier. Nous n’exigeons rien d’autre que de se rapprocher de l’objectif constitutionnel selon lequel l’AVS doit assurer les besoins de base », a expliqué le président de l’USS Pierre-Yves Maillard devant les délégué-e-s. Pour ces derniers, il ne fait pas de doute que cette revendication ralliera derrière elle une majorité d’électrices et électeurs, surtout en cette année de la Grève des femmes*. En effet, « une amélioration de l’AVS est d’une importance existentielle spécialement pour les femmes, qui, trop souvent, ne peuvent compter sur une caisse de pensions », a exposé la secrétaire centrale de l’USS Gabriela Medici dans son intervention. Si l’on ne renforce pas le 1er pilier, « nous assisterons à une privatisation rampante de la prévoyance vieillesse à travers l’expansion du 3e pilier », a souligné pour sa part Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS. « Seules les personnes bien payées en profiteront, ainsi que les banques et les assurances grâce à des frais élevés ».</p><h3>Égalité des chances</h3><p>La Grève des femmes* a fait l’objet d’autres discussions lors de l’assemblée. Les délégué-e-s de l’USS ont clairement adopté la proposition d’élaborer un programme d’action pour améliorer la situation dans les domaines de la garde d’enfants, des soins et de l’assistance. Une véritable égalité des chances pour les femmes dans le monde du travail n’est possible que lorsque « les services de garde de qualité, dans le cadre du service public, sont accessibles à tout le monde à un prix raisonnable », peut-on lire dans le texte adopté.&nbsp; De plus, la responsabilité de la prise en charge des enfants et des adultes qui en ont besoin doit être répartie à parts égales entres hommes et femmes. Pour l’USS, il est par ailleurs indispensable que le travail de garde, de soins et d’assistance soit globalement revalorisé. Il faut entre autres que les conditions de travail et les salaires s’améliorent dans les professions concernées.</p><h3>Protection du climat</h3><p>Les délégué-e-s de l’USS ont conclu l’assemblée par un débat sur le changement climatique. Ils ont adopté une résolution dans laquelle ils expriment clairement leur soutien au mouvement pour le climat. Techniquement et économiquement, une Suisse climatiquement neutre est réalisable et offre aussi de grandes opportunités. Les délégué-e-s soulignent dans ce texte que des mesures socialement tolérables sont nécessaires. Compte tenu de la hausse des coûts de la santé et du logement, les taxes supplémentaires devront être intégralement redistribuées. Et la Confédération devra financer les éventuels programmes d’encouragement avec ses ressources générales. Pour l’Union syndicale, le tournant énergétique et la protection du climat doivent surtout aller de pair avec un accroissement des investissements, notamment dans la production d’électricité ou les transports publics. Et avec un service public fort.<br><br> Les syndicats s’emploieront à nouer ou poursuivre des contacts au niveau local avec les collectifs engagés pour le climat afin de discuter des possibilités de mobilisation commune, fondées également sur des revendications pour le monde du travail. Les fédérations membres sont appelées à envisager une heure de grève ou d’action durant le temps de travail. L’USS poursuivra son engagement constant en faveur d’une reconversion écologique rapide de l’économie suisse qui profite à l’ensembles des travailleurs et à toute la population.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/b/csm_191115_dv-abstimmung_fcf1bb1ad7.webp" length="168428" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6279</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2019 12:21:00 +0100</pubDate><title>Attaque contre les conventions collectives de travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-contre-les-conventions-collectives-de-travail</link><description>Sabotage du partenariat social sur le dos des « working poors » </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a décidé par 9 voix contre 3 et une abstention de recommander la motion Baumann pour adoption. Le texte porte le joli nom de " Renforcer le partenariat social dans le cadre de conventions collectives nationales de travail ". Ceci est plutôt cynique, car cette motion veut en fait empêcher les cantons de prendre des mesures contre les salaires trop bas : les salaires minimaux cantonaux ne s'appliqueraient plus dans les secteurs où une convention collective de travail (CCT) déclarée de force obligatoire contient également des dispositions sur les salaires. La motion ne veut rien de plus que de produire des travailleurs et travailleuses pauvres</p><p>Pourtant, selon la Constitution fédérale, les cantons sont compétents pour légiférer en matière de politique sociale. Ils peuvent donc également déterminer que les salaires doivent couvrir le minimum vital. C'est pourquoi, lors du débat sur un salaire minimum national, les opposants à l'initiative ont toujours bien souligné que les cantons pouvaient introduire un salaire minimum si nécessaire. Et le Tribunal fédéral a confirmé cette compétence.</p><h3>Exceptions à la baisse</h3><p>Une mise en œuvre de la motion Baumann constituerait une violation flagrante de la Constitution et un sabotage du partenariat social. Les CCT pourraient être dévoyées dans le but d'affaiblir encore davantage un droit du travail déjà bien fluet et de contourner la volonté du législateur. Au lieu de garantir de meilleures conditions que les normes minimales légales pour les salarié-e-s, elles permettraient au contraire de faire des exceptions, à la baisse. Il serait aussi dangereux que scandaleux que les CCT puissent servir d'instrument pour faire baisser les salaires légaux.</p><p>Il est inquiétant que cette atteinte à la souveraineté des cantons vienne précisément de la part du Conseil des États. La motion s'attaque en effet aux salaires des employé-e-s dans les régions frontalières des cantons de Neuchâtel et du Jura, mais aussi au Tessin et à Bâle, où une loi cantonale sur le salaire minimum fait actuellement l'objet d'un débat. Il faut espérer que la nouvelle Chambre des États suivra la proposition du Conseil fédéral, des cantons et des syndicats et rejettera la motion Baumann au lieu de torpiller la paix sociale en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6269</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2019 11:55:00 +0100</pubDate><title>Prévoyance vieillesse : cap sur l’initiative pour une 13e rente AVS ! </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/prevoyance-vieillesse-cap-sur-linitiative-pour-une-13e-rente-avs</link><description>Décision de l&#039;Assemblée des délégué-e-s de l&#039;USS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de leur Assemblée ce vendredi, les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS) ont décidé de passer à l'offensive dans la prévoyance vieillesse en choisissant de lancer une initiative populaire pour une 13e rente AVS. Le Comité de l'USS fixera le début de la récolte des signatures.</p><p>Cette initiative est la réponse des syndicats au problème des rentes qui devient toujours plus évident :</p><ul><li>Les rentes du 2e pilier baissent depuis des années, même si les salarié-e-s cotisent toujours plus dans leur caisse de pensions.</li><li>La situation des rentes est particulièrement problématique pour les femmes : pour autant qu'elles touchent une rente du 2e pilier, celle-ci est en moyenne moitié moins élevée que celle des hommes.</li><li>Les rentes sont déjà terriblement basses : la moitié des personnes qui sont parties à la retraite en 2017 doivent s'en sortir avec moins de 3600 francs par mois (rentes AVS et LPP).</li></ul><p>Une 13e rente AVS devient nécessaire, tout comme l'est le 13e salaire perçu par une bonne partie des salarié-e-s. L'initiative est une première étape vers des rentes qui garantissent le niveau d'existence. Une personne qui a travaillé toute sa vie doit pouvoir vivre de sa rente : c'est ce que stipule la Constitution fédérale depuis près de 50 ans. Les femmes sont tout particulièrement tributaires d'une AVS performante. C'est d'ailleurs la seule assurance sociale qui prend en compte, dans le calcul de la rente, le travail de soins et d'assistance non rémunéré, principalement effectué par les femmes.</p><p>Cette initiative est simple, mais elle fait mouche : elle demande le versement d'une rente de vieillesse supplémentaire, du même montant que la rente AVS perçue chaque mois. Cela correspond à une augmentation de la rente de 8,33 %. En raison du caractère compensatoire de l'AVS, ce sont les bas et moyens revenus qui en profitent le plus. En guise d'exemple, une famille composée d'un conducteur de tram, d'une vendeuse à la Coop à temps partiel et d'un enfant toucherait grâce à l'initiative 300 francs de plus par mois en rente AVS. L'initiative prévoit en outre que les bénéficiaires de prestations complémentaires profitent également de la 13e rente.</p><p>Les délégué-e-s de l'USS ont par ailleurs décidé que les bénéfices de la Banque nationale suisse doivent être mis à contribution pour financer l'AVS. Il s'agira d'œuvrer au Parlement afin de rallier des majorités en faveur de cette idée. Si la voie parlementaire devait échouer, l'USS examinera le lancement éventuel d'une initiative sur ce sujet.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_191115_Medici-DV_e3efa162ab.webp" length="100624" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6274</guid><pubDate>Thu, 14 Nov 2019 13:00:00 +0100</pubDate><title> Dix mesures pour davantage de pouvoir d’achat et une Suisse plus sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dix-mesures-pour-davantage-de-pouvoir-dachat-et-une-suisse-plus-sociale</link><description>Problèmes de pouvoir d’achat et politique fiscale antisociale </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a un problème de pouvoir d’achat. Les salaires réels font du surplace, les rentes du 2e pilier baissent bien que les cotisations ne cessent d’augmenter, et le fardeau qui pèse sur les revenus bas et moyens à cause des primes d’assurance-maladie atteint souvent des niveaux intolérables. À cause de ces primes-maladie par personne, les impôts et les redevances ont même globalement commencé à avoir un effet dégressif, malgré les réductions de primes. De plus en plus de ménages de Suisse ont des difficultés à payer leurs factures. Si l’on exclut les dépenses de santé, la consommation par habitant-e est en baisse.</p><p>Pour résoudre ces problèmes, l’Union syndicale suisse (USS) a proposé, lors de la conférence de presse de ce jour, un <strong>train de mesures en dix points </strong>pour davantage de pouvoir d’achat et une Suisse plus sociale :</p><ul><li>&nbsp;&nbsp; hausses substantielles de salaire ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; lutte sans délai contre la discrimination salariale des femmes, avec la participation des syndicats ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; 13e salaire pour tout le monde dans les CCT et les entreprises (coiffure, centres d’appels, etc.) ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; amélioration substantielle de la situation professionnelle des femmes (entre autres en développant les offres de structures d’accueil des enfants comme service public et financées en tant que tel ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; davantage de CCT fixant des salaires minimaux et une meilleure protection des salarié-e-s ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; renforcement de l’AVS via une 13e rente mensuelle (décision lors de l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 15.11) ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; amélioration du rapport prix/prestations dans le 2e pilier, entre autres à travers une composante de redistribution, comme prévu dans le compromis des partenaires sociaux ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; limitation de la charge représentée par les primes-maladie à 10 % du revenu disponible, comme prévu dans l’initiative populaire du Parti socialiste (hausses des réductions de prime) ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; distribution d’une partie des bénéfices de la BNS en faveur de l’AVS ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; augmentation des allocations familiales.</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Politique sociale</category><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/f/csm_191114_Medici-Maillard-Lampart_29ebbbdbbf.webp" length="193962" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6246</guid><pubDate>Tue, 12 Nov 2019 14:00:00 +0100</pubDate><title>Message de solidarité envers les syndicats chiliens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidaritaet-mit-den-chilenischen-gewerkschaften</link><description>L&#039;USS exige la fin des violences d&#039;État au Chili </description><content:encoded><![CDATA[<p>Au vu de la contestation qui perdure au Chili, l'Union syndicale suisse (USS) a envoyé un message de solidarité avec les manifestant-e-s et en faveur des revendications des syndicats, dans une lettre adressée à la confédération syndicale Bloque Sindical de Unidad Social.</p><p>Le président chilien et son gouvernement doivent cesser les violences envers les protestataires et leurs attaques contre les droits démocratiques, écrivent Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, et Luca Cirigliano, secrétaire central en charge de l'international, dans leur message de solidarité. La politique d'austérité pousse la population au désespoir et doit être stoppée immédiatement. La population et les syndicats appellent de leurs vœux des salaires minimaux, un service public de qualité et des rentes qui permettent de vivre dans la dignité. Ils doivent être entendus.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/e/csm_diego_correa-flickr_chile_demo_protest_2019_topf_schlagen_CC_BY_2.0_7aa5afb747.webp" length="155356" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6238</guid><pubDate>Fri, 08 Nov 2019 14:03:00 +0100</pubDate><title>Finances cantonales 2020 : grosses fortunes, peu d’investissements </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/finances-cantonales-2020-grosses-fortunes-peu-dinvestissements</link><description>Le vent tourne dans la situation financière des cantons </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les cantons ont désormais tous publié leur budget et leur planification financière et l'USS peut à nouveau présenter son analyse détaillée de l'état des finances cantonales. En plus des indicateurs généraux, nous avons examiné de plus près les domaines de dépenses qui sont en augmentation, comme la formation et les soins de longue durée.</p><p>La haute conjoncture économique des dernières années s'est aussi ressentie dans les caisses cantonales. Ainsi en 2018, les recettes fiscales des cantons ont augmenté globalement de 3,6 % par rapport à 2017, soit nettement plus que la croissance de la création de valeur. Pour 2020, la majorité des cantons continue de tabler sur une croissance des recettes fiscales, mais elle s'annonce nettement plus faible. Ce ralentissement s'explique en partie par des perspectives économiques un peu moins roses, mais il est aussi un signe avant-coureur de la mise en œuvre de la réforme fiscale RFFA dans les cantons (dans la plupart des cantons, les premières révisions des lois fiscales cantonales entreront en vigueur dès le 1.1.2020). Ainsi, sept cantons au total s'attendent même à une baisse des rentrées fiscales, malgré une économie en croissance. À Bâle-Ville, la baisse devrait être de près de 5 %. C'était pourtant l'un des cantons pour lesquels la réforme nationale semblait taillée sur mesure pour permettre une mise en œuvre sans incidence sur les revenus.</p><h3>Baisse des excédents malgré le peu d'investissements</h3><p>En 2020, les excédents budgétaires structurels (c.-à-d. le résultat du compte financier corrigé des fluctuations de la conjoncture et des fluctuations exceptionnelles) devraient diminuer dans 15 cantons sur 26. Logiquement, cela devrait découler d'une augmentation des dépenses d'investissements. En effet, d'une part, de nombreux domaines ont besoin d'investissements de taille (en particulier dans la formation et les soins de longue durée) et, d'autre part, le contexte persistant des taux d'intérêt bas ou négatifs ainsi que le ralentissement de l'économie appellent une politique active d'investissements. Pourtant, c'est tout le contraire qui se passe dans de nombreux cantons : selon les budgets présentés, les dépenses d'investissements devraient diminuer dans 12 cantons sur 26 en 2020. La détérioration des résultats structurels du compte financier ne s'explique donc pas par une politique active d'investissements, mais elle découle bien souvent des mises en œuvre cantonales de la RFFA. Cette évolution est préoccupante : la transformation des systèmes cantonaux de l'imposition des entreprises ne devrait pas être dévoyée dans le but de raviver la concurrence fiscale intercantonale à un niveau encore plus bas.</p><h3>Grosse erreur budgétaire, grosse fortune</h3><p>Dans ses publications antérieures sur les finances cantonales, l'USS avait déjà constaté que l'exactitude de la budgétisation laissait à désirer dans presque tous les cantons. Ceux-ci se montrent en effet presque toujours trop pessimistes dans leurs budgets et se retrouvent systématiquement avec de meilleurs résultats. Ces erreurs budgétaires ont même empiré dans l'exercice financier 2018 et atteignent 5,5 % en moyenne suisse (c.-à-d. que les comptes des cantons sont, concernant les recettes globales, de 5,5 % supérieurs aux résultats budgétisés). L'USS constate également de façon répétée que les cantons noircissent systématiquement le tableau, non seulement en établissant leur budget, mais aussi lorsqu'ils font état de leur fortune. Souvent, l'endettement est grossi parce que la fortune n'est pas prise en compte en lien avec la dette brute ou, à tout le moins, pas dûment comptabilisée. Correctement déclarée, la fortune nette consolidée des cantons (fortune moins dettes brutes) se montait à presque 32 milliards de francs en 2017. Elle a continué d'augmenter de 10 % entre 2017 et 2018 pour atteindre près de 35 milliards de francs (!).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6245</guid><pubDate>Wed, 06 Nov 2019 15:15:00 +0100</pubDate><title>Il faut s’attaquer aux problèmes du 2e pilier et les rentes doivent être améliorées </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-sattaquer-aux-problemes-du-2e-pilier-et-les-rentes-doivent-etre-ameliorees</link><description>Réaction à la décision du Conseil fédéral sur le taux d&#039;intérêt minimal </description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, les caisses de pensions ont réalisé des rendements record d’en moyenne presque 9 %. Or les intérêts servis sur le capital-vieillesse stagnent depuis des années et les taux de conversion baissent toujours plus. C’est pourquoi les rentes du 2e pilier promises s’effondrent et la crise des caisses de pensions se fait toujours plus évidente.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) estime positif que le Conseil fédéral suive la recommandation de la Commission LPP et ne baisse pas le taux d’intérêt minimal appliqué dans la prévoyance professionnelle obligatoire au-dessous de sa valeur actuelle de 1 %, comme l’ont demandé les assurances et le patronat. L’USS est toutefois persuadée que le niveau historiquement bas du taux d’intérêt minimal aggrave encore plus le problème des rentes. L’effet des intérêts composés prévu pour la capitalisation n’a pas lieu et l’efficacité du 2e pilier s’en trouve remise en question. Le but donné par la Constitution fédérale aux prestations de la prévoyance vieillesse s’éloigne ainsi encore plus.</p><p>Alors que les bénéfices des entreprises et des assurances, comme ceux de la Banque nationale et de la Confédération continuent de croître, les salarié-e-s doivent renoncer à des rentes qui couvrent leurs besoins vitaux et accepter qu’elles baissent. Il faut mettre un terme à cette spirale descendante. C’est pourquoi nous avons besoin que les rentes basses de l’AVS soient enfin augmentées et que le 2e pilier soit stabilisé grâce au compromis sur la LPP trouvé par les partenaires sociaux.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6293</guid><pubDate>Thu, 31 Oct 2019 13:21:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur l’organisation de l’infrastructure ferroviaire (ordonnance OBI)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-lorganisation-de-linfrastructure-ferroviaire-ordonnance-obi</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6244</guid><pubDate>Wed, 30 Oct 2019 18:00:00 +0100</pubDate><title>Travailleurs et travailleuses âgés : enfin un pas en avant </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/travailleurs-et-travailleuses-ages-enfin-un-pas-en-avant</link><description>Message du Conseil fédéral sur une prestation transitoire </description><content:encoded><![CDATA[<p>La lutte pour résoudre les problèmes des travailleurs et travailleuses âgés connaît enfin un premier succès ! Cinq ans après la naissance de la " Conférence nationale sur le thème des travailleurs âgés ", due à un postulat du président de l'USS de l'époque, le Parlement peut enfin décider d'une avancée concrète en la matière : une rente-pont pour les travailleurs et travailleuses âgés qui ne retrouvent plus d'emploi et arrivent en fin de droit.</p><p>Ces derniers doivent en effet se battre contre d'importantes discriminations sur le marché suisse du travail. On le voit surtout à travers l'augmentation du nombre des rapports de travail précaires ainsi que du chômage des plus de 55 ans. Mais c'est principalement le nombre des personnes en fin de droit et de celles dépendant de l'aide sociale qui connaît une forte hausse. Raison pour laquelle l'Union syndicale suisse (USS) demande depuis des années que la couverture sociale soit améliorée lorsque la vie professionnelle commence à toucher à sa fin. Il s'agit à la fois d'éviter aux gens de se retrouver à l'aide sociale et de subir une baisse de leurs rentes. La rente-pont proposée aujourd'hui s'attaque précisément à ce problème et permettra d'atténuer ce qui est un grave problème de politique sociale.</p><p>L'USS souligne cependant également que la proposition du Conseil fédéral doit être améliorée sur d'autres points encore. Ainsi, tous les indicateurs montrent que, comme c'est prouvé, les problèmes de la génération des plus âgé-e-s ne commencent pas seulement à partir de 60 ans, mais déjà dès 55 ans au plus tard. La rente-pont doit par conséquent déjà pouvoir être perçue par les chômeurs et chômeuses à partir de 55 ans, respectivement 57 ans pour les personnes en fin de droit. L'USS n'est de plus pas d'accord que la rente-pont soit plafonnée, comme le propose le gouvernement, proportionnellement à la couverture des besoins vitaux dans les prestations complémentaires. Dans les cantons où les primes-maladie et les loyers sont élevés, cela aurait pour conséquence des réductions des prestations injustifiées (et finalement contraires à la loi). Le Parlement a désormais la possibilité d'améliorer le projet du Conseil fédéral sur ces deux points.</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6235</guid><pubDate>Thu, 24 Oct 2019 15:46:06 +0200</pubDate><title>Une grande victoire pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/une-grande-victoire-pour-les-femmes</link><description>Katharina Prelicz-Huber, présidente du SSP, membre du Comité présidentiel de l’USS et nouvelle conseillère nationale zurichoise, s’exprime à propos de cette élection 2019 historique pour les femmes et pour le climat 
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques mois, nous disions : le 14 juin n’est que le début ! Avec une mobilisation historique de plus de 500 000 femmes, nous avons prouvé qu’en tant que syndicats, nous sommes la force motrice du progrès social. Et la journée électorale de dimanche nous a donné raison : cinq mois seulement après la Grève des femmes*, les élections fédérales se sont transformées en élections des femmes. Nous avons conquis 20 sièges de plus au Parlement et la part des femmes sous la coupole est passée de 32 % à 42 %.</p><p>Globalement, les forces progressistes et de gauche se sont nettement étoffées. La voix des salarié-e-s au Parlement fédéral s’en trouve renforcée. Pour moi qui suis une syndicaliste verte, cela signifie qu’il faut aller de l’avant non seulement sur la question du climat, mais également sur tout ce qui est urgent dans le domaine social. Comme par exemple les rentes des femmes dans le 2e pilier et dans l’AVS qui, dans leur globalité sont scandaleusement basses. Nous avons besoin d’une réforme sociale de la prévoyance-vieillesse qui bénéficierait tout particulièrement aux femmes. Nous avons besoin rapidement de solutions pour la conciliation famille-travail, la revalorisation des métiers « féminins » et pour remédier aux salaires des femmes qui demeurent trop bas. Il est temps d’amorcer la transformation socio-écologique de notre économie et de notre société, comme les syndicats l’exigent d’ailleurs depuis longtemps.</p><p>Les victoires donnent des responsabilités. Le 14 juin n’était que le début, le 20 octobre la confirmation. À nous maintenant de nous mettre au travail, ensemble. Au Parlement comme dans les entreprises et dans la rue.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/d/csm_kph_383dfb3018.webp" length="30232" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6234</guid><pubDate>Thu, 24 Oct 2019 15:10:36 +0200</pubDate><title>« Les perspectives s’améliorent nettement pour le monde du travail »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-perspectives-s-ameliorent-nettement-pour-le-monde-du-travail</link><description>Pierre-Yves Maillard, président de l&#039;USS commente les éléctions fédérales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les élections du 20 octobre 2019 ont réellement changé la donne. Pour Pierre-Yves Maillard, président de l’USS et nouvellement élu au Conseil national, la voie est ouverte pour des projets réellement progressistes au Parlement. La vigueur des mobilisations sociales – pour l’égalité et pour le climat – qui s’est traduite dans les urnes démontre que la population attend des changements concrets.</p><p>« Ces élections modifient tous les rapports de force politiques pour la législature à venir », estime Pierre-Yves Maillard. « Nous avions un bloc bourgeois composé du PLR et de l’UDC qui pouvait tout bloquer au Conseil national. Dorénavant, des compromis sociaux incluant les partis du centre peuvent disposer d’une majorité ». Le président de l’USS y voit déjà une situation nettement plus favorable pour les solutions négociées récemment avec les employeurs, comme l’accord sur la prévoyance professionnelle, ou avec le Conseil fédéral, comme la rente-pont pour les travailleurs et travailleuses âgés. « Pouvoir réussir au Parlement déjà, sans devoir passer par des initiatives populaires ou des référendums, est une chance – mais aussi une grande responsabilité – pour les forces de progrès. »<br><br> D’importants combats se dessinent aussi en-dehors du Parlement. Il s’agit, d’abord, de poursuivre l’extraordinaire dynamique de la Grève des femmes*, qui n’a pas joué un rôle négligeable dans l’arrivée de nombreuses nouvelles parlementaires. « Avec le mouvement pour l’égalité et les grèves des jeunes pour le climat, la Suisse atteint un niveau de mobilisation politique qu’elle n’a plus connu depuis des décennies. Les syndicats devront contribuer à traduire cette mobilisation en avancées. »<br><br> La défense des conditions de travail sera aussi à l’agenda début 2020 avec la votation populaire sur l’initiative de l’UDC contre la libre-circulation des personnes. « Face à cette initiative, nous défendrons la voie bilatérale, la libre-circulation et les mesures d’accompagnement comme un tout, parce que ce tout profite aux salarié-e-s. » Et de poursuivre : « Après plus d’une année de discussions sur ces sujets, la population a compris l’importance de la protection des salaires. Et nous dirons la vérité sur les intentions de l’UDC : détruire le système des conventions collectives, réduire les droits des employé-e-s et faire pression sur le niveau des salaires suisses. » Pierre-Yves Maillard rappelle que les syndicats « défendent une harmonisation par le haut sur le plan européen, et que l’ensemble des syndicats soutiennent cette position ! »<br><br> La nouvelle composition du Parlement doit justement permettre de trouver des réponses politiques efficaces aux questions liées aux salaires, au pouvoir d’achat ou à la prévoyance. « Ce n’est que par des compromis susceptibles de convaincre une majorité et apportant des améliorations concrètes dans le quotidien qu’on évitera une instrumentalisation xénophobe de la question européenne. »<br><br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/1/csm_PierreYvesMaillard_YoshikoKusani_cut_2bcdc3b84e.webp" length="104120" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6231</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2019 17:15:00 +0200</pubDate><title>Un large front contre l’allongement du temps de travail, au besoin avec un référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-large-front-contre-l-allongement-du-temps-de-travail-au-besoin-avec-un-referendum</link><description>Communiqué de l’Alliance contre le stress et le travail gratis</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Semaine de 67 heures, travail de nuit et du dimanche obligatoires : voilà ce qui pourrait pendre au nez des personnes qui ont le malheur d’être considérées comme étant des « travailleurs et travailleuses qui exercent une fonction dirigeante » ou des « spécialistes ». C’est ce que veut l’initiative parlementaire du conseiller aux États PDC Konrad Graber. L’Alliance contre le stress et le travail gratis s’y oppose, si nécessaire en saisissant le référendum.</p><p>Si cette initiative parlementaire « Introduire un régime de flexibilité partielle dans la loi sur le travail et maintenir des modèles de temps de travail éprouvés » était acceptée, le droit suisse du travail deviendrait ni plus ni moins qu’une coquille vide. Les définitions floues de ces catégories de salarié-e-s ouvriraient tout grand la porte aux abus – et notre élu PDC le sait bien. Le plus grand nombre de salarié-e-s possible se retrouverait dans ces catégories et par conséquent, être utilisé, en cas de surplus de travai,l au bon vouloir du patronat. Et ce, jusqu’à 67 heures par semaine, dimanche compris !</p><p>Jeudi et vendredi 17 et 18 octobre, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) se prononcera sur cette initiative, et rarement la situation aura été aussi claire. Ce projet a été mis en pièces de tous côtés. Les inspectorats cantonaux s’y opposent, tout comme les Églises nationales et d’autres membres de l’Alliance pour le dimanche. Les médecins en général, ainsi que celles et ceux du travail mettent en garde contre les conséquences catastrophiques d’une telle déréglementation.</p><p>Toutes ces voix auraient dû être entendues puisque la CER-E avait annoncé des auditions dans un premier temps, pour purement et simplement les annuler<br> ensuite. Apparemment, elle a pris simplement peur en voyant les nombreuses critiques émises par des organisations allant de la Société Suisse de Médecine du Travail de la FMH à l’Alliance pour le Dimanche. Mais manifestement, elle a quand même eu le courage d’essayer de faire subrepticement passer cet objet quelques jours avant les élections fédérales.</p><p>L’Alliance contre le stress et le travail gratis a d’ores et déjà annoncé le lancement d’un référendum si ce projet cynique devait quand même passer la rampe au Parlement. Les médecins, le Conseil fédéral, les Églises, les syndicats, les inspectorats cantonaux du travail ainsi que le Conseil fédéral disent tous clairement NON à cette déréglementation. Finalement, selon l’OCDE, le droit suisse du travail est déjà l’un des plus souples et des plus favorable aux employeurs et employeuses. En comparaison internationale, la durée du travail est déjà beaucoup trop longue dans notre pays. Tant qu’à faire, il faudrait plutôt raccourcir la durée hebdomadaire du travail, comme le revendiquait d’ailleurs tout récemment haut et fort la Grève des femmes*. Ce sont de fait précisément les femmes et les familles qui pâtiraient le plus de la mise en œuvre des idées de M. Graber.</p><p>Compte tenu de cette levée de boucliers de tous bords contre cette initiative, l’Alliance contre le stress et le travail gratis s’attend donc à ce que la CER-E classe cette initiative parlementaire innommable et qu’elle l’enterre définitivement, comme la Chambre des cantons l’a d’ailleurs fait récemment avec une initiative similaire de l’ancienne conseillère aux États et actuelle conseillère fédérale Karin Keller-Sutter.</p><p>&nbsp;</p><h5>L’Alliance contre le stress et le travail gratis</h5><ul><li>Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>Société suisse de médecine du travail (SSMT)</li><li>Association suisse des employés de banque (ASEB)</li><li>Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS)</li><li>Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC)</li><li>ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_frau-gestresst-kopfschmerz_c-inkje-photocase_bf91282e5f.webp" length="72958" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6330</guid><pubDate>Wed, 16 Oct 2019 17:35:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 135 : Évolution des effectifs des syndicats en 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-135-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2018</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2018, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 343 806 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 9440 personnes en moins, soit une baisse de 2,67 % des effectifs. Le nombre de membres a diminué chez les hommes ( -3,97 %). Il a en revanche légèrement augmenté chez les femmes ( +0,41 %).</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6226</guid><pubDate>Mon, 30 Sep 2019 08:45:29 +0200</pubDate><title>Primes-maladie 2020 : pas que des bonnes nouvelles !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-2020-pas-que-des-bonnes-nouvelles</link><description>Derrière les hausses modérée de primes se cachent encore trop d&#039;inégalités, comme le montre l&#039;analyse de l&#039;USS.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Comme on s'y attendait la hausse des primes-maladie pour l'année prochaine s'avère, selon les cantons, de modérée à faible. Enfin une bonne nouvelle, surtout pour les assuré-e-s. En effet, les hausses souvent massives des dernières années étaient en contradiction avec toute une série de mesures efficaces prises pour maîtriser les coûts. Mais cette annonce cache des choses moins réjouissantes : les inégalités restent criantes et le principe de solidarité est mis à mal.</p><p>Les caisses maladie ont enfin réagi et commencé à réduire les excédents de réserves pharamineux qu'elles avaient réussi à accumuler grâce aux primes. Et à les redistribuer aux assuré-e-s. Mais presque tout le monde s'accorde pour dire que ces primes 2020 sont bien plus une sorte d'accalmie passagère que l'annonce du début d'une tendance durable. Les prévisions des coûts pour les prochaines années sont en effet déjà reparties à la hausse (<a href="https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/sante/article/details/primes-2020-juste-une-accalmie-passagere/" class="external-link-new-window">lire l'article à ce sujet</a>).</p><h3>Prime standard vs. prime moyenne</h3><p>En y regardant de plus près, même l'annonce de cette semaine cache des choses moins réjouissantes : ainsi, la hausse moyenne de 0,3 % (adultes) publiée par l'OFSP se base pour la deuxième année consécutive sur la " prime moyenne ". Comme celle-ci résulte de la moyenne de tous les modèles d'assurance et de franchises à option, elle ne tient pas compte des désavantages que ces modèles comportent pour les assuré-e-s, en particulier une plus forte participation aux coûts qui peut vite, en cas de maladie, engloutir plusieurs fois la somme économisée par une faible hausse des primes. Si l'on prend, comme c'était le cas jusqu'en 2017, la prime standard (modèle de base, franchise de 300 francs), la hausse des primes pour 2020 se révèle nettement plus importante : +0,8 %. Aujourd'hui, près de 20 % des habitant-e-s sont encore assurés selon un modèle standard, et ce sont souvent des personnes qui ne peuvent pas se permettre, en raison de leur état de santé, de choisir des options comme une franchise élevée par exemple.</p><h3>Le principe de solidarité déjà écorné</h3><p>Même si les primes augmentent plus fortement précisément pour ces assuré-e-s, un " lobby d'experts " n'a pas pu s'empêcher, dès l'annonce des primes 2020, de réclamer à nouveau à grand bruit des rabais de primes plus importants en fonction des franchises à options. Et ils l'ont fait en ressortant un vieil argument déjà maintes fois ressassé : les " jeunes et les personnes en bonne santé " paient aujourd'hui beaucoup trop pour les " vieux et les malades ". Tout d'abord, cette affirmation est complètement fausse si l'on considère le problème dans son ensemble : aujourd'hui, une personne de 95 ans ne doit pas seulement assumer des primes qui sont en moyenne de 43 % plus élevées. Elle paie aussi en franchise et en participation aux coûts quelque 195 % de plus qu'une personne de 25 ans (sans parler des frais supplémentaires pour le home ou les soins à domicile, les taxes hospitalières, les médicaments, etc.).</p><p>Deuxièmement, c'est tout simplement la caractéristique de base d'une assurance que les personnes en bonne santé (respectivement les " malades potentiels ") contribuent au financement des personnes malades. Dans chaque assurance, il y aura toujours - ce n'est pas un scoop ! - un groupe de personnes qui paie davantage ou qui perçoit moins de prestations qu'un autre. Et c'est le cas tout particulièrement dans l'assurance de base LAMal. Mais c'était précisément la volonté politique que de fournir un approvisionnement de base en soins de santé pour tout le monde, sans discrimination. Troisièmement, il faut rappeler que les rabais de primes accordés actuellement pour les franchises à option sont de toute manière trop élevés au niveau actuariel, selon des calculs de l'OFSP. Autrement dit : ils permettent d'ores et déjà aux assuré-e-s en bonne santé de se soustraire en partie au principe de la solidarité financière dans l'assurance de base (" pool de risques uniforme ").</p><h3>Différences frappantes entre les cantons</h3><p>En plus des différences entre les groupes d'assuré-e-s, l'annonce des primes 2020 comprend aussi des écarts importants entre les cantons. Ainsi, les primes baissent de 1,5 % dans le canton de Lucerne, mais elles grimpent de 2,9 % à Neuchâtel ! Cette forte disparité est l'expression d'une organisation boiteuse de l'assurance de base, qui est mise en œuvre par le biais de plus de 50 caisses privées dans un total de 42 régions de primes. Cette fragmentation entraîne régulièrement des distorsions financières auxquelles les assuré-e-s se trouvent livrés de façon arbitraire et sans aucune alternative (sans même parler des changements de caisse, qui sont souvent des démarches fastidieuses et sans grands effets). Dans le canton de Neuchâtel par exemple, la principale raison de cette hausse de primes massive se trouve dans le fait que près de la moitié de la population de ce canton est assurée auprès de la caisse bon marché Assura. Celle-ci a calculé trop chichement ses réserves au cours des dernières années, contrairement à presque toutes les autres caisses. Elle se rattrape aujourd'hui par des hausses de primes.</p><p>L'exemple de Neuchâtel est on ne peut plus clair : avant que certains cantons ne se retrouvent otages de quelques rares caisses, voire d'une seule, ils devraient, si la population le souhaite, avoir la possibilité de créer eux-mêmes une caisse maladie cantonale. C'est précisément ce que le gouvernement vaudois a demandé récemment (une initiative cantonale est à prévoir aux Chambres fédérales). Cela permettrait d'en finir avec les variations des réserves. Mais surtout, on pourrait enfin investir efficacement dans la prévention et faire des économies dans les frais administratifs.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/7/csm_Arztgespraech-Formular_istockphoto-Cameravit_834c1bcf75.webp" length="37538" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6223</guid><pubDate>Fri, 27 Sep 2019 15:01:39 +0200</pubDate><title>Électricité : NON à une libéralisation à haut risque !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/electricite-non-a-une-liberalisation-a-haut-risque</link><description>Elle met en danger l&#039;approvisionnement. Et l’électricité ne deviendra pas moins chère ! </description><content:encoded><![CDATA[<p>L'ouverture du marché de l'électricité proposée aujourd'hui par le Conseil fédéral ne nous rapproche pas d'un centimètre de la transition énergétique et elle met en danger la sécurité d'approvisionnement. Le gouvernement tente peut-être d'envoyer un signal à la Commission européenne avec cette libéralisation du marché de l'électricité. Mais pour l'approvisionnement en Suisse, le risque est grand ! L'Union syndicale suisse (USS) rejette l'ouverture complète du marché de l'électricité, sur la base des réflexions suivantes :</p><p>L'électricité est un bien indispensable pour la population et l'économie. Elle doit être disponible en tout temps, personne ne peut s'en passer. Il faut donc une coopération extrêmement fiable dans la branche et on doit pouvoir planifier à long terme la demande et l'offre, mais certainement pas faire de l'expérimentation sur les marchés ! La Suisse dispose aujourd'hui non seulement d'un approvisionnement très stable en électricité, mais également de prix modérés et stables. Les ménages paient depuis des années 21 centimes par kilowattheure en moyenne, soit moins que dans les pays voisins qui ont complètement libéralisé leur marché.</p><p>Le prix de l'électricité est composé des coûts du courant, des coûts du réseau et de taxes. Le prix du courant lui-même ne représente même pas 40 %, c'est-à-dire 8 centimes par kilowattheure. Ce n'est qu'à cette part du prix de l'électricité que le " libre marché " s'appliquerait, le reste demeurant soumis à régulation. Et à cause de ces 8 centimes, les ménages devraient choisir leur fournisseur d'électricité parmi 600 gestionnaires de réseaux de distribution et autres prestataires !</p><p>Cela ne fera ni avancer la transition énergétique ni renforcer la protection du climat. Et l'électricité n'en deviendra certainement pas moins chère, bien au contraire ! Tous les fournisseurs se mettront alors à dépenser des sommes énormes en marketing et en administration, de l'argent qui seraient bien plus utile ailleurs. La priorité aujourd'hui doit aller à la transition rapide vers une production d'électricité de sources renouvelables. Tout particulièrement en Suisse, que la topographie rend très vulnérable aux effets du réchauffement climatique. Des communautés d'énergie sont déjà possibles aujourd'hui. La structure actuelle du marché suisse de l'électricité a plus que fait ses preuves en termes de résistance aux crises. Il n'y a aucune raison de mettre cela en jeu !</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6214</guid><pubDate>Fri, 20 Sep 2019 11:00:00 +0200</pubDate><title>Le SSP à Strasbourg pour défendre le droit de grève en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-ssp-a-strasbourg-pour-defendre-le-droit-de-greve-en-suisse</link><description>Avec son arrêt dans le cas de la grève à l’hôpital de La Providence à Neuchâtel, le Tribunal fédéral remet gravement en question le droit de grève en Suisse. Le SSP a donc décidé d’aller devant la Cour européenne des droits de l’homme afin de défendre ce droit fondamental.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces personnes étaient descendues dans la rue, car elles ne voyaient plus d'autre moyen de défendre leurs conditions de travail. En devenant le nouveau propriétaire de l'hôpital de La Providence à Neuchâtel en 2012, le groupe de cliniques privées Genolier avait résilié la convention collective de travail afin de pouvoir réduire les salaires et les allocations et allonger la durée du travail. Mais pas seulement : il avait également refusé de discuter avec les salarié-e-s de cet hôpital privé.</p><p>C'est peut-être pour cette raison que la grève a été largement soutenue par la population locale. Mais après un long bras-de-fer, le groupe Genolier a tout simplement licencié les grévistes. Aux yeux de ces derniers et de leur syndicat SSP, une chose est sûre : en procédant ainsi, le groupe s'est mis en marge de la loi. Il est vrai que la Suisse ne connaît toujours pas - et ce n'est pas glorieux - de protection contre le licenciement digne de ce nom pour les militant-e-s syndicaux. Mais en même temps, elle garantit le droit de grève à l'article 28 de sa Constitution.</p><h3>Décision scandaleuse</h3><p>Plus de sept ans se sont écoulés depuis cette grève. Entretemps, le cas est allé jusqu'au Tribunal fédéral (TF), qui a rendu cette année son arrêt, une décision scandaleuse aux yeux des syndicats : la défense des conditions de travail existantes, garanties par une CCT cantonale largement ancrée, était "disproportionnée", et la grève par conséquent illicite.</p><p>Jusqu'alors, la jurisprudence était claire. Une grève est licite lorsqu'elle remplit les conditions formelles suivantes : a) les revendications portent sur les relations de travail ; b) elle est soutenue par un syndicat ; c) une résolution du conflit a été tentée par voie de négociations et a échoué, d) elle ne met pas en danger l'existence même de l'entreprise. Dans son arrêt sur les grévistes de La Providence, le Tribunal fédéral s'écarte de cette ligne et va beaucoup plus loin : désormais, même des grèves purement défensives pourraient être déclarées illicites si les juges estiment qu'une dégradation des conditions de travail est tolérable. Ce qui, de facto, signerait l'arrêt de mort du droit de grève.</p><h3>Néfaste pour le système de santé</h3><p>Les syndicats ne peuvent et ne veulent pas accepter cela. C'est pourquoi le Syndicat des services publics (SSP) a décidé de faire recours contre ce jugement auprès de la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg. L'USS soutient cette démarche. "La concurrence déloyale sur le dos des salarié-e-s ruine le système de santé suisse", a martelé le président de l'USS Pierre-Yves Maillard lors de la conférence de presse du SSP sur ce sujet. Et l'ancien ministre vaudois de la santé d'ajouter : "Aucune lutte démocratique contre ce phénomène n'est 'disproportionnée'". La Suisse se doit de respecter, enfin, les droits fondamentaux du travail, tels qu'ils sont garantis par l'Organisation internationale du travail (OIT).</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_European_Court_of_Human_Rights_cc-by-sa_Cherryx-Wikimediacommons_2a7997dd48.webp" length="426796" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6213</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2019 17:26:00 +0200</pubDate><title>Pour une meilleure protection sociale des chômeurs et chômeuses plus âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-une-meilleure-protection-sociale-des-chomeurs-et-chomeuses-plus-ages</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Jamais il n'y a eu autant de personnes de 55 à 64 ans sur le marché du travail qu'aujourd'hui. Pourtant, les personnes de cette tranche d'âge au sein de la population active n'ont de loin pas toutes un emploi sûr, bien au contraire. Deux facteurs expliquent cette situation : d'une part, la pression toujours plus forte qui s'exerce depuis quelques années sur les travailleurs et travailleuses plus âgés a entraîné une hausse du nombre d'engagements précaires. D'autre part, le chômage des travailleurs et travailleuses plus âgés n'a cessé d'augmenter.</p><p>Sur le plan de la politique sociale, cela se manifeste tout d'abord par une durée de perception moyenne des indemnités journalières de chômage nettement plus longue chez les travailleurs et travailleuses plus âgés (chômage de longue durée). Cette durée a pris des proportions telles que cela fait belle lurette qu'elle n'est plus compensée par la durée maximale d'indemnisation prévue par la loi sur l'assurance-chômage (LACI), durée qui a été prolongée pour les assuré-e-s plus âgés ou de longue date ; raison pour laquelle, le risque de se trouver en fin de droit a nettement augmenté pour ces derniers.</p><p>La possibilité de réussir à retourner sur le marché du travail après s'être trouvé en fin de droit est donc malheureusement très faible passé un certain âge, ce qui représente pour toutes les personnes concernées une expérience douloureuse, tant au niveau psychique que financier. Financièrement, ce n'est pas seulement la couverture des années jusqu'à la retraite qui représente un problème, mais bien les options actuellement à disposition pour traverser ces années. Dans la plupart des cas, ces options auront pour conséquence, jusqu'à nouvel ordre, que les problèmes de revenus perdureront aussi après l'âge ordinaire de la retraite. En effet, un arrêt prématuré de la vie active entraîne inévitablement des pertes ultérieures en matière de rentes.</p><h3>Un pas dans la bonne direction, mais des améliorations s'imposent</h3><p>L'USS exige depuis longtemps un vaste train de mesures destinées à améliorer la situation des salarié-e-s plus âgés. Il faut d'une part des mesures préventives, comme une protection contre le licenciement pour les salarié-e-s plus âgés et de longue date, une protection concrète contre la discrimination liée à l'âge, des offres efficaces de formation continue en cours d'emploi ainsi qu'une orientation plus spécifique des services publics de placement sur les besoins des chômeurs et chômeuses plus âgés. Mais parallèlement, il est indispensable que les lacunes existant dans la sécurité sociale pour les années précédant la retraite soient enfin comblées. C'est pourquoi, l'USS salue vivement l'introduction, proposée par le Conseil fédéral, d'une prestation transitoire pour chômeurs et chômeuses plus âgés.</p><p>La prestation transitoire proposée résout un problème socio-politique aigu à l'échelle du pays pour la somme raisonnable de moins de 300 millions de francs (coûts bruts) par année. En plus, ces coûts bruts peuvent être relativisés par des économies importantes prévisibles dans les prestations complémentaires ordinaires (PC) ainsi que dans l'aide sociale. Mais ces coûts relativement bas s'expliquent aussi, et pour une bonne part, par la définition plutôt restrictive du cercle des ayants droit.</p><h3>Conditions trop restrictives</h3><p>L'USS est toutefois d'avis que les conditions d'octroi prévues pour la prestation transitoire sont nettement trop restrictives et qu'elles excluent trop de chômeurs et chômeuses plus âgés du droit à la prestation. En effet, cela fait un bon moment que tous les indicateurs montrent que les difficultés des salarié-e-s plus âgés augmentent nettement dès l'âge de 55 ans, et non à 60 ans. La prestation transitoire doit donc intervenir au plus tard pour ce premier groupe d'âge.</p><p>En revanche, l'affirmation répétée de la droite que ce nouveau filet social incitera les employeurs et employeuses à licencier davantage les employé-e-s plus âgés puisque ces derniers seront mieux protégés est une vue de l'esprit. Il suffit de jeter un coup d'œil vers le canton de Vaud qui connaît une rente-pont semblable depuis 2011 pour s'apercevoir que cet argument ne tient pas debout. L'expérience s'est avérée très positive et aucun effet "d'incitation négative" n'a été observé. Ce que confirment d'ailleurs les employeurs et employeuses de la place. Évidemment, car aucune entreprise n'a intérêt à se passer à la légère de l'expérience de ses employé-e-s de longue date.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_Frau-ue55-nachdenklich-Fenster_photocase-gu.ju._471161b42a.webp" length="53674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6217</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2019 16:41:02 +0200</pubDate><title>Primes 2020 : juste une accalmie passagère</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-2020-juste-une-accalmie-passagere</link><description>Malgré la hausse modérée des primes prévue pour 2020, le problème principal reste le même : un mode de financement extrêmement antisocial (primes par personne) et une participation aux coûts exorbitante pour les assuré-e-s. </description><content:encoded><![CDATA[<p>La semaine prochaine, jeudi plus précisément, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) annoncera les nouvelles primes d'assurance maladie pour l'année 2020, avec cette fois des augmentations assez modérées. Et on devrait assister à une vague d'autocongratulation : la Confédération se félicitera d'avoir pris des mesures efficaces pour maîtriser la hausse des coûts (en particulier l'intervention tarifaire Tarmed) ; les médecins souligneront leur sens des responsabilités (et écarteront du revers de la main la nécessité d'introduire le budget global) ; enfin, les caisses maladie se feront passer pour "prévenantes" puisqu'elles auront réussi à éviter aux assuré-e-s le choc d'une forte hausse des primes.</p><p>Personne n'ignore qu'il s'agira là, au mieux, d'une demi-vérité. Tout d'abord, la hausse (momentanément) modérée des coûts de la santé fait d'ores et déjà partie du passé : après une augmentation des coûts de 2,6 % en 2017 et de 2,8 % en 2018, le Centre de recherches conjoncturelles de l'EPFZ KOF prévoit des hausses de 3,7 % pour 2019 et de 3,6 % pour 2020. Et ces hausses se répercuteront inévitablement sur les primes, avec le décalage temporel habituel.</p><p>Mais avant d'en arriver là, les caisses doivent enfin faire le ménage dans leurs comptes. Aujourd'hui, elles nagent littéralement dans l'argent à force d'avoir fixé des primes trop élevées par le passé : fin 2018, les réserves accumulées correspondent pratiquement au double de ce qui est prescrit par la loi. Cet argent appartient aux assuré-e-s. Il doit leur être restitué sous forme de primes plus basses. Et les caisses pourront bien s'éviter de coûteuses campagnes de pseudo-autocongratulation.</p><h3>Alléger les primes : indispensable initiative</h3><p>Autre point qui n'incite pas à l'optimisme : malgré une année 2020 qui s'annonce pas trop terrible en termes de primes, le problème central et aigu de l'approvisionnement en soins de santé en Suisse demeure le même : un mode de financement extrêmement antisocial (primes par personne) et une participation aux coûts exorbitante pour les assuré-e-s. Et même si les prévisions du KOF ne se réalisent pas et que d'autres mesures de maîtrise des coûts devaient déployer leurs effets : la charge des primes est aujourd'hui déjà beaucoup trop élevée, notamment pour les familles (monoparentales) et les retraité-e-s.</p><p><a href="https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/sante/article/details/la-sante-doit-etre-abordable-pour-tout-le-monde-oui-a-linitiative-dallegement-des-primes-maladie/" class="external-link-new-window">L'initiative d'allègement des primes du PS Suisse et de l'USS</a> est donc indispensable : elle vise l'introduction d'un plafonnement des primes à 10 % du revenu disponible. Dès que cette initiative aboutira, elle devra être traitée en priorité au Parlement. Un autre projet de réforme doit en revanche être enterré au plus vite : le <a href="https://www.uss.ch/actuel/page-daccueil/details/le-financement-uniforme-va-couter-cher-aux-payeurs-et-payeuses-de-primes/" class="external-link-new-window">"financement uniforme"</a>. Cette révision de la LaMal veut une extension sans précédent du pouvoir des caisses sur le financement et la gouvernance du système de santé. Pas besoin de faire un dessin pour démontrer que les caisses maladie sont tout sauf recommandables pour remplir ce rôle : il suffit de voir leur politique d'affaires actuelle, notamment l'accumulation de réserves indécentes et les salaires faramineux des cadres supérieurs.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.webp" length="199932" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6211</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2019 11:00:11 +0200</pubDate><title>Abdiquer face à la place financière nuit à la politique monétaire et aux rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/abdiquer-face-a-la-place-financiere-nuit-a-la-politique-monetaire-et-aux-rentes</link><description>La BNS doit se montrer plus ferme contre la cherté du franc suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc suisse reste nettement surévalué. La situation conjoncturelle s'est assombrie, surtout dans le secteur des exportations. Dans ce contexte, il est d'autant plus important que la Banque nationale suisse (BNS) se batte énergiquement pour un cours du franc approprié. En pratiquant les taux d'intérêts négatifs et en intervenant sur le marché des devises, la BNS utilise des moyens dont les effets vont dans la bonne direction. Malheureusement, elle n'a pas su exposer clairement quels objectifs elle poursuit exactement. À plusieurs reprises, elle a même autorisé des périodes de revalorisation du franc.</p><p>En décidant aujourd'hui d'assouplir le taux négatif pour les banques, la BNS fait à nouveau preuve de faiblesse. Elle montre ainsi qu'elle est prête à dévier de son cap en matière de politique monétaire lorsque la pression de la place financière se fait plus forte.</p><p>L'efficacité du taux négatif s'en trouve affaiblie. Contrairement à l'AVS et aux caisses de pension, les banques et les investisseurs privés sont plus mobiles dans le placement de devises. Le taux négatif devrait s'appliquer surtout dans ce domaine. En revanche, l'AVS et les caisses de pension devraient bénéficier d'exemptions plus larges. Elles sont tenues, à raison, de verser des prestations en francs. Elles doivent donc placer une grande partie de leurs actifs en francs.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu'elle agisse avec plus de fermeté contre la surévaluation du franc suisse. De plus, il faut enfin trouver des solutions à la problématique des taux négatifs dans l'AVS et les caisses de pension. Le fonds de compensation AVS (Compenswiss) doit être complètement exempté des taux d'intérêts négatifs et les recettes des taux négatifs devraient être versées aux institutions de prévoyance, afin de freiner la diminution des rentes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6209</guid><pubDate>Wed, 18 Sep 2019 14:33:59 +0200</pubDate><title>Succès de la résistance contre l’allongement du temps de travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/succes-de-la-resistance-contre-l-allongement-du-temps-de-travail</link><description>Communiqué de presse de l’Alliance contre le stress et le travail gratis</description><content:encoded><![CDATA[<p>La résistance manifestée par l'Alliance contre le stress et le travail gratis porte enfin ses fruits : la loi sur le travail (LTr) ne sera pas vidée de sa substance. Le Conseil des États a en effet renoncé à supprimer pour une grande part des salarié-e-s l'obligation d'enregistrer le temps de travail. Un outil central, qui protège ces derniers du travail gratis et des durées de travail excessives, est donc maintenu.</p><p>En décidant d'enterrer une initiative de l'ancienne conseillère aux États Karin Keller-Sutter, la Chambre des cantons reconnaît que les projets de déréglementation de grande ampleur de la LTr sont inappropriés et se heurtent à une vaste résistance de la part des syndicats, des médecins du travail ainsi que des cantons. En abolissant l'obligation d'enregistrer sa durée du travail, la mise en œuvre de l'initiative Keller-Sutter aurait détruit l'outil qui permet avant tout de vérifier les durées maximales de travail et le volume de travail supplémentaire. Selon l'Enquête suisse sur la population active (ESPA), au moins 26 % des salarié-e-s auraient été touchés.</p><p>Mais ce premier pas ne suffit toutefois de loin pas aux yeux de l'Alliance des syndicats, des médecins du travail et des médecins assistant-e-s. Maintenant, le Conseil des États et la Commission de l'économie et des redevances devront aussi abandonner les projets de prolongation de la durée hebdomadaire du travail et d'assouplissement encore plus poussé de l'interdiction du travail dominical. Raison pour laquelle l'initiative parlementaire du conseiller aux États Konrad Graber doit elle aussi être enterrée. À l'heure où des études constatent une hausse constante du stress dans le monde du travail et où toujours plus de personnes sont victimes d'épuisement professionnel, il s'agit d'accroître la protection des travailleurs et travailleuses, et non de la diminuer. Le Conseil des États serait bien inspiré de prendre au sérieux l'opposition manifestée par les syndicats, les médecins du travail, les Églises et les cantons, et de renoncer aussi à ce projet. Mais si le Parlement devait maintenir ce dernier, l'Alliance le combattrait par tous les moyens.</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Brigitta Danuser, professeure, Société suisse de médecine du travail/FMH, 076 339 84 46</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du droit du travail, 076 335 61 97</li><li>Marcel Marti, responsable Politique et communication de l'ASMAC, 031 350 44 82</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Arno Kerst, président de Syna, 079 598 67 70</li><li>Stefan Giger, secrétaire général du SSP, 079 296 77 07</li><li>Daniel Münger, président de syndicom, 058 817 18 11</li><li>Denise Chervet, directrice de l'ASEB, 079 40 892 40</li><li>Claudia Galli, présidente de la fsas, 078 746 76 50</li></ul><h3>L'alliance contre le stress et le travail gratis :</h3><p>Union syndicale suisse (USS); Travail.Suisse ; Société suisse de médecine du travail (SSMT) ; Association suisse des employés de banque (ASEB) ; Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS) ; Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC) ; ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/1/csm_Frau_Aerztin_abends_muede_am-PC_istock_klein_e5620b86b1.webp" length="109862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6207</guid><pubDate>Tue, 17 Sep 2019 16:12:01 +0200</pubDate><title>Prestations transitoires pour les chômeurs et chômeuses âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestations-transitoires-pour-les-chomeurs-et-chomeuses-ages</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la loi fédérale sur les prestations transitoires pour les chômeurs et chômeuses âgés (LPTC)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, il n’y a jamais eu autant de personnes de 55 à 64 ans sur le marché du travail. De fait, le taux d’activité de ce groupe d’âge est passé de 66&nbsp;% en 1999 à 76&nbsp;% en 2019. Mais les personnes de 55 à 64 ans qui font partie de la population active n’ont de loin pas toutes un emploi sûr, au contraire. Premièrement, la pression toujours plus forte qui s’est exercée ces dernières années sur les travailleurs et travailleuses plus âgés a entraîné une hausse du nombre des engagements précaires. Deuxièmement, le chômage des travailleurs et travailleuses plus âgés n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Et une fois tombés au chômage, les travailleurs et travailleuses plus âgés ont nettement plus de difficultés que les jeunes à retrouver un emploi. Alors que le taux d’aide sociale a augmenté globalement d’environ 10&nbsp;% entre 2001 et 2017, cette hausse a été de 32&nbsp;% pour les plus de 55&nbsp;ans. Les demandeurs et demandeuses d’emploi ont la vie dure passé un certain âge. Ils font beaucoup de postulations et essuient pourtant des refus, parfois sous des prétextes fallacieux. On peut constater que les travailleurs et travailleuses plus âgés courent un risque nettement plus élevé de se trouver en fin de droit, tout en ayant clairement moins de chances de réintégrer le marché du travail.</p><p>Parallèlement à des mesures préventives, par exemple une meilleure protection contre le licenciement, une protection réelle contre la discrimination liée à l’âge et des offres efficaces de formation continue, il est absolument indispensable que les lacunes existant dans la sécurité sociale pour les années précédant la retraite soient enfin comblées.&nbsp; Dans ce contexte, l’introduction proposée par le Conseil fédéral d’une prestation transitoire pour chômeurs et chômeuses plus âgés constitue un pas extrêmement important. L’USS le salue vivement.</p><p>&nbsp;</p><p>Pour plus d'information et lire la réponse complète de l'USS : voir ci-dessous</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6185</guid><pubDate>Tue, 17 Sep 2019 11:16:00 +0200</pubDate><title>Protection des données : un projet de loi déficient !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-des-donnees-un-projet-de-loi-deficient</link><description>Le Conseil national doit de toute urgence revoir la copie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La nouvelle loi sur la protection des données (LPD) a quatre gros défauts : elle n'est pas efficace, elle est contraire aux droits fondamentaux, elle empire la situation actuelle et elle est incompatible avec l'Union européenne (UE). Si le Conseil national ne l'améliore pas substantiellement, elle doit être rejetée.</p><p>Même la NZZ a rapporté cette mise en garde du préposé fédéral à la protection des données : le projet pour une nouvelle loi sur la protection des données est insuffisant. S'il n'est pas corrigé, l'Union européenne (UE) pourrait même lui refuser l'équivalence européenne.</p><p>Que s'est-il passé ? Le parlement était chargé de renforcer la protection des données et de l'adapter à la transformation numérique. Mais il a fait à peu près le contraire. On ne peut en aucun cas parler ici d'un renforcement, contrairement à ce qu'a fait l'UE avec sa nouvelle législation sur la protection des données.</p><h3>Violation du droit international</h3><p>Une des choses les plus choquantes pour des salarié-e-s, c'est que la majorité au Parlement n'a même pas prévu, dans l'article 4, de protéger le traitement de données ultrasensibles telles les affiliations syndicales. Cette lacune représente une violation ouverte du droit international pourtant ratifié par la Suisse, notamment de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) ainsi que des conventions de l'OIT sur ce sujet.</p><p>L'UE est en train d'examiner le niveau de protection des données des pays tiers, dont celui de la Suisse. L'Office fédéral de la justice a dû répondre à des questions relatives à la situation légale actuelle, à l'état de la révision en cours de la loi ainsi qu'à la nature de la mission et des moyens concrets qui sont à la disposition du préposé fédéral à la protection des données.</p><p>Le résultat de cet examen devrait être disponible au printemps 2020. La Commission pourra ainsi prendre une décision au plus tard à la fin mai, comme le prescrit le règlement général de l'UE sur la protection des données. Si rien ne change dans le projet suisse de révision, Bruxelles devra vraisemblablement refuser l'équivalence à la Suisse.</p><h3>Faire ses devoirs</h3><p>Avec un projet de nouvelle loi sur la protection des données tel qu'il se présente actuellement, il n'y a qu'une chose à faire : le renvoyer à la commission avec le mandat d'élaborer un projet qui réponde au minimum aux exigences suivantes :</p><ul><li>être compatible avec la convention STE 108 (Conseil de l'Europe) ainsi qu'avec le droit de l'OIT;</li><li>garantir la reconnaissance de l'équivalence avec le règlement (UE) 2016/679</li><li>être compatible avec les accords de Schengen ;</li><li>avoir au moins le même degré de protection que ne le garantit la LPD actuellement en vigueur.</li></ul>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Datenschutz_Schloss-Tastatur_Jonathan_Schoeps_photocase_58b4d8116d.webp" length="46694" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6203</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 15:06:24 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (OAMal) et de l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-l-assurance-maladie-oamal-et-de-l-ordonnance-sur-les-prestations-de-l-assurance-des-soins-opas</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6201</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 14:45:09 +0200</pubDate><title>Message concernant l’encouragement de la culture pour la période 2021 à 2024 (Message culture)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/message-concernant-l-encouragement-de-la-culture-pour-la-periode-2021-a-2024-message-culture</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6199</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 14:07:00 +0200</pubDate><title>Révision du Code civil (Transmission d’entreprises par succession)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-du-code-civil-transmission-d-entreprises-par-succession</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6197</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 13:50:51 +0200</pubDate><title>Accord commercial entre la Suisse et le Royaume-Uni</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/accord-commercial-entre-la-suisse-et-le-royaume-uni</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6195</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 13:30:21 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la déduction des frais professionnels des personnes exerçant une activité lucrative dépendante en matière d’impôt fédéral direct</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-la-deduction-des-frais-professionnels-des-personnes-exercant-une-activite-lucrative-dependante-en-matiere-d-impot-federal-direct</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6193</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 12:37:57 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur les procédures électroniques en matière d’impôts</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-les-procedures-electroniques-en-matiere-d-impots</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6191</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 12:26:47 +0200</pubDate><title>Limitation de la responsabilité en navigation intérieure et sa mise en œuvre et modification de la Convention relative à la collecte, au dépôt et à la réception des déchets survenant en navigation rhénane et intérieure</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/limitation-de-la-responsabilite-en-navigation-interieure-et-sa-mise-en-oeuvre-et-modification-de-la-convention-relative-a-la-collecte-au-depot-et-a-la-reception-des-dechets-survenant-en-navigation-rhenane-et-interieure</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6189</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 12:19:34 +0200</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur la garantie de l’approvisionnement en eau potable en temps de crise (OAEC)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-totale-de-l-ordonnance-sur-la-garantie-de-l-approvisionnement-en-eau-potable-en-temps-de-crise-oaec</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6187</guid><pubDate>Fri, 13 Sep 2019 00:00:00 +0200</pubDate><title>Rapport sur la vision, la stratégie et le concept du cadastre des conduites Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/rapport-sur-la-vision-la-strategie-et-le-concept-du-cadastre-des-conduites-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6179</guid><pubDate>Mon, 09 Sep 2019 10:20:00 +0200</pubDate><title>Améliorations en vue pour les parents et les proches d’adultes dépendants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/ameliorations-en-vue-pour-les-parents-et-les-proches-d-adultes-dependants</link><description>Aide aux proches et congé paternité : deux sujets importants au Conseil national cet automne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national se penchera lors de sa session d'automne sur le congé de paternité ainsi que sur des aides aux personnes qui s'occupent de proches requérant des soins (" proches dépendants "). Les élu-e-s doivent saisir cette occasion d'apporter enfin des améliorations sensibles pour les personnes qui s'occupent des autres en plus de leur activité professionnelle.</p><p>Lorsqu'on s'occupe de proches ou d'enfants, on n'a qu'à se débrouiller soi-même : voici à peu près la devise des chantres du libéralisme économique en Suisse. Toujours selon les mêmes préceptes, ce type de travail est non rémunéré et pris sur les temps libres, souvent au détriment du revenu d'activité et de la prévoyance vieillesse. Plus de quelques jours de congé pour les nouveaux papas ? Un congé parental pour permettre aux familles de s'organiser ? Des périodes de congé pour s'occuper d'un proche malade ? Une sécurité financière pour les personnes qui s'occupent de leurs proches malades et qui déchargent ainsi le système de santé ? Rien de tout cela ! La Suisse est un pays en voie de développement en ce qui concerne les allègements et les aides pour les personnes qui assument des responsabilités pour leurs proches. Cette fois, le Conseil national a la possibilité d'atténuer quelque peu ces carences par le biais de plusieurs propositions.</p><p>Le 11 septembre, il débattra de l'initiative pour un congé paternité de quatre semaines et du contre-projet indirect du Conseil des États, qui propose deux semaines. Ce n'est pas beaucoup, mais tout de même... Une recommandation du National en faveur de l'initiative représenterait un signe important que l'on va vers une politique familiale progressiste.</p><p>Le 23 septembre, ce sont les aides aux personnes s'occupant de proches dépendants qui seront à l'ordre du jour. Selon le Conseil fédéral, les salarié-e-s auraient le droit de prendre jusqu'à trois jours de congé payés pour s'occuper de proches malades, comme c'est déjà le cas pour les parents d'enfants malades. Par ailleurs, le projet prévoit l'extension des bonifications pour tâches d'assistance dans l'AVS aux proches de personnes ayant seulement une légère impotence.</p><h3>Congés d'assistance de longue durée</h3><p>Mais le Conseil fédéral a raté l'occasion de présenter au Parlement l'option d'accorder des congés de plus longue durée pour des proches d'adultes malades ou accidentés. Le monde politique devra trouver des solutions pour ces personnes, car ce genre de responsabilités les obligent souvent - et majoritairement des femmes - à réduire leur taux d'activité rémunérée ou à l'abandonner complètement, avec les conséquences dramatiques pour leur sécurité financière, particulièrement à la retraite. Il faudrait donc introduire des congés d'assistance de longue durée, mais aussi la possibilité de réduire temporairement le taux d'activité rémunérée tout en gardant le droit de l'augmenter à nouveau par la suite.</p><p>Des améliorations tangibles seront apportées pour les parents qui ont des enfants gravement malades ou blessés : ils pourront prendre jusqu'à 14 semaines de congé réparties sur une période de 18 mois, pour avoir le temps pour les soins et l'assistance. Ces congés pourront être pris en journées ou en semaines. Cette avancée est à saluer, mais dans certains cas, il faudrait des congés nettement plus longs. Lorsqu'un enfant a un cancer par exemple, il a besoin de soins et d'assistance pendant 64 semaines en moyenne, selon le rapport du Conseil fédéral. Il revient donc aux politiques de combler la lacune de 50 semaines qui demeure avec la réglementation proposée.</p><p>Cet automne, le Conseil national a les cartes en mains pour améliorer la situation de personnes qui portent la responsabilité d'enfants ou d'adultes proches. Les propositions sont sur la table. Le Conseil national doit maintenant les adopter et les améliorer. Après la Grève des femmes* du 14 juin, c'est le moins qu'il puisse faire.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_Vater-mit-kleinem-Kind_Eva_Blanco_Fotografia_photocase_484a117b8a.webp" length="81926" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6180</guid><pubDate>Mon, 09 Sep 2019 10:20:00 +0200</pubDate><title>Soutien au climat et à la jeunesse pour le climat</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/soutien-au-climat-et-a-la-jeunesse-pour-le-climat</link><description>Climat : les syndicats seront de la partie le 28 septembre !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le changement climatique connaît une accélération fulgurante. Pour les syndicats du monde entier, la question d'un engagement pour des mesures efficaces est cruciale. En tant que pays enclavé, la Suisse est fortement touchée par le réchauffement climatique : l'énergie hydraulique, pilier de notre approvisionnement en électricité, est menacée, des villages entiers sont emportés par des glissements de terrain, des routes et des voies ferrées sont ensevelies. Les coûts sociaux et économiques s'annoncent exorbitants si le monde politique n'agit pas rapidement.</p><p>Ce sont les plus faibles qui seront les plus frappés par les conséquences négatives du réchauffement climatique, c'est-à-dire les personnes avec des faibles revenus, que ce soit chez nous ou au niveau mondial. C'est pourquoi nous, syndicalistes, nous engageons pour que le changement climatique puisse être freiné, mais aussi pour que les mesures contre le changement climatique soient socialement acceptables. Le mouvement syndical se trouve dans une position-clé en termes de lutte pour la protection climatique : nous nous engageons pour une politique durable au-delà des intérêts partisans. L'économie et le marché du travail suisses ne peuvent être assurés qu'avec de bonnes conditions de travail et une transition énergétique financée de manière solidaire !</p><p>La jeunesse pour le climat demande un soutien visible. Et elle en a besoin afin que le monde politique bouge enfin ! C'est pourquoi la <a href="https://www.klimademo.ch/?lang=fr" class="external-link-new-window">mobilisation pour le climat le 28 septembre</a> doit être vraiment très importante. Rendez-vous à 13h30 à la Schützenmatte à Berne, ou à 14h00 sur la Place fédérale.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_Climatestrike_manuellopez-wikimedia_cc-by-sa_4b58a47c5a.webp" length="945976" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6178</guid><pubDate>Mon, 09 Sep 2019 10:10:00 +0200</pubDate><title>Loi sur la poste : les cantons se montrent étonnamment tenaces</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-sur-la-poste-les-cantons-se-montrent-etonnamment-tenaces</link><description>La résistance ne faiblit pas contre les fermetures d&#039;offices de poste.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Peut-être bien que la Poste et le Conseil fédéral ont sous-estimé la situation et ne s'attendaient pas à une telle ténacité de la part des cantons et des communes dans leur mobilisation contre le démantèlement du réseau des offices de poste. Le 16 septembre, ce sera au tour des initiatives parlementaires des cantons de Genève, Bâle-Ville et Soleure d'être traitées au Conseil des États.</p><p>La commission compétente CTT-E propose le rejet de ces initiatives, mais uniquement parce qu'elle veut d'ores et déjà élaborer un projet de loi sur la base d'une initiative parlementaire identique déposée par le canton du Jura. Le projet de loi devrait être prêt dans un an.</p><p>Mais d'ici-là, si on n'arrive pas à freiner la Poste, il n'y aura plus que 750 offices de poste sur les 1000 qui restent encore à l'heure actuelle. Il y a bien le postulat de la CTT-N (19.3532) qui appelle le Conseil fédéral à exiger de la Poste une planification à plus long terme de l'approvisionnement postal de base. Ce postulat sera traité au Conseil national le 12 septembre, mais il ne parviendra pas à empêcher la poursuite du démantèlement. Le Conseil fédéral, lui, n'a pas de problème accepter le postulat.</p><p>En revanche, la motion Berberat (19.3749) pourrait bien représenter le " frein à main " nécessaire. Elle passera déjà le 10 septembre au Conseil des États et demande tout simplement un moratoire sur les nouvelles fermetures d'offices de poste jusqu'à ce que le projet de loi de la CTT-E soit prêt. Bien sûr, le Conseil fédéral rejette l'idée et renvoie à l'ordonnance révisée sur la poste, en vigueur depuis janvier 2019. Dans cette ordonnance, les critères d'accessibilité ont été adaptés et s'appliquent désormais au niveau des cantons et des agglomérations.</p><p>Mais, et c'est le hic, ces critères concernent aussi les agences postales. Ce qui fait qu'ils ne peuvent pas empêcher ne serait-ce qu'une seule nouvelle fermeture d'office de poste ! Impossible en tout cas de reconstruire ainsi un approvisionnement de base complètement lézardé. Les agences postales, c'est bien connu, ne sont pas en mesure d'offrir un service complet. C'est particulièrement vrai pour le trafic des paiements, puisqu'elles ne pourront jamais répondre aux normes de sécurité. Il faut donc absolument que la motion Berberat soit adoptée le 10 septembre !</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/9/csm_Mike_Knell-Flickr_CC_BY-SA_2.0_post_postauto_poststelle_appenzell_teufen_postfinance_1564a12e64.webp" length="229328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6177</guid><pubDate>Mon, 09 Sep 2019 09:35:00 +0200</pubDate><title>Le « financement uniforme » va coûter cher aux payeurs et payeuses de primes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-financement-uniforme-va-couter-cher-aux-payeurs-et-payeuses-de-primes</link><description>À la session d&#039;automne, le Conseil national peut mettre le holà au lobby des caisses-maladie.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après la récente prise de position du Conseil fédéral sur le projet de réforme du lobby des assurances, le Parlement va maintenant aborder ce " financement uniforme ". En cas d'acceptation du projet, de nouvelles sources de bénéfices s'ouvriront aux caisses-maladie et aux hôpitaux privés. Aux dépens des payeurs et payeuses de primes, bien sûr !</p><p>Cela fait des années que les faîtières des caisses-maladie se plaignent de fausses incitations onéreuses qu'il s'agirait d'enfin éliminer. Elles se gardent bien de dire qu'elles font elles-mêmes partie des principaux acteurs à en tirer parti. Par exemple, elles font en sorte, lors des négociations sur les tarifs stationnaires, que leurs assurances complémentaires lucratives soient favorisées partout où cela est possible, ce qui occasionne souvent des coûts supplémentaires pour les cantons. Toutefois, le modèle commercial des caisses-maladie et des hôpitaux privés est depuis longtemps sous pression. En effet, le Conseil fédéral et les cantons misent à juste titre sur davantage d'interventions peu compliquées en ambulatoire (c.-à-d. sans nuit à l'hôpital). Cela ne plaît absolument pas aux hôpitaux privés qui se sont largement dotés en appareils, installations et pavillons coûteux (voir <a href="https://www.medinside.ch/de/post/hirslanden-so-schnell-verpuffen-800-millionen-franken" class="external-link-new-window">"Hirslanden: So schnell verpuffen 800 Millionen Franken"</a>, en allemand). Et les caisses-maladie ne sont pas non plus contentes de cela, car elles gagnent aujourd'hui de l'argent surtout avec les assurances complémentaires dans le domaine stationnaire, désormais en recul.</p><p>Face à cette évolution, elles ne sont bien sûr pas restées sans rien faire. D'un côté elles remanient depuis des années leur modèle d'affaires et deviennent petit à petit non seulement des assureurs, mais également des fournisseurs de prestations. Ainsi l'assurance maladie Swica par exemple, avec sa chaîne de cabinets de groupe Medgate (en collaboration avec... la Migros !). D'un autre côté, elles se montrent de plus en plus agressives dans leur prise d'influence, au plan politique, sur la régulation de l'assurance de base. Elles sont en première ligne avec les membres rémunérés de leurs conseils d'administration et de divers autres organes qui siègent aussi à la commission de la politique de santé publique du Conseil national : Raymond Clottu (UDC/Groupe Mutuel), Ulrich Giezendanner (UDC/KPT), Sebastian Frehner (UDC/Groupe Mutuel), Heinz Brand (UDC/Santésuisse), Lorenz Hess (PBD/Visana), Ruth Humbel (PDC/Concordia) und Bruno Pezzatti (PLR/Groupe Mutuel).</p><h3>Préserver l'accès non discriminatoire</h3><p>Le " financement uniforme " est le projet phare du lobby des caisses-maladie. Selon ce modèle, les cantons devraient participer à parts égales et sans surcoût au financement des soins ambulatoires et stationnaires (actuellement, les cantons ne financent que les traitements stationnaires, à hauteur de 55 %). L'idée est bonne, en principe. Mais elle devient problématique dans la mesure où elle prévoit de prendre la somme aujourd'hui fournie par les cantons (soit environ huit milliards de francs) pour la refiler littéralement aux caisses-maladie. Celles-ci pourraient alors distribuer ces fonds selon leur bon vouloir aux prestataires de soins. Et qui en profiteraient le plus ? Les cliniques privées notamment (même celles qui ne figurent pas sur les listes des cantons !) et par conséquent, les modèles d'assurances complémentaires des caisses-maladie.</p><p>Le système de santé est un élément du service public : il fait partie de l'approvisionnement public de base. Personne ne choisit s'il ou elle tombe malade ni quelles " prestations " il ou elle aimerait avoir. La santé, ce n'est pas du Coca Cola. Il est donc impératif de mettre le holà à la mainmise éhontée des protagonistes privés sur la gouvernance dans le système de santé. Le mieux, ce serait que le Conseil national le fasse déjà lors de la session d'automne qui commence sous peu. La régulation et la planification de l'approvisionnement en santé publique doit rester intégralement la mission des pouvoirs publics. Ce n'est qu'ainsi qu'un accès non discriminatoire aux prestations peut être garanti pour toutes les couches de la population.</p><p>Cet accès est d'ailleurs sous pression depuis longtemps, en raison d'un mode de financement antisocial. Mais même avec le " financement uniforme ", les payeurs et payeuses de primes ne gagneraient rien du tout, au contraire : le mécanisme de financement proposé conduirait même à ce que la participation aux coûts pour les assuré-e-s, déjà exorbitante à l'heure actuelle, augmente encore davantage. Et si la revendication alternative des cantons devait être entendue, à savoir que les soins de longue durée soient intégrés au " financement uniforme ", elle résulterait inévitablement en une poussée supplémentaire et prolongée des primes. Car avec l'évolution démographique, il n'y a aujourd'hui pratiquement pas un poste de dépense qui augmente plus rapidement que les soins de longue durée. Ceux-ci font tout autant partie de l'approvisionnement public de base que les soins médicaux et doivent dès lors aussi être financés principalement par des fonds publics, c'est-à-dire par des recettes fiscales prélevées en fonction du revenu. Un nouveau transfert sur les primes par personne serait absolument intolérable pour une bonne partie de la population.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6174</guid><pubDate>Fri, 06 Sep 2019 10:15:00 +0200</pubDate><title>Des hausses de salaire de 2 % et un rattrapage tangible pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-de-salaire-de-2-et-un-rattrapage-tangible-pour-les-femmes</link><description>Négociations salariales 2019/2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'économie suisse a connu une nette croissance au cours des trois dernières années. Pourtant, même si la charge de travail a augmenté, les salaires réels ont reculé de 0,6 % ! Ceci est injuste et met de plus en plus en péril le développement économique dans notre pays. Depuis 2015, la consommation par habitant-e (hors dépenses de santé) affiche une baisse réelle d'environ 0,7 %. Sans une hausse tangible des salaires, cette tendance va aller en s'aggravant. Voilà pourquoi les fédérations de l'Union syndicale suisse (USS) exigent des augmentations générales de salaires de 2 % pour les négociations salariales 2019/2020. Les salaires des femmes ont tout particulièrement besoin d'une hausse significative.</p><p>La marge de manœuvre est là : la conjoncture économique suisse se porte mieux que ce que beaucoup affirment ces derniers temps. Les entreprises recherchent plus de main-d'œuvre que jamais au cours des dix dernières années. Les affaires sont bonnes dans presque toutes les branches. Et elles restent globalement positives même dans l'industrie, où le ralentissement de la conjoncture internationale se fait pourtant sentir. Les entreprises s'attendent à une légère hausse des exportations pour les prochains mois.</p><p>De toute évidence, il est temps d'agir, et pas seulement dans la perspective de l'évolution de l'économie intérieure. Du point de vue des salarié-e-s, des augmentations de salaire sont nécessaires aussi pour compenser le renchérissement de près de 0,5 % pour l'année en cours ainsi que pour financer les hausses continuelles des primes-maladie. Sans oublier que la productivité ne cesse d'augmenter, de 1 % par année en valeur réelle.</p><p>Mais c'est pour les femmes que la nécessité de faire quelque chose est particulièrement prononcée. Le 14 juin, plus de 500 000 femmes et hommes solidaires sont descendu-e-s dans la rue pour réclamer des progrès en matière d'égalité, et plus particulièrement l'égalité salariale. Maintenant, il faut des avancées concrètes pour les salaires des femmes. Le retard salarial des femmes doit être corrigé par des hausses tangibles de salaire pour les femmes. Dans les branches qui relèvent du syndicat Unia, les femmes devront toucher, en plus de l'augmentation salariale de 2 %, au moins 50 francs supplémentaires.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/b/csm_190906_lohn_mk_maillard_lampart_alleva_muenger_zugeschnitten_c07563d82a.webp" length="26058" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6167</guid><pubDate>Fri, 30 Aug 2019 17:03:04 +0200</pubDate><title>Victoire d’étape des syndicats contre l’allongement du temps de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/victoire-d-etape-des-syndicats-contre-l-allongement-du-temps-de-travail</link><description>Un frein aux attaques contre la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>La résistance des syndicats et des médecins du travail contre l’allongement du temps de travail porte enfin concrètement ses fruits : la Commission de l’économie du Conseil des États (CER-E) a recommandé vendredi le classement de l’initiative parlementaire de l’ancienne conseillère aux États Karin Keller-Sutter. En faisant cela, la commission admet que ses projets d’une dérégulation de grande ampleur de la loi sur le travail sont inappropriés. L’initiative exigeait l’abandon, dans une large mesure, de l’enregistrement du temps de travail. Selon l’Enquête suisse sur la population active (ESPA), au moins 26 % des salarié-e-s auraient été touchés. On les aurait tout simplement privés de l’outil qui permet de vérifier si les durées maximales de travail sont respectées et si des heures supplémentaires sont effectuées. Il est grand temps que le Conseil des États suive la commission et enterre ce démantèlement de la protection des salarié-e-s.</p><p>Mais l’étape d’aujourd’hui ne suffit pas, loin s’en faut. La commission doit encore abandonner le projet d’augmenter la durée hebdomadaire maximale de travail et de continuer d’affaiblir l’interdiction du travail du dimanche. Ces mesures envisagées proviennent d’une initiative du conseiller aux États Konrad Graber. Alors que des études démontrent l’augmentation constante du stress au travail et que les personnes en burnout sont de plus en plus nombreuses, il faut viser plus de protection des salarié-e-s, et non moins comme semble toujours l’envisager la CER. Le Conseil des États serait bien avisé de tenir enfin compte de l’opposition des syndicats, des médecins du travail, des Églises et des cantons et de rejeter également ce projet de loi. Si le Parlement devait maintenir le projet, les syndicats le combattraient par tous les moyens.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_Bauarbeiter-in-Halle-Protesthaltung_AntonioRecena-photocase_5346d7d044.webp" length="339942" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6165</guid><pubDate>Wed, 28 Aug 2019 18:13:31 +0200</pubDate><title>Renforcer la diversité journalistique, mais pas faire des cadeaux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/renforcer-la-diversite-journalistique-mais-pas-faire-des-cadeaux</link><description>Encouragement des médias</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue l’intention du Conseil fédéral de renforcer le soutien accordé aux médias du pays. Mais les mesures à cet effet doivent aider à préserver la diversité journalistique en ne pas être un cadeau pour les entreprises de médias générant d’importants chiffres d’affaires comme tamedia, Ringier et NZZ-CH Media !</p><p>Pour l’USS, il est clair que seules doivent bénéficier d’un encouragement pour leurs offres les entreprises de médias soumises à une CCT qui garantit l’indépendance de leur rédaction et des bonnes conditions de travail aux personnes actives dans ce secteur. Désormais, les entreprises qui veulent être soutenues devront prouver qu’elles s’engagent pour la diversité journalistique et une couverture médiatique de grande qualité. Un transfert des bénéfices à des privés, dans les secteurs encouragés, doit être interdit.</p><p>Aujourd’hui, le marché des médias est contrôlé en Suisse par encore quatre entreprises de médias. Et toutes misent sur la même stratégie : rédactions centrales, suppressions d’emplois et pages communes. La diversité journalistique est en train de rapidement disparaitre, une évolution qui menace le système de la démocratie directe de la Suisse.</p><p>L’USS est soulagée de voir que le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), placé sous la direction de la conseillère fédérale Simonetta Somaruga, propose maintenant des mesures pragmatiques et rapidement réalisables, et renonce à une nouvelle loi sur les médias. En raison de la chute des recettes publicitaires de la TV, il est juste de ne pas plafonner la redevance versée pour la SSR. La plus importante entreprise de médias de service public fournit de fait une contribution indispensable à la fourniture d’informations et de contenus culturels à la population et ne doit précisément pas être affaiblie aujourd’hui.</p><p>L’augmentation de 20 millions de francs envisagée par la conseillère fédérale du rabais sur la distribution postale ne suffira cependant pas pour réellement alléger la charge des petits journaux indépendants. Et si le plafonnement du tirage actuellement en vigueur devrait être levé pour les grands journaux et les têtières, la diversité journalistique ne s’en trouvera pas soutenue.</p><p>L’aide financière des offres en ligne est nécessaire et urgente, et l’USS s’en félicite, car ce canal est devenu essentiel pour le journalisme d’information. Mais ici aussi, les conventions collectives de travail existantes, la qualité de la couverture médiatique et l’indépendance rédactionnelle sont les critères sur lesquels l’encouragement doit s’orienter. Et pas la question de l’existence d’un « paywall » (péage de lecture numérique).</p><p>Les entreprises de médias sont désormais invitées à investir dans la qualité journalistique et à arrêter de supprimer des emplois dans les rédactions. Cela s’applique précisément aux quatre entreprises qui contrôlent actuellement le marché suisse des médias. L’USS espère que la Suisse alémanique et le Tessin auront enfin à nouveau une convention collective de travail (CCT) garantissant des salaires et des honoraires. Il est plus que temps que les éditeurs reconnaissent le partenariat social !</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6163</guid><pubDate>Wed, 28 Aug 2019 11:21:00 +0200</pubDate><title>Le Parlement doit se focaliser sur le montant des rentes – L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-doit-se-focaliser-sur-le-montant-des-rentes-l-uss-rejette-le-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description>Réforme AVS 21 : le message du Conseil fédéral est insuffisant</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) estime que le message du Conseil fédéral sur la réforme AVS 21 n’est pas convaincant. Au futur nouveau Parlement de le retravailler. D’une part, une réforme de l’AVS n’a de chance de trouver une majorité des citoyen-ne-s que si elle prend le montant des rentes pour point de départ. Le compromis proposé par les partenaires sociaux pour la prévoyance professionnelle est certes en mesure de stabiliser les rentes en baisse du 2e pilier, mais l’AVS a, elle aussi, un besoin urgent que des mesures soient prises. Il n’y a de fait plus eu aucune hausse des rentes AVS depuis plus de 40 ans. Les adaptations faites sur la base de l’indice mixte ne tiennent qu’insuffisamment compte de l’évolution des salaires. C’est pourquoi les rentes AVS perdent toujours plus de leur valeur ; et cela, alors que les coûts de la santé augmentent massivement. C’est pour cela que l’USS a décidé de lancer une initiative pour une 13e rente AVS, car c’est la seule manière pour que l’AVS remplisse sa fonction : garantir une vieillesse dans la dignité.</p><p>D’un autre côté, l’USS rejette clairement le relèvement prévu de l’âge de la retraite des femmes. Car la stabilité financière de l’AVS est aussi une de ses revendications. Qu’en plus, ce relèvement doive se faire principalement sur le dos des femmes n’est pas convaincant. La situation sur le marché de l’emploi des travailleuses âgées est toujours insatisfaisante : plus de la moitié des femmes interrompent leurs activités professionnelles avant d’être arrivées à l’âge ordinaire de la retraite ; nombre des salarié-e-s âgées ont des faibles taux d’occupation, alors qu’elles aimeraient bien travailler plus. Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, les femmes souffrent trois fois et demie plus du sous-emploi que les hommes. Les rentes des femmes aussi sont, dans une mesure inacceptable, beaucoup plus basses que celles des hommes : selon la statistique 2017 des nouvelles rentes, les hommes qui ont pris leur retraite en 2017 ont reçu des prestations du 2e pilier presque deux fois plus élevées que les femmes pendant la même année. Les rentes des femmes sont souvent si basses qu’elles ne leur permettent pas de vivre décemment une fois à la retraite. C’est pourquoi on a besoin que de vrais progrès soient accomplis en matière d’égalité des sexes, et pas d’un égalitarisme de façade concernant l’âge de la retraite. La grande mobilisation lors de la Grève des femmes* de cette année le souligne aussi.</p><p>L’USS est persuadée que la Suisse, toujours plus riche, peut et doit se permettre une prévoyance vieillesse solidaire, reposant sur un financement solide. C’est ce que prescrit la Constitution fédérale et c’est également là une question de respect pour les travailleurs et travailleuses concernés qui ont contribué de manière déterminante aux performances de l’économie et à ce qui est l’aménagement actuel d’une AVS sociale.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6160</guid><pubDate>Mon, 26 Aug 2019 12:48:18 +0200</pubDate><title>Le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle obligatoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-taux-d-interet-minimal-dans-la-prevoyance-professionnelle-obligatoire</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6156</guid><pubDate>Thu, 22 Aug 2019 16:02:35 +0200</pubDate><title>Développement continu de l’AI : premières rectifications par la commission du Conseil des États</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/developpement-continu-de-l-ai-premieres-rectifications-par-la-commission-du-conseil-des-etats</link><description>Plusieurs décisions défavorables aux bénéficiares AI ont été corrigées. Mais d&#039;autres améliorations sont indispensables.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dès la rentrée après la pause estivale, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) s'est penchée sur l'assurance-invalidité (AI). Après plusieurs coupes sur le dos des bénéficiaires de rentes AI, la révision actuelle du Conseil fédéral (" Développement continu de l'AI ") vise un soutien accru à l'intégration professionnelle, au conseil et au suivi, ainsi qu'à une meilleure coordination au sein même de l'AI.</p><p>Le besoin de poursuivre de toute urgence ces objectifs est évident. L'USS s'est engagée en faveur de la révision - qui porte bien son titre - lors de la consultation et au cours des débats ce printemps au Conseil national. Mais le Conseil national a saisi l'occasion pour procéder à de nouvelles coupes budgétaires : il a ainsi décidé de réduire les rentes pour enfants et d'introduire un système linéaire de rentes qui entraînerait des baisses de prestations conséquentes, particulièrement pour les personnes avec un taux d'invalidité élevé (entre 60 % et 69 %). Actuellement, ces personnes touchent une rente de trois-quarts (75 %). Avec les rentes linéaires, elles ne recevraient qu'une rente correspondant à leur taux d'invalidité. Et ce, bien que ces mêmes personnes n'ont pratiquement aucune chance de trouver un emploi à temps partiel complémentaire. Ce changement de système est inacceptable pour les personnes concernées, il est complexe et coûteux.</p><p>Autre point qui ne convainc pas dans cette décision : concrètement, les diminutions de rentes ainsi induites vont probablement déplacer les coûts vers les prestations complémentaires. Ainsi, l'AI parviendra de moins en moins à remplir sa mission d'assurer le minimum vital même pour les taux d'invalidité élevés. Or, près de la moitié des bénéficiaires de l'AI ont déjà besoin des prestations complémentaires pour assurer leur existence.</p><h3>Renforcer l'intégration professionnelle</h3><p>La commission d'examen du Conseil des États a corrigé une partie de ces décisions, ce qui est à saluer. Elle a surtout rejeté unanimement la diminution des rentes pour enfants. Mais elle a approuvé le nouveau système de rentes, avec les effets négatifs que nous avons décrits pour les bénéficiaires de l'AI. Au moins, les personnes de 55 ans ou plus ne seront pas soumises aux réductions de rentes entraînées par ce nouveau système. Nous saluons aussi le fait que, comme aujourd'hui, il ne faudra pas un taux d'invalidité de 80 % pour avoir droit à une rente complète. La commission a suivi dans ce cas le Conseil national, contre l'avis de l'Union patronale.</p><p>Au cours des prochains débats parlementaires, l'USS s'engagera tout spécialement pour que les mesures d'intégration professionnelle soient renforcées. Car, malgré des objectifs en ce sens lors des dernières révisions, la participation au marché du travail des personnes en situation de handicap continue de stagner. Il serait donc grand temps pour des mesures plus contraignantes. La dernière décision du Conseil national en la matière représente la limite inférieure.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_920e7f8cea.webp" length="403300" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6155</guid><pubDate>Thu, 22 Aug 2019 15:33:15 +0200</pubDate><title>La Poste doit absolument maintenir un service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-poste-doit-absolument-maintenir-un-service-public</link><description>Fermeture des offices postaux : ça suffit ! Signez la pétition !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le syndicat syndicom en a marre et il a raison : avec le Comité de Muotathal, il a lancé une pétition pour le sauvetage des offices postaux. Ce comité avait en effet lutté contre la fermeture du dernier office postal dans ce village schwytzois, en vain. L'Union syndicale suisse partage ce combat : le démantèlement des offices postaux doit cesser maintenant, sinon toutes les dispositions légales pour sauvegarder le réseau postal arriveront trop tard ! Signez la pétition sur <a href="http://www.monofficepostal.ch" class="external-link-new-window">www.monofficepostal.ch.</a></p><p>Personne ne conteste le fait que La Poste opère dans un contexte difficile. Le volume du courrier diminue et La Poste a la mission pernicieuse de devoir atteindre pour Postmail une croissance rentable et un rendement comparable à celui de la branche, comme le lui dicte le Conseil fédéral dans les objectifs stratégiques. Ce qu'elle a d'ailleurs à nouveau réussi en 2018, avec un résultat d'exploitation de 338 millions de francs. Pour les syndicats, la population et les arts et métiers, cela constitue un bas de laine suffisant pour investir dans le service public.</p><p>Mais la direction de La Poste ne le voit pas du tout de cet œil. Elle poursuit son chemin du démantèlement et fait tout ce qu'elle peut pour externaliser le mandat de service public à d'autres organismes, qui peuvent le remplir pour moins cher, mais pas mieux. Comment un gérant de kiosque peut-il s'occuper d'un envoi en nombre s'il n'arrive pratiquement plus à se déplacer au milieu de tous ses articles ? Comment faire s'il n'y a pas de place de parc devant le magasin ou la pharmacie ? Comment aider les clients si les agences ne peuvent accepter des versements en liquide et ne peuvent verser des montants dépassant 500 francs ?</p><h3>Les cantons bougent</h3><p>Au vu du fort mécontentement exprimé envers La Poste, le Conseil fédéral a procédé l'année passée à quelques modifications dans l'ordonnance sur la poste. Mais le renforcement des critères d'accessibilité ne parvient pas à freiner le démantèlement des offices postaux, puisqu'une agence y est considérée comme équivalente à un office. En d'autres mots, c'est : retour à la case départ.</p><p>Mais depuis deux ans, plusieurs cantons (Jura, Tessin, Valais et Genève) ont déposé des initiatives parlementaires pour la sauvegarde de la desserte postale de base. Et actuellement, la Commission des transports et des télécommunications du Conseil des États (CTT-E) planche sur un projet de loi basé sur l'initiative jurassienne (17.314).</p><p>Jusqu'à présent, le Conseil fédéral n'a pas bougé d'un iota sur les objectifs de rentabilité pour La Poste. Les dividendes semblent plus importants que le service à la population. Mais cela pourrait changer complètement : d'une part, le DETEC a une nouvelle patronne, donc l'objectif déclaré est d'avoir un service public de qualité. D'autre part, la présidence de PostCom, l'autorité de régulation postale, va changer elle aussi. PostCom ne s'était jusque-là pas vraiment distinguée par sa mission de surveillance, bien au contraire. Alors qu'elle devait veiller à ce que le niveau des conditions de travail reste comparable chez les différents prestataires du marché postal, c'est elle qui a fixé l'an dernier un salaire horaire minimum de 18,27 francs et la semaine de travail usuelle pour la branche à 44 heures ! Deux décisions que ne font qu'encourager les conditions de travail précaires dans de nombreuses entreprises de logistique au lieu d'améliorer les conditions générales.</p><p>Avec le soutien de l'USS, syndicom veut maintenant faire pression, par le biais d'une pétition, pour que la loi sur la poste soit modifiée en faveur d'un meilleur service public. Le temps presse si nous voulons maintenir le réseau encore existant d'offices postaux. www.monofficepostal.ch</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/1/csm_meinepoststelle_7213ca457c.webp" length="84616" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6154</guid><pubDate>Thu, 22 Aug 2019 14:31:21 +0200</pubDate><title>Responsabilité des entreprises : maintenant plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/responsabilite-des-entreprises-maintenant-plus-que-jamais</link><description>Le Conseil fédéral se prend pour l’organe de lobbying des multinationales</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le bras de fer autour de l'initiative pour des multinationales responsables connaît un nouveau chapitre pas très glorieux. La tactique dilatoire ne peut plus continuer : il faut adopter des règles efficaces afin d'assurer un comportement responsable des multinationales suisses à l'étranger.
</p><p>En septembre 2017 déjà, le Conseil fédéral avait recommandé le rejet de l'initiative pour des multinationales responsables. Pourtant, il reconnaissait " les buts de l'initiative sur le fond " et estimait " qu'il est nécessaire d'agir en faveur des droits humains et de la protection de l'environnement dans le domaine de l'économie ". Comme trop souvent cependant, ces objectifs doivent être atteints uniquement par le biais de " l'engagement volontaire de l'économie ", un engagement que le Conseil fédéral juge déjà existant. Cette vision du gouvernement suisse est assez illusoire, comme le prouvent, malheureusement, les trop nombreuses nouvelles sur des sociétés suisses à l'étranger qui ne se comportent justement pas volontairement de manière très louable : au Pérou, des agriculteurs et agricultrices indigènes sont chassés de leurs terres, en Colombie, l'eau potable est polluée et en République démocratique du Congo, les employé-e-s dans les mines travaillent dans des conditions intolérables.
</p><p>Le postulat de l'initiative pour des multinationales responsables est aussi limpide que logique : les entreprises ayant un siège en Suisse doivent veiller à ce que leurs activités commerciales respectent les droits humains et syndicaux ainsi que les normes environnementales reconnues au plan international. Elles doivent rendre des comptes sur ce sujet. Des violations de ces devoirs devraient avoir des conséquences et les entreprises devraient être tenues responsables si l'on veut que le respect de ces droits s'impose dans toutes les branches.
</p><h3>Des règles claires</h3><p>L'initiative a du succès et atteint dans des sondages plus de 70 % d'avis favorables, un courant de sympathie qui fait trembler de nombreuses personnalités politiques de droite. C'est pourquoi l'éventualité d'assister à l'adoption d'un contre-projet fort n'est toujours pas exclue, même après les débats parlementaires interminables qui ont déjà eu lieu. C'est précisément ce que le Conseil fédéral veut éviter à tout prix. Dans une démarche tout à fait habituelle, il a donc statué à nouveau sur l'initiative : il a tout simplement repris son apologie de l'engagement volontaire des entreprises pour la transformer en contre-projet indirect. Les raisons de ce geste sont évidentes et maladroites en même temps : faire miroiter une volonté d'agir, mais surtout faire en sorte que tout reste comme avant.
</p><p>Au lieu de se prendre pour le groupe de lobbying des multinationales, le Conseil fédéral serait bien avisé d'admettre enfin qu'il faut des règles claires pour mettre fin à des agissements irresponsables avérés à l'étranger. C'est du moins aussi ce que semble penser la Commission compétente du Conseil des États, qui a décidé récemment de poursuivre les délibérations sur un contre-projet. </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6151</guid><pubDate>Tue, 20 Aug 2019 09:50:04 +0200</pubDate><title>Le stress au travail augmente : le Conseil des États va-t-il enfin entendre raison ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-stress-au-travail-augmente-le-conseil-des-etats-va-t-il-enfin-entendre-raison</link><description>La révision prévue de la loi sur le travail ne ferait qu’accentuer cette tendance : il faut tirer les conséquences de l&#039;enquête suisse sur la santé 2017 et enterrer cette réforme.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le stress au travail a augmenté ces dernières années. C'est ce qui ressort de l'enquête suisse sur la santé 2017, publiée aujourd'hui par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Au lieu de s'attaquer à ce problème, les politiciennes et politiciens de droite veulent aggraver la situation avec la révision de la loi sur le travail. Elles et ils souhaitent notamment faire en sorte que nombre de salarié-e-s se voient contraints de travailler plus longtemps, et même le dimanche. Le Conseil des États débattra de cette révision à la session d'automne : il doit enfin entendre raison et enterrer ce projet.</p><p>L'enquête suisse sur la santé 2017 est on ne peut plus claire : en 2017, 21 % de la population active interrogée par l'OFS subissait très souvent du stress au travail. En 2012, ce taux était de 18 %. La moitié de ces personnes se sentent émotionnellement épuisées au travail et sont ainsi exposées à un risque plus élevé de subir un burnout. Au lieu de reconnaître les pathologies liées au stress comme des maladies professionnelles et de diminuer les horaires hebdomadaires de travail, comme l'exigent la médecine du travail et les syndicats, les majorités des commissions de l'économie des chambres fédérales veulent plutôt empirer la situation en suivant les propositions du conseiller aux États Conrad Graber et de son ancienne collègue Karin Keller-Sutter, aujourd'hui conseillère fédérale. Le temps de travail hebdomadaire maximal grimperait à 67,5 heures et le nombre d'heures supplémentaires maximal par jour serait lui aussi augmenté. Même l'interdiction du travail du dimanche serait assouplie. Parallèlement, l'obligation pour les employeuses et employeurs de saisir le temps de travail des salarié-e-s serait en grande partie supprimée.</p><p>Au vu du résultat de l'enquête suisse sur la santé, il est inacceptable que les commissions de l'économie et des redevances (CER) s'obstinent à vouloir imposer ces mesures cyniques de déréglementation. Les pseudo-corrections décidées avant la pause estivale par la CER-E n'y changent rien. Elles sont de nature purement cosmétiques et le stress augmenterait quand même pour de nombreux salarié-e-s. Cette obstination est également incompréhensible : la révision de la loi sur le travail a échoué lors de la consultation. Elle a fait l'objet de critiques sévères de la part, notamment, des inspectorats cantonaux du travail, de la médecine du travail, des Églises avec l'Alliance pour le dimanche ainsi que des syndicats. Du plus, la commission ne tient aucun compte d'un rapport du Conseil fédéral qui souligne que le droit suisse du travail est déjà très souple. Si les Chambres ne mettent toujours pas le holà à cette charge contre la santé des salarié-e-s, les syndicats lanceront un référendum.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/e/csm_ueberarbeitet_burnout_ist-thodonal_d75e88c55f.webp" length="161862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6139</guid><pubDate>Mon, 15 Jul 2019 09:56:31 +0200</pubDate><title>Ordonnance relative à la déduction fiscale pour autofinancement des personnes morales et ordonnances relatives à l’imputation d’impôts étrangers prélevés à la source</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-relative-a-la-deduction-fiscale-pour-autofinancement-des-personnes-morales-et-ordonnances-relatives-a-l-imputation-d-impots-etrangers-preleves-a-la-source</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6137</guid><pubDate>Mon, 15 Jul 2019 09:48:05 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les fonds propres et la répartition des risques des banques et des négociants en valeurs mobilières</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-les-fonds-propres-et-la-repartition-des-risques-des-banques-et-des-negociants-en-valeurs-mobilieres</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6135</guid><pubDate>Mon, 15 Jul 2019 09:40:40 +0200</pubDate><title>Nouvelle ordonnance d’application de la loi sur la surveillance des marchés financiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/nouvelle-ordonnance-d-application-de-la-loi-sur-la-surveillance-des-marches-financiers</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6132</guid><pubDate>Fri, 12 Jul 2019 13:00:00 +0200</pubDate><title>Loi relative au changement de système d’imposition de la propriété du logement</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-relative-au-changement-de-systeme-d-imposition-de-la-propriete-du-logement</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6131</guid><pubDate>Fri, 12 Jul 2019 12:07:00 +0200</pubDate><title>Iv.pa. 19.401 «Pour un renforcement des soins infirmiers, une sécurité des patients accrue et une meilleure qualité des soins»</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/iv-pa-19-401-pour-un-renforcement-des-soins-infirmiers-une-securite-des-patients-accrue-et-une-meilleure-qualite-des-soins</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6129</guid><pubDate>Fri, 12 Jul 2019 08:37:25 +0200</pubDate><title>Rapport explicatif sur la coopération internationale 2021–2024</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/rapport-explicatif-sur-la-cooperation-internationale-2021-2024</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6127</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 20:06:38 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité (OPC-AVS/AI)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-les-prestations-complementaires-a-l-assurance-vieillesse-survivants-et-invalidite-opc-avs-ai</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039; existe qu&#039; en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6125</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 20:02:29 +0200</pubDate><title>Modifications des ordonnances d’exécution des normes procédurales et systèmes d’information</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modifications-des-ordonnances-d-execution-des-normes-procedurales-et-systemes-d-information</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6121</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 19:28:00 +0200</pubDate><title>Réforme du transport régional de voyageurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/reforme-du-transport-regional-de-voyageurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la loi sur le transport de voyageurs (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6119</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 19:22:00 +0200</pubDate><title>Nouvelle loi fédérale relative à l’indemnité forfaitaire octroyée pour la taxe sur la valeur ajoutée perçue sur la redevance de réception de radio et de télévision</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/nouvelle-loi-federale-relative-a-l-indemnite-forfaitaire-octroyee-pour-la-taxe-sur-la-valeur-ajoutee-percue-sur-la-redevance-de-reception-de-radio-et-de-television</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6117</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 19:16:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur le transport souterrain de marchandises</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-le-transport-souterrain-de-marchandises</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consulation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6115</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 18:03:58 +0200</pubDate><title>Le Parlement a pris ses responsabilités, au tour des cantons de le faire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-a-pris-ses-responsabilites-au-tour-des-cantons-de-le-faire</link><description>Révision de la loi sur les marchés publics (LMP)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la révision totale de la loi sur les marchés publics, les syndicats sont parvenus à empêcher un certain nombre de détériorations. C'est au tour des cantons désormais de prendre leurs responsabilités.</p><p>La loi fédérale sur les marchés publics (LMP) est un objet crucial pour les salarié-e-s en Suisse. Si la révision avait mal tourné, elle aurait ouvert grand la porte à la sous-enchère salariale et sociale. Il est d'autant plus réjouissant que les syndicats aient réussi à empêcher des détériorations lors de cette révision de la loi sur les marchés publics. La proposition d'abandonner le principe du lieu d'exécution était particulièrement préoccupante : elle aurait entraîné une forte augmentation de la sous-enchère. Avec la nouvelle LMP, les Chambres fédérales se sont éloignées de la spirale infernale et ruineuse des prix pour aller vers davantage de de qualité sociale et durable : une belle victoire pour les syndicats ! L'USS se réjouit aussi du fait que la caisse de pension publique Publica ne sera pas soumise à la LMP.
</p><p>Il reste toutefois encore beaucoup à faire, et c'est maintenant aux cantons d'agir : ils doivent introduire de nouvelles mesures permettant de mieux lutter contre les abus et la précarisation, comme les chaînes de sous-traitants interminables, les faillites abusives et le travail temporaire.
</p><h3>Le principe du lieu d'exécution protège les salarié-e-s suisses de la sous-enchère</h3><p>Le Parlement a décidé de maintenir le principe du lieu d'exécution, qui a fait ses preuves. Ce qui veut dire qu'une entreprise qui brigue l'obtention d'un mandat public doit respecter les salaires et les conditions de travail du lieu où la prestation sera fournie. Exemple : une entreprise tessinoise qui soumet une offre pour la construction d'une grande halle à Zurich devra verser des salaires zurichois à ses employés. Si, comme cela se dessinait au début des débats, le Parlement avait adopté le principe du lieu de provenance, les conditions à appliquer seraient celles du lieu où l'entreprise a son siège ou est établie. L'entreprise tessinoise pourrait donc soumettre son offre avec des salaires tessinois. Mais avec un tel changement de paradigme, les soumissionnaires issus de cantons connaissant de bonnes conditions de travail seraient désavantagés par rapport à ceux de cantons " à bas salaires ". Pour rester concurrentiels, ils devraient procéder à une détérioration des conditions de travail dans leur propre entreprise. Conclusion : le principe du lieu de provenance de l'entreprise enclencherait une spirale vers le bas.
</p><p>Le principe du lieu d'exécution est donc crucial pour qui tient à protéger les salaires et les conditions de travail usuels dans la localité et la branche. Le Parlement a décidé de privilégier le principe du lieu d'exécution. Les cantons doivent maintenant adapter leur concordat intercantonal sur les marchés publics afin d'y réintroduire le principe du lieu d'exécution.
</p><h3>Limiter les chaînes de sous-traitants</h3><p>Plusieurs autres volets de la protection des salarié-e-s dans les marchés publics sont de la compétence cantonale. Les gouvernements et parlements cantonaux doivent maintenant prendre l'initiative et adapter les lois cantonales en conséquence.Ainsi, la chaîne de sous-traitants doit être limitée à un seul niveau. Aujourd'hui, dans la construction surtout, il n'est pas rare que les maîtres d'ouvrage ne savent même plus qui fait quel travail sur quel chantier et à quelles conditions, tellement ils ont de sous-traitants. Souvent, la Confédération, les cantons et les communes ne savent pas non plus qui, au final, fait quel travail. Cela crée un terrain extrêmement propice aux scandales puisque la probabilité de sous-enchères salariale et sociale, respectivement de travail au noir, augmente de façon exponentielle à chaque niveau supplémentaire de sous-traitance. Raison de plus pour mettre le holà à cette pratique néfaste, à tout le moins dans le domaine des marchés publics.
</p><h3>Attester de la conformité à la CCT, limiter le travail temporaire</h3><p>Dans les cantons, la loi doit aussi prévoir que des documents réellement fiables soient fournis pour attester de la conformité à la convention collective de travail (CCT) avant qu'un mandat ne soit octroyé à une entreprise d'une branche soumise à une CCT.
</p><p>Il est important aussi que les cantons limitent le recours au travail temporaire dans les marchés publics. Genève montre l'exemple en la matière : des discussions sont actuellement en cours pour inscrire dans la loi l'ancien règlement cantonal qui prévoyait de limiter à 20 % le taux d'employé-e-s temporaires sur les marchés publics.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6113</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 16:43:11 +0200</pubDate><title>Maintien du niveau des rentes et supplément de rente financé solidairement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/maintien-du-niveau-des-rentes-et-supplement-de-rente-finance-solidairement</link><description>Compromis des partenaires sociaux pour la réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Même si la Suisse est toujours plus prospère, les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser depuis dix ans. Nombreuses sont les personnes qui constatent, révoltées, que les rentes promises autrefois ne correspondent plus du tout à la réalité. Et tout cela, parce que la crise financière a fait chuter les taux d'intérêt et que les banques et compagnies d'assurances font de gros bénéfices sur le dos des assuré-e-s.</p><p>C'est dans ce contexte que l'USS a négocié les bases d'une réforme du 2e pilier avec les partenaires sociaux. La semaine passée, la proposition des partenaires sociaux a pu être transmise au conseiller fédéral Alain Berset, puis rendue publique. Et cette semaine, le Comité de l'USS a reconnu que cette proposition représente un résultat acceptable, avec des concessions de la part de tous les partenaires sociaux. Il a dès lors approuvé à son tour ce modèle de réforme.</p><p>Au cœur du compromis : l'introduction dans la LPP d'un supplément de rente durable et solidaire, qui permettra de maintenir le niveau actuel des prestations malgré une baisse directe du taux de conversion minimal de 6,8 % à 6 %. Ce supplément rente sera financé par le biais d'une cotisation de 0,5 % sur tous les salaires jusqu'à concurrence d'environ 850 000 francs par année. Il sera versé individuellement à toutes les personnes touchant à l'avenir une rente du 2e pilier. Première conséquence de ce modèle : les personnes à faible revenu ou travaillant à temps partiel, qui sont aujourd'hui cruellement désavantagées dans le 2e pilier, toucheront immédiatement une rente LPP plus élevée. Les personnes à revenu plus élevé contribuent pour environ un tiers à cette hausse des rentes. Ainsi, avec un salaire annuel de 50 000 francs, l'assuré-e versera environ 250 francs de plus de cotisation par année pour toucher après la retraite quelque 1200 à 1500 francs de plus par année en rente LPP, indépendamment du capital vieillesse accumulé. Cette formule renforce la solidarité dans le 2e pilier et améliore par ailleurs le rapport coût-prestation de la LPP, un aspect particulièrement important dans le contexte actuel de taux d'intérêts très bas.</p><p>La proposition prévoit en outre des changements du côté des cotisations des salarié-e-s au 2e pilier : d'une part, la déduction de coordination est divisée par deux, ce qui, à long terme, entraîne une amélioration des rentes pour les temps partiels. Ce point revêt une importance primordiale pour les femmes. Il est toutefois lié à une augmentation des prélèvements salariaux. D'autre part, le modèle introduit un lissage des taux de cotisation salariale entre les jeunes et les moins jeunes salarié-e-s : à partir de 45 ans, les cotisations n'augmenteront plus. Cette approche prend en compte les inquiétudes liées au fait que les cotisations plus élevées réduisent les perspectives professionnelles des salarié-e-s plus âgés.</p><h3>Aperçu du résultat des négociations</h3><p>&nbsp;</p><table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" style="width:361.25pt"><tbody><tr><td style="border-color:windowtext; border-image:initial; border-left-style:solid; border-right-style:solid; border-top-style:solid; border-width:1pt; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:1pt solid windowtext; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><strong><i>Régime en vigueur</i></strong></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:1pt solid windowtext; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><strong><i>Compromis des partenaires sociaux</i></strong></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><strong><i>Seuil d’entrée</i></strong></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>21&nbsp;330</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>21&nbsp;330</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><strong><i>Déduction de coordination</i></strong></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>24&nbsp;885</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>12&nbsp;443</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><strong><i>Taux de conversion minimal</i></strong></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>6,8&nbsp;%</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>6,0&nbsp;%</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><strong><i>Bonifications de vieillesse</i></strong></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp; 21-24</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>-</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp; 25-34</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>7&nbsp;%</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>9&nbsp;%</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp; 35-44</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>10&nbsp;%</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>9&nbsp;%</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp; 45-54</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>15&nbsp;%</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>14&nbsp;%</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp; 55-âge de </i><i>référence</i><i></i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>18&nbsp;%</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>14&nbsp;%</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><strong><i>Supplément de rente</i></strong><i></i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>1<sup>e</sup>-5<sup>e</sup> année de la génération de transition</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>200 </i><i>francs / mois</i><i></i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>6<sup>e</sup>-10<sup>e</sup> année</i><i></i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>150 francs / mois</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>11<sup>e</sup>-15<sup>e</sup> année</i><i></i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>100 francs / mois</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>à partir de la 16<sup>e</sup> année</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>Montant par année civile fixé par le Conseil fédéral</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>Financement</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>0,5&nbsp;% (du revenu soumis à l’AVS)</i></p></td></tr></tbody></table><p>L'USS a examiné les effets du modèle élaboré sur le montant des rentes et sur les cotisations pour chaque classe de salaire dans le régime LPP obligatoire. Ces calculs confirment que le niveau des prestations sera maintenu. Ils ne sont en revanche pas vraiment appropriés pour établir des prévisions individuelles des rentes, car ils ne prennent pas en compte les évolutions individuelles des salaires. De plus, les postulats conservateurs utilisés dans les simulations LPP concernant l'évolution des salaires et des taux d'intérêts entraînent en général une sous-estimation considérable des rentes.</p><p>De nombreuses personnes assurées dans la prévoyance professionnelle ont en outre des solutions surobligatoires (env. 85 % des assuré-e-s ont des parts d'assurance surobligatoire). On trouve ainsi actuellement des employé-e-s du commerce de détail ou des assistant-e-s en soins et santé communautaire dans le régime surobligatoire, qui n'ont pas de déduction de coordination, ou alors une déduction plus basse. Mais en même temps, il y a dans ces mêmes métiers beaucoup de salarié-e-s qui n'ont que la couverture LPP obligatoire. Dans le cas du surobligatoire, les répercussions du modèle proposé sont plus difficiles à évaluer. Mais les personnes travaillant à temps partiel en particulier verront leur part obligatoire du 2e pilier augmenter. Elles seront ainsi mieux protégées par le nouveau cadre légal.</p><h3>Et maintenant ?</h3><p>La Constitution fixe des objectifs clairs en matière de prévoyance et l'USS fonde sa position sur ces mêmes objectifs : les rentes de l'AVS et du 2e pilier doivent permettre de " maintenir leur niveau de vie de manière appropriée ". L'USS a toujours souligné qu'il n'y a aucune marge de manœuvre pour une baisse des rentes et que le système de répartition doit jouer un rôle plus important. C'est sur la base de ces convictions que l'USS s'engagera en faveur du compromis trouvé avec les partenaires sociaux pour la LPP. La prévoyance professionnelle est une assurance sociale paritaire. Le fait que les partenaires sociaux puissent s'entendre sur une solution pour les paramètres légaux minimaux représente un message fort. Le Conseil fédéral a laissé entendre qu'il voulait lancer le processus législatif en reprenant le résultat des négociations comme proposition de réforme. Les premières réactions des partis, mais aussi de la branche du 2e pilier, semblent indiquer que le compromis est considéré comme susceptible de trouver une majorité. Mais le projet n'est pas à l'abri de violentes attaques, et pas uniquement de la part de l'usam et de l'UDC. La composante de répartition est particulièrement dans la ligne de mire des opposant-e-s. Si le compromis devait être détricoté, l'USS devrait également remettre en question son soutien au modèle.</p><p>Par ailleurs, le résultat de ces négociations ne doit pas cacher le fait que le 2e pilier subit des sorties de capitaux de l'ordre de milliards de francs au bénéfice des compagnies, gestionnaires de fortune et courtiers. L'USS va donc continuer de se battre pour des restrictions de gains plus sévères, des primes de risques appropriées, de la transparence sur les frais administratifs ainsi que pour des certificats d'assurance LPP uniformes et compréhensibles. Et elle poursuivra bien entendu son objectif de renforcer l'AVS, la réalisation sociale la plus importante en Suisse et l'une des plus grandes conquêtes du mouvement syndical.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6111</guid><pubDate>Tue, 09 Jul 2019 08:56:10 +0200</pubDate><title>Grève des femmes* du 14 juin : ce n’était que le début</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/greve-des-femmes-du-14-juin-ce-n-etait-que-le-debut</link><description>Salaire. Temps. Respect !</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève des femmes* du 14 juin 2019 a été la plus grande mobilisation politique en Suisse depuis la Grève générale de 1918. Forts de cette expérience extraordinaire, les syndicats vont mettre toute leur énergie pour introduire les revendications de cette grève dans les négociations salariales et de CCT à venir : Salaire. Temps. Respect ! Cela veut dire, par exemple : de meilleurs salaires pour les femmes ; des congés pour les mères et les pères ; des mesures contre le harcèlement sexuel et la discrimination sur le lieu de travail.</p><p>Plus d'un demi-million de femmes*et d'hommes* solidaires sont descendus dans la rue le 14 juin pour lancer un message clair, haut en couleurs et puissant à l'ensemble du monde politique et de la société : la Suisse doit enfin avancer à grands pas en matière d'égalité. Deux semaines de congé paternité et des seuils pour la représentation des genres sont un début, mais cela ne suffit de loin pas. Le Parlement doit prendre d'autres nouvelles mesures et elles devront être efficaces.</p><p>Les employeurs et employeuses doivent aussi faire leur part : les syndicats de l'USS, qui ont joué un rôle important dans l'organisation de la Grève des femmes*, entendent désormais bien imposer les revendications de cette grève dans les négociations salariales et de CCT. Outre des salaires minimaux de 4000 francs par mois (fois 13), Unia va exiger cet automne des salaires équitables d'une manière générale pour les branches à forte proportion féminine. " Le scandale de la discrimination salariale des femmes appelle des mesures supplémentaires sous forme d'augmentations de salaires ", déclare Vania Alleva, présidente d'Unia. Et la présidente du SSP Katharina Prelicz-Huber de souligner que, dans le domaine de la santé justement, il faut des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail. Comme par exemple la mise en œuvre de la consigne : " Revêtir les habits de travail fait partie du temps de travail " ; ou la possibilité de prendre une retraite anticipée dès 60 ans avec une rente complète ; ou encore une CCT dans le domaine des soins privés.</p><p>Les syndicats exigeront aussi plus de temps et de respect, par exemple pour le personnel des transports. Selon sa vice-présidente Barbara Spalinger, le SEV revendiquera " 18 semaines de congé maternité et entre 10 et 20 jours de congé paternité, comme cela a été convenu avec les CFF, pour toutes les entreprises de transports publics ".</p><p>Effectué avant la Grève des femmes*, une enquête du syndicat syndicom dans la branche des technologies de l'information et de la communication (TIC) montre que près de 60 % des femmes ont déjà subi ou été témoin au moins une fois de harcèlement sexuel sur le lieu de travail. Patrizia Mordini, membre du Comité directeur de syndicom et co-présidente de la Commission féminine de l'USS, veut se battre pour l'introduction de règlements d'entreprise et de lignes de conduite pour prévenir le harcèlement sexuel, ainsi que pour des formations dans ce domaine : " L'enquête montre qu'un service de médiation à lui seul ne suffit pas. Il faut d'autres mesures concrètes. "</p><p>La Grève des femmes* a apporté la preuve que les discriminations et le sexisme ne sont plus tolérés et qu'il faut un changement de mentalité. Les syndicats y apporteront leur contribution.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/6/csm_Frauenstreik-Bern_FS-MonikaFlueckiger-freshfocus_d4c0fe28d8.webp" length="121610" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6109</guid><pubDate>Mon, 08 Jul 2019 14:59:11 +0200</pubDate><title>Soutien pour Mickaël Béday après un licenciement antisyndical</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/soutien-pour-mickael-beday-apres-un-licenciement-antisyndical</link><description>Plus de 100 manifestant-e-s exigent la réintégration du délégué syndical</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plus de cent personnes ont manifesté ce lundi midi devant le siège de l'entreprise de composants d'horlogerie Dubois Dépraz au Lieu, dans la vallée de Joux (VD). Elles réclament la réintégration à son poste de Mickaël Béday, délégué syndical licencié il y a deux semaines sur la base de motifs douteux.
</p><p>Président de l'USS, Pierre-Yves Maillard s'est rendu sur place pour prendre part à cette manifestation de soutien. "Tout le monde prône le partenariat social", a-t-il déclaré devant les manifestant-e-s. "Mais sans une vraie réelle participation des salarié-e-s, ou si ceux-ci doivent craindre un licenciement lorsqu'ils et elles s'engagent, le partenariat social perd tout son sens."
</p><p>Le 24 juin, Mickaël Béday s'est vu signifier son licenciement pour des prétendues négligences. Auparavant, il avait subi de manière répétée des critiques de la part de l'entreprise en raison de son engagement syndical. Pour le syndicat Unia et pour les manifestant-e-s, il est évident que Dubois Dépraz cherchait un prétexte pour se débarrasser d'un représentant du personnel qui " dérangeait ". Ils exigent dès lors que M. Béday puisse réintégrer son poste dans l'entreprise et poursuivre son activité de délégué syndical.
</p><p>Ce nouveau cas démontre une fois de plus à quel point il serait important d'avoir une protection efficace contre le licenciement pour les représentant-e-s du personnel et les personnes engagées au plan syndical. Et à quel point la Suisse est malheureusement déficiente en la matière. Quelques semaines avant la Conférence annuelle de l'Organisation internationale du Travail (OIT), la Suisse a même atterri sur la liste noire des pays qui violent les conventions de l'OIT. Et ce, précisément l'année du centenaire de l'organisation onusienne et alors que la conférence allait être présidée, en juin, par l'ambassadeur suisse Jean-Jacques Elmiger.
</p><p>Au moins, cette liste noire a produit son effet : le conseiller fédéral Guy Parmelin a montré sa volonté d'améliorer, enfin, la protection contre les licenciements abusifs de salarié-e-s engagés au plan syndical. Il a proposé une médiation entre syndicats et patronat, accompagnée par des experts de l'OIT. Ce revirement a incité l'USS à approuver le retrait de la Suisse de la fameuse liste noire. Les parties ont désormais douze mois pour élaborer et présenter des propositions de solutions afin que la protection contre le licenciement en Suisse atteigne enfin le niveau des conventions de l'OIT. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6107</guid><pubDate>Fri, 05 Jul 2019 15:04:46 +0200</pubDate><title>Coopération internationale : il faut renforcer la dimension sociale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/cooperation-internationale-il-faut-renforcer-la-dimension-sociale</link><description>L’abandon prévu d’objectifs ayant fait leurs preuves est dangereux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Dans le cadre de la collaboration internationale, la Suisse, non seulement ne satisfait pas à ses obligations générales, mais ne remplit clairement pas non plus le mandat de sa propre Constitution, qui prévoit qu'elle " contribue notamment à soulager les populations dans le besoin et à lutter contre la pauvreté ". La définition des objectifs et des priorités revêt ici aussi, étant donné les fonds substantiels engagés - environ 3 milliards de francs par an -, une grande importance.</p><p>La stratégie de coopération internationale entre 2021 et 2024 mise en consultation par le conseiller fédéral I. Cassis a été largement débattue dans les médias. Les priorités fixées dans cette stratégie pour une meilleure gestion de la migration et le nouveau critère des intérêts de la Suisse ont en particulier soulevé de grosses vagues.
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) aussi a vertement critiqué ce changement de paradigme. Selon elle, la coopération internationale doit continuer à se baser sur la référence aux valeurs de solidarité et d'universalité, et pas sur un mot d'ordre tape-à-l'œil du genre " La Suisse d'abord ! ". Le but à court terme de la réduction de la migration n'a vraiment pas sa place ici. S'il est vrai qu'une coopération au développement intelligente peut dans les faits créer des alternatives à l'émigration, cela ne se fait toutefois que dans l'optique du long terme, et aucunement sans tenir compte d'autres influences comme par exemple l'importance croissante du changement climatique comme cause de fuite hors de son pays.
</p><p>Cela, indépendamment du fait que force est de constater avec lucidité que, pour les personnes concernées, la migration ne constitue pas une opportunité moins intéressante - à tout le moins sous l'angle financier - que la lutte efficace contre ses causes : sur toute la planète, les migrants envoient en effet chaque année dans leurs pays d'origine pour plus de 400 milliards de dollars. C'est plus du triple de tous les montants publics consacrés à l'aide au développement et cela représente ainsi une part importante des recettes des pays en développement. 
</p><h3>Un travail décent</h3><p>Dans l'esprit de l'Agenda 2030 de l'ONU pour le développement durable, à la conception duquel elle a contribué de manière déterminante, la Suisse demande que la dimension sociale de la coopération internationale soit nettement renforcée. Pour les travailleurs et travailleuses, l'objectif numéro 8 du développement durable de cet Agenda est absolument central. Il demande qu'un travail décent soit garanti à toutes les femmes et à tous les hommes et satisfasse à des critères clairs.
</p><p>Dans son dernier rapport annuel 2019 sur les développements futurs, l'Organisation internationale du Travail (OIT) arrive cependant à la conclusion décevante qu'au " rythme actuel des progrès effectués, l'objectif du travail décent pour tous [...] semble impossible à atteindre dans de nombreux pays " d'ici 2030. Il est donc d'autant plus important que la collaboration internationale aussi s'oriente davantage sur cet objectif. La stratégie Coopération internationale (CI) 2021-2024 présentée se situe cependant, avec son engagement pour " la création de marchés et [...] la création d'emplois ", largement en deçà de la revendication du " travail décent ", car il fait l'impasse sur les dimensions centrales que sont la qualité la durabilité des emplois.
</p><h3>Ne pas affaiblir l'égalité</h3><p>Les syndicats critiquent en outre le fait que l'égalité des genres va sensiblement perdre en importance dans le nouveau message. Dans le message 2017-2010, elle était à juste titre définie comme étant l'un des deux seuls thèmes transversaux (" L'élimination des discriminations fondées sur le sexe est à la fois un objectif et une condition du développement. "). Mais désormais, elle ne va apparaître dans les objectifs que comme un élément de l'état de droit. C'est incompréhensible, par exemple si l'on sait que, dans le monde, les femmes assument encore, selon l'ONU, trois fois plus de travail domestique et de soins non rémunérés que les hommes. Ou qu'aujourd'hui dans le monde, une fille entre 15 et 19 ans sur cinq subit des violences sexuelles, pour ne donner que deux chiffres.
</p><h3>Être enfin politiquement cohérent</h3><p>Les effets de la coopération internationale ne doivent jamais être considérés pour eux seuls. Car, en fin de compte, on n'a rien gagné si la coopération internationale doit en même temps juguler péniblement des effets négatifs qu'elle a même provoqués elle-même dans les pays producteurs, à travers des politiques commerciale, fiscale, environnementale et agricole non durables.
</p><p>Mais c'est parfois précisément comme ça : la Suisse se classe par exemple au 21e rang sur les 27 pays industrialisés prix en compte par l'indice, généralement reconnu, de l'engagement des États en matière de développement (" Commitment to Development Index "). La politique environnementale (forte exportation de pollution de l'environnement et de l'air dans les pays en développement), la politique agricole (droits de douane élevés sur les produits agricoles) ou politique financière (maintien des niches fiscales existantes et secret bancaire), par exemple, contribuent à ce mauvais classement. C'est pourquoi l'OCDE a demandé à plusieurs reprises à notre pays de mener une politique plus cohérente en faveur du développement durable, ainsi que d'identifier les incidences négatives de sa politique intérieure sur les pays en développement et de les éliminer systématiquement. Or cette optique fait également largement défaut dans la stratégie qui nous est présentée. </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6102</guid><pubDate>Wed, 03 Jul 2019 15:20:18 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral met inutilement en danger la réforme AVS 21 – l’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-met-inutilement-en-danger-la-reforme-avs-21-l-uss-rejette-le-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description>Grands axes de la réforme AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il n'y a même pas deux mois, en acceptant la RFFA (réforme fiscale et financement de l'AVS), les citoyen-ne-s ont montré toute l'importance qu'ils accordent à l'AVS. La stabilité financière de cette dernière s'en trouve désormais garantie pour ces prochaines années. Il n'y a même pas un mois, les femmes de ce pays ont ensuite donné avec la Grève des femmes - le plus grand événement politique de notre histoire récente - un signal clair : nous devons faire de vrais progrès en matière d'égalité des sexes, et non pas pratiquer un pseudo-égalitarisme avec l'âge de la retraite.</p><p>Les grands axes de la réforme AVS 21 décidés aujourd'hui par le Conseil fédéral montrent que ce dernier refuse de voir ces réalités. Au lieu de s'attaquer à la vraie problématique des rentes insuffisantes, il continue à miser sur un relèvement de l'âge de la retraite des femmes. L'Union syndicale suisse (USS) estime que, sur ces deux points, cette attitude est inacceptable et menace inutilement les travaux de réforme. Les délégué-e-s de l'USS l'ont répété, lors de leur dernière assemblée de fin mai, et se sont clairement prononcés contre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes.</p><p>Les mesures compensatoires proposées en contrepartie de ce dernier ne représentent pas une compensation des vrais problèmes des femmes. Non seulement elles ne compenseront qu'un tiers de la contribution des femmes à la réforme via le relèvement de leur âge de la retraite, mais il faut aussi rappeler ici qu'à cause des rentes du 2e pilier, le niveau de leurs rentes est globalement très inférieur à celui des hommes dans la prévoyance vieillesse.</p><p>La Confédération vient récemment de confirmer que les prestations du 2e pilier touchées par les hommes qui ont pris leur retraite en 2017 ont été environ deux fois plus élevées que celles des femmes pendant la même année. La rente des femmes est souvent si basse qu'elle ne permet pas de vivre décemment, une fois à la retraite. Le compromis présenté mardi dernier par les partenaires sociaux au sujet de la LPP corrigerait certes à l'avenir cette situation, mais le niveau des rentes des femmes restera sans doute encore longtemps largement inférieur à celui des hommes. Par conséquent, le Parlement doit en tirer les bonnes conséquences pour le projet de réforme de l'AVS.</p><p>Il est clair aux yeux de l'USS que, premièrement, il reste suffisamment de temps pour réaliser une réforme de l'AVS qui soit dans l'intérêt de l'ensemble de la population. Deuxièmement, la Suisse, qui devient toujours plus riche, peut et doit se permettre une prévoyance vieillesse de qualité et dotée d'un financement solide. Non seulement c'est là un mandat qui figure dans la Constitution fédérale, mais vivre décemment sa retraite est aussi une question de respect pour les travailleurs et travailleuses concernés.</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la politique sociale, 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6100</guid><pubDate>Tue, 02 Jul 2019 10:10:05 +0200</pubDate><title>Le compromis des partenaires sociaux apporte une modernisation de la prévoyance professionnelle et garantit les prestations </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-compromis-des-partenaires-sociaux-apporte-une-modernisation-de-la-prevoyance-professionnelle-et-garantit-les-prestations</link><description>Réforme de la LPP – Résultats des négociations entre partenaires sociaux </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les trois organisations faîtières nationales syndicales et patronales soumettent aujourd’hui au conseiller fédéral Alain Berset leur proposition pour moderniser la prévoyance professionnelle (LPP). Malgré la baisse du taux de conversion minimal, le niveau actuel des prestations peut être globalement maintenu. Grâce à des mesures portant sur les cotisations et d’autres sur les prestations, les salarié-e-s à temps partiel et les personnes à revenus plus faibles – en particulier les femmes – percevront à l’avenir même des rentes supérieures. Ceci est possible grâce à une combinaison de plus que deux taux de bonifications vieillesse, d’une déduction de coordination plus basse et d’un supplément de rente financé de manière solidaire, qui assure en même temps le niveau actuel des rentes pour la génération transitoire.</p><p><br> Il y a plus d’un an, Alain Berset, alors président de la Confédération, a chargé les organisations faîtières nationales des partenaires sociaux d’élaborer une proposition de solution pour résoudre les problèmes les plus pressants du 2e pilier. Au terme d’intenses négociations, l’Union patronale suisse (UPS), Travail.Suisse et l’Union syndicale suisse (USS) soumettent aujourd’hui leur projet pour une réforme de la prévoyance professionnelle (LPP).</p><h3>Le compromis des partenaires sociaux comprend les mesures suivantes :</h3><ul><li>Le taux de conversion minimal utilisé pour le calcul de la rente est abaissé en une seule fois à 6,0 % au moment de l’entrée en vigueur de la révision.</li><li>La déduction de coordination, qui détermine le salaire assuré, est divisée par deux. Cette baisse entraîne immédiatement une augmentation du gain assuré. À long terme, les salarié-e-s à temps partiel notamment seront mieux assurés dans la LPP.</li><li>Les bonifications de vieillesse (cotisations salariales) pour le 2e pilier sont adaptées : elles s’élèveront à 9 % du salaire soumis à la LPP pour les personnes de 25 à 44 ans ; dès l’âge de 45 ans, la bonification est de 14 %. Ainsi, les bonifications des salarié-e-s plus âgés en particulier se trouvent sensiblement baissées.</li><li>Les subsides pour les employeurs avec des structures d’âge défavorables seront supprimés. Ces subsides ne sont plus nécessaires en raison de la correction significative des bonifications vieillesse pour les assuré-e-s dès 45 ans.</li><li>Les futurs bénéficiaires de rentes du 2e pilier toucheront un supplément de rente (montant fixe par personne) financé solidairement. Ce supplément de rente sera financé par une cotisation salariale de 0,5 % sur le salaire soumis à l’AVS jusqu’à concurrence d’un revenu annuel de 853 200 francs.</li><li>Cette composante de répartition durable et dédiée permet de maintenir le niveau des rentes pour la génération de transition et d’améliorer immédiatement les rentes pour les revenus faibles ainsi que pour les salarié-e-s à temps partiel.</li><li>Une génération de transition (quinze cohortes de nouveaux retraité-e-s à partir de l’entrée en vigueur de la révision) touchera un supplément de rente dont le montant sera garanti. Dès la 16e année après l’entrée en vigueur de la révision, le Conseil fédéral fixera chaque année le montant du supplément de rente selon les moyens disponibles.</li><li>Avec l’introduction d’une nouvelle prime, les provisions nécessaires pour garantir le niveau de prestations pourront être calculées et publiées de manière transparente.</li><li>Le Conseil fédéral, en concertation avec les partenaires sociaux, rédigera un rapport au moins tous les cinq ans. Il y indiquera les bases pour la fixation du taux de conversion minimal et du montant du supplément de rente.</li></ul><p>En choisissant d’associer des mesures portant sur les cotisations et d’autres liées aux prestations, les coûts supplémentaires de ce compromis restent globalement proportionnés. La proposition offre un bon rapport coûts-prestations et est ainsi abordable pour les PME. Contrairement à des tentatives antérieures de réforme pour la génération transitoire, le modèle proposé ici permet non seulement une baisse immédiate du taux de conversion minimal, mais également d’éviter la tenue d’un « double compte témoin » pour les institutions de prévoyance. De plus, ce modèle est simple, rapide et économique à mettre en œuvre.<br><br> La prévoyance professionnelle gérée de manière paritaire constitue une partie importante du partenariat social. L’UPS, l’USS et Travail.Suisse ont donc soigneusement élaboré un compromis adéquat et viable. Cette solution permet de moderniser la LPP et prend en compte de façon équilibrée les intérêts multiples. Elle est donc susceptible de rallier une majorité.<br> Les trois organisations faîtières invitent le Conseil fédéral à élaborer un projet dans ce sens et à lancer le processus législatif, afin que le compromis des partenaires sociaux puisse entrer en vigueur en 2021, au plus tard en 2022.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6098</guid><pubDate>Mon, 01 Jul 2019 09:07:14 +0200</pubDate><title>Le rôle-clé des mesures d’accompagnement indépendantes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-role-cle-des-mesures-d-accompagnement-independantes</link><description>Commentaire de l’USS sur le Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La globalisation de la société et de l’économie a entraîné dans la plupart des pays une augmentation de l’immigration, et ce, indépendamment de l’introduction de la libre circulation des personnes. De plus, les annonces d’offres d’emplois sont aujourd’hui visibles depuis quasiment le monde entier, alors qu’avant l’an 2000, un employeur ou une employeuse devait publier une annonce dans un journal étranger s’il voulait trouver de la main-d’œuvre en dehors de la Suisse.</p><p>La libre circulation des personnes combinée aux mesures d’accompagnement a permis d’atténuer la problématique de la sous-enchère lors de l’embauche de travailleuses et travailleurs étrangers en Suisse. Ainsi, les personnes avec un permis de séjour de courte durée touchent aujourd’hui souvent les mêmes salaires, à travail égal, que les salarié-e-s suisses ou les étrangères et étrangers établis. Avec l’ancien système de contingents par contre, ils étaient nettement moins bien lotis. Ce qui comportait des risques pour l’ensemble de la structure des salaires.</p><p>Parallèlement, la libre circulation des personnes a facilité l’accès aux marchés pour deux formes de travail potentiellement précaires : les prestations de services par des entreprises étrangères (détachement de main-d’œuvre, indépendant-e-s) et le travail temporaire (location de personnel avec des permis de courte durée, entre autres). Les entreprises étrangères offrent des contrats de travail avec des salaires nettement inférieurs, ce qui entraîne un risque important de sous-enchère. Aujourd’hui, dans certaines régions, ces entreprises détiennent déjà une part de marché de 10 % ou plus ; dans certaines branches (construction en bois, construction métallique), cette part grimpe même à 30 %.</p><p>Les mesures d’accompagnement jouent un rôle-clé pour prévenir les effets négatifs de la libre circulation des personnes. Elles doivent donc être renforcées et non affaiblies. C’est pourquoi une protection des salaires indépendantes doit être garantie dans l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE). Une reprise du droit européen et la compétence de la Cour de justice de l’UE comportent des risques beaucoup trop importants. Afin d’empêcher les abus dans le travail temporaire, les employé-e-s temporaires doivent avant tout être engagés aux mêmes conditions que les employé-e-s permanents d’une entreprise. Enfin, le Non à l’initiative « de limitation » de l’UDC est capital, car celle-ci remet en question l’ensemble de la voie bilatérale.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6104</guid><pubDate>Fri, 28 Jun 2019 12:00:00 +0200</pubDate><title>Paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/paquet-d-ordonnances-environnementales-du-printemps-2020</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6097</guid><pubDate>Fri, 28 Jun 2019 11:12:19 +0200</pubDate><title>Dossier 133 : Le travail temporaire en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-133-le-travail-temporaire-en-suisse</link><description>Importance, abus et revendications syndicales</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le travail temporaire est potentiellement une forme de travail précaire. Les employé-e-s sont inscrits dans une agence de travail temporaire et sont loués par celle-ci à une entreprise de mission, la plupart du temps pour une durée limitée. La majorité de ces personnes sont en réalité à la recherche d'un emploi durable. Ce n'est pas de leur plein gré qu'elles travaillent de manière temporaire, mais parce que les perspectives d'avenir sont toujours plus incertaines, les débouchés professionnels moins bons et parce qu'il y a encore et toujours des abus.</p><p>Afin d'éviter ces situations peu souhaitables, les syndicats et swissstaffing, l'association patronale des agences de travail temporaire, ont conclu une CCT en 2011, entrée en vigueur le 1er janvier 2012. Cette CCT contient des dispositions sur le salaire minimum et des mesures en matière de formation initiale et continue ainsi qu'une meilleure couverture sociale. Du point de vue des salarié-e-s, il s'agit là clairement d'un progrès par rapport à avant. En plus de la CCT, les partenaires sociaux et les autorités ont déployé des efforts qui ont porté leurs fruits en matière de réduction des risques d'accident courus par les employé-e-s temporaires.</p><p>Le travail temporaire a toutefois continué de se multiplier, en dépit de ces améliorations. Aujourd'hui, il atteint son plus haut niveau historique. Les contrôles des salaires et des conditions de travail continuent à faire apparaître de nombreuses infractions. Ainsi, des salaires trop bas ont été constatés dans 35 % des agences de travail temporaire en 2017.</p><p>C'est pourquoi, du point de vue syndical, de nouvelles avancées sont nécessaires. Le travail temporaire doit être limité et les abus combattus. Les expériences faites dans d'autres pays montrent quelles mesures sont efficaces. Le principe de l'égalité de traitement est particulièrement important ici : le personnel temporaire doit être engagé aux mêmes conditions (salaire, durée du travail, entre autres) que le personnel fixe. Il faut en outre prévoir des restrictions quantitatives, davantage de contrôles et une application systématique des lois.</p><p>La CCT a certes représenté un pas important vers l'abolition de la discrimination à l'encontre des employé-e-s temporaires, mais le temps est maintenant venu pour de nouvelles améliorations. Le travail temporaire doit être l'exception sur le marché suisse du travail.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_dossier133-fr_38faf269af.webp" length="60616" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6095</guid><pubDate>Thu, 20 Jun 2019 14:00:50 +0200</pubDate><title>L’OIT pose des jalons importants dans la lutte contre la violence et le harcèlement au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/loit-pose-des-jalons-importants-dans-la-lutte-contre-la-violence-et-le-harcelement-au-travail</link><description>Conférence annuelle de l’Organisation internationale du Travail (OIT)</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'USS se réjouit beaucoup de l'adoption, par l'Organisation internationale du Travail (OIT), d'une convention et d'une recommandation sur la violence dans le monde du travail. Dans une période marquée par MeToo, la Grève des femmes* et d'énormes mobilisations à travers le monde en faveur des droits des femmes, l'OIT pose un signal fort en cette année du centenaire de son existence. Il s'agit là d'un jalon d'une importance historique dans la lutte mondiale pour l'égalité des femmes. L'USS attend désormais de la Suisse qu'elle ratifie rapidement cette convention et affiche ainsi tout aussi clairement la couleur.</p><p>Près de dix ans se sont écoulés depuis que l'OIT a adopté pour la dernière fois un outil international de protection des salarié-e-s, avec la convention 189 concernant le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques. Comme d'autres conventions de l'OIT, cette dernière avait rendu visible l'invisible. Ce n'est qu'à partir de ce moment-là que les employé-e-s domestiques sont considérés comme des salarié-e-s ayant des droits.</p><p>La nouvelle convention contre la violence et le harcèlement au travail s'attaque à un sujet que l'on préfère souvent occulter ou taire. En outre, il n'existe actuellement pas de définition admise universellement des termes " harcèlement " ou " violence " dans le monde du travail, ni de normes universelles.</p><h3>Des négociations ardues</h3><p>Les négociations ont duré plus de deux ans et ont été ardues. La Commission normative, composée de plus de 500 représentant-e-s de gouvernements ainsi que d'organisations syndicales et patronales, avait la mission compliquée de trouver un équilibre entre un projet de convention détaillé, mais difficile à ratifier, et un texte plus générique, mais avec moins de force de frappe contre les violations des droits humains.</p><p>C'est donc sous les applaudissements que les dernières adaptations à la recommandation connexe ont été adoptées hier. Les gouvernements et les organisations syndicales et patronales des pays membres se sont ainsi accordés sur un texte fort dans la convention et la recommandation. Ces documents incluent tous les salarié-e-s, même celles et ceux de l'économie informelle. Ils couvrent aussi la violence domestique, qui a des répercussions au travail. Les catégories de personnes plus vulnérables sont particulièrement protégées.</p><p>Les conventions de l'OIT ne sont toutefois contraignantes que lorsqu'elles ont été ratifiées par les États membres. L'USS, ses fédérations et les travailleurs et travailleuses attendent maintenant de la Suisse qu'elle ratifie cette convention rapidement et sans réserve. Et ce, d'autant plus après la Grève des femmes* qui a mis la lutte contre la violence et le harcèlement (sexuel) au cœur de ses revendications.</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_metoo_mego-studio_photocase_04bfe1016b.webp" length="26888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6092</guid><pubDate>Sun, 16 Jun 2019 11:55:00 +0200</pubDate><title>Un signal fort pour une avancée rapide vers l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-signal-fort-pour-une-avancee-rapide-vers-l-egalite</link><description>Bilan de l&#039;USS sur la Grève des femmes* 2019</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève des femmes* 2019 a dépassé les attentes les plus folles : avec une participation de bien plus de 500 000 personnes à cette journée de grève et d'actions pour l'égalité, la mobilisation a été encore plus forte que lors de la grève des femmes de 1991. Le 14 juin 2019 entre ainsi dans l'histoire de la Suisse comme la plus grande action politique depuis la grève générale de 1918. C'est ce qui ressort du bilan de l'Union syndicale suisse (USS) basé sur les chiffres définitifs des manifestations dans les grandes villes, des chiffres qui n'ont pu être établis qu'en soirée vendredi dans certains cas.</p><p>La promesse d'une très forte participation était déjà perceptible vendredi matin : quelque 100 000 personnes ont pris part avant midi aux premières actions dans la rue ou dans les entreprises et institutions. À Berne par exemple, un cortège de 5000 poussettes a parcouru les rues du centre-ville. Le présent bilan n'inclut pas les innombrables femmes qui, indépendamment de leur participation à l'une ou l'autre action, ont affiché leur soutien aux revendications de la Grève des femmes* en portant un badge, un foulard ou des vêtements violets. Il ne contient pas non plus toutes les femmes qui ont signifié leur volonté d'égalité en faisant quelque chose dans leur vie privée.</p><p>La participation aux manifestations de fin de journée a atteint une ampleur jamais vue en Suisse. Avec 160 000 personnes dans la rue, Zurich a vécu la plus grosse manifestation politique de son histoire. Et à Lausanne (env. 60'000), Bâle (40'000) et Berne (40'000), les foules ont paralysé les centres-villes. À Genève, elles étaient 20 000. Enfin dans les plus petites villes, les manifestations ont aussi pris des dimensions historiques : Fribourg (12 000), Sion (12 000), Bellinzone (10 000), Neuchâtel (10 000), Winterthour (env. 10 000).</p><h3>Maintenir la pression</h3><p>Cette mobilisation massive, qui rassemblé des femmes de toutes les parties de la société, montre bien que l'égalité de traitement des femmes dans la vie professionnelle et dans la société doit avancer, et va avancer. Pour les salaires, il faut maintenant passer à la vitesse supérieure. Les négociations salariales de cet automne seront l'occasion de mettre à contribution les employeurs et employeuses : il faudra qu'ils offrent enfin des hausses du salaire réel pour tout le monde, afin de rattraper le retard pris au cours des maigres dernières années. Les femmes en particulier doivent pouvoir en bénéficier, surtout dans les professions " typiquement " féminines qui se caractérisent trop souvent par un niveau salarial très bas. Enfin, le principe de " salaire égal pour un travail équivalent " doit être mis en œuvre sans plus tarder. Il n'est pas acceptable que, dès le début de leur carrière, les femmes soient désavantagées en termes de salaire par rapport à leurs collègues masculins.</p><p>Pour y remédier : des analyses salariales avec des contrôles et des sanctions. Il faut également améliorer les possibilités pour les femmes d'évoluer professionnellement. Ce qui veut dire notamment qu'il faudra faire progresser la conciliation entre famille et travail. Des investissements dans les crèches, les écoles en horaire continu, les soins à domicile et les offres de soins et d'assistance pour les personnes adultes qui en ont besoin permettront de décharger les femmes. Le sexisme doit être combattu avec la plus grande détermination, aussi dans le monde du travail. Cela nécessite, entre autres, une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité ou de soins apportés à des proches, ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.</p><p>Les milieux économique et politique ne peuvent plus fermer les yeux face à cette démonstration de force des femmes. Les longs mois de préparatifs de la Grève des femmes* 2019 ont renforcé encore davantage les liens entre organisations de femmes et syndicats : la pression sur les responsables des décisions restera forte pour faire avancer résolument l'égalité en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/b/csm_2019_Lausanne_Greve_des_Femmes_Mercedes_Riedy1920_06eaff4812.webp" length="239938" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6090</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2019 19:26:50 +0200</pubDate><title>La plus grande manifestation politique de l’histoire récente :  un signal clair pour une marche rapide vers l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-plus-grande-manifestation-politique-de-l-histoire-recente-un-signal-clair-pour-une-marche-rapide-vers-l-egalite</link><description>Grève des femmes* 2019</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 Juni 2019 entre dans l'histoire récente de la Suisse comme la plus grande manifestation politique. En considérant l'ensemble de la journée, plusieurs centaines de milliers de femmes ont pris part aux actions, grèves et débrayages de la Grève des femmes*. Dans les plus grandes villes, les manifestations étaient encore bien plus grandes que lors de la grève des femmes de 1991. Le nombre impressionnant de jeunes femmes est à souligner particulièrement. Tout cela montre bien que l'égalité de traitement des femmes dans la vie professionnelle et dans la société doit, et va, avancer.</p><p>Le principe de " salaire égal pour un travail équivalent " doit être mis en œuvre sans plus tarder. Il n'est pas acceptable que, dès le début de leur carrière, les femmes soient désavantagées en termes de salaire par rapport à leurs collègues masculins. Pour y remédier : des analyses salariales avec des contrôles et des sanctions. Il faut également améliorer les possibilités pour les femmes d'évoluer professionnellement. Ce qui veut dire notamment qu'il faudra faire progresser la conciliation entre famille et travail. Des investissements dans les crèches, les écoles en horaire continu, les soins à domicile et les offres de soins et d'assistance pour les personnes adultes qui en ont besoin permettront de décharger les femmes. Les professions " typiquement " féminines doivent être revalorisées. Pour cela, il faut un salaire minimum de 4000 francs par mois et des CCT qui couvrent les branches à forte proportion féminine. Le sexisme doit être combattu avec la plus grande détermination, aussi dans le monde du travail. Cela nécessite, entre autres, une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité ou de soins apportés à des proches, ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.</p><p>Dans un premier bilan, les responsables de l'Union syndicale suisse (USS) sont extrêmement satisfaits du déroulement de la Grève des femmes*. Dès la matinée, environ 100 000 femmes se sont rendues à des brunchs de grève, des cafés, des pique-niques de grève, ou alors elles ont participé à des grèves en entreprise, des débrayages, des pauses prolongées ou des actions similaires. Dans une entreprise de nettoyage à Lucerne, la grève a eu un succès immédiat : l'employeur a assuré qu'il allait indemniser désormais le pré- et post-travail ainsi que les temps de trajets. La multiplicité des formes d'actions était tout simplement époustouflante, allant d'une radio spéciale Grève des femmes* dans une bonne partie de la Suisse à une course de déambulateurs en passant par une manif de poussettes. C'est la démonstration éclatante de la force de ce mouvement. Au cours des longs mois de préparatifs, de nouveaux réseaux se sont créés. La Grève des femmes* 2019 marque ainsi le début d'un mouvement pour l'égalité, mieux interconnecté et donc plus fort.</p><p>L'ampleur des manifestations dans la plupart des grandes villes de Suisse est impressionnante : avec Zurich (70 000), Bâle (40 000), Berne (40 000), Lausanne (au moins 60 000) et Genève (au moins 20 000), les manifestations du début de soirée dépassent déjà 230 000 personnes. De plus, dans les plus petites villes comme Fribourg, Neuchâtel, Sion ou Lucerne, des participations d'une dimension " historique " sont aussi constatées (Sion : 12 000 !).</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/a/csm_Frauenstreik-Sion-FS-AnjaWurm-freshfocus_AWU9370_82438c2f0a.webp" length="322384" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6087</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2019 17:50:42 +0200</pubDate><title>Des centaines de milliers de femmes exigent des progrès rapides pour l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-centaines-de-milliers-de-femmes-exigent-des-progres-rapides-pour-l-egalite</link><description>La Grève des femmes* déplace des foules en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève des femmes* déplace des foules. Avant même le début des grandes manifestations du début de soirée, il est évident que des centaines des milliers de femmes prennent part à la Grève des femmes* 2019. Les actions menées jusqu'à la mi-journée à travers le pays avaient déjà mobilisé quelque 100 000 personnes dans la rue ou dans les entreprises. Et depuis 15h24, elles seront de plus en plus nombreuses : partout en Suisse, les femmes quittent leur travail, car c'est à partir de ce moment-là qu'elles travaillent gratuitement à cause de la discrimination salariale. Les femmes le disent haut et fort : l'économie et la politique doivent faire davantage pour faire avancer l'égalité entre les femmes et les hommes. On le comprend bien : la Grève des femmes* n'est pas la fin d'une mobilisation préparée depuis des mois, mais bien le début d'un mouvement pour l'égalité encore plus large, mieux interconnecté et donc plus fort.</p><p>Dès le matin, il y a eu un peu partout en Suisse des grèves, des pauses prolongées et des débrayages momentanés : dans l'industrie horlogère, dans le secteur des nettoyages, dans les hôpitaux, les écoles ou le commerce de détail. Au Centre hospitalier universitaire de Lausanne (CHUV), environ 500 employées ont cessé momentanément de travailler à 11h00. À Berne, toujours à 11h00, 500 vendeuses ont également débrayé et exigé, à l'aide d'une immense banderole, plus de reconnaissance pour leur travail, plus de salaire et des horaires d'ouverture des magasins qui permettent de concilier travail et famille. Au Locle et au Sentier, des centaines d'ouvrières en horlogerie ont prolongé leur pause de midi. Dans le canton de Vaud, plus de 2000 enseignant-e-s ont débrayé. Des dizaines d'écoles de tous les niveaux ont connu des mouvements de grève. Et dans une douzaine d'école, la grève a été totale. À Lucerne, les collaboratrices d'une entreprise de nettoyages ont prouvé que cela vaut la peine de faire la grève : au terme d'un débrayage de trois heures, leur employeur a cédé et va payer dorénavant le pré- et post-travail ainsi que les temps de trajets.</p><p>Parallèlement aux grèves dans les entreprises et institutions, des dizaines de milliers de femmes sont descendues dans la rue dès le matin et jusqu'en début d'après-midi. La diversité des formes d'actions était immense. Pensez : 5000 personnes ont participé à la manif des poussettes à Berne. À Zurich, il y a eu une course de déambulateurs pour revendiquer une meilleure reconnaissance du travail de soins et d'assistance. Partout, on a vu des brunchs de grève, des pique-niques ou des cafés de grève. La nuit passée à Zurich, des militantes ont donné le coup d'envoi de la Grève des femmes* avec un cortège de klaxons à la Langstrasse. Et à Bâle, le logo de la Grève des femmes* illuminait la tour Roche. À Lausanne, la cathédrale était éclairée en violet et à Genève, une immense banderole ornait la tour de la RTS.</p><p>Ce dynamisme extraordinaire et la mobilisation massive montrent que la revendication d'une véritable égalité est très largement soutenue et qu'il faut maintenant aller de l'avant. Sérieusement.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/c/csm_Kinderwagendemo5000-be-RB_f39b2ed2cc.webp" length="199794" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6085</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2019 11:42:31 +0200</pubDate><title>Des points d’exclamation pour l’égalité : des dizaines d’écoles et de crèches en grève !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-points-d-exclamation-pour-l-egalite-des-dizaines-d-ecoles-et-de-creches-en-greve</link><description>« Salaire. Temps. Respect. »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Partout en Suisse, les femmes ont lancé la Grève des femmes* 2019 en posant les premiers « points d’exclamation » pour l’égalité entre femmes et hommes. En Suisse romande, des dizaines d’écoles et de crèches sont en grève. Dans plusieurs dizaines d’entreprises, des cafés-grève ont eu lieu pour marquer le début de cette journée de grève et d’action. Et à Lucerne, des collaboratrices d’une entreprise de nettoyage ont fait la grève pendant trois heures, avec succès ! Elles protestaient contre le travail gratuit, les temps de trajet non payés et exigeaient une meilleure ambiance de travail. Leur employeur leur a assuré que dès maintenant, les heures de pré- et post-travail seraient payées, tout comme le temps de trajet.<br><br> Toutes ces personnes s’engagent pour plus d’égalité dans le monde du travail, sous le slogan : « Salaire. Temps. Respect. ». Elles exigent entre autres un salaire minimum de 4000 francs par mois dans toute la Suisse et une couverture par des CCT dans les branches avec une forte proportion féminine dans les effectifs. Ces mesures doivent améliorer la situation des femmes qui se trouvent au bas de la structure des salaires et qui sont dans des métiers dits « typiquement féminins », donc souvent mal payés. Les femmes exigent aussi des investissements dans les crèches, les écoles en horaire continu, les soins à domicile et les offres de soins et d’assistance pour les personnes adultes qui en ont besoin, afin de décharger les femmes de ce travail de soutien et d’améliorer leurs perspectives sur le marché du travail, aussi bien sûr pour les postes à haute qualification.<br><br> L’inégalité salariale persistante doit enfin être éliminée, et ce, grâce à des analyses des salaires avec des contrôles et des sanctions. Et sur le lieu de travail, le sexisme n’est pas tolérable. Pour cela, il faut notamment une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité et de soins aux proches ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.<br><br> La Grève des femmes* et la question de l’égalité sont aussi omniprésentes ce vendredi à la Conférence de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Genève. Cela s’est manifesté d’abord en couleur auprès des délégué-e-s, mais aussi dans les thématiques. Avec la lutte contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail ainsi que contre les inégalités, deux thèmes principaux de la Grève des femmes* en Suisse sont aussi au cœur des débats de cette organisation onusienne. Son directeur général Guy Ryder a marqué d’un geste fort le début de cette journée de grève en invitant vendredi matin Marilia Agostino Mendes et Anja Dräger, deux femmes de la délégation syndicale suisse à la Conférence de l’OIT, à venir parler de la Grève des femmes*.<br><br> À 11h00, les cloches des églises ont retenti dans toute la Suisse. Au même moment, des milliers de femmes étaient à pied d’œuvre pour réaliser sur leur lieu de travail des actions pour attirer l’attention sur les revendications de la Grève des femmes*.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/1/csm_frauengruppe-3er-breit_151fd5e169.webp" length="81902" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6083</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2019 15:36:07 +0200</pubDate><title>Proches-aidants : les trop timides propositions du Conseil fédéral</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/proches-aidants-les-trop-timides-propositions-du-conseil-federal</link><description>Le parlement devra encore améliorer le projet de loi</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Souvent, ce sont des proches qui s'occupent des personnes âgées ou dépendantes de soins. Cette responsabilité est difficilement conciliable avec une activité professionnelle. Récemment, le Conseil fédéral a adressé au Parlement des propositions à ce sujet. Les mesures présentées vont dans la bonne direction, mais les parlementaires doivent encore les améliorer.</p><p>Avec sa loi fédérale sur l'amélioration de la conciliation entre activité professionnelle et prise en charge de proches, le Conseil fédéral propose des améliorations dont le besoin se faisait cruellement sentir. De fait, ce sont souvent des proches, dans la majorité des cas des femmes, qui prennent en charge des membres de la famille dépendants de soins et/ou âgés. La revendication de l'Union syndicale suisse (USS), selon laquelle les services de soins et de prise en charge en cas de besoin doivent être abordables pour tout le monde et de qualité, n'est de loin pas encore devenue réalité. Dans ce domaine, les pouvoirs publics doivent assumer une bien plus grande responsabilité. Souvent, ce sont des belles-filles, des compagnes, des sœurs qui viennent à la rescousse lorsque qu'un-e de leurs proches a besoin de soins ou d'être pris en charge ; et cela, trop souvent au détriment de leurs propres revenus professionnels. Ces personnes ont de toute urgence besoin d'être aidées afin que leur engagement ne porte pas atteinte à leur santé et n'entraîne pas, pour elles-mêmes, des conséquences financières fâcheuses.</p><p>Le Conseil fédéral a transmis au Parlement le projet de loi, qui est accueilli favorablement par la majorité des participants à la consultation. Concrètement, il propose que non seulement les parents d'enfants mineurs, mais aussi tous les travailleurs et travailleuses aient le droit, si un-e proche est malade, de quitter rapidement leur travail sans devoir renoncer à leur salaire. Mais les trois jours par cas prévus par le Conseil fédéral ne sont pas suffisants. Et la limite maximale de dix jours par an est l'expression d'une soumission inutile face aux organisations patronales qui avaient refusé le projet lors de la consultation.</p><h3>Pas pour la prise en charge d'adultes</h3><p>Le Conseil fédéral veut aussi que les parents d'enfants gravement malades ou accidentés puissent prendre un congé payé de 14 semaines au plus. Cette mesure soulagera grandement la situation des familles concernées, même si 14 semaines ne suffiront pas dans de nombreux cas. L'USS salue aussi le fait que ce congé pourra être pris sous forme de jours séparés, comme suggéré lors de la consultation. Cette manière souple de procéder permettra aux parents de mieux répartir les jours de congé sur le délai-cadre - trop court - de 18 mois. En revanche, il est choquant que la protection contre le licenciement ne dure que 6 mois, et non les 18 mois du délai-cadre. Il est urgent de corriger cela. En outre, le Conseil fédéral renonce malheureusement à prévoir des congés de longue durée pour la prise en charge de proches adultes. Ainsi, des travailleurs et travailleuses en fin de carrière continueront de se voir poussés à quitter plus tôt la vie professionnelle parce qu'ils doivent assumer la responsabilité de leurs parents âgés.</p><p>La troisième amélioration sur laquelle le Parlement va se prononcer concerne les bonifications pour tâches d'assistances de l'AVS. À l'avenir, une personne qui s'occupe de proches au bénéfice d'une allocation pour impotence faible (avant : moyenne) y aura également droit. Ce droit sera étendu aux concubins, le critère de conjoint ou de parenté n'étant plus appliqué. Il s'agit là d'un pas important vers une diminution du risque de pauvreté de proches aidants. On ne comprend par contre pas pourquoi le Conseil fédéral n'a pas repris les améliorations proposées par l'USS lors de la consultation : renoncer à mettre sur pied d'égalité le partenariat enregistré et le mariage est sans rapport avec la réalité sociale ; ce point doit absolument être corrigé. Et la définition du partenariat de vie en tant que ménage commun existant depuis au moins cinq ans est par trop rigide. L'USS est d'avis que deux années et/ou un enfant en commun suffisent largement pour attester de l'existence d'un partenariat de vie.</p><p>L'USS appelle les Chambres fédérales à rapidement adopter ces améliorations importantes et à procéder aux corrections du projet du Conseil fédéral qui s'imposent. Les personnes qui prennent en charge le bien-être d'autrui méritent que l'État et la société assument aussi la responsabilité de leur bien-être. Il appartient aux politiques de mettre cela en œuvre.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6081</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2019 14:55:00 +0200</pubDate><title>Protection contre le licenciement : des progrès sont indispensables, sinon la pression des syndicats restera forte à l’OIT</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-le-licenciement-des-progres-sont-indispensables-sinon-la-pression-des-syndicats-restera-forte-a-l-oit</link><description>La Suisse retirée de la liste noire de l’OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le conseiller fédéral Guy Parmelin, en charge de l'économie, a montré sa volonté d'enfin améliorer la protection contre les licenciements abusifs pour les salarié-e-s engagés au plan syndical. Il entend maintenant mener une médiation entre patronat et syndicats en impliquant les experts de l'Organisation internationale du travail (OIT). Objectif : élaborer d'ici douze mois des propositions de solutions qui permettraient d'élever le niveau de protection contre le licenciement pour le rendre conforme aux conventions de l'OIT. Sur la base de cette proposition de M. Parmelin, l'Union syndicale suisse (USS) a approuvé aujourd'hui le retrait de la Suisse de la liste noire des pays accusés de violations de la liberté syndicale.
</p><p>Peu avant la conférence de l'OIT, qui, à l'occasion du 100e anniversaire de son existence, est présidée par l'ambassadeur suisse Jean-Jacques Elmiger, la Suisse a été placée sur une liste noire de pays qui violent les conventions de l'organisation en la matière, conventions qu'elle a pourtant ratifiées. Mardi, le Comité de la liberté syndicale de l'OIT a décidé, sur proposition de la délégation suisse, de retirer la Suisse de cette liste.
</p><p>L'USS a approuvé cette décision, car elle y voit une vraie opportunité d'adapter enfin le droit suisse en cas de licenciement aux normes internationales. En 2003 déjà, l'USS avait déposé une plainte contre la Suisse pour non-respect des conventions ratifiées. Depuis, la Suisse s'est vue régulièrement réprimandée par l'OIT. Mais le Conseil fédéral a refusé de mettre en œuvre les recommandations de l'OIT. Il a toujours suivi les milieux patronaux suisses qui rejettent catégoriquement une meilleure protection contre le licenciement pour les membres des commissions de personnel, des Conseils de fondations de caisses de pension ainsi que des autres salarié-e-s engagés au plan syndical. Aujourd'hui, le conseiller fédéral Guy Parmelin s'est engagé à mettre en place d'ici peu une médiation externe qui aidera le patronat et les syndicats à élaborer des propositions de solutions pour une meilleure protection des salarié-e-s. Si cette démarche n'apporte aucune amélioration concrète, l'USS remettra la pression sur la Suisse par le bais de l'OIT. Les syndicats ont recensé récemment de nombreux cas de licenciements abusifs antisyndicaux.
</p><p>"Un travail important a déjà été effectué dans ce domaine. Il y a des expertises, et des discussions ont déjà eu lieu par le passé. Le changement de cap de M. Parmelin est une bonne nouvelle, tout comme le sont les signes que le patronat veut trouver des solutions à ce problème, sans œillères et en toute bonne foi. Ce genre de licenciements abusifs a déjà détruit de nombreuses carrières et vies de salarié-e-s. Il est inadmissible que la Suisse ne tienne pas ses engagements de droit international. Nous veillerons de près à ce que le Conseil fédéral respecte ses obligations en matière de droit international", déclare Pierre-Yves Maillard, président de l'USS.
</p><p>L'année prochaine, la Suisse rendra à l'OIT un rapport sur les résultats de la médiation. Par ailleurs, elle se soumettra volontairement à un examen extraordinaire par l'OIT en ce qui concerne le respect de la liberté syndicale. L'USS accompagnera ce processus. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6078</guid><pubDate>Fri, 07 Jun 2019 15:50:36 +0200</pubDate><title>Un choix important dans la politique européenne</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-choix-important-dans-la-politique-europeenne</link><description>L&#039;USS salue les décisions du Conseil fédéral sur la relation Suisse-UE</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) salue les décisions prises aujourd'hui par le Conseil fédéral sur sa politique européenne. En choisissant de s'occuper d'abord en priorité de la lutte contre l'initiative " de limitation " de l'UDC, le Conseil fédéral prend un cap important, car l'initiative de l'UDC remet fondamentalement en question les accords bilatéraux. Le rejet de cette initiative constitue donc le prérequis pour toutes les démarches futures dans les relations bilatérales avec l'Union européenne (UE). L'USS mènera une campagne active pour combattre cette initiative. Dans ce sens, les dernières décisions du Conseil fédéral pour une amélioration de la situation des salarié-e-s plus âgés s'avèrent utiles et montrent que le Conseil fédéral est prêt à prendre au sérieux les craintes et les difficultés des personnes concernées.</p><p>Selon certains médias de ce jour, le Secrétariat d'État à l'économie (SECO) aurait mis en question, dans sa prise de position, la nécessité de la libre circulation des personnes. Si tel était vraiment le cas, cela témoignerait d'une irresponsabilité effarante. La libre circulation des personnes est essentielle pour les travailleurs et travailleuses en Suisse, mais une protection efficace des salaires l'est tout autant. Avec l'accord-cadre sur la table actuellement, cette protection aurait été de facto supprimée.</p><p>Dans ce contexte, il est positif que le Conseil fédéral prenne également au sérieux les profondes réserves des syndicats envers l'accord-cadre tel qu'il se présente actuellement et qu'il considère ce projet d'accord comme insuffisant. Les accords bilatéraux doivent être utiles aux personnes qui travaillent en Suisse. Un accord-cadre qui met en péril la protection des salaires n'est pas acceptable.</p><p>En Suisse, on doit verser des salaires suisses et respecter les droits des salarié-e-s en vigueur en Suisse. C'est aussi ce qu'avait promis le Conseil fédéral dans le cadre des votations populaires sur les bilatérales et la libre circulation des personnes. La " ligne rouge " des mesures d'accompagnement définie dans le mandat de négociation pour l'accord-cadre doit être maintenue.</p><p>Les mesures d'accompagnement ne sont pas négociables. La Suisse doit pouvoir décider elle-même comment elle entend protéger ses salaires, les plus élevés d'Europe, et, par conséquent, comment elle protège aussi tous les salarié-e-s, indépendamment de leur origine.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6068</guid><pubDate>Tue, 04 Jun 2019 18:02:00 +0200</pubDate><title>Marchés publics : protéger les salarié-e-s et éviter un nouveau conflit avec l’UE</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/marches-publics-proteger-les-salarie-e-s-et-eviter-un-nouveau-conflit-avec-l-ue</link><description>Le Conseil des États doit prendre ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Parlement procède actuellement à une révision totale de la loi fédérale sur les marchés publics (LMP). Cet objet est crucial pour les salarié-e-s en Suisse, car si elle tourne mal, cette révision ouvrirait grand la porte à la sous-enchère salariale et sociale et pourrait créer de nouveaux conflits avec l'Union européenne (UE). La proposition d'abandonner le principe du lieu d'exécution est particulièrement inquiétante : elle entraînerait forcément une forte augmentation de la sous-enchère. Le Conseil des États doit enfin prendre les choses en mains.</p><h3>Le principe du lieu d'exécution protège les salarié-e-s suisses de la sous-enchère</h3><p>Les deux principes (lieu d'exécution et lieu de provenance) définissent quelles conditions de travail une entreprise doit respecter lorsqu'elle brigue l'obtention d'un mandat public. Avec le principe du lieu de provenance, ce sont les conditions du lieu où l'entreprise soumissionnaire a son siège ou est établie qui s'appliquent. Le principe du lieu d'exécution exige le respect des conditions du lieu où la prestation est fournie. Exemple : une entreprise tessinoise qui soumet une offre pour la construction d'une grande halle à Zurich devra, avec le principe du lieu d'exécution, verser des salaires zurichois ; avec le principe du lieu de provenance, elle peut soumettre ses offres avec des salaires tessinois. Avec le principe du lieu de provenance, les soumissionnaires de cantons connaissant de bonnes conditions de travail seraient désavantagés par rapport à ceux de cantons " à bas salaires ". Pour rester concurrents, ils devraient viser une détérioration des conditions de travail dans leur propre entreprise. Conclusion : le principe du lieu de provenance de l'entreprise enclencherait une spirale vers le bas.</p><p>Le principe du lieu d'exécution est donc crucial pour qui tient à protéger les salaires et les conditions de travail usuels dans la localité et la branche. Il est aussi un élément central des mesures d'accompagnement : il est sensé empêcher par exemple qu'une entreprise polonaise exécute un mandat à Bâle en versant des salaires valables en Pologne. La proposition du Conseil fédéral de miser désormais sur le principe du lieu de provenance constitue une rupture avec la philosophie des mesures d'accompagnement. Dans un revirement incompréhensible, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a subitement tourné sa veste et, par la voix prépondérante de son président, a tranché en faveur du principe du lieu de provenance, contrairement à ses décisions antérieures. La chambre des cantons doit désormais rectifier le tir.</p><p>Dans l'économie privée, les conditions de travail usuelles du lieu resteraient valables alors qu'elles ne le seraient plus pour les marchés publics. Ceci est incompréhensible. Ce qui l'est encore davantage, c'est que le Conseil fédéral s'obstine dans son message à vouloir introduire le principe du lieu de provenance. Pourtant de nombreuses organisations des arts et métiers, des organisations patronales et syndicales ainsi que les cantons ont rejeté ce changement de principe lors de la consultation.</p><h3>Limiter les chaînes de sous-traitants</h3><p>Plusieurs autres volets de la protection des salarié-e-s doivent être pris en compte dans cette révision. Ainsi, la chaîne de sous-traitants doit être limitée à un seul niveau. Aujourd'hui, dans la construction surtout, il n'est pas rare que les maîtres d'ouvrage ne savent même plus qui fait quel travail sur un chantier et à quelles conditions, tellement ils ont de sous-traitants. Souvent, la Confédération, les cantons et les communes ne savent pas non plus qui, au final, fait quel travail. Cela crée un terrain extrêmement propice aux scandales, puisque la probabilité de sous-enchères salariale et sociale, respectivement de travail au noir augmente de façon exponentielle à chaque niveau supplémentaire de sous-traitance. Raison de plus pour mettre le holà à cette pratique néfaste, à tout le moins dans le domaine des marchés publics.</p><h3>Attester la conformité à la CCT</h3><p>La révision devrait aussi prévoir que des documents réellement fiables devront être fournis pour attester de la conformité à la convention collective de travail (CCT) avant qu'un mandat soit octroyé à une entreprise d'une branche soumise à une CCT.</p><h3>Non à la subordination inutile et inappropriée de la caisse Publica à la LMP</h3><p>L'USS estime que les institutions de prévoyance professionnelle de droit public ne devraient pas être soumises à la loi sur les marchés publics. Ce serait en contradiction fondamentale avec la loi sur la prévoyance professionnelle (LPP), en particulier avec le principe de la gestion paritaire des caisses de pensions. La définition des rapports des institutions de prévoyance professionnelle de droit public avec les employeurs affiliés est une des attributions inaliénables, ne pouvant pas non plus être déléguée, de l'organe suprême de l'institution de prévoyance (art. 51a, al. 2, let. p LPP).</p><p>Les avoirs de prévoyance gérés appartiennent aux assuré-e-s, pas aux pouvoirs publics. Les institutions de prévoyance de droit public des cantons et des communes ne relèvent pas non plus du champ d'application subjectif du droit des marchés publics selon l'annexe I/appendice 2 de l'accord de l'OMC sur les marchés publics (AMP) encore en vigueur (cf. aussi l'arrêt 2C_6/2016 du 18 juillet 2016, consid. 3.5).</p><h3>Les entreprises contrôlées par la Confédération (ex. Swisscom) doivent être soumises à la loi</h3><p>Aujourd'hui, la situation dans le domaine des télécommunications et des techniques de l'information et de la communication (TIC) est paradoxale. Les investissements réalisés dans les réseaux de télécommunications (fibre optique, câble de cuivre, technologies sans fil) continuent à être élevés, mais des mandats sont désormais aussi attribués à des entreprises qui ne sont pas soumises à la CCT de la branche. Il est par ailleurs inquiétant de voir que de nombreux acteurs du marché appartiennent désormais à des grands groupes étrangers et obtiennent, pour certains, des mandats très importants. Comme ces entreprises ne sont pas soumises à la CCT de la branche, il est pratiquement impossible d'en contrôler les conditions de travail.</p><p>Soumettre à la LMP des entreprises comme Swisscom (Suisse) SA ou d'autres sociétés sous contrôle de la Confédération est le seul moyen de s'assurer que les mandats soient à l'avenir attribués uniquement à des entreprises qui respectent les conditions salariales et de travail usuelles dans la localité et la branche.</p><p>D'entente avec syndicom, le syndicat des médias et de la communication, l'USS exige donc que Swisscom et les autres entreprises sous contrôle de la Confédération soient soumises à la LMP.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6067</guid><pubDate>Tue, 04 Jun 2019 12:40:00 +0200</pubDate><title>Congé paternité : quatre semaines minimum !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/conge-paternite-quatre-semaines-minimum</link><description>Le Conseil des États ne doit pas rater le train de la politique familiale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quatre semaines de congé paternité ou seulement deux ? La question est aux mains du Conseil des États. Une chose est sûre : si la Suisse ne veut pas voir passer sous son nez le train de la politique familiale, elle doit enfin faire en sorte que les enfants ne soient plus seulement l'affaire des femmes, mais celle des parents.</p><p>Aujourd'hui, les enfants sont encore avant tout une affaire de femmes. S'ils tombent malades, c'est la maman qui reste à la maison. Lorsque la baby-sitter ne peut pas venir ou que le père doit tout d'un coup renoncer à sa " journée papa ", c'est encore la maman qui organise une solution de remplacement. Et dans la plupart des familles, les pères travaillent à plein temps et les mères à temps partiel, quand ce n'est pas carrément sans rémunération.</p><p>Conséquences : le marché du travail ne compte pas assez de mères parmi les professionnelles. Et lorsque les mères travaillent, elles gagnent moins parce qu'elles obtiennent des postes moins bien rémunérés. Après la retraite, les rentes sont totalement insuffisantes. Dans une telle configuration, même un divorce représente un risque de pauvreté. Et les pères courent le danger de passer du statut de papa du soir à papa d'un week-end sur deux ou d'une semaine sur deux. Pourtant, les enfants pourraient aussi devenir une affaire d'hommes si on laissait les pères prendre des responsabilités dès le début.</p><p>En Suisse, on n'a pas vraiment l'air de vouloir cela. Dans l'Union européenne (UE) et dans presque tous les pays de l'OCDE, les pères ont dès le début la possibilité de s'impliquer activement dans la prise en charge des enfants. Congé paternité et congé parental leur permettent de construire dès la naissance une relation étroite et autonome avec leurs enfants. En Suisse par contre, on ne connaît ni le congé paternité inscrit dans la loi, ni le congé parental. Il y a un grand rattrapage à faire pour que les enfants ne restent pas encore et toujours une affaire de femmes. L'initiative pour le congé paternité, qui doit être traitée au Conseil des États lors de la session d'été, en est une bonne occasion.</p><h3>Mettre les priorités au bon endroit</h3><p>Bien sûr, des règlements d'entreprise ou de CCT existent qui accordent aux pères plus d'une journée, journée qui ne suffit d'ailleurs souvent même pas pour être présent pour toute la durée de l'accouchement. Mais le droit de passer un temps approprié avec l'enfant nouveau-né doit revenir à tous les pères, et pas seulement à ceux qui ont la chance de travailler dans une entreprise favorable à la famille.</p><p>Même le Conseil fédéral admet que le besoin existe. Mais il veut privilégier des mesures liées à la garde des enfants et rejette un congé paternité prévu par la loi. Pourtant la question n'est pas soit l'un, soit l'autre : il faut un congé paternité et une meilleure offre d'accueil extrafamilial qui permette aux pères comme aux mères de concilier vie de famille et vie professionnelle.</p><p>La question des coûts a toujours été l'argument principal contre une meilleure politique familiale. Mais nous devons établir des priorités. Les dépenses publiques pour l'accueil préscolaire des enfants sont difficiles à estimer puisque le Suisse ne dispose pas de tels calculs. Mais l'OCDE part du principe que les pouvoirs publics suisses versent dans ce domaine moins de 0,2 % du produit intérieur brut par année, soit à peine 1,3 milliard de francs. Ce n'est qu'un quart environ de ce que la Confédération dépense chaque année pour la défense nationale. De même, les dépenses hypothétiques de congé paternité pour les indemnités de perte de gain de l'APG ne représenteraient que la moitié de celles versées pour les indemnités de service.</p><h3>Pour la société et pour l'économie</h3><p>Pour le Conseil des États, il s'agit de faire les bons choix : faire des économies dans la politique familiale n'est pas une stratégie d'avenir. De nombreuses études montrent que la politique familiale est une priorité judicieuse au niveau sociétal et avantageuse aussi au plan économique. C'est pourquoi l'USS exige depuis longtemps des solutions qui vont au-delà du minimum légal de 14 semaines de congé maternité payé à 80 %. Et il faut un congé paternité. Nous considérons qu'un minimum de huit semaines serait approprié pour une bonne récupération après l'accouchement et un démarrage réussi de la vie de famille. À la suite des congés liés à la naissance, un congé parental inspiré du modèle européen s'avérerait utile afin de soulager les parents dans l'organisation du quotidien familial.</p><p>Mais pour cette session d'été, concentrons-nous d'abord sur la solution minimale : la Suisse doit enfin avoir un congé paternité. Il doit durer quatre semaines pleines, comme le stipule l'initiative, et non pas seulement les deux prévues dans le contre-projet de la commission du Conseil des États. Pour que tous les pères puissent faire partie intégrante de la famille, assumer la responsabilité des enfants et décharger les mères, et ce, indépendamment de leur employeur. Pour que les enfants ne soient plus l'affaire des femmes, mais celle des parents.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Vater-stillt-Kleinkind_O_Lypa-iStock_6e3671e848.webp" length="142504" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6071</guid><pubDate>Tue, 04 Jun 2019 11:00:16 +0200</pubDate><title>Lanceurs d&#039;alerte : plutôt pas de révision qu’une pseudo-solution hypercomplexe !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/lanceurs-dalerte-plutot-pas-de-revision-qu-une-pseudo-solution-hypercomplexe</link><description>L’USS et le rejet par le National du projet de loi sur les lanceurs d’alerte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Pour la deuxième fois déjà, le Conseil national a rejeté, lundi dernier, un projet de protection des lanceurs et lanceuses d'alerte. À juste titre, estime l'USS. En effet, " les meilleures intentions ne suffisent pas toujours ", comme l'a si bien dit la conseillère nationale socialiste zurichoise Min Li Marti, mais pas sans préciser aussi qu'il valait mieux enterrer décemment ce projet que l'accepter. </p><p>Un examen plus attentif montre en effet pourquoi ce dernier n'est pas parvenu à rassembler une majorité derrière lui et n'a pas non plus été approuvé par les syndicats. La révision avait pour mandat les deux objectifs suivants : </p><ul><li>améliorer la protection des lanceurs et lanceuses d'alerte, </li><li>augmenter la sécurité juridique. </li></ul><p>Deux objectifs qui n'ont pas été atteints, le contraire s'étant même produit. 
</p><p>La révision proposée n'aurait pas protégé les lanceurs et lanceuses d'alerte et cela, pour une raison fondamentale, que les actuelles majorités au sein du Parlement ne permettent pas de corriger. On aurait pu réglementer cette protection de manière concise et systématique, par exemple via la protection contre le licenciement du Code des obligations (art. 336 CO) ou dans une loi particulière (p. ex. comme législation-cadre ou à travers la révision du droit de la société anonyme, afin de différencier en fonction de la personne morale). Mais au lieu de cela, on nous a présenté une " solution " qui intègre la " protection " des lanceurs et lanceuses d'alerte dans les devoirs de diligence ou de fidélité des travailleurs et travailleuses (art. 321a CO) ! Ainsi, cette protection se voit transformée en son contraire : le devoir, pour les travailleurs et travailleuses, de se soumettre, en cas de signalement d'un dysfonctionnement, à une procédure incroyablement complexe. 
</p><p>En même temps, toute la question centrale de la protection contre le licenciement a été tout simplement ignorée. Même si un lanceur ou une lanceuse d'alerte avait fait tout juste, un tribunal n'aurait pu octroyer qu'une indemnité représentant au maximum six mois de salaire ; cela, alors que, comme le montre une étude, cette indemnité se monte en réalité plutôt à 2 ou 3 mois de salaire. 
</p><p>Et on aurait quand même perdu son boulot. Comment appeler ça une protection ? L'Organisation internationale du Travail (OIT) parle le même langage. Elle a mis la Suisse sur une liste noire à cause de l'absence de protection contre les licenciements abusifs. 
</p><p>Restait encore la question de la sécurité juridique. Formellement, le projet était trop compliqué et trop technique. La formulation d'en tout et pour tout sept articles comportant de nombreux alinéas et lettres est totalement atypique pour le CO. Cette loi devrait être écrite dans un langage clair et simple de manière à ce que chacun et chacune puisse la comprendre. Cela n'a pas été le cas ici. Même si l'on se donne de la peine de lire plusieurs fois le texte, on ne le comprend pas. Des juristes aussi ont du mal à la comprendre. Un-e profane, qu'il s'agisse d'une employeuse ou d'un travailleur, n'aurait pas pu s'y retrouver sans l'aide onéreuse d'une avocate ou d'un juriste. Même l'Administration fédérale a dû recourir à un graphique pour représenter et faire comprendre le système proposé à la Commission des affaires juridiques du Conseil national ! 
</p><p>Ce projet aurait découragé les travailleurs et travailleuses. Ils n'auraient pratiquement plus eu le droit de s'adresser aux autorités, sans parler des médias ou d'autres " tiers ". Le projet de " protection " des lanceurs et lanceuses d'alerte serait ainsi devenu une muselière pour ces derniers et il aurait protégé les employeurs et employeuses en lieu et place des travailleurs et travailleuses. 
</p><p>Les auditions et les entretiens avec des avocat-e-s spécialisés sur ces questions, l'Université de Saint-Gall, l'OIT et les syndicats ont montré que cette réforme ne satisfaisait personne et que tous et toutes la considéraient même comme un recul par rapport au statu quo. Moins de sécurité juridique, plus de conflits au travail et devant les tribunaux, moins de solutions adaptées à chaque cas particulier. On doit lui préférer le statu quo avec la jurisprudence établie. Pour toutes ces raisons, la décision de rejeter ce projet inadapté était la bonne. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6066</guid><pubDate>Mon, 03 Jun 2019 18:00:00 +0200</pubDate><title>Session d&#039;été : SSR, personnel de la Confédération, droit du bail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/session-dete-ssr-personnel-de-la-confederation-droit-du-bail</link><description>Le Parlement doit soutenir le service public et les locataires </description><content:encoded><![CDATA[<h3>La SSR doit revenir à une production décentralisée des programmes :<br> le 5 juin au Conseil des États</h3><p>Le soir-même de la votation réussie contre l'initiative " No Billag ", la direction de la SSR a suscité l'irritation auprès de ses collaborateurs et collaboratrices : au lieu de les remercier pour leur engagement sans faille, elle a préféré annoncer un plan d'économies à hauteur de 100 millions de francs. Les économies devaient se faire grâce à une hausse du rendement et par des réinvestissements, déclarait alors Gilles Marchand, directeur général de la SSR. Il fallait donc économiser dans l'immobilier et non dans l'offre de programmes.</p><p>Entretemps, les décisions du Conseil d'administration de la SSR se sont précisées et ne manquent pas de surprendre : la majeure partie des émissions d'information de la rédaction radio de la SRF sont transférées vers le site du Leutschenbach, en périphérie de Zurich. Seule la rédaction du Palais fédéral reste à Berne. La société de production TPC est réintégrée au sein de la SSR et logée elle aussi au Leutschenbach, dans ce qui était jusqu'ici un garage sous-terrain. La SSR investit environ 200 millions de francs pour la transformation du garage et pour la nouvelle rédaction (" Newsroom ") au Leutschenbach. La Suisse romande aussi est concernée par ces efforts de " concentration " : à Lausanne, la construction prévue du Campus RTS sur le site de l'EPFL coûtera au bas mot 110 millions de francs. Apparemment, le plan d'économies passe surtout par des investissements colossaux dans le parc immobilier de la SSR.</p><p>Conseiller aux États fribourgeois, le PDC Beat Vonlanthen a donc déposé une initiative parlementaire pour " La diversité à la place de la concentration. Garantir une production de programmes par la SSR qui soit décentralisée " (18.449). Celle-ci sera traitée lors de la session d'été, plus exactement le 5 juin, par le Conseil des États. À noter que cette initiative parlementaire a lourdement échoué devant la Commission des transports et des télécommunications du Conseil des États (CTT-E). Ses membres sont convaincus que les décisions de la SSR sont la voie de l'avenir. Mais pourquoi, en fait ? L'USS plaide clairement pour l'adoption de l'initiative parlementaire.</p><h3>Encore un carcan pour le personnel de la Confédération ?<br> Le 13 juin au Conseil des États</h3><p>Les parlementaires qui veulent faire des économies sur le personnel de la Confédération se lancent dans une nouvelle tentative avec la motion de la Commission des finances du Conseil national (18.4090). Il s'agit cette fois d'un plafonnement des dépenses de personnel de l'administration fédérale de façon à ce qu'elles ne dépassent pas le montant inscrit au budget 2019. Concrètement, cela signifie qu'à l'avenir, ni une augmentation des postes, ni même une compensation du renchérissement ne seront possibles. Pas de problème, estiment les auteur-e-s de la motion : la numérisation rend tout plus efficace, on pourra donc supprimer des postes à certains endroits et en créer des nouveaux ailleurs. Le texte, très succinct, de la motion ne laisse pas franchement transparaître des connaissances poussées des auteur-e-s en la matière. On ignore s'ils savent réellement quel est l'impact des nouveautés technologiques dans l'administration fédérale. Mais une majorité au Conseil national s'est laissée persuader par ce scénario. Une fois de plus, ce discours annonce des économies sur le personnel, et cela semble toujours la chose à faire. Le Conseil des États doit maintenant rejeter clairement cette motion. Une gestion moderne du personnel ne se fait pas ainsi.</p><h3>Droit du bail : le National peut dénouer le blocage le 20 juin</h3><p>Le droit du bail fait l'unanimité : il ne plaît à personne. Mais les raisons de ce rejet sont des plus diverses. La Commission des affaires juridiques du Conseil des États (CAJ-E) a déposé une motion en vue de la révision des règles applicables à la fixation des loyers, motion qui se concentre surtout sur le rendement net, le loyer usuel dans la localité et le quartier, et la possibilité de contester un loyer initial (18.4101). Le Conseil fédéral est prié de faire des propositions qui seraient aussi équitables pour les locataires que pour les propriétaires. Cette motion a l'appui du Conseil des États et de la Commission des affaires juridiques du Conseil national (CAJ-N). Mais cette dernière diverge sur un point important : contrairement au Conseil des États, elle ne veut pas laisser de côté les autres interventions parlementaires, qui défendent de façon très partiale les intérêts des lobbys de l'immobilier : elle souhaite les voir toutes traitées en même temps. Il s'agit de trois initiatives parlementaires déposées par les conseillers nationaux Olivier Feller et Philippe Nantermod (PLR). La première prévoit que le rendement locatif admissible pourra dépasser le taux hypothécaire de référence de jusqu'à deux pourcents (17.491). Avec la deuxième (17.514), les loyers ne peuvent être considérés comme abusifs et donc contestés qu'en cas de pénurie de logement. Et même dans ce cas, uniquement s'il y a une situation personnelle difficile et que le loyer a été considérablement augmenté par rapport à la location précédente (17.515). Tout cela représente une provocation, une attaque éhontée contre les droits des locataires.</p><p>Les trois motions ont été transmises par la CAJ-N, mais de justesse, à une voix près (12 à 11). Nous espérons maintenant que le Conseil national prenne, comme la chambre des cantons, la sage décision d'accepter la motion du Conseil des États et de rejeter les trois autres interventions, afin que le Conseil fédéral puisse faire son travail.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6075</guid><pubDate>Wed, 29 May 2019 11:00:00 +0200</pubDate><title>Accord entre la Suisse et le Royaume-Uni</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/accord-entre-la-suisse-et-le-royaume-uni</link><description>Réponse à la consultation sur l&#039;accord entre la Suisse et le Royaume-Uni relatif aux droits des citoyens à la suite du retrait du Royaume-Uni de l’UE et de la fin de l’applicabilité de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6147</guid><pubDate>Fri, 24 May 2019 15:00:00 +0200</pubDate><title>Obtenir l’égalité aussi après la retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/obtenir-l-egalite-aussi-apres-la-retraite</link><description>Au lieu de s’en prendre à l’âge de la retraite des femmes, il faut enfin augmenter les rentes AVS. Et nous ferons grève pour cela aussi le 14 juin !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les femmes ont de nombreuses raisons de faire la grève. L’une d’entre elles, c’est que même à l’âge de la retraite, l’égalité pour les femmes n’est pas garantie. Plus de 40 ans après l’introduction du principe des trois piliers pour assurer un niveau de vie correct après la retraite, les femmes touchent toujours de rentes nettement plus basses que celles des hommes.
</p><p>Nombreuses sont les femmes qui quittent la vie professionnelle avant d’atteindre l’âge de la retraite de 64 ans. Six ans avant cet âge, trois femmes sur quatre sont encore dans la vie professionnelle ou en recherche d’emploi. À 63 ans, elles ne sont plus que 46,2&nbsp;%. Et à temps partiel pour l’immense majorité. Pourquoi&nbsp;? Parce que beaucoup d’entre elles n’ont plus la santé pour continuer de travailler. Des conditions de travail difficiles physiquement et psychologiquement peuvent être usantes à la longue.
</p><p>Mais les femmes de plus de 55 ou 60 ans ne quittent pas seulement le marché du travail à cause de leur propre santé&nbsp;: souvent, elles sont appelées à s’occuper de proches malades ou ayant besoin d’assistance. Lorsque les parents, les beaux-parents ou le partenaire de vie ont besoin de soins et d’assistance, de nombreuses femmes trouvent normal de cesser ou de réduire leur activité lucrative pour assumer ces tâches non rémunérées.
</p><p>De plus, beaucoup de grand-mères s’occupent de leurs petits-enfants et apportent ainsi une contribution importante pour la conciliation travail-famille pour les femmes plus jeunes. En 2012, une femme de 55 à 64 ans sur six s’occupait régulièrement d’enfants ne vivant pas sous le même toit. Les grands-mères comblent les lacunes dans l’offre de garde d’enfants extrafamiliale et peuvent être d’une grande aide pour des parents qui ont des horaires de travail irréguliers ou lorsqu’il faut remplacer au pied levé une gardienne absente, par exemple lors de maladie.
</p><p>Notre système de prévoyance vieillesse ne reconnaît pas à sa juste valeur cette implication des femmes dans le travail domestique, d’éducation, de soins et d’assistance, car les trois piliers de la prévoyance vieillesse ne garantissent une couverture suffisante que si l’on a contribué suffisamment et sans discontinuer aux cotisations sociales.
</p><p>Aujourd’hui encore, la plupart des femmes doivent compter avant tout sur la rente AVS&nbsp;. La quasi-totalité des femmes touchent une rente AVS. Grâce aux bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, au «&nbsp;splitting&nbsp;» entre époux ainsi qu’à la formule de rente, les femmes perçoivent à peu près les mêmes montants que les hommes. L’AVS est donc la seule assurance sociale à apporter une vraie compensation pour la répartition inégale du travail non rémunéré de soins et d’assistance entre les femmes et les hommes. Mais le problème, c’est qu’avec les taux actuels des rentes AVS, celles-ci ne suffisent pas à elles seules à assurer le minimum existentiel après l’âge de la retraite.
</p><p>Pour la majorité des femmes, la prévoyance professionnelle ne permet pas forcément de mieux s’en sortir&nbsp;: un tiers des femmes retraitées ne touche aucune rente ou capital du 2<sup>e</sup> pilier. Et celles qui sont affiliées à une caisse de pension ne touchent que des rentes équivalentes à la moitié de celles des hommes. En 2017, une nouvelle rente médiane LPP s’élevait à 1221 francs pour les femmes contre 2301 francs pour les hommes.
</p><p>Pour les femmes, l’AVS joue donc un rôle beaucoup plus important dans  l’assurance vieillesse. C’est pourquoi nous disons haut et fort&nbsp;:<b>  au lieu de s’en prendre à l’âge de la retraite des femmes, il faut  enfin augmenter les rentes AVS. Et nous ferons grève pour cela aussi le  14 juin&nbsp;!</b></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6054</guid><pubDate>Fri, 24 May 2019 10:00:00 +0200</pubDate><title>Les syndicats suisses s’engagent ensemble pour une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-suisses-s-engagent-ensemble-pour-une-europe-sociale</link><description>Congrès de la Confédération européenne des syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14e Congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES) s’est déroulé du 21 au 24 mai à Vienne. Les deux organisations faîtières suisses USS et Travail.Suisse y ont pris part et se sont engagées activement pour une Europe plus sociale. Preuve en est qu’à la demande des syndicats suisses et des confédérations autrichienne et tchèque, la CES a intégré dans son programme une meilleure protection de la main d’œuvre détachée contre la sous-enchère salariale et sociale. Les instruments en vigueur jusqu’ici se sont avérés insuffisants, notamment au vu de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) concernant la proportionnalité des mesures nationales contre la sous-enchère.<br> &nbsp;<br> La conception d’une Union européenne (UE) sociale était au cœur du Congrès de la CES, une confédération qui représente pas moins de 45 millions de membres syndiqués dans 39 pays européens. À la veille des élections au Parlement européen, il est de plus en plus évident que le projet européen doit opérer un véritable virage social et bénéficier aux travailleurs et travailleuses s’il veut survivre après le Brexit et les divers succès électoraux populistes. L’UE en prend d’ailleurs le chemin, comme le montre la décision de rendre obligatoire d’ici deux ans un congé paternité d’au moins deux semaines et de deux mois de congé parental pour chacun des deux parents dans tous les États membres de l’UE.<br> &nbsp;<br> Le nouveau président de l’Union syndicale suisse (USS) Pierre-Yves Maillard et Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national, ont représenté les travailleurs et travailleuses suisses au Congrès de la CES. Tous deux ont été élus au Comité de la CES. Dans son intervention devant le Congrès, Pierre-Yves Maillard a remercié la CES et les divers syndicats européens de leur soutien dans la lutte pour le maintien des mesures d’accompagnement suisses. «&nbsp;Nous nous engageons pour les personnes qui travaillent en Suisse, quel que soit leur passeport ou leur domicile. De concert avec les syndicats européens, nous affirmons que rien ne saurait justifier une baisse de salaire. Nous protégeons les salaires et pas les frontières&nbsp;», a-t-il déclaré.<br> &nbsp;<br> Adrian Wüthrich a abondé dans le même sens&nbsp;: «&nbsp;Les mesures d’accompagnement telles qu’elles ont été élaborées en Suisse doivent servir de modèle pour l’UE&nbsp;: une protection active des salaires est souhaitable pour toute l’Europe. La collaboration transfrontalière pour contrôler les salaires en fait partie. C’est pourquoi la Suisse doit rester ferme sur les la protection des salaires dans l’accord-cadre et participer dès le début à l’Autorité européenne du travail.&nbsp;»<br> &nbsp;<br> La CES aussi estime que la réglementation de l’Union européenne doit se développer dans le sens des mesures d’accompagnement suisses et pas l’inverse.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6057</guid><pubDate>Fri, 24 May 2019 09:59:57 +0200</pubDate><title>Les délégué-e-s de l’USS veulent une Suisse sociale dans une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-delegue-e-s-de-l-uss-veulent-une-suisse-sociale-dans-une-europe-sociale</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) s'engage pour une Suisse sociale au sein d'une Europe sociale. Dans une résolution, les délégué-e-s réunis vendredi à Berne ont exigé que la votation sur l'initiative dite " de limitation " de l'UDC ait lieu rapidement, afin de consolider la voie bilatérale. Ils ont rappelé que cette initiative mènerait droit dans le mur une voie bilatérale qui s'est avérée globalement positive pour la Suisse. Il ne faut en aucun cas en arriver là. Les accords bilatéraux, combinés à des mesures d'accompagnement pour la protection des salaires et des droits des employé-e-s introduites sous la pression des syndicats, ont permis pour les salarié-e-s des avancées sociales et économiques et mis fin au système inhumain du contingentement par le statut de saisonniers. Les délégué-e-s de l'USS ont salué la décision du Conseil fédéral de mettre en œuvre les propositions des partenaires sociaux pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses plus âgés et de faire en sorte que les personnes de 58 ans ou plus qui perdent leur emploi et arrivent en fin de droit ne soient plus poussées à l'aide sociale et ne doivent pas, en plus, puiser prématurément dans leur capital du 2e pilier. Les délégué-e-s ont également confirmé clairement qu'ils rejettent l'accord-cadre avec l'Union européenne tel qu'il est proposé actuellement, et que les mesures de protection des salaires ne sont pas négociables. L'USS défendra les mesures d'accompagnement, par voie de référendum si nécessaire.</p><p>L'USS s'engage aussi pour une Suisse sociale dans le domaine de la prévoyance vieillesse. Les délégué-e-s ont opposé un refus net aux projets d'augmenter l'âge de la retraite pour les femmes ainsi que l'âge de la retraite en général. À une époque où les salarié-e-s ont de la difficulté à se maintenir sur le marché du travail jusqu'à l'âge actuel de la retraite, une hausse de cet âge n'entraînerait que des problèmes supplémentaires. Les délégué-e-s exigent surtout que le niveau actuel des rentes, trop souvent insuffisant, soit placé au cœur du débat sur la prévoyance vieillesse. Avec la baisse continuelle des nouvelles rentes du 2e pilier, un développement de l'AVS s'impose, sous la forme d'une 13e rente AVS.</p><p>À trois semaines jour pour jour de la Grève des femmes*, les délégué-e-s ont réaffirmé leur plein soutien à cette grande journée d'action et de grève du 14 juin, un soutien déjà entériné lors du dernier Congrès de l'USS. Les fédérations de l'USS participent en première ligne pour faire en sorte que cette journée marque le début d'une période d'avancées rapides en matière d'égalité entre femmes et hommes. Du point de vue syndical, l'amélioration des revenus des femmes est un point crucial.</p><p>Dans une autre résolution, les délégué-e-s revendiquent une meilleure protection contre les licenciements abusifs de lanceurs et lanceuses d'alerte, mais aussi de salarié-e-s engagés syndicalement, de membres des commissions de personnel et d'employé-e-s membres de conseils de fondation des caisses de pension. La Suisse doit, dans ce domaine, respecter enfin les normes de l'Organisation internationale du travail (OIT). Il faudra pour cela adapter le Code des obligations.</p><p>Enfin, l'Assemblée des délégué-e-s a été l'occasion d'une remise de diplômes: sous les applaudissements nourris, dix personnes se sont vues remettre le brevet fédéral de secrétaire syndical et sandicale. La distinction du travail de diplôme le plus original est allée à&nbsp;Adriano Troiano pour son travail sur la numérisation dans la logistique.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_190525_dv_vorstandstisch_8fe7c2403b.webp" length="122016" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6053</guid><pubDate>Thu, 23 May 2019 18:29:00 +0200</pubDate><title>Sous-enchère salariale : dès qu’il y a des contrôles, des infractions sont découvertes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/sous-enchere-salariale-des-qu-il-y-a-des-controles-des-infractions-sont-decouvertes</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnemen</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport du SECO sur les mesures d'accompagnement rendu public aujourd'hui montre que les mesures d'accompagnement sont plus importantes que jamais ! Là où des contrôles ont lieu, des infractions en matière de salaire sont découvertes. Surtout dans des entreprises qui emploient des résident-e-s de courte ou très courte durée, ou des travailleurs et travailleuses temporaires. Les contrôleurs et contrôleuses de l'application des conventions collectives de travail (CCT) trouvent des infractions dans une entreprise suisse sur quatre et dans une entreprise de détachement sur cinq.
</p><h3>Environ 6500 entreprises versent des salaires trop bas</h3><p>L'an dernier, les contrôleurs et contrôleuses se sont penchés sur plus de 40 000 entreprises. Dans environ 16 % des cas, soit dans 6500 entreprises, ils ont découvert des salaires trop bas ou de l'indépendance fictive. Les taux d'infraction sont un peu plus élevés (plus de 20 %) dans les branches couvertes par des CCT prévoyant des salaires minimums, parce que les cas de sous-enchère y sont clairement définis grâce, justement, à ces salaires minimums. Dans les autres branches, les cantons permettent parfois des écarts vers le bas par rapport aux salaires usuels, si bien qu'une partie des entreprises dont les salaires sont trop bas passent à travers les mailles des contrôles. Dans ces cas, les taux d'infraction se montent à 15 % (entreprises de détachement), respectivement 12 % (entreprises suisses).
</p><h3>La moitié des employeurs et employeuses suisses refusent de corriger leurs salaires</h3><p>Dans les branches où des CCT ou des contrats-type de travail fixent des salaires minimums obligatoires, les employeurs et employeuses qui versent des salaires trop bas se voient infliger des amendes. En l'absence de salaires minimums, les cantons demandent aux entreprises d'adapter leurs salaires à ce qui doit être considéré comme usuel. Point positif : 83 % des entreprises étrangères donnent suite à cette demande. Mais on ne peut tolérer le comportement des employeurs et employeuses suisses, dont 51 % seulement adaptent leurs salaires. On est toujours frappé de voir que quelques cantons continuent à contrôler un nombre très faible d'entreprises suisses (p. ex. Fribourg, Saint-Gall ou Zoug) et que seuls quelques-uns ordonnent des suspensions des travaux.
</p><h3>Des mesures d'accompagnement plus importantes que jamais</h3><p>Les mesures d'accompagnement destinées à protéger les salaires suisses revêtent une très grande importance. Le nombre de détachements de main-d'œuvre est élevé. Là où des contrôles sont effectués, des infractions sont souvent trouvées. Si la Suisse devait, à cause de l'accord-cadre, réduire le nombre de ses contrôles ou limiter l'usage des instruments à cet effet (caution, annonce préalable des détachements, entre autres), cela aurait de graves conséquences. C'est pour cela que les syndicats demandent le développement et non le démantèlement des mesures d'accompagnement </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6047</guid><pubDate>Wed, 22 May 2019 12:00:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de l’ordonnance sur le CO2</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-l-ordonnance-sur-le-co2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6046</guid><pubDate>Tue, 21 May 2019 12:11:50 +0200</pubDate><title>Priorité au niveau des rentes, non à une hausse de l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/priorite-au-niveau-des-rentes-non-a-une-hausse-de-l-age-de-la-retraite</link><description>Réforme de l’AVS : s’attaquer aux problèmes et non faire de l’alarmisme</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) rejette les revendications de l'Union patronale suisse à savoir la hausse de l'âge de la retraite pour les femmes et, dans un deuxième temps, une hausse générale de l'âge de la retraite. En proposant ces hausses, l'Union patronale passe à côté du véritable problème de la prévoyance vieillesse : la baisse du niveau des rentes. Il continue d'ignorer le fait qu'une réforme de l'AVS ne peut réussir que si le débat se concentre sur le niveau insuffisant des rentes comme point de départ.</p><p>Pour de larges pans de la population, le défi de vivre leur retraite avec une rente insuffisante est déjà une réalité. Le taux de nouveaux retraité-e-s qui doivent avoir recours aux prestations complémentaires pour s'en sortir est passé de 7,6 % à 9,6 % entre 2005 et 2017. Parallèlement, le niveau des futures rentes du 2e pilier ne cesse de diminuer. Cette baisse a été particulièrement forte ces dernières années, à savoir -11 % entre 2015 et 2018. En cause : le modèle de financement du 2e pilier, un modèle qui ne parvient plus à être équilibré avec la longue période de taux d'intérêts très bas. On le voit de plus en plus clairement : pour garantir des rentes décentes, le système de répartition de l'AVS est meilleur que le système de capitalisation.</p><p>Personne ne conteste le fait que l'AVS a besoin actuellement d'argent supplémentaire en raison de l'augmentation exceptionnelle du nombre de retraité-e-s. Mais d'affirmer qu'elle est au bord de la faillite à cause de cela, c'est de la pure démagogie. Un financement supplémentaire solide permettra de couvrir les besoins financiers temporaires liés à la génération des " baby-boomers ". Le oui à la RFFA est un premier pas vers une consolidation du financement de l'AVS. Il en faudra d'autres. Grâce à la RFFA, la Suisse a désormais plus de temps pour résoudre les véritables problèmes de la prévoyance vieillesse. Et d'arriver à ce qui est inscrit dans la Constitution : les rentes AVS et le 2e pilier doivent, ensemble, permettre aux retraité-e-s de " maintenir leur niveau de vie de manière appropriée ". Seule l'AVS avec son système de répartition peut assurer des rentes stables, voire en hausse, pour que le troisième âge puisse être vécu dans la dignité. Elle doit donc être développée, comme l'exige l'USS dans son initiative populaire pour une 13e rente AVS qui sera lancée cet automne.</p><p>L'USS rejette aussi catégoriquement la hausse de l'âge de la retraite pour les femmes, exigée par l'Union patronale. Selon les derniers chiffres disponibles (ESPA 2018), seules 46,2 % des femmes exercent encore un travail rémunéré une année avant l'âge ordinaire de la retraite. Tant que les salarié-e-s de plus de 50 ou 55 ans ont des difficultés croissantes à se maintenir sur le marché du travail jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite, le débat sur une hausse de cet âge est vain. Une telle hausse engendrerait surtout des problèmes sociaux qui devraient ensuite être combattus par des mesures comme l'aide sociale. Les sondages montrent que plus de deux tiers des citoyen-ne-s partagent cet avis.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6041</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:52:08 +0200</pubDate><title>Audition sur l’Ordonnance du Conseil des hautes écoles relative à la coordination de l’enseignement des hautes écoles suisses</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-sur-l-ordonnance-du-conseil-des-hautes-ecoles-relative-a-la-coordination-de-l-enseignement-des-hautes-ecoles-suisses</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6042</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:46:01 +0200</pubDate><title>Consultation sur la Loi fédérale sur la coopération et la mobilité internationales en matière de formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/consultation-sur-la-loi-federale-sur-la-cooperation-et-la-mobilite-internationales-en-matiere-de-formation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6037</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:37:45 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur le registre du commerce et de l’ordonnance sur les émoluments en matière de registre du commerce</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-le-registre-du-commerce-et-de-l-ordonnance-sur-les-emoluments-en-matiere-de-registre-du-commerce</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6036</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:32:10 +0200</pubDate><title>Ordonnance du DETEC concernant le programme en faveur du trafic d’agglomération (OPTA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-du-detec-concernant-le-programme-en-faveur-du-trafic-d-agglomeration-opta</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6035</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:26:44 +0200</pubDate><title>Révision de l’ordonnance sur les exigences relatives à l’efficacité énergétique (OEEE), de l’ordonnance sur l’encouragement de la production d’électricité issue d’énergies renouvelables (OEneR) et de l’ordonnance sur l’énergie (OE</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-l-ordonnance-sur-les-exigences-relatives-a-l-efficacite-energetique-oeee-de-l-ordonnance-sur-l-encouragement-de-la-production-d-electricite-issue-d-energies-renouvelables-oener-et-de-l-ordonnance-sur-l-energie-oe</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6034</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:13:13 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale et de l’ordonnance sur l’échange international automatique de renseignements en matière fiscale</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-et-de-l-ordonnance-sur-l-echange-international-automatique-de-renseignements-en-matiere-fiscale</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6049</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:00:00 +0200</pubDate><title>Reprise et la mise en œuvre des réformes relatives au Système d’information Schengen SIS et al.</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-et-la-mise-en-oeuvre-des-reformes-relatives-au-systeme-d-information-schengen-sis-et-al</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la reprise et la mise en œuvre des réformes relatives au Système d’information Schengen SIS «Développement de l’acquis de Schengen» et inscription des expulsions pénales dans le SYMIC et établissement d’une statistique étendue sur les décisions de retour  (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6050</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:00:00 +0200</pubDate><title>Système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages et modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/systeme-europeen-d-information-et-d-autorisation-concernant-les-voyages-et-modification-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers-et-l-integration</link><description>Réponse à la consultation sur la reprise et mise en œuvre du règlement (UE) 2018/1240 portant création d’un système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS) (développements de l’acquis de Schengen) et modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI) (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6032</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 07:45:39 +0200</pubDate><title>Salaire, temps, respect : la Grève des femmes* pour combattre les écarts de revenu</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/salaire-temps-respect-la-greve-des-femmes-pour-combattre-les-ecarts-de-revenu</link><description>Revendications de l’USS à l’occasion de la Grève des femmes*</description><content:encoded><![CDATA[<p>Près de 40 ans après l’inscription de l’article sur l’égalité dans la Constitution fédérale, la Suisse n’a toujours pas fait ses devoirs en ce qui concerne l’égalité entre les femmes et les hommes. Malgré certains progrès dans le monde professionnel, les écarts inacceptables qui subsistent sont légion, surtout en termes de revenu. Les syndicats membres de l’Union syndicale suisse (USS) s’engagent à fond pour la Grève des femmes*, sous le slogan : « Salaire. Temps. Respect. ». Ils veulent ainsi donner un coup d’accélérateur pour que l’égalité progresse enfin à vitesse grand V.</p><p>L’inégalité de traitement des femmes dans le monde professionnel prend des formes multiples. Les salaires des femmes restent de près de 20 % inférieurs à ceux des hommes. Les causes sont nombreuses : les femmes et leur travail sont souvent moins valorisés que le travail des hommes. Les salaires nettement plus bas dans les métiers de prise en charge des enfants ou des personnes ayant besoin de soins et d’assistance en sont une illustration incontestable. En outre, les possibilités d’avancement ou de carrière restent clairement plus limitées pour les femmes, notamment en raison de la maternité. Et celle-ci est encore trop souvent un motif de licenciement et pousse les femmes hors du monde professionnel ou vers des emplois moins bien payés ou à temps partiel. Une réalité qui vaut également pour toutes les femmes qui s’occupent d’un proche adulte, sans être rémunérée.<br> Enfin, 43 % de l’écart salarial total ne peut être expliqué statistiquement et est donc purement discriminatoire.</p><p><br> Pour toutes ces raisons, <strong>les syndicats de l’USS revendiquent :</strong></p><ul><li>un salaire minimum de 4000 francs par mois pour tout le monde et des CCT qui couvrent les branches à forte proportion féminine. Cela permet d’améliorer la situation des femmes qui sont en bas de la structure des salaires, mais aussi, grâce aux CCT, celle des professions « typiquement féminines » et sous-payées (p. ex. dans les crèches) ;</li><li>des investissements dans les crèches, les écoles à horaire continu, les soins à domicile et la prise en charge d’adultes ayant besoin de soins et d’assistance, afin de décharger les femmes (et aussi les hommes) du travail non rémunéré de soins et d’assistance et d’améliorer leurs perspectives sur le marché du travail, également pour des postes à haute qualification ;</li><li>des analyses de salaires avec des contrôles et des sanctions pour pouvoir éliminer complètement la discrimination salariale. La loi révisée sur l’égalité doit être mise en œuvre au plus vite et ses effets évalués, ce qui permettra d’y apporter de nouvelles améliorations ;</li><li>du respect au lieu du sexisme sur le lieu de travail. Il faut donc, entre autres, une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité ou de soins à des proches, ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Le 14 juin, les syndicats de l’USS seront présents partout en Suisse et, avec l’ensemble des collectifs et organisations impliquées, mettront tout en œuvre pour que la mobilisation populaire soit la plus large. Pour une vue d’ensemble des actions prévues ce jour-là, vous pouvez consultez le site <a href="https://www.14juin.ch/14-juin/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14juin.ch/14-juin</a>.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/1/csm_frauengruppe-3er-breit_3f70771965.webp" length="80808" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6028</guid><pubDate>Sun, 19 May 2019 15:00:00 +0200</pubDate><title>Un pas vers un financement durable de l’AVS – la lutte contre des paquets fiscaux démesurés continue</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-pas-vers-un-financement-durable-de-l-avs-la-lutte-contre-des-paquets-fiscaux-demesures-continue</link><description>Commentaire de l&#039;USS sur les votations</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse prend acte de l'acceptation par les électeurs et électrices du projet AVS et fiscalité. Ce " oui " apporte un certain répit pour l'AVS et du temps pour procéder à une réforme qui soit dans l'intérêt de la population en général. Il s'agira alors de mettre l'accent sur les recettes.
</p><p>L'USS rejette une augmentation générale de l'âge de la retraite ainsi que l'augmentation de l'âge de la retraite pour les femmes, dont les milieux économiques et les partis de droite se font les chantres. Dans une période où les salarié-e-s de plus de 50 ou 55 ans ont de plus en plus de difficulté à rester sur le marché du travail jusqu'à l'âge régulier de la retraite, de telles augmentations entraîneront surtout des problèmes sociaux qu'il faudra ensuite combattre avec des moyens comme l'aide sociale.
</p><p>Il est incontestable que l'AVS a besoin actuellement de plus d'argent en raison de la hausse supérieure à la moyenne du nombre de personnes qui atteignent l'âge de la retraite. Mais affirmer qu'elle est sur le point de s'effondrer revient à faire de l'alarmisme facile. Il faut au contraire rappeler que les effets du " baby-boom " sont un phénomène passager qui peut être surmonté grâce à un bon financement supplémentaire.
</p><p>Mais ce n'est pas tout : les milieux politiques doivent aussi s'attaquer au principal problème de la prévoyance vieillesse, à savoir un niveau de rente insuffisant pour de larges pans de la population. En effet, le niveau des futures rentes du 2e pilier ne cesse de diminuer. Depuis 2015, il a chuté déjà de 11 %. En cause : le modèle de financement du 2e pilier qui dysfonctionne en raison des taux d'intérêts trop bas. Seule l'AVS peut assurer des rentes stables, voire en hausse, pour que les gens puissent vivre le troisième âge dans la dignité. C'est donc l'AVS qu'il s'agit de renforcer maintenant, comme le revendique l'USS dans son initiative populaire pour une 13e rente AVS qui sera lancée cet automne.
</p><p>Le volet fiscal de cet objet de votation était controversé à l'USS, car les cantons, en prévision de la RFFA, ont commencé à baisser globalement l'imposition des entreprises dans une mesure qui ne se justifie pas pour la plupart d'entre eux. La majorité des cantons ne comptent que peu d'entreprises qui devront payer davantage d'impôts avec la disparition des privilèges fiscaux. L'USS se félicite donc que les Soleurois aient coulé une baisse disproportionnée de l'impôt sur les gains des entreprises, comme l'ont déjà fait les Bernois en automne passé. L'USS va continuer de soutenir les unions cantonales et ses fédérations dans leur lutte contre de mauvaises réformes fiscales. Ces fortes baisses de l'impôt sur le bénéfice occasionneront des énormes pertes fiscales qui ne pourront être compensées que par un démantèlement des services publics ou des hausses d'impôts pour les personnes physiques.
</p><p>L'USS salue par ailleurs le Oui au léger renforcement de la loi sur les armes. Il apportera davantage de sécurité et préserve la Suisse de nouvelles difficultés dans ses relations avec l'Union européenne.
</p><p>Différents résultats de votations cantonales nous montrent que les électeurs souhaitent une société plus sociale et solidaire. Ainsi les Bâloises et les Bâlois souhaitent que les hauts revenus payent davantage d'impôts qu'aujourd'hui, les Bernois ont refusé de réduire l'aide sociale et de punir ainsi les plus démunis et les Genevois ont opté pour davantage de subsides pour les primes d'assurance maladie. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6029</guid><pubDate>Fri, 17 May 2019 10:44:41 +0200</pubDate><title>Protection contre le licenciement : mauvaise élève, la Suisse est sur la liste noire de l’ONU</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-le-licenciement-mauvaise-eleve-la-suisse-est-sur-la-liste-noire-de-l-onu</link><description>L&#039;Organisation internationale du travail OIT tance la Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Juste avant les célébrations du centenaire de l'Organisation internationale du travail (OIT), la Suisse est épinglée et pressée d'agir plus fermement contre les licenciements abusifs de salarié-e-s actifs au plan syndical, de membres de commissions du personnel ou de salarié-e-s membres de conseils de fondation dans les caisses de pension. L'organisation spécialisée des Nations unies a placé la Suisse sur une liste noire, aux côtés des 40 cas les plus graves en termes de violations des conventions de l'OIT. L'Union syndicale suisse (USS) appelle le Conseil fédéral et le Parlement à remédier au plus vite à cette situation.
</p><p> Concrètement, il est reproché à la Suisse de violer, dans le domaine de la protection contre le licenciement, les droits humains des salarié-e-s actifs au niveau syndical. Ces droits sont pourtant garantis par la convention n° 98 de l'OIT, que la Suisse a ratifiée. En 2004, l'OIT avait déjà signalé au Conseil fédéral que l'indemnisation maximale de six mois de salaire, prévue dans le Code des obligations (art. 336a al. 2) en cas de licenciement abusif, n'était pas assez dissuasive. Au contraire : on peut ainsi licencier des employé-e-s afin de les faire taire. Les études sur ce sujet montrent que les employeuses et employeurs fautifs sont dans la plupart des cas condamnés à verser seulement deux ou trois mois de salaire. Ils s'en tirent donc à bon compte.
</p><h3>Une facture salée</h3><p>À l'époque déjà, l'OIT demandait à la Suisse de fixer l'indemnité maximale à au moins 12 mois de salaire ainsi qu'à prévoir le réengagement de la personne licenciée dans les cas les plus graves. Depuis, il ne s'est rien passé. En Suisse, les employé-e-s qui, en exerçant leurs droits légaux et constitutionnels, gênent leurs supérieur-e-s sont toujours licenciés sans que cela fasse du bruit. Le projet du Conseil fédéral sur les lanceurs et lanceuses d'alerte n'aurait aucunement amélioré cette situation, il l'aurait au contraire encore aggravée, selon une représentante de l'OIT qui s'exprimait lors d'une audition devant la Commission juridique du Conseil national. Heureusement, la commission a pris cet avis au sérieux et veut faire couler le projet.
</p><p>Mais il faut quand même que quelque chose bouge : ce n'est pas acceptable que la Suisse ignore pendant des décennies des droits humains et des recommandations de l'OIT qu'elle a elle-même ratifiés. Elle reçoit maintenant la facture, et celle-ci est salée. Elle tombe précisément l'année où l'OIT fête à Genève les cent ans de sa création et où la Suisse présidera en juin la Conférence du centenaire de l'OIT.
</p><p>C'est une honte que la Suisse soit sur cette liste noire. Notre pays s'y retrouve au même titre que des États tels que la Sierra Leone, le Tadjikistan ou la Biélorussie. Il est grand temps que le Conseil fédéral et le Parlement revoient leur copie et fassent quelque chose. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6020</guid><pubDate>Thu, 16 May 2019 14:23:00 +0200</pubDate><title>Le Tribunal fédéral bétonne la discrimination des salarié-e-s LGBTI</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-tribunal-federal-betonne-la-discrimination-des-salarie-e-s-lgbti</link><description>Une réalité sociale purement et simplement niée au plan juridique</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans un arrêt publié récemment, le Tribunal fédéral (TF) a rejeté le recours d'un employé de l'armée homosexuel. Pour l'USS, cette interprétation beaucoup trop restrictive de la loi sur l'égalité est déplorable. Une action politique doit intervenir d'urgence.</p><p>En 2015, un employé de l'armée s'est vu refuser la prolongation de son contrat à durée déterminée. Cet homme a fait valoir que ce refus avait été décidé en raison de son homosexualité. Il a donc déposé un recours auprès du Tribunal fédéral en se basant sur l'interdiction de la discrimination inscrite dans la loi sur l'égalité (art. 3 LEg). La cour a rejeté ce recours dans son arrêt du 5 avril 2019 (8C_594/2018), communiqué le 30 avril. Dans son argumentation, le TF explique que les personnes homosexuelles " ne peuvent invoquer le fait d'avoir été victime d'une discrimination directe au sens de la LEg ". Au mépris de la situation juridique, le tribunal interprète la loi sur l'égalité d'une manière excessivement étroite et exclut ainsi de son champ d'application une population particulièrement vulnérable, les LGBTI. Ceci est contraire, par exemple, à ce qui figure dans le Commentaire de la loi sur l'égalité, de Claudia Kaufmann et Sabine Steiger-Sackmann (2009).</p><p>Pour de nombreuses personnes LGBTI en Suisse, la discrimination en milieu professionnel reste une réalité vécue au quotidien. Selon des sondages récents, 70 % des salarié-e-s homosexuels ont vécu au cours des trois dernières années des discriminations sur la base de leur orientation sexuelle. Pour les personnes trans, les discriminations, voire les licenciements basés sur l'identité sexuelle sont encore plus fréquents.</p><h3>La Suisse à la traîne</h3><p>Dans ce contexte, le refus du Tribunal fédéral de garantir pour les salarié-e-s LGBTI la protection juridique que leur procurerait la loi sur l'égalité est grave. Apparemment, il faut désormais passer par des démarches politiques pour parvenir à une interdiction explicite, dans le monde du travail, de la discrimination basée sur l'orientation sexuelle (LGB), l'identité de genre (T) et les caractéristiques sexuelles (I). Une telle interdiction s'intégrerait dans l'élargissement, déjà adopté au Parlement dans le cadre du Code pénal, de l'interdiction de discriminer sur le critère de l'orientation sexuelle (l'identité de genre et les caractéristiques sexuelles restent malheureusement exclus de cet élargissement).</p><p>L'arrêt du TF montre à quel point en Suisse, la législation comme la jurisprudence restent très à la traîne par rapport à l'évolution de la société et aux besoins des personnes LGBTI. Dans le dernier classement européen de l'organisation faîtière LGBTI sur la situation juridique et sociale des personnes LGBTI, la Suisse demeure au 22e rang ( !), loin derrière les pays voisins comme la France, l'Allemagne et l'Autriche. Il reste donc vraiment beaucoup à faire !</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_Bundesgericht-Lausanne_wikimedia-Norbert_Aepli_cc-by_259e0325f1.webp" length="405032" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6023</guid><pubDate>Thu, 16 May 2019 09:45:00 +0200</pubDate><title>Finances cantonales : il ne faut pas économiser, mais investir !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/finances-cantonales-il-ne-faut-pas-economiser-mais-investir</link><description>Par exemple dans les réductions des primes-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Confédération n'est pas la seule à enregistrer des excédents records, les cantons nagent aussi dans les millions. Rien ne serait plus préjudiciable que d'accentuer à nouveau par là la concurrence fiscale.</p><p>Qu'Ueli Maurer, notre ministre des Finances, se trompe traditionnellement dans ses calculs n'est pas nouveau. Alors qu'il a déjà bouclé les comptes de 2017 sur un excédent de 2,8 milliards de francs, les comptes de 2018 présentent même un excédent de recettes de 2,9 milliards. Et à chaque fois, le budget annonçait des pertes substantielles. La tactique est transparente : contraindre l'Administration et les services publics à suivre, en matière des dépenses, une discipline qui permette d'affecter ensuite au désendettement d'étonnantes (peut-être pas tant que ça...) rentrées supplémentaires. En des temps où, d'une part, la dette atteint déjà un bas niveau encore jamais vu et, de l'autre, les intérêts négatifs nous permettraient en fait de réaliser des bénéfices avec l'endettement, cette tactique est cependant particulièrement incompréhensible ! C'est ainsi que le FMI a invité pour une xième fois la Suisse, dans son <a href="https://www.imf.org/en/News/Articles/2019/04/01/mcs-040119-switzerland-staff-concluding-statement-of-2019-article-iv-mission" class="external-link-new-window">rapport </a>à son sujet, à assouplir son frein à l'endettement financièrement très restrictif afin de dépasser non seulement le ralentissement économique momentané en procédant à des dépenses supplémentaires, mais aussi de rattraper le retard accumulé avec le temps au plan des investissements.</p><p>Il est moins traditionnel que le tableau des comptes annuels soit absolument le même pour les cantons. Les excédents cumulés présentés pour l'année 2018 se sont montés à plus de 2,3 milliards de francs, alors que, dans l'ensemble, on avait aussi budgétisé des pertes. Penser que les cantons ont été plus habiles dans leurs planifications financières - par exemple parce qu'ils sont plus petits et mieux gérables - c'était se tromper. Mais, rien de nouveau ici : dans ses analyses (pour la dernière, voir <a href="https://www.sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossier/131D-F_RW_Kantonsfinanzen.pdf" target="_blank">www.sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossier/131D-F_RW_Kantonsfinanzen.pdf</a> ], l'USS a montré à plusieurs reprises que les cantons peignaient systématiquement le diable sur la muraille lorsqu'ils établissaient leurs budgets et sous-estimaient en outre leurs fortunes nettes. Ici, ce n'était toutefois la plupart du temps pas en premier lieu un bon prétexte pour refuser des "envies" de dépenses. On voulait au contraire pouvoir tirer le plus possible de munitions lors de chaque nouvelle bataille de la concurrence fiscale à laquelle se livrent les cantons. Conséquence : un programme d'austérité chassait l'autre.</p><p>Cette politique d'austérité agressive a laissé des traces : dans les dépenses sociales et de santé (alors que le nombre des cas de maladie et la quantité de soins prodigués augmente en réalité à cause de la démographie !), dans la formation (alors que le nombre d'élèves ne cesse d'augmenter !), dans les infrastructures publiques (alors que la population croît toujours dans l'ensemble !) et dans les administrations publiques (alors que le personnel de l'État a dû avaler un gel des salaires des années durant !). Il est depuis longtemps évident que cela ne peut plus continuer, et pas seulement pour les syndicats et la gauche. Dans le canton d'Obwald, la droite unie se bat pour des hausses d'impôts après avoir pratiquement fait tomber en faillite ce canton avec sa stratégie agressive de baisses d'impôt. Mais elle a été freinée par la péréquation financière nationale (PFN) : le canton d'Obwald est passé de canton receveur à canton contributeur et a dû ainsi commencer à verser une partie de ses recettes fiscales dans le cadre de la PFN, des recettes fiscales dont il ne disposait pas du tout et qu'il a donc dû à nouveau générer. Cela, en corrigeant les anciennes baisses radicales d'impôt.</p><h3>Possibilités économiques différentes</h3><p>Indépendamment du préjudice causé en principe par la concurrence fiscale entre les cantons, la Suisse se prête mal à ces pratiques en raison de ses structures à la fois de petite taille et variées. Nos unités territoriales ne sont pas au nombre de 26 régions économiques géographiquement délimitées, mais au contraire des cantons de pendulaires, des cantons montagnards, des centres économiques, des centres névralgiques d'innovation, des centres d'attraction touristique, etc. En conséquence, les conditions et les possibilités économiques sont différentes. S'il est question, dans le fédéralisme allemand, de concurrence entre les places économiques ou fiscales - pour prendre un contre-exemple -, on est tout compte fait en présence d'unités en concurrence au niveau des länder allemands qui, pour une part, sont plus étendus que la Suisse et comptent un plus grand nombre d'habitant-e-s que notre pays. Le Bade-Wurtemberg (11 millions d'habitant-e-s), la Bavière (13 millions) et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (18 millions) sont à n'en pas douter des régions économiques et d'approvisionnement autonomes qui ne dépendent ni d'un hôpital ni d'un opéra sis dans le land voisin ou devraient en planifier l'existence ensemble.</p><p>Revenons en Suisse. Avec leurs 2,3 milliards de francs, les cantons ne manquent actuellement pas d'argent. Ce qui est déterminant, c'est que cet argent ne serve pas pour une nouvelle ronde de concurrence fiscale. Or, sous le prétexte d'une "mise en œuvre du projet fiscal national", beaucoup de cantons ne préparent rien d'autre. C'est pourquoi l'USS a déjà annoncé l'automne dernier qu'elle soutiendrait tous les référendums saisis contre de tels projets cantonaux. À Berne, cela a marché, malheureusement pas à Bâle. Et nombre de décisions importantes doivent encore suivre.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6024</guid><pubDate>Wed, 15 May 2019 16:43:52 +0200</pubDate><title>Des progrès importants pour les travailleurs et travailleuses âgés – Non à l’accord-cadre extrêmement dangereux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-progres-importants-pour-les-travailleurs-et-travailleuses-ages-non-a-l-accord-cadre-extremement-dangereux</link><description>Ensemble de mesures du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que le Conseil fédéral prenne enfin des mesures pour résoudre les problèmes des travailleurs et travailleuses ainsi que des chômeurs et chômeuses âgés. La rente-pont, surtout, offrira à nouveau une certaine sécurité financière aux chômeurs et chômeuses âgés en fin de droit. Elle évitera aux personnes concernées de tomber à l'aide sociale et leur permet de ne pas devoir recourir à leurs avoirs de vieillesse avant l'âge ordinaire de la retraite. Ce sont là aussi les raisons pour lesquelles l'USS demande depuis longtemps à la Confédération de mettre en place une telle solution transitoire, à savoir la rente-pont. L'USS regrette toutefois que cette mesure ne s'applique pas déjà à partir de 58 ans et que le Conseil fédéral ne propose pas d'amélioration de la protection contre le licenciement pour les travailleurs et travailleuses âgés.</p><p>En politique européenne, l'USS persiste à défendre ses positions. Concernant l'accord-cadre, la " ligne rouge " des mesures d'accompagnement doit continuer à être appliquée. Ces dernières ne sont pas négociables. La Suisse doit pouvoir définir elle-même sa manière de protéger aujourd'hui et demain ses salaires, de loin les plus élevés d'Europe, et, par là tous et toutes les travailleurs et travailleuses, indépendamment de leur provenance.</p><p>En ce moment, la priorité politique est la lutte contre l'initiative de limitation de l'UDC, car elle remet fondamentalement en cause la voie bilatérale. Cette initiative doit être énergiquement combattue par toutes les forces qui veulent que l'on continue à passer par cette voie. L'USS attend en outre du Conseil fédéral qu'en ce qui concerne l'accord-cadre du conseiller fédéral I. Cassis, extrêmement dangereux pour les salaires suisses, il clarifie rapidement les choses. Cela, en communiquant à la Commission européenne qu'en l'état, cet accord-cadre n'est pas acceptable.</p><p class="TitreRenseignements">&nbsp;</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, 079 743 42 37</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p class="Agencementdutexte">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6145</guid><pubDate>Tue, 14 May 2019 15:00:00 +0200</pubDate><title>Un salaire moindre pour un travail équivalent</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-salaire-moindre-pour-un-travail-equivalent</link><description>Les partis de droite et les organisations patronales se défendent bec et ongles contre les mesures contraignantes en faveur de l’égalité salariale.</description><content:encoded><![CDATA[<div class="elementor-element elementor-element-28a7e9fb elementor-widget elementor-widget-theme-post-content"><div class="elementor-widget-container"><p>Les femmes ont de nombreuses raisons de faire la grève. L’une d’entre  elles est que plus de 20 ans après l’entrée en vigueur de la loi sur  l’égalité, à travail équivalent, les femmes gagnent toujours, sans  «&nbsp;raison apparente&nbsp;», 8,4&nbsp;% de moins que les hommes&nbsp;: cet écart salarial  ne s’explique pas, il est donc fondé uniquement sur la discrimination.  Cela contrevient non seulement à la loi sur l’égalité, mais aussi à la Constitution fédérale, qui dit clairement: «&nbsp;L’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;».
</p><p>Mais les partis de droite&nbsp;et les organisations patronales se défendent bec et ongles contre les mesures contraignantes en faveur de l’égalité salariale. Ils se soustraient à leur responsabilité et justifient la discrimination salariale persistante en prétendant que les femmes tendent à travailler à temps partiel et à avoir moins d’expérience professionnelle que les hommes. De plus, si elles sont mères, elles seraient moins prêtes à se «&nbsp;donner&nbsp;» dans leur travail. Mais ces explications sont fausses.  
</p><p>Dès leur plus jeune âge, les filles reçoivent moins d’<a href="https://static.halifax.co.uk/assets/pdf/media-centre/press-releases/2016-06-03-childrens-pocket-money-press-release.pdf">argent de poche</a>  que les garçons. L’argent de poche n’a rien à voir avec les  prestations, mais les filles en reçoivent 12&nbsp;% de moins. Peut-être parce  qu’elles sont plus réservées, moins exigeantes, ou tout simplement  parce qu’elles sont des filles. 
</p><p>Les jeunes femmes aussi sont moins rémunérées lors de l’entrée dans la vie active. En moyenne, leur <a href="http://www.nfp60.ch/SiteCollectionDocuments/nfp60_marti_zusammenfassung_projektergebnisse_lang.pdf">salaire est de 8&nbsp;% inférieur</a>  à celui du premier emploi de leurs homologues masculins. La plus grande  partie de cette différence ne peut pas être expliquée par des facteurs  objectifs. Lors de l’entrée sur le marché du travail, les femmes et les  hommes ont la même expérience professionnelle. L’expérience ne peut donc  pas être invoquée pour expliquer cet écart salarial.
</p><p>Les attentes stéréotypées à l’égard des femmes et des hommes et de  leur travail en sont plus probablement la cause. De nombreuses <a href="https://boris.unibe.ch/69439/1/lohngerecht.pdf">études </a>ont  en effet montré que le genre de la personne devant nous influence la  manière dont nous la jugeons&nbsp;: les sujets femmes admettent toucher un  salaire plus bas que les hommes dans des situations fictives identiques.  Il ne s’agit pas d’une pénalité de maternité due au travail à temps  partiel et aux obstacles à la carrière, mais bien d’une pénalité  féminine pour exactement la même prestation. Il en va de même de la  pénalité de 7&nbsp;% lors de l’entrée des femmes sur le marché du travail, et  de l’écart salarial inexpliqué de 8,4&nbsp;% pour l’ensemble de l’économie  révélé par l’enquête sur la structure des salaires.
</p><p>Nous voulons donc que la loi sur l’égalité révisée soit rapidement appliquée et que les entreprises suisses doivent analyser leurs salaires sous l’angle des discriminations. Mais cela ne suffit pas. La Confédération doit effectuer des contrôles dans les entreprises et pouvoir sanctionner les employeuses et employeurs qui discriminent les femmes au niveau salarial. C’est la raison pour laquelle nous ferons grève le 14 juin. 
</p><p>&nbsp;</p></div></div>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6018</guid><pubDate>Tue, 14 May 2019 12:29:31 +0200</pubDate><title>Deuxième pilier : le système de capitalisation est en crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/deuxieme-pilier-le-systeme-de-capitalisation-est-en-crise</link><description>Rapport annuel de la Commission de haute surveillance sur la situation financière des institutions de prévoyance</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son rapport annuel, la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) confirme le constat de l'Union syndicale suisse (USS) en mettant en lumière à quel point le 2e pilier se trouve dans une situation difficile : de plus en plus d'assuré-e-s doivent verser des cotisations toujours plus élevées alors que les futures rentes diminuent. Au cours des quatre dernières années, le niveau des futures rentes a baissé de 11 % en moyenne, selon la CHS PP. À l'origine de ces baisses constantes des rentes du 2e pilier : les taux d'intérêts très bas sur les marchés des capitaux mettent le système de capitalisation en difficulté. Le capital-vieillesse en subit les effets négatifs et les nouvelles rentes sont revues à la baisse. Les travailleurs et travailleuses assurés paient très cher les effets tardifs de la crise financière.</p><p>Autre constat très frappant : le nombre d'institutions de prévoyance en sous-couverture a flambé, passant du simple au triple en 2018 par rapport à l'année précédente. La sous-couverture concerne non seulement quelque 10 % du total des avoirs de prévoyance dans le 2e pilier, mais également - et surtout - environ 15 % des assuré-e-s. Des assuré-e-s qui devraient éventuellement passer de nouveau à la caisse en cas de mesures d'assainissement.</p><p>La Constitution pose des objectifs très clairs en termes de prévoyance. Le monde politique suisse doit s'y tenir : les rentes AVS et celles du 2e pilier doivent, ensemble, permettre aux retraité-e-s de "maintenir leur niveau de vie de manière appropriée". Pour l'USS, une chose est sûre : si la tendance actuelle ne s'inverse pas et que les rentes des futurs retraité-e-s continuent de baisser à cause de la situation délicate du 2e pilier, on se trouve face à une bombe à retardement en termes de politique sociale.</p><h3>Manque de transparence</h3><p>La Suisse est toujours plus riche et peut se permettre, elle se doit même d'avoir un bon système de prévoyance vieillesse reposant sur un financement solide. L'actuelle période de taux d'intérêts extrêmement bas ne doit pas avoir pour conséquence que le niveau des rentes déjà modeste pour une majorité de retraité-e-s baisse encore. C'est pourquoi un renforcement de l'AVS s'impose. De plus, les bénéfices des intérêts négatifs de la Banque nationale doivent être reversés à la prévoyance vieillesse.</p><p>Mais les problèmes du 2e pilier ne proviennent pas uniquement des taux d'intérêts bas. La Commission de haute surveillance constate aussi que les structures complexes des fondations collectives, de plus en plus nombreuses, comportent des risques pour les assuré-e-s. Dans beaucoup de ces fondations collectives, les normes de transparence et de gouvernance ne correspondent pas aux exigences requises. De plus, elles ne sont pas suffisamment surveillées. La prévoyance vieillesse est donc plus que jamais à la merci d'une concurrence incontrôlée ainsi que de versements aux compagnies d'assurance, gestionnaires de fortune et autres courtiers qui se chiffrent en milliards. Que ces protagonistes fassent des bénéfices sur l'argent des assuré-e-s est contraire au système. Et particulièrement choquant lorsque les rentes baissent au même moment. Il est donc indispensable d'élargir les restrictions sur les bénéfices et les compétences des autorités de surveillance, mais aussi d'augmenter la transparence sur les coûts administratifs. Il faudrait par ailleurs renforcer la composante de répartition dans la LPP afin d'améliorer le rapport prix-prestation. Ce n'est qu'ainsi que des réformes du 2e pilier peuvent trouver une certaine acceptation.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6016</guid><pubDate>Mon, 13 May 2019 09:30:00 +0200</pubDate><title>Il faut des mesures plus fortes pour limiter le travail temporaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-des-mesures-plus-fortes-pour-limiter-le-travail-temporaire</link><description>Travail temporaire en plein essor</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le travail temporaire en Suisse a pris des proportions inquiétantes : depuis 1995, la part de ce type de travail potentiellement précaire par rapport au volume global du travail a plus que quintuplé pour atteindre 2,6 %. Même si en 2012, une convention collective de travail (CCT) pour les employé-e-s temporaires a permis d'apporter des progrès substantiels, l'évolution à la hausse de ce type d'emploi est préoccupante. Les employé-e-s temporaires restent défavorisés par rapport à leurs collègues avec des emplois permanents. Ils gagnent moins, courent un risque plus élevé d'accident et leurs perspectives d'évolution professionnelle sont moins bonnes que dans un emploi stable. Pas étonnant donc que la majorité des employé-e-s temporaires recherchent plutôt un emploi fixe. Le Dossier sur le travail temporaire, publié aujourd'hui par l'USS, illustre bien la situation.
</p><p>"Qu'ils ou elles soient issus de l'immigration, qu'ils ou elles travaillent pour Uber ou pour une entreprise temporaire, une personne qui travaille doit être au bénéfice des mêmes droits sociaux que les autres et doit recevoir un salaire identique pour un travail identique au même endroit", a déclaré Pierre-Yves Maillard, président de l'USS. C'est pourquoi le travail temporaire, qui met sous pression les salaires et les conditions de travail, doit être restreint.
</p><p>L'USS a étudié les réglementations de nombreux pays en matière de travail temporaire. Cette analyse montre que la situation peut s'améliorer avec des prescriptions plus strictes sur les conditions de travail (principe d'égalité de traitement) ainsi que lorsque des limites quantitatives sont posées.
</p><p>L'USS exige notamment ce qui suit :</p><ul><li>Les employé-e-s temporaires doivent avoir les mêmes conditions de travail que les personnes avec un contrat de travail régulier. Le principe de l'égalité de traitement doit être réalisé dans la CCT et inscrit dans la loi.</li><li>La Confédération et les cantons fixent des plafonds pour la part d'employé-e-s temporaires travaillant dans le domaine des marchés publics.</li><li>La Confédération et les cantons contrôlent systématiquement les autorisations des agences de travail temporaire. Si les conditions d'autorisation ne sont plus remplies, l'autorisation est retirée.</li><li>Dans les domaines de la sécurité au travail et la protection de la santé, il faut mettre en place de meilleures mesures de prévention. Et, en particulier, le passeport de sécurité personnel pour les employé-e-s temporaires devient obligatoire. </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6015</guid><pubDate>Sun, 12 May 2019 17:00:00 +0200</pubDate><title>Résistance sans faille contre la hausse de l’âge de la retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/resistance-sans-faille-contre-la-hausse-de-l-age-de-la-retraite</link><description>Augmenter l’âge de la retraite alors que les personnes de plus de 55 ans peinent à (re)trouver du travail revient surtout à créer plus de souffrance et de précarité</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) a pris note avec un grand étonnement du plaidoyer d'Employés Suisse en faveur d'une hausse générale de l'âge de la retraite. Le fait que cette organisation faîtière s'exprime pour une augmentation de l'âge de la retraite n'est pas nouveau : les représentants de cette petite fédération l'ont fait à plusieurs reprises au cours des dernières années. Ce qui surprend, c'est que cette nouvelle attaque sur l'âge de la retraite survient dans une période où les personnes de plus de 50 rencontrent de plus en plus de difficultés sur le marché du travail, et que cette problématique est de mieux en mieux connue. Pour ces personnes, il est toujours plus difficile de rester sur le marché du travail et surtout, de retrouver un emploi après en avoir perdu un. Au vu de ce problème, augmenter l'âge de la retraite revient surtout à créer plus de souffrance et de précarité.
</p><p>L'AVS repose sur des bases solides. L'arrivée à la retraite de la génération des " baby boomers " va engendrer temporairement une forte augmentation du nombre de bénéficiaires de rentes et il faudra des mesures pour que l'institution sociale la plus importante de Suisse ne se retrouve pas en difficultés. Il faudra pour cela de nouvelles ressources, et non une hausse de l'âge de la retraite. Et le plus sensé serait de trouver ces ressources par le bais de cotisations salariales plus élevées. C'est la manière la plus sociale de fournir des moyens supplémentaires à l'AVS puisque tout le monde paie des cotisations sur la totalité du salaire, mais que les rentes, elles, sont plafonnées. Ainsi, toutes et tous les hauts revenus participent au financement des rentes de celles et ceux qui ont des bas salaires ou des revenus normaux. Ce financement via des cotisations salariales plus élevées est d'autant plus indiqué que le taux de celles-ci n'a pas augmenté depuis 40 ans.
</p><p>Pour l'USS, qui, avec 360 000 membres, est la plus grande faîtière syndicale en Suisse, la position sur ce sujet est claire : elle combattra toute hausse de l'âge de la retraite et refuse également une augmentation de l'âge de la retraite pour les femmes. L'AVS doit être renforcée par un financement supplémentaire adéquat. En plus, il faut tenir compte du niveau global des rentes qui ne cesse de baisser actuellement pour les futurs retraité-e-s en raison de la situation difficile du 2e pilier. Cette tendance doit s'inverser, sinon on se trouvera face à une bombe à retardement en termes de politique sociale. La Suisse est toujours plus riche et peut se permettre, elle se doit même d'avoir un bon système de prévoyance vieillesse reposant sur un financement solide. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6010</guid><pubDate>Fri, 03 May 2019 15:37:33 +0200</pubDate><title>La Commission des États met enfin la pédale douce</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-des-etats-met-enfin-la-pedale-douce</link><description>Attaques contre la loi sur le travail – Communiqué de l&#039;Alliance contre le stress et le travail gratis</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) lève enfin un peu le pied sur le démantèlement de la protection des salarié-e-s qu'elle avait projeté. Après la levée de bouclier des inspectorats cantonaux du travail, des médecins du travail, des Églises ainsi que des syndicats et d'autres organisations de salarié-e-s, la CER-E a désormais aussi suspendu l'introduction, prévue dans la révision de la loi sur le travail, du travail du dimanche et de la semaine de 80 heures et fait machine arrière. Elle avait déjà dans un premier temps suspendu le projet d'abolir la saisie du temps de travail pour au moins 30 pourcent des travailleurs et travailleuses.
</p><p>La commission va enfin procéder à des auditions et attendre le résultats d'études. La CER-E aurait dû le faire bien avant. Elle aurait alors pris conscience que son projet allait rencontrer de très fortes résistances de la part des syndicats, des cantons, des médecins et des Églises et qu'il était voué à l'échec.
</p><p>La commission doit maintenant surtout examiner ce que coûteraient en termes de frais de santé la suppression effective de la durée maximale du travail hebdomadaire ainsi que la suppression de la saisie du temps de travail. Une chose est sûre : le nombre de cas d'épuisement professionnel exploserait et avec eux, la souffrance humaine et les coûts. Des coûts qui seraient à la charge de la collectivité par le biais de l'assurance-maladie puisque l'épuisement professionnel ("burnout") n'est malheureusement toujours pas reconnu comme maladie professionnelle en Suisse, contrairement à d'autres pays comme l'Italie, la France ou le Japon. L'Alliance contre le stress et le travail gratis est convaincue qu'au terme des auditions, la CER-E admettra elle aussi qu'il faut renoncer à toutes les mesures envisagées qui détériorent la protection des salarié-e-s.
</p><p>Les modifications cosmétiques introduites apparemment à la va-vite par la commission n'y changent rien : le travail du dimanche est élargi, on ne doit travailler "plus que" 67 heures par semaine. Et "seuls" les salarié-e-s gagnant 120 000 francs ou plus pourront être pressés comme des citrons.
</p><h5>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS :</h5><ul><li>Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>Société suisse de médecine du travail (SSMT)</li><li>Association suisse des employés de banque (ASEB)</li><li>Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS)</li><li>Association suisse des médecins-assistant-e-s et chef-fe-s de clinique (ASMAC)</li><li>ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</li></ul><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Brigitta Danuser, professeure, Société suisse de médecine du travail (SSMT)/FMH, 076 339 84 46</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Marcel Marti, directeur adjoint / responsable politique et communication (ASMAC), 031 350 44 82</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Arno Kerst, président de Syna, 079 59 67 70 </li><li>Stefan Giger, secrétaire général du SSP, 079 296 77 07</li><li>Daniel Münger, président de syndicom, 058 817 18 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6008</guid><pubDate>Fri, 03 May 2019 14:56:06 +0200</pubDate><title>Salarié-e-s plus âgés : il faut une meilleure protection contre le licenciement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salarie-e-s-plus-ages-il-faut-une-meilleure-protection-contre-le-licenciement</link><description>Conférence nationale sur les salarié-e-s plus âgés </description><content:encoded><![CDATA[<p> La situation des salarié-e-s plus âgés se détériore en Suisse. Il leur est toujours plus difficile de retrouver un emploi quand ils ont perdu le leur. Même en faisant d'innombrables postulations, ils reçoivent trop souvent des réponses négatives. Et parfois avec des explications assez fumeuses. Si une personne a, en plus, des problèmes de santé ou des lacunes dans sa formation, elle devra être très chanceuse pour décrocher un nouvel emploi. En même temps, il est aujourd'hui nettement plus difficile de se sortir d'une telle situation par le biais d'une retraite anticipée ou d'une rente d'invalidité.
</p><p>Les causes principales de cette dégradation sont à chercher du côté des préjugés grandissants envers les travailleuses et travailleurs plus âgés, ainsi que du fait que certaines entreprises ont de moins en moins de scrupules à les licencier. La détérioration des prestations des caisses de pension (hausse de l'âge de la retraite et moins d'argent pour les retraites anticipées) et une pratique plus restrictive de l'octroi des rentes AI viennent encore noircir ce tableau. Pour les salarié-e-s, ces " sorties de secours " en cas de problème d'emploi sont devenues de moins en moins accessibles. Le nombre d'hommes prenant une retraite anticipée, par exemple, a sensiblement diminué ces dernières années, alors que la courbe du chômage montait. Conséquence : beaucoup plus de chômage de longue durée. Si elles ne trouvent pas de nouvel emploi, ces personnes finissent de plus en plus souvent par s'annoncer à l'aide sociale.
</p><p>Il faut améliorer la situation des salarié-e-s plus âgés. L'USS exige donc les mesures suivantes :</p><ul><li>Dans le Code des obligations, les employé-e-s de longue date qui ont plus de 50 ans doivent être protégés spécifiquement contre le licenciement. Les expériences faites avec ce genre de dispositions dans les conventions collectives de travail (CCT) sont positives. Une telle protection contre le licenciement inciterait aussi les employeuses et employeurs à mieux prendre soin de son personnel (formation et perfectionnement, protection de la santé).</li><li>Il faut trouver davantage de solutions par branche, avec des retraites anticipées, comme dans le secteur de la construction.</li><li>Les personnes plus âgées au chômage doivent avoir de meilleures perspectives de retrouver un emploi. Les ORP doivent davantage utiliser la nouvelle obligation d'annoncer les postes vacants pour placer des personnes.</li><li>Les salarié-e-s (et les personnes au chômage) doivent pouvoir bénéficier d'un bilan de situation professionnelle, respectivement d'une orientation de carrière (p. ex. dès l'âge de 45 ans). Ils devraient pouvoir compter sur un plus grand soutien pour la formation et la formation continue, par exemple via des offres supplémentaires et des campagnes d'informations dans les branches avec des CCT. La Confédération et les cantons doivent faciliter l'accès aux CFC (validation des acquis).</li><li>La protection contre les discriminations doit être améliorée, par exemple par une interdiction de discriminer telle que proposée par l'OCDE.</li><li>Les salarié-e-s plus âgés doivent bénéficier d'une meilleure protection sociale lors d'une perte d'emploi. La Confédération doit introduire une rente-pont pour les personnes en fin de droit. La rente-pont du canton de Vaud a eu des effets très positifs.</li></ul><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6005</guid><pubDate>Wed, 01 May 2019 17:00:00 +0200</pubDate><title>1er Mai 2019 : PLUS POUR VIVRE et Grève des femmes*</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2019-plus-pour-vivre-et-greve-des-femmes-1</link><description>60 manifestations et fêtes du 1er Mai en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>" PLUS POUR VIVRE ! ", revendiquent, ce 1er Mai, l'Union syndicale suisse (USS) et les syndicats qui lui sont affiliés, persuadés que les travailleurs et travailleuses pourront beaucoup obtenir s'ils sont solidaires et défendent ensemble leurs intérêts. Soit par des grèves, comme l'an dernier à l'agence télégraphique suisse (ats) ou dans la construction, soit à travers des campagnes pour une amélioration des salaires, des rentes et des conditions de travail.</p><p>Les syndicats de l'USS participent en tout à une soixantaine de manifestations et fêtes du 1er Mai dans l'ensemble de la Suisse, des événements lors desquels des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses, en particulier des femmes, descendent dans la rue et adressent leurs revendications aux acteurs politiques et économiques du pays. La plus grande manifestation a eu lieu à Zurich, où elle a réuni 16 000 personnes.</p><p>PLUS, ont expliqué les orateurs et oratrices de cette journée, cela veut dire, dans la perspective de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne, plus de protection des salaires, au lieu d'un démantèlement des mesures d'accompagnement. Cela veut aussi dire, en raison du mauvais résultat des négociations salariales de 2018, plus de salaire, tout particulièrement pour les femmes qui, malgré le mandat constitutionnel et légal, non seulement gagnent toujours nettement moins que les hommes, mais assument également la majeure partie du travail ménager, de prise en charge et de soins, et sont exposées aux violences sexuelles et sexistes. Elles ont demandé plus de salaire, de temps et de respect, et le feront à nouveau clairement entendre le 14 juin avec la Grève des femmes*.</p><p>PLUS, si l'on regarde les discours prononcés aujourd'hui, cela signifie aussi plus de rentes, c'est-à-dire un premier pilier plus fort et plus de réductions des primes-maladie, comme le demande l'initiative populaire pour l'allègement des primes que soutient l'USS. Mais cela signifie aussi plus de protection et de sécurité au travail, au lieu des attaques dont font l'objet la loi sur le travail ainsi que les temps de travail et de repos. Bref, plus de temps pour nous.</p><h3>Citations de discours du 1<sup>er</sup> Mai</h3><p>À Sion Pierre-Yves Maillard, qui apparaîtra en public pour la première fois aujourd'hui en tant que nouveau président de l'USS, a fait de trois urgences&nbsp;: climatique, sociale et de justice, «&nbsp;trois raisons de s’engager encore et davantage pour la justice sociale et une civilisation durable&nbsp;». Il s’est aussi dit impressionné par cette jeunesse qui a retrouvé le «&nbsp;chemin de la mobilisation&nbsp;». Selon lui, il s’agit maintenant de les gagner aussi aux causes syndicales. Car «&nbsp;Ces deux combats (contre le changement climatique et pour plus de justice sociale) sont liés et ne peuvent être séparés.&nbsp;» Pierre-Yves Maillard a par contre fait de «&nbsp;L’injustice que subissent les femmes&nbsp;» l’injustice «&nbsp;la plus ancienne et la plus grave de l’histoire. Elle doit s’éteindre grâce à notre lutte à toutes et tous. C’est pourquoi il faudra l’engagement des femmes et la solidarité des hommes le 14 juin pour la Grève des femmes.&nbsp;»</p><p>À Winterthour, Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, a posé «&nbsp;la question de ce que doit être une "vie de qualité"&nbsp;». Selon elle, les syndicats doivent aussi être aujourd’hui des organisations visionnaires. «&nbsp;Nous exigeons que le travail soit globalement organisé dans l’intérêt des gens, que ses fruits soient répartis équitablement. Il s’agit de compensation des disparités sociales, d’égalité des droits et de démocratie ainsi que de la sauvegarde de nos ressources naturelles.&nbsp;»</p><h3>Problèmes de pouvoir d'achat</h3><p>En plus de la lutte pour la protection des salaires et des salaires équitables dans toute l’Europe, Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, a placé les problèmes de pouvoir d’achat dans une riche Suisse au centre du discours qu’il a prononcé à Bienne&nbsp;: «&nbsp;Lors des négociations salariales, nous sommes confrontés à une nouvelle dureté de la part des patrons. Le peintre ou l’enseignante ne comprennent pas cela. Leurs salaires stagnent pratiquement, alors que les primes des caisses-maladie n’arrêtent pas d’augmenter. Beaucoup, surtout des femmes, se demandent désormais, désespérés, comment ils pourront encore payer leurs factures&nbsp;». Ainsi, «&nbsp;la Grève des femmes vient à point nommé. La situation des femmes doit rapidement s’améliorer.&nbsp;»</p><p>À Langenthal, le président du Syndicat des cheminots (SEV), Giorgio Tuti, a réaffirmé qu’étant donné que les rentes du deuxième pilier baissent alors que les cotisations augmentent, il faut augmenter le revenu sous forme de rentes «&nbsp;en introduisant une 13<sup>e</sup> rente AVS, comme l’a décidé le congrès de l’USS.&nbsp;» En tant que président de la Fédération européenne des travailleurs des transports, il a demandé «&nbsp;une desserte de base de grande qualité, sûre et abordable&nbsp;», et non une sous-enchère en matière de formation, de sécurité et de salaires.</p><h3>Reconversion écosociale et politique industrielle</h3><p>Corrado Pardini, membre du comité directeur d’Unia, a mis en évidence à Thoune l’existence d’un grand danger pour nos sociétés&nbsp;: «&nbsp;Deux tiers des gens n’ont plus la possibilité de définir eux-mêmes leur vie. Les grands groupes nous volent notre avenir et celui de nos enfants.&nbsp;» Selon lui, il s’agit maintenant de «&nbsp;réaliser deux réformes historiques&nbsp;: la reconversion écosociale assortie d’une politique industrielle forte et la préservation des institutions sociales.&nbsp;»</p><p>Que les syndicats en soient capables, Daniel Münger, président de Syndicom, le syndicat des médias et de la communication, s’en est dit persuadé dans le discours qu’il a prononcé dans la Rheinfelden allemande, car «&nbsp;la justice, l’égalité des droits, la sécurité sociale et la liberté font partie de notre ADN. Nous pouvons donner des réponses créatives et insuffler une dynamique innovatrice, parce que les professionnel-le-s compétents se trouvent dans nos rangs.&nbsp;»</p><h3>Femmes et jeunes comme "moteur de changement"</h3><p>Selon Veronique Polito, membre du comité présidentiel d’Unia, les syndicats, surtout les femmes des syndicats et les jeunes, sont «&nbsp;le moteur du changement&nbsp;». À ses yeux, une grève n’est «&nbsp;ni un tabou ni un crime&nbsp;». «&nbsp;Si des jeunes filles de 13 ans ont le courage de faire grève et de descendre dans la rue pour sauver la planète, pourquoi nous, les femmes, devrions-nous plier les genoux et subir le dictat de ceux qui croient être au-dessus des lois ?&nbsp;», a-t-elle demandée à Bienne dans son discours.</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Matthias Preisser, SGB Kommunikation, 079 656 55 36</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6003</guid><pubDate>Wed, 01 May 2019 11:30:00 +0200</pubDate><title>1er Mai 2019 : PLUS POUR VIVRE et grève des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2019-plus-pour-vivre-et-greve-des-femmes</link><description>60 manifestations et fêtes du 1er Mai en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p> " PLUS POUR VIVRE ! ", revendiquent, ce 1er Mai, l'Union syndicale suisse (USS) et les syndicats qui lui sont affiliés, persuadés que les travailleurs et travailleuses pourront beaucoup obtenir s'ils sont solidaires et défendent ensemble leurs intérêts. Soit par des grèves, comme l'an dernier à l'agence télégraphique suisse (ats) ou dans la construction, soit à travers des campagnes pour une amélioration des salaires, des rentes et des conditions de travail.
</p><p>Les syndicats de l'USS participent en tout à une soixantaine de manifestations et fêtes du 1er Mai dans l'ensemble de la Suisse, des événements lors desquels des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses, en particulier des femmes, descendent dans la rue et adressent leurs revendications aux acteurs politiques et économiques du pays. La plus grande manifestation a eu lieu à Zurich, où elle a réuni 16 000 personnes. C'est avec une grande impatience que l'on attend les discours que Pierre-Yves Maillard, qui apparaîtra en public pour la première fois aujourd'hui en tant que nouveau président de l'USS, prononcera à Olten et Sion.
</p><p>PLUS, ont expliqué les orateurs et oratrices de cette journée, cela veut dire, dans la perspective de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne, plus de protection des salaires, au lieu d'un démantèlement des mesures d'accompagnement. Cela veut aussi dire, en raison du mauvais résultat des négociations salariales de 2018, plus de salaire, tout particulièrement pour les femmes qui, malgré le mandat constitutionnel et légal, non seulement gagnent toujours nettement moins que les hommes, mais assument également la majeure partie du travail ménager, de prise en charge et de soins, et sont exposées aux violences sexuelles et sexistes. Elles ont demandé plus de salaire, de temps et de respect, et le feront à nouveau clairement entendre le 14 juin avec la Grève des femmes*.
</p><p>PLUS, si l'on regarde les discours prononcés aujourd'hui, cela signifie aussi plus de rentes, c'est-à-dire un premier pilier plus fort et plus de réductions des primes-maladie, comme le demande l'initiative populaire pour l'allègement des primes que soutient l'USS. Mais cela signifie aussi plus de protection et de sécurité au travail, au lieu des attaques dont font l'objet la loi sur le travail ainsi que les temps de travail et de repos. Bref, plus de temps pour nous. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Matthias Preisser, communication d l'USS, 079 656 55 36</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6143</guid><pubDate>Tue, 30 Apr 2019 13:03:00 +0200</pubDate><title>Un écart salarial de vingt pour cent</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-ecart-salarial-de-vingt-pour-cent</link><description>Les femmes ont des perspectives professionnelles et de carrière moins bonnes et des salaires moins élevés parce qu’elles sont régulièrement confrontées à des discriminations.</description><content:encoded><![CDATA[<div class="elementor-element elementor-element-28a7e9fb elementor-widget elementor-widget-theme-post-content"><div class="elementor-widget-container"><p>Les femmes ont plein de raisons de faire la grève. L’une d’entre elles est qu’elles gagnent en moyenne pratiquement 20&nbsp;% de moins que les hommes pour leur travail rémunéré. Près de la moitié de cet écart est purement discriminatoire (vous trouverez plus de détails à ce sujet dans notre prochaine édition). Mais la discrimination salariale n’est que la pointe de l’iceberg, car même la différence de salaire que l’on dit «&nbsp;explicable&nbsp;» cache des discriminations dont on n’entend pratiquement pas parler dans le débat public. Ainsi, il est compréhensible qu’un responsable de département gagne plus, par exemple, qu’une cheffe d’équipe dans son département. Il ne s’agit pas là, en effet, d’une discrimination SALARIALE.
</p><p>Mais on peut tout de même se demander pourquoi lui est devenu responsable de département, alors qu’elle est restée cheffe d’équipe. Est-ce que les deux ont postulé&nbsp;? A-t-il plus d’expérience et est-il plus qualifié qu’elle&nbsp;? A-t-elle choisi, après sa scolarité obligatoire, une formation «&nbsp;typiquement féminine&nbsp;»&nbsp;? L’employeur a-t-il octroyé à son collègue davantage de formation continue&nbsp;? Si tous deux ont les mêmes qualifications, est-ce que l’homme est allé peut-être boire deux ou trois bières avec le chef alors que sa collègue allait chercher ses enfants à la crèche&nbsp;? Ou encore, le chef pense-t-il tout simplement que l’homme sera plus à la hauteur qu’elle, bien que leurs qualifications soient les mêmes&nbsp;? «&nbsp;Instinctivement&nbsp;» en quelque sorte&nbsp;? Peut-être n’a-t-elle pas postulé pour la direction du département parce qu’elle n’était pas intéressée ou ne se croyait pas capable d’occuper ce poste&nbsp;? Peut-être aussi parce qu’elle s’occupe régulièrement de sa mère qui a besoin de soins et n’a plus assez de disponibilité&nbsp;?  
</p><p>Les femmes ont des perspectives professionnelles et de carrière moins bonnes et des salaires moins élevés parce qu’elles sont régulièrement confrontées à des discriminations qui les freinent&nbsp;: non-recrutement et non-promotion des femmes dites «&nbsp;en âge de procréer&nbsp;»&nbsp;; licenciements de 10&nbsp;% des travailleuses lorsqu’elles deviennent mères&nbsp;; réticence des employeurs et employeuses ainsi que des politicien-ne-s de droite de créer des conditions de travail qui laissent aux salarié-e-s assez d’énergie et de temps pour les tâches non rémunérées d’assistance et de soins. Enfin, il est également question ici des remarques stupides et du harcèlement sexuel qui rabaissent les femmes et les mettent au pied du mur. 
</p><p>Ces discriminations ont pour effet que les femmes sont extrêmement surreprésentées dans le secteur des bas salaires, mais tout autant sous-représentées dans celui des hauts salaires&nbsp;: 63&nbsp;% des emplois pour lesquels le salaire est inférieur à 4000 francs sont occupés par des femmes. Dans les emplois où les salaires sont supérieurs à 16&nbsp;000 francs, les femmes ne sont que 18&nbsp;% (<a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/actualites/quoi-de-neuf.assetdetail.7206414.html">Enquête suisse sur la structure des salaires 2016, Office fédéral de la statistique</a>).
</p><p>Pour ces raisons, nous voulons que la loi sur l’égalité entre femmes et hommes soit appliquée sans concession et que les discriminations dans le monde du travail rémunéré ne soient plus tolérées. Nous voulons que les conventions collectives de travail (CCT) des branches où la part des femmes est élevée garantissent des conditions de travail équitables. C’est pour cela que nous faisons grève le 14 juin&nbsp;!</p></div></div>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5981</guid><pubDate>Tue, 30 Apr 2019 12:50:00 +0200</pubDate><title>Évolution très inquiétante des salaires en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evolution-tres-inquietante-des-salaires-en-suisse</link><description>Évolution des salaires en 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'évolution des salaires en Suisse est plus qu'inquiétante. Malgré une économie en plein essor, les salaires ont connu une baisse effective de 0,4 % en moyenne en 2018. Les employeurs et employeuses privent ainsi les salarié-e-s des effets de la croissance. D'autant plus que les budgets des ménages sont déjà bien plombés par les loyers et les primes-maladie en hausse constante. Ces résultats sont particulièrement choquants dans la construction, par exemple : malgré des années de haute conjoncture, la perte réelle est aussi de 0,4 % dans ce secteur.
</p><p>Dans les négociations salariales, la nouvelle intransigeance des employeuses et employeurs est inacceptable. Il faut maintenant des hausses substantielles de salaires. La croissance doit aussi profiter aux salarié-e-s.
</p><p> L'évolution des salaires négociés dans le cadre de conventions collectives de travail (CCT) est un peu meilleure, mais toujours pas suffisante. Ces salaires-là ont augmenté de 0,9 % en valeur nominale. Si l'on déduit le renchérissement de 0,9 %, cela revient à zéro augmentation réelle. Dans les faits, seul 0,3 % de l'augmentation nominale a été accordé de manière générale et 0,6 % individuellement. Et lorsque les salaires sont augmentés de manière individuelle, ce sont en général les hauts revenus qui en bénéficient.
</p><p>Aucune bonne nouvelle non plus du côté de l'égalité salariale : contrairement aux années précédentes, les femmes n'ont même pas continué de rattraper. L'écart salarial entre femmes et hommes s'est figé. Raison de plus pour faire grève le 14 juin pour des plus hauts salaires pour les femmes, pour plus de temps et du respect. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5965</guid><pubDate>Thu, 18 Apr 2019 11:10:00 +0200</pubDate><title>Risques de maladie liés à une longue semaine de travail : les femmes sont doublement exposées !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/risques-de-maladie-lies-a-une-longue-semaine-de-travail-les-femmes-sont-doublement-exposees</link><description>Les études sont claires: travailler plus de 40 heures par semaine est néfaste pour la santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On tombe plus rapidement malade si l'on travaille régulièrement plus que 40 heures par semaine. Et cette réalité est encore plus prononcée pour les femmes. Le Parlement veut désormais introduire la semaine de 80 heures et abolir la saisie du temps de travail, ce qui pourrait s'avérer désastreux pour la santé de nombreux salarié-e-s. L'" Alliance contre le stress et le travail gratuit " combat ce projet dangereux !</p><p>Deux études publiées récemment <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0927537118300502?via%3Dihub" class="external-link-new-window">[1]</a>&nbsp;<a href="https://drc.bmj.com/content/6/1/e000496" class="external-link-new-window">[2]</a> montrent que chaque heure travaillée au-delà d'un volume de travail de 40 heures nuit à la santé. Et c'est particulièrement vrai pour les femmes cumulant les charges comme le travail de soins et d'assistance (" care ") !
</p><p>Pour ces enquêtes, 7065 Canadiennes et Canadiens ont été suivis pendant douze ans. Le résultat est effrayant : le risque de développer un diabète était de 63% chez les participantes travaillant régulièrement 45 heures par semaine ou plus ! Ces femmes ont été comparées à des volontaires travaillant entre 35 et 40 heures : celles-ci ne présentaient pas un tel risque.
</p><p>Même une légère augmentation du temps de travail a un effet sur la santé, selon l'étude : en ajoutant une heure au temps de travail hebdomadaire, le nombre de visites chez le médecin a augmenté de 13 %. Et la perception de son propre état de santé s'est détérioré de 2 % à cause de l'augmentation du temps de travail.
</p><h3>Double stress</h3><p>Les chercheurs et chercheuses ont démontré que le " facteur fatal " est à chercher du côté des heures (supplémentaires) de travail. D'autres facteurs nuisibles pour la santé ont été vérifiés : le résultat n'a pas changé de manière significative lorsque des facteurs comme le tabagisme, la consommation d'alcool, le manque de mouvement ou un indice de masse corporelle accru ont été ajoutés !
</p><p>L'étude montre que toute forme de travail au-delà de 40 heures par semaine tend à être néfaste. Mais pour les femmes, ce risque est encore plus élevé. Trop souvent, elles assument, outre un travail rémunéré, la plus grande partie du travail non rémunéré, que l'on appelle le travail de " care , comme par exemple s'occuper d'enfants ou de proches. Cela implique un double stress pour les femmes, avec les effets en conséquence sur leur santé.
</p><p>L'inégalité salariale entre femmes et hommes (écart salarial genré) vient s'ajouter aux facteurs mentionnés ci-dessus : les femmes gagnent moins, en général, pour le même travail, mais aussi parce qu'elles ont plus souvent des emplois mal rémunérés. Tout cela entraîne un stress supplémentaire, avec là aussi des répercussions négatives sur la santé.
</p><h3>Non à la semaine de 80 heures !</h3><p>Malgré ces constats limpides et basés sur des faits, les partis de droite en Suisse veulent supprimer pour une grande partie des employé-e-s toutes les dispositions de protection contre le stress et l'épuisement professionnel (" burnout ") prévues dans droit du travail. La révision en cours impliquerait pour de nombreux employé-e-s que la semaine de 80 heures, et même le travail dominical, deviendraient obligatoires sur demande de l'employeur. La saisie du temps de travail pourra aussi être complètement abolie : Adieu, le contrôle du temps de travail !
</p><p>Avec ses partenaires de l'" Alliance contre le stress et le travail gratuit ", l'USS se défendra contre ces propositions scandaleuses, par voie de référendum si nécessaire !
</p><p>&nbsp;</p><h3><b>Alliance contre le stress et le travail gratuit :</b></h3><p>Union syndicale suisse (USS), Travail.Suisse, Société suisse de médecine du travail (SSMT), Association suisse des employés de banque (ASEB), Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS), Association suisse des médecins-assistant-e-s et chef-fe-s de clinique (ASMAC), ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6141</guid><pubDate>Wed, 17 Apr 2019 14:45:00 +0200</pubDate><title>Faire la grève dans le cadre de la Grève des femmes*, qu’est-ce que cela signifie ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/faire-la-greve-dans-le-cadre-de-la-greve-des-femmes-qu-est-ce-que-cela-signifie</link><description>La Grève des femmes* du 14 juin 2019 s’adresse aux employeurs et employeuses, mais aussi à l’État et la société toute entière. </description><content:encoded><![CDATA[<p>En 1991, l’Office fédéral de l’industrie, des arts et métiers et du  travail (OFIAMT) considérait que la Grève des femmes ne comptait pas  comme «&nbsp;conflit de travail&nbsp;», raison pour laquelle l’OFIAMT ne fit pas  de statistiques sur la participation à cette grève. Le Dictionnaire  historique de la Suisse écrit au sujet de «&nbsp;<a href="http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F16528.php">Grèves&nbsp;</a>»  : « On entend par grève la cessation collective du travail par des  salariés sous contrat, dans le but d’obtenir des avantages  professionnels ». L’auteur de l’article parvient à ne faire aucune  mention de la Grève des femmes de 1991, pas même dans le paragraphe  qu’il dédie à la catégorie des grèves «&nbsp;politiques&nbsp;». Pourtant, si nous  nous tenons à la définition donnée plus haut, le 14 juin 1991, il y a  bien eu des cessations collectives du travail par des salariés – pardon,  salariées – sous contrat. Ces deux exemples nous montrent que la Grève  des femmes de 1991 dépassait à bien des égards le cadre de ce qui est  entendu traditionnellement sous le terme de grève. Revenir sur la  question de ce que signifie une grève féministe nous est utile pour  envisager les multiples modes de grève possibles et nécessaires le 14  juin 2019.
</p><p>La Grève des femmes* du 14 juin 2019 s’adresse aux employeurs et employeuses, mais aussi à l’État et la société toute entière. Nous luttons pour que l’égalité inscrite dans la Constitution soit enfin réalisée, dans toutes les sphères de nos vies, dont celle du travail. Nous revendiquons du temps, de l’argent et du respect, pour tout le travail que nous effectuons au quotidien, qui continue à être dévalorisé et rendu invisible. Un des premiers éléments qui sort du cadre de la notion traditionnelle de grève, c’est la manière par laquelle nous définissons le travail. Au-delà du travail salarié, nos revendications touchent aussi le travail non rémunéré. Les tâches domestiques, c’est du travail. Cuisiner, laver, nettoyer, c’est du travail. S’occuper du bien-être physique et psychique de ses proches, c’est du travail. Pour atteindre l’égalité véritable, la prise en compte et la réorganisation de ce travail non rémunéré sont donc essentielles. 
</p><p>Nos revendications, étroitement liées à cette définition du travail, dépassent la notion de grève telle que définie par et pour des hommes. Elles portent certes sur les salaires, la durée du temps de travail, les conventions collectives, nos droits syndicaux, comme notre droit de faire la grève. Mais nous réclamons plus que ça. Nous exigeons la fin du harcèlement sexuel, l’abolition des barrières à notre liberté reproductive<a href="https://www.14juin.ch/2019/04/16/faire-la-greve-dans-le-cadre-de-la-greve-des-femmes-quest-ce-que-cela-signifie/#_ftn1">[1]</a> et le respect. Pour le travail salarié et pour le travail non rémunéré.
</p><p>Que pouvons-nous retenir de tout cela en vue du 14 juin 2019&nbsp;? Que pour faire entendre nos revendications, nous ferons grève. En faisant valoir notre définition du travail et nos revendications, nous nous approprions ce moyen de lutte et nous franchissons les barrières d’une conception restrictive de la grève qui n’est pas à la hauteur de nos combats. Nous refuserons d’accomplir nos tâches habituelles, qu’elles soient rémunérées ou pas. En nous organisant avec nos amies, voisines et connaissances, nous briserons l’isolement du travail domestique. Nous ferons la grève de la consommation et ne fixerons aucun rendez-vous pour ce jour-là. Avec nos collègues et l’aide des syndicats, nous nous organisons sur nos lieux de travail pour mener des actions collectives. Les formes de grève et nos actions seront multiples. Nous pouvons, par exemple, ne pas nous présenter à notre poste, faire une pause prolongée à 11h du matin, tenir des piquets de grève, faire la grève du zèle, porter du violet, des badges ou des foulards, chanter une chanson de grève, quitter nos lieux de travail à 15h30… et bien plus encore. Solidaires les unes des autres, à chacune le mode d’action le plus approprié à sa situation. Toutes ensemble, nous irons manifester et occuperons l’espace public.
</p><p>Et qui sait…&nbsp;? Peut-être que 2019 sera l’année où nos chers damoiseaux les statisticiens et historiens cesseront de nous effacer de leurs calculs et de leurs récits. Sinon, nous avons d’excellentes statisticiennes et historiennes qui sauront mesurer l’ampleur de cette grève et écrire notre histoire.
</p><p>&nbsp;</p><hr class="wp-block-separator"><p><a href="https://www.14juin.ch/2019/04/16/faire-la-greve-dans-le-cadre-de-la-greve-des-femmes-quest-ce-que-cela-signifie/#_ftnref1">[1]</a>  Bien qu’interdite, la question «&nbsp;Souhaitez-vous avoir des enfants&nbsp;?&nbsp;»  continue de nous être posée lors de nombreux entretiens d’embauche. Ce  n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres de comment, dans le monde du  travail, on essaye de contrôler nos choix reproductifs.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5966</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2019 18:09:00 +0200</pubDate><title>Il faut miser sur un premier pilier solide !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-miser-sur-un-premier-pilier-solide</link><description>Les débats sur le financement de l’AVS s’enveniment</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces dernières semaines, le financement de l'AVS a de plus en plus souvent été au centre du débat public sur la prévoyance vieillesse. Après le mauvais résultat des placements l'an dernier, c'est au tour du résultat global négatif de l'AVS en 2018 d'être annoncé. Le débat est également alimenté par le vote sur la réforme fiscale et le financement de l'AVS (RFFA) le 19 mai. Il est donc temps de faire le point sur la situation.</p><p> Pour le conseiller fédéral Alain Berset, la prochaine réforme de l'AVS presse et une augmentation de l'âge de la retraite des femmes est inévitable, indépendamment de l'issue de la votation de mai. L'USS est d'accord sur un seul point avec le Conseil fédéral : l'AVS a besoin de davantage d'argent, donc une réforme est nécessaire. Mais le Conseil fédéral oublie que l'élévation de l'âge de la retraite des femmes a été l'une des causes principales de l'échec de la dernière réforme de la prévoyance vieillesse. L'USS refuse l'égalisation de l'âge de la retraite, parce que la situation des femmes n'est pas comparable à celle des hommes sur le marché du travail. Vouloir discuter d'une hausse de l'âge de la retraite est de toute manière vain tant que retrouver un emploi après l'avoir perdu reste difficile pour les salarié-e-s de 50 à 60 ans. Et pour les femmes en particulier, le marché du travail n'est aucunement parvenu à permettre à un maximum de personnes de travailler jusqu'à ce qu'elles atteignent l'âge ordinaire de la retraite.
</p><h3>Un Non sans appel à l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes</h3><p>Outre l'USS, tous les partis de gauche ainsi que l'ensemble des associations féminines et plusieurs cantons romands ont clairement signalé lors de la consultation qu'ils refusent l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes. Et tous les sondages récents sur le sujet le confirment : l'élévation de l'âge de la retraite des femmes ne recueille pas la majorité (cf. baromètre des préoccupations du CS de décembre 2018; sondage gfs.bern de l'été 2018). Le Conseil fédéral devrait bien réfléchir avant de plomber la prochaine réforme avec une augmentation de l'âge de la retraite des femmes. Tous les commentaires en ce sens, dans le contexte de la votation RFFA, semblent particulièrement polémiques.
</p><h3>Financement solide de l'AVS</h3><p>L'AVS est un bienfait pour la Suisse. Pour la grande majorité de la population, l'AVS est la principale composante du revenu à la retraite. Contrairement aux rentes de la caisse de pension qui baissent pour les nouveaux retraité-e-s, les rentes AVS versées continuent d'être régulièrement ajustées à l'évolution des salaires et à l'inflation. Bien que l'AVS soit fondamentalement saine, elle aura temporairement besoin d'argent supplémentaire cette prochaine décennie, car la génération dite du baby-boom fait actuellement augmenter le nombre de retraité-e-s plus vite que la moyenne. L'an dernier, l'AVS a perdu un total de 2,2 milliards de francs. Ces dix prochaines années, les résultats d'exploitation négatifs devraient se maintenir.
</p><p>Les citoyens et citoyennes trancheront sur une source de financement possible le 19 mai 2019 : avec la RFFA le Parlement souhaite apporter deux milliards de francs supplémentaires par an à l'AVS, en augmentant légèrement la cotisation sur les salaires et par une hausse du financement fédéral. Cela correspond à la logique du financement de l'AVS, un modèle qui a fait ses preuves et qui est très social. Les contributions de la Confédération et l'augmentation des cotisations salariales conduiraient les entreprises et les hauts revenus à participer plus fortement au financement de l'AVS que par le biais d'une augmentation, prévue dans la révision de l'AVS, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Les 800 millions de francs issus des caisses fédérales proviendraient en grande partie de recettes fiscales. Et les prélèvements salariaux ne sont pas seulement positifs pour la contribution de l'employeur : les 10% des salaires les plus élevés paient près d'un tiers des cotisations AVS. Mais les rentes AVS, elles, sont plafonnées. Résultat : 92 % des assuré-e-s reçoivent plus de l'AVS qu'ils ne lui versent.
</p><p>En cas d'acceptation du projet RFFA, le pour cent démographique de la TVA introduit en 1999 serait enfin versé intégralement à l'AVS et ainsi, une revendication syndicale de longue date serait honorée. Actuellement, seul 0,83 % va à l'AVS. Les recettes supplémentaires prévues avec la RFFA couvriront les besoins financiers supplémentaires de l'AVS jusqu'au milieu des années 2020. Cela nous donne du temps et facilite notre lutte contre des détériorations de la prévoyance vieillesse. Malheureusement le financement supplémentaire de l'AVS est lié à la réforme fiscale contestée en raison des pertes qu'elle entraînera dans les cantons et les communes. 
</p><p>Indépendamment du résultat du vote du 19 mai, l'USS se préoccupe du bon financement de la principale œuvre sociale de la Suisse lors de l'arrivée à la retraite des baby-boomers, et de la répartition solidaire des besoins de financement du 1er pilier entre toutes les tranches d'âge et tous les revenus. Aujourd'hui déjà, le patronat et le Conseil fédéral font pression pour réduire les prestations AVS, que ce soit par un âge de la retraite plus élevé ou en attaquant la compensation du renchérissement (indice mixte). Cette situation est intenable pour de larges couches de la population compte tenu du niveau déjà modeste de leurs rentes. D'autant plus que les rentes des caisses de pension des nouveaux retraité-e-s baissent, et que les rentes AVS sont de plus en plus à la traîne par rapport à l'évolution des salaires, malgré des augmentations régulières.
</p><p>Conclusion : il est urgent d'augmenter les rentes AVS pour assurer un niveau de rente décent aux futurs retraité-e-s. Sinon, la pauvreté des personnes âgées risque de s'étendre à nouveau. L'USS élabore actuellement une initiative pour une 13ème rente AVS. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5967</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2019 15:20:00 +0200</pubDate><title>Pour un droit des armes moderne et plus sûr et une appartenance forte à l’espace Schengen</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-un-droit-des-armes-moderne-et-plus-sur-et-une-appartenance-forte-a-l-espace-schengen</link><description>Sécurité : OUI à la révision partielle de la loi sur les armes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces dernières années, la violence armée est montée en puissance et peut nous toucher au quotidien : pensons aux attentats perpétrés à " Charlie Hebdo " à Paris ou dans les mosquées de Christchurch. De nombreux États y ont réagi en modernisant leur législation sur les armes, afin de rendre plus difficile l'acquisition de certaines armes particulièrement dangereuses par des terroristes et des criminels potentiels.</p><p>Ainsi l'Union européenne (UE) entend-elle, avec sa nouvelle directive sur les armes, instaurer l'obligation de marquage, d'enregistrement et donc de traçabilité des éléments essentiels des armes semi-automatiques. La Suisse veut transposer cette directive dans sa législation nationale, car actuellement, les armes automatiques et semi-automatiques ne sont enregistrées que de manière très lacunaire dans les registres des armes cantonaux.
</p><p>Le Conseil fédéral et le Parlement prônent une solution sur mesure pour notre pays, qui tient compte de la tradition suisse du tir et du tir sportif tout en améliorant notre sécurité à toutes et tous. Cette révision de la loi doit aussi être conçue de façon à permettre à la Suisse de rester dans l'espace de sécurité Schengen de l'UE, qui revêt une importance capitale pour notre pays, notamment dans le tourisme et l'économie. Le peuple votera le 19 mai sur cette révision partielle de la législation sur les armes.
</p><h3>De quoi s'agit-il exactement ?</h3><p>La plupart des adaptations sont minimes et de nature technique. Seule véritable innovation : la création d'un registre cantonal des armes semi-automatiques. Désormais, si l'on veut posséder une arme, il faudra être membre d'une société de tir ou prouver que l'on a suivi des cours pour apprendre à se servir d'une arme semi-automatique. Concrètement, la loi suisse sur les armes réglementera les points suivants :</p><ul><li>Comme à l'heure actuelle, il restera possible de garder son fusil d'assaut après le service militaire pour autant que la fonction entièrement automatique soit désactivée.</li><li>Dans le cadre du tir sportif, les armes semi-automatiques munies d'un chargeur de grande capacité demeureront autorisées, comme par ex. le fusil d'assaut militaire.</li><li>Comme maintenant, aucun test médical ni psychologique ne sera requis pour pouvoir posséder ou acheter une arme semi-automatique.</li><li>Il n'existera pas de registre national des armes, mais uniquement des registres cantonaux.</li><li>Les chasseuses et les chasseurs pourront continuer d'utiliser leurs armes.</li></ul><p>Quiconque possède déjà une arme semi-automatique devra l'annoncer dans un délai de trois ans au bureau cantonal des armes (si elle n'est pas déjà enregistrée). En cas d'acquisition d'un telle arme, il faudra attester après cinq ans et après dix ans l'usage régulier de l'arme ou l'affiliation à une société de tir. À l'avenir, les collectionneurs et collectionneuses devront prouver que ces armes sont stockées en toute sécurité et qu'ils tiennent une liste de leurs armes à feu.
</p><h3>Plus de sécurité à peu de frais</h3><p>Des adaptations modestes en somme, et sans grands frais (s'il y en a). Elles garantiront que ces armes dangereuses ne tombent pas entre de mauvaises mains, pour la plus grande sécurité de nous toutes et tous. La sécurité en sera renforcée aussi sur certains lieux de travail où, ces dernières années, la peur des armes à feu s'est accrue, à juste titre : fonctionnaires, agent-e-s de police ou personnel de vente par exemple. La police sera mieux à même de prévenir, ou du moins d'élucider, le commerce et le trafic ainsi que les crimes commis avec ce type d'armes.
</p><p>Enfin, un OUI le 19 mai renforcera notre appartenance à l'espace Schengen. L'échange électronique d'informations entre les autorités suisses et européennes pourra se poursuivre comme maintenant. L'économie et le tourisme suisses continueront à bénéficier de la circulation transfrontalière sûre et facilitée. Dans les aéroports européens, les voyageurs et voyageuses suisses profiteront des avantages de la liberté de voyager et ne devront pas recommencer à faire la queue pendant des heures dans les files réservées aux pays tiers.
</p><p>Qui donc choisirait de renoncer à plus de sécurité et de prospérité dans son propre pays, et à plus de liberté en voyage, uniquement parce que la loi sur les armes connaît quelques ajustements ponctuels ? Voilà pourquoi le 19 mai, les syndicats diront OUI à la modernisation de la loi sur les armes. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5970</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2019 11:19:20 +0200</pubDate><title>Un guide pratique et fiable pour les employé-e-s et les personnes en recherche d’emploi en Suisse : le calculateur de salaire de l’USS fait peau neuve</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-guide-pratique-et-fiable-pour-les-employe-e-s-et-les-personnes-en-recherche-d-emploi-en-suisse-le-calculateur-de-salaire-de-l-uss-fait-peau-neuve</link><description>www.salaire-uss.ch</description><content:encoded><![CDATA[<p> Est-ce que mon salaire est correct ? Combien pourrais-je gagner si je travaillais à Zurich ? Ou encore : combien puis-je demander lors de l’entretien d’embauche ? Régulièrement, les salarié-e-s se trouvent confrontés à de tels questionnements, notamment lors d’une recherche d’emploi, mais aussi quand ils ont un travail fixe. C’est que le système des salaires en Suisse est extrêmement complexe. Depuis quatorze ans, le calculateur de salaire de l’Union syndicale suisse (USS) fournit des bonnes réponses et des indications fiables. Avec quelque 2000 visites par jour, il est utilisé assidûment par des travailleurs et travailleuses, des services du personnel et des syndicats. Cet outil proposé par l’USS vient d’être remanié de fond en comble.
</p><p>Le site <a href="https://www.salaire-uss.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.salaire-uss.ch</a> remodelé se base sur les dernières données disponibles de l’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) 2016 de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Il apporte aussi de nouvelles fonctionnalités bien pratiques, un plus grand confort de manipulation et une accessibilité universelle. Par ailleurs, il se présente sous une forme plus moderne et son utilisation a été rendue plus aisée. Par exemple : en quelques clics, on peut trouver un salaire de référence. Il suffit de sélectionner la profession, la branche, la formation, l’âge et l’expérience et le calculateur de l’USS calcule en quelques secondes les salaires usuels d’une région à partir de dizaines de milliers de données salariales. Autre nouveauté importante : l’intégration des conventions collectives de travail (CCT) qui fixent dans de nombreuses branches des salaires minimaux obligatoires et d’autres normes minimales.
</p><p>Le calculateur de salaire de l’USS fonctionne dès aujourd’hui dans sa nouvelle version sur <a href="https://www.salaire-uss.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.salaire-uss.ch</a>. L’Union syndicale suisse met cet outil gratuitement à disposition de toute personne intéressée. L’USS assure l’anonymat et les meilleures normes en termes de protection des données.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Contexte </h5><p>Le calculateur de salaire de l’USS a déjà une longue histoire derrière lui : créé en 2004, il a été développé au départ comme outil de soutien pour l’application des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. La loi sur les travailleurs détachés oblige les commissions tripartites cantonales à intervenir si « au sein d'une branche économique ou d'une profession, les salaires usuels dans la localité, la branche ou la profession font l'objet d'une sous-enchère abusive et répétée » (art. 360a CO). Le calculateur de salaire permet de calculer les salaires usuels dans la branche et la région à l’aide de données statistiques et d’une méthode de calcul bien reconnue. Ce programme offre ainsi un outil important pour la lutte contre la sous-enchère salariale. Mais il est aussi souvent utilisé par des travailleurs et travailleuses, des services du personnel et des syndicats.
</p><p>Le calculateur de salaire de l’USS procède aux calculs des salaires usuels dans la branche et la région en utilisant la <a href="https://www.salaire-uss.ch/home/method/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">méthode dite « d’équation salariale</a> ». Celle-ci a été développée pour le canton de Genève par le professeur Yves Flückiger et son équipe à l’Université de Genève, en collaboration avec l’Observatoire genevois du marché du travail (OGMT). <a href="https://www.roman-graf.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Roman Graf</a> a adapté cette méthode à l’échelle de la Suisse. Elle est largement reconnue et admise par les autorités, les tribunaux et les partenaires sociaux comme un outil fiable et objectif pour le calcul des salaires usuels.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6061</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2019 15:05:00 +0200</pubDate><title>Les femmes subissent un manque à gagner de plus de 100 milliards</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-femmes-subissent-un-manque-a-gagner-de-plus-de-100-milliards</link><description>C’est le travail gratuit fourni par les femmes qui joue un rôle encore plus important.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, les femmes ont une foule de raisons de faire la grève.  L’une d’entre elles étant qu’à la fin du mois, leur salaire est  inférieur de 41,5 % en moyenne à celui des hommes  <a href="http://www.denknetz.ch/wp-content/uploads/2019/03/Einkommens_GGAU_Madoerin.pdf">L’économiste Mascha Madörin</a>  a calculé que dans notre pays, les femmes étaient privées de plus de  100 milliards de francs par an à cause de cet écart de revenu. C’est  trois fois plus que ce que l’État dépense pour l’éducation, et un tiers  des dépenses de consommation des ménages privés.
</p><p>Bien sûr, cet écart global des revenus du travail est en partie dû au  fait que le salaire horaire moyen des femmes est plus faible que celui  des hommes. Mais c’est  le travail gratuit fourni par les femmes qui joue un rôle encore plus  important. Le travail de« care », c’est-à-dire la prise en charge des  enfants, les soins aux malades, le ménage et l’accompagnement des  personnes âgées, est encore et toujours considéré comme une affaire de  femmes. Beaucoup d’hommes ne se sentent, tout simplement, pas concernés.  Ou bien leurs supérieur-e-s ne les autorisent pas à travailler à temps  partiel pour pouvoir prendre soin de leurs proches et du ménage. Donc  les femmes s’en occupent : une partie d’entre elles au titre de  migrantes du « care » et de garde-malades 24 heures sur 24 sous contrat  précaire et mal rémunéré, et les autres gracieusement, en qualité de  compagnes, d’épouses ou de belles-filles. Mais dans les deux cas, c’est  au détriment de leur sécurité financière et de leur indépendance  économique. Ce « travail gratuit » constitue en réalité un impôt payé  majoritairement par les femmes, sans qu’elles puissent en espérer une  quelconque contrepartie : en 2016, selon <a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/travail-non-remunere/compte-satellite-production-menages.assetdetail.4622498.html">l’Office fédéral de la statistique</a>,   les femmes ont accompli du travail non rémunéré pour une valeur de 250  milliards de franc (contre 160 milliards pour les hommes), une somme de  travail sans laquelle notre société ne fonctionnerait pas, voire ne  survivrait pas !  
</p><p>En effet, comment une société survivrait-elle sans enfants ? Des  enfants qui par ailleurs sont le catalyseur de l’inégalité des revenus  entre les sexes : une  <a href="https://www.henrikkleven.com/uploads/3/7/3/1/37310663/kleven-landais-sogaard_gender_feb2017.pdf">équipe de recherche autour d’Henrik Kleven</a>  a montré qu’au Danemark, les femmes paient littéralement l’arrivée du  premier enfant par une « peine de maternité » correspondant à un bon  cinquième de leur salaire, alors que jusque-là, elles gagnaient presque  autant que les hommes (contrairement à ce qui se passe en Suisse). Les  deux tiers de cette « peine de maternité » s’expliquent par le fait  qu’elles travaillent moins et donc gagnent moins, voire qu’elles  renoncent totalement à exercer une activité lucrative. Ce constat ne  surprend guère et s’applique aussi à la Suisse, comme le montre   <a href="https://www.republik.ch/2018/12/17/die-mutterschaftsstrafe">Lukas Tschan</a>  dans son travail de séminaire. Mais cela ne justifie pas pour autant  que les femmes doivent subir la totalité des pertes de revenus pour se  charger du travail familial, ni que l’âge venu, elles touchent des  retraites largement inférieures. Tandis que les pères sont plus nombreux  à voir leur travail rémunéré et qu’ils gagnent mieux leur vie que les  hommes sans enfants. 
</p><p>Par conséquent, nous exigeons que les pouvoirs publics investissent dans des structures de «&nbsp;care&nbsp;» abordables, de bonne qualité, offrant des conditions de travail et de salaire équitables, afin de réduire la charge du travail gratuit imposée aux femmes. Nous exigeons&nbsp;un congé de paternité, un congé parental et des congés pour motifs familiaux pour que les hommes puissent mieux assumer leurs responsabilités envers le travail de «&nbsp;care&nbsp;». Et nous exigeons pour toutes et tous la diminution du temps à consacrer à l’activité lucrative afin d’avoir plus de temps pour nous-mêmes et pour nos proches. C’est pour cela que nous ferons la grève le 14 juin&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5968</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2019 11:54:59 +0200</pubDate><title>Soutien solidaire à l’AVS – La sécurité des rentes au lieu du diktat des caisses vides</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/soutien-solidaire-a-l-avs-la-securite-des-rentes-au-lieu-du-diktat-des-caisses-vides</link><description>Résultat global négatif de l’AVS en 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'AVS est fondamentalement stable, mais le résultat global de l'AVS publié aujourd'hui explique que l'AVS est entrée dans une phase où elle nécessite un financement supplémentaire temporaire, en raison du départ à la retraite de la génération du baby-boom.
</p><p>Pour l'USS, il n'y a pas de raison de s'alarmer. Au lieu de saper la plus importante œuvre sociale de la Suisse par un diktat des caisses vides, il s'agit de garantir à la fois l'équilibre financier de l'AVS et les prestations versées. Cette sécurité des rentes, nous la devons aux retraités actuels et futurs, n'en déplaise aux employeurs et aux citoyens, qui luttent contre le renforcement de l'AVS depuis son introduction. Les mesures d'austérité qu'ils souhaitent mettre en œuvre en cas d'augmentation des déficits sont connues : âge de la retraite à 67 ans pour tout le monde. Ils considèrent que la solidarité entre riches et pauvres est trop forte dans l'AVS, que les gens doivent subvenir seuls à leurs besoins, en confiant leur argent aux banques et aux compagnies d'assurances. C'est ainsi que croissent les profits du secteur financier.
</p><p>Un financement solide et solidaire de l'AVS est donc indispensable. Les citoyens et citoyennes voteront le 19 mai 2019 déjà sur une source de financement possible. Dans le cadre de la réforme fiscale et du financement de l'AVS (RFFA), le parlement veut accorder 2 milliards de francs par an de plus à l'AVS. Le mode de financement est le plus social : une légère augmentation des pour-cent du salaire. Mais ce financement de l'AVS est lié à une réforme fiscale controversée.
</p><p>L'USS attend que la Confédération prenne aussi ses responsabilités. Les futurs retraité(e)s ne doivent pas être seuls à passer à la caisse, tant que la Confédération ne contribue pas à la stabilisation financière de l'AVS, notamment grâce à de gros excédents de recettes. Enfin, l'USS renouvelle sa demande d'exonérer le fonds de compensation AVS des taux d'intérêt négatifs de la Banque nationale.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS responsable des assurances sociales, 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5959</guid><pubDate>Wed, 10 Apr 2019 13:22:00 +0200</pubDate><title>Toutes les fêtes du 1er Mai 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/toutes-les-fetes-du-1er-mai-2019</link><description>PLUS POUR VIVRE !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR"></span></p><p>Vous trouvez ici l'ensemble des manifestations, événements et autres fêtes organisés dans toute la Suisse à l'occasion du 1er Mai 2019. Cette année aussi, plus de cinquante fêtes du 1er Mai auront lieu dans tout le pays. Elles seront centrées sur la revendication de mettre le curseur sur une nouvelle direction. Car le moment est venu pour PLUS de salaire, PLUS de rente, PLUS de justice salariale, PLUS d'égalité, PLUS de réduction des primes, PLUS de protection des salaires et PLUS de temps pour soi-même. Bref, nous revendiquons PLUS POUR VIVRE. Et cela, aussi lors de la Grève des femmes du 14 juin (vers l'appel...)
</p><p><a href="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1FoD3ZMlw0c332lWgojAOJjISBN6j2T4n2anhHsn6TJQ/edit?usp=sharing" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Toutes les manifestations sous forme de liste</a>. La carte ci-dessous et la liste sont régulièrement mises à jour et complétées. Merci dee communiquer vos corrections et les manifestations manquantes à : <a href="#" data-mailto-token="thpsav1thaaophz5wylpzzlyGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">matthias.preisser(at)sgb.ch</a>. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5950</guid><pubDate>Wed, 10 Apr 2019 12:16:46 +0200</pubDate><title>Attaque incompréhensible de la CER-E contre les salaires et les conditions de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-incomprehensible-de-la-cer-e-contre-les-salaires-et-les-conditions-de-travail</link><description>Modification de la loi fédérale sur les marchés publics (LPM)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) veut, pour des raisons incompréhensibles, enclencher une spirale à la baisse en matière de salaires et de conditions de travail dans les marchés publics. Lors de ses délibérations sur la LMP, elle a en effet confirmé la décision du Conseil des États de renoncer au principe éprouvé du lieu d’exécution de la prestation au profit du principe du lieu de provenance de l’entreprise. 
</p><p>Lors de mandats publics, les entreprises établies en Suisse n’auront donc plus à respecter les salaires et les conditions de travail considérés comme usuels dans la localité et la branche où elles fournissent le travail demandé. S’il en va selon la CER-E, elles pourront verser les salaires en vigueur dans la région où elles sont établies ou ont leur siège. Concrètement, une entreprise du Tessin candidates à un mandat public dans le canton de Genève ou Zurich pourrait proposer des salaires tessinois et faire ainsi, de manière déloyale, de la sous-enchère par rapport aux soumissionnaires locaux, genevois ou zurichois. 
</p><p>Le principe du lieu de provenance de l’entreprise enclencherait une spirale à la baisse. Les soumissionnaires (locaux) des cantons, qui offrent des conditions de travail de qualité, se trouveraient défavorisés face aux soumissionnaires de « cantons à bas salaires » et pourraient ainsi justifier la dégradation de leurs propres conditions de travail. Le changement visé par le Conseil des États et sa commission serait aussi préjudiciable au partenariat social. La Suisse a en effet de nombreuses conventions collectives de travail (CCT) locales et régionales qui prévoient des conditions de travail et des salaires supérieurs à ceux d’autres régions. Le principe du lieu de provenance de l’entreprise torpillerait ces CCT. 
</p><p>S’obstiner dans la position du Conseil des États, comme le fait la CER-E, est d’autant plus incompréhensible que la procédure de consultation et les auditions des commissions parlementaires ont montré qu’une majorité des participant(e)s, de l’artisanat, des organisations patronales et syndicales ainsi que des cantons, est opposée à la suppression du principe éprouvé du lieu d’exécution de la prestation. Le Conseil des États ferait bien de prendre une fois pour toutes au sérieux ces voix et de se rallier à la position du Conseil national.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5948</guid><pubDate>Wed, 10 Apr 2019 10:05:00 +0200</pubDate><title>PLUS POUR VIVRE !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/plus-pour-vivre</link><description>Appel de l’USS pour le 1er Mai 2019</description><content:encoded><![CDATA[<p> Si nous, les travailleurs et travailleuses, sommes solidaires et défendons ensemble nos intérêts, nous pouvons obtenir beaucoup. Au sein de l'entreprise par exemple : grâce à une grève, la rédaction de l'Agence télégraphique suisse (ATS) a contraint la direction à annuler le licenciement de tous les rédacteurs et rédactrices de plus de 60 ans.
</p><p>La solidarité et l'unité, ça paie aussi au niveau de toute une branche : grâce à une mobilisation exemplaire et à des grèves d'avertissement, les travailleurs et travailleuses du bâtiment ont non seulement pu sauver et assurer le maintien de leur retraite à 60 ans, ils ont en même temps arraché de haute lutte une hausse de salaire méritée depuis longtemps.
</p><p>En politique aussi, nous pouvons, nous, les travailleurs et travailleuses, faire bouger beaucoup de choses si nous nous engageons solidairement pour défendre nos intérêts : ce n'est que parce que les syndicats sont intervenus avec fermeté que le débat sur l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE) s'est enfin focalisé sur la préservation de la protection des salaires et des mesures d'accompagnement.
</p><h3>Attaques contre la protection des salaires</h3><p>Bien sûr, nous savons que la protection des salaires est une épine dans le pied de beaucoup de monde dans les milieux patronaux, économiques et politiques. Aujourd'hui, ces mêmes personnes se placent du côté des arts et métiers du Sud de l'Allemagne et des idéologues de la Commission européenne qui veulent démanteler notre protection des salaires et imposer les règles peu contraignantes de l'UE. Nous, les syndicats, sommes favorables à la libre circulation des personnes : elle constitue une réussite et protège les travailleurs et travailleuses de la discrimination, quelle que soit leur provenance. Mais elle peut le faire uniquement si elle va de pair avec une protection des salaires forte. Nous voulons protéger les salaires, pas les frontières ! Ceci dit, la protection des salaires doit être améliorée : les contrôles montrent en effet un taux d'infraction élevé. Nombre d'entreprises ne versent pas des salaires suisses ou trichent d'une autre manière. Il faut donc clairement PLUS, et non moins, de protection des salaires. Ce n'est qu'ensemble que nous pouvons repousser l'offensive contre notre protection des salaires lancée par le conseiller fédéral Ignazio Cassis, soutenu par de grandes sociétés.
</p><p>Être solidaires et lutter ensemble a un effet très concret et direct sur les salaires : ces dernières 20 années, nous, les syndicats, sommes parvenus à relever substantiellement les salaires les plus bas. Le fruit de nos campagnes réussies contre les bas salaires et pour un salaire minimum de 4000 francs récolte même les louanges de certains tenants du libéralisme économique lorsqu'ils soulignent qu'en Suisse, les écarts entre les bas et les hauts salaires sont moindres qu'ailleurs.
</p><p>Mais beaucoup de choses vont encore très mal sur le front des salaires. Alors que les rémunérations des grands managers atteignent à nouveau des hauteurs astronomiques, comme avant l'éclatement de la crise financière, les salaires réels des salarié-e-s ordinaires stagnent depuis deux ans. Souvent, la compensation du renchérissement n'a même pas été versée. Manifestement, les employeurs et employeuses n'ont que trop volontiers oublié et jeté par-dessus bord ce principe de la compensation pendant les années d'inflation zéro. L'heure est clairement venue pour PLUS de salaire.
</p><h3> L'heure de la Grève des femmes est venue</h3><p>C'est surtout vrai pour les femmes, car leurs salaires sont toujours à la traîne par rapport à ceux des hommes. Bien que l'égalité entre femmes et hommes figure depuis 1981 dans la Constitution et, depuis 1996, dans la loi, la situation laisse à désirer à de nombreux égards, et pas seulement en matière salariale. La majeure partie du travail fait à la maison est fournie par les femmes. Mais ce n'est ni reconnu comme travail, ni valorisé. Conséquence : des salaires de misère et des petites rentes. Des économies sont faites dans l'offre de structures d'accueil des enfants et dans celle des soins. Sur le dos des femmes, qui comblent les lacunes. Et la violence sexuelle et sexiste reste répandue. De toute évidence, il faut PLUS de salaire, plus de temps et du respect. C'est pourquoi l'heure de la Grève des femmes* du 14 juin est venue.
</p><p>Nous devons aussi être solidaires et nous battre ensemble contre la baisse de notre pouvoir d'achat. Une baisse causée, entre autres, par la hausse continuelle des primes-maladie. Le Conseil fédéral avait promis que ces dernières ne devaient pas dépasser 8 % du budget des ménages. Or aujourd'hui, nous payons souvent bien plus. Les cantons ont économisé et mis un frein aux réductions de primes. Quelques-uns les ont même carrément diminuées. Il est clair qu'il faut, au contraire, PLUS de réductions des primes. Première étape pour y parvenir : la charge que les primes représentent doit baisser à 10 % du budget des ménages, comme le veut l'initiative pour l'allègement des primes soutenue par l'USS.
</p><p>Le pouvoir d'achat des futurs retraité-e-s est aussi soumis à forte pression : ces dernières années, les nouvelles rentes du 2e pilier n'ont cessé de baisser. Pourtant, à part l'USS et ses alliés, les acteurs politiques ne veulent pas voir la bombe sociale à retardement que représente cette situation. Au lieu de se pencher sur le montant des rentes, ils préfèrent parler démographie et relèvement de l'âge de la retraite pour tout le monde. Il est clairement temps pour PLUS de rente. Pour cela, il faut augmenter les rentes AVS afin que la prochaine génération de retraité-e-s touche elle aussi des rentes décentes.
</p><h3>Mettre le curseur vers une nouvelle direction</h3><p>Être solidaire, lutter ensemble, il faut aussi le faire face aux attaques contre nos règles fondamentales sur la protection des travailleurs et travailleuses. Devant les journalistes étrangers, l'Union patronale aime se targuer du fait que le droit suisse du travail est extrêmement flexible et libéral. Les mêmes milieux veulent pourtant aujourd'hui s'en prendre à l'obligation d'enregistrer la durée du travail, aux temps de repos et aux durées maximales de travail. Au contraire : il faut clairement PLUS de temps pour vivre, et non moins. Nous, les syndicats, nous combattons énergiquement ces attaques et revendiquons ce qui n'a que trop attendu : cinq semaines de vacances pour tout le monde.
</p><p>Il faut mettre le curseur vers une nouvelle direction : le moment est venu pour PLUS de salaire, PLUS de rente, PLUS de justice salariale, PLUS d'égalité, PLUS de réduction des primes, PLUS de protection des salaires et PLUS de temps pour soi-même. Bref, nous revendiquons PLUS POUR VIVRE. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5923</guid><pubDate>Tue, 02 Apr 2019 18:11:00 +0200</pubDate><title>Introduction de rentes variables : un projet d’initiative irresponsable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/introduction-de-rentes-variables-un-projet-d-initiative-irresponsable</link><description>Un signal trompeur envers les assuré-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'USS s'oppose vivement au projet d'initiative pour l'introduction de rentes variables dans le 2e pilier, qui vient d'être lancée sous l'appellation trompeuse d'initiative " pour une prévoyance vieillesse respectueuse de l'équité intergénérationnelle ".</p><p>Le principe même d'une rente, c'est d'assurer un revenu fiable et régulier. Si ce n'était plus le cas, les salarié-e-s perdraient toute confiance dans le 2e pilier. Le Tribunal fédéral avait déjà statué en ce sens fin 2017 : les rentes en cours bénéficient d'une " protection absolue " en terme de montant et cela doit rester ainsi. Le fondement même d'une caisse de pension, et son principal atout, c'est de faire porter collectivement sur de longue périodes les variations des marchés de capitaux et de protéger ainsi les salarié-e-s du risque d'un départ à la retraite juste après une mauvaise année en termes de placements.</p><p>S'attaquer à ce principe en proposant des rentes variables remet en question le bien-fondé du 2e pilier. Avec l'introduction de rentes variables, les risques liés aux placements seraient répercutés encore plus lourdement sur les assuré-e-s. Et ce n'est pas tout : les employeurs et employeuses se verraient libérés de leur obligation d'assainir les caisses de pension. Les rentes variables représentent donc avant tout une mesure d'optimisation des coûts pour les entreprises.</p><p>Mais l'introduction de rentes variables est aussi tout simplement contraire à la Constitution : aujourd'hui déjà, pour de nombreuses personnes, les rentes du 2e pilier additionnées à celles de l'AVS ne suffisent pratiquement plus à vivre décemment après la retraite, comme le prescrit pourtant les Constitution. En 2016, la rente LPP versée s'élevait en moyenne à 2358 francs par mois. Avec une rente AVS moyenne, cela donne un revenu mensuel de retraité-e d'un peu plus de 4000 francs. Depuis 2005, les rentes du 2e pilier ont diminué de près de 9 %. Avec l'évolution négative des taux d'intérêts, il faut s'attendre à de nouvelles baisses, même si l'économie est en pleine croissance et que les salaires augmentent. La majorité des retraité-e-s doit donc pouvoir compter sur une rente sûre et stable. De plus, les frais liés à la santé augmentent avec l'âge et laissent de moins en moins de moyens à disposition pour vivre. Sans parler de l'absence de compensation de l'inflation qui, année après année, fait d'ores et déjà fondre les rentes du 2e pilier.</p><p>Les partisans des rentes variables (en passant, il s'agit d'anciens dirigeants de caisse de pension de PwC) font preuve d'une méconnaissance de ces réalités qui est non seulement irresponsable, mais carrément cynique. De tels régimes de rentes ne feront que pousser davantage de personnes vers les prestations complémentaires. Ce n'est pas tolérable. En clamant que " les jeunes paient pour les vieux ", on promeut la fin de la solidarité entre les générations. La réponse juste au problème des bas taux d'intérêt, qui plombe déjà les rentes LPP, c'est un renforcement de la prévoyance professionnelle avec des éléments de financement par répartition.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5917</guid><pubDate>Fri, 29 Mar 2019 14:15:00 +0100</pubDate><title>Prestation complémentaires : une révision tout juste tolérable, mais la pilule est amère</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestation-complementaires-une-revision-tout-juste-tolerable-mais-la-pilule-est-amere</link><description>L&#039;Alliance prestations complémentaires (PC) réagit à la révision qui vient d&#039;être adoptée</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Alliance PC prend acte avec un sentiment mitigé de la révision des prestations complémentaires qui vient d'être adoptée au Parlement. La hausse, attendue depuis si longtemps, des montants maximaux pour le loyer est la raison principale d'accepter cette révision, en dépit des réductions qu'elle apporte.</p><p>Composée d'organisations de séniors et de personnes en situation de handicap, de syndicats, d'organisations de femmes ainsi que de l'Association des locataires, l'Alliance prestation complémentaires (Alliance PC) a suivi de près les délibérations de la révision PC qui vient de se terminer. Elle s'est engagée avec ténacité pour défendre les droits et les besoins des personnes concernées, en se basant tout particulièrement sur le mandat constitutionnel du 1er pilier d'assurer le minimum social d'existence : les prestations complémentaires doivent permettre une vie décente. Elles ne constituent pas une œuvre de " bienfaisance " de l'État social, mais bien une obligation constitutionnelle et sociétale.</p><p>La majorité de droite a malheureusement introduit une série des mesures d'économie douloureuses dans la révision PC : outre la baisse vraiment inutile des franchises sur la fortune, il y a aussi la réduction des prestations pour enfants ainsi que la diminution du montant minimal des prestations complémentaires. En revanche, les montants pour le loyer qui n'avaient pas été adaptés à l'évolution des prix du logement depuis 2001 ont enfin été augmentés de façon significative. Cette mesure, attendue depuis belle lurette, représente un allègement conséquent pour une grande partie des bénéficiaires. Autre progrès en termes de politique sociale : l'introduction de la possibilité, pour les salarié-e-s d'un certain âge qui perdent leur emploi, de rester dans leur caisse de pension. Enfin, la nouvelle prise en compte des coûts nets pour l'accueil extrafamilial des enfants constitue également un point positif.</p><p>Le couplage de la révision PC avec la hausse des loyers maximaux, qui était à l'origine un objet distinct, n'est pas une bonne chose. Mais la pression de l'Alliance PC a néanmoins permis d'empêcher toute une série d'autres mesures d'économie qui étaient exigées par la majorité de droite au Conseil national. Ainsi, le retrait du capital LPP ne sera pas sanctionné et le remboursement complet des primes-maladie est maintenu. L'Alliance PC a combattu avec vigueur ces propositions de coupures tout en disant très clairement qu'en cas d'adoption, elles mèneraient directement au référendum.</p><p>Cette révision PC doit désormais entrer en vigueur rapidement, surtout étant donné que la hausse décidée des loyers maximaux est plus que nécessaire. Mais la mise en œuvre de la loi révisée sur le plan de l'ordonnance sera également déterminante. Il s'agira de rendre au mieux justice au caractère de " prestation d'assurances " des PC (p.ex. dans les règlementations sur l'utilisation de la fortune). Les organisations de l'Alliance PC prendront une part active à la consultation attendue sur ce sujet. Mais il est également primordial que le Conseil fédéral reprenne enfin en main la compétence d'ordonnance qu'il a toujours eue afin d'adapter les loyers maximaux à l'évolution des prix du marché. Toute autre manière de procéder serait incompréhensible après la décision de fond du Parlement sur cette hausse.</p><h5>parmi les Membres DE L'ALLIANCE</h5><p><strong>Organisations de personnes avec handicap</strong>, entre autres : Agile.ch / Insos Suisse / Inclusion Handicap / Procap / Pro Infirmis<br><strong>Organisations de séniors </strong>: Avivo / PS60+ / Conseil suisse des aînés / Association suisse des aînés / Fédération des Associations des retraités et de l'entraide en Suisse</p><p><strong>Organisations de femmes</strong> : Femmes protestantes en Suisse / GrossmütterRevolution / Union suisse des paysannes et des femmes rurales<br><strong>Organisations de défense des salarié-e-s</strong> : USS (Unia, SSP, Avenir Social, Commission des retraité-e-s) / Travail.Suisse<br><strong>Autres </strong>: Fédération suisse des sages-femmes / Asloca / Réseau bien vieillir</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5915</guid><pubDate>Fri, 29 Mar 2019 14:00:00 +0100</pubDate><title>Franchises de l&#039;assurance-maladie : restons-en là ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/franchises-de-lassurance-maladie-restons-en-la</link><description>À la dernière minute, le Parlement dégomme la hausse des franchises</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La menace d'un référendum a eu son effet. La majorité des parlementaires a refusé lors du vote final que les franchises augmentent automatiquement avec les coûts de la santé. Mais cette posture devra aussi être maintenue après les élections !</p><p>Après la gifle reçue par l'UDC avec son projet de faire augmenter à toute vitesse par les Chambres fédérales les franchises de l'assurance de base, l'UDC s'est rappelée au dernier moment que 2019 était une année électorale ! Elle a ainsi fait volte-face et, dans sa majorité - c'est-à-dire sans ses lobbyistes des assurances-maladie -, rejeté le projet, rejoignant ainsi les partis de gauche. Pour les asssurée-e-s, c'est pour l'insatant une très bonne nouvelle. Alors que la charge financière représentée par les primes individuelles ne sont plus guère supportables pour nombre de ménages, c'est d'autant plus vrai de la participation aux coûts en cas de maladie. Une hausse constante des franchises aurait non seulement été de ce fait des plus antisociales, mais aurait aussi menacé la santé des gens.</p><p>La question d'une hausse de la participation aux coûts n'est néanmoins de loin pas encore liquidée. En effet, d'une part, d'autres interventions parlementaires sont en cours de traitement (p. ex. pour l'introduction d'une taxe de consultation et d'un paiement pour les urgences), d'autre part, des parlementaires de droite ont déjà annoncé qu'ils remettraient la hausse des franchises à l'ordre du jour juste après les élections. Parce qu'il est difficile de moins prendre les gens pour des imbéciles, ils se justifient en parlant d'une " symétrie des sacrifices " qui devra s'appliquer à l'avenir. Par-là, la droite veut dire que non seulement les assuré-e-s, mais aussi les fournisseurs de prestations doivent contribuer à la maîtrise des coûts. Comment être plus stupide ?! Premièrement, une hausse des franchises - combinée ou non avec autre chose - ne diminuera tout au plus que marginalement les coûts et, deuxièmement, une symétrie des sacrifices, cela signifiera pour ces personnes qu'à une extrémité, les primes augmenteront et qu'à l'autre, les prestations baisseront.</p><p>Mais indépendamment de cela, le débat sur la maîtrise des coûts dure depuis longtemps et certes, à juste titre. Compte tenu de la charge financière existante, les assuré-e-s ne comprennent pas pourquoi les génériques coûtent en Suisse toujours 140 % de plus que dans les pays européens comparables. Ils n'acceptent pas que, dans l'assurance de base, on trouve encore presque 60 caisses-maladie qui, d'une part, pour une " offre " identique, dépensent beaucoup d'argent pour les séduire avec leur publicité et, de l'autre, contrôlent souvent de manière lacunaire les factures des médecins et des hôpitaux. Et ils ne comprennent pas non plus que dans la petite Suisse, chaque canton continue à largement mitonner sa soupe dans son coin, avec pour conséquence de grandes différences de primes.</p><p>Notre conclusion est claire : ce qui est dit avant les élections doit rester valable après. L'USS s'engagera de toute façon contre une hausse de la participation des assuré-e-s aux coûts et pour une diminution de la charge des primes</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Dirk_Vorderstrasse-flickr_medikamente_pillen_tabletten_krank_arbeitsunfaehig_arbeitsunfaehigkeitsbescheinigung_8f773be567.webp" length="71904" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5914</guid><pubDate>Fri, 29 Mar 2019 12:20:00 +0100</pubDate><title>« Un accord-cadre doit profiter aux travailleurs et travailleuses »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-accord-cadre-doit-profiter-aux-travailleurs-et-travailleuses</link><description>Interview avec Daniel Lampart, économiste en chef de l&#039;USS : « Les syndicats veulent une Europe sociale »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Oui à une Europe sociale, non aux dégradations de la protection des salaires et des mesures d'accompagnement. Pour le premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, un point est particulièrement important concernant notre position par rapport à l'Union européenne (UE) : la politique européenne doit profiter aux travailleurs et travailleuses.</p><header><p>Interview par Matthias Preisser et Thomas Zimmermann</p></header><p><b>Daniel Lampart, certains à gauche reprochent à l'USS qu'elle va dans le mur avec l'accord-cadre et, par-là, de menacer les Accords bilatéraux. Les syndicats sont-ils désormais contre l'UE ?</b></p><p><b>Daniel Lampart</b> : Un pays plutôt petit comme la Suisse, situé au centre de l'Europe, a besoin d'entretenir des relations de qualité et stables avec l'UE. Cela explique pourquoi nous nous sommes toujours engagés en faveur d'une ouverture à l'Europe et la libre circulation des personnes. Mais nous avons aussi toujours dit que les travailleurs et travailleuses devaient en profiter. C'est grâce à nous qu'une protection des salaires et des mesures d'accompagnement ont été mises en place. Et nous sommes fiers que les mesures d'accompagnement suisses fassent partie des meilleures d'Europe. Aujourd'hui, le conseiller fédéral Ignazio Cassis suit pour la première fois une politique européenne qui vise à retourner l'intégration européenne contre les travailleurs et travailleuses. C'est là emprunter une voie totalement erronée. La politique européenne doit profiter aux travailleurs et travailleuses et la protection des salaires doit être améliorée, certainement pas dégradée.
</p><p><b>Pourquoi vous préoccupez-vous du salaire touché par un travailleur ou une travailleuses détaché si les règles en vigueur dans son pays sont respectées et s'il y retourne une fois terminée sa mission en Suisse ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Ce point est important. La libre circulation des personnes a entraîné d'importants progrès, comme par exemple l'abolition du statut de saisonnier. La disparition de cette forme précaire de travail a été une amélioration pour tout le monde. Mais le détachement de main-d'œuvre a créé une nouvelle forme de travail précaire. Des entreprises étrangères de l'artisanat, du secteur de la sécurité ou de l'informatique ont pu venir beaucoup plus facilement en Suisse pour y fournir leurs services. Dans l'artisanat allemand, le salaire moyen est d'environ 3 700 francs, il est même de 900 francs en Pologne. Nous avons par contre les salaires les plus élevés d'Europe, avec un salaire moyen de 5 000 à 6 000 francs dans l'artisanat. Chez nous, les mesures d'accompagnement sont donc déterminantes : si on en arrive à ce que les salaires allemands ou polonais deviennent la norme dans l'artisanat, nos salaires se trouveront alors a priori sous pression, le chômage augmentera et les entreprises qui se comportent correctement perdront des parts de marché. Nos peintres ou menuisiers qualifiés devraient tout à coup recourir à l'aide sociale, toute la formation professionnelle se détériorerait. Ce serait catastrophique !
</p><p><b>L'UE a fait des progrès dans la protection des salaires et reconnaît le principe du salaire usuel local. Pourquoi ses directives en la matière ne suffisent-elles pas selon vous ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Nous luttons pour une Europe sociale, pour des salaires équitables, afin que les employeurs et employeuses ne puissent pas monter les salarié-e-s les uns contre les autres. De nombreux syndicats européens, nos organisations sœurs et la Confédération européenne des syndicats nous exhortent à ne pas céder. Les conventions collectives de travail (CCT) suisses n'ont pas à avoir honte face à celles des autres pays européens, mais nous devons les imposer. Nous procédons au plus grand nombre de contrôles de tout le continent ; cela, aussi parce que nous avons les salaires les plus élevés. Avec ses commissions paritaires, notre système de contrôle est unique en Europe. Cependant, la pression exercée par les entreprises de l'artisanat allemand et la Commission européenne pour que nous effectuions moins de contrôles et infligions moins d'amendes est forte. De notre point de vue, M. Cassis a répandu sciemment des informations trompeuses en colportant qu'il n'était question que du délai d'annonce de huit jours avant un détachement. Mais il s'agit de bien davantage : voulons-nous, en Suisse, mettre en péril nos CCT, y compris les contrôles et les amendes, en laissant la Cour de justice de l'UE décider des mesures d'accompagnement et en donnant voix au chapitre à la Commission européenne, deux organisations qui se mettent souvent du côté des entreprises ? Pour elles, l'accès au marché est plus important que la protection des salaires. Cela profiterait à celles et ceux qui n'ont jamais voulu des mesures d'accompagnement : Christoph Blocher et sa fille, Avenir Suisse, Economiesuisse.
</p><p><b>Mais aujourd'hui, on voit par exemple des syndicalistes apparaître à côté de Christoph Blocher dans l'émission " Arena ". N'est-ce pas dangereux de s'allier de facto avec une UDC isolationniste ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Sur ce sujet, les divergences entre l'aile économique de l'UDC et nous sont grandes. L'ancien conseiller fédéral Christoph Blocher est un antisyndicaliste. Lui et sa fille ont violemment attaqué les mesures d'accompagnement, car ils ne veulent pas de protection des salaires. Ils représentent la ligne dure du patronat, avec qui nous n'avons rien en commun. Mais nous ne sommes pas un parti : dans nos rangs, nous avons des membres de l'UDC avec lesxquels la collaboration est très bonne.
</p><p><b>Comment faire sentir cela aussi dans les médias plutôt que rester un peu ans l'ombre de l'UDC ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Nous ne sommes pas dans l'ombre de l'UDC. Les syndicats ont déclaré que la protection des salaires est essentielle pour l'Europe, et les médias en ont parlé. Mais même nos éditeurs zurichois riches qui roulent sur l'or, comme Ringier et la famille Coninx, veulent casser les salaires : Ils ne veulent même pas d'une CCT. Et aujourd'hui, ils nous dénigrent dans leurs colonnes. Heureusement qu'il y a la presse syndicale !
</p><p><b>L'été dernier, les syndicats ont dit : on ne négocie pas. Cela a été interprété par beaucoup comme un refus de discuter. Comment sortir de cette impasse ?</b></p><p><b>D. Lampart </b>: Ce n'est pas une impasse. Messieurs Cassis et Schneider-Ammann ont franchi la ligne rouge fixée par le Conseil fédéral, qui stipulait qu'on ne négocierait pas sur les mesures d'accompagnement. Nous parlons volontiers avec tout le monde, mais nous ne discuterons pas du démantèlement des mesures d'accompagnement. Nous défendons des personnes qui ont déjà du mal à tourner avec leur salaire. À de nombreuses reprises, des gens m'ont assuré de leur soutien et m'ont dit : surtout, ne lâchez pas, restez fermes ! C'était parfois très émouvant.
</p><p><b>Sans accord-cadre, l'UE menace de prendre des mesures de rétorsion. Est-ce que ce ne sera pas difficile à tenir ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Nous avons montré que nous sommes capables de résister à la pression. La pression la plus forte est d'ailleurs venue de notre propre pays, des deux conseillers fédéraux PLR, du secrétaire d'État M. Balzaretti, du PLR, de tous les opposants aux mesures d'accompagnement. Nous avons tenu bon et la base a conforté notre position. Peut-être qu'il y aura maintenant encore de la pression de la part de la Commission européenne à propos de l'équivalence boursière ou de l'accès au marché pour la technique médicale. Mais ces problèmes peuvent être résolus. Ils ne peuvent en tout cas pas justifier que nous cédions sur les mesures d'accompagnement.
</p><p><b>Les syndicats veulent une Europe sociale, une Suisse ouverte. Ne devraient-ils pas bouger maintenant et chercher un compromis ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Nous nous battons pour des bons salaires, des emplois sûrs, une couverture sociale de très grande qualité. En Suisse comme en Europe. C'est pour cela que nous avons soutenu des accords bilatéraux assortis de mesures d'accompagnement. Mais si les objectifs de politique européenne portent préjudice aux salarié-e-s ou entraînent des détériorations, nous disons non.
</p><p><b>Maintenant que les auditions ont eu lieu, que doit faire le Conseil fédéral ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Il doit maintenir son mandat de négociation, c'est-à-dire pas de négociations sur la protection des salaires. Nous ne pouvons plus accepter que MM. Cassis et Balzaretti soient nos négociateurs. Le Conseil fédéral doit dire à l'UE qu'un accord-cadre " à la Cassis ", ça ne marche pas. Et il doit se demander comment et avec qui continuer de travailler sur ce dossier. Il veut traiter en même temps l'initiative dite " de limitation " (de l'immigration) de l'UDC. Nous rejetons clairement cette initiative, car elle nuit aux salarié-e-s et menace la voie bilatérale. Le Conseil fédéral doit donner maintenant la priorité à la lutte contre cette initiative. On verra ensuite où on en est l'accord-cadre. Nous ne sacrifierons de toute façon pas la protection des salaires. En fin de compte, un accord-cadre doit profiter aux travailleurs et travailleuses. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5916</guid><pubDate>Fri, 29 Mar 2019 11:30:00 +0100</pubDate><title>La protection des salaires est une affaire européenne : OUI à une Europe sociale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-est-une-affaire-europeenne-oui-a-une-europe-sociale</link><description>Résolution du Parlement européen sur l’accord-cadre Suisse-UE : réaction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) prend acte de la résolution du Parlement européen en faveur de la conclusion rapide d'un accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE). L'USS regrette que ce texte contienne une évaluation négative des mesures d'accompagnement et maintient que celles-ci ne sont ni discriminatoires, ni contraires à la libre circulation des personnes.
</p><p>Au contraire : ces mesures correspondent à l'exigence fondamentale de l'accord sur la libre circulation avec l'UE, qui enjoint la Suisse d'accorder aux salarié-e-s venant de l'UE les mêmes " conditions de vie, d'emploi et de travail " que celles accordées aux nationaux (art.1d de l'accord). La Suisse est donc tenue de protéger la main-d'œuvre venant de l'UE de la sous-enchère salariale. À noter qu'un tiers des heures de travail effectuées en Suisse le sont par des personnes n'ayant pas le passeport helvétique. En bref : les mesures d'accompagnement garantissent que l'on verse les " mêmes salaires pour le même travail au même endroit ". Elles protègent ainsi travailleurs et travailleuses de l'UE comme ceux de la Suisse.
</p><p>Depuis quelque temps, l'UE accorde elle aussi une plus grande importance à l'objectif du " même salaire pour le même travail au même endroit ". Cet objectif a été inscrit dans la directive sur le détachement des travailleurs et la directive de mise en œuvre. Mais l'UE n'a pas encore le même niveau de protection que la Suisse. Les idéologues de la Commission européenne, la droite et les partis conservateurs ainsi que les représentant-e-s du patronat ont réussi à faire obstacle aux mesures plus strictes de protection des salaires exigées par les syndicats européens et par les partis progressistes.
</p><p>Il fallait donc s'attendre à ce que les mêmes cercles s'imposent dans le débat parlementaire et qu'ils exigent dans la résolution le démantèlement de la protection suisse des salaires. Pourtant, comme la Suisse a les salaires les plus élevés d'Europe, les salarié-e-s doivent être d'autant plus protégés.
</p><p>Ce qui est inadmissible, c'est que ces milieux aient trouvé des complices en la personne d'Ignazio Cassis, auprès du PLR, des Vert'Libéraux et d'une partie de l'économie suisse pour accomplir leur entreprise de démantèlement de la protection des salaires en Suisse, via l'accord-cadre tel que présenté maintenant. L'USS combattra ces tentatives avec fermeté, au besoin en passant par un référendum
</p><p> L'USS se réjouit de constater qu'au cours des débats au Parlement européen, la très forte minorité de représentant-e-s syndicaux, de forces de gauche et progressistes s'est engagée pour que la Suisse puisse maintenir son niveau de protection des salaires. C'est par un vote très serré (330 voix contre 303) que le paragraphe critiquant les mesures d'accompagnement a été maintenu dans la résolution. L'USS se battra à son tour aux côtés de ces forces progressistes pour une Europe sociale, c'est-à-dire une Union européenne disposant d'une meilleure protection des salaires et des droits des salarié-e-s. Elle enverra une délégation pour participer à la manifestation pour une Europe sociale le 26 avril à Bruxelles. L'USS a également lancé l'appel <a href="https://protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch/" class="external-link-new-window">"Protégeons les salaires, pas les frontières"</a>, qui reçoit de plus en plus de soutien des rangs des forces progressistes en Europe. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5933</guid><pubDate>Thu, 28 Mar 2019 12:20:00 +0100</pubDate><title>Loi sur la Haute école fédérale en formation professionnelle (Loi sur la HEFP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/loi-sur-la-haute-ecole-federale-en-formation-professionnelle-loi-sur-la-hefp</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5935</guid><pubDate>Thu, 28 Mar 2019 12:00:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale relative à l’approbation des accords de libre-échange</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-relative-a-l-approbation-des-accords-de-libre-echange</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5937</guid><pubDate>Thu, 28 Mar 2019 12:00:00 +0100</pubDate><title>Remplacement des titres de séjour sur support papier par des titres au format carte de crédit</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/remplacement-des-titres-de-sejour-sur-support-papier-par-des-titres-au-format-carte-de-credit</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5953</guid><pubDate>Wed, 27 Mar 2019 13:00:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur les mesures pour garantir la sécurité des minorités nécessitant une protection particulière</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/ordonnance-sur-les-mesures-pour-garantir-la-securite-des-minorites-necessitant-une-protection-particuliere</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5957</guid><pubDate>Wed, 27 Mar 2019 13:00:00 +0100</pubDate><title>Regroupement familial. Même régime pour les personnes à protéger et les personnes admises à titre provisoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/regroupement-familial-meme-regime-pour-les-personnes-a-proteger-et-les-personnes-admises-a-titre-provisoire</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5912</guid><pubDate>Thu, 21 Mar 2019 15:18:37 +0100</pubDate><title>Prestations de mobilité multimodale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/prestations-de-mobilite-multimodale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5910</guid><pubDate>Thu, 21 Mar 2019 12:03:00 +0100</pubDate><title>La BNS doit combattre la cherté du franc suisse et verser les recettes des taux négatifs à la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-combattre-la-cherte-du-franc-suisse-et-verser-les-recettes-des-taux-negatifs-a-la-prevoyance-vieillesse</link><description>Commentaire de l’USS sur l&#039;évaluation de la situation par la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) salue la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de maintenir les taux d'intérêt bas et inchangés. Elle salue aussi le fait que la BNS soit prête à intervenir sur le marché des devises. La situation économique à l'étranger s'est quelque peu assombrie et dans ce contexte, une appréciation du franc suisse aurait des répercussions encore plus négatives sur le secteur suisse de l'exportation. L'USS attend de la BNS qu'elle agisse plus fermement contre la surévaluation du franc suisse, tant au niveau de la communication qu'au plan monétaire. Elle doit viser à ce que le cours du franc soit ramené au plus vite à un niveau qui n'est pas préjudiciable pour la Suisse. La BNS doit se fixer des objectifs plus clairs et les mettre en œuvre, particulièrement en ce qui concerne le taux de change.</p><p>Les taux d'intérêts très bas ont continué de péjorer la situation financière de la prévoyance vieillesse en Suisse, tout particulièrement dans le 2e pilier. Selon le rapport de gestion de la BNS publié aujourd'hui, les intérêts négatifs lui ont rapporté deux milliards de francs l'année passée. Ces recettes devraient être versées aux institutions de prévoyance. L'intérêt négatif doit être considéré comme une taxe incitative et non comme une source de revenu supplémentaire pour la BNS, respectivement pour la Confédération et les cantons. L'USS exige en outre que le compte du fonds de compensation AVS (Compenswiss) soit complètement exempté des taux d'intérêts négatifs.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/2/csm_Geldscheine_SNB_ef1b24f9d5.webp" length="290596" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5908</guid><pubDate>Tue, 19 Mar 2019 16:36:26 +0100</pubDate><title>Introduction de l’échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers avec d’autres États partenaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/introduction-de-l-echange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-avec-d-autres-etats-partenaires</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5905</guid><pubDate>Mon, 18 Mar 2019 11:22:00 +0100</pubDate><title>Il faut arrêter de plumer les assuré-e-s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-arreter-de-plumer-les-assure-e-s</link><description>Le référendum contre l’explosion des franchises est inévitable</description><content:encoded><![CDATA[<p>Nulle part ailleurs en Europe, la participation des assuré-e-s aux coûts de la santé est plus élevée qu'en Suisse. Ce seul fait met en évidence à quel point la hausse continuelle des franchises, et donc un nouveau report des coûts sur les assuré-e-s, est une mesure antisociale. Le Comité présidentiel de l'USS propose par conséquent au Comité de l'USS de soutenir le référendum contre l'adaptation automatique des franchises à l'évolution des coûts de la santé.</p><p>Pour de nombreux salarié-e-s, le fardeau des primes-maladie est déjà trop lourd. Mais ce n'est pas tout : lorsque l'on tombe malade, il faut encore sortir le portemonnaie pour financer les traitements nécessaires. En plus des primes, il faut payer la franchise, la quote-part et les taxes hospitalières et de soins. Et comme si cela ne suffisait pas, le Parlement à majorité de droite, sous la pression du lobby des assureurs-maladie, vient d'adopter définitivement une augmentation automatique des franchises. La charge pour les assuré-e-s ne serait même plus plafonnée. Contrairement, par exemple, à la charge fiscale des gros actionnaires, riches héritières ou héritiers ou des super riches au bénéfice d'un forfait fiscal, pour rappeler une réalité bien différente !</p><p>La décision du Parlement constitue une attaque contre tous les assuré-e-s, mais plus particulièrement envers les retraité-e-s et les malades chroniques : ces personnes ont déjà du mal à assumer les frais de santé et peuvent encore moins se permettre de renoncer à un traitement. Elles le font pourtant de plus en plus souvent, avec les risques que cela implique pour leur santé et des coûts qui au final reviennent souvent encore plus cher !</p><h3>Des affirmations absurdes</h3><p>Mais la population ne se laissera pas berner par les arguments des partis de droite et du lobby des caisses-maladie. Ceux-ci ont en effet affirmé que plus d'un million d'assuré-e-s pourraient diminuer leurs primes de "40 % ou plus" en changeant de caisse, de franchise et de modèle d'assurance. C'est tout simplement scandaleux ! Primo, un changement de caisse entraîne l'année d'après une hausse de la prime d'autant plus juteuse. Et secundo : toutes les personnes qui ont besoin d'un traitement ne peuvent pas simplement augmenter leur franchise pour économiser sur les primes. Cela leur coûtera beaucoup plus cher puisqu'elles devront ensuite chaque fois payer de leur poche le montant total de la franchise plus élevée !</p><p>Au lieu de culpabiliser les assuré-e-s, la majorité de droite au Parlement ferait bien de revoir sa copie et de décider enfin de mesures efficaces pour maîtriser les coûts, de manière à ne pas charger davantage les personnes ni à nuire à la qualité des soins : en agissant par exemple sur les prix des médicaments, les assurances complémentaires et la transparence des données ! Mais pour cela, il faudrait d'abord se libérer de l'influence des lobbys des assurances et de l'industrie pharmaceutique et renoncer à l'un ou l'autre siège dans un conseil d'administration.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5903</guid><pubDate>Fri, 15 Mar 2019 11:58:59 +0100</pubDate><title>Oui à une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/oui-a-une-europe-sociale</link><description>Non à la version actuelle de l’accord-cadre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Quelque 140 personnalités de Suisse et de l'étranger ont lancé aujourd'hui un appel public pour une Europe sociale avec la libre circulation des personnes et des droits forts pour tous les salarié-e-s, et contre la version actuelle de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE). Cet appel publié sous forme d'annonce dans plusieurs quotidiens et sur le site <a href="https://protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch</a> montre clairement que la libre circulation des personnes va de pair avec des droits forts pour l'ensemble des salarié-e-s. Les deux sont indissociables.</p><p>Il y a trois semaines, des représentant-e-s du monde syndical, politique et scientifique de Suisse et de l'étranger ont participé à la Journée d'Olten du 23 février pour débattre de l'Europe et des relations entre la Suisse et l'UE. De l'avis unanime des participant-e-s, l'Europe ne surmontera les défis actuels que si l'UE et les autres États européens accordent davantage de poids aux droits des salarié-e-s que jusqu'à présent. Au regard du débat sur l'accord-cadre institutionnel entre la Suisse et l'UE, l'idée est venue de lancer un appel contre le démantèlement de la protection des salaires et pour une Europe sociale, pour la libre circulation des personnes et pour des droits forts pour tous les salarié-e-s.
</p><p>L'appel montre clairement que la libre circulation des personnes est indissociable de solides droits pour les salarié-e-s. Des mesures d'accompagnement efficaces évitent aux travailleuses et travailleurs de différents pays d'être mis en concurrence les uns contre les autres. De tels garde-fous sont indispensables pour empêcher les salarié-e-s originaires de pays à bas salaires de se faire exploiter. Par ailleurs, il est primordial que chaque pays d'Europe fasse respecter le principe d'" un salaire égal pour un travail égal au même endroit " par des contrôles salariaux efficaces. Faute de quoi la structure des salaires risque de s'effriter. Tous les pays doivent être habilités à se doter, en fonction de leur situation concrète, d'un dispositif non discriminatoire de protection des salaires.
</p><p> Parmi les premiers signataires de l'appel, on compte des personnalités politiques de renom comme Micheline Calmy-Rey, ancienne conseillère fédérale, Christiane Brunner, ex-conseillère aux États qui fut aussi présidente de la FTMH et coprésidente de l'USS, ou Peter Bodenmann et Ueli Leuenberger, ex-présidents respectivement du PSS et des Verts. Un nombre important de personnalités issues du monde académique ont également signé l'appel, tels que le Prix Nobel Jacques Dubochet, les professeurs Sandro Cattacin (Université de Genève), René Knüsel (Université de Lausanne), Matthieu Leimgruber (Université de Zurich), Oliver Nachtwey (Université de Bâle) et Philipp Sarasin (Université de Zurich), ou au-delà des frontières, les professeur-e-s renommés Donatella Della Porta (Université de Florence), Colin Crouch (University of Warwick), Richard Hyman (London School of Economics) et Martin Seeleib-Kaiser (Université de Tübingen).
</p><p>Parmi les 140 premiers signataires figurent encore des représentant-e-s de la culture, comme les écrivains Alex Capus et Nicolas Verdan ou les cinéastes Samir et Cyril Schäublin, ainsi que d'importants syndicalistes européens, à l'instar de Rudy de Leeuw et Luca Visentini (respectivement président et secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats CES), de Wolfgang Katzian, président de la Confédération autrichienne des syndicats (ÖGB) ou de Miranda Ulens, secrétaire générale de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB).
</p><h3><a href="https://protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Comité : Protégeons les salaires, pas les frontières, case postale 272, 3000 Berne 15</a></h3><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Vania Alleva, vice-présidente de l'USS, 079 620 11 14</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5900</guid><pubDate>Wed, 13 Mar 2019 14:00:00 +0100</pubDate><title>Pas d’accord-cadre au détriment de la protection suisse des salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-d-accord-cadre-au-detriment-de-la-protection-suisse-des-salaires</link><description>L’USS confirme dans un document sa position sur l’accord-cadre avec l&#039;UE ainsi que sur la protection des salaires et des conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la consultation de ce jour sur l’accord-cadre et la protection des salaires, l’Union syndicale suisse (USS) a à nouveau expliqué oralement&nbsp;<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-uss-ti/images/news/Cineforum_USS/Eventi_sito.png" class="download">et dans un documen</a>t que les mesures d’accompagnement et la protection des salaires n’étaient pas négociables. La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. Il nous appartient donc de les protéger systématiquement et en toute indépendance. 
</p><p>Les Accords bilatéraux et la libre circulation des personnes ont entraîné de nombreux progrès pour les travailleurs et travailleuses de ce pays ; par exemple, à travers l’abolition du statut de saisonnier. Parallèlement cependant, l’accès de fournisseurs étrangers de prestations au marché suisse pour une durée pouvant aller jusqu’à 90 jours (détachements) a été grandement facilité. Or, ces détachements de main-d’œuvre sont a priori une forme de travail dotée d’un très grand potentiel de sous-enchère. 
</p><p>Afin d’empêcher cette dernière, les syndicats ont fait passer des mesures d’accompagnement. En Suisse, des salaires suisses doivent être versés. Les mesures d’accompagnement sont efficaces. Grâce aux contrôles, des cas de sous-enchère ont été découverts dans environ un quart des entreprises. Ces dernières doivent payer des amendes et sont mises sous pression pour qu’elles versent aux travailleurs et travailleuses les arriérés de salaire dus. 
</p><p>L’accord-cadre du conseiller fédéral I. Cassis met tout cela en danger. Selon lui, la Suisse devrait reprendre les règles de l’Union européenne (UE) en matière de protection des salaires et accepter la Cour de justice de l’UE comme instance d’arbitrage. Par le passé, cette dernière a prononcé de nombreux arrêts contre les mesures d’accompagnement d’États membres de l’UE. Elle se considère comme le moteur du marché intérieur européen et place l’accès des entreprises au marché au-dessus de la protection des salaires. Cet accord mettrait rapidement la Suisse sous pression pour qu’elle démantèle substantiellement sa protection des salaires. En ce qui concerne non seulement les cautions et l’annonce préalable des missions, mais aussi le nombre des contrôles et les amendes.
</p><p>Les syndicats européens critiquent durement l’attitude des autorités de l’UE en matière de protection des salaires. Une analyse des mesures d’accompagnement allemandes considère celles-ci comme insuffisantes et se pose même la question d’interdire les détachements de main-d’œuvre.
</p><p>L’USS rejette en l’état le résultat des négociations sur l’accord-cadre. Si nécessaire, elle saisira le référendum pour le combattre. L’initiative dite « de limitation » de l’UDC est un projet politique qui remet en cause fondamentalement les Accords bilatéraux. La votation populaire à son sujet devrait avoir lieu l’an prochain. La lutte contre ce projet, à savoir pour confirmer la voie bilatérale, doit désormais devenir prioritaire.<br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5898</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2019 09:37:59 +0100</pubDate><title>Pour plus de temps, plus d&#039;argent et du respect : Grève des femmes* 2019 ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-plus-de-temps-plus-dargent-et-du-respect-greve-des-femmes-2019</link><description>Journée internationale des femmes : sous le signe de la Grève des femmes*</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Journée internationale des femmes est célébrée aujourd'hui sous le signe de la Grève des femmes du 14 juin. Dans toute la Suisse, la mobilisation se fera sentir lors de manifestations ainsi que dans les entreprises. L'USS est elle aussi au rendez-vous ce 8 mars avec le lancement de son tout nouveau site de campagne dédié à la Grève des femmes*. Sur <a href="http://www.14juin.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>, <a href="https://www.14juni.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14juni.ch</a> et bientôt sur&nbsp;<a href="https://www.14giugno.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14giugno.ch</a>, on trouve toutes les informations utiles sur la grève, des visuels à télécharger, des contacts et le matériel nécessaires pour faire en sorte que la mobilisation soit forte et que cette grève soit une réussite.
</p><p>Pourquoi les femmes vont-elles de nouveau faire la grève, 28 ans après la première Grève des femmes de 1991 ? Les bonnes raisons ne manquent pas : depuis 1981, la Constitution fédérale prévoit que " L'homme et la femme sont égaux en droit. La loi pourvoit à l'égalité de droit et de fait, en particulier dans les domaines de la famille, de la formation et du travail. L'homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale. ". Pourtant, près de 40 ans plus tard, les femmes gagnent toujours environ 20 % de moins que les hommes. Ce qui n'a pas empêché la majorité de droite au Parlement de diluer la révision de la loi sur l'égalité au point de lui retirer presque toute substance. Avec ce rétropédalage en matière d'égalité, le débat sur la hausse de l'âge de la retraite pour les femmes et le sexisme au quotidien, la colère de nombreuses femmes va grandissant.
</p><p>En janvier 2018, le Congrès des femmes de l'USS a décidé de transmettre au Congrès de l'USS de décembre 2018 la proposition de soutenir la Grève des femmes* 2019 et d'y prendre une part active. Dès le mois de juin, des militantes romandes ont entrepris la préparation concrète. Et à la fin 2018, le Congrès de l'USS a décidé d'appeler à la Grève des femmes* 2019. Le Manifeste des collectifs romands, publié en janvier, est très clair : il faut des changements fondamentaux pour que l'égalité 
</p><p>L'USS a repris les exigences exprimées dans le manifeste pour les formuler en revendications concrètes concernant le monde du travail. Sous le slogan " Femmes* en grève le 14 juin 2019 : pour plus de temps, plus d'argent et du respect ! ", ces revendications se concentrent sur trois axes : une revalorisation financière et sociétale du travail des femmes, plus de temps et d'argent pour le travail de soin et d'assistance et enfin, du respect au travail au lieu du sexisme. Sur cette base, les syndicats exigent des améliorations concrètes pour le travail rémunéré mais aussi le travail non rémunéré. Aujourd'hui, les femmes syndicalistes vont s'employer à attirer déjà l'attention sur la Grève des femmes* du 14 juin par des actions, des manifestations, des stands d'informations et toutes sortes d'autres événements. Elles apporteront aussi les revendications au sein des entreprises, en particulier dans les secteurs de la vente, la coiffure, les hôpitaux, le service public et l'hôtellerie-restauration, mais aussi dans l'industrie.
</p><p>Dans deux jours, le 10 mars, se tiennent à Bienne les Assises féministes nationales (<a href="https://frauenstreik2019.files.wordpress.com/2019/02/assises-nationales.pdf" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">voir le programme</a>) sur la Grève des femmes*. Des collectifs, organisations et personnes individuelles s'y réuniront pour lancer officiellement la campagne pour la grève, mais aussi pour échanger idées et expériences.
</p><h5>RENSEIGNEMENTS :</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5896</guid><pubDate>Mon, 04 Mar 2019 14:40:00 +0100</pubDate><title>Augmenter les franchises ? Surtout pas maintenant !	</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/augmenter-les-franchises-surtout-pas-maintenant</link><description>Après le jugement récent du Tribunal fédéral, le Conseil des États doit revoir sa copie.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans un <a href="https://www.bger.ch/files/live/sites/bger/files/pdf/fr/8C_228_2018_yyyy_mm_dd_T_f_08_41_38.pdf" class="external-link-new-window">arrêt du 22 janvier sur les réductions de primes-maladie</a>, le Tribunal fédéral a de nouveau démontré que le financement du système de santé suisse n'est plus viable tel qu'il est aujourd'hui : dans 25 cantons sur 26, les réductions de primes ne respectent pas les prescriptions fédérales. Depuis des années et dans tout le pays, des assuré-e-s paient des primes nettes trop élevées, en particulier les familles à revenus bas et moyens. Et chaque année, on en rajoute. Les cantons doivent maintenant changer de cap et relever les réductions de primes au moins à un niveau conforme à la loi. De nombreux cantons ont d'ores et déjà annoncé qu'ils étaient en train de le faire (Valais, Neuchâtel, Saint-Gall, Lucerne). D'autres suivront bientôt, sinon de nouvelles plaintes devront être déposées.
</p><p>Mais il y a autre chose d'essentiel à retenir de ce jugement : la charge globale qui pèse sur les assuré-e-s à revenus bas ou moyens a pris des proportions intolérables. On le voit bien si l'on se rappelle qu'en l'an 2000, les primes versées représentaient encore 8 % du budget des ménages, alors qu'elles atteignent aujourd'hui presque le double, soit 14 %. Et ce n'est pas tout : la participation aux coûts (franchise, quote-part, taxe hospitalière et de soins, certains médicaments etc.) a pour sa part plus que doublé depuis l'introduction de la loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMal).
</p><h3>Donner d'un côté, reprendre de l'autre</h3><p>La pression pour agir sur les primes est forte : il y a non seulement ce jugement du Tribunal fédéral, mais il y aura aussi le dépôt de l'initiative « d'allègement des primes » qui vient d'être lancée par le PS et l'USS. Ayant probablement conscience de cela, la majorité de droite au Parlement oriente désormais ses ambitions sur une hausse de la participation aux coûts. Elle veut ainsi introduire une taxe de soins d'urgence et une taxe de consultation par la même occasion, rien de moins. Surtout, elle veut augmenter fortement les franchises : la commission compétente du Conseil des États a suivi le National en acceptant le projet d'adaptation automatique des franchises à l'évolution des coûts (cf le <a href="https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/sante/article/details/des-franchises-plus-elevees-ne-sont-pas-supportables/" class="external-link-new-window">commentaire de l'USS</a> à ce sujet.
</p><p>Le message n'est que trop limpide : ce que l'on mettra dans la poche des assuré-e-s d'un côté (avec, peut-être, des réductions de primes plus substantielles) sera aussi vite soutiré de l'autre côté (hausse de la participation aux coûts). La majorité de droite au parlement prend apparemment les assuré-e-s pour des idiot-e-s !
</p><p>Rien n'est encore décidé : le Conseil des États peut encore tirer le frein à main lors de la session de printemps. Toute autre décision serait complètement incompréhensible, surtout après l'arrêt du Tribunal fédéral sur les réductions de primes. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5891</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2019 15:22:00 +0100</pubDate><title>Logements abordables : l’initiative est prise en otage</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/logements-abordables-l-initiative-est-prise-en-otage</link><description>L’initiative de l’ASLOCA est liée à la réalimentation du fonds de roulement</description><content:encoded><![CDATA[<p>En principe, on ne devrait pas s'en prendre à celles et ceux qui sont partis. Mais il est difficile de dire que Johann Schneider-Ammann a fait bouger quoi que ce soit en termes de politique du logement pendant son mandat de plus de huit ans au Conseil fédéral. Sa seule action a été celle de s'efforcer de rétrograder l'office fédéral compétent sur ce sujet. Autrement, il a toujours minimisé le sujet et a fermé les yeux bien fort. Et pourtant, pendant toute la durée de son mandat, l'offre de logements abordables a fondu comme neige au soleil dans presque toute la Suisse. Aujourd'hui encore, le marché est équilibré uniquement dans le segment des loyers élevés et dans les régions périphériques sans une bonne desserte en transports publics.</p><p>L'initiative de l'Association suisse des locataires (ASLOCA) et des Coopératives d'habitation Suisse veut soutenir la construction de logements d'utilité publique, dont la part stagne actuellement à moins de 5 % du marché global du logement. Dans les grandes villes de Suisse alémanique, cette part est beaucoup plus élevée et les bailleurs de logements d'utilité publique y sont les garants de la mixité sociale. Mais la demande est si forte qu'obtenir un tel logement, c'est presque comme gagner le gros lot à la loterie. Et il arrive effectivement que les logements soient attribués par tirage au sort. La pression ne va pas baisser et les terrains abordables se font de plus en plus rares. Sauf si l'initiative est acceptée : elle prévoit en effet un droit de préemption pour la construction de logements d'utilité publique, y compris pour les terrains appartenant aux entreprises proches de la Confédération.</p><p>Avec le soutien de l'ensemble du Conseil fédéral, notre ancien ministre du logement a déniché un stratagème finaud pour donner le coup de grâce à l'initiative : lui présenter un contre-projet indirect prévoyant la réalimentation du fonds de roulement. Ce fonds est géré par les deux organisations faîtières de la construction de logements d'utilité publique. Son crédit-cadre actuel est épuisé. Il doit être réalimenté par un nouveau crédit-cadre de 250 millions de francs, mais seulement si l'initiative est retirée ou rejetée. L'ASLOCA et les bailleurs de logements d'utilité publique se retrouvent dos au mur.</p><p>Le Conseil national a soutenu (est-ce surprenant ?) ce procédé lors de la session d'hiver, mais il a refusé une augmentation du fonds. La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a suivi le National et la chambre des cantons tranchera lors de la session de printemps. Le Conseil des États pourrait mettre fin à ce chantage en séparant la réalimentation du fonds du sort de l'initiative. Et il pourrait ainsi prouver qu'il veille toujours à ce que la culture politique étatique et démocratique soit respectée.</p><p>Les syndicats soutiennent l'initiative et approuvent aussi une dotation plus élevée du fond de roulement, à 375 millions de francs. La Confédération et les cantons doivent unir leurs efforts pour améliorer l'offre aujourd'hui insuffisante des logements abordables. Les jeunes petits salarié-e-s, les familles et les retraité-e-s ont besoin de ces logements abordables.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5893</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2019 12:25:51 +0100</pubDate><title>Semaine de 70 heures, burnout, travail gratuit: non, non et non!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/semaine-de-70-heures-burnout-travail-gratuit-non-non-et-non</link><description>Session parlementaire de printemps : le Conseil des États doit stopper les attaques contre la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 mars, le Conseil des États aura la possibilité de mettre le holà aux attaques ignobles qui visent la loi sur le travail. Les représentant-e-s des cantons devraient écouter les critiques accablantes émises à ce sujet par les milieux qui sont en première ligne sur ces questions : inspectorats cantonaux du travail, médecins du travail, Églises et syndicats, entre autres.
</p><p>Depuis les dernières élections fédérales, la droite du pays s'attaque frontalement aux travailleurs et travailleuses, à leur santé comme à leur porte-monnaie et à leur vie sociale. Deux initiatives parlementaires (Keller-Sutter et Graber) veulent supprimer des pans importants de la loi sur le travail pour plus de 30 % des salarié-e-s " exerçant une fonction dirigeante " ou considérés comme des " spécialistes " (paragraphes dits " élastique ") : il s'agit des règles en vigueur contre le travail gratuit et pour la protection contre l'épuisement professionnel. La réglementation "anti-burnout" du temps de travail dispparaîtrait pour ces personnes, sans compensation et bien sûr&nbsp;contre leur gré.
</p><p>La définition de leur temps de travail disparaîtrait ainsi de la loi et cela, contre leur gré bien sûr. Aucune durée hebdomadaire maximale du travail ne s'appliquerait plus : la semaine de 70 heures et plus deviendrait la norme. Enfin, le travail de nuit et du dimanche deviendrait " normal " pour les professions de bureau et bien d'autres encore : de la comptable au laborantin, en passant par la physiothérapeute. L'objectif de ces attaques ? Travailler pour moins cher aux détriment de la santé des salarié-e-s.
</p><p>Les résultats de la procédure de consultation sur ces questions viennent d'être publiés par la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) : ils sont accablants ! Le communiqué lénifiant et enjolivant de la Commission n'y change rien : tous les milieux directement concernés comme la Société suisse de médecine du travail, les inspectorats cantonaux du travail, l'Alliance pour le Dimanche avec les Églises nationales ainsi que nombre de gouvernements cantonaux ne veulent pas des réformes demandées par les deux initiatives parlementaires précitées. Ce qui n'empêche par la CER-E de louvoyer. Une partie des modifications a ainsi été mise momentanément entre parenthèses, l'autre allant au Conseil fédéral.
</p><p>Il serait pourtant grand temps de saisir l'opportunité de stopper une fois pour toutes cet exercice de démantèlement radical de la loi sur le travail ! Au Conseil des États d'en décider. </p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5866</guid><pubDate>Thu, 28 Feb 2019 13:00:00 +0100</pubDate><title>L’Europe a besoin d’un Parlement plus social</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-europe-a-besoin-d-un-parlement-plus-social</link><description>Pourquoi les élections européennes sont importantes aussi en Suisse et comment voter si l&#039;on est citoyenne ou citoyen européen</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les citoyen-ne-s de l'Union européenne (UE) éliront leurs député-e-s au Parlement européen entre le 23 et le 26 mai. Cette échéance a aussi son importance dans un pays non membre de l'UE comme la Suisse, car les citoyen-ne-s de l'UE qui vivent dans notre pays ont la possibilité de participer à ces élections ! Voici comment ils doivent s'y prendre.</p><h3>Pourquoi ces élections sont-elles importantes ?</h3><p>Le Parlement européen joue un rôle déterminant pour la législation de l'UE. Dans les faits, toutes les prescriptions importantes de l'UE doivent être acceptées par cette chambre. Si le Parlement rejette un projet, celui-ci n'entre pas en vigueur. Les député-e-s européens décident aussi des finances et de la composition du gouvernement de l'UE, c'est-à-dire de la Commission européenne. Quelle direction l'UE va-t-elle prendre ces cinq prochaines années ? La réponse à cette question sera tranchée dans les urnes, avec les élections au Parlement européen.</p><h3>En quoi la Suisse est-elle concernée ?</h3><p>En raison des divers accords bilatéraux qu'elle a conclus avec l'UE, la Suisse est obligée, dans certains domaines, de reprendre le droit européen. C'est pourquoi il est très important de savoir qui fera les lois de l'UE ces cinq prochaines années et ce, non seulement pour tous les citoyen-ne-s européens, mais aussi pour les Suissesses et les Suisses.</p><h3>Une évolution inquiétante</h3><p>L'évolution politique actuelle donne malheureusement matière à inquiétude. Partout dans l'UE, les mouvements radicaux montent en puissance. Pour eux, les acquis sociaux comme la sécurité sociale et les droits des travailleurs et travailleuses représentent une menace. Ces mouvements attisent en outre les peurs face aux migrant-e-s et plaident pour une politique nationaliste et égoïste. Ils considèrent par exemple que l'égalité des sexes remet en cause les " valeurs traditionnelles ". Pour ces raisons, il est important d'élire des personnes qui s'engagent vraiment pour les droits des minorités et des plus faibles, des personnes qui luttent pour les droits des travailleurs et des travailleuses ainsi que pour une Europe sociale.</p><h3>Aller voter pour une Europe plus sociale</h3><p>Les élections européennes auront lieu du 23 au 26 mai, chaque État déterminant le jour précis du scrutin sur son sol. Les citoyen-ne-s de l'UE domiciliés en Suisse ont aussi la possibilité de donner leur voix à une Europe plus sociale. Mais pour cela, ils et elles doivent s'assurer d'être inscrits sur une liste électorale. Chaque pays a sa propre procédure.</p><h3>Plus d'informations sur:</h3><p><a href="https://www.elections-europeennes-2019.eu/" class="external-link-new-window">www.elections-europeennes-2019.eu</a></p><p>En choisissant la langue de votre pays d'origine sur cette page, vous trouverez les renseignements pertinents.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/a/csm_EUParl_wikimedia_Diliff-ccbysa_67efbcb029.webp" length="433340" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5874</guid><pubDate>Thu, 28 Feb 2019 09:20:00 +0100</pubDate><title>Révision de l’AI : développer et non démanteler</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-l-ai-developper-et-non-demanteler</link><description>La révision de l&#039;assurance-invalidité ne doit pas se transformer en un nouvel exercice d’économies.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral n'a pas tout à fait tort en décrivant la révision en cours de l'assurance invalidité (AI) comme un " développement de l'AI ", plutôt que de l'appeler simplement " 7e révision ", dans la lignée des révisions précédentes qui étaient surtout des exercices d'économies. Ce projet apporte effectivement des éléments qualitatifs importants en mettant l'accent sur la réinsertion, le conseil et l'accompagnement ainsi que sur la coordination. Mais le premier tour de délibérations au sein de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national a révélé que la route est encore longue avant que ces points ne soient davantage renforcés et surtout que l'on rejette au Parlement une nouvelle série de mesures d'économies faites sur le dos des assuré-e-s.
</p><h3>Les mesures d'économie évitées et celles qui pendent au nez</h3><p>En commission, certaines attaques aberrantes de la droite ont été pour l'instant rejetées (ex. : " Pas de rente AI avant l'âge de 30 ans ! "). Mais la commission a aussi décidé d'une série de nouvelles mesures d'économie. Ainsi, la majorité de la commission veut supprimer le versement, pendant une formation professionnelle, des indemnités journalières lors de pertes de gains liées à une invalidité. Par ailleurs, les rentes pour enfants seraient réduites de 25 %. Mais il y a plus grave encore : la décision de principe d'introduire un système de rentes linéaire, décision que le Conseil fédéral a lui aussi déjà prise.
</p><p>Mis à part le fait que le système proposé ne serait absolument pas linéaire et qu'il créerait de fausses incitations, il entraînerait aussi des diminutions de rentes douloureuses, précisément pour les personnes qui ont les moins bonnes perspectives de trouver un emploi à temps partiel (taux d'invalidité de 60 % à 69 %). Ce nouveau système, combiné avec la diminution des rentes pour enfants, signifierait pour de nombreuses familles des pertes de revenus conséquentes (dans le pire des cas : suppression d'un quart des prestations). Cette situation entraînerait inévitablement un transfert des coûts vers les prestations complémentaires, comme on a pu souvent l'observer par le passé. Le Conseil national doit donc renoncer à ces deux mesures, et ce, même s'il tient compte uniquement des coûts. Heureusement, le seuil de 80 % de degré d'invalidité pour l'obtention d'une rente complète, exigée avec acharnement par l'Union patronale, a été définitivement balayée.
</p><h3>Une réinsertion contraignante</h3><p>Depuis 2017, l'AI enregistre des excédents et pourra vraisemblablement rembourser sa dette résiduelle auprès du Fonds AVS d'ici 2030, malgré une croissance démographique constante. Cette évolution financière n'est pas tellement due à une politique de réinsertion réussie dans le passé. Elle doit plutôt être reliée aux coupes induites par les révisions 4, 5 et 6 de l'AI. On a de plus en plus restreint l'accès à l'AI et les prestations des ayants droit ont été réduites à plusieurs reprises (notamment à la charge des prestations complémentaires). La pression sur une politique de réinsertion réussie est aujourd'hui très forte à cause justement des révisions du passé. Tout comme le besoin accru d'emplois pour des personnes avec une rente partielle. Aujourd'hui, les personnes avec une invalidité rencontrent toujours de grandes difficultés à reprendre leur emploi, ou même à entrer sur le marché du travail. Les promesses faites jadis par les employeurs peinent malheureusement à se concrétiser. L'USS soutient dès lors les conventions de collaboration entre partenaires sociaux, prévues dans le cadre de la présente révision de l'AI. Ces conventions visent l'insertion et la réinsertion dans le marché du travail primaire. Mais elles ne suffisent pas : il faut des dispositions légales contraignantes pour pouvoir enfin réaliser des progrès tangibles et durables. C'est pourquoi une minorité au sein de la commission exige que les entreprises de plus de 250 salarié-e-s soient obligées de compter dans leurs effectifs au moins 1 % de personnes touchées ou menacées par une invalidité. Ce taux d'un pour cent est vraiment un minimum. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5939</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2019 12:49:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur la surveil-lance des assurances, LSA</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-la-surveil-lance-des-assurances-lsa</link><description>Réponse de l&#039;USS à la procédure de consultation.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5941</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2019 12:00:00 +0100</pubDate><title>Politique agricole à partir de 2022</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/politique-agricole-a-partir-de-2022</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5943</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2019 12:00:00 +0100</pubDate><title>Iv.pa. 16.411 «Surveillance de l’assurance-maladie. Garantir la protection de la personnalité» </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/iv-pa-16-411-surveillance-de-l-assurance-maladie-garantir-la-protection-de-la-personnalite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5886</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2019 10:50:05 +0100</pubDate><title>Révision de l’ordonnance sur le fonds de désaffectation et sur le fonds de gestion (OFDG)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-l-ordonnance-sur-le-fonds-de-desaffectation-et-sur-le-fonds-de-gestion-ofdg</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5878</guid><pubDate>Tue, 26 Feb 2019 17:45:00 +0100</pubDate><title>Salaire minimum : aucune conséquence négative à Neuchâtel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salaire-minimum-aucune-consequence-negative-a-neuchatel</link><description>Le salaire minimum a démontré deux effets principaux : une hausse des plus basses rémunérations et la transformation de &quot;mini-jobs&quot; précaires en emplois réguliers.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Frayeur et alarmisme ont beaucoup agité les milieux économiques neuchâtelois avant l'introduction du salaire minimum cantonal plébiscité par le peuple en 2011. Les opposants sont allés jusqu'au Tribunal fédéral, mais celui-ci a balayé leur recours. En août 2017, Neuchâtel devint ainsi le premier canton en Suisse à appliquer un salaire minimum de 19,70 francs de l'heure. Du côté du patronat, on propageait abondamment l'idée que le canton allait subir des licenciements et des délocalisations, et que la situation du chômage, déjà tendue, allait s'aggraver.</p><p>Un an et demi après, ces mêmes milieux n'en croient probablement pas leurs yeux : entre août 2017 et décembre 2018, le taux de chômage dans le canton est passé du niveau assez élevé de 5,3 % à 4,1 %. Dans le même laps de temps, le canton voisin de Fribourg (sans salaire minimum) a connu une hausse du taux de chômage, de 2,8 % à 3,1 %. Même dans les autres cantons voisins de Vaud et de Berne, le nombre de personnes au chômage a moins reculé qu'à Neuchâtel (cf. graphique ci-dessus). Pendant cette année et demie depuis l'introduction du salaire minimum, Neuchâtel s'en sort mieux aussi en termes d'évolution de l'emploi que la grande région Espace Mittelland, qui englobe, outre le canton de Neuchâtel, ceux de Berne, Fribourg, Soleure et du Jura.</p><p>Cette évolution n'est pas très surprenante pour les économistes spécialistes du marché du travail, ni pour les lectrices et lecteurs réguliers de cette rubrique. Cette histoire neuchâteloise en rappelle une autre : les milieux économiques allemands avaient eux-aussi crié à la catastrophe avant l'introduction en 2015 du salaire minimum allemand (cf. Wirtschaftslektion, nov. 2017, dans le magazine alémanique VPOD). Quatre ans plus tard, l'Allemagne affiche le taux de sans-emploi le plus bas depuis la réunification du pays. Les études scientifiques ne relèvent aucune conséquence négative, ou seulement des effets infimes, du salaire minimum sur l'emploi.</p><p>Il a au contraire entraîné une hausse des salaires les plus bas et la transformation de " mini-jobs " précaires en emplois réguliers. Les entreprises étaient visiblement en mesure de compenser ces rémunérations plus élevées en réduisant leurs marges, en augmentant les prix ou en améliorant la productivité. L'augmentation du pouvoir d'achat des bas revenus devrait par ailleurs avoir eu des effets positifs supplémentaires sur l'emploi. Ces exemples de Neuchâtel et de l'Allemagne confirment les recherches scientifiques récentes : les salaires minimaux ne conduisent que rarement à des pertes d'emplois. Ils améliorent plutôt et surtout la situation des personnes faiblement rémunérées.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5879</guid><pubDate>Tue, 26 Feb 2019 17:18:00 +0100</pubDate><title>Pour plus de temps, plus d’argent et du respect : Femmes* en grève le 14 juin 2019 !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-plus-de-temps-plus-d-argent-et-du-respect-femmes-en-greve-le-14-juin-2019</link><description>Les préparatifs de la Grève des femmes* du 14 juin 2019 battent leur plein.</description><content:encoded><![CDATA[<p>À moins de quatre mois de la Grève des femmes*, les préparatifs tournent à plein régime : dans toute la Suisse, des collectifs régionaux sont à l'œuvre. Sous le slogan : " Femmes* en grève le 14 juin 2019 : pour plus de temps, plus d'argent et du respect ! ", l'USS et ses fédérations ont récemment adopté une série de revendications qui devront faire avancer sérieusement l'égalité dans le monde du travail.
</p><p>Il y a longtemps que l'idée d'une journée de lutte des femmes était dans l'air. À l'été 2017, le Conseil fédéral soumet au Parlement une révision de la loi sur l'égalité. Enfin ! Cela faisait trois ans déjà que le même Conseil fédéral avait reconnu officiellement qu'il fallait agir sur le plan législatif pour l'égalité salariale. Les organisations féminines et les syndicats ont dû exercer une forte pression pour que la ministre de la justice Simonetta Sommaruga puisse proposer des mesures concrètes en dépit des fortes résistances lors de la consultation. Le projet était plutôt dilué : il ne prévoyait ni l'obligation de contrôle pour toutes les entreprises, ni sanctions. Et il fallait s'attendre à ce que la majorité de droite l'affaiblisse encore, ou le fasse carrément capoter.
</p><p>Toute cette lenteur et ce rétropédalage en matière d'égalité salariale, ainsi que la bataille sur la hausse de l'âge de la retraite pour les femmes n'ont fait qu'attiser la colère de nombreuses femmes. À mesure que la parole grondait de plus en plus fort contre le sexisme au quotidien, les premières voix exigeant une nouvelle Grève des femmes* se firent entendre. Surtout en Suisse romande.
</p><h3>Un mouvement bien vivant</h3><p>Dès le début 2018, les choses se sont enchaînées coup sur coup : des dizaines de milliers de femmes ont manifesté en janvier lors des Marches des femmes à Genève et Zurich pour protester contre le sexisme et exiger l'égalité réelle. Ces femmes ont prouvé qu'en Suisse aussi, le mouvement des femmes est très vivant. En janvier, le Congrès des femmes de l'USS a décidé de transmettre au Congrès de l'USS de décembre 2018 la proposition de soutenir la Grève des femmes* 2019 et d'y prendre une part active.
</p><p>Dès le mois de juin, des militantes romandes ont entrepris la préparation concrète, avec parmi elles de nombreuses syndicalistes, mais aussi des femmes jusque-là non politisées. Et dès l'été, des rencontres ont eu lieu en Suisse alémanique et au Tessin. La grande manifestation pour l'égalité salariale (#ENOUGH ), qui a rassemblé pas moins de 20 000 personnes au centre de Berne en septembre, a été l'occasion pour le mouvement pour la Grève de femmes* d'attirer haut et fort l'attention sur les projets du 14 juin 2019. L'emballement pour la grève des femmes* 2019 s'est emparé de toute la Suisse.
</p><h3>Manifeste des collectifs romands</h3><p>Au début de cette année, les Collectifs romands ont publié un Manifeste en dix-neuf points qu'ils avaient élaboré ensemble. Les nombreuses raisons et revendications de la grève que l'on peut lire dans ce manifeste ne laissent pas de place au doute : il faut des changements fondamentaux pour permettre à l'égalité de s'imposer dans toutes les sphères de notre société.
</p><p>En ce qui concerne le monde du travail, le Comité de l'USS a adopté les objectifs qu'il entend poursuivre dans le cadre de la Grève des femmes*. L'USS a décliné en revendications concrètes les revendications du manifeste des Collectifs romands concernant le monde du travail.
</p><h3>Éliminer le sexisme au travail</h3><p>Sous le terme " plus d'argent ", l'USS revendique la revalorisation financière et sociétale du travail des femmes. Pour y parvenir, il faut des analyses des salaires dans les entreprises avec contrôles et sanctions, des conventions collectives de travail dans les branches où la proportion de femmes est importante, un salaire minimum de 4000 francs, des réglementations dans la loi sur le travail pour le travail rémunéré dans les ménages privés et des rentes AVS décentes, sans relèvement de l'âge de la retraite.
</p><p>Le slogan du dernier Congrès des femmes de l'USS était : " Notre temps vaut plus que ça ! ". L'USS reprend cette revendication et exige plus de temps et d'argent pour le travail de soin et d'assistance. Elle demande aussi la suppression du travail sur appel et de l'obligation d'être constamment joignable, ainsi qu'un pensum à plein temps réduit à 30 heures hebdomadaires. Il faut par ailleurs un droit à une réduction provisoire de son taux d'occupation assorti du droit de retrouver son emploi, un congé de maternité de 24 semaines et au moins 8 semaines de congé de paternité, ainsi qu'un congé parental d'au moins 24 semaines, réparties de façon paritaire. Les femmes et les hommes qui s'occupent de leurs proches doivent avoir droit à des congés suffisants et les pouvoirs publics doivent investir substantiellement dans les soins et l'assistance (" care ").
</p><h3>Violences sexistes : tolérance zéro</h3><p>" Last but not least ", l'USS exige le respect au travail et l'élimination du sexisme. La protection contre le licenciement doit être renforcée en cas de maternité et de soins prodigués à des proches. L'USS exige aussi la tolérance zéro face à la violence sexiste et veut une prévention efficace contre le harcèlement sexuel au travail, ainsi que des dispositions légales adaptées. Le fardeau de la preuve doit être allégé. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5882</guid><pubDate>Tue, 26 Feb 2019 10:00:00 +0100</pubDate><title>La santé doit être abordable pour tout le monde: OUI à l’initiative d’allègement des primes-maladie!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-sante-doit-etre-abordable-pour-tout-le-monde-oui-a-l-initiative-d-allegement-des-primes-maladie</link><description>La santé n’est pas un produit de luxe :
signez l’initiative &quot;d’allègement des primes&quot; !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chaque mois, une enveloppe avec la facture des primes-maladie se glisse dans la boîte aux lettres. Ou plutôt : elle tombe littéralement comme un gros pavé dans la maison. Car cette facture pèse bientôt le triple de ce qu’elle était il y a 20 ans. Pas seulement pour les personnes qui peuvent sans autres assumer une telle dépense, mais pour tout le monde. La prime d’un avocat d’affaires est exactement la même que celle d’une vendeuse de chaussures ou d’un ouvrier de la construction. Il y a bien des réductions de primes, mais de moins en moins de ménages y ont accès et le montant de la réduction est de plus en plus bas. La plupart des cantons ont gelé, voire baissé, les moyens à disposition pour ces réductions, et ce, afin d’accorder des baisses d’impôts aux super riches.</p><p>Parallèlement, les salaires des travailleurs et travailleuses et les rentes pour les personnes âgées ont beaucoup moins augmenté que les primes-maladie.</p><p>Ça ne peut plus continuer ainsi :<strong> la santé n’est pas un produit de luxe </strong>auquel on peut aussi renoncer de temps en temps. Il s’agit tout simplement d’une condition essentielle pour bien vivre. Il est donc indiscutable que la santé doit redevenir abordable pour tout le monde. C’est exactement le but de l’initiative d’allègement des primes.</p><p>L’initiative demande qu’<strong>aucun ménage en Suisse ne doive dépenser plus de 10 % de son revenu pour les primes</strong> d’assurance-maladie. Ni les familles, ni les parents célibataires ou les personnes seules, ni les retraité-e-s. Aujourd’hui, de nombreux ménages doivent allouer plus de 20 % du revenu pour les primes. Avec cette initiative populaire, ce serait fini : les réductions de primes augmenteraient en conséquence. Les cantons ne pourraient plus couper continuellement dans les montants des réductions ni multiplier les chicanes administratives pour écarter le plus possible les ayants droit.</p><p><strong>L’initiative d’allègement des primes mettra fin aussi à l’évolution déjà en cours vers une médecine à deux vitesses.</strong> Aujourd’hui, beaucoup de personnes à bas ou moyen revenu réfléchissent à deux ou trois fois avant d’aller consulter leur médecin, même si leurs maux de ventre ou de tête sont bien trop forts depuis un moment. Ce n’est pas juste désagréable : ça peut même devenir très risqué et coûteux. L’initiative fera baisser les primes et tout le monde pourra se permettre la prime avec une franchise peu élevée. L’accès pour toutes et tous à des soins médicaux de base serait renforcer.</p><p>Bien sûr, il faut aussi faire des économies dans le domaine de la santé : en agissant sur le prix des médicaments, sur l’offre excédentaire et sur les salaires mirobolants. Mais certainement pas en restreignant sévèrement l’accès aux traitements pour les assuré-e-s par des barrières financières.</p><h3>Engagez-vous pour un système de santé solidaire et abordable :</h3><h3><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Kampagnen/Praemien-Entlastung/primes-Ini_cartesignatur_uss-fr.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Signez l’initiative d’allègement des primes !</a></h3>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/e/csm_10pourcent-assez_a2156fe521.webp" length="29074" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5880</guid><pubDate>Mon, 25 Feb 2019 16:46:33 +0100</pubDate><title>Critique de la modification de la loi sur les EPF</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/critique-de-la-modification-de-la-loi-sur-les-epf</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p> Pour l'USS, le projet de la loi sur les EPF représente une détérioration dans de nombreux domaines, comme par exemple les conditions d’engagement des professeur-e-s assistant-e-s, l'âge de la retraite, les salaires des doctorant-e-s ou les contrats de durée déterminée.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5871</guid><pubDate>Mon, 25 Feb 2019 10:38:00 +0100</pubDate><title>Réforme des prestations complémentaires : il faut absolument encore apporter des corrections !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reforme-des-prestations-complementaires-il-faut-absolument-encore-apporter-des-corrections</link><description>Les sanctions lors du retrait de capital sont aberrantes et préjudiciables</description><content:encoded><![CDATA[<p>La révision des prestations complémentaires (PC) arrive dans la dernière ligne droite au Parlement. Une chose est d'ores et déjà claire : les chambres n'ont malheureusement pas suivi l'objectif du Conseil fédéral de maintenir le niveau des prestations. Ainsi, les dernières décisions de la Commission sociale du Conseil national visent à réduire les prestations de 697 millions de francs, ce qui ne serait tout simplement pas vivable pour les personnes concernées. Le Conseil des États veut lui aussi faire des économies : 598 millions de francs au total. Cette différence de 100 millions a toute son importance, car elle est attribuable en grande partie à la volonté de la commission (CSSS-N) de sanctionner le retrait de capital. Selon cette exigence, tous les cas de retrait de capital du 2e pilier devraient être punis par une réduction de 10 % des prestations complémentaires annuelles.</p><p>En 2015, plus de la moitié des nouveaux retraité-e-s avaient retiré une partie de leur avoirs vieillesse, selon le Contrôle fédéral des finances (CFF). Dans plus d'un tiers des cas, le montant retiré était inférieur à celui, alors en vigueur, de la fortune librement disponible dans le domaine des PC. Ces chiffres montrent deux choses : premièrement, le retrait de capital est très répandu ; et deuxièmement, les montants retirés ne se prêtent pas du tout à une dilapidation de la fortune. En plus, la révision des PC prévoit de toute manière des règles très strictes en matière d'utilisation de la fortune. Si les bénéficiaires de PC ne se tiennent pas à ces règles, elles et ils pourront également être sanctionnés. Malgré cela, la Commission du National a maintenu sa volonté de sanctionner toutes les formes de retrait de capital par une réduction de 10 % des PC. Ce qui peut représenter une perte de 500 francs (à la maison), mais tout aussi bien de 5000 francs (en EMS). Lors du débat final de la révision, le Conseil national devra enfin remettre les pieds sur terre et supprimer ces mesures injustes.</p><p>Il reste une autre divergence entre les deux chambres fédérales : elle porte sur les montants de la fortune librement disponibles. Ceux-ci représentent une sorte de " bas de laine " qui a toute son importance, en particulier pour les personnes allant en EMS, alors que le financement des soins à domicile laisse encore beaucoup à désirer. Le Conseil national veut réduire cette franchise de 30 %. Cette mesure est irresponsable et conduirait à de nouveaux cas d'aide sociale, ce qui est et reste explicitement interdit par la loi sur les PC.</p><h3>Augmenter les loyers PC maximaux : une mesure nécessaire</h3><p>Au final, même avec les correctifs que le National doit encore y apporter, cette réforme est acceptable uniquement parce qu'elle augmente enfin, et pour la première fois depuis 2001, la limite maximale des montants pour les loyers PC. Ce point est terriblement important pour les bénéficiaires de prestations complémentaires. Mais aux yeux de l'USS, il est indispensable que le Conseil fédéral use à l'avenir de sa compétence pour adapter les loyers maximaux par voie d'ordonnance, exactement comme il le fait pour le minimum vital ou les rentes AVS.</p><p>Il est inacceptable que, dans notre société, les personnes les plus démunies financièrement restent prisonnières du renchérissement alors que les hauts salarié-e-s continuent de voir leurs revenus augmenter grâce à ce même renchérissement.</p><p>On ne le rappelle jamais assez : les bénéficiaires de prestations complémentaires, en grande majorité des femmes, ont dans la plupart des cas versé des cotisations sociales pendant des décennies. La Constitution leur garantit le droit à un minimum social d'existence. Le Conseil national devra lui aussi reconnaître ce droit lors de son dernier débat sur la révision des PC.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5876</guid><pubDate>Mon, 25 Feb 2019 10:32:53 +0100</pubDate><title>Deux semaines de congé de paternité, ça ne suffit pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/deux-semaines-de-conge-de-paternite-ca-ne-suffit-pas</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlamentaire 18.441 « Contre-projet indirect à l’initiative pour un congé de paternité » 
(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5872</guid><pubDate>Thu, 21 Feb 2019 18:11:38 +0100</pubDate><title>Révision partielle de l’ordonnance sur les armes portant mise en œuvre de la directive (UE) 2017/853 modifiant la directive de l’UE sur les armes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-partielle-de-l-ordonnance-sur-les-armes-portant-mise-en-oeuvre-de-la-directive-ue-2017-853-modifiant-la-directive-de-l-ue-sur-les-armes</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5869</guid><pubDate>Wed, 20 Feb 2019 19:39:45 +0100</pubDate><title>Assurance-chômage: adaptations visant à réduire les charges administratives</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/assurance-chomage-adaptations-visant-a-reduire-les-charges-administratives</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5867</guid><pubDate>Wed, 20 Feb 2019 19:24:06 +0100</pubDate><title>Développement de la production d’électricité d’origine hydraulique. Revoir la situation de référence des études d’impact</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/developpement-de-la-production-d-electricite-d-origine-hydraulique-revoir-la-situation-de-reference-des-etudes-d-impact</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ca réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5863</guid><pubDate>Wed, 20 Feb 2019 12:48:54 +0100</pubDate><title>AVS 21 : Le gouvernement doit tirer les bonnes leçons de la consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-le-gouvernement-doit-tirer-les-bonnes-lecons-de-la-consultation</link><description>Message sur AVS 21 seulement après la votation populaire sur le projet fiscal contesté

</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral élaborera et présentera son message sur AVS 21 seulement après la votation populaire sur le projet fiscal, concernant également le financement de l'AVS, contesté. De fait, de l'issue du scrutin du 19 mai dépendront le versement chaque année à l'AVS de 2 milliards de francs supplémentaires et la possibilité de stabiliser rapidement cette dernière ; cela, selon le mode de financement le plus social qui soit, soit à travers un léger relèvement des pourcents prélevés sur les salaires et une hausse de la contribution de la Confédération.
</p><p>Le résultat de la consultation fédérale sur le projet AVS 21 montre, ce qui est peu surprenant, que les mesures proposées sont extrêmement contestées. Comme, par exemple, le relèvement de l'âge de la retraite des femmes, fermement rejeté par l'USS, ou le niveau du financement additionnel nécessaire. Dans sa position, le Conseil fédéral passe sous silence un point important : ensemble, les rentes de l'AVS et du 2e pilier permettent toujours moins de remplir le mandat fixé par la Constitution fédérale, c'est-à-dire de " maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur ". En effet, les rentes du 2e pilier des nouveaux retraité-e-s n'ont cessé de baisser ces dernières années. Et elles continuent de le faire. Il faut par conséquent augmenter les rentes AVS. Dans cette période de taux d'intérêt bas, le système de répartition de l'AVS est largement supérieur à celui de la capitalisation du 2e pilier. Et 1 franc de cotisation versé à l'AVS entraîne une rente plus élevée, parce que le rapport cotisation-prestation de l'AVS est, pour la grande majorité de la population, d'une qualité imbattable en comparaison avec celui de toutes les autres formes de prévoyance. C'est cela que l'USS prépare en ce moment une initiative populaire pour une 13e rente AVS.
</p><p>Le Conseil fédéral fera bien de s'attaquer dans son message sur AVS 21 au problème du niveau des rentes et de proposer une solution.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5861</guid><pubDate>Tue, 19 Feb 2019 16:00:00 +0100</pubDate><title>Pour l’UE, l’accord-cadre doit esquinter la protection des salaires en Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-l-ue-l-accord-cadre-doit-esquinter-la-protection-des-salaires-en-suisse</link><description>Réaction de l’USS au rapport des ministres de l’UE sur la Suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p> L’Union européenne démonte complètement le discours enjolivant d’Ignazio Cassis sur l’accord-cadre avec l’UE. Les ministres de l’UE sont on ne peut plus clairs : dans leurs <a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2019/02/19/council-conclusions-on-eu-relations-with-the-swiss-confederation/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">« Conclusions du Conseil sur les relations de l’UE avec la Suisse »</a>, ils exigent que la protection des salaires en Suisse soit réduite. Selon eux, la Suisse doit supprimer les mesures d’accompagnement, ou les adapter de façon à ce qu’elles soient conformes « aux principes de l'UE en matière de proportionnalité et de non-discrimination ».
</p><p>C’est donc confirmé : si l’accord-cadre du conseiller fédéral Ignazio Cassis est accepté, la protection des salaires en Suisse serait fortement menacée. L’accord-cadre prévoit en effet la reprise des bases juridiques de l’UE et la soumission des mesures d’accompagnement à la jurisprudence de la Cour de justice de l’UE (CJUE). Avec de telles dispositions, la Suisse se verrait contrainte d’abandonner une partie des mesures d’accompagnement. Mais ce n’est pas tout : les sociétés ou les autorités européennes pourraient désormais aussi attaquer en justice les mesures d’accompagnement et obtenir gain de cause. C’est tout le dispositif helvétique de contrôle et de sanctions qui serait mis en péril.
</p><p>Cette vérité toute crue est en contradiction évidente avec le discours enjolivant et fallacieux du département de M. Cassis et du SECO, qui tentaient de faire passer les risques de démantèlement des mesures d’accompagnement pour « un niveau de protection équivalent ». Les déclarations des ministres de l’UE contredisent également l’analyse de l’Union patronale suisse qui affirme qu’il suffit de « quelques précisions » sur les mesures d’accompagnement pour parvenir à une solution acceptable concernant l’accord-cadre.
</p><p>Les critiques des ministres européens envers les mesures d’accompagnement sont dénuées de tout fondement. L’accès au marché pour les entreprises de l’UE est entièrement garanti. Aucun autre pays en Europe ne compte autant de travailleuses et travailleurs détachés par rapport à sa population résidente. De plus, l’accord de libre-circulation empêche toute discrimination des citoyens de l’UE (« mêmes conditions de vie, d’embauche et de travail que pour les nationaux » ; art. 1d). Mais cette non-discrimination n’est possible que grâce à une bonne protection des salaires.
</p><p>Les syndicats combattront toute tentative de démantèlement des mesures d’accompagnement. En Suisse, on doit verser des salaires suisses. Les mesures d’accompagnement doivent rester la ligne rouge à ne pas franchir lors des négociations de l’accord-cadre.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5859</guid><pubDate>Fri, 15 Feb 2019 14:40:00 +0100</pubDate><title>Protection de la santé des salarié-e-s : halte au démantèlement, tout de suite!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-de-la-sante-des-salarie-e-s-halte-au-demantelement-tout-de-suite</link><description>Loi sur le travail : Commission des États fait fi des nombreuses critiques</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré le bilan négatif de la procédure de consultation, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) n'en démord pas : elle maintient envers et contre tout son attaque frontale contre la protection de la santé des travailleurs et travailleuses. Cette position est incompréhensible et irresponsable. Il serait plutôt temps d'arrêter cet exercice visant à allonger la durée du travail et à réduire la saisie du temps de travail.
</p><p>Pour rappel : les initiatives parlementaires respectives de Karin Keller-Sutter et Konrad Graber sont à l'origine de cette révision de la loi sur le travail. Avec ce projet, la Commission des États veut supprimer la durée maximale du travail hebdomadaire, le maximum journalier de temps supplémentaire et, pour une grande partie des salarié-e-s, l'obligation de saisie du temps de travail. Parallèlement, elle veut émousser l'interdiction du travail du dimanche et introduire ce dernier pour les cadres et pour les spécialistes.
</p><p>D'après les dernières décisions de la CER-E, les travaux portant sur la saisie du temps de travail sont suspendus. Mais ils peuvent reprendre à tout moment. Cette décision n'est rien d'autre qu'une tactique dilatoire et de dissimulation. En maintenant les autres projets de déréglementation, la CER-E montre qu'elle ne prend pas du tout au sérieux les critiques sévères et l'opposition très large exprimées lors de la consultation. C'est inadmissible, car une majorité des cantons, les syndicats et d'autres organisations de salarié-e-s, des associations professionnelles du domaine de la santé ainsi que les Églises se sont prononcés très nettement contre ce projet.
</p><p>Des études le démontrent clairement : de plus en plus de personnes souffrent de stress au travail et de ses conséquences sur leur santé. L'Alliance contre le stress et le travail gratis combattra ce projet avec la plus grande vigueur. Les organisations membres de l'alliance savent que la majorité de la population est de leur côté : en effet, la journée de travail de 15 heures, la semaine de 73,5 heures et un repos dominical de plus en plus souvent perturbé ne trouveront pas de majorité dans les urnes. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5857</guid><pubDate>Thu, 14 Feb 2019 16:52:00 +0100</pubDate><title>L’AVS mérite un financement solide : la Confédération doit prendre  ses responsabilités</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-merite-un-financement-solide-la-confederation-doit-prendre-ses-responsabilites</link><description>En 2018, le Fonds de compensation AVS Compenswiss a subi des pertes sur ses placements. L’AVS fait donc les frais d’une mauvaise année boursière.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2018, le Fonds de compensation AVS Compenswiss a subi des pertes sur ses placements. L’AVS est donc elle aussi victime d’une mauvaise année boursière. Après la bonne performance de 2017, il s’agit de la pire perte sur les placements depuis la crise financière d’il y a dix ans. Conséquence : une partie des cotisations laborieusement accumulées par les assuré-e-s et les employeurs et employeuses sont perdues, et cela fait mal.
</p><p>Contrairement aux rentes de la prévoyance professionnelle, la santé financière de l’AVS dépend surtout de la masse salariale gagnée en Suisse. Pour les rentes du 2e pilier, la situation est bien plus grave, car elles subissent de plein fouet les effets des taux d’intérêts extrêmement bas. Ainsi, les rentes LPP ont connu une baisse moyenne de près de 9 % depuis 2005. L’AVS, elle, évolue de manière foncièrement stable, même s’il faut s’attendre à une augmentation des besoins financiers au cours de la décennie à venir avec la génération des « Baby Boomers ». Pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est sûre : il faut renforcer l’AVS si nous voulons garantir aux futurs retraité-e-s des rentes décentes. L’USS prépare actuellement une initiative pour une 13e rente AVS, car pour toutes les personnes avec des revenus bas et moyens, l’AVS affiche le meilleur rapport prix-prestation de toute la prévoyance vieillesse en Suisse. En effet, les personnes les mieux payées cotisent sur la totalité de leur revenu, mais ne touchent pas plus de rente que celles avec des revenus normaux.
</p><p>Dans un premier temps, la Suisse doit assurer la couverture des besoins financiers qui vont augmenter temporairement dans le 1er pilier. Pour l’USS, il est primordial que cette augmentation se répartisse solidairement sur toutes les tranches d’âge et niveaux de revenus. Une des sources potentielles de financement sera soumise au vote populaire le 19 mai 2019 : dans le cadre de la réforme fiscale et du financement de l’AVS (RFFA), le parlement veut attribuer chaque année deux milliards de francs supplémentaires à l’AVS. Et cela, de la manière la plus sociale qui soit : par une légère hausse des cotisations et une augmentation des ressources de la Confédération. Ce financement de l’AVS est toutefois couplé à la nouvelle mouture, controversée, de la réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III).
</p><p>La Confédération a annoncé récemment de nouveaux excédents considérables : l’USS attend donc d’autant plus qu’elle prenne ses responsabilités afin de soutenir la plus importante réalisation sociale de la Suisse. Enfin, l’USS réitère sa revendication de libérer le Fonds de compensation AVS des taux d’intérêts négatifs de la banque nationale. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5854</guid><pubDate>Tue, 12 Feb 2019 08:54:26 +0100</pubDate><title>Ordonnances sur les services financiers, sur les établissements financiers et sur les organismes de surveillance, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnances-sur-les-services-financiers-sur-les-etablissements-financiers-et-sur-les-organismes-de-surveillance-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"> Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5851</guid><pubDate>Fri, 08 Feb 2019 16:17:03 +0100</pubDate><title>Modification loi fédérale sur l’AVS (Utilisation systématique du numéro AVS par les autorités), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-loi-federale-sur-l-avs-utilisation-systematique-du-numero-avs-par-les-autorites-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"> Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5842</guid><pubDate>Tue, 05 Feb 2019 16:20:00 +0100</pubDate><title>Un acte de solidarité envers les membres les plus fragiles de la société</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-acte-de-solidarite-envers-les-membres-les-plus-fragiles-de-la-societe</link><description>Le point de vue de Vasco Pedrina et Daniel Lampart sur la deuxième contribution suisse à certains pays de l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le parlement débat en ce moment-même de la deuxième contribution au développement pour certains pays de l'Union européenne (UE)*. En 2006, peu après l'élargissement de l'UE aux pays de l'Est, les citoyennes et les citoyens suisses ont accepté d'investir un milliard de francs sur dix ans afin de réduire les disparités sociales entre l'Europe de l'Est et l'Europe de l'Ouest. La Suisse doit poursuivre cet engagement.</p><p>L'UDC et la gauche radicale s'y opposent. Égoïste, l'UDC s'oppose par principe à toute coopération au développement, à plus forte raison si elle est destinée aux pays de l'UE. La gauche radicale justifie son refus surtout par les développements politiques dans les pays de l'Est. Elle trouve inadmissible que la Suisse apporte un large soutien financier à des gouvernements de plus en plus autoritaires, violant les droits humains et les principes démocratiques, comme c'est le cas en Pologne, en Hongrie et dans d'autres pays.</p><p>Les syndicats sont eux aussi très préoccupés par les développements politiques en Europe centrale et orientale. Mais cette deuxième contribution de la Suisse vise à soutenir la société civile et les couches défavorisées de la population dans ces pays, et non leurs gouvernements douteux. Si la Suisse suivait la logique de la gauche radicale, elle serait contrainte de réduire de trois quarts sa coopération au développement dans le monde, qui parvient en grande partie dans des pays où la démocratie est imparfaite !</p><p>Notre position est claire : grâce aux accords bilatéraux, la Suisse accède au marché intérieur de l'UE et profite des avantages qui en découlent. Elle doit donc poursuivre sa contribution à la réduction des disparités économiques régionales dans l'UE. Les expériences de la première contribution à l'élargissement ont été globalement positives. Selon l'USS, les enseignements tirés de ces expériences doivent servir à mieux cibler la deuxième contribution tant au niveau thématique que géographique. Les projets doivent toujours contribuer à réduire les disparités sociales. Ils visent à renforcer la société civile et les partenaires sociaux, mais en aucun cas l'autoritarisme dans des pays comme la Hongrie, la Pologne, la République tchèque ou la Slovaquie. Les deux nouvelles priorités, la migration et la formation professionnelle, peuvent apporter un soutien efficace dans l'atteinte de ces objectifs. L'USS salue le fait que des États comme la Grèce, particulièrement touchés par la migration, bénéficient d'une aide de 200 millions de francs, soit un sixième du montant total. Mais cette contribution doit être utilisée exclusivement pour la protection et l'intégration des personnes accueillies.</p><p>Le développement économique et social des pays d'Europe centrale et du Sud-Est progresse à des rythmes différents. Des pays comme la Pologne ou la Hongrie toucheront donc nettement moins de la deuxième contribution. Une part beaucoup plus importante est accordée aux pays économiquement moins développés comme la Roumanie et la Bulgarie. Mais même en Pologne ou en Hongrie, de nombreuses personnes vivent encore en dessous du minimum vital et n'ont pas ou peu accès aux services publics. Cela concerne en particulier les minorités (par ex. les Roms en Hongrie), mais aussi les personnes âgées, les personnes handicapées, les migrant-e-s et d'autres groupes socialement défavorisés. Nous saluons donc le fait que dans ces grands pays, la Suisse veuille affecter au moins la moitié des fonds aux régions éloignées et moins développées. Ces montants seront utilisés pour les services de base (par ex. raccordement aux canalisations et approvisionnement en eau potable) et le domaine social (soins aux personnes âgées et handicapées, intégration des minorités dans les jardins d'enfants et les écoles). En Hongrie et en Pologne notamment, la société civile et l'indépendance de la justice sont particulièrement menacées. La Suisse souhaite créer un fonds pour la société civile dans les pays partenaires afin de renforcer le rôle et la responsabilité de cette société civile face à un secteur public qui doit rendre des comptes.</p><p>Dans les pays d'Europe centrale et du Sud-Est, les migrant-e-s sont insuffisamment intégrés à la société et à l'économie. La question des réfugié-e-s est utilisée dans le discours populiste à des fins très discutables. Mais la Suisse n'a pas tort de poursuivre son dialogue avec ces pays sur une politique humaine en matière d'asile et de réfugié-e-s. De plus, des pays comme la Pologne ou la République tchèque ont la possibilité de mieux intégrer socialement et économiquement le grand nombre de travailleurs et travailleuses migrants (venant notamment des régions ukrainiennes en guerre), par des mesures spécifiques d'intégration. Même si la rhétorique actuelle au niveau national est choquante, le besoin de soutien au niveau local est très important (par ex. soutien aux villes polonaises dans la mise en œuvre de leurs politiques d'intégration).</p><p>Une autre question controversée dans ce contexte est de savoir si la Suisse doit lier son engagement pour une deuxième contribution à l'attitude de l'UE quant à l'évolution de l'accord-cadre institutionnel négocié entre la Suisse et l'UE. Si la Suisse, comme l'exigent les syndicats, refuse l'accord-cadre sous sa forme actuelle et insiste pour poursuivre les négociations, il est d'autant plus important d'envoyer des signaux positifs à l'UE. Avec un oui à la deuxième contribution, un non au référendum sur la loi sur les armes en mai et un non à l'initiative dite " de limitation " de l'UDC, l'an prochain ou dans deux ans.</p><p>&nbsp;</p><p>______________________</p><p>* Pour une bonne vue d'ensemble au sujet de la deuxième contribution : <a href="https://dievolkswirtschaft.ch/fr/2018/11/bruggmann-messerli-12-2018fr/" class="external-link-new-window">" Réduire les disparités au sein de l'UE ", par Hugo Bruggmann et Siroco Messerli, dans La vie économique 12/2018</a></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5844</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2019 17:37:36 +0100</pubDate><title>Marchés publics : des conditions de travail équitables doivent être la norme</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/marches-publics-des-conditions-de-travail-equitables-doivent-etre-la-norme</link><description>Les pouvoirs publics jouent un rôle important dans l’économie suisse et le marché du travail.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les pouvoirs publics, soit la Confédération, les cantons et les communes, jouent un rôle important dans l’économie suisse. Près de 8 % du produit intérieur brut, le PIB, proviennent de leurs acquisitions et de leurs mandats. Plus de 300 000 emplois dépendent des marchés publics. La puissance détenue par la Confédération, les cantons et les communes est de ce fait essentielle pour le marché suisse du travail. Elles n’en sont donc que plus importantes, ces règles qui veillent à ce que, lors de marchés publics, les travailleurs et travailleuses soient correctement rémunérés par les producteurs et les fournisseurs de marchandises et de services et leurs conditions de travail décentes. Et il est tout aussi important que les réglementations arrêtées par les partenaires sociaux soient respectées.</p><p>Avec le message sur la révision totale des marchés publics de la Confédération dont va s’occuper le Conseil national, c’est toutefois absolument l’inverse qui nous est proposé. L’Union syndicale suisse (USS) n’est pas d’accord, tout comme Travail.Suisse et les syndicats Unia et Syna.
</p><p>Du point de vue des travailleurs et travailleuses, les principales revendications sont le maintien du principe du lieu d’exécution de la prestation, la limitation des chaînes de sous-traitants, le respect des conventions collectives de travail (CCT) et l’implication des entreprises publiques.
</p><h3>Un « salaire égal pour un travail égal au même endroit »</h3><p>Si la volonté du Conseil des États devait s’imposer, il y aurait plus de sous-enchère salariale en Suisse demain. Ici, les mots-clés sont : principe du lieu d’exécution de la prestation ou principe du lieu de provenance de l’entreprise. Donc, ou bien c’est l’application uniforme du niveau salarial du lieu où la prestation est fournie qui prévaut, ou bien ce sont les différents niveaux de salaire selon les lieux de provenance des soumissionnaires qui servent de référence. Bref, il s’agit de savoir s’il existe une concurrence loyale entre les entreprises, avec les mêmes conditions ou si l’on en arrive à une concurrence dommageable aux employé-e-s entraînant finalement une spirale à la baisse. Pour l’USS et les syndicats, il est clair qu’il faut en rester au principe équitable du lieu d’exécution de la prestation.&nbsp; 
</p><h3>Non aux chaînes de sous-traitance</h3><p>On ne doit pas tout faire soi-même. De nombreuses bonnes expériences ont été faites, précisément dans la construction, avec des entreprises générales. Celles-ci coordonnent les travaux et assument la responsabilité en ce qui concerne le respect des cadres fixés en matière de coûts et de durée, mais ne fournissent pas elles-mêmes l’ensemble des prestations. Elles transmettent par exemple le gros œuvre à une autre entreprise, les travaux de couverture à une deuxième et l’installation sanitaire à une troisième. A priori, rien à redire à une telle réglementation avec des sous-traitants. Mais il est par contre absurde que les pouvoirs publics autorisent une chaîne sans fin de sous-traitants, avec laquelle le carreleur mandate un sous-traitant qui, à son tour, en mandate un autre…
</p><p>On perd alors toute vue d’ensemble quant à l’observation des conditions de travail et salariales. Plus la chaîne de sous-traitants est longue, plus il est probable qu’il y aura des cas de sous-enchère salariale et sociale. Ces derniers temps, on a toujours plus souvent assisté, avec ce genre de structures, à des faillites abusives ou frauduleuses et à des fraudes aux assurances sociales. Pour ces raisons, il faut que le Parlement décide qu’il ne doit y avoir qu’un seul niveau de sous-traitance pour la même prestation, ainsi que la Commission des redevances et de l’économie du Conseil des États aussi l’a prévu. Impossible sinon de limiter les abus et les fraudes.
</p><h3>Les règles des CCT doivent être appliquées et leur application contrôlée </h3><p>En outre, les maîtres d’ouvrage publics doivent faire contrôler la conformité des entreprises soumissionnaires aux CCT. Et sur la base des contrôles qui auront effectivement eu lieu, les organes paritaires d’exécution de la CCT pourront simplement confirmer que les entreprises soumissionnaires et, éventuellement, les sous-traitants ont été contrôlés quant au respect par eux des conditions de travail et salariales et qu’aucune infraction de leur part n’a été constatée. Une formulation à ce sujet a déjà été développée dans l’ordonnance sur les travailleurs détachés. Elle est donc praticable et garantit à la fois transparence et sécurité.
</p><h3>Les mêmes règles pour les entreprises publiques</h3><p>Qu’un service public soit proposé par une institution publique ou sous la forme juridique d’une entreprise contrôlée par les autorités publiques ne doit pas entraîner de différence de qualité concernant les normes appliquées. Ce n’est qu’en soumettant des entreprises comme Swisscom aux règles en vigueur pour les marchés publics que l’on peut assurer qu’à l’avenir, les mandats ne seront confiés qu’à des entreprises qui respectent les conditions de travail et salariales usuelles dans la région et la branche. 
</p><h3>Synthèse</h3><p>Si les pouvoirs publics doivent procéder à des achats, il faut que des conditions de travail équitables soient la norme. La révision totale de la loi fédérale sur les marchés publics prévue devra créer la base permettant d’empêcher que l’argent public ne mette en danger les normes sociales, mais au contraire les garantisse. Les syndicats en appellent par conséquent au Conseil national pour qu’il s’engage en faveur de telles réglementations. <br><br></p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5840</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2019 10:50:00 +0100</pubDate><title>Aucun progrès dans l’égalité salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/aucun-progres-dans-l-egalite-salariale</link><description>Enquête sur la structure des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les écarts salariaux entre femmes et hommes ont la peau dure. Même si les femmes ont désormais dépassé les hommes en termes de niveau de formation, elles gagnent toujours à peu près un cinquième de moins : c'est scandaleux ! Il est grand temps de prendre des mesures énergiques contre la discrimination des femmes dans le monde professionnel. L'Union syndicale suisse (USS) appelle donc, avec de nombreuses autres organisations et collectifs, à participer à la Grève des femmes* le 14 juin.
</p><p>En 2016, les femmes travaillant dans le secteur privé ont gagné 19,6 % de moins que les hommes, démontre l'Enquête sur la structure des salaires publiée jeudi par l'Office fédéral de la statistique (OFS). L'écart de rémunération lié au genre stagne à un niveau élevé. Il est inadmissible que les femmes restent surreprésentées dans les professions à bas salaires, et ce, malgré une bonne formation. Elles optent souvent pour des emplois à temps partiel et des activités précaires afin de dégager du temps pour le travail, non rémunéré, d'assistance et de soins aux proches, alors que les hommes poursuivent leur carrière et gravissent les échelons au niveau salarial. L'urgence est à la mise en place de salaires minimums assurant une existence pour toutes les femmes qui se situent dans le domaine des bas revenus. Et pour que ce ne soient plus les femmes qui assument la majeure partie du travail non rémunéré, il faut également réduire la durée du travail d'une manière générale et investir davantage dans le service public.
</p><p> Autre constat alarmant dans l'enquête de l'OFS : la part discriminatoire de l'écart salarial n'a même pas stagné, il a augmenté : en 2016, 42,9 % de cet écart ne pouvait être expliquée par le niveau de formation, de responsabilité ou par l'âge, contre 39,1 % en 2014. Même les jeunes professionnelles doivent s'attendre à un " malus " considérable, juste parce qu'elles sont des femmes : en effet, plus les salariées sont jeunes, plus haute est la part discriminatoire de l'écart salarial.
</p><p>Mais les femmes n'acceptent plus ce " malus ". Le 14 juin, les femmes syndicalistes et beaucoup d'autres femmes* feront la grève pour plus de salaire, plus de temps et du respect. La Suisse doit avancer dans l'égalité et vivre enfin au 21e siècle ! </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5839</guid><pubDate>Mon, 28 Jan 2019 10:59:02 +0100</pubDate><title>L&#039;USS rejette l&#039;ouverture du marché de l&#039;électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/luss-rejette-louverture-du-marche-de-lelectricite</link><description>Réponse à la consultation sur le projet d&#039;ouverture complète du marché de l&#039;électricité</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'approvisionnement en électricité fait partie intégrante du service public et joue un rôle capital pour l'économie du pays. Pour l'USS, les priorités dans ce domaine sont la sécurité de l'approvisionnement, une production d'électricité la plus respectueuse possible de l'environnement ainsi que des prix modérés.
</p><p>Dans les pays européens voisins qui ont introduit une libéralisation complète, les tarifs pour les ménages n'ont pas baissé, au contraire : ils ont plutôt augmenté. D'une part, la baisse des prix du produit n'a pas été répercutée sur les petits consommateurs. D'autre part, les frais de réseau et les taxes ont augmenté. Avec un tarif moyen de quelque 22 ct./kWh par ménage, la Suisse se situe depuis des années en milieu de tableau. La clientèle dite « prisonnière » ne paie donc pas les prix les plus élevés.
</p><p>Le futur approvisionnement de base tel qu'il est envisagé, avec un courant 100 % indigène, garantirait aux gros producteurs un marché auprès des petits consommateurs. Il s'agirait d'un mix entre énergie hydraulique et atomique. Contrairement à la situation actuelle, les ménages qui resteraient dans l'approvisionnement de base n'auraient plus de choix.
</p><p>Un approvisionnement de remplacement doit garantir à tous les consommateurs d'électricité, les gros comme les petits, qu'ils soient fournis en tout temps et sans interruption. Cette garantie d'approvisionnement s'applique aussi dans les cas où un (gros) utilisateur a omis de mandater à temps un nouveau fournisseur. La responsabilité de l'approvisionnement revient dans tous les cas au gestionnaire de réseau de la zone de desserte concernée. Cette organisation démontre bien à quel point le terme de « marché » est un non-sens dans l'approvisionnement électrique : l'électricité est un bien qui doit être disponible en tout temps et qui ne peut que partiellement être stocké. Le flux du courant doit être constant. Pour assurer cet équilibre permanent malgré le « marché », il faudra une multitude de réglementations législatives, normes et organes de contrôle.
</p><p>Le marché de l'électricité est un domaine extrêmement réglementé. L'« ouverture » préconisée par le Conseil fédéral ne réduirait pas cette densité réglementaire, elle nécessiterait plutôt davantage de réglementations. L'USS rejette l'ouverture complète du marché de l'électricité.
</p><p>Vous trouvez l'argumentaire complet dans la <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2026/260916_DG_technische_Handelshemmnisse.pdf" class="download">réponse de&nbsp;l'USS&nbsp; à la consultation sur le projet d'ouverture complète du marché de l'électricité</a>.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5834</guid><pubDate>Mon, 21 Jan 2019 09:27:32 +0100</pubDate><title>Dossier 132 : Évolution des effectifs des  syndicats en 2017</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-132-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2017</link><description>Fin 2017 les fédérations membres de l’USS comptaient exactement 353 246 membres</description><content:encoded><![CDATA[<p class="04Lauftext"><span lang="FR">L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2017, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 353&nbsp;246 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 4325 personnes en moins, soit une baisse de 1,2&nbsp;% des effectifs. Le nombre de membres a diminué chez les femmes (- 972) comme chez les hommes (- 3353).</span></p><p class="04Lauftext"><span lang="FR">Le nombre des organisations affiliées à l’USS est resté le même qu’en 2016, soit 16. Parmi ces 16 fédérations, trois ont vu leurs effectifs augmenter par rapport à l’année précédente, duex</span><span lang="FR"></span>ont maintenu leurs effectifs et les onze autres syndicats ont perdu des membres.</p><p class="05TitelUnterkapitel"><a name="_Toc532811577"></a><a name="_Toc460921492"></a><a name="_Toc270602320"></a></p><p class="04Lauftext"><span lang="FR"><span lang="FR">Fin 2017, l’USS comptait 104&nbsp;856 femmes. Cela représente une baisse de 972 membres (0,92&nbsp;%) par rapport à l’année précédente.</span> En 2009, les fédérations affiliées à l’USS avaient pour la première fois franchi la barre des 100&nbsp;000&nbsp;femmes. <br></span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5832</guid><pubDate>Fri, 18 Jan 2019 15:59:55 +0100</pubDate><title>Un peu plus d’AVS et des orientations importantes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-peu-plus-d-avs-et-des-orientations-importantes</link><description>Assurances sociales : les nouveautés en 2019</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En ce début d'année, les retraité-e-s AVS touchent enfin un petit peu plus de rente. Mais ce petit supplément ne suffira pas à compenser la hausse constante des coûts de la santé. Il faut donc de toute urgence augmenter les rentes AVS de façon substantielle. Pour ce faire, le financement additionnel sur lequel nous voterons en mai en même temps que la réforme fiscale pourrait constituer une base.</p><p>Pour la première fois depuis quatre ans, les rentes AVS connaissent une hausse. Mais il s'agit d'une hausse minime : dix francs de plus pour la rente minimale, qui passe à 1185 francs, alors que la rente maximale monte de 20 francs pour atteindre 2370 francs. Les prestations complémentaires et l'allocation pour impotent sont elles aussi légèrement revues à la hausse. Du côté des cotisations, le minimum passe à 482 francs (+4 fr.) et la cotisation volontaire AVS/AI à 922 francs (+8 fr.).</p><p>La prévoyance professionnelle obligatoire ne connaît pas de changement majeur cette année. Le taux d'intérêt minimum se maintient pour la quatrième année consécutive à son niveau historiquement bas de 1 %. La Commission LPP a même souhaité l'abaisser à 0,75 %. Même si le Conseil fédéral n'a pas suivi cette recommandation, les avoirs-vieillesse continuent de subir des rendements inférieurs à la moyenne. Conséquence : des pertes significatives sur les futures rentes.</p><h3>Un 2e pilier en difficulté</h3><p>Autres légères hausses en 2019 : dans le 2e pilier, le montant de coordination passe à 24 885 francs et le seuil d'accès à 21 330 francs. Pour la prévoyance individuelle 3a, la déduction maximale sera de 6826 francs. Les cotisations LPP pour les chômeurs, elles, baissent fortement de 1,5 % à 0,25 % en raison d'un taux de couverture élevé et d'un niveau de chômage relativement bas. Enfin, les rentes de survivant-e-s et d'invalidité octroyées depuis 2015 seront augmentées cette année de 1,5 % dans le 2e pilier.</p><p>Les problèmes du 2e pilier sont considérables : depuis plusieurs années, les rentes moyennes des caisses de pension diminuent. En cause : les taux d'intérêts et les taux de conversion en baisse constante, surtout dans le domaine surobligatoire. Et alors que les salarié-e-s cotisent toujours davantage, les assurances, les banques et autres consultants continuent d'encaisser des milliards en frais d'administration et honoraires. Il faut combattre vigoureusement cette tendance : avec cette baisse continue du niveau des rentes, on perd complètement de vue l'objectif constitutionnel selon lequel le 1er et le 2e pilier doivent, ensemble, permettre de " maintenir le niveau de vie de manière appropriée ". Les rentes doivent augmenter et non baisser. C'est pourquoi il est urgent d'élever les rentes AVS.</p><h3>Deux milliards pour l'AVS ?</h3><p>La hausse continuelle des primes-maladie pèse aussi sur le budget des ménages. La prime standard de l'assurance obligatoire des soins augmente cette année de 2,7 % pour un adulte de plus de 25 ans, alors qu'elle baisse de 13,5 % pour les jeunes adultes (&lt; 25 ans). Si l'Office fédéral de la santé publique (OFAS) évoque une hausse de 1,2 % seulement, c'est qu'il présente pour la première fois l'évolution des primes basée sur la prime moyenne prévue, et non plus sur la prime standard (avec franchise de 300.- et libre-choix du médecin). Actuellement, une majorité d'assuré-e-s renoncent déjà au libre-choix du médecin et optent pour une franchise plus élevée. Les primes peuvent ainsi se maintenir à un niveau modéré, mais en cas de maladie, la participation aux coûts s'avère nettement plus salée.</p><p>Un certain nombre de mesures ont été prises ou sont en cours d'élaboration afin de freiner la hausse des coûts de la santé : en décembre 2018, le prix de plusieurs centaines de médicaments et autres produits ont dû baisser. Et dès 2019, certaines prestations jusqu'ici stationnaires ne seront prises en charge que si elles sont fournies en mode ambulatoire (p.ex. opération des varices, des hémorroïdes et des hernies, ou encore arthroscopies du genou).</p><p>Le 19 mai, les citoyennes et citoyens voteront sur la réforme fiscale et le financement de l'AVS (RFFA). Ce projet permettrait d'injecter deux milliards de francs supplémentaires par année dans l'AVS. Le mode de financement serait on ne peut plus social : une légère hausse des cotisations salariales. Ce financement supplémentaire de l'AVS est couplé à la nouvelle mouture, controversée, de la Réforme de l'imposition des entreprises III.</p><h3>Coupes redoutées dans l'AI</h3><p>La révision des prestations complémentaires, elle, se trouve encore en plein processus parlementaire. Les différends retournent au Conseil national et, le cas échéant, en conférence de conciliation. Nous avons réussi à faire passer une augmentation moyenne de 19 % des montants maximaux pour le loyer ainsi que la disposition prévoyant que les personnes plus âgées au chômage puissent laisser leur avoir LPP dans l'institution de prévoyance et plus tard toucher une rente. Malgré cela, les prestations complémentaires sont menacées de nouvelles coupes budgétaires et les conditions d'octroi pourraient se voir restreintes.</p><p>Des coupes sont à craindre aussi dans la révision de l'AI. Pour le Conseil fédéral, cette révision devait être sans effet sur les coûts, mais la Commission du Conseil national a opté pour des mesures d'économie. La réduction de 25 % des rentes pour les enfants des bénéficiaires AI est particulièrement choquante. Et l'introduction du système de rentes linéaire cache des réductions de rentes. Point positif à relever : les mesures pour une meilleure insertion professionnelle des jeunes ayant des problèmes psychiques.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Assurance-accidents</category><category>Assurance-invalidité</category><category>Assurance-chômage</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5831</guid><pubDate>Fri, 18 Jan 2019 15:55:03 +0100</pubDate><title>Victimes de l’amiante : 1,4 million pour les survivant-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/victimes-de-l-amiante-1-4-million-pour-les-survivant-e-s</link><description>Le Fonds d’indemnisation s’étend à de nouveaux ayants droit</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Fin 2018, la Fondation Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (Fondation EFA) a autorisé le versement d'1,4 million de francs à 23 survivant-e-s de victimes de l'amiante. La fondation a également élargi le cercle des ayants droit : désormais, les personnes dont le cancer dû à l'amiante (mésothéliome malin) a été reconnu comme maladie professionnelle peuvent toucher des indemnisations.</p><p>Le rôle premier de la Fondation EFA est de dédommager les personnes dont le mésothéliome n'est pas reconnu comme une maladie professionnelle. Il s'agit en particulier de proches qui ont par exemple lavé des vêtements contaminés et n'ont ainsi pas eu un contact professionnel avec l'amiante. Les bricoleurs de loisir aussi entrent dans cette catégorie. Dès maintenant, les personnes ayant eu un contact d'ordre professionnel avec l'amiante peuvent aussi être indemnisés par le Fonds. Les montants seront toutefois inférieurs à ceux versés aux personnes sans assurance LAA.
</p><p>Ces 23 nouveaux cas portent à 56 le nombre total de personnes qui ont perçu des indemnités du Fonds EFA, pour une somme globale de 5,8 millions de francs. Quinze nouvelles requêtes sont à l'étude. Les demandes étant moins nombreuses que prévu, la Fondation EFA a lancé une campagne de communication. Mais avec des demandes en hausse, le Fonds doit pouvoir compter sur toujours plus de ressources financières. La fondation appelle donc " instamment " le monde de l'économie et de l'industrie à faire davantage de dons. Jusqu'à l'échéance prévue en 2025, la fondation aura besoin de 100 millions de francs pour remplir sa mission.
</p><p>Aujourd'hui encore, quelque 120 personnes se voient diagnostiquer un mésothéliome mortel. Le Conseil de la Fondation EFA est composé de représentant-e-s d'associations et d'entreprises qui financent le Fonds, ainsi que de victimes de l'amiante et de syndicats. Le victimes souffrant de mésothéliome et leurs proches peuvent consulter le site à <a href="http://www.stiftung-efa.ch/fr/" class="external-link-new-window">www.stiftung-efa.ch</a> pour des renseignements sur la fondation ou s'adresser directement au Service Center Assistance (041 418 89 79, <a href="#" data-mailto-token="thpsav1nlzbjolGzapmabun4lmh5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">gesuche(at)stiftung-efa.ch</a>). </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5830</guid><pubDate>Fri, 18 Jan 2019 15:47:52 +0100</pubDate><title>Des franchises plus élevées ne sont pas supportables</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-franchises-plus-elevees-ne-sont-pas-supportables</link><description>Adaptation des franchises aux coûts de la santé : une décision incompréhensible de la commission des États</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après le Conseil national, la commission compétente du Conseil des États veut à son tour adapter à l'avenir les franchises de l'assurance de base à l'évolution des coûts de la santé. Cette décision est hors de la réalité : elle ne correspond en rien à la situation des assuré-e-s en Suisse et ne tient pas la comparaison avec les autres pays.
</p><p>En effet, nulle part ailleurs en Europe occidentale les assuré-e-s paient autant de leur poche qu'en Suisse pour les soins de santé, sans compter les primes par habitant qui viennent s'additionner à cette charge. La franchise à option n'est pas vraiment un libre choix, ni la visite chez le médecin d'ailleurs. Contrairement à une opinion répandue, la population ne " court pas chez le médecin à chaque bobo ". Selon l'OCDE, les habitant-e-s de notre pays consultent bien moins souvent que tous nos voisins (en Allemagne, on compte en moyenne annuelle dix visites médicales par personne, contre seulement quatre en Suisse).
</p><p>Il est donc complètement aberrant de vouloir, par un nouvel automatisme législatif, augmenter continuellement la participation déjà exorbitante des assuré-e-s aux coûts de la santé. Les retraité-e-s avec des revenus bas et moyens seraient parmi les plus touchés par cette mesure. Ces personnes, qui consacrent déjà plus de 7 % de leur revenu à la participation financière dans la santé, ne pourraient certainement pas se passer de leurs traitements.
</p><p>Il est par ailleurs faux d'affirmer " en vrac " qu'avec une hausse des franchises, les primes augmenteront moins. L'expérience des dernières hausses de franchises ne permet pas une telle conclusion.
</p><p>Il revient désormais au Conseil des États de tenir compte de cet état de faits et de corriger la décision de la commission.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Reto Wyss, secrétaire central de l'USS, 079 740 99 84</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5828</guid><pubDate>Wed, 16 Jan 2019 09:11:59 +0100</pubDate><title>Consultation sur la modification de l’ordonnance sur les fondations de placement (OFP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/consultation-sur-la-modification-de-l-ordonnance-sur-les-fondations-de-placement-ofp</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.
</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/260910_Lohnrunde_27/20260910_Lohn_MK_SEV_DE.pdf" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">» Réponse de l'USS (en allemand)</a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5826</guid><pubDate>Tue, 15 Jan 2019 10:00:00 +0100</pubDate><title>Pouvoir d’achat et niveau des rentes : il faut vite s’attaquer au problème</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pouvoir-d-achat-et-niveau-des-rentes-il-faut-vite-s-attaquer-au-probleme</link><description>Conférence de presse annuelle 2019 de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse fait face à un problème de pouvoir d’achat et de niveau des rentes. En dépit de la reprise économique, les salaires réels font du surplace. En même temps, les primes-maladie et les cotisations en hausse au 2e pilier absorbent une part toujours plus importante du salaire, de sorte que le revenu réellement disponible a même baissé. De plus, les personnes qui partent à la retraite touchent toujours moins de rente de leur caisse de pension. Tous ces constats ressortent de diverses études menées par l’Union syndicale suisse (USS) et présentées lors de sa conférence de presse annuelle.</p><p>L’économie suisse a connu une croissance vigoureuse ces deux dernières années. Et pourtant, les salaires réels stagnent. Même l’Allemagne, qui a longtemps pratiqué une « modération salariale » préjudiciable, connaît aujourd’hui une hausse des salaires plus prononcée. En Suisse, les personnes les plus touchées sont les employé-e-s de longue date, avec vingt ans ou plus d’ancienneté dans l’entreprise : depuis 2010, leur rémunération n’a pratiquement pas augmenté. Parallèlement à cette stagnation des salaires, les dépenses pour les caisses-maladie ne cessent d’augmenter et minent le pouvoir d’achat.</p><p>Sans compter que les cotisations au 2e pilier prennent elles aussi l’ascenseur. Depuis la crise financière, le taux de cotisation réglementaire moyen est passé progressivement de 18 % à bientôt 19,5 %. Mais les futurs retraité-e-s ne toucheront pas davantage de rente, bien au contraire. Depuis 2005, les rentes moyennes du 2e pilier ont baissé de 9 %. Et la situation ne fait qu’empirer : la dernière enquête de l’USS auprès de 42 caisses de pension avec 750 000 assuré-e-s montre que le taux de conversion moyen passera de 5,8 % à 5,6 % en 2019, alors qu’il se situait encore à 6,4 % en 2013. Ainsi, les futurs retraité-e-s auront non seulement versé nettement plus que les générations précédentes, mais ils toucheront de surcroît des rentes bien plus basses.</p><p><strong>L’USS exige les mesures suivantes pour s’attaquer au problème de pouvoir d’achat en Suisse :</strong></p><ul><li>Les salaires doivent augmenter substantiellement, en particulier pour les collaborateurs et collaboratrices de longue date, ainsi que pour les femmes. Pour améliorer la situation salariale des femmes, il s’agira de mettre en œuvre rapidement et systématiquement les contrôles des salaires prescrits par la nouvelle loi sur l’égalité.</li><li>Prévoyance vieillesse : l’AVS, avec son excellent rapport coût-prestations, doit être renforcée. L’USS prépare actuellement un texte d’initiative pour une treizième rente AVS.</li><li>Dans le 2e pilier, les bénéfices sur le dos des assuré-e-s doivent être bannis. Pour cela, il faut poser des restrictions de gains pour les assureurs actifs dans le 2e pilier, mettre en place la transparence sur les frais administratifs et introduire des certificats de prévoyance uniformes et compréhensibles. Les composantes de répartition dans la LPP doivent en outre être renforcées afin d’améliorer le rapport coût-prestations. La Banque nationale suisse (BNS) ne doit pas imposer un taux d’intérêt négatif au Fonds de compensation AVS (compenswiss). De plus, les recettes de la BNS issues des taux négatifs devraient être reversées au 2e pilier (répartition via le Fonds de garantie).</li><li>Les réductions de primes-maladie doivent être plus importantes afin de décharger financièrement les ménages à revenus bas ou moyens. L’USS soutient l’initiative populaire qui stipule que personne ne devrait dépenser plus que 10 % du revenu disponible du ménage pour les primes d’assurance-maladie.</li><li>La politique monétaire doit activement contribuer à ce que la valeur du franc reste équitable. Une hausse isolée des taux d’intérêts par la Banque nationale suisse (BNS), telle que certains milieux bancaires l’exigent, s’avèrerait en revanche catastrophique.</li></ul><p>L’USS a en outre procédé à une analyse de la situation dans le domaine de la formation professionnelle. La proportion de personnes avec une formation de base de degré secondaire II reste insuffisante. Il faudra dans ce domaine réduire les inégalités et les obstacles financiers ainsi que développer des mesures de soutien spécifiques pour les personnes concernées.</p><p>Dans le cas de l’accord-cadre avec l’Union européenne, l’USS a clairement souligné que les lignes rouges fixées par le Conseil fédéral en 2013 doivent rester les mêmes. Les mesures d’accompagnement ne doivent en aucun cas être affaiblies. Au contraire : il faut davantage de protection et de contrats collectifs, avec de bons salaires minimaux.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>AVS</category><category>Repartition</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5820</guid><pubDate>Mon, 07 Jan 2019 10:21:49 +0100</pubDate><title>Consultation sur la modification de l’OPGA – dispositions d’exécution relatives à l’observation des assurés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/consultation-sur-la-modification-de-l-opga-dispositions-d-execution-relatives-a-l-observation-des-assures</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5818</guid><pubDate>Fri, 14 Dec 2018 11:41:14 +0100</pubDate><title>Pas d’accord-cadre au détriment de nos salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-d-accord-cadre-au-detriment-de-nos-salaires</link><description>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, sur les attaques contre les mesures d&#039;accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">A cause des attaques contre les mesures d’accompagnement, de nombreuses personnes ont pris conscience ces derniers mois de l’importance de la protection salariale en Suisse et de l’importance de repousser ces attaques. Pas seulement en Suisse: Ces derniers mois, l’Union syndicale suisse a reçu beaucoup de lettres des principaux syndicats européens, lui demandant de ne pas céder sur les mesures d’accompagnement. Pour que la protection salariale en Europe progresse et non régresse. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">La plupart des adversaires des mesures d’accompagnement vivent dans notre pays: l’aile économique de l’UDC avec la conseillère nationale Magdalena Martullo-Blocher, le think tank des grandes entreprises „Avenir Suisse“, mais aussi une partie de l’entourage des conseils fédéraux PLR. A l’étranger, la Commission européenne y est particulièrement opposée. Les artisans allemands sont divisés, nombre d’entre eux s’étant accommodés des mesures d’accompagnement suisses. Eux-mêmes veulent davantage de protection salariale pour éviter la concurrence du dumping. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Les mesures d’accompagnement ont été introduites dans le cadre des accords bilatéraux I, après le non du peuple à l’EEE. Les accords bilatéraux n’ont une chance en votation populaire que s’ils profitent à l’ensemble de la population. Et avec la garantie qu’en Suisse seront versés des salaires suisses. La Suisse a les salaires les plus élevés en Europe, et nécessite donc la meilleure protection. En Allemagne, les artisans qualifiés gagnent 3‘200 francs, en Pologne seulement 850 francs, alors que le salaire versé en Suisse est d’un peu plus de 5‘849 francs. Sans protection salariale, même nos spécialistes qualifiés sont menacés de finir à l’aide sociale! </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Les entreprises européennes ont un très bon accès au marché, malgré la protection salariale. Par rapport à la population résidente, la Suisse est le pays d’Europe qui compte le plus d’entreprises étrangères actives dans la construction, la sécurité ou l’informatique. Elles réalisent chez nous un chiffre d’affaires annuel d’environ 2,5 milliards de francs.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">La publication de l’accord-cadre confirme les pires craintes. Les mesures d’accompagnement sont attaquées dans leur substance. La Suisse doit reprendre le droit européen, faible sur la protection salariale. La Cour de justice européenne et la Commission européenne, qui ont attaqué la protection salariale dans plusieurs pays de l’UE, ont désormais aussi leur mot à dire sur nos mesures d’accompagnement. Elles peuvent nous mettre sous pression pour que nous contrôlions beaucoup moins d’entreprises étrangères. Pire encore: elles peuvent attaquer le cœur des conventions collectives de travail suisses. Une partie des autorités de l’UE s’est toujours opposée à ce que les CCT soient appliquées par des commissions paritaires formées d’employeurs et de syndicats. La CJUE pourrait décider qu’il s’agit d’une discrimination de principe envers les entreprises européennes. Il est également regrettable que les instruments d’annonce préalable, de caution et le test de faux travail indépendant soient supprimés. De plus, la Suisse ne pourrait quasiment plus introduire de nouvelles mesures de protection salariale. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">En Suisse doivent être versés des salaires suisses. Cette promesse doit rester valable. Le présent accord-cadre n’offre aucune garantie. Les syndicats le rejettent et le combattront par référendum si nécessaire. </span></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5816</guid><pubDate>Fri, 14 Dec 2018 10:27:38 +0100</pubDate><title>Avancée importante en direction de l’égalité salariale – d’autres avancées restent nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/avancee-importante-en-direction-de-l-egalite-salariale-d-autres-avancees-restent-necessaires</link><description>La révision de la loi sur l’égalité passe les votations finales</description><content:encoded><![CDATA[<p> Lors des votations finales, le parlement a donné un signe en faveur de l'égalité salariale en adoptant la révision de la loi sur l'égalité, grâce notamment à l'engagement tenace des syndicats. L'Union syndicale suisse (USS) salue le fait que la révision législative fixe enfin des mesures contraignantes contre la discrimination salariale permanente, mais considère que les améliorations décidées sont trop modestes. La grève des femmes* du 14 juin 2019 fera pression pour une mise en œuvre sans compromis.
</p><p>Adoptées par le parlement le 14 décembre, les mesures pour combattre la discrimination salariale ont fait l'objet d'une longue lutte. L'USS trouve scandaleux que la majorité bourgeoise ait affaibli par tous les moyens imaginables le projet du Conseil fédéral. Elle a ainsi évité aux employeurs d'être enfin tenus pour pleinement responsables, comme l'exige la Constitution. Des contrôles et des sanctions seraient nécessaires. Et il est erroné de supprimer les nouvelles dispositions 12 ans après les avoir introduites dans la loi. Mais contre une résistance véhémente, les syndicats et les femmes ont obtenu une avancée. Pendant des décennies, ils et elles ont lutté sans relâche pour améliorer l'égalité salariale, la dernière fois lors de la manifestation #Enough18 le 22 septembre. Après plusieurs tentatives infructueuses de combattre la discrimination salariale par des approches volontaires, le Conseil fédéral et le parlement ont décidé maintenant de mesures plus contraignantes grâce à eux et elles.
</p><p>L'USS attend que la loi révisée entre rapidement en vigueur et que son impact soit évalué. En effet, la discrimination salariale de plus de 7% - qui fait perdre en moyenne 303'000 francs à chaque femme active en Suisse au cours de sa vie professionnelle - est une violation permanente de la Constitution. Après la beaucoup trop longue attente de la justice salariale, la loi révisée doit maintenant être mise en œuvre à la lettre. Lors de la grève nationale du 14 juin 2019, les femmes* remettront l'accent sur leurs revendications.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale pour l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 7</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5813</guid><pubDate>Thu, 13 Dec 2018 12:39:37 +0100</pubDate><title>La BNS doit mener une politique monétaire active – le franc continue à être fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-mener-une-politique-monetaire-active-le-franc-continue-a-etre-fortement-surevalue</link><description>Commentaire de l’USS sur l’évaluation de la situation par la BNS </description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières semaines, la Banque nationale suisse a été soumise à des pressions croissantes pour relever les taux d’intérêt. Mais une telle mesure serait fatale, parce que le franc est toujours nette-ment surévalué. Une hausse des taux d’intérêt renforcerait la pression à la hausse déjà existante, avec des conséquences négatives sur les salaires et l’emploi.</p><p>L’USS salue donc le maintien par la BNS de taux d’intérêt à un niveau bas, et sa disponibilité à in-tervenir sur le marché des changes. Mais l’USS attend de la BNS qu’elle prenne des mesures plus fortes contre la surévaluation du franc suisse. L’occasion a notamment été ratée de stabiliser la va-leur de 1,20 franc/euro par diverses mesures (de communication et monétaires). Désormais, l’objectif doit être de ramener le plus rapidement possible le taux de change du franc à un niveau non préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se fixer des objectifs plus clairs et les mettre en œuvre, notamment concernant le taux de change.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5812</guid><pubDate>Thu, 13 Dec 2018 08:48:00 +0100</pubDate><title>Pierre-Yves Maillard reprend la présidence de l’USS le 6 mai 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pierre-yves-maillard-reprend-la-presidence-de-l-uss-le-6-mai-2019</link><description>Il entrera en fonction comme président de l’USS, une fois sa succession au gouvernement vaudois réglée. </description><content:encoded><![CDATA[<p> Le 1er décembre, les délégué-e-s du Congrès de l’USS ont élu Pierre-Yves Maillard comme nouveau président. Pierre-Yves Maillard étant encore Conseiller d’Etat du canton de Vaud, il entrera en fonction comme président de l’USS le 6 mai 2019, une fois sa succession au gouvernement vaudois réglée. Jusque-là, la vice-présidente Vania Alleva et le vice-président Giorgio Tuti dirigent l’Union syndicale suisse (USS). Les journalistes peuvent poser leurs questions au secrétariat de l’USS.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5810</guid><pubDate>Fri, 07 Dec 2018 19:24:42 +0100</pubDate><title>L’USS combattra systématiquement tout démantèlement de la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-combattra-systematiquement-tout-demantelement-de-la-protection-des-salaires</link><description>Accord-cadre Suisse - Union européenne: les pires craintes viennent d&#039;être confirmées</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les éléments de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE) présentés par le Conseil fédéral confirme les pires craintes de l'Union syndicale suisse (USS). Cet accord entraînerait ainsi un démantèlement substantiel des mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes et, de ce fait, de la protection suisse des salaires. Il interdira à la Suisse de protéger ses salaires comme elle l'estime nécessaire. Il empêchera toute amélioration des mesures d'accompagnement. Et c'est finalement la Cour de justice de l'Union européenne qui trancherait sur la protection des salaires en Suisse. Or celle-ci a prouvé à une nouvelle reprise il y a quelques semaines, dans un arrêt prononcé contre les dispositions autrichiennes de protection des salaires, qu'elle place les intérêts des employeurs et employeuses, c'est-à-dire l'accès au marché intérieur, au-dessus de ceux des travailleurs et travailleuses.</p><p>La ligne rouge de la protection des salaires fixée par le Conseil fédéral et confirmée plusieurs fois par lui a été ainsi franchie par la délégation de négociation. Pareil accord-cadre n'a politiquement aucune chance. C'est pourquoi l'USS rejette énergiquement un tel accord-cadre et elle le combattra systématiquement, si nécessaire par un référendum. Cette position a été confirmée dans une résolution adoptée à l'unanimité par les délégué(e)s du congrès de l'USS qui s'est tenu la semaine dernière.</p><p>Ces derniers mois, l'ensemble des syndicats importants du continent ont demandé à l'USS de ne pas céder sur les mesures d'accompagnement. La protection des salaires doit être améliorée dans toutes l'Europe. Avec les syndicats affiliés à la Confédération européenne des syndicats, l'USS se bat au niveau européen pour des améliorations substantielles dans ce domaine.</p><p>Renseignements:</p><p>Daniel Lampart, premier secrétaire central de l'USS, 079 205 69 11</p><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5805</guid><pubDate>Thu, 06 Dec 2018 12:06:55 +0100</pubDate><title>Le monitoring montre qu’il est plus qu’urgent d’agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-monitoring-montre-qu-il-est-plus-qu-urgent-d-agir</link><description>La charge des primes supportée par les assuré(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats du nouveau monitoring de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) <a href="https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/versicherungen/krankenversicherung/krankenversicherung-versicherte-mit-wohnsitz-in-der-schweiz/praemienverbilligung/monitoringpraemienverbilligung.html" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">qui vient d’être rendu public</a> confirment ce que l’Union syndicale suisse (USS)a déjà constaté récemment dans son <a href="/themes/economie/detail/la-reprise-doit-servir-maintenant-a-mieux-repartir-les-revenus">rapport sur la répartition</a> des revenus et de la fortune, à savoir que la charge financière nette représentée par les primes-maladie a énormément augmenté dans tous les cantons ces dix dernières années pour l’ensemble des ménages à bas ou moyen revenu. En moyenne suisse, cette charge est passée de 9&nbsp;% du revenu disponible en 2007 à 14&nbsp;% en 2017, la hausse étant nettement plus marquée pour certains ménages. 
</p><p>Certes, cette évolution relève bien sûr quelque peu aussi de la croissance des coûts dans l’assurance de base. Des mesures de maîtrise des coûts, par exemple pour freiner l’offre excédentaire de soins et pour baisser les prix des médicaments s’imposent donc. Mais cela ne doit pas nous détourner du problème principal qui est celui du financement antisocial de l’assurance-maladie.
</p><p>Le monitoring n’analyse en effet explicitement pas les coûts, respectivement la hausse des primes, mais l’efficacité du système de réduction des primes. Les résultats du monitoring s’expliquent par le fait qu’à cause de programmes d’austérité, les réductions ont très fortement diminué dans presque tous les cantons. Ainsi, 11 cantons ont en tout consacré moins d’argent à la réduction des primes en 2017 qu’il y a dix ans&nbsp;; cela, malgré la hausse massive de celles-ci et la forte croissance démographique. 
</p><p>Cela doit changer. C’est pourquoi l’USS a <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/arbeit/Supermarkt_Einkaufskorb-Regal_tara-clark-unspl.jpg" class="download">décidé à l’unanimité</a>, lors de son dernier congrès, de soutenir l’initiative lancée le même week-end par le Parti socialiste. Cette initiative fixe la norme pour un système de réduction des primes qui soit efficace. Un tel système profitera non seulement aux assuré(e)s à bas ou moyen revenu, il corrigera également l’absurdité économique selon laquelle ces personnes sont contraintes de consacrer une part toujours plus grande de leur revenu au paiement de leurs primes-maladie.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5803</guid><pubDate>Sat, 01 Dec 2018 16:40:51 +0100</pubDate><title>L’USS veut renforcer le pouvoir d’achat – Élection d’un nouveau président</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-veut-renforcer-le-pouvoir-d-achat-election-d-un-nouveau-president</link><description>Bilan du 56e congrès de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Lors de leur 56e Congrès, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont élu samedi 1er décembre le conseiller d’État vaudois Pierre-Yves Maillard au poste de président de l’USS. Le socialiste succède à Paul Rechsteiner, qui a quitté ses fonctions après 20 ans à la présidence. Les délégué-e-s ont honoré leur président sortant d’une longue ovation. Par ailleurs, le congrès de deux jours a traité des thèmes centraux suivants : la lutte pour l’égalité entre femmes et hommes ainsi que plusieurs textes d’orientation et résolutions visant à renforcer le pouvoir d’achat des personnes avec des revenus ou des rentes basses ou moyennes.<br></p><p>En soutenant activement la grève des femmes du 14 juin 2019, les délégué-e-s ont décidé à l’unanimité de faire du thème de l’égalité un point fort de l’actualité syndicale des prochains mois. Le Congrès a par ailleurs décidé, dans une résolution, d’élaborer un important paquet de mesures contre les discriminations, notamment salariales, et de le soumettre lors d’une assemblée de délégué-e-s.<br></p><p>La lutte pour des rentes décentes constitue aussi l’un des éléments essentiels de l’action syndicale. Les délégué-e-s ont chargé les instances de l’USS de préparer le lancement d’une initiative populaire pour une 13e rente AVS. Augmenter les rentes AVS est le seul moyen sensé de compenser les baisses constantes des rentes du 2e pilier pour les futurs retraité-e-s. L’AVS présente en effet le meilleur rapport prix-prestations de la prévoyance vieillesse suisse. Pour plus de trois quarts des assuré-e-s, la rente touchée est supérieure au montant des cotisations qu’ils ont dû verser. Seule une hausse des rentes AVS permet de remplir le mandat constitutionnel selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre ensemble de maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur.<br></p><p>En outre, le Congrès a décidé de soutenir activement l’initiative populaire en préparation sur la réduction des primes-maladie. Ces dernières, qui ne cessent d’augmenter, absorbent en effet toujours plus le pouvoir d’achat de la population. La coupe est pleine. 
</p><p>Les délégué-e-s de l’USS ont aussi clairement fait savoir qu’ils combattront énergiquement les attaques contre la protection des salaires et des conditions de travail ainsi que les durées du travail. Ils ont adressé un message clair au Conseil fédéral : il n’est pas question de renoncer à la ligne rouge de la protection des salaires dans les négociations sur l’accord-cadre avec l’Union européenne. Si nécessaire, les syndicats combattront le démantèlement de la protection des salaires également au moyen d’un référendum. Ils feront aussi passer devant le peuple la révision prévue de la loi sur le travail si cette attaque contre les durées du travail passe le cap des délibérations parlementaires.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5801</guid><pubDate>Sat, 01 Dec 2018 13:11:58 +0100</pubDate><title>Pierre-Yves Maillard est le nouveau président de l&#039;USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pierre-yves-maillard-est-le-nouveau-president-de-luss</link><description>Elu au premier tour avec 115 voix</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision est tombée&nbsp;: à la majorité absolue, les délégué-e-s du 56e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS) ont choisi au premier tour Pierre-Yves Maillard (50 ans) pour nouveau président. Ces quatre prochaines années, il dirigera la plus grande organisation de travailleurs et travailleuses de Suisse. Pierre-Yves Maillard succède à Paul Rechsteiner dont le départ, après 20 années à la présidence de l’USS, a été solennellement fêté. 212 délégué-e-s ont participé à cette élection, 82 ont donné leur voix à Barbara Gysi et 115 à Pierre-Yves Maillard, avec 15 abstentions.
</p><p><span lang="FR">Dans son discours de candidature, Pierre-Yves Maillard a plaidé pour un mouvement syndical fort. Ce dernier se caractérise par sa diversité, mais aussi par son unité. Il a en outre rappelé que le Conseil fédéral devait respecter sa parole en ce qui concerne les mesures d’accompagnement «&nbsp;et ne pas jouer la concurrence sur les salaires à l’échelle européenne&nbsp;».</span></p><p><span lang="FR">Depuis 2004, Pierre-Yves Maillard est conseiller d’État socialiste dans le canton de Vaud où il dirige le département de la santé et de l’action social. Il a étudié à l’Université de Lausanne et enseigné au niveau secondaire avant de devenir secrétaire régional du syndicat FTMH (Fédération suisse des travailleurs de la métallurgie et de l'horlogerie). Pierre-Yves Maillard va renoncer à son mandat de conseiller d’État et prendre ses fonctions de président de l‘USS entre mai et juin 2019. D’ici là, Vania Alleva et Giorgio Tuti, vice-présidente et vice-président de l’USS, assureront l’intérim. </span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5799</guid><pubDate>Fri, 30 Nov 2018 19:18:51 +0100</pubDate><title>L’USS combattra toutes les attaques contre la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-combattra-toutes-les-attaques-contre-la-protection-des-salaires</link><description>Action symbolique des délégué-e-s de l&#039;USS et soutien d&#039; Alain Berset.</description><content:encoded><![CDATA[<p> En Suisse, il faut verser des salaires suisses et appliquer des conditions de travail suisses. Tel est le but des mesures d’accompagnement introduites sous la pression des syndicats. Que deux conseillers fédéraux PLR s’attaquent à ces mesures en dépit des décisions du Conseil fédéral est sans précédent. On entend même désormais que le Conseil fédéral serait prêt à céder sur la ligne rouge de la protection des salaires. L’Union syndicale suisse (USS) condamne ces attaques avec la plus grande vigueur. Elle combattra fermement toute tentative de détériorer la protection des salaires en Suisse, au besoin par un référendum. Les mesures de protection des salaires sont la clé des Accords bilatéraux, et non le problème. Les délégué-e-s réunis pour le 56e Congrès de l’USS ont voulu illustrer cette position par une action symbolique : elles et ils se sont rendus à la mi-journée sur le Kornhausbrücke à Berne pour former une ligne rouge que le Conseil fédéral ne doit pas franchir.
</p><p>Dans une résolution, les délégué-e-s de l’USS ont exigé un élargissement de la protection salariale, et non une réduction. Car la protection des salaires a stagné ces dernières années en Suisse. Cela, bien que de nombreux problèmes subsistent, notamment l’augmentation constante des emplois temporaires et menacés de sous-enchère, l’application insuffisante des amendes envers les entreprises fautives ou les difficultés des salarié-e-s plus âgés sur le marché du travail.<br></p><p>Les délégué-e-s ont par ailleurs réaffirmé que l’engagement en faveur des mesures d’accompagnement constitue aussi un combat pour une Europe sociale, combat mené par le mouvement syndical européen. Car la sous-enchère salariale est un problème dans toute l’Europe. Un problème qui ne peut être résolu que si l’on applique le principe suivant : dans chaque pays, on doit verser les salaires du pays. L’USS peut compter sur le soutien du président de la Confédération Alain Berset. Dans son allocution devant le Congrès vendredi, il a confirmé : « En Suisse, on doit verser des salaires suisses ».<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5797</guid><pubDate>Fri, 30 Nov 2018 13:51:00 +0100</pubDate><title>Une 13e rente AVS s’impose : projet d’initiative de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/une-13e-rente-avs-s-impose-projet-d-initiative-de-l-uss</link><description>Les délégué-e-s réunis au du 56e Congrès ont donné le mandat aux instances de l’USS de préparer une initiative populaire pour une 13e rente AVS.</description><content:encoded><![CDATA[<p> La prévoyance vieillesse est en difficulté : les rentes baissent alors que les cotisations augmentent. Les personnes qui partent maintenant ou bientôt à la retraite toucheront une rente inférieure à celles de la génération précédente. Augmenter les rentes AVS est la solution la meilleure et la plus sensée financièrement pour assurer un niveau de décent des rentes. C’est particulièrement important pour les femmes, qui sont souvent défavorisées en matière de retraite. C’est pourquoi les délégué-e-s réunis au du 56e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS) ont donné le mandat aux instances de l’USS de préparer une initiative populaire pour une 13e rente AVS.
</p><p>Les rentes du 2e pilier diminuent d’année en année. Pourtant, la Suisse est de plus en plus riche et les gens qui exercent une activité professionnelle versent des sommes plus importantes chaque année dans leur caisse de pension. En cause : des taux d’intérêts bas et les bénéfices que les banques et les compagnies d’assurance tirent du 2e pilier.
</p><p>Les rentes AVS, elles, augmentent, car elles sont adaptées au renchérissement et partiellement à l’évolution des salaires, ce qui est positif. Mais elles sont toujours à la traîne par rapport aux salaires. En outre, les primes maladie absorbent une part toujours plus importante des rentes. De plus en plus de rentières et rentiers AVS dépendent dès lors des prestations complémentaires. 
</p><p>En raison de la baisse des rentes du 2e pilier, couplée avec l’augmentation du coût de la vie, la Suisse s’éloigne de plus en plus de l’objectif constitutionnel qui stipule que la caisse de pension et l’AVS ensemble doivent permettre de « maintenir de manière appropriée [le] niveau de vie antérieur ».
</p><p>Dans la situation actuelle, seul un renforcement de l’AVS peut assurer un niveau décent des rentes pour les retraité-e-s. Nous voulons donc une 13e rente AVS, au même titre que le 13e salaire dont bénéficie la majorité des salarié-e-s. Cela a un coût. Mais pour les revenus faibles et moyens, l’AVS demeure la prévoyance vieillesse présentant le meilleur rapport prix-prestation, grâce aussi à son caractère éminemment social. Elle permet à 92 % des salarié-e-s de toucher plus de rente que ce qu’ils ou elles ont cotisé.
</p><p>Un renforcement de l’AVS est tout particulièrement avantageux pour les femmes, car elles n’ont souvent qu’une petite rente LPP, voire aucune. Mais aussi parce que le travail non rémunéré d’éducation et de soins, contrairement au 2e pilier, contribue à faire augmenter les rentes AVS. Au premier jour du Congrès, les délégué-e-s de l’USS ont donné au Comité le mandat d’élaborer dans le détail un texte d’initiative populaire pour une 13e rente AVS, qui sera soumis à l'assemblée des délégué-e-s. <br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5795</guid><pubDate>Thu, 29 Nov 2018 10:15:00 +0100</pubDate><title>Le peuple dira non au travail gratis et à l’épuisement professionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-peuple-dira-non-au-travail-gratis-et-a-l-epuisement-professionnel</link><description>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse doit faire face aujourd’hui à une violente attaque contre la protection qu’elle garantit aux travailleurs et travailleuses : les règles sur les durées maximales de travail et la saisie de sa durée pourraient changer pour jusqu’à 1,4 million de salarié-e-s. La porte serait ainsi grande ouverte au travail gratis et à l’épuisement professionnel (« burnout »). Si le Parlement approuve ce démantèlement de la loi sur le travail, un référendum trouverait un large soutien.</p><p>La procédure de consultation sur la révision de la loi sur le travail (LTr) prendra fin mardi prochain. Cette révision veut que les « spécialistes » et les cadres soient désormais exclus des dispositions sur le temps de travail. La protection contre l’épuisement professionnel et le travail gratis serait ainsi supprimée pour près de 40 % des salarié-e-s, soit 1,4 million de personnes. Le nombre important de personnes concernées s’explique par le flou qui entoure la description des catégories de salarié-e-s en question. Les « spécialistes qui disposent d’un pouvoir de décision important » et d’une « grande autonomie dans leur travail » ainsi que les cadres ne sont pas des catégories juridiques. L’employeur ou l’employeuse disposera par conséquent d’une grande marge de manœuvre pour définir les profils d’emploi en fonction de ses besoins. S’ajoute à cela un problème d’exécution : sans enregistrement de la durée du travail, les inspecteurs et inspectrices du travail ne pourront plus vérifier si les règles de protection légales concernant le repos nocturne, l’interdiction de travailler le dimanche et les pauses sont respectées. Et les travailleurs et travailleuses n’auront plus la possibilité de prouver l’existence d’infractions. 
</p><p>Leur santé serait particulièrement menacée par la suppression de la durée hebdomadaire maximale de travail et de la quantité maximale de temps supplémentaire par jour, ainsi que par la levée de l’interdiction du travail dominical. Toutes ces « flexibilisations », selon les employeurs et employeuses, auraient pour résultat que nombre de salarié-e-s devraient travailler beaucoup plus longtemps. La journée de travail de 15 heures et la semaine de 73,5 heures deviendraient la norme. Et la vie familiale et sociale de larges pans de la population serait en plus perturbée par la suppression de l’interdiction du travail du dimanche.
</p><h3>Des problèmes de santé avérés</h3><p>Les études effectuées pas la médecine du travail montrent clairement que les longues durées de travail augmentent les risques de maladies cardiovasculaires, de cancer, d'arthrite, de diabète et de maladies psychiques comme l’épuisement professionnel. Selon la Société suisse de médecine du travail, la révision de la LTr entraînerait aussi une augmentation des absences pour cause de maladie, et donc des coûts pour les employeurs et employeuses ainsi que pour la société. De plus, un nombre croissant de personnes quitterait la vie active plus tôt et la situation des femmes professionnellement actives se dégraderait (p. ex. en cas de travail à temps partiel : hausse de la pression pour travailler davantage, resp. plus grande difficulté pour concilier travail et obligations familiales). L’exemple des professions de la santé montre justement que l’existence d’une charge de travail excessive ne touche pas uniquement les travailleurs et travailleuses, mais aussi d’autres parties de la société, par exemple lorsque la sécurité des patient-e-s diminue. 
</p><p>Avec toutes ces conséquences négatives, il est évident que les organisations signataires rejettent cette révision et qu’elles prendront toutes les mesures nécessaires pour protéger les salarié-e-s. Elles sont convaincues d’avoir la majorité de la population de leur côté, parce que la journée de travail de 15 heures, la semaine de 73,5 heures, le travail gratis et un repos dominical de plus en plus souvent perturbé ne trouveront pas de majorité dans les urnes.<br><br></p><h3>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS :</h3><ul><li>Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>Société suisse de médecine du travail (SSMT)&nbsp;&nbsp; &nbsp;</li><li>Association suisse des employés de banque (ASEB)</li><li>Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS)</li><li>Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC)&nbsp;&nbsp; &nbsp;</li><li>ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</li></ul><p><br><br></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5807</guid><pubDate>Thu, 29 Nov 2018 10:15:00 +0100</pubDate><title>Le peuple dira non au travail gratis et à l’épuisement professionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-peuple-dira-non-au-travail-gratis-et-a-l-epuisement-professionnel</link><description>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse doit faire face aujourd’hui à une violente attaque contre la protection qu’elle garantit aux travailleurs et travailleuses : les règles sur les durées maximales de travail et la saisie de sa durée pourraient changer pour jusqu’à 1,4 million de salarié-e-s. La porte serait ainsi grande ouverte au travail gratis et à l’épuisement professionnel (« burnout »). Si le Parlement approuve ce démantèlement de la loi sur le travail, un référendum trouverait un large soutien.</p><p>La procédure de consultation sur la révision de la loi sur le travail (LTr) prendra fin mardi prochain. Cette révision veut que les « spécialistes » et les cadres soient désormais exclus des dispositions sur le temps de travail. La protection contre l’épuisement professionnel et le travail gratis serait ainsi supprimée pour près de 40 % des salarié-e-s, soit 1,4 million de personnes. Le nombre important de personnes concernées s’explique par le flou qui entoure la description des catégories de salarié-e-s en question. Les « spécialistes qui disposent d’un pouvoir de décision important » et d’une « grande autonomie dans leur travail » ainsi que les cadres ne sont pas des catégories juridiques. L’employeur ou l’employeuse disposera par conséquent d’une grande marge de manœuvre pour définir les profils d’emploi en fonction de ses besoins. S’ajoute à cela un problème d’exécution : sans enregistrement de la durée du travail, les inspecteurs et inspectrices du travail ne pourront plus vérifier si les règles de protection légales concernant le repos nocturne, l’interdiction de travailler le dimanche et les pauses sont respectées. Et les travailleurs et travailleuses n’auront plus la possibilité de prouver l’existence d’infractions. 
</p><p>Leur santé serait particulièrement menacée par la suppression de la durée hebdomadaire maximale de travail et de la quantité maximale de temps supplémentaire par jour, ainsi que par la levée de l’interdiction du travail dominical. Toutes ces « flexibilisations », selon les employeurs et employeuses, auraient pour résultat que nombre de salarié-e-s devraient travailler beaucoup plus longtemps. La journée de travail de 15 heures et la semaine de 73,5 heures deviendraient la norme. Et la vie familiale et sociale de larges pans de la population serait en plus perturbée par la suppression de l’interdiction du travail du dimanche.
</p><h3>Des problèmes de santé avérés</h3><p>Les études effectuées pas la médecine du travail montrent clairement que les longues durées de travail augmentent les risques de maladies cardiovasculaires, de cancer, d'arthrite, de diabète et de maladies psychiques comme l’épuisement professionnel. Selon la Société suisse de médecine du travail, la révision de la LTr entraînerait aussi une augmentation des absences pour cause de maladie, et donc des coûts pour les employeurs et employeuses ainsi que pour la société. De plus, un nombre croissant de personnes quitterait la vie active plus tôt et la situation des femmes professionnellement actives se dégraderait (p. ex. en cas de travail à temps partiel : hausse de la pression pour travailler davantage, resp. plus grande difficulté pour concilier travail et obligations familiales). L’exemple des professions de la santé montre justement que l’existence d’une charge de travail excessive ne touche pas uniquement les travailleurs et travailleuses, mais aussi d’autres parties de la société, par exemple lorsque la sécurité des patient-e-s diminue. 
</p><p>Avec toutes ces conséquences négatives, il est évident que les organisations signataires rejettent cette révision et qu’elles prendront toutes les mesures nécessaires pour protéger les salarié-e-s. Elles sont convaincues d’avoir la majorité de la population de leur côté, parce que la journée de travail de 15 heures, la semaine de 73,5 heures, le travail gratis et un repos dominical de plus en plus souvent perturbé ne trouveront pas de majorité dans les urnes.<br><br></p><h3>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS :</h3><ul><li>Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>Société suisse de médecine du travail (SSMT)&nbsp;&nbsp; &nbsp;</li><li>Association suisse des employés de banque (ASEB)</li><li>Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS)</li><li>Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC)&nbsp;&nbsp; &nbsp;</li><li>ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</li></ul><p><br><br></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5793</guid><pubDate>Tue, 27 Nov 2018 10:00:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 131 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-131-analyse-des-finances-cantonales</link><description>L’USS examine les budgets et plans financiers des cantons </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse connaît actuellement une période de croissance économique. Cette conjoncture favorable se répercute aussi, avec un certain décalage dans le temps, sur la situation financière des cantons. En 2017, 19 cantons sur 26 ont ainsi pu présenter des comptes positifs (calculés en/sur la base de soldes structurels), contre 16 en 2016. Pourtant, de nombreux cantons continuent de mener une politique d’austérité drastique et n’envisagent pas d’en déroger pour les années à venir. Les motifs avancés, tels que «&nbsp;des déficits insoutenables&nbsp;» ou la nécessité de diminuer la dette, ne tiennent plus aujourd’hui. Depuis, 2016, le résultat financier agrégé des cantons est repassé clairement dans le vert, selon les statistiques de l’Administration fédérale des finances (AFF). De plus, le refinancement de la dette ne revêt plus un caractère absolument prioritaire dans une période où les taux d’intérêt se tiennent durablement au plus bas.
</p><p>Aujourd’hui, une autre raison est souvent avancée pour la mise en place de nouvelles mesures d’économies&nbsp;: condamnés au plan international, les privilèges fiscaux accordés aux entreprises dites «&nbsp;à statut spécial&nbsp;» devraient être supprimés, comme le prévoyait d’abord la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), qui a échoué, puis désormais le Projet fiscal 17 / RFFA. De nombreux cantons veulent compenser la perte de ces privilèges pour les entreprises par une baisse générale de l’impôt sur les sociétés. Mais celle-ci dépasserait largement le cercle restreint des entreprises directement touchées et entraînerait des pertes par millions pour les caisses cantonales. C’est dans cette perspective que certains cantons préparent d’ores et déjà de nouveaux trains de mesures d’économies.
</p><p>L’USS a procédé à trois reprises déjà à une analyse des finances cantonales. Ces dossiers périodiques ont permis de faire les constats suivants&nbsp;:</p><ul><li>Les cantons établissent systématiquement des budgets trop pessimistes. Les comptes sont pratiquement chaque fois meilleurs que prévus.</li><li>La dette cantonale est systématiquement surestimée, la fortune qui contrebalance l’endettement est négligée.</li><li>Les déficits ne sont pas assez reliés à l’évolution de la conjoncture et sont considérés comme structurels.</li><li>Les cantons qui ont par le passé fortement baissé leurs impôts se trouvent aujourd’hui face à de grandes difficultés budgétaires&nbsp;; avec quelques rares exceptions, explicables, pour certains petits cantons.</li></ul><p>La situation économique a changé ces dernières années. La Suisse vit une période de croissance depuis quelque temps déjà. Les constats mentionnés ci-dessus sont pourtant toujours d’actualité. Un exemple&nbsp;: pour l’année 2017, 23 cantons sur 26 bouclent sur des comptes meilleurs que ce qui était prévu au budget.
</p><p>Ce dossier donne une vue d’ensemble des principales données financières concernant les cantons, comme le taux de fortune nette ou le solde structurel. Contrairement aux précédents dossiers sur ce sujet, ces paramètres sont cette fois-ci pris en compte pour l’année 2017 et une prévision pour 2018 et 2019 y est incluse. Pour ce faire, l’analyse des années les plus récentes ne se base plus sur les rapports financiers harmonisés de l’AFF, qui sont publiés beaucoup plus tard, mais directement sur les résultats des cantons. Ces chiffres peuvent aujourd’hui beaucoup plus facilement être comparés et s’harmoniser depuis le passage quasi généralisé au modèle comptable harmonisé HCM2.
</p><p>La structure très fédéraliste de la Suisse permet de faire des comparaisons entre cantons non seulement quant à leur taux d’imposition, mais aussi sur le plan de leur situation financière. C’est pourquoi, dans une seconde partie, nous allons comparer entre elles les dépenses par personne (resp. les coûts par cas) dans différents domaines dévolus à l’État, tout en tenant compte du fait que les tâches transversales (cantons-Confédération) jouent un rôle important, le cas échéant, pour la part cantonale du financement. Deux domaines font l’objet d’une attention particulière&nbsp;: d’une part les soins de longue durée, qui vont gagner en importance au cours des décennies pour des raisons démographiques et, d’autre part, l’enseignement qui doit s’attendre ces prochaines années à une augmentation massive du nombre d’élèves à presque tous les degrés scolaires et dans la grande majorité des cantons.
</p><p>La présente analyse des finances cantonales n’est plus organisée par thème, mais par canton. Cette présentation permet d’avoir un aperçu rapide sur l’évolution dans chaque canton.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5791</guid><pubDate>Mon, 26 Nov 2018 12:00:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 130 : rapport sur la répartition des salaires, des revenus et de la fortune</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-130-rapport-de-repartion-2018</link><description>La reprise doit servir maintenant à mieux répartir les revenus !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la deuxième partie des années 1990, la politique salariale des syndicats a remporté maintes victoires. Grâce aux campagnes pour le salaire minimum et aux progrès réalisés dans les conventions collectives de travail (CCT), les bas salaires ont nettement augmenté, contrairement à ce qui a été le cas dans de nombreux pays d’Europe. Et malgré la crise financière et la surévaluation du franc, les salaires ont globalement progressé. Les syndicats sont parvenus à empêcher les baisses de salaire dont menaçaient les patrons. En revanche, on peut regretter la revalorisation bien plus marquée des salaires élevés et très élevés. En Suisse aussi, l’écart entre les salaires s’est creusé. Aujourd’hui, dans notre pays, environ 14&nbsp;000 personnes empochent un salaire d’un demi-million de francs et plus, contre environ 3&nbsp;000 au milieu des années 1990.</p><p>Par contre, durant les années de crise, les salarié-e-s justifiant d’une longue ancienneté ont bénéficié de hausses salariales beaucoup moins généreuses. Il est d’ailleurs apparu lors d’entretiens avec des commissions du personnel de branche comme l’industrie des machines qu’à l’heure actuelle, dans bien des entreprises, la structure des salaires est complètement perturbée. Au détriment des retraites du deuxième pilier, et surtout pour les personnes de plus de 55 ans. Lorsque les salaires font du surplace, les cotisations stagnent aussi. À cela s’ajoutent les intérêts moindres dont ont bénéficié les avoirs de vieillesse ces dernières années. À l’âge de la retraite, les plus de 55 ans seront donc les plus grands perdants des baisses dramatiques du taux de conversion.</p><p>Ces dernières années, les salaires des femmes se sont légèrement rapprochés de ceux des hommes. Grâce aussi à la pression exercée par les syndicats dans les branches, les entreprises, et auprès de la Confédération, qui les a poussées à prendre des mesures appropriées. Toutefois, avec environ 17&nbsp;%, l’écart de salaire demeure considérable.</p><p>Sur le plan de la politique salariale, la reprise économique de 2016 peut être qualifiée de départ raté. Malgré des bénéfices en hausse et une pénurie croissante de main-d’œuvre, certains patrons ont fait preuve d’entêtement. Des très modestes hausses du salaire nominal concédées, le renchérissement n’a fait qu’une bouchée. Les salaires réels baissent facilement.</p><p>Durant les quinze à vingt années écoulées, la politique suisse en matière d’impôts et de dépenses obligatoires a été conçue en faveur des classes privilégiées alors que les ménages aux revenus bas et moyens étaient taxés beaucoup plus lourdement. Cette politique antisociale a quasiment anéanti les vrais progrès accomplis en termes de salaires.</p><p>Dans presque tous les cantons, les revenus les plus élevés surtout ont bénéficié des baisses d’impôts. Quant aux autres ménages, ils pâtissent toujours davantage des primes de caisse-maladie, qui ont plus que doublé depuis 1997. D’autant plus que les réductions de primes, sensées alléger le fardeau financier que celles-ci représentent, n’ont progressé que d’un tiers environ. Depuis l’an 2000, la charge des primes portée par bon nombre de ménages aux revenus bas et moyens est au moins deux fois plus lourde&nbsp;! Cette évolution a largement faussé la progressivité du système suisse d’imposition et de taxation. En effet, le poids des impôts et des dépenses obligatoires qui pèse sur une personne seule devient toujours plus proportionnel et toujours moins progressif.</p><p>Un tournant dans la politique des salaires, des revenus et des redevances est désormais indispensable. Des hausses salariales sensibles, pour tous, sont nécessaires, des mesures efficaces pour de meilleurs salaires féminins sont nécessaires, ainsi qu’un plus grand nombre de bonnes CCT prévoyant des salaires minimums. Les cantons doivent corriger les baisses d’impôts pour les hauts revenus. La Confédération et les cantons doivent accroître les réductions des primes de caisse-maladie. Afin que personne ne doive sacrifier plus de 10&nbsp;% de ses revenus pour l’assurance-maladie.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5788</guid><pubDate>Sun, 25 Nov 2018 15:31:00 +0100</pubDate><title>Coup de semonce pour tous ceux qui démantèlent les impôts sur les entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/coup-de-semonce-pour-tous-ceux-qui-demantelent-les-impots-sur-les-entreprises</link><description>Votations cantonales : les commentaires de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit fortement du rejet dans les urnes de la loi bernoise sur les impôts. C’est là un coup de semonce pour tous ceux qui, voulant démanteler les impôts, planifient actuellement dans les cantons d’importantes baisses d’impôts sur les entreprises.<br><br>L’USS attend des projets fiscaux des cantons qu’ils suivent l’exemple de la Confédération. Le Par-lement a en effet tiré, dans le cadre du Projet fiscal de cette dernière, la leçon du rejet dans les urnes du projet de troisième réforme de l’imposition des entreprises. De fait, avec le nouveau Projet fiscal fédéral, les actionnaires devront payer plus d’impôt et les salarié(e)s ordinaires seront bé-gagnants parce qu’en particulier, les entreprises et les hauts revenus devront payer des cotisations plus élevées à l’AVS. L’USS aidera aussi ses unions à faire échouer dans d’autres cantons des pro-jets de baisses d’impôt aux dépens de la population.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5786</guid><pubDate>Sun, 25 Nov 2018 13:59:00 +0100</pubDate><title>Un jour faste pour les droits humains et la démocratie en Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-jour-faste-pour-les-droits-humains-et-la-democratie-en-suisse</link><description>Votations fédérales : les commentaires de l’USS 
</description><content:encoded><![CDATA[<p> L’Union syndicale suisse (USS) est soulagée par le très net rejet de l’initiative soi-disant pour « ‘l’autodétermination ». Son acceptation aurait en effet affaibli les tribunaux suisses et rendu plus difficile l’application des droits humains. Les travailleurs et travailleuses en particulier en auraient souffert. Des droits humains se seraient retrouvés tôt ou tard remis en question. Ce non exprime le clair refus d’une politique de l’isolement nuisible à la protection des salaires et des travailleurs et travailleuses.<br><br>L’USS est déçue d’apprendre que l’article sur la surveillance des assuré(e)s a été accepté. Ainsi, les bénéficiaires de prestations sociales feront désormais l’objet d’une suspicion générale et les assurances privées profiteront de compétences très étendues pour lutter contre les abus. Il appartient désormais au Conseil fédéral de faire en sorte que la sphère privée des assuré(e)s soit préservée et que les espions des assurances ne puissent pas – comme promis – procéder à des observations à l’intérieur des habitations. L’USS attend en outre de la SUVA, qu’elle ait désormais une rôle d’exemple et soit un leader sur ces questions afin que la loi ne soit pas appliquée au détriment des travailleurs et travailleuses.<br><br>L’USS se réjouit aussi du rejet, dans le canton de Bâle-Ville, de la révision de la loi sur les heures d’ouverture des magasins. Une fois de plus, les citoyen(ne)s ont refusé d’étendre les heures d’ouverture des magasins dans un canton. Concrètement, il se serait agi ici de prolonger ces dernières de 18 à 20 heures le samedi. La majorité de la population estime que ce n’est pas nécessaire. Cela, aussi parce qu’elle sait que de tels prolongements pèsent sur le personnel concerné et sont synonyme de moins de temps avec la famille.<br>&nbsp;<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5784</guid><pubDate>Fri, 23 Nov 2018 16:05:43 +0100</pubDate><title>Contre la sous-enchère et pour une numérisation qui sert aux salarié-e-s au lieu de leur nuire</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/contre-la-sous-enchere-et-pour-une-numerisation-qui-sert-aux-salarie-e-s-au-lieu-de-leur-nuire</link><description>Le salaire minimum de la PostCom est beaucoup trop bas !</description><content:encoded><![CDATA[<p>En fixant un salaire minimum de 18,27 francs dans la branche de la logistique, Hans Hollenstein, responsable de l'autorité de régulation postale de la Commission fédérale de la poste (PostCom), ouvre tout grand la porte à la sous-enchère salariale. Ce salaire minimum beaucoup trop bas sapera les efforts déployés par les syndicats pour faire obstacle à la concurrence sauvage en Suisse dans les secteurs de la logistique et du transport routier des marchandises. Il est également en totale contradiction avec la politique que l'État mène en matière de salaire minimum et se basant sur le principe selon lequel on doit pouvoir vivre de son salaire.</p><p>La politique syndicale sur le salaire minimum a permis de relever substantiellement les basses rémunérations dans de nombreuses branches, ce qui s'est traduit par une amélioration sensible de la situation des salarié-e-s. La décision favorable du Tribunal fédéral (TF) sur le projet de salaire minimum de 20 francs de l'heure dans le canton de Neuchâtel a relancé la lutte contre les bas salaires. Dans son argumentation, s'il relève que 20 francs représentent bel et bien un bas salaire, le TF s'aligne sur les prestations complémentaires de l'AVS et de l'AI. Et il ajoute qu'une personne qui a un travail rémunéré ne devrait pas devoir recourir à l'aide sociale. Ce salaire minimum s'applique aussi à la branche de la logistique.</p><p>En raison du commerce en ligne, la logistique a pris une importance beaucoup plus grande. Avec un salaire minimum national de seulement 18,27 francs, on risque de voir s'installer une pression sur les salaires dans cette branche en pleine croissance ainsi que, indirectement, dans le commerce de détail aussi. Car la sous-enchère salariale dans la logistique rend le commerce en ligne encore plus attrayant. Aujourd'hui déjà, ce dernier ressent la concurrence à travers des bas salaires à laquelle se livrent Amazon et Zalando. La numérisation risque ainsi de se faire au détriment des travailleurs et travailleuses.</p><p>L'Allemagne et la France ont montré où nous mènent ce type de rapports de travail. Dans ces deux pays, les géants de la logistique misent de plus en plus souvent sur des sous-traitants qui, eux, versent des salaires bien plus bas et offrent de moins bonnes conditions de travail. C'est pourquoi les syndicats exigent de la PostCom qu'elle corrige immédiatement cette décision scandaleuse avant qu'elle ne cause des dégâts. Le but des syndicats est un salaire minimum de 22 francs. Dans une première étape, la PostCom doit à tout le moins s'orienter sur les critères développés par le TF dans le cas de Neuchâtel (salaire minimum de 20 francs de l'heure, ainsi que salaires minimums plus élevés en fonction de la formation et des qualifications).</p><p>UNION SYNDICALE SUISSE + FAIRLOG</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, 079 620 11 14</li><li>Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV), 079 221 45 64</li><li>Daniel Münger, président Syndicom l079 215 49 33</li></ul><p>FAIRLOG est l'alliance pour le transport routier des marchandises et la logistique, qui regroupe le Syndicat du personnel des transports (SEV), Syndicom, le syndicat des médias et de la communication et Unia.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/6/csm_Logistik_Foto-Schweizerische-Post-AG_fec61868d9.webp" length="533178" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5781</guid><pubDate>Thu, 22 Nov 2018 19:06:00 +0100</pubDate><title>Consultation sur la modification de l’ordonnance 2 sur l’asile et de l’ordonnance sur l’intégration des étrangers</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/consultation-sur-la-modification-de-l-ordonnance-2-sur-l-asile-et-de-l-ordonnance-sur-l-integration-des-etrangers</link><description>Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand. </description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5774</guid><pubDate>Tue, 20 Nov 2018 13:25:27 +0100</pubDate><title>Ignazio Cassis, un danger pour la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ignazio-cassis-un-danger-pour-la-suisse</link><description>La protection efficace des salaires en Suisse n’est pas un obstacle à la poursuite de la voie bilatérale, mais bien une condition.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plusieurs jours, nous assistons à nouveau au spectacle désolant d’un chef de la diplomatie suisse, Ignazio Cassis, qui saisit chaque occasion pour appeler à sacrifier la protection des salaires en Suisse face à la Commission européenne. Ses propos dans une interview au magazine numérique « Republik » (<a href="https://www.republik.ch/2018/11/09/an-der-bar-mit-ignazio-cassis" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">lien</a>, en allemand) sont particulièrement extrêmes. De toute évidence, le conseiller fédéral PLR a complètement disjoncté. 
</p><p>Rappelez-vous : pendant cinq ans, depuis le début des négociations sur un accord-cadre avec l’Union européenne (UE), la Suisse a toujours qualifié la protection des salaires comme une ligne rouge à ne pas franchir. À la mi-juin de cette année, M. Cassis a commencé à s’en prendre à la protection des salaires, de concert avec son négociateur en chef Roberto Balzaretti et le ministre de l’économie Johann Schneider-Ammann. Et ils sont revenus à la charge de manière répétée. La protection des salaires en Suisse n’est pas négociable.
</p><p>A chaque occasion, les deux conseillers fédéraux PLR et leurs subordonnés politiques prétendent malgré tout que la protection européenne des salaires est comparable à celle de la Suisse. Si c’était vraiment le cas, si cette protection était aussi bonne dans l’UE qu’en Suisse, pourquoi alors voudraient-ils supprimer des pans entiers de notre système de protection qui a fait ses preuves, dans le but avoué de faciliter l’accès au marché pour les entreprises européennes ? Aucun des « bradeurs » de la protection des salaires n’a pu donner une réponse à cette question toute simple.
</p><p>Si malgré l’évidence, quelqu’un était tenté d’accorder encore quelque crédit à ces affirmations, il ou elle a dû enterrer ses dernières illusions mardi dernier au plus tard : la Cour de justice de l’Union européenne (à ne pas confondre avec la Cour européenne des droits de l’homme) a en effet déclaré non valable une bonne partie de la protection des salaires en Autriche. Une fois de plus, la Cour a fait passer la liberté commerciale d’une entreprise de construction pratiquant la sous-enchère salariale avant la protection sociale des travailleurs et travailleuses. À noter que le système autrichien de protection est beaucoup moins strict que celui de la Suisse !
</p><p>Maintenant, ou M. Cassis et son négociateur en chef M. Balzaretti comprennent enfin que la ligne rouge décrétée par le Conseil fédéral pour la protection des salaires a de très bonnes raisons d’être, même en matière de contenu. Et ils défendent à nouveau la position de la Suisse au lieu de dénigrer la protection salariale. Ou alors ils se transforment véritablement en un danger majeur pour la Suisse. Peut-on encore s’étonner de ce que la Commission européenne se montre intraitable avec la Suisse sur cette question si notre ministre des affaires étrangères lui-même et les secrétaires d’État en charge du dossier se positionnent de plus en plus ouvertement du côté de Bruxelles ? Alors qu’ils devraient défendre la ligne du Conseil fédéral…
</p><p>La protection efficace des salaires en Suisse, élaborée de manière indépendante et non discriminante, n’est pas un obstacle à la poursuite de la voie bilatérale, mais bien une condition. C’était le cas dans le passé. Et ça ne changera pas à l’avenir. Les égarements de notre ministre des affaires étrangères n’y changeront rien.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5778</guid><pubDate>Tue, 20 Nov 2018 10:00:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 128 : Congrès des femmes 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-n-128-congres-des-femmes-2018</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 13<sup>e</sup> Congrès des femmes de l’USS a eu lieu les 19 et 20 janvier 2018 au siège de l’Union postale universelle à Berne. Sous la devise «&nbsp;Notre travail vaut plus que ça&nbsp;», les 260 déléguées et invitées se sont penchées sur les défis et les pistes de solution dans le domaine du travail d’assistance et de soins, de la durée du travail et de la valeur donnée au travail des femmes.
</p><p>Le matin du premier jour, la sociologue Sarah Schilliger a évoqué les enjeux du travail d’assistance et de soins&nbsp;: les personnes concernées doivent souvent jongler entre les besoins du marché du travail et de la famille afin de pouvoir fournir, respectivement bénéficier de ce type de prestations. Mme Schilliger a illustré cette situation au moyen de plusieurs exemples de solutions «&nbsp;clé en mains&nbsp;» dans ce domaine. Une chose est sûre&nbsp;: ce sont encore les femmes qui assument la plupart du temps la responsabilité de ce type de travail. La route vers un véritable partage des tâches est encore longue.
</p><p>Après cette première présentation, la syndicaliste suédoise Elinor Odeberg a exposé des projets réalisés dans son pays pour réduire la durée du travail. Elle a souligné qu’il ne s’agissait pas de travail à temps partiel, mais bien de permettre d’effectuer un plein-temps sur moins d’heures. Cette solution n’est pas non plus la panacée, a souligné la spécialiste&nbsp;: il faut absolument trouver des mesures pour améliorer les conditions de travail, et en particulier les salaires des femmes, afin qu’une réduction généralisée de la durée du travail contribue à davantage d’égalité. Au cours de l’après-midi, les participantes ont pu approfondir les thèmes du congrès dans le cadre de cinq ateliers.
</p><p>&nbsp;</p><p>Cette première journée s’est terminée de manière un peu plus spectaculaire par une manifestation pour l’égalité salariale sur la Place du théâtre, au cœur de la vieille ville de Berne. Les participantes au congrès ainsi que plusieurs autres femmes ont salué à cette occasion la décision de la Commission du Conseil des États, tombée le jour-même, d’entrer en matière sur la révision de la loi sur l’égalité et d’étudier des mesures pour lutter contre la discrimination salariale.
</p><p>La seconde journée a été consacrée à une discussion sur le document de congrès, ainsi que sur diverses propositions et résolutions. Tous les documents se trouvent dans ce dossier. Le 13e Congrès des femmes a mis en évidence qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire pour parvenir à une véritable égalité. Il a surtout montré que les femmes sont prêtes à poursuivre cette route avec beaucoup d’énergie et d’engagement.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5768</guid><pubDate>Thu, 15 Nov 2018 07:45:00 +0100</pubDate><title>Pour la retraite anticipée et des conditions de travail dignes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-la-retraite-anticipee-et-des-conditions-de-travail-dignes</link><description>Construction: la plus grande mobilisation depuis des décennies
</description><content:encoded><![CDATA[<p> 3 000 personnes au Tessin, 2 500 à Genève, 1500 à Fribourg, à Neuchâtel, dans le Jura et en Valais, 1 000 à Berne, plus de 4 000 à Lausanne, et dernièrement plus de 4 000 à Zurich. Ces deux dernières semaines, plus de 16 000 travailleurs et travailleuses de la construction ont délaissé leur travail en signe de protestation et sont descendus dans la rue. La raison de ce qui représente la plus grande mobilisation dans le secteur de la construction depuis la grande journée de grève réussie en bloquant le tunnel du Baregg il y a 15 ans est l’attaque des entrepreneurs contre l’acquis pour lequel les travailleurs et travailleuses de la construction s’étaient battus à l’époque : la retraite anticipée à 60 ans.
</p><p>Les entrepreneurs voulaient d’abord repousser l’âge de la retraite de deux ans ou diminuer la rente d’un tiers. Réaction: 18 000 travailleurs et travailleuses de la construction sont descendus dans la rue en juin. La Société suisse des entrepreneurs a donc cédé et offert de garantir financièrement la retraite à 60 ans et d’augmenter les salaires qui avaient été gelés pendant quatre années.<br>Un chantage a alors suivi : soudain les entrepreneurs n’étaient prêts à financer la retraite à 60 ans qu’à condition de pouvoir imposer une détérioration massive des horaires et conditions de travail. En clair : travail sur appel avec des journées de 12 heures, voie ouverte au dumping salarial avec des réductions salariales en cas de changement de poste, et suppression de la protection en cas de mauvais temps.
</p><p>Les travailleurs de la construction ont désormais clairement et fermement démontré qu’ils sont prêts à se battre pour la retraite à 60 ans et une convention collective nationale de travail prévoyant des conditions de travail correctes et des dispositions protégeant leur santé. Les entrepreneurs ont dû être impressionnés. Quoi qu’il en soit, les négociations ont repris et leur dénouement est ouvert. L’USS est elle aussi impressionnée par le courage manifesté par les&nbsp; travailleurs et travailleuses de la construction qu’elle soutient dans leur lutte pour la retraite anticipée et des conditions de travail dignes. Les délégué-e-s de l’USS l’ont récemment exprimé dans une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/blogs/lampart/medianlohn.png" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">résolution adoptée le 28 septembre</a> dernier.
</p><p>Dans le canton de Genève, les maçons ont pour leur part décidé de suspendre leurs mesures de lutte jusqu’en janvier 2019 afin de permettre le déroulement des négociations collectives avec le patronat. <br><br></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5767</guid><pubDate>Thu, 15 Nov 2018 07:30:00 +0100</pubDate><title>Le cours de l’histoire ne peut pas être inversé </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-cours-de-l-histoire-ne-peut-pas-etre-inverse</link><description>Ambiance digne de commémoration des 100 ans de la grève générale à Olten</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le silence s'installe lorsque Antonio raconte ce qui s'est passé il y a 15 ans : " Nous voulions une retraite anticipée, nous nous sommes battus et avons atteint cet objectif. Maintenant, je suis heureux d'être à la retraite anticipée et de pouvoir profiter de la vie ". Un tonnerre d'applaudissements accueille la fin de cette séquence vidéo. C'était l'époque de la grande mobilisation, de la journée nationale de grève pour la retraite à 60 ans dans la construction. Aujourd'hui, nous sommes le 10 novembre 2018, un froid samedi d'automne. La grève est le sujet qui a réuni plus de 1 400 personnes dans les anciens ateliers des CFF à Olten.</p><p>Le lieu de la réunion n'a pas été choisi au hasard : il y a longtemps, une grève y a eu lieu ici et Olten a joué un rôle central. Le Comité d'action d'Olten, qui avait appelé il y a exactement 100 ans à une grève générale nationale le 12 novembre 1918, s'est réuni ici après l'occupation militaire de Zurich et Berne. Plus de 250 000 travailleuses et travailleurs se mirent en grève jusqu'au 14 novembre 1918. Contre leur exploitation. Pour une Suisse plus sociale. Et pour davantage de participation politique. Ils exigeaient notamment la journée de huit heures, le système électoral proportionnel, le droit de vote des femmes et l'assurance vieillesse et invalidité.</p><p>Par leur manifestation, l'Union syndicale suisse (USS), le Parti socialiste et la Société Robert Grimm voulaient non pas une fête, mais une commémoration. Hommage au courage et à la détermination des grévistes et de leur famille, compte tenu de la présence militaire et du manque d'approvisionnement alimentaire de l'époque. Hommage aux trois jeunes travailleurs abattus le matin du dernier jour de grève, par-derrière à Granges, l'un d'eux ayant mêmes les mains dans les poches de son pantalon, après l'annonce de la fin de la grève, par des soldats. Hommage à l'importance de cette grève générale unique dans l'histoire de la Suisse, qui au début du 20e siècle a posé les jalons décisifs menant à une Suisse moderne, plus sociale et plus juste. " La gauche est au cœur de la Suisse moderne ", a déclaré Christian Levrat, président du Parti socialiste. " Et elle est forte lorsqu'elle est unie. "</p><p>Car si la grève a été interrompue sans que ses revendications aient été satisfaites, elle a été suivie de progrès en termes de conditions de travail, de politique sociale et de participation politique. " Ce qui était au départ une défaite s'est transformé en un énorme succès avec le temps ", a déclaré le président de l'USS Paul Rechsteiner dans son discours. " Un succès retentissant à l'image de ce formidable mouvement. Il a changé la Suisse. Les travailleuses et travailleurs s'étaient battus pour leur reconnaissance et leur respect ".</p><p>" La grève générale a écrit le programme du progrès pour la Suisse au 20e siècle ", a-t-il poursuivi. La journée de huit heures a été introduite peu après la grève générale. De plus en plus de conventions collectives de travail ont garanti des salaires et conditions de travail décents. Il a fallu attendre un peu plus longtemps, trente ans, pour que l'AVS soit créée. Et les femmes ont même dû attendre près de 60 ans avant d'enfin obtenir le droit de vote. - " Imaginons que la Suisse ait introduit le droit de vote des femmes en 1918 ! Comme les grévistes l'avaient exigé ", s'est exclamé Paul Rechsteiner sous les applaudissements des nombreuses femmes présentes. Dans son discours, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a aussi souligné l'importance des femmes et la nécessité de lutter contre la discrimination et pour l'égalité.</p><p>Avant le début de la cérémonie commémorative, de nombreuses femmes avaient dénoncé haut et fort l'inégalité salariale persistante et attiré l'attention sur l'un des temps forts de l'année politique à venir : la deuxième grève générale des femmes. Devant, sur le grand écran qui domine la manifestation, l'une des icônes du mouvement féministe et syndical raconte l'histoire d'il y a plus de 25 ans, Christiane Brunner, ancienne présidente de la FTMH, coprésidente de l'USS, conseillère nationale et conseillère aux États socialiste, que la droite a empêchée de devenir conseillère fédérale, mais surtout un des moteurs de la grève des femmes du 14 juin 1991. Elle raconte que l'organisation de cette grève n'a pas seulement été une activité politique difficile, mais qu'elle a aussi donné lieu à de nombreux moments de plaisir et de surprise qui contribuèrent à la qualité particulière de cet événement.</p><p>Le plaisir, la fête, l'ambiance ne doivent pas être négligés même aujourd'hui. C'est ce qu'ont souligné les roulements de tambour du groupe de percussions P-Train, les rythmes entraînants de l'ensemble de cuivres des CFF, ainsi que les chants et sons tantôt combatifs, tantôt méditatifs du chœur Linksdrall. Tous, ils ont traversé une manifestation divertissante pleine d'ambiance et de dignité.</p><p>Une manifestation qui ne veut pas seulement regarder en arrière, mais aussi questionner le passé, en observant les enseignements à en tirer sur la voie d'une société plus sociale, plus ouverte et plus juste. Des représentants et représentantes des mouvements de grève de ces dernières années ont fait part de leurs expériences à travers des enregistrements vidéo. Annick, fière d'avoir participé à la première grève dans les hôpitaux fribourgeois. Ivan, pour qui la grève des ateliers CFF à Bellinzone a été une démonstration de fierté, de force et de dignité. Larissa qui se rappelle tous les jours, en regardant son sifflet de la grève de l'ATS, qu'il est possible de se défendre et de faire bouger les choses. Gianluca des compagnies de navigation du Lac Majeur, pour qui le courage et la dignité de ses collègues se sont exprimés lors de la grève. Vincent, encore impressionné par la fierté lisible dans les yeux des grévistes des transports publics genevois. Tous soulignent que rien n'aurait été possible sans la cohésion, la détermination et la participation de tout le monde.</p><p>Ouvrier du bâtiment à la retraite anticipée, Antonio aussi en a conscience. Tout comme sa responsable syndicale, Vania Alleva. La présidente d'Unia rappelle dans son discours qu'a lieu actuellement la plus grande mobilisation de travailleurs et travailleuses depuis des décennies, toujours dans la construction. Les entrepreneurs menacent de repousser l'âge de la retraite dans la construction au-delà de 60 ans, s'ils ne sont pas en mesure d'imposer leurs coupes claires dans la convention collective nationale de travail. Mais ils ont montré une chose à Olten, pendant une bonne heure et demie : on ne peut pas inverser le cours de l'histoire. La lutte pour le progrès se poursuit et peut aboutir si nous sommes unis et luttons ensemble. Avec persévérance et engagement. Et avec la conscience des générations précédentes qui nous ont ouvert la voie.</p>]]></content:encoded><category>La Grève générale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/5/csm_DSCF1004_ebe0544f62.webp" length="116534" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5776</guid><pubDate>Wed, 14 Nov 2018 13:23:00 +0100</pubDate><title>L&#039;USS refuse les votes inutiles</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-refuse-les-votes-inutiles</link><description>Consultation : Référendum obligatoire pour les traités internationaux ayant un caractère constitutionnel. Modification de la Constitution fédérale</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5764</guid><pubDate>Tue, 13 Nov 2018 16:13:30 +0100</pubDate><title>Un syndicaliste qui a marqué toute une génération</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-syndicaliste-qui-a-marque-toute-une-generation</link><description>À la mémoire de Fritz Reimann (1924 - 2018)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Fritz Reimann est décédé le 7 novembre à Thoune, à l'âge de 94 ans. Ancien président de l'USS et de la FTMH, il était l'une des figures de proue du mouvement syndical suisse des années 1970 à 1990.</p><p>Né le 22 septembre 1924 à Oberdorf dans le Fricktal, fils d'un petit paysan et forestier, il était le cadet d'une famille de sept enfants. À la fin de sa scolarité, il a eu la chance - ce sont ses mots - de faire un apprentissage d'outilleur et de découvrir ainsi un monde nouveau. Travailleur qualifié, il exerce son métier pendant six ans, dont une année et demie en France. À 21 ans, le jeune Fritz adhère à la Fédération suisse des ouvriers sur métaux et horlogers (FOMH, devenue FTMH en 1972) et se retrouve rapidement président d'une commission d'entreprise.
</p><p>Il devient syndicaliste professionnel à la FOMH en 1951 et travaille pendant huit ans comme permanent à Aarau, puis dès 1959 comme secrétaire syndical à Thoune, où le personnel militaire constitue la majorité des effectifs. Élu secrétaire central de la FTMH en 1973, il est responsable de l'artisanat du métal et du personnel militaire, jouant aussi un rôle central dans la branche de l'industrie des machines. Fritz Reimann devient président de la FTMH de 1980 à 1988. À peu près à la même période, il préside l'Union syndicale suisse (USS ; 1982 - 1990), une fonction qu'il n'a pas vraiment cherchée, mais qu'il a acceptée par loyauté envers son syndicat qui voulait voir assurée sa propre ligne au sein de la direction de l'USS.
</p><p>Parallèlement, il mène au sein du PS une carrière politique qui le conduit du législatif de Thoune (1962-1976) au Grand Conseil bernois (1974-1978), puis au Conseil national (1979-1991). Peut-être même aurait-il pu, lui, l'homme des négociations et du partenariat social, aller encore plus loin : la droite veut en effet faire de lui le successeur de Willi Ritschard au Conseil fédéral. Mais Fritz Reimann refuse catégoriquement toutes les sollicitations en ce sens. Il estime que son rôle est et reste celui du syndicaliste de terrain.
</p><p>Fritz Reimann incarne ainsi une génération entière de syndicalistes suisses qui, pendant les années dorées de la croissance économique, croyaient à la politique contractuelle et au partenariat social, ainsi qu'à l'amélioration constante de la situation matérielle de la classe ouvrière. Il se considérait comme un " réaliste progressiste ", qui se basait toujours sur le principe du contrat. Pour beaucoup de jeunes, surtout après 1968, cette position était trop consensuelle. Fritz Reimann s'est d'ailleurs souvent bagarré avec eux. Ironie du sort, après l'ère Thatcher, les mêmes (un peu moins) jeunes ont souvent dû se battre pour un partenariat social désormais délaissé par le patronat...
</p><p>Pendant ses loisirs, Fritz Reimann aimait faire de la montagne. Pas avec un piolet et des cordes, comme il l'expliquait un jour : il préférait des sommets plus sûrs qu'il gravissait avec endurance et détermination. En politique aussi, il a atteint tous les sommets qu'il visait, déclarait à l'occasion de son départ de la présidence de l'USS son successeur Walter Renschler. Fritz Reimann était " un homme de l'équilibre, mais pas du faux compromis ", poursuivait Walter Renschler dans son hommage. Il ne cherchait pas la confrontation pure et dure, mais n'en avait pas peur. Il doit le succès de sa double carrière, syndicale et politique, à ses qualités personnelles : il était un homme sur qui on pouvait compter, très engagé sur le plan syndical et socio-démocrate et de caractère conciliant. L'USS gardera toujours de lui un souvenir ému et plein de respect. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5760</guid><pubDate>Sat, 10 Nov 2018 16:23:42 +0100</pubDate><title>Quelque 1400 personnes commémorent à Olten la Grève générale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/quelque-1400-personnes-commemorent-a-olten-la-greve-generale</link><description>Événement dans les ateliers CFF qui étaient en grève il y a 100 ans</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 100 ans jour pour jour, le 10 novembre 1918, le Comité d'Olten appelait à une grève générale à l'échelle de la Suisse. Jusqu'au 14 novembre, le pays était à l'arrêt. Plus de 250'000 travailleurs et travailleuses se mirent en grève. Contre l'exploitation. Pour une Suisse plus sociale. Et pour davantage de participation politique. Cent ans plus tard, l'Union syndicale suisse (USS), le PS suisse et la Société Robert Grimm ont commémoré cette Grève générale samedi à Olten. Quelque 1400 personnes se sont rassemblées pour une grande manifestation festive dans les ateliers historiques des CFF, qui avaient aussi été le théâtre de la grève à l'époque. L'occasion de rappeler ces événements qui ont marqué le tournant vers une Suisse plus sociale et plus juste.</p><p>Dans leurs allocutions, le président de l'USS Paul Rechsteiner, le président du PS Christian Levrat, la présidente d'Unia Vania Alleva et la conseillère fédérale socialiste Simonetta Sommaruga ont souligné que le courage et la détermination des grévistes ont permis rapidement d'obtenir des premiers résultats positifs, et ce malgré l'interruption de la grève au bout de trois jours. Ainsi, la journée de travail de huit heures a été introduite dans les deux ans qui ont suivi la Grève générale, une revendication que les employeurs et les partis de droite avaient refusée avec virulence jusqu'alors. Autre succès : l'introduction de la proportionnelle pour les élections. La Grève générale a aussi posé les bases pour la création de l'AVS et l'introduction du droit de vote des femmes. Même s'il a fallu attendre beaucoup plus longtemps avant que ces deux acquis socio-politiques fondamentaux deviennent réalité, la Grève générale a mis ces sujets sur la table et il n'était plus possible de les oublier.</p><p>Responsables de l'animation musicale, le groupe de perscussion P-train, l'ensemble de cuivres du Live Band des CFF et le chœur Linksdrall ont apporté une touche artistique et très chaleureuse à l'événement. Les organisatrices et organisateurs ont rappelé que le combat pour le progrès continue, mais aussi que s'unir et lutter ensemble, que la persévérance et l'engagement paient. Les personnes présentes ont rendu hommage aux trois ouvriers abattus à Granges (SO) par des soldats le matin du dernier jour de grève. Et ont lancé un avertissement : l'armée ne doit plus jamais être déployée pour combattre son propre peuple.</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li><li>Michael Sorg, co-secrétaire général du PS, 079 785 86 08</li></ul>]]></content:encoded><category>La Grève générale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/9/csm_DSCF1199_4702d83741.webp" length="65728" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5756</guid><pubDate>Wed, 07 Nov 2018 18:25:00 +0100</pubDate><title>Fritz Reimann nous a quittés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fritz-reimann-nous-a-quittes</link><description>Le décès d’un syndicaliste qui a marqué sa génération</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ancien président de l’Union syndicale suisse (USS), Fritz Reimann est décédé aujourd’hui à Thoune à l’âge de 94 ans. L’USS perd ainsi un des syndicalistes les plus marquants des années 1970 à 1990. Né en 1924 à Oberhof dans le Fricktal, il travailla après un apprentissage en tant qu’outilleur et adhéra à la Fédération des travailleurs de la métallurgie et de l’horlogerie (FTMH). Il devient syndicaliste professionnel en 1951, secrétaire central de la FTMH à partir de 1973 et président de ce syndicat entre 1980 et 1988. Pendant les années 1982 à 1990, il occupa aussi la fonction de président de l’USS. Politiquement, Fritz Reimann était membre du Parti socialiste, un parti qu’il a représenté au Conseil national de 1979 à 1991.
</p><p>Fritz Reimann incarne toute une génération de syndicalistes qui se sont engagés, pendant les « années dorées » de l’histoire du mouvement syndical suisse pour la confiance placée dans la politique contractuelle, le partenariat social et la garantie d’un progrès matériel constant pour les travailleurs et travailleuses. 
</p><p>Profondément émue par le décès de Fritz Reimann, l’USS fait part de ses sincères condoléances à sa famille.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5754</guid><pubDate>Wed, 07 Nov 2018 12:01:00 +0100</pubDate><title>Les problèmes demeurent dans le 2e pilier : les rentes doivent être améliorées </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-problemes-demeurent-dans-le-2e-pilier-les-rentes-doivent-etre-ameliorees</link><description> Taux d’intérêt minimal LPP </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse salue le fait que le Conseil fédéral maintienne à 1 % le taux minimal de la prévoyance professionnelle obligatoire. C’est moins que le taux de 1,25 % exigé par les syndicats, mais le gouvernement a su résister aux pressions de l’Association Suisse d’Assurances et des employeurs en faveur d’une nouvelle baisse.<br><br>Néanmoins, les problèmes du 2e piliers demeurent importants : les rentes LPP moyennes diminuent depuis plusieurs années et ce, en dépit du fait que la Suisse est de plus en plus riche et que l’économie est en pleine croissance. Les personnes qui prendront leur retraite ces prochaines années percevront dans certains cas jusqu’à un tiers de rente en moins en raison de la baisse constante de la rémunération des avoirs de prévoyance et de la diminution des taux de conversion. Parallèlement, les salarié-e-s cotisent toujours davantage. Et pendant ce temps, les assureurs-vie, les banques et les conseillers encaissent des milliards en frais administratifs et émoluments dans le 2e pilier.<br><br>Il faut combattre résolument cette évolution au sein de la prévoyance vieillesse. La baisse du niveau des rentes repousse aux calendes grecques l’objectif de prestation fixé dans la Constitution, selon lequel après la retraite, le 1er et le 2e pilier doivent couvrir ensemble le maintien, dans une mesure convenable, du niveau de vie. Il faut augmenter les rentes, et non les baisser. L’AVS doit donc aussi être augmentée. La performance du 2e pilier, qui repose sur le principe de la capitalisation, n’a fait que baisser avec l’évolution des dernières années. Ce principe est moins performant que le système de redistribution appliqué à l’AVS, plus équitable socialement.<br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5752</guid><pubDate>Fri, 02 Nov 2018 14:55:00 +0100</pubDate><title>La tradition suisse en matière de droits fondamentaux demande un  NON à l’initiative anti-droits humains de l’UDC </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-tradition-suisse-en-matiere-de-droits-fondamentaux-demande-un-non-a-l-initiative-anti-droits-humains-de-l-udc</link><description>Réflexions jurisiques sur l&#039;initiative de l&#039;UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En comparaison avec les autres pays, les tribunaux suisses et en particulier le Tribunal fédéral (TF) ont fait preuve depuis très longtemps d'ouverture à l'égard du droit international et des droits humains. Depuis décembre 2017, le droit de l'Organisation internationale du Travail (OIT) occupe aussi une place centrale dans la jurisprudence de nos tribunaux lorsqu'il est question de protection des droits humains, notamment des travailleurs et travailleuses ainsi que des syndicalistes. </p><h3>Droit international et Constitution fédérale main dans la main </h3><p>Comme le font apparaître plusieurs études, le droit international, surtout la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), joue un rôle très important dans la jurisprudence de notre Cour suprême, le TF. On peut notamment l'expliquer par le fait que l'absence de juridiction constitutionnelle pour les lois fédérales a donné à ce dernier, après la ratification de la CEDH, la possibilité de mettre en place une protection des droits fondamentaux permettant une interprétation de notre constitution conforme à ces derniers. La protection des droits humains est ainsi considérée comme plus importante que les lois fédérales. 
</p><p>Depuis 1959, la Cour européenne des droits de l'homme (CrEDH), respectivement l'organisation qui l'a précédée, n'a cessé de trancher en faveur des travailleurs et travailleuses et pris en compte les normes de l'OIT. Tout(e) Suisse peut porter plainte devant la CrEDH s'il estime que ses droits sont violés. 
</p><h3>En Suisse, une protection qui passe traditionnellement par les droits humains </h3><p>En Suisse, les droits humains ont été codifiés très tôt déjà, comparativement à nos voisins, et surtout appliqués dans une jurisprudence constante. Chez nos voisins par contre, l'échec de la Révolution française a entraîné un retour aux temps anciens, lorsque la protection des droits humains n'existaient pas encore. 
</p><p>La première constitution fédérale de 1848 a représenté une avancée fondamentale. Elle contient un catalogue des droits humains tirés de ceux de la Révolution française. Désormais, en cas de violation de ces libertés individuelles garanties par la constitution fédérale et les constitutions cantonales, tout(e) un(e) chacun(e) pouvait adresser un recours de droit public, à l'époque encore au Conseil fédéral ou, en dernière instance, à l'Assemblée fédérale. 
</p><p>Très tôt, ces libertés ne furent plus uniquement des principes, c'est-à-dire des directives adressées au législateur, mais des droits individuels subjectifs permettant aux individus de se défendre contre un État (tout puissant). En cas de violations de ces libertés, par exemple par la police ou une instance administrative, le citoyen ou la citoyenne pouvait faire valoir ses droits fondamentaux à travers une plainte individuelle. Sur cette question, la Suisse était en avance par rapport aux autres pays. 
</p><p>Les droits constitutionnels ont été complétés et renforcés lors des révisions de 1866, 1974, 1969 et 1971 de la constitution. Cela, surtout sous la pression de la CEDH, des normes de l'OIT et d'autres règles du droit international. 
</p><p>À partir de 1874, le législateur fédéral transféra toujours plus la jurisprudence au TF sur les droits constitutionnels, et le TF devint pratiquement seul compétent pour ces questions après 1911. Avec la création de l'OIT, puis des Pactes de l'ONU relatifs aux droits humains, respectivement de la CEDH, le droit international gagna toujours plus en importance pour les tribunaux suisses et servit à mieux concrétiser et mettre en valeur notre propre constitution.
</p><h3>Utilité du droit international : l'exemple des droits des syndicats à accéder aux lieux de travail et à y informer le personnel </h3><p>Récemment, le TF a à nouveau saisi l'occasion de renforcer les droits humains garantis par le droit international et la constitution fédérale (arrêt de principe 144 I 50 du 6.9.2017). Se basant sur la liberté syndicale garantie par l'article 28 de cette dernière et en application de l'article 11 de la CEDH ainsi que des normes y relatives de l'OIT, le TF déduisit pour les syndicats un droit à accéder aux lieux de travail et à y informer le personnel. 
</p><p>Il s'agissait ici de trancher, suite à un recours du Syndicat suisse des services publics (SSP) contre une décision du gouvernement tessinois. Ce dernier, en tant qu'employeur, soumettait l'accès à ses locaux et l'exercice d'activités syndicales à l'intérieur de ceux-ci à certaines conditions très restrictives. La réglementation contestée prévoyait qu'en principe les syndicats n'avaient pas droit à accéder aux lieux de travail s'ils n'avaient pas reçu au préalable une autorisation en ce sens de la Chancellerie cantonale. La distribution de tracts et la mise à disposition de périodiques ne pouvaient pas non plus avoir lieu sans autre, mais devaient, toujours selon la décision du gouvernement tessinois, être demandées aux administrateurs locaux des bâtiments concernés. 
</p><p>Au vu de ces circonstances, le TF devait décider si, sur la base des articles précités de la constitution fédérale et de la CEDH ainsi que des articles 22 du Pacte II de l'ONU et 8 du Pacte I de l'ONU, les syndicats ont le droit d'accéder aux lieux de travail et à y informer le personnel. 
</p><p>La réponse fut oui. Selon la constitution fédérale, la CEDH et les conventions nos 87 et 98 de l'OIT, un droit d'accéder aux bâtiments de l'employeur doit, selon le TF, être a priori accordé aux syndicats pour, dans le cas présent, le secteur public. Ce n'est en effet que par là que les syndicats se voient garantir la possibilité réelle d'exercer toutes les activités préservant la capacité de fonctionner de leur organisation et du partenariat social et de poursuivre leurs buts statutaires.
</p><h3> Pas question de renoncer à la protection des droits humains </h3><p>Ce sont précisément ces garanties juridiques que l'UDC veut supprimer le 25 novembre avec son initiative anti-droits humains. En modifiant l'article 190 de la constitution fédérale, celle-ci veut que pour le TF (et toutes les autres autorités qui appliquent le droit), ne soient à l'avenir applicables que les accords de droit international soumis à référendum. L'initiative toucherait ainsi non seulement la CEDH, mais aussi 43 conventions de l'OIT ratifiées par la Suisse dans le but de protéger les travailleurs et travailleuses ! 
</p><p>En Suisse, aucune juridiction constitutionnelle ne nous protège contre des lois fédérales qui violeraient des libertés garanties par les droits fondamentaux. C'est pour cela que l'article 190 de la constitution fédérale prévoit ici une sécurité, à savoir que le droit international, comme la CEDH ou le droit de l'OIT, font aussi foi. Le droit international ratifié par notre pays assume donc cette fonction, car il garantit largement, via la CEDH et les conventions de l'OIT, les mêmes droits fondamentaux et humains que notre constitution. 
</p><p>En même temps, ce droit international est souvent plus détaillé et fixe des prescriptions plus précises quant à la manière d'aménager les droits. En plus de l'exemple susmentionné soit l'obtention de haute lutte par les syndicats du droit d'accéder aux lieux de travail et d'y informer le personnel, l'application du droit international a entraîné d'autres succès pour les travailleurs et travailleuses de Suisse. Ainsi, grâce aux plaintes déposées par l'USS et le SSP auprès de l'OIT, il a été établi que la Suisse devait réformer le droit du licenciement trop peu favorable aux travailleurs et travailleuses contenu dans son Code des obligations. En outre, la CrEDH a par exemple constaté récemment que les règles appliquées en Suisse en matière de prescription aux victimes de l'amiante sont arbitraires et que les personnes concernées ont été lésées. Toutes ces victoires des travailleurs et travailleuses de Suisse auraient été inimaginables sans la protection des droits fondamentaux garantie par le droit international. 
</p><p>Pour maintenir cette protection, il faut voter NON le 25 novembre prochain à l'initiative anti-droits humains de l'UDC. </p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5750</guid><pubDate>Fri, 02 Nov 2018 12:34:43 +0100</pubDate><title>Protection salariale et droits humains</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/protection-salariale-et-droits-humains</link><description>Paul Rechsteiner, Président de l’USS au sujet de l’initiative anti-droits humains de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'UDC fait sa propagande pour l'initiative anti-droits humains ("initiative pour l'autodétermination") comme si la protection des salaires suisses lui tenait soudainement à cœur. Et elle abuse d'une citation de l'ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey en la sortant complètement de son contexte pour prétendre à tort que l'initiative de l'UDC peut défendre la protection salariale.
</p><p>C'est non seulement faux, c'est aussi hypocrite.
</p><p>Depuis le début, l'UDC a toujours combattu les mesures d'accompagnement pour protéger les salaires suisses. L'acceptation de l'initiative de l'UDC n'apporterait absolument rien à la protection salariale.
</p><p>La plus grande menace pesant actuellement sur la protection des salaires n'émane pas de l'UE, mais des milieux helvétiques qui aimeraient volontiers l'abaisser au niveau européen, à commencer par les conseillers fédéraux radicaux.
</p><p>En politique intérieure, les syndicats se sont battus pour les mesures de protection des salaires. A l'avenir aussi, c'est la politique interne qui continuera à être déterminante pour la protection salariale en Suisse.
</p><p>L'initiative de l'UDC menace les droits humains. Les droits élémentaires des travailleurs et travailleuses et des syndicats font aussi partie des droits humains. La liberté d'association est un droit humain. La liberté de s'associer syndicalement est un droit humain. Les droits humains se caractérisent par le fait qu'ils ne s'arrêtent pas aux frontières d'un pays. Il s'agit du plus grand acquis de notre civilisation.
</p><p>La Suisse est un Etat de droit. Mais dans de nombreux pays, les droits de l'homme - dont en particulier les droits des travailleurs et travailleuses et des syndicats - ne sont pas garantis. Fixer des règles nationales primant sur les droits humains, comme l'a fait Poutine, serait un signal fatal pour la Suisse. L'UDC ne fait rien d'autre : son initiative cible un arrêt du Tribunal fédéral fondé sur les droits de l'homme. Il s'agit donc d'une initiative contre nos propres juges.
</p><p>Les droits humains, en particulier les droits garantis par la Convention européenne des droits de l'homme, ont apporté d'innombrables avancées aux citoyen-ne-s suisses.
</p><p>La Convention des droits de l'homme a joué un rôle décisif dans l'octroi du droit de vote aux femmes en 1971 (les citoyennes d'Appenzell Rhodes-Intérieures ont attendu jusqu'en 1991). Mais les droits humains ont aussi été déterminants dans de nombreux cas individuels. Ce n'est qu'à la suite d'un jugement rendu à Strasbourg que la veuve d'Hans Moor, installateur de turbines chez ABB décédé d'une grave maladie pulmonaire liée à l'amiante, a pu faire valoir ses droits. Auparavant, un délai de prescription avait toujours été invoqué, malgré la cause avérée de la maladie.
</p><p>Les droits humains sont un acquis décisif pour les citoyen-ne-s suisses. Les affaiblir nuit justement aussi aux salarié-e-s.
</p><p>Mais c'est en Suisse que la bataille pour la protection salariale doit être gagnée. C'était ainsi dans le passé, et cela doit rester comme cela à l'avenir. </p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5743</guid><pubDate>Thu, 01 Nov 2018 14:45:36 +0100</pubDate><title>Les travailleuses et travailleurs ayant des tâches relevant des technologies de l’information et de la communication</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-travailleuses-et-travailleurs-ayant-des-taches-relevant-des-technologies-de-l-information-et-de-la-communication</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la modification de l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail – Dispositions spéciales pour les travailleuses et travailleurs ayant des tâches relevant des technologies de l’information et de la communication (art. 32a OLT 2) – n’existe qu’en allemand </description><content:encoded><![CDATA[<p>Ca réponse n’existe qu’en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5745</guid><pubDate>Thu, 25 Oct 2018 15:00:00 +0200</pubDate><title>Interventions et tâches des entreprises de transport dans des situations particulières ou extraordinaires </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/interventions-et-taches-des-entreprises-de-transport-dans-des-situations-particulieres-ou-extraordinaires</link><description>Réponse de l&#039;USS sur la révision totale de l’ordonnance sur les interventions et les tâches des entreprises de transport titulaires d’une concession dans des situations particulières ou extraordinaires (n&#039;existe qu&#039; en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS n'existe qu' en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5735</guid><pubDate>Thu, 25 Oct 2018 09:30:00 +0200</pubDate><title>La reprise doit servir maintenant à mieux répartir les revenus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-reprise-doit-servir-maintenant-a-mieux-repartir-les-revenus</link><description>Rapport 2018 de l’USS sur la répartition des revenus</description><content:encoded><![CDATA[<p>La politique syndicale peut faire valoir de nombreux succès depuis la deuxième moitié des années 1990. Grâce aux campagnes sur les salaires minimums et aux progrès obtenus avec les conventions collectives de travail, les bas salaires ont clairement augmenté, contrairement à ce qui a été le cas dans de nombreux pays européens. Et malgré la crise financière et la surévaluation du franc, les salaires ont globalement augmenté. Concernant la répartition des revenus, l’évolution s’est fortement fourvoyée, les salaires élevés et très élevés progressant beaucoup plus que les autres. L’écart entre les salaires s’est aussi creusé dans notre pays. Aujourd’hui, la Suisse compte environ 14 000 personnes gagnant un demi-million de francs et plus, contre 3 000 au milieu des années 1990.</p><p>L’écart entre les personnes touchant des salaires très élevés et les autres s’est creusé à cause de la politique antisociale menée en matière d’impôts et de dépenses obligatoires. Alors que les baisses d’impôts ont surtout allégé la charge des revenus les plus élevés, les bas et moyens revenus pâtissent plus que la moyenne de l’explosion des primes des caisses-maladie. Les réductions des primes n’ont en effet pas suivi cette explosion. Pour nombre de ménages à bas ou moyens revenus, la charge des primes a ainsi plus que doublé. Et son poids n’est de ce fait pas supportable pour beaucoup de personnes à revenus modestes, mais aussi de familles avec enfants.</p><p>Cette politique antisociale en matière d’impôts et de dépenses obligatoires a par conséquent réduit à néant une partie considérable des progrès accomplis avec les salaires. Cette évolution est particulièrement grave pour les travailleurs et travailleuses justifiant d’une longue ancienneté, car leurs salaires ont nettement moins augmenté que dans l’ensemble pendant les années de crise. Ce qui se répercutera plus tard également sur leurs rentes du 2e pilier, surtout pour les plus de 55 ans.</p><p><strong>Pour que les revenus des salarié(e)s ordinaires s’améliorent et que la politique des redevances exerce à nouveau sa fonction de rééquilibrage social, les mesures suivantes sont en particulier requises : </strong></p><ul><li>Faire progresser les salaires de 2 ou 2,5 % lors des négociations salariales en cours. La primeur doit être accordée aux collaborateurs/collaboratrices de longue date et aux femmes.</li><li>Agir (en prenant des mesures) pour éliminer les discriminations envers les femmes (contrôles, sanctions) et pour améliorer le statut professionnel des femmes.</li><li>Conclure davantage de CCT prévoyant de bons salaires minimums. En priorité : la CCT du journalisme pour la Suisse alémanique et le Tessin, et l’extension aux petites entreprises de la CCT de la branche Sécurité, bloquée surtout par le département de M. Schneider-Ammann.</li><li>Supprimer les gros obstacles juridiques à l’extension du champ d’application des CCT (notamment le quorum patronal). Et introduire par exemple le « quorum coulissant » proposé par les patrons romands.</li><li>Limiter le nombre de travailleurs/travailleuses temporaires (surtout pour les mandats publics) et instaurer l’obligation de les payer comme les travailleurs fixes (« equal pay »).</li><li>Instaurer le 13e salaire pour tous et toutes. Dans la branche des services à la personne (esthétique, coiffure), par exemple, de nombreux salarié-e-s ne touchent toujours pas de 13e salaire.á &nbsp;</li><li>Garantir des salaires minimums prescrits par l’État assez élevés, comme les 23 francs proposés dans le canton de Genève. Augmenter le salaire minimum « de sous-enchère » édicté par le régulateur postal Hollenstein de 18,27 francs pour l’établir à plus de 22 francs, afin que le commerce en ligne n’entraîne pas de pressions sur les salaires.</li><li>Plafonner les salaires dans les entreprises publiques à 500 000 francs par an.</li><li>Augmenter les réductions des primes de caisse-maladie afin qu’aucun ménage ne doive sacrifier plus de 10 % de son revenu ces primes.</li><li>Corriger les baisses d’impôts cantonales accordées aux revenus élevés</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Repartition</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5747</guid><pubDate>Wed, 24 Oct 2018 14:55:00 +0200</pubDate><title>Prestations de l’assurance des soins (OPAS) </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestations-de-l-assurance-des-soins-opas</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la modification de l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS) (neutralité des coûts, évaluation des soins requis) - n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ca réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5731</guid><pubDate>Thu, 18 Oct 2018 11:56:40 +0200</pubDate><title>Le travail n’est pas une marchandise : seul le tripartisme mène vers l’avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travail-n-est-pas-marchandise</link><description> Déclaration tripartite sur le futur du travail et du partenariat social
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Sans l’inclusion des syndicats, il n’est pas possible de maîtriser avec succès les défis&nbsp; survenant dans les domaines du travail, de la numérisation et des oeuvres sociales. Une Déclaration tripartite sur le futur du travail et du partenariat social en Suisse à l’ère de la numérisation de l’économie, signée aujourd’hui à Berne par les partenaires sociaux, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Amman et le Directeur général du Bureau international du travail Guy Rider, vient le confirmer.<br><br>La Déclaration affirme qu’un dialogue constructif d’égal à égal contribue durablement à la prospérité, à un monde du travail décent et à l’essor de la Suisse. Selon la Déclaration, un partenariat social vivant inclut le système des conventions collectives de travail, les solutions paritaires pour la sécurité au travail et la protection de la santé, la formation et la formation continue ainsi que la prévoyance vieillesse.<br><br>Pour pouvoir relever les défis existants, il est indispensable « que notre partenariat social fonctionne efficacement pour protéger les conditions de travail et salariales en Suisse», relève la Déclaration. En fait partie en particulier « l’implication des partenaires sociaux dans les instances tripartites de régulation du marché du travail ». Pour les syndicats, c’est là une confirmation supplémentaire qu’il faut renforcer et non pas affaiblir les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes.<br><br>Pour les organisations de travailleurs et travailleuses, il est aussi important que la Déclaration affirme «que les normes ratifiées de l’OIT sont contraignantes pour la Suisse et qu’elles guident son engagement», comme le Tribunal fédéral l’a aussi indiqué récemment dans un jugement de principe. A cet égard, la Suisse a encore un grand besoin de rattrapage: elle n’a, par exemple, toujours pas mis en oeuvre les recommandations de l’OIT pour améliorer la protection contre les licenciements antisyndicaux.<br><br>L’OIT a comme principe que « le travail n’est pas une marchandise » et fête son centenaire en 2019 en tant que la plus ancienne organisation de l’ONU. La Suisse aura l’honneur de présider la Conférence internationale du travail l’année du centenaire. Fondé pour garantir la paix mondiale pour tous par le biais de meilleures conditions de vie et de travail, le rôle de l’OIT ne saurait aussi aujourd’hui être surestimé. L’OIT veut empêcher au moyen de normes sociales reconnues au niveau mondial que des entreprises se procurent des avantages dans le commerce international en démantelant les droits des travailleurs et en détériorant les conditions de travail.&nbsp; La Suisse le fait à son échelle avec un partenariat social qui fonctionne et les mesures d’accompagnement. Il est donc d’autant plus important que notre pays se montre digne de l’honneur qui lui est fait en ce centenaire et mette enfin en œuvre les prescriptions de l’OIT concernant la protection contre le licenciement.<br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5730</guid><pubDate>Wed, 17 Oct 2018 17:01:34 +0200</pubDate><title>L&#039;USS refuse le relèvement de l&#039;âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/luss-refuse-le-relevement-de-lage-de-la-retraite-des-femmes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la procédure de consultation sur l&#039;AVS21.</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR">Comme le Conseil fédéral, l’Union syndicale suisse (USS) considère que l’AVS est notre assurance sociale la plus importante et que le 1<sup>er</sup> pilier n’offre aucune marge de manœuvre pour une baisse de ses rentes. La proposition faite par le gouvernement pour stabiliser l’AVS n’en est par conséquent que plus décevante pour l’USS. La Constitution fédérale prescrit que les rentes du 1<sup>er</sup> pilier doivent couvrir les besoins vitaux. Or le projet du Conseil fédéral ne permettra toujours pas de remplir ce mandat. Au contraire&nbsp;: par rapport au dernier salaire touché, le montant des rentes n’a cessé de toujours plus diminuer ces dernières années. </span></p><p><span lang="FR">Au lieu d’améliorer efficacement les rentes, le Conseil fédéral veut en baisser très fortement le niveau pour les femmes&nbsp;; cela, en relevant l’âge de la retraite de ces dernières. D’ici 2030, 600&nbsp;000 femmes seraient directement concernées. L’égalité entre femmes et hommes en matière d’âge de la retraite n’irait pas de pair avec une égalité sur le marché du travail. Ainsi, par exemple, le taux d’activité des femmes de 15 à 64 ans est, calculé en équivalents plein temps, de 58,5&nbsp;%, contre 85,5&nbsp;% pour les hommes. Et s’y ajoute l’actuelle inégalité salariale entre les sexes. Et en plus, les femmes continuent à assumer la majeure partie des activités non rémunérées de prise en charge de tiers et du travail familial. Leur situation n’étant pas comparable à celle des hommes, l’USS refuse que leur âge de la retraite soit le même que celui de ces derniers.</span></p><p><span lang="FR">L’USS est a priori d’accord avec d’autres points du projet de la Confédération, tout en restant critique sur certains détails. Ce qui est le cas avec l’adaptation de la formule des rentes, dont l’incidence ne sera positive que pour très peu de personnes, et la retraite flexible, au sujet de laquelle l’USS demande qu’un plus grand nombre de personnes bénéficie de taux de réduction moindres. </span></p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-sgb-gr/bilder/Flyer_1._Mai_GGR_2026.pdf"><span lang="FR">» Prise de position de l’USS in extenso (PDF)</span></a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5728</guid><pubDate>Wed, 17 Oct 2018 15:04:39 +0200</pubDate><title>Soutien financier pour les groupes électriques sous prétexte de libéralisation intégrale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/soutien-financier-pour-les-groupes-electriques-sous-pretexte-de-liberalisation-integrale</link><description>Ouverture du marché à la sauce Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p> La libéralisation du marché de l'électricité est une chimère, car en matière d'électricité, il n'y a pas de " marché ". Personne ne peut se passer d'électricité, ni la population, ni l'économie. Impossible non plus de stocker le produit " électricité ". Le marché de l'électricité se caractérise de facto par des structures et des processus des plus complexes, par des exigences et des régulations sans lesquelles l'approvisionnement ne pourrait absolument pas se faire. 
</p><p>Le Conseil fédéral présente aujourd'hui sa conception d'une libéralisation intégrale du marché de l'électricité en Suisse. Contrairement à tout ce qui avait été annoncé à ce jour, celle-ci ne sera plus liée à l'accord sur l'électricité à conclure avec l'Union européenne ; cela bien sûr aussi parce que cet accord ne verra pas le jour dans un avenir prévisible. Et parce que les groupes électriques mettent la pression. En effet, la variante du Conseil fédéral se lit comme un grand cadeau unique fait à ces entreprises : les petits consommateurs et consommatrices, qui restent dans l'approvisionnement de base, ne devront de fait à l'avenir plus recevoir que de l'électricité suisse. Pour que les organisations de protection de l'environnement ne se rebellent pas contre cette étrange aide publique apportée à l'électricité d'origine nucléaire, une quantité minimale d'énergie renouvelable est tout de même prescrite. Il s'agit ensuite de l'énergie hydraulique, ce qui, là aussi, représente une aide de plus pour les groupes électriques déjà pris en considération par le Parlement à travers diverses mesures de soutien. 
</p><p>De toute évidence, les groupes électriques ont aussi convaincu le Conseil fédéral avec leur campagne sur le " Swissness ". Un peu fort de café, si l'on pense que leur mauvais bilan actuel est imputable à des mauvais investissements dans des centrales à charbon ou à gaz étrangères. 
</p><p>Les nouveaux débouchés sûrs des grands producteurs dans l'approvisionnement de base ne suffisent pas, on va créer maintenant en plus une réserve stratégique pour d'éventuelles périodes de pénurie d'électricité. Comme par hasard, les bassins d'accumulation constituent cette réserve et cette rétention de capacité énergétique sera financée à travers les coûts de réseau, donc en premier lieu également par les petits consommateurs. Cela aussi, c'est un nouveau subventionnement " innovateur " des groupes électriques. 
</p><p>Cette façon de libéraliser est fortement bancale, car les exploitants de réseaux de distribution seront à l'avenir tenus, pour l'approvisionnement de base, d'acheter l'électricité aux grands producteurs. Ainsi on se retrouverait là où l'on était avant la libéralisation partielle du marché, c'est-à-dire contraint d'acheter l'électricité aux groupes électriques. L'Union syndicale suisse (USS) s'opposera à cet étrange soutien apporté aux grandes entreprises qui produisent de l'électricité d'origine nucléaire et hydraulique sous prétexte de libéralisation. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire centrale de l'USS, politique des infrastructures et service public, 079 744 93 90 </li><li>Matthias Preisser, service de la communication de l'USS, 079 656 55 36 </li></ul>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5727</guid><pubDate>Tue, 16 Oct 2018 15:48:24 +0200</pubDate><title>Le 25 novembre, NON à une « initiative anti-droits humains »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-25-novembre-non-a-une-initiative-anti-droits-humains</link><description>L’initiative de l’UDC sur « l’autodétermination » veut réduire la protection de tout un chacun, et surtout celle des travailleurs et travailleuses </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 novembre, les citoyen(ne)s suisses pourront voter sur la toute dernière attaque de l’UDC contre les droits humains. Cette initiative, qui veut supprimer la protection qu’offrent tant la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) que les conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sous prétexte d’« autodétermination », aurait des conséquences funestes, surtout pour les travailleurs et travailleuses de Suisse. L’Union syndicale suisse (USS) recommande de lui opposer un NON clair.
</p><h3>Protection des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses</h3><p>La CEDH et le droit international de l’onusienne OIT garantissent des droits importants à l’ensemble des travailleurs et travailleuses, dont, par exemple, celui de se syndiquer dans son entreprise et d’échanger des informations. Ou la protection contre les licenciements prononcés uniquement pour activité syndicale. Ou encore la garantie pour les syndicats de pouvoir visiter le personnel sur son lieu de travail et le conseiller. Et enfin, last but not least, la protection des lanceurs et lanceuses d’alerte.
</p><p>Les salarié(e)s et le personnel syndiqué dépendent au quotidien d’un régime des droits humains opérationnel. L’égalité entre femmes et hommes dans les assurances sociales est aussi garantie par ce biais. La Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) de Strasbourg a prononcé à ce sujet un arrêt novateur et amélioré par là le droit d’une jeune mère à des rentes. 
</p><p>Or, l’UDC entend supprimer ces protections juridiques. En modifiant l’article 190 de la Constitution fédérale, son initiative ferait obstacle à l’application non seulement de la CEDH, mais aussi des 43 conventions de l’OIT sur la protection des travailleurs et travailleuses ratifiées par la Suisse ! 
</p><p>&nbsp;</p><h3>Le droit international, une garantie pour les droits humains</h3><p>En Suisse, aucune juridiction constitutionnelle ne nous protège contre les lois fédérales qui violeraient des libertés garanties par des droits fondamentaux. C’est pourquoi l’article 190 de la Constitution fédérale prévoit que le droit international ratifié par la Suisse, comme la CEDH ou le droit de l’OIT, est déterminant. 
</p><p>C’est ainsi que suite aux plaintes déposées par l’USS et le SSP devant l’OIT, on a pu constater que la Suisse doit réformer sa législation, peu favorable aux salarié-e-s, en matière de licenciement telle que la prévoit le Code des obligations. Et le Tribunal fédéral a tout récemment estimé que les syndicats ont le droit d’accéder aux lieux de travail et d’y informer le personnel. La CrEDH a en outre constaté, il y a peu, que les règles appliquées en matière de prescription aux victimes suisses de l’amiante sont arbitraires.
</p><p>Ce sont là autant de victoires pour les travailleurs et travailleuses concernés en Suisse qui, en l’absence de la protection des droits fondamentaux garantie par le droit international, auraient été inimaginables. 
</p><p>&nbsp;</p><h3>On ne peut plus démocratique</h3><p>L’initiative de l’UDC prétend vouloir sauver la démocratie. C’est de la poudre aux yeux ! De fait, tous les accords internationaux qui pourraient déployer leurs effets en Suisse sont légitimés par le Parlement et/ou les citoyen-ne-s. L’UDC veut dénoncer cette protection des droits fondamentaux démocratiquement ratifiée. C’est pour cela qu’un NON clair s’impose le 25 novembre prochain.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5724</guid><pubDate>Mon, 15 Oct 2018 14:00:00 +0200</pubDate><title>La Suisse a besoin d’une loi sur les médias plus courageuse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-suisse-a-besoin-d-une-loi-sur-les-medias-plus-courageuse</link><description>La nouvelle loi ne représente qu&#039;un demi-pas dans la bonne direction.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle loi fédérale sur les médias électroniques (LME) fixe les conditions cadres du futur développement du paysage médiatique suisse. Compte tenu de la digitalisation, le remplacement de la loi sur la radio et la télévision aujourd'hui dépassée, est urgent. Mais la nouvelle loi ne représente qu'un demi-pas dans la bonne direction.
</p><p>Malgré des réformes importantes, les propositions du Conseil fédéral sont insuffisantes pour maintenir un paysage médiatique innovant et divers. <b>Plusieurs associations du secteur des médias et de la société civile s'engagent par conséquent en faveur d'une loi plus courageuse sur les médias et exigent :</b></p><p><b>1. </b><b>Le journalisme en ligne doit recevoir de l'aide, qu'il s'agisse de médias fournis par le biais de contributions écrites, audio et/ou vidéo. Ceci vaut également pour les journaux locaux et régionaux.<br></b>La restriction de l'aide directe aux médias qui est fournie principalement par le biais de contributions audio et/ou vidéo n'a pas de sens. Les contenus doivent répondre aux besoins propres du public. De plus, sans aide directe à l'offre de texte, la crise financière du journalisme suisse n'est pas surmontable. L'acceptation volontaire du conseil de presse et le respect des conditions usuelles de travail de la branche doivent être les conditions d'obtention de l'aide.
</p><p><b>2. </b><b>Les standards minimaux dans la loi doivent s'appliquer aussi aux radios sans accord de prestations et à toutes les offres des médias subventionnées.<br></b>Il faut absolument éviter que des radios sans accord de prestations soient exclues du champ d'application de la loi. Sinon ces émetteurs radio fortement utilisés ne devraient même plus respecter les standards minimaux comme la présentation fidèle des faits et événements. 
</p><p><b>3. </b><b>Un service public régional doit être garanti dans toutes les régions.<br></b>Dans les régions où aucun émetteur de radio privé veut apporter un mandat de prestation, la SSR devrait avoir la permission d'étendre sa couverture régionale radio. Par cette mesure une réduction des prestations d'information devrait pouvoir être évitée.
</p><p><b>4. </b><b>La redevance des médias ne doit pas baisser davantage. Le financement du mandat de prestation de la SSR doit être assuré durablement.<br></b>La part de la redevance allouée à l'aide directe aux médias doit être augmentée à 6-10%. De plus, les revenus commerciaux de la SSR devraient être réduit et compensés par la redevance. Afin de garantir des moyens suffisants pour la SSR et l'aide directe aux médias, il est indispensable de renoncer à une réduction supplémentaire de la redevance.
</p><p><b>5. </b><b>La recherche sur les médias et les études d'audience doivent être financées par la redevance des médias.<br></b>La recherche est d'importance majeure pour comprendre le développement des médias en Suisse. La politique et la société ont besoin des résultats établis pour repenser judicieusement le paysage médiatique de demain.
</p><p><b>6. </b><b>La Commission des médias électroniques doit être complétée par une association pour son ancrage démocratique.<br></b>Une autorité de régulation indépendante garantit l'autonomie des médias par rapport à l'État. Une solution organisationnelle avec une association comme fondement institutionnel permet de répondre aux particularités du secteur des médias et d'assurer l'ancrage démocratique de la COMME.
</p><p><b>7. </b><b>Des fournisseurs étrangers doivent contribuer à la création culturelle.<br></b>Les services vidéo à la demande doivent être soumis à des obligations en matière de promotion des œuvres suisses ou européennes tout comme les chaînes de télévision. De plus, une taxe sur les fenêtres publicitaires et les services de streaming devrait être introduite. De même, il est nécessaire d'élaborer des propositions afin que les plateformes en ligne (moteurs de recherches ; réseaux sociaux) puissent contribuer au financement de l'aide aux médias.
</p><p><b>En même temps les associations du secteur des médias et de la société civile soutiennent explicitement :</b></p><ul><li>l'approche de <b>règlementation technologiquement neutre</b>,</li><li>l'<b>aide directe aux médias</b> électroniques privées qui remplissent un accord de prestations,</li><li>l'<b>aide indirecte aux médias</b> (infrastructure numérique, conseil de presse, formation et formation continue, agence de presse),</li><li>une <b>définition plus précise du mandat de prestations de la SSR</b>, et</li><li>l'introduction de la <b>Commission des médias électroniques (COMME) indépendante</b>.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Cette position est partagée par Arbus, fög, impressum, media FORTI, Médias pour tous, SSM, Suisseculture, Syndicom, UNIKOM, USS et l'Association Media d'Avenir.
</p><p>Les réponses complètes des consultations des associations sont disponibles sur leurs sites web :</p><ul><li>fög: <a href="https://www.foeg.uzh.ch/de/analyse/alleanalysen/Vernehmlassung-BGeM.html">Prise de position</a></li><li>impressum: <a href="https://www.impressum.ch/fr/content/details/bgem-gut-aber-zaghaft-francais/">Prise de position</a></li><li>media FORTI:&nbsp; <a href="https://www.mediaforti.ch/fr/nos-actions/">Prise de position</a></li><li>SSM: <a href="http://ssm-site.ch/cms/wp-content/uploads/2018/10/20181015_Vernehmlassungsantwort-BGeM_SSM_def_nosig.pdf">Prise de position</a></li><li>Suisseculture: <a href="http://www.suisseculture.ch/index.php?id=204">Prise de position</a></li><li>Syndicom: <a href="https://syndicom.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossiers/e-Medien_BGeM/181110_Stellungnahme_syndicom_Vernehmlassung_Bundesgesetz_ueber_elektronischen_Medien_BGeM.pdf">Prise de position</a></li><li>USS: <a href="https://www.uss.ch/themes/services-publics/article/details/consultation-sur-la-nouvelle-loi-sur-les-medias-electroniques/">Prise de position</a></li><li>Association Media d'Avenir: <a href="https://www.medienmitzukunft.org/so-antwortet-der-vmz-auf-das-neue-mediengesetz/">Prise de position</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5723</guid><pubDate>Thu, 11 Oct 2018 15:25:07 +0200</pubDate><title>Le 25 novembre : NON à l’article sur la surveillance des assuré-e-s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-25-novembre-non-a-l-article-sur-la-surveillance-des-assure-e-s</link><description>Trop de pouvoir pour les compagnies d&#039;assurances</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Il faut combattre les abus de prestations sociales. Mais le projet de révision du droit des assurances sociales fait tout autre chose&nbsp;: il accorde des prérogatives totalement disproportionnées à des fins de surveillance privée. Ainsi, c’est l’ensemble de la population qui se verrait soupçonnée d’abus. Le 25 novembre, il faut donc dire un NON en bloc à cette atteinte à nos droits fondamentaux.</b></p><p>&nbsp;</p><p><b>Assurances sociales&nbsp;: les abus sont rares, la lutte fonctionne</b></p><p>Les assurances sociales constituent un acquis social, car elles nous préservent des risques sociaux que peuvent engendrer les accidents, les maladies et le chômage. Chacun d’entre nous peut être concerné un jour ou l’autre. Les assurances sociales sont là pour tout le monde, et nous participons toutes et tous à leur financement. C’est pourquoi nos cotisations nous ouvrent le droit aux prestations lorsque le risque se réalise. 
</p><p>Les salarié-e-s ont tout intérêt à ce que les assurances sociales puissent accomplir leur mission et ne fassent pas l’objet d’abus. D’où la nécessité de combattre la fraude dans l’ensemble des assurances sociales. D’ailleurs, le droit des assurances sociales dispose d’instruments efficaces pour lutter contre, mais aussi pour réprimer, la perception abusive de prestations. Et le système fonctionne bien&nbsp;: les abus sont rares, ils n’augmentent pas, les moyens existants permettent de les débusquer et de les sanctionner. Il n’est pas nécessaire de créer de nouveaux outils. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Une «&nbsp;base légale&nbsp;» tout sauf inoffensive</b></p><p>A l’automne 2016, la Cour européenne des droits de l’homme avait jugé, à raison, que la Suisse ne disposait pas d’une base légale suffisante pour permettre le recours à des «&nbsp;détectives sociaux&nbsp;». Le Parlement s’est alors empressé de créer cette base légale – accordant bien plus d’importance à la rapidité du processus qu’aux libertés fondamentales. En effet, on ne s’est pas contenté de rédiger les dispositions légales nécessaires. On en a profité pour renforcer l’État fouineur et démanteler les droits fondamentaux. Avec cet article de loi, non seulement toutes et tous les bénéficiaires de prestations sociales sont soupçonnés d’office, mais les assureurs privés se trouvent dotés de compétences qui dépassent largement celles des autorités judiciaires. Voilà pourquoi l’USS a soutenu le référendum contre l’espionnage des assuré-e-s et appelle à voter clairement NON le 25 novembre. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Tout le pouvoir aux compagnies d’assurance&nbsp;? </b></p><p>Contrairement à la pratique actuelle, le nouvel article sur la surveillance s’applique à presque toutes les assurances sociales. Outre les assurances accidents (comme la SUVA) et l’AI, les caisses-maladie et l’assurance-chômage sont concernées. Et même l’AVS, avec les prestations complémentaires et les allocations pour impotent-e-s. Ce champ d’application jette une suspicion générale sur presque toute la population de notre pays et permet à tout instant de violer notre sphère privée – en toute légalité&nbsp;!
</p><p>Par-dessus le marché, la disposition sur la surveillance a ceci de choquant qu’une fraudeuse ou qu’un fraudeur potentiel ne serait pas poursuivi par la police, qui est neutre, mais par des assurances, dont certaines privées. Or il est évident que par nature, celles-ci ont tout intérêt à suspendre le versement de prestations. Il faut savoir que le nouveau texte habilite l’assurance à ordonner une surveillance par des détectives, à en fixer la date et à décider s’il existe assez d’indices concrets pour ce faire. Par ailleurs, les assurances seront libres de se transmettre les rapports rédigés suite aux observations. N’est-ce pas extrêmement inquiétant du point de vue du droit sur la protection des données&nbsp;?
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Davantage de compétences que dans la lutte antiterroriste </b></p><p>La modification législative proposée permet la surveillance des assurés par des détectives privés ainsi que l’utilisation (au minimum) de caméras, d’appareils d’enregistrement et de traceurs GPS. Elle autorise donc des atteintes graves aux droits fondamentaux. En outre, le Parlement a explicitement renoncé – forte pression du lobby des assureurs oblige – à imposer que les mesures d’observation soient ordonnées par une instance judiciaire. Par conséquent, les pouvoirs des espions mandatés par les compagnies d’assurance privées seront plus larges que ceux concédés aux autorités judiciaires publiques. 
</p><p>De plus, avec cet article, la surveillance exercée sur les assurés ne se limiterait pas aux «&nbsp;lieux accessibles au public&nbsp;». En effet, les détectives seraient même autorisés à observer un assuré s’il se trouve «&nbsp;dans un lieu librement visible depuis un lieu accessible au public&nbsp;» (dans un jardin ou à la fenêtre par ex.). Cela est pourtant interdit aux autorités judiciaires à l’heure actuelle – même avec l’ordonnance d’un juge. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Ne pas toucher aux «&nbsp;gros poissons&nbsp;»</b></p><p>Lutter contre les abus dans les assurances sociales – dans le cadre traditionnel d’un Etat de droit – s’avère important pour garantir des ressources qui reviennent de droit aux bénéficiaires de prestations. Il en va de même des recettes&nbsp;: un franc perçu de façon illégitime nuit à l’Etat social tout autant qu’un franc indûment non versé. Voilà qui nous amène directement au sujet de la l’évasion fiscale&nbsp;:
</p><p>Lors de la même session, le Parlement a renoncé à durcir le droit pénal fiscal. Concrètement, il a empêché que le secret bancaire soit enfin levé à l’intérieur de nos frontières. En conséquence, à l’inverse de la fraude fiscale, la soustraction d’impôt demeure explicitement impunie. Avec pour effet de soustraire à l’Etat des montants qui se chiffrent en dizaines de milliards<a href="file:///I:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2018/181011_Wyss_Surveillance_des_assures_F.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Or, ces pertes continuelles de recettes fiscales atteignent des sommes autrement plus importantes que celles que ne pourrait jamais générer la lutte contre les abus commis dans les assurances sociales (sans parler des ressources supplémentaires que l’article sur la surveillance pourrait apporter<a href="file:///I:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2018/181011_Wyss_Surveillance_des_assures_F.docx#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>). En d’autres termes&nbsp;: là où les abus coûtent beaucoup plus cher, on lève le pied. On prend soin de laisser l’argent tranquille, mais on n’hésite pas à faire intrusion dans la sphère privée de presque tous les assurés en Suisse. 
</p><hr><p><a href="file:///I:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2018/181011_Wyss_Surveillance_des_assures_F.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> "Tax Evasion in Switzerland: The Roles of Deterrence and Tax Morale", Lars P. Feld / Bruno S. Frey (2006).
</p><p><a href="file:///I:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2018/181011_Wyss_Surveillance_des_assures_F.docx#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Selon des estimations généreuses de l’OFAS, l’AI aurait un potentiel de 178 millions. Le potentiel total d’économie serait donc largement inférieur au milliard.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5721</guid><pubDate>Thu, 11 Oct 2018 14:09:42 +0200</pubDate><title>Beaucoup trop bas, le salaire minimal de PostCom est illégal</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/beaucoup-trop-bas-le-salaire-minimal-de-postcom-est-illegal</link><description>L&#039;USS critique la décision de PostCom </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS est scandalisée par l’intention de PostCom de fixer le salaire minimum sur le marché postal à 18.27 Fr. dès janvier 2019. L’autorité de régulation ignore le droit en vigueur et ouvre grand la porte au dumping salarial dans le commerce en ligne en plein essor. 
</p><p>L’an dernier, le Tribunal fédéral a décidé que le salaire minimal de 20.00 Fr. est légal dans le canton de Neuchâtel. Tous les employeurs du canton, y compris les entreprises de logistique y opérant, doivent adhérer à ce principe. La décision de PostCom est en contradiction flagrante avec ce principe et ne peut être tolérée. 
</p><p>On connaît les conditions de travail précaires et les salaires scandaleusement bas dans les pays voisins chez les détaillants en ligne Amazon, Zalando, etc. Les commerçants en ligne étrangers dépendent des entreprises de logistique locales pour livrer leurs marchandises en Suisse. PostCom a pour devoir et tâche de veiller au respect des conditions de travail habituelles dans la branche en Suisse. A la place, PostCom pratique désormais le dumping salarial légitimé par l'État! En effet, les salaires actuels du marché postal local sont beaucoup plus élevés que le salaire minimal défini par PostCom. Même le salaire le plus bas pour un chauffeur/livreur non qualifié est de 22.30 Fr. pour une semaine de 42 heures, comme le montre une étude commandée par PostCom (Graf / Flückiger 2017), qu’elle ignore désormais. PostCom souhaite également fixer la durée du travail à 44 heures par semaine, ce qui ne reflète pas non plus les conditions du marché postal actuel.
</p><p>Par sa décision, PostCom se discrédite. Elle sape la loi. Manifestement, elle n’est pas à la hauteur de sa tâche. Le Conseil fédéral a le devoir de prendre des mesures correctives à cet égard. Et sans délai. 
</p><h5>Lien</h5><p><a href="https://www.postcom.admin.ch/inhalte/PDF/Mindeststandards/Postmarktbericht_Graf_Flueckiger_November2017.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">L'étude de Graf / Flückiger (2017)</a>: Rapport sur les standards minimaux de la branche postale (en all. uniquement)</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5710</guid><pubDate>Fri, 05 Oct 2018 10:00:00 +0200</pubDate><title>« Je défends mes droits » : nouveau guide en ligne pour apprenti(e)s et jeunes travailleurs et travailleuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/je-defends-mes-droits-nouveau-guide-en-ligne-pour-apprenti-e-s-et-jeunes-travailleurs-et-travailleuses</link><description>L’offre proposée en ligne par la Jeunesse syndicale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que de choses nouvelles, lorsque l'on est en formation ou que l'on a son premier boulot ! Dès le départ, on est confronté à un grand nombre de règles et de questions ainsi qu'à beaucoup d'insécurité avec lesquelles on n'avait jamais eu à faire avant. C'est pour cela que la Jeunesse syndicale de l'Union syndicale suisse (USS) a créé une nouvelle offre en ligne. Le guide de référence, " Je défends mes droits " aide les jeunes qui sont en formation ou viennent d'en acquérir une, les jeunes travailleurs et travailleuses, à connaître leurs droits et à les faire valoir. Le site Web <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch/" class="external-link-new-window">www.droits-des-apprentis.ch</a>, s'adresse de fait aux apprenti(e)s et aux jeunes travailleurs et travailleuses, de même qu'aux jeunes qui sont sans emploi ou dans une année de transition.</p><p>En Suisse, plus de 400 000 jeunes suivent actuellement une formation professionnelle, et près de la moitié d'entre eux selon le modèle dual, c'est-à-dire en entreprise et à l'école. Ce qui représente beaucoup de défis et de questions. Par exemple : " À combien de jours de congé de formation ai-je droit ? ". " Quelles sont les activités professionnelles autorisées et celles qui sont interdites ? ". " Quelles sont les règles appliquées pour l'utilisation d'Internet dans l'entreprise ? ". Le guide en ligne de la Jeunesse syndicale permet de trouver les bonnes réponses à ces questions. Dans cette brochure de référence, toutes les informations importantes et précieuses se répartissent dans près de 400 mots-clés, d'Absences à Visite d'entreprise, en passant par Heures supplémentaires. Une fonction de recherche facile à manier permet en outre aux jeunes de s'y retrouver facilement.</p><p>Il est naturellement aussi possible de charger le site WEB <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch/" class="external-link-new-window">www.droits-des-apprentis.ch</a> sur son smartphone. Mais si l'on préfère la verson papier, on peut <a href="https://www.sgb.ch/publikationen/buecherbroschueren/bestellformular/" target="_blank" class="external-link-new-window">commander </a>le guide sous forme de brochure petit format auprès de l'Union syndicale suisse.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/d/csm_titel-f-web_e9286ff901.webp" length="80306" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5717</guid><pubDate>Thu, 04 Oct 2018 16:00:00 +0200</pubDate><title>Améliorations pour les personnes transgenres</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/ameliorations-pour-les-transgenres</link><description>Consultation sur la modification du Code civil (CC): Changement de sexe à l’état civil</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_nichtbinaer_01_e19babdb60.webp" length="5038" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5708</guid><pubDate>Tue, 02 Oct 2018 09:08:59 +0200</pubDate><title>Analyse des finances cantonales : des perspectives contrastées</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/analyse-des-finances-cantonales-des-perspectives-contrastees</link><description>L’USS examine les budgets et plans financiers des cantons</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) a procédé à un examen approfondi de la situation financière des cantons. Etablie selon une nouvelle méthodologie, cette analyse présente un tableau mitigé pour l'année à venir&nbsp;: dans quelques cantons, les soldes structurels (résultats financiers corrigés des fluctuations conjoncturelles) sont positifs, les autres affichent des soldes négatifs ou du moins en recul. Les baisses d'impôts prévues dans de nombreux cantons en lien avec le Projet fiscal 17/RFFA contribuent à cette dégradation.
</p><p>Au lieu de viser une mise en œuvre du Projet fiscal 17 sans incidence sur les recettes, de nombreux cantons veulent introduire des baisses substantielles de l'impôt sur le bénéfice. En cas de baisse conjoncturelle, cette diminution des recettes fiscales serait très difficile à combler sans procéder à des coupes drastiques. Ainsi, les pouvoirs publics du canton de Zurich verraient leurs moyens diminuer de 220 millions de francs, ceux de Bâle-Campagne de 42 millions et Soleure, de 88 millions (montants nets tenant compte des recettes supplémentaires issues du PF17/RFFA). Le canton de Berne se trouve en tête de liste : si le Conseil d'État met en œuvre son projet de réduction progressif du taux d'imposition des bénéfices, le canton et ses communes feraient face à un manque à gagner de 300 millions de francs chaque année.
</p><p>Ces baisses de revenu sont en contradiction totales avec l'évolution attendues ces prochaines années dans au moins deux domaines des services publics de base. En effet, les soins de longue durée et l'enseignement nécessiteront des dépenses supplémentaires importantes, ne serait-ce que pour des raisons démographiques évidentes. Selon l'OFS, le nombre d'élèves en scolarité obligatoire augmentera de 1,6 % par année jusqu'en 2022. Pour le secteur des soins, l'USS a calculé une augmentation annuelle de 3,3 % des cas de prise en charge. Dans sa nouvelle analyse des finances cantonales, l'USS examine dès lors aussi le degré de préparation des cantons pour ces défis considérables dans les domaines des soins de longue durée et de l'enseignement.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Reto Wyss, secrétaire central USS, 079 740 99 84</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5705</guid><pubDate>Fri, 28 Sep 2018 13:57:45 +0200</pubDate><title>Pour le renforcement des mesures d’accompagnement – RFFA : liberté de vote</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-le-renforcement-des-mesures-d-accompagnement-rffa-liberte-de-vote</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l’USS du 28 septembre 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les mesures d'accompagnement destinées à protéger les salaires et les conditions de travail sont et restent une ligne rouge. Elles ne doivent pas être soumises à un accord-cadre conclu entre la Suisse et l'Union européenne (UE). Lors de leur assemblée, les délégué(e)s de l'Union syndicale suisse (USS) ont confirmé cette position à travers une résolution. Afin que les Accords bilatéraux profitent vraiment aussi à la population, il faut qu'à l'aide des mesures d'accompagnement, on applique le principe selon lequel en Suisse, on verse des salaires suisses et respecte les conditions de travail suisses. Et pour ce faire, les mesures de protection des salaires doivent être renforcées, et non pas vidées de leur substance.
</p><p>Les travailleurs et travailleuses de notre pays ne sont pas isolés dans leur lutte pour la protection des salaires, comme l'a clairement montré dans son intervention le président de la Confédération autrichienne des syndicats (ÖGB), Wolfgang Katzian. Selon lui, l'UE doit protéger les salaires, pas les frontières. L'exemple autrichien montre que les craintes des syndicats suisses concernant un droit de regard de l'UE en matière de protection des salaires en Suisse sont justifiées. Dans ce pays, suite aux pressions de l'Europe, des mesures de protection ont dû être supprimées. Cela ne peut qu'encourager les travailleurs et travailleuses de Suisse à défendre le niveau de protection des salaires obtenu de haute lutte.
</p><p>La loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l'AVS (RFFA) a également fait l'objet d'une discussion approfondie et controversée de la part des délégué(e)s de l'USS. Lors d'un premier vote, ils ont dit oui à ce projet par 46 voix contre 41 et 3 abstentions. Lors d'un second vote, ils ont décidé par 50 voix contre 40 de laisser la liberté de vote en raison de l'appréciation divergente de cet objet.
</p><p>L'élément de la RFFA jugé positif est que l'AVS bénéficiera rapidement de 2 milliards de francs par année grâce à lui et qu'avec un léger relèvement du prélèvement en pourcents de salaire, on portera ainsi son choix sur le mode de financement le plus social qui soit. En effet, la majeure partie de ces 2 milliards seront versés par celles et ceux qui gagnent beaucoup. Il sera en outre plus facile de combattre l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes voulue par la droite. Dans la partie fiscale du projet aussi, en comparaison avec la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), des progrès ont été obtenus : les actionnaires et une partie des entreprises devront payer plus d'impôts à la Confédération. Et les baisses d'impôt prévues au niveau fédéral par la RIE III pour les entreprises ont disparu. Le fait que les cantons recevront un milliard de francs de la Confédération et que la plupart d'entre eux s'apprêtent à baisser leurs impôts sur le bénéfice grâce à cet argent a fait l'objet de nombreuses critiques. Cela, bien que la plupart des cantons ne soient pas du tout concernés par la suppression des actuels privilèges fiscaux du fait qu'ils n'en ont accordés qu'à peu d'entreprises. Pour cette raison, les syndicats se battront activement dans les cantons contre ces projets de baisse d'impôt inutiles.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5704</guid><pubDate>Fri, 28 Sep 2018 11:14:54 +0200</pubDate><title>Lutter ensemble pour une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/lutter-ensemble-pour-une-europe-sociale</link><description>Mesures d’accompagnement : les syndicats européens montrent leur solidarité avec l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Dans son combat pour défendre les mesures d'accompagnement, l'Union syndicale suisse (USS) a reçu des messages de solidarité de la part de la Confédération européenne des syndicats ainsi que de nombreuses confédérations et syndicats nationaux en Europe. La protection des salaires et des conditions de travail est en effet cruciale pour une Union européenne viable et sociale.</b></p><p>Jusque-là, la politique européenne de la Suisse reposait sur le principe qu'elle doit être utile aux personnes, peu importe quel passeport ils possèdent. C'était en particulier le cas pour la voie bilatérale. C'est pourquoi l'USS, avec ses consœurs européennes et la Confédération européenne des syndicats (CES), revendiquait, avec succès : il faut protéger les salaires et les conditions de travail, pas les frontières !
</p><h3>L'Europe doit devenir plus sociale</h3><p>Ces dernières années, les intérêts des travailleurs et travailleuses n'ont malheureusement pas toujours été prioritaires au sein des instances de l'Union européenne (UE). Au contraire : la politique d'austérité dictée par Bruxelles depuis 2008 dans de nombreux pays ainsi que les occasions ratées d'améliorer la protection des salarié-e-s ont poussé beaucoup de citoyens européens dans les bras des partis de la droite nationaliste et populiste. Ils sont fatigués de l'UE.
</p><p>Jusque dans les années 1990 pourtant, la législation et la jurisprudence de l'UE avaient une orientation sociale. La non-discrimination était au cœur de la directive sur le détachement de la main d'œuvre, tout comme le droit d'être payé et traité correctement et de manière équitable. Ce n'est qu'au début du 21è siècle que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) et la Commission européenne ont commencé à placer les intérêts des entreprises avant ceux des travailleurs et travailleuses. Subitement, le droit et la jurisprudence de l'UE devinrent un moyen de péjorer les conditions de travail plutôt que de les améliorer. Des jugements antisyndicaux ou attaquant la protection publique des salaires témoignent clairement de ce changement. Ces décisions ainsi que de nouvelles règles communautaires ont ouvert la voie à la sous-enchère salariale et ont mis des bâtons dans les roues aux pays à hauts salaires qui voulaient introduire des mesures de protection plus fortes.
</p><p>Le Brexit est probablement la conséquence la plus dramatique de cette erreur politique : la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE a surtout été plébiscitée parce que les salarié-e-s britanniques craignaient pour leurs salaires et leurs conditions de travail. D'autant plus que leur gouvernement, pour des raisons idéologiques, n'a pas voulu fixer des mesures d'accompagnement pour la protection des salaires et des conditions de travail. Aujourd'hui, la question de la sous-enchère salariale s'est invitée dans les campagnes électorales, même dans des pays comme la République tchèque, la Pologne ou la Hongrie, et est utilisée par les partis de la droite nationaliste.
</p><h3>Il faut de meilleures mesures d'accompagnement, et non des moins bonnes</h3><p>En Suisse par contre, la protection salariale a été jusqu'ici constamment améliorée, car tout le monde comprenait que sans cette protection, les conditions de travail et le tissu social dans notre pays à hauts salaires seraient menacés et l'adhésion à la voie bilatérale finirait par s'effriter. Hélas, les conseillers fédéraux PLR et leur entourage ont brisé ce consensus. Ils suivent une logique néolibérale et veulent raboter la protection des salarié-e-s, et donc les mesures d'accompagnement.
</p><p>C'est dans ce contexte que certains membres de la Commission européenne ainsi que des entreprises, en particulier du Sud de l'Allemagne, tentent de remettre en question la protection contre la sous-enchère salariale et sociale dans le cadre de la discussion sur un éventuel accord-cadre entre la Suisse et l'UE. Ce sont les mêmes qui font parallèlement tout ce qu'ils peuvent pour empêcher aussi au sein de l'UE la mise en place de normes sociales contraignantes et d'une protection des salarié-e-s.
</p><p>En Suisse, cette protection reste supérieure, mais à Bruxelles, les choses sont en train de changer peu à peu. Sous la pression des syndicats européens, la Commission dirigée par Jean-Claude Juncker a bien amorcé une timide réorientation vers une Europe plus sociale. Un cap qui s'est déjà matérialisé dans la nouvelle directive pour l'application de la directive sur le détachement de 2014, puis au milieu de cette année dans la révision de la directive sur le détachement. Ces avancées sont à saluer, au même titre que d'autres propositions faites dans le cadre de l'initiative européenne pour " un pilier des droits sociaux ". Mais on ignore pour l'heure comment ces mesures seront concrètement mises en œuvre d'ici deux ans dans les pays de l'UE et si elles pourront se maintenir devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Car c'est elle qui décidera, dans des cas particuliers, comment le principe abstrait d'un " même salaire pour le même travail dans le même pays " peut être appliqué. La CJUE s'est montrée jusque-là plutôt sévère en ce qui concerne la " proportionnalité " des mesures de protection salariale.
</p><h3>Les syndicats européens comptent sur la Suisse</h3><p>Prétendre aujourd'hui que la protection salariale au sein de l'UE est juridiquement au même niveau que celle de la Suisse relève d'une méconnaissance crasse du sujet. Et propager cette affirmation sans ou en connaissance de cause revient à s'opposer, volontairement ou non, aux forces progressistes en Europe, et en particulier au mouvement syndical européen. Ce n'est donc pas un hasard si les syndicats européens demandent à leurs consœurs helvétiques de rester intransigeantes sur les mesures d'accompagnement, pour le bien des salarié-e-s.
</p><p>Car la nouvelle directive d'application et la directive révisée sur le détachement a été obtenue après un âpre combat de la part de la CES et des forces progressistes au Parlement européen. Elles représentent le maximum de ce qu'il était possible d'atteindre au plan politique. Si, comme prévu, le camp progressiste devait reculer lors des prochaines élections européennes de 2019, les projets de réformes sociales bénéficiant aux personnes et aux salarié-e-s pourraient avoir la vie encore plus dure à l'avenir.
</p><p>C'est pourquoi la CES et en particulier des syndicats de l'Europe de l'Est, où les salarié-e-s sont souvent victimes de sous-enchère sociale et salariale, demandent à l'USS de rester fermes dans sa lutte sur les mesures d'accompagnement. L'USS a reçu des lettres de solidarité des Confédérations syndicales de Bulgarie, Roumanie, mais aussi de Pologne et de Hongrie. Elles y font part de leur soutien à l'USS dans ce combat et l'encouragent à résister face aux chantres du marché intérieur dans la Commission européenne. Un affaiblissement de la protection des salaires en Suisse donnerait un signal catastrophique pour les forces syndicales progressistes en Europe. Car pour elles, la révision de la directive sur le détachement n'était qu'un premier pas dans la bonne direction : celle d'une Europe sociale, qui garantit le même et juste salaire pour tous les salarié-e-s de l'UE.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5701</guid><pubDate>Thu, 27 Sep 2018 17:05:00 +0200</pubDate><title>La protection contre le licenciement : un droit humain</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-contre-le-licenciement-un-droit-humain</link><description>Colloque juridique de l’Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La protection contre le licenciement en Suisse est en train de bouger : grâce à la protection des droits fondamentaux inscrite dans la Constitution fédérale, à la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), aux conventions de l'Organisation internationale du Travail (OIT) ainsi qu'à une jurisprudence progressiste, la situation a évolué positivement. Le besoin d'agir se fait quand même sentir, en particulier dans la législation. Cette dynamique a été le fil conducteur du dernier colloque juridique de l'Union syndicale suisse (USS). </p><h3>Importance des conventions de l'OIT et de la CEDH pour les tribunaux </h3><p>Lors du colloque de l'USS, trois experts ont présenté dans leurs exposés respectifs l'importance croissante des conventions de l'OIT en particulier en ce qui concerne la liberté syndicale (nos 87 et 98), ainsi que celle de la CEDH dans la jurisprudence du Tribunal fédéral (TF) : il s'agissait de Pascal Mahon, docteur en droit et professeur à l'Université de Neuchâtel, Kurt Pärli, docteur en droit et professeur à l'Université de Bâle, et Luca Cirigliano, docteur en droit, secrétaire central de l'USS. 
</p><p>Dans un arrêt de principe (2c_499/2015, BGE 144 I 50), le Tribunal fédéral a statué que les syndicats ont accès aux lieux de travail. Le cas soumis au TF se rapporte à une plainte du Syndicat suisse des services publics (SSP) concernant des emplois dans le canton du Tessin. Mais le jugement dépasse le cadre du service public et peut s'appliquer également à des emplois dans le privé. Dans la publication de son arrêt, le Tribunal fédéral a statué pour la première fois que le droit de l'OIT a, par le biais de la CEDH, un impact direct sur l'interprétation de la liberté syndicale selon l'article 28 de la Constitution. L'OIT et la CEDH préconisent une meilleure protection contre le licenciement et des droits d'accès aux lieux de travail pour les syndicats. 
</p><p>Cette nouvelle pratique permet de mieux combattre en particulier les licenciements abusifs ainsi que de résoudre les problèmes liés aux droits d'accès aux lieux de travail et d'information des syndicats. La même remarque s'applique à la possibilité d'intenter une action contre l'employeur devant la Cour européenne des droits de l'homme. 
</p><h3>Au plan judiciaire, la lutte contre les licenciements discriminatoires doit être renforcée </h3><p>L'exposé de la professeure Karine Lempen de l'Université de Genève a montré de manière impressionnante quelle a été l'évolution ces dernières années de la pratique du TF en faveur des travailleurs et travailleuses âgés et des femmes, licenciés pour des raisons discriminatoires. Des arrêts pionniers ont été évoqués. Ainsi, il n'est désormais plus permis de licencier des travailleurs et travailleuses âgés et de longue date dans leur entreprise sans prendre diverses mesures et sans leur accorder un droit à être au préalable entendus. En cas contraire, le licenciement est considéré comme étant abusif. 
</p><p>Partant d'une étude de l'Université de Genève, Madame Lempen, a cependant aussi fait apparaître que, précisément en matière de licenciements discriminatoires de femmes, le tribunal n'applique souvent pas la loi sur l'égalité entre femmes et hommes, mais uniquement les dispositions générales du droit du travail. Effrayant ! En effet, les femmes qui luttent, par exemple, contre des discriminations salariales, perdent ainsi la possibilité d'être réengagées et ne bénéficient pas du renversement du fardeau de la preuve, une disposition qui est avantageuse pour elles. On doit par conséquent se donner pour objectif que l'article 10 de la loi sur l'égalité soit toujours appliqué. Et les juges, tout comme les avocat(e)s, doivent davantage y veiller. 
</p><h3>L'OIT demande toujours une révision du Code des obligations </h3><p>L'intervention de Madame Karen Curtis, docteure en droit et directrice adjointe de la Commission de l'application des normes de l'OIT, fut finalement saisissante. Sur la base des recommandations faites à notre pays par l'OIT, Madame Curtis a montré que la Suisse doit modifier son Code des obligations pour être conforme aux normes du droit international. Tant en raison des obligations relevant de l'OIT de même que de la CEDH, il apparaît de fait clairement qu'en raison du droit de l'OIT et de la CEDH, le droit suisse du licenciement en cas de congés antisyndicaux ainsi que de membres de commissions du personnel ou d'organes de caisses de pensions doit prévoir la réinsertion de la personne licenciée. En outre, les actuelles indemnisations habituellement accordées par les tribunaux en cas d'abus, deux à trois salaires mensuels, sont beaucoup trop basses aux yeux de l'OIT. Car elles ne sont pas suffisamment dissuasives. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5714</guid><pubDate>Thu, 27 Sep 2018 15:30:00 +0200</pubDate><title>Consultation sur la loi sur la conciliation entre activité professionnelle et prise en charge de proches</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/consultation-sur-la-loi-sur-la-conciliation-entre-activite-professionnelle-et-prise-en-charge-de-proches</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Réponse de l'USS à la consultation du Conseil fédéral (n'existe qu'en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5719</guid><pubDate>Thu, 27 Sep 2018 10:00:00 +0200</pubDate><title>Consultation sur la révision du Plan sectoriel de l&#039;infrastructure aéronautique (PSIA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/consultation-sur-la-revision-du-plan-sectoriel-de-linfrastructure-aeronautique-psia</link><description>Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> La réponse de l'USS n'existe <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/260420_SGB_Jugendarbeitsschutz_BUV-Lernende_Hintergrundpapier.pdf" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">qu'en allemand (PDF)</a></p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5693</guid><pubDate>Tue, 25 Sep 2018 13:30:00 +0200</pubDate><title>Le National torpille la mise en œuvre de l’égalité salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-national-torpille-la-mise-en-oeuvre-de-l-egalite-salariale</link><description>Un affront pour les femmes. En particulier après la manifestation #Enough de samedi dernier.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national pense pouvoir combattre l’inégalité salariale entre femmes et hommes avec des «&nbsp;mesurettes&nbsp;» sans trop de portée. Le National a bien suivi le Conseil des États sur le fond et a accepté d’entrer en matière sur la révision tant attendue de la loi sur l’égalité, mais il veut l’affaiblir encore davantage et remettre à plus tard la mise en œuvre du principe de l’égalité salariale inscrit dans la Constitution.
</p><p>Les mesures pour combattre la discrimination salariale ont fait l’objet d’une longue bataille avant d’être adoptées par le Conseil national le 25 septembre. Pour l’USS, il est scandaleux de voir que la majorité bourgeoise au Parlement s’est efforcée par tous les moyens de rogner le projet du Conseil fédéral. La droite a ainsi empêché que les employeurs et employeuses doivent réellement rendre des comptes et assumer leurs responsabilités&nbsp;: le législateur renonce aux contrôles et aux sanctions. Il introduit en outre une date de péremption pour l’application de la loi. La majorité au National souhaite désormais réduire davantage encore le champ d’application de l’obligation de l’analyse au sein des entreprises&nbsp;: cette nouvelle obligation ne concernerait plus que les sociétés comptant l’équivalent de 100 postes à plein temps (sans les apprentis). Cette décision du Conseil national est aberrante pour au moins deux raisons&nbsp;: d’une part, elle permet à de nombreuses entreprises qui emploient majoritairement des femmes (temps partiels) d’échapper à l’obligation d’effectuer cette analyse salariale. D’autre part, le seuil ainsi fixé est plus complexe à calculer et entraînerait un surcroît de bureaucratie. Celles et ceux-là même qui appellent sans cesse à moins de bureaucratie peuvent donc être accusés de torpiller le projet juste pour le plaisir de le couler. Il revient désormais au Conseil des États de ramener à la raison le National lors de la session d’hiver.
</p><p>Attendre encore une session pour obtenir cette révision de la loi sur l’égalité est un affront pour les femmes. En particulier après la manifestation #Enough de samedi dernier, lors de laquelle 20'000 personnes ont exigé haut et fort des mesures efficaces pour l’égalité salariale. L’USS attend du Conseil des États qu’il corrige le tir pour que les mesures entrent en vigueur et puissent être évaluées rapidement. L’attente n’a que trop duré. Finies les tergiversations&nbsp;: l’égalité salariale doit être appliquée, et maintenant.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5696</guid><pubDate>Tue, 25 Sep 2018 11:57:04 +0200</pubDate><title>Consultation sur la révision de l’ordonnance sur les banques (autorisation FinTech)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/consultation-sur-la-revision-de-l-ordonnance-sur-les-banques-autorisation-fintech</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Réponse de l'USS à la consultation du conseil fédéral (n'existe qu'en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5695</guid><pubDate>Tue, 25 Sep 2018 11:21:35 +0200</pubDate><title>Consultation sur le loi fédérale concernant la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/consultation-sur-le-loi-federale-concernant-la-lutte-contre-le-blanchiment-d-argent-et-le-financement-du-terrorisme</link><description>Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5689</guid><pubDate>Mon, 24 Sep 2018 10:00:00 +0200</pubDate><title>Primes-maladie : Depuis longtemps socialement inacceptable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-depuis-longtemps-socialement-inacceptable</link><description>À l&#039;occasion de la hausse des primes standard l’an prochain, il est clair que tant que l’assurance de base ne sera pas financée autrement, chaque augmentation des primes creusera les inégalités sociales.</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a communiqué aujourd’hui la hausse des primes standard l’an prochain. Bien qu’elle soit modérée, il est clair que tant que l’assurance de base ne sera pas financée autrement, chaque augmentation des primes creusera les inégalités sociales.</b></p><p>La discussion sur la maîtrise des coûts dans le domaine de la santé se justifie&nbsp;: la surabondance de l’offre via les assurances complémentaires pèse considérablement sur l’assurance de base, tout comme le prix des médicaments, qui sont excessifs depuis des années. L’affirmation si souvent entendue, selon laquelle on pourrait facilement économiser 20&nbsp;% des coûts sans perte au niveau de la qualité, est toutefois totalement absurde. Tant les patient(e)s que le personnel soignant en souffriraient énormément. 
</p><p>Ce qui est déterminant ici, c’est que les coûts de la santé continueront à augmenter ne serait-ce qu’en raison du vieillissement de la population. Mais que les primes aussi doivent augmenter pour les classes de revenu inférieures et moyennes n’est pas une loi de la nature. Les réductions des primes des caisses-maladie sont le correctif social à la répartition inacceptable des coûts de la santé, mais elles ont été drastiquement diminuées dans nombre de cantons. En 2017, onze cantons ont dépensé moins d’argent pour ces réductions de primes qu’il y a dix années encore, alors que les primes ont très fortement augmenté, de 43&nbsp;%, et que la croissance de la population, 12&nbsp;%, a été soutenue&nbsp;! L’initiative populaire lancée la semaine dernière par le Parti socialiste pour un plafonnement clair de la charge que représentent les primes au moyen d’une réduction plus forte de ces dernières est de ce fait plus que nécessaire. 
</p><p>Mais au-delà, la participation directe des assuré(e)s, qui bat des records dans notre pays, ne doit en aucun cas continuer à augmenter. L’Union syndicale suisse (USS) luttera contre les projets pendants à ce sujet (comme l’adaptation automatique des franchises à l’évolution des coûts).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5687</guid><pubDate>Sat, 22 Sep 2018 16:30:00 +0200</pubDate><title>Un signal clair à l’adresse du Parlement : 20.000 personnes manifestent pour l’égalité salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/assez-un-signal-clair</link><description>Lors d’une grande manifestation, plus de 20 000 personnes ont revendiqué l’égalité de salaire entre femmes et hommes. Une vaste alliance de syndicats, d’organisations de femmes et pour l’égalité des sexes ainsi que de partis politiques a ainsi envoyé un signal clair au Conseil national.</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’en est assez&nbsp;: le 22 septembre, lors d’une grande manifestation largement soutenue qui s’est tenue sur la Place fédérale à Berne, plus de 20 000 personnes ont revendiqué l’égalité de salaire entre femmes et hommes. Une vaste alliance de syndicats, d’organisations de femmes et pour l’égalité des sexes ainsi que de partis politiques a ainsi envoyé un signal clair au Conseil national pour que, la semaine prochaine, il décide enfin des mesures efficaces contre la discrimination salariale.
</p><p>C’est une alliance de plus de 40 organisations qui a appelé cette manifestation nationale pour l’égalité salariale et contre les discriminations. De fait, alors que la Constitution fédérale garantit depuis 37 ans que les femmes doivent toucher un salaire égal à celui des hommes pour un travail de valeur égale, les différences restent importantes. Ainsi, les femmes continuent à gagner en moyenne presque un cinquième de moins que leurs collègues masculins, une différence de plus de 7&nbsp;% qu’aucun facteur objectif ne peut expliquer et qui est donc discriminatoire. Ce vol de salaires représente en moyenne 590 francs par mois. Chaque année, les femmes perdent ainsi environ 10 milliards de francs à cause de leur sexe. Cette somme importante leur manque ainsi qu’à leurs familles, mais elle manque aussi aux assurances sociales et en tant que recettes fiscales. 
</p><p>Les femmes ne veulent pas tolérer ces discriminations plus longtemps. C’est pourquoi elles ont demandé haut et fort devant le Palais fédéral&nbsp;: «&nbsp;#Enough&nbsp;: assez attendu – l’égalité salariale, c’est maintenant&nbsp;!&nbsp;». La semaine prochaine, le Conseil national pourra, dans le cadre de la révision de la loi sur l’égalité, décider des mesures concrètes contre la discrimination salariale, soit que tous les quatre ans, les entreprises doivent analyser leurs salaires et, si nécessaire, adapter ceux des femmes. Un Parlement qui prend au sérieux la majorité féminine de la population doit au moins, comme un premier pas, adopter cette révision minimale de la loi. Toute autre attitude serait un affront.
</p><h5><b>Qui organise #Enough18&nbsp;: Manifestation nationale pour l’égalité salariale et contre les discriminations&nbsp;? </b></h5><p>Association suisse des infirmiers et infirmières (ASI), Association suisse pour les droits des femmes (ADF), Association suisse des employés de banque (ASEB), Basler Frauenvereinigung für Friede und Fortschritt (BFFF), Business &amp; Professional Women (BPW), campagne "16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes", Campax, Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ), Conseil suisse pour la paix, Coordinamento Donne della Sinistra, Federazione Associazioni Femminili Ticino Plus (FAFTPlus), Femmes protestantes en Suisse (FPS), Fédération Solidarité Femmes de Suisse, Femmes socialistes suisses, Femmes PDC, Femwiss, Frauen Aargau, Grossmütter Revolution, Jeunes vert-e-s, Jeunesse Socialiste Suisse (JS), LCH&nbsp; (Association faîtière des enseignant[e]s de Suisse alémanique), Les Verts Suisse, Männer.ch, Marche mondiale des femmes (MMF), Organizzazione Cristiano Sociale ticinese, Organisation suisse des lesbiennes (LOS), Parti bourgeois démocratique Suisse (PBD), Parti socialiste suisse (PS), Pink Cross, Syna, Syndicats Chrétiens du Valais (SCIV), Syndicat des enseignants romands (SER), Syndicat du personnel des transports (SEV), Syndicat interprofessionnel de travailleuses et de travailleurs (SIT), Syndicat suisse des mass médias (SSM), Syndicat suisse des services publics (SSP), Syndicom Syndicat des médias et de la communication, Terre des Femmes, Travail.Suisse, Unia, Union syndicale suisse (USS), We can’t keep quiet, WIDE Switzerland, WyberNet</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5683</guid><pubDate>Mon, 17 Sep 2018 07:33:55 +0200</pubDate><title>Renchérissement, reprise et besoin de rattrapage : l’USS demande des hausses des salaires de 2 à 2,5 %</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rencherissement-reprise-et-besoin-de-rattrapage-l-uss-demande-des-hausses-des-salaires-de-2-a-2-5</link><description>Négociations salariales 2018/2019</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'économie est en plein boom. Pour la première fois depuis dix ans, les prix à la consommation augmentent de tout juste 1 %. Les entreprises font des bénéfices et la productivité augmente. Cette reprise doit désormais profiter aux travailleurs et travailleuses. C'est pourquoi il faut maintenant que les salaires augmentent sur une large échelle. Les syndicats de l'Union syndicale suisse (USS) demandent des hausses de 2 à 2,5 %. Et davantage pour les femmes afin de corriger les discriminations dont elles sont victimes.
</p><p>Après les années difficiles dues à la crise financière et la surévaluation du franc, la tendance est à la hausse dans la plupart des branches. Or, malgré cette très nette amélioration de la situation des affaires des entreprises, les salaires réels ont stagné en 2017 et 2018. Ainsi, " L'heure est venue pour des hausses des salaires réels ", a déclaré Paul Rechsteiner, le président de l'USS, lors de la conférence de presse de cette dernière sur les négociations salariales 2018/2019. En plus, des hausses significatives sont nécessaires, car il faut d'abord compenser la reprise du renchérissement. Il faut aussi tenir compte du fait que les primes des caisses-maladie ont pris depuis longtemps le large par rapport à l'évolution des salaires et que les cotisations du 2e pilier augmentent. En même temps, les hausses de salaire doivent être générales. Il n'est pas question que les trois quarts des hausses octroyées ne le soient qu'individuellement. Car ce sont les hauts revenus les premiers à en profiter.
</p><p>Comme l'a souligné Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, les entreprises peuvent d'autant plus se permettre d'augmenter leurs salaires qu'elles économisent 15 % de leurs primes dans l'assurance-accidents grâce à une remise de la SUVA. Unia a toutes les branches en point de mire. Surtout la construction où une hausse générale de 150 francs est demandée. En raison d'une situation des affaires particulièrement bonne, 3 % d'augmentation de salaire sont nécessaires dans la pharma.
</p><p>Dans les branches couvertes par le syndicat Syndicom, le syndicat des médias et de la communication, des hausses claires des salaires sont indiquées, comme l'a montré le président Daniel Münger. C'est en effet grâce à l'engagement soutenu des employé(e)s que ces entreprises du marché intérieur ont pu réaliser d'importants profits, a-t-il rappelé. Syndicom demande, tant à Swisscom qu'à La Poste, des hausses de salaire d'au moins 2 %. Il existe aussi un important retard à rattraper dans les services publics. La situation financière de la Confédération et des cantons est bonne et proscrit le recours à des mesures d'austérité et à des coupes qui n'en finissent pas.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, 079 620 11 14</li><li>Daniel Münger, président de Syndicom, 079 215 49 33 </li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5680</guid><pubDate>Wed, 12 Sep 2018 13:54:00 +0200</pubDate><title>L&#039;USS refuse l&#039;arrêté de planification pour le renouvellement des moyens pour la protection de l’espace aérien</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/luss-refuse-larrete-de-planification-pour-le-renouvellement-des-moyens-pour-la-protection-de-l-espace-aerien</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation du conseil fédéral (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5678</guid><pubDate>Wed, 12 Sep 2018 12:29:00 +0200</pubDate><title>Consultation sur la nouvelle loi sur les médias électroniques</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/consultation-sur-la-nouvelle-loi-sur-les-medias-electroniques</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5676</guid><pubDate>Tue, 11 Sep 2018 18:58:44 +0200</pubDate><title>L&#039;USS refuse l&#039;initiative parlamentaire Aeschi</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-refuse-linitiative-parlamentaire-aeschi</link><description>Droit de veto du Parlement sur les ordonnances du Conseil fédéral (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5671</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2018 11:22:00 +0200</pubDate><title>Lutte contre les crimes de haine et les discriminations au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lutte-contre-les-crimes-de-haine-et-les-discriminations-au-travail</link><description>Une norme pénale contre la discrimination des LGBT qui a trop attendu</description><content:encoded><![CDATA[<p>La discrimination des personnes LGBT est aussi une réalité quotidienne en Suisse. Ainsi la " LGBT+Helpline " mise en place en novembre 2016 enregistre en moyenne deux délits de haine par semaine, et l'ampleur de la violence physique présente dans presque un tiers des cas est particulièrement choquante. Les chiffres réels prenant en compte les cas non annoncés sont en outre sans doute très élevés.</p><p>Mais les discriminations ne s'arrêtent pas aux portes du monde du travail. Selon une enquête de la " Fédération Genevoise des Associations LGBT ", 52 % des personnes transgenre, 32 % des lesbiennes et 21 % des gays ont été confrontés à différentes formes de discriminations en raison de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre. Les discriminations matérielles des personnes transgenre aussi sont vraiment énormes : selon le Transgender Network Switzerland (TGNS), un licenciement sur trois de personnes transgenre qui a lieu en Suisse est " justifié " par l'identité de genre.</p><p>Ces chiffres montrent qu'il est plus que temps d'ancrer dans la loi que les discriminations en raison de l'orientation sexuelle ou l'identité de genre doivent être poursuivies pénalement. Sinon, il est tout simplement impossible d'agir au pénal contre ces discriminations, ainsi que le Tribunal fédéral l'a constaté à plusieurs reprises. Lors de la session d'automne, le Conseil national traitera de l'initiative parlementaire Reynard sur ces questions : " Lutter contre les discriminations basées sur l'orientation sexuelle ", initiative qui veut une modification du Code pénal. L'Union syndicale suisse (USS) demande au Parlement d'intégrer le plus rapidement possible cette norme pénale sur la discrimination des personnes LGBT. Mais au-delà, les dispositions sur l'interdiction de la discrimination en raison du sexe devraient être étendues afin d'ancrer aussi la lutte contre le sexisme à cet endroit dans la loi.</p><p>Les délits de haine à l'égard des personnes LGBT ne vont cependant pas totalement disparaître parce qu'ils sont punissables. Il est donc d'autant plus important de les recenser statistiquement et de les analyser, comme le demande la motion Quadranti " Recensement statistique des crimes haineux fondés sur l'orientation sexuelle, l'identité de genre, l'expression de genre ou les caractéristiques sexuelles ". Si elle franchissait ces étapes juridiques, la Suisse progresserait clairement dans le classement annuel d'ILGA (Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes) des pays européens les plus respectueux à l'égard des personnes LGBT. Un classement où elle n'occupe actuellement que le 22e rang.</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5670</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2018 11:13:35 +0200</pubDate><title>Encore et encore contre le personnel de la Confédération</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/encore-et-encore-contre-le-personnel-de-la-confederation</link><description>Les interventions de la session</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 17 septembre, le Conseil des États traitera toute une série d'interventions concernant le personnel de la Confédération. Et toutes relèvent du même état d'esprit : " Moins, c'est mieux ". </p><p>Moins, c'est mieux, soit, en d'autres termes : moins de personnel de la Confédération et moins de salaire. Au Conseil des États de mettre une fois pour toutes fin à pareille mentalité ! La motion qui veut plafonner le nombre d'emplois de l'Administration fédérale à son niveau de 2014, ou à 35 000 emplois à plein temps, est déjà passée plusieurs fois dans les deux Commissions des finances et les deux Chambres. Dans son rapport (18.032), le Conseil fédéral a montré qu'elle est de facto réalisée. La Commission des finances du Conseil des États demande désormais à son président, dont la voix est prépondérante, de trancher. À la trappe ! 
</p><p>La motion 16.3399 est du même tabac : elle vise à baisser de 8 % les mandats attribués à l'extérieur. Le Conseil national l'a aussi fait passer. 
</p><p>L'UDC ne cesse de critiquer le système salarial appliqué dans l'Administration fédérale, alors qu'un rapport externe est aussi arrivé à la conclusion qu'il est en soi cohérent et surtout qu'il ne représente justement pas un facteur de coûts. La motion 16.3973 demande que toutes les allocations soient supprimées et que l'horaire de travail fondé sur la confiance n'entraîne pas un relèvement automatique du salaire. Le Conseil national a trouvé cela bien, au Conseil des États de s'y opposer. 
</p><p>Et l'UDC, encore une fois sur le salaire des employé(e)s de la Confédération : la motion 16.3974 veut que les salaires soient adaptés à ceux du privé, c'est-à-dire bien sûr vers le bas. Seulement : ils y sont plus élevés pour les fonctions de cadres supérieurs ! Comparativement, les salaires des classes de salaire inférieures de l'Administration fédérale sont supérieurs au privé. Cela concerne les artisans(e)s, les mécanicien(ne)s, les logisticien(ne)s, le personnel de nettoyage, les huissiers et huissières ainsi que les activités des loges. Faut-il couper dans ces salaires ? La compensation du renchérissement doit être négociée chaque année. La loi sur le personnel de la Confédération prévoit uniquement que le Conseil fédéral peut compenser le renchérissement en fonction de la situation économique et financière. Or cette seule possibilité est une épine dans le pied des parlementaires de la droite et cet article doit être abrogé selon eux (motion 17.3978). </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5668</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2018 08:44:35 +0200</pubDate><title>Le peuple refusera le travail gratis et les durées de travail sans fin </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-peuple-refusera-le-travail-gratis-et-les-durees-de-travail-sans-fin</link><description>L&#039;USS sur la révision de la loi sur le travail </description><content:encoded><![CDATA[<p> Les provocations contre les salarié(s) de Suisse s'enchaînent. Après l'attaque sans précédent des conseillers fédéraux libéraux-radicaux contre la protection pourtant éprouvée des salaires suisses, la Commission de l'économie du Conseil des États tire aujourd'hui la deuxième salve contre les intérêts élémentaires des salarié(e)s. Dans son viseur : la durée maximale du travail et l'enregistrement de la durée du travail. Au cas où cette attaque devait passer le cap des débats parlementaires, l'Union syndicale suisse (USS) la combattra par référendum.
</p><p>Selon la révision de la loi sur le travail (LTr) tout juste mise en consultation, les spécialistes et les cadres doivent être exclus des dispositions protectrices sur le temps de travail. La protection contre l'épuisement professionnel et le travail gratis serait ainsi supprimée pour près de 40 % des salarié(e)s, soit 1,4 million de personnes.
</p><p>Ce sont les critères proposés pour la suppression de l'enregistrement du temps de travail qui expliquent le grand nombre de personnes concernées. Les règles s'appliquent aux cadres et aux spécialistes ayant un " pouvoir de décision important " et une "grande autonomie". Il ne s'agit pas de catégories juridiques. L'employeur ou l'employeuse disposera donc d'une grande marge de manœuvre pour définir les profils d'emploi de sorte à ce que les travailleurs et travailleuses ne soient plus couverts par les dispositions de protection. Et il y a aussi un problème d'exécution : sans enregistrement du temps de travail, les inspecteurs et inspectrices du travail ne pourront plus vérifier si les règles de protection comme le repos nocturne, l'interdiction de travailler le dimanche et les pauses, sont respectées.
</p><p>La santé des travailleurs et travailleuses serait particulièrement menacée par la suppression de la durée hebdomadaire maximale de travail et du nombre maximal d'heures journalières supplémentaires, ainsi que par la levée de l'interdiction du travail dominical. Toutes ces libéralisations auraient pour résultat que les salarié(e)s concernés devraient travailler beaucoup plus longtemps. La journée de travail de 17 heures deviendrait la norme. Et la vie familiale serait perturbée par le travail du dimanche pour encore davantage de monde en Suisse. Les études sur la santé au travail montrent clairement que de longs horaires de travail augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, de cancer, d'arthrite, de diabète et de maladies psychiques. Selon la Société suisse de médecine du travail, la révision de la LTr entraînerait aussi une augmentation des absences pour cause de maladie, et donc des coûts pour les employeurs et employeuses ainsi que la société. De plus, un nombre croissant de personnes quitterait la vie active plus tôt et les femmes auraient encore plus de mal à trouver un emploi à temps plein.
</p><p>Toutes ces conséquences négatives expliquent que les syndicats organiseront un référendum contre cette révision de la LTr. Ils rassembleront la majorité de la population derrière eux. Parce que les journées de travail de 17 heures, l'augmentation du travail gratis et un repos dominical de plus en plus souvent perturbé seront rejetés par un large front.
</p><h5>RENSEIGNEMENTS:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Prof. Dr. Brigitta Danuser, Société suisse de médecine du travail (SSMT), 076 339 84 46</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Stefan Giger, secrétaire général du SSP, 079 296 77 07 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5666</guid><pubDate>Wed, 05 Sep 2018 16:23:52 +0200</pubDate><title>PostFinance : oui à un service public étendu, mais clairement non à tout projet de privatisation !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-oui-a-un-service-public-etendu-mais-clairement-non-a-tout-projet-de-privatisation</link><description>L’USS accueille favorablement l’intention du Conseil fédéral d’élargir la marge de manœuvre de PostFinance. Elle en rejette par contre énergiquement la privatisation partielle.</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>L’Union syndicale suisse (USS) accueille favorablement l’intention du Conseil fédéral d’élargir la marge de manœuvre de PostFinance à la faveur de la révision de la loi sur l’organisation de la Poste en levant l’interdiction faite à cette dernière d’octroyer des hypothèques et des crédits. Elle en rejette par contre énergiquement la privatisation partielle via l’ouverture de son actionnariat. La première mesure renforcerait le mandat de service universel de PostFinance, alors que la deuxième mettrait celle-ci gravement en danger. </b></p><p>L’USS rejette pour cette raison l’ouverture de l’actionnariat de PostFinance aux privés, soit une privatisation partielle de cette dernière. Aujourd’hui déjà, la Poste est confrontée à une importante pression pour réaliser des bénéfices. La direction de cette entreprise proche de la Confédération cède trop volontiers à cette pression. Comme c’est malheureusement apparu clairement dans l’exemple de CarPostal, on n’hésite pas non plus à prendre des mesures illégales pour atteindre cet objectif. Une privatisation partielle augmenterait encore plus la pression, ce qui nuirait durablement au service public. La logique du profit conduit au démantèlement des prestations, à des licenciements et à une dégradation des conditions de travail. Cela, nous le rejetons.
</p><p>L’USS estime par contre que l’élargissement des prestations de PostFinance est une bonne chose. L’interdiction d’octroyer des hypothèques et des crédits faite à l’entreprise est une restriction conçue par le Parlement et le Conseil fédéral afin d’éviter une concurrence trop rude avec les banques cantonales. Ces dernières années, ces dernières se sont beaucoup retirées du trafic des paiements, tandis que PostFinance est restée aujourd’hui encore, conformément à son mandat et malgré le démantèlement des offices de poste, le numéro un incontesté du trafic des paiements.
</p><p>Dans les faits, les taux d’intérêt bas persistants menacent non seulement le mandat de service universel de PostFinance, mais aussi de la Poste dans son ensemble, car les bénéfices de PostFinance sont déterminants pour couvrir les coûts des prestations de service public de l’entreprise. Le moment est donc vraiment venu que le Conseil fédéral fasse une proposition quant à la manière de lever cette interdiction. Les services de paiement de PostFinance sont en effet indispensables à la population et à l’économie. Afin que cela reste ainsi, PostFinance doit avoir accès aux crédits et aux hypothèques.
</p><p>La population veut un service public de qualité dans toutes les régions du pays et à des prix abordables. Le Conseil fédéral devrait en fait avoir compris ce signal depuis longtemps&nbsp;! Pour stabiliser PostFinance, l’interdiction d’octroyer des crédits et des hypothèques doit être levée, mais il ne doit très certainement pas y avoir de privatisation partielle de l’entreprise&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5664</guid><pubDate>Wed, 05 Sep 2018 09:00:00 +0200</pubDate><title>Action « Ligne rouge : droits des salarié-e-s »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/action-ligne-rouge-droits-des-salarie-e-s</link><description>Quelque 200 travailleurs et travailleuses ont protesté contre le projet des conseillers fédéraux PLR Ignazio Cassis et Johann Schneider-Amman. </description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;Quelque 200 travailleurs et travailleuses venus de toute la Suisse ont formé mercredi sur la Place fédérale à Berne une «&nbsp;ligne rouge&nbsp;» symbolique que le Conseil fédéral n’a pas le droit de franchir dans les négociations sur un accord-cadre avec l’Union européenne (UE). Sous le slogan «&nbsp;Nous défendons les salaires et les conditions de travail&nbsp;», ils ont protesté contre le projet des conseillers fédéraux PLR Ignazio Cassis et Johann Schneider-Amman de saper les mesures d’accompagnement pour la protection des salaires et des conditions de travail. Ces deux conseillers fédéraux aimeraient en effet soumettre les mesures d’accompagnement à l’accord-cadre Suisse-UE et laisser ainsi les tenants d’une ligne dure relativement au marché intérieur au sein de l’UE décider de la protection effective des salaires en Suisse.
</p><p>Par cette action, les travailleurs et travailleuses réaffirment qu’ils ne négocieront pas sur le démantèlement de la protection des salaires. Ils exigent que le Conseil fédéral respecte la «&nbsp;ligne rouge&nbsp;» qu’il a lui-même confirmée à plusieurs reprises et, ainsi que cela a toujours été promis, ne les soumette pas à l’accord-cadre.
</p><p>Ils ont rappelé que la Suisse, qui se situe au centre de l’Europe, a besoin de relations stables et bonnes avec l’UE et qu’à cet effet, une protection efficace et autonome des salaires et des conditions de travail est nécessaire. Ils ont également rappelé que la mise en place de la libre circulation des personnes, combinée avec des mesures d’accompagnement opérantes, a été un important progrès. De fait, cela a signifié la fin du statut inhumain de saisonnier et de l’arbitraire patronal qui échappait à tout contrôle. Ce n’est qu’ainsi qu’a été remplie la condition permettant d’appliquer le principe selon lequel en Suisse, on doit verser des salaires suisses. Pour atteindre cet objectif, les mesures d’accompagnement doivent être continuellement adaptées aux nouveaux défis et renforcées, mais pas démantelées. Elles resteront la clé du succès des Accords bilatéraux seulement si la Suisse comble par elle-même les lacunes existantes.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5662</guid><pubDate>Tue, 04 Sep 2018 17:30:00 +0200</pubDate><title>Le taux minimal pèse sur les rentes : le Conseil fédéral doit corriger le tir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-taux-minimal-pese-sur-les-rentes-le-conseil-federal-doit-corriger-le-tir</link><description>Un taux minimal sous la barre de 1 % constitue l’ouverture d’une brèche inédite.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La recommandation faite au Conseil fédéral par la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle (Commission LPP) aggrave les difficultés des salarié-e-s en matière de prévoyance vieillesse. Les rentes du deuxième pilier vont continuer de baisser et les futurs retraité-e-s auront toujours moins dans leur portemonnaie. Un taux minimal sous la barre de 1&nbsp;% constitue l’ouverture d’une brèche inédite. Non seulement cela fera baisser encore davantage les rentes, mais cette mesure va ébranler durablement la confiance des assuré-e-s dans le deuxième pilier. Le Conseil fédéral doit donc intervenir pour corriger cette situation.
</p><p>Si le gouvernement suit la recommandation de la commission LPP, le taux minimal passerait sous la barre de 1&nbsp;% pour la première fois dans l’histoire du deuxième pilier. C’est inacceptable. En 2017, les caisses de pension ont pu augmenter substantiellement leurs réserves. Et elles ont pu dégager des rendements de 7 à 8&nbsp;%. La diminution progressive et considérable du taux minimal au cours des dernières années est la conséquence d’un catastrophisme injustifié. La preuve&nbsp;: les chiffres du Credit Suisse Index montrent bel et bien que les caisses de pension suisses ont obtenu des rendements de 5,5&nbsp;% en moyenne au cours des six dernières années. Dans ce contexte, un taux minimal de 1,25 % ne devrait poser aucune difficulté aux caisses de pension.
</p><p>Le Conseil fédéral serait bien avisé de ne pas tenir compte de cette recommandation alarmiste de la Commission LPP et de résister aux pressions du patronat et de l’Association Suisse d’Assurances (ASA) pour une nouvelle baisse du taux minimal. Sinon, on s’éloignerait encore davantage de l’objectif de prestation pour la prévoyance vieillesse, ancré dans la Constitution, selon lequel le premier et le deuxième pilier additionnés doivent permettre de maintenir après la retraite un niveau de vie convenable. Avec un taux si bas pour le deuxième pilier, il est évident que cet objectif ne pourra être atteint que par des hausses des rentes AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5659</guid><pubDate>Fri, 31 Aug 2018 16:00:12 +0200</pubDate><title>Prestations complémentaires : Ne touchez pas au minimum vital !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestations-complementaires-ne-touchez-pas-au-minimum-vital</link><description>La Commission du Conseil national passe totalement à côté des réalités sociales de ce pays</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En adoptant une attitude rigide avec la réforme des prestations complémentaires (PC), la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) passe totalement à côté des réalités sociales de ce pays. Si cette orientation devait s'imposer jusqu'à la fin des délibérations, il sera alors difficile d'éviter une votation populaire.</p><p>Des rentes qui permettent de couvrir les besoins vitaux sont un mandat constitutionnel. L'objectif déclaré des PC est de satisfaire à ce mandat constitutionnel. Mais ces dernières années, on s'en est toujours plus éloigné à cause de la hausse des loyers et du coût de la vie. Les loyers pris en compte pour les PC n'ont jamais été adaptés depuis 2001, alors que les loyers réels ont augmenté en moyenne de 24 %. Toujours est-il que le Conseil des États veut ajuster les PC en augmentant les loyers PC maximaux de 18 % (ménages individuels), mais maintenant, la CSSS-N persiste avec tout juste 5 %. Dans les cantons ruraux, il ne va même y avoir aucune hausse, alors que les loyers y ont pour une part encore plus augmenté depuis 2001 : de 37 % comme, par exemple, dans le canton d'Obwald !
</p><p>Pendant que des dizaines de milliers de rentiers et rentières AI et AVS devraient alors continuer à économiser la différence sur des besoins vitaux très chichement calculés, la CSSS-N s'entête avec son " armoire à poisons " pleine de mesures de réduction et disciplinaires incompréhensibles. Ainsi, la totalité des retraits de capital du 2e pilier seraient par exemple punis d'une réduction de 10 % de la PC. Donc, la personne qui retire aujourd'hui son capital du 2e pilier pour créer une entreprise devra en payer le cas échéant le prix 30 ans plus tard.
</p><p>Un objectif déclaré de la réforme est la suppression des mauvaises incitations. On ne comprend par conséquent absolument pas pourquoi la CSSS-N persiste à vouloir prendre en compte à 100 % le revenu des conjoint(e)s des bénéficiaires de PC. Les incitations à travailler tant évoquées n'auraient plus aucune valeur, voire moins encore, car le revenu du travail doit être imposé, contrairement aux PC. En plus, les autres membres de la famille ne sont nullement épargnés : la commission veut réduire drastiquement le montant des dépenses pour les enfants reconnues, une aberration sociale.
</p><p>Nous demandons avec insistance au Conseil national de corriger les propositions de sa commission et de suivre pour l'essentiel la variante du Conseil des États. Si la réforme des PC équivaut à un démantèlement, difficile d'éviter une votation populaire.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Reto Wyss, secrétaire central de l'USS, 079 740 99 84</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5656</guid><pubDate>Fri, 31 Aug 2018 12:15:54 +0200</pubDate><title>Libre circulation : L’USS combattra de toutes ses forces l’« initiative de limitation » de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/libre-circulation-l-uss-combattra-de-toutes-ses-forces-l-initiative-de-limitation-de-l-udc</link><description>La Suisse a besoin des relations de qualité et stables avec l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pays situé au centre de l'Europe, la Suisse a besoin d'entretenir des relations de qualité et stables avec l'Union européenne (UE) ; cela, pour des raisons tant politiques qu'économiques. Pour cette raison, l'Union syndicale suisse (USS) s'est toujours prononcée en faveur des Accords bilatéraux, mais à la condition qu'ils profitent aux travailleurs et travailleuses de Suisse et que les salaires et les conditions de travail soient protégées. La mise en place ainsi que le développement des mesures d'accompagnent constituent la base de cette protection, même si les nouvelles lacunes de protection qui se font jour doivent régulièrement être comblées.</p><p>L'introduction de la libre circulation des personnes, combinée à des mesures d'accompagnement efficaces, a été un progrès important. Si l'on compare avec l'époque des anciens systèmes de contingents, la main-d'œuvre étrangère en Suisse est aujourd'hui moins exposée à l'arbitraire patronal. Elle peut mieux se défendre contre des conditions de travail mauvaises, des salaires de misère et l'exploitation. Il est donc plus aisé de combattre la sous-enchère salariale qu'avec les anciens systèmes de contingents. Le principe selon lequel, en Suisse, on verse des salaires suisses se trouve de ce fait appliqué. Grâce à la libre circulation des personnes, on a surtout supprimé le statut inhumain de saisonnier.</p><p>L'initiative de limitation de l'UDC attaque frontalement la réussite que représentent les Accords bilatéraux. Cela, aussi dans le but de supprimer les mesures de protection des salaires. L'USS la combattra de toutes ses forces. En même temps, elle s'opposera à toutes les tentatives de faire baisser les salaires et démanteler les conditions de travail. Elle s'engagera bien au contraire pour combler les lacunes de protection encore existantes. Car la clé du succès des Accords bilatéraux a été et reste la combinaison de la libre circulation des personnes avec des mesures d'accompagnement solides que la Suisse fixe en toute autonomie.</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>International</category><category>Économie extérieure</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5652</guid><pubDate>Mon, 27 Aug 2018 08:35:52 +0200</pubDate><title>#Enough18 : nous en avons assez !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/enough18-nous-en-avons-assez</link><description>Faisons pression maintenant pour l’égalité salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans la politique suisse de l'égalité des sexes, les rouages sont très grippés. Et cette année aussi : la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États a dit non à une initiative pour un congé de paternité de quatre semaines, soit déjà très court en comparaison internationale, et mise sur le compromis du compromis : deux semaines.</p><p>Le Conseil des États n'a accepté que des mesures édulcorées pour l'égalité salariale et ces dernières n'auraient même pas passé le cap de la commission préparatoire du Conseil national sans la voix prépondérante de sa présidente. Les 24 et 25 septembre, le plénum décidera s'il faut enfin agir efficacement, un petit peu, ou alors pas du tout contre la discrimination salariale des femmes.
</p><p>Nous avons besoin d'une Madame Égalité
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) a mis des propositions sur la table : pour que la loi sur l'égalité (LEg) révisée puisse déployer tous ses effets, il faut qu'une Madame Égalité de la Confédération puisse contrôler si les entreprises respectent la loi et prononcer des sanctions en cas d'infractions. Mais cela commence à être extrêmement serré : les organisations patronales se battent bec et ongles pour leur droit à verser des salaires inégaux et les politiciens de droite, ainsi que quelques politiciennes, semblent encore très disposés à répondre à leurs souhaits.
</p><p>La lanterne rouge Suisse
</p><p>Il est cependant plus que temps que quelque chose se passe et que la Suisse fasse un grand pas en avant en matière d'égalité entre femmes et hommes. Car, vue depuis l'Europe, la politique suisse en cette matière a précisément des airs archaïques. Alors que tous les pays de l'OCDE connaissent au moins un congé de paternité et/ou un congé parental prescrits par une loi, et beaucoup ont les deux, la Suisse discute actuellement pour savoir si les jeunes pères " frais émoulus " doivent avoir droit à plus que le jour de congé destiné aux " affaires personnelles ".
</p><p>La part aux frais totaux de prise en charge extrafamiliale des enfants assumée en Suisse par les parents doit constituer un record. Et nous n'avons pas non plus à être fiers de notre performance au chapitre de l'égalité salariale. Selon Eurostat, l'office de statistique de l'Union européenne (UE) - nous n'avons pas encore les chiffres de l'Office fédéral de la statistique - la Suisse se trouvait en 2016 au-dessus de la moyenne de l'UE, avec 17 % de différence entre les hommes et les femmes. Et cela fait des années que la différence de salaire discriminatoire se monte à environ 7 %, ce qui ne se corrigera pas avec des mesures volontaires.
</p><p>Nous en avons et en voulons assez !
</p><p>Pour que les choses avancent, il est nécessaire que les femmes et les syndicats fassent pression. Le samedi 22 septembre, deux jours avant le débat sur la révision de la LEg censée nous rapprocher de l'égalité salariale, nous irons sur la Place fédérale et dirons haut et fort que c'en est assez ! Nous montrerons que nous en avons assez d'attendre depuis une éternité une vraie égalité de traitement. Que nous en avons assez d'entendre des excuses selon lesquelles des mesures comme le congé de paternité et les analyses de salaires seraient trop chers. Assez aussi d'assertions comme celles selon lesquelles les discriminations salariales n'existeraient pas et que lorsque c'est le cas, les femmes en sont elles-mêmes responsables.
</p><p>Et nous devons montrer que nous voulons obtenir suffisamment d'argent pour notre travail, des rentes suffisantes pour notre retraite et suffisamment de reconnaissance pour ce que nous faisons. Avec #Enough18, la manifestation nationale pour l'égalité salariale et contre les discriminations, nous ferons passer un message à l'intention du Parlement : donnez-nous ce qui nous revient ! Engagez-vous en décidant des mesures efficaces pour l'égalité salariale !
</p><p>Nous nous retrouverons le 22 septembre à 13 h 30 sur la Schützenmatte, à Berne. La manifestation finale aura lieu à 15 h sur la Place fédérale. Ensuite, il y aura de la musique féministe avec DJ Stéphanie et la bière de l'égalité brassée en exclusivité pour l'USS. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5650</guid><pubDate>Fri, 24 Aug 2018 15:53:36 +0200</pubDate><title>Des patrons cyniques</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-patrons-cyniques</link><description>Protection contre l’épuisement professionnel</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À coups de grandes et onéreuses affiches placardées depuis quelques semaines en Suisse alémanique, l'Association Suisse d'Assurances (ASA) s'inquiète de l'explosion du nombre des cas d'épuisement professionnel. Le timing ne pourrait pas être plus cynique, car la commission compétente du Conseil des États veut démanteler massivement la protection des travailleurs et travailleuses. </p><p>La Commission des redevances et de l'économie de la Chambre des cantons veut en effet mettre en œuvre les initiatives parlementaires de la conseillère aux États Karin Keller-Sutter (PLR) et du conseiller aux États Konrad Graber (PDC). C'est fin juin qu'elle a lâché cette bombe et présenté son projet de démantèlement qui doit pratiquement rayer la protection contre l'épuisement professionnel de l'actuelle loi sur le travail. 
</p><p>Serait-ce là un cas pour l'ASA qui se fait des soucis à cause de l'épuisement professionnel ? Mais attention : l'ASA est membre de l'Union patronale suisse. Et quelles personnalités sont présentes dans les comités de cette dernière ? Mme Keller-Sutter (à qui l'on attribue des ambitions de conseillère fédérale) et M. Graber (qui représente les intérêts des employeurs des fiduciaires d'Expertsuisse, une branche dans laquelle les salarié(e)s sont pressés comme des citrons avec des temps de travail excessivement longs...). 
</p><p>Avec la révision géante du Conseil des États faite selon les vœux de Mme Keller-Sutter et M. Graber, la loi sur le travail cesserait d'exister, en matière de protection contre l'épuisement professionnel, précisément pour celles et ceux qui en ont le plus besoin, soit les cadres moyens, les " travailleurs et travailleuses du savoir " qui pratiquent souvent le télétravail, mais aussi les spécialistes, pour lesquels le calme et la concentration sont l'alpha et l'oméga de leurs activités (que l'on pense ici seulement au travail exigeant des réviseurs et réviseuses ou des personnes occupées dans le domaine de la santé). Un " bel " effet secondaire des " réformes " est que les employeurs et employeuses pourraient en plus profiter de travail gratuit, car les heures supplémentaires de celle ou celui qui n'a pas le droit d'enregistrer ses temps de travail ne seraient plus payées ni compensées. Pas mal, pour les patrons économes ! 
</p><p>Les réformes supprimeraient le principe du volontariat qui existe aujourd'hui lorsqu'il est question de flexibilité et le droit à enregistrer son temps de travail disparaîtrait également ainsi que les prescriptions en matière de durée maximale du travail, de travail du dimanche et de travail de nuit. Le droit suisse du travail est déjà le plus favorable aux employeurs et employeuses de toute l'Europe. Faut-il vraiment le déplumer encore plus au détriment de la santé psychique avec une flexibilité unilatérale à la sauce patronale ? Voulons-nous encore plus de cas d'épuisement professionnel, plus de travail gratuit, moins de salaire ? 
</p><p>Les syndicats et les associations de salarié(e)s rejettent ces exigences inacceptables. Ils demandent au Parlement de reprendre enfin ses esprits et d'enterrer les initiatives parlementaires Graber et Keller-Sutter. Car elles entraîneraient des coûts économiques et de la souffrance. Mais peut-être que les syndicats recevront un soutien inattendu. Ou les inquiétudes de l'ASA quant à l'augmentation des cas d'épuisement professionnel ne valent même pas le papier (cher) sur lequels elles ont été affichées et répandues ?</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5647</guid><pubDate>Thu, 23 Aug 2018 11:40:00 +0200</pubDate><title>Il n’y a pas de solution au retrait de La Poste du service universel</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-n-y-a-pas-de-solution-au-retrait-de-la-poste-du-service-universel</link><description>Dans sa réponse à la consultation fédérale, l’USS critique la modification proposée de l’ordonnance sur les nouvelles conditions d’accessibilité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Nous constatons que le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) n'a pas l'intention de freiner le fulgurant démantèlement des prestations de La Poste. Le rapport explicatif qui accompagne la consultation émet en effet un avis favorable sur les agences qui, aujourd'hui au nombre de 970, devront être 1 400 fin 2019. La suppression d'offices de poste va donc se poursuivre sans autre, malgré les critiques de la population et de l'artisanat.
</p><p>Les revendications syndicales et politiques, qui demandent entre autres l'égalité de traitement pour le personnel des agences, des conditions de travail garanties via le partenariat social et une indemnisation couvrant les frais des agences, sont purement et simplement ignorées. Ce n'est pas acceptable. Le projet d'ordonnance ne s'attaque pas aux vrais problèmes que pose le retrait de La Poste du service universel.
</p><p>Les besoins des PME sont aussi touchés, car pour elles, la réduction des prestations des agences est problématique. La stratégie de repli de La Poste représente une baisse de qualité du service public en Suisse. Les corrections proposées dans la présente révision n'y changent rien.
</p><p>Ce projet de révision ne fait rien non plus pour le personnel concerné. L'USS insiste : les entreprises qui reprennent des tâches de service universel sur mandat de La Poste doivent absolument être soumises à une convention collective de travail. Pas question que La Poste, en tant qu'entreprise proche de la Confédération, et la Confédération, en tant que propriétaire, se soustraient ici à leur responsabilité. </p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5699</guid><pubDate>Tue, 21 Aug 2018 13:27:00 +0200</pubDate><title>Consultation sur le paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/consultation-sur-le-paquet-d-ordonnances-environnementales-du-printemps-2019</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation du conseil fédéral (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-5643</guid><pubDate>Fri, 17 Aug 2018 17:00:00 +0200</pubDate><title>Une commission fait un petit pas vers l&#039;égalité salariale - des mesures plus fortes sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-commission-fait-un-petit-pas-vers-legalite-salariale-des-mesures-plus-fortes-sont-necessaires</link><description>L&#039;USS sur la révision de la loi sur l&#039;égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) du Conseil national a suivi à une courte majorité (avec la voix prépondérante de la présidente de la commission) la décision du Conseil des Etats de renforcer les mesures de mise en œuvre de l’égalité salariale. Mais dans le cadre de la révision de la loi sur l’égalité, la Commission n’a pas saisi l’occasion de renforcer les mesures édulcorées par le Conseil des Etats. La majorité bourgeoise de la commission a maintenu la clause de caducité insensée, tout comme l’exemption d'un certain nombre d’entreprises de l'obligation d'analyser les salaires, et a rejeté toute proposition qui aurait rendu le projet de réforme plus efficace.<br><br>L’USS estime néanmoins positif que la révision de la loi arrive au Conseil national cet automne. La transparence minimale qu’elle offrirait est un petit pas vers l'égalité salariale, qui doit être suivi d'autres pas. L’USS demande au plénum du Conseil national de prendre ces mesures dès à présent, et de renforcer considérablement la loi : le respect des mesures doit être surveillé et les infractions sanctionnées comme c’est le cas dans d’autres lois. Une exception précisément pour les droits des femmes est un affront.<br><br>Une large alliance d'organisations de femmes et de syndicats surveillera de près le Conseil national et demandera au Parlement d’enfin progresser en matière d’égalité salariale. Cette exigence donnera lieu à un rassemblement le 22 septembre 2018 sur la Place fédérale : à l’occasion de « #Enough – manifestation nationale pour l’égalité salariale et contre la discrimination », des femmes* et des hommes solidaires exigeront d’accorder aux femmes ce que la Constitution leur promet depuis des décennies, mais qui leur est toujours refusé dans les faits.<br>&nbsp;<br>Davantage d’informations sur la campagne pour l’égalité salariale : <a href="https://www.mettons-la-pression.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.mettons-la-pression.ch</a><br><br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5641</guid><pubDate>Wed, 08 Aug 2018 15:00:00 +0200</pubDate><title>Protection des salaires : ne trahissons pas les salarié(e)s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-des-salaires-ne-trahissons-pas-les-salarie-e-s</link><description>L’USS n’ira pas aux négociations du DEFR sur le démantèlement des mesures d’accompagnement </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS ne participera pas aux négociations sur les mesures d’accompagnement prévues par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann. Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) a fixé à ces négociations des objectifs qui vont non seulement affaiblir substantiellement la protection des salaires en Suisse, mais aussi donner à des opposants aux mesures d’accompagnement (Commission européenne, Cour de justice de l’Union européenne (CJUE)) le droit de se prononcer sur les mesures d’accompagnement de la Suisse. Cela, alors qu’en juillet dernier, le Conseil fédéral avait réaffirmé que celles-ci ne seraient pas touchées («&nbsp;lignes rouges&nbsp;»).
</p><p>Selon le mandat du DEFR, les négociations doivent déboucher sur des propositions au sujet d’«&nbsp;un aménagement des mesures d’accompagnement sous une forme acceptée par l’Union européenne (UE)&nbsp;» et susceptible par ailleurs de passer le cap d’une «&nbsp;éventuelle appréciation de la part de la CJUE&nbsp;». Cette exigence est en rupture totale avec toutes les décisions prises à ce jour qui permettent à la Suisse de protéger de manière autonome ses salaires, les plus élevés d’Europe. Si des compétences sont octroyées à la Commission européenne et à la CJUE en matière de mesure d’accompagnement, la pression sur la protection des salaires en Suisse va énormément s’accentuer. La Commission européenne et la CJUE ont déjà contraint plusieurs pays de l’UE, tels l’Autriche et le Luxembourg, à renoncer à une partie de leurs mesures de protection des salaires. 
</p><p>En ce qui concerne les instruments, l’enjeu dépasse largement la question de la règle des huit jours. Ainsi, le DEFR veut par exemple mettre sur la table la protection des salaires garantie par les conventions collectives de travail (contrôles, sanctions etc.), la fréquence des contrôles, les cautions, les mesures contre l’indépendance fictive et l’interdiction de fournir des services en Suisse.
</p><p>En Suisse, on doit verser des salaires suisses&nbsp;: c’est ce que le Conseil fédéral avait promis à la population lors des votations sur les Accords bilatéraux. Par conséquent, le gouvernement avait décidé d’exclure les mesures d’accompagnement des négociations sur l’accord-cadre. La volonté actuelle des conseillers fédéraux PLR de démanteler ces mesures n’a donc aucun fondement politique.
</p><p>L’USS ne participera pas aux négociations organisées par Monsieur Schneider-Ammann sur les mesures d’accompagnement. Elle combattra s’il le faut tout démantèlement de la protection des salaires en utilisant tous les moyens appropriés, jusqu’au référendum.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Giorgio Tuti, président du syndicat SEV, 079 357 57 07</li><li>Daniel Lampart, premier sécretaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5637</guid><pubDate>Wed, 08 Aug 2018 10:00:00 +0200</pubDate><title>Pourquoi les lignes rouges ne doivent pas être franchies</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pourquoi-les-lignes-rouges-ne-doivent-pas-etre-franchies</link><description>Mesures d’accompagnement : la Suisse ne doit pas lâcher
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plusieurs semaines, deux conseillers fédéraux et de nombreux médias suisses s’emploient à ridiculiser ce que l’on appelle la règle des huit jours. De quoi s’agit-il&nbsp;? Pourquoi de telles attaques contre une règle qui fonctionne très bien pour la Suisse depuis de nombreuses années&nbsp;? 
</p><p>En principe, tout est clair&nbsp;: notre gouvernement a affirmé à plusieurs reprises que la protection salariale en Suisse n’est pas négociable. Il s’agit là d’une «&nbsp;ligne rouge&nbsp;», a-t-il dit et redit, pas plus tard que début juillet. Mais nos deux conseillers fédéraux libéraux-radicaux font comme si ces décisions ne les concernent pas. Dans une vaste mise en scène médiatique, ils jettent en pâture la protection contre la sous-enchère salariale.
</p><p> Cette attaque des conseillers fédéraux libéraux-radicaux contre la protection des salaires est tout simplement irresponsable. Ils risquent délibérément de faire un tort irréparable aux relations entre la Suisse et l’Union européenne (UE). Car dans le débat actuel, l’enjeu va bien au-delà de la question du délai des huit jours.
</p><p> Dans un document d'information clair, l'USS explique brièvement et de manière concise comment les mesures d'accompagnement ont été mises en place, pourquoi la règle des huit jours est efficace et non discriminatoire, ainsi que les conséquences fatales du comportement des conseillers fédéraux libéraux-radicaux pour la Suisse et la coopération avec l'UE.
</p><p><b><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2026/260211_JE_VL_AEnderung_Ergaenzungsleistungen.pdf" class="download">Plus...</a>&nbsp;&nbsp;</b>(PDF)&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements :</h5><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, tel. 031 377 01 06
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5633</guid><pubDate>Wed, 18 Jul 2018 15:26:51 +0200</pubDate><title>Projet d’ordonnance concernant les exigences minimales pour les conditions de travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/projet-d-ordonnance-concernant-les-exigences-minimales-pour-les-conditions-de-travail</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5632</guid><pubDate>Tue, 17 Jul 2018 15:55:05 +0200</pubDate><title>Non à la privatisation de l’assurance de base</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-a-la-privatisation-de-l-assurance-de-base</link><description>Financement uniforme : le modèle proposé ne fait que renforcer le pouvoir des caisses</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national s'est à nouveau entièrement soumise au lobby des caisses-maladie et a mis en consultation, il y a quelques semaines, un avant-projet de " Financement uniforme des prestations ambulatoires et des prestations avec hospitalisation ". Le but est de supprimer les incitations inappropriées existantes et, finalement, de faire des économies par ce biais en instaurant une répartition uniforme entre financement par les primes et financement par l'impôt ; cela, pour l'ensemble des domaines de prestations de l'assurance de base. Or, on ne voit pas comment ces buts seront atteints avec le modèle proposé. Ce qui changerait concrètement est par contre clair : les cantons devraient mettre à la disposition des caisses-maladie la totalité des fonds actuellement affectés au financement des soins hospitaliers ; ce qui représente tout de même près de 8 milliards de francs. Et les caisses pourraient distribuer à leur gré cet argent entre les fournisseurs de prestations. 
</p><p>La Suisse n'a pas connu d'autre exemple de transfert d'impôts sans condition au profit de l'économie privée d'un ordre de grandeur ne serait-ce qu'approchant, sauf peut-être le sauvetage d'UBS il y a dix ans. On rencontre toutefois sans cesse des exemples de ce qui peut arriver si le contrôle public de telles subventions est insuffisant (comme avec le modèle proposé). Vous avez le bonjour de l'affaire CarPostal ! L'Union syndicale suisse (USS) est fermement opposée au projet de financement uniforme et s'est exprimée de manière détaillée à ce sujet dans sa réponse à la consultation fédérale. Nous allons aborder ici des questions fondamentales relatives au pilotage du secteur de la santé.
</p><p>L'assurance de base est un acquis social. Mais outre son financement, le fait qu'elle relève d'environ 50 compagnies d'assurance privées est une anomalie. Du point de vue démocratique, il est indécent que les assureurs, échappant au contrôle public, puissent disposer librement de l'argent des primes versées pour une assurance obligatoire. Et ce serait beaucoup plus inquiétant encore si les assureurs pouvaient décider librement de l'utilisation de revenus fiscaux. Les mêmes milieux qui n'arrêtent pas de clouer au pilori une gestion des finances publiques basée sur le " principe de l'arrosoir " demandent maintenant, concernant l'approvisionnement en soins, qu'un tel principe soit appliqué pour pas moins de 8 milliards de francs. Cela traduit une foi dans un marché qui, comme c'est souvent le cas, ne s'en tire pourtant pas sans subventions. 
</p><p>Le fait que l'État, c'est-à-dire les cantons, porte trop de casquettes différentes en matière d'approvisionnement en soins est aussi régulièrement dénoncé. L'USS partage sur le fond cette critique : le pilotage de la santé est par trop fédéraliste, alors que, pour un approvisionnement médical global, il faudrait penser bien au-delà des frontières cantonales. Mais dans les faits, les cantons assument actuellement des rôles multiples en tant que propriétaires d'hôpitaux, de coresponsables du financement des prestations hospitalières et de régulateurs en matière d'autorisations de cabinets médicaux et de listes d'hôpitaux. Toutefois, cette multiplicité est tout simplement l'expression de leur tâche globale qui consiste à garantir la couverture sanitaire de la population. Or la sécurité de cette couverture ne peut être assurée que par les pouvoirs publics et se trouve déjà ponctuellement minée dans le régime en vigueur par quelques assureurs (voir par exemple les cas choquants de refus de prestations vitales opposés à des assuré[e]s insolvables). Le rôle multiple des cantons est en outre tout simplement le reflet du caractère public de l'offre en soins de santé. Il serait ainsi tout aussi injustifié de reprocher à la Confédération et aux cantons de jouer plusieurs rôles en tant que législateurs, percepteurs d'impôts et garants de la sécurité publique. 
</p><p>Aujourd'hui déjà, le changement de rôle des caisses-maladie, ou son renforcement, est inquiétant. Alors que la perception de primes et le financement des prestations sont leurs tâches initialement prévues, les caisses étendent toujours plus leur influence sur la fourniture des prestations. Actuellement, la plupart des grands assureurs exploitent dans le cadre de leurs modèles HMO (fondamentalement bienvenus) leurs propres chaînes de centres de soins ambulatoires. Ceux-ci leur offrent cependant aussi, contrairement à ce qui est le cas avec l'assurance de base, la possibilité de faire des bénéfices. Il va dès lors de soi qu'un pouvoir exercé sans partage dans la répartition du financement des soins de santé profiterait beaucoup aux modèles d'affaires des assureurs-maladie. Le même problème se pose avec leurs assurances complémentaires lucratives ainsi qu'à la possibilité de rembourser les prestations à des hôpitaux privés, ce sur quoi nous reviendrons ultérieurement. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5630</guid><pubDate>Tue, 17 Jul 2018 09:51:23 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-les-prestations-complementaires-a-l-assurance-vieillesse-survivants-et-invalidite</link><description>Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5628</guid><pubDate>Mon, 16 Jul 2018 14:23:00 +0200</pubDate><title>Audition sur les nombres maximums 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/audition-sur-les-nombres-maximums-2019</link><description>Révision partielle de l&#039;ordonnance relative à l&#039;admission, au séjour et à l&#039;exercice d&#039;une activité lucrative. 
(Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5626</guid><pubDate>Mon, 16 Jul 2018 13:53:46 +0200</pubDate><title>Rôle de la Commission fédérale pour la protection de la nature et des paysages</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/role-de-la-commission-federale-pour-la-protection-de-la-nature-et-des-paysages</link><description>Cette réponse n&#039;exsite qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse de l'USS n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5624</guid><pubDate>Mon, 16 Jul 2018 12:22:04 +0200</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur la météorologie et la climatologie</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-totale-de-l-ordonnance-sur-la-meteorologie-et-la-climatologie</link><description>La réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5622</guid><pubDate>Thu, 12 Jul 2018 18:06:06 +0200</pubDate><title>Deuxième contribution de la Suisse en faveur de certains États membres de l’UE</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/deuxieme-contribution-de-la-suisse-en-faveur-de-certains-etats-membres-de-l-ue</link><description>Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand. </description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5619</guid><pubDate>Mon, 09 Jul 2018 09:17:00 +0200</pubDate><title>La Confédération européenne des syndicats soutient les camarades suisses</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-confederation-europeenne-des-syndicats-soutient-les-camarades-suisses</link><description>Intervention au plus haut niveau</description><content:encoded><![CDATA[<p> « Qu'ils soient résidents ou détachés en Suisse, tous les travailleurs et travailleuses doivent avoir la garantie de salaires et conditions de travail identiques », explique Luca Visentini, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats dans une lettre à la haute responsable des Affaires étrangères Federica Mogherini et Marianne Thyssen, commissaire au travail et aux affaires sociales de l'UE. En intervenant au plus haut niveau de l'Union européenne, Luca Visentini soutient les camarades suisses dans la discussion sur les mesures d'accompagnement.
</p><p>Le chef de l'union renvoie à la situation particulière de la Suisse due à sa situation géographique et à ses salaires élevés, nécessitant une protection spéciale. « La règle des 8 jours, la garantie et les contrôles basés sur le risque en particulier se sont révélés efficaces », déclare Luca Visentini dans sa lettre.
</p><p>La Confédération européenne des syndicats tire à la même corde que les organisations suisses USS et Travail Suisse : « Le principe de l'égalité de salaire pour un même travail au même endroit doit s'appliquer partout en Europe ». C'est pourquoi poursuit Luca Visentini, « dans les négociations entre la Suisse et l'UE sur un accord-cadre, les mesures d'accompagnement doivent être exclues de l'équation ». 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5616</guid><pubDate>Thu, 05 Jul 2018 12:57:37 +0200</pubDate><title>Accord à l&#039;ATS : le solide résultat d’une action de solidarité exemplaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/accord-a-lats-le-solide-resultat-d-une-action-de-solidarite-exemplaire</link><description>L&#039;USS félicite la rédaction de l&#039;ATS pour sa ténacité et la solidarité exemplaire dont elle a fait preuve avec les collègues âgés !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Qui l'aurait pensé ? Que les rédacteurs et rédactrices de l'ATS puissent encore obtenir quelque chose avec leurs associations Syndicom et Impressum. L'employeuse ATS est contrainte de revoir sa stratégie de licenciements. La ténacité des collaboratrices et collaborateurs de l'entreprise et une large solidarité ont eu leurs effets. </p><p>Dans un premier temps, il avait été décidé que l'ATS serait intégrée à Keystone SA (actuellement à participation autrichienne majoritaire) et que l'importante fortune de 20 millions de francs devrait être répartie entre les actuels propriétaires (éditeurs et SSR). Ce démantèlement devait se faire sans égards pour les collaborateurs et collaboratrices de longue date de l'ATS et la fonction exercée par cette dernière dans l'approvisionnement de contenus médiatiques dans tout le pays. Il s'agissait de préparer le fournisseur de service public à sa fusion avec une agence à but lucratif, Keystone. Dure comme fer, telle était la position des éditeurs, et le conflit autour de l'ATS fut mené comme étant représentatif pour tous les autres projets de démantèlement dans le domaine des médias. Le CEO de l'ATS renvoya sans autre forme de procès les rédacteurs et rédactrices concernés à l'assurance-chômage. Finalement, on a cofinancé cette dernière en tant qu'employeuse et on n'a d'obligations qu'envers les actionnaires. 
</p><p>La décision prise ensuite en assemblée par la rédaction de l'ATS de continuer à faire grève après l'échec d'une grève d'avertissement en janvier n'en fut que plus impressionnante. Après quatre jours, les négociations commencèrent, la grève étant alors suspendue. Mais les négociations ne débouchèrent sur rien. En lieu et place, l'employeuse essaya, au mois d'avril, de faire intervenir l'Office fédéral de conciliation en matière de conflits collectifs du travail du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche. Les revendications de la rédaction de l'ATS étaient claires : suspension des licenciements prononcés, solution permettant aux collaborateurs et collaboratrices âgés touchés de vivre décemment et un bon plan social. 
</p><p>Commença alors la phase démoralisante d'une attente des mois durant de la proposition d'arbitrage de l'Office fédéral de conciliation. La rédaction et les syndicats se trouvaient les mains liées. Entre-temps la Commission de la concurrence accepta la fusion ATS-Keystone, avec effet rétroactif dès janvier 2018. Et la rédaction de l'ATS commença à se rapetisser. 
</p><p>Cent quarante-huit jours après la décision de faire grève prise par celle-ci, la Commission fédérale de conciliation fit connaître, à fin juin, le résultat de son arbitrage. Le démantèlement aura lieu, mais l'employeuse devra revoir son indigne et peu ragoûtante stratégie de licenciements. Pour la première fois dans l'histoire de la branche des médias, des réengagements de rédacteurs et rédactrices remerciés auront lieu. Toutes celles et ceux qui ont plus de 60 ans seront réengagés aux mêmes conditions qu'avant et tous et toutes bénéficieront d'une protection contre le licenciement jusqu'à leur arrivée à l'âge ordinaire de la retraite. Le plan social prévoit des améliorations substantielles et la mise en place d'un fonds pour cas de rigueur. Les collaborateurs et collaboratrices qui ont dû baisser leur taux d'occupation ainsi que les stagiaires auront la priorité pour les éventuels postes vacants. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) félicite la rédaction de l'ATS pour sa ténacité et la solidarité exemplaire dont elle a fait preuve avec les collègues âgés ! Nous soutenons la rédaction dans ses revendications vis-à-vis de la nouvelle direction de Keystone-ATS et ses propriétaires. Le principe du service public doit être ancré dans le statut de la rédaction, la commission de la rédaction doit avoir les mêmes droits qu'avec l'ATS et le personnel doit être représenté au sein du conseil d'administration.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5611</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2018 17:57:33 +0200</pubDate><title>L’attaque dirigée par les conseillers fédéraux PLR contre la protection des salaires en Suisse repoussée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-attaque-dirigee-par-les-conseillers-federaux-plr-contre-la-protection-des-salaires-en-suisse-repoussee</link><description>Le Conseil fédéral confirme les « lignes rouges »

</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'attaque dirigée ces dernières semaines par les conseillers fédéraux PLR contre la protection des salaires est sans précédent. Les conseillers fédéraux Cassis et Schneider-Ammann - accompagnés de secrétaires d'État - se sont publiquement déclarés prêts à abandonner certains éléments essentiels de notre protection des salaires et de négocier les mesures d'accompagnement avec les partisans d'une ligne dure, en matière de marché intérieur, de la Commission européenne. 
</p><p>Le Conseil fédéral dans son entier a maintenant stoppé ces attaques et confirmé les " lignes rouges ". La protection des salaires ne fera pas l'objet de négociations. Ainsi, ce qui est toujours valable aujourd'hui, c'est ce que le Conseil fédéral avait déjà écrit en décembre 2013 en rapport avec le mandat de négociation d'un accord-cadre : " L'accord sur la libre circulation des personnes (...) garantira à la Suisse la possibilité de maintenir entièrement les mesures d'accompagnement qu'elle a mises en place dans le cadre de la libre circulation des personnes. " 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) prend connaissance de cette décision avec soulagement. La Suisse a les salaires les plus élevés d'Europe. C'est pourquoi nous avons aussi besoin de la meilleure protection dans ce domaine. Une protection qui ne saurait être négociée. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5612</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2018 17:33:05 +0200</pubDate><title>Message de solidarité du Comité de l’USS à l’intention des grévistes de Tamedia Romandie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/message-de-solidarite-du-comite-de-l-uss-a-l-intention-des-grevistes-de-tamedia-romandie</link><description>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS), réuni ce jour même, vous assure de toute sa solidarité et vous félicite pour le courage dont vous faites preuve non seulement dans la défense de vos emplois, mais aussi pour défendre la diversité du paysage médiatique romand. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Grévistes du Matin, de la Tribune de Genève et de 24 Heures, grévistes de Tamedia Romandie, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS), réuni ce jour même, vous assure de toute sa solidarité et vous félicite pour le courage dont vous faites preuve non seulement dans la défense de vos emplois, mais aussi pour défendre la diversité du paysage médiatique romand. Le Comité de l’USS soutient pleinement votre lutte. 
</p><p>Le comportement des dirigeants de Tamedia est inacceptable. Cela à plusieurs titres. Avec la fin de non-recevoir qui vous a été opposée pour les propositions alternatives faites par le personnel, Tamedia témoigne une fois de plus de son mépris du personnel qui réalise jour après jour les produits avec lesquels l’entreprise gagne de l’argent. Avec cette fin de non-recevoir qui a été opposée durant une procédure devant l’Office cantonal de conciliation et d’arbitrage en matière de conflits collectifs de travail en cours, Tamedia montre également son mépris envers les institutions censées aider à trouver de bonnes solutions en cas de conflit collectif de travail. Et avec la menace faite aux grévistes ce matin de les licencier avec effet immédiat, s’ils ne reprennent pas le travail ce matin même, Tamedia foule aux pieds des droits syndicaux fondamentaux et ignore délibérément ceux que garantissent la Convention européenne des droits de l’homme, des conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT), la Constitution fédérale et le droit suisse du travail. En agissant de la sorte, Tamedia commettrait une violation flagrante du droit en vigueur. La menace, déjà faite hier, de dénoncer la convention collective de travail (CCT) des médias de Suisse romande à cause de la grève montre comment la direction de l’entreprise se comporte&nbsp;: une mentalité de «&nbsp;seules maîtres à bord&nbsp;» brusquant notamment aussi les autres entreprises de médias qui sont les partenaires égaux de la CCT de Suisse romande. Que Tamedia ne se sente explicitement plus redevable qu’envers ses actionnaires et veuille leur verser des dividendes élevés malgré la crise structurelle des médias complète logiquement le tableau. 
</p><p>Il est temps que cette attitude arrogante change et que le groupe Tamedia agisse dans le cadre d’un partenariat social digne de ce nom. Et s’engage sérieusement, intensément et sans exclure dès le départ de solution, dans un processus qui permette de sauvegarder la diversité de la presse romande, ainsi que renonce aux licenciements déjà prononcés.
</p><p>Le Comité de l’USS vous souhaite beaucoup de force dans ce combat afin que, grâce à votre détermination, vous fassiez céder la direction de Tamedia. Le Comité de l’USS vous assure de son entière solidarité et de son plein soutien.&nbsp; 
</p><p><br>Berne, le 5 juillet 2018
</p><p>Paul Rechsteiner, Président de l’USS<br>Thomas Zimmermann, Responsable de la communication de l’USS</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5609</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2018 14:58:16 +0200</pubDate><title>Égalité des chances entre les femmes et les hommes en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-chances-entre-les-femmes-et-les-hommes-en-suisse</link><description>La Suisse n’a pas la réputation d’être une pionnière en matière des droits des femmes. On s’étonne donc que le Conseil fédéral soit si positif sur ce sujet dans son rapport sur l’Agenda 2030. </description><content:encoded><![CDATA[<p> La Suisse n’a pas la réputation d’être une pionnière en matière des droits des femmes. On s’étonne donc que le Conseil fédéral soit si positif sur ce sujet dans son rapport sur l’Agenda 2030. Le chapitre 5 ne contient pratiquement que des bonnes nouvelles et tous les indicateurs semblent être au vert. À y regarder de plus près, la situation n’est pourtant pas aussi rose que notre gouvernement aimerait le faire croire.
</p><p><br>En détail:
</p><h3>Égalité salariale (ODD 5.1, 8.5 et 5.c)</h3><p>Le Conseil fédéral se félicite de la diminution des inégalités salariales dans le secteur privé. C’est effectivement un progrès, qui doit beaucoup à la lutte des syndicats pour relever le niveau des salaires minimaux et améliorer les conditions de travail des emplois faiblement rémunérés. Mais en mesurant l’écart de salaire médian et en la comparant aux chiffres internationaux, le Conseil fédéral donne de la Suisse une image flatteuse qui ne correspond malheureusement pas à la réalité. Les statistiques internationales se basent en effet sur l’écart de salaire moyen, nettement plus élevé. On mélange ici les pommes avec les poires. Selon l’Office européen de la statistique EU-ROSTAT, l’écart salarial moyen en Suisse, qui était de 17 % en 2016, dépasse même la moyenne européenne située à 16.2 %.
</p><p>Ces chiffres ne disent encore rien de la discrimination salariale. Selon les objectifs de développement durable (ODD), celle-ci devra avoir disparu à l’horizon de 2030, les femmes et les hommes gagnant alors le même salaire pour un travail équivalent. Au train où vont les choses, ce but ne sera pas atteint. L’écart salarial inexpliqué qui est l’indice de la discrimination se maintient depuis des années aux alentours de 7 à 9 %. Cela signifie que le salaire des femmes est inférieur de plus de 7 % à celui des hommes du même âge dont la formation, le niveau de qualification et la position hiérarchique sont équivalents.
</p><p>La Suisse doit se doter d’une loi efficace permettant aux autorités fédérales d’effectuer des contrôles aléatoires dans les entreprises et de sanctionner celles qui se dérobent à leurs responsabilités en matière d’égalité. La balle est actuellement dans le camp du Parlement, auquel la révision de la loi sur l’égalité offre l’opportunité d’agir.
</p><p>Un salaire minimum harmonisé dans tout le pays est également requis, afin de garantir les moyens d’existence des salariés travaillant dans le secteur précaire. La Suisse est l’un des 11 pays européens sur 35 à ne pas avoir mis en place une telle mesure.
</p><h3>Soins et travaux domestiques non rémunérés (ODD 5.4)</h3><p>Concernant la cible 5.4, le Conseil fédéral mentionne avec satisfaction un léger recul de la charge de travail moyenne incluant l’activité professionnelle et les tâches domestiques et familiales. Ce progrès est bien sûr réjouissant. Mais il est loin d’être suffisant. Nous nous heurtons actuellement en Suisse à des structures qui rendent impossible le partage des tâches et des responsabilités que préconise l’Agenda 2030 pour le travail de soin et d’assistance (care) non rémunéré. Le modèle néo-traditionnel dans lequel l’homme travaille à plein temps et la femme à temps (très) partiel coûte actuellement moins cher aux familles qu’un véritable partage des responsabilités impliquant deux temps partiels relativement élevés. La Suisse doit donc de toute urgence développer des services publics dans le domaine du care : il s’agit de financer via les recettes fiscales des offres d’accueil pour la petite enfance et les personnes âgées dépendantes, et de veiller à ce qu’elles répondent aux besoins tant qualitatifs que quantitatifs. Ce n’est qu’alors que la Suisse aura mérité les bons points que le Conseil fédéral veut lui décerner prématurément.
</p><h3>Un travail décent et une meilleure protection des droits des travailleuses et des travailleurs (ODD 8.5 et 8.8)</h3><p>Dans ce domaine, le Conseil fédéral a recours à une astuce pitoyable pour embellir la réalité : il se contente de choisir des indicateurs comme le taux d’activité des femmes (en augmentation) et celui des accidents professionnels (en diminution) lui permettant de cocher des cases. Mais la dignité des conditions de travail et la protection des droits des travailleuses et des travailleurs ne se résument pas à ces chiffres. En parlant de droits, la Suisse accuse un grand retard dans ce domaine : les licenciements abusifs, antisyndicaux et discriminatoires y sont monnaie courante. Les dispositions légales en matière de licenciement ne sont conformes ni au droit de l’OIT, ni à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH).
</p><p>Le Conseil fédéral ne dit rien non plus au sujet du secteur des emplois précaires. Le travail domes-tique, principalement effectué par des femmes et souvent des migrantes dites pendulaires, continue à échapper aux dispositions de la loi sur le travail. Il s’ensuit des conditions misérables et des durées de travail explosant le cadre légal, le tout pour des salaires minuscules. Le Conseil fédéral refuse pourtant de réglementer ce secteur et de lui conférer un minimum de protection – entre autres pour des raisons de coûts.
</p><p>La situation est particulièrement dramatique pour les travailleuses et les travailleurs sans papiers, qui peuvent se retrouver en situation de travail forcé et sont constamment à la merci des abus. La Suisse ne peut pas criminaliser encore davantage ces personnes, mais doit leur reconnaître des droits en matière de travail, et, si possible, régulariser leur statut. Le canton de Genève est à ce titre un modèle à suivre pour toute la Suisse.
</p><p>Prendre l’Agenda 2030 au sérieux exige de ne pas se voiler la face, mais de dresser un état des lieux minutieux de la situation actuelle. C’est à cela que s’emploie la Plateforme Agenda 2030 en publiant son propre rapport. Nous attendons du Conseil fédéral qu’il en fasse autant, et qu’il suive nos recommandations. Pour que nous ayons vraiment des bonnes raisons de nous réjouir en 2030, lorsque l’égalité des chances sera devenue réalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5607</guid><pubDate>Tue, 03 Jul 2018 08:40:58 +0200</pubDate><title>En Suisse, des salaires suisses doivent être versés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-suisse-des-salaires-suisses-doivent-etre-verses</link><description>Commentaire sur le rapport de l’Observatoire de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<h3> Davantage de migration à cause de la mondialisation et d'Internet lors de la recherche d'emploi </h3><p>La globalisation des sociétés et de l'économie ont conduit à ce qu'un emploi à l'étranger est devenu plus courant, indépendamment de l'introduction de la libre circulation des personnes. Dans tous les pays européens n'ayant pas connu de crise économique travaillent aujourd'hui davantage de personnes avec un passeport étranger qu'il y a une dizaine d'années. 
</p><p>&nbsp;</p><h3>Evolution de la population active étrangère par rapport au total des personnes actives (28 Etats de l'UE) </h3><p>(Différence entre 2006 et 2017, en points de pourcentage) </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5639</guid><pubDate>Sat, 30 Jun 2018 00:00:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 129 : Négociations conventionnelles et salariales 2017/2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-129-negociations-conventionnelles-et-salariales-2017-2018</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le présent document entend résumer les principaux résultats des négociations conventionnelles et salariales de l’an dernier. Il se fonde sur une enquête réalisée par l’USS auprès des syndicats qui lui sont affiliés et couvre uniquement les secteurs où ces derniers concluent des conventions collectives de travail (CCT). Nous nous sommes basés sur les résultats qui nous ont été communiqués jusqu’à fin février 2018.
</p><p>&nbsp;</p><p>Les négociations de l’année 2017 peuvent être résumées comme suit&nbsp;: plus de vacances, meilleure conciliation travail-famillie, extension du champ d’application des CCT et nouveau CTT, salaires minimaux d’au moins 4&nbsp;000 francs, plus de vacances, mais pas de réduction de la durée hebdomadaire du travail.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5604</guid><pubDate>Fri, 29 Jun 2018 14:30:41 +0200</pubDate><title>Égalité salariale : un pas de plus dans la bonne direction </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-un-pas-de-plus-dans-la-bonne-direction</link><description>Entrée en matière de la Commission du Conseil national au sujet de la loi sur l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Communiqué de l'USS du 29 juiL'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la décision prise par la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national de continuer à traiter la révision de la loi sur l'égalité censée s'attaquer aux discriminations salariales à l'encontre des femmes. Le Conseil des États lui a cependant refilé une version à ce point édulcorée qu'elle devra absolument, lors de l'examen de détail, prévoir des améliorations.
</p><p>La clause d'extinction, comme on l'appelle, doit être retirée du projet. On ne doit supprimer des lois que lorsqu'elles ne servent plus à rien, et non leur donner une date d'expiration déjà lors de leur élaboration. Il faut également renoncer à exempter de l'obligation d'analyser leurs salaires les entreprises qui ont respecté une fois l'égalité salariale.
</p><p>C'est pourquoi l'USS attend du Conseil national qu'il revienne au projet du Conseil fédéral et le complète avec des contrôles publics et des sanctions en cas de violation de la loi. En effet, les presque 10 milliards de francs dont les femmes sont chaque année privées en raison de la discrimination ne sont pas quantité négligeable, mais constituent une violation scandaleuse de la Constitution fédérale. Il faut que cela cesse !
</p><p><strong></strong></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la politique de l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5602</guid><pubDate>Thu, 28 Jun 2018 09:37:06 +0200</pubDate><title>Les problèmes de la prévoyance vieillesse ne seront pas résolus – Non au relèvement de l’âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-problemes-de-la-prevoyance-vieillesse-ne-seront-pas-resolus-non-au-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description>L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Les mesures de compensation proposées en contrepartie ne compensent pas les problèmes réels qui se posent aux femmes concernées. Les problèmes actuels de la prévoyance vieillesse ne pourront être résolus qu’en augmentant les rentes de l’AVS. </description><content:encoded><![CDATA[<p> Les rentes du 2e pilier baissent. Les rentes des 1er et 2e piliers permettent toujours moins de maintenir de manière appropriée son niveau de vie une fois à la retraite, comme le demande la Constitution. Et une part toujours plus grande de l’AVS sert à payer les primes-maladie et les dépenses de santé. Tels sont les grands problèmes de la prévoyance vieillesse suisse. Le projet mis en consultation aujourd’hui par le Conseil fédéral concernant la réforme du 1er pilier exclut la question du niveau des rentes et ne donne aucune réponse à ce sujet. Au contraire, en proposant de relever l’âge de la retraite des femmes, le Conseil fédéral crée de nouveaux problèmes et ne veut pas voir la réalité, à savoir que cette mesure a été une raison centrale du rejet de Prévoyance vieillesse 2020.
</p><p>Toujours est-il que la proposition faite par le Conseil fédéral d’un financement additionnel de l’AVS censé garantir la situation financière de cette dernière jusqu’en 2030 est une bonne chose, l’Union syndicale suisse (USS) préférant ici une hausse des cotisations salariales à une hausse de la TVA. L’USS n’a pas encore porté un jugement définitif sur le financement additionnel de l’AVS, dans le cadre de la réforme fiscale actuellement, encore pendant au Parlement. Il est clair que cela apporterait une bouffée d’air frais aux finances de l’AVS et réduirait la pression qui s’exerce sur ses prestations. Il faut en tenir compte dans la réforme du 1er pilier.
</p><p>Pour l’USS, il est clair que les problèmes actuels de la prévoyance vieillesse ne pourront être résolus qu’en augmentant les rentes de l’AVS. L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Les mesures de compensation proposées en contrepartie ne compensent pas les problèmes réels qui se posent aux femmes concernées. <br><br></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS ; responsable des assurances sociales, <br>079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5601</guid><pubDate>Wed, 27 Jun 2018 15:08:03 +0200</pubDate><title>&quot;100 ans de SUVA : jetons un regard sur le passé et un autre vers l’avenir&quot;</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/100-ans-de-suva-jetons-un-regard-sur-le-passe-et-un-autre-vers-l-avenir</link><description>Discours de Paul Rechsteiner : 100 ans SUVA</description><content:encoded><![CDATA[<p>La SUVA est née d’une extrême détresse. Le nombre des décès liés à l’activité professionnelle était, avec 1&nbsp;000 personnes par an, 25 fois plus élevé qu’aujourd’hui proportionnellement au nombre des personnes actives. Une personne sur trois était victime d’un accident du travail. Pour celles qui étaient concernées, un décès ou un cas d’invalidité les faisait basculer, eux et/ou leurs familles, dans la misère. Aujourd’hui, ce n’est heureusement plus le cas. Un énorme progrès social.</p><p>À elle seule, la détresse sociale n’a pas modifié la manière de penser. Pour cela, il a fallu que le mouvement ouvrier organisé fasse pression pendant des décennies. Mais finalement, la création de la SUVA (Caisse nationale suisse en cas d’accidents, CNA) n’aurait pas été possible sans les entrepreneurs et des politiciens de droite dotés d’un sens aigu de leur responsabilité sociale. L’engagement de Ludwig Forrer, conseiller national PLR devenu ensuite conseiller fédéral, fut exceptionnel. C’est de lui qu’est la formule saillante&nbsp;: «&nbsp;Responsabilité est synonyme de conflit et assurance, de paix&nbsp;».</p><p>Aujourd’hui, 100 ans plus tard, nous pouvons fêter ce qui est une histoire réussie, qui n’a pas été de soi. L’histoire de catastrophes, comme celles de Mattmark ou de l’amiante, nous rappelle aussi que leur gestion a été un processus controversé et douloureux. Ici, la SUVA a joué un rôle important, irremplaçable. Le risque d’accident fait partie des risques existentiels auxquels tout individu est exposé. La SUVA offre une assurance-accidents pour un rapport prix/prestations remarquable. Elle aide de manière exemplaire en cas de réadaptation. Et, par ses contrôles sur le terrain et la prévention, elle contribue substantiellement à la sécurité au travail. La chaussure de sécurité de la SUVA est un objet culte. Qu’il s’agisse de casques, de valeurs limites ou de sécurité des machines, chaque accident évité, chaque maladie professionnelle qui ne se déclare pas est quelque chose de particulièrement heureux pour les personnes concernées et leurs familles. Mais aussi pour les entreprises. Car les accidents et les maladies professionnels se révèlent coûteux. Le mélange de prévention, d’assurance et de réadaptation mis en place au fil de décennies est la clé du modèle de réussite qu’est la SUVA.</p><p>Lors de la séance constitutive de la SUVA, le 2 octobre 1912 à Lucerne, le conseiller fédéral Edmund Schulthess a dit, dans un discours visionnaire adressé aux membres du conseil d’administration, que leur tâche consistait à répondre aux espoirs des amis de l’institution et à se réconcilier avec ses opposants. Et qu’ils y parviendront surtout s’ils prouvent qu’une institution mise en place sur décision de l’État peut aussi avoir une action rationnelle et économique. Selon lui encore, pareille efficacité de la part du conseil d’administration, allant de pair avec une gestion conciliante des dommages, ne manquera pas de générer de la sympathie et de la reconnaissance dans tous les milieux. Il apparaît aujourd’hui que le Conseil fédéral a misé, avec le soutien du Parlement et du peuple, sur le bon cheval d’une entreprise de droit public avec participation directe des syndicats et des associations patronales. La gestion commune de la nouvelle institution par les partenaires sociaux, avec la Confédération dans le rôle de surveillante, était la clé de solutions efficaces et proches des diverses branches économiques. En des temps qui vécurent de grandes tensions sociales, et même une lutte des classes ouverte, la création de la SUVA a été une démarche courageuse, mais aussi novatrice.</p><p>Plus tard aussi, les représentant(e)s des travailleurs et travailleuses et les employeurs et employeuses sont toujours parvenus à mettre au premier plan leurs intérêts communs et à dépasser l’un ou l’autre blocage idéologique. La dernière fois, avec la révision, entrée en vigueur l’an dernier, de la loi sur l’assurance-accidents entamée au Palais fédéral sous de mauvais auspices. Le succès du deuxième essai montre de manière impressionnante à quel point la SUVA est acceptée et l’impact qu’ont les partenaires sociaux lorsqu’ils se montrent unis face aux institutions politiques.</p><p>La SUVA est en bonne santé et se porte mieux que d’autres assurances sociales ou non. Qu’il en aille ainsi est aussi à porter au crédit de ses collaborateurs et collaboratrices engagés et compétents qui s’identifient beaucoup à l’institution SUVA et à leur importante tâche.</p><p>Mais la SUVA, et surtout l’assurance-accidents, n’a pas le droit de s’endormir sur ses lauriers. Une assurance-accidents de qualité, telle est la condition pour que le progrès économique soit au rendez-vous à l’ère de l’industrie et des machines. La couverture sociale et le progrès économique ont marché main dans la main. Avec la numérisation, nous nous trouvons aujourd’hui, dans un contexte qui a changé, face à des défis semblables. Pensons par exemple ici à la problématique des maladies professionnelles psychosociales.</p><p>En tant qu’institution, la SUVA devra affronter les défis du piège stratégique que représente la révision de la loi de 1984. En 1984, le prix politique payé pour obtenir de grandes améliorations dans de nombreux domaines a été de limiter le domaine d’activité de la SUVA essentiellement au secteur industriel. Le secteur secondaire reste important pour la Suisse, mais personne ne peut refuser de voir qu’il occupe, aujourd’hui encore, 20&nbsp;% des personnes professionnellement actives. En 1984, cette part était de 40&nbsp;%. Une SUVA qui s’arme pour les 100 prochaines années doit accepter ce défi stratégique. Dans l’intérêt non seulement de l’économie industrielle avec ses risques d’accident spécifiques, mais aussi de toutes les personnes actives. Et finalement, de toute l’économie.</p><p>Déjà lors de la dernière révision de la loi sur l’assurance-accidents, les syndicats avaient essayé de convaincre politiquement les employeurs et employeuses et les politicien(ne)s de droite à l’esprit ouvert d’aborder ce problème. Il y aurait plusieurs options ici. Malheureusement, le courage a manqué pour ouvrir ce chapitre, bien que beaucoup nous donnent raison sur cette question. Dans les années à venir, ce courage sera cependant à nouveau requis, dans l’intérêt de solutions tournées vers l’avenir. Ici, nous pouvons nous orienter sur la clairvoyance de la génération des fondateurs de la SUVA, des conseillers fédéraux radicaux Forrer, Deucher et Schulthess. Face aux échecs et aux reculs, ils ne se sont pas laissé décourager dans la poursuite d’un but reconnu comme juste&nbsp;; cela, jusqu’à ce que la percée fut possible.</p><p>Aujourd’hui, l’assurance-accidents et son institution centrale, la SUVA, est comme un phare dans le paysage des assurances sociales. Face aux risques jumeaux de l’accident et de la maladie, nous ne pouvons que rêver à de telles solutions. À la fin du 19<sup>e</sup> siècle et au début du 20<sup>e</sup>, la Suisse était un pays socialement progressiste. Aussi en comparaison internationale. Pensons à la création de l’Organisation internationale du Travail à Genève. Celle-ci aura 100 ans l’an prochain. Laissons-nous inspirer par cet esprit qui a permis que la SUVA soit possible. La Suisse a le droit d’en être fière.</p><p>&nbsp;</p><p>(discurs traduit)</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/3/csm_Rechsteiner_Paul_farbig_2015_0bb1339f52.webp" length="186448" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5598</guid><pubDate>Fri, 22 Jun 2018 10:29:45 +0200</pubDate><title>Un chahut parlementaire qui cache le vrai but de l’initiative de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-chahut-parlementaire-qui-cache-le-vrai-but-de-l-initiative-de-l-udc</link><description>Une initiative contre les droits humains qui attaque directe contre les travailleurs et travailleuses </description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Conseil national a débattu pendant neuf bonnes heures, lors de la session d'été, au sujet de l'" initiative pour l'autodétermination " de l'UDC. Parce que cette dernière voulait profiter de ces délibérations pour propager dans le public ses balivernes sur les " juges étrangers " avec marionnettes et scotch sur la bouche, et les sempiternelles mêmes questions. Or ce spectacle préélectoral a fait oublier qu'il s'agit là plus que d'une simple campagne électorale. Le but de l'initiative n'est rien moins que la dénonciation de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH).
</p><p>Avec la modification de la Constitution fédérale qu'elle propose, l'UDC veut soi-disant renforcer la souveraineté de la Suisse. Ainsi, la Constitution devrait passer avant le droit international et les traités internationaux en contradiction avec certaines de ses dispositions seraient dénoncés. Ce qui vous a des airs de souveraineté est en fait un grossier affaiblissement de nos droits individuels fondamentaux.
</p><p>Petit retour en arrière : le vrai élément déclencheur du lancement de l'initiative, c'est un arrêt du Tribunal fédéral de 2012, selon lequel la CEDH passe non seulement avant les lois fédérales, mais aussi la Constitution. Il va de soi que les droits fondamentaux et humains sont universels et passent donc avant toute loi et toute constitution. Ce qui, bien sûr, ne convient pas à l'UDC. Celle-ci émet toujours des revendications qui remettent en cause les droits fondamentaux. Et là, tant la CEDH que la Cour européenne des droits de l'homme (CrEDH) dérangent, car elles protègent en Suisse les gens contre la violation de leurs droits fondamentaux.
</p><p>Mais il n'est pas seulement question ici de la protection de minorités. Derrière l'initiative en effet, on trouve en dernière analyse non seulement une politique hostile aux droits humains, mais aussi une attaque directe contre les travailleurs et travailleuses de Suisse. Pour défendre leurs intérêts face aux employeurs, ceux-ci ont besoin d'un régime de droits humains qui fonctionne correctement. À cet égard, le droit international joue un rôle central.
</p><p>La CEDH et le droit international de l'Organisation internationale du Travail (OIT) garantissent divers droits à tous les travailleurs et travailleuses. Comme celui de s'organiser dans les entreprises et d'échanger des informations. Ou la protection contre des licenciements décidés uniquement en raison d'activités syndicales. Ou encore la garantie que les syndicats puissent rendre visite au personnel à son lieu de travail et le conseiller. Et, last but no least, la protection des lanceurs et lanceuses d'alerte.
</p><p>Et l'égalité de traitement entre femmes et hommes dans les assurances sociales est aussi garantie par ce biais. La CrEDH de Strasbourg a prononcé à ce sujet un arrêt qui fait date en Suisse et grâce auquel le droit des jeunes mères à des rentes s'est amélioré.
</p><p>En résumé, une acceptation de l'initiative concernerait la CEDH et 43 conventions de l'OIT qui garantissent une protection essentielle aux travailleurs et travailleuses. Car la Suisse n'a pas de Cour constitutionnelle pour intervenir lorsque des lois fédérales violent nos libertés que protègent des droits fondamentaux. C'est pourquoi, selon la Constitution en vigueur, le droit international, comme la CEDH et le droit de l'OIT, sont aussi déterminants. C'est ainsi que le droit international ratifié par notre pays assume cette fonction de protection. Car le droit international garantit largement, à travers la CEDH et les conventions de l'OIT, les droits fondamentaux et humains, comme notre Constitution. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5595</guid><pubDate>Thu, 21 Jun 2018 11:23:19 +0200</pubDate><title>Une action résolue de la BNS est nécessaire : le franc reste fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-action-resolue-de-la-bns-est-necessaire-le-franc-reste-fortement-surevalue</link><description>Examen de la situation de la Banque nationale suisse : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> L’économie mondiale est en pleine reprise. La Suisse aussi suit progressivement la même voie. Mais l’appréciation du franc, qui est passé de 1,20 à 1,15 pour 1 euro ces dernière semaines, est un point clairement négatif. Le franc reste fortement surévalué. Selon des estimations faites avec divers modèles, il apparaît que le taux de change équitable franc-euro devrait être de l’ordre de 1,25 franc à 1,30 franc pour 1 euro.
</p><p>La surévaluation du franc a entre autres pour effet que la reprise de la conjoncture est plus forte à l’étranger qu’en Suisse. On court le risque que de nombreuses entreprises investissent moins en Suisse et plus à l’étranger. Avec les conséquences négatives que cela aura sur l’emploi, aujourd’hui et demain.
</p><p>C’est une bonne chose que la Banque nationale suisse (BNS) maintienne les taux d’intérêt à un niveau bas et soit prête à intervenir sur le marché des devises. L’Union syndicale suisse (USS) attend cependant d’elle qu’elle agisse plus vigoureusement contre la surévaluation du franc. On a en particulier manqué l’occasion de stabiliser le franc à 1,20 pour 1 euro en prenant différentes mesures (de communication et monétaire). Maintenant, le but doit être que le taux de change atteigne aussi rapidement que possible un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser, notamment en rapport avec le taux de change.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5594</guid><pubDate>Thu, 21 Jun 2018 09:58:23 +0200</pubDate><title>« Égalité salariale : mettons la pression ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/egalite-salariale-mettons-la-pression</link><description>L’USS a lancé une vaste campagne intitulée « Égalité salariale : mettons la pression ! », ce que l’on peut sans autre aussi comprendre au sens littéral.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’égalité salariale progresse difficilement au Parlement. Le renvoi en commission du projet de révision de la loi sur l’égalité par le Conseil des États en février s’est heurté à une énorme résistance à l’extérieur du Palais fédéral. Les syndicats et les organisations de femmes ont mis en place une pression très forte et le discours public a changé de ton, aussi au Conseil des États. Le projet de révision a désormais été clairement accepté par 27 voix contre 15. Un succès pour les syndicats et les organisations féminines amies. Mais il faut accentuer encore plus la pression. Car le projet, déjà pas très tranchant, s’est même émoussé sur quelques points. Ainsi, le nombre des entreprises obligées de contrôler leurs salaires a par exemple été fortement baissé. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR"><b>La campagne</b><br>Pour ces raisons, l’USS a lancé une vaste campagne intitulée «&nbsp;Égalité salariale&nbsp;: mettons la pression&nbsp;!&nbsp;», ce que l’on peut sans autre aussi comprendre au sens littéral. En effet, l’Union syndicale suisse a fait brasser par la brasserie «&nbsp;La Nébuleuse&nbsp;» une bière spéciale de l’égalité afin de porter la discussion dans un public plus large encore. Elle peut être consommée dans tout le pays, dans de nombreux bars et restaurants et lors d’autres événements. Les sous-bocks qui l’accompagnent peuvent être envoyés comme cartes postales à des élu(e)s du Conseil national. Le but est de mettre en place la pression nécessaire sur le Parlement pour que non seulement une révision soit adoptée, mais surtout qu’elle contienne les améliorations qui s’imposent et devienne un instrument réellement efficace. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Cette campagne va déboucher sur la grande manifestation nationale du 22 septembre sur la Place fédérale, à Berne – un lieu assorti aux délibérations parlementaires sur la loi </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR"><b>Informer et soutenir&nbsp;:</b></span><br> ⇒ <a href="https://www.fb.com/mettons.la.pression" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Soutenir la campagne sur Facebook</a></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">⇒ <a href="https://www.mettons-la-pression.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Goûter la bière ou commander des sous-bocks</a></span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">⇒ <a href="/themes/egalite/detail/egalite-salariale-mettons-la-pression">Autres informations sur l’égalité salariale</a></span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">⇒ <a href="/themes/egalite/detail/manifestation-nationale-pour-legalite-salariale-et-contre-les-discriminations-enough18">Informations sur la manif du 22.9.2018 et les trains spéciaux gratuits</a></span></p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-5592</guid><pubDate>Thu, 21 Jun 2018 08:39:01 +0200</pubDate><title>&quot;La Suva doit échapper au piège stratégique !&quot;</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-suva-doit-echapper-au-piege-strategique</link><description>Vasco Pedrina, ancien Coprésident de l&#039;USS et d&#039;Unia et ancien Conseil d&#039;administation, sur les 100 ans de la Suva</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les 100 ans de la Suva sont célébrés cette année un peu partout comme une réussite. Et à raison, estime Vasco Pedrina. Mais il s'agit aussi de ne pas tomber dans un piège stratégique. La Suva doit défricher de nouveaux champs d'action.</p><p><strong>USS: Vasco, tu as eu affaire toute ta vie professionnelle à la Suva. Quels sont les principaux défis que la Suva doit affronter pour l'avenir ?</strong></p><p><strong>Vasco Pedrina:</strong> Tout d'abord, je voudrais souligner que la Suva est une réussite. Ceci est dû à son statut d'entreprise publique que les partenaires sociaux gèrent en responsabilité conjointe. Ajoutez à cela le bon mélange de produits, à savoir les trois domaines de la prévention, de l'assurance et de la réadaptation, ainsi que d'excellents employé(e)s qui sont vraiment fiers de travailler pour un tel service social. La Suva est très saine aujourd'hui, mais son avenir est en danger. Si les conditions-cadres juridiques de la Suva ne changent pas, le piège stratégique qui lui a été tendu se refermera sur elle.</p><p><strong>Quel piège stratégique ?</strong></p><p>Lors de la révision de 1984 de l'assurance-accidents, les syndicats et la bourgeoisie avaient conclu un accord qui a permis de couvrir tous les employés par l'assurance-accident et de continuer à garantir de très bonnes prestations, telles que des rentes représentant environ 90 % du dernier salaire, ce qui est l'un des chiffres les plus élevés d'Europe. En même temps, on s'était mis d'accord sur une expansion modérée des prestations. Mais le prix à payer a été trop élevé : à savoir limiter le monopole de la Suva au secteur secondaire, c'est-à-dire à l'industrie et l'artisanat. Le problème est qu'en 1984, le secteur secondaire employait environ 40 % des salarié(e)s ; aujourd'hui, il n'emploie plus qu'un peu plus de 20 %. Cela risque de saigner lentement la Suva. Une privatisation rampante de l'assurance-accident est en cours.</p><p><strong>Mais la Suva n'assure-t-elle pas encore presque 2 millions de salarié(e)s ...</strong></p><p>C'est exact, mais c'est moins de la moitié des salarié(e)s. Dans le passé, la Suva assurait 70 % et plus de tous les salarié(e)s. Le nombre absolu d'assuré(e)s ne diminuera pas rapidement tant que l'emploi dans son ensemble augmentera. Cependant, les bouleversements imminents, en partie dans le contexte de la numérisation, entraîneront une réduction. Je pourrais aussi parler du phénomène de l'externalisation, connu depuis des années. Si les entreprises industrielles sous-traitent le nettoyage ou la restauration, par exemple, ces salarié(e)s sont perdus pour la Suva. Conclusion : l'érosion du secteur secondaire met en danger la Suva. Le champ d'activité de la Suva doit être élargi. Nous avons abordé ce défi lors de la révision de la LAA de 2013/16, mais sans succès. Nous avons tout du moins pu empêcher les détériorations, comme la possibilité qui était prévue qu'une partie de l'administration publique puisse passer aux assurances privées.</p><p><strong>Que suggères-tu pour sortir de ce piège stratégique ?</strong></p><p>Une première proposition - que nous avions examinée plus en détail dans le cadre de la dernière révision - consistait à développer le champ d'activité de la Suva. La Suva pourrait couvrir toutes les administrations publiques ou la santé ou l'ensemble du commerce de gros et de détail. Deuxième proposition : introduire un " modèle allemand ". Cela voudrait dire : l'assurance-accidents obligatoire serait assignée à la SUVA, l'assurance complémentaire aux assureurs privés. Cependant, ce modèle ouvre la voie à des conflits de démarcation imprévisibles. Un autre modèle : la Suva offre également une assurance d'indemnités journalières-maladie. Je pense que la première voie est probablement la plus prometteuse.</p><p><strong>Pourquoi le Parlement devrait-il soudainement céder ou, en d'autres termes, pourquoi le soutien aux assurances privées devrait-il soudainement s'affaiblir ?</strong></p><p>Parce que les chiffres parlent d'eux-mêmes. Et en faveur de la Suva : pour chaque franc versé, 95 centimes reviennent aux assuré(e)s de la Suva. Seulement 5 centimes sont utilisés pour l'administration. Les assurances privées ne restituent que 80 à 85 centimes à l'assuré(e), au moins 15 centimes finissent dans leurs poches. C'est un argument fort en faveur de la Suva, mais cela ne suffira pas sur une question idéologique aussi vivement contestée. Cela m'amène au deuxième défi.</p><p><strong>Qui serait ?</strong></p><p>Pourquoi avons-nous réussi à fonder la Suva il y a 100 ans ? Non seulement à cause de la pression soutenue du mouvement ouvrier, mais aussi grâce à l'aile sociale des employeurs et des forces bourgeoises. Le conseiller national PLR, et plus tard conseiller fédéral, Ludwig Forrer, en a été le moteur. Malheureusement, le néolibéralisme et l'UDC ont presque étouffé l'aile sociale des associations patronales, du PLR et du PDC. Cela doit changer. Pour nous, cela signifie que les syndicats et les forces politiques progressistes doivent augmenter massivement la pression sociale d'en bas, afin que les entrepreneurs et les partis de centre-droite prennent également davantage conscience de la nécessité de former une aile sociale au sein de leurs rangs.</p><p><strong>Et le troisième défi ?</strong></p><p>Ce sont des questions factuelles. Premièrement, la catastrophe de l'amiante n'est toujours pas résolue. La SUVA doit encore faire face à de nombreuses tâches, telles que la prévention et la charge qui doit être répartie plus équitablement entre les secteurs, ou la création du nouveau fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante. Il faut toutefois rappeler que la Suva - après les turbulences des années 70 et 80 - a accompli beaucoup de choses et est aujourd'hui un modèle en Europe. La deuxième question est la bombe à retardement des maladies professionnelles psychosociales. C'est surtout la prévention qui est mal réglementée à cet égard ; il serait bienvenu que ce soit de la compétence de la Suva . Troisième mot-clé : la numérisation. Prenons par exemple le différend avec UBER sur le statut d'indépendant ou de salarié des chauffeurs de taxi : la SUVA devrait également être responsable de ces employés, sans autre forme de procès.</p><p><strong>Cette année, la Suva fête ses 100 ans. Une opportunité de relever ces défis ?</strong></p><p>Absolument. Les syndicats ne veulent pas seulement célébrer. Nous profiterons des célébrations pour souligner que la Suva ne doit pas être un modèle en voie de disparition progressive, mais qu'elle doit se libérer du piège stratégique.</p><h5>Vasco Pedrina</h5><ul><li>Vasco Pedrina, coprésident de l'USS de 1994 à 1998, de la FOBB puis du SIB de 1991 à 2004 et coprésident d'Unia 2004 à 2006 avait déjà travaillé avec la Suva dans les années 1980 en tant que secrétaire de la Commission de l'USS pour la sécurité et la protection de la santé au travail. Vasco Pedrina a été le moteur de la campagne pour l'interdiction de l'amiante. De 2007 à fin 2016, il a été membre du Conseil d'administration de la Suva, dont les sept dernières années en tant que vice-président.</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Assurance-accidents</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/5/csm_Vasco-Pedrina-Unia_8b08fcb075.webp" length="108680" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5590</guid><pubDate>Thu, 21 Jun 2018 07:57:00 +0200</pubDate><title>Primes des caisses-maladie : d’importantes différences</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-des-caisses-maladie-d-importantes-differences</link><description>Ne pas assouplir encore plus la solidarité</description><content:encoded><![CDATA[<p> Indépendamment de l'état de santé et de l'âge, les primes-maladie appliquées en Suisse depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'assurance-maladie en 1996 sont unifiées au plan régional. C'est un important acquis qui a renforcé de manière déterminante le caractère d'assurance solidaire concernant les soins médicaux. Le gros défaut ici est que les primes sont malheureusement fixées indépendamment du porte-monnaie. Raison pour laquelle elles sont devenues une charge financière trop lourde pour nombre de ménages à bas ou moyen revenu. Ce problème est connu de tout le monde. L'USS s'engage depuis des années pour des primes dépendantes du revenu.
</p><p>Mais le fait que, malgré l'existence de la prime unique selon la loi, les primes effectivement payées se différencient de façon significative tant selon l'âge que l'état de santé est cependant généralement moins connu. <a href="https://www.helsana.ch/docs/helsana-praemienreport-2018.pdf" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Un rapport de l'économiste de la santé Pius Gyger</a> présente des études récentes à ce sujet. Si l'on ne prend pas uniquement en compte la prime standard (prime moyenne avec libre choix du médecin et franchise de 300 francs) communiquée par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), mais les primes effectivement payées, on obtient le tableau suivant : une assurée de 25 ans a payé en 2016 une prime mensuelle moyenne de 299 francs, alors qu'un assuré de 95 ans a payé 427 francs la même année. Cette différence de 43 % (!) est due au choix du modèle d'assurance et de franchise, c'est-à-dire qu'elle s'explique par le fait que les jeunes en bonne santé peuvent plutôt choisir un modèle avec restriction (p. ex. télémédecine) et une franchise élevée (p. ex. Fr. 2 500.-), deux éléments qui se traduisent par une réduction de la prime. Si l'on considère en plus la participation directe des assuré(e)s aux coûts, la différence entre jeunes et personnes âgées s'agrandit et atteint même 55 %. Les assuré(e)s âgés et donc plus souvent malades doivent davantage recourir aux prestations de santé et payer de ce fait une plus de quote-part (y c. forfaits hospitaliers et pour soins).
</p><p>Les primes augmentent donc non seulement avec le temps (moyenne annuelle depuis 1996 : 4,6 %), mais en plus aussi avec l'âge. Si l'on répartit la différence susmentionnée de 43 % sur les 70 années de vie pertinentes ici, on obtient une hausse supplémentaire des primes de 0,5 % par année d'âge.
</p><p>L'existence de divers modèles d'assurance et franchises donne en théorie l'impression d'une liberté de choix qui n'existe pas comme telle dans la pratique. Ce n'est généralement pas une fausse modestie qui permet aux assuré(e)s de choisir un modèle avec une franchise élevée ou un modèle HMO, mais uniquement l'état de santé et le porte-monnaie. Ainsi l'OFSP est arrivé l'an dernier dans<a href="https://www.bag.admin.ch/dam/bag/fr/dokumente/kuv-aufsicht/krankenversicherung/auswahl-und-wechsel-franchisen-in-okp.pdf.download.pdf/auswahl-und-wechsel-franchisen-in-okp.pdf" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer"> un rapport (en allemand seulement)</a> à la conclusion que les assuré(e)s choisissent en majorité leurs franchises individuellement en fonction des prestations brutes qu'ils attendent. En d'autres termes, les gens se comportent précisément comme le système le leur demande. Si l'on est plus souvent malade (resp. plus âgé), on accepte une prime plus élevée pour avoir une franchise plus basse. Mais en fin de compte, on paie quand même plus.
</p><p>Les assuré(e)s ne choisissent donc pas des primes plus basses uniquement parce qu'ils le veulent, mais aussi parce qu'ils le peuvent. Une fois âgés, toujours plus ne le peuvent plus à cause de leur santé et ils doivent alors faire face à une charge financière supplémentaire. La solidarité prévue par la loi dans l'assurance de base se trouve précisément mise à rude épreuve par l'évolution démographique. Cependant pas parce que - comme le prétendent les idéologues bourgeois de la liberté de choix - les jeunes doivent payer toujours plus pour les personnes âgées, mais parce que ces dernières doivent payer des primes beaucoup plus élevées que les jeunes... qui deviendront en outre un jour encore plus âgés.
</p><p>D'ailleurs, les primes effectivement payées ne se différencient pas uniquement selon l'âge, mais aussi selon le sexe. En 2016, les primes des femmes étaient en moyenne 8 % plus élevées que celles des hommes. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5585</guid><pubDate>Tue, 19 Jun 2018 16:42:02 +0200</pubDate><title>Loi sur le travail : Des employeurs incorrigibles </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-sur-le-travail-des-employeurs-incorrigibles</link><description>La Commission du Conseil des États dégrade les conditions de travail pour des centaines de milliers d’employé(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Travailler plus, être moins protégé. Tel est le but que poursuivent deux interventions qui passeront prochainement au Parlement.</p><p>Le démantèlement des droits des travailleurs et travailleuses ainsi que des durées maximales de travail et des temps de repos concernera des centaines de milliers d'employé(e)s. Avec de graves conséquences. L'Union syndicale suisse (USS), Travail-Suisse, Unia, Syna et l'Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC) disent non à ces projets et s'y opposent.
</p><p>Le droit suisse du travail est l'un des plus libéraux et favorables aux employeurs d'Europe. En Suisse, on travaille comme pratiquement nulle part ailleurs. Parallèlement, le nombre des personnes victimes d'épuisement professionnel et de stress au travail augmente dramatiquement. Toujours plus de personnes éprouvent de la difficulté à éviter les horaires irréguliers, le chevauchement des frontières entre travail et temps libre dans le cadre de la numérisation ainsi qu'une pression accrue au travail. Il est toujours plus difficile, avant tout pour les travailleurs et travailleuses âgés ayant des obligations familiales, de rester dans la vie professionnelle.
</p><p>La Commission des redevances et de l'économie du Conseil des États (CER-E), emmenée par Konrad Graver et Karin Keller-Sutter, a donc fait preuve de cynisme en décidant de dégrader encore plus les conditions de travail des salarié(e)s de Suisse.
</p><p>S'il en va selon la volonté des deux représentant(e)s de Lucerne et Saint-Gall de la CER-E, les travailleurs et travailleuses que leur contrat de travail désigne comme étant des spécialistes ou des cadres ne bénéficieraient plus des dispositions fondamentales de protection au travail. Pour les personnes concernées, non seulement la durée hebdomadaire maximale du travail serait pratiquement supprimée, mais la protection contre le travail pendant la nuit et le repos du dimanche seraient très fortement menacée.
</p><p>Les médecins du travail savent depuis très longtemps quelles sont les conséquences pour la santé, des conséquences prouvées depuis longtemps aussi. Mais les salaires également se retrouveraient sous pression. Les initiatives parlementaires acceptées par la commission ne sont toutefois que la pointe de l'iceberg. D'autres interventions parlementaires ont pour objectif de saper encore plus le droit suisse du travail. Les organisations de salarié(e)s ne vont pas rester les bras croisés. Elles demandent au Parlement de reprendre enfin ses esprits et d'enterrer les initiatives parlementaires Graber et Keller-Sutter.
</p><h3>Union syndicale suisse USS, Travail.Suisse, Unia, Syna et ASMAC</h3><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS , 079 249 59 74</li><li>Linda Rosenkranz, responsable de la communication Travail.Suisse, 079 743 50 47 </li><li>Marcel Marti, chef politique &amp; communication ASMAC Tel. 031 350 44 82</li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5582</guid><pubDate>Fri, 15 Jun 2018 10:35:38 +0200</pubDate><title>La protection salariale n’est pas négociable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-protection-salariale-n-est-pas-negociable</link><description>USS, Travail.Suisse, Unia et Syna à les mesures d’accompagnement et au accord-cadre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Cette semaine, le conseiller fédéral Ignazio Cassis s'est dit prêt à abandonner la " ligne rouge " des mesures d'accompagnement dans les négociations avec la Commission européenne. Il a de ce fait perdu le soutien des syndicats.</p><p>En ridiculisant la règle des 8 jours - " presque une question religieuse " -, le ministre des Affaires étrangères a signalé qu'il était prêt à remettre en question l'ensemble de la protection des salaires et des conditions de travail suisses. La discussion sur la règle des 8 jours porte tout simplement sur la question de savoir si la Suisse peut protéger ses salaires les plus élevés d'Europe de manière indépendante. Ces règles et les mesures d'accompagnement en général doivent être exclues du nouvel accord-cadre. C'est le seul moyen d'assurer que les règles ne sont pas contournées par les juridictions européennes ou un tribunal arbitral, malgré les interdépendances institutionnelles.
</p><p>Les Accords bilatéraux devant profiter aux travailleuses et travailleurs de notre pays, des salaires suisses doivent être versés en Suisse. Raison pour laquelle déjà lors du premier vote sur les bilatérales, le Conseil fédéral a promis une protection globale contre la sous-enchère salariale et sociale via les mesures d'accompagnement. Selon l'Accord sur la libre circulation des personnes, il s'agit également d'" accorder les mêmes conditions de vie, d'emploi et de travail que celles accordées aux nationaux ". Les salaires des nationaux et des étrangers doivent être protégés de la sous-enchère.
</p><h3>L'annonce préalable de 8 jours : élément central de la protection</h3><p>Elément central de la protection des salaires en Suisse, l'annonce préalable de 8 jours permet de planifier les contrôles et d'appliquer les cautions. Les missions de nombreuses entreprises sont relativement courtes. Sans annonce préalable, les entreprises étrangères auraient dans de nombreux cas déjà terminé leur mission avant que les organes de contrôle en aient eu connaissance.
</p><p>Dans la pratique, cette annonce préalable n'est pas un obstacle majeur. Aujourd'hui déjà, on ne trouve aucun pays en Europe où travaillent autant d'entreprises étrangères qu'en Suisse (par rapport à la population résidente). Les entreprises doivent planifier leurs missions en Suisse, ce qui dans la plupart des cas dure nettement plus de huit jours. Dans des cas exceptionnels, notamment les réparations, les travaux peuvent débuter avant la fin du délai de huit jours.
</p><p>Suite aux déclarations du conseiller fédéral Ignazio Cassis, il faut demander au Conseil fédéral dans son ensemble, si l'accord-cadre doit vraiment être un objectif ces prochains temps. Ou s'il ne faut pas organiser d'abord les votations sur les initiatives dites " pour l'autodétermination " et la résiliation de l'Accord sur la libre circulation des personnes. Car une protection salariale efficace est la condition pour le rejet de ces deux projets.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'Union syndicale suisse, 079 277 61 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Hans Maissen, vice-président de Syna </li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5577</guid><pubDate>Tue, 12 Jun 2018 18:19:02 +0200</pubDate><title>« Égalité salariale : mettons la pression ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-mettons-la-pression</link><description>Campagne de l&#039;USS pour l’égalité de salaire et contre les discriminations</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’inégalité salariale entre femmes et hommes est une réalité. Sur toute la planète, et aussi en Suisse. Même si le principe de l’égalité salariale figure depuis 37 ans dans la Constitution fédérale, la différence entre les salaires des hommes et ceux des femmes est encore, selon Eurostat, de 17&nbsp;%, donc un peu au-dessus de la moyenne de l’Union européenne. Deux cinquièmes environ de cette différence ne peuvent pas s’expliquer par des facteurs objectifs comme la différence de formation, la position hiérarchique et les profils de tâches. Contrairement à ce que les patrons se sont remis tout à coup à colporter ces dernières années, il s’agit tout simplement ici de discrimination salariale. Dans l’ensemble, les femmes avec un travail lucratif perdent presque 10 milliards de francs par année.
</p><p>La discrimination salariale a souvent lieu inconsciemment. C’est pourquoi, que le Parlement avance désormais dans le cadre de la révision de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes et améliore le projet adopté par le Conseil des États revêt une importance décisive. Il faut non seulement, comme prévu actuellement, une analyse obligatoire des salaires, mais aussi une «&nbsp;Madame Égalité&nbsp;» qui procède à des contrôles par sondages afin de déterminer si les entreprises remplissent leur obligation et, en cas d’infraction, puisse aussi prononcer des sanctions. 
</p><p>La différence de salaire entre hommes et femmes n’est pas uniquement imputable à la discrimination salariale. Des études montrent qu’il y a plusieurs raisons à ces écarts de salaire. À elle seule, la maternité n’est pas une explication suffisante. L’environnement social exerce une influence déterminante sur la parentalité. Il est à noter que, plus l’activité professionnelle des mères est acceptée par la société et meilleure et plus abordable est l’offre de structures d’accueil extrafamilial des enfants, moins le «&nbsp;malus de maternité&nbsp;», les désavantages entraînés pas cette dernière, est important. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour que l’offre de telles structures soit développée et que le travail non rémunéré soit mieux réparti entre les sexes. 
</p><p>On le voit&nbsp;: l’égalité salariale concerne tout le monde, les hommes comme les femmes. Cela, d’autant plus que la discrimination salariale à l’encontre des femmes a aussi une incidence négative sur les rentes des femmes et des couples. Afin de sensibiliser la population à la question de l’égalité salariale, l’USS porte le débat dans des bistrots avec pour slogan&nbsp;: «&nbsp;Égalité salariale&nbsp;: mettons la pression&nbsp;!&nbsp;». Dans les villes de Lausanne, Genève, Aarau, Bâle, Berne, Lucerne et Zurich, certains restaurants et bars servent à partir d’aujourd’hui une bière brassée par la brasserie vaudoise La Nébuleuse. Et lors de la journée d’action syndicale pour l’égalité salariale du 14 juin, la bière sera aussi vendue pendant les manifestations organisées. Cette action est accompagnée d’une campagne sur <a href="https://fb.me/mettons.la.pression" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">fb.me/mettons.la.pression</a> (Facebook) ainsi que sur <a href="http://www.mettons-la-pression.ch">www.mettons-la-pression.ch</a>. 
</p><p>La bière de l’égalité est une action qui fait partie d’une campagne pour l’égalité salariale et contre les discriminations menée depuis le début de l’année. Avec une vaste alliance d’organisations de femmes, l’USS mobilise aussi pour la manifestation nationale #ENOUGH18, pour l’égalité salariale et contre les discriminations, qui aura lieu le 22 septembre à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5574</guid><pubDate>Tue, 12 Jun 2018 14:29:05 +0200</pubDate><title>Les pressions sur les salaires sont une réalité : des contre-mesures s’imposent.</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-pressions-sur-les-salaires-sont-une-realite-des-contre-mesures-s-imposent</link><description>Le Rapport 2017 le montre : les mesures d’accompagnement sont indispensables.</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>En Suisse, les pressions sur les salaires sont une réalité. Le rapport 2017 sur les mesures d’accompagnement le montre en ce qui concerne les contrôles des salaires effectués dans les entreprises suisses et étrangères actives dans notre pays. Une entreprise sur cinq contrôlées s’est fait attraper avec des salaires trop bas. Certes, une part des contrôles a eu lieu en raison de soupçons. Mais, parallèlement, plusieurs cantons ont fixé des salaires de référence si bas que les entreprises qui pratiquent la sous-enchère peuvent passer sans problème à travers les contrôles. En outre, des cantons comme ceux de Zoug et de Saint-Gall ne veulent toujours pas procéder à un nombre suffisant de contrôles des entreprises suisses. 
</p><p>Dans les branches où les conventions collectives de travail (CCT) ou les contrats-types de travail (CTT) ne prévoient pas de salaires minimaux obligatoires, les contrôleurs et contrôleuses ne peuvent pas sanctionner ces entreprises qui pratiquent la sous-enchère. Les branches particulièrement touchées ici sont celles de la sécurité privée (entreprises de moins de 10 employé[e]s), le commerce de détail et l’action sociale (crèches entre autres). Dans la sécurité, la Confédération doit enfin étendre le champ d’application de la CCT comme le demandent les partenaires sociaux. Et une CCT avec de bons salaires minimaux est nécessaire dans le commerce de détail.
</p><p>Dans les branches avec des CCT et des salaires minimaux obligatoires, des amendes peuvent être infligées ou une interdiction d’offrir des services décrétée. Ici, le problème concerne l’application des mesures d’accompagnement, en particulier avec des entreprises semi-criminelles. Dans de tels cas, les cantons doivent profiter de la possibilité de décréter une suspension des travaux. Malheureusement, seule une minorité le fait.
</p><p>La suppression d’une partie des mesures d’accompagnement (annonce préalable dans les 8 jours, entre autres) serait un poison pour la protection des salaires en Suisse. Le contrôle des entreprises étrangères actives en Suisse deviendrait beaucoup plus difficile. Ce qui ouvrirait tout grand la porte à la sous-enchère. Pour l’Union syndicale suisse (USS), leur suppression n’entre par conséquent pas en ligne de compte.
</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. C’est pourquoi nous avons besoin d’une protection des salaires particulièrement efficace. Cela ne poserait pas de problème aux entreprises étrangères correctes. Proportionnellement à la taille du pays, il n’y a qu’en Belgique que l’on trouve un nombre semblable d’entreprises qui détachent de la main-d’œuvre. Elles réalisent en Suisse un chiffre d’affaires annuel d’environ 2,5 milliards de francs.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5570</guid><pubDate>Mon, 11 Jun 2018 14:00:55 +0200</pubDate><title>La loi sur les produits thérapeutiques et la loi fédérale sur les entraves techniques au commerce</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-loi-sur-les-produits-therapeutiques-et-la-loi-federale-sur-les-entraves-techniques-au-commerce</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand: <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-uss-ti/images/news/Eventi_sito_7_febbraio.png" class="download">Télécharger...</a></p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5565</guid><pubDate>Sun, 10 Jun 2018 13:35:00 +0200</pubDate><title>Malgré le non à Monnaie pleine, les banques doivent être mieux régulées </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/malgre-le-non-a-monnaie-pleine-les-banques-doivent-etre-mieux-regulees</link><description>Votations fédérales: le commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) juge positif le oui à la loi sur les jeux d’argent. Les opérateurs de jeux en ligne devront enfin payer eux aussi des impôts et verser des taxes à l’AVS. Ce oui améliorera également la protection des personnes souffrant d’addiction au jeu.<br><br>L’USS se félicite du non à l’initiative Monnaie pleine. Celle-ci aurait fait courir de gros risques aux emplois et à l’évolution de la conjoncture. Mais ce non (clair) ne résout pas les problèmes du système financier et bancaire. Afin que l’on n’en arrive pas à une nouvelle crise financière, ce secteur doit être régulé. Et pour les banques, il faut des prescriptions prévoyant des fonds propres plus élevés. En outre, les bonus des banquiers exagérés doivent être baissés.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5568</guid><pubDate>Fri, 08 Jun 2018 11:32:55 +0200</pubDate><title>La Conférence de l&#039;OIT prépare une convention contre la violence et le harcèlement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-conference-de-loit-prepare-une-convention-contre-la-violence-et-le-harcelement</link><description>Bilan positif de l&#039;USS et Travail.Suisse de la 107e Conférence internationale du Travail</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le débat sur #BalanceTonPorc (#Meetoo) a des effets concrets sur le nouveau droit international. La 107e Conférence internationale du Travail de l'Organisation internationale du Travail (OIT), qui a pris fin à Genève vendredi 8 juin, a jeté les bases d'une nouvelle convention de l'OIT sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Dans le contexte des déclarations et témoignages toujours plus nombreux de femmes victimes de violences et de harcèlement ainsi que de marches de protestation dans le monde entier, une telle convention était attendue depuis trop longtemps, et est de toute urgence nécessaire.
</p><p>La délégation suisse des travailleurs et travailleuses salue ces décisions. La convention devra avoir pour élément central des dispositions accordant toute son importance à la prévention de la violence et du harcèlement et garantissant une protection contre la violence à l'ensemble des travailleurs et travailleuses. Les États doivent être contraints d'interdire la violence et le harcèlement dans le monde du travail ainsi que d'élaborer et appliquer des stratégies et des programmes concrets pour lutter contre ces réalités. En outre, l'application des lois doit être contrôlée par les inspectorats du travail ainsi que par d'autres moyens. Les victimes de violence et de harcèlement doivent être protégées et leurs auteurs punis. Une attention particulière sera aussi accordée à la prévention et à la formation sur ces questions. Une ombre au tableau : dans le document final adopté par la conférence qui servira de base à l'élaboration de la convention l'an prochain, des groupes de personnes particulièrement vulnérables comme les travailleurs et travailleuses LGBTI ne sont pas explicitement mentionnés.
</p><p>La délégation suisse des travailleurs et travailleuses dresse dans l'ensemble un bilan positif de la 107e Conférence internationale du Travail. Hélène Abgémégnah, qui a pris la parole en séance plénière, s'est focalisée sur l'égalité entre femmes et hommes et les conditions de travail. Sur ce point, il a été en partiuclier question de la récente évolution concernant la loi sur l'égalité. Ici aussi, il reste précisément encore beaucoup à faire pour arriver enfin à l'égalité salariale entre les sexes. Pour cela, des mesures efficaces sont nécessaires.
</p><h3>Union syndicale suisse &amp; Travail.Suisse</h3><h5>RENSEIGNEMENTS :</h5><ul><li>Luca Cirigliano, Chef de la délégations suisse, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Hélène Agbémégnah, membre de la Direction de Travail.Suisse, 078 760 93 73 </li></ul>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5567</guid><pubDate>Thu, 07 Jun 2018 17:21:25 +0200</pubDate><title>Intervention du conseiller aux États Paul Rechsteiner sur Projet fiscal 17</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/intervention-du-conseiller-aux-etats-paul-rechsteiner-sur-projet-fiscal-17</link><description>Ici, le texte intégral de cette intervention</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans la vie, il y a des choses qui se développent comme prévu. Et d’autres avec lesquelles c’est moins souvent le cas. Évaluer le nouveau contexte est alors un exercice ardu. Mais nous avons été élus aussi pour gérer des constellations imprévues et y répondre.
</p><p>Il aurait été plus simple de prendre position sur la mouture de Projet fiscal 17 adoptée par le Conseil fédéral. La seule chose claire était que cette réponse du Conseil fédéral au refus par le peuple de la troisième réforme de l’imposition des entreprises n’était pas acceptable. Malgré le soutien sans faille des organisations de l’économie, des partis de droite et des gouvernements cantonaux. Cela avait d’ailleurs été la même chose avec le projet qui a échoué. Le peuple n’avale pas des projets aussi unilatéraux.  
</p><p>Mais maintenant, nous nous trouvons face à un nouveau contexte. La commission a corrigé le projet sur des points importants. C’est pourquoi nous avons aussi besoin d’une nouvelle appréciation.
</p><p>Les nouvelles décisions sur le financement de l’AVS sont tout à fait positives. Il ne s’agit pas que des deux milliards de francs environ de recettes supplémentaires qui créeront également une dynamique positive pour l’avenir. La combinaison de davantage de fonds de la Confédération avec des pour mille de salaire est un financement social des rentes AVS. Les ressources de la Confédération reposent surtout sur les impôts. Et les pour mille de salaire ne sont pas seulement une bonne chose pour la part des employeurs. Dans l’AVS, la part des salarié(e)s est, jusqu’à un revenu de 150&nbsp;000 francs, très rentable. Le pourcent le plus élevé des revenus contribue pour presque 10&nbsp;% aux cotisations AVS. Ou, pour le dire en chiffres&nbsp;: celui qui encaisse cinq millions de salaire et bonus paie aujourd’hui 420&nbsp;000 francs à l’AVS sur son revenu, cotisations patronales et de l’employé(e)s confondues. À l’avenir, ce sera 435&nbsp;000 francs. Les revenus élevés et très élevés sont entièrement soumis à cotisation. Cela différencie l’AVS des autres assurances. 
</p><p>Les cotisations salariales versées à l’AVS n’ont plus été adaptées depuis 1975. Donc depuis plus de 40 ans. Et depuis le premier pour-cent de TVA pour la démographie, il y a plus de 20 ans, il n’y a plus eu de nouvelles recettes pour l’AVS. Le nouveau financement additionnel n’a que trop attendu. Il apporte une bouffée d’air frais pour les prochaines années. Aussi pour un projet de réforme social qui n’est plus soumis à une pression au démantèlement. Ou à la menace du relèvement de l’âge de la retraite. Les deux milliards destinés à l’AVS sont un argument décisif pour dire oui au paquet de la commission.
</p><p>On peut juger positif que ce projet supprime des statuts fiscaux devenus indéfendables en comparaison internationale. C’est un pas important vers l’abolition de pratiques fiscales dommageables, comme l’OCDE les a définies. 
</p><p>La partie fiscale du projet est une bonne chose, mais aussi le niveau fédéral. Les recettes à ce plan sont en effet tout à fait garanties. Contrairement à la troisième réforme de l’imposition des entreprises en son temps, l’assujettissement intégral des entreprises à l’impôt sera maintenu demain au niveau fédéral. S’ajoute qu’à ce niveau, l’imposition des dividendes sera relevée à 70&nbsp;% et les dérogations fiscales au principe de l’apport de capital partiellement supprimées. 
</p><p>On souhaiterait certes que la correction concernant le principe de l’apport de capital et l’imposition des dividendes aille plus loin. Il n’y a aucune raison d’imposer moins les dividendes que les salaires. Mais la proposition va, pour la première fois depuis des années, dans la bonne direction. On revient partiellement sur la scandaleuse deuxième réforme de l’imposition des entreprises. À l’avenir, les actionnaires devront payer plus d’impôt qu’avec les règles de cette réforme. 
</p><p>Les baisses d’impôt en partie massives pour les entreprises que plusieurs cantons ont prévues sont problématiques et négatives. Cette évolution ne touche cependant pas la Confédération, mais les cantons concernés. Il n’est pas simple d’avoir une vue d’ensemble des mesures planifiées. C’est difficile parce que quelques cantons sont déjà bien avancés avec des baisses importantes des impôts ou en ont mis sur rail. Indépendamment du projet dont nous débattons aujourd’hui.
</p><p>J’aimerais faire expressément observer qu’il n’y a aujourd’hui aucune raison de réduire de manière générale l’imposition des entreprises seulement parce qu’un nombre limité d’entreprises actuellement privilégiées devra payer à l’avenir les impôts ordinaires. En comparaison internationale et européenne, la fiscalité des entreprises en Suisse est déjà basse, même sans nouvelles baisses des impôts. S’y ajoute que, jusqu’à ce que les entreprises actuellement privilégiées soient soumises à l’imposition ordinaire, il y aura un long délai transitoire. Les entreprises doivent aussi payer des impôts. Elles demandent à bénéficier des prestations publiques, à commencer par les infrastructures, l’éducation et la formation jusqu’à l’État de droit et à la justice, tout comme les personnes physiques. Les entreprises doivent donc aussi payer en conséquence des impôts. 
</p><p>Nous ne connaissons malheureusement pas aujourd’hui d’harmonisation matérielle des impôts cantonaux au plan fédéral. Par exemple avec des taux d’imposition minimaux. La contribution versée aux cantons, à travers une hausse de leur part de l’impôt fédéral direct, reste un point critique du projet. 
</p><p>Il n’est d’ailleurs pas précisé que les cantons doivent utiliser cette contribution supplémentaire provenant de l’impôt fédéral direct pour baisser leurs impôts. L’affectation de ces fonds n’est pas liée. Comme le message du Conseil fédéral le dit (p. 2596), cet argent peut aussi bien servir à des investissements dans les infrastructures. Le financement des institutions destinées à l’accueil des enfants afin de favoriser la conciliation entre profession et famille en fait par exemple partie. Ou, ce qui serait urgent dans certaines régions, un financement plus substantiel des réductions des primes-maladie.
</p><p>Mais cette bataille contre des baisses erronées des impôts des entreprises et pour des investissements judicieux doit être menée dans les cantons. Probablement d’abord dans le canton de Berne. 
</p><p>Dans mon évaluation globale, j’arrive par conséquent à la conclusion que le projet de la commission mérite d’être soutenu.
</p><p>Enfin, comme en son temps avec la prévoyance vieillesse, je précise à nouveau, afin d’éviter tout malentendu, que, ce qui va de soi, je prends ici position à titre personnel et dans le cadre de ma fonction de conseiller aux États. L’Union syndicale suisse que je préside adoptera comme toujours sa position définitive démocratiquement, une fois les délibérations terminées.
</p><p>&nbsp;</p><p>Berne, le 7 juin 2018&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
</p><p>Paul Rechsteiner, conseiller aux États, Saint-Gall</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5572</guid><pubDate>Wed, 06 Jun 2018 15:04:00 +0200</pubDate><title>Code de procédure civile</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/code-de-procedure-civile</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5562</guid><pubDate>Tue, 05 Jun 2018 14:52:27 +0200</pubDate><title>Les tracasseries des caisses-maladie doivent cesser</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-tracasseries-des-caisses-maladie-doivent-cesser</link><description>Pour le renforcement de l’assurance de base</description><content:encoded><![CDATA[<p> La cheffe de la plus grande caisse-maladie de Suisse, la CSS, a proposé il y quelques semaines une franchise de 10 000 francs pour tout le monde. Selon elle, le système de santé a besoin de nouvelles idées..., ce qui est urgent en raison de l'" explosion des coûts " qui le frappe. Pour se situer par rapport à cette " piste de réflexion ", rappelons qu'actuellement, 3 400 francs sont dépensés chaque année par personne dans l'assurance de base sociale. Une franchise de 10 000 francs reviendrait donc à une " triple " suppression de celle-ci. La stratégie qui sous-tend cette proposition est la suivante : une fois que l'indignation de la population se sera calmée, il restera sans doute quelque chose de cette proposition absurde qui pourrait, par exemple, aider les interventions visant une plus grande participation des assuré(e)s aux coûts de santé encore pendantes au <a href="/themes/politique-sociale/detail/non-a-une-plus-grande-participation-aux-couts-dans-le-domaine-de-la-sante">Parlement </a>à passer la rampe.
</p><p>Mais les caisses-maladie ne font pas seulement parler politiquement d'elles en avançant des propositions de marché radicales, elles créent sans cesse un malaise même avec leurs activités centrales. Voyons-en ci-après les mauvais exemples les plus récents.</p><ul><li>La caisse-maladie Sympany essaie au moyen d'un " truc " au niveau de ses remboursements de dégoûter ses assuré(e)s, comme en a parlé la <a href="https://www.srf.ch/sendungen/kassensturz-espresso/krankenkasse-schickt-rueckzahlung-via-teure-checks-2" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">télévision suisse alémanique</a>. Elle effectue ces remboursements à l'aide de chèques postaux frappés d'une taxe de 20 francs entièrement à la charge de l'assuré(e).</li><li>La Swica et d'autres misent, sans avertir les gens ni leur poser la question, sur des <a href="https://www.lematin.ch/suisse/caisses-maladie-espionnent-clients/story/26623524" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">traqueurs de profils</a>. Grâce à eux, elles peuvent par exemple s'adresser à des client(e)s de manière ciblée via des données de Facebook.</li><li>Helsana et d'autres proposent des <a href="https://www.rts.ch/info/suisse/9525872-helsana-assurances-complementaires-epinglee-sur-la-protection-des-donnees.html" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">applications </a>avec lesquelles, par exemple, des rabais de primes peuvent être récoltés d'une manière ludique à travers une activité sportive. Le paiement se fait ici avec des données. Le Préposé fédéral à la protection des données a rappelé à l'ordre la caisse en raison de l'usage qu'elle fait de ces données. Cela n'a pas impressionné cette dernière qui continue à faire de la pub pour son application, violant de ce fait toujours le principe de l'égalité des primes dans l'assurance de base.</li><li>L'ÖKK a atteint pour sa part un triste <a href="http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/La-mort-d-un-malade-du-sida-souleve-des-questions-29920870" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">sommet </a>en refusant à un assuré séropositif de lui payer les médicaments dont il avait besoin. Il est finalement mort du SIDA !</li></ul><p>La cheffe de la CSS a raison. Il faut en effet lancer de nouvelles idées. Mais cela, en mettant enfin au pas les caisses-maladie. L'assurance-maladie sociale garantit de par la loi un accès non discriminatoire aux soins médicaux de base. Mais la gestion administrative de l'assurance est une affaire ennuyeuse. Elle consiste à recevoir des factures, de les contrôler et de payer selon la loi. Telle est, ni plus ni moins, la tâche des caisses-maladie.
</p><p>Actuellement, deux initiatives populaires se trouvent au stade de la récolte des signatures. L'initiative pour des primes plus justes : " <a href="https://primesplusjustes.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Assurance-maladie. Pour une liberté d'organisation des cantons</a> " veut permettre à ces derniers de fixer eux-mêmes les primes et de financer les coûts. L'exécution des tâches administratives serait commandée aux assureurs et contrôlée en conséquence. L'initiative " <a href="https://stop-lobby-assureurs.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Pour un Parlement indépendant des caisses-maladie </a>" demande que les membres du Parlement ne puissent pas siéger dans l'organe de direction ou de surveillance d'une caisse-maladie. Ces initiatives sont plus qu'une réflexion. Mais il n'en reste pas moins encore beaucoup à faire pour garantir une couverture médicale de haute qualité pour tout le monde et des bonnes conditions de travail. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5560</guid><pubDate>Tue, 05 Jun 2018 14:27:42 +0200</pubDate><title>Cinq bonnes raisons de dire OUI à la loi sur les jeux d’argent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/cinq-bonnes-raisons-de-dire-oui-a-la-loi-sur-les-jeux-d-argent</link><description>Dire OUI le 10 juin est social, judicieux et raisonnable</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le 10 juin prochain, les citoyen(ne)s du pays se prononceront au sujet d'une nouvelle loi sur les jeux d'argent. L'Union syndicale suisse (USS) recommande de glisser un OUI dans l'urne parce qu'il y a beaucoup de raisons pour le faire. La nouvelle réglementation prévoit en effet que les recettes des opérateurs de jeux de hasard seront enfin soumises à l'impôt et qu'ainsi, l'AVS et la collectivité en profiteront. Ci-après, nous aimerions répondre aux cinq principales questions qui se posent.
</p><h3>Mais pourquoi donc une loi ?</h3><p>Jusqu'à ce jour, il n'existait pas en Suisse de possibilités règlementées de jouer à des jeux de hasard en ligne. Néanmoins, ou précisément à cause de cela, un marché illégal des jeux d'argent en ligne a vu le jour. Il réalise désormais chaque année un chiffre d'affaires de plus de 250 millions de francs. Les opérateurs se trouvent à l'étranger, ne paient ni impôt ni taxe en Suisse sur leurs recettes et ne respectent pas les principes de l'ordre juridique suisse et les règles relatives aux jeux d'argent. La nouvelle loi créera pour la première fois en Suisse un instrument légal destiné aux jeux de hasard en ligne.
</p><h3>Qu'y gagneront les travailleurs et travailleuses ?</h3><p>La collectivité doit aussi profiter des recettes des opérateurs de jeux d'argent. C'est déjà le cas aujourd'hui avec les casinos et les loteries. Et cela doit le devenir aussi pour les jeux d'argent en ligne. La nouvelle loi garantit que les opérateurs ne seront pas les seuls à profiter de leurs recettes, mais l'AVS aussi, dont le système bénéficie de chaque franc supplémentaire qu'elle reçoit, ce qui soulagera financièrement d'autant les salarié(e)s. Mais le sport et la culture en profiteront également. Et il ne s'agit pas de petits montants. Actuellement, 270 millions de franc par année provenant uniquement des casinos et des loteries vont à l'AVS. Avec la nouvelle législation, il s'agira d'encore plus de millions.
</p><h3>Une meilleure protection pour les personnes victimes d'addiction ?</h3><p>Oui, car pour la première fois, les règles de la protection des personnes dépendantes du jeu s'appliqueront aussi aux jeux d'argent en ligne. Dans les casinos en ligne illégaux jusqu'à aujourd'hui, il n'existe ni protection ni contrôle.
</p><h3>La loi ne fonctionnera-t-elle pas comme une censure ?</h3><p>Internet n'est pas et ne doit pas être un espace de non-droit. Avec la nouvelle loi, les sites Internet de quiconque ne respecte pas la loi sur les jeux d'argent, n'a pas de concession et ne participe donc pas au financement de la collectivité pourront être bloqués. Il n'y a pas à l'heure actuelle d'autre moyen d'empêcher que le droit soit contourné et que des casinos étrangers en ligne se soustraient aux impôts et aux taxes. En appliquant le droit comme le prévoit la nouvelle loi, il n'est nullement porté atteinte aux droits fondamentaux à la libre information et à la liberté d'opinion. Il ne saurait par conséquent pas être question de censure.
</p><h3>Que se passera-t-il si la loi est refusée ?</h3><p>Ce sera alors l'ancienne loi qui restera en vigueur. Autrement dit, les casinos en ligne continueront à être interdits et il ne sera pas possible de garantir à travers eux des contributions à l'AVS, au sport et à la culture ainsi que d'agir contre les opérateurs non autorisés de l'étranger.
</p><p>Pour ces raisons, il est social, judicieux et raisonnable de dire OUI, le 10 juin, à la loi sur les jeux d'argent. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5558</guid><pubDate>Tue, 05 Jun 2018 14:05:25 +0200</pubDate><title>Système financier suisse : Nous ne sommes pas des cobayes</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/systeme-financier-suisse-nous-ne-sommes-pas-des-cobayes</link><description>Monnaie pleine : le 10 juin, NON à une initiative risquée et nuisible au pouvoir d’achat !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'initiative Monnaie pleine veut réformer en profondeur le système financier suisse. Bien qu'elle contienne quelques réflexions théoriques justes, elle doit être rejetée dans la pratique. Cela, à cause des risques incalculables qu'elle recèle et parce qu'elle attaque le pouvoir d'achat.</p><p>L'initiative Monnaie pleine chamboulerait de fond en comble le système financier suisse. La Banque nationale suisse (BNS) serait la seule à avoir le droit d'émettre de la monnaie. Aujourd'hui, des banques commerciales créent aussi une part de l'argent. Cela, en prêtant à des client(e)s une partie de l'argent qui se trouve sur nos comptes bancaires. Selon l'initiative, les banques privées n'auront plus le droit de créer de l'argent, mais continueront à octroyer des crédits et à gérer des comptes. Cette séparation des tâches est censée protéger contre les crises financières. En outre, si elle veut accroître la masse monétaire, la BNS devra distribuer gratuitement (" sans dette ") à la collectivité le nouvel argent créé par elle.
</p><p>Sur le papier, l'initiative présente quelques avantages : les comptes de paiement seraient intégralement garantis avec l'argent de la BNS et les banques ne feraient plus faillite si tous leurs clients veulent fermer simultanément leurs comptes de paiement. (Cela ne s'appliquerait cependant pas aux comptes d'épargne et les krachs bancaires entraînés par des crises des crédits resteront possibles.) Mais tout cela n'est que de la théorie. À ce jour, pas un seul pays n'a mis en place un système de monnaie pleine, aucun test pratique n'a encore eu lieu. Ce qui n'est pas étonnant, car un tel changement de système va de pair avec de grandes incertitudes, ses conséquences sont des plus incertaines. Si la Suisse voulait introduire un système de monnaie pleine, elle deviendrait l'unique cobaye sur toute la planète de cette théorie monétaire.
</p><h3>Désavantages financiers</h3><p>Outre ces énormes impondérables, les salarié(e)s et les retraité(e)s dont la fortune est modeste risquent de subir de graves désavantages financiers. Sous le régime de la monnaie pleine, plus aucun intérêt ne sera servi sur les comptes de paiement en francs parce que la monnaie pleine sera mise en circulation " sans dette ". En cas d'inflation, l'argent des comptes bancaires perdra donc de sa valeur. Pour que le régime de la monnaie pleine ne soit pas contourné, il faudra prévoir des délais de détention, respectivement de liquidation, stricts pour les comptes d'épargne. Impossible, contrairement à aujourd'hui, de retirer rapidement son épargne. Par conséquent, détenir un compte d'épargne ne représentera à l'avenir une option réaliste que pour les ménages fortunés. Surtout, dans les régions frontalières, les salaires et les achats devraient de ce fait être davantage payés en euros, car ces derniers ne feraient pas l'objet de ces restrictions.
</p><p>L'initiative prescrit prioritairement à la BNS un contrôle de la masse monétaire. D'autres buts de politique monétaire comme le plein emploi, la stabilité des prix ou du taux de change passeraient après. Mais la Suisse a fait par le passé des expériences négatives avec le contrôle de la masse monétaire, raison pour laquelle la BNS mise avant tout, dans sa politique monétaire, sur la gestion des taux d'intérêt et du taux de change. Une politique monétaire menée à travers la masse monétaire n'est plus guère possible, aussi parce que le franc est négocié dans le monde entier. D'importants risques pour les emplois et l'évolution conjoncturelle découlent de cet usage limité des instruments de la politique monétaire. De plus, l'initiative Monnaie pleine biffe de la Constitution fédérale la surveillance de la BNS par la Confédération.
</p><h3>Corriger les défauts autrement</h3><p>Les syndicats critiquent depuis longtemps les défauts du système financier. La crise financière de 2008 a été la conséquence d'une spéculation irresponsable de la part des banques ainsi que de contrôles et de régulations trop laxistes de la part de l'État. C'est à cela qu'il faut s'attaquer, avec des règles plus strictes et une surveillance plus étroite. Mais nous n'avons pas besoin d'une expérimentation de théorie monétaire réalisée in vivo et dont l'issue est incertaine. Car si cela tourne mal, l'addition sera pour les travailleurs et les travailleuses. </p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5556</guid><pubDate>Mon, 04 Jun 2018 09:04:10 +0200</pubDate><title>Améliorations indispensables pour les personnes aux revenus bas et moyens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ameliorations-indispensables-pour-les-personnes-aux-revenus-bas-et-moyens</link><description>Prévoyance vieillesse : Problèmes avec les prestations du 2e pilier
Stopper la sortie de capitaux en faveur des assurances vie.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le deuxième pilier a un problème de prestations. Les rentes moyennes des caisses de pension des nouveaux rentiers et rentières baissent depuis quelques années, bien que les salaires augmentent et malgré la croissance économique. Et bien que ces cinq dernières années les caisses de pension aient généré un rendement moyen de 5%. Les deux organisations faîtières syndicales USS et Travail.Suisse exigent que le mandat constitutionnel soit appliqué: les rentes de l’AVS et du deuxième pilier doivent permettre de „maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur“, aussi pour les personnes à faibles et moyens revenus.<br><br>Le niveau actuel des rentes de l’AVS et de la caisse de pension ne suffit généralement pas pour remplir le mandat constitutionnel. Il n’y a pas que les personnes à bas revenus qui sont concernées. Celles qui ont un revenu inférieur à 84'000 fr./an doivent calculer serré pour leurs vieux jours. Ce sont approximativement deux tiers des travailleurs et travailleuses. L’insuffisance de la couverture d’assurance chez les personnes travaillant à temps partiel est particulièrement préoccupante.<br><br>En 2000, 100'000 fr. de capital de prévoyance donnaient encore droit à une rente de caisse de pension de 7200 francs par an. Aujourd’hui, ce ne sont plus que 5870 francs environ. A l’origine de la dégradation constante des rentes du deuxième pilier, il y a les problèmes du système de capitalisation en cas de taux d’intérêt bas sur les marchés de capitaux. Les taux d’intérêt bas ont un effet négatif sur le capital de prévoyance. Cette évolution a considérablement accru la pression politique sur les paramètres de prestations taux d’intérêt minimum et taux minimal de conversion. Les cercles liés aux assurances veulent les abaisser à un niveau qui puisse être atteint à court terme. Mais le deuxième pilier est caractérisé par un horizon de placement à long terme. Pas étonnant donc qu’un portefeuille composé de 25% d’actions et de 75% d’obligations a réalisé malgré une grave crise financière et plusieurs effondrements boursiers durant ces dernières 21 an un rendement de 4,7% - presque autant qu’un même portefeuille a rapporté entre 1925 et aujourd’hui.<br><br>Il est vrai que les assureurs vie, en particulier avec leur offre de polices d’assurance complète, ne sont pas assez efficaces et ne sont plus autorisés dans la prévoyance professionnelle. D’autant qu’ils plument les assuré-e-s avec un partage de revenus non justifié, des primes de risques exagérées et des coûts exagérés de gestion de fortune, de distribution et de courtage. De manière générale, le transfert de capitaux du deuxième au troisième pilier (assureur, gérant de fortune, courtier, etc.) doit être stoppé ou endigué. Pour l’USS et Travail.Suisse, c’est clair: les mesures à prendre dans le deuxième pilier devront prendre en compte le mandat constitutionnel aussi pour les personnes actuellement actives avec des faibles et moyens revenus. Il faut prendre en compte le rapport qualité/prix des différents piliers de la prévoyance professionnelle, et donc le fait que l’AVS permet les meilleures prestations au prix le plus bas pour la majorité de la population active.<br><br></p><h3>Renseignements:</h3><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079 205 69 11</li><li>Matthias Kuert, responsable de la politique sociale chez Travail.Suisse, 078 625 72 73</li><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS responsable des assurances sociales, 079 242 65 43</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5552</guid><pubDate>Tue, 29 May 2018 12:46:43 +0200</pubDate><title>Égalité salariale : ne pas rester à mi-chemin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-ne-pas-rester-a-mi-chemin</link><description>Le Conseil national doit renforcer la loi sur l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) salue la décision prise par le Conseil des États de se prononcer finalement pour des mesures contre la discrimination salariale à l'encontre des femmes. Elle estime cependant qu'il ne s'agit là que d'un premier pas dans la bonne direction, car la Chambre des cantons a rejeté toutes les propositions de la minorité de sa commission en faveur de mesures plus rigoureuses. Pour que la loi soit plus efficace, de telles mesures sont en effet nécessaires. L'USS attend du Conseil national qui va aussi traiter cet objet qu'il s'engage avec détermination pour l'égalité salariale entre femmes et hommes et attribue plus de compétences à la Confédération dans leur application. Il faut une " Madame Égalité " qui contrôle sur la base de sondages si les entreprises respectent l'égalité salariale et, en cas d'infraction à la loi sur l'égalité, puisse également prononcer des sanctions. 
</p><p>Cette séance du Conseil des États a montré que le renvoi en commission de la révision de la loi sur l'égalité a été une perte de temps inutile. Celui-ci a adopté les mêmes mesures discutées pendant la session de printemps, mais qui avaient été renvoyées à la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E) par des élus incompréhensifs. Que cette dernière ait maintenu ses anciennes propositions montre qu'elle avait déjà traité avec sérieux cet objet. L'USS demande au Parlement qu'à l'avenir, il renonce à perdre ainsi du temps et mette en œuvre sans barguigner le mandat constitutionnel sur l'égalité salariale. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li> Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la politique de l'égalité, 076 200 90 89 Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5549</guid><pubDate>Mon, 28 May 2018 15:40:59 +0200</pubDate><title>Cet honneur est aussi un devoir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/cet-honneur-est-aussi-un-devoir</link><description>La Suisse présidera la Conférence de l’OIT en 2019 </description><content:encoded><![CDATA[<p>Dès aujourd’hui la Conférence internationale du travail (CIT), organisée chaque année par l’agence des Nations Unies pour le monde du travail (OIT), se tient à Genève. Les délégations tripartites officielles de la CIT ont élu vice-président de la Conférence le représentant du gouvernement suisse et ambassadeur actif au Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), Jean-Jacques Elmiger. Cette élection ouvre la voie à la Suisse pour présider l’OIT durant l’année anniversaire 2019. Car l’an prochain, l’OIT célébrera son centenaire.<br><br>L’USS, qui avait apporté son soutien à la candidature suisse, se félicite de ce succès. C’est précisément pourquoi elle saisit l’occasion de rappeler au Conseil fédéral que la Suisse n’est pas une élève modèle lorsqu’il s’agit de respecter les conventions de l’OIT qu’elle a pourtant signées. D’ailleurs, en 2004 déjà, l’OIT avait condamné notre pays parce que le droit applicable aux licenciements ne respectait pas la liberté syndicale. Si, certes, la Suisse a promis des améliorations, la législation incriminée n’a toujours pas été révisée. L’USS nourrit l’espoir que l’engagement réjouissant de la Suisse en vue du centenaire de l’OIT aura aussi un effet positif chez nous, et qu’il sera suivi de la mise en œuvre du droit international de l’OIT !
</p><p>&nbsp;</p><h3>Renseignements: </h3><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central en charge du droit du travail/international 076 335 61 97</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l’USS, 079 249 59 74</li></ul><p><br><br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5546</guid><pubDate>Fri, 25 May 2018 16:04:51 +0200</pubDate><title>Les délégué(e)s de l’USS veulent le renforcement des services publics </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-delegue-e-s-de-l-uss-veulent-le-renforcement-des-services-publics</link><description>Résolutions sur le service public, le Project fiscal 17 et sur le conflit de travail dans la construction</description><content:encoded><![CDATA[<p> Alors que les citoyennes et citoyens de la Suisse ont revendiqué à multiples reprises des prestations publiques de qualité, le service public est sans cesse remis en question par les fondamentalistes du marché ou mis sous pression à cause des programmes d’austérité des pouvoirs publics. Les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) ont débattu des récentes attaques dirigées contre les services publics et des défis à relever ainsi qu’adopté une résolution à ce sujet. 
</p><p>La politique fiscale doit s’orienter sur les besoins financiers du service public. Au lieu de projets de baisses d’impôts dévastateurs dans les cantons et les communes, il faut une imposition minimale afin de faire obstacle à la concurrence fiscale à laquelle se livrent les cantons. Nous refusons les mesures d’austérité qui touchent le personnel des pouvoirs publics, notamment celui de La Confédération et les employé(e)s des cantons et des communes, tout comme les expérimentations absurdes et une logique de marché qui détruisent le service public : non à une politique des transports qui entraîne des prix et des salaires de dumping, non à la levée de l’interdiction du cabotage, non à la libéralisation du transport national et international de voyageurs et voyageuses !
</p><p>La numérisation est une opportunité pour le service public, si les entreprises donnent une formation de base et continue à leur personnel. Dans la numérisation des prestations de service, il faut développer, pas démanteler. Étant donné la pression sur les salaires existant dans le secteur des transports, à la Poste et dans les activités de courrier ainsi que la violente dégradation de la situation dans la branche des médias et la santé, les délégué(e)s de l’USS demandent que toutes les personnes occupées dans le service public soient soumises à des conventions collectives de travail exemplaires. Dans les entreprises publiques comme les CFF, Swisscom et la Poste, les salaires des cadres ne doivent pas être supérieurs à 500 000 francs.
</p><p>Les délégué(e)s ont également décidé, dans une résolution, de se battre dans le cadre du Projet fiscal 17 contre les baisses de l’impôt sur le bénéfice planifiées par les cantons. Ceux-ci entendent maintenir ces baisses problématiques et exagérées, alors que la majeure partie de la population a envoyé par le fond la troisième réforme de l’imposition des entreprises, par crainte des pertes fiscales et des charges supplémentaires qu’elle entraînerait. Les délégué(e)s de l’USS considèrent que la décision de la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États de renforcer les finances de l’AVS dans le cadre du Projet fiscal 17 est une bonne décision. Mais l’USS ne procédera à une appréciation globale de ce projet qu’une fois que les décisions seront connues dans le détail.
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont aussi manifesté leur volonté d’avancer en matière d’égalité salariale entre femmes et hommes. À cet effet, ils appellent, avec une large alliance d’organisations de femmes, à participer à la manifestation nationale du 22 septembre prochain à Berne pour l’égalité des salaires et contre les discriminations. Il faut mettre encore plus la pression sur le Parlement pour que la révision de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes prévoie une obligation de procéder à des contrôles et des possibilités de sanctions. 
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont en outre manifesté à travers une résolution leur entière solidarité avec les travailleurs et travailleuses de la construction qui se battent pour défendre la retraite à 60 ans dans leur branche. Pas question que ces salarié(e)s travaillent plus longtemps, gagnent moins et doivent prendre leur retraite avec moins d’argent. Les délégué(e)s de l’USS demandent à la Société suisse des entrepreneurs de renoncer à son attitude de refus et d’enfin négocier.<br><br></p><h3>Résolutions :</h3><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-bgb-gbbl/GBB/DV2025/FRM_0874.JPG" class="download">Résolution sur le service public</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-bgb-gbbl/GBB/DV2025/FRM_1015.JPG" class="download">Résolution sur Project fiscal 17</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/blogs/lampart/medianlohn.png" class="download">Résolution sur le conflit de travail dans la construction</a></li></ul><p>&nbsp;</p><h3>Auskünfte</h3><p>&nbsp;</p><ul><li style="color:#202020; line-height:125%; -ms-text-size-adjust: 100%; -webkit-text-size-adjust: 100%"><span lang="FR"></span>Dore Heim, secrétaire centrale de l’USS, responsable du      dossier des services publics, 079 744 93 90</li><li style="color:#202020; line-height:125%; -ms-text-size-adjust: 100%; -webkit-text-size-adjust: 100%">Daniel Lampart, premier      secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079 205 69 11</li><li style="color:#202020; line-height:125%; -ms-text-size-adjust: 100%; -webkit-text-size-adjust: 100%">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Politique syndicale</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5535</guid><pubDate>Thu, 24 May 2018 16:46:40 +0200</pubDate><title>Marchés publics : les travailleurs doivent être protégés contre la sous-enchère !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/marches-publics-les-travailleurs-doivent-etre-proteges-contre-la-sous-enchere</link><description>Révision totale de la loi sur les marchés publics : la responsabilité du Parlement est grande</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La loi fédérale sur les marchés publics (LMP) fait l'objet d'une révision totale. Cet objet est central pour les travailleurs et travailleuses de Suisse parce qu'une LMP mal conçue pourrait ouvrir tout grand la porte à la sous-enchère salariale et sociale. En particulier la proposition de renoncer au principe du lieu où la prestation est fournie entraînerait une énorme sous-enchère. </p><h3>Protection des salaires usuels locaux : le principe du lieu où la prestation est fournie </h3><p>Principe du lieu de provenance de l'entreprise ou principe du lieu où la prestation est fournie ? Dans les deux cas, la question est de savoir quelles conditions de travail les entreprises doivent respecter lorsqu'il est question d'un marché public. Avec le principe du lieu de provenance de l'entreprise, celle-ci respecte les conditions du lieu où elle a son siège ou est établie. Par contre, le principe du lieu où la prestation est fournie impose à l'entreprise soumissionnaire de respecter les conditions de travail valables là où elle réalise la prestation. Prenons un exemple : une entreprise tessinoise qui fait des offres pour la construction d'une grande halle à Zurich doit, selon le principe du lieu où la prestation est fournie, verser des salaires zurichois. Avec le principe du lieu de provenance de l'entreprise, elle peut soumissionner avec des salaires tessinois. Ainsi, avec de principe, les soumissionnaires de cantons où les conditions de travail sont bonnes sont désavantagés par rapport à ceux des cantons " à bas salaires ". Pour rester concurrentielles, elles devraient donc viser une dégradation de leurs propres conditions de travail. Le principe du lieu de provenance de l'entreprise nous enclencherait une spirale descendante. 
</p><h3>Plus le même droit pour la même chose </h3><p>Le principe du lieu où la prestation est fournie, qui veut protéger les salaires et conditions de travail usuels dans la branche et la localité, est donc central pour tout le monde. C'est de fait aussi un élément central des mesures d'accompagnement. Il faut empêcher, par exemple, qu'une entreprise polonaise puisse exécuter un mandat à Bâle en versant des salaires polonais. La proposition du Conseil fédéral de miser désormais sur le principe du lieu de provenance de l'entreprise rompt ainsi avec la philosophie des mesures d'accompagnement. Dans le secteur privé, la protection des conditions de travail usuelles locales s'appliquerait, mais pas dans le public. Incompréhensible. Et il est encore plus incompréhensible que le Conseil fédéral s'obstine à vouloir ce principe du lieu de provenance de l'entreprise dans son message adressé au Parlement. En effet, de nombreuses organisations de l'artisanat, des employeurs et employeuses ainsi que des travailleurs et travailleuses ainsi que les cantons ont rejeté ce principe dans leurs réponses à la consultation fédérale. 
</p><h3>La LMP est centrale pour les conditions de travail </h3><p>D'autres points doivent être aussi pris en considération dans l'intérêt des salarié(e)s. Ainsi, les chaînes de sous-traitance doivent être limitées à un seul niveau. Aujourd'hui, précisément dans la construction, il est fréquent que, face à une telle quantité de sous-traitants, les maîtres d'ouvrage n'arrivent plus à savoir qui fait vraiment quoi à quelles conditions et à quel moment sur le chantier. La Confédération également, comme les cantons et les communes ne savent souvent pas qui a finalement effectué quel travail. Les scandales sont aussi programmés, car la probabilité de sous-enchère salariale et sociale, ou de travail au noir, augmente de façon exponentielle avec chaque nouveau niveau de sous-traitance. C'est pourquoi il est important que l'on mette au moins dans les marchés publics le holà à cette pratique néfaste de la sous-enchère. 
</p><p>Il faut également que, pour prouver la conformité à la convention collective de travail (CCT), des attestations sérieuses soient produites ; cela, avant l'attribution du mandat à une entreprise d'une branche soumise à une CCT. 
</p><p>La Commission de la concurrence (COMCO) ne doit pas avoir à l'avenir non plus de droit de recours en matière de marchés publics. Précisément parce que, par le passé, la COMCO a souvent critiqué des réglementations cantonales sur les marchés publics en matière de respect de dispositions figurant dans des conventions collectives de travail et de limitation des chaînes de sous-traitants. 
</p><h3>Non à une soumission à la loi inutile et contraire au système des caisses de pensions publiques </h3><p>Aux yeux de l'USS, les institutions de prévoyance de droit public ne devraient pas être soumises à la LMP. Ce serait en effet fondamentalement en contradiction avec la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP), surtout avec le principe de la gestion paritaire des caisses de pensions. La définition des rapports des institutions de prévoyance professionnelle de droit public avec les employeurs affiliés est une des attributions inaliénables qui ne peuvent pas non plus être déléguées de l'organe suprême de l'institution de prévoyance (art. 51a, al. 2, let. p LPP). Les avoirs de prévoyance gérés appartiennent aux assuré(e)s, pas aux pouvoirs publics. Les institutions de prévoyance de droit public des cantons et des communes ne relèvent pas du champ d'application subjectif du droit des marchés publics selon l'annexe I/appendice 2 de l'accord de l'OMC sur les marchés publics (AMP) encore en vigueur (cf. aussi l'arrêt 2C_6/2016 du 18 juillet 2016, consid. 3.5). 
</p><h3>Oui, des entreprises contrôlées par la Confédération doivent être soumises à la loi </h3><p>Aujourd'hui, la situation dans le domaine des télécommunications et des techniques de l'information et de la communication (TIC) est paradoxale. Les investissements réalisés dans les réseaux de télécommunications (fibre optique, câble de cuivre, technologies sans fil) continuent à être élevés, mais des mandats sont désormais aussi attribués à des entreprises qui ne sont pas soumises à la CCT de la branche. Il est inquiétant de voir que de nombreux acteurs du marché, dont des grands groupes étrangers reçoivent toutefois pour une part des mandats très importants. Comme ces entreprises ne sont pas non plus soumises à la CCT de la branche, il est pratiquement impossible d'en contrôler les conditions de travail. 
</p><p>C'est seulement si l'on soumet Swisscom (Suisse) SA à la LMP que l'on peut garantir que les mandats seront à l'avenir attribués à des entreprises qui respectent les conditions de travail et les salaires en usage dans la branche et la localité. 
</p><p>Avec syndicom, le syndicat des médias et de la communication, l'Union syndicale suisse (USS) est d'avis que Swisscom ainsi que les autres entreprises contrôlées par la Confédération doivent être soumises à la LMP. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5534</guid><pubDate>Thu, 24 May 2018 16:32:21 +0200</pubDate><title>Sans-papiers : un état des lieux plutôt que des décisions prises à la va-vite</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/sans-papiers-un-etat-des-lieux-plutot-que-des-decisions-prises-a-la-va-vite</link><description>Le Conseil national recouvre la raison</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des interventions brutales dans la vie des sans-papiers. C'est ce que la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) demandait à travers une motion. Selon celle-ci, supprimer le droit légal aux assurances sociales, ne plus garantir des soins de santé qu'à travers un service de l'État et vider de sa substance les droits des enfants, en particulier celui à la formation, c'est vouloir " une législation cohérente ". <a href="http://www.uss.ch/themes/migration/article/details/les-droits-fondamentaux-des-sans-papiers-foules-aux-pieds/" class="external-link-new-window">(Voir USS)</a></p><p>Avant que cette motion ne soit traitée en plénum lors de la session d'été, la Commission des institutions politiques du Conseil national (CIP-N) s'est penchée sur cette question afin de rédiger un co-rapport. Mais au vu du volume des modifications envisagées et sachant que leurs conséquences n'auraient guère été prévisibles en l'absence d'un examen sérieux, elle a renoncé à un tel co-rapport. En lieu et place, elle demande à travers un postulat que la situation des sans-papiers soit étudiée avant d'en arriver à modifier la législation dans la précipitation.</p><p>Cela devrait avoir ramené à la raison les membres de la CSSS-N. Cette dernière a en effet retiré le 18 mai sa triste motion antisociale. Le 12 juin, le Conseil national se prononcera par conséquent sur la question de savoir si la situation des sans-papiers doit être analysée de manière exhaustive, et non plus afin de décider si des êtres humains dépourvus d'autorisation de séjour doivent aussi être privés de leurs droits fondamentaux.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) salue ce changement et attend d'une analyse sérieuse qu'elle montre quelles possibilités existent de régulariser et non de criminaliser ces personnes. Les expériences faites en Suisse font apparaître que c'est la seule manière possible d'empêcher le travail au noir et de rendre la vie des sans-papiers supportable. Le canton de Genève avance dans ce domaine avec l'opération Papyrus et d'autres villes, comme Bâle, veulent en faire de même. L'USS attend du Parlement qu'il s'engage dans cette voie, se considère également comme le représentant de personnes sans droit de vote et protège en conséquence leurs droits.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5532</guid><pubDate>Thu, 24 May 2018 16:26:07 +0200</pubDate><title>Imposer enfin des montants maximaux plus élevés pour les loyers </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/imposer-enfin-des-montants-maximaux-plus-eleves-pour-les-loyers</link><description>Les PC et la fable de l’explosion des coûts</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Lors de la session d'été, le Conseil des États peut mettre le holà à l'énorme démantèlement social décidé par le Conseil national en matière de prestations complémentaires (PC).</p><p>L'Union patronale suisse n'arrête pas de parler d'" explosion des coûts " à propos des PC. Ce faisant, elle ne prend premièrement pas en compte, relativement à l'évolution passée, du fonctionnement de la sécurité sociale suisse et deuxièmement, relativement au futur, raconte des mensonges. Prenons le passé : malgré des mesures d'austérité draconiennes, en particulier dans l'AI, on est parvenu grâce aux PC à respecter un tant soit peu l'obligation de verser des rentes qui couvrent les besoins vitaux, comme le prescrit la Constitution fédérale. Aujourd'hui, 46 % des retraité(e)s ont aussi besoin de PC et le Parlement serait bien avisé d'en prendre acte dans la révision de l'AI. Il n'existe aucune marge de manœuvre vers le bas. 
</p><p>Et regardons aussi vers le futur : si l'on voulait enfin renforcer le 1er pilier, il faudrait interdire aux gens de vieillir afin de contenir l'augmentation pronostiquée des dépenses des PC ces prochaines années. En effet, celle-ci s'explique pour sa plus grande partie par l'évolution démographique. Vouloir faire des coupes ici, ce serait violer la Constitution et toucherait surtout les femmes qui représentent plus des deux tiers des retraité(e)s AVS au bénéfice de PC. 
</p><p>S'ajoute à cela que même si les baby-boomers arrivent maintenant à la retraite, la hausse annuelle des coûts des PC de 2,5 % pronostiquée jusqu'en 2030 est tout sauf une " explosion des coûts ". Avec une croissance potentielle de l'économie de 1,7 % et une inflation normalisée de 1 % (hypothèses du Plan financier de la Confédération), il n'y a plus du tout de croissance des coûts réels. L'Union patronale devrait aussi en prendre connaissance. 
</p><p>La commission compétente du Conseil des États l'a de toute façon fait. Elle a témoigné de plus de compréhension, lorsqu'elle a traité de la révision des PC, et corrigé une grande partie de l'orgie de coupes à laquelle s'était laissé aller le Conseil national. Selon elle, les montants maximaux pris en compte au titre du loyer devront être nettement augmentés, le versement en capital des avoirs du 2e pilier continuera à ne pas être sanctionné et le montant du remboursement des primes-maladie restera substantiel. 
</p><p>Malheureusement, elle a omis d'encourager le logement encadré, alors qu'il aurait été une variante très avantageuse pour éviter des entrées prématurées en EMS beaucoup plus onéreuses. La position adoptée concernant la prise en compte de la fortune reste en outre très préoccupante : certes, proposer que les PC soient restituées en cas d'héritage est une mesure moins radicale qu'introduire des limites de fortune en cas de prêt garanti sur la propriété du logement. Mais la première mesure revient pratiquement à créer un impôt sur les successions pour les pauvres. En Suisse, on aurait toutefois beaucoup plus besoin enfin (à nouveau) d'un impôt sur les successions pour les personnes aisées, ce qui est à juste titre la norme dans les pays qui nous entourent. Enfin l'entêtement de la commission concernant le contrôle du style de vie en cas de renoncement à la fortune est choquant et une prestation liée aux besoins, comme les PC, garantie par la Constitution est a priori indigne. 
</p><p>Quant aux améliorations de la révision, il est décisif que la Chambre des cantons maintienne au moins la hausse des loyers maximaux proposée par le Conseil fédéral. Les réductions localement possibles de 10 % de cette hausse ne sont pas un problème à moyen terme. En effet, le taux de couverture de 90 % nécessaire ici n'est déjà pas atteint dans la plupart des régions, un problème qui s'aggravera aussi à moyen terme avec les nouveaux loyers maximaux fixes. La possibilité créée dans cette disposition d'augmenter aussi de 10 % le montant pris en compte au titre du loyer devrait par conséquent être vraiment saisie par les cantons. 
</p><p>La baisse effective (!) des loyers maximaux proposée par la Conseil national est absolument inacceptable. Espérons que le Conseil des États clarifiera sans ambigüité cela à travers les décisions qu'il prendra lors de la session d'été. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5531</guid><pubDate>Thu, 24 May 2018 14:00:06 +0200</pubDate><title>L&#039;UDC veut moins de protection pour tous et toutes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ludc-veut-moins-de-protection-pour-tous-et-toutes</link><description>Des conséquences catastrophiques notamment pour les travailleurs et travailleuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 30 mai, le Conseil national se prononcera sur la toute dernière attaque de l'UDC contre les droits humains. Il débattra de l'initiative contre les droits humains de ce parti qui, sous prétexte d'" autodétermination ", aimerait supprimer la protection offerte par la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et des conventions de l'Organisation internationale du Travail (OIT). Ce qui serait fatal pour les travailleurs et travailleuses de ce pays.</p><p>L'UDC ne souhaite rien d'autre que dénoncer en catimini la CEDH ainsi que des conventions de l'OIT. Elle prétend vouloir renforcer par là la souveraineté de la Suisse. Mais dans les faits, les droits qui sont les nôtres, à nous tous et toutes, s'en trouveraient affaiblis. Ceux que la CEDH garantit figurent comme droits fondamentaux dans notre Constitution. Ils ne sont pas un droit étranger, mais un droit suisse. Tailler dans nos droits humains, c'est affaiblir notre démocratie, notre sécurité et notre liberté.
</p><h3>Travailleurs et travailleuses aussi visés</h3><p> Les salarié(e)s et les personnes syndiquées ont précisément besoin au quotidien de droits humains qui fonctionnent. De fait, la Constitution, la CEDH et le droit international de l'OIT nous reconnaissent divers droits fondamentaux : liberté d'association au sein de l'entreprise et d'échanger des informations sur cette dernière, protection contre le licenciement antisyndical, protection des lanceurs d'alerte et droits d'accéder aux entreprises et d'informer le personnel. 
</p><p>Mais le droit des femmes à l'égalité de traitement avec les hommes dans les assurances sociales est aussi garanti. La Cour européenne des droits de l'homme (CrEDH) de Strasbourg a rendu à ce sujet un jugement phare pour la Suisse et amélioré de ce fait les rentes d'une jeune mère. 
</p><h3>La CEDH et 43 conventions de l'OIT touchées </h3><p>Ce sont précisément ces garanties juridiques que l'UDC entend supprimer. En modifiant l'article 190 de la Constitution, l'initiative demande que seuls les traités internationaux soumis à référendum soient désormais déterminants pour le Tribunal fédéral (et toutes les autres autorités chargées d'appliquer le droit). L'initiative concernerait par conséquent non seulement la CEDH mais aussi 43 conventions de l'OIT que la Suisse a ratifiées pour protéger les travailleurs et travailleuses ! 
</p><h3>Le droit international, une garantie pour les droits humains </h3><p>En Suisse, aucune juridiction constitutionnelle ne nous protège si une loi fédérale viole les libertés garanties par les droits fondamentaux. C'est pourquoi l'article 190 de la Constitution représente une sécurité. Le droit international, comme la CEDH et le droit de l'OIT, est aussi déterminant. C'est ainsi que le droit international ratifié par la Suisse assume cette fonction. En effet, le droit international (CEDH et conventions de l'OIT) garantit largement les mêmes droits fondamentaux et humains que notre Constitution. 
</p><p>Mais, parallèlement, ce droit international entre souvent plus dans les détails et donne des directives plus précises concernant la façon de donner forme à ces droits. Il a ainsi été possible de constater sur la base des plaintes déposées par l'USS et le SSP auprès de l'OIT que la Suisse doit réformer son droit du licenciement peu favorable aux salarié(e)s selon le Code des obligations (CO). Et le Tribunal fédéral a récemment déclaré que les syndicats ont le droit d'informer et d'accéder aux lieux de travail. La CrEDH a en outre tout récemment constaté que les règles appliquées dans notre pays en matière de prescription pour les victimes de l'amiante sont arbitraires. Autant de victoires pour les personnes concernées travaillant en Suisse, des victoires qui seraient impensables si la protection fondamentale selon le droit international n'existait pas. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5530</guid><pubDate>Thu, 24 May 2018 13:52:03 +0200</pubDate><title>Délai de prescription 20 ans : un bon compromis du Parlement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/delai-de-prescription-20-ans-un-bon-compromis-du-parlement</link><description>Maintenant, le financement du fonds doit être garanti</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de cette session d'été, le Parlement discutera du droit de la prescription. Durant le processus d'élimination des divergences, il s'agira de traiter la proposition d'un nouveau délai de 20 ans. L'Union syndicale suisse (USS) est favorable à cette solution en cela qu'elle représente un compromis très helvétique. Il faut maintenant donner une base financière solide au fonds créé pour les victimes de l'amiante. 
</p><p>Aujourd'hui, le délai maximal de prescription prévu par le Code des obligations est de dix ans. Un tel délai fait l'impasse sur les risques modernes pour la santé, surtout sur ceux courus au travail. En effet, nombre de dommages n'apparaissent chez leurs victimes qu'après dix ans. Ou certaines maladies ne se déclarent que 12 ou 15 ans après avoir été causées. Dans de tels cas, le droit suisse ne prévoit aucune possibilité d'intenter une action en justice. Cette lacune a aussi été critiquée par la Cour européenne des droits de l'homme. En 2014, elle a clairement constaté qu'un délai de prescription de dix ans ne répond pas aux exigences de la Convention européenne des droits de l'homme. 
</p><p>À l'avenir, le délai de prescription doit être porté à 20 ans dans la loi. Les victimes de dommages pourront ainsi porter plainte plus longtemps contre des dommages constatés tardivement seulement. Cette prolongation à 20 ans est très modérée. Elle représente le strict minimum pour satisfaire aux normes du droit international. L'USS y est favorable et souligne l'importance revêtue par la gestion de la catastrophe de l'amiante. Le fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (EFA) est en étroite relation avec la modernisation du droit de la prescription. Opérationnel depuis une année, c'est l'économie qui est responsable de son financement. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5528</guid><pubDate>Tue, 22 May 2018 12:11:07 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur le droit international privé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-le-droit-international-prive</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5526</guid><pubDate>Tue, 22 May 2018 11:09:38 +0200</pubDate><title>La protection contre le rayonnement non ionisant et le son</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-contre-le-rayonnement-non-ionisant-et-le-son</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ca réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5524</guid><pubDate>Tue, 22 May 2018 10:36:24 +0200</pubDate><title>Propositions de modification de la péréquation financière et la compensation des charges</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/propositions-de-modification-de-la-perequation-financiere-et-la-compensation-des-charges</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5521</guid><pubDate>Thu, 17 May 2018 12:14:15 +0200</pubDate><title>Des grands axes concernant le Projet fiscal 17</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-grands-axes-concernant-le-projet-fiscal-17</link><description> Appréciation de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Mercredi 16 mai, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a présenté des grands axes concernant le Projet fiscal 17. La mise en oeuvre concrète de ces propositions n’a cependant pas encore été précisée. L’Union syndicale suisse (USS) évaluera ces dernières lorsque les détails seront connus.<br><br>Selon ce qui a été présenté mercredi, les propositions de la commission représentent une nette amélioration par rapport au projet du Conseil fédéral. Les 2 milliards destinés à l’AVS permettent de stabiliser pendant quelques années le résultat de répartition de l’AVS. Cela fera non seulement tomber la pression sur les prestations, en particulier sur l’âge de la retraite des femmes, mais les contributions de la Confédération et les cotisations salariales seront telles que les entreprises et les hauts revenus participeront davantage au financement de l’AVS qu’avec la hausse de la TVA prévue dans le cadre de la révision de l’AVS. C’est aussi une bonne chose qu’en corrigeant en partie le principe de l’apport de capital, la commission soit entrée en matière sur une demande de l’USS.<br><br>Par contre, les baisses des impôts sur le bénéfice planifiées par les cantons sont très problématiques et exagérées. Des pans entiers de la population ont dit non à la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) parce qu’ils craignaient d’importantes pertes fiscales et charges supplémentaires. S’ajoute à cela que les fortes baisses des impôts sur le bénéfice vont en principe de pair avec une hausse des loyers. Dans les cantons de Lucerne et Zoug, la situation du logement est toujours plus insupportable pour les salarié(e)s ordinaires. Le premier test en vrai aura lieu dans le canton de Berne à propos de la baisse de l’impôt sur le bénéfice. La population se prononcera en effet bientôt suite à un référendum.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5519</guid><pubDate>Wed, 16 May 2018 15:50:56 +0200</pubDate><title>La loi d’Ueli Maurer est pour les assurances, pas pour les assuré(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-loi-d-ueli-maurer-est-pour-les-assurances-pas-pour-les-assure-e-s</link><description>Révision de la loi fédérale sur le contrat d’assurance : les critiques de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Conseil fédéral a présenté une révision de la loi sur le contrat d'assurance (LCA) qui représenterait une énorme dégradation de la situation pour les assuré(e)s de Suisse. Par rapport aux compagnies d'assurances, ceux-ci verraient leur position clairement se détériorer. Les anciens problèmes subsisteraient et de nouveaux seraient créés. Pour ces raisons, l'Union syndicale suisse (USS) rejette le projet de LCA présenté par le Conseil fédéral. Ce " courrier " doit définitivement retourner à son expéditeur. 
</p><h3>De nombreuses interventions demandent des améliorations...</h3><p> Ces dernières années, de nombreuses interventions ont été faites au Parlement pour demander des améliorations concernant la LCA. Nombre d'entre elles venaient de syndicats et d'organisations de consommateurs et consommatrices. 
</p><p>Il s'agissait de faire barrage à l'arbitraire des assureurs. Aujourd'hui, on peut pratiquement dissimuler tout ce qui est imaginable et possible dans les conditions générales des contrats. C'est ainsi que souvent, bien qu'on ait payé pendant des années des primes en tant qu'assuré(e)s, on ne reçoit aucune prestation en cas de sinistre ; une réponse négative avec renvoi à la partie du contrat écrite en petits caractères... 
</p><p>Le projet de révision de la LCA douche cruellement les espoirs de voir l'actuelle loi améliorée. 
</p><h3>Le projet de LCA sera synonyme de dégradations </h3><p>En lieu et place, le projet du Conseil fédéral entraînera des dégradations et donnera plus de puissance aux assurances pour agir à leur guise. </p><ul><li>Un des principaux points négatifs est la possibilité pour l'assureur de modifier unilatéralement le contrat. Cela permettrait aux assurances d'adapter d'un jour à l'autre les conditions du contrat, sans l'accord de l'assuré(e) ! </li><li>Les travailleurs et travailleuses âgés pourraient être exclus de l'assurance d'indemnités journalières en cas de maladie. </li><li>Suite à un licenciement ou si le contrat de l'assurance d'indemnités journalières en cas de maladie est dénoncé, les assurances auraient à l'avenir le droit de supprimer ou de suspendre après coup des prestations prévues pour des sinistres survenus.</li></ul><h3> Assurances d'indemnités journalières en cas de maladie : toujours pas de solution </h3><p>Les régimes d'assurance corrects sont d'une importance capitale, surtout pour les travailleurs et travailleuses. En Suisse, ceux-ci sont particulièrement mal protégés contre la maladie. Il n'existe pas d'assurance obligatoire pour protéger contre une perte de gain due à une maladie qui n'entraîne pas une invalidité, mais seulement une assurance facultative. Cette dernière est souvent soumise à la LCA. C'est pourquoi il serait urgent d'agir sur cette question, mais rien de tout cela dans le projet de LCA. 
</p><p>Il serait pourtant urgent que le législateur résolve les problèmes suivants : </p><ul><li>Le calcul et la fixation des primes sont opaques et incompréhensibles pour l'assuré(e). La surveillance exercée par la FINMA (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) sur les tarifs est extrêmement faible. Il est difficile de comparer les offres. En conséquence, le marché est contrôlé par les courtiers. </li><li>Le manque de transparence de la politique menée en matière de primes par les compagnies d'assurance a pour effet qu'après un cas de sinistre ayant entraîné une longue période pendant laquelle des indemnités journalières ont été versées, il faut s'attendre à ce que les primes augmentent. À leur tour, ces hausses ont une incidence négative sur l'emploi des travailleurs et travailleuses âgés. Ceux-ci ne peuvent en effet pas y faire face. </li><li>Étant donné l'autonomie contractuelle régnante, le preneur d'assurance (employeur) et la compagnie d'assurance peuvent convenir que les prestations sont suspendues à partir du moment où le rapport de travail prend fin. Celle ou celui qui est licencié alors qu'il est malade perd ainsi son droit à un salaire de remplacement et, en raison de sa maladie, n'a qu'un accès limité aux indemnités journalières de l'assurance-chômage. Et, avec une assurance d'indemnités journalières privée en cas de maladie, les délais sont serrés et les primes excessives. La protection des travailleurs et travailleuses tombés malades n'est donc dans les faits pas suffisante contre la perte du gain. </li><li>De nombreux aspects de la coordination entre les indemnités en cas de maladie et les prestations de l'AI ne sont pas clairs non plus. La question de l'équivalence entre les indemnités journalières en cas de maladie et l'obligation pour l'employeur de continuer à verser le salaire (art. 324a, al. 4 Code des obligations) ou la définition des prestations assurées sont également à l'origine de problèmes dans la pratique. </li></ul><p>Ces lacunes de l'assurance dont les travailleurs et travailleuses âgés ressentent plus les effets sont critiquées par de nombreux milieux et des améliorations sont demandées. Beaucoup d'interventions au Parlement, dont celles de Paul Rechsteiner, le président de l'USS, en demandent aussi. Mais au lieu de résoudre des problèmes brûlants, le projet de loi se concentre sur les intérêts des assureurs.
</p><h3> Synthèse </h3><p>Globalement, on voit qu'ici, le conseiller fédéral Ueli Maurer se laisse manifestement dicter par l'Association suisse d'assurances une loi inacceptable pour la population de Suisse. C'est pour cela que l'USS rejette fermement ce scandaleux projet de loi. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5516</guid><pubDate>Wed, 16 May 2018 12:12:02 +0200</pubDate><title>Colloque juridique du 21 septembre 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/colloque-juridique-du-21-septembre-2018</link><description>État des lieux sur la protection contre le licenciement : regard en arrière et en avant</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le colloque des juristes de l’USS de 2018 traitera de la question de la protection contre le licenciement. 
</p><p>La pratique juridique de la protection contre le licenciement selon le droit du travail a développé ces dernières années une dynamique que beaucoup ne soupçonnaient pas. Selon l’interprétation faite du Code des obligations et de la Loi sur l’égalité, par exemple, des arrêts inédits ont été rendus. Dans le domaine de la révision des lois concernées aussi, la discussion sur la protection contre le licenciement des représentations du personnel ou des lanceurs et lanceuses d’alerte qui se poursuit est notamment influencée par les obligations juridiques internationales. Lors du colloque juridique de l’USS de cette année, ces aspects seront mis en évidence. Des intervenant(e)s de haut niveau, venant des milieux de la science, de l’Administration et de la pratique présenteront les principales évolutions de la jurisprudence y relative du Tribunal fédéral et d’autres tribunaux du pays, mais aussi de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et des prescriptions du droit de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Dans la deuxième partie du colloque, la discussion abordera sous un angle prospectif la question de l’aménagement futur du droit du licenciement.
</p><h5>&nbsp;PLUS D'INFORMATION</h5><p><b>Vendredi 21 septembre 2018, </b>10 h 15 à 17 h 00, à Berne.
</p><p><b><a href="https://www.uss.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Diverses/Veranstaltungen/180921_USS-colloque-juridique.pdf" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">Programme</a></b> (PDF)
</p><p><b><a href="http://inscription.uss.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Inscription en ligne</a></b></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5514</guid><pubDate>Wed, 16 May 2018 10:11:21 +0200</pubDate><title>Rallonger la durée de l’allocation de maternité en cas de séjour prolongé du nouveau-né à l’hôpital</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/rallonger-la-duree-de-l-allocation-de-maternite-en-cas-de-sejour-prolonge-du-nouveau-ne-a-l-hopital</link><description>L’USS estime que les modifications proposées, dont le but est de ré-soudre cette problématique, représentent une étape intermédiaire importante. Mais elle signale en le soulignant que d’autres modifications sont nécessaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’assurance-maternité est devenue réalité sous une forme minimale soixante ans seulement après avoir été ancrée dans la Constitution fédérale. À ce jour, elle présente toujours des lacunes. La présente modification de la LAPG vise à en combler une. Lors de son entrée en vigueur, la loi prévoyait certes la possibilité de prolonger le congé de maternité en cas d’hospitalisation du nouveau-né. Mais la question du versement du salaire dans de tels cas n’est toujours pas réglée à ce jour, car le report dans le temps de l’interdiction de travailler se fait pendant les huit semaines suivant l’accouchement. L’Union syndicale suisse (USS) estime que les modifications proposées, dont le but est de résoudre cette problématique, représentent une étape intermédiaire importante. Mais elle signale en le soulignant que d’autres modifications sont nécessaires, en particulier pour les enfants qui sont hospitalisés pour une durée supérieure à quatorze semaines ou (re)tombent malades après leur hospitalisation. 
</p><p>L’USS propose d’adapter comme suit le projet&nbsp;:<br>La durée de 56 jours proposée a été choisie de manière arbitraire sur la base d’une statistique. Nous sommes d’avis que la prolongation de la durée de l’allocation de maternité doit au moins correspondre à la durée actuelle de l’allocation de maternité, soit 98 jours. En outre, la réglementation devrait profiter à toutes les femmes qui ont droit à une allocation perte de gain en cas de maternité, qu’elles reprennent, et le cas échéant à quelque moment que ce soit, une activité lucrative après leur congé de maternité. L’examen des conditions requises représenterait une charge administrative inutile et serait en plus facilement contournable, par exemple via un congé donné ultérieurement. <br><br></p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5512</guid><pubDate>Wed, 16 May 2018 09:23:54 +0200</pubDate><title>Le congé d&#039;adoption et l&#039;allocation pour adoption</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conge-dadoption-et-lallocation-pour-adoption</link><description>L&#039;USS se félicite que la loi fédérale sur les allocations pour perte de gain soit complétée avec un congé d’adoption et une allocation pour adoption. C&#039;est un premier pas dans la donne direction, mais il est insuffisant. </description><content:encoded><![CDATA[<h3>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite que la loi fédérale sur les allocations pour perte de gain (LAPG) soit complétée avec un congé d’adoption et une allocation pour adoption. L’article 21 (Adoption) de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies prescrit qu’en cas d’adoption, l’intérêt supérieur de l’enfant est la considération primordiale. Cela signifie que la loi doit prévoir des conditions-cadres de qualité pour que des relations avec l’enfant soient établies et consolidées. Le présent projet est un premier pas dans la donne direction, mais il est insuffisant. </h3><p>La solution proposée d’un congé d’adoption de deux semaines en tout avec une réduction d’au moins 20&nbsp;% du taux d’occupation nous paraît de loin insuffisante pour établir des relations. Nous estimons également que l’âge limite fixé à quatre ans pour l’enfant adopté est trop bas. Nous proposons en outre que le congé et l’allocation doivent être répartis entre les deux parents dans le cas d’une adoption conjointe, afin d’empêcher que la responsabilité de la prise en charge de l’enfant ne soit unilatérale.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5510</guid><pubDate>Mon, 14 May 2018 18:00:00 +0200</pubDate><title>Après une délibération supplémentaire, il faut maintenant que les choses avancent </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/apres-une-deliberation-supplementaire-il-faut-maintenant-que-les-choses-avancent</link><description>Égalité salariale : décision de la commission parlementaire</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que les travaux du Conseil des États concernant la lutte contre la discrimination salariale à l'encontre des femmes pourront se poursuivre pendant la session d'été. Qu'après une nouvelle délibération, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États transmette à ce dernier la même révision de la loi sur l'égalité qu'il y a trois mois renforce le soupçon que la décision de renvoi de cette révision a été une décision spontanée bâclée destinée à s'éviter une " corvée ". 
</p><p>Le projet que le Conseil des États traitera à nouveau le 29 mai ne contient certes pas de mesures plus contraignantes de lutte contre la discrimination salariale, mais il avait déjà été préparé soigneusement pour la première délibération et était en soi consistant : l'obligation pour les entreprises de contrôler les salaires sera une aide précieuse pour les employeurs sensibilisés à cette question lorsqu'ils appliqueront l'égalité salariale. 
</p><p>Sur cette base, le Parlement doit maintenant remplir son mandat de législateur sans s'adonner à des manœuvres déstabilisatrices. À cet effet, s'il prend au sérieux l'article constitutionnel qui prévoit un salaire égal pour un travail de valeur égale, il doit absolument aussi entrer en matière sur les propositions de la minorité de la commission, qui demandent des prescriptions plus contraignantes. La violation de l'obligation d'appliquer l'égalité salariale doit entraîner des sanctions, tout comme la violation d'autres obligations légales. L'USS attend désormais que les choses avancent et que la discrimination soit enfin combattue à l'aide d'une loi sur l'égalité efficace.
</p><h5> Renseignements : </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de l'égalité, 076 200 90 89 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5508</guid><pubDate>Mon, 14 May 2018 10:54:00 +0200</pubDate><title>Évolution positive des salaires malgré les pressions, mais salaires partiellement en baisse dans les services publics</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evolution-positive-des-salaires-malgre-les-pressions-mais-salaires-partiellement-en-baisse-dans-les-services-publics</link><description>Commentaire sur l&#039;ESS 2016 de Daniel Lampart, économiste en chef de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Entre 2014 et 2016, les salaires médians ont augmenté de 1,2 % environ. C’est bien. En effet, suite à l’abandon du taux plancher du franc, le 15 janvier 2015, la pression sur les salaires s’est brusquement accrue, surtout dans le secteur des exportations. Par leurs interventions dans les entreprises et leurs actions en justice, les syndicats sont parvenus à empêcher d’importantes baisses des salaires. Et les mesures d’accompagnement aussi ont sans doute eu un effet stabilisateur.<br><br>Dans l’industrie des machines et des équipements électriques, cela a débouché sur un résultat légèrement inférieur à zéro (-0,1 resp. -0,3 %). Que les salaires aient baissé dans plusieurs branches orientées vers le marché intérieur est par contre inquiétant. La pression sur les travailleurs et travailleuses de la construction, bâtiment et génie civil, a augmenté (-0,9 resp. -1,4 %). Mais c’est aussi le cas dans les branches de service public que sont les transports terrestres (-2,4 %), les services postaux et les activités de courrier (-2,3 %) ou l’action sociale (-2,2 %; Dans l’indice suisse des salaires de l’Office fédéral de la statistique, ces branches présentent une évolution positive des salaires nominaux. Cependant, l’échantillon de l’indice des salaires est substantiellement plus restreint que celui de l’Enquête suisse sur la structure des salaires et englobe uniquement les travailleurs et travailleuses victimes d’un accident. La question de l’évolution des salaires dans ces branches doit encore être approfondie).<br><br></p><h3>Salaires des femmes : toujours en retard, malgré des améliorations</h3><p>Depuis 2008, les salaires des femmes ont plus fortement augmenté que ceux des hommes. L’engagement des syndicats pour l’amélioration de la situation des femmes dans la vie professionnelle a produit ses effets. Les salaires de celles-ci ont aussi augmenté grâce la campagne pour des salaires minimums « Pas de salaire au-dessous de 4 000 francs ! ». Les femmes travaillent plus souvent pour des salaires bas. Elles ont donc plus profité des hausses sensibles de ces derniers.<br><br>Ce rattrapage a toutefois perdu de sa vigueur depuis 2014. Les « mesures volontaires » de la Confédération contre la discrimination salariale n’ont guère eu plus d’effets. Le retard des salaires des femmes n’a reculé que de 15,1 à 14,6 % dans le secteur privé et de12,5 à 12 % dans l’ensemble de l’économie.<br><br></p><h3>Le problème des bas salaires subsiste, mais des progrès ont été enregistrés grâce à la campagne pour des salaires minimums</h3><p>Autre point positif, la part des emplois à bas salaires est en recul. C’est aussi une conséquence de la campagne des syndicats pour des salaires minimums. Entre 2012 et 2016, les salaires des 10 % inférieurs (premier décile) ont enregistré une augmentation de 7,4 %, soit nettement plus que les salaires dans l’ensemble (salaire médian : + 1 %). Les salaires ont augmenté sensiblement surtout dans les branches ayant une convention collective de travail (CCT), comme l’hôtellerie-restauration ou des parties du commerce de détail. On compte toutefois toujours 500 000 personnes environ qui ont un emploi à bas salaire (y compris l’agriculture).<br><br></p><h3>Effets redistributifs positifs des conventions collectives de travail</h3><p>Fondamentalement, les conventions collectives de travail (CCT) ont pour effet de compenser les disparités dans la répartition des salaires. Elles renforcent la position des salarié(e)s dans les négociations, ce qui est important en particulier dans les branches et entreprises en position dominante sur le marché. Et elles peuvent empêcher des inégalités de traitement entre des groupes de travailleurs et travailleuses. La recherche économique a produit ces derniers temps d’intéressantes études à ce sujet. Si les CCT empêchent des discriminations ou la sous-enchère salariale, elles augmentent les salaires bas et moyens sans que cela ait des effets négatifs sur l’emploi. L’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) montre que, dans l’hôtellerie-restauration – une branche dont le champ d’application de la CCT a été étendu –, la différence de salaire entre femmes et hommes, mais aussi l’écart entre bas salaires et salaires élevés, est plus faible, par exemple, que dans le commerce de détail qui n’est que partiellement couvert par des CCT.<br><br>Malheureusement, seuls 50 % environ des personnes actives profitent d’une CCT. Les banches en croissance, comme l’informatique, les centres de fitness ou les instituts de beauté ne connaissent pas du tout de partenariat social.<br><br></p><h3>Le problème du versement de bonus</h3><p>Il est préoccupant de voir que le versement de bonus s’est remis à prendre de l’ampleur entre 2014 et 2016. Cette pratique renforce en règle générale la répartition inégale des salaires et notamment aussi les différences de salaires entre femmes et hommes. Selon les chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique pour 2016, les bonus touchés par les hommes se montent à plus du double de ceux des femmes. Toujours est-il que, ces derniers temps, plus d’entreprises arrivent à la conclusion que le versement de bonus nuit à la motivation de leurs collaborateurs et collaboratrices ainsi qu’au climat de l’entreprise.<br><br></p><h3>Conclusions de politique économique</h3><p>Les résultats de l’ESS 2016 font apparaître que des mesures appropriées permettent d’avoir des incidences positives en matière de salaire. Du point de vue syndical, les buts et mesures suivants sont prioritaires dans un avenir proche :<br><br></p><ul><li>Il faut prendre des mesures efficaces contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes. Pour l’USS, la priorité doit être donnée à des contrôles des salaires par les autorités et à des mesures d’exécution.</li><li>Il faut davantage de CCT prévoyant des salaires minimums d’un bon niveau. Les obstacles à l’extension du champ d’application des CCT sont trop élevés. Non seulement cela empêche de nouvelles extensions, mais menace aussi les CCT existantes.</li><li>Il faut des hausses générales des salaires. La reprise doit être mise à profit pour désamorcer les problèmes salariaux des salarié(e)s ordinaires ; cela, avec de nouvelles hausses des salaires inférieurs, mais aussi des salaires des personnes qui ont fait un apprentissage.</li><li>Les mesures d’accompagnement et les contrôles des salaires jouent un rôle important dans la lutte contre la sous-enchère salariale. Malheureusement, ils ne sont pas mis en œuvre correctement dans certaines parties de la Suisse centrale et orientale. Les entreprises suisses ne sont guère contrôlées. La Confédération et les cantons doivent remédier à cette situation. </li></ul><p><br>Dans l’indice suisse des salaires de l’Office fédéral de la statistique, ces branches présentent une évolution positive des salaires nominaux. Cependant, l’échantillon de l’indice des salaires est substantiellement plus restreint que celui de l’Enquête suisse sur la structure des salaires et englobe uniquement les travailleurs et travailleuses victimes d’un accident. La question de l’évolution des salaires dans ces branches doit encore être approfondie.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5499</guid><pubDate>Thu, 03 May 2018 12:09:34 +0200</pubDate><title>Consultation sur la troisième génération des projets d’agglomération</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/consultation-sur-la-troisieme-generation-des-projets-d-agglomeration</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5496</guid><pubDate>Thu, 03 May 2018 10:15:19 +0200</pubDate><title>Plafond de dépenses 2020-2023 pour les routes nationales</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/plafond-de-depenses-2020-2023-pour-les-routes-nationales</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand.             </p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5495</guid><pubDate>Thu, 03 May 2018 09:33:44 +0200</pubDate><title>L’USS soutient le référendum contre la surveillance des assuré(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-soutient-le-referendum-contre-la-surveillance-des-assure-e-s</link><description>Inadmissible : fondamentalement et pour l’État de droit</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Comité de l'Union syndicale suisse (USS) a décidé de soutenir le référendum contre la révision de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA) et les dispositions prévues dans ce cadre sur la surveillance des assuré(e)s. 
</p><p>L'USS soutient la lutte contre les fraudes à toutes les assurances sociales. Le droit suisse des assurances sociales contient déjà de nombreuses mesures et articles relatifs aux infractions, qui combattent et punissent les fraudes aux prestations des assurances sociales. Concernant la surveillance des assuré(e)s, l'actuelle base légale est toutefois insuffisante. 
</p><p>La loi à ce sujet adoptée par le Parlement ce printemps viole des principes fondamentaux et ceux de l'État de droit. Il faut absolument qu'une surveillance ne puisse intervenir qu'une fois que toutes les autres mesures se sont révélées inefficaces et qu'une autorisation ait été donnée par un(e) juge, confirmant l'existence d'un soupçon d'abus. Pour ces raisons, l'USS soutient le référendum qui a été saisi contre la surveillance des assuré(e)s. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li> Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, 031 377 01 13 ou 079 242 65 43 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5493</guid><pubDate>Tue, 01 May 2018 16:27:19 +0200</pubDate><title>Dizaines de milliers de participant(e)s à la Fête du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dizaines-de-milliers-de-participant-e-s-a-la-fete-du-travail</link><description>Un 1er Mai 2018 placé sous le signe de l’Égalité salariale. Point final !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de plus de 50 lieux en Suisse à l’occasion du 1er Mai, la Fête du Travail. Elles ont manifesté en faveur de l'égalité salariale, de salaires équitables et de meilleures retraites, pour le maintien de bons services publics et contre la désintégration de la loi sur le travail et une flexibilisation sauvage des horaires de travail. La plus grande fête a eu lieu à Zurich avec plus de 13&nbsp;000 participants. A Genève, on en comptait 3500 et pas loin de 1500 à Lausanne.
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Citations tirées de discours du 1er Mai (2e partie)</b></p><p>Dans la plupart des localités, les défilés ou les rassemblements sont maintenant terminés. Dans de nombreux endroits, des événements festifs, culturels et sociaux ont pris le relais.
</p><p>A Bâle et à Berne, la secrétaire centrale de l’USS, <b>Regula Bühlmann</b>, a critiqué les employeurs se défendent contre l'égalité salariale : «&nbsp;Au fond, ce sont toujours des patriarches&nbsp;: ils veulent continuer à cultiver leur style de gestion personnel, à évaluer la performance de leurs employé(e)s à l’instinct &nbsp;[…]. Ils ne veulent surtout pas qu’on s’en mêle. […] Mais c’était sans compter sur nous !"
</p><p><b>Giorgio Tut</b><b>i</b>, vice-président de l’USS et président du SEV a déclaré à Saint-Gall : «&nbsp;Maintenant, la droite veut imposer une augmentation de l'âge de la retraite des femmes sans compensation suffisante. Nous, les syndicats, ne permettrons pas cela et nous continuerons à nous battre pour des rentes AVS plus élevées. D'autant plus qu'une part de plus en plus importante des rentes AVS va au paiement des primes-maladie et des coûts de la santé et que les rentes des caisses de pensions continuent de baisser dans le contexte économique actuel. Mais pour le lobby des assureurs et leurs relais politiques, une AVS bon marché est une épine dans le pied. Ils veulent continuer à gagner de l'argent avec les compagnies d'assurance. Mais il faut l’éviter.&nbsp;»
</p><p><b>Corrado Pardini</b>, membre du Comité directeur d’Unia et du Comité présidentiel de l’USS, a appelé à une politique fiscale équitable à Bienne : «&nbsp;Ueli Maurer, le serviteur des super riches, veut offrir aux entreprises et aux actionnaires des milliards d'impôts, malgré le refus du peuple. […] Maurer essaie de nous tromper. Le démantèlement ne s’appelle plus «&nbsp;Réforme de l'imposition des entreprises III&nbsp;», mais «&nbsp;Projet fiscal 17&nbsp;». Sommes-nous donc stupides ? Non, nous ne le sommes pas. Nous le montrerons au Conseil fédéral avec un référendum.&nbsp;»
</p><p>A Aarau, la secrétaire centrale de l’USS, <b>Gabriela Medici</b>, a appelé à «&nbsp;des conditions de travail équitables pour tous ceux qui fournissent du travail de&nbsp;care (soins). En particulier, nous exigeons que le travail de care non rémunéré soit pris en compte de manière adéquate dans les assurances sociales, que les prestations de care rémunérés soient des services publics, abordables et de bonne qualité, accessibles à tous, et que les relations de travail dans les ménages privés soient soumises à la loi sur le travail&nbsp;».
</p><h5>Renseignements: </h5><p>Ewald Ackermann, 031&nbsp;377 01 09 ou 079&nbsp;660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>Égalité des sexes</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5489</guid><pubDate>Tue, 01 May 2018 11:37:43 +0200</pubDate><title>1er Mai 2018: Égalité salariale. Point final!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2018-egalite-salariale-point-final</link><description>Fêtes du Travail dans plus de 50 localités de Suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse a placé le 1er Mai de cette année sous le slogan «&nbsp;Egalité salariale. Point final!&nbsp;». Ses syndicats participent à pratiquement toutes les quelque 50 manifestations organisées en Suisse auxquelles les travailleurs et surtout les travailleuses se rendent aujourd’hui pour redemander à la politique et à l’économie prendre leurs problèmes au sérieux.&nbsp; 
</p><p>Partout les orateurs exigent que le Parlement, plus précisément le Conseil des États, fasse enfin des progrès en matière d’égalité salariale et qu’il arrête de torpiller la révision actuelle de la loi sur l’égalité. Ce 1er Mai, les syndicats réclament également des emplois plus nombreux et plus sûrs, en particulier pour les travailleurs âgés, des salaires plus élevés, essentiellement pour les personnes qualifiées et avec beaucoup d’ancienneté, des horaires de travail plus courts et des mesures efficaces pour promouvoir l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ainsi que de meilleures retraites. Ils continueront à se battre pour des services publics efficaces et s’opposeront résolument à une flexibilisation sauvage des horaires de travail. 
</p><p><b>Citations tirées de discours du 1er Mai</b></p><p>Dans certains endroits, les rassemblements sont déjà terminés.
</p><p>A Winterthour, le président de l’USS, <b>Paul Rechsteiner</b>, a rappelé les succès remportés il y a 100 ans grâce à la grève générale. Si les employeurs d’aujourd’hui devaient remettre en question des acquis sociaux essentiels, par exemple dans la CCT des CFF ou l’âge de la retraite à 60 ans dans la construction, ils rencontreraient des syndicats prêts à se battre. Et sur l’égalité salariale, il a déclaré : «&nbsp;L’Islande nous montre que les choses peuvent être différentes. Il y a un an, il a été décidé d’éliminer définitivement l’égalité salariale d’ici 2022. Avec des mesures et des sanctions contraignantes. Là-bas, les choses ont commencé à bouger. La Suisse a besoin d’un tel volcan !&nbsp;»
</p><p>La plus grande manifestation du 1er Mai s’est déroulée à Zurich avec 13&nbsp;000 participant(e)s. <b>Vania Alleva</b>, présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS : «&nbsp;Il est incroyable qu’il n’y ait toujours pas de contrôles des salaires, incroyable que le Parlement refuse même une petite révision de la Loi sur l’égalité prévoyant des améliorations minimes.&nbsp;» «&nbsp;L’égalité vaut pour tout le monde, pour les femmes comme pour les migrant-e-s!», a-t-elle ajouté. Une telle politique a «&nbsp;contribué au fait que plus d’un million de collègues venus de toute l’Europe ne soient plus traités sur le marché du travail helvétique comme des individus de seconde zone, dépourvus de tout droit. Une telle politique a aussi veillé à ce qu’aujourd’hui, dans ce pays, plus de deux millions de travailleurs et travailleuses bénéficient d’une certaine protection grâce aux CCT, aux salaires minimums et aux contrôles du marché du travail. Du jamais vu en Suisse.»
</p><p>A Kreuzlingen, <b>Daniel Lampart</b>, premier secrétaire de l’USS, a rappelé les grandes réalisations des syndicats : l’AVS, la réduction du temps de travail, l’augmentation des salaires minimums. Cependant, la lutte se poursuit. En effet&nbsp;: «&nbsp;Il est nécessaire d’augmenter les subsides aux primes-maladie, d’améliorer la sécurité sociale pour les travailleurs âgés, de réduire le temps de travail et de prendre un virage positif en matière de retraites&nbsp;». Daniel Lampart a également rappelé «&nbsp;l’énorme potentiel social du projet européen&nbsp;».
</p><p>Egalement à Winterthour, <b>Katharina Prelicz-Huber</b>, vice-présidente du SSP, a rappelé à l’auditoire que de bons services publics assurés par des employé(e)s engagés rendaient la vie en Suisse agréable : «&nbsp;Une bonne éducation scolaire, des soins de santé optimaux, des retraites et une sécurité sociale pour tous, des rues et des parcs propres, de l’électricité en permanence, l’eau potable directement du robinet, l’élimination des déchets, les trains et les tramways, de la culture et des lieux de rencontre.&nbsp;» Les syndicats ne permettront pas que ces prestations soient mises en danger.&nbsp;»
</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><p>Ewald Ackermann, 031&nbsp;377 01 09 ou 079&nbsp;660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>AVS</category><category>Services Publics</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5487</guid><pubDate>Mon, 30 Apr 2018 19:11:36 +0200</pubDate><title>Manifestation nationale pour l&#039;égalité salariale et contre les discriminations #ENOUGH18</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/manifestation-nationale-pour-legalite-salariale-et-contre-les-discriminations-enough18</link><description>Samedi 22 septembre 2018 à Berne.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse est bien connue pour faire avancer l’égalité entre femmes et homme à une allure d’escargot. Au 21e siècle, le pouvoir et l'argent sont toujours inégalement répartis entre les hommes et les femmes en Suisse : les femmes sont sous-représentées en politique et aux postes importants dans l’économie et gagnent en moyenne 600 francs de moins par mois que les hommes pour un travail de valeur équivalente. Les mesures de lutte contre les discriminations à l’égard des femmes continuent de se heurter à une grande résistance, alors que tout le monde en bénéficierait.
</p><p>Et pourtant, les discriminations salariales ne s’envoleront pas en fumée si on les ignore. Ni le temps ni le marché n’y remédieront. Nous ne devons pas plus au temps qu’au marché le droit de vote et d’éligibilité pour les femmes, le droit du mariage ou l’assurance-maternité. Il a toujours fallu lutter pour le progrès. Les femmes et les hommes qui ont travaillé à ces améliorations, ont mis la pression en descendant dans la rue ou se sont battus pour l’égalité au Parlement.
</p><p>Et, il faudra à nouveau mettre la pression en 2018. On attend toujours des mesures en faveur de l’égalité salariale, qui pourtant menacent de s’enliser dans un labyrinthe par-lementaire sans issue en raison des tactiques mises en œuvre pour les étouffer. Avec une grande manifestation le 22 septembre, nous voulons envoyer un signal clair pour que les choses avancent. Nous manifestons sur la place Fédérale pour montrer que nous, les femmes, nous voulons notre part du pouvoir et de l’argent. Ne reportons plus le problème aux calendes grecques : l’égalité salariale, maintenant!
</p><h2>Samedi 22 septembre 2018</h2><p>Rassemblement à 13.30 h à la Schützenmatte à Berne. Ensuite cortège direction la Place Fédérale.
</p><h2>Horaires des trains</h2><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-gbkz/Generationensolidaritaet.jpg" target="_blank" rel="noreferrer">Les horaires et plus de renseignements sur les trains spéciaux depuis la Suisse occidentale et orientale et à partir de Bâle </a>(PDF)
</p><h2>Soutenu par</h2><p>Association suisse pour les droits des femmes (ADF), Association suisse des employés de banque ASEB, Basler Frauenvereinigung für Friede und Fortschritt (BFFF), Business &amp; Professional Women (BPW), campagne "16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes", Campax, cfd, Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ), Coordinamento Donne della Sinistra, FAFTplus, Femmes protestantes en Suisse (FPS), Fédération Solidarité Femmes de Suisse, Femmes socialistes suisses, Femmes PDC, Femwiss, Frauen Aargau, GrossmütterRevolution, Jeunes vert-e-s, Jeunesse Socialiste Suisse (JS), Les Verts Suisse, LCH - association faîtière des enseignants de langue allemande, Marche mondiale des femmes, männer.ch, Organizzazione Cristiano Sociale ticinese, Organisation suisse des lesbiennes (LOS), PBD, Pink Cross, PS Suisse, SBK/ASI, Syna, Syndicat du personnel des transports (SEV), Syndicat Interprofessionnel de travailleuses et de travailleurs (SIT), Syndicat suisse des mass médias (SSM), Syndicat suisse des services publics (SSP), Syndicats chrétiens du Valais (SCIV), Syndicom Syndicat des médias et de la communication, Terre des Femmes, Travail.Suisse, Unia, Union syndicale suisse (USS), We can’t keep quiet, WIDE Switzerland, Women’s March Geneva, Women’s March Zurich, WyberNet.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5500</guid><pubDate>Mon, 30 Apr 2018 12:27:00 +0200</pubDate><title>Réglementation destinée à instaurer de la transparence en matière de lobbyisme au Parlement fédéral</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/reglementation-destinee-a-instaurer-de-la-transparence-en-matiere-de-lobbyisme-au-parlement-federal</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-5465</guid><pubDate>Thu, 26 Apr 2018 14:38:52 +0200</pubDate><title>Ne pas nier les problèmes, mais réagir : une meilleure protection s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ne-pas-nier-les-problemes-mais-reagir-une-meilleure-protection-s-impose</link><description>Conférence nationale sur les travailleurs et travailleuses âgés</description><content:encoded><![CDATA[<p>La quatrième conférence nationale sur les travailleurs et travailleuses âgés a entre autres décidé que des mesures devaient être étudiées afin de résoudre les problèmes financiers et sociaux des chômeurs et chômeuses âgés menacés de se retrouver en fin de droit. C'est une bonne chose. Mais au-delà, des mesures supplémentaires sont nécessaires comme, par exemple, une meilleure protection contre le licenciement des collaborateurs et collaboratrices de longue date.</p><p>Le chômage des plus de 55 ans a plus augmenté ces dernières années que le chômage global. Ce phénomène s'est accentué surtout ces deux dernières années. Cela, bien que les personnes de cette catégorie d'âge se trouvent bien plus longtemps sans emploi que les autres chômeurs et chômeuses et bien que la part des plus de 55 ans qui ont certes un emploi, mais souhaiteraient en réalité travailler plus (sous-emploi), soit plus élevée et continue à augmenter. La dynamite sociale que recèle ce phénomène peut être déduite du taux d'aide sociale des 50-64 ans : depuis 2005, il a augmenté de 50 %, pour passer à 2,9 %.</p><p>Il n'est pas tolérable que l'on nie les problèmes existants en renvoyant à la hausse générale du taux d'activité des plus de 55 ans. Cette hausse est avant tout à imputer au fait que la baisse des rentes du 2e pilier contraint nombre de personnes à travailler plus longtemps que prévu pour pouvoir maintenir leur niveau de vie une fois à la retraite. En outre, l'activité professionnelle a augmenté aussi à cause du nouveau rôle des femmes.</p><p><strong>Pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses âgés, l'USS propose les mesures suivantes :</strong></p><ul><li>Les travailleurs de longue date de plus de 50 ans doivent être particulièrement <strong>protégés contre le licenciement</strong>, comme le prévoient déjà des CCT. Contrairement à ce qu'on entend souvent, une protection supplémentaire n'est pas un obstacle à la réinsertion dans le marché du travail, du fait qu'elle est liée à l'ancienneté dans l'entreprise et n'a pas d'effet dissuasif en cas de nouvel engagement.</li><li>Les chômeurs et chômeuses âgés doivent avoir de <strong>meilleures possibilités de retrouver un emploi</strong>. L'obligation d'annoncer les postes vacants décidée par le Parlement doit maintenant être appliquée de manière conséquente pour que les personnes âgées en recherche d'emploi soient avantagées.</li><li>Les travailleurs et travailleuses (et les personnes au chômage) doivent avoir droit à un bilan de compétences, ou à bénéficier d'une <strong>orientation professionnelle</strong> (p. ex. à partir de 45 ans). Ils doivent pouvoir compter sur davantage de soutien pour leur formation initiale et continue, par exemple à travers des offres et des mesures d'information supplémentaires dans les branches avec CCT. La Confédération et les cantons doivent faciliter l'accès au certificat fédéral de capacité.</li><li>Les travailleurs et travailleuses âgés ont besoin d'une <strong>meilleure couverture sociale en cas de chômage</strong>. Les chômeurs et chômeuses de 58 ans et plus doivent rester assurés dans leur caisse de pensions et conserver leur droit à une rente. On ne doit plus pouvoir les obliger, lorsqu'ils arrivent en fin de droit, à déjà entamer leur avoir de vieillesse du 2e pilier.</li><li>La retraite anticipée doit figurer dans les <strong>solutions de branche</strong>.</li><li>Il faut améliorer la <strong>protection contre les discriminations</strong>, par exemple sous la forme d'une interdiction de discriminer, comme l'OCDE l'a proposé.</li></ul>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5463</guid><pubDate>Thu, 26 Apr 2018 09:26:33 +0200</pubDate><title>Réponse à la consultation sur la mise en œuvre des recommandations du Forum mondial relatives à la transparence des personnes morales et à l’échange de renseignements émises dans le rapport de phase 2 de la Suisse.</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/reponse-a-la-consultation-sur-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-forum-mondial-relatives-a-la-transparence-des-personnes-morales-et-a-l-echange-de-renseignements-emises-dans-le-rapport-de-phase-2-de-la-suisse</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5461</guid><pubDate>Tue, 24 Apr 2018 13:46:32 +0200</pubDate><title>Défendre les CCT. Et l’égalité salariale. Point final ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/defendre-les-cct-et-l-egalite-salariale-point-final</link><description>Fête du travail : il a toujours fallu se battre pour le progrès social</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er Mai est le seul jour férié non religieux au monde. A l'origine, il a été initié par un mouvement d'hommes et de femmes démunis. Ce qui a commencé en 1890 avec la demande d'une journée de huit heures a changé à maintes reprises en termes de contenu. Ce qui est resté, c'est l'actualité et la nécessité d’une évolution sociale.
</p><p>Cette année, l'accent est mis sur l'égalité des salaires entre les sexes. Cette revendication faisait déjà partie du programme fondateur de l’Union syndicale suisse en 1880 et est inscrite comme principe dans la Constitution fédérale depuis 1981. Mais les femmes continuent d'être victimes de discriminations salariales. En moyenne, elles gagnent 600 francs de moins par mois que les hommes pour un travail équivalent. Avec toutes les conséquences négatives, y compris en termes de sécurité sociale, par exemple sur les rentes des caisses de pension. Les derniers grands progrès ont suivi la grève des femmes de 1991. &nbsp;2018 doit être l'année où il apparaîtra clairement que plus personne ne peut tolérer les discriminations à l'égard des femmes : l'égalité salariale. Point final.
</p><p>En même temps, nous vivons une année où des employeurs arrogants s'attaquent à des conventions collectives clés pour la Suisse. Il y a 16 ans, pour la première fois en Suisse, la retraite à 60 ans a été inscrite dans une convention collective, celle de la construction. Et avec la convention collective de travail des CFF, un acquis du Contrat social a été réalisé par la suppression des licenciements pour des raisons économiques : la sécurité sociale comme base de changements majeurs. Mais ce ne sont pas seulement ces conventions collectives de travail centrales qui doivent être défendues. La Suisse a besoin de conventions collectives de travail plus nombreuses et de meilleure qualité. Pour améliorer les salaires et les conditions de travail pour tous. Et pas seulement pour les quelques-uns qui trônent au sommet des entreprises.
</p><p>La demande d’un service public de qualité et abordable pour tout un chacun reste d'actualité. Il y a quelques semaines, le référendum sur No Billag a une fois de plus montré à quel point la fonction publique était fortement ancrée dans la population. Et contrairement à une perception répandue, surtout chez les jeunes générations. Ce qui s'applique à la radio et à la télévision ne s'applique pas moins aux services ferroviaires et postaux, ainsi qu'à la formation et aux soins. 
</p><p>Le 1er Mai symbolise la nécessité du progrès social. Mais cela nous rappelle aussi que le progrès n’est jamais venu tout seul. Il a toujours fallu se battre. C'est aussi vrai aujourd'hui qu'à l'époque.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5455</guid><pubDate>Thu, 19 Apr 2018 16:16:21 +0200</pubDate><title>Vouloir la concurrence pour la concurrence, mais où est la valeur ajoutée ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/vouloir-la-concurrence-pour-la-concurrence-mais-ou-est-la-valeur-ajoutee</link><description>Répartition de la concession de trafic grandes lignes : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) critique la décision prise aujourd'hui par l'Office fédéral des transports (OFT) de répartir la concession de trafic grandes lignes entre les deux entreprises de transports que sont les CFF et le BLS. Il s'agit là d'une décision de principe, même si l'OFT craint son propre " courage " et veut en rester dans un premier temps à deux lignes seulement pour le BLS. Manifestement, il n'a pas été possible de lever les doutes concernant la rentabilité et la faisabilité relativement aux lignes souhaitées en plus pas le BLS, soit Bâle-Interlaken et Bâle-Brigue. 
</p><p>Et ce n'est pas étonnant, car le réseau ferroviaire le plus dense de toute l'Europe ne se prête pas à des expérimentations sur fond de concurrence. L'OFT avance des arguments cousus de fil blanc lorsqu'il parle de la " plus grande utilité pour les clients " qu'aurait un tel modèle. Mais il se contente tout simplement d'affirmer sans plus cette dernière. Les liaisons directes et l'accompagnement à travers le personnel des trains sont tous deux des améliorations réalisables aussi à travers de simples directives données aux entreprises. Ce n'est en effet pas une concurrence ruineuse qui garantira le système de qualité de transports publics cadencés et aux tarifs unifiés, mais uniquement la coordination éprouvée de plusieurs opérateurs. Les entreprises sont tenues d'exploiter l'intégralité du réseau aux meilleurs coûts. Pour ce, il ne faut pas introduire plus de concurrence, mais poursuivre et approfondir les coopérations entre les entreprises de chemin de fer afin de pouvoir gérer la mobilité croissante. Ici, on a tout d'abord besoin de procéder aux investissements nécessaires dans le personnel et la technologie. 
</p><p>L'OFT porte atteinte au service public avec sa décision. Celle-ci n'est pas dans l'intérêt de la collectivité et très certainement pas dans celui des deux entreprises qui ont dû engager d'énormes ressources seulement pour leur course à la concession. Et elle n'est pas non plus dans l'intérêt du personnel des deux entreprises concernées. En effet, une telle concurrence induit en premier lieu une pression sur les coûts et, de ce fait, des conditions de travail dégradées.
</p><h5> Renseignements :</h5><ul><li> Dore Heim, secrétaire centrale de l'USS Politique des infrastructures et de l'énergie, 079 744 93 90 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5447</guid><pubDate>Wed, 18 Apr 2018 13:22:29 +0200</pubDate><title>Toutes les fêtes du 1er Mai 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/toutes-les-fetes-du-1er-mai-2018</link><description>Egalité salariale. Point final !</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Cette année aussi, plus de cinquante Fêtes du 1er Mai seront  organisées dans toute la Suisse. </b></p><p><a href="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1ix8NcC2oIsGtDk9j1xJpbKp9O_yeHGOfu9rX9gqLl1w" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">La même vue d'ensemble sous forme de tableau</a>. Merci de communiquer vos corrections et les manifestations manquantes à : <a href="#" data-mailto-token="thpsav1thaaophz5wylpzzlyGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">matthias.preisser(at)sgb.ch</a>. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5446</guid><pubDate>Wed, 18 Apr 2018 11:53:53 +0200</pubDate><title>Appel pour le 1er Mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/appel-pour-le-1er-mai</link><description>Les inégalités de salaires entre femmes et hommes n&#039;ont que trop duré.
</description><content:encoded><![CDATA[<h2>Egalité salariale. Point final&nbsp;!</h2><p>&nbsp;</p><p>Depuis 37 ans, notre Constitution exige l’égalité entre femmes et hommes, dans le monde professionnel aussi. Depuis 22 ans, la loi sur l’égalité exige un salaire égal pour un travail de valeur équivalente. 
</p><p>Et maintenant&nbsp;? Quelle est la réalité suisse&nbsp;?
</p><p>Les salaires des femmes ont toujours du retard sur ceux des hommes. Et 40&nbsp;% des différences de salaires ne peuvent pas s’expliquer objectivement&nbsp;: elles découlent de discriminations. En moyenne, les femmes reçoivent chaque mois 600 francs de moins que les hommes.<br><br>Depuis la révolution française, «&nbsp;égalité&nbsp;» rime pourtant avec «&nbsp;liberté&nbsp;». Sans égalité, la liberté ne peut se déployer. «&nbsp;One man, one vote&nbsp;» a représenté un premier pas, mais pour les hommes uniquement. Les femmes ont dû patienter. Très longtemps dans notre pays. Elles ont attendu encore plus longtemps des progrès en matière d’égalité. Mais la patience a ses limites&nbsp;: sur l’égalité salariale, elle est à bout.<br><br>Heureusement que les femmes et les syndicats sont là pour faire avancer les choses. Depuis 30 ans, sans répit et avec opiniâtreté. Ce qui a permis de faire quelque peu reculer les écarts salariaux. Et pourtant, les discriminations sont tenaces. Les mesures volontaires dans les entreprises ne suffisent pas. Raison pour laquelle, le Conseil fédéral est enfin prêt à exiger un peu plus de responsabilité et de prise de conscience par la voie légale. Mais que fait la majorité masculine au Conseil des États ? Elle tire le frein à main et espère gagner à l’usure. &nbsp; <br><br>C’est un affront. Un affront fait aux femmes et à la démocratie. Quand on viole la Constitution ou la loi, on est amendé ou incarcéré. Par contre, pour l’égalité salariale, la majorité du Conseil des&nbsp;États veut une législation différente.<br><br>Car ce que les femmes se voient refuser chaque année sur la base du prétexte facile de la bureaucratie revient à frauder les salaires sur leur dos. Nous sommes nombreux et nombreuses à lutter contre cette politique du «&nbsp;laisser-faire – laisser-aller&nbsp;». Nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à exiger : «&nbsp;Égalité salariale. Point final !&nbsp;»<br><br>On va descendre dans la rue. Parce que la discrimination n’a pas sa place en Suisse. Cela va au-delà de l'égalité salariale. Si les mêmes politiciens qui mettent les bâtons dans les roues de l'égalité salariale veulent plus de travail de nuit et du week-end, 
</p><p>nous disons alors NON&nbsp;!<br><br>S’ils veulent démonter notre prévoyance vieillesse,
</p><p>nous disons alors NON&nbsp;!<br><br>S’ils veulent toujours plus alléger la charge des entreprises aux dépens des travailleurs et travailleuses et des retraité(e)s ainsi qu’aux dépens d’un service public fort, &nbsp;
</p><p>nous disons alors NON&nbsp;! Comme nous l’avons déjà dit à la réforme de l’imposition des entreprises III<br><br>Et quand ils épargnent les riches en ne laissant que des miettes à toutes celles et ceux qui ont besoin de soutien, et là encore, en les soumettant à une surveillance et un harcèlement illimité,
</p><p>nous disons alors NON&nbsp;!<br><br><b>Parce que nous défendons la justice sociale et un monde du travail équitable.</b></p><p><b>Et l’égalité salariale en fait partie. Point final&nbsp;!</b></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5441</guid><pubDate>Mon, 16 Apr 2018 15:52:54 +0200</pubDate><title>Pour une loi sur les jeux d’argent sociale </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-une-loi-sur-les-jeux-d-argent-sociale</link><description>Jeux d’argent sur Internet à armes égales avec les casinos suisses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'USS considère que la modification actuelle de la loi sur les jeux d'argent est judicieuse. Les jeux de hasard doivent également être possibles sur Internet, mais seulement si les casinos suisses et étrangers se battent à armes égales. Ce qui est essentiel pour l’USS dans cette révision, c’est qu’elle garantisse que les bénéfices des jeux en ligne reviennent à l'AVS et au grand public.</p><p>Cette révision est une adaptation logique et modérée aux développements des dernières années de l'actuelle loi sur les jeux d'argent. Les offres de casinos en ligne seront désormais légales. Comme il y avait une lacune légale à cet égard, des fournisseurs étrangers souvent douteux et domiciliés dans des pays peu réglementés s’y sont précipités et un marché illégal des jeux d'argent en ligne s'est malheureusement développé. Ces «&nbsp;casinos en ligne&nbsp;» étrangers ne se soucient pas de la dépendance au jeu des utilisateurs et ne participent pas non plus à l’intérêt commun de la Suisse. &nbsp;
</p><h3>Sur Internet oui, mais seulement si… </h3><p>Cela devrait maintenant changer&nbsp;: les casinos en ligne sont maintenant autorisés, mais ils doivent respecter certaines normes minimales de sécurité. Le blanchiment d’argent est interdit, et l’objectif principal est d'assurer que les impôts et donc leurs contributions au financement des assurances sociales sont payés par ces casinos. Cela supprime la discrimination dont souffrent les casinos suisses&nbsp;: selon la législation actuelle, par exemple, un casino en ligne chinois avec des offres pour la Suisse n’a pas à payer d’impôts en Suisse.
</p><h3>Une contribution au financement de l’AVS </h3><p>Pour les syndicats, le financement des assurances sociales est au centre de la révision de la loi sur les jeux de l'argent. L’USS est également favorable à la protection des joueurs et à l'égalité de traitement entre les casinos suisses et étrangers et donc à la préservation des emplois locaux.
</p><p>Croyez-le ou non, mais la moitié des bénéfices des casinos indigènes sont aujourd'hui versés dans les caisses de l'AVS, soit 270 millions de francs, et 47 millions de francs aux cantons qui les abritent. Ces cantons peuvent utiliser les bénéfices de la loterie pour financer des projets artistiques, de bienfaisance et sportifs. Les impôts sur les loteries en faveur des fonds cantonaux de loterie et des fonds sportifs s'élèvent à environ 540 millions de francs ! L'industrie étrangère des jeux d'argent, par contre, ne paie pas un centime pour notre intérêt commun. C’est inacceptable !
</p><p>Raison pour laquelle, l’USS recommande à la population de voter Oui à la révision de la loi sur les jeux d’argent. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5440</guid><pubDate>Mon, 16 Apr 2018 12:15:47 +0200</pubDate><title>Dossier N° 126 : Importance de l&#039;OIT pour les syndicats en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-126-importance-de-loit-pour-les-syndicats-en-suisse</link><description>Le travail n&#039;est pas une marchandise</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Organisation internationale du Travail (OIT) fête ses 100 ans d'existence en 2019. Le présent dossier saisit l'occasion de cet anniversaire pour exposer l'importance que cette organisation des Nations unies unique revêt pour les travailleurs et travailleuses. Il montre en particulier comment les normes édictées et constamment développées par l'OIT déploient leurs effets, d'une part, en Suisse et, de l'autre, aussi dans l'interprétation de la Convention européenne des droits de l'homme ou pour l'Agenda 2030 pour le développement durable des Nations unies.
</p><p> Particulièrement en Suisse, dont le droit suisse en matière de protection contre les licenciements en vigueur n'est pas conforme aux conventions de l'OIT (ainsi qu'une plainte de l'USS l'a montré), le centenaire de l'OIT doit servir à améliorer au plan légal la protection des travailleurs et travailleuses engagés syndicalement et au niveau des entreprises, qu'il s'agisse de militant(e)s syndicaux au sein de celles-ci, de membres de commissions du personnel ou de conseils de fondation de caisses de pensions.
</p><p> À l'époque de la globalisation, de la numérisation et des défis lancés par des politiques réactionnaires, un des principes directeurs de l'OIT est toujours plus d'actualité : le travail n'est pas et ne sera jamais une marchandise ! </p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5963</guid><pubDate>Fri, 13 Apr 2018 14:48:00 +0200</pubDate><title>Une évolution réjouissante : les syndicats se féminisent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/une-evolution-rejouissante-les-syndicats-se-feminisent</link><description>343 806 membres : l’évolution des effectifs de l’USS en 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2018, la faîtière syndicale de loin la plus importante du pays, l'Union syndicale suisse (USS), comptait 343 806 membres (-2,67 % par rapport à 2017). On notera tout particulièrement l'évolution du nombre des femmes syndiquées qui a atteint 105 090. Pour la première fois de l'histoire de l'USS, plus de 30% de ses membres sont des femmes (30,6 %). 
</p><p>L'année dernière, les syndicats AvenirSocial, SSPM, Nautilus et SIT ont enregistré une hausse de leurs effectifs, les autres fédérations connaissant un recul. Ce dernier s'explique surtout par la baisse du nombre de salarié-e-s fixes travaillant dans les branches où ces fédérations ont beaucoup de membres. Ce phénomène est un problème pour les syndicats, car il est beaucoup plus difficile de syndiquer les salarié-e-s temporaires. Sont aussi concernés ici, outre Unia (construction, commerce de détail, industrie des machines), Syndicom et le SEV. Pour Syndicom, les nouvelles adhésions n'ont pas compensé les départs dus à la brutalité du changement structurel vécu par les branches de l'impression et des médias. Pour le SEV, les décès parmi les retraité-e-s ont été plus nombreux que les nouvelles adhésions d'actifs et d'actives. Le nombre des membres du SSP est resté pratiquement stable. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Effectifs des fédérations de l'USS 2017/18 </b></p><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"><colgroup><col span="5" width="80" style="width:60pt"></colgroup><tbody><tr style="height:41.25pt"><td height="55" width="80" class="xl64" style="height:41.25pt; width:60pt">Fédération</td><td align="center" width="80" class="xl64" style="border-left:none; width:60pt">2018</td><td align="center" width="80" class="xl65" style="border-left:none; width:60pt">2017</td><td width="80" class="xl65" style="border-left:none; width:60pt">Femmes 2018</td><td width="80" class="xl65" style="border-left:none; width:60pt">Par des femmes au total</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl66" style="height:15.0pt">Unia</td><td align="right" class="xl66">193'096</td><td align="right" class="xl67">200'236</td><td align="right" class="xl68" style="border-left:none">48'709</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">25.23</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">SEV</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">39'942</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">40'723</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">8'289</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">20.75</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">SSP</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">33'997</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">34'252</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">18'947</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">55.73</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">syndicom</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">31'809</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">32'737</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">9'957</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">31.30</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">SIT</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">9'512</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">9'480</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">4'784</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">50.29</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl73" style="height:15.0pt; border-top:none">APC</td><td align="right" class="xl73" style="border-top:none">8'649</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">8'867</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">2'422</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">28.00</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt">ASEB</td><td align="right" class="xl70">7'817</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">7'919</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">2'595</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">33.20</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl73" style="height:15.0pt; border-top:none">AvenirSocial</td><td align="right" class="xl73" style="border-top:none">3'561</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">3'418</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">2'532</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">71.10</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt">SSPM</td><td align="right" class="xl70">2'968</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">3'341</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">1'810</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">60.98</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">garaNto</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">3'207</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">3'316</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">438</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">13.66</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">SSM</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">2'899</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">3'000</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">1'214</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">41.88</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">Kapers</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">2'824</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">2'827</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">2'067</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">73.19</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">USDAM</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">1'688</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">1'690</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">673</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">39.87</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">SBKV</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">1'121</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">1'129</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">622</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">55.49</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl73" style="height:15.0pt; border-top:none">Nautilus</td><td align="right" class="xl73" style="border-top:none">699</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">695</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">19</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">2.72</td></tr><tr style="height:16.5pt"><td height="22" class="xl74" style="height:16.5pt">New Wood<sup>&nbsp;</sup></td><td align="right" class="xl73">17</td><td align="right" class="xl75" style="border-top:none">17</td><td align="right" class="xl76" style="border-top:none; border-left:none">12</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">70.59</td></tr><tr style="height:15.75pt"><td height="21" class="xl77" style="height:15.75pt; border-top:none">Total</td><td align="right" class="xl77" style="border-left:none">343'806</td><td align="right" class="xl78" style="border-left:none">353'647</td><td align="right" class="xl79" style="border-left:none">105'090</td><td align="right" class="xl80">30.57</td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><b>Sens des abréviations</b></p><table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" style="border-collapse:collapse; border:none"><tbody><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">APC</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Association du personnel de la Confédération</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">ASEB</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Association suisse des employés de banque</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">AvenirSocial</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Professionnels du travail social en Suisse</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Garanto</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontières</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">kapers</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat du personnel de cabine</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Nautilus</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat des marins</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">New Wood</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat des employé(e)s des organisations des Nations Unies à Genève</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SBKV</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Association suisse des artistes dramatiques (Suisse alémanique)</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SEV</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat du personnel des transports</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SIT</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SSM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat suisse des mass media</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SSP</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat suisse des services publics</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SSPM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Société suisse de pédagogie musicale</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicom</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat des médias et de la communication</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Unia</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Le syndicat </span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">USDAM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Union suisse des artistes musiciens</span></p></td></tr></tbody></table>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5453</guid><pubDate>Fri, 13 Apr 2018 14:48:00 +0200</pubDate><title>353 647 membres à fin 2017: Évolution des effectifs de l’USS l’an dernier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/353-647-membres-a-fin-2017-evolution-des-effectifs-de-l-uss-l-an-dernier</link><description>Fin 2017, l’Union syndicale suisse (USS) comptait exactement 353 647 membres. En l’espace d’une année, la plus grande faîtière syndicale du pays a ainsi essuyé un léger recul de 1,1 % de ses effectifs, le nombre des organisations lui étant affiliées restant le même, soit seize. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2017, l’Union syndicale suisse (USS) comptait exactement 353&nbsp;647 membres. En l’espace d’une année, la plus grande faîtière syndicale du pays a ainsi essuyé un léger recul de 1,1&nbsp;% de ses effectifs, le nombre des organisations lui étant affiliées restant le même, soit seize. 
</p><p>29,7&nbsp;% des membres de l’USS sont des femmes. Ainsi, la part de ces dernières au sein de l’USS a quelque peu augmenté (2016&nbsp;: 29,6&nbsp;%).
</p><p>Des seize fédérations affiliées à l’USS, trois ont vu leurs effectifs augmenter en 2017&nbsp;: l’ASEB, AvenirSocial et kapers. Les effectifs du très petit syndicat New Wood sont restés inchangés par rapport à 2016. Les douze autres syndicats membres de l’USS ont par contre perdu des membres par rapport à il y a deux ans. En 2015, Unia franchissait la limite des 200&nbsp;000 membres, se maintenant à ce niveau l’an dernier aussi. Unia a progressé dans le secteur des services (désormais plus de 56&nbsp;000 membres) et reculé dans l’industrie, la construction et l’artisanat. 
</p><p>Les nouvelles arrivées chez Syndicom n’ont pas permis de compenser les départs dus au changement structurel toujours en cours dans le secteur de l’imprimerie et celui des médias. Au SEV, le nombre des décès parmi les retraité(e)s a dépassé celui des nouvelles arrivées d’actifs et actives. 
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" style="width:300.0pt; border-collapse:collapse"><tbody><tr style="height:41.25pt"><td width="104" style="width:78.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; background:   #F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:41.25pt"><p><b><span lang="FR">Fédération</span></b></p></td><td width="57" style="width:42.05pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:   none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:41.25pt"><p><b><span lang="FR">2017</span></b></p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:   none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:41.25pt"><p><b><span lang="FR">2016</span></b></p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:   none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:41.25pt"><p><b><span lang="FR">Femmes   2017</span></b></p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:   none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:41.25pt"><p><b><span lang="FR">Par des   femmes au total</span></b></p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>Unia</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>200236</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>201'170</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>47998</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>23.97</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SEV</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>40723</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>41'355</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>8510</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>20.90</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SSP</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>34252</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>34'747</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>19060</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>55.65</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>syndicom</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>32737</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>34'171</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>10269</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>31.37</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SIT</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>9480</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>9'482</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>4687</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>49.44</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>APC</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>8867</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>9'084</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2429</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>27.39</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>ASEB</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>7919</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>7'875</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2639</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>33.32</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>AvenirSocial</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3418</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3'381</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2406</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>70.39</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SSPM</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3341</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3'347</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2040</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>61.06</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>Garanto</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3316</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3'322</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>448</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>13.51</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SSM</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3000</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3'047</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>1222</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>40.73</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>kapers</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2827</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2'792</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2077</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>73.47</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>USDAM</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>1690</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>1'717</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>668</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>39.53</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SBKV</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>1129</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>1'146</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>629</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>55.71</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>Nautilus</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>695</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>918</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>20</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2.88</p></td></tr><tr style="height:16.5pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:16.5pt"><p><b>New Wood</b><sup></sup></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:none; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:16.5pt"><p>17</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:none; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:16.5pt"><p>17</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border:none; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:16.5pt"><p>9</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:16.5pt"><p>52.94</p></td></tr><tr style="height:15.75pt"><td width="104" style="width:78.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.75pt"><p><b>Total</b></p></td><td width="57" style="width:42.05pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.75pt"><p><b>353647</b></p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.75pt"><p><b>357'571</b></p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.75pt"><p><b>105'111</b></p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.75pt"><p><b>29.72</b></p></td></tr></tbody></table><header><p><b><br>Sens des abréviations</b></p><table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" style="border-collapse:collapse; border:none"><tbody><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">APC</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Association du personnel de la Confédération</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">ASEB</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Association suisse des employés de banque</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">AvenirSocial</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Professionnels du travail social en Suisse</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Garanto</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontières</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">kapers</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat du personnel de cabine</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Nautilus</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat des marins</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">New Wood</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat des employé(e)s des organisations des Nations Unies à Genève</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SBKV</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Association suisse des artistes dramatiques (Suisse alémanique)</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SEV</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat du personnel des transports</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SIT</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SSM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat suisse des mass media</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SSP</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat suisse des services publics</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SSPM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Société suisse de pédagogie musicale</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicom</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat des médias et de la communication</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Unia</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Le syndicat </span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">USDAM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Union suisse des artistes musiciens</span></p></td></tr></tbody></table><p><b><br></b></p></header>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5373</guid><pubDate>Wed, 11 Apr 2018 11:38:49 +0200</pubDate><title>Non à l’initiative Monnaie pleine – Oui à la loi sur les jeux d’argent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/non-a-l-initiative-monnaie-pleine-oui-a-la-loi-sur-les-jeux-d-argent</link><description>Les recommandations de l&#039;USS pour les votations du 10 juin 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse doit-elle introduire un système de monnaie pleine&nbsp;? &nbsp;La réponse de l’Union syndicale suisse est non. Elle rejette l'initiative Monnaie pleine qui sera soumise au vote le 10 juin. Les risques et les effets secondaires négatifs pour les travailleurs et les travailleuses sont trop importants. L'initiative exige qu'à l'avenir, non seulement les pièces et les billets soient produits uniquement par la Banque nationale, mais aussi la monnaie électronique. Aujourd'hui, les banques normales y contribuent également. Il est par contre incontesté qu'en cas de vote favorable à l'initiative, les comptes d'opérations de paiement seraient entièrement garantis avec l'argent de la Banque nationale (mais pas les comptes d'épargne) et que les faillites de banque résultant d'un retrait massif de fonds seraient exclues. Cependant, ces avantages sont compensés par un certain nombre d'inconvénients. Ainsi, si l'initiative Monnaie pleine était acceptée, les salarié(e)s et les retraité(e)s risqueraient de perdre du pouvoir d'achat. Aucun intérêt ne serait plus servi sur les comptes de paiement, ce qui entraînerait des pertes en cas d'inflation. Et les comptes d'épargne ne pourront plus être soldés librement. L'épargne serait beaucoup plus difficile pour les personnes à faible revenu et ayant peu de fortune, et ne serait plus que réservée aux riches. 
</p><h3>L’objectif de plein emploi de la BNS ne serait plus assumé</h3><p>L'initiative empêcherait également la Banque nationale de poursuivre les objectifs de plein emploi et de stabilité des prix et des taux de change. Le passé a montré que la gestion de la masse monétaire à elle seule augmente les risques pour l'emploi et le développement économique. De plus, même un système de monnaie pleine n'exclurait pas les crises financières. Car celles-ci proviennent généralement de l'activité de crédit et non des opérations de paiement. Enfin, le Comité de l’USS rejette également l'initiative, car le nouvel article constitutionnel priverait la Confédération de la surveillance de la Banque nationale.<br><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/veranstaltungen/femkongress_2025/251121_Feministischer_Kongress0182.jpg" class="download">Plus d'informations... (PDF)</a></p><h3>Contributions sociales et prévention de la dépendance</h3><p>L’Union syndicale suisse approuve la loi sur les jeux d’argent. Elle veille à ce que tous les fournisseurs de jeux d'argent actifs en Suisse versent des contributions à l'AVS. En même temps, elle garantit que les bénéfices nets des loteries et des paris sportifs puissent continuer à bénéficier à des organismes d’utilité publique (culture, affaires sociales et sport). La loi sur les jeux d'argent autorisera désormais les tournois de poker et des offres de jeu de hasard en ligne. Leur nombre a explosé ces dernières années, en particulier sur les sites Internet étrangers. Toutefois, ces prestataires ne paient pas aujourd'hui d'impôts sur les gains réalisés en Suisse. Cela devrait maintenant changer. Désormais, ils devront avoir une licence pour la Suisse, payer des cotisations aux assurances sociales et participer à la prévention contre la dépendance au jeu. L’accès au site de fournisseurs qui ne respectent pas ces dispositions pourrait à l'avenir se voir refuser. Une mesure plus légère pour faire respecter la loi n'est pas évidente. Dans l'ensemble, le Comité de l’USS a estimé que les avantages de la loi révisée prédominaient. C'est pourquoi il a décidé de recommander le oui. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique monétaire</category><category>Santé</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5371</guid><pubDate>Tue, 10 Apr 2018 15:00:00 +0200</pubDate><title>La décision d’AXA confirme les critiques de l‘USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-decision-d-axa-confirme-les-critiques-de-l-uss</link><description>L’USS continue à mettre en garde: les assureurs privés profitent beaucoup trop</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise aujourd'hui par AXA de se retirer de l’assurance complète confirme la critique de l’USS selon laquelle les solutions complètes d'assurance-vie sont peu attrayantes et, en règle générale, même bien pires pour les assuré(e)s de la prévoyance professionnelle.</p><p>AXA espère engranger plus de profits avec des solutions LPP semi-autonomes. Elle prétend que c'est également dans l'intérêt des assuré(e)s. Pour l'USS, cependant, il est toujours clair : les assuré(e)s se portent mieux s'ils sont affiliés à d'autres prestataires du 2<sup>e</sup> pilier qui ne soient pas motivés par l’argent. Les assurances mènent leurs activités pour en tirer un profit. En appliquant des taux d’intérêt minimaux, des cotisations de risque excessives et des coûts administratifs et de gestion des actifs élevés, elles font sortir d'énormes capitaux du 2<sup>e </sup>pilier. Pour les employé(e)s assurés, cela signifie que beaucoup d'argent sort du régime de la prévoyance professionnelle, argent qui n'est pas disponible pour les retraites. L’USS critique le fait que les compagnies d’assurance tirent des bénéfices de la mise en œuvre de l’assurance sociale - ce qui va à l’encontre du système.</p><p>Mais la décision d’AXA montre aussi que la situation des assuré(e)s à faible revenu et celle des PME est aujourd'hui extrêmement difficile dans le deuxième pilier et qu'ils sont de plus en plus dépendants de l'assurance de l'Etat, c'est-à-dire de la Fondation Institution supplétive. Pour les personnes à faible revenu, le 2<sup>e</sup> pilier garantit de moins en moins des rentes de vieillesse stables qui assurent un niveau de vie adéquat. Il est urgent d’agir dans ce domaine.</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS,&nbsp; 031 377 01 13 ou 079 242 65 43</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5362</guid><pubDate>Mon, 09 Apr 2018 09:39:56 +0200</pubDate><title>L&#039;USS rejette le Projet fiscal 17 du Conseil fédéral</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/luss-rejette-le-projet-fiscal-17-du-conseil-federal</link><description>Des baisses d&#039;impôts inefficaces et antisociales, selon l&#039;USS en conférence de presse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Projet fiscal 17 n’est guère différent de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) clairement rejetée dans les urnes en son temps. Comme si rien ne s’était passé, le Conseil fédéral et les gouvernements cantonaux veulent à nouveau baisser massivement les impôts sur le bénéfice d’environ 200&nbsp;000 entreprises, alors que 400 seulement seraient concernées de manière significative par la suppression des statuts fiscaux spéciaux existants. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’est toujours engagée pour une réforme ciblée de l’imposition des entreprises abolissant les actuels privilèges et n’entraînant pas une baisse des recettes fiscales. Une telle réforme doit avant tout contenir des dispositions transitoires déployant leurs effets sur une durée suffisamment longue afin que les cantons aient assez de temps pour se réorienter. Par précaution, l’USS a soutenu l’idée d’une patent box ciblée et limitée dans le temps. Elle rejette cependant la baisse générale de l’impôt sur le bénéfice de plus de 40&nbsp;% planifiée par les cantons et les communes. Cette baisse sera totalement inefficace et revient à jeter de l’argent par la fenêtre. Les éventuels coûts de la réforme doivent être supportés par les entreprises et les actionnaires. Et un allègement sensible des charges financières des personnes professionnellement actives est nécessaire&nbsp;; cela, par exemple en augmentant les réductions des primes des caisses-maladie et les allocations familiales.
</p><p>Le Projet fiscal 17 proposé par le Conseil fédéral ne remplit pas les critères de l’USS. Cette dernière n’en veut pas. Paul Rechsteiner, son président, souligne que «&nbsp;si la situation ne devait pas changer, nous nous trouverions contraints, une fois terminées les délibérations du Parlement, de proposer à nos instances le lancement d’un référendum&nbsp;».
</p><h5>interview de paul rechsteiner (RTS):</h5><ul><li><a href="https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/les-syndicats-sopposent-au-nouveau-projet-de-reforme-de-la-fiscalite-des-entreprises?id=9472787" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">"Les compensations sociales sont trop faibles par rapport aux milliards de baisses d'impôts"</a></li></ul><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5358</guid><pubDate>Tue, 03 Apr 2018 16:10:58 +0200</pubDate><title>SUVA : des personnes concernées qui s’impliquent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/suva-des-personnes-concernees-qui-s-impliquent</link><description>100 ans de collaboration centrée sur la recherche de solutions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> En 1912, le peuple suisse dit oui, lors d'une deuxième votation, à la création d'une assurance-accidents. En 1918, la SUVA, alors appelée Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents, une institution essentiellement placée sous l'influence des partenaires sociaux, se mit au travail. Ci-après, le discours prononcé par Nico Lutz, membre du comité directeur d'Unia et de la Commission du Conseil de la SUVA, à l'occasion du centenaire de cette dernière. </p><p>Si la Suva n'existait pas depuis cent ans déjà, il faudrait tout de suite l'inventer. L'État, les organisations de travailleurs et les organisations d'employeurs portent ensemble l'une des plus importantes œuvres sociales de notre pays. Engendrée par une situation de détresse et par un manque éclatant, celle-ci s'est révélée, durant ses cent ans d'existence, être une excellente solution. 
</p><p>Si la Suva est un exemple de réussite, c'est aussi parce qu'au sein de cette organisation, employeurs et travailleurs se concentrent sur leurs intérêts communs et sont en mesure de dépasser l'une ou l'autre de leurs réticences idéologiques. Les résultats de cette collaboration axée sur la recherche de solutions sont là: cent ans de succès pour l'une des œuvres sociales les plus réussies, les plus efficaces et les plus performantes de notre pays. 
</p><h3>Sécurité au travail : dans l'intérêt de tous et toutes </h3><p>L'approche de la Suva est remarquablement simple: elle consiste à impliquer les intéressés. Les salariés ont un intérêt personnel direct à un travail de prévention sans lacunes, une sécurité au travail élevée et une protection de la santé étendue. La collaboration des syndicats au sein de nombreux collèges d'experts de la Suva, du Conseil de la Suva et de la Commission du Conseil, qui a le caractère d'un conseil d'administration, permet de prendre directement en compte les préoccupations et le point de vue des travailleurs. 
</p><p>Il arrive néanmoins que les positions divergent dans certains cas concrets. Les mesures visant à accroître la sécurité au travail entraînent aussi des charges et peuvent provoquer des retards. Dans le cas des " règles vitales " et de la charte " STOP en cas de danger ", tous les intéressés ont parfaitement su élaborer des consignes concrètes qui constituent des mesures de sécurité indispensables. Sur d'autres points, il est plus difficile de trouver un terrain d'entente. Par exemple sur la question de savoir à partir de quand il n'est plus acceptable, voire même carrément dangereux de devoir travailler dehors par des températures glaciales, lorsque le gel et la neige règnent en maîtres. Sur ce plan, nous sommes d'avis qu'on peut faire mieux. 
</p><h3>Syndicats et employeurs : une plus grande crédibilité </h3><p>Mais d'une manière générale, la Suva jouit d'un très large appui parmi la population, justement en raison de l'implication directe des milieux syndicaux et patronaux. 
</p><p>La collaboration des partenaires sociaux au sein de la Suva renforce également la crédibilité de cette dernière dans le monde politique lorsqu'il est question d'assurance-accidents et de sécurité au travail. La dernière révision de la LAA en est un exemple édifiant. Sinon, comment expliquer que le compromis auquel sont parvenus les partenaires sociaux après avoir remis l'ouvrage sur le métier ait passé aussi rapidement la rampe du Parlement, et ce pratiquement sans modifications. La collaboration pratiquée au sein des organes de la Suva et la confiance réciproque qu'elle fait naître ont joué un rôle essentiel. 
</p><p>Sans cette collaboration, des réponses moins satisfaisantes auraient été apportées à nombre de problèmes délicats tels que la catastrophe provoquée par l'amiante. À ce propos, le travail de prévention de la Suva, qui est essentiel, n'est pas seul en cause. Il en va également d'une répartition plus équitable des risques, respectivement des charges liées à l'amiante, entre les branches assurées à la Suva, ce qui sera réalité à partir de l'an prochain grâce à une réassurance interne. Et il s'agit du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante, qui a pu commencer son travail au milieu de l'an dernier avec le soutien actif de la Suva. Enfin, il y a aussi la révision en cours du droit de prescription, dans le cadre de laquelle un compromis porteur d'avenir se profile enfin. 
</p><h3>Ouverture aux services </h3><p>La fondation de la Suva, il y a cent ans de cela, fut une réalisation hors du commun et un acte courageux pendant une période troublée. À l'époque, l'économie suisse était marquée par le développement de l'emploi dans le secteur secondaire. C'est dans la perspective de cette mutation que la Suva a été créée. Le tissu économique a fortement changé au cours des cent dernières années. Alors qu'en 1920, près des trois quarts de la population active travaillaient dans les secteurs primaire et secondaire, plus des trois quarts des personnes occupées exercent aujourd'hui une profession du tertiaire. La Suisse aura toujours un secteur de la construction et une industrie de production. Cependant, l'importance que revêtira la Suva au cours des prochaines décennies dépendra aussi des branches qu'elle sera appelée à assurer. Il faut espérer que, là aussi, des décisions porteuses d'avenir et courageuses seront prises - afin que, dans un siècle, nos descendants puissent faire le bilan de deux cents ans de réussite de la Suva. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5357</guid><pubDate>Tue, 03 Apr 2018 08:53:46 +0200</pubDate><title>Multinationales responsables : l’autodéclaration ne marche pas </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/multinationales-responsables-l-autodeclaration-ne-marche-pas</link><description>Des dispositions efficaces pour assurer le respect des droits humains à portée de main.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'"autodéclaration" est un concept en vogue. Ainsi le Conseil des États a-t-il récemment décidé de renvoyer à la commission une révision déjà passablement modérée de la loi sur l'égalité, la priant d'examiner des alternatives comme des "modèles d'autodéclaration". En clair, les PDG sont censés témoigner par leur signature que dans leur entreprise, les femmes ne sont pas moins bien payées que les hommes - sans obligation de publicité, sans mesures concrètes, et donc sans aucun effet. </p><p>Certains politiciens proches des milieux économiques rêvent de faire pareil avec l'initiative pour des multinationales responsables, qui demande juste que les multinationales suisses respectent scrupuleusement les droits humains et les droits des travailleuses et des travailleurs à l'étranger. Ce qui, pour beaucoup d'entreprises, apparaît comme une évidence est tout bonnement ignoré par de trop nombreuses autres depuis des décennies. À l'étranger, elles prétendent pouvoir agir comme bon leur semble, au mépris des êtres humains et de l'environnement. Que ce soit dans l'exploitation des matières premières, dans les finances, la construction de machines ou l'industrie textile, les violations des droits humains avec une participation directe ou indirecte de sociétés suisses sont malheureusement toujours monnaie courante. 
</p><h3>L'exemple de Glencore </h3><p>Les agissements du premier négociant mondial de matières premières ont déjà fait couler beaucoup d'encre, et chaque fois il a promis de s'amender. Récemment encore, une délégation d'IndustriAll - la confédération internationale des syndicats de l'industrie - a rendu visite aux mines de cobalt de Glencore au Congo. La <a href="http://www.industriall-union.org/fr/rdc-la-mission-dindustriall-constate-que-glencore-maltraite-gravement-ses-salaries-des-mines-de" class="external-link-new-window">mission international</a>e a constaté des "violations des droits humains et du travail systémiques" : des pratiques déplorables en matière de santé et de sécurité, des menaces constantes de renvoi, de la discrimination et du racisme, de faibles rémunérations et de la discrimination salariale. Imperturbable - ou en réaction à ce rapport ? -, Glencore vient de publier pour 2017 un excédent d'exploitation de trois milliards de dollars. Les grands gagnants sont évidemment les nombreux actionnaires de la riche Europe, et surtout de Suisse. 
</p><h3>Une initiative populaire à même d'obtenir la majorité </h3><p>Glencore démontre l'inefficacité de l'autodéclaration de manière exemplaire. En effet, "l'engagement dans la protection de l'environnement, de la défense des droits humains et des droits des travailleurs " compte depuis des années parmi les "valeurs essentielles" de cette entreprise. Pourtant, à intervalles réguliers, des situations scandaleuses sont mises au jour. Voilà pourquoi l'initiative pour des multinationales responsables a été lancée, et pourquoi elle est soutenue par l'écrasante majorité du peuple suisse (voir l'article en allemand du quotidien zurichois <a href="https://www.tagesanzeiger.ch/schweiz/standard/exklusive-umfrage-deutliche-mehrheit-fuer-konzerninitiative/story/28882582" class="external-link-new-window">Tages Anzeiger</a>. 
</p><p>En ce moment, l'initiative fait l'objet de délibérations au Parlement. La Commission de l'économie du Conseil national a déjà rédigé une contre-proposition reprenant les éléments majeurs. À elle de saisir enfin l'opportunité, ou sa réputation ne sera pas la seule ternie. </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5355</guid><pubDate>Wed, 28 Mar 2018 16:54:45 +0200</pubDate><title>Non à une plus grande participation aux coûts dans le domaine de la santé ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-a-une-plus-grande-participation-aux-couts-dans-le-domaine-de-la-sante</link><description>Une limite franchie depuis longtemps déjà</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, le problème le plus urgent dans le domaine de la santé, c'est son financement antisocial. Or, quelques incorrigibles veulent augmenter la participation des gens aux coûts. </p><p>Le Conseil fédéral vient de présenter son rapport sur l'adaptation automatique des franchises à l'évolution des coûts de l'assurance obligatoire donnant suite à la motion Bischofberger. Pour les assuré(e)s, ce message est une nouvelle désastreuse. À l'avenir, ils devront y aller encore plus de leur poche pour les soins médicaux de base. Et cela, alors qu'en Suisse, la participation aux coûts, qui est de 27 %, atteint un niveau record en comparaison avec les pays de l'OCDE. En Allemagne, les assuré(e)s doivent directement payer eux-mêmes 13 % de ces coûts, et en France, 7 %. Ces chiffres ne tiennent pas compte des effets depuis longtemps aussi insupportables pour de larges couches de la population du système des primes individuelles, également unique en Europe. 
</p><h3>Adaptation automatique des franchises </h3><p>Concrètement, le projet propose d'adapter automatiquement les franchises (aujourd'hui entre 300 et 2 500 francs) à l'évolution des coûts. Il s'agirait par là d'augmenter la " vérité des coûts " et de renforcer la " responsabilité individuelle " des assuré(e)s. Les caisses-maladie et les partis de droite (qui siègent dans les conseils d'administration de ces caisses) semblent s'être mis d'accord sur une chose : la personne qui n'est pas en bonne santé, c'est-à-dire qui doit souvent recourir à un traitement médical et, par conséquent, choisit une franchise basse, cette personne génère inutilement des coûts et se comporte de manière irresponsable. Finalement, cette attitude a pour effet de détruire l'assurance obligatoire solidaire. Les soins médicaux vont devenir une marchandise comme toutes les autres : la personne qui veut des soins s'achètera quelque chose. 
</p><h3>Renoncer à des soins peut aussi être dangereux </h3><p>Cette adaptation de la loi suggère qu'aujourd'hui, les gens courent chez le médecin pour le moindre petit bobo, ce qu'une participation encore plus élevée aux coûts les empêcherait par conséquent à juste titre de faire. Or c'est le contraire qui est vrai ! En Suisse, plus de 20 % de la population renoncent selon l'OCDE à des soins médicaux pour des raisons financières. Et il ne s'agit depuis longtemps plus seulement de cas bagatelle, mais toujours plus d'un renoncement dangereux à des prestations entraînant des coûts importants. Le relèvement automatique des franchises aggravera encore plus ce problème : le libre accès à des soins médicaux de base s'en trouverait automatiquement réduit. 
</p><h3>Pas un mot sur les structures incitatives </h3><p>S'il y a une offre surabondante, ce ne sont pas les assuré(e)s qui en sont la cause, mais des structures incitatives erronées présentes dans un système de santé complexe. Au lieu de s'occuper précisément d'elles, Bischofberger et Cie, se dérobant de ce fait à leurs responsabilités, veulent que la loi prévoie que les coûts soient automatiquement répercutés. Or, d'innombrables mesures immédiatement applicables pour freiner efficacement les coûts sont sur la table : interdire les tarifs abusifs des assurances complémentaires, transposer d'avantage les traitements dans le domaine ambulatoire, introduire un système de prix de référence pour faire baisser le prix des médicaments, renforcer les contrôles des factures, etc. La liste des mesures efficaces permettant d'économiser ni sur le dos des assuré(e)s ni sur celui du personnel soignant est longue. Il y a lieu maintenant de les mettre enfin en œuvre. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5351</guid><pubDate>Fri, 23 Mar 2018 10:20:59 +0100</pubDate><title>Gabriela Medici, nouvelle secrétaire centrale responsable des assurances sociales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/gabriela-medici-nouvelle-secretaire-centrale-responsable-des-assurances-sociales</link><description>Changement au secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Gabriela Medici (32 ans) a entamé cette semaine ses activités de secrétaire centrale de l'USS responsable du domaine des assurances sociales. C'est à l'unanimité qu'en janvier dernier, le Comité de l'USS a élu la juriste zurichoise à la succession de Doris Bianchi.
</p><p>Gabriela Medici a déjà travaillé en 2010 à l'USS comme collaboratrice scientifique. Elle a terminé ses études par une thèse sur les obligations en matière des droits humains concernant les migrantes qui travaillent comme aides à domicile dans des ménages privés du pays. Dans ses dernières fonctions, elle a dirigé le centre de compétence pour les droits humains de l'Université de Zurich, où elle a aussi donné des cours de droit public.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, 031 377 01 13 ou 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5349</guid><pubDate>Thu, 22 Mar 2018 09:47:08 +0100</pubDate><title>UBER veut duper tout le monde, mais n’y parvient pas ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/uber-veut-duper-tout-le-monde-mais-n-y-parvient-pas</link><description>Numérisation : tous à armes égales grâce au droit du travai</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La série de décisions prises par les autorités sur UBER s'est enrichie d'un nouveau chapitre. Tout récemment, le SECO a décidé qu'UBER, le service de taxis numérique et l'exploitant d'une plate-forme, doit être considéré, relativement à la location de services, comme un employeur. </p><p>Le chat ne renonce jamais aux souris. En plus clair, UBER a sciemment essayé à une nouvelle reprise de tourner les contraintes légales locales pour se créer des avantages par rapport à ses concurrents directs. 
</p><p>UBER avait déjà fait une impression négative aux autorités compétentes en matière de sécurité sociale, ainsi qu'à la SUVA. Sous la pression des syndicats et de travailleurs et travailleuses bernés, les autorités ont dû constater qu'UBER était un employeur tout à fait normal et n'avait de ce fait pas à être traité différemment, par exemple, d'une autre centrale de taxis travaillant avec le téléphone traditionnel et non une application avec géolocalisation. UBER appelle certes les contrats qu'il conclut avec ses conducteurs et conductrices des " mandats ", mais, à proprement parler, on est en présence ici d'indépendance fictive. Résultat de ces conflits : UBER doit verser à ses employé(e)s les cotisations sociales. 
</p><p>Désormais, le SECO affirme également qu'UBER doit respecter les dispositions de protection concernées prévues par le droit suisse. Cette fois, il s'agit du " prêt " de conducteurs et conductrices d'autres entreprises. Là aussi, UBER avait argué, contre toute évidence juridique, qu'il n'était pas un employeur, mais simplement une entreprise utilisant un logiciel. 
</p><h3>Le droit du travail est apte à traiter de la numérisation </h3><p>Ces décisions montrent que le droit suisse du travail est a priori apte à traiter de la numérisation. Mais il est important que les autorités appliquent à tous les mêmes règles et ne favorisent pas les fournisseurs numériques par rapport à ceux qui sont traditionnels. Cela, en particulier lorsque les exploitants de plates-formes tentent de se créer des avantages concurrentiels déloyaux à travers une pseudo-indépendance ! 
</p><p>Sous cet angle, les interventions développées au Parlement pour demander un assouplissement du droit des assurances sociales et du travail (initiatives parlementaires Keller-Sutter et Graber pour la suppression de pans entiers de la loi sur le travail, initiative parlementaire Burkart pour la journée de travail de 17 heures dans le télétravail, postulat du PLR pour la création d'un nouveau statut de travailleur de plate-forme) doivent être considérées comme des tentatives cyniques de déréglementer sur le dos des salarié(e)s. Cet agenda de la déréglementation encourage passablement les moutons noirs de la branche, donc aussi UBER. 
</p><h3>Combler les lacunes de la protection des salarié(e)s </h3><p>L'Union syndicale suisse (USS) mettra tout en œuvre pour empêcher ces dégradations. Ce qu'il faut au contraire, c'est combler les actuelles lacunes de la protection des travailleurs et travailleuses apparues avec la numérisation. Il faut : </p><ul><li>que les autorités lancent une offensive en matière de contrôles concernant le travail au noir numérique et contre les violations du droit du travail ; </li><li>mettre en place des réglementations pour le télétravail là où la protection des travailleurs et travailleuses est lacunaire (p. ex. dans les domaines de la santé et des coûts matériels), ainsi qu'en ce qui concerne la responsabilité ; </li><li>interdire que les contrats de travail conclus avec des exploitants de plates-formes prévoient un arbitrage des litiges à l'étranger. </li></ul><p>La numérisation doit en effet profiter aux salarié(e)s et non leur être préjudiciable. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5345</guid><pubDate>Wed, 21 Mar 2018 15:14:27 +0100</pubDate><title>Le Parlement et les cantons doivent corriger les privilèges des entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-parlement-et-les-cantons-doivent-corriger-les-privileges-des-entreprises</link><description>Message du Conseil fédéral sur « Projet fiscal 17 » : la réaction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> La nouvelle mouture de la troisième réforme de l'imposition des entreprises (" Projet fiscal 17 ") présentée par le Conseil fédéral aujourd'hui ne se différencie pas substantiellement du projet rejeté dans le cadre d'un référendum. Cela, en particulier si l'on prend en compte les baisses des impôts sur le bénéfice planifiées par les cantons. 
</p><p>Pour l'USS, il est clair que le Parlement doit décider d'améliorer ce projet. " Projet fiscal 17 " doit être contre-financé au plan fédéral par les entreprises et les actionnaires. Et les ménages ont besoin d'une composante sociale plus forte, car ils souffrent toujours plus de la hausse du coût de la vie (notamment des primes des caisses-maladies). 
</p><p>Les baisses des impôts sur le bénéfice planifiées et subventionnées par la hausse de la part cantonale au produit de l'impôt fédéral direct (IFD) sont de l'argent jeté par la fenêtre. Les principaux bénéficiaires en seront des entreprises comme les grandes banques qui paient aujourd'hui sans se plaindre leurs impôts ordinaires sur le bénéfice. Le Parlement doit adapter la péréquation financière (RPT) de manière à ce que les baisses des impôts cantonaux sur le bénéfice ne soient pas intéressantes. Si la part cantonale à l'IFD est relevée, cet argent doit être utilisé à des fins sociales. De plus, l'Union syndicale suisse (USS) attend des cantons qu'ils corrigent leurs projets de baisses excessives des impôts sur les entreprises. 
</p><p>La réforme de l'imposition des couples mariés profitera aux revenus élevés et très élevés. L'emploi des femmes en sera entravé (" déduction pour les couples à un revenu "). C'est pourquoi l'USS y est opposée. Au lieu de ce cadeau fiscal destiné à la classe supérieure, la Confédération doit mieux investir cet argent dans l'accueil extrafamilial des enfants. Le besoin d'agir dans ce domaine est important.
</p><h5> Renseignements: </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5344</guid><pubDate>Wed, 21 Mar 2018 10:47:15 +0100</pubDate><title>Grève générale : recherche, débats, films, théâtre, expos.....</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/greve-generale-recherche-debats-films-theatre-expos</link><description>Aperçu du centenaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 10 novembre prochain, les syndicats, le PS et la Société Robert Grimm organisent une manifestation commune dans l'ancien atelier des CFF à la gare d'Olten. Cent ans plus tôt, le Comité d'Olten avait décidé d'organiser une grève générale à durée indéterminée....</p><p>La grève générale reste d'actualité et constitue une menace puissante pour les anciens opposants des syndicats : au début de l'année, Christoph Blocher a rendu un premier " honneur " au chef de grève Robert Grimm dans son discours de Berchtolds. Cependant, sa tentative de le diffamer a échoué car, grâce au colloque des historiens de l'USS de novembre dernier, les médias étaient déjà si bien informés qu'ils ont pu démontrer le manque d'expertise du tribun UDC.</p><h3>Débat sur de grandes questions</h3><p>Aujourd'hui encore, les experts continuent de débattre intensivement des grandes questions posées par la grève générale. Il s'agit notamment de savoir si elle a été une victoire pour les travailleurs, même si les revendications n'ont pas pu être appliquées immédiatement. Ou si ce fut finalement les forces réactionnaires qui ont été victorieuses, ces mêmes forces qui ont ensuite déterminé le destin de la Suisse. La grève a-t-elle été le dernier recours face à une situation d'urgence ou le résultat de calculs politiques de la direction du PS ? Il n'aurait peut-être même plus été nécessaire de faire la grève, puisque la situation de l'approvisionnement s'était détendue et que la demande d'une plus grande implication de la gauche politique était déjà en bonne voie. Ou encore : les syndicats ont-ils été forcés de faire la grève par des unions ouvrières radicales ou en ont-ils eu la maîtrise ?</p><h3>Publications</h3><p>Unia a publié le livre <a href="https://www.unia.ch/fr/monde-du-travail/de-a-a-z/droits-syndicaux/livre-greves/" class="external-link-new-window">" Les grèves du 21e siècle "</a> à temps, pour le début de l'année de la grève générale. Il rappelle que les grèves font partie des instruments du mouvement syndical et ne sont pas à ranger au musée. Des chercheurs publient de nombreux articles dans des revues scientifiques et des journaux. Une des principales publications sur la grève générale est l'anthologie bilingue de l'Association pour l'étude de l'histoire du mouvement ouvrier (AEHMO) en collaboration avec la revue Traverse qui sortira au début de l'été. Puis, peu après, l'éditeur Hier&amp;Jetzt publiera un volume consacré au projet du Fonds national " Guerre et crise : perspectives historiques sur la Grève générale suisse de novembre 1918, replacée dans l'histoire de la culture, des sexes et des émotions ". Les Universités de Zurich et de Berne organisent en outre des séries de conférences.</p><h3>Pièces de théâtre et films</h3><p>Plusieurs lycées consacrent des journées thématiques et des projets de théâtre scolaire à la grève générale. Un grand projet théâtral réunissant des participants de tous les cantons sera réalisé dans l'ancien atelier des CFF à Olten - les répétitions de " 1918. Ch " ont déjà commencé et la première est prévue pour la mi-août. En février déjà, le documentaire de 90 minutes " Der Generalstreik " de Hansjürg Zumstein a été diffusé à la télévision SRF. RTS et RSI passeront également le film. Un documentaire de Frédéric Hausamann, cofinancé par la RTS, est en cours de réalisation et devrait être diffusé en été. La SRF a fourni aux écoles un vaste matériel pédagogique avec un petit film d'animation sur la grève générale sur Myschool.</p><h3>Expositions</h3><p>Début mars, le Nouveau Musée de Bienne a ouvert ses portes avec " Krieg und Frieden / guerre et paix ", une exposition bilingue sur les événements dans la région horlogère. D'autres musées régionaux, à Schaffhouse, Soleure et Granges, ainsi que le Kornhausforum de Berne suivront. Et enfin, l'exposition du Musée national de Zurich clora cette année de célébrations.</p><h3>Le matériel de l'USS et du PS</h3><p>Le PS sera présent sur les canaux sociaux tout au long de l'année avec la campagne #GrèveGénérale. L'USS présente sur son site Internet consacré à la <a href="http://generalstreik.ch/?lang=fr" class="external-link-new-window">grève générale</a> les informations pertinentes. Des documents originaux s'y trouvent, ainsi qu'une brochure contenant les interventions du colloque du 15 novembre 2017 et une chronologie des événements. La publication, qui compte plus de 100 pages, peut également être commandée gratuitement auprès de l'USS. Une présentation Powerpoint-type sera disponible sous peu. Elle a pour but de permettre aux syndicalistes de soulever plus facilement la question de la grève générale lors d'assemblées. Et cent ans plus tard, le slogan historique pour tous les syndicalistes est : " Fourbissez vos armes ! Réservez le 10 novembre ! Et au plaisir de vous revoir à Olten. "</p>]]></content:encoded><category>La Grève générale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_11-bloch__rosa_sozialarchiv_7fe5eaf323.webp" length="361630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5343</guid><pubDate>Tue, 20 Mar 2018 16:43:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil national veut une baisse inacceptable des PC </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-veut-une-baisse-inacceptable-des-pc</link><description>La Chambre haute doit corriger le tir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Incompréhensible : la réforme des prestations complémentaires (PC) est devenue un pur exercice de démantèlement. Le Conseil des États doit absolument renverser la vapeur.</p><p>L'USS a pris connaissance avec une certaine incompréhension des décisions prises par le Conseil national sur la révision des PC. La Chambre basse n'a même pas réussi à atteindre l'objectif de maintenir les prestations que le Conseil fédéral s'était donné. Bien qu'à l'origine séparée, la proposition absolument nécessaire d'augmenter les maxima pris en compte pour le loyer a été liée au projet de révision des PC. Finalement, la révision prévoit des économies annuelles nettes de plus de 900 millions.</p><h3>Cap sur le démantèlement</h3><p>Parties intégrantes du minimum social d'existence garanti constitutionnellement par le premier pilier, les PC ne doivent pas basculer dans la logique de l'assistance sociale que l'on doit quémander. Avec le contrôle du mode de vie prévu, c'est-à-dire des règles strictes sur le niveau de consommation autorisé et l'utilisation de petites fortunes modestes, c'est exactement ce qui risque de se produire. Le Conseil national a fixé à 25 000 francs (pour les personnes physiques) le forfait autorisé pour la fortune, c'est beaucoup trop bas. Cela signifierait que de nombreux résidents d'EMS, en particulier, ne seraient guère en mesure de faire face aux dépenses personnelles réelles encourues dans de nombreux cantons.</p><p>La réduction de la couverture des primes-maladies est également incompréhensible pour l'USS. Comme elle va jusqu'à 40 %, cela conduira tout d'abord les personnes assurées concernées à avoir encore plus tôt besoin de plus de moyens. En outre, cette mesure devrait raviver la course que les cantons se mènent pour diminuer les subsides à l'assurance-maladie. En plus des bénéficiaires de PC, des ménages modestes entiers souffriront de l'augmentation constante des primes. La décision du Conseil national de calculer le remboursement des primes par les PC en fonction des primes de référence cantonales est encore plus grave. Or, dans pratiquement tous les cantons, la prime de référence est nettement inférieure à la prime moyenne actuellement prise en compte -- dans de nombreux cantons, la différence est en moyenne de 30 % !</p><h3>Loyers : virage pervers</h3><p>Mais ce n'est malheureusement pas tout : l'adaptation attendue depuis longtemps des maxima pris en compte au titre du loyer dans les PC, c'est-à-dire leur augmentation, n'a pas seulement été affaiblie par le Conseil national, elle a en fait été abolie. Les loyers ont augmenté de 24 % depuis 2001 (année de la dernière adaptation), toutefois, l'adaptation des maxima ne devrait même pas atteindre 5 % en moyenne. Et encore, avec une porte dérobée permettant aux cantons de réduire les nouveaux maxima d'un montant forfaitaire de 10 %. Combinées, ces deux mesures conduisent à une diminution moyenne (!) du loyer maximum pris en compte de 6 % ! Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'un hausse de ces maxima soulagerait notablement les cantons, car cela éviterait de coûteuses admissions en homes pour personnes âgées. C'est d'autant plus vrai pour les logements encadrés pour lesquels le Conseil national a refusé une aide de 90 millions de francs prévue au départ.</p><h3>Point positif : les chômeurs et chômeuses âgés restent dans leur caisse de pension</h3><p>Du point de vue syndical, la seule décision positive est d'avoir permis aux chômeurs et chômeuses de plus de 58 ans de rester dans leur caisse de pension. Cette décision va également dans la bonne direction en vue des tractations à venir sur la révision de la LPP. En ce qui concerne la prévoyance professionnelle, tous les assuré(e)s retraités doivent pouvoir continuer à retirer leur capital. Heureusement, le Conseil national a rejeté l'interdiction de retrait du capital prévue par le Conseil fédéral et le Conseil des États - cette interdiction étant toutefois complétée par la sanction inacceptable d'une réduction forfaitaire de 10 % des PC annuelles en cas de retrait du capital. Des corrections massives sont maintenant nécessaires au Conseil des États. Les sénateurs et sénatrices ne doivent pas permettre de telles réductions du minimum social d'existence à la retraite et en cas d'invalidité. En effet, à plus long terme, ce sont à nouveau les cantons qui devraient compenser ces baisses en augmentant leurs dépenses sociales.</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_171120_SGB_reto_wyss.0010_a2e1b34ee1.webp" length="160380" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5341</guid><pubDate>Tue, 20 Mar 2018 08:45:32 +0100</pubDate><title>Décès de Benno Hardmeier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/deces-de-benno-hardmeier</link><description>Il a déterminé le sort de l’USS pendant 30 ans.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Benno Hardmeier est décédé le 14 mars 2018. Benno a été une figure marquante de l’USS dans la seconde moitié du 20e siècle. De 1960 à 1990, il occupait un poste de secrétaire central de l’USS.</p><p>Benno, né en 1930, était issu d'une famille sociale-démocrate de Winterthour. Il a complété ses études économiques par une thèse sur «&nbsp;L'histoire des idées sociales-démocrates en Suisse de 1920 à1945&nbsp;». A partir de 1957, Benno a travaillé dans le service social des usines Hoesch à Dortmund. En 1959, il a été élu secrétaire central du PS. L’USS l’a recruté une bonne année plus tard. Benno a répondu à l'appel, car il voulait, selon ses propres termes, faire usage des «&nbsp;possibilités de façonner la politique économique&nbsp;».
</p><p>Pendant ses 30 ans à l’USS, Benno a été responsable de la politique économique générale. Il s’est surtout occupé de la politique agricole, énergétique et des consommateurs, domaines qu’il a façonnés. Il a été l'un des chefs de file de la campagne pour l'initiative pour la participation, qui a été rejetée par le peuple en 1976. Alors qu’il a longtemps été en faveur de l'énergie nucléaire, il a changé d’avis après la catastrophe de Tchernobyl et préconisé un changement de politique énergétique au sein de l’USS. Pendant 10 ans, il a été rédacteur en chef de «&nbsp;Gewerkschaftliche Rundschau&nbsp;». Il a également écrit plusieurs articles sur l'histoire des syndicats. Ses textes étaient fluides, compréhensibles et solides, tout en ne perdant pas de vue l’essentiel. 
</p><p>Mais nous nous souvenons aussi de Benno le musicien dans le privé. Quand il jouait de l'alto ou du violon dans un quatuor, au service du son et de l'harmonie, c'était alors par pur plaisir du collectif - et collectivement. Et une image, pour ainsi dire, de la maxime qui a accompagné son long engagement dans la politique syndicale. 
</p><p>Pour cela aussi, Benno, nous souhaitons te remercier. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5339</guid><pubDate>Thu, 15 Mar 2018 10:11:53 +0100</pubDate><title>La BNS doit agir : le franc reste fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-agir-le-franc-reste-fortement-surevalue</link><description>Examen de la situation de la BNS : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'économie mondiale est en pleine reprise. La Suisse aussi suit progressivement la même voie. Cela, également parce que le franc s'est tendanciellement affaibli. Il y a une année, le taux de change était encore de 1,07 franc pour 1 euro. Mais le franc reste fortement surévalué. Selon des estimations faites avec divers modèles, il apparaît que le taux de change équitable franc-euro est de l'ordre de 1,25 franc à 1,35 franc pour 1 euro. Cette situation a entre autres pour effet que la reprise de la conjoncture devrait être tendanciellement plus forte à l'étranger qu'en Suisse. On court le risque que de nombreuses entreprises investissent moins en Suisse et plus à l'étranger. Avec les conséquences négatives que cela aura sur l'emploi, aujourd'hui et demain.
</p><p> C'est une bonne chose que la Banque nationale suisse (BNS) maintienne les taux d'intérêt à un niveau bas et soit prête à intervenir sur le marché des devises. L'Union syndicale suisse (USS) attend cependant d'elle qu'elle agisse plus vigoureusement contre la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change atteigne aussi rapidement que possible un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation). 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5337</guid><pubDate>Wed, 14 Mar 2018 08:58:00 +0100</pubDate><title>Paul Rechsteiner quitte la présidence de l’USS fin novembre </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/paul-rechsteiner-quitte-la-presidence-de-l-uss-fin-novembre</link><description>Changement de génération en vue à la direction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Après 20 ans d'intense activité, Paul Rechsteiner quitte son poste de président de l'USS à fin novembre.</p><p>" C'est le bon moment pour procéder à un changement de génération. " L'USS se porte bien : la coopération entre les fédérations fonctionne et le secrétariat, sous la direction de Daniel Lampart, fait un excellent travail ", explique Paul Rechsteiner pour motiver sa décision.
</p><p>Paul Rechsteiner a été élu président à l'automne 1998. A l'heure où les préoccupations sociales étaient soumises à une pression considérable, il plaida en faveur d'une politique syndicale offensive. L'une des grandes réussites de sa présidence est la protection des salaires par les mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes. Elles étaient la condition pour que les syndicats soutiennent les accords bilatéraux avec l'UE. Les mesures d'accompagnement ont contribué à ce que la protection apportée par les conventions collectives de travail puisse être étendue en Suisse. Ce qui va à l'encontre de la tendance dans toute l'Europe.
</p><p>La campagne " Pas de salaires au-dessous de 3000 francs " lancée au tournant du millénaire a été couronnée de succès. Cela a entraîné des hausses salariales importantes dans le secteur des bas salaires. Et ce à un moment où les programmes Hartz I-IV en Allemagne voisine créaient un secteur à bas salaires. L'initiative populaire " sur des salaires minimums " (salaires minimums de 4000 francs), lancée par les syndicats en 2010, a ensuite échoué en votation. Mais en réalité, un salaire minimum informel de 4 000 francs s'est de plus en plus imposé.
</p><p>Dans le domaine de la politique sociale, des progrès ponctuels ont été réalisés dans certains domaines. Mais il convient surtout de souligner les importantes victoires remportées contre des tentatives de démantèlement. Les essais répétés de réduire les retraites, par exemple, ont échoué à cause de la résistance des syndicats. Il n'a toutefois pas été possible d'obtenir de meilleures rentes AVS. La demande reste toutefois pendante.
</p><p>Au cours de ses 20 années de présidence, Paul Rechsteiner a réussi à promouvoir la coopération des fédérations réunies au sein de l'USS et à unir leurs forces pour des intérêts communs. Aussi sous forme d'initiatives, de référendums, de manifestations et de campagnes. Pendant cette période, l'USS s'est également ouverte à des associations professionnelles et des organisations d'employé(e)s.
</p><p>Le Comité présidentiel de l'USS, qui réunit les présidences des plus grandes fédérations, se félicite que Paul Rechsteiner soit candidat pour un troisième mandat au Conseil des Etats de Saint-Gall à l'automne 2019. Les délégué(e)s décideront de son successeur au Congrès de l'USS (30.11. -1.12.18). Les vice-présidents de l'USS, Vania Alleva et Giorgio Tuti, se chargeront de concevoir le processus de succession de Paul Rechsteiner et seront soutenus par la direction du secrétariat de l'USS.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président, 079 277 61 31</li><li>Vania Alleva, vice-présidente, 079 620 11 14</li><li>Giorgio Tuti, vice-président, 079 221 45 64</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5335</guid><pubDate>Mon, 12 Mar 2018 12:10:58 +0100</pubDate><title>Modifications d&#039;ordonnances relatives à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative &amp; sur l’intégration des étrangers, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modifications-dordonnances-relatives-a-l-admission-au-sejour-et-a-l-exercice-d-une-activite-lucrative-sur-l-integration-des-etrangers-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5331</guid><pubDate>Fri, 09 Mar 2018 12:45:29 +0100</pubDate><title>Consommateurs et salarié(e)s enfin mieux protégés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/consommateurs-et-salarie-e-s-enfin-mieux-proteges</link><description>Le Conseil national se prononce pour un délai de prescription plus long</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 7 mars, le Conseil national, et c'est réjouissant, a suivi sa commission lors du débat sur le droit de la prescription dans le Code des obligations (CO) et s'est prononcé pour un délai de 20 ans. Un pas dans la bonne direction pour satisfaire aux normes minimales du droit international.</p><p>Selon le CO, le délai de prescription est aujourd'hui de dix ans seulement. Un délai aussi court ne tient pas compte des risques encourus actuellement par la santé, notamment avec le travail. De fait, beaucoup de dommages ne peuvent être constatés chez les victimes qu'après 10 ans. Ou des maladies ne se déclarent souvent qu'après 12 ou 15 ans. On le voit d'une manière particulièrement claire et choquante avec les victimes de l'amiante qui ne sont souvent tombées malades qu'une décennie après leur exposition à cette substance. 
</p><p>Dans de tel cas, le droit suisse ne prévoit aucune possibilité d'intenter une action au civil. Actuellement, les victimes civiles ou professionnelles de l'amiante ne peuvent légalement pas rendre quelqu'un responsable de leur problème. Une lacune que la Cour européenne des droits de l'homme (CrEDH) a aussi critiquée. Cela fait quatre ans déjà qu'elle a clairement affirmé qu'un délai de prescription de dix ans était en contradiction avec la Convention européenne des droits de l'homme. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) partage cet avis. Les syndicats estiment qu'il faut résoudre la question du droit de prescription de manière neutre sur le plan technologique, mais dans l'intérêt des victimes. Le meilleur moyen de le faire est de travailler avec des délais de prescription relatifs courts ne s'ouvrant qu'à partir du moment où le dommage est constaté. 
</p><p>Le Conseil national a toutefois voulu maintenir des délais de prescription absolus. En décidant un relèvement modéré de la prescription à 20 ans (deux fois plus qu'aujourd'hui), il a choisi le strict minimum afin de satisfaire aux normes techniques et du droit international. Les victimes, par exemple les salarié(e)s ou les consommateurs et consommatrices, pourraient ainsi porter plainte pendant une période plus longue pour des dommages qui n'auraient été constatés que tardivement. L'USS salue cette prolongation. 
</p><p>L'USS signale en outre l'importance du fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante créé pour gérer cette catastrophe sanitaire, un fonds qui est en rapport avec la modernisation du droit de prescription. Les premières personnes ont déjà été indemnisées, mais il manque toujours de moyens financiers pour le doter correctement. Ce serait en premier lieu à l'économie de passer des paroles aux actes et de garantir son financement. De plus, les syndicats s'engagent pour un renforcement de la prévention et pour que les dispositions sur l'analyse de la présence ou non d'amiante et son élimination lors de transformations ou de démolitions de bâtiments soient appliquées de manière plus stricte. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5330</guid><pubDate>Fri, 09 Mar 2018 11:12:48 +0100</pubDate><title>Le peuple a parlé, les politiques continuent de se déchaîner</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-peuple-a-parle-les-politiques-continuent-de-se-dechainer</link><description>Après le non à No Billag, que se passe-t-il avec le service public ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">&nbsp;71,6 %de non à l'initiative No Billag ! Un résultat on ne peut plus clair pour une initiative aux intentions claires comme de l'eau de roche, et qui aurait brisé la nuque à l'émetteur financé avec la redevance. Difficile de faire mieux, devrait-on penser.</p><p>Mais à peine les locaux de vote étaient-ils fermés et les premières projections articulées que déjà, les politicien(ne)s se bousculaient à nouveau devant les micros pour dire haut et fort où, selon eux, la SSR devait être mise au régime et comment il fallait une bonne fois lui donner des limites. Le même jour, la direction de la SSR annonçait les grands axes d'un programme d'économies à hauteur de 100 millions de francs. 
</p><p>Que se passe-t-il donc avec le service public ? De toute évidence, la population le veut. Les entreprises et les politiques donnent par contre un tour de vis en matière d'offre, d'emplois et de coûts. Sont concernés les CFF, la Poste et Swisscom. Des milliers d'emplois sont supprimés, le trafic ferroviaire intérieur de marchandises est massivement réduit, des points de vente des CFF et des offices de poste sont fermés. Et bien que les citoyen(ne)s mettent leur véto aux privatisations et externalisations, comme ce dernier dimanche de votation l'a à nouveau montré de manière exemplaire avec les services industriels de Windisch et Kölliken, les politiques, pas du tout impressionnés, continuent à faire de la propagande pour elles. 
</p><p>CarPostal triche-t-elle pour toucher trop de subventions ? À privatiser ! Il faut plus de concurrence ! La distribution d'eau dans le canton de Zurich ? Désormais partiellement privatisée. L'approvisionnement en électricité ? À absolument libéraliser intégralement ! Des millions de dettes à l'hôpital communal de Triemli ? Externalisation immédiate ! Quel que soit le problème que connaisse tel ou tel service public, la cure à prescrire est toujours la même. Le peuple est-il incorrigible ? Étonnée, la rédactrice en chef du " Tages-Anzeiger " constate, vu le résultat fait par No Billag, que, pour les gens, une institution comme la SSR est " manifestement plus importante que la maxime économique de base selon laquelle on ne paie que ce que l'on consomme ". 
</p><p>Le peuple s'est donc montré irrationnel lors de cette votation. Peut-être est-il sentimental ? Qui plus est, notons que cette maxime de base n'existe absolument pas. Contrairement aux expériences montrant qu'un service public financé uniquement de manière commerciale ne peut proposer qu'une offre misérable. Si l'on cherche à savoir en quoi la plus grande concurrence et les privatisations ont amélioré concrètement le service public, on ne trouve pas grand-chose. 
</p><p>Il y a à peine deux ans, une autre initiative est passée en votation, l'initiative " En faveur du service public ". Elle était formulée en termes équivoques et sa mise en œuvre aurait pu entraîner beaucoup de bagarres avec un Parlement favorable aux privatisations. Les syndicats l'ont combattue, mais à l'époque aussi, il est devenu clair avant la votation que la population veut un contrôle fort de la part des pouvoirs publics, elle veut un approvisionnement en services qui soit abordable et de qualité dans toutes les régions du pays. 
</p><p>Depuis lors, cela n'a fait que s'accentuer. La colère suscitée par les fermetures d'offices de poste doit être comprise comme un symptôme. Ce n'est pas de la sentimentalité, et pas seulement non plus de la solidarité avec les aîné(e)s qui ont besoin de guichets. C'est la certitude qu'un approvisionnement dans l'ensemble du pays, avec des prestations de service public abordables représente une valeur inestimable, économiquement parlant aussi. Pas question de se mettre à démanteler si l'on n'a pas de solution de rechange convaincante ! 
</p><p>Il va de soi que la SSR doit relever les défis de notre temps et de la numérisation et aménager en conséquence son offre avant tout dans le domaine en ligne. Mais les politicien(ne)s qui ne veulent aujourd'hui que démanteler et réduire l'offre de la SSR devraient mieux réfléchir. Le volume de l'approvisionnement en médias que nous aurons demain dépendra toujours dans une grande mesure de l'offre d'un émetteur financé par une redevance. Et celle-ci est la base d'une société informée et majeure. Et les politicien(ne)s ont besoin de cette dernière, non ? </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5329</guid><pubDate>Fri, 09 Mar 2018 09:57:08 +0100</pubDate><title>Discrimination salariale : les femmes en colère</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/discrimination-salariale-les-femmes-en-colere</link><description>La politique d&#039;obstruction du Conseil des États met les femmes en colère, de la gauche jusqu&#039;à la droite</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une année après le tricotage de bonnetS devant le Palais fédéral et la Marche des femmes, la majorité du Conseil des États ne reconnaît toujours pas les signes du temps et renvoie en commission une révision déjà amaigrie de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes pour la rendre encore plus maigre. Cette politique d'obstruction met très en colère les femmes, de la gauche jusqu'à la droite. </p><p>Il y a une année, les femmes ont tricoté des bonnets roses devant le Palais fédéral, manifestant par là dans la bonne humeur contre le fait qu'au plus tard depuis Trump, la discrimination à leur encontre était redevenue " admissible ". Le 19 mars 2017, 15 000 personnes ont, à l'occasion de la Marche des femmes à Zurich, fait descendre dans la rue les " pussy hats ", ces petits bonnets roses avec des oreilles de chat, et fait entendre leurs protestations contre la discrimination. L'originalité de ces actions n'est pas parvenue à cacher la grande colère qui habite les femmes, une colère contre le sexisme, la discrimination et la haine. 
</p><p>L'appel des femmes date d'une année et la colère a encore grandi depuis lors. En effet, l'économie et les politiques jouent les autruches pour ne pas devoir prendre en compte les revendications des femmes. Ainsi, le 28 février, le Conseil des États débattait du projet présenté par le Conseil fédéral pour mettre en œuvre l'égalité salariale, un projet déjà fortement écorné par la commission préparatoire de la Chambre des cantons. L'espoir que cette version amaigrie passe quand même le cap des délibérations était intact. Mais la rapporteuse de la commission, la conseillère aux États PDC Anne Seydoux-Christe, les conseillères nationales présentes dans la salle et les visiteuses, dont des représentantes de l'Union syndicale suisse (USS), qui avaient rempli les tribunes à ras bord durent assister sidérées au renvoi en commission du projet, sous des prétextes cousus de fil blanc. Cela, sur proposition de Konrad Graber, le collègue de parti d'Anne Seydoux-Christe. Premièrement, les mesures proposées ne seraient pas efficaces et devraient donc être durcies et, secondement, il faudrait examiner des modèles pour des mesures volontaires. 
</p><p>Les hommes du PLR, du PDC et de l'UDC ne se sont pas beaucoup inquiétés du fait qu'en la matière, des mesures volontaires sont tout le contraire d'un durcissement. Ils ont montré leur force parce qu'ils le pouvaient. Ce n'était pas une alliance de droite, mais une alliance d'hommes. En vain, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga signala qu'après des décennies d'inefficacité, les mesures volontaires avaient tout simplement fait leur temps. La majorité des conseillers aux États parut uniquement contente de pouvoir torpiller les mesures pour l'égalité des salaires sans avoir à reconnaître ne pas en vouloir du tout. Ainsi, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture, y compris le président de l'USS, Paul Rechsteiner, qui en est membre, se trouve maintenant, après trois discussions approfondies à ce sujet, face à la tâche ingrate de remplir, lors d'une nouvelle séance le 19 avril, un mandat comportant des demandes les plus contradictoires. 
</p><p>Pour les femmes, le temps du tricotage de bonnets est passé. Des femmes des syndicats aux politiciennes de droite, elles ont perdu patience et réclament haut et fort ce qui leur est dû. C'est devenu évident lors de la journée internationale de lutte des femmes, le 8 mars. Soutenues par les partis et les organisations féminines, les femmes des syndicats ont appelé à des manifestations à Genève, Aarau et Berne. Mille personnes en colère sont venues. 
</p><p>Mais la lutte va bien au-delà du 8 mars et touche bien plus que le camp de la gauche. L'organisation féminine faîtière <a href="https://www.alliancef.ch/index.php/de/projekte/68-lohngleichheit" class="external-link-new-window">alliance F</a> dénonce publiquement un Conseil des États favorable aux discriminations avec le hashtag #nichtmeinStänderat (pas mon Conseil d'État), les <a href="http://www.femmes-pdc.ch/2018/03/02/1896/" class="external-link-new-window">femmes du PDC</a> attaquent frontalement et même celles du PLR twittent en des termes inhabituellement tranchants contre la décision de la Petite Chambre. Les syndicats de l'USS vont poursuivre leur combat pour des contrôles et des sanctions. Le prochain moment fort sera le 1er Mai, lors duquel nous demanderons : l'" Égalité salariale. Point final ! </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5327</guid><pubDate>Thu, 08 Mar 2018 13:37:48 +0100</pubDate><title>Contre le mépris affiché pour l’égalité des sexes : l’égalité salariale, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/contre-le-mepris-affiche-pour-l-egalite-des-sexes-l-egalite-salariale-maintenant</link><description>Journée internationale de la Femme</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> " L'égalité salariale, maintenant ! ", c'est là le slogan de nombreuses manifestations et événements qui ont lieu ce jeudi, à l'occasion de la Journée internationale de la Femme. Au centre, la critique de la décision prise par le Conseil des États de renvoyer aux calendes grecques des mesures efficaces de lutte contre les inégalités de salaire entre femmes et hommes. </p><p>À Berne, environ 1 000 femmes ont manifesté à midi contre cette tactique dilatoire inacceptable qui a pour seul but de cacher que la majorité de la Chambre des cantons veut surtout ne rien entreprendre contre la discrimination salariale persistante des femmes. Lors de la manifestation organisée par les groupes d'intérêt Femmes des sections de Berne, Berner-Oberland et Oberaargau-Emmental d'Unia et soutenue par l'Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations ainsi que nombre d'organisations féminines, les femmes ont clairement fait savoir que les mesures volontaires des entreprises ne suffisent pas pour remplir dans un avenir prévisible le mandat constitutionnel de l'égalité salariale. L'approche volontariste est inadéquate ici, comme l'échec du Dialogue sur l'égalité des salaires l'a montré, une petite dizaine d'entreprises seulement ayant fait contrôler dans ce cadre leurs structures salariales sous l'angle de la discrimination des femmes. 
</p><p>37 années après que les Suissesses et les Suisses eurent inscrit dans la Constitution fédérale le principe du " salaire égal pour un travail de valeur égale ", il est plus que temps que la révision en cours de la loi sur l'égalité prévoie des contrôles obligatoires et des instruments de mise en œuvre de l'égalité salariale. Le Parlement doit faire en sorte, avec cette révision, que le mandat constitutionnel soit enfin appliqué. 
</p><p>En début de soirée, d'autres manifestations et événements sont organisés à Aarau, Genève et dans d'autres villes du pays à l'occasion de la Journée internationale de la Femme. À Aarau, on manifestera en particulier aussi contre la fermeture du bureau de l'égalité décidée par le gouvernement et le parlement du canton. Cette décision illustre, comme celle du Conseil des États, le mépris affiché par les milieux politiques dominés par les hommes à l'égard de la question de l'égalité des sexes. Cela, alors qu'aujourd'hui aussi, la différence entre les salaires des femmes et ceux des hommes qui ne s'explique pas par des critères objectifs comme le niveau de formation ou la position dans la hiérarchie de l'entreprise se monte à 7,3 %. Et que cette discrimination a une incidence négative sur le montant des rentes touchées par les femmes une fois à la retraite. L'USS et ses fédérations intensifieront leur lutte contre la discrimination des femmes et placent le 1er Mai sous le slogan " Égalité salariale. Point final!".
</p><h5> Renseignements: </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Simeon Seiler, secrétaire syndicale, Unia Berne </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5324</guid><pubDate>Sun, 04 Mar 2018 12:19:40 +0100</pubDate><title>Un attachement clair à des médias de service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/un-attachement-clair-a-des-medias-de-service-public</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La fin de non-recevoir claire opposée à l'initiative No Billag montre à quel point la population est attachée à des émetteurs radio et TV tenus de remplir un mandat de service public. En contrepartie, ceux-ci sont tenus de présenter les événements de manière globale et fidèle ainsi que de refléter la diversité des opinions. Il leur appartient également de contribuer à la libre formation de l'opinion, au développement culturel et au divertissement. C'est leur mandat constitutionnel qui le dit. En ce qui concerne la politique des médias, il faut viser à garantir et développer la qualité. Les interventions politiques qui veulent baisser encore plus la redevance et couper dans les programmes de la SSR doivent être rejetées. À cause du nouveau plafonnement à 1,2 milliard de francs du produit de la redevance, cette dernière devra déjà supprimer des prestations. Au lieu de démanteler encore plus, il faut orienter l'offre en fonction des défis que pose actuellement le monde numérisé des médias. 
</p><p>Que cette initiative dévastatrice ait été rejetée aussi nettement dans les urnes par plus de 70% de non soulage et réjouit l'Union syndicale suisse (USS). Ainsi, des milliers d'emplois et donc l'existence de milliers de personnes actives dans ce domaine ont été sauvés. 
</p><p>Cette votation donne à la SSR et aux émetteurs privés financés à travers la redevance un mandat clair, celui de fournir plus de service public et de se démarquer à l'avenir davantage des émetteurs purement commerciaux. Ils doivent aussi offrir des conditions de travail qui permettent de faire un journalisme de qualité. Le verdict des citoyen(ne)s ne diminue par les exigences auxquelles les émetteurs de service public doivent satisfaire. Elles sont à juste titre élevées et doivent aussi le rester. 
</p><p>Le Conseil fédéral va présenter sous peu une loi sur les médias censée garantir à long terme le financement et la qualité des médias électroniques. L'USS défend l'idée que les médias en ligne doivent aussi être encouragés. Il est " minuit moins cinq " pour des médias de qualité en Suisse ! Les éditeurs, qui contribuent, pour une part au moins aussi importante que les émetteurs financés à travers la redevance, à approvisionner la population en informations doivent arrêter de faire du blocage. Ils refusent d'encourager le journalisme et, ces derniers temps, n'ont fait parler d'eux qu'à cause de la suppression d'emplois dans les rédactions. Pour disposer d'un service public suffisant, la Suisse a besoin de deux piliers : les médias électroniques et la presse écrite. Cela, au bénéfice d'une population informée et capable de prendre des décisions. Et aussi au bénéfice d'une démocratie vivante. 
</p><p>Le oui net au régime financier doit aussi être compris comme l'expression claire d'un attachement aux services publics. La population veut que la Confédération fournisse un service public de qualité et est prête à payer pour cela. Ce verdict des urnes montre également qu'il serait vraiment temps d'inscrire définitivement l'impôt fédéral direct dans la Constitution fédérale.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable du dossier des médias, 079 744 93 90</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-5322</guid><pubDate>Fri, 02 Mar 2018 15:36:22 +0100</pubDate><title>Les problèmes de la prévoyance vieillesse ne sont pas résolus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-problemes-de-la-prevoyance-vieillesse-ne-sont-pas-resolus</link><description>Réforme des retraites: l&#039;USS commente les grands axes du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les rentes du 2e pilier baissent. Et une part toujours plus grande de l'AVS sert à payer les primes-maladie et les dépenses de santé. Tels sont les grands problèmes de la prévoyance vieillesse suisse. Les grands axes fixés aujourd'hui par le Conseil fédéral n'y répondent pas. Au contraire, avec la hausse proposée de l'âge de la retraite des femmes, celui-ci créera de nouveaux problèmes.
</p><p>C'est quand même une bonne chose que le Conseil fédéral propose un financement supplémentaire de l'AVS plus conséquent que Prévoyance vieillesse 2020. Cela donnera plus de marge à l'AVS et réduira la pression sur les prestations. L'Union syndicale suisse (USS) préfère toutefois une augmentation des cotisations salariales à une hausse de la TVA.
</p><p>Pour l'USS, il est clair que les problèmes actuels de la prévoyance vieillesse ne pourront être résolus qu'en augmentant les rentes AVS. L'USS refuse le relèvement de l'âge de la retraite des femmes.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5319</guid><pubDate>Wed, 28 Feb 2018 13:09:04 +0100</pubDate><title>Égalité salariale: le Conseil d’État malmène les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-le-conseil-d-etat-malmene-les-femmes</link><description>La révision de la loi sur l&#039;égalité renvoyée aux calendes grecques</description><content:encoded><![CDATA[<p>La majorité du Conseil des États refuse de remplir ses obligations en matière de lutte contre les inégalités de salaires entre femmes et hommes. Elle a renvoyé la révision de la loi sur l’égalité aux calendes grecques. La décision du Conseil des États de, certes, entrer en matière mais de renvoyer le projet à la commission pour qu’elle examine des mesures volontaires est hypocrite et scandaleuse. Les entreprises ont en effet eu suffisamment de temps et de possibilités pour appliquer l’égalité salariale. Depuis que le Dialogue sur l’égalité a échoué, l’époque du volontariat est depuis belle lurette terminée. Cette décision n’a donc qu’un seul objectif&nbsp;: empêcher de prendre des mesures pour mettre en œuvre le principe de l’égalité salariale ou pour les retarder. C’est un affront envers toutes les femmes professionnellement actives en Suisse. 
</p><p>Alors que les Suissesses et les Suisses ont inscrit le principe d’un «&nbsp;salaire égal pour un travail égal&nbsp;» dans la Constitution depuis 37 ans, il est plus que temps d’instaurer des contrôles et des instruments de mise en œuvre obligatoires. L’Union syndicale suisse et ses fédérations invitent les conseillers et conseillères aux État à renoncer rapidement à leurs manœuvres dilatoires et à enfin honorer le mandat constitutionnel avec le sérieux qu’il convient. &nbsp;
</p><p>La décision du Conseil des États montre que les demandes politiques féminines sont en très mauvaise posture. C’est choquant&nbsp;: il faut lutter durement pour le moindre petit progrès. L’USS et ses fédérations mènent cette lutte depuis des années. Elles vont l’intensifier. Le 8 mars déjà, lors de la Journée internationale de la femme, nous augmenterons la pression avec des actions sur la place publique. L’USS a également choisi cette année de placer l’égalité salariale au centre de la Fête du travail. Le slogan « Égalité salariale. Point final&nbsp;!&nbsp;» rappelle sans équivoque au Parlement qu’il doit réaliser le mandat constitutionnel. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale en charge de l’égalité de l’USS, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5316</guid><pubDate>Mon, 26 Feb 2018 14:06:06 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur les allocations familiales (LAFam)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-la-loi-sur-les-allocations-familiales-lafam</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5313</guid><pubDate>Thu, 22 Feb 2018 11:23:12 +0100</pubDate><title>Les droits fondamentaux des sans-papiers foulés aux pieds</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/les-droits-fondamentaux-des-sans-papiers-foules-aux-pieds</link><description>Le Conseil national doit suivre l’exemple genevois</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis une année, le canton de Genève fait des expériences positives avec l'opération Papyrus. Celle-ci veut faciliter la vie des personnes dépourvues de statut de séjour. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) fonce brutalement par contre dans la direction opposée.</p><p>Le 7 mars, le Conseil national traitera la motion " Pour une législation cohérente sur les sans-papiers " de la CSSS-N. En contradiction avec son nom, celle-ci ne veut pas améliorer la sécurité sociale des sans-papiers, mais la faire voler en éclats. Ainsi, des personnes sans papiers perdraient demain leur droit légal aux prestations des assurances sociales et, en cas de maladie, ne disposeraient plus que d'un service financé par l'État, avec annonce aux autorités de la migration en cas de traitement.</p><p>Le droit à la formation aussi devrait être touché. Les enfants sans papiers scolarisés devraient également être annoncés aux autorités. Ce qui se passerait si le Parlement acceptait cette funeste motion est évident : par peur d'être découverts, les sans-papiers n'enverraient plus leurs enfants à l'école et ne demanderaient plus d'assistance médicale. Et le travail au noir s'en trouverait encouragé, car l'illégalité ne diminue pas la demande de force de travail.</p><p>Avec ces idées, la CSSS-N foule aux pieds les droits fondamentaux d'une partie importante de la population. C'est d'autant plus effrayant que seuls les socialistes, les Vert(e)s et une PDC se sont opposés à cette motion. De quoi se demander où sont restés le C des élu(e)s PDC, de L des verts-libéraux et le D des représentant(e)s du Parti bourgeois démocratique. La motion fait fi des valeurs chrétiennes. Elle n'est ni libérale ni digne d'une démocratie qui doit aussi défendre les intérêts des minorités sans droit de vote.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) demande au Parlement qu'il défende l'ensemble de la population et ne prive pas des personnes sans droit de vote de leurs droits fondamentaux. La Suisse doit au contraire suivre l'exemple genevois et régulariser la situation des personnes sans statut de séjour, au lieu de les criminaliser encore plus.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_SansPapier-Alain-Cour_Foto-Fernand-Melgar_cc-by-sa_ab055b23bb.webp" length="170946" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5308</guid><pubDate>Wed, 21 Feb 2018 09:20:54 +0100</pubDate><title>Service public : test de stress parlementaire </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/service-public-test-de-stress-parlementaire</link><description>Débats sur les transports, la Poste, la SSR et le personnel de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de cette session, le Conseil national s'occupera de quatre objets qui touche le service public. Ils concernent le transport de personnes et de marchandises, la SSR, la Poste et le personnel de la Confédération. </p><h3>Transports </h3><p>Avec l'organisation de l'infrastructure ferroviaire (OBI), c'est un poids lourd qui passera pour la deuxième fois au Conseil national le 27 février. Lors de la session d'automne, ce dernier avait renvoyé le projet au Conseil fédéral, le chargeant d'examiner entre autres l'externalisation de CFF Cargo. Mais le Conseil des États, lui, y tenait. Entre-temps, le gouvernement a proposé, dans son rapport sur les possibilités de développement de CFF Cargo, d'élargir l'actionnariat de cette entreprise de transport de marchandises sur rail pour lui permettre de mieux s'imposer sur un marché âprement disputé. La Commission des transports et des télécommunications du Conseil national (CTT-N) propose maintenant au Conseil national de passer à la discussion par article. Elle veut en outre ajouter une disposition permettant d'autoriser les autocars grandes distances s'ils ne concurrencent pas de manière essentielle le trafic ferroviaire à longue distance et concurrencent dans une moindre mesure le trafic régional de voyageurs (art. 9 loi sur le transport de voyageurs). En octroyant une concession à l'entreprise Domo, l'Office fédéral des transports (OFT) a contourné le processus démocratique. Il est donc d'autant plus important que le Conseil national reprenne le leadership sur cette question. Car d'autres demandes de concession ont déjà été faites par des entreprises d'autocars. En outre, l'USS soutient cette proposition qui n'a été faite que grâce à la voix prépondérante de la présidente de la commission. Ferme, la CTT-N demande également au Conseil fédéral de proposer, en raison de la situation réelle dans les villes du pays, une conception pour les terminus de bus qui faciliterait des solutions multimodales en matière de trafic, sans augmenter les embouteillages déjà existants à proximité des gares. Après le passage en force de l'OFT, c'est devenu encore plus urgent, car la pression sur des arrêts centraux de bus dans les villes s'accentue énormément. 
</p><h3>Médias </h3><p>Le destin de service public dans les médias se jouera avec la votation du 4 mars. Mais indépendamment de " No Billag ", la pression sur la SSR est très élevée. Déjà lors de la dernière session, le Parlement a traité de nombreuses interventions qui visaient à imposer des garde-fous au Conseil fédéral concernant la nouvelle loi sur les médias. Deux objets sont maintenant à l'ordre du jour du Conseil national pour le 27 février. Tous deux veulent renforcer la " diversité médiatique ". Une initiative parlementaire radicale (16.422), dans laquelle il faut voir une réaction à l'entreprise commune Admeira, entend ne permettre à la SSR de collaborer avec d'autres entreprises que s'il est prouvé que la diversité médiatique s'en trouve renforcée. Cette disposition devra figurer dans l'actuelle loi sur la radio et la télévision (LRTV). La CTT du Conseil des États (CTT-E) a rejeté cette initiative, mais y a répondu avec sa propre motion qui veut obliger la SSR à coopérer davantage à tous les niveaux avec des médias privés, une motion déjà acceptée par le Conseil des États lors de la dernière session d'automne. La CTT du Conseil national l'a renforcée en demandant que cette disposition soit déjà intégrée dans une révision anticipée de la LRTV, et pas seulement dans la nouvelle loi sur les médias. Il y aurait urgence, tel est l'argument avancé. Une fois de plus, on donne ainsi la (fausse) impression que la SSR serait responsable du recul de la presse écrite. 
</p><h3>La Poste </h3><p>À la grande colère persistante due à la suppression très rapide d'offices de poste dans toutes les régions du pays s'ajoute maintenant le scandale des subventions trop élevées reçues par CarPostal SA pour le transport régional de voyageurs et voyageuses ! La Poste porte ainsi un énorme préjudice à l'image du service public. S'agit-il de mauvaise gestion ou d'auto-sabotage ? Lors de cette session, il appartiendra au Conseil national d'accepter la motion de la CTT-E sur la Planification stratégique du réseau d'offices postaux (17.3356). Cette entreprise liée de la Confédération doit tenir compte des besoins de la population et le Conseil fédéral, en tant que propriétaire de la Poste, doit tout autant assumer sa responsabilité en prenant au sérieux les avertissements donnés. Il faut préserver le service public et les pouvoirs publics le peuvent mieux que les privés tenus par les objectifs que leur fixent leurs actionnaires en matière de bénéfices. Le débat en cours devrait être l'occasion pour le rappeler à tout le monde. C'est pourquoi, le 1er mars, le Conseil national devra ficeler cette motion sur la planification stratégique du réseau d'offices postaux et la faire parvenir au plus vite au gouvernement ! 
</p><h3>Personnel de la Confédération </h3><p>On pourrait penser que le personnel de la Confédération est le bouc émissaire du Parlement. C'est d'autant plus étonnant que, dans leurs activités politiques, les parlementaires ont constamment ses prestations sous les yeux. Mais la pression exercée sur le personnel de la Confédération ne faiblit pas ! Le 6 mars, le Conseil national traitera la motion de la Commission des finances du Conseil national (17.3978) qui demande l'abrogation des dispositions sur la compensation du renchérissement figurant dans la loi sur le personnel de la Confédération. Aujourd'hui, l'article 16 de cette loi prévoit que le renchérissement peut être compensé si la situation économique et financière le permet. Mais la majorité de la commission est opposée même à cette seule option, appliquant la devise selon laquelle " ce qui n'a pas le droit d'être, ne saurait être ". Qui peut encore parler ici de raison lucide ?! </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5307</guid><pubDate>Wed, 21 Feb 2018 09:07:23 +0100</pubDate><title>Non à l&#039;initiative de l’UDC contre les droits humains</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-de-l-udc-contre-les-droits-humains</link><description>L’UDC ne veut que le droit suisse, mais lequel ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le 13 mars, le Conseil des États se prononcera sur la toute dernière attaque de l'UDC contre les droits humains. Il débattra de l'initiative contre les droits humains de ce parti qui, sous prétexte d'" autodétermination ", aimerait supprimer la protection offerte par la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et des conventions de l'Organisation internationale du Travail (OIT). Ce qui serait fatal pour les travailleurs et travailleuses de ce pays. </p><p>L'UDC souhaite dénoncer en catimini la CEDH ainsi que des conventions de l'OIT. Elle prétend renforcer par là la souveraineté de la Suisse. Mais dans les faits, les droits qui sont les nôtres, à nous tous et toutes, s'en trouveraient affaiblis. Ceux que la CEDH garantit figurent comme droits fondamentaux dans notre Constitution. Ils ne sont pas un droit étranger, mais un droit suisse. Tailler dans nos droits humains, c'est affaiblir notre démocratie, notre sécurité et notre liberté. 
</p><h3>Travailleurs et travailleuses aussi visés </h3><p>Les salarié(e)s et les personnes syndiquées ont précisément besoin au quotidien de droits humains qui fonctionnent. De fait, la Constitution, la CEDH et le droit international de l'OIT nous reconnaissent divers droits fondamentaux : liberté d'association au sein de l'entreprise et d'échanger des informations sur cette dernière, protection contre le licenciement antisyndical, protection des lanceurs d'alerte et droits d'accéder aux entreprises et d'informer le personnel. Mais le droit des femmes à l'égalité de traitement avec les hommes dans les assurances sociales est aussi garanti. La Cour européenne des droits de l'homme (CrEDH) de Strasbourg a rendu à ce sujet un jugement phare pour la Suisse et amélioré les rentes d'une jeune mère. 
</p><h3>43 conventions de l'OIT et la CEDH touchées </h3><p>Ce sont précisément ces garanties juridiques que l'UDC entend supprimer. En modifiant l'article 190 de la Constitution, l'initiative demande que seuls les traités internationaux soumis à référendum soient désormais déterminants pour le Tribunal fédéral (et toutes les autres autorités chargées d'appliquer le droit). L'initiative concernerait non seulement la CEDH mais même 43 conventions de l'OIT que la Suisse a ratifiées pour protéger les travailleurs et travailleuses ! 
</p><h3>Le droit international, une garantie pour les droits humains </h3><p>En Suisse, aucune juridiction constitutionnelle ne nous protège si une loi fédérale viole les libertés garanties par les droits fondamentaux. C'est pourquoi l'article 190 de la Constitution représente une sécurité. Le droit international, comme la CEDH et le droit de l'OIT, est aussi déterminant. C'est ainsi que le droit international ratifié par la Suisse assume cette fonction. En effet, le droit international (CEDH et conventions de l'OIT) garantit largement les mêmes droits fondamentaux et humains que notre Constitution. Mais il entre souvent plus dans les détails et donne des directives plus précises concernant la façon de donner forme à ces droits. Il a ainsi été possible de constater sur la base des plaintes déposées par l'USS et le SSP auprès de l'OIT que le droit du licenciement suisse peu favorable aux salarié(e)s contenu dans le Code des obligations (CO) doit être réformé. La CrEDH a en outre tout récemment constaté que les règles appliquées dans notre pays en matière de prescription pour les victimes de l'amiante sont arbitraires. Dans les deux cas, ce sont là de grandes victoires pour les personnes concernées travaillent en Suisse. 
</p><h3>Droit de la prescription au Conseil national </h3><p>La grande Chambre devra se demander si, selon le CO, la prescription ne doit pas intervenir après 10 ans, mais seulement après 20 ans. Pour l'USS, il ne s'agit certes pas là de la solution optimale, mais d'une proposition quand même raisonnable, et d'un minimum absolu afin de satisfaire aux normes du droit international. 
</p><p>Dans son arrêt du 11 mars 2014, la CrEDH a clairement spécifié qu'un délai de prescription de 10 ans ne correspond plus aux risques actuels pour la santé au travail, car de nombreux dommages ne surviennent qu'après 10 ans. L'USS aurait certes préféré des délais de prescription relative brefs, c'est-à-dire ne commençant qu'au moment où le dommage est connu. Si les Chambres fédérales veulent toutefois fixer des délais de prescription absolus, alors c'est 20 ans qu'il faut prévoir ici. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5305</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2018 17:37:13 +0100</pubDate><title>Introduction de l&#039;échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers avec d’autres États et territoires EAR à partir de 2018/2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/introduction-de-lechange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-avec-d-autres-etats-et-territoires-ear-a-partir-de-2018-2019</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5303</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2018 16:56:33 +0100</pubDate><title>Ratification de la Convention cadre du Conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel pour la société (convention de Faro)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ratification-de-la-convention-cadre-du-conseil-de-l-europe-sur-la-valeur-du-patrimoine-culturel-pour-la-societe-convention-de-faro</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5300</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2018 10:34:08 +0100</pubDate><title>Dommages désormais prescrits après 20 ans ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dommages-desormais-prescrits-apres-20-ans</link><description>Le Conseil national discute de délais de prescription plus longs </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le Conseil national discutera le 7 mars du droit de prescription prévu dans le Code des obligations (CO). La commission préparatoire propose désormais un délai de prescription de 20 ans, faisant un pas dans la bonne direction. </p><p>Selon le CO le délai de prescription maximal est aujourd'hui de 10 ans. Un délai de prescription aussi court ne tient pas compte des risques encourus avec le travail moderne, du fait que beaucoup de dommages ne peuvent être constatés qu'après 10 ans. Ou alors des maladies ne se déclarent souvent qu'après 12 ou 15 ans... Dans de tels cas, il n'est pas possible actuellement en droit suisse de déposer plainte. Cette lacune a aussi été critiquée par la Cour européenne des droits de l'homme. En 2014, elle a clairement jugé qu'un délai de prescription de 10 ans ne respectait pas la Convention européenne des droits de l'homme. 
</p><p>La Commission juridique du Conseil national propose également de prolonger le délai de prescription à 20 ans. Les victimes de dommages, par exemple les travailleurs et travailleuses ou les consommateurs et consommatrices, auraient ainsi plus de temps pour demander réparation (pour un dommage constaté tardivement). Pareille prolongation est modérée et représente le minimum absolu si l'on veut respecter les standards internationaux. L'USS y est favorable et rappelle aussi, dans ce contexte, le fonds destiné à la gestion de la catastrophe de l'amiante (EFA), une mesure en rapport direct avec la modernisation du droit de la prescription. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5299</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2018 10:16:47 +0100</pubDate><title>Égalité salariale : on passe aux actes, svp !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-on-passe-aux-actes-svp</link><description>Renforcer, pas affaiblir !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Bien que les organisations patronales se battent bec et ongles contre toute mesure en faveur de l'égalité salariale entre femmes et hommes, le projet de révision de la loi sur l'égalité (LEg) passera le 28 février au Conseil des États. Mais dans une version affaiblie. Au plénum de corriger. </p><p>L'an dernier, la conseillère fédérale Simonetta Sommarugas a tenu la promesse qu'elle avait faite lors du 12e Congrès des femmes de l'USS de 2013 et présenté au Parlement un projet destiné à mettre fin à la discrimination salariale persistante subie par les femmes. Le 28 février prochain, le Conseil des États débattra des propositions du Conseil fédéral et de sa commission préparatoire, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC-E). 
</p><h3>Conseil fédéral : plus de transparence </h3><p>Le projet de révision de la LEg a cependant perdu pas mal de plumes depuis lors. L'opposition de la droite et des organisations patronales est trop forte pour que le projet octroie à la Confédération la compétence en matière d'intervention proposée à plusieurs reprises par les expert(e)s. Le Conseil fédéral propose uniquement que les analyses des salaires dans les entreprises aient lieu tous les quatre ans. Elles généreraient plus de transparence et représentent un instrument important contre la discrimination salariale. Mais cet instrument serait plus efficace si les entreprises qui ne respectent pas l'égalité salariale étaient menacées de sanctions. Or là, le courage a fait défaut au Conseil fédéral, déjà au stade de la consultation. 
</p><h3>Commission : projet affaibli </h3><p>Cependant, pour une petite majorité de la commission préparatoire des États, la demande de plus de transparence va, elle aussi, manifestement déjà trop loin. En effet, elle estime que seules les entreprises occupant plus de 100 personnes doivent être concernées par la révision. Le Conseil fédéral avait proposé la limite de 50 personnes car, à partir de cette taille, l'application des instruments statistiques ne pose aucun problème. La commission veut ainsi ne soumettre qu'un petit pourcent des entreprises, même pas la moitié des salarié(e)s du pays, à l'obligation d'analyser leurs salaires. Que la majorité de la commission veuille renoncer aux analyses salariales faites par des expert(e)s éprouvés inquiète également. Il semble indifférent à ces membres de la CSEC-E que le savoir nécessaire pour ces analyses existe. 
</p><p>La majorité de la commission veut en outre abroger la loi avant même qu'elle n'ait pu déployer des effets. Ainsi, après douze ans, on devrait en avoir fini avec la transparence salariale, que les mesures aient eu ou non des effets. Le Conseil fédéral propose aussi de réexaminer l'application de la loi après dix ans, mais de n'en décider la prorogation qu'ensuite. Et enfin, la majorité de droite de la commission veut que les entreprises dont les analyses salariales auront montré qu'il n'y a aucune discrimination en leur sein n'aient dorénavant plus à en réaliser. 
</p><h3>Les patrons ne veulent rien du tout </h3><p>Les organisations patronales se battent bec et ongles même contre ce projet qui a perdu quasiment toutes ses plumes. Pour eux, les mesures contre la discrimination doivent être volontaires : notre instinct&nbsp; nous dira bien ce qu'il faut faire et, si nécessaire, les femmes concernées pourront porter plainte. Merci bien ! Et perdre du coup leur emploi ? 
</p><p>Des salaires qui ne sont pas les mêmes pour des activités de valeur égale, c'est une réalité. Qui est toujours là, malheureusement ! Or notre Constitution demande ici des salaires égaux. Dans quels domaines tolère-t-on que la Constitution ne soit toujours pas respectée ?! Dans quels domaines l'application de dispositions constitutionnelles passe-t-elle par des mesures volontaires ?! Pour ces raisons, il est clair, aux yeux de l'USS que nous voulons l'égalité salariale. Point barre ! 
</p><h3>On a besoin de mesures opérantes </h3><p>Le Conseil des États doit s'opposer aux tentatives de couler la révision faite par la droite de sa commission. Il doit reprendre, comme variante minimale, les propositions du Conseil fédéral et les améliorer avec celles de la minorité de la commission. De plus, la loi doit octroyer au Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes une compétence en matière d'investigation et la qualité pour agir ainsi qu'obliger les entreprises à présenter les mesures qu'elles prévoient si elles découvrent des discriminations salariales en leur sein. Ces mesures sont nécessaires pour que l'égalité salariale entre femmes et hommes demandée par la Constitution fédérale devienne enfin réalité. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5301</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2018 09:38:31 +0100</pubDate><title>Que faire quand le travail rend malade ? </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/que-faire-quand-le-travail-rend-malade</link><description>Nouvelle brochure de l’USS sur la protection de la santé </description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Jusqu’où va la responsabilité des employeurs et employeuses quand il s’agit de protéger la santé de leurs employé(e)s&nbsp;? Jusqu’où va le droit de participation des travailleurs et travailleuses quand des problèmes de sécurité et de protection de la santé surgissent&nbsp;au travail&nbsp;? 
</p><p>Cette nouvelle brochure sur la protection de la santé tente justement de répondre à ces deux questions centrales. Les mesures que doit prendre l’employeur ou l’employeuse, ce que les employé(e)s doivent faire individuellement ou collectivement en cas de risques et quelle est la marge de manœuvre des syndicats y sont expliqués de manière claire et concise en se référant aux dispositions légales. 
</p><p>Ce guide, proche de la pratique, regorge de conseils juridiques, et montre comment exercer ses droits de manière efficace et comment accomplir ses devoirs dans le domaine de la protection de la santé. 
</p><p>La brochure peut être commandée à <span lang="DE-CH"><a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGzni5jo" data-mailto-vector="7"><span lang="FR-CH">info(at)sgb.ch</span></a></span></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5295</guid><pubDate>Mon, 19 Feb 2018 16:54:09 +0100</pubDate><title>Bus longue distance: l’Administration supplante la politique </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/bus-longue-distance-l-administration-supplante-la-politique</link><description>Concession délivrée à Domo Swiss Express de manière incompréhensible</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Office fédéral des transports (OFT) a pris aujourd’hui une décision erronée, dangereuse et arrogante. D’un côté, l’octroi de cette concession à l’exploitant de lignes de bus longue distance Domo est totalement inutile et fera une concurrence funeste aux CFF. De l’autre, elle prend le pas sur les décisions politiques. 
</p><p>Au cours de la session de printemps qui commence dans une semaine, le Conseil national traitera d’une modification de la loi proposée par sa commission qui n’autorise des lignes de bus longue distance que si celles-ci ne concurrencent pas fondamentalement le trafic grandes lignes et que de manière minimale le trafic régional des personnes. Cette modification précise la disposition actuelle de la loi sur le transport de voyageurs qui n’autorise pas de concurrence économique déloyale. Le sec communiqué de presse de l’OFT n’indique pas comment il a abouti à cette décision positive. Il précise à cet égard que l’audition des cantons et des compagnies de transports concernées n’a pas permis de conclure à une concurrence déterminante au niveau régional. &nbsp;
</p><p>C’est ce qu’on peut toujours prétendre au moment du lancement d’une ligne de bus&nbsp;: la capacité de transport d’un bus n’est en effet pas comparable à celle d’un train. Mais l’exemple de Flixbus en Allemagne montre à quelle vitesse cela peut évoluer. L’entreprise transporte aujourd’hui un million de passagers par an. 
</p><p>La décision de l’OFT met en danger le service public que les CFF assurent en Suisse. Pas seulement sur les lignes longue distance, mais aussi sur des trajets régionaux moins rentables. Le concept d’un réseau couvrant largement le territoire est ainsi remis en question. Cette décision va un jour se retourner contre la population. 
</p><p>La décision de l’OFT rend obsolète une autre intervention de la commission compétente du Conseil national. Celle-ci veut demander au Conseil fédéral de développer un concept national de terminaux de bus dans le but de ne pas aggraver les bouchons existants autour des gares. 
</p><h5>Renseignements: &nbsp;</h5><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l‘USS, 079 744 93 90</p>]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5294</guid><pubDate>Mon, 19 Feb 2018 10:53:40 +0100</pubDate><title>Révision des PC : pas d’économies sur le dos des plus pauvres !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-des-pc-pas-d-economies-sur-le-dos-des-plus-pauvres</link><description>Le projet de révision reste ambigu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 14 mars, le Conseil national traitera en second conseil la révision partielle des prestations complémentaires (PC). La Chambre basse doit améliorer la proposition pour que la révision atteigne l’objectif fixé par le Conseil fédéral de maintenir les prestations.</p><p>&nbsp;</p><p>Alors qu’on pensait qu’elles seraient provisoires, les prestations complémentaires sont depuis longtemps une partie du premier pilier de la prévoyance vieillesse à laquelle on ne peut plus renoncer. Elles endossent aussi un rôle central dans le système du financement des soins et sont absolument indispensables pour compléter les rentes AI. Les PC ont aussi une grande importance dans le système de la réduction des primes d’assurance-maladie&nbsp;: actuellement déjà, 40&nbsp;% des moyens à disposition servent à payer les primes des bénéficiaires de PC.</p><p>D’un point de vue syndical, le nombre élevé de personnes qui dépendent des PC lorsqu’elles sont invalides ou retraitées montre qu’il faut tout d’abord augmenter les retraites et veiller à ce que les primes-maladie soient abordables. L’objectif de maintien du niveau des prestations proposé par le Conseil fédéral dans la révision partielle de la loi sur les PC est minimal dans ce contexte.</p><h3>L’adaptation du montant pris en compte pour le loyer corrige les baisses de prestations</h3><p>Au stade actuel des délibérations, il faut une interprétation très généreuse pour considérer que le niveau des prestations est garanti. Et cela aussi uniquement parce que la révision de la loi sur les PC a été couplée à l’adaptation du montant maximum pris en compte pour le loyer. Cette adaptation nécessaire n’est toutefois pas une mesure de maintien du niveau des prestations, mais la compensation indispensable des baisses en croissance insidieuse des prestations depuis 2001 (les loyers ont augmenté en moyenne de plus de 20&nbsp;% depuis).</p><p>Le projet dans son ensemble est aussi ambigu. Les nouveaux montants pris en compte pour le loyer soulageraient réellement les bénéficiaires de PC, ce qui est aussi valable pour les suppléments de loyers pour les appartements protégés. Ce progrès est toutefois opposé à un certain nombre de coupes&nbsp;: au lieu de la prime-maladie moyenne, à l’avenir ce ne serait plus que le montant de la réduction de prime la plus élevée qui serait pris en compte dans le calcul des PC. Ce montant est dans toujours plus de cantons nettement plus bas que les primes effectives. Cette nouvelle définition permettrait d’économiser plus de 120 millions (tendance en forte augmentation) que les bénéficiaires de PC devraient assumer. Ce sont là des assuré(e)s qui sont dans une situation économique difficile.</p><h3>Contrôles du mode de vie</h3><p>A quoi s’ajoute que la réforme se propose de réduire d’un tiers la fortune laissée à la libre disposition des bénéficiaires de PC et de durcir les règles de la renonciation à la fortune. Et le danger d’introduire un contrôle plus sévère du mode de vie n’est pas écarté. Toutes les dépenses des bénéficiaires de PC seraient ainsi en principe examinées sur des années en arrière, ce qui signifierait que les retraité(e)s ne pourraient rien se permettre qui dépasse le minimum vital.</p><p>Le Parlement a encore la possibilité de corriger cette proposition et de l’amener à l’objectif de la garantie des prestations. Dans le contexte des nouveaux milliards d’excédent inattendus de la Confédération, il est évident qu’il ne faut pas économiser chez les plus pauvres. Il faut en outre absolument renoncer à d’autres mesures d’économie, notamment en ce qui concerne la baisse de la contribution de la Confédération aux réductions de primes-maladie. Celle-ci est totalement inadéquate dans le cadre du projet de révision présent et méconnaît complètement la réalité vécue par les gens qui paient des primes dans ce pays&nbsp;: les primes-maladie corrigées de l’inflation ont augmenté de 128&nbsp;% en 20 ans.</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/f/csm_Simon_Bleasdale_flickr_CC-BY-NC-ND2_alte_Frau_mensch_spaziergang_ahv_rente_natur_old_see_6dc98a3339.webp" length="258018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5292</guid><pubDate>Thu, 15 Feb 2018 10:54:11 +0100</pubDate><title>Le démantèlement demandé par les patrons aggravera les problèmes de la prévoyance</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-demantelement-demande-par-les-patrons-aggravera-les-problemes-de-la-prevoyance</link><description>Conférence de presse de l’Union patronale sur la prévoyance vieillesse : la réaction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les propositions de démantèlement présentées aujourd'hui par l'Union patronale suisse vont aggraver les problèmes de la prévoyance vieillesse au lieu de les résoudre. 
</p><p>Aujourd'hui déjà, les rentes du 2e pilier baissent. Alors que la Suisse devient plus riche et que les bénéfices des entreprises augmentent. Du jamais vu dans notre pays. La personne qui prendra sa retraite ces prochaines années risque, le cas échéant, de perdre jusqu'à un tiers de sa rente. Pendant ce temps, les assurances-vie, les banques et les conseillers et conseillères encaissent, dans le 2e pilier, des milliards en frais administratifs et émoluments. 
</p><p>Les rentes AVS sont stables, ce qui est une bonne chose. Mais une part toujours plus grande de ces rentes est dévorée par la hausse des dépenses de santé et des primes-maladie. Nombre de personnes à la retraite ont moins d'argent pour vivre. 
</p><p>Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans a été un élément décisif dans le rejet de Prévoyance vieillesse 2020. Parce que les travailleurs et travailleuses âgés ont déjà de la peine aujourd'hui à avoir un emploi jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite et que les employeurs n'ont pour l'heure rien fait de substantiel contre cela. Et parce que les rentes de nombreuses femmes sont insuffisantes. 
</p><p>Pour ces raisons, des mesures globales sont nécessaires afin que les rentes soient garanties. La baisse des rentes du 2e pilier doit être compensée. Concernant les rentes courantes, il faut compenser la forte hausse des dépenses de santé. Aucun bénéfice ne doit être fait dans le 2e pilier aux dépens des assuré(e)s. Et l'âge de la retraite doit rester inchangé.
</p><p>&nbsp;</p><h5 class="TitreRenseignements"><span lang="FR">Renseignements:</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR"></span><span lang="FR">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</span></li><li><span lang="FR"></span><span lang="FR">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</span></li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5289</guid><pubDate>Wed, 14 Feb 2018 11:58:55 +0100</pubDate><title>Initiative No Billag : sans redevances, un paysage médiatique dévasté</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/initiative-no-billag-sans-redevances-un-paysage-mediatique-devaste</link><description>La Suisse a besoin d’un financement public pour son service public médiatique, mais pas d’une initiative No Billag</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Radio et TV ne sont pas gratuites. Mais chaque centime en vaut la peine pour le pluralisme des médias et le respect des minorités, écrit Nina Fargahi, rédactrice en cheffe de l'édition allemande d'Edito, le magazine suisse des médias et journaliste indépendante.</p><p>Dans aucun autre pays européen, les redevances radio-télévision ne sont aussi chères qu'en Suisse. Il y a des raisons à cela : selon la Constitution fédérale, la SSR est tenue de proposer dans les quatre langues nationales des programmes pour tous les habitant(e)s du pays. Or ces marchés sont trop petits pour qu'il soit possible de financer ces programmes d'abord à travers la publicité. C'est pourquoi la Suisse a absolument besoin d'un financement public pour son service public médiatique, mais pas d'une initiative No Billag.
</p><p>L'information et les émissions de divertissement ne sont pas gratuites. Les émissions radiophoniques et avant tout celles de télévision sont justement chères à produire. Celles d'information surtout occasionnent des coûts élevés. Même sur les marchés de grande taille, il est difficile de les financer avec la publicité. Par exemple, le Nachtjournal de la chaîne commerciale allemande RTL, un média plutôt de boulevard, est extrêmement apprécié, mais pas rentable. Et s'il n'a pas été supprimé, cela tient bien sûr à ses bons taux d'audience. Aux États-Unis aussi, les grandes chaînes télévisuelles ABC, NBC et CBS se battent contre des coûts trop élevés. Toutes ont dû sans exception réduire leurs réseaux de correspondant(e)s.
</p><p>Mais alors, comment financer l'offre médiatique ? Quand même à travers la publicité ? En 2016, les chaînes de la SSR ont diffusé pour 361 millions de francs de publicité. Avec ces recettes publicitaires, la SSR ne couvre qu'un quart de ses dépenses. Et impossible de développer encore plus la publicité. Cela, aussi parce qu'en raison de la petite taille des marchés, elle n'est pas assez intéressante. Et parce qu'une part toujours plus importante du volume publicitaire va chez Google, Facebook et Cie.
</p><p>Comme solution pour la SSR, les auteurs de l'initiative No Billag prônent des offres payantes. Même si chacun sait que les télévisions à péage sont tout au plus rentables pour le sport, les films et les séries. Et même si toujours moins de personnes sont prêtes à s'abonner à un journal, et encore moins à une offre en ligne.
</p><p>Il est donc clair que si l'on veut réussir à proposer dans notre pays une radio et une télévision avec un programme d'information et de divertissement conçu pour la Suisse, il faut des redevances ou une autre forme de financement public. Sinon, c'est impossible. En cas d'acceptation de No Billag, le paysage radiophonique et télévisuel suisse volerait en éclats. Et pas seulement la SSR, mais aussi 21 radios locales et 13 télévisions régionales qui dépendent également des redevances de Billag. Pas besoin d'être bardé de diplômes en économie pour en arriver à cette constatation objective. Tout le monde devrait voir que l'on ne peut pas imaginer que la SSR survive si on lui supprime les trois quarts de ses recettes. Quant aux télévisions régionales, No Billag annihilerait plus de la moitié de leurs recettes.
</p><p>Cela ne suffirait même pas pour un programme minimal en Suisse romande, au Tessin et dans la Suisse rhéto-romane. Ces marchés sont trop petits. Aujourd'hui déjà, 57 % du produit des redevances leur sont destinés, même si leurs habitants n'y contribuent qu'à hauteur de 27 % en payant les leurs.
</p><p>C'est pour cela que l'initiative No Billag concerne bien plus que les redevances. Si elle était acceptée, la Confédération n'aurait ni le droit de percevoir des redevances radio-TV, ni celui de garantir un soutien financier. Non seulement ce serait la fin de la SSR dans sa forme actuelle, mais la Confédération aurait aussi les mains liées en matière de politique des médias. Quiconque pourrait enchérir pour obtenir une concession n'aurait plus à s'efforcer de proposer un programme d'information présentant les événements de manière fidèle et respectant la diversité des opinions. Il n'aurait pas à contribuer à la libre formation de l'opinion et au développement culturel et ne devrait pas non plus tenir compte des particularités du pays. Il ne serait alors plus possible d'imaginer une présentation des événements couvrant tout le pays qui soit tant financièrement que politiquement indépendante.
</p><p>Nous devons donc corriger notre première phrase ci-dessus : dans aucun autre pays européen, le pluralisme des médias et le respect des minorités ne sont aussi chers qu'en Suisse. Mais chaque centime en vaut la peine. </p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5287</guid><pubDate>Tue, 13 Feb 2018 18:27:49 +0100</pubDate><title>Loi sur l’égalité: la Commission du Conseil des Etats s’arrête à mi-chemin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/loi-sur-l-egalite-la-commission-du-conseil-des-etats-s-arrete-a-mi-chemin</link><description>Le plénum doit faire un pas plus courageux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un important obstacle a été levé dans la révision de la loi sur l'égalité, qui doit supprimer la discrimination salariale persistante envers les femmes: après que la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des Etats (CSEC-E) a décidé à une courte majorité le 16 janvier d'entrer en matière, elle a adopté le projet le 13 février 2018 avec une seule voix contraire à l'attention du Conseil des Etats.
</p><p>Mais le pas en avant est timide. Au lieu de durcir le projet, la commission a pris d'autres mesures pour soutenir les propositions du Conseil fédéral: par exemple, l'obligation d'analyser les salaires n'est plus valable que pour les entreprises de plus de 100 employé-e-s, au lieu de 50 comme l'avait prévu le Conseil fédéral. Ainsi, moins d'un pourcent des entreprises serait concerné par la révision législative. En outre, la Commission veut abolir la loi avant même qu'elle puisse déployer ses effets: après douze ans, la transparence salariale doit cesser, que les mesures aient eu ou non un effet.
</p><p>L'USS est déçue que la majorité de la CSEC-E ne veuille pas lutter plus résolument contre la violation de la constitution que représente la discrimination salariale. Le 28 février, le Conseil des États a la possibilité de faire un pas plus courageux que sa Commission. Il serait scandaleux de ne pas respecter la proposition du Conseil fédéral comme variante minimale. L'USS attend du parlement qu'il durcisse la loi de manière décisive, afin qu'elle puisse pleinement déployer ses effets avant d'être évaluée dans dix ans.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076 200 90 89</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5285</guid><pubDate>Mon, 12 Feb 2018 14:40:21 +0100</pubDate><title>Révision de l’article 4 de l’ordonnance 5 relative à la loi sur le travail (protection des jeunes travailleurs)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/revision-de-l-article-4-de-l-ordonnance-5-relative-a-la-loi-sur-le-travail-protection-des-jeunes-travailleurs</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[<p>de&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5283</guid><pubDate>Mon, 12 Feb 2018 14:16:09 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la radio et la télévision (ORTV)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-la-radio-et-la-television-ortv</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5281</guid><pubDate>Tue, 06 Feb 2018 12:09:22 +0100</pubDate><title>Non à No Billag : Sauvez votre émission préférée!</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/non-a-no-billag-sauvez-votre-emission-preferee</link><description>Affichez la couleur : commandez votre drapeau contre cette initiative destructrice!</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Même si les sondages sont actuellement plus favorables au rejet de l’initiative No Billag, la votation n’est de loin pas encore gagnée. La population va bientôt recevoir son matériel, il est donc encore temps de montrer la couleur en défendant votre émission préférée en suspendant un drapeau à votre fenêtre ou balcon. </p><p>Regardez-vous régulièrement « le 19h30 » ou « Mise au point » ? Est-ce en écoutant « Forum » que vous vous tenez au courant de l’actualité politique ? Commandez maintenant le drapeau de votre émission préférée sur <a href="https://monemissionpreferee.ch">monemissionpreferee.ch</a> et accrochez-le à la maison ou au bureau afin de donner un signal très clair contre l’initiative « No-Billag ».
</p><p>L'initiative « No Billag », sur laquelle nous voterons le 4 mars 2018, n'est pas seulement une menace pour notre démocratie, notre liberté d'opinion et une information neutre et indépendante. Si elle est acceptée, non seulement les chaînes de radio et télévision publiques (SRF, RTS, RSI, RTR) sont menacées mais de nombreuses chaînes de radio et télévision privées devront également réduire, voire interrompre leurs programmes. Cela signifie la fin pour un grand nombre d’émissions de radio et de télévision populaires, écoutées et regardées par de nombreux Suisses. Afin éviter cela, l'Association « pour le maintien de mon émission préférée », une association politiquement indépendante, a été fondée. Une campagne nationale de drapeaux vise à montrer la diversité et la popularité de l'offre médiatique financée par la redevance radio et télévision. Depuis le début de la campagne, début janvier 2018, plus de 1000 drapeaux ont été commandé et flottent au vent aujourd'hui dans tout le pays.  Sur le site web de la campagne monemissionpreferee.ch, vous pouvez sélectionner et commander votre émission ou station de radio préférée parmi 270 sujets. Le prix de 25 Fr. couvre les frais de production et d'envoi. Si ce prix est trop élevé, il est possible de commander à un prix réduit de 15 Fr. Avec un prix de 40 Fr., vous soutenez la campagne et permettez à d'autres personnes de commander à un prix réduit.   S'il devait rester de l'argent après le vote du 4 mars 2018, celui-ci sera reversé à des associations à but non lucratif et à des projets qui s’engagent pour un journalisme indépendant dans le monde entier.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5278</guid><pubDate>Mon, 05 Feb 2018 16:35:54 +0100</pubDate><title>Contributions de la Confédération aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver « Sion 2026 »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/contributions-de-la-confederation-aux-jeux-olympiques-et-paralympiques-d-hiver-sion-2026</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5277</guid><pubDate>Mon, 05 Feb 2018 15:49:32 +0100</pubDate><title>L’initiative No Billag menace 13 500 emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-initiative-no-billag-menace-13-500-emplois</link><description>Les conséquences d&#039;un Oui à No Billag seraient catastrophiques pour l&#039;emploi</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR">Un Oui à No Billag n’aurait pas seulement des conséquences désastreuses sur les plans étatique, démocratique, régional, linguistique et médiatique. Si l’initiative était acceptée, elle aurait aussi des répercussions existentielles sur celles et ceux qui travaillent dans la culture et les médias&nbsp;: 13&nbsp;500 emplois et 1,8 milliards de francs sont en jeu. Une dégradation des conditions de travail feraient aussi baisser la qualité des médias. </span></p><p><span lang="FR">L’acceptation de l’initiative le 4 mars signerait la fin de la SSR telle que nous la connaissons. Une petite partie de ses 6000 employé(e)s pourraient conserver leur emploi, et encore. Les employé(e)s des 34 radios et télévisions locales et privées qui actuellement reçoivent 67,5 millions de la redevance connaîtraient le même sort. Si les chaînes privées ne parvenaient pas à trouver très rapidement des sources de financement, 900 autres emplois équivalents plein temps seraient aussi menacés. </span></p><p><span lang="FR">Les acteurs culturels seraient aussi fortement mis sous pression par No Billag. Non seulement le cinéma devrait se passer des créneaux horaires favorables que lui offre la télévision, mais aussi de 27,5 millions de francs par an. Le Pacte de l’audiovisuel qui règle la collaboration entre la SSR et la branche du cinéma suisse depuis 1997 disparaîtrait. Sans ce soutien, des films comme «&nbsp;Home&nbsp;», «&nbsp;Ma vie de courgette&nbsp;» ou des productions télévisuelles comme «&nbsp;Anomalia&nbsp;» ou «&nbsp;Quartier des banques&nbsp;» ne seraient plus tournés. </span></p><p><span lang="FR">L’institut de recherche BAK Basel a calculé en 2016 les effets économiques du service public financé par la redevance. Résumé&nbsp;: «&nbsp;Pour chaque franc créé directement par des activités de production des médias de service public, 90 centimes de plus sont générés dans d’autres entreprises.&nbsp;» La création de valeur s’élève, selon l’étude, à 1,8 milliard de francs. Aux emplois directs de la SSR et des radios/télévisions privées, s’ajoutent encore au moins autant d’emplois indirectement dépendants de la redevance. En tout, 13&nbsp;500 personnes occupent des postes générés par le service public financé par la redevance. La plupart d’entre eux devraient chercher un nouvel emploi si No Billag passait devant le peuple. Certains arriveraient à s’en sortir en travaillant de manière indépendante, mais la plus grande partie devrait tout simplement changer de métier</span><b>.</b><span lang="FR">En effet, l’industrie audiovisuelle suisse s’atrophierait très nettement en cas d’acceptation, et ne pourrait plus offrir un revenu qu’à peu de ces personnes. </span></p><p><span lang="FR">Le naufrage de la SSR et des chaînes locales privées qui bénéficient d’une part de la redevance menace aussi les deux dernières conventions collectives de travail dans le domaine des médias, la CCT SSR et la convention de branche d’Unikom (radios non commerciales essentiellement suisses alémaniques). La CCT SSR qui couvre 5000 personnes définit des standards professionnels d’un niveau correct. On a vu ce qu’a provoqué le vide conventionnel dans la presse écrite en Suisse alémanique et au Tessin. Depuis 2004, les conditions de travail, les salaires et les honoraires des journalistes ainsi que des photographes se dégradent. Les droits d’auteurs sont foulés aux pieds, la séparation entre éditorial et publicité, à savoir la liberté journalistique au sein des rédactions sont autant de principes journalistiques qui s’éteignent. Des conditions de formation réglées pour ceux qui débutent dans la profession sont des offres rares venant la plupart du temps de petites rédactions. Les grands groupes engagent par contre à tour de bras des stagiaires sans aucun concept de formation mais avec par contre la garantie d’être exploités. </span></p><p>De bonnes conditions de travail sont essentielles pour garantir la qualité des médias et la formation de la relève du fait que dans le journalisme, on apprend son métier «&nbsp;sur le tas&nbsp;». Raison pour laquelle il faut qu’il y ait, en plus des places des cursus de formation, de bonnes places de stage ainsi que des personnes qualifiées qui puissent et désirent transmettre leur savoir à la relève. A cet égard également, la SSR effectue un travail exemplaire&nbsp;: ses stages de 12 à 24 mois très prisés offrent à celles et ceux qui débutent dans la profession toute la formation nécessaire au métier de journaliste. Avec la disparition de la SSR, les conditions de formation et de travail se dégraderaient massivement, ce qui, à relativement brève échéance, se reflèterait dans une baisse de la qualité du journalisme. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5274</guid><pubDate>Fri, 02 Feb 2018 16:54:50 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les entraves techniques (LETC) : procédure de notification</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-entraves-techniques-letc-procedure-de-notification</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5272</guid><pubDate>Thu, 01 Feb 2018 14:14:10 +0100</pubDate><title>Pour un monde du travail non discriminatoire, aussi pour les LGBT !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-un-monde-du-travail-non-discriminatoire-aussi-pour-les-lgbt</link><description>Selon une nouvelle étude, la discrimination est marquée </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Fédération Genevoise des Associations LGBT (lesbiennes, gays, bisexuel[le]s et transgenres) a montré, dans une étude dont l'USS a soutenu la publication, que l'homophobie, la biphobie et la transphobie au travail n'appartiennent de loin pas encore au passé. Ce qui a aussi des conséquences concrètes.</p><p>Pour nombre de personnes, les discriminations au travail font toujours partie du quotidien, en Suisse également. Les personnes ayant une transidentité sont particulièrement concernées. Selon un <a href="https://www.transgender-network.ch/wp-content/uploads/2013/09/Factsheet_Transfair_FR.pdf" class="external-link-new-window">sondage du Transgender Network Switzerland" (TGNS)</a> , le licenciement d'une personne trans sur trois est explicitement " justifié " par son identité de genre. Leur taux de chômage se monte aussi à environ 20 %. Il est donc plusieurs fois supérieur à la moyenne suisse.</p><p>Ces chiffres prouvent qu'il y a encore beaucoup à faire pour en arriver à un monde du travail non discriminatoire. Et les personnes trans ne sont pas les seules concernées, les gays, les lesbiennes et les bisexuel(le)s le sont également. La Fédération Genevoise des Associations LGBT a désormais montré, dans une <a href="http://diversite-au-travail.ch/wp-content/uploads/2015/10/Fede_guide_BP_OK_web.pdf" class="external-link-new-window">étude</a> récemment publiée par elle et soutenue par l'USS ce qu'est très concrètement le quotidien, en Suisse, des personnes LGBT. Principale leçon à en tirer : le privé est professionnel. Dans sa deuxième partie, l'étude définit des mesures pour une stratégie de la diversité au niveau des entreprises. Ces mesures doivent en particulier aider les petites et moyennes entreprises à prévenir les manifestations d'homophobie, de biphobie et de transphobie et à mettre en place une culture du respect et de l'égalité vécue au quotidien.</p><p>Mais au plan légal aussi, beaucoup reste à faire. Selon le dernier classement annuel " Rainbow Europe " d'ILGA, l'Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes, la Suisse ne se trouvait qu'au 26e rang ( !) en 2017 concernant la situation au plan juridique et sociétal des personnes LGBT. C'est largement derrière nos voisins français et allemands. Il y a une raison à cela : le mariage et les droits qui vont de pair (p. ex. dans la prévoyance vieillesse) sont toujours réservés aux seuls couples hétérosexuels. Mais le Parlement n'est pas resté inactif. Il a accepté une intervention qui va dans la bonne direction. La balle est depuis longtemps dans le camp de l'Administration fédérale qui s'est donné jusqu'à l'été 2019 pour agir. Les attentes croissent en conséquence !</p><p>La <a href="http://www.uss.ch/luss/organes/commission-lgbt/" class="external-link-new-window">Commission LGBT</a> de l'USS</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5269</guid><pubDate>Tue, 30 Jan 2018 15:57:27 +0100</pubDate><title>Les salarié(e)s en home office ont aussi des droits</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salarie-e-s-en-home-office-ont-aussi-des-droits</link><description>Une initiative parlementaire scandaleuse veut détériorer les conditions du télétravail</description><content:encoded><![CDATA[<p> C'est inconcevable : la CER-N a tout simplement laissé passer une initiative parlementaire radicale du conseiller national Thierry Burkart (PLR, AG) qui demande de systématiquement détériorer les conditions de travail pour celles et ceux qui travaillent depuis la maison : </p><ul><li>Les salarié(e)s effectuant du télétravail devraient travailler jusqu'à 17 heures d'affilée ;</li><li>Les pauses et les temps de repos ne devraient plus être respectés. L'employeur pourrait ordonner à court terme du travail de nuit et chambouler les horaires des salarié(e)s en leur attribuant du travail à brève échéance ; </li><li>Les employeurs pourraient désormais ordonner du télétravail le dimanche, sans autorisation ni contrôle des autorités ! </li></ul><p>L'USS veut lutter contre cette loi de la jungle pour les salarié(e)s travaillant en home office. Au lieu de démanteler, il faut au contraire améliorer la protection de ces salarié(e)s. Celle-ci doit comprendre la protection de la santé et des données, les questions liées à la responsabilité ainsi que les coûts du matériel. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS en charge du droit du travail, 076 335 61 97 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5267</guid><pubDate>Tue, 30 Jan 2018 14:22:23 +0100</pubDate><title>L&#039;UDC attaque frontalement les salaires et les emplois suisses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ludc-attaque-frontalement-les-salaires-et-les-emplois-suisses</link><description>La suppression des mesures d&#039;accompagnement aurait de graves conséquences</description><content:encoded><![CDATA[<p>En conférence de presse aujourd’hui, l’UDC a fait tomber les masques. La suppression des accords bilatéraux sur la libre circulation des personnes et des mesures d’accompagnement qu’elle appelle de ses vœux représente une attaque frontale de la protection des conditions suisses de salaire et de travail. Les salarié(e)s en Suisse auraient à le payer cher. Pressions sur les salaires, conditions de travail et de séjour précaires ainsi que pertes d’emplois en découleraient. &nbsp;
</p><p>Les mesures d’accompagnement ont été introduites dans le but que des salaires suisses continuent à être versés en Suisse. Plus de 160&nbsp;000 contrôles des salaires sont désormais effectués en Suisse. Là où on contrôle, des abus sont aussi découverts. Dans les branches qui comportent des salaires minimums, les entreprises qui ne les respectent pas sont sanctionnées d’une amende ou sont bloquées. Grâce aux nouvelles conventions collectives de travail (CCT) dans le nettoyage, le travail temporaire etc., un nombre bien plus important de salarié(e)s est protégé contre la sous-enchère. Grâce aux CCT, les salaires les plus bas mais aussi les salaires moyens ont augmenté. &nbsp;
</p><p>La libre circulation des personnes a permis de supprimer l’inhumain statut de saisonnier qui n’était pas seulement un gros problème pour les personnes concernées. Cela a également provoqué une sous-enchère salariale dans toute l’économie et une politique incontrôlée de bas salaires et de faible productivité. Grâce aux mesures d’accompagnement, les entreprises agricoles, qui faisaient travailler beaucoup de saisonniers au noir et à des conditions de travail parfois misérables sous l’ancien régime des contingents, ont aussi enfin pu être contrôlées.
</p><p>La libre circulation des personnes accorde à la main-d’œuvre étrangère plus de sécurité en Suisse. Ces personnes sont moins soumises à l’arbitraire de leurs employeurs que sous le régime des contingents. Ils peuvent donc mieux se défendre contre l’exploitation. Les Suissesses et les Suisses peuvent aussi plus aisément travailler dans l’Union européenne. 
</p><p>Les entreprises d’exportation ont également un meilleur accès à l’important marché qu’est l’Union européenne grâce aux Bilatérales. Cela permet de garantir des salaires et des emplois. 
</p><p>Si tout cela était remis en question, cela créerait du chômage et de la sous-enchère salariale. Seules les entreprises qui exercent de la sous-enchère et exploitent les salarié(e)s en profiteraient. Ce sont celles qui à l’époque ont largement profité du système inhumain des contingents. Un tel système fait toutefois du tort aux entreprises correctes. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><p>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5265</guid><pubDate>Tue, 30 Jan 2018 10:01:25 +0100</pubDate><title>Prescription: la commission se rallie finalement aux 20 ans </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/prescription-la-commission-se-rallie-finalement-aux-20-ans</link><description>Des délais plus longs pour porter plainte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission juridique du Conseil national a décidé le 26 janvier de revenir sur le classement du projet de révision du droit de prescription. Finalement, elle demande aussi 20 ans et effectue ainsi un pas dans la bonne direction. </p><p>Le droit de prescription ne doit plus fonctionner avec de tout petits délais de 10 ans comme aujourd’hui, mais avec des délais de désormais 20 ans. La Commission juridique du Conseil national le souhaite finalement elle aussi. Les victimes de dommages, p. ex. les travailleurs et travailleuses ou les consommateurs et consommatrices, auraient ainsi plus de temps pour demander réparation pour un dommage (constaté tardivement). Une augmentation du délai de prescription de 10 à 20 ans est modérée et représente le minimum absolu pour respecter les standards internationaux. &nbsp;
</p><p>La Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) a, dans son arrêt du 11 mars 2014, clairement jugé que le délai de prescription suisse de 10 ans ne respectait pas la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). Un délai de prescription aussi court ne tient pas compte des risques encourus avec le travail moderne du fait que beaucoup de dommages ne peuvent être constatés qu’après 10 ans. Si des travailleurs ou des locataires sont en contact avec des poussières nocives, le cancer qu’elles pourraient causer ne se déclarerait souvent qu’après 12 ou 15 ans… Dans de tels cas, il n’est pas possible actuellement en droit suisse de déposer plainte, étant donné également que le Tribunal fédéral en fait une interprétation trop stricte.  
</p><h3>Rendre le droit de prescription compatible avec la CrEDH</h3><p>L’USS partage l’avis de la CrEDH. L’USS estime qu’il faut résoudre la question du droit de prescription de manière neutre sur le plan technologique, mais dans l’intérêt des victimes. Le meilleur moyen de le faire est de travailler avec des délais de prescription relatifs courts qui ne sont ouverts qu’à partir du moment où le dommage est constaté. Si les conseils devaient s’en tenir à une prescription absolue, il faudrait alors la fixer à 20 ans au moins, comme la commission l’a maintenant décidé. &nbsp;
</p><h3>Résoudre la tragédie de l’amiante, renforcer la prévention</h3><p>Pour faire face à la catastrophe de l’amiante, un fonds d’indemnisation a en outre été créé afin de gérer le passé. Les premières personnes ont déjà été indemnisées, mais il manque toujours de moyens financiers pour le doter correctement. Ce serait en premier lieu à l’économie de faire son devoir pour l’alimenter. &nbsp;
</p><p>L’USS et ses fédérations s’engagent également pour que la prévention continue à être renforcée et que les cantons mettent en œuvre strictement les dispositions sur l’analyse et l’élimination de l’amiante lors de rénovations et de démolitions. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5260</guid><pubDate>Thu, 25 Jan 2018 09:15:56 +0100</pubDate><title>Détruire la SSR : l&#039;éternel rêve de la droite</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/detruire-la-ssr-leternel-reve-de-la-droite</link><description>Idéologie et... business: rien à voir avec l&#039;histoire qu&#039;on nous raconte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La dernière attaque avec pour cible la SSR n'a pas été ourdie au café du Commerce par un jeune politicien de droite, mais a pour but de réaliser un vieux rêve de la droite : détruire la SSR pour des raisons à la fois économiques et idéologiques. </p><p>L'histoire de No Billag que l'on aime à raconter est la suivante : en 2013, une poignée de jeunes de droite s'est retrouvée pour boire quelques verres. C'est à cette occasion que leur est venue l'idée de l'initiative No Billag. Les jeunes militant(e)s libéraux-radicaux, puis un groupe de dissidents libertaires (appelé up!) se mirent alors à l'ouvrage et récoltèrent, grâce à un engagement soutenu, les signatures nécessaires pour leur initiative radicale. Cela, sans le soutien de leurs organisations ou partis respectifs. Une impressionnante histoire de David contre Goliath. Mais tout est faux. 
</p><p>Reprenons notre histoire par le début : la première organisation anti-SSR a été créée il y a quatre décennies déjà, par Walther Hofer, conseiller national UDC et homme de la Guerre froide. Son Association suisse de télévision et de radio (connue sous le nom de club H.) multiplia les assauts contre la SSR. Un jeune politicien de droite était de la partie : Christoph Blocher. Le club H. ne resta pas longtemps seul. Sans cesse, de nouvelles organisations situées à droite de l'échiquier politique se mirent à polémiquer contre l'" émetteur public de gauche " et son soi-disant monopole. Outre l'aspect idéologique, il s'agissait aussi à chaque fois de faire des affaires. 
</p><p>Bien que leurs attaques sur le fond se soient avérées peu fructueuses, les opposants à la SSR enregistrèrent un succès commercial au milieu des années 1980 : le premier article constitutionnel sur la radio et la télévision autorisait les chaînes privées. Mais la ruée vers l'or d'éditeurs établis et d'investisseurs étrangers à la branche fut rapidement suivie d'une gueule de bois. Quadrilingue et morcelé en petite parties, le marché suisse, était bien trop limité. Les émetteurs privés encore en activité aujourd'hui sont des émetteurs locaux aux mains d'éditeurs et des émetteurs non commerciaux, comme Radio Fribourg ou Léman Bleu à Genève, qui reçoivent chaque année 60 millions de francs de subventions pris sur le produit de la redevance radio-TV. 
</p><p>Aujourd'hui, les opposants à la SSR rêvent à nouveau de s'en mettre plein les poches. Si on pensait autrefois - ce que la réalité a démenti de manière impressionnante - que l'on pouvait gagner beaucoup d'argent en Suisse avec des programmes journalistiques de radio-TV financés par la publicité, on croit aujourd'hui qu'en détruisant la SSR, l'argent de la publicité finira dans les poches des éditeurs indigènes. Alors que chacun sait que ceux qui en profiteraient le plus, ce sont les chaînes de télévision étrangères avec leurs fenêtres publicitaires suisses. 
</p><p>Mais celles et ceux qui s'opposent à la SSR pour des raisons idéologiques s'en moquent. Car ils veulent détruire l'émetteur indépendant qu'est la SSR pour mieux pouvoir influencer l'opinion publique. Et là, la situation s'est radicalement modifiée depuis le début du 21e siècle. Le potentiel financier des opposants à la SSR a énormément augmenté, surtout la disposition de quelques milliardaires suisses à investir dans le contrôle des médias. Les sorties shopping de Christoph Blocher en sont une illustration frappante, de même que l'histoire pas très claire de la prétendue ou réelle tentative de reprise de Ringier par des milieux de droite proches de l'importateur d'automobiles Walter Frey. 
</p><p>Et ici intervient à nouveau la troupe d'Oliver Kessler. Le mouvement de jeunes de droite soi-disant si idéaliste ne s'est nullement trouvé tellement seul dans le paysage politique comme on veut nous le faire accroire avec cette resucée du " combat de David contre Goliath ". Déjà tout au début, il y a un don à six chiffres de Walter Frey (Citation : " Lorsque je suis de la partie, l'argent ne joue aucun rôle. "). C'est la " Wochenzeitung ", en possession des courriels en question, qui l'a révélé. Et No Billag a aussi reçu le soutien massif de l'USAM qui a joint des feuilles de signatures à son journal. Ce que fit bien sûr aussi la " Weltwoche ". 
</p><p>Synthèse : la dernière attaque dirigée contre la SSR fait partie d'une vieille tradition de la droite. Elle n'est ni la conséquence des soi-disant excès ou de la prétendue arrogance de la SSR, ni une demande de la génération du numérique qui, en raison des nouvelles attitudes en matière de médias, se moquerait de la SSR (mais consulterait les médias Internet de celle-ci pour contrôler la véracité d'infos). No Billag doit permettre au vieux rêve de destruction de la SSR de se réaliser. C'est pourquoi, elle a été plus ou moins ouvertement soutenue dès le début tant sur le fond que financièrement. 
</p><h3>Le réseau de droite du meneur de No Billag </h3><p>Le réseau le plus développé des auteurs de l'initiative les relie à la droite de l'échiquier politique. Cela concerne tout particulièrement Oliver Kessler, le meneur de No Billag. Il a derrière lui une solide carrière politique et professionnelle à droite. Né en 1986, il fait déjà de la politique au collège, entre autres comme webmestre d'un forum en ligne où les propos racistes ou faisant l'apologie de la violence étaient à l'ordre du jour. En 2008, il entrera à l'UDC, dont il deviendra secrétaire d'une section cantonale. Après un bref passage au poste de rédacteur en chef de la " Schweizerzeit ", le magazine nationaliste de l'ex-UDC Ulrich Schüler, il est désormais vice-directeur de l'" Institut libéral ", un groupe de réflexion qui n'existerait sans doute plus sans la générosité de Christoph Blocher. Parallèlement, Oliver Kessler ne craint pas de se frotter au milieu de la théorie du complot et antisémite </p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5259</guid><pubDate>Thu, 25 Jan 2018 09:02:49 +0100</pubDate><title>Des pas concrets vers la conciliation famille-profession</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-pas-concrets-vers-la-conciliation-famille-profession</link><description>Accueil extrafamilial des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p> La semaine passée, une décision de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E) est passée un peu inaperçue, car c'est sur l'entrée en matière ou non de cette dernière sur le projet de révision de la loi sur l'égalité que se concentrait d'abord notre attention. Or cette autre décision est réjouissante elle aussi et, qui plus est, on ne peut plus concrète : la CSEC-E veut en effet, comme la commission-sœur du Conseil national, prolonger de quatre ans le programme d'aides financières destinées à l'accueil extrafamilial des enfants. 
</p><p>À l'origine, le Conseil fédéral et le Parlement avaient prévu que ce soutien financier aux nouvelles places dans les crèches ne dureraient que jusqu'au 31 janvier 2019. Les deux CSEC ont désormais compris les critiques émises depuis longtemps par les syndicats, à savoir qu'il n'existe actuellement de loin pas assez de structures d'accueil extrafamilial des enfants, raison pour laquelle leur encouragement doit aller au-delà de 2019. 
</p><p>Ce qui réjouit les femmes et les hommes professionnellement actifs, réjouit aussi les employeurs et les employeuses. L'Union patronale suisse salue en effet la décision de la CSEC, alors qu'il n'y a pas même une année, elle s'était battue contre la poursuite de ces aides financières. De quoi espérer que les partenaires sociaux trouvent d'autres possibilités encore de s'engager en faveur de la conciliation entre famille et profession. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5256</guid><pubDate>Wed, 24 Jan 2018 14:12:39 +0100</pubDate><title>La commission veut s’imposer à tout prix !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-veut-s-imposer-a-tout-prix</link><description>Déréglementation inacceptable de la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p> La majorité de la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) est incorrigible. Elle a décidé de poursuivre ses travaux sur la mise en œuvre des deux initiatives parlementaires Graber et Keller-Sutter. Ce faisant, elle ignore un rapport du Conseil fédéral rédigé suite aux postulats Derder et Reynard, selon lequel le droit suisse du travail est extrêmement déréglementé et tout est de ce fait pratiquement possible. Elle ne tient en outre aucun compte des mises en garde de la Fédération des médecins suisse (FMH) qui s'est prononcée sans équivoque aucune contre les initiatives Graber et Keller-Sutter. 
</p><p>Ces deux initiatives entraîneraient, pour un très grand nombre de salarié(e)s, du travail gratuit, plus de stress et un plus grand risque d'épuisement professionnel. Cela, alors que le droit du travail largement réformé est en vigueur depuis le 1er janvier 2016 seulement et que l'obligation d'enregistrer sa durée du travail a été supprimée pour beaucoup de cadres. 
</p><p>Selon l'Enquête suisse sur la population active 2016 (ESPA), le modèle d'annualisation du temps de travail, sans durée hebdomadaire maximale, voulu par le conseiller aux États Graber pourrait s'appliquer à environ 46 % des salarié(e)s. Ces personnes remplissent en effet les critères en matière de fonction et de formation (bachelor ou diplôme d'une école supérieure). Si l'on considère aussi le critère des horaires prescrits par l'employeur, ce sont toujours au moins 25 % des salarié(e)s qui seraient soumis au nouveau régime. 
</p><p>Quant au renoncement à l'enregistrement de la durée du travail (modèle Keller-Sutter), selon l'ESPA, près de 26 % des salarié(e)s seraient concernées, car ils exercent une fonction de supérieur(e) hiérarchique. Faute de statistiques, il n'est pas possible de dire avec précision quelle serait la taille du groupe des spécialistes touchés. Mais cette question devrait se poser pour une part importante des salarié(e)s. 
</p><p>Comme les initiatives Graber et Keller-Sutter devraient être mises en œuvre parallèlement, ni l'enregistrement de la durée du travail, ni les prescriptions de protection à travers des durées maximales de travail et l'interdiction du travail dominical ne s'appliqueraient plus aux catégories de salarié(e)s susmentionnées. L'annualisation du temps de travail demandée par l'initiative Graber, inadéquate ne serait-ce que pour des raisons de protection de la santé, tournerait finalement à la farce. Comment avoir une vue d'ensemble du temps de travail annuel si le chef interdit de l'enregistrer ? 
</p><p>Pour ces raisons, l'Union syndicale suisse (USS) demande, comme les organisations spécialisées en matière de santé et de nombreuses autres organisations, que la CER-E recouvre enfin la raison et stoppe ses travaux sur la mise en œuvre de toutes les interventions parlementaires qui visent à déréglementer la loi sur le travail. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5254</guid><pubDate>Mon, 22 Jan 2018 11:11:27 +0100</pubDate><title>Non à No Billag : sauvons notre service public radio-TV</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/non-a-no-billag-sauvons-notre-service-public-radio-tv</link><description>La journaliste Anne Payot explique les conséquences dramatiques d&#039;un éventuel Oui à No Billag.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La Suisse romande a tout à perdre d'un oui à l'initiative No Billag. Les conséquences seraient dramatiques, tant pour la RTS que pour les télévisions et radios régionales.</p><p>Privées de deux tiers de leur revenu, ces médias disparaîtraient inéluctablement, et ceux qui survivraient au massacre ne seraient plus en mesure d'assurer leur mission de service public régional.
</p><p>Quelle chance en tant que Romand(e)s d'avoir des radios et télévisions locales de qualité ! Car nous sommes un tout petit marché pour les entreprises qui gèrent ces médias de proximité que la publicité ne suffit généralement pas à financer. C'est la raison d'être du système helvétique de la redevance, qui profite pleinement aux Romand(e)s et aux habitants d'autres régions périphériques, comme le Tessin ou les Grisons. La redevance finance non seulement les médias de la SSR, mais aussi une vingtaine de radios et télévisions régionales romandes.
</p><p>Si la Suisse leur accorde cette importance, c'est parce que l'article 93 alinéa 2 de notre Constitution mentionne que " La radio et la télévision contribuent à la formation et au développement culturel, à la libre formation de l'opinion et au divertissement. Elles prennent en considération les particularités du pays et les besoins des cantons. Elles présentent les événements de manière fidèle et reflètent équitablement la diversité des opinions ". Le bon fonctionnement démocratique implique un quatrième pouvoir fort dans toutes les régions linguistiques du pays. Or les médias helvétiques sont déjà dans la tourmente, en particulier la presse écrite qui voit disparaître ses titres et ses médias se concentrer en peu de mains. Et les initiants proposent d'en rajouter une couche, en asséchant l'offre radio-télévision.
</p><p>En Suisse romande, leur assaut contre le pluralisme des médias menace dans le détail 6 chaînes RTS, ainsi que 5 télévisions et 8 radios régionales. Or les diffuseurs locaux et régionaux remplissent eux aussi un rôle de service public important, en participant notamment à la cohésion nationale. Les affaiblir revient à affaiblir la démocratie. Sans redevance, des chaînes comme La Télé, Radio Chablais ou RFJ tireraient simplement la prise, et des émissions aussi populaires que Forum ou Sport dimanche disparaîtraient.
</p><p>Sous prétexte que les consommateurs et consommatrices doivent pouvoir choisir ce qu'ils paient, No Billag est en réalité une machine à créer du chômage. En Suisse romande, 4000 emplois au bas mot sont menacés. Près de la moitié concerne la RTS, qui emploie 1243 personnes à Genève et 590 à Lausanne, essentiellement des journalistes et animateurs ou animatrices. Les chaînes privées ne sont pas en reste. Rien que pour les radios régionales romandes, 311 personnes sont sur la sellette, des emplois pourtant formateurs qui servent de tremplin à la jeunesse. Sans oublier tous les autres emplois menacés, car indirectement liés, dans l'audiovisuel, la culture, le commerce local, les services techniques, etc.
</p><p>No Billag, c'est une catastrophe d'un point de vue économique, mais aussi culturel. Le marché romand est bien trop petit pour pouvoir produire du contenu de service public rentable. Mais il intéresse d'autres acteurs, notamment des chaînes françaises qui se frottent les mains à l'idée de voir disparaître la SSR. Tout comme Google et Facebook, qui prendraient volontiers le relais d'une information qui n'aurait plus rien de régional. La suppression de la redevance pourrait aussi faire le beurre d'un milliardaire, qui déciderait de s'engouffrer dans la brèche en bâtissant un empire médiatique à la Berlusconi au service de ses seuls intérêts personnels.
</p><p>Directement ou indirectement, tous les citoyens et citoyennes de ce pays et entreprises romandes profitent de la diversité des programmes radio-TV de qualité. Or le service public médiatique a un coût qu'il faut bien financer. L'ensemble des gouvernements cantonaux romands rejettent l'initiative. Ne laissons pas les arguments égoïstes et la vision à court terme l'emporter. Evitons de mettre à mort nos médias régionaux et votons massivement non le 4 mars 2018. </p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5252</guid><pubDate>Sat, 20 Jan 2018 12:56:49 +0100</pubDate><title>13e Congrès des femmes de l’USS : « Notre temps vaut plus que ça ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/13e-congres-des-femmes-de-l-uss-notre-temps-vaut-plus-que-ca</link><description>Quelques 240 syndicalistes ont revendiqué une diminution du temps de travail avec des conditions de travail et de salaire correctes.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors du Congrès des femmes de l'USS des 19 et 20 janvier à Berne, environ 240 congressistes ont exigé une diminution du temps de travail, ainsi que des meilleures conditions de travail et de salaire, soulignant cette dernière revendication à travers une action spontanée sur la Theaterplatz de Berne. Deux heures auparavant, la commission compétente du Conseil des États avait décidé d'entrer en matière sur la révision de la loi sur l'égalité. Les femmes de l'USS demandent toutefois au Parlement de se montrer plus courageux en matière d’égalité salariale. La Constitution doit enfin être respectée, autrement dit&nbsp;: l’«&nbsp;Égalité. Point final&nbsp;!&nbsp;». Les femmes de l'USS ont clairement montré qu'elles visent une mobilisation globale, jusque dans la rue.
</p><p>Les congressistes ont principalement discuté des thèmes du travail de soins et d’assistance («&nbsp;care&nbsp;») et de la durée du travail. Elles ont critiqué le fait que les employeurs recourent certes aux femmes pour des postes de spécialistes dans le travail de care, mais mettent en danger les offres publiques dans ce domaine en voulant économiser. La sociologue Sarah Schilliger a montré dans son intervention comment les femmes essaient de combler les lacunes à cet égard&nbsp;: elles acceptent des taux d’occupation réduits qui auront des conséquences négatives lorsqu’elles seront à la retraite ou après un divorce. 
</p><p>Mais un travail de soins et d’assistance de qualité, auquel les enfants, les personnes âgées et les malades ont droit, nécessite des ressources en temps et en argent suffisantes, ainsi que des conditions de travail correctes. C’est pourquoi les femmes de l’USS demandent dans une résolution que le travail de soins et d’assistance rémunéré soit partie intégrante du service public. Il doit être accessible à tout le monde et de bonne qualité ainsi que bénéficier d’un financement public suffisant. Les rapports de travail dans les ménages doivent être soumis à la loi sur le travail et, de ce fait, échapper à la précarité. Le travail de soins et d’assistance non rémunéré doit être reconnu comme du vrai travail et pris en compte comme il se doit par les assurances sociales. 
</p><p>Les femmes de l’USS demandent aussi que le travail rémunéré et non rémunéré soit mieux réparti entre les femmes et les hommes. À cet effet, il faut réduire les durées du travail. La Suède s’est déjà rapprochée de cet objectif avec un projet pilote, comme l’a expliqué Elinor Odeberg, du syndicat suédois Kommunal. À long terme, les femmes de l’USS veulent viser la semaine d’au maximum 35 heures. Mais à court terme, il s’agit de combattre énergiquement l’invasion du travail rémunéré dans la sphère privée (suppression de l’enregistrement de la durée du travail, extension du travail de nuit et du dimanche). Les femmes exigent en outre des horaires de travail planifiables et respectueux des besoins des familles. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire central de l’USS, 076 200 90 89 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5250</guid><pubDate>Fri, 19 Jan 2018 14:27:18 +0100</pubDate><title>Égalité salariale. Point final!</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-point-final</link><description>Le 13e Congrès des femmes de l’USS exige le respect de la Constitution 
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait 37 ans que le principe d’«&nbsp;un salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;» pour les hommes et les femmes figure dans la Constitution fédérale. Or les femmes gagnent en moyenne toujours bien 7&nbsp;% de moins que les hommes sans que cela puisse s’expliquer par les exigences professionnelles de leurs emplois ou leur formation. Sur une année, les femmes perdent ainsi 7 milliards de francs, alors qu’il n’y a aucune raison objective à cela. Il faut enfin combattre efficacement cette discrimination qui perdure. Ces dernières années, les mesures volontaires des patrons ne se sont pas traduites par une amélioration substantielle de la situation. 
</p><p>Dans une résolution adoptée à l’unanimité, les 240 participantes au Congrès des femmes de l’USS demandent au Parlement de respecter la volonté des citoyens et citoyennes et d’imposer l’égalité salariale. Elles ont étayé leurs revendications par une manif spontanée dans le centre de Berne. La révision de la loi sur l’égalité, sur laquelle la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États est entrée en matière ce vendredi, offre l’occasion de progresser en matière d’égalité salariale. 
</p><p>Les propositions du Conseil fédéral ne permettent toutefois pas d’imposer l’égalité salariale. Pour mettre fin au viol de la Constitution qui se perpétue, les femmes des syndicats de l’USS demandent que les mesures suivantes soient prises&nbsp;: </p><ul><li>La Confédération doit disposer de compétences pour vérifier si la loi sur l’égalité est appliquée sans compromis aucun et contrôler si les entreprises procèdent correctement aux analyses de leurs salaires et respectent l’égalité salariale. </li><li>Les entreprises qui n’analysent pas correctement leurs salaires ou discriminent sur ce plan les femmes doivent être sanctionnées. </li></ul><ul><li>Les syndicats doivent participer à la mise en œuvre de l’égalité salariale. Au plan fédéral, dans une commission tripartite et, au niveau des entreprises, lors des analyses des salaires.</li></ul><p>Trente-sept ans après que le principe de l’égalité des salaires a été ancré dans la Constitution et 22 années après l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité, il est plus que temps de prendre le taureau par les cornes. Pour les femmes de l’USS, cette devise est claire&nbsp;: Égalité salariale. Point final&nbsp;!
</p><p>Des photos du 13e Congrès des femmes sont à disposition de la presse plus tard dans la soirée sur:<br><a href="https://mailinglisten.us12.list-manage.com/track/click?u=647db55d72613e12b978da16f&amp;id=cca885aec7&amp;e=c0a1b4defb">https://www.flickr.com/photos/55425572@N04/</a></p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Michela Bovolenta, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 079 647 72 83</li><li>Corinne Schärer, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 079 219 94 20</li><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS, responsable de la politique de l’égalité, 076 200 90 89</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5248</guid><pubDate>Mon, 15 Jan 2018 14:42:31 +0100</pubDate><title>Etape d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire 2030/35 (EA 2030/35), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/etape-d-amenagement-de-l-infrastructure-ferroviaire-2030-35-ea-2030-35-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5245</guid><pubDate>Thu, 11 Jan 2018 09:03:05 +0100</pubDate><title>Quand la Suisse faisait grève</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/quand-la-suisse-faisait-greve</link><description>« Centenaire de la Grève générale »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La brochure du colloque historique organisé par l'USS sur le centenaire de la Grève générale est désormais publiée. Dix auteur(e)s y évoquent les causes, les conflits et les conséquences de l'événement le plus important de l'histoire suisse du 20e siècle. </p><p>Cette année, la Grève générale fêtera son centenaire. Afin de célébrer comme il se doit cet événement majeur de l'histoire moderne de la Suisse, l'USS a organisé, le 15 novembre dernier, un colloque historique conçu comme coup d'envoi à l'année commémorative 2018. Huit historien(ne)s y ont abordé ce sujet, chacun(e) dans une perspective spécifique. Certains se sont concentrés sur le rôle des opposants à la grève, comme les patrons (Pierre Eichenberger), les banques (Marc Perrenoud) ou les milices de la droite (Andreas Thürer). Pour leur part, Adrian Zimmermann et Bernard Degen ont essayé de prouver la véracité d'une phrase de Grimm selon qui les vaincus de cette grève étaient finalement des vainqueurs, soit leur succès à moyen et long terme. Maria Meier, avec le thème de la pénurie alimentaire, Elisabeth Joris avec celui des droits des femmes et Silvia Arlettaz avec celui de la politique de la migration complètent ce tableau. Ces exposés et une introduction du président de l'USS, Paul Rechsteiner, sont donc désormais accessibles à tous et à toutes dans une brochure bilingue qui vient de sortir de presse : " 100 Jahre Landesstreik - Centenaire de la grève générale ". On y trouvera aussi un bref aperçu de la table ronde sur la valeur historique de la Grève générale organisée à la même occasion. 
</p><h3>Pas seulement pour les spécialistes </h3><p>Outre les interventions précitées, la brochure propose des documents photographiques et deux contributions supplémentaires sur la chronologie des événements relatifs à la grève. Celles-ci seront surtout d'une aide certaine pour les personnes qui abordent pour la première fois ce thème, car elles décrivent ce qui s'est concrètement passé lors de la Grève générale. Celle de Stefan Keller est centrée sur le 6 novembre, soit la Grève générale au sens étroit du terme, et celle d'Adrian Zimmermann est une chronologie (1914-1919) qui englobe les causes et les conséquences de cet événement. Elle établit aussi que la grève de novembre 1918 a été tout sauf une explosion soudaine due à la détresse sociale de l'époque, mais possède sa propre histoire. 
</p><p>Bref, cette brochure s'avérera utile tant aux " débutant(e)s " qu'aux " avancé(e)s " en cette matière. Gratuite, elle peut être <a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGbzz5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">commandée </a>auprès de l'USS. En cas de commande de plusieurs exemplaires cependant, les frais induits (port et autres) seront facturés. Et à ne pas oublier : le <a href="http://generalstreik.ch/?lang=fr" class="external-link-new-window">site de la Grève générale</a> qui continue à donner les informations les plus fraîches concernant le centenaire et les manifestations s'y rapportant. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5243</guid><pubDate>Wed, 10 Jan 2018 13:12:16 +0100</pubDate><title>Une occasion ratée et presque rien de nouveau</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-occasion-ratee-et-presque-rien-de-nouveau</link><description>Assurances sociales 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Seules des modifications minimes sont prévues pour les assurances sociales cette année.</p><h2> AVS</h2><h3> Les rentes restent au même niveau</h3><p>Le refus devant le peuple de Prévoyance vieillesse 2020 en septembre 2017 a repoussé à plus tard le financement additionnel de l'AVS, ainsi que la révision du 1er pilier comme du 2e. Le projet aurait substantiellement augmenté les rentes AVS. Les rentes AVS et AI demeurent donc au même niveau pour 2018 puisqu'il n'y pas eu non plus d'indexation automatique des rentes à l'évolution des prix et des salaires cette année. Les autorités fédérales justifient cette stagnation par le fait que l'indice des prix et des salaires n'a que faiblement augmenté. La dernière augmentation des rentes remonte au 1er janvier 2015. 
</p><h3>La loi sur les fonds de compensation entre en vigueur </h3><p>La nouvelle loi fédérale sur l'établissement chargé de l'administration des fonds de compensation de l'AVS, de l'AI et du régime des APG institue les bases légales pour la transformation du fonds en un établissement de droit public. La mise en service du nouvel établissement " compenswiss (Fonds de compensation AVS/AI/APG) " aura lieu le 1er janvier 2019. 
</p><h2>Assurance-invalidité (AI)</h2><h3> Supplément plus élevé pour les soins intenses </h3><p>Les familles qui soignent à domicile une personne gravement malade ou un enfant lourdement handicapé recevront un montant plus élevé de la part de l'AI. Le "supplément pour soins intenses" augmente à partir de 2018. Il passe de 470 à 940 francs par mois pour au moins 4 heures par jour de sopins intenses, de 940 à 1645 francs pour au moins 6 heures et de 1410 à 2350 pour au moins 8 heures. 
</p><h3>Nouvelle méthode pour calculer le taux d'invalidité </h3><p>L'ordonnance révisée sur l'AI entrera en vigueur dans le courant de l'année 2018. La méthode de calcul des rentes AI (dite " mixte ") en sera améliorée. A l'avenir, on tiendra compte des conséquences d'une atteinte à la santé non seulement sur l'exercice d'une activité professionnelle, mais aussi dans la même mesure sur l'accomplissement des tâches habituelles (comme par exemple les tâches ménagères). Grâce à cela, les personnes qui travaillent à temps partiel seront moins discriminées, en particulier les femmes. Jusqu'à présent, un emploi à temps partiel a entraîné un taux d'invalidité moins important que pour une activité à plein temps. 
</p><h3>Le financement additionnel est arrivé à échéance </h3><p>En septembre 2009, une hausse transitoire de la TVA de 0,4 % au profit de l'AI a été acceptée en votation. Comme prévu, ce financement additionnel est arrivé à échéance au 31.12.2017. A partir de 2018, de nouveaux taux de TVA sont en vigueur. Le taux normal est désormais de 7,7% (anc. 8%), le taux spécial hébergement de 3,7% (3,8%), le taux réduit restant fixé à 2,5%. 0,1% d'augmentation va au FAIF (Financement et aménagement de l'infrastructure ferroviaire).
</p><h2>Prévoyance professionnelle </h2><h3>Taux d'intérêt minimal historiquement bas </h3><p>En 2016, le taux d'intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle obligatoire a été abaissé à un niveau historiquement bas de 1 %. Sur recommandation de la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle, il reste en 2018 identique. La rémunération du capital de vieillesse continuera ainsi à être trop faible. Les taux d'intérêt qui demeurent très bas en sont la raison, alors que les actions ou l'immobilier rémunèrent bien. Le taux minimal LPP a varié entre 1985 et 2011 entre 2 et 4 %. 
</p><h3>Rentes de survivants et d'invalidité LPP inchangées </h3><p>Les rentes de survivants et d'invalidité de la prévoyance professionnelle obligatoire restent aussi au même niveau en 2018. Les rentiers et rentières du 2e pilier n'ont aucun droit à une adaptation de leur rente de vieillesse. Les caisses de pension renoncent partout à une indexation. 
</p><h2>Assurance-maladie </h2><h3>Les primes continuent à atteindre des sommets</h3><p> En 2018, les primes standard de l'assurance-maladie obligatoire ont en moyenne augmenté de 4 % (+4,5 % l'année précédente). Les primes des enfants sont à nouveau celles qui augmentent le plus (+5 %). L'augmentation varie selon les cantons. Depuis l'introduction de la loi fédérale sur l'assurance-maladie, les primes ont effectivement doublé. Le Conseil fédéral augmente de 292 à 340 francs par mois les primes des militaires de métier actifs et retraités qui sont assurés contre la maladie et l'accident à l'assurance militaire. Les primes devraient ainsi de nouveau couvrir les coûts occasionnés par les maladies, ce qui n'était plus le cas récemment. 
</p><p>Dans le courant de l'année 2018, des mesures seront présentées pour endiguer les coûts de la santé. Dans un rapport d'experts, le Conseil fédéral présente les mesures existantes, prévues ou complètement nouvelles destinées à diminuer les coûts de la santé couverts par l'assurance-maladie obligatoire. Ce rapport d'experts va influencer le débat sur la politique de la santé. 
</p><p>Depuis le 1er janvier 2018, les nouveaux tarifs TARMED entrent en vigueur. Ils concernent toutes les prestations médicales et paramédicales facturées aux patient(e)s. Bien qu'il n'y ait aucun changement dans les prestations pour les assuré(e)s, des économies d'environ 470 millions de francs (1,5 % du volume des primes) devraient être réalisées. 
</p><h2>Réformes 2018 : risque de durcissement avec les prestations complémentaires · </h2><ul><li>La réforme des prestations complémentaires va aussi occuper le Parlement en 2018. Après le Conseil des États, le Conseil national va à son tour traiter le sujet. Des mesures de démantèlement avec de graves conséquences pour les séniors et les personnes handicapées se sont imposées dans les commissions parlementaires. Ainsi, des économies devraient être faites sur le remboursement des primes-maladie ou les franchises sur la fortune dans le calcul des prestations complémentaires devraient être réduites. Seule perspective réjouissante : on est parvenu à faire augmenter le montant maximal imputable au loyer, une mesure qui était tant attendue. · </li><li>Le Parlement va s'occuper en outre de l'évolution à venir de l'AI. Le message estime nécessaire d'agir auprès des enfants et des jeunes qui ont des problèmes de santé ainsi qu'auprès des malades psychiques. Est également prévue l'introduction d'une échelle de rentes linéaire. </li><li>Après le refus de la réforme de la prévoyance vieillesse en 2017, la procédure de consultation sur une nouvelle révision commencera en 2018. Le Conseil fédéral prévoit, dans un premier temps, de réviser l'AVS et de veiller à un financement additionnel de celle-ci. On s'attaquera à la prévoyance professionnelle dans un deuxième temps. </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5240</guid><pubDate>Mon, 08 Jan 2018 16:17:46 +0100</pubDate><title>Détruire la radio et la TV? Mais à quel prix? </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/detruire-la-radio-et-la-tv-mais-a-quel-prix</link><description>Un plaidoyer syndical contre No Billag</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Nous votons le 4 mars prochain sur l'initiative No Billag. Il ne s'agit pas seulement de savoir si nous continuerons à payer une redevance pour la radio et la télévision. L'enjeu est bien plus important. Pour tous les salarié(e)s également. Il s'agit de programmes de radio et de télévision auxquels l'on puisse se fier et qui ne sont pas uniquement conçus pour être rentables ou répondre aux intérêts de partis politiques, de certains groupes de la société.</p><p>Le 25 novembre 2011, par une matinée grise, Novartis lâche une bombe : la multinationale pharmaceutique veut supprimer 2000 emplois, dont 320 à Prangins (VD). Sans nécessité aucune. La colère gronde alors. Pas seulement celle des personnes concernées. Le Conseil fédéral, le gouvernement et le parlement vaudois ainsi que de larges pans de la population réagissent et soutiennent la lutte qui se soldera par une victoire des employé(e)s de Novartis et de leur syndicat. Les emplois seront sauvés.
</p><h3>14 000 emplois en jeu</h3><p>Changement de scène. Mars 2017. Cent vingt employé(e)s de la SSR et de diverses chaînes de radio-TV discutent de l'initiative No Billag pendant le congrès de leur syndicat SSM. L'atmosphère est tendue. Parce que les professionnels de l'audiovisuel savent parfaitement que si l'initiative est acceptée, leur emploi sera menacé un an plus tard. En tout, 7000 emplois sont directement menacés et 6500 dans des entreprises sous-traitantes. Car sans redevance, les revenus de leurs employeurs s'effondrent : -50 % pour les chaînes locales et -75 % pour la SSR. N'importe quelle entreprise ferait faillite dans pareille situation. Raison pour laquelle les employé(e)s de la SSR ont décidé de se battre pour leurs emplois. Ils ont en outre constitué des réserves pour les luttes à venir.
</p><p>Alors que les employé(e)s de Novartis se sont attiré une large sympathie, dans le cas de No Billag, beaucoup de médias critiquent la moindre déclaration des personnes concernées, un parti pris totalement inapproprié dans une campagne de votation. Mais pour nous syndicalistes, il est toutefois évident que si nos emplois sont supprimés sans raison, nous nous défendons. Et les autres syndicats soutiennent les collègues menacés.
</p><h3>Un pan important du service public détruit</h3><p>No Billag détruirait non seulement des milliers d'emplois. Mais en plus, une partie importante du service public serait dans l'œil du cyclone, un service dont la société bénéficie et que le marché ne pourrait à lui seul financer. La radio et surtout la télévision coûtent cher à la production. Les marchés en Suisse sont très petits. Raison pour laquelle la publicité rapporte trop peu pour produire un large programme offrant de l'information et du divertissement dans les quatre régions linguistiques. Sans ce service public, un programme de base commercial pourrait subsister en Suisse alémanique. Mais ce serait la fin des programmes en Suisse romande, au Tessin et dans les Grisons.
</p><p>Le mandat clair des médias de service public est également crucial : ils doivent contribuer à la formation de l'opinion et présenter les différents points de vue de manière factuelle. Il est évident qu'ils n'y parviennent pas toujours. Sinon les responsables de la communication de tous les partis, de la droite à la gauche, ainsi que de toutes les grandes organisations ne les accuseraient pas à tour de rôle de faire preuve de partialité. L'USS la première, quand la télévision suisse-alémanique ne pipe mot de la manifestation qui a rassemblé 20 000 personnes à Berne pour de bonnes retraites.
</p><p>Si tous se plaignent, ces chaînes n'ont donc pas d'orientation politique, que ce soit à droite ou à gauche. Raison pour laquelle 80 % de ces plaintes, peu importe le plaignant, sont rejetées par l'organe de médiation. D'un point de vue syndical, il est clair que nous avons besoin de médias qui parlent de nos demandes et nous laissent exprimer notre point de vue. Ces médias sont aussi en droit de nous critiquer. La loi leur impose toutefois de nous traiter comme les patrons, comme tous les partis. Sans programmes de radio et de télévision tenus par la loi de traiter les partis et toute association sur pied d'égalité, impossible à une démocratie de fonctionner. Ce mandat de service public qui consiste à refléter la diversité des opinions en Suisse de manière fidèle et équitablement ne doit pas disparaître de la Constitution fédérale.
</p><h3>L'indépendance de la SSR dérange les initiants</h3><p>Mais c'est justement cette voix indépendante qui passe mal auprès des initiants. C'est pour cela qu'ils veulent détruire la radio et la télévision en Suisse. Ce n'est pas une coïncidence si la plupart des initiants sont ultra-libéraux et veulent imposer leur dogme au paysage médiatique aussi. Afin d'influencer ensuite l'opinion publique avec des offres de base.
</p><p>Mais le prix à payer est élevé. Pour la formation de l'opinion publique. Pour la cohésion nationale. Mais aussi pour notre porte-monnaie. Car si les chaînes qui bénéficient de la redevance disparaissent, nous devrons conclure des abonnements onéreux pour le sport, les films et les autres prestations. Et finalement payer bien plus que les 365 francs par an pour un programme complet avec des informations fiables, du sport suisse, du divertissement et de la culture. Le prix à payer est bien trop élevé. Raison pour laquelle l'USS et ses fédérations disent clairement Non à No Billag. </p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5237</guid><pubDate>Wed, 03 Jan 2018 16:04:51 +0100</pubDate><title>La reprise appartient aux travailleurs et aux travailleuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-reprise-appartient-aux-travailleurs-et-aux-travailleuses</link><description>Conférence de presse annuelle 2018 </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’économie suisse a amorcé une reprise. L’évolution économique positive doit maintenant être utilisée pour résoudre les problèmes des salarié(e)s qui ont augmenté depuis le début de la crise financière. La reprise doit appartenir aux salarié(e)s. Dans ce contexte, l’Union syndicale suisse formule les revendications suivantes&nbsp;:</p><ul><li>La durée du travail doit de nouveau diminuer. Depuis 2013, le temps de travail d’une personne employée à plein temps a augmenté de quasiment une demi-semaine. C’est absurde alors que le chômage est bien trop élevé. Les gains de productivité doivent se répercuter par une augmentation des salaires ainsi qu’une réduction du temps de travail des salarié(e)s. </li><li>Avec l’introduction de l’obligation d’annonce des postes vacants, les chances de rapidement retrouver un bon emploi s’améliorent pour les personnes sans emploi. La Confédération et les cantons doivent les soutenir. Une assignation sous la contrainte serait en revanche contre-productive pour toutes les parties concernées (chômeurs, ORP et employeurs). </li><li>Le niveau des rentes des caisses de pension baisse. Alors même que les salaires ont augmenté et l’économie croît dans son ensemble. Et que nous cotisons toujours plus. Le niveau des rentes reste décisif pour juger les futures réformes des retraites. La réduction des rentes du 2e pilier doit être compensée, comme il faut compenser les fortes augmentations des coûts de la santé. Il faut en outre renforcer la composante de répartition dans la prévoyance vieillesse. Pour stabiliser cette dernière, la BNS doit reverser au 2e pilier les recettes réalisées avec les taux d’intérêt négatifs (via le Fonds de garantie LPP). Et la BNS ne doit pas appliquer d’intérêts négatifs au fonds AVS. L’USS rejette l’élévation de l’âge de la retraite. &nbsp;</li><li>Il faut enfin réellement combattre l’inégalité salariale entre femmes et hommes. Le Parlement doit renforcer les mesures proposées par le Conseil fédéral pour réviser la loi sur l’égalité. Les mesures volontaires ne résolvent pas le problème. Il faut donc des mesures contraignantes et des compétences pour les appliquer. L’USS s’engagera énergiquement pour que le principe approuvé par le peuple voici 37 ans d’un «&nbsp;salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;» entre femmes et hommes soit enfin mis en œuvre. </li><li>La politique monétaire doit veiller activement à évaluer le franc correctement, c’est-à-dire à un taux se situant entre 1,25 et 1,35 Fr./euro. Cela renforce l’économie et l’emploi. </li></ul><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS et économiste en chef, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category><category>Économie</category><category>Travail</category><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5235</guid><pubDate>Fri, 22 Dec 2017 13:00:41 +0100</pubDate><title>Approbation et mise en œuvre échange de notes Suisse-UE concernant reprise directive UE 2017/853 modifiant dir. UE sur les armes (Dév. acquis Schengen)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/approbation-et-mise-en-oeuvre-echange-de-notes-suisse-ue-concernant-reprise-directive-ue-2017-853-modifiant-dir-ue-sur-les-armes-dev-acquis-schengen</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5233</guid><pubDate>Fri, 22 Dec 2017 11:41:51 +0100</pubDate><title>Consultation sur la Stratégie internationale de la Suisse dans le domaine de la formation, recherche et innovation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/consultation-sur-la-strategie-internationale-de-la-suisse-dans-le-domaine-de-la-formation-recherche-et-innovation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5232</guid><pubDate>Wed, 20 Dec 2017 17:08:27 +0100</pubDate><title>Le droit du travail est prêt pour la numérisation </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-droit-du-travail-est-pret-pour-la-numerisation</link><description>Le colloque de l’USS le confirme : peu d’adaptations sont nécessaires </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le droit suisse du travail est armé pour faire face aux défis de la numérisation. Mais des améliorations sont nécessaires, en particulier pour lutter contre le travail au noir numérique et le travail gratis ainsi qu'en matière de protection de la santé et de télétravail. Tel est en quelques mots le bilan du colloque juridique de haut niveau organisé à la mi-décembre par l'Union syndicale suisse (USS). </p><p>Une chose est claire : la numérisation doit être aménagée de manière à ce qu'elle serve aux travailleurs et travailleuses. Pour y arriver, l'USS et ses syndicats veulent recourir à tous les instruments juridiques et politiques existants. 
</p><h3>Les mêmes devoirs, aussi pour les employeurs sur plate-forme ! </h3><p>Si, en se servant des instruments éprouvés du droit contractuel, on analyse minutieusement de nombreux fournisseurs de plates-formes en étant attentif à chaque cas individuel, il apparaît clairement que, très souvent, on est en présence de contrats classiques. C'est ce qu'ont constaté lors du colloque Bassem Zein, de l'Office fédéral de la justice, et Ndiya Onuoha, de l'Office des assurances sociales du canton de Zurich. Conclusion : les personnes qui travaillent sur des plates-formes informatiques ont droit à ce qui est prévu dans le Code des obligations (vacances, heures supplémentaires, délais de congé, indemnisation pour service de piquet) et le droit des assurances sociales (cotisations AVS, assurance-chômage, 2e pilier, aussi de l'employeur, indemnité journalière en cas d'accident, etc.). 
</p><p>Les employeurs comme le service de taxis UBER, qui donne à ses contrats une appellation erronée, ne pratiquent rien d'autre que l'indépendance fictive et encouragent de ce fait le travail au noir numérique. Pour l'USS, c'est inacceptable. Les participant(e)s au colloque ont clairement montré que l'arsenal juridique à disposition permet déjà de faire constater l'existence de travail au noir numérique. Il appartient à toute autorité compétente de veiller à l'égalité des droits, à ce que la concurrence reste loyale et que les travailleurs et travailleuses soient protégés comme il se doit, ainsi que de contrôler que les lois sont respectées. Ce dernier point concerne surtout la loi sur le travail (LTr) et la loi sur l'assurance-accidents (LAA). S'y ajoutent les lois sur les assurances sociales, l'ordonnance sur les chauffeurs et des règles appliquées dans l'industrie. 
</p><h3>Stratégies procédurales contre la précarisation </h3><p>Lors du colloque, des stratégies procédurales contre les risques découlant du travail sur plate-forme ont été présentées. Leur but est de permettre aux syndicats d'agir contre les employeurs qui, sous prétexte de numérisation, veulent spolier leur personnel des dispositions de protection légales élémentaires. Se basant sur une expertise juridique, Anne Meier a montré que les syndicats ne disposent pas uniquement des instruments de la LTr et de la LAA, mais aussi de ceux qui se trouvent dans la loi contre la concurrence déloyale. De plus, des droits fondamentaux, notamment ceux qui figurent dans la Constitution fédérale et la Convention européenne des droits de l'homme, on peut déduire le droit des syndicats à informer électroniquement les employé(e)s. 
</p><h3>Quelques adaptations ponctuelles des lois sont nécessaires </h3><p>Le droit suisse du travail est-il encore adapté à l'ère de la numérisation ? Oui, s'il est systématiquement appliqué par les autorités. Surtout lorsqu'il s'agit de lutter contre le travail au noir numérique et de respecter les règles des assurances sociales ainsi que celles de la protection des travailleurs et travailleuses (LTr, LAA), les autorités sont tenues de procéder à des contrôles systématiques et conformes aux principes de l'égalité juridique. 
</p><p>Des problèmes existent dans le domaine couvert par la loi fédérale sur le droit international privé (LDIP). En outre, les salarié(e)s du télétravail sont trop peu protégés. C'est pourquoi l'USS demande que la loi fédérale sur le travail à domicile soit adaptée en conséquence. Dans le télétravail aussi, les questions de responsabilité, d'ergonomie, de protection des données et de mise à disposition de matériel ainsi que de remboursement des dépenses doivent faire l'objet de réglementations spécifiques. C'est à une conclusion similaire que le Conseil fédéral est arrivé en 2016 dans son rapport sur le télétravail. Mais, cela n'a malheureusement été suivi d'aucune action concrète. 
</p><p>La LDIP doit être modifiée pour que les exploitants de plates-formes n'aient en particulier pas le droit de prévoir dans leurs contrats de travail des clauses d'arbitrage ou des éléments de droit étranger. Par exemple, il n'est pas question qu'UBER prescrive à ses employé(e)s qu'en cas de litige, ils n'ont pas le droit de faire appel à un tribunal des prud'hommes suisse, mais doivent prendre à leur charge une procédure d'arbitrage aux Pays-Bas extrêmement chère et lourde, qui se fera en plus en anglais ! De telles clauses sont clairement illégales, car elles contreviennent à l'article 27 du Code civil suisse. La pratique des tribunaux va montrer si ces clauses sont considérées dans tout le pays comme excessivement contraignantes. D'une manière ou d'une autre, l'USS demande que la LDIP soit adaptée et que le Tribunal fédéral modifie en faveur des travailleurs et travailleuses sa jurisprudence concernant l'article 341 du Code des obligations ; cela, également pour les rapports de travail internationaux. 
</p><h3>Une brochure sur la protection de la santé </h3><p>Une brochure de l'USS sur les questions soulevées par la protection de la santé au travail à l'ère de la numérisation a été présentée lors du colloque dans sa version allemande (la version française sortira pendant la deuxième moitié du mois de janvier). Elle explique dans un langage très accessible, mais précis, quels sont les instruments juridiques à la disposition des secrétaires syndicaux, des commissions du personnel et des personnes de confiances ou militant(e)s syndicaux. Il est possible de la commander auprès de l'USS. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5230</guid><pubDate>Wed, 20 Dec 2017 16:00:01 +0100</pubDate><title>S&#039;attaquer aux rentes trop basses plutôt qu&#039;à l’âge de la retraite!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sattaquer-aux-rentes-trop-basses-plutot-qua-l-age-de-la-retraite</link><description>Décisions de principe du Conseil fédéral sur la prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le refus de Prévoyance vieillesse 2020 dans les urnes laisse de nombreux problèmes sans solution. L'Union syndicale suisse (USS) doute que les propositions du le Conseil fédéral concernant la suite des opérations permettent de les résoudre. Ainsi, celui-ci ne dit rien du fait que le pouvoir d'achat des actuels retraité(e)s ne cesse de diminuer en raison de la hausse ininterrompue des primes des caisses-maladie et du coût de la santé. Il ne parle pas non plus de la baisse des rentes du 2e pilier de la génération des futurs retraité(e)s. En lieu et place, il est surtout question du relèvement de l'âge de la retraite des femmes et de travailler plus longtemps. En se focalisant sur de tels buts, on aggraverait encore plus la situation difficile des travailleurs et travailleuses âgés. Aujourd'hui, ils n'ont même pas droit à une rente lorsqu'ils perdent leur emploi. Pour le Conseil fédéral dans sa nouvelle composition, que les femmes ont des rentes de vieillesse beaucoup trop basse n'est pas un problème. 
</p><p>Ces problèmes doivent trouver une solution. Ce qui sera décisif pour une réforme des retraites réussie, c'est qu'elle permette aux actuels et futurs retraité(e)s de maintenir leur niveau de vie antérieur de manière appropriée avec leurs rentes des 1er et 2e piliers. Comme le prescrit la Constitution fédérale. À cet effet, il faut améliorer le niveau des rentes. D'autant plus que, selon le baromètre des préoccupations 2017 du Crédit Suisse, 62 % des personnes interrogées estiment que la sécurité financière des séniors est insuffisante. De plus, nombre de voix qui se sont prononcées contre Prévoyance vieillesse 2020 étaient celles de retraité(e)s actuels qui ressentaient comme injuste le fait que seules les rentes des futures générations de retraité(e)s auraient été augmentées. 
</p><p>Le Conseil fédéral ne tient aucun compte de ces préoccupations de larges pans de la population. En lieu et place, il se focalise, dans les orientations qu'il vient de fixer, sur l'âge de la retraite comme le demandent les employeurs. Pour l'USS, il est évident que l'AVS a besoin de moyens supplémentaires, surtout sous la forme de cotisations salariales plus élevées. Mais des rentes AVS meilleures sont aussi nécessaires pour que le mandat constitutionnel soit aussi rempli à l'avenir. Les banques et les assureurs ne doivent plus avoir le droit de faire des bénéfices dans le 2e pilier aux dépens des assuré(e)s. 
</p><p>L'âge de la retraite des femmes doit rester fixé à 64 ans, car son relèvement a également été une mesure très contestée qu'une nette majorité des femmes a rejetée. Enfin, la personne qui perd son emploi à 58 ans ou plus doit pouvoir rester dans son ancienne caisse de pensions. Renseignements: n Doris Bianchi, secrétaire dirigeante, responsable à l'USS de la politique sociale, 076 564 67 67 Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5228</guid><pubDate>Mon, 18 Dec 2017 11:53:58 +0100</pubDate><title>Le travail non rémunéré est réparti trop inégalement </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-travail-non-remunere-est-reparti-trop-inegalement</link><description>Du travail non seulement bénévole mais vital</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Bien plus de la moitié du travail effectué en Suisse n’est pas rémunéré. Les femmes en effectuent plus de la moitié ce qui a des répercussions négatives sur elles.</p><p>On travaille beaucoup en Suisse&nbsp;: au total, 17,1 milliards d’heures en 2016. C’est ce que montre le compte satellite de production des ménages de l’OFS. Réparti sur toutes les personnes en âge de travailler, cela représente 52,7 heures par semaine pour les femmes et 52,5 heures par semaine pour les hommes.&nbsp; 
</p><p>Alors que les hommes et les femmes travaillent presque le même nombre d’heures, le salaire que les femmes en tirent est très différent. Les femmes exécutent 61,3&nbsp;% des 9,2 milliards d’heures de travail non rémunéré, alors que les hommes effectuent 61,5&nbsp;% du travail rémunéré. Cela a comme conséquence que les hommes en âge de travailler reçoivent un salaire pour facilement trois cinquièmes de leur travail, contre deux cinquièmes pour les femmes. Les femmes renoncent donc à une grande quantité d’argent en s’occupant de leurs enfants pour leur donner les meilleures chances dans la vie ou en accompagnant leurs proches âgés pour leur offrir une existence digne en fin de vie. La société et l’économie pourrait difficilement fonctionner sans cet énorme engagement non rémunéré. Mais pour les femmes, cela signifie toutefois un risque de pauvreté et des rentes plus basses à la retraite. A quoi s’ajoute encore la discrimination salariale. 
</p><h3>En aucun cas «&nbsp;bénévole&nbsp;»</h3><p>Il est donc fondamentalement faux de décrire le travail non rémunéré de travail bénévole, comme c’est trop souvent le cas, faute d’y avoir réfléchi. L’engagement bénévole dans un cadre bénévole ou l’aide informelle aux voisins sont des soutiens importants de la société. Mais ils ne représentent que 7&nbsp;% du travail non rémunéré. Les 93&nbsp;% restants sont des tâches indispensables à la (sur)vie&nbsp;: s’occuper des enfants, préparer les repas, prendre en charge les malades. Si cela n’était pas fait, ce serait le chaos. 
</p><p>Le volume du travail non rémunéré a augmenté entre 2013 et 2016&nbsp;: les femmes et les hommes en Suisse effectuent plus de travail ménager et investissent davantage de temps dans la prise en charge et les soins de leurs semblables. Quant à savoir s’il faut en chercher les causes dans les mesures d’austérité des cantons et des communes dans le secteur du care ou si les exigences en matière d’éducation et de ménage ont augmenté, nul ne saurait y répondre. On ne peut toutefois que se réjouir que les hommes assument aussi une partie du travail supplémentaire et se sont engagés pendant plus d’heures non payées.&nbsp; 
</p><h3>Objectif&nbsp;: cinquante-cinquante</h3><p>Le but doit toutefois être d’atteindre la parité&nbsp;: les hommes et les femmes se partagent également le travail rémunéré et non rémunéré. Hommes et femmes auraient les mêmes possibilités de s’occuper de leur sécurité financière et de leurs semblables. La politique doit agir afin que nous arrivions à cela&nbsp;: le travail rémunéré ne doit pas continuer à être décloisonné et dérégulé, il faut au contraire garantir la conciliation entre travail rémunéré et non rémunéré. Dans cette optique, nous ne devrions pas travailler plus mais au contraire moins contre rémunération. Des offres abordables et accessibles à tous dans la prise en charge, les soins et la santé doivent être une part importante des services publics. L’OFS estime que le travail non rémunéré effectué en 2016 a une valeur de 408 milliards de francs. Si nous investissions ne serait-ce qu’une infime partie de cette somme dans le service public, nous nous approcherions d’une société où les hommes et les femmes pourraient s’engager dans la même mesure pour eux-mêmes que pour les autres. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5226</guid><pubDate>Mon, 18 Dec 2017 09:44:13 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur l’aide au recouvrement des créances d’entretien du droit de la famille (Ordonnance sur l’aide au recouvrement, OAiR), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-l-aide-au-recouvrement-des-creances-d-entretien-du-droit-de-la-famille-ordonnance-sur-l-aide-au-recouvrement-oair-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5224</guid><pubDate>Thu, 14 Dec 2017 15:55:59 +0100</pubDate><title>Des réductions des primes plus importantes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-reductions-des-primes-plus-importantes</link><description>Le prix de la santé doit être abordable</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Concernant les prestations, il est juste de supprimer des incitations fausses et des structures inefficaces. Mais un financement social - comme ce qui se fait chez nos voisins - reste la priorité absolue. </p><p>Fin octobre, le Conseil fédéral a présenté le rapport d'expert(e)s très attendu sur la maîtrise des coûts de la santé. Depuis lors, il est beaucoup question des mesures que le rapport propose la plupart du temps en matière d'offre. Cela, tout à fait à juste titre, car il part d'un potentiel d'économies de 20 %, dans l'assurance de base ; cela, sans toucher à la qualité. Ce chiffre paraît élevé, mais même s'il ne s'agissait que de 15 %, nous aurions alors économisé quatre années de hausse de primes. 
</p><h3>Coûts de la santé : la Suisse est la plus antisociale </h3><p>C'est en cela aussi que consiste toujours le principal problème. Indépendamment de ce qui peut être économisé du côté des coûts, le financement de la santé reste fortement antisocial en Suisse. Le rapport annuel de l'OCDE sur la santé donne les tout nouveaux chiffres à ce sujet. Il donne à notre pays tout seul la première place parmi les pays de l'OCDE : la participation des privés aux coûts de la santé y représente 5,3 % du budget moyen des ménages (moyenne OCDE : 3 %). Ces 5,3 % ne concernent pas uniquement ces éléments des coûts que sont la franchise, la quote-part, la participation au coût des soins et les forfaits hospitaliers, mais par exemple aussi l'ensemble des coûts des traitements dentaires. Dans les pays de l'OCDE, ceux-ci figurent la plupart du temps dans le catalogue des prestations que finance l'assurance. 
</p><p>Mais attention, la Suisse se trouve en première place quant à la participation des individus aux coûts sans qu'il soit en rien tenu compte des primes de l'assurance de base qui, chez nous, sont individuelles (" per capita "), alors qu'en Europe, elles prennent la forme de taxes prélevées sur les salaires, dont elles dépendent donc, ou même de recettes fiscales perçues selon un barème progressif. 
</p><p>Dans ce contexte, pas étonnant que, selon le même rapport, 21 % de la population renoncent au moins à un traitement médical pour des raisons de coûts (3e place). C'est se montrer presque cynique que de soupçonner que cela ne concerne que des cas sans gravité que l'on a pu à juste titre éviter, comme le fait une partie du lobby des assurances. Se pose en outre la question de savoir à partir de quel moment le renoncement à une prestation ne se paie finalement pas en termes de coûts. 
</p><h3>Réduction des primes : renverser la tendance </h3><p>Actuellement, les réductions des primes sont le seul instrument permettant de corriger directement le financement antisocial de la santé. Mais cela, dans une mesure toujours moindre : de 2007 à 2016, les contributions cantonales aux réductions des primes ont diminué dans neuf cantons, alors que celles-ci augmentaient de 40 % en termes réels ! Et les récentes mesures d'austérité - comme celles engagées dans les cantons de Berne, Soleure et Argovie - ne sont pas encore prises en compte ici, sans parler du canton de Lucerne qui a réclamé à des personnes dans le besoin le remboursement de réductions payées. 
</p><p>Il est plus que temps de redresser la barre en matière de réduction des primes. Cela, notamment aussi parce que les mesures mentionnées au début concernant les coûts entraîneront un transfert de traitements stationnaires vers le domaine ambulatoire et ainsi, tendanciellement, une hausse accélérée des primes (les prestations ambulatoires sont supportées à 100 % par les personnes qui paient les primes). 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) demande que le fardeau des primes supporté par les ménages soit limité à 10 % au maximum du revenu net, selon un système solidaire impliquant et la Confédération et les cantons. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5222</guid><pubDate>Thu, 14 Dec 2017 11:03:09 +0100</pubDate><title>Malgré son affaiblissement, le franc reste fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/malgre-son-affaiblissement-le-franc-reste-fortement-surevalue</link><description>Examen de la situation de la BNS : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ces derniers mois, la reprise économique mondiale a enfin aussi touché la Suisse. L'affaiblissement du franc qui est arrivé à un taux de change d'environ 1,17 franc pour 1 euro y a contribué. Mais cela ne doit pas cacher le fait qu'il reste fortement surévalué. Des estimations avec certains modèles montre que le taux de change équitable franc/euro est de l'ordre de 1,25 franc à 1,35 franc pour 1 euro. Cette situation a entre autres pour effet que la reprise de la conjoncture devrait être tendanciellement plus forte à l'étranger qu'en Suisse. On court le risque que de nombreuses entreprises investissent moins en Suisse qu'à l'étranger. Cela, avec les effets négatifs sur l'emploi induits, aujourd'hui et demain. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS maintienne les taux d'intérêt à un niveau bas et soit prête à intervenir sur le marché des changes. L'Union syndicale suisse (USS) attend cependant d'elle qu'elle agisse plus vigoureusement contre la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change atteigne aussi rapidement que possible un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation). 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5216</guid><pubDate>Tue, 12 Dec 2017 11:02:08 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre du projet visant à accélérer les procédures d’asile (restructuration du domaine de l’asile), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/mise-en-oeuvre-du-projet-visant-a-accelerer-les-procedures-d-asile-restructuration-du-domaine-de-l-asile-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5214</guid><pubDate>Tue, 12 Dec 2017 10:43:59 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire « LAMAL. Renforcer la responsabilité individuelle », procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-parlementaire-lamal-renforcer-la-responsabilite-individuelle-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5208</guid><pubDate>Thu, 07 Dec 2017 08:54:46 +0100</pubDate><title>Pas question d’oublier les droits humains, ni de donner un signal erroné !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-question-d-oublier-les-droits-humains-ni-de-donner-un-signal-errone</link><description>Accord de libre-échange avec la Turquie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les négociations sur la modernisation de l'accord de libre-échange avec la Turquie sont sur le point de prendre fin. L'Union syndicale suisse (USS) demande que rien ne soit signé sans amélioration perceptible de la situation en matière de droits humains dans ce pays. </p><p>Vendredi 24 novembre, le Conseil des ministres de l'Association européenne de libre-échange (AELE) s'est mis d'accord sur le fond pour conclure les négociations au sujet de la modernisation et de l'élargissement de l'accord de libre-échange existant. Le nouvel accord devrait entre autres contenir un " chapitre sur la durabilité " relatif au respect de normes sociales et environnementales. 
</p><p>Dans une situation politique normale, une telle révision serait à saluer, l'économie suisse dépendant dans une grande mesure du commerce international. Ajouter à l'accord un chapitre sur les droits humains et les normes environnementales est, dans ce cadre, le résultat d'une revendication des syndicats et d'ONG. 
</p><p>Mais : la situation politique est depuis longtemps tout sauf normale en Turquie. Selon Amnesty International, plus de 130 000 employé(e)s de l'État - dont des dizaines de milliers d'enseignant(e)s et des centaines de juges et de syndicalistes - ont été licenciés et/ou emprisonnés depuis l'échec du coup d'État. De très nombreux maires membres de l'opposition ont été destitués et des parlementaires ont été incarcérés. Des centaines d'ONG ont dû stopper leurs activités, l'institution nationale des droits humains a été dissoute. Des dizaines de journalistes (aussi des étrangers) se trouvent en détention préventive et la Turquie n'a pratiquement plus de presse libre. 
</p><p>Dans ce contexte, la ratification prévue de cet accord est un signal totalement erroné. Cela, tant à l'adresse du gouvernement turc que pour tous les autres pays qui font pression depuis des mois sur le régime d'Erdogan. Ce serait là rendre un mauvais service à la population turque également, en particulier à la minorité kurde. L'accord visé avec la Turquie menace en outre la crédibilité de tous les chapitres sur la durabilité introduits dans ce genre d'accord depuis 2010. Il faut en effet partir de l'idée qu'en l'absence de mécanismes de sanctions, le gouvernement turc prouverait très rapidement que ces dispositions sont malheureusement sans grande valeur. 
</p><p>Suite à l'annexion de la Crimée par la Russie, l'AELE a gelé à juste titre le processus de négociation avec l'union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan. Il n'y a aucune raison de se montrer plus souple avec la Turquie. C'est pourquoi l'USS a envoyé une lettre au Conseil fédéral pour lui demander de faire d'une amélioration substantielle de la situation en matière de droits humains une condition à la ratification de l'accord. </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5206</guid><pubDate>Thu, 07 Dec 2017 00:00:00 +0100</pubDate><title>Vania Alleva: « Dans l’ensemble, les grèves ont toujours payé »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/vania-alleva-dans-l-ensemble-les-greves-ont-toujours-paye</link><description>Les grèves au 21e siècle d’Unia revient sur le regain de luttes collectives depuis 2000</description><content:encoded><![CDATA[<p> Alors que les commémorations du centenaire de la grève générale de 1918 viennent de débuter, Unia publie un ouvrage sur les grèves au 21e siècle. Loin d'être un instrument désuet, le recours ultima ratio à la grève se justifie toujours plus face au durcissement d'un patronat qui souvent ne veut plus discuter. Il s'agit aussi pour les salarié(e)s de défendre leur dignité. Entretien avec Vania Alleva, présidente d'Unia et vice-présidente de l'USS : enjeux, enseignements et défis à l'ère du numérique.
</p><p><b>La Suisse connaît un regain de grèves depuis le tournant du siècle. Comment l'expliquer ?</b></p><p><b>Vania Alleva :</b> Il y a un durcissement général du côté patronal. Et, en raison du contexte économique plus difficile, c'est aussi plus compliqué d'arriver à améliorer les conditions salariales et de travail en négociant sans un véritable rapport de force. La grève est donc un instrument pour faire valoir les attentes des salarié(e)s, mais aussi pour amener la contrepartie à la table des négociations.
</p><p><b>Un des derniers conflits de travail, celui de l'EMS Notre-Dame à Genève, montre que le personnel réagit collectivement dans des secteurs d'activité toujours plus divers. Quels enseignements en tirer ?</b></p><p>La grève est un instrument de lutte collective qui n'est plus cantonné dans les secteurs traditionnels. C'est aussi l'instrument des employé(e)s de branches modernes des services. Plus aucune branche n'est à l'abri d'un conflit social. Un aspect central du nouveau cycle de grèves tient au rôle actif des salarié(e)s du secteur des services. Cela correspond à une féminisation grandissante. Toujours plus de femmes jouent un rôle de meneuses.
</p><p><b>Le droit de grève est inscrit dans la Constitution depuis 2000, mais la paix du travail est un des fondamentaux du partenariat social suisse. Quelle est la marge de manœuvre des syndicats dans ce contexte ?</b></p><p>En Suisse, la paix du travail est surtout dans les têtes, parce qu'on nous le répète depuis des décennies. En plus, les patrons essayent de criminaliser ces instruments de lutte collective. Il y a un travail de sensibilisation à mener : le droit de grève est un instrument légitime. Un syndicat qui n'est pas en mesure de mener une grève ne dispose pas d'un rapport de force lui permettant d'arriver à des résultats. C'est déterminant pour être au même niveau que les patrons à la table des négociations.
</p><p><b>La grève est-elle antipatriotique ou néfaste à la Suisse, comme le prétendent la droite et le patronat ?</b></p><p>Cela n'a rien à voir avec la nationalité. Au contraire, nous sommes de plus en plus souvent confrontés à un patronat qui ne prend pas au sérieux ses propres responsabilités, qui ne veut même pas discuter avec les syndicats des exigences des salarié(e)s. C'est plutôt cet aspect-là qui est antipatriotique. Ce n'est pas la grève qui est anti-suisse, mais un patronat qui ne respecte pas le partenariat social.
</p><p><b>Unia a soutenu une centaine de grèves depuis son existence, quel bilan en tirer, sur les plans matériel, humain et syndical ?</b></p><p>Dans l'ensemble, les grèves ont toujours payé ; contre des baisses de salaire et le dumping salarial; des licenciements ont parfois été évités, ou leur nombre réduit. Dans beaucoup de cas, nous avons pu au moins améliorer le plan social. Il est très rare qu'aucun des objectifs fixés n'ait été atteint. Même dans ce cas, les grévistes se disent : on aura au moins essayé. Mais une grève n'est jamais facile pour les salarié(e)s. Il faut donc de graves injustices pour que le personnel décide d'entrer en grève. Sur le plan humain, au-delà des conditions de travail ou d'une menace de licenciement, c'est souvent le manque de respect qui est le déclencheur.
</p><p><b>L'organisation du monde du travail a changé. Comment organiser une réponse collective dans des secteurs où les travailleurs sont de plus en plus isolés ?</b></p><p>C'est un grand défi non seulement pour les grèves, mais aussi pour le travail syndical que d'arriver à atteindre les gens dans un marché du travail toujours plus fragmenté. Mais comme les conditions de travail se précarisent et il faut davantage se défendre pour les améliorer. Nous devons trouver de nouveaux moyens de communication pour atteindre ces salarié(e)s, par exemple les contacter en dehors du travail, dans d'autres réseaux. Il faut aussi utiliser les moyens de communication actuels pour mener de nouvelles formes de lutte collective, un peu différentes de la grève traditionnelle.
</p><p><b>Une grève à l'ère du numérique, c'est possible ?</b></p><p>Oui, la numérisation peut aider à mener certaines grèves. Par exemple des grévistes allemands m'ont raconté comment ils ont paralysé le système informatique d'une entreprise : celle-ci ne pouvait plus ni envoyer, ni recevoir de mails. Nous devons donc aussi utiliser les instruments de l'ère du numérique pour de nouvelles formes de lutte collective
</p><h5>Grèves au 21e siècle</h5><p>Grèves au 21e siècle revient sur treize grèves qui ont marqué les deux premières décennies de ce siècle avec force témoignages et analyses. Des entretiens avec divers syndicalistes permettent ensuite d'entrevoir comment envisager et organiser des grèves. Le président de l'USS, Paul Rechsteiner, apporte pour sa part un éclairage juridique et politique sur les droits fondamentaux que sont le droit de grève et la liberté syndicale. Un panorama des pratiques, des rapports de force entre syndicats et employeurs et des droits dans l'Union européenne complète le tableau que dresse cet ouvrage très instructif.</p><ul><li>Vania Alleva et Andreas Rieger, Grèves au 21e siècle, Rotpunktverlag, Zurich, 2017</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5205</guid><pubDate>Wed, 06 Dec 2017 14:20:40 +0100</pubDate><title>Les régions périphériques existent encore !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-regions-peripheriques-existent-encore</link><description>Le Conseil des États freine le désengagement de la Poste</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États a accepté plusieurs interventions qui demandent que le retrait de la Poste de certaines régions soit freiné. Le Conseil fédéral doit maintenant revoir les critères d'accessibilité des offices de poste et des agences postales de sorte qu'à l'avenir, il y en ait encore aussi dans les régions périphériques. </p><p>La Chambre des cantons a freiné le désengagement de la Poste, mais n'a pas de solution au problème. Les ardents défenseurs d'une communication basée sur WhatsApp entre grands-parents et petits-enfants n'en ont pas non plus. Si certains de leurs commentaires faits pendant la session dénotent une certaine suffisance, lorsque certains d'entre eux demandent à la Poste de faire des régions des incubateurs d'innovations, ils ne sont pas à la bonne adresse. Ce n'est en effet pas la Poste qui assure la couverture numérique des vallées, mais Swisscom. Cette dernière travaille à nouveau mieux avec les petites entreprises électriques régionales et locales. La rapidité avec laquelle l'infrastructure numérique se développera ces prochaines années ne dépend pas tellement de la puissance financière des acteurs en présence, mais de la volonté des politiques. Nos élu(e)s devraient tous le savoir aussi : ni le marché ni l'évolution technologique ne pilote le service public. 
</p><h3>Ne pas sacrifier les régions périphériques pour augmenter un peu les bénéfices de la Poste </h3><p>C'est notamment parce que les entreprises d'infrastructure y sont en majorité ou totalement en mains publiques que l'approvisionnement en services est excellent en Suisse. La desserte des régions périphériques par les transports publics et leur approvisionnement en électricité, médias et services postaux sont la traduction d'une volonté politique. Celle-ci préserve la compétitivité et la viabilité des régions périphériques. On n'a pas le droit de renoncer tout simplement à pareille qualité que garantissent des labels suisses pour permettre à la Poste de faire encore un peu plus de profits. 
</p><p>Dans ce contexte, la décision du Conseil des États en faveur d'une meilleure accessibilité de la Poste dans tout le pays est quand même tournée vers l'avenir, même si les commentateurs des réseaux sociaux rient à gorge déployée, quand la direction de la Poste s'énerve. De fait, grâce au commerce en ligne, l'envoi de colis est en plein renouveau. Et l'envoi de lettres profite de sa popularité sans faille : les PME misent à nouveau plus sur la publicité glissée dans les boites aux lettres. Même les envois en nombre de lettres permettent de faire des bénéfices intéressants aussi à l'ère du numérique. Mais pour cela, on a besoin d'offices de poste ou d'agences postales aptes à faire face. 
</p><h3>Garde-fous </h3><p>Les décisions prises par le Conseil des États posent des garde-fous au groupe de travail chargé par Doris Leuthard de proposer des solutions au problème du service universel dans le domaine postal. Tout le monde attend impatiemment ces propositions. Et si en plus la Poste veut faire d'une des régions structurellement faibles un incubateur d'innovations, personne ne s'y opposera. Elle en aurait tout à fait la puissance financière, même en continuant à verser le salaire de ses facteurs et factrices. </p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5203</guid><pubDate>Mon, 04 Dec 2017 14:21:21 +0100</pubDate><title>Impôts : entreprises doivent aussi payer – pas de baisse aux dépens des privés</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/impots-entreprises-doivent-aussi-payer-pas-de-baisse-aux-depens-des-prives</link><description>Consultation sur le Projet fiscal 17 (PF 17) : prise de position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les entreprises doivent elles aussi payer des impôts. Parce que, tout comme les ménages privés, elles prétendent profiter des prestations et de l'infrastructure publiques. Aujourd'hui déjà, les entreprises peuvent être sous-imposées. C'est pourquoi PF 17 ne doit pas entraîner des baisses d'impôt et des pertes de revenu aux dépens des ménages privés. Au contraire, les ménages à bas ou moyen revenu auraient besoin que leurs charges diminuent, sous forme d'une hausse des allocations familiales et des réductions des primes-maladie.
</p><h3>Projet fiscal 17 : un projet de transition vers une imposition appropriée des bénéfices</h3><p>Les incidences économiques d'une abolition des statuts fiscaux spéciaux en matière d'imposition des entreprises sont souvent présentées sous un angle trop négatif. L'USS se prononce pour l'abolition de ces statuts spéciaux. Pour cette raison l'USS soutient les mesures transitoires ciblées concernant les impôts sur le bénéfice et le capital. Ces mesures devront être financées par les entreprises et les actionnaires. Parallèlement, des mesures sont nécessaires pour améliorer la situation financière des ménages à bas ou moyen revenu. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5191</guid><pubDate>Tue, 28 Nov 2017 10:46:45 +0100</pubDate><title>Approbation accords avec Singapour et Hong Kong sur l’échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers à partir de 2018/2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/approbation-accords-avec-singapour-et-hong-kong-sur-l-echange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-a-partir-de-2018-2019</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5189</guid><pubDate>Tue, 28 Nov 2017 10:38:06 +0100</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance du DFF sur l’imposition à la source, procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-totale-de-l-ordonnance-du-dff-sur-l-imposition-a-la-source-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5187</guid><pubDate>Tue, 28 Nov 2017 10:09:30 +0100</pubDate><title>Avant-projet de loi fédérale sur le soutien à l’institution nationale des droits de l’homme (LIDH), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avant-projet-de-loi-federale-sur-le-soutien-a-l-institution-nationale-des-droits-de-l-homme-lidh-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5184</guid><pubDate>Mon, 27 Nov 2017 10:19:24 +0100</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur les frais relatifs aux immeubles, procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-totale-de-l-ordonnance-sur-les-frais-relatifs-aux-immeubles-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5182</guid><pubDate>Mon, 27 Nov 2017 08:56:41 +0100</pubDate><title>Des hausses sensibles des salaires et davantage de CCT sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-hausses-sensibles-des-salaires-et-davantage-de-cct-sont-necessaires</link><description>Négociations salariales 2017/2018: la reprise est là</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces derniers mois, la situation économique s’est sensiblement améliorée. La reprise est là. En même temps, le renchérissement s’est renforcé. Les négociations salariales déjà terminées tiennent encore trop peu compte du nouveau contexte. Maintenant, des hausses sensibles de 1,5 à 2&nbsp;% des salaires sont nécessaires. </p><p>Les perspectives de l’économie suisse se sont rapidement et nettement éclaircies ces derniers temps&nbsp;; cela, parce que la conjoncture s’est améliorée dans les pays où la Suisse exporte et aussi parce que la surévaluation du franc s’est réduite dans une mesure étonnamment grande. Parallèlement à ces indicateurs d’une claire reprise, le renchérissement augmente pour la première fois depuis cinq ans. En octobre dernier, il était de 0,7&nbsp;%. Et s’y ajoute la forte hausse des primes-maladie. Le renchérissement se maintiendra l’an prochain à cause de la hausse du prix du pétrole et de celle, due à la dépréciation du franc, des prix des produits importés. 
</p><p>Un regard sur les accords salariaux conclus à ce jour montre que les employeurs tiennent trop peu compte de cette nouvelle situation. L’analyse de ces accords fait également apparaître qu’à l’exception du secteur principal de la construction, des hausses de salaire consistantes ont souvent été obtenues dans les branches dotées d’une convention collective de travail (CCT), comme avec Givaudan (+1,5&nbsp;% plus Fr.&nbsp;20.- pour les primes-maladie) et Feldschlösschen (+2,5&nbsp;% pour les salaires minimums). On observe les signes d’une évolution problématique surtout dans les branches sans CCT. Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, les salaires nominaux n’y ont augmenté en tout que de 0,2&nbsp;% pendant le premier semestre. C’est moins qu’avec les accords salariaux pour 2017, qui prévoyaient une hausse d’environ 0,5&nbsp;%. On peut donc supposer qu’à cause du renchérissement nul ou négatif, les mécanismes d’adaptation des salaires (p. ex. la compensation du renchérissement) ont été supprimés. Une réalité à corriger rapidement, sinon le salaire réel des personnes concernées baissera.
</p><p>Les employeurs doivent revoir leur copie. L’Union syndicale suisse (USS) demande toujours des hausses de salaire de l’ordre de 1,5 à 2&nbsp;%. Elle demande aussi davantage de CCT contenant des dispositions sur les salaires comme, par exemple, pour le commerce de détail, le journalisme ou l’accueil des enfants. Ces CCT entraînent une répartition des salaires plus équilibrée entre les salaires bas et les salaires élevés ainsi qu’entre les sexes. Elles empêchent les abus et la sous-enchère salariale.
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5179</guid><pubDate>Thu, 23 Nov 2017 09:17:57 +0100</pubDate><title>Budget 2018 : ce qui a été promis à l&#039;AVS lui appartient!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/budget-2018-ce-qui-a-ete-promis-a-lavs-lui-appartient</link><description>Le personnel de la Confédération à nouveau bouc émissaire ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Lors des négociations sur le budget 2018, les Chambres fédérales traiteront deux dossiers brûlants. D'une part, celui de l'AVS, qui doit recevoir SON argent. De l'autre, celui de l'austérité aveuglement appliquée sur le dos du personnel de la Confédération à laquelle il faut mettre fin une fois pour toutes.</p><p>À cause du rejet de Prévoyance vieillesse 2020 par le peuple, les finances de l'AVS ne recevront pas l'an prochain les milliards de TVA versés jusqu'à la fin de l'année à l'AI. De plus, la réforme des retraites aurait aussi entraîné une hausse de la participation de la Confédération au financement de l'AVS. Elle aurait en effet dû verser en 2018 442 millions de francs de plus au fonds de l'AVS. Cette dépense figure en conséquence également dans le budget 2018, mais le rejet de la réforme dans les urnes a aujourd'hui pour effet que la Confédération n'a plus à verser ce montant, ce qui pourra générer un excédent. 
</p><h3>442 millions pour l'AVS </h3><p>Pour l'USS, il est clair que cet excédent doit quand même profiter à l'AVS. La hausse de la participation de la Confédération au financement de l'AVS n'a fait l'objet de critiques ni pendant les délibérations du Parlement, ni durant la campagne qui a précédé la votation. En outre, l'AVS a besoin de moyens financiers supplémentaires. La Commission des finances du Conseil national a appliqué cette logique. Sa commission sœur des États aimerait au contraire faire partiellement profiter le Fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF) de cet allégement budgétaire. 
</p><p>C'est là une divergence que les Chambres fédérales doivent éliminer pendant la session d'hiver au profit de l'AVS. Alors que le FIF peut compter, à partir de 2018, sur des recettes supplémentaires provenant de la TVA, la situation financière de l'AVS est toujours plus tendue. L'augmentation de la dépense faite par la Confédération pour l'AVS a été budgétisée. Pas question que cet argent serve à d'autres fins ! 
</p><h3>Économiser, économiser... </h3><p>Pour la troisième fois déjà, une minuscule majorité de la Commission financière du Conseil national, la droite pure et dure, veut économiser dans l'aide au développement et aux pays de l'Est, l'asile et les mesures de prévention. Mais c'est avant tout, et à tout prix, dans le budget du personnel de la Confédération que des coupes doivent être faites, selon elle ! Une minorité toujours battue de peu des commissions des deux Chambres fait front contre cette ligne radicale. 
</p><h3>Un nouveau gel des salaires ? </h3><p>De quoi est-il question dans ce budget ? La caisse de pensions PUBLICA doit adapter ses bases techniques. Une baisse du taux technique est donc à l'ordre du jour et, avec elle, des baisses des prestations supérieures à 10 % pour les employé(e)s de l'Administration fédérale si l'employeuse, n'injecte pas davantage de fonds. Le Conseil fédéral serait disposé à le faire, mais seulement en imposant pour la troisième fois un gel des salaires au personnel. Maintenant, il affecte simplement les 32 millions de francs budgétisés à l'origine pour une éventuelle compensation du renchérissement à la seule caisse de pensions. Globalement, il veut réaliser un financement additionnel de 64 millions de francs dans le budget 2018, la moitié, justement en réaffectant les mesures salariales budgétisées. Les associations du personnel ont mis en garde contre cet amalgame entre politique salariale et mesures relatives à la caisse de pensions, car c'est précisément ce qu'elles craignaient et que la Commission financière du Conseil national veut imposer maintenant : pas de financement additionnel pour le 2e pilier et pas de compensation du renchérissement. Mais un mince espoir subsiste que le personnel ne parte pas les mains complètement vides. En effet, une minorité de la Commission financière du Conseil des États veut non seulement garantir un financement additionnel pour le 2e pilier, mais aussi accorder la compensation du renchérissement. 
</p><h3>Rigueur budgétaire en tête </h3><p>Année après année, le Conseil fédéral essaie de prendre les devants sur les parlementaires fervents de démantèlement en pratiquant de lui-même à l'avance la rigueur budgétaire. Ainsi, il a déjà décidé, dans son Programme de stabilisation, de procéder dans son domaine propre, l'Administration, à une nouvelle coupe de 150 millions de francs pour l'année 2018. Mais la droite des politicien(ne)s spécialistes de finances le surpasse régulièrement : non seulement, elle ne veut rien donner du tout au personnel, mais elle vise par-dessus le marché une coupe supplémentaire de 152 millions de francs dans l'effectif du personnel. Il ne s'agit heureusement là que d'une proposition de minorité. Mais elle n'a été refusée que de justesse lors des débats de la commission... </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5177</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2017 17:00:54 +0100</pubDate><title>Revenus élevés : une envolée effrénée</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revenus-eleves-une-envolee-effrenee</link><description>Nouveaux chiffres sur la répartition des revenus en Suisse
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Isabel Martinez, la nouvelle secrétaire centrale de l'USS, continue ses recherches sur la répartition des revenus. Dans sa toute dernière <a href="http://www.socialchangeswitzerland.ch/?p=1306" class="external-link-new-window">publication</a>, elle montre qu'en Suisse, les revenus des superriches continuent à augmenter. Et que, d'une année à l'autre, les plus riches sont très souvent toujours les mêmes. Nous lui avons posé quatre questions.</p><p><b>uss-infos : Isabel Martinez, tu es une spécialiste de la répartition des revenus. Les revenus des superriches ont-ils baissé à cause de la crise comme on pouvait s'y attendre ?</b></p><p>Non, cela n'a pas eu lieu. Si l'on a bien observé un léger recul chez les superriches en 2009, ceux qui ont été le plus concernés ont été le 0,01 % des contribuables. Le revenu de ces personnes provient pour une grande part de revenus de capitaux qui se sont brusquement effondrés à cause de la crise financière mondiale. Pour les moins riches, en particulier les 10 % supérieurs, mais aussi le 1 % supérieur, ce sont par contre les revenus du travail qui constituent l'élément fixe du revenu. Pour eux, le recul des revenus a été bien moindre. Mais, en comparaison avec la hausse continue des revenus élevés depuis le milieu des années 1990, le recul n'a fait que de freiner la tendance à la hausse observée. Celle-ci ne s'est pas inversée. Les chiffres les plus récents, jusqu'en 2013, indiquent en outre que les revenus élevés se sont déjà repris et que leur hausse se poursuit ; cela, également grâce à l'évolution positive des marchés mondiaux d'actions. 
</p><p><b>Qui sont les superriches de la Suisse ? S'agit-il avant tout de grands managers, de propriétaires d'entreprises, de personnes qui ont hérité d'un empire, de sportifs de haut niveau ? </b></p><p>Les données à ce sujet sont maigres. Je travaille avec des données fiscales anonymisées et celles de l'AVS qui ne donnent aucune information sur les personnes mêmes. Mais nous savons qu'il faut avoir un revenu annuel brut de tout juste 320 000 francs pour appartenir au 1 % supérieur des personnes professionnellement actives. Les grands managers, les propriétaires d'entreprises et les sportifs de haut niveau en font donc certainement partie. Mais de nombreux avocat(e)s et conseillers ou conseillères touchent également des traitements aussi importants. 
</p><p><b>On parle toujours de superriches et de gros salaires au masculin. Qu'en est-il des femmes ?</b></p><p>La réalité n'est pas belle. Parmi les 10 % supérieurs, il n'y avait que 14 % de femmes en 2010. Des 4 300 personnes les mieux rémunérées (le 0,1 % supérieur), elles étaient tout juste 190, soit 4,5 %. Ces chiffres sont accablants si l'on pense que pendant la même année, 46 % des personnes soumises à l'AVS étaient des femmes. La raison en est avant tout que nombre de femmes travaillent à temps partiel. 
</p><p><b>S'agit-il toujours des mêmes personnes d'une année à l'autre ? </b></p><p>Non, d'une année à l'autre, il y a des sorties et des entrées dans le club du 1 % supérieur. 20 % des personnes qui en sont membres une année n'en font plus partie l'année suivante. Cela signifie aussi, à l'inverse, que 80 % se retrouvent l'année suivante dans le 1 % supérieur des gros revenus. Après dix années, le renouvellement de ce dernier concerne 40 % tout juste des personnes. Ces chiffres sont comparables à ceux d'autres pays, États-Unis compris. Dans une nouvelle étude, je montre que la mobilité des revenus des gros salaires calculée ainsi n'a guère augmenté depuis la moitié des années 1990, malgré une inégalité croissante. Les revenus élevés ont donc augmenté, la probabilité de rester " au sommet " n'a pas diminué et les inégalités de revenu ont augmenté dans l'ensemble. </p>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5174</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2017 10:36:39 +0100</pubDate><title>Le droit du travail est déjà très flexible</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-droit-du-travail-est-deja-tres-flexible</link><description>Engagement du Conseil fédéral pour la protection de la santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Certains parlementaires bourgeois semblent être atteints par la fièvre de la dérèglementation. Sous couvert de divers prétextes, ils exigent la suppression des protections des travailleurs et des travailleuses. On a d’abord entendu que la numérisation exigerait davantage de travail de nuit, puis qu’en raison du franc fort, il faudrait travailler 60 ou 70 heures par semaine et enfin, que «&nbsp;la suppression de la bureaucratie&nbsp;» légitimait la liquidation des suppléments pour les heures supplémentaires. </p><p>Mais le Conseil fédéral l’écrit maintenant noir sur blanc&nbsp;: le droit du travail suisse permet d’organiser le temps de travail de manière très flexible. Aujourd’hui déjà, les horaires flexibles, l’annualisation du temps de travail ou même le travail sur appel sont largement répandus. Dans ce dernier cas, le droit du travail suisse apporte une extrême flexibilité en comparaison européenne&nbsp;: le Tribunal fédéral qui s’est positionné sur un emploi sur appel a maintenu que le temps de travail à effectuer ne devait même pas être obligatoirement déterminé ou déterminable dans le contrat de travail. Le droit du travail suisse autorise non seulement la flexibilité mais également des situations précaires. &nbsp;
</p><p>Le droit du travail suisse autorise aussi de faire travailler les salarié(e)s depuis partout&nbsp;: télétravail, desk-sharing. Depuis 2016, on peut aussi renoncer à l’enregistrement du temps de travail ou le simplifier (total journalier). En résumé&nbsp;: beaucoup de choses sont autorisées, presque tout est possible. 
</p><h3><b>Le niveau minimal doit être celui de la protection de la santé </b></h3><p>Le Conseil fédéral maintient à raison dans son rapport&nbsp;: il faut mettre certaines limites à la flexibilité sur la durée ou le moment de la prestation de travail. Le droit public de la protection des travailleurs et travailleuses prévoit pour la majorité des salarié(e)s une durée maximale de la journée et de la semaine de travail ainsi que des temps de repos. Il faut justifier d’un besoin urgent ou d’une indispensable nécessité pour pouvoir employer du personnel la nuit ou le dimanche.&nbsp; 
</p><p>Ce ne sont là ni des chicanes ni de la bureaucratie. Les régulations sur les temps de repos et de pause ont, selon le Conseil fédéral, surtout pour but de limiter la charge qui pèse sur les travailleurs et travailleuses. Ils doivent être protégés de journées de travail trop longues. C’est ainsi que les répercussions &nbsp;négatives sur la santé et les capacités de rendement doivent être évitées. 
</p><h3><b><span lang="FR-CH">Certaines branches peuvent profiter d’exceptions</span></b></h3><p>Le Conseil fédéral rappelle encore que l‘ordonnance 2 sur la loi sur le travail tient compte des particularités de certaines branches économiques par des dispositions spéciales. Cette ordonnance autorise d’autres temps de repos, d’autres durées hebdomadaires de travail ou p. ex. la possibilité de travailler le samedi ou le dimanche. Chaque branche ou chaque entreprise est libre de demander à bénéficier de telles exceptions ou d’en discuter dans le cadre du partenariat social. Le SECO peut même accorder des autorisations uniques à des entreprises. 
</p><p>Il est donc clair pour l’USS qu’il faut lutter par tous les moyens contre les initiatives parlementaires qui visent à déréguler encore plus un droit du travail déjà très flexible. Elles amèneraient en effet plus de stress, davantage de burn-out et de travail gratuit. Le rapport du Conseil fédéral montre que des interventions, comme la motion Portmann déposée au Conseil national, sont totalement injustifiées. Celle-ci veut autoriser les «&nbsp;partenaires sociaux&nbsp;» (non définis) à déroger aux prescriptions de l’ordonnance sur l’enregistrement du temps de travail. C’est une invitation à l’abus, or, c’est encore moins compréhensible que, depuis le 1<sup>er</sup> janvier, l’enregistrement du temps de travail a déjà été supprimé ou très fortement simplifié pour beaucoup d’employeurs. </p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5173</guid><pubDate>Mon, 20 Nov 2017 16:21:12 +0100</pubDate><title>Le Parlement demande que la Poste remplisse son rôle de service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-parlement-demande-que-la-poste-remplisse-son-role-de-service-public</link><description>Session d‘hiver II : les deux chambres discutent de la stratégie de la Poste </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Est-ce que les politiciens vont quand même stopper la Poste avant qu’il ne soit trop tard&nbsp;? Le Conseil des Etats discutera intensément de la Poste le 30 novembre. Sept interventions sont sur la table dont certaines ont déjà été adoptées par le Conseil national. </p><p> Le Conseil des Etats a déjà accepté lors de la session d’automne une motion de sa commission sur la planification stratégique des offices de poste que le Conseil national traitera à son tour cet hiver. Plusieurs motions et initiatives parlementaires exigent une intervention contre le démantèlement très rapide du réseau d’offices de poste. La commission préparatoire de la Chambre haute refuse les interventions des cantons du Tessin et du Valais. Mais uniquement parce que leurs demandes figurent déjà dans les différentes motions que la commission recommande d’accepter et qui ont déjà été adoptées par le Conseil national. Cela permet d’accélérer le processus politique, car le temps presse puisque la Poste continue à créer une situation de fait accomplis en fermant les offices de Poste.  
</p><h3>Etude sur l’utilisation de la Poste</h3><p>Pendant ce temps, le groupe de travail initié par la Présidente de la Confédération sur le service universel rempli par la Poste a siégé deux fois sous une importante pression. Un report du traitement des interventions au Conseil des Etats était prévu jusqu’à ce que le groupe de travail ait présenté ses résultats. Le Conseil des Etats avance cependant. Les résultats d’un sondage représentatif effectué par demoSCOPE sur mandat de l’OFCOM au sujet de l’utilisation de la Poste par la population et les PME ont été publiés&nbsp;: alors que le trafic des paiements ne joue qu’un rôle accessoire, les offices de poste restent importants pour les colis et le courrier, les nouvelles offres de la Poste ne sont par contre que peu connues. Justement pour les PME d’une plus grande taille, les prestations des bureaux de poste sont centrales. Cette étude devrait avoir son importance dans le débat au Conseil des Etats. Le groupe de travail de Doris Leuthard ne siège par contre qu’en janvier. Mais alors avec un objectif clair du Parlement sur ce qu’on attend du service public de la Poste. &nbsp;&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5171</guid><pubDate>Wed, 15 Nov 2017 11:36:46 +0100</pubDate><title>La Grève générale a posé les bases des progrès sociaux réalisés au 20e siècle</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-greve-generale-a-pose-les-bases-des-progres-sociaux-realises-au-20e-siecle</link><description>Colloque historique pour donner le coup d’envoi du centenaire de la Grève générale </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève générale, qui s’est déroulée du 12 au 14 novembre 1918, est restée dans les mémoires comme la plus grave crise politique intérieure qu’ait vécue la Confédération depuis sa création en 1848. Bien que la grève ait été interrompue et que les revendications n’aient pas abouti dans l’immédiat, la grève générale a toutefois posé des jalons décisifs dans l’histoire de la Suisse moderne&nbsp;: les revendications de la grève, dont la semaine de 48 heures, une assurance vieillesse et invalidité ou le suffrage féminin ont été à la base des progrès réalisés au 20e siècle, comme l’a souligné le président de l’USS, Paul Rechsteiner, dans son discours inaugural au colloque historique sur le centenaire de la grève générale. 
</p><p>Au colloque fréquenté par 260 personnes venues de toute la Suisse, des historiens et des historiennes ont abordé les questions centrales suscitées par la Grève générale. Ils ont mis en lumière sous diverses perspectives les origines de la grève, comme par exemple les problèmes d’alimentation catastrophiques qui touchaient de larges milieux de la population à la fin de la Première Guerre mondiale. Ils ont fourni un éclairage passionnant sur les déroulements des mouvements de grève différents à travers le pays. Ils ont pointé les lignes de conflit et discuté des conséquences à moyen et long terme de la grève. La liste des intervenant(e)s, tous des spécialistes chevronnés de l’histoire économique et sociale suisse au 20e siècle, se trouve <a href="http://generalstreik.ch/colloque-sur-la-greve-generale/?lang=fr">ici</a>.&nbsp;  
</p><p>Le colloque organisé par l’Union syndicale suisse (USS) donne le coup d’envoi au centenaire de la Grève générale. Des scientifiques, acteurs et actrices culturels, des sociétés historiques et des musées vont dans toutes les régions du pays organiser des activités pour faire revivre cet événement central de l’histoire suisse dans la conscience collective. Le Musée national et ses musées régionaux organisent une exposition. Un projet du Fonds national de l’Université de Berne porte sur la Grève générale. Un projet de théâtre impliquant des acteurs et actrices de tous les cantons sera mené pendant l’été à Olten. La télévision suisse alémanique a fait un film à ce sujet. L’USS soutient beaucoup de ces projets grâce à ses archives riches en informations. Elle organise en outre avec le PS et la Société Robert Grimm un événement pour célébrer le centenaire le 10 novembre à Olten. Sur le site Internet consacré à la Grève générale (<a href="http://greve-generale.ch/">http://greve-generale.ch/</a>) se trouve un aperçu des différents projets qui lui sont dédiés. L’USS publiera en janvier les exposés présentés au colloque historique du jour sous forme de recueil. &nbsp;
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l’USS, 079&nbsp;744 93 90</li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Droit du travail</category><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5163</guid><pubDate>Thu, 09 Nov 2017 15:56:33 +0100</pubDate><title>Des améliorations de rentes sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-ameliorations-de-rentes-sont-necessaires</link><description>Prouvé par l’analyse de la votation</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'analyse de la votation sur Prévoyance 2020 confirme que le projet a échoué pour de nombreuses raisons, dont beaucoup sont liées au sentiment d'être concerné. Les rentières et rentiers ont davantage que la moyenne refusé la réforme de la prévoyance vieillesse. Une grande partie de ce groupe a visiblement voté non, parce que contrairement aux nouveaux rentiers et rentières il n'aurait pas touché d'augmentation AVS. Pas étonnant que les primes maladies et les coûts de la santé ne cessent d'augmenter! C'est aussi ce que montre l'examen des arguments de vote: plus d'une personne sur trois évoquant le supplément AVS comme raison d'avoir voté non l'a fait avec l'argument supplémentaire que cette mesure est injuste envers les rentiers et rentières actuels. 
</p><p>L'élévation de l'âge de la retraite des femmes aussi a joué un rôle décisif dans le refus. Certes au niveau suisse, les femmes n'ont pas été beaucoup plus nombreuses que les hommes à rejeter le projet, mais en Suisse romande l'âge de la retraite des femmes à 65 ans est clairement l'argument du non le plus souvent cité. Cet argument a été décisif dans le refus de Vaud et Genève. 
</p><p>L'analyse du vote montre que la situation financière des personnes à bas revenus et rentes moyennes ainsi que l'âge de la retraite des femmes dans la nouvelle version de la réforme ont joué un rôle important. Qui (comme l'employeur) dénonce un projet comme étant antisocial lors de la campagne de votation (message de l'affiche: "Punir les rentiers") et le supplément manquant pour les rentières et rentiers actuels, doit être conséquent et prendre en compte l'exigence d'améliorations dans l'AVS. Les rentes AVS futures doivent notamment prendre en compte l'explosion des primes maladie. La votation montre en outre que les projets unilatéraux de démantèlement n'ont aucune chance: ils auraient été encore plus fortement rejetés que Prévoyance 2020. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5162</guid><pubDate>Thu, 09 Nov 2017 09:12:29 +0100</pubDate><title>Besoin urgent de rentes plus élevées: encore et toujours !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/besoin-urgent-de-rentes-plus-elevees-encore-et-toujours</link><description>Le programme de l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lorsque les primes de l’assurance-maladie prennent l’ascenseur, les rentes AVS ne peuvent pas rester au sous-sol. Les délégué(e)s de l’USS ont donc exigé une augmentation des rentes AVS lors de leur assemblée du 3 novembre. Dans le deuxième pilier, il ne faut plus pouvoir réaliser de profits. &nbsp;</p><p>Le rejet du projet Prévoyance vieillesse 2020 a ruiné les chances de voir enfin une augmentation des rentes AVS. L’âge de la retraite des femmes est certes resté à 64 ans, mais de nombreux problèmes ne sont pas réglés et vont s’aggraver si rien n’est fait. 
</p><h3>Les problèmes subsistent</h3><p>Ainsi les primes de l’assurance-maladie et les autres dépenses de santé accaparent une partie toujours plus grande des rentes AVS. Les nouvelles rentes du deuxième pilier sont mises sous pression à cause de taux d’intérêt toujours bas, mais aussi parce que les banques et les assurances écument cette assurance à leur profit. Lorsque l’on ne trouve plus d’emploi à la fin de sa carrière professionnelle, on perd dans la plupart des cas le droit à la rente de sa dernière caisse de pension. De très nombreuses femmes ont des rentes modiques, voire médiocres. Pour ne pas aggraver ses déficits, l’AVS devra bénéficier de ressources supplémentaires ces prochaines années. Il faut que la nouvelle réforme de la prévoyance vieillesse résolve ces problèmes. Ce n’est qu’ensuite que les rentes de la prévoyance vieillesse pourront répondre à l’exigence constitutionnelle de maintenir «&nbsp;de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;».
</p><p>C’est pourquoi, dans la perspective de la nouvelle réforme de la prévoyance vieillesse, l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS du 3 novembre a décidé d’un paquet de mesures destinées d’une part à mettre la question du niveau des rentes au premier plan et d’autre part à réfréner la recherche de profits dans le deuxième pilier. 
</p><h3>Les primes de l’assurance-maladie accaparent de plus en plus les rentes</h3><p>A la retraite, le poste de la santé pèse particulièrement lourd dans le budget. Les primes de l’assurance-maladie et les dépenses de santé grimpent bien plus fortement que les rentes AVS. Les ménages de retraité(e)s disposent en conséquence de moins en moins de ressources de l’AVS pour répondre aux autres frais de subsistance. Dans ces vingt dernières années, les primes de l’assurance-maladie ont plus que doublé (+ 228&nbsp;%). Durant la même période, la rente AVS moyenne a aussi augmenté, mais de 21&nbsp;% environ, et n’a donc pas suivi le rythme des primes. La différence explique pourquoi une partie de plus en plus importante de la rente AVS sert à payer ces primes. S’y ajoutent les franchises, la quote-part et les dépenses de santé que les caisses-maladie ne couvrent pas.
</p><p>Des rentes plus hautes permettraient un rééquilibrage. Le secrétariat de l’USS étudiera et développera dans le courant de l’année prochaine des solutions concrètes pour réaliser cette revendication.&nbsp; 
</p><h3>Améliorer le niveau des rentes des femmes</h3><p>La situation de la rente des femmes est aussi restée au cœur des préoccupations. Car dans les prochaines décennies, les travailleuses qui partiront à la retraite auront certes été plus actives professionnellement que la génération précédante, mais n’en auront pas moins une mauvaise couverture de leurs besoins. En effet, elles auront été le plus souvent employées à temps partiel, auront connu des interruptions de carrière pour cause de charges familiales et dû accepter des salaires trop bas. Une dégradation du niveau des prestations à travers l’élévation de l’âge de la retraite des femmes, comme le proposent les employeurs et les partis bourgeois, ne peut donc être acceptée. Au contraire, il faudra améliorer le niveau des rentes des femmes.
</p><h3>Des cotisations plus élevées</h3><p>Le non au financement additionnel de l’AVS a supprimé des moyens dont elle avait besoin pour sa stabilité financière. Sans nouvelles ressources, des déficits apparaîtront dans l’AVS ces prochaines années. L’Assemblée des délégué(e)s estime qu’il faut l’éviter. Elle demande donc que la stabilisation des finances de l’AVS s’effectue par le biais d’une augmentation des cotisations salariales. 
</p><h3>Pas de profits dans le deuxième pilier</h3><p>Malgré le rejet de la réforme de la prévoyance vieillesse, les rentes des caisses de pensions sont mises sous pression. La baisse du taux de conversion est à l’ordre du jour de la plupart des caisses. Pour remédier à la baisse des rentes qui en découle, de nombreux assuré(e)s doivent épargner plus, en cotisant davantage ou plus longtemps. En même temps, le deuxième pilier reste une affaire lucrative pour les banques et les assurances. L’Assemblée des délégué(e)s de l’USS a donc demandé qu’une campagne syndicale soit menée contre les profits dans le deuxième pilier. Car des entreprises à la recherche de profits ne doivent pas pouvoir s’enrichir sur le dos d’une assurance sociale. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5160</guid><pubDate>Wed, 08 Nov 2017 14:45:34 +0100</pubDate><title>Egalité salariale: Une loi qui ait plus de mordant</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-une-loi-qui-ait-plus-de-mordant</link><description>Avancer!</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Les délégué(e)s de l'USS estiment qu'il faut rendre la loi sur l'égalité plus incisive. Alors seulement, l'égalité salariale pourra être efficacement soutenue. </p><p>Plus de 20 ans après l'entrée en vigueur de la loi sur l'égalité, les médias ne semblent plus s'offusquer qu'elle ne soit pas respectée. Ils ne considèrent qu'il ne vaut même plus la peine d'en parler. Ce n'est pas le cas des délégué(e)s de l'USS : ils ont lors de leur assemblée du 3 novembre 2017 décidé d'enfin mettre un terme à ce scandale qui perdure. Ils saisissent l'occasion de la révision actuelle de la loi sur l'égalité pour exiger des procédures définitivement plus incisives contre les discriminations salariale. 
</p><h3>Un tout petit premier pas </h3><p>La révision grâce à laquelle le Conseil fédéral veut inviter les entreprises à contrôler leurs salaires, est faible. Elle représente toutefois un petit pas dans la bonne direction. On doit d'ailleurs ce petit pas aux syndicats, aux femmes syndiquées surtout, comme ce fut le cas pour l'introduction de la loi sur l'égalité en 1996. Sans nous, sans notre engagement, sans notre travail de persuasion, auprès du Conseil fédéral également, les entreprises pourraient continuer à choisir librement si elles respectent le mandat constitutionnel ou pas. Au gré des humeurs et de la conjoncture. Elles devront désormais au moins s'en préoccuper. Les analyses régulières donneraient la possibilité aux entreprises ouvertes à l'égalité de corriger leur système salarial et d'adapter les salaires des femmes à ceux des hommes. Et contrairement aux dires d'organisations patronales et de politiciens bourgeois, beaucoup d'entreprises sont prêtes à le faire : selon un sondage réalisé en 2015, la moitié des entreprises accepteraient des mesures étatiques à cet égard, un quart les salueraient même. Les délégué(e)s de l'USS veulent aussi que ce tout petit pas vers l'égalité salariale soit fait et soutiennent le projet. 
</p><h3>Une autorité habilitée à faire des contrôles... </h3><p>Toutefois, les délégué(e)s de l'USS n'estiment pas que ce soit suffisant : les patrons qui ne veulent pas qu'on mette le nez dans la manière dont ils fixent les salaires, ceux qui paient moins les femmes parce qu'elles n'apportent qu'un salaire d'appoint et ceux qui partent du principe que les femmes fournissent moins de prestations que les hommes doivent être soumis à la loi. Quand la loi sur l'égalité en était encore au stade de projet, il était clair que l'Etat devait aussi assumer des responsabilités. Une autorité habilitée à contrôler et à sanctionner était déjà prévue, mais le Parlement l'avait ensuite supprimée. Elle reste nécessaire, comme les évaluations et les enquêtes le montrent régulièrement. 
</p><h3>... et à sanctionner </h3><p>Les délégué(e)s de l'USS exigent donc que la responsabilité de mettre en œuvre la loi sur l'égalité ne soit plus du seul ressort des entreprises et des femmes. Il faut plutôt instaurer une autorité qui puisse contrôler par sondages et sur demande des employé(e)s et de leurs représentant(e)s si les entreprises analysent leurs salaires et suppriment les discriminations. Et si cela ne devait pas être le cas, cette autorité doit aussi pouvoir prononcer des sanctions. Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons arriver à rendre la lutte contre les discriminations suffisamment contraignante. Les syndicats exigent en outre d'être davantage impliqués dans la mise en œuvre de la loi, comme le projet de loi le prévoit. 
</p><h3>Le réveil doit sonner </h3><p>L'USS va lutter pour cette amélioration dans la société et au Parlement. Un mouvement fort et uni de syndicats et de femmes doit réveiller la politique et les médias afin que le scandale rampant des discriminations salariales ne continue pas à infester la société, mais, au contraire, soit fermement éradiqué. Les délégué(e)s de l'USS veulent rassembler les forces et tout mettre en œuvre pour que la révision de la loi puisse amener des améliorations. Une initiative, comme l'AD de mars l'avait demandée, serait alors prématurée. L'USS sera donc prête, si la révision de la loi devait échouer, à lancer au besoin une initiative. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5157</guid><pubDate>Tue, 07 Nov 2017 16:57:23 +0100</pubDate><title>L’USS combattra la loi de la jungle sur le lieu de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-combattra-la-loi-de-la-jungle-sur-le-lieu-de-travail</link><description>Violente attaque de l’USAM contre la protection des salarié(e)s </description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union suisse des Arts et Métiers (USAM) veut que les salarié(e)s travaillent plus longtemps et se reposent moins. Elle exige notamment que les temps de repos diminuent significativement et que la durée maximale de la semaine de travail augmente à 50 heures. L'USS luttera contre ces attaques de la protection des travailleurs et travailleuses avec tous les moyens à sa disposition.
</p><p>Ce fut aujourd'hui au tour de l'USAM de faire entendre sa voix dans la masse presque inextricable de ceux qui veulent augmenter la durée du travail au nom de la flexibilité et supprimer radicalement la protection qu'apporte la loi sur le travail. " L'USS refuse catégoriquement cette nouvelle attaque des conditions de travail relativement réglées, après celles qui ont déjà touché l'enregistrement du temps de travail, déclare Luca Cirigliano de l'USS. La Suisse a déjà la durée du travail la plus longue d'Europe et est loin d'être un modèle sur la question des maladies causées par le travail.
</p><p>Du point de vue de la conciliation entre vie professionnelle et privée, Luca Cirigliano considère les propositions de l'USAM comme complètement à contre-courant : " Les obligations familiales et de soins sont carrément occultées. Toutes ces propositions empêchent tout engagement vers davantage de conciliation. " Parallèlement, la proposition d'augmenter la durée maximale de la semaine de travail conduira à l'élimination d'indemnités légitimes.
</p><p>L'USS combattra avec véhémence les propositions de l'USAM ainsi que toutes les revendications pour une durée du travail encore plus longue et flexible, pour la suppression des mesures de protection comme l'enregistrement du temps de travail ou pour le démantèlement du congé dominical.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Ewald Ackermann, Service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 </li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5155</guid><pubDate>Tue, 07 Nov 2017 16:37:07 +0100</pubDate><title>Changements personnels au sein du Secrétariat de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/changements-personnels-au-sein-du-secretariat-de-l-uss</link><description>Doris Bianchi sera collaboratrice personnelle de Alain Berset – Isabel Martinez renforce le secrétariat de l&#039;USS
</description><content:encoded><![CDATA[<p>La spécialiste des assurances sociales, Doris Bianchi, sera la future collaboratrice personnelle du Conseiller fédéral Alain Berset à partir de février 2018. Elle soutiendra le chef de l'OFAS en particulier sur les questions touchant à la politique de la santé et aux statistiques. Elle quitte l'USS à fin janvier après 12 ans au service de la faitière syndicale. Docteure en droit, Doris Bianchi était surtout responsable des sujets touchant aux assurances sociales. En 2011, elle était devenue secrétaire dirigeante de l'USS. L'USS remercie d'ores et déjà Doris Bianchi pour son remarquable travail et son énorme engagement. Elle lui adresse ses meilleurs vœux pour son avenir.
</p><p>Début novembre, Isabel Martinez a pris ses fonctions à l'USS comme nouvelle secrétaire centrale à 60 % dans le domaine de l'économie. Elle a étudié l'économie à l'Université de St-Gall où elle a obtenu le titre de docteur en 2016. Elle a ensuite été chercheuse à l'" Institute of socio-economic research " au Luxembourg. Isabel Martinez continuera à faire de la recherche à l'Université de St-Gall en dehors de son travail à l'USS.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Themes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5153</guid><pubDate>Mon, 06 Nov 2017 17:02:23 +0100</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur l’unité monétaire et les moyens de paiement LUMMP, procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-l-unite-monetaire-et-les-moyens-de-paiement-lummp-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5149</guid><pubDate>Fri, 03 Nov 2017 09:37:51 +0100</pubDate><title>Les primes-maladie dévorent les rentes – Plus d’AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-primes-maladie-devorent-les-rentes-plus-d-avs</link><description>Les délégué(e)s de l’USS arrêtent leurs revendications pour la réforme de la prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p> Après le rejet de Prévoyance vieillesse 2020 (PV 2020), les délégué(e)s de l'USS ont analysé les défis à venir et adopté des revendications. Le rejet de PV 2020 laisse beaucoup de problèmes non résolus : l'AVS est sous-financée, les rentes du 2e pilier d'une grande partie de la population ne cessent de baisser, les femmes restent désavantagées dans le 2e pilier, les salarié(e)s âgés n'ont pas la garantie de toucher une rente du 2e pilier s'ils perdent leur emploi et le pouvoir d'achat des retraité(e)s diminue toujours plus à cause de la hausse continue des primes des caisses-maladie. 
</p><p>C'est pourquoi les délégué(e)s de l'USS formulent les revendications suivantes : </p><ul><li>Les rentes AVS doivent être augmentées afin qu'elles puissent suivre le rythme des hausses des primes-maladie et des dépenses de santé. </li><li>L'AVS a besoin de moyens supplémentaires, avant tout sous la forme d'une hausse des cotisations salariales. L'AVS doit enfin profiter dans sa totalité de son pourcent de TVA.</li><li>Les banques et les assureurs ne doivent plus réaliser de bénéfices aux dépens des assuré(e)s avec le 2e pilier. L'USS va lancer une campagne à ce sujet. </li><li>La protection contre le licenciement doit être améliorée pour les travailleurs et travailleuses âgés depuis longtemps dans leur entreprise. En cas de perte de leur emploi à 58 ans et plus, ils doivent pouvoir rester dans leur dernière caisse de pensions. En outre, concernant la retraite anticipée, on a besoin de plus de solutions de branche.</li><li>L'âge de la retraite des femmes doit rester fixé à 64 ans. </li></ul><p>Les délégué(e)s de l'USS ont également décidé d'accentuer la pression, dans le cadre de la révision en cours de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes, pour des mesures efficaces aptes à éliminer l'inégalité salariale. Le mépris manifesté pour l'article constitutionnel sur l'égalité est un scandale qui dure depuis plus de 20 ans. Il faut d'urgence y mettre fin. Des contrôles par les autorités, des sanctions et une participation plus grande des syndicats sont nécessaires. 
</p><p>En adoptant à l'unanimité une résolution, les délégué(e)s ont fait savoir que l'USS combattra de toutes ses forces l'initiative " No Billag ". Cette dernière supprimera en effet le service public dans les médias, ce qui sera dommageable à la démocratie et la cohésion nationale. Les délégué(e)s de l'USS se sont en outre prononcés contre les projets de libéralisation du trafic grandes lignes et, dans une autre résolution, ont exigé des autorités marocaines qu'elles libèrent sans délai les syndicalistes et les prisonniers et prisonnières politiques incarcérés dans la région du Rif, et qu'elles entrent en matière sur leurs revendications sociales et économiques. 
</p><p>Renseignements : </p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5146</guid><pubDate>Wed, 01 Nov 2017 14:24:46 +0100</pubDate><title>Révision de la loi sur l’assurance-maladie (admission des fournisseurs de prestations), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-loi-sur-l-assurance-maladie-admission-des-fournisseurs-de-prestations-procedure-de-consultation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5144</guid><pubDate>Wed, 01 Nov 2017 13:49:23 +0100</pubDate><title>Avant-projet de loi fédérale sur le traitement des données personnelles par le Département fédéral des affaires étrangères</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avant-projet-de-loi-federale-sur-le-traitement-des-donnees-personnelles-par-le-departement-federal-des-affaires-etrangeres</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5140</guid><pubDate>Thu, 26 Oct 2017 09:01:28 +0200</pubDate><title>Que signifie le libre-échange  pour les syndicats ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/que-signifie-le-libre-echange-pour-les-syndicats</link><description>Un colloque de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">TISA/AGCS, TTIP, CETA ? Toute tête syndicale bien pleine sait de quoi il s'agit. Mais est-ce vraiment le cas ? ça le sera sans doute, une fois qu'elle aura participé au colloque syndical sur le libre-échange.</p><p> La gauche et, donc, aussi les syndicats ont depuis longtemps des débats critiques et souvent aussi controversés sur la politique en matière de libre-échange. Rien d'étonnant à cela, car la nouvelle génération des milieux qui croient au libre-échange demande avec toujours plus d'insistance un accès global du secteur privé à un nombre aussi grand que possible de services. Les réglementations politiques des États-nations et le service public risquent alors de devoir se contenter de jouer les seconds violons. Des tribunaux privés de commerce et également, ce qui est nouveau, des tribunaux destinés à protéger les investissements représentent un danger pour la compétence des États, mais aussi pour les droits sociaux fondamentaux. 
</p><p>Admettons-le, Trump freine actuellement l'élargissement du libre-échange. Le débat s'est calmé. S'y ajoute que le protectionnisme gagne aussi en importance dans d'autres pays. Pour l'heure, on est en plein blocage et l'actuelle politique en cette matière se caractérise par son manque de clarté. Mais cela peut rapidement changer. 
</p><h3>Colloque sur le libre-échange et les syndicats </h3><p>Ce manque de clarté précité sera précisément au centre d'un colloque (français/allemand) que l'Union syndicale suisse (USS) organise le 24 novembre à Berne. À cette occasion, nous aimerions nous poser les questions suivantes : </p><ul><li>Comment les syndicats et les autres forces progressistes se positionnent-ils ?</li><li>Qu'est-ce qui nous différencie de Trump et consorts ?</li><li>Où se situent, dans le domaine des services publics et des clauses sociales, les frontières, les limites de ce qui est négociable ?</li></ul><p>Les ateliers et les interventions traiteront entre autres les sujets suivants : </p><ul><li>accords de libre-échange et services publics sous l'angle de la privatisation,</li><li>accords de libre-échange, infrastructures et transports,</li><li>projets transfrontaliers pour une Europe sociale,&nbsp;</li><li>évolution du droit européen sur la mobilité : quelle importance pour le marché du travail suisse ?</li></ul>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5138</guid><pubDate>Tue, 24 Oct 2017 14:58:25 +0200</pubDate><title>Apprentissage : 9 500 jeunes sur le carreau !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/apprentissage-9-500-jeunes-sur-le-carreau</link><description>Un baromètre des places d’apprentissage trop optimiste </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le baromètre des places d'apprentissage publié le 19 octobre 2017 par le Secrétariat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) est trop optimiste. L’USS demande que la surveillance de l’apprentissage soit renforcée. </p><p class="Texte">Le nouveau baromètre des places d’apprentissage minimise les difficultés que rencontrent les jeunes sur le marché des places d'apprentissage. Si l'offre des places dépasse en chiffres absolus la demande, la situation des jeunes n'est cependant pas aussi rose. La demande de places d'apprentissage a augmenté de 13&nbsp;% par rapport à 2017, alors que le nombre de places proposées n’a augmenté que de 3&nbsp;%. Près de 9&nbsp;500 jeunes n'avaient pas trouvé de place d'apprentissage ou d’autre solution au 31 août 2017.</p><p class="Texte">Plusieurs branches proposent aujourd'hui un nombre de places insuffisant. C'est le cas notamment dans les métiers majoritairement féminins comme la santé et le social. Pour cette raison, les jeunes femmes sont souvent contraintes de postuler beaucoup plus souvent que les jeunes hommes. Une situation insatisfaisante et discriminatoire. </p><p class="Texte">De l'autre côté, dans plusieurs branches, un nombre important de places ne sont pas occupées, notamment dans les métiers de la construction et des services. Les employeurs mettent la faute sur les jeunes, qui ne seraient pas à la hauteur, ou sur le manque de publicité faite dans les écoles ou auprès des familles. En réalité, les branches concernées sont souvent celles où les jeunes sont vite considérés comme une main-d'œuvre bon marché et où la qualité de la formation et les mesures de sécurité passent au second plan. </p><p class="Texte">C'est pourquoi l'USS demande que la Confédération et les cantons renforcent la surveillance de l'apprentissage et veillent à améliorer la mise en œuvre des mesures de protection en faveur des apprenti(e)s.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5137</guid><pubDate>Tue, 24 Oct 2017 13:24:57 +0200</pubDate><title>Dossier 125: la numérisation doit servir les salarié(e)s </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-125-la-numerisation-doit-servir-les-salarie-e-s</link><description>Analyse et mesures à prendre</description><content:encoded><![CDATA[<p> Dans un nouveau dossier, l'USS analyse la numérisation des points de vue économiques et juridiques. Elle détaille également les mesures à prendre sur le plan politique. 
</p><p>L'USS se penche, dans cette analyse, sur les nombreuses facettes que comporte la numérisation, comme la rationalisation, la délocalisation à l'étranger de services (Offshoring), les nouveaux produits et processus de production (dans la presse papier par exemple ou la vente) et par là-même, sur les changements structurels induits, comme par exemple le travail sur plateforme (ubérisation et crowdwork). La perte de liens avec son lieu de travail et le délitement des contacts sociaux sont thématisés, ainsi que l'interpénétration de plus en plus importante entre travail et loisirs. 
</p><p>Les revendications de l'USS postulent que la numérisation doit servir les salarié(e)s. Il faut en outre imposer de bonnes conditions de travail qui doivent protéger contre les abus. C'est valable autant pour les dispositions légales que pour les CCT, textes qu'il faut ensuite appliquer dans la pratique. Les formations initiales et continues sont aussi à améliorer : suffisamment d'offres pour les adultes doivent être créées (validation des acquis, formations de rattrapage). Et enfin, la politique fiscale et monétaire doit davantage viser un chômage aussi bas que possible.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5135</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2017 13:34:47 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral préfère les jeux olympiques au congé paternité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-federal-prefere-les-jeux-olympiques-au-conge-paternite</link><description>Deux poids, deux mesures</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La majorité masculine de droite du Conseil fédéral a non seulement envoyé balader la modeste initiative en faveur d’un congé paternité, mais aussi les propositions de contre-projet du conseiller fédéral Berset. Cela coûte trop cher, voilà sur quoi s’appuie l’argumentation. </p><p>Les 420 millions annuels que coûterait le congé paternité de quatre semaines sont trop chers pour les hommes du Conseil fédéral. Ce dernier a par contre trouvé le même jour les milliards nécessaires à une candidature aux jeux olympiques. 
</p><h3>La Suisse est la lanterne rouge en matière de congé paternité </h3><p>Quand il s’agit du droit à un congé parental pour la naissance d’un enfant, la Suisse est à la traîne de l’Europe&nbsp;: alors que dans l’UE, les parents peuvent prendre chacun au moins quatre mois de congé parental par enfant, les jeunes parents ont ici 14 semaines de congé maternité et juste un jour de congé paternité. Cela suffit à peine pour que les pères puissent assister à la naissance de leur enfant et que les mères puissent s’en remettre. La nouvelle organisation et la création d’une entité en tant que famille famille ont définitivement besoin de plus de temps. 
</p><p>De l’avis du Conseil fédéral, c’est l’affaire des employeurs et des partenaires sociaux. Le Gouvernement veut pour sa part se concentrer sur l’accueil extra-familial des enfants et prévoit pour cela un dixième du budget des jeux olympiques&nbsp;: 100 millions d’aide financière pendant cinq ans… 
</p><h3>Les syndicats continuent à aller de l’avant </h3><p>Les syndicats font leurs devoirs&nbsp;: le développement du congé paternité a été un des fers de lance des améliorations apportées dans les CCT, plus d’un père profite donc d’un congé paternité d’une, deux semaines, ou encore plus. Mais il est inacceptable que les solutions pour les parents dépendent de la collaboration des employeurs ou non. Car beaucoup d’entre eux craignent les coûts et l’organisation que l’absence payée des pères implique. Ce qu’ils acceptent sans broncher pour les cours de répétition annuels serait subitement un problème à la naissance d’un enfant comme si apprendre à tuer serait un objectif plus noble que d’accompagner un enfant pour sa venue au monde. 
</p><p>Raison pour laquelle un minimum légal supérieur à un jour est urgemment nécessaire. Le Conseil fédéral justement, qui veut encourager l’intégration dans le marché du travail des femmes par l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié devrait avoir un intérêt à répartir la responsabilité de l’éducation des enfants entre les deux parents. Un congé paternité serait un premier petit pas, mais urgemment nécessaire. 
</p><h3>La famille&nbsp;: pas seulement une affaire privée</h3><p>Les autres étapes importantes que l’USS demande depuis longtemps déjà sont un congé maternité plus long payé à 100&nbsp;% et 12 semaines de congé parental chacun qui permettent non seulement un bon départ dans la vie de famille, mais qui facilitent aussi l’organisation ultérieure du quotidien. Cela permettrait aux parents de repenser la représentation enlisée des rôles et s’occuper ensemble des revenus de la famille et de l’éducation des enfants. La famille n’est pas qu’une affaire privée&nbsp;: elle est l’affaire des hommes et des femmes, et, si la Confédération est sérieuse avec l’initiative visant à combattre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, également celle des pouvoirs publics. La Suisse doit créer un avenir où le grand événement unique n’est pas plus important que le travail familial permanent. L’initiative en faveur du congé de paternité offre cette chance. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5133</guid><pubDate>Fri, 20 Oct 2017 11:21:26 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur l’assurance-maladie (adaptation des franchises à 	 l’évolution des coûts), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-loi-sur-l-assurance-maladie-adaptation-des-franchises-a-l-evolution-des-couts-procedure-de-consultation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5130</guid><pubDate>Thu, 12 Oct 2017 14:04:58 +0200</pubDate><title>Dossier 124: Augmentation du niveau de formation des  travailleuses et travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/dossier-124-augmentation-du-niveau-de-formation-des-travailleuses-et-travailleurs</link><description>Analyse et revendications syndicales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> De nos jours une personne active sur deux âgée entre 25 et 39 ans possède un diplôme tertiaire (contre 35 % parmi les 55-65 ans). Qu'est-ce que cela signifie ? Le nouveau Dossier de l'USS répond à cette question. </p><p>La tertiarisation de la formation (accroissement de la part de diplômé(e)s des hautes écoles ou de la formation professionnelle supérieure dans la population active) soulève toutefois des craintes. Quel avenir pour ceux qui n'ont que peu d'affinités avec l'école ? L'apprentissage a-t-il encore une valeur propre ou est-il devenu une étape intermédiaire avant une formation tertiaire ? Tous les diplômé(e)s de degré tertiaire trouveront-ils un emploi ? Afin d'enrichir la réflexion, ce dossier analyse l'évolution depuis 1970 du niveau de formation des actifs occupés, et en particulier de la part de diplômé(e)s tertiaires dans les différentes professions et les différents secteurs d'activités. Il propose ensuite une réflexion sur les mécanismes à l'œuvre derrière ce changement structurel et formule des revendications afin d'y répondre au mieux. 
</p><h3>Une évolution en fonction des champs professionnels </h3><p>Les résultats révèlent que la part de travailleurs et travailleuses diplômés, notamment tertiaires, évolue de manière différenciée selon les professions et le niveau de formation initiale de la force de travail. Les métiers de l'informatique, de la chimie, de l'électronique, de la finance ou encore du marketing ont par exemple connu une forte tertiarisation. En revanche, de nombreuses professions dans lesquelles l'apprentissage a toujours joué un rôle important (p.ex. les métiers de l'artisanat ou de la construction, de la vente, des transports ou encore de l'industrie horlogère ou du métal) sont aujourd'hui encore occupées majoritairement par des diplômé(e)s du secondaire 2. Enfin, une part significative de la tertiarisation n'est pas issue d'une dynamique sur le marché du travail mais causée par des facteurs institutionnels et des choix politiques (p.ex. infirmiers/ères, enseignant(e)s, etc.). L'analyse identifie deux facteurs de tertiarisation. D'une part, dans pratiquement toutes les professions, les travailleurs et travailleuses sont de plus en plus diplômés. D'autre part, le nombre d'actifs occupés dans les professions à haut niveau de qualification augmente. Les nouvelles générations privilégient de plus en plus des formations supérieures et des métiers plus exigeants en termes de diplômes, modifiant ainsi progressivement le profil de formation de la population active occupée en Suisse. 
</p><h3>Les revendications des syndicats </h3><p>Des mesures sont nécessaires afin que l'évolution constatée du marché du travail profite également aux travailleurs et travailleuses. L'accès à la formation de base et à la formation continue doit être garanti pour tous sans distinction d'âge ou de classe sociale. L'acquisition de compétences de base, et dans un contexte de numérisation, de compétences numériques est une absolue nécessité. Un congé de formation de 5 jours par année augmenterait la participation à la formation continue. Il est important de développer des alternatives pour les travailleurs et travailleuses n'ayant pas la capacité d'atteindre certains niveaux de compétences et de qualifications. Il faut permettre à tous les travailleurs et travailleuses de valoriser et développer leurs compétences afin de maintenir leur employabilité et leurs chances dans un marché du travail en profonde mutation. Un conseil en orientation et un bilan de compétences périodiques font partie des instruments à exploiter. Bien que bénéficiant d'un niveau de formation toujours plus élevé, les femmes sont encore défavorisées sur le marché du travail. Des mesures de conciliation de la vie professionnelle, familiale et de la formation doivent être développées. Les travailleurs et travailleuses d'origine migratoire, qui rencontrent davantage de difficultés doivent pouvoir bénéficier de mesures ciblées afin d'éviter la reproduction des inégalités sociales. Enfin, la formation doit être soutenue financièrement, notamment par le biais des CCT, et les travailleurs et travailleuses doivent pouvoir disposer de<span lang="FR-CH"> suffisamment de temps libre à consacrer à la formation.</span></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5128</guid><pubDate>Mon, 09 Oct 2017 16:26:06 +0200</pubDate><title>In. parl. Renouvellement tacite des contrats de services. Améliorer l’information et la protection des consommateurs et des consommatrices</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/in-parl-renouvellement-tacite-des-contrats-de-services-ameliorer-l-information-et-la-protection-des-consommateurs-et-des-consommatrices</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5126</guid><pubDate>Mon, 09 Oct 2017 16:15:24 +0200</pubDate><title>Révision totale de la loi sur la vignette autoroutière (LVA), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-totale-de-la-loi-sur-la-vignette-autoroutiere-lva-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5124</guid><pubDate>Mon, 09 Oct 2017 15:43:42 +0200</pubDate><title>LF calcul réduction pour participation en cas d’émission d’instruments dans le cadre régime établissements financiers trop grands pour être mis en faillite</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lf-calcul-reduction-pour-participation-en-cas-d-emission-d-instruments-dans-le-cadre-regime-etablissements-financiers-trop-grands-pour-etre-mis-en-faillite</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5121</guid><pubDate>Tue, 03 Oct 2017 14:23:00 +0200</pubDate><title>Ne pas affaiblir l’obligation d’annonce</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ne-pas-affaiblir-l-obligation-d-annonce</link><description>Mise en œuvre de l&#039;initiative du 9 février: le taux de chômage doit rester à 5%</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’obligation d’annonce des postes vacants décidée dans le cadre de la mise en œuvre de l’art. 121a Cst. (initiative contre l’immigration de masse) doit bénéficier aux chômeurs et chômeuses âgés. Cette obligation doit être conçue de telle sorte que dès son introduction, les personnes concernées aient réellement accès aux offres d’emploi. L’USS estime donc que dès le départ, que le seuil de chômage à partir duquel les postes vacants doivent être annoncés doit être de 5%. Mais il ne faut pas conditionner cette obligation à un taux de 8% dans un premier temps à un taux 8%, comme le proposent les cantons.
</p><p class="bodytext">L’échelonnement voulu par les cantons qui aurait trouvé un écho favorable auprès du Conseil fédéral, selon la NZZ am Sonntag et d’autres médias, fait courir le risque que l’obligation d’annonce ne soit tout simplement contournée par les entreprises. Il instaurerait en outre une insécurité du droit pour les entreprises. </p><p class="bodytext">Il est actuellement très facile pour les entreprises d’annoncer les postes vacants (p. ex. sur <a href="http://www.job-room.ch" target="_blank" rel="noreferrer">www.job-room.ch</a>). Il est par contre possible de faire preuve de flexibilité en ce qui concerne le délai pendant lequel les postes vacants sont exclusivement communiqués aux ORP. Tout particulièrement dans la phase d’introduction de cette nouvelle réglementation. Les ORP devraient rapidement communiquer aux entreprises s’ils n’ont probablement pas ou seulement peu de candidats appropriés. Le délai d’attente devrait alors tomber.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5119</guid><pubDate>Tue, 03 Oct 2017 14:00:20 +0200</pubDate><title>Repenser le paysage médiatique </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/repenser-le-paysage-mediatique</link><description>mediaFORTI: appel pour des médias forts en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="DE-CH">Le quatrième pouvoir est en danger. </span>Dans le monde entier. En Suisse, le paysage médiatique dibut des transformations radicales. Modèles d’affaire caducs, disparition de journaux ou de magasines, concentration des médias en peu de mains, large perte de qualité, attaques des médias de service public ne sont quelques mots-clés qui décrivent cette révolution. Une telle dégradation de la presse est dangereuse pour notre démocratie. Toujours plus de monde le ressent. Raison pour laquelle le groupe mediaFORTI, composé de journalistes, d’éditeurs, de producteurs et d’intellectuels a lancé un appel à repenser le paysage médiatique suisse.  </p><p class="Text"><a href="https://www.mediaforti.ch/fr/">Lire l’appel et le signer</a></p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5116</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2017 12:00:29 +0200</pubDate><title>Initiative parlementaire 13.407. Reynard. Lutter contre les discriminations basées sur l’orientation sexuelle, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/initiative-parlementaire-13-407-reynard-lutter-contre-les-discriminations-basees-sur-l-orientation-sexuelle-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5114</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2017 08:49:57 +0200</pubDate><title>La numérisation doit servir aux salarié(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-numerisation-doit-servir-aux-salarie-e-s</link><description>Etude de l&#039;USS sur les effets de la numérisation du monde du travail 
</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;La numérisation comporte de nombreuses facettes. Beaucoup de personnes pensent ici à l’utilisation accrue d’ordinateurs et de robots dans les entreprises, ainsi qu’à l’attribution de jobs et de mandats par le biais de plateformes Internet («&nbsp;ubérisation&nbsp;», «&nbsp;crowdworking&nbsp;»). Dans les faits cependant, la délocalisation à l’étranger d’emplois de bureau, la croissance du commerce électronique ou le transfert de la publicité de la presse écrite vers les médias en ligne sont tout autant importants. De plus, travail et temps libre risquent de se chevaucher.
</p><p>La numérisation présente de nombreux avantages, mais elle recèle aussi des risques pour les salaires, les emplois et les conditions de travail. Par le passé, la Suisse a relativement bien maîtrisé les phases de mutation technologique. Mais, parmi les personnes touchées, certaines ont rencontré de graves difficultés. Cependant, les syndicats et la politique économique ont fait en sorte que les personnes professionnellement actives profitent dans l’ensemble de la numérisation.
</p><p>Celle-ci doit servir aux travailleurs et travailleuses. Les syndicats demandent entre autres&nbsp;:</p><ul><li>une offensive en matière de contrôles dirigée contre le travail au noir numérique et les violations du droit du travail&nbsp;;</li><li>des réglementations pour le télétravail, là où les lois s’avèrent lacunaires, par exemple dans les domaines de la santé et des coûts matériels ainsi que des questions de responsabilité civile&nbsp;;</li><li>des conventions collectives de travail (CCT) qui prévoient des salaires minimums et des possibilités de formation initiale et continue dans les branches menacées, soit le commerce de détail, le journalisme, les taxis, les assurances et les banques (amélioration de la CCT existante)&nbsp;;</li><li>une offensive de formation initiale et continue&nbsp;: les cantons et les employeurs doivent enfin créer un nombre suffisant d’offres pour les adultes (validation des acquis, formations de rattrapage, etc.) et participer à leur financement&nbsp;;</li><li>des impôts sur le bénéfice des entreprises suffisamment élevés afin de profiter d’éventuels gains supplémentaires&nbsp;; dans le but de financer la formation initiale et continue.</li><li>une meilleure protection contre le licenciement pour les travailleurs et travailleuses âgés qui travaillent depuis longtemps dans l’entreprise.</li></ul><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, 031 377 01 16 ou&nbsp; 079 205 69 11</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS, 076&nbsp;355 61 97 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Repartition</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5113</guid><pubDate>Thu, 28 Sep 2017 14:36:27 +0200</pubDate><title>Briser l&#039;élan débordant des entreprises de service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/briser-lelan-debordant-des-entreprises-de-service-public</link><description>Le Conseil des Etats estime le service universel, mais critique les entreprises publiques</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lorsqu’on fait dévier deux grandes entreprises comme la Poste et les CFF de leur trajectoire alors qu’elles foncent à pleine vitesse, on peut dire qu’il s’agit d’un signal fort. Comme celui donné par le Conseil des Etats lors de cette session d’automne. </p><p>En plénum, le Conseil des États a fait passer un moratoire sur la fermeture des points de vente de billets CFF gérés par des tiers. La présidente de la Confédération a essayé en vain de dissuader les conseillères et conseillers aux Etats d’intervenir à ce sujet. Plus elle argumentait, moins nombreux étaient, selon elle, les points de vente menacés de fermeture. A la fin de son plaidoyer, il n’y avait en tout plus que dix points de vente litigieux et 0,8&nbsp;% des billets&nbsp;! Mais tout cela ne servit à rien.
</p><p>Il lui appartient désormais de faire en sorte que les CFF s’abstiennent de toute nouvelle fermeture de ces points de vente jusqu’en 2020. Et elle ferait bien de s’engager sérieusement pour cela, car la grogne suscitée par ce grand fournisseur de service universel était palpable pendant cette session. 
</p><h3>Ne pas réorganiser la Poste sans contrôle </h3><p>Le Conseil des États a aussi mis les bâtons dans les roues de la Poste dont la politique de démantèlement des offices postaux provoque depuis longtemps une énorme colère, plus uniquement dans les campagnes mais désormais aussi dans les villes. Face aux critiques, la présidente de la Confédération voulait prendre les devants en créant avant la session un groupe de travail sur le service universel postal. Cette méthode typiquement suisse (la mise en place d’un groupe de travail) n’a pas empêché la Chambre haute de traiter la motion de sa commission sur la planification des offices postaux. Le Conseil fédéral sera obligé «&nbsp;d’exiger de la Poste, sans tarder, qu'elle lui remette un schéma de planification du réseau postal.&nbsp;». Et le Conseil des Etats a aussitôt esquissé ce que nous attendions&nbsp;: la transparence sur les intentions, une stratégie à long terme, l’évaluation des besoins de clients en matière de service à domicile et d’agences ainsi que l’analyse des critères d’accessibilité. Des propositions doivent en outre être élaborées dans un délai d’un an. &nbsp;
</p><p>La présidente de la Confédération y était opposée. Plus elle s’exprimait à la tribune, plus le déficit des offices postaux croissait. De 200 millions de francs aujourd’hui encore, il serait déjà de 400 millions en 2022. Désirer un boucher, un magasin et une poste dans chaque village serait romantique, mais pas contemporain. 
</p><p>Cela ne servit à rien, le Conseil des Etat a transmis la motion avec 31 voix contre 5. 
</p><h3>Oui au modèle de redevance dans les médias de service public</h3><p>Court répit pour la SSR dans le dénigrement permanent&nbsp;: à l’issue d’un débat émotionnel et engagé qui a vu 69 politicien(ne)s monter à la tribune, le Conseil national a rejeté l’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;» avec 122 voix contre 42. Le contre-projet de l’UDC, secondée par economiesuisse et qui prévoyait de diviser par deux la redevance, a été rejeté en plénum, un peu moins clairement, mais avec une majorité tout aussi claire de 108 voix contre 70. C’est un bon point de départ pour la campagne contre l’initiative qui reste tout de même dangereuse. Le Conseil national a sauvé le modèle de la redevance, mais n’a toutefois pas défendu coûte que coûte la SSR. Les votes ont été différenciés. 
</p><p>La SSR continue à provoquer avec la plateforme publicitaire Admeira. Le Conseil des Etats a transmis la motion de sa commission des transports et des télécommunications (CTT) qui demande que des coopérations de la SSR avec d’autres partenaires médiatiques contribuent au renforcement de la diversité des opinions et des offres. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category><category>Poste</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5111</guid><pubDate>Wed, 27 Sep 2017 14:34:13 +0200</pubDate><title>La réforme des retraites: une occasion manquée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-reforme-des-retraites-une-occasion-manquee</link><description>Mais les objectifs de Prévoyance vieillesse 2020 sont toujours d&#039;actualité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le refus de Prévoyance vieillesse 2020 est un revers douloureux du point de vue social. Ou plus exactement&nbsp;: une belle occasion manquée pour effectuer des progrès sociaux. Le projet aurait solidement financé l’AVS pendant plusieurs années. </p><p>Et le système des retraites aurait été modernisé d’une manière sociale, avec des avantages pour presque tous et toutes. 
</p><h3>Le Non est plus facile</h3><p>Le résultat de la votation confirme une fois de plus que quand il s’agit de retraites, le Non est plus facile qu’un Oui à un changement. A y regarder de plus près, ce furent surtout des arguments relevant de la politique sociale qui ont conduit au Non. Les associations économiques ne se sont pas limitées, dans leur campagne, à dresser les générations les unes contre les autres. Elles avaient, avec leurs alliés de droite, toujours refusé des améliorations aux retraité(e)s. Leurs affiches arboraient pourtant le slogan «&nbsp;Punir les retraités&nbsp;» parce que les retraité(e)s ne recevaient pas le supplément AVS. Beaucoup de personnes âgées qui ont de la peine à nouer les deux bouts avec leurs rentes ont suivi cet argument. Cela ne parle toutefois pas en faveur de rentes AVS moins bonnes, mais plutôt meilleures pour tout le monde. Les opposant(e)s à la réforme risquent encore de trébucher sur leur propre campagne. 
</p><p>Beaucoup de femmes ont voté Non parce qu’elles ne pouvaient accepter le relèvement de l‘âge de la retraite. Et cela d’autant plus que les femmes en Suisse gagnent toujours significativement moins que les hommes. L’égalité salariale qui n’est toujours pas réalisée après l’acceptation de l’article constitutionnel à ce sujet était et demeure un facteur important dans la question de la formation de l’opinion. 
</p><h3>Protestation contre les caisses de pension</h3><p>La détérioration continue des rentes des caisses de pension a aussi régulièrement provoqué un important mécontentement dans le débat indépendamment de la votation sur la loi. Cela en a motivé plus d’un à déposer un Non dans l’urne en signe de protestation. 
</p><p>S’il y a une leçon à tirer immédiatement de la votation, c’est que la proposition de financement a mieux passé que le projet de loi. Il en était allé autrement par le passé. Ce qui signifie qu’une majorité en faveur d’un financement additionnel pour l’AVS serait à portée de main. Quant à savoir si la sagesse et la clairvoyance politiques sont là pour se concentrer dans un premier temps seulement sur le financement additionnel, permettez-moi d’en douter. Ce serait rapidement réalisable à condition que la volonté politique soit là, si cela passait par la cotisation salariale d’un pour mille presqu’incontestée pendant la campagne de votation. Car aucune votation obligatoire ne serait nécessaire à ce sujet. 
</p><h3>Continuer à défendre les retraites</h3><p>Pour les syndicats, il reste clair que les retraites seront défendues contre tout démantèlement. Que nous ayons échoué de peu dimanche ne change rien au fait que les victoires syndicales contre le démantèlement des retraites lors des votations de 2004 et 2010 ont été bien plus importantes (plus de deux tiers ou 70% de Non). Les vainqueurs de dimanche vont bientôt butter contre leurs limites. 
</p><p>Malgré la défaite de dimanche, une AVS forte reste un objectif central de la lutte syndicale. Il y a 70 ans déjà, l’introduction de l’AVS n’a été possible que parce que le mouvement ouvrier ne s’était pas laissé décourager, malgré plusieurs échecs et avait continué à lutter. Il y a un an, l’initiative AVSplus a obtenu 40% d’acceptation. Pour Prévoyance vieillesse 2020, ce sont presque 48% de voix favorables. L’objectif d’améliorer les rentes AVS reste d’actualité. Indépendamment de l’occasion manquée dimanche. A elle seule, la diminution des rentes des caisses de pension due aux taux d’intérêt bas sur le marché des capitaux le justifie. Ainsi que l’augmentation des primes-maladie qui est toujours moins couverte par les rentes AVS. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5107</guid><pubDate>Wed, 27 Sep 2017 12:23:02 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la prévention des accidents (OPA), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-la-prevention-des-accidents-opa-procedure-de-consultation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5106</guid><pubDate>Wed, 27 Sep 2017 11:40:56 +0200</pubDate><title>Formation professionnelle supérieure : hausse des subventions</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/formation-professionnelle-superieure-hausse-des-subventions</link><description>La fermeté des syndicats a payé !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dès l'an prochain, toute personne se préparant à un examen professionnel fédéral sera financièrement soutenu, directement et dans une mesure fortement accrue. Le Conseil fédéral en a décidé ainsi à la mi-septembre. Aussi sous la pression des syndicats. </p><p>Le 15 septembre, le Conseil fédéral a approuvé le nouveau financement des cours préparatoires aux examens professionnels fédéraux. Dès le 1er janvier 2018, toutes les personnes ayant suivi des cours préparatoires agréés et l'examen, sans nécessairement le réussir, pourront demander le remboursement a posteriori de 50 % des coûts effectifs de formation. Le remboursement maximal atteindra 9 500 francs pour les examens professionnels et 10 500 francs pour les examens professionnels supérieurs. Cette nouvelle subvention fédérale corrigera enfin une inégalité entre la formation professionnelle et la formation générale puisque les cours préparatoires peuvent dépasser les 20 000 francs, alors que les taxes d'études dans une haute école sont de l'ordre de 6 000 francs pour le niveau Bachelor. Voilà déjà une victoire d'étape. 
</p><h3>En l'absence de moyens, des avances seront possibles </h3><p>Mais il y a mieux encore ! En effet, sur la pression des milieux de gauche et syndicaux, un régime d'exception a été introduit par le Parlement, contre l'avis du Conseil fédéral et de son Administration. Pour les personnes ayant des difficultés financières, il sera désormais possible d'obtenir une avance sur le remboursement afin qu'elles ne renoncent pas à se former faute de moyens. Lors de la consultation concernant cette nouvelle subvention, nous avions découvert avec stupéfaction que pour avoir droit à cette avance, une personne seule sans enfant devait justifier d'un impôt fédéral direct nul, ce qui correspond à un revenu mensuel brut de 2 107 francs. Qui peut vivre décemment avec un tel salaire en Suisse ? Personne ! Raison pour laquelle l'USS avait contesté avec fermeté ce seuil et demandé qu'il soit revu à la hausse en proposant un modèle alternatif fondé sur la loi sur les prestations complémentaires. Pour mémoire, cette loi avait également été utilisée comme référence pour le salaire minimum introduit dans le canton de Neuchâtel. Selon nos calculs, le revenu mensuel brut aurait alors été de 3 300 francs, ce qui n'est pas encore la panacée, mais une amélioration substantielle. Or, voilà que le Conseil fédéral revoit sa copie et relève ce seuil à 3 200 francs. Une belle victoire pour les syndicats ! Et surtout une aide bienvenue pour les personnes concernées, qui pourront améliorer leurs conditions de travail et d'existence grâce à une nouvelle qualification. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5105</guid><pubDate>Wed, 27 Sep 2017 10:48:41 +0200</pubDate><title>Reto Wyss, nouveau secrétaire central de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/reto-wyss-nouveau-secretaire-central-de-l-uss</link><description>Du renfort pour le dossier Économie</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 septembre 2017, Reto Wyss (31 ans) a pris ses fonctions de secrétaire central de l'USS, où il est coresponsable du dossier de l'économie. Reto Wyss a suivi des études en économie aux universités de Bâle, Lausanne, Bologne et Fribourg en Brisgau. En possession d'un Master, il a exercé ces cinq dernières années des fonctions managériales et de développement dans deux entreprises finlandaises actives dans les technologies de l'information. 
</p><p>Concernant le dossier de l'économie, le secrétariat de l'USS procédera en fin d'année à une répartition détaillée des responsabilités. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS 031 377 01 16 ou 079 205 69 11</li><li>Reto Wyss, secrétaire central de l'USS 031 377 01 11 ou 079 740 99 84</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5103</guid><pubDate>Sun, 24 Sep 2017 15:09:58 +0200</pubDate><title>Un Non à Prévoyance vieillesse 2020 motivé par des raisons sociales </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-non-a-prevoyance-vieillesse-2020-motive-par-des-raisons-sociales</link><description>La réforme a échoué de peu face à l&#039;opposition de deux comités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">Prévoyance vieillesse 2020 a échoué de peu face aux oppositions des comités de droite et de gauche. De nombreuses raisons ont motivé le Non à la loi. Beaucoup de personnes actuellement à la retraite ont de la peine à joindre les deux bouts. Elles ont suivi l’argument selon lequel elles ne bénéficieraient pas du supplément AVS, contrairement aux futurs retraité(e)s. Les femmes ont essentiellement voté Non parce qu’elles ne pouvaient accepter d’augmentation de l’âge de la retraite. A plus forte raison alors que les femmes gagnent toujours moins que les hommes et que les problèmes des salarié(e)s âgés ne sont pas résolus. A quoi s’est ajouté un vote de protestation contre les baisses de prestations dans les caisses de pension. </p><p class="Text">Le Non à la loi sur la Prévoyance vieillesse 2020 montre que des arguments significatifs de politique sociale ont joué un rôle décisif dans le refus. Ces problèmes doivent être résolus. Le «&nbsp;plan B&nbsp;» des employeurs a donc déjà échoué. Il ne résout aucun des problèmes et coûterait cher aux salarié(e)s. </p><p>Pour les syndicats, il est clair qu'on doit pouvoir vivre de ses rentes de vieillesse en Suisse. Raison pour laquelle, ils continueront à lutter pour de bonnes rentes AVS et une bonne prévoyance vieillesse. Les réductions de prestations n’en font pas partie. Et, les problèmes des salarié(e)s âgés doivent être résolus. Pour les femmes, il faut des instruments efficaces pour mettre en œuvre la loi sur l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5100</guid><pubDate>Wed, 20 Sep 2017 14:45:13 +0200</pubDate><title>Dossier 123: Évolution des effectifs des syndicats en 2016</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-123-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2016</link><description>Fin 2016, le nombre des personnes syndiquées en Suisse était de 729 960.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5099</guid><pubDate>Wed, 20 Sep 2017 14:35:35 +0200</pubDate><title>Fragments de la session d’automne</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/fragments-de-la-session-d-automne</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p><b>L’élection au Conseil fédéral et le débat qui ne fait que commencer sur la suppression des re-devances radios et télévision ont occupé la première moitié de la session. Petit coup de projec-teur sur trois interventions qui n’ont pas bénéficié des feux de la rampe médiatique.</b></p><p>&nbsp;</p><h3>Moratoire sur la suppression des points de vente de billets CFF gérés par des tiers </h3><p>Il est possible d’acheter des billets CFF auprès des communes, des offices de poste, dans des magasins Migros ou ailleurs encore, dans ce que l’on nomme des points de vente gérés par des tiers. Les CFF voulaient liquider progressivement ces offres à l’époque de l’évolution digitale. Ils prévoient la fermeture de 52 de ces points de vente jusqu’à début 2018. 
</p><p>L’agenda prévu a soulevé des oppositions. La commission compétente de la Chambre basse a exigé que ce démantèlement soit soumis à un moratoire (jusqu’à 2020). La motion a franchi le cap du Conseil national cet été. Le Conseil des Etat l’a aussi acceptée le 13 septembre contre l’avis du Conseil fédéral et de la majorité de la commission. Ces derniers estimaient que la politique n’avait pas à se mêler des affaires d’une entreprise, même si cette entreprise est de de service public. L’argument principal des partisans du moratoire&nbsp;: les personnes exclues de la numérisation doivent pouvoir conserver un accès à l’achat de billets. «&nbsp;Les CFF devraient fonctionner sans obstacles pour toute la population&nbsp;», a commenté Paul Rechsteiner. 
</p><p>C’est au tour du Conseil fédéral de reprendre le dossier - affaire à suivre. 
</p><p>&nbsp;</p><h3><b>Pas de meilleure protection contre le dumping salarial au Tessin</b></h3><p>La conseillère nationale Marina Carobbio (PS TI) a demandé par une motion que les mesures d’accompagnement soient optimisées dans les cantons particulièrement concernés par le dumping salarial. Elle visait l’élargissement des conditions permettant de déclarer une CCT de force obligatoire. Le conseiller national UDC tessinois Lorenzo Quadri a pour sa part demandé dans un postulat allant dans la même direction de faciliter les conditions pour fixer des salaires minimums cantonaux différenciés qui ne se basent pas uniquement sur le minimum octroyé par l’aide sociale. 
</p><p>Les deux interventions ont été rejetées par le Conseil fédéral et le 18 septembre par le Conseil national. Le PS et les Verts ont massivement voté en leur faveur, la droite tout aussi massivement contre.
</p><p>&nbsp;</p><h3>Pas de formation continue particulière pour les mères célibataires</h3><p>La conseillère nationale Martina Munz (PS SH) a demandé par une motion d’améliorer l’intégration sur le marché du travail des mères célibataires dans le cadre de l’initiative contre la pénurie de personnel qualifié, grâce à des formations continues et de rattrapage. Elle motive sa demande par le fait qu’une famille monoparentale sur six est pauvre. Et, pour atteindre ces personnes, il faut un programme qui soit taillé sur mesure, en raison de leur charge globale. Le Conseiller fédéral Schneider-Ammann ne voit pas de raison particulière d’agir puisque la formation continue est tout d’abord une question de «&nbsp;responsabilité individuelle&nbsp;» et ensuite «&nbsp;dans l’intérêt de l’employeur&nbsp;». Beaucoup est déjà entrepris à cet égard. Obéissante, la droite a suivi&nbsp;: avec 60 Oui contre 125 Non, la motion a été rejetée le 18 septembre. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Égalité des sexes</category><category>Services Publics</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5096</guid><pubDate>Tue, 19 Sep 2017 14:20:53 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’impôt anticipé (LIA), procédure de consultation </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-l-impot-anticipe-lia-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5094</guid><pubDate>Tue, 19 Sep 2017 12:16:45 +0200</pubDate><title>Projet d’accord d’assistance administrative en matière douanière avec les États-Unis, procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/projet-d-accord-d-assistance-administrative-en-matiere-douaniere-avec-les-etats-unis-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5091</guid><pubDate>Tue, 19 Sep 2017 11:31:01 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance concernant la redevance sur le trafic des poids lourds (ORPL), procédure de consultation </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-l-ordonnance-concernant-la-redevance-sur-le-trafic-des-poids-lourds-orpl-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5088</guid><pubDate>Fri, 15 Sep 2017 11:52:42 +0200</pubDate><title>Jeu cynique envers les bénéficiaires de prestations complémentaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/jeu-cynique-envers-les-beneficiaires-de-prestations-complementaires</link><description>Arguments hypocrites du PLR et UDC contre Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des rentes AVS plus élevées, une meilleure prise en compte des bas revenus dans la prévoyance professionnelle, plus de flexibilité pour prendra sa retraite : Prévoyance vieillesse 2020 est un grand pas en avant pour les bas revenus. Le PLR et l'UDC sont d'autant plus hypocrites et cyniques lorsqu'ils prétendent se soucier des bénéficiaires de prestations complémentaires (PC).</p><p>Dans la réforme des PC, ils s'engagent précisément pour des baisses. D'ailleurs, ce sont justement eux qui combattent Prévoyance vieillesse 2020 et, donc, l'augmentation des rentes qui permettrait pourtant à des milliers de personnes de ne plus devoir recourir aux PC.</p><p>Les syndicats et les partis de gauche s'engagent pour des rentes qui permettent de vivre dignement une fois à la retraite. La Constitution l'exige. " Prévoyance vieillesse 2020 augmente les rentes AVS de 840 francs par année et permet une bien meilleure prise en compte du temps partiel et des bas revenus dans le 2e pilier. La réforme libère des milliers de personnes de leur dépendance à l'égard des prestations complémentaires, et est de fait un grand progrès social. ", déclare la conseillère aux États (GE) Liliane Maury Pasquier.</p><p>Les employeurs, economiesuisse, le PLR et l'UDC jouent ici à un jeu cynique. D'abord, ils combattent l'augmentation des rentes AVS, ce qui amène toujours plus de retraité-e-s à recourir aux PC. Ensuite, dans le cadre de la réforme des PC, ils se battent pour une baisse de ces dernières. Et maintenant, pendant la phase finale de la campagne, ils jouent les défenseurs des bénéficiaires de PC. Et, ils occultent consciemment le fait qu'aucun bénéficiaire actuel de PC ne verra sa situation se dégrader, puisque la réforme ne touchera que les nouveaux retraité-e-s.</p><p>Prétendre qu'un-e bénéficiaire de PC ayant un revenu de 30 000 francs devrait payer chaque année 144 francs de plus de TVA, c'est même une " fake news ". De fait, un rapide calcul montre que cette personne ne subirait cette dépense supplémentaire que si elle achetait pour 48 000 francs, pour un revenu annuel de 30 000 francs...Cela montre deux choses : le PLR et l'UDC n'ont aucune idée de la réalité vécue par les gens qui ont peu d'argent. Et ils ne craignent pas de manipuler les chiffres pour tromper les gens.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>Prestations complémentaires</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/f/csm_Simon_Bleasdale_flickr_CC-BY-NC-ND2_alte_Frau_mensch_spaziergang_ahv_rente_natur_old_see_6dc98a3339.webp" length="258018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5085</guid><pubDate>Thu, 14 Sep 2017 12:12:39 +0200</pubDate><title>La BNS doit combattre avec plus de détermination la surévaluation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-combattre-avec-plus-de-determination-la-surevaluation-du-franc</link><description>Commentaire de l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Même avec une légère dépréciation à 1,14 franc pour 1 euro, le franc reste fortement surévalué. La croissance économique est faible. Les capacités de l'économie suisse sont sous-utilisées. L'emploi stagne. Le renchérissement est faible. Dans une telle situation, notre pays a besoin d'une politique monétaire expansionniste. Or, à cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont de toute évidence restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la Banque nationale suisse (BNS) dans son bulletin trimestriel. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS continue à intervenir sur le marché des devises contre l'appréciation du franc et en maintenant les taux d'intérêt à un bas niveau. Mais l'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose davantage à la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change se stabilise le plus rapidement possible à un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation). 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5083</guid><pubDate>Wed, 13 Sep 2017 11:08:52 +0200</pubDate><title>Pour des retraites sûres et des rentes stables</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-des-retraites-sures-et-des-rentes-stables</link><description>Dernière ligne droite pour une victoire dans les urnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Quand on discute directement avec les gens de Prévoyance vieillesse 2020, on se rend compte qu’ils peuvent être convaincus de voter 2x Oui au premier compromis solide trouvé depuis 20 ans. C’est du moins ce que montrent les expériences de ces dernières semaines. Les citoyens et citoyennes suisses comprennent que le moment est venu d’assurer les retraites, de défendre le niveau des rentes et d’améliorer les rentes des personnes dont les revenus sont modestes, tout particulièrement celles des femmes. Mais beaucoup de citoyens et de citoyennes sont déstabilisés par la campagne des référendaires de l’extrême gauche et de la droite économique qui refusent la réforme pour des raisons diamétralement opposées, mais, en partie, avec les mêmes arguments.
</p><p>Les sondages publiés aujourd’hui donnent en ce moment un très léger avantage au double Oui à Prévoyance vieillesse 2020. Les sondages restent toutefois des sondages. Le décompte final se fera dans les urnes. Le comité des organisations des salarié(e)s «&nbsp;2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» va tout entreprendre jusqu’au 24 septembre pour que la réforme soit acceptée. 
</p><p>Un refus précipiterait l’AVS dans un cercle vicieux où les déficits accroîtraient les pressions pour tailler dans les prestations et augmenter l’âge de la retraite à 67 ans. Le plan B des opposants de droite n’apporte certainement pas de meilleure solution aux travailleurs et travailleuses. Au contraire. Un refus de la réforme n’ouvrirait qu’une sombre perspective aux femmes notamment&nbsp;: le premier paquet sur lequel on se prononcerait suite à un échec serait justement le relèvement de l’âge de la retraite des femmes, mais sans aucune des compensations que propose Prévoyance vieillesse 2020.&nbsp; 
</p><p>Les syndicats et les organisations de salarié(e)s ainsi que leurs partenaires politiques vont mener l’offensive qui a été lancée il y a dix jours avec les prises de position d’Eveline Widmer-Schlumpf, de Pierre-Yves Maillard et de plusieurs personnalités suisses-alémaniques ainsi qu’avec l’«&nbsp;<a href="https://www.zweimal-ja.ch/fr">Appel des femmes</a>&nbsp;» et l’«&nbsp;<a href="https://www.compromis-raisonnable.ch/tous-les-signatures">Appel à la défense des retraites</a>&nbsp;» jusqu’au dimanche de votation. Ils vont surtout aller sur la place publique pour convaincre directement les citoyens et citoyennes de voter 2x Oui le 24 septembre. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5081</guid><pubDate>Tue, 12 Sep 2017 11:47:11 +0200</pubDate><title>Les 70 francs: insignifiants ou énormes? </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-70-francs-insignifiants-ou-enormes</link><description>Les contradictions des opposants à Prévoyance vieillesse 2020, selon Paul Rechsteiner</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les opposants à la réforme des retraites se contredisent grotesquement dans le débat public. D’un côté, ils se moquent du supplément AVS de 70 francs en le qualifiant de «&nbsp;su-sucre&nbsp;». De l’autre côté, ils trouvent ce supplément tellement grave et dramatique qu’ils sont prêts à faire capoter la réforme pour cela. Alors qu’ils ne contestent pas que la réforme apporte un financement additionnel important du système des retraites. 
</p><p>Quand on y regarde de plus près, cela s’explique rapidement&nbsp;: ce qui est insignifiant pour les uns est énorme pour les autres. Si quelqu’un gagne 500&nbsp;000 francs par an, l’augmentation de rente est pour lui ridicule. Mais quand on gagne 500&nbsp;000, on paie aussi 750 francs de cotisations AVS en plus par an. 
</p><p>Tous les bas et moyens revenus vivent la situation inverse. Quelqu’un qui gagne 4000 francs par mois ne paie que 6 francs de cotisations en plus, donc 72 francs par an. L’augmentation de rentes s’élève par contre à 840 francs par an (12 X 70 francs), peu importe le niveau de son revenu. Et pour les couples de retraités, c’est encore mieux. Pour la plupart, les rentes de couple augmentent de 2&nbsp;700 francs par an. &nbsp;
</p><p>L’AVS est l’assurance sociale la plus performante de Suisse. Et la plus socialement la plus équitable. Et c’est bien ce qui dérange les opposants de droite. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5079</guid><pubDate>Mon, 11 Sep 2017 13:58:26 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur les forces hydrauliques : réglementation de la redevance hydraulique après 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-la-loi-sur-les-forces-hydrauliques-reglementation-de-la-redevance-hydraulique-apres-2019</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5077</guid><pubDate>Mon, 11 Sep 2017 12:16:19 +0200</pubDate><title>Modification règlement sur l’assurance-invalidité (RAI) – L’invalidité pour les assurés exerçant une activité lucrative à temps partiel (méthode mixte)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-reglement-sur-l-assurance-invalidite-rai-l-invalidite-pour-les-assures-exercant-une-activite-lucrative-a-temps-partiel-methode-mixte</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5070</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2017 17:13:27 +0200</pubDate><title>Les syndicats ont le droit d’accéder aux entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-ont-le-droit-d-acceder-aux-entreprises</link><description>Important arrêt du Tribunal fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans un nouvel arrêt de principe (2C_499/2015) du 6 septembre dernier, le Tribunal fédéral (TF) a établi que la liberté syndicale donne aux syndicats le droit d'accéder aux entreprises et d'informer leurs personnels. </p><p>Cet arrêt du TF annule une décision du Conseil d'État tessinois qui interdisait aux syndicats l'accès aux bâtiments de l'administration cantonale. Dans un premier temps, le Syndicat suisse des services publics (SSP) avait recouru contre cette décision devant le tribunal cantonal, mais en vain. Maintenant, le TF lui donne raison. Si l'arrêt lausannois ne s'applique, à strictement parler, qu'au secteur public, l'Union syndicale suisse (USS) estime toutefois que, par analogie, il doit aussi être étendu au secteur privé. 
</p><p>Cet arrêt de l'instance judiciaire la plus élevée du pays confirme l'opinion juridique de l'USS, à savoir que les syndicats doivent pouvoir informer leurs membres et entrer dans les entreprises. Sinon, il ne leur est pas possible d'assumer réellement leur rôle. 
</p><p>En Suisse, les droits d'accès aux entreprises et d'informer des syndicats découlent de toute une série de dispositions, soit de l'article 28 de la Constitution fédérale et des conventions nos 87, 98 et 135 de l'Organisation internationale du Travail. La Convention européenne des droits de l'homme permet aussi, à son article 11 (Liberté de réunion et d'association), aux travailleurs et travailleuses d'avoir des activités nécessaires à leur syndicat : en premier lieu, informer et recruter des membres. 
</p><h3>Une interprétation large s'impose </h3><p>Il est évident que les droits des syndicats à accéder aux entreprises et à informer leurs personnels doivent être interprétés de manière large. Il peut s'agir ici de la distribution de tracts sur les parkings des entreprises, de la mise à disposition de brochures dans les locaux de pause, de l'affichage d'informations sur les tableaux ad hoc ou d'entretiens personnels avec les employé(e)s sur le site de l'entreprise. La consultation des travailleurs et travailleuses en fait également partie, de même que l'utilisation de moyens électroniques, notamment l'intranet et les messageries. 
</p><p>Le TF a établi que l'interdiction faite aux syndicats d'accéder à une entreprise viole le droit supérieur. Si certaines modalités sont observées (on peut imaginer une annonce préalable, un accord sur le moment choisi ou le nombre de personnes), l'accès à l'entreprise, la prise de contact avec le personnel, sera autorisé </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5068</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2017 09:25:01 +0200</pubDate><title>Des améliorations surtout pour les demandeurs d’emploi âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-ameliorations-surtout-pour-les-demandeurs-d-emploi-ages</link><description>Obligation d’annoncer les postes vacants: position de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS est résolument favorable à l'introduction d'une obligation d'annonce efficace. Il doit notamment en résulter des améliorations pour les demandeurs d'emploi âgés qui sont défavorisés. Afin que l'obligation d'annonce déploie tous ses effets dans la pratique, toutes les parties, à savoir les demandeurs d'emploi, les ORP et les employeurs, doivent être convaincus que cette annonce aide plus de chômeurs et chômeuses à retrouver un emploi. Pour une mise en œuvre réussie, il est important que :</p><ul><li> les branches ou les professions qui ont un taux de chômage plus élevé que la moyenne soient soumises de manière conséquente à l'obligation d'annonce ; </li><li>les employeurs reçoivent rapidement des dossiers appropriés de l'ORP ; </li></ul><ul><li>le délai pendant lequel le poste est réservé aux demandeurs d'emploi (embargo) soit suffisamment long pour que ceux-ci, ainsi que les ORP, aient réellement un avantage ; </li></ul><ul><li>les employeurs, lors de l'annonce d'un poste vacant, reçoivent rapidement l'information de l'ORP s'il dispose ou non de candidats adéquats (p. ex. lors de l'annonce par le biais d'un système informatique) ; </li></ul><ul><li>les employeurs aient une certaine obligation de se justifier en cas de refus de leur part, </li></ul><ul><li>aucune possibilité de contourner l'obligation d'annonce ne soit créée par les exceptions (travail temporaire, entre autres), ni qu'aucun obstacle administratif inutile n'entrave la politique d'embauche des entreprises ; </li></ul><ul><li>les ORP se rééquipent en conséquence et disposent des instruments informatiques nécessaires. Les relations avec le patronat deviennent plus importantes. On travaillera toujours plus au-delà des frontières cantonales ou régionales ; </li></ul><ul><li>l'obligation d'annonce soit compatible avec les Accords bilatéraux, c'est-à-dire qu'elle ne doit pas léser entre autres les frontaliers et frontalières. </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5065</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2017 16:15:09 +0200</pubDate><title>Lancement d&#039;un appel à la défense des retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lancement-dun-appel-a-la-defense-des-retraites</link><description>L&#039;association pour la défense de l’AVS s&#039;engage pour le compromis raisonnable PV 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p> Un groupe de citoyennes et citoyens, inquiets de l'issue du scrutin du 24 septembre 2017, a lancé ce matin un <a href="https://www.compromis-raisonnable.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">appel au peuple à voter 2x Oui en faveur d'un compromis raisonnable et de la défense des retraites</a>. Cent quarante personnes de tous bords politiques, de toute condition sociale, salariés, employeurs, scientifiques, artistes et retraités ont déjà signé cet appel.
</p><p>Pour eux, la Suisse a réussi à développer un bon système de prévoyance vieillesse qui a été constamment adapté aux besoins de la société et à l'évolution démographique. Ils estiment qu'il faut à nouveau le faire car, sans réforme, l'AVS accumulera des déficits et les pressions sur les retraites s'accroîtront. L'AVS et le 2e pilier se complètent, mais quand les rentes baissent, il faut pouvoir y apporter une compensation, ce dont la réforme s'acquitte. De même qu'elle garantit à l'AVS, l'assurance sociale la plus importante de Suisse, les moyens financiers dont elle a besoin.
</p><p>L'AVS, comme notre démocratie vivent depuis leur création de compromis. S'ils peuvent parfois être douloureux, ils permettent à notre société de faire face à ses défis. Et le défi actuel est de défendre notre prévoyance vieillesse.
</p><p>" Prévoyance vieillesse 2020 est une réforme comme la Suisse sait les mener, dans le respect des intérêts de chacun, dans une recherche commune de solutions. Elle se fonde sur l'esprit de solidarité avec lequel la Suisse s'est construite ", ajoutent-ils en conclusion de l'appel.
</p><p>Parmi <a href="https://www.compromis-raisonnable.ch/tous-les-signatures" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">les premiers signataires</a> qui appellent à voter 2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020 se trouvent notamment l'ancien conseiller aux Etats tessinois Marty Dick, la présidente d'Unia Vania Alleva, l'ancien président de la direction des CFF Benedikt Weibel, le directeur du Centre Patronal Christophe Reymond, le professeur d'économie Cédric Tille, le président de la Fédération des Entreprises Romandes Ivan Slatkine, l'ancienne conseillère aux Etats genevoise Christiane Brunner, le vice-président d'Unia Aldo Ferrari ou encore la directrice de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie Claudine Amstein. Liste complète des signataires </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5064</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2017 15:42:55 +0200</pubDate><title>Pas de subventions fédérales pour des baisses des impôts sur les bénéfices</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-subventions-federales-pour-des-baisses-des-impots-sur-les-benefices</link><description>Consultation sur la nouvelle réforme de l’imposition des entreprises III (Projet fiscal 17) </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est critique face à la nouvelle réforme de l’imposition des entreprises III (Projet fiscal 17). La hausse des allocations familiales qui y a été intégrée apporte certes une amélioration sociale. Mais en même temps, les impôts sur les bénéfices dans les cantons et les communes seraient baissés dans la même mesure que la RIE III le demandait. 
</p><p>Les baisses générales des impôts sur les bénéfices prévues par les cantons étaient déjà la mesure la plus onéreuse et la moins efficace de la RIE III. Le clair refus du peuple a montré que la Confédération et les cantons devaient faire marche arrière à cet égard en n’augmentant pas la part des cantons à l’impôt fédéral direct, mais en la laissant au niveau actuel. Et si celle-ci devait être relevée, la compensation des charges sociodémographiques devrait être renforcée. 
</p><p>L’avant-projet présenté aujourd’hui rencontrerait des difficultés en votation. La RIE III a par exemple aussi été clairement refusée à Bâle-Ville qui proposait un paquet offrant de meilleures composantes sociales. L’USS s’engage pour un projet plus social et moins onéreux. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li> Daniel Lampart, premier secrétaire de l‘USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5061</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2017 09:20:19 +0200</pubDate><title>Les salarié(e)s ne sont pas du gibier à libre disposition   </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salarie-e-s-ne-sont-pas-du-gibier-a-libre-disposition</link><description>Épuisement professionnel et au travail gratuit : une commission ouvre tout grand la porte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une large coalition rejette les initiatives parlementaires Graber et Keller-Sutter. Mais la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a récemment chargé l'Administration fédérale de transférer dans la loi ces interventions. On court par conséquent le risque d'assister à un énorme démantèlement de la protection la plus élémentaire des travailleurs et travailleuses. </p><p>Les initiatives Graber et Keller-Sutter veulent supprimer, pour une part importante des travailleurs et travailleuses, l'enregistrement de la durée du travail et les prescriptions qui limitent le temps de travail. L'ensemble des faîtières des salarié(e)s ainsi que les principaux syndicats du pays se sont prononcés contre ces interventions et les spécialistes de la santé, les médecins du travail s'élèvent, eux aussi, clairement contre elles.</p><ul><li>Ces interventions font appel à des concepts juridiques nouveaux (" travailleurs qui exercent une fonction dirigeante " et " spécialistes "), qui ne sont pas définis dans le droit du travail. On trouve de nombreuses fonctions dirigeantes dans les entreprises, aussi aux échelons inférieurs de la hiérarchie. De plus, nombre de travailleurs et travailleuses possèdent une très bonne formation et sont des spécialistes. Les personnes qui touchent des petits salaires devraient aussi travailler comme leurs chefs qui sont nettement mieux payés et n'enregistrent pas la durée de leur travail. Ils se retrouveraient dans une situation financière encore plus mauvaise qu'aujourd'hui, car en supprimant l'enregistrement du temps de travail, les heures et le travail supplémentaires ne pourraient plus être payés. Comme les concepts " travailleurs qui exercent une fonction dirigeante " et " spécialistes " sont vraiment flous, plus d'un tiers des salarié(e)s seraient concernés.</li><li>Pour des milliers de travailleurs et travailleuses, de nombreuses dispositions matérielles importantes de la loi sur le travail, comme la durée hebdomadaire maximale du travail, le repos nocturne, le temps de repos, le travail du dimanche, les pauses et les suppléments de salaire, ne s'appliqueraient plus. Ils perdraient ainsi leur protection.</li><li>Il est prouvé aujourd'hui que, pour les travailleurs et travailleuses, le stress est l'un des problèmes les plus importants. Pour essayer de le réduire, la personne qui peut se le permettre travaille aujourd'hui à temps partiel. C'est précisément pour celles et ceux qui travaillent à temps partiel - leur nombre ne cesse d'augmenter - que l'enregistrement de la durée du travail est nécessaire. Sinon, la part de travail fourni gratuitement aux entreprises augmente toujours plus.</li><li>Pour beaucoup, la timbreuse appartient au passé. Grâce à la numérisation, l'enregistrement de la durée du travail est aujourd'hui chose très aisée, en tout temps et en tout lieu.</li><li>Les interventions parlementaires précitées veulent raccourcir le temps essentiel aux travailleurs et travailleuses dans leur vie privée pour se régénérer et avoir une vie sociale. La conséquence en est l'insatisfaction, le stress, davantage d'absences dues à la maladie et donc, finalement, de problèmes sociétaux. La Suisse repose essentiellement sur un système de milice que ces initiatives parlementaires attaquent frontalement (politique, pompiers, armée, sport, musique, etc.). La possibilité de concilier famille et profession, qu'il y aurait lieu d'améliorer étant donné la pénurie de personnel qualifié, s'en trouverait d'autant plus menacée.</li></ul><p>Après la décision de la commission, l'Administration fédérale se voit confier le rôle, impossible à jouer, de concrétiser juridiquement ces initiatives parlementaires sans mettre en danger la santé des travailleurs et des travailleuses ainsi que la possibilité de concilier famille et profession ; cela, sans faire du travail gratuit la norme. 
</p><h3>Une plateforme contre les intérêts de ses propres membres... </h3><p>Que la " plateforme " d'Employé suisse, de la Société des employés de commerce (SEC Suisse) et de l'Association suisse des cadres (ASC) s'associe au chœur de ceux qui veulent démanteler les protections accordées par la loi sur le travail est contraire aux intérêts mêmes des travailleurs et travailleuses. De fait, la plateforme demande l'introduction de la semaine de 60 heures et de la journée de 15 heures. L'USS dit clairement non à cette demande. 
</p><p>Les deux propositions de la plateforme sont dangereuses pour la santé et vont à l'encontre d'une meilleure conciliation entre vie privée et professionnelle. Elles contredisent aussi les résultats de toutes les études pertinentes selon lesquelles, en Suisse, les employé(e)s à plein temps travaillent déjà beaucoup et le stress augmente au travail. Le sondage de SEC Suisse a même montré que les employé(e)s ne souhaitaient pas d'horaires plus longs mais préféraient plutôt enregistrer leur temps de travail. Et ce sont justement les cadres et la main-d'œuvre très qualifiée visés par la dérégulation voulue par la plateforme qui se plaignent d'un stress croissant et de la baisse de leur autonomie dans la gestion du temps de travail. 
</p><p>L'introduction de la semaine de 60 heures ainsi que la possibilité d'étendre la journée de travail à 15 heures et de ne laisser que 9 heures pour le repos et la famille ouvrent grand la porte à l'épuisement professionnel et aux maladies dues au stress. Cela, d'autant plus si l'enregistrement du temps de travail devait être en même temps supprimé, comme des interpellations pendantes le demandent au Parlement. L'élimination des heures supplémentaires que cela impliquerait provoquerait davantage de travail gratuit. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5060</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2017 09:06:01 +0200</pubDate><title>Fermetures d’offices postaux toujours à l’ordre du jour</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/fermetures-d-offices-postaux-toujours-a-l-ordre-du-jour</link><description>Les Chambres fédérales ajournent la discussion</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À vrai dire, le Conseil des États voulait débattre de la fermeture d'offices de poste pendant la session d'automne. Mais entre-temps, la conseillère fédérale Doris Leuthard a mis en place un groupe de travail sur le service postal universel. La commission concernée de la Chambre des cantons veut d'abord attendre le rapport de ce dernier. </p><p>Il était prévu que le Conseil des États traite de toute une série d'interventions relatives à la Poste. Deux initiatives cantonales (Tessin et Valais) demandent le renforcement des outils juridiques permettant à la Commission fédérale de la poste et à la population de s'opposer à la fermeture d'offices de poste. Elles demandent aussi que les critères d'accessibilité de services postaux soient revus et que les conditions de travail des employé(e)s des agences postales soient améliorées. Le traitement de ces deux initiatives cantonales et de cinq autres motions concernant la même thématique est désormais renvoyé à plus tard.
</p><h3> Un rapport cet automne encore </h3><p>La raison : la conseillère fédérale Doris Leuthard a mis en place un groupe de travail sur le service postal universel dirigé par l'Office fédéral de la communication. Ce faisant, la conseillère fédérale réagit au mécontentement croissant suscité par le démantèlement fulgurant des offices postaux. Si les choses se déroulent comme la Poste l'entend, il n'y aura à moyen terme plus qu'environ 800 offices de poste à proprement parler, c'est-à-dire offrant la palette complète des services. Le rapport du groupe de travail doit être terminé cet automne encore. En outre, les résultats d'une étude sur les usagers et usagères de la Poste seront ensuite publiés. Ce n'est qu'ensuite que la Commission des transports et des télécommunications du Conseil des États se prononcera sur les interventions précitées. 
</p><h3>Être présent numériquement et sur le terrain </h3><p>La motion de la commission sur la planification stratégique du réseau d'offices postaux sera toutefois discutée en plénum comme prévu. Le Conseil fédéral la rejette en renvoyant au groupe de travail et à l'étude déjà mentionnée. Mais cela ne va aucunement empêcher le Conseil des États d'accepter quand même cette motion. En effet, l'Administration fédérale et le Conseil fédéral n'ont jusqu'à présent réagi que de manière défensive aux critiques du démantèlement. Ainsi, l'inquiétude des communes et de la population quant au service postal universel est plus que justifiée. Et rien à voir ici avec de la nostalgie ! On est en droit d'exiger d'une entreprise proche de la Confédération ayant un mandat de service universel qu'elle franchisse l'étape de la numérisation et, parallèlement, épuise toutes les possibilités offertes à elle de rester présente sur le terrain. La Poste doit d'abord prouver cette volonté. 
</p><p>Que le Conseil national ait décidé, lors de la session d'été, d'exiger des CFF qu'ils poursuivent jusqu'en 2020 le financement des points de vente de billets gérés par des tiers montre que si ce n'est peut-être pas le cas du Conseil fédéral, les parlementaires, eux, ont très bien entendu la grande colère provoquée par la situation dans les entreprises proches de la Confédération. La motion sur le moratoire en question sera traitée par le Conseil des États le 13 septembre prochain. </p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5059</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2017 17:33:37 +0200</pubDate><title>Une commission des plus myopes</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-commission-des-plus-myopes</link><description>Session d’automne : restructuration et extension des réseaux électriques</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie du Conseil des États (CEATE-E) veut sauver la branche de l'électricité, mais elle fait tout pour lui couper l'herbe sous les pieds. Elle confirme en effet sa décision initiale de supprimer l'article 6 alinéa 5 de la loi sur l'approvisionnement en électricité (LApEl). Ainsi, les gestionnaires de réseaux de distribution ne seraient à l'avenir plus obligés de faire profiter les consommateurs et consommatrices captifs du courant acheté à bas prix sur le marché.
</p><p>La loi prévoit ceci : le bénéfice tiré du libre accès au réseau doit être répercuté proportionnellement sur les consommateurs et consommatrices captifs, les client(e)s finaux. Sur cette base, la Commission fédérale de l'électricité (ElCom), l'autorité fédérale indépendante de régulation dans le domaine de l'électricité, applique une valeur moyenne (calculée à partir d'un mixe énergétique) afin de contrôler les prix de l'approvisionnement de base des gestionnaires de réseaux de distribution Si le gestionnaire acquiert du courant sur le marché et en produit aussi lui-même, il n'a alors pas le droit répercuter la totalité des coûts de production sur le client final. Il y a une année seulement, le Tribunal fédéral a décidé que cette méthode reposant sur des prix moyens était fiable. 
</p><h3>Une CEATE-E butée </h3><p>Lors de la session d'été, le Conseil des États a suivi sa commission et voulu supprimer cette disposition. L'autre solution proposée par la CEATE du Conseil national (CEATE-N) était que l'énergie hydraulique soit la seule à être fournie aux consommateurs et consommatrices captifs, une idée qui ne trouva toutefois pas de majorité au Conseil national. Depuis lors, la CEATE-N se demande comment soutenir l'énergie hydraulique, tandis que la CEATE-E maintient que les client(e)s finaux doivent payer le prix intégral de la production nationale. Elle y voit un signal pour le renforcement de l'énergie hydraulique. Honni soit qui mal y pense ! Les premières à profiter de cette décision, qui semble traduire quelque entêtement, ce seraient les centrales nucléaires du pays. Elles qui, avec des coûts de production allant jusqu'à 7 centimes le kilowattheure, sont sorties depuis longtemps du marché. 
</p><h3>Pas un blanc-seing pour une libéralisation intégrale </h3><p>Le Conseil des États devrait à nouveau suivre sa commission, alors que le Conseil national doit y faire pour la deuxième fois obstacle pendant la troisième semaine de la session. En effet, si cette proposition passe le cap du Parlement, elle sera un blanc-seing pour une libéralisation intégrale du marché de l'électricité. Les client(e)s finaux devraient-ils être contraints de consommer de l'énergie nucléaire, quand une majorité des citoyen(ne)s ont dit oui à la Stratégie énergétique 2050 ? Cela va forcément se payer. </p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5057</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2017 15:04:01 +0200</pubDate><title>AVS : Non au diktat des caisses vides !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-non-au-diktat-des-caisses-vides</link><description>Le jeu de vilains du PLR et de l&#039;UDC: affamer d&#039;abord, démanteler ensuite!</description><content:encoded><![CDATA[<p>Mon ancien voisin Giovanni était monteur de pneu mais, en raison de problèmes de dos, il avait dû arrêter de travailler dans son domaine à la fin des années 90. L’AI lui avait alors accordé une demi-rente. Comme il livrait des journaux, il arrivait à peu près à s’en sortir. En 2012, Giovanni a été convoqué par l’AI qui voulait réexaminer sa rente au titre d’une «&nbsp;révision des rentes axée sur l'intégration&nbsp;». L’AI a alors estimé que les douleurs étaient supportables. La rente de Giovanni a été réduite de moitié, alors que son état de santé n’avait pas évolué et qu’il ne pouvait envisager augmenter son temps de travail. Depuis, Giovanni lutte pour s’en sortir financièrement. Il a dû demander des prestations complémentaires. 
</p><p>De telles réductions de rentes sont les conséquences des mesures d’économie qui ont été imposées dans l’AI. Petit rappel pour se rafraîchir la mémoire&nbsp;: l’AI s’est enfoncée dans les dettes au milieu des années 90. Le PLR et l’UDC ont refusé au Parlement d’augmenter les cotisations salariales ou d'assurer un financement additionnel, comme cela aurait été nécessaire. Et cela, en sachant très bien ce qu’ils faisaient. Leur objectif est d’imposer un diktat des caisses vides&nbsp;: il faut qu’il y ait des déficits choquants pour pouvoir s’attaquer à l’Etat social et le démanteler. Comme l’a fait avant eux Margret Thatcher en Angleterre. Cette tactique des caisses vides et du démantèlement social a malheureusement réussi avec l’AI.
</p><p>Et maintenant, ils réitèrent leur jeu de vilains avec l’AVS. Le PLR et l’UDC refusent un financement additionnel de l’AVS. Ils luttent de toutes leurs forces contre la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020. Car, selon leurs idéologues, l’AVS doit péricliter. Afin qu’elle accumule les déficits et puisse être redimensionnée à la baisse. On connaît d’ailleurs les mesures d’économie qui seront prises après des déficits importants&nbsp;: la retraite à 67 ans pour tout le monde et la suppression de l’indexation des rentes au coût de la vie et à l’évolution des salaires. Ce sont les mêmes cercles qui combattent maintenant un renforcement de l’AVS que ceux qui le faisaient déjà lors de son introduction. Les gens doivent prévoir eux-mêmes leur prévoyance vieillesse. Et alimenter les banques et les assurances. C’est ainsi que les profits financiers augmentent. 
</p><p>En votant 2x Oui le 24 septembre, nous pouvons empêcher que ce diktat des caisses vides ne s’impose dans l’AVS. Grâce à Prévoyance vieillesse 2020, l’AVS reste financièrement équilibrée. Et cela à un coût modéré pour la population. La TVA ne sera augmentée que de 0,3 points 8,3% à partir de 2021 seulement. Ce financement additionnel permet d’assurer les rentes AVS et leur indexation aux salaires et au renchérissement. Si les caisses de l’AVS ne sont pas vides, le PLR et l’UDC ne pourront plus justifier la retraite à 67 ans. Et cela malgré l’arrivée à la retraite de la génération des baby-boomers. Nous devons assurer la sécurité des rentes des retraité(e)s d’aujourd’hui et de demain. 
</p><p>Dans le cas de l’AI, la droite a réussi à affamer une assurance sociale. Giovanni le paie avec une rente AI réduite de moitié et la perte de son indépendance économique. En ce qui concerne l’AVS, nous pouvons contrecarrer le jeu de vilains du PLR et de l’UDC, en votant 2x Oui le 24 septembre. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5056</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2017 14:16:21 +0200</pubDate><title>La nouvelle loi sur les médias suscite des attentes élevées</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-nouvelle-loi-sur-les-medias-suscite-des-attentes-elevees</link><description>La politique des médias est un des points forts de la session d’automne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La politique des médias constituera un point fort de la session d’automne qui est tout d’abord marquée par l’élection au Conseil fédéral. Le Conseil national délibérera sur l’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;» et les motions y ayant trait. Ces décisions vont influencer la nouvelle loi sur les médias. </p><p>Le conseil national traite pendant cette session de nombreuses interventions sur la SSR et l’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;». Une nette majorité de sa Commission des transports et des télécommunications (CTT-N) lui demande de rejeter l’initiative. Un projet direct ou indirect a également été rejeté, mais de manière moins nette. Un contre-projet ne devrait donc avoir que peu de chance en plénum. Comme le Conseil national est le second conseil, la votation pourrait avoir lieu au printemps 2018 déjà. Ce serait une bénédiction que cet agrégat idéologique ne fasse plus obstacle afin que nous ayons vraiment la voie libre pour discuter de la nouvelle loi sur les médias que l’OFCOM prépare actuellement.
</p><h3>Limiter les concessions? </h3><p>Une motion de la CTT-N a pour objectif de supprimer la réglementation restrictive qui veut qu’un diffuseur puisse demander des concessions pour au maximum deux chaînes de télévision et deux stations de radio. Certes, le Conseil fédéral semble sur le principe ouvert à supprimer cette règle stricte, mais refuse tout de même la motion. Un élargissement de la zone de desserte n’apporterait pas plus de stabilité aux diffuseurs. Maintenant déjà, grâce au câble, les programmes de télévision dépassent leur zone de diffusion et à travers Internet, ils ne connaissent déjà plus de frontières. Mais, malgré cela, l’information de qualité ne peut pas se refinancer par le marché. En supprimant des zones de desserte définies, le problème s’aggraverait puisque certaines zones seraient doublement financées par la redevance. Le Conseil fédéral rejette de ce fait la motion mais veut aborder la question dans le cadre de la nouvelle loi sur les médias. L’USS soutient le rejet de la motion. La suppression de cette restriction ne sauve pas la diversité des médias. Elle irait sans aucun doute dans le sens des Médias du groupe AZ, mais ce n’est pas vraiment efficace. &nbsp;
</p><h3>Vampiriser la SSR&nbsp;? </h3><p>Une autre motion de l’entreprenante CTT-N exige de la SSR qu’elle laisse les diffuseurs régionaux profiter de ses programmes. Les diffuseurs locaux, selon l’idée derrière cette motion, n’ont jamais les moyens financiers de la SSR pour produire eux-mêmes des émissions de qualité. Ils devraient toutefois pouvoir utiliser les produits de la SSR de manière accessible, par conséquent pas gratuitement. Ce modèle de contenu partagé serait particulièrement attractif pour les émissions d’information. Mais, selon la conception de la CTT, ces contenus ne seraient pas juste rediffusés intégralement par les chaînes locales, mais uniquement fragmentairement pour une deuxième diffusion. Une minorité de la CTT rejette cette motion parce qu’elle n’apporte pas de valeur ajoutée à la diversité de la couverture médiatique, mais soulève beaucoup de questions de droit d’auteur. Le Conseil fédéral veut par contre tenir compte du modèle du contenu partagé dans la nouvelle loi sur les médias. On souhaite probablement atténuer de la sorte les pressions sur la SSR. L’USS partage toutefois l’évaluation de la minorité de la CTT-N. Afin d’éviter d’ouvrir grand la porte aux abus, un modèle de partage de contenu doit être réglé de manière très détaillée. On attend beaucoup de la nouvelle loi sur les médias sur ce point. 
</p><h3>Enterrer Swiss Pop&nbsp;? </h3><p>Ensuite, la CTT-N veut aussi brider la SSR. Par postulat, elle veut limiter le nombre de chaîne TV et de stations de radio. Les chaînes thématiques sans publicité comme Radio Swiss Jazz, Swiss Pop et Swiss Classic sont particulièrement une épine dans le pied de la majorité de la commission. Le Conseil fédéral est aussi prêt à entrer en matière sur ce postulat dans la perspective de la nouvelle loi sur les médias. L’USS trouve que c’est une erreur. Le Conseil fédéral semble surtout se laisser guider par l’objectif immédiat de réduire la pression. On place très haut la barre pour la nouvelle loi. Celle-ci ne devrait toutefois pas servir les besoins des diverses parties prenantes, mais plutôt garantir un service public de qualité à l’époque numérique. 
</p><h3>Coopération controversée </h3><p>Des motions sur la SSR sont aussi traitées au Conseil des Etats, comme celle de la CTT-E sur la garantie de la diversité des médias qui a été adoptée à l’unanimité. Elle veut créer les fondements de la coopération de la SSR avec les autres diffuseurs dans la nouvelle loi sur les médias. Des coopérations qui renforcent la diversité d’opinions et d’offres. On ne peut guère y être opposé. Mais le Conseil fédéral l’est, il rejette la motion. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5055</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2017 11:52:51 +0200</pubDate><title>L’appel « 2x Oui – Femmes pour l’AVS » est lancé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-appel-2x-oui-femmes-pour-l-avs-est-lance</link><description>Les retraites des femmes doivent enfin s’améliorer, estiment les nombreuses signataires. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un large groupe de femmes de tous horizons a lancé mardi 5 septembre un appel des «&nbsp;Femmes pour l’AVS&nbsp;» sur le site <a href="http://www.deux-fois-oui.ch">www.deux-fois-oui.ch</a>. </p><p>Le destin de nos retraites va se jouer ces prochains jours. Presque toutes les grandes organisations de femmes recommandent de voter 2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020, malgré la hausse de l’âge de la retraite. 
</p><p>Si elles s’engagent pour ce compromis, c’est que la réforme améliore enfin les retraites des femmes, qu’elle renforce l’AVS, le pilier de la prévoyance vieillesse qui a le plus d’importance pour elles et parce qu’elle consolide financièrement notre système de retraites.<br> Le nombre de femmes qui signent cet appel sur le site <a href="http://mailinglisten.us12.list-manage.com/track/click?u=647db55d72613e12b978da16f&amp;id=b94bf97414&amp;e=c0a1b4defb">www.deux-fois-oui.ch</a> augmente d’heure en heure. Leur message est clair : </p><ul><li>Les retraites des femmes doivent enfin s’améliorer, celles des femmes qui travaillent à temps partiel aussi.</li><li>Une AVS solide est essentielle pour les femmes&nbsp;: il n’y a que dans l’AVS que le travail familial non rémunéré soit générateur de rente.</li><li>Les femmes disent donc 2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020.</li></ul><p>Parmi le groupe de femmes qui a eu l’idée de lancer cet appel, figurent notamment deux secrétaires centrales de l’USS, Regula Bühlmann, en charge des questions d’égalité, et Doris Bianchi, spécialiste des assurances sociales. 
</p><p>Elles demandent aux femmes qui refusent le statu quo de signer cet appel et de le relayer dans les médias sociaux.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5053</guid><pubDate>Mon, 04 Sep 2017 14:40:50 +0200</pubDate><title>Seulement 10 ans de prescription ne suffisent pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/seulement-10-ans-de-prescription-ne-suffisent-pas</link><description>L&#039;USS estime que le délai de prescription ne doit s’ouvrir qu’à la survenance du préjudice</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission juridique du Conseil national a décidé aujourd’hui à une courte majorité de recommander à son conseil le rejet du projet de révision du droit de la prescription. L’Union syndicale suisse demande au Parlement de ne pas suivre cette injonction. Car, si elle était suivie, le délai de prescription dans le domaine du droit des obligations (CO) continuerait à n’être que de 10 ans. 
</p><p>La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a dans son arrêt du 11 mars 2014 estimé que le délai de prescription de 10 ans ne respectait pas la Convention européenne des droits de l’homme. Un tel délai ne tient pas compte des risques pour la santé encourus au travail que l’on reconnaît actuellement.&nbsp; 
</p><p>L’USS partage l’avis de la CEDH. Elle estime qu’il faut régler la question du délai de prescription de manière technologiquement neutre mais dans l’intérêt des victimes. Il est dès lors mieux de travailler avec de courts délais de prescription relatifs qui ne sont ouverts qu’à partir du moment où le préjudice est survenu. Si les conseils devaient s’en tenir à des délais de prescription absolus, il faudrait alors prévoir qu’ils soient au moins de 20 ans. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS,&nbsp; 076&nbsp;335 61 97 </li><li>Ewald Ackermann, Service de la communication de l’USS, 079 660 36 14</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5047</guid><pubDate>Wed, 30 Aug 2017 17:11:06 +0200</pubDate><title>LPP: Baisse du taux d&#039;intérêt minimal évitée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-baisse-du-taux-dinteret-minimal-evitee</link><description>Une décision raisonnable par la Commission de la prévoyance professionnelle </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la prévoyance professionnelle recommande au Conseil fédéral de ne pas modifier le taux d'intérêt minimal l'année prochaine. Les assuré(e)s à la LPP ont ainsi l'assurance que leur avoir de vieillesse sera toujours rémunéré avec un taux de 1 % en 2018.
</p><p>Au lieu d'abaisser le taux en employant la même formule que jusqu'à présent, un groupe de travail examinera dorénavant quels critères il faut utiliser pour fixer le taux d'intérêt minimal. La Commission de la prévoyance professionnelle a ainsi remis à leur place l'Union patronale suisse, l'USAM et l'Association suisse d'assurances qui voulaient réduire le taux d'intérêt minimal à seulement 0,5 %, alors que les caisses de pension réalisent des rendements effectifs solides.
</p><p>En ayant pris cette décision, la Commission de la prévoyance professionnelle permet d'adapter à la réalité les formules utilisées jusqu'à présent. Ces formules ne reflètent plus le comportement actuel en matière de placement des caisses de pension. Le poids qui était donné aux obligations de la Confédération a eu comme conséquence que les taux d'intérêt recommandés ont finalement toujours baissé et auraient évolué ces prochaines années vers une rémunération nulle. Cela alors que les caisses de pension continuent en ce moment à réaliser des rendements plus élevés.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, adjointe du premier secrétaire de l'USS et en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5045</guid><pubDate>Wed, 30 Aug 2017 17:00:20 +0200</pubDate><title>Procédure de consultation sur le taux d’intérêt minimal LPP </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/procedure-de-consultation-sur-le-taux-d-interet-minimal-lpp</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5043</guid><pubDate>Wed, 30 Aug 2017 16:33:50 +0200</pubDate><title>Deuxième étape de la révision partielle de la loi sur l’aménagement du territoire : consultation sur de nouveaux éléments</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/deuxieme-etape-de-la-revision-partielle-de-la-loi-sur-l-amenagement-du-territoire-consultation-sur-de-nouveaux-elements</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5038</guid><pubDate>Tue, 29 Aug 2017 09:12:55 +0200</pubDate><title>Mieux vaut des rentes stables et sûres que l’accumulation de déficits et l’incertitude</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mieux-vaut-des-rentes-stables-et-sures-que-l-accumulation-de-deficits-et-l-incertitude</link><description>Le Comité des organisations de salarié(e)s s&#039;engage pour un double Oui à Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réforme des retraites assure les rentes et les améliore pour tous les futurs retraité(e)s qui ont actuellement des salaires bas et moyens. C’est la solution la meilleur marché pour la population. Refuser le projet conduirait l’AVS à une accumulation de déficits et la précipiterait dans une logique de démantèlement. Tous les syndicats et organisations de salarié(e)s de Suisse qui représentent plus de 700&nbsp;000 travailleurs et travailleuses estiment de ce fait que Prévoyance vieillesse 2020 est un bon projet de surcroît raisonnable qui doit être accepté le 24 septembre par un double Oui. 
</p><p>Des retraites sûres et un niveau de rentes stable sont pour tous et toutes décisives, pour les retraité(e)s actuels, comme pour les générations futures. Ces dernières ne doivent ainsi pas se soucier de devoir assumer financièrement leurs parents ou grands-parents. Il n’est besoin que d’un financement additionnel modeste pour assurer les retraites. Le taux de TVA augmentera effectivement en 2021 de 0,3% à 8,3%. Un autre milliard déjà prélevé pour l’AI sera transféré à l’AVS sans que cela pèse sur la population. En cas de Non, ce milliard serait perdu pour l’AVS. Et les déficits de l’AVS se creuseraient rapidement ainsi que les pressions pour réduire les prestations et pour augmenter la retraite à 67 ans. 
</p><p>Un Oui améliore les rentes des travailleurs et travailleuses qui ont des revenus bas et moyens. Deux tiers de la population vit principalement de l’AVS quand elle est à la retraite. Raison pour laquelle le supplément AVS de 840 francs par an et allant jusqu’à 2712 francs par an pour un couple sont particulièrement importants. Pour chaque franc de cotisation, c’est en effet avec l’AVS qu’ils reçoivent le plus de rentes. Un refus n’empêcherait pas seulement cette amélioration, il ferait que davantage de gens seraient dépendants des prestations complémentaires.&nbsp; 
</p><p>Un double Oui améliore les retraites des femmes. Leurs rentes du 2e pilier ne s’élèvent qu’à un tiers de celles des hommes. Cela va désormais évoluer, du fait que la part de salaire assuré de toutes les personnes qui travaillent à temps partiel augmentera. Malgré la retraite à 65 ans, la proposition est donc tout de même positive pour les femmes. Un refus du projet ne ferait que repousser l’amélioration des retraites des femmes. Dire Non, c’est aussi refuser que les chômeurs et chômeuses âgés aient la garantie de recevoir une rente LPP. Actuellement, ils sont exclus de leur dernière caisse de pension et doivent souvent, s’ils arrivent en fin de droit au chômage, entamer leur capital de vieillesse avant même d’être retraités. Cela doit enfin changer. 
</p><p>Un Non empêcherait aussi des adaptations aux besoins de la société qui sont depuis longtemps nécessaires. Prévoyance vieillesse 2020 apporte une flexibilisation de l’âge de la retraite. Les personnes qui veulent et peuvent travailler plus longtemps ne doivent pas en être empêchées. Et celles qui sont épuisées et n’ont plus de perspectives sur le marché du travail doivent pouvoir partir plus tôt, sans être pénalisées. 
</p><p>Les organisations membres du Comité des organisations de salarié(e)s pour un double Oui à Prévoyance vieillesse 2020 appellent tous les travailleurs et travailleuses à voter 2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020. Septante ans après l’acceptation par le peuple de l’AVS, il est temps de renforcer l’assurance sociale la plus importante de Suisse. Il n’y aura pas de meilleur projet si celui-ci devait être refusé. La pression pour démanteler notre système de prévoyance vieillesse s’accentuerait plutôt.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’Union syndicale suisse, 079 277 81 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Franziska Peterhans, secrétaire générale de l’Association suisse des enseignants LCH, 076 542 49 11</li><li>Christian Zünd, CEO de la Société des employés de commerce, 079&nbsp;815 79 12</li><li>Jenny Brochellaz, resp. section Valais Association suisse des infirmiers et infirmières ASI, 079 320 98 70</li><li> Véronique Polito, membre du Comité directeur d’Unia, 079&nbsp;436 21 29 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5037</guid><pubDate>Mon, 28 Aug 2017 14:37:55 +0200</pubDate><title>Non à des journées de travail de 15 heures et à des semaines de 60 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-des-journees-de-travail-de-15-heures-et-a-des-semaines-de-60-heures</link><description>L’USS lutte au sein d’une large alliance contre le burn out et le tra-vail gratuit</description><content:encoded><![CDATA[<p>La plateforme d’Employé suisse, de la Société des employés de commerce (SEC) et de l’Association suisse des cadres s’associe au chœur de ceux qui veulent démanteler les protections accordées par la loi sur le travail (LTr). La plateforme demande aujourd’hui, quelques jours avant que la CER ne se prononce sur la question du temps de travail, l’introduction de la semaine de 60 heures et de la journée de 15 heures. L’USS rejette clairement cette demande. 
</p><p>Les deux propositions sont dangereuses pour la santé et vont à l’encontre d’une meilleure conciliation entre vie privée et professionnelle. Elles contredisent aussi les résultats de toutes les études pertinentes qui montrent que les employé(e)s à plein temps de Suisse travaillent déjà beaucoup et que le stress augmente au travail. Le sondage de la SEC elle-même a montré que les employé(e)s ne souhaitaient pas d’horaires plus longs mais plutôt davantage d’enregistrement du temps de travail. Et ce sont justement les cadres et la main d’œuvre très qualifiée visés par la dérégulation voulue par la plateforme qui se plaignent de stress croissant et de baisse de l’autonomie dans la gestion du temps de travail. 
</p><p>L’introduction de la semaine de 60 heures ainsi que la possibilité d’étendre la journée de travail à 15 heures et de ne laisser que 9 heures pour le repos et la famille ouvrent grand la porte au burn out et aux maladies causées par le stress. Cela d’autant plus si l’enregistrement du temps de travail devait être en même temps supprimé, comme des interpellations pendantes le demandent au Parlement. L’élimination des heures supplémentaires que cela impliquerait provoquerait davantage de travail gratuit. 
</p><p>Cela s’applique d’autant plus que la définition des salarié(e)s qui devraient travailler de manière plus flexible repose sur des dispositions très vagues et manque de critères pertinents mesurables (position de cadre, montant du salaire). La seule condition posée est que les personnes concernées puissent gérer 50% de leur temps de travail de manière autonome. On constate que la loi sur le travail a déjà été fortement flexibilisée. Depuis le 1er janvier 2016 la suppression complète de l’enregistrement du temps de travail ou un enregistrement simplifié est déjà possible. Aujourd’hui déjà, la législation du travail suisse connaît les semaines de travail les plus longues d’Europe. Aujourd’hui déjà, la flexibilité géographique (home office) et temporelle (temps supplémentaire) sont possibles. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Luca Cirigliano, <a name="Text10"></a>secrétaire central en charge du droit du travail, 076&nbsp;355 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5036</guid><pubDate>Mon, 28 Aug 2017 10:23:30 +0200</pubDate><title>PV 2020 : ce n’est pas en répétant de fausses informations qu’elles deviennent vraies</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pv-2020-ce-n-est-pas-en-repetant-de-fausses-informations-qu-elles-deviennent-vraies</link><description>Cinq affirmations erronées de la presse des consommateurs sur la réforme des retraites</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">Le groupe qui édite notamment Bon à savoir, K-Tipp et Saldo, tire à boulets rouges sur la réforme des retraites, à tel point qu’on peut se demander si ces journaux font encore de l’information aux consommateurs ou s’ils mènent campagne&nbsp;? C’est du moins l’impression qui ressort de la lecture de la dernière édition de K-Tipp. Une chose est sûre, le magazine ne se lasse pas de répandre des contre-vérités sur Prévoyance vieillesse 2020. K-Tipp jette en outre de la poudre aux yeux en ce qui concerne les caisses de pension. Heureusement, d’autres journaux de service et de conseils, comme Beobachter, par exemple, informe de manière factuelle leurs lecteurs. </p><p class="Text">Dans ce débat essentiel pour l’avenir de nos retraites, il est important de rétablir les faits pour pouvoir mener une discussion sur des bases correctes. Voici les cinq informations fausses du dernier numéro de K-Tipp (qui seront selon toute probabilité également colportées dans le numéro de Bon à savoir à paraître de septembre)&nbsp;:</p><p class="Text">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La TVA n’augmente pas de 0,6&nbsp;%, mais seulement de 0,3&nbsp;% à 8,3&nbsp;% à partir de 2021. Tout magazine des consommateurs doit savoir que, si le Non à Prévoyance vieillesse l’emporte, même si la TVA devrait baisser de 0,3&nbsp;%, les prix des biens de consommation courante ne baisseront pas vraiment. </p><p class="Text">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les rentes des caisses de pension ne seront pas réduites de 12&nbsp;%. Car, à l’opposé du projet de Vol des rentes de 2010, les pertes occasionnées par la baisse du taux de conversion seront compensées. A quoi s’ajoute que les assuré(e)s à la prévoyance professionnelle obligatoire profiteront d’une garantie des acquis pendant 20 ans qui sera financée solidairement par toutes les caisses de pension. </p><p class="Text">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les contributions aux caisses de pension ne seront pas augmentées pour tous de 1&nbsp;%. Cela n’est valable que pour la part obligatoire de la prévoyance professionnelle et encore pas pour toutes les classes d’âge. Plus de 80&nbsp;% des assuré(e)s bénéficient d’une prévoyance vieillesse surobligatoire où ils épargnent bien plus qu’ils ne sont obligés de le faire. </p><p class="Text">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les couples recevront jusqu’à 2712 francs de rentes AVS supplémentaires par an et pas seulement 1365 francs comme le prétend K-Tipp. Chaque époux profite du supplément de 840 francs et le plafond de la rente de couple est relevé. </p><p class="Text">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le supplément AVS de 840 francs sera indexé annuellement au renchérissement et à l’évolution des salaires, comme les rentes. Il n’est pas fixe, comme le prétend K-Tipp. </p><p class="Text">Il est en outre particulièrement perfide que la presse des consommateurs fasse croire à son lectorat que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour les caisses de pension&nbsp;: comme si les caisses de pension allaient appliquer un taux de conversion de 6,8&nbsp;% en cas de Non le 24 septembre… Ces journaux négligent le fait que la grande majorité des caisses de pension appliquent un taux de conversion inférieur à 6%. Le taux moyen des quelque 1700 caisses de pension s’élève à 5,63&nbsp;%. Et la tendance est malheureusement toujours à la baisse. </p><p class="Text">Il est donc d’autant plus nécessaire d’améliorer les rentes AVS, comme la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020 le prévoit. C’est la raison pour laquelle tous les syndicats et organisations de salarié(e)s de Suisse recommandent de voter 2x Oui le 24 septembre. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5033</guid><pubDate>Wed, 23 Aug 2017 12:51:46 +0200</pubDate><title>Contrôles des mesures d&#039;accompagnement: un timide pas dans la bonne direction</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/controles-des-mesures-daccompagnement-un-timide-pas-dans-la-bonne-direction</link><description>Le Conseil fédéral augmente le nombre de contrôles mais il en faut encore plus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a aujourd’hui décidé d’augmenter de 27 000 à 35 000 le nombre de contrôles des mesures d’accompagnement relatifs au respect des conditions de salaire et de travail. C’est une décision qui fait avancer les choses et va dans le sens d’une vieille revendication des syndicats. Dans les branches où le risque de dumping salarial est élevé, environ 5&nbsp;% des entreprises seront de la sorte contrôlées. 
</p><p>Il est toutefois clair que cette extension des contrôles ne suffira pas, étant donné l’étendue du dumping. En 2016, lors d’un contrôle sur cinq, des salaires trop bas ont été constatés&nbsp;! Actuellement, certains cantons contrôlent déjà 10% des entreprises des branches suspectes. Ce taux minimal devrait être atteint partout afin que les contrôles aient plus d’effet préventif.
</p><p>En même temps, la Confédération et les cantons doivent introduire des salaires minimums quand la sous-enchère salariale est massive. A quoi s’ajoute que les cantons doivent pouvoir ordonner rapidement l’arrêt du travail en cas de soupçon de sous-enchère salariale. La sous-traitance devrait aussi être limitée à un niveau. Et enfin&nbsp;: il faut introduire un registre pertinent des entreprises qui travaillent correctement. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079&nbsp;205 69 11 </li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5029</guid><pubDate>Fri, 18 Aug 2017 08:06:02 +0200</pubDate><title>Une large alliance pour assurer nos retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-large-alliance-pour-assurer-nos-retraites</link><description>Conférence des médias des comités pour la réforme des retraites prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Les trois comités nationaux en faveur d'un double Oui à la réforme des retraites se sont présentés vendredi à la presse. Le message porté par les représentants de partis de droite comme de gauche (PDC, PBD, PEV, PS et Les Verts), ainsi que d'employeurs et de l'Union syndicale suisse est clair : après 20 ans de blocage, la réforme des retraites est un compromis équilibré et absolument nécessaire. Elle assure les retraites et maintient le niveau des rentes. C'est donc convaincus de son bien-fondé que les membres de ces comités s'engagent pour un double Oui à Prévoyance vieillesse 2020. </p><p>Du point de vue des salarié(e)s, il est crucial que les retraites soient assurées et l'AVS solidement financée, a déclaré Paul Rechsteiner, président de l'Union syndicale suisse. Pour ce faire, un financement additionnel de l'AVS est nécessaire, sinon, nous risquons de voir s'installer une dangereuse politique des déficits, comme cela s'est passé pour l'AI. Comme les caisses de pension sont mises sous pression, nous avons aussi besoin de garanties des rentes dans le 2e pilier et du supplément de rente dans l'AVS. Et cela plus particulièrement pour les personnes qui ont des revenus moyens et modestes. 
</p><p>Gerhard Pfister, président du PDC, a renchérit, au nom du Comité bourgeois, qu'en raison de la démographie et des taux d'intérêts bas, la prévoyance vieillesse devait urgemment être adaptée. " Avec cette réforme, nous avons enfin trouvé un compromis équilibré qui réponde à ces exigences et qui garantisse la pérennité de notre assurance sociale. C'est important pour les générations de retraité(e)s actuelles et futures. " Il a encore ajouté que la réforme apportait plus de justice en pénalisant moins le mariage. 
</p><p>"Prévoyance vieillesse 2020 est une réforme pour les salarié(e)s et les petits revenus parce qu'elle renforce l'AVS. C'est la raison pour laquelle le PS la soutient de manière déterminée, comme l'a montré notre vote général ", a expliqué le président du PS, Christian Levrat. Il a encore mis en garde contre le plan " B " de la droite, en cas d'échec de la réforme : " Le PLR et l'UDC peinent à annoncer leurs intentions et leurs alternatives, tant le vin en question serait amer pour la population. mais ils veulent la retraite à 67 ans et des rentes plus basses, ils y travaillent depuis des années. " 
</p><p>La présidente du PEV, Marianne Streiff, a rappelé que les revendications extrêmes n'ont aucune chance : " Toutes les propositions de démantèlement ont échoué devant le peuple. Seule une réforme équilibrée qui offre quelque chose à chacun mais exige aussi quelque chose de chacun peut réussir. La réforme la plus chère serait une réforme ratée, les générations suivantes devraient combler les déficits. "
</p><p>&nbsp;La Fédération des entreprises romandes soutient également la réforme, comme l'a rapporté son directeur général adjoint, Olivier Sandoz. " Pérenniser notre système de sécurité sociale est dans l'intérêt de tous. C'est pourquoi la quasi-totalité des organisations patronales et économiques romandes, ainsi que quelques patrons de grandes entreprises, soutiennent le projet Prévoyance vieillesse 2020. Au surplus, elle augmente moins le coût du travail que le fameux plan " B " vanté par les opposants. " 
</p><p>En fin de compte, les femmes ont aussi pu soutenir la réforme, a indiqué Regula Rytz, présidente des Verts. " Nous avons réussi à éviter des péjorations pour les femmes à petits revenus et à compenser financièrement la hausse de l'âge de la retraite. Les femmes qui font leurs calculs disent donc quand même Oui et concentrent leurs forces pour combattre la discrimination salariale. " 
</p><p>En conclusion, le président du PBD, Martin Landolt, a souligné que la réforme des retraites n'est pas seulement sûre, elle modernise aussi le système. " L'âge de la retraite sera flexibilisé, et les modèles actuels comme le travail à temps partiel sont mieux couverts. La réforme renforce en outre la solidarité entre les générations du fait qu'elle assure un avenir à notre assurance sociale. " 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Paul Rechsteiner, conseiller aux Etats SG, président de l'Union syndicale suisse, 079 277 61 31 </li><li>Gerhard Pfister, conseiller national ZG, président du PDC suisse, 079 334 12 30</li><li>Christian Levrat, conseiller aux Etats FR, président du PS suisse, 079 240 75 57 </li><li>Marianne Streiff, conseillère nationale BE, présidente du PEV suisse, 079 664 74 57 </li><li>Olivier Sandoz, directeur général adjoint de la Fédération des entreprises romandes FER, 079 643 21 25</li><li>Regula Rytz, conseillère nationale BE, présidente des Verts suisses, 079 353 86 38 </li><li>Martin Landolt, conseiller national GL, président du PBD suisse, 079 620 08 51 </li><li>Béatrice Wertli, Secrétaire générale PDC, 078 873 88 08 </li><li>Thomas Zimmermann, Responsable de la communication USS, 079 249 59 74 </li><li>Michael Sorg, Porte-parole PS, 079 785 86 08 </li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5025</guid><pubDate>Wed, 16 Aug 2017 09:43:26 +0200</pubDate><title>« Cette réforme est équilibrée et nécessaire »  </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/cette-reforme-est-equilibree-et-necessaire</link><description>Pour Liliane Maury Pasquier, les femmes ont aussi quelque chose à gagner de Prévoyance Vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La conseillère aux Etats genevoise Liliane Maury Pasquier explique pourquoi, en tant que femme de gauche, elle défend la réforme des retraites. Parce qu’elle améliore la situation de beaucoup de femmes travaillant à temps partiel et celle des bas revenus. Et parce qu’elle renforce le 1er pilier dans lequel les femmes sont gagnantes. Interview.</p><h3>Pourquoi, en tant que femme socialiste, vous engagez-vous pour Prévoyance Vieillesse 2020 qui prévoit de faire travailler les femmes un an de plus&nbsp;? </h3><p>Précisément parce qu’elle ne prévoit pas que cela, sinon, je l’aurais refusée&nbsp;! Cette réforme est en fait la dernière chance que nous ayons pour à la fois consolider l’AVS, le premier pilier dans tous les sens du terme de tout notre système d’assurances sociales, mais aussi afin de garantir le niveau des rentes pour toutes les personnes qui vont partir à la retraite à plus ou moins long terme. Car nous avons réussi à obtenir des contreparties pour les personnes qui y perdraient. Je peux donc la défendre parce que c’est une réforme équilibrée, qui est non seulement nécessaire mais qui remplit les objectifs que je m’étais fixés.&nbsp; 
</p><h3>Une des contreparties est la meilleure couverture du travail à temps partiel dans le 2e pilier qui concerne surtout les femmes. Mais cela a aussi un coût qui réduit le pouvoir d’achat des bas salaires. Que dites-vous à une jeune vendeuse qui travaille à temps partiel et ne gagne pas 3000 francs par mois&nbsp;?</h3><p>Je lui dirais deux choses. La réforme améliore la situation des personnes qui travaillent à temps partiel parce que celui-ci est pris en compte, ce qui n’est pas du tout le cas actuellement. Ensuite, ces personnes doivent certes cotiser plus, comme toutes les autres d’ailleurs, mais elles ont accès au 2e pilier, ce qui leur permettra d’améliorer leur situation à l’âge de la retraite. Nous avons aussi tenu compte de la question du pouvoir d’achat des bas salaires&nbsp;: on ne pouvait pas leur demander de cotiser depuis le premier franc de revenu. On n’a donc pas supprimé la déduction de coordination comme le voulait la droite, mais on l’a abaissée, à la fois pour tenir compte des objectifs de retraite, mais aussi de leur quotidien actuel. 
</p><h3>Vous êtes opposée à la solution de la droite dure qui veut tout compenser dans le 2e pilier&nbsp;? &nbsp;</h3><p>Si toutes les baisses de rentes sont compensées dans le 2e pilier, on pénalise particulièrement les personnes qui ont des bas revenus. En compensant cette baisse de rente par 70 francs dans l’AVS, on renforce le 1er pilier qui est le pilier le plus favorable aux femmes. Pourquoi&nbsp;? Les modifications apportées par la 10e révision de l’AVS avec le bonus éducatif et le splitting ont si bien amélioré la situation des femmes qu’elles touchent plus de rentes que les hommes alors qu’elles cotisent moins. Cette surcompensation nécessaire, voulue, a atteint son objectif dans l’AVS. Alors que ce n’est pas le cas dans le 2e pilier où les femmes ont des rentes beaucoup moins importantes que les hommes. 
</p><h3>Pourquoi les femmes devraient-elles travailler plus longtemps alors que l’égalité salariale est à la peine et qu’elles assument la grande majorité du travail non rémunéré&nbsp;?</h3><p>Il faudrait le demander à quelqu’un de droite&nbsp;! Pendant les travaux parlementaires, nous avons proposé de ne pas relever l’âge de la retraite des femmes, ce qui a été largement refusé par le Parlement. Nous avons proposé de n’augmenter l’âge de la retraite des femmes que dans la mesure où la différence de salaire se réduirait. Il y aurait eu un mécanisme d’adaptation&nbsp;: on gagne 2% d’égalité salariale, on travaille un ou deux mois de plus. Mais bien sûr, cela a été refusé. Nous avons dû faire des compromis, et chercher des solutions, que nous avons trouvées, puisqu’il y a ces améliorations dans le 2e pilier, pour les temps partiels et les petits revenus. Et avec l’augmentation de 70 francs, on permet à une femme (ou à un homme) qui a un revenu de moins de 40&nbsp;000 francs de prendre une retraite à 64 ans sans diminution de rente par rapport à la situation actuelle. C’est une compensation qui nous paraît extrêmement importante&nbsp;: ces femmes-là ne vont rien perdre, elles vont y gagner, comme tous les autres, avec la consolidation du système. 
</p><h3>Pourquoi le Non n’est-il pas une option pour vous&nbsp;?</h3><p>Parce qu’un Non le 24 septembre signifierait qu’on maintient la situation actuelle. Dans le meilleur des cas, on arrive éventuellement à bloquer les propositions de réforme absolument négatives pour les assuré(e)s et les cotisant(e)s voulues par la droite. Mais cela veut aussi dire beaucoup d’énergie et d’investissement. Et au final, il n’y aurait toujours pas de solution pour éviter que le trou du fonds AVS ne se creuse. On a longtemps dit, à juste titre, que les prévisions étaient toujours assez pessimistes. Mais même si on est moins négatif que les prévisions actuelles pour les dix prochaines années, on ne peut occulter l’arrivée massive des désormais «&nbsp;papy-boomers&nbsp;», à la retraite. C’est inévitable. Et c’est ce passage-là qui nécessite des moyens supplémentaires. Et si on ne fait rien, on n’aura plus les moyens de payer les rentes. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5022</guid><pubDate>Wed, 09 Aug 2017 10:34:45 +0200</pubDate><title>Semaines décisives pour l&#039;AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/semaines-decisives-pour-lavs</link><description>Paul Rechsteiner, président de l&#039;USS met en garde : « Ne nous laissons pas berner! » </description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Les vacances arrivent à leur fin, la campagne sur Prévoyance vieillesse 2020 est lancée. L'issue de la votation reste ouverte.</b></p><p>Les syndicats s'engagent avec toutes les autres organisations de salarié(e)s pour un double Oui. Cet engagement uni est indispensable parce que les citoyens et les citoyennes se voient confrontés à une grande confusion.
</p><p>Les adversaires eux-mêmes ne contestent pas que l'AVS a besoin de recettes supplémentaires. Mais au lieu d'accepter le modeste financement additionnel par le biais de la TVA, ils soutiennent le Non dans le but d'enfin posséder un levier qui leur permette de réduire les prestations, ce pour quoi ils n'ont pas encore réussi à trouver de majorité.
</p><p>La politique de l'endettement est toxique pour les assurances sociales. Nous l'avons amèrement constaté avec l'assurance-invalidité. La solidité du financement de l'AVS n'est comparable à aucune autre. Ce fût le cas jusqu'à maintenant. Nous versons les mêmes cotisations salariales depuis 1975, alors que le nombre de retraité(e)s a plus que doublé depuis. Une seule fois, il y a 20 ans, il a fallu ajouter un point de TVA.
</p><p>Et maintenant, il faut à nouveau 0,6% de TVA. Il ne sera plus jamais possible de financer l'AVS à un coût aussi avantageux. Notre portemonnaie ne sentira d'ailleurs pas la moitié de cette augmentation, 0,3%, puisque nous la payons déjà aujourd'hui. Si le Non l'emporte, ce 0,3% est perdu pour l'AVS. Il s'agit de plus d'un milliard de francs.
</p><p>L'avenir de l'AVS n'est assuré que si l'autre partie du projet obtient aussi la majorité du peuple : la révision conjointe de l'AVS et de la loi sur la prévoyance professionnelle obligatoire, donc la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020.
</p><p>Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans est douloureux pour plus d'une personne. C'est compréhensible. Toutefois, en fin de compte, quand on prend tout en considération, le projet est clairement positif. Pour la première fois depuis des décennies, les rentes AVS seront à nouveau améliorées : 840 francs par an pour les personnes vivant seules et plus de 2700 francs pour la majorité des couples. Ce sont des améliorations qui se ressentent dans le budget des ménages à revenus modestes. N'oublions pas non plus les améliorations qu'apporte la réforme aux personnes qui travaillent à temps partiel et aux salarié(e)s âgés.
</p><p>Les prochaines six semaines sont déterminantes pour l'avenir de nos retraites. Et montreront la voie quant à l'avenir de l'AVS, cette pièce maîtresse de l'Etat social suisse. Nous avons tout en main pour pouvoir gagner cette votation. Contre ceux qui veulent nous berner en montant les jeunes contre les vieux.
</p><h3>Paul Rechsteiner, président de l'Union syndicale suisse </h3>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5020</guid><pubDate>Fri, 04 Aug 2017 15:33:47 +0200</pubDate><title>Pour le Tribunal fédéral, les cantons peuvent fixer des salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-le-tribunal-federal-les-cantons-peuvent-fixer-des-salaires-minimums</link><description>Un arrêt décisif dont la signification dépasse le canton de Neuchâtel</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte">Une bonne nouvelle nous est arrivée de Lausanne&nbsp;: Le Tribunal fédéral a décidé que le salaire minimum adopté par le peuple en 2011 pouvait entrer en vigueur dans le canton de Neuchâtel. La plus haute instance juridique du pays a, par son arrêt du 21 juillet 2017, rejeté un recours des patrons et des associations économiques neuchâteloises contre la loi sur un salaire minimum légal que le Parlement cantonal avait adopté en 2014.  </p><p class="Texte">Le Tribunal fédéral soutient que les cantons ont bel et bien le droit d’édicter un salaire minimum cantonal, contrairement à ce que les plaignants motivaient dans leur recours&nbsp;: «&nbsp;Du point de vue de la liberté économique, les cantons peuvent promulguer des mesures de politique sociale&nbsp;», notamment pour endiguer le phénomène des working poor. La loi neuchâteloise, qui prévoit un salaire minimum horaire de 20 francs, est un outil de lutte contre la pauvreté et répond à un but de politique sociale.</p><p class="Texte">L’USS salue cet arrêt du Tribunal fédéral. Le premier salaire minimum cantonal peut enfin entrer en vigueur, après un long processus juridique qui a le mérite de clarifier les choses. Cette décision ouvre maintenant la voie aux cantons du Jura et du Tessin qui ont également adopté des salaires minimums cantonaux, mais qui attendaient la décision du Tribunal fédéral pour mettre en œuvre les lois correspondantes. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5016</guid><pubDate>Wed, 26 Jul 2017 10:36:10 +0200</pubDate><title>Le droit suisse relatif aux licenciements est contraire aux droits de l’homme </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-droit-suisse-relatif-aux-licenciements-est-contraire-aux-droits-de-l-homme</link><description>Conséquences d’un nouveau jugement de la Cour Européenne des Droits de l’Homme </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un nouveau jugement rendu par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (Cour eur. DH) le confirme&nbsp;: le Code suisse des obligations (CO) n’est pas assez dissuasif pour empêcher les licenciements antisyndicaux.  </p><p>Dans un nouveau jugement, la Cour eur. DH (Tek Gida Is Sendikasi contre la Turquie, du 4&nbsp;avril 2017) a précisé la situation juridique requise afin de protéger des licenciements abusifs prononcés en raison de l’affiliation à un syndicat. Conclusion&nbsp;: la sanction prévue par le Code suisse des obligations (CO) à son art. 336a lors de licenciement abusif de représentants du personnel, de membres de conseils de fondation de caisses de retraite ou de lanceurs d’alerte, soit une indemnité maximale de six mois de salaire, n’offre pas une protection juridique efficace car elle n’est pas assez dissuasive.  
</p><h3>Contenu du jugement de la Cour eur. DH </h3><p>Une entreprise turque licencie plusieurs salariés membres d’un syndicat. Elle invoque «&nbsp; des motifs économiques&nbsp;» (fluctuations du marché) et «&nbsp;des insuffisances professionnelles&nbsp;» (résultats insuffisants). Le tribunal de dernière instance turc juge pourtant ces licenciements abusifs, estimant que les salariés ont été débauchés en raison de leur adhésion au syndicat. En application des lois en la matière, le tribunal condamne le patron soit à verser à chaque salarié licencié une indemnité équivalant à un an de salaire, soit à réintégrer les personnes congédiées. L’employeur opte alors pour le versement des douze mois de salaire.  
</p><p>Suite à la plainte du syndicat qui s’ensuivit, la Cour eur. DH dut se pencher sur la question de savoir si, lors d’un licenciement abusif antisyndical, le versement d’une indemnité à hauteur de 12 mois de salaire pouvait suffire, ou s’il ne faudrait pas systématiquement donner le choix au salarié entre l’indemnité et la réintégration.  
</p><h3>Considérants de la Cour eur. DH  </h3><p>Dans son jugement depuis dûment étayé, la Cour eur. DH rappelle que l’art. 11 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) protège la liberté syndicale en tant qu’aspect particulier de la liberté d’association, et que l’Etat est tenu de garantir la jouissance de cette liberté. Certes, en cas d’infraction touchant au cœur de la liberté syndicale, le législateur national disposerait d’une certaine marge d’appréciation. Et le licenciement antisyndical en ferait partie. Mais la marge d’appréciation devrait s’interpréter de manière très restrictive.  
</p><p>Le patron ayant opté pour les dommages et intérêts plutôt que pour la réintégration, le syndicat a perdu tous ses membres dans l’entreprise. La liberté syndicale en pâtit, voire le syndicat lui-même.  
</p><p>Par conséquent, pour assurer la protection contre les licenciements antisyndicaux, la Cour eur. DH recommande d’examiner minutieusement l’effet de la protection offerte par la loi. Il conviendrait d’analyser la situation afin de déterminer si la sanction prévue pour le patron est assez dissuasive lorsque les salaires des employés sont bas, ou lorsque la force financière de l’entreprise est importante. Pour la Cour eur. DH, ce n’est pas le cas dans la législation turque puisque d’une part le patron a le choix de verser l’indemnité ou de réintégrer le salarié, et que d’autre part en présence de salaires faibles, une indemnité d’un an de salaire ne s’avère pas toujours dissuasive.  
</p><p>La Cour eur. DH en conclut que dans sa législation, la Turquie ne prévoit pas de condamnations suffisamment sévères pour décourager les employeurs. Rappelons que lors de licenciements abusifs antisyndicaux, la loi turque exige, en l’absence de réintégration, le versement d’une indemnité minimale correspondant à douze mois de salaire… 
</p><h3>Besoin d’agir en Suisse  </h3><p>L’indemnité demandée est donc deux fois plus élevée qu’en Suisse&nbsp;! Puisque «&nbsp;notre&nbsp;» art.&nbsp;336a CO impose, en cas de licenciement abusif, une indemnité maximale (!) de six mois de salaire. De plus, comme le démontre une étude de l’Université de Saint-Gall/FAA-HSG, les tribunaux se contentent la plupart du temps de pitoyables deux à trois mois de salaire. Ils n’atteignent presque jamais la limite des six mois de salaire. 
</p><p>Compte tenu des prescriptions claires de la Cour eur. DH, il apparaît clairement que le droit suisse en matière de licenciements n’est en rien conforme à la CEDH en cas de licenciement abusif pour l’exercice de droits fondamentaux.  
</p><p>Voici quelques années déjà, l’USS avait porté plainte auprès de l’OIT pour manque de protection contre les licenciements en faveur des militants syndicaux, des membres de commission du personnel et des membres de conseil de fondation. L’OIT avait accepté cette plainte, constatant que l’art. 336 CO ne respectait pas les prescriptions du droit international, pourtant ratifié par la Suisse, et auquel elle est liée. En particulier, il s’agit d’une violation des conventions 87 et 98 de l’OIT sur la protection du droit et de la liberté syndicale. Malgré cela, la loi n’a pas été modifiée. A ce jour, sous la pression des patrons et des partis de la droite bourgeoise, le Conseil fédéral a mis au rebut toutes les propositions soumises en vue d’améliorer la législation. 
</p><p>Comme le montre la récente décision de la Cour eur. DH, la politique de l’autruche pratiquée par le Conseil fédéral ne fera pas de vieux os. Tôt ou tard, la Cour eur. DH, mais aussi l’OIT, condamneront la Suisse pour violation de l’art. 11 CEDH. Il vaudrait mieux ne pas devoir en arriver là. Réviser le CO dans de brefs délais épargnerait bien des tourments aux victimes de licenciements antisyndicaux. L’USS est prête à y apporter sa contribution constructive.  </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5015</guid><pubDate>Tue, 25 Jul 2017 12:04:05 +0200</pubDate><title>Prévoyance vieillesse 2020: OUI franc et massif des artistes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-2020-oui-franc-et-massif-des-artistes</link><description>Positif pour les créateurs culturels</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Quiconque gagne sa vie en tant qu'artiste tirera profit de Prévoyance vieillesse 2020. Suisseculture, l'association faîtière des créateurs artistiques, appelle à voter deux fois OUI le 24 septembre. </p><p>Maria Becker, grande comédienne suisse du siècle dernier décédée en 2012 à l'âge de 92 ans, lança un jour à l'interviewer qui relevait l'admiration suscitée par son engagement artistique à un âge respectable : " Vous voulez connaître la vérité ? L'AVS ne me suffit pas pour vivre et je ne touche pas de rente d'une caisse de retraite, donc j'ai besoin d'un revenu supplémentaire ". Il faut savoir qu'aujourd'hui encore, la situation décrite avec tant de franchise par la grande dame du théâtre helvétique est vécue par une vaste majorité des créateurs culturels. Car du fait des modestes revenus perçus pendant leur vie active, les professionnels de la culture perçoivent, l'âge venu, une rente AVS guère supérieure au minimum de 14 100 francs pour une personne seule. 
</p><h3>Souvent précaire </h3><p>Lorsque les artistes ne sont plus en mesure de réaliser un revenu en plus de leur rente, ils dépendent rapidement de l'aide sociale. Bien sûr, chacun a droit à des prestations complémentaires jusqu'à concurrence du minimum vital, et peut se tourner vers des organismes publics et privés de secours en cas de détresse. Mais il est dur de devoir vivoter à la limite du minimum vital à un grand âge, et beaucoup ressentent à juste titre comme une humiliation le fait de devoir mendier de l'aide après une vie librement déterminée de travail intense et créatif. En outre, avant de pouvoir accéder aux prestations complémentaires, la fortune privée doit être dépensée en intégralité. Cela inclut aussi les propres œuvres d'art - ou celles d'amies et d'amis -, des instruments de musique ou un atelier acquis antérieurement. 
</p><p>Une enquête menée en 2016 auprès d'artistes de toutes les branches a révélé un revenu moyen total (fruit de la création artistique et de toute autre activité) de Fr. 40 000 par an. La situation financière de la moitié des plus de 2600 participants s'avère donc pour le moins précaire. En conséquence, au vu des revenus minimaux obtenus durant les années de vie professionnelle, il est impossible d'octroyer un statut prioritaire à la prévoyance privée pour la vieillesse. D'autant plus que la plupart des artistes ne bénéficient pas de cotisations patronales et doivent financer seuls la totalité de leur prévoyance vieillesse. Seuls 36 % des femmes et 41 % des hommes interrogés possèdent un 2e pilier. En matière de prévoyance privée, les chiffres sont un peu meilleurs puisque 49 % des personnes interrogées disposent d'un pilier 3a. 
</p><h3>Positif pour les créateurs culturels </h3><p>Malheureusement, dans le secteur culturel aussi, les femmes sont défavorisées sur le plan de la promotion, comme l'a démontré récemment un sondage de genre dans l'industrie cinématographique. La retraite AVS à 64 ans leur apporte peu d'avantages puisque dans les professions artistiques libres, les femmes (et les hommes) travaillent en général aussi longtemps que leur santé le leur permet. En revanche, les créateurs culturels des deux sexes tireraient profit d'une augmentation de la rente AVS ainsi que de la flexibilisation du départ à la retraite, comme le prévoit le projet de réforme " Prévoyance vieillesse 2020 ". Ils auraient ainsi la possibilité de repousser le moment de la retraite et de toucher des rentes AVS plus élevées une fois privés du revenu d'un travail. 
</p><p>Par ailleurs, les nombreux artistes indépendants qui, outre leur activité artistique, ont un emploi à temps partiel tireraient eux aussi avantage de la réforme " Prévoyance vieillesse 2020 ". Grâce à la baisse de la déduction de coordination du 2e pilier, ils pourraient verser des cotisations plus élevées pour leur prévoyance vieillesse, voire bénéficier d'un 2e pilier dont ils étaient exclus jusque-là. De plus, les modifications modestes et apparemment insignifiantes de la LPP apporteront une sécurité juridique accrue aux nombreux salarié(e)s qui changent fréquemment de patron dans le monde du cinéma, du théâtre et de la musique. 
</p><p>Pour toutes ces raisons, Suisseculture et ses associations de créateurs artistiques affiliées appellent à voter OUI aux deux projets " Réforme Prévoyance vieillesse 2020 " et " Financement additionnel de l'AVS ". 
</p><h5>Qui est Suisseculture ? </h5><p>Suisseculture est l'organisation faîtière des organisations de créateurs artistiques et de professionnels des médias de Suisse. Les associations suivantes lui sont affiliées : 
</p><p>ACT - Association des créateurs de théâtre indépendants ; AdS - Autrices et auteurs de Suisse ; ARF/FDS - Association suisse des scénaristes et réalisateurs de films ; ASTEJ - association suisse de théâtre pour l'enfance et le jeune public ; dansesuisse - association des danseuses, danseurs, et des personnes qui travaillent pour la danse professionnelle en Suisse ; impressum - Les journalistes suisses ; ktv - Association artistes - théâtre - promotion, Suisse ; association des musiciens suisses ; Pro Cirque ; ProLitteris ; ProLitteris - fondation de prévoyance ; PpS - photographes professionnels suisses ; SBKV, Association suisse des professionnels de la scène ; SSFA, Société suisse des femmes artistes ; SIG - Coopérative suisse des artistes interprètes ; SMS - Syndicat musical suisse ; USDAM - Union Suisse des Artistes Musiciens ; GSFA - Groupement Suisse du Film d'Animation ; SSA - Société Suisse des Auteurs ; SSM - Syndicat suisse des massmedia ; ssfv - syndicat suisse film et vidéo ; ssrs - syndicat suisse romand du spectacle ; syndicom - syndicat des médias et de la communication ; ASM - Association Suisse des Musiciens ; SUISA ; SUISA - Fondation pour la musique ; SUISSIMAGE ; vfg - Association des créateurs photographes ; USPP - Union Suisse des Photographes Professionnels ; VISARTE - Société des artistes visuels suisse. 
</p><p><b>Johanna Lier</b>, écrivaine/comédienne, est présidente de Suisseculture, <b>Hans Läubli</b> est directeur de Suisseculture </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5011</guid><pubDate>Fri, 14 Jul 2017 09:23:42 +0200</pubDate><title>Plan B ? Mais quel plan B ? La retraite à 67 ans, en fait !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plan-b-mais-quel-plan-b-la-retraite-a-67-ans-en-fait</link><description>Le plan B du PLR à Prévoyance vieillesse 2020 coûtera bien plus cher</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus d'un parmi vous ont dû avoir des sueurs froides ce week-end en découvrant le plan B du PRL à Prévoyance vieillesse 2020 (PV 2020). Surtout celles et ceux qui ne gagnent pas beaucoup ou tout simplement normalement. Ce que le PLR propose en cas d'échec de PV 2020 coûterait très cher, beaucoup plus cher. Et comme par hasard, la revendication du PLR de la retraite à 67 ans, défendue becs et ongles jusqu'il y a peu, a disparu du " wording " du parti. Mais ne nous leurrons pas. </p><p class="Texte"><span lang="FR">Economiesuisse, l’Union patronale et l’USAM ont décidé de faire le dos rond depuis quelques mois. Quasiment jusqu’à la votation finale sur la réforme de la Prévoyance vieillesse, ils n’en démordaient pas&nbsp;: l’âge de la retraite doit augmenter, jusqu’à 67 ans au moins. Et si possible, sans que le peuple ne puisse se prononcer, en instaurant un mécanisme d’intervention automatique fortement douteux sur le plan technique et démocratique. L’âge de la retraite aurait ainsi augmenté automatiquement dès que les réserves de l’AVS seraient descendues en-dessous d’un certain niveau. </span></p><p class="Texte"><span lang="FR">Heureusement, ils n’ont pas réussi à s’imposer au Parlement. Mais il est clair que ceux qui veulent faire échouer Prévoyance vieillesse 2020 n’ont de loin pas abandonné. Même s’ils font semblant actuellement d’avoir oublié leur revendication centrale. Dans leur plan B, composé de «&nbsp;trois petits paquets&nbsp;», ils l’appellent désormais des «&nbsp;mesures techniques&nbsp;». La libérale <i>NZZ am Sonntag</i> les décrit comme des mesures politiquement peu contestées, alors que ce n’est pas le cas. Il y a encore quelques mois, le relèvement automatique à 67 ans faisait partie du plan B, enrobé dans le concept de «&nbsp;dépolitisation&nbsp;» de l’âge de la retraite. Ce qui vaut d’ailleurs aussi pour la «&nbsp;dépolitisation du taux de conversion&nbsp;» voulue par Nantermod et ses coéquipiers du PLR. A savoir, tout ramener à des mesures techniques, sorties du champ démocratique. Le fait est que l’USAM clamait encore il y peu, dans un communiqué, que le «&nbsp;relèvement progressif de l’âge de la retraite à 67 ans&nbsp;» était un «&nbsp;impératif absolu&nbsp;». </span></p><p class="Text"><b><span lang="FR">Dizaines de milliers de francs plus cher</span></b></p><p class="Text"><span lang="FR">Il ne faut pas être devin pour comprendre que derrière ces mesures techniques, se cache une nouvelle mouture de cette idée centrale. Economiesuisse, l’Union patronale et l’USAM, le PLR et l’UDC veulent non seulement faire travailler les gens plus longtemps, mais ils propagent aussi une solution qui reviendrait bien plus cher aux bas et moyens revenus. La baisse du taux de conversion de leur plan B serait compensée uniquement dans le 2<sup>e</sup> pilier. Et cela reviendra très cher aux jeunes qui ont de bas revenus. Un homme de 24 ans dont le revenu annuel est de 40&nbsp;000 francs devrait, selon les </span><a href="https://www.parlament.ch/centers/documents/fr/mm-sgk-n-2017-03-10-beschluesse-reform-2020-f.pdf"><span lang="FR">calculs fournis au Parlement</span></a><span lang="FR">, payer 30&nbsp;760 francs de plus jusqu’à sa retraite qu’avec Prévoyance vieillesse 2020. Pour un salaire de 55&nbsp;000 francs, ce seraient même 37'875. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">La raison de ces coûts nettement plus élevés réside dans le fait que chacun n’épargnerait alors que pour soi. Dans le plan B, pas de solidarité, au contraire de Prévoyance vieillesse 2020. La votation du 24 septembre porte par conséquent aussi sur cette question centrale&nbsp;: est-ce que le crédo de l’économie qui veut que chacun à l’avenir économise uniquement pour lui-même doit s’imposer&nbsp;? Ou, en acceptant le supplément AVS, on renforce le pilier le plus solidaire de notre prévoyance vieillesse et qui offre le meilleur rapport coûts/prestations. </span></p><p class="Text"><b><span lang="FR">Précipiter l’AVS dans les déficits</span></b></p><p class="Text"><span lang="FR">Economiesuisse, l’Union patronale, l’USAM, le PLR &amp; Co. vont mettre toutes leurs forces dans cette campagne contre Prévoyance vieillesse 2020. En faisant capoter le projet, ils souhaitent précipiter l’AVS dans une spirale de déficits. Le plan B ne l’empêchera pas. Un nouveau projet prendrait plusieurs années. Des années pendant lesquelles l’AVS, sans le financement additionnel octroyé par Prévoyance vieillesse 2020 sera dans les chiffres rouges. Même avec une mise en œuvre rapide du plan B en l’an 2021, comme le prônent ses auteurs, plus de 5 milliards seraient soustrait à l’AVS. C’est ce qu’il faut éviter. Autant voter 2x Oui et assurer les retraites à un coût raisonnable que payer plus tard bien plus et accélérer la retraite à 67 ans. </span></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5009</guid><pubDate>Thu, 13 Jul 2017 11:54:10 +0200</pubDate><title>Augmentations de rentes grâce à PV 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/augmentations-de-rentes-grace-a-pv-2020</link><description>Pari gagné : maintien ou même augmentation des rentes pour la grande majorité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le niveau des rentes de neuf personnes sur dix sera bel  et bien maintenu avec la réforme Prévoyance vieillesse 2020. Seuls les  hommes de 39 à 44 ans gagnant bien leur vie ont quelque chose à y  perdre. Selon les derniers calculs de l’OFAS, les gagnants sont tout  particulièrement les femmes à revenus plutôt bas et les familles  disposant de relativement peu de moyens. </p><p>La situation des femmes qui travaillent à temps partiel ou qui ne  sont que peu rémunérées va définitivement s’améliorer avec Prévoyance  vieillesse 2020. Une femme d’actuellement 24 ans et qui gagne 3500  francs par mois verra ses rentes AVS et LPP augmenter de 255 francs par  mois, soit 3060 francs par an. Dans cette catégorie de salaires, une  femme de 44 ans s’en tire aussi avec une rente plus élevée&nbsp;: elle  percevra 2136 francs de plus par an. Idem pour les femmes qui gagnent  nettement mieux leur vie&nbsp;: toutes catégories d’âge confondues, avec un  salaire de 5200 francs par mois, leurs rentes seront meilleures  qu’actuellement.
</p><p>Prévoyance vieillesse 2020 améliore également les futures rentes des  hommes de toutes les catégories d’âges qui gagnent jusqu’à 5200 francs  par mois. Pour une fois, ce sont les hommes dans la force de l’âge et  gagnant bien leur vie qui sont légèrement pénalisés&nbsp;: les quadras aisés  de sexe masculin essuient effectivement une petite perte, au maximum 40  francs par mois. Or, avec leurs salaires, ils disposent d’une marge  financière amplement suffisante pour compléter leur retraite d’une  manière ou d’une autre.  
</p><h3>Coup de pouce aux familles modestes</h3><p>La réforme sera définitivement favorable aux familles composées d’un  couple marié avec deux enfants. Et ce sont celles qui disposent de  moyens restreints qui voient leur sort s’améliorer le plus. Si les deux  salaires cumulés atteignent 8700 francs (5800 et 2900 francs), les  suppléments de rentes vont de 302 à 478 francs par mois, selon les  catégories d’âge. Les plus jeunes familles pourront compter sur un bonus  pour leur retraite de 5736 francs par an (rente maximale plafonnée), ce  qui est loin d’être négligeable. 
</p><p>Pour les familles dont les parents ont 44 ans et un revenu moyen  (11&nbsp;000 francs en tout) comme pour celles qui sont aisées (14&nbsp;000  francs), le supplément AVS compensera amplement la baisse de rente du 2e  pilier. Le niveau actuel est donc maintenu pour ces gens-là. 
</p><h3>Une réforme qui aide ceux qui en ont besoin </h3><p>Ces chiffres devraient faire réfléchir plus d’une personne avant  d’aller voter le 24 septembre. La réforme Prévoyance vieillesse 2020  s’avère être positive pour les futures retraites de 90,8&nbsp;% de la  population, à un coût bien moindre que ce que la droite voulait. On  améliore en effet les rentes de certaines catégories défavorisées, on  les maintient pour quasiment toutes les autres, grâce au supplément AVS  et aux mécanismes de compensation dans le 2e pilier. Le tout en  consolidant les finances de l’AVS et en stabilisant le 2e pilier. Pari  gagné&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5006</guid><pubDate>Wed, 12 Jul 2017 14:34:09 +0200</pubDate><title>Enfin mieux répartir le travail entre hommes et femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/enfin-mieux-repartir-le-travail-entre-hommes-et-femmes</link><description>Travail non rémunéré selon l’enquête suisse sur la population active 2016</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les hommes et les femmes sont égaux sur le plan du nombre d’heures travaillées en Suisse, mais pas du tout sur le nombre d’heures rémunérées. Et si des enfants sont en jeu, le problème s’aggrave. Il est temps de mieux répartir les tâches. </p><p>Les derniers résultats de l’enquête sur la population active de l’Office fédéral de la statistique (OFS) montrent que les hommes sont aussi travailleurs que les femmes&nbsp;: ils effectuent 47 heures par semaine en moyenne. Toutefois, les femmes accomplissent les deux tiers de ces heures en n’étant pas rémunérées, alors que les hommes reçoivent un salaire pour trois cinquièmes des heures travaillées. Le travail non rémunéré, en particulier le temps consacré à la famille et au ménage, restent donc l’apanage des femmes essentiellement. 
</p><h3>Evolution trop lente</h3><p>Depuis 2010, la différence se réduit néanmoins très légèrement&nbsp;: le travail rémunéré des femmes a augmenté d’une heure pour atteindre 16,6 heures hebdomadaires, alors que les hommes ont réduit leur taux d’occupation de 0,8&nbsp;% à 27,3&nbsp;% et consacrent 1,7 heure de plus aux tâches domestiques et familiales. Tout cela est bien joli, mais l’évolution est beaucoup trop lente pour espérer atteindre une répartition équilibrée entre travail rémunéré et non rémunéré en un laps de temps raisonnable. &nbsp;
</p><h3>Le facteur enfants est lourd de conséquences</h3><p>Ce qui se passe quand les enfants arrivent est particulièrement préoccupant. La charge de travail hebdomadaire augmente massivement à 69,6 heures par semaine pour la mère, comme le père. Par contre, le travail rémunéré baisse légèrement pour la mère, mais augmente fortement pour le père. Les mères investissent alors la moitié plus de temps pour s’occuper des enfants. Les pères veulent de plus en plus passer du temps avec leurs enfants et soigner leur relation avec eux, ce qui est bien. Mais le travail domestique reste le domaine des femmes qui en accomplissent deux fois plus en nombre d’heures. Et quand les femmes augmentent leur temps de travail salarié, les hommes ne se précipitent pas pour combler le manque de bras à la maison. Ce sont plutôt d’autres femmes qui s’en occuperont dans des conditions de travail misérables. L’Etat doit à cet égard créer des conditions-cadres légales et mettre à disposition des offres de service public abordables et correspondant aux besoins. 
</p><h3>Réduction de la semaine de travail</h3><p>Le travail domestique et familial qui reste devrait ensuite être réparti équitablement entre hommes et femmes, comme le travail rémunéré. Les hommes doivent augmenter leur participation au travail non rémunéré dans tous les domaines, pas seulement dans les moments privilégiés avec les enfants. Quant aux femmes, elles doivent accomplir plus de travail rémunéré. Il serait dès lors judicieux de répartir différemment le travail et de réduire la durée hebdomadaire du travail, comme la Commission féminine de l’USS le demande depuis des années. Les hommes auraient ainsi le temps de s’occuper du ménage, des enfants et des proches. Et être une femme ne serait alors plus un risque de pauvreté. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5004</guid><pubDate>Wed, 12 Jul 2017 11:29:07 +0200</pubDate><title>Modification ordonnance sur les fonds propres des banques et des négociants en valeurs mobilières (leverage ratio et répartition des risques)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-ordonnance-sur-les-fonds-propres-des-banques-et-des-negociants-en-valeurs-mobilieres-leverage-ratio-et-repartition-des-risques</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5002</guid><pubDate>Wed, 12 Jul 2017 10:49:34 +0200</pubDate><title>LF aides fin. org. de cautionnement en faveur des PME, LF octroi cautionne-ments et contributions au service de l’intérêt dans les régions de montagne</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lf-aides-fin-org-de-cautionnement-en-faveur-des-pme-lf-octroi-cautionne-ments-et-contributions-au-service-de-l-interet-dans-les-regions-de-montagne</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4999</guid><pubDate>Wed, 12 Jul 2017 10:21:31 +0200</pubDate><title>Modif. loi féd. assurance-vieillesse et surveillance, LAVS (modernisation surveillance 1er, optimisation 2e pilier prév.-vieillesse, survivants et invalidité)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modif-loi-fed-assurance-vieillesse-et-surveillance-lavs-modernisation-surveillance-1er-optimisation-2e-pilier-prev-vieillesse-survivants-et-invalidite</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4997</guid><pubDate>Tue, 11 Jul 2017 13:02:59 +0200</pubDate><title>Prise en compte fiscale des frais de garde des enfants par des tiers, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/prise-en-compte-fiscale-des-frais-de-garde-des-enfants-par-des-tiers-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4995</guid><pubDate>Tue, 11 Jul 2017 12:09:31 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 2 sur l’asile relative au financement et de l’ordonnance sur l’intégration des étrangers, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-l-ordonnance-2-sur-l-asile-relative-au-financement-et-de-l-ordonnance-sur-l-integration-des-etrangers-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4993</guid><pubDate>Tue, 11 Jul 2017 08:47:59 +0200</pubDate><title>Augmentations de salaires de 1,5 à 2 %, mais plus pour les femmes </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/augmentations-de-salaires-de-1-5-a-2-mais-plus-pour-les-femmes</link><description>Négociations salariales 2017/18: la croissance doit appartenir aux salarié(e)s </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats de l’USS demandent des hausses de salaires de 1,5 à 2&nbsp;% aux négociations salariales 2017/2018. Les salaires des femmes doivent augmenter davantage afin de corriger les discriminations salariales.<br><br> Les signaux économiques sont à la croissance. Les indicateurs sont tous au vert et le renchérissement affichera aussi des valeurs positives (+ 0,5&nbsp;%) pendant les mois de négociations salariales. Les entreprises de l’économie intérieure, mais aussi du secteur des finances, estiment que la situation économique est bonne. Même dans les branches qui ces dernières années ont été mises sous pression à cause du franc fort, à l’instar de l’industrie d’exportation et de l’hôtellerie-restauration, vont mieux.<br><br> Cette croissance doit appartenir aux salarié(e)s. Car ces 20 dernières années, ce sont surtout les managers et les gros revenus qui ont raflé les gains de productivité, tout comme les actionnaires. Les salaires des employé(e)s ordinaires ont pris du retard. Ils ont en outre aussitôt été engloutis par les hausses de primes-maladie. Même en Allemagne, les salaires ont augmenté deux fois plus qu’en Suisse ces trois dernières années. &nbsp;<br><br> Afin que les revenus bas et moyens reprennent des couleurs, il faut accorder des hausses générales de salaire. L’individualisation des salaires encourage plutôt les hauts et très hauts revenus à se servir en premier. Les femmes ont particulièrement besoin de hausses de salaires. Elles gagnent en moyenne 7000 francs de moins par an que les hommes pour les mêmes positions, qualifications et expérience.
</p><p><br><b> Sélection de revendications salariales</b></p><p><b>Construction</b>&nbsp;<b>:</b> +150 francs à titre général<br><b>Second œuvre</b><b>&nbsp;:</b> +1,5&nbsp;% à titre général<br><b>Commerce de détail</b>&nbsp;<b>:</b> +1,5&nbsp;% à titre général<br><b>Hôtellerie-restauration</b>&nbsp;<b>:</b> +2&nbsp;% à titre général<br><b>Industrie&nbsp;:</b> les organes prendront les décisions cet automne, mais probablement +1,5-2&nbsp;% à titre général<br><b>Sécurité privée&nbsp;: </b>progression d’échelon automatique ainsi que +1&nbsp;% pour les salaires minimums à l’embauche. Augmentations ciblées pour le personnel à temps partiel et les auxiliaires.<br><b>Swisscom et autres prestataires de télécommunication&nbsp;:</b> augmentation des salaires réelles de 1&nbsp;%<br><b>Maisons d’édition importantes&nbsp;:</b> au moins 100 francs de plus.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Interventions:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS:<br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-lgb-luzern/pexels-fecundap6-359989.jpg" class="download">Rattraper le retard salarial&nbsp;: hausse générale de 1,5 à 2&nbsp;% </a></li><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-lgb-luzern/pexels-pixabay-280277.jpg" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">Il faut augmenter les salaires de 1,5 à 2&nbsp;%&nbsp;; mais plus pour les femmes</a></li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia-Präsidentin:<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/wirtschaft/muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock.jpg" target="_blank" class="download" rel="noreferrer"> Des hausses générales des salaires de 1,5 à 2% sont nécessaires et possibles!</a></li><li>Daniel Münger, responsable du secteur Logistique et membre du comité directeur, syndicom :<a href="https://gallery.mailchimp.com/647db55d72613e12b978da16f/files/e55c3011-9b9a-4fa3-b500-63839bc3d405/170711_Muenger_Syndicom.pdf" target="_blank" rel="noreferrer"></a><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/164d_f_RW_Kantonsfinanzen.pdf" class="download">Les salarié-e-s et l’économie suisse ont besoin d’une évolution salariale positive</a></li></ul><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><p>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079&nbsp;205 69 11 Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l’USS, 079&nbsp;249 59 74 </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4991</guid><pubDate>Mon, 10 Jul 2017 17:04:37 +0200</pubDate><title>Quatrième Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (Pacte I de l’ONU), prise de position</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/quatrieme-pacte-international-relatif-aux-droits-economiques-sociaux-et-culturels-pacte-i-de-l-onu-prise-de-position</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4989</guid><pubDate>Mon, 10 Jul 2017 16:44:04 +0200</pubDate><title>Arrêté fédéral crédit-cadre destiné à augmenter la dotation du fonds de roulement en faveur de la construction de logements d’utilité publique</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/arrete-federal-credit-cadre-destine-a-augmenter-la-dotation-du-fonds-de-roulement-en-faveur-de-la-construction-de-logements-d-utilite-publique</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4987</guid><pubDate>Mon, 10 Jul 2017 16:22:27 +0200</pubDate><title>Conception relative au transport ferroviaire de marchandise, audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/conception-relative-au-transport-ferroviaire-de-marchandise-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4984</guid><pubDate>Thu, 06 Jul 2017 12:55:54 +0200</pubDate><title>L’AVS a 70 ans : il est temps de la renforcer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-a-70-ans-il-est-temps-de-la-renforcer</link><description>De la création de l’AVS à Prévoyance vieillesse 2020 par Ruth Dreifuss</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’ancienne conseillère fédérale et syndicaliste rappelle la lutte qui a précédé la votation de 1947 pour introduire l’AVS, cette pierre angulaire de la politique sociale suisse que la droite ne voulait pas, pas plus qu’aujourd’hui. Il aura fallu dix révisions pour améliorer ses prestations. Prévoyance vieillesse permettra quant à elle de maintenir les rentes en renforçant l’AVS. Une réforme équilibrée qui nécessite un double Oui le 24 septembre. &nbsp; </p><p>Il y a 70 ans jour pour jour, le peuple suisse approuvait la loi sur l'assurance vieillesse et survivants. C'était à la fois l'aboutissement d'un long combat syndical et socialiste, et le début de la lutte pour protéger réellement les personnes âgées, les veuves et les orphelins. 
</p><h3>L’AVS, un droit, non une aumône</h3><p>Le combat pour l'AVS figurait déjà parmi les revendications de la grève générale de 1918 et n'avait cessé d'être au cœur de l'action syndicale. En 1925, peuple et cantons inscrivaient dans la constitution fédérale l'obligation de la mettre en place. Mais les oppositions de la droite allaient torpiller un premier projet de loi. En 1947, la campagne de votation, provoquée par un nouveau référendum lancé par les mêmes adversaires, a mobilisé toutes les forces syndicales. Pour obtenir enfin une assurance dont les principes n'ont pas variés depuis&nbsp;: toutes et tous sont assurés, ils n'ont à rendre compte à personne de leurs choix de vie, les cotisations sont proportionnelles au revenu alors que la rente maximale est plafonnée. En d'autres termes, comme l'écrivait l'USS dans les mois précédant la votation du 6 juillet 1947, c'est un droit et non une aumône, chacun est tenu d'y participer, le fort aide le faible. La solidarité est la pierre angulaire de l'AVS. Et l'AVS est la pierre angulaire de la politique sociale de la Suisse.
</p><h3>Longue lutte pour des améliorations</h3><p>L'introduction de l'AVS marque aussi le début d'une longue lutte&nbsp;: les rentes versées dès 1948 étaient bien trop chichement comptées pour éradiquer la misère des travailleurs et travailleuses mis à la retraite. Il aura fallu neuf révisions de l'AVS pour approcher de ce but, il en aura fallu une dixième pour que les femmes se voient reconnaître le droit à une rente autonome, améliorée par la prise en considération des tâches éducatives et d'assistance. Il aura aussi fallu que la prévoyance professionnelle, autrefois facultative et liée à l'entreprise ou à la branche, soit rendue obligatoire et permette de maintenir le niveau de vie antérieur.
</p><h3>Mêmes adversaires, mêmes arguments que jadis  </h3><p>Aujourd'hui, nous menons à nouveau campagne pour une révision de la prévoyance vieillesse. Nous retrouvons les mêmes adversaires que jadis, les mêmes arguments opposés au renforcement de l'AVS par rapport à la prévoyance professionnelle. Nous devons contrer la même stratégie qui consiste à creuser les déficits de la prévoyance vieillesse pour justifier ensuite la réduction massive des prestations. Nous voulons à la fois maintenir le niveau des rentes issues des deux piliers et assurer leur équilibre financier à moyen terme. Cela demande des sacrifices&nbsp;: une légère augmentation de la fiscalité et des sommes versées par les employeurs et les travailleurs et travailleuses, mais aussi l'augmentation progressive de l'âge de la retraite des femmes.
</p><h3>Equilibre entre coûts et bénéfices </h3><p>Les seules réformes réussies, qui ont été acceptées et qui ont amélioré la situation des personnes âgées, sont celles qui ont réalisé un équilibre entre les coûts et les bénéfices. Le 24 septembre prochain, une telle réforme, équilibrée, ne se fera que si le peuple et les cantons acceptent à la fois le projet de loi et l'augmentation de la taxe à la valeur ajoutée. Le 7 juillet 1947, un OUI suffisait pour que l'AVS naisse&nbsp;! Le 24 septembre 2017, il en faudra deux pour qu'elle se renforce&nbsp;! </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4982</guid><pubDate>Thu, 06 Jul 2017 09:06:41 +0200</pubDate><title>Des retraites stables et sûres au lieu d’un cumul de déficits et d’incertitude</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-retraites-stables-et-sures-au-lieu-d-un-cumul-de-deficits-et-d-incertitude</link><description>Création d&#039;un Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Prévoyance vieillesse 2020 assure les retraites et améliore les rentes des salarié(e)s dont les revenus sont faibles à moyens. Ce sont les raisons qui ont motivé tous les syndicats et organisations de salarié(e)s nationaux à former un «&nbsp;Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Ces organisations représentent plus de 700&nbsp;000 travailleuses et travailleurs en Suisse et vont s’engager de toutes leurs forces pour un double Oui à la réforme des retraites le 24 septembre.</p><p>Au cours des 20 dernières années, le peuple a refusé toutes les réformes de la prévoyance vieillesse du Conseil fédéral et du Parlement. A juste titre. Parce qu’elles étaient des projets de démantèlement unilatéraux. Mais le projet sur lequel nous allons nous prononcer est cette fois-ci positif dans l’ensemble. 
</p><p><b>Dernier moment pour stabiliser les finances de l'AVS</b></p><p>Un modeste financement additionnel garantit des rentes sûres. Un milliard de francs sera versé à l’AVS, sans que la population n’ait à débourser un centime de plus. Car le 0,3% de TVA prélevé actuellement pour l’AI sera transféré à l’AVS. La TVA reste à 8% jusqu’en 2021. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là qu’elle augmentera à 8,3%. Or, on ne pourra plus jamais stabiliser les finances de l’AVS à un coût aussi avantageux. Voter Non à la réforme, c’est affaiblir l’AVS. Car sans financement additionnel, l’AVS accumulera les déficits, ce qui augmentera la pression sur les rentes et en faveur de la retraite à 67 ans.&nbsp; 
</p><p><b>Améliorations pour les femmes et les revenus de faible à moyens</b></p><p>Un Oui améliore les rentes pour les salarié(e)s dont les revenus sont faibles à moyens. Les deux tiers de la population à la retraite vivent principalement des revenus provenant de l’AVS. Raison pour laquelle, le supplément AVS de 840 francs/an pour les personnes seules et allant jusqu’à 2712 francs/an pour les couples est particulièrement important. C’est en effet avec l’AVS que chaque franc de cotisation rapporte le plus de rente. Un rejet du projet n’empêcherait pas seulement cette amélioration. Il conduirait aussi davantage de personnes dont les revenus sont bas à devoir demander les prestations complémentaires. 
</p><p>Le Oui apporte des améliorations de rentes aux femmes. Les femmes, qui travaillent majoritairement à temps partiel, sont à l’heure actuelle discriminées dans le deuxième pilier. Ce qui explique que leurs rentes ne représentent en moyenne qu’un tiers de celles des hommes. Cela va désormais changer, étant donné que le salaire assuré sera plus important. Grâce à ces mesures, Prévoyance vieillesse 2020 reste finalement une bonne réforme pour les femmes, malgré le relèvement de l’âge de la retraite. Voter Non repousse cette amélioration aux calendes grecques. Rejeter la réforme, c’est aussi refuser aux chômeurs et chômeuses âgés le droit à une rente du deuxième pilier. Ceux-ci sont actuellement exclus de leur caisse de pension et, quand ils arrivent en fin de droit, doivent entamer leur capital LPP avant même d’être à la retraite. La réforme met un terme à cette situation indigne.
</p><p><b>Après 70 ans, renforcer l'AVS</b></p><p>Les membres du «&nbsp;Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» appellent tous les salarié(e)s à accepter Prévoyance vieillesse 2020. Septante ans après l’adoption de l’AVS par la population, il est temps de renforcer l’œuvre sociale la plus importante de Suisse. Si elle devait être refusée, il n’y aura pas de meilleur projet. La pression au démantèlement irait plutôt croissant. 
</p><p>&nbsp;</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/241016_RW_VL_LSVA.pdf" class="download">Liste de syndicalistes qui s'engagent en Suisse romande pour le Oui à Prévoyance vieillesse 2020</a></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;277 81 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079&nbsp;287 04 93</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, en charge du dossier de la prévoyance vieillesse, 076&nbsp;564 67 67</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><b>Ces syndicats et organisations de salarié(e)s sont membres du Comité syndical &nbsp;Oui à prévoyance vieillesse 2020 :</b><br> Union syndicale suisse (<b>USS</b>)&nbsp;; Unia ; Syndicat du personnel des transports (<b>SEV</b>)&nbsp;; Syndicat des médias et de la communication (<b>Syndicom</b>)&nbsp;; Syndicat suisse des services publics (<b>SSP</b>)&nbsp;; Association du personnel de la Confédération (<b>APC</b>)&nbsp;; Association suisse des cadres (<b>ASC</b>)&nbsp;; Association suisse des employés de banque (<b>ASEB</b>)&nbsp;; Association suisse des infirmières et infirmiers (<b>ASI</b>)&nbsp;; Association suisse des travailleurs et travailleuses sociales (<b>AvenirSocial</b>) ; Employés Suisse&nbsp;; Fédération suisse des fonctionnaires de police (<b>FSFP</b>)&nbsp;; Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontière (<b>GaraNto</b>)&nbsp;, Association du personnel de cabine (<b>kapers</b>)&nbsp;; Organisation faîtière des enseignant-e-s alémaniques (<b>LCH</b>)&nbsp;; <b>Nautilus International</b>&nbsp;; Organizzazione Christiano-Sociale Ticinese (<b>OCST</b>)&nbsp;; Syndicat suisse des mass-médias (<b>SSM</b>)&nbsp;; Société suisse de pédagogie musicale (<b>SSPM</b>)&nbsp;; Syna&nbsp;; Société suisse des employés de commerce (<b>SEC Suisse</b>)&nbsp;; <b>Transfair&nbsp;</b>; <b>Travail.Suisse</b>&nbsp;; Union suisse des artistes musiciens (<b>USDAM</b>)&nbsp;; Employés du secteur public Suisse (<b>ZV</b>)</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4978</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2017 15:09:06 +0200</pubDate><title>Égalité des salaires : nous le pouvons !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-nous-le-pouvons</link><description>Révision de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) est satisfaite de voir que le Conseil fédéral a enfin publié son message concernant la révision de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes (LEg). Mais elle demande fermement des mesures plus musclées pour concrétiser l'égalité salariale. </p><p>Elle critique surtout le fait que les autorités fédérales ne disposeront pas de compétences d'intervention et que les syndicats seront insuffisamment associés au processus. En cas de discrimination salariale, une grande part de la responsabilité est donc reportée sur les personnes concernées. 
</p><p>La Constitution fédérale interdit depuis 1981 les discriminations salariales. Or la LEg de 1996 n'est pas parvenue à imposer partout cette interdiction. Et les femmes continuent à gagner en Suisse presque un cinquième de moins que les hommes. 
</p><p>Désormais, le Conseil fédéral veut obliger les entreprises occupant 50 personnes et plus à analyser à intervalles réguliers leurs structures salariales, faire contrôler le résultat de ces analyses selon le principe du double contrôle et enfin, informer à ce sujet. Cette mesure pourra entraîner une meilleure transparence et provoquer quelques déclics. La moitié des entreprises qui ont analysé leurs salaires corrigent en effet vers le haut les salaires de leur personnel féminin (Analyse d'impact de la réglementation 2015). 
</p><p>Il est choquent qu'avec la LEg révisée les employeurs qui ne se comportent pas correctement ne puissent toujours pas être juridiquement poursuivis. Le Conseil fédéral renonce à doter l'autorité prévue de compétences supplémentaires et à associer davantage les syndicats à la mise en œuvre de l'égalité. Personne ne contrôlera si les entreprises analyseront vraiment leurs salaires. Personne ne contrôlera au moyen de sondages si les analyses ont été minutieusement réalisées et si leurs résultats sont corrects. Et personne non plus ne pourra sanctionner les entreprises qui n'auront pas éliminé les discriminations salariales en leur sein. 
</p><p>Les discriminations salariales resteront une peccadille dont la disparition se fera pour ainsi dire sur une base facultative. Pour que le mandat constitutionnel devienne réalité, les travailleuses concernées devront continuer à intenter des actions pour inégalité de salaire. La toute dernière évaluation de la loi sur l'égalité montre clairement ce que cela signifiera pour les femmes : un risque financier très important, des procès de longue haleine et, la plupart du temps, la perte de leur emploi. 
</p><p>Mais la réalité peut être toute autre : " Já! Ég þori, get og vil " (" Oui ! J'ose le faire, je le peux et je le ferai "). C'est avec ce cri de ralliement que les Islandaises se sont battues pour l'égalité salariale, et elles ont gagné, comme l'expliquera ce mercredi soir la syndicaliste islandaise Maríanna Traustadóttir, lors d'un débat public organisé par l'USS et Travail.Suisse. En Islande, la loi obligera à partir du 1er janvier 2018 les entreprises à prouver sur la base d'un certificat que, pour un travail de valeur égale, elles versent le même salaire aux hommes et aux femmes. Les syndicats et les organisations patronales participeront à la mise en œuvre de la loi. Et les salarié(e)s pourront exiger de leurs employeurs des paiements compensatoires s'ils ne versent pas le même salaire aux hommes et aux femmes pour un travail de valeur égale. 
</p><p>L'USS attend de la Suisse qu'elle combatte les discriminations salariales avec la même détermination que l'Islande. Le Parlement doit améliorer en conséquence le projet de révision de la LEg. Concrètement, l'USS demande que les entreprises soient tenues de procéder à intervalles réguliers à des analyses de leurs salaires et que les syndicats y participent. Elle demande aussi la mise en place d'une autorité dotée de compétences en matière de contrôles et de sanctions. Car la Suisse aussi le peut .Maintenant, il ne s'agit pour elle que d'oser et de passer réellement à l'action. 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, en charge de l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4976</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2017 11:54:13 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance du 27 juin 1995 sur l’assurance-maladie (OAMal), audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-du-27-juin-1995-sur-l-assurance-maladie-oamal-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand / nur auf deutsch </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4974</guid><pubDate>Tue, 04 Jul 2017 12:01:36 +0200</pubDate><title>Résoudre les problèmes, protéger les salaires et améliorer la situation des travailleurs/-euses âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/resoudre-les-problemes-proteger-les-salaires-et-ameliorer-la-situation-des-travailleurs-euses-ages</link><description>Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">La Suisse, un petit pays avec une économie fortement spécialisée, a besoin de bonnes relations avec l’Europe qui soient clairement définies. Sinon, les salaires sont mis sous pression et les emplois menacés. Mais, malgré les accords bilatéraux et les mesures d’accompagnement, les salaires sont tout de même mis sous pression. Dans les branches où les contrôles sont efficaces et où il existe des salaires minimums ainsi qu’une pratique des sanctions conséquente (amendes, blocages, interruptions de travail), les employeurs peuvent toutefois être obligés à prendre leurs responsabilités. </p><p class="Text">Et pourtant, ces dernières années, les entreprises de branches qui ne comportent pas de salaires minimums ont souvent recruté du personnel à l’étranger. En l’absence de salaires minimums, les employeurs ne peuvent être sanctionnés si un cas de sous-enchère salariale est découvert. Dans quelques-unes de ces branches qui ne sont pas protégées, les contrôleurs ont constaté passablement de cas de sous-enchère, notamment dans le commerce de détail, l’horticulture, certaines parties de l’industrie (montage/entretien de machines) ainsi que dans l’accueil des enfants et des homes. </p><p class="Text">Les problèmes sont particulièrement marqués dans la branche informatique et les banques. Auparavant, si les entreprises d’informatique engageaient du personnel en provenance de l’étranger avant tout quand le chômage était faible, aujourd’hui elles recrutent aussi de la main-d’œuvre à l’étranger, alors que le chômage est en forte augmentation chez nous. Les principaux concernés sont les actifs et actives de plus de 50 ans.</p><p class="Text">Les accords bilatéraux doivent être utiles aux personnes actives en Suisse. C’est à cela que la population et les syndicats mesurent ces accords. Raison pour laquelle, il faut rapidement éliminer les problèmes et les abus. </p><p class="Text">Mais en contrepartie, l’émigration et l’immigration ne peuvent être attribuées qu’à la seule libre circulation des personnes. Le recrutement s’est internationalisé. En cause, la globalisation de l’économie&nbsp;et la mise au concours des postes sur Internet. A quoi s’ajoutent des changements politiques comme l’ouverture du marché à la location de services, la reconnaissance des diplômes étrangers, la suppression des restrictions à l’accès au marché intérieur ou l’abolition du statut de fonctionnaire. </p><p class="Text">Au début, la libre circulation a eu des effets qualitatifs&nbsp;: moins de travail au noir et d’emplois précaires des branches à bas salaire, plus de personnes qualifiées qui ont aussi mieux pu se défendre contre les tentatives de pression et d’abus des employeurs. Les instruments qu’offrent les mesures d’accompagnement ont par ailleurs permis d’améliorer les salaires. Et il a été plus difficile pour les moutons noirs parmi les employeurs de recruter de la main-d’œuvre «&nbsp;bon marché&nbsp;» à l’étranger au détriment de la main-d’œuvre indigène. Mais l’ouverture des marchés aux travailleurs et travailleuses temporaires et aux entreprises étrangères a engendré un nouveau potentiel d’abus. </p><p class="Text"><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/241016_RW_VL_EleG.pdf" class="download">Intervention de Daniel Lampart</a> sur le Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes</p><h5 class="Texte">Renseignements </h5><p class="Texte">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4972</guid><pubDate>Mon, 03 Jul 2017 09:33:45 +0200</pubDate><title>Révision Ordonnance admission, séjour et exercice d’une activité lucrative (OASA) : audition (art. 20 al. 1 LEtr) sur les nombres maximums 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/revision-ordonnance-admission-sejour-et-exercice-d-une-activite-lucrative-oasa-audition-art-20-al-1-letr-sur-les-nombres-maximums-2018</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4970</guid><pubDate>Thu, 29 Jun 2017 15:25:07 +0200</pubDate><title>Amiante: le Fonds d’indemnisation est opérationnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/amiante-le-fonds-d-indemnisation-est-operationnel</link><description>Aides financières pour toutes les victimes de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS se réjouit que la Fondation d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA), créée à l'initiative des syndicats il y a un peu plus de trois mois, puisse offrir ses premières prestations à partir de lundi 3 juillet. La FIVA représente une nouvelle étape majeure dans la lutte que mènent les syndicats depuis longtemps contre les conséquences terribles d'une exposition à l'amiante. Si la fondation ne peut pas faire disparaître les souffrances humaines qui se sont accumulées, elle peut tout du moins atténuer les conséquences financières de la maladie pour les personnes concernées et offrir un soutien psychologique. 
</p><p>La fondation a tout d'abord mis en place un service d'accompagnement gratuit pour tous les malades de l'amiante et leurs proches. Toutes les personnes qui souffrent d'un mésothéliome peuvent en outre faire une demande de soutien financier à la fondation. Jusqu'à ce que la fondation dispose de suffisamment de moyens, les indemnités seront versées en priorité aux malades dont le mésothéliome n'est pas considéré comme une maladie professionnelle. 
</p><p>Les demandes d'aide doivent être faites à l'adresse suivante : 
</p><p><b>Fondation d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA) <br>Service-Center Gesuche <br>Fluhmattstr. 1 Case postale 4358 <br>6002 Lucerne </b></p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4968</guid><pubDate>Tue, 27 Jun 2017 13:59:41 +0200</pubDate><title>Dossier 122: Les droits d’accès à l’entreprise et d’informer des syndicats</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-122-les-droits-d-acces-a-l-entreprise-et-d-informer-des-syndicats</link><description>Un élément fondamental de la liberté syndicale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats doivent pouvoir informer leurs membres. Ils doivent pouvoir pénétrer dans les entreprises. Sinon, impossible pour eux de jouer vraiment le rôle qui est le leur. C'est pourquoi les droits d'accès à l'entreprise et d'information des syndicats sont essentiels. Et ils dont d'ailleurs garantis au plan légal, comme le montre le nouveau Dossier de l'USS. </p><p>En Suisse, les droits d'accès à l'entreprise et d'information des syndicats découlent de toute une série de dispositions. Il s'agit de l'article 28 de la Constitution fédérale (Cst) ainsi des conventions N° 87, 98 et 135 de l'Organisation internationale du Travail. À travers son article 11 sur la liberté de réunion et d'association, la Convention européenne des droits de l'homme permet aussi aux travailleurs et travailleuses d'exercer les activités impliquées par leurs fonctions syndicales. En font en premier lieu partie l'information et le recrutement dans les entreprises. 
</p><p>Le but du présent Dossier de l'USS est de présenter les principaux aspects des droits d'accès à l'entreprise et à l'information des syndicats, y compris l'accès électronique. Cette présentation se fait entre autres dans la perspective des droits humains ici concernés, du droit du travail, mais aussi du Code pénal. La question particulièrement intéressante dans ce contexte est celle de savoir si l'employeur peut invoquer l'article 186 du Code pénal (violation de domicile) pour ne pas permettre aux syndicats d'informer les salarié(e)s ou les empêcher d'accéder à l'entreprise. 
</p><p>Il est évident que les droits d'accès à l'entreprise et à l'information des syndicats doivent être très étendus. Il peut s'agir ici de la distribution de tracts sur le parking des entreprises, de la mise à disposition de brochures dans les locaux de pause, du placement d'informations sur les tableaux d'affichage ou d'entretiens personnels sur le site de l'entreprise. Le fait de rendre visite aux salarié(e)s sur leurs places de travail en fait également partie, de même que l'utilisation de moyens électroniques, notamment d'Intranet ou de la liste de distributions de courriels. </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4962</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2017 14:11:35 +0200</pubDate><title>Égalité salariale : ce qui est possible en Islande…</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-ce-qui-est-possible-en-islande</link><description>Maríanna Traustadóttir à Berne le 5 juillet</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la nuit des temps, l'Islande a des femmes fortes qui ne se laissent pas régenter. Et cela, aussi au travail et en matière de salaire. Et pourtant, ce pays, où la différence de salaire entre hommes et femmes est la plus faible au monde, franchit une nouvelle étape. Cette île va en effet être le premier État à exiger dans une loi des entreprises qu'elles prouvent que leurs salaires sont égaux pour un travail de valeur égale. La loi s'appliquera à toutes les entreprises comptant plus de 25 employé(e)s. 
</p><h3>Et la Suisse ? </h3><p>Les femmes suisses attendent toujours la justice salariale. En moyenne, la différence de salaire avec les hommes est de 18,1 % (2014), dont 42 % ne peuvent pas s'expliquer par la formation, l'âge, l'ancienneté, la fonction, etc. En d'autres termes, les femmes se font voler 7,6 % de salaire. 
</p><p>Sous la pression des syndicats et des féministes, le Conseil fédéral veut certes s'attaquer à la discrimination salariale persistante et améliorer la loi sur l'égalité, mais la droite avec, derrière elle, les employeurs qui tirent les ficelles, ne veut pas de mesures contraignantes. Elle freine autant qu'elle peut. Désormais, les femmes des syndicats et les organisations féminines organisent contre cela une veille qui a lieu chaque mercredi sur la Place fédérale. Jusqu'à ce que le Conseil fédéral présente un message. 
</p><p>La Suisse a-t-elle quelque chose à apprendre de l'Islande ? Maríanna Traustadóttir, responsable de l'égalité des sexes à la confédération syndicale islandaise ASI est aussi la mère de cette loi. Sur invitation de l'Union syndicale suisse (USS) et de Travail.Suisse, elle présentera mercredi 5 juillet (hôtel Bern à Berne, 18 h) la loi islandaise et discutera de la situation suisse avec des représentantes de l'USS, du Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes et d'Avenir Suisse. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4959</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2017 09:51:40 +0200</pubDate><title>Loi sur l’égalité: bien intentionnée mais mal appliquée</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/loi-sur-l-egalite-bien-intentionnee-mais-mal-appliquee</link><description>Application lacunaire, selon un nouveau rapport d&#039;évaluation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><b>Un rapport d'évaluation de la Confédération montre que l'application de la loi sur l'égalité LEg est toujours lacunaire. Le verdict est en défaveur de la partie plaignante dans une majorité des cas. Il est grand temps de changer radicalement d'approche: il faut enfin instaurer la transparence sur les salaires et une instance officielle de surveillance de l'application de la LEg&nbsp;!</b></p><p>Cela n'a pas beaucoup évolué depuis 2005 quand une évaluation de la loi sur l'égalité avait déjà montré que son application était lacunaire. Les chances de succès pour les parties plaignantes qui entament une procédure selon la loi sur l'égalité sont même encore plus mauvaises qu'à cette époque. Alors que jusqu'en 2004, au moins 42&nbsp;% des jugements aboutissaient tout ou en partie en leur faveur, cela n'a plus été le cas que pour 37,5&nbsp;% des verdicts par la suite. Et ce n'est pas parce que les discriminations dénoncées étaient une vue de l'esprit de la part des plaignantes, mais parce que les tribunaux maîtrisent trop peu l'application de la loi sur l'égalité. Ils ont ainsi souvent fait l'erreur de traiter des licenciements discriminatoires selon le droit des obligations plutôt que selon la loi sur l'égalité - une procédure qui fait passer à la trappe l'allègement du fardeau de la preuve. Selon la loi sur l'égalité, la partie plaignante ne doit que rendre plausible une discrimination, c'est à la partie adverse de faire la preuve du contraire, ce qui représente un outil important dans la lutte contre la discrimination en raison du sexe. Il est particulièrement choquant que les actions en justice perdues aient encore souvent coûté des milliers de francs aux plaignantes. 
</p><h3>Les plaintes contre les congés-représailles n'ont aucune chance</h3><p>Actuellement, il n'y a pas grand-chose à gagner à intenter un procès en discrimination salariale. Si ce n'est de perdre son travail&nbsp;: dans 84&nbsp;% des procédures examinées, le rapport de travail avait été rompu au moment où le jugement était rendu. Quand les plaignantes ne sont pas parties d'elles-mêmes, elles ont souvent reçu leur congé. Les congés-représailles sont certes interdits par la loi sur l'égalité, mais les chances de gagner un tel procès sont très réduites&nbsp;: 11 plaintes sur 12 ont échoué pendant la période sous revue. 
</p><p>Le risque individuel pour les travailleuses est moins important si une plainte collective est déposée par les syndicats ou d'autres organisations. Les plaintes collectives sont des actions en constatation, les personnes concernées doivent tout de même porter plainte pour que les discriminations constatées soient supprimés au cas où les employeurs mis en cause n'entreprenaient pas d'eux-mêmes des démarches. Ce n'est donc pas étonnant que le nombre de plaintes collectives ait au moins été divisé par deux. 
</p><h3>Davantage de licenciements discriminatoires </h3><p>Depuis 2005, c'est avant tout le palmarès peu glorieux des discriminations alléguées qui a changé&nbsp;: les discriminations salariales détenaient alors la palme, suivies par les cas de harcèlement sexuel et en troisième position, on trouvait les licenciements discriminatoires. Depuis 2005, le nombre de ces derniers a doublé pour atteindre un tiers&nbsp;: ils se situent en tête, avec les discriminations salariales. La moitié de ces licenciements discriminatoires sont une réaction des employeurs à la grossesse et à la maternité. Ce n'est pas tolérable. 
</p><h3>Réviser la loi sur l'égalité</h3><p>Douze ans après la première évaluation de la loi sur l'égalité, l'analyse actuelle montre aussi que la loi représente certes une avancée importante, mais que son application comporte des lacunes éclatantes. Les auteures du rapport d'évaluation concluent avec des recommandations pour une protection efficace contre les discriminations. Elles exigent notamment la transparence des salaires, des contrôles de l'application par les autorités, un renforcement du droit de l'action collective ainsi que la formation des juges, des autorités de conciliation et des avocat(e)s.&nbsp; 
</p><p>Les syndicats s'engagent pour beaucoup de ces revendications depuis longtemps. C'est maintenant à nos représentant(e)s politiques d'enfin prendre le taureau par les cornes quand ils réviseront la loi sur l'égalité. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4958</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2017 09:34:25 +0200</pubDate><title>Protection contre les licenciements : mettre de l’ordre dans le monde, mais pas chez nous ? </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-les-licenciements-mettre-de-l-ordre-dans-le-monde-mais-pas-chez-nous</link><description>L’élection à l’OIT oblige le Conseil fédéral </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Désormais, la Suisse sera représentée au Comité de la liberté syndicale de l'OIT (Committee on Freedom of Association, CFA). Cet honneur oblige le Conseil fédéral à faire enfin le nécessaire pour que la protection suisse contre les licenciements soit conforme au droit international. Comment prétendre faire régner l'ordre sur la scène mondiale alors que l'on ne balaie pas devant sa porte ? </p><p>Les syndicats suisses se félicitent de l'élection au CFA de la collaboratrice du SECO Valérie Berset-Bircher. Cette haute instance de l'Organisation internationale du Travail (OIT) examine les plaintes portées contre les pays et faisant état de violations des principes de la liberté syndicale. 
</p><p>En 2006, suite à une plainte déposée par l'USS, le CFA a retenu que la protection contre les licenciements en Suisse ne satisfaisait pas au droit international. Il a déploré que même lors de licenciement abusif pour exercice de droits fondamentaux (liberté syndicale, liberté d'expression, lanceurs d'alerte...), la réintégration de la personne licenciée ne soit pas prévue, mais seulement une indemnité de six mois de salaire tout au plus. Le CFA considère cela comme une violation des conventions 87 et 98 de l'OIT ainsi que de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). Une étude réalisée récemment par l'Université de Neuchâtel sur mandat du SECO et du Département fédéral de justice (OFJ) aboutit à la même conclusion. 
</p><p>Malgré tout, à ce jour, ni le SECO, ni l'OFJ n'ont appliqué cette prescription. Comment le SECO prétend-il mettre de l'ordre sur la scène mondiale, alors qu'il ne fait pas le ménage dans son propre pays ? - L'élection au CFA fait honneur à la Suisse et oblige le Conseil fédéral à mettre enfin en œuvre les recommandations de cette instance en mettant la protection contre le licenciement en conformité avec le droit international. 
</p><h5>Renseignements&nbsp; </h5><ul><li>Luca Cirigliano, Secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97 </li><li>Ewald Ackermann, Communication de l'USS, 079 660 36 14 </li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4957</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2017 09:24:25 +0200</pubDate><title>Les CFF se distancient d’Uber</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-cff-se-distancient-d-uber</link><description>Une victoire syndicale </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Les CFF renoncent à une collaboration avec le service de VTC américain Uber. Maintenant, La Poste doit leur emboîter le pas. C'est ce que réclament les syndicats Unia, syndicom et SEV. </p><p>" Les CFF ont su faire preuve de sensibilité sociale : Il ne faut pas que des sociétés sérieuses cautionnent des entreprises qui pratiquent la sous-enchère " commente le président du syndicat du personnel des transports SEV, Giorgio Tuti à propos du succès commun remporté contre Uber par les syndicats SEV, Unia et syndicom. En effet, le 16 juin 2017, les CFF ont annoncé renoncer à la collaboration envisagée avec Uber. Ce faisant, ils satisfont à une exigence formulée par les trois syndicats : les entreprises qui abusent de leurs employés et contournent les prescriptions légales ne doivent pas pouvoir commercer avec l'Etat. 
</p><h3>CarPostal SA doit suivre </h3><p>Ce qui est possible pour les CFF doit l'être aussi pour l'entreprise CarPostal. Il faut savoir que celle-ci exploite d'ores et déjà l'application " NordwestMobil ", dans laquelle elle intègre les services d'Uber. Le message lancé par Unia, le syndicat du personnel des transports et syndicom est limpide : " Nous demandons à la société mère et entreprise proche de l'Etat, La Poste, de retirer immédiatement Uber de son application et de l'en exclure aussi longtemps que le groupe de transport à la demande ne respectera pas les lois suisses et les décisions officielles. " Cette demande s'adresse également aux Transports publics bâlois (BVB), qui recourent à la plateforme " NordwestMobil ", et à la ville de Bâle, propriétaire des BVB. 
</p><h3>Longue liste de péchés </h3><p>Uber refuse de considérer ses chauffeurs comme des employés et il ne paie pas les cotisations sociales obligatoires, par exemple. C'est illégal et cela favorise l'indépendance fictive. Tant la SUVA qu'une expertise juridique du professeur Kurt Pärli (Université de Bâle) ont clairement défini Uber comme un employeur, qui doit donc assumer ses devoirs en tant que tel. Par ailleurs, Uber appelle régulièrement des chauffeurs non dotés d'une licence à effectuer des transports illégaux. Si la police attrape ces chauffeurs, ce sont eux qui risquent des sanctions. Tandis qu'Uber s'en tire en toute impunité. Enfin, ce service de VTC va jusqu'à se payer le luxe d'ignorer les interdictions administratives. </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4955</guid><pubDate>Mon, 19 Jun 2017 14:53:07 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la fixation et l’adaptation de structures tarifaires dans l’assurance-maladie, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-la-fixation-et-l-adaptation-de-structures-tarifaires-dans-l-assurance-maladie-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4954</guid><pubDate>Mon, 19 Jun 2017 14:38:17 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral doit intervenir auprès de la Poste !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-conseil-federal-doit-intervenir-aupres-de-la-poste</link><description>Echos de la session d’été au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des débats importants pour le service public ont eu lieu au Conseil national lors de la dernière session. Commentaire. </p><p class="Text">Le Conseil national a traité quelques interventions sur la Poste pendant la session d’été. Le démantèlement qui se fait à grande vitesse des offices de poste butte contre l’incompréhension. Une motion de la Commission des transports et des télécommunications (CTT-N) sur la législation sur la poste (17.3012) a demandé que les critères servant à mesurer l'accessibilité soient fixés autrement. Elle demande aussi que les agences postales offrent tous les services de la Poste, donc aussi les envois en grand nombre et l’entier du service des paiements. Les exploitants des agences doivent aussi être indemnisés pour leurs prestations à hauteur d'un montant couvrant au minimum leurs coûts. Cette motion a été acceptée par une majorité remarquablement élevée de 172 voix contre 13 et 4 abstentions.  </p><p class="Text">Deux motions de la conseillère nationale Viola Amherd ont également été adoptées demandant l’adaptation des critères de démantèlement de la Poste et plus de transparence de sa part. Doris Leuthard, la cheffe du département concerné, s’est toutefois montrée droite dans ses bottes pendant le débat&nbsp;: la Poste délivrerait des prestations exceptionnelles, qui n’ont pas d’égal en Europe. Mais elle ne pouvait pas non plus complètement ignorer les pressions, ce qui l’a poussée à commander une étude du DETEC pour l’automne sur le critère d’«&nbsp;un office de poste pour chaque région d'aménagement du territoire&nbsp;». Le changement évident de mentalité de la majorité du Conseil national est un succès à mettre sur le compte de Syndicom. Le syndicat fait du lobbying depuis des mois contre la fermeture des offices de Poste. Et c’est aussi Syndicom qui joue la transparence puisqu’il publie sur son site une carte montrant où les offices de poste sont menacés. </p><p class="Text"><b>Retour à l’expéditrice pour le soutien des centrales hydrauliques </b></p><p class="Text">La Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE-N) voulait que le plénum adopte encore une mesure de soutien pour la force hydraulique dans le cadre des décisions sur le réseau électrique. Apparemment, les entreprises électriques avaient au préalable convaincu la majorité de la commission qu’il était minuit moins cinq pour pouvoir encore sauver les ressources électriques indigènes. L’intention était de modifier la loi de l'approvisionnement en électricité (LApEl) de telle sorte que le consommateur final du marché captif ne puisse plus qu’être livré en courant hydraulique. Un soutien concret des producteurs était promis et en même temps l’apaisement des vagues autour de la redevance hydraulique. </p><p class="Text">Auparavant, le Conseil des Etats avait tenté une approche qui voulait que les fournisseurs d’électricité livrent exclusivement du courant produit maison (hydraulique mais aussi nucléaire) aux petits clients captifs alors que les gros clients auraient été les seuls à profiter des avantages du marché électrique bon marché. Le modèle avait été rejeté par la majorité de la CEATE-N comme étant plus cher et pas écologique. Leur concept n’a pas non plus passé la rampe de la majorité du conseil et retourne à l’expéditrice. La commission va probablement demander aux producteurs davantage de transparence sur les coûts. Les différentes évaluations de la profitabilité de la force hydraulique sont fort éloignées. Le Conseil fédéral va bientôt présenter un projet pour modifier la redevance hydraulique, projet que les cantons alpins attendent avec inquiétude. Pour les régions structurellement faibles comme les Grisons et le Valais, les recettes provenant de cette redevance sont existentielles. &nbsp;</p><p class="Text">Les points de divergence du projet de loi sur la restructuration et l’extension des réseaux électriques retournent au Conseil des Etats. Il s’agit à cet égard avant tout de la question des compteurs d’électricité intelligents&nbsp;: qui doit en assumer les coûts&nbsp;? Est-ce que le montage et le maintien de ces «&nbsp;smart meters&nbsp;» doivent être réservés aux gestionnaires des réseaux&nbsp;?</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Poste</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4952</guid><pubDate>Fri, 16 Jun 2017 16:53:21 +0200</pubDate><title>Le projet d’ordonnance précise l&#039;application de Prévoyance vieillesse 2020 </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-projet-d-ordonnance-precise-lapplication-de-prevoyance-vieillesse-2020</link><description>L&#039;USS salue l&#039;ouverture de la procédure de consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a ouvert aujourd’hui la procédure de consultation sur l’ordonnance d’application de Prévoyance vieillesse 2020, ce qui est à saluer Cela permet de préciser en toute transparence comment cette réforme qui par ailleurs renforce l’AVS et assure les retraites sera concrètement mise en œuvre. C’est un avantage pour la population qui se rendra aux urnes le 24 septembre. &nbsp;</p><p class="Text">Le projet d’ordonnance règle des questions importantes pour les assuré(e)s. L’amélioration des rentes AVS sera ainsi effective à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2019. Le supplément sera aussi versé aux personnes qui auront atteint l’âge de référence à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2018. Cela permettra aux femmes qui devront travailler trois mois de plus en 2018 de pouvoir déjà compter sur le supplément AVS. </p><p class="Text">La modification du taux de conversion dans la prévoyance professionnelle obligatoire entre en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 2019. Cela laisse du temps aux caisses de pension d’adapter leur règlement. La garantie des acquis, dont bénéficie la génération de transition, sera aussi valable à partir de ce moment-là. Il est clair pour l’USS que cette garantie doit aussi s’appliquer aux assuré(e)s qui partiraient à la retraite avant l’âge de référence de 65 ans. Cela correspond à la volonté du législateur qui, en présentant une solution touchant l’ensemble du système de prévoyance vieillesse, voulait éviter des pertes de rentes. La préservation des acquis ne s’applique toutefois qu’à la part obligatoire assurée par la LPP. Beaucoup d'assuré(e)s de l’hôtellerie-restauration et du second œuvre  se trouvent dans ce cas. En raison de la dureté physique de leur travail, une retraite anticipée est souvent nécessaire. Une inégalité de traitement envers les salarié(e)s qui peuvent travailler jusqu’à 65 ans serait choquante.</p><p class="Text">Prévoyance vieillesse 2020 permet d’assurer les retraites, grâce à des rentes AVS plus élevées et des mesures de compensation dans le 2<sup>e</sup> pilier. Et grâce à un modeste financement additionnel de l’AVS qui lui allouera un milliard par an, sans que la population n’ait à payer un centime de plus. Prévoyance vieillesse apporte en outre des rentes du 2<sup>e</sup> pilier plus élevées à beaucoup de femmes. Et les travailleurs et travailleuses âgés qui perdraient leur emploi sur le tard ne devront plus entamer leur capital LPP avant la retraite puisqu’ils ils obtiennent une garantie de rente. Pour toutes ces raisons, l’Union syndicale suisse dit clairement Oui à Prévoyance vieillesse 2020.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4950</guid><pubDate>Fri, 16 Jun 2017 10:41:50 +0200</pubDate><title>Toujours plus d’associations en faveur de Prévoyance vieillesse 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/toujours-plus-d-associations-en-faveur-de-prevoyance-vieillesse-2020</link><description>Le camp du oui se renforce</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après les grands syndicats de Suisse, le PS, Alliance F,  les paysans et le Conseil suisse des aînés, c’est au tour de la  deuxième plus grande faîtière de retraité(e)s de dire Oui à la réforme  des retraites. La société des employés de commerce s’est aussi rangée  dans le camp du Oui. &nbsp;</p><p>La Fédération des associations des retraités et de l’entraide en  suisse (FARES) soutient à son tour Prévoyance vieillesse 2020. Le débat a  été nourri le 9 juin à Berne. Chacun a pu présenter ses arguments et  faire entendre sa voix. Mais en fin de compte, c’est quasiment à  l’unanimité que les délégué(e)s se sont prononcés en faveur de la  réforme, avec 25 voix pour, 1 contre et une abstention. Un résultat  clair comme de l’eau de roche, malgré la recommandation de l’Avivo de  voter Non. Les arguments qui jouent en faveur de Prévoyance vieillesse  2020 ont donc largement convaincu.
</p><h3>Enfin un pas contre la discrimination à l’encontre des femmes</h3><p>Pour la FARES, il est essentiel que la réforme permette de garantir  les rentes actuelles et d’assurer le financement de l’AVS pendant les 15  prochaines années. C’était le principal argument retenu en faveur du  Oui. L’organisation a aussi estimé que la hausse de la TVA de 0,3% que  la population va effectivement ressentir était tout à fait supportable.  Ce n’est pas cher payer pour absorber le nombre accru de nouveaux  retraité(e)s et stabiliser l’AVS. L’augmentation de l’âge de la retraite  des femmes est certes regrettable, mais les délégué(e)s de la FARES ont  estimé que les avantages étaient néanmoins prépondérants, puisque&nbsp;:  «&nbsp;un pas est enfin fait contre la discrimination envers les femmes au  niveau des caisses de pension». Les améliorations pour les travailleurs  âgés qui perdraient leur emploi ont également pesé dans la balance. 
</p><h3>Les employé(e)s de commerce aussi pour</h3><p>La Société des employés de commerce suisse (SEC) a quant à elle  emboîté le pas aux autres fédérations qui représentent les travailleurs  et les travailleuse&nbsp;: les délégués de la SEC, forte de 47&nbsp;000 membres,  se sont clairement exprimés en faveur d'une réforme qui va «dans la  bonne direction» lors de leur assemblée à Yverdon-les-Bains le 10 juin.  La faitière a également lancé un appel à l’Etat et aux entreprises à  mettre en place des incitations pour contribuer à une politique de la  vieillesse économiquement et socialement juste.
</p><h3>Renforcer, assurer et moderniser</h3><p>Le camp des partisans de la réforme des retraites se renforce de  semaine en semaine. Voilà qui va dans le bon sens. Car en effet, il faut  absolument renforcer l’AVS, le pilier le plus social et le plus  redistributeur ‒ pour les femmes notamment ‒ ainsi qu’assurer et  moderniser le système des retraites. Prévoyance vieillesse 2020 le  permet justement. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4940</guid><pubDate>Thu, 15 Jun 2017 13:59:51 +0200</pubDate><title>Travail au noir : coupable nonchalance des autorités</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travail-au-noir-coupable-nonchalance-des-autorites</link><description>Selon le rapport du SECO : davantage de soupçons, mais moins de contrôles</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le nombre de situations donnant lieu à un soupçon de travail au noir a augmenté en 2016 par rapport à 2015. Mais le nombre de contrôles a diminué ! Ce décalage montre que les acteurs politiques ne sont pas disposés à combattre le travail au noir de manière vraiment efficace. C'est pourquoi l'Union syndicale suisse (USS) demande principalement des amendes réellement dissuasives pour les employeurs fautifs. </p><p>Le rapport annuel du SECO sur l' " Exécution de la loi fédérale concernant des mesures en matière de lutte contre le travail au noir " (LTN) publié aujourd'hui fait apparaître que le nombre de situations donnant lieu à un soupçon de travail au noir a augmenté ; cela, de 12 % en ce qui concerne le droit des assurances sociales, de 13,5 % pour le droit des étrangers et de 9 % pour le droit de l'impôt à la source. Or le nombre d'entreprises et celui de personnes contrôlées ont diminué, durant la même période, respectivement de 8,1 % et 11,1 %. 
</p><p>C'est ainsi que l'écart entre le nombre de cas suspects et celui de contrôles effectués se creuse. Alarmant. Quant à l'argumentation avancée par le SECO, selon laquelle les contrôles seraient plus ciblés aujourd'hui, c'est un pur euphémisme. 
</p><p>L'USS demande que les mesures suivantes soient prises pour faire pièce au travail au noir : </p><ul><li>application d'amendes dissuasives pour les employeurs fautifs ; elles devront être aussi élevées que celles infligées en cas d'infraction aux mesures d'accompagnement ; </li><li>élimination par la Confédération, à l'aide de prescriptions précises et d'un financement plus efficace, des grandes différences existant entre cantons en matière de contrôles, de sanctions et d'informations sur les mesures prises et les sanctions prononcées ;&nbsp;</li><li> régularisation de la situation des sans-papiers sur le modèle de l'opération genevoise dite " Papyrus ", ce qui contribuera à endiguer ce phénomène. </li></ul><p>Il faut donner un nouvel élan à une révision de la LTN qui intègre ces mesures. 
</p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS responsable du problème des conditions de travail, 076 335 61 97 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4938</guid><pubDate>Thu, 15 Jun 2017 10:24:27 +0200</pubDate><title>Une politique monétaire active, avec des buts clairs, est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-politique-monetaire-active-avec-des-buts-clairs-est-necessaire</link><description>Commentaire de l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc reste fortement surévalué. Tendanciellement, il s'est même légèrement apprécié ces derniers temps. L'emploi stagne largement, contrairement à l'évolution à la hausse que connaissent d'autres pays. Les annonces de licenciements collectifs ou de délocalisations se sont multipliées pendant les mois d'avril, mai et juin. Les capacités de l'économie suisse sont sous-utilisées. Dans un tel contexte, notre pays a besoin d'une politique monétaire expansionniste. Or, à cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont de toute évidence restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la Banque nationale suisse (BNS) dans son bulletin trimestriel. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS continue à agir contre l'appréciation du franc en intervenant sur le marché des devises et en maintenant bas les taux d'intérêt. Mais la communication sur ses buts de politique monétaire manque toujours de clarté. Personne ne sait si la BNS va combattre à l'avenir de nouvelles appréciations du franc. 
</p><p>L'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose beaucoup plus à la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change se stabilise à très court terme aux alentours de 1,10 franc pour 1 euro et qu'ensuite, l'on fasse rapidement en sorte que, grâce à un taux modéré, la Suisse ne subisse pas de préjudice. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation).
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11&nbsp;</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p class="Agencementdutexte"><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4935</guid><pubDate>Wed, 14 Jun 2017 11:13:17 +0200</pubDate><title>14 juin : Passons les salaires à la loupe - contrôles des salaires, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-passons-les-salaires-a-la-loupe-controles-des-salaires-maintenant</link><description>Veille des femmes à la place fédérale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a tout de même promis un message sur la révision de la loi sur l'égalité jusqu'à l'été 2017 qui pousserait les entreprises à enfin passer leurs salaires sous la loupe. Les syndicalistes et d'autres organisations féminines le prennent au mot : dès le 14 juin, qui célèbre depuis 26 ans la légendaire grève des femmes, elles monteront la garde tous les mercredis sur la place fédérale jusqu'à ce que le Conseil fédéral adopte son message. Elles rappelleront ainsi que les salaires doivent être examinés sous toutes les coutures. Elles exigent des contrôles des salaires, elles exigent des sanctions en cas de discrimination salariale - elles exigent l'égalité.
</p><p>Des projets se basant sur la bonne volonté, comme le Dialogue sur l'égalité des salaires, n'ont pas eu les effets escomptés contre les discriminations salariales persistantes. Cela n'empêche pas les partis bourgeois de s'opposer de toutes leurs forces à des mesures contraignantes. Ils préfèrent nier l'existence-même de discriminations salariales avec des arguments fallacieux.
</p><p>L'égalité salariale est inscrite dans la Constitution depuis 36 ans, la loi sur l'égalité existe depuis 21 ans, et pourtant, les femmes attendent toujours un salaire égal. L'écart salarial était d'environ 18,1% en 2014. Aucun critère objectif, comme une différence d'âge, de formation, de fonction ou de niveau de compétences ou encore d'ancienneté ne permet de justifier près de la moitié de cet écart de salaire.
</p><p>Après des décennies d'attente pour l'égalité salariale, des syndicalistes et des organisations féminines vont monter la garde sur la place Fédérale jusqu'à ce que le Conseil fédéral présente son message sur la mise en œuvre de l'égalité salariale.
</p><h3>Veilles</h3><ul><li>14 juin, 12h-13h30</li><li>Tous les mercredis suivants, entre 8 et 9h.</li></ul><h5> Renseignements : </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4930</guid><pubDate>Wed, 07 Jun 2017 15:46:57 +0200</pubDate><title>Prolongation du congé de maternité en cas d’hospitalisation du ou de la nouveau-né(e)</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/prolongation-du-conge-de-maternite-en-cas-d-hospitalisation-du-ou-de-la-nouveau-ne-e</link><description>Le Parlement veut combler une lacune</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Parlement entend combler une lacune du congé de maternité. En cas de longue maladie du ou de la nouveau-né(e), le congé de maternité de la mère pourra être prolongé. Une bonne décision.</p><p>&nbsp;Le problème : si un ou une nouveau-né(e) doit être hospitalisé pendant au moins trois semaines, la mère peut repousser le début de la perception de ses allocations de maternité jusqu'au moment où elle prend son enfant à la maison. Mais la loi ne dit pas explicitement si la femme a, dans le cas d'un tel report, le droit de toucher une allocation pendant la durée de l'hospitalisation de l'enfant. Or, elle n'a pas le droit de travailler pendant cette période. 
</p><p>La solution : dans de tels cas, le versement des allocations de maternité sera prolongé. Aujourd'hui, la loi le limite à 98 jours. La prolongation sera d'au moins 21 jours et c'est au Conseil fédéral qu'il appartiendra de fixer le nombre maximum en complétant dans ce sens la loi sur les allocations pour perte de gain. 
</p><p>La décision : par 113 voix contre 67 (principalement de l'UDC), le Conseil national a choisi cette solution, le Conseil des États ayant déjà accepté la motion à son origine lors de la session d'hiver 2016. Au Conseil fédéral désormais, qui lui était aussi favorable, de mettre en œuvre la décision des Chambres. 
</p><p>Les coûts : chaque année, mille nouveau-né(e)s sont hospitalisés pendant plus de trois semaines ; cela, pour 80 000 naissances. Pour une prolongation pendant 56 jours du versement des allocations de maternité, l'Administration a calculé des coûts de 5 millions de francs. L'important soulagement que la solution trouvée apportera aux familles concernées ne sera donc pas cher du tout. 
</p><h3>Autre décision du Parlement : aucun droit à réduire son taux d'occupation en cas de naissance</h3><p>La conseillère nationale socialiste Nadine Masshardt (BE) s'est par contre heurtée à un mur avec son initiative parlementaire qui demandait le droit de réduire d'au maximum 20 % son taux d'occupation suite à une naissance, comme c'est prévu pour le personnel de la Confédération. Le but de cette proposition était d'impliquer davantage les pères dans la garde des enfants. Les petites - ce qui resterait à définir - entreprises ne seraient pas concernées par cette réglementation. 
</p><p>Tous les arguments avancés furent sans effet. La majorité de droite du Conseil national estima doctrinairement qu'on ne saurait ajouter ici une nouvelle réglementation et que la liberté contractuelle n'admet aucune entorse. Ainsi parla le conseiller national UDC Egloff. Et le plénum suivit : par 110 voix contre 67, il décida de ne pas donner suite à cette initiative. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4929</guid><pubDate>Wed, 07 Jun 2017 15:08:25 +0200</pubDate><title>16 000 apprenti(e)s sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/16-000-apprenti-e-s-sur-le-carreau</link><description>Baromètre des places d’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les projections du baromètre des places d'apprentissage publiées le 7 juin dernier minimisent les difficultés que rencontrent les jeunes sur le marché des places d'apprentissage. Si l'offre de ces places dépasse en chiffres absolus la demande, la situation des jeunes n'est cependant pas aussi rose. La demande de places d'apprentissage a augmenté de 7,6 % par rapport à 2016, alors que le nombre de places proposées est resté stable. Près 16 000 jeunes n'avaient pas encore décroché en avril leur place d'apprentissage pour la rentrée. 
</p><p>Plusieurs branches proposent aujourd'hui un nombre de places insuffisant. C'est le cas notamment dans les métiers majoritairement féminins comme la santé et le social. Pour cette raison, les jeunes femmes sont souvent contraintes de postuler beaucoup plus souvent que les jeunes hommes. Une situation insatisfaisante et discriminatoire. 
</p><p>De l'autre côté, dans plusieurs branches, un nombre important de places ne sont pas occupées, notamment dans les métiers de la construction, des services et de la vente. Les employeurs mettent la faute sur les jeunes, qui ne seraient pas à la hauteur, ou sur le manque de publicité faite dans les écoles ou auprès des familles. En réalité, les branches concernées sont souvent celles où les jeunes sont vite considérés comme une main-d'œuvre bon marché et où la qualité de la formation et les mesures de sécurité passent au second plan. 
</p><p>C'est pourquoi l'USS demande que la Confédération et les cantons renforcent la surveillance de l'apprentissage et veillent à améliorer la mise en œuvre des mesures de protection en faveur des apprenti(e)s. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4927</guid><pubDate>Tue, 06 Jun 2017 14:23:43 +0200</pubDate><title>La protection suisse contre le licenciement à l’ordre du jour de l&#039;OIT</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-suisse-contre-le-licenciement-a-l-ordre-du-jour-de-loit</link><description>La Conférence de l’OIT parlera du renforcement des droits fondamentaux au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chez nous, les personnes syndicalement actives et les lanceurs d'alerte continuent d'être insuffisamment protégés contre le licenciement abusif. C'est pourquoi l'Union syndicale suisse veillera à ce qu'il soit question de ce sujet lors de la 106e Conférence de l'Organisation internationale du Travail (OIT). 
</p><p>Le problème est le suivant : en Suisse, les personnes syndicalement actives et les lanceurs d'alerte ne sont protégés que d'une manière très lacunaire contre les licenciements abusifs. Ils peuvent être licenciés en raison de leur participation à des négociations collectives ou d'activités syndicales, voire même parce qu'ils posent des questions dérangeantes. Et même lorsqu'un tribunal constate le caractère abusif de leur licenciement, ils peuvent tout au plus s'attendre à six mois de salaire à titre de dédommagement. Dans la réalité, il s'agit la plus part du temps de deux à trois mois seulement. Ainsi, les recommandations de l'OIT concernant la liberté d'association et le droit de négociation collective ne sont pas respectées ! 
</p><h3>Le Conseil fédéral doit agir </h3><p>Lors de la 106e Conférence de l'OIT, qui se tient du 5 au 16 juin à Genève, l'USS s'engage pour que ces questions reviennent sur la table. En effet, la conférence va discuter du renforcement nécessaire des principes et des droits au travail. Elle élaborera à cet effet un rapport avec des recommandations à l'intention des gouvernements. Ce rapport développera la " Déclaration sur la justice sociale pour une mondialisation équitable " adoptée par l'OIT en 2008. L'USS demandera que le rapport traite aussi de la liberté syndicale et, donc, de la protection contre le licenciement des personnes syndicalement actives. Il faut montrer par ce biais au Conseil fédéral qu'il y a lieu d'agir en matière de protection contre le licenciement antisyndical. 
</p><h3>Une mondialisation sociale.... </h3><p>La 106e Conférence de l'OIT veut en outre poser des jalons sociaux concernant la migration, la transformation écologique de l'économie et le libre-échange. Il apparaît toujours plus que l'OIT est la seule en mesure de donner des impulsions importantes pour une mondialisation plus juste et plus sociale. Cela touche en particulier la dimension sociale du libre-échange. D'autres organisations, comme l'Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international ou le G8, ne disposent pas du savoir-faire en la matière ou de la volonté politique nécessaire. Une preuve du rôle important joué par l'OIT est la reprise de ses exigences dans les 17 objectifs de développement durable de l'Agenda 2030 des Nations Unies. L'objectif numéro 8 demande en effet un travail décent, le respect de la liberté syndicale et le plein-emploi. 
</p><h3>...au lieu de Trump et Cie </h3><p>Les chiffres suivants montrent toute l'importance que revêt une mondialisation socialement aménagée. Selon les prévisions, le nombre de personnes au chômage sur toute la planète devrait dépasser les 200 millions en 2017. Les emplois précaires concernent 1,5 milliard de personnes dans le monde. Et ils ont fortement augmenté en Europe et aux États-Unis aussi, alors qu'en même temps, les gouvernements appliquent des programmes d'austérité. Dans la majorité des 34 États membres de l'OCDE, l'écart entre les revenus des plus riches et ceux des plus pauvres atteint un niveau jamais vu depuis trois décennies. Une mondialisation, si elle respecte les normes sociales et les droits fondamentaux privera aussi les populistes à la Trump ou Le Pen du terreau sur lequel ils prospèrent. L'engagement de l'OIT pour encourager la croissance de l'emploi et, simultanément, défendre ainsi que développer les droits des travailleurs et travailleuses se révèle de ce fait solide également sous l'angle politique. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4922</guid><pubDate>Fri, 02 Jun 2017 11:51:26 +0200</pubDate><title>Révision de la loi fédérale sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-loi-federale-sur-la-partie-generale-des-assurances-sociales-lpga-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Assurance-accidents</category><category>Assurance-invalidité</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4919</guid><pubDate>Thu, 01 Jun 2017 11:24:10 +0200</pubDate><title>« Projet fiscal 17 » : problèmes non résolus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/projet-fiscal-17-problemes-non-resolus</link><description>Nouvelle mouture de la 3e réforme de l’imposition des entreprises : au Conseil fédéral de corriger
</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) voit d'un œil critique la nouvelle RIE III (" Projet fiscal 17 ") présentée aujourd'hui par le conseiller fédéral Ueli Maurer et les gouvernements cantonaux. Avec l'augmentation des allocations familiales, on y a certes intégré une amélioration sociale, mais en même temps, on risque de voir l'impôt sur le bénéfice fortement baisser dans les cantons et les communes ; cela, pour toutes les entreprises. Et encore plus qu'avec la RIE III. 
</p><p>Les baisses de l'impôt sur le bénéfice prévues par les cantons constituaient déjà avec la RIE III la mesure le plus chère et la moins efficace. Le net rejet de cette dernière par le peuple a montré que la Confédération et les cantons doivent faire marche arrière, en ne relevant pas la part de l'impôt fédéral direct destinée aux cantons. Or, le projet présenté aujourd'hui va encore plus loin que la RIE III. Manifestement, même les dispositions transitoires (" step-up ") seront supprimées, alors qu'elles auraient permis, sans baisse d'impôts, de changer de système pour les sociétés à statut spécial. Paradoxalement, la hausse de l'imposition partielle des dividendes à 70 % renforcera encore plus la pression en faveur de baisses d'impôts. Sous la pression des arts et métiers, les cantons essaieront d'utiliser ces recettes supplémentaires pour baisser encore plus l'impôt sur le bénéfice. 
</p><p>Les grands axes présentés aujourd'hui auraient des problèmes en cas de votation populaire. En effet, la RIE III a, par exemple, aussi été clairement rejetée dans le canton de Bâle-Ville qui a proposé un projet meilleur. L'USS attend de l'ensemble du Conseil fédéral qu'il corrige les grands axes présentés aujourd'hui. Nous avons besoin d'un projet plus social et moins onéreux. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4917</guid><pubDate>Wed, 31 May 2017 14:23:37 +0200</pubDate><title>Prévoyance vieillesse 2020 plus nécessaire que jamais </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-2020-plus-necessaire-que-jamais</link><description>Le Conseil des Etats veut économiser sur les prestations complémentaires </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des Etats a décidé aujourd’hui les mesures d’économies sur les prestations complémentaires (PC) les plus lourdes depuis leur création en 1965. Cela montre clairement&nbsp;: des rentes AVS plus élevées comme le prévoit Prévoyance vieillesse 2020 sont urgemment nécessaires. </p><p>Le Conseil des Etats veut réduire les dépenses des PC d’environ un demi-milliard de francs par an. Ces mesures d’économies vont toucher durement les séniors ainsi que les personnes handicapées. Sans mesures compensatoires dans l’AVS, leur marge de manœuvre financière déjà très modeste sera encore plus maigre. 
</p><p>Il est toutefois positif que le Conseil des Etats veuille enfin adapter les dépenses reconnues pour les frais de logement à l’augmentation des loyers. Mais en même temps, il réduit les dépenses reconnues pour les primes d’assurance-maladie. Les PC devraient correspondre au maximum à la prime de la troisième assurance-maladie la moins chère. Cela signifie que les 300&nbsp;000 bénéficiaires de PC devraient changer de caisse pour les moins chères. Le libre choix d’une caisse-maladie est pourtant massivement restreint pour les personnes très âgées et dépendantes de soins. Beaucoup de ces personnes ne pourront pas changer de caisse-maladie et devront donc économiser sur leur minimum vital pour payer la participation plus élevée aux primes d’assurance-maladie. Les cantons économisent ainsi 170 millions de francs par an sur le dos des bénéficiaires de PC. Le Conseil des Etats veut économiser 123 autres millions sur le remboursement des primes d’assurance-maladie. 
</p><p>Ces coupes dans les PC sont indignes. Le Conseil national qui traitera ensuite le projet doit les corriger. &nbsp;
</p><p>La décision de la Chambre haute montre clairement que la population dans son ensemble ne peut mener une vie digne à la retraite qu’avec des rentes AVS plus élevées. La réforme de la prévoyance vieillesse 2020 est un pas important et adéquat dans ce sens. &nbsp;
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, Adjointe du premier secrétaire de l'USS, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4924</guid><pubDate>Tue, 30 May 2017 12:04:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la formation professionnelle (OFPr): Renforcement de la formation professionnelle supérieure, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-la-formation-professionnelle-ofpr-renforcement-de-la-formation-professionnelle-superieure-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4915</guid><pubDate>Mon, 29 May 2017 19:07:37 +0200</pubDate><title>L’UBS fait de la pub pour une épargne-prévoyance à haut risque</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-ubs-fait-de-la-pub-pour-une-epargne-prevoyance-a-haut-risque</link><description>Placements de 3e pilier problématiques pour les salarié(e)s ordinaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>UBS parle mal de l’AVS depuis des années pour pouvoir vanter ses produits dans le cadre du 3e pilier. En mai 2017, la banque a lancé une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/241001_EFAS/241001_MK_EFAS_Pierre-Yves_Maillard.pdf" class="download">nouvelle offensive</a> qui recommande des structures de portefeuille pour ses nouvelles cotisations d’épargne avec un taux élevé d’actions. Pour les personnes de 35 et 44 ans, elle suggère 75% d’actions (!). Pour les 45 à 54 ans, la proportion d’actions reste à un niveau très élevé (47%). C’est totalement fallacieux. 
</p><h3>AVS plus avantageuse que le 3e pilier</h3><p>L’USS a pour sa part calculé <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/241001_EFAS/241001_MK_EFAS_David_Roth.pdf" class="download">les avantages et les désavantages du 3e pilier par rapport à l’AVS</a>&nbsp;: les salariés normaux s’en sortent mieux avec l’AVS. Pour les couples, la différence en faveur de l’AVS est de 350&nbsp;000 francs. Pour les célibataires, ce montant est de plus de 200&nbsp;000 francs. Les coûts administratifs de l’AVS sont bien moindres puisqu’aucun actionnaire ou manager surpayé n’y gagne un centime. L'AVS est en outre financée socialement. Les gros salaires cotisent beaucoup plus qu’ils ne perçoivent. Au profit des revenus bas et moyens. 
</p><p>L’épargne-prévoyance pour le 3e pilier dont le taux en actions est élevé qu'UBS promeut n’est pas seulement chère, mais aussi risquée. De grandes pertes sont possibles. A la différence de l’AVS, mais aussi des caisses de pension. Les actions représentent une catégorie de placements risquée&nbsp;: celui qui aurait acheté une action UBS en 2006 pour sa prévoyance vieillesse la payait environ 65 francs. Pendant la crise qui a suivi, son cours s’est effondré. L’action ne s’est d’ailleurs jamais complètement remise. Elle ne vaut actuellement plus qu’environ 16 francs. Une grande partie de la fortune investie est partie en fumée. 
</p><h3>Retraité(e)s captifs</h3><p>Des comparaisons sur le long terme montrent que les actions réalisent en moyenne des rendements un peu plus élevés. Toutefois, les rendements moyens ne sont pas significatifs pour ce type d’investisseurs. Quand on a besoin d’argent, par exemple après la retraite, on doit vendre ses actions à un moment précis. Et si on joue de malchance, les marchés sont alors justement baissiers. <a href="https://www.group.pictet/corporate/fr/home/media_relations/corporate_publications/special/performance.html">Les chiffres de la banque Pictet</a> montrent que les actions suisses entre 1950 et aujourd’hui ont conclu 17 années sur 67 en baisse, soit 28% des années. Les différentes stratégies de placement peuvent être comparées avec les mêmes chiffres. Un fonds avec 75% d’actions a par exemple eu des rendements moins bons dans 10 cas sur 50 qu’avec une stratégie plus sûre comportant uniquement des obligations (pour une personne de 44 ans jusqu’à la retraite). &nbsp;
</p><p>Aucun risque de cette sorte avec l’AVS, puisqu’elle est financée par des revenus courants (cotisations salariales, contribution de la Confédération) et n’investit qu’à la marge dans des produits financiers. Les caisses de pension courent aussi des risques bien moindres. Comme elles assurent les actifs et les rentiers, elles ne doivent pas vendre leurs actions à un moment donné, à la différence des individus. &nbsp;
</p><p>Raison pour laquelle, tous les salarié(e)s qui ont des revenus bas à moyens devraient dire Oui à la hausse des rentes AVS prévue par Prévoyance vieillesse 2020.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4914</guid><pubDate>Mon, 29 May 2017 16:19:13 +0200</pubDate><title>PV 2020: Pourquoi UBS démolit l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pv-2020-pourquoi-ubs-demolit-l-avs</link><description>Répandre la panique pour faire des affaires, sans scrupules, sur le dos de citoyens apeurés. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis des années, UBS publie au moins une fois par an une soi-disant étude sur l’AVS qu’elle se fait un plaisir de dégommer. La dernière remonte à la semaine dernière. Mais cette fois-ci, je n’en ai pas cru mes yeux. Quelques jours plus tôt, un conseiller d’UBS me remettait un prospectus publicitaire qui lui aussi peignait l’avenir de la prévoyance vieillesse en noir. Il est dès lors évident que la stratégie sans scrupules d’UBS ne vise qu’à faire des affaires sur le dos des citoyens apeurés en leur vantant sa nouvelle épargne-prévoyance à haut risque. </p><p>UBS répand la panique selon un schéma bien rôdé. La banque brandit la menace de la démographie et assène sans relâche aux potentiels clients que l’AVS a de gros problèmes de financement. Mais pas un mot sur le fait que l’AVS verse actuellement plus du double de rentes (2,2 millions) qu’en 1975 (900&nbsp;000), sans que les cotisations n’aient jamais été augmentées. Pas un mot non plus sur le fait que toutes les études qui depuis 30 ans prévoyaient un trou financier désastreux ont été démenties. Il est effectivement impossible de prévoir à aussi long terme que ne le fait UBS. L’Office fédéral des assurances sociales a pour sa part fait des prévisions jusqu’en 2045 qui prennent en compte une augmentation de la productivité pourtant très prudente. Résultat&nbsp;: il faudrait un léger financement additionnel d’un peu plus de 1&nbsp;% du PIB. L’étude d’UBS ne vaut donc même pas le papier sur lequel elle a été écrite.&nbsp; 
</p><p>Depuis peu, UBS insiste aussi sur les problèmes de caisses de pension. Elles sont incontestablement dans une situation difficile en raison des taux d’intérêts extrêmement bas. Ce n’est pourtant pas une raison de présenter le système des trois piliers comme si le premier pilier s’écroulait et le deuxième présentait de larges fissures alors que le 3e pilier serait dans un état irréprochable. Car le problème des taux d’intérêts bas se pose également pour le 3e pilier, comme pour tout système de prévoyance par capitalisation. 
</p><h3>75% d'actions pour un 3e pilier: cher et risqué</h3><p>Mais UBS n’en a que faire&nbsp;: elle promeut dans son prospectus des fonds de prévoyance qui comportent jusqu’à 75&nbsp;% d’actions. Sans aucun scrupule, même si la banque écrit en tout petit que plus le pourcentage d’actions augmente, plus les fluctuations de valeurs et donc les risques sont importants. Et si je dois prendre ma retraite pendant que la Bourse est en crise&nbsp;? Et ce n’est pas là un scénario catastrophe de syndicaliste. En ce qui concerne les comptes de prévoyance du 3e pilier défiscalisés, je ne peux en effet pas décider librement quand je retire le capital, ni quand je paie des impôts dessus. 
</p><p>Sur les 67 dernières années boursières, 19 ont clôturé sur une baisse. Cela veut dire presque tous les quatre ans. C’est un risque bien trop élevé pour tous ceux qui ne sont pas très fortunés, comme l’explique <a href="http://http://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/suisse/article/details/lubs-fait-de-la-pub-pour-une-epargne-prevoyance-a-haut-risque/" class="external-link-new-window">cet article</a>. UBS se garde bien de dire que ses produits sont chers. Les traders, les bourses, les fonds et la banque, chacun ramasse son écot sur mon 3e pilier. Au contraire de l’AVS&nbsp;: elle est gérée de manière tellement économique et efficiente que notre assurance sociale est celle qui peut de loin générer le plus de rente avec chaque franc de cotisation.
</p><h3>Traders, assureurs et banquiers ne gagnent rien avec l'AVS</h3><p>Et comme, grâce au système de financement par répartition, toutes les cotisations salariales financent directement les rentes des retraité(e)s, il n’y a pas d’argent à se faire pour les banques et les assurances. UBS brandit plutôt la peur du vieillissement démographique et essaie de monter les générations les unes contre les autres. Celles et ceux qui bénéficient maintenant de leur retraite ont, pendant leur vie active, financé la retraite des séniors d’alors. Et celles et ceux qui actuellement travaillent et cofinancent de leurs cotisations les retraites actuelles, pourront bénéficier plus tard de l’AVS.
</p><p>Une AVS solide et des caisses de pensions stables ne sont pas dans l’intérêt des banques, des assurances et de leur association economiesuisse. Ils ne voient donc pas d’un très bon œil Prévoyance vieillesse 2020 qui renforce l’AVS et sécurise les retraites. Et préfèrent peindre le diable sur la muraille pour nous convaincre de la nécessité de contracter un 3e pilier onéreux et très risqué. Ne nous laissons pas entraîner dans ce jeu de dupe. En votant Oui au compromis Prévoyance vieillesse 2020, nous pouvons contrecarrer leurs plans. Le 24 septembre, la balle est dans notre camp.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4912</guid><pubDate>Mon, 29 May 2017 16:02:42 +0200</pubDate><title>Modif. ordonnances  radio et TV, gestion fréquences/concessions radiocom-munication, redevances et émoluments domaine des télécommunications, Directives sur les fréquences de radiodiffusion</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modif-ordonnances-radio-et-tv-gestion-frequences-concessions-radiocom-munication-redevances-et-emoluments-domaine-des-telecommunications-directives-sur-les-frequences-de-radiodiffusion</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4910</guid><pubDate>Wed, 24 May 2017 10:10:28 +0200</pubDate><title>Soutien pour la force hydraulique : un terrain glissant</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/soutien-pour-la-force-hydraulique-un-terrain-glissant</link><description>La stratégie des réseaux électriques en discussion au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la session d’été, le Conseil national devra traiter, en tant que second conseil, la restructuration et l’extension des réseaux électriques. Il lui appartiendra de corriger les erreurs du conseil prioritaire, et de veiller à ce que la population ne soit pas forcée de payer pour les erreurs d’investissements commises par les consortiums de l’électricité. </p><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’est déjà exprimée sur la conception du projet lors de la procédure de consultation. Elle soutient le principe ORARE (Optimisation du Réseau avant Renforcement avant Extension). L’évolution technologique est extrêmement dynamique. Maîtrise décentralisée de la demande et gestion de l’injection orientée sur les réseaux coûtent moins cher et sont toujours plus respectueux de l’environnement qu’une extension des réseaux. En outre, il existera aussi dans quelques années des possibilités de stockage décentralisé adaptées au marché. Pour toutes ces raisons, il est largement inutile de développer le réseau de distribution déjà dans un futur proche. Le danger d’une infrastructure des réseaux chère et très surdimensionnée est réel. Cela, aussi parce que les coûts pourraient être répercutés sur les consommateurs et consommatrices finaux. Le risque d’une erreur de planification ne serait donc pas supporté par les gestionnaires de réseaux de distribution ou Swissgrid et non plus par les cantons et la Confédération. 
</p><h3>Garantir la protection des données</h3><p>Grâce à un réseau intelligent et à la mise en place de compteurs d’électricité intelligents, les gestionnaires de réseaux de distribution pourront à l’avenir disposer d’une foison de données sur leur clientèle, des données qui leur permettront de gérer l’approvisionnement en électricité de manière différenciée et en ménageant les ressources. Cela posera toutefois des exigences élevées en matière de protection des données et l’utilisation de ces dernières supposera l’accord du consommateur ou de la consommatrice final. L’USS soutient ici la modification proposée par la Commission l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie du Conseil national (CEATE-N).
</p><p>Le câblage souterrain n’est pas toujours meilleur pour l’environnement, mais il correspond certainement toujours aux vœux de la population concernée. Les lignes d’une tension de moins de 220kV (kilovolts) devraient par conséquent être enterrées là où c’est possible et judicieux, mais le surcoût ne doit par contre pas être répercuté sur les consommateurs et consommatrices finaux. Sur ce point aussi, l’USS soutient la CEATE-N.
</p><h3>Corriger le Conseil des États</h3><p>Tout tourne actuellement autour du soutien destiné à la force hydraulique indigène. On ne comprend pas pourquoi le Conseil des États a décidé de supprimer l’alinéa 5 de l’article 6 de la loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEl), qui, sur le marché administré, oblige les gestionnaires de réseaux de distributions à répercuter sur leur clientèle le bénéfice qu’ils tirent du libre accès aux réseaux. Sur cette question, la CEATE-N a corrigé à juste titre cette décision, même si la solution de rechange qu’elle propose représente également une intervention sensible dans l’approvisionnement de base. On attend maintenant du Conseil national qu’il donne en plus une impulsion à la transition énergétique. En effet, la CEATE-N pense qu’il faut compléter l’article 1 alinéa 6 de la LApEl de sorte que les consommateurs et consommatrices finaux ne reçoivent que de l’électricité produite par des centrales hydrauliques indigènes. C’est là bien sûr quelque chose de sournois, car ainsi, l’article 5, s’il n’est pas biffé, devient obsolète, car il n’y aura plus d’avantages tarifaires dans ce modèle. 
</p><h3>Pas question de libéraliser encore plus le marché de l’électricité</h3><p> Avec toutes ces mesures inventives destinées à soutenir la force hydraulique indigène, on s’engage sur un terrain glissant, car elles impliquent pratiquement que l’on soit altruiste, de toute façon que le consommateur et la consommatrices finaux s’identifient fortement à cette force hydraulique indigène. Ce sont de fait eux qui payeront ces mesures de soutien. Le tout ne fonctionnera qu’aussi longtemps que nous conserverons l’actuelle structure du marché de l’électricité dans laquelle les petits consommateurs et consommatrices n’ont pas la liberté de choisir. L’USS s’engage vigoureusement pour que le marché de l’électricité ne soit pas largement libéralisé. Mais il faut que la population le veuille et il n’est pas question qu’elle soit contrainte d’éponger les investissements inappropriés des consortiums de l’électricité. Sinon, l’appel à une libéralisation intégrale se fera en effet rapidement entendre. Et, dans l’actuelle situation du marché, cela signifierait la fin de l’industrie électrique indigène. </p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4906</guid><pubDate>Wed, 24 May 2017 09:42:55 +0200</pubDate><title>Révision des PC : pas d’économies chez ceux qui n’ont rien à économiser </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-des-pc-pas-d-economies-chez-ceux-qui-n-ont-rien-a-economiser</link><description>Le Conseil des Etats doit corriger le tir </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des Etats s’empare de la loi sur les prestations complémentaires. Le projet de révision contient de bonnes propositions comme l’adaptation du montant maximal pris en compte pour le loyer, mais aussi pas mal de détériorations qui trahissent un grand manque de sensibilité sociale.</p><p>Environ 300&nbsp;000 personnes âgées ainsi que handicapées dépendent actuellement des prestations complémentaires (PC) pour pouvoir boucler leurs fins de mois. Et elles sont toujours plus nombreuses. Parce que le niveau des rentes ne suit pas l’évolution du coût de la vie. Il est donc important que les rentes soient améliorées. La réforme Prévoyance vieillesse 2020 y contribuera. L’amélioration des rentes AVS&nbsp;: 840 francs ou jusqu’à 2&nbsp;712 francs pour les couples ainsi que les adaptations dans le 2e pilier amélioreront le revenu des personnes à bas salaires. Ces améliorations sont urgentes. Il est donc d’autant plus étonnant que le Parlement veuille économiser 300 millions de francs dans le cadre de la révision de la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité. (LPC). Les personnes dont les primes d’assurance-maladie sont remboursées par les PC souffriraient particulièrement de ces mesures d’économie.</p><p>Le Conseil des Etat traitera la révision de la LPC pendant la session d’été. Le projet mélange du bon avec du nettement moins bon. Le relèvement du montant maximal pris en compte pour le loyer est une adaptation positive incontournable. Mais les détériorations, comme la baisse des franchises sur la fortune et celle du montant minimal de la PC, toucheront durement les bénéficiaires de PC.&nbsp;</p><p>Economies dans le remboursement&nbsp;?</p><p>Ce sera encore plus le cas avec le remboursement des primes d’assurance-maladie. Actuellement, les bénéficiaires de PC se font rembourser l’équivalent de la prime moyenne cantonale. A l’avenir, le remboursement serait plafonné au niveau de la réduction de prime individuelle moyenne du canton. Cette proposition enlève aux bénéficiaires de PC 120 millions par an. Mais la Commission du Conseil des Etats en a encore rajouté une couche et aimerait carrément modifier les bases de calcul. Sa majorité demande en effet qu’un montant forfaitaire à hauteur de la troisième prime-maladie la meilleur marché dans le canton soit pris en compte dans le calcul des PC. Le but est est d’inciter les bénéficiaires de PC à s’assurer au prix le moins cher possible. La minorité de la commission aimerait au contraire s’en tenir à la proposition du Conseil fédéral, qui se base sur un montant forfaitaire correspondant à la prime moyenne cantonale ou régionale.</p><p>La proposition de la majorité de la commission restreindrait la liberté des bénéficiaires de PC de choisir leur caisse-maladie. Dans certains cantons, il n’y a pas trois assurances à disposition qui soient moins chères que la prime moyenne.</p><p>Attaque des plus faibles</p><p>En plus, l’incitation voulue à changer de caisse-maladie pour une caisse meilleur marché ne fonctionne pas chez les bénéficiaires de prestations complémentaires&nbsp;:</p><p>§ Pour les bénéficiaires de PC qui ont besoin en permanence de soins et d’assistance, le simple changement d’assurance-maladie n’est guère réalisable. Ils dépendent à cet égard du soutien de proches ou d’une instance de conseil.</p><p>§ Les bénéficiaires de PC ne disposent que de peu de moyens. Ils dépendent donc du fait que leur caisse-maladie rembourse vite et sans faire de problèmes leurs factures de médecin. Les assurances qui offrent les primes les plus basses ne disposent pourtant souvent que d’un service lacunaire et traînassent avec leurs remboursements. Pour les bénéficiaires de PC, passer à une caisse bon marché conduirait donc à des problèmes financiers.</p><p>Une concentration des bénéficiaires de PC dans les caisses bon marché ferait rapidement augmenter leurs primes, parce que la structure de risques de ces caisses-maladie deviendrait défavorable. En même temps, les changements permanents de caisse-maladie qui sont administrativement lourds s’intensifieraient pour tous les assuré(e)s selon la LAMAL.</p><p>L’USS est opposée à cette mauvaise incitation à faire des économies sur le dos des bénéficiaires de PC. Cela veut tout simplement dire qu’une part moindre de leurs frais de santé leur serait remboursée. Ils devront économiser ces coûts supplémentaires sur leurs besoins vitaux. Une telle attaque contre ceux qui sont déjà faibles n’est pas acceptable. L’USS est intervenue à ce sujet auprès du Conseil des Etats.</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-4904</guid><pubDate>Tue, 23 May 2017 12:05:49 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail – Dispositions spéciales pour les ca-binets vétérinaires et les cliniques vétérinaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-l-ordonnance-2-relative-a-la-loi-sur-le-travail-dispositions-speciales-pour-les-ca-binets-veterinaires-et-les-cliniques-veterinaires</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4903</guid><pubDate>Tue, 23 May 2017 10:53:57 +0200</pubDate><title>Le grand chantier de la Poste : numériser n’est pas démanteler</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-grand-chantier-de-la-poste-numeriser-n-est-pas-demanteler</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Poste mise sur la transformation numérique. Cela se reflète surtout dans la réduction des prestations analogiques, étant donné qu’elle ferme à grande échelle des bureaux de poste dans toute la Suisse. L’opposition se lève dans le monde politique, sur le plan national et cantonal. Heureusement&nbsp;!</p><p>&nbsp;</p><p>Rappelons que la Poste a un mandat de service universel qui concerne la population entière. Il n’y a pas que quelques personnes âgées qui ont besoin d’un bureau de poste, les PME sont aussi concernées, car les agences postales ne sont plus en mesure d’accepter des envois en nombre ou d’offrir tous les services financiers.&nbsp; <br></p><h3>Pas de critères élastiques</h3><p>Le mardi 30 mai, le Parlement traite diverses interventions qui se penchent sur cette restructuration ou démantèlement de la Poste, c’est selon. On sait que l’ordonnance sur la Poste fixe que 90&nbsp;% de la population dispose d’un bureau de poste ou d’une agence postale qui soit atteignable en 20 minutes à pied ou en transports en commun. Ces critères ont été définis il y a 5 ans et ils se révèlent être à tel point extensibles qu’ils seraient encore respectés si, dans le canton des Grisons où la topographie est extrêmement complexe, un office de poste sur deux ne fermait. 
</p><p>Une motion de la Commission des transports et des télécommunications CTT exige maintenant que ces critères d’accessibilité soient revus. Les agences postales devraient à l’avenir pouvoir offrir tous les services de la Poste, le service complet des paiements également. Et ils devraient couvrir les frais occasionnés. L’USS se félicite de cette motion. &nbsp;
</p><h3>La Poste a des obligations à remplir</h3><p>Une motion de Viola Amherd va dans la même direction. Sa motion demande aussi au Conseil fédéral d’adapter les critères afin de freiner la Poste dans son euphorie de démantèlement. Elle prie la Poste et PostCom de donner plus d’informations sur ce démantèlement. C’est syndicom, le syndicat de la Poste qui les livre actuellement. A l’aide notamment d’une carte en ligne qui est actualisée en permanence. Elle montre quels offices de poste sont menacés dans chaque canton. Une action qui a non seulement rencontré un important écho médiatique, mais a aussi provoqué des interventions dans presque chaque Parlement cantonal et des manifestations locales contre la fermeture des offices de poste menacés. Le syndicat ne s’oppose pas à une transformation des services postaux, puisque la Poste doit aussi effectivement améliorer le service universel avec des offres numériques. Mais le syndicat lutte pour les droits de la population fixés dans la législation. Le Poste doit garantir le service universel. Elle a des obligations à remplir. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4902</guid><pubDate>Tue, 23 May 2017 10:11:29 +0200</pubDate><title>Congé maternité: Au Conseil national de combler la lacune</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/conge-maternite-au-conseil-national-de-combler-la-lacune</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la session parlementaire d’été, le Parlement doit combler une lacune de l’actuelle réglementation concernant la naissance d’un enfant et le congé de maternité. Il s'agit de rallonger le congé maternité si un nouveau-né doit longtemps séjourner à l'hôpital. </p><p>Les femmes n’ont pas le droit de travailler pendant les huit semaines suivant un accouchement. Or, si un nouveau-né doit rester à l’hôpital pour cause de maladie ou de naissance prématurée, la mère ne peut pas demander les prestations de l’assurance-maternité pendant la durée de l’hospitalisation. La mère peut certes repousser à certaines conditions son congé de maternité, si le séjour en hôpital de son enfant dure au moins trois semaines après l’accouchement, mais comme l’interdiction de travailler s’applique quand même, cette période n’est pas indemnisée. C’est ce que la commission veut modifier avec sa motion. Elle veut en effet prolonger le congé de maternité du temps que dure le séjour à l’hôpital de l’enfant, s’il dure plus de trois semaines. Cette mesure, financée à l’aide des allocations pour perte de gain, ne serait pas chère parce qu’elle ne concernerait qu’un nombre limité de cas. Elle allégerait toutefois considérablement la charge des familles concernées. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Le Conseil des États a accepté, lors de la session d’hiver, la motion de sa commission. La commission du Conseil national recommande aussi à ce dernier, par 15 voix contre 9, de l’accepter. L’Union syndicale suisse (USS) attend maintenant de la Chambre du peuple qu’elle suive cette recommandation. L’allocation de maternité suisse est déjà calculée au plus juste et n’est même pas suffisante avec un enfant en bonne santé pour réorganiser le quotidien de la famille. Tant qu’il ne sera pas possible de développer l’assurance-maternité en tenant compte des besoins existants et de manière à pouvoir relever les défis à venir, il faut qu’au moins, l’on comble les lacunes les plus visibles. Toute autre attitude reviendrait à faire la sourde oreille, au détriment des familles. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4900</guid><pubDate>Tue, 23 May 2017 10:01:26 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur le droit international privé (arbitrage international), audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-le-droit-international-prive-arbitrage-international-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4898</guid><pubDate>Mon, 22 May 2017 16:08:42 +0200</pubDate><title>Révision de l’ordonnance sur les produits chimiques et de l’ordonnance sur les produits biocides, audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-de-l-ordonnance-sur-les-produits-chimiques-et-de-l-ordonnance-sur-les-produits-biocides-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4896</guid><pubDate>Mon, 22 May 2017 15:58:02 +0200</pubDate><title>Audition sur le Manuel Formation professionnelle initiale pour adultes</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-sur-le-manuel-formation-professionnelle-initiale-pour-adultes</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4892</guid><pubDate>Mon, 22 May 2017 10:23:09 +0200</pubDate><title>Révision partielle des ordonnances redevance sur le trafic des poids lourds, sur les routes nationales, de l’impôt sur les huiles minérales, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-des-ordonnances-redevance-sur-le-trafic-des-poids-lourds-sur-les-routes-nationales-de-l-impot-sur-les-huiles-minerales-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Services Publics</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4890</guid><pubDate>Mon, 22 May 2017 09:44:53 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les travailleurs détachés en Suisse, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-les-travailleurs-detaches-en-suisse-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[<p> En Suisse, des salaires suisses doivent être versés. C'est le principe fondamental des mesures d'accompagnement. Ce n'est qu'ainsi que les pressions sur les salaires peuvent être endiguées. Et cela va empêcher les employeurs d'employer de la main d'œuvre étrangère bon marché aux détriment de demandeurs d'emploi locaux.
</p><p>Il faut absolument agir dans le domaine des contrôles. Une modification des objectifs de contrôle est essentielle. Les autorités d'exécution doivent, au moins pendant un certain temps, être obligées d'effectuer un minimum de 50 000 contrôles. Ce serait un objectif minimal. On garantirait ainsi dans tous les cantons et les branches un certain niveau de contrôles. </p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4889</guid><pubDate>Mon, 22 May 2017 09:39:21 +0200</pubDate><title>Les travailleurs sont toujours plus le jouet d’intérêts économiques à court terme</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-travailleurs-sont-toujours-plus-le-jouet-d-interets-economiques-a-court-terme</link><description>Nouvelle étude européenne sur les conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Les travailleurs sont toujours plus le jouet d’intérêts économiques à court terme
</p><p>La dernière étude européenne sur les conditions de travail montre que les risques pour la santé psychique augmentent chez les travailleurs et les travailleuses en Suisse. Les syndicats, qui en font l’expérience alarmante sur le terrain, ne peuvent que le confirmer. Les salarié(e)s travaillent avec toujours moins d’autonomie, c’est-à-dire que les employeurs décident toujours plus quand il faut travailler, sans tenir compte des besoins de leurs employé(e)s. Ils exigent toujours plus de flexibilité. Les horaires sont fixés selon le bon vouloir des chefs. En résumé&nbsp;: l’autonomie dans le temps de travail diminue. Les résultats de la European Working Conditions Survey (EWCS) indiquent que&nbsp;:</p><ul><li>En 2005, 14,3&nbsp;% des travailleurs et travailleuses de Suisse pouvaient encore entièrement décider quand ils travaillaient, ils n’étaient plus que 11,7&nbsp;% en 2015.</li><li>En 2005, 33,5&nbsp;% des travailleurs et travailleuses pouvaient encore décider de manière autonome, dans un cadre donné, quand ils travaillaient, ils n’étaient plus que 19,5&nbsp;% en 2015.</li><li> En 2005, 45&nbsp;% des travailleurs et des travailleuses indiquaient que l’entreprise fixait les horaires de travail sans qu’il soit possible de les modifier, en 2015, ils étaient déjà 58,1&nbsp;%.</li><li>En 2005, 88,1&nbsp;% des travailleurs et des travailleuses indiquaient pouvoir bien ou très bien concilier leur obligations familiales et sociales avec leurs horaires de travail, en 2015, ils étaient déjà un peu moins (87,8&nbsp;%). </li></ul><p>Ces tendances sont dangereuses parce que, selon une autre étude (ESENER), seulement 45,2&nbsp;% des entreprises en Suisse évaluent régulièrement les risques, par exemple sur le stress au travail. Au Royaume-Uni ou au Danemark, elles sont par exemple plus de 90&nbsp;% à le faire, la moyenne européenne est de 74&nbsp;%. Des mesures de prévention ne sont donc que rarement prises pour, par exemple, prévenir les maladies dues au stress. Des exemples étrangers montrent que de telles mesures sont simples et efficaces&nbsp;: le groupe Volkswagen a notamment introduit l’interdiction d’envoyer des mails pendant la nuit.
</p><p>Malgré ces chiffres alarmants, les initiatives des conseillers aux Etats Konrad Graber et Karin Keller-Sutter qui prévoient un véritable démontage de la protection des salarié(e)s relèvent du cynisme. L’obligation d’enregistrer et donc de contrôler le temps de travail pourrait être supprimée pour un tiers des travailleurs et travailleuses. Et, pour ces salarié(e)s, la durée maximale hebdomadaire de travail serait dans les faits abrogée, alors que l’interdiction du travail de nuit et du dimanche serait elle aussi éliminée. Au lieu de continuer à affaiblir la protection de la santé, celle-ci doit au contraire être renforcée, au vu des conclusions de ces dernières années. 
</p><p>Renseignements:
</p><p>Luca Cirigliano, secrétaire de l’USS en charge du dossier des conditions de travail, 076&nbsp;355 61 97</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4885</guid><pubDate>Sun, 21 May 2017 12:47:32 +0200</pubDate><title>Réaliser la transition énergétique sans libéralisation hasardeuse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/realiser-la-transition-energetique-sans-liberalisation-hasardeuse</link><description>L&#039;USS se réjouit du Oui nette à la Stratégie énergétique 2050</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref">&nbsp;</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la nette acceptation dans les urnes de la Stratégie énergétique 2050. En faisant ce choix, la population a posé les jalons de la transition énergétique sans se laisser impressionner par l'absurde campagne fondée sur la peur menée par les opposants.
</p><p>La transition énergétique est une grande chance pour la Suisse, le secteur de l'énergie et l'économie dans son ensemble. Sa mise en œuvre peut servir d'exemple à toute l'Europe, car nous avons aujourd'hui atteint, pour la population et l'économie, un des niveaux les plus élevés de sécurité de l'approvisionnement en énergie, de production d'électricité à partir de sources renouvelables et de stabilité des prix. Depuis des années, le prix payé par la population n'est pas élevé, alors qu'il ne cesse d'augmenter dans les pays limitrophes où le marché a été entièrement libéralisé. Notre système, qui inclut une libéralisation partielle du marché de l'électricité, se révèle résistant aux crises, ce qui constitue le meilleur préalable pour entrer dans la transition énergétique. 
</p><p>Il appartient maintenant au Conseil fédéral et à l'Administration de créer, à travers des ordonnances, les conditions les meilleures possibles pour préserver ces acquis et faire rapidement progresser en même temps la transition énergétique. La population veut que l'approvisionnement en énergie soit garanti, et elle veut de l'électricité propre. Elle ne veut pas que l'on se lance dans des expérimentations de marché, mais que l'on passe à une transition énergétique socialement supportable. 
</p><p>Le secteur énergétique est en revanche dans l'obligation de garantir la transparence la plus grande concernant le prix de l'électricité. Le supplément sur les coûts de transport destiné à la force hydraulique doit soutenir notre source d'énergie écologique la plus importante, et non pas renflouer ces entreprises qui ont procédé durant des années à des investissements inappropriés et grassement récompensé leurs managers. 
</p><p>L'USS se réjouit aussi du rejet par le peuple de l'autonomisation de l'Hôpital cantonal de Winterthour. C'est une victoire importante des syndicats du canton de Zurich, car elle permet de mettre à temps le holà à des projets de privatisations.
</p><p class="Texte">&nbsp;</p><h5><span lang="FR">Renseignements&nbsp;:</span></h5><p class="Agencementdutexte"><span lang="FR"></span></p><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS responsable de la politique énergétique, 079 744 93 90
</p><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74
</p><p class="Agencementdutexte"><a name="Text10"><span lang="FR"></span></a><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4881</guid><pubDate>Mon, 15 May 2017 15:36:05 +0200</pubDate><title>Avenir Suisse s&#039;attaque dangereusement aux mesures d’accompagnement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avenir-suisse-sattaque-dangereusement-aux-mesures-d-accompagnement</link><description>Le porte-voix des grandes entreprises et des banques encourage la sous-enchère salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Afin que les salaires déjà bas de la gastronomie ou du nettoyage baissent encore, Avenir Suisse prône la sous-enchère salariale. C’est la revendication principale qu’a faite le porte-voix des banques et des grandes entreprises lors de sa conférence de presse sur les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Au lieu de balayer devant sa porte et d’enfin présenter des mesures contre la mauvaise politique salariale que mènent les dirigeants de grandes entreprises, le groupe de réflexion néolibéral veut détruire les mesures que la Suisse a introduites pour protéger ses salaires. En s’attaquant aux conventions collectives de travail, Avenir Suisse va même encore plus loin&nbsp;: il veut affaiblir le partenariat social. 
</p><p>En ayant instauré des mesures d’accompagnement, la Suisse a introduit un mécanisme de protection efficace contre la sous-enchère salariale. Toute personne qui travaille en Suisse doit obtenir un salaire suisse. Non seulement, cela garantit les salaires et les conditions de travail, mais cela empêche les employeurs d’aller chercher de la main-d’œuvre bon marché à l’étranger aux dépens des salarié(e)s indigènes. Sans mesures d’accompagnement, il y aurait beaucoup plus de sous-enchère salariale. L’Angleterre a montré ce qui se passe quand il n’y a pas de mesures d’accompagnement&nbsp;: les bas salaires ont été mis sous pression jusqu’à que la population accepte le Brexit. 
</p><p>Un rapide coup d’œil au rapport publié jeudi dernier sur l’exécution des mesures d’accompagnement en 2016 montre à quel point ces mesures de protection sont importantes. L’an dernier, plus de 40&nbsp;000 contrôles ont été effectués. Les contrôleurs ont constaté des salaires trop bas dans plus de 8000 entreprises&nbsp;!
</p><p>Les problèmes d’exécution des mesures d’accompagnement sont préoccupants. La Confédération et les cantons doivent introduire des salaires minimums quand des cas de sous-enchère salariale ont été constatés, comme le prévoit le code des obligations. La Suisse alémanique et la Confédération particulièrement doivent le faire. 
</p><p> Il faut aussi un plus grand nombre de contrôles. En effet, un employeur suisse n'est aujourd'hui presque jamais contrôlé dans le canton de Zoug et ne l'est que tous les 33 ans dans ceux de Bâle-Campagne, Fribourg et Saint-Gall (branches à commissions tripartites). Des instruments supplémentaires sont en outre nécessaires pour que les cantons puissent, s'ils soupçonnent l'existence de sous-enchère, ordonner rapidement une suspension des travaux. 
</p><p>Dans le cadre de la révision en cours de la législation sur les marchés publics, le Parlement doit aussi apporter des améliorations&nbsp;: les chaînes de sous-traitants doivent être limitées à un seul niveau pour une même activité. Il faut aussi créer un registre sérieux des entreprises dont le comportement est correct. Et le droit de la Commission fédérale de la concurrence de recourir contre les dispositions de protection de la législation sur des marchés publics doit de toute urgence être supprimé. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4879</guid><pubDate>Fri, 12 May 2017 16:00:10 +0200</pubDate><title>L’économie contre un renforcement de l’AVS, comme à sa création en 1947</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-economie-contre-un-renforcement-de-l-avs-comme-a-sa-creation-en-1947</link><description>Les ennemis de l’AVS sont toujours les mêmes associations économiques, rappelle le président de l’USS, Paul Rechsteiner</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 mai dernier, le Comité directeur d’economiesuisse a décidé, contre l’avis de l’économie romande, de recommander le NON à la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. La Chambre des Arts et Métiers, le Parlement de l’USAM, a fait de même fin avril et a déclaré qu’elle «&nbsp;s’engagera activement&nbsp;» contre le projet. Les deux plus grandes associations économiques sont sur la ligne de l’Union patronale suisse qui a annoncé qu’elle mènerait une importante campagne contre «&nbsp;le développement nuisible de l’AVS&nbsp;». 
</p><p>Il est donc temps de rappeler une fois de plus que le contexte est le même que celui qui prévalait il y a des décennies lors de la création de l’AVS&nbsp;: lors de la campagne de votation légendaire de 1947, l’Union patronale suisse, l’USAM et le Vorort, l’association qui a précédé economiesuisse, étaient farouchement opposés à l’instauration de l’AVS. L’histoire leur a pourtant donné tort. L’AVS est la principale réalisation sociale de la Suisse moderne. 
</p><p>Le 24 septembre 2017, il s’agit de poser une nouvelle fois des jalons fondamentaux. Est-ce que l’AVS recevra les milliards de TVA qui seront libérés par la fin du financement additionnel qui était attribué à l’AI&nbsp;? Est-ce que le 0,3&nbsp;% de TVA supplémentaire à partir de 2021 garantira le financement des rentes de la génération des baby-boomers pendant plus de dix ans&nbsp;? Parviendra-t-on, après des années de stagnation, à enfin améliorer, modestement mais tout de même sensiblement, les rentes des nouveaux retraités de 840 francs par an pour les personnes vivant seules et jusqu’à 2712 francs pour les couples&nbsp;?
</p><p>Ou laissera-t-on les adversaires de l’AVS s’imposer&nbsp;? Car le plan des adversaires est clair&nbsp;: ils veulent affamer financièrement l’AVS. Et relever l’âge de la retraite à 67 ans pour tous. Le relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans ne serait rien d’autre qu’une baisse massive des rentes. 
</p><p>L’AVS est le premier pilier de la prévoyance vieillesse. Pas seulement dans la Constitution, mais aussi dans la réalité. Et elle doit plutôt être renforcée qu’affaiblie le 24 septembre prochain.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4873</guid><pubDate>Thu, 11 May 2017 15:58:27 +0200</pubDate><title>Empêcher la sous-enchère salariale et combler les lacunes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/empecher-la-sous-enchere-salariale-et-combler-les-lacunes</link><description>Appliquer correctement les mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p> Avec les mesures d'accompagnement, la Suisse dispose a priori d'un outil puissant pour lutter contre la sous-enchère salariale. Le rapport du SECO publié aujourd'hui sur leur mise en œuvre en 2016 montre cependant qu'il y a encore lieu d'agir à ce sujet. 
</p><h3>Malgré leurs abus, nombre d'entreprises restent impunies</h3><p>L'année passée, plus de 40 000 contrôles ont été réalisés en Suisse. Les contrôleurs et contrôleuses ont trouvé des salaires trop bas dans 8 000 entreprises ! Dans les branches où des salaires minimaux obligatoires sont légalement fixés dans des conventions collectives de travail au champ d'application étendu ou des contrats-types de travail, ces entreprises fautives sont punies. Mais près de la moitié des salaires des branches ne sont pas protégés par de tels salaires minimaux. En cas de sous-enchère, ces entreprises sont certes sommées de relever les salaires concernés, mais la majorité d'entre elles (59 %) s'en moquent totalement. La loi prévoit que la Confédération et les cantons doivent, dans ces cas, introduire des salaires minimaux obligatoires. Toutefois, mis à part les salaires minimaux nationaux de l'économie domestique, cela n'a encore jamais eu lieu dans l'ensemble de la Suisse alémanique. Le canton de Zurich a par exemple refusé d'introduire des salaires minimaux de protection dans le commerce de détail et l'industrie des machines alors que la preuve de la sous-enchère avait été clairement établie. 
</p><h3>Combattre systématiquement la sous-enchère salariale </h3><p>Pour empêcher la sous-enchère salariale, il faut davantage de salaires minimaux obligatoires. Mais il faut aussi un plus grand nombre de contrôles. En effet, un employeur suisse n'est aujourd'hui presque jamais contrôlé dans le canton de Zoug et ne l'est que tous les 33 ans dans ceux de Bâle-Campagne, Fribourg et Saint-Gall (branches à commissions tripartites). Des instruments supplémentaires sont en outre nécessaires pour que les cantons puissent, s'ils soupçonnent l'existence de sous-enchère, rapidement ordonner une suspension des travaux. Dans le cadre de la révision en cours de la législation sur les marchés publics, le Parlement doit apporter des améliorations : les chaînes de sous-traitants doivent être limitées à un seul niveau pour une même activité. Il faut aussi créer un registre sérieux des entreprises dont le comportement est correct. Et le droit de la Commission fédérale de la concurrence de recourir contre les dispositions de protection du droit des marchés publics doit de toute urgence être supprimé. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 68 11 </li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4870</guid><pubDate>Wed, 10 May 2017 08:47:59 +0200</pubDate><title>Bon pour l’environnement, le climat et l’emploi</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/bon-pour-l-environnement-le-climat-et-l-emploi</link><description>Cinq raisons de dire OUI à la Stratégie énergétique 2050</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis Tchernobyl au moins, l'Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats sont pour la sortie du nucléaire. Aujourd'hui, cette sortie est possible. C'est pourquoi - mais ce n'est pas là la seule raison - l'USS soutient la Stratégie énergétique 2050 sur laquelle nous voterons le 21 mai. </p><ol><li>&nbsp;Qu'on le veuille ou non, le temps des centrales nucléaires en Suisse prend fin. Même la " plus jeune " d'entre elles a déjà 33 ans. Chaque remise à niveau devient plus chère et le risque ne diminue pas pour autant parce que nous n'avons guère d'expérience avec l'exploitation de si vieilles centrales. Leur production est de bien 20 térawattheures d'électricité, une quantité qui devra être produite autrement. Sans attendre encore plus.</li><li>La Stratégie énergétique 2050 veut accélérer le développement des énergies renouvelables en augmentant le supplément sur les coûts de transport de l'énergie et en raccourcissant en partie la liste des projets en attente. Désormais, il n'y aura pas uniquement des primes d'injection, mais aussi des rétributions uniques. C'est là une solution pragmatique pour les petites et plus grandes installations photovoltaïques. Le supplément sera payé avec la facture d'électricité, qui augmentera d'environ 30 francs par année pour un ménage moyen. C'est supportable.</li><li>3. Grâce aux investissements dans l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, des emplois seront maintenus, d'autres créés. Toutes les régions du pays en profiteront. Ces emplois correspondent à différents niveaux de qualifications. Une bonne chose pour le site industriel suisse.</li><li>4. La Suisse est mobile et on ne voit pas quand cela s'arrêtera. Le trafic motorisé continuera à augmenter rapidement ces prochaines années. Les prévisions parlent d'une augmentation pouvant aller jusqu'à 18 % pour le trafic individuel, 37 % pour celui des marchandises. La croissance du trafic aérien est la plus forte, une charge pour le climat que rien ne vient compenser. La Stratégie énergétique 2050 imposera au moins aux nouveaux véhicules qu'ils respectent les normes de l'Union européenne. C'est déjà ça.</li><li>La Stratégie énergétique 2050 pose des garde-fous pour accroître l'efficacité énergétique et faire baisser la consommation d'énergie. Ce sont là les deux piliers du changement énergétique, une vraie politique climatique. Fini les combustibles et les carburants fossiles ! Les bâtiments et le trafic produisent aujourd'hui les plus importantes émissions de CO2. Pour cette raison, nous devons investir dans l'efficacité énergétique et réduire notre consommation d'électricité ; cela, pour pouvoir utiliser cette dernière de manière qui épargne le climat.</li></ol><p>En résumé, la charge qui pèse sur le climat n'a pas de limite. Il ne sert à rien de rappeler le bon bilan CO2 que la Suisse connaît grâce aux centrales hydroélectriques et nucléaires. Cela n'influe pas sur le changement climatique qui aura des conséquences énormes pour notre pays à cause de sa topographie. Tous ceux et toutes celles qui disent non à la Stratégie énergétique 2050 et tous ceux et toutes celles qui trouvent que c'est aux autres d'agir manquent une dernière occasion d'accélérer le tournant énergétique. Si le non gagne dans les urnes, le résultat ne sera qu'un blocage. Et ça, nous ne pouvons pas nous le permettre ! </p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4868</guid><pubDate>Tue, 09 May 2017 10:45:29 +0200</pubDate><title>Le principe du lieu de provenance est synonyme de sous-enchère</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-principe-du-lieu-de-provenance-est-synonyme-de-sous-enchere</link><description>Marchés publics : dangereux changement de cap du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral veut réviser les marchés publics. Mais concernant les problèmes qui se posent, il ne fait pas preuve d'une grande intuition. Sa proposition de renoncer au principe du lieu d'exécution ferait exploser la concurrence déloyale. </p><p>Dans le cadre de la révision totale de la loi fédérale sur les marchés publics (LMP), le Conseil fédéral propose des innovations quelque peu " tordues ". La plus dangereuse est le remplacement du principe du lieu d'exécution par celui de provenance.
</p><h3> Pour protéger les salaires usuels locaux, il faut maintenir le principe du lieu d'exécution </h3><p>Qu'est-ce que cela signifie ? Ces deux principes, qui renvoient à des lieux différents, déterminent quelles conditions de travail une entreprise doit respecter lorsqu'elle soumissionne pour un mandat public. Selon le principe du lieu de provenance, celle-ci doit appliquer les conditions en vigueur là où elle est établie. Alors que selon le principe du lieu d'exécution, les conditions en vigueur là où le travail se fait prévalent. Prenons un exemple : une entreprise du Jura qui soumissionne pour la construction d'une grande halle à Genève doit, avec le principe du lieu d'exécution, respecter les salaires genevois, mais les salaires jurassiens sont à verser si l'on applique le principe du lieu de provenance. Dans ce dernier cas, les soumissionnaires des cantons où les conditions de travail sont bonnes se trouvent désavantagés par rapport à ceux des " cantons à bas salaires ". Pour pouvoir affronter cette concurrence, ils devraient dégrader leurs propres conditions de travail. Bref, le principe du lieu de provenance enclencherait une spirale descendante.
</p><h3>Plus le même droit pour la même chose </h3><p>Le principe du lieu d'exécution est quelque chose de central pour protéger les salaires et les conditions de travail en usage dans les régions et les branches. Il est aussi un élément essentiel des mesures d'accompagnement. Sa fonction est d'empêcher, par exemple, qu'une entreprise polonaise puisse verser des salaires polonais sur un chantier public lausannois. La proposition du Conseil fédéral de ne plus appliquer que le principe du lieu de provenance rompt ainsi avec la philosophie des mesures d'accompagnement. La protection des conditions de travail en usage dans les régions s'appliquerait dans l'économie privée, mais pas dans le secteur public. C'est incompréhensible. Et que le Conseil fédéral s'obstine, dans son message au Parlement, à vouloir ce principe du lieu de provenance l'est encore plus. En effet, de nombreuses organisations de l'artisanat, patronales et de salarié(e)s ainsi que les cantons ont exprimé leur refus de changer de principe dans le cadre de la procédure de consultation. 
</p><h3>Au tour de la commission du Conseil national </h3><p>La prochaine instance qui traitera cette révision de la LMP est la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national. Elle le fera le 16 mai. L'Union syndicale suisse (USS), Travail.Suisse et leurs fédérations respectives l'ont invitée à corriger les erreurs du Conseil fédéral et à revenir au principe du lieu d'exécution. Toute autre attitude serait un signal pour davantage de sous-enchère. 
</p><h3>Autres points que les syndicats veulent changer </h3><ul><li>La Commission de la concurrence (COMCO) ne doit plus avoir de droit de recours en matière de marchés publics. L'obligation d'informer la COMCO doit par conséquent être biffée ; cela, aussi à l'article 9 alinéa 2 de la loi sur le marché intérieur. Et pourquoi ? Parce que, ces derniers temps, la COMCO a critiqué des réglementations cantonales sur les marchés publics en matière de respect de dispositions figurant dans des conventions collectives de travail et de limitation des chaînes de sous-traitants.</li><li>Les chaînes de sous-traitants doivent être limitées à un seul niveau.</li><li>Concernant la conformité à la CCT, des attestations sérieuses devront être obtenues.</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4866</guid><pubDate>Tue, 09 May 2017 09:37:09 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les banques et de l’ordonnance sur les banques (FinTech), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-les-banques-et-de-l-ordonnance-sur-les-banques-fintech-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Politique monétaire</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4863</guid><pubDate>Mon, 08 May 2017 14:18:56 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre du premier paquet de mesures de la Stratégie énergétique 2050 : modifications à l’échelon de l’ordonnance</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mise-en-oeuvre-du-premier-paquet-de-mesures-de-la-strategie-energetique-2050-modifications-a-l-echelon-de-l-ordonnance</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4862</guid><pubDate>Mon, 08 May 2017 10:22:59 +0200</pubDate><title>DOSSIER N° 121: Négociations conventionnelles  et salariales 2016/2017</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-121-negociations-conventionnelles-et-salariales-2016-2017</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4857</guid><pubDate>Wed, 03 May 2017 16:24:56 +0200</pubDate><title>Informatique obligatoire au gymnase: procédure d&#039;audition sur le plan d&#039;études cadre</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/informatique-obligatoire-au-gymnase-procedure-daudition-sur-le-plan-detudes-cadre</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4854</guid><pubDate>Wed, 03 May 2017 13:59:41 +0200</pubDate><title>Aides financières pour l’accueil des enfants: tout vient à point à qui sait attendre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/aides-financieres-pour-l-accueil-des-enfants-tout-vient-a-point-a-qui-sait-attendre</link><description>Le Conseil national pose les bons jalons </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">A son tour, le Conseil national donne le feu vert&nbsp;: la Confédération pourra investir 100 millions de francs dans l’accueil extrafamilial des enfants sur les cinq prochaines années. Une décision de la Chambre haute orientée vers l’avenir. </p><p>Le Parlement a longuement délibéré sur cet objet qui pourtant était quasiment incontesté en consultation. Il a pourtant failli échouer plusieurs fois parce qu’economiesuisse et ses acolytes politiques ne voulaient pas décharger les parents qui travaillent. Le 2 mai, le Conseil national a pourtant accepté la proposition du Conseil fédéral d’investir 100 millions au cours des cinq prochaines années dans l’accueil extrafamilial des enfants. Nos arguments ont aussi convaincu les partis bourgeois. Dans la fraction PLR en particulier, certains sont revenus à la raison plutôt que de se laisser guider par la seule idéologie. 
</p><p><b>Les parents suisses paient trop</b></p><p>La plus grande partie des fonds promis doit aider les cantons à réduire les contributions financières des parents qui sont en Suisse beaucoup trop élevées. Il était temps&nbsp;! En Suisse, les parents assument les deux tiers des frais de garde, alors que dans les pays européens voisins, la part parentale n’est que d’un tiers environ. Il n’est donc pas étonnant que toujours plus de femmes décident de ne pas avoir d’enfants ou si elles en ont, leur sacrifie leur carrière professionnelle. L’investissement prévu représente un signal positif mais se situe encore bien loin du 1% du PIB que l’OCDE recommande d’investir dans l’accueil extrafamilial des enfants. 
</p><p>Nous devons garder cet objectif à l’esprit car la garde des enfants est une responsabilité que la société doit assumer et que les pouvoirs publics doivent fournir. 
</p><p>Une plus petite partie des aides financières doit aller à des offres d’accueil qui couvrent mieux les besoins des familles&nbsp;: c’est aussi nécessaire, parce qu’en effet, pendant les vacances ou en dehors des heures d’ouverture habituelles, il y a des lacunes qui mettent les parents qui travaillent face à d’importants défis. 
</p><p><b>Conditions de travail correctes</b></p><p>L’USS constate avec satisfaction que le Parlement a refusé une politique rétrograde. Il faut désormais encore davantage prendre en compte les besoins des enfants et du personnel d’encadrement. Des critères fondés sur la pédagogie et le développement de la personnalité doivent être établis pour obtenir le financement des structures d’accueil des enfants. Il faut également que des standards minimaux soient établis sur les conditions d’embauche et de formation pour le personnel qui travaille dans des structures d’accueil. La conclusion d’une CCT déclarée de force obligatoire s’est jusqu’à présent heurtée au refus de l’association de la branche. 
</p><p>Nous voulons pour l’avenir des structures d’accueil de bonne qualité qui offrent de bonnes conditions de travail et qui répondent aux besoins de toutes les familles sans grever leur budget. Le Parlement a fait un pas important en avant en acceptant les aides financières pour l’accueil extra-familial des enfants. L’USS s’engage pour qu’il soit suivi d’autres avancées. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4849</guid><pubDate>Tue, 02 May 2017 17:37:00 +0200</pubDate><title>Travailler gratuitement? Travailler plus la nuit? Plus de stress? Non merci!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travailler-gratuitement-travailler-plus-la-nuit-plus-de-stress-non-merci</link><description>Communiqué de presse de l’Alliance contre le burn-out et le travail gratuit</description><content:encoded><![CDATA[<p>Unis, les syndicats repoussent l’attaque massive lancée par les deux député(e)s au Conseil des États Graber et Keller-Sutter contre la réglementation du temps de travail et sa rémunération. Ces deux élu(e)s veulent, à travers leurs initiatives parlementaires, supprimer pour une part importante des salarié(e)s l’enregistrement de la durée du travail et sa limitation. L’Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse ainsi que leurs organisations, notamment Unia et syna, combattront vigoureusement au sein d’une vaste alliance une flexibilisation aussi radicale et unilatérale de la durée du travail. 
</p><p>Cette flexibilisation sauvage entraînera inéluctablement plus de dépendance pour les salarié(e)s, plus de stress et d’épuisement professionnel. En outre, plusieurs études et une enquête européenne sur les conditions de travail montrent qu’en Suisse, les travailleurs et travailleuses doivent se plier aux horaires de travail toujours plus souvent imposés unilatéralement par leurs employeurs. Et c’est davantage le cas chez nous que dans l’Union européenne. M. Graber et Mme Keller-Sutter parlent certes de cadres et de «&nbsp;spécialistes&nbsp;». Mais comme ces concepts ne sont pas définis dans la loi sur le travail (LTr), plus d’un tiers des salarié(e)s seraient en fait concernés.
</p><p>L’initiative parlementaire du conseiller aux États Graber bifferait tout simplement les prescriptions de la LTr concernant le travail de nuit et du dimanche, la durée du travail et les pauses pour les cadres et les «&nbsp;spécialistes&nbsp;» dont la durée hebdomadaire de travail moyenne n’excède pas les 45 heures. Ainsi, les semaines de travail très longues avec du travail de nuit et du dimanche deviendraient normales. Une flexibilité aussi sauvage nuirait à la santé des travailleurs et travailleuses et les empêcherait de concilier famille et travail.
</p><p>Ensemble, ces deux initiatives entraîneraient finalement plus de travail non-rémunéré. Les salarié(e)s – et aussi les assurances sociales – perdraient en tout des milliards de francs parce qu’il ne serait plus possible d’établir la quantité de travail supplémentaire et d’heures supplémentaires fournis.
</p><p>Le contrôle du temps de travail n’est pas une vieillerie obsolète. C’est un instrument contre le surmenage qui permet en outre d’établir le volume de travail fourni en plus et sa rémunération équitable. À l’ère de la numérisation, c’est aisément réalisable. S’ajoute à cela que les partenaires sociaux ont enfin trouvé, avec l’aide du Conseil fédéral, une solution qui prévoit des exceptions à l’enregistrement de la durée du travail. Mais à peine la nouvelle ordonnance entrait-elle en vigueur qu’une nouvelle attaque survenait au Parlement.
</p><p>La radicalité de ces deux initiatives parlementaires inquiète aussi la Société suisse de médecine du travail. Renoncer à l’enregistrement de la durée du travail ouvrira tout grand la porte à l’auto-exploitation et à l’épuisement professionnel. Son constat est clair&nbsp;: si les prescriptions de la LTr sur les temps de repos et la comptabilisation du temps de travail sont assouplies, l’épuisement et les problèmes musculosquelettiques vont augmenter.
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;277 61 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079&nbsp;287 04 93</li><li> Brigitta Danuser, déléguée à la Société suisse de médecine du travail (SSMT), 076 339 84 46</li><li>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, 079&nbsp;620 11 14</li><li>Arno Kerst, président du syndicat Syna, 079&nbsp;598 67 70</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS, 076&nbsp;335 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4847</guid><pubDate>Mon, 01 May 2017 15:45:09 +0200</pubDate><title>Plusieurs dizaines de milliers de personnes aux fêtes du 1er Mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/plusieurs-dizaines-de-milliers-de-personnes-aux-fetes-du-1er-mai</link><description>Un avenir pour tous et toutes. Plus social. Plus juste.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées dans les rues d’une cinquantaine de localités de tout le pays pour réclamer une société qui profite à tous et à toutes. Elles ont plaidé pour des emplois plus sûrs, des salaires plus justes, de meilleures retraites, l’égalité entre femmes et hommes, un service public de qualité, plus de droits pour les migrant(e)s et contre la flexibilisation excessive du temps de travail. Le rassemblement le plus important a eu lieu à Zurich ce matin avec pas moins de 12&nbsp;000 personnes. A Genève, 2500 personnes ont défilé cet après-midi sous la pluie 
</p><h3>Nouvelles citations tirées de discours du 1er Mai</h3><p>A Burgdorf (BE), le premier secrétaire de l’USS, Daniel Lampart, a insisté sur le fait que l’engagement syndical en vaut la peine&nbsp;: «&nbsp;Quand nous, les syndicats, luttons, nous obtenons des succès. Ces succès ne sont pas seulement importants pour les salarié(e)s. Mais aussi pour toute l’évolution économique. Même le FMI est finalement arrivé à la conclusion que là où il y avait des syndicats représentatifs, l’évolution des revenus était plus équitable.&nbsp;»
</p><p>La secrétaire centrale de l’USS, Doris Bianchi, a mis en garde à Zoug contre les dangers de la flexibilisation du temps de travail&nbsp;: «&nbsp;Obéissant aux injonctions des employeurs, les partis bourgeois veulent affaiblir l’interdiction du travail de nuit et du dimanche. Et une grande partie des travailleurs et travailleuses n’oserait plus comptabiliser son temps de travail. Le travail 24 heures sur 24 deviendrait ainsi légal. Nous allons lutter contre cette évolution.&nbsp;»
</p><p>A Roveredo, Giorgio Pardini, membre du Comité directeur de Syndicom a commencé son discours par une plaisanterie dialectique&nbsp;: Un chef d’entreprise montre ses nouveaux robots à une syndicaliste et lui demande comment elle compte les amener à faire la grève. A quoi la syndicaliste répond&nbsp;: «&nbsp;Et toi, comment vas-tu les programmer pour qu’ils achètent tes voitures&nbsp;?&nbsp;» 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Anne Rubin, Service de la communication de l’USS, 076 344 75 81</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4844</guid><pubDate>Mon, 01 May 2017 12:06:13 +0200</pubDate><title>Fêtes du 1er Mai dans plus de 50 localités dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fetes-du-1er-mai-dans-plus-de-50-localites-dans-toute-la-suisse</link><description>Un avenir pour tous et toutes. Plus social. Plus juste.</description><content:encoded><![CDATA[<p>A l'occasion de la fête du travail, des milliers de personnes occupent l’espace public dans plus de 50 localités de tout le pays pour demander au monde politique et économique de prendre au sérieux les préoccupations des gens ordinaires. L’Union syndicale suisse, dont les syndicats affiliés participent à pratiquement tous ces événements, se rassemble aujourd’hui sous la devise&nbsp;: «&nbsp;Un avenir pour tous et toutes. Plus social. Plus juste.&nbsp;»
</p><p>Dans toutes les parties du pays, on manifeste pour des emplois plus sûrs, des salaires plus justes, de meilleures retraites, l’égalité entre femmes et hommes, un service public de qualité et contre la flexibilisation du temps de travail digne du Far West. Et enfin, la question des droits des travailleurs migrants et de la régularisation des sans-papiers fait aussi l’objet de plusieurs allocutions en Suisse romande. 
</p><h3>Quelques citations des discours du 1er Mai</h3><p>A Zurich, 12 000 personnes ont pris part à la manifestation de fin de matinée. Le Conseiller d’Etat vaudois Pierre-Yves Maillard y a plaidé en faveur de la sécurité sociale et de l’égalité des chances dans la société. Contre le recul et l’affaiblissement de l’action sociale, un mouvement ouvrier actif est nécessaire, a-t-il ajouté. Il a enfin insisté sur la nécessité de réformer le système des primes d’assurance-maladie. 
</p><p>A Baden (AG), le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a appelé à soutenir la réforme de la prévoyance vieillesse, parce que, «&nbsp;d’une proposition qui aurait affaibli l’AVS, elle est devenue un projet qui la renforce. […] Les hausses de rentes de 840 francs par an pour les personnes seules et allant jusqu’à 2712 francs pour les couples ne sont pas rien. Celles et ceux qui estiment dérisoires ces améliorations des rentes AVS, n’ont aucune idée de la réalité des gens. […] Des rentes plus sûres et meilleures pour l’avenir, un financement solide et en plus avantageux, voilà ce que la réforme des retraites apporte de positif à l’AVS.&nbsp;» &nbsp;
</p><p>A Berne, la présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, Vania Alleva, a invité à s’engager pour des emplois de qualité: «&nbsp;Nous nous opposons par tous les moyens à la dévalorisation du travail. Nous tenons à ce que le travail continue à bénéficier de protections qui couvrent aussi les innovations technologiques. […] Nous ne pouvons gagner cette lutte en faveur de bons emplois que si au-delà de nos divers problèmes individuels nous continuons à voir le collectif.&nbsp;»
</p><p>A Bülach (ZH), la présidente du SSP, Katharina Prelicz-Huber, a fustigé le démantèlement de l’Etat, les cadeaux fiscaux et les politiques d’austérité&nbsp;: «&nbsp;Nous demandons un service public de qualité, de bonnes conditions de travail et des salaires égaux, ainsi que la conciliation entre le travail de soins et les activités professionnelles, des rentes sûres, les mêmes chances et une participation égale pour tous, peu importe l’origine et le sexe.&nbsp;»
</p><p>A Bâle, le secrétaire général du SSP, Stefan Giger, a rappelé les succès historiques des syndicats depuis la grève générale de 1918. Prévoyance vieillesse appartient à cette série de succès pragmatiques. Parce qu’«&nbsp;elle ramène l’AVS dans les chiffres noirs afin que les discours sur l’âge de la retraite à 67 ans se taisent. Les chômeurs et chômeuses âgés ont désormais le droit, à partir de 58 ans, de rester assurés dans leur caisse de pension et de percevoir une rente quand ils seront retraités. Quant à la retraite anticipée, elle sera facilitée&nbsp;: une retraite partielle sera aussi possible dans l’AVS.&nbsp;» 
</p><h5> Renseignements:</h5><ul><li>Anne Rubin, Service de la communication, 076 344 75 81 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4835</guid><pubDate>Tue, 25 Apr 2017 14:32:17 +0200</pubDate><title>Plus de protection pour les travailleurs âgés, les appels ne suffisent pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-protection-pour-les-travailleurs-ages-les-appels-ne-suffisent-pas</link><description>La troisième conférence sur les travailleurs âgés aboutit à des résultats décevants</description><content:encoded><![CDATA[<p>La troisième Conférence nationale sur les travailleurs âgés a donné des résultats insuffisants. Les évaluations sur l’urgence du problème ne concordent pas, alors que le chômage de la catégorie d’âge des 55 ans et plus a fortement augmenté ces dernières années. Et que, pour les personnes concernées, ce soit particulièrement grave, car elles ont besoin de nettement plus de temps pour retrouver un emploi. Le chômage de longue durée est en effet plus important dans cette catégorie d’âge. Et enfin, le taux de dépendance à l’aide sociale des 50-64 ans a augmenté d’environ 50% ces dernières années. 
</p><p>Au regard de la situation, l’Union syndicale suisse (USS) estime qu’un simple appel à la raison ne suffit pas. Il faut des améliorations concrètes de la situation des travailleurs âgés. Et cela aussi dans l’intérêt des collectivités publiques. L’USS fait les propositions suivantes&nbsp;: </p><ul><li>Les travailleurs de longue date de plus de 50 ans doivent être particulièrement protégés contre le licenciement, comme le prévoient déjà une partie des CCT. Cette protection contre le licenciement incite aussi les employeurs à mieux s’occuper du personnel âgé (formation, formation continue, protection de la santé). Et contrairement à ce qu’on entend souvent, une protection supplémentaire n’est pas un obstacle pour la réinsertion dans le marché du travail, du fait que celle-ci n’est que cette protection est liée à l’ancienneté dans l’entreprise. </li><li>Les chômeurs âgés doivent avoir de meilleures possibilités de retrouver un emploi. L’obligation d’annoncer les postes vacants décidée par le Parlement doit maintenant être appliquée de manière conséquente pour que les personnes âgées en recherche d’emploi actuellement défavorisées aient une chance. </li><li>Les travailleurs (et les chômeurs) doivent avoir droit à un bilan de compétences (à partir de 45 ans, p. ex.). Ils doivent pouvoir compter sur davantage de soutien pour la formation et la formation continue, à commencer par les branches conventionnées. La Confédération et les cantons doivent faciliter l’accès aux formations certifiantes, comme les CFC.  </li><li>Les travailleurs âgés nécessitent une meilleure couverture sociale en cas de chômage. La réforme de la prévoyance vieillesse 2020 apporte à cet égard une amélioration&nbsp;: les chômeurs resteront désormais assurés dans leur caisse de pension à partir de 58 ans et conservent leur droit à obtenir une rente. Ils ne peuvent plus être obligés, s’ils arrivent en fin de droit, d’entamer leur avoir de vieillesse du 2e pilier. Cette amélioration est naturellement soumise à l’acceptation de la réforme dans les urnes. La Confédération doit en outre introduire une rente-pont pour les personnes en fin de droit (comme le fait le canton de Vaud, p. ex.).</li><li>Prévoir des retraites anticipées dans les solutions de branche.</li><li>Introduire une meilleure protection contre les discriminations, sous la forme d’une interdiction de discriminer, comme l’OCDE l’a par exemple conseillé. </li></ul><p><br></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4832</guid><pubDate>Thu, 20 Apr 2017 08:36:50 +0200</pubDate><title>L’USS et Travail.Suisse soutiennent l’objet fédéral sur l’énergie du  21 mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-et-travail-suisse-soutiennent-l-objet-federal-sur-l-energie-du-21-mai</link><description>Stratégie énergétique 2050 : bonne pour les places de travail et l’environnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'USS et Travail.Suisse approuvent l'objet fédéral sur l'énergie. Ils saluent la stratégie énergétique 2050 car elle permettra de développer en Suisse des innovations et des investissements et ainsi la création d'emplois. Les coûts pour cette perspective économique positive sont supportables car ils n'entraînent qu'un modeste relèvement du supplément réseau. </p><p>La stratégie énergétique 2050 promeut un approvisionnement énergétique indigène et renouvelable. Elle n'est pas seulement bonne pour le climat (réduction des émissions de gaz à effet de serre) et la santé (moins de pollution) mais aussi pour la place de travail suisse. La diminution de plus en plus marquée des énergies fossiles importées fera économiser des milliards. Cela permettra de réorienter les investissements vers l'efficacité énergétique, la réduction de la consommation d'énergie et les énergies renouvelables. Cela profitera au marché du travail. 
</p><p>Ces investissements auront lieu en Suisse. Ils permettront de conserver et de créer de dizaines de milliers d'emplois dans notre pays. Ces emplois profiteront à toutes les régions du pays car l'installation et la maintenance des énergies renouvelables et l'assainissement énergétique des bâtiments ont lieu partout. De plus, il s'agit d'emplois de différents niveaux de qualification (métiers du bâtiment comme polybâtisseur/euse, couvreur/euse, storiste ; responsable de projet, ingénieur/e, architecte, conseiller/ère en énergie, informaticien/ne etc.), ce qui optimisera le fonctionnement du marché du travail. Comme ces investissements se feront sur plusieurs décennies, la durabilité de ces emplois sera élevée. 
</p><p>La stratégie énergétique 2050, en favorisant l'innovation en Suisse, renforce aussi la compétitivité des entreprises suisses, en particulier celles qui exportent. Cela maintiendra et créera des emplois en Suisse dans le secteur industriel, en particulier dans l'industrie des machines. 
</p><p>En cas de rejet de l'objet, il y aura moins d'investissements dans l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables en raison de l'incertitude qui gagnera la politique énergétique. Cela aura clairement des répercussions négatives pour la place de travail suisse. 
</p><p>Il ne pourrait pas y avoir de moment plus favorable pour le passage aux énergies renouvelables : les prix du courant électrique sont si bas que les ménages et les PME peuvent absorber sans problème le supplément sur le réseau plus élevé de 2.3 ct./kWh au maximum ; sans parler des entreprises qui consomment beaucoup d'électricité vu qu'elles sont libérées de ce supplément. Les chiffres avancés par les opposants dans ce contexte ne correspondent à aucune réalité mais servent à faire peur. Concernant les investissements nécessaires à faire dans le réseau électrique (entretien, extension et transformation) la Suisse a un immense avantage vis-à-vis de tous les autres pays car elle a déjà le réseau électrique le plus dense d'Europe. 
</p><p>Il y a un excédent de courant dans toute l'Europe et cela ne changera que lorsque la reprise économique en Europe sera bien là. Mais sans un relèvement massif du prix des certificats d'émission de CO2, on continuera à produire du courant électrique à partir de charbon, ce qui est la cause principale de l'excédent de courant. C'est pourquoi, là aussi, il faut contredire les opposants à la stratégie énergétique 2050. Il n'y a pas de risque de pénurie de courant mais il est aussi juste de soutenir la production indigène pour des motifs écologiques.
</p><p> L'approvisionnement en électricité en Suisse est stable au plus haut niveau car le réseau électrique est aussi bien entretenu. Une énorme capacité de courant entre et sort de Suisse chaque jour. Cet hiver, au cours d'un seul jour, 4'000 MW de courant a été importé, en même temps 2500 MW de courant a transité vers l'Italie et 1'500 MW de courant a été exporté en France sans avoir mis en danger l'approvisionnement électrique indigène une seule fois en ce jour. La capacité d'importation effective du réseau électrique suisse est d'environ 10'000 MW, ce qui correspond au besoin maximal indigène en courant. 
</p><p>Un oui à la stratégie énergétique 2050 ouvre la voie du tournant énergétique, incite à investir et offre une sécurité de planification. C'est un oui de raison et un engagement pour l'environnement et les places de travail. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li> Denis Torche, secrétaire central Travail.Suisse, Tél. 079 846 35 19 </li></ul><ul><li>Dore Heim, secrétaire-dirigeante USS, Tél. 079 744 93 90 </li></ul>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4825</guid><pubDate>Wed, 12 Apr 2017 08:40:00 +0200</pubDate><title>Arrêtés fédéraux échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers avec d’autres États et territoires de l’Accord EAR 2018/2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/arretes-federaux-echange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-avec-d-autres-etats-et-territoires-de-l-accord-ear-2018-2019</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4823</guid><pubDate>Mon, 10 Apr 2017 14:24:52 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les liquidités (OLiq), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-les-liquidites-oliq-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>International</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Politique monétaire</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4821</guid><pubDate>Mon, 10 Apr 2017 14:09:14 +0200</pubDate><title>Avant-projet de loi fédérale sur la révision totale de la loi sur la protection des données et sur la modification d’autres lois fédérales</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avant-projet-de-loi-federale-sur-la-revision-totale-de-la-loi-sur-la-protection-des-donnees-et-sur-la-modification-d-autres-lois-federales</link><description> N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4820</guid><pubDate>Mon, 10 Apr 2017 11:16:48 +0200</pubDate><title>À qui profiterait vraiment un échec de Prévoyance vieillesse 2020 ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-qui-profiterait-vraiment-un-echec-de-prevoyance-vieillesse-2020</link><description>Clairement à l&#039;UDC, à la droite libérale et à l&#039;Union patronale suisse. Mieux vaut couler toute la révision plutôt que renforcer l’AVS, telle est leur devise.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le renforcement de l'AVS donne des boutons à l'UDC, à la droite libérale et à l'Union patronale suisse. Elles préfèrent tout faire capoter que devoir accepter les 70 francs.</p><p>C'est avec exactement le nombre nécessaire de voix, 101, que le Conseil national a adopté la réforme Prévoyance vieillesse 2020. À une voix près, le travail de cinq années aurait été réduit à néant. L'Union patronale et ses soutiens de la droite, qui se sont battus avec acharnement jusqu'à la dernière minute contre ce projet, n'acceptent pas leur défaite. Ils veulent donc couler Prévoyance vieillesse 2020 dans les urnes, le 24 septembre. Ils se frotteraient définitivement les mains, car ce n'est un secret pour personne : pour des raisons profondément idéologiques, ils préféreraient un nouvel échec de la réforme de la prévoyance vieillesse afin de pouvoir imposer leur vision. Quelques années de déficits supplémentaires de l'AVS ouvriraient une voie royale à l'augmentation de l'âge de la retraite à 67 ans pour tous et toutes ainsi qu'à la réduction des prestations dans un premier temps, puis à l'étouffement progressif du premier pilier au profit d'une capitalisation privée.
</p><h3>La retraite version UDC ? Capitalisation !</h3><p>Lors de son congrès extraordinaire du 4 mars 2000, l'UDC revendiquait déjà la transformation de l'AVS en un système de retraites par capitalisation : exit le système de financement solidaire par répartition. Le parti souhaite depuis longtemps privatiser les assurances sociales et individualiser la prévoyance-vieillesse. De solidarité dans la prévoyance vieillesse, l'UDC n'en veut point, même pas pour ses paysans. Un bonus dans l'AVS est son pire cauchemar, le bâton dans les roues de sa philosophie du moins d'État.
</p><p>L'UDC bâlois Sebastian Frehner poussait d'ailleurs des cris d'orfraie pendant le débat final au Parlement, estimant que le système des trois piliers serait " déséquilibré ", si on privilégiait le premier pilier. Rarement un projet aura rendu l'UDC aussi agressive. Plus tard, sur les ondes de la Radio romande, le conseiller national UDC Raymond Clottu déclarait qu'il serait carrément " injuste " que des personnes qui n'ont pas ou peu cotisé au 2e pilier - beaucoup de femmes, de paysans, de petits indépendants - reçoivent un bonus AVS. Mieux vaut faire couler toute la révision plutôt que renforcer l'AVS, telle est la devise de l'UDC.
</p><p>Rien de bien nouveau en soi. Dans les années 1940 déjà, soit dès les débuts de l'AVS, les patrons, le milieu de la finance et la droite faisaient tout pour maintenir les rentes à un niveau aussi bas que possible, car plus les rentes sont basses, plus les affaires que les banques et les assurances réalisent avec la prévoyance vieillesse sont grasses. Hans Sulzer, le président de l'organisation devenue&nbsp; economiesuisse, déclarait en 1945 que l'AVS était le " premier stade de la dictature " (sic !). Et n'oublions pas que le système de répartition de l'AVS prive les spéculateurs d'argent parce que les jeunes paient directement les rentes des moins jeunes, au lieu de placer les capitaux sur les marchés financiers.
</p><h3>Dans le lit de l'UDC</h3><p>Depuis les élections de 2015, l'Union patronale suisse (UPS) marche en outre main dans la main avec l'UDC. L'Union patronale veut réduire le rôle de l'État et des institutions sociales au minimum vital. Et favoriser l'épargne individuelle. Et par là-même les banques et les assurances. Le financement solidaire de l'AVS n'a jamais plu à l'organisation patronale. Son vice-président, Jean-Marc Probst, estime qu'"un gonflement des prestations de l'AVS n'est pas concevable". Tout sauf renforcer l'AVS. La solution sortie du chapeau en dernière minute au Parlement par Martin Kaiser (UPS) était aussi de cet ordre-là. Une solution qui aurait démesurément augmenté les cotisations au 2e pilier et aurait coûté beaucoup plus cher. Rien d'étonnant de la part de l'homme qui a clairement déclaré que les patrons feraient échouer la réforme si les 70 francs n'étaient pas abandonnés.
</p><h3>Arrière-garde idéologique</h3><p>Le bloc bourgeois semble donc oublier toute règle arithmétique quand le spectre d'une AVS forte est brandi. C'est la fameuse "ligne rouge à ne pas franchir" de la PLR Isabelle Moret. Une ligne qui s'appuie sur une solide arrière-garde d'idéologistes. Le think tank Institut libéral prône par exemple la disparition de l'AVS pour des raisons éthiques et économiques ainsi que la libéralisation du 2e pilier. "Comment s'offrir une retraite sans AVS, ni 2e pilier?", titrait au sujet de cette thèse Emanuel Garessus (Le Temps), dont on connaît les penchants libéraux. Le directeur de l'Institut libéral, Pierre Bessard, y qualifie l'AVS "d'impôt" mais "non de facteur de solidarité puisque cette dernière est volontaire et individuelle". De là à ce que l'UDC qualifie les cotisations AVS d'impôt, il n'y a qu'un pas! Quant à Avenir Suisse, l'autre groupe de réflexion libéral, il prône depuis longtemps la retraite à 67 ans comme étant "la seule solution" envisageable. Une rengaine dont Pascal Couchepin se faisait déjà le chantre en 2004. Et qui sera plus facile à imposer si la réforme actuelle ne passe pas.
</p><h3>Le comble de l'hypocrisie</h3><p>Mais la palme de l'hypocrisie dans ce débat revient à Isabelle Moret qui se fait soudain la défenderesse des femmes avec l'argument fallacieux de la caissière qui payerait la rente de M. Berset. Alors que justement, en renforçant l'AVS pour la première fois depuis des décennies, en lui assurant une stabilité financière, on s'assure aussi que M. Berset et d'autres gros salaires continuent à verser des montants élevés dans l'AVS pour financer la rente améliorée de la caissière. Et c'est bien ça qui fait mal au ventre au bloc bourgeois. Le même bloc bourgeois, UDC en tête, qui freine des quatre fers toute mesure concrète en faveur de l'égalité entre hommes et femmes. Car un refus de la réforme ne fera pas avancer l'égalité salariale. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4816</guid><pubDate>Wed, 05 Apr 2017 11:16:33 +0200</pubDate><title>Révision de l’ordonnance régissant la taxe sur la valeur ajoutée (OTVA), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-de-l-ordonnance-regissant-la-taxe-sur-la-valeur-ajoutee-otva-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4814</guid><pubDate>Wed, 05 Apr 2017 10:13:16 +0200</pubDate><title>357 516 membres à la fin 2016</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/357-516-membres-a-la-fin-2016</link><description>Évolution des effectifs de l’USS l’an dernier</description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2016, l'Union syndicale suisse (USS) comptait exactement 357 516 membres. Ainsi, la confédération syndicale de loin la plus grande du pays a subi en une année une baisse de 1 % de ses effectifs, le nombre des organisations qui lui sont affiliées restant pour sa part inchangé. 
</p><p>29,6 % des membres de l'USS sont des femmes, dont la part a légèrement augmenté (2015 : 29,5 %). 
</p><p>Des 16 fédérations affiliées à l'USS, trois ont vu leurs effectifs augmenter par rapport à 2015. Unia, qui avait franchi l'an dernier la frontière des 200 000, s'est maintenu à ce niveau élevé (+ 6 membres). Unia a progressé dans le secteur des services (désormais environ 55 000 membres) et légèrement reculé dans le secteur de l'industrie, ce qui est en particulier à imputer à l'évolution conjoncturelle dans ce domaine. Les syndicats kapers (personnel de cabine de l'aviation) et Nautilus (navigation) ont vu leurs effectifs augmenter. Le plus petit syndicat de l'USS, New Wood (personnel des Nations Unies) comptait, fin 2016, le même nombre de membres qu'en 2015. Les douze autres syndicats ont perdu des membres. 
</p><p>Le changement structurel dans la branche des arts graphiques et des médias a eu une incidence négative sur les effectifs de Syndicom, le Syndicat des médias et de la communication. Concernant le SEV, le Syndicat du personnel des transports, le nombre de décès parmi les retraité(e)s de l'organisation a été supérieur à celui des nouveaux membres actifs. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4811</guid><pubDate>Tue, 04 Apr 2017 13:33:48 +0200</pubDate><title>Dossier 120 : L&#039;importance du droit international pour le droit du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-120-die-bedeutung-des-voelkerrechts-fuer-das-arbeitsrecht</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4805</guid><pubDate>Tue, 04 Apr 2017 10:30:44 +0200</pubDate><title>Accueil extrafamilial des enfants : aides financières à bout touchant</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/accueil-extrafamilial-des-enfants-aides-financieres-a-bout-touchant</link><description>Une petite avancée tout de même innovatrice est possible</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Si on veut encourager l’égalité et lutter contre le manque de personnel qualifié, on doit s’engager pour davantage de places d’accueil extrafamilial pour les enfants. L’USS attend cet engagement de la part du Conseil national. La Chambre basse traitera le dossier des «&nbsp;Aides financières pour l’accueil extrafamilial des enfants&nbsp;» le 2 mai.</p><p>Ce fut une naissance aux forceps. Ce n’est qu’après de longues hésitations que le Conseil des Etats, lors de la session de printemps, s’est enfin montré favorable à des aides financières pour l’accueil extrafamilial des enfants. Le Conseil fédéral souhaite investir les 100 millions qui sont prévus d’une part pour réduire les contributions parentales à la garde de leurs enfants et de l’autre pour mieux adapter les offres aux besoins des familles. Une idée judicieuse, même s’il faudrait beaucoup plus de moyens&nbsp;: l’OCDE et l’ONU préconisent de consacrer au moins 1% du PIB, la Suisse en est encore bien loin. &nbsp;
</p><p>La Commission du Conseil des Etats n’a toutefois accepté la proposition que du bout des lèvres, par 13 voix contre 11, et une minorité importante veut encore réduire le budget de moitié. Et pourtant, si le Conseil national prend au sérieux l’initiative pour combler le manque de personnel qualifié, il doit accepter la proposition et même la développer plutôt que la réduire. 
</p><h3>Les frais de garde sont bien plus élevés que chez nos voisins</h3><p>Les frais de garde élevés représentent une pierre d’achoppement pour les femmes qui souhaitent augmenter leur taux d’activité. Cette situation contribue largement au manque de personnel qualifié. La Suisse accuse un gros retard sur le reste de l’Europe&nbsp;: la participation des parents aux frais de garde sont ici entre une fois et demie et deux fois et demies plus élevés que chez nos voisins. Ceci alors que les places de crèche ne sont pas en soi plus chères, mais parce que les pouvoirs publics contribuent beaucoup moins. Si nous ne voulons pas nous faire distancer, nous devons mettre à disposition des parents qui travaillent des offres d’accueil extrafamilial qualitativement bonnes et abordables. &nbsp;
</p><h3>Un pilier important </h3><p> Si la proposition surmonte maintenant l’obstacle du Conseil national, nous aurons franchi une étape certes modeste mais tout de même innovatrice qui va dans la direction d’une société plus juste&nbsp;: des mesures pour améliorer la conciliation entre famille et travail ou formation sont un pilier important de la politique d’égalité et une condition pour pouvoir mieux répartir le travail rémunéré et non rémunéré entre femmes et hommes. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4804</guid><pubDate>Mon, 03 Apr 2017 14:26:33 +0200</pubDate><title>Conférence de la migration: mêmes droits pour tous</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/conference-de-la-migration-memes-droits-pour-tous</link><description>Une cinquantaine de syndicalistes ont discuté des lacunes en matière de démocratie </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse est devenue la terre d’immigration qu’elle n’a jamais voulu être, Kijan Espahangizi chercheur spécialisé sur les questions de racisme, en est persuadé. Et pourtant cette évolution est positive pour la Suisse et ses syndicats, tel est le résumé que l’on peut faire de la conférence de la migration de l’USS du 1er avril 2017.</p><p>A quoi devrait ressembler le vivre ensemble entre les migrant(e)s et les indigènes&nbsp;? Et comment les syndicats peuvent y contribuer&nbsp;? Ces questions ont été discutées par environ 50 syndicalistes lors de la Conférence de la Migration de l’USS du 1er avril à Berne à l’Hôtel Ador.</p><h3>Une politique solidaire à partir des années 70 seulement</h3><p>La présidente d’Unia, Vania Alleva, a expliqué dans son intervention que les syndicats n’ont pas toujours été exemplaires face aux migrant(e)s. Pendant longtemps, ils n’ont syndiqué que les travailleurs avec un passeport suisse. Les syndicats défendaient une politique d’octroi de permis restrictive pour protéger les emplois des Suisses et Suissesses. Ce n’est que dans les années 70 qu’ils ont amorcé un tournant en faveur d’une politique étrangère solidaire. Ils ont alors refusé l’initiative Schwarzenbach qui aurait conduit à l’expulsion automatique de 300&nbsp;000 travailleurs étrangers. Depuis, l’organisation des migrant(e)s, dont la proportion atteint 50&nbsp;% chez Unia, par exemple, est devenue un moteur de la lutte pour l’égalité. Des succès comme le rejet de l’initiative de «&nbsp;mise en œuvre&nbsp;» de l’UDC en est un signe.</p><h3>Racisme&nbsp;: un problème de démocratie</h3><p>Alors que Vania Alleva a surtout sollicité l’unité des syndicalistes, le chercheur Kijan Espahangizi, chercheur dans le domaine du racisme de l’EPLZ et de l’Université de Zurich, a plaidé en faveur de la diversité&nbsp;: les immigré(e)s proviennent de contextes divers et ont des besoins aussi différents que les personnes qui sont nées en Suisse. Le chercheur a mis en garde contre les discours inflationnistes sur la migration&nbsp;: si dans les années 90, la migration étaient devenue un concept de combat et a donné de la force aux activistes, elle est actuellement stigmatisante. Avec le terme «&nbsp;migrant(e)s&nbsp;», nos «&nbsp;semblables sont ostracisés et portent la marque de tous les problèmes sociétaux possibles.&nbsp;» La migration est devenue un discours qui justifie l’inégalité de traitement d’êtres humains et le manque de participation. Pour Espahangizi, le racisme n’est pas un problème dû à la migration, mais un problème lié à la démocratie. Raison pour laquelle on devrait avant tout parler de démocratie, de répartition des ressources et de vivre ensemble plutôt que de parler de migration.</p><h3>S'attaquer aux lacunes en matière de démocratie</h3><p>Les syndicats sont prêts à le faire, comme l’a montré le débat qui a suivi&nbsp;: Gülizar Cestan (présidente du SSP Région Zurich), Patrizia Mordini (responsable du groupe égalité de Syndicom), Marília Mendes (Unia) et Kijan Espahangizi ont échangé sur la manière dont les syndicats peuvent mener une politique de la migration dans une société post-migrante sans stigmatiser les personnes et diviser. L’offensive en faveur de la naturalisation de l’USS, les campagnes de votation et les projets comme des programmes de mentorat sont des mesures syndicales importantes. La discussion s’est poursuivie dans le cadre d’ateliers pendant l’après-midi. Conclusion&nbsp;: la nécessité d’agir est importante, mais la motivation des syndicats à aborder les lacunes en matière de démocratie en Suisse est tout aussi importante.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/e/csm_Migrationskonferenz2017_20cf99856f.webp" length="154736" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-4802</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2017 14:51:13 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’infrastructure des marchés financiers (échange de garanties), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-l-infrastructure-des-marches-financiers-echange-de-garanties-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4800</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2017 13:07:13 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi fédérale sur la taxe d’exemption de l’obligation de servir (LTEO), consulation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/revision-partielle-de-la-loi-federale-sur-la-taxe-d-exemption-de-l-obligation-de-servir-lteo-consulation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4797</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2017 12:08:09 +0200</pubDate><title>Édiction de l’ordonnance sur la sécurité des équipements de protection individuelle, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ediction-de-l-ordonnance-sur-la-securite-des-equipements-de-protection-individuelle-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4795</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2017 11:54:41 +0200</pubDate><title>Édiction de l’ordonnance sur la sécurité des appareils à gaz, audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ediction-de-l-ordonnance-sur-la-securite-des-appareils-a-gaz-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4793</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2017 11:22:43 +0200</pubDate><title>Rév. tot. ordonnance conditions minimales reconnaissance filières de formation et études postdiplômes des écoles supérieures, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/rev-tot-ordonnance-conditions-minimales-reconnaissance-filieres-de-formation-et-etudes-postdiplomes-des-ecoles-superieures-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4791</guid><pubDate>Tue, 28 Mar 2017 16:33:35 +0200</pubDate><title>Révision de la LPC, ou comment donner d&#039;une main pour reprendre de l&#039;autre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-lpc-ou-comment-donner-dune-main-pour-reprendre-de-lautre</link><description>La Commission du Conseil des Etats veut enfin augmenter les maxima pour le loyer </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les montants actuellement retenus pour les dépenses de loyer dans les prestations complémentaires (PC) ne suffisent absolument plus. La Commission de la santé publique et de la sécurité sociale du Conseil des Etats (CSSS-E) propose enfin une hausse des montants maximums pris en compte pour le calcul du loyer. L’USS salue cette adaptation nécessaire depuis longtemps, afin que les PC garantissent à nouveau le minimum existentiel. 
</p><p>Mais dans le même temps, la CSSS-E veut, dans la révision de la loi sur les prestations complémentaires, largement détériorer la sécurité matérielle des séniors et des personnes handicapées. Les dépenses pour la santé devraient selon la CSSS-E être nettement moins couvertes que maintenant. Les bénéficiaires de PC devraient à l’avenir s’assurer auprès de caisses-maladie bon marché. Le changement de caisse régulier serait ainsi programmé, ce qui n’est ni socialement acceptable, ni efficace. &nbsp;
</p><p> L’USS estime choquant de réduire le remboursement des dépenses pour les primes-maladie. Les bénéficiaires de PC n’ont absolument aucune marge de manœuvre financière dans le domaine de la santé. Ils ne peuvent endosser aucune économie à ce niveau-là.&nbsp; 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire      dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564      67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4788</guid><pubDate>Fri, 24 Mar 2017 12:30:17 +0100</pubDate><title>L’Assemblée des délégué(e)s de l’USS dit clairement Oui à PV 2020 </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/l-assemblee-des-delegue-e-s-de-l-uss-dit-clairement-oui-a-pv-2020</link><description>Un ensemble globalement positif pour les travailleurs et les travailleuses, mais il faut maintenant des progrès sur l&#039;égalité salariale </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Assemblée des délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) soutient la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. Elle a accepté le compromis du Parlement par 98 voix contre 21 et 1 abstentions et recommandé aux travailleurs et travailleuses de voter Oui le 24 septembre.
</p><p>Prévoyance vieillesse 2020 est un ensemble qui du point de vue des travailleurs et des travailleuses est en fin de compte positif. L’élévation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans est certes un recul. Mais des revendications centrales des syndicats ont toutefois été obtenues&nbsp;: </p><ul><li>Le niveau des rentes est maintenu et nous avons pu parer toutes les attaques contre le niveau des rentes des retraité(e)s actuels. Au contraire du projet de 2010, la baisse du taux de conversion dans le 2e pilier est compensée, entre autres, grâce à la garantie des acquis pour les personnes de plus de 45 ans. </li><li>Les rentes AVS seront pour la première fois depuis 40 ans davantage augmentées que l’adaptation au renchérissement et à l’évolution des salaires. Grâce à l’augmentation des rentes AVS de 840 francs par an pour les personnes vivant seules et allant jusqu’à de 2712 francs par an pour les couples, plusieurs catégories d’assuré(e)s verront leurs rentes finalement augmenter. </li><li>Les finances de l’AVS sont consolidées jusqu’en 2030 grâce à une légère hausse de la TVA. La population ne ressentira une augmentation de 0,3% de TVA qu’à partir de 20121, puisque le premier 0,3% de TVA additionnelle est déjà prélevé actuellement et sera transférés de l’AI à l’AVS en 2018, si le projet est accepté par le peuple et les cantons. </li><li>Le travail à temps partiel sera mieux couvert dans le 2e pilier. Les inégalités de rentes entre femmes et hommes devraient ainsi se réduire dans le 2e pilier également. </li><li>Si, à 58 ans, on perd son emploi, on pourra désormais rester assuré dans sa caisse de pension, contrairement à aujourd’hui. A l’avenir, même si on ne retrouve plus d’emploi et qu’on ne peut plus cotiser à une caisse de pension, on aura enfin droit à une rente de sa caisse de pension. </li></ul><p>Les délégué(e)s ont souligné qu’un rejet de Prévoyance vieillesse 2020 ne profiterait qu’aux associations patronales et aux partis de la droite bourgeoise. Ceux-ci veulent couler la réforme uniquement parce qu’elle renforcerait l’AVS. Leur but est en fait que l’AVS plonge dans de sérieuses difficultés financières afin de pouvoir relever l’âge de la retraite à 67 ans et imposer des baisses de rentes. 
</p><p>Le relèvement de l’âge de l’AVS des femmes a soulevé de dures critiques de la part des délégué(e)s. Tant que les femmes subissent des discriminations sur les salaires qui se reportent sur leurs rentes, l’âge de la retraite des femmes ne devrait pas être relevé, ont affirmé des délégué(e)s de Suisse romande et du Tessin. La majorité a toutefois été d’avis qu’il fallait soutenir la réforme malgré cette grosse couleuvre à avaler. Ils ont cependant mandaté l’USS pour qu’elle étudie le lancement d’une initiative sur la mise en œuvre de l’égalité salariale. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li><a name="Text10"></a>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul><h5>Fichiers</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_GM_MK_BVG_Pfusch_FR.pdf">Lettre du président</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/kampagnen/BVG-Referendum/SGB_BVG_Bschiss_Screen_Frau_RGB_1200x900_DE.jpg">Texte d'orientation de Doris Bianchi</a><br></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/kampagnen/BVG-Referendum/SGB_BVG_Bschiss_Screen_Mann_RGB_1200x900_DE.jpg">Proposition du Comité de l'USS</a></li><li>Propositions contre PV 2020 : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_Weichelt_MK_BVG_FR.pdf">PV 2020: même si la version du Conseil des Etats est acceptée, un référendum syndical s'impose !</a> et<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_discours_CW_F.pdf"> A l'attention du Comité présidentiel et des déléguées-e-s à l'Assemblée de l'USS</a></li></ul><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_Vania_Alleva_MK_BVG_FR.pdf">Résolution: Halte au dumping sur le dos des femmes - Initiative « Subito » pour une égalité salariale dans les faits</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-gbkz/bilder/Personen/Matthias_Hartwich_Webseite.jpg" class="download">Résolution: La coalition contre le burn-out et le travail gratuit dit Non au démantèlement de la loi sur le travail</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/personen/Roth-Simon.jpg" class="download">Résolution: Pas de RIE III (Projet fiscal 17) sur le dos des travailleurs et travailleuses</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4786</guid><pubDate>Wed, 22 Mar 2017 13:10:15 +0100</pubDate><title>Le Comité de l’USS recommande d’accepter Prévoyance vieillesse 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-comite-de-l-uss-recommande-d-accepter-prevoyance-vieillesse-2020</link><description>Proposition faite à l&#039;Assemblée des délégué(e)s du 24 mars de soutenir PV 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le Comité de l'USS recommande à son Assemblée des délégué(e)s d'approuver Prévoyance vieillesse 2020 ce vendredi. A 21 voix contre deux et une abstention, il propose aux délégué(e)s de soutenir cette réforme importante.</p><p>La claire majorité de l'USS est d'avis que cette réforme est dans son ensemble positive pour les travailleurs et les travailleuses : le niveau des rentes est maintenu. En effet, la baisse du taux de conversion est compensée. Les personnes à partir de 45 ans bénéficient de la garantie que leurs acquis sont préservés. Et grâce à l'augmentation des rentes AVS de 840 francs/an pour les célibataires et allant jusqu'à 2712 francs/an pour les couples, différentes catégories de futurs retraité(e)s verront en fait leurs rentes augmenter. Et, pour la première fois depuis 40 ans, le relèvement des rentes AVS dépassera l'évolution des salaires et du renchérissement.
</p><p>Le Comité juge que l'élévation de l'âge de la retraite des femmes est un recul. Toutefois, Prévoyance vieillesse 2020 apporte enfin une amélioration demandée depuis longtemps : le travail à temps partiel sera mieux couvert dans le 2e pilier. Les inégalités de rentes entre femmes et hommes vont enfin diminuer dans le 2e pilier également. Un autre progrès important touche les travailleurs âgés qui perdraient leur emploi sur le tard, puisque, dès 58 ans, ils conserveraient leur droit à une rente de leur dernière caisse de pension, contrairement à aujourd'hui. Même s'ils ne retrouvent pas d'emploi et ne sont plus en mesure de cotiser à une caisse de pension.
</p><p>Il est aussi très important pour le Comité de l'USS que Prévoyance vieillesse 2020 assure le financement de l'AVS jusqu'en 2030 et permette de repousser les attaques contre le niveau des rentes des actuels retraité(e)s. Il a en outre maintenu que le rejet de Prévoyance vieillesse 2020 ne bénéficierait qu'à l'Union patronale suisse et aux partis de la droite bourgeoise. Ces derniers souhaitent que l'AVS soit insuffisamment financée afin d'avoir les mains libres pour imposer l'âge de la retraite à 67 ans et des baisses des rentes.
</p><p>L'Assemblée extraordinaire de l'USS adoptera sa recommandation définitive sur Prévoyance vieillesse 2020 ce vendredi.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4784</guid><pubDate>Mon, 20 Mar 2017 10:05:43 +0100</pubDate><title>SUVA : adaptations des modèles de primes ; audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/suva-adaptations-des-modeles-de-primes-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4782</guid><pubDate>Thu, 16 Mar 2017 17:14:49 +0100</pubDate><title>Le Comité présidentiel de l’USS se réjouit du renforcement de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-comite-presidentiel-de-l-uss-se-rejouit-du-renforcement-de-l-avs</link><description>Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Comité présidentiel de l'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que l'alliance de la droite n'est pas parvenue à s'imposer concernant Prévoyance vieillesse 2020. La voie est ainsi ouverte à un renforcement de l'AVS. La hausse des rentes de l'AVS - 840 francs par an pour les personnes vivant seules et jusqu'à 2 712 francs pour les couples - aidera surtout les personnes à bas ou moyens revenus. Elle est d'autant plus importante que le 2e pilier rencontre de sérieux problèmes pour tenir ses promesses de rentes, a constaté le Comité présidentiel de l'USS lors de sa réunion de jeudi.
</p><p> Prévoyance vieillesse 2020 contient cependant une énorme couleuvre : le relèvement de l'âge de la retraite des femmes, mais cette réforme apportera aussi, en plus d'une hausse des rentes AVS, toute une série de progrès importants : </p><ul><li>une meilleure couverture du travail à temps partiel dans la prévoyance professionnelle obligatoire, ce qui réduit une inégalité de traitement au détriment des femmes dans le 2e pilier ;</li><li>une garantie des droits acquis pour les personnes de plus de 45 ans dans la prévoyance professionnelle obligatoire ; elles ne subiront pas de baisse des prestations par rapport à aujourd'hui ;</li><li> qui tombera au chômage à partir de 58 ans conservera son droit actuel à une rente, même s'il ne paie plus de cotisations ; </li><li>la modernisation de la retraite, de meilleures possibilités de retraite partielle ;&nbsp;</li><li> la sécurité financière pour l'AVS jusqu'en 2030 grâce à 0,6 % de TVA supplémentaire ; la moitié étant déjà prélevée à l'heure actuelle, la charge supplémentaire ne sera que de 0,3 %. </li></ul><p>Les délégué(e)s de l'USS décideront lors d'une assemblée extraordinaire, qui se tiendra le 24 mars, si ces progrès contrebalancent le relèvement de l'âge de la retraite des femmes. Deux jours auparavant, le Comité de l'USS aura formulé sa proposition à l'intention de cette assemblée. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4779</guid><pubDate>Thu, 16 Mar 2017 13:04:02 +0100</pubDate><title>Des buts clairs sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-buts-clairs-sont-necessaires</link><description>Commentaire de l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc reste fortement surévalué. L'emploi stagne (équivalents plein temps), contrairement à l'évolution à la hausse que connaissent d'autres pays. Dans l'industrie et l'hôtellerie-restauration, des emplois continuent à être supprimés, le chômage des plus de 55 ans augmente. L'inflation de base est négative, les capacités de l'économie suisse sont sous-utilisées. Dans ce contexte, notre pays aurait besoin d'une politique monétaire expansionniste. À cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont cependant extrêmement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la Banque nationale suisse (BNS) dans son bulletin trimestriel. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS soit tout récemment redevenue active en intervenant contre l'appréciation du franc. Mais la communication concernant ses buts de politique monétaire reste trop peu claire. Personne ne sait si la BNS va à l'avenir combattre de nouvelles appréciations du franc. 
</p><p>L'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose beaucoup plus à la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change se stabilise à très court terme aux alentours de 1,10 franc pour 1 euro et qu'ensuite, l'on fasse rapidement en sorte, grâce à un taux modéré, que la Suisse ne subisse pas de préjudice. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. concernant l'inflation). 
</p><p>L'affirmation de la BNS selon laquelle sa politique monétaire serait expansionniste est inexacte. Certes, les intérêts sont bas, mais la forte surévaluation du franc a des répercussions extrêmement négatives sur l'économie, de sorte que les conditions monétaires qui règnent dans notre pays doivent être considérées comme clairement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4777</guid><pubDate>Wed, 15 Mar 2017 11:00:25 +0100</pubDate><title>Plusieurs projets de démantèlement, ce n’est pas une solution</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plusieurs-projets-de-demantelement-ce-n-est-pas-une-solution</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 dans la dernière ligne droite</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) est satisfaite de voir que la conférence de conciliation a définitivement décidé d'augmenter les rentes AVS. Cette hausse de 840 francs par an pour les personnes vivant seules et de 2 712 francs pour les couples aidera surtout les personnes à bas ou moyen revenu. C'est une bonne chose parce qu'ainsi, la diminution des rentes du 2e pilier due à la baisse du taux de conversion ne sera pas uniquement compensée dans un 2e pilier en crise, mais aussi dans une AVS bien plus stable. 
</p><p>En limitant le financement additionnel de l'AVS à 0,6 % de TVA, le Conseil des États a fait un grand pas vers la majorité de droite du Conseil national. Cette demande essentielle étant satisfaite, ce dernier devrait désormais pouvoir accepter le projet Prévoyance vieillesse 2020 en l'état. Le saborder serait irresponsable. En effet, Prévoyance vieillesse telle que la conférence de conciliation l'a adopté constitue, pour les années à venir, la seule réforme de la prévoyance vieillesse qui puisse tenir face aux citoyen(ne)s de ce pays. Si elle était fractionnée en plusieurs projets de démantèlement, le naufrage serait inévitable, comme le passé nous l'a montré. L'USS combattra donc véhémentement de tels projets.
</p><p> Si Prévoyance vieillesse 2020 passe le cap du Conseil national, l'USS prendra définitivement position à son sujet lors d'une Assemblée extraordinaire des délégué(e)s (AD) qui se tiendra le 24 mars prochain. Deux jours auparavant, son Comité adoptera sa proposition à l'intention de l'AD. 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4775</guid><pubDate>Tue, 14 Mar 2017 15:43:37 +0100</pubDate><title>Soixante documents sonores sur l’histoire de l’USS à découvrir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/soixante-documents-sonores-sur-l-histoire-de-l-uss-a-decouvrir</link><description>Écouter les voix d’autrefois</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Vous vous intéressez à l'histoire des syndicats ? Vous aimeriez aussi " entendre " des bribes de cette histoire ? C'est possible avec les 60 documents sonores désormais accessibles. </p><p>Tout apprendre de l'initiative sur la participation, entendre l'histoire de la Grève générale, accompagner les " Chants du travail libre " ou écouter l'introduction de Richard Müller (président USS intérim de 1978 à 1982) et les discours de Georges-André Chevallaz et Jean-Pascal Delamuraz au Congrès USS de 1982. Ce sont là quelques exemples de documents sonores que vous pourrez découvrir grâce au travail de numérisation de la Phonothèque nationale suisse. 
</p><p>Depuis les années 2000, la bibliothèque de l'USS remet les cassettes, disques et CD de ses fonds à la Phonothèque nationale suisse. 
</p><p>On compte actuellement une soixantaine de documents qui peuvent être classés en quatre catégories :</p><ul><li>les documents enregistrés lors de conférences et congrès à fin de documentation du mouvement syndical ;</li><li>les documents créés pour les campagnes de l'USS ;</li><li>les documents acquis, enregistrés ou créés pour les cours politiques ou culturels de la CEO (Centrale d'éducation ouvrière, qui a précédé Movendo, l'institut de formation des syndicats) ;</li><li>les chants du mouvement ouvrier du fonds Thomas Hensel.</li></ul><p> La Phonothèque nationale suisse a développé un vaste réseau de stations d'écoute et il vous est possible d'écouter ces documents dans de nombreuses institutions culturelles, dont toutes les bibliothèques universitaires. 
</p><p>Sous le lien qui suit, vous trouverez la liste des documents déjà digitalisés et les lieux d'écoute de votre région : 
</p><p><a href="http://www.fonoteca.ch/cgi-bin/oecgi3.exe/inet_fnbasefondsnamedetail?NAME_ID=74975.011&amp;LNG_ID=FRA" class="external-link-new-window">Liste des documents existants et des lieux d'écoute</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4773</guid><pubDate>Mon, 13 Mar 2017 18:13:38 +0100</pubDate><title>PV 2020: Efforts insuffisants du Conseil national</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pv-2020-efforts-insuffisants-du-conseil-national</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 sur la dernière ligne droite</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national a manqué l’occasion d’enfin accepter le compromis du Conseil des Etats. Dans la version du Conseil national, Prévoyance vieillesse 2020 est vouée à l’échec. L'Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations peuvent tout au plus accepter Prévoyance vieillesse 2020, si cette réforme est en fin de compte positive pour les travailleurs et les travailleuses. Ce ne peut être le cas que si la baisse du taux de conversion est aussi compensée par une hausse annuelle des rentes AVS de 840 francs pour les célibataires et allant jusqu'à 2712 francs pour les couples. Si la compensation ne se fait que dans le 2e pilier, le projet ne peut plus être considéré comme étant positif. En effet, les bas et moyens revenus devraient alors payer des cotisations bien plus élevées qu'avec la solution du Conseil des États. On les priverait par conséquent d’une part trop importante de leur pouvoir d’achat durant leur vie professionnelle.  
</p><p>La compensation unilatérale à travers le 2e pilier est aussi une erreur parce que sa situation continuerait à se dégrader dans un contexte de taux d'intérêt bas. Les rentes promises aujourd'hui ne sont absolument pas garanties. Par contre des rentes AVS plus élevées le sont et, surtout, dès l'entrée en vigueur de la réforme. La hausse des rentes AVS est avant tout importante pour les femmes dont le relèvement de l'âge de la retraite sera le prix le plus élevé à payer pour cette réforme. Une telle hausse dans l’AVS est plus avantageuse pour elles qu'une augmentation des rentes du 2e pilier. De fait, dans l'AVS, les femmes paient un tiers du volume des cotisations, mais touchent plus de la moitié des rentes versées. 
</p><p>Si le PLR, l'UDC et les Verts libéraux et par là-même les employeurs s'imposent en conférence de conciliation, un référendum et l'échec de la réforme seront inévitables. Si ces partis font capoter le projet au Parlement, ils porteront la responsabilité politique d'un nouveau blocage qui durera des années. Le passé nous a montré que les réformes qui franchissent le cap des urnes sont celles qui obligent toutes les parties prenantes à faire des concessions et qui sont synonymes d’avancées sociales pour les assuré(e)s. 
</p><p> L'USS prendra sa décision concernant Prévoyance vieillesse 2020 lors d'une Assemblée extraordinaire des délégué(e)s qui se tiendra le 24 mars prochain. Deux jours auparavant, le Comité de l'USS aura choisir la recommandation qu'il fera à son Assemblée des délégué(e)s. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4769</guid><pubDate>Mon, 13 Mar 2017 11:23:05 +0100</pubDate><title>Calculateur de salaires de l’USS : données actualisées et nouvelle présentation </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/calculateur-de-salaires-de-l-uss-donnees-actualisees-et-nouvelle-presentation</link><description>Plus convivial, fonctionnel et clair</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nouveau calculateur de salaires de l’USS (<a href="http://www.sgb.ch/typo3/www.salaire-uss.ch" class="external-link-new-window">www.salaire-uss.ch</a>) est en ligne depuis ce week-end. Il contient les dernières données de l’Enquête sur la structure des salaires 2014 et a été totalement remanié. L’USS et ses fédérations proposent ainsi gratuitement un instrument encore plus efficace pour faire la transparence sur les salaires. Les utilisateurs et utilisatrices peuvent avec le calculateur de salaires remanié déterminer encore mieux et plus facilement le salaire statistiquement correct correspondant à un profil d’emploi spécifique et, si nécessaire, lutter contre la sous-enchère salariale. &nbsp;
</p><p>La base de données du calculateur de salaires actualisé est constituée des 1,7 millions de salaires provenant de 35&nbsp;000 entreprises récoltés par l’Office fédéral de la statistique pour son Enquête sur la structure des salaires 2014. Cette fois-ci aussi, un éminent spécialiste du domaine, le politologue genevois Roman Graf, a traité les données de l’OFS. Le calculateur de salaires offre aussi une navigation plus conviviale. Il contient en outre de nouvelles informations et références. Si quelqu’un cherche à calculer un salaire dans une branche conventionnée, il obtient automatiquement un lien à la CCT concernée et par là-même des informations qui vont au-delà du salaire usuel, notamment sur le salaire minimum et d’autres dispositions importantes des conditions de travail. 
</p><p>Comparé à d’autres instruments permettant en Suisse de calculer les salaires, le nôtre apporte une nette plus-value. Il se base tout d’abord sur une base de données complète et peut ainsi prétendre à une représentativité élevée. Ensuite, c’est le seul calculateur qui exclut des critères discriminatoires comme le sexe, le permis de séjour ou la nationalité qui ne doivent pas influencer le salaire. Seuls des critères tels que l’âge, l’ancienneté, la région, la formation et la position hiérarchique peuvent être des éléments constituant du salaire. 
</p><p> Le calculateur de salaires répond à un important besoin. Le nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices le démontre&nbsp;: le calculateur établit environ 900&nbsp;000 profils par an (procédures de calcul complètes). Cela représente à peu près 2500 calculs de profils par jour. Ou, autrement dit, chaque année, presqu’un quart des personnes actives professionnellement en Suisse utilisent le calculateur de salaires de l’USS. Cela prouve non seulement son attractivité et son acceptation élevées, mais aussi son utilité&nbsp;: la transparence des salaires est en Suisse toujours un tabou. 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart,      premier secrétaire de l'USS, 079&nbsp;205 68 11 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4766</guid><pubDate>Thu, 09 Mar 2017 19:07:01 +0100</pubDate><title>PLR, UDC et Verts libéraux veulent un compromis qui ne peut pas en être un</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plr-udc-et-verts-liberaux-veulent-un-compromis-qui-ne-peut-pas-en-etre-un</link><description>Compromis PV 2020 : seule base possible est la décision du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La position présentée ce soir par les président(e)s du PRL, de l'UDC et des Verts-libéraux concernant Prévoyance vieillesse 2020 n'est en aucune mesure apte à jouer le rôle d'un compromis. La seule base possible pour un compromis avec les syndicats est la décision du Conseil des États qui prévoit une hausse annuelle des rentes AVS de 840 francs pour les personnes vivant seules et allant jusqu'à 2 712 francs pour les couples.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations peuvent tout au plus accepter Prévoyance vieillesse 2020, si cette réforme est en fin de compte positive pour les travailleurs et les travailleuses, en particulier ceux et celles à bas ou moyens revenus. Si la baisse du taux de conversion est uniquement compensée dans le 2e pilier, le projet ne peut plus être considéré comme étant positif. En effet, les bas et moyens revenus devraient alors payer des cotisations bien plus élevées qu'avec la solution du Conseil des États. Ils seraient par conséquent privés de beaucoup de pouvoir d'achat durant leur vie professionnelle.
</p><p>La compensation unilatérale à travers le 2e pilier est aussi une erreur parce que la situation générale continuerait à se dégrader dans un contexte de taux d'intérêt bas. Les rentes promises aujourd'hui ne sont absolument pas garanties. Par contre l'augmentation des rentes AVS le sera et, surtout, elle aura lieu immédiatement après l'entrée en vigueur de la réforme. La hausse des rentes AVS est avant tout importante pour les femmes dont le relèvement de l'âge de la retraite sera le prix le plus élevé à payer pour cette réforme. Une telle hausse est plus avantageuse pour elles qu'une augmentation des rentes du 2e pilier. De fait, dans l'AVS, elles paient un tiers du volume des cotisations, mais touchent plus de la moitié des rentes versées.
</p><p>Si le PLR , l'UDC et les Verts libéraux s'imposent, un référendum et l'échec de la réforme seront inévitables. Si ces partis font capoter le projet au Parlement, ils porteront la responsabilité politique d'un nouveau blocage qui durera des années. Le passé nous a montré que seules peuvent passer le cap des urnes les réformes avec lesquelles la totalité des parties prenantes doivent faire des concessions et qui sont aussi synonymes de progrès social pour les assuré(e)s.
</p><p>L'USS prendra sa décision concernant Prévoyance vieillesse 2020 lors d'une Assemblée extraordinaire des délégué(e)s qui se tiendra le 24 mars prochain. Deux jours auparavant, le Comité de l'USS aura choisir la recommandation qu'il fera à son Assemblée des délégué(e)s. 
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p><span lang="fr-FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4765</guid><pubDate>Wed, 08 Mar 2017 18:10:49 +0100</pubDate><title>PV 2020 : « Notre soutien au projet du Conseil des Etats est indispensable »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pv-2020-notre-soutien-au-projet-du-conseil-des-etats-est-indispensable</link><description>L’ancienne coprésidente de l’USS et égérie féministe explique pourquoi elle s’oppose à un référendum</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui le projet Prévoyance vieillesse 2020 me fait sortir de la réserve que je m’étais imposée depuis ma retraite, tellement il est important pour le futur de notre prévoyance vieillesse et tellement les décisions sont difficiles à prendre. 
</p><h3>Projet équilibré, pour les femmes aussi</h3><p>Le Conseil des Etats a fait un travail remarquable de précision et d’équilibre entre la baisse des prestations et la sauvegarde du niveau général des rentes pour les hommes comme pour les femmes. Tout en assurant le financement de l’AVS à long terme. La droite du Conseil national n’a qu’un objectif&nbsp;: démanteler le plus de prestations possibles et faire en sorte que le financement de l’AVS ne soit pas assuré. Pendant mes 16 ans de parlementaire à Berne, je n’ai jamais vu de bataille aussi acharnée entre les deux chambres. Entre le Conseil des Etats d’un côté qui veut un projet équilibré et la majorité du Conseil national de l’autre côté, qui veut tirer la corde à soi et se positionner en sauveur de notre prévoyance vieillesse au détriment de l’intérêt général. 
</p><h3>Précipiter l’AVS dans les chiffres rouges</h3><p>Il faut bien saisir que la droite n’a qu’un seul objectif, quels que soient les moyens d’y parvenir&nbsp;: elle veut que l’AVS ne dispose plus de suffisamment de rentrées pour garantir les rentes et pouvoir décider, dans la panique de l’urgence pécuniaire, qu’il faut augmenter l’âge de la retraite pour tout le monde à 67 ans au moins. Pour cela elle propose un bricolage uniquement dans la prévoyance professionnelle qui est plus complexe à comprendre et à maîtriser, elle charge le bateau dans le démantèlement des prestations, elle introduit même un mécanisme automatique dans l’AVS pour que l’augmentation de l’âge de la retraite suive en ligne directe la perte de ressources dans l’AVS. La droite sait qu’en suivant cette ligne, elle entraînera un référendum et qu’elle risque de perdre devant le peuple. Mais cela lui est bien égal, car si les référendaires gagnent, on reviendra au statu quo et l’AVS s’enfoncera dans les chiffres rouges à très court terme. Alors l’opinion sera mûre pour accepter en votations populaires une augmentation de l’âge de la retraite pour tout le monde. 
</p><h3>Pas de comparaison avec la RIE III</h3><p>Je sais que nous sommes gonflés à bloc par notre succès sur le référendum sur la RIE 3, il y avait une pression internationale pour que nous abolissions les statuts spéciaux des entreprises. La droite a chargé le bateau et il a coulé. Il n’y a toutefois aucune comparaison possible avec un référendum contre Prévoyance vieillesse 2020. Nous n’avons aucune pression internationale pour changer notre système de prévoyance vieillesse, on en restera donc au système actuel et on laissera l’AVS faire des déficits et nos caisses de pension se débrouiller avec l’augmentation de l’espérance de vie et l’absence de rendement des placements. 
</p><h3>Une augmentation de 70 francs non négligeable pour les femmes</h3><p>Nous avions combattu l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes de 62 à 64 ans dans la 10ème révision de l’AVS, c’était une hausse difficile à avaler, nous avions perdu le référendum. Mais dans la 10ème révision il y avait aussi l’introduction du partage des cotisations pour les personnes mariées et de la bonification éducative. Ces avancées ont permis une augmentation significative des retraites AVS pour les femmes. Dans le projet prévoyance vieillesse 2020 du Conseil des Etats il y a aussi une augmentation de l’âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans, c’est aussi difficile à avaler, cette soi-disant égalité alors qu’elle n’est pas réalisée dans la société. Mais il y a également une augmentation de la rente AVS de 70 francs par mois, cela fera du bien au portemonnaie des femmes pour lesquelles ces 70 francs par mois ne sont pas négligeables. 
</p><p>Je vois combien il est difficile de trancher, mais je suis persuadée que nous sommes à un tournant essentiel pour l’avenir de notre système de prévoyance vieillesse. Notre soutien au projet du Conseil des Etats est indispensable pour combattre les objectifs de la droite et pour assurer l’équité et la stabilité dans notre système suisse de prévoyance vieillesse.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4760</guid><pubDate>Tue, 07 Mar 2017 16:56:00 +0100</pubDate><title>Egalité salariale : deux pas en avant, un pas en arrière</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-deux-pas-en-avant-un-pas-en-arriere</link><description>Les derniers chiffres, qui ne sont malheureusement pas tous encourageants en cette veille du 8 mars. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique (OFS) sur les inégalités de salaire montrent que les différences moyennes entre femmes et hommes se sont réduites de 23,6&nbsp;% (2012) à 19,5&nbsp;% (2014) dans le secteur privé. Cette évolution positive prouve que les femmes rattrapent les hommes du point de vue de la formation et des carrières professionnelles. Les syndicats et les mouvements féminins s’engagent dans ce sens-là depuis des années. Mais, dans le même temps, la part des différences qui ne peuvent être expliquées n’a que très peu diminué, de 40,9 à 39,1&nbsp;%.
</p><p>Par contre, l’évolution contraire qui s’est produite dans le secteur public est décourageante&nbsp;: l’écart de salaire entre femmes et hommes stagne (16,6&nbsp;% en 2014 contre 16,5&nbsp;% en 2012) et la part inexplicable de cet écart a même sensiblement augmenté, de 38,8&nbsp;% à 41,7&nbsp;%. 
</p><p>Le lent recul des différences de salaire et surtout de la part qui ne peut être expliquée (p. ex. 65,2&nbsp;% dans l’hôtellerie&amp;restauration ou 52,2&nbsp;% chez les salariées de moins de 30 ans&nbsp;!) sont inacceptables. Les employeurs du secteur public doivent aller de l’avant et mettre en œuvre sans tergiverser la Charte sur l’égalité qu’ils ont signée en septembre. Et surtout, le Parlement et le Conseil fédéral doivent durcir la loi sur l’égalité de manière à ce qu’elle agisse efficacement contre les discriminations salariales. L’USS exige concrètement que les entreprises contrôlent régulièrement leurs salaires, l’implication des syndicats dans ces contrôles, la création d’une autorité qui mène ces contrôles pour dénicher les moutons noirs ainsi que des sanctions pour amener ceux-ci à prendre leurs responsabilités. 
</p><p>La discrimination salariale n’est toutefois que la pointe de l’iceberg qui résume d’autres discriminations vécues au quotidien. Raison pour laquelle les femmes de l’USS ont rejoint l’alliance «&nbsp;We can’t keep quiet&nbsp;» qui fait partie du mouvement international qui s’est élevé contre le sexisme à la Trump. Elles participeront aux protestations qui ont lieu le 8 mars pendant la journée internationale des femmes dans toute la Suisse. Les femmes de l’USS défendent les revendications suivantes&nbsp;:&nbsp;&nbsp; </p><ul><li>La sécurité sociale et économique pour toutes les femmes&nbsp;!</li><li>Des salaires décents et justes&nbsp;!</li><li>Revaloriser le travail de care&nbsp;!</li></ul><p>Pour de plus amples informations: &lt;link actuel we-cant-keep-quiet&gt;<a href="http://www.uss.ch/actuel/we-cant-keep-quiet/" target="_blank" rel="noreferrer">www.uss.ch/actuel/we-cant-keep-quiet/</a></p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><p>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS, en charge du dossier de l’égalité, 076 200 90 89</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4762</guid><pubDate>Tue, 07 Mar 2017 11:25:30 +0100</pubDate><title>Une hausse des rentes enfin à portée de main</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-hausse-des-rentes-enfin-a-portee-de-main</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 sur la dernière ligne droite</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil des Etats maintienne le cap choisi et que, pour la première fois en 40 ans, les rentes AVS augmentent davantage que l’adaptation au renchérissement et à l’évolution des salaires. Si la baisse du taux de conversion devait être compensée uniquement dans un 2e pilier mal en point, comme le Conseil national le propose, le référendum et par conséquent l’échec de la réforme seraient inévitables. Car la solution du Conseil national est trop chère pour les personnes à revenus modestes ou moyens. En outre, on court le risque de finalement percevoir des rentes des caisses de pension plus basses que prévu, alors que les cotisations seront plus élevées. 
</p><p>L’USS ne pourrait soutenir la réforme que si le supplément AVS en fait partie. Le fait est que le projet contient deux éléments difficilement acceptables, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et la baisse du taux de conversion de 6,8&nbsp;% à 6&nbsp;%, qui ne pourraient passer la rampe qu’à condition que le bilan de Prévoyance vieillesse 2020 soit globalement positif. A cet égard, le Conseil des Etats a pris une autre décision positive en garantissant la préservation des acquis pour tous les assuré(e)s à partir de 45 ans et pas seulement à partir de 50 ans. Pour ces personnes, le supplément de rentes de 840 francs par an (2712 francs pour les couples) signifie une réelle augmentation des rentes. Ces suppléments représentent toutefois une avancée pour tous les bas et moyens revenus. Ils sont particulièrement importants pour les 500&nbsp;000 femmes qui ne sont assurées que dans l’AVS. Il n’y a que le supplément AVS qui augmente le montant de leur rente. L’USS estime encore que la meilleure couverture du temps partiel par le 2e pilier est aussi un élément positif, comme le fait de conserver le droit à une rente de sa caisse de pension si on perd son emploi sur le tard, ainsi que la stabilisation des finances de l’AVS jusqu’en 2030. &nbsp;
</p><p>Une Assemblée des délégué(e)s extraordinaire de l’USS se prononcera sur la réforme Prévoyance vieillesse 2020 le 24 mars 2017. Deux jours plus tôt, le Comité de l’USS adoptera une proposition à l’attention de l’Assemblée des délégué(e)s.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4756</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2017 09:56:10 +0100</pubDate><title>Davantage de droits pour les migrants et les migrantes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/davantage-de-droits-pour-les-migrants-et-les-migrantes</link><description>Conférence de la migration de l’USS, le 1er avril 2017</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le samedi 1er avril prochain se déroulera à Berne la Conférence de la migration de l'USS. Ensemble, les participants discuteront des voies mais aussi des stratégies à développer pour tendre vers l'égalité des droits. </p><p>Au cours des dernières années, les débats en matière de migration ont été de plus en plus systématiquement marqués par la montée de certaines formes de xénophobie et ce, même si forces de gauche et libéraux progressistes ont récemment remporté deux succès importants lors de votations fédérales, envoyant du coup l'UDC au tapis. La droite populiste et conservatrice empile les votations - et les provocations ! - et ne cesse de jouer sur les peurs et le rejet de l'autre. De fait, la migration clive et polarise aujourd'hui les opinions. 
</p><p>Comment faire face ? Comment promouvoir les mêmes droits pour tout le monde ? Quelles peuvent être les réponses syndicales ? Ces questions seront au centre des débats qui animeront la prochaine Conférence de la migration de l'USS. Une première présentation développera l'idée de la nécessité d'une participation impliquant des droits égaux pour toutes et tous. Une seconde contribution reviendra sur les luttes engagées par le mouvement syndical depuis les années 1970 en faveur d'une égalité des droits et des salaires. Enfin, une table ronde et une discussion clôtureront les débats de la matinée. 
</p><p>Dans l'après-midi, des groupes de travail et des ateliers de discussion seront constitués afin de discuter de thèmes actuels liant action syndicale et migration. Nous vous attendons nombreux le samedi 1er avril à Berne, car le sujet qui y sera traité est crucial. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4755</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2017 08:55:16 +0100</pubDate><title>L’USS « cant keep quiet » le 8 mars“</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/l-uss-cant-keep-quiet-le-8-mars</link><description>La lutte contre le sexisme et l’intolérance placée au cœur de la Journée internationale des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ralliée au jeune mouvement féministe post-trumpiste " We cant keep quiet ", l'USS invite à organiser des actions et à manifester le 8 mars. Renouveau féministe ? Interview de Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS en charge du dossier de l'égalité. </p><p><b>Pourquoi l'USS se joint-elle au mouvement " We cant keep quiet " ?</b></p><p>Nous organisons chaque année des actions avec nos fédérations. La dernière grande manifestation a été celle du 7 mars 2015 à Berne, qui avait déjà réuni 12 000 personnes au sein d'une large coalition. Mais cette année, les provocations sexistes et racistes de M. Trump ont déclenché quelque chose de puissant. La force du mouvement " We cant keep quiet " est qu'il ne se focalise pas sur des revendications spécifiques, il invite à protester contre le sexisme, les discriminations en tous genres et l'intolérance. C'est aussi un appel à la paix et au respect des droits humains ainsi que de la démocratie. 
</p><p><b>Peut-on parler d'un nouveau mouvement féministe ?</b></p><p>Non, je dirais plutôt que le mouvement féministe s'est renforcé. Il réunit d'ailleurs des féministes de longue date et des jeunes femmes qui ne s'étaient encore jamais engagées. Mais l'élection de Trump a fait office de réveil. Les gens ont subitement réalisé que l'égalité était loin d'être réalisée. Cela, alors que beaucoup pensaient que ce n'était plus un problème, que femmes et hommes étaient libres de faire les choix qu'ils voulaient, réduisant tout à des questions individuelles. Or, ils ont compris que si quelqu'un comme Trump pouvait être élu, ce n'était pas un problème individuel, mais un problème structurel. Les médias sociaux ont aussi beaucoup aidé à collectiviser des problèmes soi-disant individuels. On l'avait déjà constaté avec le tollé qu'avait provoqué l'émission d'Arena " Frauen an den Herd ? " (" Femmes aux fourneaux ?") et le #SchweizerAufschrei sur les réseaux sociaux en Suisse alémanique. 
</p><p><b>Quelles sont les revendications spécifiquement syndicales de ce 8 mars ?</b></p><p>La sécurité sociale et économique pour toutes les femmes, ce qui passe par des retraites décentes et la reconnaissance, dans les assurances sociales, du travail féminin non rémunéré. La question des salaires décents et justes pour les femmes reste une revendication importante, avec un salaire minimum fixé à 4000 francs, une revalorisation des salaires et des moyens légaux pour les contrôler, des moyens qui soient assortis de sanctions. Et enfin, toute la question du travail de soins et d'accompagnement, ledit " care " : il doit être correctement rémunéré et se faire dans de bonnes conditions. Les pouvoirs publics doivent aussi améliorer les prestations de manière à les rendre abordables pour toutes et tous. Dans le monde professionnel, la conciliation entre travail rémunéré et famille doit être garantie. 
</p><p><b>L'inégalité salariale est un serpent de mer syndical : comment faire enfin avancer ce dossier ?</b></p><p>Le Conseil fédéral va rendre avant l'été son message au sujet de la révision de la loi sur l'égalité. Les Chambres commenceront leur travail cet automne probablement. Nous avons besoin d'une large alliance pour réussir à améliorer l'application de l'égalité. Le système actuel est beaucoup trop lourd pour les femmes qui déposent une plainte pour inégalité salariale. Sans une plus grande transparence des salaires, ces plaintes sont très difficiles. L'obligation prévue de contrôler les salaires représente tout de même un pas en avant, même si nous continuons à exiger des sanctions pour les entreprises qui ne la respecteraient pas. On a notamment vu que la moitié des employeurs qui ont analysé leur structure salariale ont ensuite adapté les salaires des femmes. Il ne s'agit pas de travailler contre les employeurs, mais plutôt avec eux, pour qu'ils prennent conscience des inégalités. 
</p><p><b>Selon une étude universitaire romande, les inégalités apparaissent à la naissance du premier enfant : les couples retombent alors dans une répartition traditionnelle des rôles. Comment se fait-il que les jeunes ne se rendent pas compte des inégalités plus tôt ?</b></p><p>Sur le plan légal, on a quasiment atteint l'égalité. On n'est plus à l'époque où les femmes n'avaient pas le droit de vote. Par contre, un modèle néolibéral imprègne les structures et les conditions-cadres : la répartition traditionnelle des rôles reste privilégiée. Un jeune couple pensera choisir la meilleure solution financière sur le moment, mais ce n'est pas un choix librement consenti. Et ce n'est pas non plus une décision prise en connaissance de cause : bien peu se rendent compte, par exemple, des répercussions du temps partiel sur la retraite ou sur une carrière. Ce n'est que plus tard, après une éventuelle séparation, que ces inégalités deviennent évidentes. 
</p><p><b>Les médias semblaient se désintéresser de la question des inégalités entre femmes et hommes. Fallait-il que des centaines de milliers de femmes descendent dans la rue aux États-Unis pour que le mouvement reparte en Suisse aussi ?</b></p><p>Il est clair que cela n'a pas fait de mal ! En Suisse, le seuil de tolérance n'était peut-être pas encore dépassé. Et celles et ceux qui se débattent dans la précarité, entre jobs mal rémunérés, enfants et ménage n'ont souvent pas le temps de s'engager. J'espère qu'avec " We cant keep quiet ", nous allons faire comprendre au grand public qu'il y a encore du chemin pour aboutir à l'égalité. Et que ce n'est pas une lutte entre hommes et femmes, mais que tout le monde en profite.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4753</guid><pubDate>Wed, 01 Mar 2017 13:25:30 +0100</pubDate><title>Contre-projet direct à l’initiative populaire &quot;Sortons de l’impasse ! Renonçons à rétablir des contingents d’immigration&quot;. Consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/contre-projet-direct-a-l-initiative-populaire-sortons-de-l-impasse-renoncons-a-retablir-des-contingents-d-immigration-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4750</guid><pubDate>Wed, 01 Mar 2017 09:51:53 +0100</pubDate><title>Légiférer sur le télétravail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/legiferer-sur-le-teletravail</link><description>Une étude de l’OIT confirme qu’il y a un besoin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une <a href="http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_544140/lang--fr/index.htm" class="external-link-new-window">nouvelle étude de l'OIT</a> met en évidence les avantages et les difficultés du télétravail. Elle demande, comme l'USS, que les personnes concernées bénéficient d'une protection légale. </p><p>Les technologies numériques permettent toujours plus de travailler où et quand on le souhaite : depuis la maison, l'étranger ou même pendant les vacances. Ce qui est positif sur divers aspects : moins de trafic pendulaire et un meilleur équilibre entre travail et famille. Mais, en même temps, les salarié(e)s sont exposés au risque de travailler plus longtemps, à une intensification du travail et à des interférences entre travail et temps libre. Cela peut provoquer du stress, des maladies et des problèmes sur le plan de la vie sociale, comme le constate une nouvelle étude de l'OIT. Les salarié(e)s qui travaillent régulièrement depuis la maison sont en effet plus stressés que ceux qui ne travaillent qu'au bureau. Ils souffrent davantage de problèmes de sommeil et d'angoisses. 
</p><p>Le Conseil fédéral a aussi constaté ces problèmes dans son rapport de 2016, mais n'a pas voulu légiférer. 
</p><h3>Mettre en œuvre les recommandations de l'OIT </h3><p>Le rapport de l'OIT fait plusieurs recommandations. Il exige que tous les salarié(e)s qui effectuent du télétravail soient traités de la même manière. Le télétravail doit de ce fait être pratiqué en conformité avec la loi et librement consenti. Il faut s'assurer que les personnes qui travaillent à la maison puissent continuer à échanger avec leurs collègues. Le temps de travail et l'interdiction du travail de nuit et du dimanche ainsi que les pauses doivent aussi répondre aux prescriptions de la médecine du travail, respectivement de la loi sur le travail. Il faut en outre enregistrer la durée du travail. C'est actuellement aisément et partout réalisable, par exemple avec des applications sur smartphone ou PC. 
</p><p>L'enregistrement du temps de travail à une époque où l'on doit être joignable en permanence est particulièrement important. On ne peut accepter que les personnes qui effectuent du télétravail fournissent du travail gratuit, s'exploitent elles-mêmes et risquent le burnout. 
</p><h3>Les propositions de l'USS </h3><p>Les prescriptions sur la protection de la santé doivent aussi s'appliquer au télétravail : en particulier l'enregistrement du temps de travail et les dispositions sur les temps de repos, de même que la durée maximale du travail. Les conventions collectives de travail doivent aussi prévoir des mesures de protection contre les risques pour la santé physique et psychique, ainsi qu'une régulation du télétravail. Dans les branches et les entreprises concernées, il faut aussi réguler, par exemple par la voie conventionnelle, cette tendance à être joignable en permanence grâce aux technologies modernes. 
</p><p>Il faut aussi urgemment agir sur les questions du matériel, des frais et de la protection des données. Le rapport de l'OIT l'indique également. Actuellement, les frais de matériel notamment sont souvent reportés sur les salarié(e)s. En Suisse, c'est le cas selon l'interprétation que l'on fait de la loi. Il y a aussi des lacunes législatives dans la protection des données. L'employeur peut ainsi contrôler le comportement des salarié(e)s et même de leurs proches en surveillant leur présence en ligne et le flux des données. 
</p><h3>Adapter la loi sur le travail à domicile </h3><p>Les syndicats de l'USS ont décidé à la dernière AD d'inclure systématiquement les requêtes liées au télétravail dans les CCT. D'importantes lacunes demeureront quand même : presque 50 % des salarié(e)s ne bénéficient pas d'une CCT. Pour ces salarié(e)s, il faut légiférer. Mais comment ? 
</p><p>Le plus simple serait de rassembler dans un seul texte de loi toutes les dispositions actuelles sur la sécurité au travail et la protection de la santé, le volontariat, ainsi que les questions touchant à la protection des données et aux coûts du télétravail. Le rapport de l'OIT signale qu'il faut aborder sur le plan juridique les répercussions négatives possibles du télétravail. Le Conseil fédéral l'a aussi concédé en 2016, en particulier pour le respect de la sécurité au travail et la protection de la santé. 
</p><p>La loi sur le travail à domicile (LTrD) règle actuellement le travail industriel et artisanal traditionnel effectué à la maison. C'est un paradoxe : il existe des dispositions spéciales dans une loi pour une forme de travail qui n'existe presque plus alors que ce n'est pas le cas du télétravail qui pourtant augmente. Cela ne coûterait pas grand-chose d'adapter la LTrD au télétravail moderne. Conformément au rapport de l'OIT, l'USS demande donc que le Conseil fédéral concrétise les dispositions nécessaires sur le télétravail dans la LTrD et modifie cette loi. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4748</guid><pubDate>Tue, 28 Feb 2017 13:11:11 +0100</pubDate><title>Si le Conseil national ne cède pas, la réforme PV 2020 coulera </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/si-le-conseil-national-ne-cede-pas-la-reforme-pv-2020-coulera</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 mise en danger par l&#039;obstination du CN</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national persiste dans son intention d’augmenter l’âge de la retraite à 67 ans et refuse toujours une hausse des rentes AVS dans la réforme Prévoyance vieillesse 2020. La Chambre basse veut donc toujours compenser les baisses du taux de conversion par des mesures prises exclusivement dans le 2e pilier. Cette solution est trop chère pour les bas revenus ainsi que pour les PME. En outre, cela prendrait trop longtemps pour que ces mesures soit vraiment tangibles dans le porte-monnaie des futurs retraité(e)s. La décision du Conseil national qui ferait aboutir l’âge de la retraite à 67 ans est complètement à contre-courant. Si la solution du Conseil national s’impose lors de l’élimination des divergences entre les deux chambres, le référendum ainsi que l’échec de la réforme serait alors inévitables. 
</p><p>L’USS ne pourrait accepter cette réforme qui prévoit aussi d’augmenter l’âge de la retraite des femmes à 65 ans, une décision difficile à digérer, que si l’élimination des considérables divergences entre les deux chambres penchait vers la ligne défendue par le Conseil des Etats. Les suppléments de rentes de 840 francs par an pour les nouveaux retraité(e)s célibataires et de 2712 francs par an pour les couples sont efficaces et nécessaires. Ils reviennent aussi bien meilleur marché à la majeure partie des assuré (e)s que s’ils voulaient obtenir la même hausse de rente dans le 2e pilier. On peut aussi qualifier de positifs l’amélioration des rentes des caisses de pension pour les personnes qui travaillent à temps partiel, le droit d’obtenir des rentes de sa caisse de pension si on perd son emploi sur le tard et la consolidation du financement de l'AVS jusqu'en 2030.
</p><p>Une Assemblée des délégué(e)s extraordinaire de l’USS se prononcera sur la réforme Prévoyance vieillesse 2020 le 24 mars 2017. Deux jours plus tôt, le Comité de l’USS adoptera une proposition à l’attention de l’Assemblée des délégué(e)s.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4744</guid><pubDate>Thu, 23 Feb 2017 11:17:38 +0100</pubDate><title>Protéger le personnel de la Confédération contre le programme de stabilisation !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/proteger-le-personnel-de-la-confederation-contre-le-programme-de-stabilisation</link><description>Session parlementaire de printemps: aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Les délibérations sur le Programme de stabilisation arriveront à terme à la session de printemps. Les principales divergences subsistant à ce jour entre les deux chambres concernent les nouvelles mesures d'économie de 100 millions pour 2018 et 2019. Ces mesures voulues par le Conseil national dans le domaine propre de l'Administration fédérale sont irresponsables et purement idéologiques.</p><p>Le Conseil national s'est déjà défoulé sur le personnel de la Confédération avec une coupe supplémentaire de 50 millions dans le budget 2017, une mesure qui provoque actuellement énormément de difficultés dans les divers départements fédéraux. Et une nouvelle coupe de 25 millions dans le domaine du personnel de la Confédération a déjà été inscrite à titre conservatoire dans le Plan financier 2018-2020. Cela n'empêche pas la majorité de la Commission des finances du Conseil national d'être déterminée à maintenir ses divergences avec le Conseil des États et à saigner le domaine propre de l'Administration en le privant de 100 millions supplémentaires en 2018 comme en 2019.
</p><h3>Les loyalistes</h3><p>Cette attitude est purement idéologique et ne répond aucunement à une nécessité réelle. Le 22 février, le Conseil fédéral a pris connaissance de comptes annuels excellents, un résultat qui n'est plus une exception depuis longtemps, mais constitue la règle. Or il faudrait quand même couper dans le domaine du personnel de la Confédération... Mais pourquoi donc ? Parce que c'est la manière la plus facile pour la droite de montrer qu'elle " dégraisse " l'État. L'exercice n'est pas dangereux pour elle, car il faut beaucoup pour que les employé(e)s de la Confédération laissent éclater leur colère. Ce n'est pas dans leurs habitudes de déverser du fumier devant le Palais fédéral, mais ils continueront à vider les corbeilles à papier des parlementaires les plus obsédés par les économies ainsi que répondre aux interventions les plus complexes.
</p><p>Il est honteux d'exploiter de la sorte cette loyauté. Ce ne peut pas être le fait d'un Parlement appelé en principe à prendre ses décisions réfléchies et responsables. L'Union syndicale suisse (USS) appelle les membres raisonnables du Conseil national à renvoyer au Conseil fédéral les divergences qui subsistent encore concernant le Programme de stabilisation 2017-2020. On a assez économisé ! </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4743</guid><pubDate>Thu, 23 Feb 2017 10:14:35 +0100</pubDate><title>Prévoyance vieillesse 2020 : la seule voie praticable est celle du Conseil des Etats</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-2020-la-seule-voie-praticable-est-celle-du-conseil-des-etats</link><description>Session parlementaire de printemps: aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> A la session de printemps, le Parlement doit terminer de traiter le dossier Prévoyance vieillesse 2020. L'USS ne peut accepter une réforme que si l'élimination des dernières divergences entre les deux chambres se fait sur la ligne du Conseil des Etats.</p><p>En préambule, il faut savoir qu'autant le Conseil national que celui des Etats, en ayant définitivement décidé d'augmenter l'âge de la retraite des femmes à 65 ans, exigent de celles-ci un sévère démantèlement de leurs prestations, démantèlement que l'on ne peut que difficilement digérer. Ce qui ne pourrait d'ailleurs arriver que si ce recul est intégré à un projet où les points positifs l'emportent. La proposition de la commission compétente du Conseil national ne remplit pas ces conditions.
</p><p>Les solutions proposées par les deux commissions sont fortement divergentes. Le Conseil national ne veut compenser les baisses de rentes dues à la réduction du taux de conversion que dans le 2e pilier. Cette solution est trop chère pour les bas revenus. En outre, cela durerait trop longtemps pour que de telles améliorations de rentes soit tangibles. Le maintien de la solution de financement qui relèverait la retraite à 67 ans est aussi inadmissible. Le Conseil des Etats mise par contre sur des rentes AVS plus élevées. Il a admis que l'AVS avait démontré tout au long de son existence qu'elle était la plus efficace et la plus stable financièrement.
</p><p>Avec la proposition du Conseil des Etats, on améliorerait à nouveau l'AVS pour la première fois depuis 20 ans, grâce à la pression des syndicats. Le supplément de rentes de 840 francs par an pour les nouveaux retraité(e)s est la première augmentation forfaitaire depuis 40 ans. Le tabou sur une amélioration des rentes AVS serait ainsi brisé. L'augmentation de la retraite à 67 ans serait aussi par là-même balayée. D'autres points positifs figurent également dans ce projet, dont notamment de meilleures rentes des caisses de pension pour les personnes qui travaillent à temps partiel, un droit aux rentes de sa caisse de pension si on perd son emploi sur le tard et la consolidation du financement de l'AVS jusqu'en 2030.
</p><p>En résumé: du point de vue des travailleurs et des travailleuses, il n'y a que les propositions du Conseil des Etats qui soient adéquates pour régler le problème des rentes. Il faut espérer que les préoccupations des travailleurs et des travailleuses soient prises au sérieux au Parlement et que les dernières divergences soient éliminées en suivant la ligne du Conseil des Etats. Ensuite, les délégué(e)s de l'USS devront décider le 24 mars si les divers avantages de la réforme permettent de neutraliser le recul que représente l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4737</guid><pubDate>Wed, 22 Feb 2017 11:55:55 +0100</pubDate><title>Lutter efficacement contre le travail au noir, enfin!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/lutter-efficacement-contre-le-travail-au-noir-enfin</link><description>Session parlementaire de printemps: aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon un rapport d’évaluation du Conseil fédéral, le travail au noir n’est toujours pas assez fermement combattu en Suisse. Le Parlement doit maintenant en tirer les conséquences quand il traitera de la loi sur le travail au noir. Parce que les employeurs qui emploient au noir lèsent non seulement les salarié(e)s, mais aussi la collectivité.</p><p>Le travail au noir induit des lacunes dans les assurances sociales et ouvre grand la porte aux dumpings social et salarial. Les employeurs qui emploient au noir se livrent en outre à une concurrence déloyale face aux employeurs qui se comportent correctement. Le Parlement doit tenir compte de tous ces éléments dans la révision de la loi sur le travail au noir (LTN) &nbsp;sur laquelle il se penche à la session de printemps.  
</p><p>L’USS demande que la lutte contre le travail au noir soit cohérente. Il y a encore beaucoup à faire à ce niveau. Il est central que les employeurs aient déclaré les salarié(e)s aux assurances sociales au premier jour de travail. Dans la réforme de la LTN, il faut de ce fait annuler les interventions parlementaires de la droite qui veulent revenir sur cette obligation, à savoir déclarer immédiatement les travailleurs aux assurances sociales et leur fournir un certificat d’assurance. La lutte contre le travail au noir impose que les employeurs puissent déclarer de manière non bureaucratique mais rapide leurs salarié(e)s.
</p><h3>Les amendes doivent être dissuasives</h3><p>L’idée de certains parlementaires, qu’une minorité de la Commission compétente du Conseil des Etats veut suivre, de supprimer les sanctions en cas de violations des obligations d’annonce et d’établissement de relevés (art. 18a LTN) consterne les syndicats. L’USS invite le Parlement non seulement à accepter les dispositions sur les sanctions proposées par le Conseil fédéral (1000 francs au maximum, 5000 francs en cas de récidive), mais plutôt à les durcir.  
</p><p>Les employeurs qui violent l’obligation de déclarer les nouveaux salarié(e)s doivent être sanctionnés d’une amende allant jusqu’à 30&nbsp;000 francs et jusqu’à 50&nbsp;000 en cas de récidive. Sinon, les employeurs pourraient gagner gros en employant au noir et s’en sortir avec une amende d’à peine 1000 francs s’ils sont découverts. L’effet dissuasif est nul&nbsp;! 
</p><p>Il faut en ensuite établir un lien entre cette législation et celle sur les marchés publics. Ceux qui emploient des salarié(e)s au noir doivent être systématiquement exclus de l’attribution des marchés publics. 
</p><h3>Meilleure coopération</h3><p>Si l’on veut améliorer la lutte contre le travail au noir, les différentes autorités doivent en plus mieux coopérer entre elles, mais aussi avec les organes paritaires, quand il existe une CCT étendue. En présence de travail au noir, qui peut aussi impliquer des violations des dispositions conventionnelles (décomptes de salaires erronés, etc.), les autorités doivent aussi informer les organes paritaires et inversement. Sans une telle coopération, il n’est pas possible de lutter efficacement contre le travail au noir à une époque où il augmente dans des branches où les mesures d’accompagnement devraient en fait aussi se déployer efficacement.
</p><h3>Légaliser les sans-papiers</h3><p>L’USS appelle également le Parlement à légaliser la situation des personnes qui sont en Suisse depuis longtemps mais travaillent sans permis de séjour (sans-papiers). Cette avancée, qui n’a que trop tardé, libérerait de nombreux travailleurs, souvent des travailleuses employées dans le travail domestique, les soins ou la gastronomie, de la précarité et de l’exploitation. Cela couperait durablement l’herbe sous les pieds de ceux qui veulent employer au noir dans ces branches.&nbsp;&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4736</guid><pubDate>Wed, 22 Feb 2017 11:22:53 +0100</pubDate><title>Renforçons ce qui fonctionne bien dans l’infrastructure ferroviaire!</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/renforcons-ce-qui-fonctionne-bien-dans-l-infrastructure-ferroviaire</link><description>Session parlementaire de printemps : aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 9 mars, le Conseil national sera la première Chambre à se prononcer sur les propositions du Conseil fédéral au sujet du projet de loi sur l’organisation de l’infrastructure ferroviaire (OBI). La prise de décisions constructives renforçant globalement un système de transport qui fonctionne bien sans porter atteinte à l’environnement et à la population relèvera ainsi de sa responsabilité. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) est contente de voir le Conseil fédéral se prononcer sans équivoque aucune en faveur du modèle de chemins de fer intégrés. L’infrastructure et l’exploitation regroupées garantiront les synergies et l’efficacité pour faire face à la forte augmentation prévue des transports de voyageurs/voyageuses et de marchandises ces prochaines années. À cet effet, nous avons précisément besoin en Suisse, vu le volume généralement élevé du trafic, d’entreprises de transport sur rail qui soient solides. Sinon, nous n’en viendrons pas à bout. 
</p><p>Le transport des marchandises par la voie terrestre (rail ou route), maritime ou par la voie des airs n’est pas seulement un secteur en plein boom, mais aussi une branche économique très sensible dans laquelle les entreprises se mènent une lutte sans merci. L’environnement et la population situés le long des grands couloirs par où les transports passent sont soumis à d’importantes contraintes. Les conditions de travail dans les transports sont dures et sans cesse sous la menace de dégradations. À son tour, cela accroît considérablement le risque d’accidents. Et le Parlement a énormément aggravé la situation dans les transports ferroviaires en introduisant avec la révision de la loi sur le transport de marchandises (LTM) l’obligation pour ceux-ci d’être financièrement autonomes. Il serait donc plus que nécessaire de renforcer la compétitivité des entreprises de chemin de fer en régulant les conditions de travail qui y sont appliquées. Il faudrait aussi soutenir la mise en réseau et la collaboration afin que le transport puisse se faire autant que possible de la manière la plus efficace et dans le respect de l’environnement. En effet, tout tournera autour de la logistique ces prochaines années. 
</p><p>La proposition de la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national (CTT-N) de faire de CFF Cargo une société indépendante, sous la forme d’une holding, est fondamentalement erronée. Aujourd’hui déjà, le transport routier intérieur est massivement avantagé. En livrant les marchandises réparties dans des petits véhicules, les entreprises de logistique parviennent sans difficulté aucune à contourner l’interdiction pour les poids lourds de circuler la nuit. Lors du traitement de la LTM, il y a une année et demie, il avait déjà été question d’externaliser CFF Cargo. À l’époque, le Conseil national avait été freiné par le Conseil des États. C’est maintenant la deuxième tentative dans ce sens de la CTT-N. Par là, celle-ci veut aussi aller encore plus loin que le postulat de son homologue des États, qui demande au Conseil fédéral un rapport sur les possibilités de développement de CFF Cargo.
</p><p>L’USS demande au Conseil national de rejeter la proposition de renvoi faite par la CCT-N avec sa propre proposition relative à CFF Cargo et, en lieu et place, d’entrer en matière sur le projet OBI du Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4735</guid><pubDate>Wed, 22 Feb 2017 11:14:15 +0100</pubDate><title>100 millions pour encourager l’accueil extrafamilial des enfants </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/100-millions-pour-encourager-l-accueil-extrafamilial-des-enfants</link><description>Session parlementaire de printemps: aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il ne tient qu’au Conseil des Etats de redonner un élan à l’accueil extrafamilial des enfants. Il doit au moins accepter un geste qui va dans la bonne direction même s’il ne suffit pas. Les 100 millions d’aide permettront toutefois d’apporter une petite contribution à la meilleure employabilité des femmes à des taux d’occupation acceptables pour leurs futures retraites.&nbsp; </p><p>Afin que l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié permette de faire avancer les choses, le Conseil fédéral a proposé l’été dernier que les aides financières à l’accueil extrafamilial des enfants soit prolongée&nbsp;: pendant cinq ans, 100 millions doivent permettre de réduire les contributions des familles et de mieux couvrir les besoins des parents qui travaillent. Un petit montant, une maigre proposition. L’affaire n’a quasiment pas fait l’objet de contestation pendant la procédure de consultation, mais a provoqué depuis pas mal de remous.
</p><p>Pour rappel: en novembre 2016, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) du Conseil des Etats a décidé, après avoir auditionné l’Union patronale et economiesuisse, mais pas les syndicats (!), de ne pas entrer en matière sur la proposition du Conseil fédéral et de ne pas non plus l’examiner en détail. Le Conseil des Etats a corrigé cette décision irréfléchie et renvoyé le dossier à la CSEC pour qu’il le traite sérieusement. La commission a fait ses devoirs et, le 21 février, a largement suivi la proposition du Conseil fédéral. Le 14 mars, celle-ci revient au Conseil des Etats. 
</p><h3>Important pour les futures retraites</h3><p>Le Conseil des Etats ferait bien de rejoindre la position de sa commission et soutenir les améliorations visées dans l’accueil extrafamilial des enfants. Pendant cette session, le Parlement prendra sa décision finale sur la réforme Prévoyance vieillesse 2020 dont les femmes feront en grande partie les frais. Le Parlement doit donc absolument veiller à ce que celles-ci n’assument pas des pertes de rentes encore plus lourdes. Des mesures comme les aides financières pour l’accueil extrafamilial des enfants aident à décharger les femmes et les hommes du travail familial non rémunéré et leur permettent de travailler à un taux d’occupation qui leur assure des revenus ouvrant le droit à des rentes. 
</p><h3>La direction est la bonne</h3><p>Le Conseil des Etats ne doit donc en aucun cas entrer en matière sur la proposition de minorité de réduire à 50 millions le montant de l’aide. Cent millions représentent déjà une petite somme qui va certes améliorer la situation, mais ne va pas suffire à supprimer le malaise de la conciliation entre famille et travail qui règne en Suisse. Comme l’USS l’a déjà indiqué dans la procédure de consultation, il faut que la participation des pouvoirs publics soit d’au moins 1% du PIB. L’USS demande en outre que des critères de qualité soient définis pour les établissements et les projets subventionnés. Car le bien des enfants et du personnel exige obligatoirement une bonne formation et de bonnes conditions de travail. Il faut aller dans cette direction et pas dans celle de davantage de mesures d’économies et de programmes de démantèlement de l’Etat comme le demandent les politiciens néolibéraux.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4734</guid><pubDate>Wed, 22 Feb 2017 10:26:28 +0100</pubDate><title>Foire d’empoigne irresponsable autour de la SSR</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/foire-d-empoigne-irresponsable-autour-de-la-ssr</link><description>Session parlementaire de printemps : aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les ennemis de la SSR pourront à nouveau sortir leurs grands couteaux pendant cette session. C’est avec soulagement que nous accueillons la décision de la commission compétente du Conseil des Etats sur l’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;»&nbsp;: rejet unanime. </p><p>Les affrontements sur la SSR ont commencé bien avant le lancement de l’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;». De nouvelles interventions dont le but est de tailler dans la SSR sortent constamment de la Commission des transports et des télécommunications (CTT). Au bénéfice des privés qui, prétendument, ne peuvent pas prospérer à l’ombre de la surpuissante SSR. Privés auxquels on devrait maintenant attribuer un plus gros morceau du gâteau publicitaire ou une plus large part de la redevance. Ou qui pourraient reprendre toutes les émissions de la SSR. Certains aimeraient bien limiter la SSR aux émissions d’actualité ou carrément tirer la prise de certaines de ses radios. Et le Parlement se prononcerait sur les concessions. La mission de la SSR serait alors probablement réduite à ce que les autres médias ne veulent pas faire ou à ce qui arrange le Parlement. Exagéré que tout cela&nbsp;? Forçons-nous le trait&nbsp;? Dramatisons-nous inutilement&nbsp;?
</p><p><b>Ne saignons pas à blanc la SSR</b></p><p>Pas du tout. Puisque quelques parlementaires veulent aller jusqu’au bout pendant cette législature. L’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;» est à cet égard très utile si elle pouvait offrir l’occasion d’élaborer un contre-projet. Qui ressemblerait aux interventions issues de la CTT-N. Interventions qui permettraient déjà de tester les rapports de force et que nous devons clairement faire échouer. 
</p><p>Une chose est claire: seul le modèle de financement actuel de la SSR garantit une couverture dans tout le pays, seul un programme complet assure la fidélité du public, seule l’indépendance politique est un gage de qualité. Le plus important défi reste principalement de conserver le public, surtout le plus jeune public. Cela ne sera pas possible si l’offre Internet n’est pas développée. Car tout se joue du côté des médias sociaux et des grandes entreprises de télécommunication. 
</p><p><b>Garantir la qualité d’une information indépendante</b></p><p>Il ne faut pas moins de SSR à l’avenir, mais très clairement plus de service public dans tous les médias. Il faut en parler. Il n’y a pas vraiment d’alternative à la SSR, en tant qu’émetteur public. Et, comme on peut le constater en ce moment régulièrement à chaque fois qu’une rédaction de journal coupe dans ses effectifs ou carrément disparaît, comme cela vient de se produire avec le Temps et l’Hebdo, il y a de moins en moins d’alternative. Le journalisme de qualité coûte et est irremplaçable. C’est de cela qu’il faut parler. Le temps manque aux médias locaux. La foire d’empoigne autour de la SSR est irresponsable. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4733</guid><pubDate>Wed, 22 Feb 2017 10:18:56 +0100</pubDate><title>Le transport régional de voyageurs doit être financé correctement</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-transport-regional-de-voyageurs-doit-etre-finance-correctement</link><description>Session parlementaire de printemps: aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral veut allouer un crédit d’engagement pour le financement des prestations du transport régional de voyageurs, un objet qui passera au Conseil des États le 8 mars prochain. Le but est d’offrir aux entreprises une meilleure sécurité dans leur planification. L’Union syndicale suisse (USS) soutient cette idée. Mais en ne voulant libérer les fonds prévus que par tranches de deux années, le Conseil fédéral compromet la réalisation de ses objectifs. On ne réalise pas des investissements du jour au lendemain, des délais longs et des plans financiers réalistes sont nécessaires. Et si le crédit sert à amortir des programmes d’austérité, il devient alors contreproductif. 
</p><p>Mais étaler sur deux ans le versement des contributions fédérales n’est pas le seul point contesté, le montant du crédit d’engagement l’est également. Les cantons et les transports publics demandent que ce dernier soit relevé à 4,104 milliards de francs. Pour arriver à ce chiffre, ils partent de l’idée que la Confédération, les cantons et les entreprises prendraient chacun un tiers du surcoût à sa charge (par rapport à la situation planifiée). C’est déjà là un compromis, car la Confédération devrait, selon la loi sur le transport de voyageurs, participer pour moitié à l’indemnisation des prestations commandées conjointement. La Commission des transports et des télécommunications du Conseil des États soutient cette demande. 
</p><p>L’USS s’engage pour le relèvement du crédit d’engagement destiné au transport régional de voyageurs et voyageuses. Les cantons disposeront d’une faible marge de manœuvre ces prochaines années, les gains en efficacité des entreprises ont déjà été épuisés et les usagers et usagères ne voudront pas accepter de nouvelles hausses des prix. Parallèlement, la lourde charge représentée par le réseau de communication entraîne un besoin toujours croissant d’investissements et d’entretien que l’on n’a absolument pas le droit de repousser à plus tard. </p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4731</guid><pubDate>Tue, 21 Feb 2017 16:30:39 +0100</pubDate><title>Pas de démontage de la loi sur le travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-de-demontage-de-la-loi-sur-le-travail</link><description>La CER du Conseil national n’a rien appris de la débâcle de la RIE III</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS va lutter de toutes ses forces contre le démantèlement de la loi sur le travail qu'a accepté aujourd'hui la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national (CER-N). En transmettant les initiatives parlementaires de Konrad Graber et Karin Keller-Sutter aux Chambres, la CER-N attaque frontalement la protection de la santé des salarié(e)s. Par cette attitude jusqu'au-boutiste, la commission n'a pas tiré les leçons de la débâcle de la RIE III. 
</p><p>Encore plus d'épuisement, encore plus de travail de nuit et dominical, voilà ce que provoqueraient ces initiatives. Le stress et les cas de burn-out augmenteraient dramatiquement. Les inspecteurs ne pourraient plus contrôler que les durées maximales du travail, les temps de repos et de pause ainsi que l'interdiction du travail dominical et de nuit soient respectés. 
</p><p>L'initiative extrême du conseiller aux Etats Graber vise tout le secteur des services. Elle s'attaque non seulement à l'enregistrement du temps de travail, mais aussi au cœur des dispositions de la loi sur le travail relatives à la durée du travail et du repos dans ce secteur. Dans une clause élastique, les " travailleurs qui exercent une fonction dirigeante " et les " spécialistes " ne devraient plus enregistrer leur temps de travail. Ils devraient ainsi travailler pratiquement 24 heures sur 24, même le dimanche. L'initiative s'attaque en outre frontalement à la durée maximale du travail hebdomadaire. 
</p><p>L'initiative Keller-Sutter propose de libérer de l'obligation de saisir leur temps de travail le " personnel dirigeant et les spécialistes " de toutes les branches et cela sans aucune mesure compensatoire pour protéger leur santé. Les travailleurs et travailleuses ne devraient plus donner leur autorisation et il n'y aurait plus non plus de procédure paritaire pour pouvoir contrôler le respect des dispositions matérielles de la loi sur le travail théoriquement encore en vigueur. Alors que dans ce domaine, une importante dérégulation de l'enregistrement du temps de travail vient d'entrer en vigueur, le 1er janvier 2016. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li> Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du dossier conditions de travail, 076 335 61 97 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4727</guid><pubDate>Fri, 17 Feb 2017 13:50:26 +0100</pubDate><title>Audition : Validation des acquis de l’expérience – Guide pour la formation professionnelle initiale</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-validation-des-acquis-de-l-experience-guide-pour-la-formation-professionnelle-initiale</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4718</guid><pubDate>Tue, 14 Feb 2017 15:21:57 +0100</pubDate><title>RIE III: un dimanche qui ouvre des perspectives</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rie-iii-un-dimanche-qui-ouvre-des-perspectives</link><description>Le président de l&#039;USS au sujet du NON à la troisième réforme des entreprises</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’année 2017 a commencé sous de mauvais auspices. Donald Trump a déclenché tout ce que l’on pouvait craindre, dès son entrée en fonction à la présidence de la plus grande puissance mondiale&nbsp;: haine et exclusion, ainsi que de nouveaux privilèges pour les riches couplés à un démantèlement social. En Europe, le climat n’est pas beaucoup plus serein. En Suisse également, ces tendances politiques ne nous sont pas étrangères. Les résultats de la votation de dimanche dernier sont donc d’autant plus réjouissants. </p><p>En 2004 déjà, la gauche avait réussi à faire échouer un paquet fiscal. Mais, cette fois-ci, avec la RIE III, nous avons gagné seuls et contre les cantons, contrairement à ce qui s’était passé en 2004. Ce qui rend cette victoire encore plus précieuse. En diffusant le message que cette réforme fiscale allait coûter 1000 francs à tous les ménages, les syndicats ont réussi, malgré de modestes moyens financiers, à apporter une contribution centrale à la campagne. 
</p><h3>Les entreprises doivent aussi payer des impôts</h3><p>Le NON à ce projet de prestige de la droite signifie qu’il faudra tenir compte de certains principes pour la nouvelle mouture. Personne ne nie qu’il faille abolir les privilèges fiscaux des sociétés-écrans ou des autres constructions visant à éviter des impôts. Rien ne justifie toutefois de lier l’abrogation des statuts spéciaux à une baisse généralisée de l’imposition des entreprises qui se ferait sur le dos de tout un chacun. Les entreprises doivent aussi payer des impôts. Comme tout le monde. Les entreprises dépendent aussi de personnes bien formées, d‘un réseau de transports efficace et d’un état de droit qui fonctionne. Elles doivent aussi payer pour cela. Le nouveau projet devra en tenir compte. 
</p><h3>Prochain test: le renforcement de l'AVS</h3><p>Le résultat qui est sorti des urnes dépasse néanmoins la politique fiscale. Il montre qu’un tournant social est nécessaire. Une politique au détriment des salarié(e)s ordinaires est arrivée à ses limites. Le prochain test sera l’avenir des retraites&nbsp;: en renforçant l’AVS dans son rôle d’assurance de base pour toute la population. L’AVS n’a pas la même importance pour les revenus bas et moyens que pour ceux qui gagnent beaucoup, ces derniers doivent toutefois contribuer solidairement à son financement. Les réductions de primes-maladie et les allocations pour enfants doivent aussi devenir un sujet. 
</p><h3>Offensive de naturalisations</h3><p>Ce dimanche de votation n’est pas seulement remarquable pour les perspectives sociales qu’il ouvre. L’acceptation du projet sur la naturalisation et la défaite ainsi imposée à la chasse aux sorcières menée par l’UDC est aussi un signe clair contre l’exclusion et en faveur de davantage de droits. Un vote contre la tendance actuelle à l’isolationnisme. Les communes doivent maintenant agir par une offensive en faveur de la naturalisation des première et surtout deuxième générations. 
</p><h3>Deux victoires en peu de temps</h3><p>Quelque chose d’autre s’est encore produit dimanche: malgré un déséquilibre massif des moyens financiers, une campagne offensive a permis de remporter la victoire. Pour la deuxième fois en peu de temps, et une victoire comparable à celle, éblouissante, contre l’initiative inhumaine de l’UDC dite de «&nbsp;mise en œuvre&nbsp;». La démocratie directe ouvre de nouvelles perspectives. Des perspectives pour une Suisse vivante et diversifiée. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Migration</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4716</guid><pubDate>Sun, 12 Feb 2017 15:02:57 +0100</pubDate><title>Satisfaction au sujet du OUI à la 3e génération</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/satisfaction-au-sujet-du-oui-a-la-3e-generation</link><description>Un OUI qui renforce l&#039;intégration des petits-enfants de migrants.</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec satisfaction que l’Union syndicale suisse (USS) apprend que les petits-enfants de migrant(e)s pourront bénéficier d’une procédure facilitée pour se faire naturaliser. Cette avancée se faisait attendre depuis longtemps. Environ 3000 personnes pourront en profiter chaque année. 
</p><p>Pour toutes les autres personnes qui souhaitent obtenir la nationalité suisse, les exigences continuent toutefois d’être élevées dans beaucoup de cantons et de communes. La très claire majorité obtenue dans les cantons de BS, GR, VD et VS permettent de conclure que leur population considère que les obstacles administratifs actuellement mis à la naturalisation sont généralement trop sévères. Les gouvernements de ces cantons doivent donc réduire ces obstacles, il faut notamment supprimer les longs délais de résidence cantonale et parfois même communale imposés aux candidat(e)s à la naturalisation et abaisser les taxes onéreuses. Car la naturalisation est un moteur important d’intégration. 
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h5 class="TitelAusknfte"><span lang="FR-CH">Renseignements:</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;248 41 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4714</guid><pubDate>Sun, 12 Feb 2017 12:50:00 +0100</pubDate><title>RIE III : NON à un projet politique aux dépens des salarié(e)s ordinaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rie-iii-non-a-un-projet-politique-aux-depens-des-salarie-e-s-ordinaires</link><description>Claire défaite pour une réforme déséquilibrée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR-CH">Le net rejet de la RIE III montre qu’une baisse générale des impôts au profit des entreprises bien assises financièrement et de leurs actionnaires, mais aux dépens de la vendeuse, du menuisier ou de l’enseignante n’est pas acceptable. La population doit déjà assumer les charges toujours plus lourdes que provoquent les hausses de primes d’assurances, les cotisations plus importantes au 2<sup>e</sup> pilier ou l’augmentation des loyers. C’est donc à juste titre que les citoyen-ne-s ont brandi le carton rouge à un projet politique qui voulait soulager unilatéralement les entreprises au détriment des ménages privés.</span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Les entreprises doivent aussi payer des impôts et apporter leur contribution financière aux services publics et aux infrastructures. Il faut maintenant mettre sur pieds une réforme de l’imposition des entreprises qui réponde à un objectif ciblé, à savoir supprimer les statuts spéciaux sans provoquer de pertes fiscales. Les entreprises et leurs actionnaires doivent assumer les éventuels coûts de la RIE III. Il faut maintenant plutôt pouvoir soulager concrètement les salarié(e)s. Par des réductions des primes-maladie individuelles, par exemple.</span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">La nouvelle RIE III ne doit contenir que des mesures qui soient effectivement utiles pour supprimer les privilèges fiscaux octroyés par les statuts spéciaux. Les cantons principalement concernés sont ceux de GE, VD et BS. Mais une baisse de l’imposition des bénéfices généralisée dans toute la Suisse et subventionnée par la Confédération coûte beaucoup trop cher et provoque d’énormes effets d’aubaine pour les entreprises ordinaires. </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Une réforme qui ne se ferait qu’aux dépens des salarié(e)s normaux ne sera pas soutenue par la population. Le Parlement devrait tenir compte de cette réalité pour le projet Prévoyance vieillesse 2020 également.</span></p><p class="Text">&nbsp;</p><p class="Text">&nbsp;</p><h5 class="TitelAusknfte"><span lang="FR-CH">Renseignements:</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;248 41 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</span></li></ul><p class="Text">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4712</guid><pubDate>Thu, 09 Feb 2017 10:30:46 +0100</pubDate><title>Temps de travail : pas question de déréguler encore plus</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/temps-de-travail-pas-question-de-dereguler-encore-plus</link><description>Il faut mettre des limites hebdomadaires au temps de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> De longues durées du travail détruisent la santé psychique et physique. Une étude australienne montre que travailler plus de 39 heures par semaine a des répercussions négatives sur la santé. En Suisse, où la durée moyenne du travail est déjà plus élevée, on parle de déréguler aussi les temps de repos et les durées maximales hebdomadaires. </p><p>Travailler plus de 39 heures par semaine nuit à la santé. Phénomène qui est encore aggravé quand les dispositions sur le temps de repos ne sont pas respectées. La Suisse, où le temps de travail moyen stagne depuis des années à 42 heures devrait justement prendre très au sérieux les résultats de cette <a href="http://www.anu.edu.au/news/all-news/a-healthy-work-limit-is-39-hours-per-week" class="external-link-new-window">nouvelle étude</a> de la Australian National University (ANU). Depuis l'abandon du taux plancher pour le franc, de nombreuses entreprises ont encore augmenté le temps de travail hebdomadaire. 
</p><h3>Durée du travail hebdomadaire idéale pour la santé </h3><p>L'étude explique que des durées du travail élevées mettent en danger la santé psychique et physique d'une personne parce que celle-ci a moins de temps pour se nourrir correctement, prendre soin de sa santé et se reposer. Cela est d'autant plus valable pour les femmes qui, en raison de leurs tâches domestiques et de l'assistance prodiguée aux proches, sont souvent confrontées à une double journée. 
</p><p>Selon l'étude, la limite psychologique d'une durée hebdomadaire de travail saine est de 34 heures pour les personnes qui s'occupent de proches et du travail domestique. L'étude qui est unique en son genre a utilisé les données de plus de 8000 salarié(e)s australiens. 
</p><h3>Semaine de 50 heures ? </h3><p>Les résultats de cette étude sont aussi pertinents dans le débat politique suisse. Les conseillers aux Etats Graber et Keller-Sutter veulent supprimer la durée maximale hebdomadaire de travail et l'interdiction du travail de nuit et du dimanche pour des salarié(e)s du secteur des services ainsi que l'obligation d'enregistrer le temps de travail. Des semaines de 50 heures et plus pourraient devenir la norme. Les répercussions sur la santé des salarié(e)s seraient catastrophiques. Le nombre déjà élevé de burnouts en Suisse exploserait inévitablement. 
</p><p>Les motions cyniques de Graber et Keller-Suter ne sont donc clairement pas indiquées quand on voit la réalité des faits. Il faut plutôt améliorer la protection psychosociale des salarié(e)s en enregistrant davantage le temps de travail et en respectant les dispositions protectrices sur le temps de travail de la loi sur le travail. Et si une réforme devait être entreprise, il faudrait plutôt baisser la durée maximale du temps de travail. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4710</guid><pubDate>Wed, 08 Feb 2017 15:15:13 +0100</pubDate><title>Arrêtés fédéraux: échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers avec nouveaux états et territoires dès 2018/2019. Consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/arretes-federaux-echange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-avec-nouveaux-etats-et-territoires-des-2018-2019-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4708</guid><pubDate>Wed, 08 Feb 2017 14:51:03 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 15.410 de Buman. Ancrer durablement le taux spécial de TVA applicable à l’hébergement. Consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/initiative-parlementaire-15-410-de-buman-ancrer-durablement-le-taux-special-de-tva-applicable-a-l-hebergement-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4701</guid><pubDate>Tue, 07 Feb 2017 10:55:20 +0100</pubDate><title>Vingt fois plus de moyens pour faire avaler l’arnaque fiscale du siècle </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vingt-fois-plus-de-moyens-pour-faire-avaler-l-arnaque-fiscale-du-siecle</link><description>La fronde populaire peut encore faire tomber les Goliath de l’économie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Rapport de 1 à 20 pour les encarts publicitaires et les  affiches en faveur des partisans de la RIE III&nbsp;: un nouveau combat à la  David contre Goliath résume cette campagne. Mais le pouvoir de l’argent  ne fait pas tout. Comme l’initiative Minder l’avait montré, Goliath peut  s’effondrer sous la fronde populaire. C’est maintenant une question de  mobilisation, jusqu’à la dernière minute. </p><p class="ParagrSPnormaux">Rien qu'au mois de janvier, les partisans de  la troisième réforme des entreprises (RIE III) ont dépensé 2 millions de  francs en affiches et encarts publicitaires. Depuis le début de la  campagne en octobre, ce ne sont pas moins de 3,3 millions de francs qui  ont été déboursés, d'après Media Focus. Les organisations économiques  ont sur cette campagne une force de frappe 20 fois plus puissante que  celle du Comité contre la RIE III. Quant au nombre d’encarts  publicitaires, selon l’Année politique suisse, un Institut de  l’Université de Berne, le rapport serait de 8 à 1. En faveur des tenants  de l’économie et de la droite, cela va sans dire. &nbsp; </p><p class="ParagrSPnormaux">Ces chiffres ne couvrent toutefois ni les  imprimés ni la publicité en ligne. En plus des quelques 3 millions de  tous-ménage distribués par l’USAM, économiesuisse s’est encore payé le  luxe de produire des tous-ménages locaux, spécifiques à presque tous les  cantons romands. Coûts de ces imprimés&nbsp;: près d’un million de francs  qui s’ajoutent aux chiffres cités plus haut. Soit au moins 4 millions de  francs.</p><p class="ParagrSPnormaux">L’argent ne peut pas tout</p><p class="ParagrSPnormaux">Rarement l’économie n’aura déboursé autant  pour faire passer un de ses projets. Or, le pouvoir de l’argent ne fait  pourtant pas tout. Pas toujours du moins. Malgré les millions investis  dans la campagne contre l’initiative Minder en 2013, économiesuisse  avait perdu, et massivement, contre un comité d’initiative qui possédait  40 fois moins de moyens. </p><p class="ParagrSPnormaux">Une telle débauche de moyens cache  nécessairement des intérêts gigantesques. Il est évident que dépenser  quelques millions pour récupérer des milliards de baisse d’impôts sur  les bénéfices en vaut la peine&nbsp;: autant d’argent à redistribuer aux  actionnaires répartis dans le monde. La population n’est toutefois pas  dupe. Elle se rend compte qu’elle devra en payer un lourd tribu. </p><p class="ParagrSPnormaux">Mais rien n’est encore gagné. A nous de nous  mobiliser jusqu’à la dernière minute pour prouver qu’en démocratie, la  fronde populaire peut abattre un géant, même lourd de plusieurs  millions. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4699</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2017 13:46:45 +0100</pubDate><title>Reprise et mise en œuvre du règlement (UE) 2016/1624 relatif au corps européen de garde-frontières et de garde-côtes : procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-et-mise-en-oeuvre-du-reglement-ue-2016-1624-relatif-au-corps-europeen-de-garde-frontieres-et-de-garde-cotes-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4697</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2017 11:39:34 +0100</pubDate><title>Accélération des procédures d’asile. Mise en vigueur partielle de la mod. du 25-09-2015 LAsi : procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/acceleration-des-procedures-d-asile-mise-en-vigueur-partielle-de-la-mod-du-25-09-2015-lasi-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4693</guid><pubDate>Thu, 02 Feb 2017 16:22:30 +0100</pubDate><title>Des obstacles à la naturalisation à abaisser</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/des-obstacles-a-la-naturalisation-a-abaisser</link><description>Naturalisation facilitée des jeunes de la 3e génération</description><content:encoded><![CDATA[<p>Si les citoyen(ne)s avaient voté il y a quelques semaines, la naturalisation facilitée des jeunes étrangers de la 3e génération aurait été clairement acceptée. En fait, c'est quelque chose qui va de soi. Finalement, les personnes concernées, des petits-enfants d'immigré(e)s, sont nées ici et sont donc depuis longtemps des Vaudois, des Jurassiennes ou des Valaisans... Mais la scandaleuse campagne d'affiches avec une femme en burqa menace aujourd'hui ce qui va de soi. 
</p><p>Le tout dernier sondage de la SSR montre à nouveau un taux de " oui " élevé (66 %). Cependant, par rapport au premier sondage, les " pour " et les " plutôt pour " ont reculé de 8 %. Cela devrait encore suffire pour une majorité du peuple, mais avec cette tendance, le la majorité des cantons n'est plus assurée. 
</p><p>L'analyse détaillée des résultats du sondage nous apprend des choses très intéressantes. Par exemple, la part des " non " des sympathisant(e)s du PLR a triplé par rapport au premier sondage. Il incombe donc aux libéraux-radicaux d'inverser cette tendance et de contrer la campagne menée par quelques UDC avec les affiches précitées, comme ils y étaient parvenus lors de la campagne contre l'initiative dite " de mise en œuvre ". 
</p><p>Au PLR de neutraliser l'argument selon lequel la Confédération n'a pas le droit de s'immiscer dans les compétences cantonales. Le fait est qu'avec la naturalisation facilitée des petits-enfants d'immigré(e)s aussi, les cantons seront entendus et pourront faire appel. En outre, la Confédération dispose déjà de compétences en matière de naturalisations, à savoir avec la procédure facilitée destinée aux conjoints étrangers de Suisses et Suissesses. On voit alors à quel point la situation actuelle est absurde. Alors que les conjoints étrangers des Suisses et de Suisse