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         xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
         xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>SGB RSS Feed</title><link>https://sgb.ch/</link><description>Beiträge des SGB</description><language>de-CH</language><copyright>Schweizerischer Gewerkschaftsbund</copyright><pubDate>Tue, 28 Apr 2026 18:53:17 +0200</pubDate><lastBuildDate>Tue, 28 Apr 2026 18:53:17 +0200</lastBuildDate><atom:link href="https://www.uss.ch/publications/dossiers/rss" rel="self" type="application/rss+xml" /><generator>Schweizerischer Gewerkschaftsbund</generator><item><guid isPermaLink="false">news-11348</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2025 13:15:46 +0100</pubDate><title>Les cantons s’estiment trop pauvres de 2,4 milliards : l’USS demande l’arrêt de la politique d’austérité</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-cantons-sestiment-trop-pauvres-de-24-milliards-luss-demande-larret-de-la-politique-dausterite</link><description>Étude sur les finances cantonales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La nouvelle étude de l’Union syndicale suisse (USS) sur les finances cantonales montre que les cantons sous-budgétisent systématiquement leurs recettes. Pour l’année 2024, ils tablaient ensemble sur un déficit de 1,3 milliard de francs, mais ils ont en fait réalisé un excédent de 1,1 milliard. Soit une différence de 2,4 milliards. En raison de ce schéma récurrent de sous-budgétisation, qui s’est perpétué ces dernières années, la situation financière présentée par les cantons est moins bonne qu’elle ne l’est en réalité. Ce n’est pas un hasard, mais une volonté politique. À l’instar de la Confédération, les cantons minimisent leur budget pour justifier des programmes de réduction et la suppression de prestations.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Politique d’austérité avec déficits artificiels</strong></h3><p>Selon l’analyse des finances cantonales, 18 cantons sur 26 ont à nouveau prévu un déficit pour l’exercice budgétaire 2026 – 858 millions de francs au total. Cette budgétisation pessimiste reprend le modèle des années précédentes, bien que les cantons affichent régulièrement des résultats nettement meilleurs. Si l’erreur budgétaire moyenne a légèrement baissé dernièrement, à 5,28 %, elle reste néanmoins élevée. En moyenne, les cantons sous-estiment leurs recettes de plusieurs pour cent.</p><p>L’USS y voit une stratégie politique claire : Confédération et cantons présentent délibérément leurs finances sous un jour moins favorable pour justifier des mesures d’austérité. La Confédération le fait actuellement avec son programme de stabilisation, qui prévoit des coupes massives dans le service public et le personnel fédéral. Le même principe a été appliqué pendant des décennies à l’AVS, toujours avec des prévisions trop pessimistes pour créer une pression d’austérité.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Les finances publiques sont saines</strong></h3><p>En même temps, les finances publiques restent solides. Le ratio de fortune nette des cantons est stable, à environ 6 % de la performance économique. Néanmoins, de nombreux cantons prévoient de nouvelles baisses d’impôts pour les entreprises et les revenus élevés. Selon l’analyse de l’USS, la charge fiscale effective diminuera une fois de plus en 2026, de 13,25 % à 13,15 % pour les entreprises et de 28,57 % à 28,33 % pour les revenus élevés. Les recettes fiscales reculeront légèrement, à 7,58 % du PIB. Lucerne, Zoug, Schwyz, Nidwald et l’Argovie sont particulièrement actifs dans les baisses d’impôts prévues. Ainsi, la politique affaiblit systématiquement les recettes publiques et encourage la réduction des prestations publiques, tandis que les plus riches profitent à nouveau.</p><h3 class="heading--h5"><strong>L’USS exige des budgets honnêtes et la fin de la politique d’austérité</strong></h3><p>L’USS exige des sanctions claires de cette sous-budgétisation récurrente. Au lieu de créer des déficits artificiels, les cantons doivent budgétiser leurs recettes de manière honnête et réaliste. Les fonds publics doivent profiter aux travailleuses et travailleurs ainsi qu’à la population en général, pas aux plus riches. Au lieu d’autres cadeaux fiscaux pour les groupes de sociétés, il faut prendre des mesures pour renforcer le pouvoir d’achat, par exemple alléger les primes d’assurance-maladie, augmenter les bonifications pour tâches d’assistance et améliorer les prestations pour les familles. La politique d’austérité doit être stoppée. Les excédents appartiennent à la population active, pas aux plus riches.</p><p>Par ailleurs, la première partie du contre-projet à l’initiative sur les primes entrera en vigueur l’année prochaine. La Confédération et les cantons ont promis de consacrer davantage de moyens aux réductions de primes. Mais il s’avère d’ores et déjà que de nombreux cantons ne respectent pas encore les prescriptions et ne veulent pas non plus, contrairement à ce qui avait été annoncé lors de la campagne de votation, se fixer d’objectifs ambitieux. En réduisant systématiquement les recettes fiscales, ils posent au contraire les jalons d’un avenir où ils n’auront plus les moyens de soulager ni les travailleuses et travailleurs, ni la classe moyenne.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/168_d-f_Kantonsfinanzen2025.pdf" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">Télécharger l'étude complète (PDF)</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.jpg" length="115726" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11334</guid><pubDate>Mon, 20 Oct 2025 12:49:01 +0200</pubDate><title>Dossier no 167 : Évolution des effectifs des syndicats en 2024</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-no-167-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2024</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2024, l'Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptait 309 982 membres (-1,84 %). Ainsi, le nombre de membres des syndicats affiliés à la USS a de nouveau diminué, après une légère hausse d’environ 600 membres l’année précédente. La proportion de femmes syndiquées a atteint un nouveau record de 33,2 %. La tendance observée depuis 1992, selon laquelle les syndicats de l'USS deviennent de plus en plus féminins, se poursuit : à la fin de l’année 2024, la part des femmes dans les syndicats de la USS atteignait ce nouveau record de 33,2 %, soit 102 899 membres féminines.</p><p>La plus petite organisation faîtière, Travail.Suisse, a gagné 1 435 membres au cours de l’année sous revue, ce qui correspond à une augmentation de 1,08 %. Les syndicats n’appartenant à aucune organisation faîtière ont, en 2024, perdu environ 0,6 % de leurs membres (-1 172) et représentaient ainsi, à la fin de l’année dernière, 204 630 travailleuses et travailleurs. Le taux de syndicalisation a reculé de 0,77 point de pourcentage, pour s’établir à 14,57 %.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Lohndemo-2024-Fahnen_6894393cf9.jpg" length="210086" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10596</guid><pubDate>Fri, 02 May 2025 10:22:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 166 : La libre circulation des personnes à l’épreuve des faits</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-166-la-libre-circulation-des-personnes-a-lepreuve-des-faits</link><description>Salaires, conditions de travail et chômage dans différents systèmes migratoires – comparaison</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis que l’UDC a déposé sa nouvelle initiative de résiliation (initiative pour la durabilité), le débat sur la politique migratoire de la Suisse est plus que jamais d’actualité. Ce qui est nouveau, c’est que le président d’economiesuisse s’en mêle, en tenant des propos critiques sur l’immigration. Face à ces critiques, la vraie question est de savoir quelle serait l’alternative au système actuel, basé sur la libre circulation des personnes assortie de mesures d’accompagnement. Un système à points ou de contingents améliorerait-il la situation des travailleuses et travailleurs ? Voire une « taxe sur l’immigration » serait-elle une option ?</p><p>Une comparaison des statistiques de l’immigration de différents pays montre que les divers systèmes d’admission n’entraînent pas de différence notable au niveau des chiffres. Mario Gattiker, l’ancien secrétaire d’État aux migrations, l’a confirmé en se basant sur l’histoire de l’immigration en Suisse. Avant la libre circulation des personnes, « les contingents étaient toujours adaptés à la demande du marché du travail et l’immigration n’était pas limitée » (NZZaS, 14 août 2018).&nbsp;</p><p>Les systèmes d’admission permettent et même imposent de gérer la « qualité » de la migration – notamment les conditions de travail, les droits de séjour et de sécurité sociale, ainsi que les qualifications. Or comparaison à l’appui, la libre circulation des personnes combinée à une protection efficace des salaires fait mieux sur ce plan que les systèmes de contingents ou à points. Le <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/166f_DL_systemes_migratoires.pdf">présent dossier de l'USS</a> compare et évalue les différents systèmes de migration et montre pourquoi la libre circulation des personnes, assortie de mesures d'accompagnement, obtient d'excellents résultats.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/arbeit/Bauarbeiter-Stahltraeger_vm-ist.jpg" length="215997" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10505</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2024 16:16:00 +0100</pubDate><title>Dossier no 165 : Évolution des effectifs des syndicats en 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-no-165-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2023</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2023, l'Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptait 315 790 membres (+0,19 %). Avec 600 nouvelles inscriptions, le nombre de membres des associations affiliées à l'USS a donc progressé pour la première fois en dix ans. La proportion des femmes syndiquées a atteint un nouveau record, à 32,8 %. L’arrivée de 1963 membres féminins (+1,93%) a ainsi compensé le départ de 1363 membres masculins (-0,64 %). La progression du nombre de membres s’explique également par l'adhésion de deux associations, HelvetiCA (contrôleurs aériens) et SPV (enseignants vaudois). Or même sans ces adhésions, la baisse du nombre de membres serait restée nettement inférieure à 1 % (-2284, soit -0,72 %), ce qui constitue le taux de perte le plus faible depuis 2016.</p><p>Plus petite, l’organisation faîtière Travail.Suisse a, pour sa part, perdu 2617 membres au cours de l'année sous revue, ce qui correspond à un recul de 1,77 %. En 2023, les associations qui n'appartiennent à aucune faîtière ont enregistré une baisse de 5287 membres, l’équivalent d’environ 2,5 %. En fin d’année, elles représentaient ainsi encore 205 802 travailleuses et travailleurs. Le taux de syndicalisation a reculé de 0,43 point pour s'établir à 15,34 %.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/6/csm_UNIA_LD23_MFR3958__c__Manu_Friederich_8417933f74.jpg" length="414470" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10411</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2024 15:00:48 +0100</pubDate><title>Dossier no 164 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-164-analyse-der-kantonsfinanzen</link><description>Budget 2025/PFN 2026-2028</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/164d_f_RW_Kantonsfinanzen.pdf">L'analyse annuelle de l'USS sur les finances cantonales</a> montre que les attentes des cantonsI sont plus positives que l'année précédente : pour l’année à venir (2025), pas moins de 18 cantons sur les 26 prévoient un déficit d’un montant cumulé de 510 millions. On assiste donc à une amélioration des attentes en comparaison de l’exercice en cours, pour lequel 17 cantons avaient budgétisé un déficit s’élevant à 1070 millions au total. Le taux de fortune nette indiqué par les cantons ou calculé par l’USS devrait légèrement s’accroître selon les budgets 2025 (et donc la fortune nette cumulée augmenter quelque peu), passant de 5,93 % dans les budgets 2024 à 6,04 % dans les budgets 2025.</p><p>Une fois tous les comptes 2023 clôturés, il est apparu au printemps 2024 que l’excédent cumulé des comptes de résultats de tous les cantons s’élevait au total à 2,2 milliards, alors qu’un déficit cumulé de 1,6 milliard avait été budgétisé précédemment. Les cantons se sont donc trompés de 3,8 milliards au total. Quant à l’année 2024, il faudra attendre la présentation des comptes au printemps prochain pour en avoir la clarté des comptes. Dans le présent dossier, nous analysons aussi séparément l’exactitude de la budgétisation des cantons : l’erreur de budgétisation, qui avait fortement diminué en 2020, a sensiblement augmenté depuis – passant de 3,84 % (2020) à 7,89 % (2021). Dans le dernier exercice (2023), elle se situait encore à 6,09 %. Cela signifie qu’en 2022 les résultats totaux cumulés des comptes de résultats étaient supérieurs de 6,09 % à ceux des budgets.</p><p>Par rapport à la performance économique, les recettes fiscales des cantons (c’est-à-dire les re-cettes de l’imposition des personnes physiques et morales) resteraient pratiquement stables dans les budgets 2025, respectivement passeraient de 7,53 % à 7,59 % (budgets 2024). En considérant l’ensemble des cantons, la charge fiscale effective des entreprises devrait rester encore plutôt constante l’année prochaine, mais elle devrait diminuer pour les ménages à hauts revenus, passant de 29,3 % à 28,6 %.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.jpg" length="220123" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10235</guid><pubDate>Fri, 07 Jun 2024 09:35:05 +0200</pubDate><title>Dossier N° 163 : Gelernte haben mehr verdient!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-163-gelernte-haben-mehr-verdient</link><description>Analyse zu den Löhnen der Berufsleute in der Schweiz Teil II. Avec une synthèse française</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans les boulangeries, les garderies, les soins, la mécanique de précision, la maçonnerie ou l’infor-matique, rien ne serait possible en Suisse sans les nombreux titulaires de CFC. Ils fournissent un travail indispensable, sont bien formés grâce à leur apprentissage et apportent souvent une expé-rience de grande valeur. Pourtant, nombre d’entre elles et eux gagnent mal leur vie. Une personne sur trois ayant fait un apprentissage travaille pour un salaire inférieur à 5 000 fr (pour un temps plein). Les femmes sont encore plus touchées : Près d’une titulaire de CFC sur deux travaille pour un bas salaire. Les problèmes salariaux ne se limitent de loin pas aux jeunes femmes ayant terminé leur apprentissage. Pour de nombreuses personnes qualifiées, les salaires n’augmentent guère, même après des années d’expérience. Ainsi, peu avant la retraite, un quart de toutes les personnes qui ont fait un apprentissage gagnent encore un salaire inférieur à 5 000 francs.</p><p>Cette réalité salariale est en contraste avec tous les beaux discours sur la formation professionnelle suisse. La formation professionnelle duale garantit certes le renouvellement d’une main-d’oeuvre compétente. Mais la promesse d’un revenu sûr grâce à l’apprentissage sonne creux pour bon nombre de gens. En Suisse, vivre avec 5 000 francs implique de faire attention à toutes les dé-penses. Les professionnel-le-s méri-tent d’être mieux valorisés pour la contribution qu’ils apportent chaque jour.&nbsp;</p><p>Les bas salaires nuisent également à l’attractivité de la formation professionnelle. De nombreux jeunes ne sont plus disposés à gagner mal leur vie. Soit ils ne commencent pas d’apprentissage, soit ils quittent leur profession dès qu’ils ont terminé leur apprentissage. Il n’est donc pas étonnant que les spécialistes nécessaires fassent défaut dans de nombreux secteurs. Au lieu de se plaindre, les employeurs devraient enfin agir et payer des salaires décents. Les salaires inférieurs à 5 000 francs pour les titulaires de CFC doi-vent appartenir au passé. De même, l’expérience des employé-e-s ayant fait un apprentissage doit être mieux reflétée financièrement dans les salaires.</p><ul><li><a href="https://www.sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/163_Loehne_mit_Lehre.pdf" target="_blank" class="news-detail__related-links__link news-detail__related-links__link--file" title="Dossier 163: Gelernte haben mehr verdient!">Dossier 163: Gelernte haben mehr verdient! </a><span class="news-detail__related-links__description">Analyse zu den Löhnen der Berufsleute in der Schweiz Teil II. Avec une synthèse française</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/banner/Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl.jpg" length="501608" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10125</guid><pubDate>Mon, 19 Feb 2024 15:49:56 +0100</pubDate><title>Dossier N° 161 : La 13e rente AVS – rapport qualité-prix imbattable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-n-161-la-13e-rente-avs-rapport-qualite-prix-imbattable</link><description>Comparaison entre prévoyance privée et AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le pouvoir d’achat des rentes de vieillesse est en baisse en Suisse. C’est problématique aussi bien pour les retraité-e-s que pour les personnes professionnellement actives qui prendront plus tard leur retraite. Les rentes des caisses de pensions ont ainsi chuté de 13 %, et le déclin va se poursuivre. D’où un revenu manquant en Suisse. Et les choses ne feront qu’empirer ces prochaines années. En particulier, les ménages de la classe moyenne sont confrontés à des défis financiers croissants à la retraite.</p><p>Les banques et les assurances exploitent le problème du revenu manquant à la retraite dans leur publicité pour leurs produits de prévoyance du 3<sup>e</sup> pilier. Elles mettent en garde contre les lacunes existant au niveau des rentes et encouragent les personnes professionnellement actives à investir dans leurs offres de prévoyance. Les syndicats proposent par contre, avec leur initiative pour la 13<sup>e</sup> rente AVS, d’augmenter les rentes AVS. En effet, le rapport qualité/prix offert par l’AVS est bien meilleur que dans la prévoyance privée individuelle, pour presque tous les travailleurs et travailleuses.</p><p>L’USS a <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/161_PLV_prev._viellesse.pdf">calculé en détail le rapport qualité/prix de la 13<sup>e</sup> rente AVS et du 3<sup>e</sup> pilier</a>. Les résultats sont éloquents : l’AVS est bien plus attrayante financièrement pour la majeure partie de la population. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes professionnellement actives auront beaucoup plus d’argent pour vivre que s’il leur fallait combler le revenu manquant avec une solution privée. À condition bien sûr d’avoir l’argent pour le faire. Les différences de prix sont énormes. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes ayant un revenu moyen économiseront plus de 30 000 francs (personne seule), voire plus de 55 000 francs (couples mariés). Et le résultat restera plus avantageux pour la 13<sup>e</sup> rente AVS même si les taux d’intérêt devaient augmenter rapidement et de manière significative.</p><p>Un relèvement des cotisations salariales de 0,4 point de pourcentage tant pour les employé-e-s que pour les employeurs n’alourdirait pas significativement les prélèvements salariaux par rapport à ces dernières années. En effet, les cotisations sociales ont diminué et devraient continuer de le faire – notamment dans l’assurance-accidents et dans l’assurance-chômage, suite à la diminution du nombre d’accidents et de personnes au chômage.</p><p>L’AVS financée par les cotisations salariales est bien plus avantageuse, parce que les employeurs paient une partie des cotisations. Ou que des rentes sont prévues si l’on s’est occupé d’enfants ou de proches nécessitant des soins. Parce que l’AVS utilise une partie des cotisations versées par les très hauts revenus, comme Sergio Ermotti, afin de financer les basses et moyennes rentes. Et parce que les banques et les assurances ne gagnent aucune commission au passage. Les travailleuses et travailleurs reçoivent ainsi une bien meilleure rente dans l’AVS en échange des cotisations versées, ce qui permet de combler efficacement le revenu manquant.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_jungeFrauInWerkstatt_aerogondo-iStock_39047413ba.jpg" length="160504" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10128</guid><pubDate>Fri, 29 Dec 2023 11:54:00 +0100</pubDate><title>Dossier no 160 : Les retraites : hier, aujourd’hui et  demain</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-no-160-les-retraites-hier-aujourdhui-et-demain</link><description>Faits et chiffres sur la situation économique et sociale des retraité-e-s en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2024, les citoyen-ne-s suisses se prononceront sur trois initiatives concernant la question des retraites. La situation économique des retraité-e-s en Suisse se trouvera ainsi en point de mire. L’image de retraité-e-s qui seraient aisés a fait son chemin lorsqu’il est question des bénéficiaires de rentes AVS. <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/160f_retraites_hier_aujourd_hui_et_demain.pdf">Or cette image est fausse</a>. Les revenus des retraité-e-s sont très inférieurs à ceux des salarié-e-s. Et les disparités entre ménages de retraité-e-s sont beaucoup plus importantes qu’entre salarié-e-s.&nbsp;</p><p>Dans les faits, les rentes sont basses, et elles ont fortement baissé ces vingt dernières années. Les assureurs et les banques se félicitent des affaires qu’ils réalisent avec la prévoyance vieillesse ainsi que de la crainte, justifiée, qu’ont les salarié-e-s de toucher de trop petites rentes. Avec l’actuelle nette hausse des prix et des primes-maladie, la perte subie avec ses rentes par la génération des aîné-e-s prend une nouvelle dimension. Une perte de pouvoir d’achat représentant une rente men-suelle entière a désormais déjà eu lieu. Impossible de la compenser sans une 13e rente AVS.</p><p>En règle générale, l’image des retraité-e-s riches est mise en avant pour empêcher des améliora-tions sociales. On nous explique ensuite que parmi les groupes de personnes menacées de pau-vreté, d’autres groupes sont encore plus durement touchés. Mais des mesures en faveur des fa-milles monoparentales, des familles à plusieurs enfants et des bénéficiaires de rentes AI ne sont quand même pas prises. Or c’est précisément pour eux qu’augmente le danger que, dans quelques décennies, leur rente de vieillesse ne soit encore plus faible. Un développement de l’AVS repré-sente leur unique espoir de recevoir des rentes finançables et garantissant le minimum vital une fois qu’ils seront à la retraite. Car toute personne qui a travaillé durant toute sa vie mérite une rente décente.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/renten/aelteres_paar_AHV_.jpg" length="108734" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10027</guid><pubDate>Fri, 17 Nov 2023 12:56:06 +0100</pubDate><title>Dossier no 159 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-no-159-analyse-des-finances-cantonales</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="04Lauftext">Une fois tous les comptes 2022 clôturés, il est apparu au printemps 2023 que&nbsp;l'excédent cumulé des comptes de résultats de tous les cantons s'élevait au total à 3,3&nbsp;milliards, alors qu'un déficit cumulé de 1,2&nbsp;milliard avait été budgétisé précédemment. Les cantons se sont donc trompés de 4,5&nbsp;milliards au total. L'écart aurait même été encore plus élevé si les cantons n'avaient pas déployé toutes sortes d'astuces comptables lors de la clôture de l'exercice 2022. Et pour l'année à venir, pas moins de 17&nbsp;cantons prévoient un déficit d'un montant cumulé de 1070&nbsp;millions. On assiste donc à une légère détérioration des attentes en comparaison de l'exercice en cours, pour lequel 13&nbsp;cantons avaient budgétisé un déficit s'élevant à 224&nbsp;millions au total.</p><p class="04Lauftext">En ce qui concerne les&nbsp;dépenses totales&nbsp;(compte de résultats) des cantons, une comparaison des comptes de 2022 avec ceux de l'année précédente présente un tableau contrasté. Globalement, les dépenses stagnent voire baissent de 0,1&nbsp;% ou 112&nbsp;millions (malgré la croissance économique et démographique).Si l'on considère les budgets 2024 et 2023, l'évolution s'annonce différente&nbsp;: tous les cantons sauf Appenzell Rhodes-Extérieures (-2&nbsp;%) prévoient une augmentation de leurs dépenses.</p><p class="04Lauftext">De même, un regard sur&nbsp;l'évolution des recettes fiscales cantonales est riche d'enseignements. Si l'on compare les résultats des cantons pour les comptes 2022 avec ceux de de l'année précédente, on peut constater une augmentation cumulée des recettes fiscales des personnes physiques et morales de 5,4&nbsp;% ou 2,8&nbsp;milliards (soit le double de la hausse affichée dans les comptes 2021).</p><p class="04Lauftext">Aucun des cantons concernés n'a encore intégré dans sa planification budgétaire la mise en œuvre de l'imposition minimale de l'OCDE, soit l'emploi des recettes du futur impôt complémentaire. Certaines hypothèses apparaissent toutefois dans les années du plan financier.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.jpg" length="220123" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10025</guid><pubDate>Fri, 17 Nov 2023 12:26:08 +0100</pubDate><title>Dossier no 158 : Évolution des effectifs  des syndicats en 2022</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-158-zur-mitgliederentwicklung-der-gewerkschaften-im-jahr-2022</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="04Lauftext">Fin 2022, les fédérations membres de l’Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptaient au total exactement 315&nbsp;190 membres. En comparaison annuelle, l’USS compte donc 6&nbsp;169 membres en moins. Cela représente une baisse de 1,92&nbsp;% de ses effectifs, soit nettement moins que l’année précédente (2,37&nbsp;%).</p><p class="04Lauftext">Ainsi, il a été possible de freiner le recul des effectifs après les difficiles années de la crise du coronavirus. Avec 1,95&nbsp;%, la baisse des effectifs masculins n’a été inférieure à celle des effectifs féminins que dans une mesure négligeable (1,85&nbsp;%). L’année précédente, cette différence avait en effet été bien plus nette, avec -2,62&nbsp;% pour les hommes et -1,82 % pour les femmes. La part des femmes syndiquées est restée constante en 2022&nbsp;: 32,2&nbsp;%.</p><p class="04Lauftext">Travail.Suisse a perdu&nbsp;2&nbsp;702&nbsp;membres au cours de l’année sous revue, ce qui équivaut à un recul de 1,96&nbsp;%. Les autes organisations ont en tout enregistré une hausse de 0,3&nbsp;% de leurs effectifs (+667). L’an dernier, elles comptaient ainsi 211&nbsp;422 membres. Le taux de syndicalisation a baissé de 0,27&nbsp;point de pourcentage par rapport à l’année précédente à 15,77 %.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_2022-03-25_Ubergabe_Ref-AHV21-_c_Lucas-Dubuis-Unia_7_51558c32a8.jpg" length="371571" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9808</guid><pubDate>Fri, 09 Jun 2023 14:29:50 +0200</pubDate><title>Dossier no 157 : Les femmes et la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-157-frauen-in-der-altersvorsorge</link><description>Quelles sont les causes de l’important déficit de rente des femmes ? Pourquoi la pauvreté des personnes âgées est-elle surtout féminine ? Analyse.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le fait est désormais bien connu : le déficit de rente de retraite chez les femmes est considérable. Il s’agit d’une des conséquences de l’écart de revenu au détriment des femmes puisque la rente de vieillesse dépend en grande partie du salaire que l’on a touché. Raison pour laquelle les syndi-cats se battent pour de meilleurs salaires et contre la discrimination salariale.<br> Mais les bas salaires n’expliquent pas tout : les lois sur la prévoyance vieillesse jouent également un rôle, car elles peuvent compenser ou, à l’inverse, creuser encore davantage les écarts de reve-nu issus de la vie professionnelle. Le présent <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/157f__rentes_femmes.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">dossier n<sup>o</sup> 157 : Les femmes et la prévoyance</a> vieillesse montre quelle est la situation actuelle des femmes en matière de prévoyance vieillesse. Il expose aussi les mécanismes de compensation que les lois connaissent et comment ils fonctionnent. Mais aussi quelles sont les pierres d’achoppement que les lois contiennent pour de nombreuses femmes et ce que les projets de réforme en cours pourraient changer à cet égard.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/210918_Haende_weg_von_unseren_Renten0127.jpg" length="323618" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9821</guid><pubDate>Wed, 31 May 2023 15:25:00 +0200</pubDate><title>Dossier no 156 : De meilleurs salaires pour les femmes. Maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-no-156-de-meilleurs-salaires-pour-les-femmes-maintenant</link><description>Une analyse des salaires des travailleuses et des travailleurs en Suisse. Première partie

</description><content:encoded><![CDATA[<p>Tant que les femmes auront de bas salaires qui ne leur permettent pas de vivre, ou à peine, elles ne connaîtront pas non plus de réelle égalité en termes de droit et de place dans la société. Car sans un bon salaire, il n’est pas non plus possible de mener une vie autonome. En plus de procurer un moins bon salaire, le fait de travailler dans un métier historiquement exercé en majorité par des femmes réduit aussi sensiblement les perspectives d’une évolution salariale favorable. C’est ce que nous démontrons dans le présent dossier. Il constitue la première partie d’une analyse en deux temps portant sur les salaires des gens qui travaillent en Suisse.</p><p>Bien que la position sociale des femmes se soit améliorée dans notre pays, les salaires restent un problème tenace. Le travail des femmes est toujours sous-évalué dans notre société. Aujourd’hui encore, ce qui était autrefois la norme sociale est malheureusement encore bien présent, à savoir que le travail rémunéré des femmes n’est pas destiné à leur assurer une existence économique propre. Autrefois, les salaires des femmes étaient souvent considérés comme simple appoint au revenu familial. Aujourd’hui, c’est complètement différent. Les salaires doivent assurer une existence autonome pour les femmes, aussi lorsqu’elles seront à la retraite.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_170614_sabine_reber_sgb_frauen_aktion_lohnkontrolle_loehne_unter_die_lupe_9872cafd67.jpg" length="423865" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9579</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2023 13:33:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 153 : De l’importance des syndicats</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-153-de-limportance-des-syndicats</link><description>Méta-analyse de l’influence des syndicats et des conventions collectives de travail sur les salaires, les conditions de travail et la productivité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plus de 100 ans, les salarié-e-s se regroupent dans des syndicats afin d’améliorer leurs conditions de travail et leurs droits dans leur entreprise ou dans leur branche. Ils empêchent ainsi que l’on puisse les monter les un-e-s contre les autres. Les syndicats négocient des conventions collectives de travail (CCT) avec les employeurs et remplacent ainsi une politique salariale individuelle. Au sein des entreprises, ils luttent pour plus de participation. Enfin, ils exercent leur influence au niveau politique lorsqu’il s’agit de questions touchant au droit du travail ou de la sécurité sociale. Depuis la crise financière, le travail des syndicats jouit à nouveau d’un fort soutien dans la population de nombreux pays.</p><p>Ces 20 dernières années ont vu les économistes s’intéresser de près aux syndicats et à leur influence sur les salaires et l’emploi. Quel est leur impact et celui des conventions collectives de travail sur les salaires&nbsp;? Avec quelles répercussions sur l’emploi, la productivité et l’innovation dans les entreprises&nbsp;?</p><p>L’élément clé des recherches récentes est le constat que beaucoup d’employeurs disposent d’un pouvoir de marché («&nbsp;Théorie du monopsone&nbsp;», voir encadré ci-dessous). En effet, changer d’emploi peut coûter cher aux salarié-e-s, notamment parce que leurs connaissances spécifiques à l’entreprise ne leur serviront plus ou que les frais de déménagement sont élevés. Autre facteur qui peut expliquer ce pouvoir de marché&nbsp;: les entreprises n’ont que peu de concurrence sur leur marché du travail local. Un exemple emblématique seraient les CFF pour les pilotes de locomotive.</p><p>Les nouvelles études ont ébranlé des préjugés économiques qui régnaient jusque-là. Ces études montrent que les syndicats et les conventions collectives de travail constituent une sorte de contrepoids au pouvoir de l’employeur sur le marché. Ils peuvent s’opposer aux abus et empêcher les employeurs d’user de leur position au détriment des salarié-e-s. Et cela vaut la peine, surtout pour les employé-e-s à bas et moyens revenus. Ce sont leurs salaires qui profitent le plus d’une CCT ou d’un syndicat fort au sein de l’entreprise. Les inégalités salariales s’en trouvent réduites. Et, contrairement à ce que craignaient certain-e-s, le chômage n’augmente pas. Les répercussions sur l’emploi – s’il y en a, ce qui est hautement contesté – sont tout au plus minimes.</p><p><strong><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/153f_importance_des_syndicats.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Le présent dossier de l’USS</a></strong> passe au crible une centaine d’études portant sur les syndicats et les CCT ainsi que sur l’influence qu’ils ont sur le marché du travail. Il se penche en particulier sur la question des salaires, des conditions de travail et du chômage, mais aussi sur la productivité et les capacités d’innovation des entreprises. Le constat des chercheuses et chercheurs peut se résumer en quatre grandes thèses&nbsp;:</p><p><strong>Les syndicats et les CCT peuvent faire augmenter les salaires et réduire les inégalités.</strong> De nombreuses enquêtes montrent qu’une hausse du taux de syndicalisation entraîne des salaires globalement plus élevés. Cet effet est particulièrement marqué pour les revenus bas et moyens. En revanche, les salaires des managers augmentent moins fortement dans les branches et les entreprises bien organisées sur le plan syndical. Il semble que l’action des syndicats permette d’éviter que les revenus les plus élevés s’envolent et que les inégalités se creusent. Les CCT aussi ont pour effet de réduire les inégalités, et elles combattent notamment les inégalités salariales entre hommes et femmes.</p><p><strong>Une partie des hausses de salaires se fait au détriment des bénéfices.</strong> Un taux de syndicalisation plus élevé augmente la part des revenus du travail dans la richesse produite en commun et réduit ainsi la part du capital.</p><p><strong>Les CCT et les syndicats n’ont pratiquement aucune influence sur l’emploi et le taux de chômage.</strong> Selon les études récentes, des salaires plus élevés n’entraînent pas de hausse du chômage ou de baisse de l’emploi. Lorsque certaines études constatent un effet des salaires minimums plus élevés et des syndicats sur l’emploi, il est souvent minime.</p><p><strong>Les syndicats peuvent faire augmenter la productivité.</strong> Les auteur-e-s des études constatent régulièrement que les syndicats ont un impact positif sur la productivité, du moins dans certaines branches. L’existence d’une influence des syndicats sur les investissements et l’innovation est plus controversée.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/1/csm_201MWZ15286-Bearbeitet_SGB_alle_web_2932f18219.jpg" length="353208" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9590</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2023 12:13:49 +0100</pubDate><title>Dossier N° 155 : Participation, oui, précarité, non</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/dossier-n-155-participation-oui-precarite-non</link><description>Un dossier de la Commission des migrations</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le dossier «&nbsp;<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/155f_migration_participation.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Participation, oui, précarité, non</a>&nbsp;» est né de la Conférence de la migration de l’USS du 4 septembre 2021. Plus de septante syndicalistes issus de la migration ont analysé à cette occasion les dangers spécifiques auxquels sont confrontés les travailleuses et travailleurs sans passeport suisse et ont discuté de stratégies de politique syndicale afin de permettre à ces personnes d’atteindre la sécurité sociale et la participation politique.</p><p>La structure du dossier est basée sur la comparaison entre la précarité et la participation. La première partie porte sur les conditions de vie précaires engendrées par le fait d’avoir quitté le pays d’origine. Les articles rassemblés ici montrent que cette insécurité ne s’arrête pas au franchissement des frontières. Beaucoup de migrant-e-s continuent de vivre dans la précarité en Suisse. Et ce, à double titre&nbsp;: sur le marché du travail, les personnes migrantes sont nettement plus nombreuses que la population de souche à être employées dans des secteurs à bas salaires, à occuper des postes à durée déterminée ou à travailler sur appel. Pour les migrant-e-s, une telle précarité n’est pas seulement un défi temporaire qu’il faut surmonter avec compétence et habileté. Le dossier démontre aussi que les détériorations de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI) au cours des dernières années ont conduit à ce que la pauvreté, même temporaire, peut devenir une menace existentielle pour les personnes migrantes&nbsp;: en cas de dépendance à l’aide sociale, elles risquent de perdre leur droit de séjour et d’être expulsées de Suisse.</p><p>La seconde partie du dossier développe des perspectives de participation. En tant que représentants des intérêts de l’ensemble des travailleuses et travailleurs, les syndicats s’engagent également pour les droits des migrant-e-s. L’adhésion à un syndicat n’est pas liée à une nationalité particulière. En tant que collègues, nous avons certes des origines différentes, mais des luttes et des intérêts communs. Le dumping salarial et social remet également en cause les salaires et les conditions de travail des groupes qui ne sont pas (encore) directement concernés. Les chapitres du dossier mettent donc en évidence la conviction que le progrès social ne peut être atteint qu’ensemble. Et celui-ci implique également la participation politique de toute personne en Suisse. Que serait une démocratie dans laquelle une grande partie de la population serait durablement exclue de la prospérité et de la participation&nbsp;?</p><p>Ce dossier est étroitement lié au travail de la Commission USS des migrations. Il souligne l’importance d’initiatives politiques telles que «&nbsp;La pauvreté n’est pas un crime&nbsp;!&nbsp;» et «&nbsp;Action Quatre Quart.&nbsp;» Et il apporte une contribution aux débats et aux interventions à venir lors du Congrès de l’USS 2022 et au-delà. En tant que mouvement syndical, nous nous battons pour la sécurité sociale et la participation politique de toute personne de ce pays, jusqu’à ce que nous ayons atteint cet objectif.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/migration/murales_migration.jpg" length="243954" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9577</guid><pubDate>Tue, 10 Jan 2023 11:11:25 +0100</pubDate><title>Dossier N° 154 : Rapport sur la répartition 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-154-rapport-sur-la-repartition-2023</link><description>La répartition des salaires, des revenus et de la fortune ainsi que la charge des impôts et des taxes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse est l’un des pays les plus riches au monde. Elle a assez d’argent pour assurer une vie digne à toutes les personnes qui y vivent. Mais même dans cette riche Suisse, les problèmes de revenu sont légion.</p><p>L’évolution des salaires au cours des dernières années est préoccupante&nbsp;: entre 2016 et 2022, les salaires bas et moyens ont baissé en valeur réelle. Pour les hauts salaires en revanche, la tendance est à la hausse. La moitié des femmes touchent un salaire de 4470 francs ou moins par mois. On est encore bien loin de l’égalité entre les genres en Suisse.</p><p>La politique fiscale a même aggravé ces problèmes de salaires et de revenus au lieu de permettre une répartition plus sociale. Le problème le plus criant, c’est la forte augmentation des primes d’assurance-maladie. De nombreux ménages ont aujourd’hui moins d’argent pour vivre. Il faut que cela change au cours des prochaines années. Les revenus réels doivent être plus élevés pour les bas et moyens salaires. Et chez les femmes en particulier, il faut des augmentations significatives. Avec un apprentissage, tout le monde devrait gagner au moins 5000 francs par mois. Et de manière générale, les salaires ne devraient pas être inférieurs à 4500 francs.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.jpg" length="220123" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9519</guid><pubDate>Fri, 25 Nov 2022 11:55:23 +0100</pubDate><title>Dossier N° 152: Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-152-analyse-des-finances-cantonales</link><description>Budget 2023 / PFN 2024-2026</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une fois que tous les comptes 2021 ont été clôturés, il est apparu au printemps 2022 que l’excédent cumulé des comptes de résultats de tous les cantons s’élevait au total à 2,8&nbsp;milliards, alors qu’un déficit cumulé de 2,9&nbsp;milliards avait été budgétisé précédemment. Les cantons se sont donc trompés de 5,7&nbsp;milliards au total. Quant à l’année 2022, il faudra attendre la présentation des comptes au printemps prochain pour en avoir le cœur net. Les projections publiées par un petit nombre de cantons laissent toutefois supposer que des erreurs massives de budgétisation ou d’importants excédents comptables persisteront. Pour l’année prochaine, 13&nbsp;cantons sur 26 prévoient un déficit d’un montant cumulé de 224&nbsp;millions au total. En comparaison avec l’année précédente (16&nbsp;cantons sur 26 avaient budgétisé un déficit s’élevant à 2,7&nbsp;milliards au total), les chiffres ne sauraient être plus noirs.</p><p>En ce qui concerne les dépenses totales (compte de résultat), une comparaison des comptes de 2021 avec ceux de l’année précédente montre que ces dépenses ont augmenté dans tous les cantons. En termes cumulés, les dépenses inscrites dans les comptes 2021 ont augmenté de 5,9&nbsp;%, respectivement de 5,8&nbsp;milliards, par rapport à l’année précédente. Si l’on considère les budgets 2023 et 2022, on constate une évolution similaire&nbsp;: tous les cantons prévoient une augmentation des dépenses. Celle-ci devrait cependant rester un peu plus modérée qu’auparavant, se montant au total à 4,5&nbsp;milliards de francs, soit 4,5&nbsp;% de l’ensemble.</p><p>De même, un regard sur l’évolution des recettes fiscales cantonales est riche d’enseignements. Si l’on compare les résultats des cantons pour l’exercice 2021 avec ceux de l’année précédente, on peut constater une augmentation cumulée des recettes fiscales des personnes physiques et morales de 1,4&nbsp;milliard. Les perspectives d’évolution des recettes fiscales sont également très positives, car tous les cantons prévoient une hausse des recettes fiscales pour 2023 - en termes cumulés, celles-ci devraient augmenter de 5,5&nbsp;% ou de 2,6&nbsp;milliards par rapport au budget 2022.</p><p>En raison de perspectives économiques qui restent favorables, tous les cantons envisagent, pour l’année prochaine, une hausse des recettes fiscales assortie, bien entendu, d’une baisse des recettes issues des bénéfices distribués par la BNS. Même si la situation est difficile à évaluer à l’heure actuelle, il faut s’attendre, dans le pire des cas, à une absence totale de distribution de bénéfices à la Confédération et aux cantons pour l’exercice en cours et, le cas échéant, pour le prochain exercice de la BNS.</p><p>Bien que la plupart des cantons - à l’exception du Tessin et du Jura - soient financièrement en mesure de faire face sans problème à la nécessité de dépenses supplémentaires dans le difficile contexte économique actuel, ils ne font globalement pas assez d’efforts. Bien que la plupart des cantons - à l’exception du Tessin et du Jura - soient financièrement en mesure de faire face sans problème à la nécessité de dépenses supplémentaires dans le difficile contexte économique actuel, ils ne font globalement pas assez d’efforts.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.jpg" length="115726" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8466</guid><pubDate>Tue, 01 Nov 2022 13:53:07 +0100</pubDate><title>Dossier N° 150 : Solidarité vaut la peine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-n-150-solidarite-vaut-la-peine</link><description>Les avantages économiques des assurances sociales en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, toute personne qui a un travail et est victime d’un accident ou est renvoyée a droit à des indemnités durant la période pendant laquelle elle se rétablit ou recherche un emploi. La prévoyance vieillesse garantit quant à elle une rente, ce qui permet d'éviter la pauvreté des personnes âgées. C’est une évidence : les solidarités dans les assurances sociales ont amélioré les conditions de vie de nombreuses personnes.</p><p>Malheureusement, on prétend souvent que la sécurité sociale se fait au détriment de la prospérité économique, qu’il s’agit d’un poids pour l’économie et que les charges sont trop élevées. Ce dossier montre qu'à bien des égards, c'est même le contraire qui est vrai. Les assurances sociales obligatoires augmentent l'efficacité économique et profitent en fin de compte à tout le monde, pas seulement à celles et ceux qui en bénéficient, mais aussi à l’ensemble des assuré-e-s et à la prospérité économique.</p><p>Les effets économiques positifs des assurances sociales obligatoires vont bien au-delà de la stabilisation de la conjoncture, comme le montre ce dossier. Grâce aux assurances sociales, il est possible de réduire les coûts et d'obtenir un meilleur rendement des placements, les mesures de prévention permettent d'éviter les accidents et les maladies ou des mesures d’accompagnement permettent de réinsérer les travailleurs et travailleuses dans le marché du travail.</p><p>Nous avons traité des principales assurances sociales en Suisse pour lesquelles nous sommes assurés à travers notre employeur, soit l’AVS, la prévoyance professionnelle (2<sup>e</sup> piller), l’assurance invalidité (AI), l’assurance-chômage, l’assurance-accident (en particulier l’assurance centrale qu’est la SUVA).</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.jpg" length="186001" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8454</guid><pubDate>Mon, 24 Oct 2022 15:52:38 +0200</pubDate><title>Dossier N° 151 : Évolution des effectifs  des syndicats en 2021</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-151-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2021</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2021, les fédérations membres de l’Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptaient au total exactement 321&nbsp;359 membres. En comparaison annuelle, l’USS compte donc 7&nbsp;790 membres en moins, soit une baisse de 2,37&nbsp;% de ses effectifs. C’est légèrement plus qu’en 2020, la première année de la crise du coronavirus (2,36&nbsp;%). Le nombre de membres a à nouveau diminué plus fortement chez les hommes (-2,62&nbsp;%) que chez les femmes (-1,82&nbsp;%). La deuxième organisation faitière, Travail.Suisse, a perdu 3,34 % des membres, les fédérations non affiliées à une faîtière 7,12 %.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/aktionen/210918_Haende_weg_von_unseren_Renten0529.jpg" length="335991" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8434</guid><pubDate>Mon, 17 Oct 2022 11:10:53 +0200</pubDate><title>Dossier N° 149 : Pour un syndicalisme féministe</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-n-149-pour-un-syndicalisme-feministe</link><description>14e Congrès des femmes de l’USS des 12 et 13 novembre 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14<sup>e</sup> Congrès des femmes de l’USS s’est tenu les 12 et 13 novembre 2021 sur la colline du Gurten près de Berne, avec pour slogan « Pour un syndicalisme féministe ». En raison de la pandémie du coronavirus, c’est une grande chance qu’il ait pu avoir lieu comme prévu. Étant donné l’augmentation du nombre de cas de Covid-19, il n’aurait en effet pratiquement plus été possible qu’il ait lieu quelques semaines plus tard dans le même cadre.</p><p>Sur le plan thématique, le Congrès des femmes de l’USS s’est focalisé sur les structures et le mode de fonctionnement des syndicats. La Grève des femmes » de 2019, mais aussi l’évolution du climat confrontent l’USS et ses fédérations à une nouvelle définition de la grève qui ne se rapporte plus uniquement à des arrêts de travail. Et les mouvements sociaux amènent avec eux de nouvelles formes de mobilisation sur lesquelles les syndicats doivent se pencher. Les déléguées et les hôtes du Congrès des femmes ont discuté sur comment réussir à collaborer de manière constructive avec ces mouvements, comment rendre les syndicats encore plus féministes et inclusifs et quelles sont les mesures à prendre pour qu’il en soit ainsi.</p><p>Cependant, le travail syndical n’a pas seulement besoin de formes et de structures, mais aussi de thèmes. La prévoyance vieillesse a été un thème central du programme de ce congrès. Les femmes des syndicats ont réaffirmé la nécessité d’une hausse des rentes des femmes et non de l’âge de la retraite, et mis cette revendication en évidence à travers une action toute en couleurs. Réparties dans quatre ateliers consacrés à deux blocs thématiques, les congressistes ont en outre traité de l’histoire des syndicats dans la perspective des femmes, des effets de la pandémie et de la numérisation sur les travailleuses, de la syndicalisation dans les professions dites d’importance systémique ainsi que des structures de pouvoir dans la société et le monde du travail.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/1/csm_211112_Frauenkongress-CongresDesFemmes_AHV21-AVS21-NON_groupe_42cf9b76ce.jpg" length="472731" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7951</guid><pubDate>Mon, 22 Nov 2021 16:20:06 +0100</pubDate><title>Halte aux accumulations de fortune indécentes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/halte-aux-accumulations-de-fortune-indecentes</link><description>Dossier No 148 : Analyse des finances cantonales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les cantons ont traversé la crise de la pandémie sans réelles difficultés financières&nbsp;: c’est ce que démontre l’analyse annuelle que l’USS fait des finances cantonales. Ils disposent donc d’autant plus de marge de manœuvre pour pratiquer une politique de dépenses active. Les erreurs répétées tant de fois par le passé doivent enfin cesser.</p><p class="heading--h4">Une situation financière très confortable</p><p>Avec la crise sanitaire, de nombreux cantons ont décidé en 2020 de procéder à des dépenses supplémentaires pour financer des mesures de soutien. Ils les ont par la suite intégrées formellement dans les budgets 2021. Les dépenses globales cumulées prévues ont ainsi grimpé de 2,1 milliards de francs. Mais, pour les comptes de l’exercice 2021, il faut s’attendre à des dépenses effectives nettement inférieures. Cela s’explique, d’une part, par l’évolution étonnamment bonne de l’économie et, de l’autre, par le fait que, finalement, ce ne sont pas les cantons, mais la Confédération qui a financé la majeure partie des mesures de crise. Si l’on considère les dépenses totales inscrites aux budgets 2022 des cantons, on constate une certaine normalisation&nbsp;: les dépenses augmentent cumulativement de 1,9&nbsp;%, soit de 2,2 milliards, par rapport au budget 2021 (en guise de comparaison&nbsp;: l’augmentation des dépenses dans le budget 2020 a été de 2,5&nbsp;%, soit 3 milliards). Seuls quatre cantons prévoient une baisse de leurs dépenses, dont celui de Saint-Gall qui sort du lot – dans le mauvais sens du terme – avec un programme d’austérité totalement absurde de 100 millions.</p><p>Si la situation des cantons est très bonne en matière de dépenses, elle l’est également en ce qui concerne les recettes. Même pendant l’«&nbsp;année de la pandémie&nbsp;» 2020, leurs recettes fiscales ont été dans l’ensemble plus élevées – étonnamment – que l’année d’avant-crise 2019. Et pour l’année budgétaire suivante, presque tous tablent sur une hausse de leurs recettes. En moyenne, celles-ci devraient augmenter de 4&nbsp;%, soit de 1,6 milliards (recettes cantonales cumulées). Si l’on compare les recettes fiscales budgétées pour 2022 avec le budget 2019, les recettes fiscales des cantons augmentent de 3&nbsp;%, ou 800 millions, et dépassent ainsi clairement leur niveau d’avant la crise.</p><p class="heading--h4">Erreur de budgétisation et accumulation de la fortune</p><p>Depuis des années, la plupart des cantons dressent des budgets trop pessimistes, c’est-à-dire que leurs comptes bouclent systématiquement sur des résultats bien meilleurs que ce qui avait été budgété. L’année prochaine, cette «&nbsp;erreur de budgétisation&nbsp;» augmentera même de façon spectaculaire, ne serait-ce qu’en raison de la distribution des bénéfices de la Banque nationale (BNS). Avec l’évolution économique actuelle et la situation de la BNS, on peut à nouveau tabler sur une distribution maximale – c’est-à-dire sextuple – des bénéfices de la BNS en 2022. Or à peine la moitié des cantons l’ont budgétée ainsi. Si l’on additionne les distributions sciemment non budgétées par les cantons, on obtient un montant total de près d’un milliard. Au lieu d’être affecté à des dépenses utiles – et les besoins sont plus que suffisants, ne serait-ce que pour les réductions de primes-maladie –, cet argent servira presque partout, fin 2022, à une nouvelle accumulation de la fortune, superflue et onéreuse (taux d’intérêt négatifs&nbsp;!).</p><p class="heading--h4">Baisses d’impôt&nbsp;: combien de temps encore&nbsp;?</p><p>Dans le domaine de la politique fiscale, entre baisses d’impôts importantes et grands bouleversements des dernières années (mise en œuvre de la RFFA dans les cantons), on aurait pu s’attendre pour un temps à une certaine stabilité. Mais il n’en est rien&nbsp;: près de la moitié des cantons prévoit de nouvelles baisses d’impôt pour 2022 ou au plus tard 2023, que ce soit pour les entreprises ou les ménages aisés, voire les deux. Ce nouvel épisode de compétition fiscale est totalement aberrant et, au bout du compte, préjudiciable à tout le monde. En effet, les cantons ne sont plus en concurrence avec des sites économiques étrangers (où la charge fiscale est presque toujours plus lourde), ils ne font que se cannibaliser entre eux. Cela devrait toutefois changer très prochainement avec l’introduction de l’impôt minimal sur le bénéfice de 15&nbsp;% décidé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Une grande partie des cantons suisses seront touchés. Raison pour laquelle il vaudrait mieux, dès maintenant, «&nbsp;se coordonner vers le haut&nbsp;» plutôt que de pratiquer une absurde «&nbsp;concurrence vers le bas&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.jpg" length="115726" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7914</guid><pubDate>Tue, 02 Nov 2021 10:08:55 +0100</pubDate><title>Comparaison prix-prestations pour les jeunes actifs : l&#039;AVS l&#039;emporte haut la main sur la prévoyance privée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/comparaison-prix-prestations-pour-les-jeunes-actifs-lavs-lemporte-haut-la-main-sur-la-prevoyance-privee</link><description>Prévoyance vieillesse : l&#039;USS publie une étude comparative prix-prestations (Dossier N° 147)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec son rapport prix-prestations, l’AVS est – de loin – plus performante que la prévoyance privée. La modélisation de l’USS montre clairement que la prévoyance privée coûte trop cher. Grâce à l’AVS, une nette majorité des personnes qui travaillent paie nettement moins que si elle devait épargner pour la même rente dans le cadre de la prévoyance privée. Pour 90&nbsp;% des familles, l’AVS est moins chère que le 3e pilier. Avec l’AVS, un vendeur économise plus de 250&nbsp;000 francs jusqu’à sa retraite. Une 13e rente AVS est donc la meilleure solution pour combler les perspectives de rentes insuffisantes des actives et actifs d’aujourd’hui.</p><p>L’avenir s’annonce sombre dans la prévoyance vieillesse. Les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser et l’AVS ne suffit pas pour vivre. Les perspectives en matière de rentes s’assombrissent sans cesse. Il s’agit d’un problème socio-économique majeur pour les gens qui travaillent et il doit impérativement être résolu. L’USS a donc procédé à une vaste étude comparative du rapport prix-prestations en matière de prévoyance vieillesse. Les cotisations totales d’une personne à l’AVS ont été comparées aux montants qu’elle devrait verser dans le cadre de la prévoyance privée pour toucher la même rente que dans l’AVS. Les résultats sont éloquents&nbsp;: l’immense majorité de la population aura plus d’argent pour vivre grâce à l’AVS qu’avec une prévoyance privée.</p><p>La différence de coûts est particulièrement impressionnante si on regarde des situations familiales de plus près. Si l’AVS n’existait pas et qu’ils devaient épargner pour la même rente à titre privé aux conditions usuelles, les couples mariés à revenus moyens devraient assumer une charge mensuelle supplémentaire de 790 francs. Sur l’ensemble de leur vie professionnelle, cela représente environ 400&nbsp;000 francs. Les femmes seules avec un revenu médian économisent plus de 270&nbsp;000 francs grâce à l’AVS. Pour 90&nbsp;% de la population, un franc de rente coûte moins cher dans l’AVS que dans le 3e pilier.</p><p>Si l’AVS parvient à fournir ces prestations avantageuses, c’est parce qu’elle est financée sur une base solidaire et qu’elle est redevable uniquement à ses assuré-e-s, sans trop de bureaucratie. Les salarié-e-s à hauts revenus versent des cotisations illimitées à l’AVS – et donc bien plus qu’ils n’en recevront un jour. En outre, des contributions publiques, financées par des taxes et des redevances, renforcent encore le caractère social du financement de l’AVS.</p><p>Enfin, les risques et les coûts bénéficient d’une couverture collective dans l’AVS, alors qu’ils s’additionnent pour chaque personne individuellement dans la prévoyance privée. L’expansion du 3e pilier prônée par les banques et les compagnies d’assurance est donc une erreur d’un point de vue de politique sociale et économique. Son coût est inabordable pour beaucoup de personnes et il n’offre donc aucune sécurité de revenu pendant la vieillesse. Avec l’initiative pour une 13e rente AVS, les syndicats proposent donc plutôt une augmentation réelle de l’AVS comme solution.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/147f_SM-KS-DL-GM_extrait_prix-prestations_pv.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><i class="fa-file-pdf far">&nbsp;</i>Télécharger la comparaison prix-prestations – extrait du dossier en français </a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_jungeFrauInWerkstatt_aerogondo-iStock_39047413ba.jpg" length="160504" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8066</guid><pubDate>Fri, 15 Oct 2021 10:49:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 146 : Évolution des effectifs des syndicats en 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-146-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2020</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2020, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 329 149 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 7965 personnes en moins, soit une baisse de 2,36 % des effectifs. C’est certes plus que l’année d’avant (-1,95 %) mais moins que ce que l’on pouvait craindre pour cette première année de pandémie. Le nombre de membres a à nouveau diminué plus fortement chez les hommes (-3,11 %) que chez les femmes (-0,74 %).</p><p>Fin 2020, le nombre de personnes syndiquées en Suisse était de 684 557. Au total, ces organisations ont donc perdu 13 432 membres en 2020, ce qui représente un recul de 1,92 %. Ça représente un taux de syndicalisation de 17,1 % . Ainsi, le taux de syndicalisation de cette première année de pandémie a légèrement baissé de 0,4 % par rapport l’année précédente.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/sgb/mitglieder_2020_eric_roset.jpg" length="433572" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7356</guid><pubDate>Tue, 08 Dec 2020 11:10:33 +0100</pubDate><title>Dossier N° 145 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-145-analyse-des-finances-cantonales</link><description>Budget 2021 / PFN 2022-2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour éviter que la crise actuelle ne se transforme en récession durable, il est indispensable que l’État ne lésine pas sur les mesures de soutien à l’économie, en priorisant la garantie des salaires et le maintien des emplois. Cela concerne la Confédération, mais aussi les cantons&nbsp;: ils ont des capacités financières très importantes, comme le montre une analyse détaillée de leurs budgets 2021 présentée par l’Union syndicale suisse (USS). Les cantons disposaient ainsi avant la crise d’une fortune nette de 40 milliards. Économiser dans les dépenses ou baisser la fiscalité des entreprises sont des erreurs dans le contexte actuel. Au contraire, les cantons doivent renforcer leur action et jouer pleinement leur rôle de stabilisateurs&nbsp;: la situation extraordinaire appelle une réaction extraordinaire de leur part.</p><p>La haute conjoncture de ces dernières années a pris brutalement fin avec l’irruption de la pandémie de coronavirus. Cela a déjà eu des effets immédiats sur les finances des cantons, comme le montre l’analyse détaillée des finances cantonales que publie l’USS aujourd’hui.</p><p class="heading--h4">La crise expose au grand jour des politiques fiscales inadaptées</p><p>La baisse des recettes fiscales budgétisée par les cantons pour 2021 s’élève à 1,67 milliard de francs. Mais elle n’est pas uniquement le fait de la crise sanitaire&nbsp;: elle s’explique aussi par des décisions de politique fiscale. Ainsi, de nombreuses révisions de la fiscalité cantonale des entreprises entrent en vigueur l’an prochain. Malheureusement, ces révisons ont souvent été l’occasion d’engager une nouvelle course à la baisse de l’impôt sur le bénéfice. Le canton de Nidwald – qui connaît déjà depuis longtemps les impôts sur les entreprises les plus bas de Suisse, voire du monde – a récemment réduit encore plus le taux de son impôt sur le bénéfice. Et le canton de Zoug, dont la fiscalité est également déjà faible, a aussi décidé, à titre de mesure conjoncturelle, une baisse temporaire de son coefficient d’impôt. Cette désastreuse concurrence fiscale entre les cantons est encore plus contre-productive dans le contexte actuel de crise.</p><p class="heading--h4">La situation extraordinaire appelle des réactions extraordinaires</p><p>Dans cette situation économique extraordinaire, les cantons doivent réagir d’une manière tout aussi extraordinaire au plan financier. La mise en œuvre d’une politique financière et conjoncturelle active est désormais partout nécessaire afin que tout le monde puisse passer le mieux possible au travers de la pandémie. À cet effet, il faut que les cantons agissent rapidement en faveur des branches fragilisées. Alors que la mise en vigueur des dispositions pour les cas de rigueur a pu être accélérée au niveau fédéral, notamment suite aux pressions syndicales, il faut que les cantons décident et octroient des contributions qui répondent réellement aux besoins, en augmentant les sommes allouées par rapport aux planifications existantes. Des mesures de soutien au pouvoir d’achat et de préservation des emplois sont également nécessaires.</p><p>S’agissant des investissements publics, la seule politique raisonnable est le maintien ou le développement d’un niveau élevé de dépenses. Or, une dizaine de cantons prévoient pour l’an prochain des investissements nets parfois considérablement inférieurs par rapport à 2020. Cette approche à courte vue peut avoir des conséquences désastreuses. Un tel report des investissements pèse bien davantage sur les générations futures que d’éventuelles nouvelles dettes –&nbsp;surtout avec les taux d’intérêt actuels. La même approche vaut sur le plan fédéral.</p><h4>Des politiques encore insuffisantes</h4><p>Si quelques cantons isolés ont annoncé des intentions ambitieuses pour faire face à la crise, la tendance générale n’est absolument pas satisfaisante. Les cantons représentent 40&nbsp;% des dépenses publiques en Suisse. Pour l’USS, ils doivent donc prendre leurs responsabilités et apporter leur part en maintenant les investissements, en soutenant les emplois et en contribuant à la garantie des salaires. La décision du canton de Vaud de compléter une partie des indemnités de chômage partiel pour les branches touchées par les restrictions est un exemple à suivre.</p><p>L’attentisme et la frilosité sont, dans la situation actuelle, des attitudes économiquement dangereuses. Garantir les salaires et les emplois doit rester la priorité absolue pour que les travailleurs et travailleuses ne fassent pas les frais de la crise. La Confédération doit renforcer son engagement, mais les cantons doivent et peuvent également faire leur part.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.jpg" length="210876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7335</guid><pubDate>Tue, 24 Nov 2020 16:28:36 +0100</pubDate><title>Dossier N° 144 : Horizons durée du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-144-horizons-duree-du-travail</link><description>Enregistrement de la durée du travail, responsabilité en matière de stress et planification des horaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les questions relatives à la durée du travail sont de la plus haute actualité, pas seulement depuis la pandémie de coronavirus et pas uniquement sous l’angle de la politique juridique. En effet, des interventions parlementaires demandent que des dispositions en matière de durée du travail et de durée du repos soient fondamentalement modifiées. Dans la pratique juridique aussi, ces questions sont toujours d’une très grande importance&nbsp;: les travailleurs et travailleuses âgés, les personnes élevant seules leurs enfants ou celles qui ont des tâches familiales de soins et d’assistance se plaignent d’horaires de travail toujours plus irréguliers, du travail sur appel, d’un service de piquet exténuant et mal payé.</p><p>La protection de la santé au travail, le respect des temps de repos prévus par la loi sont des points cruciaux. Les maladies liées au stress au travail augmentent. Des questions se posent toujours plus souvent sur la responsabilité de l’employeur/employeuse en matière de stress. Les questions relatives à la durée du travail jouent à nouveau un rôle plus important depuis l’abandon par la Banque nationale suisse (BNS) du taux plancher franc/euro. De fait, nombre d’employeurs/employeuses prolongent unilatéralement la durée hebdomadaire du travail sans prévoir de compensation pour leur personnel.</p><p>Et depuis le début de la crise sanitaire, de nouveaux domaines de tension sont arrivés au premier plan, par exemple autour du télétravail, de la garde des enfants ou de la quarantaine. Pour toutes ces situations, les questions de la réglementation du temps de travail et de repos, de la protection de la santé et du stress joueront un rôle primordial.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/erschoepfte_frau_uhr_stress_zeitdruck_arbeitszeit_beschnitten.jpg" length="124292" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7284</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 143 : L’ambivalence du télétravail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-143-lambivalence-du-teletravail</link><description>Analyses, bonnes pratiques, revendications et conventions-type
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le télétravail est un instrument efficace pour lutter contre la pandémie, ainsi que pour assurer la protection de la santé des travailleurs et travailleuses. Lorsqu’il est volontaire et bien encadré, le télétravail est souvent très bien accepté. Cependant, il existe des risques réels de surveillance accrue par l’employeur, de flou dans les limites entre vie privée et professionnelle, et d’autres atteintes à la santé physique et psychique. Le droit au retour à un mode de travail classique est une condition centrale pour prévenir les inconvénients du télétravail. La convention illégale proposée par l’Union patronale suisse démontre par ailleurs que des intérêts différents sont en jeu. Pour l’Union syndicale suisse, le télétravail ne doit pas contribuer à affaiblir les droits des salarié-e-s.</p><p>Comme mesure de lutte contre le coronavirus, le télétravail a fait ses preuves. Il réduit le risque d’infection sur le lieu de travail ainsi que dans les transports. Pour bon nombre de salarié-e-s, c’est de manière générale et hors du contexte pandémique une modalité complémentaire bienvenue, lorsqu’elle est volontaire et que les conditions-cadres sont de qualité.</p><p>Le télétravail ne doit pas signifier une détérioration des conditions de travail. Il ne doit pas davantage conduire à ce que les employeurs négligent leurs obligations légales et leurs responsabilités vis-à-vis de leurs employé-e-s. Pour cela, il faut des règles claires.</p><p>Car les risques de dommages à la santé et d’isolation sociale sont connus et largement démontrés. Les entreprises peuvent aussi être tentées d’user du télétravail comme moyen de réduire les coûts, que ce soit en diminuant le nombre de places de travail physiques disponibles ou en reportant sur les employés le coûts de dépenses nécessaires pour l’accomplissement de leurs tâches.</p><p class="heading--h3">Des intérêts divergents</p><p>Avec la convention de télétravail qu’elle propose, l’Union patronale suisse ne fait rien d’autre que de recommander à ses membres de faire signer à leurs employé-e-s un document contraire au droit en vigueur. Les obligations impératives des employeurs en matière d’ergonomie ou de protection contre les risques psycho-sociaux, découlant pourtant de la législation, sont ignorées. Si l’on suit cette convention, même lorsqu’il n’y a pas ou plus de place de travail physique à disposition ou que le télétravail devient obligatoire en raison de la pandémie, l’employeur n’aurait pas à prendre en charge les coûts de matériel (ordinateur, impressions, matériel de bureau, etc.). Cela n’est rien d’autre qu’un report de coûts et du risque entrepreneurial sur les employé-e-s.</p><p>Une telle convention est donc nuisible aux travailleurs et travailleuses, et serait d’ailleurs déclarée nulle par un tribunal en cas de conflit. L’inscription de dispositions claires, conformes à la loi et applicable à l’ensemble des salarié-e-s est à privilégier.</p><p class="heading--h3">Caractère volontaire et droit au retour</p><p>Le caractère volontaire du télétravail est central pour que celui-ci soit à l’avantage des employé-e-s, de même que le droit à un retour à la place de travail. L’inscription de ces principes dans une convention collective de travail est la meilleure manière de les rendre clairs et applicables pour tous. De plus, il faut veiller à ce que le télétravail ne donne pas lieu à du travail non rémunéré, ni ne conduise à des phénomènes d’isolation qui peuvent avoir des effets négatifs sur les perspectives de carrière. La possibilité d’échanges formels et informels doit être maintenue ainsi l’égalité de traitement entre employé-e-s en télétravail et employé-e-s présents physiquement.</p><p class="heading--h3">Appliquer le droit en vigueur</p><p>Les obligations légales des employeurs s’appliquent indépendamment du lieu de travail. Ils doivent notamment veiller dans tous les cas à garantir&nbsp;:</p><ul><li>L’ergonomie de la place de travail, qui doit être organisée de façon à préserver la santé des employé-e-s</li><li>La définition claire des horaires et la saisie du temps de travail</li><li>L’interdiction du travail de nuit et du dimanche ainsi que le respect des temps de pause et des amplitudes maximales de travail</li><li>L’absence de surveillance des activités des employés allant au-delà de ce qui concerne strictement le travail</li></ul><p>Les obligations suivantes incombent de plus aux employeurs en cas de télétravail imposé, par exemple dans le cadre de la lutte contre la pandémie&nbsp;:</p><ul><li>Mise à disposition de matériel ou indemnisation pour l’utilisation de matériel privé</li><li>Remboursement des frais directement liés à l’activité et participation aux coûts d’énergie, de télécommunication, etc.</li></ul><p class="heading--h3">Une analyse approfondie</p><p>Afin que les salarié-e-s puissent faire valoir leurs droits, l’Union syndicale suisse publie une analyse complète du télétravail ainsi qu’un contrat type régissant ce dernier.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/arbeit/Homeoffice_photocase_3438236.jpg" length="700887" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7303</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2020 13:24:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 142 : Évolution des effectifs des  syndicats en 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-142-zur-mitgliederentwicklung-der-gewerkschaften-im-jahr-2019</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2019, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 337&nbsp;114 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 6692 personnes en moins, soit une baisse de 1,95&nbsp;% des effectifs. Cette baisse est toutefois nettement moins prononcée que lors de la dernière comparaison (2,67&nbsp;%). Le nombre de membres a diminué chez les hommes (&nbsp;-3,15&nbsp;%). Il a en revanche augmenté chez les femmes (&nbsp;+0,77&nbsp;%).</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/a/csm_Frauenstreik-Sion-FS-AnjaWurm-freshfocus_AWU9370_82438c2f0a.jpg" length="286766" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7213</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 15:33:10 +0200</pubDate><title>Dossier N° 141 : Enquête 2020 sur les médias</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/dossier-n-141-enquete-2020-sur-les-medias</link><description>Analyse des conditions de travail et des salaires de plus de 1000 journalistes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis des années, la branche des médias vit un profond changement structurel dont les effets se font directement sentir sur les conditions et les méthodes de travail ainsi que le revenu des professionnel-le-s des médias[1]. Des journaux ont disparu, des émissions ont été retirées des programmes, des rédactions fusionnées et des milliers d’emplois supprimés. La branche n’est que partiellement couverte par des conventions collectives de travail (CCT) qui, en cas de crise, stabilisent les rapports de travail. Les éditeurs de la presse écrite et en ligne, organisés au sein de l’association Schweizer Medien (VSM), refusent depuis maintenant 15 ans une nouvelle CCT pour la Suisse alémanique et le Tessin.</p><p>Aujourd’hui, le marché suisse des médias est dominé par quatre entreprises, qui produisent les imprimés, les publications en ligne et les émissions de radio et de télévision. Cela fait des années qu’en Suisse, les entreprises de médias privées perdent des recettes publicitaires, qui profitent désormais aux plates-formes des «&nbsp;GAFA&nbsp;», comme on les appelle (Google, Amazon, Facebook, Apple). La SSR, qui perd aussi des recettes publicitaires, applique depuis des années des mesures d’économies. Elle a l’intention de centraliser les rédactions responsables des informations, remettant ainsi elle-même en question sa politique de localisation fédéraliste. Malgré des mesures de démantèlement, elle reste la plus grande employeuse dans le secteur des médias. Si elles garantissent une certaine diversité, les publications en ligne indépendantes ne sont cependant pas en mesure de compenser la diminution du nombre des emplois dans la presse écrite régionale.</p><p>Le dernier sondage sur le salaire et le revenu des journalistes avait eu lieu en 2006, à l’initiative des organisations actives dans la branche des médias&nbsp;: syndicom (qui s’appelait alors Comedia), le Syndicat suisse des mass media (SSM), Impressum et l’Association suisse des journalistes spécialisés (AJS)[2]. Une actualisation s’imposant désormais en raison de la dynamique de cette branche, les organisations concernées ont décidé de sonder une nouvelle fois les journalistes. Dans la mesure du possible, il s’agissait de faire des comparaisons avec l’enquête de 2006.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/3/csm_journalisten_fotografen_medien_2017_flickr-re-doppelpunkt-publica-jan_michalko_CC_BY-SA_2.0_14b2cecb07.jpg" length="200083" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7041</guid><pubDate>Mon, 06 Jul 2020 10:55:19 +0200</pubDate><title>Dossier N° 140 : Rapport sur la répartition 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-140-rapport-sur-la-repartition-2020</link><description>La répartition des salaires, revenus et de la fortune et la charge d&#039;impôts et de taxes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, la répartition des revenus s’est nettement détériorée depuis le début du millénaire. Grâce à une politique active en faveur de conventions collectives de travail et de salaires minimaux de la part des syndicats, les salaires bas et moyens ont certes augmenté dans l’ensemble. Mais pendant ce temps, beaucoup de directeurs et cadres s’occupaient essentiellement de leurs intérêts. Les salaires les plus élevés ont grimpé en flèche surtout jusqu’à la crise financière, de sorte que les écarts salariaux sont maintenant énormes. Désormais les travailleurs et travailleuses à bas salaires doivent travailler pendant près d’un an pour gagner un mois de salaire d’une des 50’000 personnes dont les rémunérations sont les plus élevées.</p><p>La politique menée en matière d’impôts et de taxes a encore accentué ce problème. Les primes d’assurance maladie qui ont pris l’ascenseur constituent le principal problème. La Confédération et les cantons devraient alléger la charge des primes pour les personnes à faibles et moyens revenus en réduisant les primes, mais ils ne remplissent pas suffisamment cette obligation. Aujourd'hui, de nombreux ménages à faibles revenus doivent consacrer plus de 10 % de leurs revenus aux primes d’assurance maladie, soit un doublement de la charge depuis le tournant du millénaire. Au lieu d’augmenter les réductions de primes, les partis bourgeois ont réduit les impôts dans les cantons pour les hauts et plus hauts salaires. Le résultat de cette politique erronée est alarmant&nbsp;: les faibles revenus ont stagné en termes réels ces 20 dernières années. Or, ce sont précisément ces ménages qui ont le plus besoin d’argent supplémentaire. En revanche, les personnes aux plus hauts salaires disposent de beaucoup plus d’argent.</p><p>La crise du coronavirus a engendré des difficultés financières supplémentaires pour de nombreuses personnes dont les salaires sont bas. En effet, nombre d’entre elles travaillent dans les branches les plus touchées, comme l’hôtellerie-restauration ou la culture. En cas de chômage partiel, elles ne touchent que 80 % d’une rémunération déjà faible en temps normal. Ou pire encore, elles ont perdu leur emploi et dépendent maintenant des indemnités de chômage.</p><p>Ces prochaines années, la situation doit fondamentalement changer. La plupart des projets politiques en ce sens sont déjà sur les rails. L’initiative populaire pour des réductions plus importantes des primes est déposée et sera bientôt discutée au parlement. L’initiative populaire pour une 13e rente AVS est au stade de la collecte de signatures et devrait être déposée prochainement. De plus, l’USS fait pression pour que les caisses maladie reversent rapidement les réserves excédentaires et pour que les revenus les plus faibles reçoivent une compensation salariale complète en cas de chômage partiel. Concernant les salaires bas et moyens, la tendance doit repartir à la hausse dans le cadre des négociations salariales et sur les CCT - en particulier pour les salaires des femmes.</p><p>Des revendications comme de plus grandes déductions pour l’épargne privée dans le 3e pilier ou pour les enfants profitent principalement aux personnes qui en ont déjà bénéficié ces vingt dernières années. Les cantons doivent plutôt corriger les cadeaux fiscaux accordés aux personnes à hauts revenus et fortunées.</p><p>La Suisse est l’un des pays les plus riches du monde. L’argent est là pour que chaque personne puisse avec ses revenus joindre les deux bouts sans trop de problèmes. Il appartient maintenant aux autorités publiques d’agir.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.jpg" length="210876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7015</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2020 18:02:19 +0200</pubDate><title>Dossier N° 139 : Simplement essentiel : le service public dans la crise</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/dossier-n-139-simplement-essentiel-le-service-public-dans-la-crise</link><description>Bilan et perspectives</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce dossier se penche sur les divers secteurs du service public pendant et après la crise du coronavirus, avec analyse et bilan à l'appui.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Krank-am-Arbeitsplatz_torwai-iStock_kleiner_1a6f8d00d4.jpg" length="118333" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7013</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2020 17:36:58 +0200</pubDate><title>Dossier N° 138 : Congrès de l’USS du 30.11.-1.12.2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-138-congres-de-luss-du-3011-1122018</link><description>Textes d’orientation et résolutions</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 56e Congrès de l’Union syndicale suisse a eu lieu les 30 novembre et 1er décembre 2018 au Kursaal à Berne, avec la participation de quelque 400 personnes. Ce Congrès a constitué un jalon important dans l’histoire du mouvement syndical suisse&nbsp;: Paul Rechsteiner s’est retiré après avoir œuvré pendant 20 ans à la présidence de l’USS et Pierre-Yves Maillard lui a succédé à ce poste, remportant l’élection face à Barbara Gysi.</p><p>Au plan thématique, le combat pour l’égalité entre femmes et hommes était au premier plan, ainsi que plusieurs textes d’orientation et résolutions visant à renforcer le pouvoir d’achat des personnes vivant de revenus bas et moyens, ou de rentes. Les délégué-e-s ont décidé à l’unanimité de soutenir activement la Grève des femmes* du 14 juin et 2019, et de faire ainsi de l’égalité un des points forts dans les priorités syndicales pour la période à venir. Les quelque 200 délégué-e-s ont par ailleurs chargé les organes de l’USS de préparer une initiative populaire pour une 13e rente AVS. Enfin, le Congrès a décidé de soutenir activement l’initiative pour l’allègement des primes d’assurance-maladie.</p><p>Au total, les délégué-e-s ont voté sur trois textes d’orientation, adopté 13 résolutions et traité 44 propositions. Le présent dossier contient les textes d’orientation et les résolutions tels qu’adoptés par le Congrès. Il rend compte également des discours de bilan et d’adieu de Paul Rechsteiner ainsi que de l’allocution inaugurale de Pierre-Yves Maillard.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/veranstaltungen/kongress_2018/DSC_0469_bearbeitet-2.jpg" length="131163" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6372</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2020 11:15:00 +0100</pubDate><title>Dossier n° 137 : Des traces de désolidarisation : analyse et mesures requises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-137-des-traces-de-desolidarisation-analyse-et-mesures-requises</link><description>Ce dossier se penche sur le recul de la solidarité économique et sociale en Suisse et propose des pistes (en allemand, avec une synthèse en français).</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’orientation économiquement toujours plus libérale de la politique sociale et économique de ces 30 dernières années a entraîné une désolidarisation en Suisse. Tel est le résultat de l’analyse publiée aujourd’hui par l’Union syndicale suisse (USS). Grâce aux offensives menées par les syndicats sur les conventions collectives de travail et les salaires minimaux, mais grâce aussi aux luttes défensives conduites avec succès dans la prévoyance vieillesse, contrairement à d’autres pays, il a été possible d’éviter le pire dans la nôtre.</p><p>Il y a une trentaine d’année, le ou la concierge, le personnel de nettoyage ou les agent-e-s de sécurité étaient présents au repas de Noël d’une grande société. Aujourd’hui, ce n’est plus guère le cas parce que les entreprises ont confié nombre d’activités à des sous-traitants. Conséquences : le creusement des écarts salariaux et le renforcement du cloisonnement de la société. Désormais, en raison de « l’économie de plate-forme », le risque de glisser dans l’indépendance fictive est toujours plus grand. Dans la prévoyance vieillesse aussi, la solidarité s’érode. La baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier est censée être compensée dans le 3<sup>e</sup> pilier, via une prévoyance individuelle privée Cette évolution aboutit à une privatisation partielle rampante de la prévoyance vieillesse, dont les banques et les assurances sont les principaux bénéficiaires. Pour les personnes professionnellement actives, à bas ou moyen salaire, le compte n’est pas bon. De plus, les prestations sociales en cas de chômage ou d’invalidité se sont dégradées. La politique fiscale et en matière de dépenses obligatoires s’est mise au service de la classe supérieure : cadeaux fiscaux pour les hauts revenus et réductions insuffisantes des primes-maladie pour le reste de la population.</p><p>En 2020, les syndicats passent à l’offensive pour renforcer l’AVS, en lançant au mois de mars une initiative pour une 13<sup>e</sup> rente AVS et en menant à l’automne une campagne nationale sur les salaires touchant toutes les branches. L’USS s’engage en outre, à travers le compromis trouvé sur la LPP par les partenaires sociaux, pour une amélioration des rentes des femmes, des personnes travaillant à temps partiel et des bas revenus. Sur la prestation transitoire destinée aux chômeurs et chômeuses de plus de 60 ans, elle s’engagera pour que la proposition du Conseil fédéral ne soit pas édulcorée. Ce progrès social aiderait non seulement les personnes concernées, mais stopperait également la tendance à la dégradation de la couverture sociale garantie en cas de chômage.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_31c59f24f6.jpg" length="130591" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6335</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2019 18:30:00 +0100</pubDate><title>Dossier n° 136 : Analyse des finances cantonales 2019 / 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-136-analyse-des-finances-cantonales-2019-2020</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce dossier, l'USS analyse les finances des cantons et compare les chiffres des recettes fiscales et des dépenses sur la base d'indicateurs choisis. Pour la première fois, il contient également un «&nbsp;classement&nbsp;» des cantons dans les différents domaines.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.jpg" length="210876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6330</guid><pubDate>Wed, 16 Oct 2019 17:35:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 135 : Évolution des effectifs des syndicats en 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-135-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2018</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2018, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 343 806 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 9440 personnes en moins, soit une baisse de 2,67 % des effectifs. Le nombre de membres a diminué chez les hommes ( -3,97 %). Il a en revanche légèrement augmenté chez les femmes ( +0,41 %).</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.jpg" length="190601" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6097</guid><pubDate>Fri, 28 Jun 2019 11:12:19 +0200</pubDate><title>Dossier 133 : Le travail temporaire en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-133-le-travail-temporaire-en-suisse</link><description>Importance, abus et revendications syndicales</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le travail temporaire est potentiellement une forme de travail précaire. Les employé-e-s sont inscrits dans une agence de travail temporaire et sont loués par celle-ci à une entreprise de mission, la plupart du temps pour une durée limitée. La majorité de ces personnes sont en réalité à la recherche d'un emploi durable. Ce n'est pas de leur plein gré qu'elles travaillent de manière temporaire, mais parce que les perspectives d'avenir sont toujours plus incertaines, les débouchés professionnels moins bons et parce qu'il y a encore et toujours des abus.</p><p>Afin d'éviter ces situations peu souhaitables, les syndicats et swissstaffing, l'association patronale des agences de travail temporaire, ont conclu une CCT en 2011, entrée en vigueur le 1er janvier 2012. Cette CCT contient des dispositions sur le salaire minimum et des mesures en matière de formation initiale et continue ainsi qu'une meilleure couverture sociale. Du point de vue des salarié-e-s, il s'agit là clairement d'un progrès par rapport à avant. En plus de la CCT, les partenaires sociaux et les autorités ont déployé des efforts qui ont porté leurs fruits en matière de réduction des risques d'accident courus par les employé-e-s temporaires.</p><p>Le travail temporaire a toutefois continué de se multiplier, en dépit de ces améliorations. Aujourd'hui, il atteint son plus haut niveau historique. Les contrôles des salaires et des conditions de travail continuent à faire apparaître de nombreuses infractions. Ainsi, des salaires trop bas ont été constatés dans 35 % des agences de travail temporaire en 2017.</p><p>C'est pourquoi, du point de vue syndical, de nouvelles avancées sont nécessaires. Le travail temporaire doit être limité et les abus combattus. Les expériences faites dans d'autres pays montrent quelles mesures sont efficaces. Le principe de l'égalité de traitement est particulièrement important ici : le personnel temporaire doit être engagé aux mêmes conditions (salaire, durée du travail, entre autres) que le personnel fixe. Il faut en outre prévoir des restrictions quantitatives, davantage de contrôles et une application systématique des lois.</p><p>La CCT a certes représenté un pas important vers l'abolition de la discrimination à l'encontre des employé-e-s temporaires, mais le temps est maintenant venu pour de nouvelles améliorations. Le travail temporaire doit être l'exception sur le marché suisse du travail.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/sgb/dossier133-fr.png" length="914235" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5834</guid><pubDate>Mon, 21 Jan 2019 09:27:32 +0100</pubDate><title>Dossier 132 : Évolution des effectifs des  syndicats en 2017</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-132-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2017</link><description>Fin 2017 les fédérations membres de l’USS comptaient exactement 353 246 membres</description><content:encoded><![CDATA[<p class="04Lauftext"><span lang="FR">L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2017, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 353&nbsp;246 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 4325 personnes en moins, soit une baisse de 1,2&nbsp;% des effectifs. Le nombre de membres a diminué chez les femmes (- 972) comme chez les hommes (- 3353).</span></p><p class="04Lauftext"><span lang="FR">Le nombre des organisations affiliées à l’USS est resté le même qu’en 2016, soit 16. Parmi ces 16 fédérations, trois ont vu leurs effectifs augmenter par rapport à l’année précédente, duex</span><span lang="FR"></span>ont maintenu leurs effectifs et les onze autres syndicats ont perdu des membres.</p><p class="05TitelUnterkapitel"><a name="_Toc532811577"></a><a name="_Toc460921492"></a><a name="_Toc270602320"></a></p><p class="04Lauftext"><span lang="FR"><span lang="FR">Fin 2017, l’USS comptait 104&nbsp;856 femmes. Cela représente une baisse de 972 membres (0,92&nbsp;%) par rapport à l’année précédente.</span> En 2009, les fédérations affiliées à l’USS avaient pour la première fois franchi la barre des 100&nbsp;000&nbsp;femmes. <br></span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5793</guid><pubDate>Tue, 27 Nov 2018 10:00:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 131 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-131-analyse-des-finances-cantonales</link><description>L’USS examine les budgets et plans financiers des cantons </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse connaît actuellement une période de croissance économique. Cette conjoncture favorable se répercute aussi, avec un certain décalage dans le temps, sur la situation financière des cantons. En 2017, 19 cantons sur 26 ont ainsi pu présenter des comptes positifs (calculés en/sur la base de soldes structurels), contre 16 en 2016. Pourtant, de nombreux cantons continuent de mener une politique d’austérité drastique et n’envisagent pas d’en déroger pour les années à venir. Les motifs avancés, tels que «&nbsp;des déficits insoutenables&nbsp;» ou la nécessité de diminuer la dette, ne tiennent plus aujourd’hui. Depuis, 2016, le résultat financier agrégé des cantons est repassé clairement dans le vert, selon les statistiques de l’Administration fédérale des finances (AFF). De plus, le refinancement de la dette ne revêt plus un caractère absolument prioritaire dans une période où les taux d’intérêt se tiennent durablement au plus bas.
</p><p>Aujourd’hui, une autre raison est souvent avancée pour la mise en place de nouvelles mesures d’économies&nbsp;: condamnés au plan international, les privilèges fiscaux accordés aux entreprises dites «&nbsp;à statut spécial&nbsp;» devraient être supprimés, comme le prévoyait d’abord la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), qui a échoué, puis désormais le Projet fiscal 17 / RFFA. De nombreux cantons veulent compenser la perte de ces privilèges pour les entreprises par une baisse générale de l’impôt sur les sociétés. Mais celle-ci dépasserait largement le cercle restreint des entreprises directement touchées et entraînerait des pertes par millions pour les caisses cantonales. C’est dans cette perspective que certains cantons préparent d’ores et déjà de nouveaux trains de mesures d’économies.
</p><p>L’USS a procédé à trois reprises déjà à une analyse des finances cantonales. Ces dossiers périodiques ont permis de faire les constats suivants&nbsp;:</p><ul><li>Les cantons établissent systématiquement des budgets trop pessimistes. Les comptes sont pratiquement chaque fois meilleurs que prévus.</li><li>La dette cantonale est systématiquement surestimée, la fortune qui contrebalance l’endettement est négligée.</li><li>Les déficits ne sont pas assez reliés à l’évolution de la conjoncture et sont considérés comme structurels.</li><li>Les cantons qui ont par le passé fortement baissé leurs impôts se trouvent aujourd’hui face à de grandes difficultés budgétaires&nbsp;; avec quelques rares exceptions, explicables, pour certains petits cantons.</li></ul><p>La situation économique a changé ces dernières années. La Suisse vit une période de croissance depuis quelque temps déjà. Les constats mentionnés ci-dessus sont pourtant toujours d’actualité. Un exemple&nbsp;: pour l’année 2017, 23 cantons sur 26 bouclent sur des comptes meilleurs que ce qui était prévu au budget.
</p><p>Ce dossier donne une vue d’ensemble des principales données financières concernant les cantons, comme le taux de fortune nette ou le solde structurel. Contrairement aux précédents dossiers sur ce sujet, ces paramètres sont cette fois-ci pris en compte pour l’année 2017 et une prévision pour 2018 et 2019 y est incluse. Pour ce faire, l’analyse des années les plus récentes ne se base plus sur les rapports financiers harmonisés de l’AFF, qui sont publiés beaucoup plus tard, mais directement sur les résultats des cantons. Ces chiffres peuvent aujourd’hui beaucoup plus facilement être comparés et s’harmoniser depuis le passage quasi généralisé au modèle comptable harmonisé HCM2.
</p><p>La structure très fédéraliste de la Suisse permet de faire des comparaisons entre cantons non seulement quant à leur taux d’imposition, mais aussi sur le plan de leur situation financière. C’est pourquoi, dans une seconde partie, nous allons comparer entre elles les dépenses par personne (resp. les coûts par cas) dans différents domaines dévolus à l’État, tout en tenant compte du fait que les tâches transversales (cantons-Confédération) jouent un rôle important, le cas échéant, pour la part cantonale du financement. Deux domaines font l’objet d’une attention particulière&nbsp;: d’une part les soins de longue durée, qui vont gagner en importance au cours des décennies pour des raisons démographiques et, d’autre part, l’enseignement qui doit s’attendre ces prochaines années à une augmentation massive du nombre d’élèves à presque tous les degrés scolaires et dans la grande majorité des cantons.
</p><p>La présente analyse des finances cantonales n’est plus organisée par thème, mais par canton. Cette présentation permet d’avoir un aperçu rapide sur l’évolution dans chaque canton.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5791</guid><pubDate>Mon, 26 Nov 2018 12:00:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 130 : rapport sur la répartition des salaires, des revenus et de la fortune</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-130-rapport-de-repartion-2018</link><description>La reprise doit servir maintenant à mieux répartir les revenus !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la deuxième partie des années 1990, la politique salariale des syndicats a remporté maintes victoires. Grâce aux campagnes pour le salaire minimum et aux progrès réalisés dans les conventions collectives de travail (CCT), les bas salaires ont nettement augmenté, contrairement à ce qui a été le cas dans de nombreux pays d’Europe. Et malgré la crise financière et la surévaluation du franc, les salaires ont globalement progressé. Les syndicats sont parvenus à empêcher les baisses de salaire dont menaçaient les patrons. En revanche, on peut regretter la revalorisation bien plus marquée des salaires élevés et très élevés. En Suisse aussi, l’écart entre les salaires s’est creusé. Aujourd’hui, dans notre pays, environ 14&nbsp;000 personnes empochent un salaire d’un demi-million de francs et plus, contre environ 3&nbsp;000 au milieu des années 1990.</p><p>Par contre, durant les années de crise, les salarié-e-s justifiant d’une longue ancienneté ont bénéficié de hausses salariales beaucoup moins généreuses. Il est d’ailleurs apparu lors d’entretiens avec des commissions du personnel de branche comme l’industrie des machines qu’à l’heure actuelle, dans bien des entreprises, la structure des salaires est complètement perturbée. Au détriment des retraites du deuxième pilier, et surtout pour les personnes de plus de 55 ans. Lorsque les salaires font du surplace, les cotisations stagnent aussi. À cela s’ajoutent les intérêts moindres dont ont bénéficié les avoirs de vieillesse ces dernières années. À l’âge de la retraite, les plus de 55 ans seront donc les plus grands perdants des baisses dramatiques du taux de conversion.</p><p>Ces dernières années, les salaires des femmes se sont légèrement rapprochés de ceux des hommes. Grâce aussi à la pression exercée par les syndicats dans les branches, les entreprises, et auprès de la Confédération, qui les a poussées à prendre des mesures appropriées. Toutefois, avec environ 17&nbsp;%, l’écart de salaire demeure considérable.</p><p>Sur le plan de la politique salariale, la reprise économique de 2016 peut être qualifiée de départ raté. Malgré des bénéfices en hausse et une pénurie croissante de main-d’œuvre, certains patrons ont fait preuve d’entêtement. Des très modestes hausses du salaire nominal concédées, le renchérissement n’a fait qu’une bouchée. Les salaires réels baissent facilement.</p><p>Durant les quinze à vingt années écoulées, la politique suisse en matière d’impôts et de dépenses obligatoires a été conçue en faveur des classes privilégiées alors que les ménages aux revenus bas et moyens étaient taxés beaucoup plus lourdement. Cette politique antisociale a quasiment anéanti les vrais progrès accomplis en termes de salaires.</p><p>Dans presque tous les cantons, les revenus les plus élevés surtout ont bénéficié des baisses d’impôts. Quant aux autres ménages, ils pâtissent toujours davantage des primes de caisse-maladie, qui ont plus que doublé depuis 1997. D’autant plus que les réductions de primes, sensées alléger le fardeau financier que celles-ci représentent, n’ont progressé que d’un tiers environ. Depuis l’an 2000, la charge des primes portée par bon nombre de ménages aux revenus bas et moyens est au moins deux fois plus lourde&nbsp;! Cette évolution a largement faussé la progressivité du système suisse d’imposition et de taxation. En effet, le poids des impôts et des dépenses obligatoires qui pèse sur une personne seule devient toujours plus proportionnel et toujours moins progressif.</p><p>Un tournant dans la politique des salaires, des revenus et des redevances est désormais indispensable. Des hausses salariales sensibles, pour tous, sont nécessaires, des mesures efficaces pour de meilleurs salaires féminins sont nécessaires, ainsi qu’un plus grand nombre de bonnes CCT prévoyant des salaires minimums. Les cantons doivent corriger les baisses d’impôts pour les hauts revenus. La Confédération et les cantons doivent accroître les réductions des primes de caisse-maladie. Afin que personne ne doive sacrifier plus de 10&nbsp;% de ses revenus pour l’assurance-maladie.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5778</guid><pubDate>Tue, 20 Nov 2018 10:00:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 128 : Congrès des femmes 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-n-128-congres-des-femmes-2018</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 13<sup>e</sup> Congrès des femmes de l’USS a eu lieu les 19 et 20 janvier 2018 au siège de l’Union postale universelle à Berne. Sous la devise «&nbsp;Notre travail vaut plus que ça&nbsp;», les 260 déléguées et invitées se sont penchées sur les défis et les pistes de solution dans le domaine du travail d’assistance et de soins, de la durée du travail et de la valeur donnée au travail des femmes.
</p><p>Le matin du premier jour, la sociologue Sarah Schilliger a évoqué les enjeux du travail d’assistance et de soins&nbsp;: les personnes concernées doivent souvent jongler entre les besoins du marché du travail et de la famille afin de pouvoir fournir, respectivement bénéficier de ce type de prestations. Mme Schilliger a illustré cette situation au moyen de plusieurs exemples de solutions «&nbsp;clé en mains&nbsp;» dans ce domaine. Une chose est sûre&nbsp;: ce sont encore les femmes qui assument la plupart du temps la responsabilité de ce type de travail. La route vers un véritable partage des tâches est encore longue.
</p><p>Après cette première présentation, la syndicaliste suédoise Elinor Odeberg a exposé des projets réalisés dans son pays pour réduire la durée du travail. Elle a souligné qu’il ne s’agissait pas de travail à temps partiel, mais bien de permettre d’effectuer un plein-temps sur moins d’heures. Cette solution n’est pas non plus la panacée, a souligné la spécialiste&nbsp;: il faut absolument trouver des mesures pour améliorer les conditions de travail, et en particulier les salaires des femmes, afin qu’une réduction généralisée de la durée du travail contribue à davantage d’égalité. Au cours de l’après-midi, les participantes ont pu approfondir les thèmes du congrès dans le cadre de cinq ateliers.
</p><p>&nbsp;</p><p>Cette première journée s’est terminée de manière un peu plus spectaculaire par une manifestation pour l’égalité salariale sur la Place du théâtre, au cœur de la vieille ville de Berne. Les participantes au congrès ainsi que plusieurs autres femmes ont salué à cette occasion la décision de la Commission du Conseil des États, tombée le jour-même, d’entrer en matière sur la révision de la loi sur l’égalité et d’étudier des mesures pour lutter contre la discrimination salariale.
</p><p>La seconde journée a été consacrée à une discussion sur le document de congrès, ainsi que sur diverses propositions et résolutions. Tous les documents se trouvent dans ce dossier. Le 13e Congrès des femmes a mis en évidence qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire pour parvenir à une véritable égalité. Il a surtout montré que les femmes sont prêtes à poursuivre cette route avec beaucoup d’énergie et d’engagement.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5639</guid><pubDate>Sat, 30 Jun 2018 00:00:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 129 : Négociations conventionnelles et salariales 2017/2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-129-negociations-conventionnelles-et-salariales-2017-2018</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le présent document entend résumer les principaux résultats des négociations conventionnelles et salariales de l’an dernier. Il se fonde sur une enquête réalisée par l’USS auprès des syndicats qui lui sont affiliés et couvre uniquement les secteurs où ces derniers concluent des conventions collectives de travail (CCT). Nous nous sommes basés sur les résultats qui nous ont été communiqués jusqu’à fin février 2018.
</p><p>&nbsp;</p><p>Les négociations de l’année 2017 peuvent être résumées comme suit&nbsp;: plus de vacances, meilleure conciliation travail-famillie, extension du champ d’application des CCT et nouveau CTT, salaires minimaux d’au moins 4&nbsp;000 francs, plus de vacances, mais pas de réduction de la durée hebdomadaire du travail.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5440</guid><pubDate>Mon, 16 Apr 2018 12:15:47 +0200</pubDate><title>Dossier N° 126 : Importance de l&#039;OIT pour les syndicats en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-126-importance-de-loit-pour-les-syndicats-en-suisse</link><description>Le travail n&#039;est pas une marchandise</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Organisation internationale du Travail (OIT) fête ses 100 ans d'existence en 2019. Le présent dossier saisit l'occasion de cet anniversaire pour exposer l'importance que cette organisation des Nations unies unique revêt pour les travailleurs et travailleuses. Il montre en particulier comment les normes édictées et constamment développées par l'OIT déploient leurs effets, d'une part, en Suisse et, de l'autre, aussi dans l'interprétation de la Convention européenne des droits de l'homme ou pour l'Agenda 2030 pour le développement durable des Nations unies.
</p><p> Particulièrement en Suisse, dont le droit suisse en matière de protection contre les licenciements en vigueur n'est pas conforme aux conventions de l'OIT (ainsi qu'une plainte de l'USS l'a montré), le centenaire de l'OIT doit servir à améliorer au plan légal la protection des travailleurs et travailleuses engagés syndicalement et au niveau des entreprises, qu'il s'agisse de militant(e)s syndicaux au sein de celles-ci, de membres de commissions du personnel ou de conseils de fondation de caisses de pensions.
</p><p> À l'époque de la globalisation, de la numérisation et des défis lancés par des politiques réactionnaires, un des principes directeurs de l'OIT est toujours plus d'actualité : le travail n'est pas et ne sera jamais une marchandise ! </p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5137</guid><pubDate>Tue, 24 Oct 2017 13:24:57 +0200</pubDate><title>Dossier 125: la numérisation doit servir les salarié(e)s </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-125-la-numerisation-doit-servir-les-salarie-e-s</link><description>Analyse et mesures à prendre</description><content:encoded><![CDATA[<p> Dans un nouveau dossier, l'USS analyse la numérisation des points de vue économiques et juridiques. Elle détaille également les mesures à prendre sur le plan politique. 
</p><p>L'USS se penche, dans cette analyse, sur les nombreuses facettes que comporte la numérisation, comme la rationalisation, la délocalisation à l'étranger de services (Offshoring), les nouveaux produits et processus de production (dans la presse papier par exemple ou la vente) et par là-même, sur les changements structurels induits, comme par exemple le travail sur plateforme (ubérisation et crowdwork). La perte de liens avec son lieu de travail et le délitement des contacts sociaux sont thématisés, ainsi que l'interpénétration de plus en plus importante entre travail et loisirs. 
</p><p>Les revendications de l'USS postulent que la numérisation doit servir les salarié(e)s. Il faut en outre imposer de bonnes conditions de travail qui doivent protéger contre les abus. C'est valable autant pour les dispositions légales que pour les CCT, textes qu'il faut ensuite appliquer dans la pratique. Les formations initiales et continues sont aussi à améliorer : suffisamment d'offres pour les adultes doivent être créées (validation des acquis, formations de rattrapage). Et enfin, la politique fiscale et monétaire doit davantage viser un chômage aussi bas que possible.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5130</guid><pubDate>Thu, 12 Oct 2017 14:04:58 +0200</pubDate><title>Dossier 124: Augmentation du niveau de formation des  travailleuses et travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/dossier-124-augmentation-du-niveau-de-formation-des-travailleuses-et-travailleurs</link><description>Analyse et revendications syndicales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> De nos jours une personne active sur deux âgée entre 25 et 39 ans possède un diplôme tertiaire (contre 35 % parmi les 55-65 ans). Qu'est-ce que cela signifie ? Le nouveau Dossier de l'USS répond à cette question. </p><p>La tertiarisation de la formation (accroissement de la part de diplômé(e)s des hautes écoles ou de la formation professionnelle supérieure dans la population active) soulève toutefois des craintes. Quel avenir pour ceux qui n'ont que peu d'affinités avec l'école ? L'apprentissage a-t-il encore une valeur propre ou est-il devenu une étape intermédiaire avant une formation tertiaire ? Tous les diplômé(e)s de degré tertiaire trouveront-ils un emploi ? Afin d'enrichir la réflexion, ce dossier analyse l'évolution depuis 1970 du niveau de formation des actifs occupés, et en particulier de la part de diplômé(e)s tertiaires dans les différentes professions et les différents secteurs d'activités. Il propose ensuite une réflexion sur les mécanismes à l'œuvre derrière ce changement structurel et formule des revendications afin d'y répondre au mieux. 
</p><h3>Une évolution en fonction des champs professionnels </h3><p>Les résultats révèlent que la part de travailleurs et travailleuses diplômés, notamment tertiaires, évolue de manière différenciée selon les professions et le niveau de formation initiale de la force de travail. Les métiers de l'informatique, de la chimie, de l'électronique, de la finance ou encore du marketing ont par exemple connu une forte tertiarisation. En revanche, de nombreuses professions dans lesquelles l'apprentissage a toujours joué un rôle important (p.ex. les métiers de l'artisanat ou de la construction, de la vente, des transports ou encore de l'industrie horlogère ou du métal) sont aujourd'hui encore occupées majoritairement par des diplômé(e)s du secondaire 2. Enfin, une part significative de la tertiarisation n'est pas issue d'une dynamique sur le marché du travail mais causée par des facteurs institutionnels et des choix politiques (p.ex. infirmiers/ères, enseignant(e)s, etc.). L'analyse identifie deux facteurs de tertiarisation. D'une part, dans pratiquement toutes les professions, les travailleurs et travailleuses sont de plus en plus diplômés. D'autre part, le nombre d'actifs occupés dans les professions à haut niveau de qualification augmente. Les nouvelles générations privilégient de plus en plus des formations supérieures et des métiers plus exigeants en termes de diplômes, modifiant ainsi progressivement le profil de formation de la population active occupée en Suisse. 
</p><h3>Les revendications des syndicats </h3><p>Des mesures sont nécessaires afin que l'évolution constatée du marché du travail profite également aux travailleurs et travailleuses. L'accès à la formation de base et à la formation continue doit être garanti pour tous sans distinction d'âge ou de classe sociale. L'acquisition de compétences de base, et dans un contexte de numérisation, de compétences numériques est une absolue nécessité. Un congé de formation de 5 jours par année augmenterait la participation à la formation continue. Il est important de développer des alternatives pour les travailleurs et travailleuses n'ayant pas la capacité d'atteindre certains niveaux de compétences et de qualifications. Il faut permettre à tous les travailleurs et travailleuses de valoriser et développer leurs compétences afin de maintenir leur employabilité et leurs chances dans un marché du travail en profonde mutation. Un conseil en orientation et un bilan de compétences périodiques font partie des instruments à exploiter. Bien que bénéficiant d'un niveau de formation toujours plus élevé, les femmes sont encore défavorisées sur le marché du travail. Des mesures de conciliation de la vie professionnelle, familiale et de la formation doivent être développées. Les travailleurs et travailleuses d'origine migratoire, qui rencontrent davantage de difficultés doivent pouvoir bénéficier de mesures ciblées afin d'éviter la reproduction des inégalités sociales. Enfin, la formation doit être soutenue financièrement, notamment par le biais des CCT, et les travailleurs et travailleuses doivent pouvoir disposer de<span lang="FR-CH"> suffisamment de temps libre à consacrer à la formation.</span></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5100</guid><pubDate>Wed, 20 Sep 2017 14:45:13 +0200</pubDate><title>Dossier 123: Évolution des effectifs des syndicats en 2016</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-123-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2016</link><description>Fin 2016, le nombre des personnes syndiquées en Suisse était de 729 960.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4968</guid><pubDate>Tue, 27 Jun 2017 13:59:41 +0200</pubDate><title>Dossier 122: Les droits d’accès à l’entreprise et d’informer des syndicats</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-122-les-droits-d-acces-a-l-entreprise-et-d-informer-des-syndicats</link><description>Un élément fondamental de la liberté syndicale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats doivent pouvoir informer leurs membres. Ils doivent pouvoir pénétrer dans les entreprises. Sinon, impossible pour eux de jouer vraiment le rôle qui est le leur. C'est pourquoi les droits d'accès à l'entreprise et d'information des syndicats sont essentiels. Et ils dont d'ailleurs garantis au plan légal, comme le montre le nouveau Dossier de l'USS. </p><p>En Suisse, les droits d'accès à l'entreprise et d'information des syndicats découlent de toute une série de dispositions. Il s'agit de l'article 28 de la Constitution fédérale (Cst) ainsi des conventions N° 87, 98 et 135 de l'Organisation internationale du Travail. À travers son article 11 sur la liberté de réunion et d'association, la Convention européenne des droits de l'homme permet aussi aux travailleurs et travailleuses d'exercer les activités impliquées par leurs fonctions syndicales. En font en premier lieu partie l'information et le recrutement dans les entreprises. 
</p><p>Le but du présent Dossier de l'USS est de présenter les principaux aspects des droits d'accès à l'entreprise et à l'information des syndicats, y compris l'accès électronique. Cette présentation se fait entre autres dans la perspective des droits humains ici concernés, du droit du travail, mais aussi du Code pénal. La question particulièrement intéressante dans ce contexte est celle de savoir si l'employeur peut invoquer l'article 186 du Code pénal (violation de domicile) pour ne pas permettre aux syndicats d'informer les salarié(e)s ou les empêcher d'accéder à l'entreprise. 
</p><p>Il est évident que les droits d'accès à l'entreprise et à l'information des syndicats doivent être très étendus. Il peut s'agir ici de la distribution de tracts sur le parking des entreprises, de la mise à disposition de brochures dans les locaux de pause, du placement d'informations sur les tableaux d'affichage ou d'entretiens personnels sur le site de l'entreprise. Le fait de rendre visite aux salarié(e)s sur leurs places de travail en fait également partie, de même que l'utilisation de moyens électroniques, notamment d'Intranet ou de la liste de distributions de courriels. </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4862</guid><pubDate>Mon, 08 May 2017 10:22:59 +0200</pubDate><title>DOSSIER N° 121: Négociations conventionnelles  et salariales 2016/2017</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-121-negociations-conventionnelles-et-salariales-2016-2017</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4811</guid><pubDate>Tue, 04 Apr 2017 13:33:48 +0200</pubDate><title>Dossier 120 : L&#039;importance du droit international pour le droit du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-120-die-bedeutung-des-voelkerrechts-fuer-das-arbeitsrecht</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4808</guid><pubDate>Fri, 20 Jan 2017 11:47:00 +0100</pubDate><title>Dossier 119 : La RIE III augmentera de 1000 francs par an la charge des ménages </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-119-la-rie-iii-augmentera-de-1000-francs-par-an-la-charge-des-menages</link><description>Enorme Steuerschlupflöcher und Steuerausfälle durch USR III. En allemand, avec un résumé en français.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4508</guid><pubDate>Wed, 28 Sep 2016 11:31:20 +0200</pubDate><title>Dossier 118: 737 850 personnes étaient syndiquées en 2015</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-118-737-850-personnes-etaient-syndiquees-en-2015</link><description>La statistique des effectifs de membres des syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte">Fin 2015, 737&nbsp;850 personnes étaient membres d’un syndicat en Suisse, selon les statistiques réalisées par l’USS. Cela représente 3461 personnes de moins que l’année précédente. Les syndiqué(e)s se répartissent comme suit dans les organisations faitières&nbsp;: 48,9% appartiennent à l’Union syndicale suisse, 20,6% à Travail.Suisse et 30,4% à des organisations qui ne dépendent d’aucune faitière. </p><p class="Texte">Ces 737&nbsp;850 personnes syndiquées en 2015 représentent 18,5% des personnes travaillant à 50% ou plus. Cette proportion représentait 19,9% en 2014. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4419</guid><pubDate>Mon, 22 Aug 2016 14:43:13 +0200</pubDate><title>Dossier 117: Rapport sur la répartition des salaires, des revenus et de la fortune</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-117-rapport-sur-la-repartition-des-salaires-des-revenus-et-de-la-fortune</link><description>L&#039;analyse de l&#039;USS 2016</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis les années 1990, les écarts entre les revenus et entre les fortunes se sont creusés en Suisse. Une réalité qui n’a pour l’essentiel malheureusement pas changé ces derniers temps, ces écarts restant importants. La politique en matière d’impôts et relative à d’autres dépenses obligatoires a contribué dans une très large mesure à cette évolution. Les revenus les plus élevés ont profité de baisses d’impôts, alors que les bas et moyens revenus ont vu leur charge s’accroître avant tout à cause des primes individuelles (par tête) des caisses-maladie. Enfin, la hausse des loyers s’y est ajoutée. </p>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4381</guid><pubDate>Tue, 05 Jul 2016 15:43:10 +0200</pubDate><title>Dossier N° 116 : Les contrôles des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-n-116-les-controles-des-salaires</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les contrôles des salaires représentent la première revendication figurant dans ce document. Ils garantissent la transparence dans ce domaine et constituent un moyen utile pour reconnaître les discriminations salariales et les supprimer. Il est évident que les mesures volontaires ne fonctionnent pas et que la Confédération doit donc désormais assumer ici ses responsabilités. C'est précisément ce que veut faire le Conseil fédéral en révisant la loi sur l'égalité. Mais cela suscite une énorme résistance. Avec des thèses et des théories pour une part aventureuses, les adversaires d'une révision de la loi contestent l'existence de la discrimination salariale.</p><p>Or cette dernière n'est pas qu'une banale peccadille. Tolérer son existence revient à frapper d'ostracisme social les femmes. Si nous continuons à demander une égalité salariale intégrale, c'est aussi parce que nous savons que, finalement, tout le monde en profitera : les travailleurs et les travailleuses, les employeurs et les employeuses, l'économie et la société.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/116f_RB_EA_Controles-des-salaires.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><i class="fa-file-pdf far"></i>&nbsp;Télécharger</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4202</guid><pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:47:46 +0200</pubDate><title>Dossier N° 115 : Négociations conventionnelles et salariales 2015/2016</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-115-negociations-conventionnelles-et-salariales-2015-2016</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nouveau Dossier de l'USS (N° 115) propose un aperçu des négociations conventionnelles et salariales de 2015/2016. En 2015 aussi, des conventions collectives de travail (CCT) ont pu être conclues dans des branches et des domaines qui, auparavant, n'avaient jamais connu de réglementation collective des conditions de travail. C'est ainsi qu'une CCT nationale a été conclue pour le personnel des stations-service. Dans la branche privée Poste, les centres d'appels, l'infrastructure de réseau et les transports publics ainsi que l'industrie, des premières CCT ont été signées. Pendant une bonne décennie, les entrepreneurs du secteur des médias de Suisse alémanique et du Tessin ont refusé une nouvelle CCT après avoir dénoncé celle qui avait été en vigueur. Mais l'an passé, les fronts ont finalement commencé à bouger. 
</p><h3>Les conflits </h3><p>La plus grande bataille conventionnelle a eu lieu dans la construction. Grâce à plusieurs mobilisations, les syndicats ont pu éviter un démantèlement des prestations concernant la retraite anticipée. Le plus grand conflit en matière de conditions de travail en général s'est déroulé dans le canton de Genève. Son issue n'est pour l'heure pas encore connue. Pendant plusieurs jours, le personnel de la fonction publique genevoise s'est mis en grève contre le programme d'austérité du gouvernement. Et il pourrait recommencer. 
</p><h3>Congé de paternité et vacances : des progrès </h3><p>En 2015, le congé de paternité est un autre domaine à mentionner parmi ceux qui ont connu des résultats lors de ces négociations de l'an dernier. L'introduction d'un congé de paternité ou sa prolongation ont été convenues dans plusieurs secteurs. Mentionnons également les progrès réalisés en matière de vacances, même s'ils ne sont pas spectaculaires et ont parfois été " achetés " avec une certaine retenue au chapitre salarial. Si l'on considère la dernière décennie, on voit cependant que ces accords certes limités, mais réguliers constituent quand même un progrès qualitatif clair. 
</p><h3>Négociations salariales </h3><p>La force du franc, une conjoncture morose, une inflation négative et des pouvoirs publics idéologiquement bloqués sur une ligne de grande austérité ont rendu les négociations salariales difficiles en 2015. Les résultats obtenus sont en demi-teinte. D'une part, certains résultats sont tout à fait acceptables, de l'autre, on note des accords misérables, voir le gel ou le recul des salaires. </p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Repartition</category><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4046</guid><pubDate>Wed, 13 Jan 2016 15:19:17 +0100</pubDate><title>Dossier 114: Une politique cantonale d’austérité et fiscale contestable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-114-une-politique-cantonale-d-austerite-et-fiscale-contestable</link><description>Finances cantonales: Analyse économique - 3e édition actualisée</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les cantons jouent un rôle-clé dans le système fédéraliste suisse. Ils assument des tâches publiques centrales en matière de formation et de santé et la fixation des impôts directs leur incombe aussi en grande partie. De ce fait, la qualité des services publics suisses dépend de manière substantielle d'eux. D'un autre côté, leur politique des dépenses et leur politique fiscale influencent directement l'économie suisse (évolution conjoncturelle). D'une part, les programmes d'austérité actuellement appliqués, ou pour le moins prévus, dans une majorité de cantons mettent par conséquent en danger la qualité des services publics importants pour l'évolution de la société et de l'économie. Une baisse de cette qualité non seulement réduirait la satisfaction de la population suisse, mais porterait aussi préjudice à notre prospérité. D'autre part, ces programmes ont un impact négatif sur la conjoncture qui est en panne depuis l'abandon du cours plancher franc-euro.
</p><p>Du point de vue économique, la justification des programmes d'austérité est également contestable parce que ces programmes ne reposent pas sur une analyse fondée. En réalité, la situation financière des cantons est en effet meilleure que ce qu'en disent leurs gouvernements. Premièrement, leurs prévisions financières sont systématiquement sous-estimées. Par le passé, leurs comptes se sont régulièrement révélés meilleurs que ce que prévoyaient les budgets. Deuxièmement, les dettes publiques sont surestimées. Presque tous les cantons ont plus de fortune que de dettes. Autrement dit, ils n'ont pas de dette nette du tout, mais une fortune nette. En outre, les recettes et les dépenses d'environ deux tiers des cantons étaient équilibrées en 2013, si l'on exclut d'éventuels effets spéciaux uniques, ainsi que les fluctuations des investissements et de la conjoncture (solde structurel du compte financier). Les comptes financiers de 2014 et les budgets pour 2015 indiquent que peu de choses ont changé depuis 2013 : les cantons d'Argovie, Bâle-Campagne, Obwald, Schwytz, Soleure et du Tessin continuent à enregistrer des déficits. Dans les cantons de Nidwald, de Schaffhouse et surtout de Thurgovie, la situation devrait s'être améliorée par rapport à 2013. En outre, des déficits notables se dessinent pour 2014 et 2015 dans les cantons de Zoug et Saint-Gall.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4033</guid><pubDate>Tue, 05 Jan 2016 13:44:09 +0100</pubDate><title>Dossier 113: Plus de demandeuses et de demandeurs d&#039;emploi en raison de démantèlements dans les prestations sociales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-113-plus-de-demandeuses-et-de-demandeurs-demploi-en-raison-de-demantelements-dans-les-prestations-sociales</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">La présente étude analyse les incidences de la dégradation des prestations des assurances sociales sur le marché du travail. Le résultat auquel elle aboutit pour les 15 dernières années est inquiétant. Le relèvement de 62 à 64 ans de l’âge AVS des femmes, la pratique beaucoup plus restrictive mise en œuvre dans l’AI et l’élévation de l’âge réglementaire de la retraite dans le 2<sup>e</sup> pilier ont eu pour effet que, selon les estimations, approximativement 90&nbsp;000 à 110&nbsp;000 personnes de plus se trouvent sur le marché du travail que ce ne serait le cas si les prestations de la sécurité sociale n’avaient pas été diminuées. Cela représente tout de même presque 2&nbsp;&nbsp;% des personnes actives. Comme leur augmentation ne peut être imputée à une augmentation des besoins en main-d’œuvre, il est fort probable que la baisse des prestations sociales a largement contribué à la hausse du chômage. Dans le cadre de la réforme «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», il est prévu d’augmenter à 65 ans l’âge de la retraite des femmes. Selon nos calculs, un tel relèvement ferait augmenter de 18&nbsp;000-25&nbsp;000 le nombre des personnes actives (année de référence&nbsp;: 2013).</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Assurance-accidents</category><category>Assurance-invalidité</category><category>Assurance-chômage</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2365</guid><pubDate>Fri, 09 Oct 2015 09:50:00 +0200</pubDate><title>Dossier 112 : 20 % des salarié(e)s sont syndiqués</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-112-20-des-salarie-e-s-sont-syndiques</link><description>Évolution des effectifs des syndicats en 2014</description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon les statistiques de l’USS, 741&nbsp;311 personnes étaient syndiquées en Suisse, fin 2014, soit 7&nbsp;100 de moins qu’une année auparavant. Les personnes syndiquées se répartissent comme suit dans les deux organisations faîtières existantes&nbsp;: 49&nbsp;% à l’USS et 20,5&nbsp;% chez Travail.Suisse. 30,5&nbsp;% sont affiliées auprès d’organisations qui n’appartiennent à aucune faîtière.</p><p>Les 741&nbsp;311 personnes qui étaient syndiquées en 2014 représentent 19,9&nbsp;% des personnes professionnellement actives à 50&nbsp;% ou plus. Le taux de syndicalisation de 2014 est en léger recul par rapport à celui de 2013 (20,2&nbsp;%).</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Medienkonferenzen/112f_EA_Effectifs-syndicaux_2014.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Dossier N° 112 : Évolution des effectifs des syndicats en 2014</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2284</guid><pubDate>Mon, 03 Aug 2015 10:11:00 +0200</pubDate><title>Dossier 111 : Finances cantonales: Une politique cantonale d’austérité et fiscale contestable</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-111-finances-cantonales-une-politique-cantonale-d-austerite-et-fiscale-contestable</link><description>Analyse économique</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les cantons se portent bien mieux qu'ils ne le disent. Ils sous-estiment systématiquement leurs recettes, indiquent des fortunes trop basses et justifient de la sorte des programmes d'austérité absurdes. L'analyse économique réalisée par l'USS le prouve.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2202</guid><pubDate>Fri, 24 Apr 2015 16:32:00 +0200</pubDate><title>Dossier 110: Négociations conventionnelles et salariales 2014/2015</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-110-negociations-conventionnelles-et-salariales-2014-2015</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Durant l'année de négociation 2014, les syndicats ont surtout enregistré de nombreux succès dans le domaine de la compatibilité famille-profession, en ce qui concerne l'amélioration des congés de maternité et de paternité, qu'il s'agisse de leur durée ou du niveau de la compensation salariale accordée. Ces dernières années, le thème de la compatibilité famille-profession, c'est-à-dire du congé parental, a toujours été à la tête du hit-parade des succès remportés par les syndicats lors des négociations conventionnelles. Cela dénote la grande sensibilité de la société sur cette question, mais aussi la capacité des syndicats (et des employeurs) à concrétiser cette sensibilité lors des négociations conventionnelles.
</p><p>Mentionnons encore qu'il a été possible, dans trois CCT conclues dont une importante (CFF), d'améliorer les conditions posées à la retraite anticipée, avant tout pour les travailleurs et travailleuses dont les conditions de travail sont particulièrement difficiles et dont la plupart touchent un revenu bas.
</p><p>Le présent document récapitule les principaux résultats des négociations conventionnelles et salariales de l'an dernier. Il se fonde sur une enquête réalisée par l'USS auprès de ses syndicats et ne concerne que les secteurs où ces derniers concluent des conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats disponibles communiqués jusqu'à fin février 2015. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2172</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2015 11:01:00 +0100</pubDate><title>Dossier 109 : Un projet européen disputé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-109-un-projet-europeen-dispute</link><description>Les débats de politique européenne des syndicats depuis les années 70
N&#039;existe qu&#039;en français. Existiert nur auf Französisch.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2108</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2015 14:06:00 +0100</pubDate><title>Dossier 108 : Combattre la charge des primes d&#039;assurance-maladie par de plus fortes réductions de primes </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-108-avec-resume-en-francais-hoehere-praemienverbilligungen-gegen-die-krankenkassen-praemienlast</link><description>En allemand avec résumé en français : Une analyse de la charge moyenne des primes-maladie et des propositions pour augmenter les réductions de primes.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2107</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2015 13:48:00 +0100</pubDate><title>Dossier 107 avec résumé en français: SGB-Verteilungsbericht 2015</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-107-avec-resume-en-francais-sgb-verteilungsbericht-2015</link><description>Eine Analyse der Lohn-, Einkommens- und Vermögensverteilung in der Schweiz. Avec résumé en français.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2074</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2014 10:35:00 +0100</pubDate><title>Dossier 106: Congrès de l’USS du 23 au 24 octobre 2014 : Textes d’orientation et résolutions</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-106-congres-de-l-uss-du-23-au-24-octobre-2014-textes-d-orientation-et-resolutions</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>« Sécurité, solidarité, équité ! », tel a été le slogan à l’enseigne duquel s’est tenu le 55e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS), les 23 et 24 octobre 2014 au Kursaal de Berne. Plus de 300 personnes y participèrent et les 200 délégué(e)s adoptèrent quatre textes d’orientation, 16 résolutions et 36 propositions. Autant de décisions qui posent les principaux jalons pour les activités syndicales des quatre années à venir.
</p><p>Le présent Dossier réunit ces textes d’orientation et les résolutions adoptées par les congressistes. Vous y trouverez aussi le discours de clôture du président de l’USS, Paul Rechsteiner – réélu à l’unanimité.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Travail</category><category>Services Publics</category><category>Politique sociale</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2007</guid><pubDate>Mon, 29 Sep 2014 10:42:00 +0200</pubDate><title>Dossier 105: Evolution des effectifs des syndicats en 2013</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-105-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2013</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2013, la Suisse comptait 746&nbsp;126 personnes syndiquées, soit un taux de syndicalisation de 20&nbsp;%, en légère baisse, alors que les effectifs syndicaux avaient augmenté par rapport à 2012&nbsp;; cela, alors que le nombre de personnes syndiquées a augmenté en chiffres absolus.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1513</guid><pubDate>Fri, 13 Jun 2014 09:22:00 +0200</pubDate><title>Dossier 104: Que faire pour instaurer l’égalité de salaire entre les sexes ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-104-que-faire-pour-instaurer-l-egalite-de-salaire-entre-les-sexes</link><description>Analyse des différences de salaire entre les femmes et les hommes 
et contre-mesures politiques
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il n’y a égalité de salaire entre les sexes qu’en l’absence de différence entre les salaires des femmes et ceux des hommes. Mais pour en arriver là, la route est encore longue. Les femmes gagnent en effet toujours en moyenne près d’un quart de moins que les hommes. Elles travaillent trois fois plus souvent qu’eux pour un bas salaire, inférieur à 4&nbsp;000 francs et occupent deux fois moins souvent une position de cadre. Mais, et surtout, elles touchent, à qualifications égales, 10&nbsp;% de moins de salaire pour un travail de valeur égale à celui des hommes. 
</p><p>Que les différences de salaire entre les sexes n’aient diminué que dans une mesure infime pendant les 10 dernière années inquiète aussi. Car ce ne fut pas toujours le cas&nbsp;: dans les 20 années précédentes, les choses avaient progressé bien plus vite. La raison&nbsp;? D’une part, une meilleure formation des femmes, qui ont rattrapé progressivement les hommes et, de l’autre, les importants progrès conquis par le mouvement des femmes et les syndicats. En témoigne l’introduction en 1996 de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes. Pour la première fois, des femmes discriminées pouvaient réclamer devant les tribunaux le versement d’arriérés de salaire dus. 
</p><p>Pour que ces différences de salaire disparaissent totalement, il faut à nouveau redoubler d’efforts aujourd’hui. Le présent Dossier se pose la question des mesures à prendre. Dans un premier temps, il sera question des statistiques et de la littérature académique à ce sujet&nbsp;; cela, afin d’analyser de manière approfondie les différences de salaire et leurs causes. Cette analyse repère deux causes principales aux différences et à la discrimination salariales&nbsp;: </p><ul><li>La première est le travail familial, ménager et de soins non payé, accompli dans sa grande majorité par les femmes. Il permet aux employeurs d’exercer une pression plus forte sur les salaires des femmes que sur ceux des hommes. De fait, celles-ci doivent souvent accepter des salaires inférieurs pour pouvoir concilier travail rémunéré et travail non rémunéré. Parallèlement, ce dernier empêche les femmes de consacrer autant de temps à leur profession et à leur carrière que les hommes. Cela aussi induit pour elles des salaires inférieurs. </li></ul><ul><li>La deuxième cause, ce sont les normes et les structures sociales dominantes qui induisent un traitement discriminatoire des femmes sur le marché du travail et dans les entreprises. Elles se traduisent par une dévalorisation du travail féminin et du travail à temps partiel, qui est souvent le fait de femmes, ainsi que par les désavantages arbitraires subis par elles dans la négociation de leur salaire, à l’embauche et en matière d’avancement. </li></ul><p>Les différences de salaire ne sont pas gravées dans le marbre. On le verra lorsque seront abordées ci-après les institutions du marché de l’emploi et les mesures politiques destinées à les réduire, dont font partie les conventions collectives de travail (CCT), les salaires minimums et des syndicats forts. Ces mesures entraîneront une réduction non seulement des inégalités salariales en général, mais aussi des inégalités entre femmes et hommes. Le congé parental payé et des structures d’accueil collectif de jour des enfants à un prix abordable diminuent également les différences de salaire en cela qu’ils permettent tant aux hommes qu’aux femmes de mieux mener de front travail familial et travail professionnel. Une meilleure répartition du travail non rémunéré, une des principales causes des différences de salaire, en est la conséquence. En revanche, les législations antidiscriminatoires contribuent le plus à l’égalité salariale si les entreprises sont contraintes d’agir de manière volontariste contre les rémunérations discriminatoires et si cette contrainte est vraiment effective. 
</p><p>Nous tirerons ensuite les enseignements utiles pour une politique de l’égalité des sexes en Suisse et formulerons cinq revendications en faveur de l’égalité salariale. Premièrement, il faut mieux protéger les salaires au moyen de CCT et d’un salaire minimum national. Les femmes, qui travaillent fréquemment pour des bas salaires, seront les premières à en profiter. Deuxièmement, il faut supprimer la discrimination salariale dans les entreprises de Suisse au moyen de contrôles, de transparence et de sanctions efficaces. Troisièmement, il faut encourager une répartition égale des activités rémunérées et non rémunérées entre femmes et hommes. Pour ce faire, il faut davantage de structures d’accueil de jour des enfants à un prix abordable et d’institutions pour les personnes dépendantes de soins, un congé parental payé et des horaires de travail plus courts et mieux maîtrisables. Quatrièmement, à l’aide de quotas et d’une politique de formation non sexiste, on veillera à ce que les femmes soient représentées comme il se doit dans tous les domaines du monde du travail. Cinquièmement, il s’agit de thématiser à nouveau de manière plus soutenue la question de la discrimination des femmes. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1512</guid><pubDate>Tue, 06 May 2014 15:56:00 +0200</pubDate><title>Dossier 103 : Des services publics forts pour une Suisse qui fonctionne !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/dossier-103-des-services-publics-forts-pour-une-suisse-qui-fonctionne</link><description>Les interventions de la journée du 27.2.2014</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un réseau ferroviaire bien développé, l’approvisionnement en électricité le plus sûr d’Europe, une élimination des déchets et épuration des eaux usées recourant aux technologies les plus récentes, de l’eau potable propre, un système de formation de haut niveau, une livraison fiable du courrier par la Poste et des communications qui fonctionnent, un faible taux de criminalité et une longue espérance de vie grâce à une solide offre en soins médicaux, n’en sont que quelques exemples parmi d’autres. De fait, en matière de services publics et d’infrastructures, les standards suisses sont les meilleurs d’Europe.</p><p>Mais les énormes programmes d’austérité des cantons et des communes sont un danger pour cette réalité. Une politique fiscale irresponsable et des budgets pessimistes sont autant d’invitations faites à des majorités politiques favorables à la privatisation de secteurs et d’institutions entiers.
</p><p>Les conditions de travail se dégradent, la pression au travail s’accentue. S’y ajoutent les critiques, attisées par les médias, selon lesquelles les services publics seraient insuffisants et trop chers, qu’il s’agirait d’y faire table rase des privilèges en matière de salaire et de caisse de pensions, et de rendre les services publics plus efficients. Une meilleure qualité et des prix inférieurs grâce à la concurrence&nbsp;! Depuis des années, ce credo s’avère être inadapté à de nombreux domaines des services publics, comme le prouvent d’innombrables exemples en Europe. En effet, cette politique entraîne finalement une hausse des prix et une desserte de base de moindre qualité. 
</p><p>Dans ce contexte sinistre, les services publics auront d’importants défis à relever ces prochaines années&nbsp;: évolution démographique, mobilité croissante, ressources énergétiques et territoriales limitées, potentiel économique différent d’une région à l’autre et pénurie de main-d’œuvre spécialisée sont des problèmes qui s’agit de résoudre. Seuls des services publics qui disposent de ressources en suffisance, en personnes comme en moyens financiers, peuvent continuer à se développer. Seuls des services publics forts garantissent un niveau de vie élevé en Suisse, ainsi que la cohésion sociale et l’égalité des chances. Il faut investir dans les services publics afin de maintenir, pour la population, une desserte de base ne serait-ce qu’au niveau actuel.
</p><p> L’Union syndicale suisse (USS) et les syndicats des services publics&nbsp;: SEV, ssp, syndicom, APC et garaNto, s’inquiètent beaucoup des conséquences qu’entraîneront les mesures d’austérité, de même que des débats lors desquels le personnel et la qualité des services publics sont montrés du doigt. Le 27 février, ils ont organisé à Berne une journée sur les actuels sujets et questions cruciaux en cette matière. Le présent Dossier reprend, dans leur langue originale, toutes les interventions faites à cette occasion, ainsi que la résolution qui fut adoptée. Tout cela représente désormais une base pour une discussion de fond et constructive au service d’un but&nbsp;: le maintien de services publics forts offrant des conditions de travail équitables et fournissant des prestations de qualité à l’ensemble de la population et aux générations à venir.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category><category>Communication et medias</category><category>Poste</category><category>Transports</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1503</guid><pubDate>Mon, 28 Apr 2014 13:54:00 +0200</pubDate><title>Dossier 102: Négociations conventionnelles et salariales 2013/2014</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-102-negociations-conventionnelles-et-salariales-2013-2014</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1496</guid><pubDate>Mon, 14 Apr 2014 18:26:00 +0200</pubDate><title>Dossier 101: Gute Arbeit – gutes Leben!  Pour de bonnes conditions de travail !  Adesso e in futuro!  -  Ce n’est pas aux femmes de payer la crise !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-101-gute-arbeit-gutes-leben-pour-de-bonnes-conditions-de-travail-adesso-e-in-futuro-ce-n-est-pas-aux-femmes-de-payer-la-crise</link><description>12e Congrès des femmes de l’USS des 15 et 16 novembre 2013 </description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Le 12<sup>e</sup> Congrès des femmes de l’USS, qui a réuni 240 déléguées et hôtes, s’est tenu les 15 et 16 novembre 2013 à Berne. Il était placé sous le slogan «&nbsp;Gute Arbeit – gutes Leben! Pour de bonnes conditions de travail&nbsp;! Adesso e in futuro! Ce n’est pas aux femmes de payer la crise&nbsp;!&nbsp;».</span></p><p class="Text"><span lang="FR">L’égalité de salaire entre femmes et hommes s’est trouvée au centre du premier jour de congrès. À ce sujet, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, hôte du congrès, a déclaré que l’approche facultative avait échoué, le projet du Dialogue sur l’égalité des salaires n’ayant pas atteint son objectif. «&nbsp;Nous avons attendu trop longtemps. D’eux-mêmes, les employeurs n’appliquent pas l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Or, la loi doit être respectée. Il faut aussi des contrôles et des sanctions&nbsp;», ont alors demandé les congressistes de l’USS.</span>&nbsp;</p><p class="Text"><span lang="FR">Le deuxième thème prioritaire «&nbsp;Pour de bonnes conditions de travail&nbsp;! Ce n’est pas aux femmes de payer la crise&nbsp;!&nbsp;» a été introduit par les deux oratrices principales&nbsp;: Esther Jeffers, de l’Université de Paris 8, et Alexandra Scheele, de l’Université technique du Brandebourg. Les congressistes ont ensuite abordé certains aspects de ce thème dans le cadre de quatre ateliers (voir les rapports, p.&nbsp;15 sqq.). Le deuxième jour du congrès a donné lieu à des débats animés sur les Thèses présentées aux congressistes (p.&nbsp;7 sqq.) et les propositions d’amendement (p.&nbsp;33 sqq.) Enfin, le congrès a adopté plusieurs résolutions (p.&nbsp;23 sqq.).</span></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1420</guid><pubDate>Mon, 27 Jan 2014 09:38:00 +0100</pubDate><title>Dossier 100 : Arbeitszeit kontrollieren statt Burnouts kurieren - Mangelhafter Vollzug der Arbeitszeiterfassung in den Kantonen</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-100-arbeitszeit-kontrollieren-statt-burnouts-kurieren-mangelhafter-vollzug-der-arbeitszeiterfassung-in-den-kantonen</link><description>Avec introduction, conclusions et perspectives en français</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les cantons sont responsables des soins de santé, de la prévention en matière de santé ainsi que des prescriptions de police sanitaire, mais également, pour autant qu’elle n’incombe pas à la Confédération ou à la SUVA, de la sécurité au travail.
</p><p>À cause de cette structure fédéraliste dont il est malaisé de se faire une idée claire, l’application des dispositions légales sur le lieu de travail est répartie entre 26 inspectorats cantonaux du travail (ICT), le SECO et la SUVA. Alors que la délimitation des compétences entre la SUVA et les ICT, respectivement le SECO, est plus ou moins claire selon les risques, la répartition des tâches entre le SECO et les ICT est plus complexe (verticale). De plus, le SECO exerce la haute surveillance sur les ICT en ce qui concerne les points prioritaires de l’exécution de la loi sur le travail (LTr) et de ses ordonnances, mais sans participer dans une mesure notable à son financement. 
</p><p>Les cantons doivent en revanche surveiller l’application des dispositions de la protection de la santé psychosociale découlant de la LTr (travail supplémentaire à éviter, respect de la durée hebdomadaire maximale de travail, pauses, dispositions sur le travail du soir, du dimanche et de nuit). Ces dispositions permettent souvent, en plus de la protection de la santé psychique (dépressions, épuisement professionnel, etc.) de concilier profession et vie familiale. Elles revêtent donc une énorme importance. 
</p><p>Afin d’avoir une vue d’ensemble de l’application des dispositions légales dans les cantons, l’Union syndicale suisse (USS) a, via ses unions syndicales cantonales, lancé auprès des ICT un sondage sous une forme anonymisée. Les résultats sont désabusants. Très peu d’ICT mettent à disposition les ressources qui seraient nécessaires pour mettre en œuvre une protection de la santé psychosociale au travail. Même les mesures de protection peu contraignantes, comme l’obligation d’établir une documentation relative à l’enregistrement de la durée de travail, ne sont que très rarement contrôlées, faute de ressources en personnes et financières, respectivement de volonté politique de la part des directions cantonales responsables. Pour ne pas parler des sanctions…
</p><p>À une époque où les maladies psychosociales professionnelles dues au stress – épuisement professionnel («&nbsp;burnout&nbsp;»), maladies cardio-vasculaires, troubles du sommeil – sont fortement en hausse, une nouvelle approche de ces questions s’impose tant au plan national, qu’au SECO, l’autorité de surveillance. Cela fait des années déjà que le stress au travail croît. Si nous n’entreprenons rien, nous risquons alors à proprement parler une «&nbsp;épidémie&nbsp;» d’épuisements professionnels. Les syndicats ne sont pas d’accord.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1396</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2013 11:19:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 99 : Programmes d’austérité douteux et préjudiciables dans les cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-99-programmes-d-austerite-douteux-et-prejudiciables-dans-les-cantons</link><description>Une analyse économique</description><content:encoded><![CDATA[<p>De nombreux cantons ont ficelé des programmes d’austérité. Ils les justifient avant tout en avançant qu’ils dépenseront plus ces prochaines années qu’ils n’encaisseront, des déficits qui augmenteraient l’endettement public et ne seraient pas supportables. Or, c’est là dramatiser leur situation financière. Premièrement, ils ont tendance à établir des budgets trop pessimistes, alors que leurs finances sont en fait bien meilleures que dans leurs sombres scénarios. Deuxièmement, ils surestiment leurs dettes, car ils possèdent des fortunes plus élevées que celles-ci. Cette image biaisée de leur situation financière a pour conséquence une politique économique erronée. Les dépenses cantonales destinées à la formation et à la santé sont les premières touchées. La baisse de qualité qui découle des mesures d’austérité n’a pas uniquement des conséquences négatives pour la population, mais peut aussi nuire au bien-être suisse.
</p><p>Jusqu’à ce jour, le rôle-clé des cantons concernant les services publics essentiels pour la société et l’évolution économique n’a pas été suffisamment thématisé et aucune analyse des finances cantonales n’a non plus été réalisée. Sur pareille base, impossible de mener une politique financière efficace.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1379</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2013 16:24:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 98 : Commerce de détail : faible progression des salaires malgré l&#039;augmentation de la productivité </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-98-der-detailhandel-schwache-lohnentwicklung-trotz-produktivitaetsschub</link><description>(avec résumé en français)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1348</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2013 13:59:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 96 : Évolution des effectifs des syndicats en 2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-96-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2012</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1338</guid><pubDate>Fri, 01 Nov 2013 15:10:00 +0100</pubDate><title>Dossier Nr. 97: Boni und wachsende Lohnschere</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-nr-97-boni-und-wachsende-lohnschere</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1298</guid><pubDate>Thu, 12 Sep 2013 17:15:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 93 : Négociations conventionnelles et salariales 2011/2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-93-negociations-conventionnelles-et-salariales-2011-2012</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1303</guid><pubDate>Sat, 31 Aug 2013 08:59:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 95: Les CCT en Suisse : problèmes, mesures requises, solutions</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-95-les-cct-en-suisse-problemes-mesures-requises-solutions</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<h5>Telecharger (pdf)</h5><p>Dossier N° 95:<a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossier/95f_DL-DK_CCT_en-Suisse.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer"> Les CCT en Suisse : problèmes, mesures requises, solutions.</a> Daniel Lampart et Daniel Kopp, USS, Août 2013</p><h5>Sommaire</h5><p>&nbsp;</p><p>1 Introduction : une protection des salarié(e)s vétuste en Suisse</p><p>2 L’importance des CCT&nbsp;</p><p>3 Pourquoi y a-t-il des différences entre les taux de couverture conventionnelle d’un pays à l’autre ?</p><p>4 Les CCT en Suisse&nbsp;</p><p>4.1 Évolution historique des CCT en Suisse et situation actuelle&nbsp;</p><p>4.2 Les contrats-types de travail : un ersatz de CCT ?&nbsp;</p><p>4.3 Les obstacles à une amélioration du taux de couverture conventionnelle en Suisse&nbsp;</p><p>4.3.1 L’opposition des employeurs&nbsp;</p><p>4.3.2 Des extensions de CCT comparativement rares&nbsp;</p><p>5 Comment moderniser l’instruments des CCT ?&nbsp;</p><p>5.1 Abaisser les obstacles à l’extension des CCT&nbsp;</p><p>5.2 Encourager les négociations collectives&nbsp;</p><p>6 Bibliographie&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1284</guid><pubDate>Mon, 26 Aug 2013 16:38:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 94 : Le semi-partenariat social en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-94-le-semi-partenariat-social-en-suisse</link><description>Salaires minimums : le mensonge délibéré du Conseil fédéral </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-934</guid><pubDate>Mon, 10 Dec 2012 11:23:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 92 : Le marché du travail « libéral » en Suisse - Une démystification</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-92-le-marche-du-travail-liberal-en-suisse-une-demystification</link><description>Faible protection des travailleurs et travailleuses = chômage = faux !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La protection des travailleurs et travailleuses en Suisse est faible. Ce qui serait une bonne chose, prétendent nombre d’employeurs, car cela expliquerait le faible taux de chômage dans notre pays. Il y a toutefois un hic à cette thèse exposée avec la plus grande conviction qui soit&nbsp;: elle est fausse. Le Dossier N° 92 de l'USS le prouve.</p><p>Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, et Daniel Kopp, collaborateur scientifique de l’USS, les deux auteurs de ce Dossier N° 92, signalent l’existence d’études de l’OCDE prouvant qu’en matière de protection des travailleurs et travailleuses, la Suisse est à bien des égards en retard en comparaison internationale. Concernant la protection contre le licenciement, elle occupe le 31e rang sur 34 pays étudiés. Et elle fait à peine mieux que les autres pour ce qui est des salaires minimums, des contrats de travail de durée limitée et du travail intérimaire.</p><p>Pour de nombreux employeurs et commentateurs «&nbsp;compétents&nbsp;», cette faible protection est le résultat d’un «&nbsp;marché du travail libéral&nbsp;» dont les effets seraient finalement bénéfiques, à savoir&nbsp;: un chômage nettement plus faible que dans les autres pays. S’ils reconnaissent&nbsp; qu’il est plus facile de licencier en Suisse, ils rappellent que cela explique pourquoi plus d’entreprises viennent dans notre pays et y créent des emplois. Selon eux donc, une faible protection des travailleurs et travailleuses serait synonyme de chômage faible. C’est pourquoi rien ne serait à modifier dans cette protection.&nbsp;</p><p>Mais, si ce raisonnement est juste, pourquoi le chômage en Norvège ou aux Pays-Bas est-il pratiquement le même que chez nous&nbsp;? La protection des travailleurs et travailleuses y est en effet très développée. D. Lampart et D. Kopp montrent quel est le vrai lien entre elle et le chômage&nbsp;: «&nbsp;Dans les faits, écrivent-ils, le rapport devrait être justement l’inverse. Les salarié(e)s de Suisse ont accepté une protection moins poussée avant tout parce qu’autrefois, le chômage était un risque relativement faible&nbsp;» (p.5). En outre, plusieurs études récentes de l’OCDE contredisent d’anciens travaux de cette dernière sur cette question. De fait, l’OCDE s’était effectivement prononcée par le passé en faveur d’un démantèlement de la protection des travailleurs et travailleuses.</p><p>Pour la Suisse, cette faible protection a une incidence fortement négative. Selon D. Lampart et D. Kopp&nbsp;: «&nbsp;Depuis les années 1990, le chômage a fortement augmenté dans notre pays. Des formes atypiques de travail, comme le travail temporaire, qui offrent une protection plus restreinte qu’en cas de rapports de travail «&nbsp;normaux&nbsp;», prennent de l’ampleur. Parallèlement, les partenaires sociaux ont toujours plus de difficulté à convenir de réglementations. Par exemple, les employeurs des nouvelles branches de services, qui se sont fortement développées (centres d’appels, distribution de courrier, instituts de beauté, etc.) sont peu, voire pas du tout organisés. Ces branches n’auront par conséquent pas de CCT dans un avenir prévisible. Dans d’autres branches, les employeurs refusent même toute négociation collective sur une éventuelle CCT. Par exemple, le président de l’Union suisse des marchands de chaussures – une branche dont les conditions de travail sont mauvaises – affirme publiquement qu’il s’engagera activement contre la conclusion d’une CCT.&nbsp;»</p><p>La conclusion à tirer est donc évidente&nbsp;: «&nbsp;la politique du marché du travail a besoin d’un aggiornamento.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-897</guid><pubDate>Thu, 25 Oct 2012 09:31:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 89 : « Évolution des effectifs syndicaux en 2011 »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-89-evolution-des-effectifs-syndicaux-en-2011</link><description>Une/une salarié(e) sur cinq est syndiqué</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Fin 2011, 744&nbsp;825 personnes étaient syndiquées. Cela représente un taux de syndicalisation de près de 20,9&nbsp;%.</p><p>Fin 2011, selon les statistiques de l’USS<a href="typo3/#_ftn1" target="_blank" name="_ftnref1">[1]</a>, 744&nbsp;825 personnes étaient syndiquées, soit 3&nbsp;302 de moins qu’en 2010. Ces syndiqué(e)s se répartissaient comme suit dans les deux organisations faîtières&nbsp;: 49,5&nbsp;% pour l’USS et 22,1&nbsp;% pour Travail.Suisse. Et 28,4&nbsp;% ne sont pas affiliés à une organisation faîtière. En comparaison annuelle, les fédérations de l’USS et celles qui n’appartiennent pas à une organisation faîtière ont perdu des membres (0,9&nbsp;%, resp. 0,5&nbsp;%), celles de Travail.Suisse en ayant gagné (0,7&nbsp;%).
</p><p>Les 744&nbsp;825 syndiqué(e)s représentaient, en 2011 20,9&nbsp;%<a href="typo3/#_ftn2" target="_blank" name="_ftnref2">[2]</a> des personnes professionnellement actives (taux d’occupation de 50&nbsp;% ou plus). Ce taux de syndicalisation de 20,9&nbsp;% ainsi calculé est en recul depuis quelques années (22,8&nbsp;% en 2007). Le tableau 1 indique l’évolution sur cinq ans du nombre de syndiqué(e)s par organisation faîtière et sans organisation faîtière ainsi que le taux de syndicalisation suisse.
</p><p>Selon la fédération
</p><p>Cinq fédérations de l’USS ont vu leurs effectifs augmenter en 2011 (AvenirSocial, kapers, SBKV, Unia, ssp). En chiffres absolus, la hausse la plus forte a été enregistrée par le ssp (550 personnes)&nbsp;; en pour-cent, c’est kapers qui a le plus progressé (5&nbsp;%). Les effectifs féminins des fédérations de l’USS ont connu une hausse particulièrement forte<a href="typo3/#_ftn3" target="_blank" name="_ftnref3">[3]</a> (1505 personnes = 1,5&nbsp;%).
</p><p>Huit fédérations de Travail.Suisse ont gagné des membres (Syna, OCST, Hotel&amp;Gastro Union, Transfair, pour les plus grandes), ce qui a été le cas de 4 organisations non rattachées à une organisation faîtière (LCH, FSFP, APEB et Association du personnel de la SUVA). Ces cinq dernières années, rien n’a changé au hit-parade des dix plus grandes organisations, mis à part un rang gagné grâce à la fusion qui a mené à syndicom (tableau 2). 
</p><p>&nbsp;</p><p>Tableau 1&nbsp;: Personnes syndiquées en Suisse, de 2007 à 2011 et taux &nbsp; <br>de syndicalisation approximatif </p><table cellpadding="0" cellspacing="0" border="1" class="contenttable"><tbody><tr><td valign="top" width="130"><p>Organisation faîtière</p></td><td valign="top" width="125"><p>2007</p></td><td valign="top" width="125"><p>2008</p></td><td valign="top" width="125"><p>2009</p></td><td valign="top" width="125"><p>2010</p></td><td valign="top" width="125"><p>2011</p></td></tr><tr><td valign="top" width="130"><p>USS</p></td><td valign="top" width="125"><p>374&nbsp;001 (17)</p></td><td valign="top" width="125"><p>368&nbsp;426 (16)</p></td><td valign="top" width="125"><p>377&nbsp;327 (16)</p></td><td valign="top" width="125"><p>372&nbsp;072 (15)</p></td><td valign="top" width="125"><p>368&nbsp;762 (16)</p></td></tr><tr><td valign="top" width="130"><p>Travail.Suisse</p></td><td valign="top" width="125"><p>168&nbsp;352 (12)</p></td><td valign="top" width="125"><p>162&nbsp;268 (12)</p></td><td valign="top" width="125"><p>164&nbsp;406 (12)</p></td><td valign="top" width="125"><p>163&nbsp;403 (11)</p></td><td valign="top" width="125"><p>164&nbsp;522 (11)</p></td></tr><tr><td valign="top" width="130"><p>aucune</p></td><td valign="top" width="125"><p>225&nbsp;708 (11)</p></td><td valign="top" width="125"><p>222&nbsp;547 (11)</p></td><td valign="top" width="125"><p>211&nbsp;994&nbsp;&nbsp; (10)</p></td><td valign="top" width="125"><p>212&nbsp;642&nbsp;&nbsp; (10)</p></td><td valign="top" width="125"><p>211&nbsp;541 (10)</p></td></tr><tr><td valign="top" width="130"><p>TOTAL</p></td><td valign="top" width="125"><p>768&nbsp;061 (40)</p></td><td valign="top" width="125"><p>753&nbsp;241 (39)</p></td><td valign="top" width="125"><p>753&nbsp;727 (38)</p></td><td valign="top" width="125"><p>748&nbsp;127 (36)</p></td><td valign="top" width="125"><p>744&nbsp;825 (37)</p></td></tr><tr><td valign="top" width="130"><p>Taux de syndicalisation</p></td><td valign="top" width="125"><p>22,8</p></td><td valign="top" width="125"><p>21,9</p></td><td valign="top" width="125"><p>22,1</p></td><td valign="top" width="125"><p>21,3</p></td><td valign="top" width="125"><p>20,9</p></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>Tableau 2&nbsp;: Les 10 plus forts syndicats en effectifs de Suisse, de 2007 à 2011</p><table cellpadding="0" cellspacing="0" border="1" class="contenttable"><tbody><tr><td valign="top" width="128"><p>Fédération</p></td><td valign="top" width="146"><p>Organis. faîtière</p></td><td valign="top" width="92"><p>2007</p></td><td valign="top" width="78"><p>2008</p></td><td valign="top" width="78"><p>2009</p></td><td valign="top" width="78"><p>2010</p></td><td valign="top" width="78"><p>2011</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>Unia</p></td><td valign="top" width="146"><p>USS</p></td><td valign="top" width="92"><p>198&nbsp;524</p></td><td valign="top" width="78"><p>196&nbsp;018</p></td><td valign="top" width="78"><p>196&nbsp;030</p></td><td valign="top" width="78"><p>193&nbsp;406</p></td><td valign="top" width="78"><p>193&nbsp;518</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>SYNA</p></td><td valign="top" width="146"><p>Travail.Suisse</p></td><td valign="top" width="92"><p>65&nbsp;924</p></td><td valign="top" width="78"><p>64&nbsp;073</p></td><td valign="top" width="78"><p>61&nbsp;830</p></td><td valign="top" width="78"><p>59&nbsp;880</p></td><td valign="top" width="78"><p>60&nbsp;097</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>SEC-Suissez</p></td><td valign="top" width="146"><p>Aucune</p></td><td valign="top" width="92"><p>55&nbsp;678</p></td><td valign="top" width="78"><p>54&nbsp;222</p></td><td valign="top" width="78"><p>55&nbsp;000</p></td><td valign="top" width="78"><p>55&nbsp;000</p></td><td valign="top" width="78"><p>55&nbsp;000</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>LCH</p></td><td valign="top" width="146"><p>Aucune</p></td><td valign="top" width="92"><p>50&nbsp;294</p></td><td valign="top" width="78"><p>49&nbsp;837</p></td><td valign="top" width="78"><p>49&nbsp;890</p></td><td valign="top" width="78"><p>50&nbsp;235</p></td><td valign="top" width="78"><p>50&nbsp;343</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>SEV</p></td><td valign="top" width="146"><p>USS</p></td><td valign="top" width="92"><p>48&nbsp;261</p></td><td valign="top" width="78"><p>47&nbsp;112</p></td><td valign="top" width="78"><p>46&nbsp;449</p></td><td valign="top" width="78"><p>45&nbsp;727</p></td><td valign="top" width="78"><p>45&nbsp;167</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>Syndicom*</p></td><td valign="top" width="146"><p>USS</p></td><td valign="top" width="92"><p>49&nbsp;089</p></td><td valign="top" width="78"><p>48&nbsp;109</p></td><td valign="top" width="78"><p>47&nbsp;108</p></td><td valign="top" width="78"><p>45&nbsp;833</p></td><td valign="top" width="78"><p>43&nbsp;640</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>OCST </p></td><td valign="top" width="146"><p>Travail.Suisse</p></td><td valign="top" width="92"><p>37&nbsp;086</p></td><td valign="top" width="78"><p>37&nbsp;026</p></td><td valign="top" width="78"><p>37&nbsp;542</p></td><td valign="top" width="78"><p>38&nbsp;819</p></td><td valign="top" width="78"><p>39&nbsp;580</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>ssp </p></td><td valign="top" width="146"><p>USS</p></td><td valign="top" width="92"><p>35&nbsp;003</p></td><td valign="top" width="78"><p>34&nbsp;950</p></td><td valign="top" width="78"><p>35&nbsp;124</p></td><td valign="top" width="78"><p>35&nbsp;486</p></td><td valign="top" width="78"><p>36&nbsp;036</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>FC</p></td><td valign="top" width="146"><p>Aucune</p></td><td valign="top" width="92"><p>27&nbsp;887</p></td><td valign="top" width="78"><p>26&nbsp;109</p></td><td valign="top" width="78"><p>25&nbsp;750</p></td><td valign="top" width="78"><p>25&nbsp;500</p></td><td valign="top" width="78"><p>24&nbsp;800</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>ASI</p></td><td valign="top" width="146"><p>Aucune </p></td><td valign="top" width="92"><p>25&nbsp;473</p></td><td valign="top" width="78"><p>25&nbsp;304</p></td><td valign="top" width="78"><p>24&nbsp;979</p></td><td valign="top" width="78"><p>24&nbsp;812</p></td><td valign="top" width="78"><p>24&nbsp;791</p></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>* Syndicom a été créé le 12 janvier 2011. Il s’agit d’une fusion du Syndicat de la Communication et de comedia. Les chiffres de 2011 sont la somme des effectifs de ces deux organisations. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Abréviations
</p><p>kapers&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Syndicat du personnel de cabine
</p><p>SBKV&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Association suisse des artistes dramatiques (Suisse alémanique)
</p><p>SEV&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Syndicat du personnel des transports
</p><p>SIT&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs
</p><p>ssp&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Syndicat suisse des services publics
</p><p>&nbsp;</p><p>APEP&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Association du personnel de l’État de Berne
</p><p>ASI&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Association suisse des infirmières et infirmiers 
</p><p>FC&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fédération centrale du personnel des cantons et des communes de la Suisse
</p><p>FSFP&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fédération suisse des fonctionnaires de police
</p><p>LCH&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Association faîtière des enseignant(e)s suisses (Suisse alémanique)
</p><p>OCST&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Organisation socio-chrétienne du Tessin
</p><p>SEC-Suisse&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Société suisse des employés de commerce
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" target="_blank" name="_ftn1">[1]</a> &lt;media 662 - - "TEXT, 89 SR Evolution-effectifs 2011, 89_SR_Evolution-effectifs_2011.pdf, 359 KB"&gt;Évolution des effectifs des syndicats en 2011, Dossier N° 89 de l’USS&lt;/media&gt;
</p><p><a href="typo3/#_ftnref2" target="_blank" name="_ftn2">[2]</a> Il s’agit là d’une approximation. D’une part, des organisations n’ont pas été en mesure de communiquer le nombre de leurs retraité(e)s et, de l’autre, les statistiques de l’USS ne recensent pas de nombreuses petites organisations. 
</p><p><a href="typo3/#_ftnref3" target="_blank" name="_ftn3">[3]</a> La répartition par sexe n’est faite que pour les fédérations de l’USS. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-884</guid><pubDate>Thu, 04 Oct 2012 10:03:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 91 : Unternehmen müssen Steuern zahlen - Steuergeschenke für Firmen sind volkswirtschaftlich falsch</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-91-unternehmen-muessen-steuern-zahlen-steuergeschenke-fuer-firmen-sind-volkswirtschaftlich-falsch</link><description>Imposition des entreprises</description><content:encoded><![CDATA[<h5>Synthèse </h5><p>Les entreprises doivent aussi payer des impôts. En effet, comme les ménages privés, elles ont besoin des services publics (infrastructures, formation, sécurité juridique, etc.). Cela s’applique a fortiori à un cadre fédéraliste. Sans impôts sur les entreprises, les centres économiques seraient confrontés à des difficultés financières. En effet, seuls les cantons et les communes de domicile prélèveraient des impôts. Les actionnaires étrangers de firmes suisses seraient même subventionnés. L’État suisse mettrait les infrastructures à la disposition de leurs entreprises sans – presque - qu’ils aient à acquitter d’impôts. Indirectement, les ménages privés riches pourraient aussi réduire leur charge fiscale. Lorsque les impôts sur les entreprises sont bas, ils peuvent transférer leur fortune dans des entreprises pour économiser des impôts. Comme la Suisse ne connaît pas d’impôt sur les gains en capital, une vente permet ensuite de transférer leurs gains dans leurs fortunes privées et d’échapper à l’impôt. 
</p><p>La Suisse connaît, depuis longtemps déjà, l’imposition des entreprises la plus faible du monde. Elle ne pourra pas améliorer sa position par rapport aux autres places économiques en la baissant encore plus. Au contraire, une telle baisse risquerait d’avoir surtout des conséquences négatives&nbsp;: en raison des pertes fiscales subies, les cantons-centres ne pourraient plus procéder autant aux investissements économiquement nécessaires dans les infrastructures, la formation, la sécurité, etc. ce qui pourrait avoir pour la Suisse un prix en termes de bien-être et d’emplois. Même pour les pays qui imposent fortement les entreprises, les recherches en sciences économiques à ce sujet n’aboutissent pas sur des résultats univoques. Mais que les baisses des impôts sur les entreprises se traduisent concrètement par plus d’emplois et d’investissements est on ne peut plus controversé. On assiste alors probablement d’abord à des réactions financières aux baisses de ces impôts, comme le transfert de substance fiscale de l’impôt sur les revenus vers l’imposition des entreprises ainsi qu’à des transferts de gains, sans qu’il y ait venues d’activités économiques substantielles. Économiquement, les entreprises suisses souffrent principalement d’une pénurie de main-d’œuvre et d’une demande de leurs produits insuffisante. Les sondages réalisés auprès d’elles le montrent. Par contre, la charge fiscale ne constitue, elle, pas un problème.
</p><p>En dépit de cela, l’imposition suisse a subi une pression massive ces dix dernières années. En 1998, la Confédération supprimait, à la faveur de la réforme de l’imposition des entreprises I, les taux d’imposition progressifs sur les bénéfices et l’impôt sur le capital. Incités par quelques petits cantons, où le produit de l’imposition des entreprises était infime, les cantons ont baissé ces dernières années parfois jusqu’à plus de 60&nbsp;% leurs impôts sur le capital et les bénéfices. Ainsi, l’écart entre les taux d’imposition cantonaux s’est fortement creusé. Les baisses d’impôts dans les cantons n’en ont pas valu la peine. Durant cette période, on peut donc dire que plus un canton a diminué ses impôts sur les entreprises, plus l’augmentation du produit de ces impôts s’est ralentie. 
</p><p>Les baisses des impôts sur les entreprises ne sont toutefois pas seulement d’une utilité douteuse, elles recèlent aussi de nombreux dangers.</p><ul><li>Un déséquilibre dangereux s’installe entre les cantons&nbsp;: les petits baissent leur imposition des entreprises déjà presque insignifiante, alors que les grands sont sous pression à cause des coûts importants induits par les services et les infrastructures nécessaires à la place économique suisse. Les transferts de gains réalisés en Suisse sont précisément à l’origine d’une «&nbsp;mentalité de resquilleur&nbsp;»&nbsp;: si les infrastructures des centres sont les bienvenues pour elles, les entreprises préfèrent cependant transférer leurs gains dans des cantons où les impôts sont bas. Ce problème s’aggrave avec le creusement de l’écart de l’imposition des entreprises entre les cantons. En outre, les centres alimentent les baisses d’impôts des petits cantons via la réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons, la RPT.</li><li>La baisse des impôts sur les entreprises fait aussi pression sur les taux d’imposition les plus élevés appliqués aux revenus. Soit les impôts sur les revenus sont baissés simultanément, ce qui risque d’entraîner également une diminution des recettes et un affaiblissement de la progressivité, soit l’écart ainsi créé entre les taux de l’imposition des entreprises et ceux de l’imposition du revenu s’accentue, ce qui peut être utilisé, via un transfert de revenu dans une firme, comme une niche fiscale. Parallèlement, les baisses des impôts sur les entreprises débouchent tendanciellement sur une hausse des impôts directs (Loretz 2008). Dans l’ensemble, cela allège fiscalement le revenu du capital au détriment de celui du salaire, ce qui défavorise les bas et moyens revenus.</li><li>L’Union européenne (UE) n’accepte plus l’inégalité de traitement entre rendements étrangers et indigènes, ainsi que l’exonération fiscale des rendements ne provenant pas de participations pour les sociétés holding. La Suisse ne peut pas éviter de s’adapter, mais cela pourrait à nouveau renforcer la concurrence fiscale. Les effets de la suppression des privilèges fiscaux n’ont pas été étudiés. Néanmoins, la Confédération et les cantons font pression, avec des scénarios-catastrophes sur la fuite d’entreprises à l’étranger, en faveur de ce qui va être «&nbsp;la baisse d’impôt du siècle&nbsp;» en matière d’impôt sur les bénéfices. À travers la réforme de l’imposition des entreprises III, la Confédération verserait des milliards de francs aux cantons pour qu’ils puissent baisser fortement leurs impôts. Il est à craindre qu’en fin de compte, les salarié(e)s ordinaires ne doivent payer la facture. D’un point de vue économique, une absurdité. À Zurich, les grandes banques et les assurances bénéficieraient alors d’allégements superflus pouvant représenter jusqu’à un tiers de leurs impôts.</li><li>La Suisse est elle-même victime du dumping fiscal international, en particulier au sein de ses multinationales. Mais cette réalité n’est pas encore entrée dans la conscience politique. On essaie de défendre désespérément nos propres privilèges fiscaux, au lieu de soutenir les efforts déployés au plan international pour obtenir une imposition qui soit équitable.</li></ul><p>Les baisses massives des impôts sur les entreprises de ces dernières années menacent donc la place économique suisse à divers égards. Les centres risquent de manquer des fonds dont ils ont besoin pour financer les points forts essentiels de cette place. C’est pourquoi l’USS propose ceci&nbsp;: </p><ul><li>Les entreprises doivent à l’avenir aussi participer de manière appropriée aux coûts entraînés par la fourniture de services publics. En effet, ces derniers garantissent finalement les investissements et la création d’emplois de qualité en Suisse. Au plan fédéral, il faut donc garantir une perception étendue de la substance fiscale. Du fait que la mobilité des gains des entreprises est plus grande que celle des emplois effectifs et des revenus des personnes physiques, un transfert des cantons et des communes à la Confédération de l’imposition des bénéfices serait judicieux. Cela pourrait se faire en relevant modérément les impôts sur les bénéfices au niveau fédéral, par exemple de 8,5 à 11&nbsp;%. Les rentrées supplémentaires pourraient revenir dans les cantons à travers une hausse de leur participation au produit de l’impôt sur les entreprises, ou via la compensation des charges excessives dues à des facteurs socio-démographiques (CCS)&nbsp;; cela, afin de mieux compenser les charges financières entraînées, pour les centres, par les services importants pour le site de production suisse.</li><li>Économiquement malsaine, la concurrence fiscale doit être limitée au moyen d’un seuil minimal contraignant des taux d’imposition cantonaux, fixé au niveau fédéral. Cela évitera que les cantons-centres ne manquent d’argent pour financer des investissements économiquement importants.</li><li>Le «&nbsp;conflit fiscal&nbsp;» avec l’UE doit être résolu. À cet effet, le traitement particulier des sociétés holding, des sociétés de domicile et des sociétés mixtes doit être intégralement supprimé (biffer l’art. 28, al. 2 à 4 de la loi fédérale sur l’harmonisation des impôts directs des cantons et des communes). Au lieu de colporter des scénarios-catastrophes, la Confédération doit une fois pour toutes présenter une analyse sérieuse des effets de la suppression des privilèges fiscaux. Elle pourra montrer que ces effets seront probablement supportables d’un point de vue économique pour les cantons, à l’exception de celui de Genève, et de grandes incertitudes règnent à propos de la situation des cantons de Bâle-Ville et de Vaud. Même si une partie des entreprises aujourd’hui privilégiées se délocalisait à l’étranger, les pertes qui en découleraient se verraient compensées par la pleine imposition des bénéficies de celles restant en Suisse. Si l’on assistait à des délocalisations vers des cantons à faible imposition, les cantons-centres devraient recevoir plus d’argent à travers la RPT. Cet effet pourrait être renforcé en développant la CCS. Au niveau de la Confédération, d’éventuelles pertes fiscales pourraient être compensées par un élargissement de la substance fiscale (restriction du principe de l’apport de capital, moins de reports de pertes, entre autres). En prévoyant des délais de transition plus longs, les cantons pourraient s’adapter aux nouvelles conditions-cadres.</li><li>La Suisse devrait participer aux efforts internationaux en faveur d’une imposition équitable des entreprises et promouvoir cette dernière. À cet effet, il faut chercher à enrayer les transferts internationaux de gains réalisé au sein des entreprises à des fins fiscales. Les impôts sur les entreprises doivent a priori être payés là où celles-ci créent de la valeur ajoutée et revenir à l’État appelé à assumer les coûts entraînés par les services publics nécessaires. Ne pas traiter les divers bénéfices sur un pied d’égalité dans un pays – comme, par exemple, les rendements particulièrement mobiles des biens immatériels ou les gains réalisés à l’étranger – est pernicieux. Il faut l’empêcher au plan international.</li></ul><p>Avec ces mesures, ou d’autres semblables, il est certain que les entreprises participeront demain aussi aux coûts des services publics qu’elles demandent. Sans devoir intervenir directement, cela permettra de canaliser à l’avenir la concurrence à laquelle se livrent les entreprises en Suisse et de ne pas mettre inutilement sous pression les centres économiques du pays. En outre, le conflit fiscal avec l’UE sur l’imposition des entreprises sera réglé et la Suisse pourra œuvrer au plan international à une imposition équitable des entreprises. Globalement, la Suisse sera toujours très attrayante pour les entreprises, sa charge fiscale restant basse comparée à celle de l’Europe de l’Ouest.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-870</guid><pubDate>Mon, 24 Sep 2012 09:24:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 90 : Seule une minorité peut maintenir son niveau de vie antérieur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-n-90-seule-une-minorite-peut-maintenir-son-niveau-de-vie-anterieur</link><description>La situation économique des retraités et des retraitées en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossier/90_DB_JA_Seule_minorite_peut_maintenir_niveau_2012.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Télécharger en tant que PDF : Doris Bianchi, Jasmin Aregger: Dossier N° 90 - Seule une minorité peut maintenir son niveau de vie antérieur. La situation économique des retraités et des retraitées en Suisse 2012, 30 pages.</a></p><h5>résumé</h5><p>Le présent Dossier de l’USS se penche sur la question de la situation économique des retraité(e)s en Suisse. Pour y répondre, nous avons recouru à diverses sources soit, en plus des études récentes sur la prévoyance vieillesse, diverses statistiques d’assurances sociales (cf. p. 6).</p><p>Il apparaît que le modèle suisse des trois piliers - une combinaison de prévoyance publique, professionnelle et privée - vanté jusqu’à l’étranger comme une réussite, un modèle idéal, ne résiste pas à une analyse empirique. En l’état, il n’est en effet pas en mesure de garantir à la majorité des aîné(e)s le maintien de leur niveau de vie antérieur.</p><p>Seul un tiers des nouveaux retraités et moins d’un cinquième des nouvelles retraitées touchent des prestations des trois piliers. Il est bien plus fréquent que le budget des ménages de retraité(e)s soit composé de rentes AVS et de prestations de la prévoyance vieillesse (sous forme de rente et/ou de capital). Cela concerne 44,4&nbsp;% des hommes et 37,2&nbsp;% des femmes. Cependant, la prévoyance vieillesse de 12,6 % des hommes et 37,7&nbsp;% des femmes repose uniquement sur le 1er pilier, c’est-à-dire l’AVS.</p><p>Les retraité(e)s qui ne reçoivent pas de prestations des 2e et 3e piliers, ou qui ne bénéficient que de faibles compléments versés par leur 2e pilier, risquent de devoir se restreindre de manière draconienne, voire de basculer dans la pauvreté. En effet, la plupart des ménages de retraité(e)s confrontés à des difficultés financières n’ont pas de revenu qui leur viendrait d’une activité lucrative. Et il leur est tout aussi peu possible de recourir à une fortune pour financer leurs dépenses. Les retraité(e)s qui n’ont droit qu’à une rente AVS partielle ou une petite rente complète n’ont plus guère d’autre possibilité que de se soumettre au pénible examen de leurs besoins économiques, pour obtenir des prestations complémentaires.</p><p>Ainsi une majorité de retraité(e)s se trouvent dans l’incapacité de maintenir leur niveau de vie antérieur. La pauvreté est et reste dans une mesure importante un phénomène lié à la vieillesse, ou, pour le dire en d’autres termes, les personnes âgées sont plus souvent victimes que les autres de la pauvreté. En premier lieu les femmes, les personnes d’un bas niveau de formation, les ressortissant(e)s étrangers ainsi que les personnes très âgées et dépendantes de soins sont les groupes guettés par ce risque. Presque toujours, le fait d’avoir été défavorisé durant sa vie professionnelle (en raison d’un bas niveau de formation, d’un travail dur et mal payé ou à cause d’interruptions de l’activité lucrative en raison d’un chômage persistant, de la naissance d’un enfant ou de la prise en charge de la famille, de la maladie ou d’un accident) implique que l’on sera aussi défavorisé une fois à la retraite.</p><p>Toutes ces données prouvent que l’image si prisée des «&nbsp;vieux riches&nbsp;» s’avère un préjugé sciemment réducteur pour des raisons polémiques. Au vu de la situation inégalitaire qui règne au sein du groupe des retraité(e)s et étant donné que trop de ménages de retraité(e)s doivent s’en sortir avec des ressources très limitées, l’Union syndicale suisse (USS) demande que l’AVS soit améliorée via une hausse des rentes à l’intention des bas et moyens revenus.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-842</guid><pubDate>Wed, 22 Aug 2012 14:13:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 88: Conditions de travail et salaires dans l’horticulture</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-88-conditions-de-travail-et-salaires-dans-l-horticulture</link><description>Salaires de l’horticulture : une pression particulièrement forte</description><content:encoded><![CDATA[<p>Tout récemment paru, le Dossier N° 88 de l’USS analyse de manière approfondie la situation des salaires dans la branche horticole. Cette analyse fait apparaître une situation inquiétante. Déjà très bas, ces salaires sont sous pression. Or, leur protection est très lacunaire dans cette branche. Il n’existe, au niveau national, aucune convention collective de travail (CCT) de force obligatoire (étendue) prévoyant des salaires minimaux pouvant faire concrètement obstacle à la sous-enchère salariale. Seuls quelques cantons (Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Suisse latine) connaissent des CCT de force obligatoire. La CCT nationale existante ne s’applique qu’aux membres de l’organisation patronale Jardin Suisse, soit seulement 40&nbsp;% environ des entreprises. De plus, les «&nbsp;salaires minimaux&nbsp;» de cette CCT sont fixés trop bas. Pour plusieurs groupes professionnels, ils sont nettement inférieurs aux salaires usuellement versés en Suisse. Or ce sont ces salaires trop bas qui servent de références lors des contrôles… Il apparaît ainsi, la CCT de Jardin Suisse n’est pas en mesure de protéger les salaires suisses de la sous-enchère.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossier/88fd_Jaquet_Horticulture.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Daniel Lampart, Virginie Jacquet : Conditions de travail et salaires dans l’horticulture, USS, août 2012, 26 p.</a></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-768</guid><pubDate>Mon, 30 Apr 2012 19:38:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 87: Négociations conventionnelles et collectives 2011/2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-87-negociations-conventionnelles-et-collectives-2011-2012</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le présent document tente de récapituler les principaux résultats des négociations conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur une enquête réalisée par l’USS auprès de ses syndicats et ne concerne que les secteurs dans lesquels ces derniers concluent des conventions collectives de<br>travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats annoncés avant le 20 février 2012, dans la mesure où ils étaient disponibles.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-748</guid><pubDate>Mon, 30 Apr 2012 09:39:00 +0200</pubDate><title>Dossier Nr° 86: Rapport de repartition 2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-nr-86-sgb-verteilungsbericht-2012</link><description>Une analyse de la répartition des salaires, des revenus et de la fortune en Suisse (en allemand avec un résumé en français)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis les années 1990, les écarts entre les revenus et les salaires représentent un des problèmes économiques les plus importants en Suisse. Or, d’un point de vue statistique et analytique, ce problème n’est pas traité comme il devrait l’être. C’est pourquoi l’USS a rédigé l’an dernier un rapport sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse (« Verteilungsbericht »). D’une part, le présent rapport est une actualisation (nouvelles données) de ce dernier ; de l’autre, il contient un plus grand nombre d’analyses des causes à l’origine des écarts entre revenus et entre salaires. Afin de clarifier ces causes, un chapitre du présent rapport a été consacré à l’analyse des études économiques existantes sur cette question.</p><p>Depuis les années 1990, les écarts entre les salaires se sont fortement accrus. Les salaires élevés (+33 % depuis 1994) ont augmenté nettement plus que les bas (+9 %) et les moyens (+7 %) salaires. En raison de la crise financière, les salaires les plus élevés (pour-cent supérieur) ont certes connu un léger recul entre 2008 et 2010, mais, en comparaison sur un plus long terme, il n’y a rien de particulier à cela. Si la valeur ajoutée créée par les banques a momentanément chuté, la croissance des salaires très élevés a aussi été un peu plus faible.</p><p>En Suisse, contrairement à ce qui a été le cas dans d’autres pays, aucun écart ne s’est creusé entre bas et moyens salaires. Cela devrait s’expliquer par la politique que les syndicats ont activement menée contre les bas salaires. Grâce à la campagne « Pas de salaires au-dessous de 3000 francs ! », les salaires les plus bas du secteur des services ont été augmentés. Dans certaines branches (hôtellerie-restauration, commerce de détail, etc.), certains salaires minimums ont augmenté de plus de 40 % depuis 1998.</p><p>Pendant la crise, la part des plus riches à la fortune totale a légèrement diminué. Les différences de fortune sont toutefois restées extrêmes. 2,6 % de la population possèdent 50 % de la fortune. La Suisse fait ainsi partie des pays les plus inégalitaires du monde.</p><p>La politique fiscale appliquée entre 2000 et 2010 a favorisé les couches supérieures de la société. Les hauts et très hauts revenus ont en effet profité de baisses d’impôts sur le revenu et sur la fortune. Par contre, les bas et moyens revenus ont vu leur charge croître à cause des impôts indirects, de certaines taxes et des primes de caisse-maladie ainsi que des loyers. Concernant les ménages d’une personne à bas et moyens revenus, les hausses de salaire réel de la dernière décennie ont même été plus qu’entièrement « mangées » par les hausses de certaines taxes, des primes de caisse-maladie et des frais de logement. Le revenu disponible de cette catégorie de personnes a ainsi baissé.</p><p>Les politiques peuvent combattre activement les inégalités de salaire. Que ce ne soit pas simplement des « forces du marché » globales qui creusent les écarts entre les salaires, on le voit déjà au fait que ces écarts ne se sont pas creusés de manière identique et pendant la même période dans tous les pays. S’il peut être vrai que c’est surtout une main-d’oeuvre hautement qualifiée et mieux rémunérée qui a pu profiter de l’introduction de nouvelles technologies (ordinateurs, entre autres) ou de la mondialisation, de la dérégulation des marchés financiers, etc., les politiques (« institutions ») n’étaient pas désarmés face à cette évolution. Les études économiques existantes montrent que dans tous les pays où les syndicats, ainsi qu’une politique économique et sociale active, se sont opposés au creusement des écarts entre les salaires, la répartition des revenus est aujourd’hui moins inégalitaire. Pour une évolution équilibrée des salaires, l’existence de syndicats forts, des salaires minimums efficaces, une assurance-chômage de qualité et une bonne protection des travailleurs et travailleuses 7 Schweizerischer Gewerkschaftsbund / Union syndicale suisse / Unione sindacale svizzera sont des éléments déterminants. Ces « institutions » renforcent la position des salarié(e)s ordinaires sur le marché du travail et contribuent à ce que leurs salaires puissent progresser au même rythme que l’évolution économique. Contrairement aux systèmes de salaires avec bonus axés sur une politique salariale individualisée, les systèmes classiques prévoyant des hausses générales freinent les excès commis avec les salaires les plus élevés. Certaines mesures publiques destinées à améliorer la formation initiale et continue des travailleurs et travailleuses ont aussi pour effet de réduire les inégalités. Et l’organisation des services publics est également importante ici. Les pays qui ont privatisé ces derniers ou les ont externalisés se signalent par des écarts entre les salaires plus importants que dans les pays qui n’ont pas procédé de la sorte.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-740</guid><pubDate>Mon, 26 Mar 2012 16:58:00 +0200</pubDate><title>Dossier 85: Coûts administratifs de la prévoyance professionnelle : un potentiel important d&#039;économies</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-85-berufliche-vorsorge-iii-verwaltungskosten-bedeutendes-sparpotenzial</link><description>(en allemand, avec un résumé en français)</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Résumé</strong></p><p>La prévoyance professionnelle est conçue comme une assurance sociale. Les cotisations des salarié(e)s et des employeurs servent à financer les prestations dues lorsque certains risques surviennent. Ce processus entraîne nécessairement des coûts. En outre, de nombreux fournisseurs de services y participent aussi et doivent donc également être rémunérés. Mais ces coûts doivent être dans un rapport raisonnable avec la prestation. La présente analyse de l'Union syndicale suisse montre que ce n'est pas le cas dans le 2<sup>e</sup> pilier.</p><p>La question des coûts ne doit pas être uniquement posée sous l'angle de la crédibilité de la prévoyance professionnelle. Les coûts influencent aussi le financement des engagements, sous forme de prestations, des institutions de prévoyance. Si le Conseil fédéral met en discussion une nouvelle baisse du taux de conversion minimal dans son rapport sur l'avenir du 2<sup>e</sup> pilier, il y a alors lieu d'établir quels sont les coûts et de montrer aussi quelles sont les économies potentielles.</p><p>Le premier obstacle ici, c'est que les coûts administratifs, et en particulier ceux entraînés par la gestion de la fortune, ne sont pas présentés de manière transparente. Une étude commandée par l'Office fédéral des assurances sociales sur les coûts de gestion de la fortune a révélé que ces derniers se sont montés, pour la seule année 2009, à plus de 2,8 milliards de francs, une somme qui a été directement déduite du produit des capitaux et dont il n'a jamais été fait état dans les comptes. Il a en outre été prouvé que des coûts de gestion de la fortune élevés n'entraînent pas une hausse des rendements nets ; au contraire, ceux-ci ont tendance à diminuer.</p><p>En ce qui concerne les coûts de gestion de la fortune, les économies potentielles de 1,8 milliard (étude c-alm) sont considérables. Si les institutions de prévoyance réalisaient 80 % de ce potentiel, on disposerait chaque année d'environ 1,45 milliard de plus pour financer les prestations. Cela représente 0,15 point de pour-cent du taux de conversion minimal. Ainsi, les charges financières entraînées par la prolongation d'une année de l'espérance de vie pourraient être totalement compensées.</p><p>Les compagnies d'assurance-vie occupent aujourd'hui une position importante dans la prévoyance professionnelle. Elles jouent le rôle de porteuses de risques et assument la garantie du capital concernant les engagements en matière de prestations. À cause de bases légales et de prescriptions en matière de présentation des comptes différentes, la structure des coûts des compagnies d'assurance-vie est encore plus opaque et il n'est guère possible de la comparer à celle des caisses de pensions. Les coûts administratifs ne sont pas indiqués de manière unifiée. Pour des raisons de marketing, les compagnies d'assurance demandent systématiquement des coûts administratifs trop bas, qui ne couvrent pas les dépenses effectives. Et c'est aux assuré(e)s de payer la différence. En ce qui concerne les coûts administratifs des assureurs-vie, des économies d'au moins 130 millions sont possibles.</p><p>Le principe de la couverture des coûts n'est pas non plus appliqué aux primes qui servent à couvrir les risques de décès et d'invalidité. Dans le processus de risque, les assuré(e)s paient des primes qui dépassent de beaucoup les dépenses. Ces primes sont calculées sur la base des données de l'AI des années 2000-2005 et dépassaient donc en moyenne de plus d'un tiers, en 2010, ce que les dépenses auraient justifié. Les assureurs-vie font en premier lieu des bénéfices avec le produit des primes de risque non reversé sous forme de prestations. En tant qu'autorité de surveillance, la FINMA (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) tolère des primes exagérées et ne remplit de ce fait pas son mandat qui est de protéger les assuré(e)s contre les abus des assurances. Pour qu'une prime de risque ne soit pas considérée comme abusive, elle ne doit pas dépasser de plus de 20 % les dépenses concernées. Si les tarifs avaient été corrects en 2010, les économies potentielles se seraient montées à 442 millions.</p><p>Les garanties offertes par les assureurs-vie pour le capital qu'ils gèrent sont payées par les assuré(e)s eux-mêmes ; cela, d'une part, à travers des primes de risque élevées, de l'autre, à cause de provisions importantes et, enfin, du fait des attributions faites au fond des excédents. Les assureurs-vie ont en effet le droit de comptabiliser ce fonds des excédents - ceux-ci appartiennent aux assuré(e)s - comme capital garantissant leur solvabilité. À cause de ces filets de sécurité, la participation des assureurs-vie au fonds des excédents - elle ne doit pas excéder 10 % du produit global - est trop élevée. Tant que l'on n'aura pas établi ce qu'est une rémunération raisonnable du service fourni sous forme de garantie du capital, dans le système de la prévoyance professionnelle conçue comme une assurance sociale, l'actuelle participation aux excédents se révèle arbitraire. C'est pourquoi il est urgent que l'on applique la méthode " basée sur le résultat ". Cela représenterait à nouveau des économies potentielles de 310 millions de francs.</p><p>Pour la seule année 2010, 880 millions de trop ont bénéficié aux assureurs-vie. De l'argent payé par les assuré(e)s et qui devrait être à disposition pour financer leurs prestations.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-739</guid><pubDate>Mon, 26 Mar 2012 16:45:00 +0200</pubDate><title>Dossier 84: La prévoyance professionnelle -analyse critique des bases utilisées aujourd&#039;hui en matière d&#039;espérance de vie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-84-berufliche-vorsorge-ii-lebenserwartung-eine-kritische-analyse-der-heute-verwendeten-grundlagen</link><description>en allemand, avec un résumé en français</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><strong>Résumé</strong></p><p class="Text">Nous sommes en meilleure santé et vivons plus longtemps qu’autrefois, ce que la population apprécie beaucoup. Il s’agit là aussi là d’un signe de bien-être économique. Plus le niveau des revenus est élevé dans un pays, plus l’espérance de vie y est habituellement longue. Pour la prévoyance vieillesse, cela signifie que le potentiel financier des caisses de prévoyance augmente avec l’espérance de vie.</p><p class="Text">Le débat public sur le financement de la prévoyance vieillesse est cependant dominé par la question de la hausse des coûts entraînés par la prolongation de l’espérance de vie. Dans le cas du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier, ce débat concerne le niveau du taux de conversion minimal, qui transforme en rente annuelle l’avoir de vieillesse accumulé par chaque assuré(e).</p><p class="Text">Comme l’espérance de vie des personnes assurées dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier a augmenté, l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) propose, au nom du Conseil fédéral dans le rapport sur l’avenir du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier, de baisser le taux de conversion minimal&nbsp;; cela, alors qu’avec l’entrée en vigueur, de 2004 à 2006, de la 1<sup>ère</sup> révision de la LPP, il a déjà été tenu compte de la prolongation de l’espérance de vie des assuré(e)s à travers la baisse progressive de 7,2&nbsp;% à 6,8&nbsp;% de ce taux. De plus, le peuple a rejeté en mars 2010 dans les urnes une nouvelle baisse à 6,4&nbsp;%.</p><p class="Text">L’USS a analysé les assertions faites par l’OFAS sur l’espérance de vie dans son rapport. Il lui est apparu que ce dernier laisse sans réponse bon nombre de questions centrales, voire ne les pose même pas. Sur d’autres points prédomine une approche superficielle.</p><p class="Text">1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La baisse du taux de conversion minimal concerne d’abord les personnes assurées dans le seul régime obligatoire ou juste au-dessus. Habituellement, ce sont des personnes dont l’espérance de vie est faible. Les personnes assurées dans le régime surobligatoire, c’est-à-dire les groupes de personnes à espérance de vie plus longue, seraient beaucoup moins touchées par une baisse de ce taux. On peut déjà leur appliquer en règle générale un taux de conversion inférieur. Celui qui avance l’argument selon lequel ce taux doit être baissé à cause de la longue espérance de vie doit prouver que le groupe des personnes assurées dans le régime obligatoire a aussi une longue espérance de vie. À ce jour, la Confédération n’a pas encore produit cette preuve.</p><p class="Text">2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La présente analyse montre que la qualité des données relatives à l’espérance de vie et leur accessibilité pour le public sont absolument insuffisantes. Ainsi, sur l’espérance de vie dans le 2<sup>e&nbsp;</sup>pilier, il n’y a aucune donnée officielle englobant la totalité des assuré(e)s. En lieu et place, on s’appuie sur des données fournies par quelques institutions de prévoyance qui ne satisfont pas à l’exigence de représentativité. Cela se voit dans les données parfois très différentes des tables de mortalité officiellement utilisées. Il faut ainsi partir de l’idée qu’elles font état d’une espérance de vie trop élevée. Une grande partie des données officielles soit n’est pas du tout accessible au public, soit ne l’est que moyennant finance - et pas un petit montant -, ce qui va à l’encontre de la transparence la plus grande possible légitimement demandée. Pour étudier sérieusement dans quelle mesure l’augmentation de l’espérance de vie nécessite une nouvelle baisse du taux de conversion minimal, on a besoin d’une base de données indépendante, exhaustive, d’une qualité au-dessus de tout soupçon et qui puisse être consultée par tout un chacun.</p><p class="Text">3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Même si les caisses de pensions doivent dépenser plus d’argent à cause de la prolongation de l’espérance de vie, elles peuvent simultanément profiter d’évolutions qui allègent leurs charges. En effet, alors que les rentes de vieillesse ont augmenté de plus de 30&nbsp;% de 2004 à 2010, le nombre des rentes d’invalidité a stagné. Le nombre des rentes de conjoint a progressé bien moins fortement que celui des rentes de vieillesse. Il s’agit là d’évolutions nouvelles, qui doivent être prises en considération lorsque l’on apprécie les perspectives financières du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier.</p><p class="Texte">Pour apprécier correctement les effets réels de l’espérance de vie sur la situation financière des institutions de prévoyance, il faut tout d’abord élaborer et rendre accessibles les bases techniques correspondantes, dont la qualité doit aussi être suffisante. En outre, la discussion ne doit pas se limiter à l’espérance de vie et aux rendements, mais englober également d’autres évolutions importantes au plan des dépenses. Enfin, il faut instaurer une transparence totale quant au groupe de personnes effectivement concernées et aux conséquences financières exactes pour les caisses de pensions.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-738</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 16:25:00 +0100</pubDate><title>Dossier 83: Prévoyance professionnelle – rendement : causes, liens et perspectives</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-83-berufliche-vorsorge-i-rendite-ursachen-zusammenhaenge-und-perspektiven</link><description>avec un résumé en français </description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><strong>Résumé</strong></p><p class="Text">Les caisses de pensions disposent d’un horizon temporel long. Les travailleurs et travailleuses cotisent pendant environ 40 années et perçoivent ensuite pendant 20 ans environ une rente tirée de leur avoir de vieillesse. Cet horizon temporel long permet aux caisses de pensions de faire face à des phases de taux d’intérêt bas. Le taux de conversion minimal du 2<sup>e</sup> pilier en tient compte. Il est fixé dans la loi afin de permettre aux rentiers et rentières une planification financière sûre.</p><p class="Text">Cela n’empêche toutefois pas l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) de proposer, au nom du Conseil fédéral dans le rapport sur l’avenir du 2<sup>e</sup> pilier, une baisse du taux de conversion minimal en raison des actuels taux d’intérêt bas, respectivement des faibles rendements. Il part de l’idée que ces taux resteront à l’avenir toujours aussi bas qu’aujourd’hui. Mais le rapport susmentionné ne contient aucune analyse économique sur l’évolution des rendements.</p><p class="Text">Le présent dossier identifie et analyse les causes des faibles rendements enregistrés ces années passées. Il aborde également la question du caractère temporaire ou durable de cette évolution. Vu le long horizon temporel des caisses de pensions, une phase temporaire de faibles rendements ne constituerait pas une raison suffisante pour baisser le taux de conversion minimal. Seuls des rendements structurellement faibles justifieraient pareille mesure.</p><p class="Text">Depuis 1930, en Suisse, un avoir de vieillesse placé en actions et en obligations a eu un rendement annuel moyen de plus de 5&nbsp;%. Vus sous cet angle, les actuels faibles rendements sont exceptionnels. Dans les années 1990 par contre, les rendements ont été extraordinairement élevés.</p><p class="Text">La théorie économique nous apprend que les taux d’intérêt sur les placements à faible risque sont aussi élevés que la croissance du PIB, à quoi il faut ajouter un supplément&nbsp;: le prix de la renonciation à la liquidité. Concrètement, la croissance nominale à long terme de l’économie suisse est d’environ 3&nbsp;% par an. S’y ajoute environ 1 point de pour cent pour la renonciation à la liquidité. Cela fait 4&nbsp;% en tout, qui pourront être augmentés au moyen de placements plus risqués (immobilier, obligations d’entreprise…) ou dans des monnaies étrangères.</p><p class="Text">Le bas niveau des taux d’intérêt est un phénomène global et, quant à ses causes aussi, une évolution internationale. Une partie de ce phénomène est à imputer au fait qu’en raison de la mauvaise conjoncture, les banques centrales ont fortement baissé leurs taux d’intérêt à court terme. De telles fluctuations de taux dues à des raisons conjoncturelles se corrigent à moyen terme.</p><p class="Text">Un des principaux moteurs du recul non dû à la conjoncture des taux d’intérêt, ces dernières années, est la faible inflation au plan mondial. Les raisons de cette dernière sont les suivantes&nbsp;: des capacités de production moins bien utilisées et une hausse du chômage, une politique monétaire plus nettement axée sur la stabilité des prix, l’augmentation des importations en provenance de pays en pleine expansion et dont la monnaie est pour une part sous-évaluée (Chine), la suppression d’obstacles au commerce (baisse des droits d’entrée, entre autres), des nouvelles technologies (technologies de l’information, entre autres) et la pression sur les salaires (démantèlement de la protection des travailleurs et travailleuses).</p><p class="Text">Les taux d’intérêt réels ont également baissé. Les raisons en ont été, entre autres, la création de l’Union monétaire européenne, un «&nbsp;excédent d’épargne&nbsp;» des pays émergents et des exportateurs de pétrole et le durcissement des prescriptions régulatrices appliquées aux investisseurs institutionnels ainsi qu’une aversion pour le risque plus prononcée depuis l’effondrement du marché des actions en 2001/2002.</p><p class="Text">La faible performance des actions ces dix dernières années n’est pas due à des rendements restés constamment faibles, mais est le résultat des deux graves crises des années 2001/2002 et 2008. À cet égard, ces deux crises constituent, en comparaison historique, des exceptions, tant en ce qui concerne leur ampleur que la rapidité de leur déroulement.</p><p class="Text">Que les rendements des caisses de pensions restent faibles à l’avenir, on est en droit d’en douter. Si, par exemple, le renchérissement augmente, tous les pronostics annonçant des taux d’intérêt bas seront bons à jeter. L’incidence de nombre des facteurs d’influence cités devrait au moins s’estomper. Quelques-uns perdront en importance dès que le contexte économique se modifiera et d’autres n’ont d’effet que durant un processus de transformation. Les bas taux d’intérêt actuels ne devraient par conséquent pas se maintenir sans autre demain. Il n’est de ce fait pas étonnant qu’aussi bien l’Administration fédérale des finances que des instituts financiers privés prédisent, aujourd’hui déjà, un fort relèvement du niveau des taux d’intérêt dans un proche avenir.</p><p class="Text">Ainsi, l’analyse de l’évolution à long terme de l’économie réelle et des marchés financiers ne permet actuellement pas de déceler la nécessité impérative d’une baisse du taux de conversion minimal.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-691</guid><pubDate>Thu, 16 Feb 2012 13:39:00 +0100</pubDate><title>Dossier 82: Consommer 24 heures sur 24, c’est travailler 24 heures sur 24</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-82-consommer-24-heures-sur-24-c-est-travailler-24-heures-sur-24</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La question des horaires de travail, en particulier les ouvertures des magasins, est sur toutes les lèvres. Le Conseil national s’apprête à se prononcer sur la libéralisation complète des horaires d’ouverture des échoppes (lesdits « shops ») de stations-service. Les citoyens et citoyennes des cantons de Lucerne et Zurich voteront bientôt sur la prolongation des horaires d’ouverture des commerces. Ceux des cantons d’Argovie, de Genève et de Soleure viennent de se prononcer sur cette même question. Et d’autres propositions pour étendre les horaires d’ouverture, le travail de nuit et du dimanche dans d’autres types d’entreprises et d’autres régions sont actuellement pendantes.
</p><p>Il ne s’agit cependant pas là de propositions isolées. Vu l’ampleur, la systématique et la récurrence des attaques auxquelles on assiste, il s’agit plutôt d’une « stratégie du salami », dont le but est de vider petit à petit de sa substance l’interdiction de travailler la nuit ou le dimanche. Ses adeptes commencent par s’attaquer aux horaires des magasins, mais visent à terme toutes les entreprises. En effet, une attaque frontale contre deux principes de la loi sur le travail (LTr) qui protègent la santé, la vie sociale et familiale du personnel ainsi que la tranquillité publique n’aurait probablement aucune chance de s’imposer. En revanche, plusieurs petites attaques isolées et ciblées ont plus de chances de l’emporter, même si le peuple donne tort aux partisans de la flexibilité totale dans huit votations sur dix.
</p><p>Le présent dossier fait le tour des attaques en cours contre le repos nocturne et dominical, explique les conséquences de la dérégulation rampante des horaires de travail et montre que la législation actuelle est suffisamment souple pour que les biens et services vraiment indispensables puissent être proposés à n’importe quelle heure. De fait, pour ce qui n’est pas indispensable, attendre le lendemain est tout à fait raisonnable.
</p><p>Si l’on n’y prend pas garde, une société qui ne se repose jamais, avec des entreprises qui tournent 24 heures sur 24, s’instaurera petit à petit. Avec pour corollaire, une dégradation de la santé, de la vie sociale, de la vie familiale et de la qualité de vie de très nombreuses personnes.
</p><p>Selon l’Enquête suisse sur la population active 2010 de l’Office fédéral de la statistique, 13,4 % de la population active travaillent régulièrement ou parfois la nuit et 25,2 % régulièrement ou parfois le dimanche (dont 20,1 % en étant payé). </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-588</guid><pubDate>Tue, 07 Feb 2012 13:59:00 +0100</pubDate><title>OUI à la loi  sur les allocations familiales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-a-la-loi-sur-les-allocations-familiales</link><description>Dossier Nº 42</description><content:encoded><![CDATA[<p>OUI à la loi sur les allocations familiales (LAFam) :
</p><p>&nbsp;</p><ol><li>Les allocations familiales constituent une compensation importante pour les familles à bas et moyens revenus</li><li>La nouvelle loi apporte des améliorations aux travailleuses et travailleurs</li><li>Enfin, un changement de canton ou d’emploi n’est plus synonyme de mauvaises surprises</li><li>Les allocations de formation professionnelle sont un investissement dans notre jeunesse</li><li>Des allocations plus élevées restent possibles aux niveaux des cantons et des CCT</li><li>La charge des employeurs a baissé au cours des dernières années</li></ol><p></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-559</guid><pubDate>Tue, 07 Feb 2012 11:32:00 +0100</pubDate><title>Effets d’une appréciation du franc sur l’économie suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/effets-d-une-appreciation-du-franc-sur-l-economie-suisse</link><description>DOSSIER N° 71</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">La Suisse étant une petite économie ouverte, le cours du franc influence fortement son évolution économique. Un aperçu des évaluations modélisées visant à chiffrer cette influence des taux de change le montre bien. Une appréciation du franc renchérit les exportations suisses par rapport aux produits étrangers. Simultanément, des produits étrangers deviennent meilleur marché pour la population suisse, ce dont souffrent les entreprises tournées vers le marché indigène. Si le franc s’apprécie de 10&nbsp;%, environ, 100&nbsp;000 emplois disparaissent en l’espace de 3 à 5 ans. Parallèlement, l’inflation enregistre un net recul. La Banque nationale suisse (BNS) a pour mandat d’assurer la stabilité des prix et de tenir compte de l’évolution conjoncturelle. Comme le cours du franc a une grande influence sur l’inflation et la conjoncture en Suisse, il en découle indirectement qu’elle a aussi pour mandat de lutter contre les importantes fluctuations des taux de change. Elle a de ce fait implicitement également un objectif de taux de change.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-551</guid><pubDate>Wed, 08 Jun 2011 10:11:00 +0200</pubDate><title>Mesures et instruments pour lutter contre la discrimination salariale liée au sexe</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/massnahmen-und-instrumente-zur-bekaempfung-der-geschlechtsspezifischen-lohndiskriminierung</link><description>Dossier Nr° 79</description><content:encoded><![CDATA[<p>En analysant les pays européens et le Canada, on s’aperçoit que la discrimination salariale est un problème non seulement en Suisse, mais dans tous les pays et qu’il y est répondu de façons très diverses. Aucun pays — même ceux qui s’attaquent très activement à cette question — n’est parvenu à ce jour à l’éliminer entièrement. Presque tous sont confrontés à des difficultés d’application et à des résistances politiques.</p><p>&nbsp;</p><p>Le dossier est en allemand avec une conclusion en français.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-560</guid><pubDate>Thu, 12 Aug 2010 11:03:00 +0200</pubDate><title>Emploi et famille : un casse-tête au quotidien !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/emploi-et-famille-un-casse-tete-au-quotidien-1</link><description>DOSSIER N° 70</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 11e Congrès des femmes de l’USS s’est tenu les 20 et 21 novembre 2009, à Berne. Environ 240 congressistes et hôtes y ont participé. Son principal thème a été une meilleure conciliation entre travail professionnel et travail familial. Placé sous le slogan «&nbsp;Emploi et famille&nbsp;: un casse-tête au quotidien&nbsp;! Nos revendications&nbsp;!&nbsp;». Il a permis de mettre cette problématique particulièrement en exergue.</p><p>Le moment central de ce congrès a été l’adoption unanime, après d’intenses discussions, d’un Manifeste en six points (cf. p. 7). Les syndicalistes y demandent que la conciliation du travail professionnel et du travail familial devienne un objectif de poids et que les mesures et revendications énumérées dans le manifeste soient mises en œuvre.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-563</guid><pubDate>Wed, 16 Sep 2009 11:10:00 +0200</pubDate><title>Évolution des effectifs des syndicats en 2008 </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2008</link><description>Dossier N° 67</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au début de l’année 2009, l’USS comptait au total 368&nbsp;426 membres, répartis dans désormais 16 fédérations affiliées. Anciennement, il y en avait 17, mais en 2008, la Fédération suisse des tisserands de toile à bluter (FSTT) s’est dissoute. Après une histoire longue et animée, cette organisation n’était plus présente que dans quelques entreprises et comptait moins de 100 membres. Par rapport à l’année dernière, l’USS a perdu 5575 membres, soit 1,5&nbsp;% de ses effectifs.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-568</guid><pubDate>Tue, 04 Nov 2008 11:27:00 +0100</pubDate><title>Quels programmes conjoncturels sont efficaces?</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/quels-programmes-conjoncturels-sont-efficaces</link><description>Dossier N° 62</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a mis en place deux programmes d’investissement dans les années 1990. Ces programmes ont atteint leur objectif. Alors que la Suisse traversait une période conjoncturelle difficile, ils ont donné un sérieux coup de fouet anticyclique à l’économie du pays. Pris dans son ensemble, le bilan de la politique conjoncturelle de la Suisse est cependant mauvais. Dans aucun autre pays comparable, la politique financière n’a autant renforcé les cycles conjoncturels. En réalité, cette manière d’agir est illégale, puisque la Confédération, les cantons et les communes sont tenues, de par la Constitution, de stabiliser la conjoncture. Pour ce faire, les mesures les plus efficaces en matière de politique financière sont les investissements publics dans la construction ou les mesures visant à renforcer le pouvoir d’achat des bas revenus. En revanche, les baisses d’impôts ne sont pas adaptées, du fait qu’elles profitent avant tout aux hauts revenus, qui se signalent par leur forte propension à l’épargne.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-582</guid><pubDate>Wed, 25 Apr 2007 14:18:00 +0200</pubDate><title>Le travail temporaire en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-travail-temporaire-en-suisse</link><description>Dossier Nº 48</description><content:encoded><![CDATA[<p>De 2004 à 2006, le travail temporaire en Suisse a augmenté de près de 60 %. Par rapport à 1993, il a même quadruplé. La forte progression du travail temporaire n’est pas un phénomène spécifiquement helvétique. Tous les pays européens, pour lesquels des données sont disponibles, ont enregistré durant la même période une montée très nette de l’emploi temporaire.&nbsp;</p><p>Le dossier est en allemand avec&nbsp;compte-rendu en français (résumé et conclusion).</p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-597</guid><pubDate>Thu, 31 Mar 2005 02:00:00 +0200</pubDate><title>OUI à la loi sur le partenariat enregistré</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/oui-a-la-loi-sur-le-partenariat-enregistre</link><description>Dossier Nº 33</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les lesbiennes et les gays participent à notre société de la même façon et avec les mêmes&nbsp;devoirs que les personnes hétérosexuelles. Ils et elles paient des impôts et des cotisations&nbsp;AVS, effectuent leur service militaire et soignent ou aident les personnes âgées ou malades.&nbsp;L’égalité voudrait, qu’en plus des devoirs, les personnes homosexuelles bénéficient des&nbsp;mêmes droits que les personnes hétérosexuelles.</p><p>La Loi sur le partenariat leur accorde cette possibilité. Si elle est acceptée par le peuple, les&nbsp;couples de même sexe qui le désirent pourront ainsi enregistrer leur partenariat et obtiendront&nbsp;un « paquet » de droits et de devoirs par rapport à leur partenaire, l’État et les tiers.</p><p>La Loi sur le partenariat est le résultat d’un compromis raisonnable. Elle est soutenue par&nbsp;une large majorité du Parlement et par une grande partie de la population.</p><p>Suivant celles du mariage, les règles valables pour le partenariat enregistré sont simples et&nbsp;usuelles. C’est pourquoi elles clarifient les choses non seulement pour les couples de même&nbsp;sexe, mais aussi pour leurs parents et proches, pour les autorités et les institutions.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>LGBT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-549</guid><pubDate></pubDate><title>Évolution des effectifs des syndicats en 2010</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2010</link><description>DOSSIER N° 81</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">À fin&nbsp;2010, l’USS, de loin la plus importante organisation syndicale faitière de Suisse, comptait exactement 372&nbsp;082 membres, soit un peu plus de 5&nbsp;000 membres de moins qu’en 2009. Cela correspond à une perte de 1,3&nbsp;% de ses effectifs. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Le nombre des organisations affiliées à l’USS s’est réduit de 16 à 15, à la suite de la fusion du&nbsp; Syndicats de la Communication et de comedia, qui ont formé le nouveau syndicom. </span></p><p class="Text">Ne sont pas prises en compte ici les trois organisations qui avaient déjà un statut d’observateur à l’USS l’an dernier.</p><div><div id="ftn1"></div></div><p></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-550</guid><pubDate></pubDate><title>Salaires minimums : situation et mesures requises. Rapport d’expert(e)s de l’USS sur les salaires minimums  (version abrégée) </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salaires-minimums-situation-et-mesures-requises-rapport-d-expert-e-s-de-l-uss-sur-les-salaires-minimums-version-abregee</link><description>DOSSIER N° 80</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH">Le présent <i>Dossier</i> constitue la version abrégée du rapport «&nbsp;</span><span lang="FR-CH">Mindestlohn – Situation und Handlungsbedarf - Bericht der SGB-Expertengruppe Mindestlohn&nbsp;» (publié uniquement en allemand). Le groupe d’expert(e)s qui a rédigé ce rapport était composé des personnes suivantes&nbsp;: </span><span lang="FR-CH">Doris Bianchi, Stefan Giger, Daniel Lampart, Danièle Lenzin, Alessandro Pelizzari, Andreas Rieger et Georges Tissot. Il a bénéficié du soutien rédactionnel de Doris Bianchi, Daniel Lampart, Isabel Martinez, Gabriela Medici et Jean Christophe Schwaab. Cette version a pour but de présenter les résultats du rapport sous une forme ramassée.&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-552</guid><pubDate></pubDate><title>Négociations conventionnelles  et salariales 2010 / 2011 </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/negociations-conventionnelles-et-salariales-2010-2011</link><description>DOSSIER N° 78</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH">Le présent document entend récapituler les principaux résultats des négociations conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur une enquête réalisée par l’USS auprès de ses syndicats et ne concerne que les secteurs dans lesquels ces derniers concluent des conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats annoncés avant le 20 février 2011, dans la mesure où ils étaient disponibles.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-554</guid><pubDate></pubDate><title>Rapport sur la réparation des revenus et de la fortune en suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/rapport-sur-la-reparation-des-revenus-et-de-la-fortune-en-suisse</link><description>Dossier N° 77</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis les années 1990, la répartition des revenus et de la fortune est devenue un des thèmes brûlants en Suisse. De vastes pans de la population ont depuis longtemps l’impression qu’ils n’ont plus assez d’argent pour vivre, alors que notre pays est toujours plus riche. Manifestement, l’argent finit dans d’autres poches que celles des bas et moyens revenus.&nbsp;C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) a décidé d’analyser la répartition des revenus et de la fortune.
</p><p>&nbsp;</p><p>Le dossier est en allemand avec un résumé français.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-553</guid><pubDate></pubDate><title>L’AVS toujours stable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-toujours-stable</link><description>DOSSIER N° 76</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les finances de l’AVS sont saines. Même si le nombre des retraités et retraitées augmente plus fortement, depuis de nombreuses années déjà, que celui des personnes exerçant une activité lucrative, l’AVS a encaissé, ces dernières années, plus d’un milliard de francs de plus que ce qu’elle a dépensé. Elle va beaucoup mieux que ce que lui prédisait le Conseil fédéral dans ses sombres prévisions.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-556</guid><pubDate></pubDate><title>Des salaires décents et des rentes suffisantes ; Davantage de revenus pour vivre ; Assumer solidairement les risques de la vie </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-salaires-decents-et-des-rentes-suffisantes-davantage-de-revenus-pour-vivre-assumer-solidairement-les-risques-de-la-vie</link><description>DOSSIER N° 74</description><content:encoded><![CDATA[<p>Conférence de presse annuelle de l’USS du 5 janvier 2011</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-557</guid><pubDate></pubDate><title>Congrès de l’USS du 5 au 6 novembre 2010 : Textes d’orientation et résolutions </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/congres-de-l-uss-du-5-au-6-novembre-2010-textes-d-orientation-et-resolutions</link><description>DOSSIER N° 73</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR-CH">« des salaires décents – des rentes suffisantes ! », tel a été le slogan à l’enseigne duquel s’est tenu le 54e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS), les 5 et 6 novembre 2010 au Kursaal de Berne. Plus de 300 personnes y participèrent et les 225 délégué(e)s adoptèrent quatre textes d’orientation, le projet « AVSplus », 13 résolutions et 40 propositions. Autant de décisions qui posent les principaux jalons pour les activités syndicales de quatre années à venir. </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Le présent Dossier réunit ces textes d’orientation, le projet « AVSplus » et les résolutions adoptées par les congressistes. Vous y trouverez aussi le discours de clôture que le président de l’USS, Paul Rechsteiner – réélu à l’unanimité – n’a malheureusement pas pu prononcer, faute de temps.</span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-561</guid><pubDate></pubDate><title>Évolution des effectifs des syndicats en 2009</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2009</link><description>DOSSIER N° 69</description><content:encoded><![CDATA[<p>À fin 2009, l’USS, de loin la plus importante organisation syndicale faitière de Suisse, comptait exactement 377&nbsp;327 membres, soit exactement 8901 de plus qu’en 2008 (2,4&nbsp;%). Ainsi, pour la première fois depuis 2005, ses effectifs se sont remis à augmenter. 
</p><p>De plus, pour la première fois dans son histoire, elle a franchi la barre des 100&nbsp;000 femmes, atteignant un objectif qu’elle s’était fixée il y a quatre ans.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-562</guid><pubDate></pubDate><title>Négociations conventionnelles et salariales 2009 / 2010 </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/negociations-conventionnelles-et-salariales-2009-2010</link><description>DOSSIER N°68</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le document que vous tenez en main tente de récapituler les principaux résultats des négocia­tions conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur une enquête réalisée par l’USS auprès de ses fédérations et ne concerne que les secteurs dans lesquels ces dernières concluent des conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats annoncés avant le 20 février 2010, dans la mesure où ils étaient disponibles.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-564</guid><pubDate></pubDate><title>Migration et crise économique</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/migration-et-crise-economique</link><description>Dossier N° 66</description><content:encoded><![CDATA[<p>En ce moment, tout le monde parle d'intégration - mais le plus souvent seulement pour dire ce que les migrantes et migrants doivent agir par eux-mêmes pour s'intégrer. Or, une intégration réussie sur le plan économique et social ne dépend pas seulement de la capacité d'intégration des personnes concernées.
</p><p>Le dossier n'existe qu'en allemand avec un résumé français.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-566</guid><pubDate></pubDate><title>Négociations conventionnelles et salariales 2008 / 2009 </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/negociations-conventionnelles-et-salariales-2008-2009</link><description>DOSSIER N° 64</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le document que vous avez sous les yeux tente de récapituler les principaux résultats des négocia­tions conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur une enquête réalisée par l’USS auprès de ses fédérations et ne concerne que les secteurs dans lesquels ces dernières concluent des conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats annoncés avant le 20 février 2009, dans la mesure où ils étaient disponibles.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-567</guid><pubDate></pubDate><title>Conditions de travail favorisant la santé des travailleurs âgés </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/conditions-de-travail-favorisant-la-sante-des-travailleurs-ages</link><description>Dossier N° 63</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans les pays européens industriellement très développés, la répartition de la population par âge se décale vers le haut. Cette tendance se remarque également en Suisse et subsistera durant les prochaines décennies. De ce fait, dans les entreprises, l’âge du personnel s’élève. Le présent rapport de base fournit un résumé des études et enquêtes majeures, suisses et étrangères, traitant sous leurs divers aspects les capacités des travailleurs âgés. Il examine le lien entre les conditions de travail et les aspects de la santé ainsi que leurs répercussions sur les travailleurs âgés. La définition courante considère les travailleurs comme âgés à partir de 50 ans.
</p><p>Ce rapport informe le public de la position de l’USS et sert de document de base pour les revendications envers les partenaires sociaux et le monde politique. Il a été initié dans le cadre d’un programme prioritaire de la Commission spécialisée en protection de la santé et sécurité au travail de l’USS, ayant pour thème «&nbsp;Des postes de travail sains et sûrs pour les travailleurs âgés&nbsp;». En 2007, le programme prioritaire a été soutenu financièrement par la Suva.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-569</guid><pubDate></pubDate><title>Politique de la libéralisation en suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/politique-de-la-liberalisation-en-suisse</link><description>Dossier n° 61</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce dossier n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-570</guid><pubDate></pubDate><title>Politique économique en suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/politique-economique-en-suisse</link><description>Dossier n° 60</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce dossier n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-572</guid><pubDate></pubDate><title>Droit au bilan professionnel et à l’apprentissage tout au long de la vie</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/droit-au-bilan-professionnel-et-a-l-apprentissage-tout-au-long-de-la-vie</link><description>Dossier n° 58</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS lance un nouveau projet de formation professionnelle visant l’apprentissage tout au long de la vie, en s’appuyant sur le présent document. Le projet gravite autour de huit axes&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ol><li>le droit à la formation pour tous et toutes – au moins jusqu’à l’obtention d’un diplôme du degré secondaire II (formation professionnelle de base ou formation générale)&nbsp;;</li><li>l’encouragement de la formation professionnelle supérieure (brevet fédéral, maîtrise, écoles supérieures, etc.)&nbsp;;</li><li>la loi fédérale sur l’aide aux hautes écoles et la coordination dans le domaine des hautes écoles (LAHE), qui devra obligatoirement attribuer les hautes écoles spécialisées à la formation professionnelle&nbsp;;</li><li>l’encouragement du système de validation des acquis&nbsp;;</li><li>le droit de tout un chacun à un bilan professionnel à faire tous les 5 ans auprès des services d’orientation professionnelle et de conseil de carrière&nbsp;;</li><li>le droit de tout un chacun à 5 jours de congé de formation continue par an&nbsp;;</li><li>un train de mesures destinées à encourager l’intégration des migrant(e)s&nbsp;;</li><li>un train de mesures contre l’illettrisme.&nbsp;</li></ol><p></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-573</guid><pubDate></pubDate><title>Changements du système d&#039;éducation suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/changements-du-systeme-deducation-suisse</link><description>Dossier n° 57</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Tendance à la tertiarisation et la «&nbsp;scolarisation&nbsp;» croissantes du paysage de la formation. La filière de culture générale est dominante par rapport à la formation professionnelle. L’État assume ses responsabilités relativement à la culture générale, mais s’en remet largement à l’économie en ce qui concerne la formation professionnelle.&nbsp;
</p><p>Le dossier est en allemand avec un résumé français.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-571</guid><pubDate></pubDate><title>Évolution des effectifs des syndicats en 2007 </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2007</link><description>DOSSIER N° 59</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au début de l’année 2008, l’USS comptait au total 374’001 membres, répartis dans les 17 mêmes fédérations. Par rapport à l’année précédente, l’USS a donc perdu 5955 membres, ce qui correspond à une diminution de 1,6 %.
</p><p>Les deux organisations possédant un statut d’observateur à l’USS, le SIT (11154 membres) et FPS&nbsp;(2153 membres) ne sont pas prises en compte dans ces statistiques. L’an passé, l’USS comptait le même nombre de fédérations membres qu’en 2006. 
</p><p>À l’instar de l’année précédente, 2 fédérations sur les 17 que compte la faîtière ont connu un accroissement de leurs effectifs. Pour les autres fédérations, la diminution des membres s’explique par la poursuite des mutations structurelles, qui se traduisent avant tout par des suppressions d’emplois dans des secteurs où les syndicats sont traditionnellement bien implantés. On constate ainsi que cer­tains syndicats, dans les services publics en particulier, ont certes perdu des membres mais que le taux de syndicalisation s’est en revanche amélioré. Les syndicats de l’USS sont conscients des conséquences de ce processus et préparent&nbsp; à agir en conséquence.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-574</guid><pubDate></pubDate><title>Salaires minimum en suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salaires-minimum-en-suisse</link><description>Dossier n° 56</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 1997, l’économie suisse est sortie d’une récession d’une durée inhabituellement longue, de six années consécutives de stagnation. Cette longue crise n’a pas seulement fait grimper le chômage à un taux élevé, elle a aussi pesé de tout son poids sur l’évolution des salaires&nbsp;: entre 1991 et 1998, les salaires réels n’ont augmenté globalement que d’un pour-cent et demi. Comme la TVA a été introduite à la même époque et que les primes des caisses-maladie prenaient l’ascenseur, le revenu disponible des dix pour-cent de ménages actifs les plus pauvres a diminué de 5,2 pour cent entre 1990 et 1998. Conséquence, une forte croissance du nombre de salaires qui ne suffisent pas pour vivre. L a Suisse faisait face à un problème aigu de travailleurs pauvres, les working poor. Dans ce contexte, l’Union syndicale suisse (USS) a lancé en 1998 sa campagne sur les salaires minimaux et demandé qu’aucun salaire ne descende désormais au-dessous de 3000 francs.
</p><p>&nbsp;</p><p>Le dossier est en allemand avec un résumé français.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-575</guid><pubDate></pubDate><title>Argumentaire contre l’initiative populaire de l’UDC « pour des naturalisations démocratiques » </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/argumentaire-contre-l-initiative-populaire-de-l-udc-pour-des-naturalisations-democratiques</link><description>DOSSIER N°55</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er juin 2008, l’initiative populaire de l’UDC baptisée, de manière trompeuse, «&nbsp;pour des naturalisations démocratiques&nbsp;» sera mise en votation. Or cette initiative populaire est tout sauf démocratique. Elle viole en effet des principes fondamentaux&nbsp;: ceux de la démocratie, ceux de l’État de droit et aussi ceux du fédéralisme.
</p><p>Avec cette initiative populaire, l’UDC tentera par tous les moyens de se profiler comme «&nbsp;parti d’opposition&nbsp;». Dans le style – ou l’absence de style – qui est sa marque de fabrique, elle essaiera, à coup de slogans grossiers, d’attiser les peurs de la population et de dénigrer les autorités et les tribunaux.
</p><p>Défenseurs et modèles d’intégration réussie de travailleurs et travailleuses de toutes les origines, les syndicats rejettent catégoriquement cette initiative populaire. Il est hors de question que les travailleurs et travailleuses qui vivent ici et y paient des impôts soient discriminés et attaqués sur la base de votations arbitraires impossibles à contester lorsqu’ils demandent à être naturalisés. Il est hors de question que des garanties offertes par l’État de droit et des droits constitutionnels de notre démocratie soient vidés de leur sens uniquement parce que l’UDC ne veut pas naturaliser certaines catégories de la population, même lorsque les candidat(e)s au passeport suisse ont franchi avec succès tous les obstacles et les trois étapes d’une procédure complexe, de longue haleine et unique en son genre sur le plan international.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-576</guid><pubDate></pubDate><title>Négociations conventionnelles et salariales 2007 / 2008 </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/negociations-conventionnelles-et-salariales-2007-2008</link><description>DOSSIER N°54</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le document que vous avez sous les yeux tente de récapituler les principaux résultats des négocia­tions conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur un sondage réalisé par l’USS au­près de ses fédérations membres et ne couvre que les secteurs économiques dans lesquels ces der­niè­res ont conclu de nouvelles conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des ré­sultats jusqu’au 15 février 2008, dans la mesure où ils étaient disponibles. Les principales abrévia­tions figurent sous le point 3.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-578</guid><pubDate></pubDate><title>Congrès USS 9.11 – 11.11.2006</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/congres-uss-9-11-11-11-2006</link><description>DOSSIER N° 52</description><content:encoded><![CDATA[<p>Si l’on voulait résumer à l’extrême, on pourrait dire que le congrès de l’USS des 9, 10 et 11 novem­bre 2006 a fixé, pour les quatre années à venir, les priorités suivantes&nbsp;:
</p><p>plein emploi – salaires équitables – meilleures conditions de travail – égalité des chances – sécurité sociale pour tout le monde – des services publics forts.
</p><p>Mais quant à la façon dont ces différents aspects programmatiques peuvent être reliés entre eux sous l’angle argumentatif, à savoir&nbsp;: comment – contrairement à ce que pourraient faire croire de trop hâtives suppositions - ils se complètent mutuellement, ne se contredisent pas et de quelles au­tres revendications ils se nourrissent, seuls le sauront celles et ceux qui se plongeront dans les trois textes d’orientation adoptés par les congressistes. Dans ces textes, les derniers points ont été mis sur les «&nbsp;i&nbsp;» d’un programme syndical doté d’une légitimité démocratique. 
</p><p>On trouvera également ci-après l’ensemble des résolutions adoptées lors de ce congrès. Elles relèvent du même engagement que les textes d’orientation, mais n’abordent en règle générale qu’un seul thème à la fois et parfois, leur impact se limite à un problème d’actualité.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-577</guid><pubDate></pubDate><title>Scénario de l’USS sur le financement de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/scenario-de-l-uss-sur-le-financement-de-l-avs</link><description>DOSSIER N°53</description><content:encoded><![CDATA[<p>La situation financière de l’AVS est très bonne. Bien que le nombre des rentières et rentiers augmente plus fortement depuis de nombreuses années déjà que celui des personnes exerçant une activité lucrative, elle a enregistré ces dernières années des excédents de recettes supérieurs à 2 milliards de francs, voire plus encore. Cela, en totale contradiction avec les pronostics les plus sombres du Conseil fédéral. Si les pronostics faits par ce dernier en 2000 s’étaient réalisés, le déficit actuel de l’AVS serait d’environ 1,5 milliard de francs. Les scénarios du Conseil fédéral sont par conséquent inutilisables si l’on veut se faire une idée réaliste de l’avenir de l’AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-580</guid><pubDate></pubDate><title>Évolution des effectifs des syndicats en 2006 </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2006</link><description>DOSSIER N° 50</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au début de l’année 2007, l’USS comptait au total 379’956 membres, répartis dans 17 fédérations. Par rapport à l’année précédente, l’USS a donc perdu 4860 membres, ce qui correspond à une diminution de 1,3 %. 
</p><p>Une nouvelle organisation a adhéré à l’USS en 2006, à savoir le petit syndicat New Wood qui représente le personnel des organisations onusiennes sises à Genève. Par ailleurs, un statut d’observateur limité à deux ans a été accordé l’an dernier au Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs (SIT, 11'823 membres)&nbsp;et à Formation professionnelle suisse (FPS, 1'326 membres)&nbsp;; ces deux organisations ne sont pas prises en compte dans les statistiques ci-après. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-583</guid><pubDate></pubDate><title>Propositions de réforme pour un nouveau système de santé en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/propositions-de-reforme-pour-un-nouveau-systeme-de-sante-en-suisse</link><description>Dossier Nº 47</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats et les associations professionnelles du secteur de la santé font des suggestions en faveur d’un système à la fois social et performant dans l’intérêt des assurés et de toutes celles et de tous ceux qui travaillent dans le secteur de la santé. L’élément central de ce système est la fourniture des soins qui couvre l’ensemble du pays et qui est assumée par un ou une prestataire de santé personnel. Ce prestataire de santé peut être choisi librement et garantit la coordination des soins intégrés pour les patientes et les patients quels que soient les traitements. La prévention et la promotion de la santé en font également partie. L’objectif est de parvenir à une qualité plus élevée, basée sur un suivi plus systématique des patients et présentant un caractère économique également plus élevé en évitant les examens et les envois inutiles de patients à d’autres spécialistes pour de plus amples investigations.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-584</guid><pubDate></pubDate><title>Négociations conventionnelles et 	salariales 2006 / 2007 </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/negociations-conventionnelles-et-salariales-2006-2007</link><description>DOSSIER N° 46</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le document que vous avez sous les yeux tente de récapituler les principaux résultats des négocia­tions conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur un sondage réalisé par l’USS au­près des fédérations membres et ne couvre que les secteurs économiques dans lesquels ces derniè­res ont conclu de nouvelles conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats jusqu’au 20 février 2007, dans la mesure où ils étaient disponibles.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-585</guid><pubDate></pubDate><title>OUI à la caisse-maladie unique et sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-a-la-caisse-maladie-unique-et-sociale</link><description>Dossier Nº 45</description><content:encoded><![CDATA[<p>La caisse-maladie unique et sociale nous apporte les progrès suivants&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Pour l’assurance obligatoire des soins, il y aura désormais une caisse-maladie commune (la «&nbsp;caisse-maladie unique et sociale&nbsp;») en lieu et place d’une centaine de caisses-maladie (87 en 2006).</li></ul><ul><li>L’initiative consacre le principe des primes variables en fonction de la capacité économique des assuré(e)s. Une loi règlera ultérieurement l’application concrète de ce principe de financement.</li></ul><ul><li>La représentation paritaire des autorités, des fournisseurs de prestations et des représentant(e)s des assuré(e)s est garantie dans les organes de la caisse-maladie unique et sociale (conseil d’administration et conseil de surveillance).</li></ul><p>L’initiative conserve les éléments de notre système de santé qui ont fait leurs preuves et met en chantier les réformes nécessaires.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-586</guid><pubDate></pubDate><title>Argumentaire : Loi fédérale sur la coopération avec l’Europe de l’Est </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/argumentaire-loi-federale-sur-la-cooperation-avec-l-europe-de-l-est</link><description>Dossier Nº 44</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après l’effondrement du «&nbsp;socialisme réel&nbsp;» en Europe de l’Est et en Asie centrale, le parle­ment a décidé que la Suisse devait encourager le passage à la démocratie et à l’économie so­ciale de marché dans les anciens pays communistes (aide à la transition). Pour ce faire, depuis 1989, il a accordé des crédits-cadres et des crédits additionnels d’un montant total de 3,45 milliards de francs. Le 24 mars 1995, il a créé une première base légale sous forme d’arrêté fédéral de portée générale de durée limitée. Chaque année, ce sont 200 millions qui sont dé­pensés au titre de l’aide à la transition.
</p><p>Cet arrêté fédéral vient à expiration début mars 2008 et doit être reconduit. Cela se fera à tra­vers la nouvelle loi fédérale sur la coopération avec les États d’Europe de l’Est (en bref, loi sur la coopération avec l’Europe de l’Est), dont la durée est limitée à 10 ans. L’UDC et l’ASIN ont saisi le référendum contre cette loi. La votation du 26 novembre porte donc sur cette loi.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-589</guid><pubDate></pubDate><title>L’évolution des effectifs des syndicats en 2005  </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2005</link><description>Dossier Nº 41</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au début de l’année 2006, l’USS comptait 384‘816 membres au total, répartis dans 16 fédérations. Par rapport à l’année précédente, l’USS a donc 1580 membres supplémentai­res, ce qui correspond à une augmentation de 0,4% &nbsp;
</p><p>Cette augmentation est due en premier lieu à l’adhésion de la SSPM, qui a valu à l’USS de gagner 4700 nouveaux membres. Et puis, AvenirSocial compte aussi 821 membres de plus qu’il y a un an; cet accroissement s’explique par la fusion réalisée avec deux petites associations précédemment indépendantes, actives dans la prise en charge sociale et pé­dagogique.&nbsp;&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-590</guid><pubDate></pubDate><title>Le travail est fait, le salaire est au rabais – Égalité des salaires maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-travail-est-fait-le-salaire-est-au-rabais-egalite-des-salaires-maintenant</link><description>Dossier Nº 40</description><content:encoded><![CDATA[<p>250 personnes ont pris part au 10e Congrès des femmes de l’Union syndicale suisse (USS) qui s’est tenu à Berne le 5 novembre 2005, un congrès d’une journée cette fois, étant donné le Congrès du 125e anniversaire de l’USS du lendemain. Le thème de l’«&nbsp;Égalité des salaires maintenant&nbsp;!&nbsp;» et l’adoption d’un manifeste en cinq points en ont été les principaux moments. Quatre groupes de travail ont permis aux congressistes de faire connaissance avec diverses manières de se battre contre la discrimination salariale&nbsp;: des systèmes d’évaluation du travail permettant d’établir l’équivalence du travail effectué, le «&nbsp;controlling&nbsp;» de l’égalité comme instrument de la transparence des salaires, les voies permettant de garantir des salaires minimaux via des campagnes sur les CCT ou les commissions tripartites et des stratégies pour faire aboutir les plaintes pour égalité salariale. Un cinquième groupe de travail s’est occupé de discuter de l’Année de l’égalité des salaires.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-591</guid><pubDate></pubDate><title>« Les choses ne changent pas toutes seules » </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-choses-ne-changent-pas-toutes-seules</link><description>Dossier Nº 39</description><content:encoded><![CDATA[<p>La maquilleuse de théâtre, l’ouvrière de la blanchisserie centrale, lavendeuse de grand magasin, la physiothérapeute en hôpital. Toutes cesfemmes et d’innombrables autres travailleuses ont lutté ces dernièresannées et décennies pour de meilleurs salaires féminins. En intervenantdans l’entreprise, en négociant des conventions collectives de travail,en actionnant la justice ou aussi en faisant grève. Ces femmes ontchoisi différentes voies pour arriver au même but : améliorer les salairesféminins qui sont trop bas. Le droit était avec elles : « un salaire égalpour un travail de valeur égale » est un principe qui figure en effetdepuis 25 ans dans la constitution fédérale.
</p><p>Il faut du courage pour s’engager pour ses droits. Du courage, commeen donnent les cinq portraits de combattantes pour l’égalité de salaire,de professions différentes, que présente cette brochure. Ces femmesen représentent de nombreuses autres. Deux interviews dressent lebilan de dix années de la loi sur l’égalité et indiquent dans quelledirection vont nos revendications. La brochure veut donner à d’autresfemmes le courage de s’engager pour une plus grande égalité dessalaires. Avec le soutien des syndicats. Ensemble avec des collègueshommes et femmes.
</p><p>C’est pourquoi : «Augmentez les salaires – cap sur l’égalité ! ».</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-592</guid><pubDate></pubDate><title>12 problèmes de politique salariale en Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/12-problemes-de-politique-salariale-en-suisse</link><description>Dossier Nº 38</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le début des années 90, les salaires, corrigés de l’inflation, ont pratiquement fait du surplace en Suisse&nbsp;: entre 1993 et 2004, les salaires réels ont augmenté en tout de quatre petits pour cent. À l’exception des banques, des assurances et de l’industrie chimique, les salaires ont stagné. De ce point de vue, les années 90 ont été une décennie perdue. Les comparaisons internationales font aussi apparaître cette croissance anémique. Entre 1995 et 2005, les salaires réels ont augmenté de 23% aux États-Unis, de 26% en Grande-Bretagne et même de 28% en Suède. Avec ses 4%, la Suisse se retrouve à la traîne, lâchée par le peloton. Même en Allemagne, championne du monde de la modération salariale, les salaires réels ont augmenté deux fois plus qu’en Suisse.&nbsp;
</p><p>Cette croissance molle des salaires a aggravé toute une série de problèmes de politique salariale.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-593</guid><pubDate></pubDate><title>L’évolution des effectifs des syndicats en 2004  </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2004</link><description>Dossier Nº 37</description><content:encoded><![CDATA[<p>En abordant l’année 2005, l’USS comptait 383’236 membres en tout, regroupés au sein de 16 fédérations affiliées. Par rapport à l’année précédente, l’USS a donc perdu&nbsp; 9892 membres, soit une diminution de 2,5 %.
</p><p>Ce recul s‘explique principalement par la fusion des 4 syndicats SIB, FTMH, unia et FCTA en un syndicat unique, Unia. La différence calculée entre les chiffres additionnés des syndi­cats fondateurs et Unia, soit 9294, correspond presque au recul total enregistré par l’USS. Ce recul ne saurait pourtant conduire à une évaluation erronée. L’histoire des fusions syndicales nous apprend que le nombre des membres diminue au cours de la phase initiale. Unia s’était fixé pour objectif de démarrer avec 200'000 membres. Ce but a aussi été clairement atteint.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-594</guid><pubDate></pubDate><title>Droits fondamentaux et modernisation du droit suisse du tra-vail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/droits-fondamentaux-et-modernisation-du-droit-suisse-du-tra-vail</link><description>Dossier Nº 36</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Allemagne, en France, en Italie, on observe un débat public et des mesures concernant l’affaiblissement des normes légales et conventionnelles protégeant les salariés, notamment contre les licenciements; rarement, l’allongement de la durée conventionnelle du travail s’accompagne d’une extension de la protection contre les licenciements économiques; une telle extension, pouvant aller, dans un exemple concret, jusqu’en 2012, a été qualifiée de «&nbsp;monstrueuse&nbsp;» par la Neue Zürcher Zeitung. <i>A chacun ses monstres</i>.
</p><p>Cela étant, le débat dans les pays qui nous entourent ne doit pas occulter le fait que, dans aucun de ces pays, aucune voix, même la plus réactionnaire, n’ose réclamer le droit, pratiqué en Suisse, de licencier sans motif ou pour un motif abusif. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-595</guid><pubDate></pubDate><title>Le développement du secteur des salaires bas, 1998 - 2002</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-developpement-du-secteur-des-salaires-bas-1998-2002</link><description>Dossier Nº 35</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 1998, la politique salariale fut l’un des points abordés par l’Union syndicale suisse (USS), lors de son Congrès de Davos. À ce chapitre, les congressistes décidèrent entre autres de lancer une campagne contre les salaires inférieurs à 3000 francs. Suite à une longue période de stagnation, les bas salaires avaient aggravé la précarisation et la pauvreté en Suisse. Et la population avait toujours plus conscience de l’existence des «&nbsp;travailleurs pauvres&nbsp;», les «&nbsp;working poor&nbsp;». Après six années de récession et étant donné le fort taux de chômage à l’époque, les salarié(e)s qui touchaient des petits salaires risquaient de sortir bredouilles de la reprise économique annoncée, un danger alors renforcé par l’introduction attendue de la libre circulation des personnes avec les pays de l’Union européenne (UE). Il s’agissait donc, en lançant un débat public sur les bas salaires, de redresser la barre. Le but visé était de sortir la question salariale d’un contexte uniquement fédératif et de la &nbsp;«&nbsp;politiser&nbsp;». La mise en œuvre de la campagne sur les salaires minimaux s’est déroulée à divers niveaux.&nbsp;
</p><p>Le dossiers est en allemand avec un résumé en français.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-598</guid><pubDate></pubDate><title>Les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-mesures-d-accompagnement-a-la-libre-circulation-des-personnes</link><description>Dossier Nº 32</description><content:encoded><![CDATA[<p>Entré en vigueur en 2002, l’Accord sur la libre circulation des personnes prévoit l’abolition, depuis le 1er juin 2004, de la priorité accordée en Suisse aux travailleurs et travailleuses indigènes ainsi que du contrôle des conditions de travail et de salaire des ressortissant(e)s de l’Union européenne (UE).
</p><p>C’est en particulier la disparition du contrôle des conditions de travail et de salaire qui a amené le parlement helvétique à élaborer des mesures d’accompagnement. Jusqu’à fin juin 2004, le système de contrôle en vigueur des conditions de travail et de salaire de la main-d’œuvre provenant de l’étranger a reposé sur l’ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE&nbsp;; RS 823.21). Le système de contrôle de l’OLE, qui s’applique toujours pour les ressortissant(e)s d’États tiers, est général&nbsp;; il prend effet dès la prise d’emploi et agit donc de manière préventive. Il est cependant discriminatoire, puisque seule la main-d’œuvre étrangère y est soumise. Les salarié(e)s suisses peuvent accepter un emploi à n’importe quelles conditions et sans contrôle administratif préalable.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-596</guid><pubDate></pubDate><title>Finalement des rentes suffisantes pour assurer le minimum vital</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/finalement-des-rentes-suffisantes-pour-assurer-le-minimum-vital</link><description>Dossier Nº 34</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’article introduit dans la constitution fédérale en 1925 suite à la Grève générale de 1918 exigeaitune assurance vieillesse et survivants et une assurance invalidité obligatoires, dont les rentesdevaient couvrir les besoins vitaux de manière appropriée. Aujourd’hui, ce but n’a toujours pasété atteint.&nbsp;
</p><p>Dans ce contexte, l’USS a nommé un groupe d’expert(e)s qui a eu pour mandat d’élaborer uneproposition capable d’améliorer le montant des rentes dans l’AVS et l’AI et de transformerpartiellement le deuxième pilier en renforçant parallèlement le premier. Le rapport que le grouped’expert(e)s vient de rendre est la première étude complète et systématique du modèle des troispiliers publiée depuis longtemps sur le sujet. Il apporte des éléments de réponse très précieux etpropose un modèle concret d’amélioration du premier pilier et de transformation partielle dudeuxième. L’USS remercie les auteurs du remarquable travail accompli.
</p><p>Le dossier est en allemand avec un avant-propos et un résumé en français.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Assurance-invalidité</category></item></channel></rss>