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         xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
         xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>SGB RSS Feed</title><link>https://sgb.ch/</link><description>Beiträge des SGB</description><language>de-CH</language><copyright>Schweizerischer Gewerkschaftsbund</copyright><pubDate>Fri, 02 Oct 2026 19:07:43 +0200</pubDate><lastBuildDate>Fri, 02 Oct 2026 19:07:43 +0200</lastBuildDate><atom:link href="https://www.uss.ch/publications/communiques-de-presse/rss" rel="self" type="application/rss+xml" /><generator>Schweizerischer Gewerkschaftsbund</generator><item><guid isPermaLink="false">news-11855</guid><pubDate>Fri, 02 Oct 2026 10:36:26 +0200</pubDate><title>Le Conseil national maintient de justesse le triplement du travail dominical</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-national-maintient-de-justesse-le-triplement-du-travail-dominical</link><description>Attaque contre le repos dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national maintient de justesse le triplement de l’ouverture des commerces le dimanche. Cette décision est un coup dur pour le personnel du commerce de détail et un sérieux recul pour la protection du repos dominical. La responsabilité revient désormais une nouvelle fois au Conseil des États. Celui-ci doit mettre définitivement fin à cette attaque. Une autre attaque contre la loi sur le travail a en revanche pu être repoussée aujourd’hui : le Conseil national a classé l’initiative parlementaire Dobler sur les start-up. Le compromis négocié par les partenaires sociaux s’impose ainsi.</p><p>Le Conseil national a accepté aujourd’hui une extension massive du travail dominical. À l’avenir, les commerces pourraient ouvrir jusqu’à douze dimanches par année sans autorisation, au risque que l'exception ne devienne toujours plus la règle. Ce sont les salarié-e-s du commerce de détail qui en feraient les frais. Leur dimanche de congé commun serait encore davantage menacé. Cette décision est d’autant plus incompréhensible que le Conseil des États avait déjà rejeté le projet en juin. La balle est maintenant à nouveau dans le camp de la Chambre des cantons. L’USS attend d’elle qu’elle maintienne sa position et mette définitivement un terme à l’extension du travail dominical.</p><p>Car l’enjeu dépasse largement les horaires d’ouverture des magasins. Pour une grande partie de la population, le dimanche est le seul jour de repos commun. Il permet de récupérer, de passer du temps en famille et de participer à la vie sociale. En faire progressivement un jour ouvré comme les autres ne constitue pas une modernisation du droit du travail, mais un affaiblissement des protections existantes.</p><h3 class="heading--h5"><span>Le partenariat social plutôt que l’affaiblissement de la loi sur le travail</span></h3><p>La deuxième décision prise aujourd’hui montre qu’une autre voie est possible. Le Conseil national a classé l’initiative parlementaire Dobler, qui voulait libérer les employé-e-s de start-up détenant des participations dans leur entreprise de l’obligation de saisir leur temps de travail. Plutôt que d’introduire une dérogation dans la loi, les employeurs et les représentant-e-s du personnel ont élaboré ensemble une solution au niveau de l’ordonnance. Ce compromis tient compte des besoins particuliers des start-up sans remettre fondamentalement en cause la protection garantie par la loi sur le travail. Cette décision envoie un signal important : les problèmes concrets peuvent être résolus par une entente entre partenaires sociaux. Il n’est pas nécessaire de déréglementer le dispositif au détriment de la protection des travailleuses et travailleurs</p><h3 class="heading--h5">Les attaques contre la loi sur le travail se poursuivent</h3><p>Le débat autour de la loi sur le travail est toutefois loin d’être clos. D’autres interventions visent à assouplir les dispositions de protection en matière de télétravail et à soustraire les salarié-e-s gagnant au moins 120 000 francs par an à des règles centrales sur la durée du travail et du repos. L’USS combattra également ces attaques. Les nouvelles formes de travail appellent des solutions adaptées. Mais elles ne doivent pas servir de prétexte pour affaiblir les temps de repos, la saisie des heures de travail ou la protection de la santé.&nbsp;</p><p>La journée d’aujourd’hui rappelle qu’il est possible de stopper les attaques contre la protection des salarié-e-s. Mais cela nécessite une opposition politique. La prochaine décision portera sur le repos dominical. Le Conseil des États doit enterrer définitivement le triplement des ouvertures des commerces le dimanche. Face aux prochaines attaques contre la loi sur le travail, l’USS et ses fédérations défendront la protection des travailleuses et travailleurs avec la même détermination.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_mediathek_coop_take_away_verkaeuferin_kaffee_f0fb0eec66.webp" length="183530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11851</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 15:05:41 +0200</pubDate><title>Bilatérales III : une étape importante pour la protection des salaires, une mauvaise décision concernant la taxe d’immigration</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/bilaterales-iii-une-etape-importante-pour-la-protection-des-salaires-une-mauvaise-decision-concernant-la-taxe-dimmigration</link><description>Session du Conseil des États sur le paquet de stabilisation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États a repris aujourd’hui le paquet de 14 mesures en faveur de la protection des salaires élaboré conjointement par les syndicats, les employeurs et la Confédération. Pour l’Union syndicale suisse (USS), il s’agit d’une étape importante et nécessaire. Ce paquet permet de garantir la protection des salaires en cas de reprise du droit européen par la Suisse dans le cadre des Bilatérales III.</p><p>Le Conseil des États a ainsi corrigé les décisions de la Commission de l’économie et des redevances (CER-E), qui voulait affaiblir le compromis conclu entre les partenaires sociaux. Les débats au Conseil des États ont toutefois montré que des malentendus subsistent concernant la protection des représentant-e-s du personnel contre les licenciements abusifs (« mesure 14 »). Cette mesure constitue un des piliers du dispositif de protection des salaires. Au sein des entreprises, les représentant-e-s du personnel veillent en effet au respect des salaires et des conditions de travail. Lorsqu’ils constatent des problèmes, ils doivent pouvoir intervenir. Une protection efficace contre les licenciements leur permet d’accomplir cette mission essentielle.</p><p>Les décisions concernant la taxe d’immigration sont en revanche décevantes. Plusieurs pays asiatiques connaissent ce type de taxe depuis longtemps. L’expérience y est négative : davantage de travail au noir, davantage d’emplois précaires et une pression accrue sur les salaires. Cette taxe est en outre souvent répercutée sur les travailleurs et travailleuses. Il n’y a aucune raison qu’il en aille autrement en Suisse. La forme concrète retenue favorise en outre un retour du statut de saisonnier, puisque la taxe n’est pas due pour les séjours de courte durée. Tout le monde devrait pourtant savoir aujourd’hui combien ce système a été néfaste, tant sur le plan social qu’économique.</p><p>Une évolution problématique se dessine également concernant la majorité des cantons. Cette règle a été introduite lors de la création de l’État fédéral afin de garantir aux cantons un droit de codécision particulier lorsque d’importantes compétences cantonales sont transférées à la Confédération. Or ce n’est pas le cas avec les Bilatérales III. Certains affirment que la majorité des cantons conférerait une légitimité démocratique accrue à une décision. C’est l’inverse : avec ce système, une voix à Glaris ou à Uri pèse environ 36 fois plus qu’une voix à Zurich.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11848</guid><pubDate>Tue, 29 Sep 2026 14:53:33 +0200</pubDate><title>Il est temps de stopper la hausse des primes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-est-temps-de-stopper-la-hausse-des-primes</link><description>Flambée des primes maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les primes de l’assurance-maladie de base vont connaître une nouvelle flambée. Pour de nombreux ménages, la limite du supportable est dépassée depuis longtemps. Il est urgent d’agir, et des solutions existent&nbsp;: une modification de la loi permettrait de freiner la hausse des primes. En effet, si le droit fédéral prévoit aujourd’hui que la hausse des coûts doit être financée presque exclusivement par les assurés-e-s, rien n’empêche de changer cette règle.</p><p>Les primes maladie vont à nouveau bondir l’année prochaine. La hausse annoncée pour 2027 est de 5&nbsp;%. Il y a dix ans déjà, une famille de quatre personnes consacrait près de 11&nbsp;000 francs par an en moyenne au paiement de ses primes maladie. L’année prochaine, la facture avoisinera les 15&nbsp;000 francs. Cette situation est néfaste en termes de santé publique, socialement insoutenable et absurde sur le plan économique. Lorsque de plus en plus d’assuré-e-s doivent se serrer la ceinture pour payer leurs primes, ce sont non seulement des millions de personnes qui en pâtissent, mais aussi l’ensemble de l’économie intérieure. Et lorsque de plus en plus d’assuré-e-s repoussent leur consultation médicale pour éviter une participation aux coûts exorbitante, la facture finale s’alourdit encore pour tout le monde.</p><p>Des soins de qualité accessibles à toutes et à tous ont évidemment un coût. Rien ne justifie toutefois que leur financement soit aussi injuste socialement, ni que l’on gaspille des centaines de millions de francs provenant des primes pour réaliser des bénéfices ou financer des procédures inefficaces. Surtout, rien n’oblige à aligner la hausse des primes sur celle des coûts de la santé. Le Parlement pourrait modifier les dispositions légales pour plafonner l’augmentation des primes à 3&nbsp;%, par exemple. C’est précisément ce que demandait une motion de notre président, Pierre-Yves Maillard, sur laquelle le Conseil des États se prononcera le 30 septembre. Toute hausse des coûts supérieure à ce plafond devrait alors être financée par des impôts liés au revenu, plutôt que par des primes par tête, foncièrement antisociales.</p><p>Les cantons doivent eux aussi prendre leurs responsabilités. Ils doivent désormais mettre en œuvre de manière cohérente le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes entré en vigueur au début de l’année. Celui-ci les oblige à inscrire dans leur législation un objectif social fixant la charge maximale que les primes peuvent représenter pour les ménages, et surtout à augmenter désormais les réductions de primes au même rythme que les coûts de la santé.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11795</guid><pubDate>Wed, 09 Sep 2026 14:47:31 +0200</pubDate><title>Le pouvoir d’achat doit repartir à la hausse : une hausse de 2,5 % des salaires est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-pouvoir-dachat-doit-repartir-a-la-hausse-une-hausse-de-25-des-salaires-est-necessaire</link><description>Revendications salariales de l’USS pour 2027</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>L’Union syndicale suisse (USS) revendique une augmentation générale des salaires de 2,5 % pour 2027. Ces hausses sont urgentes dans la mesure où les salaires n’ont que faiblement évolué ces dix dernières années. Alors que la conjoncture s’est améliorée, les salarié-e-s doivent désormais eux aussi en profiter. Des augmentations de salaire s’imposent pour préserver le pouvoir d’achat</strong>.</p><p>Les salaires ont peu progressé depuis 2016. En Suisse, la productivité a augmenté plus vite que les salaires sur la même période. Les salarié-e-s produisent donc toujours plus sans pour autant bénéficier des gains de prospérité auxquels ils contribuent. « Depuis des années, les salaires réels sont à la traîne par rapport à la productivité », résume Vania Alleva, présidente d’Unia. Si le salaire médian avait progressé au cours de la dernière décennie au même rythme que la productivité, comme cela était le cas auparavant, il serait supérieur de 500 francs par mois à son niveau actuel. Dans certains cas, les maigres revalorisations accordées n’ont pas même compensé le renchérissement. Dans plusieurs branches, comme la santé, l’hôtellerie-restauration et les transports, le pouvoir d’achat des salaires a reculé par rapport à 2016. Mattias Hartwich, président du SEV, ajoute : « Des hausses de salaire s’imposent également pour rattraper le renchérissement accumulé ces dernières années. »</p><p><strong>Le pouvoir d’achat reste sous pression</strong></p><p>Vivre en Suisse coûte toujours plus cher. Cette année encore, les prix devraient augmenter de 0,6 % en moyenne. À cela s’ajoute le fardeau croissant des primes d’assurance-maladie. La prime moyenne pour un adulte atteint déjà 5600 francs par an, ce qui représente plus qu’un mois de salaire pour plus de la moitié des salarié-e-s. Et les primes continuent pourtant d’augmenter inexorablement. Cette année, leur hausse a amputé en moyenne de 0,3 % le revenu disponible des ménages suisses. Une progression comparable est attendue l’an prochain. Les salaires doivent connaître la même évolution que le renchérissement et les primes afin de compenser la perte de pouvoir d’achat.</p><p><strong>Des salaires plus élevés pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs</strong></p><p>Mais il ne suffit pas de préserver le pouvoir d’achat, il faut aussi l’améliorer. Celui-ci doit progresser d’au moins 1 %, soit au même rythme que la productivité. Les augmentations doivent être accordées de manière générale. Avec les revalorisations individuelles, ce sont les supérieur-e-s qui décident, selon leur propre appréciation, qui en bénéficie. Il arrive aussi que les hausses octroyées soient détournées pour permettre de recruter de nouvelles personnes. Le cas échéant, de nombreux salarié-e-s n’obtiennent pas un centime de plus.</p><p><strong>Au moins 5000 francs après l’apprentissage</strong></p><p>Les bas salaires restent un problème, dans un pays aussi riche que la Suisse également. Environ 15 % des salarié-e-s gagnent moins de 4500 francs par mois, un revenu qui permet à peine de joindre les deux bouts. La situation est particulièrement préoccupante pour les titulaires d’un CFC : près d’un tiers touche moins de 5000 francs par mois. « Chez les femmes, cette proportion atteint même 40 % », rappelle Vania Alleva. Il est temps que cela change. Il ne doit plus y avoir de salaires inférieurs à 4500 francs. Un apprentissage doit garantir un salaire d’au moins 5000 francs.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_20260910_MK_Lohn_d804640d0a.webp" length="226740" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11790</guid><pubDate>Tue, 01 Sep 2026 07:24:15 +0200</pubDate><title>Taux d’intérêt minimal : besoin de rattrapage toujours élevé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-minimal-besoin-de-rattrapage-toujours-eleve</link><description>La commission LPP recommande de porter le taux d&#039;intérêt minimal à 1,75 %</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salarié-e-s affiliés à une caisse de pensions peu performante perçoivent moins d’intérêts sur leur avoir de vieillesse, et obtiennent des rentes d’autant plus faibles. Le manque à gagner peut atteindre, voire dépasser 1000&nbsp;francs par an. L’Union syndicale suisse (USS) se félicite donc de la recommandation de la Commission LPP visant à relever le taux d’intérêt minimal à 1,75&nbsp;%. Or même ainsi, le besoin de rattrapage reste bien réel, alors que les caisses nagent dans l’argent. L’USS réitère par conséquent sa revendication d’un taux d’intérêt minimal de 3&nbsp;%.<span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></p><p>Le taux d’intérêt minimal poursuit deux objectifs. D’une part, il vise à garantir que chacune et chacun puisse vivre décemment de ses rentes AVS et du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier, comme l’exige d’ailleurs la Constitution fédérale. Or ces dernières années, le taux d’intérêt minimal est resté inférieur à l’évolution des salaires et des prix. D’autre part, le taux d’intérêt minimal doit refléter le rendement d’un portefeuille de caisse de pensions correctement géré. Or si les caisses ont réalisé des rendements enviables ces dernières années, le taux d’intérêt minimal en vigueur est resté beaucoup trop bas, en raison des pressions massives des assureurs-vie et des employeurs.</p><p>L’USS souscrit donc à la recommandation de la commission LPP d’augmenter le taux d’intérêt minimal de 40&nbsp;%, le faisant passer de 1,25&nbsp;% à 1,75&nbsp;%. Cette mesure profitera en particulier aux salarié-e-s dont la caisse s’est montrée trop chiche ces dernières années. À titre d’exemple, les personnes assurées auprès de Swisslife ou de la caisse Tellco ont perçu près d’un tiers d’intérêts en moins que la moyenne. En fin de compte, cela se répercute directement sur la retraite. Une rémunération plus élevée se traduit en revanche par de meilleures rentes, tout en renforçant la confiance accordée au système du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier.</p><p>L’assemblée des délégués de l’USS revendique un taux d’intérêt minimal de 3&nbsp;%. Car même avec le taux recommandé par la commission, le besoin de rattrapage reste important. Un taux d’intérêt minimal de 3&nbsp;% répond à une nécessité de politique sociale, tout en étant adéquat d’un point de vue économique&nbsp;: pour la grande majorité des caisses, un taux minimal de 3&nbsp;% suppose un rendement cible inférieur ou égal au rendement attendu ces dernières années.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/f/csm_Aeltere_Frau_schaut_traurig_aus_dem_Fenster_ist-Highwaystarz-Photography_071aae029a.webp" length="65916" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11787</guid><pubDate>Mon, 31 Aug 2026 10:42:58 +0200</pubDate><title>Les écarts de salaire entre femmes et hommes sont loin d’être résorbés</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-ecarts-de-salaire-entre-femmes-et-hommes-sont-loin-detre-resorbes</link><description>Réaction à l&#039;analyse de l&#039;Office fédéral de la statistique sur les écarts de salaire entre hommes et femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les grandes disparités en matière d’écart salarial inexpliqué entre les différentes branches confirment la nécessité de renforcer la Loi sur l’égalité. Les analyses salariales doivent devenir obligatoires pour toutes les entreprises et régulièrement répétées. Il faut instaurer rapidement des contrôles et des sanctions en cas de violation de la loi. L’USS demande également une revalorisation salariale des métiers majoritairement exercées par des femmes et des mesures efficaces pour favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.</p><p>Les rémunérations des femmes sont encore bien inférieures à celles des hommes en Suisse. Les nouveaux chiffres de l’enquête suisse sur la structure des salaires (ESS 2024) révèlent que les femmes gagnent en moyenne 1&nbsp;364 francs de moins par mois que les hommes, ce qui correspond à un écart salarial de 15,7&nbsp;%.</p><p>Environ 53&nbsp;% de l’écart salarial s’explique par le fait que les femmes travaillent dans des branches, des professions ou des fonctions hiérarchiques moins bien rémunérées. Cette part dite «&nbsp;explicable&nbsp;» est elle-même souvent discriminatoire&nbsp;: les branches et professions où travaillent de nombreuses femmes rémunèrent souvent moins bien, parce que le travail des femmes y est dévalorisé. Environ 47&nbsp;% de l’écart ne s’explique même pas par ces facteurs, ce qui représente un manque à gagner inexpliqué de 640&nbsp;francs par mois pour les femmes. Cela indique fortement une discrimination salariale directe et reste constant sur le long terme&nbsp;: il s’élevait déjà à 675&nbsp;francs en 2012.</p><p>Dans les petites entreprises comptant moins de 20 salarié-e-s, l’écart salarial est en outre nettement plus élevé. Cela confirme la nécessité de renforcer la Loi sur l’égalité. Il est inacceptable que des employeurs puissent continuer à verser aux femmes des salaires nettement inférieurs en toute impunité. Les analyses salariales instaurées en 2020 doivent devenir obligatoires pour toutes les entreprises et être régulièrement répétées. Elles doivent être assorties de contrôles et de sanctions en cas de non-respect.</p><p>L’USS appelle également des réformes structurelles. L’écart salarial inexpliqué nettement plus élevé chez les femmes mariées confirme que le mariage et la maternité freinent fortement la progression des salaires des femmes et creusent durablement l’écart salarial avec les hommes. En cause&nbsp;: la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Le travail non rémunéré repose encore essentiellement sur les femmes, l’offre d’accueil extrafamilial des enfants est trop restreinte et coûteuse et les conditions de travail sont souvent incompatibles avec les obligations familiales.</p><p>L’USS continuera de s’engager pour développer à long terme l’accueil extrafamilial en tant que véritable service public, financé par les impôts et gratuit pour tous les parents. À court terme, la mise en place des allocations de garde dans les cantons doit être subordonnée à de bonnes conditions de travail pour garantir des places d’accueil de qualité et en suffisance. Les salaires dans les métiers de la petite enfance comme dans la santé et le social et d’autres métiers à prédominance féminine doivent être augmentés. La dévalorisation des métiers majoritairement exercés par des femmes explique une bonne partie de l’écart salarial structurel entre les sexes. Même avec un apprentissage achevé, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000&nbsp;francs par mois, et une sur quatre doit même se contenter d’un salaire de moins de 4500&nbsp;francs. Des salaires d’au moins 5000&nbsp;francs après l’apprentissage, et d’au moins 4500&nbsp;francs pour tout le monde doivent devenir la norme.</p><p>De plus, il n’est pas question de laisser le Parlement saboter les salaires minimums introduits démocratiquement dans plusieurs cantons et villes. L’USS a lancé le référendum contre le projet de loi visant à ne plus appliquer ces salaires minimums à certaines branches, telles que l’hôtellerie-restauration, la coiffure et le nettoyage. Cette loi affecterait des dizaines de milliers de salarié-e-s qui travaillent déjà pour des bas salaires, dont deux tiers sont des femmes. L’attaque contre les salaires minimums est donc aussi une attaque contre l’égalité salariale, qui menace de creuser encore davantage l’écart salarial entre les sexes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_Mann-Frau-Fabrik_iStock-SolStock_c4d53866d8.webp" length="178666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11780</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2026 12:49:37 +0200</pubDate><title>Place à la 13e rente du 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/place-a-la-13e-rente-du-2e-pilier</link><description>Assemblée extraordinaire des délégué-e-s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Réunie en assemblée extraordinaire, l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS a tranché : oui à la TVA pour garantir la 13<sup>e</sup> rente AVS, et une offensive claire pour de meilleures rentes des caisses de pension par une 13<sup>e</sup> rente LPP.</strong></p><p>Depuis 2015, les nouvelles rentes du 2<sup>e</sup> pilier ont chuté de 15 % en termes réels, alors que les caisses de pension disposent de plus de 14 milliards de francs de fonds libres inutilisés. Dans le même temps, la 13<sup>e</sup> rente AVS, soit la première hausse générale des rentes AVS depuis 1975, doit être financée durablement. Face à ce double enjeu, l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS, réunie ce jeudi en session extraordinaire à Berne, a adopté deux décisions majeures : elle recommande clairement le OUI à la votation du 29 novembre 2026 sur le financement de l’AVS par la TVA (81 votes en faveur, 19 contre, 3 abstentions). Elle lance par ailleurs une offensive syndicale pour revaloriser les rentes du 2<sup>e</sup> pilier.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Garantir la 13<sup>e</sup> rente AVS : oui à un financement solide</strong></h3><p>Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les rentes de vieillesse réelles vont, pour la première fois, de nouveau augmenter en Suisse. Les délégué-e-s de l’USS ont majoritairement dit oui au relèvement de la TVA à 8,5 %, afin que les finances de l’AVS restent équilibrées. Cette hausse, qui coûte entre 5 et 10 francs par mois selon les ménages, permet de financer une 13<sup>e</sup> rente AVS.</p><p>L’AVS est une assurance particulièrement sociale. Même le patron d’UBS, Sergio Ermotti, ne touche pas plus que la rente maximale. Grâce aux bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, les femmes ne sont pas désavantagées. Même lorsque l’AVS est financée par la TVA, il en résulte tout de même une redistribution du haut vers le bas.</p><p>La TVA est payée à 60 % par les consommatrices et consommateurs. Ce qu’on a tendance à oublier, c’est que les propriétaires immobiliers, les banques et les assurances y contribuent eux aussi, car ils paient eux-mêmes la TVA sans pouvoir la répercuter directement. Environ 10 % sont en outre acquittés par les touristes étrangers séjournant en Suisse.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Le 2<sup>e</sup> pilier doit enfin profiter aux assuré-e-s</strong></h3><p>Les caisses de pension affichent une situation financière solide, une performance cumulée de près de 18 % entre 2020 et 2025, et ont pourtant réduit leurs prestations : le taux de conversion a été abaissé de 6,13 % à 5,26 % en dix ans, et les avoirs de vieillesse ont trop longtemps été sous-rémunérés. Ce déséquilibre doit cesser.</p><p>L’USS formule trois revendications concrètes :</p><ul><li>la revalorisation des rentes, via un relèvement des taux de conversion, ou l’introduction d’une <strong>13<sup>e</sup> rente dans la prévoyance professionnelle</strong> ;</li><li>une <strong>hausse substantielle du taux d’intérêt minimal LPP</strong>, que le Conseil fédéral doit fixer à 3 % pour 2027 (2 % de taux ordinaire, plus 1 % d’intérêt de rattrapage pour compenser le retard accumulé) ;</li><li>et <strong>une campagne d’information</strong>, menée avec PK-Netz, pour inciter les assuré-e-s des caisses les moins généreuses, dont Swiss Life et Tellco, à exiger un changement.</li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_IMG_5918_77ab169ddb.webp" length="405218" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11778</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2026 15:24:46 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral ignore le coût des absences à la charge des salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-ignore-le-cout-des-absences-a-la-charge-des-salarie-e-s</link><description>Rapport du Conseil fédéral sur les absences et les arrêts maladie au travail en réponse à un postulat</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport du Conseil fédéral publié aujourd’hui met clairement en évidence le fait que les absences pour raisons de santé ont fortement augmenté et occasionnent des coûts de plusieurs milliards. Mais si le Conseil fédéral évalue les charges supportées par les entreprises, il passe sous silence celles qui incombent aux salarié-e-s. En 2022, elles représentaient pourtant en moyenne 1'100 francs par salarié-e. L’Union syndicale suisse (USS) exige que des mesures soient prises : au lieu de continuer à affaiblir la protection des travailleur-euse-s, il faut lutter plus efficacement contre les conditions de travail néfastes pour la santé.</p><p>En 2024, les absences pour raisons de santé ont atteint 407 millions d’heures, en hausse de plus d’un tiers par rapport à 2010. Le Conseil fédéral estime à 12,7 milliards de francs le coût des congés maladie payés en 2022, dont environ 62 % ont été assumés par les entreprises. Le rapport reste en revanche muet sur les coûts, pourtant considérables, supportés par les travailleuses et travailleurs. En 2022, ceux-ci sont estimés à 4,2 milliards de francs. Une grande partie de cette somme est financée par les salarié-e-s eux-mêmes au travers des primes d’assurance. À cela s’ajoutent des pertes de salaire individuelles. Ces charges financières viennent encore alourdir les conséquences de la maladie et des accidents sur la santé.</p><p>Le rapport souligne en outre les domaines dans lesquels il faut agir. Les contraintes physiques et les facteurs psychosociaux, comme le stress, sont associés à des taux d’absence plus élevés. L’absentéisme est particulièrement marqué dans les professions éprouvantes sur le plan physique. Pour enrayer cette évolution, il faut donc en priorité renforcer la protection de la santé au travail.</p><p>L’USS appelle les entreprises à assumer davantage leurs responsabilités. Elles doivent garantir des effectifs suffisants, prévoir des plans de service fiables, assurer le respect strict des durées de travail et de repos, ainsi que mettre en œuvre des mesures efficaces contre la pression excessive liée au temps et à la performance. Les risques psychosociaux et organisationnels pour la santé doivent être recensés systématiquement et combattus en collaboration avec les salarié-e-s.</p><p>L’État doit agir lui aussi. L’USS demande un renforcement significatif des mesures d’application et de prévention. Parallèlement, les attaques contre la protection des salarié-e-s doivent cesser. On ne peut pas, d’un côté, déplorer la hausse de l’absentéisme et, de l’autre, étendre le travail le dimanche et autoriser des journées de travail pouvant aller jusqu’à 17 heures.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11776</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2026 13:36:52 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral plie devant le lobby des assurances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-plie-devant-le-lobby-des-assurances</link><description>Rapport du Conseil fédéral sur l’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral refuse de mieux protéger les salarié-e-s malades. Dans un rapport publié aujourd’hui en réponse à un postulat, il s’oppose à l’introduction d’une assurance perte de gain obligatoire en cas de maladie. L’Union syndicale suisse (USS) dénonce vivement cette décision. Les absences pour maladie durent de plus en plus longtemps, notamment en raison de l’augmentation du stress, de l’intensification du travail et de l’effacement croissant des frontières entre travail et vie privée. Toute personne qui ne peut pas travailler pour cause de maladie doit pouvoir compter sur un revenu de substitution garanti par la loi.</p><p>Les salarié-e-s absent-e-s quelques jours pour cause de maladie continuent en principe de percevoir leur salaire de la part de leur employeuse ou employeur. En cas d’incapacité de travail prolongée, la plupart touchent des indemnités journalières. Mais dans les deux cas, de graves lacunes subsistent, notamment lors d’un changement d’emploi, d’un licenciement, en cas de maladie de longue durée ou dans les formes d’emploi atypiques. La Suisse demeure l’un des rares pays d’Europe à ne pas connaître à ce jour d’assurance obligatoire d’indemnités journalières en cas de maladie.</p><p>Les premières victimes de ces lacunes sont les salarié-e-s, qui risquent de perdre non seulement leur revenu, mais aussi une partie de leur protection sociale. Les employeuses et employeurs qui occupent des femmes, des personnes atteintes de maladies chroniques ou ayant souffert par le passé d’une maladie grave peuvent en outre se voir refuser sans raison une couverture par les assureurs privés ou être confrontés à des primes exorbitantes. Pendant ce temps, les assurances privées réalisent de confortables bénéfices grâce à des primes excessives. Une couverture collective et obligatoire des risques coûte moins cher et protège mieux. La Suva en est l’illustration concrète.</p><p>Le rapport du Conseil fédéral cautionne ainsi la réalisation de bénéfices privés par le lobby des assurances sur le dos des salarié-e-s malades. De toute évidence, le Conseil fédéral a plié devant ce lobby. Comment expliquer autrement que le rapport passe sous silence l’importance sociale d’un revenu de substitution garanti en cas de maladie, précisément dans les situations où la protection est aujourd’hui lacunaire ? Le rapport repose en outre sur une étude dont les données sont insuffisantes et la portée limitée.</p><p>L’USS continuera de se battre pour l’introduction d’une assurance obligatoire légale d’indemnités journalières en cas de maladie. D’ici là, les conventions collectives de travail restent indispensables pour garantir une véritable protection sociale aux salarié-e-s malades.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Dirk_Vorderstrasse-flickr_medikamente_pillen_tabletten_krank_arbeitsunfaehig_arbeitsunfaehigkeitsbescheinigung_8f773be567.webp" length="71904" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11774</guid><pubDate>Tue, 18 Aug 2026 18:35:53 +0200</pubDate><title>Ronja Jansen et Steven Tamburini : nouvelle direction de la communication de l&#039;USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ronja-jansen-et-steven-tamburini-nouvelle-direction-de-la-communication-de-luss</link><description>Changement au secrétariat de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse a une nouvelle direction de la communication : Ronja Jansen et Steven Tamburini dirigent désormais la communication et les campagnes de la plus grande organisation faitière de travailleuses et de travailleurs de Suisse. L’USS est heureuse d’avoir trouvé, pour ce poste, un binôme de direction composée de deux professionnel-le-s de la communication aux parcours et expériences différents, qui succèdent à Benoît Gaillard et Urban Hodel.</p><p>Ronja Jansen apporte une expérience variée en communication et en campagnes, acquise en dernier lieu au sein du syndicat SSP, et auparavant en tant que présidente de la JS Suisse et secrétaire du GSsA. Économiste et sociologue de formation agée de 31 ans, elle s’engage depuis longtemps pour les intérêts de la population active, notamment en tant que co-responsable de campagne lors de la votation sur l'initiative 99%.</p><p>Steven Tamburini dispose lui aussi d'une riche expérience en travail de campagne et de communication ; il a notamment participé à l'organisation de mouvements de masse comme la grève du climat, qu'il a accompagnée en tant que porte-parole médiatique. Âgé de 32 ans, il a récemment cofondé et dirigé le mouvement citoyen « Agissons! », dont il a été l’une des figures principales. Titulaire d'un bachelor en sciences humaines, il met désormais son talent de mobilisation au service du mouvement syndical.</p><p>La nouvelle co-direction se complète à plusieurs égards, tant en termes de région linguistique que de priorités thématiques et d’expériences.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/3/csm_jansen-tamburini_793cdbc271.webp" length="54630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11771</guid><pubDate>Tue, 11 Aug 2026 17:29:01 +0200</pubDate><title>La commission du Conseil des États remet en cause la protection des salaires et les Bilatérales III</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-du-conseil-des-etats-remet-en-cause-la-protection-des-salaires-et-les-bilaterales-iii</link><description>Le jeu dangereux de la CER-E au détriment des salarié-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de sa dernière séance, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a pris des décisions qui remettent en cause la protection des salaires et sont contraires aux Bilatérales III. L’USS appelle le plénum du Conseil des États à rectifier ces décisions lors de la prochaine session.</p><p>Au terme de longues négociations, les syndicats, les employeurs et la Confédération ont élaboré un ensemble de mesures de protection salariale comprenant 14 dispositions qui garantissent la protection des salaires dans le cadre des Bilatérales III. La CER-E a rejeté cet ensemble de mesures de protection salariale de manière irréfléchie et a pris des décisions qui remettent en cause non seulement la protection des salaires, mais aussi les accords bilatéraux III eux-mêmes.</p><p>Les Bilatérales III prévoient que la Suisse pourra désormais exiger une caution uniquement des entreprises étrangères ayant déjà versé des salaires trop bas. Contrairement au texte des accords, la CER-E a décidé que les entreprises dont les salaires n’ont jamais fait l’objet de contestations devront également continuer à déposer une caution. Cette caution est une garantie financière que les entreprises étrangères doivent actuellement verser lorsqu’elles souhaitent exercer leurs activités en Suisse dans des secteurs exposés au risque de dumping. Elle a été mise en place car il est difficile de sanctionner des entreprises à l’étranger. Le train des 14 mesures de protection des salaires instaure en particulier une responsabilité renforcée des sous-traitants en remplacement du système actuel de caution. Cette mesure a également été supprimée par la CER-E.</p><p>La commission a par ailleurs biffé la protection des représentant-e-s du personnel contre les licenciements abusifs (« mesure 14 »), une mesure qui constitue pourtant l’un des piliers du dispositif de protection des salaires. Au sein des entreprises, les représentant-e-s du personnel veillent en notamment au respect des salaires et des conditions de travail. Une protection efficace de ces personnes contre les licenciements préserve cette fonction essentielle.</p><p>Les conséquences de cette contradiction avec les Bilatérales III ne sont pas encore tout à fait claires. S’agit-il d’une invitation adressée au Conseil fédéral à renégocier le paquet de mesures ? Ou la Suisse entend-elle délibérément ne pas respecter l’accord avant même son entrée en vigueur ? Dans ce dernier cas, la Commission européenne pourrait prononcer des sanctions à l’encontre de la Suisse dans le domaine de la protection des salaires. Celle-ci s’en trouverait affaiblie, au détriment des travailleuses et travailleurs en Suisse.&nbsp;<br>Il est probable que la majorité de la CER-E ne souhaite tout simplement pas les accords bilatéraux III. Le cas échéant, elle devrait clairement se prononcer en ce sens.</p><p>Les grandes économies que sont les États-Unis, l’UE et la Chine mènent des politiques nettement plus protectionnistes. Elles protègent leurs marchés ou, dans le cas de la Chine, subventionnent fortement leurs exportations. Ces politiques désavantagent les salaires et les emplois des petites économies ouvertes telles que la Suisse. Pour notre pays, il est important d’entretenir de bonnes relations stables et réglementées avec l’UE, sa voisine et son principal partenaire. Cela suppose toutefois que les partis bourgeois le souhaitent également.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11746</guid><pubDate>Tue, 30 Jun 2026 10:00:00 +0200</pubDate><title>Défendons les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/defendons-les-salaires-minimums-referendum-lance</link><description>Référendum contre l’attaque visant les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À l’heure actuelle, des milliers de travailleuses et travailleurs occupés dans le secteur des services, dans le nettoyage, les salons de coiffure ou les boulangeries ont déjà du mal à s’en sortir avec leur salaire. Or il y a deux semaines, l’Assemblée fédérale a décidé que les salaires minimums cantonaux et communaux ne s’appliqueraient plus à leurs professions. Un comité composé de syndicats et de partis politiques lance donc un référendum pour dénoncer cette attaque contre les salaires minimums et les décisions populaires. Quiconque travaille doit pouvoir vivre de son salaire&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/7/csm_SGB_Lohn-Angriff_Referendum_FR_1000x680_8f525309c2.webp" length="64356" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11744</guid><pubDate>Tue, 23 Jun 2026 18:56:00 +0200</pubDate><title>Davantage d’ouvertures dominicales au détriment du personnel de vente</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/davantage-douvertures-dominicales-au-detriment-du-personnel-de-vente</link><description>La CER-N maintient douze ouvertures dominicales malgré le non du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) veut faire passer de quatre à douze par année le nombre d’ouvertures dominicales des commerces non soumises à autorisation. Elle poursuit ainsi un projet que le Conseil des États a pourtant clairement rejeté il y a seulement dix jours. Pour l’Union syndicale suisse (USS), l’extension du travail dominical va dans la mauvaise direction. Elle appelle le Conseil national à renoncer définitivement à ce projet.</p><p>Douze ouvertures dominicales des commerces par année reviendraient de fait à instaurer un dimanche d’ouverture par mois. Les salarié-e-s du commerce de détail en feraient les frais, puisqu’ils devraient travailler encore plus souvent le dimanche. Le personnel de vente est pourtant déjà soumis à une forte pression. Pénurie de personnel, horaires irréguliers et planification des interventions à très court terme rythment son quotidien. Au lieu d’améliorer les conditions de travail, la CER-N entend encore étendre cette prétendue flexibilisation, au détriment des salarié-e-s.</p><p>Par ailleurs, rien ne semble justifier des ouvertures dominicales supplémentaires. Aujourd’hui déjà, les cantons peuvent en autoriser jusqu’à quatre par année. Or nombre d’entre eux n’exploitent pas pleinement cette possibilité. La revendication de douze ouvertures dominicales n’est donc justifiée ni sur le plan économique ni sur le plan social.</p><p>Le fait que les questions centrales relatives à la protection des salarié-e-s restent sans réponse est particulièrement problématique. On ne sait toujours pas comment protéger la santé du personnel, ni garantir des temps de repos suffisants.</p><p>Le Conseil des États a récemment rejeté ce projet d’extension des ouvertures dominicales. Le Conseil national devrait suivre cette décision. Au lieu d’accentuer encore la pression sur le personnel de vente, il faut améliorer les conditions de travail et assurer une protection effective du repos dominical. L’USS appelle le Conseil national à rejeter définitivement l’extension du travail dominical.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Supermarkt_Einkaufskorb-Regal_tara-clark-unspl_72dea1ab20.webp" length="436662" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11736</guid><pubDate>Fri, 19 Jun 2026 15:41:23 +0200</pubDate><title>L’AD de l’USS arrêtera le mot d’ordre sur le financement par la TVA</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lad-de-luss-arretera-le-mot-dordre-sur-le-financement-par-la-tva</link><description>Vote final sur le financement de la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lorsque la 13e rente AVS sera versée, les rentes connaîtront enfin une nouvelle hausse. Cela n’est pas du goût des employeurs ni d’une partie des partis bourgeois. Mais leur refus d’aujourd’hui de financer l’AVS est totalement inédit. L’Union syndicale suisse (USS) regrette que la hausse des cotisations salariales ait été rejetée, alors même que les charges salariales annexes pour les employeurs diminuent. L’Assemblée des délégué-e-s de l’USS définira vraisemblablement son mot d’ordre sur la hausse de la TVA à la fin de l’été.</p><p>Par le passé, l’USS a déjà soutenu des hausses de la TVA destinées à financer l’AVS. Les rentes AVS sont particulièrement équitables, car l’obligation de cotiser n’est pas plafonnée, tandis que les rentes, elles, sont limitées par un montant minimal et un montant maximal. Chaque franc versé à l’AVS a donc un effet redistributif très important du point de vue de la politique des revenus.</p><p>Les hauts revenus paient en outre nettement plus de TVA que les ménages à bas revenus. 10 %des recettes proviennent des banques et des assurances (c’est-à-dire de leur clientèle fortunée), parce qu’elles ne peuvent pas déduire l’impôt préalable grevant leurs prestations préalables soumises à la TVA. 10 % supplémentaires sont payés par les touristes étrangers.</p><p>En matière de financement de l’AVS, les employeurs et une partie des partis bourgeois mènent une politique totalement déconnectée de la population. Celle-ci ne veut pas d’un relèvement de l’âge de la retraite. Elle l’a exprimé plus que clairement dans les urnes en 2024. Des cotisations prélevées sur les salaires seraient parfaitement supportables. Ces dernières années, les charges salariales annexes ont diminué pour les employeurs, que ce soit dans l’assurance-chômage, avec le pour-cent de solidarité, dans l’assurance-accidents professionnels ou dans les caisses d’allocations familiales.</p><p>L’USS arrêtera son mot d’ordre sur la hausse de la TVA destinée à financer l’AVS lors d’une assemblée extraordinaire des délégué-e-s à la fin de l’été.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/b/csm_191115_dv-abstimmung_fcf1bb1ad7.webp" length="168428" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11734</guid><pubDate>Fri, 19 Jun 2026 10:36:48 +0200</pubDate><title>L’USS lance un référendum contre l’attaque visant les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-lance-un-referendum-contre-lattaque-visant-les-salaires-minimums</link><description>Pas touche aux salaires minimums !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Berne fédérale a décidé aujourd’hui de s’en prendre aux salaires minimums cantonaux et communaux. Le Parlement veut passer outre aux décisions populaires prises dans les cantons. Il vide les salaires minimums de leur substance et accepte qu’en Suisse, les salaires ne suffisent plus pour vivre. L’Union syndicale suisse (USS) lance un <a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" rel="noreferrer">référendum</a> contre cette attaque visant les salaires et les décisions populaires</p><p>Avec la décision prise aujourd’hui, les salaires minimums cantonaux et communaux ne s’appliqueront plus à l’ensemble des salarié-e-s, même lorsque les cantons ou les communes ont explicitement décidé le contraire. Les travailleuses et travailleurs touchant de bas salaires de l’hôtellerie-restauration et du nettoyage verront leur revenu diminuer. La mesure affectera également les employé-e-s des salons de coiffure, de la location de services, des boulangeries, des boucheries et d’autres branches à bas revenus.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Une attaque contre les salaires et les décisions démocratiques</strong></h3><p>La décision du Conseil national bafoue les décisions démocratiques prises au niveau des cantons et des communes. À Genève et à Neuchâtel, mais aussi à Zurich et à Winterthour, le peuple a approuvé des salaires minimums applicables à l’ensemble des salarié-e-s. Au Tessin également, le parlement à majorité bourgeoise a décidé d’introduire un salaire minimum pour toutes et tous. Le projet qui vient d’être adopté fait fi de ces décisions. Là où des salaires minimums sont déjà en vigueur, comme à Genève, Neuchâtel et dans la ville de Lucerne, ils ne seront plus adaptés au renchérissement de manière généralisée. Ailleurs, il ne sera même plus possible d’introduire des rémunérations minimales pour les salarié-e-s de grandes branches à bas salaires telles que l’hôtellerie-restauration ou le nettoyage.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Une attaque contre le fédéralisme et la Constitution</strong></h3><p>Cette décision porte atteinte au fédéralisme. La politique sociale et les salaires minimums destinés à combattre les rémunérations de misère relèvent de la compétence des cantons et des communes. Ce sont eux qui assument les coûts de l’aide sociale. Or à l'avenir, ils ne seront plus autorisés à adopter des mesures efficaces pour prévenir le phénomène des travailleurs et travailleuses pauvres. Autrement dit&nbsp;: Berne dicte, les cantons passent à la caisse.</p><p>Cette attaque contre les salaires minimums envoie un signal dangereux. Les dispositions salariales issues de contrats privés – ce que restent les conventions collectives de travail, aussi importantes soient-elles pour les salarié-e-s – primeront désormais sur les lois adoptées démocratiquement. Ce passage en force porte atteinte à l’État de droit et à la Constitution.</p><p>Par cette attaque, la majorité bourgeoise du Parlement fait mentir tous ses grands discours sur le fédéralisme. Quand il s’agit de permettre aux restaurateurs et aux entreprises de nettoyage d’imposer des salaires de misère, ces nobles valeurs semblent soudain ne plus avoir cours.</p><h3 class="heading--h5"><a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>L’USS lance un référendum</strong></a></h3><p>Les salaires minimums sont un succès. Là où ils sont en vigueur, les rémunérations de misère disparaissent progressivement sans que le chômage n’augmente. En Suisse, les salaires doivent permettre de vivre. Et les décisions populaires doivent être respectées. C’est pourquoi l’USS lance un <a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">référendum</a> contre cette attaque frontale visant les salaires minimums. Le peuple stoppera cette offensive au plus tard dans les urnes.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/d/csm_SGB-DV_MiLo-Foto_Webseite_472f98532a.webp" length="683886" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11732</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2026 19:15:05 +0200</pubDate><title>Un signal important de la Banque nationale suisse contre la poursuite de l’appréciation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-signal-important-de-la-banque-nationale-suisse-contre-la-poursuite-de-lappreciation-du-franc</link><description>Commentaire de l’examen de la situation économique et monétaire de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Banque nationale suisse (BNS) a indiqué aujourd'hui qu’elle était prête à prendre des mesures plus résolues pour lutter contre l’appréciation du franc. C’est un pas dans la bonne direction. La surévaluation du franc grève lourdement l’industrie suisse d’exportation. La décision de maintenir les taux à zéro va également dans le bon sens. La hausse des taux dans la zone euro diminue l’attractivité du franc.</p><p>Le franc reste largement surévalué. Ce déséquilibre a fait perdre des parts de marché à l’industrie suisse d’exportation. Les entreprises suisses ont délocalisé de nombreux emplois ou en ont créé de nouveaux à l’étranger. Jusqu’ici, la BNS n’a pas suffisamment contré les pressions à la hausse du franc. L’examen de la situation publié aujourd’hui permet, pour la première fois depuis un certain temps, d’espérer que la BNS tiendra plus compte des problèmes de l’économie réelle. Elle indique qu’elle est davantage disposée à intervenir sur le marché des changes. Dans le même temps, le maintien des taux à zéro creuse l’écart avec les taux en euros, qui ont été relevés de 0,25 point de pourcentage. Les placements en francs deviennent ainsi moins attractifs.</p><p>L’USS attend de la BNS qu’elle poursuive sur cette voie. La surévaluation du franc doit cesser. Le franc est notre monnaie. Il doit soutenir l’économie suisse, non la pénaliser.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_ca1b7687a9.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11742</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2026 11:29:00 +0200</pubDate><title>L’USS s’oppose à tout recul dans la lutte contre la discrimination salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/luss-soppose-a-tout-recul-dans-la-lutte-contre-la-discrimination-salariale</link><description>Motion relative à l’analyse de l’égalité salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À quelques jours du 30<sup>e</sup> anniversaire de l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité, le Conseil des États envoie un signal politique désastreux. Pour l’USS, il est clair que les instruments de contrôle de l’égalité salariale doivent être renforcés et non affaiblis.</p><p>L’USS critique vivement le manque de volonté politique de lutter efficacement contre les discriminations salariales. La décision du Conseil des États est inacceptable. Non seulement il refuse de pérenniser les analyses de l’égalité salariale au sein des entreprises, mais il choisit délibérément de les affaiblir.</p><p>Dorénavant, il suffira que les entreprises déterminent elles-mêmes, sur simple déclaration, si les indemnités de pénibilité qu’elles versent à leurs employé-e-s respectent le principe du «&nbsp;salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;». Une telle approche ouvre la porte à l’arbitraire et représente un retour en arrière inadmissible. L’échec du dialogue sur l’égalité salariale entre 2009 et 2014 a clairement montré que miser sur les démarches volontaires des entreprises ne constitue pas un moyen efficace pour parvenir à l’égalité salariale. La lutte contre la discrimination salariale ne peut pas reposer sur l’auto-évaluation des employeurs&nbsp;; elle nécessite des instruments d’analyse et de contrôle objectifs et indépendants.</p><p>Aujourd’hui encore, les femmes en Suisse continuent de subir des inégalités salariales importantes. Une part significative de ces écarts demeure inexpliquée et constitue une discrimination illégale qu’il convient de combattre avec des moyens appropriés. Les analyses obligatoires de l’égalité salariale représentent déjà un compromis insuffisant. Elles ne concernent qu’une partie des entreprises et ne sont assorties d’aucun mécanisme de contrôle étatique. Au lieu d’améliorer ce dispositif, le Conseil des États ouvre une nouvelle brèche en permettant d’exclure certaines composantes du salaire des analyses.</p><p>L’Union syndicale suisse s’oppose fermement à des analyses de l’égalité salariale vidées de leur substance. Alors que les autres pays européens renforcent leurs instruments pour garantir la transparence et l’égalité des salaires, la Suisse ne peut pas se permettre de faire marche arrière. L’égalité salariale n’est pas une charge administrative dont il faut alléger les entreprises. Il s’agit d’un droit fondamental garanti par la Constitution. Toute tentative d’affaiblir les instruments de contrôle retarde sa réalisation et pénalise des centaines de milliers de travailleuses.</p><p>L’USS réclame une adaptation rapide de la loi sur l’égalité, comprenant les mesures suivantes&nbsp;:</p><ul><li>extension de l’obligation de procéder à des analyses salariales régulières à toutes les entreprises.</li><li>contrôles et sanctions contraignantes pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires.</li><li>obligation de présenter des mesures de correction des inégalités salariales identifiées.</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_Mann-Frau-Fabrik_iStock-SolStock_c4d53866d8.webp" length="178666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11730</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2026 10:32:06 +0200</pubDate><title>De nombreux cantons n’appliquent pas correctement la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/de-nombreux-cantons-nappliquent-pas-correctement-la-protection-des-salaires</link><description>Rapport sur les mesures d’accompagnement 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le nouveau rapport sur les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes (FlaM) montre qu’une protection forte des salaires est indispensable pour les salarié-e-s. Là où des contrôles sont effectués, des abus sont constatés. Pourtant, de nombreux cantons n’appliquent pas correctement la protection des salaires. Ils effectuent trop peu de contrôles et n’édictent pas de salaires minimums même en cas de sous-enchère salariale répétée. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc à tous les cantons de remplir leurs obligations et de mettre en œuvre la protection des salaires de manière systématique, pour que toutes les salarié-e-s touchent le salaire qui leur revient.</p><p>En 2025, les contrôleuses et contrôleurs ont vérifié près de 145 000 salaires auprès d’employeurs suisses et d’entreprises étrangères de détachement. Dans une entreprise contrôlée sur cinq, elles et ils ont constaté des salaires trop bas. Les salaires minimums en vigueur ne sont même pas respectés dans près d’une entreprise sur trois dans les branches couvertes par des conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire (CCT étendues) ou des contrats-types de travail (CTT). Dans les autres secteurs, les salaires usuels dans la localité et la branche doivent être respectés. Or certains cantons fixent des critères trop bas. Des employeurs pratiquant le dumping salarial peuvent ainsi passer entre les mailles des contrôles.</p><h3 class="heading--h5">Trop de cantons ménagent les employeurs qui pratiquent le dumping salarial</h3><p>Les contrôles sont insuffisants. Les cantons devraient en principe contrôler chaque année au moins 3 % des employeurs suisses qui ne sont pas soumis à une CCT. À ce rythme, une entreprise ne serait contrôlée qu’une fois tous les 33 ans. Pour plus de la moitié des cantons, même cette fréquence semble déjà trop élevée. Au rythme de Berne, Glaris, Zoug, des Grisons ou de Lucerne, il faudrait plus de 50 ans pour contrôler toutes les entreprises. Quant aux salaires minimums prévus par les CTT dans l’économie domestique, Zoug, Schaffhouse et Fribourg ne les ont même pas contrôlés l’an dernier. Cette absence de contrôle ouvre grand la porte au dumping salarial.</p><p>Dans leur grande majorité, les cantons ne prennent en outre aucune mesure lorsqu’ils constatent de la sous-enchère salariale. La loi prévoit pourtant que, dans les branches où des salaires abusivement bas sont constatés de manière répétée, les cantons édictent un CTT fixant des salaires minimums impératifs. Mais la plupart des cantons n’appliquent pas cette possibilité. Le canton de Zurich, par exemple, constate des abus depuis des années. Et pourtant, il continue de laisser faire les employeurs fautifs.</p><p>C’est à Genève et au Tessin que la protection des salaires fonctionne le mieux. Ces deux cantons ne réalisent pas seulement plus d’un tiers de l’ensemble des contrôles. Conformément à la loi, ils édictent aussi régulièrement des salaires minimums lorsqu’ils constatent de la sous-enchère salariale. À lui seul, le Tessin compte 10 des 22 CTT cantonaux prévoyant des salaires minimums.</p><h3 class="heading--h5">Les employeurs suisses fautifs refusent d’augmenter les salaires</h3><p>Lorsqu’une CCT étendue ou un CTT s’applique, les employeurs qui versent des salaires trop bas doivent payer une amende et s’acquitter rétroactivement des salaires dus. Dans les branches sans CCT étendue ni CTT, les employeurs qui pratiquent des salaires trop bas sont simplement invités, dans le cadre d’une procédure de conciliation, à adapter les salaires. Neuf entreprises de détachement sur dix qui versent des salaires trop bas agissent ainsi. Parmi les employeurs suisses, cependant, plus d'une entreprise sur trois refuse de verser des salaires corrects. Elles savent que le dumping salarial est toléré par les autorités. C’est inacceptable.</p><h3 class="heading--h5">Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées partout</h3><p>Le rapport rappelle l’importance des mesures d’accompagnement. Trop d'employeurs ne respectent pas les salaires en vigueur dans la région et la branche. Il appartient aux cantons d'agir plus résolument. Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées de manière contraignante. Cela signifie qu’il faut renforcer les contrôles. La définition des salaires usuels dans la localité et la branche ne doit plus s’appuyer sur des pratiques de dumping salarial. Et en cas de sous-enchère répétée, des salaires minimaux doivent être fixés, comme la loi le prévoit.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/d/csm_Kontrolle_indoor-Baustelle_iSt-izusek_90023ebf5b.webp" length="115238" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11727</guid><pubDate>Sun, 14 Jun 2026 12:55:30 +0200</pubDate><title>Les salarié-e-s ont besoin de solutions concrètes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salarie-e-s-ont-besoin-de-solutions-concretes</link><description>Non au repli sur soi, à la xénophobie et au statut de saisonnier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En rejetant l’initiative de l’UDC, la population suisse a dit non au repli sur soi et à la xénophobie. Ce non exprime le refus clair d’un retour en arrière vers des temps sombres, marqués par le statut de saisonnier et la privation de droits pour certaines personnes. Pour autant, la politique ne peut pas reprendre comme si de rien n’était. Les salarié-e-s en Suisse font face à de nombreux problèmes, notamment une progression insuffisante des salaires, un chômage élevé, la discrimination des travailleuses et travailleurs âgés ainsi qu’une pénurie de logements abordables. L’Union syndicale suisse (USS) demande des mesures adéquates.</p><p>La population suisse a rejeté l’initiative extrême de l’UDC parce qu’elle souhaite maintenir les accords bilatéraux, le regroupement familial et la protection des salaires. L’initiative n’apportait aucune solution aux problèmes de la population. Au contraire, elle aurait eu de graves répercussions politiques et économiques pour la Suisse. Les accords bilatéraux auraient dû être dénoncés et un nouveau statut de saisonnier aurait pu être réintroduit.</p><p>Le vote d’aujourd’hui ne résout pas les problèmes des travailleuses et travailleurs. Il est temps de trouver des solutions ! Il faut d’abord mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers. Les décisions prises jusqu’ici par le Parlement ne suffisent pas. L’USS exige une réduction tangible de la charge de travail et du temps de travail, pour que davantage de professionnel-le-s des soins restent dans le métier.</p><p>L’USS demande également un soutien accru en matière de recherche d’emploi et une meilleure protection contre les licenciements, en particulier en faveur des salarié-e-s âgé-e-s ayant de longues années de service. Elle demande au Conseil fédéral d'élaborer des améliorations concrètes en collaboration avec les employeurs. Concernant les Bilatérales III, l’USS attend du Parlement qu’il reprenne le paquet de protection des salaires issu du partenariat social. Sans ce paquet, la protection contre le dumping salarial reculera.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/4/csm_10Mio-Jubel_A_ddac71eb9c.webp" length="265996" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11722</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2026 12:43:23 +0200</pubDate><title>La Berne fédérale ne peut plus bafouer l’État de droit</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-berne-federale-ne-peut-plus-bafouer-letat-de-droit</link><description>Le Tribunal fédéral protège les salaires minimums à Zurich et à Winterthour</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Tribunal fédéral a tranché : les villes de Zurich et de Winterthour pourront introduire des salaires minimums. Pour la première fois, la plus haute instance judiciaire du pays confirme explicitement que nous seulement les cantons, mais aussi les communes peuvent instaurer des salaires minimums en tant que mesure de politique sociale contre la pauvreté malgré un emploi. Les recours des associations patronales ont été rejetés intégralement.</p><p>Pour les salarié-e-s de Zurich et de Winterthour, c’est une victoire attendue de longue date. En 2023 déjà, le corps électoral avait approuvé les salaires minimums par respectivement 70&nbsp;% et 66&nbsp;%. Depuis lors, les associations patronales tentaient d’en empêcher l’introduction par la voie judiciaire. C’est désormais terminé. Environ 20&nbsp;000 personnes verront leur salaire augmenter.</p><p>La décision rendue aujourd’hui a valeur de signal pour l’ensemble de la Suisse. Après son arrêt de principe sur les salaires minimums cantonaux, le Tribunal fédéral confirme pour la première fois la compétence des communes également. Son arrêt renforce le fédéralisme et l’autonomie communale. Le projet Ettlin, sur lequel le Parlement fédéral se prononcera définitivement dans neuf jours, paraît d’autant plus choquant. Alors que le Tribunal fédéral confirme les compétences des cantons et des communes, la majorité bourgeoise à Berne entend pourtant les remettre en cause et les vider de leur substance.</p><p>Le Parlement ne peut démanteler ce qui a été décidé dans les urnes et confirmé par le Tribunal fédéral. La décision d’aujourd’hui est un message clair adressé au Parlement. L’État de droit fonctionne. La situation juridique est clarifiée. Il incombe maintenant à la Berne fédérale de respecter la volonté populaire, le fédéralisme et l’autonomie des communes. L’USS mettra tout en œuvre pour faire échouer la proposition Ettlin lors du vote final du 19&nbsp;juin. Si, malgré tout, la majorité maintient son offensive contre les salaires minimums, un référendum est prêt à être lancé (<a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">plus d'informations</a>). Ainsi, les salaires minimums de Zurich et de Winterthour pourront entrer en vigueur et des milliers de salarié-e-s profiter de salaires plus élevés. Le peuple pourra en outre se prononcer au final sur cette attaque contre les salaires minimums, le fédéralisme et la démocratie directe.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_Bundesgericht-Lausanne_wikimedia-Norbert_Aepli_cc-by_259e0325f1.webp" length="405032" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11720</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2026 12:34:26 +0200</pubDate><title>Un compromis pour un financement avantageux de l’AVS est sur la table</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-compromis-pour-un-financement-avantageux-de-lavs-est-sur-la-table</link><description>Proposition de la conférence de conciliation sur la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Renoncer à financer la 13e rente AVS signifie relever l’âge de la retraite. L’Union syndicale suisse (USS) appelle donc le Conseil des États et le Conseil national à approuver la proposition de la conférence de conciliation sur le financement de la 13e rente AVS. Le financement mixte est durable, solide et socialement équilibré.</p><p>Pour les salarié-e-s, la légère hausse des cotisations sur les salaires est à peine perceptible. En contrepartie, elle permet la plus forte augmentation des rentes AVS depuis plus de 25 ans. Pour la grande majorité de la population, à savoir celles et ceux qui vivent de revenus bas et moyens, ce projet est très avantageux.</p><p>Les employeurs aussi peuvent assumer sans difficulté une hausse des cotisations. Aujourd’hui, les entreprises versent moins de cotisations qu’il y a quinze ans. Depuis 2021, la part patronale a diminué de près de 0,3 point de pourcentage, soit plus du double de ce que coûte le financement mixte. Cette baisse s’explique par la diminution des accidents professionnels et des naissances.</p><p>Qui rejette la proposition de la conférence de conciliation refuse en réalité de financer la 13e rente AVS. L’objectif des opposants est clair : relever l’âge de la retraite. Or la population, et tous les cantons, ont clairement dit non à cette option, en même temps qu’ils ont largement accepté la 13e rente AVS. Le relèvement de l’âge de la retraite n’est pas une solution envisageable, même lorsque la mesure est présentée sous des formulations technocratiques telles que « mesures structurelles ». Si le financement échoue aujourd’hui, il coûtera plus cher demain.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11718</guid><pubDate>Tue, 09 Jun 2026 13:18:51 +0200</pubDate><title>Important succès d’étape contre l’extension des heures d’ouverture des magasins</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/important-succes-detape-contre-lextension-des-heures-douverture-des-magasins</link><description>Le Conseil des États rejette l’attaque contre le repos dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision prise aujourd’hui par le Conseil des États de rejeter le projet d’extension des heures d’ouverture des magasins. Un premier pas décisif est ainsi franchi pour protéger les salarié-e-s du commerce de détail et préserver le dimanche chômé.</p><p>L’USS s’est dès le début opposée à l’allongement des heures d’ouverture. Celui-ci accroît en effet la pression sur le personnel, détériore la conciliation entre vie professionnelle, vie familiale et loisirs, sans apporter de bénéfice économique démontrable. Aujourd’hui déjà, beaucoup de salarié-e-s du commerce de détail sont pris-e-s dans une course aux délais et à la performance. Le secteur est confronté depuis des années à des horaires irréguliers et à une charge de travail élevée. Plutôt que d’étendre encore les plages de travail, il faut enfin améliorer les conditions de travail, gagner en prévisibilité et prendre des mesures contre l’épuisement croissant.</p><p>Le dimanche chômé est une conquête sociale majeure. Il protège la santé des salarié-e-s et permet de passer du temps en famille et avec les ami-e-s, ainsi que d’avoir une vie sociale. De nouveaux assouplissements des heures d’ouverture éroderaient progressivement cette protection. La décision du Conseil des États envoie donc un signal clair contre la commercialisation rampante du dimanche.</p><p>La bataille n’est toutefois pas terminée. L’USS s’engagera avec détermination pour que le Conseil national rejette à son tour ce projet et mette un terme à cette attaque contre les conditions de travail dans le commerce de détail. Cette décision est d’autant plus importante que le repos dominical est à nouveau sous pression sur un autre front. Par son intervention visant à étendre le télétravail le dimanche, le conseiller aux États Thierry Burkart veut encore affaiblir les dispositions de protection en vigueur. L’USS s’opposera résolument à ces tentatives. Les salarié-e-s ont besoin de da-vantage de protection et de meilleures conditions de travail, pas d’un grignotage insidieux de leur vie sociale par le travail.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11714</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2026 17:21:55 +0200</pubDate><title>Financement de la 13e rente AVS : compromis sur la table</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-de-la-13e-rente-avs-compromis-sur-la-table</link><description>Décision du Conseil des États concernant la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Le Conseil des États a fait aujourd’hui un nouveau pas en direction du Conseil national, en supprimant le mécanisme d’intervention et en ne relevant pas le taux réduit de TVA. La hausse modérée des cotisations salariales et de la TVA pour financer la 13e rente AVS est socialement équilibrée, durable et suffisante. Dès la procédure de consultation du projet, une majorité des cantons ainsi que des branches à bas salaires s’étaient prononcés en faveur d’un financement mixte. L’Union syndicale suisse (USS) demande aujourd’hui au Conseil national d’approuver le financement mixte et d’assumer ainsi la responsabilité d’un financement susceptible de rallier une majorité et socialement équilibré.</strong></p><p>Une hausse des cotisations salariales est socialement équitable et économiquement supportable : les salarié·e·s subiront une augmentation quasiment indolore de leurs cotisations salariales, en échange de la plus forte hausse des rentes AVS des 25 dernières années. Une telle mesure est tout à fait acceptable pour les employeurs également : comme l’USS l’a souligné à diverses reprises, les cotisations salariales à la charge des employeurs ont fortement baissé depuis 2021. Ils paient même moins de cotisations salariales aujourd’hui qu’il y a 15 ans.</p><p>Lors de la procédure de consultation, 21 cantons et les associations professionnelles des secteurs à bas salaires se sont prononcés en faveur d’un financement mixte. Ce plébiscite montre que le financement mixte offre un très bon rapport qualité-prix pour des pans entiers de l’économie, autrement dit pour les travailleuses et travailleurs comme pour les entreprises.</p><p>Au cas où l’Assemblée fédérale ne trouverait pas de solution sur cet objet, la Confédération devra intervenir en puisant dans ses ressources générales. Selon la Constitution, la Confédération peut couvrir jusqu’à la moitié des dépenses de l’AVS, dont elle assume près d’un cinquième à l’heure actuelle. L’USS invite par conséquent le Conseil national à prendre ses responsabilités afin de trouver une solution socialement équilibrée et susceptible de rallier une majorité, en approuvant à son tour un financement mixte.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11711</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2026 12:04:01 +0200</pubDate><title>Une femme active sur deux subit du harcèlement au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-femme-active-sur-deux-subit-du-harcelement-au-travail</link><description>L’USS demande la ratification de la Convention n° 190 de l’OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral propose la ratification des conventions n° 190 et 191 de l’Organisation internationale du travail (OIT) contre la violence et le harcèlement, et en faveur d’un environnement de travail sûr et salubre. L’Union syndicale suisse (USS) salue cette étape et appelle le Parlement à décider rapidement d’une ratification attendue depuis longtemps.</p><p>La violence et le harcèlement font partie du quotidien professionnel de nombreuses personnes en Suisse. Des études montrent qu’une femme active sur deux subit du harcèlement sexuel sur son lieu de travail au cours de sa vie professionnelle. Les jeunes femmes, les apprenti-e-s et les personnes occupant des emplois précaires sont particulièrement touché-e-s. Beaucoup de victimes se taisent, par crainte de répercussions professionnelles. C’est pourquoi l’USS salue le message du Conseil fédéral proposant la ratification des conventions n° 190 et 191 de l’OIT. Par cette démarche, celui-ci reconnaît l’importance de la protection contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail et confirme que la Suisse satisfait aujourd’hui déjà aux exigences de ces conventions. La ratification ne nécessite aucune modification légale. La procédure de consultation a en outre montré que la ratification bénéficie d’un large soutien : cantons, syndicats et organisations patronales appuient les objectifs de la convention.</p><p>Avec la convention n° 190, l’OIT a, pour la première fois, fixé des normes internationales contraignantes contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail. La convention reconnaît le droit de toute personne à un monde du travail exempt de violence et de harcèlement. La convention n° 191 renforce le droit à un environnement de travail sûr et salubre en tant que droit fondamental du travail.</p><p>L’USS demande depuis des années la ratification de la convention n° 190. Pourtant, celle-ci a été retardée pendant longtemps. Or des études récentes montrent clairement qu’il y a urgence à agir. De nombreuses entreprises ne disposent pas encore de mesures de protection efficaces contre le harcèlement sexuel et la violence au travail. La ratification ne résoudra pas ces problèmes à elle seule. Mais elle constitue un signal politique fort : la violence et le harcèlement dans le monde du travail ne relèvent pas de la sphère privée et ne sont pas des actes anodins. Chaque travailleuse et chaque travailleur a droit à un lieu de travail exempt de violence, de harcèlement et de discrimination. La Suisse a soutenu cette convention, les conditions légales sont réunies et la ratification est largement appuyée. Il n’y a aucune raison de repousser plus longtemps cette étape. L’USS demande au Parlement de ratifier rapidement les conventions n° 190 et 191 de l’OIT.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11709</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2026 11:36:30 +0200</pubDate><title>L’USS décide à l’unanimité de lancer un référendum contre l’attaque contre les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/luss-decide-a-lunanimite-de-lancer-un-referendum-contre-lattaque-contre-les-salaires-minimums</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 5 juin 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) lancera un référendum si le Parlement décide que les salaires minimums cantonaux et communaux peuvent à l’avenir être contournés par des conventions collectives de travail (CCT). C’est ce qu’a décidé aujourd’hui à l’unanimité l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS. Face à la hausse du renchérissement, les délégué-e-s ont aussi adopté une résolution demandant une augmentation des salaires réels, ainsi qu’une offensive salariale. Enfin, pour améliorer la situation des apprenti-e-s, ils ont réaffirmé la revendication de huit semaines de vacances durant l’apprentissage.</p><p>Plusieurs cantons et villes ont instauré des salaires minimums, qui doivent permettre aux salarié-e-s de subvenir à leurs besoins. Ces rémunérations sont le fruit d’initiatives populaires clairement acceptées par la population. Une partie du patronat et des partis bourgeois veut aujourd’hui les contourner par une décision de l’Assemblée fédérale. Leur idée est de détourner les CCT de leur but : dans les branches couvertes par des CCT étendues, il devrait être possible de fixer à l’avenir des salaires minimums inférieurs. Or les salarié-e-s à bas salaire de l’hôtellerie-restauration, des salons de coiffure, des boulangeries ou des boucheries peinent déjà à joindre les deux bouts. La révision leur laisserait encore moins de moyens pour vivre.</p><p>Cette décision serait inédite sur le plan démocratique et institutionnel : pour la première fois, des accords de droit privé primeraient sur des décisions populaires.</p><p>Même sans cette attaque politique contre les salaires, les rémunérations restent sous pression. À l’automne, l’inflation atteindra 1 à 1,5 %. Elle gommera ainsi les hausses obtenues lors des dernières négociations (environ 1 %). Pour beaucoup de salarié-e-s, il n’y a plus eu de progrès des salaires réels depuis 2016, alors même que l’économie s’est bien portée durant cette période. En vue des prochaines négociations, les délégué-e-s de l’USS exigent donc de véritables augmentations des salaires réels et appellent à mener une offensive salariale.</p><p>Par d’autres résolutions, les délégué-e-s de l’USS ont aussi demandé au Parlement d’améliorer la situation des salarié-e-s. Ils ont réaffirmé la revendication de huit semaines de vacances pendant l’apprentissage. Ils appellent également le Parlement à mettre en œuvre correctement l’initiative sur les soins infirmiers. Outre les mesures proposées par le Conseil fédéral (obligation de négocier une CCT, réduction de la durée maximale du travail, etc.), il faut des directives contraignantes pour garantir des effectifs adaptés aux besoins et un financement public substantiel.</p><h3 class="heading--h5">Résolutions et décisions</h3><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/040.02F_salaires_minimums_adapte_AD260605.pdf">Salaires minimums – référendum (pdf)</a><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/resolution_1_pouvoir_d_achat_AD260605.pdf">Pouvoir d'achat (pdf)</a><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/resolution_2_apprentissage_AD260605.pdf">Valeur d'apprentissage (pdf)</a><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/resolution_3_soins_adapte_AD260605.pdf">Mettre en œuvre de l’initiative sur les soins (pdf)</a></p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/d/csm_SGB-DV_MiLo-Foto_Webseite_472f98532a.webp" length="683886" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11704</guid><pubDate>Tue, 02 Jun 2026 14:12:05 +0200</pubDate><title>Tendance alarmante dans le 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/tendance-alarmante-dans-le-2e-pilier</link><description>Commentaire de l’étude Swisscanto sur les caisses de pension 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On observe une évolution préoccupante dans le 2e pilier : la prévoyance professionnelle tend à s’éloigner du modèle d’assurance sociale pour se rapprocher d’une solution de type fonds de placement. Tel est l’un des principaux enseignements de l’étude sur les caisses de pension publiée aujourd’hui par la Banque cantonale de Zurich (BCZ). Pour la première fois, les personnes partant à la retraite ont été plus nombreuses à choisir le versement du capital. Les avoirs des personnes actives sont majoritairement bien rémunérés. En revanche, les rentes et les taux de conversion stagnent.</p><p>Le 2<sup>e</sup> pilier a pour but de permettre le maintien du niveau de vie antérieur grâce à une couverture collective. Les évolutions récentes ne répondent plus à cet objectif. Les rentes du 2<sup>e</sup> pilier doivent à nouveau être améliorées, par exemple au moyen d’une hausse des taux de conversion ou d’une revalorisation des rentes. Les assuré-e-s doivent recevoir des informations claires et standardisées concernant leurs prestations, les paramètres déterminants et les coûts. Le rapport prix-prestations doit lui aussi être amélioré. Des mesures s’imposent en particulier dans les institutions collectives et communes proposées par des prestataires commerciaux.</p><p>Une prévoyance vieillesse collective bien gérée offre de meilleures prestations qu’une couverture individuelle. La part élevée des retraits en capital constitue dès lors un signal d’alarme. Nous constatons que plusieurs banques et certain-e-s conseiller-ère-s en prévoyance recommandent aux assuré-e-s d’opter pour le versement en capital. La BCZ, une banque active auprès de la clientèle privée, affirme que les faibles taux de conversion ne jouent aucun rôle dans le choix du retrait en capital. Selon l’enquête pourtant, la majorité des assuré-e-s ne connaît même pas le taux de conversion.</p><p>Les hommes retirent en moyenne un capital de 200 000 francs environ, les femmes de 80 000 francs environ. Ces montants sont insuffisants pour couvrir les besoins à long terme. Sur le plan de la politique sociale, ils soulèvent des questions importantes.</p><p>Il existe une marge d’amélioration des prestations de la prévoyance professionnelle. Ainsi que le révèle l’étude, le rendement attendu est de 3 % alors que le rendement cible n’est que de 2 %.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/2/csm_Geldscheine_SNB_ef1b24f9d5.webp" length="290596" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11700</guid><pubDate>Mon, 01 Jun 2026 17:27:51 +0200</pubDate><title>Pas touche aux salaires minimums !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-touche-aux-salaires-minimums-conseil-national</link><description>Le Conseil national cherche à affaiblir les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a décidé aujourd’hui de s’attaquer aux salaires minimums cantonaux et communaux. Son projet est d’affaiblir les salaires minimums et de priver ainsi de nombreux travailleurs et travailleuses de salaires permettant de vivre dignement de leur travail. Cela est inacceptable aux yeux de l’Union syndicale suisse (USS). L’assemblée des délégué-e-s de l’USS du 5 juin décidera des suites à y donner, si nécessaire jusqu’au lancement d’un référendum.</p><p>L’attaque décidée aujourd’hui par le Conseil national vise à ce que les salaires minimums cantonaux et communaux ne s’appliquent plus à tous les travailleurs et travailleuses – alors même que les cantons ou communes concernés ont expressément décidé le contraire. Le personnel soumis à une CCT déclarée de force obligatoire serait exclu de la protection des nouveaux salaires minimums. Les salaires minimums existants seraient affaiblis au passage. Cette décision touche en premier lieu la main-d’œuvre occupée dans des secteurs à bas salaires, comme l’hôtellerie-restauration et le nettoyage. Or bien des personnes perçoivent également un salaire de misère dans les salons de coiffure, dans la location de services, les boulangeries ou les boucheries.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Attaque contre des décisions démocratiques, contre la Constitution et le fédéralisme</strong></h3><p>La décision du Conseil national sape les décisions démocratiques prises dans les cantons et les communes. Dans les cantons de Genève et Neuchâtel, la population a voté en faveur de salaires minimums applicables à toute la main-d’œuvre couverte par une CCT. Il en va de même à Zurich et Winterthour, et au Tessin où le Parlement a adopté un salaire minimum sans dérogation liée aux CCT-DFO. Or le projet du Conseil national ne fait aucun cas de ces décisions. Là où des salaires minimums sont déjà en place, comme à Genève et Neuchâtel ou en ville de Lucerne, ils ne seront plus adaptés au renchérissement. Partout ailleurs, les personnes soumises à une CCT n’en verront jamais la couleur.</p><p>Cette décision est contraire à la Constitution et porte atteinte au fédéralisme. Car la politique sociale relève de la compétence des cantons et des communes. Ce sont eux qui supportent les coûts de l’aide sociale. Or, à l’avenir, il ne leur serait plus possible d’adopter des instruments efficaces pour réduire la pauvreté au travail. En bref&nbsp;: Berne dicte, les cantons passent à la caisse.</p><h3 class="heading--h5"><strong>L’assemblée des délégué-e-s décidera ce vendredi des suites à donner</strong></h3><p>Quiconque travaille en Suisse doit pouvoir vivre décemment de son salaire. Les salaires minimums y contribuent directement. Partout où ils ont été introduits, on compte moins de personnes touchant des salaires de misère, sans que le taux de chômage ait augmenté. Une telle attaque contre les salaires ne restera pas sans réponse. Son assemblée des délégué-e-s de vendredi 5&nbsp;juin&nbsp;2026 (dès 09&nbsp;h&nbsp;30, secrétariat central d’Unia, Weltpoststrasse&nbsp;20, Berne) décidera des suites à y donner.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11695</guid><pubDate>Thu, 21 May 2026 18:56:07 +0200</pubDate><title>La Cour internationale de Justice confirme que le droit de grève fait partie de la liberté syndicale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-cour-internationale-de-justice-confirme-que-le-droit-de-greve-fait-partie-de-la-liberte-syndicale</link><description>Le Tribunal fédéral doit désormais corriger les restrictions problématiques du droit de grève</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">La Cour internationale de Justice (CIJ) a confirmé aujourd’hui, dans un avis consultatif, que le droit de grève fait partie intégrante de la liberté syndicale protégée par une convention de l’Organisation internationale du Travail (OIT). L’Union syndicale suisse (USS) salue expressément cette décision. Celle-ci renforce les droits syndicaux sur le plan international et apporte une clarification juridique importante pour les travailleuses et travailleurs du monde entier.</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Par son avis, la CIJ confirme la pratique de longue date des organes de contrôle de l’OIT, selon laquelle le droit de grève constitue un élément indissociable de la liberté syndicale et du droit d’organisation syndicale. L’avis rejette ainsi la tentative, menée depuis des années par les organisations patronales internationales, d’exclure le droit de grève du champ de protection de la Convention n° 87 de l’OIT. Du point de vue de l’USS, il est particulièrement problématique que la Suisse ait défendu la position contraire dans la procédure devant la CIJ. Les représentantes et représentants officiels de la Suisse ont fait valoir devant la Cour que la Convention n° 87 de l’OIT ne consacrait pas de droit de grève. Sur la scène internationale, la Suisse s’est ainsi retrouvée aux côtés d’une petite minorité d’États qui refusaient de reconnaître le droit de grève comme étant protégé par la Convention n° 87 de l’OIT.</span></p><h3 class="heading--h5"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Des conséquences claires pour la Suisse</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></h3><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">La décision rendue aujourd’hui a aussi une portée directe pour la Suisse et pour la jurisprudence du Tribunal fédéral relative au droit de grève. Jusqu’ici, le Tribunal fédéral soumettait les grèves à un contrôle de proportionnalité problématique, plus concrètement à une interdiction dite «&nbsp;des mesures excessives&nbsp;». Selon cette approche, une grève ne devrait pas être plus «&nbsp;incisive&nbsp;» que nécessaire. Selon l’Union syndicale suisse (USS), cette jurisprudence n’est pas compatible avec le droit de grève garanti par la Convention n° 87 de l’OIT.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Les conflits du travail ne peuvent remplir leur fonction que s’ils peuvent exercer une pression économique effective. Un droit de grève qui ne pourrait être appliqué que dans la mesure où des tribunaux estiment a posteriori qu’il était nécessaire perd une grande partie de son efficacité pratique. L’USS attend donc que la Suisse et le Tribunal fédéral tirent les conséquences de l’avis de la Cour internationale de Justice. Le Tribunal fédéral doit rompre avec sa pratique relative à l’interdiction des mesures excessives. La Suisse est tenue de garantir la liberté syndicale et le droit de grève en conformité avec les obligations internationales découlant de la Convention n° 87 de l’OIT.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L’avis rendu aujourd’hui constitue un succès important pour le mouvement syndical et, plus largement, pour l’ensemble des droits sociaux fondamentaux. Il renforce la sécurité juridique en droit international du travail et confirme que sans droit de grève effectif, il n’y a pas de véritable liberté syndicale.</span></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11693</guid><pubDate>Thu, 21 May 2026 13:43:57 +0200</pubDate><title>Les problèmes de santé se multiplient dans le monde du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-problemes-de-sante-se-multiplient-dans-le-monde-du-travail</link><description>Renforcer la protection de la santé au travail est plus que jamais nécessaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Les absences pour raisons de santé des salarié-e-s en Suisse restent à un niveau alarmant. Selon les chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique, les salarié-e-s ont manqué le travail 8,2 jours en moyenne en raison d’une maladie ou d’un accident en 2025. En 2010, ce chiffre n’était en-core que de 6,3 jours. Les absences ont ainsi augmenté de près d’un tiers en quinze ans.</strong></p><p>Les absences sont particulièrement nombreuses dans les professions à bas salaires, où la charge physique ou organisationnelle est lourde. Mais la hausse ne concerne plus uniquement les métiers les plus pénibles. Ces dernières années, les absences ont aussi fortement progressé chez les technicien-ne-s, dans les professions de bureau et dans l’artisanat. Presque toutes les branches sont touchées. Cette tendance révèle un problème structurel des conditions de travail, qui s’étend à des pans toujours plus larges du monde du travail.</p><p>L’évolution selon l’âge est frappante. Si les absences sont élevées depuis longtemps chez les salarié-e-s plus âgé-e-s, on observe une augmentation marquée également chez les 15–24 ans depuis la pandémie de coronavirus. Les atteintes à la santé apparaissent ainsi de plus en plus tant en fin qu’en début de de carrière.</p><p>Les causes de l’augmentation des absences pour cause de maladie sont multiples. Il est toutefois indéniable que les conditions de travail sont au cœur du problème. Dans aucun pays de l’UE, les salarié-e-s à plein temps ne travaillent autant qu’en Suisse. Dans le même temps, l’intensification du travail et la pression à la flexibilité augmentent depuis des années. Flux de travail densifiés, sous-effectifs chroniques, forte pression des délais, horaires irréguliers, charges psychosociales et joignabilité permanente menacent toujours davantage la santé des salarié-e-s.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) appelle les employeurs à assumer pleinement leurs responsabilités. Ceux-ci doivent respecter strictement les temps de travail et de repos, garantir des plans de service fiables, assurer une planification du personnel suffisante et prendre des mesures efficaces contre la pression excessive des délais et de la performance. Au lieu de s’attaquer aux causes des atteintes à la santé, de nombreux employeurs répondent aujourd’hui en alourdissant la pression administrative sur les employé-e-s, par exemple via des mécanismes de contrôle renforcés ou l’exigence d’un certificat médical dès le premier jour de maladie. Ces mesures instaurent un climat de méfiance sans traiter les causes des problèmes de santé. Plus de pression administrative n’améliore pas la santé des travailleuses et travailleurs.</p><p>L’augmentation des absences met aussi en lumière des lacunes dans la protection de la santé au travail. Si les prescriptions existent, elles s’avèrent insuffisantes lorsque leur mise en œuvre est défaillante. Dans de nombreux secteurs, il manque des contrôles systématiques, des normes d’exécution claires et une coordination efficace entre les instances compétentes. Certaines entreprises ne sont contrôlées que tous les vingt ans.</p><p>L’USS exige donc un net renforcement de l’exécution et de la prévention. Les risques pour la santé au travail, en particulier les charges psychosociales et organisationnelles, doivent être recensés systématiquement et combattus de manière efficace. En parallèle, il s’agit de stopper les attaques contre la protection des salarié-e-s, en particulier l’extension du travail du dimanche et l’allongement des journées de travail – lesquelles peuvent aller jusqu’à 17 heures.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Krank-am-Arbeitsplatz_torwai-iStock_kleiner_1a6f8d00d4.webp" length="111630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11691</guid><pubDate>Wed, 20 May 2026 14:03:44 +0200</pubDate><title>Si la 13e rente AVS est financée, l’AVS n’a pas besoin de financement supplémentaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/si-la-13e-rente-avs-est-financee-lavs-na-pas-besoin-de-financement-supplementaire</link><description>La consultation sur la réforme AVS 2030 est ouverte</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les documents de consultation publiés aujourd’hui sur la réforme AVS 2030 confirment que l’AVS n’aura pratiquement plus besoin de financement additionnel lorsque celui de la 13e rente AVS aura été décidé. Le financement mixte, combinant cotisations salariales et TVA, constitue un compromis qui garantit un financement solide et socialement équilibré de la 13e rente AVS. La réforme AVS 2030 doit s'attaquer au problème de l’augmentation des lacunes de cotisations. Celles-ci coûtent cher : une année de cotisations manquante se traduit par 700 francs de rente en moins par an.</strong></p><p><span lang="FR-CH">Celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie ont droit à une rente décente, sans avoir à prolonger leur activité. Ce principe ne doit pas être remis en cause. L’USS salue le fait que le Conseil fédéral renonce à relever l’âge de la retraite dans son avant-projet AVS&nbsp;2030. D’autant plus que la population avait clairement refusé (à 75&nbsp;%) cette augmentation en 2024, et ce dans tous les cantons. La focalisation d’AVS&nbsp;2030 sur le travail au-delà de l’âge de référence est malvenue. La réforme AVS21 avait déjà assoupli les conditions du départ à la retraite.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS rejette aussi fermement tout nouveau durcissement des retraites anticipées. Cela vaut en particulier pour les personnes ayant accompli de longues carrières dans des conditions de travail pénibles. Dans son avant-projet AVS&nbsp;2030, le Conseil fédéral relève l’âge minimal de la retraite anticipée à 63 ans dans la prévoyance professionnelle. Il prévoit des exceptions pour les retraites anticipées négociées par les partenaires sociaux, en cas de licenciement et dans le cadre du droit du personnel d’un employeur de droit public (p. ex. service du feu), mais en aucun cas avant 60 ans. Pour l’USS, cette dégradation est inacceptable.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS juge en revanche positif le fait que le projet cherche à résoudre le problème des lacunes de cotisations. Aujourd’hui, une personne sur cinq arrivant à la retraite accuse des lacunes dans son compte AVS. Le nombre de personnes concernées a presque doublé au cours des 15&nbsp;dernières années. Chaque année manquante entraîne une réduction de 2,3&nbsp;% de la rente AVS, soit environ 60 francs de moins par mois, à vie. Les lacunes résultent souvent de l’absence d’obligation de cotiser sur les indemnités journalières maladie et accident. Avec la hausse des absences de longue durée, il est crucial de soumettre toutes les indemnités journalières à l’obligation de cotiser à l’AVS. Par ailleurs, de nombreuses personnes sans activité lucrative présentent aussi des lacunes dans l’AVS. À l’instar de la procédure applicable aux indépendant-e-s, chez qui les lacunes sont nettement moins fréquentes, l’obligation prévue pour les autorités fiscales d’annoncer ces cas aux caisses de compensation constitue un début de réponse.</span></p><p><span lang="FR-CH">D’autres mesures sont nécessaires pour lutter contre le travail au noir. Lorsque les employeurs ne versent pas les cotisations, non seulement les travailleuses et travailleurs encourent des lacunes de cotisations et des baisses de rentes. L’AVS et les autres assurances sociales perdent également des recettes.</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11679</guid><pubDate>Tue, 12 May 2026 08:19:45 +0200</pubDate><title>Les rendements des placements doivent revenir aux assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rendements-des-placements-doivent-revenir-aux-assure-e-s</link><description>Rapport de la CHS PP sur la situation financière des caisses de pension</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis 2015, le niveau moyen des nouvelles rentes versées par les caisses de pensions a reculé de 11 % pour atteindre un plus bas historique. À cela s’ajoute une perte de pouvoir d’achat de plus de 7 % due au renchérissement. Dès lors, le 2e pilier n’atteint plus l’objectif fixé par la Constitution, à savoir permettre de maintenir le niveau de vie habituel. Pour beaucoup, la rente ne suffit plus pour vivre. Pourtant, la situation financière du 2e pilier est bonne. Il faut donc des rémunérations décentes et des hausses de rentes.</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Avec une performance nette de 6,1 %, 2025 a de nouveau été une bonne année pour les caisses de pension. Point positif, deux caisses sur cinq ont rémunéré les avoirs de prévoyance à 5 % ou davantage. Près de la moitié des caisses ont augmenté les rentes, et près de 10 % l’ont fait de manière durable, sous la forme d’une compensation du renchérissement ou d’une 13e rente. Mais, à l’inverse, les avoirs de vieillesse de nombreux salarié-e-s n’ont été relevés que de manière marginale. Cela illustre les injustices du système. Le taux d’intérêt minimal, par exemple, ne remplit pas sa fonction. Fixé à 1,25 %, il est beaucoup trop bas. Il permet ainsi à des caisses de ne pas faire participer suffisamment les assuré-e-s aux rendements, ou de ne pas exploiter leur potentiel de performance. Les caisses tablent sur des rendements de quelque 2,5 % en moyenne. Au vu des rendements cibles et des taux techniques faibles, c’est un indice supplémentaire qu’une partie des rendements n’est pas reversée aux assuré-e-s.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">La surveillance du 2e pilier doit contrôler l’utilisation conforme et appropriée de la fortune de prévoyance. Cela implique aussi d’évaluer le rapport prix-prestations. Or, dans la pratique, cet examen est beaucoup trop rare. La Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) devrait le relever et le dénoncer. Le cas de Tellco pk met en lumière ces dérives. L’évaluation de la réforme structurelle de la LPP confirme elle aussi les pratiques abusives des institutions collectives et communes, qui se font au détriment des assuré-e-s. Les directives publiées récemment par la CHS PP relatives aux actes juridiques passés avec des personnes proches vont néanmoins dans la bonne direction. Pour l’USS, une chose est certaine : une assurance sociale telle que le 2e pilier ne doit pas générer des bénéfices au détriment des assuré-e-s. Elle doit être organisée comme une structure à but non lucratif.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Dans son rapport, la CHS PP a de nouveau évalué la « redistribution entre assuré-e-s actif-ve-s et bénéficiaires de rentes ». Même si, ces dernières années, elle a toujours conclu à une « redistribution au détriment des bénéficiaires de rentes », cette estimation est contestable pour deux raisons. Premièrement, elle ne relève pas de ses tâches légales. Deuxièmement, toute prévoyance vieillesse institutionnalisée repose, économiquement parlant, sur un transfert de pouvoir d’achat des personnes actives vers les retraité-e-s. Le 2e pilier représente une épargne collective doublée d’une répartition collective des risques et des promesses de prestations constantes. En ce sens, les « redistributions » font partie intégrante du système et sont économiquement efficientes.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Arbeiter-50plus_Werkstatt_ist-Liderina_7cf720e3d9.webp" length="146878" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11671</guid><pubDate>Thu, 07 May 2026 09:39:22 +0200</pubDate><title>L’initiative de l’UDC met en danger l’avenir des jeunes générations</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/linitiative-de-ludc-met-en-danger-lavenir-des-jeunes-generations</link><description>Alliance de jeunesse contre l’initiative des 10 millions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Une large alliance d’organisations et de partis de jeunesse s’engage contre l’initiative «&nbsp;Pas de Suisse à 10 millions&nbsp;». L’initiative de l’UDC n’apporte aucune réponse aux problèmes actuels&nbsp;: elle en crée de nouveaux. Elle menace la cohésion sociale, porte atteinte aux droits fondamentaux et compromet la capacité des jeunes générations à construire activement leur avenir.</span></p><p><strong><span lang="FR-CH"></span></strong></p><p><span lang="FR-CH">L’alliance de jeunesse, composée des Jeunes Vert’libéraux, des Jeunes du Centre, des Jeunes Vert·e·x·s, de la Jeunesse socialiste suisse (JS), des Jeunes PEV, de la CSAJ (Conseil suisse des activités de jeunesse), de l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) et de la Commission de jeunesse de l’Union syndicale suisse (USS), s’oppose fermement à l’initiative «&nbsp;Pas de Suisse à 10 millions&nbsp;». Elle défend les droits humains et s’engage pour un avenir riche en opportunités pour les jeunes générations.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Cette initiative vise à restreindre des droits fondamentaux et à refermer la Suisse sur elle-même. L’histoire montre pourtant les conséquences de telles politiques. Sous le statut de saisonnier, les travailleuses et travailleurs étrangers ne pouvaient séjourner en Suisse que temporairement, souvent dans des conditions de vie et de travail précaires. Leurs familles n’avaient pas de droit de séjour, ce qui a conduit à des situations dramatiques&nbsp;: des enfants étaient cachés aux autorités et privés d’école. La période précédant l’introduction de la libre circulation des personnes a laissé une empreinte profonde dans l’histoire du pays.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Les jeunes générations n’ont pas connu cette réalité – et nous nous engageons à ce que de telles situations indignes ne se reproduisent jamais. Pour nous, il est clair&nbsp;: nous nous battons pour un avenir dans lequel chacune et chacun peut se déplacer librement et construire sa vie de manière autonome. Les jeunes doivent pouvoir étudier et travailler là où ils le souhaitent, dans des conditions équitables. La libre circulation des personnes, les programmes d’échange comme Erasmus et la reconnaissance mutuelle des diplômes rendent cela possible.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p>Un avenir porteur d’opportunités repose sur l’ouverture, les échanges et la diversité. Une Suisse qui se replie sur elle-même compromet son développement. C’est pourquoi nous nous engageons résolument pour une Suisse ouverte et connectée, qui crée des perspectives et permet aux jeunes générations de façonner leur avenir.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/2/csm_Jugendallianz_Photo-Manu-Friederich_903ed277de.webp" length="171098" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11666</guid><pubDate>Fri, 01 May 2026 12:00:00 +0200</pubDate><title>1er mai 2026 : des manifestations, des rassemblements et des festivités dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2026-des-manifestations-des-rassemblements-et-des-festivites-dans-toute-la-suisse</link><description>Journée internationale du travail – des dizaines de milliers de personnes dans les rues</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>À l’occasion de la Fête du travail, des dizaines de milliers de personnes descendent aujourd’hui dans les rues de plus de 50&nbsp;villes ou communes de Suisse. Sous le slogan «&nbsp;Défendre les salaires et les emplois – Non au repli sur soi&nbsp;!&nbsp;», les travailleuses et travailleurs manifestent avec force contre l’initiative extrême de l’UDC pour le chaos, contraire aux intérêts de la population active et des personnes retraitées. En effet, un plafonnement strict de la population mettrait en péril tant les salaires que les retraites.</strong></p><p>L’initiative extrême de l’UDC, sur laquelle nous allons voter le 14&nbsp;juin&nbsp;2026, plongerait la Suisse dans le chaos. Elle menace les salaires, les retraites et les emplois de ce pays. C’est pourquoi les syndicats ont placé l’actuelle Fête du travail sous le signe de cet objet de vote radical. Il faut dire que l’initiative vise à dénoncer la libre circulation des personnes et, partant, tous les accords bilatéraux avec l’Union européenne. Elle entend limiter la population résidente, comme seul le régime autoritaire chinois l’avait tenté jusque-là. Avec l’augmentation du nombre de retraités qui s’annonce, le nombre de jeunes actifs devrait fatalement diminuer.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Non à la Suisse de l’UDC</strong></h3><p>L’initiative de l’UDC est une manœuvre typique de la droite populiste. Elle prétend remédier à la pénurie de logements, au chômage et à la pression sur les salaires. La vérité est hélas bien différente : en cas d’adoption, l’horizon s’assombrirait pour une Suisse toujours plus isolée. L’initiative de l’UDC conduirait non seulement à une rupture avec l’Europe, en obligeant la Suisse à mettre fin à la voie bilatérale. Elle nous obligerait également à dénoncer la Convention des droits de l’homme. Son message aux personnes dépourvues de passeport à croix blanche est le suivant : vous n’êtes pas les bienvenus ici. Des familles seraient ainsi déchirées, et beaucoup de personnes se verraient contraintes de travailler dans des conditions précaires.</p><p>La résistance face à la menace d’une Suisse à l’image de l’UDC était bien visible dans tout le pays. La principale manifestation, organisée à Zurich, a réuni plus de 15&nbsp;000&nbsp;participants. <strong>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, prend la parole lors de la manifestation du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai à Lausanne</strong>, dont voici une citation&nbsp;: «&nbsp;Nous combattons l’initiative de l’UDC, qui vise à limiter la population à 10&nbsp;millions de personnes. Nous ne voulons pas d’une Suisse où les travailleuses et travailleurs peuvent certes venir, mais au prix d’une séparation de leurs familles. Nous nous opposons à la suppression des contrôles salariaux, à la sous-enchère salariale et au travail au noir. Nous ne voulons pas d’une politique qui, à l’heure du vieillissement démographique, limite artificiellement le nombre de personnes actives.&nbsp;»</p><p><strong>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia, résume la situation dans son discours du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai à Aarau&nbsp;:</strong> «&nbsp;l’initiative ‘Pas de Suisse à 10&nbsp;millions’, sur laquelle nous voterons le 14 juin, menace les droits de tous les travailleurs. Cette initiative vise à supprimer la libre circulation des personnes avec l’UE et, du même coup, le droit de s’établir et de travailler sans subir de discrimination. Par un effet domino, les mesures d’accompagnement seraient abrogées et la protection salariale démantelée. L’initiative sonnerait le glas des accords bilatéraux qui nous lient à nos pays voisins. D’où un chaos économique et des pertes d’emplois massives dans l’industrie d’exportation. Voilà pourquoi cette année, la journée du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai est placée sous la devise <strong>«&nbsp;Défendre les salaires et les emplois – non au repli sur soi&nbsp;!&nbsp;»</strong>.</p><p>De nombreuses manifestations se poursuivent ou débuteront en cours de soirée. Un aperçu est disponible sur <a href="https://1er-mai.ch" target="_blank" rel="noopener"><u>www.1er-mai.ch</u></a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_Lausanne_BG_cbf9790486.webp" length="454168" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11664</guid><pubDate>Thu, 30 Apr 2026 10:09:40 +0200</pubDate><title>Changement à la tête du secrétariat de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/changement-a-la-tete-du-secretariat-de-luss</link><description>Daniel Lampart assumera à partir de 2027 de nouvelles fonctions au sein du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Daniel Lampart quittera en fin d’année la direction du secrétariat de l’Union syndicale suisse (USS), qu’il occupe depuis de longues années, ainsi que son poste d’économiste en chef. À partir de 2027, il assumera une nouvelle fonction visant à donner davantage de poids aux intérêts des salarié·e·s au sein du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. Le comité présidentiel de l’USS l’a en effet nominé pour la présidence du réseau PK-Netz dès 2027 et proposant que Gabriela Medici assure à l’avenir seule la direction du secrétariat. L’USS fait ainsi d’une pierre deux coups, opérant un changement générationnel à la tête de son secrétariat tout en mettant davantage l’accent sur la prévoyance professionnelle.</p><p>Daniel Lampart est depuis presque 20 ans économiste en chef de l’USS, dont il est également devenu premier secrétaire en 2011. Le secrétariat de l’USS est aujourd’hui codirigé par Daniel Lampart et Gabriela Medici. Après le congrès de novembre, Gabriela Medici en prendra seule les rênes. Quant à la question de la succession au poste d’économiste en chef de l’USS, elle sera réglée au départ de Daniel Lampart.</p><p><strong>Priorité supplémentaire : le 2<sup>e</sup> pilier</strong><br>Dans ses futures fonctions, Daniel Lampart veillera à renforcer la présence syndicale dans les caisses de pensions, s’engagera pour un meilleur rapport qualité/prix et mettra l’accent sur la participation des travailleuses et travailleurs. En parallèle, il déploiera à l’intention des syndicats une campagne de formation et d’information sur les questions économiques. En nominant Daniel Lampart à la tête du réseau PK-Netz, le comité présidentiel de l’USS souligne l’importance stratégique de la prévoyance professionnelle. Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier gère aujourd’hui plus de mille milliards de francs de capital des salarié·e·s. Et comme c’est là que se jouent toujours plus le niveau et la qualité des futures rentes, l’USS tient y à faire davantage entendre la voix des syndicats.</p><p>En tant que responsable du secrétariat de l’USS, Daniel Lampart a marqué de son empreinte la faîtière syndicale comme peu d’autres l’ont fait, pendant deux décennies. Il a été l’un des acteurs-clés de la politique salariale, de l’élaboration et de la défense des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, ainsi que de la prévoyance vieillesse. Daniel Lampart a également représenté les syndicats au sein d’institutions essentielles du partenariat social, comme vice-président du Conseil de la Suva depuis 2019, vice-président de la Commission de surveillance du fonds de compensation de l’assurance-chômage, ainsi que membre du Conseil de la Banque nationale suisse et de la Commission de la concurrence (COMCO). Il restera vice-président du Conseil de la Suva, où il continuera de représenter l’USS.</p><p>La présidence de l’USS remercie d’ores et déjà Daniel Lampart de son engagement hors du commun et des réalisations ayant marqué son mandat de responsable du secrétariat de l’USS, en se réjouissant qu’il souhaite continuer à s’engager pour une cause chère aux syndicats.</p><p>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, est formel&nbsp;: «&nbsp;grâce à ses analyses approfondies de la situation et à sa fermeté aux négociations, Daniel Lampart a donné du poids aux revendications des travailleuses et travailleurs, dans les milieux politiques comme au sein de la population et face aux employeurs. Le fait qu’il assume désormais des responsabilités dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier est un signal fort&nbsp;: de bonnes rentes s’y décident de plus en plus. Les travailleuses et travailleurs doivent y être représentés avec toute la force nécessaire.&nbsp;»<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_Lampart-Medici_web_f0aaffd0f3.webp" length="316076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11661</guid><pubDate>Tue, 28 Apr 2026 19:03:34 +0200</pubDate><title>Le Conseil national refuse de mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-refuse-de-mettre-en-oeuvre-linitiative-sur-les-soins-infirmiers</link><description>Pénurie de personnel soignant et volonté populaire ignorées 	</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national confirme les décisions de sa commission et vide presque entièrement de sa substance le projet de loi visant à mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers. En plus de constituer un déni choquant de la volonté populaire, ce refus constitue un véritable affront au personnel soignant soumis à une pression croissante.</p><p>À l’ouverture des débats, les organisations du secteur de la santé ont remis hier au Parlement un appel signé par 190&nbsp;000 personnes. Le message est clair : la situation ne peut plus durer. Dans les hôpitaux, les EMS et les services d’aide et de soins à domicile, le personnel est à bout. Beaucoup s’épuisent ou changent de métier. Ainsi la crise des soins s’exacerbe et la couverture sanitaire est menacée. Connus de longue date, ces constats suscitent une vive inquiétude dans la population. C’est pourquoi l’initiative sur les soins infirmiers a été acceptée massivement en votation populaire il y a déjà bien plus d’une législature. Lors de cette session extraordinaire, le Conseil national aurait donc dû, au minimum, accélérer sa mise en œuvre et la rendre effective. Au lieu de cela, il prépare délibérément un désastre&nbsp;: il a confirmé dans les grandes lignes le projet du Conseil fédéral, pourtant déjà largement insuffisant, puis encore édulcoré par la commission chargée de l’examen préalable.</p><p>Le Conseil national a rejeté des mesures essentielles comme la réduction de la durée maximale du travail, une compensation équitable des heures supplémentaires ou la mise en place de commissions cantonales tripartites, pourtant proposées par le Conseil fédéral. Les mesures indispensables pour garantir des effectifs adaptés aux besoins ainsi que, plus généralement, le financement de l’ensemble de ces mesures avaient déjà été écartées en amont. Seule l’obligation de négocier des conventions collectives de travail a été inscrite dans la loi.</p><p>La politique, c’est avant tout une question de responsabilité. Ignorer délibérément la nécessité, dictée par les enjeux démographiques et sanitaires, d’améliorer les conditions de travail dans le secteur des soins, c’est faire exactement l’inverse. Il appartient désormais au Conseil des États de rectifier le tir clairement et rapidement. Il n’y a pas d’autre solution.</p><p>Il est par ailleurs clair qu’aucune décision ne doit être prise, ces prochaines semaines, qui risquerait d’aggraver encore la pénurie de personnel soignant. Cela vaut en particulier pour la votation du 14 juin sur l’initiative du chaos. Son acceptation serait une catastrophe pour le système de santé en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_260427_Pflege-Aktion-BH_Foto-Manu-Friederich-fuer-Unia_93086_a714906127.webp" length="94008" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11657</guid><pubDate>Fri, 24 Apr 2026 14:00:00 +0200</pubDate><title>Les retraité-e-s laissé-e-s pour compte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-retraite-e-s-laisse-e-s-pour-compte</link><description>Compensation du renchérissement nécessaire dans le 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) refuse de rendre obligatoire la compensation du renchérissement dans les caisses de pension. Elle laisse ainsi les retraité-e-s sur le carreau. En termes réels pourtant, les rentes du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier ont reculé de plus de 4&nbsp;% ces dix dernières années et les caisses de pension affichent une situation financière très solide. L’Union syndicale suisse (USS) exige que le non clair à la réforme LPP de 2024 soit pris au sérieux et qu’une compensation du renchérissement soit enfin introduite pour les rentes du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier.</p><p>Les rentes AVS sont régulièrement adaptées à l’évolution des salaires et des prix. Ce n’est pas le cas des rentes des caisses de pension. Or, dans le message relatif à l’introduction de la LPP, le Conseil fédéral soulignait déjà qu’une adaptation à l’évolution des prix était déterminante pour réaliser l’objectif constitutionnel du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. Cette évidence reste pleinement valable aujourd’hui.</p><p>En rejetant la réforme LPP en 2024, la population a envoyé un message très clair : les caisses de pension doivent revoir leur politique. Au lieu de diminuer les rentes, elles doivent mieux rémunérer les avoirs de vieillesse et compenser le renchérissement sur les rentes. C’est d’autant plus urgent que les prévisions d’inflation ont été sensiblement revues à la hausse ces dernières semaines.</p><p>Dans les caisses de pension de droit privé, le taux de couverture avoisine actuellement 120&nbsp;%. Les rendements de placement sont élevés et les réserves bien constituées. Les finances des caisses de pension sont donc saines. De plus, la Constitution exige que le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier permette de maintenir le niveau de vie antérieur. Sans compensation du renchérissement sur les rentes, cet objectif est impossible à réaliser, comme le Conseil fédéral le relevait il y a cinquante ans déjà.</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;" lang="FR-CH">C’est pourquoi l’USS demande au Parlement que les rentes LPP soient régulièrement adaptées au renchérissement. Elle s’engagera en outre pour que les membres des conseils de fondation accordent une telle compensation au sein de leur caisse respective.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11651</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2026 16:51:38 +0200</pubDate><title>Pas touche au dimanche de congé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-touche-au-dimanche-de-conge</link><description>Le personnel de la vente a lui aussi droit au repos et aux loisirs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">De nombreux vendeurs et vendeuses travaillent déjà lorsque les autres ont congé, notamment le soir et le week-end. Ils le font souvent pour des salaires qui, dans les villes et les agglomérations, permettent à peine de vivre. Et voilà que le Conseil fédéral cède à son tour aux intérêts unilatéraux des partisans de l’hyperconsommation du canton de Zurich et souhaite autoriser l’ouverture des commerces douze dimanches par année dans toute la Suisse. L’USS appelle le Conseil des États à faire preuve d’équité envers le personnel de vente et à refuser le triplement du travail du dimanche lors de la session de juin. L’USS soutient les organisations de branche qui s’engagent par tous les moyens pour la protection de la santé des salarié-e-s. Elle rejette fermement tout affaiblissement de la loi sur le travail.</p><p>La protection de la santé est l’objectif suprême de la loi sur le travail, et doit le rester. Le quotidien dans le commerce du détail se caractérise par une forte pression, des horaires irréguliers et des bas salaires. Le personnel accomplit chaque jour un travail important et précieux. Pourtant, sa charge de travail ne cesse de s’alourdir. L’initiative du canton de Zurich prévoit de porter de quatre à douze le nombre de dimanches d’ouverture des commerces sans autorisation. Le projet prévoit un affaiblissement massif des dispositions de protection de la loi sur le travail, et ce au détriment du personnel de vente. Les syndicats rejettent donc catégoriquement la mise en œuvre de cette initiative cantonale, qu’ils considèrent comme un démantèlement de la loi sur le travail et de la protection des travailleuses et travailleurs. L’USS critique le Conseil fédéral, qui fait passer unilatéralement les intérêts des partisans de l’hyperconsommation avant la protection de la santé.</p><h3 class="heading--h5">Une large alliance contre l’extension du travail dominical</h3><p>L’USS appelle le Conseil des États à cesser les attaques contre la santé et les droits du travail des salariés. L’augmentation du travail dominical se fait au détriment du repos, des loisirs et de la participation à la vie sociale. Elle menace également la santé des travailleuses et travailleurs. Il s’agit de prendre au sérieux la réalité de la population qui travaille afin de renforcer la protection de la santé des salarié-e-s, non pas de l’affaiblir.</p><h3 class="heading--h5">Le travail dominical risque d’être triplé</h3><p>La population s’oppose à l’extension et à la généralisation du travail du dimanche. Un potentiel triplement du travail dominical va à l’encontre de la volonté exprimée par les votant-e-s de nombreux cantons et communes, qui ont systématiquement rejeté l’allongement des heures d’ouverture des magasins lors de plus des deux tiers des votations. De plus, la majorité des cantons n’utilisent même pas la possibilité d’ouvrir les commerces sans autorisation quatre dimanches par an. Le triplement des ouvertures dominicales à douze jours étend massivement le travail du dimanche et touche de nombreuses branches, y compris la logistique. Pire encore, le projet vise à supprimer les suppléments de salaire de 50 % versés pour un maximum de six dimanches.</p><h3 class="heading--h5">La politique doit protéger la santé des travailleuses et travailleurs</h3><p>L’USS appelle le Conseil des États à mettre fin, lors de la session de juin, aux attaques contre la santé et les droits du travail des salarié-e-s. L’augmentation du travail dominical se fait au détriment du repos, des loisirs et de la participation à la vie sociale. Elle menace également la santé des travailleuses et travailleurs. Il s’agit de prendre au sérieux la réalité de la population qui travaille afin de renforcer la protection de la santé des salarié-e-s, non pas de l’affaiblir. L’Union syndicale suisse critique ce projet, qui risque de détériorer encore les conditions de travail et la protection de la santé.</p><p>L’USS s’engagera par tous les moyens pour la protection de la santé des salarié-e-s et s’oppose fermement à tout affaiblissement de la loi sur le travail. La protection de la santé est l’objectif suprême de la loi sur le travail.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_mediathek_coop_take_away_verkaeuferin_kaffee_f0fb0eec66.webp" length="183530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11648</guid><pubDate>Tue, 21 Apr 2026 17:02:01 +0200</pubDate><title>Hausse des salaires réels grâce au faible renchérissement. Dans certaines branches, l’évolution salariale demeure insuffisante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/hausse-des-salaires-reels-grace-au-faible-rencherissement-dans-certaines-branches-levolution-salariale-demeure-insuffisante</link><description>L’USS réagit au nouvel indice des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Grâce au faible renchérissement (+0,2 %), les salaires réels des travailleuses et travailleurs ont progressé de 1,6 % en 2025 par rapport à l’année précédente. C’est ce que révèle l’indice des salaires de l’OFS. L’USS se réjouit de la progression particulièrement marquée de la rémunération des femmes. L’évolution moyenne positive des salaires masque toutefois d’importants écarts entre les branches. Dans le secteur de la santé et de l’action sociale, les salaires réels n’ont par exemple augmenté que de 0,2 %.</p><p>Malgré la hausse enregistrée l’an dernier, un retard salarial considérable subsiste. Ainsi, les salaires réels ne dépassent que de justesse (+0,7 %) leur niveau de 2016. Or, ils devraient évoluer au même rythme que la productivité du travail, laquelle a progressé nettement plus vite depuis 2016, gagnant plus de 12 %.</p><p>Les écarts entre branches restent significatifs. Dans l’hôtellerie-restauration, les salaires ont certes gagné 1,5 %. Mais au vu du retard accumulé, c’est encore insuffisant. Les salaires réels demeurent en effet 2,6 % en dessous de leur niveau de 2016. La plus mauvaise évolution s’observe dans le secteur de la santé et de l’action sociale, où les salaires réels n’ont progressé que de 0,2 %.</p><p>C’est un nouvel avertissement clair adressé au monde politique : face à la pénurie actuelle, appelée à s’accentuer, de personnel qualifié dans ce secteur, il est urgent d’améliorer les salaires et les conditions de travail.</p><p>Pour l’année en cours, les signaux sont préoccupants. L’accélération du renchérissement et les augmentations salariales modestes font craindre une stagnation des salaires réels pour 2026.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Delta_News_Hub-Flickr_CC_BY_2.0_corona_handgriff_reinigung_dff021d5e8.webp" length="313654" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11639</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2026 10:37:44 +0200</pubDate><title>L’AVS a besoin d’un financement durable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lavs-a-besoin-dun-financement-durable</link><description>La CSSS-N n’est pas disposée à faire des compromis</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une courte majorité de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) entend financer la 13e rente AVS par une hausse de 0,5 point de la TVA. Limitée à 2033, cette solution ne garantit pas le financement de la 13e rente. Une forte minorité plaide au contraire pour un financement mixte socialement équilibré, durable et suffisant, combinant cotisations salariales et TVA. C’est aussi la position qui avait réuni une majorité lors de la consultation.</p><p>Acceptée par le peuple à une nette majorité en 2024, la 13e rente AVS a besoin d’un financement à long terme. L’Union syndicale suisse (USS) s’est toujours prononcée en faveur d’une solution reposant exclusivement sur les cotisations salariales : il s’agit de la variante la plus sociale et la plus respectueuse du pouvoir d’achat. Pour les travailleuses et travailleurs, une hausse à peine perceptible des cotisations se traduit par la plus forte augmentation des rentes AVS depuis plus de 25 ans. Du côté des employeurs, une hausse des cotisations est tout aussi supportable. Ainsi que l’USS l’a démontré à plusieurs reprises, les cotisations patronales ont fortement reculé depuis 2021. Aujourd’hui, les employeurs versent même moins de cotisations qu’il y a 15 ans.</p><p>La décision de cette courte majorité de la CSSS-N est dès lors irresponsable, d’autant plus que le Conseil des États avait fait un grand pas en direction du Conseil national avec un projet fortement édulcoré. La forte minorité de la commission est même allée plus loin en biffant le mécanisme d’intervention. Malgré ces concessions, la majorité campe sur ses positions et crée des lacunes injustifiables dans les finances de l’AVS.</p><p>L’USS s’engagera pour que le Conseil national assume ses responsabilités et adopte un financement socialement équilibré, susceptible de réunir une majorité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11630</guid><pubDate>Tue, 14 Apr 2026 16:01:24 +0200</pubDate><title>Même la commission du Conseil national veut imposer des bas salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/meme-la-commission-du-conseil-national-veut-imposer-des-bas-salaires</link><description>Attaque contre les salaires minimums cantonaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) veut permettre de passer outre aux salaires minimums cantonaux. À l’instar du Conseil des États, elle veut que les salaires minimums cantonaux ne s’appliquent plus aux salarié-e-s soumis-e-s à une convention collective de travail (CCT) déclarée de force obligatoire. Par sa décision, la CER-N prive des milliers de travailleuses et travailleurs d’un salaire qui permet de vivre. Elle piétine en outre sciemment la Constitution.</p><p>Le Conseil national avait déjà décidé l’été dernier que les salaires minimums cantonaux ne devaient plus s’appliquer aux salarié-e-s couvert-e-s par une CCT. Le Conseil des États s’était en dernier lieu prononcé pour une variante adaptée de ce diktat des bas salaires. La CER-N s’est désormais ralliée à la variante du Conseil des États. Les salarié-e-s couverts par une CCT qui touchent déjà aujourd’hui un salaire minimum cantonal ne devraient plus bénéficier à l’avenir d’aucune hausse du salaire minimum. Dans les cantons et les communes qui introduiront un salaire minimum, les salarié-e-s couverts par une CCT ne le percevront jamais.</p><h3 class="heading--h5">Attaque frontale contre les bas revenus</h3><p>Cette décision constitue une attaque frontale contre les bas revenus. Les personnes les plus touchées seront celles qui travaillent dans l’hôtellerie-restauration, le nettoyage ou les salons de coiffure. Il est pourtant prouvé que les salaires minimums améliorent les rémunérations les plus basses. Ils permettent aux travailleuses et travailleurs de vivre de leur salaire. Enfin, ils réduisent les inégalités salariales entre femmes et hommes, puisque de nombreuses femmes travaillent pour les salaires les plus bas. Par sa décision, la CER-N permet aux employeurs de réaliser des profits sur le dos des personnes au bas de l’échelle salariale. Et ce ne sont pas seulement les salarié-e-s qui en paieront le prix. Leurs familles, mais aussi la collectivité en supporteront également les coûts. Elles devront en effet venir en aide de celles et ceux dont le salaire, même à plein temps, ne suffit pas pour vivre.</p><h3 class="heading--h5">Délibérément contraire à la Constitution</h3><p>Ce diktat des bas salaires enfreint la Constitution et le fédéralisme. L’exception liée aux CCT va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit suisse et des décisions démocratiques prises par certains cantons et certaines communes. Le Conseil fédéral et les cantons ont déjà clairement mis en garde contre ce conflit. Malgré cela, la majorité du Conseil des États et désormais celle de la CER-N ont ignoré cet aspect afin de permettre aux employeurs, notamment dans l’hôtellerie-restauration, de continuer à verser des salaires de misère.</p><h3 class="heading--h5">Protection des droits acquis insuffisante</h3><p>La protection des droits acquis que la CER-N a désormais adoptée en opposition à la décision initiale du Conseil national, ne change pas grand-chose au caractère anticonstitutionnel de la mesure. Elle conduit elle aussi à une baisse des salaires, puisque les salaires minimums cantonaux à Genève et à Neuchâtel, ainsi que le salaire minimum communal à Lucerne, perdront progressivement de leur valeur réelle. Surtout, elle empêche les futurs salaires minimums de déployer pleinement leurs effets. La CER-N veut ainsi empêcher qu’à Zurich et Winterthour, des milliers de salarié-e-s à bas revenu puissent bénéficier du salaire minimum voulu par le peuple. Dans d’autres cantons et communes (Vaud, Valais, Tessin, Jura ainsi que les villes de Berne et Bienne), le Conseil des États réduit la marge de manœuvre d’initiatives en cours.</p><h3 class="heading--h5">Affaiblissement de la protection des salaires</h3><p>Dans le cadre de la libre circulation des personnes, les salaires minimums cantonaux constituent un rempart essentiel contre le dumping salarial. Les employeurs et le Parlement affaiblissent la protection des salaires à la veille des prochaines votations sur l’Europe. C’est jouer avec le feu et mettre en péril la politique d’ouverture de la Suisse à l’égard de l’UE. Accompagnée de mesures de protection sociale, celle-ci a pourtant fait ses preuves. L’USS s’opposera par tous les moyens à ces attaques contre les salaires minimums.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11616</guid><pubDate>Fri, 10 Apr 2026 15:31:04 +0200</pubDate><title>Enfin agir pour protéger les es assuré-e-s contre les pratiques abusives</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/enfin-agir-pour-proteger-les-es-assure-e-s-contre-les-pratiques-abusives-tellco</link><description>Mise de la Fondation collective Tellco sous administration officielle</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis plus de dix ans, les syndicats et les médias dénoncent régulièrement les dysfonctionnements de la caisse de pension Tellco. En plaçant Tellco pk sous administration officielle, l’Autorité de surveillance des fondations de Suisse centrale franchit enfin un pas attendu de longue date. Mais celui-ci ne constitue qu’un début. Afin de garantir aux salarié-e-s la meilleure rente possible pour leurs cotisations, une surveillance nettement plus efficace s’impose. La participation des travailleuses et travailleurs telle que prévue par la loi doit être garantie. Notre prévoyance vieillesse ne doit pas servir à réaliser des profits.</p><p>La Tellco pk n’est malheureusement pas un cas isolé. Le 2<sup>e</sup> pilier est une assurance sociale. Comme beaucoup de domaines en Suisse, il est organisé de manière décentralisée, à travers quelque 1000 caisses de pension et fondations de prévoyance. Une assurance sociale ne doit pas générer des bénéfices au détriment des assuré-e-s. Elle doit être organisée comme une structure à but non lucratif. Dans l’AVS, cette organisation est globalement assurée. Dans le 2e pilier, en revanche, l’urgence d’agir est réelle et s’est même accentuée ces dernières années.</p><p>Aujourd’hui, près de trois salarié-e-s sur quatre ne sont plus affilié-e-s à une caisse de pension propre à leur entreprise, mais à une institution collective ou commune. Tellco pk fait partie des principaux prestataires en la matière, aux côtés des fondations des grands assureurs commerciaux Swiss Life, AXA ou Vita (Zurich). Il y a un peu plus de dix ans, seul-e un-e salarié-e sur deux était assuré-e auprès d’une telle institution.</p><p>Traditionnellement, les caisses d’entreprise constituent l’épine dorsale du 2<sup>e</sup> pilier. Un conseil de fondation composé de représentant-e-s élu-e-s des employeurs et des salarié-e-s veille au maintien d’un bon rapport qualité-prix. Ces caisses n’ont pas pour but de réaliser des bénéfices. Mais lorsque le conseil de fondation ne remplit pas son rôle, une partie de l’argent se perd inutilement, au profit par exemple de gestionnaires de fortune, de réassureurs ou d’autres intermédiaires. Dans les entreprises, les salarié-e-s peuvent toutefois contrôler le conseil de fondation et le remplacer si nécessaire.</p><p>Dans les fondations collectives comme Tellco pk, ce contrôle est souvent insuffisant, notamment parce que les membres des conseils de fondation n’ont généralement plus de lien direct avec les assuré-e-s. Un exemple l’illustre : avant l’intervention de l’autorité de surveillance, le président du conseil de fondation et représentant des salarié-e-s était Peter Hofmann. Selon son profil public, il exerce principalement comme administrateur de fondation et mène une activité indépendante à titre accessoire. Ni son profil ni le rapport de gestion ne permettent d’identifier un lien concret avec les salarié-e-s assuré-e-s.</p><p>Les lacunes de surveillance dans le 2<sup>e</sup> pilier relèvent d’un problème structurel. Un rapport établi sur mandat de l’Office fédéral des assurances sociales le confirme. Il conclut notamment que les frais administratifs sont sensiblement plus élevés dans les institutions collectives et communes. Dans certains domaines, comme la réassurance, des prestations sont externalisées auprès de prestataires qui ne représentent souvent pas les intérêts des assuré-e-s.</p><p>Le cas Tellco pk rappelle une fois de plus qu’une offensive résolue est nécessaire en matière de surveillance du 2<sup>e</sup> pilier. La prévoyance professionnelle est une assurance sociale. Notre prévoyance vieillesse ne doit pas servir à réaliser des profits. Les caisses de pension, au même titre que les institutions collectives et communes, doivent être surveillées par des personnes qui représentent les intérêts des assuré-e-s et disposent des compétences nécessaires. Dans plusieurs branches, comme l’hôtellerie-restauration, le second œuvre ou la coiffure, des solutions fondées sur le partenariat social existent et offrent un bon rapport prix-prestations. Elles sont gérées et contrôlées directement par les partenaires sociaux. Ce modèle doit servir de référence à d’autres secteurs.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11604</guid><pubDate>Wed, 01 Apr 2026 17:24:00 +0200</pubDate><title>Un rapport d’évaluation met en évidence les pratiques abusives des caisses de pension aux dépens des assurés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-rapport-devaluation-met-en-evidence-les-pratiques-abusives-des-caisses-de-pension-aux-depens-des-assures</link><description>Réforme structurelle de la prévoyance professionnelle </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La concurrence dans le 2<sup>e</sup> pilier ne sert pas les intérêts des assuré-e-s. C’est ce qui ressort des rapports d’évaluation publiés aujourd’hui sur la réforme structurelle de la prévoyance professionnelle. Des groupes à but lucratif s’enrichissent grâce à des frais excessifs. La parité est vidée de sa substance. Et la surveillance reste les bras croisés alors même que la fortune de prévoyance est utilisée à des fins contraires à sa destination. Des courtiers empochent les indemnités payées par les travailleuses et travailleurs et alimentent une concurrence nuisible. L’Union syndicale suisse (USS) exige que le 2<sup>e</sup> pilier redevienne enfin une assurance sociale et que la gestion paritaire soit renforcée.</p><p>Dans le domaine de la prévoyance professionnelle, la majorité des assuré-e-s est affiliée à des institutions collectives et communes intersectorielles qui opèrent dans un contexte de concurrence. Pourtant, la concurrence n’a pas sa place dans un système d’assurance sociale obligatoire. Le lien de la prévoyance professionnelle avec l’entreprise s’érode. Deux éléments démontrent l’incompatibilité entre la concurrence et les intérêts des assurés. D’une part, les rentes diminuent tandis que les cotisations et les frais de gestion de fortune prennent l’ascenseur.</p><p>D’autre part, les rapports d’évaluation publiés aujourd’hui concernant la réforme structurelle de la LPP de 2010 confirment pour la première fois ce que l’USS dénonce depuis longtemps&nbsp;: des sociétés de services à but lucratif détournent les structures de la LPP pour s’enrichir aux dépens des assuré-e-s en leur facturant des frais excessifs. En particulier, elles enfreignent les règles relatives à la transparence et à la prévention des conflits d’intérêts. Au lieu de prix conformes au marché, elles facturent des frais de gestion excessifs.</p><p>Selon la loi, l’objectif exclusif et impératif des caisses de pension est de fournir des prestations en espèces aussi avantageuses que possible. L’évaluation du projet «&nbsp;Gouvernance&nbsp;» montre que la concurrence ne remplit pas cet objectif et n’entraîne que des effets négatifs pour les assuré-e-s&nbsp;: dilution du taux de couverture, incitations à la croissance entraînant une hausse des frais, frais de courtage élevés et coûts de marketing importants. Il apparaît également que les assuré-e-s ne profitent ni d’économies d’échelle ni de primes de risque plus basses (liées à une diminution de la réassurance). Dans la pratique, la parité est affaiblie par des représentant-e-s des salarié-e-s «&nbsp;alibi&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/1/csm_Broker-Statistiken-Dashboards_jakub-zerdzicki-unsplash_4daabe77bd.webp" length="89726" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11598</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2026 14:01:10 +0100</pubDate><title>Les analyses de l’égalité salariale une nouvelle fois affaiblies</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-analyses-de-legalite-salariale-une-nouvelle-fois-affaiblies</link><description>Décision de la CSEC-E</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États veut affaiblir les analyses de l’égalité salariale au lieu de les renforcer. Les règles juridiques en vigueur et les discriminations salariales persistantes sur le marché du travail sont complètement ignorées. Cette décision est irresponsable, critique l'Union syndicale suisse (USS). Elle appelle le Parlement à prendre plutôt des mesures efficaces contre la discrimination salariale.</p><p>La décision d’exclure des analyses de l'égalité salariale les indemnités pour travail en équipe et de piquet va à l’encontre du cadre légal et de la jurisprudence et représente un affront pour toutes les travailleuses qui se battent depuis longtemps contre les discriminations salariales persistantes dans le monde du travail.</p><p>L'ordonnance sur la vérification de l'analyse de l'égalité des salaires prévoit que tous les éléments de salaire doivent être englobés dans l'analyse que les entreprises de plus de 100 employé-e-s sont tenues de réaliser depuis 2020. Selon la doctrine et la jurisprudence relatives à la Constitution fédérale, à la Loi sur l’égalité et à d’autres domaines juridiques comme le droit des assurances sociales ou le droit fiscal, les indemnités pour travail en équipe et de piquet sont considérées comme des composantes du salaire.</p><p>Se moquant complètement de ce cadre légal, la commission du Conseil des États a adopté une motion qui vise à exclure à l’avenir ces indemnités des analyses salariales sur simple déclaration de l’employeur indiquant qu’elles sont conçues de manière non discriminatoire et accessible aux hommes comme aux femmes. La commission ouvre ainsi la porte à des analyses de l’égalité salariale affaiblies, aux résultats faussés qui ne permettront plus d’obtenir des renseignements fiables sur l’égalité salariale dans les entreprises. Certaines discriminations directes ou indirectes pourront en toute opacité persister.</p><p>En outre, la commission a rejeté de justesse deux initiatives parlementaires visant à assurer la répétition régulière des analyses salariales et à les pérenniser au-delà de leur date d’extinction fixée par la loi actuelle à 2032. Malgré un rapport d’évaluation intermédiaire accablant qui a récemment révélé que plus d’une entreprise sur deux viole la loi en ne menant pas correctement les analyses salariales prescrites, la commission du Conseil des États refuse de prendre des mesures pour rendre la loi plus efficace.</p><p>Pourtant, les inégalités salariales ont un coût élevé pour les femmes et l’économie et ne disparaîtront pas toutes seules. Pour rappel, selon l'enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) de 2022, les femmes gagnent en moyenne toujours 1354 francs de moins par mois que les hommes, ce qui représente un écart salarial de 16,2%. Près de la moitié de la différence de rémunération entre les sexes (48,2 %), secteurs privé et public confondus, ne s’explique pas par des facteurs objectifs, comme la branche, la formation, l’âge, etc. Cela représente un manque à gagner inexpliqué de 652 francs par mois dans le portemonnaie des femmes. Cet argent manque non seulement au revenu mensuel des femmes et à leur prévoyance vieillesse, mais également à l’État (imposition) et aux assurances sociales (cotisations AVS, AC, AI, etc.).</p><p>L’Union syndicale suisse appelle le Parlement à corriger les décisions irresponsables de la commission du Conseil des États et à prendre rapidement des mesures supplémentaires pour lutter efficacement contre les discriminations salariales au lieu de les tolérer.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/c/csm_250630_Lohngleichheits-Aktion-1-c-Unia_563dae5a4d.webp" length="153442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11596</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2026 09:45:00 +0100</pubDate><title>Dénoncer les bilatérales, affaiblir le pouvoir d’achat ? NON à l’initiative du chaos de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-du-chaos-de-l-udc-denoncer-les-bilaterales-affaiblir-le-pouvoir-dachat</link><description>Les syndicats et les partis de gauche lancent leur campagne en vue de la votation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative du chaos de l’UDC entraîne la dénonciation des accords bilatéraux avec l’UE. Le plan extrême de l’UDC s’appliquera dès que la Suisse atteindra 9,5&nbsp;millions d’habitant-e-s, ce qui correspond à une croissance démographique de 4&nbsp;% seulement. Ce plafonnement rigide de la population constitue une attaque massive contre le pouvoir d’achat des salarié-e-s. La récession qui menace entraînera des destructions d’emplois ainsi qu’une baisse des salaires et des rentes. Sans bilatérales, la protection des salaires tombera également. L’absence de contrôles ouvrira la voie au dumping salarial. L’initiative intervient à un moment particulièrement critique. Dans un monde marqué par l’incertitude et les guerres, il serait irresponsable de saper le partenariat le plus stable et le plus important de la Suisse. C’est pourquoi les syndicats et les partis de gauche se mobilisent contre cette initiative destructrice avec une <a href="https://chaos-non.ch" target="_blank" rel="noreferrer">campagne forte et visible</a>.</p><p>La Suisse a besoin de relations stables avec l’Europe et de droits solides pour les collègues de travail, les ami-e-s et les voisin-e-s tout particulièrement en cette période d’insécurité mondiale. En cas d’acceptation de l’initiative du chaos, les 1,5 million de citoyen-ne-s de l’UE qui vivent dans notre pays seront relégué-e-s au rang de personnes de seconde zone. Ils devront en permanence craindre que leurs enfants ou leurs partenaires soient expulsé-e-s. Leur propre statut de séjour deviendra plus précaire. Or, c’est grâce à leur travail que notre pays fonctionne, notamment dans les secteurs des soins, de la construction et de la restauration.</p><p>Lors de la conférence de presse de lancement de la campagne, <strong>Cédric Wemuth</strong>, co-président du PS, a insisté sur une chose&nbsp;: «&nbsp;L’initiative du chaos de l’UDC impose la résiliation des accords bilatéraux. Or, dans un monde où Trump est au pouvoir, la Suisse a plus que jamais besoin de relations stables avec l’Europe.&nbsp;» Pour l’économie suisse tournée vers l’exportation, une résiliation des bilatérales aura des conséquences dramatiques. Près de la moitié des exportations suisses est destinée à l’UE. Un accès restreint au marché européen freinera les investissements, poussera des entreprises à se délocaliser et détruira des emplois.</p><p>Les salarié-e-s seront durement touchés. La fin des accords bilatéraux mettra également en péril la protection des salaires. Les mesures d’accompagnement garantissent aujourd’hui les salaires et les conditions de travail. Sans cette protection, le dumping salarial menace, avec un retour à des conditions précaires. <strong>Vania Alleva</strong>, présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, affirme pour sa part&nbsp;: «&nbsp;Sans protection des salaires, ce ne sont pas seulement les salaires qui baissent, ce sont aussi les droits des travailleuses et travailleurs qui sont menacés.&nbsp;» <strong>Lisa Mazzone</strong>, présidente des Vert-e-s, précise&nbsp;: «&nbsp;Nous ne voulons pas retourner aux sombres années du statut de saisonnier, lorsque des migrant-e-s devaient vivre sans droits ni perspectives, séparé-e-s de leur famille.&nbsp;»</p><p>À cela s’ajoute une aggravation de la pénurie de personnel qualifié. Dans de nombreux secteurs, la Suisse dépend de la main d’œuvre venue de l’étranger. Sans la libre circulation des personnes, le manque de personnel s’aggravera fortement. La sécurité de l’approvisionnement, notamment le système de santé, sera compromise. <strong>Adrian Wüthrich</strong>, président de Travail.Suisse, met en garde&nbsp;: «&nbsp;Le personnel soignant est déjà à bout. Sans les professionnel-le-s des soins venu-e-s de l’étranger, une prise en charge de qualité ne pourra plus être garantie, que ce soit dans les hôpitaux, les EMS ou les soins à domicile. Le stress ne fera qu’augmenter.&nbsp;»</p><p>La prévoyance vieillesse sera elle aussi mise à mal. Car moins de personnes actives signifie moins de recettes pour l’AVS et les caisses de pension, tandis que les coûts, eux, augmentent. La pression sur les rentes s’intensifiera. Les primes d’assurance-maladie grimperont également, par maque d’assuré-e-s qui paient leurs primes. <strong>Daniel Lampart</strong>, économiste en chef de l’USS, fait les comptes&nbsp;: «&nbsp;Cette initiative coûtera très cher à la population, dans la mesure où elle provoquera une baisse des salaires et des retraites.&nbsp;»</p><p>Face à cette attaque, les syndicats, le PS et les Vert-e-s font front commun. Ils misent sur une vaste mobilisation dans toute la Suisse, avec un travail de terrain, des actions publiques et une présence sur les lieux de travail. En cas d’acceptation, cette initiative nuira gravement à la population active comme aux retraité-e-s.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/b/csm_MoinsDeSalaireMoinsDeRente_m_2344b2a877.webp" length="172722" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11592</guid><pubDate>Mon, 23 Mar 2026 17:15:50 +0100</pubDate><title>La formation professionnelle est sous pression : L’heure est à des améliorations concrètes</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-formation-professionnelle-est-sous-pression-lheure-est-a-des-ameliorations-concretes</link><description>Rapport sur l’éducation 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’édition 2026 du Rapport sur l’éducation en Suisse parue aujourd’hui montre clairement que la formation professionnelle initiale reste un pilier central et un atout de l’économie suisse. Ses faiblesses structurelles sont toutefois devenues criantes. Le mythe de la « formation professionnelle parfaite » correspond de moins en moins à la réalité. L’Union syndicale suisse (USS) exige des améliorations concrètes des conditions de formation et de travail des apprenti-e-s. Il faut en particulier leur accorder davantage de vacances et améliorer la protection de la santé. L’accent doit encore être mis sur l’encouragement de la certification professionnelle pour adultes.</p><p>Comme le montre le rapport sur l’éducation 2026, les crises économiques ont un impact direct sur l’offre de places d’apprentissage. Les entreprises réduisent ou abandonnent leur activité de formation. Or le marché des places d’apprentissage va au-devant de nouvelles tensions, sous l’effet de l’augmentation du nombre de jeunes en fin de scolarité. Une pénurie de places d’apprentissage est d’autant plus à craindre que les entreprises ne reconduisent pas automatiquement leurs activités de formation. D’ici 2033, une augmentation de 16 % du nombre d’apprenti-e-s est à prévoir (en particulier dans les domaines de l’informatique et des technologies de la communication, ainsi que de la santé et du social), tandis que de nombreux professionnels qualifiés partiront à la retraite. Le système est donc soumis à une double pression, entre la demande accrue de places d’apprentissage et les réticences des entreprises à former de la main-d’œuvre qualifiée.</p><p><strong>Déficits structurels en termes de qualité et d’attrait</strong></p><p>Près du quart des apprenti-e-s rompt prématurément son contrat d’apprentissage. Or seules 80 % de ces personnes reprennent une formation, les 20 % restants sortant complètement du système éducatif. On est en présence ici d’un problème de qualité majeur et non d’un phénomène marginal. Le rapport indique clairement que les taux de réussite médiocres sont liés à la qualité insuffisante de la formation en entreprise. Cette corrélation fait ressortir la responsabilité des entreprises formatrices, auxquelles les autorités cantonales de surveillance de l’apprentissage n’ont guère demandé des comptes jusqu’ici.</p><p><strong>Salaires trop bas après l’apprentissage</strong></p><p>Si l’obtention d’un diplôme d’apprentissage réduit fortement le risque de chômage, elle n’entraîne toutefois, selon le rapport sur la formation, qu’une augmentation de salaire d’environ 10 % en moyenne par rapport à la main-d’œuvre non qualifiée. Ainsi, comme l’a déjà démontré l’analyse des salaires de l’USS, une personne sur trois ayant terminé un apprentissage continue hélas de gagner moins de 5000 francs. C’est beaucoup trop peu, du point de vue syndical.</p><p><strong>Un système profitant surtout aux entreprises</strong></p><p>L’économie profite toujours plus de la formation des apprenti-e-s, qui génèrent un bénéfice net d’environ 800 millions de francs par an. Le profit net est en moyenne de 4500 francs par année d’apprentissage et par contrat d’apprentissage, soit environ 9600 francs pour un apprentissage de deux ans avec attestation de formation professionnelle, 14 000 francs pour un apprentissage de trois ans avec CFC, voire 17 500 francs de bénéfice net pour un apprentissage en quatre ans. Ces résultats montrent clairement que les entreprises pourraient payer davantage de vacances, afin de permettre à leurs apprenti-e-s de mieux se reposer.</p><p><strong>Inégalités sociales et absence de perspectives</strong></p><p>L’origine socio-économique des jeunes continue de déterminer fortement leur parcours scolaire et leurs choix professionnels. L’égalité des chances est loin d’être garantie. Les jeunes issus de l’immigration ont davantage de difficultés à trouver une place d’apprentissage et doivent envoyer nettement plus de candidatures que les jeunes Suisses. La perméabilité du système éducatif reste également limitée, ces personnes suivant rarement une formation tertiaire. Seuls 20 % des jeunes issus de l’immigration entament une formation professionnelle supérieure dans les huit ans suivant l’obtention de leur diplôme, et 15 % commencent des études dans une haute école spécialisée durant cette période. Ainsi, une toute petite partie des diplômé-e-s de l’apprentissage rebondissent au niveau tertiaire. Sans maturité professionnelle, leurs chances s’amenuisent encore. Or le nombre de maturités obtenues parallèlement à l’apprentissage (MP1) a chuté de 13 % entre 2014 et 2023.</p><p><strong>Besoins de certification professionnelle pour adultes négligés</strong></p><p>Toujours selon le rapport sur l’éducation, près de 530 000 adultes n’ont aucun diplôme du degré secondaire II, alors que 70 % d’entre eux exercent une activité professionnelle. En Suisse, pas moins de 14 % des personnes âgées de 25 à 64 ans n’ont pas suivi de formation post-obligatoire. Le potentiel en matière de diplômes professionnels pour les adultes est donc énorme, mais les entreprises, les associations professionnelles et les cantons n’en font clairement pas assez dans ce domaine. Malgré tous les discours alarmistes sur la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, la volonté politique d’y remédier fait toujours défaut.<br>&nbsp;</p><p>Revendication syndicale : redonnons à l’apprentissage la place qui est la sienne ! Les résultats du rapport sur l’éducation 2026 ne doivent pas rester sans conséquences. L’USS appelle de ses vœux les améliorations concrètes suivantes :</p><p>• Les conditions de formation et de travail des apprenti-e-s doivent être améliorées. Il convient en particulier de leur accorder plus de vacances et d’améliorer la protection de la santé en place. De même, il faut encourager plus activement la certification professionnelle pour adultes.</p><p>• La qualité de la formation doit être dûment garantie. Il faut introduire des normes minimales contraignantes pour les entreprises formatrices, accroître le soutien aux formateurs et formatrices professionnels et pratiques, et augmenter les contrôles effectués.</p><p>• Les entreprises doivent être davantage responsabilisées. Entre autres mesures nécessaires pour garantir une offre suffisante de places d’apprentissage, il faudrait encourager le modèle des réseaux d’entreprises formatrices ainsi que les fonds de formation professionnelle.</p><p>• Revalorisation de l’apprentissage : la formation professionnelle doit porter ses fruits. L’USS exige qu’une personne sortant d’apprentissage ne touche pas de salaire inférieur à 5000 francs.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11588</guid><pubDate>Thu, 19 Mar 2026 12:28:46 +0100</pubDate><title>Financement de la 13e rente AVS : le Conseil des États assume sa responsabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-de-la-13e-rente-avs-le-conseil-des-etats-assume-sa-responsabilite</link><description>Décision du Conseil des État</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États a suivi aujourd’hui l’avis de sa commission des affaires sociales en décidant, comme il l’avait fait la première fois, de financer durablement la 13<sup>e</sup> rente AVS selon une solution mixte reposant sur les cotisations salariales et la TVA. L’Union syndicale suisse (USS) soutient ce financement solide et socialement équilibré. En amont des délibérations du Conseil national, il est bien clair que les personnes qui s’opposent au financement durable de la 13<sup>e</sup> rente AVS cherchent en réalité à relever l’âge de la retraite.</p><p>La décision du Conseil des États témoigne d’un véritable sens des responsabilités sur le terrain de la politique sociale étatique&nbsp;: le «&nbsp;oui&nbsp;» clair du peuple suisse à la 13<sup>e</sup> rente AVS exigeait un financement social et durable. Or la décision du Conseil des États garantit un financement durable et socialement équilibré. L’USS s’engagera afin que cette solution de financement mixte à durée indéterminée recueille également une majorité au Conseil national. Plus le financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS est rapidement assuré, moins les coûts supplémentaires se feront sentir.</p><p>Dans le cas des salarié-e-s, la légère hausse des cotisations salariales est largement compensée par la plus forte augmentation des rentes AVS accordée depuis plus de 25&nbsp;ans. Pour les employeurs aussi, la majoration des cotisations salariales s’annonce tout à fait supportable&nbsp;: comme l’USS a tenu à le rappeler à diverses reprises, les cotisations salariales des employeurs ont fortement diminué depuis 2021. Ils paient même à l’heure actuelle moins de cotisations salariales qu’il y a quinze ans.</p><p>Avant les délibérations au Conseil national, une chose au moins est claire : celles et ceux qui ne veulent pas d’un financement durable de la 13<sup>e</sup> rente AVS cherchent en réalité à relever l’âge de la retraite. Or le peuple a balayé cette idée en&nbsp;2024.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11587</guid><pubDate>Thu, 19 Mar 2026 11:14:29 +0100</pubDate><title>L’heure est à une politique active de la BNS face à la surévaluation : le franc doit nous être utile, non nous porter préjudice</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lheure-est-a-une-politique-active-de-la-bns-face-a-la-surevaluation-le-franc-doit-nous-etre-utile-non-nous-porter-prejudice</link><description>Commentaire de l’USS sur l’examen de la situation économique et monétaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc s’est fortement apprécié ces derniers mois. Entre-temps, la valeur extérieure du franc en termes réels calculée par la Banque nationale suisse (BNS) a dépassé 120. Au cours des 50 dernières années, cela n’était arrivé qu’en été 2010, quand le cours du franc était hors de contrôle. Les incertitudes accrues liées à la guerre en Iran ont renforcé la pression à la hausse sur le franc. L’Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu’elle mène une politique monétaire active contre la surévaluation du franc. L’annonce faite aujourd’hui selon laquelle la BNS interviendra pour contrer une «&nbsp;appréciation rapide et excessive&nbsp;» est insuffisante. En effet, cela signifie que la BNS tolérera une nouvelle appréciation du franc.</p><p>La situation toujours plus tendue, dans certains secteurs de l’industrie notamment, révèle à quel point le franc est surévalué. Ces derniers mois, les fermetures d’entreprises et les licenciements collectifs se sont succédé de manière inquiétante. Le franc suisse, notre devise, porte toujours plus préjudice à notre propre économie. Les entreprises exportatrices et industrielles ne cachent pas leur inquiétude. Les sondages montrent que la surévaluation du franc constitue un problème pour la plupart d’entre elles. Et ce, précisément dans une situation où de grands pays comme les États-Unis se replient sur eux ou, à l’instar de la Chine, procurent à leurs entreprises un avantage concurrentiel déloyal en les subventionnant à tour de bras.</p><p>Le franc, qui est notre propre monnaie, doit nous rendre service et non nous nuire. L’USS attend donc de la BNS qu’elle s’engage activement contre l’appréciation et la surévaluation du franc. En faisant tout d’abord clairement savoir que le franc est massivement surévalué et que cette situation est contraire à l’intérêt général du pays – ainsi qu’en annonçant qu’elle combattra par tous les moyens cette évolution défavorable du taux de change. Donc non seulement par des interventions sur le marché des changes mais aussi, si nécessaire, par des taux d’intérêt négatifs et par d’autres instruments encore. La BNS détient le monopole d’émission du franc. Ce qui présente l’avantage qu’une communication claire en la matière ne passe pas inaperçue. Dans le passé déjà, la BNS a su ainsi influencer les conditions-cadres de la politique monétaire.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11583</guid><pubDate>Tue, 17 Mar 2026 14:26:03 +0100</pubDate><title>Attaque contre les bas salaires et la Constitution</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-contre-les-bas-salaires-et-la-constitution</link><description>Le Conseil des États entend abaisser les salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Le Conseil des États veut permettre de passer outre aux salaires minimaux cantonaux. Les travailleuses et travailleurs à bas salaires verront leur revenu encore reculer. Les personnes les plus touchées seront celles qui travaillent dans l’hôtellerie-restauration, le nettoyage ou les salons de coiffure. Les salaires assurant le minimum vital de milliers de salarié-e-s sont ainsi remis en question. Par sa décision, le Conseil des États enfreint sciemment la Constitution.</span></p><p><span lang="FR-CH">La majorité bourgeoise du Conseil des États s’est prononcée aujourd’hui pour que les salaires minimaux cantonaux ne s’appliquent plus aux salarié-e-s soumis-e-s à une convention collective de travail (CCT) déclarée de force obligatoire. Les salarié-e-s couverts par une CCT qui touchent déjà aujourd’hui un salaire minimum cantonal ne bénéficieront plus d’aucune hausse du salaire minimum. Dans les cantons et les communes qui introduiront un salaire minimum, les salarié-e-s couverts par une CCT ne le percevront jamais.</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Attaque frontale contre les bas salaires</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">La décision du Conseil des États constitue une attaque frontale contre les bas salaires. Il est pourtant prouvé que les salaires minimaux améliorent les rémunérations les plus basses. Ils permettent aux travailleuses et travailleurs de vivre de leur salaire. Enfin, ils réduisent les inégalités salariales entre femmes et hommes, puisque de nombreuses femmes travaillent pour les salaires les plus bas. Par sa décision, le Conseil des États permet aux employeurs de réaliser des profits sur le dos des personnes au bas de l’échelle salariale. Et ce ne sont pas seulement les salarié-e-s qui en paieront le prix. Leurs familles, mais aussi la collectivité – à travers l’aide sociale – en supporteront aussi les coûts. Elles devront en effet venir en aide de celles et ceux dont le salaire, même à plein temps, ne suffit pas pour vivre.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Délibérément anticonstitutionnel</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">Par sa décision, le Conseil des États viole la Constitution et porte atteinte au fédéralisme, alors même que le Conseil fédéral et les cantons ont déjà clairement mis en garde contre un tel risque. L’exception liée aux CCT va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit suisse et des décisions démocratiques prises par certains cantons et certaines communes. Malgré cela, la majorité a ignoré cet aspect afin de permettre aux employeurs, notamment dans l’hôtellerie-restauration, de continuer à verser des salaires de misère.</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Protection des droits acquis insuffisante</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">Telle que décidée par le Conseil des États, la protection des droits acquis, ne change pas grand-chose au caractère anticonstitutionnel de la mesure. Elle conduit elle aussi à une baisse des salaires, puisque les salaires minimaux cantonaux à Genève et à Neuchâtel, ainsi que le salaire minimum communal à Lucerne, perdront progressivement de leur valeur réelle. Surtout, elle empêchera que de futurs salaires minimaux puissent déployer pleinement leurs effets. La majorité du Conseil des États empêche ainsi qu’à Zurich et Winterthour, des milliers de salarié-e-s à bas salaire puissent bénéficier du salaire minimum voulu par le corps électoral. Dans d’autres cantons et communes (Vaud, Valais, Tessin, Jura ainsi que les villes de Berne et Bienne), le Conseil des États réduit la marge de manœuvre d’initiatives en cours.</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Affaiblissement de la protection des salaires</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">Dans le cadre de la libre circulation des personnes, les salaires minimaux cantonaux constituent une barrière importante contre le dumping salarial. Les employeurs et le parlement affaiblissent la protection des salaires à la veille des prochaines votations sur l’Europe. C’est jouer avec le feu et mettre en péril la politique d’ouverture de la Suisse vis-à-vis de l’UE. Accompagnée de mesures de protection sociale, celle-ci a pourtant déjà fait ses preuves. L’USS s’opposera par tous les moyens à ces attaques contre les salaires minimaux.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11570</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 10:00:00 +0100</pubDate><title>Après le choc des primes, un choc des franchises se profile</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/apres-le-choc-des-primes-un-choc-des-franchises-se-profile</link><description>Le Parlement et le Conseil fédéral veulent encore alourdir la charge qui pèse sur la population</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral et le Parlement font depuis longtemps fausse route en matière de financement du système de santé. Ils font presque totalement fi de la préoccupation n° 1 de la population. Et maintenant, ils veulent encore relever la franchise minimale. La charge supplémentaire qui pèsera sur la population est inacceptable pour l’USS.</p><p>Les sondages sont unanimes : la charge des primes d’assurance-maladie, devenue presque insoutenable, arrive en tête des inquiétudes de la population. Qui plus est, les ménages sont déjà à bout avec les frais de santé qu’ils doivent payer de leur poche (franchise, quote-part, frais dentaires). En comparaison internationale, la Suisse se situe tout en haut du classement pour ces dépenses directes.</p><p>Comme si ces constats ne suffisaient pas à imposer enfin un soulagement réel pour la population, le Conseil fédéral et le Parlement préparent exactement l’inverse. Avec la révision de la LAMal mise aujourd’hui en consultation, la franchise minimale devrait être augmentée massivement. Elle serait d’abord adaptée « au niveau actuel des coûts », puis relevée périodiquement. Et ce alors même que les coûts de santé supportés directement par les assuré-e-s ont déjà augmenté en moyenne de 12 % ces cinq dernières années.</p><p>Ce projet est déconnecté de la réalité et profondément contraire au principe de solidarité. Une franchise minimale plus élevée frapperait en premier lieu les personnes âgées et les malades chroniques, qui n’ont aucune marge de manœuvre pour choisir une franchise plus élevée du fait de leur état de santé. Elle nuirait aussi à la santé publique en général. Car la participation aux coûts, déjà beaucoup trop élevée, pousse toujours plus de patient-e-s à renoncer à des prestations nécessaires, au péril de leur santé. Les conséquences sont connues : des souffrances humaines inutiles et, au final, des coûts plus élevés pour tout le monde.</p><p>L’USS s’est opposée à ce projet dès le début et poursuivra le combat. Au lieu de vouloir « adapter la franchise minimale aux conditions réelles » (titre de la motion à l’origine de ce projet), le Parlement devrait au contraire adapter de tout urgence le financement du système de santé aux conditions réelles. C’est-à-dire mettre davantage à contribution celles et ceux en ont les moyens, comme c’est le cas partout ailleurs en Europe.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11571</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:26:00 +0100</pubDate><title>L’USS dit oui au paquet européen – non à la libéralisation du marché de l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/luss-dit-oui-au-paquet-europeen-non-a-la-liberalisation-du-marche-de-lelectricite-message</link><description>Message du Conseil fédéral sur les Bilatérales III</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral confirme aujourd’hui l’ensemble du train de mesures visant à garantir la protection des salaires. Si le Parlement confirme ce compromis sans modification, l’USS pourra soutenir le paquet européen sur le fond. Elle rejette en revanche l’accord sur l’électricité et l’ouverture complète du marché de l’électricité qui en découle.</p><p>L’USS soutient le paquet européen pour autant que les salaires et le service public soient garantis. Au cœur de l’Europe, la Suisse a besoin de relations solides et dûment encadrées avec l’UE, précisément en cette période de bouleversements géopolitiques et d’incertitude croissante en matière de commerce mondial. En outre, la libre circulation des personnes assortie de mesures d’accompagnement efficaces constitue une avancée pour les travailleuses et les travailleurs de notre pays. Il est dès lors essentiel que les quatorze mesures de protection des salaires prévues dans le paquet soient mises en œuvre intégralement. Elles constituent la condition pour que le paquet européen serve les intérêts des travailleuses et travailleurs.</p><p>L’USS rejette en revanche l’accord prévu sur l’électricité. Celui-ci affaiblirait un service public de l’électricité qui a fait ses preuves, et mettrait en péril l’approvisionnement de base, pourtant fiable. Avec la guerre en Ukraine, on a récemment mesuré ce que de tels changements pouvaient impliquer. Les prix ont explosé sur les marchés libéralisés. Dans un contexte de forte volatilité des prix de l’énergie au niveau mondial, la stabilité tarifaire et le contrôle public des marges sont plus importants que jamais. L’accord et l’ouverture complète du marché de l’électricité en Suisse compromettent un approvisionnement électrique stable, abordable et écologique. L’approvisionnement énergétique doit rester une tâche publique.</p><p>Indépendamment des Bilatérales III, il est essentiel pour l’USS de préserver les accords bilatéraux sur le fond. La priorité est donc aussi de faire barrage à l’initiative du chaos de l’UDC le 14 juin prochain. Un oui à cette initiative entraînerait la résiliation des Bilatérales I et II et isolerait la Suisse de ses partenaires européens. Une telle rupture serait préjudiciable à la Suisse dans son ensemble et en particulier aux travailleuses et travailleurs.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11567</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2026 15:40:32 +0100</pubDate><title>Combler les lacunes de l’assurance chômage pour les femmes enceintes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/combler-les-lacunes-de-lassurance-chomage-pour-les-femmes-enceintes</link><description>L’USS salue la décision du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">L’Union syndicale suisse (USS) salue le vote clair de la chambre basse qui ouvre la porte aux travaux parlementaires pour réviser l’assurance chômage et combler deux injustices qui pénalisent actuellement les femmes enceintes. Premièrement, éviter que les chômeuses enceintes arrivent en fin de droits avant l'accouchement et perdent de ce fait leur droit à l’allocation de maternité et deuxièmement, augmenter le nombre d’indemnités journalières pouvant leur être versées en cas d'incapacité de travail.</span></p><p><span lang="FR-CH">Le Conseil national se rallie à la décision prise par le Conseil des Etats en septembre dernier et adopte aujourd’hui une motion visant à combler les lacunes de protection des femmes enceintes dans l’assurance-chômage. Actuellement, environ 500 femmes arrivent en fin de droits de chômage chaque année et perdent par la même occasion leur droit à l’allocation de maternité. De plus, en cas d’incapacité de travail pour raisons médicales, l’assurance-chômage n’ouvre le droit qu’à 30 indemnités journalières consécutives, et ce même si les femmes concernées ont cotisé pendant des années.</span></p><p><span lang="FR-CH">Eviter que les femmes enceintes qui se retrouvent au chômage n’arrivent en fin de droits avant l’accouchement engendrera des dépenses supplémentaires minimes: 0,12&nbsp;pour cent des dépenses de l'assurance-chômage, soit 8 millions de francs sur 7 milliards de dépenses. Avec un excédent de recettes de 1,4&nbsp;milliard en 2024, les coûts supplémentaires ne pèsent presque rien dans le budget de cette assurance, mais auront une grande importance pour les femmes concernées. Cela évitera de les plonger dans la précarité à un moment où elles doivent pouvoir préparer dignement l’arrivée de leur enfant.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">En outre, le Parlement entend octroyer aux chômeuses enceintes plus d'indemnités journalières en cas d'incapacité de travail. Actuellement, au-delà des 30 jours d’indemnités consécutives en cas d’incapacité de travail pour raisons de maladie, ces femmes se retrouvent sans prestations et sans salaire. Les 30 jours d’indemnités sont vite épuisés, car il est avéré qu’en moyenne, les femmes enceintes se retrouvent en arrêt de travail pendant une durée de 6 semaines durant leur grossesse.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’engagement de l’Union syndicale suisse et d’autres organisations a porté ses fruits pour convaincre le Parlement de remédier à ces injustices. Le dossier repart maintenant à la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des État et il s’agira d’accompagner de près les travaux de mise en œuvre de ces réformes.</span></p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Schwangerschaft_Arzt_Gynaekologe_iStock-BluePlanetStudio_3c0755d52c.webp" length="66094" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11565</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2026 10:34:46 +0100</pubDate><title>Le Conseil national cède face au lobby immobilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-conseil-national-cede-face-au-lobby-immobilier</link><description>Encouragement à la construction de logements </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a rejeté aujourd’hui des mesures de lutte contre la pénurie de logements. Alors que les loyers explosent dans bien des régions, il est urgent de renforcer l’encouragement fédéral à la construction de logements d’utilité publique. La flambée des loyers de ces dernières années ampute sérieusement le pouvoir d’achat de la population active.</p><p>Le problème est patent et les solutions sont à portée de main. Une mesure efficace consisterait à renforcer sensiblement l’encouragement fédéral à la construction de logements d’utilité publique. Cette mesure présente un double avantage : elle crée des logements et garantit en même temps que ceux-ci restent abordables.</p><p>Si le logement d’utilité publique jouit d’une longue tradition en Suisse, son importance est aujourd’hui beaucoup trop faible. Moins de 4 % de l’ensemble des logements locatifs appartiennent à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Compte tenu des tensions sur le marché du logement, ce rapport doit changer.</p><p>L’urgence est réelle. Certes, les cantons doivent jouer un rôle central. Mais la Confédération dispose d’instruments puissants pour encourager la construction de logements d’utilité publique. Concrètement, elle peut augmenter les moyens alloués aux des deux instruments de promotion que sont le Fonds de roulement et la Centrale d’émission pour les maîtres d’ouvrage d’utilité publique.</p><p>Le Conseil fédéral n’a toutefois proposé au Parlement que la prolongation des instruments existants à leur niveau actuel, bien trop bas. Les syndicats ont critiqué cette approche. Face à la pénurie de logements, il ne suffit plus de maintenir la construction de logements d’utilité publique à flot. Il faut désormais lui donner un véritable coup d’accélérateur.</p><p>Le Conseil national vient de rejeter un tel renforcement. Cette décision est incompréhensible. Car à l’heure actuelle, il n’existe guère de levier plus simple et plus rapide, au niveau fédéral, pour favoriser le logement d’utilité publique que d’augmenter les engagements conditionnels de la Centrale d’émission ainsi que le plafond de dépenses du Fonds de roulement.</p><p>Ces mesures ne coûtent rien aux contribuables. Au contraire, la Confédération y gagne même de l’argent, simplement un peu moins que si le financement passait entièrement par les banques. &nbsp;Le Conseil des États est maintenant appelé à agir. Il doit corriger la décision du Conseil national et enfin promouvoir efficacement la construction de logements d’utilité publique.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11561</guid><pubDate>Sun, 08 Mar 2026 12:27:00 +0100</pubDate><title>Ne pas affaiblir davantage la SSR !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ne-pas-affaiblir-davantage-la-ssr</link><description>Vote clair en faveur des médias de service public </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec le rejet net de l’initiative visant la SSR, la population réaffirme son attachement à une SSR forte, présente dans toutes les régions du pays et offrant une programmation complète. À l’heure des fake news et de la désinformation, les médias de service public sont plus indispensables que jamais. Il est donc essentiel que la SSR ne soit pas davantage affaiblie, ni par la nouvelle concession, ni par des accords avec les éditeurs. Quant aux programmes d’économies en cours, ils doivent être conduits avec la plus grande retenue, en particulier en matière de personnel.</p><p>Huit ans après le non cinglant de l la population à « No Billag » (visant à supprimer la redevance radio-TV), l’initiative « 200 francs, ça suffit ! », qui demandait de réduire de moitié la redevance en faveur de la SSR, a elle aussi clairement échoué dans les urnes. Cette décision populaire confirme une fois pour toutes l’attachement de la population suisse à SSR forte, ancrée dans tout le pays, et qui propose une offre large. Malheureusement, le Conseil fédéral est déjà allé beaucoup trop loin dans les concessions accordées, par excès de docilité. Il a en effet décidé, de manière antidémocratique, des coupes bien trop drastiques dans le budget de la SSR, qui devront être mises en œuvre ces prochaines années à travers divers programmes d’économies. L’USS veillera à ce que les réductions restent aussi limitées que possible et en particulier à ce que le personnel soit traité avec respect et équité.</p><p>Au-delà de ce résultat, le scrutin d’aujourd’hui signifie surtout qu’il ne faut pas toucher au mandat de base de la SSR. Les annonces du ministre en charge des médias, qui entend imposer de nouvelles coupes dans les contenus lors du prochain renouvellement de la concession, sont injustifiables et ne trouvent aucun fondement dans le verdict populaire. La concession couvre actuellement l’information, la culture, la formation, le divertissement et le sport, pour toutes les régions du pays et toutes les régions linguistiques. Cette couverture doit rester intacte. C’est la seule manière de garantir que, dans un petit pays comme la Suisse, l’ensemble des régions linguistiques et périphériques ait accès à des contenus de qualité, indépendants de tout intérêt financier et politique. L’USS estime en outre que la SSR n’a pas à se plier à l’accord conclu avec l’association des éditeurs. Cet accord restreint fortement le rayon d’action de la SSR à tous les niveaux. Il reposait surtout sur la promesse des éditeurs de combattre en retour l’initiative SSR avec détermination et fermeté. Or cette promesse n’a pas été tenue, loin de là.</p><p>L’USS regrette en revanche le rejet de l’initiative pour un fonds climat. La question de savoir comment la Suisse veut – et peut – mettre en œuvre la décision populaire en faveur du « zéro net » d’ici 2050 reste entière. Une chose est sûre : cet objectif exigera des investissements massifs pour transformer les systèmes liés à l’énergie et à la mobilité. L’USS continuera à s’engager pour que les investissements urgents et nécessaires soient financés par les pouvoirs publics. Pour autant, le secteur privé devra également contribuer à l’effort. Cela suppose des prescriptions légales et des incitations adéquates, à mettre en place notamment dans le cadre du projet de loi sur le CO₂ à partir de 2030. Pour les syndicats, une politique climatique ne peut réussir que si elle est socialement juste, renforce les droits des travailleuses et travailleurs déjà fortement affectés par le réchauffement climatique et crée des emplois sains, durables et bien rémunérés.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/2/csm_SRG_Regieraum-1_sm_863998a159.webp" length="165724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11550</guid><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 14:43:13 +0100</pubDate><title>Accord avec le Mercosur : favoriser des échanges commerciaux équitables et renforcer le droit du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/accord-avec-le-mercosur-favoriser-des-echanges-commerciaux-equitables-et-renforcer-le-droit-du-travail</link><description>Message du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le nouvel accord peut favoriser les échanges et diminue la dépendance de la Suisse à l’égard des États-Unis en matière commerciale. L’USS attend une mise en œuvre rigoureuse des promesses ainsi que des projets annoncés dans le Mercosur. Pour l’USS, les accords de libre-échange doivent profiter aux travailleuses et travailleurs.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Le commerce doit profiter aux travailleuses et travailleurs</h3><p>Les accords de libre-échange tel que le texte négocié par le Conseil fédéral entre l’AELE et les États du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) peuvent favoriser le commerce. Ils réduisent également la dépendance de la Suisse à l’égard de certains marchés. Il faut toutefois garantir que les bénéfices des échanges profitent aussi aux travailleuses et travailleurs. Pour cela, il convient de développer les droits de ces derniers et renforcer les syndicats.</p><h3 class="heading--h5">Renforcer le droit du travail</h3><p>Le nouvel accord de libre-échange avec le Mercosur ne se contente pas d'abaisser les droits de douane et de faciliter les échanges. Dans le chapitre consacré au commerce et au développement durable, la Suisse et les autres États parties à l’accord s’engagent notamment à promouvoir les droits des travailleuses et travailleurs. L’USS attend une mise en œuvre rigoureuse de ces engagements et l'association des partenaires sociaux à l’ensemble du processus.&nbsp;</p><p>Dans son message, le Conseil fédéral annonce vouloir ratifier les deux conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la sécurité au travail et la protection de la santé que la Suisse n’a pas encore adoptées. Indispensable et urgente, cette ratification renforcera la prévention ainsi que les contrôles en matière de sécurité et de protection de la santé au travail. L’USS salue par ailleurs l’annonce de nouveaux projets de coopération visant à améliorer les conditions de travail au Brésil, de même que la volonté de développer, par un dialogue tripartite, la coopération avec ce pays sur les questions de travail et d’emploi. La Suisse peut ainsi contribuer concrètement à l'amélioration des conditions de travail dans le Mercosur.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Réduire la dépendance</h3><p>Du fait de la taille restreinte du marché intérieur suisse, les salaires et les conditions de travail dans notre pays dépendent étroitement du succès des entreprises locales sur les marchés étrangers. Cette réalité ne concerne pas seulement l’industrie d’exportation. Elle vaut pour l’ensemble de l’économie – du bâtiment au service public, en passant par les services à la personne. Les droits de douane imposés par Donald Trump montrent à quel point il peut être risqué de dépendre trop fortement d’un seul marché.&nbsp;</p><p>L’USS procédera à une évaluation finale de l’accord après les débats parlementaires. Pour l’USS, il est essentiel qu’il ait un effet positif pour les travailleuses et travailleurs, en Suisse comme dans les États du Mercosur.</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_Handel_Container_Logistik-Arbeiterin_ist_gorodenkoff_35dcca7fce.webp" length="59238" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11535</guid><pubDate>Fri, 20 Feb 2026 12:30:00 +0100</pubDate><title>Une décision responsable pour le financement de la 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-decision-responsable-pour-le-financement-de-la-13e-rente-avs</link><description>Délibérations de la Commission de la sécurité sociale du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de la sécurité sociale du Conseil des États a assumé ses responsabilités&nbsp;: elle s'est à nouveau prononcée en faveur d'un financement durable de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS par une combinaison de cotisations salariales et de TVA. L'Union syndicale suisse (USS) s'est toujours prononcée en faveur d'un financement exclusivement par les cotisations salariales, ce qui serait le plus social et le plus favorable au pouvoir d'achat. L'USS soutient toutefois le financement mixte, solide et socialement équilibré, pour toutes les générations. Une chose est désormais claire&nbsp;: ceux qui ne veulent pas financer durablement la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS visent en fait à relever l'âge de la retraite.</p><p>Comme l'année dernière, la commission du Conseil des États s'est prononcée en faveur d'un financement durable de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS par une combinaison de cotisations salariales et de TVA. Cette décision témoigne d'une responsabilité politique et sociale. Elle garantit un financement solide et socialement équilibré pour toutes les générations, ce que soutient l'USS. La légère augmentation des cotisations salariales est compensée par la plus forte augmentation des rentes AVS depuis plus de 25&nbsp;ans.</p><p>L'USS s'engagera pour que le financement mixte décidé par la commission trouve également une majorité au Conseil des États. En effet, plus le financement de la 13e rente AVS sera rapide, moins les coûts supplémentaires seront élevés. C'est ce qu'a également confirmé cette semaine Compenswiss (le fonds de compensation de l'AVS, de l'AI et des APG).</p><p>Une chose est désormais claire&nbsp;: ceux qui ne veulent pas financer durablement la 13e rente AVS souhaitent en fait relever l'âge de la retraite. Cela contredit toutefois diamétralement l'acceptation claire de la 13<sup>e</sup> rente AVS et le rejet très net par le peuple, le même jour, de l'initiative sur les rentes des jeunes libéraux-radicaux.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_4a4b8379cf.webp" length="458888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11524</guid><pubDate>Tue, 17 Feb 2026 11:44:08 +0100</pubDate><title>Attaque frontale contre les bas revenus et le dimanche chômé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-frontale-contre-les-bas-revenus-et-le-dimanche-chome</link><description>La CER-E contre la protection des travailleuses et travailleurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission du Conseil des États veut permettre de passer outre aux salaires minimums cantonaux. Ainsi, les travailleuses et travailleurs à bas salaire verront leur revenu encore reculer. Les femmes actives dans l’hôtellerie-restauration, le commerce de détail, la coiffure et le nettoyage seront particulièrement touchées. Des milliers de bénéficiaires du salaire minimum perdront de facto leur droit à un revenu couvrant les besoins vitaux. La Confédération indique pourtant clairement que de telles visées sont contraires à la Constitution.</p><p>La majorité des partis bourgeois veut permettre aux employeurs de verser des salaires à plein temps qui ne suffisent plus pour vivre. Pour les personnes concernées, il en résulte une lacune de revenu, laquelle doit être comblée par les communes au moyen de l’aide sociale, à la charge de collectivité. Pour les employeurs, les avantages sont évidents : moins de salaires pour plus de bénéfices.</p><p>Le mépris de la Constitution et du fédéralisme dont font preuve les prétendus représentant-e-s des cantons est particulièrement choquant. Par ses décisions, la majorité de la commission viole des principes fondamentaux de l’État de droit suisse, alors que Confédération et cantons ont mis en garde contre de telles violations du droit. Celles-ci sont sciemment tolérées afin de permettre aux employeurs de verser des salaires plus bas, qui ne suffisent pas pour vivre. Les acquis ont certes pu être préservés, mais ils ne compensent pas l’inflation.</p><p>Dans le cadre de la libre circulation des personnes, les salaires minimums cantonaux constituent une barrière importante contre le dumping salarial. Les employeurs et la majorité bourgeoise de la commission affaiblissent ainsi la protection des salaires à la veille des prochaines votations sur l’Europe. Ce faisant, ils jouent avec le feu et mettent en péril la politique d’ouverture de la Suisse vis-à-vis de l’UE. Une politique qui, grâce aux mesures sociales d’accompagnement, a pourtant fait ses preuves.</p><h3 class="heading--h5">Davantage de travail dominical pour moins de salaire</h3><p>La majorité de la commission veut démanteler la protection des salarié-e-s. À l’instigation du canton de Zurich, elle entend permettre le travail dominical sans autorisation dans le commerce de détail jusqu’à douze dimanches par an, contre quatre actuellement. Et ce, alors même que la majorité des cantons y renonce aujourd’hui délibérément et que les syndicats ont remporté deux tiers des votations sur l’extension des horaires d’ouverture des magasins.</p><p>Il faut rappeler que les conditions de travail dans le commerce de détail sont particulièrement difficiles : horaires irréguliers, journées fractionnées, faible prévisibilité, activités physiquement exigeantes et bas salaires. Une extension du travail dominical aggraverait encore ces conditions.</p><p>Les décisions de la commission vont encore plus loin. Les suppléments de salaire en vigueur pour le travail dominical sont remis en question. Aujourd’hui, une majoration de 50 % s’applique tant que le travail dominical reste exceptionnel et qu’il ne dépasse pas quatre dimanches. À l’avenir, quiconque travaillerait plus de six dimanches perdrait le droit à ce supplément pour l’ensemble des dimanches effectués. Le personnel de vente devrait travailler sensiblement plus de dimanches tout en perdant le droit aux suppléments. Une fois de plus, les travailleuses et travailleurs devraient supporter davantage de contraintes pour un salaire moindre.</p><p>Ce démantèlement est inacceptable. Qui travaille doit pouvoir vivre de son salaire et a droit à un dimanche libre. L’USS s’opposera résolument à ces attaques contre le droit du travail.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_25-jahre-mindestlohn_titelbi_031238346e.webp" length="50328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11506</guid><pubDate>Fri, 13 Feb 2026 15:45:00 +0100</pubDate><title>Respecter le mandat populaire : mise en œuvre immédiate de l&#039;initiative sur les soins infirmiers !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/respecter-le-mandat-populaire-mise-en-oeuvre-immediate-de-linitiative-sur-les-soins-infirmiers</link><description>Appel urgent et communiqué de presse commun de l&#039;Alliance du personnel de santé
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La coalition du personnel de santé lance aujourd'hui <a href="https://signer.appel-personnel-sante.ch/maintenant?utm_source=SGB-Webseite" target="_blank" rel="noreferrer">un appel urgent</a> pour demander aux parlementaires de modifier en profondeur la loi fédérale sur les conditions de travail dans les soins (LCTSI) et de respecter ainsi le mandat populaire. L'exode dans le secteur de la santé se poursuit, la santé du personnel de santé et la qualité des soins prodigués à la population sont menacées. Mais cela ne semble pas préoccuper la majorité de droite au Parlement : alors que les votant-e-s ont approuvé à une large majorité l'initiative sur les soins infirmiers en 2021, les parlementaires refusent jusqu'à présent d'améliorer les conditions de travail dans les soins et de mettre ainsi en œuvre la volonté populaire. La commission du Conseil national a même encore aggravé la proposition insuffisante du Conseil fédéral !&nbsp;</p><p>La LCTSI sera bientôt débattue au Conseil national. Cependant, la proposition actuelle de la commission du Conseil national n’est qu’un tigre de papier, une loi sans substance. Les parlementaires doivent maintenant la corriger de toute urgence afin que cette loi ne se réduise pas à une politique symbolique. La coalition du personnel de santé a donc lancé aujourd'hui <a href="https://signer.appel-personnel-sante.ch/maintenant?utm_source=SGB-Webseite" target="_blank" rel="noreferrer">un appel urgent</a> qui peut être signé par l'ensemble de la population. Nous sommes toutes et tous concernés, nous aurons toutes et tous besoin un jour de soins ou d'assistance.</p><p>Les signataires demandent aux parlementaires responsables :</p><ul><li>Indépendamment de leur parti, d'appliquer intégralement l'article 117b de la Constitution fédérale et, par conséquent, l'initiative sur les soins infirmiers et la volonté du peuple.</li><li>De modifier en profondeur la loi: réduction significative du temps de travail, ratio de personnel permettant de prodiguer des soins de qualité, amélioration des suppléments pour le travail de nuit, le week-end et les jours fériés, et obligation pour tous les employeurs de respecter au minimum les lois cantonales et les CCT en vigueur.</li><li>Financer ces mesures pour le secteur de la santé.</li></ul><h3 class="heading--h5">L'exode dans le secteur de la santé bat son plein</h3><p>Le Jobradar montre que des milliers de postes dans le domaine des soins sont vacants. Environ un tiers des soignants quittent la profession. Ils sont épuisés, ils n'en peuvent plus. La pénurie de personnel aggrave encore les problèmes : le personnel de santé donne chaque jour le meilleur de lui-même, mais il le fait dans des conditions de stress psychologique et physique extrêmement élevées. Si la santé des soignant-e-s est en danger, la qualité des soins prodigués à la population l'est aussi ! Aujourd'hui déjà, de nombreuses personnes ne reçoivent plus les soins et l'accompagnement dont elles ont besoin.</p><h3 class="heading--h5">La population du côté du personnel de santé</h3><p>Après les applaudissements pendant la pandémie, la population a également pris clairement position en faveur du personnel soignant sur le plan politique en 2021. Lors d'un vote historique, 2 161 272 personnes, soit 61 %, ont accepté l'initiative sur les soins infirmiers. Au cœur de cette initiative se trouve l'amélioration concrète des conditions de travail afin de réduire la charge de travail du personnel soignant et de mettre fin aux changements de carrière. C'est en effet la seule façon de garantir l'efficacité de l'offensive en matière de formation.</p><h3 class="heading--h5">La commission du Conseil national ignore la volonté du peuple</h3><p>Les parlementaires de la commission compétente du Conseil national ont toutefois décidé de passer outre la volonté du peuple et d'ignorer de facto les principales revendications de l'initiative sur les soins infirmiers. Au lieu de mettre en œuvre les dispositions constitutionnelles, ils ont encore affaibli la proposition de loi déjà insuffisante du Conseil fédéral, ne donnant ainsi pas suite aux principales revendications de l'initiative. La commission renonce par exemple à réduire la durée maximale du travail de 50 à 45 heures, comme c'est le cas pour les professions de bureau. Elle a pratiquement revu à la baisse toutes les augmentations des indemnités, a refusé de donner au Conseil fédéral la compétence d'adopter sans complication d'autres améliorations, si nécessaire, et n'a prévu aucune mesure pour des dotations en personnel adaptées aux besoins, élément central de l'initiative populaire.</p><h3 class="heading--h5">Le personnel de santé est indigné</h3><p>Le mandat donné par la population était clair : les conditions de travail dans le secteur des soins doivent être améliorées de manière significative et concrète. Non seulement la proposition actuelle passe à côté de cet objectif, mais la commission du Conseil national envoie un signal alarmant : les améliorations urgentes pour le personnel et la garantie durable de soins de qualité n'ont absolument aucune importance à ses yeux. Elle se moque également de la démocratie directe, ce qui est extrêmement dangereux et suscite à juste titre une grande indignation parmi les quelque 800 000 employé-e-s du domaine des soins, dont 87 % sont des femmes.<br>&nbsp;</p><p><a href="https://signer.appel-personnel-sante.ch/maintenant?utm_source=SGB-Webseite" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Signer l'appel</a><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/2/csm_appel-soins_1a159748fc.webp" length="55076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11502</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 15:25:49 +0100</pubDate><title>Le financement additionnel de l’AI ne doit pas se faire au détriment de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-financement-additionnel-de-lai-ne-doit-pas-se-faire-au-detriment-de-lavs</link><description>Décision du Conseil fédéral relative à la révision de l’AI</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue le financement additionnel prévu par le Conseil fédéral pour couvrir les dépenses courantes de l’AI, si la situation financière l’exige. Dues à des choix politiques, les dettes de l’AI ne doivent toutefois pas être répercutées sur les salarié-e-s et sur le fonds de l’ AVS. Améliorer l’intégration des jeunes adultes est pertinent, mais risque de multiplier les démarches et procédures au sein de l’AI. Il est en outre essentiel de renforcer la protection de la santé au travail et d’en garantir l’application rigoureuse.</p><p>L’AI a pour but d’assurer les moyens d’existence des personnes durablement incapables de travailler. Or cet objectif est loin d’être atteint aujourd’hui : une personne sur deux au bénéfice d’une rente AI dépend de prestations complémentaires. De plus, le report de l’AI sur l’aide sociale est une réalité. L’USS salue dès lors la volonté du Conseil fédéral, exprimée dans les lignes directrices de la prochaine révision de l’AI, de combler une éventuelle lacune de financement de l’AI par une hausse modérée des cotisations salariales, plutôt que par une réduction des prestations.</p><p>En revanche, les dettes de l’AI et les intérêts dus à l’AVS ne doivent être reportés ni sur les salarié-e-s ni sur le fonds de l’AVS. Résultant de décisions de politique fédérale, ces dettes doivent donc être assumées par la Confédération ou par la Banque nationale suisse.</p><p>L’USS soutient tous les efforts visant à améliorer l’intégration sur le marché du travail, en particulier des jeunes adultes en début de parcours professionnel. Ces efforts comportent toutefois le risque de multiplier les démarches et procédures. Les mesures introduites en 2022 sont peu connues et n’ont pas encore été évaluées. Sans évaluation, de nouvelles mesures de réadaptation se traduiront par davantage de formalités et une pression accrue sur les assuré-e-s.</p><p>Les employeurs ont aussi leur part de responsabilité : les personnes annoncées à l’AI ont besoin de perspectives professionnelles et d’emplois, et non pas de promesses creuses. Les employeurs sont par ailleurs tenus d’assurer la protection de la santé au travail. La hausse des absences pour maladie et des annonces à l’AI souligne la nécessité de mieux protéger la santé des salarié-e-s et de faire respecter rigoureusement les mesures de prévention. Comme l’USS l’a révélé la semaine dernière, les employeurs ne sont aujourd’hui contrôlés par les cantons qu’une fois tous les 20 ans. À l’avenir, ces contrôles doivent avoir lieu au moins une fois tous les deux ans.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11499</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 13:50:43 +0100</pubDate><title>Train de mesures en faveur des salaires : la protection contre le licenciement est indispensable</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/train-de-mesures-en-faveur-des-salaires-la-protection-contre-le-licenciement-est-indispensable</link><description>Décision du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Par sa décision en matière de protection contre le licenciement des représentant-e-s du personnel (« mesure n°14 »), le Conseil fédéral a complété la partie du train de mesures de protection des salaires qui manquait encore. La mesure adoptée aujourd’hui est essentielle pour permettre le con-trôle et l’application des salaires suisses. L’Union syndicale suisse (USS) avait certes exigé des garanties contre le licenciement plus étendues. La décision du Conseil fédéral constitue une solution a minima. On peut néanmoins s’en réjouir dans la mesure où facilite le travail des représentant-e-s du personnel et renforce la protection des salaires ainsi que des conditions de travail.</p><p>À l’heure actuelle, les représentant-e-s élus des travailleuses et travailleurs ne sont guère protégé-e-s contre le licenciement en Suisse, alors qu’ils assument une grande responsabilité sociale dans les entreprises. Dans des secteurs comme l’industrie des machines, l’horlogerie, la chimie/pharma et les banques par exemple, beaucoup de choses sont réglées au niveau de l’entreprise, dont les salaires, les horaires de travail, la sécurité au travail et la protection de la santé.</p><p>Afin d’accomplir leur travail, les membres des commissions du personnel doivent pouvoir discuter et négocier d’égal à égal avec les employeurs au sein des entreprises. Ils doivent pouvoir assumer leur fonction même lors de négociations difficiles sans craindre un licenciement.</p><p>Sur la protection contre le licenciement, le Conseil fédéral a proposé une solution minimale. Celle-ci fait désormais partie intégrante des mesures n° 1 à 14 de protection des salaires. Pour garantir cette protection, l’ensemble des mesures est nécessaire. L’USS attend donc désormais du Parlement qu’il reprenne et adopte tel quel ce paquet, élaboré au terme d’un long travail.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/e/csm_lignerouge-unia-dubuis_6083b5dae9.webp" length="173620" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11497</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 13:10:10 +0100</pubDate><title>Non à l’initiative du chaos de l’UDC, le 14 juin 2026</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-du-chaos-de-ludc-le-14-juin-2026</link><description>Résiliation des accords bilatéraux soumise aux urnes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative UDC « pour la durabilité » est un projet extrême qui risque de plonger la Suisse dans le chaos. Elle vise à résilier la libre circulation des personnes et, partant, à mettre fin aux accords bilatéraux avec l’Union européenne. Elle met ainsi en danger les salaires, les emplois et le service public en Suisse. Alors que la politique des États-Unis bouleverse l’environnement géopolitique pour les petits pays comme la Suisse, tourner le dos à nos voisins et à l’Europe serait une grave erreur. Une telle rupture ferait peser une pression accrue sur les salaires et menacerait l’emploi. La fin de la libre circulation des personnes signifierait également la fin de la protection des salaires. L’absence de contrôles des salaires ouvrirait la voie au dumping salarial.</p><p>En cas d’acceptation, l’initiative du chaos de l’UDC entraînerait la résiliation de la libre circulation des personnes. En vertu de la clause guillotine, les accords bilatéraux avec l’UE tomberaient également. Près de 50 % des exportations suisses étant destinés à l’UE, la restriction de l’accès au marché nuirait à la prospérité de notre pays. Conséquences : l’activité économique ralentirait, les investissements diminueraient, et les délocalisations ainsi que les licenciements se multiplieraient. Au bout du compte, l’emploi reculerait.</p><p>Au moment où les États-Unis mettent l’Europe sous forte pression politique et économique, une telle politique hasardeuse mettrait nos emplois en danger. Dès lors, couper les ponts avec nos partenaires et nos voisins dans ce contexte d’incertitude ferait peser une menace sur les revenus de nombreux salarié-e-s.</p><h3 class="heading--h5">Niveau des salaires menacé</h3><p>Si la libre circulation des personnes disparaissait, les mesures d’accompagnement seraient à leur tour menacées, voire abolies. La protection des salaires disparaîtrait. L’absence de contrôles ouvrirait la voie au dumping salarial. Les migrant-e-s seraient à nouveau exploité-e-s, comme à l’époque du statut de saisonniers, avec des conditions de travail précaires et des droits sociaux insuffisants. Cela exercerait aussi une pression massive sur les salaires des travailleuses et travailleurs en Suisse.</p><p>Dans le même temps, le repli économique accentuerait le renchérissement. Le Brexit l’illustre parfaitement : les barrières commerciales et la bureaucratie poussent les prix à la hausse. Combinée à un affaiblissement de la protection des salaires, la hausse des prix rognerait l’argent disponible au quotidien. L’initiative est dangereuse pour les salaires.</p><h3 class="heading--h5">Cette initiative extrême met en péril le bon fonctionnement du système de soins</h3><p>Encore une fois, le Brexit démontre ce qui se passe lorsque l’immigration est remplacée par des contingents rigides. Les hôpitaux recrutent à court terme dans des pays lointains, le personnel change plus fréquemment et la qualité des soins diminue. En Suisse, la moitié des médecins et plus d’un tiers du personnel infirmier diplômé ont été formés à l’étranger. Si la libre circulation des personnes était abolie, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée s’aggraverait dangereusement. La sécurité de la couverture sanitaire serait menacée.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) et les syndicats de l’USS combattront résolument l’initiative du chaos de l’UDC, en menant une campagne visible et en organisant des événements publics, des débats dans les entreprises ainsi qu’une présence dans la rue.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/9/csm_Visual-Vorkampagne_3x2_klein_fr_66fab323ce.webp" length="117586" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11494</guid><pubDate>Tue, 10 Feb 2026 16:46:29 +0100</pubDate><title>La Commission de l’économie cède face au lobby immobilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-commission-de-leconomie-cede-face-au-lobby-immobilier</link><description>Encouragement à la construction de logements</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse manque cruellement de logements et les loyers flambent. Le Parlement aurait pu remédier à ce problème en augmentant massivement l’encouragement fédéral à la construction de logements à but non lucratif, avec en plus une garantie de rendement pour la Confédération. Aujourd’hui, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) s’est malheureusement pliée aux intérêts du lobby immobilier et a rejeté la proposition.</p><p>Soutenir le logement d’utilité publique, c’est-à-dire à but non lucratif, permet de faire d’une pierre deux coups : créer davantage de logements et garantir des loyers abordables. Si la Suisse dispose une longue tradition en la matière, le secteur reste beaucoup trop marginal, puisque moins de 4 % des logements locatifs appartiennent à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Cette situation peut et doit changer.</p><p>Face à des loyers qui explosent et à un marché du logement sous tension, il est urgent de relancer la construction de logements d’utilité publique. Même si l’essentiel du travail doit être réalisé dans les cantons, la Confédération peut intervenir de manière efficace. Elle peut en effet augmenter massivement la dotation des deux instruments d’encouragement existants, le Fonds de roulement (FDR) et la Centrale d’émission pour la construction de logements d’utilité publique (CCL). Un tel renforcement améliorerait nettement les conditions-cadres. Au lieu de cela, le Conseil fédéral s’est contenté de proposer au Parlement une prolongation des dispositifs à leur niveau actuel, lequel est clairement insuffisant. Les syndicats ont déjà averti qu’il ne suffit pas de maintenir le patient sous perfusion, il faut le sortir de sa paralysie. Pour autant, la CER-N refuse aujourd’hui à son tour les augmentations demandées.</p><p>Cette décision est totalement incompréhensible. Car, au niveau fédéral, il n’existe pas de levier plus simple et plus rapide pour donner un véritable coup d’accélérateur au logement d’utilité publique que d’augmenter les engagements conditionnels de la CCL et le plafonds de dépenses du FDR. Une telle mesure ne coûterait rien aux contribuables. Au contraire, la Confédération y gagnerait même. Le Conseil national doit impérativement corriger le tir et revenir sur la décision de sa commission, manifestement sous l’influence du lobby immobilier.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/c/csm_Wohnungsbau-Baustelle_iStock-ilkercelik_0be46c3f9d.webp" length="308202" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11483</guid><pubDate>Tue, 03 Feb 2026 11:15:00 +0100</pubDate><title>Le travail rend trop souvent malade</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-travail-rend-trop-souvent-malade</link><description>Conférence annuelle de presse 2026 de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les absences pour maladie en entreprise augmentent de manière dramatique. La pression au travail s’est intensifiée. Dans le même temps, la politique salariale et la répartition inéquitable des fruits de la croissance freine l’économie. Les salaires sont sous pression et le pouvoir d’achat des travailleurs et travailleuses diminue. L’Union syndicale suisse (USS) exige une offensive de mise en œuvre de la part de la Confédération et des cantons afin de renforcer la protection de la santé au travail. Aujourd’hui, les employeurs ne sont contrôlés par les cantons que tous les 20 ans. Il faudrait au contraire un contrôle tous les deux ans. Par ailleurs, l’USS demande un arrêt immédiat de l’extension du travail du dimanche et de l’allongement de la journée de travail à 17 heures, décidée par le Conseil national.</p><p>Les absences pour maladie ont fortement augmenté et représentent désormais environ 80 millions d’heures de travail de plus qu’avant la pandémie – soit une hausse d’un tiers. L’augmentation des absences de longue durée est particulièrement préoccupante. Plus une incapacité de travail dure longtemps, plus le risque de licenciement, d’invalidité et de séquelles durables pour la santé est élevé. Pour la première fois depuis 20 ans, la probabilité de devenir invalide a de nouveau augmenté.</p><p>Les travailleurs et travailleuses des professions physiquement ou psychiquement exigeantes, comme la vente, la construction, le transport, la santé, le social ou de nombreux services, sont particulièrement concernés. Les douleurs dorsales et les troubles psychiques sont les causes les plus fréquentes. Beaucoup continuent de travailler malgré leurs problèmes de santé, souvent aussi en télétravail. Cela aggrave les maladies et engendre des coûts économiques élevés. S’y ajoutent des pertes salariales sensibles. L’indemnité en cas de maladie ne couvre généralement que 80 % du salaire, et dans de nombreux cas il faut d’abord attendre plusieurs jours de carence. Les risques financiers pèsent donc sur les travailleurs et travailleuses. En parallèle, ceux-ci rapportent des conditions de travail éprouvantes : pression du temps, manque de personnel, horaires irréguliers et disponibilité permanente. Les employé-e-s travaillent en conséquence sur leur temps libre pour répondre aux exigences. Au lieu de résoudre les problèmes structurels, de nombreux employeurs misent sur des mesures alibis comme des cours de gestion du stress. De plus, la loi sur le travail n’est pas appliquée et la protection légale est constamment affaiblie. Les employeurs ne sont contrôlés par les cantons que tous les 20 ans.</p><p>L’USS exige un changement de cap. Il faut du personnel en nombre suffisant, des horaires de travail et de repos fiables, ainsi qu’une application conséquente de la législation du travail pour protéger la santé des travailleurs et travailleuses. Désormais, les employeurs doivent être contrôlés au moins tous les deux ans. L’USS rejette catégoriquement toute nouvelle attaque contre les dispositifs existants. Gabriela Medici, co-secrétaire syndicale de l’USS, trace clairement les lignes rouges : « Une extension du travail dominical et une flexibilisation supplémentaire des horaires de travail ne sont pas envisageables. »</p><h3 class="heading--h5">Pouvoir d’achat sous pression</h3><p>Malgré une bonne conjoncture économique, les salaires réels stagnent depuis des années. Depuis 2020, l’écart entre les salaires réels et la productivité atteint environ 5 %. Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, calcule : « Pour un couple avec un revenu moyen, cela représente environ 6 000 francs de moins par an. » Cet argent manque au quotidien. Les primes d’assurance-maladie et les loyers ont fortement augmenté, tout comme d’autres charges fixes. De nombreux ménages, y compris de la classe moyenne, sont de plus en plus sous pression. En conséquence, le moral des consommatrices et consommateurs est au plus bas et la consommation privée par habitant recule, si l’on exclut les dépenses de santé. L’ensemble de l’économie s’en trouve freinée.</p><p>Au lieu d’une augmentation des salaires, on constate celle des hauts revenus et des fortunes. Les impôts sur les bénéfices et les cotisations sociales ont été réduits, et plusieurs cantons prévoient de nouvelles baisses d’impôts. Cela aggrave les inégalités sociales et ne résout aucun problème réel de la population. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, souligne donc : « Alors que l’économie suisse continue de croître, les personnes aux revenus bas et moyens perdent du pouvoir d’achat, tandis que les revenus les plus élevés captent toujours plus de la richesse nationale. »</p><p>L’USS exige des augmentations salariales substantielles, en particulier pour les bas et moyens salaires. Toute personne ayant fait un apprentissage doit pouvoir vivre de son salaire et gagner au moins 5 000 francs par mois. De plus, il faut davantage de moyens publics pour les subventions aux primes, le logement abordable, les soins et l’accueil de jour des enfants. Une politique salariale et de répartition plus sociale n’est pas seulement une question de justice, mais aussi une nécessité économique.</p><h3 class="heading--h5">Interventions</h3><ul><li>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/260203_JMK/260203_CP_lutte_des-classes_PYM_fr.pdf">« Du partenariat social à la lutte des classes ? » (PDF)</a></li><li>Daniel Lampart, coresponsable du secrétariat de l'USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/260203_JMK/300106_DL_Unsoziale_Lohn-_und_Verteilungspolitik_bremst_die_Wirtschaft_FR.pdf">« Salaires et redistribution : rompre en 2026 avec cette politique antisociale qui freine l’économie » (PDF)</a></li><li>Gabriela Medici, coresponsable du secrétariat de l'USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/260203_JMK/300106_GM_Arbeitsbedingungen_die_krank_machen_FR_def.pdf">« Des conditions de travail qui rendent malade : il est temps d’agir » (PDF)</a><br>&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/e/csm_260203_MK_DL-PYM-GM_foto-br_ab8c719a75.webp" length="229570" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11469</guid><pubDate>Fri, 16 Jan 2026 15:04:15 +0100</pubDate><title>L’USS condamne la répression brutale contre les travailleuses et travailleurs en Iran</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/luss-condamne-la-repression-brutale-contre-les-travailleuses-et-travailleurs-en-iran</link><description>Le Conseil fédéral et les Nations Unies doivent agir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) condamne avec la plus grande fermeté la répression violente contre les travailleuses et travailleurs, les syndicalistes et les mouvements sociaux en Iran. Depuis la fin 2025, les manifestations et les grèves se sont étendues à tout le pays, en réaction à une crise économique et sociale toujours plus grave. Les Nations Unies et le Conseil fédéral doivent agir de toute urgence.</p><p>L’effondrement économique de l’Iran frappe de plein fouet les travailleuses et travailleurs dans leur quotidien. Des millions de personnes tombent dans la pauvreté sous l’effet de l’explosion des prix des denrées alimentaires et d’autres biens de première nécessité, de la baisse des salaires réels et de la multiplication des emplois précaires.</p><p>Au lieu d’entamer un dialogue social ou de respecter les normes internationales du travail, le régime iranien persiste à qualifier systématiquement les protestations syndicales et les grèves de « menaces pour la sécurité nationale ». Cette instrumentalisation sert à criminaliser l’action syndicale, à museler la liberté d’expression, à réprimer le droit de réunion et à légitimer la violence, la surveillance de masse et les détentions arbitraires. De facto, les syndicats indépendants ont été interdits. Les travailleuses et travailleurs sont privés de leur droit de fonder librement des organisations de leur choix et d’y adhérer, en violation manifeste des Conventions n°87 et n°98 de l’Organisation internationale du Travail (OIT).</p><p>De nombreux rapports indiquent que, depuis la fin 2025, l’intensification des protestations s’est accompagnée d’un durcissement de la répression, jusqu’au recours à la force meurtrière, ce qui a entraîné des arrestations massives et des milliers de morts. Pour le simple fait d’avoir exercé leurs droits, les syndicalistes font l’objet de représailles ciblées, allant de longues peines de prison à la torture et, dans les cas les plus extrêmes, à des condamnations à mort. Les femmes paient un tribut particulièrement lourd. Depuis des années, elles subissent un contrôle quotidien, intolérable, de leur corps et de leur vie. Aujourd’hui encore, elles sont brutalement opprimées.</p><p>L’USS condamne sans réserve ces agissements. Elle exige l’arrêt immédiat des violences et des mises à mort par le régime, ainsi que le respect plein et entier des droits humains, des droits des femmes et des droits syndicaux. Nous appelons les Nations Unies, et tout particulièrement l’OIT, à renforcer leur surveillance et à exercer une pression durable pour garantir le respect des droits fondamentaux. Le Conseil fédéral doit lui aussi agir sans délai. La Suisse doit condamner les actes du régime et reprendre enfin intégralement les sanctions de l’Union européenne contre l’Iran.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/2/csm_csm_Iran_christopher-rose_flickr_8991b67ece.webp" length="169432" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11461</guid><pubDate>Fri, 09 Jan 2026 16:50:00 +0100</pubDate><title>La Commission du National ignore la volonté populaire et le personnel soignant se sent trahi</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-national-ignore-la-volonte-populaire-et-le-personnel-soignant-se-sent-trahi</link><description>Mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers s’est fait trop longtemps attendre. Et les propositions du Conseil fédéral sont bien trop timorées. Or la Commission compétente du Conseil national a trouvé moyen de vider presque entièrement de sa substance le projet de loi actuel. En plus de contourner de manière choquante la volonté populaire, c’est un véritable affront au personnel soignant soumis à un stress croissant.</p><p>Le personnel des hôpitaux, des EMS et des services d’aide et de soins à domicile n’en peut plus. Il souffre d’épuisement, quand il ne change pas de métier. Ainsi la crise des soins s’exacerbe et la sécurité d’approvisionnement est menacée. Les faits sont connus de longue date et constituent un souci de préoccupation majeur au sein de la population. Sans surprise, l’initiative sur les soins infirmiers a été plébiscitée il y a quelques années. Il est d’autant plus scandaleux que les responsables politiques n’aient quasiment rien depuis lors.</p><p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national avait la possibilité d’agir. Elle aurait pu enfin faire bouger les choses lors de l’examen de la loi d’application de l’initiative. Car le projet présenté par le Conseil fédéral a beau être très insuffisant, le personnel de santé avait émis des propositions d’amélioration nécessaires, raisonnables et indispensables. Or la commission dominée par le camp bourgeois n’en a rien fait&nbsp;: elle a remanié la loi au point de la rendre méconnaissable, à quelques exceptions près comme l’introduction de l’obligation de négocier des conventions collectives de travail. Ainsi, la réduction de la durée maximale de la semaine de travail de 50&nbsp;heures, soit beaucoup trop pour une activité aussi pénible, est passée à la trappe. Idem pour un supplément correct en cas de travail du dimanche et des jours fériés, ou de changements de dernière minute dans les horaires de travail. Un financement supplémentaire du système et les règles pourtant nécessaires en vue d’une dotation en personnel adéquate n’ont guère eu plus de chance.</p><p>On se frotte les yeux pour y croire. Comment les responsables politiques du dossier peuvent-ils contourner ainsi le mandat confié par le peuple&nbsp;? Comment peut-on ignorer de manière aussi irresponsable les défis démographiques liés aux soins et faire preuve d’autant d’aveuglement face aux besoins urgents du personnel soignant&nbsp;? Pas plus tard qu’en novembre dernier, ce même personnel s’est mobilisé sur la Place fédérale par un froid glacial. Il ne s’agissait pas d’un événement symbolique, mais d’un appel à l’aide lancé par les travailleuses et travailleurs d’un secteur d’importance systémique au monde politique, afin qu’il agisse enfin. Cet appel s’adresse désormais au plénum du Conseil national, qui devrait examiner la loi à sa session de printemps&nbsp;: le projet doit être remanié en profondeur, il n’y a pas d’autre choix.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_Krankenhaus_Spita_Gang_Korridor_Betti_Pflegeperson_iStockk-sudok1_fc0347b8c2.webp" length="77338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11456</guid><pubDate>Sun, 04 Jan 2026 17:10:00 +0100</pubDate><title>Les syndicats condamnent une intervention contraire au droit international au Venezuela et exigent le retour à l&#039;État de droit et au dialogue</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-syndicats-condamnent-une-intervention-contraire-au-droit-international-au-venezuela-et-exigent-le-retour-a-letat-de-droit-et-au-dialogue</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse est profondément préoccupée par les opérations militaires américaines au Venezuela. Les syndicats suisses condamnent fermement cette intervention qui viole la Charte des Nations Unies et demandent au Conseil fédéral de faire de même.&nbsp;</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">L'Union syndicale suisse (USS) soutient les positions de la Confédération européenne des syndicats, de la Confédération internationale des syndicats et de la Confédération latino-américaine des syndicats. Nous soulignons ensemble que les travailleuses et travailleurs et la population ne doivent jamais payer le prix des escalades géopolitiques. L'avenir du Venezuela ne doit pas être décidé par le président Trump, mais par les Vénézuéliens eux-mêmes, par des moyens démocratiques et pacifiques, sans ingérence étrangère et en présence de syndicats libres et indépendants qui peuvent agir sans répression.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">L'USS condamne toute tentative des puissances étrangères d'exercer un contrôle politique ou économique sur le Venezuela afin de s'assurer l'accès à ses ressources naturelles. De tels actes constituent une grave violation du droit international, de la Charte des Nations unies et du droit des peuples à l'autodétermination et conduisent, comme l'histoire l'a suffisamment prouvé, à une aggravation des injustices sociales, à davantage de répression et à des violations des droits des travailleurs. Les syndicats suisses sont solidaires des travailleuses et travailleurs du Venezuela et de leurs syndicats.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L'USS exige la protection immédiate de la population civile et de toutes les personnes détenues au Venezuela, dans le respect total des principes de l'État de droit et de la transparence. Elle appelle toutes les parties à revenir à la diplomatie et au dialogue. En outre, l'USS demande au Conseil fédéral de condamner cette intervention militaire américaine contraire au droit international, et d'utiliser tous les moyens diplomatiques à sa disposition pour garantir que tous les acteurs renouent le dialogue. En tant que pays neutre, la Suisse à un intérêt à un renforcement et non un affaiblissement du droit international et doit prendre position contre toutes les violations de ce droit, d'autant plus qu'elle préside cette année l'OSCE.</span></p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_cc-by-sa_absolutely-new_wikimedia-commons_ac8f3db45f.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11448</guid><pubDate>Mon, 15 Dec 2025 19:59:29 +0100</pubDate><title>Non à une initiative dangereuse pour les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-une-initiative-dangereuse-pour-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Le Conseil des États rejette nettement l’initiative extrême de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">L’Union syndicale suisse (USS) salue le net rejet par le Conseil des États de l’initiative extrême de l’UDC. Cette décision ouvre la voie à une votation populaire en 2026. L’initiative menace la prospérité et la sécurité de la Suisse. Elle entraînerait la résiliation des accords bilatéraux et mettrait les salaires et les emplois sous pression. La protection des salaires et les contrôles salariaux disparaîtraient. L’initiative radicale de l’UDC veut limiter la population résidente. Dès que la Suisse atteindrait 9,5&nbsp;millions d’habitant-e-s environ, le plan de l’UDC deviendrait réalité, aggravant la pénurie de médecins et de personnel soignant. Les hôpitaux risqueraient de se retrouver dans une situation similaire à celle de la Grande-Bretagne. Les personnes qui vivent de leur travail en seraient les premières victimes. Autres conséquences&nbsp;: l’AVS ferait face à des pertes de plusieurs milliards de francs, et les primes d’assurance-maladie prendraient encore l’ascenseur. </span><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif;font-size:12.0pt;letter-spacing:0pt;" lang="FR-CH"></span><strong>&nbsp;</strong></p><p><span lang="FR-CH">La résiliation des Accords bilatéraux I mettrait en danger les salaires, les emplois, les exportations, la recherche et la liberté de circulation de la population. L’accès au marché pour la moitié des exportations suisses vers l’UE deviendrait plus difficile, avec à la clé, un recul de la prospérité et des suppressions d’emplois. Sans les accords bilatéraux, les mesures d’accompagnement seraient elles aussi menacées. Les travailleuses et travailleurs migrant-e-s seraient engagé-e-s à des conditions précaires et verraient leurs droits reculer. Tous ces facteurs accentueraient la pression sur les salaires en Suisse et favoriseraient le dumping salarial.&nbsp;</span></p><h3 class="heading--h5"><strong>Un danger pour les soins et le système de santé<span lang="FR-CH"></span></strong></h3><p><span lang="FR-CH">L’exemple de la Grande-Bretagne montre ce qui se passe lorsque des obstacles bureaucratiques limitent l’immigration. Les hôpitaux doivent recruter du personnel dans des pays éloignés, souvent pour des missions de courte durée. La qualité diminue, la rotation du personnel augmente, les risques pour les patientes et les patients s’accroissent.</span></p><p><span lang="FR-CH">En matière de santé, la Suisse dépend tout particulièrement du personnel qualifié venu de l’étranger. À l’heure actuelle, la moitié des médecins et plus d’un tiers du personnel infirmier diplômé ont été formés à l’étranger. Avec la résiliation de la libre circulation des personnes, il deviendrait encore plus difficile de trouver suffisamment de spécialistes. L’initiative aggraverait la pénurie et compromettrait l’accès aux soins. Les hôpitaux risqueraient de se retrouver dans une situation similaire à celle de la Grande-Bretagne.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><h3 class="heading--h5"><strong>Chaos pour l’AVS et l’assurance-maladie<span lang="FR-CH"></span></strong></h3><p><span lang="FR-CH">L’immigration stabilise l’AVS, car de nombreuses personnes immigrées sont jeunes et actives. Sans leurs cotisations, il manquerait des milliards de francs dans les caisses. Une limitation de la population résidente provoquerait, d’ici 2050, une pénurie d’environ 350&nbsp;000 personnes actives. Cela représenterait 10&nbsp;% de recettes en moins et créerait un trou d’environ huit milliards de francs. L’initiative ferait grimper les coûts pour tout le monde.</span></p><h3 class="heading--h5"><strong>Cette initiative extrême met en péril le bon fonctionnement de la Suisse<span lang="FR-CH"></span></strong></h3><p><span lang="FR-CH">Avec le vieillissement démographique, le nombre de personnes âgées augmente. Si, en parallèle, le nombre de personnes actives recule, la Suisse manquera de main-d’œuvre. Cela accentuera la pression sur l’âge de la retraite, provoquera des pertes économiques et dégradera les services publics. Le projet de l’UDC est déconnecté de la réalité et surtout impossible à mettre en œuvre.</span></p><p><span lang="FR-CH">C’est pourquoi l’USS mènera une campagne syndicale indépendante et s’opposera résolument à l’initiative radicale et dangereuse de l’UDC.</span></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_5cc6fd9d61.webp" length="326188" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11444</guid><pubDate>Fri, 12 Dec 2025 12:32:13 +0100</pubDate><title>La BNS rate une occasion d’atténuer la problématique du franc fort</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/snb-verpasst-chance-zur-entschaerfung-des-frankenproblems</link><description>Examen de la situation par la BNS : l’heure est à une politique plus expansionniste</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;" lang="FR-CH">La surévaluation du franc est le problème numéro&nbsp;1 pour l’industrie suisse des machines. Plusieurs licenciements collectifs survenus ces dernières semaines ont été justifiés par le franc fort. Le cours de change réel du franc est très élevé – aussi élevé qu’au moment de la suppression du cours plancher en janvier 2015. L’inflation est nulle ou proche de zéro, et cette situation devrait perdurer en 2026. Autrement dit, le renchérissement se situe tout en bas de la fourchette de stabilité des prix fixée par la Banque nationale suisse (BNS). Le chômage est en hausse. Le contexte conjoncturel s’est détérioré depuis la précédente évaluation de la situation. Dans ces conditions, il est bien clair qu’il incombe à la BNS de mener une politique plus expansionniste.</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></p><p>Or l’examen de la situation d’aujourd’hui ne dit mot de ces réalités. L’USS attend de la BNS qu’elle mène une politique plus expansionniste. La priorité étant de donner des signaux clairs quant à la surévaluation du franc. La BNS devrait s’engager pour que le cours de change du franc redevienne équitable et adapter sa politique monétaire en conséquence. Alors que ces derniers mois le franc à eu tendance à perdre du terrain face à l’euro, la BNS serait bien inspirée de faire savoir aux acteurs du marché qu’elle approuve cette évolution et interviendra le cas échéant pour combattre toute nouvelle hausse du franc.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11426</guid><pubDate>Fri, 05 Dec 2025 13:51:19 +0100</pubDate><title>Pas touche au dimanche sans travail</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/pas-touche-au-dimanche-sans-travail</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS face aux attaques contre la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) s’opposent fermement aux attaques contre les temps de repos et aux projets d’extension du travail dominical. L’USS lancera un référendum si le Parlement suit le Conseil national et adopte le travail dominical généralisé ainsi que des journées de travail à rallonge pouvant aller jusqu’à 17 heures. Les travailleuses et travailleurs sont déjà fortement sollicités. Après cinq années de stagnation salariale et de charges de travail toujours plus lourdes, il est urgent de fixer des limites claires et de renforcer la protection de la santé, plutôt que d’exiger une disponibilité accrue au profit des employeurs.</p><p>Le dimanche sans travail et les périodes de repos garanties sont soumis à une pression croissante. Les plannings changent à court terme, de nombreuses personnes travaillent jusqu’à tard le soir, et la disponibilité exigée durant le week-end ne cesse de croître. Conséquences : plus de troubles psychiques, les plus de problèmes physiques et beaucoup plus d’absences pour maladie. La situation est particulièrement tendue pour les parents actifs, dont les horaires deviennent quasiment impossibles à planifier.</p><p>Malgré ces signaux alarmants, les employeurs et le Parlement continuent de promouvoir des projets visant à étendre massivement la durée du travail. Dans le commerce de détail, les cantons pourraient désormais autoriser jusqu’à douze ouvertures dominicales, contre quatre jusqu’à présent. Plus grave encore, la révision de la loi sur le travail et du code des obligations adoptée par le Conseil national permettrait le travail dominical sans autorisation préalable dans les bureaux et la quasi-totalité des branches, tout en normalisant les journées de travail à rallonge. Sous couvert de télétravail, la protection des salarié-e-s serait considérablement affaiblie. Plus de 1,5 million de travailleuses et travailleurs seraient concernés. Le Conseil fédéral minimise les risques et se range du côté des employeurs.</p><p>Les délégué-e-s de l’USS ont désormais défini à l’unanimité des lignes rouges très précises : aucune extension du travail dominical, aucun assouplissement ou réduction des temps de repos, ni aucune prolongation de la durée quotidienne du travail. Ils exigent également des règles strictes pour empêcher que les employé-e-s ne soient contraints à travailler en dehors des horaires légaux. Si le Parlement adopte le projet dans la version approuvée par le Conseil national, l’USS lancera un référendum.</p><h3 class="heading--h5">Résolutions</h3><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2025/251205/Resolution_USS_AD251205.pdf">Travail du dimanche généralisé, journées de travail trop longues ? Pas touche à la loi sur le travail !</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2025/251205/Resolution_ssp_AD251205_.pdf">Soutien aux mobilisations contre les politiques d’austérité dans le canton de Vaud et à Genève, et respect des droits syndicaux par le Conseil d’Etat genevois</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/f/csm_SGB-DV25_0ed999b49e.webp" length="262670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11407</guid><pubDate>Wed, 26 Nov 2025 15:14:41 +0100</pubDate><title>Le relèvement de l’âge de la retraite est écarté</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-relevement-de-lage-de-la-retraite-est-ecarte</link><description>Le Conseil fédéral présente la réforme AVS 2030</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;">L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision du Conseil fédéral de renoncer à relever l’âge de la retraite dans le cadre de la réforme AVS 2030. Ce choix témoigne de la reconnaissance par le gouvernement du rejet massif exprimé par la population. L’an dernier, le peuple s’était en effet opposé à 75 % à une telle mesure, envoyant ainsi un signal clair. La réforme doit maintenant se concentrer sur un enjeu central : les lacunes de cotisation AVS, qui provoquent de plus en plus souvent des réductions de rentes. Sur le plan financier, l’AVS se porte bien mieux que ce qui a été affirmé durant des décennies. La priorité est maintenant de garantir un financement solide socialement équitable de la 13e rente AVS.</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;"></span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">Le projet AVS&nbsp;2030 doit être évalué à l’aune de sa capacité à améliorer les conditions de vie des travailleuses et travailleurs et des retraité-e-s à revenu faible ou moyen. Dans cette optique, il est positif que le Conseil fédéral prenne acte du rejet massif exprimé l’an dernier par la population, et renonce à relever l’âge de la retraite. Une telle mesure reviendrait, en réalité, à diminuer les rentes. La réforme met l’accent sur des incitations à poursuivre une activité professionnelle au-delà de l’âge de la retraite. Une orientation erronée sur les plans tant démocratique que social. La réforme AVS21 avait déjà permis une flexibilisation du départ à la retraite. L’USS rejette fermement toute tentative de retreindre davantage les possibilités de retraite anticipée, en particulier pour les personnes ayant de longues carrières ou exerçant des métiers pénibles.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">Par ailleurs, le Conseil fédéral confirme aujourd’hui explicitement ce que l’USS a déjà affirmé&nbsp;: si la 13<sup>e</sup></span><span class="apple-converted-space" style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">&nbsp;</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">rente AVS bénéficie d’un financement durable (et non simplement temporaire), l’AVS n’aura pratiquement plus besoin de moyens supplémentaires. Elle repose sur des bases financières solides.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;">L’USS salue également la proposition visant à renforcer le financement de l’AVS en comblant les lacunes de cotisation, notamment en soumettant les indemnités journalières en cas de maladie et d’accident à l’obligation de cotiser. La volonté de mettre un terme aux abus liés aux versements de dividendes excessifs constitue un pas dans la bonne direction. Remplacer des salaires soumis à cotisations par des dividendes exonérés prive en effet l’AVS de recettes pouvant atteindre 182 millions de francs par an.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;">Pour l’USS, la prochaine réforme de l’AVS doit avant tout s’attaquer à un problème de plus en plus répandu : celui des lacunes de cotisation, qui touchent un nombre croissant de personnes. Une seule année manquante entraîne une baisse de rente pouvant aller jusqu’à 60 francs par mois à vie. Les pertes sont encore plus importantes lorsque plusieurs années font défaut. Le problème est d’autant plus grave lorsque ces lacunes ne sont pas imputables aux salarié-e-s, mais à des employeurs qui ne les ont pas correctement déclarés ou n’ont pas versé les cotisations dues, ou encore à des absences prolongées qui entraînent des interruptions de cotisations.</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11403</guid><pubDate>Tue, 25 Nov 2025 16:40:29 +0100</pubDate><title>Stagnation des salaires réels : une politique patronale menée sur le dos des personnes qui travaillent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/stagnation-des-salaires-reels-une-politique-patronale-menee-sur-le-dos-des-personnes-qui-travaillent</link><description>Enquête sur la structure des salaires 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les nouvelles données sur la structure des salaires montrent clairement que les salaires réels moyens stagnent depuis des années, tandis que les actionnaires et les cadres voient leurs revenus augmenter. Malgré une forte demande de main-d'œuvre, les augmentations salariales se font attendre, l'écart salarial se creuse à nouveau et de nombreux employé-e-s ont aujourd'hui moins d'argent dans leur porte-monnaie en termes réels. Lors de la conférence de presse officielle sur l'enquête sur la structure des salaires, Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, a appelé à revenir à une politique salariale plus favorable : les fruits des gains de productivité de ces dernières années doivent enfin profiter aux travailleuses et travailleurs.</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L’évolution salariale des dernières années a été défavorable aux personnes qui vivent de leur salaire. Et cela, alors même que les employeurs à travers tout le pays dénoncent une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Les résultats de l’enquête sur la structure des salaires 2024 (ESS) le confirment désormais : les salaires moyens ont stagné au cours des huit dernières années (+0,1 %), rompant avec les années précédentes. De 2008 à 2016, les salaires réels avaient progressé en moyenne de 1,2 % par an. C’est la norme : la productivité du travail progresse d’environ 1 % par an — y compris ces dernières années. Les salaires réels devraient donc évoluer au même rythme.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Jamais les salaires n’avaient évolué aussi défavorablement que ces dernières années en Suisse. Par le passé, les salaires réels avaient presque toujours progressé, sauf durant la longue récession des années 1990, marquée par un chômage élevé. Ces dernières années pourtant, il y a pénurie de personnel. Les salaires réels, eux, ont reculé.</span></p><h3 class="heading--h5">Croissance annuelle des salaires réels par périodes de cinq ans</h3><p>(selon l’ISS, hors composante liée aux mutations structurelles, en pourcentage)&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11397</guid><pubDate>Sat, 22 Nov 2025 16:17:23 +0100</pubDate><title>Davantage de mesures pour réaliser l’égalité au travail</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/davantage-de-mesures-pour-realiser-legalite-au-travail-congres-feministe</link><description>Congrès féministe de l’Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’égalité au travail est encore loin d’être réalisée : c’est le constat que dressent les délégué-e-s du Congrès féministe de l’USS. La revalorisation des salaires des femmes, une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et la lutte contre le harcèlement sexuel figurent au cœur de l’agenda syndical pour les prochaines années. Les raisons de se mobiliser ne manquent pas. Les congressistes appellent les fédérations de USS à entamer dès à présent les préparatifs stratégiques pour une nouvelle grève féministe le 14 juin 2027.</p><p>Les échanges nourris et la grande variété de propositions et résolutions débattues durant deux jours au Congrès féministe de l’USS montrent combien le chemin à parcourir reste encore long pour réaliser l’égalité au travail. Que ce soit au niveau de la lutte contre les discriminations ou le harcèlement sexuel, l’égalité salariale, la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale ou la protection de la santé sexuelle et reproductive : des lacunes importantes persistent et restent à combler.</p><p>Par ailleurs, Ruth Dreifuss a profité de l’occasion pour jeter un regard en arrière et rendre un hommage émouvant à l'œuvre de Christiane Brunner. Elle a ainsi démontré aux délégué-e-s à quel point il vaut la peine de s'engager pleinement, avec conviction et plaisir en faveur de l'égalité.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Augmenter les salaires</strong></h3><p>Les femmes et délégué-e-s de l’USS ont réaffirmé leur détermination à unir leurs forces pour arracher des avancées significatives dans ces domaines, ainsi que pour empêcher toute érosion des acquis et retours en arrière. Au niveau de l’égalité salariale, les priorités syndicales sont d’augmenter les salaires des femmes, notamment dans les branches typiquement féminines caractérisées par de bas salaires et d’empêcher à tout prix le Parlement d’adopter une loi visant à limiter la portée des salaires minimaux instaurés dans plusieurs cantons. Tout recul au niveau des rentes des femmes doit également être combattu avec force.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Conciliation entre vie professionnelle et vie familiale</strong></h3><p>Au niveau de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, l’année 2026 sera décisive pour fixer les jalons d’une politique familiale qui réponde enfin aux besoins des familles et aux aspirations des femmes. En effet, le Parlement arrivera au terme de ses délibérations concernant la manière de remplacer l’actuel programme fédéral d’impulsion à la création de places d’accueil extrafamilial par un soutien durable. Les délégué-e-s de l’USS ont déploré la faiblesse des mesures envisagées jusqu’ici par les deux chambres et exigé un changement de cap radical en vue d’instaurer un véritable service public de l’accueil de la petite enfance, financé par les impôts et gratuit pour les parents selon le modèle de l’école.</p><p>Les délégué-e-s demandent en outre le lancement d’une initiative pour un véritable congé parental, en plus des congés existants. Elles s’engageront ensemble contre tout recul en matière de congé maternité.</p><p>En outre, les syndicalistes ont affirmé leur volonté de s’opposer par tous les moyens aux attaques actuelles à la loi sur le travail qui généraliseraient le travail dominical et allongeraient excessivement les journées de travail. Une telle dégradation des conditions de travail serait non seulement extrêmement nuisible pour la santé des salarié-e-s, mais mettrait également encore davantage en péril le fragile équilibre entre vie professionnelle et vie privée.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Plus de protection</strong></h3><p>En matière de protection de la santé sexuelle et reproductive, il est impératif d’étendre les dispositions de protection en cas de grossesse et de maternité à toutes les branches, de garantir le maintien du salaire par les allocations pour perte de gain (APG) lorsqu’une interdiction de travailler a été prononcée et d’éviter qu’une femme enceinte arrive en fin de droit de chômage. La protection contre le licenciement doit également être étendue.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Grève féministe 2027</strong></h3><p>D’autres réformes importantes, notamment en matière de lutte contre le harcèlement sexuel ou les discriminations liées à l’âge, à l’identité de genre, au parcours migratoire ou au développement de l’intelligence artificielle doivent également être initiées ces prochaines années.<br>Pour dénoncer les lacunes en matière d’égalité dans tous ces domaines, les délégué-e-s du congrès féministe de l’USS ont appelé les fédérations de l’USS à entamer dès à présent les préparatifs stratégiques en vue d’une nouvelle grève féministe le 14 juin 2027.&nbsp;</p><p>Enfin, les participant-e-s ont adopté plusieurs résolutions réaffirmant leur solidarité avec le personnel mobilisé ou en grève dans le secteur public, ainsi qu’avec les populations de Gaza et de Palestine.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/7/csm_251121_Feministischer_Kongress0200_b8d2c2fb60.webp" length="148500" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11395</guid><pubDate>Sat, 22 Nov 2025 08:29:34 +0100</pubDate><title>Violences sexistes et harcèlement sexuel au travail : tolérance zéro, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/violences-sexistes-et-harcelement-sexuel-au-travail-tolerance-zero-maintenant</link><description>Congrès féministe de l&#039;USS 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une importante partie des violences sexistes et sexuelles prennent place sur les lieux de travail. 60% des travailleuses ont déjà été confrontées à des comportements sexistes ou de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle. Les déléguées du Congrès féministe de l’USS demandent que toutes les entreprises se dotent de mesures de protection et que le respect de la loi soit enfin contrôlé systématiquement par les inspections du travail. Enfin, le harcèlement sexuel doit être reconnu comme cause de maladie professionnelle. Les participant-e-s au congrès ont souligné cette revendication lors d’une action collective et visuelle, sous le slogan «&nbsp;Du respect au travail&nbsp;».</strong></p><p>Les participant-e-s au congrès féministe de l’USS rappellent que, sur les lieux de travail, le harcèlement sexuel par les collègues, le patron, les client-e-s ou les patient-e-s reste très répandu. Peu de mesures efficaces ont été mises en place ces dernières années, et l’omerta règne toujours. Selon les derniers chiffres du SECO et du BFEG publiés l’année dernière, 60% des travailleuses ont déjà été confrontées à des comportements sexistes ou de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle.</p><p>Il est temps que le monde politique et les employeurs adoptent une politique de tolérance zéro avec des mesures efficaces&nbsp;! Sur le plan légal, la situation est plutôt claire&nbsp;: le harcèlement sexuel dans les rapports de travail constitue une atteinte à la personnalité et à la santé, ainsi qu'une forme particulière de discrimination «&nbsp;à raison du sexe&nbsp;» définie à l’article 4 de la Loi sur l’égalité. Les employeuses et employeurs ont donc la responsabilité de protéger leurs employé-e-s contre les discriminations, le harcèlement et la violence au travail.</p><p>Cependant, les mesures de prévention et d'intervention internes continuent à faire défaut dans une entreprise sur cinq. De nombreuses branches ne se sont pas dotées d’un plan de prévention institutionnel permettant d'anticiper les situations dangereuses habituelles. Des contrôles externes de la part des inspections du travail ou du service de la formation professionnelle manquent cruellement.</p><p>Face à cette réalité préoccupante, les délégué-e-s de l’USS exigent que chaque entreprise adopte de suite des règles et des mesures claires contre le harcèlement sexuel et les fasse appliquer rigoureusement, avec la participation active des salarié-e-s, de leurs commissions du personnel et des syndicats. Les contrôles pro-actifs de la part des inspections du travail doivent en parallèle être renforcés et la Confédération doit s’engager dans le subventionnement et la coordination de ces contrôles. &nbsp;Il est également temps que le harcèlement sexuel soit reconnu comme cause de maladie professionnelle et que la poursuite des infractions soit améliorée grâce à un allègement du fardeau de la preuve dans la loi sur l'égalité. Finalement les syndicalistes appellent le Parlement à ratifier la convention n° 190 de l'OIT pour l'élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/d/csm_251121_Aktion-FeministischerKongress_medium_b2bfc91d7e.webp" length="1203752" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11399</guid><pubDate>Fri, 21 Nov 2025 12:00:00 +0100</pubDate><title>Le poids des primes n&#039;est plus supportable pour les gens qui travaillent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-poids-des-primes-nest-plus-supportable-pour-les-gens-qui-travaillent</link><description>Indice des primes d&#039;assurance-maladie (IPAM)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le dernier indice des primes d'assurance-maladie (IPAM) le confirme : l'augmentation des primes pèse de plus en plus lourdement sur le revenu disponible moyen. Pour les personnes aux revenus bas et moyens, cette charge est encore plus importante et dépasse depuis longtemps le seuil du supportable. Si, dans le même temps, les salaires continuent à stagner, la population active aura de moins en moins d'argent pour vivre. L'extension des réductions individuelles de primes (subsides) est nécessaire. Mais les employeurs doivent également participer à la hausse des coûts tant que les salaires réels ne progressent pas.</p><p>Avec la publication annuelle de l'indice des primes d'assurance-maladie, l'OFS confirme aujourd'hui ce que les ménages ressentent déjà dans leur porte-monnaie : la nouvelle forte hausse des primes en 2025 réduit considérablement les revenus disponibles. La perte de revenu par personne s'élève à 220 francs par an – en se basant sur des valeurs moyennes. Comme le rappelle régulièrement l'Union syndicale suisse (USS), des centaines de milliers de ménages gagnent nettement moins et ne bénéficient pourtant d'aucune réduction de primes ou de réductions beaucoup trop faibles.</p><p>Au total, les primes de l'assurance de base ont augmenté de 40 % en termes réels ces dernières années. À cela s'ajoute une hausse de 20 % en seulement sept ans des coûts assumés directement, en comptant la franchise, la quote-part et les frais dentaires. Et les primes continueront de grimper l'année prochaine. Après une hausse estimée à 5,7 % cette année, la prime moyenne devrait progresser de 4,4 % en 2026. Il faut rappeler que comme le montant de base est à chaque fois plus élevé, un point de pourcentage correspond à un montant en francs plus important chaque année.</p><p>Les subsides insuffisants sont également responsables de la baisse des revenus disponibles. Entre 2014 et 2024, la moitié des cantons ont même réduit les budgets alloués en termes réels, et ce malgré des excédents parfois importants dans les caisses cantonales. Cette situation est incompréhensible, antisociale et doit enfin être corrigée.</p><p>Outre un financement plus social des soins, des mesures urgentes sont nécessaires pour lutter contre les gaspillages et les profits excessifs dans le secteur de la santé. Cela permettrait d'économiser des milliards et de soulager non seulement les assuré-e-s, mais aussi le personnel soignant. Car celui-ci est également soumis à une surcharge de travail considérable dans son quotidien. C'est pourquoi le personnel de santé appelle demain à une manifestation nationale sur la Place fédérale à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11392</guid><pubDate>Thu, 20 Nov 2025 16:22:42 +0100</pubDate><title>Les apprenti-e-s laissés sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-apprenti-e-s-laisses-sur-le-carreau</link><description>Commentaire sur Sommet national de la formation professionnelle 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les problèmes rencontrés par les apprentis sont de notoriété publique. Tant le stress au travail que le nombre historiquement élevé de ruptures de contrat d’apprentissage montrent qu’il est nécessaire de revaloriser cette filière de formation. La présente édition du Sommet national de la formation professionnelle, présidée par le conseiller fédéral Parmelin, aurait été une occasion idéale pour adopter des mesures ciblées en faveur de l’apprentissage. À la place, on a de nouveau oublié le sort des apprenti-e-s. Les mesures proposées profitent unilatéralement aux employeurs, et les améliorations dont les jeunes ont grand besoin se font toujours attendre.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Droit au repos au lieu d’un stress permanent</strong></h3><p>La part des titres relevant de la formation professionnelle initiale aux diplômes de degré secondaire II est en recul, parmi les jeunes femmes notamment. Pour briser cette spirale, il est nécessaire de prendre au sérieux les personnes concernées, dont plus d’une sur deux souffre de stress et d’épuisement et une sur quatre ne terminera pas son apprentissage. Face à d’aussi fortes pressions, le soutien prévu et les contrôles effectués par les autorités cantonales de surveillance de l’apprentissage restent clairement insuffisants. Bien des apprenti-e-s font état d’une qualité de formation médiocre, d’un manque d’encadrement et d’une faible reconnaissance. Ils ou elles citent même le stress subi dans l’entreprise formatrice comme la principale cause de leurs problèmes psychologiques. Les responsables ne peuvent pas ignorer cette situation plus longtemps.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Des lacunes en matière de qualité de formation, d’encadrement et de protection de la santé</strong></h3><p>Les formatrices et formateurs manquent souvent de temps pour accompagner correctement les apprenti-e-s. Le stress, l’épuisement et les abandons prématurés sont leur lot quotidien. Les contraintes multiples entre lesquelles il leur faut jongler – travail dans l’entreprise formatrice, école professionnelle et cours interentreprises, exercices pendant les loisirs – ne font que s’alourdir. Et pourtant, le Sommet national de la formation professionnelle ne propose quasiment rien pour alléger le fardeau des apprenti-e-s, leur offrir un meilleur encadrement ou instaurer des normes de qualité obligatoires.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Parti pris patronal</strong></h3><p>Les propositions présentées visent presque exclusivement à inciter les entreprises à former des apprenti-e-s et à simplifier les processus administratifs. Or les vrais problèmes structurels ne sont pas résolus, alors qu’il faudrait améliorer les conditions de formation et de travail, mieux protéger la santé et accorder aux apprenti-e-s suffisamment de temps de repos.<br>L’Union syndicale suisse déplore que les préoccupations des travailleuses et travailleurs soient prises autant à la légère. Les remarques portant sur le stress des apprenti-s-e ou la qualité insuffisante de la formation ont parfois été rejetées dans la discussion comme autant d’atteintes à la réputation, au lieu d’être considérées comme une condition nécessaire à des améliorations concrètes. Or un partenariat qui ignore les voix critiques n’assume pas ses responsabilités envers les jeunes.</p><h3 class="heading--h5"><strong>L’USS exige des mesures concrètes en faveur d’un apprentissage fort</strong></h3><p>L’USS soutient la formation professionnelle duale, véritable pilier du système éducatif suisse. Mais l’apprentissage traverse une crise. Pour le revaloriser, il convient de prévoir de réelles améliorations pour les apprenti-e-s : vacances supplémentaires, respect strict des temps de repos et, plus généralement, de la protection des jeunes au travail, sans oublier une assurance-qualité renforcée, avec davantage de contrôles par les autorités de surveillance de l’apprentissage, des normes obligatoires pour les entreprises et des ressources en temps garanties aux formateurs et formatrices d’apprenti-e-s. L’heure est à une stratégie nationale qui permette d’assurer la qualité de la formation en entreprise.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/f/csm_Lernender-muede-gestresst_ist_fg-trade_c04aaa5416.webp" length="137708" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11384</guid><pubDate>Mon, 17 Nov 2025 13:30:30 +0100</pubDate><title>L’utilité des apprenti-e-s pour les entreprises augmente</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/betriebe-verdienen-immer-mehr-an-lernenden</link><description>Enquête sur le rapport coûts-bénéfices de la formation des apprenti-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La formation professionnelle duale reste une bonne affaire pour les entreprises. Il faut désormais que les apprenti-e-s en profitent également et que l'apprentissage soit revalorisé. La cinquième enquête coûts-bénéfices de l'Observatoire suisse de la formation professionnelle, publiée aujourd'hui, le confirme une nouvelle fois : la formation des apprenti-e-s génère un bénéfice financier pour les entreprises – et celui-ci est en augmentation.</p><p>La cinquième enquête sur le rapport coûts-bénéfices, présentée aujourd'hui aux médias par le Secrétariat d'État à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI) en collaboration avec la Haute école fédérale en formation professionnelle, montre que les entreprises tirent profit de la formation des apprenti-e-s. Alors que 63 % des entreprises obtenaient un bénéfice net grâce à la formation d'apprenti-e-s lors de la dernière enquête, elles sont désormais 71 %. Le niveau de bénéfice a également augmenté de manière significative. Alors que c’étaient en moyenne un peu plus de 3 000 francs par année d'apprentissage et par contrat d'apprentissage pour l'année de formation 2016/2017, le bénéfice net pour l'année d'apprentissage 2022/2023 s'élève déjà à un peu plus de 4 500 francs. Pour les apprentissages AFP de deux ans, le bénéfice net moyen total est de 9 630 francs, pour les apprentissages CFC de trois ans, il est de 13 940 francs. Pour les apprentissages CFC de quatre ans, il s'élève à 17 510 francs, ce qui représente une nette augmentation par rapport à la dernière enquête.</p><p>Les résultats soulignent que les personnes en apprentissage apportent une contribution significative à la création de valeur, souvent dès la deuxième année d'apprentissage. L'enquête montre que les investissements des entreprises dans la formation sont non seulement amortis, mais souvent largement dépassés. Dans le même temps, plus de la moitié des apprenti-e-s souffrent de stress et d'épuisement. Une personne sur quatre abandonne son apprentissage. La pression exercée est forte, tandis que le soutien et les contrôles effectués par les autorités cantonales de surveillance de l'apprentissage restent clairement insuffisants. De nombreux apprenti-e-s font état d'une qualité de formation insuffisante, d'un manque d'encadrement et d'une faible reconnaissance. Deux tiers des jeunes en apprentissage citent la longueur des journées de travail et le manque de vacances comme l'une de leurs trois principales préoccupations et ont du mal à se motiver. Ils citent même le stress dans l'entreprise formatrice comme la principale cause de leurs problèmes psychologiques.</p><p>C'est pourquoi l'USS demande :</p><ul><li><strong>Revalorisation de l'apprentissage : plus de vacances pour les apprenti-e-s&nbsp;</strong><br>Si les entreprises profitent du travail des apprenti-e-s, elles doivent leur donner quelque chose en retour. Aujourd'hui, l'apprentissage est stressant. Les apprenti-e- ont nettement moins de temps de repos que les élèves. Une augmentation à huit semaines de vacances est plus que nécessaire.</li><li><strong>Investir dans la qualité de la formation plutôt que dans des campagnes d'image</strong><br>Les résultats positifs répétés de l'analyse coûts-bénéfices montrent clairement que les entreprises disposent d'une marge de manœuvre financière suffisante pour améliorer l'encadrement ainsi que les conditions de formation et de travail pour les personnes en apprentissage.</li></ul><p>Cette cinquième enquête livre un message clair : pour la grande majorité des entreprises, la formation en apprentissage en entreprise n'est pas un facteur de coût, mais un avantage financier. Les entreprises peuvent générer des avantages supplémentaires en embauchant les apprenti-e-s à l'issue de leur apprentissage. Elles économisent ainsi les frais de recherche et de formation des nouvelles collaboratrices et nouveaux collaborateurs, qui s'élèvent en moyenne à 13 490 francs par contrat d'apprentissage (2016/2017 : 10 700 francs). Là encore, les entreprises enregistrent une augmentation significative de leurs bénéfices. Si l'on veut vraiment améliorer l'attractivité de la formation professionnelle, il faut offrir aux apprenti-e-s une meilleure qualité de formation, un meilleur encadrement et plus de temps de repos. Les entreprises en ont les moyens, les données le montrent noir sur blanc.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Lernender_Werkstatt_AGeorgiev-ist_3b0a8f6ca2.webp" length="64254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11380</guid><pubDate>Fri, 14 Nov 2025 17:59:46 +0100</pubDate><title>Les conditions douanières pour les exportateurs suisses sont à nouveau les mêmes que pour les entreprises de l&#039;UE. Objectif : une mise en œuvre rapide</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-conditions-douanieres-pour-les-exportateurs-suisses-sont-a-nouveau-les-memes-que-pour-les-entreprises-de-lue-objectif-une-mise-en-oeuvre-rapide</link><description>Accord douanier avec les États-Unis</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après une longue attente, la Suisse dispose enfin d'une déclaration d'intention visant à réduire les droits de douane américains à 15 %. Le moment où les entreprises exportatrices suisses bénéficieront à nouveau des mêmes conditions d'accès au marché américain que leurs concurrents de l'UE se rapproche donc. Pour les travailleuses et travailleurs des secteurs concernés, cet accord douanier est une lueur d'espoir importante. Mais beaucoup de questions restent en suspens, notamment la date de mise en œuvre concrète.</p><p>Se pose également la question des droits de douane supplémentaires de 50 % sur les métaux, que les États-Unis appliquent également aux produits provenant de l'UE. L'Union syndicale suisse (USS) espère que le travail de la délégation suisse chargée des négociations portera bientôt ses fruits et que l'accord sera pleinement mis en œuvre.<br>On peut supposer que les entreprises suisses pourront répercuter en grande partie les droits de douane de 15 % et les droits supplémentaires sur les métaux sur leur clientèle américaine. Le problème central, à savoir que les entreprises suisses sont désavantagées par rapport à leurs concurrentes de l'UE avec un taux de 39 %, serait ainsi résolu.</p><p>Mais le franc fort est encore plus important pour l'industrie. Le franc s'est nettement apprécié au cours de cette année. En termes réels, il est aujourd'hui revenu au niveau qui était le sien lors de la suppression du taux plancher en janvier 2015. L'USS demande à la Banque nationale de faire davantage pour que le franc retrouve une valeur adéquate et évolue de manière prévisible.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Arbeiter-Werkbank-schwitzend_Ist-south-agency_3527a14406.webp" length="112254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11367</guid><pubDate>Mon, 10 Nov 2025 13:58:19 +0100</pubDate><title>Baisse inquiétante du taux de fécondité : l’heure est à une meilleure conciliation entre vie professionnelle et familiale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/baisse-inquietante-du-taux-de-natalite-lheure-est-a-une-meilleure-conciliation-entre-vie-professionnelle-et-familiale</link><description>Nouvelle publication de l&#039;OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le taux de fécondité en Suisse se situe à un niveau historiquement bas. Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS), le nombre moyen d’enfants par femme n’est plus que de 1,29, du jamais vu. Depuis 2019, le nombre de naissances s’est contracté de 9,2 %. L’Union syndicale suisse (USS) tire la sonnette d’alarme : la Suisse est confrontée à un véritable défi sociétal. La principale cause de cette évolution tient aux difficultés de concilier vie professionnelle et famille. Tant les milieux patronaux que les responsables politiques ne doivent pas rester les bras croisés.</p><p>Le désir d’enfants a chuté parmi les 20 à 29 ans, qui sont trois fois plus nombreux qu’en 2013 encore à affirmer ne pas vouloir d’enfant. Les conditions de travail précaires, le manque de places d’accueil et la répartition inégale du travail non rémunéré entre les femmes et les hommes s’avèrent ici déterminants. En effet, le taux d’activité professionnelle des femmes a progressé au fil des décennies, passant de 68 % en 1991 à plus de 80 % en 2023. Or cette évolution n’a pas été accompagnée de mesures suffisantes pour faciliter la conciliation entre travail et famille. « Bien des jeunes veulent des enfants mais ne peuvent pas se le permettre, pour des raisons tant financières qu’organisationnelles », explique Cyrielle Huguenot, secrétaire centrale à l’USS.</p><p>La Suisse compte parmi les pays européens où les coûts des places d’accueil sont les plus élevés. En outre, de nombreux cantons n’ont pas une offre suffisante en la matière. Or au lieu de remédier à cette situation, la Berne fédérale parle d’assouplir la loi sur le travail, ouvrant la voie à des journées de 17 heures et au travail généralisé le dimanche. Quant au projet d’allocation pour l'accueil des enfants prévu par le Parlement, il risque de ne jamais voir le jour, la Confédération n’ayant pas réglé son financement. Il est dès lors à craindre que les cantons introduisent de nouvelles retenues salariales ou taillent dans les subventions en place – au détriment des salarié-e-s.</p><p>L’USS appelle de ses vœux un changement de cap. La conciliation entre profession et famille doit enfin constituer une priorité tant politique qu’économique. L’heure est à de meilleures conditions de travail et à une réduction du temps de travail sans perte de salaire, avec des horaires prévisibles et planifiables, dûment compatibles avec la vie familiale. De même, il faut instaurer un service public gratuit d'accueil d’enfants sur le modèle du système scolaire, afin que chaque enfant ait droit à une place.</p><p>« Si l’on veut vraiment que les jeunes aient à nouveau des enfants, alors il faut améliorer les conditions-cadres, au lieu d’augmenter la durée du travail », souligne la secrétaire centrale Cyrielle Huguenot. Seule une politique familiale digne de ce nom et des conditions de travail équitables permettront de garantir la conciliation entre travail et famille, et donc l’avenir de ce pays.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11356</guid><pubDate>Wed, 05 Nov 2025 13:34:15 +0100</pubDate><title>Pas de hausse du taux d’intérêt minimal, en dépit des rendements élevés affichés par les caisses de pensions et de l’inflation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-de-hausse-du-taux-dinteret-minimal-en-depit-des-rendements-eleves-affiches-par-les-caisses-de-pensions-et-de-linflation</link><description>Décision timorée du Conseil fédéral à propos du taux d’intérêt minimal</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de maintenir à 1,25 % seulement le taux d’intérêt minimal LPP. L’Union syndicale suisse (USS) critique son manque de courage. Compte tenu des bons rendements générés par les placements et du niveau élevé des réserves des caisses de pensions, un taux d’intérêt minimal plus élevé serait nécessaire, car c’est l’unique moyen de garantir aux salariés une augmentation de leurs avoirs de vieillesse.</strong></p><p>Les caisses de pensions ont constitué des réserves historiquement élevées. Alors qu’elles avaient déjà réalisé l’année dernière des rendements moyens proches de 7 %, l’exercice en cours s’annonce lui aussi très profitable : beaucoup de caisses de pensions ont déjà obtenu jusqu’ici un rendement proche de 5 %. Cela signifie que le taux d'intérêt minimal est presque trois fois inférieur au rendement réalisé jusqu'à présent. Le Conseil fédéral reconnaît également les bons rendements des dernières années. Les institutions de prévoyance jouissent par conséquence d’une excellente situation financière. Or le Conseil fédéral n’a tenu aucun compte de cette évolution. La Commission LPP, chargée de l’examen préalable de cette question, lui avait pourtant déjà signalé il y a trois mois que de nombreux critères plaidaient en faveur d’un relèvement du taux d’intérêt minimal, et les rendements des placements se sont encore améliorés dans l’intervalle.</p><p>L’incompréhension est grande parmi les salariés. Car ces dernières années, le taux d’intérêt minimal est resté en moyenne inférieur au renchérissement, avec pour effet que même le maintien de la valeur du capital d’épargne n’est plus garanti. Ce taux ne suit pas non plus l’évolution des salaires. Avec une telle politique en matière de taux d’intérêt, le Conseil fédéral sape peu à peu la protection légale due aux travailleuses et travailleurs. C’est très préoccupant. L’USS veillera donc à ce que les conseils de fondation assument leurs responsabilités et s’engagent activement en faveur d’une rémunération plus élevée des avoirs de vieillesse, et donc de meilleures rentes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11353</guid><pubDate>Wed, 05 Nov 2025 10:12:24 +0100</pubDate><title>La co-direction de la communication de l&#039;USS quitte ses fonctions – nouveau responsable de la prévoyance vieillesse et des assurance sociales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-co-direction-de-la-communication-de-luss-quitte-ses-fonctions-nouveau-responsable-de-la-prevoyance-vieillesse-et-des-assurance-sociales</link><description>Changements au sein du secrétariat de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après plus de six ans, les co-responsables de la communication de l'Union syndicale suisse (USS) ont décidé de quitter leurs postes. Durant leur mandat, Benoît Gaillard et Urban Hodel ont notamment introduit de nouveaux instruments de communication et de mobilisation en ligne, renforçant ainsi de manière décisive la capacité de l’USS à mener des campagnes. Ils ont contribué de manière significative à ce que les thèmes centraux pour les travailleurs que sont le pouvoir d'achat et les conditions de travail figurent au cœur du débat public et médiatique.</p><p>Au nom de l'USS, son président Pierre-Yves Maillard les remercie pour leur excellent travail et leur grand engagement : «&nbsp;Le duo que formaient Benoît Gaillard et Urban Hodel a contribué de manière décisive aux récents succès et progrès sociaux, notamment grâce à des campagnes couronnées de succès, comme celle sur la 13<sup>e</sup> rente AVS ou le référendum sur la LPP.&nbsp;»</p><p>À partir d'avril 2026, Benoît Gaillard se concentrera sur son mandat au Conseil national. Urban Hodel se réorientera professionnellement à partir de mai 2026.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Bern_Schweizerischer_Gewerkschaftsbund_krol-wmc_b0a3e17ada.webp" length="501544" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11314</guid><pubDate>Thu, 02 Oct 2025 17:00:00 +0200</pubDate><title>Soutien aux syndicalistes et aux volontaires engagés sur la flottille humanitaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/soutien-aux-syndicalistes-et-aux-volontaires-engages-sur-la-flottille-humanitaire</link><description>Lettre de l&#039;USS à Ignazio Cassis</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des syndicalistes et des représentants de la société civile s’engagent pour la justice et la paix en participant à la flottille à destination de Gaza visant à acheminer des provisions et du matériel médical. L’Union syndicale suisse (USS) a appris avec consternation l’interception de plusieurs embarcations et des personnes qui se trouvaient à bord par les autorités israéliennes.</p><p>Dans <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/251002_PYM_lettre_Gaza_F.pdf">un courrier</a>, l’USS s’adresse aujourd’hui au Conseiller fédéral et chef du département des affaires étrangères Ignazio Cassis pour lui demander d’intervenir pour garantir la sécurité et le retour des syndicalistes et des autres volontaires engagé-e-s, ainsi que pour permettre le passage de l’aide humanitaire.</p><p>L’USS observe l’aggravation de la situation à Gaza avec beaucoup d’inquiétude. Elle est en contact avec les différents syndicats européens ainsi que les organisations syndicales internationales et soutient les mouvements de solidarité, à l’image de la grève prévue le 3 octobre en Italie. L’USS demande l’arrêt des attaques répétées touchant la population civile. La famine et la souffrance provoquées par le gouvernement israélien doivent cesser.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/6/csm_Pierre-Yves_Maillard_Bundeshaus_3cf2dc6c14.webp" length="72706" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11301</guid><pubDate>Sun, 28 Sep 2025 16:37:45 +0200</pubDate><title>Une étape importante pour le service public numérique</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-etape-importante-pour-le-service-public-numerique</link><description>Oui à l&#039;e-ID étatique</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse se réjouit de l'adoption claire du projet d'e-ID. Après le rejet massif de la première version entièrement privatisée il y a quatre ans, l'e-ID publique permet enfin de faire progresser le service public numérique. Dans le domaine de la santé et des assurances sociales, par exemple, des projets importants dépendent de toute urgence de l'e-ID, notamment le nouveau registre des dons d'organes, qui peut enfin être mis en place.</p><p>La mise en œuvre prévue par le Conseil fédéral au niveau de l'ordonnance n'en est que plus importante : elle doit être aussi fiable et économe en données que possible. En outre, l'interdiction de tirer profit des données personnelles doit être mise en œuvre de façon stricte, et toute « suridentification » de la part des autorités publiques doit être empêchée.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11299</guid><pubDate>Sun, 28 Sep 2025 13:20:39 +0200</pubDate><title>Cadeau aux propriétaires : c&#039;est maintenant au tour des locataires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/cadeau-aux-proprietaires-cest-maintenant-au-tour-des-locataires</link><description>Réaction au « OUI » à la suppression de la valeur locative</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) est déçue par l'acceptation de la suppression de la valeur locative. Celle-ci entraînera d'importantes pertes fiscales, fera encore grimper les prix de l'immobilier et favorisera le travail au noir. Les propriétaires immobiliers bénéficieront ainsi d'un allègement fiscal important, à une époque où les locataires souffrent de loyers très élevés et d'une pénurie de logements abordables.</p><p>Le problème le plus brûlant de la politique suisse du logement est le manque de logements dans les villes et les agglomérations. Des mesures efficaces sont nécessaires de toute urgence dans ce domaine.</p><p>À l'exception de quelques villes, les pouvoirs publics se sont largement retirés de la promotion de logements abordables. Au niveau fédéral, les mesures dans ce sens ont été fortement réduites dans le cadre des précédents programmes d'austérité. La pénurie actuelle de logements a donc des causes politiques évidentes.</p><p>L'USS demande que la Confédération, les cantons et les communes s'engagent à nouveau de manière beaucoup plus forte. La Confédération doit mettre à disposition des moyens financiers supplémentaires. En outre, les conditions doivent être adaptées au contexte actuel de taux d'intérêt bas.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11293</guid><pubDate>Thu, 25 Sep 2025 17:45:00 +0200</pubDate><title>La résiliation des accords bilatéraux plongerait la Suisse dans le chaos : salaires et emplois en danger</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-resiliation-des-accords-bilateraux-plongerait-la-suisse-dans-le-chaos-salaires-et-emplois-en-danger</link><description>Le Conseil national rejette nettement l’initiative extrême de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue le net rejet par le Conseil national de l’initiative extrême de l’UDC. Ce texte reviendrait ni plus ni moins à dénoncer les accords bilatéraux avec l’Union européenne. Il provoquerait un bouleversement du cadre actuel, avec des conséquences néfastes pour l’ensemble de la population. Un oui à cette initiative plongerait le pays dans le chaos et mettrait en péril les salaires, les emplois, les soins et la prévoyance vieillesse.</p><p>Avec cette initiative, l’UDC pousse sa stratégie à l'extrême. Son objectif : imposer un changement de système radical, aux conséquences néfastes pour l’ensemble du pays. L’introduction d’un plafonnement de la population dans la Constitution mènerait inévitablement à la fin des accords bilatéraux avec l’UE. Pour les travailleuses et les travailleurs, l’impact serait particulièrement dévastateur. Les accords s’accompagnent en effet de mesures de protection des salaires et de prévention des abus. Leur disparition ouvrirait la voie à une sous-enchère salariale massive. Les employeurs pourraient imposer plus facilement des salaires plus bas, profitant de contrôles affaiblis. Les secteurs déjà sous forte pression seraient les plus durement touchés. Au lieu de garantir des droits, la Suisse risquerait de réintroduire des systèmes de contingents, voire l’ancien statut de saisonnier – un modèle précaire dans lequel travailleuses et travailleurs, privés de moyens de défense, seraient contraint-e-s d’accepter des conditions dégradées et des salaires bas.</p><p>Le système de santé serait une victime collatérale. Aujourd’hui déjà, la Suisse manque de dizaines de milliers de professionnel-le-s dans les soins, dont une grande partie provient de l’UE. Sans libre circulation des personnes, la pénurie de personnel soignant s’aggraverait de manière dramatique. Les patientes et patients devraient attendre plus longtemps et la qualité des soins en pâtirait. Des hôpitaux menaceraient de fermer.</p><p>La prévoyance vieillesse serait elle aussi fragilisée. Les travailleuses et travailleurs en provenance de l’UE renforcent l’AVS : ils paient des cotisations pendant des années mais ne perçoivent pas les rentes dans la même mesure. La disparition de ces contributions déséquilibrerait l’AVS. Avec comme corollaire logique une pression politique en faveur d’une baisse des rentes ou d’un nouveau relèvement de l’âge de la retraite.</p><p>Cette initiative constitue un projet extrême, dans une période déjà secouée par de nombreuses incertitudes. Dans la nouvelle ère Trump, marquée par des tensions internationales et une instabilité géopolitique croissante, la Suisse a besoin de relations fiables avec ses voisins. Plutôt que d’apporter stabilité et sécurité, l’initiative de l’UDC serait synonyme d’isolement, d’incertitude et d’affaiblissement économique.</p><p>L’USS s’engagera donc avec force et détermination dans la campagne afin de faire échouer cette initiative radicale dans les urnes.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_Bauarbeiter-in-Halle-Protesthaltung_AntonioRecena-photocase_b19604b06a.webp" length="312302" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11289</guid><pubDate>Thu, 25 Sep 2025 10:57:49 +0200</pubDate><title>Le franc ne cesse de s’apprécier – la Banque nationale doit assurer sa stabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-franc-ne-cesse-de-sapprecier-la-banque-nationale-doit-assurer-sa-stabilite</link><description>La politique monétaire passive de la Banque nationale cause du tort à l’industrie d’exportation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc s’est renforcé cette année. Il affiche même, en valeur réelle, un niveau plus élevé que durant les mois ayant suivi la suppression de son taux plancher en 2015. Cette évolution complique encore la vie des entreprises exportatrices, déjà frappées de plein fouet par les droits de douane américains. Selon la dernière enquête menée par Swissmem auprès de ses membres, le «&nbsp;franc fort&nbsp;» est aujourd’hui le problème n°&nbsp;1. En outre, le climat d'incertitude qui entoure l'économie mondiale et la politique menée par les États-Unis n’ont pas fini de faire grimper le franc.</p><p>Or malgré cette situation difficile, la Banque nationale ne dit rien de la cherté du franc, dans son examen de la situation d’aujourd’hui. On ignore par conséquent quels sont ses objectifs en matière de taux de change. Après l’abandon du taux plancher, la Banque nationale avait fait part de son intention de stabiliser la valeur extérieure réelle du franc. Sans que personne sache au juste ce que cela signifie, la valeur du franc étant déterminée par rapport à un panier de devises. Sa valeur extérieure réelle est d’ores et déjà 5&nbsp;% supérieure à sa valeur moyenne depuis 2015 – avec une tendance à la hausse.</p><p>Les incertitudes liées à la politique de change et la tendance à l’appréciation du franc constituent un cercle vicieux. Ces derniers mois, bien des investisseurs ont massivement réduit leur exposition aux variations de change. La dérive du dollar inquiète notamment les caisses de pensions, qui investissent encore davantage en francs. Or la demande accrue en francs ne fait qu’attiser les pressions haussières.</p><p>L’USS attend de la Banque nationale qu’elle s’assure de la stabilité et de la prévisibilité du cours du franc. L’économie exportatrice suisse se passerait bien de la politique anti-industrielle en place. Elle a déjà bien assez à faire avec la hausse des droits de douane américains et les problèmes de demande rencontrés à l’étranger.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/1/csm_SNB_Bern_Ank_Kumar_Infosys_Limited-ccbysa_fb0d8252d3.webp" length="219828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11287</guid><pubDate>Wed, 24 Sep 2025 17:27:58 +0200</pubDate><title>AVS : démantèlement des rentes de veuves et d’enfants au profit des couples mariés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-demantelement-des-rentes-de-veuves-et-denfants-au-profit-des-couples-maries</link><description>Décisions irresponsables du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">À une très courte majorité, le Conseil national a pris aujourd’hui des décisions irresponsables concernant l’AVS : coupes dans les rentes des veuves et des enfants, rentes supplémentaires non financées pour les couples mariés et création de nouveaux déficits. L’Union syndicale suisse (USS) critique fermement ces décisions. L’augmentation des rentes pour couples mariés ne doit en aucun cas se faire sur le dos des veuves et des enfants.</span></p><p><span lang="FR-CH">Le Conseil national a décidé aujourd’hui de supprimer les rentes pour enfants et de réduire les droits des veuves. En parallèle, il prévoit d’abolir le plafonnement des nouvelles rentes pour les couples mariés. Ces choix détériorent massivement les prestations des femmes et des enfants au profit de couples mariés à hauts revenus. Inéquitable du point de vue de la répartition, le paquet de mesure est également injustifiable puisqu’il engendrera en fin de compte des coûts supplémentaires d’environ un milliard de francs pour l’AVS – sans en prévoir le financement.</span></p><p><span lang="FR-CH">Ces décisions soulignent le fait que la </span><span lang="FR-CH">commission </span><span lang="FR-CH">n’a tiré aucune leçon de ses erreurs passées, ni des résultats nets des votations populaires de l’an dernier. Elle refuse d’assumer la responsabilité d’un projet susceptible de réunir une majorité. Au contraire, elle opte pour des coupes injustes dans les rentes de veuves et d’enfants et alourdit encore les déficits de l’AVS, pour ensuite pouvoir relever l’âge de la retraite. Il s’agit là d’une démarche irresponsable. L’Union syndicale suisse demande au Conseil des États de corriger ces décisions.&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/f/csm_Aeltere_Frau_schaut_traurig_aus_dem_Fenster_ist-Highwaystarz-Photography_071aae029a.webp" length="65916" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11285</guid><pubDate>Wed, 24 Sep 2025 14:22:54 +0200</pubDate><title>Le Conseil des États accepte de combler les lacunes de l’assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-des-etats-accepte-de-combler-les-lacunes-de-lassurance-chomage</link><description>Victoire pour les femmes enceintes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’engagement de l’Union syndicale suisse et des associations faîtières féminines a porté ses fruits : Le Conseil des Etats a adopté aujourd’hui une motion visant à combler les lacunes de protection des femmes enceintes dans l’assurance-chômage.&nbsp;</p><p>L’Union syndicale suisse salue aujourd’hui la décision du Conseil des Etats qui souhaite modifier l’assurance-chômage de sorte à éviter que des femmes enceintes ne se retrouvent en fin de droits et perdent de ce fait leur allocation de maternité.</p><p>Le Conseil des Etats répond à une revendication qui remonte à la grève féministe 2023 et que l’USS a portée avec le soutien des grandes associations faîtières féministes. Dorénavant, de l’avis de la Chambre haute, les femmes enceintes devraient pouvoir bénéficier d’indemnités chômage prolongées, comme c’est le cas actuellement pour les travailleuses et travailleurs âgés ou les personnes dont la rente d’invalidité a été réduite. Le Conseil des Etats entend ainsi corriger une injustice : les femmes enceintes qui se retrouvent au chômage sont clairementdésavantagées sur le marché de l’emploi, car il leur est difficile de convaincre un employeur de les engager peu avant l’accouchement.</p><p>Actuellement, environ 500 femmes arrivent en fin de droits de chômage chaque année et perdent par la même occasion leur droit à l’allocation de maternité. De plus, en cas d’incapacité de travail pour raisons médicales, l’assurance-chômage n’ouvre le droit qu’à 30 indemnités journalières, et ce même si les femmes concernées ont cotisé pendant des années.</p><p>Le Conseil des Etats soutient une modification de l’assurance chômage visant à corriger ces deux injustices. L’USS appelle maintenant le Conseil national à suivre l’avis du Conseil des Etats pour définitivement combler les lacunes de protection des femmes enceintes au chômage et éviter qu’elles ne tombent dans la précarité.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Schwangerschaft_Arzt_Gynaekologe_iStock-BluePlanetStudio_3c0755d52c.webp" length="66094" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11281</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 15:22:02 +0200</pubDate><title>Le fardeau des primes devient insupportable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-fardeau-des-primes-devient-insupportable</link><description>Annonce des primes maladie par le Conseil fédéral : nouveau coup de massue</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une fois de plus, les primes de l’assurance-maladie de base vont prendre l'ascenseur au début de l’année prochaine. Pour de nombreux ménages, la limite du supportable est franchie depuis longtemps. Une famille de quatre personnes déboursera plus de 14&nbsp;000 francs par an. Les cantons doivent maintenant mettre en œuvre rapidement et efficacement le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes. L’Union syndicale suisse (USS) exige un allègement effectif pour les bas et moyens revenus, ainsi que la fin du gaspillage des primes par les caisses-maladie. Face à une charge devenue intenable, il est temps de plafonner les millions dépensés en publicité et en salaires excessifs des dirigeant-e-s.</p><p>L’an prochain, les primes vont à nouveau grimper massivement. Une hausse de 4,4&nbsp;% vient d’être annoncée. Alors qu’il y a dix ans déjà, une famille devait, en moyenne suisse, consacrer près de 11&nbsp;000 francs par an aux primes, ce montant dépassera les 14&nbsp;000 francs en 2026. Au Tessin, une famille paie même aujourd’hui 5500 francs de plus qu’il y a dix ans. Cette évolution est pernicieuse pour la santé publique, socialement insoutenable et économiquement absurde. Si un nombre croissant de personnes doivent se priver pour payer leurs primes, ce ne sont pas seulement les personnes concernées qui en souffrent – c’est toute l’économie intérieure qui est mise à mal. Car lorsque des traitements sont repoussés à cause des coûts exorbitants à la charge des patient-e-s, tout le monde finit par en payer le prix fort.</p><p>Un système de santé de qualité et accessible à toutes et tous a un prix. Mais il n’est écrit nulle part que ce système doit être financé de manière aussi antisociale en Suisse, ni que des centaines de millions provenant des primes doivent être englouties dans des processus inefficaces. Les caisses-maladie affirment que leurs frais administratifs sont restés stables autour de 5&nbsp;% des primes. En clair, cela signifie qu’aujourd’hui, 500 millions de francs de plus qu’il y a dix ans restent dans les caisses. Cet argent a servi à financer les salaires toujours plus élevés des CEO, les campagnes publicitaires de plus en plus coûteuses et le courtage en assurances encore largement non régulé.</p><p>Les mesures capables de réduire les primes sont connues de longue date. Le dossier électronique du patient apporterait de la transparence et éviterait les traitements en double. Nuisibles, les incitations suscitées par les lucratives assurances complémentaires au détriment de l’assurance de base devraient être limitées. Les systèmes tarifaires devraient renforcer les soins de base, plutôt que de financer les salaires faramineux de certain-e-s spécialistes. Une politique du médicament cohérente permettrait d’obtenir des prix raisonnables et davantage de génériques. Enfin, une planification hospitalière coordonnée au niveau national et une prévention digne de ce nom sont également indispensables. Toutes ces solutions sont sur la table depuis des années, mais elles sont systématiquement bloquées au Parlement par les lobbys concernés.</p><p>À court terme, seule une solution de financement social permettra de soulager les assuré-e-s. Il revient désormais aux cantons de fixer un objectif social efficace en matière de charge maximale des primes, et d’en garantir le financement. Cette tâche leur incombera légalement à partir du 1er&nbsp;janvier&nbsp;2026. Car c’est à cette date que prendront effet les nouvelles hausses de primes ainsi que le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes. La hausse des coûts devra alors être assumée en partie par les cantons, et non plus uniquement par les assuré-e-s. Il est impératif que ce financement se fasse de manière efficace. Les moyens sont là. Il faut maintenant agir.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11279</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 13:55:42 +0200</pubDate><title>Travail généralisé le dimanche et journées de 17 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travail-generalise-le-dimanche-et-journees-de-17-heures</link><description>Le Conseil national veut déréglementer drastiquement le temps de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a accepté aujourd’hui un grave affaiblissement de la loi sur le travail. Le dimanche chômé et la fin de journée de plus de deux millions de travailleuses et travailleurs sont en péril. Ceux-ci pourraient devoir travailler le dimanche et jusqu’à 17 heures par jour. L’Union syndicale suisse (USS) condamne fermement cette décision. Le projet menace le temps libre, la santé et la vie de famille des travailleuses et travailleurs, déjà sous pression croissante.</p><h3 class="heading--h5">Travail dominical et journées à rallonge</h3><p>La décision du Conseil national non seulement ouvre la voie à des journées de travail commençant à 6 heures du matin et se terminant à 23 heures, mais permet aussi aux employeurs d’obliger leurs employé-e-s à travailler le dimanche sans demander d’autorisation, que le travail s'effectue à la maison ou non. La durée minimale du repos quotidien serait en outre être réduite de 11 à 9 heures. Une limite qui ne serait plus absolue, puisque le repos quotidien pourrait être interrompu pour effectuer un « travail urgent ».</p><p>Le Conseil national camoufle cette attaque frontale contre les fondements du droit du travail derrière un discours prétendant améliorer la conciliation. Il affirme que seules les personnes « qui peuvent déterminer [elles]-mêmes une part significative de leurs horaires de travail » seraient concernées. Or le Conseil fédéral lui-même estime que près de deux millions de salarié-e-s seraient touché-e-s par cette révision. Et ce n’est sans doute qu’un début. Car il suffirait aux employeurs d’introduire un minimum de flexibilité dans les horaires et quelques tâches à effectuer hors de l’entreprise pour que la loi s’applique. Dans les faits, ce projet incite clairement les entreprises à réorganiser le travail.</p><h3 class="heading--h5">Incontrôlable et source de plus de bureaucratie</h3><p>La majorité du Conseil national prétend que ces changements ne se feraient qu’avec l’accord des employé-e-s. Mais elle a refusé de renforcer le droit à la déconnexion, pourtant déjà trop peu respecté aujourd’hui. En réalité, les employeurs pourraient imposer de tels accords, les modifier à tout moment, y compris oralement. Et leur respect ne pourrait pas être contrôlé. Rien n’empêcherait un employeur d’appeler à 22 h 30 en prétendant que cela a été convenu. Sans surprise, les autorités d’exécution et de nombreux cantons rejettent ce projet, notamment au motif qu’il entraînerait plus de bureaucratie et de contrôles, jusque dans les ménages privés, voire parce qu’il est tout simplement inapplicable.</p><h3 class="heading--h5">L’USS tire la sonnette d’alarme</h3><p>Ce projet constitue une attaque frontale contre le droit au dimanche chômé et au repos en fin de journée. L’USS se battra par tous les moyens pour que le Conseil des États l’enterre. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, met en garde : « Les dimanches et la vie de famille de millions de personnes sont menacés. Si ce projet passe, leurs journées de travail s’allongeront et leur temps libre diminuera encore. »</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Bueroarbeit-erschoepft_Ist-Hiraman_fd2b4af6d4.webp" length="23718" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11268</guid><pubDate>Fri, 19 Sep 2025 16:27:19 +0200</pubDate><title>Le programme d’allègement 2027 alourdit la charge pesant sur la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-programme-dallegement-2027-alourdit-la-charge-pesant-sur-la-population</link><description>La Confédération, les cantons et les communes accumulent des fortunes sur le dos de la population</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le programme d'allègement budgétaire 2027 de la Confédération est non seulement inutile, mais alourdit encore la charge pesant sur la population. Confédération, cantons et communes clôturent leurs comptes avec des excédents et accumulent des réserves publiques sur le dos de la population. Ces fonds doivent lui être rendus. De nombreuses mesures prévues dans ce programme sont contre-productives. En dépit des droits de douane imposés par les États-Unis, la Confédération prévoit de réduire son soutien à l’innovation et à la formation professionnelle. Au moment où l’industrie aurait besoin d’un appui, elle mène une politique à contre-courant des intérêts industriels.</p><p>Année après année, l’État suisse ponctionne la population en réalisant des excédents budgétaires, qu’il transforme en patrimoine public. Confédération, cantons et communes ne sont pas endettés. Bien au contraire, ils disposent d’une fortune dépassant les 150 milliards de francs, soit environ 20&nbsp;000 francs par habitant. Du côté de la Confédération, c’est le frein à l’endettement qui est en cause. Chaque année, plus d’un milliard de francs budgétés ne sont pas dépensés. Résultat&nbsp;: à la fin de l’exercice, la Confédération affiche un excédent largement supérieur à ce qu’impose le frein à l’endettement – plus d’un milliard en trop. Dans le même temps, la population subit toujours plus lourdement le fardeau des primes maladie, qui continuent d’augmenter alors que les subsides ne suivent pas.</p><p>Un véritable programme d’allègement consisterait à restituer à la population les réserves accumulées à ses dépens – par exemple en baissant les primes maladie ou en renforçant les subsides. Dans cette optique, le nom même de «&nbsp;programme d’allègement 2027&nbsp;» est trompeur.</p><p>Et c’est précisément maintenant, alors que certains secteurs de l’industrie sont fragilisés par les droits de douane américains, que la Confédération réduit son soutien à l’innovation et à la formation professionnelle. Si ces barrières commerciales devaient se maintenir, nombre d’entreprises auraient besoin d’un appui transitoire, le temps de développer de nouveaux produits ou de conquérir de nouveaux marchés.</p><p>Par ailleurs, la Confédération reprend de plus en plus de tâches des cantons. Ce transfert s’explique en partie par l’inaction de ces derniers, notamment en matière de financement des crèches ou de politique sociale. Cette évolution doit aussi se refléter dans les recettes fédérales – par exemple à travers une réduction de la part des cantons à l’impôt fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_906f23953c.webp" length="123934" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11264</guid><pubDate>Wed, 17 Sep 2025 16:34:21 +0200</pubDate><title>Les rentes LPP stagnent malgré des rendements élevés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-lpp-stagnent-malgre-des-rendements-eleves</link><description>Statistiques des caisses de pension de l’OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En 2024, les caisses de pension ont réalisé un rendement de près de 7 % sur leurs placements. Cette forte progression ne s’est toutefois guère répercutée sur les prestations. La rente réelle moyenne n’a augmenté que de 0,5 % par rapport à l’année précédente. Les rentes LPP doivent impérativement augmenter : malgré la croissance économique et salariale, les rentes sont aujourd’hui inférieures de 10 % en termes réels par rapport à il y a dix ans.</p><p>Ces résultats soulignent la nécessité d’améliorer les performances du 2e pilier. Le rapport entre les coûts et les prestations varie en effet fortement selon les caisses. Efficaces, certaines dégagent de bons rendements avec des frais relativement faibles. D’autres en revanche sont plus coûteuses.</p><p>Phénomène préoccupant, on assiste par ailleurs à la multiplication de caisses de pension à but clairement lucratif. Il faut agir sans tarder. En principe, il appartient aux conseils de fondation – composés de manière paritaire – de veiller à ce que les caisses soient gérées dans l’intérêt des assuré-e-s. Or, certains de ces acteurs privés qui s’implantent sur le marché contournent ce principe en élisant de prétendues représentations des salarié-e-s dans leurs organes. De plus, les banques et les assurances réalisent des profits excessifs grâce à cette assurance sociale. Les rendements générés doivent bénéficier aux assuré-e-s, et non se perdre dans des structures financières opaques.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11243</guid><pubDate>Sat, 13 Sep 2025 17:23:49 +0200</pubDate><title>Protéger les salaires et les emplois : non à l’initiative radicale de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/proteger-les-salaires-et-les-emplois-non-a-linitiative-radicale-de-ludc</link><description>La Conférence sur la migration de l’USS adopte une résolution contre l’initiative de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de la Conférence sur la migration de l’Union syndicale suisse (USS) ont adopté aujourd’hui à Berne une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/20250913_resolution_conf_migr_USS.pdf">résolution contre l’initiative de l’UDC</a> « Pas de Suisse à 10 millions ». Cette initiative constitue une attaque contre les droits de toutes les travailleuses et tous les travailleurs. Elle menace les salaires et les emplois et risque de provoquer une rupture avec l’Europe en cas de dénonciation des accords bilatéraux. Dans le contexte actuel, toute nouvelle perturbation pourrait compromettre davantage la sécurité des emplois. Or, nous avons besoin non pas d’un changement de système radical, mais de davantage de sécurité et de meilleurs salaires.</p><h3 class="heading--h5">Une attaque contre les salaires et les droits</h3><p>L’initiative ne résout aucun des problèmes auxquels font face les salarié-e-s. Au contraire, la remise en cause des accords bilatéraux mettrait en péril la protection des salaires. « Les dirigeants de l’UDC entendent diviser les salarié-e-s, démanteler leurs droits et favoriser le dumping social », dénonce le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard.</p><p>L’acceptation de l’initiative entraînerait des conséquences néfastes pour les travailleuses et les travailleurs. En prônant le repli et la division, en s’attaquant à la protection des salaires et en provoquant des pertes d’emploi, ainsi qu’un risque aigu de pénurie de personnel soignant, le programme de l’UDC fait le lit de l’insécurité, de l’instabilité et du chaos.</p><h3 class="heading--h5">Solidarité plutôt que la division</h3><p>Le mouvement syndical s’oppose résolument aux incitations à la haine et aux attaques de la droite contre les droits sociaux. « En tant que mouvement syndical, nous répondons à ces attaques avec ce qui fait notre force : la solidarité, l’organisation collective et la mobilisation, ainsi que la lutte pour une redistribution équitable des richesses. Nous n’accepterons jamais que les salarié-e-s soient divisés en fonction de leur origine, de leur nationalité ou de leur titre de séjour », souligne la résolution.</p><p>La Conférence sur la migration de l’USS, qui s’est tenue le 13 septembre 2025 avec une soixantaine de participant-e-s, a aussi permis de faire le point sur les campagnes actuelles autour des droits des migrant-e-s, aux niveaux local et national. Son objectif : mieux faire respecter ces droits et s’opposer à l’exclusion, ainsi qu’à la précarisation des salarié-e-s sur la base de leur origine ou de leur titre de séjour. Les syndicats de l’USS continueront à s’engager pour la solidarité et la participation.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/20250913_resolution_conf_migr_USS.pdf">Télécharger la résolution (PDF)</a><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/a/csm_SGB_Migrationskonferenz_2025_b3efec8beb.webp" length="520850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11247</guid><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 17:23:00 +0200</pubDate><title>Soutien à l’engagement pour l’aide humanitaire à Gaza</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/soutien-a-lengagement-pour-laide-humanitaire-a-gaza</link><description>Flottille internationale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient les représentants de la société civile et les syndicalistes qui s’engagent pour la justice et la paix en participant à la flottille à destination de Gaza. L’USS appelle les autorités israéliennes à laisser acheminer l’aide humanitaire.</p><p>Une flottille internationale, issue d’une initiative de la société civile, doit partir aujourd’hui ou dans les prochains jours pour acheminer de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza. Des syndicalistes suisses sont également à bord de bateaux de cette flottille, et s’engagent sur leur temps personnel. L’USS soutient l’engagement non violent de en faveur d’une aide humanitaire à la population civile de Gaza, et se joint comme depuis le début du conflit aux demandes de levée du blocus israélien, de libération des otages détenus par le Hamas et des prisonniers illégaux détenus par l’Etat d’Israël, ainsi que la fin des massacres de civils.</p><p>L'USS réitère sa condamnation des actes terroristes inhumains perpétrés par le Hamas le 7 octobre 2023. Mais les attaques répétées touchant la population civile, la famine provoquée par le gouvernement israélien et ses actes génocidaires doivent cesser. Dans ce sens l’USS se joint aux autres syndicats européens dans sa solidarité avec les personnes qui s’engagent pour la paix, la justice et la fin de cette guerre.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/5/csm_Frieden-Fahne-Flagge_jmimages-ist_9ce5c09f11.webp" length="87158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11232</guid><pubDate>Wed, 10 Sep 2025 18:47:07 +0200</pubDate><title>Le Conseil national joue avec les déficits de l&#039;AVS au lieu de financer sérieusement la 13e rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-joue-avec-les-deficits-de-lavs-au-lieu-de-financer-serieusement-la-13e-rente</link><description>L&#039;USS critique la décision du Parlement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) regrette la décision prise à une courte majorité par le Conseil national de proposer un financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS sur trois ans au maximum. L'AVS mérite un financement solide. Le relèvement de l'âge de la retraite n'est pas une alternative.</p><p>Au lieu de mettre en œuvre les résultats clairs des votations populaires de l'année dernière, une courte majorité du Conseil national suit aujourd'hui sa commission et mise à nouveau sur un jeu dangereux avec les déficits de l'AVS. Avec un financement limité à trois ans au maximum, elle continue en fait de miser sur l'augmentation l'âge de la retraite: le financement accordé aujourd'hui prendra fin précisément quand l'AVS sera en situation de déficit.</p><p>Hier encore, les partisans réclamaient des allègements administratifs en raison des droits de douane imposés par les Etats-unis. Aujourd'hui, ils veulent imposer aux entreprises, dans un délai très court, d'abord une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée, puis une nouvelle baisse, ce qui, comme on le sait, entraîne des charges administratives non négligeables. Il apparaît clairement que les opposants à la la 13e rente AVS ne se sont toujours pas remis de leur défaite. Faudra-t-il qu'ils perdent encore quelques votes pour mieux accepter l'avis de la population? C'est du reste ce qui menace: la solution adoptée aujourd'hui menace d'échouer au cours du processus parlementaire, ou au plus tard devant le peuple.&nbsp;</p><p>L'USS continuera à s'engager en faveur d'un financement de la 13e rente AVS qui soit solide et favorable au pouvoir d'achat, comme le demandent également le Conseil des États et une forte minorité du Conseil national. Le financement mixte en plusieurs étapes, qui a été rejeté aujourd'hui de justesse, permet de prendre en compte progressivement les besoins financiers de l'AVS au cours de la prochaine décennie.</p><p>En revanche, la décision définitive de rejeter la réduction de la contribution fédérale à l'AVS proposée par le Conseil fédéral est positive. La Confédération ne peut donc plus se soustraire à ses responsabilités. C'est également une bonne nouvelle en matière de répartition des richesses: la participation fédérale garantit que les bénéficiaires de dividendes et le secteur financier participent au financement de l'AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11219</guid><pubDate>Fri, 05 Sep 2025 14:07:14 +0200</pubDate><title>Un jugement erroné et inacceptable du canton de Zurich accentue la pression sur les salaires dans l’aviation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-jugement-errone-et-inacceptable-du-canton-de-zurich-accentue-la-pression-sur-les-salaires-dans-laviation</link><description>Dumping salarial de Swiss via des contrats de « wet lease » avec Air Baltic</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La décision rendue aujourd’hui par la Direction des affaires économiques du canton de Zurich concernant les salaires dans l’aviation suisse constitue une erreur manifeste. Elle nuit à la protection des salaires et porte atteinte aux salaires des employé-e-s d’Air Baltic, mais aussi de Swiss. Contrairement aux instances précédentes (le SECO et l’Office de l’économie du canton de Zurich), la Direction des affaires économiques n’a pas tenu compte de plusieurs facteurs déterminants. Les vols opérés par Air Baltic pour le compte de Swiss relèvent clairement d’un cas de détachement de personnel. Dès lors, les salaires suisses doivent prévaloir.&nbsp;</p><p>Ce nouveau revers infligé à la protection des salaires n'est pas une première : la Direction des affaires économiques zurichoise avait déjà refusé par le passé d’intervenir contre la pression sur les salaires et le dumping salarial, (par ex. dans le commerce de détail, l’industrie des machines ou la construction). Les syndicats s’opposent fermement à ce que Swiss externalise ses vols à des sous-traitants qui ne versent pas de salaires suisses. La pression sur les salaires est déjà énorme aujourd’hui. Swiss recrute de plus en plus à l’étranger, le revenu de nombreux travailleurs et travailleuses ne leur permettant plus de vivre à Zurich.</p><p>Le canton de Zurich prétend qu’en dehors de la maintenance au sol, le contrat de wet lease avec Air Baltic ne présente aucun rapport avec la Suisse qui justifie l’application de salaires suisses. &nbsp;Cette conclusion du département dirigé par la conseillère d’État Carmen Walker Späh est incompréhensible.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Les employé·e·s d’Air Baltic exécutent donc une partie essentielle de leur travail en Suisse</strong></h3><p>Les équipages de cockpit et de cabine d’Air Baltic passent en réalité bien plus de temps à Zurich que ne le suggère la décision. Zurich est en effet le centre névralgique de leurs missions. Les équipes opèrent des vols Swiss au départ de l’aéroport de Zurich plusieurs jours d’affilée, voire plusieurs fois par jour. Elles exécutent donc une partie essentielle de leur travail en Suisse, tout comme leurs collègues directement employés par Swiss. Les plannings, les escales et les réservations d’hôtels à Zurich témoignent de leur intégration structurée dans les opérations aériennes suisses.</p><p>Pour le personnel de cockpit et de cabine, le rapport avec le marché du travail suisse est également avéré du point de vue fonctionnel : les rotations de vol (pairings) sont définies par Swiss, tout comme les instructions concrètes et les consignes de service à respecter. Le kérosène est commandé via le portail de Swiss, le personnel porte des badges Swiss, et les réservations d’hôtel sont effectuées par Swiss.</p><h3 class="heading--h5"><strong>La protection des salaires doit être assurée.</strong></h3><p>Aujourd’hui déjà, les salaires chez Swiss sont sous pression. Nombre d’employé-e-s de la compagnie nationale ne peuvent plus se permettre de vivre à Zurich. Si l’on autorise les entreprises suisses à employer du personnel à des salaires plus bas en recourant à des sous-traitants étrangers, la pression sur les salaires ne fera qu’augmenter. Cette seule réalité exige que le canton de Zurich impose l’application des salaires suisses chez Air Baltic.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_AirBaltic-Swiss_Aero-Icarus_CCBYNCSA_4c50d53d5e.webp" length="372982" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11215</guid><pubDate>Thu, 04 Sep 2025 06:40:37 +0200</pubDate><title>Besoin urgent de rattrapage salarial : 2 % à 2,5 % de salaire en plus pour toutes et tous</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/besoin-urgent-de-rattrapage-salarial-2-a-2-5-de-salaire-en-plus-revendications-salariales-2026</link><description>Revendications salariales de l’USS pour 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations exigent des augmentations générales de salaire de 2&nbsp;% à 2,5&nbsp;% pour 2026. L’économie suisse se porte bien dans de nombreux secteurs. 99&nbsp;% des salarié-e-s ne sont pas directement concernés par les droits de douane américains. Depuis des années pourtant, les salaires n’ont pas suivi l’évolution économique.</p><p>Ces dix dernières années, les travailleuses et travailleurs ont trop peu bénéficié de l’amélioration de la prospérité. Tandis que la productivité progressait de 11&nbsp;%, les salaires réels de nombreuses personnes ont stagné. Corrigés du pouvoir d’achat, ils ne sont guère plus élevés qu’en 2015 dans de nombreuses branches, voire inférieurs. Le besoin de rattrapage est donc considérable.</p><p>Des augmentations générales de salaire de 2&nbsp;% à 2,5&nbsp;% s’imposent désormais. Les entreprises en ont les moyens, leur situation est globalement bonne. Dans certains secteurs, comme celui des banques (ASEB) ou des transports (SEV), les syndicats de l’USS exigent jusqu’à 3&nbsp;% afin de compenser l’inflation attendue, d’amortir socialement la hausse des primes d’assurance-maladie et de garantir une augmentation réelle des salaires.</p><p>Le pouvoir d’achat des salarié-e-s reste sous pression. L’inflation a certes reculé après plusieurs années de fortes pertes de pouvoir d’achat, mais les loyers continuent de grimper et les primes d’assurance-maladie grèvent lourdement le budget des ménages. Aujourd’hui, une famille paie en moyenne plus de 1100 francs par mois de primes, et la tendance s’aggrave. Les employeurs doivent assumer une plus grande part des coûts de la santé.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Trop de bas salaires, même parmi les professionnel-le-s titulaires d’un CFC</strong></h3><p>Il est préoccupant que près d’un tiers des professionnel-le-s ayant achevé un apprentissage gagne moins de 5000 francs par mois. De tels salaires dissuadent les jeunes de commencer une formation professionnelle ou de rester dans leur métier, ce qui aggrave la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Un apprentissage doit en valoir la peine.</p><p>Lors de la conférence de presse sur les salaires de l’USS, son président <strong>Pierre-Yves Maillard</strong> a déclaré&nbsp;: « L’USS demande des augmentations de salaire de 2&nbsp;% à 2,5&nbsp;% pour 2026. Il s’agit ainsi de garantir le pouvoir d’achat, de rétribuer l’évolution de la productivité et de rattraper le retard accumulé ces dernières années.&nbsp;»</p><p><strong>Vania Alleva</strong>, Présidente d’Unia, a souligné que «&nbsp;même un apprentissage n’est pas une garantie de bons salaires. Pourtant expérimenté-e-s, beaucoup de professionnel-le-s gagnent moins de 5000 francs. Les salarié-e-s titulaires d’un CFC doivent enfin toucher 5000 francs au minimum.&nbsp;»</p><p>Dans son analyse, <strong>David Gallusser</strong> a rappelé ceci&nbsp;: «&nbsp;Environ 99&nbsp;% de la population active ne sont pas concernés par les droits de douane américains, ou ne le sont guère. La plupart des entreprises se porte bien.&nbsp;»</p><p><strong>Esther Hess</strong>, de l’Association suisse des employés de banque (ASEB), a pour sa part exigé une évolution des salaires équitable dans le secteur bancaire&nbsp;: «&nbsp;Des augmentations générales de salaire, en particulier pour les bas et moyens revenus, sont nécessaires et supportables pour les employeurs. Nous exigeons une hausse de 2&nbsp;% à 3&nbsp;%.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_250904_MK_7af4cd4e86.webp" length="345282" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11207</guid><pubDate>Fri, 29 Aug 2025 17:23:19 +0200</pubDate><title>Les veuves devront financer la hausse des rentes de couples mariés par des baisses de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-veuves-devront-financer-la-hausse-des-rentes-de-couples-maries-par-des-baisses-de-rente</link><description>Décisions antisociales et irresponsables de la commission</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À une très courte majorité, la Commission de la sécurité sociale du Conseil national a pris des décisions irresponsables en matière d’AVS : elle a donné son approbation à des baisses de rentes pour les veuves et les enfants ainsi qu’à des rentes supplémentaires, non financées, pour les couples mariés. Elle joue par ailleurs un jeu dangereux en créant de nouveaux déficits. L’Union syndicale suisse (USS) critique fermement cette décision. La 13e rente AVS doit être financée de manière solide et sociale. L’augmentation des rentes pour couples mariés ne doit en aucun cas se faire sur le dos des veuves.</p><p>Au lieu de mettre en œuvre les décisions populaires claires de l’an dernier, une majorité extrêmement serrée (13 voix contre 12) de la Commission de la sécurité sociale du Conseil national a imposé des décisions irréfléchies lors de l’examen des projets AVS. Concrètement, elle propose au plénum du Conseil national de relever la TVA en faveur de l’AVS de 0,7 point de pourcentage, mais uniquement jusqu’à fin 2030. Cela permettrait de financer la 13e rente AVS pendant deux à trois ans (selon que l’entrée en vigueur aura lieu en 2027 ou en 2028), alors même que l’AVS affichera une bonne santé financière durant ces années. Une fois les déficits creusés, ce financement serait abandonné. Car pour la suite, la commission mise sur une « prochaine réforme », qui inclurait une augmentation de l’âge de la retraite.</p><p>Parallèlement, la commission entend supprimer totalement le plafonnement des rentes pour les couples mariés qui arrivent à la retraite (nouveaux retraités) et, en contrepartie, abolir les rentes pour enfant, les suppléments pour personnes veuves ainsi que l’exemption de cotisations pour les conjoints sans activité lucrative. Malgré ces coupes drastiques dans les rentes de veuve et d’enfant, ce paquet indigeste coûterait au final environ un milliard de francs à l’AVS – sans en prévoir le financement.</p><p>Ces décisions soulignent le fait que la commission n’a tiré aucune leçon de ses erreurs passées, ni des résultats nets des votations populaires de l’an dernier. Elle refuse d’assumer la responsabilité d’un projet susceptible de rassembler une majorité. Au contraire, elle crée des déficits supplémentaires pour l’AVS, pour pouvoir par la suite relever l’âge de la retraite. Il s’agit là d’une démarche irresponsable ! Une large majorité de la commission continue de soutenir le modèle à deux niveaux du Conseil des États, qui combine une augmentation des cotisations salariales et de la TVA. Ce modèle prévoit non seulement le financement de la 13e rente AVS, mais aussi une solution de financement pour un contre-projet à l’initiative du Centre. L’Union syndicale suisse demande au Conseil national de suivre la minorité.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11202</guid><pubDate>Tue, 26 Aug 2025 17:20:22 +0200</pubDate><title>Le taux d&#039;intérêt minimal maintenu à un bas niveau malgré la santé florissante des caisses de pension</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-taux-dinteret-minimal-maintenu-a-un-bas-niveau-malgre-la-sante-florissante-des-caisses-de-pension</link><description>La Commission LPP manque de courage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une majorité de la Commission LPP s'est prononcée aujourd'hui en faveur du maintien du taux d'intérêt minimal actuel. Pourtant, elle reconnaît que la situation financière des caisses de pension est excellente, qu'elle s'est encore améliorée et que les caisses ont accumulé des réserves historiquement élevées. Elle admet également que le taux d'intérêt minimal n'a pas compensé l'inflation et ne suit pas l'évolution des salaires.&nbsp;</p><p>Cette décision méconnaît la fonction centrale du taux d'intérêt minimal. Les bénéfices élevés des caisses de pension ne profitent pas aux assuré-e-s. Le rapport entre les avoirs de vieillesse au sens de la LPP et le capital de prévoyance total n'a cessé de diminuer au cours de la dernière décennie. La différence entre le taux d’intérêt moyen et le taux d’intérêt minimal augmente. Ce dernier perd toujours plus donc sa valeur de référence, et assure toujours moins sa fonction de protection légale du capital des assuré-e-s. Les salariés des caisses de pension qui assurent le minimum LPP ou un peu plus sont particulièrement touchés par cette situation.&nbsp;</p><p>Le but de la loi est clair : le taux d'intérêt minimal doit garantir que les bénéfices des placements des caisses de pension soient crédités aux salariés. Mais depuis des années, cette règle n'est pas respectée. Au vu des évolutions décrites ci-dessus, il serait incompréhensible pour les assurés de renoncer à une augmentation du taux d'intérêt minimal LPP. En effet, outre le maintien du niveau des rentes, la préservation de la valeur du capital de prévoyance est également décisive pour préserver la confiance dans le deuxième pilier.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11198</guid><pubDate>Thu, 21 Aug 2025 13:00:00 +0200</pubDate><title>Huit semaines de vacances pour les apprenti‑e‑s : remise de 176 447 signatures</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/huit-semaines-de-vacances-pour-les-apprenti-e-s-remise-de-176-447-signatures</link><description>Dépôt de l’appel au Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La lettre ouverte demandant huit semaines de vacances pour les apprenti-e-s a recueilli 176&nbsp;447 signatures en deux mois seulement. Aujourd’hui, des apprenti-e-s, actuels et anciens, ainsi que des jeunes salarié-e-s ont remis l’appel au Conseil fédéral. Le succès remporté par cette pétition envoie un signal fort&nbsp;: l’apprentissage doit être valorisé et les jeunes soulagés. Les apprenti-e-s n’ont aucune voix en politique à l’heure actuelle. Il est temps que cela change. Cette pétition record n’est qu’un début.</p><p>Les apprenti-e-s s’investissent énormément, mais n’ont souvent pas le temps de récupérer. Alors que leurs contemporain-e-s au gymnase ou en école de culture générale bénéficient de treize semaines de vacances, les apprenti-e-s doivent se contenter de cinq semaines. Il s’agit d’une inégalité de traitement flagrante. À cela s’ajoute la surcharge de travail. Selon plusieurs enquêtes, deux tiers des apprenti-e-s souffrent de troubles psychiques et une personne sur quatre abandonne son apprentissage. En cause principalement&nbsp;: des horaires trop longs, des vacances insuffisantes et un manque de soutien.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Un signal fort des apprenti-e-s</strong></h3><p>Forts de ce constat, des apprenti-e-s de différents secteurs et professions se sont regroupés il y a deux mois pour lancer la pétition en faveur de huit semaines de vacances. Lors du dépôt devant la Chancellerie fédérale au Palais fédéral, Lea, en 3<sup>e</sup> année d’apprentissage de coiffure, a déclaré aux médias&nbsp;: «&nbsp;Nous ne lâcherons pas tant que les apprenti-e-s n’auront pas obtenu huit semaines de vacances&nbsp;». Et Félicia Fasel, présidente de la Commission de la jeunesse de l’USS, d’ajouter&nbsp;: «&nbsp;176&nbsp;000 signatures – c’est un chiffre historique en faveur des apprenti-e-s. Ceux-ci ont besoin d’une voix en politique.&nbsp;» Vincent, planificateur-électricien fraîchement diplômé, a pour sa part souligné&nbsp;: «&nbsp;Avec huit semaines de vacances, nous réduisons la charge sans diminuer les exigences. Nous investissons au contraire dans la qualité, la sécurité et l’avenir de nos professionnel-le-s.&nbsp;»</p><p>Qui veut valoriser la formation professionnelle doit en accroître l’attractivité. La réglementation actuelle en matière de travail et de vacances décourage de nombreux jeunes. Avec plus de vacances, la formation professionnelle gagnerait en compétitivité face aux gymnases et écoles de culture générale. Il en va de son avenir.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Un large soutien de la société et des milieux de la formation</strong></h3><p>La revendication des huit semaines de vacances bénéficie d’un large soutien, en particulier des apprenti-e-s, des organisations de la jeunesse, des enseignants, des spécialistes de la formation ainsi que de la population. De nombreux enseignant-e-s constatent par eux-mêmes la surcharge des apprenti-e-s. Les spécialistes de l’éducation demandent aussi plus de temps de récupération&nbsp;: c’est la seule opportunité pour les jeunes de se développer sur les plans scolaire et personnel, en marge du travail.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Un investissement dans l’avenir avec suffisamment de professionnel-le-s qualifiés</strong></h3><p>L’octroi de huit semaines de vacances constitue un investissement dans l’avenir&nbsp;: mieux reposés, les apprenti-e-s seront en meilleure santé, plus motivés et plus performants. L’augmentation du nombre de semaines de vacances réduira la pression, diminuera le stress et préviendra les abandons.</p><p>La Suisse a besoin de professionnel-e-s bien formés. Partant, la formation se doit d’être attractive et équitable. Loin de nuire à la qualité, l’allongement des vacances améliorera cette dernière. Si bien qu’au final, tout le monde en sortira gagnant&nbsp;: apprenti-e-s, entreprises et société en général.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Les apprenti-e-s ne sont pas représentés en politique&nbsp;: une lacune à combler</strong></h3><p>Jusqu’à présent, les apprenti-e-s n’ont guère été représentés en politique. Avec le dépôt de plus de 176 000 signatures, un processus s’engage pour combler cette lacune. L’événement d’aujourd’hui n’est pas l’aboutissement de la campagne, mais son commencement. Les apprenti-e-s et leurs soutiens continueront à exercer une pression sur le monde politique, jusqu’à ce que leurs revendications soient enfin entendues.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/0/csm_8Wochen-Einreichung-UH2_b60342e4c6.webp" length="509900" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11196</guid><pubDate>Wed, 20 Aug 2025 13:04:13 +0200</pubDate><title>Stabilité financière en vue pour l’AVS une fois la 13e rente financée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/finanziell-stabile-ahv-wenn-die-13-ahv-rente-finanziert-ist</link><description>Scénarios historiques de l’AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les scénarios AVS publiés aujourd’hui par la Confédération révèlent une réalité historique : l’AVS n’aura pratiquement plus besoin de financement additionnel une fois que celui de la 13e rente AVS aura été décidé. Ce constat résulte de deux facteurs :</p><ul><li>les baby-boomers (nés entre 1946 et 1964) atteindront prochainement l’âge de la retraite, en-suite de quoi le vieillissement démographique ralentira sensiblement. De plus, l’espérance de vie augmente plus lentement que prévu ;</li><li>l'AVS a reçu des financements supplémentaires ces dernières années, d’abord avec la réforme fiscale RFFA (cotisations salariales, TVA et part de la Confédération), puis avec la réforme AVS21 (notamment grâce à 0,4 point de TVA supplémentaire). Ces mesures ont fortement contribué à stabiliser les finances de l’AVS.</li></ul><p>Une fois de plus, la réalité s’avère moins sombre que les prévisions. Seule la 13e rente AVS néces-site encore un financement additionnel. L’USS demande que celui-ci soit assuré par une hausse de 0,8 point des cotisations salariales. Une telle augmentation permettrait de rétablir durablement l’équilibre financier de l’AVS et serait tout à fait supportable du point de vue économique. L’assurance-chômage enregistre en effet des excédents et pourra réduire ses cotisations dans les années à venir. De plus, les cotisations salariales à l’assurance-accidents ont déjà nettement baissé, à la faveur d’un recul du nombre d’accidents professionnels.&nbsp;</p><p>Les scénarios publiés aujourd’hui démontrent clairement que les appels à relever l’âge de la retraite ou à réduire les rentes ne sont plus d’actualité. L’AVS est financièrement stable. Selon les chiffres encore, plus la 13e rente AVS sera financée rapidement, plus le coût additionnel sera faible. L’USS appelle le Parlement à respecter et mettre en œuvre sans délai la volonté populaire clairement ex-primée en mars 2024.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/5/csm_aelteres_paar_AHV__6fa8065f41.webp" length="65624" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11193</guid><pubDate>Fri, 15 Aug 2025 12:04:28 +0200</pubDate><title>La commission du Conseil des États refuse de protéger les femmes enceintes au chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/staenderatskommission-laesst-schwangere-im-stich</link><description>Pas de protection contre la fin du droit aux indemnités et la perte du droit à l’allocation de maternité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes enceintes au chômage risqueront toujours de perdre leur protection financière et leur droit aux indemnités chômage – même si cela signifie qu’elles perdent également leur droit à l’allocation de maternité. Ainsi en a décidé la commission du Conseil des États. Alors que les caisses de l’assurance-chômage sont pleines, la commission refuse d’accorder aux femmes enceintes sans emploi la même protection qu’à d’autres groupes vulnérables. Les femmes concernées risquent ainsi de se retrouver à l’aide sociale. L’USS appelle le Conseil des États à corriger cette décision sommaire et injuste prise par la majorité de la commission, et à faire un pas important vers davantage d’égalité.</p><p>À l’heure actuelle, les femmes enceintes au chômage ne sont pas protégées en Suisse : en cas d’incapacité de travail pour raisons médicales, l’assurance-chômage n’ouvre le droit qu’à 30 indemnités journalières, et ce même si les femmes concernées ont cotisé pendant des années. Plus grave encore, les femmes enceintes peuvent même arriver en fin de droits avant l’accouchement. Environ 500 femmes perdent ainsi chaque année leur droit à l’allocation de maternité. Car contrairement aux travailleuses et travailleurs âgés, aux parents ou à d’autres groupes vulnérables, les femmes enceintes ne bénéficient actuellement d’aucune indemnité supplémentaire de l’assurance-chômage, alors même qu’il est largement admis qu’elles rencontrent des difficultés spécifiques sur le marché du travail. Peu d’employeurs acceptent en effet d’engager une femme enceinte à l’approche de son congé maternité.</p><p>Selon les chiffres de l’administration, prolonger le droit aux indemnités journalières pour les femmes enceintes coûterait à peine 0,12 % des dépenses totales de l’assurance-chômage – une somme négligeable pour le budget de cette assurance sociale, mais décisive pour les femmes concernées. Malgré cela, la majorité de la commission, composée en grande partie d’hommes relativement âgés, refuse de corriger la donne. Un paradoxe choquant lorsque l’on sait que le monde politique exige régulièrement des femmes qu’elles fassent plus d’enfants et qu’elles participent davantage au marché du travail, mais leur refuse une protection minimale.</p><p>L’USS demande que le Conseil des États corrige cette décision irrespectueuse et fasse en sorte que les femmes enceintes soient enfin protégées dans l’assurance-chômage.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Schwangerschaft_Arzt_Gynaekologe_iStock-BluePlanetStudio_3c0755d52c.webp" length="66094" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11190</guid><pubDate>Fri, 08 Aug 2025 07:25:51 +0200</pubDate><title>Poursuivre les négociations, préserver les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/poursuivre-les-negociations-preserver-les-emplois</link><description>Hausse des droits de douane américains</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un droit de douane de 39 % représente une charge importante pour les branches exportatrices concernées. Il n'y a toutefois pas lieu de céder à la panique ni de profiter pour formuler des revendications au détriment des travailleuses et travailleurs. On peut espérer que les négociations à venir avec les États-Unis aboutiront à une réduction des droits de douane pour la Suisse. En outre, les entreprises peuvent réduire la charge douanière par diverses mesures (« tariff engineering »). L’Union syndicale suisse (USS) invite le Conseil fédéral à poursuivre sa politique de négociation active avec les États-Unis afin de trouver une solution. La prolongation du chômage partiel à 24 mois contribue également à préserver les emplois. L’USS demande que la Confédération et les partenaires sociaux se réunissent la semaine prochaine afin de procéder à une évaluation commune de la situation et d'élaborer des mesures visant à garantir l'avenir des emplois et de l'industrie suisse.</p><p>Le Conseil fédéral n'est pas parvenu à éviter les droits de douane de 39 % du jour au lendemain. Il y a toutefois toujours lieu d'être confiant quant à l'issue des négociations à venir avec les États-Unis, en vue aboutir à une réduction des droits de douane pour la Suisse. L'USS invite le Conseil fédéral à poursuivre sa politique active afin de trouver une solution.</p><p>Le chômage partiel est un instrument important pour préserver les emplois dans l'industrie. La prolongation prévue de la durée du chômage partiel à 24 mois, proposée par les partenaires sociaux de l’industrie et déjà en traitement au Parlement, est nécessaire pour maintenir les emplois. Il faut désormais que le Conseil fédéral la soutienne. La Confédération et les cantons doivent traiter avec souplesse les demandes de chômage partiel des entreprises.</p><p>Les entreprises suisses ont des produits très bien positionnés sur le marché. Elles pourront répercuter une part considérable de la charge douanière. Même les entreprises chinoises ont réussi à le faire avec leurs produits de consommation bon marché lorsque la première administration Trump a introduit des droits de douane sur les produits industriels chinois.</p><p>Les entreprises peuvent également prendre des mesures pour réduire sensiblement la charge douanière (« tariff engineering »). Les prestations de services, les logiciels, les droits de licence et de marque, etc. ne sont par exemple en principe pas soumis à des droits de douane s'ils sont distincts des produits exportés. La chaîne d'approvisionnement offre d'autres possibilités d'optimisation. Les grandes entreprises disposent de services spécialisés qui peuvent faire appel à des consultants externes. Pour les petites entreprises, la Confédération devrait charger l’organisation Switzerland Global Entreprise de proposer des conseils adaptés.</p><p>Ce n’est en revanche pas le moment de détériorer les conditions de travail dans l'industrie suisse. Celle-ci avait déjà perdu de son attrait avant l'introduction des droits de douane, notamment en raison de la faible augmentation des salaires réels. Pour renforcer la compétitivité, il faut revaloriser les emplois industriels en investissant dans la formation initiale et continue et en offrant de bonnes conditions de travail.</p><p>En raison des droits de douane, le franc devrait se déprécier et le dollar s'apprécier, car les produits suisses deviennent plus chers pour les Américains. Malheureusement, ce n'est pas le cas, car les investisseurs ont tendance à se détourner du dollar. La Banque nationale devrait donc œuvrer pour que le franc soit évalué à sa juste valeur. Cela signifie qu'il devrait plutôt s'affaiblir par rapport au dollar et non se renforcer.</p><p>L'USS demande que la Confédération et les partenaires sociaux se réunissent la semaine prochaine afin de procéder à une évaluation commune de la situation et d'élaborer des mesures visant à garantir l'avenir des emplois et de l'industrie suisse.</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10854</guid><pubDate>Wed, 02 Jul 2025 14:41:40 +0200</pubDate><title>Changements au secrétariat de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/changements-au-secretariat-de-luss</link><description>Communiqué de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À partir de septembre 2025, le dossier syndical clé « Droit du travail et protection de la santé » sera géré par Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS. Celle-ci reprend le dossier de Luca Cirigliano, qui quitte l'USS après 13 années. Le Comité de l’USS a également décidé à l'unanimité que le Secrétariat de l'USS serait désormais dirigé conjointement par Gabriela Medici et Daniel Lampart.</p><p>Luca Cirigliano, responsable du droit du travail, de la protection de la santé et des affaires internationales, quittera l'USS le 31 août 2025 après 13 années passées au service des intérêts des travailleurs et travailleuses. Le Comité de l’USS le remercie pour son engagement de longue date dans un environnement technique et politique exigeant et ses efforts inlassables. Il le remercie tout particulièrement pour son engagement dans des dossiers centraux tels que la protection contre le licenciement, la représentation de la Suisse à l'OIT et la protection des conditions de travail, par exemple pour la protection des travailleurs et travailleuses particulièrement vulnérables pendant la pandémie du Covid. Son engagement au sein de la Fondation pour l'indemnisation des victimes de l'amiante a également été marquant.</p><p>À partir de septembre 2025, Gabriela Medici reprendra les dossiers syndicaux clés du droit du travail et de la protection de la santé. Après plus de huit ans d'engagement fructueux en faveur de la prévoyance vieillesse, elle se consacrera ainsi à de nouveaux domaines qui, selon le Comité, gagneront encore à l'avenir en importance.</p><p>Le Comité de l'USS a en outre décidé à l'unanimité que le Secrétariat de l'USS serait désormais dirigé conjointement par Gabriela Medici et Daniel Lampart.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_logo_sgb_website_62eacdc125.webp" length="25674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10852</guid><pubDate>Tue, 01 Jul 2025 15:22:56 +0200</pubDate><title>Le dimanche de congé à nouveau pris pour cible</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-dimanche-de-conge-a-nouveau-pris-pour-cible</link><description>Initiative cantonale sur le travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La CER-E a accepté aujourd’hui l’initiative 23.325 déposée par le canton de Zurich. Il y est prévu d’augmenter massivement le nombre d’heures d’ouverture non soumises à autorisation, et par là de normaliser le travail dominical dans le commerce de détail. L’USS condamne fermement l’adoption de cette intervention : elle met en péril la santé des travailleuses et travailleurs, contourne les décisions démocratiques et s’inscrit dans une tactique du salami absolument inacceptable, qui vise à assouplir systématiquement l’interdiction du travail du dimanche.</p><h3 class="heading--h5">La santé doit primer sur la quête du profit à court terme</h3><p>L’initiative déposée par le canton de Zurich préconise d’étendre les ouvertures dominicales autorisées, pour passer de quatre dimanches à douze par an. Ce qui reviendrait à multiplier par trois le travail dominical dans le commerce de détail, avec les graves conséquences qui s’ensuivent pour la main-d’œuvre de la branche. Elle n’a déjà pas la vie facile aujourd’hui, entre les bas salaires, les horaires irréguliers, les sous-effectifs chroniques et les fortes pressions au rendement. Une extension du travail dominical ne ferait qu’ajouter aux pressions subies et mettre davantage en péril la santé physique et psychique des travailleuses et travailleurs.</p><p>Ce n’est qu’un prétexte cousu de fil blanc de dire, comme le font l’initiative et la majorité de la commission, qu’une augmentation des ouvertures dominicales contribuerait à « venir à bout de la crise » du commerce de détail. Il n’existe aucune preuve que des horaires d’ouverture plus étendus renforcent l’économie – bien au contraire, ils aboutiraient à un simple déplacement de la consommation au seul profit des grandes surfaces.</p><p>Le dimanche chômé est essentiel pour la détente psychique et physique, pour la vie familiale et les contacts sociaux. Ce n’est donc pas un hasard si la loi sur le travail protège jalousement cet acquis social. Selon la loi, le travail du dimanche ne peut être autorisé qu’à titre exceptionnel et à des conditions strictes. Or les milieux bourgeois visent aujourd’hui à assouplir ce régime. Leur but est clair et consiste à prolonger les heures d’ouverture ainsi qu’à obliger le personnel à rester disponible plus longtemps, au détriment de sa santé et de sa vie sociale.</p><h3 class="heading--h5">Recours à la tactique du salami en vue de la normalisation du travail dominical</h3><p>L’USS dénonce la dangereuse tactique du salami à l’œuvre : avec des interventions comme l’initiative déposée par le canton de Zurich ou l’initiative parlementaire 16.484 « Assouplir les conditions encadrant le télétravail » du conseiller aux États Burkart, le camp bourgeois cherche insidieusement à vider de sa substance l’interdiction du travail dominical – dans le commerce de détail et dans d’autres branches encore. Sous le couvert fallacieux d’« assouplissements » ou de « gestion des crises », toujours plus professions seraient à l’avenir contraintes de travailler le dimanche – dans le commerce de détail ou en télétravail.</p><h3 class="heading--h5">Non-respect des décisions démocratiques</h3><p>Les auteurs de telles initiatives méconnaissent la réalité du terrain : bien des cantons ne font même pas usage des quatre ouvertures dominicales autorisées par la loi. Il n’y a donc pas de réel besoin – mais une course à la libéralisation pour des motifs purement idéologiques. Lors des scrutins cantonaux, la population s'est régulièrement opposée à l’extension des ouvertures dominicales. Même au Parlement fédéral, une intervention similaire glissée en 2021 dans la loi COVID-19 avait été balayée. Il s’ensuit qu’en plus d’être antisocial, le nouveau projet ne tient pas compte de la volonté populaire.</p><p>L’USS appelle aujourd’hui le Parlement à refuser en plénum l’initiative cantonale 23.325. Il ne faut pas sacrifier plus longtemps les préoccupations des travailleuses et travailleurs sur l’autel des intérêts économiques. Le dimanche doit rester un jour de congé, dans l’intérêt de la santé publique, des besoins de repos et d’une coexistence solidaire. L’USS et ses fédérations se battront de toutes leurs forces pour que le dimanche demeure un jour chômé.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10720</guid><pubDate>Thu, 19 Jun 2025 11:46:00 +0200</pubDate><title>La Banque nationale doit mener une politique monétaire plus active et accroître sa marge de manœuvre actuelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-banque-nationale-doit-mener-une-politique-monetaire-plus-active-et-accroitre-sa-marge-de-manoeuvre-actuelle</link><description>Réponse de l&#039;USS à la décision de politique monétaire de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’abaissement du taux directeur décidé aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) s’avère indispensable, au vu tant de l’appréciation du franc que du renchérissement négatif. Il ne suffira toutefois pas à stopper la hausse du franc. Sans surprise, la BNS est sous pression. Elle le doit notamment à sa politique monétaire des dernières années. La politique monétaire de la Suisse aurait besoin d’une refonte en profondeur.</p><p>Le franc s’est à nouveau apprécié ces dernières semaines, au grand dam de l’économie suisse. Dans sa politique de taux d’intérêt, la BNS peut basculer dans le territoire négatif, afin d’assouplir encore un peu plus sa politique monétaire. Sa marge de manœuvre à la baisse est cependant limitée.</p><p>À sa conférence de presse d’aujourd’hui, la BNS n’a guère parlé de changement de cours. Il en allait différemment autrefois. La BNS signalait toujours plus ou moins clairement aux acteurs du marché des devises le cours du franc qu’elle visait à maintenir. Une telle communication aurait déjà eu un effet stabilisateur, sans même obliger la BNS à adapter ses taux d’intérêt.</p><p>La situation actuelle montre que la politique monétaire suisse doit accroître sa marge de manœuvre. La BNS devrait à nouveau se faire une idée plus précise du cours du franc souhaitable pour l’économie suisse. Et communiquer ce cours au moins de manière indirecte et implicite, comme elle l’avait fait lors de l’envol du franc ayant suivi la crise financière. En outre, la Suisse aurait à nouveau besoin d’un peu plus de renchérissement. Des taux d’intérêt nominaux plus élevés conféreraient à la BNS une plus grande marge de manœuvre dans des situations difficiles, sans l’obliger à instaurer d’emblée des taux négatifs. La définition de la stabilité des prix autorise d’ailleurs une hausse annuelle des prix à la consommation de 2 %.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10683</guid><pubDate>Tue, 17 Jun 2025 10:37:55 +0200</pubDate><title>L’USS dénonce l’attaque frontale menée contre les bas revenus et la démocratie directe</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-denonce-lattaque-frontale-menee-contre-les-bas-revenus-et-la-democratie-directe</link><description>Du jamais vu : le Parlement vise à réduire les salaires par une loi fédérale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a décidé aujourd’hui d’interdire les salaires minimums cantonaux, en adoptant la modification de la loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application des conventions collectives de travail (LECCT, 24.096). Pour la première fois de l’histoire, il est prévu de réduire les salaires par le biais d’une loi fédérale. Les travailleuses et travailleurs percevant de bas salaires gagneraient encore moins. Si le Conseil des États adopte à son tour le projet, des décisions populaires prises démocratiquement se verraient vidées de leur substance. En outre, la participation de la population au niveau cantonal, un des acquis du fédéralisme, serait gravement limitée. Des instruments de lutte contre la sous-enchère salariale dont l’efficacité n’est plus à démontrer deviendraient caducs, dans les régions frontalières notamment. En cherchant à affaiblir la protection des salaires avant les scrutins imminents sur l’Europe, les employeurs jouent avec le feu et mettent en péril la fructueuse politique d’ouverture à l’UE assortie de garde-fous sociaux. L’Union syndicale suisse appelle le Conseil des États à stopper cette loi de baisse des salaires.</p><h3 class="heading--h5">Attaque contre les bas salaires, au mépris de la volonté populaire</h3><p>Dans des cantons comme Genève et Neuchâtel ou des villes comme Zurich et Winterthour, les citoyennes et citoyens ont décidé démocratiquement d’instaurer des salaires minimums. Ces derniers protègent de la pauvreté et renforcent le pouvoir d’achat, sans mettre en péril les emplois. Or ce sont précisément ces succès que le Parlement veut aujourd’hui gâcher. Les femmes travaillant dans l’hôtellerie-restauration, dans le commerce de détail, dans les salons de coiffure ou le nettoyage seraient particulièrement touchées. À Genève, une coiffeuse qualifiée et possédant de l’expérience professionnelle perdrait jusqu’à 250 francs par mois. Personne ne serait épargné, car la loi interdirait d’instaurer de nouveaux salaires minimums cantonaux, et donc la population de tous les cantons verrait ce droit populaire lui échapper.</p><h3 class="heading--h5">Affaiblissement de la démocratie et de la protection des salaires</h3><p>L’attaque menée contre les salaires minimums légaux constitue un dangereux précédent, en annulant des décisions prises en démocratie directe. La Constitution et le fédéralisme sont bafoués – uniquement pour que les employeurs puissent verser des salaires plus bas. Une telle manière d’agir est aussi problématique pour la politique européenne, car les salaires minimums cantonaux sont un instrument important de lutte contre la sous-enchère salariale, dans le cadre de la libre circulation des personnes. Avec la présente modification de loi, un pilier majeur de la protection des salaires disparaîtrait.</p><h3 class="heading--h5">La collectivité passe à la caisse – les employeurs réalisent des économies</h3><p>En cas de mise en œuvre du projet, des milliers de personnes qui travaillent se retrouver à gagner moins de 4000 francs. Il leur faudrait se débrouiller avec plusieurs centaines de francs en moins par mois. Beaucoup devraient faire appel à l’aide sociale – ce serait à la collectivité d’en assumer les coûts, tandis que les employeurs maximiseraient leurs profits.</p><p>Dans une lettre adressée au Parlement, les gouvernements cantonaux dénoncent un empiètement sur l’autonomie des cantons et le non-respect des décisions prises par les citoyennes et citoyens à l’échelon cantonal. Selon la Constitution fédérale, les cantons ont la compétence d’intervenir sur le terrain de la politique sociale – et donc de fixer des salaires minimums pour lutter contre la pauvreté. Le Tribunal fédéral a clairement confirmé cette compétence. Or la modification prévue de la LECCT vise précisément à restreindre cette politique sociale cantonale. Le Conseil des États, chargé de représenter les cantons, est par conséquent appelé à stopper ce projet pendant qu’il en est temps.</p><p>L’USS se battra de toutes ses forces contre cette loi sur les baisses de salaire. Quiconque travaille doit pouvoir vivre de son salaire.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/2/csm_maillard-salaires-minimum_cbb43d8024.webp" length="48950" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10677</guid><pubDate>Mon, 16 Jun 2025 09:41:19 +0200</pubDate><title>Deux tiers des apprenti-e-s se plaignent de troubles psychiques dus aux pressions subies</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/deux-tiers-des-apprenti-e-s-se-plaignent-de-troubles-psychiques-dus-aux-pressions-subies</link><description>Résultats inquiétants de la vaste enquête menée auprès des apprenti-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une enquête représentative réalisée par le centre de compétences en psychiatrie WorkMed auprès de 49 000 apprenti-e-s de toute la Suisse confirme les résultats alarmants de l’enquête que le syndicat Unia avait consacrée en 2024 aux jeunes en formation : beaucoup d’apprenti-e-s souffrent de troubles psychiques et manquent de soutien dans le système de formation professionnelle. L’Union syndicale suisse (USS) appelle à agir rapidement. La première grande étape consistant à rallonger les vacances pendant l’apprentissage – cinq semaines, c’est bien trop peu. Ce week-end, 95'000 apprenti-e-s et jeunes ont signé la pétition au Conseil fédéral « 8 semaines de vacances pendant l’apprentissage » (<a href="https://oui.8semaines.ch/signer">8-semaines.ch</a>). Leur souffrance est bien réelle, et la nécessité d’agir est évidente. Il faut revaloriser l’apprentissage – en reconnaissant davantage cette filière et en y introduisant plus de vacances.</p><h3 class="heading--h5">Près des deux tiers des apprenti-e-s souffrent de troubles psychiques</h3><p>61 % des participant-e-s à l’enquête ont indiqué avoir rencontré des problèmes psychiques pendant leur apprentissage. Concrètement, 60 % des apprenti-e-s interrogés relèvent que leurs conditions d’apprentissage ont déclenché ou aggravé leurs problèmes. La moitié de ces personnes – soit près de 30 % des apprenti-e-s interrogés – précisent que les problèmes subis les perturbent dans leur apprentissage. L’enquête est on ne peut plus claire : les souffrances psychiques constituent une raison essentielle des abandons en cours d’apprentissage.</p><h3 class="heading--h5">Deux soucis majeurs : les longues journées de travail et le manque de vacances</h3><p>63 % des apprenti-e-s signalent comme principaux soucis rencontrés leurs trop longues journées de travail, le manque de vacances et la peur du surmenage scolaire. Autre sujet de préoccupation, les entreprises formatrices se montrent peu compréhensives quand ils ou elles commettent des erreurs ou rencontrent des difficultés personnelles (60 %). Quant aux facteurs-clés de réussite de l’apprentissage ou aux bonnes raisons de recommander à d’autres jeunes leur entreprise formatrice, les apprenti-e-s citent fréquemment l’estime témoignée par une équipe prête à les soutenir (48 %) et une ambiance de travail agréable (25%).</p><h3 class="heading--h5">Un jeune sur cinq songe à interrompre son apprentissage</h3><p>Seuls 56 % des apprenti-e-s recommanderaient sans hésiter leur entreprise formatrice, 33 % ne le feraient que sous certaines conditions et une personne sur dix (11 %) ne veut pas en entendre parler. C’est dans les micro-entreprises que la proportion de jeunes tentés d’abandonner est la plus élevée. Les raisons les plus souvent invoquées en pareil cas comprennent des problèmes rencontrés avec leur formatrice ou formateur (63 %), l’impression d’être pris pour des incapables, le malaise ressenti dans l’équipe et l’absence d’émulation. Au total, plus d’un cinquième (22 %) des personnes interrogées envisageaient de résilier leur contrat d’apprentissage au moment de l’enquête.</p><h3 class="heading--h5">Manque de soutien dans le système de formation professionnelle</h3><p>Malgré le stress psychique rencontré, 78 % des apprenti-e-s concernés n’ont pas eu droit au moindre entretien ni dans leur entreprise formatrice, ni à l’école professionnelle. Seuls 8 % ont parlé soit à l’autorité de surveillance de l’apprentissage, soit à l’office cantonal de la formation professionnelle. De même, seuls 2 % des apprenti-e-s ont recouru aux offres de conseil de leur école professionnelle ou de leur entreprise formatrice. Dans ce contexte, les priorités aux yeux des jeunes sont la gratuité de l’offre (51 %), son caractère confidentiel (49 %) et la garantie de l’anonymat (41 %). Or les structures de soutien en mesure de satisfaire à ces exigences sont rarissimes en Suisse. Il serait d’autant plus important de faciliter l’accès des syndicats aux écoles professionnelles, afin qu’ils puissent aider les apprenti-e-s à faire valoir leurs droits et à tirer parti des possibilités existantes, mais aussi de développer rapidement l’activité de travail social dans les écoles professionnelles.</p><h3 class="heading--h5">Besoin urgent d’agir pour renforcer l’apprentissage</h3><p>L’apprentissage est un pilier central de l’économie suisse. Les apprenti-e-s d’aujourd’hui seront les spécialistes de demain. Un diplôme de formation professionnelle favorise la mobilité sociale et renforce l’économie suisse. Les investissements se concentrent toutefois jusqu’ici sur le marketing des métiers et sur l’image de l’apprentissage, plutôt que sur les jeunes en formation et sur des améliorations substantielles de leurs conditions de formation et de travail. Les fonds publics destinés à la formation professionnelle initiale sont modestes en comparaison des investissements réalisés dans les hautes écoles. Et pourtant la formation d’apprenti-e-s en vaut la peine pour les entreprises, qui réalisent un bénéfice net moyen supérieur à 3000 francs par contrat d’apprentissage et par année de formation.</p><p>Le constat de l’étude de WorkMed est clair : plus les apprenti-e-s obtiennent de soutien de la part de leurs maîtres d’apprentissage et du corps enseignant et plus l’ambiance est bonne au sein de l’entreprise et à l’école professionnelle, plus leurs problèmes psychiques se font rares –les progrès étant d’autant plus rapides et la productivité accrue.</p><p>Les milieux économiques, le monde politique et la société auraient donc tout intérêt à améliorer les conditions offertes aux jeunes apprenti-e-s.</p><h3 class="heading--h5">L’USS appelle à agir rapidement et à revaloriser l’apprentissage</h3><p>Cela implique aussi de donner des marques de reconnaissance et d’estime concrètes et tangibles aux apprenti-e-s, qui en font beaucoup et dont un grand nombre sont au bord de l’épuisement. 8 semaines de vacances constitueraient une première étape concrète pour renforcer l’apprentissage – afin qu’en Suisse, le modèle à succès de la formation professionnelle ait encore de beaux jours devant lui.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_keyvisual_4x3_FR_kl_276d994edd.webp" length="61214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10679</guid><pubDate>Sat, 14 Jun 2025 17:14:00 +0200</pubDate><title>Pas de retour en arrière : des dizaines de milliers de personnes dans la rue pour l&#039;égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pas-de-retour-en-arriere-des-dizaines-de-milliers-de-personnes-dans-la-rue-pour-legalite-greve-feministe</link><description>14. juin 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd'hui, dans plus de 25 villes et communes de Suisse, des dizaines de milliers de personnes manifestent pour l'égalité, contre la discrimination et pour la défense des droits des femmes. L'égalité est encore loin d'être atteinte en Suisse. L'Union syndicale suisse (USS) exige des progrès rapides en matière d'égalité salariale, de meilleurs salaires dans les branches où les femmes sont majoritaires et une meilleure protection contre le harcèlement au travail. L'appel à manifester ce 14 juin avait été lancé par des collectifs féministes, diverses organisations et les syndicats.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">L'égalité est encore loin d'être atteinte en Suisse.&nbsp;</h3><p>Les femmes gagnent en moyenne chaque mois 1'364 francs de moins que les hommes, soit une différence de salaire de 16,2 %. Parallèlement, les femmes effectuent nettement plus de travail non rémunéré. Dans les métiers à majorité de femmes, les salaires sont particulièrement bas : plus de la moitié des femmes gagnent moins de 4'200 francs par mois, un quart même moins de 2'500 francs. Même après un apprentissage, 40 % des femmes n'atteignent même pas 5'000 francs.</p><h3 class="heading--h4">Les obligations légales sont ignorées</h3><p>Malgré l'obligation légale, de nombreuses entreprises ne procèdent pas à des analyses sérieuses de l'égalité salariale. Une évaluation externe de mars 2025 le montre : plus de la moitié des entreprises ignorent l'obligation d'analyse ou fournissent des données insuffisantes. La loi sur l'égalité reste ainsi largement inefficace. C'est pourquoi l'USS demande des contrôles obligatoires, des sanctions en cas de non-respect et une obligation légale d'agir en cas d'inégalités salariales constatées.</p><h3 class="heading--h4">Assurer l'égalité aussi dans les entreprises actives au niveau mondial</h3><p>Les attaques politiques croissantes dans le monde entier contre l'égalité ont aussi des effets en Suisse. Des entreprises comme Roche, Novartis ou UBS ont réduit leurs programmes internes d'égalité. L'USS met en garde contre un démantèlement sous la pression de courants autoritaires et exige des signaux politiques et économiques clairs pour le maintien des objectifs de diversité et d'égalité.</p><h3 class="heading--h4">L'initiative sur les crèches est centrale pour l'égalité</h3><p>L'année prochaine, l'initiative sur les crèches sera soumise à votation. L'USS soutient la revendication d'un droit légal à une garde d'enfants abordable et de bonne qualité pour toutes et tous, jusqu'à la fin de l'école primaire. L'objectif est de plafonner à 10 % du revenu le cout de la garde des enfants, d'améliorer les conditions de travail dans le secteur et de permettre une vraie conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.</p><h3 class="heading--h4">Tolérance zéro pour le harcèlement sexuel</h3><p>Une étude représentative réalisée sur mandat du Seco montre que le harcèlement sexuel est une réalité. Une femme sur deux en victime sur son lieu de travail. La protection et la prévention sont insuffisantes. L'USS exige une politique de tolérance zéro dans toutes les entreprises ainsi que des mécanismes clairs de signalement et de sanction.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/d/csm_230419_FemStreik_Fondviolet_FR_48e6a2178e.webp" length="40076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10675</guid><pubDate>Fri, 13 Jun 2025 07:30:00 +0200</pubDate><title>Appel au Conseil fédéral : huit semaines de vacances pendant l’apprentissage !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/appel-au-conseil-federal-8-semaines-de-vacances-pendant-lapprentissage</link><description>Les apprenti-e-s lancent une campagne de revalorisation de l’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les apprenti-e-s en font beaucoup et manquent souvent de temps pour se reposer. Le stress fait partie de leur quotidien, et un contrat d’apprentissage sur quatre est résilié prématurément. Alors que les jeunes de leur âge fréquentant un gymnase ou une école de culture générale bénéficient de treize semaines de vacances, les apprenti-e-s doivent se contenter de cinq semaines par an pendant leur formation professionnelle de base. Cette différence de traitement est injuste. Des apprenti-e-s issus de plus d’une quinzaine de professions <a href="https://oui.8semaines.ch/lettre/?source=cp" target="_blank" rel="noreferrer">lancent un appel au Conseil fédéral</a>. Ils ou elles exigent que leur filière de formation soit reconnue à sa juste valeur, avec notamment l’octroi de huit semaines de vacances aux jeunes en apprentissage. Cette revendication bénéficie d’un large soutien : outre la présidente de l’association faîtière des enseignants alémaniques (LCH) Dagmar Rösler, un médaillé d’or aux championnats du monde des métiers, Yunus Ruff (automaticien CFC), a signé la lettre ouverte. L’apprentissage est un pilier central de la Suisse, qu’il est temps de revaloriser et de rendre plus attrayant à l’aide d’une mesure concrète.</p><p>Dans une lettre ouverte au Conseil fédéral, l’Alliance « 8 semaines de vacances pendant l’apprentissage » a lancé aujourd’hui une campagne nationale visant à renforcer la formation professionnelle. Des apprenti-e-s issus d’une bonne quinzaine de professions, mais aussi des organisations de jeunesse, des enseignant-e-s et des expert-e-s en formation réclament ensemble davantage de temps de repos et de reconnaissance, en l’occurrence huit semaines de vacances pour l’ensemble des apprenti-e-s. Peu avant les vacances d’été, les inégalités de traitement sont flagrantes : alors que les jeunes inscrits au gymnase ou à l’école de culture générale ont treize semaines de vacances, les apprenti-e-s doivent se contenter de cinq. C’est bien trop peu – et c’est aussi une des raisons pour lesquelles toujours moins de jeunes optent pour un apprentissage.</p><p><a href="https://oui.8semaines.ch/lettre/?source=cp" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Signer l'appel</a><br>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Crise de l’apprentissage</strong></h3><p>L’apprentissage est souvent qualifié de voie royale et notre système de formation dual est considéré comme le modèle à succès de la Suisse, la perméabilité, la mobilité sociale et le faible taux de chômage des jeunes faisant partie de ses atouts. L’apprentissage s’avère en outre particulièrement efficace. Les entreprises formatrices profitent elles aussi sur le plan financier de leurs apprenti-e-s, en réalisant un bénéfice annuel net de 3000 francs en moyenne par contrat d’apprentissage. De nombreuses branches et entreprises sont ainsi tributaires de leurs apprenti-e-s et des spécialistes qu’elles formeront par la suite.</p><p>Or comme le montre une récente enquête du syndicat Unia, plus de la moitié des apprenti-e-s souffrent de stress, et un contrat d’apprentissage sur quatre est résilié prématurément. L’apprentissage risque toujours plus d’entrer en crise. La Suisse a besoin de spécialistes bien formés – ce qui suppose une formation attrayante. Depuis des années, il est question de la revalorisation nécessaire de l’apprentissage. Or aucune mesure concrète, aux résultats tangibles n’a été prise à ce jour. Il est donc temps d’agir dans ce sens, en accordant huit semaines de vacances à l’ensemble des apprenti-e-s. La mise en place de trois semaines de vacances supplémentaire ne pose aucun problème organisationnel, tout en apportant aux jeunes qui en bénéficieraient un réel soulagement et une précieuse reconnaissance.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Lettre ouverte au Conseil fédéral, sous forme de pétition</strong></h3><p>La lettre ouverte a pour signataires des apprenti-e-s et des maîtres d’apprentissage, des enseignant-e-s, des organisations de la jeunesse et des expert-e-s en formation. Les hyperliens ci-dessous vous donneront accès à la liste complète des premiers signataires et à la Plateforme de l’Alliance, avec la lettre ouverte au Conseil fédéral : <a href="https://oui.8semaines.ch/lettre/?source=cp" target="_blank" rel="noreferrer">8semaines.ch</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_keyvisual_4x3_FR_kl_276d994edd.webp" length="61214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10672</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2025 12:08:17 +0200</pubDate><title>Victoire d&#039;étape importante pour un financement solide de la 13e rente AVS </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/victoire-detape-importante-pour-un-financement-solide-de-la-13e-rente-avs</link><description>Le Conseil des Etats prend ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse salue les décisions claires du Conseil des Etats en faveur d'un financement solide et ménageant le pouvoir d'achat de la 13e rente AVS.</p><p>Avec les décisions prises aujourd'hui, le Conseil des Etats garantit le besoin de financement à moyen terme de l'AVS de manière solidaire et en ménageant le pouvoir d'achat. Il faut s'en féliciter. Affaiblir l'AVS peu à peu – et viser ainsi le relèvement de l'âge de la retraite que le peuple a clairement rejeté – n'est pas la solution. L'Union syndicale suisse (USS) s'engagera pour que la décision d'aujourd'hui soit suivie au Conseil national.&nbsp;</p><p>Au lieu de l'augmentation insuffisante et unilatérale de la TVA proposée par le Conseil fédéral, le Conseil des Etats se prononce pour un financement mixte solide, solidaire et ménageant le pouvoir d'achat, en plusieurs étapes. Le financement partiel par les cotisations salariales est justifié car il assure un équilibre social. L'augmentation des cotisations salariales ne sera guère perceptible pour la population.</p><p>La décision claire de rejeter la réduction de la contribution fédérale à l'AVS proposée par le Conseil fédéral revêt également une importance particulière. C'est aussi un signal clair adressé au Conseil fédéral, qui souhaite économiser sur l'AVS dans le cadre du paquet d'allègement budgétaire. La Confédération ne peut pas se soustraire à ses responsabilités. C'est également décisif du point de vue de la répartition des richesses. En effet, par le biais de la contribution fédérale, les bénéficiaires de dividendes et le secteur financier participent au financement de l'AVS.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10669</guid><pubDate>Wed, 11 Jun 2025 15:06:01 +0200</pubDate><title>Manifestations et rassemblements dans toute la Suisse le 14 juin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/manifestations-et-rassemblements-dans-toute-la-suisse-le-14-juin-2025</link><description>Ensemble pour l’égalité : Pas de retour en arrière !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ce samedi 14 juin, des rassemblements et des manifestations sont prévus dans 25 villes et communes dans toute la Suisse. En effet, l’égalité est encore loin d’être atteinte : les femmes gagnent en moyenne 1’364 francs de moins que les hommes, les professions comptant une importante proportion de femmes continuent d’être moins bien payées et une femme sur deux est victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail. Au niveau international, un renouveau de la droite conservatrice conduit à des attaques frontales contre des droits acquis de haute lutte. Au lieu de progrès, ce sont des reculs massifs qui menacent.&nbsp;</p><p>C’est pourquoi diverses organisations et collectifs féministes se mobilisent à nouveau cette année le 14 juin. L'Union syndicale suisse appelle à participer aux manifestations et demande aux employeurs et aux responsables politiques de prendre des mesures efficaces pour que l'égalité soit enfin réalisée (<a href="https://www.14juin.ch/appel/" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">lire l'appel complet</a>)</p><h3><strong>Les revendications centrale des syndicats</strong></h3><ul><li><strong>Lutte contre les discriminations salariales :</strong> les analyses de l'égalité salariale menées jusqu'à présent ayant échoué, il faut maintenant des contrôles obligatoires et des amendes pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires ou qui pratiquent de la discrimination.</li><li><strong>Augmentation des bas salaires :</strong> il faut améliorer les salaires dans les professions à majorité de femmes, et un salaire mensuel d'au moins 5 000 francs pour les personnes ayant effectué un apprentissage.</li><li><strong>Stop à la régression au plan international :</strong> il faut mettre fin au démantèlement, suite à l’évolution politique aux États-Unis, des programmes pour l’égalité des chances appliqués par des entreprises actives au niveau mondial.</li><li><strong>Accueil des enfants :</strong> les crèches doivent, comme l'école, devenir un service public universel.</li><li><strong>Combattre le harcèlement sexuel au travail :</strong> il est urgent de mettre en œuvre une politique contraignante de tolérance zéro.</li></ul><h3><strong>Aperçu des manifestations prévues (sélection)</strong></h3><p>Nous vous présentons un aperçu des manifestations prévue avec tous les détails et les autres événements ainsi que l'appel complet à manifester sur <a href="https://www.14juin.ch/" target="_blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>&nbsp;<br>&nbsp;</p><p><a href="https://www.14juin.ch/#programme" target="_blank" class="button button--red" rel="noreferrer">Voir le programme complet de toute la Suisse</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_14juni-14juin-sgb_88981dafc1.webp" length="18066" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10662</guid><pubDate>Fri, 06 Jun 2025 11:33:09 +0200</pubDate><title>Contrôle des salaires insuffisant dans de nombreux cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/controle-des-salaires-insuffisant-dans-de-nombreux-cantons</link><description>Rapport sur les mesures d&#039;accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une protection salariale forte est un enjeu important pour les travailleuses et travailleurs. C’est ce que montre le rapport publié aujourd’hui par le SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes (Rapport FlaM). Partout où des contrôles ont lieu, des infractions sont découvertes. La protection des salaires reste hélas lacunaire. En effet, de nombreux cantons ne mettent pas correctement en œuvre les mesures d’accompagnement prévues. Il incombe aux cantons d’effectuer davantage de contrôles et d’édicter des salaires minimums impératifs, en cas de sous-enchère répétée aux salaires usuels.</p><p>En 2024, les contrôleuses et contrôleurs ont vérifié près de 140 000 salaires pratiqués par des employeurs suisses ou par des entreprises étrangères détachant du personnel en Suisse. Des salaires trop bas ou une indépendance fictive ont été découverts dans près d’une entreprise sur cinq. Dans les branches possédant des conventions collectives de travail (CCT) avec des salaires minimums clairement définis, 31 % des entreprises contrôlées versent même des salaires insuffisants. En ce qui concerne les branches dépourvues de CCT déclarée de force obligatoire (CCT étendue) ou de contrat-type de travail (CTT), certains cantons ont fixé des critères trop bas pour les salaires usuels dans la localité ou la branche. Avec pour résultat que même des employeurs pratiquant la sous-enchère salariale passent au travers des contrôles.</p><h3 class="heading--h5">Les employeurs suisses fautifs refusent de verser des salaires corrects</h3><p>Dans les branches dotées d’une CCT étendue ou d’un CTT, les employeurs fautifs sont sanctionnés et le salaire manquant doit être versé rétroactivement. Dans les autres branches, les employeurs versant des salaires trop bas sont seulement invités lors de « procédures de conciliation » à adapter leurs rémunérations. Neuf entreprises de détachement sur dix ne payant pas assez ajustent leurs salaires. Cependant, seul un employeur suisse fautif sur deux le fait, l’autre moitié refusant de verser des salaires corrects.</p><h3 class="heading--h5">Les cantons n’en font pas assez dans la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</h3><p>La loi est claire : en cas de sous-enchère salariale répétée, un CTT prévoyant des salaires minimums doit être édicté ou il faut déclarer de force obligatoire la CCT en vigueur. Or il est rarissime que de telles mesures soient adoptées, alors même que des salaires trop bas sont découverts à de nombreuses reprises dans tous les cantons et que bien souvent, les procédures de conciliation menées avec les employeurs se soldent par des échecs.</p><p>Les principales exceptions à la règle sont le Tessin et Genève. En 2024 aussi, ces deux cantons ont consciencieusement mis en œuvre les mesures d’accompagnement. Des contrôles ont régulièrement lieu – tout employeur établi au Tessin et n’étant pas soumis à une CCT étendue ou à un CTT est contrôlé tous les quatre ans en moyenne, les contrôles ayant lieu à Genève tous les dix ans. Ces deux cantons édictent en outre des salaires minimums par voie de CTT, s’ils constatent des cas de sous-enchère salariale répétée. Sur les 25&nbsp;CTT en place prévoyant des salaires minimums, 19 proviennent du Tessin ou de Genève.</p><p>La plupart des cantons font beaucoup moins de contrôles. En moyenne, les employeurs suisses n’étant pas soumis à une CCT étendue ou à un CTT sont contrôlés tous les 26 ans. En plus, la plupart des autres cantons refusent d’édicter des salaires minimums, alors même qu’ils constatent régulièrement des cas de sous-enchère abusive et que les procédures de conciliation échouent fréquemment. Parmi les cantons dont l’activité de contrôle s’approche de la moyenne et qui, bien qu’ils constatent de nombreuses infractions, ne prennent guère de mesures, il convient de citer Zurich, les deux Bâle, l’Argovie ou Fribourg.</p><p>La situation est pire encore dans les cantons n’effectuant que peu de contrôles et dont les taux d’infraction étonnamment faibles montrent qu’ils se contentent de critères minimalistes en matière de sous-enchère salariale. À l’instar de Zoug, du Valais, de Berne, de Soleure et de la Thurgovie, où les employeurs suisses ne font l’objet de contrôles que tous les 158, 150, 60, 56 ou 45 ans.</p><h3 class="heading--h5">Les mesures d’accompagnement doivent être mises en œuvre partout</h3><p>Comme le montre le rapport, les mesures d’accompagnement revêtent une grande importance et tout affaiblissement de la protection des salaires serait fatal. Trop d’employeurs ne respectent pas les salaires usuels dans la localité et la branche. Les cantons ont le devoir d’en faire davantage. Les mesures d’accompagnement doivent faire l’objet d’une mise en œuvre systématique :</p><ul><li>Là où les contrôles sont rares, il faut en faire davantage.</li><li>Il faut en finir avec la sous-enchère dans la définition des salaires usuels dans la localité ou la branche.</li><li>En cas de sous-enchère salariale répétée, des salaires minimums doivent être édictés, comme le prévoit la loi.</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_Bauarbeiter-in-Halle-Protesthaltung_AntonioRecena-photocase_7f25818a14.webp" length="178286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10660</guid><pubDate>Wed, 04 Jun 2025 11:39:02 +0200</pubDate><title>Les femmes assument toujours la majorité du travail non rémunéré</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/frauen-uebernehmen-immer-noch-die-mehrheit-der-unbezahlten-arbeit</link><description>Office fédéral de la statistique : Travail non rémunéré 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les données de l'enquête suisse sur la population active (ESPA) publiées aujourd'hui par l'Office fédéral de la statistique (OFS) montrent que les femmes continuent de consacrer 60 % de leur temps de travail total à des heures de travail non rémunérées. Conséquences pour elles : elles gagnent moins et s'exposent à un risque de pauvreté accru avec des rentes plus faibles une fois à la retraite.</p><p>En 2024, les femmes ont consacré plus d'heures par semaine à du travail rémunéré et non rémunéré que les hommes : 54,3 heures pour ceux-ci et 57,2 heures pour elles. Elles assument toutefois une part nettement plus importante du travail non rémunéré. En moyenne, elles consacrent 61 % de leur temps de travail à du travail non rémunéré, la part de ce dernier chez les hommes n’étant que de 42 %.</p><h3 class="heading--h5">Des conséquences négatives pour les femmes ayant des enfants</h3><p>Cette répartition inégale est particulièrement marquée dans les couples qui ont des enfants en bas âge. Au sein des couples qui ont au moins un enfant de moins de 7 ans, les femmes consacrent en moyenne 63,1 heures aux tâches domestiques et familiales, contre 39,8 heures pour les pères. Les femmes investissent donc plus des trois quarts de leurs heures de travail dans des tâches non rémunérées, alors que pour les hommes, celles-ci représentent la moitié de leur temps de travail hebdomadaire total.</p><p>Les dernières données de l'ESPA confirment ainsi les résultats d'autres études : à l'arrivée d'un enfant, beaucoup de femmes réduisent leur activité professionnelle pour se charger de la plus grande partie des tâches domestiques et familiales. Cette répartition des tâches pèse non seulement sur le revenu, mais aussi sur les perspectives de carrière des femmes. La difficulté de concilier vie professionnelle et vie familiale avec des enfants en bas âge, qui résulte également de l'insuffisance et du coût excessif des places d'accueil des enfants et d'horaires de travail peu favorables à la famille, conduit les jeunes mères à sortir du marché du travail ou à réduire considérablement leur taux d'activité.</p><p>Même si les hommes consacrent de plus en plus de temps à du travail non rémunéré à la maison et pour la famille au fil des années, la répartition inégale du temps de travail au sein des couples reste un important défi pour les femmes. À long terme, cela impacte leur progression professionnelle, renforce les différences de revenus entre hommes et femmes et expose ces dernières à un risque accru de pauvreté, avec de faibles rentes une fois à la retraite.</p><h3 class="heading--h5">Une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale est nécessaire</h3><p>Le travail non rémunéré (de care, soit de soins et d’assistance) est un pilier important de la société et de l'économie. L'USS demande des mesures efficaces pour favoriser sa répartition plus équitable entre les sexes. À cet effet, nous demandons une meilleure prévisibilité des horaires de travail et des plannings communiqués longtemps à l’avance, afin de mieux pouvoir concilier vie professionnelle et vie privée. À l'avenir, il n'y aura pas d'autre solution que de développer l'accueil des enfants en tant que service public. L'État doit veiller à ce qu'il y ait suffisamment de places de crèche et de services d'accueil extrafamilial dans tout le pays.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10657</guid><pubDate>Tue, 03 Jun 2025 10:46:11 +0200</pubDate><title>Non aux faux indépendants – le Conseil national tranche en faveur de la protection des travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-aux-faux-independants-le-conseil-national-tranche-en-faveur-de-la-protection-des-travailleurs</link><description>Coup d’arrêt à l’ubérisation du marché du travail – l’heure est à de meilleures mesures de protection</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national s’est prononcé aujourd’hui : l’initiative parlementaire visant à contourner le droit des assurances sociales a échoué. La protection des travailleuses et travailleurs est donc maintenue – y compris contre la menace croissance due aux faux indépendant-e-s. L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de cette décision. Non sans exiger des mesures supplémentaires destinées à renforcer la protection des travailleuses et travailleurs et à faire systématiquement respecter leurs droits.</p><p>L’initiative parlementaire enterrée aujourd’hui par le Conseil national aurait conduit à considérer comme indépendantes, sur la base d’accords à la formulation trompeuse, des personnes exerçant de fait une activité salariée. Ce dangereux précédent aurait abouti à une multiplication des faux indépendant-e-s privés de droits en matière de sécurité sociale et de conditions de travail réglementées, ouvrant toute grande la porte à l’exploitation et à la sous-enchère salariale. La décision finale du Conseil national sur cette intervention parlementaire est une victoire de la raison – et surtout une victoire des travailleuses et travailleurs.</p><h3 class="heading--h5">La sécurité juridique doit primer sur les astuces contractuelles</h3><p>L’USS s’était d’emblée opposée avec véhémence au projet, au sein d’une vaste alliance formée avec d’autres syndicats, les associations patronales, les cantons, les organes d’exécution et le Conseil fédéral. Car la pratique actuelle distinguant entre travail indépendant et activité salariée a fait ses preuves. Elle protège les travailleurs sur la base de critères objectifs, comme l’existence d’un lien de subordination, la dépendance économique et l’intégration dans une organisation de travail, plutôt que sur de simples partis pris formels d’un contrat. L’initiative rejetée aujourd’hui aurait sapé ces principes et permis aux employeurs de se soustraire à leur responsabilité sociale, aux dépens des travailleurs et des collectivités publiques.</p><h3 class="heading--h5">L’heure est au respect rigoureux ainsi qu’à l’extension de la protection des travailleurs</h3><p>La décision du Conseil national est une victoire d’étape certes importante, mais loin d’être suffisante. Le problème des faux indépendants gagne en effet du terrain, dans l’économie de plateforme comme dans les emplois précaires du secteur des services ou dans les chaînes de sous-traitance reposant sur la division du travail. Or quiconque travaille mérite d’être protégé, indépendamment du modèle d’affaires de son employeur. L’USS s’engagera dès lors pour le renforcement de la protection des travailleuses et travailleurs et exige des améliorations légales ciblées :</p><p>• <strong>Présomption d’activité salariée pour le travail de plateforme</strong> : quiconque exerce une activité salariée ne doit pas avoir à prouver l’existence de rapports de travail – ce doit être à l’entreprise d’apporter la preuve de sa prétendue indépendance.<br>• <strong>Exercice collectif du droit à une décision en constatation</strong> : les syndicats devraient être habilités à faire trancher de manière contraignante, pour des groupes entiers de travailleurs, la question de la relation de travail – par analogie à la pratique établie en droit des migrations.<br>• <strong>Responsabilité des sous-traitants</strong> : les grands donneurs d’ordre doivent porter la responsabilité du respect des droits sociaux et du droit du travail tout au long de la chaîne de sous-traitance – comme c’est déjà en partie le cas aujourd’hui dans la législation sur les travailleurs détachés.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/7/csm_Lieferdienst_Bringdienst_Maske_iSt-ArtMarie_538237698a.webp" length="103210" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10648</guid><pubDate>Tue, 27 May 2025 09:30:00 +0200</pubDate><title>L&#039;USS s&#039;oppose à l&#039;attaque contre les bas salaires et la démocratie</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-soppose-a-lattaque-contre-les-bas-salaires-et-la-democratie-salaires-mimums</link><description>Sans précédent : le Parlement veut baisser les salaires par la loi (motion Ettlin)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec la mise en œuvre de la motion Ettlin (24.096), le Parlement veut, pour la première fois dans l'histoire, réduire les salaires par voie législative, au détriment de milliers de travailleuses et travailleurs dans les branches à bas salaires. Ce projet non seulement mettrait fin aux salaires minimaux cantonaux décidés par voie de démocratie directe, mais affaiblirait également la protection salariale liée à la libre circulation des personnes avec l'UE. L'Union syndicale suisse (USS) combattra par tous les moyens cette loi de baisse des salaires si elle est acceptée par le Parlement.</p><h3 class="heading--h5">Une attaque frontale contre les bas revenus et la volonté populaire</h3><p>À Genève et à Neuchâtel, les électeurs ont introduit des salaires minimaux lors de votations populaires. Ceux-ci ont produit leurs effets : des milliers de travailleuses et travailleurs, en particulier des femmes, touchent depuis des salaires plus élevés, sans que le chômage n’ait augmenté. Des salaires minimaux ont également été adoptés à Zurich, Winterthour et Lucerne. Et les études scientifiques montrent clairement que les salaires minimaux protègent contre la pauvreté, renforcent le pouvoir d'achat et ne mettent pas en danger les emplois.</p><p>Mais ces acquis sont aujourd'hui menacés. À l'avenir, les conventions collectives de travail (CCT) prévoyant des salaires inférieurs aux salaires minimaux cantonaux permettraient de déroger à ces derniers. «&nbsp;Pour la première fois dans l'histoire de la Suisse, le Parlement, à la demande d’organisations patronales, envisage de réduire les revenus de milliers de salarié-e-s en Suisse par le biais d'une loi fédérale et de détériorer par là la protection des salaires&nbsp;», explique Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS.</p><p>Cela signifierait moins d’argent à la fin du mois, malgré le oui du peuple, notamment pour les employé-e-s de l'hôtellerie-restauration, du commerce de détail ou des salons de coiffure. Vania Alleva, vice-présidente de l'USS et présidente d'Unia, précise&nbsp;: «&nbsp;À Genève, une coiffeuse qualifiée avec trois ans ou plus d'expérience professionnelle perdrait jusqu'à 250 francs par mois. Une employée semi-qualifiée dans le nettoyage textile perdrait même plus de 350 francs. Et dans l'hôtellerie-restauration, une employée titulaire d'un certificat fédéral de capacité verrait son salaire baisser de plus de 200 francs. C'est scandaleux&nbsp;!&nbsp;»</p><h3 class="heading--h5">Attaque contre la démocratie directe et la protection des salaires</h3><p>L'USS condamne cette attaque contre la démocratie directe : les décisions populaires sont contournées a posteriori, ce qui crée un dangereux précédent. Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, constate&nbsp;: «&nbsp;Le fédéralisme, c'est laisser les décisions se prendre au niveau le plus proche des citoyen-ne-s. Cette loi bafouerait notre Constitution et ses principes fondamentaux. Et pour quoi faire&nbsp;? Pour réduire les salaires des coiffeuses ou des employé-e-s de la restauration.&nbsp;»</p><p>Le projet est tout aussi explosif au vu du contexte de la politique européenne&nbsp;: les salaires minimaux cantonaux sont un instrument important pour empêcher le dumping salarial dans le cadre de la libre circulation des personnes avec l'UE. Si cet instrument disparaît, la Suisse perdra une mesure de protection efficace.</p><h3 class="heading--h5">Conséquences désastreuses pour les personnes concernées</h3><p>En 2014, les opposants à un salaire minimum national ont fait valoir qu'il n'était pas possible de payer le même salaire minimum à Zurich qu'au Tessin. C'est précisément pour cette raison que les cantons ont élaboré leurs propres solutions, adaptées au coût de la vie local. Ces salaires minimaux cantonaux fonctionnent sans problème. Leur suppression serait une attaque frontale contre des modèles fédéralistes qui ont fait leurs preuves. Pour Matteo Antonini, président de syndicom, une chose est claire&nbsp;: «&nbsp;Cette modification de la loi priverait les électrices et électeurs des cantons de la possibilité de fixer des salaires minimaux adaptés aux conditions locales. Il faut empêcher ce dangereux précédent&nbsp;».</p><p>Si le Parlement adopte le projet de loi, des milliers de travailleuses et travailleurs au salaire minimum perdront un revenu leur permettant de subvenir à leurs besoins. Beaucoup dépendraient alors des prestations complémentaires ou de l'aide sociale&nbsp;– la collectivité paierait la note, tandis que les employeurs verseraient moins de salaires et réaliseraient des profits plus élevés.</p><p>L'USS combattra de toutes ses forces ce projet antisocial et antidémocratique. Les gens qui travaillent doivent pouvoir vivre de leur salaire.</p><p><span style="font-family:&quot;NimbusSanNovMed&quot;,serif;font-size:11.0pt;"></span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10646</guid><pubDate>Fri, 23 May 2025 17:38:17 +0200</pubDate><title>Coupes claires dans les rentes de veuves au lieu de mesures pour l&#039;égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/coupes-claires-dans-les-rentes-de-veuves-au-lieu-de-mesures-pour-legalite</link><description>La Commission du Conseil national refuse toute modernisation et décide de réduire drastiquement les rentes AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission sociale du Conseil national a décidé en première lecture de réduire de manière problématique les rentes de veuves. Au lieu d'adapter les rentes de survivant-e-s de l'AVS à l'évolution de la société et des structures familiales, la majorité de la commission mise sur des mesures de démantèlement sévères : elle continue de refuser aux parents non mariés une protection minimale en cas de veuvage. Même les rentes en cours ne seront pas protégées, bien que la situation des bénéficiaires n'ait pas changé. Une suppression ou réduction des rentes en cours est inacceptable pour l’Union syndicale suisse (USS). Elles entraîneraient en effet une grande insécurité, juridique comme matérielle, pour les femmes concernées. La suppression des rentes en cours est également contraire à l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Les juges avaient explicitement stipulé que la Suisse ne pouvait pas se prévaloir de cet arrêt pour réduire ou supprimer les rentes des femmes concernées.</p><p>Une fois de plus, ce sont principalement les femmes qui assument la responsabilité principale de l'éducation et de la prise en charge des enfants et des proches qui font les frais des décisions actuelles. L'USS s'engagera avec détermination pour qu'elles soient corrigées. En effet, les parents avec des enfants ont besoin d'une protection sociale particulière en cas de veuvage. L'USS reste convaincue que les prestations dans ce type de cas doivent être indépendantes du sexe et de l'état civil et que des mesures plus généreuses sont nécessaires pour les personnes plus âgées et menacées de pauvreté.</p><p>L'USS s'engage fermement en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes, y compris en matière de rentes de survivants. Ces prestationss sont particulièrement importantes pour les femmes : &nbsp;depuis 50 ans, la proportion de femmes veuves est constante, à 70 %. Une mesure d'économie ne peut et ne doit donc pas être présentée comme un progrès en matière d'égalité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10642</guid><pubDate>Wed, 21 May 2025 11:30:07 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre de l&#039;initiative sur les soins infirmiers : le message du Conseil fédéral est insuffisant</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-de-linitiative-sur-les-soins-infirmiers-le-message-du-conseil-federal-est-insuffisant</link><description>Communiqué de presse commun de ASI, SSP, Unia, SCIV, Syna, USS et Travail.Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de trois ans et demi se sont écoulés depuis que l'initiative sur les soins infirmiers a été très clairement acceptée dans les urnes. Aujourd’hui, le Conseil fédéral présente enfin son message sur sa mise en œuvre. Les fédérations et les syndicats du personnel de santé saluent certes les objectifs visés, mais l'application concrète doit entièrement rester entre les mains du Conseil fédéral, qui ne prévoit pas un seul franc supplémentaire à cet effet ! Notre conclusion : insuffisant.</p><p>Cela fait des années que le personnel soignant des EMS, des hôpitaux et des soins à domicile est au bout du rouleau. Il est chroniquement surchargé et mal traité. Les temps de repos sont constamment interrompus, les tableaux de service sont constamment modifiés et les salaires restent trop bas. C’est pourquoi de nombreux employé-e-s continuent de quitter la profession après quelques années seulement. Or c’est précisément le contraire qui devrait se produire ! Car on sait qu'il existe pour les années à venir un besoin supplémentaire de dizaines de milliers de soignant-e-s. D'où le oui massif de la population à l'initiative sur les soins infirmiers et, par conséquent, l'urgence de mettre en œuvre cette initiative le plus rapidement et le plus largement possible.</p><p>Or, c'est le contraire qui s'est produit jusqu'à ce jour : la « 1ère étape » de la mise en œuvre est un mini-train de mesures qui, de plus – selon le canton – ne démarre que difficilement dans les bons cas et est complètement vidé de sa substance par les cantons eux-mêmes dans les mauvais cas. La « 2e étape », à savoir l'amélioration concrète de la situation à travers la nouvelle « loi fédérale sur les conditions de travail dans le domaine des soins infirmiers (LCTSI) », n’en est que plus importante. Le Conseil fédéral a enfin présenté son message sur cette loi. Malheureusement, celui-ci n'arrive pas seulement trop tard, il est également insuffisant et même contre-productif sur certains points.</p><p>Certes, les fédérations et les syndicats du personnel de la santé saluent évidemment l'objectif d'amélioration des conditions de travail dans les domaines concrets prévus, comme la réduction de la durée maximale et normale du travail, la compensation des heures supplémentaires, le travail de nuit et du dimanche, ainsi que les prescriptions plus strictes relatives aux tableaux de service. Le message est toutefois très problématique pour la mise en œuvre de ces objectifs. En effet, premièrement, la quasi-totalité des nouvelles directives doivent être mises en vigueur (ou non) par voie d'ordonnance, c'est-à-dire dans le cadre des compétences du Conseil fédéral et non du Parlement. Et deuxièmement, ce qui est encore plus grave, absolument aucun moyen financier supplémentaire n'est prévu dans ce but. Or il va de soi que « si l’on n’ajoute pas de la farine, on n’obtiendra pas un gâteau plus grand ». Pour l’actuel personnel soignant, une mise en œuvre « neutre en termes de coûts » de la LCTSI serait même très contre-productive. Au lieu d'une amélioration des conditions de travail, on assisterait à une nouvelle intensification du travail et à une augmentation du stress.</p><p>La nouvelle LCTSI pourrait en outre même entraîner une détérioration de la dotation en personnel dans les entreprises et les organisations de soins de santé et de soins de longue durée, car le Conseil fédéral entend renoncer à toute disposition dans ce domaine. Et ce, bien que l'introduction de prescriptions minimales en matière de dotation en personnel ait été l'une des principales revendications de l'initiative sur les soins infirmiers.</p><p>Alors qu’il renonce à des améliorations dans les domaines cités, le Conseil fédéral prévoit même délibérément une détérioration dans le domaine de la « hiérarchie des normes ». Avec la version de la LCTSI désormais adoptée, il serait en effet même possible à l'avenir, par le biais de conventions collectives de travail, de s'écarter vers le bas des prescriptions améliorées de la nouvelle loi fédérale. Ce mécanisme révèle un dédain à l’égard du personnel soignant : il serait en effet absurde de créer, dans le cadre d'une nouvelle loi, un mécanisme permettant de revenir immédiatement sur les améliorations justement visées par cette loi.</p><p>Il appartient désormais au Parlement de tenir compte des problèmes réels et du résultat de la votation, pour œuvrer de manière responsable à l'amélioration de la LCTSI. Pour le maintien de la qualité des soins, il faut notamment poser les bases d'un financement supplémentaire à long terme et fiable. Sinon, tous les débats sont pour la galerie et le non-respect de l'article constitutionnel 117b (initiative sur les soins infirmiers) perdurerait.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_Krankenhaus_Spita_Gang_Korridor_Betti_Pflegeperson_iStockk-sudok1_fc0347b8c2.webp" length="77338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10637</guid><pubDate>Thu, 15 May 2025 12:08:15 +0200</pubDate><title>AVS 2030 : Le Conseil fédéral envisage une nouvelle attaque contre les rentes AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-2030-le-conseil-federal-envisage-une-nouvelle-attaque-contre-les-rentes-avs</link><description>Reconnaissance du refus catégorique de l&#039;augmentation de l&#039;âge de la retraite, mais aucune solution aux problèmes concrets</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">L’AVS reste le principal pilier de prévoyance pour une grande majorité de la population. Grâce à la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS, les rentes vont augmenter pour la première fois depuis des décennies. Or malgré cette avancée sociale, beaucoup de gens continuent de toucher une rente AVS inférieure à 2000&nbsp;francs par mois. Et dans le contexte actuel marqué par des taux d’intérêt bas et le risque de réintroduction de taux négatifs, les perspectives des rentes des caisses de pensions demeurent instables. En outre, le problème des lacunes de cotisations à l’AVS se fait toujours plus sentir, et peut représenter pour bon nombre de personens jusqu’à 200&nbsp;francs de rente AVS en moins par mois, et cela jusqu’à la fin de la vie.</span></p><p><span lang="FR-CH">Au vu de ce qui précède, les mandats d’examen donnés par le Conseil fédéral à l’administration en vue de la prochaine réforme de l’AVS sont insuffisants. Le Conseil fédéral a certes renoncé à examiner un relèvement général de l’âge de la retraite. Ce faisant, il reconnaît et respecte la volonté on ne peut plus claire des citoyennes et citoyens qui, l’an passé, ont refusé à 75&nbsp;% des voix une telle idée.&nbsp;Cette orientation était essentielle aux yeux de l’Union syndicale suisse (USS). Il est d’autant plus regrettable que le Conseil fédéral ne propose par ailleurs que des mesures allant dans le sens d’un allongement de la vie professionnelle. Les problèmes concrets des travailleuses et travailleurs sont purement et simplement ignorés&nbsp;: le Conseil fédéral renonce à introduire des augmentations de rentes pour les bas revenus, alors même qu’il y a un an encore le patronat et tous les partis bourgeois s’y étaient déclarés favorables. À la place, le Conseil fédéral parle même de suspendre la compensation du renchérissement dans l’AVS, et donc de réduire encore plus le pouvoir d’achat des personnes ne disposant à la retraite que d’une faible rente AVS. L’USS combattra résolument cette nouvelle attaque contre l’AVS.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS en est convaincue&nbsp;: ce n’est qu’à condition d’élargir les travaux prévus au-delà de la pure question du financement qu’une révision de l’AVS porteuse d’avenir aboutira. Les travailleuses et travailleurs ont besoin de réponses aux rentes trop basses après une vie de travail. Il leur faut des mesures efficaces pour prévenir et combler les lacunes de cotisations. Enfin, l’heure est à une AVS au financement solide, qui n’accorde pas de privilèges aux bénéficiaires de dividendes alors que les personnes retraitées voient le revenu tiré de leurs rentes diminuer au fil des ans.</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10633</guid><pubDate>Wed, 14 May 2025 16:13:01 +0200</pubDate><title>La stabilité de l&#039;approvisionnement électrique sont menacés </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-stabilite-de-lapprovisionnement-electrique-sont-menaces</link><description>Décisions du Conseil fédéral concernant les accords avec l&#039;UE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une bonne collaboration cadrée entre la Suisse et l'Union européenne (UE) est encore plus importante en raison de la politique impérialiste antidémocratique menée par des gouvernant-e-s à l'Ouest comme à l'Est. L'Union syndicale suisse (USS) est donc favorable à un accord avec l'UE si la protection des salaires et le service public sont garantis. Les mesures décidées par le Conseil fédéral en mars garantissent la protection des salaires. En revanche, pour l'électricité, le service public est menacé par l'accord sur l'électricité. L'USS rejette donc cet accord spécifique. Quant à la « clause de sauvegarde » présentée aujourd'hui par le Conseil fédéral, c'est en fait une fausse piste. S'ils le veulent, le Conseil fédéral et le Parlement peuvent déjà lutter contre le chômage avec des mesures efficaces et conformes à l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP). Le détour par le tribunal arbitral n'apporte rien et ne fait que perdre un temps précieux.</p><h4>Un approvisionnement en électricité stable et sans but lucratif menacé</h4><p>La connexion importante au réseau européen à haute tension est déjà garantie par des contrats. Un accord supplémentaire n'est pas nécessaire pour l'approvisionnement de la Suisse et des pays voisins, d'autant que les deux parties ont besoin d'une collaboration dans le domaine de la haute tension.Avec cet accord, la Suisse doit libéraliser l'approvisionnement en électricité. Cela représente un danger pour la stabilité des prix, la sécurité de l'approvisionnement et la reconversion écologique.</p><p>Les ménages et les PME suisses bénéficient aujourd’hui d'un approvisionnement sûr en électricité à des prix équitables et stables dans le cadre de l'approvisionnement de base. À moyen terme, ils ressentent certes aussi les fluctuations des prix de l'électricité, mais il ne faut pas que la loi les arnaque et, surtout, la grande quantité d’électricité produite ici doit être fournie au prix de production et ne pas s'aligner sur les prix du marché qui peuvent de fait être beaucoup plus élevés. Ce sont les fournisseurs d'énergie intégrés et les services industriels qui sont responsables d’un tel fonctionnement. Pour que ces derniers puissent planifier et optimiser leur activité, ils doivent pouvoir réunir la distribution, la production, la demande et l'offre d'un seul tenant.</p><p>L’accord sur l'électricité supprimerait de facto l'approvisionnement de base intégré à travers l'ouverture du marché. Les prix du marché remplaceraient les prix basés sur les coûts des fournisseurs publics à but non lucratif. Les prix réglementés seraient remplacés par les prix du marché et les plus grands fournisseurs intégrés devraient être scindés conformément au droit européen. Les prescriptions relatives à la part des énergies renouvelables dans le pays, également renforcées par la loi sur l'électricité, seraient «&nbsp;discriminatoires&nbsp;» et devraient être supprimées. Les conséquences concrètes de l'accord pour la centrale hydroélectrique suisse et les nouvelles concessions à venir ne sont pas encore claires ; une analyse des textes contractuels devra le montrer.</p><h4>La « clause de sauvegarde » ne sert à rien – le Conseil fédéral et le Parlement peuvent déjà lutter contre le chômage aujourd'hui</h4><p>Aujourd’hui, le Conseil fédéral et le Parlement peuvent déjà lutter contre le chômage et d'autres problèmes sociaux avec des mesures efficaces et conformes à l'ALCP s'ils le souhaitent. Le détour par le tribunal arbitral prévu dans la clause de sauvegarde n'apportera rien, mais fera perdre un temps précieux. C’est pourquoi l'USS se félicite que le Conseil fédéral ait décidé aujourd'hui d'examiner des mesures de politique intérieure conformes à l'ALCP (trains de mesures conjoncturelles, meilleur placement et formation des chômeurs et chômeuses, etc.) avant d'invoquer la clause de sauvegarde.</p><p>Avec la clause de sauvegarde, la Confédération s'inspire de l'ancien système des contingents qu'elle a enterré en 2002 parce qu'il ne fonctionnait qu'assez mal et posait de nombreux problèmes. Il était considéré comme bureaucratique, freinait l'innovation et favorisait le travail précaire. L'immigration en Suisse suit avant tout la conjoncture. Lorsque l'économie est en croissance et que le chômage est faible, les employeurs recrutent davantage de personnel à l'étranger. En cas de récession, l'immigration diminue. Pour que la Suisse puisse invoquer la clause de sauvegarde, il faut qu’elle connaisse de graves problèmes économiques ou sociaux. Il s'agit de phases durant lesquelles l'immigration diminue déjà à cause de la conjoncture.</p><p>Les expériences faites par le passé avec les contingents ont montré que les entreprises les évitent. Lorsque les séjours de longue durée sont limités, elles engagent plutôt des résident-e-s de courte durée ou des frontaliers et des frontalières. Ou alors, elles se tournent vers des agences de travail temporaire qui leur prêtent des travailleurs et des travailleuses étrangers pour une durée de 90&nbsp;jours. Ces séjours de 90 jours ne nécessitent pas d'autorisation, mais seulement une déclaration. Il n'est pas certain qu'ils puissent être limités.</p><p>Il faut beaucoup de temps pour que la clause de sauvegarde s'applique. Le Conseil fédéral devrait d’abord soumettre une proposition au comité mixte, qui a 60 jours pour approuver la demande. On peut s'attendre à ce que ce ne soit pas le cas la plupart du temps, car l'UE n'y a aucun intérêt. La demande est ensuite soumise au tribunal arbitral qui dispose à nouveau de six mois. Les obstacles face à ce dernier sont relativement élevés. La Suisse devrait prouver qu'elle a de graves problèmes. Si le tribunal arbitral donnait alors son accord, la Suisse pourrait passer à la mise en œuvre. Selon les cas, il faudrait encore un arrêté fédéral soumis au référendum.</p><p>Tout cela pourrait être beaucoup plus simple. Si la Suisse connaît un taux de chômage élevé en période de récession, l'immigration diminue de toute façon et n'est pas un sujet de préoccupation. Il faut alors des programmes conjoncturels pour stimuler la consommation ou la construction, afin que le pays sorte le plus rapidement possible de la récession. Même en période de haute conjoncture, il est préférable de refroidir directement l'économie. Par exemple en repoussant les commandes publiques à plus tard. Ou en augmentant les taux d'intérêt de la banque nationale. La clause de sauvegarde, en revanche, ne résoudra aucun problème. Au contraire, elle peut même les renforcer, en empêchant rapide en matière de politique conjoncturelle.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/4/csm_Stromleitung_Hochspannung_SchweizerLandschaft_ist-makasana_0dc8265922.webp" length="179754" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10631</guid><pubDate>Wed, 14 May 2025 15:24:16 +0200</pubDate><title>Ensemble pour l’égalité : pas de retour en arrière !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/ensemble-pour-legalite-pas-de-retour-en-arriere</link><description>Appel des syndicats pour le 14 juin 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'égalité est loin d'être réalisée : les femmes gagnent en moyenne 1 364 francs de moins par mois que les hommes. L’approche par des analyses salariales internes dans les entreprises a échoué, et les salaires sont toujours plus bas dans les professions et les branches où les femmes sont majoritaires. A ceci s’ajoute qu’une femme sur deux subit du harcèlement sexuel sur son lieu de travail. C’est pourquoi, le <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" rel="noreferrer">14 juin 2025</a>, des manifestations et des actions pour plus d'égalité auront lieu dans toute la Suisse. Le Comité de l'Union syndicale suisse (USS) a décidé aujourd'hui d'appeler à participer aux manifestations du 14 juin 2025. L'USS exige des employeurs et des autorités qu'ils prennent des mesures pour éviter tout recul en matière d’égalité, et pour permettre au contraire enfin de véritables progrès.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Échec des analyses de l’égalité salariales</strong></h3><p>En Suisse, les différences de revenus entre hommes et femmes restent importantes. Les femmes fournissent nettement plus de travail non rémunéré et gagnent en moyenne 1 364 francs de moins par mois malgré l’existence d’un droit légal à l'égalité salariale. Plus de la moitié des entreprises suisses ne respectent pas l'obligation légale de procéder à des analyses de l'égalité salariale. Une évaluation externe de mars 2025 montre que les analyses salariales sont souvent lacunaires, voire inexistantes. La loi sur l'égalité reste largement inefficace. Des contrôles et des sanctions contraignants seraient nécessaires de toute urgence. Les femmes continuent de gagner en moyenne 16,2 % de moins que les hommes, près de la moitié de cette différence n'étant pas explicable.&nbsp;</p><p>L'USS demande des contrôles obligatoires ainsi que des sanctions pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires. Les analyses de salaires doivent avoir lieu régulièrement et être obligatoires pour toutes les entreprises. Et il faut une obligation légale claire qui contraigne les entreprises à agir si elles constatent des inégalités salariales lors des analyses.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Des salaires encore trop bas dans les « professions féminines »</strong></h3><p>Outre la discrimination salariale à travail égal, le salaire versé dans les professions historiquement féminines où à majorité de femmes reste scandaleusement bas. Plus de la moitié des femmes gagne moins de 4 200 francs par mois (sur 13 mois), un quart gagne même 2 500 francs ou moins. Ces bas salaires ne sont pas seulement imputables au travail à temps partiel, ils le sont aussi à des discriminations structurelles : les professions concernées sont généralement moins bien rémunérées et l'expérience professionnelle ainsi que l'ancienneté entraînent des hausses de salaire moindres chez les femmes que chez les hommes. Même titulaires d’un apprentissage, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5 000 francs par mois. De plus, les femmes reçoivent plus rarement un 13e mois de salaire, ce qui pèse encore plus sur leur situation financière. Les syndicats s'engagent avec le mouvement féministe pour une revalorisation générale des salaires dans les professions à prédominance féminine, pour une véritable égalité.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Backlash dans les entreprises internationales</strong></h3><p>Au cours de sa première semaine au pouvoir, le président Trump a émis une série de décrets (« executive orders ») visant les programmes de diversité, d'égalité et d’inclusion (DEI) dans les secteurs public et privé. Ces dispositions veulent réprimer et interdire les efforts légitimes de promotion de l'égalité des chances. Ainsi, les autorités fédérales américaines ne peuvent plus non seulement poursuivre elles-mêmes des objectifs DEI, mais aussi conclure des contrats avec des entreprises qui mettent en œuvre des programmes DEI. Cette mesure politique a conduit plusieurs groupes pharmaceutiques comme Roche et Novartis, mais aussi la grande banque UBS, à supprimer leurs objectifs de diversité dont le but était de promouvoir les minorités et les femmes dans les postes de direction. Les tentatives d'intimidation des entreprises européennes par des fonctionnaires américains ont en outre déjà eu des répercussions sur la Commission européenne, qui a récemment proposé de retirer la directive sur l'égalité de traitement. Il faut mettre fin au démantèlement des programmes pour l’égalité des chances appliqués par des entreprises actives au niveau mondial.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Le développement des crèches, essentiel pour l'égalité.</strong></h3><p>L'année prochaine, l'initiative sur les crèches, une étape importante pour l'égalité, passera en votation populaire. L'USS demande depuis des années une meilleure conciliation entre travail et famille. L'initiative, soutenue par l'USS, améliore l'accès à un accueil des enfants qui soit abordable et de qualité. À l'avenir, les parents devront consacrer au maximum 10 % de leur revenu aux frais de garde, indépendamment du nombre d'enfants accueillis. Et un droit légal à une place d'accueil jusqu'à la fin de l'école primaire facilitera considérablement la conciliation entre travail et famille. Parallèlement, l'initiative aborde la question des conditions de travail précaires dans le secteur de l’accueil des enfants, où le personnel est d’abord composé de femmes. De meilleurs salaires et conditions de travail, dont ce secteur a un besoin urgent, amélioreront la qualité de l’accueil et augmenteront l'attractivité de la profession. Dans l'ensemble, l'initiative sur les crèches contribuera de manière décisive à la suppression des discriminations structurelles et favorisera l'égalité effective dans la vie professionnelle.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Harcèlement sexuel au travail</strong></h3><p>En raison des féminicides inquiétants que nous connaissons actuellement en Suisse et dans la perspective du congrès féministe de fin 2025, les thèmes de la violence sexuelle et sexiste et du harcèlement sexuel sur le lieu de travail se trouvent davantage au centre du travail interne et des activités à l’intention du public. La violence sexuelle et sexiste et le harcèlement font partie du triste quotidien de nombreuses femmes sur leur lieu de travail. Selon une étude commandée par le SECO et le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes publiée fin 2024, la moitié des travailleuses ont déjà été victimes de harcèlement sexuel ou sexiste sur leur lieu de travail. Les femmes professionnellement actives ne sont pas suffisamment protégées au travail contre de telles agressions. Cela a des répercussions négatives directes sur leur santé psychique et physique. Il est urgent de mettre en œuvre une politique contraignante de tolérance zéro.</p><p><strong>L’USS appelle à participer aux actions prévues le 14 juin 2025.</strong> L'appel syndical complet est disponible sur le site <a href="https://www.14juin.ch/appel/" target="_blank" rel="noopener"><u>www.14juin.ch/appel</u></a>. Les actions et manifestations organisées dans toute la Suisse sont répertoriées et régulièrement mises à jour sur le site <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" rel="noopener"><u>14juin.ch</u></a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/7/csm_FRESHFOCUS_1293979_593761c8eb.webp" length="129600" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10629</guid><pubDate>Tue, 13 May 2025 15:01:44 +0200</pubDate><title>Les caisses de pension vont bien – mais les intérêts des assuré-e-s ne sont pas garantis</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-caisses-de-pension-vont-bien-mais-les-interets-des-assure-e-s-ne-sont-pas-garantis</link><description>Rapport de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP)</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Le rapport annuel sur la situation financière des caisses de pension ne pourrait être plus clair : les caisses de pension sont dans une situation financière solide et leurs réserves sont bien garnies. La redistribution des fonds des actives et actifs vers les retraité-e-s, présentée pendant des années comme le principal problème par l'autorité de surveillance, a disparu et n'est plus mentionnée que marginalement dans le rapport. Mais l'intérêt principal des salarié-e-s, à savoir la garantie de rentes aussi élevées que possible, n'est guère garanti.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">La haute autorité de surveillance souligne également qu'une partie du secteur abuse des institutions de prévoyance pour maximiser ses profits. La CHS PP montre ainsi que les employeurs affiliés à des fondations collectives continuent de se retirer du financement. Les salarié-e-s assument de plus en plus seuls le risque d'assainissement. C’est inacceptable, d'autant plus que les assuré-e-s ont déjà supporté l’effet des taux d'intérêt bas au cours de la dernière décennie.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L'Union syndicale suisse (USS) s'engagera pour que les employeurs financent leur juste part. Et pour que la surveillance des caisses de pension ne se limite pas à évaluer leur stabilité financière. Elle doit vérifier que les caisses de pension fonctionnent efficacement, qu'elles ne permettent pas de transferts de bénéfices et qu'elles placent les intérêts des assuré-e-s au centre de leurs préoccupations. Les travaux annoncés sur la surveillance des caisses de pension sont à cet égard importants. Il est inacceptable que les assureurs à but lucratif s'enrichissent de plus en plus tandis que les personnes assurées supportent seules une part croissante des risques.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10621</guid><pubDate>Tue, 06 May 2025 14:36:29 +0200</pubDate><title>Un premier pas, mais encore de nombreuses lacunes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-premier-pas-mais-encore-de-nombreuses-lacunes</link><description>Accueil extrafamilial des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’USS salue la décision du Conseil national de maintenir un subventionnement fédéral des structures d’accueil institutionnel pour enfants ainsi que la création d’une allocation pour les parents. Les montants prévus sont cependant largement insuffisants, et la question des conditions de travail dans les structures d’accueil a été ignorée. Le projet doit encore être amélioré s’il doit apporter des progrès significatifs en matière de développement, de répartition des coûts et de qualité.<br>Le Conseil national a suivi aujourd’hui la recommandation de sa commission de l’éducation, de la science et de la culture (CSEC-N) et voté en faveur d’aides financières fédérales allouées aux cantons sur la base de Conventions-programmes visant le développement de l’accueil institutionnel pour enfants.&nbsp;</p><p>Dans le cadre de ses délibérations sur la Loi fédérale sur le soutien à l’accueil extrafamilial pour enfants, en tant que contre-projet indirect à l’initiative sur les crèches, le Conseil national a voté un crédit d’engagement fédéral de 200 millions de francs pour une durée de quatre ans L’Union syndicale suisse salue la décision du Conseil national de maintenir un crédit d’engagement fédéral, contrairement au refus du Conseil des Etats d’entrée en matière en décembre 2024. Cependant, dans le cadre de la procédure de consultation l’année passée, l’USS s’était prononcée en faveur d’un crédit de 750 millions pour les quatre premières années, soit presque quatre fois plus élevé.</p><p>L’investissement de la Suisse pour l'accueil et l'éducation des enfants de trois à cinq ans ne représente que 0,3% de son PIB par an, alors que les dépenses moyennes des autres pays de l'OCDE sont deux fois plus élevées. Un crédit fédéral de 200 millions de francs pour quatre ans est trop restreint pour pouvoir contribuer à améliorer significativement l'offre et la qualité de l'accueil extrafamilial et parascolaire.</p><p>L’USS regrette également que ces Conventions-programmes ne permettent pas de soutenir des mesures visant à améliorer les conditions de travail dans les structures d’ac¬cueil extrafamilial, alors que les mauvaises conditions de travail sont responsables d’un haut taux anormalement élevé de fluctuation du personnel dans ces structures et de l’abandon de la profession.&nbsp;</p><p>En outre, l’USS déplore que le Conseil national ne soit pas parvenu à un accord pour augmenter les montants de l’allocation de garde qui sera allouée aux parents actifs qui placent leurs enfants dans des structures d’accueil extrafamilial. Le montant prévu de 100 francs par mois par jour de garde est largement inférieur au coût moyen d’une place d’accueil, variant entre 42 et 128 francs par jour. Et il est regrettable que cette allocation ne puisse pas être versée au-delà de l’âge de 8 ans.&nbsp;</p><p>L’Union syndicale suisse s’engage de longue date pour un financement public des structures d’accueil extrafamilial d’enfants qui permette la création de places d’accueil en suffisance à coût abordable. La pénurie des places d’accueil et leur coût trop élevé pour les familles poussent encore bien trop de femmes à réduire, contre leur gré, leur taux d’activité ou même à quitter le marché de l’emploi pour s’occuper de leurs enfants en bas âge. Nous appelons le Conseil des Etats à se prononcer lors de la session d’été en faveur de mesures qui permettront d’améliorer significativement la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale par un subventionnement fédéral plus élevé.&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10617</guid><pubDate>Thu, 01 May 2025 12:30:00 +0200</pubDate><title>1er mai 2025 : manifestations, rassemblements et festivités dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2025-manifestations-rassemblements-et-festivites-dans-toute-la-suisse</link><description>Journée internationale des travailleuses et travailleurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span class="no-hyphenation">Des dizaines de milliers de personnes descendent aujourd’hui dans la rue, dans plus de 50 villes ou communes de Suisse, à l’occasion de la journée des droits des travailleuses et des travailleurs. Sous le slogan « La solidarité plutôt que la haine – l’union fait la force », les travailleuses et travailleurs lancent cette année un signal clair contre la montée en puissance de l’extrême droite et des élites néolibérales qui dans le monde entier – en Suisse aussi – attaquent frontalement les principaux acquis sociaux des dernières décennies.</span></p><p>Une contre-révolution du grand capital met en péril l’égalité, les droits du travail et l’État social. Les discours de haine dirigés contre les personnes migrantes et les minorités visent avant tout à détourner l’attention du creusement des inégalités sociales. Car les élites économiques refusent toujours plus systématiquement d’accorder aux gens qui travaillent leur juste part des richesses créées – alors même que l’économie se porte bien. Le pouvoir d’achat diminue, les loyers prennent l’ascenseur, pendant que les riches s’enrichissent toujours plus.</p><p>En Suisse aussi, les formations nationalistes et xénophobes ont le vent en poupe. Les personnes migrantes sont des boucs émissaires tout trouvés, à l’heure où sous prétexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée, les employeurs réclament à cors et à cris l’allongement du temps de travail, le relèvement de l’âge de la retraite et le démantèlement du droit du travail. Le dangereux rapprochement entre l’UDC et l’élite libérale risque de dominer l’agenda politique – notamment avec l’initiative de l’UDC «&nbsp;Pas de Suisse à 10&nbsp;millions&nbsp;!&nbsp;», qui attaque frontalement la libre circulation des personnes et la protection des salaires en place.</p><p>Aujourd’hui, la résistance face à ce dénigrement se montre au grand jour dans tout le pays. La plus grande manifestation a réuni près de 14 000 participant-e-s à Zurich. Dans son discours d’ouverture, <strong>Vania Alleva</strong>, vice-présidente de l’USS, a rappelé que <i>«&nbsp;le 1<sup>er&nbsp;</sup>mai est depuis toujours l’expression d’une Suisse multiculturelle et ouverte. La solidarité plutôt que la haine&nbsp;! C’est ainsi que comme syndicat, nous luttons ensemble pour nos droits – indépendamment du pays d’origine.&nbsp;»</i></p><p><strong>Pierre-Yves Maillard</strong>, président de l’USS, s’est exprimé à la manifestation du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai organisée à la Vallée de Joux : <i>«&nbsp;L’extrême droite progresse avec la complicité des élites économiques. Or elle n’apporte aucune réponse aux problèmes d’un monde injuste, dans lequel les milliardaires s’enrichissent sans scrupules sur le dos de la population. Bien au contraire, elle vise à pérenniser ce système inéquitable et dangereux.&nbsp;»</i></p><p><strong>Daniel Lampart</strong>, premier secrétaire de l’USS, insiste à Münchenbuchsee sur la contribution actuelle du syndicalisme à la paix et à la cohésion sociale dans le monde. Une étroite collaboration avec les forces progressistes européennes s’avère centrale – afin notamment de garantir la protection des salaires. Son discours est aussi une mise en garde contre l’initiative de l’UDC : <i>«&nbsp;Un oui à l’initiative radicale contre la Suisse à 10&nbsp;millions d’habitants entraînerait la fin des accords bilatéraux. Au risque de renouer avec la politique migratoire de jadis, basée sur l’exclusion et qui a fait de nombreuses victimes dues aux mauvaises conditions de travail, tout en favorisant l’essor du travail au noir. Nous ne voulons pas revivre un tel régime dégradant et source de misère.&nbsp;»</i></p><p>Les travailleuses et travailleurs lancent aujourd’hui un signal clair contre les discours d’exclusion et de haine, en faveur de la solidarité. Au lieu de chercher à détourner l’attention des vrais problèmes en discriminant les personnes migrantes, l’heure est à des solutions sociales aux difficultés rencontrées au quotidien par la population.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_250501-mai-NE-thierry-porchet_04b9cdd44e.webp" length="248060" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10607</guid><pubDate>Fri, 25 Apr 2025 09:30:00 +0200</pubDate><title>Plus de transparence pour de meilleurs salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/calculateur-de-salaire-transparence-meilleurs-salaires</link><description>Le nouveau calculateur de salaires est en ligne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) lance aujourd'hui son nouveau calculateur de salaire. Il s'agit d'une une plate-forme en ligne entièrement remaniée, qui permet de déterminer les salaires usuels dans les différentes branches et sur quinze marchés du travail régionaux. Les salaires minimums des conventions collectives de travail (CCT) y apparaissent, ainsi que des recommandations salariales affinées grâce à une méthode avancée d’analyse des données.</p><p>Le calculateur de salaire (<a href="https://calculateur-de-salaire.ch/?mtm_campaign=sgbhpfr" target="_blank" rel="noopener"><u>www.calculateur-de-salaire.ch</u></a>) permet aux travailleuses et travailleurs de contrôler anonymement – et gratuitement – à quel salaire ils et elles devraient avoir droit, compte tenu de leur profil (not. profession, branche d’activité, formation, âge, lieu de travail). Le calculateur indique non seulement le salaire médian usuel (la moitié des travailleuses et travailleurs gagnent plus, et l’autre moitié moins), mais aussi la fourchette des salaires des personnes ayant le même profil, soit le 1<sup>er</sup> et le 3<sup>e</sup>&nbsp;quartiles (un quart des salaires se situent au-dessous du 1<sup>er</sup>&nbsp;quartile et un quart des travailleurs gagnent plus que le 3<sup>e</sup>&nbsp;quartile).</p><p>Le calculateur de salaire repose sur les données représentatives de la dernière l’enquête suisse sur la structure des salaires (ESS 2022) de l’Office fédéral de la statistique (OFS), qui inclut 2,3&nbsp;millions de salaires versés par 35&nbsp;000 entreprises. L'évolution récente des salaires est aussi prise en compte, afin d’émettre des recommandations en phase avec la réalité. Et nous informons sur les CCT, qui définissent dans de nombreuses branches des salaires minimums selon les profils ou l'expérience. Ainsi, le calculateur de salaire ne se limite pas à faire la transparence utile aux entretiens individuels de négociation sur les rémunérations. Il indique encore à quoi chacune et chacun a droit, grâce aux négociations collectives.</p><p>Le calculateur de salaire se distingue des offres commerciales qui, bien souvent, s’en tiennent à des recommandations générales sans entrer dans les détails. Par exemple, on apprend sur ces sites commerciaux seulement combien une vendeuse gagne en moyenne, et non ce que touche d’ordinaire une vendeuse de 30&nbsp;ans avec CFC dans un supermarché saint-gallois. Les prestataires privés n’utilisent pas toujours des données représentatives et n’indiquent pas les salaires conventionnels. D’où des informations imprécises et lacunaires. Les offres commerciales ne peuvent par ailleurs pas revendiquer la même indépendance, beaucoup d’entre elles se finançant grâce aux offres d’emplois publiées par des employeurs.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Le nouvel outil en ligne franchit une nouvelle étape sur le terrain de la transparence des salaires.</strong></h3><p>L’USS a entièrement remanié son calculateur de salaire&nbsp;:</p><ul><li><strong>Nouvelle base de données&nbsp;:</strong> salaires de l’actuelle enquête sur la structure des salaires 2022 de l’OFS, renfermant les salaires réels de 2,3&nbsp;millions de personnes employées dans 35&nbsp;000 entreprises.</li><li><strong>Prévisions affinées&nbsp;:</strong> les données salariales sont plus précises que jamais, grâce à la méthode d’apprentissage automatique (méthode dite des « Quantile Random Forests »).</li><li><strong>Informations complémentaires&nbsp;:</strong> le calculateur indique désormais si un 13<sup>e</sup>&nbsp;salaire est prévu et quelle est la durée de la semaine de travail pour un emploi à plein temps dans la branche choisie.</li><li><strong>Convivialité&nbsp;:</strong> le site Internet entièrement remanié est plus facile à utiliser, plus rapide et plus lisible.</li></ul><h3 class="heading--h5"><strong>Contribution essentielle à la lutte contre la discrimination salariale</strong></h3><p>La transparence salariale constitue un levier essentiel de la lutte contre la discrimination salariale. En Suisse, les femmes continuent de gagner 16 % de moins que les hommes – une grande partie de cet écart n’ayant pas d’explication objective. Le calculateur de salaire permet des comparaisons avec les salaires usuels et aide notamment les femmes à savoir si elles sont sous-payées.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Avantage de connaissances des employeurs</strong></h3><p>Alors que les employeurs sont généralement bien informés des salaires, beaucoup de travailleuses et travailleurs sont mal renseignés sur les salaires usuels du marché. Les employeurs en profitent fréquemment pour les payer le moins possible. Le calculateur de salaire apporte aujourd’hui aux travailleuses et travailleurs les connaissances qui leur manquaient&nbsp;: pour des rémunérations équitables et des négociations étayées.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/c/csm_USS_Calculateur-de-salaire_SoMe_FR_1200x900_0311727662.webp" length="108974" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10602</guid><pubDate>Tue, 22 Apr 2025 11:49:31 +0200</pubDate><title>Enfin une augmentation des salaires réels. Mais le retard salarial persiste</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/enfin-une-augmentation-des-salaires-reels-mais-le-retard-salarial-persiste</link><description>Réaction de l&#039;USS au nouvel indice des salaires de l&#039;Office fédéral de la statistique</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Après trois années de contraction, les salaires réels sont enfin repartis à la hausse en 2024. Les travailleuses et travailleurs gagnent à nouveau davantage, après déduction du renchérissement. C’est ce que montre l’indice suisse des salaires de l’OFS, avec une hausse en termes réels de 0,7&nbsp;% en 2024. Autre fait réjouissant, les salaires féminins ont augmenté plus vigoureusement, réduisant au passage l’écart salarial aux dépens des femmes.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Au cours des négociations salariales de l’année 2024, les syndicats ont obtenu des améliorations dans de nombreuses branches d’activité, comme le commerce de détail (Coop) ou l’hôtellerie-restauration. Ces résultats tirent les statistiques vers le haut. Dans les conventions collectives de travail (CCT), les salaires ont en effet augmenté plus vigoureusement que dans l’indice des salaires, affichant une hausse de 2,1&nbsp;%. Encore que les employeurs aient rompu les négociations dans le secteur de la construction. L’évolution salariale s’avère ainsi dramatique pour les maçons : les salaires sur les chantiers stagnent depuis dix ans.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">L’évolution des salaires au cours des dernières années reste insuffisante malgré la récente hausse. Les salaires réels n’ont que très faiblement augmenté depuis&nbsp;2015. Alors qu’en réalité, ils auraient dû progresser au rythme de la productivité du travail, qui augmente en Suisse d’environ&nbsp;1&nbsp;% par an. Un aussi mauvais bilan salarial ne s’était plus vu depuis la Deuxième Guerre. C’est d’autant plus paradoxal qu’au cours de cette période, les employeurs n’ont cessé de se plaindre de la pénurie de main-d’œuvre.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">Outre l’hôtellerie-restauration, les branches du service public que constituent la poste et les transports en commun affichent un très mauvais résultat. En l’occurrence, de grands employeurs jouissant d’une position quasi monopolistique dans différentes professions en profitent aux dépens de leur personnel. Pour l’USS, il est bien clair que si les employeurs continuent de se montrer intraitables aux négociations, les syndicats devront adapter leur manière de négocier.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/c/csm_Meeting-Sitzung_Manu_Reyes_photocase_f184b71c10.webp" length="51658" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10600</guid><pubDate>Fri, 18 Apr 2025 12:32:52 +0200</pubDate><title>Disparition d&#039;une grande syndicaliste et militante pour l&#039;égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/disparition-dune-grande-syndicaliste-et-militante-pour-legalite</link><description>Décès de Christiane Brunner</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) est en deuil de Christiane Brunner. L'ancienne dirigeante syndicale, conseillère nationale et présidente du PS est décédée à l'âge de 78 ans. Elle était une personnalité éminente de la vie sociale et syndicale suisse – et une pionnière à plusieurs égards.</p><p>Christiane Brunner a présidé le SSP de 1982 à 1989,puis de 1992 à 2000, elle était la première femme à la tête du syndicat des travailleurs de la métallurgie (FTMH), une organisation qui a précédé l'actuelle Unia. De 1994 à 1998, elle a présidé l'USS avec Vasco Pedrina, devenant ainsi la première femme à la tête de l'organisation faîtière. Au cours de sa longue carrière politique et syndicale, elle a été en première ligne de tous les grands combats sociaux et politiques : pour l'égalité, pour de meilleures conditions de travail, pour une réduction du temps de travail et pour un développement de la sécurité sociale.</p><p>Membre fondatrice du Mouvement de libération des femmes, elle a joué un rôle déterminant dans l'introduction de l'assurance maternité, de l'article constitutionnel sur l'égalité et de la loi sur l'égalité. C'est également à son initiative – inspirée par l'horlogère Liliane Valceschini – que l'on doit l'idée de la grève des femmes. Elle a en outre joué un rôle moteur dans la fusion ultérieure de la FTMH et du SIB pour former l'actuelle Unia.</p><p>Christiane Brunner était une penseuse et une praticienne. Dans les commissions de la sécurité sociale et de la santé ainsi que de l'économie et des redevances du Conseil national, elle s'est engagée pour la justice sociale avec beaucoup d'énergie et de compétence. Sa persévérance et son courage en ont fait une personnalité incontournable.</p><p>Le président de l'USS Pierre-Yves Maillard rend hommage à Christiane Brunner en ces termes : « J'ai pour Christiane Brunner un profond respect et une grande admiration - pour son engagement, sa lucidité et sa vision d'un syndicalisme combatif, mais toujours orienté vers les résultats. C'est elle qui m'a ouvert la voie vers la FTMH et le mouvement syndical il y a 25 ans. La nouvelle de son décès m'attriste profondément. Mes pensées vont à sa famille et à ses proches».&nbsp;</p><p>L'USS exprime ses sincères condoléances à la famille et aux proches de Christiane Brunner. Avec elle, la Suisse perd une militante marquante pour les droits sociaux et l'égalité – et les syndicats une figure centrale de leur histoire.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/8/csm_Web_Christiane-Brunner_Foto-Franziska-Scheidegger_zugeschnitten_ff0ed4e619.webp" length="170414" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10582</guid><pubDate>Fri, 04 Apr 2025 17:43:17 +0200</pubDate><title>Premier pas réussi pour un financement solide de la 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/premier-pas-reussi-pour-un-financement-solide-de-la-13e-rente-avs</link><description>La commission du Conseil des États prend ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite des décisions claires prises par la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-CE) en faveur d’un financement solide de la 13e rente AVS. Il y a un an, le peuple suisse s’est clairement prononcé en faveur d’une AVS forte. D’où la nécessité d’un financement qui soit aussi solidaire que possible, tout en préservant le pouvoir d’achat. Tel est le cas avec les décisions d’aujourd’hui concernant la 13e rente AVS.</p><p>La proposition injuste du Conseil fédéral a été dûment corrigée : la commission n’a pas voulu entendre parler d’une coupe dans la contribution de la Confédération à l’AVS. Cette contribution est d’autant plus importante qu’ainsi, les actionnaires qui perçoivent des dividendes et le secteur financier participent au financement de l’AVS. En outre, au lieu d’une hausse unilatérale et d’ailleurs insuffisante de la TVA, la commission préconise un financement mixte à la fois solide et solidaire, divisé en plusieurs étapes et respectueux du pouvoir d’achat. Un financement partiel par les cotisations salariales a sa légitimité, en permettant un rééquilibrage social. Ce relèvement de cotisations sera d’ailleurs indolore pour la population.</p><p>Ce n’est pas tout : la CSSS-CE a pris ses responsabilités en veillant à couvrir les besoins financiers à moyen terme de l’AVS. C’est tout à son honneur d’avoir renoncé à la tactique du salami, qui aurait consisté à laisser l’AVS s’enfoncer dans les déficits pour revenir plus tard à la charge avec le relèvement de l’âge de la retraite, dont la population n’avait pas voulu dans les urnes. L’USS s’engagera pour que la décision d’aujourd’hui passe la rampe du plénum au Conseil des États.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10579</guid><pubDate>Thu, 03 Apr 2025 10:13:33 +0200</pubDate><title>Pas de panique : les entreprises suisses peuvent absorber les droits de douane - la BNS doit vise une dépréciation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-panique-les-entreprises-suisses-peuvent-absorber-les-droits-de-douane-la-snb-doit-vise-une-devaluation-du-franc</link><description>Droits de douane américains sur les produits suisses</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec l’annonce de l’imposition de droits de douane sur les produits européens, et également sur les produits suisses, le gouvernement Trump poursuit sa politique d’escalade. Les droits de douane sont certes gênants pour l’économie suisse d’exportation, mais il ne faut pas dramatiser la situation. L’Union syndicale suisse (USS) demande à la Suisse une stratégie commerciale extérieure intelligente et active qui protège les intérêts de la population suisse et des travailleuses et travailleurs. La Banque nationale suisse (SNB) doit mettre en œuvre de mesures en vue de laisser le franc se déprécier.</p><h3 class="heading--h5">Les entreprises suisses bien positionnées</h3><p>Plus de la moitié des exportations suisses vers les États-Unis proviennent du secteur pharmaceutique, qui est exclu du champ d'application. Dans les autres secteurs, les entreprises suisses sont bien positionnées. Les études montrent que dans des cas similaires – comme dans le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine en 2018 – les consommateurs américains ont supporté la majorité des droits de douane. Les entreprises suisses pourront également absorber la plupart des coûts supplémentaires.</p><h3 class="heading--h5">L’évolution monétaire comme un important facteur d’équilibrage</h3><p>Au vu des mesures annoncées, le franc devrait, en théorie, se déprécier par rapport au dollar pour compenser la charge des droits de douane, comme cela a été le cas avec la Chine en 2018. La Banque nationale suisse (BNS) doit soutenir cette évolution par une politique monétaire ciblée. Une dépréciation du franc atténuera les conséquences économiques négatives pour la Suisse. Il n’y a par ailleurs aucune menace d’inflation actuellement.</p><h3 class="heading--h5">Pas de guerre commerciale, mais une coopération</h3><p>La Suisse ne doit pas se laisser entraîner dans une spirale de représailles tarifaires. Si des mesures de rétorsion devaient être prises, les recettes des droits de douane devraient être redistribuées à la population et aux entreprises concernées afin de préserver le pouvoir d’achat.</p><h3 class="heading--h5">Renforcer la coopération internationale</h3><p>L’USS demande au Conseil fédéral de s’engager, avec l’UE, le Canada et d’autres pays démocratiques et progressistes en faveur d’une politique commerciale équitable, sans droits de douane. Au lieu de conflits commerciaux, il faut des alliances fondées sur la coopération plutôt que sur la confrontation.</p><h3 class="heading--h5">Négocier, oui, mais avec des limites claires</h3><p>La Suisse doit se positionner clairement dans les négociations avec les États-Unis qui se profilent, défendre ses intérêts de manière offensive, mais être prudente s’agissant d’éventuelles de concessions. L’objectif doit être une politique commerciale qui garantisse une croissance durable et de bonnes conditions de travail, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Luftfracht-Export_iSt-pierivb_d1b9802b0b.webp" length="136866" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10573</guid><pubDate>Tue, 01 Apr 2025 16:50:24 +0200</pubDate><title>Non à une loi qui baisse les salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-une-loi-qui-baisse-les-salaires</link><description>La commission de l&#039;économie du National attaque les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Nombre de travailleuses et de travailleurs ont du mal à joindre les deux bouts, même en travaillant à plein temps. C'est pourquoi, dans certains cantons, le peuple a introduit des salaires minimums légaux par votation. Car un salaire doit permettre de vivre. La Commission de l'économie du Conseil national veut imposer une révision législative qui attaque frontalement ces salaires minimums cantonaux. Elle entraînerait directement une baisse des salaires pour des milliers de travailleurs. De plus, dans de nombreux cantons, des votes à venir sur des initiatives demandant un salaire minimum seraient vidés de leur substance à l'avance. Le Conseil national doit stopper cette offensive contre les travailleuses et travailleurs des secteurs à bas salaires.</p><h4>Risque de réduction des salaires dans les secteurs à bas salaires</h4><p>Si le Parlement suit la Commission, des milliers de personnes dans plusieurs secteurs à bas salaires, comme la restauration ou la coiffure, risquent de subir des pertes de revenus considérables. Cela entraînerait une augmentation du nombre de "working poor" et des dépenses plus élevées pour l'aide sociale dans les cantons. En effet, les salaires minimums dans les conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire ne peuvent garantir un niveau de vie correct sans recours aux prestations complémentaires, notamment dans des cantons où la vie est chère comme Genève.</p><h4>Attaque contre le fédéralisme et la démocratie directe</h4><p>Le projet de loi prévoit de placer les conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire au-dessus du droit cantonal, interférant ainsi avec la compétence cantonale en matière de politique sociale qui comprend le droit à la fixation des salaires minimums. Une convention collective de travail déclarée de force obligatoire primerait ainsi les conventions cantonales, les lois cantonales et même les constitutions cantonales. Cela constituerait une ingérence dans le système fédéraliste et l'autonomie des cantons, et aurait pour effet d’annuler, de fait, les décisions populaires passées dans les cantons où des salaires minimums ont été adoptés par la population comme mesures de politique sociale. Mais cela viderait également de leur substance beaucoup de votations à venir, car dans de nombreux cantons, des initiatives sur les salaires minimums ont été déposées.</p><h4>Le Conseil national doit corriger le tir</h4><p>Les salaires minimums cantonaux, adoptés par la population lors de votations, seraient annulés de manière anticonstitutionnelle par la modification de la loi. Le plénum du Conseil national doit mettre fin à cette dangereuse manœuvre.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10536</guid><pubDate>Fri, 21 Mar 2025 15:27:22 +0100</pubDate><title>Le train de mesures négocié garantit les salaires en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-train-de-mesures-negocie-garantit-les-salaires-en-suisse</link><description>Reprise par le Conseil fédéral du résultat des entretiens de politique intérieure visant à garantir la protection des salaires

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces dernières semaines, l’Union syndicale suisse (USS) s’est employée à corriger, lors des négociations de politique intérieure sur la protection des salaires, les détériorations introduites par l’accord avec l’UE. Le Conseil fédéral a repris aujourd’hui le résultat des négociations menées dans le cadre du partenariat social. Le train de mesures de politique intérieure visant à protéger les salaires prévient le démantèlement qui était à craindre. L’USS se félicite donc de l’approbation par le Conseil fédéral de ce compromis des partenaires sociaux. Les syndicats prendront leur décision finale à l’issue des délibérations parlementaires.</p><p>L’accord avec l’UE ne fait pas qu’affaiblir la protection des salaires, il facilite encore à des entreprises douteuses et se moquant des lois l’accès au marché helvétique, par exemple en supprimant la caution actuelle. La Suisse est un véritable eldorado au cœur de l’Europe. Sans protection des salaires, les entreprises auraient la possibilité de facturer des prix suisses tout en payant des salaires étrangers. En l’occurrence, à la différence du Danemark et d’autres pays, les entreprises d’Etats membres comptant 250 millions d’habitants seraient susceptibles de travailler en Suisse dans leur langue locale. À cela s’ajoute l’essor de la sous-traitance et d’autres développements qui tendent à fragiliser les conventions collectives de travail (CCT).</p><h4>Garantie des frais suisses et responsabilité de l’employeur contractant</h4><p>Les mesures négociées entre les partenaires sociaux renforceront la prévention, dans la mesure où à l’avenir les marchés seront bien plus souvent attribués à des entreprises correctes. Lors de l’attribution des commandes publiques, il faudra d’abord vérifier si les entreprises ont déjà enfreint les conditions de travail suisses. L’entrepreneur principal devra désormais régler les amendes pour ses sous-traitants, s’il n’a pas vérifié qu’ils versent des salaires corrects. Par ailleurs, des gains d’efficience dans la procédure d’annonce amélioreront la qualité des contrôles. Quant aux frais, une nouvelle disposition légale garantit expressément le règlement des frais en vigueur en Suisse.</p><h4>Étapes importantes dans la bonne direction</h4><p>Quant à l’extension des conventions collectives de travail à des branches entières (déclaration de force obligatoire), les exigences désuètes datant de 1956, époque où le marché de travail suisse était encore très fermé, seront adaptées. L’USS déplore toutefois que cette modernisation des quorums ne concerne que les CCT existantes. Car une telle mesure n’améliorera pas la situation dans des branches en plein essor et dont les conditions de travail laissent à désirer, comme le secteur des soins privés ou les crèches.</p><p>Les travailleuses et travailleurs qui s’engagent sur le terrain du partenariat social, dans leur entreprise ou dans le cadre de leur CCT, doivent être à l’abri d’un licenciement. La proposition adoptée aujourd’hui par le Conseil fédéral améliore certes la situation de certains groupes de personnes. Mais si ces avancées vont dans la bonne direction et sont importantes, elles sont loin de couvrir tous les travailleurs et travailleuses qui en auraient besoin.</p><p>Outre la protection des salaires, l’USS tient beaucoup au maintien du service public dans les secteurs de l’électricité et du rail.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10524</guid><pubDate>Fri, 07 Mar 2025 15:43:09 +0100</pubDate><title>Les analyses n&#039;atteignent pas leur but – il faut maintenant des contrôles, des amendes et une hausse des salaires des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-analyses-natteignent-pas-leur-but-il-faut-maintenant-des-controles-des-amendes-et-une-hausse-des-salaires-des-femmes</link><description>Egalité des sexes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus d’une entreprise sur deux se moque de ses obligations en matière d'égalité salariale et viole donc la Loi sur l’égalité. Cependant, les écarts salariaux entre les sexes restent très élevés. Les instruments introduits dans la Loi sur l'égalité ont donc échoué à atteindre leur but. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc des contrôles des salaires et des amendes pour les entreprises qui discriminent les femmes. Aujourd'hui, quatre femmes sur dix doivent vivre avec moins de 5000 francs par mois après un apprentissage, et un quart même avec moins de 4500 francs. C'est inacceptable. Les femmes, en Suisse, doivent pouvoir vivre correctement de leur travail sans aucune discrimination.</p><p>Le rapport d’évaluation externe de la révision de la loi sur l’égalité (LEg) mandaté par l’Office fédéral de la justice dresse un bilan intermédiaire effarant de la mise en œuvre des analyses de l’égalité salariale au sein des entreprises en Suisse. La majorité des employeurs concernés n’ont pas mené correctement ces analyses prescrites par la loi depuis 2020. Des violations flagrantes du droit en vigueur concernent chacune des trois étapes légalement contraignantes : l’analyse des salaires, le contrôle de l’analyse par un organe indépendant externe et la communication transparente des résultats au personnel. Ce sombre bilan confirme malheureusement ce que les syndicats ont martelé depuis le début des débats sur la révision de la LEg : les mesures non assorties de contrôles ni sanctions ne suffisent pas.</p><h4>Les inégalités salariales ne disparaîtront pas toute seules</h4><p>Pour rappel, les femmes gagnent en moyenne toujours 1354 francs de moins par mois que les hommes, soit 16,2% (valeur pour 2022). En outre, la part inexpliquée de ces différences ne cesse d’augmenter. Selon la dernière enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), près de la moitié de la différence de rémunération entre les sexes (48,2 %), secteurs privés et publics confondus, ne s’explique pas par des facteurs objectifs, comme la branche, la formation, l’âge, etc. Cette part inexpliquée n’a jamais été aussi haute depuis le début des analyses en 2012.</p><h4>Les employeurs doivent prendre leurs responsabilités et le monde politique doit se réveiller</h4><p>Les employeurs qui n’ont pas respecté la loi doivent maintenant impérativement la mettre en œuvre et procéder à l’analyse de leurs salaires, au contrôle de cette dernière par un organe indépendant et à la communication transparente des résultats à leurs employé-e-s. Le Conseil fédéral et le Parlement doivent également agir rapidement pour corriger la situation. Pour l’Union syndicale suisse, il est incompréhensible que le Conseil fédéral ait décidé d’attendre l’évaluation finale de la LEg prévue pour fin 2027 avant de proposer des mesures pour atteindre l’égalité salariale. Le rapport d’évaluation intermédiaire publié aujourd’hui dresse un bilan bien assez clair pour justifier tout de suite des mesures plus contraignantes pour les entreprises.</p><p>L’USS réclame une adaptation rapide de la LEg fondée sur les mesures suivantes :</p><ul><li>contrôles et sanctions contraignantes pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires.</li><li>extension de l’obligation de procéder à des analyses salariales tous les quatre ans à toutes les entreprises : aujourd’hui, moins d’une entreprise sur cent est tenue d’effectuer ces analyses.</li><li>obligation de présenter des mesures de correction des inégalités salariales identifiées.</li></ul><p>Même avec un CFC en poche, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000 francs par mois, et une sur quatre doit même se contenter d’un salaire de moins de 4500 francs. C’est pourquoi les mesures de contrôle dans les entreprises doivent s’accompagner d’une offensive de revalorisation salariale générale dans les professions majoritairement exercées par les femmes. Pour l’USS, des salaires d’au moins 5000 francs après l’apprentissage et d’au moins 4500 francs pour tout le monde doivent devenir la norme. C’est dans des secteurs comme la prise en charge d’enfants, les soins aux personnes âgées ou le commerce de détail qu’une telle revalorisation est la plus urgente.</p><p>L’amélioration des revenus des femmes passe aussi obligatoirement par une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré entre les sexes. Il faut donc impérativement des investissements publics plus importants dans l’accueil extrafamilial des enfants.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_170614_sabine_reber_sgb_frauen_aktion_lohnkontrolle_loehne_unter_die_lupe_9872cafd67.webp" length="596040" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10515</guid><pubDate>Wed, 19 Feb 2025 14:52:49 +0100</pubDate><title>Un premier pas dans la bonne direction, mais d’autres mesures s’imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-premier-pas-dans-la-bonne-direction-mais-dautres-mesures-simposent</link><description>Décisions du Conseil fédéral sur les négociations sur la protection des salaires </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’ouverture de la Suisse par rapport à l’Union euro-péenne (UE) pour autant que les salaires et le service public soient préservés. La décision d’orientation prise aujourd’hui par le Conseil fédéral relativement aux négociations au plan national corrige certaines dégradations de la protection des salaires. A priori, c’est une bonne chose. Mais il reste beaucoup à faire. Concernant la mise en œuvre concrète, l’USS insistera pour que les mesures à prendre soient conçues de manière efficace et appli-cables sur le terrain.&nbsp;</p><p>L’accord affaiblit non seulement la protection des salaires, mais facilite aussi l’accès au marché d’entreprises au comportement douteux et semi-criminel, par exemple en raison de la suppres-sion du système de caution. La Suisse comme pays situé au cœur de l’Europe, est extrême-ment attrayant. En l’absence de protection des salaires, les entreprises peuvent demander des prix suisses et verser des salaires étrangers. À la différence de ce qui est le cas au Danemark et dans d’autres pays, les entreprises d’États membres de l’UE représentant 250 millions d’habitant-e-s peuvent travailler en Suisse dans leur langue nationale. S’y ajoutent des struc-tures de sous-traitance et des évolutions dans les branches qui sapent la base des conventions collectives de travail (CCT).&nbsp;</p><p>C’est pourquoi les mesures d’accompagnement doivent être renforcées, pas affaiblies. Il est es-sentiel que les conditions issues de l’année 1956 en matière de déclaration de force obligatoire des CCT soient adaptées aux réalités actuelles. Personne ne voudrait aujourd’hui aller en va-cances en prenant un avion de cette époque. La protection contre le licenciement devrait à tout le moins être conforme à ce que prévoit l’OIT.&nbsp;</p><p>L’Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 31 janvier 2025 a adopté des revendications. Les quotas pour la déclaration de force obligatoire des CCT devraient être globalement diminués. Le travail temporaire doit être limité. La Suisse devrait introduire une responsabilité du man-dant. Entre autres, la Confédération et les cantons devraient, en cas d’abus, être obligés d’introduire des contrats-types de travail, et pas seulement pouvoir le faire.&nbsp;</p><p>Les décisions du Conseil fédéral sont un premier pas important. La phase décisive avec la mise en œuvre concrète des mesures est encore à venir. Le résultat doit en être la garantie d’une protection autonome efficace des salaires et des conditions de travail, afin que les nouveaux accords profitent aux salarié-e-s de Suisse. &nbsp;</p><p>En plus de la protection des salaires, l’USS maintient que le service public en matière d’électricité et de chemin de fer doit être garanti.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10506</guid><pubDate>Fri, 14 Feb 2025 16:33:43 +0100</pubDate><title>Le statut d’indépendant pourrait être imposé par l’employeur</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-statut-dindependant-pourrait-etre-impose-par-lemployeur</link><description>La commission du Conseil national s’en prend à la sécurité sociale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de la sécurité sociale du Conseil national vise à permettre dorénavant aux employeurs de fixer eux-mêmes par contrat si une personne a un statut indépendant ou salarié. Il s’agit d’une attaque frontale contre la sécurité sociale, ouvrant toute grande la porte aux abus et à la précarité. Malgré la pluie de critiques émanant tant des syndicats que d’associations patronales, des cantons et d’experts, la commission maintient son projet, au risque de créer une grave insécurité juridique et d’attiser la concurrence déloyale. L’Union syndicale suisse (USS) invite le Conseil national à stopper ce plan dangereux.</p><p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) persiste et signe dans son projet visant à permettre aux parties contractantes de « choisir elles-mêmes » dorénavant le statut d’indépendant ou de salarié. Il s’agit d’une attaque directe contre la sécurité sociale des travailleuses et travailleurs, qui entraînerait de multiples abus, de la précarité et des retombées négatives pour tous les contribuables honnêtes. Lors de la procédure de consultation, outre les syndicats, une bonne partie des associations patronales, les autorités d’exécution et d’éminents spécialistes du droit des assurances sociales ont mis en garde contre de tels risques. Une écrasante majorité des cantons se sont également opposés au projet.</p><p>En Suisse comme presque partout au monde, des critères objectifs sont utilisés pour savoir si quelqu’un est indépendant ou salarié. L’enjeu est de savoir dans quelle mesure la personne dépend de son donneur d’ouvrage. Or il est question aujourd’hui d’assouplir cette règle nécessaire à la protection des travailleuses et travailleurs les plus vulnérables. Dorénavant, les employeurs pourraient imposer à quiconque travaille pour eux, par accord écrit, d’assumer l’ensemble des risques économiques en tant qu’indépendant. Ce n’est pas seulement contraire au principe fondamental de la sécurité sociale. Un tel projet accroîtrait massivement l’insécurité juridique, en droit des assurances sociales sinon dans tout le droit du travail, et même la pratique des autorités fiscales en pâtirait. En dernier lieu, le projet de la commission du Conseil national ouvrirait grande la porte à plus d’indépendance fictive venant de l’étranger et à une concurrence à bas prix s’exerçant aux dépens des entreprises locales. D’où inévitablement de la sous-enchère et du travail au noir. Les seuls gagnants seraient les entreprises de plateformes internationales comme Uber. Or de tels acteurs ne cherchent qu’à maximiser leurs bénéfices sans assumer la moindre responsabilité – laissant les autres payer les pots cassés.</p><p>Il est surprenant qu’en dépit de la pluie de critiques reçues, la majorité de la commission du Conseil national tienne mordicus à sa modification de loi. Elle choisit ainsi sans nécessité la confrontation directe avec tous les acteurs qui s’engagent pour des conditions de travail équitables et pour un marché du travail sain, en Suisse et dans toute l’Europe. L’USS combattra avec fermeté le projet et attend du Conseil national qu’il prenne ses responsabilités et mette fin à cette dérive.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10490</guid><pubDate>Wed, 12 Feb 2025 09:53:31 +0100</pubDate><title>Cette nomination à la Direction du travail est une provocation pour les travailleuses et travailleurs de Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/cette-nomination-a-la-direction-du-travail-est-une-provocation-pour-les-travailleuses-et-travailleurs-de-suisse</link><description>Guy Parmelin choisit un idéologue libéral comme responsable de la Direction du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Direction du travail est le service le plus important de la Confédération pour les travailleuses et travailleurs. Elle est responsable de la protection des salaires dans le cadre des mesures d’accompagnement, de la loi sur le travail ainsi que de la réintégration et de la protection sociale des personnes au chômage. La nomination de Jérôme Cosandey à la tête de cette direction est un mauvais signal pour les gens qui travaillent.</p><p>Jérôme Cosandey était membre de la direction d'Avenir.Suisse lorsque cette organisation défendait des positions idéologiques radicales : abolition pure et simple de la protection des salaires, allongement de la durée du travail et démantèlement des règles minimales en matière de conditions de travail. L’entrée de cet agenda à la Direction du travail avec ce mauvais casting est un danger.</p><p>Par ailleurs, M. Cosandey n'a pas d’expérience de la politique du marché du travail, du partenariat social, de la politique d’insertion ou des caisses de chômage. Il n'a jamais eu la responsabilité de grands projets informatiques comme ceux dont il devra s'occuper au Seco. Il n'a pas non plus d'expérience en matière de direction de grandes équipes, de structures tripartites avec les partenaires sociaux et les cantons ou l'administration fédérale.</p><p>L'intégration de la Direction du travail (anciennement OFIAMT) au sein du Seco était déjà une erreur. La culture de partenariat social et d'intégration de la direction a été peu à peu remplacée par une approche de laissez-faire libéral. Sous la direction de Boris Züricher, qui venait également d'Avenir.Suisse, la direction a développé une tendance de plus en plus oppose aux intérêts des travailleuses et travailleurs. La protection des salaires a été freinée au lieu d’être développée. Les projets informatiques de l'assurance-chômage ont pris de plus en plus de retard et coûté de plus en plus cher.</p><p>L'USS demande que la Direction du travail soit détachée du Seco afin qu'elle puisse reprendre son ancienne méthode de travail partenariale. En raison de l'importance que revêt cette entité pour les travailleuses et travailleurs et pour le marché du travail, sa direction doit être nommée par le Conseil fédéral.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10478</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2025 16:43:04 +0100</pubDate><title>Il faut garantir les salaires et le service public</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/il-faut-garantir-les-salaires-et-le-service-public</link><description>Prise de position des syndicats sur le résultat des négociations avec l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p>COMMUNIQUÉ DE PRESSE COMMUN DE L’USS ET DE TRAVAIL.SUISSE</p><p>Les délégué∙e∙s de l’Union syndicale suisse (USS) et le Comité de Travail.Suisse ont examiné aujourd’hui le résultat du nouvel accord négocié avec l’UE et adopté leur position commune en vue des négociations de politique intérieure à venir. L’accord conclu met en péril la protection des salaires. En raison notamment de la réduction du délai d’annonce, de la suppression de fait de la caution, de la remise en question de l’interdiction d’offrir des services en Suisse et de la reprise de la réglementation européenne des frais. En outre, l’accord facilite aux entreprises de l’UE l’accès au marché suisse. Afin de préserver la protection des salaires en vigueur, l’USS et Travail.Suisse demandent en particulier la garantie que les frais couverts soient conformes à la réglementation suisse, un régime de responsabilité des adjudicateurs et des entreprises générales, des plans d’action pour encourager les CCT, ainsi qu’une meilleure protection contre le licenciement des personnes s’engageant pour de bonnes conditions de travail dans leur entreprise.</p><p>Les deux faîtières syndicales ont examiné de près aujourd’hui, dans leurs organes décisionnels respectifs, le résultat des nouveaux accords Suisse-UE négociés.</p><p>La Suisse possède les salaires les plus élevés d’Europe, et il en va de même pour le coût de la vie. Afin de protéger les salaires, la Suisse a introduit il y a 20 ans déjà, suite aux pressions syndicales, les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Grâce aux CCT, aux contrôles effectués et aux amendes infligées, les salaires n’ont pas baissé dans les secteurs dûment protégés. Or l’accord nouvellement négocié fait passer à la trappe des pans entiers de ces mécanismes de protection. La pression à agir sur le terrain de la protection des salaires est donc plus grande que jamais.</p><h4>Décision des délégué-e-s de l’USS</h4><p>L’assemblée extraordinaire des délégués de l’USS a ainsi mené une discussion très critique sur les résultats obtenus à ce jour. Dans leur résolution (voir annexe), les délégué∙e∙s se réclament certes d’une Suisse sociale et ouverte et reconnaissent la réelle importance de l’UE pour un développement de l’Europe et une coopération interétatique placés sous le signe de la paix. L’USS soutient à ce titre l’ouverture de la Suisse à l’UE, pour autant qu’elle profite aux travailleuses et travailleurs et qu’elle ne leur nuise pas.</p><p>Mais les détériorations de la protection des salaires sont inacceptables pour les délégué∙e∙s.</p><p><strong>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS,</strong> a souligné dans son exposé que « l’accord affaiblit la protection des salaires. Il faudra y remédier et négocier ferme. Notre but étant de trouver une solution qui soit utile aux travailleuses et travailleurs, au lieu de leur nuire. »</p><p>Dans leur vote, les délégué∙e∙s de l’USS ont réclamé de nouvelles mesures propres à garantir la protection des salaires et le service public. Leurs revendications concrètes sont notamment les suivantes :</p><ul><li>responsabilité des maîtres d’ouvrage ainsi que des adjudicateurs, en cas d’infraction commise par leurs sous-traitants</li><li>raccourcissement du traitement des annonces par les cantons</li><li>renégociation de la réglementation des frais</li><li>augmentation du nombre de CCT déclarées de force obligatoire</li><li>meilleure protection contre le licenciement des travailleuses et travailleurs s’engageant pour de bonnes conditions de travail et la sécurité au travail</li><li>meilleur statut pour la main-d’œuvre temporaire</li><li>non à la libéralisation du marché de l’électricité</li><li>garantie, dans le secteur du transport ferroviaire international de voyageurs, d’une solution en mains suisses pour les conditions de travail comme pour le modèle de coopération, l’attribution des sillons et l’intégration tarifaire.</li></ul><p>La liste complète des revendications figure dans la <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2025/250131/AD250131F_DL_Resolution_Europe.pdf">résolution de l’USS.</a></p><h4>Décision du Comité de Travail.Suisse</h4><p>Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des salarié∙e∙s, a également adopté aujourd’hui une résolution sur le résultat des négociations avec l’UE, lors d’une séance extraordinaire de son Comité (voir annexe). L’accord aura pour effet un affaiblissement massif de la protection des salaires, dû notamment à la réduction du délai d’annonce, à la suppression de fait de la caution et à la remise en question de l’interdiction d’offrir des services en Suisse.</p><p>Pour que Travail.Suisse puisse soutenir l’accord négocié, il est par conséquent nécessaire, d’une part, de prévoir des mesures de compensation et, d’autre part, de moderniser la protection des salaires. <strong>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse,</strong> l’a clairement dit : « nous voulons bien mener des discussions constructives de politique intérieure et rechercher des solutions. Mais la protection des salaires a été affaiblie et sans mesures compensatoires fortes en matière de politique intérieure, Travail.Suisse n’acceptera en aucun cas le résultat négocié sur le terrain de la politique extérieure. »</p><p>Dans une optique de protection des salaires et des conditions de travail, le Comité de Travail.Suisse demande notamment ceci :</p><ul><li>Le principe « un salaire égal pour un travail égal au même endroit » doit également s’appliquer aux frais. Des garanties contraignantes s’imposent en vue de la non-application de la réglementation européenne.</li><li>Il faut mettre en place de nouveaux instruments efficaces qui garantissent le niveau actuel de protection des salaires.</li><li>Il est nécessaire d’adapter les quotas des employeurs requis pour les CCT étendues.</li><li>Dans les secteurs sans CCT, il faut instaurer une obligation légale d’édicter des contrats-types de travail, en cas de sous-enchère salariale abusive et répétée.</li><li>Les employeurs doivent s’engager clairement en faveur d’un partenariat social fort.</li></ul><p>Ce débat sur l’Europe a donné l’occasion à Esther Lynch, secrétaire générale de la Conférence européenne des syndicats (CES), d’exprimer aujourd’hui dans un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gjRslP63faI" target="https://www.youtube.com/watch?v=gjRslP63faI" title="Message de solidaité d&apos;Esther Lynch" rel="noreferrer">message de solidarité</a> son soutien à l’analyse critique de l’accord trouvé entre le Conseil fédéral et l’Union européenne. Selon ses propres mots, la CES partage l’inquiétude des syndicats suisses quant aux effets néfastes d’un tel accord sur les droits des travailleuses et travailleurs en Suisse. En effet, l’accord négocié affaiblit massivement les mécanismes de protection existants contre la sous-enchère salariale. Il introduit même de nouvelles règles rendant possible une concurrence déloyale au détriment de la main-d’œuvre locale ou étrangère occupée en Suisse. « La CES est donc pleinement aux côtés des syndicats suisses, aujourd’hui où il s’agit de défendre les droits des travailleurs et travailleuses et de maintenir un service public fort », a expliqué Esther Lynch.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/5/csm_250131_DV_SGB527web_0787faad3e.webp" length="231912" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10474</guid><pubDate>Wed, 29 Jan 2025 14:32:09 +0100</pubDate><title>Des mesures inutiles et unilatérales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-mesures-inutiles-et-unilaterales</link><description>Consultation sur le programme d’austérité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les coupes prévues pour un montant d’en tout 3,6 milliards de francs mises en consultation aujourd’hui par le Conseil fédéral sont énormes et disproportionnées. L’Union syndicale suisse critique fondamentalement ce programme d’austérité. Étant donné la situation dans l’ensemble très confortable des budgets publics en Suisse, ces mesures d’austérité sont totalement inutiles.&nbsp;</p><p>En ouvrant aujourd’hui la procédure de consultation à ce sujet, le Conseil fédéral confirme qu’il reprend dans leur grande majorité les propositions d’économies faites dans le rapport des expert-e-s mandatés par lui et, de ce fait, surtout le principe incompréhensible d’« assainissements » envisagés presque exclusivement sur le plan des dépenses. Or, il faudrait d’abord résoudre les problèmes structurels en matière de recettes. S’y ajoute que – comme chacun sait – le frein à l’endettement n’est pas appliqué conformément à la Constitution : au lieu d’induire des dépenses équilibrées, il produit des excédents, aux dépens de la population.</p><p>Il est également clair que la Confédération doit assumer toujours plus de tâches que les cantons ne remplissent pas suffisamment – par exemple avec les subsides aux primes-maladie. La Confédération doit pouvoir mettre les cantons cet argent pour ces tâches. C’est d’autant plus judicieux que les cantons réalisent d’importants excédents, privant ainsi constamment la population de prestations nécessaires.</p><p>Les coupes prévues d’environ 3,6 milliards de francs sont non seulement disproportionnées, elles nuiront aussi durablement à la qualité du service public suisse. En outre, le personnel de la Confédération doit inutilement supporter, en raison des économies dans son domaine, des coupes de plus de 300 millions de francs. Ces énormes coupes compromettront aussi à long terme la qualité des prestations publiques.</p><p>L’USS s’exprimera de manière détaillée sur les coupes prévues dans le cadre de la consultation et poursuivra en plus son engagement contre cette politique d’austérité inutile et dommageable, tant au niveau de la Confédération qu’à celui des cantons.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10472</guid><pubDate>Wed, 29 Jan 2025 14:09:23 +0100</pubDate><title>Il faut résoudre les problèmes de la population, pas s’acharner sur les ressortissant-e-s étrangers et les réfugié-e-s </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/il-faut-resoudre-les-problemes-de-la-population-pas-sacharner-sur-les-ressortissant-e-s-etrangers-et-les-refugie-e-s</link><description>Mesures d’accompagnement à l’initiative de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions ! »</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR">La situation de nombre de travailleuses et travailleurs est tendue. Les loyers et les primes-maladie pèsent toujours plus sur leurs budgets, alors que les salaires, une fois déduite l’inflation, stagnent. Il paraît souvent plus facile de gagner au loto que de trouver un logement abordable. Avec son initiative, l’UDC profite de cette situation pour s’acharner sur les étrangers et les étrangères.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">Pendant ce temps, le patronat et les autorités laissent les gens sur le carreau. Comme le Conseil fédéral le fait aussi aujourd’hui. Au lieu de veiller à ce que tout le monde profite des fruits de la prospérité et de l’ouverture de la Suisse, il a adopté un train de mesures ridiculement faible. Tous les grands thèmes y figurent certes, du marché du travail au logement, mais seulement avec de propositions minimalistes, qui logiquement resteront sans grand effet. Les employeurs aussi s’acharnent contre les réfugié-e-s, au lieu d’augmenter les salaires, et le Conseil fédéral agit sans tenir compte des besoins de la population.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">Pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est claire&nbsp;: le Parlement doit donner maintenant des réponses aux problèmes de la population. Cela passe en priorité par une augmentation des allocations familiales, une protection contre le licenciement pour les employé-e-s de longue date ainsi qu’un programme d’incitation en faveur de la construction de logements d’utilité publique.</span></p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10468</guid><pubDate>Tue, 21 Jan 2025 17:38:50 +0100</pubDate><title>Douze ouvertures dominicales par an sont une aberration</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/douze-ouvertures-dominicales-par-an-sont-une-aberration</link><description>Feu vert de la Commission de l’économie à une initiative cantonale antisociale et dangereuse pour la santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de multiplication par trois des ventes dominicales est dangereux pour la santé des travailleuses et travailleurs. Pire, il fait fi des décisions démocratiques des dernières années et constitue ainsi une attaque frontale contre les dimanches chômés. L’Union syndicale suisse (USS) appelle donc à refuser net ce projet antisocial.</p><p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) a approuvé aujourd’hui une initiative du canton de Zurich. Cet objet vise à faire passer le nombre d’ouvertures dominicales de quatre aujourd’hui à douze, soit à autoriser jusqu’à un dimanche d’ouverture des magasins par mois – contre la volonté du peuple, qui refuse régulièrement dans les urnes les ouvertures dominicales. La loi comprend du reste déjà la possibilité d’employer du personnel dans les commerces quatre dimanches par an pour les achats de Noël, pendant la période de l’Avent. Aujourd’hui déjà, de nombreux cantons ne tirent pas pleinement parti de cette possibilité.</p><h4>Surcroît de pénibilité</h4><p>Une extension des ouvertures dominicales constituerait un nouveau coup de massue pour le personnel de vente. La branche du commerce de détail souffre déjà d’un bas niveau de salaires, d’horaires changeants, d’une pénurie de main-d’œuvre et de pressions élevées. Il n’existe pas non plus de CCT de branche. Une augmentation du travail du dimanche n’arrangerait rien. Les experts de la santé ne connaissent que trop bien l’impact négatif d’un travail dominical régulier sur le corps et le psychisme.</p><p>En 2021 encore, une proposition similaire glissée dans la loi COVID avait échoué devant les Chambres. Ni le Conseil national, ni le Conseil des États n’avaient voulu d’une telle libéralisation.</p><h4>Une tactique du salami aux conséquences funestes</h4><p>Le projet d’extension des ouvertures dominicales dans les magasins est un bel exemple de tactique du salami : il s’agit d’introduire insidieusement, par petites étapes, le travail dominical dans toutes les branches et professions – des salons de coiffure aux emplois de bureau, en passant par les assurances et les banques. Une telle attaque contre les dimanches chômés ne ferait que des perdants parmi les salarié-e-s. D’où l’importance de refuser net ce projet !</p><p>Les jours de congé communs, comme le dimanche, s’avèrent essentiels pour le repos, pour la vie de famille et les contacts sociaux. S’il fallait travailler davantage de tels jours, le personnel serait privé du temps libre dont il a déjà tant besoin et ne saurait plus comment concilier travail et vie privée.</p><h4>La santé doit primer sur le profit</h4><p>L’USS appelle à redonner enfin la priorité à la protection des travailleuses et travailleurs. En lieu et place de libéralisations aussi dommageables pour la santé que la multiplication des ouvertures dominicales, source de stress et d’épuisement professionnel, l’heure est à une meilleure protection de la santé ainsi qu’à l’adoption de conditions de travail gérables pour le personnel.</p><p>Il n’est pas question de sacrifier les intérêts des travailleuses et travailleurs sur l’autel du profit à court terme – le commerce de détail n’a pas besoin d’une « ruée de Noël » tout au long de l’année, mais bien d’améliorations durables pour son personnel.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_Vater-mit-kleinem-Kind_Eva_Blanco_Fotografia_photocase_484a117b8a.webp" length="81926" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10463</guid><pubDate>Wed, 08 Jan 2025 16:18:28 +0100</pubDate><title>Cyrielle Huguenot reprend le dossier de l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/cyrielle-huguenot-reprend-le-dossier-de-legalite</link><description>Nouvelle secrétaire centrale à l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>A partir du début de l'année, Cyrielle Huguenot a pris en charge à l’Union syndicale suisse (USS) le dossier de l’égalité en tant que nouvelle secrétaire centrale. Au cours des dernières années, le mouvement syndical a joué un rôle moteur pour faire progresser l’égalité dans plusieurs domaines et éviter le démantèlement d’acquis importants. Il reste néanmoins de nombreux défis, en particulier en matière de discrimination salariale, de niveau des retraites, d’accueil de jour des enfants et de lutte contre le harcèlement sexuel. « Le monde du travail est central pour faire progresser l’égalité et les droits des femmes et je m’y engagerai pleinement. Les syndicats disposent d’une légitimité et d’une capacité d’action très importantes dans ce domaine », relève Cyrielle Huguenot. Âgée de 42 ans, elle est au bénéfice d’une importante expérience en matière d’égalité et a déjà organisé et dirigé des campagnes nationales couronnées de succès, comme celle liée à la réforme du droit pénal sexuel.&nbsp;</p><p>Cyrielle Huguenot prendra également en charge le dossier de la politique migratoire avec en ligne de mire les droits des travailleuses et travailleurs issus de la migration.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_cyrielle_huguenot_36b5a583ff.webp" length="172268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10460</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2024 15:24:33 +0100</pubDate><title>Ce résultat est insuffisant</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ce-resultat-est-insuffisant</link><description>Avis de l’USS sur les négociations avec l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique l’accord avec l’UE auquel le Conseil fédéral a donné son feu vert. Selon les informations actuellement disponibles, la protection des salaires sera démantelée et le service public affaibli. L’USS examinera en détail le texte final de l’accord et décidera des suites à lui donner, lors d’une assemblée extraordinaire des délégués fixée au 31 janvier 2025. L’USS appelle le Conseil fédéral à faire toute la transparence sur le contenu de l’accord.</p><p>Avec un tel accord, il sera bien plus difficile de faire respecter les salaires suisses. Comme la Suisse a beaucoup de peine à percevoir les amendes (peines conventionnelles) en dehors de ses frontières, les entreprises de différentes branches doivent fournir aujourd’hui une garantie (dépôt d’une caution). Or cette dernière est absente de l’accord. La « caution en cas de récidive » prévue à la place est une farce et, pour toutes sortes de raisons, ses effets dans la pratique seront quasiment nuls. De même, l’« interdiction d’offrir des services » n’est plus garantie. Aujourd’hui, les cantons interdisent chaque année à quelque 600 à 1000 entreprises de travailler en Suisse, soit qu’elles refusent de coopérer avec les autorités, soit qu’elles aient versé des salaires beaucoup trop bas. Autre problème de taille, la Suisse s’engage avec l’accord à reprendre la réglementation européenne des frais. À l’avenir, les frais d’hébergement et de repas des personnes détachées par leur employeur ne seront plus pris en compte que sur la base des règles du pays d’origine. Alors même qu’en Suisse, le coût de la vie est l’un des plus élevés d’Europe. Enfin, la réduction du délai d’an¬nonce des travailleurs détachés de 8 à 4 jours compliquera l’activité de contrôle, comme le confirme un essai pilote mené à Bâle-Ville et Bâle-Campagne.</p><p>L’accord aura également des effets négatifs sur le service public, obligeant la Suisse à libéraliser son approvisionnement électrique qui fonctionne bien et remettant en question, dans le transport ferroviaire international de voyageurs, les coopérations ayant fait leurs preuves avec les compagnies de chemin de fer des pays voisins.</p><p>Le contenu de l’accord n’est connu que dans les grandes lignes. Pour répondre aux questions encore ouvertes, il faudrait en étudier les dispositions précises. L’USS a toujours soutenu l’ouverture de la Suisse vis-à-vis de l’UE, pour autant que les travailleuses et travailleurs en bénéficient et que les salaires soient garantis. Elle analysera en détail le texte de l’accord, afin que son assemblée des délégués prévue au 31 janvier 2025 puisse décider des suites à y donner en toute connaissance de cause. L’USS attend du Conseil fédéral qu’il mette à disposition les informations nécessaires.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10452</guid><pubDate>Tue, 17 Dec 2024 07:33:24 +0100</pubDate><title>Hausse de franchise : coup de massue pour la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/hausse-de-franchise-coup-de-massue-pour-la-population</link><description>Le Parlement et le Conseil fédéral veulent adapter la franchise minimale</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’augmentation prévue de la franchise minimale grèvera encore plus le budget des ménages, pourtant déjà confrontés à l’explosion des primes d’assurance-maladie. Alors qu’avec la réforme EFAS le lobby de la santé a su davantage ponctionner les payeuses et payeurs de primes, les assuré-e-s subiront encore une hausse conséquente de leur franchise minimale. Une telle décision est révélatrice des priorités d’un Parlement dominé par les partis bourgeois : au lieu de revoir la rémunération des prestataires privés, il préfère faire payer la facture aux plus faibles de la société. Ce cynique « cadeau de Noël » survient à deux semaines seulement de l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2025, d’une brutale hausse de primes, la troisième d’affilée.<br>Après le Conseil fédéral et le Conseil des États, le Conseil national a approuvé à son tour le relèvement de la franchise minimale. Il est prévu de l’adapter, dans un premier temps, au « niveau actuel des coûts », puis périodiquement. En clair : après les primes, les franchises entreront à leur tour dans une spirale haussière.<br>Aujourd’hui déjà, tant les primes que la participation aux coûts dont doivent s’acquitter les personnes assurées sont en constante hausse. Entre 2005 et 2023, la charge moyenne due aux franchises et quotes-parts a bondi de 40 %. Pourquoi ? Parce que beaucoup de personnes sont dans l’obligation de choisir une franchise plus élevée afin d’économiser au moins un peu d’argent, à condition bien sûr de rester en bonne santé.<br>La hausse des franchises frappera de plein fouet les malades chroniques qui ne peuvent ni se rabattre sur un niveau de franchise plus élevé, ni renoncer aux traitements nécessaires. En outre, cette mesure nuit gravement à la santé publique. Car la participation aux coûts déjà bien trop élevée aujourd’hui contraint toujours plus de patient-e-s à renoncer, à leurs risques et périls, à des prestations nécessaires. D’où des souffrances humaines évitables et, en dernier lieu, une facture globale plus élevée pour tout le monde.<br>Au lieu d’« adapter la franchise minimale aux conditions réelles » – c'est le titre de la motion adoptée par la deuxième chambre – le Parlement devrait urgemment arranger le financement du système de santé conformént « aux conditions réelles ». Concrètement, les personnes pouvant se le permettre doivent payer davantage à l’assurance de base. C’est déjà le cas dans la plupart des pays européens.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10449</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2024 13:12:34 +0100</pubDate><title>Procédure de consultation calamiteuse : maintenant il incombe au Parlement d’enterrer l’attaque anticonstitutionnelle contre les salaires minimums cantonaux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/procedure-de-consultation-calamiteuse-maintenant-il-incombe-au-parlement-denterrer-lattaque-anticonstitutionnelle-contre-les-salaires-minimums-cantonaux</link><description>Non au retour des travailleuses et travailleurs pauvres : le Parlement ne doit pas bafouer la Constitution !
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec un cynisme rare, le conseiller aux États Erich Ettlin (Centre/OW) cherche à affaiblir les salaires minimums en Suisse, en compagnie de GastroSuisse et d’une courte majorité des Chambres fédérales. Dans tous les cantons où les citoyennes et citoyens, forts de la compétence souveraine que leur confère la Constitution fédérale, ont instauré des salaires minimums, cette majorité vise à les déclarer nuls et non avenus par une nouvelle base légale, dès lors qu’une convention collective nationale de travail déclarée de force obligatoire prévoit des salaires plus bas.</p><p>Un tel scénario aurait pour effet d’exacerber le problème des travailleuses et travailleurs pauvres (working poors), soit des personnes qui, à Genève ou Neuchâtel, doivent se contenter de très bas salaires. Dans des îlots de cherté comme Genève, de telles rémunérations ne permettraient plus à des salarié-e-s à 100 % de joindre les deux bouts sans devoir faire appel à l’aide sociale.</p><p>Et qui devrait subventionner de tels salaires ? Les contribuables de ces cantons ayant pourtant clairement opté pour des salaires minimums cantonaux, afin de ne plus avoir de working poors.</p><p>Le résultat de la consultation a été sans appel : tous les cantons sauf Obwald (canton d’origine d’Erich Ettlin), la Conférence des chefs des départements cantonaux de l’économie publique (CDEP), les communes, les spécialistes du droit constitutionnel, l’Office fédéral de la justice et le Conseil fédéral – tout le monde s’accorde à dire qu’un tel projet est incompatible avec la Constitution. Il bafoue la souveraineté des cantons, met le fédéralisme hors-jeu et contrevient au principe de subsidiarité.</p><p>Même les associations patronales romandes, le Centre Patronal et la FER, rejettent le projet du conseiller aux États Ettlin et de GastroSuisse, faisant valoir qu’il est anticonstitutionnel et contraire à la volonté populaire des cantons concernés, soit Neuchâtel et Genève. La FER appelle même au lancement d’un référendum, si le projet devait aboutir.</p><p>Il est évident que les cantons, le Conseil fédéral et les travailleuses et travailleurs ne veulent pas d’une paupérisation du salariat. Il n’est pas question non plus de chambouler l’ordre constitutionnel, de vider de sa substance le fédéralisme ou de jeter par-dessus bord le principe de subsidiarité – pour la simple raison que certains employeurs, dans les rangs de GastroSuisse notamment, souhaitent verser des très bas salaires et obliger la collectivité à payer la différence.</p><p>Le Parlement ne doit pas rester les bras croisés, mais être à l’écoute des cantons ainsi que des travailleuses et travailleurs, et respecter le fédéralisme et la volonté populaire locale. Après cette consultation calamiteuse, il ne reste qu’à enterrer ce projet contre les salaires minimaux cantonaux !</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10447</guid><pubDate>Thu, 12 Dec 2024 13:30:40 +0100</pubDate><title>Les femmes restent injustement privées d’une année de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-femmes-restent-injustement-privees-dune-annee-de-rente</link><description>Rejet du recours contre la votation sur AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) est déçue de l’arrêt rendu aujourd’hui par le Tribunal fédéral. Les juges fédéraux font primer la sécurité juridique sur les rentes beaucoup trop basses des femmes. Car bien qu’elles perçoivent des rentes plus basses, les femmes ont fait les frais de mesures d’économies unilatérales, avec l’augmentation de l’âge de la retraite. Et d’autres attaques sont déjà en préparation. Or après le verdict d’aujourd’hui, il incombe plus que jamais au monde politique d’entreprendre enfin quelque chose pour remédier aux rentes beaucoup trop basses des femmes. Elles ont besoin de rentes plus élevées – en lieu et place de nouvelles coupes des rentes de veuves opérées sous prétexte d’égalité.</p><p>En 2022, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes avait été accepté du bout des lèvres, avec un écart de 31 195 voix seulement. Or les prévisions de déficit dans l’AVS brandies durant la campagne de votation reposaient sur des erreurs de calcul de la Confédération. L’USS avait pourtant dénoncé à maintes reprises les prévisions officielles trop négatives.</p><p>Ces scénarios financiers incorrects ont largement influencé la campagne de votation sur le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. L’USS demeure convaincue que sans cette erreur de calcul, le processus de formation de l’opinion aurait pris une tournure différente. D’autant plus que sur une période de dix ans, l’impact des erreurs de calcul de l’OFAS correspond à peu près aux recettes supplémentaires que le relèvement de l’âge de la retraite des femmes aurait générées.</p><p>La déception est donc bien réelle : les femmes concernées ont été injustement privées d’une année de rente. Alors même que les femmes étaient majoritairement opposées à la réforme AVS 21. Ces deux dernières années également, les rentes féminines trop basses sont apparues comme un enjeu brûlant dans les campagnes de votation portant sur la prévoyance professionnelle. Après le verdict rendu aujourd’hui par le Tribunal fédéral, il incombe plus que jamais au monde politique d’entreprendre enfin quelque chose pour remédier à ce problème. Les femmes ont besoin de rentes plus élevées – en lieu et place de nouvelles coupes des rentes de veuves opérées sous prétexte d’égalité.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/1/csm_241212_Reaktionen-Urteil_2bf2486266.webp" length="543458" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10441</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2024 11:11:14 +0100</pubDate><title>Une personne sur deux subit du harcèlement au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-personne-sur-deux-subit-du-harcelement-au-travail</link><description>Nouvelle étude du Seco et du Bureau de l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, une personne active sur deux a déjà été victime de harcèlement sexuel ou sexiste sur son lieu de travail. Les femmes sont particulièrement concernées : près de 60 % d'entre elles font état d'attouchements non désirés, de remarques suggestives, voire d'agressions. L'étude montre clairement que le harcèlement sexuel peut se produire partout : dans les bureaux, les ateliers, sur les chantiers et particulièrement souvent dans les branches où le contact avec la clientèle est important, comme la vente, la santé ou la restauration. Souvent, les travailleurs et travailleuses jeunes sont touchés déjà au début de leur vie professionnelle, même pendant leur formation. De nombreuses personnes concernées ne parlent pas de ce qui leur est arrivé, souvent parce qu'elles ont peur des conséquences négatives ou ne savent pas quels sont leurs droits. Pour un trop grand nombre d'entre elles, les conséquences sont graves, allant d'un sentiment de honte à un changement d'emploi. Pourtant, le harcèlement n'est pas seulement une forme de violence, mais un problème structurel (et non individuel), face auquel les employeurs ont la responsabilité de protéger leurs collaboratrices et collaborateurs.</p><p>Mais les employeurs n'assument pas cette responsabilité. En effet, 95% des employeurs interrogés affirment prendre le harcèlement sexuel au sérieux, mais plus de la moitié des entreprises indiquent que ce phénomène se produit chez elles. Les bonnes intentions de l’employeur ne servent pas à grand-chose pour les personnes concernées. En outre, le harcèlement sexuel n’a pas d’effet sur les personnes que de manière isolée. Si une collègue entend constamment des propos sexistes ou subit des attouchements indésirables, le climat de travail s’en trouve détériorié pour tout le monde.</p><p>L'USS exige des employeurs qu'ils prennent leur responsabilité au sérieux et adoptent des mesures claires. Les entreprises ne peuvent tout simplement pas se permettre d'ignorer le sujet. Une politique de tolérance zéro obligatoire en fait partie : chaque entreprise doit introduire des règles claires contre le harcèlement sexuel et les faire appliquer de manière conséquente. Les employeurs doivent proposer des formations régulières pour que les employé‑e‑s et les cadres sachent ce qu'est le harcèlement sexuel, comment le reconnaître, comment y réagir, et comment veiller de manière préventive à un climat de travail respectueux. Les travailleuses et travailleurs doivent savoir qu'ils peuvent signaler des plaintes sans craindre de conséquences. Pour cela, il peut être utile de s'adresser à un syndicat. En effet, dans la lutte contre le harcèlement sexuel comme ailleurs, des efforts collectifs peuvent porter leurs fruits.</p><p>Outre les mesures prises par les entreprises, l'USS demande également des adaptations légales. Les entreprises devraient être tenues de prouver qu'elles respectent leur devoir de diligence et être poursuivies plus sévèrement en cas d'infraction. Les employeurs ne doivent pas se décharger de leur responsabilité. Ceux qui n'agissent pas doivent en subir les conséquences.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/9/csm_Belaestigung-Gewalt-Arbeitsplatz_heike-trautmann-unsplash_0833bce189.webp" length="80982" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10437</guid><pubDate>Fri, 29 Nov 2024 12:24:41 +0100</pubDate><title>Plus de liberté au lieu d’une disponibilité permanente</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/plus-de-liberte-au-lieu-dune-disponibilite-permanente</link><description>Les délégués de l’USS décident une offensive pour de meilleures conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La charge et le stress au travail ne cessent d'augmenter depuis des années. De plus en plus de travailleuses et travailleurs souffrent d’une pression trop forte ou ont des difficultés à concilier vie professionnelle et vie familiale. Au lieu de proposer des solutions, les employeurs prévoient de continuer à démanteler la protection existante : ils exigent davantage de travail le dimanche, des horaires de travail plus longs et la légalisation des situations de fausse indépendance. Les syndicats s'opposeront avec véhémence à ces attaques contre le droit du travail. Une meilleure protection est nécessaire pour permettre aux gens qui travaillent de mieux planifier leur vie et d’avoir davantage leur mot à dire dans la répartition entre temps de travail et temps libre. Plus de liberté au lieu d’une disponibilité permanente – c'est avec cet objectif que les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse ont décidé aujourd'hui de lancer une offensive en faveur de règles plus favorable aux travailleuses et travailleurs.</p><h4>Des conditions de travail à renforcer au lieu de les dégrader</h4><p>De nombreuses personnes actives sont soumises à une forte pression au travail. Les employeurs et les managers exercent une pression sur les coûts, réduisent les effectifs et confient le travail restant à un nombre toujours plus restreint de travailleuses et travailleurs. Le recours à du personnel temporaire augmente et le travail s’intensifie. Certains employeurs attendent même une disponibilité pendant la maladie ou les loisirs. Cela rend particulièrement difficile la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale pour les parents. Au lieu de remédier à cette situation, les employeurs portent des initiatives politiques visant à détériorer les règles en vigueur. Il s'agit notamment de l'extension du travail du dimanche, de l'affaiblissement du statut de salarié-e en légalisant les situations de fausse indépendance, et d'horaires de travail excessifs dans le cadre du télétravail qui ne tiendraient plus compte des temps de repos nécessaires.</p><p>Pour les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS), il est clair que les droits des travailleuses et travailleurs doivent au contraire être étendus. Au lieu d'être joignables en permanence, d'être exposés au burnout et au travail gratuit, il faut des horaires de travail compatibles avec la vie privée, plus de temps de repos et de meilleures mesures de protection. Dans une résolution, les délégué-e-s de l'USS demandent :</p><ul><li>&nbsp;des horaires de travail fournis au moins quatre semaines à l’avance pour des périodes de deux semaines ; des modifications seulement en cas d’urgence et avec supplément de salaire d’au moins 50 % ;</li><li>la suppression des horaires coupés ou des pauses de midi trop longues sans l’accord des salarié-e-s (p. ex. dans la restauration ou la vente) et l’introduction de mesures de protection en cas de conditions météorologiques extrêmes (p. ex. arrêt du travail dans la construction en cas de canicule, y c. adaptation des indemnités en cas d’intempéries ) ;</li><li>l’abolition des journées de travail de plus de 10 heures;</li><li>un supplément d’au moins 50 % en cas de travail du dimanche, de nuit ou du samedi ; au moins deux week-ends de congé par mois (samedi et dimanche) pour tout le monde ;</li><li>l’enregistrement et la rémunération intégraux et transparents de toute la durée du travail, y compris des temps de préparation et de rangement, des pauses, des durées de déplacement et du temps nécessaire pour se changer ;</li><li>la limitation des heures supplémentaires et l’introduction de vacances plus longues pour les apprenti-e-s, en adaptation à cette phase de leur vie ;</li><li>une meilleure protection pour toutes et tous dans la loi sur le travail, en particulier du personnel de l’aviation, de l’économie domestique, de l’agriculture, des enseignant-e-s, des travailleurs et travailleuses sociaux, des éducateurs et éducatrices ainsi que des surveillant-e-s, actuellement exclus du champ d’application, et une protection spécifique renforcée pour la maternité ;</li><li>la protection du personnel, en particulier dans le service public, la vente, la restauration, les hôpitaux, les transports publics routiers, lacustres, ferroviaires et aériens contre les agressions et les actes de violence.</li></ul><h4>Renforcement de l'apprentissage : 8 semaines de vacances pour les apprentis</h4><p>La formation professionnelle duale est un pilier de l'économie suisse. Mais bon nombre de jeunes subissent une forte pression durant l’apprentissage. Alors que les élèves du post-obligatoire ont 13 semaines de vacances, les apprentis doivent généralement se contenter de cinq semaines seulement .Ce déséquilibre met en danger la santé des apprenti-e-s. L'USS demande donc huit semaines de vacances pour toutes les personnes en apprentissage et s'engageront en faveur de cette réglementation dans la loi et dans les conventions collectives de travail.</p><h4>Contre les licenciements dans la sidérurgie</h4><p>Les délégués de l'USS ont exprimé par une résolution leur soutien aux travailleurs et travailleuses de Stahl Gerlafingen et Steeltec Emmenbrücke, qui luttent contre les licenciements massifs. Les suppressions d'emplois dans l'industrie sidérurgique sont irresponsables et doivent être empêchées.</p><h4>Etat des négociations avec l'UE</h4><p>Le président de l'USS Pierre-Yves Maillard a réaffirmé la position syndicale lors de l'assemblée des délégués : la protection des salaires autonome et le service public doivent être garantis dans le résultat des négociations. Il a annoncé aux délégué-e-s qu'une assemblée extraordinaire sera convoquée lorsque le résultat des négociations sera sur la table.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_DV_Benoit_c49873de4e.webp" length="384884" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10432</guid><pubDate>Tue, 26 Nov 2024 15:07:38 +0100</pubDate><title>Les femmes gagnent chaque mois 1364 francs de moins que les hommes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-femmes-gagnent-chaque-mois-1364-francs-de-moins-que-les-hommes</link><description>Les écarts de salaire entre femmes et hommes restent trop élevés</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le monde du travail suisse est encore très loin d'une vraie égalité. Il ressort des chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique (OFS) que, si les écarts de salaire continuent de diminuer, ils s’élèvent toutefois encore à 16,2 %. La différence en francs est plus spectaculaire encore : les femmes gagnent en moyenne chaque mois 1364 francs de moins que les hommes. Et les nouveaux chiffres confirment que la discrimination salariale directe reste considérable. Près de la moitié de la différence de rémunération (44,9 %) ne s’explique pas par des facteurs objectifs, comme la branche, la formation, l’âge, etc. En outre, l’écart inexpliqué ne s’est hélas que peu résorbé (de 45,3 à 44,9 %). Il est vrai que les différences de salaire sont moindres parmi les salarié-e-s sans fonction hiérarchique. Le travail syndical accompli dans le cadre des conventions collectives de travail (CCT) et sur le terrain a donc visiblement porté ses fruits.</p><p>De très nombreuses femmes continuent d’avoir des salaires à peine suffisants pour vivre. Les professions où elles sont majoritaires sont moins bien rémunérées, bien qu’étant fréquemment exigeantes et lourdes en responsabilités. Même avec un CFC en poche, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000 francs par mois, une fois leur salaire extrapolé à une activité professionnelle à plein temps avec 13e mois de salaire. La prise en charge d’enfants, l’accompagnement des personnes âgées ou le commerce de détail en sont de bons exemples. Ce n’est pas tout : l’expérience professionnelle et l’ancienneté se traduisent par des suppléments de salaire moins élevés que pour les hommes.<br>Or en définitive, une part importante des désavantages salariaux subis par les femmes tient à ce qu’elles s’occupent de leurs propres enfants. L’USS continuera donc de s’engager afin que la garde d’enfants soit organisée sous forme de service public, pour permettre une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré entre les sexes. Cela suppose des investissements publics plus conséquents, avec à la clé de meilleures conditions de travail dans les métiers de la petite enfance comme dans la santé et le social.</p><p>Il va de soi pour l’USS qu’il faut mettre les bouchées doubles en matière d’égalité. Des salaires d’au moins 5000 francs après l’apprentissage, et d’au moins 4500 francs pour tout le monde doivent être la norme. Toutes les CCT doivent fixer leurs salaires minimums en conséquence. L’égalité salariale et l’augmentation des salaires féminins figureront à l’ordre du jour de toutes les négociations entre partenaires sociaux. Partout où il n’y a pas de CCT (crèches, commerce de détail, etc.), il faut en introduire. Enfin, des mesures systématiques de lutte contre la discrimination salariale restent indispensables, telles que des analyses obligatoires de l’égalité des salaires dans les entreprises et des sanctions efficaces en cas de discrimination salariale.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10429</guid><pubDate>Sun, 24 Nov 2024 13:34:48 +0100</pubDate><title>Oui de justesse à EFAS : le problème des primes trop élevées reste entier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-de-justesse-a-efas-le-probleme-des-primes-trop-elevees-reste-entier</link><description>Réaction de l&#039;USS au résultat de la votation sur la modification de la loi sur l&#039;assurance-maladie (LAMal)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'acceptation de justesse de la réforme EFAS est une mauvaise nouvelle pour les assuré-e-s, les patient-e-s et les soignant-e-s.&nbsp;Elle risque d'entraîner une hausse des primes et une pression accrue sur la qualité des soins et le personnel.&nbsp;Les partisans et le Conseil fédéral ont fait de vastes promesses lors de la campagne de votation, promesses que la réforme EFAS à elle toute seule ne tiendra pas.&nbsp;Dans la perspective de l'inclusion des soins de longue durée, les assuré-e-s doivent donc être protégés d'une charge supplémentaire démesurée due à l'augmentation des primes et des coûts à leur charge.&nbsp;En outre, il est clair que lors de l'élaboration de la nouvelle structure tarifaire pour les EMS et les services de soins à domicile, la mise en œuvre de l'initiative sur les soins infirmiers et l'amélioration des conditions de travail doivent être prioritaires.&nbsp;Il est urgent de prendre des mesures rapides et décisives contre la hausse insupportable des primes et d'endiguer les profits des fournisseurs de prestations à but lucratif et les salaires excessifs des spécialistes.</p><p>Une part très importante de l'électorat a exprimé par un refus son inquiétude face à une nouvelle hausse des primes et à une menace sur la qualité des soins. La question des primes a été au centre de la campagne de votation. Il est apparu clairement qu'avec ou sans EFAS, le poids des primes par tête ne peut plus continuer à augmenter. Un financement socialement supportable du système de santé doit maintenant être rapidement mis en place à tous les niveaux. Et ce, tout d'abord, en améliorant sensiblement la mise en œuvre par les cantons du contre-projet à l'initiative sur l'allègement des primes, qui entrera bientôt en vigueur. De plus, les cantons doivent de leur côté fixer une part de financement nettement plus élevée que celle définie comme minimum légal dans EFAS.</p><p>Le oui serré à l'EFAS ne doit en aucun cas entraîner le report de mesures efficaces visant à endiguer les profits démesurés et les mauvais incitatifs dans le système de santé. Les prix des médicaments doivent être nettement réduits et une adaptation des systèmes tarifaires en faveur des soins de base et d'urgence est nécessaire. Il en va de même pour l'endiguement des mauvaises incitations via les assurances complémentaires qui poussent à une consommation chargeant également l’assurance de base. Les possibilités de pilotage public doivent être étendues – par exemple par une planification hospitalière suprarégionale et une limitation des possibilités pour les hôpitaux privés de ne choisir que les cas les plus lucratifs.</p><p>Pour l'intégration des soins de longue durée (EMS et soins à domicile) dans le financement uniforme, prévue dans un deuxième temps, il faut s'en tenir clairement aux conditions définies dans la loi : l'intégration ne peut avoir lieu que sur la base d’une transparence des données, le nouveau tarif doit impérativement couvrir les coûts (et pas sur la base du sous-financement actuel) et le personnel soignant doit être correctement représenté dans la nouvelle organisation tarifaire.</p><p>La mise en œuvre des nombreuses mesures nécessaires à la garantie de la qualité des soins et à l'amélioration des conditions de travail du personnel soignant reste une priorité absolue, indépendamment de EFAS – la mise en œuvre rapide des deux étapes de l'initiative sur les soins infirmiers étant naturellement au premier plan. Toute autre démarche reviendrait à ne pas respecter la décision du peuple concernant l'initiative sur les soins infirmiers, qui a d'ailleurs obtenu un taux d'approbation nettement plus élevé qu'EFAS.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10409</guid><pubDate>Tue, 12 Nov 2024 15:58:20 +0100</pubDate><title>Financement des EMS par les primes : un cauchemar pour les assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-des-ems-par-les-primes-un-cauchemar-pour-les-assure-e-s</link><description>Nouveaux chiffres de l’OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres publiés aujourd'hui par l'OFS sur l'évolution des coûts des soins de longue durée (EMS et soins à domicile) confirment les pires craintes des opposants à EFAS : non seulement les coûts des EMS et des services de soins à domicile augmentent de manière disproportionnée, mais les besoins en soins par patient-e croissent également. De plus, le nombre d'acteurs à but lucratif dans le domaine des soins de longue durée prend l’ascenseur. Un financement des soins de longue durée par le biais des primes LAMal et sans plafonnement de la participation des patient-e-s aux coûts aurait des conséquences désastreuses pour les assuré-e-s, les patient-e-s et le personnel.</p><p>L'Office fédéral de la statistique a publié aujourd'hui les derniers chiffres concernant l'évolution des coûts des soins de longue durée. Il en ressort que l'augmentation des coûts dans les établissements médico-sociaux (EMS) et dans les soins à domicile en 2023 aura été la plus forte de la dernière décennie : les coûts des établissements médico-sociaux augmentent de 5 % et ceux des soins à domicile de 7 % par rapport à l'année précédente.</p><p>Ainsi, les prévisions à long terme totalement incertaines de l'OFSP et des partisans de EFAS concernant le bloc de coûts des soins de longue durée, supposé croître moins fortement que l’ambulatoire, sont déjà démenties par la réalité.</p><p>Le nombre moyen d'heures de soins a également augmenté de manière exceptionnellement forte. Les résident-e-s en EMS n'ont jamais eu besoin d'autant de soins qu'en 2023, ce qui contredit diamétralement l'autre affirmation des partisans d’EFAS selon laquelle, en raison de mauvais incitatifs, de plus en plus de patient-e-s nécessitant peu de soins seraient aujourd'hui poussés vers un établissement médico-social (et coûteraient donc plus cher au final) au lieu d'être pris en charge à domicile par les services d'aide et de soins à domicile.</p><p>Selon l'OFS, le nombre d'acteurs à but lucratif dans les soins de longue durée a également fortement augmenté. Cela montre d'autant plus clairement qu'il faut absolument éviter le nouveau système tarifaire prévu par EFAS dans les soins de longue durée, basé sur une logique de concurrence et de profit. Au contraire, il faut absolument mettre un frein à cette logique qui progresse aujourd'hui déjà. Car il est tout à fait clair que la seule manière de faire des bénéfices dans les soins aux personnes âgées passe est d'économiser au détriment du personnel et donc de la qualité des soins.</p><p>Les derniers chiffres confirment donc que le financement uniforme incluant les soins de longue durée, qui passe en votation le 24 novembre, serait un cauchemar tant pour les payeurs de primes que pour les patient-e-s et le personnel soignant. Il faut donc absolument rejeter la réforme EFAS.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10394</guid><pubDate>Wed, 23 Oct 2024 13:45:29 +0200</pubDate><title>Économiser sous prétexte d’égalité ? Ça doit cesser !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/economiser-sous-pretexte-degalite-ca-doit-cesser</link><description>Rente de veuve : la proposition du Conseil fédéral est insuffisante</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est fondamentalement ouverte à une adaptation des rentes de survivant-e-s à l’évolution de la société et aux nouvelles structures familiales. Les dispositions en vigueur sont en effet discriminatoires. L’USS partage l’avis du Conseil fédéral selon qui le parent survivant ayant des enfants est particulièrement touché en cas de veuvage et a besoin d’une protection sociale spécifique à travers l’AVS. Le fait que les rentes de survivants s’orientent prioritairement sur la période de prise en charge et d’éducation des enfants mérite donc d’être salué. Nous sommes également convaincus que cette prestation à l’intention des survivant-e-s soit à la fois indépendante du genre et de l’état civil et doive être octroyée jusqu’à ce que l’enfant le plus jeune atteigne les 25 ans. Le Conseil fédéral prévoit en outre une rente transitoire pour soutenir les survivant-e-s n’ayant plus d’enfant à charge et des mesures particulières pour les survivant-e-s âgés menacés de précarité. Ces deux instruments sont certes à saluer selon l’USS, mais leur conception concrète telle que proposée par le Conseil fédéral est insuffisante.</p><p>L’USS est fermement opposée à ce que la refonte des prestations destinées aux survivant-e-s aille de pair avec une baisse de la contribution de la Confédération. Or c’est précisément ce que prévoit le Conseil fédéral. Si l’on se base sur les chiffres de la statistique 2022 de l’AVS, il apparaît que le projet du Conseil fédéral représente une réduction radicale d’environ 50 % du budget global des rentes de survivant-e-s. Ce démantèlement frappera avant tout les femmes qui reçoivent aujourd’hui déjà une rente de veuve. L’USS juge inacceptable la baisse ou la suppression de rentes courantes. Elle sera synonyme d’une grande insécurité. La suppression de rentes en cours est aussi en contradiction l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme. Les juges européens y avaient à l’époque explicitement spécifié que la Suisse ne devait pas profiter de la mise en œuvre de leur décision pour réduire ou supprimer les rentes des femmes concernées.</p><p>L’USS s’engage avec détermination pour l’égalité entre femmes et hommes, aussi en ce qui concerne les rentes de survivant-e-s. Il reste à cet égard incontesté que la façon dont ces dernières sont conçues est précisément déterminante pour les femmes. Depuis 50 ans, les femmes représentent 70 % des personnes en veuvage. Il n’est pas question que l’on vende une mesure d’économie sur leur dos comme un progrès en matière d’égalité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10374</guid><pubDate>Mon, 21 Oct 2024 12:29:26 +0200</pubDate><title>Les travailleuses et travailleurs veulent organiser leur travail de manière autonome</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-travailleuses-et-travailleurs-veulent-organiser-leur-travail-de-maniere-autonome</link><description>Étude Sotomo réalisée sur mandat des employeurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon une étude publiée aujourd’hui par l’institut de recherche sur l’opinion publique Sotomo, les travailleuses et travailleurs aspirent à une meilleure prise en compte de leurs souhaits et à moins de « flexibilité unilatérale ». La main-d’œuvre ne veut pas travailler davantage la nuit et le dimanche et désapprouve le travail du soir. Elle ne veut pas non plus de la déréglementation de la loi sur le travail.</p><h4>Plus d’autonomie dans la gestion du temps de travail</h4><p>L’étude Sotomo réalisée sur mandat de l’Union patronale suisse (UPS) et publiée aujourd’hui montre que les travailleuses et travailleurs demandent davantage d’autonomie pour l’aménagement de leurs horaires de travail et pour le choix du lieu de travail.</p><p>En ce qui concerne les différentes formes de flexibilité dans la gestion du temps de travail, la priorité absolue est de pouvoir déplacer le début ou la fin des journées de travail. Par exemple, les enquêté-e-s souhaitent pouvoir dormir plus longtemps ou avoir du temps pour s’entraîner le matin, ou alors quitter plus tôt le travail pour se consacrer à leurs hobbies ou à leurs tâches familiales. 83 % des employé-e-s au bénéfice d’horaires de travail flexibles jugent plutôt ou tout à fait souhaitable de pouvoir déplacer le début et la fin de leurs journées de travail. Beaucoup de personnes encore (73 %) aspirent à de longues coupures en milieu de journée, sans en avoir souvent la possibilité, à cause des prescriptions rigides d’employeurs, qui exigent de courtes pauses à midi avec joignabilité permanente, même pendant la pause de midi.</p><h4>Refus du travail du soir</h4><p>Par contre, seuls deux employé-e-s sur cinq concernés souhaitent pouvoir travailler tard le soir, par exemple en retravaillant à domicile après le souper. La majorité ne voit aucune nécessité d’agir dans ce sens. Les avis diffèrent à peine entre les groupes d’âge à propos des trois formes de flexibilité du temps de travail examinées. Une majorité des enquêté-e-s souhaitent avoir possibilité de déplacer le début et la fin des journées de travail ou faire de longues pauses, tandis que les avis sont neutres voire négatifs sur la possibilité de travailler tard le soir.</p><h4>La main-d’œuvre à temps partiel veut pouvoir choisir elle-même ses jours de travail</h4><p>Comme pour les horaires de travail, une part élevée des personnes professionnellement actives en Suisse aimeraient pouvoir davantage choisir leurs jours de travail. Un tiers des gens aspirent à plus de flexibilité de la part de l’employeur quant à leurs jours de présence, alors que deux tiers souhaitent que la situation actuelle reste inchangée.</p><h4>Aspiration à davantage de travail à domicile que ne le permet l’employeur</h4><p>De manière générale, les employé-e-s suisses souhaitent avoir encore plus de flexibilité qu’à l’heure actuelle en ce qui concerne leur lieu de travail. Alors qu’aujourd’hui 60 % des employé-e-s ont la possibilité de faire du télétravail, trois quarts des gens aimeraient avoir une telle option. Seul un quart des employé-e-s aimerait ne jamais travailler à domicile. Les trois quarts se répartissent de manière égale entre les personnes souhaitant accomplir moins de la moitié de leur temps de travail, la moitié ou davantage encore en télétravail.</p><h4>Bilan : l’étude patronale montre que bien souvent, la flexibilité demeure unilatérale.</h4><p>L’étude ne dit précisément pas ce que les employeurs espéraient sans doute – à savoir que les salarié-e-s approuvent la déréglementation de la loi sur le travail, la généralisation du travail de nuit et du dimanche ou l’introduction de la journée de travail de 17 heures.</p><p>Quelle question de demander si les travailleuses et travailleurs aimeraient choisir librement leurs modèles de temps de travail ! Car qui serait contre ? Bien sûr que les travailleuses et travailleurs veulent choisir (eux-mêmes !).</p><p>L’étude s’est prudemment abstenue d’interroger les travailleuses et travailleurs sur leur consentement à travailler le dimanche ou la nuit. En effet, la réponse aurait été un non catégorique.</p><p>Déjà le travail du soir après le souper (à domicile) essuie un refus étonnamment net. L’étude montre au fond que les travailleuses et travailleurs demandent des modèles de temps de travail flexibles quand cela leur paraît nécessaire ou souhaitable. L’Union syndicale suisse (USS) souscrit pleinement à cette façon de faire. Les employeurs doivent enfin accepter démocratiquement de tels souhaits d’aménagement des horaires de travail, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.</p><p>Les travailleuses et travailleurs ne veulent pas d’une déréglementation de la loi sur le travail. Ils attendent des employeurs qu’ils respectent la loi sur le travail tout en tenant compte de leurs souhaits dans les conditions-cadres libérales en place (flexibilité au profit des travailleurs » et non « flexibilité au profit des employeurs »).$</p><figure class="table"><table><tbody><tr><td><h4>À propos de l’étude :</h4><p>Il convient de signaler que l’étude n’est pas représentative. L’Union patronale s’est contentée d’un échantillon trop petit : 1670 personnes ont été interrogées, alors que la Suisse compte plus de cinq millions de travailleuses et travailleurs. Les auteurs de l’étude en conviennent : « Comme les participants à l’enquête se sont recrutés eux-mêmes, la composition de l’échantillon n’est pas représentative de l’ensemble de la population. » Il semblerait que l’UPS n’ait pas voulu assumer les coûts d’une étude statistiquement solide.</p><p>Non sans ironie, l’USS peut se rallier à la demande de modèles de temps de travail flexibles des employeurs. Mais cette flexibilité doit être dans l’intérêt des employé-e-s et non des employeurs. L’UPS ferait bien de débattre aujourd’hui à l’interne de sa revendication, car sa propre étude montre qu’en Suisse, les chefs ne tiennent hélas pas suffisamment compte des souhaits des travailleuses et travailleurs quant à leurs horaires et à leur lieu de travail. La flexibilité ne semble intéresser l’Union patronale que lorsqu’elle est à son propre avantage.</p><p>Depuis quelque temps, les employeurs peinent à recruter et garder leurs salarié-e-s. Il est question ici de « pénurie de personnel qualifié ». Ce retournement a du bon et la logique voudrait que les employeurs améliorent les conditions et le climat de travail. Or ils aimeraient revenir en arrière, parlant d’allonger les horaires de travail, d’augmenter le nombre d’heures supplémentaires, d’affaiblir la protection des travailleurs – alors même que les salaires réels n’ont pas progressé ces dernières années. Il en résulterait davantage de stress et de cas d’épuisement professionnel (burnout) – ce qui ne rendrait certainement pas les emplois plus attrayants.</p></td></tr></tbody></table></figure><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Arbeiter-Werkbank-schwitzend_Ist-south-agency_3527a14406.webp" length="112254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10368</guid><pubDate>Fri, 18 Oct 2024 08:59:48 +0200</pubDate><title>EFAS : Le sondage ignore un argument central du référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/efas-le-sondage-ignore-un-argument-central-du-referendum</link><description>Premier sondage SSR sur la modification LAMal</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le premier sondage pour le compte de la SSR publié aujourd'hui à propos de la modification de la LAMal (EFAS) occulte un argument central du comité référendaire. Le fait qu'en cas de oui, le passage au nouveau système fera augmenter d'un coup les primes d'assurance maladie dans 17 cantons n'est pas mentionné. Et les hausses de primes qui menacent en raison de l'intégration des soins de longue durée ne sont pas non plus évoquées dans le sondage. Et ce, alors que même l'association faîtière des assureurs-maladie, SantéSuisse, mette elle aussi en garde contre les effets négatifs à long terme de la réforme pour les assuré-e-s !</p><p>Le sondage commandé par Tamedia, réalisé quelques jours plus tôt, fait apparaître une tout autre image. L'argument principal du comité référendaire y a été pris en compte. Ce sondage donnait ainsi le « non » et le « oui » à égalité.</p><p>Depuis le début de la campagne, il est clair que la campagne référendaire mise sur deux arguments principaux. Outre une dégradation de la qualité des soins, EFAS fait planer la menace d'une augmentation des primes, car les coûts des soins de longue durée augmenteront rapidement. Ce qu'occulte d'ailleurs l'administration fédérale, qui ne mentionne absolument pas dans son argumentation les effets de l'intégration des soins de longue durée.</p><p>Le comité référendaire en est convaincu : alors que la Suisse vit un nouveau choc des primes, une réforme qui fait encore augmenter le prix de l'assurance-maladie et la participation aux coûts des assuré-e-s, et qui donne plus de pouvoir aux caisses-maladie, n'est pas susceptible de recueillir une majorité. La question de l'effet sur les primes d'assurance-maladie jouera un rôle central dans la campagne de votation. Un rejet du projet est donc possible et nécessaire.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10364</guid><pubDate>Mon, 14 Oct 2024 13:25:40 +0200</pubDate><title>Business de la santé et assurances prêts à dépenser des millions pour une réforme à leur profit </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/business-de-la-sante-et-assurances-prets-a-depenser-des-millions-pour-une-reforme-a-leur-profit</link><description>Réforme de la LAMal</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le contrôle fédéral des finances a publié aujourd'hui les budgets prévisionnels de campagne pour la votation du 24 novembre. Les défenseurs de la réforme de la LAMal disposent de trois fois plus de moyens que le comité référendaire. Les dépenses énormes consenties par les organisations faîtières et patronales de la santé et les assurances démontrent clairement qui profitera de cette réforme. Elle ne fera que renforcer le pouvoir des caisses-maladie et la position des entreprises à but lucratif dans la santé. Le comité référendaire mettra tout en œuvre pour informer la population sur les véritables conséquences de ce projet dangereux.&nbsp;</p><p>Les chiffres publiés par le contrôle fédéral des finances font apparaître que les lobbies de la santé disposent d'un budget total de 1.5 millions pour leur campagne en faveur de la réforme de la LAMal (EFAS). Les organisations qui portent la campagne du « non » ne disposent que d'environ un tiers de ce montant. Il s’agit des budgets du comité référendaire, additionné des campagnes menées par le Syndicat des services publics (SSP) et le PS.</p><p>Les financements en faveur du « non » proviennent pour l’essentiel des cotisations syndicales individuelles ainsi que de petits dons. La campagne du « oui », en revanche, est payée exclusivement par différents prestataires de soins à but lucratifs ainsi que par les assurances et leurs lobbies. Les hôpitaux, les associations de médecins, l'association des pharmaciens et l'industrie pharmaceutique participent massivement à la campagne en faveur du « oui ». Leur motivation est claire : le projet va tout à fait dans leur sens et ils en espèrent des bénéfices. Et certainement pas une baisse du nombre de décomptes de prestations et de prescriptions de médicaments. L’idée fantaisiste selon laquelle EFAS serait un projet d'économie efficace dans le domaine de la santé se trouve définitivement démentie.</p><p>Malgré cette différence de buget, le comité référendaire mettra tout en œuvre pour informer la population. EFAS menace de faire massivement augmenter les primes, au moment du changement de système dans de nombreux cantons et à long terme en raison de l’intégration des EMS et soins à domicile. La réforme prévoit que 13 milliards d’argent public soient transférés directement aux caisses-maladie, à qui serait confié un pouvoir accru sur le système de santé. Or leur seul intérêt est de vendre des assurances complémentaires en rationnant au maximum les prestations de base. Il faut un « non » clair à cette réforme et au contraire oser enfin réduire les marges exorbitantes et les profits indûs de ceux qui font de la santé un business.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10362</guid><pubDate>Fri, 11 Oct 2024 13:20:52 +0200</pubDate><title>Reprise de la médiation comme première étape – l’urgence d’une meilleure protection des syndicalistes contre le licenciement se fait sentir</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/reprise-de-la-mediation-comme-premiere-etape-lurgence-dune-meilleure-protection-des-syndicalistes-contre-le-licenciement-se-fait-sentir</link><description>Le Conseil fédéral donne suite à la demande de l’Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En décembre 2023, sous pression des milieux patronaux, le Conseil fédéral avait suspendu unilatéralement la médiation tripartite sur la protection contre le licenciement, sans fournir la moindre explication à ce geste. L’Union syndicale suisse (USS) avait aussitôt exigé la reprise immédiate de la médiation ainsi que des mesures urgentes destinées à protéger efficacement les syndicalistes face aux licenciements abusifs. L’USS se félicite de la décision prise aujourd’hui de reprendre la médiation et s’engagera de toutes ses forces en vue d’une amélioration efficace de la protection contre le licenciement.</p><p>On sait depuis longtemps que la liberté de licencier inscrite dans le droit suisse du travail n’est pas conforme aux normes du droit international. Les travailleuses et travailleurs s’engageant pour les droits et les intérêts de leurs collègues ne sont pas à l’abri d’un licenciement arbitraire. L’Organisation internationale du travail (OIT), une agence des Nations Unies, a critiqué à maintes reprises cette lacune juridique. Un cas de licenciement discriminatoire de membres d’organisations syndicales est même en suspens devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Rien que l’année dernière, 21 cas de licenciements antisyndicaux ont été documentés en Suisse. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Le nombre effectif des licenciements abusifs, dont relèvent les licenciements antisyndicaux, devrait être bien plus élevé, la Suisse ne tenant pas de statistique sen la matière.</p><p>Le problème a beau être connu de longue date, le Conseil fédéral brille surtout par son inaction politique et par ses manœuvres dilatoires. Pas plus tard qu’en décembre 2023, il a suspendu la médiation qui, après de longues négociations entamées en 2019, aurait pu aboutir en bonne et due forme quelques semaines plus tard. Cette mesure avait logiquement conduit à une rétrogradation de la Suisse, dans le classement international portant sur la liberté syndicale et la protection des droits du travail, dans la catégorie des « violations répétées des droits ».</p><p>L’USS se félicite de la décision prise aujourd’hui de reprendre la médiation. Elle s’engagera de toutes ses forces en vue d’une amélioration efficace de la protection contre le licenciement. Car il est bien clair qu’il faut remédier sans attendre aux problèmes rencontrés par les travailleuses et travailleurs s’engageant pour de bonnes conditions de travail dans les entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/5/csm_Frau_buero_packt_sachen_entlassung_kuendigung_iStock-SeventyFour_f4b18e67fc.webp" length="161506" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10355</guid><pubDate>Wed, 09 Oct 2024 12:54:07 +0200</pubDate><title>Les bénéfices résultant des placements appartiennent aux assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-benefices-resultant-des-placements-appartiennent-aux-assure-e-s</link><description>LPP : taux d’intérêt minimal trop bas</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Alors que les rendements sont importants dans le 2<sup>e</sup> pilier et que les réserves des caisses de pensions atteignent un niveau historiquement élevé, le Conseil fédéral maintient le taux d’intérêt minimal LPP au bas niveau de 1,25&nbsp;%. Les importants bénéfices réalisés par les caisses de pensions sur leurs placements ne profitent toujours pas aux assuré-e-s. L’Union syndicale suisse (USS) avait demandé une hausse du taux d’intérêt minimal LPP parce qu’il est urgent d’augmenter les intérêts servis sur les avoirs de vieillesse.</p><p>La loi est d’ailleurs claire&nbsp;: le taux d’intérêt minimal doit garantir que les bénéfices des caisses de pensions réalisés sur leurs placements soient crédités aux salarié-e-s. Cela fait cependant des années que ce n’est pas le cas. L’an dernier, les caisses de pensions ont généré des rendements de 5&nbsp;%, alors que le taux d’intérêt minimal était de 1,25&nbsp;%. Cette année, les gains sur placements se montaient à plus de 7&nbsp;% à fin septembre déjà. Et ce n’est pas tout&nbsp;: environ la moitié des caisses de pensions ont entièrement rempli leurs réserves. En dépit de ce contexte, le Conseil fédéral en arrive aujourd’hui à la sèche conclusion qu’il n’est «&nbsp;pas nécessaire de procéder cette année à l’examen du taux d’intérêt&nbsp;». Venant juste après le verdict clair prononcé dans les urnes contre la réforme de la LPP par les citoyen-ne-s, cette décision est inacceptable, et continue à saper la confiance des salarié-e-s dans le 2<sup>e</sup> pilier.</p><p>L’USS et ses syndicats vont s’engager pour que les caisses de pensions versent leurs bénéfices aux assuré-e-s au lieu de continuer à accumuler des réserves.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10348</guid><pubDate>Tue, 01 Oct 2024 10:45:00 +0200</pubDate><title>Primes plus élevées, soins de moindre qualité ? Non !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-plus-elevees-soins-de-moindre-qualite-non</link><description>Votation sur la modification de la LAMal (financement uniforme – EFAS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 24 novembre prochain, une modification de la loi sur l’assurance-maladie, plus connue sous le sigle alémanique « EFAS », est soumise en votation. Sous prétexte de simplifier le régime de financement actuel, le projet introduit de graves détériorations pour la population. Avec l’intégration des soins de longue durée, secteur où les coûts sont en très forte hausse, la dynamique à la hausse des primes sera encore renforcée. De plus, suite à cette réforme, les cantons ne porteront plus la responsabilité des soins prodigués dans les EMS et à domicile. Leur rôle se limiterait désormais à verser 13 milliards de francs de nos impôts directement aux caisses-maladie. La qualité des soins risque ainsi de baisser pour les patient-e-s n’ayant pas de coûteuses assurances complémentaires. EFAS est un projet dangereux et qui fait fausse route.</p><p>Avec EFAS, les domaines des soins stationnaires (hôpitaux et EMS) et des soins ambulatoires (cabinets médicaux, traitements hospitaliers ambulatoires, aide et soins à domicile), dont le financement est actuellement réglé différemment, seraient à l’avenir financés selon une clé de répartition identique sur le plan suisse. « Avec EFAS, outre les 35 milliards de nos primes d’assurance-maladie actuelles, des caisses privées seraient amenées à gérer annuellement 13 milliards de francs d’argent des contribuables, sans légitimité démocratique ni transparence », explique Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS). À l’avenir, les payeuses et payeurs de primes devraient supporter trois quarts des coûts dans tous les domaines de soins. Christian Dandrès, président du Syndicat des services publics (SSP), ajoute à ce sujet : « EFAS permettrait aux caisses-maladie de prendre le contrôle de tout notre système de santé. »</p><p>Dans notre société vieillissante, les dépenses liées aux soins de longue durée (EMS et aide et soins à domicile) affichent une très forte croissance. Or ce sont précisément ces dépenses dont les payeuses et payeurs de primes devraient à l’avenir assumer une part plus élevée. Car le plafonnement actuel de la participation aux coûts disparaîtra de la loi. « Après une période transitoire de quatre ans, le Conseil fédéral pourra ainsi augmenter régulièrement les contributions à la charge des assuré-e-s, et cela dans les soins à domicile comme dans les EMS », souligne David Roth, vice-président du PS suisse. Au final, de nouvelles hausses de primes sont à craindre à long terme, ainsi qu’une augmentation des coûts que les patientes et patients auront à couvrir de leur propre poche.</p><h3 class="heading--h4"><span class="no-hyphenation"><strong>Prise de contrôle du système de santé et de soins par les caisses-maladie</strong></span></h3><p>Dans les soins de longue durée (EMS et aide et soins à domicile), la compétence des cantons actuellement définie par le législateur disparaîtrait purement et simplement de la loi, au profit d’un nouveau tarif uniforme restant à négocier avec les caisses-maladie. Personne ne sait comment il se présenterait. Il est par contre évident que les institutions publiques, déjà confrontées à de nombreuses charges supplémentaires, subiraient d’énormes pressions. Avec des conséquences immédiates selon Natascha Wey, secrétaire générale du SSP : « la qualité des soins baisserait fatalement. Les gens nécessitant des soins lourds ne bénéficieraient plus d’un aussi bon accompagnement qu’aujourd’hui. » Tant la patientèle que le corps soignant en feraient les frais. Car la réforme renforcerait encore les pressions exercées sur le personnel soignant, en flagrante contradiction avec l’initiative sur les soins infirmiers largement acceptée aux urnes mais dont la mise en œuvre se fait encore attendre. « Le démantèlement des mécanismes de financement en place redoublera les pressions subies aujourd’hui par le personnel. Avec pour effet une aggravation de l’exode de main-d’œuvre que connaît le secteur des soins de longue durée », prévient Véronique Polito, vice-présidente d’Unia.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Fatale course au profit</strong></h3><p>Cette réforme est l’œuvre du lobby des caisses-maladie, des cliniques privées et des organisations de soins à but lucratif. Les acteurs du secteur privé auraient en effet le champ libre, après le désengagement des cantons de leurs responsabilités de financer et d’organiser le secteur des EMS et de l’aide et des soins à domicile. Ils pourraient ainsi se réserver les patient-e-s les plus lucratifs. Par ailleurs, les caisses ont tout intérêt à un rationnement des soins de base pour mieux vendre leurs assurances complémentaires. Les assuré-e-s ordinaires seraient les perdants d’une telle situation. Katharina Prelicz-Huber, conseillère nationale Les Vert-e-s, résume ainsi : « cette révision aboutirait à un transfert massif de pouvoir au profit des caisses-maladie et serait désastreuse sur le plan du contrôle démocratique comme des décisions médicales et des besoins des patientes et patients. »</p><h3 class="heading--h4">Plus d'informations</h3><p>Plus d'informations sur la votation, arguments et matériel se trouvent sur <a href="https://augmenter-les-primes.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer"><u>www.augmenter-les-primes.ch</u></a>.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/f/csm_efasvisual-1_4-3_02_e7605d34cd.webp" length="81378" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10346</guid><pubDate>Thu, 26 Sep 2024 14:00:00 +0200</pubDate><title>La hausse des primes doit être stoppée et non renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-hausse-des-primes-doit-etre-stoppee-et-non-renforcee</link><description>Des mesures efficaces au lieu de l&#039;EFAS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une fois de plus, les primes de l’assurance-maladie de base vont fortement augmenter. La limite du tolérable est pourtant déjà dépassée depuis longtemps pour de nombreux ménages. De nouvelles détériorations sont néanmoins annoncées, avec la modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie (financement uniforme – EFAS), projet concocté par le lobby des assureurs-maladie. C’est inacceptable et par conséquent, il faudra refuser net en novembre cette révision ratée. En outre, il est urgent de réduire le fardeau des primes via la réduction individuelle des primes – les cantons en ont les moyens financiers !</p><p>Une fois de plus, les primes d’assurance-maladie vont renchérir et comme d’habitude, le monde politique ne songe pas à s’attaquer à la racine du mal, afin de remédier rapidement à leur financement antisocial. Il aime mieux renvoyer, aujourd’hui encore, à des réformes structurelles. Pourtant le principal chantier actuel du secteur de la santé, la révision de la LAMal « financement uniforme », sur laquelle le peuple suisse est appelé à voter en novembre prochain, n’annonce pas un allègement mais bien un surcroît de charge financière ! Il faut dire que les cantons ont exercé un véritable chantage sur le monde politique, n’acceptant la réforme EFAS qu’à la condition expresse qu’à l’avenir les payeuses et payeurs de primes financent de leur poche, dans le domaine des soins de longue durée, une part bien plus élevée des dépenses que jusqu’ici.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Participation plus élevée des assurés aux coûts</strong></h3><p>En raison du vieillissement démographique, les coûts des EMS et de l’aide et des soins à domicile sont appelés à croître massivement dans un proche avenir, et donc les primes renchériront d’autant, en plus des facteurs de hausse déjà connus. Cette réforme est dès lors pour les payeuses et payeurs de primes une véritable bombe à retardement, que seul pourra désamorcer un non aux urnes le 24 novembre. Après les mesures d’économies portant sur les réductions de primes, il faut de toute urgence stopper cette nouvelle action éhontée des cantons. Il en va de même des idées absurdes du Conseil fédéral et du Parlement visant à accroître encore la participation des personnes assurés aux coûts (hausse des franchises minimales, introduction d’une taxe aux urgences, ou ici EFAS).</p><p>Les primes par tête, avec les participations aux coûts exorbitantes qui s’ensuivent, sont des « effets secondaires » de notre système de santé qui sont devenus insupportables pour les ménages à revenus faibles ou moyens. Le seul moyen d’y remédier rapidement est d’augmenter à nouveau les contributions à la réduction des primes, qui ont subi des coupes dans le passé. Le contre-projet indirect à l’initiative d’allègement des primes adopté à cet effet aurait certes ici son utilité, mais il est largement insuffisant et ne déploiera tous ses effets qu’en 2028 (!).</p><h3 class="heading--h4"><strong>La balle est dans le camp des cantons</strong></h3><p>Une fois de plus, la balle est dans le camp des cantons qui, en 2023 aussi, ont réalisé des excédents se chiffrant en milliards et qui devraient faire de même pour l’exercice 2024. Il serait donc tout à fait malvenu de leur part de ne pas affecter au moins une partie de ces ressources au système de réduction des primes, afin d’offrir une petite bouffée d’oxygène aux ménages à bas et moyens revenus.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_RechnungenFrauSorgenvoll_iSt_MarkYes_f00c03fdd5.webp" length="132894" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10344</guid><pubDate>Sun, 22 Sep 2024 12:30:00 +0200</pubDate><title>Net rejet de la baisse des rentes du 2e pilier : il faut un changement de cap dans la politique des retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/net-rejet-de-la-baisse-des-rentes-du-2e-pilier-non-a-l-arnaque-lpp</link><description>Non à la réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Le résultat de la votation est un signal très clair adressé aux Parlement et au Conseil fédéral ainsi qu’aux caisses de pension.&nbsp;Une majorité des votants est clairement d'avis que le niveau des rentes en Suisse ne peut pas être abaissé, en particulier pour les revenus moyens.&nbsp;</span><span lang="FR">Car les rentes du 2<sup>e</sup> pilier sont déjà basses, avec un montant moyen de 1700 francs. Au lieu de continuer à abaisser le taux de conversion, il faut maintenant relever les intérêts sur les avoirs de vieillesse et introduire une compensation du renchérissement sur les rentes. La situation financière des caisses de pensions est très bonne. Celles-ci ont accumulé d’importantes réserves et provisions, et pris des mesures qui leur permettent de financer non seulement les rentes en cours, mais aussi les rentes futures. </span><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR">Il faut en outre des mesures pour combler les lacunes de rentes des parents, et surtout des mères, avec un financement solidaire. La réforme de la LPP aurait au contraire alourdi la charge que représentent les cotisations au 2<sup>e</sup> pilier. Nombre de personnes concernées n’en ont pas voulu, parce qu’elles ont besoin de cet argent pour vivre. Les bonifications pour tâches éducatives et d’assistance de l’AVS sont un modèle à suivre pour réduire l’écart en défaveur des femmes.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">Le non du peuple résonne aussi comme une critique du business profitable qu’est devenu le 2<sup>e</sup> pilier pour la finance et les assurances privées, aux dépens des salarié-e-s. Les assurances sociales ne sont pas là pour générer des profits. L’USS s’engagera énergiquement pour que les caisses de pensions prennent des mesures efficaces contre leurs frais de gestion trop élevés, contre la concurrence à laquelle se livrent les courtiers, contre les primes de risque excessives ainsi que contre les bénéfices dont bénéficient les grandes assurances privées. La parité doit être concrètement renforcée dans la prévoyance professionnelle. Et elle doit être réalisée pour de bon dans les fondations collectives des assureurs à but lucratif. En contrepartie de leurs versements obligatoires dans le 2<sup>e</sup> pilier, les salarié-e-s ont non seulement besoin d’une garantie de rente claire, mais aussi d’une surveillance paritaire qui fonctionne et défende leurs intérêts.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">La discussion sur le financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS se fait également à mille lieues des réalités de la population. Le Conseil fédéral et une partie de la droite parlementaire refusent de financer solidement la rente AVS supplémentaire. Leur objectif est faire faire des déficits à l'AVS pour augmenter la pression sur l'âge de la retraite. Pourtant, le 3 mars dernier, la population a massivement rejeté une initiative pour l’augmentation de l'âge de la retraite. La population demande une politique de la prévoyance vieillesse qui garantisse des rentes sûres et d’un niveau suffisant. Un financement solide et social de la 13<sup>e</sup> rente AVS en fait partie.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/1/csm_240922_Jubelbild_Foto-Unia_48d1ddc863.webp" length="179324" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10341</guid><pubDate>Sat, 21 Sep 2024 15:39:54 +0200</pubDate><title>15’000 réclament haut et fort de meilleurs salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/15000-reclament-haut-et-fort-de-meilleurs-salaires</link><description>Manifestation nationale le 21 septembre à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus que 15'000 travailleuses et travailleurs de toute la Suisse sont descendus aujourd’hui dans la rue à Berne sous la devise « Il est temps d’augmenter les salaires ». Ils et elles demandent aux employeurs des augmentations de salaire substantielles. Après plusieurs années de perte de salaire réel et compte tenu de l’augmentation des coûts, cette revendication est plus nécessaire que jamais. La revendication est claire : en vue des négociations salariales à venir, les salaires réels doivent à nouveau augmenter en 2025.</p><p>Des travailleuses et travailleurs de toutes les branches et de toutes les régions du pays ont manifesté aujourd’hui à Berne sur la Place fédérale pour des salaires plus élevés. La situation est préoccupante. Depuis 2021, les salaires réels baissent en Suisse. Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. En même temps, tout augmente : les prix des denrées alimentaires et de l’énergie, les loyers et les primes d’assurance maladie. Les salarié-e-s peuvent se permettre de moins en moins de choses avec leur salaire. Les personnes et les familles à bas et moyens revenus sont particulièrement touchées.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">La situation des salarié-e-s est préoccupante</h3><p>Le président de l’Union syndicale suisse Pierre-Yves Maillard fait le point sur la situation préoccupante des travailleuses et travailleurs en Suisse : « Tout est devenu plus cher. Et même si l’économie se porte bien, les salarié-e-s ont moins dans leur portemonnaie qu’il y a cinq ans. Sans une adaptation des salaires à l’inflation, la population va s’appauvrir. Cette politique n’a pas d’avenir. C’est pourquoi les salaires doivent enfin à nouveau augmenter. »</p><h3 class="heading--h4">De l’argent, il y en a assez</h3><p>Alors que les salaires bas et moyens baissent en termes réels, les actionnaires encaissent en même temps année après année des sommes toujours plus élevées, qui se chiffrent en milliards, sous forme de dividendes et de rachats d'actions. L’écart salarial s’est encore creusé. Il y a plus qu’assez d’argent dans les entreprises. Le refus des employeurs de compenser intégralement le renchérissement et d’augmenter les salaires de façon substantielle, qui a été annoncé publiquement, est un scandale. Vania Alleva, présidente d'Unia, est claire : « Nous ne nous laisserons pas faire ! Nous attendons des négociations salariales de cet automne des augmentations générales et substantielles. Nous ne nous contenterons pas de miettes ! Il est urgent et tout simplement vital pour beaucoup de gens que les salaires augmentent en termes réels. Pour cela, la pleine compensation du renchérissement des trois dernières années est nécessaire. C'est pourquoi Unia exige des augmentations de salaire de l’ordre de 5%. »&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Compensation du renchérissement et salaires minimums plus élevés</h3><p>Compenser le renchérissement est une évidence car sans cela, les travailleuses et les travailleurs ont toujours moins de salaire pour le même travail. La compensation du renchérissement fait donc partie de toutes les conventions collectives de travail. En même temps, il faut de bons salaires minimums. La présidente du syndicat Syna Yvonne Feri s’engage pour cela : « En Suisse, de nombreuses personnes travaillent dans des branches à bas salaires. Elles ne gagnent pas assez, même avec un bon apprentissage. Leur diplôme d’apprentissage ne garantit pas un salaire décent pour vivre. Nous devons lutter ensemble contre cela. Nous exigeons des salaires minimums décents pour le personnel formé, qui suffisent pour vivre. » C'est pourquoi les syndicats s’engagent pour qu’il n’y ait plus de salaires inférieurs à 4500 francs et pour que toutes les personnes au bénéfice d’un apprentissage gagnent au moins 5000 francs.</p><h3 class="heading--h4">Nécessité claire d’agir dans de nombreuses professions et branches</h3><p>Peintres ou employé-e-s de La Poste ou des chemins de fer, infirmières ou travailleurs de la construction : plusieurs exemples de professionnels de différents métiers et branches montrent la grande nécessité d’agir. « Nous sommes aujourd’hui ici pour à nouveau souligner que notre Service public a une importance systémique. Il y a un manque de reconnaissance à notre égard, c’est pourquoi de bonnes conditions de travail et des salaires en conséquence sont une nécessité absolue, précisément en période d’inflation effrénée et d’explosion des primes maladie », explique Beat Haldimann, livreur de colis à la Poste Suisse et syndicaliste Syndicom. Friederike Flückiger, infirmière aux soins intensifs depuis 30 ans et syndicaliste SSP, demande que les améliorations dans les soins réclamées dans l’initiative sur les soins soient réalisées rapidement. Car c’est tout particulièrement dans les métiers dits féminins que la situation salariale est insuffisante malgré une bonne formation : « Toutes les statistiques le montrent : travailler dans la santé, ce sont des conditions dures pour des salaires trop bas. Les infirmières et infirmiers diplômés gagnent bien moins que les autres professionnels de même niveau de formation ! »</p><p>En tant que représentant de la jeune génération, l’assistant clientèle CFF et représentant du syndicat SEV Jordi D’Alessandro attire l’attention sur la situation des jeunes et la nécessité d’augmentations salariales. Il appelle les jeunes à s’engager pour leurs droits et pour de meilleurs salaires : « Nous, jeunes travailleurs, devons prendre position. Ce ne sont pas seulement nos retraites qui sont en danger, ce sont aussi nos salaires et nos conditions de travail. On nous promet un avenir, mais on nous refuse un présent digne. On nous parle d’opportunités, mais on nous impose des sacrifices. »</p><h3 class="heading--h4">Les employeurs doivent agir : des hausses des salaires réels sont nécessaires</h3><p>Les salarié-e-s et les syndicats s’engagent ensemble pour de meilleurs salaires et demandent aux employeurs, pour l’automne salarial, des augmentations substantielles des salaires pour 2025.&nbsp;<br>Les syndicats de l’Union syndicale suisse et les associations de Travail.Suisse ont appelé à manifester.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/1/csm_SK_WSK24_MF98188_7ee0af22e1.webp" length="526330" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10339</guid><pubDate>Fri, 20 Sep 2024 15:46:05 +0200</pubDate><title>Une application correcte du frein à l’endettement et une répartition équitable des charges entre la Confédération et les cantons doivent primer sur l’adoption de mesures d’économies contre-productives</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-application-correcte-du-frein-a-lendettement-et-une-repartition-equitable-des-charges-entre-la-confederation-et-les-cantons-doivent-primer-sur-ladoption-de-mesures-deconomies-contre-productives</link><description>Programme d’économies de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il est irritant de voir le Conseil fédéral reprendre quasiment telles quelles les propositions d’économies du « groupe Gaillard ». Il devrait commencer par régler les problèmes structurels liés aux recettes encaissées. Car tout le monde sait que le frein à l’endettement n’est pas appliqué conformément à la Constitution. Au lieu d’assurer l’équilibre financier, il génère des excédents – aux dépens de la population. Autre évolution problématique, la Confédération doit se charger d’un nombre croissant de tâches dont les cantons ne veulent pas. À l’instar des programmes en faveur des crèches ou des contributions à la réduction des primes d’assurance-maladie. L’heure est donc à des propositions sur la manière dont la Confédération pourrait recevoir des cantons les ressources nécessaires à ces activités. Ce serait d’autant plus judicieux que les cantons affichent des excédents de revenus substantiels et continuent à imposer lourdement leur population, sans songer à faire quelque chose d’utile de cet argent.</p><p>Il est certes positif de voir que la Confédération a renoncé aux coupes proposées dans les prestations transitoires en faveur des chômeurs âgés et dans les aides à la construction de logements sociaux. Mais son désengagement partiel du financement de l’AVS et diverses autres coupes contre-productives continuent hélas à faire partie du programme d’économies actuel.</p><p>L’USS attend du Conseil fédéral qu’il commence par dresser un état des lieux de la situation financière. Moyennant une application correcte du frein à l’endettement et une répartition plus adéquate des recettes fiscales entre les collectivités publiques, la marge de manœuvre budgétaire de la Confédération bondirait de deux à quatre milliards de francs par an. Il est peu probable qu’un programme d’économies reste ensuite nécessaire.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10324</guid><pubDate>Wed, 18 Sep 2024 09:30:41 +0200</pubDate><title>Une alliance de jeunes uni-e-s contre la réforme LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-alliance-de-jeunes-uni-e-s-contre-la-reforme-lpp</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Face à la réforme de la Loi sur la Prévoyance Professionnelle (LPP), une alliance de jeunes s'est reformée. Elle est soutenue par les jeunes syndicalistes de l'USS, la Jeunesse socialiste suisses, les Jeunes Vert-e-x-s, ainsi que les Jeunes POP et veut défendre les droits des travailleurs et travailleuses et des retraité-e-s en Suisse. Cette réforme, dénoncée comme une véritable arnaque, menace non seulement de réduire drastiquement les rentes tout en augmentant les cotisations, mais constitue également une attaque directe contre la justice sociale. Présentée de manière trompeuse comme nécessaire, elle risque d’aggraver les inégalités et de pénaliser les plus vulnérables sans véritablement améliorer les conditions de retraite.</p><p>Les femmes et les jeunes paient le prix fort de cette réforme !</p><p>Contrairement à ce que la Confédération avance, les femmes et les jeunes sont les principales perdant-e-s de cette réforme. Les femmes, déjà désavantagées sur le marché du travail, seront encore plus pénalisées par cette réforme qui ne prend pas en compte les réalités de leur carrière. Avec des interruptions fréquentes pour des raisons familiales, elles risquent de voir leurs droits à la retraite sérieusement réduits, malgré une année de travail supplémentaire. L'augmentation des cotisations toucherait également les jeunes générations : des milliards de cotisations supplémentaires leur seraient prélevés, sans garantie d'une retraite équitable à la retraite.</p><p>Une gestion défaillante des retraites : un double standard et des profits pour le secteur de la finance</p><p>Et comme si cela ne suffisait pas, le récent fiasco dans les calculs de l’AVS par le Département Fédéral de l’Intérieur jettent une ombre sur la crédibilité de la gestion des retraites. Des milliards pour le sauvetage du Crédit Suisse - mais pas d'accord équitable pour nos retraites ? Ce double standard est révoltant ! Cette réforme de la LPP n'est rien d'autre qu'un cadeau pour les assurances et le secteur financier, qui pourraient s'enrichir encore davantage. Tout cela au détriment des personnes qui travaillent, qui devraient payer plus pour recevoir moins. Une injustice sociale sans précédent que même la base de l'UDC ne peut ignorer.</p><p>Votons non à la réforme LPP le 22 septembre !</p><p>Face à ces injustices, l'alliance de jeunes appelle toutes les forces vives du pays à soutenir le référendum contre cette réforme injuste. Nous avons besoin d'un système de retraite équitable, indépendamment du genre, des origines ou de l’âge des personnes, et qui garantisse une sécurité pour les générations futures. La solidarité intergénérationnelle et l'égalité sont au cœur de nos revendications. L'Alliance appelle chacun et chacune à s'engager pour défendre un système de retraite juste, qui protège les acquis sociaux et garantit à tous et toutes une vie digne à la retraite. Ensemble, nous pouvons faire front face à cette arnaque et construire un avenir plus équitable.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/4/csm_SGB_BVG_Bschiss_Screen_Mann_RGB_1200x900_FR_3567b983dc.webp" length="122898" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10316</guid><pubDate>Fri, 13 Sep 2024 14:17:55 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral choisit un financement antisocial : au Parlement de corriger</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-choisit-un-financement-antisocial-au-parlement-de-corriger</link><description>Financement de la 13e rente AVS : participation réduite de la Confédération et hausse de TVA</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le oui clair à la 13<sup>e</sup> rente AVS montre bien que beaucoup de citoyennes et citoyens ayant des revenus bas ou moyens peinent à s’en sortir avec leur retraite ou leur salaire. Les hausses de primes d’assurance-maladie en 2025 et l’absence de compensation du renchérissement dans le 2<sup>e</sup> pilier ne vont pas arranger les choses. Ce oui aux urnes était un clair signal envoyé au Conseil fédéral et au Parlement, afin qu’ils prennent ces problèmes au sérieux et trouvent des solutions.</p><p>Le Conseil fédéral ne semble pas avoir compris le message. C’est du moins ce que montre sa décision d’aujourd’hui relative au financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS. En diminuant la contribution de la Confédération à l’AVS et en renonçant à augmenter les cotisations salariales, il a opté pour la variante de financement la plus injuste pour les revenus moyens et bas. En particulier, le Conseil fédéral a choisi d’ignorer les résultats de la procédure de consultation, où la majorité des participants s’étaient prononcés pour une variante plus sociale. Il incombe désormais au Parlement de corriger cette décision antisociale.</p><p>La manière de procéder est elle aussi difficile à comprendre. Les précédents scénarios financiers de la Confédération se sont avérés faux. Il existe apparemment de nouvelles prévisions. Mais comme elles n’ont pas été rendues publiques, il n’est pas possible d’en juger. En adoptant une proposition de financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS avant la publication de ces scénarios, le Conseil fédéral donne l’impression d’avoir encore de la peine à livrer des prévisions correctes.</p><p>La réduction de la participation fédérale n’est pas justifiée, cette dernière servant notamment à payer des prestations qui ne sont pas financées par les cotisations salariales. À l’instar des bonifications pour tâches éducatives, de celles pour tâches d’assistance ou de l’allocation pour impotent. Elle instaure par ailleurs une certaine solidarité, en amenant les entreprises, les actionnaires et le secteur financier à participer au financement de l’AVS. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a déjà obtenu du Conseil fédéral qu’il réduise la contribution fédérale versée à l’assurance-chômage.</p><p>Différentes raisons plaident pour un financement de la 13e rente AVS par les cotisations salariales. Elles ont eu tendance à baisser ces dernières années. En particulier, la suppression du pourcentage de solidarité dans l’assurance-chômage a diminué le fardeau des très hauts revenus. Une telle variante aboutirait à un certain rééquilibrage social, à l’heure du creusement des inégalités en Suisse. Si les très hauts revenus étaient davantage mis à contribution dans l’AVS, le fardeau des bas et moyens revenus diminuerait d’autant.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10314</guid><pubDate>Wed, 11 Sep 2024 07:00:00 +0200</pubDate><title>Majorité contre la baisse des retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/majorite-contre-la-baisse-des-retraites</link><description>Deuxièmes sondages sur la réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rejet de la réforme de la LPP par la population est clair. Après la grande différence, lors de la première série de sondages, entre les deux enquêtes disponibles, les deux résultats se rejoignent aujourd'hui avec une nette tendance au non. Chez Tamedia, la majorité opposée reste stable avec 59 %, tandis que la part de personnes prévoyant de soutenir la réforme a très fortement baissé dans le sondage SSR.</p><p>En clair : plus la population se penche sur les aspects concrets du projet, plus il devient clair que payer plus pour des retraites plus basses est une mauvaise affaire. La baisse prévue est erronée et inutile. Car les caisses de pension se trouvent dans une situation financière excellente, avec des réserves historiquement élevées. Il est maintenant temps d'améliorer la rémunération des avoirs et de compenser le renchérissement pour retraités, plutôt que de procéder à une nouvelle baisse des pensions versées.</p><p>Le comité référendaire est motivé par les résultats du sondage, mais seule une forte mobilisation permettra d'empêcher réellement la réforme. C'est pourquoi un engagement très fort en encore prévu dans le sprint final pour amener les électeurs à se rendre aux urnes.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10308</guid><pubDate>Thu, 05 Sep 2024 14:35:37 +0200</pubDate><title>À mauvaise question, mauvaise réponse ! L’heure est à une politique budgétaire menée au profit de la population et non à son détriment</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-mauvaise-question-mauvaise-reponse-lheure-est-a-une-politique-budgetaire-menee-au-profit-de-la-population-et-non-a-son-detriment</link><description>Rapport du groupe d’experts Réexamen des tâches et des subventions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">« À mauvaise question, mauvaise réponse ». Telle est la conclusion tirée par l’Union syndicale suisse (USS) à propos de la présentation faite aujourd’hui du rapport du groupe d’experts « Réexamen des tâches et des subventions ». Le vrai problème de la politique budgétaire de la Suisse ne vient pas de ses dettes ou déficits, mais des excédents et du colossal patrimoine amassé par l’État aux dépens des ménages privés et des assurances sociales. L’USS refuse donc clairement, en particulier, les coupes préconisées par le groupe d’experts dans le domaine de la sécurité sociale (AVS, prestations transitoires, réductions de primes). La Suisse a besoin d’une politique budgétaire qui soit menée au profit de la population et non à son détriment.</p><h3 class="heading--h4">Excédents des collectivités publiques aux dépens de la population, mauvais usage du frein à l’endettement</h3><p>L’État suisse n’a pas un problème de dette, loin de là. Les collectivités publiques, à commencer par les cantons, enregistrent régulièrement depuis des années des excédents élevés. L’État suisse a ainsi inutilement soutiré des milliards aux ménages privés, pour accumuler un riche patrimoine financier. Entre-temps la Confédération, les cantons et les communes ont amassé sans nécessité économique des fonds propres excédant 100 milliards de francs. Cette politique budgétaire n’est pas sans poser problème aux assurances sociales financées par capitalisation en Suisse. Car elles auraient besoin de pouvoir réaliser des placements sûrs et qui génèrent à long terme des taux d’intérêt suffisants.</p><p>Le frein à l’endettement de la Confédération n’est pas appliqué correctement. La Constitution exige que les recettes et les dépenses soient équilibrées sur la durée. En réalité, le frein à l’endettement génère des excédents compris entre 1 et 1,5 milliard de francs par an. Car il est mis en œuvre au niveau du budget, alors qu’il y a chaque année des dépenses budgétées qui ne peuvent être réalisées. La Confédération encaisse ainsi davantage d’argent qu’elle n’en dépense. À cela s’ajoute que les recettes sont régulièrement sous-estimées. Les déficits structurels de la Confédération sont par conséquent bien moins élevés que ne le prétend la conseillère fédérale Keller-Sutter.</p><p>Par ailleurs, la Confédération reprend toujours plus de tâches incombant aux cantons ou aux communes. Par exemple, la population est devenue plus mobile – le lieu de résidence et le lieu de travail se situant souvent dans deux cantons différents. De même, la numérisation (notamment l’apprentissage automatique) requiert des projets bien trop ambitieux pour les ressources des collectivités locales. Un tel transfert de tâches doit avoir son équivalent dans la politique budgétaire. Il faut ainsi que les cantons riches versent les ressources nécessaires à la Confédération.</p><h3 class="heading--h4">Non à toute détérioration de la sécurité sociale aux dépens de la population</h3><p>Le groupe d’experts s’attaque frontalement à la sécurité sociale en Suisse. En parlant de freiner la croissance des contributions de la Confédération à l’AVS, il vise en fait à accroître la « pression aux réformes » sur cette assurance sociale, afin que l’âge de la retraite et les cotisations soient revus à la hausse. C’est ignorer qu’à travers sa contribution, la Confédération paie des prestations qui ne sont pas financées par les cotisations salariales, comme les bonifications pour tâches éducatives et celles pour tâches d’assistance. Or quiconque commande des prestations doit en payer le juste prix. La contribution de la Confédération avait d’ailleurs été revue à la hausse pour que l’AVS ne doive pas seule combler les pertes dues à la deuxième réforme de l’imposition des entreprises (RIE II) et que les actionnaires en financent eux aussi une petite partie.</p><p>La suppression préconisée des prestations transitoires (Ptra) est inacceptable, alors que la situation des travailleuses et travailleurs âgés n’a fait qu’empirer. Il faudrait au contraire les améliorer, aujourd’hui où les conditions d’octroi sont bien trop restrictives.</p><h3 class="heading--h4">Potentiel fiscal en partie ignoré</h3><p>Un pays aussi riche que la Suisse offre un énorme potentiel fiscal. Le groupe de travail ne l’a toutefois pas analysé en détail. Il y aurait en effet d’autres options encore pour combler les niches fiscales. L’USS ne veut pas pour autant d’un modèle de TVA à taux unique, qui créerait des injustices sociales.</p><p>Le groupe d’experts propose encore d’intégrer plus rapidement les personnes réfugiées dans le marché du travail. Une telle proposition est en soi bonne. Encore faudrait-il renforcer les services publics de placement et prévoir des mesures supplémentaires (cours de langue, etc.). Or le rapport n’en dit mot ni n’articule de chiffre à ce sujet. Le Département fédéral des finances a plutôt agi à fin contraire, réduisant la contribution fédérale versée à l’assurance-chômage. Là encore, la conseillère fédérale Keller-Sutter semble avoir oublié l’adage populaire « qui commande paie ».</p><h3 class="heading--h4">Protéger le pouvoir d'achat, les médias et la culture</h3><p>L’USS s’oppose à la suppression de l’encouragement indirect à la presse. Car il n’y a pas de réelle démocratie sans un paysage médiatique diversifié, et donc il faut bien se garder de supprimer le très modeste instrument d’encouragement public des médias actuellement en place. L’encouragement indirect à la presse doit au contraire être renforcé, comme le demandent aujourd’hui les commissions parlementaires compétentes.</p><p>Quant aux coupes massives dans le domaine des transports publics proposées par le groupe d’experts (celles notamment dans le fonds d’infrastructure ferroviaire et dans l’indemnisation du transport régional de voyageurs), l’USS ne veut pas en entendre parler. Elles aboutiraient à moyen terme à une détérioration de l’offre, et provoqueraient à court terme un renchérissement massif du prix des titres de transport, grevant encore plus le budget des ménages. Il n’est pas non plus compréhensible de prévoir des coupes budgétaires dans la culture, secteur relativement mal soutenu en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10303</guid><pubDate>Mon, 02 Sep 2024 16:44:39 +0200</pubDate><title>Taux d&#039;intérêt minimal LPP trop bas : les rendements élevés doivent revenir aux personnes assurées !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-minimal-lpp-trop-bas-les-rendements-eleves-doivent-revenir-aux-personnes-assurees</link><description>La Commission LPP refuse que les bénéfices profitent à tout le monde</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Malgré les rendements élevés et les réserves historiquement élevées des caisses de pension, la Commission LPP veut maintenir le taux d’intérêt minimal au faible niveau de 1,25 %. Les avoirs de vieillesse des travailleuses et travailleurs continueront ainsi de se déprécier. Autrement dit, les assuré-e-s ne profiteront pas des importants bénéfices réalisés par les caisses de pensions. L’Union syndicale suisse (USS) avait appelé de ses vœux une hausse du taux d’intérêt minimal, car les rendements sont élevés, et que la situation des caisses est suffisamment bonne pour permettre une rémunération plus élevée des avoirs d’épargne. L'année dernière, les caisses de pension ont généré un rendement de 5 %, alors que le taux d'intérêt minimal est de 1,25 %. Fin août 2024, les rendements s'élevaient déjà à 7 %. Malgré cela, les associations d’employeurs et d’assureurs voulaient même baisser le taux d'intérêt minimal, tandis que les représentants des caisses de pension trouvent toutes les excuses pour éviter une hausse. Tout ceci entame sérieusement la confiance des assuré-e-s dans le 2e pilier.</p><p>La loi est on ne peut plus claire : le taux d’intérêt minimal vise à garantir que les bénéfices des caisses de pensions soient crédités aux travailleuses et travailleurs. Or ce n’est plus le cas depuis longtemps. Ainsi l’année dernière, où les caisses de pensions ont obtenu des rendements de 5 %, le taux d’intérêt minimal se situait à 1,25 %. À la fin du mois d’août, les bénéfices réalisés atteignaient déjà 7 %. Et ce n’est pas tout : près de la moitié des caisses de pensions ont déjà des réserves complètement pleines. Malgré cela, une petite majorité de la Commission LPP propose au Conseil fédéral de maintenir le taux d’intérêt minimal à son niveau actuel. Il n’y a selon elle « aucune nécessité d’agir ». Les assuré-e-s s’exposent ainsi à voir leurs avoirs de vieillesse perdre de la valeur en 2025 aussi – et par la suite à toucher des rentes encore plus basses. C’est absolument inacceptable ! L’USS s’engagera pour que le Conseil fédéral annule cette décision et augmente le taux d’intérêt minimal. L’USS s’était prononcée dans ce cadre en faveur d’une augmentation du taux d’intérêt minimal.</p><p>Les partisanes et partisans de la réforme de la LPP au sein de la Commission LPP ont montré aujourd’hui leur vrai visage : les caisses de pensions ont beau se porter au mieux, employeurs et assureurs auraient voulu ramener le taux d’intérêt minimal à 0,75 %. Ces manœuvres montrent qu’en réalité, la réforme de la LPP vise à permettre aux caisses de pensions et aux assureurs de maximiser leurs bénéfices, en versant toujours moins de prestations aux assuré-e-s. Les garanties de rentes sont volontairement maintenues à un faible niveau. Or de telles pratiques minent la confiance accordée par les travailleuses et travailleurs à la prévoyance professionnelle. On le voit bien : un refus de la réforme de la LPP s’impose le 22 septembre, afin de protéger les rentes des personnes assurées.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10300</guid><pubDate>Mon, 02 Sep 2024 09:24:27 +0200</pubDate><title>Jusqu&#039;à 5 % d&#039;augmentation de salaire – en raison de l’inflation, du retard accumulé et de la bonne conjoncture économique</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/jusqua-5-daugmentation-de-salaire-en-raison-de-linflation-du-retard-accumule-et-de-la-bonne-conjoncture-economique</link><description>Les revendications salariales des syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'évolution des salaires de ces dernières années est plus que décevante. Malgré la situation globalement bonne de l’économie, les salaires réels, c’est-à-dire après déduction du renchérissement, sont aujourd'hui inférieurs au niveau de 2019. Les marges des entreprises restent cependant favorables. Elles ont augmenté leurs prix. Et ont pu vendre davantage grâce à la conjoncture positive. C'est pourquoi les fédérations de l'USS demandent des augmentations de salaire allant jusqu'à 5%.</p><p>Les prochaines négociations salariales seront déterminantes pour la Suisse. Malgré la bonne conjoncture, les salaires réels sont aujourd'hui plus bas qu'en 2019. De nombreuses entreprises n'ont même pas accordé la compensation du renchérissement, ce qui allait autrefois de soi lorsque la situation le permettait. Ce retard salarial doit maintenant être rattrapé.</p><p>Les salaires devraient augmenter aussi fortement que la productivité du travail additionnée du renchérissement, afin que la répartition entre travail et capital ne change pas. Comme cela n'a pas été le cas ces dernières années, un retard salarial de plus de 5 % s’est accumulé. Daniel Lampart, économiste en chef de l'Union syndicale suisse (USS), souligne lors de la conférence de presse sur les salaires que « les bas et moyens salaires gagneraient aujourd’hui 300 à 500 francs de plus par mois si le potentiel de croissance salariale avait été exploité » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_DL_CP_revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">Discours complet</a>). Le président de l'USS Pierre-Yves Maillard a rappelé que l'économie se porte toujours bien : « Il n'est pas acceptable que les travailleurs et travailleuses gagnent toujours moins en termes réels alors que la productivité augmente. Il faut maintenant rattraper ce retard pour que la valeur du travail soit à nouveau suffisamment reconnue » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_PYM_CP_revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">discours complet</a>).</p><p>Pour Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, il est grand temps d'augmenter les salaires : « L'évolution des salaires en Suisse est alarmante. Qu'il s'agisse du personnel de vente dans le commerce de détail, des ouvriers de l'industrie ou sur les chantiers ou encore des salarié-e-s de la restauration ou des soins aux personnes âgées : toutes ces personnes se battent à chaque fin de mois avec des factures élevées et des salaires trop bas, qui leur permettent de moins en moins de vivre. La forte augmentation du coût de la vie et la stagnation des revenus rendent impératives des augmentations de salaire substantielles pour combler l'écart salarial » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_Vania-Alleva_revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">discours complet</a>).</p><p>Natascha Wey, secrétaire générale du SSP, explique que les salaires dans le secteur public n'échappent pas à l'évolution négative des salaires réels. Au contraire, il existe un besoin de rattrapage considérable : « De nombreux cantons et la Confédération sont en retard dans la compensation du renchérissement. Ces dernières années, les salaires réels dans le secteur public ont parfois baissé plus fortement que dans le secteur privé » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_SSP_Revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">discours complet</a>).</p><p>Après des années de baisse des salaires réels, le besoin d’amélioration en matière de salaires est très grand. C'est pourquoi les fédérations de l'USS demandent des augmentations de salaire allant jusqu'à 5 %.</p><ul><li><strong>Il est temps d’augmenter les salaires. </strong>21.09.2024: <a href="/luss/agenda#c19296">Grande manifestation pour les salaires</a></li><li><strong>Plus d'informations,</strong> notamment sur les trains spéciaux, sur <a href="https://unia.ch/fr/actualites/evenements/detail/a/20684" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer"><u>unia.ch</u></a></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/8/csm_240902_Lohn-MK2024-25_efa8d573dc.webp" length="331226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10295</guid><pubDate>Mon, 26 Aug 2024 16:59:56 +0200</pubDate><title>Les calculs officiels induisent en erreur : les pertes de rentes LPP seront bien plus élevées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-calculs-officiels-induisent-en-erreur-les-pertes-de-rentes-lpp-seront-bien-plus-elevees</link><description>Après les prévisions erronées sur l&#039;AVS, des calculs irréalistes sur la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après que l’Office fédéral des assurances sociales s’est trompé sur les perspectives financières de l’AVS, l’Union syndicale suisse (USS) constate, grâce à de nouveaux calculs, que les prévisions de cet office concernant la réforme du 2e pilier donnent une image incorrecte à la population. Ainsi, la baisse du taux de conversion entraîne en fait une baisse des rentes LPP pour les salaires à partir de 4000 francs. Contrairement à ce qui est affirmé, la réforme touche en outre aussi les retraités : en cas d’acceptation, de nombreux retraités devront attendre encore plus longtemps la compensation du renchérissement sur leurs rentes.</p><p>Les chiffres publiés par la Confédération enjolivent considérablement l'impact de la réforme sur les rentes de retraite. Et ce, alors que la Confédération avait déjà présenté des scénarios financiers erronés pour l'AVS lors de votations précédentes. Selon les chiffres de la Confédération, les personnes ayant des salaires à partir d'environ 5500 francs de revenu mensuel (x13) doivent s'attendre à des pertes de rentes LPP. En réalité, les conséquences sont bien plus graves.</p><h4>Des rentes LPP en baisse déjà pour les salaires supérieurs à 4 000 francs par mois</h4><p>La Confédération a présenté les effets de la réforme dans un tableau récapitulatif et renvoie à ces chiffres dans la brochure de votation. Il y est affirmé que les personnes actives avec un salaire annuel de plus de 70 000 francs sont pratiquement les seules à subir des baisses de rente. Et que les jeunes salarié-e-s dont le salaire se situe entre 25 000 et 40 000 francs par an recevraient plus de 300 francs de rente supplémentaire par mois. Mais ces calculs se basent sur des hypothèses totalement éloignées du monde réel. Ils partent du principe que les travailleuses et travailleurs gagnent exactement le même salaire tout au long de leur vie, comme si une personne qui commence sa vie professionnelle avec 40 000 de salaire annuel allait gagner ces mêmes 40 000 francs toute sa vie. C’est à rebours de la réalité du monde du travail. Les salaires augmentent au fil du temps parce que, au moins jusqu'à l'âge de 50 ans, l'expérience acquise progresse. Et aussi parce que l'économie devient plus productive.</p><p>Cette augmentation est encore un peu plus rapide en raison de l’acquisition de nouvelles compétences : les salaires des jeunes actifs augmentent d'environ 1 % supplémentaire par an. Si l'on tient compte d’une telle croissance salariale réaliste, les résultats de la réforme de la LPP sont nettement moins bons. Avec la réforme, les rentes LPP diminuent à partir de salaires mensuels d’un peu plus de 4000 francs (donc pour des salaires annuels de 54 000 francs).</p><h4>Bilan de la réforme de la LPP déjà négatif pour les salaires supérieurs à 3 300 francs</h4><p>Quant aux améliorations des rentes des bas et très bas revenus, elles sont très coûteuses. Pour un salaire mensuel de 3500 francs, la réforme entraîne une augmentation annuelle des cotisations LPP de 1500 à 2500 francs (selon l'âge) – pour une retraite améliorée d’à peine 2000 francs par an, soit moins de 200 francs par mois de rente LPP supplémentaire. Le bilan de la réforme de la LPP est donc déjà négatif pour des salaires mensuels de l'ordre de 3300 francs mensuels (x13). Les améliorations des rentes que promettent les partisans et la Confédération sont dans de nombreux cas un mirage. Elles n'existent que dans les tableaux de la Confédération, qui sont donc de nature à induire en erreur l’électorat. En réalité, la réforme entraînera une baisse des rentes LPP pour une grande partie des salarié-e-s.</p><h4>La réforme empêche les compensations du renchérissement à venir pour les retraité-e-s</h4><p>Les coûts des mesures de compensation ne seront pas seulement supportés par toutes les personnes actives, mais aussi par les retraité-e-s, bien que le Conseil fédéral affirme qu'ils ne sont pas concernés par la réforme. Comme les caisses de pension ont besoin de réserves pour financer ces compensations, l'argent ne sera plus disponible pour octroyer une compensation du renchérissement qui aurait été due cet automne. Si la réforme était acceptée, les rentes en cours seraient donc encore moins souvent adaptées au renchérissement que ce n'est déjà le cas aujourd'hui. En effet, les caisses de pension ne sont obligées d’accorder de telles adaptations que lorsque leurs réserves sont entièrement remplies. Aujourd'hui, environ la moitié des caisses de pension a dépassé ce seuil : elles devraient donc aussi accorder des compensations du renchérissement cet automne. Mais en cas d'acceptation de la réforme, les caisses de pension s'en garderont bien. Elles invoqueront d'abord la nécessité de créer de nouvelles provisions et réserves pour financer les compensations. Conséquence : les retraité-e-s devraient patienter des années supplémentaires avant que leur tour ne vienne. Alors que leurs rentes ne cessent de perdre de la valeur – rien qu'au cours des trois dernières années, la perte de pouvoir d'achat d'une rente du 2e pilier moyenne s'est élevée à l’équivalent d’environ 100 francs par mois.</p><p><strong>COMITÉ RÉFÉRENDAIRE CONTRE LA RÉFORME DE LA LPP</strong></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/9/csm_SGB_BVG_Bschiss_Screen_Frau_RGB_1200x900_FR_4801a27940.webp" length="130452" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10282</guid><pubDate>Fri, 16 Aug 2024 08:13:49 +0200</pubDate><title>Sondages contrastés sur la réforme de la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sondages-contrastes-sur-la-reforme-de-la-lpp</link><description>Premières enquêtes d&#039;opinion</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les premiers sondages sur la réforme de la LPP ont paru cette semaine. Les résultats en sont pour le moins contrastés. Alors que dans le sondage réalisé par l’institut LeeWas sur mandat de Tamedia le non l’emporte largement, celui réalisé par GFS pour la SSR suggère que les jeux ne sont pas encore faits (49 % de oui), en précisant que peu de gens se sont déjà forgé une opinion définitive.</p><p>Le sondage GFS a été réalisé du 29 juillet au 12 août (date médiane : 4 août). Le camp du oui n’y atteint pas la majorité absolue, piètre score en début de campagne pour un projet émanant des autorités. Selon GFS, le processus de formation de l’opinion est loin d’être achevé, en raison de la complexité du projet. Il est frappant de voir que dans les questions posées, le sondage GFS mentionne à peine les effets négatifs de la réforme : par exemple, les diminutions de rentes liées à l’abaissement du taux de conversion y sont passées sous silence. Une telle reprise du discours des partisans de la réforme peut fausser les avis recueillis.</p><p>Lors des deux dernières votations sur les rentes, les sondages GFS divergeaient déjà beaucoup du résultat final, contrairement au sondages menés pour le compte de Tamedia. Pour le scrutin de 2022 sur le relèvement de l’âge de la retraite des femmes, GFS affichait 64 % de oui contre 54 % pour Tamedia lors de la première vague. Le résultat final s’est élevé à 50,5 % de oui. Pour la 13<sup>e</sup> rente AVS également, un écart important a été constaté entre le sondage GFS et le résultat final.</p><p>Quoi qu’il en soit, le comité référendaire fera tout son possible pour convaincre la population des répercussions négatives qu’aurait un tel projet. Il ne fait &nbsp;presque que des perdants. La population devrait payer plus pour des rentes de retraite moins élevées – un bien mauvais calcul. Il est faux et d’ailleurs inutile d’abaisser le taux de conversion. Les caisses de pensions affichent une excellente santé financière, et comme l’a indiqué la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle, la prétendue redistribution en faveur des retraité-e-s n’existe plus. Par contre, un tel projet entraînerait un surcroît de bureaucratie et les frais administratifs des caisses de pensions s’alourdiraient encore. Même un comité bourgeois formé de huit associations économiques du secteur des arts et métiers et de la Chambre suisse des experts en caisses de pensions s’engage contre la présente réforme.</p><p>La campagne à 3,5 millions de francs menée par les employeurs, par les assureurs et economiesuisse cherche à dissimuler les baisses de rentes. Durant les semaines à venir, le comité référendaire mènera des actions ciblées, distribuera des tracts et organisera des séances d’information contre le projet. La campagne du non peut compter sur des dizaines de milliers de bénévoles qui se sont déjà engagés contre cette arnaque des rentes et qui poursuivront jusqu’au 22 septembre leur combat contre la baisse des rentes, indépendamment de tous les pronostics et sondages.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10278</guid><pubDate>Wed, 14 Aug 2024 15:20:00 +0200</pubDate><title>La proposition du Conseil fédéral n’est pas correcte – Au Parlement de corriger</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-proposition-du-conseil-federal-nest-pas-correcte-au-parlement-de-corriger</link><description>Financement de la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le oui net à la 13<sup>e</sup> rente AVS signifiait que beaucoup de citoyen-ne-s à bas ou moyen revenu ont beaucoup de peine à joindre les deux bouts avec leur rente ou leur salaire. Ce oui était aussi un signal on ne peut plus clair adressé au Conseil fédéral et au Parlement pour qu’ils prennent ces problèmes au sérieux et leur trouvent des solutions.</p><p>La proposition de financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS présentée aujourd’hui montre malheureusement que ce signal n’a pas été entendu par le Conseil fédéral. Au lieu de recourir aux cotisations salariales, celui-ci mise uniquement sur la TVA et une baisse de la participation de la Confédération au financement de l’AVS. Le Parlement doit corriger cette décision erronée parce qu’elle est antisociale.</p><p>La participation de la Confédération sert entre autres à garantir les prestations de l’AVS que ne financent pas les cotisations salariales comme, par exemple, les bonifications pour tâches d’assistance et éducatives ainsi que l’allocation pour impotent-e. Parallèlement, elle veille, à travers une certaine solidarité, à ce que les entreprises, les bénéficiaires de dividendes et le secteur financier participent aussi au financement de l’AVS. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, qui s’est fait surtout remarquer ces derniers temps par sa proximité avec la place financière, s’est une nouvelle fois imposée au Conseil fédéral, après avoir déjà réussi à faire baisser la contribution de la Confédération à l’assurance-chômage. Ce n’est pas un bon signal pour un pays si son gouvernement commande des prestations, mais n’entend en financer qu’une partie.</p><p>Les cotisations salariales seraient justifiées pour plusieurs raisons. Elles ont en effet été baissées ces dernières années. Ce sont en particulier les hauts revenus dont la charge s’est allégée, suite à l’abandon du pourcent de solidarité dans l’assurance-chômage. Augmenter les cotisations salariales permettrait aussi de compenser quelque peu les inégalités sociales. À cause du creusement de l’écart entre les salaires, la répartition des richesses en Suisse est devenue plus injuste. Si les hauts revenus doivent participer davantage au financement de l’AVS, cela allégera les bas et moyens salaires.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10274</guid><pubDate>Tue, 13 Aug 2024 11:51:00 +0200</pubDate><title>Le secteur financier et les employeurs prêts à débourser 3.45 millions pour une baisse des rentes du 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-secteur-financier-et-les-employeurs-prets-a-debourser-345-millions-pour-une-baisse-des-rentes-du-2e-pilier</link><description>Budgets de campagne pour la votation du 22 septembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui, le Contrôle fédéral des finances (CDF) a publié les budgets de campagne pour les votations du 22 septembre 2024. En tout, les assurances, les employeurs et les milieux économiques consacreront 3.45 millions de francs à la campagne pour la baisse des rentes du 2e pilier. Le comité référendaire et les autres organisations opposés à cette baisse ne disposeront que de la moitié environ.</p><p>Ces dernières semaines, grâce aux dons effectués par la population, le comité référendaire a pu récolter 200 000 francs pour la campagne. L’Union syndicale suisse et ses syndicats membres contribueront en tout pour 400 000 francs à la campagne du comité référendaire. Avec les autres dons possibles, le budget total de celle-ci se montera à environ 700 000 francs. S’y ajoutent les activités de campagne indépendantes d’autres acteurs du camp du non. Il s’agit du syndicat Unia, avec 96 000 francs, du PS Suisse, avec 700 000 francs, et de Travail.Suisse, avec 60 000 francs.</p><p>Mandatées par les banques et les assurances, les associations patronales et le comité pour le oui font campagne pour la réforme de la LPP, sans même mentionner la baisse des rentes qu’elle entraînera. Malgré un budget de campagne moindre, le comité référendaire mettra tout en œuvre pour expliquer à la population que la baisse du taux de conversion est une mesure erronée et inutile. Les caisses de pensions se portent bien. Au lieu de demander plus de cotisations pour moins de rentes, elles doivent améliorer les intérêts servis aux personnes actives grâce au niveau historiquement élevé de leurs réserves et enfin garantir une compensation du renchérissement qui n’a que trop tardé.<br>Composition détaillée du budget</p><h3 class="heading--h4">Le budget de campagne annoncé par le comité référendaire se compose comme suit :</h3><ul><li>dons individuels : à ce jour, les dons enregistrés se montent à un total de 200 000 francs. La valeur moyenne des dons est de 54 francs. D’autres appels suivront, c’est pourquoi le budget mentionne de possibles rentrées supplémentaires et prévoit donc un total de 300 000 francs de dons ;</li><li>contribution financière des syndicats de l’USS : pour la campagne de votation, les organisations membres de l’USS verseront une contribution proportionnelle à leurs effectifs respectifs, représentant un montant total de 270 000 francs ;</li><li>fonds propres de l’USS : ils se montent à 80 000 francs ;</li><li>frais de personnel : le recours à des collaborateurs et collaboratrices fixes est, d’une part, mentionné comme provenant de libéralités non monétaires, pour un montant de 47 000 francs. D’autre part, les frais de personnel des personnes engagées pour la campagne sont couverts par les contributions financières des fédérations de l’USS ;</li></ul><p>La somme totale des budgets de campagne du camp du non se monte à 1.9 millions, car d'autres organisations ont publié leurs propres budgets :</p><ul><li>le syndicat Unia, pour un montant de 96&nbsp;000 francs,</li><li>le PS Suisse, pour un montant de 700 000 francs,</li><li>Travail.Suisse, pour un montant de 60 000 francs.</li></ul><p>S'y ajoute la campagne « Non à la réforme manquée de la LPP» menée par des organisations d'employeurs du secteur des arts et métiers et qui annonce un budget de 350 000 francs.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10272</guid><pubDate>Fri, 09 Aug 2024 15:18:00 +0200</pubDate><title>Recours contre la votation sur AVS 21: soutien de l&#039;Union syndicale suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/recours-contre-la-votation-sur-avs-21-soutien-de-lunion-syndicale-suisse</link><description>Correction importante des perspectives financières de l&#039;AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En raison d'erreurs de calcul de l'Office fédérale des assurances sociales (OFAS), les perspectives financières de l'AVS ont été nettement trop pessimistes pendant des années. La campagne de votation sur le relèvement de l'âge de la retraite des femmes a été largement marquée par ces scénarios catastrophes pour l'avenir de l'AVS. Le corps électoral n'a ainsi pas pu se faire une opinion fondée – et les femmes ont été privées d'une année de rente. Il y aura de nombreux recours contre cette votation. L'Union syndicale suisse soutient les recours déposés par des femmes syndicalistes.&nbsp;</p><p>L'OFAS a admis mardi qu'il informe depuis des années les élu-e-s et la population <a href="/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-doit-etre-versee-des-decembre-2025-au-vu-des-nouvelles-realites-financieres-de-lavs">avec des scénarios financiers erronés sur l'AVS</a>. L'USS a plusieurs fois attiré l'attention sur le fait que les prévisions officielles étaient trop pessimistes. Et cette semaine, la Confédération l'a dit à son tour : l'AVS se porte beaucoup mieux que ce qui a été affirmé jusqu'ici.&nbsp;</p><p>Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes a été accepté de justesse en 2022. Aujourd'hui, il est clair que les prévisions de déficit de l'AVS, qui ont joué un rôle central dans la campagne de votation, reposaient sur des erreurs de calcul de la Confédération. La population n'a pas été informée de manière objective ; le processus de formation de l'opinion se serait déroulé autrement sans les erreurs de calcul. Le résultat extrêmement serré de la votation sur le relèvement de l'âge de la retraite des femmes est donc remis en question.&nbsp;</p><p>Pour l'USS, il est clair qu'avec des scénarios financiers réalistes, le vote aurait été différent. La votation doit donc être annulée. De nombreux recours arrivant à cette conclusion sont déposés aujourd'hui, notamment par des syndicalistes. L'USS soutient ces recours en votation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10270</guid><pubDate>Tue, 06 Aug 2024 09:53:47 +0200</pubDate><title>La 13e rente doit être versée dès décembre 2025 au vu des nouvelles réalités financières de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-doit-etre-versee-des-decembre-2025-au-vu-des-nouvelles-realites-financieres-de-lavs</link><description>Les chiffres de l&#039;AVS corrigés par la Confédération démentent les scénarios alarmistes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Office fédéral des assurances sociales a annoncé aujourd'hui que les modèles de prévision utilisés pour les perspectives financières de l'AVS étaient trop pessimistes et donc irréalistes. L'importante correction apportée aujourd'hui est préoccupante. Elle nuit à la confiance dans les informations officielles sur la prévoyance vieillesse. Avec ses scénarios alarmistes, la Confédération a influencé de manière déterminante la politique des retraites et a exercé une grande pression pour que les prestations soient réduites. Les travailleuses et travailleurs ainsi que les retraité-e-s ont été induits en erreur. L’erreur porte sur un montant correspondant presque au financement de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que le résultat extrêmement serré de la votation sur le relèvement de l'âge de la retraite des femmes se trouve remis en question. Il en va de même pour la compensation insuffisante du renchérissement dans l'AVS. L'USS formule une demande simple&nbsp;: l’argent de l’AVS doit profiter aux gens qui travaillent et qui cotisent ainsi qu’aux retraité-e-s. La 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS doit être versée dès 2025. Et les suppléments de rente pour les femmes qui sont particulièrement touchées par le relèvement de l'âge de la retraite doivent être adaptés au renchérissement.</p><p>C'est aujourd'hui la deuxième fois en deux ans que le Conseil fédéral corrige les scénarios financiers de l'AVS. C’est problématique et préoccupant. Une fois de plus, l'AVS se porte mieux que ce qui a été affirmé jusqu'à présent. Des scénarios erronés ont donc servi de base pour dépeindre une situation financière de l'AVS bien plus mauvaise qu'elle ne l'est en réalité – et ce, pendant plusieurs débats décisifs sur la réforme de l'AVS. L'USS a critiqué à plusieurs reprises les prévisions financières officielles lors des dernières campagnes contre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes et pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS, les jugeant trop pessimistes. Heureusement, l'électorat ne s'est pas laissé induire en erreur et a approuvé l'introduction d'une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. En revanche, le relèvement de l'âge de la retraite des femmes n'a été accepté qu'à une très faible majorité, avec 50,5&nbsp;% de voix favorables. Les erreurs révélées aujourd’hui remettent en question ce résultat.</p><p>Les scénarios de la Confédération avaient été rapprochés des modèles de prévision de l'USS en 2011 sous l’égide du conseiller fédéral Burkhalter. Ils s’étaient rapprochés des résultats réels. Mais ils restaient à chaque fois très conservateurs et sujets à des fluctuations – en particulier dans le domaine des recettes prévues. La correction importante publiée aujourd'hui affaiblit la confiance de la population dans la prévoyance vieillesse et dans les informations officielles de la Confédération.</p><p>Les discussions politiques sur le financement de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS et sur l'avenir de l'AVS se présentent sous un jour totalement nouveau. L'USS demande une suspension des travaux en cours, notamment des réductions prévues de la contribution fédérale à l’AVS et des rentes de survivants. Les erreurs de prévision doivent d'abord faire l'objet d'une enquête complète et transparente, et les partenaires sociaux doivent être impliqués dans le processus. Indépendamment des prévisions futures, les ressources financières de l'AVS désormais disponibles selon les scénarios actualisés doivent être utilisées pour améliorer les prestations : la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS doit être versée un an plus tôt, en 2025, et les femmes particulièrement touchées par le relèvement de l'âge de la retraite doivent recevoir au moins une compensation du renchérissement sur leur supplément de rente.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10263</guid><pubDate>Tue, 02 Jul 2024 08:16:56 +0200</pubDate><title>Pas question de payer plus pour toucher moins de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente</link><description>Lancement de la campagne contre la réforme du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une large alliance référendaire lance aujourd’hui la campagne contre la réforme du 2e pilier. Le comité met en garde contre des coupes dans les rentes et des prélèvements salariaux en hausse, et s’engage donc pour un non à la réforme de la LPP mise en votation le 22 septembre. Car les travailleuses et travailleurs versent déjà des cotisations toujours plus élevées à leur caisse de pensions, alors même que leurs rentes diminuent. Même les caisses de pensions admettent qu’elles se portent bien et possèdent des réserves substantielles. Pendant ce temps, toujours plus de milliards sont prélevés par l’industrie financière. La réforme proposée est infondée et doit être rejetée.</p><h3 class="heading--h4">Flou sur les conséquences du projet</h3><p>L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) n’est pas en mesure de chiffrer précisément les conséquences qu’aura la réforme et préfère renvoyer les citoyennes et citoyens aux caisses de pensions. Or les syndicats, qui siègent dans ces caisses, en connaissent les effets concrets, notamment dans les arts et métiers, dans l’hôtellerie-restauration, dans la construction et dans bien d’autres branches à salaires bas et moyens. Pour les boulangères comme pour les horticulteurs, pour les mécaniciennes automobiles ou les vendeurs de chaussures, le projet sera dévastateur. Par exemple, les cotisations salariales des coiffeuses et des esthéticiennes seraient réhaussées de 3 %. Et pourtant, 80 % des plus de 50 ans dans ces professions obtiendraient au final une rente plus basse que sans la réforme. Le compte n’y est pas, surtout dans la catégorie des bas revenus.</p><h3 class="heading--h4">Toujours moins de rente</h3><p>Les personnes qui partent aujourd’hui à la retraite reçoivent en moyenne de leur caisse de pensions une rente plus basse que celles ayant quitté la vie active il y a quinze ans. Alors même que les cotisations à la prévoyance professionnelle sont en hausse. En effet, les caisses de pensions ont déjà fortement abaissé leurs taux de conversion, et donc le même avoir en capital donne droit à des rentes toujours moins élevées. La phase des taux d’intérêt très bas est pourtant révolue, les caisses de pensions jouissent d’une excellente santé financière, leurs réserves sont bien dotées et selon les propres dires de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle, la redistribution des actifs et actives vers les retraité-e-s a cessé il y a trois ans déjà.<br>Il faut par conséquent en finir avec les baisses des rentes du 2e pilier. Or la réforme de la LPP, au contraire, encourage cette évolution désastreuse, en réduisant encore le taux de conversion. Les baisses de rentes iront jusqu’à 3200 francs par an. En parallèle, la réforme revoit à la hausse les déductions salariales obligatoires. Il en coûtera jusqu’à 2400 francs de plus par an aux salarié-e-s. Autrement dit : les salaires nets baisseraient et les rentes diminueraient encore.</p><h3 class="heading--h4">Un emballage trompeur pour les femmes</h3><p>Cette réforme est contre-productive pour les femmes. Il leur faudra payer encore plus à l’avenir. Et l’écart de rente en leur défaveur dans le 2e pilier persistera, puisque la réforme ne prévoit aucune compensation des inconvénients liés aux interruptions de carrière, ni à la répartition inégale du travail rémunéré entre hommes et femmes.</p><h3 class="heading--h4">Les frais de gestion absorbent toujours plus d’argent</h3><p>Aujourd’hui déjà les banques, les gestionnaires et les expert-e-s facturent pour leurs services plus de sept milliards de francs par an aux caisses de pensions. À eux seuls, les frais de gestion de fortune ont doublé en dix ans. Le présent projet n’y change rien, loin de là : la mentalité de self-service de l’industrie financière pourra perdurer. La réforme bâclée du Parlement conduira aussi à un surcroît de bureaucratie et à des décisions arbitraires en matière de rentes, dont les caisses de pensions se plaignent déjà.</p><h3 class="heading--h4">L’heure est à la compensation du renchérissement</h3><p>Pour les personnes déjà à la retraite, en particulier celles issues des branches à bas salaires, cette réforme ne résout pas le problème le plus brûlant qu’est la compensation du renchérissement. Depuis des années, tous les prix augmentent tandis que le montant des retraites du 2e pilier reste inchangé. Les bénéficiaires de rentes doivent ainsi se serrer la ceinture : ces trois dernières années, les rentes LPP ont perdu plus de 5 % de leur pouvoir d’achat – soit près de 100 francs par mois pour une rente moyenne. Alors que le Parlement promet depuis des décennies de régler le problème, cette réforme n’y change rien, et donc les rentes en cours vont continuer de se déprécier.</p><p>Lors de la conférence de presse de lancement, Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, affirme que « cette réforme est malvenue, car les caisses de pension se portent très bien ». Pour la présidente d’Unia, la réforme serait une catastrophe pour les gens qui travaillent : « ce projet qui nous demande de payer plus pour recevoir moins est une arnaque ». Le co-président du PS Cédric Wermuth ajoute : « Ceux qui profitent le plus de la réforme, ce sont les banques, les courtiers et les assurances, qui prélèvent des milliards au passage ». Manuela Weichelt, conseillère nationale verte, souligne que « il y a tromperie sur le contenu de la réforme, qui ne tient pas ses promesses pour les femmes ». Le président de Travail.Suisse, Adrian Wüthrich, rappelle que tout le monde est concerné, y compris dans la prévoyance professionnelle surobligatoire : « les caisses de pension auront encore plus de marge pour baisser leurs taux de conversion ». Enfin, Gabriela Medici, responsable des assurances sociales à l’USS, tire une conclusion sans appel : « Les mesures de compensation prévues par le Parlement auront des conséquences négatives pour les assuré-e-s : baisses de rentes, arbitraire et bureaucratie ».&nbsp;</p><p>Plus d'infos sur le site web de la campagne : <a href="https://arnaque-lpp.ch" target="_blank" rel="noreferrer">arnaque-lpp.ch</a><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/9/csm_SGB_BVG_Bschiss_Screen_Frau_RGB_1200x900_FR_4801a27940.webp" length="130452" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10257</guid><pubDate>Fri, 21 Jun 2024 16:13:27 +0200</pubDate><title>Attaque frontale contre la sécurité sociale des travailleuses et travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/attaque-frontale-contre-la-securite-sociale-des-travailleuses-et-travailleurs</link><description>Une commission du Conseil national déclare la sécurité sociale facultative</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a voté &nbsp;aujourd’hui pour que les parties contractantes puissent choisir elles-mêmes entre le statut d’indépendant ou de salarié. Il s’agit d’une attaque frontale contre la sécurité sociale des travailleuses et travailleurs. Dans le droit en vigueur, les rapports de dépendance concrets sont déterminants. Cette règle, absolument nécessaire pour protéger la main-d’œuvre en position de faiblesse, serait assouplie. La commission souhaite en effet qu’il soit possible d’exclure, dans un contrat écrit, la protection prévue en droit des assurances sociales par le statut de salarié-e.</p><p>Sous prétexte de promouvoir de nouveaux modèles d’affaires et de permettre aux plateformes de s’acquitter volontairement des cotisations sociales, la CSSS-N souhaite limiter drastiquement la protection accordée aux travailleuses et travailleurs. Les employeurs pourraient désormais obliger, dans le cadre d’accords écrits, quiconque travaille pour eux à assumer lui-même, à titre d’indépendant, la totalité des risques économiques. Outre qu’une telle logique va à l’encontre du principe fondamental de la sécurité sociale, le projet constituerait un dangereux facteur d’insécurité juridique, non seulement pour le droit des assurances sociales, mais pour l’ensemble du droit du travail, et même pour la pratique actuelle des autorités fiscales.</p><p>Enfin, la proposition de la CSSS-N créerait un appel d’air à l’étranger : toujours plus d’entreprises utiliseraient l’indépendance fictive pour casser les prix pratiqués par les entreprises suisses. L’USS s’opposera avec véhémence, dans le cadre de la procédure de consultation, à ce projet de révision de loi.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10255</guid><pubDate>Wed, 19 Jun 2024 15:20:53 +0200</pubDate><title>SSR : le Conseil fédéral se moque des réalités et des institutions</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/srg-bundesrat-ignoriert-realitaet-und-institutionen</link><description>Baisse de la redevance radio-télévision</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique vivement la baisse de la taxe radio-télévision par le Conseil fédéral. Cette mesure est en contradiction totale avec la concession en vigueur de la SSR, la majorité écrasante des réponses données lors de la consultation et, ce qui n’est pas le moindre, avec les décisions prises à l’unanimité par les commissions parlementaires concernées. Avant que l’initiative « 200 francs, ça suffit » ne soit traitée, le Conseil fédéral crée ainsi un fait accompli et affaiblit le service public du domaine médiatique. Cette attitude est imprudente et dangereuse.</p><p>En baissant à nouveau la redevance radio-télévision pour les ménages et les entreprises, le Conseil fédéral veut couper l’herbe sous les pieds à l’initiative « 200 francs, ça suffit ». La SSR se verrait ainsi privée de 200 millions de francs, ce qui lui serait dommageable, et tout ça à titre préventif. De fait, la conséquence inévitable du démantèlement ainsi causé en matière de qualité, de diversité et d’emplois serait tout simplement un affaiblissement encore plus prononcé, dans son ensemble, du secteur des médias et de la culture en Suisse. Et, en plus du personnel, les principales victimes en seraient en premier lieu les régions périphériques et les minorités linguistiques. Ce qui est en lieu et place nécessaire, c’est la préservation du service public du domaine médiatique, toutes régions du pays confondues, et d’une qualité supérieure ainsi que de bonnes conditions de travail.</p><p>La décision du Conseil fédéral est en totale contradiction aussi avec les pratiques démocratiques. Premièrement, en effet, les réponses données lors de la consultation sur la baisse de la redevance ont été, dans leur grande majorité, très négatives. Deuxièmement, les commissions des transports et des télécommunications des deux Chambres se sont prononcées à l’unanimité contre ce projet. Et, troisièmement, il est fondamentalement malhonnête que le Conseil fédéral – qui plus est, en contradiction sur le fond avec la concession de la SSR en vigueur – anticipe de son propre chef le débat démocratique sur l’initiative « 200 francs, ça suffit », ou sur un éventuel contreprojet. L’USS exige par conséquent du Conseil fédéral qu’il retire cette révision de la redevance radio-télévision.</p><p>L’USS se tient fermement aux côtés des salarié-e-s de la branche des médias. Ils sont confrontés jour après jour à de nouveaux messages alarmants leur annonçant des coupes claires dans les rédactions et les studios. Dans ce contexte précaire, la décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral est donc totalement irresponsable, non seulement pour les médias et du point de vue démocratique. En effet, la baisse de la redevance entraînerait en plus à moyen terme la suppression de 900 emplois à plein temps à la SSR et encore une fois autant d’emplois dans les entreprises tiers de la branche des médias. &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/d/csm_SRG_Generaldirektion-Bern-2_sm_d2eb71cb92.webp" length="201696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10253</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2024 19:21:13 +0200</pubDate><title>L’engagement pour l’égalité est plus que jamais d’actualité !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lengagement-pour-legalite-est-plus-que-jamais-dactualite</link><description>Grève féministe 2024
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La journée du 14 juin lance un clair signal en faveur de l’égalité. Dans toute la Suisse, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont pris part à cette nouvelle édition de la grève féministe. Outre ces rassemblements et manifestations, les syndicats ont fixé trois priorités : les salaires dans les professions typiquement féminines, les difficultés rencontrées au travail par les femmes enceintes et les jeunes parents, et un non à l’arnaque de la LPP, qui sera mise aux urnes le 22 septembre prochain.</p><p>En 2024 aussi, l’égalité est loin d’être réalisée en Suisse ! C’est ce qui a conduit aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de personnes à descendre dans la rue pour manifester : pour plus de salaire, plus de temps libre et de respect. Car aujourd’hui encore, les femmes perçoivent des salaires plus bas et donc des rentes moins élevées. Or elles accomplissent la majeure partie du travail non rémunéré. Et elles sont confrontées au harcèlement et à la violence. Cette année, les syndicats ont choisi de dénoncer les salaires trop bas de nombreuses personnes titulaires d’un CFC. A fortiori quand elles travaillent dans une crèche-garderie, dans une pharmacie ou dans le commerce de détail. Il est urgent de prévoir des augmentations de salaire dans les professions typiquement féminines. Plusieurs fédérations affiliées à l’Union syndicale suisse (USS) ont insisté durant cette grève féministe sur des injustices spécifiques, à commencer par la discrimination des femmes enceintes et des jeunes mères au travail.</p><p>Le Conseil fédéral a fait preuve d’un certain cynisme en transmettant précisément un 14 juin son message contre l’initiative sur les crèches, sans lui opposer de contre-projet. Il s’est ainsi positionné contre l’égalité. Car il est bien connu que les femmes subissent avant tout des préjudices économiques quand elles ont des enfants. Il est donc essentiel de prévoir davantage de structures d’accueil de qualité et abordable pour les parents exerçant une activité professionnelle. L’USS s’engagera résolument afin que les choses changent et que la conciliation entre vie familiale et activité professionnelle cesse d’être un casse-tête. Ce sont précisément les familles à bas revenus qui font les frais du manque de soutien financier pour l’accueil extra-familial des enfants.</p><p>Les conséquences des nombreuses heures de travail non rémunéré accomplies sont bien connues : les rentes des femmes sont beaucoup trop basses. D’où l’importance du scrutin de septembre prochain. L’USS est convaincue que la réforme des caisses de pensions adoptée par le Parlement n’est qu’une arnaque pour les femmes. Beaucoup d’entre elles subiront même une baisse de rente, tout en voyant leurs cotisations salariales augmenter. Après avoir subi une augmentation de l’âge de l’AVS, vont-elles donc une seconde fois passer à la caisse ? La seule réponse qui s’impose est un non le 22 septembre, qui ouvrirait la porte à une véritable réforme sans baisse de rente au profit des femmes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/f/csm_WhatsApp_Bild_2024-06-14_um_19.30.07_1aa1a975_8c744f5a34.webp" length="283826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10245</guid><pubDate>Wed, 12 Jun 2024 12:31:36 +0200</pubDate><title>La Suisse recule dans l’indice international de la liberté syndicale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-suisse-recule-dans-lindice-international-de-la-liberte-syndicale</link><description>Absence de protection pour les représentant-e-s des salarié-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Confédération internationale des syndicats (CSI) publie aujourd’hui, dans le cadre de la Conférence de l’Organisation internationale du Travail (OIT) qui se tient à Genève, son nouvel indice des droits dans le monde et de la protection des droits des travailleurs et travailleuses. Le résultat de la Suisse est mauvais, sa note a baissé. La principale raison de cette baisse est la protection contre les licenciements abusifs et antisyndicaux insuffisante depuis des années dans notre pays. La Suisse ne respecte pas ses engagements internationaux et permet que des salarié-e-s qui s’engagent pour leurs collègues, soient arbitrairement punis et perdent leur emploi. Le Conseil fédéral doit rapidement agir sur cette question.</p><h4>Le recul de la Suisse, conséquence de la passivité du Conseil fédéral</h4><p>Durant la dernière période sous revue, 21 personnes ont été abusivement licenciées pour leurs activités syndicales et parce qu’elles s’étaient engagées pour des droits collectifs stipulés dans des conventions collectives de travail (CCT). Les cas de licenciements abusifs recensés, licenciements antisyndicaux compris, devraient toutefois être bien plus nombreux, car la Suisse ne tient aucune statistique à ce sujet.</p><p>La Suisse est mentionnée à plusieurs égards dans le rapport de la CSI et son recul particulièrement mis en exergue. C’est donc un jour triste pour la Suisse officielle et le Conseil fédéral qui n’avance pas dans la mise en œuvre de la recommandation de l’OIT concernant l’amélioration de la protection contre les licenciements abusifs et antisyndicaux.Dans le rapport de la CSI, la Suisse est mentionnée avec 12 autres pays dont la note s’est dégradée. Le rapport regrette explicitement que sa note soit passée à 3, ce qui correspond à des violations régulières des droits des travailleurs et travailleuses.</p><h4>La médiation doit reprendre sans délai !</h4><p>Que le Conseil fédéral ait suspendu sans explication en décembre dernier la médiation tripartie chargée de discuter d’une meilleure protection contre les licenciements antisyndicaux est particulièrement inquiétant. C’est cette mesure qui a contribué à la baisse de la note de la Suisse, comme le signale la CSI.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) exige par conséquent la reprise immédiate de la médiation ainsi que des mesures urgentes en vue d’améliorer la protection des droits des travailleurs et travailleuses et de renforcer la liberté syndicale via une protection effective contre les licenciements collectifs. Le Conseil fédéral doit agir une fois pour toutes sur cette question !</p><ul><li>Communiqué de la CSI : <a href="https://www.ituc-csi.org/ituc-global-rights-index-2024-fr?lang=fr">Les droits des travailleurs s’effritent : Indice CSI des droits dans le monde 2024</a></li></ul><h6><i>Qu’est-ce que l’Indice CSI des droits dans le monde ?</i></h6><p><i>L’Indice CSI des droits dans le monde montre quels sont les pays dont l’attitude à l’égard des travailleurs et travailleuses est la moins bonne. Il classe 139 pays sur une échelle allant de 1 à 5, en se basant sur le niveau de leur respect des droits des travailleurs et travailleuses. Les pays qui reçoivent la note 5 sont ceux où ces droits n’existent pas, alors que ceux qui obtiennent la note 1 ne connaissent que de façon irrégulière des violations. La Suisse est désormais passée à la note 3.</i></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10249</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2024 14:12:00 +0200</pubDate><title>Cantons trop passifs face au dumping salarial</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/cantons-trop-passifs-face-au-dumping-salarial</link><description>Rapport 2023 sur les mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une protection des salaires efficace est importante pour les travailleuses et travailleurs. C'est ce que montre le rapport sur les mesures d'accompagnement publié aujourd'hui par le SECO. Partout où des contrôles sont effectués, des infractions sont détectées et des rattrapages salariaux sont versés a posteriori. Malheureusement, la protection des salaires reste lacunaire. De nombreux cantons n'en font pas assez. Les cantons doivent contrôler davantage et faire usage de leur droit à mettre en place des salaires minimaux en cas de dumping salarial répété.</p><p>L'année dernière, les contrôleurs ont vérifié environ 150 000 salaires auprès d'employeurs suisses et d'entreprises étrangères détachant des travailleuses et travailleurs en Suisse. Dans près d'une entreprise sur cinq, ils ont découvert des salaires trop bas ou des situations de pseudo-indépendant-e-s. Dans les branches avec conventions collectives de travail (CCT) déclarées de force obligatoire, où les salaires minimaux sont clairement définis, 27% des entreprises contrôlées paient trop peu. Dans les branches sans CCT déclarée de force obligatoire ni contrat-type de travail (CTT), certains cantons fixent des critères trop bas pour les salaires usuels selon le lieu et la branche. De ce fait, des employeurs pratiquant le dumping passent à travers les contrôles.</p><p>Dans les branches avec CCT étendue ou CTT, les employeurs fautifs sont sanctionnés et les salaires doivent être rectifiés a posteriori. Dans les branches sans CCT de force obligatoire ni CTT, les employeurs pratiquant des salaires trop bas sont simplement invités à adapter les salaires dans le cadre de procédures à l’amiable. Quatre entreprises de détachement sur cinq ayant des salaires trop bas aboutissent à un accord avec les autorités de contrôle. En revanche, ce n'est le cas que d'une entreprise sur deux parmi les employeurs suisses qui ont payé des salaires trop bas. Ce refus trop fréquent des employeurs suisses de verser des salaires corrects ne peut plus être toléré.</p><p>De nombreux cantons ont une activité de contrôle bien trop faible. Genève, Tessin, Zurich, Vaud et Neuchâtel effectuent deux tiers de tous les contrôles d'employeurs dans les branches où il n’y a ni CCT étendue ni CTT. Cela ne s'explique pas uniquement par la taille des marchés du travail : au Tessin, une entreprise suisse dans un secteur sans CCT de force obligatoire ni CTT est contrôlée en moyenne une fois tous les quatre ans. Dans le canton de Zoug, en revanche, les entreprises ne sont contrôlées qu'une fois tous les 140 ans. Même à Berne, Fribourg ou Saint-Gall, les entreprises qui trichent n'ont pas grand-chose à craindre : on n’y est contrôle en moyenne que tous les 90, 80 ou 40 ans.</p><p>Le rapport le montre : les mesures d'accompagnement sont plus nécessaires que jamais. Trop d'employeurs ne respectent pas les salaires usuels selon le lieu et la branche. Les cantons ont ici un devoir à remplir :</p><ul><li>Il faut cesser de définir les salaires d’usage à la baisse.</li><li>Là où les contrôles sont trop rares, il faut les intensifier.</li><li>En cas de dumping salarial répété, des salaires minimaux doivent être édictés - comme le prévoit la loi. Jusqu'à présent, seuls quelques cantons l'ont fait. Genève, le Tessin et le Valais sont les seuls cantons à imposer plus d'un CTT. Dans la plupart des cantons, rien ne se passe. C'est le cas par exemple du canton de Zurich, où des cas de dumping sont certes régulièrement constatés, mais où les employeurs fautifs se jouent du canton dans les procédures de conciliation et où aucun salaire minimum n'est malgré tout édicté.</li></ul><p>La situation actuelle ne peut pas perdurer : les mesures d'accompagnement doivent être appliquées de manière stricte. Les résultats du rapport montrent également qu'un affaiblissement du dispositif de protection des salaires serait fatal.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10247</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2024 13:57:00 +0200</pubDate><title>Manifeste contre l’arnaque de la LPP sur le dos des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/manifeste-contre-larnaque-de-la-lpp-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Votation du 22 septembre sur les rentes de 2e pilier </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes ont toujours des rentes inférieures d'un tiers à celles des hommes. Des solutions concrètes, efficaces et rapides ont été promises contre cette lacune de rente, dans le cadre de l'augmentation de l'âge de la retraite. Mais la réforme de la LPP, qui sera soumise au vote en septembre, ne tient pas cette promesse : les femmes devraient payer plus et risqueraient en même temps de perdre jusqu'à 3200 francs de rente ! La réforme résout pas le problème des rentes trop basses des femmes. C'est ce qu'affirment aujourd'hui <a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/arnaque-lpp/" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">plus de 60 signataires d’un manifeste</a> contre la baisse des rentes des caisses de pension. Le 14 juin déjà, l’opposition à cette arnaque sur les rentes des femmes sera au cœur des mobilisations.</p><p>Avant la votation sur l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans (AVS 21), tout le monde promettait des rentes plus élevées pour les femmes. Mais au lieu de tenir cette promesse, la réforme du 2<sup>e</sup> pilier sur laquelle nous voterons le 22 septembre prévoit de faire passer les femmes à la caisse, sans pour autant leur garantir des rentes plus élevées. Sous le couvert d'une réforme, il s'agit d'un grand projet de démantèlement. Pour chaque franc cotisé, à l'avenir, moins de rentes seraient garanties qu'aujourd'hui. En revanche, les cotisations salariales de nombreuses femmes augmenteraient immédiatement.</p><p>Par ailleurs, les femmes à faibles revenus continueraient à avoir besoin de solliciter les prestations complémentaires une fois à la retraite, car les rentes des caisses de pension resteraient insuffisantes pour vivre. En raison des cotisations LPP plus élevées, les femmes disposeraient toutefois de moins d'argent pendant leur vie active.</p><p>Et même avec cette réforme de la LPP, de nombreuses personnes qui cumulent les emplois, comme les accueillantes en milieu familial (mamans de jour) ou les femmes travaillant dans le nettoyage, ne seraient toujours pas affiliées à une caisse de pension. Les employeurs des branches à bas salaires continueraient à veiller à ce que les femmes n'obtiennent pas de contrats leur permettant d'accéder au 2<sup>e</sup> pilier. Cela favoriserait encore davantage les rapports de travail précaires. </p><p>Presque 90% des caisses ont déjà mis en œuvre aujourd’hui des modèles pour le personnel à temps partiel. Le déficit de rente des femmes reste malgré tout important – parce que le travail de soin fourni principalement par les femmes n'est pas pris en compte dans le 2<sup>e</sup> pilier. Cette réforme de la LPP ne fait rien pour tenir compte des conséquences des interruptions de travail liées à la famille. Elle répète l'erreur de ne pas reconnaître le travail de soins non rémunéré et ignore donc la cause principale de l’écart de rentes. Résultat : même avec cette réforme de la LPP, les mères actives assurant des tâches de soins et d'assistance ne seraient pas mieux loties à la retraite. </p><p>Le 14 juin, l’opposition à l’arnaque que constitue la réforme de la LPP sera présente au cœur des mobilisations. Aujourd’hui, plus de 60 femmes issues de la société civile et du monde politique ont signé <a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/arnaque-lpp/" target="_blank" rel="noreferrer">un manifeste contre la baisse des rentes des caisses de pension</a>. Elles affirment : cette réforme ne résout pas les problèmes de rentes des femmes ! Au lieu baisser les rentes, il faut une vraie réforme qui profite aux femmes. Cela n'est possible qu'avec une reconnaissance du travail de soin et un financement équitable.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_PayerPlus-ToucherMoins-quer_58b056ce5e.webp" length="26380" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10241</guid><pubDate>Sun, 09 Jun 2024 15:03:36 +0200</pubDate><title>Le fardeau dû aux primes maladies exorbitantes va encore augmenter</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-fardeau-du-aux-primes-maladies-exorbitantes-va-encore-augmenter</link><description>Non à l’initiative d’allégement des primes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le non à l’initiative d’allégement des primes ne règle rien au problème des primes d’assurance-maladie beaucoup trop élevées et en constante hausse, mettant en péril le pouvoir d’achat de la population. Il faut donc au plus vite réaliser avec rigueur le contre-projet. Dans tous les cantons où l’initiative a réuni une majorité de oui, les syndicats s’engageront en faveur d’un plafonnement des primes à 10 % des revenus.</p><p>Les primes d’assurance-maladie ont atteint un niveau insupportable pour les bas et moyens revenus. Une famille de quatre personnes doit consacrer plus de 1000 francs par mois à ce poste de dépenses– même en optant pour un modèle médecin de famille ou HMO. Le système injuste des primes par tête renforce encore les inégalités, d’autant plus que les salaires réels stagnent depuis des années et que les cantons n’ont pas adapté à l’évolution des coûts les montants qu’ils allouent à la réduction des primes. Il s’ensuit qu’aujourd’hui, après déduction de tous les prélèvements obligatoires, les ménages à revenus normaux et bas ont moins pour vivre qu’en 2016, tandis que les ménages aisés sont financièrement mieux lotis.</p><p>L’initiative d’allégement des primes aurait apporté une solution simple au problème, en plafonnant la charge des primes à 10 % du revenu disponible. Après le non aux urnes, il faut au plus vite mettre en œuvre le contre-projet : le Conseil fédéral doit rapidement adopter et mettre en vigueur l’ordonnance d’exécution ; les cantons ne respectant pas le nouveau taux minimum de la réduction des primes défini dans la loi devront au plus vite adapter en conséquence leurs règlements et budgets.</p><p>Dans les cantons où l’initiative a obtenu une majorité, les syndicats participeront aux efforts visant à mettre en place des mécanismes de plafonnement des primes. Les exemples vaudois et grison montrent que cela fonctionne. Concrètement, un tel système permettrait de protéger les travailleuses et travailleurs, les retraité-e-s et les familles, la prochaine fois que les primes prendront l’ascenseur.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10230</guid><pubDate>Fri, 31 May 2024 14:00:00 +0200</pubDate><title>Les salaires doivent augmenter</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-salaires-doivent-augmenter</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de son Assemblée des délégué-e-s (AD), les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS) ont débattu du retard croissant en matière de salaires. Les délégué-e-s considèrent que les salaires trop bas des personnes qualifiées constituent un problème majeur. C'est pourquoi une résolution a été adoptée en faveur d'une revalorisation des salaires après l'apprentissage et d'augmentations salariales substantielles pour tous. Toute personne ayant fait un apprentissage doit gagner au moins 5 000 francs par mois. Les délégués se sont en outre prononcés dans d'autres résolutions en faveur d'une amélioration des conditions de travail des acteurs culturels et se sont solidarisés avec les travailleurs de Vetropack à St-Prex (VD). Ils ont pris position dans deux résolutions sur les conflits en Ukraine et en Palestine.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Un tournant nécessaire dans la politique des salaires et des revenus</strong></h3><p>Les salaires réels ne sont pas beaucoup plus élevés aujourd'hui qu'en 2016. La raison principale est que de nombreux employeurs n'ont même pas voulu accorder à leurs employé-e-s la compensation du renchérissement – alors que la productivité ne cesse d'augmenter.</p><p>Il faut un tournant dans la politique suisse des salaires et des revenus. Les salaires réels des personnes à revenu normal et à faible revenu doivent augmenter de manière significative. Les personnes ayant fait un apprentissage doivent gagner au moins 5000 francs par mois. En général, les salaires doivent atteindre au moins 4500 francs. Ces augmentations de salaire sont possibles au vu de la situation des entreprises. Le rendement et les marges sont bons.</p><p>En matière de politique fiscale, l'impôt par tête sur les primes d'assurance maladie doit être réduit – par le biais de réductions de primes plus faibles. C'est ce que prévoit l'initiative pour l'allègement des primes. Personne ne devrait avoir à dépenser plus de 10 % de son revenu pour les primes.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Améliorer les conditions de travail des acteurs culturels au lieu de réduire les budgets</strong></h3><p>En Suisse, rares sont les actrices culturelles et acteurs culturels qui atteignent le salaire médian. Au contraire, la moitié des indépendant-e-s du secteur génèrent un revenu annuel de 25 000 francs grâce à leurs activités. A cela s'ajoutent des horaires de travail extrêmement flexibles, des trous dans les revenus et des conditions de travail souvent difficiles.</p><p>C'est pourquoi l'USS s'engage, avec ses fédérations actives dans la culture, pour que des salaires décents soient au cœur de la politique culturelle nationale et que la protection sociale des acteurs culturels soit améliorée. Le respect des salaires fixés dans les conventions collectives et des recommandations en matière de salaires et d'honoraires doit donc être garanti également dans le cadre de l'encouragement public de la culture.</p><p>Les coupes prévues par le Conseil fédéral dans l'encouragement public de la culture sont donc d'autant plus problématiques. L'USS demande d'y renoncer.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Soutien aux travailleurs et travailleuses de Vetropack à St-Prex (VD)</strong></h3><p>L'USS soutient les travailleuses et travailleurs du site historique de la verrerie de Vetropack à Saint-Prex dans leur lutte légitime et exemplaire pour sauver leurs emplois et, plus largement, pour défendre l'industrie dans leur région. Leur mobilisation ainsi que l'énergie qu'ils ont déployée ces dernières semaines pour démontrer la viabilité économique de leur site de production méritent le plus grand respect.</p><p>Les ouvriers du site de St-Prex travaillent dur, pour beaucoup d'entre eux depuis de nombreuses années. De véritables négociations sur un plan social digne de ce nom doivent s'entamer.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Pour un cessez-le-feu immédiat en Palestine</strong></h3><p>L'USS est choquée par la spirale de la violence au Proche-Orient. Plus d'un millier de civils innocents ont été victimes de la terreur du Hamas, torturés, violés et enlevés en Israël le 7 octobre 2023. Depuis lors, l'armée israélienne a tué ou poussé à la mort au moins 35 000 civils, dont de nombreux enfants, dans le cadre d'une campagne inacceptable et totalement disproportionnée à Gaza. Le siège israélien de la bande de Gaza a bloqué l'accès aux biens de base tels que l'eau, la nourriture et le carburant et a contraint plus de deux millions d'habitants à lutter pour leur survie. La catastrophe humanitaire causée par les 16 années de blocus illégal de la bande de Gaza occupée par Israël ne fera que s'aggraver si les combats ne cessent pas immédiatement.</p><p>C'est pourquoi l'USS exige un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et durable de toutes les parties au conflit. L'armée israélienne doit arrêter immédiatement son attaque, se retirer de Gaza, lever le blocus et ouvrir la voie à l'aide humanitaire dont Gaza a un urgent besoin. Le groupe terroriste Hamas doit cesser ses tirs de roquettes sur Israël. L'USS exige également la libération immédiate des otages enlevés par le Hamas en Israël et de tous les Palestiniens et Palestiniennes arrêtés extrajudiciairement. La Suisse doit renoncer à la livraison à Israël d'armes et de biens à double usage qui pourraient être impliqués dans les actes de guerre et les violations de droits humains à Gaza et en Cisjordanie et abandonner tout transfert de technologie et de savoir-faire d’institutions suisses qui pourraient conduire à des violations des droits humains à Gaza et en Cisjordanie. La Suisse doit également soutenir l'enquête de la Cour pénale internationale et de la Cour internationale de justice sur les crimes commis par les parties au conflit. L'USS demande également le désarmement permanent et la dissolution du Hamas, ainsi que des sanctions appropriées contre le gouvernement israélien jusqu'à ce qu'il mette fin à la colonisation illégale dans les territoires occupés, et contre les pays qui ont soutenu et financé les attaques barbares du groupe terroriste Hamas le 7 octobre. Enfin, la reconnaissance de la Palestine en tant qu'Etat souverain au sens du droit international, ainsi que l'application et la garantie d'une solution à deux Etats, sont des conditions qui assurent une cohabitation pacifique des habitants d'Israël et de la Palestine.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Pour une paix juste en Ukraine</strong></h3><p>La guerre d'agression russe contre l'Ukraine se poursuit sans relâche et avec une extrême brutalité, même après plus de deux ans. Les souffrances pour les personnes et pour la société sont incommensurables. L'USS s'engage pour une paix juste pour l'Ukraine, pour la souveraineté complète de l'Ukraine dans ses frontières de 2013 reconnues par le droit international et pour la reconnaissance de l'autodétermination ukrainienne, de la démocratie et de son chemin vers l'Europe.</p><p>L'USS demande au Conseil fédéral et au Parlement de débloquer au plus vite les 5 milliards de francs annoncés en faveur de l'Ukraine. Ils ne doivent en aucun cas être prélevés sur l'aide au développement ordinaire.</p><p>Dans sa stratégie pour l'Ukraine, la Suisse doit souligner l'importance de la justice et du partenariat social. Une partie des fonds suisses doit être utilisée pour renforcer le dialogue social, la formation professionnelle et continue, la protection de la santé et la sécurité au travail (notamment le traitement de l'amiante). En accord avec les syndicats ukrainiens, l'USS demande aux autorités ukrainiennes d'adopter une réforme du droit du travail qui respecte les normes fondamentales de l'OIT et les normes sociales de l'UE et qui donne aux syndicats une position forte. Sans cela, la reconstruction ne sera pas tournée vers un avenir juste.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_DV_Benoit_c49873de4e.webp" length="384884" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10232</guid><pubDate>Fri, 31 May 2024 13:00:00 +0200</pubDate><title> Les personnes formées méritent mieux : au moins 5000 francs de salaire après un CFC</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-personnes-formees-meritent-mieux-au-moins-5000-francs-de-salaire-apres-un-cfc</link><description>Revaloriser l&#039;apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un-e titulaire de CFC sur trois travaille pour un salaire inférieur à 5000 francs (équivalent temps plein). Lors de l'assemblée des délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS) qui s'est tenue aujourd'hui, les délégué-e-s ont donc décidé que les travailleuses et travailleurs ayant effectué un apprentissage doivent gagner au moins 5000 francs, pour préserver l'attractivité de cette voie de formation. De manière générale, aucun salaire ne devrait être en-dessous de 4500 francs : tout salaire doit permettre de vivre.</p><p>La formation professionnelle duale est souvent décrite comme une voie royale. Grâce à elle, la Suisse dispose d'une main-d'œuvre compétente. Mais la promesse d'obtenir un bon revenu après un apprentissage n'est plus tenue dans de nombreux cas. Une personne sur trois ayant fait un apprentissage travaille pour un salaire inférieur à 5000 francs (calculé sur la base d'un temps plein). Les salaires sont particulièrement bas dans les professions où les femmes sont plus nombreuses. Et enfin, pour de nombreux titulaires de CFC, le salaire n'augmente guère durant la carrière, même après des années d'expérience. Peu avant la retraite, un quart des professionnel-les avec CFC touchent toujours moins de 5000 francs. Vivre avec un tel salaire n'est possible qu'en se restreignant beaucoup. Une fois payés l'assurance maladie, les loyers et les besoins de base, il ne reste plus grand-chose. Et pour une famille, il n'est tout simplement pas possible de boucler les fins de mois sans inquiétudes financières.</p><p>Les bas salaires nuisent également à l'image de la formation professionnelle elle-même. Nombre de jeunes ne sont plus d'accord de gagner mal leur vie. Et le manifestent soit en ne commençant même pas d'apprentissage, soit en quittant leur profession dès le CFC obtenu. Il n'est donc pas étonnant qu'il soit difficile de trouver des personnes bien formées dans de nombreuses branches. Au lieu de se plaindre, les employeurs devraient enfin agir et payer des salaires décents.</p><p>L'USS demande que les personnes gagnent au moins 5000 francs par mois après un apprentissage. De manière générale, les salaires doivent être d'au moins 4500 francs. Pour que l'évolution des salaires soit plus équilibrée et que l'écart salarial se réduise, il faut des augmentations générales de salaire au lieu de systèmes de bonus individuels.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10226</guid><pubDate>Wed, 29 May 2024 16:46:56 +0200</pubDate><title>La baisse effrénée des taux de conversion se poursuit</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-baisse-effrenee-des-taux-de-conversion-se-poursuit</link><description>Étude de Swisscanto sur les caisses de pensions 2024 : les principales évolutions du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’étude de Swisscanto sur les caisses de pensions rendue publique aujourd’hui le confirme : les caisses de pensions roulent sur l’or, leurs réserves croissent, mais les prestations continuent de baisser. Les assuré-e-s reçoivent toujours moins pour leur argent. Les taux d’intérêt négatifs sont de l’histoire ancienne, les bénéfices résultant de placements sont d’un bon niveau. Néanmoins, les taux de conversion diminuent encore. Après une vie de travail, les assuré-e-s veulent pouvoir compter sur des rentes sûres et décentes, mais elles sont toujours moins garanties. Cette évolution problématique sera encore plus alimentée par la réforme de la LPP. Celle-ci entraînerait une nouvelle baisse des rentes et des coûts supplémentaires. Dans les circonstances actuelles, une nouvelle baisse des taux de conversion serait une mesure erronée et inacceptable.</p><p>Les résultats de l’étude de Swisscanto ne pourraient pas être plus clairs : les caisses de pensions se portent à merveille, leurs rendements sont supérieurs à la moyenne et les réserves pleines à ras bord. Elles se sont rarement portées aussi bien. Pour les assuré-e-s, c’est le contraire : pour le même capital épargné, les travailleurs et travailleuses reçoivent une rente toujours plus basse. Malgré le revirement des taux d’intérêt, les caisses de pensions veulent continuer à baisser leurs taux de conversion. Depuis 2016, ceux-ci ont baissé en moyenne, selon l’étude de Swisscanto, de 6,25 à aujourd’hui 5,31 %. Et, pour les prochaines années, les caisses de pensions planifient de nouvelles baisses.</p><p>Une amélioration des prestations serait aujourd’hui non seulement urgemment nécessaire, mais aussi finançable, en raison de la situation financière des caisses de pensions. Cependant, ces dernières s’y refusent. Elles déplacent toujours plus les risques sur les assuré-e-s et les employeurs se soustraient à leur responsabilité. Il faut maintenant que cela change ! Les taux de conversion trop fortement baissés peuvent être relevés et une compensation du renchérissement des rentes n’a que trop tardé. Toutefois, la branche des caisses de pensions s’y oppose. Or, à cause d’une inflation persistante, les rentes courantes continuent à perdre de la valeur. Seulement 14 % des caisses de pensions veulent compenser l’inflation en 2024.</p><p>Et la réforme de la LPP adoptée par le Parlement aggrave en plus ces problèmes des assuré-e-s. Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que cette réforme doit être rejetée. Au lieu de veiller à ce que le renchérissement soit compensé et les prestations mieux garanties, elle menace les assuré-e-s, avec l’arnaque de la LPP du Parlement, de nouvelles baisses de leurs rentes pouvant aller jusqu’à 3 200 francs par année et de garanties de prestations encore plus faibles. Cette réforme entraînera encore plus de bureaucratie et des décisions arbitraires en matière de rentes. C’est pour cela que l’USS s’engage avec force contre cette arnaque de la LPP.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10216</guid><pubDate>Thu, 23 May 2024 10:31:26 +0200</pubDate><title>Augmentation du stress, du harcèlement et des maladies au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/augmentation-du-stress-du-harcelement-et-des-maladies-au-travail</link><description>Enquête suisse sur la santé : des résultats alarmants pour les travailleuses et travailleurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les résultats de l’enquête suisse sur la santé 2012-2022 révèlent une augmentation préoccupante du stress et de l’épuisement émotionnel au travail, parmi les femmes notamment et dans des branches d’activité spécifiques. L’USS appelle à des mesures complètes axées sur l’amélioration des conditions de travail, sur la prévention et la reconnaissance des maladies professionnelles d’origine psychosociale, ainsi qu’au renforcement de la lutte contre le harcèlement sexuel et à un soutien ciblé à la main-d’œuvre des professions fortement féminisées. Et le Parlement doit enfin abandonner ses projets actuels de démantèlement de la loi sur le travail.</p><h3 class="heading--h4">Augmentation du stress au travail, notamment dans la restauration et le secteur social</h3><p>La part des personnes se sentant stressées au travail est passée de 18 % en 2012 à 23 % en 2022. En outre, plus de la moitié des personnes stressées sont émotionnellement épuisées et présentent ainsi un risque accru de burnout. En 2022, 25 % des femmes et 21 % des hommes professionnellement actifs ont déclaré être la plupart du temps ou toujours stressés. La situation est particulièrement problématique dans l’hôtellerie-restauration ainsi que dans la santé et l’action sociale, où 29 % des salarié-e-s souffrent du stress. Et comme en Suisse, les journées de travail sont très longues par rapport aux autres pays en cas d’emploi à 100 %, beaucoup de personnes réagissent à l’augmentation du stress et des pressions subies en réduisant (malgré elles) leur taux d’occupation pour ne pas tomber malades au travail. C’est très fréquent dans l’action sociale et la santé ou dans l’enseignement, où le personnel est ainsi confronté à de lourdes pertes financières. C’est absolument inacceptable.</p><p>Il est donc urgent de prendre des mesures ciblées pour améliorer les conditions de travail : semaines de travail plus courtes, plannings moins chargés, respect des prescriptions sur la durée du repos et absence de modifications d’horaires de travail décidées en dernière minute.</p><h3 class="heading--h4">Augmentation du risque de burnout et de violences parmi les femmes</h3><p>La part des femmes épuisées émotionnellement dans leur travail est passée de 20 % en 2012 à 25 % en 2022. Or l’épuisement émotionnel et les cas de burnout qui s’ensuivent sont fréquemment dus au non-respect de la loi sur le travail. Ainsi, bien des employeurs ferment les yeux sur les pauses légales, ne respectent pas le repos nocturne et dominical et, tard le soir ou en fin de semaine, bombardent encore leurs employé-e-s de courriels ou de messages WhatsApp. Ce constat vaut aussi bien pour le travail à domicile que dans les professions des arts et métiers, où les plannings sont par exemple souvent modifiés en dernière minute par WhatsApp. Avec pour effet que le personnel ne peut jamais vraiment se déconnecter du travail.<br>Au total, 21 % des femmes et 16 % des hommes ont signalé en 2022 avoir été confrontés dans leur travail à des discriminations ou à des violences. Les femmes ont subi beaucoup plus souvent que les hommes des discriminations liées au sexe (8,4 % contre 1,5 %).<br>L’USS exige la mise en place de mesures de prévention efficaces et d’une politique de tolérance zéro face au harcèlement sexuel au travail. Les employeurs en font bien trop peu pour combattre le harcèlement sexuel. L’USS appelle en outre à la reconnaissance des maladies professionnelles résultant des risques psychosociaux au travail, comme le stress, le harcèlement et la violence sexuelle. À cet effet, il faudra régulièrement adapter la liste des maladies professionnelles.</p><h3 class="heading--h4">Non à toute nouvelle détérioration – il faut améliorer la législation</h3><p>Au vu des chiffres qui précèdent, il est choquant de voir le Parlement s’occuper de toute une série d’interventions qui réduiraient encore la protection de la santé au travail. En particulier, une intervention du conseiller national PLR saint-gallois Marcel Dobler aboutirait à priver de toute protection un grand nombre de travailleuses et travailleurs soumis à la loi sur le travail. De même, sous prétexte de faciliter le télétravail, une intervention du conseiller aux États argovien et président du PLR Thierry Burkart vise à introduire le travail de nuit et du dimanche dans les bureaux. D’autres interventions encore parlent d’étendre le travail du dimanche dans les commerces, au détriment du personnel de vente déjà très stressé et souvent harcelé. L’USS combattra résolument tous ces projets.</p><p>Bien au contraire, au lieu de nouvelles détériorations, l’heure est à une meilleure protection face aux risques psychosociaux sur les lieux de travail, de même qu’à une protection accrue des travailleuses enceintes et à l’introduction d’un régime général obligatoire d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie.<br><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_Ueberstunden-erschoepft-Frau-abends-am-PC_Martinan-istock_d2830c2b60.webp" length="76768" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10214</guid><pubDate>Wed, 22 May 2024 15:50:57 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre rapide et sociale de la 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-rapide-et-sociale-de-la-13e-rente-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) accueille avec satisfaction la décision prise par le Conseil fédéral de mettre en œuvre rapidement la 13e rente AVS. Elle se prononce pour un financement à moyen terme de cette dernière via des cotisations salariales. La réduction de la contribution de la Confédération est par contre inacceptable. Qui commande doit aussi payer.</p><p>Le oui à la 13e rente AVS dit clairement que les retraité-e-s doivent recevoir une rente mensuelle supplémentaire. L’USS se réjouit de ce que le Conseil fédéral prenne rapidement en main cette mise en œuvre.</p><p>L’AVS réalise des milliards d’excédents et son fonds est bien rempli. À moyen terme, un financement additionnel est nécessaire. De manière constante, l’USS s’est montrée favorable à une hausse des cotisations salariales, la meilleure mesure sous l’angle social puisque que les revenus élevés contribuent davantage. Ce mode de financement est aussi efficace car les cotisations salariales peuvent être relevées par une modification de la loi sur l’AVS et qu’aucune votation populaire supplémentaire n’est alors nécessaire. La hausse des cotisations salariales ne sera pas sensible par la population, car les autres cotisations ont diminué ces derniers temps et vont probablement continuer à le faire. De ce fait, le financement additionnel destiné à la 13e rente AVS aura pour seul effet de compenser ces baisses.</p><p>Le fait que le Conseil fédéral ne veuille pas ajuster la contribution fédérale pour tenir compte du besoin de financement de la 13e rente AVS laisse l’USS très perplexe. Cette contribution a été entre autres introduite pour financer les prestations de l’AVS qui ne sont pas liées aux les cotisations salariales (bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, prestations pour survivant-e-s, etc.). Cette proposition porte la signature de la conseillère fédéral Karin Keller-Sutter. En agissant de la sorte, elle viole ainsi une deuxième fois déjà le principe selon lequel « Qui commande, paie ». Déjà dans l’assurance-chômage, la ministre des Finances ne veut pas financer certaines prestations publiques. L’USS propose en outre que les cantons contribuent au financement de la 13e rente AVS, car elle leur procurera des recettes supplémentaires. Cela pourrait alléger la charge de la Confédération.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10208</guid><pubDate>Wed, 15 May 2024 11:08:31 +0200</pubDate><title>Payer plus pour toucher moins de rente ? NON.</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente-non</link><description>L’arnaque de la LPP sera mise en votation le 22 septembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En juin 2023, une vaste alliance a déposé le référendum contre la baisse des rentes des caisses de pensions. Outre les syndicats, le PS et les Vert-e-s, la presse politiquement indépendante et spécialisée dans la défense des consommatrices et consommateurs (« Bon à savoir ») a aussi participé à la récolte de signatures. Le projet mis en votation obligerait les assuré-e-s à payer davantage pour des rentes moins élevées. Un NON s’impose par conséquent. Car les rentes des caisses de pensions diminuent depuis des années et sont déjà trop basses pour beaucoup de travailleuses et travailleurs. Avec la réforme de la LPP adoptée par le Parlement, les assuré-e-s s’exposent à des baisses supplémentaires pouvant atteindre 3200 francs par an, tout en versant chaque année 2,1 milliards de francs supplémentaires dans les caisses de pensions. Pour les gens qui travaillent, cette réforme est une arnaque. Seule l’industrie financière ferait une bonne affaire, en continuant à prélever des milliards dans le système, alors qu’il resterait toujours moins pour les assuré-e-s.</p><p>Les rentes des caisses de pensions diminuent depuis des années. Avec le même capital, on en a toujours moins pour son argent. Et ce n’est pas fini. Car avec la baisse du taux de conversion adoptée par le Parlement, les rentes vont encore baisser, de 3200 francs par an parfois. Les plus de 50 ans et la classe moyenne seront les grands perdants. Mais les jeunes risquent aussi de devoir passer à la caisse. Et le problème de l’absence de compensation du renchérissement, qui n’est toujours pas résolu, frappe de plein fouet les personnes à la retraite. Ce n’est pas tout : les cotisations salariales obligatoires vont augmenter avec l’arnaque de la LPP. Les employé-e-s devront ainsi verser chaque année 2,1 milliards de francs de plus dans le 2e pilier. Le choc sera rude pour les personnes ayant de bas salaires. Les coûts par assuré bondiront de montants pouvant aller jusqu’à 2400 francs par an.</p><p>La réforme fait notamment passer les femmes à la caisse, sans leur garantir pour autant une rente de vieillesse plus élevée. Bien des personnes assumant, à côté de leur activité professionnelle, des tâches d’éducation des enfants ou d’assistance aux proches ne verront pas leur situation s’améliorer à la retraite. Rien n’est prévu ni en cas d’interruption d’activité pour raisons familiales, ni en cas de travail à temps partiel. Et de nombreuses personnes cumulant plusieurs emplois, comme les mamans de jour et les femmes de ménage, continueront de ne pas être affiliées à une caisse de pensions.</p><p>La réforme ferme les yeux sur le fait que les caisses de pensions accumulent toujours plus de réserves aux dépens des personnes assurées, une évolution qui se traduit par des rentes moins élevées à la retraite. Le problème de l’augmentation des frais de gestion n’est pas non plus résolu, et donc toujours moins d’argent parvient en fin de compte aux assuré-e-s. Au contraire, la réforme entraînera un surcroît de bureaucratie et donnera lieu à des décisions arbitraires en matière de rentes. Le lobby des caisses de pensions au Parlement a remanié de fond en comble la proposition d’origine du Conseil fédéral. Il n’est quasiment rien resté du compromis des partenaires sociaux. L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera donc avec véhémence, dans la campagne de votation, pour convaincre la population de voter NON à l’arnaque de la LPP.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/7/csm_Logo_Gross_LPP_Non_FR_bf0d9f82c0.webp" length="39274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10203</guid><pubDate>Tue, 07 May 2024 11:06:39 +0200</pubDate><title>Excellente situation financière des caisses de pension : la baisse du taux de conversion est inutile et erronée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/excellente-situation-financiere-des-caisses-de-pension-la-baisse-du-taux-de-conversion-est-inutile-et-erronee</link><description>Rapport de la commission de haute surveillance sur la situation financière du deuxième pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de haute surveillance du 2e pilier confirme l'excellente situation financière des caisses de pension. Les caisses de pension croulent sous les réserves, mais l'argent parvient de moins en moins aux assuré-e-s. Ce sont les salarié-e-s qui en paient la facture : leurs cotisations salariales sont 14% plus élevées, mais les nouvelles rentes sont en moyenne inférieures de 300 francs par mois à ce qu'elles étaient il y a 15 ans. La commission de surveillance en est consciente puisqu’elle demande aux caisses de pension de restaurer un équilibre et d'instaurer la confiance. Payer toujours plus pour une rente moins élevée : cette évolution doit cesser. Et pourtant, la réforme de la LPP qui sera prochainement soumise en votation menace de réduire les rentes de montants pouvant aller jusqu'à 3200 francs par an. Il est pourtant clair qu'au lieu de nouvelles détériorations des prestations, il faut augmenter les rentes du 2e pilier et compenser le renchérissement.</p><p>Les résultats du rapport de la commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) sont clairs : la situation financière des caisses de pension est très bonne. Elles sont plus stables que jamais. Au cours des douze dernières années, elles ont accumulé des réserves et pris des mesures qui leur ont permis non seulement de financer les pensions actuelles, mais aussi de pouvoir assurer les pensions futures. Les caisses de pension ont accumulé des réserves supplémentaires afin de compenser les évolutions incertaines des marchés financiers.&nbsp;</p><p>La commission passe en revanche sous silence le fait que cette évolution a été fatale pour les assurés. Leurs cotisations ont augmenté de 14 % au cours des 15 dernières années. Alors que les nouvelles rentes sont en moyenne inférieures de 300 francs par mois à ce qu'elles étaient il y a 15 ans. Même la CHS PP s'inquiète donc de la confiance des assurés dans le 2e pilier et appelle les caisses de pension à rééquilibrer la situation. Après avoir affirmé pendant des années que les retraités recevaient trop, elle exige maintenant des contre-mesures pour les retraités – car sinon une génération entière risque d’être victime pendant toute sa retraite de la période des taux bas.&nbsp;</p><p>Pour l'Union syndicale suisse, ce constat confirme que la réforme de la LPP qui sera bientôt soumise en votation va diamétralement dans la mauvaise direction. Au lieu de veiller à l'équilibre et à l'augmentation des garanties de prestations, les assurés risquent de subir des réductions de rentes supplémentaires allant jusqu'à 3200 francs par an avec la réforme de la LPP. La réforme ignore que les caisses de pension accumulent de plus en plus de réserves inutiles au détriment des assurés. Le problème de l'augmentation des frais de gestion n'est pas non plus résolu, ce qui fait que moins d'argent parvient aux assuré-e-s. Au contraire, la réforme entraîne une bureaucratie supplémentaire et donnera lieu à des décisions arbitraires en matière de rentes. L'USS s'engagera donc avec véhémence contre cette arnaque.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10190</guid><pubDate>Mon, 29 Apr 2024 10:01:00 +0200</pubDate><title>L’heure est à un changement de cap dans la politique des revenus</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rapport-repartition-2024-changement-de-cap-dans-la-politique-des-revenus</link><description>Rapport sur la répartition 2024 de l’USS : les seuls gagnants sont les très hauts salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salaires réels bas et moyens stagnent ; la charge due aux primes d’assurance-maladie est devenue trop lourde à porter. La politique fiscale de la Suisse va clairement dans la mauvaise direction. Les revenus bas et moyens sont ponctionnés, tandis que les très hauts revenus et les personnes aisées tirent leur épingle du jeu. Les plus hauts salaires se sont même envolés. Les entreprises versent des dividendes en hausse. Et les cantons diminuent les impôts frappant les hauts revenus et la fortune. L’heure est à une refonte de la politique des salaires et des revenus. Pour que les personnes qui doivent travailler dur au quotidien s’en sortent financièrement.</p><p>Les salaires réels bas et moyens risquent de connaître une «&nbsp;décennie perdue&nbsp;». Aujourd’hui, les salaires ne sont pas beaucoup plus élevés qu’en 2016 en valeur réelle. En effet, de nombreux employeurs ont certes facturé des prix plus élevés à leur clientèle, mais sans juger bon d’accorder à leur personnel la compensation du renchérissement. Les cadres et les plus hauts revenus gagnent par contre aujourd’hui 3000&nbsp;francs de plus par mois (1&nbsp;% des salarié-e-s les mieux payés). Pour la première fois, plus de 4000&nbsp;personnes en Suisse perçoivent un salaire annuel égal ou supérieur à un million de francs. «&nbsp;L’individualisation de la politique salariale bénéficie de manière disproportionnée aux cadres et aux top managers. Pour que les travailleuses et travailleurs reçoivent leur part des richesses qu’ils produisent, il faut au contraire à nouveau davantage de hausses généralisées des salaires&nbsp;», affirme Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><h3 class="heading--h4">La politique fiscale actuelle renforce les inégalités</h3><p>La politique fiscale fait également le jeu des personnes aisées et de la classe supérieure. Les cantons se sont remis à réduire les impôts sur le revenu et la fortune, et de nouvelles baisses sont à l’ordre du jour. D’un autre côté, les primes d’assurance-maladie grèvent toujours plus le budget des revenus inférieurs ou moyens – d’autant plus que les cantons n’augmentent que faiblement leurs subsides au paiement des primes. Une famille de quatre personnes paie déjà aujourd’hui plus de 1000 francs par mois – même avec un modèle du médecin de famille ou de type HMO. « Au lieu de corriger la répartition inégale des revenus, la politique fiscale actuelle renforce les inégalités, en particulier parce que les primes-maladie, qui ne sont rien d’autre qu’un impôt par tête, augmentent sans cesse », constate Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Une fois les impôts et le loyer payés, les personnes à revenus normaux ou bas ont moins pour vivre aujourd’hui qu’en 2016. La situation financière des ménages les plus aisés s’est par contre améliorée. Leurs revenus bruts ont augmenté. Et comme la Suisse est le seul pays d’Europe à financer son système de santé avec un impôt par tête, ils sont moins sollicités qu’ailleurs pour couvrir l’évolution des coûts de la santé. La Suisse est dès lors le pays d’Europe qui corrige le moins les inégalités de répartition.</p><h3 class="heading--h4">Il faut des augmentations <span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">salariales</span> substantielles</h3><p>L’heure est à un tournant dans la politique des salaires et des revenus. Il est temps d’augmenter vigoureusement les salaires réels normaux ou bas. Quiconque a fait un apprentissage devrait gagner au moins 5000 francs par mois. Plus généralement, tous les salaires devraient se monter à 4500 francs au minimum. De telles augmentations de salaires sont économiquement possibles. Les affaires marchent bien et les entreprises réalisent des marges confortables. « Pour que le retard accumulé en matière de salaires soit compensé, il faut cet automne de substantielles augmentations, en particulier pour les revenus bas et moyens et dans les branches où travaille une majorité de femmes. Nous placerons la question salariale au centre cet automne, dans les entreprises et dans la rue », déclare Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia.</p><h3 class="heading--h4"><span class="--l --r sentence_highlight">Renforcer le pouvoir d'achat</span></h3><p>En matière de politique fiscale, il faut réduire les « impôts par tête » que constituent les primes d’assurance maladie – en augmentant les budgets consacrés à la réduction de primes. C’est précisément ce que prévoit l’initiative d’allègement des primes. Personne ne doit consacrer plus de 10 % de son revenu aux primes d’assurance-maladie. Les baisses prévues des impôts sur le revenu et la fortune vont par contre dans la mauvaise direction. Elles améliorent encore la situation de personnes qui n’en ont pas besoin.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10185</guid><pubDate>Thu, 25 Apr 2024 12:44:01 +0200</pubDate><title>Les employeurs ont privé leur personnel d’augmentations de salaire méritées</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-employeurs-ont-prive-leur-personnel-daugmentations-de-salaire-meritees</link><description>Les salaires réels se situent en dessous du niveau de 2015</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’année dernière, les salaires ont à nouveau diminué de 0,4 %, une fois le renchérissement déduit. Alors même que l’économie se porte bien et que beaucoup d’entreprises ont affiché des bénéfices record. Et cette contraction salariale dure depuis trois ans. Une telle situation ne s’était jamais vue depuis le début des statistiques sur les salaires, après la Deuxième Guerre mondiale. Les salaires sont entre-temps plus bas qu’en 2015. La situation est particulièrement préoccupante dans la branche postale (-3,7 %), où il appartient de fait à la Confédération de réguler les rémunérations.</p><p>Les employeurs ont privé leur personnel d’augmentations méritées. Dans le passé, les salaires réels progressaient plus au moins au même rythme que la productivité. L’indice des salaires affiche ainsi, entre 2005 et 2015, une hausse proche de 0,9 % par an. Après 2015, les travailleuses et travailleurs ont continué à contribuer largement à la croissance économique. Les salaires devraient dès lors se situer aujourd’hui, en valeur réelle, près de 7 % au-dessus de leur niveau actuel. D’où un énorme besoin de rattrapage salarial.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10151</guid><pubDate>Wed, 27 Mar 2024 17:09:48 +0100</pubDate><title>La 13e rente AVS doit faire l’objet d’une introduction rapide et qui ménage le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-doit-faire-lobjet-dune-introduction-rapide-et-qui-menage-le-pouvoir-dachat</link><description>Mise en œuvre de l’initiative pour la 13e rente AVS
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de la décision rapide prise par le Conseil fédéral s’agissant de la mise en œuvre de l’initiative pour la 13e rente AVS. Tant le résultat clair du scrutin que le texte constitutionnel adopté l’exigent. Le texte d’initiative est directement applicable et garantit à toutes les personnes à la retraite une 13e rente dès 2026.</p><p>L’USS salue la décision du Conseil fédéral de verser une fois par année la 13e rente AVS. Elle s’engage pour que celle-ci soit financée à travers une augmentation des cotisations salariales, comme elle l’a toujours souligné pendant la campagne de votation. Ce financement est en effet particulièrement social. En outre, il ne nécessite qu’une modification de la loi, ce qui permet une mise en œuvre rapide. Il s’agit de fait ici de la solution de financement de la 13e rente AVS qui ménage le plus le pouvoir d’achat, une solution qui ne devrait guère se faire sentir pour la population. Car les cotisations sociales ont baissé ces derniers temps. Et elles continueront probablement de le faire. Ainsi, le financement additionnel destiné à la 13e rente AVS ne fera que compenser ces baisses.</p><p>L’USS ne comprend par contre pas les coupes prévues dans la contribution de la Confédération à l’AVS sous le prétexte de l’introduction de la 13e rente AVS. Il n’est pas possible d’entamer la stabilité financière du fonds de compensation de l’AVS. Ni que la population doive accepter indirectement une hausse supplémentaire des cotisations en raison de la situation des finances fédérales. L’USS se prononce pour que le financement de la part de la Confédération à l’AVS se fasse à travers les recettes fiscales supplémentaires entraînées par la 13e rente AVS. Et une part cantonale au financement de l’AVS doit à nouveau être introduite, ainsi que l’a prévu jusqu’en 2008 l’article 103 de la LAVS.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_240303_abstimmungsanlass_ahvx13_a0d4b3ec4e.webp" length="298894" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10146</guid><pubDate>Tue, 19 Mar 2024 12:21:59 +0100</pubDate><title>En 2024, un rattrapage salarial s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-2024-un-rattrapage-salarial-simpose</link><description>Enquête suisse sur la structure des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres de l’Enquête suisse sur la structure des salaires publiés aujourd’hui sont inquiétants. C’est une véritable une décennie perdue qui menace en matière de salaires : les salaires réels sont en effet à peine plus élevés qu’en 2016. La crise due au COVID-19 ne peut pas tenir lieu d’excuse. Elle a certes entraîné des difficultés passagères dans certains secteurs. Mais dans l’ensemble, la situation économique et les marges des entreprises étaient et demeurent bonnes, sinon excellentes. Un rattrapage salarial s’impose par conséquent dans les prochaines négociations salariales.</p><p>Dans le passé, les salaires réels augmentaient au même rythme que la productivité du travail, soit d’environ 1 % par an. Ce n’est hélas plus le cas. Le renchérissement n’est même plus compensé depuis la fin de l’année 2021, alors que jusque-là un tel mécanisme allait de soi dans le partenariat social suisse. Et comme les primes d’assurance-maladie sont en forte hausse, une part croissante des ménages n’arrivent plus à joindre les deux bouts.</p><p>Une analyse des branches d’activité révèle des évolutions préoccupantes. En 2022 par exemple, les salaires moyens du personnel (sans fonction de cadre) des services postaux et de courrier étaient plus bas en valeur nominale qu’en 2010. L’érosion des conditions de travail dans la branche est effrayante, et une bonne convention collective de travail (CCT) serait plus que jamais nécessaire. Dans l’industrie chimique, des équipements électriques et des métaux, les salaires réels (sans fonction de cadre) ont baissé de plus de 2 % entre 2018 et 2022.</p><p>Par contre, il est réjouissant de voir que les efforts visant à améliorer les salaires des femmes dans les entreprises et les CCT portent leurs fruits. Le retard des salaires féminins par rapport à ceux des hommes s’est encore réduit. Il est vrai que le salaire moyen des femmes demeure inférieur de plus de 5 % à celui des hommes – pour la main-d’œuvre sans fonction de cadre. Le vrai problème tient à ce que les rémunérations sont généralement plus basses dans les professions dites féminines. Des efforts particuliers s’imposent donc pour revaloriser ces métiers – par exemple via des CCT prévoyant de bons salaires minimums dans les crèches ou dans les soins de longue durée. Chez les cadres, les écarts sont non seulement plus marqués (env. 15 %) mais ils se résorbent moins vite. Ce n’est pas surprenant, les cadres n’ayant pas l’habitude de déployer des efforts collectifs pour améliorer leur situation personnelle.</p><p>La proportion d’emplois à bas salaires n’a pas changé depuis la dernière enquête, remontant à 2020. Certaines personnes diront que c’est positif. En réalité, la Suisse devrait se fixer des objectifs plus ambitieux. Mais ces dernières années, les employeurs ont hélas fait la sourde oreille à toute proposition d’amélioration dans ce sens. Il n’y a donc eu ni augmentation salariale ciblée, ni nouvelle CCT de grande envergure prévoyant de bons salaires minimums. Le vide conventionnel se fait par exemple sentir dans le commerce de détail. Las d’attendre, les citoyennes et citoyens<br>optent donc toujours plus pour des salaires minimums étatiques, afin que les salaires suffisent tant soit peu pour vivre correctement.</p><p>Près d’une personne sur trois touchant un bas salaire a terminé son apprentissage. C’est un vrai problème de société car on voit que dans bien des cas, l’apprentissage ne suffit plus pour vivre. Quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000 francs par mois (en équivalent plein temps ; 13 salaires mensuels). Dans les années à venir, la Suisse devra donc bien réfléchir à la manière dont elle entend assurer l’avenir de l’apprentissage. D’un point de vue syndical, un salaire mensuel de 5000 francs à l’issue d’un apprentissage constitue un absolu minimum.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_25-jahre-mindestlohn_titelbi_031238346e.webp" length="50328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10143</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2024 14:33:00 +0100</pubDate><title>Les syndicats ne peuvent pas s’associer à une détérioration de la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-ne-peuvent-pas-sassocier-a-une-deterioration-de-la-protection-des-salaires</link><description>Le Conseil fédéral admet un affaiblissement des mécanismes anti-dumping dans le mandat de négociations</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le mandat adopté aujourd'hui par le Conseil fédéral pour les négociations avec la Commission européenne admet et prépare une grave détérioration de la protection des salaires. Il supprime en grande partie le système des cautions. Il ouvre la possibilité pour les employeurs de ne plus devoir payer les nuitées et les repas en cas de travail à l'extérieur. Il affaiblit l'instrument de l’interdiction d’offrir ses services en Suisse en cas de dumping constaté et raccourcit le délai d'annonce, rendant ainsi plus difficile le contrôle des entreprises susceptibles de ne pas respecter les règles.</p><p>Au cours des derniers mois, les syndicats ont signalé leur volonté de participer à une évolution des mesures d'accompagnement, de sorte qu'un accord avec l'UE soit possible. Nous avons proposé de nombreuses solutions. Mais nous avons aussi toujours dit clairement que nous ne soutenions pas des négociations avec la Commission européenne dans lesquelles la protection des salaires ne serait pas garantie.</p><p>Aujourd'hui, nous devons constater que le Conseil fédéral donne à ses négociateurs la compétence d'abandonner des parties des mesures d'accompagnement dans les négociations, sans qu'il n'y ait d'assurances contraignantes sur la manière de combler les lacunes qui en résulteraient en matière de protection salariale ni sur celle de résoudre les problèmes existants. La voie choisie par le Conseil fédéral n'est pas admissible.</p><p>Jusqu'à présent, les syndicats ont soutenu les accords bilatéraux entre la Suisse et l'UE, à condition que les salaires et les conditions de travail soient protégés et que le service public soit garanti. Les accords bilatéraux doivent profiter aux travailleuses et travailleurs en Suisse. Les mesures d'accompagnement jouent un rôle clé à cet égard, car le risque de sous-enchère salariale est particulièrement élevé en Suisse.</p><p>Lors de la votation populaire sur les Bilatérales I et la libre circulation des personnes en 2000, le Conseil fédéral avait promis que « les travailleuses et les travailleurs [seraient] protégés contre le dumping social et salarial ». La décision d'aujourd'hui est une rupture avec cet engagement.</p><p>En ce qui concerne l'électricité, l’Union syndicale suisse soutient les efforts visant à rester partie intégrante du réseau européen à haute tension. Elle s'oppose à l'ouverture du marché de l'électricité, car elle aura des répercussions négatives sur l'approvisionnement en électricité et sur les prix en Suisse. Pour nous, le « modèle de choix » n'est qu’une solution trompeuse. Quant au service public en matière de transports ferroviaires, il n’y a aucune raison de remettre en question son fonctionnement actuel.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10142</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2024 08:57:00 +0100</pubDate><title>L’égalité doit progresser concrètement</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/es-braucht-konkrete-fortschritte-um-bei-der-gleichberechtigung-endlich-vorwaerts-zu-kommen</link><description>Journée internationale des droits des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La journée internationale des droits des femmes est l’occasion de poursuivre le combat pour l’égalité et en particulier pour mettre fin aux différences de revenus entre femmes et hommes. Des actions sur le sujet ont lieu dans toute la Suisse.</p><p>Les statistiques le disent noir sur blanc : en moyenne, le revenu des femmes est toujours inférieur de 43 % à celui des hommes. Les inégalités de revenus générales liées au genre sont des plus flagrantes dans l’économie suisse. Il n’est pas question de continuer à repousser à plus tard la réduction de ces inégalités. Les femmes travaillent nettement plus souvent dans les branches à bas salaire que les hommes. En Suisse, la moitié d’entre elles gagne moins de 4 200 francs par mois. Les discriminations salariales doivent être systématiquement combattues. Les salaires des professions où sont actives les femmes en majorité comme le nettoyage, la prise en charge de tiers ou le commerce de détail doivent être relevés.</p><p>Conséquence des salaires plus bas, les rentes des femmes sont d’un tiers inférieures à celles des hommes. Les femmes sont beaucoup plus fréquemment touchées par la pauvreté qui frappe les personnes âgées. C’est pourquoi l’acceptation dans les urnes de la 13e rente AVS est un succès pour elles, car elle procurera en particulier aux personnes à bas revenus une amélioration importante de leur rente à des coûts acceptables. L’AVS reconnaît les périodes de prise en charge d’enfants ou de proches et atténue donc les effets négatifs du travail d’assistance non rémunéré, alors que c’est tout le contraire dans le 2e pilier.</p><p>Après la victoire de la 13e rente AVS, d’autres progrès concrets sont nécessaires afin de faire enfin avancer l’égalité des droits. Le fait que les femmes assument la responsabilité principale du travail d’assistance et de soins dans a toujours un impact très négatif sur leurs revenus. Or il s’agit là d’une tâche qui relève de la responsabilité de toute la société. Nous avons donc besoin de structures d’accueil des enfants dans tout le pays et à un prix abordable, organisées comme service public sur le modèle de l’école et financées par la fiscalité. Elles doivent aussi offrir des salaires équitables, de bonnes conditions de travail et une qualité suffisante. Les entreprises doivent garantir des horaires de travail planifiables et tenant compte des besoins des familles.</p><p>Enfin, il sera décisif pour les femmes de repousser, dans les urnes, la réforme de la LPP. Car elle signifierait pour de nombreuses personnes aux revenus bas une péjoration de leur situation. L’USS s’engagera dans ce sens, le 8 mars et au-delà.</p><p>Aujourd’hui, de nombreuses actions publiques ont lieu dans le pays, des stands sont organisés ainsi que des webinaires et des visites d’entreprises, afin de mettre en évidence les revendications portées par les syndicats pour l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_170614_sabine_reber_sgb_frauen_aktion_lohnkontrolle_loehne_unter_die_lupe_9872cafd67.webp" length="596040" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10138</guid><pubDate>Sun, 03 Mar 2024 16:51:10 +0100</pubDate><title>Le Valais s’oppose à la prolongation des heures d’ouverture des magasins et lancent ainsi un clair signal à Berne</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-valais-soppose-a-la-prolongation-des-heures-douverture-des-magasins-et-lancent-ainsi-un-clair-signal-a-berne</link><description>Ouvertures prolongées : un non cantonal aux retombées nationales</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un scrutin était organisé aujourd’hui en Valais à propos de la loi concernant les heures d’ouverture des magasins (LOM). Les heures de fermeture ordinaires auraient été reportées de 18h30 à 19h00 pendant la semaine, la règlementation en place pour les samedis et les jours fériés restant inchangée. Quant aux ventes dominicales dans les zones touristiques, le Conseil d’État se serait vu retirer sa compétence de définir de telles zones au profit des communes qui auraient pu chacune règlementer la question, dans les limites du droit fédéral et cantonal.</p><p>Les citoyennes et citoyens ont rejeté cette déréglementation. Il s’agit d’un important signal lancé à Berne. Depuis des années en effet, le Conseil fédéral et le Parlement cherchent à étendre les horaires d’ouverture des magasins, contre la volonté de la population locale et du personnel de vente concerné, et notamment à banaliser les ouvertures dominicales. Les prétextes invoqués vont des « besoins touristiques dans les zones urbaines » aux « besoins des petits commerces ».</p><p>Une fois de plus, les citoyennes et citoyens ont lancé un signal clair aux apôtres de la dérégulation : la protection des travailleuses et travailleurs ainsi que le repos dominical priment à leurs yeux sur la soif de profit des propriétaires de magasins.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/2/csm_Supermarkt_Kuehlregal_eduardosoares-unspl_8ff16c8c1a.webp" length="190226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10136</guid><pubDate>Sun, 03 Mar 2024 15:23:06 +0100</pubDate><title>Un clair soutien à l’AVS : la population veut de bonnes rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-clair-soutien-a-lavs-la-population-veut-de-bonnes-rentes-13-rente-avs</link><description>Succès historique pour la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le oui à l’initiative pour une 13e rente AVS constitue un important progrès pour les retraité-e-s d’aujourd’hui et de demain. La 13e rente AVS compensera leur perte de pouvoir d’achat et améliorera les retraites &nbsp;des femmes ou encore des ménages à bas revenus. L’Union syndicale suisse (USS) attend donc que cette mesure soit rapidement mise en œuvre. Le rejet clair de l’initiative sur les rentes donne un signal d’arrêt net aux velléités d’augmentation l’âge de la retraite.</p><p>Le résultat du scrutin montre clairement que le Conseil fédéral, une majorité du Parlement et les employeurs ont trop longtemps ignoré le problème des rentes. La population suisse a donc repris la main et augmenté le niveau des rentes AVS, afin de compenser la perte de pouvoir d’achat et d’augmenter les retraites des femmes et des ménages à faibles revenus.</p><p>La campagne très intense menée en faveur de la 13e rente aura tenu en haleine le pays. Le taux de participation a été supérieur à la moyenne. Le résultat sans équivoque a une importance historique. Le Conseil fédéral, les partis bourgeois et les milieux patronaux ne pourront pas fermer plus longtemps les yeux sur le niveau des rentes. Une personne qui a travaillé tout sa vie a droit à une retraite correcte.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Une mise en œuvre rapide</strong></h3><p>Après cette décision claire et nette, la 13e rente AVS devra être versée aux retraité-e-s dans les meilleurs délais. Les citoyennes et citoyens attendent une mise en œuvre rapide de l’initiative.</p><p>La 13e rente AVS ne résoudra toutefois pas à elle seule tous les problèmes de pouvoir d’achat. Il reste un important besoin de rattrapage en matière de salaires. Et la charge que les primes d’assurance-maladie font peser sur la classe moyenne dépasse désormais la limite du supportable.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Non à l'initiaitive sur les rentes</strong></h3><p>Le rejet très net de la hausse de l’âge de la retraite est un soulagement pour les travailleuses et travailleurs du pays. À la demande sans cesse répétée de faire travailler tout le monde plus longtemps, la réponse apportée aujourd’hui est très claire : c’est non.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_240303_abstimmungsanlass_ahvx13_a0d4b3ec4e.webp" length="298894" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10134</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2024 15:23:07 +0100</pubDate><title>Revenus insuffisants et protection sociale précaire des acteurs culturels : résoudre ces problèmes et non les aggraver !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revenus-insuffisants-et-protection-sociale-precaire-des-acteurs-culturels-resoudre-ces-problemes-et-non-les-aggraver</link><description>Message culture 2025-2028</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les acteurs culturels ont souvent des revenus très bas et de graves lacunes dans leur protection sociale. L’Union syndicale suisse (USS) s’engage avec ses fédérations actives dans la culture pour que dans le cadre de la politique culturelle nationale, les rémunérations équitables soient encouragées et que les acteurs culturels bénéficient d’une protection sociale accrue – notamment dans l’AVS et l’assurance-chômage. Quant aux nouvelles offres de conseil et de services envisagées, elles n’atteindront les objectifs visés que si les associations culturelles sont d’emblée étroitement associées à leur mise en place.</p><p>Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui d’ériger « la culture, un environnement professionnel » en champ d’action prioritaire de la politique culturelle nationale des quatre années à venir. L’USS approuve expressément cette décision. Durant la dernière décennie, outre que le nombre d’acteurs culturels a fortement augmenté, les emplois atypiques se sont multipliés dans le secteur. Les contrats de projet à durée déterminée, les emplois à temps partiel et les occupations multiples sont le pain quotidien des acteurs culturels. Ces personnes ont fréquemment des revenus très bas et une protection sociale réduite. En 2019, une étude a révélé que près de 60 % des acteurs culturels gagnaient moins de 3075 francs par mois (x13). Les chiffres de l’année dernière sont encore plus choquants : dans les arts de la scène, 86 % des intermittents professionnels ont indiqué ne pas pouvoir vivre de leur activité artistique. Sans surprise, les rentes de vieillesse sont extrêmement basses et la prévoyance professionnelle lacunaire. Les travailleurs culturels ne sont pas non plus correctement assurés contre les pertes de gain en cas d’accident, de maladie, de chômage voire de maternité.</p><p>Les associations de créateurs culturels s’avèrent essentielles pour garantir à leurs membres de bonnes conditions de travail, des revenus décents et l’accès à la sécurité sociale. Encore faut-il que leurs salaires conventionnels et leurs recommandations en matière de gages et d’honoraires soient dûment respectés. La promotion culturelle nationale doit prévoir ici les garanties nécessaires. Pour ce qui est de la sécurité sociale, l’USS approuve la proposition d’étendre les dispositions applicables aux acteurs culturels dans l’AVS ainsi que l’offre de conseil en place. Or il faut aussi trouver des solutions pour mieux couvrir dans l’assurance-chômage les acteurs culturels dont le taux d’occupation tend à diminuer au fil du temps. Ces personnes sont de fait exclues aujourd’hui de tout droit à des indemnités de chômage. Quant au centre de conseil et de services pour les acteurs culturels envisagé au niveau national, il faudrait concrétiser cette idée en collaboration avec les associations professionnelles. Elles disposent d’une expérience irremplaçable et de connaissances approfondies du secteur. Il faut donc se garder de court-circuiter les offres de conseil spécialisé en place au niveau régional et dans des branches spécifiques.</p><p>Par ailleurs, les syndicats critiquent avec véhémence les réductions que le plafond de dépenses initialement prévu pour la mise en œuvre du message culture a subies entre-temps à trois reprises : la coupe linéaire de 2 % du budget 2024 a été suivie d’une réduction du rythme de croissance des dépenses culturelles, et une troisième coupe s’annonce à hauteur de 1,4 % par rapport à ce qui figure dans l’avant-projet du message culture. Avec un tel plafond de dépenses, il est impensable de réaliser tous les projets concrets prévus afin d’atteindre les nombreux objectifs, parfois nouveaux, de politique culturelle fixés pour la prochaine période d’encouragement. Les syndicats demandent par conséquent de renoncer aux coupes prévues.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/9/csm_violinspieler-innen-orchester_iStock-Yori_Meirizan_6334e3047b.webp" length="119814" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10129</guid><pubDate>Wed, 21 Feb 2024 08:46:57 +0100</pubDate><title>La 13e rente AVS toujours majoritaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-toujours-majoritaire</link><description>Derniers sondages avant les votations</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le deuxième sondage Tamedia sur les votations du 3&nbsp;mars indique toujours un large soutien de 59&nbsp;% à l’<a href="https://www.avsx13.ch/?src=usshp" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS</a>. Le deuxième sondage SSR donne quant à lui 53&nbsp;% de OUI. Pour le comité d’initiative, il était d’emblée clair que le score serait serré.</p><p>Le taux de participation s’annonce élevé dans de nombreuses communes, beaucoup de gens ont déjà voté et, selon le sondage, les opinions sont largement faites. Il est donc clair qu’une acceptation populaire de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS est possible. Et comme le fossé ville-campagne reste peu marqué, une majorité des cantons est aussi envisageable.</p><p>Cela confirme que l’initiative apporte la bonne réponse à un problème aigu&nbsp;: les retraité-e-s sont confrontés à des hausses de loyer, de leurs primes d’assurance-maladie, de leur facture d’électricité ou du prix des transports publics. Le renchérissement cumulé depuis 2021 représente déjà l’équivalent d’une rente mensuelle. Ce n’est pas tout&nbsp;: les rentes des caisses de pensions diminuent depuis des années. Les rentes suffisent toujours moins pour vivre, et donc ne respectent plus la promesse constitutionnelle de maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur.</p><p>Ce constat vaut pour une écrasante majorité des retraité-e-s d’aujourd’hui et de demain. Sans la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS, il n’y aura rien pour la classe moyenne. Le OUI clair des revenus bas et moyens à l’initiative n’a donc rien de surprenant.</p><p>La <a href="https://www.avsx13.ch/?src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer">campagne pour la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS</a> est menée depuis des mois par plusieurs dizaines de milliers de bénévoles, qui commandent et distribuent du matériel, mobilisent leur entourage et contribuent par des dons. Cet engagement est spectaculaire et va se poursuivre. Les dernières journées jusqu’à la votation seront déterminantes.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/b/csm_VoterMaintenant_AVSx13_09d53da1d0.webp" length="179276" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10121</guid><pubDate>Tue, 13 Feb 2024 18:43:01 +0100</pubDate><title>Télétravail : non des conditions de travail dégradées et au travail dominical</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/teletravail-non-des-conditions-de-travail-degradees-et-au-travail-dominical</link><description>Une intervention scandaleuse au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) a exhumé une initia-tive parlementaire scandaleusement radicale de 2016, due au conseiller aux États Thierry Burkart (PLR, AG). Acceptée, cette initiative supprimerait pratiquement toute protection selon le droit du travail en matière de temps de travail et de télétravail. Et cela, à un moment où l’on assiste à l’explosion du nombre des victimes d’épuisement professionnel (« burnout ») à cause du stress et de la confusion entre temps de travail et temps libre.&nbsp;</p><p>Cette initiative vise certes en premier lieu les télétravailleurs et télétravailleuses, mais l’ensemble des salarié-e-s seraient touchés. Le conseiller aux États Thierry Burkart et la CER-N veulent dégrader de manière radicale les conditions de travail en Suisse :</p><ul><li>les travailleurs et travailleuses (manifestement par uniquement dans le télétravail) pourraient de-voir travailler jusqu’à 17 heures par jour ;&nbsp;</li><li>les dispositions légales concernant les pauses et les temps de repos n’auraient plus à être res-pectées ; l’employeur pourrait imposer à la dernière minute du travail de nuit et chambouler ainsi les horaires de travail des salarié-e-s avec des missions décidées au dernier moment ;&nbsp;</li><li>les employeurs pourraient désormais exiger des télétravailleurs et télétravailleuses qu’ils travail-lent le dimanche, sans autorisation ni contrôles de la part des autorités.&nbsp;</li></ul><p>Travail fourni gratuitement et épuisement professionnel en seraient les conséquences. C’est inac-ceptable ! L’Union syndicale suisse (USS) se battra contre une telle loi de la jungle. Au lieu de dé-manteler, il faut mieux protéger les télétravailleurs et télétravailleuses ainsi que tous les autres sala-rié-e-s. Cette protection doit englober la santé et les données personnelles, la question des res-ponsabilités et la reprise des frais de matériel.&nbsp;</p><p>L’USS se félicite du soutien apporté par certaines organisations comme la Société suisse de Mé-decine du Travail (SSMT), affiliée à la FMH, et l’Alliance pour le dimanche, au sein de laquelle les Églises nationales, entre autres, se battent pour un dimanche sans travail. L’USS demande au Par-lement d’enterrer définitivement l’initiative parlementaire Burkart.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Arbeiter-Werkbank-schwitzend_Ist-south-agency_3527a14406.webp" length="112254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10115</guid><pubDate>Wed, 07 Feb 2024 23:29:22 +0100</pubDate><title>13e rente : avantageuse, ciblé et réalisable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avantageuse-cible-et-realisable</link><description>Fact-checking AVS </description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, le pouvoir d’achat des retraites est en baisse. L’explosion des primes d’assurance-maladie, les augmentations de loyer et le renchérissement ont englouti l’équivalent d’une rente mensuelle. Cette évolution affecte les retraités actuels et futurs. Les rentes des caisses de pensions ont déjà chuté de 13 %, et les perspectives sont sombres. D’où un revenu manquant en Suisse, et les choses ne feront qu’empirer ces prochaines années. En particulier, les ménages de la classe moyenne sont confrontés à des défis financiers croissants à la retraite.</p><p>Les banques et les assurances exploitent le problème du revenu manquant à la retraite dans leur publicité pour leurs produits de prévoyance du 3<sup>e</sup> pilier. Elles mettent en garde contre les lacunes en matière de rentes et encouragent les personnes professionnellement actives à investir dans leurs offres de prévoyance (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_1_renten_gm-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">fact-check à ce sujet <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a>). Les syndicats proposent par contre, avec leur initiative pour la 13<sup>e</sup> rente AVS, d’augmenter les rentes AVS. En effet, le rapport qualité/prix offert par l’AVS est bien meilleur que dans la prévoyance privée individuelle, pour presque tous les travailleurs et travailleuses.</p><p>L’USS a <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_2_plv-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">calculé en détail <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a> le rapport prix/prestations de la 13<sup>e</sup> rente AVS et du 3<sup>e</sup> pilier. Les résultats sont éloquents : l’AVS est bien plus attrayante financièrement pour la majeure partie de la population. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes professionnellement actives auront beaucoup plus d’argent pour vivre que s’il leur fallait combler le revenu manquant avec une solution privée. À condition bien sûr d’avoir l’argent pour le faire. Les différences de prix sont énormes. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes ayant un revenu moyen économiseront plus de 30 000 francs (personne seule), voire plus de 55 000 francs (couples mariés). Et le résultat resterait en faveur de la 13<sup>e</sup> rente AVS même si les taux d’intérêt devaient augmenter rapidement et de manière significative.</p><p>Même le relèvement à moyen terme des cotisations salariales de 0,4 point de pourcentage tant pour les employé-e-s que pour les employeurs n’alourdirait pas significativement les prélèvements salariaux par rapport au passé. En effet, les cotisations sociales tendent à diminuer et devraient continuer de le faire – notamment dans l’assurance-accidents et dans l’assurance-chômage, suite à la baisse du nombre d’accidents et de personnes au chômage. La 13<sup>e</sup> rente AVS peut être financée – sans effet majeur sur la charge des cotisations (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_3_ahv_finanzen-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">analyse détaillée <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a>).</p><p>L’AVS financée par les cotisations salariales est bien plus avantageuse, parce que les employeurs paient une partie des cotisations. Ou que des rentes sont prévues si l’on s’est occupé d’enfants ou de proches nécessitant des soins. Parce que l’AVS utilise une partie des cotisations versées par les très hauts revenus, comme Sergio Ermotti, afin de financer les basses et moyennes rentes. Et parce que les banques et les assurances ne gagnent rien au passage. Les travailleuses et travailleurs reçoivent ainsi une bien meilleure rente dans l’AVS en échange des cotisations versées, ce qui permet de combler efficacement le revenu manquant.</p><p>Entre-temps, beaucoup de nos adversaires ont reconnu l’existence d’un problème au niveau des rentes. D’autres solutions que la 13<sup>e</sup> rente AVS sont soudainement évoqués dans le débat public. L’USS <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_4_Leere_Alternativversprechen-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">a analysé <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a> ces propositions. Le constat est sans appel. Sachant par exemple que neuf couples mariés sur dix perçoivent déjà la rente maximale possible, seule une augmentation générale des rentes AVS résoudrait le problème actuel.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/7/csm_SGB_AHV13_4-3_f_4ec2ae4651.webp" length="98592" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10109</guid><pubDate>Thu, 01 Feb 2024 17:39:25 +0100</pubDate><title>Protéger les salaires suisses et garantir le service public dans les secteurs du transport et de l&#039;électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/proteger-les-salaires-suisses-et-garantir-le-service-public-dans-les-secteurs-du-transport-et-de-lelectricite</link><description>Mandat de négociation avec l’UE : prise de position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour une Suisse sociale et ouverte et reconnaît toute l’importance de l’Union européenne pour le développement pacifique et la coopération sur le continent. Elle soutient fondamentalement l’ouverture par rapport à l’UE. La fin de l’indigne statut de saisonnier et l’introduction de la libre circulation des personnes avec des mesures d’accompagnement efficaces ont constitué d’importants pas vers des salaires et des conditions de travail meilleurs, pour lesquels les syndicats se sont battus. L’USS soutient les négociations avec l’UE à propos des Bilatérales&nbsp;III, pour autant que la protection des salaires et le service public soient garantis.</p><p>L'USS est&nbsp;d’avis, s’agissant de la protection des salaires, que les frais, l’interdiction d’offrir des services et la caution nécessitent des garanties allant au-delà des exceptions négociées jusqu’ici dans le document «&nbsp;common understanding&nbsp;». D’abord, il faut obtenir pour ces mesures d’accompagnement la reconnaissance d’exceptions non seulement au principe de la reprise dynamique du nouveau droit européen, mais aussi à la compétence de la Cour de justice de l’Union européenne. Ensuite, des améliorations s’imposent sur sol suisse, au niveau de la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail (CCT) comme de la réglementation du travail temporaire. Pour ce qui est de l’électricité et du transport ferroviaire international de voyageurs, l’USS demande des accords de coopération à la place d'accords d'accès au marché. Elle s'oppose à&nbsp;une libéralisation du marché de l'électricité et&nbsp;du transport ferroviaire international de voyageurs.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10106</guid><pubDate>Mon, 29 Jan 2024 16:40:27 +0100</pubDate><title>Les aides versées aux retraité-e-s à petits revenus sont en baisse !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-aides-versees-aux-retraite-e-s-a-petits-revenus-sont-en-baisse</link><description>Arguments peu crédibles contre la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis le mois de janvier 2024, des dizaines de milliers de retraité-e-s à petits revenus ont subi une baisse ou la suppression de leurs prestations complémentaires (PC). En d’autres termes, il leur faut se débrouiller avec moins d’argent, malgré la hausse des prix. La Confédération et les cantons économisent ainsi plus de 400 millions de francs sur le dos des retraité-e-s aux revenus les plus bas. On a d’autant plus de mal à croire les soudaines promesses selon lesquelles le Parlement s’empressera d’augmenter les rentes les plus basses après le scrutin sur la 13e rente AVS. Les mêmes qui critiquent une 13e rente pour tout le monde ont réduit les prestations pour les retraité-e-s à faibes revenus. L’unique moyen d’améliorer rapidement et concrètement la situation de ces derniers, c’est donc clairement de voter OUI à la 13e rente AVS. Ce n’est pas tout : la classe moyenne a elle aussi subi une perte de pouvoir d’achat due au renchérissement et à l’augmentation des primes d’assurance-maladie. Il est dès lors correct que tout le monde reçoive la 13e rente AVS.</p><p>Beaucoup de bénéficiaires de prestations complémentaires ont vu leur situation se détériorer en ce début d’année. Car ce n’est qu’aujourd’hui que les réductions des PC décidées par le Parlement déploient tous leurs effets. Les personnes qui en percevaient déjà avant 2021 auront bénéficié d’une période transitoire de trois ans. Quand la réforme entraînait une diminution des prestations, elles ont conservé pendant trois ans leurs droits acquis. Ce délai a pris fin en décembre 2023. La situation est d’autant plus inconfortable pour les personnes concernées que les prix tendent à augmenter. En outre, les coupes opérées par le Parlement dans les prestations complémentaires concernent deux postes de dépenses ayant fortement renchéri, à savoir les primes d’assurance-maladie et les loyers.</p><p>Au total, selon les estimations de la CSIAS, un tiers des bénéficiaires de PC reçoivent moins d’argent. Le manque à gagner peut atteindre 300 francs par mois. Bien des bénéficiaires de prestations complémentaires n’y ont plus droit depuis 2024. Car dans sa réforme des PC, en plus d’introduire des seuils d’entrée liés à la fortune, le Parlement a aussi modifié la prise en compte des primes d’assurance-maladie dans le calcul des PC. Par exemple, la contribution minimale servant à financer les primes a été abaissée : alors qu’elle correspondait jusque-là à la prime moyenne de la caisse-maladie, elle se limite désormais à 60 % de celle-ci.</p><p>La prise en compte du loyer a également subi quelques modifications. Il s’agit pour bien des gens du premier poste de dépenses mensuel. Or les loyers ne sont plus pris en compte dans le calcul des PC que jusqu’à une certaine limite, soit les loyers mensuels maximaux. Les montants correspondants ont certes été relevés lors de la réforme. Mais ces montants maximaux restent à la traîne des loyers réels, après les deux augmentations successives du taux d’intérêt de référence survenues en 2023, qui ont fait grimper le prix des loyers.</p><p>Les arguments du Conseil fédéral et des adversaires de la 13e rente AVS ne sont aucunement crédibles, quand ils disent qu’il vaudrait mieux apporter une aide ciblée aux retraité-e-s ayant de petits revenus. Pendant tout le processus parlementaire, le Conseil fédéral et l’Assemblée fédérale n’ont jamais lancé de contre-projet. Et à présent, ils passent sous silence la baisse des prestations complémentaires qu’ils ont eux-mêmes votée. On voit bien que seule la 13e rente AVS permet de compenser l’augmentation du coût de la vie de l’ensemble des personnes à la retraite – y compris dans la classe moyenne qui souffre également du renchérissement. L’AVS reste une assurance socialement juste : les 10 % de la population affichant les plus hauts revenus paient massivement plus que les prestations leur étant versées par la suite.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/e/csm_DSC_0324_bearbeitet-1_2544072787.webp" length="522936" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10098</guid><pubDate>Mon, 22 Jan 2024 16:59:06 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral ignore la baisse des rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-ignore-la-baisse-des-rentes</link><description>Campagne unilatérale du Conseil fédéral contre la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral présente des arguments unilatéraux contre une 13e rente AVS sans dire qu’en Suisse, la situation en matière de retraites n’a cessé de se détériorer au fil des ans.</p><p>La situation financière de nombreuses personnes à la retraite ou sur le point de l’être s’est gravement détériorée ces dix dernières années. Les chiffres présentés par la conseillère fédérale Baume-Schneider montrent une réalité appartenant au passé. Ils reposent sur une étude utilisant des données de 2015. Or la situation s'est profondément modifiée depuis. À eux seuls, le renchérissement, l’explosion des primes d’assurance-maladie et les hausses des loyers depuis 2020 ont englouti l’équivalent d’une rente mensuelle. Les personnes seules ont près de 3500 francs de moins pour vivre. Pour les couples, le manque à gagner dépasse 6000 francs par an. Le Conseil fédéral n'a rien à dire ni à proposer à ce sujet.</p><p>À cela s’ajoutent les problèmes du 2e pilier. Les rentes diminuent en valeur réelle, bien que les cotisations ne cessent d’augmenter. Ce phénomène n'avait pas encore cette ampleur il y a dix ou quinze ans. Cette situation touche surtout les personnes ayant récemment pris leur retraite ou sur le point de le faire. Après correction du pouvoir d’achat, la rente moyenne des caisses de pensions est sensiblement plus basse aujourd’hui qu’en 2015. Alors même que les salaires et les revenus des personnes professionnellement actives ont augmenté dans l'intervalle.</p><p>L’engagement du Conseil fédéral contre la 13e rente AVS ignore la situation des rentes en Suisse et l’objectif constitutionnel de couverture par les rentes des besoins vitaux. Il se concentre exclusivement sur la situation financière de l’AVS au cours des dix ans à venir. En passant sous silence que l’AVS est l’unique forme de prévoyance permettant à une grande majorité de la population d’obtenir des rentes abordables.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/7/csm_SGB_AHV13_4-3_f_4ec2ae4651.webp" length="98592" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10095</guid><pubDate>Fri, 19 Jan 2024 17:59:00 +0100</pubDate><title>Les rentes pour enfants de l’AVS pourraient passer à la trappe</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-pour-enfants-de-lavs-pourraient-passer-a-la-trappe</link><description>Projet de démantèlement inutile et scandaleux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quelques semaines avant le scrutin sur une 13e rente AVS, la commission de la sécurité sociale du Conseil national vient de montrer comment elle imagine l’avenir du premier pilier : elle a approuvé un nouveau projet de démantèlement qui va trop loin même pour le Conseil fédéral. La décision de supprimer les rentes pour enfants de l’AVS est absolument scandaleuse.</p><p>Le Parlement continue de démanteler l’AVS. Sa prochaine réforme dans ce sens est sur les rails, et de nouveaux projets de coupes voient le jour en parallèle dans le premier pilier. Outre les projets d’économies du Conseil fédéral concernant les rentes de veuves, la commission de la sécurité sociale du Conseil national a voté aujourd’hui la suppression des rentes pour enfants.</p><p>La suppression des rentes pour enfants serait un coup dur pour les personnes à la retraite ayant des obligations familiales. En effet, le revenu chute brutalement au moment de la retraite. Et les retraité-e-s n’ont en principe plus droit à des allocations familiales pour leurs enfants. Comme le Conseil fédéral l’a montré il y a quelques semaines, à partir d’études approfondies, la suppression des rentes pour enfants dans l’AVS ferait exploser le risque de pauvreté pour les enfants concernés. Une partie des jeunes adultes risqueraient de ne pas pouvoir achever leur formation initiale. Ce qui a amené le Conseil fédéral à dire que les rentes pour enfants contribuent substantiellement à soutenir les familles concernées. Les rentes revêtent une importance existentielle en pareil cas. En outre, les retraité-e-s concernés se trouvent le plus souvent en Suisse. Plus de 70 % des rentes pour enfants de l’AVS sont en effet versées à des parents vivant en Suisse.</p><p>Or la majorité de la commission de la sécurité sociale n’a rien voulu savoir, préférant renvoyer les personnes touchées aux prestations complémentaires. Il s’agit manifestement d’affaiblir l’AVS, indépendamment de tout besoin financier qu’elle pourrait avoir. La votation du 3 mars sur l’introduction de la 13e rente AVS permettra toutefois au peuple suisse de stopper net cette évolution et d’envoyer au Palais fédéral un clair signal en faveur d’une AVS forte.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10092</guid><pubDate>Wed, 17 Jan 2024 07:02:25 +0100</pubDate><title>Soutien massif : la 13e rente AVS tombe à point nommé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/soutien-massif-la-13e-rente-avs-tombe-a-point-nomme</link><description>Premier sondage sur la votation du 3 mars 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le premier sondage de Tamedia en vue des votations du 3 mars 2024 indique un soutien massif de 71 % à l’introduction de la 13<sup>e</sup> rente AVS. Ce résultat confirme que l’initiative constitue une bonne réponse à un problème aigu : les retraité-e-s d’aujourd’hui et de demain constatent les hausses de loyer, de leurs primes d’assurance-maladie, de leur facture d’électricité, des transports publics et des prix alimentaires. Le renchérissement cumulé depuis 2021 représente déjà l’équivalent d’un mois de rente. Par conséquent, les rentes suffisent toujours moins pour vivre. <a href="https://www.avsx13.ch/src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer">La 13<sup>e</sup> rente AVS</a> compenserait cette perte de pouvoir d’achat. Une victoire semble possible, mais les jeux sont loin d’être faits. Car après ce sondage, le patronat et les banques injecteront beaucoup d’argent dans la campagne du NON.</p><p>Le comité d’initiative montrera clairement pendant la campagne pourquoi il est temps que les bénéficiaires présents et futurs de rentes reçoivent une 13<sup>e</sup> rente AVS. Les gens qui ont travaillé dur toute leur vie méritent une rente correcte – et pas qu’on leur fasse l’aumône. Les bénéficiaires de rentes qui n’ont pas droit aux prestations complémentaires ou à la réduction de primes subissent les hausses de prix comme tout le monde ! L’initiative a le mérite de compenser aussi leur perte de pouvoir d’achat avec la 13<sup>e</sup> rente AVS. Et elle le fait en misant sur le fonctionnement social éprouvé de l’AVS : les rentes sont plafonnées, ce qui a pour effet de davantage mettre à contribution les très hauts revenus.</p><p>La Suisse peut se permettre une telle solution, car l’AVS se porte bien : malgré le sombre avenir financier qu’on lui prédit depuis des décennies, l’AVS fera des excédents dans les années à venir. Sa fortune grimpera à 67 milliards de francs d’ici 2030. Soit près de 20 milliards de francs de plus qu’aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">NON ferme à l’initiative sur les rentes</h3><p>L’initiative sur les rentes vise à augmenter l’âge de la retraite pour tout le monde. Ce projet radical de démantèlement des rentes punirait les travailleuses et travailleurs : il leur faudrait prendre leur retraite plus tard, avec des rentes en baisse.</p><p>Le relèvement illimité de l’âge de la retraite séduit moins du tiers de la population. Ce n’est pas étonnant : l’initiative ignore la réalité vécue par les salarié-e-s en fin de carrière sur le marché du travail, qui n’ont déjà pas la tâche facile sur le marché du travail et ne trouvent quasiment plus rien : l’initiative ferait tomber toujours plus de gens dans le chômage de longue durée, dans l’aide sociale. En outre, elle menace les modèles de retraite anticipée mis en place pour les gens ayant des métiers pénibles. Or il est tout simplement impensable de faire travailler plus longtemps la main-d’œuvre dans les nombreuses professions physiquement astreignantes ou qui comportent du travail de nuit ou de fortes contraintes.</p><p>Malgré le rejet clair que semblent indiquer ces résultats du sondage relatif au relèvement de l’âge de la retraite, les syndicats marqueront fermement leur <a href="https://67-non.ch/?src=mm" target="_blank" rel="noreferrer">opposition à cette initiative</a> au cours des semaines à venir.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10090</guid><pubDate>Tue, 16 Jan 2024 12:31:11 +0100</pubDate><title>Travailler plus longtemps pour toucher moins de rentes ? NON à l’augmentation de l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/travailler-plus-longtemps-pour-toucher-moins-de-rentes-non-a-laugmentation-de-lage-de-la-retraite</link><description>Position sur la votation populaire du 3 mars concernant l&#039;initiative sur les rentes des jeunes libéraux-radicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) s'oppose clairement à l'augmentation de l'âge de la retraite. L' «&nbsp;initiative sur les rentes&nbsp;» des jeunes libéraux-radicaux veut porter l'âge de la retraite à 67 ans pour tous – une mesure qui représente un démantèlement radical des retraites, qui punit les salarié-e-s ordinaires. Ceux-ci devront donc travailler encore plus longtemps et s’en sortir avec des rentes encore plus basses.&nbsp;</p><p>Cette initiative radicale menace également les modèles de retraite anticipée dans des professions particulièrement exigeantes. Au lieu d'être destinée aux salarié-e-s exerçant des emplois physiquement très difficiles et souvent moins bien rémunérés, la retraite aniticpée deviendrait un privilège pour pour les hauts revenus. De plus, l'initiative entraîne incertitude financière et chômage, en particulier pour les personnes de plus de 55 ans qui ont déjà peu de chances sur le marché du travail. Et cela, alors qu'il n’y a pas besoin de couper dans les prestations, car l'AVS se porte bien. Malgré les tentatives des lobbyistes des banques et des assurances qui pour dénigrer l'AVS, elle est en réalité solidement et durablement financée.</p><p>Une large alliance de syndicats et de toutes les tendances politiques rejette l'initiative des jeunes libéraux-radicaux. Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, résume les raisons du NON : «&nbsp;L’initiative sur les rentes n’est pas une solution au problème de la prévoyance vieillesse. Tout renchérit, et les rentes, trop faibles, ne suffisent plus ! L’initiative aggravera au contraire ce problème.&nbsp;»</p><p><strong>Plus d'informations et arguments contre l'initiative sur les rentes et l'augmentation de l'âge de la retraite à 67 ans se trouve sur la page web de campagne &nbsp;</strong><a href="https://67-non.ch/?src=mm" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>www.67-non.ch</strong></a><strong>&nbsp;</strong></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/6/csm_gipser_r67_a31e098b23.webp" length="77798" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10082</guid><pubDate>Tue, 09 Jan 2024 10:34:00 +0100</pubDate><title>Notre rente ne suffit plus : une 13e rente AVS pour compenser la perte de pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avs</link><description>Lancement de la campagne pour la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Loyers, primes d’assurance-maladie, électricité ou transports publics : les hausses de prix ont fait perdre depuis 2021 l’équivalent d’un mois de rente en pouvoir d’achat aux personnes retraitées. Les rentes permettent de moins en moins de couvrir le coût de la vie. Une 13<sup>e</sup> rente AVS compenserait cette perte de pouvoir d’achat – pour les retraité-e-s actuels et futurs. C’est la solution la moins chère et la plus efficace pour améliorer les rentes. La classe moyenne, qui ne bénéficie pas d’autres aides, en profitera directement. Une large alliance formée de syndicats, de partis politiques et d’organisations de retraité-e-s lance aujourd’hui la campagne de votation pour la 13<sup>e</sup> rente AVS.</p><p>L’AVS est beaucoup trop basse&nbsp;: les rentes AVS moyennes oscillent autour de 1800&nbsp;francs par mois. Les revenus trop bas à la retraite sont un sujet d’inquiétude croissante, et la hausse du coût de la vie n’arrange rien. «&nbsp;Les gens qui ont vécu tout leur vie avec des revenus moyens, ne savent pas comment s’en sortir. Notre initiative pour une 13<sup>e</sup> rente AVS apporte une réponse concrète aux retraité-e-s, et donc également aux retraité-e-s de la classe moyenne, qui sont aussi touchés par l’inflation&nbsp;», déclare Pierre-Yves Maillard, conseiller aux Etats et président de l’Union syndicale suisse.</p><p>Un renforcement de l’AVS serait une bonne affaire pour 90&nbsp;% des gens qui travaillent. C’est pourquoi une large alliance s’engage pour l’initiative populaire en faveur d’une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. Car c’est la seule forme de prévoyance à laquelle tout le monde a droit, et toutes et tous &nbsp;– à commencer par les femmes – profiteraient de l’amélioration immédiate des rentes. Pour Mattea Meyer, conseillère nationale et co-présidente du PS suisse, «&nbsp;<span lang="FR">avec la 13<sup>ème</sup> rente AVS, nous pouvons compenser rapidement et efficacement la perte de pouvoir d’achat. Les personnes qui ont travaillé et cotisé toute leur vie à la prévoyance vieillesse méritent une rente décente&nbsp;». Vania Alleva, présidente d’Unia, souligne&nbsp;: «&nbsp;La 13<sup>e</sup> rente AVS vient en aide précisément à celles et ceux qui en ont le plus besoin&nbsp;:&nbsp; travailleurs et travailleuses à petit budget, dont beaucoup de femmes dans les branches à bas salaires, personnes travaillant à temps partiel et travailleurs et travailleuses exerçant des professions physiquement exigeantes.&nbsp;En effet, plus de 9 assuré-e-s sur 10 reçoivent plus de l'AVS à la retraite qu'ils n'ont cotisé.&nbsp;»</span></p><p>Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier n’offre aucune protection face à l’inflation, ni aucune garantie des prestations de rente en échange des cotisations salariales versées. Depuis des années, les assuré-e-s doivent s’acquitter de cotisations salariales toujours plus élevées auprès de leur caisse de pensions, tandis que leurs perspectives de rentes baissent. Et le Parlement veut encore abaisser le taux de conversion dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier, alors même que les caisses de pensions jouissent d’une situation financière positive. Les assurances et les caisses de pensions continueraient à se servir dans l’avoir d’épargne des travailleuses et travailleurs, leurs frais de gestion s’élevant entre-temps à sept milliards de francs par an.</p><p>Il en va tout différemment pour l’AVS&nbsp;: le taux de cotisation y est stable et ses frais administratifs sont bas et n’augmentent pas. En plus d’être particulièrement sociale, l’AVS est donc aussi la forme de prévoyance vieillesse la plus efficace et la plus sûre. Léonore Porchet, conseillère nationale verte et vice-présidente de Travail.Suisse, souligne que «&nbsp;seul le premier pilier est solidaire et reconnaît le travail non rémunéré des femmes. Avec la 13<sup>e</sup> rente AVS, nous rendons possible&nbsp;une retraite digne à toutes et tous, adaptée au contexte économique actuel&nbsp;». Giorgio Fonio, conseiller national du Centre et secrétaire régional de l’OCST, ajoute&nbsp;: «&nbsp;La 13<sup>e</sup> rente apporte une solution claire à un problème objectif, pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui risquent autrement de prendre leur retraite dans des conditions précaires&nbsp;».</p><p>Les perspectives financières de l’AVS publiées par la Confédération le confirment&nbsp;: la situation financière de cette assurance sociale est stable. Elle enregistrera au cours des prochaines années un excédent de près de trois milliards de francs par an. Loin des scénarios catastrophe des dernières années, la fortune de l’AVS atteindra d’ici la fin de la décennie 67&nbsp;milliards de francs. Soit environ 20&nbsp;milliards de francs de plus qu’aujourd’hui.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/kampagnen/ahvx13-avsx13/avspouvoirachat.svg" length="86988" type="image/svg+xml"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10078</guid><pubDate>Mon, 18 Dec 2023 11:45:19 +0100</pubDate><title>C’est inacceptable – l’USS exige la reprise immédiate de la médiation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/cest-inacceptable-luss-exige-la-reprise-immediate-de-la-mediation</link><description>Le conseiller fédéral Parmelin suspend la médiation visant à améliorer la protection contre le licenciement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La suspension de la médiation visant à améliorer la protection contre le licenciement, annoncée aujourd’hui par le conseiller fédéral Parmelin, est inacceptable. Pendant trois ans, l’Union syndicale suisse (USS) a œuvré avec les partenaires sociaux à une solution visant à remédier à la protection insuffisante contre le licenciement, afin que la Suisse puisse être retirée de la liste noire de l’Organisation internationale du travail de l’ONU (OIT). Aussi l’USS demande-t-elle la reprise immédiate de la médiation.</p><p>Le droit suisse en matière de licenciement ne satisfait pas aux normes du droit international. Les travailleuses et travailleurs qui défendent les droits et les intérêts de leurs collègues ne sont pas protégés contre les licenciements arbitraires. Cette situation a été critiquée à plusieurs reprises par l’OIT. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a même été saisie d’un cas de licenciement abusif de membres de syndicats.</p><p>En 2019, le Conseil fédéral avait donc mis en place une médiation sous la direction du médiateur Franz Steinegger, afin que la Suisse puisse être retirée de la liste noire de l’OIT. Il était initialement prévu que la médiation se termine en bonne et due forme en janvier 2024. Or peu avant, les employeurs se sont retirés de la médiation.</p><p>L’USS déplore que le conseiller fédéral Parmelin en ait profité pour suspendre de manière irréfléchie cette médiation. Les syndicats s’engageront à tous les niveaux, en particulier auprès de la CEDH, et prendront en main si nécessaire l’initiative populaire pour une meilleur protection contre le licenciement en Suisse adoptée au dernier congrès de l’USS.</p><p>L’USS a formulé à maintes reprises des propositions de solutions concrètes dans le cadre du droit du travail, les dernières en date portant sur la réglementation du temps de travail des spécialistes de certains secteurs des services comme l’activité fiduciaire, le conseil fiscal ou les technologies de l’information. Il est d’autant plus inacceptable que les employeurs refusent toute discussion. L’USS demande par conséquent la reprise immédiate de la médiation.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/f/csm_frau_alleine_verzweifelt_buerosituation_d0b0426b9a.webp" length="146864" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10076</guid><pubDate>Fri, 15 Dec 2023 15:03:50 +0100</pubDate><title>La protection des salaires et le service public doivent être garantis : le Conseil fédéral doit revoir son mandat de négociations</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-et-le-service-public-doivent-etre-garantis-le-conseil-federal-doit-revoir-son-mandat-de-negociations</link><description>Position de l’USS sur le mandat de négociations avec l’UE

</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a soutenu l’ouverture vis-à-vis de l’UE tant qu’elle était favorable aux travailleuses et travailleurs en Suisse. Dans l’optique des négociations à venir sur l’extension des accords bilatéraux, cela signifie concrètement que la protection des salaires et le service public ont besoin de solides garanties.</p><p>L’USS exige concrètement, en matière de protection des salaires, que la prise en compte des frais, l’interdiction d’offrir des services en cas de faute et la caution soient garanties. En outre, des améliorations s’imposent dans le droit suisse, concernant la déclaration de force obligatoire des CCT et la régulation du travail temporaire. Quant au marché de l’électricité et au transport ferroviaire international, l’USS demande des accords de coopération plutôt que d’accès au marché, afin que le service public soit dûment garanti. Dans le dossier de l’électricité, il faut une solution pour la très haute tension – et non l’intégration dans le marché intérieur libéralisé de l’UE. Le Conseil fédéral doit par conséquent revoir son mandat de négociations.</p><p>Lors des discussions exploratoires, l’administration fédérale a fait des concessions majeures qui mettent en péril tant la protection des salaires que le service public (électricité, rail). Par exemple, les mesures actuelles de protection que sont la caution et l’interdiction d’offrir des services seraient affaiblies, voire privées de toute efficacité. En outre, la Suisse devrait reprendre la réglementation européenne sur les frais (principe du pays d’origine), ce qui renforcerait encore les pressions salariales et conduirait à une concurrence déloyale. Par ailleurs, le service public est menacé en matière d’approvisionnement en électricité et de transport ferroviaire international. La concurrence et la libéralisation risquent dès lors de l’emporter sur un approvisionnement de base réglementé et sur la coopération. Le Conseil fédéral a toutefois donné un premier signal positif : il a l’intention d’aller au-delà du document commun (« common understanding ») conclu et de négocier au moins la question des frais pris en compte.</p><p>La protection des salaires en Suisse est depuis longtemps sous pression – indépendamment des négociations avec l’Union européenne. Le travail précaire et l’emploi temporaire ont augmenté. La mise en œuvre laisse à désirer dans les cantons – en Suisse alémanique surtout. La location de services est en plein essor, et la sous-enchère n’est pas suffisamment sanctionnée. Des chaînes de sous-traitance sont utilisées pour contourner les CCT. La protection des salaires en Suisse doit par conséquent être améliorée et non réduite. Or à ce jour, les employeurs ont toujours refusé d’aborder et de résoudre ces problèmes.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10073</guid><pubDate>Fri, 08 Dec 2023 14:07:57 +0100</pubDate><title>Une alliance de femmes issues de l’économie, de la culture, de la société civile et de la politique s’engage pour une 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-alliance-de-femmes-issues-de-leconomie-de-la-culture-de-la-societe-civile-et-de-la-politique-sengage-pour-une-13e-rente-avs</link><description>Manifeste des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les femmes se consacrent au quotidien à leur famille, s’occupant des enfants comme des parents nécessitant des soins. Sans cette activité, la société serait à l’arrêt. Or leur travail mal payé, voire non rémunéré conduit à des rentes trop basses durant la vieillesse. Et le Conseil fédéral veut encore couper dans les rentes de veuves, à nouveau aux dépens des femmes. Il faut en finir avec ces injustices. Par conséquent, </strong><a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/manifeste?src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>une large alliance de femmes</strong></a><strong> comprenant des personnalités issues de l’économie, du monde culturel, de la société civile et de la politique s’engage pour un renforcement en lieu et place de coupes dans l’AVS, avec l’introduction d’une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS.</strong></p><p>Aujourd’hui, 60 femmes issues de l’économie, de la culture, de la société civile et de la politique réagissent au projet d’économies dans l’AVS adopté par le Conseil fédéral. Car à l’heure actuelle, les femmes reçoivent déjà des rentes particulièrement basses, souvent à peine suffisantes pour en vivre. Aussi cette alliance entend-elle donner un clair signal en faveur de l’introduction qui s’impose d’une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. En effet, l’AVS est la seule forme de prévoyance vieillesse qui prenne en compte le travail non rémunéré de soins et d’assistance, et ce faisant atténue l’impact des écarts de salaire durant la vie professionnelle. Seule une AVS forte peut garantir qu’une fois la retraite arrivée, le travail des femmes durant leur vie soit reconnu.</p><p>L’année dernière, il avait été promis aux femmes, lors du relèvement de l’âge de la retraite à 65&nbsp;ans, que leurs rentes augmenteraient. Or en guise d’améliorations, on leur propose des coupes dans les rentes de veuves et une mauvaise réforme de la LPP. En cas d’adoption de cette dernière, de nombreuses femmes subiraient des déductions salariales plus élevées, tout en obtenant des rentes plus basses. En outre, les hausses de prix et le renchérissement des primes des caisses-maladie frappent de plein fouet les personnes à la retraite, dont le pouvoir d’achat est en chute libre.</p><p>Une large alliance de femmes issues du monde économique, de la culture, de l’économie et de la politique le demande haut et fort&nbsp;: il faut en finir avec les rentes trop basses des femmes&nbsp;! Elles s’engagent ensemble pour l’introduction d’une 13e&nbsp;rente AVS. Les signataires demandent que la société et le monde politique reconnaisse enfin à sa juste valeur – et donc sur le plan financier également – le travail accompli par les femmes. Seule la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS apportera l’amélioration de rente promise de longue date et dont l’urgence ne fait que croître.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Signataires</strong></h3><p><i>Sarah Akanji, Vania Alleva, Jacqueline Badran, Peppina Beeli, Leandra Bias, Big Zis, Jeannine Borer, Michaela Bovolenta, Christiane Brunner, Bruna Campanello, Morena Diaz, Martine Docourt, Ruth Dreifuss, Yvonne Feri, Tamara Funiciello, Lina Gafner, Ellen Girod, Barbara Gysi, Greta Gysin, Bea Heim, Annette Hug, Simona Isler, Christiane Jaquet-Berger, Elisabeth Joris, Irene Kälin, Sandra Künzi, Sophie Ley, Rebekka Lindauer, Mascha Madörin, Isabel Martinez, Samira Marti, Gabriela Medici, Mattea Meyer, Patrizia Mordini, Fatima Moumouni, Sandrine Nikolic-Fuss, Anja Peter, Veronique Polito, Leonore Porchet, Katarina Prelicz-Huber, Marlen Reusser, Estelle Revaz, Yvonne Ribi, Marah Rikli, Anna Rosenwasser, Dagmar Rösler, Sara Satir, Yvonne Schärli, Sarah Schilliger, Franziska Schutzbach, Edith Siegenthaler, Aude Spang, Esther Waeber-Kalbermatten, Lucie Waser, Flavia Wasserfallen, Xenia Wassihun, Fanny de Weck, Manuela Weichelt, Natascha Wey, Melanie Winiger, Sarah Wyss</i></p><h3 class="heading--h5"><strong>Texte complet du manifeste des femmes</strong></h3><p><a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/manifeste/?src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer"><u>www.rentes-des-femmes.ch/manifeste</u></a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/0/csm_manifest-manifeste_2-3_3dfd9612c5.webp" length="320420" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10068</guid><pubDate>Fri, 01 Dec 2023 16:49:33 +0100</pubDate><title>Les salaires et les rentes doivent permettre de vivre correctement</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-salaires-et-les-rentes-doivent-permettre-de-vivre-correctement</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont tiré un bilan mitigé des négociations salariales. En se mobilisant, les syndicats ont su obtenir dans de nombreuses branches d’activité des avancées concrètes, avec la compensation du renchérissement et plus encore. Mais le retard salarial reste considérable pour beaucoup de salarié-e-s. Les retraité-e-s aussi ont toujours moins d’argent pour vivre, à cause des hausses de prix, de l’augmentation des loyers et de l’explosion des primes. La Suisse aura l’occasion de compenser rapidement la perte de pouvoir d’achat, lors du scrutin de mars 2024 sur la 13e rente AVS. Aussi les syndicats mèneront-ils une campagne engagée pour des rentes correctes. Par ailleurs, les délégué-e-s de l’USS ont réitéré leurs principales revendications envers le Conseil fédéral, pour les négociations avec l’UE : il faudra garantir tant la protection autonome des salaires que le service public en matière d’approvisionnement en électricité et de transport ferroviaire international. Enfin, les délégué-e-s ont approuvé l’adhésion de la Société pédagogique vaudoise à l’USS, qui compte désormais 19 fédérations membres.</p><p>Les loyers, la caisse-maladie, l’alimentation, les charges : tout devient plus cher. Et ce n’est malheureusement pas encore la fin. Les primes-maladie augmenteront de 8,7 % en 2024. S’y ajoutera une nouvelle hausse des loyers. Et la TVA sera relevée de 0,4 point de pourcentage au 1er janvier 2024.</p><p>Les effets sur les finances des salarié-e-s et des retraité-e-s sont violents. De 2020 à 2024, le coût de la vie des personnes vivant seules aura augmenté de plus de 3500 francs par an. Les couples avec enfant(s) ont besoin de plus de 7000 francs en plus.</p><p>Concernant les salaires, la tendance est désormais à nouveau à la hausse. Pendant les négociations en cours, nous sommes parvenus à négocier des hausses des salaires réels dans de nombreuses branches et entreprises. Mais malheureusement pas partout. Dans la construction ou à la Confédération, les employeurs, respectivement la conseillère fédérale Keller-Sutter, font preuve d’une dureté inhabituelle. Même la compensation du renchérissement, qui va vraiment de soi, n’est pas accordée. Au contraire, on accepte sciemment que la situation financière des salarié-e-s se dégrade.</p><p>Concernant les retraité-e-s, la situation s’aggrave. Ce sont surtout les rentes du 2e pilier qui font problème. Dans ce pilier, les rentes baissent depuis des années déjà parce que les caisses de pensions ont diminué leurs prestations dans le contexte des taux d’intérêt bas et parce qu’aucune compensation du renchérissement n’est prévue. L’AVS est certes indexée sur le renchérissement, bien que la hausse des primes-maladie ne soit pas prise en considération et que l’évolution des salaires ne soit que partiellement reprise. Le résultat est violent : le renchérissement et le choc des primes ont englouti une rente mensuelle entière. Pour les retraité-e-s, il faut une 13e rente AVS afin qu’au moins leurs pertes de pouvoir d’achat soient compensées. L’USS s’engagera de toutes ses forces pour un OUI à la 13e rente AVS.</p><p>Enfin, les apprenti-e-s et les stagiaires doivent obtenir la pleine compensation du renchérissement. Dans de nombreux métiers d’apprentissage, les salaires n’ont pas progressé depuis des années, voire des décennies. Le niveau salarial n’a jamais été adapté. Il est donc temps que les choses changent. En outre, il faut introduire un salaire minimum et un 13e salaire pour tous les apprenti-e-s.</p><h4>Politique européenne : les délégué-e-s en faveur de garanties pour la protection des salaires et le service public</h4><p>Dans l’optique de la consultation à venir sur le mandat de négociation avec l’UE, les délégué-e-s ont réaffirmé la position syndicale : ils approuvent certes l’ouverture de négociations sur l’extension des accords bilatéraux, mais à condition que la protection des salaires et le service public soient garantis.</p><p>Les entretiens exploratoires menés jusqu’à présent avec la Commission européenne n’ont toutefois pas abouti à un tel résultat. Les discussions auxquelles ont participé les partenaires sociaux ont certes permis de préciser certains points : en principe, l’UE accepte l’exécution au niveau des partenaires sociaux, et la Suisse pourra elle-même fixer le niveau de contrôle. Mais dans l’ensemble, le résultat est clairement insuffisant. Car dans d’autres domaines importants comme les frais professionnels, les cautions, le délai d’annonce ou le blocage des prestations de service, le risque de baisse du niveau de protection est bien réel. Le service public serait menacé en matière d’approvisionnement en électricité et de transport ferroviaire international. La concurrence et la libéralisation risquent dès lors de l’emporter sur l’approvisionnement de base régulé et sur la coopération.</p><p>Indépendamment des accords bilatéraux, la protection des salaires en Suisse est depuis longtemps sous pression. Les emplois précaires, à l’instar du travail temporaire, sont en hausse. La mise en œuvre des mesures d’accompagnement laisse à désirer dans les cantons – en Suisse alémanique notamment. La location de services est ainsi en plein essor, et la sous-enchère n’est pas suffisamment sanctionnée. Les chaînes de sous-traitance mettent en péril les conventions collectives de travail. D’où la nécessité d’améliorer la protection des salaires en Suisse et non de la démanteler. Or jusqu’à présent, les employeurs ont refusé d’aborder ces problèmes, ce qui explique également l’absence de progrès concrets.</p><h4>Appel à la paix à Gaza</h4><p>L’USS condamne fermement les attaques terroristes du 7 octobre menées par le Hamas, lors desquelles des Israéliens choisis au hasard ont été tués, blessés ou pris en otage. Ces attaques contre la population civile israélienne sont les plus brutales jamais commises depuis Gaza, et rien ne saurait les justifier. L’USS condamne tout aussi fermement la réaction disproportionnée de l’armée israélienne, qui multiplie depuis lors les frappes aériennes sur la bande de Gaza. La population civile palestinienne, qui vit depuis des années déjà sous la dictature brutale du régime du Hamas tout en subissant un blocus inacceptable exercé par Israël, est désormais exposée à des bombardements continus et, faute de soins médicaux, le bilan humain s’alourdit chaque jour. Il faut mettre un terme à cette crise.</p><p>L’USS s’engage résolument en faveur d’un monde où la paix et la démocratie reposent sur l’État de droit et la pleine application du droit international. Elle appelle à un cessez-le-feu et à la création immédiate de corridors humanitaires vers la bande de Gaza, afin d’y soulager la détresse des civils palestiniens. L’USS exige encore la libération inconditionnelle de tous les otages israéliens, le désarmement du Hamas sous l’égide de la communauté internationale et le transfert de la bande de Gaza sous un gouvernement palestinien démocratique et respectueux de l’État de droit. De son côté, le gouvernement israélien devra respecter ses obligations découlant du droit international et mettre en œuvre les décisions de l’ONU. Dans cet esprit, le Conseil fédéral s’engagera en faveur d’une paix durable dans la région et pour un rapide cessez-le-feu.</p><p>En outre, l’USS tient à exprimer sa solidarité avec les travailleuses et travailleurs qui poursuivent leur engagement inlassable afin de couvrir les besoins fondamentaux de la population et demande de veiller à ce que leur protection soit assurée.</p><h4>Nouvelle fédération membre pour l’USS</h4><p>L’Assemblée des délégué-e-s a approuvé aujourd’hui l’adhésion de la Société pédagogique vaudoise (SPV) à l’USS. La SPV est active dans le canton de Vaud et représente environ 2300 enseignantes et enseignants de l’école obligatoire. Elle s’engage pour un service public de l’enseignement doté de moyens suffisants pour réaliser ses missions. En adhérant à l’USS, la SPV démontre l’importance qu’elle accorde à l’unité et à la solidarité syndicales. Elle souhaite disposer d’une représentation dans les débats à l’échelon national sur les questions liées à l’enseignement et la formation, mais aussi en matière de retraite et de conditions de travail. L’USS, plus grande faîtière syndicale de Suisse, compte désormais 19 fédérations membres.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_DV_Benoit_c49873de4e.webp" length="384884" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10066</guid><pubDate>Fri, 01 Dec 2023 09:52:50 +0100</pubDate><title>Les loyers augmentent à nouveau : le Conseil fédéral doit agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-loyers-augmentent-a-nouveau-le-conseil-federal-doit-agir</link><description>Nouvelle hausse du taux hypothécaire de référence</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les loyers pèsent toujours plus lourd sur le budget des ménages et atteignent un niveau difficilement supportable. Pour les salarié-e-s ordinaires et les retraité-e-s, il reste de moins en moins à la fin du mois. Au lieu de soulager la population, le Conseil fédéral préfère s’en tenir au principe du «&nbsp;laissez-faire&nbsp;» en matière de loyers. Le gagnant est à nouveau ici le secteur&nbsp;immobilier. Des millions de ménages sont touchés par les conséquences de la nouvelle hausse du taux hypothécaire de référence annoncée aujourd’hui, une situation qu’il aurait été possible d’éviter. Les mesures annoncées sont timides et insuffisantes. Conséquence&nbsp;: la crise du pouvoir d’achat va encore se renforcer.</p><p>Cela fait tout juste un mois que la dernière augmentation du taux d’intérêt hypothécaire de référence s’est fait sentir dans le portemonnaie de millions de ménages suisses. Et à présent, selon la communication du jour de l’office du logement, ce taux d’intérêt va de nouveau augmenter de 0,25&nbsp;point de pourcentage. Une spirale infernale s’amorce ainsi, sachant que les loyers pourront à nouveau être majorés de 3&nbsp;%, avec en plus une part visant à compenser le renchérissement et un forfait destiné à couvrir les augmentations de coûts. Il ne faut gère s’attendre à ce que les grandes régies immobilières – en dépit de leurs promesses réitérées et d’une communication lénifiante – hésitent à répercuter cette hausse sur les locataires. Il suffit de repenser aux augmentations généralisées de la dernière hausse&nbsp;: dans toute la Suisse, les locataires faisaient la queue devant les bureaux de poste pour y retirer les lettres recommandées de leurs gérances et propriétaires. Un moment pénible à passer compte tenu de la pression générale sur le pouvoir d’achat, avec l’explosion des primes des caisses-maladie et la baisse continue des rentes du deuxième pilier.</p><p>Il est donc bien clair que l’heure est à des mesures politiques rapides et efficaces dans le secteur des baux à loyer. Les modifications d’ordonnance présentées la semaine dernière par le Conseil fédéral vont certes dans la bonne direction, mais sont absolument insuffisantes. Pour commencer, il faudrait les introduire immédiatement – ce qui est dans une large mesure possible. Or à la place, il est prévu d’ouvrir une procédure de consultation en été 2024 (!). Cette lenteur est incompréhensible.</p><p>En particulier, il faut procéder sans attendre à la vérification et à la refonte annoncées du modèle de calcul des loyers en vigueur. En effet, ce modèle part toujours de l’idée que la part de financement externe des logements se situe à 60%, alors que plus de la moitié du parc immobilier suisse est entre les mains d’investisseurs institutionnels, qui ne font que très peu appel à des capitaux de tiers. Autrement dit, le droit actuel permet aux investisseurs institutionnels d’augmenter leurs loyers alors même que leurs coûts demeurent inchangés.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10063</guid><pubDate>Fri, 24 Nov 2023 11:46:32 +0100</pubDate><title>Le déclin des rentes des caisses de pensions se poursuit</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-declin-des-rentes-des-caisses-de-pensions-se-poursuit</link><description>Statistique des nouvelles rentes 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les rentes de la prévoyance professionnelle perçues par les hommes affichent un niveau historiquement bas. Depuis 2015, elles ont chuté de 9,5 %. Et encore ce chiffre ne tient pas compte du renchérissement. En effet, les rentes des caisses de pensions ne sont pas adaptées au renchérissement. D’où une dépréciation supplémentaire de presque 5 % depuis 2015. Personne ne semble se soucier du sort des retraité-e-s, qui ont aujourd’hui toujours moins d’argent pour vivre.</p><p>La statistique des nouvelles rentes publiée aujourd’hui confirme la préoccupante évolution à la baisse des rentes et la situation misérable des femmes dans la prévoyance professionnelle. Depuis 2015, les hommes ont vu le montant moyen de leurs rente LPP reculer de 9,5 %. Les lacunes dans les rentes des femmes demeurent également alarmantes. &nbsp;Près d’une femme sur trois ne reçoit toujours pas de rente LPP et dans la moitié des autres cas, les femmes ayant pris leur retraite en 2022 ont reçu de leur caisse de pensions une rente de moins de 1217 francs par mois.</p><p>Ce n’est pas tout : les rentes des caisses de pensions ne sont pas adaptées au renchérissement. Si l’on tient compte de ce paramètre, elles ont subi depuis 2015 une perte de valeur supplémentaire proche de 5 %. Autrement dit, les rentes corrigées du pouvoir d’achat ont chuté de 14 % en huit ans. Elles permettent ainsi toujours plus rarement de s’en sortir. Il est donc bien clair pour l’USS que le seul moyen de compenser ces baisses de rentes consiste à adopter l’initiative populaire pour une 13e rente AVS.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10061</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 15:29:36 +0100</pubDate><title>Pas de renchérissement dans l’AVS, mais 500 millions d’optimisation fiscale pour les hauts revenus ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-de-rencherissement-dans-lavs-mais-500-millions-doptimisation-fiscale-pour-les-hauts-revenus</link><description>Privatisation rampante de la prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral cherche à privilégier à nouveau, dans le cadre du 3e pilier, les personnes disposant de revenus élevés et dont la prévoyance vieillesse est déjà très confortable. Un tel geste constitue un affront à la population. Dernièrement encore, le Conseil fédéral et le Parlement ont refusé d’accorder la pleine compensation du renchérissement pour les rentes AVS, ce qui aurait quelque peu soulagé les nombreux seniors dont le pouvoir d’achat est sous pression. Les coûts étaient trop élevés à leurs yeux. Or peu après et en dépit d’autres mesures d’économies à l’ordre du jour, l’État aurait tout à coup assez d’argent pour réduire la charge fiscale des hauts ou très hauts revenus. Des allégements fiscaux d’un montant total de plus de 500 millions de francs sont ainsi prévus en faveur de la prévoyance privée. Soit une perte de recettes fiscales presque trois fois supérieure à ce qu’aurait coûté en 2023 la compensation du renchérissement dans l’AVS. Ce n’est rien d’autre qu’un subventionnement massif et une privatisation de la prévoyance vieillesse – au seul profit des très hauts revenus.</p><p>En effet, quiconque peut se permettre de verser le montant maximal de 7056 francs sur un compte du pilier 3a fait partie des privilégiés. Presque 90 % des ménages ne peuvent qu'en rêver. Pour les gros salaires, le 3e pilier est donc avant tout un outil d'optimisation fiscale bien commode. Si des déductions supplémentaires sont autorisées, ces gens paieront encore moins d’impôts. Et comme les barèmes de l’impôt sur le revenu sont progressifs, les économies réalisées peuvent avoisiner 30 % des montants concernés. Les avantages accordés à ces catégories de revenus sont inutiles dans une optique de politique sociale. Car en plus d’avoir une très bonne rente LPP, les managers et les cadres disposent déjà de possibilités presque illimitées d’optimisation fiscale dans le 2e pilier. Il n’y a donc certainement pas lieu de leur aménager des niches fiscales supplémentaires dans le 3e pilier.</p><p>L’USS se battra de toutes ses forces contre le projet d’extension du 3e pilier présenté aujourd’hui. En effet, ce sont principalement les ménages ayant un revenu net de 150 000 francs et plus qui effectuent dans le 3e pilier des versements donnant droit à une déduction fiscale. Les bas et moyens revenus, comme les facteurs ou le personnel de vente, n’ont guère les moyens de cotiser au 3e pilier, ayant besoin de leur argent pour vivre. Les gens aux revenus ordinaires ou faibles sont ainsi livrés à eux-mêmes face à l’explosion des primes des caisses-maladie, des loyers et des prix en général. Le 3 mars 2024, le peuple suisse aura la possibilité de corriger cette politique en matière de rentes hostile à la population, en acceptation l’initiative pour une 13e rente AVS.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10058</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2023 17:20:43 +0100</pubDate><title>Accueil de jour des enfants : il faut une solution socialement juste – et surtout rapide !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/kita-gesetz-jetzt-braucht-es-eine-schnelle-und-sozial-gerechte-loesung</link><description>Nouveau modèle pour le financement de l’accueil de jour des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’une des principales revendications de la grève féministe du 14 juin 2023 – où près de 300 000 personnes sont descendues dans la rue – portait sur la conciliation entre vie familiale et activité professionnelle. Celle-ci n’est possible qu’avec une offre d’accueil extrafamilial qui soit financièrement abordable. Il faut par conséquent consolider le financement en place pour atteindre enfin l’objectif de garantir à tous les enfants, sur l’ensemble du territoire helvétique, un accueil de qualité et accessible financièrement. En comparaison internationale, l’accueil extrafamilial est largement sous-financé à l’heure actuelle. Le manque de places d’accueil se fait cruellement sentir en Suisse. Le personnel est surmené, tandis que les familles doivent s’acquitter de coûts très élevés.</p><p>En début d’année, le Conseil national avait adopté un projet de loi sur les crèches qui représentait un compromis réaliste visant à pérenniser le financement des structures d’accueil. La loi prévoit un financement stable sur le long terme, avec à la fois une participation de la Confédération destinée à réduire les frais à la charge des parents et des investissements dans la création de places d’accueil et dans l’amélioration de la qualité des offres. La tentative de la CSEC-E de proposer aujourd’hui un autre modèle, basé sur des allocations pour frais de garde, risque de provoquer des retards inutiles, alors que l’accueil de jour des enfants et son accessibilité financière doivent s’améliorer rapidement.</p><p>L’USS demande pour sa part une offre d’accueil de qualité et qui couvre tout le territoire, la revalorisation de cette activité professionnelle par de bonnes conditions de travail et des salaires corrects, ainsi qu’un financement suffisant par les collectivités publiques, de façon à ce que les places d’accueil soient à la portée de toutes les familles. À l’instar de l’école obligatoire, le financement devra reposer sur une large base. Car ce n’est qu’avec un financement stable à long terme et moyennant la création d’une offre suffisante et abordable par la Confédération et les cantons que l’on pourra enfin aller de l’avant dans ce domaine. La question de savoir si un modèle d’allocations peut y contribuer utilement reste ouverte, les détails étant encore peu clairs.</p><p>Pour l’Union syndicale suisse, un modèle d’allocations pour la garde des enfants devrait dans tous les cas fonctionner de manière socialement juste. Pour une offre de qualité et suffisante avec de bonnes conditions de travail, l’accueil des enfants dans des structures telles que les garderies est la meilleure voie. L’USS s’engagera donc pour que tout nouveau modèle permette un subventionnement suffisant, stable et durable de cette forme d’accueil de jour. Le temps presse. Il ne faut donc pas retarder l’avancée du projet inutilement. Une amélioration du financement de l’accueil de jour est urgente.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10038</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2023 09:17:35 +0100</pubDate><title>L’OFS confirme : la charge des primes augmente sans cesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lofs-confirme-la-charge-des-primes-augmente-sans-cesse</link><description>Derniers chiffres de l’indice des primes d’assurance-maladie (IPAM)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="TiteldiverseCxSpLast lead">Les ménages sont toujours plus étranglés par les primes à payer. Dans son dernier indice des primes d’assurance-maladie, l’OFS confirme aujourd’hui cette hausse inexorable. La charge des primes n’est plus supportable pour les bas et moyens revenus. Dans de nombreuses branches, la hausse des loyers, des primes et des prix annule l’effet des augmentations salariales obtenues. La situation est particulièrement critique pour les retraité-e-s, qui ont toujours moins pour vivre.</p><p class="Text">L’OFS publie aujourd’hui son indice des primes d’assurance-maladie (IPAM), et confirme que les ménages suisses remarquent depuis le début de l’année dans leur portemonnaie et sur leur compte en banque&nbsp;: l’explosion des primes a fait reculer le revenu disponible moyen de 0.4 % entre 2022 et 2023.</p><p class="Text">Des centaines de milliers de ménages gagnent beaucoup moins que le revenu moyen – sans pour autant obtenir de subsides ou alors bien trop faibles. Les primes des caisses-maladie engloutissent jusqu’à 20&nbsp;% de leur revenu disponible. Une situation aussi absurde qu’injuste, due essentiellement aux primes par tête antisociales et aux mesures d’économies adoptées par les cantons en matière de réductions de primes.</p><p class="Text">Ce sera hélas encore pire en 2024, où l’augmentation moyenne des primes annuelles sera supérieure à un mois de prime de l’année en cours. Les gens devront donc s’acquitter l’année prochaine de l’équivalent d’une 13e prime mensuelle, ce que beaucoup d’entre eux n’ont tout simplement pas les moyens de faire. Les cantons ont encore aggravé les choses, comme le montre la dernière analyse consacrée par l’USS aux finances cantonales&nbsp;: dans presque tous les cantons (24 sur 26), le budget consacré aux subsides est en baisse en termes réels (c’est-à-dire corrigé de la hausse de la population et du montant des primes). Et certains vont même procéder à des coupes du montant nominal alloué&nbsp;! Il est temps de mettre fin à cette situation, et cela dès l’année prochaine, avec l’initiative d’allégement des primes qui veut plafonner leur poids à 10&nbsp;% du revenu pour tout le monde.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10015</guid><pubDate>Wed, 08 Nov 2023 15:15:24 +0100</pubDate><title>SSR : NON à un démantèlement en catimini !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ssr-non-a-un-demantelement-en-catimini</link><description>Décision du Conseil fédéral sur l’initiative « 200 francs ça suffit ! »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Titeldiverse lead">L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit que le Conseil fédéral rejette l’initiative sur la SSR «&nbsp;200&nbsp;francs ça suffit&nbsp;». Cependant, la décision qu’il a aussi prise aujourd’hui de priver par voie d’ordonnance la SSR de moyens substantiels est inacceptable. Il faut au contraire garantir dans toutes les régions linguistiques du pays un service public médiatique de grande qualité et offrant de bonnes conditions de travail.</p><p class="Text">En diminuant à nouveau la redevance radio-TV des ménages et des entreprises, le Conseil fédéral entend couper l’herbe sous les pieds à l’initiative «&nbsp;200 francs ça suffit&nbsp;». La SSR se verrait alors privée de 150 à 200&nbsp;millions de francs par année. Arrivant précisément dans le contexte de mesures d’austérité draconiennes et de licenciements en masse dans le secteur des médias, cette décision en faveur d’une réduction des moyens du service public médiatique ne peut que rencontre une grande incompréhension.</p><p class="Text">Cette soi-disant contre-proposition ne va naturellement pas inciter les initiant-e-s à retirer leur projet radical et idéologiquement orienté. Il causera au contraire, à titre préventif, des dégâts énormes à la SSR. Un jour ou l’autre, le citron aura été complètement pressé et l’entreprise audiovisuel ne sera plus en mesure de remplir son mandat – pourtant maintenu par le Conseil fédéral – sous la forme actuelle. Que l’on démonte une roue du vélo, ou les deux, cela importe peu&nbsp;: il ne pourra plus rouler.</p><p class="Text">La conséquence plus large de ce démantèlement en matière de qualité, de diversité et d’emplois serait tout simplement un nouvel affaiblissement de la place médiatique et culturelle suisse dans son ensemble. Et les principales victimes en seraient en premier lieu, en plus du personnel, les régions périphériques et les minorités linguistiques.</p><p class="Text">L’USS demande que l’on dise la vérité à la population&nbsp;: dans le contexte actuel, toute réduction des moyens mis à disposition du service public médiatique est dangereuse et doit par conséquent être rejetée.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/7/csm_SRG_Regieraum-2_sm_75cd51e655.webp" length="248340" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10014</guid><pubDate>Wed, 08 Nov 2023 14:47:48 +0100</pubDate><title>Assurer la protection des salaires et le service public </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/assurer-la-protection-des-salaires-et-le-service-public</link><description>Mandat de négociation avec la Commission européenne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span style="mso-ansi-language:FR;" lang="FR">L’Union syndicale suisse (USS) prend connaissance de la volonté du Conseil fédéral d’élaborer un mandat de négociation avec l’Union européenne (UE), sur la base des discussions exploratoires menées ces derniers mois. L’USS soutient la préparation d’un tel mandat à la condition que la protection des salaires et le service public soient garantis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</span></p><p class="Text"><span style="mso-ansi-language:FR;" lang="FR">Au cours des discussions exploratoires, l’Administration fédérale a fait d’importantes concessions qui mettent en danger la protection des salaires et le service public dans les domaines de l’électricité et du rail. Le résultat des discussions exploratoires ne constitue par conséquent pas une base solide pour un résultat à l’issue de négociations. Le Conseil fédéral doit corriger ces erreurs et défendre les intérêts de la population suisse lors des négociations avec l’UE. Il doit, à cette occasion garantir la protection des salaires et le service public. Il est faux de prétendre, comme le fait aujourd’hui le Conseil fédéral dans sa communication, que le service public ne serait pas touché par le périmètre des négociations. Sur une telle base, ces négociations ne peuvent pas être un succès.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</span></p><p class="Text"><span style="mso-ansi-language:FR;" lang="FR">La protection suisse des salaires – indépendamment de l’accord concerné – est déjà depuis longtemps sous pression. Le nombre des emplois précaires, comme avec le travail temporaire, a augmenté. La mise en œuvre des mesures d’accompagnement – notamment en Suisse alémanique –est insuffisante. Le travail temporaire est encouragé et la sous-enchère trop faiblement sanctionnée. Les longues chaînes de sous-traitance sont une menace pour les conventions collectives de travail. C’est pour cela que la protection des salaires en Suisse doit être améliorée, et non pas mise à mal. À ce jour, les employeurs ont refusé de s’attaquer à ces problèmes, ce qui explique en grande partie leur persistance.&nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</span></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10010</guid><pubDate>Mon, 06 Nov 2023 10:47:45 +0100</pubDate><title>Renforcer la protection des salaires et le service public au lieu de prévoir un programme de libéralisation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/renforcer-la-protection-des-salaires-et-le-service-public-au-lieu-de-prevoir-un-programme-de-liberalisation</link><description>Europe : position de l’USS et de Travail.Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse et Travail.Suisse sont très inquiets du déroulement des discussions avec la Commission européenne. Après l’ancien projet d’&nbsp;<br>« accord institutionnel », c’est désormais un programme de libéralisation qui émerge. L’administration fédérale, chargée de conduire des discussions exploratoires, a accepté dans les échanges qui ont eu lieu une réduction de la protection des salaires et un affaiblissement du service public : les travailleuses et travailleurs détachés vers la Suisse depuis l'étranger ne recevraient plus le remboursement de leurs frais au niveau prévu en Suisse. Les instruments de sanction que sont la caution et l'interdiction de prestation de service perdraient leur effet. La protection des salaires serait soumise au soupçon permanent de constituer une entrave à l'accès au marché. S'y ajoutent la libéralisation complète du marché de l'électricité ainsi qu'un accès au marché ferroviaire pour des prestataires comme Flixtrain dans le trafic international de voyageurs.</p><p>Le Conseil fédéral doit corriger ces erreurs. Il doit défendre les intérêts de la population dans les négociations avec l'UE, et garantir la protection des salaires et le service public.</p><p>La protection des salaires est sous pression depuis longtemps en Suisse. Les emplois précaires et le travail temporaire ont augmenté. La mise en œuvre dans les cantons est insuffisante, en particulier en Suisse alémanique. Le recours à l’intérim est aujourd’hui encouragé, et la sous-enchère est trop peu poursuivie. Les chaînes de sous-traitance mettent en péril les conventions collectives. Le dispositif suisse de protection doit être amélioré, et non dégradé. Les représentants des employeurs se refusent, eux, à toute discussion constructive en vue de régler ces problèmes.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10007</guid><pubDate>Wed, 01 Nov 2023 12:29:54 +0100</pubDate><title>La valeur des avoirs de vieillesse des salarié-e-s continue à diminuer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-valeur-des-avoirs-de-vieillesse-des-salarie-e-s-continue-a-diminuer-taux-minimal-2024</link><description>Le Conseil fédéral arrête un taux d’intérêt minimal LPP trop bas.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a fixé à un petit 1,25 % le taux d’intérêt minimal LPP. Celui-ci se situe nettement au-dessous de l’actuelle inflation. Le capital vieillesse des assuré-e-s continue ainsi à perdre de la valeur et le revirement à la hausse des taux d’intérêt n’a aucun effet pour les salarié-e-s. Cela, alors qu’ils ont déjà payé le prix fort quand les taux d’intérêt étaient négatifs. En fin de compte : des rentes encore plus basses. L’Union syndicale suisse (USS) avait demandé le relèvement à 2 % du taux d’intérêt minimal parce les taux d’intérêt ont augmenté, les rendements des caisses de pensions sont bons et permettent une telle hausse. Après 15 années de baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier à cause de taux d’intérêt bas et de coûts excessifs, il faut que cela s’arrête.</p><p>La loi est en fait claire : le taux d’intérêt minimal doit être fixé de sorte que les rendements des placements effectués par les caisses de pensions soient crédités aux assuré-e-s. Or ce taux est depuis des années largement à la traîne des rendements effectifs. Depuis une année environ, il est même inférieur au taux d’intérêt sans risque des obligations à 10 ans de la Confédération. Avec sa décision d’aujourd’hui, le Conseil fédéral explique que les choses doivent continuer ainsi. Pour les salarié-e-s, les conséquences sont fatales, surtout pour les plus de 50 ans. En plus d’une évolution des salaires insuffisante, leurs avoirs de vieillesse risquent, pour la deuxième fois consécutive déjà, de se dévaloriser.</p><p>Les intérêts versés sur les avoirs de vieillesse sont déterminants quant au niveau de la rente qui sera un jour versée. Pendant la dernière décennie, ils se sont montés à 2,34 %. Les avoirs de vieillesse devraient bénéficier de taux d’intérêt au moins aussi élevés que le renchérissement. En plus de pertes sur les salaires réels, les salarié-e-s sont aujourd’hui menacés, en 2024 aussi, par une perte de pouvoir d’achat sur des rentes du 2<sup>e</sup> pilier déjà fortement réduites. Et cela, alors que la situation financière des caisses de pensions s’est radicalement améliorée en raison du revirement des taux d’intérêt. Or, elles refusent d’en faire profiter les assuré-e-s. Pour ces derniers, c’est incompréhensible et va déstabiliser encore plus leur confiance dans le 2<sup>e</sup> pilier. Pendant ce temps, les assureurs continuent à augmenter joyeusement les bénéfices qu’ils engrangent avec la prévoyance professionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10001</guid><pubDate>Thu, 26 Oct 2023 09:49:16 +0200</pubDate><title>La 13e rente AVS arrive au bon moment</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avs-arrive-au-bon-moment</link><description>Votation en mars 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 3 mars 2024, les citoyen-ne-s pourront voter sur l’initiative qui demande une 13e rente AVS. Celle-ci arrive exactement au bon moment. À cause de l’inflation, de la hausse des loyers ainsi que des primes-maladie, les retraité-e-s perdent l'équivalent d'une rente mensuelle jusqu’à la fin 2024. La 13e rente AVS peut compenser cette perte de pouvoir d’achat. L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera de toutes ses forces pour cette importante amélioration des rentes.</p><h3 class="heading--h4">Renforcer l’AVS : le bon calcul</h3><p>Aujourd’hui, l'AVS n'est plus assez élevée : la rente mensuelle moyenne se monte à tout juste 1 800 francs. Elle remplit toujours moins son mandat constitutionnel de couvrir les besoins vitaux. La perte de valeur des rentes est inquiétante et l’augmentation du coût de la vie aggrave le problème. Pour 90 % des personnes professionnellement actives, le renforcement de l’AVS en vaut la peine. Car dans l’AVS, toutes les classes de revenu participent et tout le monde profite d'améliorations directes des rentes, surtout les femmes. Pour elles, l’AVS est particulièrement importante, car elle tient compte du travail non rémunéré pour la fixation du niveau des rentes. Dans le contexte actuel, son renforcement est donc d’autant plus important, car le 2e pilier ne connaît ni compensation du renchérissement, ni garantie du niveau de prestations en fonction des cotisations salariales payées. Mais le Parlement ignore totalement ces réalités et veut continuer à diminuer les prestations ainsi qu’à augmenter massivement les cotisations. Cela, malgré l’excellente situation financière des caisses de pensions ! Depuis des années, la seule chose qui augmente dans le 2e pilier sont les profits des caisses de pensions. Avec l’AVS, c’est tout le contraire : les frais administratifs restent stables à un niveau bas.</p><h3 class="heading--h4">L’AVS est en bonne santé</h3><p>Les perspectives financières de la Confédération confirment la bonne santé de l'AVS. Ces prochaines années, elle réalisera un excédent annuel d’environ 3 milliards de francs. Et, contrairement aux scénarios catastrophes répandus depuis des années, sa fortune augmentera à 67 milliards de francs d’ici la fin de la décennie. C’est environ 20 milliards de plus qu’aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">Non à la hausse de l'âge de la retraite</h3><p>L’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux est une attaque contre les gens qui travaillent. Le patronat et les banques attisent des peurs infondées sur la pérennité de l'AVS et sur la nécessité d'augmenter l'âge de la retraite. L’USS combattra fermement cette initiative. Le relèvement de l’âge de la retraite est un non-sens absolu compte tenu de la réalité du marché du travail. Le relèvement de l’âge de référence AVS ne changera rien ou presque pour les les cadres à hauts revenus qui peuvent se permettre, déjà aujourd'hui, une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers devront en revanche travailler jusqu’à 67 ans.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9967</guid><pubDate>Tue, 26 Sep 2023 14:03:25 +0200</pubDate><title>Nouveau coup de massue dans l’assurance-maladie : il faut maintenant soulager la population </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nouveau-coup-de-massue-dans-lassurance-maladie-il-faut-maintenant-soulager-la-population</link><description>Le Conseil fédéral annonce les primes-maladie pour 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="text-justify">Le Conseil fédéral a annoncé aujourd’hui une forte hausse des primes-maladie&nbsp;: +&nbsp;8,7&nbsp;% dès le début de l’an prochain. Pour les gens qui gagnent normalement leur vie, la charge devient tout simplement insupportable. Maintenant, il s’agit d’augmenter sans tarder les réductions de primes (subsides) pour soulager les revenus bas et moyens. Car avec la hausse des loyers, de l’électricité et des prix en général, les gens qui travaillent et les retraité-e-s ont toujours moins pour vivre.</p><p>On s’y attendait depuis un bon moment, c’est maintenant officiel&nbsp;: nous allons subir de plein fouet un nouveau choc en matière de primes-maladie. Avec une hausse de 8,7&nbsp;%, les primes de l’assurance de base augmentent comme jamais depuis 21 ans. Cette charge supplémentaire dépasse les limites du supportable pour de nombreux assuré-e-s&nbsp;: d’une part, parce que le pouvoir d’achat est déjà sérieusement mis à mal, et d’autre part, parce que le fardeau que représentent les primes-maladie est depuis longtemps déjà beaucoup trop lourd pour les ménages à bas et moyens revenus. Les cantons notamment portent une responsabilité importante pour cette situation&nbsp;: leurs budgets pour les subsides ne suivent pas l’augmentation des coûts, au contraire. Ainsi, entre 2012 et 2022, les moyens à disposition ont été réduits en termes réels dans 17 des 26 cantons&nbsp;!</p><p>Les chiffres choquants publiés il y a deux semaines par l’Observatoire suisse de la santé (Obsan) sur le «&nbsp;renoncement aux prestations&nbsp;» illustrent également les conséquences délétères de cette charge trop élevée&nbsp;: parmi les ménages fortement défavorisés, près de la moitié (46&nbsp;%) renonce aujourd’hui pour des raisons financières à des consultations médicales ou à des médicaments.</p><p>Il est plus que temps de prendre le taureau par les cornes&nbsp;: baisser les prix des médicaments, éliminer la surabondance de soins liée aux assurances complémentaires, mettre en place une planification coordonnée par-delà les frontières cantonales, accélérer le virage ambulatoire – autant d’outils de réduction des coûts qui seraient rapidement applicables et efficaces. Mais cela ne suffira pas pour que le système de santé repose enfin sur une base financière sociale. Pour y parvenir, il faut que le financement lui-même soit principalement basé sur les revenus – comme partout ailleurs en Europe.&nbsp;C’est précisément ce que demande l’initiative d’allègement des primes («&nbsp;initiative des 10&nbsp;%&nbsp;») du PS et de l’Union syndicale suisse (USS). Dominé par les partis bourgeois, le Parlement a, dans une décision incompréhensible, fait passer à la trappe un bon contre-projet. L’initiative d’allègement des primes reste donc le seul moyen de réduire rapidement et efficacement la charge des primes pour les ménages.</p><p>De plus, les écarts de primes entre les cantons ne sont plus non plus acceptables. De Boncourt à Poschiavo, les assuré-e-s ont droit exactement aux mêmes prestations pour leur argent. Et pourtant, leurs primes sont en moyenne presque deux fois plus élevées dans le canton de Bâle-Ville qu’en Appenzell Rhodes-Intérieures (+92&nbsp;%). Voilà une autre bonne raison de poursuivre cet objectif social&nbsp;: dans aucun canton et pour aucun ménage, la charge des primes ne doit dépasser 10&nbsp;% du revenu.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_906f23953c.webp" length="123934" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9965</guid><pubDate>Mon, 25 Sep 2023 18:05:34 +0200</pubDate><title>La ratification de la Convention 190 de l’OIT ne doit plus être reportée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-ratification-de-la-convention-190-de-loit-ne-doit-plus-etre-reportee</link><description>Lutte contre le harcèlement et la violence au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique vivement la décision du Conseil des États de reporter la ratification de la convention n° 190 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la violence et le harcèlement au travail, qui est donc renvoyée au Conseil fédéral pour des clarifications et une nouvelle consultation. Ceci alors que le message du Conseil fédéral était parfaitement clair.</p><p>La Suisse remplit d’ores et déjà les conditions juridiques et les exigences de la convention. La ratification représente un signal important pour la communauté internationale et pour la Suisse en tant que place économique. Elle constitue en outre un engagement clair contre la violence sexiste et sexuelle envers les salarié-e-s et toutes personnes concernées.</p><p>Le harcèlement sexuel touche trop de salarié-e-s sur le marché du travail suisse. Avec souvent des conséquences terribles pour la santé des personnes concernées et pour la suite de leur carrière. Les syndicats revendiquent donc en premier lieu la tolérance zéro à l’égard du harcèlement sexuel et une mise en œuvre efficace des mesures de protection existantes. La ratification de la Convention 190 de l’OIT devrait&nbsp;être une évidence. Elle constitue une étape symbolique importante dans l’amélioration de la protection des travailleurs et travailleuses contre la violence sexiste et sexuelle sur le lieu de travail.</p><p>Le signal ambivalent donné par le Conseil des Etats, alors que le Conseil national a voté en faveur du texte&nbsp;il y a&nbsp;longtemps, ne place pas la Suisse sous un jour favorable sur le plan international. L'USS regrette vivement cette manœuvre dilatoire.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9960</guid><pubDate>Thu, 21 Sep 2023 10:41:00 +0200</pubDate><title>Décision positive sur les taux d’intérêts, mais attention aux interventions sur les devises !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/decision-positive-sur-les-taux-dinterets-mais-attention-aux-interventions-sur-les-devises</link><description>Politique monétaire : la BNS renonce à une hausse des taux</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de ne pas relever davantage les taux d’intérêt. Elle est toutefois préoccupée par le fait que la BNS envisage de laisser le franc s’apprécier encore davantage à travers la vente de devises.</p><p>Le franc suisse est clairement surévalué. Un taux de change équitable devrait se situer entre 1.10 et 1.20 fr./euro. C’est ce que montrent non seulement la réalité dans de nombreuses entreprises industrielles en Suisse, mais aussi les comparaisons de prix internationales de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Pour les produits négociables, la parité est de cet ordre de grandeur. Le taux de change « réel » calculé par la BNS n’est pas approprié pour déterminer si le franc est surévalué ou sous-évalué. En effet, cette comparaison inclut de nombreux produits et services qui ne sont pas négociables.</p><p>L’inflation a baissé en Suisse. En 2024, une bonne partie du renchérissement aura des causes politiques ou réglementaires, à savoir l’augmentation des loyers, de la TVA ainsi que des prix de l’électricité et des transports publics. Tous ces facteurs réunis constitueront environ 1,5 % de taux d’inflation, soit une part qui ne pourra pas être réduite par des mesures de politique monétaire. Au contraire : une nouvelle hausse des taux d’intérêt pousserait à nouveau les loyers à la hausse. Parallèlement, la conjoncture à l’étranger s’est quelque peu affaiblie. Il est donc judicieux de ne pas augmenter davantage les taux d’intérêt.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9954</guid><pubDate>Sat, 16 Sep 2023 16:15:21 +0200</pubDate><title>Augmenter les salaires et les rentes: quand, si ce n’est maintenant ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/manif-pour-le-pouvoir-d-achat-augmenter-les-salaires-et-les-rentes-quand-si-ce-nest-maintenant</link><description>Manifestation nationale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 20 000 personnes ont participé aujourd’hui à la manifestation pour le pouvoir d’achat à Berne et ont ainsi demandé une hausse des salaires et des rentes de retraites. La vie devient plus chère, les salaires et les rentes perdent de leur valeur. Les revenus réels des travailleuses et travailleurs de Suisse ont baissé en 2023 pour la troisième année d’affilée. Le coût de la vie devient difficile à supporter. S’y ajoutent des augmentations prévues ou déjà annoncées sur les loyers, les primes d’assurance-maladie ou l’électricité. Il faut donc que les revenus progressent aussi.</p><h3 class="heading--h4">Les employeurs doivent faire un pas</h3><p>La manifestation d’aujourd’hui donnait le départ des mobilisation syndicales de l’automne. Une perte réelle de valeur des salaires doit être évitée à tout prix. Le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, a questionné sur la place fédérale&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Si la compensation du renchérissement ne peut pas être garantie maintenant, quand le sera-t-elle&nbsp;? Le chômage est au plus bas, les profits et dividendes sont au plus haut. Dans une telle situation, les salaires doivent s’adapter au niveau des prix. Il est temps que les salaires augmentent&nbsp;!&nbsp;»</p><h3 class="heading--h4">Hausses réelles</h3><p>Dans les négociations salariales, il faut des augmentations réelles, donc qui aillent au-delà des hausses des primes, des loyers, de l’électricité et de l’ensemble des prix. Les personnes titulaires d’un CFC doivent pouvoir gagner au moins 5000 francs par mois. Les salarié-e-s doivent recevoir leur part des gains de productivité. Il y a suffisamment d’argent pour permettre à tout le monde de vivre de son revenu.</p><h3 class="heading--h4">13<sup>e</sup> rente AVS nécessaire</h3><p>L’inflation et les augmentations des loyers et des primes feront perdre aux retraité-e-s l’équivalent d’une rente mensuelle complète d’ici fin 2024. La 13<sup>e</sup> rente AVS peut compenser cette perte et arrive donc juste au bon moment. Car les rentes LPP, elles, ne sont pas ajustées à l’inflation. Il faut donc augmenter les rentes AVS, ce qui es tune bonne affaire pour 90% des gens qui travaillent.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Santé</category><category>AVS</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/c/csm_230916_demo-manif_pym-buehne_foto-c-manu-friedrich_349207e733.webp" length="84510" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9951</guid><pubDate>Sat, 16 Sep 2023 15:15:00 +0200</pubDate><title>Près de 20 000 personnes affluent Berne pour exiger plus de salaires et de meilleures rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-milliers-de-personnes-affluent-berne-pour-exiger-plus-de-salaires-et-de-meilleures-rentes</link><description>Manifestation nationale pour le pouvoir d’achat</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 20 000 personnes se sont rendues à Berne aujourd’hui pour exiger des hausses de salaire et de rente, parce que la vie est toujours plus chère. Venant des quatre coins de la Suisse, les participant-e-s attendent aussi du monde politique qu’il prenne des mesures immédiates pour alléger le fardeau des primes-maladie et qu’il mette en place une protection efficace des locataires contre les abus et les rendements prohibitifs des propriétaires immobiliers. Pour les gens qui travaillent, les fins de mois sont de plus en plus serrées. La grande manifestation d’aujourd’hui envoie un signal clair et net&nbsp;: dans un pays riche comme la Suisse, il y a assez d’argent pour que tout le monde puisse vivre bien. L’appel à manifester émanait d’une large alliance en faveur du pouvoir d’achat, réunissant les syndicats de l’USS, les fédérations de Travail.Suisse, l’ASLOCA, le PS, les Vert-e-s. Cette mobilisation n’est qu’un début&nbsp;: les combats vont se poursuivre, tant dans les négociations salariales par branches que lors des prochaines campagnes de votation sur les primes-maladie et les rentes.</p><p>Soignant-e-s, menuisiers et menuisières, manœuvres, enseignant-e-s, collaboratrices et collaborateurs scientifiques, assistant-e-s sociaux, mécanicien-ne-s de locomotives, employé-e-s de la restauration, maçon-ne-s, employé-e-s de la Poste et de nombreuses autres&nbsp;personnes qui travaillent dur au quotidien sont venues de toutes les régions du pays pour faire entendre leur message&nbsp;: maintenant, les salaires doivent augmenter&nbsp;! La bonne conjoncture économique et les caisses bien garnies des entreprises permettent en effet des hausses substantielles. Pendant des années, ce sont surtout les actionnaires, les cadres et les patrons qui ont profité de rémunérations&nbsp;en hausse, de bonus et de dividendes. Maintenant, il faut que les salarié-e-s ordinaires reçoivent leur part de la bonne conjoncture.</p><h3 class="heading--h4">Des hausses générales de salaire</h3><p>Dans le cadre des négociations salariales en cours, il faudra des augmentations générales de salaire qui aillent au-delà des hausses des primes-maladie, des loyers, de l’électricité et des prix en général. Toute personne qui a fait un apprentissage doit gagner au moins 5000 francs par mois. Les travailleuses et les travailleurs doivent enfin avoir leur part des gains de productivité. Il y a assez d’argent pour que tout le monde puisse boucler les fins de mois avec ses revenus.</p><h3 class="heading--h4">Mettre fin à une politique de revenu qui favorise les gens aisés</h3><p>La charge des primes-maladie est devenue littéralement insupportable. Il faut substantiellement augmenter les réductions de primes (subsides) afin d’alléger ce fardeau pour les bas et moyens revenus, au lieu de baisser les impôts des gens fortunées et à hauts revenus. L’explosion des loyers doit également être stoppée par un plafonnement des marges d’augmentations. Enfin, sur le marché de l’électricité, il les&nbsp;grands groupes ne doivent plus pouvoir engranger des milliards de bénéfices tout en&nbsp;répercutant les risques sur les consommatrices et consommateurs par le biais de hausses de tarifs.</p><p>&nbsp;</p><p><sup>L'alliance « Manifestation pour le pouvoir d’achat&nbsp;»&nbsp;: Syndicats de l’USS, fédérations de Travail.suisse, ASLOCA, le PS, les Vert·e·s</sup></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Santé</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_demostart160923_sgb-tf_f50d3619d6.webp" length="703180" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9943</guid><pubDate>Wed, 13 Sep 2023 18:46:30 +0200</pubDate><title>La décision du Conseil national alourdira la charge des primes-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-decision-du-conseil-national-alourdira-la-charge-des-primes-maladie</link><description>Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires (EFAS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au lieu de faire en sorte que les payeurs et payeuses de primes-maladie voient enfin leur charge s’alléger et d’améliorer la régulation du système de santé, le Parlement se concentre sur une pseudo-réforme hypercomplexe qui n’aura pour seul effet certain que de renforcer les profits privés dans le secteur de la santé et se traduira de ce fait aussi par une charge supplémentaire sur le dos des assuré-e-s.</p><p>Avec l’EFAS, les caisses-maladie recevront et répartiront à l’avenir les milliards versés par les cantons pour les traitements hospitaliers. Les buts visés&nbsp;: encourager les traitements ambulatoires et éliminer les incitations perverses sont justes, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec l’EFAS. Car le fait est que, demain, la même facture soit payée par une autre instance n’a aucune incidence déterminante sur le choix du type de traitement. Et tant que les systèmes tarifaires ne seront pas touchés, les incitations perverses essentielles subsisteront. Il est à craindre qu’en lieu et place, la recherche du profit augmenterait, au détriment des assuré-e-s ainsi que des contribuables.</p><p>On ne comprend vraiment pas pourquoi le Conseil national a changé d’avis et, comme avant lui le Conseil des États, a inclus les soins de longue durée dans le projet. Concrètement, cela veut dire que précisément le secteur des soins qui connaît aujourd’hui la croissance la plus forte serait désormais aussi financé par les primes. En effet, l’actuel plafonnement du montant des primes pour les soins de longue durée serait tout bonnement supprimé de la loi. Tout aussi incompréhensible: le Conseil national maintient sa version qui prévoit pour les hôpitaux privés un cadeau supplémentaire de 30% de prise en charge en plus par l’argent des primes.&nbsp;C’est inacceptable comme tel et représente un affront pour les ménages à bas ou moyen revenu qui souffrent déjà – comme chacun sait- du poids bien trop lourd de primes qui continuent à augmenter.</p><p>L’EFAS ne menace pas uniquement les assuré-e-s d’une nouvelle explosion des primes, mais de la hausse de leur participation aux coûts augmenterait aussi. D’une part en effet, l’actuel plafonnement du montant versé par les patient-e-s en cas de soins de longue durée, comme le prévoit la loi, ne s’appliquera, selon le Conseil des États, que pour une durée explicitement précisée de cinq ans et, d’autre part, en cas de séjours hospitaliers stationnaires, les frais de traitement seraient désormais facturés dans leur totalité, avec la franchise et la quote-part (aujourd’hui, il ne s’agit que de tout juste la moitié).</p><p>Quatorze ans après le lancement du projet EFAS, une chose est claire&nbsp;: ce projet connaîtra sa cinquième (!) législature. Et dans ce cas, ce qui aura duré longtemps ne se sera définitivement pas amélioré, mais a plutôt dégénéré. Le nouveau Parlement ferait bien de rompre une bonne fois avec cet exercice et de se concentrer sur des projets de santé publique vraiment importants&nbsp;: un financement social et une régulation efficace.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9938</guid><pubDate>Tue, 12 Sep 2023 11:41:42 +0200</pubDate><title>Le Parlement refuse d’alléger les primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-refuse-dalleger-les-primes</link><description>Contre-projet mesquin à l’initiative populaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les travailleuses et travailleurs et les retraité-e-s doivent toujours plus se serrer la ceinture. L’explosion des primes des caisses-maladie a une large part de responsabilité dans cette baisse des revenus réels. Il est dès lors urgent d’alléger rapidement les charges des salarié-e-s ordinaires pour remédier à la crise du pouvoir d’achat. La solution la plus simple et la plus efficace consisterait à revoir à la hausse les réductions de primes (subsides). Il est incompréhensible pour l’Union syndicale suisse (USS) qu’après le coup de massue annoncé de l’augmentation des primes, le Parlement ne fasse rien pour la population.</p><p>Avec la hausse massive des primes de cette année et celle attendue pour 2024, une famille de quatre personnes recevra l’année prochaine des factures de primes de l’ordre de 15&nbsp;200&nbsp;francs au total, soit presque 2000&nbsp;francs de plus qu’en 2022. Comment cette famille s’y prendra-t-elle pour payer&nbsp;? Alors même que le coût des primes était déjà exorbitant et qu’entre-temps, tous les autres postes de dépenses ont renchéri&nbsp;: loyers et charges, denrées alimentaires, factures d’électricité, billets de transports publics ou tarifs postaux.</p><p>Dans ces conditions, l’initiative d’allégement des primes semble tomber à pic, avec son concept convaincant pour alléger enfin tant soit peu la charge excessive des primes pour la population normale, en augmentant les réductions des primes. Rien ne serait plus naturel, quand on pense que la part du financement de l’assurance de base provenant des réductions des primes a chuté de presque 40&nbsp;% au cours des 20&nbsp;dernières années. Et ce, pas uniquement en raison des fortes hausses de primes, mais aussi et surtout des coupes brutales opérées par une grande partie des cantons – qui soit dit en passant croulent sous les réserves financière à l’heure actuelle, dans bien des cas.</p><p>À la différence du Conseil des États, le Conseil national a reconnu le problème. Il a soutenu un contreprojet digne de ce nom à l’initiative dite «&nbsp;des 10&nbsp;%&nbsp;», avant de s’en distancer. Le Parlement ne propose donc plus rien pour remédier à la crise du pouvoir d’achat. Il appartient désormais au peuple de corriger cette erreur aux urnes. L’heure est à la mobilisation&nbsp;: outre l’explosion des primes des caisses-maladie, les hausses de loyer et des factures d’électricité sont devenues un casse-tête pour toujours plus de gens, et le monde politique refuse d’adopter la moindre mesure concrète. L’USS et une large alliance pour le pouvoir d’achat appellent dès lors à une <a href="/actuel/pouvoir-achat" class="link link--internal">grande manifestation</a> ce samedi 16&nbsp;septembre à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9932</guid><pubDate>Fri, 08 Sep 2023 08:05:17 +0200</pubDate><title>Les difficultés s’accumulent pour les gens qui travaillent pendant que la situation s’améliore pour les classes supérieures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-difficultes-saccumulent-pour-les-gens-qui-travaillent-pendant-que-la-situation-sameliore-pour-les-classes-superieures</link><description>Négociations salariales décisives en 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’inflation, le choc des primes des caisses-maladie et l’augmentation des loyers plombent le budget des ménages. La pression que cela fait subir à la population active est sur toutes les lèvres – et il est urgent d’agir. Or alors même que la conjoncture reste favorable, les employeurs se montrent intraitables et ne veulent même pas compenser le renchérissement. Leurs marges à nouveau élevées servent à la place à augmenter encore les très hauts salaires et les bonus, ainsi qu’à verser des dividendes. Le Conseil fédéral et le Parlement font la sourde oreille à toute proposition d’allégement des charges subies par la population active et préfèrent la faire passer à la caisse. Il est bien clair pour l’USS que cela ne peut pas durer. L’heure est à un véritable tournant, avec des hausses des salaires réels et des mesures concrètes contre le coup de massue des hausses de loyer et l’explosion des primes des caisses-maladie. Alors que les négociations salariales ont débuté dans les branches, une vaste mobilisation se prépare pour éviter une quatrième année consécutive de baisse des salaires réels. La grande manifestation du 16&nbsp;septembre à Berne pour le pouvoir d’achat marquera le coup d’envoi.</p><p>Ces dernières années, les salaires ont évolué dans la mauvaise direction. Les ménages ayant des revenus bas ou moyens et pour qui chaque franc compte ont vu leurs salaires réels baisser. Même la compensation normale du renchérissement est refusée à la plupart des travailleuses et travailleurs. Les écarts salariaux continuent, eux, de se creuser&nbsp;: aujourd’hui déjà, on trouve nettement plus de 4000&nbsp;personnes touchant un salaire de plus d’un million. Soit près de trois fois plus qu’il y a 20&nbsp;ans encore.</p><p class="heading--h4">Une politique orientée sur les intérêts des classes supérieures</p><p>Le Conseil fédéral avait promis, lors de l’introduction la loi sur l’assurance-maladie, que personne n’aurait à consacrer plus de 8&nbsp;% de son revenu imposable aux primes. En réalité, beaucoup de gens doivent débourser aujourd’hui près du double. Et la situation va encore empirer avec l’explosion des primes qui s’annonce cette année.</p><p>Les cantons ont les moyens de rendre le fardeau des primes plus supportable pour la population, avec les réductions de primes (subsides). Ils reçoivent à cet effet beaucoup d’argent de la Confédération, soit près de 300&nbsp;francs par habitant. Or les cantons mettent le pied sur le frein et versent même aujourd’hui moins d’argent que la Confédération. Ils préfèrent diminuer les impôts pour les contribuables fortunés et les entreprises. «&nbsp;La politique des revenus doit à présent s’intéresser aux petits et moyens revenus. Il faut augmenter le budget alloué aux réductions de primes au lieu d’accorder de nouvelles baisses d’impôts aux hauts revenus et aux grande fortunes&nbsp;», a expliqué Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><p class="heading--h4">Risque de déclassement social pour les travailleuses et travailleurs</p><p>«&nbsp;En bref, tous les coûts supplémentaires sont pour les ménages, pendant que les revenus ne s’adaptent pas au renchérissement. Pendant quatre années d’affilée, les salaires réels ont diminué – on pourrait croire qu’on vit une crise économique, mais ce n’est pas le cas. L’argent est là, à ceci près qu’il est réparti de manière toujours plus inégalitaire&nbsp;», a déploré Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS, a pris l’exemple du commerce de détail&nbsp;: «&nbsp;les vendeuses affrontent un quotidien difficile avec 4000&nbsp;francs pour vivre, même après avoir accumulé des années d’expérience professionnelle. Le renchérissement n’a pas été entièrement compensé.&nbsp;» Or la branche se porte bien&nbsp;: les hausses de prix ont été répercutées sur les consommatrices et consommateurs. «&nbsp;La productivité s’est fortement accrue, mais les salaires sont restés à la traîne. Les améliorations s’imposent de toute urgence.&nbsp;»</p><p>«&nbsp;L’inquiétude grandit face à l’augmentation des prix et du coût de la vie. Elle est palpable dans toutes les branches, dans toutes les entreprises et à tous les niveaux de revenus&nbsp;», constate Natascha Wey, vice-présidente de l’USS. D’où sa conclusion claire&nbsp;: «&nbsp;il faut prendre au sérieux ces inquiétudes, et les employeurs doivent revoir leur attitude&nbsp;».</p><p class="heading--h4">Des hausses des salaires réels sont nécessaires et possibles</p><p>L’heure est à des augmentations générales de l’ordre de 5&nbsp;% aux négociations salariales actuelles. Toute personne ayant terminé un apprentissage doit gagner au moins 5000&nbsp;francs par mois. La compensation du renchérissement doit redevenir la règle dans les CCT et dans tous les contrats de travail. Il y a suffisamment d’argent pour permettre aux travailleurs et travailleuses puissent boucler leurs fins de mois sans devoir s’inquiéter.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_IMG20230908101331_bearbeitet-1_980594bae4.webp" length="593974" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9921</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2023 13:36:02 +0200</pubDate><title>Prix de l’électricité en 2024 : nouveau coup de massue pour la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/prix-de-lelectricite-en-2024-nouveau-coup-de-massue-pour-la-population</link><description>Coup de pouce aux entreprises électriques, coup de massue pour les petits consommateurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Alors même que les tensions sur les marchés internationaux de l’énergie se sont depuis longtemps apaisées, les prix de l’électricité en Suisse s’apprêtent à augmenter en 2024 presque autant que lors de l’explosion des coûts de 2022. Une telle situation est absolument incompréhensible et il serait facile de l’éviter. Car contrairement à l’année dernière, cette hausse ne tient pas à une évolution «&nbsp;inéluctable&nbsp;» des prix sur les marchés internationaux, mais découle en bonne partie d’une succession de décisions politiques malheureuses prises en Suisse.</p><p>Les syndicats ont exigé il y a un an déjà que les mesures extraordinaires adoptées pour garantir la sécurité d’approvisionnement soient financées par des moyens financiers extraordinaires engagés par l’État, au lieu d’être répercutées sur la facture électrique des petits consommateurs. Or c’est précisément ce qui est en train de se passer.</p><p>Selon la Commission fédérale de l’électricité (ElCom), le prix du courant renchérira notamment de 1,5&nbsp;centime par kilowattheure, sous l’effet conjugué de la nouvelle taxe destinée à la réserve d’électricité pour l’hiver et des coûts en hausse des «&nbsp;services-système&nbsp;» de Swissgrid. En outre, les ménages devront financer un cadeau offert par le ministre de l’énergie Rösti à la branche électrique à hauteur de 60&nbsp;millions de francs. Soit la hausse du «&nbsp;coût moyen pondéré du capital&nbsp;» que, par décision du DETEC, les fournisseurs énergétiques pourront refacturer à leurs clients finaux en raison de leurs risques d’investissement dans les réseaux. Un tel taux, qui atteint désormais 4,15&nbsp;%, est exagérément élevé, d’autant plus que les investissements peuvent être répercutés séparément sur le prix de l’électricité.</p><p>À cela s’ajoute – comme l’ElCom elle-même l’a publiquement déploré – que certains fournisseurs mènent les petits consommateurs par le bout du nez&nbsp;: pendant des années, ils leur ont facturé au prix fort l’essentiel de leur production propre de courant renouvelable, avant de se baser sur le prix du courant produit à l’étranger quand les prix de l’électricité se sont envolés au niveau international. Les ménages et les PME ont ainsi perdus sur tous les tableaux. Le Parlement doit stopper au plus vite, dans ses délibérations actuelles sur la loi sur l’approvisionnement en électricité, cette pratique aujourd’hui légale et améliorer de façon générale la méthode de fixation des prix au profit des petits consommateurs.</p><p>Bilan&nbsp;: il y a un an, les grandes entreprises électriques ont bénéficié du jour au lendemain d’un généreux mécanisme de sauvetage et la facture d’électricité des petits consommateurs a pris l’ascenseur. Aujourd’hui, les grands groupes énergétiques comme Axpo ou BKW réalisent des bénéfices se chiffrant en milliards (résultat semestriel d’Axpo&nbsp;: 2,2&nbsp;milliards de bénéfice) – et la facture électrique des petits clients devrait continuer d’augmenter&nbsp;? C’est absolument inacceptable et il faut empêcher une telle dérive.</p><p>Loyers et charges, primes d’assurance-maladie, denrées alimentaires – tout devient plus cher&nbsp;! Et maintenant, l’électricité renchérirait encore et attiserait la crise du pouvoir d’achat, alors qu’il aurait été facile d’éviter une telle situation. La population en a assez, et donc les syndicats appellent à une manifestation nationale pour le pouvoir d’achat, le 16&nbsp;septembre à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9910</guid><pubDate>Mon, 04 Sep 2023 18:05:11 +0200</pubDate><title>La remontée des taux d’intérêt ne profite pas aux assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-remontee-des-taux-dinteret-ne-profite-pas-aux-assures</link><description>La Commission LPP recommande un faible taux d’intérêt minimal</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission LPP souhaite fixer le taux d’intérêt minimal à 1,25&nbsp;%. Soit nettement moins que le renchérissement actuel. Résultat&nbsp;: le capital de vieillesse des assuré-e-s continue à perdre de la valeur, et la remontée des taux d’intérêt à ne pas profiter aux personnes actives. Alors même qu’il leur a déjà fallu payer un lourd tribut à la phase des taux d’intérêt négatif, qui a conduit à des rentes encore plus basses. L’Union syndicale suisse invite le Conseil fédéral à porter le taux d’intérêt minimal à 2&nbsp;%. La situation financière des caisses de pensions est bonne, en raison de la hausse des taux d’intérêt, et les rendements sont positifs. Après quinze années de baisse des rentes du deuxième pilier, sous l’effet conjugué des faibles taux d’intérêt et des coûts excessifs facturés, il est temps que les choses changent.</p><p>Depuis des années, le taux de rémunération minimal des avoirs de vieillesse est à un niveau historiquement bas et dans le sillage des taux de conversion, les rentes des caisses de pensions ont chuté. La raison invoquée était toujours le faible niveau des taux d’intérêt. Alors même que pour la deuxième année les taux d’intérêt sont en nette hausse, la Commission LPP vise à maintenir le taux de rémunération minimal à un niveau historiquement bas. Au risque de provoquer une grave crise de confiance envers le système du deuxième pilier.</p><p>La loi est absolument claire&nbsp;: le taux d’intérêt minimal doit être fixé de façon à ce que le rendement des placements des caisses de pensions profite aux assuré-e-s. Dans les faits, le taux d’intérêt minimal est inférieur aux rendements réalisés depuis des années. Entre-temps, il est même inférieur au rendement des placements sans risque. La Commission LPP recommande au Conseil fédéral, dans sa décision d’aujourd’hui, de prolonger encore cette situation. Or elle a des conséquences dramatiques pour les travailleuses et travailleurs – notamment pour les plus de 50&nbsp;ans. Car non seulement les salaires stagnent, mais les salarié-e-s s’exposent à une dépréciation de leurs avoirs de vieillesse.</p><p>Et pendant ce temps, la remontée des taux d’intérêt met les caisses de pensions dans une situation confortable&nbsp;: même la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle a récemment confirmé que la situation financière du deuxième pilier est stable. Au premier semestre 2023, la plupart des institutions de prévoyance ont réalisé des rendements deux fois plus élevés que nécessaire. Et pourtant, elles refusent de répercuter sur les assuré-e-s les taux d’intérêt plus élevés. C’est incompréhensible pour les assuré-e-s. Pendant ce temps, les assureurs empochent des bénéfices toujours plus élevés avec la prévoyance professionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9906</guid><pubDate>Fri, 01 Sep 2023 06:00:00 +0200</pubDate><title>À partir d’aujourd’hui, seuls les hommes touchent une rente de retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/equal-pension-day-2023</link><description>Equal Pension Day 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui, nous y sommes&nbsp;: <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/230901_fr_analyse_equalpensionday_2023.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">jusqu’au 1er septembre, les hommes ont déjà perçu autant de rente que les femmes en percevront jusqu’à la fin de l’année. </a>Car en Suisse, les femmes touchent toujours un tiers de moins de rente que les hommes. Le déficit de rente moyen des femmes se monte exactement à 17&nbsp;293&nbsp;francs. À l’occasion de l’«&nbsp;Equal Pension Day&nbsp;», l’Union syndicale suisse (USS) tient à attirer l’attention sur la situation précaire des femmes en matière de retraite. La hausse des prix, des loyers et des primes-maladie aggrave encore plus l’écart déjà important entre les rentes des femmes et celles des hommes. Il devient toujours plus nécessaire d’agir. Aujourd’hui déjà, la pauvreté des personnes âgées est un problème qui touche avant tout les femmes en Suisse.&nbsp;</p><p>Dans l’ensemble, les femmes et les hommes fournissent certes à peu près la même quantité de travail, mais les unes et les autres n’assument pas les mêmes tâches. Les femmes travaillent plus souvent à temps partiel et dans des branches où les salaires sont bas. Or des salaires trop bas signifient des rentes encore plus basses. Tant au plan professionnel que dans leur vie privée, les femmes se chargent de la majeure partie du travail d’assistance et de soins. Elles s’occupent des enfants, elles s’occupent des proches malades ou âgés, elles s’occupent du bien-être et de l’organisation de leurs supérieurs hiérarchiques.</p><p>Cette répartition des rôles dans la société devient particulièrement visible une fois qu’une famille a été fondée. Dans les couples avec enfants, les femmes assument presque deux tiers de travail domestique et familial non rémunéré en plus que leurs partenaires. Ces activités ne sont reconnues que dans l’AVS. Les tâches d’assistance et éducatives non rémunérées accomplies par les femmes font augmenter les rentes AVS. Le fait d’élever un enfant peut augmenter jusqu’à 350&nbsp;francs par mois la rente AVS. Cela explique pourquoi les rentes des femmes et celles des hommes sont presque égales. La rente du 2e pilier est par contre indissociable de l’exercice d’une activité lucrative et du salaire touché. Contrairement à l’AVS, il n’existe pas de mécanisme reconnaissant les activités éducatives et d’assistance.</p><h3 class="heading--h4">Le renchérissement engloutit des rentes mensuelles déjà faibles</h3><p>Aujourd’hui, la majorité des femmes touche des rentes largement inférieures à 3&nbsp;000&nbsp;francs par mois. Mais ce n’est pas tout&nbsp;: il y a une année de cela, on a promis aux femmes que le relèvement de leur âge de la retraite irait de pair avec une hausse de leurs rentes. Il apparaît maintenant que c’est le contraire qui a lieu&nbsp;: au lieu d’éliminer une bonne fois le déficit de rente des femmes, on prévoit déjà de nouvelles dégradations et coupes, par exemple en ce qui concerne les rentes de veuve. De plus, aujourd’hui déjà, plus de 11&nbsp;% des femmes font une demande de prestations complémentaires (PC) directement après leur départ à la retraite. La pauvreté des personnes âgées est un problème surtout féminin, et elle augmente même avec l’âge.</p><p>Maintenant, l’inflation, la hausse des loyers et des primes-maladie viennent s’ajouter&nbsp;; et les rentes, déjà basses, suffisent pour toujours moins de dépense. Les rentes du 2e pilier ne connaissent en effet pas de compensation du renchérissement. Et pour l’AVS, cette compensation n’aura à nouveau lieu qu’en 2025. Le résultat est que, pour de nombreux ménages de retraité-e-s, les pertes de pouvoir d’achat essuyées entre 2021 et 2024 seront si importantes qu’ils disposeront d’environ une rente mensuelle de moins.</p><p>La 13e rente AVS, sur laquelle nous voterons au printemps 2024, représente une opportunité pour rapidement améliorer les retraites précaires des femmes. Cette 13e rente équivaut en moyenne à une amélioration d’environ 150&nbsp;francs de la rente mensuelle&nbsp;pour toutes les retraitées, actuelles et futures. Comme elle reprend le système des bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, l’initiative renforce la prise en considération dans la prévoyance vieillesse du travail non rémunéré, sans faire inutilement grimper les coûts pour les femmes à bas revenu. C’est rendu possible par le fait que les personnes à très haut revenu participent directement à l’amélioration urgente et nécessaire des rentes. De fait, les salaires élevés paient pleinement l’AVS sur les millions qu’ils représentent.</p><p>Le renforcement de l’AVS à travers les urnes est d’autant plus important que le Conseil fédéral prend la direction opposée. En plus des mesures d’austérité planifiées avec les rentes de veuve, il a décidé mercredi dernier de ne même pas adapter au renchérissement les suppléments de rente pour les femmes les plus touchées par le relèvement de l’âge de la retraite, alors que cela se fait normalement partout dans l’AVS.&nbsp;</p><p>Parallèlement, nombre de caisses de pensions profitent du relèvement de l’âge de la retraite des femmes pour dégrader les prestations destinées à des dernières sous forme de rentes-ponts. Et avec la réforme de la LPP, c’est un nouveau grand projet de démantèlement qui passera en votation en 2024. Cette réforme n’apportera, elle non plus, rien aux femmes. Pire encore&nbsp;: pour beaucoup d’entre elles, elle entraînera même une baisse des rentes, alors que les prélèvements sur leurs salaires vont augmenter.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_equalPensionDay_39042bd9ba.webp" length="23364" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9894</guid><pubDate>Wed, 23 Aug 2023 14:41:04 +0200</pubDate><title>Assez tergiversé : l’heure est à l’égalité dans la vie professionnelle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/assez-tergiverse-lheure-est-a-legalite-dans-la-vie-professionnelle</link><description>La commission compétente du Conseil des États freine la loi sur les crèches</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 14&nbsp;juin, plus de 300&nbsp;000&nbsp;personnes ont défilé pour une plus grande égalité. L’heure est venue d’aller de l’avant. En renforçant par exemple l’accueil extrafamilial en Suisse et en améliorant au passage la conciliation entre famille et travail. L’USS déplore qu’avec ses décisions concernant la loi sur les crèches, la commission compétente du Conseil des États freine cet important projet. Or si rien n’est fait, la participation financière de la Confédération aux coûts des structures d’accueil collectif de jour disparaîtra purement et simplement en fin de l’année 2024.</p><p>La Suisse accuse un retard inquiétant en matière d’égalité professionnelle entre femmes et hommes. L’une de ses principales raisons tient aux coûts dissuasifs de l’accueil extrafamilial. En Suisse alémanique notamment, les frais de garde sont un problème majeur. Et les conditions de travail dans le secteur laissent à désirer. L’USS invite donc à prévoir une offre d’accueil suffisante et de qualité pour tous les enfants, à revaloriser le travail de prise en charge des enfants par de bonnes conditions de travail et de salaire, ainsi qu’à prévoir un financement suffisant par les pouvoirs publics, afin que les places disponibles soient abordables pour toutes les familles.</p><p>À ce jour, la Suisse ne possède toujours pas en comparaison européenne une offre d’accueil extrafamilial suffisante et abordable. Les conditions de travail pâtissent du sous-financement de ce secteur&nbsp;: le personnel des crèches est souvent surmené. Les bas salaires entraînent des fluctuations dans le personnel. En outre, tant l’offre que les coûts et la qualité diffèrent considérablement au niveau local. Or en cas de manque de places d’accueil ou si les familles ne peuvent se les offrir, ce sont en général les femmes qui réduisent leur activité professionnelle pour s’occuper bénévolement de leurs enfants. Sans surprise, les femmes réalisent des revenus moins élevés et auront plus tard du mal à obtenir une rente couvrant leurs besoins vitaux.</p><p>La conciliation entre travail et famille ne doit pas dépendre du budget. Il faudra donc inévitablement à l’avenir aménager l’accueil extrafamilial comme un service public pour que comme dans le cas de l’école enfantine, il aille de soi d’y inscrire ses enfants. En outre, il ne suffira pas de prendre en compte les besoins de l’économie. Des mesures s’imposent pour améliorer la qualité de la prise en charge et les conditions de travail du personnel.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9892</guid><pubDate>Tue, 22 Aug 2023 14:58:42 +0200</pubDate><title>Plus de la moitié des personnes actives en Suisse sont exposées au travail à des risques pour la santé ainsi qu’au stress</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-la-moitie-des-personnes-actives-en-suisse-sont-exposees-au-travail-a-des-risques-pour-la-sante-ainsi-quau-stress</link><description>Une étude européenne révèle des problèmes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une bonne moitié des travailleuses et travailleurs suisses sont exposés à des risques psychosociaux ou autres d’origine professionnelle.&nbsp;C’est ce que montre l’Enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS).</p><p>L'étude publiée aujourd'hui montre qu'en matière de&nbsp;stress lié au travail, les chiffres ont quasiment doublé depuis l’étude sur le stress du SECO datant de 2000&nbsp;: à l’époque, la part des personnes se sentant (très) souvent stressées n’était «&nbsp;que&nbsp;» de 27&nbsp;%. La situation avait déjà bien changé en 2010&nbsp;: un tiers de la population active suisse (34&nbsp;%) faisait alors état d’un stress fréquent ou très fréquent.</p><p>Une majorité des employé-e-s suisses ont signalé des contraintes exercées sur leur appareil locomoteur (55&nbsp;%) et un rythme de travail élevé (59&nbsp;%).&nbsp;La nouvelle étude publiée par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) et la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (CFST) constate qu’en Suisse, la protection de la santé au travail est faible. On y voit également que beaucoup de salarié-e-s se plaignent de problèmes de santé tels que maux de dos, douleurs musculaires et maux de tête. L’intensité élevée du travail et les contraintes subies par l’appareil locomoteur sont principalement en cause ici.</p><p>L’EWCS révèle encore qu’en Suisse, beaucoup de personnes doivent faire des heures supplémentaires pour satisfaire aux exigences de leur poste de travail. D’où un stress et un surmenage qui sont préjudiciables à la santé. Toujours selon l’EWCS, la protection de la santé au travail doit être améliorée en Suisse. Enfin, selon les différentes enquêtes consacrées à la prévention des risques et à la protection de la santé au travail, la Suisse affiche des résultats très moyens dans ces domaines.</p><h3 class="heading--h4">L’heure n’est pas à une nouvelle dégradation, mais à l’amélioration du droit en vigueur</h3><p>Au vu des chiffres qui précèdent, il est choquant de voir que le Parlement fédéral va se pencher sur toute une série d’interventions qui démantèleraient encore plus la protection de la santé au travail.</p><p>On peut penser ici aux interventions visant à démanteler dans la loi sur le travail la protection contre les risque psychosociaux (protection contre le stress), comme la motion du conseiller national Dobler qu’examinera la CER du Conseil national le 28&nbsp;août. Ou à celle du conseiller aux États Thierry Burkart, qui utilise le travail à domicile comme prétexte pour introduire le travail de nuit et du dimanche au bureau.</p><p>De telles incitations sont particulièrement perverses en Suisse où l’on travaille déjà très longtemps et où en dépit de gains de productivité substantiels, la durée du travail n’a pas diminué ces dernières années. Cette évolution, combinée à la faible protection de la santé, a entraîné une véritable épidémie de cas d’épuisement professionnel. Jusqu’en 1990, la durée normale du travail diminuait d’une à deux heures par décennie – pour un salaire inchangé. Depuis lors, les travailleuses et travailleurs doivent financer de leur propre poche les aménagements horaires rendus nécessaires par le stress ou par leur état de santé – une activité à temps partiel étant synonyme d’un moindre salaire. C’est particulièrement frappant dans les activités d’encadrement des personnes dépendantes ou encore dans les métiers de l’enseignement.</p><p>Les femmes enceintes sont elles aussi particulièrement mal protégées en Suisse&nbsp;: il leur faut souvent se mettre en congé de maladie, parce que leur employeur ne prévoit aucune mesure de protection pour elles. Plus généralement, les absences pour cause de maladie entraînent une grave perte de revenu pour tous les travailleurs et travailleuses n’ayant pas d’assurance d’indemnités journalières contre la maladie.</p><p>Au vu des chiffres alarmants de l’étude EWCS, l’USS appelle le Parlement à refuser toute détérioration de la loi sur le travail. Au contraire, l’heure est venue de se prononcer sur une meilleure protection face aux risques psychosociaux au travail, de renforcer la protection des travailleuses enceintes et d’introduire une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie à la fois obligatoire et universelle.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_frau-gestresst-kopfschmerz_c-inkje-photocase_bf91282e5f.webp" length="72958" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9887</guid><pubDate>Wed, 16 Aug 2023 12:49:34 +0200</pubDate><title>L’USS désapprouve le refus de ratifier la convention n° 190 de l’OIT</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/luss-desapprouve-le-refus-de-ratifier-la-convention-n-190-de-loit</link><description>Harcèlement au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique le refus par la Commission des affaires juridiques du Conseil des États (CAJ-CE) de ratifier la convention n°&nbsp;190 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la violence et le harcèlement au travail et, donc, de recommander au Conseil des États d’en faire autant.</p><p>Cette convention est la première convention internationale qui interdise expressément la violence et le harcèlement sur les lieux de travail. La décision de la CAJ est un recul pour les droits des travailleurs et travailleuses. De fait, la violence et le harcèlement dans le cadre du travail sont largement répandus et leurs conséquences sont désastreuses pour la santé et l’aptitude au travail des personnes touchées. Ratifier cette convention n°&nbsp;190 serait faire un pas important dans la lutte contre ces fléaux.</p><p>La décision de la CAJ-CE est en contraste criant avec la position du Conseil national, qui a clairement dit oui à une ratification. Elle est en totalement incompréhensible parce que la Suisse remplit toutes les conditions posées à une telle ratification ainsi que les exigences s’y rapportant. Une non-ratification serait un camouflet pour l’ONU, mais aussi pour tous les travailleurs et travailleuses, surtout pour les femmes victimes de violence et de harcèlement.</p><p>Ce refus de la CAJ-CE est d’autant plus absurde que l’Union patronale suisse aussi s’était prononcée en faveur de la ratification.</p><h3 class="heading--h4">La ratification de la convention serait un symbole important</h3><p>La convention n°&nbsp;190 a déjà été ratifiée par la plupart des plus importants partenaires commerciaux de la Suisse. C’est en effet le cas de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, et d’autres pays vont le faire sous peu. Tous les États membres de l’Union européenne ont entamé le processus de ratification et le Canada comme l’Australie ont déjà ratifié la convention.</p><p>Un refus de ratifier cette convention entacherait la réputation de la Suisse au plan international&nbsp;: elle serait le premier et unique pays à refuser explicitement une ratification. Pour l’économie et le site industriel ainsi que pour l’image de la Suisse, ce serait là aussi un mauvais signal.</p><p>Une ratification donnerait par contre un signal important à nos partenaires commerciaux, indiquant que notre pays s’engage pour le respect des normes de travail et les respecte aussi. Pour les travailleurs et travailleuses, elle montrerait également que les acteurs suisses les prennent au sérieux et s’engagent pour leurs droits sur les lieux de travail.</p><p>Cet objet figurera en septembre à l’ordre du jour du Conseil des États. L’USS demande à ce dernier qu’il ratifie la convention de l’OIT.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_a0052b1b44.webp" length="365836" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9881</guid><pubDate>Wed, 26 Jul 2023 15:14:00 +0200</pubDate><title>La 13e rente AVS arrive au bon moment</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-arrive-au-bon-moment</link><description>Sondage sur l’initiative populaire pour une 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS bénéficie du large soutien des citoyen-ne-s. À cause de l’inflation ainsi que de la hausse des loyers et des primes-maladie, les retraité-e-s perdront, d’ici la fin 2024, l’équivalent d’une rente mensuelle entière. La 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS peut compenser cette perte de pouvoir d’achat, c’est pourquoi elle arrive au bon moment. Pas étonnant que 68&nbsp;% de la population soutiennent cette initiative&nbsp;!</p><h3 class="heading--h4">Renforcer l’AVS&nbsp;: le bon calcul</h3><p>Aujourd’hui, l’AVS ne suffit clairement pas, la rente mensuelle moyenne se montant à tout juste 1800 francs. La perte de valeur des rentes est toujours plus inquiétante et l’augmentation du coût de la vie rend ce problème encore plus grave. Pour 90&nbsp;% des personnes professionnellement actives, le renforcement de l’AVS en vaut la peine. C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) défendra de toutes ses forces son initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. Dans l’AVS, tout le monde participe et tout le monde profite des améliorations directes des rentes, et tout particulièrement les femmes.&nbsp;Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier ne connaît ni protection contre l’inflation, ni rentes garanties en fonction des cotisations salariales payées tout au long de sa vie professionnelle. Et le Parlement veut continuer à diminuer les prestations assurées dans ce pilier, malgré l’excellente situation financière des caisses de pensions&nbsp;! Or les assuré-e-s paient depuis des années toujours plus de cotisations salariales dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier alors que les rentes baissent. Les seules choses qui augmentent dans ce pilier sont les coûts et les gains des caisses de pensions. Avec l’AVS, c’est tout le contraire&nbsp;: le taux de cotisation est stable et les frais administratifs sont bas.</p><h3 class="heading--h4">L’AVS est en bonne santé</h3><p>Les perspectives de la Confédération de la semaine passée concernant l’AVS confirment la bonne santé financière de l’AVS. Ces prochaines années, celle-ci réalisera un excédent annuel d’environ 3&nbsp;milliards de francs. Contrairement aux scénarios catastrophes diffusés année après année, la fortune de l’AVS augmentera à 67&nbsp;milliards de francs d’ici la fin de la décennie. C’est environ 20&nbsp;milliards de plus qu’aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">La retraite à 67 ans&nbsp;?</h3><p>Bien que l’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux ne soit pour l’heure pas largement approuvée par la population selon le sondage de Tamedia, l’USS prend au sérieux cette nouvelle attaque contre les salarié-e-s ordinaires. Le patronat et les banques demandent avec insistance la retraite à 67&nbsp;ans et utilisent cet argument pour attiser la panique par rapport à l’AVS. Pour cette raison, l’USS combattra fermement l’initiative des Jeunes libéraux-radicaux. Le relèvement de l’âge de la retraite est un non-sens absolu compte tenu de la réalité du marché du travail. Celle ou celui qui peut se le permettre prend aujourd’hui déjà sa retraite avant l’heure. Et avec le relèvement de l’âge de référence AVS, seuls les cadres à hauts revenus ou les banquiers pourraient se permettre une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers devront quant à eux travailler jusqu’à 67&nbsp;ans.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9877</guid><pubDate>Fri, 14 Jul 2023 11:47:45 +0200</pubDate><title>Les réserves continuent de croître : les finances de l’AVS sont saines</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-reserves-continuent-de-croitre-les-finances-de-lavs-sont-saines</link><description>Perspectives financières de la Confédération pour l’AVS : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les toutes dernières perspectives financières de la Confédération pour l’AVS confirment que celle-ci se porte bien. L’AVS enregistrera des excédents annuels de quelque 3&nbsp;milliards de francs au cours des prochaines années. Contrairement à l’alarmisme propagé à grands cris pendant des années, la fortune de l’AVS devrait atteindre 67 milliards de francs d’ici la fin de la décennie, soit environ 20 milliards de plus qu’aujourd’hui. Et pourtant, avec des programmes d’économie et des scénarios catastrophes, on continue à vouloir détourner l’attention du vrai problème&nbsp;: les rentes AVS sont aujourd’hui trop basses. C’est ce que montrent les nouveaux chiffres de l’Office fédéral de la statistique sur la pauvreté des personnes âgées. L’écart des rentes devient de plus en plus préoccupant, l’augmentation du coût de la vie aggrave le problème.</p><p>Aujourd’hui déjà, une personne sur dix de plus de 65 ans n’a pas assez d’argent pour faire face à une dépense inattendue. Ce sont notamment les personnes vivant seules, celles qui n’ont qu’un diplôme de fin de scolarité obligatoire et les migrant-e-s qui sont souvent confrontés à la pauvreté parmi les personnes âgées. Pendant ce temps, l’AVS se porte très bien. Dans ses perspectives financières publiées aujourd’hui, même la Confédération table sur des excédents de plusieurs milliards d’ici 2030.</p><p>Par la suite, l’évolution des finances de l’AVS dépendra des augmentations de salaire, de la situation de l’emploi et des rendements des placements de l’AVS. Les économies que la Confédération prévoit de faire dans l’AVS pour les femmes sont d’autant plus incompréhensibles. Au lieu d’augmenter les rentes des femmes et d’assurer par des rentes décentes le travail d’assistance et d’éducation qu’elles fournissent, Berne veut réduire les rentes de veuves de 810 millions de francs.</p><p class="heading--h4">Déficit des rentes</p><p>Les rentes perdent massivement de leur valeur. Avec les hausses des loyers et des primes-maladie et une poussée de l’inflation la plus forte depuis des décennies, il reste de moins en moins d’argent dans le porte-monnaie des retraité-e-s. Les rentes du 2<sup>e</sup> pilier ayant baissé sans arrêt depuis des années, le renforcement de l’AVS par une 13e&nbsp;rente devient toujours plus important – et c’est finançable. La compensation du déficit de rente par l’AVS est ce qu’il y a de plus avantageux pour 90&nbsp;% des personnes actives.</p><p>Au Palais fédéral, on préfère faire fi de tout cela et ce, pour des raisons idéologiques. En effet, les employeurs, les banques et les hauts revenus font un lobbying intense pour se soustraire à leurs responsabilités. Ils ne souhaitent pas cofinancer des rentes garantissant le minimum vital pour les personnes gagnant un salaire normal. En juin encore, le Conseil national a passé des heures à se lamenter sur les «&nbsp;difficultés&nbsp;» de l’AVS au lieu de reconnaître enfin le problème réel des rentes. Et le Conseil fédéral est en train de bricoler les prochaines coupes dans les rentes de veuves.</p><p>Pour l’USS, il est évident que seul un Oui à l’initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS permettra à la population de forcer les politiques à regarder les vrais problèmes en face. L’initiative arrive à point nommé. En effet, le déficit des rentes va se creuser de manière terrible au cours des prochains mois&nbsp;: d’ici fin 2024, les retraité-e-s perdront un mois entier de rente en pouvoir d’achat en raison de l’évolution des prix, du choc des primes-maladie et de la hausse des loyers.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9873</guid><pubDate>Fri, 07 Jul 2023 07:52:43 +0200</pubDate><title>Inflation, rattrapage, bonne conjoncture : il faut des hausses de salaires de 5 %</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/inflation-rattrapage-bonne-conjoncture-il-faut-des-hausses-de-salaires-de-5</link><description>Conférence de presse de l’Union syndicale suisse sur les salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En 2023, pour la troisième année consécutive, les salaires ont baissé. L’heure est donc venue d’inverser la tendance. Les négociations salariales à venir seront cruciales. Il faut que les salaires augmentent de 5&nbsp;%. C’est absolument nécessaire étant donné que les prix et la productivité ont augmenté, alors que les salaires stagnent depuis trop longtemps. L’économie se porte bien et le chômage reste bas&nbsp;: les salarié-e-s doivent enfin obtenir leur juste part de la bonne conjoncture. Les employeurs se plaignent de la «&nbsp;pénurie de main-d’œuvre qualifiée&nbsp;», mais augmentent avant tout leurs profits et les salaires des cadres supérieurs. Aujourd’hui, les améliorations doivent s’appliquer à tout le monde&nbsp;!</p><p>En 2023, les salaires réels baissent pour la troisième année consécutive. C’est du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Ils sont actuellement inférieurs de près de 3&nbsp;% à ceux de 2020. Pourtant l’économie se porte bien et le chômage est bas. Et les employeurs se plaignent de la «&nbsp;pénurie de main-d’œuvre qualifiée&nbsp;». Jusqu’ici, les salarié-e-s n’ont pratiquement rien vu de la bonne conjoncture.</p><p>Les entreprises en revanche en ont profité. Nombre d’entre elles ont relevé leurs prix et élargi leurs marges en raison des débouchés favorables et des pénuries d’approvisionnement. Certaines grandes entreprises suisses se montrent carrément euphoriques dans leurs derniers rapports trimestriels. Ce n’est que lorsque les négociations salariales approchent que les pronostics se font soudain plus pessimistes. Mais cette fois, plus question que les salarié-e-s se contentent des miettes. Maintenant, il faut des hausses de salaires. Si nécessaire, nous les obtiendrons avec des mesures de lutte. Pendant l’été, les revendications salariales et les négociations seront préparées au sein des branches et le 16 septembre, les syndicats de l’USS lanceront l’automne salarial avec une grande manif à Berne.</p><p>Les salaires accusent aujourd’hui un important retard. Si l’on veut que la répartition entre travail et capital reste la même, les salaires doivent augmenter autant que le renchérissement et la productivité du travail. Sinon, ce sont les employeurs qui gagneront plus, au détriment des salarié-e-s. C’est malheureusement ce qui s’est passé ces dernières années. Depuis 2015, les salaires nominaux ont augmenté d’environ 7,5&nbsp;%, tandis que le renchérissement et la productivité ont progressé – ensemble – de plus de 14&nbsp;%. Le tableau serait à peu près le même si l’on comparait la période de 2010 à 2023. Le retard salarial est de plus de 5&nbsp;%, la plupart du temps indépendamment de la période comparée.</p><p>Pendant ce temps, la situation financière de la population s’est sensiblement dégradée. La hausse des prix des produits de consommation courante ainsi que l’augmentation des loyers et des primes-maladie ont considérablement grevé le pouvoir d’achat. En 2024, les loyers et les primes d’assurance-maladie devraient à nouveau fortement augmenter. À cela vient s’ajouter une hausse de la TVA de 0,4 point de pourcentage. Sans augmentation de salaire, un couple avec deux enfants disposera de 3000 francs de moins l’année prochaine</p><p>Pour Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, une chose est sûre&nbsp;: «&nbsp;Une augmentation de salaire de 5&nbsp;% est nécessaire, car le besoin de rattrapage des dernières années est considérable. La croissance de la productivité et le contexte économique permettent une telle hausse salariale&nbsp;». Et le président de l’USS Pierre-Yves Maillard de souligner&nbsp;: «&nbsp;Les entreprises augmentent leurs prix. Mais dès qu’on parle des salaires, on nous dit que les caisses sont vides. On ne peut pas continuer comme cela&nbsp;: les salaires doivent maintenant augmenter. Voilà pourquoi les syndicats appellent à une grande manifestation nationale le16 septembre à Berne&nbsp;».</p><p>Véronique Polito, vice-présidente d’Unia, attire l’attention sur un autre aspect important&nbsp;: «&nbsp;Les salaires dans les branches où les femmes sont majoritaires ont connu une évolution inférieure à la moyenne, et les femmes ressentent donc encore plus la baisse des salaires réels des trois dernières années. Il faut que cela change. L’argent est là pour permettre enfin des améliorations&nbsp;: les entreprises se portent très bien et dans beaucoup de branches&nbsp;».</p><p>Christian Fankhauser, vice-président du SEV, met en garde&nbsp;: «&nbsp;Après une compensation partielle du renchérissement en 2022, nous n’accepterons pas une stagnation salariale en automne 2023 dans les entreprises de transport public&nbsp;». Président de syndicom, Matteo Antonini abonde dans le même sens&nbsp;: «&nbsp;Une partie de la branche logistique continue d’avoir des salaires très bas et des conditions de travail précaires. C’est pourquoi syndicom exigera la pleine compensation du renchérissement et s’engagera en outre pour que les salaires évoluent davantage afin de compenser la perte de salaire réel des dernières années&nbsp;». Pour Natascha Wey, secrétaire générale du SSP, la solution est évidente&nbsp;: «&nbsp;Les cantons aussi ont de l’argent&nbsp;: ils font des excédents mirobolants depuis des années. Toutes ces personnes qui font rouler les trains et les bus, forment les gens, s’occupent des enfants et soignent les personnes âgées méritent de voir enfin leurs revenus progresser&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/c/csm_web-P1010742_bearbeitet-1_f65aeb3145.webp" length="221252" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9859</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 16:23:08 +0200</pubDate><title>Un signal clair en faveur de structures d’accueil qui soient de qualité, abordables et conçues comme un service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-signal-clair-en-faveur-de-structures-daccueil-qui-soient-de-qualite-abordables-et-concues-comme-un-service-public</link><description>Dépôt de l’initiative sur les crèches</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il y a quelques semaines seulement, plus de 300&nbsp;000 personnes sont descendues dans la rue pour exiger plus d’égalité. Maintenant, il faut enfin aller de l’avant avec l’une des revendications les plus urgentes exprimée le 14 juin&nbsp;: la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. Ce 5 juillet, l’<a href="https://creches-abordables.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">initiative sur les crèches</a> a été déposée avec succès par le PS et les syndicats. Elle prévoit le droit à une place d’accueil pour chaque enfant, une base constitutionnelle pour un accueil extrafamilial de qualité ainsi que de bons salaires et de bonnes conditions de travail pour le personnel. De plus, les parents ne devraient pas consacrer plus de 10&nbsp;% de leur revenu à la garde de leurs enfants.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Une offre abordable</strong></h3><p>L’égalité ne doit en aucun cas dépendre du l’épaisseur du portemonnaie. Aujourd’hui, de trop nombreuses familles ne trouvent pas de place d’accueil ou alors les places sont tout simplement trop chères. On sait pourtant à quel point l’accueil préscolaire est important pour le développement et l’intégration des enfants. Actuellement, l’offre en matière d’accueil extrafamilial est un véritable patchwork cantonal avec des offres et des coûts qui diffèrent énormément. L’accueil des enfants est très cher pour les familles en Suisse en comparaison avec ce qui existe dans d’autres pays européens.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Qualité de la prise en charge</strong></h3><p>L’USS s’engage pour que l’accueil des enfants soit organisé comme un service public. L’accueil des enfants concerne tout le monde, ce n’est pas une affaire privée&nbsp;! Actuellement, ce secteur est toutefois largement sous-financé. Cela se traduit par des salaires trop bas, une pénurie de personnel, une surcharge de travail pour les personnes en place et un important taux de rotation en raison de ces dysfonctionnements. C’est tout cela que l’initiative déposée le 5 juillet veut combattre. Elle vise donc aussi à améliorer la situation professionnelle dans le domaine de l’accueil des enfants.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Plus d’égalité</strong></h3><p>Il faut des places de crèche abordables sur l’ensemble du territoire pour enfin faire un pas en avant dans la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Trop souvent, ce sont les femmes qui réduisent leur activité professionnelle pour assumer le travail d’éducation non rémunéré, avec des conséquences délétères sur leur vie professionnelle, l’évolution de leur salaire et leur prévoyance vieillesse.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_230705_KitaIniEingereicht_e1945759b8.webp" length="369748" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9854</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:26:35 +0200</pubDate><title>Les primes-maladie deviennent une charge insupportable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-primes-maladie-deviennent-une-charge-insupportable</link><description>La commission du Conseil national ignore la hausse des primes-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À travers sa décision prise hier, concernant le contreprojet à l’initiative d’allègement des primes («&nbsp;Maximum 10&nbsp;% du revenu pour les primes d’assurance-maladie&nbsp;»), de se rallier à la version totalement insuffisante du Conseil des États, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national montre clairement qu’elle entend continuer à ignorer les problèmes de pouvoir d’achat de larges couches de la population. La charge que représentent les primes-maladie est devenue insupportable. Aujourd’hui déjà, une famille doit consacrer plus de 1&nbsp;000 francs par mois au paiement de ses primes et cet automne, ces dernières menacent à nouveau d’exploser. Le Parlement doit par conséquent absolument revenir sur cette décision en automne.</p><p>La crise du pouvoir d’achat est en train de culminer. L’alimentation, les loyers, l’électricité, le chauffage&nbsp;: tout a renchéri et continue à renchérir. À toutes ces hausses s’ajoute celles du fossoyeur du pouvoir d’achat numéro un&nbsp;: les primes-maladie de l’assurance obligatoire. Après une augmentation de 6,6&nbsp;% l’an dernier, on s’attend à une hausse d’un même ordre de grandeur cet automne, si ce n’est pas encore plus.</p><p>Par bonheur – pourrait-on dire – nous disposons, avec les réductions de primes, d’un instrument «&nbsp;prêt à l’emploi&nbsp;» qui, en ce qui concerne les primes, permet d’atténuer ce choc du pouvoir d’achat de manière efficace et ciblée. Et par bonheur aussi, le Conseil national a mis au point, dans le cadre du contreprojet à l’initiative d’allègement des primes, un projet de développement efficace et maniable de cet instrument. Mais au lieu de précisément s’y tenir, la CSSS a entièrement tourné casaque hier et basculé en faveur du modèle totalement insuffisant, voire scandaleux, du Conseil des États. Les dépenses supplémentaires de 356 millions prévues pour les réductions de primes ne correspondent même pas à un seul pourcent du volume total des primes.</p><p>La majorité de la CSSS fait ainsi malheureusement savoir qu’elle vit dans un monde parallèle et n’a aucune idée des soucis concrets qui sont ceux de la population suisse. Il ne se passe en effet pratiquement pas une semaine sans qu’un baromètre des préoccupations soit publié. Et presque à chaque fois, le prix (inabordable) de la santé figure de loin aux tous premiers rangs de celles-ci. Maintenant, le Parlement a, pour la dernière fois pendant sa session d’automne, la possibilité de revenir à la raison et de faire aboutir le bon contreprojet du Conseil national lors de ses dernières délibérations. Cela donnerait à tout le moins un peu de répit à la population.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9840</guid><pubDate>Wed, 28 Jun 2023 14:36:44 +0200</pubDate><title>Des économies au détriment des rentes des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-economies-au-detriment-des-rentes-des-femmes</link><description>Démantèlement de l’AVS par le Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le relèvement de l’âge de la retraite des femmes n’est pas encore entré en vigueur, le Conseil fédéral démantèle encore plus les retraites des femmes. Cela, bien que les finances de l’AVS soient assurées pour la décennie à venir. Les principaux axes décidés aujourd’hui confirment de manière univoque la vision que le Conseil fédéral se fait de l’égalité des genres&nbsp;: au lieu d’augmenter les rentes des femmes et de reconnaître à travers des rentes décentes les prestations éducatives et de prise en charge de ces dernières, il entend diminuer les rentes de veuve de 810&nbsp;millions de francs.</p><p>On ne connaît qu’une partie des détails du projet en préparation. Mais il est clair que les femmes seront les premières touchées. En effet, en fonction des actuels coûts, elles reçoivent presque 90&nbsp;% des prestations de survivant-e-s. Et parce qu’une seule veuve sur dix perd son conjoint avant l’âge de la retraite, des retraitées seront aussi concernées. À ce sujet, le Conseil fédéral a adopté, l’an dernier seulement, un rapport explicite selon lequel, après le décès de leur conjoint, les femmes se trouvent, aujourd’hui déjà, plus souvent dans une situation financière difficile que les hommes. Pour toutes ces femmes, le Conseil fédéral prévoit désormais des périodes transitoires misérables, les mettant de ce fait, à partir de 50 ans déjà, sur la voie des services sociaux, ou des prestations complémentaires. Seule note positive&nbsp;: le Conseil fédéral entend quand même renoncer à des coupes dans les rentes pour enfant.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9836</guid><pubDate>Tue, 27 Jun 2023 09:09:26 +0200</pubDate><title>141 726 signatures contre la baisse des rentes du 2e pilier </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/141726-signatures-contre-la-baisse-des-rentes-du-2e-pilier</link><description>L’alliance dépose le référendum contre la réforme du 2e pilier </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est presque trois fois plus que ce qui était requis&nbsp;: la large alliance contre la réforme prévue du 2<sup>e</sup> pilier (LPP&nbsp;21) a récolté pas moins de 141&nbsp;726 signatures et a déposé son référendum aujourd’hui à Berne, donnant ainsi un puissant signal. En plus des syndicats, du PS et des Vert-e-s, des magazines politiquement indépendants de défense des consommatrices et consommateurs ont eux aussi contribué à la récolte contre les baisses de rentes. Payer plus pour des rentes plus basses, ça ne vaut pas la peine pour les assuré-e-s. C’est pourquoi il est important de voter NON à LPP&nbsp;21.</p><p>La réforme aboutirait à de nouvelles baisses de rentes, pouvant atteindre 3240&nbsp;francs par an. Alors même qu’à l’heure actuelle, l’inflation engloutit déjà l’équivalent d’une rente mensuelle. Et qu’au cours des dix dernières années, le 2<sup>e</sup> pilier s’est dégradé de façon catastrophique pour les travailleuses et travailleurs. Les taux de conversion et les rentes ont beau diminuer depuis plusieurs années, la réforme adoptée par le Parlement ne tient aucun compte de ces développements. De même, elle ignore complétement le revirement des taux d’intérêt et l’inflation galopante.</p><p>Il est aberrant de continuer de réduire les rentes alors même que les taux d’intérêt sont repartis à la hausse. Or c’est précisément ce que le Parlement a décidé de faire, quitte à ce que les rentes diminuent encore de 15&nbsp;% dans certains cas. Après AVS&nbsp;21, cette réforme pénaliserait davantage encore les femmes. Car cette même génération obligée de travailler plus longtemps devrait en plus payer jusqu’à la fin de son activité professionnelle des cotisations plus élevées – donc toucher moins de salaire net – pour recevoir moins de rente, ou, au mieux, le même montant. Autrement dit&nbsp;: les femmes passeraient une deuxième fois à la caisse. Enfin, la réforme est un échec sur le plan technique, car elle rend le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier plus opaque, plus coûteux et finalement assez arbitraire. La confiance qu’inspire la prévoyance professionnelle risque bien de s’éroder encore un peu plus.</p><p>Au moment de la remise des signatures, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Le grand nombre de signatures montre que les gens en ont assez qu’on s’en prenne aux retraites. La réforme prévue entraînerait une importante baisse des rentes.&nbsp;» De son côté, la co-présidente du PS Mattea Meyer a souligné que «&nbsp;le compte n'y est pas. Ni pour les jeunes, ni pour les personnes âgées, et encore moins pour les femmes&nbsp;: payer plus pour des rentes plus basses est une mauvaise proposition, c’est pourquoi nous rejetons clairement cette réforme&nbsp;». Pour Vania Alleva, présidente d’Unia, il y a encore une autre injustice&nbsp;: «&nbsp;C’est précisément pour les bas salaires que les coûts augmenteraient le plus, parfois sans amélioration des rentes. Avec ce projet, l’argent de l’employée de la restauration ou de l’aide-soignante passera directement dans les poches des financiers qui se frotteront les mains face aux milliards de bénéfices qu’ils pourront réaliser dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier&nbsp;!&nbsp;». Katharina Prelicz-Huber, présidente du SSP et conseillère nationale Verte, a évoqué la question des coûts&nbsp;: «&nbsp;Cette réforme ne profitera qu’au monde de la finance. Aujourd’hui déjà, les banques et les assurances prélèvent chaque année 7 milliards de francs sur l’épargne des travailleuses et travailleurs.&nbsp;» Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, se montre optimiste&nbsp;: «&nbsp;Cette réforme coûteuse et déséquilibrée entraîne des baisses de salaires et de rentes. C’est pourquoi Travail.Suisse est confiant que la population n’acceptera pas ce nouveau démantèlement des retraites.&nbsp;»</p><p><strong>ALLIANCE RÉFÉRENDAIRE «&nbsp;NON AUX BAISSES DE RENTES LPP&nbsp;»</strong></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/a/csm_bvg-karten-boxen-bundeshaus_f2a6bd8705.webp" length="204018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9832</guid><pubDate>Thu, 22 Jun 2023 12:09:00 +0200</pubDate><title>Une décision risquée et incompréhensible</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-decision-risquee-et-incomprehensible</link><description>Politique monétaire : la BNS s’entête et augmente son taux directeur</description><content:encoded><![CDATA[<p>La conjoncture mondiale s’est dégradée ces derniers mois, notamment parce que les problèmes de pouvoir d’achat freinent la demande. En Suisse, le chômage est en légère hausse. Le renchérissement recule sensiblement. Le franc s’est encore apprécié par rapport au dollar et à l’euro, ce qui accroît encore la pression sur l’économie d’exportation suisse. La surévaluation du franc laisse depuis longtemps des traces cruelles sur l’économie. Les exportations de l’industrie des machines sont plus faibles qu’il y a 20 ans.</p><p>Dans ce contexte, la décision prise aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) est trop risquée et totalement incompréhensible, en particulier l’annonce de possibles nouvelles appréciations du franc suisse. «&nbsp;Dans le contexte actuel, il s’agit principalement de vente de devises&nbsp;», explique la BNS. Mais aussi du relèvement du taux directeur.</p><p>Presque tous les pronostics conjoncturels pour la Suisse tablent sur un renchérissement inférieur à 2&nbsp;% l’année prochaine. Les exigences de la Banque nationale en matière de stabilité des prix seraient donc atteintes et une nouvelle hausse des taux d’intérêt s’avère inutile. Seule la BNS s’attend à un renchérissement plus élevé. Les documents présentés aujourd’hui ne permettent pas de comprendre pourquoi les prévisions de la BNS divergent à ce point du consensus. La justification de la décision d’aujourd’hui reste pour le moins floue.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9830</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2023 17:21:21 +0200</pubDate><title>Mandat de négociation avec l’UE : La protection des salaires et le service public doivent être garantis</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mandat-de-negociation-avec-lue-la-protection-des-salaires-et-le-service-public-doivent-etre-garantis</link><description>La position de l’USS sur les paramètres du mandat de négociation avec l’Union Européenne</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’ouverture de la Suisse à l’Union européenne (UE) pour autant qu’elle serve et ne nuise pas aux salarié-e-s. Elle s’engage pour une Suisse offensive dans une Europe sociale. Les discussions sur l’accord-cadre n’ont à ce jour pas rempli ces exigences. Et l’évolution des discussions exploratoires s’est révélée inquiétante. La protection des salaires et le service ne sont en effet pas garantis. L’USS est fâchée de voir que le Conseil fédéral ne nomme pas publiquement ces problèmes non résolus.</p><p>Ayant les salaires les plus élevés d’Europe, la Suisse a besoin de les protéger le mieux possible. Très important pour la population, le service public doit être préservé et développé. Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: les entretiens avec l’UE ne peuvent déboucher sur un succès que sur cette base. Par conséquent, le mandat de négociation du Conseil fédéral doit contenir les éléments suivants&nbsp;:</p><ul><li>La <strong>protection autonome des salaires</strong> doit être assurée. Il faut des garanties contraignantes pour que les CCT puissent continuer à être appliquées de façon paritaire. Et la Suisse doit pouvoir continuer à utiliser des instruments tels que le blocage des prestations de services, les interruptions de travail et la caution pour lutter efficacement contre la sous-enchère.</li><li>L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur les <strong>frais professionnels</strong>, selon laquelle les employé-e-s de l’UE en Suisse ne reçoivent plus le dédommagement des frais suisses.</li><li>En matière de protection des salaires, la Suisse doit <strong>renforcer la prévention</strong>&nbsp;: les mandats doivent être attribués aux entreprises qui versent des salaires corrects. Pour ce faire, les mandants devront utiliser les informations numériques issues des contrôles des salaires. De plus, la Suisse devrait introduire une responsabilité civile du maître d’ouvrage. Si la prévention est renforcée et qu’en même temps, la procédure d’annonce auprès de la Confédération est améliorée au niveau numérique, la Suisse pourrait également réduire progressivement le délai d’annonce préalable de 8 jours sans que la protection des salaires s’en trouve détériorée.</li><li>Il faut stopper l’érosion rampante de la protection des salaires. Les conditions pour l’<strong>extension des CCT</strong> doivent être adaptées à la réalité actuelle&nbsp;: le quorum des employeurs doit notamment être modifié. Les travailleurs et travailleuses temporaires doivent être engagés aux mêmes salaires que les employé-e-s fixes. La Suisse pourrait reprendre ici les directives de l’UE sur les salaires minimaux et le travail intérimaire.</li><li>L’USS soutient l’importante coopération de la Suisse avec l’UE dans le domaine de la haute tension électrique. Mais elle s’oppose à une ouverture totale du <strong>marché de l’électricité</strong>.</li><li>Les <strong>transports publics</strong> en Suisse ne doivent pas être affaiblis. L’USS s’oppose à une ouverture du marché dans ce domaine. Il en va de même pour le mécanisme d’examen des aides d’État qui affaiblirait les transports publics.</li><li>Les améliorations qui résulteraient de l’adoption de la <strong>directive européenne sur la citoyenneté</strong> constitueraient un progrès. Les ressortissant-e-s de l’UE bénéficieraient d’une meilleure protection sociale et de droits accrus en cas de difficultés économiques.</li><li>La conclusion d’un accord dans le domaine de la <strong>santé publique et de la gestion des crises</strong> serait positive pour la Suisse. En revanche, une réduction des subventions publiques dans le domaine de la santé, potentiellement imposée dans ce cadre par le droit des aides d’État, n’est pas négociable. Ces aides sont déjà trop faibles aujourd’hui.</li><li>L’USS soutient les <strong>contributions de cohésion</strong> versées à l’UE. Ces contributions pourraient aussi être augmentées. Elles représentent un instrument de solidarité important pour réduire les différences de revenu en Europe. La remise en route rapide des projets de coopération suspendus entre la Suisse et l’UE serait également une bonne nouvelle. La Suisse et l’UE ont un intérêt commun considérable à coopérer étroitement dans la recherche, la culture et la formation</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9823</guid><pubDate>Sun, 18 Jun 2023 15:25:25 +0200</pubDate><title>Un signal clair : un salaire doit permettre de vivre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-signal-clair-un-salaire-doit-permettre-de-vivre</link><description>« Oui » à un salaire minimum à Zurich et Winterthour</description><content:encoded><![CDATA[<p class="heading--h4">Deux votes en faveur de&nbsp;salaires minimums en Suisse alémanique</p><p>Après les succès cantonaux en Suisse romande, les deux votes favorables de ce jour au compromis parlementaire pour un salaire minimum à Zurich et à une initiative populaire à Winterthour représentent un progrès concret pour des dizaines de milliers de personnes qui travaillent aujourd'hui encore à des salaires trop bas.&nbsp;Alors que les salaires réels baissent pour la troisième année consécutive, la pression en faveur d'une amélioration se fait évidemment plus forte. Concrètement, l'Union syndicale suisse demande: pas de salaire en-dessous de 5000 francs avec CFC et au moins 4500 francs pour tout le monde.</p><p>L'acceptation des salaires minimums dans les deux plus grandes villes du canton de Zurich montrent par ailleurs à quel point la motion Ettlin, votée par le Parlement, est contraire au fédéralisme et antidémocratique. Des salaires minimums dans les cantons ou les communes sont acceptables pour des raisons sociales, pour garantir la possibilité de vivre lorsqu'on travaille. Il ne doit donc pas être possible d'aller en-dessous de ces seuils comme le demande la motion. Les syndicats s'y opposeront.</p><p class="heading--h4">Les recettes du nouvel impôt minimum doivent profiter à la population</p><p>L’adoption de la réforme fiscale de l’OCDE entraîne l’introduction d’un impôt minimum pour les grandes entreprises internationales, ce que l’Union syndicale suisse (USS) a toujours soutenu. Pendant la campagne, de très nombreux citoyen-ne-s se sont toutefois offusqués de ce que les recettes fiscales supplémentaires soient destinées à être reversées aux multinationales et aux hauts revenus. Les personnes à revenu normal, qui souffrent déjà de la hausse des primes d’assurance-maladie et des loyers, n’en verraient pas la couleur. L’USS se battra, lors de la mise en œuvre de la réforme, pour que les milliards de recettes de cet impôt profitent à l’ensemble de la population.</p><p class="heading--h4">Soulagement après le « Oui » à la loi climat</p><p>L’USS salue vivement l’adoption de la loi sur la protection du climat. La Suisse fait ainsi enfin un pas en avant en matière de politique climatique et ancre ses objectifs climatiques dans la loi sans aucune ambiguïté. Avec l’offensive d’investissement qui vient d’être lancée pour la transformation énergétique des bâtiments et les innovations technologiques, le «&nbsp;virage climatique&nbsp;» en Suisse bénéficie enfin d’une impulsion sérieuse.</p><p>Mais d’autres mesures sont nécessaires – et vite&nbsp;! Raison pour laquelle les syndicats soutiennent également l’initiative pour un fonds climat. Celle-ci exige une politique climatique publique efficace et globale à travers un renforcement du service public et des investissements dans des emplois durables et bien rémunérés. Lors de la mise en œuvre de la loi sur la protection du climat, l’USS veillera en outre scrupuleusement à ce que les subventions accordées dans le secteur du bâtiment parviennent au portemonnaie des locataires et ne soient surtout pas détournées par les propriétaires d’immeubles pour augmenter encore les loyers.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9817</guid><pubDate>Wed, 14 Jun 2023 20:14:10 +0200</pubDate><title>Égalité : il faut des avancées concrètes, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-il-faut-des-avancees-concretes-maintenant</link><description>L’USS à propos de la grève féministe 14 juin 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un signal fort pour plus d’égalité&nbsp;: voilà comment on peut sans hésiter résumer cette journée du 14 juin. Dans toute la Suisse, plus de 300 000&nbsp;personnes ont participé à la journée de grève féministe. En plus des cortèges et des manifestations, les syndicats ont mis l’accent cette année sur des actions qui ont eu lieu au sein même de plusieurs entreprises. Car l’égalité n’est de loin pas encore réalité&nbsp;: le fait que les salaires et les retraites soient encore si bas est un scandale. La forte mobilisation d’aujourd’hui montre bien&nbsp;: on ne peut pas continuer comme ça. Il faut des avancées concrètes, maintenant&nbsp;!</p><p>Sous le slogan «&nbsp;Salaire, temps, respect – l’égalité maintenant&nbsp;!&nbsp;», les fédérations membres de l’Union syndicale suisse (USS) ont organisé des actions dans des entreprises à travers toute la Suisse, après des mois de préparation. Dans certaines pharmacies vaudoises, des assistantes en pharmacie ont fait une pause prolongée pour souligner leur revendication d’une augmentation des salaires et de l’élaboration d’une CCT. À Zurich, des femmes du secteur des nettoyages ont interrompu leur travail pour exiger des améliorations dans leur CCT. Dans les universités et les écoles, des femmes ont réclamé plus de salaire et de temps pour enseigner ainsi que la reconnaissance de leur travail.</p><p>Pour l’USS, il est clair que cette journée doit être rapidement suivie d’actions concrètes, en particulier en ce qui concerne les salaires. Car c’est justement pour les femmes que les pertes de pouvoir d’achat dues au renchérissement et à l’explosion des primes-maladie ont des conséquences désastreuses. Lors des négociations salariales de cet automne, les employeurs sont donc mis au défi&nbsp;: les salaires réels doivent augmenter, surtout pour les femmes, notamment dans les professions «&nbsp;typiquement&nbsp;» féminines qui se distinguent par un faible niveau général de la rémunération. En effet, les salaires horaires y sont nettement plus bas, même après un apprentissage. Les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à ne pas avoir de 13e&nbsp;salaire. Et dans les branches où les femmes sont majoritaires, l’expérience et les années de service n’apportent guère d’améliorations. Conséquence&nbsp;: les femmes touchent des retraites scandaleusement basses et la pauvreté des personnes âgées se décline essentiellement au féminin. Là aussi, il faut un changement de cap, et ce sera possible avec la 13e&nbsp;rente AVS. C’est la seule façon de mieux prendre en compte le travail non rémunéré d’éducation et d’assistance dans la prévoyance vieillesse et ce, sans augmenter inutilement les coûts pour les personnes à bas et moyens revenus.</p><p>Les possibilités de développement professionnel des femmes doivent être améliorées. Cela signifie notamment que la conciliation de la vie familiale et professionnelle doit devenir plus facile. Si l’on veut répartir plus équitablement le travail non rémunéré, il faut impérativement des structures de garde d’enfants abordables, financées par les pouvoirs publics et disponibles sur l’ensemble du territoire. Il faut aussi rendre les horaires de travail plus faciles à planifier et réduire le temps de travail pour le même salaire.</p><p>Le sexisme, en particulier sur le lieu de travail, doit être combattu avec la plus grande détermination. Cela implique entre autres une meilleure protection pendant la grossesse, la tolérance zéro en matière de harcèlement sexuel au travail ainsi que des mesures de prévention efficaces.</p><p>La forte mobilisation d’aujourd’hui montre que l’égalité des femmes dans la vie professionnelle et dans la société doit maintenant vraiment aller de l’avant, et elle le fera. Car un vaste mouvement s’est mis en place qui insiste sur l’égalité dans la politique, au travail et dans la société. Et il ne va pas disparaître. La mise en réseau entre les organisations de femmes et les syndicats s’est encore renforcée, et elle apporte une contribution importante en ce sens. La syndicalisation est décisive pour la défense et la promotion de l’égalité sur le lieu de travail. Les fédérations de l’USS utiliseront donc aussi la force du 14 juin pour étendre la syndicalisation des salarié-e-s dans les professions typiquement féminines, afin de lutter ensemble dans les entreprises pour des salaires équitables et pour l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_FRESHFOCUS_1293962_dd4b7defe4.webp" length="407338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9814</guid><pubDate>Tue, 13 Jun 2023 11:49:57 +0200</pubDate><title>La retraite à 67 ans : une attaque en règle contre les gens qui gagnent normalement leur vie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-retraite-a-67-ans-une-attaque-en-regle-contre-les-gens-qui-gagnent-normalement-leur-vie</link><description>Revirement au Conseil national: rejet de justesse de l’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au terme d’un retournement de situation un peu chaotique au Conseil national, le résultat est là&nbsp;: l’initiative sur les rentes des jeunes libéraux-radicaux ira en votation populaire sans contre-projet. Le patronat et les banques utiliseront cette initiative pour mener une campagne de plusieurs millions contre l’AVS. L’USS combattra l’initiative avec véhémence. Le relèvement de l’âge de la retraite ne tient aucun compte de la réalité du marché du travail. Aujourd’hui déjà, les gens qui peuvent se le permettre partent plus tôt. Avec le relèvement de l’âge de référence de l’AVS, seuls les cadres ou les banquiers très bien rémunérés pourraient encore se permettre de prendre une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers, eux, devront travailler jusqu’à 67 ans. Le vrai problème, c’est l’érosion du niveau des rentes. Avec l’explosion des primes-maladie et l’évolution des loyers et des prix, les retraité-e-s actuels perdront déjà un mois de rente d’ici fin 2024. C’est pourquoi une 13e&nbsp;rente AVS est plus que jamais d’actualité.</p><p>L’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux (JLR) s’inscrit dans la tradition des grandes banques et des compagnies d’assurance ainsi que de leurs représentant-e-s politiques qui, depuis l’introduction de l’AVS, rivalisent de prévisions catastrophistes – sans que celles-ci ne se soient jamais réalisées&nbsp;! Mais aujourd’hui, les travailleuses et travailleurs en fin de carrière voient leur situation se dégrader considérablement. Un relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans et plus aurait pour conséquence que les salarié-e-s à revenu moyen – par exemple une secrétaire dans une étude d’avocat ou un animateur de jeunesse – devront travailler jusqu’à l’épuisement, alors que les personnes à haut revenu pourront continuer à s’offrir une retraite anticipée. L’USS se battra avec force contre cette dégradation de l’AVS.</p><p>Mais le débat au Conseil national a aussi montré clairement que les parlementaires bourgeois, qui ont été battus de justesse, semblent avoir pour objectif principal de mener une campagne électorale à bon compte sur le dos des salarié-e-s – au lieu de s’attaquer aux problèmes réels des retraité-e-s actuels et futurs. Le véritable problème se situe au niveau de l’érosion des rentes. L’explosion des primes d’assurance-maladie, la hausse des loyers et le renchérissement général font qu’il manquera aux retraité-e-s, en termes réels, un mois entier de rente d’ici fin 2024. Une 13e&nbsp;rente AVS est donc plus importante que jamais. Le calcul est simple&nbsp;: pour 92&nbsp;% des salarié-e-s, il vaut la peine d’avoir une AVS forte, seuls les 8&nbsp;% de personnes qui gagnent le plus cotisent davantage qu’elles ne reçoivent au bout du compte. Dans le contexte actuel, un développement de l’AVS devient inéluctable. C’est le seul moyen de maintenir le pouvoir d’achat des retraité-e-s actuels et futurs.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Arbeiter-50plus_Werkstatt_ist-Liderina_7cf720e3d9.webp" length="146878" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9812</guid><pubDate>Tue, 13 Jun 2023 11:41:54 +0200</pubDate><title>Comment les patrons enjolivent les bas salaires des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/comment-les-patrons-enjolivent-les-bas-salaires-des-femme</link><description>Une étude mandatée par le patronat confirme une discrimination salariale de 3,3 %</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres de l’Enquête suisse sur la structure des salaires sont clairs&nbsp;: les femmes ont toujours environ 43&nbsp;% de moins de revenu que les hommes. Et à la retraite, elles touchent un tiers de moins de rente. Même une étude de l’Université de Saint-Gall, mandatée par l’Union patronale suisse (UPS) et reposant sur l’auto-déclaration, confirme une discrimination salariale de 3,3&nbsp;%. Pour un salaire médian, cela représente 2500 francs par année.</p><p class="heading--h4">Manque de représentativité</p><p>Contrairement aux chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS), l’étude commandée et présentée par l’Union patronale ne dépeint qu’une très petite partie de la réalité, puisqu’elle ne couvre qu’environ 10&nbsp;% des entreprises ayant effectué une analyse de l’égalité salariale. Elle n’est donc en aucun cas représentative et n’a qu’une signification très limitée pour l’économie suisse. L’étude se base sur les déclarations des entreprises. On peut donc supposer qu’elle couvre surtout des entreprises qui estiment qu’elles n’ont rien à cacher en matière de discrimination salariale.</p><p class="heading--h4">Besoin d’une nouvelle révision de la LEG, plus efficace</p><p>Après la dernière révision de la loi sur l’égalité (LEg), l’USS avait déjà signalé que la LEg révisée et les analyses salariales qui en découlent ne couvrent qu’une trop petite part des entreprises. Les discriminations dans les entreprises de moins de 100 employé-e-s ne sont pas recensées. Par conséquent, les analyses salariales ne sont effectuées que dans une fraction des entreprises. De plus, le seuil de tolérance statistique des analyses salariales est très élevé dans la LEg révisée. Il y a donc une forte probabilité que de nombreuses discriminations ne puissent pas être détectées.</p><p class="heading--h4">Conditions-cadre structurelles : un point décisif</p><p>Les analyses salariales dans les entreprises sont importantes. Mais pour faire vraiment progresser l’égalité dans le monde du travail, il faut s’attaquer aux causes structurelles des inégalités salariales. Il est donc primordial de revaloriser les salaires dans les secteurs à faible rémunération, où les femmes sont souvent surreprésentées, comme par exemple dans l’accueil des enfants, les soins, le nettoyage ou le commerce de détail. Il faut également des investissements publics suffisants pour assurer un accueil extrafamilial des enfants qui soit abordable dans tout le pays ainsi que des horaires de travail planifiables et favorables aux familles, afin de créer les conditions nécessaires pour que les femmes puissent participer à la vie professionnelle sur un pied d’égalité.</p><p class="heading--h4">Tolérance zéro envers la discrimination</p><p>Le fait que la collecte de données de l’étude commandée par l’UPS révèle une discrimination salariale de 3,3&nbsp;%, alors que très peu d’entreprises ont été examinées et que la majorité d’entre elles sont convaincues de ne pas pratiquer de discrimination, est en soi&nbsp;déjà un scandale. L’USS exige la tolérance zéro en matière de discrimination salariale, l’extension de la loi sur l’égalité aux entreprises de moins de 100 employé-e-s, la suppression du seuil de tolérance et des sanctions efficaces pour empêcher la discrimination.</p><p>Depuis des semaines, les employeurs s’en prennent vertement aux modèles de travail favorables à la famille et au temps partiel. Les femmes devraient être disponibles à 120&nbsp;% sur le marché du travail, ce qui est impossible sans une offre étendue de structures d’accueil pour les enfants. Rappelons que les femmes fournissent toujours 80&nbsp;% du travail de prise en charge non rémunéré dans ce pays. Ce n’est pas un hasard si cette étude est publiée la veille du 14 juin. Il s’agit ni plus ni moins de minimiser les inégalités de revenus. Les employeurs veulent ainsi bloquer tout progrès. Le 14 juin, de nombreuses personnes se mobiliseront pour des salaires équitables, des structures d’accueil abordables et généralisées ainsi que pour la tolérance zéro face au sexisme et à la discrimination. Voilà pourquoi la grève féministe est importante.Voilà pourquoi nous descendrons dans la rue le 14 juin et mènerons des actions dans les entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/b/csm_Visual-1406-FR_75ad19ce78.webp" length="67822" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9810</guid><pubDate>Wed, 07 Jun 2023 16:03:00 +0200</pubDate><title>Des salaires plus élevés grâce aux comparaisons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-salaires-plus-eleves-grace-aux-comparaisons</link><description>Le « nouveau » calculateur de salaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Transparence des salaires dans 71 branches, avec 2&nbsp;millions de données provenant de 35&nbsp;000&nbsp;entreprises&nbsp;: grâce au calculateur de salaire www.salaire-uss.ch de l’Union syndicale suisse (USS), tout-e salarié-e peut calculer le salaire qui lui revient. Cela crée de la transparence et constitue un outil pour les négociations salariales. La plate-forme salariale de l’USS a été actualisée avec les données les plus récentes. Elle permet en outre de tenir désormais compte de la croissance des salaires à laquelle s’attendre depuis 2020. Le calculateur de salaire de l’USS à but non lucratif fournit ainsi des données actuelles et précises sur les salaires. Après trois années de baisse des salaires réels en raison de la hausse des prix et de hausses des salaires insuffisantes, et étant donné la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, les chances de fortes augmentations des salaires ont été rarement aussi bonnes que cette année.</p><p class="heading--h4">Protection contre les pressions sur les salaires</p><p>En Suisse, le salaire médian (une moitié gagne plus, l’autre moins) touché par les personnes exerçant une activité professionnelle se monte à 6&nbsp;665&nbsp;francs. Pour protéger les salaires les plus élevés d’Europe de la sous-enchère salariale, il faut, en plus de contrôles efficaces, absolument savoir quels sont les salaires usuels dans la localité et la branche. C’est pour cela qu’à l’origine, le calculateur de salaire a été développé en tant qu’instrument servant à l’application des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Selon la loi, les commissions tripartites cantonales sont tenues d’intervenir si, «&nbsp;au sein d’une branche économique ou d’une profession, les salaires usuels dans la localité, la branche ou la profession font l’objet d’une sous-enchère abusive et répétée&nbsp;» (art. 360a CO). Le calculateur de salaire permet, sur la base de données salariales fiables et à l’aide d’une méthode statistique reconnue, de calculer pour des profils individuels les salaires usuels dans la localité et la branche.</p><p class="heading--h4">De fortes hausses de salaire sont nécessaires</p><p>À cause de l’évolution des prix et de l’absence de compensation du renchérissement pour les salaires, pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, les salaires réels ont baissé pendant trois années consécutives. Ils se trouvent ainsi, justement dans les branches à bas salaires, à nouveau au même niveau qu’il y a dix ans. La bonne situation des affaires que connaissent les entreprises et le faible chômage actuel mettent les salarié-e-s et les syndicats dans une position de négociation forte. Les chances d’obtenir d’importantes hausses des salaires ont rarement été aussi bonnes que cette année.</p><p class="heading--h4">Une méthode éprouvée avec des données actualisées</p><p>Désormais, le calculateur de salaire dispose des données de la toute dernière Enquête suisse sur la structure des salaires de l’Office fédéral de la statistique pour l’année 2020. Le calculateur de salaire permet de calculer les salaires usuels dans en tout 71 branches. Une liste révisée des professions et des meilleures propositions concernant les branches en fonction de la profession choisie facilitent le calcul du salaire demandé.</p><p>Bien que dans une mesure moins importante que le renchérissement, les salaires ont finalement augmenté dans la plupart des branches. Le calculateur de salaire permet par conséquent de tenir désormais compte, concernant les salaires usuels, de la croissance salariale à laquelle s’attendre pour les années 2020 à 2023. Grâce à cela, les salarié-e-s peuvent obtenir une image actualisée de la situation des salaires sur le marché du travail.</p><p>Le calculateur de salaire se base sur les données représentatives de l’Enquête suisse sur la structure des salaires, qui porte sur environ 2 millions de salaires versés dans 35&nbsp;000&nbsp;entreprises. Ces données sont exploitées selon une procédure statistique éprouvée, afin de pouvoir calculer les salaires usuels dans la localité et la branche pour chaque profil professionnel.</p><p>Avec le calculateur, les salarié-e-s peuvent contrôler si leur salaire est raisonnable. Il les aide aussi à formuler des attentes lorsqu’ils négocient leur salaire. Un autre avantage qu’il présente est d’informer individuellement ses utilisateurs et utilisatrices des conventions collectives de travail qui les concernent ainsi que des salaires minimaux en vigueur.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_Sharepix_wide-m_Lohnrechner_FR_2984e53e03.webp" length="16418" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9804</guid><pubDate>Tue, 06 Jun 2023 16:07:34 +0200</pubDate><title>La protection des salaires doit être renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-doit-etre-renforcee</link><description>Rapport du SECO sur les mesures d’accompagnement : réaction de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport annuel sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement publié aujourd’hui montre clairement l’importance cruciale que revêt une bonne protection des salaires pour les travailleurs et travailleuses. En effet, partout où les salaires sont contrôlés, des infractions sont découvertes et des salaires sont versés a posteriori aux personnes lésées. Une fois de plus, le rapport révèle qu’on ne fait toujours pas assez pour lutter contre la sous-enchère salariale dans les secteurs sans salaires minimaux fixés par des conventions collectives de travail (CCT).</p><p>L’année dernière, les contrôleurs et contrôleuses ont vérifié près de 165&nbsp;000 salaires dans des entreprises suisses ainsi que dans des entreprises étrangères détachant des salarié-e-s. Ces contrôles ont permis de débusquer des salaires trop bas ou des faux indépendant-e-s dans près d’une entreprise sur cinq. Dans les branches avec des salaires minimaux fixés dans les CCT, le taux d’infraction est un peu plus élevé (26&nbsp;%), car les salaires minimaux permettent justement d’identifier clairement des faits de sous-enchère. Dans les branches sans CCT ou contrat-type de travail (CTT), les cantons appliquent parfois des seuils trop bas pour les salaires usuels dans la localité et la branche. Une partie des entreprises passe ainsi les contrôles même avec des salaires qui relèvent clairement de la sous-enchère.</p><p>Dans les branches où des salaires minimaux obligatoires sont fixés par des CCT ou des CTT, les employeurs qui versent des salaires trop bas sont sanctionnés. En l’absence de CCT ou de CTT, les cantons demandent aux entreprises d’adapter les salaires aux salaires usuels dans la région et dans la branche («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). Bonne nouvelle&nbsp;: dans près de 9 cas sur 10, une procédure de conciliation aboutit à une adaptation des salaires de la part des entreprises étrangères détachant des salarié-e-s. En revanche, le comportement des employeurs suisses fautifs n’est pas tolérable : ils n’adaptent leurs salaires que dans 6 cas sur 10.</p><p>Malgré la présence régulière de sous-enchère salariale et de nombreux employeurs suisses qui, même après une conciliation, ne respectent pas les salaires usuels dans la région et la branche, la Confédération et les cantons n’édictent pratiquement jamais de salaires minimaux, bien que la loi le prévoie. Les cantons de Genève et du Tessin montrent qu’il pourrait en être autrement. Non seulement ils contrôlent plus strictement, mais ils ont aussi édicté à plusieurs reprises des salaires minimaux au cours des dernières années.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9802</guid><pubDate>Mon, 05 Jun 2023 16:59:30 +0200</pubDate><title>La retraite à 67 ans : une attaque frontale contre les gens qui gagnent normalement leur vie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-retraite-a-67-ans-une-attaque-frontale-contre-les-gens-qui-gagnent-normalement-leur-vie</link><description>Le Conseil national veut un contre-projet à l&#039;initiative sur les rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national se prononce en faveur d'un contre-projet à l'initiative sur les rente et ouvre donc la porte à la retraite à 67 ans et au-delà. L'ampleur du démantèlement de l'AVS est encore inconnue. Mais l'Union syndicale suisse (USS) affirme d'ores et déjà: augmenter l’âge de la retraite va tout simplement à l’encontre de la réalité du marché du travail. Aujourd’hui déjà, les personnes qui peuvent se le permettre prennent leur retraite avant l’heure. Si on augmente encore l’âge de référence dans l’AVS, il ne restera plus que les cadres très bien payés ou les banquiers qui pourront se permettre de prendre une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers, eux, devraient travailler jusqu’à 67 ans&nbsp;! Le vrai problème, c’est l’érosion du niveau des rentes. Avec la flambée des primes-maladie et l’évolution des loyers et des prix, les retraité-e-s actuels perdront déjà un mois entier de rente d’ici fin 2024. Raison de plus pour créer une 13e rente AVS.</p><p>L’initiative sur les retraites des Jeunes libéraux-radicaux (JLR), de même que le contre-projet désormais prévu, s’inscrivent dans la tradition des grandes banques et des compagnies d’assurance ainsi que de leurs représentant-e-s politiques qui, depuis l’introduction de l’AVS, rivalisent de prévisions catastrophistes pour ce pilier essentiel de nos assurances sociales. Aujourd’hui déjà, les travailleuses et travailleurs en fin de carrière voient leur situation se dégrader considérablement. Un relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans et plus aurait pour conséquence que les salarié-e-s à revenu moyen – par exemple une secrétaire dans une étude d’avocat ou un animateur de jeunesse – devront travailler jusqu’à l’épuisement, alors que les personnes à haut revenu pourront continuer à s’offrir une retraite anticipée. L’USS se battra avec véhémence contre cette dégradation de l’AVS.</p><p>Contrairement à la prévoyance privée, l’AVS est solide et fiable. Les milliards de déficit qu’on nous annonce depuis des décennies ne se sont jamais matérialisés. L’AVS a clôturé l’année dernière avec un résultat de répartition positif à hauteur d’environ 1,6 milliard de francs. Elle dispose actuellement d’une fortune de près de 50 milliards de francs, et celle-ci va encore croître au cours des cinq prochaines années.</p><p class="heading--h4">Faites ce que je dis…</p><p>Pour la majorité des salarié-e-s, l’âge de la retraite fixé par la loi est la base de calcul déterminante pour le montant de leur rente. Aujourd’hui déjà, celles et ceux qui peuvent se le permettre partent plus tôt à la retraite. Dans les branches où les salaires sont élevés, comme les banques et les assurances, le taux de départ anticipé est très élevé.</p><p>En même temps, on sait que plus le revenu est élevé, plus l’espérance de vie l’est aussi, en règle générale. Les personnes qui gagnent moins ou qui ont une moins bonne formation vivent sensiblement moins longtemps. Et leur santé est également moins bonne. Pendant les années qui leur restent, elles sont plus souvent malades. Si l’âge général de la retraite augmente, les personnes qui ont déjà connu des difficultés dans leur vie professionnelle verront le nombre d’années d'une retraite bien méritée se réduire comme peau de chagrin.</p><p class="heading--h4">Le bon calcul, c’est de renforcer l’AVS</p><p>Les JLR affirment que leur initiative va alléger le fardeau pour les jeunes. Pourtant c’est justement pour les jeunes que l’AVS fonctionne bien&nbsp;: s’il n’y avait pas d’AVS, les familles devraient débourser jusqu’à 400&nbsp;000 francs de plus pour se constituer une rente privée du même montant. Le calcul est simple&nbsp;: pour 92&nbsp;% des salarié-e-s, il vaut la peine d’avoir une AVS forte, seuls les 8&nbsp;% de personnes qui gagnent le plus cotisent davantage qu’elles ne reçoivent au bout du compte. Dans le contexte actuel de hausse des prix, des loyers et des primes-maladie, un développement de l’AVS devient inéluctable. C’est le seul moyen de maintenir le pouvoir d’achat des retraité-e-s actuels et futurs. C’est pourquoi l’USS s’engage pour l’introduction d’une 13e&nbsp;rente AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9800</guid><pubDate>Fri, 02 Jun 2023 15:03:12 +0200</pubDate><title>Avec HelvetiCA, un nouveau syndicat adhère à l’USS</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/avec-helvetica-un-nouveau-syndicat-adhere-a-luss</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de son Assemblée des délégué-e-s d’aujourd’hui, l’Union syndicale suisse (USS) a approuvé l’adhésion de l’Association suisse des contrôleuses et contrôleurs aériens. HelvetiCA devient ainsi le 18e syndicat membre de l’USS. L’Assemblée des délégué-e-s (AD) s’est également penchée sur la situation préoccupante des revenus des travailleuses et travailleurs&nbsp;: en 2023, les salaires réels en Suisse baisseront pour la troisième fois consécutive, du jamais vu depuis 75 ans. Les primes-maladie, les loyers et les prix augmentent. Il manque ainsi plusieurs milliers de francs dans le porte-monnaie des gens qui travaillent. Pour lutter contre cette dégradation, une large offensive sur le pouvoir d’achat s’impose. Ainsi en ont décidé les délégué-e-s de l’USS&nbsp;: il faut des hausses de salaires qui dépassent le renchérissement, et les rentes de retraites doivent augmenter, et non baisser. Enfin, en matière de politique européenne, l’USS a fait un état des lieux et réaffirmé sa position&nbsp;: l’ouverture vers l’Union européenne (UE) doit profiter aux travailleuses et travailleurs en Suisse. Pour un mandat de négociation susceptible d’aboutir, il faut des engagements contraignants pour le maintien de la protection des salaires et des garanties contre le démantèlement du service public.</p><p>L’Association suisse des contrôleuses et contrôleurs aériens (HelvetiCA, Swiss Controllers Association) adhère à l’Union syndicale suisse (USS). Les délégué-e-s de l’USS ont accepté sa demande d’affiliation. Les quelque 600 membres d’HelvetiCA assurent la sécurité et l’ordre dans l’espace aérien suisse et travaillent pour la plupart dans les régions de Genève et de Zurich. Plus grande faîtière syndicale en Suisse, l’USS passe ainsi à 18 fédérations membres.</p><p class="heading--h4">Crise du pouvoir d’achat</p><p>Les revenus et le pouvoir d’achat des gens qui travaillent et des retraité-e-s se sont nettement dégradés ces dernières années. Tout renchérit, tout augmente, sauf les salaires réels. En 2023, ils ont connu une baisse pour la troisième année consécutive. Du jamais-vu depuis 75 ans. Et le pouvoir d’achat des retraité-e-s baisse aussi, parce que les rentes du 2e&nbsp;pilier ne sont pas adaptées à l’inflation. Et parce que la majorité du Parlement a refusé de compenser entièrement le renchérissement dans l’AVS. Qui plus est, les primes-maladie ont également augmenté, de 6,6&nbsp;% cette année. Et pas de détente en vue, car elles risquent d’enregistrer une nouvelle poussée l’an prochain. Enfin, les loyers augmenteront en octobre, et la TVA en 2024.</p><p>Afin que les salarié-e-s reçoivent leur part des bons résultats économiques et que le pouvoir d’achat reste garanti, les délégué-e-s de l’USS ont adopté une résolution pour une offensive sur le pouvoir d’achat. La grande priorité, ce sont les augmentations réelles de salaire qui permettront de combler le retard salarial des trois dernières années. Toute personne qui a fait un apprentissage doit gagner au moins 5000 francs par mois. Et personne ne doit toucher un salaire inférieur à 4500 francs. Tels sont les objectifs de la politique salariale des syndicats. Ce sont surtout les femmes qui profiteront de ces améliorations, car leurs salaires sont plus bas, en particulier dans les professions où elles sont majoritaires.</p><p>Pour réduire le déficit des retraites, il faut une 13e&nbsp;rente AVS. Et la baisse des rentes prévue dans le 2e&nbsp;pilier doit être combattue par référendum. Les plus de 120&nbsp;000 signatures récoltées après seulement 60 jours seront déposées à la Chancellerie fédérale fin juin. La votation populaire sur ces deux objets cruciaux aura lieu au printemps 2024.</p><p class="heading--h4">Position sur la politique européenne</p><p>La protection des salaires est la condition pour qu’une ouverture face à l’Union européenne (UE) serve aux travailleuses et travailleurs. Lors d’entretiens avec le Conseil fédéral, les employeurs et l’Administration fédérale, l’USS s’est donc engagée pour trouver des solutions aux problèmes relatifs à la protection des salaires. Après des mois de discussions, force est de constater qu’aucun engagement ferme ne se trouve actuellement sur la table, mis à part des détériorations par rapport à la situation actuelle. Ni les employeurs, ni la Commission européenne n’ont ouvert la porte à des solutions qui garantiraient les salaires des travailleuses et travailleurs. Au contraire&nbsp;: les conditions de travail suisses et le service public sont menacés.</p><p>C’est pourquoi les délégué-e-s de l’USS ont détaillé et présenté dans une résolution ce qui doit être la base pour des discussions fructueuses avec l’UE et les partenaires sociaux. Une garantie contraignante de la protection autonome des salaires en fait partie. Les mesures d’accompagnement doivent être améliorées et non affaiblies. L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur le remboursement des frais professionnels, car cette seule mesure peut représenter pour les salarié-e-s 1000 francs par mois de revenu en moins. Les délégué-e-s de l'USS s’opposent également à l’ouverture totale du marché de l’électricité et à une libéralisation dans les transports publics. La Confédération européenne des syndicats (CES) continue de soutenir l’USS dans son combat pour des mesures d’accompagnement fortes, afin que l’ouverture économique profite aussi aux travailleuses et travailleurs – pour une Suisse sociale et une Europe sociale.</p><p class="heading--h4">Protéger les apprenti-e-s et les stagiaires du harcèlement sexuel</p><p>Sur proposition de la Commission de la jeunesse de l’USS, l’Assemblée des délégué-e-s a adopté une résolution sur la protection contre le harcèlement sexuel dans l’apprentissage et la formation. Il faut davantage de contrôles pour que les employeurs respectent leur devoir d’assistance. Il serait également primordial de mettre en place des points de contact auprès desquels les personnes concernées par de la violence ou du harcèlement sexuels puisse s’adresser tout en sachant leur anonymat garanti. Face aux discriminations et à la violence sexiste et sexuelle, une «&nbsp;culture de la tolérance zéro&nbsp;» doit être instaurée, en particulier dans le domaine de la formation.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9796</guid><pubDate>Fri, 02 Jun 2023 10:36:44 +0200</pubDate><title>Menace sur la protection des salaires : l’ouverture doit profiter aux salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/menace-sur-la-protection-des-salaires-louverture-doit-profiter-aux-salarie-e-s</link><description>L’Assemblée des délégué-e-s se prononce sur l’état des négociations entre la Suisse et l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La protection des salaires est la condition pour qu’une ouverture face à l’Union européenne (UE) serve aux travailleuses et travailleurs. Lors d’entretiens avec le Conseil fédéral, les employeurs et l’Administration fédérale, l’USS s’est donc engagée pour trouver des solutions aux problèmes relatifs à la protection des salaires. Après des mois de discussions, force est de constater qu’aucun engagement ferme ne se trouve actuellement sur la table, mis à part des détériorations par rapport à la situation actuelle. Ni les employeurs, ni la Commission européenne n’ont ouvert la porte à des solutions qui garantiraient les salaires des travailleuses et travailleurs. Au contraire : les conditions de travail suisses et le service public sont menacés. C’est pourquoi les délégué-e-s de l’USS ont détaillé et présenté dans une résolution ce qui doit être la base pour des discussions fructueuses avec l’UE et les partenaires sociaux. Une garantie contraignante de la protection autonome des salaires en fait partie. Les mesures d’accompagnement doivent être améliorées et non affaiblies. L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur le remboursement des frais professionnels, car cette seule mesure peut représenter pour les salarié-e-s 1000 francs par mois de revenu en moins. Les délégué-e-s de l'USS s’opposent également à l’ouverture totale du marché de l’électricité et à une libéralisation dans les transports publics. La Confédération européenne des syndicats (CES) continue de soutenir l’USS dans son combat pour des mesures d’accompagnement fortes, afin que l’ouverture économique profite aussi aux travailleuses et travailleurs – pour une Suisse sociale et une Europe sociale.</p><p class="heading--h4">Voici la résolution telle qu’adoptée par l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS :</p><p>L’USS s’engage pour une Suisse sociale et ouverte et reconnaît toute l’importance de l’Union européenne (UE) pour le développement pacifique et la coopération en Europe. Elle soutient fondamentalement l’ouverture par rapport à l’UE.</p><p>La fin de l’indigne statut de saisonnier et l’introduction de la libre circulation des personnes avec des mesures d’accompagnement efficaces ont constitué d’importants pas vers des salaires et des conditions de travail meilleurs, pour lesquels les syndicats se sont battus. L’accord-cadre de 2018 aurait au contraire dégradé la protection des salaires et le service public. C’est pourquoi l’USS s’est prononcé contre lui. Par la suite, le Conseil fédéral a décidé de redémarrer à zéro sur ce dossier et d’engager des discussions exploratoires avec l’UE. Il veut adopter à la fin juin les grandes lignes d’un mandat de négociation.</p><p>La manière dont ces discussions exploratoires ont évolué jusqu’ici est inquiétante. La protection des salaires et le service public ne sont pas garantis. C’est d’autant plus dangereux qu’il y a en Suisse des forces qui mésusent des discussions avec l’UE pour faire passer leurs programmes de libéralisations. Et parce que les représentant-e-s de la Commission européenne posent des exigences préjudiciables aux salarié-e-s détenteurs d’un passeport de l’UE ou suisse. La Confédération européenne des syndicats (CES) les a aussi vivement critiqués à ce sujet et se tient fermement aux côtés de l’USS.</p><p>En ce qui concerne la protection des salaires, tant l’application paritaire des CCT que des instruments importants comme le blocage des prestations de services et la caution ne sont pas préservés de manière contraignante dans les discussions avec l’UE. La Commission européenne exige même que les entreprises de l’UE n’aient pas à verser à leurs employé-e-s travaillant en Suisse des dédommagements pour frais professionnels correspondant aux coûts suisses, mais uniquement ce qui est prévu dans leur pays d’origine. Cette seule mesure peut représenter pour les salarié-e-s 1000 francs par mois de revenu en moins. Cette attitude hostile aux salarié-e-s de la part des représentant-e-s de la Commission européenne responsables du dossier suisse est d’autant moins compréhensible que des centaines de milliers de citoyen-ne-s de l’UE ne pourraient plus profiter de la protection suisse des salaires.</p><p>Lors d’entretiens avec le Conseil fédéral, les employeurs et l’Administration fédérale, l’USS s’est engagée pour que les problèmes relatifs à la protection des salaires trouvent une solution. Contrairement à ce que les médias suggèrent depuis des mois, aucun engagement ferme ne se trouve actuellement sur la table, mis à part des détériorations de la situation actuelle. Les employeurs suisses, qui s’engagent activement pour un accord-cadre, ne s’opposent pas à une dégradation de la protection des salaires et ne tendent pour l’heure pas la main pour des améliorations qui préserveraient les salaires des travailleurs et travailleuses.</p><p>La protection des salaires est devenue plus difficile ces dernières années avec la prolifération de la sous-traitance et du travail temporaire. La base des CCT suisses s’érode peu à peu. Les personnes travaillant de manière temporaire ont toujours moins de droits que les employé-e-s fixes.</p><p>En ce qui concerne le service public, le débat fait fausse route. On court le risque d’une ouverture complète du marché de l’électricité, alors que la libéralisation de ce marché dans l’UE a entraîné une puissante poussée des prix ces dernières années.</p><p>Dans le trafic ferroviaire aussi, on risque une ouverture du marché mal comprise, ainsi qu’une sous-enchère des salaires, mais aussi des prix. L’Office fédéral des transports (OFT) veut profiter des négociations avec l’UE pour réaliser son rêve d’introduire les « Flixtrains » en Suisse. L’OFT remet ainsi en question le système suisse de coopération qui a fait ses preuves et que nos voisins nous envient.</p><p>L’USS est par contre a priori favorable à une reprise de la directive sur la citoyenneté. Il s’agit d’une amélioration du statut juridique des salarié-e-s dans l’espace européen.</p><p>Sous la pression des syndicats et des forces sociales des pays, l’UE a décidé d’améliorer la protection des salaires et des travailleurs et travailleuses à travers la directive sur les salaires minimaux et la directive sur le travail intérimaire. En collaboration avec la CES, l’USS s'engage pour qu’un accord social entre l’UE et la Suisse puisse également voir le jour. La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe et a donc besoin de la meilleure protection. Le service public, très important pour la population, doit être maintenu et développé.</p><p>Pour l’USS, il est clair que les discussions avec l’UE ne peuvent aboutir que sur cette base. Un mandat de négociation du Conseil fédéral doit donc contenir les éléments suivants :</p><ul><li>La protection autonome des salaires doit être assurée. Il faut des garanties contraignantes pour que les CCT puissent continuer à être appliquées de façon paritaire. Et la Suisse doit pouvoir continuer à utiliser des instruments tels que le blocage des prestations de services, les interruptions de travail et la caution pour lutter efficacement contre la sous-enchère.</li><li>L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur les frais professionnels, selon laquelle les employé-e-s de l’UE en Suisse ne reçoivent plus le dédommagement des frais suisses.</li><li>En matière de protection des salaires, la Suisse doit renforcer la prévention : les mandats et travaux devraient être attribués aux entreprises qui versent des salaires corrects. Pour ce faire, les mandants devront utiliser les informations numériques issues des contrôles des salaires. De plus, la Suisse devrait introduire une responsabilité civile du maître d’ouvrage. Si la prévention est renforcée et qu’en même temps, la procédure d’annonce auprès de la Confédération est améliorée au niveau numérique, la Suisse pourrait également réduire progressivement le délai d’annonce préalable de 8 jours sans que la protection des salaires s’en trouve détériorée.</li><li>Il faut stopper l’érosion rampante de la protection des salaires. Les conditions pour l’extension des CCT doivent être adaptées à la réalité actuelle : le quorum des employeurs doit notamment être modifié. Les travailleurs et travailleuses temporaires doivent être engagés aux mêmes salaires que les employé-e-s fixes. La Suisse pourrait reprendre ici les directives de l’UE sur les salaires minimaux et le travail intérimaire.</li><li>L’USS soutient l’importante coopération de la Suisse avec l’UE dans le domaine de la haute tension électrique. Mais elle s’oppose à une ouverture totale du marché de l’électricité.</li><li>Les transports publics en Suisse ne doivent pas être affaiblis. L’USS s’oppose à une ouverture du marché dans ce domaine. Il en va de même pour le mécanisme d’examen des aides d’État qui affaiblirait les transports publics.</li><li>Les améliorations qui résulteraient de l’adoption de la directive européenne sur la citoyenneté constitueraient un progrès. Les ressortissant-e-s de l’UE bénéficieraient d’une meilleure protection sociale et de droits accrus en cas de difficultés économiques.</li><li>La conclusion d’un accord dans le domaine de la santé publique et de la gestion des crises serait positive pour la Suisse. En revanche, une réduction des subventions publiques dans le domaine de la santé, potentiellement imposée dans ce cadre par le droit des aides d’État, n’est pas négociable. Ces aides sont déjà trop faibles aujourd’hui.</li><li>L’USS soutient les contributions de cohésion versées à l’UE. Ces contributions pourraient aussi être augmentées. Elles représentent un instrument de solidarité important pour réduire les différences de revenu en Europe. La remise en route rapide des projets de coopération suspendus entre la Suisse et l’UE serait également une bonne nouvelle. La Suisse et l’UE ont un intérêt commun considérable à coopérer étroitement dans la recherche, la culture et la formation</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_ed61a69f92.webp" length="363668" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9793</guid><pubDate>Wed, 31 May 2023 17:38:56 +0200</pubDate><title>Une large alliance appelle à la Grève féministe</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-large-alliance-appelle-a-la-greve-feministe</link><description>À deux semaines du 14 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Nous sommes encore bien loin d’une vraie égalité. Les femmes ont toujours un revenu inférieur, assument la majorité du travail non rémunéré et sont confrontées à des discriminations ainsi qu’au harcèlement. Il faut qu’enfin des progrès concrets soient rapidement réalisés à tous les niveaux. C’est pourquoi les collectifs féministes régionaux, les syndicats ainsi que le PS, la Jeunesse socialiste, les Vert-e-s et les Jeunes Vert-e-s ont appelé aujourd’hui à la grande Grève féministe du 14&nbsp;juin. Aujourd’hui, deux semaines avant la grève, ils ont lancé la mobilisation finale. Des actions et des manifestations auront lieu dans tout le pays, et à trois moments symboliques de la journée, l’accent sera mis sur des inégalités particulièrement graves.</p><p>Dans toutes les régions du pays, des collectifs féministes travaillent d’arrache-pied à la préparation du 14&nbsp;juin pour lequel ils ont rédigé un appel national commun. Jacqueline Lavanchy, du collectif valaisan a expliqué aujourd’hui qu’«&nbsp;il y a de nombreuses raisons de faire grève le 14&nbsp;juin&nbsp;2023&nbsp;: le relèvement de l’âge de la retraite des femmes dans l’AVS, la baisse prévue des rentes du 2e pilier, la violence sexiste et sexuelle ainsi que domestique permanente, le fait que le revenu des femmes soit en tout inférieur de 43&nbsp;% à celui des hommes et les 18&nbsp;% de salaire en moins que touchent les femmes professionnellement actives, le financement lacunaire des structures d’accueil des enfants et les discriminations structurelles.&nbsp;» La représentante du collectif féministe soleurois, Madeleine Ducommun-Capponi, annonce quant à elle que, «&nbsp;le 14&nbsp;juin, la Suisse vivra au rythme de la Grève féministe. Pendant la journée, des actions auront lieu dans tout le pays. En fin d’après-midi, dans 20 villes, nous descendrons dans la rue et ferons entendre haut et fort nos revendications.&nbsp;»</p><p>Les syndicats se focaliseront sur la situation sur les lieux de travail où de nombreuses discriminations ont lieu aujourd’hui encore. Parce que les salaires des femmes sont inférieurs à ceux des hommes, parce qu’il manque des structures d’accueil et parce que le harcèlement fait partie du quotidien&nbsp;: «&nbsp;Pendant la pandémie, nous avons applaudi les travailleuses des secteurs des soins, de la vente et du nettoyage. Mais les salaires et les conditions de travail sont restés inchangés. Les femmes se battent toujours contre des salaires inférieurs à ceux des hommes, des rentes trop petites, la difficulté à concilier famille et profession ainsi que la violence et les discriminations&nbsp;», fait observer Aude Spang, coprésidente de la Commission féministe de l’USS. Pour Patrizia Mordini, également coprésidente de la Commission féministe de l’USS, il est clair «&nbsp;que nous avons besoin de meilleurs salaires et de rentes plus élevées, d’une durée de travail plus courte et d’un temps de travail plus prévisible, d’un vrai congé parental et enfin d’une tolérance zéro à l’égard des agressions sexuelles au travail. Sous le slogan «&nbsp;Du respect, du temps, de l’argent&nbsp;», les travailleuses de nombreuses entreprises, présenteront précisément ces revendications le 14 juin.&nbsp;»</p><p>Les partis de gauche – Jeunes Vert-e-s, Jeunesse socialiste, Vert-e-s et PS – soutiennent aussi la Grève féministe et appellent à la mobilisation. Pour Sibel Arslan, conseillère nationale Les Vert-e-s et co-coordinatrice du Réseau des Femmes vertes, il faut qu’en fin des mesures systématiques soient prises dans toute la suisse pour lutter contre la violence sexiste et sexuelle ainsi que domestique&nbsp;: «&nbsp;En 2017, la Suisse a ratifié la Convention d’Istanbul contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Il est enfin temps que ces objectifs soient réalisés. Sans tergiversations&nbsp;!&nbsp;» Tamara Funiciello, conseillère nationale socialiste et coprésidente des Femmes socialistes, a conclu en déclarant que «&nbsp;Nous sommes ici parce que la société est portée par le travail non rémunéré des femmes, dont la valeur est de 248&nbsp;milliards de francs par année Et malgré cela, elles sont plus pauvres une fois à la retraite.&nbsp;»</p><p>Le 14 juin, des actions auront lieu dans toutes les grandes villes et dans de nombreuses entreprises. À 10&nbsp;h&nbsp;46, on fera du bruit pour protester contre l’énorme écart existant entre les rentes des femmes et celles des hommes&nbsp;; à 13&nbsp;h&nbsp;33, on croisera les bras, à cause de la différence de revenu de 43,2&nbsp;% entre hommes et femmes et à partir de 15&nbsp;h&nbsp;24, s’arrêtera pour souligner et contester l'inégalité salariale. Des grandes manifestations sont prévues en soirée.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/c/csm_tempdefairegreve2023_bdf6f84ba5.webp" length="228690" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9791</guid><pubDate>Wed, 31 May 2023 09:03:06 +0200</pubDate><title>Crise du pouvoir d’achat : le Conseil des États se moque de l’explosion des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/crise-du-pouvoir-dachat-le-conseil-des-etats-se-moque-de-lexplosion-des-primes</link><description>Initiative d’allègement des primes : le contre-projet est totalement insuffisant</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salarié-e-s et les retraité-e-s ont toujours moins pour vivre à la fin du mois, notamment parce que les primes individuelles de l’assurance-maladie augmentent de nouveau massivement. Logiquement, il faut prendre de toute urgence des mesures efficaces pour stabiliser le pouvoir d’achat. L’initiative pour l’allègement des primes – ou un contre-projet substantiel à celle-ci – permettrait de soulager efficacement les bas et moyens revenus. Mais le Conseil des États ne veut rien savoir et claque plutôt la porte au nez des gens.</p><p>La perte de pouvoir d’achat reste un problème majeur pour les revenus bas et moyens. Le renchérissement reste élevé et, avec l’augmentation prochaine du taux d’intérêt de référence, les loyers augmenteront sensiblement à partir d’octobre. On sait maintenant qu’il faut s’attendre à un nouveau choc des primes cet automne. Les ménages risquent alors de devoir faire face à des charges supplémentaires tout simplement insupportables, et donc de subir une nouvelle perte massive de pouvoir d’achat.</p><p>Raison de plus – pourrait-on penser – d’avoir avec cette initiative un concept convaincant pour atténuer enfin la charge intolérable des primes pour la population normale en augmentant les réductions de primes. C’est aussi évident que justifié, car depuis l’introduction de la loi sur l’assurance-maladie (LAMal), les primes par tête ont augmenté de 135&nbsp;% en termes réels, alors que les réductions individuelles de primes font bien pâle figure en comparaison (+35&nbsp;%).</p><p>Dans ce contexte, le Conseil des États a décidé de raboter encore davantage le contre-projet du Conseil fédéral à l’initiative sur l’allègement des primes, alors que celui-ci était déjà totalement insuffisant. Il ne reste donc plus que 350 millions de francs – des miettes puisque cela ne correspond même pas à un seul pour cent de prime. Impossible de le dire autrement&nbsp;: le Conseil des États montre ainsi qu’il se moque complètement des préoccupations concrètes des gens. Si ce refus aveugle persiste, le Parlement devrait au moins annoncer la couleur et soumettre au plus vite l’initiative sur l’allègement des primes au vote populaire.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9789</guid><pubDate>Mon, 29 May 2023 14:20:23 +0200</pubDate><title>Aboutissement du référendum contre la réforme des caisses de pensions : signal fort contre les baisses de rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/aboutissement-du-referendum-contre-la-reforme-des-caisses-de-pensions-signal-fort-contre-les-baisses-de-rentes</link><description>Plus de 120 000 signatures en 60 jours contre les baisses de rentes des caisses de pensions</description><content:encoded><![CDATA[<p>Deux mois auront suffi à la large alliance contre la réforme des caisses de pensions pour réunir plus de 120&nbsp;000 signatures. Outre les syndicats, le PS et les Verts, le magazine «&nbsp;Bon à savoir&nbsp;» soutient également la collecte des signatures contre les baisses de rentes. Les nombreux paraphes récoltés donnent un signal clair contre la réforme à venir des caisses de pensions. Les signatures seront remises à la Chancellerie fédérale à la fin du mois de juin, d’ici là il reste possible de collecter ou d’envoyer des signatures supplémentaires.</p><p>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, déclare&nbsp;: «&nbsp;l’afflux massif de signatures confirme que les gens sont inquiets pour leurs retraites. La colère gronde face au démantèlement des rentes&nbsp;». La réforme prévue est un pur programme d'économies et provoquerait des baisses de rentes à grande échelle. Au bout du compte, toute la classe moyenne y perdrait.</p><p>Le résultat en francs le montre&nbsp;: la réforme aboutira à de nouvelles pertes de rentes, pouvant atteindre 3240&nbsp;francs par an. Alors même qu’à l’heure actuelle, l’inflation engloutit l’équivalent d’une rente mensuelle. Et que du point de vue du deuxième pilier, la dernière décennie a déjà été catastrophique pour les travailleuses et travailleurs. Les taux de conversion et les rentes ont beau diminuer depuis plusieurs années, la réforme adoptée par le Parlement ne tient aucun compte de ces développements. De même, elle ignore complétement le revirement des taux d’intérêt et l’inflation galopante.</p><p>Il est aberrant de continuer de réduire les rentes alors même que les taux d’intérêt sont repartis à la hausse. Or c’est précisément ce que le Parlement a décidé de faire, quitte à ce que les rentes diminuent encore de 15&nbsp;% parfois. Après AVS&nbsp;21, ce projet pénaliserait davantage encore les femmes. Car cette même génération obligée de travailler plus longtemps devrait en plus payer jusqu’à la fin de son activité professionnelle des cotisations plus élevées, pour toucher la même chose sinon moins de rentes qu’aujourd’hui. Autrement dit, non seulement la promesse d’améliorer les rentes féminines n’est pas respectée, mais les femmes passeront une deuxième fois à la caisse. Enfin, la réforme est un échec sur le plan technique. Car elle rend le deuxième pilier plus opaque et plus coûteux. La confiance qu’inspire la prévoyance professionnelle risque bien de s’éroder encore un peu plus.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_lores_LLP_Non_FR_8dd2bfdc17.webp" length="118586" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9784</guid><pubDate>Tue, 16 May 2023 10:00:00 +0200</pubDate><title>Salaires horaires plus bas dans les métiers avec une majorité de femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/salaires-horaires-plus-bas-dans-les-metiers-avec-une-majorite-de-femmes</link><description>Une analyse de l’USS dévoile les salaires structurellement plus bas dans les branches où les femmes sont majoritaires

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans les professions qui affichent une forte proportion de femmes, les salaires horaires sont beaucoup plus bas comparés aux autres branches, et cela, même après un apprentissage. Les femmes ont nettement moins souvent un 13e&nbsp;salaire que les hommes. Et dans les branches où les femmes sont majoritaires, la progression salariale est plus faible. Ni l’expérience, ni l’ancienneté ne parviennent à apporter une amélioration tangible. Le déficit salarial des femmes ne vient donc pas uniquement du fait qu’elles sont nombreuses à travailler à temps partiel – souvent contre leur gré. C’est aussi une conséquence de la dévalorisation historique des métiers dits «&nbsp;de femmes&nbsp;». Le débat sur le temps partiel ferme les yeux sur cette inégalité structurelle et passe ainsi totalement à côté du problème réel. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc une revalorisation rapide des salaires trop bas dans les branches où les femmes traditionnellement occupées par une majorité de femmes.</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS, souligne d’emblée le problème&nbsp;: «&nbsp;Les salaires plus bas dans les branches dites «&nbsp;de femmes&nbsp;» le montrent clairement&nbsp;: le travail des femmes n’est aujourd’hui encore pas considéré à sa juste valeur. Bien que les femmes assument de grandes responsabilités, se forment et se perfectionnent&nbsp;».</p><p>En effet, même avec un apprentissage, quatre femmes sur dix ont un salaire inférieur à 5000 francs par mois. Et 25&nbsp;% gagnent même moins de 4500 francs, bien qu’elles aient un diplôme professionnel.</p><p>«&nbsp;Nous sommes le premier point de contact pour des conseils en matière de santé. Nous délivrons des médicaments et nous devons constamment être à jour en termes de connaissances, car une erreur peut avoir des conséquences fatales. Pourtant, un salaire initial d’un peu plus de 4000 francs seulement est monnaie courante après l’apprentissage&nbsp;!&nbsp;», déplore Fanny Hostettler, assistante en pharmacie.</p><p>En Suisse, le 13e&nbsp;salaire va désormais de soi pour la plupart des travailleuses et travailleurs&nbsp;: environ huit salarié-e-s sur dix touchent un salaire mensuel supplémentaire. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour de nombreuses femmes exerçant des métiers considérés comme «&nbsp;féminins&nbsp;» et percevant des bas salaires. Ce sont pourtant elles qui auraient le plus besoin d’un tel supplément de salaire. Seules 8&nbsp;% des coiffeuses et les esthéticiennes reçoivent un salaire mensuel supplémentaire à la fin de l’année. Dans les commerces de vêtements, elles ne sont encore que 50&nbsp;%.&nbsp; (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/156f__salaires_femmes.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> L'analyse de l'USS</a>)</p><h3 class="heading--h4">L’expérience et l’ancienneté vaut moins chez les femmes</h3><p>Non seulement le niveau des salaires des femmes est en-deçà de la moyenne, leur évolution salariale est tout aussi insuffisante. Dans les branches à majorité féminine, les salaires des collaboratrices expérimentées et de longue date ayant suivi un apprentissage se distinguent moins des salaires du personnel nouvellement engagé que dans les branches à majorité masculine. Le secteur de l’hôtellerie-restauration en est un triste exemple&nbsp;: les travailleuses au début de la cinquantaine gagnent à peu de chose près le même salaire (médian) que les jeunes collègues début de la vingtaine. «&nbsp;Les employeurs savent très bien qu’il est important d’avoir des employées avec une longue expérience dans leurs équipes. Mais ils ne veulent tout simplement pas l’honorer en termes de salaire&nbsp;», constate Beatriz Gonçalves, employée de service dans la restauration.</p><p>Dans l’accueil des enfants aussi, les femmes ne parviennent qu’à une modeste progression salariale au cours de leur vie professionnelle, alors qu’elles s’occupent de ce que nous avons de plus précieux dans notre société&nbsp;: les enfants. Pour Alma Kaiser, assistante socio-éducative, le nombre important de personnes qui quittent la profession en sont la conséquence logique. «&nbsp;Tout le monde se lance dans ce métier avec beaucoup de motivation et de dévouement. Mais au fil des années, ils constatent que l’évolution salariale est insuffisante. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit difficile de garder les employées plus longtemps».</p><p>Natascha Wey, vice-présidente de l’USS, n’y va pas par quatre chemins&nbsp;: «&nbsp;Il faut en finir maintenant avec ces salaires plus bas dans les branches où les femmes sont majoritaires&nbsp;». Voilà pourquoi les syndicats de l’USS ont décidé de mettre l’accent sur des améliorations concrètes sur les lieux de travail lors de la grève féministe de cette année&nbsp;: «&nbsp;Seul un travail syndical dans les entreprises et les branches ainsi que de meilleures CCT nous permettront d’améliorer sensiblement et durablement la situation salariale des femmes&nbsp;».</p><p><strong>Voici les revendications de l’USS&nbsp;:</strong></p><ul><li>Au moins 5000 francs par mois pour toute personne qui a fait un apprentissage. Les conventions collectives de travail (CCT) doivent fixer des salaires minimums en conséquence. Là où il n’y a pas de CCT, par exemple pour les crèches ou dans le commerce de détail, il faut en introduire.</li><li>Personne ne devrait gagner moins de 4500 francs par mois. C’est le montant de référence de la politique salariale des syndicats. Dans l’immédiat, l’objectif – respectivement le minimum absolu – doit être un salaire de 4000 francs (x13).</li><li>Il faut un 13e salaire pour tout le monde.</li><li>Des mesures fermes et systématiques doivent être prises contre la discrimination salariale&nbsp;: des analyses salariales dans toutes les entreprises et des sanctions efficaces lorsque de telles discriminations sont constatées.</li><li>L’accueil des enfants doit être organisé en tant que service public afin de permettre une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré entre femmes et hommes.</li><li>Les investissements dans le service public doivent être augmentés – et aussi amener de meilleures conditions de travail dans l’accueil des enfants, la santé et l’action sociale.</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9770</guid><pubDate>Tue, 09 May 2023 11:25:35 +0200</pubDate><title>Avec le revirement des taux d’intérêts, les baisses de rentes doivent cesser</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avec-le-revirement-des-taux-dinterets-les-baisses-de-rentes-doivent-cesser</link><description>Rapport de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle sur la situation financière des caisses de pensions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les caisses de pensions se portent à merveille&nbsp;: c’est ce que confirme la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) dans son dernier rapport publié aujourd’hui. Malgré des résultats de placement négatifs l’année dernière, la plupart des caisses disposent encore de réserves et de provisions solides. Et leurs perspectives financières continuent de s’améliorer en raison de la hausse des taux d’intérêt. Dans ce contexte, le rejet du projet de baisse des rentes LPP adopté par le Parlement est extrêmement important. L’USS récolte actuellement des signatures pour le référendum. Au lieu de détériorer encore les garanties de prestations, il faut maintenant augmenter les rentes de retraite et compenser le renchérissement dans le 2e pilier. Sinon, la valeur des rentes sera en chute libre pour les retraité-e-s.</p><p>Le rapport de la haute surveillance montre que trop de caisses ont suivi les avis –toujours pessimistes – des expert-e-s et ont continué à abaisser les taux de conversion, qui ont une incidence directe sur les rentes. Dans le même temps pourtant, leurs perspectives en matière de rendement ont augmenté. Les conséquences d’un tel procédé sont limpides&nbsp;: ce sont les assuré-e-s qui supportent les risques des marchés financiers. Dans ce contexte, l’appel de la haute surveillance selon lequel les caisses de pension doivent «&nbsp;veiller à équilibre entre les générations&nbsp;» qui sont traitées différemment relève du plus pur cynisme.</p><p>La haute surveillance se montre également trop simpliste dans son analyse du thème principal. Le rapport fait tout simplement l’impasse sur l’importance du renchérissement pour apprécier la performance des caisses de pension. L’analyse de la contribution des revenus des placements aux rentes du 2e&nbsp;pilier est également trop courte. Une étude approfondie réalisée par l’USS sur l’évolution des revenus du capital démontre le contraire&nbsp;: depuis 2015, le «&nbsp;troisième cotisant&nbsp;» ne paie plus qu’un cinquième des cotisations. Jusqu’en 2000, cette contribution est restée constante à un tiers. La charge est devenue d’autant plus lourde pour les salarié-e-s et les employeurs. Ces deux dernières années également, les cotisations par assuré-e ont augmenté et les revenus du capital ont diminué. Mais cette évolution est loin d’être une fatalité. Les caisses bien gérées affichent aujourd’hui encore une contribution du produit des placements à la rente pouvant atteindre 40&nbsp;%.</p><p>Le problème réside aussi dans le fait que les assuré-e-s ne sont pas suffisamment protégés par la loi. En effet, le taux d’intérêt minimum garanti par la loi devrait en fait être fixé de manière à ce que les revenus des placements soient obligatoirement crédités aux assuré-e-s. Depuis des années pourtant, le taux d’intérêt minimum est très à la traîne par rapport aux rendements effectivement réalisés. Depuis environ un an, il est même plus bas que le taux d’intérêt sans risque d’une obligation de la Confédération à 10 ans&nbsp;! Ceux qui profitent le plus de cet écart entre les rendements réels et un taux garanti bas – à savoir les assureurs – ne sont même pas pris en compte dans l’analyse de la haute surveillance. Malgré la hausse des taux d’intérêt, ils n’accordent aux salarié-e-s affiliés qu’un taux d'intérêt scandaleusement bas.</p><p>Le rapport de la haute surveillance est donc clair comme de l’eau de roche&nbsp;: les caisses de pensions se portent bien. Les assuré-e-s ont souffert et vont continuer de souffrir. Dans ce contexte, le référendum contre la révision du 2e pilier adoptée par le Parlement s’impose&nbsp;: une nouvelle détérioration des garanties de prestations est tout bonnement inacceptable.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9747</guid><pubDate>Mon, 01 May 2023 11:42:20 +0200</pubDate><title>1er mai 2023 : des milliers de personnes demandent des hausses de salaires et de rentes et l’égalité maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2023-des-milliers-de-personnes-demandent-des-hausses-de-salaires-et-de-rentes-et-legalite-maintenant</link><description>Plus de 50 manifestations dans toute la Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans toute la Suisse, des milliers de travailleuses et travailleurs portent leurs revendications dans la rue, à l’occasion de plus de 50 manifestations, rassemblements et fêtes portées par les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS). Sous le slogan «&nbsp;De meilleurs salaires. De meilleures rentes. L’égalité maintenant&nbsp;!&nbsp;», la crise du pouvoir d’achat et les salaires trop bas des femmes figurent&nbsp;au centre des mobilisations.</p><p>La plus grande manifestation, à Zurich, réunit déjà&nbsp;environ 10&nbsp;000 personnes. «&nbsp;Le travail des femmes mérite mieux&nbsp;»&nbsp;: son&nbsp;thème permet de lancer la mobilisation pour la grève féministe du 14 juin, et d’appeler à un soutien pour les projets de salaires minimums communaux qui passent en votation le 18 juin.</p><p>Les prix, les primes d’assurance-maladie et les loyers augmentent –&nbsp;alors que les salaires sont à la traîne et que les rentes sont menacées par de nouvelles baisses. Sur le plan international également, la question sociale et la répartition des richesses se trouvent au premier plan, et poussent des millions de travailleuses et de travailleurs à manifester.</p><p><strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> président de l’USS, lance&nbsp;un avertissement dans ses discours à Interlaken et Yverdon-les-Bains&nbsp;: «&nbsp;Une crise majeure du pouvoir d’achat est en cours et menace de s’aggraver dans les prochains mois. Du côté patronal, les adaptations des salaires à l’inflation sont contestées. Au contraire, les élites économiques demandent une hausse du temps de travail et de nouvelles hausses de l’âge de la retraite.&nbsp;»</p><p>Dans ses discours à Bâle et à&nbsp;Liestal, la vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia <strong>Vania Alleva</strong> affirme&nbsp;: «&nbsp;Il n’y a de cadeaux que pour les super-riches et les grandes entreprises. Pour les gens qui font tourner le pays, pour les gens qui ont travaillé toute leur vie, les employeurs affirment encore et toujours que l’argent manque. Un âge de la retraite en hausse, des rentes en baisse, des salaires qui ne permettent pas de tourner&nbsp;: voici les réalités du monde du travail aujourd’hui.&nbsp;»</p><p>L’économiste en chef et premier secrétaire de l’USS <strong>Daniel Lampart</strong> évoque&nbsp;dans son discours à Thoune le référendum contre la réforme du 2e pilier&nbsp;: «&nbsp;Les employeurs veulent encore baisser les rentes. Mais ils veulent aussi que nous payions plus. Les banques et les assurances, par contre, sont laissées en paix, alors qu’elles gagnent des milliards sur le dos des caisses de pension.&nbsp;» Face à cette situation,&nbsp;la meilleure solution est un développement de l’AVS.</p><p>La vice-présidente de l’USS et secrétaire générale du SSP <strong>Natascha Wey</strong> souligne dans son discours à Schaffhouse&nbsp;: « Ce que nous voulons est clair&nbsp;: égalité des salaires, hausse des rémunérations dans les professions à majorité de femmes et amélioration des conditions-cadres pour la conciliation entre famille et travail. Ces revendications doivent être au cœur de nos offensives syndicales.&nbsp;»</p><p>Le 1er mai est cette année aussi l’occasion de lancer la mobilisation pour la Grève féministe du 14 juin. La question de l’égalité est centrale&nbsp;: sans égalité réelle, il n’y a pas de justice sociale. Les syndicats demandent donc&nbsp;: de meilleurs salaires&nbsp;! De meilleures rentes&nbsp;! L’égalité maintenant&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/5/csm_230501_Zuerich_PHOTO-2023-05-01-13-07-33_66a880aa55.webp" length="457996" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9745</guid><pubDate>Mon, 01 May 2023 09:51:55 +0200</pubDate><title>1er Mai 2023 : Pour de meilleurs salaires. De meilleures retraites. L’égalité maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2023-pour-de-meilleurs-salaires-de-meilleures-retraites-legalite-maintenant</link><description>Fêtes ou manifestations dans 50 localités en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus de 50 fêtes ou manifestations du 1er Mai ont lieu aujourd’hui dans toute la Suisse à l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Les salarié-e-s exigent de meilleurs salaires et de meilleures rentes de retraite. La crise du pouvoir d’achat ne cesse de s’aggraver et les gens ont de moins en moins pour vivre. Avec la hausse des prix en général, des loyers et la flambée des primes-maladie, travailleuses et travailleurs voient leurs salaires réels fondre. Du côté des employeurs, au lieu d’augmenter les salaires, on veut au contraire que les gens travaillent encore plus et soient joignables en tout temps&nbsp;! Voilà pourquoi ce 1er Mai 2023 est le début d’une contre-offensive pour de meilleurs salaires et de meilleures retraites. C’est également le prélude à la mobilisation pour la grève féministe du 14 juin. Car c’est chez les femmes que le besoin de rattrapage sur les salaires est le plus fort.</p><p>Les prix, les primes d’assurance-maladie et les loyers augmentent, alors que les salaires sont à la traîne et que les retraites vont subir de nouvelles baisses. Et pas seulement en Suisse&nbsp;: la question sociale et la lutte pour la répartition des richesses sont à nouveau au cœur des préoccupations sur le plan international. Dans toute l’Europe, le mouvement en faveur de meilleurs salaires et de bonnes retraites fait descendre des millions de travailleurs et travailleuses dans la rue. Depuis 133 ans, le 1er&nbsp;Mai symbolise les luttes pour le progrès social et le fait que cette bataille continue. &nbsp;</p><p>Les attaques lancées par les classes dirigeantes se poursuivent aussi, comme à l’accoutumée&nbsp;: leur part du gâteau n’est jamais assez grande à leur goût, en Suisse comme dans le reste du monde. Pour plein de gens qui travaillent, les salaires réels baissent actuellement parce que tout augmente. Et il paraît qu’il n’y a pas assez d’argent pour verser des salaires décents dans les métiers à majorité de femmes. Pour la place financière en revanche, des centaines de milliards sont subitement disponibles. Les grandes banques sont sauvées sans tergiverser&nbsp;–&nbsp;et sans même exiger de régulation bancaire ou de restitution des bonus versés aux managers. Ce soutien inconditionnel aux géants de la finance n’est rien d’autre qu’une injure faite à tous les salarié-e-s à qui l’on a refusé une augmentation l’année dernière, malgré la hausse du coût de la vie et des loyers, et qui ont toujours moins d’argent dans leur portemonnaie. L'échec du capitalisme de casino doit être suivi d’effets&nbsp;: la finance doit être au service des travailleuses et des travailleurs, pas l’inverse.</p><p>Cela vaut aussi pour les retraites&nbsp;: plutôt que de renforcer les profits des assurances et des banques dans les deuxième et troisième piliers, il faut une AVS forte et pas de nouvelles baisses des retraites. Avec l’initiative populaire pour une 13e&nbsp;rente AVS, nous pouvons faire un premier pas – modeste, mais important – dans cette direction, au lieu d’investir de nouveaux milliards dans une réforme des caisses de pensions qui impose aux actifs de payer plus… pour toucher moins. Le référendum contre la révision de la LPP doit permettre à la population d’empêcher par les urnes cette nouvelle baisse des rentes.</p><p>Un salaire doit suffire pour vivre. Les bas et moyens salaires doivent donc augmenter sensiblement. C’est dans ce but que des milliers de personnes syndiquées descendent dans la rue aujourd’hui. Avec des visions et des objectifs ambitieux, comme toujours&nbsp;: il faut de nouveaux progrès sociaux&nbsp;! Le 1er Mai symbolise les luttes nécessaires pour obtenir des avancées sociales concrètes. Les gens qui travaillent dur devraient recevoir une plus grosse part du gâteau, et non les plus riches. D’où le caractère absolument essentiel de l’offensive syndicale sur les salaires&nbsp;: pas de salaire inférieur à 5000 francs par mois pour les personnes qui ont fait un apprentissage, et au moins 4500 francs pour tout le monde.</p><p>Le besoin de rattrapage est le plus grand dans les branches où les femmes sont majoritaires. Fini le temps où les femmes se contentent de salaires trop bas et de temps partiels imposés. Au contraire, la rémunération des femmes doit être revalorisée. Le travail de garde et d’assistance est aussi un travail et doit être comptabilisé dans le montant de la future rente de retraite. Les syndicats s’investissent dans cette lutte pour l’égalité le 1er Mai, et ils se mobilisent aussi pour la grève féministe du 14 juin 2023. Car la question de l’égalité est centrale&nbsp;: sans égalité réelle, pas de justice. C’est pourquoi nous exigeons&nbsp;: De meilleurs salaires. De meilleures retraites. L’égalité maintenant&nbsp;! Tout le monde dans la rue le 1er Mai 2023&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/d/csm_SGB_1.Mai-23_FR_1600x1200px_WEB_187f84e517.webp" length="120948" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9751</guid><pubDate>Fri, 28 Apr 2023 18:30:00 +0200</pubDate><title>Un cadeau incompréhensible aux hôpitaux privés et au lobby des assurances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-cadeau-incomprehensible-aux-hopitaux-prives-et-au-lobby-des-assurances</link><description>Financement uniforme ambulatoire/stationnaire (EFAS)


</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La révision «&nbsp;EFAS&nbsp;» de la LAMal – en suspens depuis des années – renforce considérablement les intérêts lucratifs dans le domaine de la santé. Les décisions que vient de prendre la commission de la santé du Conseil national sur cette réforme va exactement dans le même sens.</p><p>Depuis des années, les organisations faîtières des caisses-maladie se plaignent des incitations erronées et coûteuses dans le domaine de la santé. Elles omettent toutefois de dire qu’elles font elles-mêmes partie des plus grands bénéficiaires de nombreuses incitations erronées. En effet, celles-ci leur permettent de réaliser d’importants bénéfices dans leurs assurances complémentaires – là aussi aux dépens des payeuses et payeurs de primes. Mais comme ce modèle économique est menacé par la politique de transfert de la Confédération (moins de traitements stationnaires et donc moins de contrats d’assurance (semi-)privés), le lobby fait pression depuis des années pour le «&nbsp;financement uniforme ambulatoire/stationnaire&nbsp;» (EFAS). La commission de la santé du Conseil national a examiné EFAS lors d’un nouveau tour de table et a de nouveau cédé à cette pression.</p><p>Contre toute attente, la commission maintient sa décision de privilégier massivement, avec EFAS, les hôpitaux privés conventionnés. Bien qu’il s’agisse d’hôpitaux qui n’ont explicitement pas été inscrits sur la liste des hôpitaux par les cantons, 75&nbsp;% des frais de traitement pourront désormais y être pris en charge par l’assurance de base au lieu de 45&nbsp;% auparavant. Ce n’est rien d’autre qu’un cadeau de plusieurs milliards aux hôpitaux privés et au lobby des assurances, et cela, entièrement aux dépens des assuré-e-s&nbsp;!</p><p>La décision d’intégrer les soins de longue durée dans la réforme coûterait également cher aux payeuses et payeurs de primes. En effet, ils devraient à l’avenir participer de façon évolutive à la forte augmentation des coûts dans ce domaine (aujourd’hui, cette participation est plafonnée par la loi). Ceci n’est tout simplement pas acceptable et constitue une nouvelle gifle pour les ménages à revenus faibles et moyens, qui croulent déjà chroniquement sous les charges beaucoup trop élevées des primes-maladie. Lors de la deuxième lecture prévue pour cet objet, la commission devra donc revoir sérieusement sa copie.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/7/csm_Arztgespraech-Formular_istockphoto-Cameravit_834c1bcf75.webp" length="37538" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9736</guid><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 16:32:57 +0200</pubDate><title>Augmenter les salaires plutôt qu’assouplir encore les horaires de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/augmenter-les-salaires-plutot-quassouplir-encore-les-horaires-de-travail</link><description>L’USS réagit à la conférence de presse de l’Union patronale sur la « pénurie de main d’œuvre »

</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelque temps, les employeurs doivent se donner de la peine pour recruter du personnel. C’est une bonne chose. Ils appellent cela une «&nbsp;pénurie de main-d’œuvre qualifiée&nbsp;». La réponse la plus logique à apporter à cette «&nbsp;pénurie&nbsp;» serait d’améliorer les conditions et l’environnement de travail.</p><p>Mais les employeurs préfèrent appliquer des recettes dépassées, c’est-à-dire allonger les horaires de travail, augmenter les heures supplémentaires, réduire la protection des travailleurs – le tout sans qu’il y ait eu d’augmentation des salaires réels ces dernières années. Avec pour conséquences plus de stress et de burnouts, entre autres&nbsp;: pas très favorable pour l’attractivité des emplois.</p><p>Plus de 200&nbsp;000 sans emploi sont à la recherche d’un travail, mais n’en trouvent pas. De nombreux salarié-e-s se plaignent de procédures qui tournent en rond ou de stress inutile sur leur lieu de travail. Parallèlement, le nombre de cadres a presque doublé au cours des 20 dernières années.</p><p>Les gens qui peuvent se le permettre travaillent à temps partiel pour avoir du temps à consacrer à leur famille ou pour suivre une formation ou un perfectionnement qu’ils paient de leur poche. La proportion plus élevée de temps partiel est également la conséquence de l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail – ce qui est une bonne nouvelle. Pour les femmes, mais aussi les hommes qui assument à parts égales la prise en charge des enfants, seul un emploi à temps partiel permet en général concilier travail et famille.</p><p>La politique de l’emploi en Suisse doit être progressiste. Cela signifie qu’elle n’a un avenir que si travail et famille sont compatibles, si le travail ne rend pas malade et si tout le monde peut bien vivre de son emploi.</p><p>L’USS partage l’avis des employeurs lorsqu’ils estiment que les pouvoirs publics doivent assumer une plus grande responsabilité dans le domaine des crèches. Mais cela ne suffit pas&nbsp;: il faut des horaires de travail et des salaires adaptés à notre époque. Des hausses de salaires doivent enfin intervenir. Un apprentissage doit assurer de gagner au moins 5000 francs par mois. Enfin, les employeurs doivent améliorer l’organisation du travail dans leurs entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_Mann-liest-Kind-vanda_lay_3f3ca4483f.webp" length="55018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9734</guid><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 15:05:07 +0200</pubDate><title>Des hausses de salaire nettement insuffisantes – l’écart salarial se creuse encore pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-de-salaire-nettement-insuffisantes-lecart-salarial-se-creuse-encore-pour-les-femmes</link><description>Indice des salaires 2022 de l&#039;Office fédéral de la statistique

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le constat est inquiétant&nbsp;: en termes de salaires et de pouvoir d’achat, la situation des salarié-e-s en Suisse se dégrade. Beaucoup d’employeurs refusent même de compenser le renchérissement, alors que ce sont eux qui augmentent les prix, et qu’en plus, ils font des bénéfices.</p><p>L’indice suisse des salaires publié aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique confirme malheureusement ce tableau. Pour 2022, les salaires nominaux ont augmenté d’un modeste 0,9&nbsp;%, ce qui, avec un renchérissement de 2,8&nbsp;%, correspond à une baisse réelle de 1,9&nbsp;%. En comparaison sectorielle, ce sont précisément les branches dans lesquelles les salaires sont plutôt bas qui s’en sortent moins bien, comme l’hôtellerie-restauration, les services postaux, de messagerie et de livraison express, le commerce de détail ou la construction.</p><p>Du côté de l’inégalité salariale entre hommes et femmes, la tendance va également totalement dans la mauvaise direction&nbsp;: ainsi, les salaires des femmes ont moins augmenté (0,8&nbsp;%) que ceux des hommes (1,1&nbsp;%). Pourtant les femmes touchent toujours en moyenne 1500 francs de moins par mois (temps plein).</p><p>Les salaires doivent impérativement augmenter. Un premier pas dans cette direction a pu être obtenu avec la négociation d’augmentations salariales de près de 2,5&nbsp;% pour l’année 2023. Mais une politique salariale un tant soit peu équitable présuppose la compensation du renchérissement plus une participation aux gains de productivité. Le besoin de rattrapage en matière de salaires est donc important.</p><p>Et il est particulièrement élevé chez les femmes, qui ont souvent des emplois impliquant de grandes responsabilités pour des salaires dérisoires. Le 14 juin, dans le cadre de la <a href="https://www.14juin.ch?src=uss" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">grève féministe</a>, les femmes montreront clairement qu’il faut que les choses bougent sérieusement en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_906f23953c.webp" length="123934" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9726</guid><pubDate>Tue, 18 Apr 2023 17:06:29 +0200</pubDate><title>Le Parlement ferme les yeux sur l’explosion des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-ferme-les-yeux-sur-lexplosion-des-primes</link><description>Contre-projet insuffisant à l’initiative d’allégement des primes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La hausse incessante des primes des caisses-maladie attise la crise du pouvoir d’achat. Les travailleuses et travailleurs ainsi que les personnes à la retraite ont toujours moins pour vivre. Face au renchérissement persistant et aux augmentations de loyers, il est nécessaire d’adopter des mesures concrètes visant à stabiliser le pouvoir d’achat. Alors que l’initiative d’allégement des primes permet de soulager les bas et moyens revenus, la Commission de la santé du Conseil des États a adopté aujourd’hui un contre-projet insuffisant. Le même Conseil des États qui avait avalisé la semaine dernière des crédits de sauvetage bancaire se chiffrant en milliards de francs cherche aujourd’hui à faire des économies sur le dos de la population.</p><p>La crise du pouvoir d’achat reste un problème lancinant pour les bas et moyens revenus. Le renchérissement demeure élevé et comme une nouvelle hausse du taux d’intérêt de référence ne saurait tarder, les loyers vont bientôt prendre l’ascenseur. Selon les premières prévisions en matière d’évolution des coûts de la santé, une mauvaise nouvelle sur les&nbsp;primes s’annonce&nbsp;pour cet automne. Les ménages verront ainsi leurs charges augmenter d’une manière insupportable.&nbsp;Sans mesures efficaces, une forte baisse de pouvoir d’achat sera inéluctable.</p><p>L’initiative d’allégement des primes est d’autant plus urgente qu’elle plafonnerait enfin la hausse intolérable de la charge que les primes font peser depuis longtemps sur le budget de la population. Il est absolument inacceptable que la charge pour les assuré-e-s augmente&nbsp;alors que les cantons, qui sont responsables de la politique de la santé, se désengagent les uns après les autres du financement des primes. En effet, au cours de la décennie écoulée,&nbsp;19&nbsp;cantons sur 26 ont&nbsp;réduit leur contribution à la réduction des primes en proportion de leur population.</p><p>Dans ce contexte alarmant, la commission compétente du Conseil des États vient de décider de raboter encore le contre-projet pourtant largement insuffisant du Conseil fédéral à l’initiative d’allégement des primes. Il ne reste ainsi que des miettes, avec les 350&nbsp;millions de francs prévus qui ne correspondent même pas à un pour-cent&nbsp;du montant total des primes payées en Suisse. La majorité de la commission montre une fois de plus qu’elle vit dans un monde parallèle&nbsp;et ignore&nbsp;les vrais problèmes qui préoccupent la population.</p><p>La balle dans le camp du Conseil des États&nbsp;: il faut absolument qu’il se rallie à la minorité de sa commission, qui lui recommande le contre-projet substantiel que le Conseil national a déjà adopté à une large majorité. S’il ne saisit pas cette chance, il devrait au moins contribuer activement à ce que l’initiative d’allégement des primes soit soumise à la population dans les meilleurs délais.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9681</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2023 08:35:44 +0200</pubDate><title>Réforme du 2e pilier : payer plus pour toucher moins de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reforme-du-2e-pilier-payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente</link><description>Une large alliance lance la récolte de signatures contre la baisse des rentes du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La réforme de la prévoyance professionnelle (LPP&nbsp;21) adoptée par le Parlement entraîne des baisses de rentes pouvant atteindre 3240 francs par an. Pourtant, les rentes du 2e&nbsp;pilier ont déjà diminué drastiquement ces dernières années. Comble du cynisme&nbsp;: ce sont justement les salarié-e-s avec des salaires bas et moyens qui devront payer beaucoup plus avec la LPP&nbsp;21 – pour au final toucher encore moins de rentes. Et, après l'augmentation de l'âge de la retraite, les femmes seront pénalisées une deuxième fois&nbsp;: au lieu de voir leurs rentes s’améliorer, une majorité d'entre elles subiront même des baisses de rente. Ce calcul ne tient tout simplement pas la route&nbsp;! Pour toutes ces raisons, la large alliance contre la baisse des rentes LPP lance aujourd’hui la <a href="https://baisse-des-rentes.ch/?src=usshp" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">récolte de signatures</a> contre la réforme du 2e&nbsp;pilier.</p><p>Pour les salarié-e-s, les dix dernières années ont été désastreuses dans le 2e&nbsp;pilier. Les taux de conversion et les rentes n’ont cessé de baisser. Et la réforme adoptée par le Parlement ferme complètement les yeux sur ces évolutions. Le net revirement des taux d’intérêt et le fort renchérissement sont également complètement ignorés dans la réforme. Au lieu de continuer à baisser les rentes malgré des taux d’intérêt en hausse, il faudrait les augmenter pour compenser la perte de pouvoir d’achat. C’est pourtant tout le contraire que le Parlement a décidé&nbsp;: il mise sur une réforme qui entraîne des baisses de rente de jusqu’à 15&nbsp;%.</p><p>Après AVS&nbsp;21, cette réforme représente une nouvelle détérioration pour les femmes. Et c’est précisément la génération touchée par le relèvement de l’âge de la retraite qui devra payer plus de cotisations – et donc recevoir moins de salaire net pendant le reste de sa vie active – pour obtenir une rente plus basse ou égale. Non seulement les promesses ne sont pas tenues, mais les femmes paient une deuxième fois l’addition. D’un point de vue technique aussi, la réforme est un fiasco&nbsp;: elle rend le 2e&nbsp;pilier plus coûteux et encore plus difficile à comprendre. Et au final, il devient même arbitraire. La confiance dans la prévoyance professionnelle s’en trouvera encore plus ébranlée qu’elle ne l’est déjà.</p><p>Pour le président de l’USS <strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> la réforme est dépassée&nbsp;: «&nbsp;L’abaissement du taux de conversion est une idée datant de l’époque des taux d’intérêt négatifs&nbsp;: en raison du revirement des taux et du renchérissement, les rentes doivent désormais être augmentées et non plus réduites.&nbsp;». <strong>Mattea Meyer,</strong> coprésidente du PS, estime que cette réforme de la LPP passe à côté de tous les objectifs qu’elle s’était fixés&nbsp;: «&nbsp;Elle entraîne une baisse des revenus et une diminution des rentes. Alors que les assuré-e-s paient ce projet coûteux, l’industrie financière peut continuer à faire des profits.&nbsp;».</p><p>Président de Travail.Suisse, <strong>Adrian Wüthrich,</strong> tient à faire une mise au point importante lors du lancement du référendum&nbsp;: «&nbsp;Contrairement à ce que beaucoup prétendent, tous les assuré-e-s ont un régime obligatoire LPP, et sont donc concernés par la baisse du taux de conversion minimum. Nous devons enfin mettre un terme aux baisses massives des rentes du 2e pilier et intervenir sur les coûts des caisses de pension.&nbsp;». Pour la présidente d’Unia <strong>Vania Alleva,</strong> la réforme du 2e&nbsp;pilier est tout simplement «&nbsp;un affront pour les femmes et pour tous les gens qui travaillent&nbsp;». Quant à <strong>Katharina Prelicz-Huber</strong>, présidente du SSP et conseillère nationale Les Vert-e-s, LPP&nbsp;21 signifie «&nbsp;pour la plupart des gens, même les jeunes&nbsp;: payer plus pour des rentes plus basses, même si celles-ci n’ont cessé de diminuer ces dernières années.&nbsp;»</p><p>Il y a un peu plus d’une semaine, une grande banque du pays a été sauvée à coup de milliards. Mais la réforme de la prévoyance professionnelle est également un cadeau faramineux offert au secteur de la finance, car il est le grand gagnant de la réforme et pourra continuer de s’emplir les poches. Aujourd’hui déjà, il prélève chaque année 7&nbsp;milliards de francs sur les avoirs de vieillesse des assuré-e-s. Pendant ce temps, les travailleuses et travailleurs assurés devraient se serrer la ceinture. Le mot d’ordre, c’est&nbsp;: en haut, on remplit les coffres, en bas, on vide les portemonnaies. Ce calcul ne tient pas la route&nbsp;! Avant même le vote final au Parlement, diverses branches des arts et métiers, l’Union suisse des paysans et plusieurs spécialistes du 2e pilier se sont exprimés publiquement en ce sens. Pour eux aussi, la réforme doit être rejetée.<br> &nbsp;</p><p class="text-center"><a href="https://baisse-des-rentes.ch/?src=usshp" target="_blank" class="button button--red" rel="noreferrer"><i aria-hidden="true" class="fa-pen fas"></i>&nbsp;Soutenir le référendum en ligne</a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_lores_LLP_Non_FR_8dd2bfdc17.webp" length="118586" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9690</guid><pubDate>Wed, 29 Mar 2023 16:27:00 +0200</pubDate><title>La protection des salaires et le service public doivent être garantis</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-protection-des-salaires-et-le-service-public-doivent-etre-garantis</link><description>Politique européenne : les décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, le Conseil fédéral a arrêté la marche à suivre concernant les entretiens de la Suisse avec l’Union européenne (UE). Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que la protection des salaires et le service public doivent être garantis.</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. Elle est ouverte comme aucun autre pays du continent. Par exemple, la moitié des entreprises de l’UE peut travailler en Suisse dans sa langue. C’est pourquoi la Suisse a besoin de la meilleure protection des salaires qui soit. Les entreprises de l’UE profitent aujourd’hui de cet accès au marché suisse. Elles réalisent un chiffre d’affaires d’environ 2 milliards de francs par année dans notre pays.</p><p>Le service public aussi occupe en Suisse une position particulière qui doit continuer à être préservée. Par exemple, la Suisse n’a pas ouvert le marché de l’électricité pour les ménages&nbsp;; cela pour de bonnes raisons comme le montrent les importantes hausses des tarifs de l’électricité à l’étranger. Le trafic voyageurs et voyageuses sur rail est organisé sur une base coopérative. Le libéraliser comme c’est le cas dans l’UE n’aurait pas une incidence négative uniquement pour les salaires, mais ne serait pas réalisable en raison de la forte sollicitation du réseau ferroviaire suisse.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_csm_180905_USS-action-ligne-rouge_ba4c79bd26_66dff9f6ac.webp" length="479214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9675</guid><pubDate>Thu, 23 Mar 2023 08:38:00 +0100</pubDate><title>Cours du franc suisse : la BNS joue avec le feu</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/cours-du-franc-suisse-la-bns-joue-avec-le-feu</link><description>Politique monétaire : nouvelle hausse du taux directeur</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui s’est passé dans le secteur bancaire ces derniers jours est tout simplement effarant. En Suisse et aux États-Unis, des banques ont dû être sauvées afin d’éviter de potentielles catastrophes économiques. Et personne ne peut savoir à l’heure actuelle dans quelle mesure les dangers sont réellement écartés. Dans un tel contexte, le franc risque de s’apprécier fortement, bien qu’il soit déjà surévalué. La déclaration d’intention de la Banque nationale suisse (BNS) d’autoriser de nouvelles appréciations est un jeu risqué.</p><p>La BNS déclare aujourd’hui&nbsp;: «&nbsp;Afin de garantir des conditions monétaires appropriées, la Banque nationale reste en outre disposée à être active au besoin sur le marché des changes. Depuis quelques trimestres, il s’agit principalement de la vente de devises.&nbsp;» Par le passé, de telles remarques ont incité les spéculateurs sur les devises à miser sur une appréciation du franc.</p><p>L’USS est extrêmement préoccupée. Les exportations de divers produits industriels stagnent ou sont en recul. La compétitivité des prix de certaines branches d’exportation, comme l’industrie alimentaire et des boissons, s’est déjà détériorée en raison de l’appréciation de la monnaie nationale. Une nouvelle appréciation significative du franc mettrait en péril les salaires et les emplois dans plusieurs secteurs de l’économie d’exportation</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9669</guid><pubDate>Tue, 21 Mar 2023 10:15:00 +0100</pubDate><title>Ce n’est pas aux travailleuses et travailleurs de payer pour les fautes des  managers de la banque et des autorités</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ce-nest-pas-aux-travailleuses-et-travailleurs-de-payer-pour-les-fautes-des-managers-de-la-banque-et-des-autorites</link><description>Credit Suisse : l’USS exige le maintien des emplois et des mesures de prévention
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les graves manquements des responsables de Credit Suisse (CS) et l’échec collectif de la réglementation ont conduit à une action de sauvetage historique de la deuxième grande banque de Suisse. Mais les employé-e-s de Credit Suisse ne doivent pas payer pour les erreurs commises par les managers et les autorités. Les collaboratrices et collaborateurs sont choqués par les conséquences qui les menacent directement. Les deux banques, Credit Suisse et UBS, ont le devoir d’éviter des coupes brutales dans les postes de travail. L’enjeu est colossal pour les 17&nbsp;000 employé-e-s de CS en Suisse. Directement ou indirectement, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui sont potentiellement menacés. L’USS soutient l’Association suisse des employés de banque (ASEB) dans son engagement pour le maintien des emplois et pour un bon plan social.</p><p>C’est horrible, mais hélas vrai&nbsp;: quinze ans à peine après le sauvetage d’UBS, c’est au tour de Credit Suisse (CS), la deuxième grande banque internationale de Suisse, d’avoir besoin d’une action de sauvetage étatique. En prenant des risque excessifs et faute de vraiment maîtriser leur métier, les responsables de CS ont acculé la banque à la faillite. Les responsables à la Confédération et à la Banque nationale ont, eux, jeté de la poudre aux yeux de la population. Ils ont prétendu avoir réduit les problèmes des banques «&nbsp;d’importance systémique&nbsp;» de telle sorte qu’il n’y aurait pas de nouvelle affaire UBS obligeant la Confédération à accorder une garantie pour réduire les risques de pertes bancaires. Mais les plans de liquidation compliqués se sont révélés inutiles en cas de crise. Les perdant-e-s sont la population et les employé-e-s de CS qui, jour après jour, accomplissent consciencieusement leur travail pour que le pays fonctionne, alors que les anciens responsables de CS ont déjà quitté le navire depuis longtemps, avec leurs salaires se chiffrant en millions de francs par an.</p><p>L’application du droit d’urgence par le Conseil fédéral ne doit pas être suivie d’une coupe à blanc dans le personnel. L’objectif principal est le maintien des emplois. Si des licenciements ont lieu, les employé-e-s concernés doivent pouvoir trouver un nouvel emploi le plus rapidement possible. Lors de la fusion à venir, les contrats de travail transférés doivent être assortis d’une protection contre le licenciement, en particulier pour les salarié-e-s de plus de 55 ans. Aucun licenciement ne doit avoir lieu avant l’intégration complète des deux entités.</p><p>Après l’effondrement de fait de la deuxième grande banque, il est absolument impératif de prendre enfin des mesures permettant d’éviter que de tels événements se reproduisent. Et surtout, une prévention efficace s’impose&nbsp;: les autorités doivent veiller à ce que les banques disposent de réserves suffisantes en liquidités et en fonds propres pour pouvoir supporter elles-mêmes les pertes dans tous les cas de figure. Elles doivent par ailleurs imposer des restrictions sur les risques que les banques peuvent prendre. Les systèmes de primes salariales et de bonus qui poussent à la prise de risque doivent maintenant disparaître. Et seules les personnes disposant des qualifications requises devraient pouvoir diriger une banque. La FINMA a en principe déjà des compétences en la matière. Il doit s’agir avant tout de prévenir les crises plutôt que de développer des mécanismes compliqués qui ne sont finalement pas applicables en cas de crise.</p><p>La Confédération a accordé une garantie de 9 milliards de francs à l’UBS, soit l’équivalent de 1000 francs par habitant-e de la Suisse. Face à la population, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter va devoir expliquer pourquoi d’une part, l’on soutient l’UBS et le Credit Suisse, alors que l’on veut d’autre part économiser sur les rentes AVS, que la Confédération baisse les rentes du 2e&nbsp;pilier et que les primes d’assurance maladie ne cessent de prendre l’ascenseur. Les impôts pour les entreprises ont été réduits dans la plupart des cantons. Les grandes banques et leurs dirigeants en ont également profité. Il faut que cela change. La Suisse doit développer une politique du pouvoir d’achat et une politique fiscale qui soient axées sur les gens qui travaillent et font tourner le pays.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/5/csm_CreditSuisse_Eingang_nurRed_iStock-MichaelDerrerFuchs_39144a745d.webp" length="211916" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9667</guid><pubDate>Sun, 19 Mar 2023 21:17:00 +0100</pubDate><title>Garantir les emplois, introduire des régulations sérieuses et éclaircir les manquements des banques et des autorités pour éviter que la population ne paie pour les banques</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/garantir-les-emplois-introduire-des-regulations-serieuses-et-eclaircir-les-manquements-des-banques-et-des-autorites</link><description>Nouveau sauvetage d&#039;une grande banque malgré les règles «too big to fail»</description><content:encoded><![CDATA[<p>15 ans après UBS, il aura été nécessaire également de sauver Credit Suisse aujourd'hui. Qu'on en soit arrivé là est insupportable. Les responsables du Credit Suisse ont conduit la banque à la catastrophe par des prises de risques excessives mais aussi par une incompétence caractérisée. Quant aux autorités fédérales et à la Banque nationale, ils ont fait croire à la population qu'ils avaient réduit les risques des banques dites d'« importance systémique » de telle sorte qu'un deuxième cas UBS ne serait plus possible.</p><p>Les salarié-e-s de Credit Suisse et plus largement la population du pays paient aujourd'hui les pots cassés, cependant que les cadres de la banque avec leurs salaires délirants&nbsp;n'assument aucune responsabilité.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) soutient l'engagement de l'Association des employés de banque en faveur des travailleuses et travailleurs&nbsp;concernés par la fusion. Il est urgent de&nbsp;mettre&nbsp;en place une task force pour préserver un maximum de places de travail et pour élaborer un plan social en cas de licenciements.&nbsp;</p><p>Pour l'USS, après ce qui constitue l'effondrement de la deuxième banque du pays, des mesures doivent être prises pour éviter ce genre d'événement à l'avenir. Ce d'autant plus que la Suisse ne comptera désormais plus qu'une seule grande banque, ce qui fera augmenter les risques. Les banques doivent disposer de réserves suffisantes pour assumer leurs pertes, et doivent faire l'objet de restrictions&nbsp;quant aux risques qu'elles peuvent prendre. Les systèmes de rémunération comprenant d'importants bonus doivent être abolis, et les qualifications des cadres dirigeants mieux vérifiées. Enfin, l'imposition des banques doit être revue à la hausse pour tenir compte des garanties publiques dont elles bénéficient de fait.</p><p>La gestion de l'affaire du Credit Suisse devra&nbsp;être examinée en détail. Il s'agira en particulier de préciser dans quel mesure le Département fédéral des finances, la Banque nationale et la Finma ont assumé ou non les tâches qui leur incombaient.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/9/csm_Paradeplatz-Creditsuisse_ccbync_WallyGobetz-flickr_aa5bf8a52d.webp" length="469948" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9664</guid><pubDate>Fri, 17 Mar 2023 10:58:08 +0100</pubDate><title>Révision de la LPP : il faudra payer plus pour toucher moins de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-lpp-il-faudra-payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente</link><description>Le Parlement enterre la promesse de maintien des rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La réforme de la LPP adoptée aujourd’hui par le Parlement entraîne des baisses de rentes pouvant atteindre 3240 francs par an. Pourtant, les rentes du 2e&nbsp;pilier n’ont cessé de diminuer depuis des années. Comble du cynisme&nbsp;: ce sont justement les bas salaires qui devront payer beaucoup plus avec la LPP&nbsp;21. Ce calcul ne tient tout simplement pas la route. Le seul gagnant de cette réforme, c’est le secteur de la finance qui pourra continuer de s’emplir les poches. Aujourd’hui déjà, les assurances et caisses de pensions prélèvent chaque année 7&nbsp;milliards de francs sur les avoirs de vieillesse des assuré-e-s.</p><p>Après l’échec de PV&nbsp;2020, les partenaires sociaux ont été chargés par le Conseil fédéral d’élaborer une proposition pour régler les problèmes les plus pressants dans le 2e&nbsp;pilier. C’était logique, dans la mesure où les partenaires sociaux sont responsables du financement et de l’aménagement du 2e&nbsp;pilier. Le Conseil fédéral a repris le projet de réforme trouvé après d’intenses négociations et l’a transmis au Parlement. Ce projet aurait modernisé la LPP, stabilisé les rentes et rapidement amélioré celles des personnes occupées à temps partiel ou qui ont des faibles revenus.</p><p>Le projet adopté aujourd’hui par le Parlement lors du vote final n’a plus rien à voir avec tout cela. Le Parlement en a fait un projet coûteux et arbitraire pour les travailleuses et travailleurs de toutes les générations. Les baisses de rentes de la dernière décennie vont se poursuivre avec l’abaissement du taux de conversion à 6&nbsp;%. Les baisses de rentes pourront atteindre 270&nbsp;francs par mois. À cela s’ajoutent des pertes de pouvoir d’achat du même ordre de grandeur en raison de la hausse constante des primes-maladie et de l’absence de compensation du renchérissement dans le 2e&nbsp;pilier. Ce, alors que la Constitution promet le contraire depuis 50 ans et que l’inflation en Suisse est plus élevée qu’elle ne l’a été depuis des décennies. Les personnes proches de la retraite ne toucheront qu’un quart de la compensation intégrale des réductions de rentes. Et pour les personnes qui ne font plus partie de la génération de transition, ce sera&nbsp;: payer plus pour toucher des rentes plus basses. Même les très jeunes salarié-e-s auront droit, après quarante ans d’épargne, à des rentes encore plus basses que ce qu’on leur a promis jusqu’ici. Pourtant, les coûts de la réforme pour les salarié-e-s à bas et moyens revenus seront si élevés que des branches entières se sont déjà prononcées contre la réforme.</p><p>Techniquement parlant, la réforme actuelle est si mal conçue que, outre l’Office fédéral des assurances sociales, les expert-e-s en caisses de pensions ont émis de grandes réserves à son encontre. Elle risque de déstabiliser drastiquement la confiance – déjà bien entamée – des salarié-e-s assurés dans le 2e&nbsp;pilier. Ce résultat est un aveu de faiblesse. Il illustre à quel point la majorité bourgeoise a abandonné la promesse de garantir une retraite décente pour tous les salarié-e-s, allègrement soutenue en cela par les lobbyistes du secteur très gourmand de la finance, les assureurs et les associations patronales qui ne tiennent pas leur parole.</p><p>Le Congrès de l’USS a déjà pris la décision, fin novembre 2022, de combattre avec véhémence tout projet de baisse des rentes dans le 2e&nbsp;pilier. Dans deux semaines, le Comité de l’USS se penchera sur les décisions prises aujourd’hui par le Parlement et décidera du lancement définitif du référendum.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9661</guid><pubDate>Wed, 15 Mar 2023 12:21:13 +0100</pubDate><title>La 13e rente AVS toujours plus importante</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-toujours-plus-importante</link><description>Le Parlement refuse de voir que les rentes perdent de leur valeur</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les rentes perdent énormément de leur valeur. À cause de la hausse des loyers et des primes-maladie ainsi que d’un renchérissement jamais atteint depuis des décennies, il reste toujours moins d’argent dans le porte-monnaie des retraité-e-s. Comme les rentes du 2e pilier baissent depuis des années déjà, il devient toujours plus important de renforcer l’AVS en créant une 13e rente. Car qui a travaillé durant toute sa vie mérite une rente décente.</p><p>La Suisse a un problème avec ses rentes. Toujours moins de salarié-e-s peuvent en vivre pendant leur retraite. Les femmes sont les premières concernées, mais les hommes dont les revenus sont bas ou moyens le sont aussi. Or, trois mois après le Conseil national, le Conseil des États balaie d’un simple revers l’initiative pour une 13e rente AVS, de même que tous les efforts déployés en faveur d’un contre-projet.</p><p>À travers ses décisions de la semaine en cours, le Parlement montre non seulement que le problème des rentes lui est clairement indifférent, mais qu’il se fait le complice actif d’un démantèlement constant de la prévoyance vieillesse solidaire que connaît la Suisse. Cela, au profit d’une prévoyance vieillesse privée que seuls les tout gros salaires peuvent se permettre et grâce à laquelle les banques et les assurances s’en mettent plein les poches. De fait, alors qu’il se prononce «&nbsp;pour des raisons financières&nbsp;» contre une augmentation des rentes AVS et met sur rail les travaux en vue d’un nouveau relèvement de l’âge de la retraite, il adopte une réforme du 2e&nbsp;pilier qui va coûter en tout, surtout aux personnes à bas revenu, près de 40 milliards de francs. Et sans aucune garantie quant aux rentes, car le 2e pilier ne contient pas de protection contre l’inflation. Le Parlement veut même qu’en cas de rachat dans le 2e pilier, la protection minimale prévue par la loi ne soit pas garantie aux salarié-e-s. Par contre, aucune limite n’est mise aux profits engrangés du secteur financier et la branche des caisses de pensions. Finalement, les actuels soubresauts enregistrés sur les marchés financiers font précisément apparaître une nouvelle fois que l’on ne peut pas faire confiance à ce 3e pilier tant mis en avant par les banques.</p><p>Les salarié-e-s doivent rester en point de mire des débats en cours sur la prévoyance vieillesse. Ils ont besoin de pouvoir encore s’acquitter des cotisations salariales destinées à leur prévoyance vieillesse et qu’elles soient placées de manière efficiente. Pour 90&nbsp;% d’entre eux, un renforcement de l’AVS en vaut la peine. C’est pour cela que l’USS se battra de toutes ses forces pour son initiative populaire en faveur d’une 13e rente AVS. Il n’y a qu’avec cette dernière que tout le monde participe, et profite d’améliorations directes de ses rentes, surtout les femmes.</p><p>Mais pour tous les retraité-e-s, cette initiative est plus importante que jamais, précisément dans le contexte actuel. Le pouvoir d’achat d’un ménage de retraité-e-s est en effet précaire. Sans contre-mesure incisive, il manquera, fin 2024, une rente mensuelle entière dans leur porte-monnaie. C’est pourquoi l’USS mettra tout en œuvre pour qu’une 13e rente AVS soit mise en place. Il est désormais enfin temps d’augmenter à nouveau les rentes AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9659</guid><pubDate>Fri, 10 Mar 2023 16:18:27 +0100</pubDate><title>Dépenses de la Confédération : cet alarmisme est totalement déplacé !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/depenses-de-la-confederation-cet-alarmisme-est-totalement-deplace</link><description>Le Conseil fédéral publie les valeurs de référence pour les arrêtés financiers pluriannuels</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Chaque semaine ou presque, le Conseil fédéral prend actuellement des décisions importantes en matière de politique financière. C’était de nouveau le cas aujourd’hui avec l’adoption des «&nbsp;valeurs de référence des arrêtés financiers pluriannuels&nbsp;». En particulier dans les domaines de la formation, des transports publics, de la culture et de la coopération internationale, le Conseil fédéral a fixé des taux de croissance annuels parfois nettement inférieurs à ceux de la législature en cours (et c’est encore pire si l’on tient compte de l’inflation&nbsp;!).</p><p>Ces valeurs sont en contradiction totale avec les défis auxquels le pays doit faire face dans l’immédiat&nbsp;:</p><ul><li>Dans le domaine de la formation, la croissance du nombre d’élèves et d’étudiant-e-s exige à elle seule une augmentation substantielle des dépenses nominales.</li><li>Dans les transports publics, un des défis sera de faire face à l’augmentation de la population, et donc du nombre de passagers et passagères. D’autre part, la volonté, maintes fois réaffirmée par la Confédération et le Parlement, d’augmenter sensiblement la part des transports publics dans le volume total des transports nécessite un développement conséquent de l’offre.</li><li>Les dépenses pour la reconstruction de l’Ukraine ne sont pas chiffrables pour l’instant. Mais elles ne doivent en aucun cas se faire au détriment des dépenses pour la coopération internationale (comme le prévoit le Conseil fédéral). En effet, dans ce domaine, la Suisse n’a toujours pas atteint les valeurs cibles qu’elle s’était pourtant engagée à atteindre il y a longtemps face à la communauté internationale.</li></ul><p>L’USS reconnaît que le gouvernement s’efforce d’établir une planification financière saine, mais ne partage en aucun cas l’alarmisme dont il fait preuve depuis peu. Après avoir pris l’automne dernier de premières décisions préliminaires assez restrictives en matière de politique financière, le Conseil fédéral a présenté mi-février son programme de consolidation pour les prochaines années du budget et du plan financier. Dans ce contexte, les arrêtés financiers pluriannuels, dont nous connaissons désormais les valeurs de référence, représentent une grande partie des dépenses faiblement liées, pour lesquelles le Conseil fédéral prévoit des réductions linéaires de 2&nbsp;% dès le prochain exercice budgétaire.</p><p>Les coupes prévues ne sont pas seulement irresponsables du point de vue de la politique économique et sociale, elles sont également déplacées en termes de politique financière. Premièrement, les perspectives économiques s’améliorent et continuent de s’améliorer. Et deuxièmement, les finances publiques suisses sont en excellente santé en comparaison internationale&nbsp;: après presque deux décennies de sous-budgétisation chronique et massive, l’État dispose d’une fortune nette correspondant à plus de la moitié de la performance économique annuelle – et ce après la crise du Covid-19&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_floheinstein_flickr__zug_sbb_einfahrt_passagiere_bahnhof_gleise_5d5973db76.webp" length="114568" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9640</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2023 19:34:03 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États bétonne des baisses de rentes encore plus graves</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-des-etats-betonne-des-baisses-de-rentes-encore-plus-graves</link><description>LPP 21 : il faudra payer plus pour toucher encore moins de rente</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les décisions prises aujourd’hui par le Conseil des États entraînent des baisses de rentes encore plus douloureuses pour les personnes à revenu moyen. Avec la déduction de coordination décidée, ces baisses de rentes pourront atteindre 15&nbsp;%, soit jusqu’à 271&nbsp;francs par mois. Résultat&nbsp;: la garantie du niveau des rentes affirmée par le Conseil fédéral et tous les partis n’est plus respectée, même pour les personnes qui ont aujourd’hui 25 ans et des revenus moyens. Cela signifie pour toutes les générations&nbsp;: il faudra payer plus pour des retraites plus basses.</p><p>À partir du projet initial du Conseil fédéral (basé sur le compromis des partenaires sociaux), le Parlement a bricolé un projet de démantèlement pur et simple. Pire, cette réforme est aujourd’hui dépassée&nbsp;: en raison du revirement des taux d’intérêt et de la hausse de l’inflation, de nouveaux problèmes se posent dans le 2e&nbsp;pilier, à commencer par la perte de valeur des rentes des caisses de pensions due à l’inflation. Dans ce contexte, il faut augmenter les rentes et non les baisser. Le projet de réforme de la LPP date de l’époque des taux d’intérêt négatifs, qui est désormais révolue. La baisse du taux de conversion n’a désormais plus la même urgence. Le Parlement fait fi de cette nouvelle donne et maintient coûte que coûte les baisses de rentes. L’USS se battra avec véhémence contre les baisses de rentes prévues.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_17c2d58960.webp" length="408924" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9639</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2023 19:28:12 +0100</pubDate><title>Le Parlement laisse définitivement tomber les retraité-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-laisse-definitivement-tomber-les-retraite-e-s</link><description>Pas de compensation du renchérissement pour les rentes AVS : le Conseil des États se montre aussi impitoyable que le National</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis quelque temps déjà, les rentes AVS ne sont pas seulement à la traîne par rapport au renchérissement&nbsp;: l’écart entre les salaires et les rentes se creuse également d’année en année. Les prix des loyers et l’explosion des primes-maladie font que les retraites suffisent de moins en moins pour vivre. Malgré tout cela, le Parlement n’est même pas prêt à soutenir un tant soit peu le pouvoir d’achat des retraité-e-s avec l’adaptation minimale au renchérissement, laissant ainsi tomber des personnes qui ont travaillé toute leur vie. De plus, les rentes du 2e pilier sont en chute libre depuis des années et ne sont pas adaptées au renchérissement.</p><p>Avec la décision d’aujourd'hui, le Conseil des États se moque de la Constitution : en refusant même d’entrer en matière, il abandonne définitivement la pleine compensation du renchérissement pour les bénéficiaires de l’AVS et de l’AI ainsi que pour ceux des prestations complémentaires et transitoires. Cela, alors qu’il y a quelques semaines seulement, il avait demandé au Conseil fédéral de préparer un projet en ce sens. Et bien que la forte hausse des prix et des primes-maladie touchent très durement les retraité-e-s. Sans compensation, un ménage de retraité-e-s dans la moyenne risque de perdre environ 8&nbsp;% de son pouvoir d’achat d’ici fin 2024. Sur une année, cela représente un mois entier de rente en moins dans le porte-monnaie.</p><p>Pour l’USS, les choses sont claires&nbsp;: pour corriger le problème de la baisse constante des rentes, il ne reste à la population plus que la voie des urnes, en votant pour l’introduction d’une 13e&nbsp;rente AVS. Car les rentes AVS sont sérieusement à la traîne par rapport au renchérissement et l’écart entre les salaires et les rentes se creuse d’année en année. L’USS se battra donc de toutes ses forces pour cette initiative populaire, qui sera soumise au peuple dans moins d’un an.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9636</guid><pubDate>Wed, 01 Mar 2023 10:24:04 +0100</pubDate><title>Le Conseil national rompt sa promesse et laisse les retraité-e-s sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-rompt-sa-promesse-et-laisse-les-retraite-e-s-sur-le-carreau</link><description>Adaptation des rentes AVS au renchérissement : le National tourne casaque</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national ne veut même plus débattre de la pleine compensation du renchérissement pour les rentiers et rentières AVS. Or, à cause de l’inflation et du choc des primes-maladie, leurs rentes perdent toujours plus de leur valeur. Le Conseil national n’est toutefois pas entré en matière sur leur adaptation au renchérissement, alors qu’il y a quelques semaines encore, il avait demandé au Conseil fédéral de s’en occuper. Et bien que la forte hausse enregistrée par les prix et les primes-maladie touchent très durement les retraité-e-s.</p><p>Ainsi, un ménage moyen de retraité-e-s risque de voir son pouvoir d’achat amputé d’environ 8&nbsp;% jusqu’à fin 2024. Et, calculé sur une année, il manquera à cette date une rente mensuelle entière dans son porte-monnaie.</p><p>La Constitution fédérale exige explicitement que les rentes AVS soient «&nbsp;adaptées au moins à l’évolution des prix&nbsp;». Ce n’est cependant plus le cas depuis deux ans déjà. En tout, l’inflation a été de 3,4&nbsp;% depuis la dernière adaptation des rentes, mais celles-ci n’ont été relevées que de 2,5&nbsp;% en janvier 2023. Pour tenir sa propre promesse, le Parlement devrait pas conséquent décider une augmentation extraordinaire des rentes AVS de 0,9&nbsp;%. Il appartient maintenant au Conseil des États de le rappeler au Conseil national.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9634</guid><pubDate>Tue, 28 Feb 2023 14:58:00 +0100</pubDate><title>LPP 21 : le National bétonne les nouvelles baisses de rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-21-le-national-betonne-les-nouvelles-baisses-de-rentes</link><description>Payer 3 milliards de plus pour toucher encore moins à la retraite : l’USS combattra toute baisse des rentes !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de la décennie écoulée, l’évolution du 2e&nbsp;pilier a été catastrophique pour les salarié-e-s. Alors que leurs cotisations aux caisses de pensions ont augmenté, les prestations qu’ils touchent en retour ne cessent de diminuer. Ainsi, la nouvelle rente moyenne est actuellement déjà inférieure de 230 francs à celle de 2015. Cela n’a toutefois pas empêché le Conseil national de sceller aujourd’hui le sort d’une réforme qui n’est rien d’autre qu’un nouveau démantèlement. Il mise sur des réductions de rentes supplémentaires pouvant atteindre 200 francs par mois. Or, on sait qu’une personne à la retraite risque déjà de perdre 300 francs de pouvoir d’achat d’ici 2024 puisque le renchérissement et la hausse des primes d’assurance maladie grignotent déjà constamment la valeur des rentes du 2e pilier.</p><p>Les décisions prises aujourd’hui montrent clairement que la réforme du 2e pilier s’est transformée en projet de démantèlement pur et simple au Parlement. Les salarié-e-s assurés devront payer plus, mais recevront moins de rente. Le Conseil national n’a pas seulement balayé la solution des partenaires sociaux et du Conseil fédéral. Il refuse même de réagir à la baisse des rentes due au renchérissement ou de mettre en œuvre des instruments efficaces pour endiguer l’explosion des coûts et la captation des bénéfices dans le 2e pilier.</p><p>Les caisses de pensions et les assurances prélèvent déjà environ 7 milliards de francs par an sur cette assurance sociale. Avec la présente «&nbsp;réforme&nbsp;», ces coûts vont encore exploser. Parallèlement, une caissière, un boulanger ou une aide-soignante risquent de voir leurs retenues salariales augmenter pour, au final, toucher moins de retraite.</p><h3 class="heading--h4">Le Parlement a fait du compromis sur la LPP un coûteux projet de démantèlement</h3><p>Sur mandat du Conseil fédéral, l’USS avait élaboré, en collaboration avec les partenaires sociaux, un compromis sur la LPP qui fonctionnait sans réduire les rentes. Bien que le Conseil fédéral l’ait présenté tel quel au Parlement et recommandé son adoption, il a été littéralement passé à la moulinette, et un nouveau projet de démantèlement est maintenant sur le point d’aboutir.</p><p>Le Parlement refuse d’admettre que la situation des retraites s’est fortement dégradée dans ce pays, alors que les caisses des assurances et des caisses de pensions continuent de se remplir. Ce qui montre bien qu’une majorité du Parlement accorde plus d’importance aux intérêts des prestataires qu’à ceux des salarié-e-s assurés. C’est pourquoi l’USS combattra avec véhémence un tel projet de démantèlement de la LPP.</p><p>Au besoin, les gens qui travaillent pourront décider dans les urnes s’ils souhaitent vraiment verser 3 milliards de francs supplémentaires de cotisations salariales dans les caisses de pensions pour recevoir moins de rentes au final. Ou s’ils préfèrent financer une 13e&nbsp;rente AVS avec la même somme. Le calcul est simple&nbsp;: le renforcement de l’AVS est payant pour 90&nbsp;% de la population, et particulièrement pour les personnes à bas et moyens revenus et pour les femmes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9626</guid><pubDate>Tue, 14 Feb 2023 08:57:36 +0100</pubDate><title>14 juin 2023 : Une nouvelle grève – pour que l’égalité progresse enfin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-2023-une-nouvelle-greve-pour-que-legalite-progresse-enfin</link><description>Du respect, du temps et de l&#039;argent !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes ont des moins bons salaires et des moins bonnes retraites, elles accomplissent davantage de travail non rémunéré et demeurent confrontées à des discriminations. La lutte pour la véritable égalité constitue une tâche centrale des syndicats. La grève féministe du 14&nbsp;juin 2023 se concentrera par conséquent sur le monde du travail. Car les principales inégalités ont leur origine sur le lieu de travail. Nos objectifs sont clairs&nbsp;: revalorisation des branches où les femmes sont majoritaires, nouvelles CCT et lutte contre le harcèlement et la discrimination. Seul un meilleur degré d’organisation collective au travail permettra des avancées concrètes sur le terrain de l’égalité.</p><p>Quatre ans après la grande grève de 2019, la situation financière et sociale des femmes ne s’est pour ainsi dire pas améliorée. Au contraire, l’âge de la retraite va augmenter et les écarts de revenus entre femmes et hommes ne diminuent pas. Ce déficit de revenu constitue un problème majeur&nbsp;: en 2020, la moitié des femmes gagnaient moins de 4470&nbsp;francs par mois. <strong>Vania Alleva</strong>, vice-présidente de l’USS, souligne l’urgence d’agir&nbsp;: «&nbsp;Au lieu de gagner du terrain, l’égalité régresse en ce moment : au niveau des salaires, des rentes et de la répartition du travail de « care ». Le revenu des femmes reste plus faible que celui des hommes de 43,2&nbsp;% en moyenne. Ça ne peut pas continuer comme ça.&nbsp;». Le revenu des femmes travaillant dans la vente ou dans d’autres professions des services, comme la restauration, est particulièrement bas. Les femmes y perçoivent un salaire de moins de 3100&nbsp;francs (salaire médian). Leur clientèle par contre gagne plus du double.</p><p>Les revenus globalement bas des femmes sont principalement dus à la faible rémunération des professions exercées en majorité par des femmes. Les éducatrices de la petite enfance, les vendeuses ou les coiffeuses gagnent après un apprentissage entre 3500 et 5000&nbsp;francs (à plein temps), soit nettement moins que les salaires des professions où les hommes sont majoritaires. Ce déficit de revenus explique directement l’écart béant des retraites des femmes, qui atteint 34,6&nbsp;%. Pour <strong>Natascha Wey</strong>, secrétaire générale du SSP et vice-présidente de l’USS, la leçon à tirer est évidente&nbsp;: «&nbsp;Les conditions de travail s’améliorent là où les syndicats sont forts, et moyennant une mobilisation collective. Le taux de couverture des CCT doit progresser dans les branches majoritairement féminines, et l’heure est à des augmentations massives des salaires&nbsp;». Par conséquent, les syndicats se donnent pour but de recruter des membres dans les branches majoritairement féminines afin d’accélérer les progrès en matière d’égalité.</p><p>Aujourd’hui, à l’occasion du lancement de la campagne pour le 14&nbsp;juin, sept travailleuses venues des quatre coins de la Suisse ont donné le coup d’envoi de la mobilisation. <strong>Pamela Silva Barrientos</strong>, assistante en pharmacie, constate&nbsp;: «&nbsp;Nous exécutons de très nombreuses tâches qui exigent un haut niveau de concentration. Nous devons constamment nous perfectionner. Tout ça pour finir dans le rouge à la fin du mois&nbsp;!&nbsp;». Les branches où les femmes sont majoritaires doivent être revalorisées&nbsp;: «&nbsp;Dans le commerce de détail, les salaires sont bas. Pourtant, le travail est physiquement éprouvant, on est constamment en contact avec la clientèle et on nous demande beaucoup de flexibilité. Où est la valorisation&nbsp;? Où est la possibilité de concilier vie professionnelle et vie privée&nbsp;?&nbsp;», interroge <strong>Kerstin Maurhofer-Späh</strong>, vendeuse. Selon <strong>Loreen Erras</strong>, infirmière, les conditions de travail doivent rapidement changer dans sa branche&nbsp;: «&nbsp;La pénurie de personnel ne fera qu’empirer avec de moins bonnes conditions de travail. Il faut mettre fin à ce cercle vicieux en proposant des conditions de travail appropriées&nbsp;!&nbsp;».</p><p><strong>Muriel Noble</strong>, musicienne d’orchestre, explique en quoi dans le monde de la culture, les carrières précaires constituent un terreau favorable aux abus et au harcèlement des femmes&nbsp;: «&nbsp;Quand on est une femme et qu’on n'a pas encore de poste fixe, il est plus difficile de se défendre si l’on est victime de discrimination. Il faut donc des CCT applicables à tout le monde, et dans l’immédiat, des chartes éthiques détaillées doivent être affichées dans tous les lieux culturels&nbsp;». En tant qu’employée dans le conseil à la clientèle et le contrôle des billets dans les transports publics, <strong>Sarah-Julia Mois</strong> a elle aussi des revendications précises&nbsp;: «&nbsp;L’employeur a un devoir fondamental de protection des employé-e-s contre le harcèlement au travail, de la part de collègues ou de client-e-s, qu’il est temps de prendre au sérieux et de respecter&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/b/csm_Visual-1406-FR_75ad19ce78.webp" length="67822" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9621</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2023 16:59:28 +0100</pubDate><title>Payer trois milliards de plus pour toucher moins de rente : l’USS combattra ce projet de réforme de la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-trois-milliards-de-plus-pour-toucher-moins-de-rente-luss-combattra-ce-projet-de-reforme-de-la-lpp</link><description>Réforme de la LPP : nouvelles baisses de rentes prévues en commission</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Parlement a fait de la réforme du 2e pilier un projet de démantèlement pur et simple. Les salarié-e-s assurés seraient donc condamnés à payer plus pour toucher moins de rente. La CSSS-N a non seulement balayé du revers de main la solution élaborée par les partenaires sociaux et portée par le Conseil fédéral. Elle a également rejeté des mesures qui devaient amener une réelle égalité dans le 2e pilier. Elle refuse de réagir à la baisse des rentes due au renchérissement ou de mettre en œuvre des instruments efficaces pour endiguer l’explosion des coûts et la captation des bénéfices dans le 2e&nbsp;pilier. Aujourd’hui déjà, les caisses de pensions et les assurances soutirent chaque année environ 7 milliards de francs de ce qui est censé être une assurance sociale. Avec cette «&nbsp;réforme&nbsp;», les coûts vont continuer de monter en flèche. Et dans le même temps, une caissière, un boulanger ou une aide-soignante risquent de voir leurs déductions salariales augmenter pour, au final, toucher encore moins de retraite.</p><p>Si nécessaire, les gens qui travaillent décideront dans les urnes s’ils veulent verser 3&nbsp;milliards de francs supplémentaires dans les caisses de pensions pour obtenir, au final, une rente moins élevée, ou s’ils préfèrent financer une 13e&nbsp;rente AVS. Le calcul est très simple&nbsp;: le renforcement de l’AVS est rentable pour 90&nbsp;% de la population, en particulier pour les revenus bas et moyens et pour les femmes.</p><p class="heading--h4">Nouvelles baisses des rentes&nbsp;: la ligne rouge à ne pas franchir</p><p>Les rentes du 2e&nbsp;pilier sont en chute libre depuis au moins une décennie. Après les faibles taux d’intérêt et les baisses extrêmes des taux de conversion, la situation s’aggrave encore à cause de l’absence de compensation du renchérissement dans les caisses de pension. Conséquence concrète&nbsp;: d’ici fin 2024, les gens qui partent à la retraite perdront une rente mensuelle complète&nbsp;! Dans un tel contexte, de nouvelles baisses de rentes constituent un tabou dans toute réforme de la LPP. Même une baisse du taux de conversion minimal n’est plus une option, avec le revirement des taux d’intérêt. Le calcul de la CSSS-N ne fonctionne que pour les prestataires. Les gens qui travaillent, eux, se font tout simplement arnaquer.</p><p>De plus, la décision de la commission est d’une arrogance crasse vis-à-vis des femmes. Malgré des grandes promesses faites publiquement, la CSSS-N n’a pas hésité à détériorer encore davantage la proposition – déjà insuffisante – du Conseil des États. Après avoir dû avaler le relèvement de leur âge de la retraite, les femmes devront attendre pendant des décennies encore les améliorations promises, alors que le besoin est urgent et immédiat. La baisse du taux de conversion ne sera entièrement compensée que pour moins de la moitié des femmes – et au total pour seulement un quart de tous les assuré-e-s. Il est pourtant évident que les femmes et les employé-e-s à temps partiel ont besoin immédiatement de retraites plus élevées, et que le prix doit en être abordable. La décision d’aujourd’hui prend une direction diamétralement opposée. Elle montre que l’amélioration des retraites ne peut être abordable et rapide que si elle est accompagnée d’une composante financée par répartition.</p><p class="heading--h4">Le Parlement a transformé le compromis LPP en un coûteux projet de démantèlement</p><p>À la demande du Conseil fédéral, l’USS avait élaboré et présenté, en collaboration avec les partenaires sociaux, un compromis sur la LPP qui ne comportait pas de réduction des rentes. Bien que le Conseil fédéral l’ait présenté tel quel et en ait recommandé l’adoption au Parlement, ce dernier a décidé de faire aboutir un projet bien différent qui démantèle les rentes.</p><p>Ce Parlement refuse obstinément de voir que la situation des retraites s’est fortement dégradée dans ce pays, alors que les caisses des assurances et des caisses de pension continuent de se remplir. La majorité accorde donc plus d’importance aux intérêts des prestataires qu’à ceux des salarié-e-s assurés. C’est pourquoi l’USS combattra avec véhémence un projet de démantèlement de la LPP, si nécessaire en lançant un référendum.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9574</guid><pubDate>Mon, 09 Jan 2023 08:04:53 +0100</pubDate><title>Offensives syndicales en 2023 pour des salaires plus élevés et pour plus d’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/offensives-syndicales-en-2023-pour-des-salaires-plus-eleves-et-pour-plus-degalite</link><description>Conférence de presse annuelle de l’Union syndicale suisse (USS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Comme le montre le nouveau rapport sur la répartition publié par l’USS, les écarts de salaire et de revenu continuent à se creuser. Pour les syndicats, la priorité va donc à de nouvelles hausses de salaire, dans une optique de rattrapage salarial. En réponse au retour de l’inflation, l’USS appelle aussi à réintroduire la compensation automatique du renchérissement. Comme par ailleurs, les primes des caisses-maladies sont devenues trop chères pour bien des gens, il faut encore augmenter les réductions de primes. Enfin, une inversion de tendance s’impose au niveau du temps de travail&nbsp;: au lieu de réclamer constamment de nouvelles exceptions aux dispositions légales relatives à la durée du travail et du repos, les employeurs feraient bien de s’engager à nouveau sur le terrain de la réduction du temps de travail, afin d’améliorer la protection de la santé ainsi que la vie familiale des travailleuses et travailleurs.</p><p>Avec l’explosion des primes-maladie et le renchérissement persistant, la crise du pouvoir d’achat frappe de plein fouet nombre de travailleuses et travailleurs. Il leur reste toujours moins d’argent pour vivre. Les syndicats ont obtenu dans différentes branches d’activité que les salaires augmentent substantiellement en ce début d’année, grâce à une campagne salariale très engagée et en négociant à chaque fois d’arrache-pied. Mais des hausses des salaires réels ainsi que la réintroduction de la compensation automatique du renchérissement restent indispensables en 2023. Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, est formel&nbsp;: «&nbsp;Un salaire doit permettre de vivre. Concrètement, il ne doit pas y avoir de salaire inférieur à 5000&nbsp;francs pour les titulaires d’un CFC, et à 4500&nbsp;francs pour tout le monde.&nbsp;»</p><p>Le rapport sur la répartition, publié aujourd’hui par l’USS (voir l’étude complète annexée), confirme que les écarts salariaux ont recommencé à se creuser. Les salaires n’ont pas assez augmenté pour compenser le renchérissement et rattraper les retards en matière de rémunération. Ainsi, les personnes à bas ou moyens revenus gagnent actuellement moins qu’en 2016, en termes réels. Par contre, les 10&nbsp;% qui gagnent déjà le plus ont bénéficié de généreuses augmentations. À cela s’ajoute la hausse massive des primes des caisses-maladie (+6,6&nbsp;%), à nouveau bien supérieure aux hausses de salaire et à l’augmentation des réductions de primes. En 2023, un couple avec deux enfants devra pour la première fois payer plus de 1000&nbsp;francs par mois de primes-maladie.</p><h3 class="heading--h4">Des améliorations pour les travailleuses et les travailleurs, grâce au travail syndical</h3><p>Un peu partout dans le monde, de bonnes conventions collectives de travail (CCT) et des syndicats actifs veillent à une répartition plus équilibrée des salaires. Bien des cas de sous-enchère et de discriminations salariales peuvent ainsi être évités. De récentes recherches économiques prouvent encore que ces améliorations en matière de salaire ne font généralement pas grimper le chômage, comme le confirme une autre analyse publiée aujourd’hui par l’USS. En plus d’empêcher les brebis galeuses de gagner des parts de marché au détriment des employeurs corrects, les CCT prévoient souvent des offres de formation de base ou continue et d’autres avantages encore, et par là contribuent à la qualité du travail ainsi qu’aux gains de productivité. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, appelle donc à poursuivre dans cette voie&nbsp;: «&nbsp;Sans le travail accompli par les syndicats ici comme ailleurs, la seule réponse à l’inflation actuelle aurait été le tour de vis des banques centrales, qui alimente la récession. Or les travailleuses et travailleurs attendent à juste titre une autre réponse à cette situation, à savoir le renforcement de leur pouvoir d’achat.&nbsp;»</p><h3 class="heading--h4">Stress au travail</h3><p>Les employeurs réclament toujours plus d’exceptions aux dispositions légales relatives à la durée du travail et du repos – aux dépens des travailleuses et travailleurs, de leur santé et de leur vie familiale. À leurs yeux, la main-d’œuvre devrait être disponible à toute heure et coûter le moins cher possible. La protection de la santé ainsi que des horaires de travails adaptés à la vie de famille ne devraient toutefois pas être réservés à une minorité privilégiée. Il faut donc que les employeurs s’engagent à nouveau sur le terrain de la réduction du temps de travail. Aujourd’hui, les salarié-e-s doivent souvent réduire leur taux d’activité à leurs propres frais, et encore, à condition de pouvoir se le permettre financièrement.</p><p>Le travail à temps partiel s’impose souvent en raison des enfants et des autres obligations de prise en charge. Or ces 30&nbsp;dernières années, les employeurs ne se sont plus engagés sur le terrain de la réduction du temps de travail. Jusqu’en 1990, les horaires de travail habituels raccourcissaient d’une à deux heures par semaine par décennie environ – avec maintien du salaire. Depuis, les travailleuses et travailleurs ont dû financer de leur propre poche toute réduction du temps de travail, en optant pour un emploi à temps partiel et donc pour un salaire plus bas. Pour que l’égalité progresse enfin, il faut, pour la présidente d’Unia Vania Alleva, non seulement des horaires de travail compatibles avec la vie familiale et planifiables à l’avance, mais aussi «&nbsp;une revalorisation des métiers à majorité féminine, qui sont toujours moins bien payés. Donc de meilleurs salaires, plus de temps, et du respect&nbsp;». C’est pourquoi les syndicats appellent en 2023 à une grève féministe le 14 juin.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Égalité des sexes</category><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_230109_JMK_e25cc37aa0.webp" length="118460" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9547</guid><pubDate>Wed, 14 Dec 2022 16:42:52 +0100</pubDate><title>Sabotage du partenariat social On doit pouvoir vivre de son salaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/sabotage-du-partenariat-social-on-doit-pouvoir-vivre-de-son-salaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On doit pouvoir vivre de son salaire. L’attaque contre les salaires minimums cantonaux que représente l’acceptation, aujourd’hui, par le Conseil national de la motion Ettlin viole clairement cet important principe. Pour des raisons de politique sociale, les salaires minimums cantonaux sont admissibles afin de garantir le minimum vital. Il est donc évident que les salaires prévus dans les conventions collectives de travail (CCT) ne doivent pas être inférieurs à ce seuil minimal. Le Parlement veut désormais jeter ce principe par-dessus bord. Les syndicats s’y opposeront.</p><p>La motion Ettlin se présente sous un intitulé séduisant&nbsp;: «&nbsp;Protéger le partenariat social contre des ingérences discutables&nbsp;». Mais elle veut en réalité empêcher les cantons de prendre des mesures contre les salaires trop bas. Selon elle, les salaires minimums cantonaux ne s’appliqueraient en effet plus dans toutes les branches où une CCT dont le champ d’application a été étendue, c’est-à-dire a été déclarée de force obligatoire, contient aussi des dispositions sur les salaires. La motion Ettlin ne vise ainsi rien d’autre qu’à produire des «&nbsp;working poors&nbsp;».</p><p>Or la Constitution fédérale donne aux cantons la compétence d’édicter des lois en matière de politique sociale. Ils peuvent donc aussi décider que les salaires doivent couvrir le minimum vital. De ce fait, pendant le débat sur un salaire minimum national, les adversaires de l’initiative populaire qui en demandait précisément un, n’avaient cessé de signaler qu’en cas de besoin, les cantons peuvent toujours introduire un salaire minimum. Et le Tribunal fédéral a lui aussi confirmé cette compétence cantonale.</p><p>L’abolition de facto de la souveraineté cantonale qu’induit la définition des salaires minimums donnée par la motion Ettlin reviendrait à violer l’ordre constitutionnel ainsi qu’à saboter le partenariat social. Les CCT pourraient en effet être dénaturées dans le but affaiblir encore plus un droit du travail déjà bien maigre et de torpiller la volonté du législateur. Au lieu de garantir aux salarié-e-s des conditions de travail meilleures que ce que prévoient les normes minimales légales, ces CCT permettraient de déroger à ces normes. Que les CCT puissent servir d’instruments pour tirer les salaires légaux vers le bas serait tout autant dangereux que scandaleux. Il deviendrait pratiquement impossible de conclure des CCT prévoyant des salaires minimums au plan national.</p><p>Il est inquiétant que cette attaque contre la souveraineté des cantons et les salaires des travailleurs et travailleuses des régions frontalières, en particulier les cantons de Neuchâtel et Genève, a lieu à un moment où se déroulent des discussions sur la protection des salaires et notre rapport avec l’Europe.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) combattra ce projet par tous les moyens qui s’imposent et défendra les salaires minimums cantonaux.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9545</guid><pubDate>Wed, 14 Dec 2022 16:24:19 +0100</pubDate><title>13e rente AVS : toujours plus importante</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avs-toujours-plus-importante</link><description>L’initiative pour une 13e rente AVS au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Celle ou celui qui a travaillé tout au long de sa vie mérite une bonne rente. Or la rente AVS moyenne se monte à tout juste &nbsp;1800 francs par mois. Aujourd’hui, personne ne peut vivre avec si peu. D’autant plus que, ces dernières années, les rentes du 2e pilier ont fortement baissé. À cause de la hausse des prix et des primes-maladie, les rentes perdent encore plus nettement de leur valeur, surtout parce que celles du 2e pilier ne sont en règle générale pas indexées sur le renchérissement. C’est pourquoi le renforcement de l’AVS à travers le versement d’une 13e rente gagne toujours plus en importance.</p><p>Les personnes concernées ici ne sont pas uniquement les retraité-e-s qui méritent une rente décente après une vie de travail épuisante. Les actuels salarié-e-s sont, eux aussi, spécialement concernés. Car les prélèvements effectués sur leurs salaires pour la prévoyance-vieillesse doivent être acceptables et investis de manière efficiente. Pour 90% des salarié-e-s, un renforcement de l’AVS en vaut la peine. L’USS se battra par conséquence vigoureusement pour son initiative populaire demandant une 13e rente AVS. L’AVS est la seule assurance au financement de laquelle tout le monde participe, et tout le monde en profite si ses rentes sont améliorées, surtout les femmes. Dans le 2e pilier, on ne trouve ni protection contre l’inflation, ni rentes garanties en fonction des cotisations salariales versées. Impossible non plus de se fier au 3e pilier tant vanté par les banques. Non seulement il comporte des risques élevés, mais les employeurs ne participent pas à son financement, d’où ses rentes très basses pour les salarié-e-s ordinaires.</p><p>L’initiative populaire pour une 13e rente AVS est, précisément dans le contexte actuel, plus importante que jamais, car aux fortes baisses des rentes du 2e pilier s’ajoutent aujourd’hui l’inflation et l’explosion des primes des caisses-maladie. Le pouvoir d’achat d’un ménage de retraité-e-s moyen s’en trouve fortement précarisé. Si aucune contre-mesure énergique n’est prise, il manquera une rente mensuelle entière dans le porte-monnaie jusqu’à la fin 2024.</p><p>Même les partisan-e-s d’AVS 21 avaient reconnu que, pour les femmes, mais aussi pour les hommes à bas revenus, les actuelles rentes ne suffisent souvent pas. Les décisions prises cette semaine par les deux Chambres montrent clairement que le Parlement ne veut rien y changer. Alors que ce dernier se prononce contre une hausse des rentes AVS «&nbsp;pour des raisons financières&nbsp;», il adopte une réforme de la LPP qui coûtera aux bas revenus 3 milliards de francs en tout.</p><p>Avant même l’acceptation de toute justesse d’AVS 21, la situation financière de l’AVS était nettement meilleure que selon les scénarios catastrophe sur la base desquels les banques tirent sur elle à boulets rouges depuis des décennies. Même si l’on se réfère aux scénarios prudents du Conseil fédéral, l’AVS enregistrera, jusqu’en 2030, un excédent de près de 20&nbsp;milliards de francs. Mais la majorité bourgeoise du Conseil national préfère s’appuyer sur des scénarios financiers à long terme allant jusqu’en 2050, des scénarios que le Conseil fédéral considère comme n’étant pas fiables, mais extrêmement unilatéraux parce qu’ils se focalisent uniquement sur le volet des coûts. Le Parlement ne se préoccupe pas de la situation financière effective de l’AVS, mais veut sans répit saper les bases de la plus importante assurance sociale de la Suisse au profit d’une prévoyance vieillesse privée que seuls les plus gros salaires peuvent se payer et avec laquelle les banques et les assureurs font des affaires en or. L’initiative pour une 13e rente AVS demande le contraire: à l’occasion des 75 ans de l’AVS et du 175e anniversaire de l’État fédéral moderne, il est temps d’augmenter enfin une nouvelle fois les rentes de l’AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9540</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 15:36:49 +0100</pubDate><title>Pour le Conseil des États, la crise du pouvoir d’achat n’existe pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-le-conseil-des-etats-la-crise-du-pouvoir-dachat-nexiste-pas</link><description>Primes-maladie : la population est laissée pour compte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le choc des primes-maladie et le fort renchérissement pèsent lourd sur le budget des ménages. Faute de mesures sérieuses, il leur restera toujours moins d’argent dans le portemonnaie. Les conséquences seront douloureuses pour les petits et moyens revenus et l’économie risque d’en payer le prix fort. Mais le Conseil des États fait la sourde oreille et ne tient aucun compte du fait que la population se trouve dans une situation toujours plus difficile. Il vient d’enterrer une mesure exceptionnelle d’allègement des primes décidée par le Conseil national pour l’année à venir.</p><p>En dépit de la très forte hausse des primes, le Conseil des États ne veut accorder aucune augmentation des subsides aux primes-maladie (réductions de primes) l’année prochaine. Cette décision est un affront pour tous les ménages à bas et moyens revenus qui souffrent depuis trop longtemps de la charge élevée des primes. Cette charge va donc subir un nouveau bond en avant avec une hausse moyenne des primes de 6,6% pour 2023. Sans compter le renchérissement de nombreux autres frais de la vie quotidienne (électricité et autres charges, alimentation, loyer, etc.). Dans le même temps, d’autres protagonistes se sont progressivement retirés du financement de l’assurance de base au cours des dernières années, notamment les cantons en réduisant leur apport aux réductions de primes. Une évolution qui – selon l’analyse de l’USS sur les budgets cantonaux 2023 – devrait malheureusement se poursuivre l’année prochaine dans la plupart des cantons.</p><p>La Suisse est presque le seul pays d’Europe à ne pas financer son assurance de base principalement par des recettes liées au salaire, ce qui fait peser sur les bas et moyens revenus une charge disproportionnée. Face à une crise du pouvoir d’achat qui empire, le Conseil national a su reconnaître les signes du temps et s’est prononcé, à titre de mesure immédiate, pour une augmentation des réductions de primes en 2023 (à hauteur d’environ 900 millions de francs). Malheureusement, la décision contraire du Conseil des États a porté un coup de grâce à ce projet.</p><p class="heading--h4">Maigre consolation&nbsp;: pleine compensation du renchérissement dans l’AVS</p><p>L’USS salue la décision prise aujourd’hui par le Conseil des États d’adapter entièrement les rentes AVS au renchérissement. En effet, une adaptation habituelle des rentes selon l’indice mixte n’aurait conduit qu’à une augmentation des rentes de 2,5%, bien que le renchérissement depuis la dernière adaptation des rentes se soit élevé à 3,6%. Cette différence est loin d’être anecdotique&nbsp;: pour les couples mariés, cela représente jusqu’à 970 francs de plus par an. Au vu de la hausse des primes d’assurance-maladie et du risque élevé d’une perte de pouvoir d’achat avec les rentes du 2e&nbsp;pilier, la décision d’aujourd'hui constitue une petite lueur d’espoir. Au Conseil fédéral maintenant d’empoigner rapidement cette compensation du renchérissement. Il existe des possibilités de mise en œuvre assez simples sur le plan technique. Il y a plus de 30 ans déjà, les caisses de compensation le faisaient sans problème.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9539</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 15:30:03 +0100</pubDate><title>Payer davantage pour recevoir moins : l’USS refuse catégoriquement un tel projet de réforme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-davantage-pour-recevoir-moins-luss-refuse-categoriquement-un-tel-projet-de-reforme</link><description>Réforme de la LPP : l’USS réagit aux décisions du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis plus de dix ans, les rentes versées par les caisses de pensions diminuent, alors même que les caisses ont réalisé de somptueux bénéfices sur les marchés boursiers et immobiliers. La situation actuelle dans le 2e pilier est problématique&nbsp;: les avoirs de vieillesse sont faiblement rémunérés et les taux de conversion en baisse constante, tandis que les coûts facturés et les bénéfices engrangés par les caisses de pensions et les assurances ont pris l’ascenseur. Le Parlement aurait eu l’occasion historique de reprendre le compromis négocié par les partenaires sociaux et soutenu par le Conseil fédéral qui comportait des améliorations de rentes rapides et financièrement abordables pour les femmes. À la place, les femmes devront patienter des décennies pour obtenir de meilleures rentes, tout en payant plus cher dès maintenant. Or avec la remontée des taux d’intérêt, il faut désormais se demander comment on pourrait compenser la dépréciation des rentes et des avoirs de prévoyance due au renchérissement, plutôt que de prévoir de nouvelles baisses.</p><p>Payer plus cher pour des rentes en baisse&nbsp;: voilà ce que propose le Conseil des États. Les diminutions pourraient atteindre 200&nbsp;francs par mois pour certains assuré-e-s. Et ce, alors que tous les acteurs impliqués ont promis de maintenir le niveau général des rentes et d’améliorer les rentes des femmes. Pendant ce temps, la situation financière des caisses de pensions s’améliore de jour en jour, avec la reprise des taux d’intérêt. Concrètement, le Conseil des États propose de réduire durablement le taux de conversion et de compenser cette mesure seulement pendant une période transitoire, et de surcroit, uniquement pour une minorité des personnes concernées. À la différence du compromis des partenaires sociaux, les employeurs et les hauts revenus ne participeraient guère aux coûts de la compensation. Ainsi, ce serait aux travailleuses et travailleurs âgés de compenser eux-mêmes la baisse de leurs rentes. Et les plus jeunes passeraient également à la caisse, en voyant leurs cotisations augmenter sans avoir pour autant droit à de meilleures rentes.</p><p>La décision adoptée est un véritable affront fait aux femmes. Après que l’âge de la retraite a été revu à la hausse, le Conseil des États veut les faire patienter quelques dizaines d’années avant d’obtenir les améliorations de rentes dont elles ont concrètement et urgemment besoin. Moins de la moitié des femmes – et au total un quart des assuré-e-s – obtiendraient la pleine compensation de la baisse du taux de conversion. Les veuves n’hériteraient même pas du supplément de leur conjoint. Tout le monde s’accorde pourtant à dire que les femmes et les personnes occupées à temps partiel ont un besoin urgent de meilleures rentes à un coût acceptable. Or la décision actuelle du Conseil des États a l’effet exactement l’inverse. Des améliorations de rentes abordables ne sont possibles qu’avec un mécanisme de répartition, comme le prévoyait le Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9535</guid><pubDate>Fri, 09 Dec 2022 11:18:45 +0100</pubDate><title>AVS 21 : le Conseil fédéral choisit l’option minimaliste, au détriment des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-le-conseil-federal-choisit-loption-minimaliste-au-detriment-des-femmes</link><description>Mise en œuvre d’AVS 21 : l’indexation passe à la trappe pour les compensations</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cet automne, les femmes se sont vu promettre à maintes reprises qu’elles toucheraient des rentes plus élevées avec la réforme AVS&nbsp;21. Et cela, notamment grâce aux suppléments de rentes prévus pour les femmes de la génération de transition les plus directement touchées par la hausse de l’âge de la retraite. Le Parlement a explicitement veillé à ce que les suppléments ne soient pas soumis à un plafonnement. Cette mesure devait permettre d’améliorer la situation des femmes, car sinon, beaucoup d’entre elles auraient tout au plus reçu la rente maximale régulière et n’auraient finalement eu droit à aucune compensation.</p><p>Mais voilà que le Conseil fédéral utilise – sans nécessité aucune – cette même clause au détriment des femmes de la génération de transition. En effet, il ne veut pas lier les suppléments à l’indice mixte. Conséquence&nbsp;: en cas d’inflation constante, les suppléments de rente auront perdu au moins la moitié de leur valeur d’ici 20 ans, lorsque ces femmes approcheront du terme de leur vie. Au cours de la campagne de votation, l’USS avait déjà souligné avec force que les mesures de compensation prévues dans la réforme étaient totalement insuffisantes. Avec la mise en œuvre proposée aujourd’hui par le Conseil fédéral, elles deviennent carrément ridicules et représentent un véritable affront pour les femmes concernées. L’USS insiste donc auprès du Conseil fédéral pour qu’il utilise sa marge de manœuvre de manière à ce qu’au moins, les promesses faites lors de la campagne de votation soient tenues.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9532</guid><pubDate>Thu, 01 Dec 2022 11:28:00 +0100</pubDate><title>Assurance de base : pas de privatisation par la petite porte !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/assurance-de-base-pas-de-privatisation-par-la-petite-porte</link><description>Financement uniforme du stationnaire et de l&#039;ambulatoire (EFAS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après avoir opposé hier une fin de non-recevoir à toutes les demandes des payeuses et payeurs de primes, le Conseil des États a fait aujourd’hui les quatre volontés du lobby des assureurs. Ce dernier vient de recevoir un cadeau de Noël anticipé&nbsp;: grâce à la révision EFAS de la LAMal, il pourra désormais disposer à sa guise de près de onze milliards de francs financés par les contribuables.</p><p>Le Conseil des États a suivi aujourd’hui sa commission préparatoire et adopté le projet EFAS (Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires), resté en souffrance depuis des années. EFAS revient à une privatisation partielle de l’assurance de base car en définitive, ce projet – censé éliminer les incitations inopportunes (personne ne sait comment) et faire des économies (nul ne sait combien) – ne fait qu’attribuer aux assureurs les quelque 11&nbsp;milliards d’argent des contribuables que les cantons dépensent aujourd’hui dans le domaine stationnaire à charge de l’assurance de base. Les assureurs distribueraient ensuite cet argent entre tous les domaines du système de soins selon une clé de répartition uniforme sur le plan suisse, via l’institution commune LAMal (où les cantons ne siégeraient plus désormais qu’à titre consultatif).</p><p>Autre décision franchement incompréhensible, et d’ailleurs contraire à la volonté du Conseil national, le Conseil des États a également inclus les soins de longue durée dans le financement uniforme. Concrètement, le secteur des soins qui affiche à l’heure actuelle – pour des raisons démographiques – la plus forte croissance serait désormais entièrement cofinancé par les primes. En effet, le Conseil des États a biffé de la loi le plafond en place pour le financement des soins de longue durée par les primes – une des rares dispositions légales efficaces contre le renchérissement des primes. C’est inadmissible et il s’agit d’un nouvel affront aux ménages à bas ou moyens revenus, qui pâtissent déjà du fardeau bien trop lourd des primes et qui va encore augmenter l’année prochaine.</p><p>Depuis des années, les associations faîtières des caisses-maladie déplorent les coûteuses incitations erronées en place dans le secteur de la santé. Or ce qu’elles se gardent bien de dire, c’est qu’elles en sont bien souvent elles-mêmes les principales bénéficiaires. Car ces fausses incitations entraînent des bénéfices élevés dans leurs assurances complémentaires – là encore aux dépens des payeuses et payeurs de primes. Mais comme ce modèle d’affaires est en péril (en raison de la politique de transfert du secteur stationnaire au secteur ambulatoire menée par la Confédération, avec pour conséquence moins de traitements stationnaires et donc moins de contrats d’assurance (semi-)privés), le lobby des assureurs fait pression depuis des années pour instaurer le «financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires». Le Conseil des États vient donc de céder dans un premier temps à cette pression, mais il reste de nombreuses divergences avec le Conseil national – et donc la possibilité que le Parlement se détrompe et qu’il abandonne rapidement cette dangereuse révision.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_Krankenhaus_Spita_Gang_Korridor_Betti_Pflegeperson_iStockk-sudok1_fc0347b8c2.webp" length="77338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9528</guid><pubDate>Wed, 30 Nov 2022 12:03:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États laisse la population sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-des-etats-laisse-la-population-sur-le-carreau</link><description>Initiative sur les primes et contreprojet</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le choc des primes attendu va peser très lourd sur le budget des ménages. Pour une famille de salarié-e-s ordinaires avec deux enfants, les primes-maladie dépasseront pour la première fois les 1&nbsp;000&nbsp;francs par mois. En refusant d’entrer en matière sur le traitement de l’initiative pour l’allègement des primes, respectivement son contreprojet, le Conseil des États refuse de voir que l’énorme charge que les primes représentent pour les ménages à bas ou moyens revenus.</p><p>L’année prochaine, comme chacun-e sait, les primes-maladie vont fortement augmenter, en moyenne de 6,6&nbsp;%&nbsp;; cela, en plus du renchérissement général du coût de la vie (électricité, alimentation, loyer, autres frais etc.). À la hausse de ces dépenses s’ajoute depuis plusieurs années, pour de nombreux ménages, la charge désormais pratiquement insupportable des primes. Pour une famille de salarié-e-s ordinaires avec deux enfants, celle-ci représentent presque 14&nbsp;% de son revenu net. Et en 2023, cette famille payera pour la première fois même plus de 1&nbsp;000 francs de primes mensuelles.</p><p>Alors que les autres acteurs de l’assurance-maladie se sont toujours plus retirés du financement de l’assurance de base ces dernières années – en particulier les cantons qui ont diminué leurs réductions des primes – les ménages privés se sont toujours plus vus confrontés à des primes toujours plus chères. Selon les analyses de l’Union syndicale suisse (USS), cette évolution va malheureusement aussi se poursuivre l’année prochaine dans la plupart des cantons.</p><p>Dans ce contexte alarmant, le Conseil des États vient de décider de ne même pas discuter d’une révision du système de réduction des primes. C’est un peu comme si les pompiers renonçaient sciemment d’intervenir alors qu’un grand incendie fait rage. Incompréhensible et scandaleux&nbsp;!</p><p>L’argumentation de la majorité du Conseil des États, selon laquelle, avec son contreprojet à l’initiative pour l’allègement des primes, le Conseil fédéral contraindrait de manière injustifiée les cantons à augmenter leurs réductions des primes, est une argumentation absurde. En effet, ce sont les cantons eux-mêmes qui négligent depuis des années cette tâche que leur prescrit la loi. Les réductions de primes ne sont pas des aumônes que les cantons peuvent diminuer selon leur bon vouloir, mais font partie intégrante du financement de l’assurance de base prévu par la loi (LAMal).</p><p>Lors de sa session d’été, le Conseil national a reconnu les signes des temps et s’est prononcé en faveur d’un contreprojet substantiel à l’initiative sur l’allègement des primes allant bien au-delà de la proposition du Conseil fédéral. Et il doit absolument s’y tenir&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.webp" length="199932" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9523</guid><pubDate>Sat, 26 Nov 2022 13:41:00 +0100</pubDate><title>L’USS décide une Grève féministe pour le 14 juin 2023</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/luss-decide-une-greve-feministe-pour-le-14-juin-2023</link><description>Congrès de l’USS des 25 et 26 novembre à Interlaken</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont arrêté les priorités syndicales lors de leur 57e congrès, qui s’est tenu à Interlaken. Outre une offensive sur les salaires et les rentes, les syndicats de l’USS ont décidé d’organiser une grève féministe le 14 juin 2023. Malgré la mobilisation historique de 2019, les revenus des femmes, soit leurs salaires et rentes, ne s’améliorent guère. Une offensive en matière d’égalité des genres, principalement au travail, est donc devenue nécessaire. Cela, pour revaloriser le travail des femmes, augmenter leurs salaires, relever immédiatement leurs rentes et rendre famille et travail plus compatibles.</p><h3 class="heading--h4">Crise du pouvoir d’achat</h3><p>La Suisse est l’un des pays les plus riches de la planète. Mais, ces dernières années, nombre de salarié-e-s et de retraité-e-s n’en ont que peu profité. De fait, une fois les primes-maladie et les loyers payés, il leur reste même moins, en termes réels, qu’il y a quelques années. C’est pourquoi, concernant les revenus et la répartition des richesses, des mesures sont nécessaires pour renforcer le pouvoir d’achat.</p><p>Les principales revendications adoptées par le Congrès de l’USS sont les suivantes&nbsp;:</p><ul><li>des hausses générales de salaire&nbsp;: quiconque travaille dans ce pays mérite un salaire équitable. Calculé en fonction du coût de la vie, cela signifie qu’il ne faut pas de salaire inférieur à 4500&nbsp;francs et, avec un apprentissage, à 5000 francs. Un plus grand nombre de CCT et de salaires minimums doivent permettre d’atteindre cet objectif&nbsp;;</li><li>des améliorations de la protection des salaires&nbsp;: il est particulièrement important de faciliter la déclaration de force obligatoire des CCT, ainsi que de prendre des mesures fortes pour l’application de ces dernières. Les mesures d’accompagnement doivent donc être améliorées, pas dégradées.</li></ul><h3 class="heading--h4">Prévoyance vieillesse</h3><p>La privatisation rampante de la prévoyance vieillesse ne pourra être stoppée qu’en renforçant l’AVS. C’est pourquoi le combat pour de meilleures rentes à travers l’initiative de l’USS pour une 13e&nbsp;rente AVS est une priorité absolue. Pendante au Parlement, cette initiative arrive au bon moment. En effet, les rentes du 2e pilier ont baissé d’environ 20&nbsp;% ces dernières années et perdent aujourd’hui énormément de leur valeur à cause de l’inflation. Parallèlement, le 2e pilier est toujours plus ravalé au rang de modèle d’affaires pour les gestionnaires de fortune, les courtiers et les assureurs. Pour ces raisons, le Congrès de l’USS a adopté un texte d’orientation sur la prévoyance vieillesse&nbsp;: toute personne ayant travaillé toute sa vie mérite une bonne rente. Il y a assez d’argent en Suisse pour ça. Plus de 90&nbsp;% de la population de Suisse profiteront du développement de l’AVS grâce à un bon rapport prix-prestations pour les salarié-e-s.</p><h3 class="heading--h4">Réchauffement climatique</h3><p>Le réchauffement climatique, dû à l’activité humaine, est une menace existentielle pour tout le monde, aussi pour les travailleuses et travailleurs. C’est pourquoi l’USS s’engage pour une politique climatique efficace. Le tournant climatique, nécessaire et urgent, doit passer par un changement structurel qui soit socialement équitable. La décarbonisation modifiera profondément le travail et la vie des travailleurs et travailleuses dans le monde et en Suisse. Ce processus doit être aménagé avec le concours de toutes celles et tous ceux qui sont concernés. La transition écologique ne peut pas être confiée aux forces du marché, mais doit devenir un projet d’avenir collectif. Il ne pourra être mis en œuvre de manière efficace que s’il est décidé en commun et démocratiquement. Le renforcement du service public est à cet égard un levier central.</p><h3 class="heading--h4">Protection contre le licenciement</h3><p>Le Congrès de l’USS a aussi décidé de préparer le lancement d’une initiative populaire pour une meilleure protection contre le licenciement. La Suisse est clairement en retard sur cette question&nbsp;: la convention de l’OIT sur la protection des travailleurs et travailleuses engagés au plan syndical en vigueur n’est pas respectée dans notre pays. La médiation en cours à ce sujet doit déboucher sur des résultats concrets.</p><h3 class="heading--h4">Prix culturel</h3><p>Le Congrès de l’USS a décerné son Prix culturel à Sandra Künzi, artiste de spoken word. Ses interventions sont empreintes de mots d’esprit et de malice, et ont souvent aussi des côtés absurdes. Les thèmes qu’elle aborde vont de l’égalité salariale des genres à des faits de la vie quotidienne, en passant par la Grève générale. L’engagement pour l’égalité est central pour elle. Pendant la pandémie, elle a, dans le cadre de la taskforce Culture, endossé un rôle majeur dans la défense des intérêts des artistes de Suisse.</p><h3 class="heading--h4">Élection à la présidence</h3><p>Pierre-Yves Maillard a été réélu à l’unanimité président de l’USS pour une nouvelle période de quatre ans. Vania Alleva (sortante) et Natascha Wey (nouvelle) ont été élues, également à l’unanimité, vice-présidentes de l’USS. La composition du Comité présidentiel a été confirmée. Pour la première fois dans l’histoire de l’USS, une majorité de femmes y siège.</p><h3>Décisions</h3><p>Les textes d’orientation et les résolutions adoptés par le Congrès ainsi que la liste des personnes élues se trouvent ici&nbsp;:</p><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Texte-d-orientation_Prevoyance-vieillesse_adopte.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Document d’orientation « Prévoyance vieillesse&nbsp;»</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Texte-d-orientation_Pouvoir-d-achat-et-repartition.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Document d’orientation « Pouvoir d’achat et répartition des richesses&nbsp;»</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_texte-d-orientation_Climat_adopte.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Document d’orientation «&nbsp;Lignes directrices syndicales pour un tournant climatique réussi&nbsp;»</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Resolutions-adoptee.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Résolutions adoptées</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Congres2022_Elections.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Listes des personnes élues</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/0/csm_01MWZ14637-Pano_SGB_web_e238ae08cc.webp" length="170104" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9521</guid><pubDate>Fri, 25 Nov 2022 15:21:41 +0100</pubDate><title>La force syndicale : plus nécessaire que jamais</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-force-syndicale-plus-necessaire-que-jamais</link><description>57e Congrès de l&#039;Union syndicale suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 57e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS) est placé sous le signe de la crise du pouvoir d’achat. Dans de nombreuses branches, les syndicats sont parvenus à obtenir a compensation du renchérissement. Mais le choc des primes et la baisse des rentes du 2e&nbsp;pilier risquent d’entraîner des pertes de revenu douloureuses. Seuls des syndicats unis et forts peuvent empêcher que la situation de la population laborieuse ne se dégrade. Les délégué-e-s du congrès de l’USS se prononcent clairement pour des hausses générales des salaires et des rentes.</p><p>Le congrès quadriannuel de l’USS est l’organe supérieur de la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Ses délégué-e-s présents à Interlaken – ils représentent plus de 320&nbsp;000 membres – fixent les priorités et le programme des syndicats pour les quatre prochaines années. En ouvrant le congrès, le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, a souligné que «&nbsp;Les luttes sociales pour améliorer les salaires et les rentes ainsi que pour l’égalité seront notre tâche centrale pour ces quatre prochaines années.&nbsp;»</p><p>La première partie du congrès a été consacrée à la crise du pouvoir d’achat. Alors que les entreprises se portent très bien, la pression au travail s’accroît depuis des années et les travailleuses et travailleurs reçoivent toujours moins en retour. À cause du choc des primes-maladie, de l’explosion du prix de l’énergie et de la hausse des loyers, les salaires perdent en valeur réelle. Les délégué-e-s du congrès de l’USS ont donc arrêté leurs grandes priorités en matière de revenus et de répartition des richesses, et décidé des mesures nécessaires en urgence pour renforcer le pouvoir d’achat.</p><p><strong>Les revendications centrales sont&nbsp;:</strong></p><ul><li>des hausses générales des salaires&nbsp;: avec l’inflation qui augmente, la compensation du renchérissement prend une importance cruciale, mais il faut y ajouter une hausse des salaires réels parce que l’économie et la productivité enregistrent une croissance, et aussi parce que les hausses de salaire de ces dernières années ont été insuffisantes&nbsp;;</li><li>davantage de CCT prévoyant des salaires minimums&nbsp;: à peine la moitié des personnes professionnellement actives soit soumise à une CCT qui fixe des salaires minimums, ce qui est insuffisant&nbsp;; il faut aussi des CCT prévoyant des salaires minimums décents entre autres dans le commerce de détail, l’horticulture, la logistique et le journalisme en Suisse alémanique et au Tessin&nbsp;;</li><li>des améliorations de la protection des salaires&nbsp;: les mesures d’accompagnement doivent être améliorées, pas affaiblies, et il est en particulier important de faciliter la déclaration de force obligatoire des CCT ainsi que de prendre des mesures fortes pour leur application&nbsp;;</li><li>une nouvelle offensive sur les salaires minimums et les bas salaires&nbsp;: les salaires les plus bas doivent augmenter au lieu de baisser&nbsp;;</li><li>des progrès substantiels en matière d’égalité salariale, ainsi que la création de places abordables dans les structures d’accueil des enfants, comme le demande l’initiative populaire sur les crèches&nbsp;;</li><li>des mesures pour endiguer les excès salariaux et pour une fiscalité équitable&nbsp;;</li><li>une hausse substantielle des réductions des primes-maladie&nbsp;: l’USS s’engage pour que personne n’ait à dépenser plus de 10&nbsp;% de son revenu pour s’acquitter de ses primes-maladie et soutient donc l’initiative populaire demandant l’allègement de ces primes.</li></ul><p>Lors de cette première journée de congrès, des positions et des résolutions sur les thèmes-clés de la prévoyance vieillesse et de l’égalité des genres sont également à l’ordre du jour.</p><p>Le congrès a également accueilli comme hôte le conseiller fédéral Guy Parmelin, ministre de l’Économie, ainsi que des invité-e-s internationaux comme Wolfgang Katzian, le président de la confédération autrichienne des syndicats, et Daniela Modonesi, secrétaire syndicale à la FIL-CGI d’Italie. Lors du deuxième jour de congrès, samedi, un texte d’orientation sur la lutte contre le réchauffement climatique et d’autres résolutions seront traités par les délégué-e-s, qui procéderont aussi à l’élection de la présidence et du Comité présidentiel de l’USS.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/1/csm_221125_Gruppenfoto_013605e219.webp" length="491658" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9517</guid><pubDate>Tue, 22 Nov 2022 11:45:52 +0100</pubDate><title>Salaires des femmes : les choses doivent avancer, une fois pour toutes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/salaires-des-femmes-les-choses-doivent-avancer-une-fois-pour-toutes-ess2022</link><description>Analyse de l’Enquête suisse sur la structure des salaires

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La discrimination des femmes dans le monde du travail est tenace. Les derniers chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique le confirment. En effet, selon l’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), les salaires moyens des femmes sont toujours inférieurs de près d’un cinquième à ceux des hommes. Et près de la moitié de cette différence reste inexpliquée, ce qui indique l’existence d’une discrimination. En plus d’une application conséquente de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes (LEg), des améliorations durables sont aujourd’hui nécessaires concernant les salaires des femmes, de même que des progrès en matière de conciliation entre travail et famille.</p><p>Alors que l’écart salarial moyen entre femmes et hommes ne se résorbe que lentement, la discrimination salariale à l’encontre des femmes s’est même accrue entre 2018 et 2020&nbsp;: pour un même travail, les femmes gagnent 717 francs par mois de moins que les hommes&nbsp;; cela, uniquement parce qu’elles sont des femmes (2018&nbsp;: Fr. 686.-). C’est là presque la moitié de la différence de salaire globale. Que cette dernière ait diminué, quoique légèrement, entre 2018 et 2020, passant de 19 à 18&nbsp;%, est à mettre au crédit du secteur public. Celui-ci a pu réduire de 3&nbsp;% la différence salariale, alors que cette dernière stagnait à 19,5&nbsp;% ans le secteur public. Manifestement, la LEg révisée n’a pas eu l’effet souhaité pendant l’année de son entrée en vigueur (2020), c’est pourquoi sa mise en œuvre conséquente s’impose.</p><p>Il reste inquiétant que les femmes soient toujours surreprésentées dans le secteur des bas salaires (c’est-à-dire les emplois à moins de Fr.&nbsp;4&nbsp;000 francs par mois de salaire pour un plein temps), alors qu’elles sont une petite minorité dans le segment salarial supérieur. Afin d’éradiquer ces différences salariales persistantes, il faut par conséquent augmenter les salaires des professions où la part des femmes est importante, comme le nettoyage, l’assistance et les soins ainsi que le commerce de détail, dont l’importance systémique est désormais reconnue, qui attendent aujourd’hui encore une amélioration de leurs bas salaires et de leurs mauvaises conditions de travail.</p><p>Concernant la conciliation entre activités rémunérées et activités non rémunérées aussi, des progrès clairs doivent être accomplis afin que les femmes ne doivent plus choisir entre leur famille et un revenu suffisant. En effet, tant que la prise en charge d’enfants ou de proches sera conçue comme une affaire privée et qu’horaires de travail et heures d’ouverture des crèches ne seront pas compatibles, les femmes resteront surreprésentées parmi les bas salaires et sous-représentées parmi les hauts salaires.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9512</guid><pubDate>Tue, 15 Nov 2022 09:50:00 +0100</pubDate><title>Un apprentissage doit assurer un salaire d’au moins 5000 francs</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-apprentissage-doit-assurer-un-salaire-dau-moins-5000-francs</link><description>Nouvelle analyse sur la répartition</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La nouvelle analyse de la répartition menée par l’Union syndicale suisse montre que la crise du pouvoir d’achat s’exacerbe. Le renchérissement, le choc des primes et la stagnation des salaires font qu’il reste aux travailleuses et travailleurs toujours moins d’argent pour vivre. Les problèmes sont présents depuis longtemps, mais leur ampleur s’est aggravée. Quiconque travaille dans ce pays mérite un salaire correct. Concrètement, cela signifie qu’aucun salaire ne doit être inférieur à 4500&nbsp;francs et qu’après un apprentissage, chacune et chacun devrait gagner au moins 5000&nbsp;francs. Dans les négociations salariales en cours, les syndicats demandent la compensation du renchérissement et des améliorations des salaires réels, avec des résultats déjà obtenus dans quelques branches. Ailleurs, certains employeurs tentent cependant de se dérober à leurs responsabilités malgré la bonne marche de leurs affaires. C’est absolument inacceptable.</p><p>La situation financière des personnes à revenus bas ou moyens devient toujours plus tendue, en Suisse aussi. Le renchérissement grignote les salaires, les coûts de l’énergie sont en hausse et le choc des primes des caisses-maladie suivra en 2023. Selon l’enquête du SECO sur le moral des consommatrices et consommateurs, l’appréciation de la situation financière n’avait jamais été aussi mauvaise. La crise du pouvoir d’achat des familles à revenus normaux couvait depuis des années et le phénomène est en train de prendre des proportions alarmantes.</p><p>Dès les années 2000 et jusqu’à ce jour, la politique en matière de prélèvements obligatoires a favorisé les hauts revenus, par le biais de baisses d’impôts. Cependant, la hausse des primes a englouti une bonne partie des avancées salariales&nbsp;: la charge pour une famille avec deux enfants et des revenus standard avoisine aujourd’hui 14&nbsp;% du revenu net. Pour la première fois, une famille paiera en 2023 plus de 1000&nbsp;francs de primes par mois&nbsp;! Les très hauts revenus, qui pourraient plus facilement s’accommoder d’une hausse de primes de plusieurs centaines de francs, bénéficieront, eux, d’un allégement financier l’an prochain&nbsp;: &nbsp;comme le pourcentage dit de solidarité cessera d’être perçu dans l’assurance-chômage sur les salaires dépassant 148&nbsp;200&nbsp;francs, les personnes concernées paieront moins de cotisations sociales. Et elles verront leurs revenus progresser, car les écarts salariaux se creusent encore.</p><p>Les salaires trop bas dans plusieurs professions et branches constituent un sérieux problème. Un quart des personnes actives ayant effectué un apprentissage gagnent moins de 5000&nbsp;francs par mois (pour emploi à plein temps). On y trouve des boulangères et boulangers, du personnel de vente, mais aussi des dessinatrices et dessinateurs en bâtiment, etc. En valeur réelle, les salaires ont même diminué pour ces catégories entre 2016 et 2020. La situation s’est également détériorée parmi les bas salaires, qui tendent à se répandre dans une Suisse pourtant riche. La part des emplois à bas salaire est ainsi passée depuis 2014 de 10,2 à 10,5&nbsp;%. Concrètement, près de 500&nbsp;000 personnes professionnellement actives gagnent moins de 4500&nbsp;francs par mois (pour une activité à plein temps). Or près d’un tiers d’entre elles ont achevé un apprentissage. Autrement dit, même une formation de trois ou quatre ans ne protège plus face au risque d’un salaire trop bas.</p><p>Il est positif de noter qu’à ce jour, les syndicats ont atteint une bonne partie de leurs objectifs dans les négociations salariales 2022/23. La majorité des accords salariaux déjà signés incluent la compensation du renchérissement, voire une augmentation des salaires réels. Mais les négociations encore à venir s’annoncent difficiles. Par exemple, de nombreux cantons ne veulent pas accorder à leur personnel la compensation du renchérissement. Dans le commerce de détail non plus, les négociations ne se déroulent pas de manière satisfaisante.</p><p>Il faut résoudre les problèmes de salaire et de revenu des personnes exerçant une activité professionnelle en Suisse. <strong>L’USS formule à cet effet les revendications suivantes&nbsp;:</strong></p><ul><li>Quiconque a achevé un apprentissage devrait gagner au moins 5000&nbsp;francs par mois.</li><li>Personne ne devrait gagner un salaire inférieur à 4500&nbsp;francs, qui constituent la valeur de référence pour la politique salariale des syndicats. Un salaire de 4000&nbsp;francs (x13) représente le minimum absolu.</li><li>Dans les négociations salariales 2022/23, il faut prévoir la compensation du renchérissement et des hausses de salaires réels. La marche des affaires est bonne sinon excellente dans les entreprises. Et l’heure est venue d’augmenter les salaires des travailleuses et travailleurs.</li><li>Des hausses substantielles subsides aux primes d’assurance-maladie s’imposent, en réponse au choc d’augmentation annoncé. L’USS invite le Conseil des États à y affecter comme le veut le Conseil national un milliard de francs supplémentaires. Les cantons doivent au moins augmenter à hauteur de la croissance des primes les montants qu’ils consacrent à la réduction de primes dans l’assurance-maladie de base.</li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9459</guid><pubDate>Fri, 04 Nov 2022 12:53:09 +0100</pubDate><title>De l’argent pour les assurances, mais rien pour les gens qui paient les primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/de-largent-pour-les-assurances-mais-rien-pour-les-gens-qui-paient-les-primes</link><description>Décisions inacceptables de la Commission du Conseil des États sur le financement uniforme et les réductions de primes-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Faisant fi de la situation actuelle, la Commission de la santé du Conseil des États (CSSS-E) a pris hier une série de décisions qui pèseront dans tous les sens du terme sur les assuré-e-s. Ce n'est pas acceptable. Le Parlement doit à tout prix corriger ces décisions lors de la session d’hiver.</p><p>Reconnaissant les signes du temps, le Conseil national s’est récemment prononcé à la fois pour des réductions de primes sensiblement plus élevées à long terme (dans le cadre de ses décisions relatives au contre-projet à l’initiative sur l’allègement des primes) et pour une mesure immédiate visant à augmenter les réductions de primes dès l’année 2023. Rien de tel à la CSSS-E&nbsp;: par ses décisions d’hier, la commission a jeté les deux projets au panier et ne s’est prononcée que pour le contre-projet ridicule et absolument insuffisant du Conseil fédéral à l’initiative sur l’allègement des primes. Ce faisant, la commission est donc tout sauf «&nbsp;proche des gens&nbsp;», car «&nbsp;les gens&nbsp;» devront supporter l’année prochaine une hausse des primes de 6,6&nbsp;% en moyenne, en plus de la charge des primes déjà exorbitante et de la hausse généralisée des prix et des coûts. Cela alors que parallèlement, d’autres acteurs du financement de l’assurance de base se sont progressivement retirés ces dernières années, notamment les cantons en diminuant les montants alloués aux réductions de primes. Si l’on se rappelle que la Suisse est presque le seul pays d’Europe à ne pas financer son assurance de base principalement par des moyens liés au revenu, on voit bien à quel point la décision de la CSSS-E est à des années-lumière de la réalité.</p><p>Comme si cela ne suffisait pas, la CSSS-E a également adopté hier le projet «&nbsp;EFAS&nbsp;» (financement uniforme ambulatoire/stationnaire), en attente depuis des années. EFAS n’est rien d’autre qu’une privatisation partielle de l’assurance de base. Ce projet – qui doit soi-disant simplement éliminer les mauvaises incitations (personne ne sait comment) et apporter des économies (personne ne sait combien) – on transfère finalement aux assureurs les 10 milliards de recettes fiscales que les cantons dépensent aujourd’hui dans le domaine stationnaire de l’assurance de base. La souveraineté démocratique en matière de gestion de l’assurance de base serait réduite à néant, et les caisses pourraient agir comme bon leur semble. Il est logique que le lobby des assurances tienne beaucoup à ce projet. Il est d’autant plus alarmant que la CSSS-E s’y rallie en grande majorité.</p><p>La quintessence de la séance d’hier est donc la suivante&nbsp;: de l’argent pour le lobby des assurances, oui volontiers&nbsp;; un soutien pour les payeuses et payeurs de primes, non merci. Ce sont des décisions préoccupantes, mais qui, espérons-le, ne tiendront pas longtemps. Le Parlement doit les corriger de toute urgence.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8457</guid><pubDate>Wed, 26 Oct 2022 13:27:47 +0200</pubDate><title>On doit pouvoir vivre de son salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/on-doit-pouvoir-vivre-de-son-salaire</link><description>Sabotage du partenariat social</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On doit pouvoir vivre de son salaire. La motion Ettlin viole clairement cet important principe. Or la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-CN) a décidé à une toute petite majorité, par 11 voix contre 10, de recommander son acceptation. Pour des raisons de politique sociale, les salaires minimums cantonaux sont admissibles afin de garantir le minimum vital. Il est donc évident que les salaires prévus dans les conventions collectives de travail (CCT) ne doivent pas être inférieurs à ce seuil minimal.</p><p>La motion Ettlin se présente avec un intitulé séduisant : « Protéger le partenariat social contre des ingérences discutables ». Mais elle veut empêcher les cantons de prendre des mesures contre les salaires trop bas : les salaires minimums cantonaux ne s’appliqueraient en effet plus dans toutes les branches où une CCT, dont le champ d’application a été étendu (de force obligatoire), contient également des dispositions sur les salaires. La motion ne vise ainsi rien d’autre que de produire des « working poor » (travailleurs et travailleuses pauvres).</p><p>Cependant, la Constitution fédéral stipule que les cantons ont la compétence d’édicter des lois en matière de politique sociale. Ils peuvent ainsi décider que les salaires doivent couvrir le minimum vital. De ce fait, pendant le débat sur un salaire minimum national, les opposant-e-s à l’initiative populaire qui en demandait un n’avaient cessé de dire que, si besoin est, les cantons peuvent toujours introduire un salaire minimum. Et le Tribunal fédéral aussi a confirmé cette compétence des cantons à édicter des salaires minimums.</p><p>La mise en œuvre de la motion Ettlin violerait la Constitution fédérale et saboterait le partenariat social. Les CCT pourraient en effet se trouver dénaturées dans le but d’affaiblir encore plus un droit du travail d’ores et déjà bien maigre et de torpiller la volonté du législateur. Au lieu de garantir aux salarié-e-s des conditions de travail meilleures que ce que prévoient les normes minimales légales, elles permettraient de déroger à ces dernières. Que les CCT puissent servir d’instruments pour tirer les salaires légaux vers le bas serait aussi bien dangereux que scandaleux.</p><p>Il est inquiétant que cette attaque contre la souveraineté des cantons et les salaires des travailleurs et travailleuses des régions frontalières, en particulier les cantons de Neuchâtel et Genève, ait lieu à un moment où se déroulent des discussions sur la protection des salaires et notre rapport avec l’Europe.</p><p>Espérons que le Conseil national suivra la proposition du Conseil fédéral, des cantons et des syndicats, à savoir rejettera la motion Ettlin, au lieu de saboter la paix sociale en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/b/csm_Menschen-in-Bewegung_photocase_rclassen_9315e44618.webp" length="54846" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8451</guid><pubDate>Fri, 21 Oct 2022 16:59:32 +0200</pubDate><title>On paie déjà beaucoup pour des rentes trop basses – et ça n’est pas fini !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/on-paie-deja-beaucoup-pour-des-rentes-trop-basses-et-ca-nest-pas-fini</link><description>13e rente AVS : avis négatif de la commission du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quiconque a travaillé toute sa vie mérite une bonne rente. Or la rente AVS moyenne avoisine 1 800&nbsp;francs par mois. Personne ne peut en vivre aujourd’hui. Il est donc bien clair pour l’USS que l’heure est venue d’apporter une réponse concrète au problème des rentes trop basses. Or bien que le Parlement soit tenu de respecter la Constitution fédérale, qui promet depuis 50&nbsp;ans des rentes AVS couvrant les besoins vitaux, la commission du Conseil national refuse d’assumer sa responsabilité sur ce dossier.</p><p>Il faut renforcer l’AVS, afin qu’après une vie professionnelle astreignante les travailleuses et travailleurs obtiennent une rente financièrement abordable et correcte. C’est précisément ce que demande l’initiative populaire pour une 13e&nbsp;rente AVS. Car l’AVS est le seul pilier de prévoyance auquel tout le monde cotise – et tout un chacun profite des améliorations directes apportées aux rentes – les femmes notamment. Ainsi, le 2e&nbsp;pilier n’offre aucune protection face à l’inflation et aucune garantie non plus des prestations de rente, en échange des cotisations salariales versées. En outre, de nombreuses personnes professionnellement actives ont subi cette année de lourdes pertes avec les fonds du 3e&nbsp;pilier tant vantés par les banques. L’initiative pour une 13e&nbsp;rente AVS est plus importante que jamais dans le contexte actuel. Les rentes déjà en chute libre des caisses de pensions sont encore grignotées par l’inflation et par l’explosion des primes des caisses-maladie. Les revenus de tous les bénéficiaires de rentes tant présents que futurs sont donc fortement sous pression. Les rapports publiés par l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) font eux aussi état de ces pertes de pouvoir d’achat imminentes.</p><p>Même les partisan-e-s d’AVS&nbsp;21 l’avaient admis&nbsp;: pour les femmes en particulier, mais aussi pour les hommes percevant de bas revenus, les rentes sont bien souvent insuffisantes. Or la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) continue de se cacher derrière des scénarios financiers très noirs et de refuser l’initiative populaire, sans vouloir entendre parler d’un contre-projet. Elle a même balayé les mesures proposées en faveur des ménages de retraités les plus défavorisés. On a parfois l’impression que la commission n’a toujours pas compris que l’acceptation sur le fil d’AVS&nbsp;21 est une véritable aubaine pour l’AVS. Même avec les scénarios prudents du Conseil fédéral, le premier pilier réalisera d’ici 2030 quasiment 20&nbsp;milliards d’excédents.</p><p>Les scénarios financiers à long terme jusqu’en 2050 demandés par la commission sont peu fiables selon le Conseil fédéral et unilatéraux de surcroît, comme ils n’abordent que les coûts. La Confédération ne les juge donc guère utiles, faute de pertinence informative. Or le fait que la majorité de la commission veuille malgré tout discuter sur la base de ces chiffres amène à un autre constat. Les élu-e-s se soucient moins de la situation financière réelle de l’AVS que d’affaiblir la principale assurance sociale de Suisse – au profit d’une prévoyance vieillesse privatisée, que seuls les très hauts revenus pourront s’offrir et qui permettra aux banques et aux assureurs de s’enrichir.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8431</guid><pubDate>Fri, 14 Oct 2022 17:35:19 +0200</pubDate><title>Incompréhensible : la commission ajourne ses décisions sur l’allégement des primes dans l’assurance-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/incomprehensible-la-commission-ajourne-ses-decisions-sur-lallegement-des-primes-dans-lassurance-maladie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Durant sa séance de deux jours, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États s’est occupée d’importants objets liés au financement de l’assurance de base. Il était urgent de le faire car depuis bientôt un mois, on sait que les primes vont massivement augmenter en 2023. Cette hausse malmènera encore le pouvoir d’achat des ménages ayant un revenu bas ou moyen – pour qui le fardeau des primes n’était déjà guère supportable –, alors que le renchérissement se fait cruellement sentir.</p><p>L’heure est à une réduction des primes par tête, au profit de moyens financiers basés sur le revenu (allégements de primes). Le Conseil national a soutenu ces deux mesures, en adoptant deux objets à sa session d’automne. Premièrement, la Confédération est chargée de rehausser immédiatement, à titre temporaire, sa contribution à la réduction des primes, comme mesure urgente pour la protection du pouvoir d’achat. Deuxièmement, la Confédération et les cantons augmenteront durablement leur apport financier – dans le cadre d’un contre-projet à l’initiative d’allègement des primes du PS et de l’USS.</p><p>Or la CSSS-E vient d’ajourner le traitement de ces deux objets, niant ainsi l’urgence d’une compensation sociale pour les ménages concernés. L’explication avancée par la commission, qui préconise d’ajourner la mesure immédiate pour 2023 parce qu’il faudrait d’abord discuter en détail d’une solution à long terme, ne peut que susciter l’incompréhension. En réalité, il faut commencer par alléger avec effet immédiat la charge financière des ménages en 2023, avant d’adopter une solution efficace à plus long terme.</p><p>La commission devra absolument encore prendre les décisions nécessaires à sa séance de novembre, afin que ces objets puissent faire l’objet d’une décision à la session d’hiver.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8430</guid><pubDate>Fri, 14 Oct 2022 17:31:19 +0200</pubDate><title>Des réductions de rentes et des hausses de coûts massives – l’USS refuse catégoriquement un tel projet de réforme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-reductions-de-rentes-et-des-hausses-de-couts-massives-luss-refuse-categoriquement-un-tel-projet-de-reforme</link><description>LPP : réaction de l’USS aux décisions de la CSSS-E</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis plus de dix ans maintenant, les caisses de pensions et les assurances procèdent à des coupes dans les rentes du 2e&nbsp;pilier. Alors même qu’elles ont profité des énormes bénéfices générés par les marchés des actions, qu’elles ont reçu des assuré-e-s des cotisations en hausse constante et qu’elles encaissent toujours plus d’argent pour leur travail administratif et de gestion de fortune. Et à présent, la commission du Conseil des États présente dans la réforme de la LPP des décisions qui amèneront à devoir payer cher pour des rentes en baisse. De nouveaux problèmes sont pourtant déjà à prévoir, avec la remontée des taux dans le 2e&nbsp;pilier&nbsp;: au lieu de réduire encore les rentes, il faudrait plutôt examiner les possibilités de compenser la dépréciation des rentes et des avoirs de prévoyance due au renchérissement.</p><p class="heading--h4">Payer plus pour recevoir moins</p><p>Apparemment, la victoire sur le fil d’AVS&nbsp;21 n’a pas servi de leçon à la commission du Conseil des États, qui avait pourtant là une chance historique et qui aurait pu reprendre comme base de discussion le projet de réforme élaboré par les partenaires sociaux et approuvé par le Conseil fédéral. La commission reste même en deçà de ses propres décisions prises six mois plus tôt, en dépit des promesses claires données et d’une situation qui se dégrade à toute vitesse pour les caisses de pensions. Ainsi, la baisse permanente du taux de conversion ne serait plus compensée que pendant une période transitoire et à la différence du compromis des partenaires sociaux, ni les employeurs ni les hauts revenus ne participeraient aux coûts de la compensation prévue. Autrement dit, ce serait aux travailleuses et travailleurs à payer pour leur propre baisse de rentes et les plus jeunes passeraient aussi à la caisse – sans avoir droit à de meilleures rentes. Moins d’un quart des assurés obtiendraient la pleine compensation de la baisse du taux de conversion. Et plus de la moitié de la génération transitoire repartirait les mains vides, selon les décisions prises aujourd’hui.</p><p>Et les femmes&nbsp;? il leur faudra encore attendre des dizaines d’années les améliorations de rentes urgentes qui s’imposent – et payer nettement plus d’ici là. Les veuves n’hériteront même pas du supplément de leur conjoint. La commission reconnaît certes à juste titre que les femmes et les personnes occupées à temps partiel auraient besoin de rentes plus élevées. Encore faut-il qu’elles soient abordables, et ce n’est pas garanti&nbsp;: pour un salaire annuel de 25&nbsp;000&nbsp;francs, les cotisations à charge des assuré-e-s s’alourdiraient de près de 8&nbsp;%, soit une ponction de 160 à 250&nbsp;francs par mois – et cela pour obtenir au bout de 40&nbsp;ans une rente mensuelle inférieure à 500&nbsp;francs. Ce n’est pas un hasard si les partenaires sociaux et le Conseil fédéral préconisaient déjà d’améliorer sensiblement les rentes de ces personnes – grâce à une composante de répartition, elles auraient eu à payer à peine la moitié de ce que la commission leur demande aujourd’hui. Autrement dit, les femmes seraient encore sanctionnées pour leurs salaires moins élevés et pour tout le travail non rémunéré qu’elles accomplissent par des coûts en forte hausse dans le 2epilier. On voit bien aujourd’hui ce que l’USS signalait depuis longtemps déjà&nbsp;: seule une composante de répartition permettra de réaliser rapidement et à un coût abordable les améliorations de rentes dont l’urgence se fait sentir pour les femmes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8420</guid><pubDate>Tue, 27 Sep 2022 14:48:41 +0200</pubDate><title>Nouveau choc pour le pouvoir d’achat des gens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nouveau-choc-pour-le-pouvoir-dachat-des-gens</link><description>Primes 2023 : l’assurance-maladie a besoin d’un financement durable et social</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’était dans l’air depuis quelque temps, et les tarifs annoncés officiellement aujourd’hui pour 2023 le confirment&nbsp;: nous allons vivre un véritable choc des primes-maladie. L’augmentation de 6,6&nbsp;% dans l’assurance de base est de loin la plus forte depuis belle lurette. Les assuré-e-s vont donc devoir casquer à eux seuls pour la forte croissance des dépenses de santé. Cette charge supplémentaire dépasse les limites du supportable, et pas seulement dans le contexte tendu que nous vivons actuellement (hausse des prix de l’énergie, etc.). Cela fait longtemps que les primes-maladie pèsent beaucoup trop lourd sur le budget des ménages à faibles ou moyens revenus. Pourquoi cela&nbsp;? Entre autres parce que depuis des années, d’autres contributeurs – en premier lieu les cantons – n’ont pas adapté leur participation aux hausses des coûts. Ainsi, au cours des dix dernières années, les subsides (réductions de primes) ont baissé en termes réels dans 19&nbsp;cantons sur 26&nbsp;!</p><p>Il est urgent de réagir. Des mesures efficaces de maîtrise des coûts (par exemple sur les prix des médicaments ou les assurances complémentaires) sont bien entendu nécessaires. Mais elles ne suffiront jamais à asseoir le système de santé suisse sur une base de financement durablement sociale. Le seul moyen, c’est d’enfin amener une part raisonnable de financement par le biais de ressources prélevées en fonction des revenus – comme c’est le cas partout en Europe&nbsp;! C’est d’ailleurs précisément ce que demande l’initiative d’allègement des primes du PS et de l’USS ainsi que le contre-projet adopté par le Conseil national. Au Conseil des États maintenant d’avancer et de traiter rapidement ces objets importants. Espérons qu’il revienne à la raison après sa décision totalement incompréhensible d’hier de ne pas entrer en matière pour l’instant sur les réductions de primes que le Conseil national avait pourtant décidées. Le temps presse&nbsp;!</p><p>Enfin, nous tenons à souligner le jeu indigne auquel se livre le lobby des assureurs&nbsp;: après avoir agité sans arrêt le spectre d’une hausse des primes «&nbsp;à deux chiffres&nbsp;», ils veulent nous vendre maintenant les 6,6&nbsp;% comme une augmentation «&nbsp;modérée&nbsp;». Ce qu’elle n’est absolument pas&nbsp;! Dans les faits, cette atténuation a été possible grâce notamment à une réduction substantielle des réserves de primes, comme l’exige l’USS depuis des années. Cela s’est fait en catimini, car hier encore, le lobby des caisses-maladie affirmait qu’il n’y avait plus d’argent dans les réserves et que la réduction «&nbsp;disproportionnée&nbsp;» des réserves au cours des deux dernières années, sous la pression politique, était même une des raisons de la forte augmentation des primes 2023. On est loin du compte&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8418</guid><pubDate>Mon, 26 Sep 2022 17:55:59 +0200</pubDate><title>Il faut rapidement des actes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-rapidement-des-actes</link><description>Décisions du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p>La forte inflation et les hausses de primes-maladie mettent les salarié-e-s et les retraité-e-s sous pression. Ces personnes risquent de subir des pertes massives de pouvoir d’achat si des contre-mesures ne sont pas prises. L’Union syndicale suisse (USS) est donc soulagée de voir que le Conseil des États a suivi le Conseil national et qu’il soutient la pleine compensation du renchérissement pour les rentes AVS. La décision était plus que nécessaire et elle aura également des répercussions positives pour les bénéficiaires de rentes AI, de prestations complémentaires et de prestations transitoires. C’est désormais au Conseil fédéral qu’il incombe de mettre en œuvre cette mesure sans tarder.</p><p>Il est en revanche totalement incompréhensible que le Conseil des États ait reporté la décision, pourtant urgente, d’augmenter temporairement de 30&nbsp;% la contribution fédérale aux réductions de primes en la renvoyant à la commission compétente. Et ce, nota bene, en sachant pertinemment que l’OFSP annoncera demain une hausse massive des primes pour l’année prochaine. Cette décision témoigne d’une méconnaissance totale de la réalité vécue par les gens. Il faut maintenant tout faire pour que la motion soit adoptée lors de la session d’hiver, puis mise en œuvre très rapidement.</p><p>Malgré cela, c’est une bonne nouvelle que, dans le contexte actuel, le Parlement prenne ses responsabilités au moins dans l’AVS et se montre capable d’agir correctement et rapidement. Au tour du Conseil fédéral maintenant de faire preuve de diligence&nbsp;: après ces décisions importantes, il doit rapidement préparer les adaptations et, lorsque nécessaire, les présenter au Parlement cette année encore, afin de permettre une entrée en vigueur en 2023.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8415</guid><pubDate>Sun, 25 Sep 2022 16:00:00 +0200</pubDate><title>Un résultat serré au détriment des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-resultat-au-detriment-les-femmes</link><description>Acceptation de justesse d’AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) regrette que la réforme AVS&nbsp;21 ait été acceptée. Il s’agit d’un résultat contre les femmes concernées. Avec les baisses de prestations qu’elle entraîne, cette réforme aggrave encore davantage la situation des femmes qui est déjà problématique en termes de revenu et de retraite. Les partisan-e-s d’AVS&nbsp;21 ont promis aux femmes qu’ils allaient s’attaquer à ces problèmes. Il faut maintenant des mesures fortes pour que l’indépendance financière des femmes et l’égalité se concrétisent enfin. Leur déficit de rente doit être comblé au plus vite. Il faut aussi des places d’accueil abordables et en nombre suffisant pour les familles avec enfants. Enfin, les métiers typiquement féminins doivent de toute urgence obtenir de meilleurs salaires et conditions de travail.</p><p>L’écart de rente n’est pas seulement un problème pour les femmes. Avec des rentes du 2e&nbsp;pilier en chute libre, la hausse de l’inflation et l’explosion des primes-maladie tombent au pire moment. Les revenus de tous les retraité-e-s et futurs retraité-e-s sont sous pression. Pour l’USS, il est donc évident qu’il faut s’attaquer sans délai et très concrètement au problème des rentes de vieillesse trop basses. La pleine compensation du renchérissement des rentes AVS représente un premier pas important en ce sens. Au Conseil des États maintenant de soutenir cette décision du Conseil national.</p><p>Les milieux économiques ont dépensé des millions pour défendre la hausse de l’âge de la retraite des femmes. En Suisse alémanique, les principaux médias ont mené une intense campagne pour attiser les peurs quant à la stabilité de l’AVS. Malgré cela, l’alliance référendaire a réussi à convaincre bien au-delà de sa propre base. L’argument principal du déficit de rente des femmes a été largement débattu et le problème enfin reconnu. Pendant toute la campagne, le patronat et les partis de droite et du centre ont obstinément refusé de parler d’une nouvelle hausse – pourtant prévue – de l’âge de la retraite à 67 ans pour tout le monde. L’Union syndicale suisse se battra sans concession contre toute nouvelle tentative de relever l’âge de la retraite. Le Non est clairement majoritaire&nbsp;en&nbsp;Suisse romande, au Tessin et, selon les sondages, également chez les femmes. De nouvelles détériorations des prestations qui toucheraient de plus larges pans de la population ne trouveront donc jamais une majorité en votation populaire.</p><p class="heading--h4">Bonne nouvelle&nbsp;: baisse d’impôt rejetée</p><p>Le Non à la suppression de l’impôt anticipé sur les obligations met, espérons-le, un terme définitif à la politique fiscale erronée pour les hauts revenus, les personnes très fortunées et les entreprises. Ce résultat envoie un message on ne peut plus clair au conseiller fédéral Ueli Maurer et à la majorité de droite au Conseil fédéral et au Parlement&nbsp;: il faut en finir avec les avantages accordés unilatéralement aux classes les plus aisées. Face à la forte hausse de l’inflation et la menace d’un choc des primes-maladie et des prix de l’énergie, l’heure est à des allègements concrets et rapides pour les salarié-e-s et les retraité-e-s.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_IMG-20220926-WA0005_0d99b61da1.webp" length="336704" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8413</guid><pubDate>Thu, 22 Sep 2022 13:22:08 +0200</pubDate><title>Politique monétaire risquée – des mesures plus ciblées contre l’inflation seraient plus efficaces</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/geldpolitischer-kurs-mit-risiken-gezieltere-massnahmen-gegen-teuerung-waeren-wirksamer</link><description>Hausse du taux directeur de la Banque nationale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec sa décision d’aujourd’hui sur le taux directeur, la Banque nationale suisse (BNS) suit l’évolution observée dans plusieurs autres pays. Le fait qu’elle révise sa position sur le cours du franc suisse par rapport à la dernière fois est une bonne nouvelle. La BNS avait à ce moment-là annoncé de façon offensive vouloir provoquer une appréciation du franc, ce qui comportait des risques importants. Le franc s’est alors renforcé et ce, dans un contexte déjà difficile avec notamment des problèmes de livraison pour les entreprises.</p><p>L’USS attend de la BNS qu’elle tienne compte de manière appropriée des risques conjoncturels dans sa politique monétaire. Les hausses de prix actuelles sont dues à l’augmentation des prix de l’énergie et à des difficultés de livraison. La situation économique n’est donc pas comparable à un contexte inflationniste classique, dans lequel le renchérissement est alimenté par des pénuries sur les marchés nationaux des biens et du travail.</p><p>Les hausses de taux d’intérêt et l’appréciation du franc sont des médicaments à large spectre contre l’inflation. Dans le contexte actuel, où le renchérissement est plutôt ponctuel et fortement tiré par les prix de l’énergie, la hausse des taux d’intérêt comporte des risques pour l’emploi et les salaires. Pour réduire le renchérissement d’un point de pourcentage, il faudrait une appréciation du franc de 10&nbsp;%, ce qui ferait assez mal à l’économie.</p><p>L’USS est donc favorable à des mesures plus ciblées contre le renchérissement. En Suisse, par exemple, l’approvisionnement de base en électricité est toujours réglementé grâce au référendum de 2002. Cela permet aux autorités et aux fournisseurs d’empêcher ou d’atténuer les hausses de prix de manière ciblée.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/4/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_cut_3ddc9b41bf.webp" length="222552" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8411</guid><pubDate>Wed, 21 Sep 2022 14:21:33 +0200</pubDate><title>Une étape importante pour stabiliser le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-etape-importante-pour-stabiliser-le-pouvoir-dachat</link><description>Les hausses de prix massives grèvent le budget des ménages</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’inflation élevée et les hausses des primes des caisses-maladie grèvent le budget des ménages. Sans mesures visant à stabiliser le pouvoir d’achat et sans les hausses générales urgentes de salaires qui s’imposent, les familles s’exposent à voir leurs revenus réels chuter de près de 5000&nbsp;francs. Les retraité-e-s aussi risquent de subir d’ici 2024 une perte de pouvoir d’achat de l’ordre d’une rente mensuelle. L’Union syndicale suisse (USS) se félicite par conséquent de la première étape franchie au Conseil national, qui a approuvé une adaptation immédiate des rentes AVS au renchérissement ainsi qu’une augmentation de la contribution fédérale à la réduction des primes. Il faut en effet préserver le pouvoir d’achat des personnes professionnellement actives ou à la retraite.</p><p>Selon son mandat constitutionnel, l’AVS doit expressément prévoir une compensation du renchérissement. Or le mécanisme de calcul en vigueur, basé sur l’indice mixte, reste en deçà de cet objectif. Pour que le pouvoir d’achat des bénéficiaires de rentes soit garanti, il faudrait donc pour 2023 une décision spéciale, dont le Conseil fédéral ne voulait pas entendre parler. L’USS approuve la décision du Conseil national portant sur la pleine adaptation des rentes AVS au renchérissement, et invite le Conseil des États à faire de même. Cette décision aura des effets positifs pour les bénéficiaires de rentes AI, de prestations complémentaires ainsi que de prestations transitoires. C’est absolument nécessaire car le pouvoir d’achat des bénéficiaires de rentes subit de fortes pressions, la plupart des caisses de pensions n’accordant pas de compensation du renchérissement. Entre 2021 et 2024, une perte de pouvoir d’achat de près de 100&nbsp;francs par mois est ainsi à craindre sur les rentes moyennes du deuxième pilier.</p><p>Le oui à la motion visant à amortir le choc de l’augmentation des primes d’assurance-maladie constitue une lueur d’espoir. Le relèvement de 30&nbsp;% de la contribution fédérale à la réduction individuelle des primes débloquera l’année prochaine 850&nbsp;millions de francs supplémentaires. Les cantons doivent ici assumer leurs responsabilités&nbsp;: ces dernières années, beaucoup d’entre eux ont réduit les moyens alloués à la réduction des primes, malgré les hausses de primes et la croissance démographique. Il faut désormais qu’ils rattrapent leur retard et comme la Confédération, qu’ils augmentent massivement leur participation à la réduction des primes (sinon comme le rappelle la motion, ils ne bénéficieront pas des ressources supplémentaires). Dans tous les cas, les 850&nbsp;millions de francs ne suffiront pas à compenser entièrement l’envol des primes annoncé. Car si conformément au scénario du pire les primes devaient bondir de 10&nbsp;%, cette somme ne couvrirait qu’un quart du volume supplémentaire des primes d’assurance-maladie. D’où l’importance que le Conseil des États – en plus d’accepter la motion du groupe socialiste – mette enfin les bouchées doubles dans l’examen de l’initiative d’allégement des primes du PS et des syndicats.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>AVS</category><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8381</guid><pubDate>Wed, 14 Sep 2022 13:01:40 +0200</pubDate><title>Les femmes refusent net le démantèlement de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-femmes-refusent-net-le-demantelement-de-lavs</link><description>Tendance au non à AVS 21 – la dernière ligne droite et la mobilisation décideront de l’issue du scrutin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le sondage GFS indique une tendance au non à AVS&nbsp;21. Le camp du NON&nbsp;a progressé de 5&nbsp;points de pourcentage. Le nouveau sondage Tamedia place toujours le NON&nbsp;à un niveau élevé 44&nbsp;%, le donne clairement&nbsp;majoritaire parmi les femmes comme en Suisse romande. Or ces deux sondages ont été réalisés avant que le principal argument des partisans du projet se parte en fumée&nbsp;: la décision du Conseil des États de repousser la réforme de la LPP après le scrutin sur l’AVS va encore massivement influencer l'opinion sur AVS&nbsp;21. Car on ignore désormais si et quand une réforme de la LPP interviendra, et si le niveau des&nbsp;rentes sera maintenu.&nbsp;Cette incertitude va&nbsp;renforcer encore&nbsp;la&nbsp;tendance au refus. Un non le 25&nbsp;septembre reste donc possible.</p><p>Les sondages d’aujourd’hui confirment le refus net d’AVS&nbsp;21 parmi les femmes, qui reçoivent déjà un tiers de rente en moins que les hommes. En effet, il est prévu de réaliser des économies sur leur dos. Les femmes perdraient ainsi une année de rente AVS – soit près de 26&nbsp;000&nbsp;francs de revenu chacune. Au cours des dix prochaines années, AVS&nbsp;21 vise à réduire les rentes des femmes de 7&nbsp;milliards de francs. Ces coupes unilatérales sont injustes.</p><p>La deuxième vague de sondages GFS montre une tendance au non. Il est frappant de voir que le camp du non s’est renforcé au détriment des partisan-e-s du oui et non des personnes indécises. Ce qui montre la campagne provoque des changements d'avis. Pour la première fois, les deux sondages indiquent un refus net du projet parmi les femmes. Contrairement à la première vague, le sondage GFS tient compte du principal argument du comité référendaire, soit l’écart de rente à leurs dépens – qui constitue désormais le principal argument contre le projet.</p><p class="heading--h4">Partialité des médias</p><p>Les médias alémaniques n'octroient que&nbsp;peu&nbsp;de place aux arguments du comité référendaire. Bien au contraire, au lieu de laisser les partis et le Conseil fédéral défendre le relèvement de l’âge de la retraite, les rédactions en chef des grands&nbsp;journaux&nbsp;sont elles aussi entrées en campagne. Ce faisant, elles&nbsp;attisent les peurs sur la pérennité de l’AVS, alors même que les faits sont tout à fait clairs&nbsp;: les réserves de l’AVS n’ont jamais été aussi élevées et depuis 2001, le niveau du fonds AVS a doublé pour avoisiner aujourd’hui 50&nbsp;milliards de francs.</p><p>Quant à&nbsp;la mauvaise situation des femmes en matière de rentes, elle est bien souvent évoquée&nbsp;par un renvoi&nbsp;à la réforme de la LPP. Or aujourd’hui, l'argument selon lequel une telle réforme permettra de résoudre les problèmes s’est révélé n’être qu’une vaine promesse&nbsp;: contrairement aux engagement pris par la majorité du Parlement, il n’y a rien de concret sur la table.</p><p class="heading--h4">Le comité référendaire poursuit sa campagne engagée</p><p>La large alliance&nbsp;contre AVS&nbsp;21 mène depuis des mois une campagne engagée, axée sur les femmes concernées. Il ressort des sondages actuels que cette forte présence porte ses fruits et a déjà su convaincre. Au cours des douze jours qui restent, le comité va continuer de tout faire pour amener un maximum de femmes et d’hommes à glisser aux urnes un NON&nbsp;à AVS&nbsp;21. Car avec une forte mobilisation, un rejet&nbsp;reste possible le 25&nbsp;septembre.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/e/csm_black_web_avs21_logo-fr_7f2f1ee430.webp" length="49312" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8378</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 15:35:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral laisse tomber les retraités</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-laisse-tomber-les-retraites</link><description>Pas de pleine compensation du renchérissement malgré l’explosion des prix</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les hausses de prix et le choc des primes des caisses-maladie frappent de plein fouet les personnes à la retraite. En moyenne, un couple de retraités s’expose à voir son pouvoir d’achat chuter de 8&nbsp;%, soit de 450 à 500&nbsp;francs par mois, jusqu’à la fin de 2024. Sur toute une année, il lui manquera alors pour vivre l’équivalent d’une rente mensuelle. Or le Conseil fédéral vient de rejeter toutes les motions en faveur d’une adaptation extraordinaire des rentes AVS au renchérissement, motions qui étaient pourtant susceptibles d'emporter une majorité au Parlement. L’Union syndicale suisse (USS) est inquiète de voir le Conseil fédéral fermer les yeux sur les difficultés bien réelles de la population. Le Parlement doit d’urgence agir, pour ne pas laisser tomber les retraité-e-s.</p><p>En juin, le Parlement a exigé dans plusieurs motions susceptibles de rallier une majorité une adaptation extraordinaire des rentes ordinaires de l’AVS au renchérissement. En effet, si le mécanisme normal fondé sur l’indice mixte devait s’appliquer, des pertes massives de pouvoir d’achat sont à craindre, dans un contexte de forte inflation. Or au lieu de procéder à la modification de loi urgente qui s’impose, le Conseil fédéral préfère rejeter en bloc les interventions. Et laisser les retraité-e-s sur le carreau. En effet, alors même que la LPP ne connaît pas la compensation du renchérissement – contrairement à ce que la Constitution promet depuis 50&nbsp;ans –, les rentes AVS s’exposent à leur tour à perdre de leur valeur réelle. Le Conseil fédéral n’est malheureusement pas en phase avec la réalité&nbsp;: dans le passé, les rentes étaient adaptées en cas de renchérissement massif – si nécessaire en procédure d’urgence. Il incombe donc au Parlement, sans plus attendre, de veiller à ce que les rentes AVS soient revalorisées en 2023.</p><p>Les rentes AVS sont adaptées tous les deux ans, sur la base de l’indice mixte. Ce dernier tient compte à la fois du renchérissement et de l’indice des salaires. Or si ce mécanisme normal était appliqué cette année, la rente AVS moyenne perdrait de sa valeur réelle. En effet, l’évolution des salaires reste à la traîne du renchérissement, et tire le résultat vers le bas. Le renchérissement serait donc au mieux compensé pour moitié. Compte tenu de l’absence de compensation du renchérissement dans les rentes du 2e&nbsp;pilier et de l’explosion des coûts dans les primes des caisses-maladie, une perte de pouvoir d’achat de 450 à 500&nbsp;francs par mois serait à craindre (en additionnant l’AVS et la LPP) pour un couple moyen de retraité-e-s.</p><p>Au début du mois de mai, l’USS avait déjà attiré l’attention du Conseil fédéral sur ce problème. En effet, l’art.&nbsp;112, al.&nbsp;2, let.&nbsp;d, de la Constitution prévoit que les rentes AVS sont adaptées au moins à l’évolution des prix. Le Parlement avait demandé en juin, dans plusieurs interventions largement soutenues, la compensation intégrale du renchérissement pour 2023, si nécessaire au moyen d'une modification urgente de la loi.</p><p>Dans des situations antérieures de&nbsp;forte inflation, les rentes avaient déjà été adaptées en urgence. En 1990 par exemple, la loi avait été modifiée en décembre et en avril suivant, à l’expiration du délai référendaire, tous les retraité-e-s avaient eu droit à une allocation de renchérissement. Cet exemple le montre&nbsp;: une compensation intégrale est non seulement possible, mais nécessaire.</p><p>Le Conseil fédéral n’a hélas formulé aucune proposition au cours de l’été. Il refuse d’accorder la compensation intégrale du renchérissement, alors même que l’inflation a poursuivi son accélération en août. «&nbsp;Les retraité-e-s craignent pour leur budget en 2023. La compensation du renchérissement n’est pas prévue dans le 2e&nbsp;pilier. Il est incompréhensible que le Conseil fédéral refuse d’adapter les rentes AVS&nbsp;», déplore Gabriela Medici. C’est donc au Parlement&nbsp;de&nbsp;prendre le taureau par les cornes à sa prochaine session.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8376</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 13:30:00 +0200</pubDate><title>Les améliorations de rentes des femmes n’étaient que des promesses en l’air</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-ameliorations-de-rentes-des-femmes-netaient-que-des-promesses-en-lair</link><description>Le Conseil des États reporte la réforme de la LPP après le scrutin sur l’AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes perçoivent en moyenne des rentes de vieillesse 34&nbsp;% plus basses, comme le Conseil fédéral l’a confirmé dans un nouveau rapport publié hier, et les écarts de rente se sont même creusés. Les partisans d’AVS&nbsp;21 font essentiellement valoir, pour justifier les baisses de rentes de l’ordre de 26&nbsp;000&nbsp;francs qui attendent chacune femme, que leur situation scandaleuse dans le 2e&nbsp;pilier va rapidement s’améliorer. Or cet argument des partisans du relèvement de l’âge de la retraite se révèle n’être qu’une promesse en l’air, avec les décisions prises aujourd’hui en commission. Il est par conséquent impossible de savoir avant le scrutin sur l’AVS si et quand aura lieu une réforme de la LPP, et quel en sera le contenu. Les citoyennes et citoyens sont ainsi priés de voter les yeux fermés. Cette tactique d’enfumage de la commission du Conseil des États est absolument inacceptable.</p><p>Alors même que chacun sait que seule une augmentation des rentes AVS résoudrait le problème des rentes trop basses, les employeurs et le camp bourgeois promettent à la place depuis des mois des solutions rapides dans le 2e&nbsp;pilier. Or ce château de cartes s’est effondré avec la décision de la commission du Conseil des États. Le message aux femmes est scandaleux : vous n’avez qu’à attendre et espérer&nbsp;! Et d’abord, à accepter un démantèlement des rentes AVS.</p><p>Toutes les propositions discutées à ce jour au Parlement pour le 2e&nbsp;pilier sont moins bonnes que le compromis élaboré par l’Union patronale et les syndicats. Le Conseil fédéral prévoyait notamment au départ que les futurs retraité-e-s recevraient tous un supplément de rente forfaitaire mensuel plafonné à 200&nbsp;francs, financé par un prélèvement salarial de 0,5&nbsp;%. Or seuls le PS et les Verts ont soutenu cette solution.</p><p>Selon l’USS, la décision de la commission du Conseil des États montre clairement que seul un non à AVS&nbsp;21 le 25&nbsp;septembre créera la pression politique nécessaire pour améliorer les rentes actuellement insuffisantes des femmes. La stabilité financière de l’AVS est garantie pour les prochaines années. Il reste ainsi suffisamment de temps pour concevoir une réforme de la prévoyance vieillesse qui prenne en compte les intérêts de l’ensemble de la population.</p><p>La Suisse connaît depuis 50&nbsp;ans un système de prévoyance professionnelle qui ne fonctionne pas pour les parents professionnellement actifs. Le rapport publié hier par le Conseil fédéral sur les écarts de rente l’a encore confirmé. Alors même que les familles contribuent à assurer la santé financière de l’AVS, elles doivent s’attendre avec AVS&nbsp;21 à des baisses de leurs rentes déjà modestes.</p><p>Une Suisse prospère peut et doit s’offrir une bonne prévoyance vieillesse, au financement solide. Il ne s’agit pas seulement d’un mandat constitutionnel de longue date. Une retraite dans la dignité est également une question de respect pour les travailleuses et travailleurs concernés.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8374</guid><pubDate>Wed, 07 Sep 2022 15:57:18 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral confirme l’inégalité de rentes au détriment des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-federal-confirme-linegalite-de-rentes-au-detriment-des-femmes</link><description>Égalité : d’énormes différences et aucun progrès en vue !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport publié aujourd’hui sur l’écart global de revenus du travail entre femmes et hommes fait l’effet d’une douche froide. Ces dernières huit années, les différences de revenu entre femmes et hommes n’ont pas diminué. Trois ans après la grande Grève des femmes*, le bilan se révèle pitoyable&nbsp;: les revenus des femmes restent inférieurs à ceux des hommes. Selon le rapport, la différence entre leurs rentes et celles des hommes s’est même accrue depuis 2014 et représente plus d’un tiers. Aucune solution crédible n’est en vue. Au contraire&nbsp;: au lieu de bénéficier d’une amélioration nécessaire et urgente de leurs rentes, les femmes verraient même ces dernières réduites de 26&nbsp;000 francs à cause de AVS 21. Seul un NON à AVS 21 le 25 septembre prochain peut créer la pression politique nécessaire pour améliorer les rentes actuellement insuffisantes des femmes.</p><p class="heading--h4">Des revenus toujours inférieurs</p><p>Le revenu des femmes en âge d’exercer une activité lucrative est inférieur de plus de 43,2&nbsp;% à celui des hommes, alors même que le nombre d’heures de travail effectué est le même en moyenne. Mais les femmes effectuent beaucoup plus de travail non rémunéré que les hommes, par exemple avec la garde des enfants et la prise en charge de proches dépendants de soins ou encore le ménage. En outre, leurs salaires sont toujours inférieurs à ceux des hommes, d’une part à cause de discriminations salariales qui perdurent, mais, de l’autre, aussi en raison de choix de professions, de formations et de carrières professionnelles différents.</p><p>Pour remédier à cette discrimination de salaire et de revenu, il faut prendre des mesures qui aillent plus loin que la nouvelle loi sur l’égalité. En plus de mesures plus ambitieuses contre la discrimination salariale, il faut créer des conditions-cadres afin d’éviter que le travail non rémunéré ne retombe uniquement sur le dos des mères. Sans offres collectives pour alléger la charge des mères, comme des crèches et garderies, des écoles à horaire continu et des places de prise en charge des adultes dépendants, les différences de revenu au détriment des femmes ne disparaîtront pas.</p><p class="heading--h4">L’écart entre les rentes se maintient&nbsp;: 8 nouvelles années de statu quo, c’est inacceptable&nbsp;!</p><p>L’écart de rente de retraite entre hommes et femmes est la triste conséquence des salaires plus bas de ces dernières. Car les mères sont les premières à interrompre leur activité professionnelle et à travailler à temps partiel, avant tout pour assumer le travail domestique et familial. Et même s’il est désormais bien connu que la prévoyance vieillesse suisse ne fonctionne pas bien pour les parents professionnellement actifs, la réforme AVS 21 entraînerait des coupes durables dans les rentes des femmes et des couples qui ont élevé ensemble des enfants, tout en exerçant en plus une activité lucrative. Même les femmes proches de la retraite ne sont quasiment pas protégées malgré les soi-disant compensations.</p><p>Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: en plus du NON à AVS 21, il faut non seulement avancer avec détermination vers une vraie égalité dans la vie professionnelle, mais aussi des améliorations substantielles des retraites. C’est pourquoi elle s’engage pour un renforcement de l’AVS à travers une 13e rente ainsi qu’une modernisation du deuxième pilier via le compromis des partenaires sociaux. Il n’est pas trop tard pour mettre enfin en œuvre ce compromis. Car à ce jour, en matière de deuxième pilier, le Parlement n’a encore fait absolument aucun pas concret en direction d’une réforme utile.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/3/csm_150307_Frauendemo0143_67d965df5c.webp" length="450462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8370</guid><pubDate>Tue, 06 Sep 2022 15:25:39 +0200</pubDate><title>Des mesures d’accompagnement s’imposent également au niveau de l’approvisionnement de base !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/des-mesures-daccompagnement-simposent-egalement-au-niveau-de-lapprovisionnement-de-base</link><description>Prix de l’électricité en 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La hausse du prix de l’électricité est moins brutale en Suisse qu’ailleurs, grâce aux garde-fous prévus dans l’approvisionnement de base. Les ménages à petits revenus risquent néanmoins de voir leurs factures d’électricité s’alourdir de plusieurs centaines de francs et plomber leur budget. L’heure est à des mesures d’accompagnement rapides et efficaces.</p><p>Le «&nbsp;coup de massue&nbsp;» des hausses de prix de l’électricité que vient d’annoncer la Commission fédérale de l’électricité (Elcom) n’était pas une surprise. Les bouleversements et pénuries des marchés internationaux de l’énergie frappent de plein fouet les petits consommateurs. Mais il faut tout d’abord reconnaître que la Suisse s’en sort mieux que bien d’autres pays européens. En Grande-Bretagne par exemple, les prix de l’électricité ont triplé. Cette différence tient essentiellement à ce que la Suisse a par chance renoncé jusqu’ici – sous la pression massive des syndicats – à une libéralisation totale de son marché de l’électricité&nbsp;: les petits consommateurs sont ainsi protégés dans le cadre de l’approvisionnement de base et profitent de la réglementation voulant que l’électricité renouvelable produite dans le pays puisse être revendue au maximum au prix de revient.</p><p>On comprend bien que même les plus fervents participants de la libéralisation complète du marché veuillent en revenir au modèle à succès adopté pour l’approvisionnement de base. Ainsi l’Union suisse des arts et métiers (USAM) exige-t-elle depuis peu que les gros consommateurs puissent en revenir à un système régulé, avouant on ne peut plus clairement que l’idéologie ultralibérale a échoué sur toute la ligne. Il n’y a rien à redire à une telle demande – à une condition toutefois&nbsp;: quiconque en revient à l’approvisionnement de base devra rester dans le marché régulé. Comme jusqu’ici les entreprises ayant opté pour le marché libre ne pouvaient faire machine arrière.</p><p>Malgré tout, le prix de l’électricité va lui aussi augmenter massivement dans le cadre de l’approvisionnement de base en Suisse. Car les activités de production et de distribution subissent de plein fouet les turbulences du marché. La clientèle des entreprises d’approvisionnement en énergie qui ne produisent pas elles-mêmes la majeure partie de leur courant sera la plus touchée.</p><p>À long terme, la Suisse ne parviendra à s’affranchir de cette situation qu’en accélérant l’expansion de sa production indigène d’énergie renouvelable, avec le soutien des collectivités publiques. Les développements actuels ont fait ressortir l’absence d’alternative à une telle stratégie, donnant tort non seulement aux turbos de la libéralisation du marché, mais aussi aux indécrottables partisans des énergies fossiles (voir les livraisons de gaz de Poutine) et aux adeptes du nucléaire (voir l’état du parc nucléaire français).</p><p>À court terme, il faudra toutefois aussi prévoir dans l’approvisionnement de base des mesures d’accompagnement rapides et efficaces en faveur des petits clients. Dans le contexte actuel de baisse du pouvoir d’achat, de nombreux ménages à petits revenus ne sont pas en mesure de supporter une hausse de plusieurs centaines de francs de leur facture d’électricité – que suivront sous peu le «&nbsp;coup de massue&nbsp;» des primes et le «&nbsp;coup de massue&nbsp;» des charges locatives.</p><p>Les syndicats exigent par conséquent en premier lieu que l’augmentation des taxes sur l’électricité projetée (tarif d’utilisation du réseau, redevances locales/cantonales) soit annulée et que les mesures correspondantes (charges de Swissgrid, réserve hydroélectrique, etc.) soient financées par des fonds publics – c’est la moindre des choses&nbsp;!</p><p>En outre, l’autorité de surveillance et d’approbation des tarifs ElCom devra continuer à surveiller de près les entreprises d’approvisionnement en énergie. Il faut éviter par tous les moyens que celles qui ne sont pas concernées par la hausse des prix de l’électricité au niveau international ne profitent de l’occasion pour tenter d’augmenter elles aussi, par des tours de passe-passe, les prix facturés aux clients finaux. Les éventuels abus découverts devront être aussitôt sanctionnés.</p><p>Troisièmement, les cantons et les communes, qui sont presque partout propriétaires (exclusifs) des entreprises d’approvisionnement en énergie, doivent aussi assumer leur rôle. À ce titre, il leur incombe de tirer pleinement parti de leur marge de manœuvre entrepreneuriale (par exemple en puisant dans leurs réserves) pour atténuer efficacement la hausse de leurs tarifs.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/4/csm_Strompreis_vchal-iSt_29cd1adfc9.webp" length="55772" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8363</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2022 09:34:22 +0200</pubDate><title>Les syndicats revendiquent une augmentation générale de salaire de 4 à 5 %</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-revendiquent-une-augmentation-generale-de-salaire-de-4-a-5</link><description>Retour de l’inflation après des années de stagnation des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les négociations salariales de cette année seront essentielles pour les salarié-e-s. Après trois décennies, l’inflation a fait un retour fracassant et a grimpé à 3,5&nbsp;%. Les prix de l’énergie tout comme les primes des caisses-maladie vont s’envoler. Or la situation économique reste excellente, et donc des hausses des salaires réels sont possibles et nécessaires. Les syndicats de l’USS revendiquent par conséquent des augmentations générales de salaire de 4 à 5&nbsp;%, afin de compenser le renchérissement et d’en finir avec la stagnation des dernières années.</p><p>L’économie suisse s’est étonnamment vite remise de la crise due au coronavirus. La marche des affaires est bonne dans la grande majorité des entreprises. Les nouvelles positives l’emportent désormais jusque dans les branches d’activité malmenées par la crise, comme l’hôtellerie-restauration ou le secteur aérien. La situation de l’emploi s’est sensiblement améliorée, dans le sillage de cette rapide reprise. De nombreuses branches se plaignent d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée y compris, pour la première fois depuis longtemps, l’hôtellerie-restauration. Aussi les salaires et les conditions de travail jouent-ils un rôle clé un peu partout.</p><p class="heading--h4">Retour de l’inflation après une longue stagnation des salaires</p><p>L’évolution salariale des dernières années a été insuffisante. Les écarts se sont à nouveau creusés. En 2022, les travailleuses et travailleurs à revenus bas et moyens ont moins gagné qu’en 2016, après déduction du renchérissement. L’absence d’inflation voire le renchérissement négatif ont conduit à une individualisation des rémunérations, qui a eu pour effet de creuser les écarts. La part des augmentations générales de salaire a chuté à environ 30&nbsp;%.</p><p>Une longue phase marquée par un très faible renchérissement s’est achevée en automne 2021. Le renchérissement annuel devrait avoisiner 3&nbsp;% en 2022. Un taux d’environ 3,5&nbsp;% est à prévoir durant les mois où ont lieu les négociations. Par ailleurs, les primes des caisses-maladie augmenteront en 2023 de 5 à 10&nbsp;%. «&nbsp;Les négociations salariales 2022/23 marquent un tournant décisif dans la politique salariale. Sous l’effet du renchérissement, les augmentations générales sont redevenues un enjeu central. Sans de telles hausses, beaucoup de salarié-e-s subiront une baisse de pouvoir d’achat&nbsp;», a expliqué Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><p class="heading--h4">Les fédérations de l’USS revendiquent des augmentations de 4 à 5&nbsp;%</p><p>Les fédérations de l’USS revendiquent des hausses de salaire de 4 à 5&nbsp;%. Leur revendication salariale s’articule en trois volets. Premièrement, il faut une compensation du renchérissement de 3 à 3,5&nbsp;%. Deuxièmement, les salaires réels doivent progresser d’env.&nbsp;1&nbsp;% par an, sur la base des gains de productivité. Troisièmement, un besoin de rattrapage se fait sentir, à cause de l’évolution salariale insuffisante des dernières années. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, est formel&nbsp;: «&nbsp;Si au vu de tels chiffres on n’adapte pas les salaires à la réalité de la hausse du coût de la vie, quand va-t-on le faire&nbsp;?&nbsp;»</p><p>«&nbsp;La main-d’œuvre du secteur du trafic aérien s’est serré la ceinture pendant ces années de crise&nbsp;», relève Sandrine Nikolic-Fuss, du syndicat du personnel de cabine. «&nbsp;Il incombe désormais aux entreprises de tenir leurs promesses aux négociations salariales et d’augmenter les rémunérations. Et de ne plus verser de salaires inférieurs à 4000&nbsp;francs.&nbsp;»</p><p>Vania Alleva, présidente d’Unia, a fait remarquer que de nombreux secteurs comme la construction, les arts et métiers ou le commerce de détail ont le vent en poupe. Même l’industrie a d’excellentes perspectives. «&nbsp;Le moment est donc venu pour des augmentations de salaire réelles et tangibles. L’économie peut se le permettre&nbsp;», a-t-elle encore souligné.</p><p>Le besoin d’augmentations de salaire se fait également sentir dans la branche logistique, soumise à de fortes pressions. «&nbsp;La crise du coronavirus a fait exploser le commerce en ligne. Le personnel de la logistique a été reconnu comme d’importance systémique. Il a besoin aujourd’hui de meilleurs salaires. Il faut en priorité adapter le salaire minimum scandaleusement bas fixé par la PostCom&nbsp;», a exigé Matteo Antonini, responsable du secteur logistique de syndicom.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/9/csm_220902_lohn-mk_443ced3fc0.webp" length="361788" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8361</guid><pubDate>Wed, 31 Aug 2022 12:04:24 +0200</pubDate><title>AVS 21 vacille !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-vacille</link><description>Tendance vers le NON</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon le dernier sondage de Tamedia, la tendance est au NON à AVS&nbsp;21. Le nombre des indécis-es restant très faible, cette évolution montre que, plus ils regardent de près ce projet bancal, plus les citoyen-ne-s sont gagnés par le scepticisme. L’évolution encore plus importante concernant le vote sur la TVA fait en outre apparaître que les gens comprennent encore moins qu’un impôt soit augmenté pour financer un projet de démantèlement. Cela n’a rien d’étonnant : en raison de la hausse de l’inflation et du choc des primes-maladie prévu, les perspectives en matière de pouvoir d’achat se dégradent. AVS&nbsp;21 est une mauvaise idée au mauvais moment. Un NON est possible et nécessaire.</p><p>Selon le deuxième sondage Tamedia, le camp des NON prend de l’ampleur, alors que la part des OUI s’érode. Avec 47&nbsp;% de NON et 52 % de OUI, la course est très ouverte. Ces résultats montrent que la campagne et les arguments ont aussi leurs effets lorsque les opinions sont déjà bien formées. Plus les citoyen-ne-s se penchent sur cet objet, plus il leur apparaît clairement qu’un démantèlement des retraites sur le dos des femmes et des couples est inacceptable.</p><p>Concernant le vote sur la TVA, le mouvement est encore plus net. À une période où les prix de l’énergie, de l’alimentation ainsi que les loyers et bien plus encore augmentent, on ne comprend pas pourquoi relever en plus la TVA. Benoît Gaillard, responsable de la campagne, estime que «&nbsp;les retraité-e-s et les salarié-e-s subissent maintenant déjà une baisse de leur pouvoir d’achat. Ce n’est donc pas le bon moment pour augmenter la TVA et renchérir encore plus les marchandises et les services.&nbsp;»</p><p>La mobilisation des femmes, qui restent beaucoup plus opposées à AVS&nbsp;21, sera déterminante. La tendance concernant le vote sur la TVA fait également apparaître que toujours plus d’hommes ne veulent pas d’une hausse des impôts pour financer un projet de démantèlement.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_210315_Appell-UEbergabe_c-YoshikoKusano_f25b70f4c0.webp" length="227080" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8357</guid><pubDate>Mon, 29 Aug 2022 11:05:43 +0200</pubDate><title>À partir d’aujourd’hui, seuls les hommes touchent une rente de retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-partir-daujourdhui-seuls-les-hommes-touchent-une-rente-de-retraite</link><description>Equal Pension Day 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Nous y sommes déjà&nbsp;: le 29&nbsp;août correspond au moment de l’année 2022 où les hommes ont perçu autant de rente de retraite que les femmes sur douze mois. Car en Suisse, les femmes touchent au moins un tiers de rente en moins que les hommes. Mais au lieu de régler ce problème, la population doit voter dans quelques jours sur une nouvelle détérioration des rentes des femmes.</p><p>Le Gender Pension Gap (c’est-à-dire l’écart entre femmes et hommes en matière de rente de retraite) est la conséquence des inégalités des chances professionnelles des mères. Car les femmes interrompent plus souvent leur activité lucrative et sont plus nombreuses à travailler à temps partiel, dans les deux cas essentiellement afin d’assumer des tâches domestiques et familiales. Conséquence directe&nbsp;: elles risquent de toucher des rentes beaucoup trop basses. On sait depuis longtemps que la prévoyance vieillesse en Suisse ne fonctionne pas pour les parents qui mènent aussi une vie professionnelle. Mais cette année, l’«&nbsp;Equal Pension Day&nbsp;» tombe quelques jours seulement avant une votation décisive sur AVS&nbsp;21. Cette réforme fait peser la menace de baisses de rentes permanentes sur les femmes et les couples qui ont élevé ensemble des enfants tout en continuant d’exercer une activité professionnelle. Même les femmes qui sont proches de la retraite ne sont pas épargnées, malgré soi-disantes mesures de compensation.</p><p>L’USS montre à l’aide de nouveaux exemples ce que la réforme signifierait concrètement pour les femmes de la génération de transition. Elle appelle les citoyen-ne-s à rejeter toute détérioration de la situation – déjà mauvaise – des femmes en matière de rentes et à renvoyer ce projet de démantèlement de l’AVS à ses expéditeurs. Mais cela ne suffira pas. Il faut de toute urgence prendre des mesures pour améliorer les retraites des femmes. Pour cela, il faut, outre l’égalité dans la vie professionnelle, des avancées conséquentes dans la réforme des retraites. Voilà pourquoi l’USS se bat pour un renforcement de l’AVS à travers la 13e rente AVS ainsi que pour une modernisation de la LPP avec le compromis obtenu entre les partenaires sociaux sur ce sujet. Il est encore temps pour le Parlement de mettre en œuvre ce projet. C’est le seul moyen de procurer aux femmes de meilleures rentes du 2e pilier, sans délai et de façon abordable.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_equalPensionDay_39042bd9ba.webp" length="23364" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8355</guid><pubDate>Fri, 26 Aug 2022 09:12:29 +0200</pubDate><title>Large mobilisation dans la rue contre AVS 21</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/large-mobilisation-dans-la-rue-contre-avs-21</link><description>Début de la mobilisation contre le démantèlement de l&#039;AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'action du syndicat SEV à la gare de Berne ce matin donne le coup d'envoi de la mobilisation en vue de la votation du 25 septembre. La grande journée d'action se tiendra demain dans toute la Suisse : une bonne centaine de stands et d'actions diverses se tiendront dans&nbsp;plus de 60 villes et communes, à l'initiative de la large alliance contre AVS 21. Ces actions permettront d'échanger directement avec la population et de l'informer sur le démantèlement prévu de l'AVS. Tout au long de la semaine déjà, les syndicats se sont mobilisés au sein des entreprises et dans la rue, avec des stands et autres actions. De plus, des dépliants contre AVS 21 seront envoyés aujourd'hui à 550 000 ménages.</p><p>Le camp du Oui essaie de minimiser la portée de cette réforme, de cacher la situation catastrophique des femmes à la retraite et de dissimuler les baisses de rentes qu’entraînera AVS 21 pour les femmes et les couples mariés. Cependant, la hausse généralisée des prix et l’augmentation des primes-maladie qui s’annonce placent la question du niveau des retraites au centre des débats. Au vu de la baisse continue des rentes LPP ces dernières années, une réduction des rentes dans l’AVS est particulièrement déplacée dans un contexte d’inflation.</p><p>Par ailleurs, la volonté explicite du Conseil fédéral d’augmenter l’âge de la retraite pour toutes et tous au-delà de 65 ans signifie que les coupes dans l’AVS qui suivront en cas de oui concerneront tout le monde. Sans parler de la hausse généralisée de la TVA, qui s’ajoutera au renchérissement déjà sensible. Après que le premier sondage Tamedia a montré un refus très net de la réforme chez les femmes, le comité référendaire est bien décidé à parvenir à convaincre l’ensemble de la population que seul un NON empêchera le démantèlement prévu de l’AVS.</p><p>À Berne aujourd’hui, le coup d’envoi de la mobilisation a rappelé pourquoi cette votation concerne en réalité tout le monde: « Augmenter l’âge de la retraite, c’est baisser les rentes. Il n’y a qu’avec un NON à AVS 21 que cette attaque peut être stoppée net », a déclaré à Berne Giorgio Tuti, président du SEV.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/1/csm_DSC01669_r_5d2d7e3646.webp" length="100208" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8348</guid><pubDate>Fri, 19 Aug 2022 16:42:55 +0200</pubDate><title>Une 13e rente AVS est plus importante que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-13e-rente-avs-est-plus-importante-que-jamais</link><description>La commission du National entame le débat sur l&#039;initiative AVSx13</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’initiative traitée aujourd’hui par la commission du Conseil national est simple, mais elle fait mouche&nbsp;: elle demande, chaque année, un 13e versement de la rente de vieillesse que l’on touche dans l’AVS. C’est l’équivalent d’une augmentation de 8,33&nbsp;%. Grâce au caractère compensatoire de l’AVS, ce sont les revenus bas et moyens qui en bénéficient le plus. Une famille, disons celle d’un conducteur de tram et d’une vendeuse à temps partiel avec un enfant, verrait sa future rente AVS augmenter d’environ 300 francs par mois. L’initiative prévoit en outre que les bénéficiaires de prestations complémentaires auront aussi droit à la 13e rente. Il s’agit de faire en sorte que cette hausse fasse une réelle différence pour les retraité-e-s les plus pauvres, et non de leur donner un peu plus d’AVS et un peu moins de PC.</p><p>Il faut de toute urgence une augmentation des rentes AVS. En effet, la rente AVS moyenne s’élève à peine à 1800 francs par mois.&nbsp;: impossible de vivre avec cela en Suisse&nbsp;! Pourtant la Constitution promet depuis 50 ans des rentes AVS garantissant le minimum vital. Les rentes ne sont pas seulement basses, elles sont aussi de plus en plus sous pression. Aujourd’hui, la rente AVS moyenne ne représente plus que 21&nbsp;% du salaire moyen. Autrefois, elle dépassait les 26&nbsp;%. Aujourd’hui, cela représenterait près de 500 francs de rente AVS en plus par mois. Sans une augmentation des rentes AVS, ce problème ne fera que s’aggraver. Sans compter que les rentes des caisses de pension diminuent elles aussi&nbsp;: une personne qui a pris sa retraite en 2020 reçoit 200 francs de moins par mois de la caisse de pension que son collègue parti cinq ans plus tôt. Et voilà qu’à ce contexte déjà difficile s’ajoutent des baisses de rentes réelles importantes dues au renchérissement et à l’augmentation des primes d’assurance-maladie.</p><p>Dans son message sur cette initiative, le Conseil fédéral se doit d’expliquer comment il entend résoudre le problème des rentes insuffisantes pour vivre. L’USS appelle la commission compétente de changer cette situation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8346</guid><pubDate>Fri, 19 Aug 2022 15:07:59 +0200</pubDate><title>Le sondage SSR ignore l’argument principal du référendum contre AVS 21</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-sondage-ssr-ignore-largument-principal-du-referendum-contre-avs-21</link><description>Sondage déséquilibré – les résultats ne donnent pas un tableau objectif</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le sondage GFS mandaté par la SSR ne tient tout simplement pas compte de l’argument principal des opposant-e-s à la réforme AVS&nbsp;21&nbsp;: à savoir que les femmes touchent actuellement déjà un tiers de moins de rente que les hommes. Cet état de fait n’est même pas mentionné dans le sondage publié aujourd’hui. Les résultats de cette enquête ne peuvent donc pas être pris au sérieux. L’écart de rente des femmes est une réalité objective et aucun camp ne la remet en question. Le comité référendaire appelle donc les mandataires à adapter le sondage en conséquence. Une enquête réalisée pour Tamedia pendant la même période tenait compte de cet argument primordial. Elle donne un tableau bien différent.</p><p>Les femmes touchent aujourd’hui un tiers de moins de rente de retraite. Avec AVS&nbsp;21, elles perdront en plus 26&nbsp;000 francs de rente AVS en moyenne. Cet argument est depuis le début au cœur de la campagne référendaire. Avant l’été, le comité du référendum contre AVS&nbsp;21 avait transmis par écrit les principaux arguments à l’institut GFS. Nous ne comprenons pas que l’écart de rente des femmes ne soit pas mentionné une seule fois dans ce sondage. Cette omission donne une image trompeuse et porte préjudice à la formation des opinions au sein de la population.</p><p>Les deux sondages mentionnés ont été menés à seulement quatre jours d’intervalle. Les résultats sont extrêmement différents. D’une part, la différence des intentions de vote selon le genre reste la même&nbsp;: les femmes se défendent plus vigoureusement contre une détérioration de leurs retraites et le démantèlement de l’AVS, car elles savent d’expérience que ce sera difficile de joindre les deux bouts lorsqu’elles seront à la retraite. On peut s’attendre à une mobilisation encore plus forte des femmes, ce qui laisse présager un résultat très serré.</p><p>Un autre facteur va certainement aussi jouer un rôle&nbsp;: «&nbsp;Dans un contexte d’inflation en hausse et du choc attendu des primes-maladie, la hausse de la TVA pour un projet de démantèlement des rentes va gagner en importance et pourrait conduire à un rejet&nbsp;», estime Benoît Gaillard, coresponsable de la campagne de votation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_67-de-ls_ea776ab28a.webp" length="85736" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8339</guid><pubDate>Wed, 03 Aug 2022 11:34:32 +0200</pubDate><title>Le renchérissement élevé pèse sur le pouvoir d’achat des salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-rencherissement-eleve-pese-sur-le-pouvoir-dachat-des-salariees</link><description>L&#039;inflation reste aiguë : Il faut préserver le pouvoir d’achat des retraité-e-s et des travailleurs et travailleuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec 3,4 %, l’inflation se maintient à un niveau élevé et grève ainsi de plus en plus le pouvoir d'achat des personnes actives et des retraité-e-s. Si le renchérissement n’est pas compensé, les familles risquent de voir leurs revenus réels amputés de plusieurs milliers de francs. Il faut préserver le pouvoir d’achat : outre les hausses de salaire générales nécessaires de toute urgence, les mesures demandées par l’Union syndicale suisse, que sont la hausse des réductions de primes et la compensation rapide du renchérissement pour les rentes AVS, doivent absolument être prises lors de la session d’automne du Parlement. En effet, les hausses attendues des primes de l’assurance-maladie constituent une charge supplémentaire pour les ménages.</p><p>Les salaires réels et le pouvoir d’achat menacent de couler en Suisse. Car pour la première fois depuis 2008, les prix à la consommation se sont remis à augmenter. En juillet, l’inflation demeure importante puisqu’elle campe à 3,4 %. La situation requiert des augmentations de salaire générales et des réductions de primes plus importantes. Les salaires faibles et moyens ont déjà trop peu progressé ces dernières années. Dans les conditions actuelles, les ménages au salaire moyen sans compensation du renchérissement s’apprêtent à perdre plusieurs milliers de francs par an en termes réels. De plus, le choc des primes de caisse-maladie qui s'annonce peut atteindre 10 %. Il faut que le Parlement mette en œuvre les allègements demandés par l'Union syndicale suisse pour les personnes qui exercent une activité lucrative et les retraité-e-s. Durant la session d’automne, les Chambres doivent garantir au minimum la hausse des réductions de primes et la compensation rapide du renchérissement pour les rentes AVS.</p><p>Normalement, la compensation du renchérissement fonctionne pour les rentes AVS. Pour la première fois en 2023 toutefois, les retraité-e-s « moyens » risquent de subir des pertes de rente réelles de l’ordre de 1000 francs. D’une part parce que les caisses de pensions n’augmentent pas les rentes pour compenser le renchérissement. D'autre part parce que « l'indice mixte AVS », sur la base duquel les rentes sont augmentées, repose pour moitié sur l’évolution des salaires. De sorte que la hausse des rentes est doublement à la traîne de l’inflation actuelle. Les rentes AVS ont progressé pour la dernière fois au 1er janvier 2021. La prochaine augmentation est exigible au 1er janvier 2023 et s'avère absolument nécessaire.&nbsp;</p><p>Les rentes AVS se montent en moyenne à 1800 francs par mois, et les rentes des caisses de pensions à 1700 francs par mois. Le renchérissement accumulé entraîne une perte du pouvoir d'achat de la rente de la caisse de pensions équivalant à environ 675 francs par an. Pour la rente AVS, le repli réel dû à l'indice mixte n'est pas aussi important, mais il avoisine tout de même les 370 francs annuels. Si l'on fait le total, cela représente plus de 1000 francs.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8337</guid><pubDate>Mon, 01 Aug 2022 13:44:34 +0200</pubDate><title>L’AVS comme source de la réussite de la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/lavs-comme-source-de-la-reussite-de-la-suisse</link><description>L’USS à l’occasion du 1er Août</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son discours à l’occasion des célébrations du 1er Août, le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, présente l’AVS comme la source de la réussite de la Suisse.</p><p>À Chevroux, Maillard prévient que l'abandon de la solidarité constitue la plus grande menace pour un pays : « Un pays doit être un espace de liberté et de sécurité pour penser, entreprendre, travailler. Mais si l’ambition collective de s’entraider et d’entreprendre en commun n’existe plus, alors le pays se délite. C’est cela que nous enseigne notre histoire et c’est cela que nous enseigne l’histoire de l’AVS si liée à l’histoire récente de la Suisse. Durant les temps troublés et risqués que nous vivons, c’est le message que je souhaitais vous apporter. Rien ne sera possible sans volonté collective et sans solidarité nationale, qu’il s’agisse des défis économiques, sociaux ou énergétiques et environnementaux. La Suisse, c’est une volonté collective et une solidarité, comme l’AVS. »</p><p><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/220801_Discours-PYM_1er-aout-22.pdf" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> Discours entier de Pierre-Yves Maillard</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/6/csm_Pierre-Yves_Maillard_Bundeshaus_d9977a577b.webp" length="95262" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8332</guid><pubDate>Thu, 07 Jul 2022 10:00:00 +0200</pubDate><title>Les mesures d’accompagnement servent à lutter contre la pression sur les salaires et le travail précaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-mesures-daccompagnement-servent-a-lutter-contre-la-pression-sur-les-salaires-et-le-travail-precaire</link><description>20 ans de libre circulation des personnes : commentaire de l’USS sur le rapport de l’Observatoire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 20 ans, la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE) entrait en vigueur. Un nouveau chapitre de la politique migratoire suisse s’ouvrait. Les travailleuses et travailleurs titulaires d’une autorisation de séjour de longue durée obtenaient alors davantage de droits, ce qui améliorait leur protection contre les abus. Mais parallèlement, la Suisse facilitait aussi des formes de travail précaire, susceptibles de menacer nos salaires et nos conditions de travail. Des entreprises de pays membres de l’UE, où les salaires sont très inférieurs aux nôtres, ont ainsi eu le droit, à partir de 2004, de fournir librement leurs services en Suisse pendant au maximum 90 jours (détachements de main-d’œuvre). Et les agences de travail temporaire ont eu le droit de placer en Suisse des travailleuses et travailleurs pour des engagements de courte ou très courte durée, ainsi que des frontaliers et des frontalières de l’UE. C’est pourquoi les syndicats prirent alors une position claire&nbsp;: ils étaient d’accord avec l’introduction de la libre circulation des personnes seulement si les salaires étaient protégés. Les mesures d’accompagnement furent alors mises en place et le Conseil fédéral promit, lors de la votation populaire, que «&nbsp;Les travailleuses et les travailleurs [seraient] protégés contre le dumping social et salarial&nbsp;».</p><p>La libre circulation des personnes et les mesures d’accompagnement ont globalement fait leurs preuves pour les travailleuses et des travailleurs. Grâce aux contrôles des salaires, aux amendes et à d’autres mesures d’exécution, les salaires suisses ne se sont jamais trouvés sous pression à grande échelle. La sous-enchère salariale reste certes une réalité sur les lieux de travail&nbsp;: un employeur sur cinq se fait attraper avec des salaires trop bas en cas de contrôle. Mais les mesures d’accompagnement et leur effet préventif font obstacle à une pression générale sur les salaires. Les instruments dont nous disposons aujourd’hui constituent donc une base importante pour que la libre circulation des personnes soit bien acceptée dans notre pays.</p><p>Malgré les contrôles, les formes de travail précaire que sont le détachement de main-d’œuvre, le travail temporaire et les séjours de très courte durée ont fortement augmenté depuis l’introduction de la libre circulation des personnes. Cet aspect de la libre circulation est souvent ignoré. Les détachements de main-d’œuvre sont en fait une «&nbsp;libre circulation des services&nbsp;» qui ne dit pas son nom, davantage qu’une composante de la libre circulation des personnes. Dans ce cadre, les salarié-e-s arrivent en Suisse via leur entreprise et ne sont pas embauchés dans notre pays. Ils sont recrutés sur les marchés du travail allemand ou polonais et touchent de ce fait des salaires plus bas qu’en Suisse. Les syndicats ne peuvent pas les organiser parce qu’ils ne travaillent que momentanément chez nous. Le potentiel de sous-enchère n’en est que plus important.</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. Et, du point de vue de la langue, nous sommes ouverts comme aucun autre pays européen. C’est pour cela que nous avons besoin du meilleur niveau de protection des salaires. Et c’est aussi pour cela que nous devons le défendre. Or les mesures d’accompagnement ont toujours des lacunes sensibles. Il n’existe par exemple pas dans le commerce de détail ou l’horticulture de CCT valable partout et prévoyant des salaires minimums, alors que des cas de sous-enchère salariale sont régulièrement constatés dans ces branches.</p><p><i><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/220707_Commentaire_LampartDaniel_Rapport_Observatoire.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Commentaire de Daniel Lampart sur le rapport de l’Observatoire (version complète, PDF)</a></i></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_Arbeiter-Baustelle-schwitzend_iStock-Tempura_4b95ff7362.webp" length="143762" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8319</guid><pubDate>Fri, 01 Jul 2022 09:25:10 +0200</pubDate><title>AVS 21 coûtera 26 000 francs à chaque femme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-coutera-26-000-francs-a-chaque-femme</link><description>Lancement de la campagne de votation contre AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une vaste alliance a lancé le référendum contre AVS&nbsp;21, parce que ce projet de révision ne vise qu’à faire des économies sur le dos des femmes. Alors même qu’elles reçoivent des rentes de vieillesse un tiers moins élevées que les hommes, ces rentes subiraient dans les dix années à venir des coupes à hauteur de sept milliards de francs. Chaque femme perdrait ainsi en moyenne 26&nbsp;000&nbsp;francs de revenu. Et ce n’est qu’un début&nbsp;: le relèvement de l’âge de la retraite à 67&nbsp;ans pour tout le monde est déjà programmé. À l’heure où les prix s’envolent et où un choc des primes-maladie est annoncé, le comité référendaire se bat encore contre le relèvement de TVA prévu dans cette révision et dit clairement 2x NON le 25&nbsp;septembre au démantèlement de l’AVS.</p><p>Une fois de plus, les scénarios catastrophe échafaudés pour l’AVS étaient erronés&nbsp;: il y a quelques semaines, le Conseil fédéral a dû revoir à la hausse ses prévisions. Le projet de démantèlement de l’AVS sur le dos des femmes est d’autant moins acceptable. Le Conseil fédéral et le Parlement ferment les yeux sur la situation déjà peu enviable des femmes&nbsp;: elles touchent un tiers en moins de rentes que les hommes et ne peuvent pratiquement compter que sur l’AVS. Cet écart en matière de rentes reflète la répartition inégale des chances d’emploi. Les femmes assument majoritairement des activités professionnelles astreignantes – mais moins bien payées – par ex. dans les nettoyages, la vente, le travail de «&nbsp;care&nbsp;», la santé et les soins. Et ce sont le plus souvent les femmes qui s’occupent des enfants, des petits-enfants, des (beaux-)parents âgés ou des proches malades. Elles ont dès lors fréquemment un emploi à temps partiel – quatre femmes avec enfants sur cinq n’ont pas de poste à plein temps – et des revenus plus bas. Globalement, les femmes gagnent 33&nbsp;% de moins que les hommes. Pourtant, si l’on fait le total du travail non rémunéré et du travail payé, elles effectuent autant d’heures de travail. Le travail de nombreuses femmes aboutit ainsi à des rentes scandaleusement basses. Et pourtant, ce seraient bien elles qui feraient les frais d’AVS&nbsp;21&nbsp;! Les femmes perdraient à l’avenir l’équivalent d’une année de rente AVS – soit près de 26&nbsp;000&nbsp;francs (sur la base du revenu médian). Et la réforme n’épargnerait pas les couples – alors même que leurs rentes sont déjà plafonnées aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">Non à la retraite à 67&nbsp;ans pour tout le monde</h3><p>En cas de Oui aux urnes le 25 septembre, la prochaine étape sera pour 2026 au plus tard. Le Parlement a décidé que le Conseil fédéral doit lui soumettre d’ici là une réforme portant sur les questions «&nbsp;structurelles&nbsp;». En d’autres termes, il s’agit de relever l’âge de la retraite pour tout le monde. Le Parlement devra également s’occuper de l’initiative sur les rentes. En plus d’exiger le retardement général de l’âge de la retraite, elle lie ce dernier à l’espérance de vie – autrement dit l’âge de la retraite passerait à 67&nbsp;ans et augmenterait encore par la suite. Des coupes rases sont également à craindre dans la réforme de la LPP, où il faudrait payer plus pour une rente moindre. AVS&nbsp;21 joue donc le rôle de premier violon dans le démantèlement bien orchestré des rentes. Seul un NON peut mettre le holà à cette évolution.</p><h3 class="heading--h4">Réalité du monde du travail</h3><p>Aujourd’hui, les 60 à 64&nbsp;ans constituent le groupe d’âge affichant le taux de chômage le plus élevé, ce qui n’était pas le cas auparavant. Et le chômage baisse plus lentement parmi la main-d’œuvre en fin de carrière, dont les perspectives sur le marché du travail sont mauvaises. Rares sont les employeurs qui lui accordent une chance. Les sexagénaires ont plus de mal à retrouver du travail une fois tombés au chômage, indépendamment de leurs qualifications et de leurs prétentions salariales. Dans l’hôtellerie-restauration, dans le secteur de la santé et du social comme dans le commerce de détail, toujours plus de femmes en fin de carrière sont au chômage, alors même que les employeurs se plaignent souvent d’une pénurie de personnel. La Suisse risque ainsi de connaître une évolution similaire à celle observée à l’étranger&nbsp;: l’augmentation de l’âge de la retraite ne ferait que grimper le chômage de longue durée et le nombre de bénéficiaires de l’aide sociale.</p><h3 class="heading--h4">Payer plus pour toucher moins de rente&nbsp;?</h3><p>Les revenus réels et le pouvoir d’achat sont sous pression en Suisse. Pour la première fois depuis 2008, les prix à la consommation sont repartis à la hausse. Le taux d’inflation attendu pour cette année s’élève à 2,7&nbsp;%. En outre, la prochaine hausse des primes-maladie pourrait atteindre 10&nbsp;%, un véritable choc&nbsp;! Dans un tel contexte, les personnes réalisant un salaire moyen subiraient, en l’absence de compensation du renchérissement, une baisse de revenu réel de 1600&nbsp;francs par an. Les couples à deux salaires avec enfants s’exposent même à voir leur revenu réel se contracter de 2200&nbsp;francs. Et c’est dans ce contexte déjà tendu que le Parlement songe à augmenter la TVA dans le cadre du projet AVS&nbsp;21.</p><p>L’alliance référendaire a réuni en peu de temps le triple des signatures nécessaires – un exploit. Il y a trois semaines, le 14&nbsp;juin, plus de 50&nbsp;000&nbsp;personnes ont manifesté contre le démantèlement des retraites sur le dos des femmes. La campagne se poursuivra sur la lancée de cette mobilisation réussie. Les coupes inacceptables prévues dans l’AVS seront au cœur de la campagne de votation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/5/csm_26000-fr_84d5ea15d8.webp" length="124652" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8313</guid><pubDate>Wed, 22 Jun 2022 14:24:00 +0200</pubDate><title>Cette initiative dévoile un agenda contre les salarié-e-s : retraite à 67 ans et plus pour tout le monde</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/cette-initiative-devoile-un-agenda-contre-les-salarie-e-s-retraite-a-67-ans-et-plus-pour-tout-le-monde</link><description>Message du Conseil fédéral concernant l’« Initiative sur les rentes »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le nouveau projet de démantèlement de l’AVS se trouve déjà au Parlement&nbsp;: sous prétexte d’évolution démographique, l’«&nbsp;Initiative sur les rentes&nbsp;» entend affaiblir notre prévoyance vieillesse basée sur un financement solidaire. Depuis l’introduction de l’AVS, les grandes banques et les assurances ainsi que leurs relais politiques mettent en garde en avançant des prévisions des plus pessimistes pour l’AVS. L’«&nbsp;Initiative&nbsp;» sur les rentes relève de cette tradition. Aujourd’hui déjà, la situation des travailleurs et travailleuses âgés s’est considérablement dégradée. Relever à 67 ans et plus l’âge de la retraite ferait que les personnes à moyen revenu – comme une secrétaire juridique ou un animateur jeunesse – &nbsp;devraient travailler jusqu’à l’éreintement. Et pendant ce temps, les gros salaires pourraient toujours se permettre une retraite anticipée. L’Union syndicale suisse (USS) se battra énergiquement contre ce torpillage de l’AVS.</p><p>Contrairement à la prévoyance privée, l’AVS est solide et fiable. Les milliards de déficit annoncés depuis des décennies pour l’AVS ne se sont pour l’heure pas réalisés. Les comptes de l’AVS pendant les deux difficiles années de crise sanitaire, 2020 et 2021, bouclent sur un plus d’environ 2,5&nbsp;milliards de francs. La fortune de l’AVS se monte désormais à près de 50 milliards de francs et elle va encore augmenter ces cinq prochaines années.</p><p class="heading--h4">Fais ce que je dis, pas ce que je fais</p><p>Pour la majorité des salarié-e-s, l’âge de la retraite fixé dans la loi est la base déterminante sur laquelle se calcule le montant de la rente. Aujourd’hui déjà, la réalité est que la personne qui peut se le permettre prend sa retraite plus tôt. Dans les branches où les salaires sont élevés, comme les banques et les assurances, le taux de retraite anticipée est très important.</p><p>En même temps, il est clair que plus le revenu est élevé, plus l’espérance de vie l’est en principe aussi. Les personnes qui gagnent moins ou dont la formation est moins bonne vivent de toute évidence moins longtemps. Mais il y a pire encore&nbsp;: elles sont en moins bonne santé. Pendant les années qu’elles vivent une fois à la retraite, elles tombent plus souvent malades. Si l’âge de la retraite augmente de manière générale, les personnes qui ont déjà eu une vie professionnelle difficile vivront une retraite méritée toujours plus courte.</p><p>Au lieu de soi-disant alléger la charge des jeunes, cette initiative des jeunes libéraux-radicaux dévoile leur agenda en matière de prévoyance vieillesse, un agenda au détriment des salarié-e-s. Le but de cette initiative n’est rien d’autre de permettre au banquier de prendre sa retraite à 60 ans avec une rente importante et de vivre ainsi encore longtemps, alors que la caissière, l’infirmière ou le magasinier devront travailler jusqu’à 67 ans et ne pourront jouir que durant peu d’années de leur retraite.</p><p class="heading--h4">Calculer, c’est renforcer l’AVS</p><p>L’AVS, c’est précisément pour les jeunes que ça marche. Sans elle, les familles devraient payer 400&nbsp;000 francs de plus pour pouvoir se constituer dans le privé une retraite du même niveau que l’AVS. Le calcul est simple&nbsp;: pour 92&nbsp;% des travailleurs et travailleuses, une AVS forte est payante&nbsp;; seuls 8&nbsp;% des gros salaires paient plus que ce qu’ils reçoivent. Malgré l’important vieillissement de la population ces dernières décennies, le financement de l’AVS est toujours resté solide parce que la productivité a augmenté. Aujourd’hui, un-e salarié-e-est en moyenne trois fois plus productif par heure qu’en 1948. L’AVS en profite aussi.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8312</guid><pubDate>Wed, 22 Jun 2022 12:54:00 +0200</pubDate><title>Les partenaires sociaux ne soutiennent pas la recommandation du CDF</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-partenaires-sociaux-ne-soutiennent-pas-la-recommandation-du-cdf</link><description>Rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF) sur les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les représentant-e-s patronaux et des salarié-e-s de la commission tripartite de la Confédération avaient la possibilité de prendre position au sujet du rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF)&nbsp;: «&nbsp;Mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes – Audit de la surveillance du SECO&nbsp;». Cette position est la suivante&nbsp;:</p><p>Dans son appréciation des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, le CDF accorde trop peu d’importance au fait que le législateur a sciemment conçu ces dernières et leurs instruments sous leur forme actuelle. Plusieurs constatations et recommandations concernent de ce fait la totalité du dispositif d’application de ces mesures ainsi que leurs bases juridiques. Le législateur a sciemment choisi pour les mesures d’accompagnement une application décentralisée et duale qui tient le mieux compte des réalités régionales et spécifiques aux branches.</p><p>Avant la mise en place de la libre circulation des personnes et des mesures d’accompagnement, les salaires et les conditions de travail de la main-d’œuvre étrangère étaient contrôlés à l’avance (ex ante) et systématiquement. Ce qui était annoncé n’était pas contrôlé après coup. De ce fait, il n’y avait aucune garantie que les salaires et les conditions de travail suisses étaient réellement respectés. Avec les mesures d’accompagnement, les contrôles des salaires et des conditions de travail ont lieu (ex post) sur la base des risques ainsi que d’une observation du marché du travail globale et fondée sur des données probantes. Des contrôles doivent être effectués là où le risque de sous-enchère ou d’infraction aux salaires et aux conditions de travail suisses est le plus grand. Les fournisseurs de prestations soumis à l’obligation d’annonce viennent de marchés du travail où les salaires sont inférieurs aux salaires suisses, ce qui augmente substantiellement déjà le risque de sous-enchère. En outre, le fait que les employeurs suisses fassent l’objet de contrôles beaucoup plus poussés (p. ex. rétroactivement sur plusieurs années), est un élément important. Ces employeurs sont en plus soumis à d’autres contrôles comme, par exemple, relativement au travail au noir, à la santé et à la sécurité. Étant donné l’appréciation qui nous est présentée, l’Union patronale suisse, l’Union syndicale suisse, l’Union suisse des arts et métiers et Travail.Suisse ne peuvent pas comprendre, et donc pas soutenir, la majorité des recommandations du CDF. Cette appréciation concerne en particulier aussi la recommandation de réduire les contrôles des entreprises de détachement.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_csm_180905_USS-action-ligne-rouge_ba4c79bd26_66dff9f6ac.webp" length="479214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8305</guid><pubDate>Fri, 17 Jun 2022 11:13:45 +0200</pubDate><title>Une directive sur les salaires minimaux en Europe grâce à l’action concertée des syndicats européens – la Suisse doit suivre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-directive-sur-les-salaires-minimaux-en-europe-grace-a-laction-concertee-des-syndicats-europeens-la-suisse-doit-suivre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les gouvernements&nbsp;de l’UE ont&nbsp;approuvé une «&nbsp;directive relative à des salaires minimaux adéquats&nbsp;». Ce document pionnier astreint les États membres à combler les lacunes en matière de salaires minimaux. Il s’agit d’un important succès pour le mouvement syndical européen, dont les syndicats suisses font partie. La Confédération européenne des syndicats (CES) s’engage depuis plus de quinze ans pour davantage de conventions collectives de travail et des salaires minimaux en Europe. La Suisse devra reprendre le contenu de cette nouvelle directive.</p><p class="heading--h4">De meilleurs salaires pour 24&nbsp;millions d’actifs</p><p>La décision d’aujourd’hui des gouvernements&nbsp;de l’UE est probablement venue à bout du dernier obstacle sur le chemin de la directive. L’UE a désormais une valeur de référence pour tous les pays disposant de salaires minimaux légaux&nbsp;: il leur faudra les porter à 60&nbsp;% du salaire médian. Et ils doivent s’appliquer à toutes les branches d’activité. En cas de mise en œuvre rapide, 24&nbsp;millions de salarié-e-s bénéficieraient d’augmentations substantielles. Dont près de cinq millions rien qu’en Roumanie et quatre millions en Italie&nbsp;!</p><p>La directive vise encore à favoriser les conventions collectives de travail (CCT), qui devront être négociées avec des syndicats et non de pseudo-représentations. En outre, les syndicalistes ne devront subir aucune discrimination en raison de leurs activités. Et il faudra veiller au respect des CCT, ce qui suppose des contrôles et des sanctions dissuasives.</p><p>Dans les pays où moins de 80&nbsp;% des salariés sont soumis à une CCT, il faudra mettre en place des plans d’action pour encourager les CCT. Par exemple lors de l’attribution de marchés publics ou de concessions.</p><p class="heading--h4">Une étape du mouvement syndical européen – pour la Suisse aussi</p><p>La directive relative à des salaires minimaux adéquats est l’aboutissement d’une offensive syndicale pour plus de CCT et de salaires minimaux dans l’UE, qui remonte au milieu des années 2000. Les syndicats suisses y ont activement participé. Ils ont revendiqué avec les syndicats d’Allemagne et de France une politique européenne en la matière et ont contribué aux autres avancées obtenues. C’est grâce aux syndicats européens notamment qu’au-delà des salaires minimaux nationaux, la directive encourage encore les CCT.</p><p class="heading--h4">Suisse&nbsp;: garantir les mesures d’accompagnement, reprendre la directive relative à des salaires minimaux adéquats</p><p>La Suisse doit reprendre cette directive. Grâce aux mesures d’accompagnement, elle dispose certes des instruments les plus efficaces de toute l’Europe pour faire respecter les salaires minimaux inscrits dans les CCT. Or seule la moitié des personnes professionnellement actives dans ce pays sont protégées par une CCT. La Suisse a donc besoin de davantage de CCT afin que les salaires et les conditions de travail en place s’améliorent – dans le commerce de détail comme dans la logistique, dans le journalisme ou encore dans l’agriculture.</p><p>L’USS continuera de s’engager systématiquement, aux côtés de ses homologues européens, pour que les mesures d’accompagnement restent garanties dans les négociations portant sur les questions institutionnelles. Et elle s’engage aux côtés des syndicats européens pour faire respecter concrètement les salaires minimaux partout où ils s’appliquent.</p><p class="heading--h4">Autres lacunes réglementaires à combler</p><p>Le 25&nbsp;février, le Conseil fédéral a annoncé son intention de stabiliser les relations bilatérales avec l’UE en réduisant les «&nbsp;différences de réglementation&nbsp;».</p><p>Cette approche fait sens. Elle suppose de combler au plus vite certaines lacunes réglementaires discutées dans le rapport de février. Cela vaut notamment pour les dispositions fondamentales de la directive sur la citoyenneté (droit au regroupement familial et à l’aide sociale), pour l’égalité de traitement entre tous les citoyen-ne-s de l’UE lors de la délivrance des autorisations d’établissement, ou encore pour assurer un meilleur accès à l’enseignement et à la formation des travailleurs frontaliers et des membres de leur famille, et plus généralement une meilleure reconnaissance des qualifications professionnelles.</p><p>On ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral exclurait des travaux en cours les «&nbsp;différences de réglementation&nbsp;» liées à la législation sur le travail. Car la reprise des normes européennes en matière de droit du travail non seulement contribuerait à l’intégration dans le marché intérieur, mais renforcerait encore les droits des travailleuses et travailleurs en Suisse.</p><p>Les syndicats ont par conséquent à nouveau invité le Conseil fédéral à s’atteler à la reprise des dispositions essentielles des directives concernant le détachement des travailleurs (Equal pay lors de la location de services), la sécurité et la santé au travail ainsi que la participation dans les entreprises, mais aussi à obtenir l’admission de la Suisse dans l’Autorité européenne du travail (ELA) et dans la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound). En outre, ils ont attiré son attention sur d’autres directives européennes socialement progressistes en cours d’élaboration, qui visent notamment à combattre l’indépendance fictive dans les plateformes de travail numériques, à surmonter les différences de salaire entre femmes et hommes (gender pay gap), ainsi qu’à durcir la responsabilité des entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8307</guid><pubDate>Thu, 16 Jun 2022 11:21:00 +0200</pubDate><title>Un tour de vis sans nécessité qui fait planer des risques sur la conjoncture</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-tour-de-vis-sans-necessite-qui-fait-planer-des-risques-sur-la-conjoncture</link><description>Onde de choc provoquée par la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Contre toute attente, la Banque nationale suisse (BNS) a relevé aujourd’hui ses taux, faisant bondir le franc et créant un climat d’incertitude. Alors même que le risque dû au renchérissement est faible et que les hausses de prix tiennent essentiellement à la guerre en Ukraine et aux mesures adoptées contre le COVID-19, la BNS sort l’artillerie lourde contre l’inflation. En fermant les yeux sur les risques conjoncturels et sur les risques en matière de taux de change.</p><p>La décision de relèvement de taux signifie indirectement aussi que la BNS tolérera une nouvelle appréciation du franc, alors même qu’il est déjà surévalué. La BNS s’est bien gardée de dire où elle compte mener la Suisse et la monnaie nationale. Il reste à espérer que la forte hausse de taux (+0,5&nbsp;%) ne sera pas interprétée sur les marchés des devises comme une volonté de la BNS de voir le franc s’apprécier encore. En 2010 ou en 2015 déjà, la BNS avait déstabilisé le marché des changes par des mesures précipitées, qui avaient fait bondir le cours.</p><p>Du point de vue des travailleuses et des travailleurs, cela signifie que les emplois et les salaires sont menacés, dans le tourisme par exemple, qui reprenait lentement des couleurs après deux exercices plombés par la pandémie.</p><p>L’USS estime que la BNS a pris aujourd’hui une mauvaise décision. C’est avec beaucoup d’inquiétude qu’elle attend la suite des événements, en appelant la BNS à fixer ses taux de façon à mieux tenir compte des risques pour la conjoncture et le cours du franc.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8302</guid><pubDate>Thu, 16 Jun 2022 10:04:10 +0200</pubDate><title>Primes et pouvoir d’achat : le Conseil national fait enfin un grand pas en avant</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-et-pouvoir-dachat-le-conseil-national-fait-enfin-un-grand-pas-en-avant</link><description>Contre-projet à l’initiative des 10 %</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans le pire des cas, la croissance des primes sera à deux chiffres cet automne. Dans ces conditions, la décision prise aujourd’hui par le Conseil national de soutenir un contre-projet substantiel à l’initiative d’allégement des primes est la bienvenue. Encore faut-il que le Conseil des États lui emboîte le pas sans tarder.</p><p>L’initiative d’allégement des primes du PS et de l’USS vise à ce que les primes de l’assurance-maladie à la charge des assurés s’élèvent au maximum à 10&nbsp;% du revenu disponible. Le Conseil fédéral a élaboré un contre-projet à l’initiative qui n’aurait permis que de légères améliorations dans un petit nombre de cantons, et donc qui est tout à fait insuffisant. Le Conseil national l’a amélioré et a adopté à une large majorité le contre-projet bien plus efficace de sa Commission de la sécurité sociale et de la santé publique.</p><p>La décision d’aujourd’hui libérera 2,2&nbsp;milliards de francs supplémentaires pour la réduction des primes d’assurance, au profit des ménages à bas et moyens revenus. Il s’agit d’un montant important, qui rendra enfin nettement plus social le mode de financement de l’assurance de base. Il est tout à fait logique d’y consacrer davantage d’argent des contribuables. Car à l’heure actuelle, il n’y a aucun pays d’Europe où le financement de l’assurance de base repose dans une aussi faible mesure qu’en Suisse sur le revenu des ménages.</p><p>Le Conseil national n’a certes pas tardé à adopter ce projet. Mais le choc des primes redouté retentira après l’été déjà. Le Conseil des États doit par conséquent mettre sous toit au plus vite ce compromis bénéficiant d’un large soutien. De plus, l’heure est à des mesures d’urgence immédiates aux effets ciblés sur le pouvoir d’achat des ménages.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8299</guid><pubDate>Wed, 15 Jun 2022 14:40:38 +0200</pubDate><title>Échec de la manœuvre du camp bourgeois pour soutenir AVS 21</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/echec-de-la-manoeuvre-du-camp-bourgeois-pour-soutenir-avs-21</link><description>La LPP mérite mieux que les démarches chaotiques du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le débat mené aujourd’hui par le Conseil des États sur la réforme de la LPP l’a bien montré&nbsp;: les discussions dominées par le camp bourgeois mènent au chaos. Un brutal démantèlement des rentes reste à craindre dans la réforme du 2e&nbsp;pilier. Et la réalité apparaît: on&nbsp;a promis, dans les médias, monts et merveilles aux femmes. Mais&nbsp;dès qu’on en vient aux choses concrètes, même les améliorations de prestations que la Commission avait proposées il y a un mois encore vont trop loin ! Le renvoi du projet en commission a donné le coup de grâce à une manœuvre tactique un peu grosse. Le projet du camp bourgeois d’adopter juste avant le scrutin sur AVS&nbsp;21 une pseudo-solution en faveur des femmes dans la LPP tout en gardant l'option de faire machine arrière ensuite a échoué. Les femmes restent les mains vides sur la question des rentes.</p><p>Les partenaires sociaux sont responsables du 2e&nbsp;pilier et il leur incombe de veiller à son financement. À la demande du Conseil fédéral, ils avaient proposé une révision de la LPP répondant aux problèmes urgents. Le Conseil fédéral a repris cette proposition qui modernise la LPP, qui stabilise les rentes et qui aurait amélioré avec effet immédiat la situation des personnes occupées à temps partiel et celle des bas revenus.</p><p>La majorité bourgeoise du Conseil national n’avait déjà rien voulu savoir des propositions des partenaires sociaux et du Conseil fédéral, leur préférant un modèle avec des baisses de rentes de 12&nbsp;% parfois et des hausses de coûts massives pour les personnes ayant des revenus bas ou moyens. Les femmes auraient dû prendre leur mal en patience pendant des décennies. Six mois plus tard, le Conseil des États demande de remettre l’ouvrage sur le métier, ce qui ne laisse rien présager de bon pour la réforme. Il va de soi que l’USS ne soutiendra pas une&nbsp;réforme de la LPP qui aboutirait&nbsp;à un démantèlement des rentes. La voie à suivre est celle d'améliorations, qui soient financièrement abordables pour les femmes. Toute nouvelle proposition sera jugée à l'aune de ce que permettait d'atteindre le&nbsp;compromis des partenaires sociaux.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8297</guid><pubDate>Tue, 14 Jun 2022 20:09:21 +0200</pubDate><title>L’heure est à une vraie égalité. Non aux économies sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lheure-est-a-une-vraie-egalite-non-aux-economies-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Mobilisations pour le 14 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p>En cette journée du 14&nbsp;juin, environ 50 000&nbsp;femmes et hommes solidaires sont descendus dans la rue dans toute la Suisse. Trois ans après la grande grève des femmes*, les choses n’ont pas assez bougé en direction de l’égalité. Pire encore&nbsp;: une révision de l’AVS sur le dos des femmes menace. Aussi le refus d’AVS&nbsp;21 était-il au cœur de la plupart des manifestations, avec le slogan «&nbsp;augmenter les salaire, pas l’âge de la retraite&nbsp;». Les femmes lutteront contre toute réduction de leurs rentes, qui sont déjà inférieures d’un tiers aujourd’hui à celles des hommes&nbsp;!</p><p><strong>Écarts de salaire, discrimination systématique, répartition inéquitable du travail non rémunéré entre les sexes&nbsp;: les avancées véritables se font encore attendre en matière d’égalité. Il est d’autant plus choquant que le Parlement projette de réduire les rentes AVS des femmes. La résistance contre les coupes imminentes était au cœur des manifestations du jour. Les signaux lancés ne sauraient être plus clairs&nbsp;: il est inacceptable de démanteler aujourd’hui l’AVS sur le dos des femmes, alors qu’il leur faut déjà s’accommoder de rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes.</strong></p><p>Environ 50 000&nbsp;personnes ont participé aux plus de 30 actions, manifestations et rassemblements organisés aujourd’hui dans toute la Suisse. Ces femmes et de nombreux hommes solidaires ont souligné qu’il est grand temps d’améliorer les salaires et les rentes des femmes. L’heure est également à une répartition équitable du travail non payé, pour laquelle il manque à ce jour les conditions-cadres nécessaires. Enfin, il faut combattre toutes les formes de discrimination fondées sur le sexe.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/f/csm_2021-9-18-DEMO-AVS21-NON-Lucas-Dubuis19_xlarge.2x.1632216459_5b1e40869c.webp" length="359848" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8294</guid><pubDate>Mon, 13 Jun 2022 15:23:52 +0200</pubDate><title>14 juin 2022 : des mobilisations dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-2022-des-mobilisations-dans-toute-la-suisse</link><description>Les femmes veulent des hausses de salaire, pas de l&#039;âge de la retraite </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’égalité fait du surplace. L’écart salarial entre les hommes et les femmes ne se réduit pas et le déficit de rente des femmes est lui aussi scandaleux. Discrimination et inégalité demeurent la règle, au travail comme dans l’ensemble de la société. Pour toutes ces raisons, les femmes descendront à nouveau dans la rue le 14 juin, à travers toute la Suisse.</p><p>Dans plus de 30 communes, de multiples actions, rassemblements et autres manifestations sont organisées. Les collectifs féministes, les syndicats ainsi que diverses organisations et partis politiques se mobiliseront à cette occasion contre la réforme de l’AVS au détriment des femmes. Autres thèmes et revendications au cœur de cette journée du 14 juin&nbsp;: la reconnaissance et la répartition plus équitable du travail non rémunéré ainsi que la lutte contre les violences sexuelles.</p><p>Vous trouverez des informations sur les différents événements organisés le 14 juin dans toute la Suisse sur:<a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer"> www.14juin.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_14juni-14juin-map_e055242b77.webp" length="78630" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8291</guid><pubDate>Thu, 09 Jun 2022 14:19:28 +0200</pubDate><title>La protection des salaires est primordiale – l’exécution doit être renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-est-primordiale-lexecution-doit-etre-renforcee</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse a les plus hauts salaires en Europe et en même temps, son marché du travail est l’un des plus ouverts. Une protection des salaires efficace est donc extrêmement importante pour les travailleuses et travailleurs en Suisse. Le dernier rapport du Secrétariat d’État à l’économie (SECO) sur les mesures d’accompagnement montre bien à quel point cette protection est nécessaire&nbsp;: là où il y a des contrôles, on constate aussi des infractions.</p><p>﻿Au cours de l’année passée, quelque 140&nbsp;000 salaires ont été examinés par les inspections du travail. Dans pratiquement une entreprise sur cinq, elles ont découvert des salaires trop bas ou des faux indépendant-e-s. Le taux d’infraction (env. 30&nbsp;%) est un peu plus élevé dans les branches avec des salaires minimums de CCT, puisque le constat de sous-enchère est plus facile à établir avec un minimum clairement défini. Dans les autres branches, les cantons autorisent parfois des écarts vers le bas par rapport aux salaires usuels, de sorte qu’une partie des entreprises pratiquant des salaires trop bas échappe aux inspections. Le taux d’infraction s’élève à 14&nbsp;% (entreprises étrangères détachant des employé-e-s) et à 10&nbsp;% (entreprises suisses).</p><p>Dans les branches avec des salaires minimums obligatoires fixés dans des CCT ou des contrats-types de travail (CTT), les employeurs qui versent des salaires trop bas sont sanctionnés. En l’absence de salaires minimums, les cantons demandent aux entreprises d’adapter les rémunérations aux salaires usuels dans la région et dans la branche («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). Il est réjouissant de constater que la grande majorité des entreprises étrangères donne suite à cette demande. En revanche, le comportement des entreprises suisses en la matière est inacceptable&nbsp;: alors que dans plus de 700 cas, elles payaient des salaires trop bas, elles ne sont que 300 environ à avoir corrigé le tir à la demande des cantons. Malgré cela, et même si la loi le prévoit, la Confédération et les cantons n’édictent pratiquement jamais de salaires minimums.</p><p>La densité des contrôles reste malheureusement très variable selon les cantons. Dans ce contexte, il faut saluer les efforts des cantons du Tessin et de Genève, qui contrôlent de nombreux employeurs helvétiques. C’est tout le contraire dans d’autres parties de la Suisse, où certains cantons (BE, FR, VS ou ZG) n’inspectent qu’1&nbsp;% des entreprises, voire moins. À ce rythme, une entreprise en Suisse n’est contrôlée qu’une fois tous les 100 ans en moyenne. Ce problème perdure depuis des années.</p><p>Les mesures d’accompagnement sont donc absolument indispensables pour protéger les salaires en Suisse. Et là où il y a des contrôles, on découvre souvent des infractions. Il reste toutefois de nombreuses lacunes dans la mise en œuvre des mesures d’accompagnement. Notamment le fait que seule la moitié des travailleuses et travailleurs est protégée par des salaires minimums dans les CCT. Certains cantons ne font pas assez de contrôles et se montrent trop tolérants face à la sous-enchère. Ces manquements dans la protection des salaires doivent être comblés.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8286</guid><pubDate>Wed, 08 Jun 2022 19:21:24 +0200</pubDate><title>Recul réjouissant du chômage, mais d’importants problèmes pour les plus de 60 ans</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/recul-rejouissant-du-chomage-mais-dimportants-problemes-pour-les-plus-de-60-ans</link><description>Chômage en mai 2022 : les chiffres du SECO</description><content:encoded><![CDATA[<p>En mai dernier, le nombre de personnes au chômage a enregistré un nouveau recul. Pour la première fois depuis l’automne 2019, moins de 100&nbsp;000 personnes doivent timbrer au chômage et chercher un emploi. Pour les salarié-e-s du pays, cette évolution est positive. Elle reflète aussi l’actuelle bonne situation conjoncturelle.</p><p>Malheureusement cependant, les personnes entre 60 et 64 ans ont pour l’heure peu profité de cette relance. Ce groupe d’âge connaît désormais le taux de chômage le plus élevé. Et le nombre de personnes au chômage reste encore bien plus important qu’avant la crise du coronavirus.</p><p>Les offices régionaux de placement (ORP) doivent redoubler d’efforts concernant l’intégration des chômeurs et chômeuses âgés dans le monde du travail. La Confédération met à leur disposition, à travers le «&nbsp;Programme d’impulsion&nbsp;» de 2019, plus de 60 millions de francs pour la réinsertion de ces derniers. En mai dernier, on a compté à nouveau davantage de postes vacants – +70&nbsp;000 – annoncés aux ORP, soit une hausse de plus de 70&nbsp;000. Cela représente un grand potentiel de placement.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/2/csm_AElterer-Zimmermann_Peruphotoart-photocase_5840ee691f.webp" length="110492" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8266</guid><pubDate>Mon, 30 May 2022 10:22:52 +0200</pubDate><title>Du respect pour les femmes : augmenter les salaires, pas l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/du-respect-pour-les-femmes-augmenter-les-salaires-pas-lage-de-la-retraite-14juin22</link><description>Appel à la mobilisation pour le 14 juin 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La mobilisation pour la journée de Grève féministe du 14&nbsp;juin 2022 a commencé. Sur la Place fédérale, quatre femmes présentent un appel à la mobilisation et leurs revendications d’une véritable égalité ainsi que d’un plus grand respect pour leur travail. En ce début de session parlementaire, les femmes syndicalistes rappellent qu’il n’y a quasiment eu aucun progrès depuis la Grève des femmes* de 2019. Au contraire, la discrimination salariale entre hommes et femmes persiste et l’écart de rente des femmes reste choquant. Des actions et des manifestations sont par conséquent prévues le 14&nbsp;juin 2022 dans toute la Suisse.</p><p>Le droit de vote des femmes a 50&nbsp;ans en Suisse. À l’époque, promesse leur avait été faite qu’elles pourraient vivre de l’AVS à l’âge de la retraite – engagement qui n’est toujours pas tenu. Le Conseil fédéral et le Parlement ferment les yeux sur ce problème. Aussi, quatre femmes syndicalistes expriment-elles aujourd’hui leur frustration directement devant le Palais fédéral.</p><p><strong>Ursula Mattmann, retraitée</strong>, est formelle&nbsp;: « Nous, les femmes, recevons en moyenne un tiers de rente en moins. Je me demande de quoi il nous faudra bien vivre. Ça ne peut pas continuer ainsi&nbsp;: il faut non pas diminuer les rentes, mais les augmenter&nbsp;!&nbsp;». Se trouvant, elle, au début de son parcours professionnel, <strong>Elena Marti, éducatrice de l’enfance</strong>, est également déçue&nbsp;: « Les femmes continuent de gagner trop peu et d’avoir de médiocres conditions de travail. On est encore bien loin de l’égalité effective. Il est temps de témoigner davantage de respect à notre travail.&nbsp;»</p><p><strong>Marie-Odile Heim, infirmière</strong>, dénonce ses horaires de travail irréguliers et la pénibilité physique de sa profession. «&nbsp;À cela s’ajoute la majeure partie du travail de soins non rémunéré&nbsp;: de nombreuses femmes sont déjà épuisées à 60&nbsp;ans. Il est impossible de continuer jusqu’à 65&nbsp;ans, voire 66 ou 67&nbsp;ans.&nbsp;» La seule pensée des projets de démantèlement social en discussion au Parlement fait s’étrangler de rage <strong>Clotilde Pinto, vendeuse</strong>&nbsp;: « Nos rentes sont déjà trop basses aujourd’hui&nbsp;! La retraite anticipée est un luxe que nous ne pouvons pas nous offrir comme nos chefs. Les réductions de rentes prévues sont un véritable affront fait aux femmes.&nbsp;»</p><p>Les femmes concernées exigent davantage de respect pour leur travail. Il faut augmenter les salaires, pas l’âge de la retraite. Le 14&nbsp;juin, les femmes demanderont des rentes suffisantes pour vivre, en lieu et place du relèvement de l’âge de la retraite des femmes. L’heure est à une véritable égalité, au niveau des salaires et du travail non rémunéré.</p><p>Un aperçu des actions organisées et des précisions sur la journée du 14&nbsp;juin sont publiés sous&nbsp;: <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_220530_mk-cp2_44a86b5ae9.webp" length="143850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8258</guid><pubDate>Wed, 25 May 2022 14:56:58 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral refuse de voir le problème des rentes qui baissent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-refuse-de-voir-le-probleme-des-rentes-qui-baissent</link><description>Initiative populaire pour une 13e rente AVS : la balle est dans le camp du Parlement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les rentes AVS sont trop basses et celles du 2e pilier s’effondrent. En même temps, les prix augmentent et un choc des primes-maladie menace. Il reste toujours moins d’argent pour vivre. La différence entre les rentes des femmes et celles des hommes est très grande. En rejetant l’initiative pour une 13e rente AVS, le Conseil fédéral refuse de voir le problème du niveau trop bas des rentes de vieillesse. Au contraire, il abandonne sa promesse de rentes AVS couvrant les besoins vitaux et s’empêtre dans des prétextes sur le risque de déficit que courrait l’AVS. Mais il oublie de mentionner que les scénarios financiers pour la période allant jusqu’en 2030 publiés aujourd’hui concernant l’AVS annoncent des résultats substantiellement supérieurs à ce qui était prédit il y a quatre mois encore. Une chose est claire&nbsp;: il appartient maintenant au Parlement de corriger les erreurs du Conseil fédéral. Car qui a travaillé durant toute sa vie mérite de toucher une bonne rente.</p><p>Le peuple suisse a décidé que les rentes AVS devaient couvrir les besoins vitaux et l’a inscrit dans la Constitution. Aujourd’hui, cette décision n’est pas mise en pratique. Au contraire&nbsp;: 50 ans après sa promesse, le Conseil fédéral renonce toujours plus clairement à ce mandat. Il renvoie en quelques mots les travailleurs et travailleuses qui ont connu une vie professionnelle éprouvante aux prestations complémentaires au lieu de concrétiser leur droit à une rente de vieillesse décente. Cela, alors que l’évolution des rentes est dramatique. Celles du 2e pilier sont en effet en chute libre et celles des femmes scandaleusement basses. De plus les rentes AVS ne suivent pas le rythme des salaires. La rente AVS moyenne est aujourd’hui de tout juste 1800 francs, soit 21&nbsp;% du salaire moyen. Autrefois, il s’agissait de 26&nbsp;%, ce qui correspondrait à une rente AVS de presque 2&nbsp;300&nbsp;francs. Cette année, les rentes AVS risquent même de ne pas suivre l’inflation.</p><p>Au lieu de s’attaquer à ce problème, le Conseil fédéral se cache derrière la menace selon laquelle il n’est financièrement pas possible de développer l’AVS. Il ne mentionne même pas dans une petite phrase avoir substantiellement adapté ses scénarios financiers par rapport au mois de janvier. En peignant systématiquement le diable sur la muraille pour effrayer la population, il se soustrait à sa responsabilité à l’égard de cette dernière. Il oublie intentionnellement que, pour 90&nbsp;% de la population, l’AVS est la prévoyance vieillesse la moins chère et qu’elle le restera. Or la développer représenterait un grand allégement, surtout pour les jeunes.</p><p>Seule l’initiative pour une 13e rente AVS pose la question du niveau des rentes et, non seulement, s’oppose au moment opportun aux projets de démantèlement de l’AVS, mais sonne aussi la contre-offensive qui s’impose plus que jamais. L’initiative est simple. Elle demande la mise en place du versement d’une rente AVS supplémentaire à laquelle chacun-e a droit, de même que presque tout le monde reçoit un 13e salaire. Calculé sur un versement mensuel, cela représente une hausse de 8,33 % des rentes AVS. En raison du caractère compensatoire de cette dernière, ce sont les personnes à bas et moyen revenu qui en profiteront donc le plus. En Suisse, il y a assez d’argent pour des rentes décentes, et pas seulement pour les hauts revenus. Il revient désormais au Parlement de se pencher sérieusement sur la question des prestations de vieillesse.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/c/csm_210528-13AHV0061_xlarge.1624621701_93487577e6.webp" length="237612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8255</guid><pubDate>Tue, 24 May 2022 10:00:00 +0200</pubDate><title>Renforcer l’AVS au lieu d’augmenter l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/renforcer-lavs-au-lieu-daugmenter-lage-de-la-retraite</link><description>Lancement de l’initiative populaire « Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale »
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui démarre la récolte de signatures pour l’initiative populaire «&nbsp;Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale (initiative sur la BNS)&nbsp;». La Banque nationale suisse (BNS) a amassé des milliards de francs avec les taux d’intérêts négatifs et les bénéfices réalisés. Cet argent doit revenir à la population. L’initiative sur la BNS prévoit qu’une partie de ces bénéfices soit versée à l’AVS. Elle fait la démonstration qu’il est possible d’avoir une AVS aux reins solides sans relever l’âge de la retraite. Elle offre donc une alternative crédible aux attaques en règle du Parlement contre les retraites. On peut d’ores et déjà laisser tomber le projet de démantèlement AVS&nbsp;21, car il repose sur des prévisions beaucoup trop pessimistes jusqu’en 2032. En revanche, les rentes de vieillesse sont déjà sous pression&nbsp;: les prestations de l’AVS ne suivent pas le coût de la vie et les rentes LPP sont en chute libre, notamment en raison de la politique des faibles taux d’intérêts des dernières années. Beaucoup de retraité-e-s n’ont tout simplement plus assez d’argent pour vivre. Voilà pourquoi il faut renforcer l’AVS avec les bénéfices issus des taux d’intérêt négatifs de la BNS. Tout le monde en profitera.</p><p>Le peuple suisse a décidé que la rente AVS devait garantir le minimum vital et a inscrit cette exigence dans la Constitution. Aujourd’hui, cette décision n’est toujours pas mise en œuvre. Au contraire, la rente AVS moyenne atteint à peine 1800 francs actuellement, soit 21&nbsp;% du salaire moyen. Avant, ce taux était de plus de 26&nbsp;%. Il faut donc de toute urgence augmenter les rentes AVS, et non pas les diminuer comme c’est prévu actuellement. Et pourtant, le Conseil fédéral et le Parlement ne trouvent rien de mieux à faire que de décider de nouvelles détériorations, à commencer par un relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Conséquence&nbsp;: leurs rentes seront encore plus basses qu’elles ne le sont déjà. Les gens qui partent à la retraite ou sont sur le point de le faire vont déjà toucher nettement moins que les générations précédentes, et ce, depuis un bon moment. Les retraité-e-s se retrouvent donc avec toujours moins pour vivre.</p><h3 class="heading--h5">Un financement supplémentaire équitable pour l’AVS</h3><p>Dans le passé déjà, lorsque la BNS a réalisé des bénéfices particulièrement élevés, l’AVS en avait bénéficié. C’était le cas en 2007 par exemple, lorsqu’elle a touché 7 milliards de francs issus de la vente des réserves d’or excédentaires de l’institution. Une distribution à l’AVS se justifie aussi par le fait que les taux négatifs de la BNS affectent la prévoyance vieillesse. Ainsi, le Conseil national s’est par exemple prononcé pour que les revenus de la BNS issus des taux d’intérêt négatifs soient versés à l’AVS. Entre 2015 et 2021, les taux négatifs ont rapporté pas moins de 11,3 milliards de francs à la BNS.</p><p>Si ces revenus des taux négatifs sont versés à l’AVS, la fortune de celle-ci en 2032 ne serait pas moindre qu’aujourd’hui et ce, en dépit du vieillissement démographique. Le financement de l’AVS serait donc assuré pour les 10 prochaines années&nbsp;: c’est ce que démontre un calcul fait à partir des scénarios du SECO et de l’Administration des finances. Compte tenu du potentiel de distribution de la BNS, un versement supplémentaire de 2 milliards par an à l’AVS serait réaliste.</p><h3 class="heading--h5">L’indépendance de la BNS et la part des cantons restent intactes</h3><p>Le texte de l’initiative ne porte aucune atteinte à l’indépendance de la politique monétaire de la Banque nationale. La totalité des revenus des taux négatifs seront transférés par un versement unique au Fonds AVS. Pour la BNS, il n’y aura aucune contrainte ou restriction de sa politique de placement ou de constitution de provisions. La distribution des bénéfices à l’AVS n’aura lieu que si les réserves de la Banque nationale sont particulièrement élevées. Dans le même sens, la part actuelle des cantons aux distributions est garantie dans le texte de l’initiative.</p><h3 class="heading--h5">Les bénéfices de la Banque nationale appartiennent à la population</h3><p>Ces dernières années, la BNS a amassé des milliards de bénéfices. Sa réserve pour distributions futures demeure à un niveau historique. Cet argent doit de toute façon bénéficier à la population. Verser une part des bénéfices de la BNS à l’AVS renforce la prévoyance vieillesse sans puiser encore davantage dans le porte-monnaie des gens qui travaillent. Avec l’AVS, tout le monde en profite. Pour toutes ces raisons, les syndicats – conjointement avec le PS et d’autres partenaires – lancent l’initiative populaire «&nbsp;Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale&nbsp;».</p><p>Pour plus d’informations et des argumentaires&nbsp;: <strong><a href="https://initiative-bns.ch/?src=ussmm" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">www.initiative-bns.ch</a></strong></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_SNB_Initiative_breit_FR_1200x900_fe43924d29.webp" length="163840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8252</guid><pubDate>Fri, 20 May 2022 15:12:57 +0200</pubDate><title>Allègement des primes-maladie : une percée importante au Conseil national</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/allegement-des-primes-maladie-une-percee-importante-au-conseil-national</link><description>Contre-projet efficace à l’initiative « 10 % »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec la flambée attendue des primes-maladie cet automne, le pouvoir d’achat des ménages en Suisse risque de subir un nouveau choc. Dans ce contexte, on ne peut que saluer vivement la décision prise aujourd’hui par la commission compétente du Conseil national de proposer un contre-projet consistant à l’initiative d’allègement des primes-maladie. Ce compromis a réuni un large soutien. Il faut désormais que le Parlement l’adopte sans tarder.</p><p>L’initiative d’allègement des primes du PS et de l’USS vise à plafonner la charge des primes d’assurance-maladie à 10&nbsp;% du revenu des ménages. Le Conseil fédéral a opposé à l’initiative un contre-projet clairement insuffisant&nbsp;: il n’aurait apporté que des améliorations marginales et dans quelques cantons seulement. Il fallait donc que la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) apporte des améliorations substantielles au projet. Après une première tentative, elle a enfin pris ses responsabilités et adopté à une large majorité un contre-projet efficace.</p><p>Avec cette décision de la commission, les réductions de primes pour les ménages aux revenus bas et moyens se voient dotés de 2,2 milliards de francs supplémentaires. Il s’agit là d’un montant conséquent qui donnera enfin une forme plus sociale au financement de l’assurance de base. C’est absolument nécessaire, non seulement en raison des problèmes actuels de pouvoir d’achat, mais aussi parce qu’il s’agit depuis des années d’une des préoccupations les plus urgentes pour les gens qui gagnent normalement leur vie, comme le montrent régulièrement tous les baromètres des préoccupations.</p><p>Bien sûr, le chemin est encore long jusqu’à l’adoption définitive de ce contre-projet. Le choc des primes, lui, sera là dans quelques mois déjà. Les Chambres fédérales doivent donc se dépêcher de mettre sous toit ce compromis largement soutenu. Mais il faudra aussi, en plus, des mesures immédiates et ciblées pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages à bas revenus.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8249</guid><pubDate>Tue, 17 May 2022 16:50:41 +0200</pubDate><title>Le projet de privatisation passe à la trappe</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-projet-de-privatisation-passe-a-la-trappe</link><description>Bonne nouvelle pour PostFinance</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission compétente du Conseil des États (CTT-E) a décidé hier de ne pas entrer en matière sur la révision de la loi sur l’organisation de la Poste. Élément-clé du projet, la privatisation complète de PostFinance n’est donc plus d’actualité – à juste titre&nbsp;!</p><p>La privatisation complète de PostFinance proposée par la révision de la loi sur l’organisation de la Poste aurait porté atteinte au mandat de service universel dans le domaine du trafic des paiements, mais pas seulement&nbsp;: elle représentait surtout une attaque en règle contre le service public en général. En effet, la Poste ne fonctionne aujourd’hui que grâce à son modèle d’entreprise propre, qui repose notamment sur les effets de synergie du réseau postal. Détacher PostFinance du groupe Poste entraînerait un fractionnement de l’ensemble du groupe, ce qui est totalement inacceptable.</p><p>Publié il y a quelques semaines, le rapport d’experts sur l’avenir du service postal universel a formulé des propositions – pour la plupart totalement inutilisables – sur la manière dont ce problème pouvait éventuellement être résolu (par exemple par l’abolition du courrier A, pourtant très apprécié et rentable). Il est donc logique que la CTT-E enterre définitivement ce projet de privatisation qui tenait davantage de l’idéologie que du pragmatisme. C’est d’ailleurs ce que les syndicats exigeaient depuis le début. Ils ont été en cela soutenus récemment par des co-rapports des commissions des finances et de l’économie et des redevances du Conseil des États.</p><p>Il reste qu’en raison de l’évolution rapide et des lacunes réglementaires dans les domaines des paiements et du trafic postal, la nécessité d’agir est toujours là. PostFinance est considérée par la FINMA comme une banque à part entière et soumise à des conditions. Dans ce contexte, l’exigence d’une levée de l’interdiction – obsolète et malhonnête – qui lui est faite d’octroyer des crédits reste d’actualité et doit faire l’objet d’un processus distinct. Comme il s’agit d’un processus de longue haleine, l’introduction d’une garantie de capitalisation temporaire par la Confédération, telle que proposée par le Conseil fédéral, est d’autant plus urgente. La Commission des finances du Conseil des États a déjà approuvé le crédit d’engagement proposé par le Conseil fédéral à cet effet. Le Parlement doit maintenant donner suite rapidement.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_postfinance1_1ade932860.webp" length="101762" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8246</guid><pubDate>Tue, 17 May 2022 10:40:20 +0200</pubDate><title>Halte à la chute libre des rentes LPP : les assuré-e-s ont besoin de garanties </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/halte-a-la-chute-libre-des-rentes-lpp-les-assure-e-s-ont-besoin-de-garanties</link><description>Rapport annuel de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport annuel de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) confirme l’excellente santé financière des caisses de pensions. Ce n’est pas le cas des assuré-e-s&nbsp;: au cours des dix dernières années, les avoirs de vieillesse dans le 2e pilier ont été rémunérés à un niveau historiquement bas, les taux de conversion ont été drastiquement réduits et maintenant, l’inflation croissante grignote la valeur des rentes du 2e pilier, déjà en chute libre depuis des années. Les personnes les plus touchées sont les salarié-e-s de plus de 55 ans et les nouveaux retraité-e-s. Pour elles, le 2e&nbsp;pilier se caractérise aujourd’hui non pas comme une assurance sociale, mais avant tout comme une source d’insécurité sociale. Concrètement, nous risquons d’avoir une génération sacrifiée dans le 2e&nbsp;pilier si les caisses de pensions ne prennent pas immédiatement des mesures correctives. Les jeunes salarié-e-s seront moins touchés, car ils n’ont pas encore accumulé beaucoup de capital. En outre, ils bénéficieront de la reprise des taux d’intérêt ainsi que des solides réserves des caisses de pensions.</p><p>Aujourd’hui, la CHS reconnaît cette situation. Elle admet enfin, à juste titre, que la tendance à l’individualisation et à des rentes variables constitue un problème. Le contexte de taux bas a certes placé les caisses de pensions dans une situation compliquée. Mais c’est surtout le débat sur les transferts des actifs vers les retraité-e-s, fortement encouragé par la CHS et aujourd’hui considéré comme clos, qui a largement contribué à ce que les assuré-e-s paient un prix élevé, même s’il diffère en fonction de leur âge. Il serait souhaitable que la CHS s’intéresse de plus près aux prestataires à but lucratif, à peine mentionnés dans le rapport, qui considèrent le 2e&nbsp;pilier comme une simple source de bénéfices. En effet, plusieurs milliards continuent d’affluer chaque année des poches des assuré-e-s vers ces prestataires.</p><p>Depuis le début de l’année, les taux d’intérêt ont augmenté plus rapidement que pratiquement jamais auparavant. Cela entraîne à court terme des pertes comptables, mais à moyen terme, c’est plutôt synonyme de stabilisation du 2e&nbsp;pilier. Les caisses de pensions sont mieux loties que jamais pour supporter ces pertes. Il est temps que les assuré-e-s puissent à nouveau compter sur leur rente du 2e pilier et que les caisses assument les risques des marchés financiers. Dans ce contexte, l’USS exige ce qui suit&nbsp;:</p><ul><li>Pas de nouvelles baisses des garanties de prestations&nbsp;; les baisses des taux de conversion et des taux d’intérêt techniques décidées à titre préventif doivent être stoppées, voire annulées.</li><li>Une meilleure rémunération des avoirs pour les personnes en emploi et des hausses de rentes, respectivement des compensations du renchérissement pour les (nouveaux/nouvelles) retraité-e-s&nbsp;; ces hausses doivent tenir compte du fait que les assuré-e-s sont pénalisés en raison de leur âge.</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8221</guid><pubDate>Fri, 06 May 2022 13:17:35 +0200</pubDate><title>Garantir le pouvoir d’achat : les salaires, les rentes et les réductions de primes doivent augmenter</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/garantir-le-pouvoir-dachat-les-salaires-les-rentes-et-les-reductions-de-primes-doivent-augmenter</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Réunis en assemblée à Berne, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont adopté plusieurs revendications en faveur de mesures destinées à contrer la perte du pouvoir d’achat qui menace. Pour la première fois depuis 2008, les prix à la consommation sont en hausse. Il faut donc des augmentations générales des salaires. Les retraites aussi perdent de leur valeur réelle. Les rentes de l’AVS et du 2e pilier doivent être adaptées au renchérissement. Enfin, pour faire face à la flambée annoncée des primes-maladie, il faut augmenter sans tarder les subsides aux primes.</p><p>En raison de l’actualité, la politique des revenus s’est naturellement invitée au menu de cette 304e Assemblée des délégué-e-s de l’USS. Avec le retour de l’inflation et la menace d’une hausse brutale des primes d’assurance-maladie, les salarié-e-s – mais aussi les retraité-e-s – risquent de subir de plein fouet une baisse sensible de leurs revenus. Pourtant dans les entreprises, les affaires marchent bien. Les employeurs disposent donc clairement d’une marge de manœuvre pour augmenter les salaires. Ces hausses devraient à la fois compenser le renchérissement et améliorer les salaires réels, car ceux-ci étaient déjà à la traîne de la conjoncture avant même que la crise n’éclate. Les retraites aussi doivent s’améliorer&nbsp;: dans l’AVS, l’USS appelle le Conseil fédéral à adapter rapidement les rentes au renchérissement. Et le 2e pilier doit lui aussi faire l’objet d’une compensation du renchérissement.</p><p class="heading--h4">Système de santé&nbsp;: renforcer le service public universel avec un financement social</p><p>La pandémie de coronavirus a mis en évidence comme jamais auparavant la valeur inestimable d’un système de santé de grande qualité et disponible sur l’ensemble du territoire. Mais elle a aussi révélé au grand jour les nombreuses lacunes du système suisse de santé et des soins de longue durée, qui au fil des ans ont été «&nbsp;drillés&nbsp;» sans arrêt pour être concurrentiels et répondre aux lois du marché. Conséquence&nbsp;: des réserves de capacités ont été supprimées alors qu’elles auraient été plus que nécessaires pendant la pandémie que nous venons de traverser. De plus, notre système de santé a le financement le moins solidaire de toute l’Europe. En plus d’une hausse des subsides aux primes-maladie, l’USS exige un modèle de financement global qui permet tant la création de réserves de capacités que la mise en œuvre correcte et complète de l’initiative sur les soins.</p><p class="heading--h4">Guerre en Ukraine</p><p>La situation en Ukraine, victime d’une guerre d’agression de la part de la Russie, a également retenu toute l’attention de l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS. Comme toujours, ce sont les travailleuses et travailleurs ordinaires et, bien sûr, les plus faibles et les plus pauvres qui paient le plus lourd tribut à la guerre. Au cours de l’assemblée, une syndicaliste ukrainienne a fait un récit très impressionnant de la situation dans une usine de métallurgie sur place. L’USS se rallie à la revendication du mouvement syndical international pour un cessez-le-feu immédiat de la part de la Russie et le retrait immédiat de tous les soldats russes du territoire ukrainien. L’USS s’engage en outre pour un soutien financier et humanitaire, tant sur place en Ukraine que pour les personnes qui ont trouvé refuge en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8199</guid><pubDate>Sun, 01 May 2022 16:25:00 +0200</pubDate><title>Premier Mai 2022 : Paix, Liberté, Solidarité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/premier-mai-2022-paix-liberte-solidarite</link><description>Des dizaines de milliers de personnes dans la rue à l’occasion du 1er mai</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après deux ans de pause forcée à cause de la pandémie, des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs ont pu à nouveau descendre dans la rue pour porter haut et fort leurs revendications à l’occasion de la Fête du travail. À l’initiative des syndicats de l’USS, des manifestations et fêtes du 1er&nbsp;Mai ont eu lieu à 50 endroits à travers toute la Suisse. Le slogan «&nbsp;Paix, Liberté, Solidarité&nbsp;» a bien évidemment placé la guerre en Ukraine au cœur de l’élan exprimé lors des rassemblements. Sans toutefois laisser de côté l’actualité brûlante des autres thèmes et revendications typiquement syndicales, comme les hausses des rentes et des salaires, l’égalité réelle pour toutes et tous et de meilleurs droits dans le monde du travail.</p><p>La plus grande manifestation a eu lieu à Zurich avec 12 000 participant-e-s. Orateur principal dans la capitale économique de la Suisse, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard a martelé&nbsp;: «&nbsp;Il faut maintenant améliorer le pouvoir d’achat de la population active et des retraité-e-s au lieu de baisser toujours plus les impôts des plus riches.&nbsp;» Avec le retour de l’inflation et la menace d’une hausse brutale des primes-maladie, une action rapide s’impose. Avant la pandémie déjà, les salaires et les rentes stagnaient, alors qu’il est de plus en plus facile pour les riches de gagner encore plus d’argent avec ce qu’ils ont déjà. Devant la foule à Langenthal (BE), l’économiste en chef de l’USS Daniel Lampart a précisé les mesures à prendre&nbsp;: «&nbsp;Des augmentations générales de salaire et de meilleures réductions de primes sont absolument indispensables&nbsp;! Sinon, les gens auront toujours moins pour vivre.&nbsp;»</p><p class="heading--h4">Engagement total contre la guerre et pour les populations touchées</p><p>Ayant la guerre en Ukraine à l’esprit, beaucoup d’oratrices et d’orateurs ont souligné que la paix est une condition pour pouvoir vivre dans la dignité. La liberté des peuples à décider de leur organisation et de leur destin est le fondement de l’exercice et de la défense des droits sociaux. Et toute véritable solidarité entre les travailleuses et travailleurs s’exerce au-delà des frontières et indépendamment des nationalités. Les militant-e-s syndicaux ont appelé à ce que les réfugié-e-s de guerre trouvent en Suisse une terre d’accueil et que notre pays fasse son maximum pour soutenir la population civile en Ukraine. L’horreur absolue que la guerre inflige à des millions de femmes, d’hommes et d’enfants exige un engagement sans réserve, en Suisse et sur le plan international.</p><p class="heading--h4">Halte aux attaques contre les retraites</p><p>En ce qui concerne la prévoyance vieillesse, il s’agit avant tout de stopper les attaques de la droite et du centre contre les rentes, que ce soit dans l’AVS (AVS&nbsp;21) ou dans le 2e pilier (révision de la LPP). Les projets de la majorité au Parlement sont clairs&nbsp;: elle veut démanteler les rentes basées sur un financement solidaire pour que les banques et les assurances puissent vendre toujours plus de «&nbsp;produits&nbsp;» de prévoyance privée. Les syndicats entendent bien s’opposer à cette privatisation rampante, à commencer par la campagne contre AVS&nbsp;21.</p><p>Présente à Granges (SO), la première secrétaire adjointe de l’USS Gabriela Medici a exposé la voie à suivre&nbsp;: «&nbsp;Pour résoudre le problème des rentes trop basses, il faut au contraire développer l’AVS (13e&nbsp;rente AVS), cesser immédiatement toutes les baisses de rentes dans le 2e pilier et apporter au plus vite de nouvelles améliorations, en particulier pour les femmes, dont les rentes sont toujours inférieures d’un tiers à celles des hommes.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_220501_1erMai_2c540f6972.webp" length="178560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8196</guid><pubDate>Wed, 27 Apr 2022 13:05:20 +0200</pubDate><title>LPP 21 : payer plus pour des rentes moindres n’est pas une option</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-21-payer-plus-pour-des-rentes-moindres-nest-pas-une-option</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Après que le Conseil national eut déjà décidé en décembre dernier de démanteler les rentes, aujourd’hui, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) se base également, avec ses propositions de révision de la LPP, sur la réforme sèchement rejetée dans les urnes en 2010. Le Parlement ne veut par contre pas voir les vrais problèmes du 2e pilier, ni les propositions de compromis défendu ensemble par les partenaires sociaux.</p><p>Concrètement, les décisions de la commission entraîneront d’énormes coûts supplémentaires pour les personnes à bas revenu. Dans l’ensemble, elles signifient qu’il faudra payer plus pour une rente moindre. La baisse durable du taux de conversion ne sera compensée que pendant une période transitoire et, à la différence du compromis des partenaires sociaux, ni les employeurs et employeuses, ni les personnes à haut revenu ne participeront aux coûts engendrés par la compensation. Les salarié-e-s âgés paieront ainsi la réduction de leur propre rente et les jeunes participeront avec une contribution sur leurs avoirs de vieillesse, mais n’auront eux-mêmes pas droit à des augmentations de leurs rentes.</p><p>La commission reconnaît certes, à juste titre, que les femmes et les personnes travaillant à temps partiel ont besoin de rentes plus élevées. Encore faut-il que celles-ci puissent être payées. Ce n’est pas garanti&nbsp;: pour un salaire annuel de 25&nbsp;000 francs, les coûts pour les assuré-e-s augmenteront de presque 8&nbsp;% du salaire, pour passer à 160-250 francs par mois&nbsp;; cela, pour recevoir dans 40 ans une rente mensuelle de tout juste 500 francs. Ce n’est pas un hasard si les partenaires sociaux et le Conseil fédéral voulaient certes aussi augmenter fortement les rentes de ces personnes. Avec la composante de répartition, elles n’auraient cependant payé que tout juste la moitié moins que ce que demande maintenant la commission. Il s’agissait en effet d’épargner leur porte-monnaie pendant leur vie professionnelle. Mais aussi pour les personnes à haut revenu, les décisions de la commission ne convainquent pas&nbsp;: globalement, elles aboutissent, par rapport au compromis des partenaires sociaux, à des rentes inférieures pour toutes les personnes qui auront été assurées durant toute leur vie professionnelle selon le «&nbsp;nouveau&nbsp;» modèle et gagné plus de 55&nbsp;000&nbsp;francs par année. Par rapport à aujourd’hui, toutes les personnes à revenu moyen risquent de voir leurs rentes baisser.</p><p>Étant donné cette évolution en matière de caisses de pensions, les décisions de la commission ne sont pas acceptables aux yeux de l’USS&nbsp;: les caisses de pensions nagent dans l’argent et les prestataires (caisses de pensions, banques et assurances) mésusent du 2e pilier comme magasin en libre-service. La majorité parlementaire a même protégé les flux d’argent dont profitent les courtiers sous forme de commissions et que la branche critique comme faussant la concurrence et illicites. Et elle a empêché l’introduction dans le 2e pilier d’une composante de répartition financée sur une base solidaire. Avec le tournant enregistré concernant les taux d’intérêt, de nouveaux problèmes se posent de toute façon au 2e pilier. Au lieu de continuer de baisser les rentes, il faut se demander comment compenser la perte de rente due au renchérissement.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8182</guid><pubDate>Wed, 20 Apr 2022 10:30:00 +0200</pubDate><title>Le pouvoir d’achat risque de baisser de plus de 3000 francs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-pouvoir-dachat-risque-de-baisser-de-plus-de-3000-francs</link><description>L’USS exige des contre-mesures à la baisse du pouvoir d’achat</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’inflation aujourd’hui supérieure à 2% et le choc des primes des caisses-maladie menacent le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs. Sans compensation du renchérissement, les familles s’exposent à voir leurs revenus réels amputés de 2200&nbsp;francs et à subir en plus une perte de pouvoir d’achat de 1000&nbsp;francs, due au renchérissement des primes des caisses-maladie. L’Union syndicale suisse revendique par conséquent des augmentations générales, afin que les salarié-e-s aient leur juste part de l’évolution économique favorable à laquelle ils ont contribué. Il est urgent par ailleurs de prendre des contre-mesures à l’explosion qui s’annonce des primes des caisses-maladie.</p><p>Le retour de l’inflation, après plus de dix ans d’absence, crée une situation inédite. Le renchérissement annuel dépassera 2% en 2022. Dans ces conditions, des augmentations générales de salaire sont indispensables afin d’éviter une douloureuse érosion des revenus réels. Sans compensation du renchérissement, les gens qui travaillent subiraient avec un salaire moyen une perte réelle de revenu de 1600&nbsp;francs par an. Pour les familles avec enfants dont les deux parents travaillent, la diminution avoisinera même 2200&nbsp;francs.</p><p>Le choc des primes d’assurance-maladie qui s’annonce et qui pourrait avoisiner +10 % sera dur à encaisser pour les revenus moyens. Ils n’ont guère droit aux réductions de primes et versent souvent plus de 10% de leur revenu à leur caisse-maladie. Le choc des primes pour une famille de quatre personnes avec deux enfants pourrait amener une famille à devoir débourser près de 1100&nbsp;francs de plus pour les primes.</p><h3 class="heading--h4">Besoin de rattrapage salarial</h3><p>Les groupes à revenus supérieurs et les managers se sont accordé des augmentations de salaire substantielles, comme si le débat sur les rémunérations abusives n’avait pas eu lieu. D’un autre côté, bien des travailleuses et travailleurs doivent se contenter de bas salaires. Cette situation préoccupante exige des mesures ciblées, afin que le pouvoir d’achat des salaires bas ou normaux augmente au lieu de se contracter. Sans contre-mesures, les familles s’exposent à une perte de pouvoir d’achat de près de 3500&nbsp;francs. «Les revenus réels doivent progresser, afin que l’inflation ne constitue pas un sérieux danger pour la population active», explique Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><p>Or depuis quelque temps déjà, les salaires normaux ont augmenté bien trop lentement. «Les gains de productivité n’ont pas été redistribués aux travailleuses et travailleurs. Le besoin de rattrapage est donc bien réel parmi les bas et moyens revenus», constate Vania Alleva, présidente d’Unia. La conjoncture générale reste bonne. Bien des branches ont entre-temps complètement récupéré de la crise et sont en plein essor. D’où une réelle marge de manœuvre pour l’octroi d’augmentations salariales.</p><p>À cela s’ajoute l’excellente santé financière des cantons, qui ont parfois même profité des mesures prises par la Confédération contre le COVID-19. Les cantons ont bouclé ces deux années placées sous le signe du coronavirus avec des excédents de plus d’un&nbsp;milliard de francs (2020), voire 2,7&nbsp;milliards de francs (2021).</p><p>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, résume ainsi la situation: «nous vivons un choc comme on n’en avait plus connu depuis longtemps. Les travailleuses et travailleurs ont besoin que des améliorations salariales substantielles interviennent sans tarder et que des mesures soient prises contre le fardeau des primes des caisses-maladie.»</p><h3 class="heading--h4">Revendications de l’USS</h3><p>Alors qu’une perte de pouvoir d’achat est imminente, l’USS appelle à prendre les mesures suivantes:</p><ul><li>Des augmentations générales de salaire s’imposent, avec la compensation du renchérissement et une hausse des rémunérations réelles afin que les salarié-e-s aient leur juste part de l’évolution économique favorable.</li><li>Toute personne occupée à plein temps doit percevoir un salaire d’au moins 4000&nbsp;francs x 13.</li><li>L’heure est à des hausses des réductions de primes dans l’assurance-maladie. Personne ne doit consacrer plus de 10% de son revenu à sa caisse-maladie. Alors qu’un choc des primes est imminent, le Conseil fédéral devrait faire une proposition dans ce sens.</li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_557cffb209.webp" length="108516" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8154</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 09:56:15 +0200</pubDate><title>Face à la hausse des primes, l’inaction n’est pas une option</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/face-a-la-hausse-des-primes-linaction-nest-pas-une-option</link><description>Contre-projet à l’initiative d’allègement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs de Suisse est sous pression&nbsp;: les salaires progressent trop peu, tandis que le coût de la vie augmente. Cet automne, c’est un véritable choc des primes-maladie qui menace, alors qu’elles pèsent déjà très lourd dans le budget des ménages. Dans ce contexte, la décision de la commission compétente du Conseil national de s’en tenir au contre-projet minimaliste et largement insuffisant du Conseil fédéral est plus que décevante. Il reste une chance de corriger le tir lors d’une deuxième lecture&nbsp;: elle doit impérativement être saisie.</p><p>L’initiative d’allègement des primes, que l’USS soutient, demande de limiter à 10&nbsp;% du revenu des ménages le poids des primes payées à l’assurance-maladie. Le Conseil fédéral lui a opposé un contre-projet qui n’aurait que des effets marginaux dans quelques cantons. Cette proposition est nettement insuffisante alors que le poids des primes dans le budget des ménages ne cesse d’augmenter, et que les moyens consacrés aux allègements de primes diminuent constamment. Pendant ce temps, les caisses-maladie ont accumulé des réserves faramineuses qu’elles refusent obstinément de restituer aux assuré-e-s.</p><p>Aujourd’hui, l’augmentation des prix met sous pression le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs du pays. Les hausses de salaire ont été insuffisantes, conduisant à des pertes en termes réels. La progression massive attendue du côté des primes-maladie cet automne fait peser une menace de plus sur les budgets des ménages.</p><p>Malheureusement, la commission n’a pas su transformer le contre-projet du Conseil fédéral en une proposition vraiment efficace. Pourtant, à voir ses projets en matière fiscale, la majorité de droite du Conseil fédéral et du Parlement semble estimer que la Suisse dispose de marges de manœuvre financières importantes. On ne comprend dès lors pas pourquoi les ménages à faible ou moyen revenu devraient rester écrasés par le poids de primes-maladie exorbitantes. Est-il nécessaire de rappeler ici que nous venons de traverser une pandémie historique qui a démontré de manière éclatante la valeur inestimable d’un système de santé de qualité, facilement accessible pour toute la population&nbsp;?</p><p>La commission serait bien avisée de procéder à une amélioration de son projet lors de la deuxième lecture qu’elle a prévue en mai. Il y a urgence.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8148</guid><pubDate>Mon, 04 Apr 2022 11:10:35 +0200</pubDate><title>10 000 personnes défilent à Berne pour la paix en Ukraine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/10-000-personnes-defilent-a-berne-pour-la-paix-en-ukraine</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le samedi 2 avril, 10'000 personnes ont manifesté à Berne en faveur de la paix en Ukraine. Elles ont exigé un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes russes ainsi qu'une enquête internationale sur les crimes de guerre et les violations des droits humains commis. Les participant-es à la manifestation ont également demandé un soutien humanitaire pour les réfugié-es ainsi qu'un accueil généreux et non discriminatoire des réfugié-es en Suisse. La situation des femmes a été particulièrement soulignée, car la guerre et les déplacements qui en découlent augmentent le risque de violences sexuelles. Des sanctions sévères contre le régime de Poutine ont également été demandées, ainsi qu'une réduction rapide de la dépendance au pétrole et au gaz russes. En politique étrangère, il faut des interventions humanitaires et une politique de paix active dans le cadre de l'OSCE et de la Charte des Nations Unies.</p><p>Par un temps hivernal, les 10'000&nbsp;participant-es ont marché de la Schützenmatte à la Place fédérale en passant par la vieille ville de Berne. Elles et ils y ont été accueilli-es par la musique de Nadin Branitskaya et Victor Solomin. Les deux musiciens professionnels ont fui après le début de la guerre et vivent désormais en Suisse avec leur fille. Les sons du luth domra ukrainien et le chant de Nadin Branitskaya ont ému les personnes présentes.</p><p>Sur la Place fédérale, le rassemblement final a tout d’abord été l’occasion d’une prise de parole en direct depuis l’Ukraine d’<strong>Olesia Briazgunova,</strong> représentante de la Confédération des syndicats de l’Ukraine (FVPU). Sa description de la situation sur place était saisissante&nbsp;: « je parle au nom des travailleuses et travailleurs qui doivent continuer à travailler durant les bombardements ou qui sont contraints de se rendre dans les abris souterrains pour se protéger. Au nom du personnel médical qui sauve des vies de civil-es et de militaires. Au nom des syndicalistes, qui apportent de l’aide humanitaire et évacuent des habitant-es des zones de combat.&nbsp;»</p><p><strong>Alexandra Karle,</strong> directrice d’Amnesty International Suisse, a plaidé pour un accueil généreux et facilité des personnes déplacées en Suisse. Elle a critiqué les agissements guerriers russes&nbsp;: « la Russie attaque de manière ciblée des installations civiles et transforme les voies de fuite en pièges mortels. Le siège de Marioupol rappelle douloureusement celui d’Alep, en Syrie. La population doit se tapir dans les sous-sols sans électricité, sans eau, sans nourriture ni soins médicaux. Des bombes sont déversées au hasard et frappent les hôpitaux, les quartiers résidentiels, les écoles. »</p><p><strong>Hanna Perekhoda,</strong>&nbsp;représentante des comités de soutien au peuple ukrainien de Suisse romande, a appelé à faire cesser les flux d’argent qui financent la guerre&nbsp;: « d’immenses fortunes d’oligarques suisses se trouvent dans des coffres suisses. Les sanctions décidées doivent être appliquées, et les fonds doivent être bloqués. »</p><p><strong>Rita Famos,</strong> présidente de l’Église évangélique-réformée, s’exprimant au nom du Conseil suisse des religions, a lancé avec insistance un appel à la paix&nbsp;: « tous les êtres humains désirent la paix. La paix dans le monde est un objectif qui réunit toutes les religions. Mais la paix ne tombe pas du ciel. Elle doit être obtenue, préservée et défendue chaque jour, par toutes et tous.&nbsp;»</p><p>La réalisatrice&nbsp;<strong>Anjelika Smirnova Oberholzer</strong>&nbsp;et la journaliste&nbsp;<strong>Ekaterina Glikman</strong>&nbsp;ont évoqué, elles, la situation des Russes critiques face au régime, en particulier résidant à l’étranger. La première a ainsi décrit son sentiment au début de l’attaque&nbsp;:&nbsp;« nous, Russes critiques du régime de Poutine, étions comme paralysé-es. Ce pouvoir a provoqué le pire cauchemar. Mais nous, nous n’avons pas voulu cette guerre. Nous voulons que la guerre en Ukraine s’arrête.&nbsp;» Ekaterina Glikman, collaboratrice du journal indépendant&nbsp;Novaja Gazeta&nbsp;qui a été forcé de suspendre son activité en raison des lois de censure votées en Russie, a poursuivi&nbsp;: « il faut un courage immense aujourd’hui en Russie pour dire la vérité. Le faire, c’est prendre un très grand risque. La&nbsp;Novaja Gazeta&nbsp;a payé au prix fort le prix Nobel de la paix attribué l’an passé au rédacteur en chef Dimitri Murativ. Six journalistes de la rédaction ont déjà été tués.&nbsp;» Et de conclure par un appel qui n’aurait pas pu être prononcé en Russie, mais qui a été immédiatement partagé par la foule&nbsp;: «Нет войне! Non à la guerre&nbsp;!&nbsp;»</p><p>Les prises de parole étaient modérées par <strong>Benoît Gaillard</strong> de l'Union syndicale suisse (USS). Elles se sont terminées par une minute de silence à la mémoire des victimes de la guerre.</p><p>La manifestation était soutenue par les organisations suivantes :</p><ul><li><strong>Syndicats&nbsp;:</strong> USS, SEV-syndicat du personnel des transports, SSP, SSP-ONG, syndicom, Unia, Travail.Suisse, APC</li><li><strong>Communautés&nbsp;religieuses&nbsp;: </strong>Eglise évangélique réformée de Suisse, Conférence des Evêques Suisses, Eglise catholique-chrétienne de la Suisse, Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) (un appel n'est pas possible à cause du shabbat), Plateforme des Juifs Libéraux de Suisse (PJLS), Fédérations des Organisations islamiques de Suisse (FOIS), Conseil suisse des religions</li><li><strong>Partis&nbsp;:</strong> PEV, Femmes du PEV et *jpev Suisse, PLR.Les Libéraux-Radicaux et Jeunes Libéraux-Radicaux, LES VERT-E-S, Réseau femmes Vertes et Jeunes Vert·e·s Suisse, Vert'libéraux, Femmes vert'libérales et Jeunes vert’libéraux Suisse, Le Centre, Le Centre Femmes et Jeunes du Centre, PS Suisse, Femmes socialistes&nbsp;et JS Suisse</li><li><strong>Société&nbsp;civile&nbsp;:</strong> Société Ukrainienne, Amnesty International Suisse, Oeuvre Suisse d’Entraide Ouvrière, Solidar, Solifonds, SWISSAID, EPER, alliance F, GSsA, Jungwacht Blauring Schweiz (Jubla), Femmes de Paix Autour du Monde (PWAG), Coordination post Beijing des ONG Suisses, WILPF Suisse, Bürger:Innen-Komitee Frontex NEIN, WeCollect, cfd, Femmes protestantes en Suisse, Feministisches Kollektiv Winterthur, Feministisches Streikkollektiv Zürich,&nbsp;droitsfondamentaux.ch,&nbsp;männer.ch, Pink Cross, Forum für Friedenskultur Ilanz, Femmes* pour la Paix, Frauenzentrale Zürich, MIR Suisse, Réseau Suisse-Transcarpathie/Ukraine, Journal Neue Wege, Religiös-sozialistische Vereinigung (RESOS), Conseil Suisse pour la Paix, Denknetz, LOS - Organisation suisse des lesbiennes, WOZ, Campax, Comités de soutien avec le peuple ukrainien et les opposant-e-s russes à la guerre Genève, Vaud, Fribourg, Comitato ticino contro la guerra in Ucraina e di solidarità con la popolazione dell'Ucraina e con chi si oppone in Russia alla guerra di Putin, Secondas Zürich, Mouvement européen Suisse, Ensemble à Gauche Genève, Basisgruppen-Bewegung Schweiz, ATE, ethik22 (Institut für Sozialethik), KAB, Libereco, Theologische Bewegung für Solidarität und Befreiung, Association suisse pour les droits des femmes, Mouvement Scout de Suisse, CSAJ, Ligue suisse des femmes catholiques, Milchjugend, RAZAM (Dialogue Suisse-Bélarus),&nbsp;Pro Natura</li></ul>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_DSC_0094_b8a8186135.webp" length="624816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8135</guid><pubDate>Mon, 28 Mar 2022 13:51:28 +0200</pubDate><title>Des hausses générales pour combattre les bas salaires et les écarts salariaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-generales-pour-combattre-les-bas-salaires-et-les-ecarts-salariaux</link><description>Enquête sur la structure des salaires 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Malgré quelques aspects positifs, notamment la réduction du déficit salarial des femmes, les résultats publiés aujourd’hui de l’Enquête sur la structure des salaires 2020 sont préoccupants&nbsp;: l’écart entre hauts et bas salaires s’est à nouveau creusé et les emplois mal rémunérés se multiplient. Avec un renchérissement de plus de 2&nbsp;%, des hausses générales de salaires sont désormais indispensables pour maintenir le pouvoir d’achat. Ce n’est qu’ainsi que les personnes à bas salaires pourront de nouveau voir un peu de lumière au bout du tunnel.</p><p>Depuis la crise financière de 2008, les crises économiques se sont succédées à un rythme inquiétant&nbsp;: envol du franc en 2010, suppression du taux plancher en 2015, crise du Covid en 2020. Et aujourd’hui, nous avons une guerre au cœur de l’Europe. Dans un tel contexte, il est plutôt positif d’avoir pu négocier des augmentations des salaires réels. Mais d’autres constats restent préoccupants&nbsp;: après l’abandon du taux plancher, les écarts de salaire se sont à nouveau creusés depuis 2016. Les hauts salaires ont bondi de 4&nbsp;% en valeur réelle, alors que les bas salaires n’ont affiché qu’une maigre hausse de 0,5&nbsp;% en valeur réelle. De plus, le nombre d’emplois à bas salaire est reparti à la hausse.</p><p>Par ailleurs, les efforts déployés en faveur de l’égalité salariale entre femmes et hommes portent leurs fruits&nbsp;: chez les femmes sans fonction de cadre, souvent bien organisées syndicalement, le retard salarial a diminué de près de la moitié (salaires médians). Les femmes restent toutefois surreprésentées dans les emplois à bas salaires.</p><p>L’enquête de 2020 donne aussi une idée plus précise des répercussions de la crise du coronavirus sur les salaires. Sans surprise, les salaires réels ont chuté entre 2018 et 2020 dans le secteur de la culture, des divertissements et des loisirs (-3,3&nbsp;%). Il est regrettable également que la hausse des salaires réels n’ait été que de 0,2&nbsp;% au cours de cette période.</p><p>En 2022, le contexte de la politique salariale s’annonce sous un jour très différent. Pour la première fois depuis longtemps, le renchérissement dépasse les 2&nbsp;%. Des hausses générales de salaire sont donc à nouveau la priorité pour les prochaines négociations, sans quoi on va vers une forte baisse du pouvoir d’achat. L’accent sur les augmentations générales profitera notamment au personnel de longue date et aux personnes ayant des salaires plutôt bas, surtout si les hausses consistent en montants fixes.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_csm_lohn-gelduebergabe_beschnitten_8f0e5252fd_459322afeb.webp" length="34536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8132</guid><pubDate>Fri, 25 Mar 2022 13:00:00 +0100</pubDate><title>151 782 signatures : le signal est fort contre le démantèlement de l’AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/151-782-signatures-le-signal-est-fort-contre-le-demantelement-de-lavs</link><description>Une large alliance dépose les signatures contre la hausse de l’âge de la retraite</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’alliance référendaire a remis aujourd’hui à la Chancellerie fédérale plus de 150&nbsp;000 signatures contre la réforme AVS&nbsp;21. Grâce à une formidable mobilisation, elle est parvenue à récolter trois fois plus de signatures que nécessaire et ce, avant même la fin du délai&nbsp;! Cette large alliance peut donc lancer un signal fort contre un projet de démantèlement qui cherche à économiser quelque 10 milliards de francs sur le dos des femmes. Celles-ci accusent pourtant toujours un déficit de rente d’à peu près un tiers par rapport aux hommes. Détériorer encore davantage leur situation à la retraite n’est tout simplement pas acceptable.</p><p>Mais il n’y a pas que cela&nbsp;: AVS&nbsp;21 est la première étape d’un plan de longue haleine visant à démanteler la prévoyance vieillesse. Au programme&nbsp;: faire passer l’âge de la retraite à 66 ans pour tout le monde, voire davantage. Dans le 2e pilier aussi, un projet de baisse des prestations est sur la table. Il servira surtout les intérêts des gens qui gagnent le plus ainsi que ceux des banques et des assurances.</p><p>En d’autres mots&nbsp;: il faudra travailler plus et toucher moins de rente. Les banques et les assurances veulent affaiblir l’AVS, parce qu’elles n’ont rien à y gagner, et développer la prévoyance privée, tellement plus lucrative. Mais l’immense majorité des gens qui travaillent ne profitent pas du 3e&nbsp;pilier, trop coûteux, mais bien d’une AVS forte. Raison de plus pour stopper maintenant ces projets avec un NON clair et net à AVS&nbsp;21.</p><p>Lors de la remise des signatures devant la Chancellerie fédérale, la présidente d’Unia, <strong>Vania Alleva</strong>, a martelé&nbsp;: « Les femmes en Suisse ont besoin de rentes plus élevées, pas d’un âge de la retraite plus élevé ! » <strong>Pierre-Yves Maillard</strong>, président de l’Union syndicale suisse (USS), estime pour sa part qu’il y a d’autres solutions que des baisses de rentes et le relèvement de l’âge de la retraite&nbsp;: «&nbsp;Avec les bénéfices exceptionnels et les taux d’intérêt négatifs de la Banque nationale, nous pouvons renforcer l’AVS au lieu de faire des économies sur le dos des femmes.&nbsp;»</p><p>La conseillère nationale verte et présidente du SSP <strong>Katharina Prelicz-Huber</strong> a rappelé la situation actuelle des femmes en matière de retraite&nbsp;: «&nbsp;Les femmes touchent globalement au moins un tiers de moins de rente de vieillesse que les hommes&nbsp;: une femme sur quatre ne vit que de l’AVS et donc sous le minimum vital.&nbsp;» Coprésidente du PS Suisse, <strong>Mattea Meyer</strong> a donné des chiffres concrets pour illustrer la réalité que vivent la plupart des femmes à la retraite dans notre pays&nbsp;: «&nbsp;Une femme sur deux touche moins de 3000 francs par mois de rente, y compris avec le 2e pilier.&nbsp;»</p><p>Pour <strong>Adrian Wüthrich</strong>, président de Travail.Suisse, un projet de réforme sur le dos des femmes est inacceptable&nbsp;: «&nbsp;Au lieu d’obtenir l’égalité salariale, les femmes écopent de la retraite à 65 ans. Elles devront travailler plus longtemps, alors que la Banque nationale aurait assez d’argent pour un financement équitable de l’AVS.&nbsp;»</p><p>Aux côtés des syndicats, organisations et partis politiques, les collectifs de la grève féministe s’engagent également pour le référendum. Au nom de ces collectifs, <strong>Marie Jolliet</strong> a souligné&nbsp;: «&nbsp;Nous voulons une réforme qui assure une retraite digne à chaque personne. Il faut augmenter les rentes, pas l’âge de la retraite&nbsp;!&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_2022-03-25_Ubergabe_Ref-AHV21-_c_Lucas-Dubuis-Unia_3_37ad221057.webp" length="464652" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8130</guid><pubDate>Thu, 24 Mar 2022 14:36:36 +0100</pubDate><title>Pour la paix </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-la-paix</link><description>Manifestation nationale le 2 avril 2022 à Berne
#PourLaPaix</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis un mois, l'Ukraine est en guerre. Dans le monde entier et en Suisse également, les gens sont révoltés et touchés par la violence des attaques et la détresse de la population. Une large alliance interpartis organise le 2 avril à Berne une manifestation nationale pour la paix à laquelle toute la population est conviée.&nbsp;</p><p>La manifestation pour la paix bénéficie d'un large soutien. Elle appelle à la paix, demande de l'aide pour les personnes touchées et des sanctions contre le régime de Poutine. Les revendications principales de la manifestation pour la paix sont les suivantes :</p><ul><li><strong>La paix maintenant :</strong> la Suisse doit s'engager activement en faveur d'un cessez-le-feu immédiat et du retrait complet des troupes russes. Il faut une enquête internationale sur les crimes de guerre et les violations des droits humains qui ont été commis.</li><li><strong>Aide aux personnes concernées :</strong> soutien humanitaire pour les réfugiées sur place et dans les pays voisins, accueil ouvert et non discriminatoire en Suisse de toutes les personnes réfugiées touchées par la guerre en Ukraine. Les femmes ont besoin d'un soutien renforcé, car la guerre et les déplacements qui en résultent augmentent fortement le risque de violences sexuelles.</li><li><strong>Pas d'argent pour le régime de Poutine :</strong> sanctions sévères contre le régime de Poutine, réduction rapide de la dépendance au pétrole et au gaz russes.</li><li><strong>Promotion de la paix à l'avenir :</strong> les interventions humanitaires et une politique de paix active dans le cadre de l'OSCE et de la Charte des Nations unies sont au cœur de nos préoccupations.</li></ul><h3 class="heading--h4">Manifestation nationale pour la paix le samedi 2 avril 2022</h3><p><strong>Rassemblement </strong>: 13h30, Schützenmatte, Berne (près de la gare,&nbsp;<a href="https://goo.gl/maps/ukcXowT7ktfWLJZ1A" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">&nbsp;<span class="iconpack fas fa-map-location fa-map-marked" aria-hidden="true"></span> Google Maps</a> ), suivi d'un <strong>cortège</strong> et d'une <strong>manifestation finale</strong> avec discours et musique (autorisation déposée).</p><p><strong>Liste des organisations</strong> soutenant la manifestation (au 30 mars 2022) :&nbsp;</p><ul><li>Syndicats&nbsp;: USS, SEV-syndicat du personnel des transports, SSP, SSP-ONG, syndicom, Unia, APC, Travail.Suisse</li><li>Communautés religieuses&nbsp;: Église évangélique réformée de Suisse, Conférence des Evêques Suisses, Église catholique-chrétienne de la Suisse, Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) (un appel n'est pas possible à cause du shabbat), Plateforme des Juifs Libéraux de Suisse (PJLS), Fédérations des Organisations islamiques de Suisse (FOIS), Conseil suisse des religions</li><li>Partis&nbsp;: PEV, Femmes du PEV et *jpev Suisse, PLR.Les Libéraux-Radicaux et Jeunes Libéraux-Radicaux, LES VERT-E-S, Réseau femmes Vertes et Jeunes Vert·e·s Suisse, Vert'libéraux, Femmes vert'libérales et Jeunes vert’libéraux Suisse, Le Centre, Le Centre Femmes et Jeunes du Centre, PS Suisse, Femmes socialistes et JS Suisse</li><li>Société civile&nbsp;: Société Ukrainienne, Amnesty International Suisse, Oeuvre Suisse d’Entraide Ouvrière, Solidar, Solifonds, SWISSAID, EPER, alliance F, GSsA, Jungwacht Blauring Schweiz (Jubla), Femmes de Paix Autour du Monde (PWAG), Coordination post Beijing des ONG Suisses, WILPF Suisse, Bürger:Innen-Komitee Frontex NEIN, WeCollect, cfd, Femmes protestantes en Suisse, Feministisches Kollektiv Winterthur, Feministisches Streikkollektiv Zürich, droitsfondamentaux.ch, männer.ch, Pink Cross, Forum für Friedenskultur Ilanz, Femmes* pour la Paix, Frauenzentrale Zürich, MIR Suisse, Réseau Suisse-Transcarpathie/Ukraine, Journal Neue Wege, Religiös-sozialistische Vereinigung (RESOS), Conseil Suisse pour la Paix, Denknetz, LOS - Organisation suisse des lesbiennes, WOZ, Campax, Comités de soutien avec le peuple ukrainien et les opposant-e-s russes à la guerre Genève, Vaud, Fribourg, Comitato ticino contro la guerra in Ucraina e di solidarità con la popolazione dell'Ucraina e con chi si oppone in Russia alla guerra di Putin, Secondas Zürich, Mouvement européen Suisse, Ensemble à Gauche Genève, Basisgruppen-Bewegung Schweiz, ATE, ethik22 (Institut für Sozialethik), KAB, Libereco, Theologische Bewegung für Entwicklung und Befreiung, Association suisse pour les droits des femmes, Mouvement Scout de Suisse, CSAJ, Ligue suisse des femmes catholiques, Milchjugend, RAZAM (Dialogue Suisse-Bélarus)<br><i>Des demandes auprès d'autres organisations sont en suspens, la liste est actualisée en permanence.</i>&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/6/csm_FdF-FB-Sujet-FR_5993be65c6.webp" length="44914" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8122</guid><pubDate>Mon, 14 Mar 2022 14:58:10 +0100</pubDate><title>Il faut des mesures pour le pouvoir d&#039;achat et contre le chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-des-mesures-pour-le-pouvoir-dachat-et-contre-le-chomage</link><description>Guerre en Ukraine : répercussions sur l’économie suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les premiers effets économiques de l’invasion de l’Ukraine se font déjà sentir en Suisse. L’inflation est en nette hausse. Dans les branches comme le tourisme ou le transport aérien, la reprise est freinée. L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’engagement du Conseil fédéral en faveur de la fin de cette terrible guerre. Parallèlement, l’USS demande au Conseil fédéral de prendre rapidement des mesures efficaces au plan national pour éviter les pertes de salaire et le chômage. Elle demande aussi que les règles simplifiées en matière de chômage partiel soient prolongées et que les recettes de l’augmentation de la taxe sur le CO2 soient restituées le plus rapidement possible à la population. Les ménages suisses disposeraient ainsi d’environ 200 millions de francs de pouvoir d’achat supplémentaire.</p><p>La hausse des prix de l’énergie due à la guerre a contribué à faire grimper encore davantage l’inflation. La semaine dernière, les prix du pétrole et du gaz ont fortement augmenté. Le prix du mazout s’est envolé à près de 190&nbsp;francs pour 100&nbsp;litres, ce qui constitue un record historique. Entre-temps, la situation s’est quelque peu calmée. Les prix actuels se situent aux alentours de 140&nbsp;Fr/100l – avec une légère tendance à la baisse. La flambée des prix a déclenché des demandes de baisse des taxes sur les carburants et combustibles fossiles. Au vu de la volatilité des prix et compte tenu des objectifs de politique climatique, cette demande est toutefois prématurée.</p><p>D’autant plus que nous disposons d’un moyen d’alléger plus rapidement les budgets des ménages, sans remettre en question les objectifs environnementaux et climatiques. Début 2022, la taxe CO2 sur le mazout et le gaz a été augmentée&nbsp;: elle est passée de 96 Fr/t à 120 Fr/t de CO2. Les recettes de cette taxe doivent être restituées à la population. Mais ce n’est que partiellement le cas pour le moment. Pendant l’année en cours, la population ne récupère que les recettes de la taxe de 96 Fr/t. Les montants provenant de la taxe augmentée à 120 Fr/t ne seront vraisemblablement versés qu’en 2023.</p><p>Avec la hausse de la taxe de ce début d’année, le prix de 100l de mazout a augmenté d’environ 6&nbsp;francs. Pour le gaz, c’est environ 0,5&nbsp;ct/kWh. Conséquence&nbsp;: des recettes additionnelles de près de 300 millions de francs pour la Confédération. Il n’y a aucune raison pour que la Confédération ne redistribue pas immédiatement cet argent à la population, et ce, d’autant plus avec la flambée actuelle des prix du pétrole et du gaz. Deux tiers des recettes sont destinés à la population et aux entreprises. Cela représente donc environ 200 millions de francs de pouvoir d’achat en plus. Un tiers est utilisé pour des subventions aux propriétaires de logements («&nbsp;Programme Bâtiments&nbsp;»). Si les recettes supplémentaires de la taxe sur le CO2 sont rapidement reversées à la population, chaque personne recevra un peu plus de 20 francs. Pour une famille de quatre personnes, cela représente tout de même près de 100 francs.</p><h4>Chômage partiel&nbsp;: prolonger les procédures simplifiées</h4><p>Des secteurs économiques comme le tourisme et le transport aérien, qui ressentent encore les effets de la pandémie, voient la perspective d‘une normalisation de l'état des affaires s'éloigner, car les clients venant d’Asie ou d’Amérique auront tendance à rester à l’écart de l’Europe. Dans les branches industrielles, la hausse des prix des matériaux entraîne des baisses de commandes et des annulations. L’industrie d’exportation ressentira le ralentissement de la conjoncture mondiale. Le chômage et les pertes de salaire menacent. Pour éviter cela, l’USS demande que les procédures simplifiées en matière de chômage partiel soient prolongées, alors qu’il est prévu qu’elles disparaissent dès la fin mars.</p><p>La situation est caractérisée par une grande incertitude. La hausse des primes d’assurance maladie devrait venir s’ajouter au renchérissement. Le cas échéant, d’autres mesures visant à renforcer le pouvoir d’achat pourraient se révéler nécessaires.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/3/csm_DEF_SGB_Non_a___la_guerre_21b3de3d9d.webp" length="10084" type="application/pdf"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8114</guid><pubDate>Tue, 08 Mar 2022 13:07:30 +0100</pubDate><title>Dans toute la Suisse, les femmes exigent plus d’égalité et de meilleures rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dans-toute-la-suisse-les-femmes-exigent-plus-degalite-et-de-meilleures-rentes</link><description>Journée internationale des femmes 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes continuent de faire face à de nombreux désavantages dans le monde du travail, puis à la retraite&nbsp;: salaires inéquitables, manque de places d'accueil des enfants et déficit massif des rentes de vieillesse. À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2022, l’Union syndicale suisse (USS) s’engage concrètement pour l’égalité et contre toute détérioration au détriment des femmes. Le lancement de<a href="https://creches-abordables.ch/?src=usshp" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer"> l’initiative pour des places d’accueil abordables et de qualité</a> pose une base essentielle pour l’égalité des chances dans le monde du travail. Parallèlement, les syndicats combattent le projet de démantèlement de l’AVS et s’engagent pour que les rentes des femmes augmentent enfin&nbsp;!</p><p>Elles ne cessent de le répéter&nbsp;: il faut augmenter les rentes des femmes, pas l’âge de la retraite&nbsp;! En Suisse, les femmes fournissent plus souvent que les hommes du travail non rémunéré, et leurs salaires professionnels ne correspondent souvent pas aux responsabilités et charges importantes de leurs professions. Conséquences&nbsp;: les rentes des femmes sont en moyenne inférieures d’au moins un tiers à celles des hommes, et près de 11&nbsp;% des femmes dépendent des prestations complémentaires dès leur départ à la retraite. Malgré cela, le Parlement ne se gêne pas de leur servir un projet de baisse de rentes après l’autre. Voilà pourquoi l’USS a lancé – avec beaucoup de succès&nbsp;! – le référendum contre AVS&nbsp;21. Elle combattra également avec force les détériorations dans le 2e&nbsp;pilier.</p><p>Pour réduire l’écart de revenu et donc le déficit de rente des femmes, les syndicats de l’USS participent activement à l’initiative pour les crèches, lancée en cette journée du 8 mars par un large réseau d’organisations. Avec cette initiative, la responsabilité de la garde des enfants ne reposera plus principalement sur les familles et tous les enfants auront droit à une place d’accueil abordable et adaptée à leurs besoins. Pour l’USS, un élément essentiel est que l’initiative améliore également les salaires et les conditions de travail du personnel des structures d’accueil et contribue ainsi activement à lutter contre la sous-rémunération des professions à forte majorité féminine. Comme l’a souligné la présidente du SSP Katharina Prelicz-Huber lors de la conférence de presse de lancement de l’initiative&nbsp;: «&nbsp;Avec l’initiative pour les crèches, nous revalorisons les professions de la prise en charge des enfants, à travail des formations adéquates, des salaires et des conditions de travail appropriés. Pour beaucoup de femmes qui travaillent dans ce secteur, c’est là une étape nécessaire et attendue depuis trop longtemps déjà.&nbsp;»</p><p>Les syndicats de l’USS tiennent aujourd’hui des stands pour récolter des signatures pour l’initiative pour les crèches et sensibiliser à la nécessité de rentes décentes pour les femmes. Ils se joignent aussi aux manifestations décentralisées qui ont lieu entre autres à Lausanne, Neuchâtel, Berne et Winterthour. Ces manifestations évoqueront aussi la situation des personnes directement touchées par la guerre.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/6/csm_Frauen_Aktivistinnen_Protestieren_JacobLund-NounProject_3df964627c.webp" length="12488" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8110</guid><pubDate>Thu, 03 Mar 2022 12:18:18 +0100</pubDate><title>Appel à manifester contre la guerre en Ukraine et pour la paix</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/appel-a-manifester-contre-la-guerre-en-ukraine-et-pour-la-paix</link><description>LA PAIX MAINTENANT ! 
SAMEDI 5 MARS À GENÈVE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Rassemblement : 14h30 Place Neuve, Genève</strong></p><p class="lead">L’USS soutient les manifestations locales et internationales de solidarité avec la population ukrainienne et pour la paix. Elle se joint à ses organisations sœurs du mouvement syndical européen et international pour exiger l’arrêt immédiat des actes de guerre en Ukraine.</p><p>La guerre en Ukraine provoque des souffrances sans précédent. La situation de la population sur place est grave. Ce week-end, des manifestations ont lieu à Genève et à Zurich contre cette attaque brutale et pour la paix. Le mouvement syndical s'est toujours engagé pour la paix et la solidarité. L'USS soutient donc ces manifestations.</p><p>À Genève, le <strong>«&nbsp;Rassemblement de solidarité avec le peuple ukrainien&nbsp;»</strong> se tiendra le <strong>samedi 5 mars de 14h30 à 18h00</strong>. <strong>Rassemblement et départ&nbsp;: Place Neuve – parcours jusqu’à la Place des Nations</strong>.</p><p class="heading--h4"><strong>L'appel porte les revendications suivantes :</strong></p><ul class="lead"><li>Retrait immédiat des troupes russes de tout le territoire ukrainien</li><li>Soutien à la résistance ukrainienne. Pour la défense d’une Ukraine indépendante et démocratique</li><li>Pour un accueil sans discrimination des réfugié-e-s</li><li>Pour un désarmement nucléaire global&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/1/csm_Appel_horizontal_FR_7b82772d63.webp" length="83088" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8105</guid><pubDate>Fri, 25 Feb 2022 13:04:57 +0100</pubDate><title>Conflit en Ukraine : les syndicats exigent la fin des actes de guerre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/conflit-en-ukraine-les-syndicats-exigent-la-fin-des-actes-de-guerre</link><description>L’USS se joint à ses consœurs internationales  pour exiger l’arrêt immédiat des actes de guerre en Ukraine.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se joint à l’appel de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de la Confédération européenne des syndicats (CES) pour exiger l’arrêt immédiat des actes de guerre en Ukraine.</p><p>L’USS soutient les manifestations locales et internationales de solidarité avec la population ukrainienne et pour la paix. Secrétaire générale de la CIS, Sharan Burrow fait un constat alarmant&nbsp;: «&nbsp;De nombreuses personnes ont perdu la vie, et les gens souffrent depuis sept ans, parce que les accords de Minsk n’ont pas été mis en œuvre. Ces dernières semaines, il y a eu des nouvelles violations du cessez-le-feu par centaines et le conflit a été artificiellement attisé. Au lieu de construire des ponts pour la paix, des sommes colossales ont été dépensées pour l’armement et les forces armées, et la rhétorique agressive a fait monter l’instabilité. Le conflit persistant a des conséquences dramatiques sur l’économie, tant en Russie qu’en Ukraine et dans d’autres parties de l’Europe. Le risque d’une escalade du conflit, avec des conséquences désastreuses, est réel et persistera tant qu’un dialogue sérieux ne sera pas engagé pour traiter les causes mêmes du conflit.&nbsp;»</p><p>Luca Visentini, secrétaire général de la CES et du Conseil régional paneuropéen (PERC) lance l’appel suivant&nbsp;: «&nbsp;Les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen ainsi que le Haut Représentant de l’UE et le Secrétaire général de l’ONU se sont fermement prononcés en faveur de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et des accords de Minsk. Tous les dirigeant-e-s politiques doivent avoir le courage d’éviter la guerre, de rechercher des compromis et de respecter les accords, et ils doivent avoir la sagesse de construire des économies durables qui fonctionnent pour les populations et qui constituent la base essentielle de la sécurité commune. L’effondrement des mesures de sécurité communes telles que le traité INF et le traité «&nbsp;Ciel ouvert&nbsp;», qui offraient des canaux de vérification et de dialogue, s’est accompagné d’un affaiblissement généralisé des dispositions des accords d’Helsinki qui ont contribué à garantir la paix depuis près de 50 ans. Il existe désormais un risque réel que ce cadre fondamental explose et que la militarisation en Europe, qui a déjà commencé, connaisse une escalade. Nous demandons instamment que des mesures soient prises de toute urgence pour réunir tous les dirigeant-e-s politiques concernés afin de créer un cadre de sécurité commun, comme celui qui avait été initié à Helsinki. Le monde a besoin d’un nouveau contrat de société, pas de davantage de conflits. Nous avons besoin d’investir dans les gens et les emplois, dans la paix et la stabilité.&nbsp;»</p><p>Président de l’USS, Pierre-Yves Maillard joint sa voix à l’appel de ses collègues européens et internationaux et souligne&nbsp;: «&nbsp;Nous condamnons l’agression russe en Ukraine. Cette invasion belliqueuse n’a aucune justification. Elle mènera à une terrible vague de souffrance humaine. L’Ukraine en tant que pays indépendant et démocratique est menacée de disparition. Mais la population de Russie et de l’ensemble du continent européen ressentira également, à des degrés divers, les effets dévastateurs de cette guerre. Dans de telles situations de crise et de violence, les familles les plus pauvres et le monde du travail subissent des dommages terribles.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/3/csm_DEF_SGB_Non_a___la_guerre_21b3de3d9d.webp" length="10084" type="application/pdf"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8102</guid><pubDate>Thu, 24 Feb 2022 15:44:58 +0100</pubDate><title>Avenir du service postal universel : un rapport d’experts plein de contradictions</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/avenir-du-service-postal-universel-un-rapport-dexperts-plein-de-contradictions</link><description>L’analogique ne va pas simplement disparaître en 2030 !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le développement futur du service postal universel en Suisse a fait l’objet d’un rapport d’expert-e-s présenté aujourd’hui à Berne. Les conclusions sont toutefois bien moins axées sur l’avenir qu’il n’y paraît à prime abord. Et il contient trop de propositions qui vont dans le sens d’un démantèlement du service public, à commencer par l’exigence – complètement insensée – de supprimer le courrier A.</p><p>Bien sûr que les choses ont beaucoup évolué dans le secteur postal, tant au niveau technique que des besoins des client-e-s. Les volumes de courrier sont en baisse, tout comme les opérations de paiement aux guichets. À l’inverse, les transactions par «&nbsp;e-banking&nbsp;» et le volume des colis notamment sont en forte croissance. Le fait que les recettes de la Poste soient en baisse n’est toutefois pas la conséquence logique de cette évolution (du marché). C’est plutôt lié aux dispositions réglementaires&nbsp;: en effet, celles-ci entraînent soit une augmentation des coûts (comme les critères d’accessibilité que le monde politique a définis à juste titre), soit une baisse des recettes (par exemple à travers l’interdiction pour PostFinance d’octroyer des crédits, maintenue jusqu’ici également par le monde politique).</p><p>Ce sont donc logiquement les dispositions réglementaires qui doivent être au cœur du développement du service postal universel. Il est clair, comme le reconnaît d’ailleurs le groupe d’expert-e-s, que le service postal universel est un élément indispensable d’un service public qui couvre efficacement l’ensemble du territoire suisse. Et que cela a un coût (tout comme les liaisons ferroviaires régionales ou les réseaux de fibre optique, par exemple). Le fait que la Poste soit aujourd’hui encore en mesure de fournir ce service public de manière autonome financièrement est une véritable réussite, surtout en comparaison avec les pays environnants.</p><p>Les propositions de la commission d’expert-e-s visant à mettre en place une infrastructure postale numérique de base («&nbsp;secret postal numérique&nbsp;») sont à saluer et ce projet doit enfin aller de l’avant au niveau politique. Mais la numérisation croissante ne signifie en aucun cas que le monde analogique disparaîtra à la même vitesse et que, par conséquent, la distribution quotidienne de journaux par voie postale «&nbsp;ne se justifiera plus&nbsp;» à partir de 2030, par exemple (commission d’expert-e-s).</p><p>La plus grande erreur serait de démanteler le «&nbsp;système intégré&nbsp;» de la Poste, avec son réseau de points d’accès couvrant l’ensemble du territoire et reconnu par la commission d’expert-e-s, en détachant et en privatisant PostFinance. Il faudrait alors, pour stabiliser les coûts, procéder à des coupes sévères dans le service postal universel. Ou aller quémander des subventions pour maintenir le niveau de ce service. Et cela, indépendamment de la mesure dans laquelle la future desserte postale sera assurée par voie numérique ou analogique. Enfin, il est certain qu’un appel d’offres pour le «&nbsp;mandat de service universel en matière de trafic des paiements&nbsp;» (c’est ce que propose la commission dans son rapport) coûterait beaucoup plus cher.</p><p>Même après la publication de ce rapport, il n’y a qu’une seule conclusion possible pour la révision de la loi sur l’organisation de la Poste, et elle n’est pas nouvelle&nbsp;: il faut lever au plus vite l’interdiction pour PostFinance d’octroyer des crédits, qui est une entrave réglementaire absurde. Une banque à part entière qui ne peut pas accorder des crédits, c’est comme une boulangerie sans farine&nbsp;: impossible.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/1/csm_meinepoststelle_7213ca457c.webp" length="84616" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8068</guid><pubDate>Tue, 15 Feb 2022 08:32:52 +0100</pubDate><title>Plus de 100 000 signatures en seulement 50 jours !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/plus-de-100-000-signatures-en-seulement-50-jours</link><description>Le référendum contre AVS 21 mobilise massivement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La large alliance contre le démantèlement de l’AVS a réussi à récolter plus de 100 000 signatures en moins de 50 jours, soit plus du double des signatures requises après seulement la moitié du délai de récolte ! Malgré le froid hivernal, malgré les restrictions sanitaires, le référendum contre le relèvement de l’âge de la retraite des femmes connaît un succès fulgurant en ce début d’année.</p><p>Cette hausse à 65 ans prévue dans AVS&nbsp;21 vise à économiser environ 10 milliards de francs sur le dos des femmes. Pour elles, cela signifie une baisse de rente de 1200 francs chaque année, alors même qu’elles touchent déjà un tiers de moins de rente que les hommes. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’une nouvelle dégradation de la situation des femmes à la retraite suscite une telle résistance.</p><p>Au lieu d’enfin honorer la promesse constitutionnelle de fournir des rentes suffisantes pour vivre, le Parlement tente une nouvelle fois d’affaiblir l’AVS. Et AVS&nbsp;21 n’est qu’un début&nbsp;: les employeurs et les partis de droite et du centre prévoient de nouvelles attaques contre ce pilier central de notre sécurité sociale. Au menu&nbsp;: la retraite à 67 ans pour tout le monde et de nouvelles baisses dans le 2e&nbsp;pilier. Raison de plus pour s’opposer clairement à ces projets de démantèlement.</p><p>Le référendum contre AVS&nbsp;21 a été lancé par les syndicats, des partis politiques, des associations et des collectifs féministes. La récolte de signatures se poursuit&nbsp;: le dernier délai pour retourner les feuilles de signatures est fixé au 20 mars 2022. Pour plus d’informations sur le référendum&nbsp;: <a href="https://www.avs21-non.ch/?src=uss100" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.avs21-non.ch</a>.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/7/csm_210918_Haende_weg_von_unseren_Renten1080_143cb488d6.webp" length="245832" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8063</guid><pubDate>Sun, 13 Feb 2022 14:37:22 +0100</pubDate><title>Le NON au paquet d’aide aux médias est regrettable – conséquences et prochaines étapes</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-non-au-paquet-daide-aux-medias-est-regrettable-consequences-et-prochaines-etapes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS), le SSM et syndicom déplorent le NON au Paquet d’aide aux médias. Ils restent convaincus qu’un soutien public aux médias est important pour le fonctionnement de la démocratie et pour un service public fort. Les médias et le journalisme indépendant ne doivent pas être abandonnés aux forces du marché. La tendance à la monopolisation et à l’uniformisation des médias suisses va sinon se poursuivre. Des régions entières perdront leur couverture journalistique, et la suppression rampante d’emplois progressera. Pour mettre un terme à cette situation, les syndicats exigent des solutions cantonales intermédiaires ainsi qu’une révision du projet visant à promouvoir les médias.</p><p>Malgré le Non dans les urnes, il demeure incontesté que les petites et grandes entreprises médiatiques sont indispensables à la couverture médiatique dans les régions et que beaucoup d’entre elles peinent à adopter un nouveau modèle commercial, qui perdure dans un monde de plus en plus numérisé. Une solution politique (avec une limite supérieure de tirage et des restrictions sur les dividendes) s’impose de toute urgence.</p><p class="heading--h4">Pas sur le dos des travailleuses et travailleurs</p><p>Le refus du scrutin ne doit pas conduire à une dégradation des conditions de travail du personnel ni à une précarisation accrue de la branche des médias. Par ailleurs, les nouveaux médias en ligne qui sont indépendants des grands groupes de presse ont besoin de toute urgence d’un soutien public, car ils contribuent dans une large mesure à la diversité des médias et des opinions en Suisse. Malgré le Non d’aujourd’hui aux urnes, il convient que le personnel de la distribution matinale encore sans CCT bénéficie d’une convention. syndicom continuera de s’engager pour la couverture collective du personnel dans cette branche.</p><p class="heading--h4">Promotion cantonale des médias – maintenant plus que jamais!</p><p>Une majorité de «oui» domine dans certains cantons. Comme une solution n’existe toutefois pas au niveau fédéral, les syndicats exigent que les cantons ayant accepté le paquet d’aide aux médias promeuvent les médias sur leur territoire. La population reste intéressée à des médias régionaux et locaux qui sont indépendants et variés. Et s’il n’y a encore aucun soutien supplémentaire au niveau fédéral, ce sont les cantons qui doivent s’engouffrer dans la brèche dans un premier temps.</p><p class="heading--h4">Pour un meilleur paquet d’aide aux médias maintenant!</p><p>Même si le projet était relativement avantageux sur le plan financier, les électeurs et les électrices l’ont sans doute trouvé trop complexe et trop chargé. Il est donc grand temps de redimensionner l’aide aux médias! En premier lieu, les parties du paquet d’aide aux médias n’ayant pas été contestées doivent être maintenues en tant que mesures individuelles visant à soutenir le conseil de la presse, les prestations d’agence ainsi que la formation et les solutions informatiques numériques. Ces mesures peuvent être rapidement mises en œuvre, et servent la branche et les utilisateurs dans leur ensemble. Les finances à cet effet sont disponibles avec la redevance des ménages et les réserves existantes. Par ailleurs, au vu de la diversité des médias, il est essentiel de continuer à promouvoir les médias en ligne en les orientant vers l’avenir et les jeunes utilisateurs et utilisatrices.</p><p>En parallèle, il s’agit de s’attaquer aux prochains thèmes fondamentaux de la politique des médias:</p><ul><li>Les géants des technologies numériques tels que Facebook, Amazon &amp; Cie doivent être imposés en fonction du chiffre d’affaires qu’ils réalisent dans les pays respectifs. Une partie au moins de cet impôt doit être affecté au financement de l’aide aux médias (à développer).</li><li>Il faut une taxe publicitaire sur tous les supports et vecteurs publicitaires, qui s’applique aussi aux géants globaux de la tech, afin de financer le journalisme indépendant. Les recettes doivent alimenter un fonds administré par une fondation, qui évalue les demandes de financement.</li><li>En vue de la création d’un service public médiatique de base, il convient aussi d’aborder le projet politique d’un soutien direct à tous les types de médias.</li><li>Il s’agit de mettre en place, hors de l’administration, une autorité de surveillance et de contrôle forte, qui analyse la couverture médiatique dans toutes les régions du pays et qui propose des mesures au Conseil fédéral en cas de risque de sous-couverture. L’analyse devrait aussi englober le contrôle des conditions de travail et de la qualité des offres médiatiques. L’ElCom sur le marché de l’énergie pourrait servir de modèle.</li><li>Par ailleurs syndicom, le SSM et l’USS réitèrent leur revendication d’instaurer une CCT pour les médias. Seules les maisons de presse qui mènent des négociations CCT avec les syndicats devraient obtenir des financements publics.</li></ul>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8061</guid><pubDate>Sun, 13 Feb 2022 14:16:12 +0100</pubDate><title>Il faut maintenant alléger les charges des gens qui travaillent</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-maintenant-alleger-les-charges-des-gens-qui-travaillent</link><description>La suppression du droit de timbre a pu être empêchée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La population a clairement rejeté une nouvelle baisse des impôts pour les entreprises. L’Union syndicale suisse s’était engagée contre la suppression du droit de timbre d’émission parce qu’un changement de cap s’impose dans la politique fiscale. La priorité numéro un doit aller à l’allègement des charges pour les travailleuses et les travailleurs ainsi qu’à l’amélioration de leur pouvoir d’achat. Il faudra en particulier s’attaquer au fardeau toujours plus intolérable que représentent les primes d’assurance maladie. Lors du débat sur l’initiative d’allègement des primes, le Parlement doit absolument saisir l’opportunité de prendre enfin une décision qui serve les intérêts des travailleuses et travailleurs du pays.</p><p>Dans le contexte actuel d’augmentation des charges et des loyers, le non sec et sonnant prononcé par les électrices et les électeurs à la suppression du droit de timbre d’émission n’a rien de surprenant. Ils ont ainsi empêché la tentative d’exonérer encore davantage les entreprises et leurs propriétaires de leur participation aux charges collectives. Les entreprises utilisent les services et les infrastructures publiques indépendamment du fait qu’elles font des bénéfices ou non. Sans le droit de timbre d’émission, certaines sociétés n’auraient plus du tout contribué au financement des services publics.</p><p>Au vu des problèmes de pouvoir d’achat des ménages, ce projet était de toute évidence inapproprié. Malgré la reprise économique, les revenus nets de nombreux ménages à revenu normal ont baissé. Et la hausse des primes maladies a englouti bien davantage que les modestes augmentations de salaire de ces dernières années. Les gens qui gagnent normalement leur vie ont de plus en plus de difficulté à s’en sortir financièrement.</p><p>Après la RIE III et les déductions pour enfants forfaitaires et injustes, c’est la troisième fois qu’un projet fiscal déséquilibré, ficelé par le Parlement, échoue en votation populaire. Il serait donc grand temps que ce même Parlement prête attention au signal clair qui lui est envoyé&nbsp;: après des années d’allègements fiscaux pour les entreprises, les personnes fortunées et les gros revenus, il faut maintenant des décisions politiques qui vont renforcer le pouvoir d’achat des gens ordinaires.</p><p>Il faut s’attaquer en premier lieu à la charge insupportable que représentent les primes d’assurance maladie, qui ont un effet dégressif en termes de politique des revenus. Il faut davantage de réductions de primes, afin que personne ne doive consacrer plus de 10&nbsp;% de son revenu aux primes. Le traitement de l’initiative sur l’allègement des primes par le Parlement offre la possibilité de mener enfin à bien, avant la fin de la législature, un projet de politique fiscale qui profitera à l’ensemble de la population.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_stempel_f_520e80f5ee.webp" length="71088" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8057</guid><pubDate>Fri, 11 Feb 2022 15:55:03 +0100</pubDate><title>Les bénéfices de la BNS pour une AVS forte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-benefices-de-la-bns-pour-une-avs-forte</link><description>Les délégué-e-s de l’USS décident de lancer l’initiative sur la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) lance l’initiative populaire «&nbsp;Renforcer l’AVS avec les bénéfices de la Banque nationale&nbsp;». Les délégué-e-s en ont décidé ainsi aujourd’hui lors d’une assemblée extraordinaire. Les bénéfices exceptionnels et les taux d’intérêt négatifs ont fortement accru les capacités de distribution de la Banque nationale suisse (BNS). Cet argent appartient à la population. Le verser à l’AVS profiterait à tout le monde. Avec cette initiative, l’USS propose une alternative aux attaques en règle menées par le Parlement contre les retraites, à savoir le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et la baisse des rentes du 2e pilier. Et dès l’été 2022, le débat parlementaire se portera même sur la question d’une hausse générale de l’âge de la retraite. Or, aujourd’hui déjà, les rentes AVS ne suivent de loin pas la hausse du coût de la vie et les rentes du 2e pilier sont en chute libre. C’est inacceptable, car il y a assez d’argent dans notre pays pour fournir des retraites décentes.</p><p>La prévoyance vieillesse est à la croisée des chemins. Les rentes de la prévoyance vieillesse baissent parce que les caisses de pensions sont moins performantes et que les rentes AVS ne suivent pas l’évolution des salaires. C’est pourquoi une augmentation des rentes est nécessaire, par exemple à travers la 13e rente AVS demandée par l’USS. Au lieu de résoudre le problème, les employeurs et les milieux de droite et du centre veulent augmenter l’âge de la retraite et réduire encore davantage les prestations. Mais il y a assez d’argent en Suisse pour des hausses de rentes. Notamment à la Banque nationale suisse (BNS), qui possède aujourd’hui plus de mille milliards de francs sous forme d’actions, d’obligations et d’or. Ses réserves pour distributions futures sont dotées de plus 100 milliards de francs, après les provisions et les généreuses distributions de 6 milliards de francs à la Confédération et aux cantons. Avec une telle accumulation de bénéfices exceptionnels, une redistribution s’impose.</p><p>Il est important qu’une partie de cette fortune alimente l’AVS. Lorsque la BNS a réalisé des bénéfices particulièrement importants par le passé, l’AVS en a déjà été bénéficiaire. Il en est allé ainsi en 2007 par exemple, lorsque 7 milliards de francs provenant de la vente des réserves en or excédentaires lui ont été versés. Une distribution en faveur de l’AVS se justifie en outre parce que les taux d’intérêt négatifs de la BNS ont également eu des effets négatifs pour la prévoyance vieillesse dans le deuxième pilier.</p><p>L’USS a opté pour un texte d’initiative qui continue de garantir l’indépendance de la Banque nationale en matière de politique monétaire. L’initiative demande uniquement que la répartition des distributions soit adaptée. Elle ne vise aucunement de revoir fondamentalement la réglementation des distributions, ni ne restreint la BNS dans ses placements, par exemple pour qu’elle obtienne un certain rendement. La distribution des bénéfices à l’AVS n’aura lieu que si les réserves de la BNS sont particulièrement élevées. En outre, la totalité des recettes provenant des intérêts négatifs devra être versée en une fois au fonds AVS. Le texte de l’initiative ne touchera ni à la politique de provisionnement de la BNS, ni aux importantes distributions de bénéfices aux cantons.</p><p>La récolte de signatures démarrera dès ce printemps. Ainsi, la population pourra voter rapidement sur cet objet qui bénéficie d’ores et déjà d’un large soutien. Et l’AVS en sortira renforcée.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8038</guid><pubDate>Fri, 04 Feb 2022 13:48:57 +0100</pubDate><title>Attaque frontale contre la santé des salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/frontalangriff-auf-die-gesundheit-der-arbeitnehmenden</link><description>La loi sur le travail est sérieusement menacée d&#039;érosion</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour des pans entiers de l’économie, la protection qu’offre la loi sur le travail ne devrait plus s’appliquer&nbsp;: la Commission de l’économie du Conseil des États (CER-E) a lancé cette attaque incroyable contre la santé des travailleuses et travailleurs. Lors de l’examen de l’initiative parlementaire Graber, déjà dangereuse, elle a accepté, dans un revirement-surprise, la proposition du conseiller aux États Ruedi Noser qui va encore bien plus loin dans les dégradations de la protection de la santé.</p><p>Alors que, sur mandat du conseiller fédéral Guy Parmelin, les partenaires sociaux discutent déjà d’éventuelles adaptations des horaires de travail pour certains employé-e-s, la CER-E s’attaque ainsi non seulement à la santé de milliers de travailleuses et travailleurs, mais aussi au partenariat social et au Conseil fédéral.</p><p>Si la version de la CER-E était adoptée, cela constituerait un précédent pour l’affaiblissement de la loi sur le travail. En effet, la proposition du conseiller aux États Noser ne vise rien d’autre que de réduire le plus possible le champ de protection de la loi sur le travail, notamment en ce qui concerne les dispositions relatives à la durée du travail et du repos, et donc tout particulièrement l’interdiction du travail de nuit et du dimanche. La protection disparaîtrait pour les employé-e-s exerçant une «&nbsp;fonction dirigeante&nbsp;» et les «&nbsp;spécialistes&nbsp;» avec un diplôme d’études supérieures – une formulation pour le moins élastique. Le même sort serait réservé aux employé-e-s gagnant plus de 120&nbsp;000 francs par année et travaillant dans les secteurs des services, du «&nbsp;conseil&nbsp;», de l’informatique, des audits et de la fiducie. Seule condition&nbsp;: déclarer être «&nbsp;autonome dans les horaires de travail&nbsp;» ainsi que le simple accord écrit de l’employé-e.</p><p>Les définitions de branches sont volontairement floues, en particulier celle de la «&nbsp;branche du conseil&nbsp;», et élargissent ainsi le champ d’application de la nouvelle disposition de manière insoupçonnée. Avec les conséquences désastreuses que cela implique pour la santé psychique&nbsp;: burn-out, auto-exploitation et perte importante des contacts sociaux.</p><p>Cette attaque est très grave, car elle vise à extraire du champ de protection de la loi sur le travail des catégories entières de travailleuses et travailleurs. Et ce n’est apparemment qu’un début&nbsp;: après les conseillers et conseillères, les informaticien-ne-s et autres «&nbsp;spécialistes&nbsp;», l’offensive contre tous les autres salarié-e-s est sans doute imminente, jusqu’à ce que le plus grand nombre possible puissent aussi être employés le dimanche et la nuit, selon le bon vouloir de leur entreprise.</p><p>Et cela a bel et bien lieu en Suisse, où l’on travaille déjà beaucoup et longtemps. L’USS ne tolérera pas cette attaque contre la santé et la qualité de vie des salarié-e-s et la combattra avec tous les moyens nécessaires au sein d’une large coalition.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/e/csm_ueberarbeitet_burnout_ist-thodonal_d75e88c55f.webp" length="161862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8022</guid><pubDate>Tue, 18 Jan 2022 17:03:46 +0100</pubDate><title>Retraites : la chute libre se poursuit inexorablement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/retraites-la-chute-libre-se-poursuit-inexorablement</link><description>Statistique des nouvelles rentes </description><content:encoded><![CDATA[<p>La statistique publiée aujourd’hui le confirme&nbsp;: les rentes baissent inexorablement et la situation des femmes à la retraite est tout simplement déplorable. Depuis 2015, la rente médiane du 2e pilier a reculé de 135 francs par mois, soit une baisse de 7,5 points de pourcentage. À tel point qu’aujourd’hui, la rente médiane de l’AVS dépasse d’environ 100 francs celle du 2e pilier&nbsp;! Et ce, alors que les caisses de pensions se portent mieux que jamais et qu’en 2021, elles ont à nouveau pu atteindre des rendements de plus de 8&nbsp;% en moyenne.</p><p>Le déficit de rente des femmes dans le 2e pilier est extrêmement préoccupant. En effet, près d’un tiers des femmes ne perçoivent toujours aucune rente du 2e&nbsp;pilier. Et si elles en ont une, leur rente médiane de la caisse de pensions est inférieure de moitié à celle des hommes. La moitié des femmes qui ont pris leur retraite en 2020 reçoivent une rente du 2e&nbsp;pilier inférieure à 1167 francs par mois. Les retraits en capital sont même jusqu’à 2,5 fois moins élevés chez les femmes que chez les hommes. Les nouvelles baisses de prestations décidées au Parlement sont un affront pour les personnes concernées. De plus en plus souvent, les rentes ne suffisent tout simplement plus pour vivre.</p><p>50 ans exactement après l’introduction du modèle des trois piliers, la prévoyance vieillesse se trouve à un carrefour. Les chiffres publiés aujourd’hui sont sans équivoque&nbsp;: pour les femmes et les hommes aux revenus faibles et moyens – et donc aux avoirs de 2e piliers plus bas –, la seule perspective est de travailler jusqu’à l’âge légal de la retraite pour autant que cela soit possible, puis d’essayer ensuite de s’en sortir avec des rentes insuffisantes.</p><p>Ironiquement, les personnes qui prennent une retraite anticipée touchent des rentes nettement plus élevées. En gros, celles et ceux qui peuvent se le permettre partent plus tôt. Un relèvement de l’âge légal ne fera qu’accroître cette inégalité. La réforme de la LPP telle que votée par le Conseil national ne tient aucunement compte de cette évolution. Pour l’USS, une chose est sûre&nbsp;: elle se battra pour de meilleures rentes – dans l’AVS, avec une 13e rente, comme dans le 2e pilier, en défendant le compromis des partenaires sociaux. Et elle s’engagera fermement contre AVS 21 qui prévoit un démantèlement des prestations sur le dos des femmes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_210918_HaendeWeg-Demo-Manif-PasTouche_eceaef1f3d.webp" length="536346" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8013</guid><pubDate>Tue, 11 Jan 2022 10:30:00 +0100</pubDate><title> Les 3 milliards de cadeaux fiscaux doivent plutôt servir aux réductions de primes-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-3-milliards-de-cadeaux-fiscaux-doivent-plutot-servir-aux-reductions-de-primes-maladie</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pendant la crise du coronavirus, la perte de pouvoir d’achat a presque exclusivement touché les ménages à revenus faibles et moyens. La crise a donc surtout frappé celles et ceux dont les revenus stagnaient déjà avant la pandémie. Dans cette situation tendue, il faudrait impérativement soulager les gens qui travaillent. Mais le Conseil fédéral et le Parlement préfèrent préparer des baisses d’impôts pour les grandes fortunes et les hauts revenus, à hauteur de quelque trois milliards de francs. Et dans le même temps, ils prévoient des réductions dans l’AVS et des baisses de rentes dans le 2e pilier. En cette année clé en matière de politique sociale et de revenu, l’Union syndicale suisse (USS) se battra pour un changement de cap en faveur des travailleuses et des travailleurs. Elle le fera à travers plusieurs référendums et initiatives populaires ainsi que des luttes syndicales sur le terrain. Objectif premier&nbsp;: la reprise doit profiter à toute la population, et les salaires et les rentes doivent enfin repartir à la hausse.</p><p>Ces deux dernières années, la crise du coronavirus a fondamentalement modifié la donne pour de nombreux salarié-e-s. Grâce au chômage partiel et aux autres garanties salariales (APG), une catastrophe a pu être évitée. Et depuis quelques mois, le chômage est à nouveau en recul. Toutefois, il reste de nombreuses traces douloureuses et des vulnérabilités, surtout chez les salarié-e-s à bas revenu ainsi que chez les jeunes et les personnes en fin de carrière. Pour les plus de 60&nbsp;ans, la reprise n’est pas du tout perceptible. Leur taux de chômage demeure plus élevé qu’avant la crise. D’un autre côté, les personnes de 15 à 24 ans sont pratiquement 25&nbsp;000 en moins à exercer une activité lucrative qu’avant le début de la pandémie. La reprise s’est malheureusement accompagnée de l’apparition de nombreux emplois peu sûrs. Ainsi, le nombre d’employé-e-s temporaires, par exemple, a augmenté de plus de 10&nbsp;% en 2021.</p><p>Pour beaucoup de gens, il est de plus en plus difficile de nouer les deux bouts. La charge que représentent les primes des caisses-maladie est devenue insupportable. Les salaires n’ont augmenté que de 0,2&nbsp;% en termes réels entre 2016 et 2022 et sont à la traîne de l’évolution économique.</p><p>Au lieu de s’attaquer à ces problèmes, le Conseil fédéral et le Parlement prennent la direction diamétralement opposée. Ils préparent des baisses d’impôt de près de 3 milliards de francs par an en faveur des personnes fortunées, des gros salaires et des entreprises. Par contre, le fardeau toujours plus insupportable des primes-maladie n’est nullement allégé.</p><p class="heading--h4">Il faut plus d’AVS, pas moins</p><p>En 2022, le modèle suisse des trois piliers de la prévoyance vieillesse fête ses 50 ans d’existence. Lors de son introduction, ce système comprenait non seulement une rente AVS assurant le minimum vital, mais également des caisses de pensions avec des garanties de prestations clairement définies et une compensation du renchérissement. La rente de la caisse de pensions doit permettre de maintenir le niveau de vie antérieur. Mais nous nous éloignons toujours plus de cet objectif constitutionnel. L’AVS n’assure plus le minimum vital et les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser. Les futurs retraité-e-s auront donc toujours moins pour vivre.</p><p>La prévoyance vieillesse s’est muée en un champ d’activité économique en plein essor. En ce sens, les attaques contre l’AVS – où les prestataires comme les caisses de pensions, les banques ou les assurances ne gagnent rien – ne sont pas nouvelles ni surprenantes. Ce qui est nouveau, c’est la virulence. La première attaque concrète vient de la réforme AVS&nbsp;21&nbsp;: il ne s’agit ni plus ni moins d’un démantèlement de l’AVS au détriment des femmes. Tout comme la réforme du 2e pilier voulue par les banques et les assurances, qui implique des baisses de rentes massives. Ce n’est pas tout&nbsp;: les employeurs et les partis de la droite et du centre veulent relever l’âge de la retraite à 67 ans pour tout le monde. Mais en réalité, c’est «&nbsp;faites ce je dis, pas ce je fais&nbsp;»&nbsp;: car les personnes qui peuvent se le permettre prennent, elles, leur retraite plus tôt. En effet, il est piquant de constater que la branche du crédit et des assurances affiche un taux de retraite anticipée de 50&nbsp;% plus élevé que la moyenne générale en Suisse. L’USS entend bien combattre toutes ces détériorations. Avec des rentes du 2e pilier en baisse, il faut plus d’AVS, et non pas moins.</p><p class="heading--h4">Améliorer les revenus des gens ordinaires et diminuer le chômage</p><p>D’un point de vue de politique économique, l’USS estime que les mesures suivantes doivent être prioritaires en 2022&nbsp;:</p><ul><li>En matière de politique des revenus et de politique fiscale, des améliorations sont nécessaires pour les ménages à bas ou moyen revenu, et non des baisses d’impôt pour les plus riches. Les presque 3 milliards de francs de baisses d’impôts prévus doivent plutôt être affectés aux réductions des primes-maladie.</li><li>Il faut combattre plus systématiquement la surévaluation du franc. En effet, à cause du franc trop cher, le taux de chômage au sens du BIT (personnes en recherche d’emploi, mais pas forcément inscrites auprès d’un ORP) se situe à 5&nbsp;% en Suisse, soit nettement plus qu’en Allemagne (3,3&nbsp;%). Si la Banque centrale européenne (BCE) venait à normaliser sa politique monétaire, la BNS peut attendre avant de remonter ses propres taux d’intérêts.</li><li>Les plus de 60 ans doivent être mieux aidés dans leur recherche d’emploi via les ORP, comme c’était prévu dans le programme d’impulsion de l’initiative de limitation (initiative «&nbsp;Pour une immigration modérée&nbsp;»).</li><li>Il faut une augmentation générale des salaires et enfin un 13e salaire pour tout le monde.</li><li>Des conventions collectives de travail (CCT) qui fixent des salaires minimums décents et des conditions de travail de qualité sont nécessaires dans toutes les branches. Il faudra se pencher en particulier sur les branches en plein essor, dont les conditions de travail sont problématiques, comme c’est le cas pour les services de coursier.</li><li>Compte tenu de la propagation actuelle du variant Omicron, le Conseil fédéral doit prolonger sans interruption les garanties de salaire dans le chômage partiel. Si le système de tests et de traçage venait à être surchargé, la priorité doit être placée sur les personnes vulnérables.</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Santé</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_210107_JMK-Totale_77fa7b87ab.webp" length="70286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8011</guid><pubDate>Fri, 07 Jan 2022 11:08:35 +0100</pubDate><title>Bénéfices record de la BNS : une part doit revenir à l&#039;AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/benefices-record-de-la-bns-une-part-doit-revenir-a-lavs</link><description>Bilan 2021 de la Banque nationale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>À eux seuls, les 26 milliards de bénéfices engrangés par la Banque nationale suisse (BNS) en 2021 permettraient de couvrir les besoins supplémentaires de l’AVS des dix prochaines années. Sans parler des réserves de la BNS, qui sont encore bien plus importantes&nbsp;: plus de 100 milliards de francs dorment dans les réserves pour distributions futures, soit après déductions des provisions et des versements – déjà plus élevés qu’auparavant – de six milliards de francs à la Confédération et aux cantons.</p><p>Les retraites représentent un des problèmes les plus préoccupants pour la population dans notre pays. En effet, les rentes du 2e pilier baissent constamment en raison des taux d’intérêt très faibles. Et les rentes de l’AVS sont sous pression. Les femmes sont les grandes perdantes avec l’augmentation prévue de l’âge de la retraite, alors même qu’elles touchent déjà beaucoup moins que les hommes. Enfin, les rentes AVS sont clairement à la traîne par rapport aux salaires et à la hausse des primes-maladie.</p><p>Les rentes AVS doivent augmenter, et non baisser. La Suisse a assez d’argent pour cela. L’Union syndicale suisse (USS) propose de transférer à l’AVS une partie des bénéfices de la BNS. Elle prépare une initiative populaire en ce sens. Le texte sera présenté aux délégué-e-s de l’USS en février. Ce transfert permettrait par exemple de financer la 13e rente AVS, dont le besoin est impératif.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8007</guid><pubDate>Tue, 04 Jan 2022 11:15:00 +0100</pubDate><title>AVS 21 n’est qu’un début – augmenter l’âge de la retraite, c’est baisser les rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-nest-quun-debut-augmenter-lage-de-la-retraite-cest-baisser-les-rentes</link><description>Une large alliance lance le référendum contre AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de relèvement de l’âge de la retraite vise à faire près de 10&nbsp;milliards d’économies sur le dos des femmes. Leurs rentes diminueraient en moyenne de 1200&nbsp;francs par an. Alors même qu’aujourd’hui encore, les femmes perçoivent des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. Toute détérioration de la situation est par conséquent inacceptable. Au lieu de tenir enfin la promesse de rentes qui suffisent pour vivre, le Parlement cherche de nouveau à affaiblir l’AVS. Car il est bien clair qu’AVS&nbsp;21 n’est qu’un début&nbsp;: les employeurs et les partis de droite et du centre prévoient de nouvelles attaques contre la pièce maîtresse des assurances sociales suisses. La retraite à 67&nbsp;ans pour tout le monde figure déjà à l’ordre du jour et d’autres baisses de rentes sont prévues dans les caisses de pensions. Voilà pourquoi une large alliance formée de syndicats, de partis politiques, d’associations professionnelles et de collectifs féministes lancer aujourd’hui<a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/referendum/?src=usshp" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer"> le référendum contre la première étape d’un démantèlement des rentes</a>, soit AVS&nbsp;21.</p><p>La large alliance référendaire contre AVS&nbsp;21 lance aujourd’hui le référendum, lors d’une conférence de presse commune. Ce projet de démantèlement de l’AVS est un marché de dupes. Les femmes seraient seules à subir une réduction unilatérale de prestations dans la réforme prévue, avec le relèvement de l’âge de la retraite. Selon <strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> président de l’Union syndicale suisse (USS), il est scandaleux que le Parlement ferme les yeux sur la situation de la population retraitée, à commencer par les femmes. Son constat est clair&nbsp;: «&nbsp;La moitié des femmes parties à la retraite en 2019 ont dû se contenter de moins de 1770&nbsp;francs d’AVS par mois. Ces rentes sont trop basses et de nouvelles détériorations sont tout simplement intolérables&nbsp;». Pour <strong>Vania Alleva,</strong> présidente d’Unia, AVS&nbsp;21 ne tient pas compte des problèmes actuels des femmes à la retraite et n’en résout aucun. Au contraire, «&nbsp;cette réforme entièrement réalisée sur le dos des femmes est inacceptable. Nous combattrons de toutes nos forces le relèvement de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;».</p><p><strong>Léonore Porchet,</strong> conseillère nationale Les Vert-e-s et vice-présidente de Travail.Suisse, souligne que l’AVS perd chaque année 825&nbsp;millions de francs à cause de la discrimination salariale subie par les femmes. Il est honteux de vouloir faire payer la facture de ce «&nbsp;paquet de réformes&nbsp;» aux femmes. «&nbsp;Les femmes sont déjà massivement discriminées aujourd’hui, à la retraite comme sur le marché du travail, et devraient encore faire les frais de cette réforme. C’est inacceptable.&nbsp;» <strong>Adrian Wüthrich,</strong> président de Travail.Suisse, ajoute que la retraite à 66 ou 67&nbsp;ans est déjà prévue, et que la lutte contre AVS&nbsp;21 n’est donc qu’un début&nbsp;: «&nbsp;Le relèvement de l’âge de la retraite n’est pas la bonne solution, pas plus pour les femmes que pour les hommes, et les syndicats s’y opposeront&nbsp;». <strong>Marina Carobbio,</strong> conseillère aux États socialiste, souligne que les compensations prévues pour les femmes de la génération transitoire sont totalement insuffisantes&nbsp;: «&nbsp;Les femmes de la génération transitoire devraient se contenter de miettes.&nbsp;»</p><p>Les collectifs de la grève féministe s’engagent aussi pour le référendum. En leur nom, <strong>Anna-Béatrice Schmaltz</strong> souligne que «&nbsp;tant que les retraites des femmes seront inférieures d’un tiers à celles des hommes, il est absurde et absolument injustifié de relever l’âge de la retraite des femmes&nbsp;». <strong>Michela Bovolenta,</strong> secrétaire centrale au SSP et représentante des collectifs romands de la grève féministe, résume bien la colère des femmes&nbsp;: «&nbsp;Le Parlement ne nous a hélas pas écoutées. Il doit veiller à renforcer l’égalité à la retraite, au lieu de prévoir un démantèlement sur le dos des femmes. C’est le montant des rentes des femmes qu’il faut augmenter, pas l’âge de la retraite&nbsp;!&nbsp;»</p><p>Deux ans après que plus de 500&nbsp;000&nbsp;femmes sont descendues dans la rue pour réclamer plus de temps, de respect et d’argent, les revendications majeures du mouvement de la Grève des femmes* continuent d’être ignorées. Le bilan est misérable&nbsp;: les bas salaires, la discrimination salariale, le travail à temps partiel ou non rémunéré restent le lot de beaucoup de femmes. Avec pour résultat qu’à la retraite, leur situation est scandaleusement délétère. Avec AVS&nbsp;21, les choses ne feront qu’empirer. Même les femmes proches de l’âge de la retraite s’exposent à une détérioration concrète de leurs conditions.</p><p>Dans la réforme du 2e&nbsp;pilier non plus (LPP&nbsp;21), les femmes n’ont pas été ménagées et le niveau des prestations a été brutalement revu à la baisse. La large alliance constituée s’opposera par conséquent farouchement à la hausse de l’âge de la retraite des femmes, le référendum contre AVS&nbsp;21 n’étant que le début de son engagement. Il faut améliorer la situation des femmes à la retraite, au lieu de la détériorer. Les femmes ont entendu assez des belles paroles, leur patience est à bout.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_AHV21-FR_Visual_0f9e5d859a.webp" length="59536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8004</guid><pubDate>Tue, 21 Dec 2021 10:00:21 +0100</pubDate><title>Oui à la diversité et à la qualité – Oui au paquet d’aide aux médias</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ja-zur-vielfalt-und-qualitaet-ja-zum-medienpaket</link><description>Les syndicats disent OUI au paquet d’aide aux médias</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans le cadre des votations du 13 février 2022, les syndicats des médias syndicom et SSM (syndicat suisse des mass médias) ainsi que l’Union syndicale suisse (USS) s’engagent clairement pour un Oui au «train de mesures en faveur des médias». Le paquet permet de réaliser des investissements aussi bien dans le journalisme que dans les rédactions locales, et de promouvoir les médias en ligne ainsi que les radios locales et les télévisions régionales. Il renforce donc le service public médiatique et les conditions de travail dans l’étendue requise. Un Non à ce projet de loi bloquerait des années durant la politique nationale des médias et accentuerait la désertification du paysage médiatique.</p><p>Les recettes publicitaires chutent, les revenus des médias diminuent. Et en Suisse aussi, on observe une concentration accrue, voire par endroits une monopolisation du paysage médiatique. Cela conduit à une perte de diversité et à un appauvrissement, en particulier pour les médias locaux et régionaux. Il faut un soutien public aux médias pour que cette tendance puisse être enrayée. C’est la seule façon de renforcer l’indépendance économique des médias et d’assurer la survie des journaux régionaux, des médias en ligne et des chaînes privées. Et c’est la seule manière de garantir sur l’ensemble du territoire le service public médiatique absolument indispensable à une société de l’information démocratique.</p><p class="heading--h4">Garantir la qualité des médias</p><p>Assurer un journalisme de qualité protège des fake news. En ce sens, il est essentiel de promouvoir la formation et le perfectionnement professionnel des journalistes ainsi que le service de base de l’ATS et le travail éthique des médias dont le Conseil de la presse se porte garant. Pour que le projet de loi soit efficace, les employeurs doivent également s’impliquer. Les syndicats les appellent à investir en priorité dans leur personnel et à veiller, en collaboration avec les syndicats des médias, à des conditions de travail équitables. Le paquet d’aide aux médias fournit une base visant à augmenter les budgets pour les indépendant-e-s, afin qu’ils puissent apporter leur contribution importante à la diversité des médias.</p><p class="heading--h4">Améliorer les conditions de travail dans la distribution matinale</p><p>Des salaires bas et peu réglementés ainsi que des conditions de travail difficiles prévalent dans la distribution matinale. Cette situation devrait enfin s’améliorer, car le paquet d’aide aux médias comporte une obligation de négocier une convention collective de travail. Elle constitue la meilleure protection pour le personnel. Ici syndicom a pu franchir une étape importante déjà avant la votation: des négociations CCT ont été entamées dans la branche de la distribution. Le paquet contribuerait toutefois aussi à maintenir la pression sur les employeurs dans cette branche. Par ailleurs, il permet de garantir le volume de la distribution matinale et quotidienne, et apporte une contribution à la garantie des emplois.</p><p class="heading--h4">Renforcer la démocratie</p><p>Sans de bonnes conditions-cadres pour le journalisme, seul l’argent décide des contenus qui parviennent aux lecteurs. Si des questions désagréables ne sont plus posées et si des enquêtes approfondies ne sont plus menées, la porte est grande ouverte aux fake news et à la propagande. Le paquet d’aide aux médias veille à ce que les tout-puissants et les nantis soient eux aussi pointés du doigt.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/f/csm_Logo_Medienpaket_2_FR_8bc9da0b07.webp" length="45332" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7983</guid><pubDate>Wed, 15 Dec 2021 11:34:04 +0100</pubDate><title>Un démantèlement inacceptable des retraites sur le dos des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-demantelement-inacceptable-des-retraites-sur-le-dos-des-femmes</link><description>L’USS lance le référendum contre AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’écart scandaleux entre les rentes des femmes celles des hommes est d’environ un tiers. Or au lieu d’améliorer une fois pour toutes cette situation, le Parlement veut faire payer aux femmes le prix du projet démantèlement de l’AVS (AVS 21) en réduisant leurs rentes de 1&nbsp;200 francs par année. L’Union syndicale suisse (USS) va, dans le cadre d’une vaste alliance, saisir le référendum contre ce marché de dupes. Il est aussi clair qu’AVS 21 n’est qu’un début. Les syndicats combattront fermement tant le démantèlement des rentes du 2e pilier, avec lequel le Conseil national entend également laisser en plan les femmes, que tout relèvement de l’âge de la retraite.</p><p>Le Parlement refuse de voir quelle est la situation en ce qui concerne les rentes des femmes. La moitié de ces dernières qui ont pris leur retraite en 2019 doit s’en sortir avec moins de 1&nbsp;770&nbsp;francs de rente AVS par mois. Près d’un tiers des actuelles retraitées n’a aucune rente du 2e pilier. Et si elles en reçoivent une, celle-ci est en moyenne d’un montant inférieur de moitié environ à celle des hommes. Dans les branches typiquement féminines, il est courant que les rentes du 2e pilier se situent entre 500 et 800&nbsp;francs par mois. De telles rentes sont trop basses, c’est pourquoi il est inacceptable qu’elles baissent encore plus.</p><p>Malgré un tel contexte, les femmes seraient confrontées à un démantèlement de leurs rentes AVS. Le Parlement veut en effet relever leur âge de la retraite, ce qui signifierait, pour la rente AVS médiane, une <strong>réduction de rente de 1&nbsp;200&nbsp;francs par an.</strong> Ainsi, ce sont précisément celles dont les prestations de retraite sont d’ores et déjà insuffisantes qui devraient subir des réductions de rentes radicales et pérennes. Le projet AVS 21 ne contient aucune des améliorations dont les femmes ont besoin de tout urgence, alors qu’il n’y a que dans l’AVS qu’il est possible de renforcer leurs retraites en atteignant tout le monde. Et même l’aménagement des mesures décidées pour la génération de transition des femmes est un marché de dupes, car les rentes de plus de la moitié de celle-ci diminueraient directement.</p><p>Contrairement à ce que le Conseil fédéral proposait, le Parlement ne veut en outre autoriser l’anticipation de l’AVS qu’à partir de 63 ans&nbsp;; cela, alors que la proposition du Conseil fédéral jouissait d’un large soutien et qu’elle n’avait aucune incidence financière pour l’AVS. Par sa décision, le Parlement punit doublement les femmes&nbsp;: non seulement leur âge de la retraite est relevé, mais elles ne pourront plus prendre cette dernière déjà à partir de 62 ans. Pour les hommes, rien ne change à cet égard par rapport au statu quo. Mais eux aussi seront touchés par des réductions de leur rente à travers lesquelles le Parlement veut encourager les personnes touchant une retraite anticipée à travailler plus longtemps.</p><p>Alors que la crise du coronavirus domine à nouveau l’actualité, le Parlement en profite pour accélérer le démantèlement des retraites. De fait, outre le projet sur l’AVS, le modèle des banques et des assurances s’est imposé au Conseil national dans le cadre de la réforme de la LPP. Au lieu d’améliorations pour les femmes, c’est d’une hausse des coûts et d’une baisse des rentes du 2e pilier qu’il s’agirait avec ce modèle. Le but de la droite est évident&nbsp;: faire travailler tout le monde plus longtemps, avec moins d’argent pour vivre à la retraite. D’abord pour les femmes, ensuite, pour tout le monde.</p><p>Cette politique passe à côté de la réalité. En début d’année, plus de 300&nbsp;000 femmes et hommes ont signé l’appel contre AVS 21 en l’espace de cinq jours seulement. À la mi-septembre, plus de 15&nbsp;000 manifestant-e-s ont scandé «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;!&nbsp;» devant le Palais fédéral. Sur la base de cette opposition claire au démantèlement des retraites et d’un engagement déterminé pour une AVS forte, l’USS va, avec une vaste alliance, saisir le référendum contre AVS 21.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_210918_SEV_Rd21_MFR8189-c-Manu-Friedrich_0b22dc8b3a.webp" length="227312" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7979</guid><pubDate>Fri, 10 Dec 2021 16:57:10 +0100</pubDate><title>Assurer les revenus en cas de baisse de l&#039;activité</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/assurer-les-revenus-en-cas-de-baisse-de-lactivite</link><description>Position de l&#039;USS sur les nouvelles propositions de mesures du Conseil fédéral pour juguler la pandémie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La pandémie de coronavirus frappe de nouveau les branches de la culture et de la restauration. Heureusement que le Parlement a déjà pris la décision – contre l’avis du Conseil fédéral – de prolonger les garanties de salaire assurées par le chômage partiel. Maintenant, le Conseil fédéral doit livrer la marchandise&nbsp;: il doit mettre en œuvre au plus vite ces prolongations, afin que les entreprises concernées puissent y avoir recours au début de l'année prochaine et que les salaires et les emplois restent sûrs.</p><p>Le besoin d’agir est urgent aussi en ce qui concerne les allocations pour perte de gain des travailleuses et travailleurs de la culture. Certains cantons refusent de verser les indemnités. La Confédération doit clarifier la situation et veiller à ce que ces indemnités de subsistance soient versées.</p><p>Le chômage a heureusement sensiblement baissé ces derniers mois. Mais chez les plus de 60 ans, les choses n’ont pas beaucoup bougé. Ces personnes restent plus nombreuses à être au chômage qu’avant la crise et risquent plus souvent d’arriver en fin de droit. Il faut donc à nouveau réfléchir à des périodes d’indemnisation et des délais-cadres plus longs, comme lors de la première vague de la pandémie. Dans le programme d’impulsion lié à l’initiative de limitation, l’USS a proposé, en collaboration avec les employeurs, des postes d’ORP supplémentaires pour améliorer le placement des personnes au chômage. Les ORP doivent en faire davantage usage. En outre, le seuil élevé pour l’accès à la rente transitoire doit être adapté.</p><h4>Prévenir les risques liés au télétravail</h4><p>Le télétravail est un instrument efficace pour lutter contre la pandémie et protéger la santé des travailleuses et des travailleurs. L’expérience de la pandémie montre aussi qu’il ne faut pas ignorer les inconvénients liés au télétravail et que les employeurs ne peuvent se soustraire de leurs obligations. Pour protéger les employé-e-s, il est essentiel de tenir compte et de prévenir les dangers liés à la surveillance par l’employeur, au mélange entre vie privée et vie professionnelle ainsi qu’aux autres risques psychosociaux. Le droit au retour est une condition essentielle pour prévenir le côté négatif du télétravail.</p><p>Si le télétravail est ordonné pour des raisons épidémiologiques, les coûts et frais dus en vertu de la loi sur le travail et du code des obligations doivent être entièrement pris en charge par l’employeur, tout comme la protection de la santé (en particulier l’ergonomie). Dans ces circonstances, les coûts du télétravail ne sauraient être supportés par les employé-e-s. Par ailleurs, les contrôles et les conseils opérés sur les lieux de travail par les inspections et la SUVA doivent enfin être massivement augmentés après avoir inexplicablement diminué.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Koch_Restaurant_geschlossen_keineGaeste_ClarkandCompany-iStock_0abc5e019a.webp" length="100526" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7975</guid><pubDate>Wed, 08 Dec 2021 17:56:55 +0100</pubDate><title>Payer plus et toucher moins</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-plus-et-toucher-moins</link><description>Réforme de la LPP dans l’impasse : une loterie au lieu de rentes stables</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national biffe les améliorations des rentes scandaleusement basses des femmes. En lieu et place, il reprend le projet bancal de la commission, créant ainsi de l’arbitraire et des inégalités de traitement. En fin de compte, les coûts de cette réforme resteront des plus élevés, pour des rentes qui baissent. Seuls les revenus les plus élevés profiteront, grâce à une nouvelle optimisation fiscale avec le 2e pilier, du modèle des banques et des assurances.</p><p>Les rentes du 2e pilier ont baissé en termes réels de 8&nbsp;% depuis 2005 et les assuré-e-s n’ont encore jamais autant payé qu’aujourd’hui pour ce pilier. Cela devrait faire non seulement faire réfléchir les caisses de pensions, mais notamment aussi le Parlement. Cependant, au lieu de s’occuper de ce qu’est la réalité en matière de retraites, le Conseil national se cache derrière sa commission et n’entend ni stabiliser la LPP, ni garantir les rentes. Il adopte au contraire un modèle qui se traduira par des pertes allant jusqu’à 12&nbsp;% des rentes. Cela, alors que le maintien du niveau des prestations a été reconnu par tous les partis comme étant le but à atteindre. Le Conseil national refuse en outre d’améliorer les rentes du 2e pilier aujourd’hui scandaleusement basses des femmes. Ces dernières – qui attendent déjà depuis 40 ans des solutions dans le 2e pilier – devront encore une fois «&nbsp;patienter&nbsp;» pendant 15 ans. Sans garantie aucune qu’ensuite leurs rentes seront alors améliorées, elles devront payer jusque-là plus cher pour les gestionnaires des caisses de pensions et les assureurs.</p><p>Pour compensation, le Conseil national mise sur la différenciation arbitraire entre domaine obligatoire et domaine surobligatoire du 2e pilier. À cet égard, il est clair que la majorité des gens n’y gagnera rien. En effet, les caisses n’ont cessé d’assouplir, ces dernières années, la protection prévue par la loi. Avec sa décision, le Conseil national crée aussi de nouvelles inégalités de traitement si bien que, pour des salaires à peu près aussi bas, les employé-e-s des centres logistiques ou les livreuses et livreurs de la Poste ne toucheront aucune compensation. Mais ils devraient financer le maintien des prestations des employé-e-s de la branche automobile. Ou même contribuer au supplément de rente d’ingénieur-e-s et d’architectes assurés, malgré un revenu plus élevé, dans une caisse LPP minimale. Les personnes de la génération de transition qui sont victimes d’un accident et/ou qui deviennent invalides ne recevront rien. Aucune compensation n’est prévue pour elles. De même, les personnes qui ont travaillé à l’étranger pendant les dix années précédant leur départ à la retraite ne bénéficieront d’aucun maintien des prestations, même sur la partie légale de leur rente. Le Conseil national n’a remis, à juste titre, à sa place sa commission sociale que sur un point&nbsp;: l’Union syndicale suisse (USS) salue ainsi la décision prise aujourd’hui de ne pas développer le 3e pilier.</p><p>Dans l’ensemble, le modèle décidé par le Conseil national sera plus cher pour les personnes dont le revenu est inférieur à 86 040 francs que la proposition faite par le Conseil fédéral et les partenaires sociaux. Parallèlement, les personnes et à haut revenu les employeurs es branches où les salaires sont élevés se voient déchargés de la responsabilité de participer financièrement à la réforme de la LPP. Pour les personnes à bas revenu et/ou celles qui occupent simultanément plusieurs emplois, cette évolution sera particulièrement chère. Ainsi, par exemple, une employée qui gagne 15&nbsp;000 francs par année devra désormais cotiser à la caisse de pensions. Ce qui lui procurera une rente mensuelle d’à peine 60 francs au terme d’une carrière professionnelle complète. Cela signifie qu’avec son tout petit salaire, elle paierait avant tout les actionnaires des assurances et les salaires des directeurs des caisses de pensions. Pas sa propre rente.</p><p>Le Conseil national ne veut donc pas voir la réalité historique en matière de retraites avec laquelle les travailleurs et travailleuses sont confrontés depuis plus d’une décennie. Et il montre aussi on ne peut plus clairement qu’il n’est pas à la hauteur de sa tâche, à savoir de donner forme à un projet de LPP qui fonctionne techniquement et soit en mesure de trouver une majorité. L’USS s’engagera de toutes ses forces pour que le Conseil des États revienne au compromis des partenaires sociaux.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7971</guid><pubDate>Tue, 07 Dec 2021 12:33:05 +0100</pubDate><title>Le Conseil national concrétise la baisse des rentes pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-concretise-la-baisse-des-rentes-pour-les-femmes</link><description>Décisions sur le projet AVS 21 au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’âge de la retraite va être augmenté pour les femmes. Conséquence&nbsp;: elles perdront chaque année environ 1200 francs de rentes de vieillesse. Alors que leurs rentes actuelles sont déjà d’un tiers inférieures à celles des hommes, elles subiront de plein fouet le démantèlement prévu dans l’AVS. Pour l’Union syndicale suisse (USS), les discussions en cours sur l’aménagement des mesures en faveur de la génération de transition n’ont finalement même plus vraiment d’importance&nbsp;: au lieu de s’attaquer au grave problème des rentes des femmes, elles conduisent bien plus à une dégradation durable de leur situation en matière de rentes.</p><p>Les décisions prises aujourd’hui au Parlement confirment que le Conseil national veut – de toute façon et par principe – faire payer les femmes. En effet, pour un coût global presque égal, il adopte un modèle qui entraînera des baisses de rentes pour toutes les femmes de la génération de transition. C’est même moins que ce que demandait le Conseil des États. Selon la volonté du Conseil national, plus de la moitié des femmes de la génération de transition subiront une perte directe de leur rente. En d’autres mots&nbsp;: travailler plus longtemps et avoir moins pour vivre. D’abord pour les femmes, puis pour tout le monde. C’est le message que le Conseil national envoie à la population.</p><p>Seul point positif&nbsp;: le Conseil national continue à s’engager en faveur d’un financement supplémentaire par le biais des fonds de la Banque nationale. L’USS salue expressément cette décision&nbsp;: elle montre que le financement de rentes décentes serait possible sans démantèlement.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7969</guid><pubDate>Tue, 07 Dec 2021 08:49:28 +0100</pubDate><title>Proposition complètement bancale : une loterie plutôt que des rentes stables</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/proposition-completement-bancale-une-loterie-plutot-que-des-rentes-stables</link><description>La réforme du 2e pilier est dans l’impasse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de réforme de la LPP issu du compromis des partenaires sociaux était déjà sérieusement vidé de sa substance. Et voilà que la majorité de la commission du Conseil national a bricolé en vitesse une proposition qui ne tient pas debout&nbsp;: elle ajoute de l’arbitraire et des inégalités dans l’attribution des prestations et des coûts supplémentaires pour les cotisations. La question de savoir qui va bénéficier des mesures d’atténuation de la baisse du taux de conversion se rapproche désormais plus d’une loterie que d’une assurance sociale. Le modèle proposé, dicté par les banques et les assurances, continue de faire grimper de manière éhontée les coûts ainsi que les bénéfices juteux. Cette mouture de la réforme du 2e pilier est tout simplement aberrante et arbitraire&nbsp;: les gens qui gagnent des salaires bas et moyens devront payer beaucoup plus cher pour, au final, toucher encore moins de rente. L’USS la combattra avec vigueur.</p><p>En 2010 déjà, une réduction des rentes dans la LPP avait été massivement rejetée par les urnes (72,2&nbsp;%). Malgré cela, les caisses de pensions et les assurances ont entre-temps réduit drastiquement les taux de conversion et les taux d’intérêt dans le régime surobligatoire. Huit personnes actives sur dix sont touchées par cette baisse des rentes sans précédent. Pendant ce temps, les coûts du 2e pilier et les bénéfices des prestataires n’ont cessé d’augmenter. Résultat&nbsp;: la confiance dans les caisses de pensions est au plus bas. En effet, les rentes du 2e pilier ont baissé – en termes réels – de 8&nbsp;% depuis 2005 alors que les assuré-e-s n’ont jamais autant cotisé qu’aujourd’hui. Parallèlement, le déficit de rente des femmes est considérable&nbsp;: elles touchent des rentes deux fois moins élevées que celles des hommes – pour autant qu’elles aient droit à des prestations LPP.</p><p>Avec la réforme de la LPP, le Parlement devrait stabiliser le système de manière à ce que les prestations soient maintenues, que les assuré-e-s soient protégés et que les rentes des femmes augmentent. Pour atteindre ces objectifs, l’USS – en collaboration avec Travail.Suisse et l’Union patronale suisse – avait présenté en juin 2019 une solution commune sous la forme d’un compromis, après plus d’un an de négociations et à la demande du Conseil fédéral. Le modèle soumis aujourd’hui au Conseil national n’a plus rien à voir avec ce compromis et ne remplit plus aucun des objectifs cités plus haut. Au Parlement maintenant de choisir entre revenir au projet des partenaires sociaux et du Conseil fédéral pour stabiliser les rentes et s’attaquer ainsi aux problèmes urgents. Ou bien suivre les intérêts particuliers des assureurs et des banques et ainsi abuser de la réforme de la LPP pour faire de nouveaux cadeaux fiscaux aux hauts revenus, tout en continuant à faire baisser les rentes et les salaires des personnes à bas et moyens revenus.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7966</guid><pubDate>Fri, 03 Dec 2021 15:53:50 +0100</pubDate><title>Assurer les emplois et garantir les salaires</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/assurer-les-emplois-et-garantir-les-salaires</link><description>Position de l’USS sur les décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>En raison de la situation liée au coronavirus, la situation économique s’est à nouveau assombrie dans les branches de services exposées. Les repas de Noël et les manifestations sont annulés, les voyages aussi. Même sans fermetures directes, la situation s’aggrave pour les travailleurs et travailleuses de ces branches&nbsp;: la menace d’une plus grande insécurité, du chômage partiel ou même de la perte de leur emploi plane. Beaucoup d’entre eux ont un bas salaire et ont du mal à joindre les deux bouts, indépendamment de la crise du coronavirus.</p><p>Pour garantir les salaires et les emplois, les mesures de protection économique en matière de chômage partiel ou d’allocations pour perte de gain liées au coronavirus sont décisives. Cette semaine, le parlement a corrigé la mauvaise décision du Conseil fédéral de laisser ces mesures arriver à échéance à la fin de l’année. L’application sans faille doit maintenant rester garantie.</p><p class="heading--h4">Assurer des capacités hospitalières suffisantes</p><p>Au lieu de décider de mesures d'économie les budgets 2022 des cantons doivent tous prévoir des financements non liés à l’activité qui sont nécessaires pour gérer les pics d’activité sans épuiser les équipes. Quand l’activité baissera, le personnel devra pouvoir récupérer du temps et se reposer tout en étant payé normalement. Sans effort de formation et soutien budgétaire adapté, en hiver 2022, la Suisse se retrouvera avec encore moins de lits de soins intensifs qu’aujourd’hui et encore des risques de mesures limitant l’activité sociale et économique.</p><p>Parallèlement, l’USS demande que les contrôles de protection de la santé sur les lieux de travail soient à nouveau renforcés. L’activité de contrôle des cantons a diminué.</p><p>Jusqu’ici, la Suisse s’est relativement bien tirée de la crise du coronavirus sur le plan économique. L’augmentation du chômage chez les travailleurs et travailleuses âgés et la nouvelle hausse des personnes en fin de droits sont préoccupantes. Les personnes concernées ont besoin d’une meilleure protection.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Teambesprechung-Corona-Masken_iStock-Pixelfit_c5d978e710.webp" length="343116" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7957</guid><pubDate>Sun, 28 Nov 2021 14:11:00 +0100</pubDate><title>Succès pour les revendications syndicales !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/succes-pour-les-revendications-syndicales</link><description>Votations populaires du 28 novembre 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le OUI à l’initiative sur les soins infirmiers est une excellente nouvelle pour le personnel de santé et pour la qualité des soins en Suisse. Le texte adopté doit être rapidement mis en œuvre. Outre la nécessaire offensive de formation, il faut agir en particulier sur les rémunérations, les effectifs et les conditions de travail. Et renoncer aux renforcements de la logique de profit dans le système de santé.</p><p>L’acceptation de l’initiative sur les soins infirmiers est une excellente nouvelle&nbsp;! Le soutien très net du peuple et des cantons à l’amélioration des conditions de formation et de travail dans une branche professionnelle n’a pas de précédent récent. La pandémie n’a fait que mettre en évidence ce que les syndicats dénonçaient depuis des années&nbsp;: la pression massive sur le personnel des soins conduit à une situation d’instabilité problématique pour le système de santé et à une pénibilité inacceptable. Le soutien apporté au personnel de santé est un signal important pour l’ensemble des gens qui travaillent et pour les demandes des syndicats.</p><p>La décision d’aujourd’hui trace la feuille de route pour des progrès attendus et nécessaires. Le renforcement de la formation nécessite une coopération intense des cantons, à laquelle la Confédération devra veiller. Les bases légales permettant de concrétiser les autres aspects de l’initiative – et en particulier les améliorations des conditions de travail – doivent rapidement faire l’objet d’une consultation des syndicats puis de décisions de la Confédération. Des augmentations d’effectifs et de salaires doivent intervenir rapidement pour les soignant-e-s diplômés visés par l’initiative. Toutefois, une détente efficace et réelle de la situation n’est possible que si l’ensemble des professions des soins bénéficient de revalorisation. C’est là également une réponse nécessaire aux mobilisations collectives dans ce secteur qui ont eu lieu dans de nombreuses institutions de soins du pays.</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), le OUI très net est aussi un signal contre les projets de privatisation et de renforcement du pouvoir des caisses d’assurance-maladie dans le pilotage du système. Un service public de la santé ne peut pas uniquement dépendre de rémunérations à l’acte. La pandémie a démontré la nécessité au contraire de conserver des marges de manœuvre et des réserves de capacité, ce qui signifie aussi une baisse de la pression au travail pour les travailleuses et travailleurs des soins. Ainsi, le projet de financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires tel qu’il est actuellement discuté au Parlement n’est simplement pas compatible avec une mise en œuvre sérieuse de l’initiative sur les soins infirmiers.</p><p class="heading--h4">Loi COVID-19&nbsp;: prolonger des aides qui ont fait leurs preuves</p><p>L’USS salue le OUI à la loi COVID-19. Alors que l’évolution de la pandémie reste très imprévisible, le maintien de la base légale pour les soutiens financiers aux travailleuses et travailleurs dont le travail ou les revenus sont menacés est essentiel. Pour les syndicats, la garantie des emplois et des salaires doit continuer à aller de pair avec toutes les actions nécessaires visant à endiguer la progression de la pandémie. De la même manière, la protection de la santé sur les lieux de travail doit être maintenue – et surtout mise en œuvre et contrôlée sérieusement. Les travailleuses et travailleurs vulnérables doivent pouvoir bénéficier de mesures spécifiques, en particulier tant que l’accès à la dose de rappel n’est pas garanti ou qu’il suppose une période d’attente.</p><p>L’accès facilité au chômage partiel, les allocations pertes de gains pour les indépendant-e-s et en cas de quarantaine ainsi que les aides spécifiques par exemple pour les acteurs culturels, doivent impérativement être prolongés. Les décisions prises le 19 novembre par les commissions parlementaires montrent la voie. La meilleure façon de prévenir les conséquences économiques négatives de l’incertitude actuelle, tant pour les travailleuses et travailleurs que pour l’économie dans son ensemble, est de maintenir les mesures de stabilisation et de protection.</p><p class="heading--h4">Horaires d’ouverture des magasins: dégradation pour le personnel évitée</p><p>La population genevoise a rejeté aujourd’hui un élargissement des horaires d’ouverture des magasins, de même que la poursuite des ouvertures dominicales sans obligation de négocier une convention collective. Les études montrent que les horaires prolongés et les ouvertures dominicales n’apportent pas de chiffre d’affaires supplémentaire, mais au contraire ne font qu’augmenter la pression sur le personnel. Le «&nbsp;non&nbsp;» genevois succès à de nombreux résultats analogues dans d’autres cantons au cours des derniers mois et des dernières années. L’élargissement des horaires des magasins au détriment de la santé et de la vie de famille du personnel n’est simplement pas souhaité.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_pflegeini-sujet-fr_2098d830d0.webp" length="98184" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7953</guid><pubDate>Wed, 24 Nov 2021 14:41:34 +0100</pubDate><title>Le gouvernement refuse de voir la réalité en matière de retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-gouvernement-refuse-de-voir-la-realite-en-matiere-de-retraites</link><description>Le Conseil fédéral s’oppose à une 13e rente AVS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En rejetant l’initiative pour une 13e rente AVS, le Conseil fédéral montre qu’il refuse de voir la réalité que vit la population en matière de retraites. En effet, les rentes ne sont pas suffisantes pour vivre parce que celles du 2e pilier baissent et ne tiennent pas compte de la garde des enfants assurée par les femmes. Pour une majorité écrasante des personnes actives, l’AVS est bien plus avantageuse qu’un financement privé des lacunes existant au niveau des rentes. L’Union syndicale suisse (USS) se battra pour son initiative, au Parlement comme dans les urnes. Celle ou celui qui a travaillé durant toute sa vie mérite de recevoir une rente décente.</p><p>Aujourd’hui, la moitié des nouveaux retraité-e-s touche une rente mensuelle inférieure à 3&nbsp;439&nbsp;francs (AVS + LPP). Les femmes sont encore plus concernées, car un tiers d’entre elles touche des rentes inférieures à celles des hommes. Beaucoup risquent ainsi de basculer dans la pauvreté qui frappe les personnes âgées. Et la situation s’aggrave puisque les rentes du 2e&nbsp;pilier baissent depuis plus d’une décennie à cause du bas niveau des taux d’intérêt. Après déduction des primes-maladie et des loyers, beaucoup n’ont ainsi vraiment plus grand-chose pour vivre avec ce qui reste de leurs rentes.</p><p>Cinquante ans après la promesse faite par le Conseil fédéral sur le modèle des trois piliers, il apparaît toujours plus clairement que la garantie des prestations prévue par la Constitution s’applique désormais à toujours moins de personnes dans ce pays. Les rentes du 2e&nbsp;pilier sont en chute libre et les rentes des femmes scandaleusement basses. De plus, les rentes AVS sont à la traîne des salaires. Malgré les lacunes toujours plus béantes en matière de rentes, les majorités politiques de la Berne fédérale veulent uniquement développer la prévoyance privée. Ils forgent des projets de démantèlement tant pour l’AVS que pour le 2e&nbsp;pilier. Or aujourd’hui déjà, seuls les 10&nbsp;% des salaires les plus élevés sont en mesure de verser carrément 6&nbsp;800 francs dans un 3e pilier. Pour tous les autres, l’AVS est la meilleure solution. Uniquement pour peindre le diable sur la muraille à propos de l’AVS, le cœur même de la sécurité sociale et de la cohésion dans notre pays, beaucoup oublient à quel point celle-ci est efficace et supérieure aux autres solutions. Si elle n’existait pas, mais qu’il n’y avait que des solutions de prévoyance privée, les familles à moyen revenu devraient payer environ 400&nbsp;000 francs de plus obtenir pour la même rente, et pour les personnes vivant seules, entre 200 et 250&nbsp;000 francs de plus.</p><p>Seule l’initiative pour une 13e rente AVS pose la question du niveau des rentes. Elle s’oppose aux projets de démantèlement, et trace une perspective d’amélioration. Elle demande simplement la mise en place du versement supplémentaire d’une rente AVS, sur le principe du 13e salaire. Cela représente une hausse de 8,33&nbsp;% des rentes AVS. En raison du caractère socialement juste de l’AVS, les principaux bénéficiaires seront donc les salarié-e-s à bas ou moyen revenu. Il y a assez d’argent en Suisse pour garantir des rentes décentes, pas seulement pour les tout gros salaires.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_210528_13.AHV0027_klein_59b0a9357c.webp" length="347282" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7949</guid><pubDate>Fri, 19 Nov 2021 17:21:37 +0100</pubDate><title>L’USS salue le prolongement des mesures de soutien</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/luss-salue-le-prolongement-des-mesures-de-soutien</link><description>La CSSS-N se montre conséquente sur la loi COVID-19</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision de la commission de politique sociale du Conseil national de prolonger l’ensemble des mécanismes de soutien financier dans la loi COVID-19. Ce faisant, la commission s’oppose au Conseil fédéral et tient compte de l’incertitude qui continue à marquer l’évolution de la pandémie. Les restrictions existantes et celles qui viendraient s’y ajouter doivent être compensées par des mesures sociales. L’USS salue donc la prolongations des simplifications en matière d’indemnisation du chômage et des indemnités journalières pour les travailleuses et travailleurs en quarantaine, pour les parents empêchés de travailler en raison d’obligations de garde et pour les indépendant-e-s. Ce filet de sécurité restera central cet hiver pour préserver les emplois et les revenus.</p><p class="heading--h4">Obstination incompréhensible contre les rentes des femmes</p><p>Alors même que les délégué-e-s de l’USS prenaient position contre toute péjoration des retraites, le Parlement poursuivait son attaque contre les rentes des femmes. La moitié des nouvelles retraitées doit déjà survivre avec une rente mensuelle de moins de 2934 francs. Pourtant, la commission du National veut encore les baisser de 1200 francs par an. Son projet ne contient aucune des améliorations qui seraient pourtant nécessaires, quand bien même la lacune de rente des femmes est aujourd’hui un problème incontesté. Quant aux mesures pour la génération de transition communiquées aujourd’hui, elles sont scandaleuses : même les personnes concernées ne sont pas protégées des baisses de prestations. Pour plus de la moitié d’entre elles, la mise en œuvre d’AVS 21 telle que décidée par la commission signifierait une réduction de leur rente espérée par rapport au statu quo !</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7946</guid><pubDate>Fri, 19 Nov 2021 14:17:30 +0100</pubDate><title>Soulager les salarié-e-s au lieu de faire de nouveaux cadeaux aux privilégiés</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/soulager-les-salarie-e-s-au-lieu-de-faire-de-nouveaux-cadeaux-aux-privilegies</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Alors que la conjoncture économique est en plein essor, les revenus des ménages font du surplace en Suisse. Les primes d’assurance maladie et les dépenses incompressibles pèsent toujours plus lourd sur les ménages. Face à ce constat, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont décidé aujourd’hui de lancer une offensive pour des hausses de salaires, de meilleures rentes et davantage de subsides pour les primes-maladie. Par ailleurs, les syndicats combattront fermement les cadeaux fiscaux inacceptables destinés aux gros revenus et aux gens fortunés.</p><p>De plus en plus de travailleurs et travailleuses ont du mal à joindre les deux bouts avec leur revenu disponible&nbsp;: la charge des primes d’assurance-maladie est devenue de plus en plus insupportable et les salaires sont à la traîne de la conjoncture économique. Pire encore&nbsp;: un-e salarié-e sur six n’a même pas de 13e salaire et les retraites sont en baisse, car les rentes des caisses de pension sont sous pression. Et voilà que le Conseil fédéral et le Parlement prévoient des baisses d’impôts d’environ 3&nbsp;milliards de francs par an pour les personnes fortunées, les hauts revenus et les entreprises ainsi que des dégradations dans la prévoyance vieillesse&nbsp;!</p><p>Une telle politique est tout simplement inacceptable pour l’USS. La situation des travailleuses et travailleurs doit s’améliorer et non se dégrader. Il faut pour cela davantage de réductions de primes dans l’assurance-maladie, afin que personne ne doive dépenser plus de 10&nbsp;% de son revenu pour les primes. C’est ce que demande l’initiative d’allègement des primes.</p><p>Le problème des rentes doit être résolu. L’USS demande une 13e rente AVS. Elle combattra toute détérioration des rentes (relèvement de l’âge de la retraite des femmes et baisses des rentes) ainsi que de nouveaux privilèges fiscaux pour le 3e pilier. Les salaires doivent augmenter. Il faut plus de CCT et un 13e salaire pour tout le monde. L’USS et ses fédérations passent à l’offensive sur la politique salariale. Les allégements fiscaux prévus par le Conseil fédéral et le Parlement en matière de droit de timbre, d’impôt anticipé et d’impôt fédéral direct ne sont pas acceptables. L’USS les rejette clairement et les combattra.</p><h3 class="heading--h4">Le moment est venu de développer le service public</h3><p>Avec la pandémie, nous avons pu voir à nouveau et de façon impressionnante à quel point le service public est important pour la société et l’économie. La raison principale de la grande stabilité de notre service public réside dans le fait qu’il soit resté en mains publiques dans la plupart des domaines, ou du moins fortement réglementé par les pouvoirs publics. Et ce, en dépit de tentatives répétées de démantèlement. Cet état de fait a beaucoup à voir avec la combativité des syndicats. Mais comme si aucune leçon n’avait été tirée des crises passées et actuelles, le service public doit faire face à de nouvelles attaques. La privatisation de PostFinance va de l’avant alors même qu’elle entraînera l’effondrement de tout le modèle d’affaires de la Poste. Avec le projet «&nbsp;Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires&nbsp;» (abrégé EFAS en allemand), le Conseil fédéral et le Conseil national entendent laisser le pilotage du financement de la santé dans les mains de l’économie privée – se conformant ainsi aux souhaits du lobby des assurances. Et le Conseil fédéral propose à nouveau de libéraliser entièrement le marché de l’électricité. Pourtant, l’approvisionnement de base garanti pour les petits clients est aujourd’hui le meilleur garant contre les hausses vertigineuses des prix de l’énergie ainsi qu’une condition première pour réaliser une transformation de notre approvisionnement énergétique qui tende vers la neutralité climatique.</p><p>Les syndicats continueront à s’opposer avec véhémence à tous ces projets de démantèlement. Au lieu d’affaiblir le service public, il est impératif de reconnaître enfin les signes du temps, et, au contraire, de le développer et de le moderniser. Dans cette perspective, un OUI clair à l’initiative enverrait un signal puissant pour le renforcement d’un système de santé financé de manière solidaire, ainsi que pour une amélioration des conditions de travail dans toutes les professions qui sont essentielles pour l’approvisionnement de base.</p><p>Le lancement prévu d’une initiative populaire pour l’accueil des enfants vise une couverture adéquate sur l’ensemble du territoire en matière d’accueil extra-familial des enfants. Car ce service fait incontestablement partie des prestations de base qui doivent être garanties et financées en grande partie par les pouvoirs publics. L’USS soutiendra une initiative qui va dans ce sens.</p><h3 class="heading--h4">Solidarité avec le personnel de Smood et les retraité-e-s de La Poste</h3><p>Les délégué-e-s de l’USS ont également exprimé par une résolution leur soutien plein et entier au personnel de Smood en grève dans de nombreuses villes de Suisse romande. Les heures de travail et les frais doivent enfin être payés correctement. Et il est temps que des négociations s’engagent pour de meilleures conditions de travail.</p><p>L’Assemblée des délégué-e-s a également protesté contre la suppression par La Poste des bons d’achats pour les retraité-e-s. Cette baisse de prestation annuelle de 200 francs n’est pas acceptable et doit être annulée.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Services Publics</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7932</guid><pubDate>Mon, 15 Nov 2021 16:17:15 +0100</pubDate><title>Il ne faut pas laisser tomber les employé-e-s en fin de carrière</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-ne-faut-pas-laisser-tomber-les-employe-e-s-en-fin-de-carriere</link><description>Incompréhensible : le Conseil fédéral met fin à la « Conférence nationale sur les travailleurs âgés » </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les difficultés s’aggravent sur le marché du travail pour les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. La pandémie est passée par là et leur situation s’est encore dégradée&nbsp;: pour les plus de 55 ans, il est nettement plus difficile de retrouver un emploi. Pendant ce temps, le Conseil fédéral se prononce en faveur d’un relèvement de l’âge de la retraite. Il semblerait même que le président de la Confédération Guy Parmelin soutienne l’initiative des jeunes PLR en faveur de la retraite à 66/67 ans. Dans ce contexte, l’Union syndicale suisse (USS) ne comprend absolument pas la décision prise aujourd’hui unilatéralement de mettre fin à la «&nbsp;Conférence nationale sur les travailleurs âgés&nbsp;». C’est un affront fait à toutes les personnes en fin de carrière et qui se retrouvent en difficulté sur le marché du travail. Initiée par l’USS, la Conférence nationale est à l’origine de la prise de conscience – enfin&nbsp;! – par la Confédération du problème de ces travailleurs et travailleuses. Et de la création d’une rente-pont comme première étape concrète pour s’attaquer au problème. L’USS exige donc qu’on apporte des améliorations à la situation des salarié-e-s en fin de carrière, et non pas des dégradations. Pour cela, la conférence tripartite doit se poursuivre.</p><p>Le problème du chômage a augmenté ces dernières années. Depuis la pandémie, l’évolution est même particulièrement alarmante. Le chômage est d’abord monté en flèche pour ensuite ne reculer que faiblement. En termes de politique sociale, le chômage chez les professionnel-le-s qui ont passé un certain âge est préoccupant, car ces personnes ont nettement plus de difficultés à retrouver un emploi que des plus jeunes, indépendamment de leurs qualifications ou de leurs prétentions salariales. Une grande partie des chômeuses et chômeurs âgés sont sans emploi depuis plus d’un an (chômage de longue durée). La part des travailleuses et travailleurs de plus de 55 ans sur l’ensemble des chômeurs de longue durée a considérablement augmenté ces derniers temps. Le chômage de longue durée est un problème grandissant, qui touche particulièrement les salarié-e-s en fin de carrière.</p><p>Parmi ces personnes, beaucoup arrivent en fin de droit après avoir cherché en vain un emploi pendant de longs mois. Lorsqu’elles n’ont plus d’argent, elles doivent recourir à l’aide sociale. En outre, en raison de la pratique plus restrictive de l’AI, les travailleuses et travailleurs en fin de carrière obtiennent aujourd’hui moins souvent une nouvelle rente AI que par le passé. Le taux d’aide sociale chez les 50-64 ans est ainsi passé de 1,9 à 3,0&nbsp;% depuis 2005, soit une croissance beaucoup plus prononcée que dans les autres groupes d’âge.</p><p>Avec la pression accrue sur les salarié-e-s de plus de 55 ans, les contrats précaires se multiplient. Ainsi, les 55 à 64 ans occupent de plus en plus souvent des emplois temporaires. Dans la plupart des cas, ces situations ne sont pas choisies étant donné le manque de sécurité, les faibles cotisations à la prévoyance professionnelle (lors d’engagements de courte durée), la charge psychique et le risque accru d’accidents qu’elles entraînent.</p><p>Passé un certain âge, c’est difficile pour les demandeuses et demandeurs d’emploi&nbsp;: même en faisant d’innombrables postulations, ils reçoivent trop souvent des réponses négatives. Et parfois avec des explications assez fumeuses. Si une personne a, en plus, des problèmes de santé ou des lacunes dans sa formation, elle devra être très chanceuse pour décrocher un nouvel emploi. En même temps, il est aujourd’hui nettement plus difficile de se sortir d’une telle situation par le biais d’une retraite anticipée ou d’une rente d’invalidité.</p><p>L’introduction de la prestation transitoire (rente-pont) a certes amélioré la situation de certaines personnes en grandes difficultés socio-économiques, mais la mise en œuvre de cette mesure peine à avancer. La poursuite du dialogue entre partenaires sociaux aurait justement été un outil important pour veiller à son application. Autre petite avancée&nbsp;: la possibilité pour les personnes au chômage de rester dans leur caisse de pensions. Reste toutefois à résoudre plusieurs autres problèmes. C’est d’ailleurs aussi dans l’intérêt public&nbsp;: lorsque les employeurs n’assument pas leurs responsabilités à l’égard des employé-e-s en fin de carrière, ce ne sont pas seulement ces personnes qui en souffrent, mais aussi la collectivité, qui doit pallier financièrement. Par conséquent, l’USS demande que le dialogue avec la Confédération et les partenaires sociaux soit poursuivi afin que les travailleurs âgés ne soient pas abandonnés.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7930</guid><pubDate>Sat, 13 Nov 2021 14:01:25 +0100</pubDate><title>Imposer l’égalité dans le monde du travail !</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/imposer-legalite-dans-le-monde-du-travail</link><description>Congrès des femmes de l’USS : pour un syndicalisme féministe</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">«&nbsp;Pour un syndicalisme féministe&nbsp;»&nbsp;: c’est sous cette devise que les 220 déléguées au 14e Congrès des femmes de l’Union syndicale suisse (USS) ont formulé les 12 et 13 novembre les priorités et les objectifs en matière d’égalité pour les années à venir. Les syndicalistes ont aussi adopté une charte qui s’inscrit dans le retour en force du mouvement féministe et vise à continuer de faire évoluer les organisations syndicales et leurs luttes. Pour les congressistes, de nombreux problèmes structurels liés à l’égalité doivent être résolus dans le monde du travail&nbsp;: il faut ainsi améliorer les salaires et les conditions de travail, augmenter les rentes, revaloriser les métiers à forte proportion de femmes et répartir de façon plus égalitaire le travail de soins et d’assistance («&nbsp;care&nbsp;»). La transformation vers une société réellement égalitaire passe également par une vraie protection contre la discrimination et toute forme de violence sexiste, une réduction du temps de travail ainsi qu’un système d’accueil des enfants organisé comme service public.</p><p>Quelque 220 déléguées syndicales et invitées se sont réunies sur la colline du Gurten, près de Berne, pour le 14e Congrès des femmes de l’USS. Sous le slogan «&nbsp;Pour un syndicalisme féministe&nbsp;», elles ont débattu et cherché des solutions pour arriver – enfin – à plus d’égalité et moins de discrimination dans la société en général et dans le monde du travail en particulier. Les syndicalistes ont réaffirmé leurs revendications pour une réduction du temps de travail, de meilleurs salaires et plus de reconnaissance et de valorisation des professions où travaillent majoritairement des femmes. <a href="https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/reduire-le-deficit-des-rentes-des-femmes-surtout-pas-le-creuser-davantage" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Elles ont aussi redit clairement qu’il faut une hausse des rentes pour les femmes, et non une hausse de l’âge de la retraite</a>.</p><p>Les femmes de l’USS ont pu faire le point sur une période de congrès mouvementée&nbsp;: c’est lors du 13e Congrès des femmes de l’USS que l’idée d’une nouvelle grève des femmes* avait été lancée, dans un enthousiasme qui n’a jamais faibli jusqu’à l’immense succès du 14 juin 2019. Le mouvement de la grève féministe a pris une ampleur historique et démontré que femmes et personnes LGBTIQ+ sont une force de mobilisation avec laquelle il faut compter. Après la Grève des femmes*, la pandémie de coronavirus a crûment mis en lumière le fait que le travail des femmes est certes indispensable, mais largement sous-estimé et sous-payé. Cette expérience doit être prise en compte dans le travail syndical au cours de la prochaine période de congrès. Elle doit aussi donner au syndicalisme un élan féministe dans la lutte pour l’égalité et l’inclusion. Pour avancer sur cette voie, les femmes de l’USS veulent poursuivre leur coopération avec les militantes des collectifs féministes et développer avec elles de nouvelles formes de mobilisation syndicale. Avec, en 2022, la lutte contre AVS&nbsp;21 et pour de meilleures rentes de retraites en ligne de mire. Les déléguées ont également exprimé leur volonté et leur détermination à préparer une nouvelle grève féministe de grande ampleur pour 2023.</p><h4>Une égalité digne de ce nom</h4><p>Outre l’amélioration des retraites des femmes, une des revendications principales de ce 14e Congrès des femmes de l’USS est la meilleure organisation du travail rémunéré et non rémunéré de soins et d’assistance («&nbsp;travail de care&nbsp;»). Ainsi, les congressistes ont décidé, dans une résolution, de se joindre à l’initiative sur l’accueil des enfants que les femmes* socialistes veulent lancer, pour autant que le texte vise son organisation comme un service public et l’amélioration des conditions de travail et les salaires. Les femmes de l’USS demandent également un congé parental digne de ce nom qui ne péjore pas le congé maternité existant. Elles veulent par ailleurs continuer à se battre pour une réduction significative du temps de travail, sans perte de salaire, afin que les femmes et les hommes puissent partager équitablement le travail rémunéré et non rémunéré et que les femmes puissent rattraper leur retard salarial. Dans une résolution, les déléguées au congrès exigent encore que la Suisse ratifie la convention n°&nbsp;190 de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour que toute forme de violence et harcèlement sexuels soient enfin combattus avec toute la détermination nécessaire – en particulier sur le lieu de travail.</p><h4>Des invitées de haut rang</h4><p>Le 14e Congrès des femmes de l’USS a présenté un programme dense et intéressant. Et il a eu le plaisir d’accueillir des conférencières prestigieuses&nbsp;: après une plongée dans l’histoire mouvementée des femmes de l’USS avec l’historienne Dore Heim, la présidente d’Unia Vania Alleva et la présidente du SSP Katharina Prelicz-Huber ont échangé avec Nora Back, présidente de la Confédération syndicale luxembourgeoise OGB-L, au sujet du pouvoir de la mobilisation des femmes. Samedi, la sociologue Pauline Delage, la syndicaliste française Tiziri Kandi et des représentantes du personnel de la santé qui ont mené à bien des mobilisations en 2020 et 2021 ont fait état de la sous-valorisation du travail essentiel des femmes et des luttes syndicales des femmes. Quatre thématiques ont pu être approfondies vendredi après-midi au cours de divers ateliers&nbsp;: grève et mobilisations, travail des femmes d’importance systémique, répartition du pouvoir et solidarité internationale ainsi que digitalisation et ubérisation.</p><p>En conclusion du Congrès, les déléguées ont adopté une charte. Ce texte établit les lignes directrices d’une organisation et d’une action syndicales féministes. Les coprésidentes de la commission des femmes de l’USS l’ont remise solennellement au président de l’USS Pierre-Yves Maillard, dans la perspective du congrès ordinaire qui se tiendra dans une année.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_211112_Frauenkongress-CongresDesFemmes_AHV21-AVS21-NON_groupe_96d52b726c.webp" length="723374" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7927</guid><pubDate>Fri, 12 Nov 2021 17:38:24 +0100</pubDate><title>Réduire le déficit des rentes des femmes, surtout pas le creuser davantage !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/reduire-le-deficit-des-rentes-des-femmes-surtout-pas-le-creuser-davantage</link><description>Au Congrès des femmes de l&#039;USS, les déléguées de toute la Suisse ont réaffirmé que les rentes des femmes doivent augmenter, et non baisser. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, les femmes touchent toujours des rentes inférieures d’au moins un tiers à celles des hommes. Conséquence&nbsp;: les inégalités sont encore plus prononcées à l’âge de la retraite qu’elles ne le sont – déjà – tout au long de la vie professionnelle. Réunies pour le 14e Congrès des femmes de l’Union syndicale suisse (USS), les déléguées venant de tous les coins de la Suisse ont réaffirmé avec force que les rentes des femmes doivent augmenter, et non baisser. Les syndicalistes s'opposeront fermement à toute détérioration des rentes de vieillesse, à commencer par le projet AVS&nbsp;21 et la hausse de l’âge de la retraite pour les femmes qu’il prévoit. Les congressistes ont fait la démonstration de leur combativité à travers une action collective et visuelle en marge du congrès.</p><p>En 2022, des décisions cruciales seront prises en matière de prévoyance vieillesse. Une réforme de la prévoyance est l’occasion d’enfin d’améliorer l’égalité économique entre les femmes et les hommes. Pour l’USS, une chose est sûre&nbsp;: les rentes des femmes doivent être augmentées et cela doit se faire par un financement solidaire. Ce dernier point est important, en particulier pour les femmes qui travaillent à temps partiel et celles qui touchent des petits salaires.</p><p>Les messages envoyés par les femmes ne pourraient pas être plus clairs&nbsp;: fin janvier, plus de 300&nbsp;000 femmes ont signé l’appel contre les discriminations qu’elles subissent en matière de prévoyance vieillesse. Et à la mi-septembre, 15&nbsp;000 personnes ont manifesté sur la Place fédérale contre des projets de démantèlement des rentes. Mais le Parlement refuse d’entendre les femmes et de réduire l’écart entre leurs rentes et celles des hommes. Il a au contraire adopté un projet de démantèlement sur le dos des femmes en relevant leur âge de la retraite dans l’AVS. Dans le 2e&nbsp;pilier aussi, le Parlement menace de renforcer les injustices&nbsp;: avec les dernières décisions de la commission compétente, ce sont précisément les personnes travaillant à temps partiel et celles qui ont des petits salaires qui paieront plus… pour toucher des rentes encore plus basses.</p><p>Dans ce contexte, les déléguées du Congrès des femmes de l’USS ont adopté aujourd’hui à l’unanimité une résolution qui réaffirme les revendications suivantes&nbsp;: les rentes des femmes doivent être augmentées au moyen d’un financement solidaire, dans le 1er comme dans le 2e pilier. Avec la 13e&nbsp;rente AVS et le compromis des partenaires sociaux sur la réforme du 2e&nbsp;pilier, nous avons des propositions concrètes sur la table. En revanche, les syndicats combattront avec détermination les projets de réforme qui entraînent des baisses de rente. Première étape&nbsp;: le référendum contre AVS&nbsp;21&nbsp;: la diminution de prestations et la hausse de l’âge de la retraite prévues pour les femmes sont inacceptables.</p><p>Afin d’illustrer leur détermination, plus de 200 participantes au congrès ont réaffirmé, dans une action collective, le message sans équivoque&nbsp;: «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;!&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_211112_Frauenkongress-CongresDesFemmes_AHV21-AVS21-NON_cc4023c531.webp" length="209898" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7923</guid><pubDate>Fri, 12 Nov 2021 14:21:20 +0100</pubDate><title>La sécurité sociale doit rester garantie</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-securite-sociale-doit-rester-garantie</link><description>La commission des États donne des signaux importants pour les employé-e-s de plateformes et face aux conséquences économiques de la pandémie</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue les décisions prises aujourd’hui par la commission sociale du Conseil des États (CSSS-E) concernant la loi COVID-19. Elles permettront de prolonger les allégements demandés par l’USS en matière de droit des assurances sociales. Pendant la crise sanitaire, de nombreux emplois et salaires ont pu être garantis grâce à des soutiens rapides et simples à mettre en place. Certaines de ces mesures ont joué un rôle crucial&nbsp;: les allègements dans le domaine de l’assurance-chômage et la création de l’APG Covid pour les salarié-e-s en quarantaine, pour les parents avec des obligations familiales ainsi que pour les travailleuses et travailleurs indépendants. Avec les restrictions toujours en vigueur et l’incertitude qui règne, ces mesures gardent toute leur importance cet hiver.</p><h3>Les employé-e-s de plateformes doivent être mieux protégés</h3><p>L’USS salue également les décisions claires prises par la commission au sujet de l’économie de plateforme&nbsp;: elle veut empêcher que ce type de travail ouvre les vannes d’une plus grande précarisation et d’une détérioration des conditions de travail. Concrètement, la CSSS-E soutient la position de l’USS&nbsp;: il ne peut y avoir de liberté de décider si l’on travaille comme indépendant-e ou comme employé-e et si l’on bénéficie des règles de sécurité, de diligence et d’assurance. La protection des employé-e-s doit continuer de primer et les lois en vigueur sont suffisantes pour la réglementer. L’USS exige toutefois que l’exécution de ces règles s’améliore de toute urgence, à travers une application systématique des lois en vigueur. Ce qui n’est pas le cas actuellement.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_703ef7e8ba.webp" length="410098" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7921</guid><pubDate>Wed, 10 Nov 2021 14:15:57 +0100</pubDate><title>Mieux reconnaître le travail des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/mieux-reconnaitre-le-travail-des-femmes-congres2021</link><description>Congrès des femmes de l’USS, les 12 et 13 novembre 2021 à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Deux ans après la grande grève de 2019, lancée par le dernier congrès des femmes de l’USS, plus de 200 syndicalistes de tout le pays se retrouvent à Berne pour préparer les batailles à venir. Au cœur des débats&nbsp;: la reconnaissance de la valeur du travail des femmes.</p><p>Malgré l’attention portée à la question de l’égalité, les progrès se font attendre, avec des salaires trop bas, des rentes encore plus basses, et des coûts trop élevés pour l’accueil de jour des enfants. Les professions majoritairement exercées par des femmes sont toujours désavantagées et la protection contre la discrimination et le harcèlement au travail demeure insuffisante. Dans ce contexte l’action syndicale est incontournable pour obtenir de vraies améliorations, mais aussi pour initier des changements structurels comme une répartition plus juste des activités de soin et d’assistance (care) et une réduction du temps de travail salarié</p><p>Les déléguées des fédérations de l’USS définiront, durant deux jours de débats, les priorités syndicales en matière d’égalité pour les années à venir. Le Congrès des femmes aura lieu au Gurten à Wabern / Berne – vendredi de 10h à 17h45 et samedi de 9h à 13h30.<br><br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/9/csm_180119_SGB_Frauenkongress0305_d2f8edcfe6.webp" length="185544" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7912</guid><pubDate>Fri, 29 Oct 2021 16:00:00 +0200</pubDate><title>La commission du Conseil national laisse tomber les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-national-laisse-tomber-les-femmes</link><description>LPP 21 : il faudra payer plus cher pour toucher encore moins de rente</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des baisses de rentes de jusqu’à 12&nbsp;% pour les gens qui travaillent et les femmes encore une fois abandonnées à leur sort&nbsp;: voilà ce que la commission du Conseil national (CSSS-N) vient de décider, cette fois pour la révision du 2e pilier. Pire encore&nbsp;: au même moment, elle adopte des allègements fiscaux d’environ un demi-milliard pour les gros revenus. L’USS est déterminée à combattre ce projet de démantèlement des rentes.</p><p>Les conditions étaient pourtant réunies pour parvenir à une révision du 2e pilier qui tient la route. Les partenaires sociaux, qui portent ensemble la responsabilité de la prévoyance professionnelle et en assument le financement à travers les caisses de pensions, s’étaient entendus sur un modèle de réforme. Dépassant les lignes partisanes, ils étaient tous d’accord qu’il fallait non seulement maintenir le niveau des rentes, mais aussi améliorer sans attendre la situation scandaleuse, en matière de rentes, des femmes et des personnes travaillant à temps partiel. Avec la décision de ce jour, tout cela devient illusoire.</p><p>Au final, le modèle voulu par la commission est synonyme de coûts supplémentaires exorbitants pour les travailleuses et travailleurs ayant des salaires bas ou moyens. Et cela, après 15 ans de baisses massives des rentes et de cotisations aux caisses de pensions qui n’ont cessé d’augmenter. Au lieu de reconnaître la dure réalité des assuré-e-s, la majorité de droite de la commission préfère suivre les aspirations des assureurs et des banques.</p><p>Les décisions d’aujourd’hui sont particulièrement lourdes de conséquences pour les femmes. En effet, l’écart de rentes qu’elles vivent est incontestablement un des plus gros problèmes que les réformes doivent résoudre. De nombreux parlementaires de droite ont prétendu qu’ils allaient s’y attaquer dans la révision de la LPP. Mais deux ans après la Grève des femmes*, ils laissent doublement tomber les femmes&nbsp;: d’abord en proposant le relèvement de leur âge de la retraite à 65 ans dans AVS&nbsp;21, et maintenant aussi avec cette réforme du 2e pilier.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7907</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 17:49:45 +0200</pubDate><title>Les travailleurs et travailleuses de plateforme doivent être mieux protégés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-travailleurs-et-travailleuses-de-plateforme-doivent-etre-mieux-proteges</link><description>Le Conseil fédéral adopte un état des lieux sur la sécurité sociale des travailleurs et travailleuses de plateformes.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue l’état des lieux sur les nouvelles formes de travail et la sécurité sociale adopté par le Conseil fédéral. Ce rapport fait clairement apparaître que la question de savoir si une personne est engagée ou indépendante ne peut pas être décidée «&nbsp;librement&nbsp;» ou dans le cadre d’une «&nbsp;déclaration concordante des parties&nbsp;». Car la protection des employé-e-s est prioritaire.</p><p>L’USS rejette énergiquement la mise en place d’une telle «&nbsp;liberté de choix&nbsp;» ou «&nbsp;déclaration concordante des parties&nbsp;» comme certains le demandent, de même que la création d’un troisième statut d’activité lucrative pour les travailleurs et travailleuses des plateformes. Ces trois options aboutissent à une protection des travailleurs et travailleuses concernés substantiellement moindre au plan des assurances sociales, à un transfert du risque et des coûts au détriment des salarié-e-s et à une privatisation des assurances sociales.</p><p>Le système en vigueur tient aussi compte des nouvelles formes de travail. Les autorités en place et les décisions des tribunaux sur la question (p. ex. contre le service de taxi de Uber ou le service de livraison notime) confirment que les bases légales existantes peuvent et doivent aussi s’appliquer aux nouveaux rapports de travail engendrés par la numérisation. Cependant, il faut à ce jour qu’à chaque fois, une personne fasse valoir juridiquement ses droits, sinon beaucoup d’employeurs de plateformes pratiquent a priori le «&nbsp;travail au noir numérisé&nbsp;».</p><p>C’est pourquoi l’USS demande que les règles figurant dans les lois existantes soient systématiquement appliquées. Au lieu d’affaiblir la protection juridique, l’USS estime qu’il faudrait bien au contraire introduire une présomption juridique selon laquelle le revenu du travail sur plateforme est reconnu comme un revenu provenant d’une activité lucrative dépendante. Cela renforcerait la couverture sociale des employé-e-s des plateformes et créerait une sécurité juridique.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/7/csm_Lieferdienst_Bringdienst_Maske_iSt-ArtMarie_538237698a.webp" length="103210" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7905</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 13:13:53 +0200</pubDate><title>Loi Covid 19 : La prorogation des mesures de soutien reste nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/loi-covid-19-la-prorogation-des-mesures-de-soutien-reste-necessaire</link><description>Il doit rester possible d’agir rapidement. Les personnes concernées continuent à avoir besoin d’une aide.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’évolution de la situation épidémiologique reste incertaine. La Confédération et les cantons restreignent toujours l’activité économique dans plusieurs branches. En outre, le passé nous a montré que des surprises sont malheureusement toujours possibles. Pour préserver les salaires et les emplois dans cette situation difficile, il faut proroger les allègements relevant du droit des assurances sociales concernant l’assurance-chômage. Les nouveaux mécanismes de soutien mis en place à travers l’allocation pour perte de gain due au coronavirus doivent aussi être maintenus et prolongés ainsi que les aides supplémentaires destinées aux branches concernées comme, en particulier, la culture. Le financement et l’organisation des contrôles liés au coronavirus que les cantons et la SUVA effectuent sur les lieux de travail doivent également être maintenus en tant qu’une protection de la santé qui sera à développer ultérieurement.</p><h3 class="heading--h4">Il doit rester possible d’agir rapidement</h3><p>Dans de nombreux secteurs, comme la culture et la restauration, la sortie de la crise sanitaire s’avère toujours cahoteuse. Le nombre de demandeurs et demandeuses d’emploi en Suisse reste plus élevé qu’avant la crise&nbsp;; cela, aussi en raison des mesures épidémiologiques prises par les autorités. Dans ce contexte, il est irresponsable de renoncer sans nécessité aux bases légales qui permettraient au Conseil fédéral d’intervenir. La participation systématique des partenaires sociaux elle aussi restera déterminante ces prochains mois.</p><h3 class="heading--h4">Les personnes concernées continuent à avoir besoin d’une aide</h3><p>Sur le fond, l’Union syndicale suisse (USS) demande en particulier la prorogation de la base légale en vigueur sur les allègements en matière d’assurance-chômage, mais il reste également important que les pertes de chiffre d’affaires des indépendant-e-s «&nbsp;indirectement touchés&nbsp;» soient compensées. Cet instrument est capital précisément dans le secteur de la culture, où l’on compte beaucoup d’indépendant-e-s. Tant que toutes les restrictions ne seront pas levées, il faudra continuer à atténuer collectivement les pertes de chiffres d’affaires des entreprises et des indépendant-e-s concernés.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7761</guid><pubDate>Tue, 05 Oct 2021 11:03:26 +0200</pubDate><title>« Non à la suppression du droit de timbre » </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/70000-fois-non-a-la-suppression-du-droit-de-timbre</link><description>Près de 70 000 signatures du référendum sont déposées !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 70 000 signatures contre la suppression du droit de timbre ont été officiellement remises aujourd’hui à la Chancellerie fédérale. Cette arnaque coûterait au moins 250 millions de francs par an. Et ce n’est pas tout&nbsp;: de nouveaux privilèges d'une valeur de plus de deux milliards de francs sont prévus pour les entreprises. Enfin, seules 55 grandes entreprises environ bénéficieraient de ces nouveaux privilèges.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS), ainsi que le PS et les Vert·e·s, avaient lancé un référendum après que le Parlement a décidé de supprimer le droit d’émission sur le capital propre. Ce nouveau privilège fiscal est inacceptable : seules les entreprises très profitables et les hauts revenus y gagnent – pas un sou pour les gens qui travaillent.</p><p>L'arnaque de la suppression du droit de timbre coûterait environ 250 millions de francs par an, et de nouveaux privilèges d'une valeur de plus de 2 milliards de francs sont prévus pour les entreprises. « Accorder des avantages fiscaux aux riches investisseurs et aux hauts revenus est particulièrement scandaleux dans le contexte actuel. Le pouvoir d'achat des travailleurs et travailleuses à bas et moyens revenus est soumis à une forte pression. La suppression du droit de timbre ne leur apportera rien, mais ils et elles ressentiront douloureusement les conséquences de la diminution des rentrées fiscales, par exemple lors des réductions de primes », déclare Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Sans droit de timbre, les pertes fiscales se monteraient à plusieurs centaines de millions de francs. Résultat : les services publics se retrouveront sous la pression de plans d’économies. Pour financer ces cadeaux fiscaux pour les riches, c’est toute la société qui devra faire des sacrifices.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/d/csm_211005_PYM-stempelsteuer-droitdetimbre_b44567c557.webp" length="198602" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7757</guid><pubDate>Tue, 28 Sep 2021 16:34:12 +0200</pubDate><title>La stagnation des primes n’efface pas la nécessité de réformer le financement de la LAMal</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-stagnation-des-primes-nefface-pas-la-necessite-de-reformer-le-financement-de-la-lamal</link><description>Primes-maladie 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pas de hausse de primes d’assurance-maladie pour 2022&nbsp;: la prime moyenne va «&nbsp;même&nbsp;» baisser de 0,2&nbsp;%. Mais cette annonce de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) ne doit pas dissimuler une réalité plus fondamentale&nbsp;: la charge des primes-maladie sur les ménages est déjà beaucoup trop élevée et elle continue d’augmenter, en particulier dans le contexte de baisses de revenus que vivent certaines personnes actuellement. Les réserves des caisses-maladie, elles, ne cessent de croître.</p><p>À première vue, on pourrait croire à une bonne nouvelle&nbsp;: l’OFSP annonce aujourd’hui que les primes moyennes d’assurance-maladie baisseront légèrement l’an prochain. En réalité, ce n’est qu’une toute petite éclaircie. En effet, pour de nombreux ménages, la charge des primes atteint depuis des années déjà 20&nbsp;% du revenu disponible, voire davantage. Elle est donc depuis longtemps financièrement insupportable. Et en 2022, la charge relative que représentent les primes-maladie sur un budget continuera d’augmenter, en tout cas pour les nombreux ménages qui doivent faire face à des pertes de revenus en raison de la crise économique.</p><p>Dans ce contexte, il est d’autant plus préoccupant de voir que tous les efforts visant à améliorer structurellement le système de financement de l’assurance de base sont systématiquement freinés ou renvoyés aux calendes grecques. On le voit bien avec les hausses des subsides pour les primes-maladie ainsi que la question de la réduction des réserves des caisses.</p><p>Alors que le contre-projet indirect à l’initiative sur l’allègement des primes, mis en consultation, était déjà totalement insuffisant, le Conseil fédéral l’a encore tronqué dans son message&nbsp;: la Confédération ne veut pas dépenser un centime de plus pour les réductions de primes et au Conseil des États, les cantons vont se défendre bec et ongles contre les nouvelles conditions, pourtant extrêmement modestes. Il suffit de regarder un peu dans le rétroviseur&nbsp;: au cours des dix dernières années, 20 des 26 cantons ont réduit leurs subsides pour les primes-maladie, parfois massivement.</p><p>La modification de l’ordonnance présentée par le Conseil fédéral concernant la réduction volontaire des réserves par les caisses-maladie est désormais en vigueur. Conséquence (symbolique)&nbsp;: les caisses ont annoncé qu’elles allaient réduire leurs réserves d’environ 380 millions de francs l’année prochaine, c’est-à-dire restituer ce montant aux assuré-e-s. L’année précédente, c’était déjà près de 200 millions. Malheureusement, ce n’est pas assez, et de loin. Ces 380 millions représentent à peine un peu plus de 1&nbsp;% du volume global des primes, et seulement 3&nbsp;% environ de l’ensemble des réserves. Neuf assureurs sur dix ne procèdent à aucune réduction des réserves, et parmi eux, certains ont des taux de solvabilité de plus 500&nbsp;% (l’objectif légal est de 100&nbsp;%&nbsp;!). D’ailleurs globalement, les réserves ne diminuent même pas, au contraire&nbsp;: elles continuent de croître massivement, ne serait-ce que grâce aux gains en bourse. Cet argent appartient aux assuré-e-s et doit enfin leur être restitué, de manière substantielle et dans tout le pays.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7752</guid><pubDate>Sun, 26 Sep 2021 10:22:44 +0200</pubDate><title>Continuer à défendre une politique fiscale juste et équilibrée</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/continuer-a-defendre-une-politique-fiscale-juste-et-equilibree</link><description>Rejet de l’initiative « 99% »</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale Suisse (USS) salue le large oui au mariage pour les couples de même sexe. Il s’agit d’un pas important vers l’égalité aussi dans le monde du travail, qui contribue à réduire le danger de discrimination en emploi. Les couples homosexuels pourront aussi désormais bénéficier d’avantages pour les personnes mariées prévus dans les conventions collectives ou dans certaines entreprises.</p><p>L’USS regrette en revanche le rejet de l’initiative «&nbsp;99%&nbsp;», qui aurait généré des ressources pour des améliorations de prestations publiques nécessaires. Pour de nombreuses personnes aux salaires bas et moyens, les primes d’assurance-maladie sont devenues une charge insupportable et il est urgent de les soulager. Pourtant, au cours des dernières décennies, ce sont les revenus les plus élevés qui ont profité du plus d’allègements fiscaux. Dividendes et intérêts jouissent en Suisse d’une imposition particulièrement avantageuse, à laquelle s’ajoute l’absence d’un impôt fédéral sur la fortune ou de la moindre taxation des gains en capitaux.</p><p>L’amélioration du pouvoir d’achat reste une priorité de l’USS. Il faut renforcer les subsides aux primes d’assurance-maladie. Et il faudra parallèlement bloquer les projets de démantèlement de différents prélèvements touchant les actionnaires et les couches supérieures. Cela passe en premier lieu par le référendum contre la suppression du droit de timbre d’émission.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7747</guid><pubDate>Sat, 18 Sep 2021 15:20:00 +0200</pubDate><title>15 000 personnes défilent à Berne contre les baisses de rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/15-000-personnes-defilent-a-berne-contre-les-baisses-de-rentes</link><description>Un message clair pour le Parlement : Pas touche à nos rentes !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pas moins de 15 000 personnes se sont rassemblées sur la Place fédérale aujourd’hui à Berne pour protester contre les attaques sur les retraites. Le signal envoyé au Parlement est sans équivoque : une révision de l’AVS sur le dos des femmes se heurtera à une résistance farouche. Au lieu de baisser les rentes, il est grand temps de les améliorer. L’écart de rente pour les femmes est d’un tiers et c’est là le vrai scandale. Une large alliance formée de syndicats, de collectifs féministes et de partis politiques avait appelé à cette grande manifestation.</p><p>Aujourd’hui, la rente AVS ne suffit plus pour vivre. Et les prestations du 2e pilier sont en chute libre depuis des années. Pour les femmes, les inégalités sont encore plus criantes à l’âge de la retraite que pendant leur vie de professionnelle. Il faut trouver des solutions à ces problèmes, et vite. Mais la majorité au Parlement continue de faire comme s’ils n’existaient pas. Au contraire&nbsp;: elle prépare plutôt un démantèlement de la prévoyance vieillesse ainsi que des baisses de rentes.</p><p>Il fallait attirer l’attention sur ce scandale. C’est pourquoi une large alliance formée de syndicats, de collectifs féministes et de partis politiques avait appelé à une grande manifestation nationale. Malgré les difficultés liées à la pandémie, 15 000 personnes se sont rassemblées à Berne cet après-midi, pour demander que les rentes soient augmentées, pas baissées&nbsp;: «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;!&nbsp;». Tous les projets de démantèlement – AVS&nbsp;21 en tête – se heurteront à une résistance déterminée.</p><p>Sur la Place fédérale, plusieurs travailleuses de diverses branches professionnelles et venant de toute la Suisse ont témoigné. Elles ont expliqué à quelles difficultés concrètes elles seront confrontées si l’âge de la retraite des femmes est relevé et que l’AVS est affaiblie. Travailler un an de plus, ce n’est souvent tout simplement pas possible après des longues années dans un métier pénible et à assumer le travail non rémunéré de garde et d’assistance. Et ce, alors qu’aujourd’hui déjà, les perspectives en termes de rentes sont sombres en raison des interruptions de carrière, du travail à temps partiel et de la discrimination salariale. Raison de plus donc pour, au contraire, relever le niveau des rentes afin que chacune et chacun puisse bénéficier d’une bonne rente. Par exemple avec une 13e rente AVS.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_210918_SEV_Rd21_MFR8189-c-Manu-Friedrich_0b22dc8b3a.webp" length="227312" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7745</guid><pubDate>Fri, 17 Sep 2021 11:45:52 +0200</pubDate><title>Initiative d&#039;allègement des primes :  un contre-projet inutile</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-dallegement-des-primes-un-contre-projet-inutile</link><description>Le financement de la LAMal reste très antisocial</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le message présenté aujourd’hui par le Conseil fédéral sur le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes maladie (ou initiative 10&nbsp;%) n’apporte strictement aucun soulagement pour les assuré-e-s. Au contraire&nbsp;: la charge des primes-maladie devrait encore s’accroître tout bientôt, alors que depuis des années déjà, de nombreux ménages n’ont plus les moyens d’y faire face.</p><p>Même si la conjoncture économique se remet assez rapidement sur les rails, les personnes à revenus faibles ou moyens ont dû – ou doivent encore – faire face à des pertes de revenu conséquentes dans le sillage de la crise sanitaire. Pour ces gens, la charge des primes-maladie a donc continué d’augmenter substantiellement, malgré les hausses nominales exceptionnellement faibles au cours des trois dernières années.</p><p>En Suisse, une vendeuse de chaussures paie toujours la même prime qu’un avocat d’affaires. Pour elle, c’est trop, pour lui, ce sont des cacahuètes. De nombreux ménages consacrent aujourd’hui plus de 20&nbsp;% de leur revenu disponible pour les primes individuelles. C’est bien sûr de l’argent qui leur manque cruellement ailleurs. Et à l’économie aussi.</p><p>Si cette charge prend de telles proportions, c’est parce que les primes ont presque triplé (!) depuis l’introduction de la LAMal en 1996 et parce que les cantons réduisent depuis des années le seul mécanisme correcteur, à savoir les réductions de primes. Il faut que cette tendance s’arrête, et c’est ce que demande l’initiative d’allègement des primes.</p><p>Au milieu des années 1990, le Conseil fédéral stipulait que les primes de l’assurance-maladie ne devraient pas dépasser 8&nbsp;% du revenu imposable des ménages. Aujourd’hui, cette charge atteint souvent le triple pour de nombreux ménages. Malgré cela, le Conseil fédéral rejette l’objectif social – pourtant nettement moins ambitieux que celui qu’il avait fixé lui-même – visé par l’initiative pour l’allègement des primes-maladie. Avec son contre-projet, il vise simplement à ce que les cantons où la charge est la plus élevée et la participation cantonale la plus faible versent un peu plus de réductions de primes. Cette proposition est absolument insuffisante (la Confédération elle-même ne veut pas payer un centime de plus) et pourtant, elle est déjà vouée à l’échec au Conseil des États.</p><p>Au Parlement maintenant de faire mieux et de faire enfin reposer le financement de l’assurance de base sur des bases viables socialement et économiquement. Sur la base du projet présenté par le Conseil fédéral, les parlementaires devront élaborer un contre-projet qui tienne la route et qui ait de la substance. Mais s’il n’y a pas de volonté politique pour le faire, alors l’initiative d’allègement des primes-maladie doit être soumise le plus rapidement possible en votation populaire.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7734</guid><pubDate>Tue, 14 Sep 2021 18:43:02 +0200</pubDate><title>Une réforme de l&#039;AVS qui pénalise les femmes ? Maintenant, ça suffit !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-reforme-de-lavs-qui-penalise-les-femmes-maintenant-ca-suffit</link><description>Le Conseil des États reste sourd face aux problèmes sociaux </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À la retraite, les femmes touchent environ un tiers de rente de moins que les hommes. Cet écart scandaleux n’empêche pas le Parlement de vouloir économiser 10 milliards supplémentaires dans l’AVS, au détriment des femmes, et de réduire leurs rentes AVS de plus de 5 %. Au lieu de s’attaquer de toute urgence à cet écart qui pénalise les femmes, la majorité de droite au Parlement s’en prend, avec AVS 21, directement au pilier le plus important de notre prévoyance. Les décisions sont sans ambiguïté : d’abord les femmes, puis tout le monde. Mais ce projet est voué à l’échec. C’est pour cela que les syndicats – dans une large alliance avec les collectifs féministes et des partis politiques – appellent la mobilisation pour une grande manifestation nationale devant le Palais fédéral, en pleine session, le 18 septembre.</p><p>Fin janvier, plus de 300 000 femmes ont signé l’appel contre la discrimination qu’elles vivent en matière de rentes. En Suisse, les femmes touchent des rentes inférieures d’au moins un tiers à celles des hommes. Mais au lieu de veiller à ce que cet écart soit comblé le plus rapidement possible, les responsables politiques décident de faire exactement le contraire.</p><p>Le Parlement décide de réduire les rentes au détriment des femmes pour un montant de plus de 1,2 milliard par année. Aujourd’hui encore, le Conseil des États a clairement démontré que cette démarche n’est pas destinée à assurer la stabilité financière de l’AVS : il ne veut rien savoir du financement supplémentaire voulu par le Conseil national par le biais du produit des intérêts négatifs de la Banque nationale. Pourtant, ces fonds supplémentaires auraient apporté à l’AVS pratiquement autant d’argent que ce qui devrait être économisé via le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Même les mesures compensatoires proposées aujourd’hui pour les femmes de la génération transitoire ne peuvent dissimuler le fait qu’AVS 21 n’est finalement pas une réforme mais une simple réduction du droit à la retraite sans aucune consolidation financière du système de sécurité sociale.</p><p>Pour l’USS, une chose est sûre : nous n’accepterons pas ces réductions – ni d’ailleurs toutes les autres baisses annoncées des rentes de vieillesse. Une large alliance appelle donc à une <a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/#toutesaberne" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">manifestation devant le Parlement fédéral</a>. Sous le slogan « Touche pas à nos rentes ! », un signal fort sera lancé : les détériorations des retraites, que ce soit dans l’AVS ou dans le 2e pilier, se heurteront à une résistance déterminée.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_4a4b8379cf.webp" length="458888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7728</guid><pubDate>Wed, 08 Sep 2021 16:19:49 +0200</pubDate><title>Emplois en danger en raison de l’expiration des règles sur le chômage partiel et signaux contradictoires sur le certificat Covid au travail</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/emplois-en-danger-en-raison-de-lexpiration-des-regles-sur-le-chomage-partiel-et-signaux-contradictoires-sur-le-certificat-covid-au-travail</link><description>Dernières décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les mesures arrêtées aujourd’hui par le Conseil fédéral concernant l’obligation de présenter un certificat Covid souffrent de lacunes et doivent de toute urgence être complétées. Sinon, les salaires et les emplois seront en danger&nbsp;; cela, précisément en pleine phase finale de la pandémie.</p><p>Les expériences faites dans d’autres pays montrent que l’obligation de présenter un certificat peut entraîner, dans l’hôtellerie-restauration ou d’autres branches, des pertes de chiffre d’affaires. Il est donc d’autant plus important que les entreprises concernées puissent continuer à recourir au chômage partiel. Or, des dispositions très importantes expireront début octobre, comme par exemple la procédure simplifiée pour le préavis de réduction de l’horaire de travail. Que le Conseil fédéral n’ait pas prolongé ces mesures parallèlement à sa décision sur le certificat est incompréhensible aux yeux de l’Union syndicale suisse (USS). Pour que les salaires et les emplois ne soient pas menacés, elle attend du gouvernement qu’il procède sans délai aux corrections nécessaires.</p><p>L’introduction du certificat Covid au travail a manifestement été à l’origine de malentendus et de faux espoirs chez certains employeurs. Certains pensent en effet à tort qu’ils peuvent désormais renoncer aux mesures d’hygiène et de protection de la santé. Ce n’est pas le cas. Et si la décision d’introduire ou non un certificat au travail et la manière précise de le faire seront abandonnées à l’employeur, les travailleurs et travailleuses devront être préalablement consultés comme le demandait l’USS. La décision devra faire l’objet d’une communication par écrit dans le cadre des mesures sanitaires en vigueur dans l’entreprise.</p><p>Cela aurait néanmoins plutôt été le rôle des autorités de réglementer de manière précise l’utilisation du certificat au travail, afin d’assurer que les normes respectent la proportionnalité et valent pour tout le monde. Il s’agit désormais de veiller à ce que la protection des données reste garantie sur les lieux de travail et qu’aucune discrimination ne se fasse jour. Les inspectorats du travail devront aussi renforcer leurs contrôles en matière de protection contre le COVID et de protection de la santé sur les lieux de travail. En outre, les travailleurs et travailleuses vulnérables devront toujours bénéficier d’une protection particulière, c’est-à-dire d’un droit au télétravail ou à des allocations pour perte de gain si aucun travail équivalent ne peut leur être proposé.</p><p>L’USS soutient la campagne de vaccination des autorités comme principal instrument de lutte contre la pandémie. Mais beaucoup reste à entreprendre pour que les travailleurs et les travailleuses soient informés de manière facilement compréhensible et que des possibilités simples de se faire vacciner leur soient proposées. Celles et ceux pour qui s’inscrire à une vaccination est difficile ou pour qui ou les heures d’ouverture constituent un obstacle doivent faire l’objet d’efforts particuliers. S’y ajoute que les employé-e-s qui veulent se faire vacciner doivent enfin être systématiquement libérés pendant des heures de travail payées ce que beaucoup d’employeurs ont refusé au début et refusent toujours de faire.</p><p class="text-right"><br> FAQ pour les travailleurs et travailleuses</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_Corona_Mitarbeiter_Gastro_Reinigung_iSt-Antonio_Diaz_548bdbb45f.webp" length="129674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7725</guid><pubDate>Tue, 07 Sep 2021 09:30:00 +0200</pubDate><title>Les salaires doivent augmenter de 2 % ou 100 francs par mois</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-salaires-doivent-augmenter-de-2-ou-100-francs-par-mois</link><description>Reprise, inflation et rattrapage : des hausses tangibles s&#039;imposent</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’économie a retrouvé ou dépassé son niveau d’avant-crise dans la majorité des branches. L’inflation reprend&nbsp;: pendant les mois de négociations salariales, elle sera de 1&nbsp;%. Et avant la crise déjà, les salaires avaient stagné durant plusieurs années. Des augmentations de salaires de 2&nbsp;% ou 100 francs par mois au moins sont donc nécessaires, pour les syndicats de l'Union syndicale suisse (USS). Après avoir fourni des efforts importants durant la crise, les travailleuses et travailleurs doivent profiter du retour à une conjoncture favorable.</p><p>La grande majorité des branches en Suisse est revenue à une situation conjoncturelle favorable. L’activité a repris, et les entreprises font à nouveau des bénéfices. Parallèlement, une augmentation du renchérissement se profile. L’inflation a atteint 0,9&nbsp;% en août et sera de 1&nbsp;% ou plus durant les mois de négociation salariale. Enfin, les années précédant la pandémie avaient été marquées par une stagnation salariale générant un besoin important de rattrapage.</p><p>Les syndicats de l’USS demandent donc une hausse des salaires de 2&nbsp;% ou d’au moins 100 francs par mois. Cette revendication se justifie pour moitié par la compensation du renchérissement et pour moitié par la nécessité de refléter l’amélioration de la productivité dans les salaires réels.</p><p>Les travailleuses et travailleurs de Suisse ont fourni, durant la pandémie, des efforts hors du commun, tout en faisant face à de multiples insécurités. Cet engagement doit être pris en compte et honoré au moment des négociations pour 2022. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, résume&nbsp;: «&nbsp;Les travailleuses et travailleurs ont été au front pendant cette crise, mais l’immense majorité n’a pas encore pas vu la couleur d’une reconnaissance salariale pour ces efforts. Des hausses tangibles sont donc nécessaires.&nbsp;»</p><h3>Revaloriser les bas salaires et les professions à majorité féminine</h3><p>Avec la croissance prévue pour le deuxième semestre 2021 et pour 2022, les marges de manœuvre pour des hausses de salaires existent dans de nombreuses branches. «&nbsp;Au vu de la nette reprise de l’économie, des augmentations salariales sont indispensables&nbsp;», souligne Vania Alleva, présidente d’Unia, en pointant les secteurs de la construction, du second œuvre ou encore du commerce de détail.</p><p>Le besoin est particulièrement important pour les salaires les plus bas. Ces dernières années, les salaires minimums inscrits dans les CCT ont connu une croissance inférieure aux salaires moyens. Pour que la protection contre la sous-enchère salariale reste efficace, les salaires minimums doivent donc être revalorisés, pour atteindre 4000 francs par mois au moins.</p><p>Les professions majoritairement exercées par des femmes doivent être, enfin, sérieusement revalorisées. C’est notamment le cas dans le secteur de la santé, qui connaissent un niveau de rémunération très insuffisant. Secrétaire centrale en charge du secteur de la santé au Syndicats des services publics (SSP), Beatriz Rosende alerte&nbsp;: «&nbsp;Dans les professions qualifiées, le salaire n’est plus suffisant et ne compense pas les sacrifices énormes consentis au quotidien. Pour les personnes pas ou peu qualifiées, même le salaire à 100&nbsp;% frôle le minimum vital&nbsp;!&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Arbeiten-Corona-Maske-Fabrik_iStock_martin-dm_25ea65e89c.webp" length="147876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7723</guid><pubDate>Sat, 04 Sep 2021 16:37:59 +0200</pubDate><title>Participation, oui, précarité, non : droits fondamentaux et sécurité pour toutes et tous !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/participation-oui-precarite-non-droits-fondamentaux-et-securite-pour-toutes-et-tous</link><description>Conférence de la migration de l&#039;USS 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse doit tout faire pour que les personnes migrantes ne soient plus exclues d’une participation active à la vie politique, sociale et économique&nbsp;: c’est sur ce message que s’est terminée le 4 septembre la Conférence de la migration de l’Union syndicale suisse (USS) après une journée de débats et d’ateliers. Les quelque 60 participant-e-s exigent que la population issue de la migration bénéficie de plus de participation et de respect des droits fondamentaux, plutôt que de subir la précarité et l’exclusion.</p><p>La crise du coronavirus a montré que les migrant-e-s ont une importance systémique dans notre pays et restent pourtant beaucoup trop souvent exclus de la pleine participation à la communauté. Pire&nbsp;: ces personnes sont punies lorsqu’elles demandent de l’aide à l’État, par exemple l’aide sociale.</p><p>Même hors période de crise, les chances et les droits ne sont pas répartis équitablement sur l’ensemble de la population. La pandémie a agi un peu comme une loupe&nbsp;: elle a mis en évidence une précarisation permanente et croissante. Lorsqu’en raison de leur origine, des personnes sont exclues de la participation politique, économique, sociale et culturelle, c’est dommageable pour la société et la démocratie. Les syndicats s’engagent pour l’égalité des chances, les droits participatifs et la sécurité de séjour de leurs membres sans passeport suisse. Ils le font au niveau politique, dans le monde du travail et au sein de la société.</p><p>Avec la Conférence de la migration 2021, la Commission des migrations de l’USS a relancé le débat&nbsp;: 60 travailleuses et travailleurs solidaires, avec et sans passeport suisse, ont élaboré ensemble de nouvelles visions de ce que la Suisse pourrait faire pour devenir un exemple en matière de participation et de prospérité pour toutes et tous. Au cours de la matinée, trois exposés d’introduction ont donné des pistes pour les échanges approfondis au sein des groupes de travail&nbsp;: la juriste Marie Moeschler a présenté les effets néfastes du durcissement de la législation sur les étrangers, le journaliste Mattia Lento a évoqué les conséquences de la crise sanitaire sur les migrant-e-s et la conseillère communale bernoise Franziska Teuscher a exposé comment les villes s’efforcent de mener une politique migratoire solidaire malgré les restrictions cantonales et nationales.</p><p>L’après-midi a été consacré à une discussion avec les député-e-s au Conseil des États Paul Rechsteiner et Lisa Mazzone. Au menu de cet échange&nbsp;: le droit de cité suisse ne doit pas se «&nbsp;gagner&nbsp;» par une assimilation, mais bien permettre aux personnes qui vivent ici et qui font partie intégrante de la population d’avoir accès à la participation démocratique. En guise de conclusion, les participant-e-s à la conférence ont réaffirmé les revendications de sécurité économique et de participation pour toutes et tous – indépendamment de l’origine et de la nationalité – en en adoptant deux résolutions&nbsp;: «&nbsp;La pauvreté n'est pas un crime&nbsp;» et «&nbsp;Remédier au déficit démocratique&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/6/csm_SGB_MiK_MFR6842_Foto-ManuFriederich_a59c542302.webp" length="255764" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7720</guid><pubDate>Fri, 03 Sep 2021 10:00:00 +0200</pubDate><title>Vol des rentes : maintenant ça suffit !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vol-des-rentes-maintenant-ca-suffit</link><description>Les syndicats mobilisent contre les réformes des retraites</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes perçoivent aujourd’hui des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. En dépit de cette lacune financière béante, il est question de réaliser 10&nbsp;milliards d’économies supplémentaires dans l’AVS sur leur dos. Les femmes ne sont guère mieux loties dans le deuxième pilier, où l’érosion insidieuse des rentes LPP touche tout le monde, tandis que les cotisations salariales ne cessent d’augmenter. Là encore, le Parlement s’apprête à accentuer encore les inégalités&nbsp;: selon les récentes décisions de la commission compétente, un très grand nombre de vendeuses, d’infirmières et d’enseignantes paieraient davantage –&nbsp;tout en recevant moins. Les femmes occupées à temps partiel, qui ont la plus grave lacune de prévoyance, seraient durement touchées. Au lieu d’empoigner le problème urgent du niveau insuffisant des rentes, la majorité bourgeoise du Parlement préfère s’attaquer frontalement à d’importants piliers de la sécurité sociale. Maintenant ça suffit&nbsp;! Les syndicats appellent à une manifestation nationale devant le Palais fédéral, en pleine session, le 18&nbsp;septembre.</p><p>À la fin de janvier plus de 300&nbsp;000 femmes ont signé l’appel contre la détérioration de leurs rentes. Car en Suisse, les femmes obtiennent des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. Or au lieu de veiller à combler au plus vite cette lacune, le monde politique fait tout le contraire – en décidant d’amputer les rentes des femmes de plus de 1,2&nbsp;milliard de francs par an. Aude Spang, secrétaire à l’égalité d’Unia, résume ainsi la situation&nbsp;: «&nbsp;le projet AVS 21 ne fait que démanteler les rentes&nbsp;: les femmes devraient en effet travailler une année de plus et continuer à payer des cotisations AVS durant cette année, mais elles recevraient leurs rentes pendant une année de moins. C’est un affront&nbsp;!» Pas plus tard que cette semaine, le Parlement a démontré qu’il ne ne s’intéresse en réalité pas à la stabilité financière de l’AVS en agissant de la sorte, puisque la commission des États a rejeté le financement additionnel décidé par le Conseil national, qui souhaitait affecter au premier pilier le bénéfice issu des intérêts négatifs pratiqués par la Banque nationale suisse. Cet apport aurait valu à l’AVS des recettes supplémentaires presque équivalentes aux économies générées par le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, résume&nbsp;: «&nbsp;Les femmes se voient offrir ce qu'elles ne veulent pas (un âge de la retraite plus élevé) et refuser ce dont elles ont besoin (des salaires égaux et de bonnes rentes)&nbsp;».</p><h3 class="heading--h4">Dans le deuxième pilier aussi, la réforme s’annonce problématique</h3><p>Les rentes du deuxième pilier ne cessent de diminuer depuis quinze ans, alors que les cotisations sont en hausse. En réponse à cette évolution, il est urgent de stabiliser les rentes. Là encore, il faut améliorer la situation des femmes à la retraite.</p><p>Or des dérapages sont également à craindre dans la réforme de la LPP – alors même que durant le débat parlementaire sur l’AVS, les femmes avaient été priées de patienter en vue d’une compensation dans le deuxième pilier. En effet, la commission songe à un modèle résolument antisocial, qui grèverait lourdement les salaires moyens tout en ménageant les plus hauts revenus. Gabriela Medici en indique les conséquences concrètes&nbsp;: «&nbsp;les décisions portant sur la réforme de la LPP entraîneraient des baisses de rentes allant jusqu’à 12&nbsp;%. Pour une femme âgée de 48&nbsp;ans, cela représenterait une perte de rente de presque 200&nbsp;francs par mois&nbsp;!&nbsp;» La proposition soumise par le conseiller national de Courten est indécente vis-à-vis des vendeuses, des infirmières ou des enseignantes. Car les plans de prévoyance en vigueur dans le commerce de détail, la couverture LPP dont bénéficient les infirmières, les postières et les enseignantes les excluent de la compensation proposée. Ce n’est pas tout. Au lieu de prévoir des mesures pour combler la lacune actuelle de prévoyance de ces femmes, on cherche à leur ponctionner encore de l’argent. Elles n’auraient droit qu’à titre exceptionnel au «&nbsp;nouveau&nbsp;» supplément de rente. Une vendeuse de Coop s’expose par contre à des coûts supplémentaires pouvant atteindre 2000&nbsp;francs par an, destinés à financer le supplément de rente d’autres personnes. Même une factrice de la Poste occupée à temps partiel et gagnant un modeste salaire de moins de 3000&nbsp;francs par mois risque d’être mise à contribution à hauteur de 1200&nbsp;francs. Et cela pendant que la participation des plus hauts revenus serait plafonnée à moins de 4400&nbsp;francs.</p><h3 class="heading--h4">Levée de boucliers contre le démantèlement des rentes</h3><p>Maintenant ça suffit&nbsp;! Les syndicats n’accepteront pas de nouvelle coupe dans les rentes. «&nbsp;Nous combattrons les coups de boutoir que l’industrie financière porte contre notre système de retraites&nbsp;», résume Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS). Une large alliance appelle à une manifestation massive devant le Palais fédéral. Il s’agit de donner un signal clair, sous la devise «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;»&nbsp;: les détériorations de rentes, qu’il s’agisse de l’AVS ou de la LPP, se heurteront à une résistance acharnée.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7709</guid><pubDate>Tue, 24 Aug 2021 10:35:00 +0200</pubDate><title>Des taux d&#039;intérêts trop bas dans le 2e pilier!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-taux-dinterets-trop-bas-dans-le-2e-pilier</link><description>Pas de majorité pour relever le taux minimum LPP, malgré tous les signes encourageants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis des années, les rendements des caisses de pensions dépassent largement la rémunération par les intérêts. Les caisses de pensions ont ainsi pu amasser des réserves bien garnies et atteindre des taux de couverture élevés – alors que les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser et les cotisations des assuré-e-s d’augmenter. Comme les rendements se maintiennent à un niveau élevé, il faut absolument opérer un changement de cap et relever le taux de rémunération des avoirs de vieillesse. L’Union syndicale suisse (USS) s’est battue pour une hausse du taux minimum au sein de la Commission fédérale LPP, dans le but de stabiliser les rentes en chute libre et rétablir une certaine confiance dans le 2e&nbsp;pilier – sans succès.</p><p>Tous les indicateurs et toutes les tendances le prouvent&nbsp;: les réserves des caisses de pensions sont pleines à craquer et leurs rendements de placements sont considérables. Malgré la pandémie, la performance financière a atteint 4,09&nbsp;% (hors charges) au cours de l’année boursière 2020, selon l’indice des caisses de pensions de l’UBS. À 4,72&nbsp;%, le rendement moyen des cinq dernières années fait lui aussi bonne figure. Depuis le début des mesures en 2006, la performance financière atteint 74,61&nbsp;%. L’examen de tous les grands indices confirme également la bonne situation des marchés financiers pour l’année en cours. Les institutions de prévoyance quant à elles sont dans une bonne situation financière. Ainsi, la haute surveillance de la prévoyance professionnelle a récemment confirmé que le taux de couverture moyen – 119,9&nbsp;% à la fin du mois de juin 2021 – n’a jamais été aussi élevé. De même, un tiers des institutions de prévoyance ont entièrement constitué leurs réserves de fluctuation de valeur des placements. Cependant, malgré ces signaux clairs et contre la revendication de l’USS, une majorité de la Commission fédérale LPP s’est opposée à une augmentation - même modeste - du taux d’intérêt minimum LPP.</p><p>Pour l’USS, cette décision est incompréhensible. Comment expliquer aux assuré-e-s que le taux minimum LPP n’augmente pas si l’on regarde l’évolution décrites ci-dessus&nbsp;? En effet, outre le maintien du niveau des rentes, c’est aussi la constitution et l’alimentation du capital de prévoyance qui sont essentielles pour que la confiance dans le 2e&nbsp;pilier ne s’érode pas encore davantage.</p><p>Par ses décisions, la Commission LPP fait fi de la mission légale du taux d’intérêt minimal, soit de garantir que les rendements des placements soient crédités aux assuré-e-s. Un regard sur la pratique confirme qu’une augmentation du taux d’intérêt minimal serait réalisable pour les caisses de pensions&nbsp;: l’année dernière, le taux d’intérêt moyen sur les avoirs de vieillesse de toutes les caisses était supérieur à 2&nbsp;% (Swisscanto 2021). Mais au lieu de se baser sur la réalité d’une institution «&nbsp;moyenne&nbsp;» – ce qui est la seule façon de remplir la fonction de référence légale –, une majorité de la Commission LPP suit les schémas des assureurs pour fixer le taux d’intérêt minimum. Les assureurs sont toutefois bien plus préoccupés par leurs bénéfices que par les rentes de vieillesse des travailleuses et travailleurs. Pas étonnant dès lors que deux tiers des assuré-e-s ont le sentiment qu’on leur vole leurs rentes lorsqu’ils les voient baisser sans arrêt. La Commission aurait pu faire quelque chose pour inverser la vapeur. Au Conseil fédéral maintenant de prendre cette responsabilité.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7698</guid><pubDate>Fri, 20 Aug 2021 17:28:29 +0200</pubDate><title>Réforme LPP 21: les salarié-e-s devront payer plus pour toucher moins </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reforme-lpp-21-les-salarie-e-s-devront-payer-plus-pour-toucher-moins</link><description>Le compromis des partenaires sociaux sur la LPP est laminé en commission
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission compétente du Conseil national (CSSS-N) torpille le projet équilibré de réforme de la LPP, élaboré par les partenaires sociaux. Elle décide plutôt de baisser encore les rentes du 2e pilier de jusqu’à 12&nbsp;% pour les travailleuses et travailleurs et d’introduire des allègements importants pour les gros revenus. Elle balaie ainsi toute possibilité de réduire quelque peu l’écart de rente des femmes, fermant les yeux sur une réalité pourtant criante. Au bout du compte, le «&nbsp;modèle de Courten&nbsp;» est synonyme de coûts supplémentaires énormes pour les assuré-e-s ayant des salaires faibles à moyens. Cela fait 15 ans que les rentes du 2e pilier sont en chute libre et que les cotisations ne cessent d’augmenter&nbsp;: cette réforme de la LPP est donc vouée à l’échec si la commission ne revient pas à la décision initiale.</p><p>Pour les vendeuses ou les infirmières par exemple, cette proposition de la commission est désastreuse. Elles seront les premières à passer à la caisse avec leurs petits salaires. Non seulement elles ne toucheront pas de supplément de rente, mais elles devront, en plus, payer les suppléments des autres personnes qui sont assurées seulement dans la LPP obligatoire. Pour un salaire modeste de 45&nbsp;000 francs par an, cela représente à peu près 2000 francs sur 15 ans. Ces femmes auraient pourtant besoin de toute urgence d’une hausse des rentes, comme le proposent les partenaires sociaux et le Conseil fédéral. Mais non&nbsp;: ce sont bien au contraire les hauts revenus qui verraient leurs charges s’alléger, car le plafond LPP est désormais le facteur décisif. Et parce qu’ils bénéficieraient d’importants allégements fiscaux dans le cadre des 2e et 3e piliers.</p><p>Les assurances et les banques ont donc réussi à s’imposer sur toute la ligne auprès de la commission. Au lieu de contribuer à stabiliser les rentes LPP et de réduire résolument l’écart de rente des femmes, elles misent sur le développement de la prévoyance privée. Avec leurs visées purement lucratives, elles mettent en péril un compromis historique entre les partenaires sociaux qui apporterait à la LPP la modernisation dont elle a un urgent besoin ainsi que des améliorations rapides de la situation que connaissent les femmes en termes de rentes de vieillesse.</p><p>Après 15 ans d’érosion dans le 2e pilier, il est primordial de stabiliser les rentes. Les assuré-e-s ne vont pas rester les bras croisés et continuer de payer plus pour toucher moins de rente. Aujourd’hui déjà, de moins en moins de gens touchent assez pour vivre. Mais au lieu de regarder cette réalité en face, la commission propose une nouvelle baisse des rentes allant jusqu’à 12&nbsp;% et met les bâtons dans les roues à toute velléité de solidarité. Et ce, avec un coût global encore plus élevé.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7695</guid><pubDate>Wed, 30 Jun 2021 09:16:00 +0200</pubDate><title>Postfinance : le Conseil fédéral fait fausse route</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-bundesrat-immer-mehr-auf-abwegen</link><description>Une privatisation complète irréfléchie et erronée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a présenté aujourd’hui son message sur la révision partielle de la loi sur la révision de la Poste (LOP). Il opte ainsi pour la privatisation complète de Postfinance, en déconnection totale avec les questions qui se posent sur l’avenir de l’approvisionnement postal de base. Les syndicats combattront ce projet.</p><p>Lors de la dernière consultation sur la révision de la loi sur l’organisation de la Poste (LOP), la privatisation partielle de Postfinance envisagée par le Conseil fédéral a été rejetée à une large majorité. Mais au lieu d’abandonner ce projet, le Conseil fédéral est allé encore plus loin et a pris en janvier une décision de fond en faveur de la privatisation complète de la banque postale. À peu près au même moment, le gouvernement a mis en place un groupe d’expert-e-s chargé d’élaborer un rapport sur le développement de l’approvisionnement de base. Il était donc prévu de s’atteler aux «&nbsp;modifications correspondantes de la législation postale&nbsp;» sur la base de ce rapport. On pouvait donc légitimement s’attendre à ce que le Conseil fédéral adopte un éventuel message sur la privatisation de Postfinance après avoir pris connaissance des conclusions du groupe d’expert-e-s. Il est donc totalement incompréhensible et irresponsable que le Conseil fédéral, une fois de plus, fonce tête baissée et brûle ainsi les étapes.</p><p>Cette décision du Conseil fédéral ne constitue pas seulement une atteinte au mandat de prestations de base dans le domaine du trafic des paiements. Il s’agit avant tout d’une attaque en règle contre le service public en général. En effet, la Poste ne fonctionne aujourd’hui qu'à travers son modèle d’affaires autonome, qui repose surtout sur les effets de synergie du réseau postal. Une défection de Postfinance conduirait donc à une scission de l’ensemble du groupe postal suisse et est donc totalement inacceptable.</p><p>Postfinance doit se conformer aux exigences de la FINMA pour les grandes banques, mais dans le domaine des prêts, elle n’a pas le champ d’action d’une grande banque. Cette situation, défendue par le lobby financier depuis des années, est totalement absurde. Puisque Postfinance appartient à la Confédération, celle-ci devrait tout simplement lui délivrer une garantie de capital (à l’instar de ce que les cantons font pour leurs banques cantonales) et enfin l’autoriser à accorder des prêts. Le Conseil fédéral propose aussi ces deux points dans son message (le premier, toutefois, uniquement à titre de mesure temporaire) et les deux sont corrects. Mais certainement pas la combinaison de ces deux changements avec une privatisation, dans le cadre de laquelle tous les revenus antérieurs et supplémentaires seraient versés exclusivement à des investisseurs privés - au lieu de profiter au grand public.</p><p>En outre, le débat tout à fait utile et nécessaire sur le développement futur du service postal de base pourra être mené dès l’automne, après la publication du rapport d’expertise susmentionné. Mais dans le calme, de manière fondée et orientée vers l’avenir.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_postfinance1_1ade932860.webp" length="101762" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7652</guid><pubDate>Fri, 25 Jun 2021 16:49:38 +0200</pubDate><title>La Commission du Conseil national suit les partenaires sociaux dans la réforme de la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-national-suit-les-partenaires-sociaux-dans-la-reforme-de-la-lpp</link><description>Travail.Suisse, UPS et USS se félicitent, mais certains des amendements proposés diminuent inutilement les chances du projet de rallier une majorité.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Peu avant la pause estivale, la commission ad hoc du Conseil national a entamé ses délibérations sur la réforme de la prévoyance professionnelle. Le projet mis sur la table par le Conseil fédéral est basé sur le compromis des partenaires sociaux, que les associations d'employeurs et de travailleurs ont élaboré conjointement. Les partenaires auteurs du compromis se félicitent de la volonté de la Commission de suivre le projet dans une large mesure. Toutefois, certains des amendements proposés diminuent inutilement les chances du projet de rallier une majorité.</p><p>Les membres de la Commission de politique sociale du Conseil national ont dû avoir la tête qui tourne – comme le savent bien les partenaires sociaux, pour l’avoir expérimenté. Lors d'âpres négociations en 2018/2019, ceux-ci ont élaboré un projet de réforme du deuxième pilier intitulé «&nbsp;Compromis des partenaires sociaux&nbsp;». Le Conseil fédéral a adopté le compromis fin 2020, pour ensuite le soumettre aux Chambres sous le nom de "LPP 21". Voilà que la Commission de politique sociale a commencé cette semaine à traiter ce dossier.</p><p>Sur le plan du contenu, le projet réduit à 6,0 pour cent le taux de conversion minimal de la LPP, actuellement de 6,8 pour cent, et entend adapter le deuxième pilier aux réalités du marché du travail. Le principal objectif est de renforcer la prévoyance vieillesse en faveur des salariés à temps partiel et des travailleurs à bas salaires par des mesures qui profiteront notamment à de nombreuses femmes. La véritable pièce maîtresse du projet issu du compromis est un supplément de rente qui maintient le niveau des prestations malgré la réduction du taux de conversion et diminue en même temps certaines lacunes actuelles en matière de rentes.</p><p>Comme elle l’a annoncé, la commission entend – à l’instar du Conseil fédéral - suivre dans une large mesure le projet des partenaires sociaux. Elle a pris dans ce sens une option fondamentale, même si les délibérations se poursuivront après la pause estivale. Les partenaires sociaux se félicitent de ce choix et y voient la confirmation du bien-fondé de leurs travaux préalables. Alors que les autres modèles proposés ne garantissent qu’en partie le maintien des prestations et seulement dans le cadre du régime obligatoire de la LPP, le compromis des partenaires sociaux apporte une réponse globale aux défis actuels du deuxième pilier.</p><p>Les partenaires sociaux, en revanche, sont critiques à l'égard de certains changements proposés par la Commission : par exemple, le processus d'épargne, qui s’étend actuellement de 25 à 64/65 ans, devrait commencer selon elle à l'âge de 21 ans. Or, un pareil changement n’est pas seulement contraire à un modèle de prestations cohérent&nbsp;; il alourdit aussi considérablement la facture, notamment pour les PME, ce qui s'explique par le fait que les entreprises industrielles et commerciales, en particulier, ont souvent une main-d'œuvre relativement jeune. La proposition de la Commission augmenterait la charge financière de manière disproportionnée pour les employés comme pour les employeurs, alors que les avantages ne seraient pas perceptibles avant au moins 40 ans.</p><p>Selon sa communication, la Commission souhaite aussi autoriser des possibilités d’achats et de déductions fiscales plus larges pour la prévoyance vieillesse - ce qui entraînerait des pertes fiscales plus importantes. Sur ces deux points, la Commission s'engage donc sur une corde raide mettant inutilement en péril la capacité du projet de loi à rallier une majorité. Les partenaires sociaux appellent donc la Commission recentrer ses efforts sur le même objectif commun qu'eux : une réforme dépouillée du 2ème pilier ayant l’assise la plus large possible et qui soit capable d'obtenir un soutien majoritaire.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7641</guid><pubDate>Mon, 21 Jun 2021 12:39:11 +0200</pubDate><title>Des mesures plus ambitieuses sont nécessaires pour combattre la discrimination salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-mesures-plus-ambitieuses-sont-necessaires-pour-combattre-la-discrimination-salariale</link><description>Analyse de l&#039;écart salarial entre femmes et hommes : rapport final de l&#039;OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La différence de salaire entre les femmes et les hommes s’est encore creusée ces dernières années&nbsp;: elle atteint désormais 19&nbsp;%, dont quasiment la moitié relève de la discrimination pure et simple. C’est le constat affligeant que l’on peut lire dans une analyse de l’augmentation de l’écart salarial pour les femmes effectuée par l’Office fédéral de la statistique (OFS) et publiée récemment. Pour lutter fermement contre ce phénomène, l’Union syndicale suisse (USS) exige la mise en œuvre systématique et déterminée – dans le cadre du partenariat social – de la révision de la loi sur l’égalité (LEg). D’autres mesures sont impératives et tout aussi importantes&nbsp;: de meilleurs salaires dans les branches dites féminines, une répartition équitable entre les mères et les pères du travail familial non rémunéré ainsi qu’un nombre suffisant de structures d’accueil financées par l’État, telles que les crèches et l’accueil extrascolaire.</p><p>Le dernier rapport de l’OFS sur l’écart salarial entre les femmes et les hommes atteste noir sur blanc que celui-ci a augmenté entre 2014 et 2018&nbsp;: bien que les femmes aient progressé dans la formation et même dépassé les hommes, cela ne se traduit pas par de meilleurs salaires. Au contraire, les femmes gagnent 19&nbsp;% de moins que les hommes. Cette différence s’explique notamment par le fait que les femmes sont massivement surreprésentées dans les emplois aux salaires nets inférieurs à 5000 francs. Les primes et versements exceptionnels jouent également un rôle important&nbsp;: ils sont nettement plus élevés pour les hommes que pour les femmes (415 contre 155 francs) si l’on prend la moyenne sur l’ensemble de l’économie.</p><p>La pandémie actuelle a très clairement montré que les salaires versés aux femmes, majoritaires dans les emplois de nettoyage, du commerce de détail, des professions de santé ou de la garde d’enfants ne rendent pas justice à l’énorme responsabilité et à la charge que représente ce travail. Il est donc urgent de procéder à une revalorisation monétaire de ces professions.</p><p>Même si une partie de l’écart salarial peut s’expliquer par des différences dans les choix professionnels, la formation et le déroulement de la vie professionnelle, ces facteurs ne déterminent que la moitié, à peine, de l’écart salarial. Selon les auteur-e-s du rapport, certains facteurs non étudiés, comme le travail à temps partiel, pourraient expliquer en partie la différence salariale «&nbsp;inexpliquée&nbsp;». Mais l’USS estime tout de même qu’une grande partie de ces 8&nbsp;% est due à de la discrimination. Le fait que l’écart salarial inexpliqué pour les employées à temps plein est encore plus élevé (9&nbsp;%) que pour les employées à temps partiel (environ 7&nbsp;%) confirme cette estimation. Cela signifie que même une charge de travail à temps plein ne protège donc pas les femmes d’un écart salarial.</p><p>Il faut maintenant des mesures efficaces pour combattre cette discrimination salariale, des dispositions qui vont plus loin que celles prévues dans la révision de la loi sur l’égalité. Le 13 juin, la population du canton du Jura a prouvé que de telles mesures peuvent obtenir un soutien majoritaire&nbsp;: elle a en effet adopté – avec 88&nbsp;% de OUI&nbsp;! – des dispositions plus ambitieuses contre la discrimination salariale.</p><p>Le rapport de l’OFS souligne aussi les phénomènes bien connus que sont la «&nbsp;pénalité de maternité&nbsp;» et la «&nbsp;prime de paternité&nbsp;»&nbsp;: ainsi, les différences salariales expliquées et inexpliquées sont plus importantes entre les femmes et les hommes mariés qu’entre célibataires. Lorsque les femmes deviennent mères, l’évolution de leur salaire tend à s’aplatir, tandis que la paternité entraîne en général plutôt une hausse du revenu. C’est d’une part lié au fait que les femmes (doivent) mettent souvent de côté leurs aspirations en matière de carrière et de revenus au profit du travail familial non rémunéré. D’autre part, les stéréotypes sociaux jouent également un rôle important&nbsp;: on présuppose que les femmes mariées sont moins flexibles et moins axées sur la performance, tandis que les hommes mariés sont toujours considérés comme les soutiens de famille.</p><p>Afin de se détacher vraiment de cette répartition traditionnelle des rôles et de permettre aussi aux mères d’être économiquement indépendantes, il est urgent de mettre en place des conditions-cadres permettant une répartition plus équitable du travail familial non rémunéré entre les femmes et les hommes. Il faut aussi des structures publiques à l’échelle nationale, telles que des crèches, des écoles de jour et des places de soins ambulatoires et stationnaires pour les adultes nécessitant soins et assistance.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7634</guid><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 14:59:39 +0200</pubDate><title>Il n’y aura pas de tournant énergétique avec un marché de l’électricité libéralisé</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-ny-aura-pas-de-tournant-energetique-avec-un-marche-de-lelectricite-liberalise</link><description>Le Conseil fédéral s’égare</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral semble n’avoir rien appris des dernières semaines&nbsp;: malgré l’échec de l’accord-cadre et de la loi sur le CO2, il veut maintenant faire passer la libéralisation totale du marché de l’électricité avec un projet de loi complètement surchargé. C’est une stratégie irresponsable, qui nuira finalement aussi au tournant énergétique.</p><p>C’est avec incompréhension que l’USS prend acte du message présenté aujourd’hui par le Conseil fédéral sur l’«&nbsp;acte modificateur unique pour un approvisionnement en électricité sûr&nbsp;». Les syndicats se sont toujours opposés à l’ouverture du marché de l’électricité aux petits consommateurs, pour de bonnes raisons. Les promesses de ce projet - des prix plus bas, une meilleure qualité&nbsp;! - ne sont pas réalistes. D’une part, la Suisse dispose déjà d’un approvisionnement en électricité de qualité et d’une stabilité du réseau, d’autre part, les prix réels de l’électricité pour les clients finaux privés sont ici plus bas que dans le reste de l’Europe. Si le marché était entièrement libéralisé, quelque 700 entreprises d’approvisionnement en énergie se retrouveraient en concurrence pour attirer les clients finaux dans tout le pays - avec des campagnes de marketing coûteuses financées par les prix de l’électricité. Les distributeurs d’énergie y perdraient la prévisibilité et la sécurité des investissements, soit la base de la stabilité du réseau et du passage à un approvisionnement décentralisé en énergies renouvelables.</p><p>Après l’échec de l’accord-cadre en particulier, il est totalement incompréhensible que le Conseil fédéral s’en tienne à l’ouverture du marché de l’électricité. Après tout, elle a toujours été décrite essentiellement comme une condition nécessaire à la conclusion d’un accord sur le marché de l’électricité avec l’UE, qui fait désormais partie des perspectives lointaines. Seules les grandes entreprises électriques FMB, Axpo et Alpiq, au service desquelles le Conseil fédéral semble maintenant vouloir se mettre, ont un intérêt matériel à l’ouverture du seul marché domestique de l’électricité. Conscient de cette situation partiellement compliquée, le Conseil fédéral a emballé l’ouverture du marché de l’électricité dans l’«&nbsp;acte modificateur unique&nbsp;» présenté aujourd’hui en la liant à la révision de la loi sur l’énergie pour promouvoir les énergies renouvelables incluses dans le paquet. Qu’un paquet aussi chargé n’a aucune chance réelle en votation populaire aurait dû paraître clair au Conseil fédéral, au plus tard après le dernier dimanche de votation.</p><p>Heureusement, au cours de la session d’été qui vient de s’achever, le parlement a posé les jalons pour que le tournant énergétique ne subisse pas bientôt le même naufrage que celui de la protection du climat. La mise en œuvre de l’initiative parlementaire «&nbsp;Promotion les énergies renouvelables de manière uniforme&nbsp;», qui vient aussi d’être adoptée par le Conseil national, anticipe de nombreux éléments importants de la révision de la loi sur l’énergie, et ce sans ouverture dommageable du marché de l’électricité. Le Conseil des États doit maintenant faire avancer au plus vite les travaux de cette révision et développer davantage la promotion des énergies renouvelables (notamment le photovoltaïque) et de l’efficacité énergétique.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7616</guid><pubDate>Mon, 14 Jun 2021 19:51:19 +0200</pubDate><title>Grève des femmes*: un signal qui traduit l’impatience des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/greve-des-femmes-un-signal-qui-traduit-limpatience-des-femmes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 100&nbsp;000 femmes et hommes solidaires étaient dans les rues aujourd’hui à l’occasion du 14 juin. Les participant-e-s à plus de 40 actions et manifestions à l'appel des syndicats et des collectifs régionaux dans tout le pays ont envoyé un message clair: il faut maintenant des progrès en matière d’égalité. Et tout recul est inacceptable, comme avec le projet de baisse des prestations AVS 21 en discussion au Parlement. La mobilisation démontre que le mouvement pour l’égalité reste fort et maintient ses ambitions: du respect! Avec de meilleurs salaires et de meilleures rentes.</p><p>Ecarts salariaux en progression, discriminations persistantes, rentes trop basses pour les femmes: les raisons de manifester, en ce 14 juin 2021, étaient nombreuses. Deux ans après la grève des femmes de 2019, la vraie égalité est encore loin. Et avec AVS 21, c’est même une régression que le Parlement prévoit, puisque cette réforme signifie une économie d’un milliard par an sur le dos des femmes. L’opposition à ce projet scandaleux a été au cœur de nombreuses mobilisations aujourd’hui, et il continuera à se heurter à la résistance déterminée des femmes et des syndicats.</p><p>Dans toute la Suisse, des manifestations et des actions ont réuni près de 100 000 personnes. Cette mobilisation démontre démontré que l’engagement pour l’égalité n’a rien perdu de sa vigueur. Femmes et hommes solidaires ont demandé de véritables progrès vers l’égalité salariale, alors que la situation s’est aggravée au cours des dernières années. Il est également temps pour une meilleure reconnaissance et rémunération des activités exercées majoritairement par des femmes, qu’elles soient salariées ou non. Enfin, le Parlement doit renoncer à démanteler l’AVS et s’attaquer au contraire enfin au problème grave des rentes des femmes qui ne permettent pas de vivre.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/4/csm_2021-06-14-geneve-1EB85A12-ABC5-4331-A07C-01FEEBAEDCD0-2642-00000165EAB37A7C_3629ac6005.webp" length="350586" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7612</guid><pubDate>Mon, 14 Jun 2021 17:57:00 +0200</pubDate><title>14 juin 2021 : Du respect ! De meilleurs salaires, de meilleures rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-2021-du-respect-de-meilleurs-salaires-de-meilleures-rentes</link><description>Grève féministe</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des écarts salariaux grandissant entre hommes et femmes, des discriminations persistantes et de scandaleuses lacunes dans les rentes de femmes&nbsp;: deux ans après la grève historique des femmes*, nous sommes encore loin d’une vraie égalité. Avec AVS 21, le parlement planifie même une régression sur le dos des femmes. C’est pourquoi les les syndicalistes seront nombreuses à descendre à nouveau dans la rue le 14 juin. Par plus de 40 actions de protestations, mobilisations et manifestations, les femmes demandent&nbsp;: du respect&nbsp;! avec de meilleurs salaires et de meilleures rentes.</p><h3 class="heading--h4">Lacunes dans les rentes de femmes&nbsp;</h3><p>Les salaires inférieurs, les emplois à temps partiel et le travail non rémunéré sont à l’origine des rentes scandaleusement basses des femmes, en moyenne d’un tiers inférieures à celles des hommes. Au rythme actuel, cet écart n’aura disparu que dans 80 ans. Les lacunes au niveau des rentes reflètent la répartition inégale des opportunités professionnelles pour les femmes. Et tant que le fonctionnement de la prévoyance professionnelle ne change pas, la carrière professionnelle typique des femmes continuera à conduire à des rentes indignement basses.</p><p>De nombreuses femmes ne parviennent pas à l’indépendance financière à la retraite, leurs maigres rentes ne suffisant pas pour vivre. Et pourtant, la réforme des retraites AVS 21 est orientée contre les femmes, raison pour laquelle l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes rencontrera une farouche opposition. «&nbsp;AVS 21&nbsp;: pas question&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;: la lutte contre cette réforme des retraites sur le dos des femmes est au cœur de nombreuses mobilisations en ce 14 juin.</p><h3 class="heading--h4">Salaires inférieurs et discrimination</h3><p>C’est dans les branches et professions où la proportion de femmes est élevée que les salaires sont les plus bas&nbsp;: les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de devoir se contenter d’un bas salaire. La pandémie de coronavirus a très clairement montré que le travail des femmes n’est ni reconnu à sa juste valeur ni correctement rémunéré. De nombreuses femmes ne sont pas ou que peu&nbsp;payées pour leur travail&nbsp;: elles renoncent à des revenus professionnels pour s’occuper d’enfants ou de proches malades. Et celles qui exercent ce travail comme salariées dans les crèches, hôpitaux ou maisons de retraite subissent de bas salaires et des conditions de travail difficiles.</p><p>Il est donc d’autant plus intolérable que la discrimination salariale envers les femmes ait augmenté entre 2014 et 2018, alors qu’elles ont continué à rattraper leur retard en matière de formation pendant cette période. Cet abus grandissant sera mis en évidence par des actions syndicales à 15h19 en de nombreux endroits. À partir de cette heure, les femmes ne sont plus payées, 5 minutes plus tôt qu’en 2019.</p><p>La lutte contre les inégalités est donc plus que jamais d’actualité. Avec plus de 40 actions décentralisées, mobilisations et manifestations dans tout le pays, les femmes exigent des mesures concrètes et rapides pour plus d’égalité. Aperçu des actions prévues sur <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_14Juin21-SoMe_544c574d4f.webp" length="61338" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7610</guid><pubDate>Sun, 13 Jun 2021 15:38:31 +0200</pubDate><title>De bonnes nouvelles pour les salarié-e-s, mais pas pour le climat</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/de-bonnes-nouvelles-pour-les-salaries-mais-pas-pour-le-climat</link><description>Votation populaire du 13 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rejet de la loi sur le CO2 signifie pour la Suisse qu’elle restera en retard dans la lutte pour le changement climatique. Ce résultat ne change rien à la nécessité d’agir, et il faudra veiller également à l’avenir à la dimension sociale des mesures prises pour réduire les émissions. De l’autre côté, le fort soutien à la loi Covid-19 et deux décisions dans les cantons apportent de bonnes nouvelles pour les salarié-e-s du pays. Les instruments efficaces de lutte contre les conséquences économiques de la pandémie sont maintenus. A Bâle-Ville, le premier salaire minimum de Suisse alémanique est introduit. Et enfin, le Jura montre la voie en matière de lutte contre les inégalités salariales entre femmes et hommes en adoptant une loi pionnière.</p><h3 class="heading--h4">Loi Covid-19&nbsp;: instruments efficaces préservés</h3><p>L’Union syndicale suisse salue la large approbation de la loi Covid-19. La loi fournit la base légale aux instruments et mesures de soutien introduits souvent sous la pression des syndicats, et qui ont fait leurs preuves pendant la crise. Ce résultat protège de nombreux travailleurs et travailleuses notamment d’un arrêt brutal des mesures prises en matière de chômage partiel, avec la couverture améliorée du salaire pour les revenus les plus bas. Le «&nbsp;oui&nbsp;» très clair permet d’envisager avec davantage de sérénité la sortie des turbulences économiques provoquées par la pandémie et qui continuent de secouer certains secteurs. Cette majorité claire est aussi un signal pour le Conseil fédéral que le soutien financier actuel ne doit pas cesser trop tôt.</p><h3 class="heading--h4">Loi sur le CO2&nbsp;: un revers qui met en lumière la dimension sociale</h3><p>L’Union syndicale suisse regrette le refus de la loi sur le CO2, qui fait prendre un retard considérable à la Suisse en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Le résultat négatif ne change rien à l’urgence d’agir&nbsp;: le réchauffement climatique est là, et ses conséquences, par exemple à travers les événements météorologiques extrêmes, frapperont avant tout les personnes à bas et moyens revenus, ainsi que de nombreuses travailleuses et travailleurs dans le cadre de leur activité.</p><p>La campagne de votation a démontré le rôle central de la question sociale. Elle devra être, y compris dans le cadre d’une éventuelle nouvelle loi, traitée de manière plus sérieuse, de sorte que le coût de la transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement tienne mieux compte encore du pouvoir d’achat. Toute taxe incitative doit ainsi être autant que possible redistribuée. Quant aux investissements nécessaires pour réduire massivement les émissions, ils incombent aux collectivités publiques qui sont largement en capacité de le faire au vu de leur situation financière. Enfin, le renforcement des services publics, notamment dans les transports et la logistique, est l’une des meilleures manières de réduire les émissions et d’augmenter simultanément la qualité de vie.</p><p>La protection du climat est une tâche collective qui ne doit pas faire reposer la responsabilité uniquement sur les individus et leurs choix personnels. L’USS continuera à s’engager pour une action rapide et socialement juste contre le changement climatique.</p><h3 class="heading--h4">Loi MPT&nbsp;: une regrettable extension des pouvoirs de la police</h3><p>L’USS regrette l’adoption de la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT). La loi contient trop d’éléments disproportionnés et outrepasse l’objectif déclaré. Il faut maintenant veiller à ce que les autorités envisagent une mise en œuvre très restrictive respectant la liberté des dissident-e-s. L’USS collaborera avec d’autres représentant-e-s de la société civile pour veiller à ce que les libertés civiles ne soient pas excessivement restreintes, notamment dans le domaine de l’action syndicale.</p><h3 class="heading--h4">Bâle introduit le premier salaire minimum de Suisse alémanique</h3><p>En adoptant le contre-projet à l’initiative pour un salaire minimum, Bâle-Ville est le premier canton à introduire un salaire minimum en Suisse alémanique. Cette décision est un pas important pour une meilleure protection des salaires en Suisse et la lutte contre la sous-enchère. Il est regrettable que le salaire horaire qui a été validé soit trop faible, et qu’il soit possible d’y déroger dans de trop nombreux cas. Cependant, il s’agit d’un résultat à valeur de signal pour le reste du pays.</p><h3 class="heading--h4">Le Jura montre la voie en matière d’égalité</h3><p>Dans le Jura, les électeurs et électrices ont approuvé à une large / écrasante / solide majorité une initiative du syndicat Unia demandant des mesures concrètes contre la discrimination salariale des femmes. Avec les mesures de mise en œuvre prévues par le gouvernement, le canton joue un rôle de pionnier en Suisse, qui même avec la loi révisée sur l’égalité ne dispose que de faibles mesures en matière d'égalité salariale. Dans le Jura, les entreprises de 50 employés ou plus devront par exemple analyser leurs salaires pour y déceler toute discrimination, tandis que les plus petites entreprises pourront effectuer des analyses volontaires et les faire certifier par le canton. Pour les marchés publics, des certificats d’égalité de rémunération et des contrôles aléatoires sont désormais prévus.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Énergie et environnement</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7607</guid><pubDate>Fri, 11 Jun 2021 12:00:00 +0200</pubDate><title>De meilleurs salaires grâce à davantage de transparence</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/de-meilleurs-salaires-grace-a-davantage-de-transparence</link><description>Le nouveau calculateur de salaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Transparence des salaires dans 72 branches avec deux millions de données salariales actuelles provenant de 36 000 entreprises : le calculateur de salaire (www.salaire-uss.ch) de l’Union syndicale suisse (USS) permet aux salarié-e-s de calculer individuellement le salaire auquel elles et ils ont droit. Non seulement cela crée de la transparence et facilite les négociations salariales, mais cela garantit aussi de meilleurs salaires et davantage d’égalité salariale entre hommes et femmes. Ces données salariales servent également de base aux contrôles des salaires pour éviter le dumping salarial. La plateforme salariale de l’USS a été mise à jour avec les dernières données et rendue plus conviviale.</p><h3 class="heading--h4">Protection contre la pression salariale</h3><p>Le salaire médian des personnes actives occupées en Suisse est de 6538 francs (2018). Pour pouvoir lutter efficacement contre le dumping salarial sur les salaires les plus élevés d’Europe, la connaissance des salaires usuels dans la branche et dans la localité est indispensable, aux côtés de contrôles efficaces. À l’origine, le calculateur de salaire a été développé comme instrument de mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. La loi oblige les commissions tripartites cantonales à intervenir « si, au sein d’une branche économique ou d’une profession, les salaires usuels dans la localité, la branche ou la profession font l’objet d’une sous-enchère abusive et répétée&nbsp;» (art. 360a CO). Le calculateur de salaire permet de calculer les salaires en usage dans la localité et la profession pour des profils individuels sur la base de données salariales fiables et selon une méthode statique reconnue.</p><h3 class="heading--h4">Méthodologie éprouvée avec données actualisées</h3><p>Les données salariales de la dernière enquête sur la structure des salaires menée par l’Office fédéral de la statistique en 2018 sont désormais à disposition du calculateur. Grâce à une interface optimisée et un design minimaliste, le calculateur de salaires est encore plus facile à utiliser. D’autres branches ont pu être évaluées&nbsp;: le calculateur de salaire permet maintenant de calculer les salaires usuels dans 72 branches et une liste révisée des professions facilite la recherche des salaires.</p><p>Le calculateur de salaire utilise des données représentatives de l’enquête sur la structure des salaires de l’Office fédéral de la statistique, dans laquelle sont enregistrés environ deux millions de salaires provenant de 36 000 entreprises. Les données sont analysées pour le calculateur de salaire selon une procédure statistique éprouvée, pour pouvoir calculer les salaires usuels locaux et de la branche pour les différents profils d’emploi.</p><p>Les employé-e-s peuvent utiliser le calculateur de salaire pour vérifier si leur salaire est approprié. Il les aide également à formuler des prétentions salariales en vue des négociations salariales. Autre avantage du calculateur de salaire : il informe individuellement les utilisateurs et utilisatrices sur les conventions collectives (CCT) en vigueur et les salaires minimums.</p><h3 class="heading--h4">Rendre les différences salariales visibles</h3><p>Connaître les salaires usuels est indispensable pour faire augmenter les salaires. Et ces progrès sont nécessaires. Car comme le montre le dernier rapport de l’USS sur la répartition des revenus, les bas et moyens salaires ont certes considérablement augmenté ces 30 dernières années, grâce aux campagnes sur le salaire minimum et aux progrès des conventions collectives de travail. Mais l’écart salarial s’est encore creusé parce que les plus hauts salaires ont augmenté bien plus vite que les autres.</p><p>L’évolution des salaires depuis 2014 est inquiétante&nbsp;: la plupart des salaires ont à peine augmenté. Dans certains cas, les salaires ont même diminué en termes réels. L’inégalité salariale entre les sexes reste élevée&nbsp;; les femmes travaillant (et souvent devant travailler) à temps partiel beaucoup plus fréquemment, leurs salaires effectifs sont toujours nettement inférieurs. La moitié des femmes actives ont un salaire mensuel inférieur à 4330 francs.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_Sharepix_wide-m_Lohnrechner_FR_2984e53e03.webp" length="16418" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7604</guid><pubDate>Wed, 09 Jun 2021 19:50:01 +0200</pubDate><title>Pas question de mener une réforme des retraites sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-mener-une-reforme-des-retraites-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Position de l’Union syndicale suisse sur AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes touchent des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. Or malgré ces écarts de rentes scandaleux, le Conseil national a adopté à son tour une réforme de l’AVS sur leur dos. Il est bien clair pour l’Union syndicale suisse (USS) que le relèvement de l’âge de la retraite à 65&nbsp;ans, avec le démantèlement des rentes qui s’ensuit pour les femmes, ne saurait être accepté. Le financement additionnel par les taux d’intérêt négatifs de la BNS offre une lueur d’espoir. Le Conseil national prouve au passage qu’une AVS sûre avec de meilleures rentes est possible, à condition que la volonté politique soit là.</p><p>Quiconque a travaillé sa vie durant mérite une bonne retraite. C’est d’ailleurs ce que prévoit la Constitution fédérale depuis près de 50&nbsp;ans. Or la réalité est hélas bien différente. Les femmes en particulier perçoivent des rentes qui ne suffisent guère pour vivre. Aujourd’hui, la moitié des femmes partant à la retraite doivent s’en sortir avec moins de 2934&nbsp;francs de rente par mois. C’est beaucoup trop peu&nbsp;! Le Parlement exige néanmoins que leur rente soit rabotée de 1200&nbsp;francs par an. Aucune amélioration n’est à l’ordre du jour.</p><p>Les mesures adoptées pour la génération transitoire sont elles aussi scandaleuses&nbsp;: avec la réduction de la période de transition de neuf ans à six, même les femmes proches de la retraite subiront de plein fouet les baisses de rentes. C’est un nouveau coup dur pour les femmes professionnellement actives âgées de 55&nbsp;ans aujourd’hui, qui font les frais depuis plus de dix ans, dans le 2e&nbsp;pilier, des taux d’intérêt en chute libre et des baisses de rentes. La génération transitoire n’est pas épargnée&nbsp;: pour plus de la moitié des femmes concernées, AVS&nbsp;21 implique une baisse de rente par rapport au statu quo. Les femmes qui ont un emploi sont particulièrement touchées. Même la possibilité – pourtant neutre en termes de coûts – de prendre une préretraite à 62&nbsp;ans passerait à la trappe. Sans la moindre explication, à moins bien sûr qu’il ne s’agisse de préparer le terrain à un relèvement général de l’âge de la retraite.</p><p>Le oui au financement additionnel de l’AVS par les intérêts négatifs de la BNS montre toutefois qu’une AVS sûre, offrant de meilleures rentes, et donc une réforme sans démantèlement des prestations aux dépens des femmes est possible – à condition que la volonté politique soit là.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7598</guid><pubDate>Mon, 07 Jun 2021 09:47:58 +0200</pubDate><title>Encore 80 ans d’inégalités à la retraite ? Pas question !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/encore-80-ans-dinegalites-a-la-retraite-pas-question</link><description>Une semaine avant le 14 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les revendications essentielles de la Grève des femmes* restent toujours lettre morte, deux ans plus tard. Deux jours avant le débat au Conseil national sur l’AVS, le bilan est misérable&nbsp;: les femmes professionnellement actives continuent à subir le manque de temps, d’argent et de respect. Les salaires plus bas, le travail à temps partiel et l’activité non rémunérée sont à l’origine de la situation scandaleuse des rentes pour les femmes – et on ne voit pas le bout du tunnel. De récents calculs de l’Union syndicale suisse (USS) le montrent&nbsp;: si les choses poursuivent leur cours actuel, cette lacune n’aura disparu que dans 80&nbsp;ans&nbsp;! Et ce n’est pas tout&nbsp;: le projet AVS&nbsp;21 est une réforme sur le dos des femmes. Le relèvement de l’âge de la retraite des femmes sera par conséquent farouchement combattu, dans les urnes comme dans la rue. Les femmes en ont assez des belles promesses. Leur patience est à bout.</p><p>La discrimination subie par les femmes pendant leur vie professionnelle, du fait de salaires plus bas ou d’une activité exercée à temps partiel, s’accentue encore à la retraite. L’écart des rentes est indéniable. Les femmes parties à la retraite en 2019 ont perçu de leur caisse de pensions une rente moyenne de 1160&nbsp;francs par mois, contre 2144&nbsp;francs pour les hommes. Seule l’AVS permet une répartition plus équitable, dans la mesure où les tâches éducatives ou d’assistance donnent lieu à des bonifications. Mais l’écart des rentes reste globalement d’un tiers.</p><p>Dans les faits, de nombreuses femmes dépendent donc encore des hommes à la retraite. Leurs faibles rentes ne suffisent pas pour vivre. L’égalité dans la prévoyance vieillesse piétine&nbsp;: au rythme actuel, l’écart des rentes ne se résorbera qu’en 2100. Dans 80&nbsp;ans&nbsp;! Et avec AVS&nbsp;21, la situation des rentes des femmes va encore se dégrader.</p><p>L’AVS est l’acquis social par excellence du 20e&nbsp;siècle. Elle a libéré les individus du risque de pauvreté à la retraite. L’AVS doit par conséquent rester au 21e&nbsp;siècle un moteur pour l’égalité. Car elle seule prend en compte, pour le calcul des rentes, le travail de soins et d’assistance non rémunéré dont les femmes accomplissent la plus grande partie. Il faut par conséquent renforcer l’AVS, et l’initiative populaire pour une 13e&nbsp;rente AVS constitue un grand pas dans la bonne direction.</p><p>À la conférence de presse organisée aujourd’hui, des femmes syndicalistes et des représentantes de la CSSS-CN ont tiré un bilan, deux jours avant le débat décisif du Conseil national sur AVS&nbsp;21 et une semaine avant le 14&nbsp;juin. Les intervenantes ont signalé où des avancées s’imposent en matière d’égalité, elles ont rappelé que l’écart des rentes aux dépens des femmes n’est plus tolérable et expliqué pourquoi elles mobilisent en faveur d’actions le 14&nbsp;juin 2021&nbsp;:</p><p><strong>Vania Alleva, </strong>présidente d’Unia, a été on ne peut plus claire&nbsp;: «&nbsp;alors que beaucoup de femmes ont déjà des rentes misérables, il est question aujourd’hui d’un relèvement de l’âge de la retraite des femmes, qui reviendrait à réduire encore de telles rentes. AVS&nbsp;21 ferme les yeux sur les problèmes existants, et n’en résout aucun. Au contraire, toute la réforme est prévue sur le dos des femmes et s’avère inacceptable. Nous allons donc combattre tout relèvement de l’âge de la retraite des femmes.&nbsp;»</p><p><strong>Mattea Meyer,</strong> conseillère nationale et coprésidente du PS Suisse, s’est montrée déçue&nbsp;: «&nbsp;au lieu d’introduire enfin des améliorations, la majorité bourgeoise du Parlement ne trouve rien de mieux à faire que d’imposer un démantèlement des rentes. C’est un vrai scandale, deux ans après la grève des femmes&nbsp;!&nbsp;»</p><p><strong>Léonore Porchet,</strong> conseillère nationale verte et vice-présidente de Travail.Suisse, a rappelé qu’«&nbsp;à lui seul, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes fera économiser à l’AVS 10&nbsp;milliards de francs entre 2022 et 2031. Or les femmes accomplissent une part au moins aussi élevée, sinon davantage, du travail rémunéré ou bénévole que les hommes, et subissent des discriminations tout au long de leur carrière professionnelle.&nbsp;»</p><p><strong>Katharina Prelicz-Huber, </strong>conseillère nationale verte et présidente du SSP, a pris un exemple édifiant&nbsp;: «&nbsp;une éducatrice de la petite enfance gagne en début de carrière entre 4000 et 4200&nbsp;francs, et après dix ans d’expérience entre 4500 et 4700&nbsp;francs par mois. La seule raison de ces bas salaires tient à ce qu’un tel travail est accompli par des femmes. Par contre, un gestionnaire de risque de crédit gagne en début de carrière 8750&nbsp;francs. Si l’éducatrice de la petite enfance a encore ses propres enfants et ne travaille qu’à temps partiel, il lui faudra se contenter d’une retraite de misère, alors que le manager aura une rente confortable. Une telle situation est scandaleuse&nbsp;: il est urgent de revaloriser les professions de soins et d’assistance&nbsp;!&nbsp;»</p><p><strong>Gabriela Medici,</strong> première secrétaire adjointe de l’USS, a rappelé que «&nbsp;l’écart de rente actuel reflète les moins bonnes perspectives de carrière des femmes d’hier. Or tant que nous ne réformons pas la prévoyance vieillesse, les carrières typiquement féminines aboutiront à des rentes misérables. Concrètement, les femmes continuent à dépendre des hommes, sans qui leurs faibles rentes ne leur permettent pas de vivre.&nbsp;»</p><p><strong>Patrizia Mordini,</strong> coprésidente de la commission des femmes de l’USS, a souligné qu’«&nbsp;au vu du creusement des inégalités salariales, il est irrespectueux, indigne et cynique de la part du Parlement d’augmenter l’âge de la retraite des femmes&nbsp;! Notre colère, la colère des femmes lésées est bien réelle&nbsp;! Nous allons donner libre cours à cette colère le 14&nbsp;juin, lors d’actions bruyantes menées à 15h19 – moment symbolique de la journée à partir duquel les femmes travaillent gratuitement&nbsp;! En 2019, ce moment symbolique avait eu lieu à 15h24.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/5/csm_web_Logo-AHV21_FR_4c72e09282.webp" length="66758" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7589</guid><pubDate>Wed, 02 Jun 2021 11:12:56 +0200</pubDate><title>La protection des salaires est cruciale: une application plus stricte s&#039;impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-est-cruciale-une-application-plus-stricte-simpose</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe et, parallèlement, un des marchés de l’emploi les plus ouverts. Dans notre pays, les salarié-e-s dépendent par conséquent tout particulièrement d’une protection efficace des salaires. Le rapport sur les mesures d’accompagnement montre que c’est nécessaire, car là où des contrôles ont lieu, des infractions sont découvertes.</p><p>L’an dernier, les contrôleurs et contrôleuses ont examiné plus de 130&nbsp;000 salaires. Cela leur a permis de trouver presque 18&nbsp;% de salaires trop bas ou de cas d’indépendance fictive. Dans les branches qui connaissent une convention collective de travail (CCT) prévoyant des salaires minimaux, les taux d’infraction sont un peu plus élevés (env. 25&nbsp;%), parce que ces salaires minimaux définissent clairement ce qu’est une sous-enchère. Dans les autres branches, les cantons autorisent certains écarts vers le bas par rapport aux salaires usuels, si bien qu’une partie des entreprises à bas salaires échappe aux contrôleurs et contrôleuses. Les taux d’infraction se montent à 15&nbsp;% (entreprises de détachement étrangères), respectivement à 12&nbsp;% (entreprises suisses).</p><p>Dans les branches avec salaires minimaux obligatoires prévus dans une CCT ou un contrat-type de travail, les employeurs et employeuses qui versent des salaires trop bas sont amendés. En l’absence de salaires minimaux, les cantons demandent aux entreprises d’adapter leurs salaires aux salaires usuels dans la branche et la localité («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). Que la majorité écrasante des entreprises étrangères donne suite à cette injonction est un point positif. Mais on ne saurait tolérer le comportement des entreprises suisses qui, dans presque 1&nbsp;200&nbsp;cas, ont versé des salaires trop bas. Or, seuls tout juste 300 d’entre elles ont suivi les cantons qui leur avaient enjoint de corriger leurs salaires. La Confédération et les cantons n’édictent cependant guère de salaires minimaux, alors que la loi le prévoit.</p><p>Les contrôles sont malheureusement toujours très différents d’un canton à l’autre. L’engagement dont font preuve les cantons du Tessin et de Genève, qui contrôlent un grand nombre d’employeurs et d’employeuses suisses, est une bonne chose. La réalité est tout autre dans quelques régions de Suisse alémanique où certains cantons, comme ceux de Saint-Gall, de Thurgovie ou de Zoug, ne contrôlent qu’environ 2&nbsp;%, voire moins encore, des entreprises. En moyenne, une entreprise suisse n’est contrôlée qu’environ tous les 50 ans. Une anomalie qui existe depuis des années déjà.</p><p>Les mesures d’accompagnement sont indispensables à la protection des salaires suisses. Lorsque des contrôles sont effectués, des infractions sont souvent trouvées. Mais les mesures d’accompagnement ont toujours d’importantes lacunes. Par exemple, seule la moitié des personnes professionnellement actives sont protégées par des salaires minimaux inscrits dans des CCT. Plusieurs cantons contrôlent trop peu et sont trop tolérants face à la sous-enchère. Il faut que ces lacunes de la protection des salaires disparaissent.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7582</guid><pubDate>Fri, 28 May 2021 16:00:00 +0200</pubDate><title>Le moment est venu pour la 13e rente AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-moment-est-venu-pour-la-13e-rente-avs</link><description>Dépôt de l&#039;initiative « Mieux vivre à la retraite »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les 137&nbsp;550 signatures en faveur de l’initiative pour une 13e&nbsp;rente AVS ont été remises cet après-midi à la Chancellerie fédérale par la large alliance qui soutient ce projet. L’initiative populaire «&nbsp;Mieux vivre à la retraite&nbsp;» devient ainsi la première initiative fédérale qui a réuni les signatures nécessaires en pleine période de pandémie. Et cela, environ six mois avant l’expiration du délai de récolte, ce qui montre bien à quel point ce projet est urgent. En effet, les rentes AVS ne suffisent pas pour vivre et perdent constamment de la valeur. Dans le même temps, les rentes du 2e&nbsp;pilier sont en chute libre. Et pourtant, le Parlement n’hésite pas à présenter, avec AVS&nbsp;21, un véritable projet de démantèlement. Notre initiative va rendre l’AVS plus forte et permettra d’améliorer le niveau des rentes de manière sociale et avantageuse.</p><p>Toute personne mérite une bonne rente après une vie de travail. Notre Constitution le dit d’ailleurs expressément depuis presque 50&nbsp;ans. Mais la réalité est malheureusement toute autre. Dans les faits, la moitié des personnes parvenant aujourd’hui à la retraite doivent s’en sortir avec une rente mensuelle inférieure à 3439&nbsp;francs. Les femmes sont encore plus durement touchées&nbsp;: leurs rentes sont inférieures de plus d’un tiers à celles des hommes. Pour beaucoup d’entre elles, la pauvreté durant la vieillesse est un risque bien réel. Et la situation ne fait qu’empirer&nbsp;: en raison des faibles taux d’intérêt, les rentes des caisses de pensions sont en constante baisse depuis plus de dix ans. Une fois réglés le loyer et les primes maladie, beaucoup de gens n’ont plus grand-chose pour vivre.</p><p>Les personnes qui ont pris leur retraite en 2019 touchent 6,8&nbsp;% de moins que leurs collègues partis deux ans plus tôt, soit en 2017 (valeur médiane). Alors même que les salaires et les revenus ont augmenté durant la même période et que jamais les assuré-e-s n’ont versé pour le 2e&nbsp;pilier des cotisations aussi élevées qu’aujourd’hui. Cette initiative tombe à pic, car la prévoyance professionnelle est de toute évidence à la croisée des chemins.</p><p>L’initiative est simple, mais elle fait mouche&nbsp;: elle demande l’introduction d’un versement supplémentaire, chaque année, d’une rente mensuelle de l’AVS. À l’instar du 13e salaire que presque tout le monde touche aujourd’hui. Calculé sur une base mensuelle, cela correspond à une augmentation de 8,33&nbsp;% de la rente AVS. Le caractère compensatoire de l’AVS fait que ce sont les personnes à bas et moyen revenus qui en bénéficieront le plus. Les personnes qui touchent des prestations complémentaires ne seront pas pénalisées, au contraire&nbsp;: elles doivent aussi pouvoir profiter de la 13e rente AVS.</p><p>L’AVS a le meilleur rapport cotisation/prestation et offre pour la grande majorité de la population la possibilité la plus avantageuse d’améliorer les rentes. En revanche, le développement du 3e&nbsp;pilier prôné par les banques et les assurances n’est pas une option pour assurer la prévoyance vieillesse. Dans l’AVS, les employeurs et les hauts revenus participent au financement pour toutes et tous, contrairement au 3e pilier. Par ailleurs, l’USS exige que l’AVS bénéficie d’une contribution financière tirée des bénéfices de la Banque nationale.</p><p>Au moment de la remise des signatures, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard a exprimé sa reconnaissance pour l’énorme engagement du comité d’initiative et de toutes les personnes et organisations qui l’ont soutenu et qui sont parvenues à récolter autant de signatures malgré des conditions compliquées par la pandémie&nbsp;: «&nbsp;Les conditions externes étaient difficiles. L’engagement n’en a été que plus grand. Merci de tout cœur&nbsp;!&nbsp;».</p><p>Marina Carobbio, conseillère aux États socialiste, a tenu à souligner que «&nbsp;l’AVS est notre moteur social pour l’égalité des rentes, en particulier pour les femmes&nbsp;».</p><p>Président du SEV, Giorgio Tuti a rappelé les problèmes du 2e&nbsp;pilier, souvent occultés&nbsp;: «&nbsp;Avec cette initiative, nous apportons une réponse aux rentes en chute libre dans le 2&nbsp;&nbsp;pilier et nous assurons le maintien du pouvoir d’achat&nbsp;».</p><p>Dagmar Rösler, présidente de la faîtière des enseignant‑e‑s LCH, a souligné la question de l’écart des rentes des femmes&nbsp;: «&nbsp;Seul le renforcement de l’AVS nous permettra de progresser vers l’égalité des retraites&nbsp;».</p><p>Köbi Hauri, de la Commission des retraité‑e‑s d’Unia, résume le cœur du problème actuel&nbsp;: «&nbsp;Les retraité‑e‑s ont tout simplement besoin d’une augmentation de l’AVS, car beaucoup d’entre eux arrivent à peine à joindre les deux bouts&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_210528_13.AHV0027_klein_59b0a9357c.webp" length="347282" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7579</guid><pubDate>Fri, 28 May 2021 15:00:00 +0200</pubDate><title>La prévoyance vieillesse a besoin d’un changement de cap</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/la-prevoyance-vieillesse-a-besoin-dun-changement-de-cap</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 28 mai 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Stopper la baisse vertigineuse des rentes de vieillesse en renforçant l’AVS et les retraites par répartition&nbsp;: telles sont les priorités décidées aujourd’hui par l’Assemblée des délégué‑e‑s de l’Union syndicale suisse (USS). Socialement, il est urgent d’augmenter le niveau des retraites, en particulier pour les femmes, notamment en introduisant une 13e rente AVS comme le demande l’initiative qui vient d’aboutir. À l’inverse, si le Parlement s’entête à vouloir démanteler le 1er pilier avec AVS&nbsp;21, l’USS combattra la réforme par référendum. L’Assemblée des délégué‑e‑s a également débattu de politique européenne&nbsp;: après avoir défendu la ligne rouge de la protection des salaires, il s’agit désormais de s’engager pour une Europe et une Suisse plus sociales, aux côtés des autres syndicats européens. Enfin, les délégué-e-s appellent à tirer les leçons de la crise du coronavirus en renforçant la protection de la santé au travail, et à agir rapidement en faveur du pouvoir d’achat après plus d’une une année de grande fragilisation pour les salarié‑e‑s.</p><p>Les rentes de retraite figureront au cœur de l’agenda syndical ces prochains mois. Pas uniquement en raison du calendrier politique, mais surtout parce la situation dans ce domaine se détériore à une vitesse sans précédent. Les rentes du 2e pilier sont en chute libre depuis plus de dix ans&nbsp;: les personnes qui ont pris leur retraite en 2019 touchent 6,8&nbsp;% de moins que leurs collègues partis deux ans plus tôt, alors que les cotisations ne cessent d’augmenter. Les femmes sont les plus touchées, puisque leurs rentes de retraite sont en moyenne d’un tiers inférieures à celles des hommes.</p><p>Toute réforme de la prévoyance vieillesse doit permettre de rehausser le niveau des rentes pour le plus grand nombre. Il faut donc renforcer le 1er pilier et les retraites par répartition. Le dépôt de l’initiative pour une 13e rente AVS est à la fois un signal et une proposition très concrète dans ce sens. En revanche, face à la réforme AVS&nbsp;21 qui se profile nettement comme un démantèlement des prestations sur le dos des femmes, l’USS se prépare au lancement d’un référendum.</p><h3 class="heading--h4">Pour une Europe sociale</h3><p>C’est grâce aux positions nettes, fermes et constantes des syndicats que la protection des salaires autonome obtenue de haute lutte n’a pas été remise en question&nbsp;: ce constat a été le point de départ de la discussion sur la politique européenne lors de l’Assemblée des délégué‑e‑s. La mise en danger des mécanismes de contrôle et de sanction ainsi que la fragilisation du service public qui auraient découlé de la signature de cet accord aurait fait payer un prix bien trop élevé au travailleuses et travailleurs. L’engagement syndical pour de bonnes relations avec l’Union européenne se fonde sur le principe suivant : &nbsp;les accords conclus doivent apporter des améliorations concrètes, et surtout pas des détériorations, aux gens qui travaillent en Suisse. Les syndicats poursuivront sur cette voie.</p><p>Dans ce sens, la résolution adoptée par les délégué‑e‑s donne une direction claire&nbsp;: les droits sociaux, les salaires et les conditions de travail doivent s’améliorer en Suisse et en Europe, et non pas se péjorer. La mise en concurrence des salarié‑e‑s entre eux ne peut conduire qu’à des détériorations. Il faut, au contraire, agir contre les nouvelles formes de travail précaire et en faveur de conventions collectives plus nombreuses, en renforçant notamment le travail syndical par-delà les frontières. L’USS continuera à s’engager dans cette direction avec l’ensemble du mouvement syndical européen.</p><h3 class="heading--h4">Sortir de la pandémie en soutenant l’emploi, la santé et le pouvoir d’achat</h3><p>La crise du coronavirus a pesé lourd sur les travailleuses et travailleurs. Dans plusieurs secteurs, la lutte contre la pandémie a exigé des efforts colossaux, encore insuffisamment reconnus. Dans d’autres, elle a eu pour conséquence une augmentation du chômage et des pertes importantes de revenus. Le travail des syndicats et la solidité des assurances sociales ont permis de limiter les dégâts. Il reste cependant beaucoup à faire&nbsp;: il n’est pas acceptable que la pandémie se traduise par un accroissement de la précarité et par un creusement des inégalités. En plus de soutenir la loi COVID‑19 qui contient la base légale de l’ensemble des aides allouées jusqu’ici, l’USS demande donc des mesures rapides de soutien au pouvoir d’achat, avec notamment la redistribution des réserves excédentaires des caisses-maladie et une meilleure indemnisation du chômage partiel pour les bas salaires.</p><p>Il est également temps de tirer les leçons de la pandémie en renforçant la protection de la santé au travail. La crise sanitaire n’a fait que mettre en lumière les manquements dénoncés de longue date par les syndicats&nbsp;: la densité des contrôles doit être augmentée durablement, et de nouveaux organes comme la SUVA ou les commissions paritaires doivent pouvoir appuyer les inspections cantonales dans leur tâche. Les insuffisances chroniques de la Suisse en matière de santé au travail doivent enfin être corrigées.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>AVS</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/3/csm_210528_SGB-DV_USS-AD_GM_74696e86b0.webp" length="120632" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7576</guid><pubDate>Wed, 26 May 2021 16:49:19 +0200</pubDate><title>Le danger pour la protection des salaires est écarté</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-danger-pour-la-protection-des-salaires-est-ecarte</link><description>Décision du Conseil fédéral sur l’accord-cadre</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de la décision que le Conseil fédéral a prise aujourd’hui, qui&nbsp;garantit une protection autonome des salaires. L’USS défend les relations stables de la Suisse&nbsp;avec l’Union européenne (UE), mais le prix à payer pour conclure les négociations sur cet accord-cadre aurait été trop élevé pour les travailleuses et travailleurs de Suisse. Le déroulement des négociations a montré que l’accord aurait substantiellement affaibli la protection des salaires et mis en danger les services publics – ce qui aurait été inacceptable pour les syndicats.</p><p>La protection des gens qui travaillent&nbsp;doit être améliorée, pas dégradée, que ce soit en Suisse ou dans l’UE. L’USS continuera à s’engager avec ses homologues européens&nbsp;des progrès&nbsp;dans ce domaine et pour que les droits sociaux soient renforcés, en Suisse comme dans l’UE. Il faut davantage de conventions collectives de travail (CCT) qui protègent efficacement les salaires ainsi que des salaires minimums étatiques dans les branches et les professions sans CCT.</p><p>Les Accords bilatéraux sont importants pour les salarié-e-s. Il n’est pas souhaitable que la situation s’aggrave à cause de la Suisse ou de la Commission européenne. Malgré les différends concernant&nbsp;l’accord-cadre, les accords existants doivent être maintenus. C’est pourquoi la Suisse doit libérer aussi rapidement que possible le milliard de cohésion. À l’inverse, l’UE s’est engagée à travers les Accords bilatéraux à une reconnaissance mutuelle des normes applicables aux produits.</p><p>Ces dernières semaines, les milieux patronaux suisses ont demandé, utilisant le prétexte de la fin&nbsp;des négociations sur l'accord-cadre, que la protection des travailleurs et travailleuses soit détériorée. L’USS s’opposera résolument à de telles tentatives.</p><p>L’USS participera aux entretiens prévus entre la Confédération, les partenaires sociaux et les cantons.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7544</guid><pubDate>Fri, 30 Apr 2021 17:23:10 +0200</pubDate><title>1er Mai : actions syndicales, manifestations dans les villes et une émission spéciale en direct</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-actions-syndicales-manifestations-dans-les-villes-et-une-emission-speciale-en-direct</link><description>Journée internationale des travailleurs et travailleuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse vivra aujourd’hui – malgré les restrictions – au rythme des mobilisations corona-compatibles à l’occasion du 1er&nbsp;Mai. Les syndicats et les salarié-e-s seront visibles et bien audibles dans plus de 40 manifestations et actions syndicales pour exiger un nouveau départ social.</p><p>Avec la crise du coronavirus, l’écart des revenus s’est creusé plus que jamais. Alors que l’argent coule à flots dans les villas de luxe grâce aux gains boursiers, les personnes à faibles revenus sont celles qui ont le plus souffert. Des centaines de milliers de personnes ont été – et sont encore – frappées par les licenciements ou le chômage partiel, avec des baisses de revenus énormes, ou doivent craindre pour leur emploi.</p><p>En même temps, les rapports de travail se sont précarisés. Les normes minimales durement acquises en matière de salaires et de conditions de travail ne doivent pas être perdues dans cette crise. Au contraire&nbsp;: il faut une vraie reprise pour les travailleuses et travailleurs, avec le plein emploi, de meilleurs salaires et des retraites plus sociales. C’est pourquoi les syndicats appellent à un nouveau départ social à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. Avec des événements, des manifestations et des actions syndicales ainsi qu’une émission spéciale en direct sur Internet.</p><p>En ce 1er Mai, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard dresse un tableau assez sombre de la situation des salarié-e-s. La pandémie a accru les inégalités. Le monde du travail a payé un lourd tribut&nbsp;: baisse des revenus, chômage massif et insécurité économique généralisée. Mais pour lui, il faut désormais regarder vers l’avenir. «&nbsp;Après la lutte contre le virus, il est grand temps de reprendre le combat social, pour de meilleurs salaires, des emplois dignes et sûrs et de bonnes retraites.&nbsp;»</p><p>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, rappelle que la situation dans les secteurs à bas salaires s’est détériorée pendant la crise sanitaire. Les horaires de travail excessivement flexibles, les mini-temps partiels et le travail sur appel se multiplient&nbsp;: «&nbsp;La lutte pour des salaires décents et des conditions de travail sûres devient de plus en plus importante&nbsp;», estime la responsable syndicale.</p><p>Quant à Luca Visentini, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), s’exprimant depuis Bruxelles, il souligne que les femmes et les jeunes sont, en matière de salaires et de travail, les plus durement touchés par la crise sanitaire. Il affirme l’importance de s’écarter des vieilles recettes d’austérité budgétaire et d’assurer une reprise durable pour toutes et tous, «&nbsp;garantissant de meilleures conditions de travail et de vie pour tout le monde&nbsp;».</p><p>Dès 13h00, l’émission centrale et en direct de l’USS peut être suivie sur (<a href="https://youtu.be/XA4F6jT5_OM" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">https://youtu.be/XA4F6jT5_OM</a>). La liste des actions et manifestations dans tout le pays ainsi que le programme complet de l’émission en direct et en streaming se trouvent sur notre site du 1er Mai <a href="http://www.mai2021.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.mai2021.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_csm_Montage_affiche_1er_mai_d21f5f0a46_f3acec7765.webp" length="19488" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7542</guid><pubDate>Fri, 30 Apr 2021 16:22:32 +0200</pubDate><title>Les rentes des femmes sont déjà trop basses : pas question de les réduire encore !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-des-femmes-sont-deja-trop-basses-pas-question-de-les-reduire-encore</link><description>Avec AVS 21, le Parlement est en dehors de la réalité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En adoptant le relèvement de l’âge de la retraite pour les femmes, la Commission compétente du Conseil national (CSSS-N) décide d’une réforme de l’AVS qui se fera sur le dos des femmes&nbsp;: elles devront de facto accepter une baisse de leur rente de vieillesse. Aujourd’hui, les femmes touchent en moyenne environ un tiers de moins de rente que les hommes. Cette situation scandaleuse doit changer pour le mieux, et non pas empirer. L’Union syndicale suisse (USS) rejette donc fermement ce projet.</p><p>Au lieu de se pencher sur la vraie question urgente, à savoir avec quelles rentes les femmes vivront pendant leur vieillesse, la CSSS-N ne se gêne pas de décider allègrement – et au pas de charge – de nouvelles réductions des rentes de vieillesse aux dépens des femmes. Même si celles-ci touchent toujours grosso modo un tiers de moins que les hommes à la retraite. Pourtant nous sommes sûrs que chaque membre de la Commission connaît dans son entourage personnel au moins une femme qui subit cette situation scandaleuse. En effet, près d’un tiers des femmes ne reçoivent toujours aucune pension du 2e pilier. Dans les secteurs «&nbsp;typiquement féminins&nbsp;», des rentes de 500 à 800 francs par mois sont monnaie courante. Évidemment, c’est trop peu, même pour survivre. Il est donc d’autant plus important que les femmes puissent compter sur l’AVS.</p><p>De plus, les mesures proposées pour la génération de transition sont tout simplement un affront&nbsp;: en raccourcissant les dispositions transitoires à six ans, la baisse intégrale des rentes touchera même des femmes qui sont proches de l’âge de la retraite. Elle aura également pour effet d’aggraver encore la situation des femmes actives qui ont aujourd’hui 55&nbsp;ans et qui, avec les taux d’intérêt en chute libre depuis plus de dix ans, voient leurs rentes du 2e pilier fondre comme neige au soleil. Même les femmes qui font partie de la génération de transition ne sont pas vraiment à l’abri&nbsp;: pour plus de la moitié d’entre elles, la réforme AVS&nbsp;21 est synonyme d’une réduction de la rente par rapport au statu quo. Les femmes qui travaillent sont particulièrement touchées.</p><p class="heading--h4">La Commission ne corrige pas les erreurs du Conseil des États</p><p>D’autres erreurs du Conseil des États n’ont pas non plus été corrigées&nbsp;: ainsi, la flexibilisation de la retraite ne reste possible qu’à partir de 63 ans et le financement supplémentaire accordé ne suffira que pour cinq ans environ. La commission a certes admis que la franchise pour les retraité-e-s actifs doit être fixée de manière à ce que les personnes qui gagnent peu puissent elles aussi améliorer leurs revenus. Cependant, le fait que cette possibilité ne soit accessible que sur une base volontaire est non seulement naïf et difficilement réalisable, mais aussi fondamentalement contradictoire avec le fonctionnement de l’AVS.</p><p>L’USS n’en démord pas&nbsp;: toute personne mérite une bonne rente après une vie de travail. Et on ne peut pas réformer l’AVS sans tenir compte des vrais problèmes. Il semblerait que le Parlement doit se faire rappeler ces deux principes… par un vote dans les urnes.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7538</guid><pubDate>Wed, 28 Apr 2021 16:13:31 +0200</pubDate><title>Une déclaration d’intention timorée et un incroyable affront</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-declaration-dintention-timoree-et-un-incroyable-affront</link><description>Stratégie Égalité 2030 du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Deux ans après la grève des femmes*, le Conseil fédéral souhaite lui aussi aller de l’avant sur le terrain de l’égalité entre femmes et hommes. À cet effet, il a conçu et publié la stratégie Égalité 2030. L’Union syndicale suisse se félicite que le Conseil fédéral s’engage en faveur de l’égalité entre les sexes, tout en déplorant qu’il reste timoré et vague – sans formuler d’idées pionnières pour plus d’égalité entre le travail rémunéré et non rémunéré. À la place, le Conseil fédéral se permet un incroyable affront, en inscrivant dans sa stratégie le relèvement de l’âge de la retraite.</p><p>Le Conseil fédéral présente dans sa stratégie ses idées sur la manière de promouvoir d’ici 2030 l’égalité entre femmes et hommes. Il s’agit là d’un aveu important: deux ans après la mémorable grève des femmes* de 2019, il reste beaucoup à faire et le Conseil fédéral veut contribuer à la mise en place d’une solution. La stratégie campe hélas sur une conception étriquée de l’égalité: le Conseil fédéral concentre ses mesures sur les femmes suisse de la classe moyenne, passant comme chat sur braises sur la situation des femmes issues de la migration ou occupées dans des professions à bas salaires, ainsi que sur les personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas se reconnaître dans la représentation binaire masculin-féminin.</p><p>À la place, la stratégie énumère des objectifs et des mesures pour la plupart déjà en voie de réalisation: lutte contre la discrimination salariale au moyen de l’outil Logib et contrôles en la matière dans le cadre des marchés publics, encouragement des projets d’entreprises pour une meilleure conciliation entre travail et famille, augmentation de la représentation des femmes dans les fonctions dirigeantes au sein de l’administration fédérale, etc. L’USS approuve bien sûr l’intention de la Confédération de poursuivre sur sa lancée et l’invite à mettre systématiquement en œuvre les mesures évoquées. Autre aspect positif, il est encore prévu d’améliorer dans les statistiques et études de la Confédération les données par sexe.</p><p>Si toutefois le Conseil fédéral souhaite réellement promouvoir l’égalité d’ici 2030 avec sa stratégie, il lui faut se donner des objectifs plus ambitieux et contraignants et prévoir des mesures novatrices, allant au-delà du programme de travail actuel des bureaux de l’égalité: outre la meilleure intégration professionnelle visée des femmes, il faut des mesures axées sur l’amélioration des conditions de travail et des rémunérations dans les secteurs à bas salaires et dans les emplois précaires. L’heure est à des améliorations dans la prévoyance vieillesse, afin que les femmes puissent subvenir à leurs propres besoins à la retraite – il est parfaitement scandaleux qu’à la place, le Conseil fédéral prévoie dans sa stratégie un relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Il faut une politique familiale cohérente au niveau suisse, qui décharge les travailleuses et travailleurs ayant des obligations familiales en mettant à leur disposition des structures d’accueil extrafamilial à prix abordable, aisément accessibles et de bonne qualité. Et il faut des mesures énergiques contre le sexisme et le harcèlement sexuel au travail: l’examen de l’«éventuelle ratification» par le Conseil fédéral de la Convention OIT n° 190 ne saurait suffire, la Suisse doit sans faute ratifier cette convention.</p><p>Ce n’est qu’à condition que la stratégie Égalité ne reste pas une vague promesse et que la Confédération se fixe des objectifs contraignants, avec des mesures efficaces, que des améliorations seront réellement possibles jusqu’en 2030.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7535</guid><pubDate>Fri, 23 Apr 2021 15:58:27 +0200</pubDate><title>La protection des salaires doit rester intacte dans l&#039;accord-cadre avec l&#039;UE</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-doit-rester-intacte-dans-laccord-cadre-avec-lue</link><description>Pour des accords avec l&#039;Europe qui profitent aux salarié-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La rencontre d’aujourd’hui entre le président de la Confédération Guy Parmelin et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen n’a pas permis de résoudre la question de la protection suisse des salaires dans l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE). Pour l’Union syndicale suisse (USS), la position reste inchangée&nbsp;: le Conseil fédéral doit imposer la protection autonome des salaires dans l’accord-cadre.</p><p>Grâce aux mesures d’accompagnement, la Suisse a pu éviter que les salaires ne subissent trop de pressions à la baisse dues à la libre circulation des personnes et à l’accès facilité au marché pour les entreprises étrangères.</p><p>Sans ces mesures d’accompagnement dans leur forme actuelle, les salaires et les conditions de travail dans notre pays risquent de subir une pression maximale. Pas seulement sur les salaires des Suisses, mais aussi sur ceux des employé-e-s issus de l’UE travaillant en Suisse. Car l’accord sur la libre circulation des personnes exige que la Suisse garantisse aussi les salaires des ressortissant-e-s de l’UE.</p><p>Mais pour certains représentants des États membres de l’UE, la seule préoccupation semble être l’accès au marché pour leurs entreprises, au détriment des travailleurs et travailleuses. Les récentes déclarations de l’ambassadeur d’Allemagne en Suisse sont d’une clarté glaçante&nbsp;: «&nbsp;Les mesures d’accompagnement sont une nuisance pour les entreprises allemandes, françaises, italiennes ou autrichiennes&nbsp;» (NZZ du 22 mars 2021). Il est même allé jusqu'à affirmer, à tort, que les mesures d’accompagnement étaient «&nbsp;contraires au traité&nbsp;».</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. En même temps, il n’y a aucun autre pays en Europe où autant d’entreprises étrangères offrent leurs services qu’en Suisse. L’accès au marché est donc garanti. Cela s’explique d’une part par le fait que la Suisse est économiquement très attrayante pour les prestataires de services étrangers. D’autre part, il y a l’avantage du peu de barrières linguistiques&nbsp;: Les entreprises allemandes, autrichiennes, françaises et italiennes peuvent proposer leurs services et communiquer avec les clients suisses dans leur langue maternelle.</p><p>Les accords bilatéraux doivent profiter aux salarié-e-s – en Suisse comme dans toute l’Europe. Cela nécessite une protection salariale efficace et un service public garanti. L’USS continuera à travailler avec ses homologues européennes afin d’améliorer la protection des salaires dans toute l’Europe et pour que le service public ne soit pas sacrifié sur l’autel de la logique du marché.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7533</guid><pubDate>Fri, 23 Apr 2021 13:00:00 +0200</pubDate><title>1er Mai 2021 : « Pour un nouveau départ social ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2021-pour-un-nouveau-depart-social</link><description>Actions, manifestations et émission en direct </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La pandémie a bouleversé le monde du travail. L’insécurité règne dans de nombreuses branches et l’écart des revenus s’est creusé plus que jamais. Pour le 1er Mai 2021, les syndicats organisent une mobilisation dans toutes les régions avec des actions syndicales, manifestations et autres événements qui se tiendront bien sûr dans le respect des mesures sanitaires. Notre émission en direct sur Internet fera le tour de ces événements et recevra des invité-e-s de marque de Suisse et d’ailleurs. Mot d’ordre de la journée&nbsp;: «&nbsp;Pour un nouveau départ social&nbsp;!&nbsp;».</p><p>Des centaines de milliers de salarié-e-s ont été et sont encore frappés par des licenciements ou doivent craindre pour leur emploi. Les personnes les moins bien payées sont celles qui souffrent le plus des conséquences la crise du coronavirus. Cette année, la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses est donc placée sous le signe de cette nouvelle réalité&nbsp;: les conditions de travail et la sécurité du revenu ont désormais encore plus d’importance.</p><p>La pandémie a mis en lumière et accru les inégalités. Avec le chômage partiel et le chômage tout court, les baisses de revenu ont été cruelles. Les salarié-e-s aux plus hauts salaires ont par contre pu accroître leur fortune. Les syndicats exigent donc une reprise pour les travailleuses et travailleurs – avec le plein emploi, de meilleurs salaires et des retraites plus sociales. Comme le dit le slogan du 1er Mai 2021, le moment est venu <strong>«&nbsp;Pour un nouveau départ social&nbsp;!&nbsp;»</strong>.</p><p>Dans toute la Suisse, des dizaines d’actions syndicales auront lieu dans des secteurs particulièrement touchés par la crise. Les syndicats se mobilisent également pour organiser une quarantaine de manifestations ou d’événements dans toutes les régions, avec des plans de protection et dans le respect des restrictions sanitaires d’usage. Quant aux festivités traditionnelles, elles ont été annulées dans la plupart des cantons.</p><p>En direct de son studio de Zurich, l’Union syndicale suisse (USS) diffusera en streaming une émission à l’occasion 1er mai 2021 à partir de 13h00, avec des passages auprès des actions devant les entreprises ou dans d’autres lieux centraux, des rassemblements dans les régions et avec des invité-e-s de marque de Suisse et d’ailleurs. Parmi les intervenant-e-s&nbsp;: la conseillère fédérale <strong>Simonetta&nbsp;Sommaruga</strong>, le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats <strong>Luca&nbsp;Visentini</strong>, la présidente d’Unia <strong>Vania&nbsp;Alleva</strong>, la coprésidente du PS Suisse <strong>Mattea&nbsp;Meyer</strong> et l’auteure et journaliste <strong>Julia Friedrichs</strong>.</p><p>La liste des actions et manifestations dans tout le pays ainsi que le programme complet de l’émission en direct et en streaming se trouvent sur notre site du 1er Mai <a href="https://www.mai2021.ch/fr/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.mai2021.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/e/csm_Montage_affiche_1er_mai_4e227bb4fe.webp" length="29312" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7531</guid><pubDate>Tue, 20 Apr 2021 12:00:00 +0200</pubDate><title>L’écart de revenus se creuse et les emplois précaires se multiplient</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/lecart-de-revenus-se-creuse-et-les-emplois-precaires-se-multiplient</link><description>La situation des salarié-e-s en pleine crise du coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour de nombreux salarié-e-s, la crise du coronavirus a eu des effets délétères. Le chômage et le sous-emploi grimpent. Les fermetures et autres restrictions ont fait exploser les emplois précaires et les écarts de revenus se sont creusés. Les normes minimales en matière de salaires et de conditions de travail sont souvent contournées – à la baisse bien sûr&nbsp;! Mais c’est seulement avec de meilleurs salaires, de bonnes conditions de travail et des conventions collectives de branche équitables que nous pouvons envisager l’avenir.</p><p>La crise liée au coronavirus a entraîné dans son sillage une hausse du chômage, des emplois précaires et un écart croissant entre les revenus. Les perspectives pour les mois à venir sont préoccupantes. Aucune reprise notable n’est en vue sur le marché du travail. Même après la deuxième vague de la pandémie, un nombre extrêmement élevé de personnes ayant un emploi sont toujours sans travail. Les salarié-e-s les plus jeunes et les plus âgés sont plus touchés que la moyenne. De nombreux actifs et actives de 15 à 24 ans ont disparu du marché du travail et leur taux d’activité a chuté. Pour les travailleuses et travailleurs en fin de carrière, la situation est tout aussi inquiétante&nbsp;: le chômage est en nette hausse chez les 60 ans et plus, alors qu’il est particulièrement difficile pour ces personnes de trouver un emploi en pleine période de crise.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Baisses des revenus et hausse des emplois précaires</strong></h3><p>Comme souvent, ce sont les travailleuses et travailleurs à faibles revenus qui sont les plus touchés par les effets de la pandémie. Avec le chômage partiel et le chômage tout court, les baisses de revenus se font cruellement sentir. Les mieux payés par contre ont pu accroître leur fortune&nbsp;: ces personnes dépensent moins et gagnent à peu près la même chose qu’avant. Selon une estimation de l’USS, les personnes dans les classes de revenus les plus basses (jusqu’à 4000&nbsp;francs bruts par mois) disposent d’environ 300&nbsp;francs par mois de revenus en moins. Dans les classes de salaire supérieures à 10&nbsp;000 francs par contre, ce sont 300 à 400 francs de plus qui sont disponibles chaque mois.</p><p>Parallèlement, les fermetures partielles de l’économie ont favorisé la prolifération des emplois précaires. Avec le boom des livraisons à domicile par des services de coursiers et coursières, les normes minimales en matière de conditions de travail sont trop souvent contournées. «&nbsp;Ces nouveaux emplois sont créés dans des secteurs non réglementés&nbsp;: il s’agit d’employé-e-s temporaires, de sous-traitant-e-s, de faux indépendant-e-s&nbsp;», constate Daniel Münger, président du syndicat syndicom. «&nbsp;Seules des CCT de force obligatoire dans les branches offrent une protection efficace contre la précarisation», martèle Daniel Münger.</p><p>Le syndicat Unia est aussi d’avis qu’il faut tout faire pour combattre le fossé social qui se creuse, car la pandémie n’a pas seulement affecté les revenus&nbsp;: «&nbsp;Les personnes qui ont pu continuer de travailler malgré le semi-confinement ont souvent dû accepter d’autres types de dégradation de leurs conditions&nbsp;», par exemple dans la vente, pour le traitement des commandes en ligne, souligne Vania Alleva, présidente d’Unia. «&nbsp;La pression est énorme pour que les salarié-e-s acceptent cet effritement sans rien dire. Car au final, les personnes au chômage partiel sont encore moins bien loties. C’est pourquoi il faut que le chômage partiel soit indemnisé à 100&nbsp;% pour les salaires jusqu’à 5000 francs et que les CCT s’étendent», ajoute-elle.</p><p>Et Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS), de conclure: «&nbsp;Après avoir lutté contre la pandémie, nous devons nous battre pour plus de sécurité sociale. Pour que les travailleuses et les travailleurs qui ont le plus souffert de la crise ne soient pas laissés pour compte.&nbsp;» Et contre le chômage, la précarité et les inégalités croissantes, il n’y a pas trente-six solutions&nbsp;: il faut de meilleurs salaires et des mesures efficaces en faveur du pouvoir d’achat.</p><h3 class="heading--h4"><strong>C’est pourquoi l’USS exige&nbsp;:</strong></h3><ul><li>Un salaire minimum de 22&nbsp;francs de l’heure, des conditions de travail réglementées et des conventions collectives de travail (CCT) de force obligatoire aussi pour les nouveaux emplois qui se sont créés dans les services de coursiers et coursières et dans le commerce en ligne.</li><li>La restitution à la population des quelque cinq milliards de francs de réserves excédentaires issues des primes-maladie afin de renforcer le pouvoir d’achat et de stimuler l’économie nationale.</li><li>Le renoncement à tout programme d’austérité, surtout au niveau fédéral, afin que le chômage n’augmente pas encore davantage.</li><li>Des garanties d’emploi dans les entreprises ainsi qu’un soutien aux jeunes en fin de formation dans leur recherche d’un futur emploi.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/7/csm_Lieferdienst_Bringdienst_Maske_iSt-ArtMarie_538237698a.webp" length="103210" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7510</guid><pubDate>Tue, 30 Mar 2021 09:30:50 +0200</pubDate><title>Saisir l’opportunité d’une politique familiale tournée vers l&#039;avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/saisir-lopportunite-dune-politique-familiale-tournee-vers-lavenir</link><description>La CSEC-E renforce l’engagement financier de la Confédération en faveur de l’accueil extra-familial des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N), la commission sœur du Conseil des États (CSEC-E) veut aussi renforcer l’engagement financier de la Confédération en faveur de l’accueil extra-familial des enfants. L’USS salue le soutien de la CSEC-E à l’initiative parlementaire pour la pérennisation des aides financières fédérales pour les structures d’accueil, et exige que l’engagement de la Confédération soit aussi lié à des critères de qualité et de conditions de travail.</p><p>En Suisse, la garde d’enfants est généralement considérée comme une affaire privée&nbsp;: les listes d’attente pour une place dans une structure d’accueil extra-familial sont longues, les subventions de l’État sont faibles et les coûts supportés par les familles sont d’autant plus élevés. Il n’est donc pas étonnant que pour de nombreuses personnes actives, la conciliation entre la famille et le travail repose sur le travail gratuit de la génération des grands-parents.</p><p>Cette politique familiale a montré ses faiblesses lors de la première vague de coronavirus&nbsp;: sans le soutien financier aux institutions d’accueil de la petite enfance décidé par le Parlement, les faillites et les fermetures auraient fait reculer l’égalité en Suisse de plusieurs années.</p><p>Il s’agit maintenant de préparer l’accueil extra-familial d’enfants à l’avenir en le rendant résistant aux crises&nbsp;: il faut suffisamment de places de qualité pour tous les enfants, de bonnes conditions de travail et de salaire pour revaloriser le travail d’accueil des enfants, et, enfin, un financement public suffisant pour que les places soient abordables pour toutes les familles. Avec l’adoption de l’initiative parlementaire 21.403 «&nbsp;Remplacer le financement de départ part une solution adaptée aux réalités actuelles&nbsp;», la CSEC-E a ouvert la porte à la discussion de ces mesures. Dans cette discussion, l’USS s’engagera pour une politique familiale nationale progressiste, qui lie des contributions fédérales adéquates et suffisantes à des critères de qualité et de conditions de travail.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7497</guid><pubDate>Thu, 18 Mar 2021 18:40:38 +0100</pubDate><title>De bonnes mesures dont la mise en œuvre rapide sera décisive</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/de-bonnes-mesures-dont-la-mise-en-oeuvre-rapide-sera-decisive</link><description>Accompagnement social et économique de la crise du coronaviurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La loi COVID-19 qui sera soumise au vote final réalise des avancées importantes demandées de longue date par les syndicats. Le chômage partiel est étendu, de même que la couverture complète des bas revenus. L’indemnisation des personnes au chômages tiendra compte de la crise. Enfin, les mesures pour les personnes travaillant dans la culture et les indépendant-e-s ont été améliorées. Au cours des prochaines semaines, la mise en œuvre rapide et non bureaucratique de ces mesures sera décisive pour éviter des destructions d’emploi et limiter les dégâts en matière de pouvoir d’achat. Ceci vaut également pour l’indemnisation des entreprises&nbsp;: ce n’est que si l’argent est rapidement versé et que tous les ayants-droits ont réellement accès aux prestations que les effets dévastateurs de la crise pourront être limités.</p><p>Dès le mois de mars 2020, l’Union syndicale suisse (USS) s’est engagée pour une politique globale de garantie des emplois et des salaires. La loi adoptée issue de la conférence de conciliation et soumise au vote final des deux chambres du Parlement répond à de nombreuses demandes formulées les syndicats. De plus, la tentative de s’attaquer au repos dominical sous couvert de pandémie a pu être stoppée net.</p><h3 class="heading--h4">Éviter les pertes d’emploi et de pouvoir d’achat</h3><p>Introduite à l’occasion de la deuxième vague de la pandémie, la couverture à 100&nbsp;% des plus bas salaires en cas de chômage partiel est une mesure essentielle pour protéger les revenus des personnes les moins bien payées, qui sont d’ailleurs surreprésentées dans les branches directement touchées par les fermetures sanitaires. La prolongation jusqu’à l’été de ce régime est largement justifiée, puisque de toute évidence, les réouvertures n’auront lieu que de façon échelonnée. Les dégâts sur le pouvoir d’achat d’un grand nombre de travailleuses et travailleurs, en particulier avec des salaires bas et moyens, restent très importants et appelleront d’autres mesures.</p><p>Par ailleurs, l’extension des indemnités chômage, une mesure déjà prise lors de la première vague, est à nouveau actée par le Parlement. Dans de nombreuses branches, il est en effet aujourd’hui illusoire de penser retrouver rapidement un emploi.</p><p>L’augmentation du nombre maximal de mois d’indemnisation du chômage partiel est également une mesure bienvenue, alors que les premières restrictions liées à la pandémie datent désormais de plus d’une année. Cette mesure améliore la sécurité de planification et contribuer à préserver des emplois. L’augmentation de l’enveloppe du soutien aux entreprises touchées par les pertes de chiffres d’affaire et l’ancrage d’une logique d’indemnisation correspond également aux revendications formulées par l’USS en début d’année.</p><p>Dans les semaines et les mois à venir, la qualité de la mise en œuvre sera la clé. Ce n’est que si les demandes sont traitées de manière rapide et que l’argent est versé dans des délais utiles qu’il sera possible de sauver des emplois.</p><h3 class="heading--h4">Des réponses spécifiques pour la culture</h3><p>Quant aux travailleuses et travailleurs culturels, leur existence est toujours profondément affectée par la crise. Et plus la pandémie dure, plus leur situation devient difficile. Beaucoup signalent qu’aucun événement culturel n’étant prévu pour l’instant, ils ne peuvent donc pas être annulés. En même temps, le système de mesures d’aide mis en place jusqu’ici est complexe et difficile d’accès pour beaucoup.</p><p>L’USS a donc demandé de meilleures prestations ainsi qu’un accès le plus rapide et le moins bureaucratique possible à ces prestations. Le Parlement et le Conseil fédéral ont suivi de nombreuses propositions des syndicats. Ainsi, les travailleuses et travailleurs culturels indépendants et intermittents peuvent désormais demander des allocations pour perte de gain – avec effet rétroactif au 1er novembre 2020. En outre, la modification de l’ordonnance COVID dans le secteur de la culture simplifie considérablement les critères d’éligibilité des professionnel-le-s de la culture à l’aide d’urgence via Suisseculture Sociale. Compte tenu des interdictions prolongées des événements culturels, les travailleuses et travailleurs culturels seront de plus en plus dépendants de ce soutien dans les mois à venir.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/f/csm_Frau_mit_Maske_Industrie_2_aa3ad9c04b.webp" length="284628" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6413</guid><pubDate>Tue, 16 Mar 2021 07:00:00 +0100</pubDate><title>Coronavirus</title><link>https://www.uss.ch/actuel/coronavirus</link><description>Toutes les informations utiles, réponses aux questions fréquentes et positions concernant la pandémie sur notre page spéciale et dans notre FAQ
</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7495</guid><pubDate>Mon, 15 Mar 2021 23:19:00 +0100</pubDate><title>Une réforme de l’AVS sur le dos des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs21-une-reforme-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Le Conseil des Etats n’assume pas ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La révision de l’AVS décidée par le Conseil des Etats est irrespectueuse. L’Union syndicale suisse (USS) a démontré que, pour les femmes, la hausse de l’âge de la retraite prévue dans le projet AVS 21 signifie une baisse de prestations de 1200 francs par année. Et ce, alors que les rentes des femmes sont, aujourd’hui déjà, d’un tiers plus basses que celles des hommes. En un peu plus d’une semaine, 300 000 personnes avaient signé un appel contre cette réforme, appel qui a été transmis au Conseil des Etats. Et pourtant, ce dernier continue à ignorer la réalité de la situation des femmes à la retraite.</p><p>Le Conseil des Etats a décidé aujourd’hui de réduire encore l’enveloppe des compensations pour les générations de transition de 712 à 430 millions par an. Cette nouvelle diminution est un signe d'ignorance.&nbsp;Les&nbsp;suppléments de rente&nbsp;proposés&nbsp;sont&nbsp;très&nbsp;loin de couvrir&nbsp;les lacunes de rentes pour les générations concernées.</p><h3 class="heading--h4">Flexibilisation&nbsp;: double peine pour les femmes</h3><p>La flexibilisation de l’âge de départ en retraite a elle aussi été coupée par le Conseil des Etats. Le départ anticipé est maintenant&nbsp;fixé à 63 ans, là où le Conseil fédéral proposait 62 ans –&nbsp;proposition bénéficiant&nbsp;d’un large soutien et ayant un effet financier neutre sur le long terme. Là aussi, les femmes font les frais de cette décision : alors qu’une flexibilisation à partir de 63 ans seulement ne change rien pour les hommes, elle signifie pour les femmes la perte d’une année d’anticipation possible.</p><h3 class="heading--h4">Les rentes de retraite doivent permettre de vivre</h3><p>Pour l’USS, avoir travaillé toute sa vie doit donner droit à une bonne rente de retraite. Toute révision de l’AVS doit donc prendre en compte et résoudre les problèmes qui se posent aujourd’hui. La solution est simple&nbsp;: renforcer l’AVS au lieu de l’affaiblir. Il s’agirait d’une contribution déterminante à la réduction des inégalités en défaveur des femmes.</p><p>Avec son traitement express de cette nouvelle révision de l’AVS, le Conseil des Etats fait fi de ses responsabilités. Il prend la voie d’une réforme contre les femmes, qui ne bénéficera donc pas de leur soutien. L’USS s’engagera pour que le Conseil national corrige drastiquement le projet.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7492</guid><pubDate>Mon, 15 Mar 2021 12:15:00 +0100</pubDate><title>314 187 fois « Pas touche aux rentes des femmes ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/314187-fois-pas-touche-aux-rentes-des-femmes</link><description>Remise officielle de l&#039;appel urgent au Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Juste avant son débat sur la réforme AVS&nbsp;21, le Conseil des États s’est vu remettre aujourd’hui les signatures de 314&nbsp;187 personnes qui disent NON à un projet qui se ferait – encore une fois – au détriment des femmes. La diminution prévue des retraites des femmes a suscité un véritable sursaut d’indignation dans la population&nbsp;: jamais autant de soutiens n’avaient été récoltés en ligne en aussi peu de temps en Suisse. Le message est sans équivoque&nbsp;: une révision de l’AVS qui ignore les problèmes réels des femmes n’a aucune chance de passer. Les rentes de retraite des femmes sont aujourd’hui encore d’un tiers plus basses que celles des hommes. Il est temps qu’elles augmentent. Pas qu’elles diminuent.</p><p>Les rentes AVS doivent couvrir le minimum vital&nbsp;: pour bon nombre de femmes, cette promesse ne tient toujours pas. Les inégalités en matière de retraites étaient d’ailleurs aussi au cœur de la Grève féministe de 2019. Mais au lieu de veiller à ce que l’objectif soit enfin atteint, le projet AVS&nbsp;21 produirait l’effet inverse&nbsp;: il s’agit d’un démantèlement pur et simple sur le dos des femmes.</p><p>Or, la situation des femmes à la retraite est aujourd’hui extrêmement problématique.<br> Dans la lettre ouverte remise ce jour, les centaines de milliers de signataires demandent au Conseil des États de renoncer aux péjorations prévues dans AVS&nbsp;21. Elles et ils exigent au contraire une amélioration des rentes du premier pilier pour qu’elles couvrent enfin le minimum vital. La révision de l’AVS doit donc adapter le montant des retraites à la hausse, et pas uniquement pour les couples mariés. Car la Constitution promet depuis 50 ans aux femmes une AVS qui couvre les besoins de base.</p><p>Lors de la remise des signatures au Conseil des États, <strong>Vania Alleva</strong>, présidente du syndicat Unia, a martelé&nbsp;: «&nbsp;Avoir travaillé toute sa vie doit donner droit à une rente qui permette de vivre. Ceci vaut aussi pour les femmes, mais ce n’est pas encore la réalité&nbsp;». Pour la co-présidente du PS <strong>Mattea Meyer</strong>, «&nbsp;le risque de pauvreté frappe davantage les femmes âgées. Il faut donc que les rentes AVS augmentent, et non qu’elles diminuent&nbsp;».</p><p><strong>Michela Bovolenta</strong>, secrétaire centrale du SSP, résume la colère des femmes&nbsp;: «&nbsp;Le Parlement doit enfin nous écouter et assurer l’égalité à la retraite aussi, au lieu de réduire les prestations au détriment des femmes. Il faut une hausse des rentes des femmes, pas de l’âge de la retraite&nbsp;!&nbsp;». <strong>Lisa Mazzone</strong>, conseillère aux États verte, conclut&nbsp;: «&nbsp;Les revendications des femmes ont été largement ignorées jusqu’à maintenant au Parlement. Avec ce signal clair, cela doit changer&nbsp;».</p><p>Lien vers l'appel : <a href="http://www.rentes-des-femmes.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">www.rentes-des-femmes.ch</a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_210315_Appell-UEbergabe_c-YoshikoKusano_f25b70f4c0.webp" length="227080" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7487</guid><pubDate>Mon, 08 Mar 2021 07:59:05 +0100</pubDate><title>Lutter pour l’égalité : maintenant plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/journee-internationale-des-femmes-2021</link><description>Le 8 mars 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ce 8 mars 2021, la Journée internationale des femmes* a une allure particulière : avec les restrictions sur les réunions de personnes, impossible de penser à une mobilisation de masse. Malgré cela, et même après une année de pandémie, l’esprit de combat des femmes syndicalistes est plus vivant que jamais. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) et l’institut de formation des syndicats Movendo ont décidé de réinventer la manifestation et proposent cette fois une semaine de cours féministes. Pour cultiver cet esprit de combat et… pour être prêtes quand nous pourrons à nouveau nous mobiliser dans la rue !</p><p>Il y a un an jour pour jour, le 8 mars 2020, les femmes pouvaient encore se réunir dans l’espace public pour célébrer la Journée internationale des femmes*. Une semaine plus tard, elles se débattaient entre télétravail et garde des enfants, le tout à domicile : pas une sinécure. Ou alors elles étaient en train de littéralement faire tourner la société en travaillant – sans protection adéquate – dans des emplois souvent mal payés, au péril de leur propre santé et de celle de leurs proches : vendeuses, éducatrices, soignantes, etc. Les crèches ont dû rester ouvertes, mais dans un premier temps sans aucun soutien financier supplémentaire, alors que les conditions étaient plus que difficiles pour les structures d’accueil. Ce n’est que bien plus tard et sous la pression de la Coalition pour l’accueil des enfants, créée par l’USS, que les milieux politiques ont accordé ce soutien.</p><p>La pandémie a clairement démontré que la droite politique dans notre pays a beaucoup de mal à reconnaître le travail indispensable – payé ou non – effectué par les femmes. Au lieu de voir leurs salaires enfin augmenter, les femmes travaillant dans les métiers essentiels ont eu droit à des applaudissements au balcon (parfois aussi à un stylo !) en guise de remerciement pour leur engagement dans la lutte contre la pandémie. Les femmes veulent des salaires à la hauteur des responsabilités et de la charge que représente leur travail. Elles veulent des conditions de travail équitables et des conditions-cadres qui permettent de concilier travail professionnel et familial sans que cela se fasse au détriment de leur santé. C’est pour tout cela que les syndicats se battent le 8 mars, et tous les autres jours de l’année.</p><p>Dans les circonstances actuelles, ce combat ne peut pas être mené dans la rue. L’USS et l’institut de formation des syndicats Movendo proposent aux femmes* dès le 8 mars une semaine de cours féministes : dans cet espace virtuel, elles pourront échanger sur des sujets comme la préparation de la retraite, le travail, l’impact du COVID-19 sur les femmes*, la violence et le harcèlement sexuels, ou encore l’histoire des pionnières dans les syndicats. Elles pourront par la suite porter ces thématiques dans l’espace public lorsque les grandes mobilisations seront de nouveau possibles.</p><p><a href="https://www.movendo-digital.ch/frauen?lang=fr" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">la semaine de formations féministes de Movendo</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_semaine-formationsfeministes_5fdfb43d34.webp" length="41784" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7485</guid><pubDate>Sun, 07 Mar 2021 16:23:54 +0100</pubDate><title>Pas de péjorations des conditions de travail dans la vente</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-pejorations-des-conditions-de-travail-dans-la-vente</link><description>Prolongations d’horaires : deux refus réjouissants</description><content:encoded><![CDATA[<p>La population du canton&nbsp;de Berne a rejeté aujourd’hui le projet de doubler le nombre d’ouvertures&nbsp;dominicales par année. Ce refus met un coup d’arrêt à une nouvelle tentative&nbsp;d’extension du travail du dimanche, en l’occurrence sur le dos des&nbsp;travailleuses et travailleurs de la branche. Dans le canton de Zoug également, la prolongation des horaires d’ouverture des magasins a été refusée.<br><br> Il est démontré que les&nbsp;ouvertures dominicales ou les prolongations d'horaires n’apportent pas de chiffre d’affaires supplémentaire.&nbsp;Elles ne font qu’alourdir la charge de travail sur le personnel de vente. Alors&nbsp;que le Conseil national doit encore traiter la proposition opportuniste&nbsp;d’intégrer des ouvertures dominicales dans la loi Covid-19, le signal donné est&nbsp;très clair : il n’y a pas de&nbsp;majorité dans les urnes pour plus de travail&nbsp;du dimanche.</p><h3 class="heading--h4">Accord de libre-échange avec l’Indonésie accepté</h3><p>L’accord de libre-échange avec l’Indonésie a trouvé&nbsp;une majorité dans les urnes. La présence de standards de protection contre&nbsp;l’exploitation des travailleuses et des travailleurs&nbsp;et de durabilité a de tout&nbsp;évidence joué un rôle déterminant. Après ce résultat, il appartient à la&nbsp;Confédération de tenir ses promesses en garantissant une mise en œuvre sérieuse&nbsp;de ces dispositions.<br><br> Désormais, tout accord futur devra suivre ce chemin et&nbsp;intégrer des règles contraignantes en matière de protection des employé-e-s et&nbsp;de durabilité encore plus strictes et élargies&nbsp;à tous les produits et services.&nbsp;Les syndicats s’engageront pour que le respect du droit social et du travail&nbsp;bénéficie à l’avenir de protections encore meilleures.</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/d/csm_Kantone_der_Schweiz_wenigerbunt-01_e63e6191d5.webp" length="103638" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7482</guid><pubDate>Sun, 07 Mar 2021 13:08:05 +0100</pubDate><title>Il est temps de poser les bases du service public de l’avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/e-id-il-est-temps-de-poser-les-bases-du-service-public-de-lavenir</link><description>Privatisation de l’e-ID refusée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le refus de la loi sur les services d’identification électronique préserve la Suisse d’une nouvelle privatisation malvenue. Ce résultat donne par ailleurs un signal clair&nbsp;: le démantèlement des services publics ne trouvera pas de majorité en votation populaire. Il s’agit dorénavant de prévoir le développement de nouvelles prestations dans le cadre d’un service public moderne et adapté aux défis et technologies contemporaines. L’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour un agenda ambitieux afin de garantir à tout le monde des services de base de qualité, notamment dans le monde numérique.</p><p>Avec le projet de loi soumis en votation, l’État se serait défait de l’une de ses tâches centrales – celle d’identifier ses propres citoyens – au profit d’acteurs privés. Sous couvert de modernité, elle aurait eu pour conséquence la création d’un monopole ou d’un oligopole privé tirant profit des données fournies par l’administration fédérale. Le refus bienvenu exprimé aujourd’hui en votation permet d’éviter la mise en place d’une société à plusieurs vitesses sur Internet et la captation d’informations officielles à des fins de profilage. La population n’a pas apprécié de se voir proposer une loi sur l’identité électronique taillée sur mesure pour favoriser un consortium d’entreprises privées, voire même en partie élaborée par ce consortium. C’est à l’État, et non aux banques et aux assurances, d’attester l’identité des citoyens&nbsp;: le message de la population est parfaitement clair là-dessus.</p><p>Pour l’USS, <a href="/themes/services-publics/detail/privatiser-le-passeport-electronique-serait-une-erreur-fatale">comme elle l’a d’ailleurs déjà affirmé pendant la campagne</a>, il n’est pas question de faire de l’obstruction à la modernité et à la numérisation, bien au contraire. Il faut rapidement mettre en place une identification électronique officielle publique, transparente et au service de l’intérêt public. La création d’une telle infrastructure de base, accessible pour tout le monde, est une étape importante pour une numérisation équitable et profitera également au tissu économique du pays. Enfin, avec le certificat numérique de vaccination, un projet très concret et urgent a besoin rapidement d’une mise en œuvre dans un cadre de service public fiable, comme le souhaite de toute évidence la population.</p><p>Le résultat sonne également comme un avertissement face aux autres projets de privatisation et de libéralisation actuellement en discussion. La destruction par démantèlement progressif du modèle suisse de service public ne trouve pas de majorité lorsqu’elle est soumise au vote populaire. Les velléités de <a href="/themes/services-publics/detail/postfinance-pas-question-de-privatisation">vendre Postfinance</a> ou encore la <a href="/themes/services-publics/detail/electricite-non-a-une-liberalisation-a-haut-risque">libéralisation complète du marché de l’électricité</a>, qui s’inscrivent dans la même perspective de démantèlement, doivent donc être revus. Tout commel’application implacable et aberrante de logiques de marché et de concurrence dans le monde des soins. L’USS s’engagera sur ces fronts pour combattre de nouveaux projets de privatisation et de libéralisation.</p><p>Plus globalement, l’USS attend dorénavant du Conseil fédéral qu’il revoie fondamentalement sa stratégie en matière de service public. La campagne sur l’identité électronique l’a montré&nbsp;: de nouveaux besoins émergent en la matière, par exemple en raison de la numérisation croissante ou de la volonté d'optimiser les services administratifs. Il est temps, dès lors, de planifier et de déployer un programme de développement de nouveaux services publics, fondé sur des infrastructures et des prestations publiques efficaces. Il s’agit là de l’un des préalables à une prospérité économique qui profite réellement à toutes et tous.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_web_Privatiser-le-passeport-suisse-NON_ebd5776ba3.webp" length="110822" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7479</guid><pubDate>Thu, 04 Mar 2021 12:57:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États renonce à l’utilisation opportuniste de la loi COVID-19</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-des-etats-renonce-a-lutilisation-opportuniste-de-la-loi-covid-19</link><description>Pas de déréglementation du travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de l’économie du Conseil des États voulait prendre prétexte de la pandémie pour étendre le travail du dimanche. Heureusement, le plénum a pris une décision raisonnable en renonçant à cette modification opportuniste, évitant ainsi une attaque éhontée contre les conditions de travail du personnel de la vente. Il faut régler les problèmes auxquels sont confrontés les travailleuses et les travailleurs aujourd’hui, non pas les renforcer.</p><p>Le vote est clair&nbsp;: le Conseil des État a rejeté par 23 voix contre 18 une extension du travail du dimanche. À travers une modification de dernière minute de la loi COVID-19, la commission (CER-E) avait proposé de tripler, jusqu’à fin 2022, le nombre de dimanches avec ouverture des magasins. Un vote favorable aurait été une gifle pour le personnel de la vente, qui sort d’une année particulièrement difficile sur le plan des conditions de travail ainsi que du pouvoir d’achat, en raison du chômage partiel.</p><p>En plénum, la Chambre des cantons a balayé cette modification. Lors des débats, il a été rappelé qu’augmenter les ouvertures n’apporte pas de hausse de chiffre d’affaire, comme le montrent plusieurs études. Au contraire&nbsp;: elles entraînent des pertes, en particulier pour les petits commerces. De plus, le personnel de la vente s’est toujours prononcé clairement contre le travail du dimanche, lors de sondages sur ce sujet.</p><p>Enfin, des sénatrices et sénateurs ont pointé du doigt – à raison – le procédé inacceptable au plan de l’État de droit&nbsp;: la loi COVID-19 ne peut être utilisée et dévoyée pour aller vers une dégradation de la protection de la santé des travailleuses et travailleurs. Bien au contraire&nbsp;: les salarié-e-s ont droit à davantage de protection compte tenu des nombreux sacrifices consentis au cours de la pandémie.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_32f32a2f8e.webp" length="407886" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7471</guid><pubDate>Wed, 24 Feb 2021 12:54:26 +0100</pubDate><title>Le repos dominical victime du COVID-19</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-repos-dominical-victime-du-covid-19</link><description>Une commission du Conseil des États décide d’étendre le travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au mépris total du personnel de la vente et des cantons, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a décidé de faire passer par la bande de quatre à douze par année le nombre d’ouvertures dominicales des magasins. L’Union syndicale suisse (USS) rejette fermement cette libéralisation du travail du dimanche. Le Parlement fédéral doit revenir sur cette attaque dirigée, à travers la loi COVID-19, contre la loi sur le travail (LTr).</p><p>L’USS refuse fermement que le travail dominical soit étendu. Le passage à 12 ouvertures dominicales des commerces par année via la loi COVID-19 est douteux du point de vue constitutionnel et antidémocratique parce qu’il revient à fouler aux pieds la volonté des citoyen-ne-s qui se sont régulièrement prononcés, lors de nombreux scrutins cantonaux, contre la libéralisation des heures d’ouverture des magasins.</p><p>Il est prouvé que les ventes dominicales augmentent les risques psychosociaux pour le personnel de la vente qui, pendant la pandémie, a déjà fortement souffert de stress dans les commerces à grandes surfaces de vente ainsi que de la peur d’être infecté et de violentes pertes de salaire à cause du chômage partiel. Qu’aujourd’hui, la CER-E veuille faire passer en plus cette libéralisation aussi inutile que nuisible comme mesure prise dans le cadre de la protection des salarié-e-s, témoigne, à l’égard des personnes concernées, d’un manque de respect encore jamais vu.</p><p>Il a déjà été moult fois prouvé que les ventes du dimanche n’entraînent pas une hausse du chiffre d’affaires, mais uniquement son étalement. Et seules les chaînes de distribution ayant une grande surface commerciale pourraient se le permettre, les magasins de plus petite taille ainsi que les boutiques y perdant au contraire. La conséquence serait la «&nbsp;mort des petits commerces&nbsp;». Or précisément le personnel de ces derniers a de toute façon déjà dû payer un très lourd tribut à la pandémie à travers d’énormes pertes de revenu sur des salaires de fait trop bas.</p><p>Le Parlement doit rejeter cette déréglementation nuisible et cynique. La loi COVID-19 ne doit pas servir de tremplin à des attaques contre la LTr et la protection de la santé des travailleurs et travailleuses.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7468</guid><pubDate>Mon, 22 Feb 2021 11:54:57 +0100</pubDate><title>Les écarts salariaux se creusent, la discrimination augmente</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-ecarts-salariaux-se-creusent-la-discrimination-augmente</link><description>Structure des salaires et égalité femmes-hommes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'écart entre les salaires des femmes et des hommes s’est encore creusé entre 2014 et 2018, comme le constate la dernière Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS). Pire&nbsp;: c’est surtout la part clairement discriminatoire de cet écart qui a augmenté. Il faut que ça cesse. Comment&nbsp;? Avec une mise en œuvre rapide et déterminée de la loi sur l’égalité révisée et une nouvelle répartition plus équitable du travail de garde et d’assistance rémunéré et non rémunéré.</p><p>Le principe de l’égalité salariale est inscrit dans la Constitution depuis 40 ans et son application figure concrètement depuis 25 ans dans la loi sur l’égalité. Et pourtant&nbsp;: l’évolution des dernières années montre bien que sa réalisation est loin d’être en bonne voie. Entre 2014 et 2018, l’écart salarial global entre femmes et hommes a augmenté de près d’un point de pourcentage pour atteindre 19&nbsp;%. Et sur cette différence, la part non expliquée – et donc essentiellement discriminatoire – a même augmenté de 3 points de pourcentage pour s’élever à 45,4&nbsp;%&nbsp;! En d’autres mots, les femmes gagnent en Suisse 8,6&nbsp;% de moins que les hommes pour un travail équivalent. En argent sonnant et trébuchant, cela veut dire 686.45 francs de différence («&nbsp;non expliquée&nbsp;») chaque mois&nbsp;! Globalement, les femmes gagnent en moyenne 1512 francs de moins par mois que les hommes.</p><p>À noter que la différence salariale qui s’explique par le degré de formation, l’expérience professionnelle et la position hiérarchique est restée stable à environ 10&nbsp;% au cours des années sous étude. Mais la discrimination, elle, a pris l’ascenseur. La révision de la loi sur l’égalité (LEg), entrée en vigueur l’été dernier, est donc effectivement arrivée trop tard. Elle doit dès lors être mise en œuvre de façon d’autant plus proactive et systématique. L’Union syndicale suisse (USS) attend des entreprises qu’elles prennent leurs responsabilités&nbsp;: elles doivent maintenant procéder sans tarder aux analyses des salaires, en concertation avec les partenaires sociaux, et corriger au plus vite toute discrimination salariale.</p><p>D’ailleurs, même la part «&nbsp;explicable&nbsp;» de l’écart salarial est bien trop élevée (10&nbsp;%), car elle repose elle aussi sur des structures discriminatoires dans le monde du travail et dans la société en général. Les femmes travaillent plus souvent dans des professions qui ne sont pas rémunérées correctement selon leur valeur. Et trop souvent encore, elles se heurtent au fameux «&nbsp;plafond de verre&nbsp;». Au plus tard après avoir fondé une famille, elles assument de plus la majeure partie du travail non rémunéré qui va avec, ce qui, à son tour, se répercute par un salaire plus bas pour le travail rémunéré (possibilités et rémunération du travail à temps partiel).</p><p>En plus de la lutte contre la discrimination salariale, l’USS exige donc des mesures pour que les femmes ne soient plus exposées aux pertes salariales parce qu’elles s’occupent de leurs enfants et de leurs proches. Il faut pour cela des structures d’accueil en nombre suffisant, financées par les pouvoirs publics, et une organisation facilitant la répartition équitable du travail non rémunéré entre hommes et femmes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7466</guid><pubDate>Fri, 19 Feb 2021 20:29:05 +0100</pubDate><title>Il est grand temps d’accorder plus de financements fédéraux à l’accueil des enfants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-est-grand-temps-daccorder-plus-de-financements-federaux-a-laccueil-des-enfants</link><description>Initiative parlementaire de la CSEC-N</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce que l’Union syndicale suisse (USS) réclame depuis longtemps pourrait être mis en œuvre&nbsp;: la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) demande davantage de fonds de la Confédération pour l’accueil extrafamilial des enfants. Car jusqu’ici en Suisse, les subventions sont parmi les plus faibles en comparaison internationale, et la contribution des parents parmi les plus élevée. Cette tâche sociale a été trop longtemps reléguée dans la sphère privée.</p><p>La CSEC-N veut rendre permanente l’aide financière de la Confédération à l’accueil extrafamilial pour enfants via une initiative parlementaire&nbsp;; c’est une victoire de l’USS et de la coalition pour l’accueil de jour qu’elle a initiée et qui s’engage pour des améliorations depuis la première vague de coronavirus.</p><p>L’accueil extrafamilial pour enfants est une clé pour davantage d’égalité dans la vie professionnelle&nbsp;: bien trop souvent, les familles organisent la garde d’enfants de manière privée, à l’aide du travail gratuit des grands-parents ou des mères, qui renoncent pour cela à tout ou partie de leurs revenus. La raison de ces arrangements est le manque de places d’accueil pour enfants et le prix excessif que les parents doivent débourser pour faire garder leurs enfants dans ce pays.</p><p>L’USS demande donc depuis longtemps le financement de l’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants par les pouvoirs publics. Tout comme l’éducation des enfants, leur prise en charge doit être organisée comme un service public et accessible à toutes les familles. Il est nécessaire de mettre en place une politique familiale cohérente au niveau national, prévoyant des conditions-cadres uniformes pour le subventionnement, la qualité et les conditions de travail de l’accueil extrafamilial et parascolaire pour enfants. La CSEC a décidé de demander la pérennisation et l’adaptation des aides financière fédérales, par laquelle la Confédération soutient les cantons dans la création de nouvelles places et la réduction des tarifs aux parents. Cela constitue un premier pas important&nbsp;: la loi doit être pérennisée et les fonds pour la réduction des tarifs payés par les parents doivent être versés sur la durée et non de manière dégressive comme c’est actuellement le cas.</p><p>L’USS s’engage pour que l’aide financière soit liée à des critères de tarifs, de taux d’encadrement (sans inclure les stagiaires), de salaires minimaux et d’heures de travail. L’objectif est d’obtenir de bonnes conditions pour les parents, les enfants et le personnel de garde. Enfin, les contributions fédérales doivent pouvoir également bénéficier aux structures parascolaires.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7458</guid><pubDate>Wed, 17 Feb 2021 17:02:15 +0100</pubDate><title>Protection des revenus et des emplois toujours insuffisante</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/protection-des-revenus-et-des-emplois-toujours-insuffisante</link><description>Décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En même temps que les étapes d’assouplissement qu’il envisage, le Conseil fédéral a annoncé aujourd’hui l’extension de certaines mesures de soutien pour limiter les pertes d’emplois et de pouvoir d’achat. Ces améliorations sont à saluer. Toutefois, alors qu’il prévoit que de nombreuses restrictions seront maintenues au cours des mois à venir, le Conseil fédéral ne propose ni la prolongation de la couverture à 100 % du salaire en cas de chômage partiel pour les bas revenus, ni des mesures permettant d’améliorer le rythme de versement et l’accessibilité des aides. Cette inaction est incompréhensible. La stratégie dessinée aujourd’hui doit donc encore être impérativement complétée par des dispositions efficaces et durables de soutien aux revenus et de protection des places de travail. Dans le domaine de la culture, il est indispensable que dès le mois de mars, les aides soient simplifiées et renforcées. La stratégie doit également être assortie d’un renforcement des dispositions de protection de la santé au travail et de leur application concrète.</p><p>La crise du coronavirus produit des effets douloureux dans le monde du travail. Le sous-emploi se situe à un niveau historiquement élevé, tandis que nombre de travailleuses et travailleurs craignent pour leur santé et pour leur emploi. L’Union syndicale suisse (USS) demande que les mesures de stabilisation économiques et sociales soient synchronisées avec les restrictions liées à la pandémie, ce que les annonces faites par le Conseil fédéral ne garantissent qu’insuffisamment.</p><h4>Soutien aux salarié-e-s insuffisant</h4><p>A ce jour, il est prévu que l’activité reste fortement réduite dans de nombreuses branches telles que la restauration, l’événementiel ou la culture. En revanche, le Conseil fédéral n’a pas jugé utile de proposer une prolongation de la couverture complète&nbsp;des salaires les plus bas en cas de chômage partiel. Et ce alors que les bas salaires sont particulièrement fréquents dans ces secteurs, et qu’ils sont déjà disproportionnellement touchés par le chômage partiel. Cette absence de volonté est problématique et ajoute une incertitude économique supplémentaire pour des personnes qui ont déjà subi d’importantes pertes de revenu au cours des douze derniers mois.<br> La poursuite des mesures de lutte contre la pandémie doit s’accompagner au minimum d’une prolongation de l’indemnisation à 100&nbsp;% des salaires les plus bas en cas de chômage partiel. Cette protection devrait même être améliorée puisqu’elle ne concerne aujourd’hui que très peu de salarié-e-s tout en bas de l’échelle. Par ailleurs, dans tous les secteurs concernés, le rythme du versement des aides doit être substantiellement accéléré et l’accès aux dispositifs facilité. Dans le cas contraire, les conséquences en matière de pouvoir d’achat des salarié-e-s et de pertes d’emplois seront dramatiques.</p><h4>Des renforcements nécessaires enfin précisés</h4><p>Le Conseil fédéral reprend toutefois d’autres demandes importantes de l’USS concernant l’assurance-chômage. L’augmentation du nombre d’indemnités journalières destinée à empêcher de nouvelles arrivées en fin de droit et la prolongation de la durée maximale du versement des indemnités pour réduction de l’horaire de travail atténueront les effets de la crise sanitaire sur les salarié-e-s. L’introduction d’un droit rétroactif à une indemnisation des pertes financières des acteurs et actrices culturels est également à saluer. Cette mesure devrait cependant être étendue aussi aux indépendant-e-s de ce secteur. Les acteurs et actrices culturels ont plus que jamais besoin de prestations de soutien qui fonctionnent et soient facilement accessibles. Cela suppose des simplifications au niveau administratif.</p><h4>Stratégie de sortie&nbsp;: à saluer, mais encore incomplète</h4><p>L’USS se réjouit du fait que le&nbsp;Conseil fédéral trace une perspective d’avenir et pose les premiers éléments d’une stratégie de sortie de crise. Sa réalisation implique une mise en œuvre efficace des mesures de protection de la santé sur les lieux de travail, en particulier pour préserver les travailleurs et travailleuses particulièrement&nbsp;vulnérables.&nbsp;Il faut, pour s’en assurer,&nbsp;renforcer les contrôles sur les lieux de travail, et non pas supprimer les règles en vigueur comme l’ont demandé certaines associations patronales. Sur ce plan, la Confédération doit prescrire, pour les contrôles relatifs au COVID sur les lieux de travail, des quotas qui soient obligatoires. Si nécessaire, la SUVA doit participer à ces activités ainsi que soutenir les cantons. Il faut que toutes les entreprises disposent désormais de plans de protection, y compris celles qui ne sont pas en contact avec de la clientèle, comme la construction. Il faut aussi se poser la question, dans le cadre de la stratégie de sortie de crise, de la certification des plans de protection par des spécialistes, surtout pour les nouveaux plans de protection.</p><p>De plus, des mesures doivent enfin être prises pour permettre le respect des quarantaines principalement dans les institutions de santé&nbsp;; cela, en finançant les renforts temporaires nécessaires.&nbsp;Dans le système de soins en général, l’USS attend que les capacités nouvelles créées au cours des derniers mois en particulier dans les soins intensifs soient maintenues et que de nouvelles&nbsp;soient durablement créées afin de prévenir, à l’avenir, les risques de surcharge.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Koch_Restaurant_geschlossen_keineGaeste_ClarkandCompany-iStock_0abc5e019a.webp" length="100526" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7456</guid><pubDate>Wed, 17 Feb 2021 09:35:40 +0100</pubDate><title>Analyse : Les rentes des femmes sont trop basses !</title><link>https://www.uss.ch/actuel/themes/politique-social/rentes-des-femmes</link><description>L&#039;analyse de l&#039;USS montre : Les femmes touchent un tiers de moins de rentes que les hommes et dans le 2e pilier, ce montant n&#039;est que de 50 %.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/c/csm_00_DE_SGB_Chart_Rentenrueckstand_some_fb40714ed4.webp" length="16834" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7449</guid><pubDate>Wed, 10 Feb 2021 13:54:27 +0100</pubDate><title>Nouvelle responsable de la politique de la formation et nouvelle première secrétaire adjointe</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nouvelle-responsable-de-la-politique-de-la-formation-et-nouvelle-premiere-secretaire-adjointe</link><description>Changements au sein du Secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À partir de cette semaine, Nicole Cornu a pris en charge à l’USS les dossiers de la politique de la formation et de la politique de la jeunesse. Elle succède dans ces fonctions à Laura Perret Ducommun, nouvelle responsable nationale du secteur Formation de l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. Le poste de première secrétaire adjointe de l’USS est, quant à lui, repris par Gabriela Medici, secrétaire centrale et responsable des assurances sociales à l’USS depuis 2018.</p><p><strong>Nicole Cornu </strong>reprend les dossiers de la formation et de la jeunesse en des temps troublés. Dans beaucoup de branches, la situation des apprenti-e-s est tendue et les perspectives pour celles et ceux qui terminent une formation sont problématiques. Nombre de jeunes craignent de ne pas trouver de place d’apprentissage cette année et des jeunes en formation, ou qui viennent d’en terminer une, sont inquiets pour leur avenir. L’Union syndicale suisse (USS) participe activement aux travaux de la Task Force «&nbsp;Perspectives Apprentissage&nbsp;», dans le but de garantir à ces jeunes une formation et un diplôme professionnel. Nicole Cornu&nbsp;: «&nbsp;En tant que secrétaire centrale responsable de la politique de la formation, je m’investirai à fond pour que cette jeune génération ait des perspectives d’avenir.&nbsp;» Nicole Cornu (38 ans), politologue bernoise, a été élue à l’unanimité le 25 novembre 2020 par le Comité de l’USS secrétaire centrale responsable des dossiers de la politique de la formation et de la politique de la jeunesse. Elle a pris ses fonctions le 8 février 2021. Nicole Cornu est une experte éprouvée en matière de formation, en particulier de formation professionnelle.</p><p><strong>Gabriela Medici</strong> (35 ans), juriste zurichoise, a été élue à l’unanimité le 25 novembre 2021 par le Comité de l’USS première secrétaire adjointe de l’USS. Elle est depuis 2018, en tant secrétaire centrale de l’USS, responsable du dossier des assurances sociales.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_logo_sgb_website_62eacdc125.webp" length="25674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7444</guid><pubDate>Fri, 05 Feb 2021 14:32:01 +0100</pubDate><title>Les rentes des femmes doivent augmenter !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-des-femmes-doivent-augmenter</link><description>Appel urgent : Pas touche aux rentes des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En une semaine seulement, près de 300’000 personnes ont signé l’appel urgent contre l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes et la réduction des rentes AVS des femmes, qui est liée. C’est la première fois en Suisse qu’autant de signatures sont recueillies en si peu de temps. Cet impressionnant cri du cœur montre qu’une réforme de l’AVS qui ignore les réalités de vie des femmes n’a aucune chance.</p><p>Ce dimanche, la Suisse fête les 50 ans du suffrage féminin, presque autant que la promesse politique que les femmes âgées aussi pourront vivre de l’AVS. Mais au lieu de veiller à la réalisation de cet objectif, la réforme en cours prévoit exactement le contraire. Il s’agit d’un projet de démantèlement sur le dos des femmes.</p><p>Après l’énorme mobilisation de la grève des femmes* en 2019, il serait grand temps d’enfin effectuer des progrès concrets. L’un des problèmes les plus urgents est l’écart des rentes des femmes, les différences étant importantes en particulier dans le 2e pilier, où les femmes touchent toujours environ un tiers de moins que les hommes. Bien que les femmes aussi travaillent toute leur vie, contre rémunération ou non, elles reçoivent souvent des rentes beaucoup trop basses.</p><p class="heading--h4">Une chaîne humaine de Davos à Genève</p><p>Si les 291'061 signataires de l’appel se donnaient la main, cela formerait une chaîne humaine plus longue que la distance de Davos à Genève&nbsp;! Ce cri du cœur qui traverse la Suisse donne donc un mandat clair&nbsp;: il est temps d’améliorer la sécurité des rentes de vieillesse et d’augmenter celles des femmes. Les réformes de la prévoyance vieillesse n’ont une chance de réussir que si elles s’attaquent à cet épineux problème. Le Parlement ne peut pas continuer à ignorer ce signal fort.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_appel_rentes_f9f4322848.webp" length="67848" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7436</guid><pubDate>Mon, 01 Feb 2021 19:24:39 +0100</pubDate><title>Privatiser le passeport électronique serait une erreur fatale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/privatiser-le-passeport-electronique-serait-une-erreur-fatale</link><description>Non à une société à plusieurs vitesses sur Internet</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La privatisation pure et simple d’une tâche publique&nbsp;: c’est ce que prévoit la loi sur l’e-ID sou­mise en votation le 7 mars prochain. La nécessité de disposer d’une identification sécurisée et fiable en ligne est avérée. Mais confier cette tâche à des entreprises orientés vers le profit n’est pas acceptable s’agissant de données officielles et sensibles. Cela ouvre la voie à la formation d’un oligopole, voire d’un monopole privé –&nbsp;et surtout, à une identification électro­nique à plusieurs vitesses, sans aucun contrôle, notamment, sur les prix pour les utilisateurs. Ce mauvais projet doit être refusé&nbsp;: la Confédération ne peut pas brader ainsi ses tâches les plus importantes. Il faut au contraire développer, enfin, un vrai service public numérique, trans­parent, sûr et accessible à tout le monde sans discrimination.</p><p>Le service public est l’un des ingrédients du succès suisse. Grâce notamment aux syndicats, il n’a pas été privatisé, contrairement à ce qui s’est passé dans presque tous les pays européens. La même logique doit prévaloir dans le monde numérique&nbsp;: il en va de l’égalité d’accès aux prestations fondamentales, comme le fait de pouvoir prouver son identité officielle vis-à-vis de tiers. «&nbsp;Tout le monde admet désormais la pénétration marchande de nos intimités par des géants commerciaux, qui accumulent et commercialisent nos données, ouvre des dangers inédits. Ce danger touche désormais la base même de nos démocraties. Dans ce contexte, privatiser notre identité numérique est une folie&nbsp;», affirme Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Les données personnelles dont dispose l’Etat ont une immense valeur, en raison précisément de leur caractère officiel et vérifié. Confier leur utilisation et l’émission de l’équivalent du passeport en ligne à des entreprises sape la confiance nécessaire dans un tel système, et menace très concrè­tement l’égalité d’accès, puisque le prix des différents niveaux de sécurité n’est par exemple aucu­nement encadré par la loi. «&nbsp;L’Etat ne doit pas déléguer la numérisation aux privés. Au contraire, il doit la prendre en main lui-même, au service de l’intérêt général et non de profits privés&nbsp;», affirme Natascha Wey, secrétaire générale adjointe du SSP.</p><p>C’est particulièrement vrai dans le domaine de la santé, où le développement du dossier électro­nique du patient est en cours. Or, SwissSign Group, consortium prêt à exploiter un service d’e-ID privé en cas d’acceptation de la loi, compte en son sein plusieurs assureurs-maladie. Pour Natas­cha Wey, « Confier l’exploitation des identités électroniques aux assureurs-maladie accroît le risque d’abus pour des données hautement sensibles et donne un signal catastrophique. La numérisation du dossier du patient doit reposer sur des solutions d’intérêt public et sans but lucratif. Sinon, elle ne bénéficiera pas de la confiance nécessaire&nbsp;».</p><p>La votation du 7 mars est d’importance stratégique. Laisser le développement des infrastructures fondamentales sur Internet au secteur privé serait une grave erreur, qui aurait pour conséquence de renforcer les inégalités d’accès au numérique et d’ouvrir de nouvelles brèches dans la protec­tion des données. Daniel Münger, président de syndicom, estime qu’«&nbsp;au contraire, il faut saisir l’opportunité de mettre en œuvre un service public identité numérique, qui réponde aux besoins d’aujourd’hui et de demain. Et ainsi garder le contrôle sur une tâche fondamentale de l’Etat au lieu de la brader à des acteurs intéressés par le profit&nbsp;».</p><p>De très nombreux services sont aujourd’hui déjà accessibles en ligne, la preuve que confédération, cantons et communes sont parfaitement capables d’assurer la numérisation. La Suisse peut deve­nir une pionnière du service public numérique. Elle dispose des moyens et des compétences né­cessaires. Pour suivre ce chemin raisonnable, il faut d’abord opposer un non net et clair à la priva­tisation prévue.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_Facebook_FR_55b6e56f99.webp" length="127342" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7433</guid><pubDate>Fri, 29 Jan 2021 12:25:28 +0100</pubDate><title>Les gens ont besoin de hausses des rentes, la commis-sion propose un bouquet de baisses surréalistes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-gens-ont-besoin-de-hausses-des-rentes-la-commis-sion-propose-un-bouquet-de-baisses-surrealistes</link><description>Décision scandaleuse de la commission du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Si le sujet n’était pas si grave, on pourrait parler d’une farce&nbsp;: les modifications à l’AVS décidée par la commission du Conseil des États sont tout simplement surréalistes. L’Union syndicale suisse (USS) a clairement démontré que les femmes perdraient quelque 1200 francs par année si l’âge de la retraite est relevé à 65 ans avec le projet AVS&nbsp;21. Et maintenant, ce sont les compensations prévues pour les femmes touchées dans l’immédiat par ce changement qui sont ratiboisées&nbsp;! Et ce, même si les femmes touchent actuellement déjà un tiers de moins de rente de vieillesse que les hommes.</p><p>Ces décisions de la commission compétente du Conseil des États sont tout simplement indécentes. Une semaine avant que la Suisse célèbre les 50 ans du droit de vote des femmes, ces messieurs du Conseil des États montrent leur vrai visage&nbsp;: non contents d’avoir demandé la hausse de l’âge de la retraite pour les femmes, ils veulent encore sabrer dans les compensations que le Conseil fédéral a proposées pour les femmes les plus touchées.</p><p>Ces compensations telles que le Conseil fédéral les envisageait étaient pourtant déjà honteusement faibles compte tenu de l’écart important des rentes des femmes. L’USS est effarée de voir que la droite en veut encore moins et ne propose littéralement que des miettes aux femmes concernées&nbsp;: il s’agit là d’un véritable aveu de mépris en matière de politique d’égalité.</p><p>Jamais les femmes ne se sont vu proposer aussi peu pour compenser une hausse de l’âge de la retraite. Même les femmes qui partiront à la retraite au cours de la mini-phase de transition de six ans pourraient subir des baisses de rentes bien réelles. Et même les 12&nbsp;% de femmes aux revenus les plus faibles ne seront pas épargnées par les baisses de rentes.</p><p class="heading--h4">Flexibilisation&nbsp;? La double peine pour les femmes</p><p>Pour la commission, la flexibilisation du départ à la retraite doit passer à la trappe, même si cette mesure est largement soutenue et qu’elle n’engendre pas de coûts supplémentaires à moyen terme. Là aussi, ce sera surtout aux femmes de passer à la caisse&nbsp;: car, si la flexibilisation n’est introduite qu’à partir de 63 ans, il n’y aura aucun changement pour les hommes. Tandis que les femmes seront doublement pénalisées&nbsp;: non seulement leur âge de référence augmente, mais l’âge à partir duquel elle pourront anticiper leur rente AVS aussi.</p><p class="heading--h4">Déni de réalité</p><p>Le seul point sur lequel la commission&nbsp;tient compte des difficultés réelles, c’est avec la hausse du plafonnement des rentes de couples mariés. Car même la rente AVS maximale plafonnée ne suffit plus pour faire face au coûts de la vie en hausse constante. Pour rappel&nbsp;: la moitié des personnes qui sont parties à la retraite en 2018 doit s’en sortir avec moins de 3450 francs par mois. Augmenter le plafond à 155&nbsp;% de la rente individuelle maximale&nbsp; constitue un pas vers une amélioration des rentes qui devient absolument nécessaire. Mais cette mesure ne bénéficie qu’à une partie des couples mariés. Les personnes seules et les couples mariés ayant des revenus bas ou moyens doivent faire face aux mêmes difficultés. Pour ces personnes, la commission ne prévoit aucune amélioration.</p><p>Toute personne mérite une bonne rente après une vie de travail. Président de l’USS, Pierre-Yves Maillard insiste&nbsp;: «&nbsp;Les responsables de la réforme de la prévoyance vieillesse doivent être centrés sur les problèmes réels. Et la solution est simple&nbsp;: nous avons besoin de renforcer l’AVS, pas de la démanteler. Précisément pour éliminer l’écart de rentes des femmes.&nbsp;» Avec les décisions d’hier, la commission du Conseil des États a révélé sont véritable objectif. La suivre reviendrait à aller droit dans le mur avec la réforme de l’AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7432</guid><pubDate>Wed, 27 Jan 2021 15:20:00 +0100</pubDate><title>Des mesures qui se sont trop fait attendre pour prévenir de graves problèmes sociaux</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/des-mesures-qui-se-sont-trop-fait-attendre-pour-prevenir-de-graves-problemes-sociaux</link><description>Il faut garantir les salaires et protéger les emplois</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite des décisions prises aujourd’hui par le Conseil fédéral pour prévenir les arrivées en fin de droit dans l’assurance-chômage et garantir les salaires ainsi que protéger les emplois. La hausse du nombre des demandeurs et demandeuses d’emploi et la situation tendue dans laquelle se trouvent de nombreuses entreprises nécessitaient de nouvelles mesures. Mais une fois de plus, il s’est écoulé trop de temps entre le moment de décider des fermetures pour des raisons épidémiologiques et celui de prendre des mesures économiques destinées à garantir les salaires et protéger les emplois. Malheureusement, le Conseil fédéral considère dans cette deuxième vague que les décisions économiques doivent être prises par le Parlement, ce qui signifie que des milliers de chômeurs et chômeuses toucheront leurs dernières indemnités de l’assurance-chômage et se retrouveront ainsi en fin de droit avant qu’une décision ne tombe en mars. Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche a raté l’occasion de s’attaquer en temps voulu à ce problème, alors que l’USS l’avait déjà signalé en décembre dernier en proposant une prolongation du versement des indemnités journalières.&nbsp;</p><p>L’augmentation des montants destinés aux cas de rigueur est à saluer. Pour l’USS, les moyens mis à disposition à ce jour seront relativement vite épuisés à cause de l’arrêt partiel des activités économiques. Toutefois, le problème de la lenteur de l’application des mesures n’a toujours pas été résolu. Beaucoup d’entreprises constatent que les procédures appliquées aux cas de rigueur sont très complexes et fastidieuses., L’an passé, l’USS a proposé qu’il soit possible, via le chômage partiel, d’acheminer rapidement et sans complications bureaucratiques des fonds au moins aux entreprises fermées par les autorités (p. ex. sous forme de supplément automatique aux indemnités de chômage partiel). La priorité doit être donnée maintenant à une forte accélération par les cantons du traitement des cas. Étant donné l’urgence de la situation, la Confédération devrait réexaminer s’il ne vaudrait pas mieux distribuer les fonds aux entreprises fermées directement, en se basant sur les demandes de RHT.</p><p>Enfin, l’USS salue l’introduction avec effet rétroactif des indemnités pour pertes financières versées aux acteurs et actrices culturels. Toutefois, il existe là aussi un problème d’application. Les acteurs et actrices culturels concernés se plaignent de ce que l’argent ne leur est pas versé ou qu’il ne l’est que beaucoup trop lentement.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7428</guid><pubDate>Wed, 27 Jan 2021 08:46:40 +0100</pubDate><title>LPP 21 : garantir les rentes et moderniser la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-21-garantir-les-rentes-et-moderniser-la-lpp</link><description>Prévoyance professionnelle : compromis des partenaires sociaux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le processus parlementaire sur la réforme de la LPP débute la semaine prochaine. Le compromis entre partenaires sociaux constitue la base de discussion. Elaboré par les organisations faîtières des partenaires sociaux nationaux, il a été repris tel quel par le Conseil fédéral. D’une part, il garantit les rentes, et de l’autre, il modernise intelligemment la LPP avec un bon rapport prix-prestations. Les partenaires sociaux continuent à collaborer pour ce compromis qu’ils estiment apte à réunir une majorité, et en ont présenté les principaux enjeux lors d’une réunion avec les médias.</p><p>Ces quinze dernières années, tous les efforts de réforme du 2e pilier ont échoué. En 2010, la réduction du taux de conversion minimal de 6,8 à 6,4 % sans compensation a été rejetée en votation populaire par 73 %. En 2017, la réduction du taux de conversion minimal de 6,8 à 6,0 % avec compensation dans l’AVS a été refusée. Le Conseil fédéral a, ensuite, invité les partenaires sociaux comme garants et exécutants du 2e pilier à élaborer une proposition commune de réforme pour les problèmes les plus urgents de la LPP.</p><p>Après d’intenses négociations, les partenaires sociaux ont donc soumis au Conseil fédéral une proposition commune qu’ils vont continuer à soutenir et à défendre au Parlement. Le compromis des partenaires sociaux atteint l’objectif principal : malgré la réduction du taux de conversion minimal, le niveau actuel des prestations est globalement maintenu. Il garantit le niveau rentes, modernise la LPP et tient ainsi compte de l’évolution du monde du travail. En outre, les personnes touchant des bas salaires et celles qui travaillent à temps partiel - en particulier les femmes - recevront une rente plus élevée. Ceci grâce à un abaissement de la déduction de coordination, à la fixation de deux taux de contributions seulement, et à un supplément de rente financé de manière solidaire qui garantit en même temps le niveau de prestation de la génération de transition.</p><p>Pour illustrer la solution de compromis, les partenaires sociaux nationaux ont édité une brochure d’information :</p><p><span class="iconpack fas fa-circle-info fa-info-circle" aria-hidden="true"></span>Toutes les informations en détail <span class="iconpack fas fa-chart-line" aria-hidden="true"></span> &nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/brochures/LPP21_brochure.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span>Voir la brochure</a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/kampagnen/bvg21/3-Elements.svg" length="88327" type="image/svg+xml"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7419</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2021 14:30:24 +0100</pubDate><title>PostFinance : pas question de privatiser !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-pas-question-de-privatisation</link><description>Le projet du Conseil fédéral voué à l’échec</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La privatisation totale de PostFinance proposée aujourd’hui par le Conseil fédéral est totalement inacceptable. Cette décision non seulement sape la mission de service universel dans le domaine du trafic des paiements, mais est une attaque frontale dirigée contre le service public en général. Les syndicats combattront fermement ce projet.</p><p>PostFinance est une <strong>banque populaire qui compte presque 3 millions de client-e-s</strong> et appartient – car faisant partie du groupe La Poste – à la collectivité. Dans le domaine du trafic des paiements, elle a une mission de service universel, qu’elle assume avec succès depuis des années. La décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral en faveur d’une privatisation totale de PostFinance ne revient cependant pas seulement à <strong>saper les fondements de ce mandat de service universel,</strong> mais provoquerait de facto un éclatement de l’ensemble du groupe La Poste. La Poste ne fonctionne aujourd’hui qu’avec un modèle commercial homogène comportant de nombreuses interdépendances internes et financières et, en particulier, les effets de synergie du réseau postal. Si la Confédération, ou la Poste, devait totalement se retirer de PostFinance, le service universel devrait, pour le trafic des paiements, être garanti à travers l’octroi d’une concession. <strong>Tant la rentabilité que la qualité de l’approvisionnement en souffriraient énormément, et notamment aussi les conditions de travail du personnel de La Poste.</strong></p><p>Mais la privatisation totale de PostFinance proposée, c’est plus que cela. Il s’agit en effet d’une <strong>attaque frontale éhontée contre le service public</strong> en Suisse. La crise du coronavirus a justement montré à quel point les prestatairespublics du service universel sont essentiels au bon fonctionnement de l’ensemble de l’économie. On voit de manière impressionnante, par exemple à travers le record du nombre des colis traités par la Poste suisse, à quel point cette mission est accomplie comme il se doit&nbsp;: pendant l’année 2020, en tout 183&nbsp;milliards de paquets ont été livrés dans toutes les villes, villages et vallées du pays&nbsp;! Un record historique, presque un quart de plus que l’année précédente. Mais cette mission n’a pu être accomplie que grâce à une grande aptitude à s’adapter au plan organisationnel et à l’énorme engagement dont a fait preuve le personnel. Pour pouvoir venir à bout à long terme de telles exigences, il faut toutefois bien plutôt un solide développement du service public, c’est-à-dire, dans ce cas, de l’acheminement des colis.</p><p>Depuis la crise financière, PostFinance doit respecter les directives de la FINMA qui s’appliquent à toutes les grandes banques d’importance systémique («&nbsp;too big to fail&nbsp;»)&nbsp;; mais cela, sans avoir, en matière de crédits, la marge de manœuvre commerciale d’une grande banque. Cette situation défendue depuis des années par le lobby financier est totalement absurde. Comme PostFinance appartient à la Confédération, celle-ci aurait dû tout simplement lui <strong>octroyer une garantie,</strong> comme le font les cantons avec leurs banques cantonales. Mais au-delà, il faut aussi que soit levée l’interdiction faite depuis des années à PostFinance d’octroyer des crédits hypothécaires. <strong>Mais surtout pas en combinant cela avec une privatisation, suite à laquelle, tant les anciens revenus que les nouveaux qui auront été générés tomberaient exclusivement dans la poche d’investisseurs privés,</strong> et non de la collectivité. Cela reviendrait à sauver quelqu’un qui est tombé dans un torrent, pour le jeter ensuite du haut des rochers.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_postfinance1_1ade932860.webp" length="101762" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7411</guid><pubDate>Wed, 13 Jan 2021 16:02:17 +0100</pubDate><title>Le renforcement des mesures doit être socialement accompagné</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/le-renforcement-des-mesures-doit-etre-socialement-accompagne</link><description>Décisions du Conseil fédéral sur la pandémie : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de nettement renforcer les mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus. Afin d’éviter des suppressions massives d’emplois et des conséquences drastiques pour les salarié-e-s, il est cependant nécessaire que des mesures économiques de soutien soient prises en conséquence. L’accès facilité aux solutions pour les cas de rigueur, ainsi que l’avait demandé avec insistance l’Union syndicale suisse (USS), représente à cet égard un pas important qu’il y a lieu de saluer. Pour empêcher des arrivées en fin de droit, il faut également prolonger la durée de perception des allocations et les délais-cadre de l’assurance-chômage, comme cela avait été le cas lors de la première vague. En ce qui concerne les salarié-e-s vulnérables, les mesures demandées par l’USS sont enfin mises en place. On comprend par contre difficilement pourquoi le Conseil fédéral n’a pas profité de l’occasion pour édicter des prescriptions plus strictes à l’intention des EMS où les cas de décès ont été nombreux.</p><p class="heading--h4">Les branches fermées doivent être rapidement aidées</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de l’assouplissement des dispositions pour cas de rigueur désormais décidé. Les branches dont les activités ont été directement stoppées sont considérées en tant que telles comme des cas de rigueur et bénéficient d’un soutien. On peut cependant se demander si le fonds pour les cas de rigueur permettra de faire parvenir assez tôt aux entreprises les moyens dont elles ont besoin&nbsp;: le rythme suivi par les cantons va être déterminant ici pour empêcher une vague de licenciements.</p><p>L’arrêt partiel de l’activité économique a rendu encore plus difficile la recherche d’un emploi par les personnes au chômage. Les arrivées en fin de droit risquent de se multiplier. Les principaux concernés sont les chômeurs et chômeuses âgés, dont le taux de chômage a continué à augmenter. C’est pourquoi, il est urgent que le nombre des indemnités journalières de chômage soit augmenté ainsi que les délais-cadre de l’assurance-chômage&nbsp;; cela, jusqu’au printemps, afin d’éviter des arrivées en fin de droit. Toutes les restrictions décidées doivent être accompagnées de mesures économiques de soutien afin que les emplois puissent être préservés et les salaires garantis.</p><p class="heading--h4">Protection de la santé sur le lieu de travail enfin améliorée</p><p>Comme le demandait l’USS, le Conseil fédéral a décidé de prendre enfin des mesures afin de protéger les travailleurs et travailleuses vulnérables. Ainsi, il sera possible d’offrir une protection spécifique à ces personnes sans les discriminer. À cet effet, comme au printemps 2020, on mettra donc en place pour les salarié-e-s vulnérables un droit au télétravail ou une protection équivalente au travail, ou une solution via les allocations pour perte de gain. Cette catégorie de travailleurs et travailleuses pourra désormais être dispensée de travail au moyen d’une attestation médicale lorsque les mesures sanitaires ne pourront pas être respectées concrètement. En outre, les salarié-e-s vulnérables devront être explicitement protégés contre le licenciement.</p><p>L’USS s’est toujours montrée ouverte au télétravail dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Mais il est incompréhensible que le Conseil fédéral ait précisé, dans le cadre de l’obligation générale désormais introduite, que certaines dépenses ne devront pas être remboursées aux travailleurs et travailleuses.</p><p class="heading--h4">EMS&nbsp;: une situation inacceptable</p><p>L’USS est extrêmement préoccupée par la situation dans de nombreux EMS où vivent des personnes vulnérables et où l’on assiste à de nombreuses contaminations et surtout à beaucoup de décès. Les salarié-e-s infectés par le COVID-19 ou qui devraient se trouver en quarantaine sont pour certains contraints par leurs employeurs ou les autorités cantonales responsables de travailler. C’est inacceptable et met en danger leur vie. Pourtant, le Conseil fédéral a, à tort, renoncé à édicter de nouvelles prescriptions juridiques. L’USS demande que les plans de protection soient adaptés au nouveau danger et appliqués de manière plus systématique, et que le personnel soit indemnisé de manière équitable jusqu’à ce que les personnes concernées aient été vaccinées. En l’absence d’une amélioration rapide des conditions de travail, des salaires ainsi que de la formation initiale et continue, la pénurie de personnel soignant risque de continuer à s’aggraver.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7394</guid><pubDate>Thu, 07 Jan 2021 11:00:00 +0100</pubDate><title>Un agenda social pour 2021 : salaires et rentes décents, et emplois sûrs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/cp-annuelle-2021</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS – Situation difficile des travailleurs et travailleuses
</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise&nbsp;provoquée&nbsp;par la pandémie de coronavirus a des conséquences dévastatrices sur le monde du travail. Les pertes de revenus et de places de travail&nbsp;sont inquiétantes, et touchent beaucoup plus&nbsp;les personnes aux revenus les plus bas parce qu’elles étaient déjà confrontées à des salaires en stagnation et des rentes de&nbsp;retraite&nbsp;en baisse. Pour ouvrir à nouveau une&nbsp;perspective&nbsp;d’avenir pour les&nbsp;travailleuses&nbsp;et travailleurs, le pays a donc besoin d’un paquet de mesures coordonnées. Cela, à&nbsp;court terme,&nbsp;pour&nbsp;préserver l’emploi, protéger les personnes au chômage et soutenir le pouvoir d’achat&nbsp;; notamment en redistribuant à chaque assuré-e 500 francs issus des réserves excédentaires des caisses-maladie. De plus, des décisions stratégiques seront prises pour rendre le système de retraites durablement plus juste et plus efficace en introduisant la composante de répartition dans la LPP et en renforçant l’AVS grâce à l’initiative pour une 13e rente AVS. Renforcer la solidarité est la seule manière de sortir renforcés de la crise.</p><h3 class="heading--h4">Le sous-emploi atteint un niveau record</h3><p>La situation sur le marché du travail est sombre en ce début d’année 2021. Le taux de sous-emploi, obtenu en additionnant le chômage, la sous-occupation et le chômage partiel, atteint un record de 10&nbsp;%. Dans de très nombreuses branches, il est tout simplement illusoire de retrouver un emploi à brève échéance en raison des très importantes restrictions en vigueur. Les pertes de revenu et le chômage frappent bien davantage les travailleurs et travailleuses dont les revenus sont déjà les plus bas. Ce sont donc précisément les ménages qui doivent vivre des salaires les plus bas qui abordent 2021 en ayant épuisé leurs réserves, et avec une capacité encore réduite de faire face à d’éventuelles dépenses imprévues. &nbsp;Maintenir les emplois, élargir l’indemnisation du chômage et soutenir le pouvoir d’achat sont de ce fait des nécessités immédiates. La crise sanitaire ne doit pas se transformer en crise économique de longue durée.</p><h3 class="heading--h4">Les salarié-e-s touchés dans une phase difficile</h3><p>Avant la pandémie, la Suisse se trouvait déjà dans une situation délicate. Les salaires n’augmentaient que faiblement, alors que de nombreux coûts fixes et contributions obligatoires prenaient l’ascenseur. La forte dépendance face aux marchés financiers se paie en outre très cher, avec une baisse continue et importante des rentes du 2e pilier. Conséquence: un recul, avant la crise déjà, du pouvoir d’achat réel des travailleurs et travailleuses ainsi que des retraité-e-s. Un retour à une évolution dynamique des salaires et une hausse des rentes sont donc indispensables.</p><p>Plus globalement, les exportations suisses souffrent depuis des années de la surévaluation du franc. Les exportations de machines ont par exemple été divisées par deux depuis 2008. Par ailleurs, les investissements porteurs d’avenir dans les technologies de l’information et de la communication ainsi que dans la recherche et le développement évoluent moins favorablement que dans la zone euro. L’exposition de la Suisse aux variations du taux de change est particulièrement élevée et requiert une action bien plus déterminée de la Banque nationale.</p><h3 class="heading--h4">Investir pour une Suisse plus sociale</h3><p>Les priorités pour l’année 2021 sont claires. Il s’agit, tout d’abord, de garantir les emplois et de compenser au moins en partie les pertes de pouvoir d’achat survenues durant l’année 2020. La prévoyance vieillesse a besoin de mesures pour améliorer ses performances. Renforcer la solidarité est une absolue nécessité, pas une option.</p><h3 class="heading--h4">L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera par conséquent pour&nbsp;:</h3><ul><li>faire redistribuer à hauteur de 500 francs par personne les réserves excédentaires des caisses d’assurance-maladie, à titre de soutien rapide au pouvoir d'achat&nbsp;;</li><li>prolonger l’indemnisation du chômage afin d’empêcher les arrivées en fin de droit et pour que des mesures supplémentaires de protection soient prise afin de prévenir les faillites&nbsp;;</li><li>renforcer le financement du secteur de la santé publique, faire verser au personnel une prime après les efforts extraordinaires accomplis par lui, et améliorer durablement les conditions de travail dans ce secteur&nbsp;;</li><li>une politique monétaire plus ferme contre la surévaluation du franc suisse&nbsp;;</li><li>un système de retraites juste et durable avec de meilleures rentes via le renforcement de la composante de répartition dans la LPP et l’augmentation des rentes AVS.</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_210107_JMK-Totale_77fa7b87ab.webp" length="70286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7382</guid><pubDate>Wed, 16 Dec 2020 11:52:25 +0100</pubDate><title>En ces temps difficiles, enfin une solution pour les personnes à faibles revenus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/en-ces-temps-difficiles-enfin-une-solution-pour-les-personnes-a-faibles-revenus</link><description>Augmentation des indemnités de chômage partiel pour les bas salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’augmentation de l'indemnisation des bas salaires en cas de chômage partiel est un progrès très important. Depuis longtemps, l’Union syndicale suisse tire la sonnette d’alarme et demande&nbsp;une solution à la douloureuse perte de revenus des employé-e-s à bas salaires en raison du coronavirus. Le Parlement a enfin agi : les salaires sont désormais garantis jusqu’à 3470 francs, et les&nbsp;salaires jusqu’à 4340 francs seront mieux indemnisés que les 80% actuels.</p><p>Le Conseil national et le Conseil des États ont finalement trouvé une solution pour les employé-e-s à faibles revenus en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT). Les salaires jusqu’à 3470 francs (plein temps) sont désormais intégralement indemnisés, et les personnes dont les salaires sont compris entre 3470 et 4340 francs (plein temps) touchent davantage d’indemnités en cas de RHT que les 80% actuels. Les personnes à faibles revenus étant particulièrement touchées par la crise du coronavirus, c’est un grand soulagement pour les personnes concernées.</p><p>Elles travaillent dans la restauration, dans le secteur de la culture, dans l’aviation ou dans d’autres branches directement ou indirectement affectées par les mesures contre le coronavirus et les changements de comportement de la population. Malheureusement dans ces branches, les salaires inférieurs à 4000 francs sont encore une réalité largement répandue. S’il ne reste que 80% du salaire pour vivre en cas de chômage partiel, la situation déjà difficile en temps normal devient encore plus dure, voire impossible. La décision du parlement d’augmenter l’indemnisation du chômage partiel est très importante. Il importe désormais que ces fonds soient versés le plus rapidement possible.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Koch_Restaurant_geschlossen_keineGaeste_ClarkandCompany-iStock_0abc5e019a.webp" length="100526" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7366</guid><pubDate>Fri, 11 Dec 2020 15:39:29 +0100</pubDate><title>Mesures du Conseil fédéral : une meilleure compensation sociale s&#039;impose</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/mesures-du-conseil-federal-une-meilleure-compensation-sociale-simpose</link><description>Augmenter les moyens pour les cas de rigueur ne suffit pas </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Sur le front de l’emploi, la situation s’est encore dégradée ces dernières semaines. Il faut s’attendre à de nouvelles vagues de licenciements et à des pertes de revenu. Les gens qui gagnent le moins sont malheureusement aussi les plus durement touchés. Pour l’Union syndicale suisse (USS), l’augmentation des moyens pour les cas de rigueur annoncée aujourd’hui ne suffit pas. Il faut prendre des mesures économiques et sociales supplémentaires pour garantir les salaires et les emplois.</p><p>Les mesures prises aujourd’hui par le Conseil fédéral sont donc insuffisantes&nbsp;: pour empêcher l’économie de glisser dans une spirale négative, il faut des aides rapides et sans bureaucratie pour les personnes concernées, en particulier pour les salarié-e-s des branches qui subissent les restrictions les plus fortes.</p><p>L’USS exige d’abord que le chômage partiel (RHT) soit indemnisé à 100&nbsp;% pour les personnes à faibles revenus. D’autre part, il faut introduire des compensations pour les pertes de chiffres d’affaires dans les branches qui subissent des restrictions d’ordre sanitaire, pour qu’elles puissent couvrir les frais fixes et maintenir les emplois. L’USS attend du Parlement qu’il améliore la proposition du Conseil fédéral et qu’il insère dans la loi COVID-19 une disposition qui mandate le Conseil fédéral en ce sens. L’USS salue en revanche le fait que les personnes travaillant dans la culture puissent à nouveau demander des soutiens financiers pour compenser l’absence de revenus.</p><p>Enfin, la situation des personnes qui sont au chômage à quelques années de la retraite est grave&nbsp;: le taux de chômage dans cette tranche d’âge a atteint des sommets en novembre. La plupart de ces personnes ont peu de chance de trouver un nouvel emploi en cette période de crise. Les arrivées en fin de droit risquent de se multiplier. C’est pourquoi il faut prolonger les délais-cadres et les indemnités journalières, comme cela avait été fait lors de la première vague de la pandémie au printemps.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7363</guid><pubDate>Thu, 10 Dec 2020 14:50:42 +0100</pubDate><title>Tout faire pour maintenir les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/tout-faire-pour-maintenir-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Compensation économique des mesures contre la pandémie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral s’apprête à durcir les règles pour lutter contre la propagation du coronavirus en Suisse. Mais il doit aussi prendre des mesures efficaces pour protéger les emplois et les salaires compte tenu de l’état critique du marché du travail. Et il doit le faire en même temps que les mesures sanitaires pour qu’elles puissent s’appliquer au plus vite. De plus, la protection de la santé au travail doit enfin être prise au sérieux et appliquée sans faille.</p><p>La situation est plus qu’inquiétante&nbsp;: les licenciements ont fortement augmenté ces dernières semaines et les statistiques de décembre montrent d’ores et déjà que le nombre de demandeurs et demandeuses d’emploi était en hausse même avant l’annonce du Conseil fédéral de mardi. De plus, des centaines de milliers de salarié-e-s ont été au chômage partiel pendant une partie de l’année 2020 et n’ont donc pas toucher leur plein salaire.</p><p>Dans ce contexte, de nouvelles restrictions de l’activité économique, sociale et culturelle ne sont pas tolérables sans prendre les mesures nécessaires pour atténuer ce nouveau choc. Les instruments existants ne suffisent pas, ou alors ils ne sont pas encore prêts, comme par exemple les aides pour cas de rigueur dans de nombreux cantons. Il faudra en outre rendre obligatoire les plans de protection sur les lieux de travail et procéder à davantage de contrôles pour que la protection de la santé au travail soit enfin réelle.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a adressé une lettre au Conseil fédéral pour l’appeler à introduire les mesures suivantes, parallèlement au renforcement des mesures de lutte contre la pandémie&nbsp;:</p><ul><li>Prolonger des délais-cadres et les indemnités journalières pour les personnes au chômage</li><li>Augmenter les indemnités de chômage partiel (RHT) à 100&nbsp;% pour les personnes à faibles revenus</li><li>Introduire un mécanisme de compensation des pertes de chiffre d’affaires pour les branches frappées par des restrictions ou des interdictions</li><li>Accorder des garanties financières pour le secteur de la santé ainsi que des augmentations pour le personnel de ce secteur</li><li>Étendre les indemnités de perte de gains à toutes les personnes touchées dans les domaines de la culture et de la formation culturelle</li><li>Distribuer les réserves excessives des caisses-maladie.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/f/csm_Frau_mit_Maske_Industrie_2_aa3ad9c04b.webp" length="284628" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7359</guid><pubDate>Tue, 08 Dec 2020 15:10:49 +0100</pubDate><title>Fin de droit : il faut agir de toute urgence !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/fins-de-droit-il-faut-agir-de-toute-urgence</link><description>Le chômage ne cesse d&#039;augmenter chez les personnes en fin de carrière</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise du coronavirus a fait exploser les chiffres du chômage. Alors que la situation s’est légèrement améliorée chez les jeunes jusqu’en novembre, le taux de chômage chez les personnes en fin de carrière continue de grimper. Le groupe des 60-64 ans est le plus durement touché&nbsp;: le nombre de chômeurs et chômeuses dans cette tranche d’âge a atteint en octobre un sommet historique avec 11&nbsp;397 personnes.</p><p>Les perspectives sont mauvaises, car le chômage a connu la plus forte hausse dans les branches qui rencontrent les plus grandes difficultés économiques, notamment l’industrie des machines, l’hôtellerie-restauration ou la branche des voyages. Dans le canton de Zurich par exemple, il y avait 17 emplois à pourvoir dans l’hôtellerie et 145 dans la restauration, alors que 3204 personnes de la branche étaient inscrites au chômage. La recherche d’emploi est de plus en plus souvent vouée à l’échec pour les chômeurs et chômeuses qui ont passé un certain âge. Le risque d’arriver en fin de droit se fait de plus en plus menaçant.</p><p>Au cours de la première vague de la pandémie, le Conseil fédéral a augmenté le nombre d’indemnités journalières et les délais-cadres, ce qui a permis d’éviter de nombreuses arrivées en fin de droit. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas&nbsp;: en novembre, 1700 personnes sont arrivées au bout de leurs indemnités. Et ce nombre ne manquera pas d’augmenter davantage puisque la part du chômage de longue durée sur l’ensemble des chômeurs et chômeuses est à son plus haut niveau depuis la dernière révision de loi sur l’assurance-chômage (LACI) en 2011.</p><p>L’USS demande une hausse du nombre d’indemnités journalières et des délais cadre pour que le moins de personnes possible arrivent en fin de droit, surtout chez les plus âgé-e-s. De plus, il faut avancer au 1er janvier&nbsp;2021 l’entrée en vigueur de la prestation transitoire pour chômeurs et chômeuses âgés, afin d’inclure les personnes qui arriveront au terme de leurs indemnités dans le cercle de bénéficiaires. Cette prestation transitoire est indispensable, en particulier dans cette période.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Prestation transitoire</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7354</guid><pubDate>Fri, 04 Dec 2020 17:30:04 +0100</pubDate><title>Toujours pas de mesures efficaces pour protéger la santé sur les lieux de travail </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/toujours-pas-de-mesures-efficaces-pour-proteger-la-sante-sur-les-lieux-de-travail</link><description>Décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a à nouveau renoncé à renforcer des règles plus strictes pour la protection de la santé au travail. Pourtant, dans les entreprises aussi, il faut des règles claires qui soient réellement mises en œuvre. Pour cela, elles doivent être contrôlées. De plus, des mesures de soutien doivent être prévues quand la protection de la santé entraîne une perte de revenu, comme par exemple pour les personnes vulnérables.</p><p>Assurer une protection suffisante de la santé sur les lieux de travail est un devoir légal des employeurs, qui se renforce encore en période de pandémie. Les nombreux problèmes relevés sur le terrain appellent l’introduction d’une obligation de se doter d’un plan de protection dans toutes les branches et toutes les entreprises. Le Seco doit également proposer des listes de mesures et des outils pour la protection de la santé. Ne miser que sur la supposée responsabilité des employeurs ne suffit de toute évidence pas. La passivité du Conseil fédéral est donc incompréhensible.</p><p>La mise en œuvre des dispositifs existants de protection de la santé au travail reste aussi insuffisante. Les activités de conseil et de contrôles doivent être massivement renforcées. La Confédération doit faire usage de sa faculté de prescrire aux organismes d’exécution le nombre d’inspections à conduire et veiller à ce que ces organismes utilisent au maximum les moyens financiers qui leur sont mis à disposition. D’autres structures comme les commissions paritaires peuvent aussi être chargées des contrôles. Les constats de négligence ou de non-respect volontaire des règles en vigueur doivent être suivis de sanctions réellement dissuasives.</p><p>Pour les travailleuses et travailleurs particulièrement vulnérables, le télétravail ou l’indemnisation par les allocations perte de gain doivent se généraliser lorsqu’il est impossible d’assurer la protection de leur santé. La loi Covid prévoit la possibilité de telles mesures –&nbsp;il est temps de les prendre.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_Handwerker-Mundschutz-Pause_iStock-sam_thomas_c5c3cb6511.webp" length="303102" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7351</guid><pubDate>Sun, 29 Nov 2020 15:24:02 +0100</pubDate><title>Les brochures sur papier glacé ne suffiront pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-brochures-sur-papier-glace-ne-suffiront-pas</link><description>Rejet de l’initiative pour des multinationales responsables</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) regrette l’échec l’initiative pour des multinationales responsables faute de majorité des cantons. Durant la campagne, les adversaires du texte ont affirmé soutenir les objectifs de l’initiative et ont principalement critiqué le moyen de les atteindre. Il faudra les prendre au mot et vérifier que les promesses faites soient tenues.</p><p>L’USS insistera donc pour une mise en œuvre conséquente du contre-projet, avec les contrôles nécessaires. Elle s’engagera aussi pour que le soutien populaire large se reflète dans la rédaction de l’ordonnance, afin que les violations des droits humains, du droit élémentaire du travail ainsi que des standards environnementaux ne puissent plus être dissimulées.</p><p>L’USS poursuit son engagement au sein des réseaux syndicaux européen et mondiaux pour une économie plus juste. Le travail des enfants, l’exploitations des ouvrières et ouvriers du textile, la pollution incontrôlée ou la violence contre les syndicalistes doivent être évités. Il demeure prioritaire d’améliorer le sort des gens qui travaillent, ici et ailleurs, et d’agir en faveur de relations commerciales plus justes.</p><p class="heading--h4">Initiative contre le commerce de guerre</p><p>L’USS regrette le rejet de l’initiative «&nbsp;Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre&nbsp;». Pour les institutions concernées, l’exclusion des investissements dans le matériel de guerre aurait pu se faire sans trop de coûts supplémentaires et sans grandes pertes de rendement. À défaut, il faudra désormais utiliser les leviers existants pour des placements plus éthiques. De nombreux conseils de fondation des caisses de pensions ayant une représentation paritaire des assuré-e-s se sont déjà engagés dans une politique de placements compatibles avec une position sociale et écologique. Cette voie doit se poursuivre et s’étendre encore davantage. Car beaucoup d’employé-e-s ne veulent pas que leurs avoirs de vieillesse servent à soutenir des investissements contraires à l’éthique.</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/2/csm_f_csm_KoVi-f_e3c752609f_bc649c2a6e.webp" length="102710" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7341</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 17:33:33 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral suit le compromis LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-suit-le-compromis-lpp</link><description>Les partenaires sociaux et la réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral adopte les valeurs de référence des partenaires sociaux pour une réforme de la LPP. La consultation a aussi montré que le compromis est le seul moyen de garantir le niveau des rentes dans la LPP et répond à l'exigence centrale du Conseil fédéral. La collaboration des trois partenaires sociaux se voit ainsi confirmée.</p><p>En tant que piliers de la prévoyance professionnelle, les trois organisations faîtières nationales des partenaires sociaux saluent, dans une communication de presse conjointe, le fait que le Conseil fédéral soutienne une réforme du deuxième pilier apte à recueillir une majorité sur la base de leur modèle de compromis négocié intensivement. Le processus de consultation a montré que les trois objectifs du projet - maintien des prestations, améliorations pour les femmes et modernisation du deuxième pilier - bénéficient d'un soutien majoritaire. Le modèle choisi par le Conseil fédéral permet d'atteindre ces objectifs par une combinaison de mesures du côté des contributions et des prestations. La proposition garantit un bon rapport coûts-prestations et est donc également attrayante pour les PME. Elle contribue immédiatement à une meilleure situation de rente &nbsp;pour les travailleurs et travailleuses à faible revenu et à temps partiel. Les coûts supplémentaires qui en résultent sont proportionnés. Les partenaires sociaux sont confiants que les partis politiques, après avoir pesé toutes les options, considéreront également que la proposition est équilibrée et capable d'obtenir une majorité.</p><p><strong>Valentin Vogt</strong> souligne : <i>«&nbsp;Le compromis corrige les déficits structurels les plus marquants de la prévoyance professionnelle&nbsp;».</i> Le président de l'Union patronale suisse est convaincu que le niveau de la rente peut être maintenu malgré une réduction immédiate du taux de conversion minimal à 6 pourcent.</p><p>Le président de l’USS, <strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> déclare : <i>«&nbsp;Ce projet est le premier à s'attaquer au grave problème des rentes des caisses de pension, qui sont en baisse depuis plus de dix ans. Le deuxième pilier de la sécurité sociale, qui repose sur le partenariat social, sera renforcé par ce projet de loi&nbsp;».</i></p><p>Selon <strong>Adrian Wüthrich,</strong> président de Travail.Suisse, le compromis aidera les salarié-e-s à faible revenu et à temps partiel à obtenir de bien meilleures rentes et il ajoute <i>«&nbsp;Cela améliorera enfin la situation des femmes en matière de rente. En outre, les cotisations des salarié-e-s plus âgé-e-s vont diminuer, ce qui améliorera leurs possibilités d'emploi sans pour autant détériorer leur retraite.&nbsp;»</i></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7338</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 15:22:19 +0100</pubDate><title>Pour protéger les salarié-e-s, il faut des mesures de plus grande ampleur</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pour-proteger-les-salarie-e-s-il-faut-des-mesures-de-plus-grande-ampleur</link><description>Protection de la santé et des revenus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation sur le marché du travail est tendue. Le nombre de personnes en recherche d’emploi augmente et les revenus déjà les plus faibles diminuent considérablement à cause du chômage partiel. La mise en œuvre de la protection de la santé sur les lieux de travail et son contrôle restent insuffisants. Il est temps de prendre des mesures de plus grande ampleur pour éviter que les salarié-e-s ne soient les premiers à supporter l’essentiel des frais entraînés par la crise du coronavirus. La Confédération a, sans doute aucun, les moyens financiers nécessaires pour maintenir les emplois et garantir les salaires pendant cette crise. Telle est la conclusion du Comité de l’Union syndicale suisse (USS) qui siégeait aujourd’hui en lieu et place de l’Assemblée des déléguées, reportée en raison des restrictions liées à la pandémie.</p><p>En lieu et place donc d’une assemblée des délégué-e-s que les mesures liées au COVID-19 n’ont pas permis de se tenir, le Comité de l’USS a traité aujourd’hui, lors d’une réunion extraordinaire, les problèmes les plus urgents qui se posent aux salarié-e-s en raison de l’actuelle crise sanitaire. Il constate que, pour gérer les conséquences de la deuxième vague, il faut a priori réintroduire les mesures destinées à atténuer les effets de la crise et à protéger les salarié-e-s grâce auxquelles la Suisse a mieux traversé que d’autres pays cette dernière, le printemps dernier. Pour ces raisons, l’USS a demandé que le chômage partiel soit réintroduit pour les emplois temporaires, comme le propose désormais aussi le Conseil fédéral. Il y a également lieu de se réjouir que la mise en place du fonds pour les cas de rigueur ait été anticipée au 1er décembre et que celui-ci soit doté de 1 milliard et non de 400 millions de francs seulement.</p><p class="heading--h4">Empêcher le glissement vers la précarité</p><p>La prolongation de la situation de crise appelle une action plus décidée et plus rapide. Beaucoup de salarié-e-s ont dû essuyer des pertes de revenus douloureuses en raison des mois pendant lesquels ils se sont trouvés au chômage partiel. Pour nombre d’entre eux, cela signifie en fait la suppression du 13e, voire du 12e salaire annuel –&nbsp;et un glissement dans la précarité financière. Cette évolution est d’autant plus insupportable qu’elle frappe disproportionnellement les personnes aux revenus les plus bas&nbsp;: selon l’étude de Sotomo réalisée pour la SSR, les ménages qui vivent avec moins de 4&nbsp;000 francs par mois ont perdu jusqu’ici 19&nbsp;% de leur revenu.</p><p>Il faut trouver une solution efficace et rapide pour toutes et tous&nbsp;: l’USS demande la couverture à 100&nbsp;% des petits salaires par l’assurance-chômage en cas de réduction de l’horaire de travail. La passivité du Conseil fédéral n’est simplement plus tenable, parce qu’elle fait basculer toujours plus de personnes dans la précarité.</p><p class="heading--h4">Empêcher la hausse du chômage</p><p>La situation est en train de s’aggraver&nbsp;: actuellement, près de 3&nbsp;% des personnes actives (équivalents plein temps) sont au chômage partiel et le taux des demandeurs et demandeuses d’emploi a augmenté d’environ 1,5 point de pourcentage depuis le début de la crise (passage de 4 à presque&nbsp;5,5&nbsp;%). Pour éviter que la situation ne se détériore encore plus, il faut réactiver l’accès au chômage partiel pour les contrats temporaires. Mais surtout, il s’agit de freiner la tendance à une augmentation des arrivées en fin de droits, qui touchent surtout les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. À cet effet, il s’agit de prolonger les droits aux indemnités journalières et les délais-cadres d’indemnisation. Et la mise en vigueur de la prestation transitoire doit être anticipée&nbsp;: la date prévue du 1er juillet 2021 est trop tardive et a pour conséquence que de nombreuses personnes au chômage ne profiteront pas d’une prestation pensée précisément pour cette situation. Finalement, pour maintenir le pouvoir d’achat, les réserves excédentaires des caisses-maladie doivent être rapidement distribuées à la population.</p><p class="heading--h4">Protéger la santé sur les lieux de travail</p><p>Garantir la protection de la santé au travail et venir rapidement à bout de la deuxième vague, cela implique également de réduire les risques de contagion sur les lieux de travail. Là non plus, on ne peut pas comprendre les hésitations du Conseil fédéral et l’absence de réelles mesures de sa part. L’USS demande que toutes les entreprises soient obligées de se doter de plans de protection. Mais surtout, le conseil et les contrôles doivent être massivement renforcés. La Confédération doit, en la matière, faire usage de son pouvoir d’établir des directives sur le nombre de contrôles et s’assurer que les organes d’exécution mobilisent les moyens mis à leur disposition.</p><p>Le recul du nombre des contaminations ne devrait pas tromper sur la tension qui prévaut toujours dans le monde du travail. Il faut maintenant, en garantissant les revenus et en sécurisant les personnes au chômage ou menacées de l’être, poser les bases d’une sortie de crise socialement acceptable.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7327</guid><pubDate>Wed, 18 Nov 2020 15:28:05 +0100</pubDate><title>Bonne orientation prise par le Conseil fédéral, mais d’autres mesures sont de toute urgence nécessaires pour garantir les revenus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/bonne-orientation-prise-par-le-conseil-federal-mais-dautres-mesures-sont-de-toute-urgence-necessaires-pour-garantir-les-revenus</link><description>Mesures du Conseil fédéral liées à la crise du coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) accueille favorablement la décision du Conseil fédéral d’autoriser à nouveau la mise en chômage partiel des personnes titulaires d’un contrat de durée déterminée et d’augmenter la dotation du fonds pour les cas de rigueur. La situation de nombreuses personnes professionnellement actives en Suisse est inquiétante. Le chômage augmente, surtout chez les salarié-e-s âgés. Dans les branches en crise, comme par exemple l’hôtellerie d’affaires ou l’industrie des machines, il n’y a actuellement pratiquement aucune chance de retrouver un emploi. Celle ou celui qui se trouve au chômage partiel ne touche que 80&nbsp;% de son salaire. Ce sont avant tout les personnes à revenu modeste qui ont toujours plus de difficultés à boucler leurs fins de mois. Très souvent, ils gagnent nettement moins de 3&nbsp;000 francs par mois. Impossible d’en vivre&nbsp;!</p><p>Pour résoudre ces problèmes, il faut que des mesures supplémentaires soient prises. L’USS demande que les personnes à revenu modeste qui se trouvent au chômage partiel touchent la totalité de leur salaire. Afin d’empêcher l’arrivée en fin de droit, il faut réintroduire les mesures prises lors de la première vague du coronavirus. À l’époque, la prolongation de la durée de perception des indemnités journalières de chômage et des délais-cadres a permis à des milliers de chômeurs et chômeuses de ne pas se retrouver en fin de droit. En outre, la prestation transitoire destinée aux chômeurs et chômeuses âgés en fin de droit doit être mise en vigueur aussi rapidement que possible. Elle représente plus que jamais un besoin urgent.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7316</guid><pubDate>Fri, 13 Nov 2020 16:03:01 +0100</pubDate><title>Pertes de revenu et baisse de l’activité : prendre des mesures de toute urgence</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pertes-de-revenu-et-baisse-de-lactivite-prendre-des-mesures-de-toute-urgence</link><description>Table ronde des partenaires sociaux - revendications de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La crise du coronavirus a fait mal à l’économie suisse et les traces qu’elle laisse sont déjà importantes&nbsp;: le taux de sous-emploi a grimpé d’environ 4&nbsp;% et les personnes gagnant moins de 4000 francs subissent les plus grosses pertes de revenu. Ce sont aussi elles qui risquent le plus de perdre leur emploi. Il faut de toute urgence prendre des mesures de stabilisation pour empêcher de nouveaux licenciements. Les personnes les moins bien payées doivent toucher une compensation de 100&nbsp;% en cas de chômage partiel. Et il faut améliorer la protection de la santé sur les lieux de travail à travers des plans de protection obligatoires et davantage de contrôles.</p><p class="heading--h3">Sous-emploi et pertes de revenu</p><p>La deuxième vague de la pandémie de coronavirus a déjà laissé ses traces sur notre économie. Le sous-emploi directement dû à la crise sanitaire a déjà atteint environ 4 points de pourcentage. 1,5 points correspondent aux demandeurs et demandeuses d’emploi supplémentaires et 2,5 à 3 points représentent le volume de réduction d’heures de travail (chômage partiel). En tout, cela correspond à quelque 150&nbsp;000 à 200&nbsp;000 emplois à plein temps.</p><p>Les personnes les moins bien payée sont surreprésentées&nbsp;: elles sont plus souvent au chômage partiel et plus souvent aussi au chômage tout court. Pour les ménages disposant d’un revenu inférieur à 4000 francs, la perte de revenu dans cette crise est de 19&nbsp;% en moyenne&nbsp;!</p><p class="heading--h3">Préserver les revenus et le pouvoir d’achat</p><p>De telles pertes entraînent rapidement de graves difficultés financières pour les personnes à bas revenu, qui se répercutent en outre directement sur la consommation. Ceci ne fait qu’aggraver la situation des branches déjà frappées de plein fouet par la crise.</p><p>Pour cette raison, l’USS appelle à augmenter à 100&nbsp;% du salaire les indemnités de chômage partiel pour les bas salaires. Cette mesure permettrait d’une part de résoudre les difficultés des personnes concernées, mais aussi de redonner un élan à la conjoncture.</p><p>Par ailleurs, il est plus que temps de procéder à la redistribution des quelque 5 milliards de francs de réserve excédentaires des caisses-maladie. Ces réserves devront de toute façon tôt ou tard être redistribuées. Il n’y a pas de meilleure occasion de le faire alors que nous traversons une récession.</p><p class="heading--h3">Garantir les emplois</p><p>Cette deuxième vague de la pandémie met même en péril les entreprises en bonne santé. Le risque d’une nouvelle forte hausse du taux de chômage est important.</p><p>La possibilité de recourir au chômage partiel doit être de toute urgence étendue aux contrats à durée déterminée. C’est crucial notamment pour le secteur de la culture ainsi que pour la branche de l’hôtellerie-restauration. Parallèlement, il faut accélérer et étendre aussi les mesures prévues pour les cas de rigueur. Pour cela, il faut au moins un milliard de francs et l’élaboration et la mise en œuvre rapide de lois dans ce sens dans les cantons où elles n’existent pas encore. Enfin, l’État doit trouver une solution pour les loyers commerciaux. Pour nombreuses entreprises, les loyers représentent, avec les frais de personnel, un des postes les plus importants au budget. Sans une solution pour les loyers, elles feront faillite malgré le chômage partiel.</p><p>Pour éviter aux chômeurs et chômeuses d’arriver en fin de droit, les périodes d’indemnisations et les délais-cadres doivent être prolongés. Il est actuellement très difficile de trouver un emploi dans certaines branches. Par ailleurs, le chômage augmente de manière préoccupante chez les travailleuses et travailleurs plus âgés.</p><p class="heading--h3">Améliorer la protection de la santé au lieu de travail</p><p>Lorsqu’ils sont bien conçus et bien mis en œuvre, les plans de protection permettent de limiter de façon significative les contaminations au lieu de travail. Ces plans peuvent aussi contribuer à relancer la vie sociale en permettant aux gens d’aller sans crainte au restaurant, au théâtre, mais aussi au travail. C’est pourquoi l’USS demande que le plan de protection soit obligatoire pour toute entreprise&nbsp;: ces plans devraient être élaborés par chaque entreprise ou association de branche en collaboration avec les organes d’exécution. De plus, l’activité de conseil et de contrôle doit être nettement intensifiée. Les moyens au sens de la loi Covid-19 existent et peuvent être sollicités auprès de la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (CFST).</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Arbeiten-Corona-Maske-Fabrik_iStock_martin-dm_25ea65e89c.webp" length="147876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7313</guid><pubDate>Thu, 12 Nov 2020 15:56:00 +0100</pubDate><title>L’argent n’est pas ce qui manque pour faire face à la crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/largent-nest-pas-ce-qui-manque-pour-faire-face-a-la-crise</link><description>Analyse de la situation financière des cantons

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour éviter que la crise actuelle ne se transforme en récession durable, il est indispensable que l’État ne lésine pas sur les mesures de soutien à l’économie, en priorisant la garantie des salaires et le maintien des emplois. Cela concerne la Confédération, mais aussi les cantons&nbsp;: ils ont des capacités financières très importantes, comme le montre une analyse détaillée de leurs budgets 2021 présentée par l’Union syndicale suisse (USS). Les cantons disposaient ainsi avant la crise d’une fortune nette de 40 milliards. Économiser dans les dépenses ou baisser la fiscalité des entreprises sont des erreurs dans le contexte actuel. Au contraire, les cantons doivent renforcer leur action et jouer pleinement leur rôle de stabilisateurs&nbsp;: la situation extraordinaire appelle une réaction extraordinaire de leur part.</p><p>La haute conjoncture de ces dernières années a pris brutalement fin avec l’irruption de la pandémie de coronavirus. Cela a déjà eu des effets immédiats sur les finances des cantons, comme le montre l’analyse détaillée des finances cantonales que publie l’USS aujourd’hui.</p><p><strong>La crise expose au grand jour des politiques fiscales inadaptées</strong><br> La baisse des recettes fiscales budgétisée par les cantons pour 2021 s’élève à 1,67 milliard de francs. Mais elle n’est pas uniquement le fait de la crise sanitaire&nbsp;: elle s’explique aussi par des décisions de politique fiscale. Ainsi, de nombreuses révisions de la fiscalité cantonale des entreprises entrent en vigueur l’an prochain. Malheureusement, ces révisons ont souvent été l’occasion d’engager une nouvelle course à la baisse de l’impôt sur le bénéfice. Le canton de Nidwald – qui connaît déjà depuis longtemps les impôts sur les entreprises les plus bas de Suisse, voire du monde – a récemment réduit encore plus le taux de son impôt sur le bénéfice. Et le canton de Zoug, dont la fiscalité est également déjà faible, a aussi décidé, à titre de mesure conjoncturelle, une baisse temporaire de son coefficient d’impôt. Cette désastreuse concurrence fiscale entre les cantons est encore plus contre-productive dans le contexte actuel de crise.</p><p><strong>La situation extraordinaire appelle des réactions extraordinaires</strong><br> Dans cette situation économique extraordinaire, les cantons doivent réagir d’une manière tout aussi extraordinaire au plan financier. La mise en œuvre d’une politique financière et conjoncturelle active est désormais partout nécessaire afin que tout le monde puisse passer le mieux possible au travers de la pandémie. À cet effet, il faut que les cantons agissent rapidement en faveur des branches fragilisées. Alors que la mise en vigueur des dispositions pour les cas de rigueur a pu être accélérée au niveau fédéral, notamment suite aux pressions syndicales, il faut que les cantons décident et octroient des contributions qui répondent réellement aux besoins, en augmentant les sommes allouées par rapport aux planifications existantes. Des mesures de soutien au pouvoir d’achat et de préservation des emplois sont également nécessaires.</p><p>S’agissant des investissements publics, la seule politique raisonnable est le maintien ou le développement d’un niveau élevé de dépenses. Or, une dizaine de cantons prévoient pour l’an prochain des investissements nets parfois considérablement inférieurs par rapport à 2020. Cette approche à courte vue peut avoir des conséquences désastreuses. Un tel report des investissements pèse bien davantage sur les générations futures que d’éventuelles nouvelles dettes –&nbsp;surtout avec les taux d’intérêt actuels. La même approche vaut sur le plan fédéral.</p><p><strong>Des politiques encore insuffisantes</strong><br> Si quelques cantons isolés ont annoncé des intentions ambitieuses pour faire face à la crise, la tendance générale n’est absolument pas satisfaisante. Les cantons représentent 40&nbsp;% des dépenses publiques en Suisse. Pour l’USS, ils doivent donc prendre leurs responsabilités et apporter leur part en maintenant les investissements, en soutenant les emplois et en contribuant à la garantie des salaires. La décision du canton de Vaud de compléter une partie des indemnités de chômage partiel pour les branches touchées par les restrictions est un exemple à suivre.</p><p>L’attentisme et la frilosité sont, dans la situation actuelle, des attitudes économiquement dangereuses. Garantir les salaires et les emplois doit rester la priorité absolue pour que les travailleurs et travailleuses ne fassent pas les frais de la crise. La Confédération doit renforcer son engagement, mais les cantons doivent et peuvent également faire leur part.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7311</guid><pubDate>Tue, 10 Nov 2020 10:00:00 +0100</pubDate><title>Les rentes de retraites sont trop faibles : il faut stopper toute nouvelle baisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-de-retraites-sont-trop-faibles-il-faut-stopper-toute-nouvelle-baisse</link><description>La prévoyance vieillesse à la croisée des chemins</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’augmentation de l’âge de la retraite des femmes qui se prépare au Parlement n’est rien d’autre qu’une baisse des prestations. Avec AVS 21, les femmes perdent 1200 francs de rentes par an. Et ce, alors qu’elles touchent déjà des rentes un tiers plus basses que les hommes une fois à la retraite. Parallèlement, le 2e pilier poursuit sa chute libre. La prévoyance vieillesse est donc à la croisée des chemins : pour l’Union syndicale suisse (USS), il faut stopper les baisses et développer l’AVS.</p><p><strong>AVS 21&nbsp;: baisses de rentes de 1200 francs par an</strong></p><p>Malgré le fait que les rentes des femmes sont déjà basses, la commission compétente du Conseil des États s’est prononcée en faveur d’une augmentation de l’âge de la retraite des femmes. Cela ne signifie rien d’autre qu’une baisse de la rente médiane de 1200 francs par an (à âge de départ constant). Ce sont donc les femmes, dont les rentes sont déjà insuffisantes, qui devraient accepter des baisses de prestations. De l’autre côté, le projet AVS&nbsp;21 ne contient aucune des améliorations nécessaires pour les femmes. Ce n’est pas acceptable, comme le souligne Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS&nbsp;: «&nbsp;Une réforme de l’AVS ne peut réussir que si elle résout les problèmes de niveau des rentes qui se posent aux femmes&nbsp;».</p><p><strong>Crise historique dans le 2e&nbsp;pilier</strong></p><p>Les rentes des caisses de pensions sont en chute libre depuis une décennie. Le pouvoir d’achat souffre gravement des baisses de prestation du 2e&nbsp;pilier. Aldo Ferrari, vice-président du syndicat Unia, avertit&nbsp;: «&nbsp;Si nous ne changeons pas de cap, les retraites continueront à baisser&nbsp;». Dans les professions typiquement féminines, la situation est pire encore, et des rentes du 2e&nbsp;pilier de 500 à 800 francs sont monnaie courante. «&nbsp;Ces rentes ne permettent pas de vivre&nbsp;», dénonce Sandrine Nikolic-Fuss, présidente de kapers, le syndicat du personnel de cabine.</p><p><strong>Austérité ou prospérité</strong></p><p>Depuis longtemps déjà, les syndicats tirent la sonnette d’alarme à propos de la baisse des rentes des caisses de pensions. Aujourd’hui, le problème est connu et reconnu&nbsp;: la majorité des salarié-e-s risque une retraite sans revenus suffisants. Pourtant, le Parlement ferme les yeux sur cette réalité et poursuit dans sa logique de baisse des prestations au lieu de chercher de nouvelles solutions. Ce n’est pas seulement un affront aux personnes concernées, mais aussi un non-sens économique. Comme le souligne le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard,&nbsp;«&nbsp;nous devons ouvrir, dans la prévoyance vieillesse, une perspective d’amélioration et d’espoir pour tout le monde&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7305</guid><pubDate>Wed, 04 Nov 2020 15:54:26 +0100</pubDate><title>Il faut plus pour éviter que les besoins existentiels de la population ne soient menacés</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/il-faut-plus-pour-eviter-que-les-besoins-existentiels-de-la-population-ne-soient-menaces</link><description>Mesures économiques du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite que le Conseil fédéral ait anticipé la mise en place du fonds pour les cas de rigueur. La situation allant s’aggravant, d’autres mesures sont cependant nécessaires pour empêcher que le chômage ne s’étende et que les besoins existentiels de la population ne soient menacés. La priorité doit être donnée à l’extension du chômage partiel aux emplois à durée déterminée ainsi qu’à l’augmentation des indemnités de chômage partiel pour les personnes à revenus modestes.</p><p>La deuxième vague du coronavirus a atteint la Suisse alors qu’elle connaissait déjà une situation tendue. L’emploi s’est certes quelque peu amélioré durant l’été, mais de nombreuses personnes sont toujours au chômage total ou partiel. À cause des fermetures d’entreprises et d’institutions dans quelques cantons et du changement de comportement de la population, la situation s’est cependant à nouveau aggravée. Les inscriptions au chômage partiel et le nombre des demandeurs et demandeuses d’emploi augmentent à nouveau.</p><p>Pendant la première vague, grâce aux «&nbsp;garanties de salaire&nbsp;» offertes par le chômage partiel et aux allocations pour perte de gain ainsi qu’aux autres mesures prises, la Suisse a évité que les choses ne se dégradent encore plus, comme aux États-Unis. Cela doit aussi être le cas pendant la deuxième vague. La Confédération et les cantons doivent être prêts à tout entreprendre pour maintenir les emplois et les salaires. La crise touche surtout des personnes à bas revenu. Si des contremesures ne sont pas prises, on risque d’être confronté à court et moyen terme à de graves problèmes sociaux.</p><p>L’USS demande que les actuelles mesures sociales continuent à être systématiquement appliquées. D’ici début décembre, les cantons doivent préparer leurs fonds pour les cas de rigueur. Il faut en outre augmenter l’indemnité de chômage partiel pour les personnes à revenu modeste ainsi qu’étendre le chômage partiel aux contrats à durée déterminée&nbsp;; cela, notamment aussi dans la perspective de fermetures possibles d’entreprises et d’institutions pendant l’hiver.</p><p>L’USS s’engage pour que toutes les entreprises aient des plans de protection efficaces afin d’empêcher la propagation du virus. Mais, concernant les autorités, il faut désormais qu’elles agissent plus rapidement. Les cantons doivent effectuer plus de contrôles et davantage conseiller les entreprises. La Confédération doit mettre des listes de contrôle à disposition à cet effet.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7300</guid><pubDate>Wed, 28 Oct 2020 16:15:00 +0100</pubDate><title>Garantir les salaires, les emplois, et la santé de la population </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/garantir-les-salaires-les-emplois-et-la-sante-de-la-population</link><description>Mesures du Conseil fédéral pour endiguer la pandémie </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La charge croissante qui pèse sur le système de santé exige des mesures supplémentaires contre la pandémie. La plupart des contaminations a lieu hors du cadre professionnel. Il est cependant aussi important que les contrôles soient renforcés auprès des employeurs qui ne jouent pas le jeu, de sorte que toutes les entreprises disposent de plans de protection efficaces. Pour préserver revenus et places de travail, l’Union syndicale suisse demande que les salaires soient garantis dans les branches qui subissent la crise, ainsi que la distribution aux assurés des réserves excédentaires des caisses-maladie.</p><p>Il faut des mesures supplémentaires pour endiguer la pandémie pour ne pas surcharger le système de santé. Si la contagion a principalement lieu en-dehors du monde du travail, c’est en raison notamment de l’efficacité des plans de protection introduits par les entreprises –&nbsp;entre autres sur pression des syndicats. Des mesures se rapprochant d’un confinement peuvent donc être évitées, mais davantage de contrôles sont nécessaires pour améliorer le respect des règles sur tous les lieux de travail, en prêtant une attention supplémentaire aux salles de pause et à la restauration.</p><p><strong>Éviter les vagues de licenciements</strong><br> Les nouvelles mesures du Conseil fédéral vont encore aggraver la situation économique déjà tendue dans les branches concernées. Lors de la première vague, le Conseil fédéral a rapidement introduit des instruments pour garantir les salaires (chômage partiel, APG). De nombreux emplois ont pu ainsi être protégés, évitant à bon nombre de travailleurs et travailleuses une chute dans la pauvreté. La vague de licenciements redoutée a pu être évitée. Cela doit rester l’objectif du point de vue de l’USS&nbsp;: les mesures de lutte contre la pandémie de la deuxième vague doivent être accompagnées par une sécurisation des salaires et des emplois.</p><p>Pour les branches particulièrement touchées, l’instrument prévu pour les cas de rigueur doit rapidement être mis en œuvre, et il faut que les moyens prévus soient dépensés en priorisant la sauvegarde des emplois. Les cantons portent une part importante de la responsabilité&nbsp;: ils doivent dès maintenant créer les bases pour pouvoir attribuer les subventions prévues par la loi et des éventuelles contributions transitoires jusqu’à l’entrée en vigueur de la base légale fédérale.</p><p><strong>Stabilisation du pouvoir d’achat – en particulier des bas salaires</strong><br> La «&nbsp;première vague&nbsp;» a déjà montré que les personnes à faibles revenus sont doublement pénalisées. Avant la crise, les salaires dans des branches comme la gastronomie, le commerce de détail ou l’événementiel et la culture étaient déjà trop bas. Et c’est précisément dans ces branches que la crise a entraîné un fort chômage partiel. Les personnes concernées ne peuvent pas supporter plus longtemps la baisse de revenus que signifie le chômage partiel. L’Union syndicale suisse demande donc pour elles un remplacement complet du salaire. Parallèlement, l’économie et le pouvoir d’achat ont besoin d’être soutenus&nbsp;: &nbsp;une distribution rapide des réserves excédentaires des primes d’assurance maladie à hauteur de 5 milliards de francs s’impose.</p><p><strong>Tenir compte des risques pycho-sociaux du télétravail</strong><br> Le télétravail est largement accepté comme instrument de lutte contre la pandémie et de protection de la santé. Cependant, il peut aussi donner lieu à des phénomènes de surveillance, de mélange entre vie professionnelle et vie privée, ainsi qu’à d’autres risques psycho-sociaux. Le droit au retour à la place de travail physique et le respect de règles claires pour protéger les salarié-e-s sont donc deux conditions impératives à respecter. Le télétravail ne doit pas conduire à une détérioration des conditions de travail, ni à une négligence par les employeurs de leurs devoirs vis-à-vis des travailleurs et travailleuses.</p><p><strong>Renforcer le système de santé</strong><br> Le système de santé et en particulier hospitalier joue un rôle central pour combattre la pandémie. Pour pouvoir mettre à disposition des capacités de soins suffisantes, les hôpitaux doivent pouvoir compter sur des garanties de déficit. Il faut par ailleurs une augmentation des places disponibles en soins intensifs, qui passe en cas de besoin par le report d’interventions électives.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Arbeiten-Corona-Maske-Fabrik_iStock_martin-dm_25ea65e89c.webp" length="147876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7285</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Risques et avantages: éclairages sur le télétravail</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/risques-et-avantages-eclairages-sur-le-teletravail</link><description>Analyse et revendications de l’Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le télétravail est un instrument efficace pour lutter contre la pandémie, ainsi que pour assurer la protection de la santé des travailleurs et travailleuses. Lorsqu’il est volontaire et bien encadré, le télétravail est souvent très bien accepté. Cependant, il existe des risques réels de surveillance accrue par l’employeur, de flou dans les limites entre vie privée et professionnelle, et d’autres atteintes à la santé physique et psychique. Le droit au retour à un mode de travail classique est une condition centrale pour prévenir les inconvénients du télétravail. La convention illégale proposée par l’Union patronale suisse démontre par ailleurs que des intérêts différents sont en jeu. Pour l’Union syndicale suisse, le télétravail ne doit pas contribuer à affaiblir les droits des salarié-e-s.</p><p>Comme mesure de lutte contre le coronavirus, le télétravail a fait ses preuves. Il réduit le risque d’infection sur le lieu de travail ainsi que dans les transports. Pour bon nombre de salarié-e-s, c’est de manière générale et hors du contexte pandémique une modalité complémentaire bienvenue, lorsqu’elle est volontaire et que les conditions-cadres sont de qualité.</p><p>Le télétravail ne doit pas signifier une détérioration des conditions de travail. Il ne doit pas davantage conduire à ce que les employeurs négligent leurs obligations légales et leurs responsabilités vis-à-vis de leurs employé-e-s. Pour cela, il faut des règles claires.</p><p>Car les risques de dommages à la santé et d’isolation sociale sont connus et largement démontrés. Les entreprises peuvent aussi être tentées d’user du télétravail comme moyen de réduire les coûts, que ce soit en diminuant le nombre de places de travail physiques disponibles ou en reportant sur les employés le coûts de dépenses nécessaires pour l’accomplissement de leurs tâches.<br> &nbsp;</p><h4>Des intérêts divergents</h4><p>Avec la convention de télétravail qu’elle propose, l’Union patronale suisse ne fait rien d’autre que de recommander à ses membres de faire signer à leurs employé-e-s un document contraire au droit en vigueur. Les obligations impératives des employeurs en matière d’ergonomie ou de protection contre les risques psycho-sociaux, découlant pourtant de la législation, sont ignorées. Si l’on suit cette convention, même lorsqu’il n’y a pas ou plus de place de travail physique à disposition ou que le télétravail devient obligatoire en raison de la pandémie, l’employeur n’aurait pas à prendre en charge les coûts de matériel (ordinateur, impressions, matériel de bureau, etc.). Cela n’est rien d’autre qu’un report de coûts et du risque entrepreneurial sur les employé-e-s.</p><p>Une telle convention est donc nuisible aux travailleurs et travailleuses, et serait d’ailleurs déclarée nulle par un tribunal en cas de conflit. L’inscription de dispositions claires, conformes à la loi et applicable à l’ensemble des salarié-e-s est à privilégier.<br> &nbsp;</p><h4>Caractère volontaire et droit au retour</h4><p>Le caractère volontaire du télétravail est central pour que celui-ci soit à l’avantage des employé-e-s, de même que le droit à un retour à la place de travail. L’inscription de ces principes dans une convention collective de travail est la meilleure manière de les rendre clairs et applicables pour tous. De plus, il faut veiller à ce que le télétravail ne donne pas lieu à du travail non rémunéré, ni ne conduise à des phénomènes d’isolation qui peuvent avoir des effets négatifs sur les perspectives de carrière. La possibilité d’échanges formels et informels doit être maintenue ainsi l’égalité de traitement entre employé-e-s en télétravail et employé-e-s présents physiquement.<br> &nbsp;</p><h4>Appliquer le droit en vigueur</h4><p>Les obligations légales des employeurs s’appliquent indépendamment du lieu de travail. Ils doivent notamment veiller dans tous les cas à garantir&nbsp;:</p><ul><li>L’ergonomie de la place de travail, qui doit être organisée de façon à préserver la santé des employé-e-s</li><li>La définition claire des horaires et la saisie du temps de travail</li><li>L’interdiction du travail de nuit et du dimanche ainsi que le respect des temps de pause et des amplitudes maximales de travail</li><li>L’absence de surveillance des activités des employés allant au-delà de ce qui concerne strictement le travail</li></ul><p>Les obligations suivantes incombent de plus aux employeurs en cas de télétravail imposé, par exemple dans le cadre de la lutte contre la pandémie&nbsp;:</p><ul><li>Mise à disposition de matériel ou indemnisation pour l’utilisation de matériel privé</li><li>Remboursement des frais directement liés à l’activité et participation aux coûts d’énergie, de télécommunication, etc.</li></ul><p class="heading--h3">Une analyse approfondie</p><p>Afin que les salarié-e-s puissent faire valoir leurs droits, l’Union syndicale suisse publie aujourd’hui une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/143f_LC_Homeoffice.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">analyse complète du télétravail</a> ainsi qu’un <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/f143_LC_Annexe_contrat_type_teletravail_f.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">contrat type</a> régissant ce dernier.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Homeoffice_photocase_3438236_42bacce9da.webp" length="55054" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7276</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2020 09:34:48 +0200</pubDate><title>Coronavirus : empêcher une vague de licenciements</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/coronavirus-empecher-une-vague-de-licenciements</link><description>Réunion de crise : les revendications de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Toutes les mesures prises pour lutter contre la pandémie doivent s’accompagner de mesures pour préserver les salaires et les emplois. Sinon, les salarié-e-s qui sont déjà en difficulté aujourd’hui verront leur situation s’aggraver encore. De telles mesures sont une condition pour que les dispositions anti-pandémie trouvent un large soutien. Le taux de demandeurs et demandeuses d’emploi est déjà passé de 4 à presque 5,5 %. Sur les lieux de travail, la situation n’est plus la même qu’en mars dernier. Dans de nombreuses entreprises, on trouve désormais – grâce aussi à la pression des syndicats – des règles claires et des plans de protection efficaces. Malheureusement, tous les employeurs n’ont pas encore compris la gravité de la situation, et il faut donc renforcer les contrôles. Lorsqu’ils sont adéquats et bien mis en œuvre, les plans de protection permettent de mieux protéger la santé des employé-e-s. Ils contribuent aussi grandement à ce que l’on puisse éviter un nouveau semi-confinement (fermetures de commerces et d’entreprises) et, par conséquent, une vague de licenciements.<br> &nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Garantir les salaires et les emplois</h3><p>Lors de la première vague au printemps, les mesures prises rapidement pour garantir les salaires et les emplois ont permis de limiter les dommages économiques. La participation des partenaires sociaux a payé. Aujourd’hui aussi, les nouvelles mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus doivent être accompagnées d’une protection efficace des places de travail et des salaires pour les employé-e-s concernés.</p><p>La situation est déjà tendue sur le marché du travail. Malgré les assouplissements des restrictions pendant l’été, le taux de demandeurs et demandeuses d’emploi a grimpé de 4 % à près de 5,5 %. Dans le même temps, de nombreuses entreprises ont épuisé leurs réserves lors de la première phase de crise aiguë au printemps. Afin d’éviter que la deuxième vague n’entraîne une série de licenciements sans précédent, il est essentiel de prendre rapidement des mesures de stabilisation économique. Lors de la première vague déjà, les personnes à faibles et moyens revenus ont été les plus touchées par la perte de salaire due au chômage partiel, et cette inégalité va perdurer. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc une garantie salariale intégrale pour les bas salaires et le maintien du chômage partiel pour le plus grand nombre d’emplois possible. La distribution rapide à la population des milliards de réserves excédentaires des caisses-maladie pourrait également soutenir le pouvoir d’achat et empêcher une nouvelle chute de la consommation.</p><p>Afin de ne pas perdre la confiance et le soutien aux mesures de lutte contre la pandémie, il faut tout faire pour que les salarié-e-s n’en fassent pas les frais. La Suisse dispose encore de ressources suffisantes pour remplir cette promesse.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">La protection de la santé vaut pour tout le monde</h3><p>Grâce à l’engagement des syndicats, des règles claires ont été établies pour le monde du travail pendant la pandémie. La situation n’est donc pas comparable à celle de mars 2020. L’obligation pour les employeurs de mettre en place un plan de protection, des mesures concrètes en ce sens ainsi que les responsabilités en matière d’application sont désormais définies. Toutefois, pour maintenir ou rendre plus sûrs les emplois, les contrôles de la Suva et des inspections cantonales du travail doivent être intensifiés et du personnel supplémentaire doit être affecté à ces tâches. Cela relève de la responsabilité de la Confédération et des cantons. En outre, les syndicats doivent bénéficier d’un droit d’accès garanti aux lieux de travail afin qu’ils puissent transmettre les éventuels problèmes aux employeurs concernés et aux organismes chargés de faire appliquer les mesures de protection. Une approche différenciée des plans de protection peut aider à prévenir de nouvelles fermetures.</p><p>Les mesures intervenant dans la vie privée doivent être cohérentes avec la réalité du lieu de travail, tout comme d’ailleurs la protection des personnes vulnérables. Les employé-e-s qui ne peuvent pas faire du télétravail ont tout autant droit à une protection de la santé adéquate. Dans les cas où celle-ci est impossible, la compensation pour perte de gain prévue par la loi doit être activée.</p><h3 class="heading--h5">Un système de santé solide</h3><p>La Suisse dispose fondamentalement d’un système de santé fort construit comme un service public. La plupart des hôpitaux avec un mandat de service public se sont dotés de plan d’urgence pour faire face à la pandémie. Ils ont besoin désormais de garanties de déficit suffisantes pour être en mesure d’adapter rapidement leurs capacités aux circonstances. Il faut également mettre davantage de moyens à disposition des maisons de retraite, EMS et homes médicalisés. Enfin, le personnel de tout ce secteur doit être mieux rémunéré pour son dur travail. L’alliance syndicale Ensemble avec le personnel de santé organise ces prochains jours une semaine d’action en ce sens. Les syndicats exigent une prime corona et de meilleures conditions de travail.</p><p>L’USS présentera ces réflexions et revendications ce cet après-midi lors d’une réunion de crise des partenaires sociaux avec le Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7270</guid><pubDate>Thu, 08 Oct 2020 14:47:53 +0200</pubDate><title>La loi sur la rente-pont doit rapidement entrer en vigueur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-loi-sur-la-rente-pont-doit-rapidement-entrer-en-vigueur</link><description>Échec du référendum contre la prestation transitoire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le comité référendaire proche de l’UDC a échoué dans son offensive contre la prestation transitoire pour les chômeurs et chômeuses âgés. Une bonne nouvelle&nbsp;! Cette nouvelle prestation est en effet de toute urgence nécessaire. Après avoir été décidée au pas de charge par le Parlement, elle doit maintenant entrer en vigueur dès le début 2021. Dans le contexte difficile de la crise du coronavirus, il s’agit de garantir aux personnes qui se retrouvent au chômage en fin de carrière professionnelle au moins un droit légal à la nouvelle rente-pont.</p><p>Le référendum contre la prestation transitoire pour les chômeurs et chômeuses âgés a officiellement échoué. Cette attaque menée par un comité proche de l’UDC n’a pas trouvé le moindre soutien auprès de la population, ni avant ni après la défaite dans les urnes de l’initiative de résiliation.</p><p>En décidant la création de cette prestation transitoire, le Parlement avait choisi d’offrir une alternative à l’aide sociale à des personnes qui ont travaillé durant toute leur vie et se retrouvent sans emploi juste avant la retraite. Le modèle initialement proposé à cet effet a été élaboré par les partenaires sociaux et le Conseil fédéral. La crise du coronavirus a prouvé si besoin était que les salarié-e-s de plus de 50 ans sont souvent les victimes de licenciements économiques. De fait, les derniers chiffres publiés aujourd’hui par le SECO montrent que le nombre de personnes de plus de 60&nbsp;ans au chômage a augmenté de 41&nbsp;% par rapport à l’année dernière, une hausse qui est même de 45&nbsp;% pour les plus de 55 ans&nbsp;!</p><p>La nouvelle prestation transitoire est dès lors une urgence pour les personnes concernées. Et c’est maintenant qu’elles en ont besoin&nbsp;! Il faut donc que le Conseil fédéral fasse tout ce qui est en son pouvoir pour que la rente-pont devienne réalité dès le 1er&nbsp;janvier 2021. Le gouvernement, l’Administration et le Parlement ont élaboré la loi nécessaire au pas de charge. Elle ne doit pas rester lettre morte durant des mois. Il est évident qu’il faut du temps pour une mise en œuvre concrète et une ordonnance sérieuse, néanmoins, l’entrée en vigueur du droit légal à la rente-pont doit et peut être fixée au 1er janvier 2021.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_Frau-ue55-nachdenklich-Fenster_photocase-gu.ju._471161b42a.webp" length="53674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7254</guid><pubDate>Sun, 27 Sep 2020 13:11:20 +0200</pubDate><title>Un Oui clair aux bilatérales avec des mesures d’accompagnement fortes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-oui-clair-aux-bilaterales-avec-des-mesures-daccompagnement-fortes</link><description>L&#039;USS se réjouit du rejet clair et net de l&#039;initiative de résiliation de l&#039;UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rejet sans équivoque de l’initiative de résiliation est un Oui résolu à une voie bilatérale qui a fait ses preuves. Concrètement, c’est aussi un Oui à la libre circulation des personnes avec une bonne protection des salaires. Ce résultat est déterminant pour l’avenir des relations bilatérales avec l’Union européenne (UE). La Suisse soutient les bilatérales. Mais elle ne veut pas d’un démantèlement de la protection des salaires ni des détériorations que ce démantèlement entraînerait pour la population.</p><p>Aujourd'hui, le peuple suisse a confirmé son attachement à la voie bilatérale ainsi qu’à la libre circulation des personnes combinée à des mesures d'accompagnement fortes – contrairement au Royaume-Uni, qui a décidé de quitter l'UE il y a quatre ans. Ce résultat positif montre qu'une bonne coopération avec l'UE est la bienvenue si elle est porteuse de progrès social et si les préoccupations concrètes des citoyennes et citoyens sont également prises en compte. Les mesures d'accompagnement constituent une condition essentielle à cet égard. La Suisse a les salaires les plus élevés d'Europe, c'est pourquoi elle a besoin d'une protection salariale appropriée.</p><p>L’engagement sans précédent des syndicats dans cette campagne a par ailleurs donné au Conseil fédéral, aux partenaires sociaux et à beaucoup d’autres protagonistes politiques l’occasion de se prononcer clairement en faveur des mesures d’accompagnement, des mesures qui ont renforcé de façon significative la confiance dans la voie bilatérale. Dans ce débat, la large coalition du Non a fait face ouvertement aux questions et inquiétudes légitimes de la population. Pas besoin de peindre le diable sur la muraille ni d’enjoliver les choses&nbsp;: il faut simplement des solutions concrètes pour les gens qui travaillent. Et les syndicats ont réussi à les exposer de manière crédible. L’USS se sent renforcée dans cette position et continuera de la défendre, car elle constitue le socle sur lequel la voie bilatérale reposera aussi à l’avenir.</p><p>Sous couvert d’une limitation de l’immigration, les initiant-e-s voulaient en réalité réintroduire des statuts de séjour précaires, supprimer tous les instruments de lutte contre la sous-enchère des conditions de travail et des salaires et attaquer le large consensus qui sous-tend le marché du travail suisse&nbsp;: des partenaires sociaux forts et le développement des conventions collectives de travail. Le vote d’aujourd’hui stoppe net ces velléités.</p><p>Un résultat réjouissant pour le président de l’USS Pierre-Yves Maillard&nbsp;: «&nbsp;La protection des salaires et, d’une manière générale, les mesures d’accompagnement sortent renforcées de cette votation&nbsp;». Quant à la question de l’accord-cadre avec l’UE, il ne laisse la place à aucune ambiguïté&nbsp;: «&nbsp;L’USS rejette un accord-cadre qui menace la protection salariale autonome et le service public. L’accord sous sa forme actuelle doit être renégocié&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7252</guid><pubDate>Sun, 27 Sep 2020 12:36:35 +0200</pubDate><title>La Suisse sociale sort renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-suisse-sociale-sort-renforcee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La population refuse des cadeaux aux familles les plus aisées et plébiscite le congé paternité. Ces résultats sont des signaux clairs en faveur d’une politique progressiste en Suisse et doivent ouvrir la voie à des solutions plus justes aux problèmes concrets. À Genève, l’introduction d’un salaire minimum légal fait monter à quatre le nombre des cantons dotés d’une telle protection pour les secteurs sans CCT.</p><h4>Opération de self-service fiscal stoppée net</h4><p>Les électrices et électeurs suisses ont rejeté aujourd’hui une baisse d’impôt pour les hauts revenus qui était déguisée en soutien aux familles. 70&nbsp;% de la baisse d’impôt pour 20&nbsp;% des familles les mieux loties&nbsp;: cette mesure était totalement inadéquate face aux problèmes concrets de pouvoir d’achat rencontrés par les ménages en Suisse. Dans le contexte actuel de crise, alors que de nombreuses familles avec des revenus bas ou moyens font face à d’importantes difficultés pour boucler les fins de mois, l’absurdité de ce projet est apparue plus clairement encore.</p><p>Il faut maintenant s’atteler à résoudre les problèmes structurels de l’accueil de jour des enfants en Suisse. Cela passe par la création de places d’accueil à un rythme soutenu ainsi que par un abaissement de la participation demandée aux parents. L’USS poursuivra son engagement pour que l’accueil de jour soit conçu comme un véritable service public.</p><p>De plus, pour l’USS, soutenir le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs aux salaires bas et moyens reste une priorité absolue. Il s’agit autant d’éviter aux personnes concernées par le chômage partiel ou une perte d’emploi de chuter dans la précarité que de lutter contre une spirale économique vers le bas. Le Non sorti des urnes aujourd’hui ouvre le champ pour des mesures efficaces et rapides qui profitent à toutes et tous, comme la réduction des primes d’assurance-maladie par la baisse des réserves des assurances.</p><p>«&nbsp;Dans une situation sociale et économique aussi tendue, soutenir le pouvoir d’achat des familles est une nécessité absolue&nbsp;: ce constat semble largement partagé. Mais nous avons besoin d’un mécanisme qui atteigne réellement sa cible&nbsp;», relève Pierre-Yves Maillard, président de l’USS. «&nbsp;Le refus opposé à cette baisse pour les plus hauts revenus le démontre&nbsp;: les projets socialement injustes ne peuvent qu’échouer en votation populaire&nbsp;».</p><h4>Deux semaines de congé paternité ne sont que le début</h4><p>Le très large Oui au congé paternité de deux semaines montre que les citoyennes et citoyens souhaitent rattraper enfin le retard de la Suisse en matière d’égalité. Ce congé paternité doit être le premier pas vers une politique familiale qui permet aux hommes et aux femmes d’assumer de façon égalitaire leur famille et les revenus de l’activité professionnelle. Pour cela, il faut en priorité un renforcement en matière de prise en charge des enfants&nbsp;: la Suisse doit développer les structures d’accueil extrafamilial et extrascolaire des enfants et les organiser comme un service public gratuit.</p><p>Il s’agit également d’introduire un véritable congé parental pour lequel l’USS s’engage aux côtés de plusieurs autres organisations. Dans la mise en œuvre au niveau des branches et des entreprises du nouveau congé paternité, celui-ci devra du reste s’additionner aux jours de congé auxquels les jeunes pères ont déjà droit selon de nombreuses CCT, et non pas les remplacer.</p><p>De&nbsp;nombreuses études démontrent que le congé parental n’est pas seulement bénéfique&nbsp;pour les enfants et les parents&nbsp;mais également pour l’économie et la société.&nbsp;Il aide les mères et les pères à se répartir équitablement les tâches&nbsp;professionnelles et familiales sans retomber dans les vieux schémas de&nbsp;répartition des rôles&nbsp;: un congé parental de&nbsp;longue durée favorise&nbsp;l’implication des pères dans la prise en charge des enfants et l’intégration&nbsp;professionnelle des&nbsp;mères.</p><h4>Salaire minimum à Genève&nbsp;: une victoire importante</h4><p>La population genevoise a voté très largement en faveur de l’introduction d’un salaire minimum de 23 francs de l’heure. L’USS se&nbsp;réjouit de cette victoire très nette en faveur de la protection des salaires&nbsp;: trop de travailleuses et de travailleurs ne sont pas&nbsp;couverts par des conventions collectives de travail (CCT) et touchent donc des salaires insuffisants pour vivre. Il est grand temps&nbsp;que le travail paie suffisamment.</p><p>Les salaires insuffisants sont concentrés dans les branches où il n’existe pas CCT – que ce soit parce que les employeurs ne&nbsp;souhaitent pas en conclure ou parce qu’ils ne disposent pas d’associations représentatives. L’introduction d’un salaire minimum y&nbsp;sera particulièrement bienvenue pour renforcer le pouvoir d’achat des salarié-e-s et réduire la concurrence déloyale entre employeurs.</p><p>Des salaires minimaux légaux ont donc désormais été introduits dans quatre cantons de Suisse. En plus, à Bâle-Ville, une initiative&nbsp;populaire est en attente de traitement, tandis que dans le canton de Zurich, trois initiatives communales ont été lancées à Zurich,&nbsp;Winterthur et Kloten. Le résultat genevois ouvre une perspective favorable.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_200927_Abstimmungsparty_e96f1d3316.webp" length="342494" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7247</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2020 14:11:41 +0200</pubDate><title>Primes-maladie : le fardeau doit diminuer maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-le-fardeau-doit-diminuer-maintenant</link><description>Primes-maladie 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres sont désormais officiels&nbsp;: ces dernières années, les caisses-maladie ont amassé quelque 11 milliards de francs dans leurs réserves, des francs qui proviennent des primes-maladie des assuré-e-s. Avec tout cet argent, elles pourraient immédiatement baisser les primes. Ces milliards excédentaires doivent être restitués sans délai aux ménages. D’autant plus en cette période où nous entrons en récession et où le pouvoir d’achat des ménages s’érode dans l’ensemble du pays.</p><p>Au cours des dernières années, les primes-maladie sont devenues une charge que les ménages ne peuvent plus assumer. Parallèlement, les cantons ne cessent de réduire les budgets alloués aux subsides pour les primes individuelles. Aujourd’hui, avec la crise économique due à la pandémie de COVID-19, de nombreux ménages doivent faire face à une chute drastique de leurs revenus, soit après une perte d’emploi, soit parce que le chômage partiel ne compense que 80&nbsp;% des salaires, même les plus bas. L’annonce aujourd’hui d’une hausse très «&nbsp;modérée&nbsp;» des primes-maladie ne suffit donc pas à soulager ces ménages.</p><h4>Hausse des subsides indispensable</h4><p>Aucun autre pays de l’OCDE ne demande à ses résident-e-s de participer autant de leur propre poche à leurs frais de santé. De plus, le financement passe également par un système non solidaire de primes individuelles. Depuis des années, l’Union syndicale suisse (USS) appelle à une remise en question de ce système en renforçant le financement basé sur les revenus. L'initiative d'allégement des primes de l’USS et du PS, par exemple, va dans cette direction. Elle exige qu'un ménage ne dépense pas plus de 10&nbsp;% de son revenu disponible en primes d'assurance maladie.</p><h4>Les milliards de réserves ne sont plus défendables</h4><p>Les milliards de réserves ont été constitués spécialement en prévision d’une crise sanitaire. Et nous sommes en plein dedans. Mais les caisses-maladie n’ont même pas eu besoin de puiser dans ces réserves pour gérer les coûts de la crise. La totalité des réserves atteint aujourd’hui le double de ce qu’elle devrait selon la loi. La hausse annoncée de «&nbsp;seulement&nbsp;» 0,5&nbsp;% des primes pour 2021 n’est de loin pas suffisante comme mesure pour alléger le fardeau des ménages. Même problème pour la «&nbsp;réduction volontaire&nbsp;» des réserves annoncée mardi passé&nbsp;: si les caisses-maladie ne jouent pas le jeu, ce ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. L’annonce d’aujourd’hui à ce sujet en est la preuve&nbsp;: la réduction des réserves sera bien maigrichonne, avec seulement 211 millions de francs. Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’un engagement politique clair&nbsp;: la montagne de réserves doit être réduite rapidement et les assuré-e-s doivent se voir rembourser ce qui leur revient. C’est maintenant, plus que jamais, qu’elles et ils en ont besoin&nbsp;: le fardeau des primes doit diminuer maintenant&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7245</guid><pubDate>Fri, 18 Sep 2020 15:33:56 +0200</pubDate><title>Les réserves excessives doivent être restituées aux ménages </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-reserves-excessives-doivent-etre-restituees-aux-menages</link><description>Réserves excédentaires des caisses-maladie </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Face aux milliards de réserves excédentaires des caisses-maladie, le Conseil fédéral admet que quelque chose doit de toute urgence être fait. La pression des primes-maladie représente une charge de moins en moins supportable pour les familles et les personnes à bas revenu. Et la crise du COVID-19 a encore aggravé les problèmes de pouvoir d’achat. Pendant ce temps, les assurances-maladie sont assises sur des milliards de francs de réserves qui dépassent de loin les minimas prescrits par la loi. L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait qu’en adaptant aujourd’hui les dispositions concernant ces réserves, le Conseil fédéral montre qu’il veut réduire cette énorme montagne d’argent accumulée au fil des ans.</p><p>Pour le Conseil fédéral, il faut donc sans tarder diminuer ces réserves excessives et les redistribuer à la population en cette période économiquement très difficile. Mais la mesure décidée aujourd’hui n’est encore qu’une goutte d’eau dans l’océan. En effet, les caisses-maladie peuvent désormais restituer les réserves excédentaires à leurs assuré-e-s déjà à partir d’un «&nbsp;taux de solvabilité&nbsp;» de 100&nbsp;% (contre 150&nbsp;% auparavant), mais ces remboursements demeurent facultatifs. Jusqu’ici, presque toutes les caisses auraient déjà pu procéder sur une base volontaire à de telles restitutions, car le taux moyen de solvabilité dépasse les 200&nbsp;%. Et même un taux de solvabilité de 100&nbsp;% repose, dans la définition actuelle de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), sur des hypothèses très prudentes, voire conservatrices&nbsp;: même dans le cas de la pandémie actuelle, de telles réserves ne se sont pas avérées nécessaires, loin s’en faut. En outre, on ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral ne décide pas l’entrée en vigueur sans délai, mais seulement pour les primes de 2022, de cette modification de l’ordonnance. Car personne ne conteste qu’il faut de toute urgence agir.</p><p>Compte tenu de la situation économique tendue et de l’évolution défavorable du pouvoir d’achat des ménages, l’USS exige des mesures plus ambitieuses. Il faut que les caisses-maladie soient obligées de réduire leurs réserves excessives pour garantir que ces milliards reviennent au plus vite dans les portemonnaies des ménages.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/6/csm_krankenkassen_logos_kvg_visana_swica_assura_helsana_css_concordia_format_neue_website_ee26b1b042.webp" length="14928" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7224</guid><pubDate>Mon, 14 Sep 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Des augmentations de salaires sont possibles et nécessaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-augmentations-de-salaires-sont-possibles-et-necessaires</link><description>Revendications salariales des syndicats pour 2020-2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les effets de la crise sur l’économie sont variables&nbsp;: dans certains secteurs, les affaires se portent bien ou même très bien. Étant donné la faible progression des salaires au cours des dernières années, les fédérations de l’Union syndicale suisse (USS) demandent des augmentations jusqu’à 100 francs par mois ou jusqu’à 2&nbsp;% dans les branches et les entreprises qui en ont les moyens.</p><p>Nombre de salarié-e-s ont dû fournir un effort particulier durant la crise. On pense aux hôpitaux, mais aussi à la logistique ou à certaines parties de l’administration publique. Parallèlement, certaines branches se portent bien. Des augmentations de salaires substantielles y sont possibles.</p><p>Au cours des dernières années, les salaires ont stagné malgré l’essor économique. Ce n’est qu’en 2019 que les salaires réels ont à nouveau progressé, d’environ 0,5&nbsp;%, après deux mauvaises années. Une hausse clairement insuffisante au vu du développement favorable des affaires et d’une croissance de 5,9&nbsp;% du PIB de 2017 à 2019. Il est donc nécessaire d’augmenter les salaires.</p><h4>Les revendications</h4><p>Depuis la crise financière, il y a plus de dix ans, les employeurs arguent sans cesse des turbulences du moment pour refuser des hausses salariales. Pourtant, souvent, la situation économique est meilleure que ce qu’ils essaient de faire croire. La crise ne peut pas servir d’argument partout et pour tout le monde&nbsp;: lorsque la marche des affaires est bonne, il faut améliorer la situation des travailleuses et travailleurs.</p><p>Les fédérations de l’USS demandent en conséquence des augmentations allant jusqu’à 100 francs par mois, ou 2&nbsp;% de hausse dans les branches et entreprises qui peuvent se le permettre. De plus, le 13e salaire devrait être payé entièrement même si l’entreprise a été en chômage partiel durant l’année. Enfin, là où le chômage partiel a encore cours, l’USS demande aux employeurs de verser 100&nbsp;% du salaire pour les rémunérations les plus basses, comme le font déjà plusieurs entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/c/csm_200914_MK-Lohnrunde2020-2021_sgb-mp_9d99bf0960.webp" length="214610" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7221</guid><pubDate>Fri, 11 Sep 2020 14:44:46 +0200</pubDate><title>« Génération stagiaire » : stop aux abus et à la sous-enchère !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/generation-stagiaire-stop-aux-abus-et-a-la-sous-enchere</link><description>Motions cantonales pour mieux protéger les stagiaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">De plus en plus souvent, les jeunes entrent sur le marché du travail avec des contrats de stage. Résultat&nbsp;: les mauvaises conditions de travail et la sous-enchère salariale se multiplient. Pour le Conseil fédéral, cette question relève de la responsabilité des cantons. Afin d’accentuer la pression, l’Union syndicale suisse (USS) et sa Commission de la jeunesse lancent une vague de motions dans les cantons.</p><p>À l’occasion de la rentrée 2020, des motions concernant la situation des stagiaires ont été déposées ou l’avaient déjà été dans plus de 15 cantons. De nombreux étudiant-e-s, mais aussi des personnes qui veulent entamer un apprentissage ou une formation dans une haute école sont contraints d’effectuer un stage préalable. Le Conseil fédéral estime qu’il n’y a pas besoin d’agir au niveau national et laisse aux cantons la responsabilité de réglementer cette pratique scandaleuse des stages. L’USS veut donc pousser les cantons à prendre leurs responsabilités&nbsp;: les stages doivent être réglementés et, au besoin, interdits.</p><p>Dans sa réponse à la motion 18.3489 qui demandait une réglementation des stages au plan fédéral, le Conseil fédéral arguait que la surveillance du marché du travail était exécutée par les cantons. Ceux-ci disposent donc des outils nécessaires pour intervenir contre les abus en matière de stages. Mais dans les faits, rares sont les cantons qui ont vraiment des réglementations efficaces en la matière. Et pourtant, le nombre de stagiaires ne cesse d’augmenter depuis 2010. En Suisse, environ 10&nbsp;% des employé-e-s de 15 à 24 ans ont des contrats de stage.</p><p>La situation est particulièrement difficile dans les domaines de la santé et de la garde d’enfants, où les jeunes doivent parfois effectuer des stages de très longue durée avant même de commencer un apprentissage. Autre domaine où la précarité est grande&nbsp;: les personnes qui, après la fin de leurs études, ne trouvent que des places de stage pendant plusieurs années. Souvent aussi, les stagiaires voient leur contrat de stage reconduit à plusieurs reprises, sous prétexte qu’il y aura un contrat fixe la prochaine fois. Ces cas-là relèvent clairement de la sous-enchère salariale. Avec des contrats de stage, les jeunes doivent accepter des salaires très bas et les conséquences sont doublement néfastes&nbsp;: ils ne gagnent pas assez pour vivre et ils occupent la place d’employé-e-s permanents mieux payés, qui pourraient en vivre décemment.</p><p>En principe, les stages ne devraient être requis que dans des circonstances très spécifiques, comme par exemple lors d’une intégration au marché du travail. Et ils devraient impérativement avoir une composante formatrice. L’USS exige par ailleurs que les stages de préapprentissage, en particulier dans les soins et la garde des enfants, soient interdits. La durée des autres types de stages doit être limitée à six mois et les stagiaires doivent bénéficier d’un accompagnement adéquat pendant cette période de formation.</p><p>Dans les motions déposées, les cantons sont appelés à contrôler les conditions des stages, à les documenter et à intervenir en cas d’infraction ou d’abus. Il s’agira en particulier de vérifier si des stages sans composante formatrice ne sont pas utilisés pour contourner les salaires et les conditions de travail usuels dans la région. Ces contrôles peuvent se faire à travers les instruments habituels des partenaires sociaux (commissions tripartites) ou par une autre instance appropriée.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_jungeFrauInWerkstatt_aerogondo-iStock_39047413ba.webp" length="139750" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7211</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 11:08:01 +0200</pubDate><title>AVS21 : pas de démantèlement sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs21-pas-de-demantelement-sur-le-dos-des-femmes</link><description>La commission des États fait fausse route : le Parlement doit se centrer sur le niveau des rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) rejette fermement le projet de réforme AVS21 tel que la Commission de la santé et des affaires sociales du Conseil des États le conçoit. Au lieu de s’attaquer au problème bien réel des rentes de vieillesse trop basses, la CSSS-E s’entête à vouloir miser sur la hausse de l’âge de la retraite pour les femmes. Celles-ci sont pourtant déjà nettement désavantagées en matière de prévoyance vieillesse. Pour l’USS, un démantèlement de l’AVS sur le dos des femmes n’est tout simplement pas admissible.</p><p>Seule une réforme de l'AVS centrée sur le niveau des rentes est susceptible de réunir une majorité des citoyen-ne-s et de réussir. Depuis plus de 40 ans, il n’y a eu aucune hausse des rentes AVS. Les ajustements basés sur l'indice mixte ne suivent que de très loin l'évolution des salaires. Les rentes AVS valent donc de moins en moins, alors que les coûts de la santé et les loyers explosent. Dans le même temps, les rentes du 2e pilier sont en chute libre depuis des années et risquent de diminuer encore. Il reste donc toujours moins d’argent pour vivre à la retraite.</p><p>Les femmes sont particulièrement désavantagées en termes de rentes&nbsp;: au début de cette semaine, les hommes ont déjà perçu autant de rentes de vieillesse que les femmes pour toute l'année 2020&nbsp;! Mais la majorité de droite de la commission compétente du Conseil des États préfère fermer les yeux sur cette réalité. Au contraire, elle veut aggraver encore la situation déjà déplorable des femmes en matière de retraite&nbsp;: avec l’augmentation prévue de l'âge de la retraite pour les femmes, celles-ci perdront 8,8 milliards de francs de prestations d'ici la fin de la décennie. Il est inacceptable que ce soient les plus mal loties qui doivent payer cette réforme. L’USS fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher que le Parlement continue sur cette voie.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7196</guid><pubDate>Mon, 31 Aug 2020 10:35:03 +0200</pubDate><title>Equal Pension Day : à partir d’aujourd’hui, seuls les hommes touchent une retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/equal-pension-day-a-partir-daujourdhui-seuls-les-hommes-touchent-une-retraite</link><description>Rentes des femmes trop basses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 31 août, les hommes retraités ont déjà touché le montant de rente que les femmes obtiendront en toute une année. Celles-ci ont en moyenne des rentes moins élevées d’un tiers. L’Equal Pension Day lancé par l’Union syndicale suisse (USS) attire l’attention sur cette inégalité et rappelle l’urgence d’agir pour la corriger.</p><p>L’écart d’aujourd’hui entre femmes et hommes en matière de retraites est le reflet des inégalités professionnelles et salariales d’hier. Les femmes interrompent plus souvent leur activité et travaillent plus souvent à temps partiel, la plupart du temps afin d’assumer davantage de tâches au sein de la famille et du foyer. Le travail des femmes aboutit donc à des rentes scandaleusement basses.</p><p>La prévoyance professionnelle ne représente qu’un maigre complément pour de nombreuses femmes. Un tiers d’entre elles ne perçoit aucune rente du deuxième pilier. Et lorsque c’est le cas,la prestation est en moyenne de moitié inférieure à celle des hommes. Une femme sur deux qui a pris sa retraite en 2018 reçoit une rente LPP de moins de 1165 francs par mois&nbsp;: «&nbsp;Dans les professions typiquement féminines, des rentes de la prévoyance professionnelle de 500 à 800 francs par mois sont courantes&nbsp;; cela ne permet pas de vivre&nbsp;!&nbsp;» affirme Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS.</p><p>Les femmes peuvent, certes, compter sur l’AVS&nbsp;: après la première grève des femmes, des mesures décisives pour favoriser l’égalité ont été introduites. Elles réduisent les effets des différences salariales et tirent à la hausse le montant des rentes. En conséquence, les rentes AVS des femmes et des hommes sont aujourd’hui à un niveau à peu près identique. Mais la rente AVS mensuelle maximum est de 2370 francs par mois –&nbsp;là aussi, un montant insuffisant pour assumer toutes les dépenses courantes. «&nbsp;Réduire les rentes sur le dos des femmes comme le prévoit le Parlement est une insulte une année après la grande grève des femmes de 2019. Les retraites des femmes doivent augmenter, pas diminuer&nbsp;!&nbsp;» demande la conseillère nationale PS Mattea Meyer.</p><p>Presque 11 pour-cent des femmes doivent, à peine arrivées à la retraite, demander des prestations complémentaires pour boucler les fins de mois&nbsp;: c’est la triste réalisé. Ceci, alors qu’elles ont pris soin d’enfants et de proches, été actives professionnelles, et subi un sous-emploi plus important que les hommes. A la retraite, elles continuent d’ailleurs à assumer la plus grande partie du travail de prise en charge des petits-enfants. En 2019, 140 000 femmes bénéficiaient de prestations complémentaires –&nbsp;contre la moitié seulement d’hommes. Les femmes divorcées et veuves sont particulièrement touchées. «&nbsp;Nous ne pouvons plus balayer d’un revers de main les inégalités en matière de retraite. C’est aussi pour les réduire qu’il faut une 13e rente AVS&nbsp;»&nbsp;: voilà ce qu’affirme la conseillère nationale verte Léonore Porchet à l’occasion de l’Equal Pension Day.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_equalPensionDay_39042bd9ba.webp" length="23364" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7180</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Contre la baisse des salaires et les inégalités, il faut davantage de conventions collectives</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/enquete-sur-les-medias</link><description>L&#039;USS présente les résultats de l&#039;enquête 2020 auprès des journalistes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le changement structurel qui touche les médias depuis des années a des conséquences très directes sur les conditions de travail et les salaires des professionnel-le-s des médias. Une étude représentative publiée ce jour montre que les salaires des journalistes stagnent depuis 14 ans et qu’ils sont donc très en retard par rapport à l’évolution générale des revenus en Suisse. Les <span class="no-hyphenation">indépendant-e-s</span> ont même vu leur rémunération baisser. La branche des médias n’est par ailleurs pas épargnée par la discrimination salariale liée au sexe, en particulier aux échelons mieux payés. L’étude démontre que c’est l’existence d’une convention collective de travail (CCT) qui protège le mieux contre la baisse des salaires et les inégalités. Il faut donc plus de CCT dans les médias, et de vrais investissements dans la qualité.</p><p>L’USS a conduit avec syndicom, le Syndicat suisse des mass média (SSM) et l’Association des journalistes spécialisés (AJS) une enquête sur les conditions de travail des journalistes, avec l’expert des questions salariales Roman Graf. La précédente datait de 2006. Avec plus de 1600 réponses reçues, le sondage peut être considéré comme représentatif. Les résultats dépeignent donc avec clarté la situation actuelle pour les <span class="no-hyphenation">professionnel-le-s</span> des médias.</p><p><strong>Salaires à la baisse</strong><br> Le rapport indique que le salaire des journalistes stagne. Chez les indépendant-e-s, le salaire médian a même diminué de 1000 francs. Des problèmes se font jour quant aux conditions de travail également : la pression des délais augmente, et très souvent, il est inévitable de travailler aussi dans son temps libre. Enfin, la situation de bon nombre de journalistes se distingue par une forte insécurité&nbsp;: 60% des indépendant-e-s et un quart des salarié-e-s sont inquiets de ne pas avoir suffisamment de mandats, respectivement craignent de perdre leur emploi. Une large majorité – toutes catégories confondues – estime difficile à très difficile de retrouver une activité équivalente en cas de perte de travail.</p><p>Sur tous les paramètres, la présence d’une CCT fait la différence. Lorsqu’une convention collective de travail s’applique, les salaires sont meilleurs, les temps de travail sont mieux définis, et les inégalités salariales liées au sexe sont moins nombreuses. Pour Stephanie Vonarburg, vice-présidente de syndicom et responsable du secteur médias, «&nbsp;il n’y a qu’une bonne CCT qui garantisse des salaires corrects, en particulier au bas de l’échelle des rémunérations et pour les femmes. Cela vaut tant pour les <span class="no-hyphenation">salarié-e-s</span> que pour les <span class="no-hyphenation">indépendant-e-s</span>.&nbsp;»</p><p><strong>Préserver la qualité et l’attractivité du journalisme</strong><br> La crise du coronavirus a démontré plus clairement encore l’importance d’une offre médiatique de qualité pour la cohésion sociale et la démocratie. Pour l’assurer, il faut que les médias continuent à intéresser des personnes bien formées et motivées à faire carrière dans le journalisme en leur offrant une perspective de long terme dans le secteur. Les acteurs médiatiques doivent donc investir dans les conditions de travail pour assurer l’attractivité du journalisme. C’est aussi vrai pour les journalistes spécialisés, dont la situation est, par comparaison, assez bonne&nbsp;: «&nbsp;Bonnes conditions de travail et formation continue permanente sont la clé&nbsp;», affirme Pete Mijnssen, président de l’AJS. «&nbsp;Ce sont les bases incontournables d’un journalisme spécialisé solide et fondé.&nbsp;»</p><p>Que le soutien aux médias figure à l’agenda politique est réjouissant. «&nbsp;Il doit cependant aller de pair avec de vraies améliorations pour les professionnel-le-s qui font les médias au quotidien, avec un renforcement du partenariat social, et avec une meilleure couverture par des CCT&nbsp;», relève Melanie Berner, secrétaire spécialisée au SSM. «&nbsp;Un soutien financier public ne doit être possible que si ces conditions sont respectées&nbsp;». Par ailleurs, les fédérations et associations représentées s’expriment clairement pour l’extension des mesures de soutien fédérales aux plates-formes médatiques en ligne.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/3/csm_journalisten_fotografen_medien_2017_flickr-re-doppelpunkt-publica-jan_michalko_CC_BY-SA_2.0_14b2cecb07.webp" length="368382" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7175</guid><pubDate>Tue, 25 Aug 2020 17:13:50 +0200</pubDate><title>Taux d&#039;intérêt LPP: les rentes continuent de fondre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-lpp-les-rentes-continuent-de-fondre</link><description>Non à la baisse du taux d&#039;intérêt minimal</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission LPP recommande de baisser le taux d’intérêt minimal LPP pour le fixer à 0,75%. C’est du jamais vu. Les rentes du 2e pilier vont donc continuer leur chute libre. Il faut maintenant que le Conseil fédéral corrige cette erreur pour stabiliser les rentes et mettre fin au torpillage de la confiance dans la prévoyance professionnelle.</p><p>L’USS s’oppose à une baisse du taux d’intérêt minimal dans le 2e pilier. Lors de son audition, elle avait demandé le maintien du taux minimal de 1%. Aujourd’hui, la Commission LPP a toutefois décidé, à une courte majorité, de recommander au Conseil fédéral de baisser encore ce taux minimal de 1% à 0,75%. Elle déstabilise ainsi sans raison la confiance déjà très précaire des assuré-e-s dans le 2e pilier. Depuis des années, les taux de conversion et les rentes des caisses de pensions sont en baisse constante, tandis que les assurés paient des cotisations plus élevées que jamais.</p><p>Une réduction quasiment préventive du taux d’intérêt minimal ne correspond pas à la volonté de la loi. Celle-ci prévoit que le taux minimal doit être fixé de telle sorte que les revenus des placements soient crédités aux assuré-e-s. Sur plusieurs années, il devrait donc correspondre approximativement aux rendements obtenus par un portefeuille de fonds de pension raisonnable. Ce n'est plus le cas si le taux d'intérêt est réduit. C'est pourquoi une nette majorité des partenaires sociaux consultés s'y sont opposés.</p><p><strong>Situation solide et bonnes réserves</strong></p><p>Les institutions de prévoyance ont entamé l'année 2020 sur des bases très solides, et 2019 est considérée par plusieurs indicateurs comme l'année ayant enregistré la meilleure performance jamais mesurée. Et la performance annuelle moyenne au cours des dix dernières années se situait, selon les sources, à près de 5%. Par ailleurs, les réserves de fluctuation des caisses de pensions sont bien garnies et leur situation financière est considérée comme stable tant par l'autorité de surveillance de la prévoyance professionnelle que par l'étude de Swisscanto sur les caisses de pension, publiée il y a quelques jours.&nbsp;</p><p>Bien que les distorsions du marché et les chutes des cours aient été nombreuses au cours du 1er trimestre 2020, la situation sur les marchés financiers s'est désormais stabilisée, et les baisses ont déjà été en bonne partie compensées. Tous les grands indicateurs le confirment. Les taux de couverture à la fin juin étaient en moyenne de 107.9%, soit plus élevés qu'à la fin 2018.</p><p>Dans ce contexte, le fait de proposer une nouvelle réduction du taux minimal fait fi de toute perspective de long terme, qui devrait pourtant être la force du deuxième pilier, comme le soulignent d’ailleurs de nombreux acteurs. L'USS demande au Conseil fédéral de corriger cette erreur, de maintenir le taux d'intérêt minimal à 1% et de ne pas suivre la décision d’une petite majorité de la Commission LPP. Il faut à tout prix mettre un terme à la chute libre des rentes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7171</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2020 09:30:00 +0200</pubDate><title>Attention, danger au travail :  protection des salaires menacée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attention-danger-au-travail-protection-des-salaires-menacee</link><description>Campagne contre l&#039;initiative de résiliation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse lance aujourd’hui une campagne d’envergure contre l’initiative de résiliation. Un journal de campagne sera envoyé à près de deux millions de ménages. Il s’agit de donner l’alerte quant aux risques que fait peser l’initiative sur le cœur des intérêts des travailleuses et travailleurs&nbsp;: les emplois et les salaires.</p><p>La campagne autonome des syndicats avertir du danger que représente l’initiative et révèle les vraies intentions de l’UDC. Le journal de campagne présente et rappelle aussi les progrès obtenus avec les mesures d’accompagnement. La Suisse peut être fière de son système de protection des salaires, car c’est le meilleur d’Europe&nbsp;: cette réalité est encore trop méconnue. Les mesures d’accompagnement ont également permis d’étendre les conventions collectives de travail (CCT). Aujourd’hui, près de deux millions de salarié-e-s sont soumis à une CCT –&nbsp;un chiffre record –&nbsp;et bénéficient donc d’avantages concrets&nbsp;: de meilleurs salaires, des progressions salariales garanties et plus de vacances d’une part, des contrôles, des amendes pour les employeurs qui trichent et des rattrapages des salaires dus d’autre part. Il faut développer encore les conventions collectives, et non pas les saboter comme le veulent les initiants.</p><p>Ces acquis sont en effet menacés aujourd’hui par une attaque sans précédent. Démonter les mesures d’accompagnement et abattre la protection des salaires est le vrai objectif de l’initiative de résiliation. Moins de contrôles conduiraient simplement à des conditions de travail dégradées, au retour de statuts précaires et de conditions de vie indécentes pour la main-d’œuvre étrangère, ou à des structures opaques favorisant la sous-enchère salariale comme dans l’industrie allemande de la viande. Le journal de campagne de l’USS prend ainsi l’entreprise Tönnies en contre-exemple absolu. Enfin, Pierre-Yves Maillard précise dans son interview que les syndicats sont «décidés à combattre les attaques contre les salaires suisses, d’où qu’elles viennent».</p><p><a href="https://www.salaires-emplois.ch?pk_campaign=sgbhp" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Le nouveau site web www.salaires-emplois.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/9/csm_Homepagebildfr_c91efe9789.webp" length="168286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7167</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2020 16:26:02 +0200</pubDate><title>Un syndicaliste et politicien hors du commun s’en est allé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/gewerkschafter-und-politiker-von-format</link><description>Décès de Helmut Hubacher</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec le décès de Helmut Hubacher, la Suisse perd non seulement un homme politique exceptionnel mais aussi un syndicaliste très engagé. «&nbsp;La carrière exemplaire de Helmut Hubacher met en évidence le rôle des syndicats pour permettre à des personnes issues de toutes les classes sociales d’accéder à des fonctions politiques de très haut niveau et d’ainsi influencer les destinées du pays&nbsp;», souligne Pierre-Yves Maillard. Le président de l’Union syndicale suisse (USS) fait part, au nom de l’USS, de ses plus sincères condoléances aux proches de M.&nbsp;Hubacher.</p><p>Pour la plupart des gens, Helmut Hubacher a été un président au long cours du PS Suisse, qui a conduit la social-démocratie à travers des années 1970 et 1980 bien mouvementées. Son engagement syndical par contre est un peu moins connu&nbsp;: outre la politique et le journalisme, c’était pourtant le troisième pilier de son activité. Apprenti aux CFF, il adhère en 1944, à l’âge de 18 ans, à la Fédération suisse des cheminots (aujourd’hui SEV). Dans les années 1950, il a fait de son engagement syndical son métier&nbsp;: il est alors secrétaire syndical, d’abord au SEV puis au Syndicat des services publics (SSP) de Bâle. À partir de 1972, il œuvre comme secrétaire de l’Union syndicale bâloise parallèlement à ses fonctions de président du PS Suisse.</p><p>Et dans ce double rôle, au sein du parti et dans les syndicats, il a souvent été un bâtisseur de pont entre jeunes et moins jeunes, progressistes et conservateurs, pragmatiques et idéologues, travailleurs et travailleurs d’un côté et intellectuel-le-s de l’autre. Helmut a toujours été un défenseur infatigable des salarié-e-s. L’USS gardera de lui un souvenir ému et reconnaissant.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/d/csm_Helmut_Hubacher_Walter_Rutishauser-_Bibliothek_am_Guisanplatz__Sammlung_Rutishauser_f9e0398d44.webp" length="64368" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7166</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2020 15:49:48 +0200</pubDate><title>80 % du salaire : pas assez pour vivre</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/80-du-salaire-pas-assez-pour-vivre</link><description>Coronavirus : appel pour une sortie de crise solidaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Près d’un million de personnes sont au chômage partiel et ne reçoivent que 80% de leur salaire habituel. Mais pour de nombreux employé-e-s, une perte de salaire de 20% est difficilement supportable. Avec 20% de salaire en moins, beaucoup peinent à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Bien que la Confédération garantisse aux entreprises 60&nbsp;milliards de francs d’aides dans la crise du coronavirus, les chiffres du chômage augmentent. Ce n’est pas acceptable&nbsp;! C’est pourquoi Unia a lancé, conjointement avec les fédérations de l’USS, un appel qui a été remis aujourd’hui au Conseil fédéral, muni de 20&nbsp;153&nbsp;signatures.</p><p>«&nbsp;Les entreprises reçoivent un soutien colossal pour éviter une catastrophe sociale et économique. Ce soutien doit permettre de garantir les salaires et maintenir les emplois. Et il faut que ça continue&nbsp;! La prolongation du chômage partiel vise à empêcher les licenciements. Mettre les gens à la rue, malgré la possibilité de recourir au chômage partiel pour le personnel, est inacceptable.&nbsp;», martèle le président de l’USS Pierre-Yves Maillard lors de la remise de l’appel.</p><p><strong>Bas salaires particulièrement concernés</strong></p><p>Les personnes au chômage ou au chômage partiel touchent la plupart du temps 70 ou 80&nbsp;% de leur salaire. Et les plus durement touchés sont celles qui travaillent dans des branches à bas salaires. Une perte de salaire pèse lourd, surtout lorsque le revenu est déjà bas en temps normal. Ces petits salarié-e-s devraient donc recevoir leur salaire intégral en cas de chômage partiel. Sinon, ce sont de nouveau les moins bien lotis qui paient le prix fort. C’est précisément ce que doivent empêcher les millions de la Confédération.</p><p>Les salarié-e-e de l’hôtellerie-restauration par ex. gagnent en moyenne environ 4100 francs par mois (à plein temps). Avec une baisse de 20&nbsp;%, il reste un salaire d’environ 3300 francs&nbsp;! Dans les branches qui offrent les salaires les plus élevés en revanche, il n’y a pratiquement pas de chômage partiel et donc pas de pertes de salaire.</p><p>On peut se disputer à propos des mesures de lutte contre la pandémie&nbsp;: pour certain-e-s, elles vont trop loin, pour d’autres pas assez. Mais une chose est sûre&nbsp;: nous devrons continuer encore longtemps de faire face à cette crise globale.</p><p>Raison de plus pour que tout le monde fasse partie de la solution et que personne ne reste sur le carreau. Tant pour les personnes concernées que pour la santé de l’économie. Car seul le maintien du pouvoir d’achat peut empêcher une spirale inexorable vers le bas. Mais aussi par solidarité et par respect&nbsp;!</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_200820_unia-unterschriftenuebergabe-appell_413cc6752a.webp" length="147576" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7161</guid><pubDate>Wed, 12 Aug 2020 17:01:22 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral debout sur les freins</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/le-conseil-federal-debout-sur-les-freins</link><description>Il manque des mesures de stabilisation des revenus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral renonce à proposer, dans la loi COVID-19, des mesures de stabilisation du pouvoir d’achat pour les bas et les moyens revenus. Au Parlement de corriger cette erreur. Pour atténuer les problèmes financiers des personnes à faibles revenus et des familles ainsi que pour stabiliser la conjoncture.</p><p>Pour empêcher que l’économie ne plonge dans une spirale descendante, il faut empêcher que les salarié-e-s n’essuient encore plus de pertes de revenus. Aujourd’hui, les personnes au chômage et celles qui sont au chômage partiel ne reçoivent, dans la plupart des cas, que 70 à 80&nbsp;% de leur salaire. Et les travailleuses et travailleurs dont les salaires sont les plus bas sont les plus touchés alors qu’en temps normal déjà, ils ont de la peine à nouer les deux bouts. L’Union syndicale suisse (USS) propose que les caisses-maladie distribuent aux assuré-e-s leurs réserves excédentaires, qui s’élèvent à plus de 4 milliards de francs. Les revenus les plus bas doivent par ailleurs être compensés à 100% en cas de chômage partiel. L’accès aux prestations pour perte de gain versées en cas d’interruption de l’activité à cause du coronavirus doivent en plus être prolongées pour toutes les personnes concernées.</p><p>Puisque le Conseil fédéral ignore ces problèmes sociaux et économiques, c’est au Parlement qu’il appartient de mettre en place les mesures qui s’imposent. Il faut en outre que la possibilité, déjà décidée par le Parlement, de rester assuré dans la prévoyance professionnelle à partir de 58 ans, en cas de perte de son emploi, soit mise sans délai en œuvre. Dans la période que nous vivons actuellement, elle est plus nécessaire que jamais.</p><p><strong><span class="no-hyphenation">Réglementer la protection de la santé au travail et ancrer le partenariat social</span></strong><br> L’USS se félicite de la décision enfin prise par le Conseil fédéral de réglementer explicitement, dans un article de la loi, la protection de la santé sur le lieu de travail en rapport avec la pandémie. Mais on ne comprend pas pourquoi cela ne concernera que les salarié-e-s vulnérables. Il faut en effet que tous et toutes les salarié-e-s en profitent. Cela permettrait d’éviter des situations d’insécurité.</p><p><strong>La participation des partenaires sociaux a fait ses preuves&nbsp;: sa réglementation au plan légal est judicieuse</strong><br> La participation des partenaires sociaux n’est pas ancrée dans le texte légal. Cette omission est regrettable. L’étroite collaboration entre partenaires sociaux a fait ses preuves pendant la crise du coronavirus. Elle a notamment permis de prendre des mesures pratiques pour lutter contre les problèmes économiques et pour endiguer la pandémie. Que le Conseil fédéral ne prévoie pas explicitement leur participation est par conséquent difficilement compréhensible.</p><p>Les organes responsables de l’exécution en matière de protection de la santé doivent quant à eux enfin recevoir suffisamment d’argent et être dotés d’assez de personnel. La crise du coronavirus a révélé, à cet égard, de vraies carences.</p><p><strong>Les acteurs et actrices culturels menacés dans leur existence</strong><br> L’USS salue le maintien de l’aide destinée aux acteurs et actrices culturels ainsi qu’au secteur des médias. Mais les mesures prises et les montants promis afin de garantir le minimum vital tiennent insuffisamment compte de la situation dramatique dans laquelle ces personnes se trouvent. Le maintien des interdictions et les insécurités concernant leur situation menacent l’existence de nombre d’entre elles. La Suisse a besoin d’une politique culturelle active.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7156</guid><pubDate>Wed, 05 Aug 2020 15:29:09 +0200</pubDate><title>Pas question de démanteler l’AVS sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-demanteler-lavs-sur-le-dos-des-femmes</link><description>L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui, les rentes des femmes sont déjà nettement inférieures à celles des hommes. Cela n’a pas empêché les partis de droite de préparer une réforme qui constitue un démantèlement de l’AVS sur le dos des femmes. L’Union syndicale suisse (USS) rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et est prête à combattre cette offensive dirigée contre l’AVS.</p><p>Le pacte scellé par la droite en faveur d’un projet de démantèlement de l’AVS au détriment des femmes est une insulte. Parce qu’une année après la Grève des femmes, ces dernières ne sont pas les seules à savoir qu’actuellement, elles sont lésées. Qu’en 2020, leurs rentes soient encore nettement inférieures à celles des hommes est un scandale. Les parcours de vie des femmes se caractérisent par des interruptions de l’activité professionnelle, davantage de travail à temps partiel et des salaires inférieurs à ceux des hommes. L’égalité en matière de rentes ne sera possible qu’à travers le renforcement de l’AVS, pas en suivant la fausse piste d’un projet de démantèlement. Les syndicats s’opposeront à cette alliance qui vise à démanteler l’AVS et ne toléreront aucune dégradation des rentes d’ores et déjà trop basses des femmes.</p><p>C’est pourquoi, comme le souligne Pierre-Yves Maillard, président de l’USS : « Nous combattrons cette attaque contre l’AVS. Nous avons besoin d’un renforcement de l’AVS, pas d’un démantèlement. Précisément pour éliminer le retard pris par les rentes des femmes. » Car qui a travaillé durant toute sa vie mérite une rente décente. Or les rentes de l’AVS sont aujourd’hui déjà trop basses et celles du 2e pilier s’effondrent. Pendant ce temps, les loyers et les primes des caisses-maladie augmentent. Il reste toujours moins pour vivre. C’est pourquoi une réduction des rentes, qui serait la conséquence des plans dressés par la droite, est une approche totalement erronée.</p><p>Pour répondre aux problème des rentes trop faibles des femmes, les mesurettes proposées par le Conseil fédéral étaient déjà scandaleusement insuffisantes. Que la droite fasse de la sous-enchère avec son projet et veuille tout au plus distribuer quelques aumônes est une insulte à l’objectif de l’égalité entre les sexes.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7043</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2020 17:59:09 +0200</pubDate><title>Une attaque contre les salarié-e-s en fin de carrière</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-attaque-contre-les-salarie-e-s-en-fin-de-carriere</link><description>Référendum contre la rente-pont</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec la prestation transitoire pour les chômeuses et chômeurs en fin de carrière, le Parlement avait décidé de proposer aux personnes ayant travaillé toute leur vie et qui se retrouvent sans emploi une autre perspective que l’aide sociale. L’Union syndicale suisse a soutenu cette nouvelle sécurité sociale. Au cours des derniers mois, il est en effet apparu que les travailleuses et travailleurs de plus de 50 ans font malheureusement souvent les frais des licenciements économiques – et ce, que les frontières soient ouvertes ou fermées.</p><p>Un groupe composé de membres de l’UDC, qui s’engagent supposément à titre individuel, a annoncé aujourd’hui un référendum. La manœuvre est transparente et ne vise qu’à diluer la responsabilité de s’attaquer à une avancée sans précédent pour les travailleuses et travailleurs licenciés en fin de carrière.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) reconnaît naturellement le droit à chacune et à chacun de faire usage de ses droits politiques et de vouloir soumettre toute nouvelle loi à un vote populaire. L’USS défendra la prestation transitoire avec conviction quoiqu’il arrive. On peut cependant relever avec étonnement que la mise en cause de cette prestation prévue pour des&nbsp;salarié-e-s&nbsp;sans ressource ayant souvent travaillé plus de 40 ans, provient des mêmes qui acceptent&nbsp;qu’un ancien Conseiller fédéral milliardaire reçoive 2.7 millions de francs de rente rétroactive. La décence commune n’est pour eux plus qu’un lointain souvenir.</p><p>L’initiative de résiliation de l’UDC est une menace pour les gens qui travaillent en Suisse. Le référendum contre la prestation transitoire y ajouter une attaque contre les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. Les syndicats s’engageront avec détermination pour les combattre.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7039</guid><pubDate>Mon, 06 Jul 2020 10:21:53 +0200</pubDate><title>Stabiliser la conjoncture et renforcer le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/stabiliser-la-conjoncture-et-renforcer-le-pouvoir-dachat</link><description>Rapport sur la répartition 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse traverse une grave récession. Les travailleuses et travailleurs qui reçoivent les plus bas salaires sont les plus touchés, alors que leurs revenus stagnaient déjà depuis plusieurs années comme le montre le nouveau rapport sur la répartition de l’USS. Il faut maintenant agir pour renforcer le pouvoir d’achat et stabiliser la conjoncture. Et pour éviter une catastrophe sociale. Une baisse immédiate de la facture d’assurance-maladie par la distribution des milliards de réserves excédentaires accumulées s’impose. Cette mesure pourrait déjà être mise en œuvre dans la loi COVID-19.</p><p>La crise du coronavirus touche tout particulièrement les personnes et ménages à faibles et moyens revenus. En effet, les branches où les salaires sont les plus bas connaissent des taux plus élevés de chômage partiel, avec pour conséquence une réduction du salaire pour bon nombre de travailleuses et travailleurs. Avec les licenciements qui menacent de s’accumuler, on risque d’assister à un cercle vicieux&nbsp;: moins de consommation, donc encore plus de suppressions d’emplois. Des signes indiquent d’ailleurs déjà que la consommation privée a tendance à s’essouffler, après une brève reprise lors de la réouverture des magasins en mai, en particulier pour les biens de consommation durables. Il faut éviter à tout prix cette spirale&nbsp;: «&nbsp;nous avons pu éviter la catastrophe sociale jusqu’ici, mais il faut maintenant que les perspectives s’améliorent pour tout le monde&nbsp;», affirme ainsi Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS auteur du rapport sur la répartition.</p><p>Mais la croissance des salaires au bas de l’échelle était déjà insuffisante avant la crise. Dans certaines branches à bas salaires, les rémunérations ont même baissé. Les salaires réels, eux, ont stagné. Parallèlement, les primes d’assurance maladie dévorent une part de plus en plus importante du revenu des ménages&nbsp;: les réductions de primes n’ont pas suivi la forte augmentation des primes. C’est ce que montre le nouveau rapport de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune, publié aujourd’hui. Le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, demande donc «&nbsp;une redistribution à tous les habitants des primes accumulées en trop. Cette mesure peut être réalisée dans la loi COVID-19 déjà.&nbsp;»</p><p>Les mesures prises pendant la crise ont permis d’éviter, à court terme, le pire. La prolongation récente de plusieurs instruments pour garantir les salaires est une bonne nouvelle. Toutefois, il faut maintenant agir pour éviter une hausse massive du chômage et la catastrophe sociale qui s’ensuivrait. La présidente d’Unia Vania Alleva s’engage donc pour une sortie de crise solidaire&nbsp;: «&nbsp;les salarié-e-s ordinaires ne peuvent que difficilement supporter une baisse de leur revenu. C’est pourquoi les salaires jusqu’à 5000 francs devraient être versés à 100% en cas de chômage partiel.&nbsp;»</p><p>L’USS demande donc, pour stabiliser la conjoncture et soutenir le pouvoir d’achat&nbsp;:</p><ul><li>La <strong>distribution des réserves excédentaires des assurances maladie (plus de 4 milliards)</strong> à la population par des réductions de primes.</li><li>Une <strong>augmentation à 100 % au lieu de 80% de l’indemnisation de chômage partiel</strong> pour les personnes à bas salaires.</li><li>Le <strong>maintien de l’assurance en cas de perte d’emploi dans la caisse de pension</strong> actuelle pour les personnes âgées de 58 ans et plus – décision déjà prise qui doit être rapidement mise en vigueur par le Conseil fédéral.</li><li>La <strong>renonciation aux mesures d’économie</strong> des collectivités publiques, qui doivent au contraire avancer tous les investissements qui peuvent l’être, notamment dans la construction</li><li>Des <strong>fonds supplémentaires de la Confédération pour les structures d’accueil pour enfant</strong>, afin que ces structures soient maintenues et que les coûts pour les familles baissent.</li><li>La <strong>revitalisation des activités culturelles</strong> par la Confédération, les cantons et les communes.</li><li>La prévention d’une arrivée massive de chômeurs en fin de droit en <strong>prolongeant la période d’indemnisation.</strong></li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7036</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2020 17:18:15 +0200</pubDate><title>L’importante prolongation du chômage partiel préservera des emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/limportante-prolongation-du-chomage-partiel-preservera-des-emplois</link><description>Décisions du Conseil fédéral : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) appprend avec satisfaction la prolongation de 12 à 18 mois du chômage partiel. Cette mesure permettra de maintenir des emplois. Il s’agit d’éviter à tout prix d’autres licenciements à cause de la crise du coronavirus. La part du chômage partiel et du chômage est la plus élevée dans les branches à bas salaires. Les pertes de salaire de 20 à 30&nbsp;% induites sont difficilement supportables pour les personnes touchées. Les prestations servies en cas de chômage partiel et celles de l’assurance-chômage ne sont pas suffisantes. Il faut que 100&nbsp;% du salaire soient versés.</p><p class="heading--h3">Garantie de revenu pour les indépendant-e-s</p><p>En prolongeant et étendant l’allocation Corona-perte de gain pour les indépendant-e-s actifs dans le domaine de l’événementiel, le Conseil fédéral a enfin clarifié la situation. Les personnes actives dans la branche de la culture dépendent en particulier de toute urgence de cette garantie parce que cette branche reste très limitée dans ses activités et le restera probablement encore longtemps. À travers ses décisions, le Conseil fédéral reconnaît également que des efforts supplémentaires sont encore nécessaires afin que les cas de rigueur soient reconnus dans le cadre de la crise du coronavirus et puissent être allégés.</p><p class="heading--h3">Garantie des avoirs de libre passage dans l’Institution supplétive LPP</p><p>L’USS salue aussi l’introduction à la Confédération d’un compte sans intérêt pour la Fondation Institution supplétive LPP. Avec les partenaires sociaux, elle demande maintenant au Parlement de mettre rapidement en vigueur ce projet de loi. La fondation assume en effet des tâches importantes en matière de prévoyance professionnelle qui revêtent une grande importance, précisément à une époque où le chômage croît de manière fulgurante. Elle constitue une structure nationale servant à collecter l’argent des caisses de pensions de tous les salarié-e-s ayant perdu leur emploi. En adoptant le message à l’intention du Parlement, le Conseil fédéral reconnaît la tâche difficile dévolue à l’institution supplétive et la responsabilité de contribuer à la stabilité de cette dernière revenant à la Confédération.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7034</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2020 11:10:47 +0200</pubDate><title>Pour une juste rémunération des femmes – les analyses de salaires sont un premier pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-une-juste-remuneration-des-femmes-les-analyses-de-salaires-sont-un-premier-pas</link><description>Commentaire sur l&#039;entrée en vigueur de la loi révisée sur l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) s’est engagée pour que la loi sur l’égalité soit améliorée et qu’elle permette de combattre les discriminations salariales de manière plus efficace. La loi révisée entre en vigueur ce mercredi, 1er juillet. Les analyses salariales qu’elle prévoit apporteront un peu plus de transparence. Mais l’absence de sanctions pour les employeurs et employeuses qui discriminent les femmes reste le gros point faible.</p><p>Dès demain premier juillet, les entreprises de 100 salarié-e-s ou plus auront un an pour procéder à une analyse des salaires afin de vérifier s’il y a discrimination envers les femmes. Les employeurs qui le souhaitent peuvent conduire ces analyses en collaboration entre les partenaires sociaux. Dans le cas contraire, elles doivent faire examiner leurs analyses d’ici 2022 par un organe externe de révision, puis elles disposent encore d’un an pour en communiquer les résultats à leurs employé-e-s.</p><p>Après l’échec du dialogue entre partenaires sociaux sur l’égalité salariale, l’USS s’est battue avec force en faveur de l’introduction de mesures contraignantes pour lutter contre les discriminations salariales. Conséquence&nbsp;: le Conseil fédéral a lancé une révision de la loi sur l’égalité qui oblige les entreprises à procéder à des analyses de leur système salarial.</p><p>Les entreprises n’ont cependant pas à assumer de responsabilité en cas de discrimination avérée, ce qui est et demeure un scandale. La possibilité de sanctionner de tels écarts avait été écartée dès la procédure de consultation. Puis le Parlement a affaibli encore davantage le projet de révision en imposant les analyses salariales aux entreprises de 100 employé-e-s et plus seulement, au lieu du seuil de 50 et plus prévus initialement, et en limitant ces mesures à une durée de douze ans.</p><p>L’USS salue le fait que les entreprises soient enfin tenues de prendre des responsabilités pour le respect de l’égalité salariale alors que jusqu’ici, les femmes discriminées n’avaient que la voie de la plainte pénale pour se défendre. Mais elle trouve totalement incompréhensible que la révision ne prévoie ni sanctions, ni obligation d’impliquer les syndicats ou les commissions de personnel dans la procédure d’analyse. Les syndicats se préparent donc à suivre de très près la mise en œuvre de cette révision et s’engageront dans leurs branches pour que les analyses de salaires se fassent avec les partenaires sociaux. Les fédérations de l’USS ont lancé dans ce cadre une offensive de formation pour les représentant-e-s du personnel, afin de leur permettre de contrôler la mise en œuvre de la loi.</p><p>Il faudra d’autres mesures pour améliorer les salaires dans les professions majoritairement féminines puisque, même sans discrimination explicite, les femmes gagnent en général moins que les hommes. Pas parce que leur travail vaut moins – la crise du coronavirus a bien démontré le contraire –, mais parce l’économie et la société en général n’investissent pas assez dans les métiers de l’approvisionnement, des soins et de l’assistance. La Suisse est au défi d’améliorer sans délai les salaires des femmes. La loi révisée sur l’égalité est un petit pas dans cette direction.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_Mann-Frau-Fabrik_iStock-SolStock_c4d53866d8.webp" length="178666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7032</guid><pubDate>Mon, 29 Jun 2020 12:25:06 +0200</pubDate><title>Renforcer la protection des salaires est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/renforcer-la-protection-des-salaires-est-necessaire</link><description>Prise de position sur le 16e rapport de l’observatoire de la libre-circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion de la publication du 16e&nbsp;rapport de l’observatoire de la libre-circulation des personnes, l’USS publie son commentaire. Les syndicats soulignent l’importance centrale des mesures d’accompagnement. Grâce à elle, les salaires bas et moyens connaissent une évolution plus favorable en Suisse que dans plusieurs pays européens, où les protections sont moindres&nbsp;: au cours des 20 dernières années, ils ont davantage progressé en Suisse qu’en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.</p><p>La publication du rapport de l’observatoire permet de mettre en lumière la densité des contrôles effectués en Suisse. Alors que 55'000 entreprises sont contrôlées annuellement en Allemagne quant aux conditions de travail et de rémunération, ce nombre se monte à 41'000 en Suisse –&nbsp;pour un marché du travail environ dix fois plus petit. Le développement d’un secteur d’activité à très bas salaire a ainsi été évité en Suisse.</p><p>La protection des salaires doit être développée –&nbsp;et non remise en question. La mise en œuvre peut encore être améliorée, par un renforcement des contrôles dans les cantons principalement. En revanche, l’initiative soumise en votation le 27 septembre et visant la résiliation de la libre-circulation des personnes ne résout aucun problème&nbsp;: elle n’aura pas d’influence sur le nombre des personnes venant travailler en Suisse, mais en revanche elle affaiblira des règles qui ont fait leurs preuves sur le marché du travail. Un système de contingents, comme le démontre l’expérience historique, n’aurait pour effet que d’augmenter la pression sur tous les salaires et de provoquer du travail au noir. La libre-circulation des personnes et des mesures d’accompagnement dynamiques, capables de s’adapter et de s’améliorer, restent la meilleure formule pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs de Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7029</guid><pubDate>Mon, 22 Jun 2020 11:30:00 +0200</pubDate><title>Défendre les emplois et les salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/defendre-les-emplois-et-les-salaires</link><description>L&#039;USS relance la campagne contre l&#039;initiative de résiliation – conférence de presse commune du Conseil fédéral et des partenaires sociaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation des travailleuses et travailleurs en Suisse est extrêmement tendue. Dans ce contexte, l’initiative de résiliation de l’UDC ne ferait que nuire à toutes les personnes qui travaillent en Suisse, et mettre en danger des protections qui ont fait leurs preuves : c’est ce que l’USS a souligné aujourd’hui, lors d’une conférence de presse aux côtés de la Conseillère fédérale Karin Keller-Suter. Dans les périodes de crise plus encore que d’ordinaire, il s’agit des résoudre concrètement et rapidement les problèmes qui apparaissent. La capacité du Conseil fédéral et des partenaires sociaux à agir dans ce sens a été démontrée durant la pandémie de coronavirus. Elle a été encore renforcée par l’introduction de la prestation transitoire pour les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. L’USS mènera une campagne forte et autonome contre l’initiative de résiliation pour défendre les emplois et les salaires.</p><p>﻿Aujourd’hui, la Suisse a le système de protection des salaires le plus efficace d’Europe. Un salaire suisse pour rémunérer tout travail effectué en Suisse : ce principe est plus important que jamais, car la crise du coronavirus met sous pression les conditions de travail. L’initiative de l’UDC remet en question les droits des travailleuses et des travailleurs, et créerait de l’insécurité en matière de conditions de travail et de séjour. Le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, a souligné lors de la conférence de presse que « l’initiative de résiliation a pour unique but d’affaiblir les droits des gens qui travaillent. Son acceptation ne ferait que compliquer la sortie de la crise économique, mettrait sous pression tous les salaires et menacerait un dispositif de protection et de contrôle pourtant éprouvé ».</p><p><strong>Plus de protection, pas moins</strong></p><p>Chaque année, les salaires et les conditions de travail de presque 170 000 personnes professionnellement actives en Suisse sont contrôlées. Des rectifications de salaire à la hausse ont lieu. Mettre en danger ces mécanismes n’est pas acceptable. Grâce aux mesures d’accompagnement, les syndicats ont obtenu des conventions collectives de travail et des salaires minimums obligatoires aussi dans les branches et les professions où les bas salaires et le travail précaire ont trop longtemps été la règle.</p><p>Autrefois, les saisonniers n’avaient guère de droits. Cela ouvrait tout grand la porte au travail au noir et donc à plus de pression sur les salaires. Les employeurs pouvaient ainsi exploiter une main-d’œuvre bon marché afin d’augmenter leurs profits. C’est à cela que veut revenir l’initiative de résiliation.</p><p><strong>Défendre le travail plutôt que de renforcer la crise</strong><br> Avant la pandémie déjà, les syndicats accordaient une grande importance à la votation sur l’initiative de résiliation de l’UDC. Cette importance n’a fait que se renforcer alors que le pays connaît une crise économique sans précédent qui menace des dizaines de milliers de places de travail. Le 27 septembre, il faut un non clair et décidé : l’USS et ses fédérations s’engageront dans ce sens avec une campagne forte et autonome.</p><p>&nbsp;</p><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200622_CP-Discours-Pierre-Yves-Maillard_def.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Discours de Pierre-Yves Maillard (PDF)</a></li><li>Site web de la campagne : <a href="https://www.salaires-emplois.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.salaires-emplois.ch</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_sgb_flyer_sept_FR_querformat_ohnetext_979f3c5c72.webp" length="85798" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7021</guid><pubDate>Sat, 13 Jun 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Un an après la Grève des femmes* : Des revendications de loin pas encore concrétisées</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-an-apres-la-greve-des-femmes-des-revendications-de-loin-pas-encore-concretisees</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dimanche matin 14 juin, ce sera le premier anniversaire de l’historique Grève des femmes* de 2019. Il y a une année en effet que plus de 500&nbsp;000 femmes* sont descendues dans la rue pour revendiquer du respect, du temps et de l’argent. Mais les femmes continuent à toucher des salaires et des rentes inférieurs à ceux des hommes, et elles assument davantage de travail de prise en charge. Il est urgent de corriger cela. Pendant la semaine violette, les syndicats de l’USS l’ont souligné et, le jour anniversaire de la grève, les comités de la Grève des femmes* reviendront à la charge avec des activités.</p><p>Les femmes gagnent presque un cinquième de moins que les hommes. Plus de la moitié de celles qui exercent une activité lucrative ne gagnent même pas 4&nbsp;000 francs par mois, ce qui n’est le cas que de 16&nbsp;% seulement des hommes. Même si une partie de ces différences peut s’expliquer par des facteurs comme le choix de la profession, la durée de la formation ou le taux d’occupation, la réalité, c’est que le travail des femmes est énormément sous-évalué par rapport à celui des hommes. Après un apprentissage de trois ans, celles qui commencent une activité dans une profession féminine comme celle de coiffeuse ou de professionnelle de la petite enfance gagnent entre 3&nbsp;900 et 4&nbsp;500 francs, alors que le jeune couvreur ou le jeune maçon gagne 1&nbsp;000 francs de plus grâce à la convention collective de travail. → Analyse approfondie de la situation des salaires féminins</p><p class="heading--h3">Rentes des femmes&nbsp;: une situation dramatique</p><p>Le travail des femmes qui s’est avéré essentiel au fonctionnement de la société pendant la crise sanitaire, est non seulement mal rémunéré, mais a aussi pour effet des rentes de vieillesse indignes, en moyenne inférieures d’un tiers à celles des hommes. L’AVS est la seule à tenir compte, dans le calcul de ses rentes, du travail non rémunéré de soins et d’assistance. Une hausse des rentes AVS est par conséquent le moyen le plus efficace pour améliorer la situation des femmes en matière de rentes et combler les lacunes existantes. L’Union syndicale suisse (USS) part à l’offensive avec son initiative pour une 13e rente AVS. Concernant le 2e pilier, il y a toujours un tiers des femmes qui ne reçoit aucune rente. Et parmi celles qui en reçoivent une, celle-ci ne représente en moyenne que la moitié de celle touchée par les hommes. Avec les partenaires sociaux, l’USS a mis au point, à la demande du Conseil fédéral, une réforme de la LPP qui améliorera sensiblement et rapidement les rentes des femmes. Cette réforme doit être rapidement mise en œuvre. → Analyse détaillée de la situation des rentes des femmes</p><p class="heading--h3">La pris en charge de tiers en tant que service public&nbsp;: un fondement de l’égalité</p><p>L’inégalité en matière de salaires et de rentes ne résulte pas uniquement pas de facteurs discriminatoires et soi-disant explicables (mais absolument pas justifiés pour autant). La prise en charge de tiers est un fondement central pour faire avancer l’égalité des sexes&nbsp;: les crèches et les structures scolaires ouvertes toute la journée sont trop chères et l’offre n’est pas en mesure de couvrir la demande. Que cela puisse être différent, l’Europe nous le montre.</p><p>Pendant la semaine violette qui a mené au 14 juin, les syndicats de l’USS ont dénoncé les abus à travers multiples actions. Ils vont rester sur la brèche et se battre pour des salaires féminins équitables, une hausse des rentes de vieillesse ainsi que l’organisation et le financement solidaire du travail de prise en charge en tant que service public.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_webbild_rgb_3000_ohne_6e036510e8.webp" length="53360" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7017</guid><pubDate>Thu, 11 Jun 2020 12:30:00 +0200</pubDate><title>Une protection des salaires a priori efficace, mais une mise en œuvre plus stricte est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-protection-des-salaires-a-priori-efficace-mais-une-mise-en-oeuvre-plus-stricte-est-necessaire</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement publié aujourd’hui montre que celles-ci sont plus importantes que jamais&nbsp;! Là où des contrôles ont lieu, des infractions sont découvertes. Cela, surtout dans des entreprises qui occupent des titulaires de permis de courte ou très courte durée, ou de la main-d’œuvre temporaire.</p><p>L’an dernier, les contrôleurs et contrôleuses ont vérifié 166&nbsp;000 salaires. Ce qui a permis de découvrir plus de 15&nbsp;% de salaires trop bas ou d’indépendant-e-s fictifs. Dans les branches dont les salaires minimums sont fixés dans les conventions collectives de travail (CCT), les taux d’infraction sont plus élevés (20&nbsp;%) parce que la sous-enchère salariale est clairement définie à travers ces salaires minimums. Dans les autres branches, les cantons se permettent des écarts par rapport aux salaires usuels, si bien qu’une partie des entreprises dont les salaires sont trop bas échappent aux contrôleurs. Les taux d’infraction se montent à 15&nbsp;% (entreprises de détachement), respectivement de 11&nbsp;% (employeurs suisses).</p><p>Dans les branches avec des salaires minimums obligatoires fixés dans des CCT ou des contrats-type de travail, les employeurs qui versent des salaires trop bas sont frappés d’une amende. En l’absence de salaires minimums, les cantons demandent aux entreprises d’ajuster leurs salaires sur les salaires usuels dans la branche et la localité («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). C’est un point positif que l’écrasante majorité des entreprises étrangères donne suite à cette injonction. Le comportement des employeurs et employeuses suisses est cependant intolérable. Dans environ 1&nbsp;100 cas, ils ont versé des salaires trop bas. Or seulement 445 ont suivi l’injonction faite par leur canton de corriger leurs salaires. Toutefois, la Confédération et les cantons n’ont guère édicté de salaires minimums alors que la loi le prévoit.</p><p>Les contrôles continuent malheureusement à être très différents d’un canton à l’autre. L’engagement dont font preuve les cantons du Tessin et de Genève, qui ont contrôlé un grand nombre d’employeurs et employeuses suisses est une très bonne chose. La réalité est totalement différente dans certaines parties de la Suisse alémanique où certains cantons n’ont contrôlé qu’environ 2&nbsp;% des entreprises. Un-e employeur/employeuses suisse n’est en moyenne contrôlé que tous les 50 ans environ. Il faut maintenant que cela change rapidement.</p><p>Les mesures d’accompagnement destinées à protéger les salaires suisses sont indispensables. Les contrôles effectués font souvent apparaître des infractions. Si la Suisse devait réduire leur nombre ou limiter les instruments (caution, annonce préalable des missions, entre autres) à cause de l’accord-cadre avec l’Union européenne, cela aurait de graves conséquences. C’est pourquoi les syndicats exigent que les mesures d’accompagnement soient étoffées et non pas démantelées.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7011</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2020 15:46:13 +0200</pubDate><title>Un progrès concret</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-progres-concret</link><description>L’USS salue l’acceptation de la rente transitoire par le Parlement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se bat depuis plusieurs années pour que les personnes qui ont travaillé toute leur vie durant ne passent pas à l’aide sociale si elles perdent leur emploi avant d’être à la retraite. L’introduction de la prestation transitoire est donc à saluer, même si le Parlement en a réduit le montant. Cette nouvelle mesure de correction sociale en faveur des personnes en fin de droit ne résout certes pas tous les problèmes des personnes concernées, mais elle représente un vrai progrès et confirme que le Parlement est prêt à soutenir des compromis orientés sur une solution trouvés par les partenaires sociaux.</p><p>Pour les chômeurs et chômeuses âgés qui, malgré d’innombrables recherches, n’ont pas trouvé d’emploi, une fois en fin de droit, c’est financièrement le plongeon. À un moment ou à un autre, impossible pour eux d’éviter l’aide sociale. Mais il se peut alors que, pour recevoir une aide financière, ils doivent d’abord épuiser leurs avoirs de vieillesse. Et cela, après avoir déjà dû utiliser presque toute leur fortune. Le recours aux prestations complémentaires pendant la retraite est ainsi programmé. C’est inacceptable.</p><p class="heading--h3">Développer la protection, maintenant plus que jamais</p><p>La crise du coronavirus a durement touché le marché du travail. Le nombre des plus de 55 ans au chômage a augmenté de près de 50&nbsp;% en mars et avril. L’Union syndicale suisse (USS) s’engage fermement aussi avec les partenaires sociaux pour que toutes les mesures soient mises en œuvre pour maintenir autant d’emplois que possible. Chaque licenciement à cause du virus est un licenciement de trop. Surtout pour les employé-e-s âgés de longue date dans leur entreprise. Sur cette question, les employeurs et employeuses doivent aussi assumer leur responsabilité.</p><p>Une fois à la retraite, celle ou celui qui a travaillé durant toute sa vie a besoin d’une couverture sociale meilleure, décente. Et c’est précisément pour cela que les partenaires sociaux et le Conseil fédéral ont mis en route la prestation transitoire. Celle-ci n’est toutefois qu’un premier pas concret en avant. C’est pourquoi il est d’autant plus important que le Conseil fédéral mette désormais rapidement en vigueur cette mesure.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7007</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 17:25:43 +0200</pubDate><title>Du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre</link><description>Un an après la grève des femmes: Du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais !</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 14 juin 2019 a eu lieu en Suisse la plus grande mobilisation politique depuis la grève nationale&nbsp;: plus d’un demi-million de femmes sont descendues dans la rue ce jour-là pour l’égalité. Nous voulons maintenant des actes. Les syndicats s’engagent daans le cadre d'une semaine violette pour la valorisation des professions féminines et réclament des salaires enfin plus élevés pour les femmes&nbsp;: actions dans les entreprises, déclarations des branches et débats en ligne. Sous le slogan&nbsp;: Du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais&nbsp;! Car la crise du coronavirus a clairement mis en évidence que le travail des femmes est indispensable. Pourtant, il continue à être sous-estimé et sous-payé.</strong></p><p>La grève des femmes* de 2019 a donné un signal fort. Mais les progrès en matière d’égalité sont encore beaucoup trop lents. Il y a bien eu quelques succès, comme la décision parlementaire sur le congé paternité ou&nbsp;la féminisation du Parlement&nbsp;en automne 2019 ainsi que des progrès ponctuels dans certaines branches et conventions collectives de travail, mais la situation ne s’est pas suffisamment améliorée.&nbsp;</p><p>Les applaudissements au balcon et une prime pour coronavirus ne suffisent pas. Il est grand temps que les salaires des professions mal rémunérées, typiquement assumées par des femmes*, augmentent de façon durable. L’examen rigoureux des salaires sous l’angle de la discrimination, comme le prescrit dès le 1er juillet la loi révisée sur l’égalité, offre de ce point de vue des opportunités.</p><p>Les syndicats poursuivron résolument&nbsp;sur cette voie. Il faut continuer à mobiliser l’opinion publique : après trois ans d’apprentissage, les éducatrices de la petite enfance et le personnel d’aide et soins à domicile par exemple gagnent entre 4’000 et 4'500 francs, alors que les peintres, couvreurs et maçons gagnent environ 1'000 francs de plus après un apprentissage de même durée. Le salaire médian des vendeuses s’élève à seulement 3’067 francs par mois, alors que les salaires de leurs client-e-s sont probablement deux fois plus élevés.&nbsp;</p><p>C’est la raison pour laquelle les associations de l’USS se mobilisent dès le 8 juin, au moyen de débats en ligne avec les branches, d’actions dans les entreprises et auprès du public. Pour donner du poids aux revendications de la grève des femmes* et attirer l’attention sur les conditions de travail des femmes*. Pendant la semaine violette, l’USS publie sur la plateforme&nbsp;<a href="http://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>&nbsp;des déclarations de femmes contribuant par leur travail à la gestion de la crise, ou issues de branches qui au contraire&nbsp;versent enfin des salaires équitables. Des vendeuses, des gardes d’enfants et des infirmières, ainsi que des postières et des contrôleuses de train, évoquent leur vie professionnelle quotidienne des derniers mois. Toutes n’ont pas pu travailler depuis leur domicile et sont confrontées à des conditions de travail difficiles et à des bas salaires dans leur profession. Par ailleurs, l’USS publiera&nbsp;de nouvelles analyses sur la situation des femmes en matière de rentes et de revenus.</p><p>Il est grand temps que les revendications de la grève des femmes* soient enfin satisfaites : il faut du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais !</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_webbild_rgb_3000_ohne_6e036510e8.webp" length="53360" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7004</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 15:43:27 +0200</pubDate><title>PostFinance : Se libérer de l’interdiction d’octroyer des crédits, sans tomber dans le piège de la privatisation partielle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-se-liberer-de-linterdiction-doctroyer-des-credits-sans-tomber-dans-le-piege-de-la-privatisation-partielle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>PostFinance est un établissement financier d’importance systémique. Ses services de paiement sont indispensables à la population, mais surtout à l’économie. Ce qui a bien fonctionné pendant des années devient problématique en raison de la persistance de taux d'intérêt bas&nbsp;: l’interdiction d’octroyer des crédits et des hypothèques menace l’existence de PostFinance de manière prévisible. Le résultat annuel se détériore rapidement, ce qui déstabilise à moyen terme l’ensemble du groupe de La Poste. Le Conseil fédéral tente maintenant un coup décisif, en levant l’interdiction. L’USS salue cette décision, avec quelques doutes sur la capacité de PostFinance à dégager une marge bénéficiaire en tant que «&nbsp;retardataire&nbsp;» sur le marché très concurrentiel des hypothèques et crédits. Presque toutes les banques ont désormais des concepts écologiques, même si elles ne sont pas toutes aussi crédibles.</p><p>Mais il vaut la peine d’essayer de libérer PostFinance, car son mandat de prestations de base est trop précieux pour que la politique se contente de regarder l’établissement financier continuer à s’affaiblir. Un grand nombre d’emplois dépendent directement et indirectement de la capacité de PostFinance à bien se repositionner.</p><p>Par contre, l’USS est fermement convaincue que la privatisation partielle prévue par l’ouverture de l’actionnariat n’est pas judicieuse. Alors que le Conseil fédéral espère que cette décision entraîne un afflux de capitaux comme base de fonds propres et une marge de manœuvre généreuse, l’USS craint que la pression pour optimiser les bénéfices augmente massivement et que le mandat de service universel soit menacé. Les deux impliquent une charge supplémentaire pour PostFinance sur sa nouvelle voie, sans nullement la renforcer.</p><p>Les temps sont très durs, et l’objectif est une reprise rapide et durable de l’économie. Prendre maintenant le risque d’affaiblir le service public de l’établissement financier d’importance systémique serait de la pure négligence.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/1/csm_meinepoststelle_7213ca457c.webp" length="84616" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7002</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 11:38:19 +0200</pubDate><title>Renforcer le service public : une condition de la reprise économique </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/renforcer-le-service-public-une-condition-de-la-reprise-economique</link><description>Le sortie de crise</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le service public joue un rôle central durant la période extraordinaire que nous vivons. Sans lui, la situation aurait été nettement pire et la Suisse n’aurait pas pu faire face de la même manière à la pandémie. Pourtant, de nombreux secteurs ressortent affaiblis de cette période, du point de vue de leurs finances, de leur organisation ou de la situation des travailleuses et travailleurs. Or, renforcer le service public en cette période de sortie des restrictions n’est pas une option, mais une nécessité fondamentale pour soutenir la reprise économique – et pouvoir faire face à la prochaine crise.</p><p>Alors que la Suisse faisait face à une pandémie sans précédent, et qui a nécessité des mesures d’une ampleur inattendue, le service public a tenu bon. Il a même constitué l’une des bases principales de la confiance continue de la population dans les dispositions prises pour lutter contre le coronavirus. Le service public joue donc un rôle de stabilisateur systémique qui était jusqu’ici insuffisamment reconnu. Dans un dossier publié aujourd’hui, l’Union syndicale suisse tire un premier bilan et formule des leçons pour l’avenir.</p><p>Le service public a démontré ses forces précisément là où ses adversaires croyaient voir ses faiblesses. Face à l’urgence et à la situation exceptionnelle, seule une organisation qui ne repose pas sur la concurrence, mais sur la coordination, est à même de réagir dans le sens de l’intérêt public. Cesser abruptement et de manière disparate certaines activités pour s’adapter à la demande à court terme aurait au contraire enclenché une spirale infernale. Planifier l’offre et les prestations en fonction des besoins de la population et disposer pour ce faire de ressources stables est donc particulièrement important en temps de crise.</p><p>Dans les transports publics ou dans la logistique, c’est ainsi bien l’association des différents acteurs et l’existence de mandats clairs de desserte de toutes les régions qui ont permis tant le maintien de prestations durant le semi-confinement que leur redémarrage très rapide une fois les restrictions levées. Dans l’accueil de jour ou la santé, les acteurs du service public ont assuré une offre jugée par tous absolument essentielle –&nbsp;heureusement sans se préoccuper, dans un premier temps, de sa rentabilité économique. Il a fallu engager des dépenses importantes et compter sur l’engagement sans faille d’un personnel auquel on parlait jusqu’ici principalement d’optimisation des coûts.</p><p>D’autres branches, comme les médias, ont du subir la situation pénible de voir leur mission renforcée dans son importance et être largement reconnue comme relevant du service public, mais dans le même temps leurs recettes s’effondrer –&nbsp;après des années de baisse continue. Quant au domaine culturel, le rythme auquel il pourra se relever est encore incertain. Il n’est plus possible d’ignorer, désormais, que la précarité de l’immense majorité des professionnel-le-s de la culture n’est pas seulement un problème social pour eux, mais qu’elle fragilise également l’ensemble du secteur lorsqu’arrive un événement imprévu.</p><p>Le service public a démontré dans la crise qu’il était essentiel, et il a fait preuve de robustesse et d’agilité. Le service public est une ressource, et non un coût. Il est donc urgent de renforcer les ressources financières dont il dispose, de permettre aux organisations et aux personnes qui le composent de sortir très rapidement de la situation de crise, et de revaloriser les professions qui se trouvent au front –&nbsp;depuis de longues années déjà.</p><p>L’Union syndicale suisse formule donc les revendications suivantes&nbsp;:</p><ul><li><strong>La priorité au développement du service public et le renoncement à toute forme de programme d’économie ou d’austérité.</strong> La crise a montré qu’il était important de disposer de réserves de capacité. L’approvisionnement de base de la population pourrait se retrouver en péril si une nouvelle crise survenait. Il faut donc plus de service public et moins de libéralisations. Les dépenses supplémentaires ou pertes de recettes dues à la pandémie ne doivent conduire à aucun plan de coupes dans les prestations ou les salaires.</li><li><strong>Une compensation rapide et complète des pertes et difficultés engendrées par la période de crise pour favoriser la reprise économique. </strong>Transports, soins, accueil des enfants, culture&nbsp;: il n’est pas acceptable, ni favorable à la reprise économique, que les acteurs du service public soient handicapés par des problèmes financiers durant les mois et les années à venir. Tout licenciement doit être empêché dans les entreprises subventionnées ou soutenues par les pouvoirs publics.</li><li><strong>La revalorisation des professionnel-le-s.</strong> Les salarié-e-s de la santé ou de l’accueil des enfants doivent voir leurs compétences mieux reconnues, au-delà des applaudissements. La sécurité sociale et de l’emploi des indépendant-e-s actifs dans de nombreux domaines du service public doit être améliorée.</li><li><strong>Renforcement de la coopération plutôt que de la concurrence et des mécanismes de financement stables.</strong> Mettre en place des lits de soins intensifs et accueillir des patients atteints par le coronavirus est moins rentable que bien d’autres actes médicaux. Produire une information de qualité est indispensable en temps de crise mais les recettes diminuent justement à ce moment. Il faut donc désormais miser sur de meilleurs incitatifs et garantir le financement des tâches essentielles pour rendre le service public plus résistant encore –&nbsp;par exemple en vue d’une prochaine crise.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/b/csm_Menschen-in-Bewegung_photocase_rclassen_9315e44618.webp" length="54846" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6984</guid><pubDate>Mon, 25 May 2020 14:15:15 +0200</pubDate><title>Crise du coronavirus : de nombreux problèmes à résoudre pour les salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/crise-du-coronavirus-de-nombreux-problemes-a-resoudre-pour-les-salarie-e-s</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation des travailleuses et travailleurs reste tendue même dans le contexte d’un redémarrage des activités économiques. L’Union syndicale suisse (USS) considère qu’il y a de nombreux problèmes à aborder. De manière générale, il faut à tout prix éviter les licenciements et maintenir le pouvoir d’achat. Enfin, les mesures d’économie dans la dépense publique doivent être évitées à tout prix, car elles ne feraient qu’accroître encore le chômage et freiner la reprise. La hausse du chômage chez les salarié-e-s en fin de carrière est inquiétante, et doit être rapidement contrecarrée.</p><p class="heading--h3">Problèmes économiques persistants, même après la levée des restrictions à l’activité</p><p>L’économie mondiale et le tourisme international restent sévèrement affaiblis, ce qui a des conséquences douloureuses dans un pays tourné vers l’exportation comme la Suisse. La garantie des salaires mise en place par le Conseil fédéral, en particulier l’extension rapide du chômage partiel, a évité une catastrophe à l’américaine sur le marché du travail. Pourtant, le chômage augmente en Suisse dans une proportion inédite. En mars et avril, la hausse a été de 40&nbsp;% (corrigée des variations saisonnières). Il est également inquiétant de constater que le chômage des 55-64 ans augmente plus fortement que la moyenne. Or, ces personnes risquent d’avoir nettement plus de difficulté à retrouver un emploi.</p><p class="heading--h3">La question du pouvoir d’achat se pose avec une acuité croissante</p><p>La crise touche davantage les faibles revenus. Ce sont en effet les branches avec les salaires les plus bas, comme l’hôtellerie-restauration ou la culture, qui ont connu le plus de chômage partiel et de chômage tout court. Les pertes de revenus de 20 à 30&nbsp;% qui en résultent pour les personnes concernées sont difficilement supportables. Les prestations de l’assurance-chômage sont insuffisantes dans ces cas de figure.</p><p class="heading--h3">Le frein à l’endettement, cause potentielle de chômage de masse</p><p>La politique financière expansive de la Confédération a stabilisé l’économie pendant la crise. Mais aujourd’hui, l’austérité qui menace au niveau fédéral et cantonal, ce qui ferait augmenter le chômage. Un amortissement des dettes liées à la pandémie sur 6 ans comme l’exige le frein à l’endettement conduirait la Suisse dans une récession de longue durée. Le pays dispose des marges de manœuvre financières nécessaires pour combattre la crise sans austérité.</p><p>L’USS formule les demandes suivantes&nbsp;:</p><ul><li><strong>Maintenir le pouvoir d’achat, en particulier pour les revenus bas et moyens&nbsp;:</strong> L’assurance-chômage, mais aussi les entreprises qui en ont les moyens, doivent payer les salaires à 100&nbsp;% en cas de chômage partiel. De plus, la charge des primes de l’assurance-maladie peut être réduite, soit par des subsides supplémentaires, soit par une diminution des réserves des caisses.</li><li><strong>Pas de mesures d’économie&nbsp;:</strong> Les dépenses extraordinaires de la Confédération dans le contexte de la pandémie ne doivent pas avoir pour conséquence des mesures d’économie, car celles-ci ne conduisent qu’à une hausse du chômage et à un ralentissement de la reprise. Il doit aussi être considéré comme normal qu’il puisse y avoir des déficits budgétaires en période de crise. Ils ne peuvent donc pas servir de prétexte pour réduire les dépenses.</li><li><strong>Pas de charges supplémentaires pour les salarié-e-s :</strong> L’assurance-chômage a encore besoin de moyens supplémentaires de la Confédération. Recourir à l’inverse à des augmentations de cotisations pèserait sur le pouvoir d’achat et aggraverait la crise. Nous espérons donc une mise en œuvre rapide des bonnes décisions prises le 20 mai. De plus, la contribution de solidarité pour l’assurance-chômage devrait être augmentée à 2,2&nbsp;%, soit au niveau du taux normal de cotisation.</li><li><strong>Plus de sécurité pour planifier l’avenir&nbsp;:</strong> La durée de versement des indemnités en cas de réduction de l’horaire de travail (chômage partiel) doit être aussi vite que possible prolongée à 18 mois. Un allongement de la durée d’indemnisation du chômage est nécessaire pour donner plus de sécurité aux jeunes et aux salarié-e-s en fin de carrière qui sont les plus touchés.</li><li><strong>Plus de sécurité pour les personnes les plustouchées&nbsp;:</strong> Le chômage augmente, en particulier chez les jeunes et chez les salarié-e-s en fin de carrière. L’allongement de la durée d’indemnisation du chômage est nécessaire pour leur donner plus de sécurité. Une réduction hâtive des prestations serait en revanche lourde de conséquences. Enfin, la prestation transitoire («&nbsp;rente-pont&nbsp;») est plus nécessaire que jamais dans la période actuelle.</li><li><strong>Mesures conjoncturelles supplémentaires&nbsp;:</strong> il faut des mesures additionnelles de soutien à la conjoncture pour prévenir une grave récession. Les partenaires sociaux doivent être associés à leur élaboration dans un groupe de travail.</li></ul><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200524_Crise_coronavirus_acte3.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Ici </a>se trouvent l’analyse et les revendications présentées hier à la rencontre des partenaires sociaux avec le Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6513</guid><pubDate>Wed, 20 May 2020 15:26:06 +0200</pubDate><title>Empêcher le chômage de masse, sauver les crèches et garderies</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/empecher-le-chomage-de-masse-sauver-les-creches-et-garderies</link><description>Coronavirus : décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’USS salue la décision du Conseil fédéral d’allouer un financement fédéral supplémentaire à l’assurance-chômage (AC). Cela permettra d’éviter une charge supplémentaire pour les salarié-e-s ordinaires et de maintenir le versement des indemnités en remplacement du salaire. Mais la perte de pouvoir d’achat reste un problème pressant pour les ménages à revenu faible ou moyens. Quant à l’accueil extrafamilial des enfants, il joue un rôle crucial dans la maîtrise de cette crise. Il doit donc être maintenu à tout prix au cours de cette période critique pour que l’on puisse le développer par la suite. Le fait que le Conseil fédéral confirme son soutien représente un premier pas en ce sens. La revendication pour une démarche coordonnée dans ce domaine reste toutefois un point en suspens.<br> &nbsp;</p><p class="heading--h4">Éviter de charger les salarié-e-s ordinaires</p><p>L’extension à grande échelle du chômage partiel a eu un effet préventif sur le chômage de masse et d’éviter une catastrophe comme celle qui se déroule aux États-Unis. L’Union syndicale suisse (USS) a demandé un financement supplémentaire de l’assurance-chômage par la Confédération. Les 14 milliards de francs supplémentaires affectés à l’assurance-chômage représentent un pas important que l’USS salue. Mais il faudra encore d’autres mesures pour que le fardeau des gens qui travaillent n’augmente pas.</p><p>En revanche, les ménages avec des revenus bas ou moyens sont frappés de plein fouet par le chômage partiel et les cruelles baisses de salaire. Ces pertes de revenus dans tout le pays représentent une catastrophe pour le pouvoir d’achat, tant au niveau de l’économie de la Suisse qu’au plan individuel. L’USS demande donc une garantie de salaire à 100&nbsp;% pour les faibles revenus ainsi qu’une prolongation des indemnités de chômage partiel afin d’éviter un glissement vers le chômage de masse et de préserver le pouvoir d’achat des revenus bas et moyens.</p><p class="heading--h4">Décision frileuse pour l’accueil des enfants</p><p>En ce qui concerne l’accueil extrafamilial des enfants, l’ordonnance d’urgence adoptée aujourd’hui par le gouvernement pour apporter un soutien financier à ce secteur pendant la crise sanitaire ne va pas assez loin. Si le Conseil fédéral suit le Parlement et prévoit des aides à hauteur de 65 millions de francs, la mise en œuvre reste aux mains des cantons. On est loin de la démarche coordonnée demandée par l’USS avec plus de 40 autres organisations.</p><p>La pandémie de COVID-19 a bien montré qu’il est très difficile de surmonter de telles crises sans disposer de structures d’accueil des enfants de qualité et en nombre suffisant. Le Conseil fédéral a donc obligé les cantons à maintenir une certaine activité des structures d’accueil pendant cette période extraordinaire. Mais il a laissé la question du financement dans les mains des cantons, des communes, des structures elles-mêmes et des parents. Le Parlement a corrigé le tir au cours de sa session spéciale et le Conseil fédéral a concrétisé cette décision dans l’ordonnance d’aujourd’hui.</p><p>L’USS est soulagée que la Confédération investisse enfin des moyens financiers pour le maintien des structures d’accueil, et qu’elle oblige les cantons à prendre des mesures de soutien. Elle rappelle toutefois qu’il faudra davantage de fonds pour bien surmonter cette crise ainsi qu’une démarche uniforme à l’échelle du pays. On voit ici que le fédéralisme atteint ses limites. Il s’agit maintenant de faire des efforts de coordination au niveau national pour que l’accueil des enfants ne sorte pas affaibli de la crise. Nous attendons de la Confédération qu’elle mette en route les travaux en ce sens avec l’ensemble des cantons et en collaboration avec les partenaires sociaux et les organisations professionnelles. Il faut aussi mettre en place un plan pour une éventuelle deuxième vague de la pandémie. Avec le soutien de la Coalition accueil des enfants, forte de plus de 40 organisations, l’USS a transmis ces revendications au Conseil fédéral et attend une mise en œuvre rapide.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6511</guid><pubDate>Wed, 20 May 2020 14:36:11 +0200</pubDate><title>Un contre-projet qui n’apporte aucune solution</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-contre-projet-qui-napporte-aucune-solution</link><description>Décision du Conseil fédéral sur l’initiative pour l’allègement des primes-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p class="lead">Le Conseil fédéral a décidé d’opposer à l’initiative pour l’allègement des primes-maladie un contre-projet qui ne résout rien. Et ce alors que les ménages aux revenus bas et moyens sont ceux qui perdent le plus de pouvoir d’achat dans la crise actuelle et auraient donc un besoin urgent de subsides plus élevés. La volonté du Conseil fédéral de combattre une initiative devenue plus importante encore par un contre-projet qui va à peine au-delà du droit en vigueur n’est qu’un subterfuge. Il appartiendra au Parlement de corriger le tir.</p><p>Au milieu des années 1990, le Conseil fédéral stipulait que les primes de l’assurance-maladie ne devraient pas dépasser 8&nbsp;% du revenu imposable des ménages. Aujourd’hui, cette charge atteint souvent le triple pour les ménages avec des revenus bas ou moyens. Malgré cela, le Conseil fédéral rejette l’objectif social – pourtant nettement moins ambitieux que celui qu’il avait fixé lui-même – visé par l’initiative pour l’allègement des primes-maladie.</p><p class="heading--h3">Des économies sur le dos des faibles revenus</p><p>Depuis l’an 2000, soit en 20 ans, la charge que représentent les primes-maladie pour les ménages a connu une augmentation réelle de 75&nbsp;% (après subsides&nbsp;!). La hausse des primes (+120&nbsp;%) n’est pas seule en cause&nbsp;: pendant la même période, les réductions de primes (ou subsides) n’ont cessé de fondre, passant de 12&nbsp;% des coûts de la santé en 2000 à moins de 6&nbsp;% aujourd’hui. Les cantons sont les principaux responsables de cette diminution constante&nbsp;: avec leurs nombreux trains de mesures d’économies, ils ont même parfois enfreint les dispositions minimales fixées dans la loi. C’est arrivé par exemple dans le canton de Lucerne, comme le Tribunal fédéral l’a confirmé dans un arrêt il y a un peu plus d’un an.</p><p>Il est impératif d’augmenter les subsides surtout au vu de la crise économique que nous vivons, avec des pertes salariales qui font mal, en particulier pour les ménages à bas et moyens revenus qui ne parviennent presque plus à joindre les deux bouts en raison du chômage partiel. Ces subsides permettent de renforcer directement le pouvoir d’achat des ménages à faible revenu. Pour l’USS, la crise liée au coronavirus a encore accentué l’urgence d’assurer un financement plus social au système de santé. Au Parlement maintenant de faire mieux et de se prononcer en faveur de l’initiative d’allègement des primes.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6488</guid><pubDate>Thu, 07 May 2020 10:53:53 +0200</pubDate><title>Avec les mesures de soutien, les licenciements liés au coronavirus sont inadmissibles</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/avec-les-mesures-de-soutien-les-licenciements-lies-au-coronavirus-sont-inadmis-sibles</link><description>Appel de l&#039;USS face à la hausse effarante du taux de chômage</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le taux de chômage explose&nbsp;: en seulement quelques semaines, il a augmenté de 40&nbsp;%&nbsp;! Une telle hausse est tout simplement sans précédent. Mais alors que la Confédération fait des efforts considérables pour soutenir les entreprises, celles-ci suppriment massivement des emplois&nbsp;: 50&nbsp;000 licenciements dus au coronavirus, c’est trop. Les employeurs et employeuses doivent faire preuve de solidarité et maintenir les emplois. C’est ce que demande l’Union syndicale suisse (USS) dans un <a href="https://www.sortie-de-crise-solidaire.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Appel</a>.</p><p>Les chiffres du chômage publiés aujourd’hui montrent à quel point la crise liée au coronavirus est dure pour bon nombre de salarié-e-s. En moins de deux mois, le nombre de personnes au chômage a grimpé de plus de 40&nbsp;%, soit près de 50&nbsp;000 (chiffres corrigés des valeurs saisonnières). Cela n’était encore jamais arrivé.</p><p>Le Conseil fédéral a pourtant pris des mesures considérables pour justement éviter cela. Il a facilité au maximum l’accès au chômage partiel et introduit des allocations perte de gain (APG) pour les salarié-e-s ayant des obligations familiales. Il a par ailleurs décidé de plusieurs autres mesures d’aide ainsi que des garanties de crédit. Il n’est donc pas acceptable que les entreprises licencient à tour de bras.</p><p>Nous trouvons particulièrement choquant de voir que le chômage augmente beaucoup aussi dans des branches qui n’ont pas été touchées par les fermetures obligatoires. C’est le cas par exemple dans l’industrie des machines et de l’horlogerie, dans la construction et dans les banques.</p><p>Dans cette crise sanitaire, la solidarité est le mot d’ordre. La Confédération soutient les entreprises à coup de milliards. Les entreprises ont des responsabilités&nbsp;: elles doivent maintenir les emplois. Il ne doit y avoir aucun licenciement pendant la crise que nous traversons. «&nbsp;Pour une sortie de crise solidaire&nbsp;»&nbsp;: c’est l’appel que lance l’Union syndicale suisse (USS) pour que la sortie de cette crise soit socialement acceptable. L’appel exige aussi que les salaires bas et moyens soient compensés à 100&nbsp;% pendant la durée du chômage partiel. Car&nbsp;: préserver le pouvoir d’achat est primordial pour les salarié-e-s concernés, mais aussi pour que l’ensemble de l’économie suisse puisse se remettre de cette crise.</p><p>Pour signer cet Appel : <a href="https://www.sortie-de-crise-solidaire.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.sortie-de-crise-solidaire.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/e/csm_Schlechte-Nachrichten_AntonioGuillem-iStock_klein_3346f05eb1.webp" length="94870" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6485</guid><pubDate>Wed, 06 May 2020 11:12:46 +0200</pubDate><title>Le Parlement corrige la copie du Conseil fédéral, mais il en faudra plus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/creches-le-parlement-corrige-mais-il-en-faudra-plus</link><description>Financement des crèches et garderies</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Parlement a&nbsp;attribué 65 millions aux crèches et garderies menacées financièrement par la situation actuelle, là où le Conseil fédéral ne souhaitait pas agir. Ce soutien est urgent pour que la crise liée à la lutte contre la pandémie ne soit pas suivie d’une crise de l’accueil de jour des enfants. Toutefois, il en faudra plus pour une sortie réussie aux yeux de l’Union&nbsp;syndicale suisse (USS).</p><p>65 millions de francs: telle est la somme votée par les deux chambres du Parlement pour soutenir les institutions d’accueil de jour durant la pandémie. L’USS se réjouit de cette correction apportée par le Parlement à l’inaction du Conseil fédéral, qui voulait la laisser entièrement aux cantons. Il faut cependant regretter que la version du Conseil des Etats avec un montant plus faible l’ait emporté et non celle de la commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national, qui proposait une enveloppe de 100 millions. Malgré tout, la somme décidée aura aussi l'effet, il faut l’espérer, d’inciter les cantons à financer suffisamment les places d’accueil de jour pour assurer leur maintien.</p><p>Pour réussir la sortie de crise sans mettre en danger l’accueil de jour des enfants, d’autres mesures restent indispensables. Les places existantes doivent être maintenues, mais il s’agit également d’en créer de nouvelles. Car les parents qui travaillent ne pourront plus recourir aussi facilement que par le passé aux grands-parents pour assumer la garde. La lacune qui en découle correspond selon de premières estimations à environ 50’000 places. Si elle n’est pas comblée, il y a fort à craindre que ce soient les mères qui en paient le prix en réduisant leur taux de travail ou même en abandonnant l’activité professionnelle. L’Union syndicale suisse met tout en œuvre pour prévenir la réalisation de ce scénario en s’engageant au sein d'<a href="/themes/travail/detail/laccueil-de-jour-des-enfants-au-coeur-de-la-strategie-de-sortie">une coalition de 40 organisations</a> qui demandent à la Confédération et aux cantons de mettre en place une organisation de l’accueil de jour à même de faire face aux défis à venir.</p><p>La crise nous montre que l’accueil de jour des enfants joue un rôle fondamental pour le fonctionnement de la société, et non une prestation de luxe dont la fourniture pourrait être laissée au marché. Le Parlement a corrigé la copie du Conseil fédéral et accordé une première contribution au maintien des structures existantes. Il faut maintenant rapidement engager des étapes supplémentaires pour développer l’accueil de jour des enfants.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6480</guid><pubDate>Fri, 01 May 2020 17:13:00 +0200</pubDate><title>Premier mai 2020: solidarité, plus que jamais!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/premier-mai-2020-solidarite-plus-que-jamais</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Un premier mai sans précédent bat son plein aujourd’hui. Il se déroule principalement en ligne, mais la mobilisation n’en est pas moins forte. Le monde du travail a fait entendre ses réalités et ses problèmes concrets, car sur le terrain, la situation est extrêmement tendue: nombre de salarié-e-s touchent moins de salaire que d’habitude et peinent à joindre les deux bouts, tandis que de nombreuses places de travail disparaissent. Un appel lancé aujourd’hui demande donc un remplacement à 100% du salaire pour les revenus les plus bas, et une cessation immédiate des licenciements.</p><p>Depuis 130 ans, le 1er mai est la journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Cette année, pour la toute première fois dans l’histoire du pays, elle n’a pas pu être célébrée dans des rassemblements. Cette année, la solidarité la plus efficace s’exprime en effet par le maintien des distances. Mais si la dimension sociale du 1er mai, dans les manifestations et sur les places, a dû être mise de côté, le monde du travail a néanmoins été au centre de l’attention. Sous le slogan solidarité, plus que jamais&nbsp;!, les syndicats ont donné leurs priorités dans la crise que nous affrontons.</p><p>Par plusieurs dizaines de contributions vidéo venues de toutes la Suisse, par des ateliers et tables rondes en direct tenues toutes la journées relayées sur les réseaux sociaux, en racontant le quotidien au travail et en discutant des perspectives d’avenir, tous les acteurs engagés en faveur du progrès social ont fait entendre leur voix. Dans de nombreux cantons, de nombreuses actions physiques réalisées depuis les fenêtres et les balcons sont venus compléter la mobilisation. Enfin, le programme en direct en français, diffusé sur la page <a href="https://www.mai2020.ch/fr" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">mai2020.ch</a> et sur tous les canaux des fédérations membres de l’USS, vient de s’achever. Elle a rassemblé les interventions de Pierre-Yves Maillard (président de l’USS), Ada Marra (vice-présidente du PS suisse), Vanessa Monney (secrétaire syndicale au SSP Vaud), Giangiorgio Gargantini (secrétaire régional pour le Tessin à Unia) et Philippe Martinez (secrétaire général de la CGT), pour un tour d’horizon des problématiques soulevées par la situation actuelle – dans notre pays, mais aussi au-delà de ses frontières.</p><p>Egalement présente dans le programme en direct en allemand, la présidente d’Unia, Vania Alleva, a souligné que «&nbsp;la sécurité sociale est ce qui nous rend forts, la solidarité est ce qui nous permet d’avancer&nbsp;: la crise que nous traversons le démontre une nouvelle fois&nbsp;». Pour Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, la mobilisation du monde du travail en ce premier mai est plus nécessaire que jamais&nbsp;: «&nbsp;la seule sortie de crise possible est celle qui se fonde sur la justice sociale&nbsp;».</p><p>Dans la crise que nous traversons actuellement, la situation de nombreuses personnes qui travaillent est extrêmement sérieuse. Des centaines de milliers de salarié-e-s viennent de traverser le mois d’avril avec un revenu réduit de 20% – alors que, parfois, le salaire habituel permet tout juste de joindre les deux bouts. Dans le même temps, des entreprises licencient – et d’autres versent des dividendes à leurs actionnaires, alors qu’elles bénéficient d’un dispositif de chômage partiel extraordinaire et financé par l’argent public. C’est pourquoi les syndicats lancent aujourd’hui l’appel&nbsp;Pour une sortie de crise solidaire, qui demande un remplacement à 100% des salaires jusqu’à 5000 francs nets et la garantie des emplois dans les entreprises qui perçoivent des indemnités de chômage partiel.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Screenshot-streaminglive_586a16a2e3.webp" length="90458" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6475</guid><pubDate>Tue, 28 Apr 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>L’accueil de jour des enfants au cœur de la stratégie de sortie</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/laccueil-de-jour-des-enfants-au-coeur-de-la-strategie-de-sortie</link><description>Une vaste coalition pour l’accueil de jour des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’accueil extrafamilial des enfants ne doit pas être affaibli par le coronavirus, mais au contraire doit sortir renforcé de la crise. C’est ce que demande une large coalition de 37 groupes d’intérêts et organisations politiques. Pour maintenir et développer les places d’accueil et protéger le bien-être des enfants, Confédération et des cantons doivent agir.</p><p>La question de la garde d’enfants joue un rôle central dans la situation actuelle, caractérisée par la lutte contre le coronavirus. Le corps enseignant et le personnel de garde, les élèves, les parents, les cantons et les communes font un gros effort pour maîtriser cette situation extraordinaire grâce au travail à domicile, à l’école à distance, et à la réorganisation en plus petits groupes d’enfants Mais des améliorations et une action coordonnée sur le plan Suisse restent nécessaires pour éviter que la crise actuelle ne soit suivie d’une crise des crèches et garderies.</p><p>Le Conseil fédéral a reconnu l’importance de l’accueil des enfants et a estimé qu’il devait être maintenu même pendant la durée des mesures de restriction. Mais il s’est abstenu de réglementer le fonctionnement ou le financement des structures d’accueil dans cette situation exceptionnelle. Conséquences : des réglementations cantonales différentes relatives au financement et aux critères d’admission se côtoient, ce qui est source de confusion et de frustration. Les parents sont priés de s’occuper de leurs enfants à la maison, mais ils restent partiellement obligés de payer les frais de garde. Dans les cantons où les crèches et garderies sont ouvertes, la question de savoir si les parents ont le droit de bénéficier de l’allocation perte de gain pour parents à cause du coronavirus n’est pas claire. Quant aux salarié-e-s en télétravail, ils essaient de concilier au mieux et non sans peine activité rémunérée et garde des enfants. Enfin, les structures de garde ignorent combien de temps elles pourront assumer financièrement le travail en petits groupes et verser les salaires de leurs employé-e-s.</p><p>L’ouverture de nombreux services supplémentaires depuis le 27 avril complique encore la situation, car de nombreux parents doivent à nouveau se présenter sur leur lieu de travail. Et lorsque les écoles, jardins d’enfants et halte-garderies pourront reprendre leurs activités en mai, il y aura des défis supplémentaires à relever, pour garantir un bon fonctionnement et la protection de la santé des enfants, du personnel et des parents. Enfin, les grands-parents seront probablement indisponibles à long terme pour garder les enfants, et devront donc être remplacés.</p><p>La garde d’enfants doit donc être au centre de toute stratégie de sortie de crise. Si les autorités devaient renoncer à agir, ce serait au détriment des enfants et des parents, du personnel d’accueil et du corps enseignant, des personnes vulnérables et des grands-parents, et donc de l’égalité, de l’économie et de l’ensemble de la société. Il faut à tout prix l’éviter.</p><p>Une large coalition de 37 organisations de salarié-e-s, de femmes, des droits de l’enfant, des familles et de retraité-e-s, des partis politiques et d’autres groupes d’intérêt demandent donc à la Confédération et aux cantons de développer rapidement un plan d’action tourné vers l’avenir pour l’accueil de jour des enfants dans la sortie de la crise provoquée par la lutte contre le coronavirus. Il devrait être élaboré avec une attention particulière portée au bien-être des enfants et en impliquant les organisations spécialisées et les partenaires sociaux. L’activité rémunérée et la garde d’enfants doivent être à nouveau dissociées, ce qui nécessite non seulement le maintien des structures actuelles d’accueil extra-familial, mais aussi leur développement.</p><p><sub>Les organisations suivantes soutiennent cet appel : Alliance F, Anyworking Mom, Avivo, Business and Professional Women, Femmes PDC, Eidg. Kommission dini Mueter, Commission fédérale pour les questions féminines, Elternkomitee Kinderbetreuung, Femmes protestantes en Suisse, Centre de contact spécialisé pour les groupes de jeu du Canton de Berne, Les Verts, Protection de l’enfance Suisse, Dachverband Lehrerinnen und Lehrer Schweiz, Manifestgruppe der Grossmütterrevolution, männer.ch, Réseau d’acueil extrafamilial, Pro Enfance, Pro Familia, Pro Juventute, Association suisse des infirmiers et infirmières, Syndicat des enseignants romands, SEV, Union syndicale suisse, PS Suisse, Femmes socialistes, Fédération suisse des familles monoparentales, syndicom, Travail Suisse, Trotzphase, Unia, Unicef, Fédération des associations de retraités et de l’entraide en Suisse, Verband Schweizer Spielgruppenleiterinnen, Association suisse pour l’accueil parascolaire, VEV, ssp, Association suisse des médecins assistants et chefs de clinique, WIDE</sub></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6466</guid><pubDate>Tue, 21 Apr 2020 10:15:05 +0200</pubDate><title>Une augmentation générale des salaires et davantage de conventions collectives de travail avec de bons salaires minimaux sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-augmentation-generale-des-salaires-et-davantage-de-conventions-collectives-de-travail-avec-de-bons-salaires-minimaux-sont-necessaires</link><description>Résultats préoccupants de l’Enquête sur la structure des salaires 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’évolution des salaires entre 2016 et 2018 est insuffisante. Les salaires réels ont baissé de 0,8 % – notamment chez les employé-e-s sans fonction de cadre (-1 %). L’examen par branche met négativement en avant la branche de la sécurité seulement partiellement protégée par des salaires minimaux ( -6 % réels) ainsi que les services postaux et de paquets (-3 % réels). Il est réjouissant de constater que le retard des salaires féminins s’est de nouveau un peu réduit, passant de 12 à 11,5 %. C’est ce que montrent les résultats de l’enquête sur la structure des salaires (ESS) 2018 publiés aujourd’hui.</p><p>La période de 2016 à 2018 a été difficile au niveau de la politique salariale, c’est connu. L’enquête sur la structure des salaires confirme maintenant que ce sont dans les branches sans convention collective fixant un salaire minimum que les plus graves problèmes se posent. Dans les branches avec CCT classiques comme l'hôtellerie-restauration ou le second œuvre, les salaires réels ont augmenté. Dans le commerce de détail aussi, le résultat a été positif malgré un environnement difficile. À l’inverse, les craintes des syndicats se sont confirmées dans la branche de la sécurité où le dumping fait rage (pas de CCT pour les petites entreprises) ou dans la logistique (services postaux et de courrier), dont les salaires ont été mis sous pression.</p><p>Pour la première fois depuis dix ans, la situation dans le secteur des bas salaires s’est également détériorée. Le nombre d’emplois à bas salaire a augmenté à 353’000 (2016&nbsp;: 329’000). Les salaires des 10 % inférieurs ont même baissé en termes réels de 1,7 %, alors que les 10 % supérieurs ont continué à augmenter de 1 %.</p><p>Il est réjouissant de constater que la différence salariale entre les sexes s’est légèrement réduite depuis 2016. Cette réduction peut aussi être attribuée à l’engagement syndical contre la discrimination faite aux femmes dans le monde du travail. Les femmes sont surreprésentées parmi les bas salaires de moins de 4’500 CHF, alors qu’elles sont clairement sous-représentées pour les salaires mensuels supérieurs à 16’000 CHF avec 17,6 %. Les chiffres de l’ESS 2018 publiés aujourd’hui ne disent rien de la discrimination salariale liée au sexe. Elle sera calculée ultérieurement sur la base des différences de salaire moyen pour un travail de valeur égale.</p><p>Pour résoudre les problèmes salariaux, l’USS a lancé une offensive sur le pouvoir d’achat. Des CCT avec de bons salaires minimaux sont nécessaires dans toutes les branches, et en priorité dans la sécurité et la logistique. Les problèmes de pouvoir d’achat se sont aggravés avec la crise provoquée par les mesures de lutte contre le coronavirus, raison pour laquelle l’USS demande en cas de chômage partiel le versement de 100 % du salaire pour les employé-e-s aux plus bas revenus.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6464</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2020 18:29:15 +0200</pubDate><title>Soutien aux crèches et garderies : un peu d&#039;air, mais  ça ne suffira pas </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/kommission-korrigiert-bundesraetliche-fehlentscheide-ein-bisschen</link><description>La crise liée au coronavirus risque bien d’être suivie d’une crise de la prise en charge des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le&nbsp;Conseil fédéral s'est montré trop timide en matière de soutien aux structures d'accueil de jour des&nbsp;enfants. Les&nbsp;Commissions de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) et du Conseil des États (CSEC-E) veulent, au contraire, agir: l’Union syndicale suisse (USS) salue leur décision de soutenir financièrement les crèches et garderies. Cependant, l'USS&nbsp;regrette que la CSEC-E n’ait pas suivi les propositions plus ambitieuses de la commission&nbsp;du National.</p><p>La crise liée aux mesures de lutte contre le coronavirus risque bien d’être suivie d’une crise de l'accueil de jour&nbsp;des enfants&nbsp;: les grands-parents ne pourront pas reprendre pleinement leur rôle avant belle lurette et le télétravail avec les enfants à la maison fonctionne tout au plus lorsque les enfants sont grands. De plus, de nombreuses structures&nbsp;pourraient ne pas survivre financièrement à cette crise&nbsp;alors que les&nbsp;contributions des parents font défaut et que le&nbsp;fonctionnement en plus petits groupes entraîne des coûts plus élevés. Le Conseil fédéral a décidé, en vertu du droit d’urgence, que les structures d’accueil devaient rester ouvertes parce qu’indispensables, mais il s’est refusé à régler à travers le même droit d’urgence la question du financement de leur activité.</p><p>Les deux commissions de la science, de l’éducation et de la culture ont donc pris les choses en main&nbsp;: elles ont décidé que la Confédération devait&nbsp;compenser un tiers des coûts engagés par les cantons pour soutenir les crèches et garderies. Cette aide financière est plus que nécessaire, mais elle ne suffira pas pour éviter la crise qui s’annonce dans ce domaine&nbsp;: en effet, les cantons restent libres d’apporter, ou non, une aide aux structures d’accueil. La CSEC-N, elle, voulait aller plus loin&nbsp;avec son&nbsp;initiative parlementaire faisant&nbsp;porter la&nbsp;charge à parts égales sur&nbsp;la Confédération et les cantons, par l'entremise d'un&nbsp;arrêté urgent. L'USS déplore que la commission des Etats ne l'ait pas suivie dans cette voie.</p><p>Les pouvoirs publics doivent à tout prix éviter que des places d’accueil de jour des&nbsp;enfants ne disparaissent à cause de cette crise sanitaire. Pour beaucoup de femmes, cela singifierait&nbsp;un&nbsp;retrait de la vie professionnelle. Au contraire, il faudrait augmenter le nombre de places, notamment pour compenser le vide laissé par les grands-parents. De plus, la Confédération doit de toute urgence unifier la réglementation en matière de prise en charge des enfants pendant cette situation extraordinaire et édicter&nbsp;des prescriptions claires concernant l’activité en petits groupes. La mosaïque de solutions cantonales qui règne en ce moment cause&nbsp;de l’insécurité chez les parents et auprès du personnel des crèches et garderies.</p><p>De nombreux parents – et surtout les mères – doivent déjà batailler avec la double charge du télétravail et de la prise en charge des enfants. Ce problème va encore s’accentuer lorsque plusieurs acitivités du domaine des services&nbsp;pourront reprendre dès&nbsp;le 27 avril. Les employé-e-s auront besoin de structures d’accueil&nbsp;!</p><p>Nous attendons du Parlement qu’il prenne rapidement les décisions qui s’imposent lors de la session spéciale du mois de mai, pour éviter d'ajouter aux difficultés actuelles une crise de l'accueil de jour des enfants.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6460</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2020 19:50:00 +0200</pubDate><title>La pression pour soutenir les médias reste élevée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-pression-pour-soutenir-les-medias-reste-elevee</link><description>Réaction de l&#039;USS à la décision du Conseil fédéral de modifier l’ordonnance sur la redevance radio-TV </description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme on pouvait s’y attendre, la redevance de radio-télévision générale et indépendante des appareils a rapporté plus que le système «&nbsp;Billag&nbsp;» des années précédentes. Le Conseil fédéral a donc décidé de relever de 50 millions de francs le plafonnement du financement de la SSR et de doubler son soutien à l’agence Keystone-ATS, le portant ainsi à quatre millions par année. Ces hausses sont plus que bienvenues dans le contexte actuel de crise. Elles représentent aussi un signal clair en faveur du service public pour lequel œuvre la SSR, mais aussi Keystone-ATS avec ses prestations pour les médias régionaux et locaux.</p><p>Pour l’USS, il était toutefois complètement inutile de décider par la même occasion d’introduire des tarifs différenciés de redevance pour les entreprises, avec pour conséquence de faire baisser les recettes de 53 millions de francs environ. D’autant plus qu’il s’agit là d’une estimation qui ne tient même pas compte des pertes économiques provoquées par la pandémie de coronavirus dans à peu près toutes les branches.</p><p>Avec la baisse de 30 francs de la redevance pour les ménages, le Conseil fédéral tente de tenir une promesse faite lors de l’introduction de la redevance indépendante des appareils. Si les efforts du Conseil fédéral de faire profiter les entreprises et les ménages des modifications de la redevance sont compréhensibles, ils sont peut-être un peu prématurés. Car la crise des médias existait déjà avant la pandémie actuelle, même si celle-ci l’a encore aggravée&nbsp;: les recettes publicitaires fondent comme neige au soleil et une inversion de cette tendance est improbable. En ce moment pourtant, on voit plus que jamais à quel point des médias de service public assurés sur l’ensemble du territoire sont indispensables. Mais sans un soutien financier accru des pouvoirs publics, ces médias ne pourront pas survivre. Toutes celles et ceux qui s’opposent à un soutien étatique des médias doivent en être conscients.</p><p>L’USS salue le relèvement du plafond des revenus de la SSR de 50 millions de francs, mais elle sait que cette mesure ne donnera qu’un répit passager à la pression sur les coûts. Les emplois restent menacés dans la plus grande entreprise de médias du service public. Et pour l’ensemble des médias, les perspectives sont extrêmement précaires pour les années à venir&nbsp;: une action des pouvoirs publics restera nécessaire.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/7/csm_mediendings_2a7dccba8a.webp" length="53454" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6461</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2020 15:59:25 +0200</pubDate><title>Sécuriser les revenus et protéger les salarié-e-s vulnérables sont deux fondements d’une sortie réussie</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/securiser-les-revenus-et-proteger-les-salarie-e-s-vulnerables-sont-deux-fondements-dune-sortie-reussie</link><description>Le Conseil fédéral trace une perspective et améliore la protection des travailleuses et travailleurs.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral étend substantiellement le filet de sécurité pour les indépendant-e-s et améliore la protection des salarié-e-s vulnérables : il répond ainsi à des demandes importantes formulées par l’USS. La meilleure stratégie de sortie est celle qui préserve le pouvoir d’achat et les emplois. Les salaires bas et moyens doivent être remplacés à 100% et les entreprises qui profitent des aides fédérales ne doivent pas pouvoir licencier.</p><h4>Un progrès important pour la protection des salarié-e-s vulnérables</h4><p>La situation juridique devient plus claire et plus juste : en principe, les salarié-e-s vulnérables ne devraient faire que du télétravail. Lorsque ce n’est pas possible, les travailleuses et travailleurs concernés auront le choix de continuer ou non à exercer leur activité. En effet, l’employeur doit adapter le travail autant que possible à la santé de l’employé-e. Si la personne concernée ne se sent pas en sécurité au travail ou au cours des déplacements pour s’y rendre, elle peut, avec une attestation médicale, rester à la maison. Les employeurs peuvent alors solliciter des indemnités pour réduction de l’horaire de travail : il n’y a donc aucune justification ni aucune nécessité économique de licencier.</p><p>L’USS est soulagée que les salarié-e-s vulnérables ne puissent plus être forcés à aller au travail. La situation de pandémie est déjà une épreuve suffisamment difficile pour eux. Il était plus qu’indispensable de leur permettre de se protéger contre la contagion conformément aux normes de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).</p><h4>Un filet de sécurité pour les indépendant-e-s</h4><p>La crise entraînée par les mesures de lutte contre la pandémie a fait mis en lumière un problème connu de longue date : l’intégration insuffisante des indépendant-e-s dans les dispositifs de sécurité sociale. L’USS salue donc l’extension du filet de sécurité à celles et ceux qui sont indirectement très touchés par les effets de la crise. Cet élargissement du cercle des bénéficiaires d’allocations pour perte de gain constitue une aide rapide aux personnes concernées et les préserve des effets d’une chute brutale de leurs revenus.</p><h4>Sortie par étape : tenir compte des réalités du monde du travail&nbsp;</h4><p>L’USS se réjouit que le Conseil fédéral ait donné une perspective quant à la levée progressive des mesures extraordinaires prises pour contenir la pandémie en Suisse. Le rythme des étapes à partir du 27 avril sera adapté selon l’évolution épidémiologique. Les préoccupations de santé publique et les réalités sur les lieux de travail doivent figurer au cœur des réflexions et des décisions. Il est par ailleurs souhaitable que le Conseil fédéral continue à indiquer de manière transparente sur quelles informations il fonde ses décisions.</p><p>Les salarié-e-s ressentent aujourd’hui déjà les effets de la crise. La meilleure stratégie est donc celle qui préserve le pouvoir d’achat, avec un remplacement du salaire à 100 % pour les revenus modestes et moyens et aucun licenciement dans les entreprises qui profitent du soutien de la Confédération. Enfin, les structures d’accueil de jour pour les enfants doivent à tout prix recevoir des garanties financières pour que leur pérennité soit assurée, car c’est également une condition de la bonne reprise du travail.</p><p>La protection des travailleuses et travailleurs dans les activités économiques qui reprendront progressivement doit être traitée au même niveau de priorité que les mesures concernant la vie sociale et privée. L’USS souhaite que les partenaires sociaux soient associés au pilotage de la transition. Elle continuera à formuler des propositions pour limiter les conséquences, déjà palpables, sur le marché du travail.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_Handwerker-Mundschutz-Pause_iStock-sam_thomas_c5c3cb6511.webp" length="303102" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6454</guid><pubDate>Wed, 15 Apr 2020 13:00:00 +0200</pubDate><title>La préservation du pouvoir d’achat et des emplois est le meilleur programme conjoncturel </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-preservation-du-pouvoir-dachat-et-des-emplois-est-le-meilleur-programme-conjoncturel</link><description>Situation dans le monde du travail et conditions pour la sortie de crise du point de vue syndical</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise due aux mesures de lutte contre la pandémie touche la Suisse avec une force sans précédent. Pour éviter des problèmes sociaux et des dégâts économiques trop importants, les salaires doivent être garantis et les licenciements évités. La préservation des places de travail et du pouvoir d’achat constitue aussi la condition nécessaire pour toute stratégie de sortie. L’USS demande par ailleurs au Conseil fédéral de présenter enfin une solution pour les travailleuses et travailleurs particulièrement vulnérables, pour les indépendant-e-s et pour le financement de l’accueil de jour des enfants.</p><h3>Garantir les salaires, éviter les licenciements</h3><p>La crise engendrée par les mesures de lutte contre la pandémie touche tout particulièrement les revenus faibles et moyens. Le chômage partiel peut signifier une perte de salaire allant jusqu’à 20 pour-cent. Les personnes licenciées ont de la peine à trouver un nouvel emploi, en particulier si elles sont plutôt en fin de carrière, car les entreprises font preuve d’une grande réserve quant aux embauches. L’économiste en chef de l’USS Daniel Lampart constate avec inquiétude qu’« entre fin mars et le 9 avril, 10'000 personnes de plus se sont retrouvées au chômage. Lors de récessions précédentes, nous avions connu des hausses de 4000 personnes au chômage par mois ».</p><p>Pour les salarié-e-s aux revenus faibles et moyens, il faut donc de nouvelles mesures telles qu’une garantie du paiement du salaire à 100% et une réduction sur les primes d’assurance maladie financée par la Confédération. Simultanément, les entreprises qui recourent au chômage partiel doivent s’abstenir de licencier ou de payer des dividendes. Quant aux travailleuses et travailleurs plus proches de l’âge de la retraite, ils doivent bénéficier d’une protection accrue contre le licenciement. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, affirme donc que « la préservation du pouvoir d’achat pour les revenus bas et moyens doit être la première priorité dans la lutte contre la crise ». La présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, Vania Alleva, ajoute : « il faut à la fois contrôler la pandémie et lutter contre les injustices sociales. Aujourd’hui, les filets de sécurité ne protègent pas encore tout le monde&nbsp;».</p><h3>Prévenir une crise de l’accueil de jour des enfants</h3><p>Les hésitations du Conseil fédéral concernant le sauvetage financier de l’accueil de jour des enfants sont incompréhensibles en particulier au regard des défis posés par la sortie progressive de la situation extraordinaire actuelle. En effet, de nombreuses structures sont menacées dans leur existence, et avec elles, c’est tout un système patiemment construit qui l’est aussi. Et quand bien même la situation se normaliserait sans perte en même temps que les écoles rouvriraient, un problème persisterait&nbsp;: les grands-parents, en tant que personnes à risques, pourraient bien ne pas pouvoir assumer des tâches de garde pendant encore un certain temps. On estime qu’il ne faudrait pas moins de 50'000 nouvelles places pour compenser cette absence.</p><p>Giorgio Tuti, président du SEV et vice-président de l’USS, rappelle les défis auxquels sont actuellement confrontés les salarié-e-s du service public, dont la crise achève de démontrer l’importance. Il souligne qu’un soutien suffisant aux structures d’accueil de jour des enfants est impératif pour envisager avec sérénité la levée progressive des mesures.</p><h3>Une solution rapide pour les travailleuses et travailleurs vulnérables</h3><p>En vue d’une levée progressive des mesures, il s’agit aussi de trouver rapidement une solution pour les salarié-e-s particulièrement vulnérables, pour lesquels le virus continuera à constituer une menace très sérieuse. Alors que l’Office fédéral de la santé publique les invite à rester à la maison à tout prix, ces personnes sont contraintes de continuer à travailler. Le Conseil fédéral doit enfin prendre une décision à la hauteur de l’enjeu. L’USS est ouverte à une définition plus précise des critères de vulnérabilité. Tout laisse à penser que le coronavirus continuera à être une menace pendant un certain temps. Il n’est pas acceptable, dans ce contexte, que les mesures de lutte contre la contagion et de protection de la santé ne soient appliquées qu’insuffisamment sur les lieux de travail. C’est du reste un obstacle pour la reprise à plein de l’activité économique. Il faut corriger les manquements, et vite&nbsp;: les syndicats en sont convaincus, et ils sont prêts à y contribuer.</p><p>A lui seul, le virus ne rendra pas le monde meilleur. Toutefois, face à lui, d’innombrables manifestations de solidarité se sont produites, à tous les niveaux, et malgré des perspectives économiques menaçantes. Si la pandémie nous demande de mettre entre nous une distance physique, face à elle, nous avons tenu bon ensemble. La solidarité doit donc être également le maître-mot de la sortie de crise, aujourd’hui plus que jamais.</p><h3>Revendications de l’USS</h3><p>Pour améliorer la situation des travailleuses et travailleurs dans la période difficile que nous traversons, l’USS formule les revendications suivantes&nbsp;:</p><ul><li>Les travailleuses et travailleurs vulnérables doivent enfin pouvoir rester à la maison et voir leur salaire garanti, ou être protégés, au travail, par des équipements et des mesures bien définies et réellement efficaces. Il appartient au Conseil fédéral d’apporter une solution en ce sens.</li><li>Pas de faillites ni de licenciements dans les entreprises&nbsp;: les entreprises qui font usage des soutiens proposés par la Confédération ne doivent pas pouvoir licencier leurs employé-e-s, ni distribuer des dividendes. Les salarié-e-s en fin de carrière qui ont une certaine ancienneté doivent être mieux protégés contre le licenciement.</li><li>Le maintien du pouvoir d’achat est d’une importance capitale&nbsp;: les revenus bas et moyens doivent être garantis à 100&nbsp;% et une réduction sur les primes d’assurance-maladie financée par la Confédération doit être consentie.</li><li>Protéger le système d’accueil de jour des enfants&nbsp;: les collectivités publiques doivent à tout prix préserver les structures de tout problème financier pour que la garde des enfants puisse être assurée. Parallèlement, l’absence durable des personnes âgées pour assurer ces tâches doit être compensée par la création de places et la poursuite de l’allocation perte de gain pour parents.</li><li>Faire respecter concrètement et complètement, y compris par des contrôles, les normes de protection de la santé sur les lieux de travail.</li><li>Accorder à l’assurance-chômage des moyens financiers supplémentaires, puisque les 6&nbsp;milliards initialement prévus seront probablement épuisés dans le courant du mois d’avril.</li><li>Mise en place d’un fonds pour les cas de rigueur parmi les indépendant-e-s, par la Confédération seule ou avec les cantons, ainsi que d’une aide spécifie à Swiss et aux entreprises du secteur aérien pour surmonter la crise.</li><li>Participation de la Suisse à la coordination internationale pour la stabilisation de la conjoncture.</li><li>Maintien des droits des travailleurs étrangers (reprise de l’octroi, pour l’instant suspendu, des permis de travail.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/5/csm_Corona-junge-Fenster-Regenbogen_iStock-onFokus_af3f31dcfd.webp" length="113228" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6446</guid><pubDate>Wed, 08 Apr 2020 18:36:00 +0200</pubDate><title>Il reste beaucoup à faire pour combattre les effets de la crise</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/il-reste-beaucoup-a-faire-pour-combattre-les-effets-de-la-crise</link><description>Chaque licenciement lié au coronavirus est un licenciement de trop ! </description><content:encoded><![CDATA[<p>Par sa décision d’étendre l’accès au chômage partiel aux travailleuses et travailleurs sur appel, le Conseil fédéral apporte une amélioration supplémentaire au dispositif de protection des salarié-e-s contre les conséquences de la crise. Les syndicats se réjouissent de cette décision qu’ils avaient appelée de leurs vœux. Le traitement rapide des demandes de chômage partiel a bien fonctionné jusqu’ici.</p><p>Par contre, il est regrettable que les nouvelles allocations pour perte de gain destinées aux parents concernés par la fermeture des écoles et des garderies soient peu communiquées et en conséquence encore insuffisamment utilisées, avec pour conséquence une très forte pression sur nombre des salarié-e-s forcés de cumuler travail et garde des enfants.</p><p>Mais surtout, au vu des moyens extraordinaires déployés pour aider les employeurs à payer les salaires, les licenciements doivent cesser immédiatement. Les entreprises bénéficient de soutiens sans précédents pour préserver les places de travail&nbsp;: chaque licenciement lié au coronavirus est un licenciement de trop&nbsp;!&nbsp;</p><p>De nombreux problèmes restent par ailleurs posés bientôt quatre semaines après les décisions drastiques prises pour combattre la pandémie. Le Conseil fédéral semble désormais bloqué&nbsp;: il n’apporte ainsi aucune réponse à la question de la protection des travailleurs vulnérables, qui est pourtant aussi importante aujourd’hui que pour préparer l’avenir. L’USS a fait d’importants efforts dans le dialogue entre partenaires sociaux et avec les offices concernés afin de présenter des solutions concrètes et praticables. En l’absence de progrès sur ce tableau, les risques courus par les personnes concernées restent très élevés, et engagent clairement la responsabilité du Conseil fédéral.</p><p>Les syndicats, qui continuent d’être sollicités par de très nombreux salarié-e-s insécurisés, s’étonnent aussi du silence des milieux spécialisés à propos de ce sujet fondamental qu’est la protection des personnes vulnérables. Plus largement, ils constatent que les contrôles du respect des normes sanitaires restent largement insatisfaisants toutes branches confondues, et que cette situation fait aussi peser des risques préoccupants non seulement sur de nombreux salarié-e-s, mais aussi sur le contrôle de la pandémie. Il est grand temps que les réalités du monde du travail soient traitées à égalité et donc avec la même rigueur et la même clarté que tous les autres domaines de la vie.</p><p>Pendant ce temps, des dispositions importantes de la loi sur le travail restent suspendues dans les hôpitaux, une mesure incompréhensible prise sans aucune consultation des partenaires sociaux. Et le Conseil fédéral a renoncé à agir contre les risques financiers pesant sur tout le système d’accueil de jour des enfants, dont la nécessité est pourtant reconnue par tous. Prendre le risque de voir des structures d’accueil de jour disparaître, c’est fragiliser l’une des conditions nécessaires d’une reprise du travail le moment venu.</p><p>L’Union syndicale suisse est préoccupée de cette inaction. Elle ne permet pas d’envisager avec sérénité la suite de la période extraordinaire que nous connaissons, ni celle qui suivra. Des mesures d’urgence historiques ont été prises pour sauvegarder les salaires et les emplois, et la protection du pouvoir d’achat constitue à l’heure actuelle le meilleur programme de relance possible. Si le Conseil fédéral ne comble pas les lacunes du dispositif et que les entreprises versent des dividendes et pratiquent des licenciements, le risque que de nombreux salarié-e-s fassent les frais des mesures de lutte contre la pandémie est réel.&nbsp;Pour l’éviter, les syndicats continueront à formuler des propositions concrètes dans le cadre du partenariat social et auprès du Conseil fédéral.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6444</guid><pubDate>Tue, 07 Apr 2020 18:45:00 +0200</pubDate><title>Pandémie : la loi sur le travail doit rester applicable dans les hôpitaux </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pandemie-la-loi-sur-le-travail-doit-rester-applicable-dans-les-hopitaux</link><description>Dans les services hospitaliers concernés par le COVID-19, les prescriptions légales sur les temps de travail et de repos sont suspendues.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une large coalition d'organisation d'employé-e-s demande aujourd'hui au Conseil fédéral de revenir sur sa décision, et formule une contre-proposition.</p><p>Dans les services hospitaliers concernés par le COVID-19, les prescriptions légales sur les temps de travail et de repos sont suspendues. Une large coalition d'organisation d'employé-e-s demande aujourd'hui au Conseil fédéral de revenir sur sa décision, et formule une contre-proposition.</p><p>Le 21 mars, le Conseil fédéral a notamment décidé que dans les services de hôpitaux confrontés à une augmentation massive du nombre de cas de maladies due au COVID-19, les dispositions de la loi sur le travail concernant les temps de travail et de repos étaient suspendues, et il l'a fait sans consulter, ni même informer au préalable les salarié-e-s travaillant dans le système de santé.</p><p>Les organisations signataires du présent texte ne peuvent pas accepter la suspension brutale des règles concernant les temps de travail et de repos. Les situations où la charge augmente de façon extraordinaire requièrent justement une protection conséquente du personnel de santé, dont dépend la capacité de gérer et surmonter la crise. Les temps de travail et de repos prévus par la loi sont déjà, et de longue date, insuffisamment respectés. Légitimer cette pratique dans la situation actuelle, c’est de la part du Conseil fédéral envoyer un très mauvais signal. Et alors que de nombreux employeurs continuent à respecter la loi sur le travail, de premiers hôpitaux ont saisi l’opportunité de l’ordonnance du Conseil fédéral pour supprimer les règles sur le temps de travail et de repos.</p><p>Le personnel de soins est applaudi depuis tous les balcons de Suisse. Il s’engage jour et nuit sans compter pour protéger et sauver des vies humaines. Que la situation actuelle conduise dans la pratique à des écarts par rapport à la loi sur le travail relève de l’évidence. Cependant, de tels écarts ne doivent en aucun cas être justifiés en bloc et sans conditions. Au contraire, ils doivent être négociés, limités et réglés de manière unitaire sur le plan suisse, en partenariat avec le personnel de soins, dans le cadre d’une commission tripartite nationale chargée d’établir des positions consensuelles entre tous les acteurs. Les organisations signataires demandent donc au Conseil fédéral d’adapter dans ce sens l’ordonnance 2 COVID-19 le plus rapidement possible.</p><p>&nbsp;</p><p><sup><sub>Communiqué de presse commun des organisations et associations suivantes : Union syndicale suisse (USS), Syndicat des services publics (SSP), Association suisse des médecins assistants et chefs de clinique (asmac), Association suisse des infirmiers et infirmières (ASI), Travail.Suisse et le syndicat Syna</sub></sup></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/1/csm_Frau_Aerztin_abends_muede_am-PC_istock_klein_e5620b86b1.webp" length="109862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6442</guid><pubDate>Tue, 07 Apr 2020 14:53:00 +0200</pubDate><title>Les licenciements sont inacceptables </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/les-licenciements-sont-inacceptables</link><description>Croissance inquiétante du chômage</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nombre des personnes en recherche d'emploi a connu en mars sa plus forte croissance jamais enregistrée depuis qu'une statistique nationale existe. D'après les inscriptions sur le portail travail.swiss, ce développement effrayant s'est probablement poursuivi en avril. Sur cette plate-forme, 8000 chômeuses et chômeurs se sont en effet ajoutés depuis fin mars, donc en l'espace d'une semaine seulement.</p><p>Les licenciements vont bon train, alors que le Conseil fédéral a, sur demande des partenaires sociaux, étendu le chômage partiel à pratiquement toutes les branches et à tous les types de contrat. Il a également pris d'autres mesures pour protéger les salaires et les emplois. La statistique des chômeuses et chômeurs montre que des entreprises qui ne sont pas concernées directement par les restrictions d'activité licencient aussi, par exemple dans l'industrie, les transport et le secteur financier.</p><p>Ce comportement des employeurs n'est pas acceptable. L'USS attend des entreprises qui connaissent des difficultés qu'elles recourent au chômage partiel ou aux nouvelles allocations perte de gains pour les parents qui doivent garder leurs enfants. Les licenciements liés au coronavirus doivent cesser.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/e/csm_Schlechte-Nachrichten_AntonioGuillem-iStock_klein_3346f05eb1.webp" length="94870" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6438</guid><pubDate>Fri, 03 Apr 2020 15:43:02 +0200</pubDate><title>Libéraliser maintenant le marché de l&#039;électricité ? Surtout pas !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/liberaliser-maintenant-le-marche-de-lelectricite-surtout-pas</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral veut l’ouverture totale du marché de l’électricité. Il agrémente cette libéralisation d’une obligation de fournir du courant provenant à 100&nbsp;% d’énergies renouvelables pour les ménages et les petites entreprises industrielles qui voudraient rester chez leur gestionnaire de réseau de distribution (GRD). Mais combien seront-ils&nbsp;? Avec l’ouverture complète du marché, la planification sera beaucoup plus difficile pour les entreprises électriques et les incitations à investir dans la production écologique pourraient faiblir. Aujourd’hui déjà, de nombreux GRD proposent du courant d’origine 100&nbsp;% renouvelable comme produit standard à leurs petits clients, et c’est un succès. Cette part de la clientèle sera réduite après la libéralisation.</p><p>Une ouverture complète ne profiterait ni à l’industrie, ni à la population, ni à la branche elle-même. L’organisation actuelle du marché, avec la liberté d’achat pour les gros consommateurs et l’approvisionnement des petits consommateurs par les entreprises électriques locales, a fait ses preuves à tout point de vue&nbsp;: depuis plus de dix ans, la Suisse affiche des prix modérés et stables pour l’électricité, dispose du réseau d’approvisionnement le plus fiable de toute l’Europe et d’une production de courant toujours plus écologique. Les services industriels urbains font preuve d’une grande capacité d’innovation, le réseau – très dense – est bien entretenu et résistant. Les nombreux gestionnaires de réseaux de distribution connaissent au mieux les contextes régionaux et locaux et peuvent assurer un débit continu. À contrario, les ménages allemands ont subi une hausse des prix vertigineuse depuis la libéralisation dans ce pays. En France, le géant Électricité de France (EDF) continue de dominer le marché malgré la libéralisation. Et EDF mise encore à fond sur l’énergie nucléaire.</p><p>L’épidémie de COVID-19 a aussi des répercussions majeures sur la branche de l’électricité&nbsp;: avec une économie fortement ralentie et des transports publics réduits, la demande en électricité a chuté abruptement. Les fournisseurs d’électricité ont fort à faire avec cette situation complètement inédite de forte baisse de la consommation qui devrait durer encore plusieurs semaines. Annoncer maintenant une ouverture du marché est une erreur et une provocation. Le Conseil fédéral serait bien mieux avisé de chercher comment aider la branche de l’électricité à traverser cette crise et comment utiliser la reprise qui suivra comme un tremplin pour une transition plus rapide vers une production d’énergie exempte de CO2.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) rejette l’ouverture complète de ce marché. L’approvisionnement en électricité fait partie du service public indispensable et ne doit en aucun cas être déstabilisé&nbsp;! La Suisse a besoin d’une branche de l’électricité qui puisse résister aux crises et qui dispose de suffisamment de professionnels à même de faire avancer la transition énergétique. La politique énergétique du Conseil fédéral doit être guidée par l’objectif suivant&nbsp;: disposer d’une production et d’un approvisionnement en électricité qui soit de haute qualité, fiable et faible en émissions de CO2. Ce n’est ni le bon moment, ni le bon secteur pour procéder à des expérimentations fondées sur la logique du marché&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6436</guid><pubDate>Fri, 03 Apr 2020 15:37:48 +0200</pubDate><title>Le temps presse et toujours pas de solution pour les salarié-e-s vulnérables !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/le-temps-presse-et-toujours-pas-de-solution-pour-les-salarie-e-s-vulnerables</link><description>Coronavirus et obligation de travailler</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour les salarié-e-s particulièrement à risque face au coronavirus, la situation actuelle est intolérable&nbsp;: elles et ils peuvent être, selon les circonstances, contraints d’aller travailler. Et cela, alors que le Conseil fédéral ordonne par ailleurs un auto-confinement absolu pour ces mêmes personnes vulnérables. Ainsi, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), elles ne doivent ni aller faire des courses, ni voir leurs petits-enfants, familles et ami-e-s, mais elles devraient soudain de nouveau aller travailler&nbsp;! Avec cette disposition contradictoire inscrite dans l’ordonnance le 20 mars dernier, le Conseil fédéral sape toute sa stratégie pour endiguer la pandémie de COVID-19.</p><p>D’un côté, on donne des amendes à des jeunes de 15 ans qui jouent au foot dans un parc à plus de quatre, dans le but de contenir la propagation du coronavirus et ainsi assurer la protection des personnes vulnérables. De l’autre, le Conseil fédéral édicte une règle qui peut contraindre des salarié-e-s de 60 ans qui ont par exemple un cancer ou une maladie cardio-vasculaire à retourner au travail sans aucun contrôle des conditions sur place. Cette situation dépasse l’entendement.</p><p>La conséquence est logique&nbsp;: peurs et incertitudes juridiques sur le lieu de travail, et pas uniquement pour les employé-e-s. Les employeurs et employeuses qui font travailler des personnes vulnérables pourraient dans certains cas se rendre punissables pénalement, notamment pour mise en danger de la vie d’autrui.</p><p>Au cours des dernières semaines, l’USS a travaillé sans relâche pour trouver des solutions et proposer des compromis, et les a soumis aux départements compétents. Elle regrette que le Conseil fédéral n’ait toujours pas traité ce problème urgent lors de sa séance d’aujourd’hui, et exprime sa grande préoccupation. La responsabilité est désormais dans le camp du Gouvernement. Les personnes concernées sont en danger, le temps presse&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6427</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2020 17:57:04 +0100</pubDate><title>La protection des salarié-e-s particulièrement exposés doit être assurée</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-protection-des-salarie-e-s-particulierement-exposes-doit-etre-assuree</link><description>Développements préoccupants sur le marché du travail, nouvelles marges de manœuvre pour les cantons</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a apporté des clarification utiles quant à la possibilité pour les cantons de prendre des mesures supplémentaires contre la pandémie. Il y a maintenant lieu d’intensifier urgemment la mise en œuvre des mesures de protection de la santé et contre la contagion sur le lieu de travail. Les cantons ont donc une responsabilité bien définie, de même que les organisations patronales. En revanche, la décision récente contraignant les travailleuses et travailleurs vulnérables à revenir au travail &nbsp;reste incompréhensible. Pour les salarié-e-s, la crise est de plus en plus palpable: 656'000 d’entre eux sont déjà concernés par le chômage partiel.</p><p>Le Conseil fédéral admet désormais que certains cantons doivent prendre des mesures pour tenir compte de leur situation particulière. L’USS se réjouit de cette nouvelle possibilité, qui place cependant les cantons devant une véritable responsabilité: il leur appartient de recenser les problèmes apparaissant dans les branches et de mettre en place rapidement de vraies structures permettant des contrôles. L’implication des partenaires sociaux que le Conseil fédéral rend obligatoire rappelle la responsabilité des employeurs de prendre leur part dans le combat contre la pandémie. Là où les mesures de protection ne peuvent pas être appliquées, l’activité doit cesser. Lorsqu’il est impératif que le travail continue comme dans la santé, le commerce, et de nombreux autres domaines indispensables, les salarié-e-s doivent être protégés efficacement, contre la contagion comme contre la surcharge. Dans plusieurs cantons, des démarches ont été initiées dans ce sens par les partenaires sociaux avec l’Etat. En revanche, l’USS ne comprend pas le critère de manque de personnel frontalier pour déclencher des mesures particulières, car il n’a pas de lien avec la sécurité et la santé.</p><p>La réintroduction vendredi passé de l’obligation de travailler pour les salarié-e-s particulièrement vulnérables (art. 10c al. 2 Ordonnance 2 COVID-19) reste, elle, une volte-face étonnante du Conseil fédéral. Les employeurs peuvent désormais exiger de ces travailleuses et travailleurs de reprendre l’activité –&nbsp;dans l’entreprise, pour des interventions à l’extérieur, et pour effectuer des tâches impliquant des contacts avec la clientèle. Or, les personnes concernées ont peur pour leur santé. L’USS s’étonne que le Conseil fédéral maintienne cette disposition, qui mine la confiance dans les mesures prises contre la propagation du virus.</p><p>Par ailleurs, le déplafonnement du nombre d’heures de travail dans des branches comme la santé et la logistique décidé il y a une semaine par le Conseil fédéral continue à préoccuper l’USS. Elle maintient sa demande de rétablir le cadre usuel et les droits des salarié-e-s concerné-e-s.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Delta_News_Hub-Flickr_CC_BY_2.0_corona_handgriff_reinigung_dff021d5e8.webp" length="313654" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6422</guid><pubDate>Wed, 25 Mar 2020 17:31:18 +0100</pubDate><title>Des améliorations à saluer, mais de nombreuses questions restent ouvertes.</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/des-ameliorations-a-saluer-mais-de-nombreuses-questions-restent-ouvertes</link><description>Coronavirus : conséquences de la pandémie dans le monde du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise due aux mesures de lutte contre le coronavirus frappe les travailleuses et travailleurs dans des proportions sans précédent. Des centaines de milliers d’entre elles et eux voient leurs revenus se réduire ou leur activité professionnelle s’arrêter, et cette tendance se poursuit.</p><p>L’USS a salué la mise en œuvre de mesures rapides et souples de maintien des salaires ainsi que l’implication sérieuse des partenaires sociaux dans cette période particulièrement difficile. Aujourd’hui, elle se réjouit des décisions prises concernant l’indemnisation des personnes au chômage et l’assouplissement des exigences de recherche d’emploi.</p><p>Il reste nécessaire de donner aux cantons la latitude de prendre des mesures plus soutenues&nbsp;de lutte contre la pandémie, notamment dans les entreprises. Il reste également des problèmes à régler concernant la protection des personnes vulnérables et des travailleuses et travailleurs pour lesquels le Conseil fédéral a suspendu une partie du droit du travail. Face à une insécurité croissante dans le monde du travail, l’USS attend des décisions concertées et continuera à formuler des propositions pour limiter les effets de la crise sur les salarié-e-s en Suisse.</p><p class="heading--h3">Nouvelles mesures pour limiter les effets économiques de la crise</p><p>Le maintien des revenus pour le plus de personnes possible est, et demeure, l’objectif central de l’Union syndicale dans cette période de crise, ceci afin d’éviter à la fois des pertes de pouvoir d’achat et la déstabilisation complète de l’économie. C’est pourquoi l’USS salue la décision prise ce jour concernant les chômeuses et chômeurs&nbsp;: &nbsp;prolonger les délais de perception des indemnités de l’assurance-chômage d’autant de jours que courront les mesures restrictives et les interdictions d’activités touchant plusieurs branches en lien avec l’épidémie. On ne peut en effet que tenir compte du caractère extraordinaire, du point de vue du marché du travail, des semaines que nous vivons.</p><p>La suspension des sanctions financières en cas de non-respect des exigences de recherches d’emploi est elle aussi logique et doit être saluée. Les demandeuses et demandeurs d’emplois n’ont pas non plus à faire les frais de la période actuelle.</p><p>Enfin, l’USS se réjouit des précisions apportées par le Conseil fédéral pour les crédits aux entreprises que la Confédération garantira. Cette contribution au maintien de places de travail est encadrée par des règles claires, avec notamment une fixation des taux d’intérêts applicables.</p><p class="heading--h3">Préserver les personnes à risque et le personnel de santé</p><p>L’USS maintient en revanche son opposition aux dispositions prises par le Conseil fédéral concernant les personnes qui sont, en raison de leur état de santé, particulièrement vulnérables. Selon la dernière modification de l’ordonnance sur les mesures contre la pandémie, celles-ci peuvent à nouveau être appelées au travail si l’employeur prend un certain nombre de mesures de protection, au demeurant mal définies.</p><p>Pour les syndicats, il est fondamental que les mesures applicables aux salarié-e-s soient cohérentes avec celles qui ont été décrétées pour l’ensemble de la vie sociale et publique. Avec la possibilité de rappeler les personnes à risque au travail, on va à l’encontre des instructions données à la population depuis plusieurs semaines. Et ce, sans parler du risque concret que les travailleuses et travailleurs concernés courent, d’autant que les mesures à prendre ne sont pas détaillées clairement. Cette disposition doit être révisée rapidement&nbsp;: il en va de la confiance dans la stratégie de lutte contre la contagion.</p><p>Enfin, l’USS reste préoccupée par la suspension des horaires maximaux de travail décidée abruptement par le Conseil fédéral en fin de semaine passée pour certaines branches. De telles semaines de travail peuvent avoir des effets délétères sur la santé du personnel, déjà soumis à une importante pression en ce moment. Une telle mesure n’est donc pas bienvenue et les syndicats s’engageront pour que ce cadre soit rétabli en faveur des droits des salarié-e-s concernés.</p><p class="heading--h3">Marges de manœuvre pour les cantons particulièrement concernés</p><p>Dans un certain nombre de cantons, la pression monte pour que des mesures allant plus loin que celles de la Confédération puissent être prises, notamment concernant l’activité dans les entreprises. Et elle va continuer à monter. Les autorités cantonales doivent pouvoir répondre aux demandes qui émanent bien souvent de syndicats en ordonnant des mesures adéquates et, le cas échéant, l’arrêt de l’activité. L’accès au chômage partiel doit être garanti dans tous les cas. L’USS souhaite qu’une solution flexible soit trouvée avec les partenaires sociaux pour garantir la protection des travailleuses et des travailleurs.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Politique syndicale</category><category>Santé</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6418</guid><pubDate>Mon, 23 Mar 2020 09:36:35 +0100</pubDate><title>Annulation des manifestations du 1er Mai en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/absage-der-1-mai-kundgebungen-in-der-schweiz</link><description>Coronavirus : impossible de planifier rassemblements et événements</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans la situation actuelle, il est évidemment impossible de planifier une manifestation. C’est pourquoi tous les rassemblements et événements prévus à l’occasion du 1er Mai 2020 – soit plus de 50 sur l’ensemble du pays – doivent être annulés. Cette décision sans précédent fait mal, mais elle est inévitable au vu de la pandémie qui sévit actuellement.</p><p>En ce moment, la protection de la santé de toutes et tous prime toute autre préoccupation. De plus, les syndicats doivent en premier lieu se concentrer sur le combat pour la garantie des emplois et des salaires tout au long de cette crise sanitaire, et après. On voit déjà qu’une fois de plus, ce sont les personnes avec des emplois précaires et à durée déterminée, et d’une manière générale les travailleuses et travailleurs les moins bien payés, qui sont le plus durement touchées dans l’immédiat par les conséquences de cette crise. Pourtant, beaucoup de ces métiers et emplois se révèlent essentiels pour que notre société fonctionne en ce moment. Bien plus que les banques et d’autres grands groupes, avec leurs méga salaires&nbsp;!</p><p>Mais l’annulation des manifestations et grands rassemblement ne veut pas du tout dire que le mouvement syndical renonce à célébrer dignement la Journée internationale des travailleuses et travailleurs. Au cours des prochaines semaines, les unions cantonales, entités organisatrices des manifestations du 1er Mai, et d’autres organisations impliquées étudieront des idées d’alternatives pour bien marquer cette journée de lutte en faveur de meilleures conditions de vie.</p><p>À ce propos, un comité local du 1er Mai a écrit&nbsp;: «&nbsp; Avec son histoire plus que centenaire, le 1er Mai survivra bien à une pause d’une année.&nbsp;». Tout est dit&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/5/csm_USS_1Mai-FR-A4-RVB_4882fb55f2.webp" length="22292" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6416</guid><pubDate>Fri, 20 Mar 2020 15:52:04 +0100</pubDate><title>Un pas important, mais la situation reste tendue pour les salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/un-pas-important-mais-la-situation-reste-tendue-pour-les-salarie-e-s</link><description>Coronavirus : mesures d’urgence pour les salaires et les emplois</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour la Suisse aussi, la crise du coronavirus est une épreuve terrible. Les décisions prises aujourd’hui répondent à des revendications importantes de l’Union syndicale suisse (USS)&nbsp;: mesures de facilitation du chômage partiel et introduction d’une garantie des salaires pour les parents qui doivent rester chez eux pour s’occuper de leurs enfants. Avec ces garanties, de nombreux travailleurs et travailleuses voient leur revenu assuré. Les entreprises de leur côté reçoivent ainsi des liquidités. Dans les jours à venir, il s’agira de mettre en œuvre ces décisions le plus rapidement possible et sans trop de bureaucratie pour que l’argent parvienne à temps chez les personnes qui en ont besoin.</p><p>L’extension du chômage partiel aux salarié-e-s avec des contrats à durée déterminée et aux personnes payées à l’heure représente un progrès important, car les personnes les plus durement touchées par les mesures contre la propagation du coronavirus sont souvent des employé-e-s à bas salaires dans les branches de l’hôtellerie et la restauration, dans la culture ou l’événementiel. Afin de limiter les dégâts sur le pouvoir d’achat, et donc les effets de la crise, un remplacement à 100&nbsp;% des salaires doit rester l’objectif dans un maximum de cas. Le Conseil fédéral a également pris une série d’engagements spécifiques pour les professionnels de la culture.</p><p>Mais chaque jour, de nouveaux problèmes apparaissent dans les différentes branches économiques. Les préoccupations sanitaires et les craintes au niveau économique risquent d’induire des conflits, alors que le contexte est déjà pesant. Dans la construction, c’est la Suva qui va désormais contrôler l’application des directives de l’OFSP. La publication par la Confédération d’aide-mémoires et de listes de contrôle pour les entreprises est un point positif. Malheureusement, la plupart des branches ne disposent pas d’organes d’exécution efficaces. Il s’agira de corriger cela dans les jours qui viennent.</p><p>Dans une telle situation, le partenariat social est incontournable si l’on veut relever les défis énormes qui nous attendent. Plusieurs cantons ont mis à l’œuvre des organisations tripartites de crise, composées de représentant-e-s du gouvernement et des partenaires sociaux. À plusieurs reprises, l’USS a insisté, avec l’Union patronale, auprès du conseiller fédéral Guy Parmelin pour qu’il mettre sur pied des structures analogues. Malheureusement sans succès à ce jour. Pourtant, il paraît évident que ce serait lourd de conséquences si le Conseil fédéral faisait cavalier seul dans les questions fondamentales de la politique du marché du travail.</p><p>Dans les différentes branches, la situation varie. Dans le commerce de détail et les structures d’accueil pour enfants, des organisations existent, mais les employeurs et employeuses n’ont jusqu’ici pas voulu engager le dialogue, ce qui est très inquiétant.</p><p>L’USS reste préoccupée par l’évolution de la situation pour le monde du travail en Suisse. Elle est prête à faire tout ce qui est humainement possible pour que les salaires, les emplois et les conditions de travail soient garantis.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_Homeoffice_Frau-daheim-PC_photocase_simsonne_79c980044b.webp" length="207296" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6412</guid><pubDate>Wed, 18 Mar 2020 17:30:00 +0100</pubDate><title>Lettre ouverte à l’attention du Conseil fédéral suisse</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/lettre-ouverte-a-lattention-du-conseil-federal-corona</link><description>Garantir les salaires et assurer la protection de la santé ou, si la protection n’est pas possible, arrêter le travail et passer au chômage partiel</description><content:encoded><![CDATA[<p>Madame la Présidente de la Confédération,<br> Madame la Conseillère fédérale,<br> Monsieur le Conseiller fédéral,</p><p>L’épidémie liée au coronavirus suscite une vive inquiétude auprès de la grande majorité des salarié-e-s en Suisse&nbsp;: elles et ils ont peur pour leur santé, mais aussi pour leurs salaires et leurs emplois. Malheureusement, la situation s’est encore aggravée ces derniers jours. Bon nombre d’entreprises voient leurs recettes fondre ou disparaître, et manquent donc d’argent pour payer les salaires des employé-e-s. De plus, nous recevons de nombreux messages de travailleuses et travailleurs qui nous signalent une application défaillante des mesures de protection par les employeurs et employeuses et qui font état d’une grande insécurité.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral se soit exprimé en faveur d’une garantie des salaires et qu’il ait émis des recommandations spécifiques pour la protection de la santé dans le monde du travail. Il faut maintenant que ces directives soient appliquées de manière très stricte, en particulier sur les chantiers, dans les magasins, dans le système de santé (surtout concernant les mesures de protection) et dans les autres branches.</p><p class="heading--h3">Réduire les obstacles</p><p>L’USS appelle le Conseil fédéral à diminuer au maximum les obstacles pour l’obtention des indemnités de chômage partiel pour éviter que des entreprises se retrouvent en manque de liquidités et pour faire en sorte que les salaires puissent être versés quoi qu’il arrive. Pour les cas où le chômage partiel ne s’applique pas ou ne suffit pas, il faut prévoir sans délai d’autres mesures pour assurer les salaires&nbsp;: il s’agit là notamment des contrats à durée déterminée, des absences pour obligations familiales ainsi que des personnes travaillant dans le domaine culturel et des (faux) indépendant-e-s. Enfin, l’USS demande que l’assurance-chômage renonce à exiger les preuves de recherche d’emploi requises en temps normal.</p><p class="heading--h3">Appliquer les mesures sanitaires sur le lieu de travail</p><p>Du point de vue épidémiologique, la mise en œuvre généralisée des recommandations du Conseil fédéral et de l’OFSP est décisive pour la suite de l’évolution de la pandémie. Et pourtant, elles ne sont pas appliquées sur de nombreux lieux de travail. L’appel du Conseil fédéral était clair&nbsp;: garder de la distance, se laver les mains et éviter les rassemblements. Mais la réalité est tout autre pour beaucoup de salarié-e-s&nbsp;: certain-e-s sont serrés dans des véhicules pour aller au travail, d’autres travaillent dans des locaux exigus, doivent se tenir dans des salles de pause ou des surfaces de ventes surpeuplées, ou ne peuvent pas garder la distance nécessaire dans les contacts avec les client-e-s.</p><p>Il est donc impératif que les autorités émettent des signaux clairs et disposent d’instruments d’exécution pour faire en sorte que la protection de la santé soit prise au sérieux et que les recommandations de l’OFSP soient appliquées. Lorsque les entreprises ne respectent pas l’ordonnance du Conseil fédéral et les recommandations de l’OFSP, elles doivent arrêter le travail tout en versant les salaires à 100&nbsp;%. Les autorités doivent annoncer clairement que toutes les entreprises qui ne sont pas en mesure d’appliquer les prescriptions sanitaires auront droit aux indemnités de chômage partiel. L’extension annoncée du champ d’application de ces indemnités doit être mise en œuvre immédiatement.</p><p class="heading--h3">Groupes de travail tripartites pour trouver rapidement des solutions</p><p>Nous vous prions d’élaborer et de publier au plus vite des solutions et des instructions en ce sens pour les travailleuses et travailleurs en Suisse. Pour ce faire, nous vous demandons instamment de mettre en place un groupe de travail tripartite au niveau national.</p><p>En ce qui concerne la protection de la santé en particulier, il faut des mesures spécifiques pour les différentes branches ou groupes de professions. Nous demandons donc d’être impliqué-e-s directement dans les échanges et la préparation des étapes de la mise en œuvre. Nous souhaitons aussi des informations claires à l’attention des PME et de la population dans la gestion de cette crise sanitaire. Nous sommes disposés en tout temps à participer et apporter notre contribution à ces groupes de travail tripartites.</p><p>Nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente de la Confédération, Madame la Conseillère fédérale, Monsieur le Conseiller fédéral, nos salutations distinguées.</p><p>Pierre-Yves Maillard<br><sup>Président de l'USS</sup></p><p>Daniel Lampart<br><sup>Premier secrétaire et économiste en chef</sup></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6410</guid><pubDate>Wed, 18 Mar 2020 16:16:36 +0100</pubDate><title>L’USS prend acte et combattra en temps voulu une initiative dangereuse pour les salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/luss-prend-acte-et-combattra-en-temps-voulu-une-initiative-dangereuse-pour-les-salarie-e-s</link><description>Report de la votation du 17 mai</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au vu de l’ampleur de la crise, le Conseil fédéral a décidé de reporter la votation prévue le 17 mai prochain. L’USS prend acte de cette décision. La priorité va évidemment au combat contre la pandémie et contre les conséquences de la situation actuelle pour les travailleuses et travailleurs en Suisse.</p><p>L’USS s’était engagée dans une campagne contre l’initiative demandant la résiliation des accords bilatéraux, et en avait déjà présenté les lignes directrices. Aussitôt que la Suisse sera sortie de la crise et que les conditions pour une véritable formation de l’opinion seront à nouveau données, l’USS sera prête à s’engager pour défendre les intérêts des salarié-e-s contre la remise en question de leurs droits et de leurs protections.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6408</guid><pubDate>Mon, 16 Mar 2020 17:58:41 +0100</pubDate><title>Garantir les salaires, maintenir les emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/garantir-les-salaires-maintenir-les-emplois</link><description>Mesures du Conseil fédéral concernant le coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les restrictions temporaires de la vie publique créent de nouveaux problèmes et beaucoup d’incertitude chez les travailleuses et travailleurs. Il faut que des mesures soient prises pour y faire face : les salaires doivent être garantis pour toutes et tous, et les emplois maintenus sur la durée. Cela vaut aussi pour les personnes auxquelles le chômage partiel ne s’applique pas. Il est dans l’intérêt de l’économie dans son ensemble que de protéger les salaires et les emplois. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) formules les demandes suivantes:</p><ul><li><strong>Pas de licenciement par le biais du chômage partiel : </strong>Les entreprises ne doivent en aucun cas licencier du personnel dans cette situation difficile, mais plutôt faire appel au chômage partiel. Avec cet instrument, la Confédération dispose d’un moyen extrêmement fort pour que les salaires continuent d’être versés lorsqu’une entreprise voit son chiffre d’affaires s’effondrer et pour protéger ainsi en bonne partie les liquidités des entreprises.</li><li><strong>Étendre l’application du chômage partiel : </strong>Le Conseil fédéral doit combler au plus vite – avant qu’il ne soit trop tard – les lacunes qui touchent les personnes avec des contrats à durée déterminée ainsi que celles qui sont payées à l’heure.</li><li><strong>Salaires garantis même en cas d’absence pour obligations familiales :</strong> Lorsque des parents doivent rester chez eux pour s’occuper de leurs enfants, l’employeur est tenu, en principe, de continuer de verser le salaire. Pour que les salaires soient assurés dans tous les cas de figure, l’USS exige que indemnités couvrant les éventuelles pertes de salaire soient introduites pour les parents ayant des obligations familiales. Il faut pour cela faire usage du système existant des allocations pour perte de gains (APG).</li></ul><p>L’USS salue le fait qu’une bonne partie des entreprises se soient montrées flexibles envers les parents depuis la fermeture des écoles. Mais attention : devoir rester à la maison pour s’occuper de ses enfants ne veut pas dire qu’on est automatiquement disponible pour du télétravail !</p><p>Dans de nombreuses d’entreprises, le travail de bureau est désormais organisé pour pouvoir être effectué à distance. Pour beaucoup, cette solution temporaire est tout à fait acceptable. Mais elle soulève de nouvelles questions, notamment en termes d’exigences (attentes de l’employeur adaptées à des conditions plus compliquées p.ex.) ou d’aménagement des places de travail (outils de travail ou ergonomie). Les syndicats et les partenaires sociaux dans les différentes branches élaboreront au plus vite des recommandations sur ce sujet.</p><p>La protection de la santé de tous les salarié-e-s doit être une priorité absolue. Les employeurs ont une responsabilité très importante : celle de prendre toutes les mesures de protection nécessaires. Et cela vaut en particulier pour les travaux impliquant un risque de contagion accru (soin et santé, commerce de détail, guichets, montage).</p><p>Le fait que de nombreux cantons et communes aient déjà, avec souplesse, mis sur pieds de nouvelles structures d’accueil, est aussi à saluer. Les employé-e-s du secteur de la santé en particulier doivent pourvoir compter sur des structures d’accueil efficaces : cet aspect est fondamental pour l’approvisionnement en soins pour toute la population.</p><p>Seule une mise en œuvre rapide de l’ensemble de ces mesures permettra de donner aux travailleuses et travailleurs la sécurité nécessaire et une certaine stabilité en cette période d’urgence généralisée. C’est ainsi aussi que nous parviendrons à nous concentrer sur la solidarité indispensable et à surmonter, ensemble, rapidement et avec le moins de dommages possibles, cette épreuve sans précédent tant au plan sociétal qu’économique.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/b/csm_Menschen-in-Bewegung_photocase_rclassen_9315e44618.webp" length="54846" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6406</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2020 15:46:57 +0100</pubDate><title>Garantir les salaires : une priorité absolue dans la crise</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/garantir-les-salaires-une-priorite-absolue-dans-la-crise</link><description>Nouvelles mesures du Conseil fédéral pour endiguer l’épidémie de coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral décide de fermer les écoles sans qu’il y ait des solutions satisfaisantes immédiatement disponibles pour les parents qui travaillent. L’USS exige du Conseil fédéral qu’il présente d’ici la fermeture des écoles lundi des mesures qui permettent de garantir les salaires et d’assurer la prise en charge des enfants dans tous les cantons. Cette situation de crise inédite appelle des mesures rapides. La réduction des obstacles pour le chômage partiel est un pas important dans la bonne direction.</p><p>Si les parents doivent rester chez eux pour s’occuper de leurs enfants, l’employeur est tenu, en principe, de continuer de verser les salaires. Mais l’État aussi a une responsabilité, puisque les écoles vont être fermées sur son ordre. L’Union syndicale suisse (USS) propose que des indemnités couvrant les éventuelles pertes de salaire soient introduites pour les parents ayant des obligations familiales. Il faut pour cela faire usage de structures existantes, comme les allocations pour perte de gains (APG). De plus, tous les cantons doivent mettre sur pied des structures d’accueil des enfants.</p><p>De nombreuses personnes ont d’ores et déjà perdu leur emploi&nbsp;: il s’agit essentiellement d’employé-e-s avec des bas salaires et des contrats précaires dans les branches particulièrement frappées par cette crise que sont la restauration et l’hôtellerie, la culture ou l’événementiel. L’USS salue le fait que le Conseil fédéral ait approuvé un soutien ciblé pour ces branches.</p><p>Les mesures draconiennes prises par le Conseil fédéral pour ralentir la propagation du coronavirus sont totalement justifiées. Mais si les salaires ne sont pas garantis parallèlement, nous risquons de faire face à une grave récession avec des conséquences désastreuses pour les personnes qui travaillent. C’est pourquoi la garantie des salaires est actuellement la priorité absolue pour l’USS.</p><p>Mais ce n’est pas tout&nbsp;: il faut également préparer des programmes conjoncturels. L’accent devra être mis sur les branches tournées vers le marché intérieur, c’est-à-dire celles qui vendent leurs produits et services principalement en Suisse. Des mesures pour soutenir le pouvoir d’achat sont nécessaires ainsi que des programmes d’investissements pour éviter que la crise ne s’étende au secteur de la construction. Il est primordial aussi que les entreprises s’entraident en cas de pénuries. La Banque nationale, elle, doit surtout protéger l’économie d’exportation de dégâts encore plus importants&nbsp;: elle doit combattre la surévaluation du franc et veiller à ce qu’il se maintienne à un niveau correct.</p><p class="heading--h3">Situation juridique</p><p>Le risque d’une épidémie fait partie des risques d’exploitation d’une entreprise. Les employeur-e-s sont en principe tenus de verser les salaires même si l’entreprise doit s’arrêter ou que des salarié-e-s ne peuvent se rendre au lieu de travail en raison de mesures administratives conformes à la loi sur les épidémies et qui les touchent directement. Concrètement, cela signifie que l’employé-e a le droit de toucher son salaire s’il est par exemple mis en quarantaine ou qu’il est touché personnellement par une autre mesure administrative et qu’il ne peut plus se rendre au travail. Mais même lorsque les mesures officielles conduisent par exemple à la fermeture des écoles ou des crèches et que le ou la salarié-e doit s’occuper de ses enfants, il y a obligation de verser le salaire&nbsp;: en effet, les parents sont tenus par la loi de s’occuper de leurs enfants et d’assurer leur bien-être.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_Mann-liest-Kind-vanda_lay_3f3ca4483f.webp" length="55018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6401</guid><pubDate>Sun, 08 Mar 2020 13:15:00 +0100</pubDate><title>Journée internationale des droits des femmes : mobilisation malgré le virus</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/journee-internationale-des-droits-des-femmes-mobilisation-malgre-le-virus</link><description>Les femmes sont toujours confrontées à la discrimination salariale et au sexisme.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré la situation sanitaire particulière liée au coronavirus, les femmes de Suisses se mobilisent à l’occasion du 8 mars pour plus d’égalité et moins de discrimination. Les revendications de la grève du 14 juin 2019 n’ont rien perdu de leur actualité : au travail, les femmes sont toujours confrontées avec la discrimination salariale et le sexisme, avec les plafonds de verre et la précarité. Et de nombreuses femmes renoncent toujours à une part de leur revenu pour s’occuper des enfants ou de proches sans être rémunérées. Elles en paient le prix par des revenus plus faibles et par des rentes de vieillesse qui ne permettent pas de vivre.</p><p>C’est à améliorer la situation des femmes à la retraite que vise notamment l’initiative pour une 13e rente AVS. Car des trois piliers de la prévoyance, c’est bien le premier qui tient compte le plus justement des parcours des femmes, et du travail de garde et de soins non rémunéré. <a href="https://www.avsx13.ch/rentes-des-femmes/?src=usshp" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">En renforçant l’AVS, on renforce les femmes</a>.</p><p>Pour autant, il faut aussi prendre le problème à la racine : aussi longtemps que les femmes sont principalement en charge du travail de garde et de soins, cela nuira&nbsp;à leur condition économique. Et pourtant, ces tâches sont vitales pour la société dans son ensemble. Pour cette raison, les offres de garde et de soins des enfants comme des adultes doivent être organisées comme un service public, financé solidairement. Et ceci avec des conditions de travail décentes, des salaires corrects et une qualité des prestations élevées. L’Union syndicale suisse s’engage dans ce sens et continuera à le faire.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/5/csm_Frauenstreik-Sion-FS-AnjaWurm-freshfocus_cut_bc731ae1b7.webp" length="175002" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6398</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 20:01:18 +0100</pubDate><title>La CSSS-E ne prend pas au sérieux les problèmes des chômeurs et chômeuses âgés </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-csss-e-ne-prend-pas-au-serieux-les-problemes-des-chomeurs-et-chomeuses-ages</link><description>Coupes inacceptables dans la prestation transitoire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de la sécurité sociale du Conseil des États (CSSS-E) veut couper drastiquement dans le modèle de rente-pont du Conseil national. Sa décision a pour effet de réduire de moitié le nombre de personnes qui pourraient en bénéficier. Les montants sont également revus à la baisse. En l’état, le projet n’est pas acceptable.</p><p>Les problèmes rencontrés par les personnes en fin de carrière sur le marché du travail augmentent depuis des années, et il manque un filet de sécurité pour la période entre une perte d’emploi et l’âge de la retraite lorsqu’une réinsertion se révèle difficile. Cet état de fait est largement reconnu, comme en témoigne la décision très claire du Conseil national, hier 4 mars, sur l’introduction d’une rente-pont (ou «&nbsp;prestation transitoire&nbsp;»). Le modèle avalisé par la chambre basse est équilibré, parce qu’il vise avant tout les cas les plus à risque de tomber dans la précarité d’une part et qu’il évite des effets de seuil trop brutaux d’autre part. Il maintient par ailleurs les coûts dans des limites raisonnables, avec un montant total qui ne dépasse pas 10% de l’excédent de recettes de la Confédération en 2019.</p><p>La commission de la sécurité sociale du Conseil des États prend, elle, le risque de déconstruire ce compromis du Conseil national. En effet, elle valide des conditions d’accès aux prestations plus strictes, mais simultanément, elle relève la limite d’âge et plafonne les montants à un niveau beaucoup trop bas. Ainsi, les salarié-e-s qui ont perdu leur droit aux indemnités de chômage avant d’atteindre l’âge de 60 ans – même si ce n’est que pour un mois –&nbsp;n’auront aucun droit à la nouvelle prestation. Et ceci, même si elles ont un revenu très faible et ont versé des cotisations sociales durant des années. Quant aux personnes qui auront malgré tout accès à la nouvelle rente-pont, elles ne se verront garantir qu’un niveau de vie encore inférieur à celui défini pour les prestations complémentaires.</p><p>La commission n’a de toute évidence pas pris la mesure des problèmes rencontrés par des travailleuses et travailleurs plus âgés sur le marché du travail. Selon la décision de la commission des États, si par exemple une entreprise industrielle effectuait un licenciement massif concernant notamment des plus de 55 ans, la moitié d’entre eux aurait accès, en cas d’impossibilité de retrouver du travail et après la fin du droit aux indemnités de chômage, à une rente-pont, même faible, alors que l’autre moitié risquerait fortement de sombrer dans la pauvreté. Tel ne peut pas être l’objectif de cette nouvelle prestation.</p><p>Il revient au plénum du Conseil des États, la semaine prochaine, de retrouver le sens de la mesure et de corriger les décisions de sa commission dans le sens du compromis du Conseil national.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6394</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 15:29:40 +0100</pubDate><title>Protection des lanceurs d&#039;alerte : la voie est enfin libre pour un nouveau départ</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-des-lanceurs-dalerte-la-voie-est-enfin-libre-pour-un-nouveau-depart</link><description>Le Conseil national rejette la révision de la loi qui portait le nom trompeur de « protection en cas de signalement d’irrégularités ».</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le projet du Conseil fédéral n’aurait pas protégé les travailleuses et travailleurs en cas de signalement d’irrégularités («&nbsp;Whistleblowing&nbsp;»)&nbsp;: au contraire, elle les aurait obligés à suivre des règles chicanières et peu compréhensibles, sans aucunement améliorer leur protection contre un licenciement éventuel. L’insécurité juridique aurait augmenté en particulier dans les PME, puisque ni les salarié-e-s, ni les employeurs et employeuses n’auraient pu interpréter avec exactitude les nouvelles règles sans faire appel à des juristes spécialisés. C’est donc à raison que le Conseil national, à une large majorité et comme le proposait sa commission des affaires juridiques, a jugé le projet inadéquat et estimé qu’il valait mieux repartir de zéro.</p><p>L’USS rappelle que la Suisse, en raison de ses engagements internationaux, est tenue de protéger les lanceurs et lanceuses d’alerte (Conventions de l’OIT et prescriptions du Conseil de l'Europe). Elle doit en particulier améliorer la protection contre le licenciement.</p><p>Il est temps que le Conseil fédéral et le Parlement mettent en œuvre les revendications formulées par les syndicats ainsi que par des lanceurs et lanceuses d’alerte. Maintenant que le premier projet - &nbsp;mal conçu a - été rejeté, il y a lieu d’en élaborer un nouveau sur les bases suivantes&nbsp;:</p><ul><li>protection efficace contre le licenciement abusif de lanceurs et lanceuses d’alerte, incluant la possibilité d’une réintégration&nbsp;;</li><li>meilleure protection contre le harcèlement sur le lieu de travail («&nbsp;mobbing&nbsp;»), y compris dans le droit pénal applicable aux entreprises&nbsp;;</li><li>inscrire la protection des lanceurs et lanceuses d’alerte dans une législation-cadre spécifique ou dans la partie du code des obligations consacrée à la protection contre le licenciement, conformément aux recommandation du Conseil de l’Europe et de l’OCDE&nbsp;;</li><li>harmonisation des règles pour le personnel des secteurs privé et public avec garantie d’accès à des offices indépendants et étatiques.</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6390</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 11:00:00 +0100</pubDate><title>Initiative pour une 13e rente AVS : « Notre travail mérite des bonnes rentes »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-pour-une-13e-rente-avs</link><description>Une vaste alliance lance l’initiative populaire pour mieux vivre à la retraite</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les rentes de l’AVS ne permettent pas d’en vivre et elles ne cessent de perdre de la valeur. Parallèlement, celles du 2e pilier baissent toujours plus rapidement. Et cela, alors que les cotisations versées au 2e pilier par les salarié-e-s ont atteint un niveau record. La rente de celle ou celui qui prend sa retraite aujourd’hui ou demain est inférieure à celle touchée par les générations précédentes. L’écart existant entre les rentes au détriment des femmes est particulièrement problématique&nbsp;; l’égalité entre les sexes est loin d’être une réalité. Pour ces raisons, une vaste alliance constituée de syndicats, de partis politiques, d’associations et d’organisations de retraité-e-s ainsi que féminines lance, dans le contexte de la Journée internationale pour les droits des femmes (8 mars), l’initiative pour une 13e rente AVS.</p><p>Qu’en 2020, les rentes des femmes soient toujours nettement inférieures à celles des hommes est scandaleux. Plus d’un tiers des retraitées ne reçoivent même aucune rente du 2e pilier. Et même lorsqu’elles ont un 2e pilier, leurs rentes ne représentent en moyenne que la moitié de celles des hommes. Cela, parce que leurs parcours de vie se caractérisent par des interruptions professionnelles, le travail à temps partiel et des salaires inférieurs. Dans l’AVS par contre, les rentes des hommes et des femmes sont similaires, parce que la garde des enfants et l’assistance apportée aux proches y sont prises en compte et augmentent les rentes. Seule l’AVS concrétise cette égalité. C’est pourquoi Vania Alleva, présidente d’Unia, demande que l’on fasse «&nbsp;ce pas vers plus de sécurité sociale et d’égalité entre les sexes&nbsp;». &nbsp;</p><p>Au moyen de cette initiative, Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS), veut «&nbsp;empêcher la privatisation rampante de la prévoyance vieillesse&nbsp;». Il souligne que les banques et les assurances dénigrent l’AVS afin de vendre le plus possible de produits du 3e pilier, ajoutant qu’en Suisse, il y a assez d’argent pour des rentes décentes. Par exemple, grâce à un financement additionnel de l’AVS via les excédents exorbitants qu’enregistre la Banque nationale. En outre, la 13e rente servira à compenser l’effondrement déjà en cours des rentes du 2e pilier, précise Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV).</p><p>Pour Barbara Gysi, vice-présidente du Parti socialiste, dans l’AVS, la solidarité n’est pas seulement unique entre les bas et hauts revenus, mais aussi entre les sexes. De fait, l’AVS est la seule assurance pour laquelle le travail familial et de soins soit constitutif de rentes. La conseillère nationale Verte Léonore Porchet demande aussi des améliorations concrètes après la Grève des femmes*. Pour elle, renforcer l’AVS, c’est renforcer l’égalité entre femmes et hommes.</p><p>La vaste alliance derrière l’initiative commencera ce jeudi 5 mars 2020 à midi la récolte des signatures. En raison des incertitudes concernant l’évolution de la crise due au coronavirus, les initiant-e-s signalent l’existence du site Internet <a href="https://www.AVSx13.ch?src=uss" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.AVSx13.ch</a>, où il est possible de s’informer sur l’initiative et de la signer, et de soutenir ainsi même depuis la maison la récolte des signatures.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/1/csm_AVS13_F_Logo_Horizontal_auf_Hell-avecplusdespace_7957e83c79.webp" length="43810" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6396</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 10:28:00 +0100</pubDate><title>Coronavirus : priorité à la garantie des salaires et des emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/coronavirus-priorite-a-la-garantie-des-salaires-et-des-emplois</link><description>Il faut des mesures pour stabiliser l&#039;économie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour l’heure, l’économie suisse n’est impactée que de manière sectorielle par les conséquences du coronavirus. Une partie de ces effets négatifs provient de l’étranger, notamment de Chine. En Suisse, ce sont surtout les mesures prises par les autorités qui occasionnent des baisses de chiffre d’affaires. L’État porte donc une responsabilité importante. La Confédération doit éviter les récessions, et non les déclencher. C’est pourquoi il faut, en plus des mesures de santé publiques, que la Confédération fasse aussi un effort pour aider à la stabilisation de l’économie.</p><p>Le point essentiel actuellement est que les salaires continuent d’être versés. Les pouvoirs publics doivent soutenir financièrement les entreprises lorsque celles-ci subissent une chute de leur chiffre d’affaires liée aux décisions administratives (Loi sur les épidémies). Des interdictions (préventives) de travailler ne doivent pas être prononcées sans que la question des salaires ne soit réglée au préalable.</p><p>Dans l’immédiat, d’autres mesures sont nécessaires, comme par exemple&nbsp;: des autorisations rapides et non bureaucratique du chômage partiel, ramener à un jour le délai d’attente en cas de chômage partiel, une politique monétaire proactive de la BNS contre la surévaluation du franc et pour le faire baisser, une coordination entre organisations faîtières et Confédération afin d’éviter les pénuries dans l’approvisionnement des produits de base et des matières premières, le maintien des liquidités dans les entreprises et dans le système financier, l’optimisation des services de santé, la protection du personnel contre la contamination.</p><p>Vous trouverez une analyse détaillée ainsi que les propositions de mesures et les revendications de l’USS dans une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200305_Position_USS_coronavirus_sommet_Parmelin.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">prise de position sur le sommet</a> qui a eu lieu aujourd’hui sur ce sujet avec le conseiller fédéral Guy Parmelin.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Krank-am-Arbeitsplatz_torwai-iStock_kleiner_1a6f8d00d4.webp" length="111630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6379</guid><pubDate>Mon, 24 Feb 2020 11:00:00 +0100</pubDate><title>Défendre les salaires et les emplois ! Non à l’initiative de résiliation de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/gute-jobs-und-loehne-verteidigen-nein-zur-svp-kuendigungsinitiative</link><description>Comité syndical contre l’initiative de résiliation de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative de résiliation de l’UDC veut démanteler la protection des salaires, aggraver les conditions de travail et isoler la Suisse. Les organisations représentant les travailleuses et travailleurs s’engageront pour un NON clair dans les urnes. Ils déploieront une campagne importante pour faire apparaître au grand jour les dangers que recèle le texte pour les salarié-e-s.</p><p>L’initiative de résiliation qui sera soumise en votation le 17 mai est nuisible pour les intérêts des gens qui travaillent dans notre pays. En effet, elle veut remettre en cause la protection des salaires, précariser le statut des travailleuses et travailleurs étrangers et les conditions de travail, et isoler la Suisse en faisant tomber les accords bilatéraux. Bien loin d’apporter la moindre solution réelle aux problèmes de pouvoir d’achat et de conditions de travail qui se posent au quotidien, elle ne ferait au contraire que les aggraver. Pour l’Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse, un non à l’initiative de l’UDC s’impose, dans l’intérêt de l’ensemble des salarié-e-s.</p><p>L’entrée en vigueur des accords bilatéraux a été l’occasion de progrès substantiels. Depuis l’introduction des mesures d’accompagnement, les salaires et les conditions de travail sont contrôlés de manière systématique, dans les entreprises suisses comme étrangères, par les partenaires sociaux. Les abus peuvent ainsi être détectés et sanctionnés, et les salaires insuffisants sont corrigés à la hausse. Des salaires minimaux peuvent être introduits dans les branches où les salaires se retrouvent sous pression. Et les conventions collectives de travail sont plus nombreuses, ce qui améliore la protection contre la sous-enchère et les abus.</p><p>C’est l’ensemble de ces acquis que l’initiative de résiliation de l’UDC met en danger. Son acceptation mettrait en danger le dispositif de protection des salaires dont nous disposons – le plus important et efficace de toute l’Europe. Elle mettrait également fin à nos relations bilatérales avec notre plus important partenaire, des relations qui assurent pourtant des débouchés à nos produits et services de haute qualité. Il en serait fini de notre intégration dans d’importants programmes internationaux, par exemple dans la formation et la recherche.</p><p>Pour le président de l’USS Pierre-Yves Maillard, l’objectif de la campagne est clair : « Nous nous emploierons à bien faire comprendre que l’attaque est dirigée contre tous les gens qui travaillent et qu’elle vise à substituer aux conventions collectives et au contrôle des salaires une concurrence acharnée de tous contre tous. C’est pourquoi nous voulons le rejet le plus clair possible de cette initiative afin de défendre la régulation du marché du travail obtenue de haute lutte. »</p><p>Présidente d’Unia, Vania Alleva met en garde : « En cas d’adoption de l’initiative, les conventions collectives de travail et les salaires minimums ne pourront plus être contrôlés et imposés comme jusqu’ici. Cela signerait l’arrêt de mort du principe « des salaires suisses pour tout travail réalisé en Suisse ».</p><p>Le président de Syna, Arno Kerst, l’affirme également : « Que nous le voulions ou non, l’économie suisse ne fonctionne pas en vase clos. Et cela profite aussi aux salarié-e-s. Avec des conventions collectives fortes et des mesures d’accompagnement efficaces, nous pouvons protéger les salaires et les conditions de travail. »</p><p>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, cite plusieurs défis concrets : « Du point de vue des salarié-e-s, les mesures pour mieux concilier vie professionnelle et privée, promouvoir la formation et la formation continue ainsi qu’une prestation transitoire pour les chômeuses et chômeurs âgés représentent les meilleures réponses pour que la libre circulation des personnes profite à toute la population. »</p><p>Et Katharina Prelicz-Huber, présidente du Syndicat des services publics (SSP), de compléter : « On veut retirer des droits aux travailleurs et travailleuses étrangers afin de pouvoir les exploiter plus facilement. Mais au bout du compte, cela nuirait à l’ensemble des gens qui travaillent en Suisse. La libre circulation des personnes, accompagnée de mesures sociales, constitue la longue route de la Suisse pour sortir de l’isolement. Nous voulons poursuivre sur cette route et nous engageons contre l’initiative de résiliation hostile aux travailleurs et travailleuses. »</p><p>&nbsp;</p><p><br><a href="https://www.salaires-emplois.ch/" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Page web de la campagne : www.salaires-emplois.ch</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/e/csm_SGB-NoKI-Logo_FR3000_db1a4d9738.webp" length="33882" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6375</guid><pubDate>Fri, 21 Feb 2020 15:39:51 +0100</pubDate><title>Prestation transitoire : des décisions qui vont dans le bon sens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestation-transitoire-des-decisions-qui-vont-dans-le-bon-sens</link><description>Une avancée sociale pour les personnes en fin de droit</description><content:encoded><![CDATA[<p>La commission compétente du Conseil national vient de prendre des décisions importantes concernant la prestation transitoire pour les personnes en fin de droit après 60 ans. Elle contrecarre clairement les coupes drastiques infligées par le Conseil des État au modèle proposé par le Conseil fédéral.</p><p>Les problèmes que rencontrent les salarié-e-s passé un certain âge s’aggravent de plus en plus. Les syndicats de l’USS ne sont pas les seuls à le voir au quotidien&nbsp;: l’OCDE et même le SECO partagent ce constat. Le nombre de personnes de plus de 55 ans qui arrivent en fin de droit et qui dépendent de l’aide sociale augmente continuellement. Raison pour laquelle l’USS demande depuis des années une meilleure couverture sociale pour cette génération de salarié-e-s. C’est précisément l’objectif que poursuit la prestation transitoire (Ptra) proposée par le Conseil fédéral et les partenaires sociaux.</p><p>Fin 2019, le Conseil des États a toutefois sabré dans le projet au point de le rendre méconnaissable. Aujourd’hui, la commission sociale du Conseil national (CSSS-N) a en bonne partie corrigé cette situation en adoptant un large ensemble de propositions, ajoutant même de nouveaux éléments importants au projet&nbsp;: la prestation transitoire ne sera pas versée uniquement aux personnes qui arrivent en fin de droit après leur 60e anniversaire, mais à toutes les personnes en fin de droit âgées de 60 ans (indépendamment du moment de l’arrivée en fin de droit). On enlève ainsi un effet de seuil assez problématique. En même temps, l’introduction d’une durée minimale d’assurance de cinq ans après l’âge de 50 ans garantit que la prestation transitoire reste une prestation spécifique destinée aux personnes plutôt âgées et en fin de droit. Par ailleurs, la CSSS-N a décidé, à raison, que les bonifications pour tâches éducatives et d’assistance devaient, elles aussi, être prises en compte dans la durée minimale d’assurance, ce qui représente une disposition très importante pour les femmes. Enfin, la génération actuelle des ayants droit doit déjà pouvoir bénéficier de la prestation transitoire.</p><p>Mais le modèle décidé aujourd’hui contient aussi des pertes&nbsp;: la suppression des cotisations d’épargne LPP dans les dépenses reconnues fait particulièrement mal. Au moins, le maintien de l’assurabilité dans le 2e pilier est garanti grâce à la prise en charge – très importante – des cotisations de risque LPP. Autre coupure douloureuse décidée par la commission&nbsp;: la réduction du seuil de fortune à la moitié de celui prévu pour les prestations complémentaires. Les futurs bénéficiaires de la prestation transitoire devront donc puiser davantage dans leur fortune, ce qui, à long terme, se traduira par davantage de demandes de prestations complémentaires.</p><p>Le Parlement a désormais l’opportunité de mener rapidement à terme les débats sur cet objet lors de la session de printemps. Il permettrait ainsi de s’attaquer enfin concrètement aux problèmes des salarié-e-s âgés.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6351</guid><pubDate>Sun, 09 Feb 2020 15:55:00 +0100</pubDate><title>Une victoire claire pour la tolérance</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-victoire-claire-pour-la-tolerance</link><description>Interdire la discrimination basée sur l’orientation sexuelle</description><content:encoded><![CDATA[<p>En acceptant très largement la norme pénale contre l’homophobie, les électrices et électeurs de Suisse ont donné un signal clair en faveur de la tolérance et du respect. Par sa netteté, ce résultat indique la volonté claire d’empêcher que l’orientation sexuelle fonde quelque discrimination que ce soit. Il s’agit d’un pas important vers une véritable égalité des droits, auxquels d’autres devront encore succéder, notamment dans le monde du travail.</p><p>La discrimination se produit là où les gens passent du temps, et donc malheureusement trop souvent aussi sur le lieu de travail. Les personnes LGBTI en sont tout particulièrement la cible&nbsp;: moqueries, remarques obscènes et exclusion sociale sont monnaie courante. Parfois, la discrimination va même plus loin, jusqu’au licenciement ou au refus d’embaucher. C’est là que la norme pénale désormais élargie permettra d’intervenir et de fournir enfin une base légale pour se défendre contre de telles pratiques intolérables.</p><p>Mais il est bien évident que cet article de la norme pénale ne fournira pas non plus un arsenal juridique permettant de s’attaquer à la discrimination quotidienne basée sur l’homophobie, la transphobie et l’interphobie dans le monde du travail. Et cet arsenal juridique ne serait pas non plus la panacée&nbsp;: il faut plutôt un travail systématique de sensibilisation et un engagement constant pour défendre les intérêts de ces personnes, comme les syndicats le font depuis des années pour les salarié-e-s LGBTI. Il est temps d’imposer enfin quelques revendications très concrètes à l’échelle du pays&nbsp;: par exemple, les salarié-e-s qui sont en partenariat enregistré doivent avoir exactement les mêmes droits dans les CCT que les couples mariés hétérosexuels, comme c’est déjà le cas pour les couples vivant en concubinage (p. ex. absences pour raisons familiales, versement d’arriérés de salaire en cas de décès, droits aux avoirs de caisses de pensions).</p><p>Les personnes transgenres n’ont pas été prises en considération dans la norme pénale élargie, à leur grande déception, et à la nôtre. Elles sont pourtant souvent touchées par la discrimination au travail et ont, elles aussi, besoin d’une protection particulière. Nous demandons prioritairement une protection contre le licenciement après un «&nbsp;coming-out&nbsp;» ainsi que des congés en cas de transition.</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/d/csm_Frau-Regenbogenfahne_Eva-Blanco-Fotografia_photocase_5f23c0d979.webp" length="140922" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6353</guid><pubDate>Sun, 09 Feb 2020 14:04:00 +0100</pubDate><title>Une occasion manquée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-occasion-manquee</link><description>Initiative « Davantage de logements abordables »</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) regrette le rejet de l’initiative de l’Association suisse des locataires (ASLOCA) pour davantage de construction de logements par des coopératives ou des institutions d’utilité publique. Les adversaires de l’initiative ont mené une campagne de la peur&nbsp;: ils ont agité le spectre de l’étatisation du marché du logement et de l’anéantissement des avoirs des caisses de pensions. En tirant littéralement au canon sur des moineaux, ils ont malheureusement atteint leur but. Malgré ce matraquage alarmiste, le «&nbsp;oui&nbsp;» a atteint des proportions plus qu’honorables, ce qui montre bien à quel point la question des loyers élevés reste brûlante pour beaucoup de gens.</p><p>Fournir à la population suffisamment de logements abordables reste un défi à relever de toute urgence. Ce problème va bien au-delà des régions urbaines. Dans tous les cantons, les revenus du travail ou des rentes sont grevés par des loyers trop chers. Il faut surtout baisser les prix des loyers pour rétablir le pouvoir d’achat des salarié-e-s, des jeunes en formation ou des retraité-e-s et mettre un frein à cette redistribution de plusieurs milliards de francs vers le haut, aux plus fortuné-e-s.</p><p>Le Parlement doit désormais faire du fonds de roulement un instrument plus efficace. Les 250 millions de francs prévus par le contre-projet indirect sont tout simplement insuffisants. Il en faut bien plus si l’on veut donner une chance à la construction de logements d’utilité publique. L’USS va poursuivre son engagement dans ce sens. La Confédération, les cantons et les communes doivent passer à l’action, car les prix des terrains recommencent à flamber&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/c/csm_Wohnungsbau-Baustelle_iStock-ilkercelik_0be46c3f9d.webp" length="308202" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6341</guid><pubDate>Thu, 23 Jan 2020 14:30:00 +0100</pubDate><title>Une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-bonne-nouvelle-pour-le-pouvoir-dachat</link><description>Dépôt de l’initiative d’allègement des primes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue l’aboutissement de l’initiative populaire d’allègement des primes d’assurance-maladie. La rapidité avec laquelle les signatures ont pu être récoltées – avec le soutien des syndicats – démontre l’acuité du problème pour les ménages du pays. Un débat nécessaire va pouvoir s’ouvrir&nbsp;: est-il normal que la prime payée soit la même pour la mère célibataire qui travaille comme vendeuse que pour le cadre supérieur&nbsp;? Au cours des dernières années, de nombreux cantons ont bloqué ou même réduit leurs subsides. Dans le même temps, le montant des primes augmentait sans commune mesure avec la progression des salaires. Résultat&nbsp;: le pouvoir d’achat des ménages stagne. Et le poids total des dépenses obligatoires, en incluant les impôts et les primes d’assurance-maladie, se répartit en réalité de manière dégressive, c’est-à-dire que les revenus modestes sont proportionnellement davantage mis à contribution que les revenus supérieurs.</p><p>Le plafonnement des primes à 10&nbsp;% du revenu disponible est une contribution concrète à l’amélioration du pouvoir d’achat. Il s’inscrit dans le plan en dix points <a href="/themes/economie/detail/dix-mesures-pour-davantage-de-pouvoir-dachat-et-une-suisse-plus-sociale">présenté en novembre dernier</a> par l’USS. Ce n’est que la mise en œuvre de tels instruments qui peut redonner aux personnes qui travaillent des perspectives de progression de leurs conditions de vie, pour que les hausses de salaires ne soient pas absorbées entièrement par l’augmentation des charges obligatoires.</p><p>La santé ne peut pas être un produit de luxe. Or, l’accès aux prestations est déjà restreint, car aux primes par tête s’ajoute le fait qu’en Suisse, la participation directe aux coûts est la plus élevée de tous les pays de l’OCDE. En conséquence, la Suisse détient déjà le triste record du renoncement aux soins, avec les risques pour la santé et les coûts de long terme que cela peut provoquer. La solution réside dans la mise en place d’un financement solidaire, et surtout pas d’une médecine à deux vitesses selon l’épaisseur du porte-monnaie. L’initiative déposée aujourd’hui est un pas important dans cette direction.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/6/csm_200123_Einreichung-PEI_Gysi-Carobbio-PYM_b4806c8699.webp" length="369844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6333</guid><pubDate>Thu, 16 Jan 2020 16:42:53 +0100</pubDate><title>Réforme LPP : une partie du patronat  se défile de ses responsabilités </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reforme-lpp-une-partie-du-patronat-se-defile-de-ses-responsabilites</link><description>Le modèle de réforme LPP des banques et des entrepreneurs est une attaque frontale contre les employé-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le modèle de réforme de la LPP proposé aujourd’hui par les banques et leurs acolytes de la Société Suisse des entrepreneurs et de Swiss Retail est une attaque frontale contre les rentes des employé-e-s. Et il constitue un coup de poignard dans le dos des partenaires sociaux qui ont trouvé, après de longues négociations, un compromis viable. Le projet aurait pour conséquence une baisse des rentes, en particulier dans les caisses de pensions qui ne disposent pas de réserves importantes. Les auteur-e-s ont également déclaré à maintes reprises leur opposition à une modernisation du 2<sup>e</sup> pilier qui apporterait des nettes améliorations pour les rentes des femmes qui sont scandaleusement basses.</p><p>La motivation est évidente&nbsp;: les employeurs du secteur bancaire veulent échapper à leur responsabilité sociale et éviter d’apporter la moindre contribution à une réforme de la LPP permettant à tous les assuré-e-s, dans toutes les caisses, de préserver le niveau des rentes. Ils rejettent la composante de répartition dans le compromis des partenaires sociaux. Et pourtant, c’est précisément celle-ci qui conduit à améliorer le rapport prix-prestations pour les revenus bas et moyens, par exemple dans le secteur de la construction. Il est dès lors frappant que la SSE se prononce de manière offensive contre un compromis pourtant réaliste et favorable à ses propres employé-e-s. Pour Aldo Ferrari, vice-président d’Unia, «&nbsp;la Société Suisse des entrepreneurs combat un modèle qui apporte des avantages à ses membres et renforce la participation des salaires les plus élevés. C’est se moquer des employés qui travaillent dur dans le secteur de la construction&nbsp;».</p><p>Avec le modèle présenté aujourd’hui, les cotisations dans le 2<sup>e</sup> pilier augmenteront et les rentes seront quand même plus basses. Impossible de réussir une réforme sur de tels fondements. «&nbsp;Ce modèle n’offre aucune réponse aux problèmes importants des rentes des femmes qui partiront à la retraite au cours des prochaines années », souligne par ailleurs Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS.</p><p>Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier est d’ores et déjà en difficulté et les rentes diminuent depuis plus de dix ans même si les salarié-e-s sont toujours plus mis à contribution. Il faut trouver des solutions communes pour rétablir la confiance envers le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. Le Conseil fédéral partage cet avis. Seul le compromis des organisations faîtières des partenaires sociaux offre l’opportunité de moderniser le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier et d’apporter un correctif aux rentes trop basses des personnes à revenus bas et moyens, ainsi que des employé-e-s à temps partiel. Il reste la seule base valable pour une solution viable.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6325</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2020 11:15:00 +0100</pubDate><title>Seule une économie qui sert toute la population a de l’avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nur-eine-wirtschaft-die-der-ganzen-bevoelkerung-nuetzt-hat-zukunft</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS : priorités syndicales pour 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’orientation économiquement toujours plus libérale de la politique sociale et économique de ces 30 dernières années a entraîné une désolidarisation en Suisse. Tel est le résultat de l’analyse publiée aujourd’hui par l’Union syndicale suisse (USS). Grâce aux offensives menées par les syndicats sur les conventions collectives de travail et les salaires minimaux, mais grâce aussi aux luttes défensives conduites avec succès dans la prévoyance vieillesse, contrairement à d’autres pays, il a été possible d’éviter le pire dans la nôtre.</p><p>Il y a une trentaine d’année, le ou la concierge, le personnel de nettoyage ou les agent-e-s de sécurité étaient présents au repas de Noël d’une grande société. Aujourd’hui, ce n’est plus guère le cas parce que les entreprises ont confié nombre d’activités à des sous-traitants. Conséquences : le creusement des écarts salariaux et le renforcement du cloisonnement de la société. Désormais, en raison de « l’économie de plate-forme », le risque de glisser dans l’indépendance fictive est toujours plus grand. Dans la prévoyance vieillesse aussi, la solidarité s’érode. La baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier est censée être compensée dans le 3<sup>e</sup> pilier, via une prévoyance individuelle privée Cette évolution aboutit à une privatisation partielle rampante de la prévoyance vieillesse, dont les banques et les assurances sont les principaux bénéficiaires. Pour les personnes professionnellement actives, à bas ou moyen salaire, le compte n’est pas bon. De plus, les prestations sociales en cas de chômage ou d’invalidité se sont dégradées. La politique fiscale et en matière de dépenses obligatoires s’est mise au service de la classe supérieure : cadeaux fiscaux pour les hauts revenus et réductions insuffisantes des primes-maladie pour le reste de la population.</p><p>En 2020, les syndicats passent à l’offensive pour renforcer l’AVS, en lançant au mois de mars une initiative pour une 13<sup>e</sup> rente AVS et en menant à l’automne une campagne nationale sur les salaires touchant toutes les branches. L’USS s’engage en outre, à travers le compromis trouvé sur la LPP par les partenaires sociaux, pour une amélioration des rentes des femmes, des personnes travaillant à temps partiel et des bas revenus. Sur la prestation transitoire destinée aux chômeurs et chômeuses de plus de 60 ans, elle s’engagera pour que la proposition du Conseil fédéral ne soit pas édulcorée. Ce progrès social aiderait non seulement les personnes concernées, mais stopperait également la tendance à la dégradation de la couverture sociale garantie en cas de chômage.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_31c59f24f6.webp" length="118904" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6309</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2019 12:39:00 +0100</pubDate><title>Une occasion historique pour la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-occasion-historique-pour-la-prevoyance-vieillesse</link><description>Ouverture de la consultation sur le réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En juillet 2019, l’Union syndicale suisse a présenté avec l’Union patronale suisse et Travail.Suisse un modèle réalisable de réforme du 2<sup>e</sup> pilier. Le Conseil fédéral a repris ce compromis entre partenaires sociaux et lance aujourd’hui le processus législatif régulier en mettant ce projet de réforme en consultation.</p><p>Le gouvernement saisit ainsi – à raison – l’opportunité de dénouer un blocage de cette réforme qui dure depuis des années et de moderniser la prévoyance vieillesse. Il reconnaît que ce projet apporte les progrès nécessaires face au scandale des rentes du 2<sup>e</sup> pilier trop basses pour les femmes et qu’il maintient le niveau des prestations LPP dans sa globalité. Et ce, malgré une baisse immédiate du taux de conversion minimal de 6,8&nbsp;% à 6,0&nbsp;%. Ce maintien du niveau de prestation est rendu possible d’un côté par l’introduction dans la LPP d’un supplément de rente durable, financé de manière solidaire, supplément qui sera versé individuellement à tous les futurs rentiers et rentières du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. D’autre part, les salarié-e-s et les employeurs et employeuses sont prêts à cotiser ensemble davantage dans le 2<sup>e</sup> pilier.</p><p>Il est primordial de stabiliser la LPP, car les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser depuis plus de dix ans. Avec une solution équilibrée, alliant des mesures liées aux cotisations et des mesures liées aux prestations, le compromis des partenaires sociaux fournit un bon rapport coûts-prestations. L’USS est convaincue que c’est seulement sur cette base qu’une réforme de la prévoyance vieillesse est susceptible de rallier une majorité et peut aboutir. L’USS va donc s’engager en faveur du modèle élaboré par les partenaires sociaux. Et tous les acteurs sont bien conscients qu’il n’y a pas de marge de manœuvre pour rouvrir ce compromis.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6306</guid><pubDate>Thu, 12 Dec 2019 16:05:00 +0100</pubDate><title>Salarié-e-s en fin de carrière : le Conseil des États ne prend pas le problème au sérieux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/salarie-e-s-en-fin-de-carriere-le-conseil-des-etats-ne-prend-pas-le-probleme-au-serieux</link><description>Décision sur la prestation transitoire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États s’est prononcé en principe en faveur de la prestation transitoire destinée aux salarié-e-s en fin de carrière. Mais il a sérieusement sabré dans le projet présenté par le gouvernement et les partenaires sociaux. Pour les personnes concernées, c’est une grande déception. Le nouveau Conseil national est appelé à corriger le tir.</p><p>Les problèmes des salarié-e-s en fin de carrière se sont accrus. L’Union syndicale suisse (USS) n’est pas la seule à le voir au quotidien&nbsp;: l’OCDE et même le SECO partagent ce constat. La discrimination s’exprime à travers, d’une part, plus de rapports de travail précaires et, de l’autre, davantage de chômage chez les plus de 55 ans. Par conséquent, le nombre de personnes en fin de droit et de celles qui dépendent de l’aide sociale augmente continuellement. Raison pour laquelle l’USS demande depuis des années une meilleure couverture sociale pour la génération des salarié-e-s plus âgés. Sont concernées ici des personnes qui, malgré d’intenses recherches, n’ont pas trouvé d’emploi et sont découragées, ce qui ne fait qu’aggraver le problème. Celle ou celui qui se trouve en fin de droit plonge aussi financièrement. Et, un jour ou l’autre, le chemin vers l’aide sociale, et par la suite vers les prestations complémentaires, devient inévitable. La prestation transitoire permettrait d’aider ces personnes dans le besoin. Elle évite le glissement indigne, après une carrière bien remplie, vers le niveau de l’aide sociale pendant quelques années. Mais pas seulement&nbsp;: elle garantit aussi qu’au cours de ces quelques années ne se prépare pas inéluctablement le terrain d’une retraite dans la pauvreté.</p><p>Avec la décision d’aujourd’hui, c’est-à-dire en acceptant les deux propositions Noser, le Conseil des États met dangereusement en péril ces deux effets bien réels de la prestation. D’une part, il veut désormais que la prestation transitoire ne puisse être perçue que jusqu’à l’âge de la retraite anticipée, et non jusqu’à l’âge ordinaire. Et d’autre part, elle sera plafonnée au double seulement du minimum d’existence des prestations complémentaires (au lieu du triple). Compte tenu des coûts élevés de la santé et du logement, les montants de cette prestation ne seraient guère différents de celui de l’aide sociale pour de nombreux bénéficiaires. Et dès l’âge de 62 ans, ceux-ci devront, comme aujourd’hui, essayer de vivre avec des rentes sensiblement réduites, tant dans le 1<sup>er</sup> que le 2<sup>e</sup> pilier. Bon nombre de bénéficiaires de la prestation transitoire rejoindront les rangs des personnes âgées pauvres et seront tributaires à long terme des prestations complémentaires.</p><p>Le Conseil des États a montré aujourd’hui qu’il reconnaît une nécessité d’agir dans ce domaine. Tout de même&nbsp;: avec la prestation transitoire, une nouvelle prestation sociale ciblée est déjà traitée au Parlement, quelques mois seulement après sa proposition initiale par les partenaires sociaux. Mais en acceptant inutilement les deux propositions Noser, la Chambre des cantons affaiblit énormément les effets de cette mesure. Au Conseil national maintenant de prendre ses responsabilités et de corriger le projet en conséquence.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6284</guid><pubDate>Tue, 19 Nov 2019 09:51:00 +0100</pubDate><title>Les cantons ouvrent grand la porte à la sous-enchère</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-cantons-ouvrent-grand-la-porte-a-la-sous-enchere</link><description>Marchés publics : une décision irresponsable</description><content:encoded><![CDATA[<p>En décidant le 15 novembre de maintenir le principe du lieu d'origine des entreprises de détachement de main d'oeuvre dans l'accord intercantonal sur les marchés publics (AIMP), les cantons ne se montrent pas à la hauteur de leurs responsabilités. Ils ouvrent littéralement grand la porte à la sous-enchère salariale et sociale.</p><p>Cette décision est d'autant plus incompréhensible que la Confédération a elle-même récemment révisé sa loi sur les marchés publics (LMP) et que les syndicats sont parvenus à empêcher des détériorations, en particulier le passage au principe du lieu d'origine. Le Parlement a finalement décidé de garder le principe du lieu d'exécution, qui a fait ses preuves.</p><p>D'une manière générale, avec la loi révisée sur les marchés publics, le changement de paradigme attendu depuis longtemps peut enfin avoir lieu : la qualité et les aspects sociaux retrouvent une certaine importance, ce n'est plus le prix qui détermine tout. Le message aux cantons était clair. Pourtant, ceux-ci n'ont pas saisi l'occasion de suivre cette direction.</p><p>Le refus des cantons de passer enfin au principe du lieu de prestation, dans le contexte des nouvelles dispositions de la LMP, laisse perplexe : lors du débat parlementaire, il a été souligné explicitement que l'inscription de ce principe constituait une incitation directe à l'harmonisation de l'AIMP.</p><p>Nous trouvons très inquiétant du point de vue de la politique juridique que les cantons ignorent sciemment la volonté du législateur dans un domaine aussi important, malgré le mandat très clair d'aller vers une harmonisation. C'est aussi un affront fait aux travailleurs et travailleuses des branches les plus touchées, ainsi qu'aux entreprises des cantons " à hauts salaires " qui se retrouvent désavantagées par rapport aux soumissionnaires venant de cantons " à bas salaires ". Si elles veulent rester dans la course, les premières devront tendre vers une détérioration des conditions de travail et des salaires. En maintenant le principe du lieu d'origine, les cantons ont lancé une spirale descendante. Les faîtières syndicales USS et Travail.Suisse, ainsi que les syndicats les plus concernés Syna et Unia, condamnent cette décision avec la plus grande vigueur.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_Strassenbau-Baustelle_Juan-Enrique-iStock_727d4cc409.webp" length="459124" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6242</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2019 14:30:00 +0100</pubDate><title>Égalité, rentes, climat : les revendications de l&#039;USS sont claires </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/egalite-rentes-climat-les-revendications-de-luss-sont-claires</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Réunis en assemblée ce vendredi, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont pris plusieurs décisions importantes visant à renforcer durablement l’AVS, faire progresser l’égalité pour les femmes, soutenir la grève pour le climat et exiger des mesures contre le changement climatique qui soient socialement équilibrées.</p><h3>Une 13e rente AVS</h3><p>Après un débat intense sur le projet d’initiative populaire pour une 13e rente AVS, les quelque 100 syndicalistes ont décidé à une large majorité de lancer cette initiative au printemps 2020. « Avec cette initiative, nous faisons une proposition concrète et facile à mettre en œuvre afin de contrer les baisses de rentes du 2e pilier. Nous n’exigeons rien d’autre que de se rapprocher de l’objectif constitutionnel selon lequel l’AVS doit assurer les besoins de base », a expliqué le président de l’USS Pierre-Yves Maillard devant les délégué-e-s. Pour ces derniers, il ne fait pas de doute que cette revendication ralliera derrière elle une majorité d’électrices et électeurs, surtout en cette année de la Grève des femmes*. En effet, « une amélioration de l’AVS est d’une importance existentielle spécialement pour les femmes, qui, trop souvent, ne peuvent compter sur une caisse de pensions », a exposé la secrétaire centrale de l’USS Gabriela Medici dans son intervention. Si l’on ne renforce pas le 1er pilier, « nous assisterons à une privatisation rampante de la prévoyance vieillesse à travers l’expansion du 3e pilier », a souligné pour sa part Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS. « Seules les personnes bien payées en profiteront, ainsi que les banques et les assurances grâce à des frais élevés ».</p><h3>Égalité des chances</h3><p>La Grève des femmes* a fait l’objet d’autres discussions lors de l’assemblée. Les délégué-e-s de l’USS ont clairement adopté la proposition d’élaborer un programme d’action pour améliorer la situation dans les domaines de la garde d’enfants, des soins et de l’assistance. Une véritable égalité des chances pour les femmes dans le monde du travail n’est possible que lorsque « les services de garde de qualité, dans le cadre du service public, sont accessibles à tout le monde à un prix raisonnable », peut-on lire dans le texte adopté.&nbsp; De plus, la responsabilité de la prise en charge des enfants et des adultes qui en ont besoin doit être répartie à parts égales entres hommes et femmes. Pour l’USS, il est par ailleurs indispensable que le travail de garde, de soins et d’assistance soit globalement revalorisé. Il faut entre autres que les conditions de travail et les salaires s’améliorent dans les professions concernées.</p><h3>Protection du climat</h3><p>Les délégué-e-s de l’USS ont conclu l’assemblée par un débat sur le changement climatique. Ils ont adopté une résolution dans laquelle ils expriment clairement leur soutien au mouvement pour le climat. Techniquement et économiquement, une Suisse climatiquement neutre est réalisable et offre aussi de grandes opportunités. Les délégué-e-s soulignent dans ce texte que des mesures socialement tolérables sont nécessaires. Compte tenu de la hausse des coûts de la santé et du logement, les taxes supplémentaires devront être intégralement redistribuées. Et la Confédération devra financer les éventuels programmes d’encouragement avec ses ressources générales. Pour l’Union syndicale, le tournant énergétique et la protection du climat doivent surtout aller de pair avec un accroissement des investissements, notamment dans la production d’électricité ou les transports publics. Et avec un service public fort.<br><br> Les syndicats s’emploieront à nouer ou poursuivre des contacts au niveau local avec les collectifs engagés pour le climat afin de discuter des possibilités de mobilisation commune, fondées également sur des revendications pour le monde du travail. Les fédérations membres sont appelées à envisager une heure de grève ou d’action durant le temps de travail. L’USS poursuivra son engagement constant en faveur d’une reconversion écologique rapide de l’économie suisse qui profite à l’ensembles des travailleurs et à toute la population.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/b/csm_191115_dv-abstimmung_fcf1bb1ad7.webp" length="168428" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6279</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2019 12:21:00 +0100</pubDate><title>Attaque contre les conventions collectives de travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-contre-les-conventions-collectives-de-travail</link><description>Sabotage du partenariat social sur le dos des « working poors » </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a décidé par 9 voix contre 3 et une abstention de recommander la motion Baumann pour adoption. Le texte porte le joli nom de " Renforcer le partenariat social dans le cadre de conventions collectives nationales de travail ". Ceci est plutôt cynique, car cette motion veut en fait empêcher les cantons de prendre des mesures contre les salaires trop bas : les salaires minimaux cantonaux ne s'appliqueraient plus dans les secteurs où une convention collective de travail (CCT) déclarée de force obligatoire contient également des dispositions sur les salaires. La motion ne veut rien de plus que de produire des travailleurs et travailleuses pauvres</p><p>Pourtant, selon la Constitution fédérale, les cantons sont compétents pour légiférer en matière de politique sociale. Ils peuvent donc également déterminer que les salaires doivent couvrir le minimum vital. C'est pourquoi, lors du débat sur un salaire minimum national, les opposants à l'initiative ont toujours bien souligné que les cantons pouvaient introduire un salaire minimum si nécessaire. Et le Tribunal fédéral a confirmé cette compétence.</p><h3>Exceptions à la baisse</h3><p>Une mise en œuvre de la motion Baumann constituerait une violation flagrante de la Constitution et un sabotage du partenariat social. Les CCT pourraient être dévoyées dans le but d'affaiblir encore davantage un droit du travail déjà bien fluet et de contourner la volonté du législateur. Au lieu de garantir de meilleures conditions que les normes minimales légales pour les salarié-e-s, elles permettraient au contraire de faire des exceptions, à la baisse. Il serait aussi dangereux que scandaleux que les CCT puissent servir d'instrument pour faire baisser les salaires légaux.</p><p>Il est inquiétant que cette atteinte à la souveraineté des cantons vienne précisément de la part du Conseil des États. La motion s'attaque en effet aux salaires des employé-e-s dans les régions frontalières des cantons de Neuchâtel et du Jura, mais aussi au Tessin et à Bâle, où une loi cantonale sur le salaire minimum fait actuellement l'objet d'un débat. Il faut espérer que la nouvelle Chambre des États suivra la proposition du Conseil fédéral, des cantons et des syndicats et rejettera la motion Baumann au lieu de torpiller la paix sociale en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6269</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2019 11:55:00 +0100</pubDate><title>Prévoyance vieillesse : cap sur l’initiative pour une 13e rente AVS ! </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/prevoyance-vieillesse-cap-sur-linitiative-pour-une-13e-rente-avs</link><description>Décision de l&#039;Assemblée des délégué-e-s de l&#039;USS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de leur Assemblée ce vendredi, les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS) ont décidé de passer à l'offensive dans la prévoyance vieillesse en choisissant de lancer une initiative populaire pour une 13e rente AVS. Le Comité de l'USS fixera le début de la récolte des signatures.</p><p>Cette initiative est la réponse des syndicats au problème des rentes qui devient toujours plus évident :</p><ul><li>Les rentes du 2e pilier baissent depuis des années, même si les salarié-e-s cotisent toujours plus dans leur caisse de pensions.</li><li>La situation des rentes est particulièrement problématique pour les femmes : pour autant qu'elles touchent une rente du 2e pilier, celle-ci est en moyenne moitié moins élevée que celle des hommes.</li><li>Les rentes sont déjà terriblement basses : la moitié des personnes qui sont parties à la retraite en 2017 doivent s'en sortir avec moins de 3600 francs par mois (rentes AVS et LPP).</li></ul><p>Une 13e rente AVS devient nécessaire, tout comme l'est le 13e salaire perçu par une bonne partie des salarié-e-s. L'initiative est une première étape vers des rentes qui garantissent le niveau d'existence. Une personne qui a travaillé toute sa vie doit pouvoir vivre de sa rente : c'est ce que stipule la Constitution fédérale depuis près de 50 ans. Les femmes sont tout particulièrement tributaires d'une AVS performante. C'est d'ailleurs la seule assurance sociale qui prend en compte, dans le calcul de la rente, le travail de soins et d'assistance non rémunéré, principalement effectué par les femmes.</p><p>Cette initiative est simple, mais elle fait mouche : elle demande le versement d'une rente de vieillesse supplémentaire, du même montant que la rente AVS perçue chaque mois. Cela correspond à une augmentation de la rente de 8,33 %. En raison du caractère compensatoire de l'AVS, ce sont les bas et moyens revenus qui en profitent le plus. En guise d'exemple, une famille composée d'un conducteur de tram, d'une vendeuse à la Coop à temps partiel et d'un enfant toucherait grâce à l'initiative 300 francs de plus par mois en rente AVS. L'initiative prévoit en outre que les bénéficiaires de prestations complémentaires profitent également de la 13e rente.</p><p>Les délégué-e-s de l'USS ont par ailleurs décidé que les bénéfices de la Banque nationale suisse doivent être mis à contribution pour financer l'AVS. Il s'agira d'œuvrer au Parlement afin de rallier des majorités en faveur de cette idée. Si la voie parlementaire devait échouer, l'USS examinera le lancement éventuel d'une initiative sur ce sujet.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_191115_Medici-DV_e3efa162ab.webp" length="100624" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6274</guid><pubDate>Thu, 14 Nov 2019 13:00:00 +0100</pubDate><title> Dix mesures pour davantage de pouvoir d’achat et une Suisse plus sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dix-mesures-pour-davantage-de-pouvoir-dachat-et-une-suisse-plus-sociale</link><description>Problèmes de pouvoir d’achat et politique fiscale antisociale </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a un problème de pouvoir d’achat. Les salaires réels font du surplace, les rentes du 2e pilier baissent bien que les cotisations ne cessent d’augmenter, et le fardeau qui pèse sur les revenus bas et moyens à cause des primes d’assurance-maladie atteint souvent des niveaux intolérables. À cause de ces primes-maladie par personne, les impôts et les redevances ont même globalement commencé à avoir un effet dégressif, malgré les réductions de primes. De plus en plus de ménages de Suisse ont des difficultés à payer leurs factures. Si l’on exclut les dépenses de santé, la consommation par habitant-e est en baisse.</p><p>Pour résoudre ces problèmes, l’Union syndicale suisse (USS) a proposé, lors de la conférence de presse de ce jour, un <strong>train de mesures en dix points </strong>pour davantage de pouvoir d’achat et une Suisse plus sociale :</p><ul><li>&nbsp;&nbsp; hausses substantielles de salaire ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; lutte sans délai contre la discrimination salariale des femmes, avec la participation des syndicats ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; 13e salaire pour tout le monde dans les CCT et les entreprises (coiffure, centres d’appels, etc.) ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; amélioration substantielle de la situation professionnelle des femmes (entre autres en développant les offres de structures d’accueil des enfants comme service public et financées en tant que tel ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; davantage de CCT fixant des salaires minimaux et une meilleure protection des salarié-e-s ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; renforcement de l’AVS via une 13e rente mensuelle (décision lors de l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 15.11) ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; amélioration du rapport prix/prestations dans le 2e pilier, entre autres à travers une composante de redistribution, comme prévu dans le compromis des partenaires sociaux ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; limitation de la charge représentée par les primes-maladie à 10 % du revenu disponible, comme prévu dans l’initiative populaire du Parti socialiste (hausses des réductions de prime) ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; distribution d’une partie des bénéfices de la BNS en faveur de l’AVS ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; augmentation des allocations familiales.</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Politique sociale</category><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/f/csm_191114_Medici-Maillard-Lampart_29ebbbdbbf.webp" length="193962" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6246</guid><pubDate>Tue, 12 Nov 2019 14:00:00 +0100</pubDate><title>Message de solidarité envers les syndicats chiliens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidaritaet-mit-den-chilenischen-gewerkschaften</link><description>L&#039;USS exige la fin des violences d&#039;État au Chili </description><content:encoded><![CDATA[<p>Au vu de la contestation qui perdure au Chili, l'Union syndicale suisse (USS) a envoyé un message de solidarité avec les manifestant-e-s et en faveur des revendications des syndicats, dans une lettre adressée à la confédération syndicale Bloque Sindical de Unidad Social.</p><p>Le président chilien et son gouvernement doivent cesser les violences envers les protestataires et leurs attaques contre les droits démocratiques, écrivent Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, et Luca Cirigliano, secrétaire central en charge de l'international, dans leur message de solidarité. La politique d'austérité pousse la population au désespoir et doit être stoppée immédiatement. La population et les syndicats appellent de leurs vœux des salaires minimaux, un service public de qualité et des rentes qui permettent de vivre dans la dignité. Ils doivent être entendus.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/e/csm_diego_correa-flickr_chile_demo_protest_2019_topf_schlagen_CC_BY_2.0_7aa5afb747.webp" length="155356" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6245</guid><pubDate>Wed, 06 Nov 2019 15:15:00 +0100</pubDate><title>Il faut s’attaquer aux problèmes du 2e pilier et les rentes doivent être améliorées </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-sattaquer-aux-problemes-du-2e-pilier-et-les-rentes-doivent-etre-ameliorees</link><description>Réaction à la décision du Conseil fédéral sur le taux d&#039;intérêt minimal </description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, les caisses de pensions ont réalisé des rendements record d’en moyenne presque 9 %. Or les intérêts servis sur le capital-vieillesse stagnent depuis des années et les taux de conversion baissent toujours plus. C’est pourquoi les rentes du 2e pilier promises s’effondrent et la crise des caisses de pensions se fait toujours plus évidente.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) estime positif que le Conseil fédéral suive la recommandation de la Commission LPP et ne baisse pas le taux d’intérêt minimal appliqué dans la prévoyance professionnelle obligatoire au-dessous de sa valeur actuelle de 1 %, comme l’ont demandé les assurances et le patronat. L’USS est toutefois persuadée que le niveau historiquement bas du taux d’intérêt minimal aggrave encore plus le problème des rentes. L’effet des intérêts composés prévu pour la capitalisation n’a pas lieu et l’efficacité du 2e pilier s’en trouve remise en question. Le but donné par la Constitution fédérale aux prestations de la prévoyance vieillesse s’éloigne ainsi encore plus.</p><p>Alors que les bénéfices des entreprises et des assurances, comme ceux de la Banque nationale et de la Confédération continuent de croître, les salarié-e-s doivent renoncer à des rentes qui couvrent leurs besoins vitaux et accepter qu’elles baissent. Il faut mettre un terme à cette spirale descendante. C’est pourquoi nous avons besoin que les rentes basses de l’AVS soient enfin augmentées et que le 2e pilier soit stabilisé grâce au compromis sur la LPP trouvé par les partenaires sociaux.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6244</guid><pubDate>Wed, 30 Oct 2019 18:00:00 +0100</pubDate><title>Travailleurs et travailleuses âgés : enfin un pas en avant </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/travailleurs-et-travailleuses-ages-enfin-un-pas-en-avant</link><description>Message du Conseil fédéral sur une prestation transitoire </description><content:encoded><![CDATA[<p>La lutte pour résoudre les problèmes des travailleurs et travailleuses âgés connaît enfin un premier succès ! Cinq ans après la naissance de la " Conférence nationale sur le thème des travailleurs âgés ", due à un postulat du président de l'USS de l'époque, le Parlement peut enfin décider d'une avancée concrète en la matière : une rente-pont pour les travailleurs et travailleuses âgés qui ne retrouvent plus d'emploi et arrivent en fin de droit.</p><p>Ces derniers doivent en effet se battre contre d'importantes discriminations sur le marché suisse du travail. On le voit surtout à travers l'augmentation du nombre des rapports de travail précaires ainsi que du chômage des plus de 55 ans. Mais c'est principalement le nombre des personnes en fin de droit et de celles dépendant de l'aide sociale qui connaît une forte hausse. Raison pour laquelle l'Union syndicale suisse (USS) demande depuis des années que la couverture sociale soit améliorée lorsque la vie professionnelle commence à toucher à sa fin. Il s'agit à la fois d'éviter aux gens de se retrouver à l'aide sociale et de subir une baisse de leurs rentes. La rente-pont proposée aujourd'hui s'attaque précisément à ce problème et permettra d'atténuer ce qui est un grave problème de politique sociale.</p><p>L'USS souligne cependant également que la proposition du Conseil fédéral doit être améliorée sur d'autres points encore. Ainsi, tous les indicateurs montrent que, comme c'est prouvé, les problèmes de la génération des plus âgé-e-s ne commencent pas seulement à partir de 60 ans, mais déjà dès 55 ans au plus tard. La rente-pont doit par conséquent déjà pouvoir être perçue par les chômeurs et chômeuses à partir de 55 ans, respectivement 57 ans pour les personnes en fin de droit. L'USS n'est de plus pas d'accord que la rente-pont soit plafonnée, comme le propose le gouvernement, proportionnellement à la couverture des besoins vitaux dans les prestations complémentaires. Dans les cantons où les primes-maladie et les loyers sont élevés, cela aurait pour conséquence des réductions des prestations injustifiées (et finalement contraires à la loi). Le Parlement a désormais la possibilité d'améliorer le projet du Conseil fédéral sur ces deux points.</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6231</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2019 17:15:00 +0200</pubDate><title>Un large front contre l’allongement du temps de travail, au besoin avec un référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-large-front-contre-l-allongement-du-temps-de-travail-au-besoin-avec-un-referendum</link><description>Communiqué de l’Alliance contre le stress et le travail gratis</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Semaine de 67 heures, travail de nuit et du dimanche obligatoires : voilà ce qui pourrait pendre au nez des personnes qui ont le malheur d’être considérées comme étant des « travailleurs et travailleuses qui exercent une fonction dirigeante » ou des « spécialistes ». C’est ce que veut l’initiative parlementaire du conseiller aux États PDC Konrad Graber. L’Alliance contre le stress et le travail gratis s’y oppose, si nécessaire en saisissant le référendum.</p><p>Si cette initiative parlementaire « Introduire un régime de flexibilité partielle dans la loi sur le travail et maintenir des modèles de temps de travail éprouvés » était acceptée, le droit suisse du travail deviendrait ni plus ni moins qu’une coquille vide. Les définitions floues de ces catégories de salarié-e-s ouvriraient tout grand la porte aux abus – et notre élu PDC le sait bien. Le plus grand nombre de salarié-e-s possible se retrouverait dans ces catégories et par conséquent, être utilisé, en cas de surplus de travai,l au bon vouloir du patronat. Et ce, jusqu’à 67 heures par semaine, dimanche compris !</p><p>Jeudi et vendredi 17 et 18 octobre, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) se prononcera sur cette initiative, et rarement la situation aura été aussi claire. Ce projet a été mis en pièces de tous côtés. Les inspectorats cantonaux s’y opposent, tout comme les Églises nationales et d’autres membres de l’Alliance pour le dimanche. Les médecins en général, ainsi que celles et ceux du travail mettent en garde contre les conséquences catastrophiques d’une telle déréglementation.</p><p>Toutes ces voix auraient dû être entendues puisque la CER-E avait annoncé des auditions dans un premier temps, pour purement et simplement les annuler<br> ensuite. Apparemment, elle a pris simplement peur en voyant les nombreuses critiques émises par des organisations allant de la Société Suisse de Médecine du Travail de la FMH à l’Alliance pour le Dimanche. Mais manifestement, elle a quand même eu le courage d’essayer de faire subrepticement passer cet objet quelques jours avant les élections fédérales.</p><p>L’Alliance contre le stress et le travail gratis a d’ores et déjà annoncé le lancement d’un référendum si ce projet cynique devait quand même passer la rampe au Parlement. Les médecins, le Conseil fédéral, les Églises, les syndicats, les inspectorats cantonaux du travail ainsi que le Conseil fédéral disent tous clairement NON à cette déréglementation. Finalement, selon l’OCDE, le droit suisse du travail est déjà l’un des plus souples et des plus favorable aux employeurs et employeuses. En comparaison internationale, la durée du travail est déjà beaucoup trop longue dans notre pays. Tant qu’à faire, il faudrait plutôt raccourcir la durée hebdomadaire du travail, comme le revendiquait d’ailleurs tout récemment haut et fort la Grève des femmes*. Ce sont de fait précisément les femmes et les familles qui pâtiraient le plus de la mise en œuvre des idées de M. Graber.</p><p>Compte tenu de cette levée de boucliers de tous bords contre cette initiative, l’Alliance contre le stress et le travail gratis s’attend donc à ce que la CER-E classe cette initiative parlementaire innommable et qu’elle l’enterre définitivement, comme la Chambre des cantons l’a d’ailleurs fait récemment avec une initiative similaire de l’ancienne conseillère aux États et actuelle conseillère fédérale Karin Keller-Sutter.</p><p>&nbsp;</p><h5>L’Alliance contre le stress et le travail gratis</h5><ul><li>Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>Société suisse de médecine du travail (SSMT)</li><li>Association suisse des employés de banque (ASEB)</li><li>Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS)</li><li>Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC)</li><li>ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_frau-gestresst-kopfschmerz_c-inkje-photocase_bf91282e5f.webp" length="72958" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6223</guid><pubDate>Fri, 27 Sep 2019 15:01:39 +0200</pubDate><title>Électricité : NON à une libéralisation à haut risque !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/electricite-non-a-une-liberalisation-a-haut-risque</link><description>Elle met en danger l&#039;approvisionnement. Et l’électricité ne deviendra pas moins chère ! </description><content:encoded><![CDATA[<p>L'ouverture du marché de l'électricité proposée aujourd'hui par le Conseil fédéral ne nous rapproche pas d'un centimètre de la transition énergétique et elle met en danger la sécurité d'approvisionnement. Le gouvernement tente peut-être d'envoyer un signal à la Commission européenne avec cette libéralisation du marché de l'électricité. Mais pour l'approvisionnement en Suisse, le risque est grand ! L'Union syndicale suisse (USS) rejette l'ouverture complète du marché de l'électricité, sur la base des réflexions suivantes :</p><p>L'électricité est un bien indispensable pour la population et l'économie. Elle doit être disponible en tout temps, personne ne peut s'en passer. Il faut donc une coopération extrêmement fiable dans la branche et on doit pouvoir planifier à long terme la demande et l'offre, mais certainement pas faire de l'expérimentation sur les marchés ! La Suisse dispose aujourd'hui non seulement d'un approvisionnement très stable en électricité, mais également de prix modérés et stables. Les ménages paient depuis des années 21 centimes par kilowattheure en moyenne, soit moins que dans les pays voisins qui ont complètement libéralisé leur marché.</p><p>Le prix de l'électricité est composé des coûts du courant, des coûts du réseau et de taxes. Le prix du courant lui-même ne représente même pas 40 %, c'est-à-dire 8 centimes par kilowattheure. Ce n'est qu'à cette part du prix de l'électricité que le " libre marché " s'appliquerait, le reste demeurant soumis à régulation. Et à cause de ces 8 centimes, les ménages devraient choisir leur fournisseur d'électricité parmi 600 gestionnaires de réseaux de distribution et autres prestataires !</p><p>Cela ne fera ni avancer la transition énergétique ni renforcer la protection du climat. Et l'électricité n'en deviendra certainement pas moins chère, bien au contraire ! Tous les fournisseurs se mettront alors à dépenser des sommes énormes en marketing et en administration, de l'argent qui seraient bien plus utile ailleurs. La priorité aujourd'hui doit aller à la transition rapide vers une production d'électricité de sources renouvelables. Tout particulièrement en Suisse, que la topographie rend très vulnérable aux effets du réchauffement climatique. Des communautés d'énergie sont déjà possibles aujourd'hui. La structure actuelle du marché suisse de l'électricité a plus que fait ses preuves en termes de résistance aux crises. Il n'y a aucune raison de mettre cela en jeu !</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6211</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2019 11:00:11 +0200</pubDate><title>Abdiquer face à la place financière nuit à la politique monétaire et aux rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/abdiquer-face-a-la-place-financiere-nuit-a-la-politique-monetaire-et-aux-rentes</link><description>La BNS doit se montrer plus ferme contre la cherté du franc suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc suisse reste nettement surévalué. La situation conjoncturelle s'est assombrie, surtout dans le secteur des exportations. Dans ce contexte, il est d'autant plus important que la Banque nationale suisse (BNS) se batte énergiquement pour un cours du franc approprié. En pratiquant les taux d'intérêts négatifs et en intervenant sur le marché des devises, la BNS utilise des moyens dont les effets vont dans la bonne direction. Malheureusement, elle n'a pas su exposer clairement quels objectifs elle poursuit exactement. À plusieurs reprises, elle a même autorisé des périodes de revalorisation du franc.</p><p>En décidant aujourd'hui d'assouplir le taux négatif pour les banques, la BNS fait à nouveau preuve de faiblesse. Elle montre ainsi qu'elle est prête à dévier de son cap en matière de politique monétaire lorsque la pression de la place financière se fait plus forte.</p><p>L'efficacité du taux négatif s'en trouve affaiblie. Contrairement à l'AVS et aux caisses de pension, les banques et les investisseurs privés sont plus mobiles dans le placement de devises. Le taux négatif devrait s'appliquer surtout dans ce domaine. En revanche, l'AVS et les caisses de pension devraient bénéficier d'exemptions plus larges. Elles sont tenues, à raison, de verser des prestations en francs. Elles doivent donc placer une grande partie de leurs actifs en francs.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu'elle agisse avec plus de fermeté contre la surévaluation du franc suisse. De plus, il faut enfin trouver des solutions à la problématique des taux négatifs dans l'AVS et les caisses de pension. Le fonds de compensation AVS (Compenswiss) doit être complètement exempté des taux d'intérêts négatifs et les recettes des taux négatifs devraient être versées aux institutions de prévoyance, afin de freiner la diminution des rentes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6209</guid><pubDate>Wed, 18 Sep 2019 14:33:59 +0200</pubDate><title>Succès de la résistance contre l’allongement du temps de travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/succes-de-la-resistance-contre-l-allongement-du-temps-de-travail</link><description>Communiqué de presse de l’Alliance contre le stress et le travail gratis</description><content:encoded><![CDATA[<p>La résistance manifestée par l'Alliance contre le stress et le travail gratis porte enfin ses fruits : la loi sur le travail (LTr) ne sera pas vidée de sa substance. Le Conseil des États a en effet renoncé à supprimer pour une grande part des salarié-e-s l'obligation d'enregistrer le temps de travail. Un outil central, qui protège ces derniers du travail gratis et des durées de travail excessives, est donc maintenu.</p><p>En décidant d'enterrer une initiative de l'ancienne conseillère aux États Karin Keller-Sutter, la Chambre des cantons reconnaît que les projets de déréglementation de grande ampleur de la LTr sont inappropriés et se heurtent à une vaste résistance de la part des syndicats, des médecins du travail ainsi que des cantons. En abolissant l'obligation d'enregistrer sa durée du travail, la mise en œuvre de l'initiative Keller-Sutter aurait détruit l'outil qui permet avant tout de vérifier les durées maximales de travail et le volume de travail supplémentaire. Selon l'Enquête suisse sur la population active (ESPA), au moins 26 % des salarié-e-s auraient été touchés.</p><p>Mais ce premier pas ne suffit toutefois de loin pas aux yeux de l'Alliance des syndicats, des médecins du travail et des médecins assistant-e-s. Maintenant, le Conseil des États et la Commission de l'économie et des redevances devront aussi abandonner les projets de prolongation de la durée hebdomadaire du travail et d'assouplissement encore plus poussé de l'interdiction du travail dominical. Raison pour laquelle l'initiative parlementaire du conseiller aux États Konrad Graber doit elle aussi être enterrée. À l'heure où des études constatent une hausse constante du stress dans le monde du travail et où toujours plus de personnes sont victimes d'épuisement professionnel, il s'agit d'accroître la protection des travailleurs et travailleuses, et non de la diminuer. Le Conseil des États serait bien inspiré de prendre au sérieux l'opposition manifestée par les syndicats, les médecins du travail, les Églises et les cantons, et de renoncer aussi à ce projet. Mais si le Parlement devait maintenir ce dernier, l'Alliance le combattrait par tous les moyens.</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Brigitta Danuser, professeure, Société suisse de médecine du travail/FMH, 076 339 84 46</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du droit du travail, 076 335 61 97</li><li>Marcel Marti, responsable Politique et communication de l'ASMAC, 031 350 44 82</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Arno Kerst, président de Syna, 079 598 67 70</li><li>Stefan Giger, secrétaire général du SSP, 079 296 77 07</li><li>Daniel Münger, président de syndicom, 058 817 18 11</li><li>Denise Chervet, directrice de l'ASEB, 079 40 892 40</li><li>Claudia Galli, présidente de la fsas, 078 746 76 50</li></ul><h3>L'alliance contre le stress et le travail gratis :</h3><p>Union syndicale suisse (USS); Travail.Suisse ; Société suisse de médecine du travail (SSMT) ; Association suisse des employés de banque (ASEB) ; Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS) ; Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC) ; ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/1/csm_Frau_Aerztin_abends_muede_am-PC_istock_klein_e5620b86b1.webp" length="109862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6174</guid><pubDate>Fri, 06 Sep 2019 10:15:00 +0200</pubDate><title>Des hausses de salaire de 2 % et un rattrapage tangible pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-de-salaire-de-2-et-un-rattrapage-tangible-pour-les-femmes</link><description>Négociations salariales 2019/2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'économie suisse a connu une nette croissance au cours des trois dernières années. Pourtant, même si la charge de travail a augmenté, les salaires réels ont reculé de 0,6 % ! Ceci est injuste et met de plus en plus en péril le développement économique dans notre pays. Depuis 2015, la consommation par habitant-e (hors dépenses de santé) affiche une baisse réelle d'environ 0,7 %. Sans une hausse tangible des salaires, cette tendance va aller en s'aggravant. Voilà pourquoi les fédérations de l'Union syndicale suisse (USS) exigent des augmentations générales de salaires de 2 % pour les négociations salariales 2019/2020. Les salaires des femmes ont tout particulièrement besoin d'une hausse significative.</p><p>La marge de manœuvre est là : la conjoncture économique suisse se porte mieux que ce que beaucoup affirment ces derniers temps. Les entreprises recherchent plus de main-d'œuvre que jamais au cours des dix dernières années. Les affaires sont bonnes dans presque toutes les branches. Et elles restent globalement positives même dans l'industrie, où le ralentissement de la conjoncture internationale se fait pourtant sentir. Les entreprises s'attendent à une légère hausse des exportations pour les prochains mois.</p><p>De toute évidence, il est temps d'agir, et pas seulement dans la perspective de l'évolution de l'économie intérieure. Du point de vue des salarié-e-s, des augmentations de salaire sont nécessaires aussi pour compenser le renchérissement de près de 0,5 % pour l'année en cours ainsi que pour financer les hausses continuelles des primes-maladie. Sans oublier que la productivité ne cesse d'augmenter, de 1 % par année en valeur réelle.</p><p>Mais c'est pour les femmes que la nécessité de faire quelque chose est particulièrement prononcée. Le 14 juin, plus de 500 000 femmes et hommes solidaires sont descendu-e-s dans la rue pour réclamer des progrès en matière d'égalité, et plus particulièrement l'égalité salariale. Maintenant, il faut des avancées concrètes pour les salaires des femmes. Le retard salarial des femmes doit être corrigé par des hausses tangibles de salaire pour les femmes. Dans les branches qui relèvent du syndicat Unia, les femmes devront toucher, en plus de l'augmentation salariale de 2 %, au moins 50 francs supplémentaires.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/b/csm_190906_lohn_mk_maillard_lampart_alleva_muenger_zugeschnitten_c07563d82a.webp" length="26058" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6167</guid><pubDate>Fri, 30 Aug 2019 17:03:04 +0200</pubDate><title>Victoire d’étape des syndicats contre l’allongement du temps de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/victoire-d-etape-des-syndicats-contre-l-allongement-du-temps-de-travail</link><description>Un frein aux attaques contre la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>La résistance des syndicats et des médecins du travail contre l’allongement du temps de travail porte enfin concrètement ses fruits : la Commission de l’économie du Conseil des États (CER-E) a recommandé vendredi le classement de l’initiative parlementaire de l’ancienne conseillère aux États Karin Keller-Sutter. En faisant cela, la commission admet que ses projets d’une dérégulation de grande ampleur de la loi sur le travail sont inappropriés. L’initiative exigeait l’abandon, dans une large mesure, de l’enregistrement du temps de travail. Selon l’Enquête suisse sur la population active (ESPA), au moins 26 % des salarié-e-s auraient été touchés. On les aurait tout simplement privés de l’outil qui permet de vérifier si les durées maximales de travail sont respectées et si des heures supplémentaires sont effectuées. Il est grand temps que le Conseil des États suive la commission et enterre ce démantèlement de la protection des salarié-e-s.</p><p>Mais l’étape d’aujourd’hui ne suffit pas, loin s’en faut. La commission doit encore abandonner le projet d’augmenter la durée hebdomadaire maximale de travail et de continuer d’affaiblir l’interdiction du travail du dimanche. Ces mesures envisagées proviennent d’une initiative du conseiller aux États Konrad Graber. Alors que des études démontrent l’augmentation constante du stress au travail et que les personnes en burnout sont de plus en plus nombreuses, il faut viser plus de protection des salarié-e-s, et non moins comme semble toujours l’envisager la CER. Le Conseil des États serait bien avisé de tenir enfin compte de l’opposition des syndicats, des médecins du travail, des Églises et des cantons et de rejeter également ce projet de loi. Si le Parlement devait maintenir le projet, les syndicats le combattraient par tous les moyens.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_Bauarbeiter-in-Halle-Protesthaltung_AntonioRecena-photocase_5346d7d044.webp" length="339942" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6165</guid><pubDate>Wed, 28 Aug 2019 18:13:31 +0200</pubDate><title>Renforcer la diversité journalistique, mais pas faire des cadeaux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/renforcer-la-diversite-journalistique-mais-pas-faire-des-cadeaux</link><description>Encouragement des médias</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue l’intention du Conseil fédéral de renforcer le soutien accordé aux médias du pays. Mais les mesures à cet effet doivent aider à préserver la diversité journalistique en ne pas être un cadeau pour les entreprises de médias générant d’importants chiffres d’affaires comme tamedia, Ringier et NZZ-CH Media !</p><p>Pour l’USS, il est clair que seules doivent bénéficier d’un encouragement pour leurs offres les entreprises de médias soumises à une CCT qui garantit l’indépendance de leur rédaction et des bonnes conditions de travail aux personnes actives dans ce secteur. Désormais, les entreprises qui veulent être soutenues devront prouver qu’elles s’engagent pour la diversité journalistique et une couverture médiatique de grande qualité. Un transfert des bénéfices à des privés, dans les secteurs encouragés, doit être interdit.</p><p>Aujourd’hui, le marché des médias est contrôlé en Suisse par encore quatre entreprises de médias. Et toutes misent sur la même stratégie : rédactions centrales, suppressions d’emplois et pages communes. La diversité journalistique est en train de rapidement disparaitre, une évolution qui menace le système de la démocratie directe de la Suisse.</p><p>L’USS est soulagée de voir que le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), placé sous la direction de la conseillère fédérale Simonetta Somaruga, propose maintenant des mesures pragmatiques et rapidement réalisables, et renonce à une nouvelle loi sur les médias. En raison de la chute des recettes publicitaires de la TV, il est juste de ne pas plafonner la redevance versée pour la SSR. La plus importante entreprise de médias de service public fournit de fait une contribution indispensable à la fourniture d’informations et de contenus culturels à la population et ne doit précisément pas être affaiblie aujourd’hui.</p><p>L’augmentation de 20 millions de francs envisagée par la conseillère fédérale du rabais sur la distribution postale ne suffira cependant pas pour réellement alléger la charge des petits journaux indépendants. Et si le plafonnement du tirage actuellement en vigueur devrait être levé pour les grands journaux et les têtières, la diversité journalistique ne s’en trouvera pas soutenue.</p><p>L’aide financière des offres en ligne est nécessaire et urgente, et l’USS s’en félicite, car ce canal est devenu essentiel pour le journalisme d’information. Mais ici aussi, les conventions collectives de travail existantes, la qualité de la couverture médiatique et l’indépendance rédactionnelle sont les critères sur lesquels l’encouragement doit s’orienter. Et pas la question de l’existence d’un « paywall » (péage de lecture numérique).</p><p>Les entreprises de médias sont désormais invitées à investir dans la qualité journalistique et à arrêter de supprimer des emplois dans les rédactions. Cela s’applique précisément aux quatre entreprises qui contrôlent actuellement le marché suisse des médias. L’USS espère que la Suisse alémanique et le Tessin auront enfin à nouveau une convention collective de travail (CCT) garantissant des salaires et des honoraires. Il est plus que temps que les éditeurs reconnaissent le partenariat social !</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6163</guid><pubDate>Wed, 28 Aug 2019 11:21:00 +0200</pubDate><title>Le Parlement doit se focaliser sur le montant des rentes – L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-doit-se-focaliser-sur-le-montant-des-rentes-l-uss-rejette-le-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description>Réforme AVS 21 : le message du Conseil fédéral est insuffisant</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) estime que le message du Conseil fédéral sur la réforme AVS 21 n’est pas convaincant. Au futur nouveau Parlement de le retravailler. D’une part, une réforme de l’AVS n’a de chance de trouver une majorité des citoyen-ne-s que si elle prend le montant des rentes pour point de départ. Le compromis proposé par les partenaires sociaux pour la prévoyance professionnelle est certes en mesure de stabiliser les rentes en baisse du 2e pilier, mais l’AVS a, elle aussi, un besoin urgent que des mesures soient prises. Il n’y a de fait plus eu aucune hausse des rentes AVS depuis plus de 40 ans. Les adaptations faites sur la base de l’indice mixte ne tiennent qu’insuffisamment compte de l’évolution des salaires. C’est pourquoi les rentes AVS perdent toujours plus de leur valeur ; et cela, alors que les coûts de la santé augmentent massivement. C’est pour cela que l’USS a décidé de lancer une initiative pour une 13e rente AVS, car c’est la seule manière pour que l’AVS remplisse sa fonction : garantir une vieillesse dans la dignité.</p><p>D’un autre côté, l’USS rejette clairement le relèvement prévu de l’âge de la retraite des femmes. Car la stabilité financière de l’AVS est aussi une de ses revendications. Qu’en plus, ce relèvement doive se faire principalement sur le dos des femmes n’est pas convaincant. La situation sur le marché de l’emploi des travailleuses âgées est toujours insatisfaisante : plus de la moitié des femmes interrompent leurs activités professionnelles avant d’être arrivées à l’âge ordinaire de la retraite ; nombre des salarié-e-s âgées ont des faibles taux d’occupation, alors qu’elles aimeraient bien travailler plus. Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, les femmes souffrent trois fois et demie plus du sous-emploi que les hommes. Les rentes des femmes aussi sont, dans une mesure inacceptable, beaucoup plus basses que celles des hommes : selon la statistique 2017 des nouvelles rentes, les hommes qui ont pris leur retraite en 2017 ont reçu des prestations du 2e pilier presque deux fois plus élevées que les femmes pendant la même année. Les rentes des femmes sont souvent si basses qu’elles ne leur permettent pas de vivre décemment une fois à la retraite. C’est pourquoi on a besoin que de vrais progrès soient accomplis en matière d’égalité des sexes, et pas d’un égalitarisme de façade concernant l’âge de la retraite. La grande mobilisation lors de la Grève des femmes* de cette année le souligne aussi.</p><p>L’USS est persuadée que la Suisse, toujours plus riche, peut et doit se permettre une prévoyance vieillesse solidaire, reposant sur un financement solide. C’est ce que prescrit la Constitution fédérale et c’est également là une question de respect pour les travailleurs et travailleuses concernés qui ont contribué de manière déterminante aux performances de l’économie et à ce qui est l’aménagement actuel d’une AVS sociale.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6151</guid><pubDate>Tue, 20 Aug 2019 09:50:04 +0200</pubDate><title>Le stress au travail augmente : le Conseil des États va-t-il enfin entendre raison ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-stress-au-travail-augmente-le-conseil-des-etats-va-t-il-enfin-entendre-raison</link><description>La révision prévue de la loi sur le travail ne ferait qu’accentuer cette tendance : il faut tirer les conséquences de l&#039;enquête suisse sur la santé 2017 et enterrer cette réforme.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le stress au travail a augmenté ces dernières années. C'est ce qui ressort de l'enquête suisse sur la santé 2017, publiée aujourd'hui par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Au lieu de s'attaquer à ce problème, les politiciennes et politiciens de droite veulent aggraver la situation avec la révision de la loi sur le travail. Elles et ils souhaitent notamment faire en sorte que nombre de salarié-e-s se voient contraints de travailler plus longtemps, et même le dimanche. Le Conseil des États débattra de cette révision à la session d'automne : il doit enfin entendre raison et enterrer ce projet.</p><p>L'enquête suisse sur la santé 2017 est on ne peut plus claire : en 2017, 21 % de la population active interrogée par l'OFS subissait très souvent du stress au travail. En 2012, ce taux était de 18 %. La moitié de ces personnes se sentent émotionnellement épuisées au travail et sont ainsi exposées à un risque plus élevé de subir un burnout. Au lieu de reconnaître les pathologies liées au stress comme des maladies professionnelles et de diminuer les horaires hebdomadaires de travail, comme l'exigent la médecine du travail et les syndicats, les majorités des commissions de l'économie des chambres fédérales veulent plutôt empirer la situation en suivant les propositions du conseiller aux États Conrad Graber et de son ancienne collègue Karin Keller-Sutter, aujourd'hui conseillère fédérale. Le temps de travail hebdomadaire maximal grimperait à 67,5 heures et le nombre d'heures supplémentaires maximal par jour serait lui aussi augmenté. Même l'interdiction du travail du dimanche serait assouplie. Parallèlement, l'obligation pour les employeuses et employeurs de saisir le temps de travail des salarié-e-s serait en grande partie supprimée.</p><p>Au vu du résultat de l'enquête suisse sur la santé, il est inacceptable que les commissions de l'économie et des redevances (CER) s'obstinent à vouloir imposer ces mesures cyniques de déréglementation. Les pseudo-corrections décidées avant la pause estivale par la CER-E n'y changent rien. Elles sont de nature purement cosmétiques et le stress augmenterait quand même pour de nombreux salarié-e-s. Cette obstination est également incompréhensible : la révision de la loi sur le travail a échoué lors de la consultation. Elle a fait l'objet de critiques sévères de la part, notamment, des inspectorats cantonaux du travail, de la médecine du travail, des Églises avec l'Alliance pour le dimanche ainsi que des syndicats. Du plus, la commission ne tient aucun compte d'un rapport du Conseil fédéral qui souligne que le droit suisse du travail est déjà très souple. Si les Chambres ne mettent toujours pas le holà à cette charge contre la santé des salarié-e-s, les syndicats lanceront un référendum.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/e/csm_ueberarbeitet_burnout_ist-thodonal_d75e88c55f.webp" length="161862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6111</guid><pubDate>Tue, 09 Jul 2019 08:56:10 +0200</pubDate><title>Grève des femmes* du 14 juin : ce n’était que le début</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/greve-des-femmes-du-14-juin-ce-n-etait-que-le-debut</link><description>Salaire. Temps. Respect !</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève des femmes* du 14 juin 2019 a été la plus grande mobilisation politique en Suisse depuis la Grève générale de 1918. Forts de cette expérience extraordinaire, les syndicats vont mettre toute leur énergie pour introduire les revendications de cette grève dans les négociations salariales et de CCT à venir : Salaire. Temps. Respect ! Cela veut dire, par exemple : de meilleurs salaires pour les femmes ; des congés pour les mères et les pères ; des mesures contre le harcèlement sexuel et la discrimination sur le lieu de travail.</p><p>Plus d'un demi-million de femmes*et d'hommes* solidaires sont descendus dans la rue le 14 juin pour lancer un message clair, haut en couleurs et puissant à l'ensemble du monde politique et de la société : la Suisse doit enfin avancer à grands pas en matière d'égalité. Deux semaines de congé paternité et des seuils pour la représentation des genres sont un début, mais cela ne suffit de loin pas. Le Parlement doit prendre d'autres nouvelles mesures et elles devront être efficaces.</p><p>Les employeurs et employeuses doivent aussi faire leur part : les syndicats de l'USS, qui ont joué un rôle important dans l'organisation de la Grève des femmes*, entendent désormais bien imposer les revendications de cette grève dans les négociations salariales et de CCT. Outre des salaires minimaux de 4000 francs par mois (fois 13), Unia va exiger cet automne des salaires équitables d'une manière générale pour les branches à forte proportion féminine. " Le scandale de la discrimination salariale des femmes appelle des mesures supplémentaires sous forme d'augmentations de salaires ", déclare Vania Alleva, présidente d'Unia. Et la présidente du SSP Katharina Prelicz-Huber de souligner que, dans le domaine de la santé justement, il faut des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail. Comme par exemple la mise en œuvre de la consigne : " Revêtir les habits de travail fait partie du temps de travail " ; ou la possibilité de prendre une retraite anticipée dès 60 ans avec une rente complète ; ou encore une CCT dans le domaine des soins privés.</p><p>Les syndicats exigeront aussi plus de temps et de respect, par exemple pour le personnel des transports. Selon sa vice-présidente Barbara Spalinger, le SEV revendiquera " 18 semaines de congé maternité et entre 10 et 20 jours de congé paternité, comme cela a été convenu avec les CFF, pour toutes les entreprises de transports publics ".</p><p>Effectué avant la Grève des femmes*, une enquête du syndicat syndicom dans la branche des technologies de l'information et de la communication (TIC) montre que près de 60 % des femmes ont déjà subi ou été témoin au moins une fois de harcèlement sexuel sur le lieu de travail. Patrizia Mordini, membre du Comité directeur de syndicom et co-présidente de la Commission féminine de l'USS, veut se battre pour l'introduction de règlements d'entreprise et de lignes de conduite pour prévenir le harcèlement sexuel, ainsi que pour des formations dans ce domaine : " L'enquête montre qu'un service de médiation à lui seul ne suffit pas. Il faut d'autres mesures concrètes. "</p><p>La Grève des femmes* a apporté la preuve que les discriminations et le sexisme ne sont plus tolérés et qu'il faut un changement de mentalité. Les syndicats y apporteront leur contribution.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/6/csm_Frauenstreik-Bern_FS-MonikaFlueckiger-freshfocus_d4c0fe28d8.webp" length="121610" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6102</guid><pubDate>Wed, 03 Jul 2019 15:20:18 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral met inutilement en danger la réforme AVS 21 – l’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-met-inutilement-en-danger-la-reforme-avs-21-l-uss-rejette-le-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description>Grands axes de la réforme AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il n'y a même pas deux mois, en acceptant la RFFA (réforme fiscale et financement de l'AVS), les citoyen-ne-s ont montré toute l'importance qu'ils accordent à l'AVS. La stabilité financière de cette dernière s'en trouve désormais garantie pour ces prochaines années. Il n'y a même pas un mois, les femmes de ce pays ont ensuite donné avec la Grève des femmes - le plus grand événement politique de notre histoire récente - un signal clair : nous devons faire de vrais progrès en matière d'égalité des sexes, et non pas pratiquer un pseudo-égalitarisme avec l'âge de la retraite.</p><p>Les grands axes de la réforme AVS 21 décidés aujourd'hui par le Conseil fédéral montrent que ce dernier refuse de voir ces réalités. Au lieu de s'attaquer à la vraie problématique des rentes insuffisantes, il continue à miser sur un relèvement de l'âge de la retraite des femmes. L'Union syndicale suisse (USS) estime que, sur ces deux points, cette attitude est inacceptable et menace inutilement les travaux de réforme. Les délégué-e-s de l'USS l'ont répété, lors de leur dernière assemblée de fin mai, et se sont clairement prononcés contre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes.</p><p>Les mesures compensatoires proposées en contrepartie de ce dernier ne représentent pas une compensation des vrais problèmes des femmes. Non seulement elles ne compenseront qu'un tiers de la contribution des femmes à la réforme via le relèvement de leur âge de la retraite, mais il faut aussi rappeler ici qu'à cause des rentes du 2e pilier, le niveau de leurs rentes est globalement très inférieur à celui des hommes dans la prévoyance vieillesse.</p><p>La Confédération vient récemment de confirmer que les prestations du 2e pilier touchées par les hommes qui ont pris leur retraite en 2017 ont été environ deux fois plus élevées que celles des femmes pendant la même année. La rente des femmes est souvent si basse qu'elle ne permet pas de vivre décemment, une fois à la retraite. Le compromis présenté mardi dernier par les partenaires sociaux au sujet de la LPP corrigerait certes à l'avenir cette situation, mais le niveau des rentes des femmes restera sans doute encore longtemps largement inférieur à celui des hommes. Par conséquent, le Parlement doit en tirer les bonnes conséquences pour le projet de réforme de l'AVS.</p><p>Il est clair aux yeux de l'USS que, premièrement, il reste suffisamment de temps pour réaliser une réforme de l'AVS qui soit dans l'intérêt de l'ensemble de la population. Deuxièmement, la Suisse, qui devient toujours plus riche, peut et doit se permettre une prévoyance vieillesse de qualité et dotée d'un financement solide. Non seulement c'est là un mandat qui figure dans la Constitution fédérale, mais vivre décemment sa retraite est aussi une question de respect pour les travailleurs et travailleuses concernés.</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la politique sociale, 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6100</guid><pubDate>Tue, 02 Jul 2019 10:10:05 +0200</pubDate><title>Le compromis des partenaires sociaux apporte une modernisation de la prévoyance professionnelle et garantit les prestations </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-compromis-des-partenaires-sociaux-apporte-une-modernisation-de-la-prevoyance-professionnelle-et-garantit-les-prestations</link><description>Réforme de la LPP – Résultats des négociations entre partenaires sociaux </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les trois organisations faîtières nationales syndicales et patronales soumettent aujourd’hui au conseiller fédéral Alain Berset leur proposition pour moderniser la prévoyance professionnelle (LPP). Malgré la baisse du taux de conversion minimal, le niveau actuel des prestations peut être globalement maintenu. Grâce à des mesures portant sur les cotisations et d’autres sur les prestations, les salarié-e-s à temps partiel et les personnes à revenus plus faibles – en particulier les femmes – percevront à l’avenir même des rentes supérieures. Ceci est possible grâce à une combinaison de plus que deux taux de bonifications vieillesse, d’une déduction de coordination plus basse et d’un supplément de rente financé de manière solidaire, qui assure en même temps le niveau actuel des rentes pour la génération transitoire.</p><p><br> Il y a plus d’un an, Alain Berset, alors président de la Confédération, a chargé les organisations faîtières nationales des partenaires sociaux d’élaborer une proposition de solution pour résoudre les problèmes les plus pressants du 2e pilier. Au terme d’intenses négociations, l’Union patronale suisse (UPS), Travail.Suisse et l’Union syndicale suisse (USS) soumettent aujourd’hui leur projet pour une réforme de la prévoyance professionnelle (LPP).</p><h3>Le compromis des partenaires sociaux comprend les mesures suivantes :</h3><ul><li>Le taux de conversion minimal utilisé pour le calcul de la rente est abaissé en une seule fois à 6,0 % au moment de l’entrée en vigueur de la révision.</li><li>La déduction de coordination, qui détermine le salaire assuré, est divisée par deux. Cette baisse entraîne immédiatement une augmentation du gain assuré. À long terme, les salarié-e-s à temps partiel notamment seront mieux assurés dans la LPP.</li><li>Les bonifications de vieillesse (cotisations salariales) pour le 2e pilier sont adaptées : elles s’élèveront à 9 % du salaire soumis à la LPP pour les personnes de 25 à 44 ans ; dès l’âge de 45 ans, la bonification est de 14 %. Ainsi, les bonifications des salarié-e-s plus âgés en particulier se trouvent sensiblement baissées.</li><li>Les subsides pour les employeurs avec des structures d’âge défavorables seront supprimés. Ces subsides ne sont plus nécessaires en raison de la correction significative des bonifications vieillesse pour les assuré-e-s dès 45 ans.</li><li>Les futurs bénéficiaires de rentes du 2e pilier toucheront un supplément de rente (montant fixe par personne) financé solidairement. Ce supplément de rente sera financé par une cotisation salariale de 0,5 % sur le salaire soumis à l’AVS jusqu’à concurrence d’un revenu annuel de 853 200 francs.</li><li>Cette composante de répartition durable et dédiée permet de maintenir le niveau des rentes pour la génération de transition et d’améliorer immédiatement les rentes pour les revenus faibles ainsi que pour les salarié-e-s à temps partiel.</li><li>Une génération de transition (quinze cohortes de nouveaux retraité-e-s à partir de l’entrée en vigueur de la révision) touchera un supplément de rente dont le montant sera garanti. Dès la 16e année après l’entrée en vigueur de la révision, le Conseil fédéral fixera chaque année le montant du supplément de rente selon les moyens disponibles.</li><li>Avec l’introduction d’une nouvelle prime, les provisions nécessaires pour garantir le niveau de prestations pourront être calculées et publiées de manière transparente.</li><li>Le Conseil fédéral, en concertation avec les partenaires sociaux, rédigera un rapport au moins tous les cinq ans. Il y indiquera les bases pour la fixation du taux de conversion minimal et du montant du supplément de rente.</li></ul><p>En choisissant d’associer des mesures portant sur les cotisations et d’autres liées aux prestations, les coûts supplémentaires de ce compromis restent globalement proportionnés. La proposition offre un bon rapport coûts-prestations et est ainsi abordable pour les PME. Contrairement à des tentatives antérieures de réforme pour la génération transitoire, le modèle proposé ici permet non seulement une baisse immédiate du taux de conversion minimal, mais également d’éviter la tenue d’un « double compte témoin » pour les institutions de prévoyance. De plus, ce modèle est simple, rapide et économique à mettre en œuvre.<br><br> La prévoyance professionnelle gérée de manière paritaire constitue une partie importante du partenariat social. L’UPS, l’USS et Travail.Suisse ont donc soigneusement élaboré un compromis adéquat et viable. Cette solution permet de moderniser la LPP et prend en compte de façon équilibrée les intérêts multiples. Elle est donc susceptible de rallier une majorité.<br> Les trois organisations faîtières invitent le Conseil fédéral à élaborer un projet dans ce sens et à lancer le processus législatif, afin que le compromis des partenaires sociaux puisse entrer en vigueur en 2021, au plus tard en 2022.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6098</guid><pubDate>Mon, 01 Jul 2019 09:07:14 +0200</pubDate><title>Le rôle-clé des mesures d’accompagnement indépendantes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-role-cle-des-mesures-d-accompagnement-independantes</link><description>Commentaire de l’USS sur le Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La globalisation de la société et de l’économie a entraîné dans la plupart des pays une augmentation de l’immigration, et ce, indépendamment de l’introduction de la libre circulation des personnes. De plus, les annonces d’offres d’emplois sont aujourd’hui visibles depuis quasiment le monde entier, alors qu’avant l’an 2000, un employeur ou une employeuse devait publier une annonce dans un journal étranger s’il voulait trouver de la main-d’œuvre en dehors de la Suisse.</p><p>La libre circulation des personnes combinée aux mesures d’accompagnement a permis d’atténuer la problématique de la sous-enchère lors de l’embauche de travailleuses et travailleurs étrangers en Suisse. Ainsi, les personnes avec un permis de séjour de courte durée touchent aujourd’hui souvent les mêmes salaires, à travail égal, que les salarié-e-s suisses ou les étrangères et étrangers établis. Avec l’ancien système de contingents par contre, ils étaient nettement moins bien lotis. Ce qui comportait des risques pour l’ensemble de la structure des salaires.</p><p>Parallèlement, la libre circulation des personnes a facilité l’accès aux marchés pour deux formes de travail potentiellement précaires : les prestations de services par des entreprises étrangères (détachement de main-d’œuvre, indépendant-e-s) et le travail temporaire (location de personnel avec des permis de courte durée, entre autres). Les entreprises étrangères offrent des contrats de travail avec des salaires nettement inférieurs, ce qui entraîne un risque important de sous-enchère. Aujourd’hui, dans certaines régions, ces entreprises détiennent déjà une part de marché de 10 % ou plus ; dans certaines branches (construction en bois, construction métallique), cette part grimpe même à 30 %.</p><p>Les mesures d’accompagnement jouent un rôle-clé pour prévenir les effets négatifs de la libre circulation des personnes. Elles doivent donc être renforcées et non affaiblies. C’est pourquoi une protection des salaires indépendantes doit être garantie dans l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE). Une reprise du droit européen et la compétence de la Cour de justice de l’UE comportent des risques beaucoup trop importants. Afin d’empêcher les abus dans le travail temporaire, les employé-e-s temporaires doivent avant tout être engagés aux mêmes conditions que les employé-e-s permanents d’une entreprise. Enfin, le Non à l’initiative « de limitation » de l’UDC est capital, car celle-ci remet en question l’ensemble de la voie bilatérale.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6095</guid><pubDate>Thu, 20 Jun 2019 14:00:50 +0200</pubDate><title>L’OIT pose des jalons importants dans la lutte contre la violence et le harcèlement au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/loit-pose-des-jalons-importants-dans-la-lutte-contre-la-violence-et-le-harcelement-au-travail</link><description>Conférence annuelle de l’Organisation internationale du Travail (OIT)</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'USS se réjouit beaucoup de l'adoption, par l'Organisation internationale du Travail (OIT), d'une convention et d'une recommandation sur la violence dans le monde du travail. Dans une période marquée par MeToo, la Grève des femmes* et d'énormes mobilisations à travers le monde en faveur des droits des femmes, l'OIT pose un signal fort en cette année du centenaire de son existence. Il s'agit là d'un jalon d'une importance historique dans la lutte mondiale pour l'égalité des femmes. L'USS attend désormais de la Suisse qu'elle ratifie rapidement cette convention et affiche ainsi tout aussi clairement la couleur.</p><p>Près de dix ans se sont écoulés depuis que l'OIT a adopté pour la dernière fois un outil international de protection des salarié-e-s, avec la convention 189 concernant le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques. Comme d'autres conventions de l'OIT, cette dernière avait rendu visible l'invisible. Ce n'est qu'à partir de ce moment-là que les employé-e-s domestiques sont considérés comme des salarié-e-s ayant des droits.</p><p>La nouvelle convention contre la violence et le harcèlement au travail s'attaque à un sujet que l'on préfère souvent occulter ou taire. En outre, il n'existe actuellement pas de définition admise universellement des termes " harcèlement " ou " violence " dans le monde du travail, ni de normes universelles.</p><h3>Des négociations ardues</h3><p>Les négociations ont duré plus de deux ans et ont été ardues. La Commission normative, composée de plus de 500 représentant-e-s de gouvernements ainsi que d'organisations syndicales et patronales, avait la mission compliquée de trouver un équilibre entre un projet de convention détaillé, mais difficile à ratifier, et un texte plus générique, mais avec moins de force de frappe contre les violations des droits humains.</p><p>C'est donc sous les applaudissements que les dernières adaptations à la recommandation connexe ont été adoptées hier. Les gouvernements et les organisations syndicales et patronales des pays membres se sont ainsi accordés sur un texte fort dans la convention et la recommandation. Ces documents incluent tous les salarié-e-s, même celles et ceux de l'économie informelle. Ils couvrent aussi la violence domestique, qui a des répercussions au travail. Les catégories de personnes plus vulnérables sont particulièrement protégées.</p><p>Les conventions de l'OIT ne sont toutefois contraignantes que lorsqu'elles ont été ratifiées par les États membres. L'USS, ses fédérations et les travailleurs et travailleuses attendent maintenant de la Suisse qu'elle ratifie cette convention rapidement et sans réserve. Et ce, d'autant plus après la Grève des femmes* qui a mis la lutte contre la violence et le harcèlement (sexuel) au cœur de ses revendications.</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_metoo_mego-studio_photocase_04bfe1016b.webp" length="26888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6092</guid><pubDate>Sun, 16 Jun 2019 11:55:00 +0200</pubDate><title>Un signal fort pour une avancée rapide vers l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-signal-fort-pour-une-avancee-rapide-vers-l-egalite</link><description>Bilan de l&#039;USS sur la Grève des femmes* 2019</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève des femmes* 2019 a dépassé les attentes les plus folles : avec une participation de bien plus de 500 000 personnes à cette journée de grève et d'actions pour l'égalité, la mobilisation a été encore plus forte que lors de la grève des femmes de 1991. Le 14 juin 2019 entre ainsi dans l'histoire de la Suisse comme la plus grande action politique depuis la grève générale de 1918. C'est ce qui ressort du bilan de l'Union syndicale suisse (USS) basé sur les chiffres définitifs des manifestations dans les grandes villes, des chiffres qui n'ont pu être établis qu'en soirée vendredi dans certains cas.</p><p>La promesse d'une très forte participation était déjà perceptible vendredi matin : quelque 100 000 personnes ont pris part avant midi aux premières actions dans la rue ou dans les entreprises et institutions. À Berne par exemple, un cortège de 5000 poussettes a parcouru les rues du centre-ville. Le présent bilan n'inclut pas les innombrables femmes qui, indépendamment de leur participation à l'une ou l'autre action, ont affiché leur soutien aux revendications de la Grève des femmes* en portant un badge, un foulard ou des vêtements violets. Il ne contient pas non plus toutes les femmes qui ont signifié leur volonté d'égalité en faisant quelque chose dans leur vie privée.</p><p>La participation aux manifestations de fin de journée a atteint une ampleur jamais vue en Suisse. Avec 160 000 personnes dans la rue, Zurich a vécu la plus grosse manifestation politique de son histoire. Et à Lausanne (env. 60'000), Bâle (40'000) et Berne (40'000), les foules ont paralysé les centres-villes. À Genève, elles étaient 20 000. Enfin dans les plus petites villes, les manifestations ont aussi pris des dimensions historiques : Fribourg (12 000), Sion (12 000), Bellinzone (10 000), Neuchâtel (10 000), Winterthour (env. 10 000).</p><h3>Maintenir la pression</h3><p>Cette mobilisation massive, qui rassemblé des femmes de toutes les parties de la société, montre bien que l'égalité de traitement des femmes dans la vie professionnelle et dans la société doit avancer, et va avancer. Pour les salaires, il faut maintenant passer à la vitesse supérieure. Les négociations salariales de cet automne seront l'occasion de mettre à contribution les employeurs et employeuses : il faudra qu'ils offrent enfin des hausses du salaire réel pour tout le monde, afin de rattraper le retard pris au cours des maigres dernières années. Les femmes en particulier doivent pouvoir en bénéficier, surtout dans les professions " typiquement " féminines qui se caractérisent trop souvent par un niveau salarial très bas. Enfin, le principe de " salaire égal pour un travail équivalent " doit être mis en œuvre sans plus tarder. Il n'est pas acceptable que, dès le début de leur carrière, les femmes soient désavantagées en termes de salaire par rapport à leurs collègues masculins.</p><p>Pour y remédier : des analyses salariales avec des contrôles et des sanctions. Il faut également améliorer les possibilités pour les femmes d'évoluer professionnellement. Ce qui veut dire notamment qu'il faudra faire progresser la conciliation entre famille et travail. Des investissements dans les crèches, les écoles en horaire continu, les soins à domicile et les offres de soins et d'assistance pour les personnes adultes qui en ont besoin permettront de décharger les femmes. Le sexisme doit être combattu avec la plus grande détermination, aussi dans le monde du travail. Cela nécessite, entre autres, une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité ou de soins apportés à des proches, ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.</p><p>Les milieux économique et politique ne peuvent plus fermer les yeux face à cette démonstration de force des femmes. Les longs mois de préparatifs de la Grève des femmes* 2019 ont renforcé encore davantage les liens entre organisations de femmes et syndicats : la pression sur les responsables des décisions restera forte pour faire avancer résolument l'égalité en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/b/csm_2019_Lausanne_Greve_des_Femmes_Mercedes_Riedy1920_06eaff4812.webp" length="239938" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6090</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2019 19:26:50 +0200</pubDate><title>La plus grande manifestation politique de l’histoire récente :  un signal clair pour une marche rapide vers l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-plus-grande-manifestation-politique-de-l-histoire-recente-un-signal-clair-pour-une-marche-rapide-vers-l-egalite</link><description>Grève des femmes* 2019</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 Juni 2019 entre dans l'histoire récente de la Suisse comme la plus grande manifestation politique. En considérant l'ensemble de la journée, plusieurs centaines de milliers de femmes ont pris part aux actions, grèves et débrayages de la Grève des femmes*. Dans les plus grandes villes, les manifestations étaient encore bien plus grandes que lors de la grève des femmes de 1991. Le nombre impressionnant de jeunes femmes est à souligner particulièrement. Tout cela montre bien que l'égalité de traitement des femmes dans la vie professionnelle et dans la société doit, et va, avancer.</p><p>Le principe de " salaire égal pour un travail équivalent " doit être mis en œuvre sans plus tarder. Il n'est pas acceptable que, dès le début de leur carrière, les femmes soient désavantagées en termes de salaire par rapport à leurs collègues masculins. Pour y remédier : des analyses salariales avec des contrôles et des sanctions. Il faut également améliorer les possibilités pour les femmes d'évoluer professionnellement. Ce qui veut dire notamment qu'il faudra faire progresser la conciliation entre famille et travail. Des investissements dans les crèches, les écoles en horaire continu, les soins à domicile et les offres de soins et d'assistance pour les personnes adultes qui en ont besoin permettront de décharger les femmes. Les professions " typiquement " féminines doivent être revalorisées. Pour cela, il faut un salaire minimum de 4000 francs par mois et des CCT qui couvrent les branches à forte proportion féminine. Le sexisme doit être combattu avec la plus grande détermination, aussi dans le monde du travail. Cela nécessite, entre autres, une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité ou de soins apportés à des proches, ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.</p><p>Dans un premier bilan, les responsables de l'Union syndicale suisse (USS) sont extrêmement satisfaits du déroulement de la Grève des femmes*. Dès la matinée, environ 100 000 femmes se sont rendues à des brunchs de grève, des cafés, des pique-niques de grève, ou alors elles ont participé à des grèves en entreprise, des débrayages, des pauses prolongées ou des actions similaires. Dans une entreprise de nettoyage à Lucerne, la grève a eu un succès immédiat : l'employeur a assuré qu'il allait indemniser désormais le pré- et post-travail ainsi que les temps de trajets. La multiplicité des formes d'actions était tout simplement époustouflante, allant d'une radio spéciale Grève des femmes* dans une bonne partie de la Suisse à une course de déambulateurs en passant par une manif de poussettes. C'est la démonstration éclatante de la force de ce mouvement. Au cours des longs mois de préparatifs, de nouveaux réseaux se sont créés. La Grève des femmes* 2019 marque ainsi le début d'un mouvement pour l'égalité, mieux interconnecté et donc plus fort.</p><p>L'ampleur des manifestations dans la plupart des grandes villes de Suisse est impressionnante : avec Zurich (70 000), Bâle (40 000), Berne (40 000), Lausanne (au moins 60 000) et Genève (au moins 20 000), les manifestations du début de soirée dépassent déjà 230 000 personnes. De plus, dans les plus petites villes comme Fribourg, Neuchâtel, Sion ou Lucerne, des participations d'une dimension " historique " sont aussi constatées (Sion : 12 000 !).</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/a/csm_Frauenstreik-Sion-FS-AnjaWurm-freshfocus_AWU9370_82438c2f0a.webp" length="322384" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6087</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2019 17:50:42 +0200</pubDate><title>Des centaines de milliers de femmes exigent des progrès rapides pour l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-centaines-de-milliers-de-femmes-exigent-des-progres-rapides-pour-l-egalite</link><description>La Grève des femmes* déplace des foules en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève des femmes* déplace des foules. Avant même le début des grandes manifestations du début de soirée, il est évident que des centaines des milliers de femmes prennent part à la Grève des femmes* 2019. Les actions menées jusqu'à la mi-journée à travers le pays avaient déjà mobilisé quelque 100 000 personnes dans la rue ou dans les entreprises. Et depuis 15h24, elles seront de plus en plus nombreuses : partout en Suisse, les femmes quittent leur travail, car c'est à partir de ce moment-là qu'elles travaillent gratuitement à cause de la discrimination salariale. Les femmes le disent haut et fort : l'économie et la politique doivent faire davantage pour faire avancer l'égalité entre les femmes et les hommes. On le comprend bien : la Grève des femmes* n'est pas la fin d'une mobilisation préparée depuis des mois, mais bien le début d'un mouvement pour l'égalité encore plus large, mieux interconnecté et donc plus fort.</p><p>Dès le matin, il y a eu un peu partout en Suisse des grèves, des pauses prolongées et des débrayages momentanés : dans l'industrie horlogère, dans le secteur des nettoyages, dans les hôpitaux, les écoles ou le commerce de détail. Au Centre hospitalier universitaire de Lausanne (CHUV), environ 500 employées ont cessé momentanément de travailler à 11h00. À Berne, toujours à 11h00, 500 vendeuses ont également débrayé et exigé, à l'aide d'une immense banderole, plus de reconnaissance pour leur travail, plus de salaire et des horaires d'ouverture des magasins qui permettent de concilier travail et famille. Au Locle et au Sentier, des centaines d'ouvrières en horlogerie ont prolongé leur pause de midi. Dans le canton de Vaud, plus de 2000 enseignant-e-s ont débrayé. Des dizaines d'écoles de tous les niveaux ont connu des mouvements de grève. Et dans une douzaine d'école, la grève a été totale. À Lucerne, les collaboratrices d'une entreprise de nettoyages ont prouvé que cela vaut la peine de faire la grève : au terme d'un débrayage de trois heures, leur employeur a cédé et va payer dorénavant le pré- et post-travail ainsi que les temps de trajets.</p><p>Parallèlement aux grèves dans les entreprises et institutions, des dizaines de milliers de femmes sont descendues dans la rue dès le matin et jusqu'en début d'après-midi. La diversité des formes d'actions était immense. Pensez : 5000 personnes ont participé à la manif des poussettes à Berne. À Zurich, il y a eu une course de déambulateurs pour revendiquer une meilleure reconnaissance du travail de soins et d'assistance. Partout, on a vu des brunchs de grève, des pique-niques ou des cafés de grève. La nuit passée à Zurich, des militantes ont donné le coup d'envoi de la Grève des femmes* avec un cortège de klaxons à la Langstrasse. Et à Bâle, le logo de la Grève des femmes* illuminait la tour Roche. À Lausanne, la cathédrale était éclairée en violet et à Genève, une immense banderole ornait la tour de la RTS.</p><p>Ce dynamisme extraordinaire et la mobilisation massive montrent que la revendication d'une véritable égalité est très largement soutenue et qu'il faut maintenant aller de l'avant. Sérieusement.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/c/csm_Kinderwagendemo5000-be-RB_f39b2ed2cc.webp" length="199794" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6085</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2019 11:42:31 +0200</pubDate><title>Des points d’exclamation pour l’égalité : des dizaines d’écoles et de crèches en grève !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-points-d-exclamation-pour-l-egalite-des-dizaines-d-ecoles-et-de-creches-en-greve</link><description>« Salaire. Temps. Respect. »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Partout en Suisse, les femmes ont lancé la Grève des femmes* 2019 en posant les premiers « points d’exclamation » pour l’égalité entre femmes et hommes. En Suisse romande, des dizaines d’écoles et de crèches sont en grève. Dans plusieurs dizaines d’entreprises, des cafés-grève ont eu lieu pour marquer le début de cette journée de grève et d’action. Et à Lucerne, des collaboratrices d’une entreprise de nettoyage ont fait la grève pendant trois heures, avec succès ! Elles protestaient contre le travail gratuit, les temps de trajet non payés et exigeaient une meilleure ambiance de travail. Leur employeur leur a assuré que dès maintenant, les heures de pré- et post-travail seraient payées, tout comme le temps de trajet.<br><br> Toutes ces personnes s’engagent pour plus d’égalité dans le monde du travail, sous le slogan : « Salaire. Temps. Respect. ». Elles exigent entre autres un salaire minimum de 4000 francs par mois dans toute la Suisse et une couverture par des CCT dans les branches avec une forte proportion féminine dans les effectifs. Ces mesures doivent améliorer la situation des femmes qui se trouvent au bas de la structure des salaires et qui sont dans des métiers dits « typiquement féminins », donc souvent mal payés. Les femmes exigent aussi des investissements dans les crèches, les écoles en horaire continu, les soins à domicile et les offres de soins et d’assistance pour les personnes adultes qui en ont besoin, afin de décharger les femmes de ce travail de soutien et d’améliorer leurs perspectives sur le marché du travail, aussi bien sûr pour les postes à haute qualification.<br><br> L’inégalité salariale persistante doit enfin être éliminée, et ce, grâce à des analyses des salaires avec des contrôles et des sanctions. Et sur le lieu de travail, le sexisme n’est pas tolérable. Pour cela, il faut notamment une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité et de soins aux proches ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.<br><br> La Grève des femmes* et la question de l’égalité sont aussi omniprésentes ce vendredi à la Conférence de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Genève. Cela s’est manifesté d’abord en couleur auprès des délégué-e-s, mais aussi dans les thématiques. Avec la lutte contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail ainsi que contre les inégalités, deux thèmes principaux de la Grève des femmes* en Suisse sont aussi au cœur des débats de cette organisation onusienne. Son directeur général Guy Ryder a marqué d’un geste fort le début de cette journée de grève en invitant vendredi matin Marilia Agostino Mendes et Anja Dräger, deux femmes de la délégation syndicale suisse à la Conférence de l’OIT, à venir parler de la Grève des femmes*.<br><br> À 11h00, les cloches des églises ont retenti dans toute la Suisse. Au même moment, des milliers de femmes étaient à pied d’œuvre pour réaliser sur leur lieu de travail des actions pour attirer l’attention sur les revendications de la Grève des femmes*.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/1/csm_frauengruppe-3er-breit_151fd5e169.webp" length="81902" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6081</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2019 14:55:00 +0200</pubDate><title>Protection contre le licenciement : des progrès sont indispensables, sinon la pression des syndicats restera forte à l’OIT</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-le-licenciement-des-progres-sont-indispensables-sinon-la-pression-des-syndicats-restera-forte-a-l-oit</link><description>La Suisse retirée de la liste noire de l’OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le conseiller fédéral Guy Parmelin, en charge de l'économie, a montré sa volonté d'enfin améliorer la protection contre les licenciements abusifs pour les salarié-e-s engagés au plan syndical. Il entend maintenant mener une médiation entre patronat et syndicats en impliquant les experts de l'Organisation internationale du travail (OIT). Objectif : élaborer d'ici douze mois des propositions de solutions qui permettraient d'élever le niveau de protection contre le licenciement pour le rendre conforme aux conventions de l'OIT. Sur la base de cette proposition de M. Parmelin, l'Union syndicale suisse (USS) a approuvé aujourd'hui le retrait de la Suisse de la liste noire des pays accusés de violations de la liberté syndicale.
</p><p>Peu avant la conférence de l'OIT, qui, à l'occasion du 100e anniversaire de son existence, est présidée par l'ambassadeur suisse Jean-Jacques Elmiger, la Suisse a été placée sur une liste noire de pays qui violent les conventions de l'organisation en la matière, conventions qu'elle a pourtant ratifiées. Mardi, le Comité de la liberté syndicale de l'OIT a décidé, sur proposition de la délégation suisse, de retirer la Suisse de cette liste.
</p><p>L'USS a approuvé cette décision, car elle y voit une vraie opportunité d'adapter enfin le droit suisse en cas de licenciement aux normes internationales. En 2003 déjà, l'USS avait déposé une plainte contre la Suisse pour non-respect des conventions ratifiées. Depuis, la Suisse s'est vue régulièrement réprimandée par l'OIT. Mais le Conseil fédéral a refusé de mettre en œuvre les recommandations de l'OIT. Il a toujours suivi les milieux patronaux suisses qui rejettent catégoriquement une meilleure protection contre le licenciement pour les membres des commissions de personnel, des Conseils de fondations de caisses de pension ainsi que des autres salarié-e-s engagés au plan syndical. Aujourd'hui, le conseiller fédéral Guy Parmelin s'est engagé à mettre en place d'ici peu une médiation externe qui aidera le patronat et les syndicats à élaborer des propositions de solutions pour une meilleure protection des salarié-e-s. Si cette démarche n'apporte aucune amélioration concrète, l'USS remettra la pression sur la Suisse par le bais de l'OIT. Les syndicats ont recensé récemment de nombreux cas de licenciements abusifs antisyndicaux.
</p><p>"Un travail important a déjà été effectué dans ce domaine. Il y a des expertises, et des discussions ont déjà eu lieu par le passé. Le changement de cap de M. Parmelin est une bonne nouvelle, tout comme le sont les signes que le patronat veut trouver des solutions à ce problème, sans œillères et en toute bonne foi. Ce genre de licenciements abusifs a déjà détruit de nombreuses carrières et vies de salarié-e-s. Il est inadmissible que la Suisse ne tienne pas ses engagements de droit international. Nous veillerons de près à ce que le Conseil fédéral respecte ses obligations en matière de droit international", déclare Pierre-Yves Maillard, président de l'USS.
</p><p>L'année prochaine, la Suisse rendra à l'OIT un rapport sur les résultats de la médiation. Par ailleurs, elle se soumettra volontairement à un examen extraordinaire par l'OIT en ce qui concerne le respect de la liberté syndicale. L'USS accompagnera ce processus. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6078</guid><pubDate>Fri, 07 Jun 2019 15:50:36 +0200</pubDate><title>Un choix important dans la politique européenne</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-choix-important-dans-la-politique-europeenne</link><description>L&#039;USS salue les décisions du Conseil fédéral sur la relation Suisse-UE</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) salue les décisions prises aujourd'hui par le Conseil fédéral sur sa politique européenne. En choisissant de s'occuper d'abord en priorité de la lutte contre l'initiative " de limitation " de l'UDC, le Conseil fédéral prend un cap important, car l'initiative de l'UDC remet fondamentalement en question les accords bilatéraux. Le rejet de cette initiative constitue donc le prérequis pour toutes les démarches futures dans les relations bilatérales avec l'Union européenne (UE). L'USS mènera une campagne active pour combattre cette initiative. Dans ce sens, les dernières décisions du Conseil fédéral pour une amélioration de la situation des salarié-e-s plus âgés s'avèrent utiles et montrent que le Conseil fédéral est prêt à prendre au sérieux les craintes et les difficultés des personnes concernées.</p><p>Selon certains médias de ce jour, le Secrétariat d'État à l'économie (SECO) aurait mis en question, dans sa prise de position, la nécessité de la libre circulation des personnes. Si tel était vraiment le cas, cela témoignerait d'une irresponsabilité effarante. La libre circulation des personnes est essentielle pour les travailleurs et travailleuses en Suisse, mais une protection efficace des salaires l'est tout autant. Avec l'accord-cadre sur la table actuellement, cette protection aurait été de facto supprimée.</p><p>Dans ce contexte, il est positif que le Conseil fédéral prenne également au sérieux les profondes réserves des syndicats envers l'accord-cadre tel qu'il se présente actuellement et qu'il considère ce projet d'accord comme insuffisant. Les accords bilatéraux doivent être utiles aux personnes qui travaillent en Suisse. Un accord-cadre qui met en péril la protection des salaires n'est pas acceptable.</p><p>En Suisse, on doit verser des salaires suisses et respecter les droits des salarié-e-s en vigueur en Suisse. C'est aussi ce qu'avait promis le Conseil fédéral dans le cadre des votations populaires sur les bilatérales et la libre circulation des personnes. La " ligne rouge " des mesures d'accompagnement définie dans le mandat de négociation pour l'accord-cadre doit être maintenue.</p><p>Les mesures d'accompagnement ne sont pas négociables. La Suisse doit pouvoir décider elle-même comment elle entend protéger ses salaires, les plus élevés d'Europe, et, par conséquent, comment elle protège aussi tous les salarié-e-s, indépendamment de leur origine.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6054</guid><pubDate>Fri, 24 May 2019 10:00:00 +0200</pubDate><title>Les syndicats suisses s’engagent ensemble pour une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-suisses-s-engagent-ensemble-pour-une-europe-sociale</link><description>Congrès de la Confédération européenne des syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14e Congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES) s’est déroulé du 21 au 24 mai à Vienne. Les deux organisations faîtières suisses USS et Travail.Suisse y ont pris part et se sont engagées activement pour une Europe plus sociale. Preuve en est qu’à la demande des syndicats suisses et des confédérations autrichienne et tchèque, la CES a intégré dans son programme une meilleure protection de la main d’œuvre détachée contre la sous-enchère salariale et sociale. Les instruments en vigueur jusqu’ici se sont avérés insuffisants, notamment au vu de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) concernant la proportionnalité des mesures nationales contre la sous-enchère.<br> &nbsp;<br> La conception d’une Union européenne (UE) sociale était au cœur du Congrès de la CES, une confédération qui représente pas moins de 45 millions de membres syndiqués dans 39 pays européens. À la veille des élections au Parlement européen, il est de plus en plus évident que le projet européen doit opérer un véritable virage social et bénéficier aux travailleurs et travailleuses s’il veut survivre après le Brexit et les divers succès électoraux populistes. L’UE en prend d’ailleurs le chemin, comme le montre la décision de rendre obligatoire d’ici deux ans un congé paternité d’au moins deux semaines et de deux mois de congé parental pour chacun des deux parents dans tous les États membres de l’UE.<br> &nbsp;<br> Le nouveau président de l’Union syndicale suisse (USS) Pierre-Yves Maillard et Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national, ont représenté les travailleurs et travailleuses suisses au Congrès de la CES. Tous deux ont été élus au Comité de la CES. Dans son intervention devant le Congrès, Pierre-Yves Maillard a remercié la CES et les divers syndicats européens de leur soutien dans la lutte pour le maintien des mesures d’accompagnement suisses. «&nbsp;Nous nous engageons pour les personnes qui travaillent en Suisse, quel que soit leur passeport ou leur domicile. De concert avec les syndicats européens, nous affirmons que rien ne saurait justifier une baisse de salaire. Nous protégeons les salaires et pas les frontières&nbsp;», a-t-il déclaré.<br> &nbsp;<br> Adrian Wüthrich a abondé dans le même sens&nbsp;: «&nbsp;Les mesures d’accompagnement telles qu’elles ont été élaborées en Suisse doivent servir de modèle pour l’UE&nbsp;: une protection active des salaires est souhaitable pour toute l’Europe. La collaboration transfrontalière pour contrôler les salaires en fait partie. C’est pourquoi la Suisse doit rester ferme sur les la protection des salaires dans l’accord-cadre et participer dès le début à l’Autorité européenne du travail.&nbsp;»<br> &nbsp;<br> La CES aussi estime que la réglementation de l’Union européenne doit se développer dans le sens des mesures d’accompagnement suisses et pas l’inverse.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6057</guid><pubDate>Fri, 24 May 2019 09:59:57 +0200</pubDate><title>Les délégué-e-s de l’USS veulent une Suisse sociale dans une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-delegue-e-s-de-l-uss-veulent-une-suisse-sociale-dans-une-europe-sociale</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) s'engage pour une Suisse sociale au sein d'une Europe sociale. Dans une résolution, les délégué-e-s réunis vendredi à Berne ont exigé que la votation sur l'initiative dite " de limitation " de l'UDC ait lieu rapidement, afin de consolider la voie bilatérale. Ils ont rappelé que cette initiative mènerait droit dans le mur une voie bilatérale qui s'est avérée globalement positive pour la Suisse. Il ne faut en aucun cas en arriver là. Les accords bilatéraux, combinés à des mesures d'accompagnement pour la protection des salaires et des droits des employé-e-s introduites sous la pression des syndicats, ont permis pour les salarié-e-s des avancées sociales et économiques et mis fin au système inhumain du contingentement par le statut de saisonniers. Les délégué-e-s de l'USS ont salué la décision du Conseil fédéral de mettre en œuvre les propositions des partenaires sociaux pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses plus âgés et de faire en sorte que les personnes de 58 ans ou plus qui perdent leur emploi et arrivent en fin de droit ne soient plus poussées à l'aide sociale et ne doivent pas, en plus, puiser prématurément dans leur capital du 2e pilier. Les délégué-e-s ont également confirmé clairement qu'ils rejettent l'accord-cadre avec l'Union européenne tel qu'il est proposé actuellement, et que les mesures de protection des salaires ne sont pas négociables. L'USS défendra les mesures d'accompagnement, par voie de référendum si nécessaire.</p><p>L'USS s'engage aussi pour une Suisse sociale dans le domaine de la prévoyance vieillesse. Les délégué-e-s ont opposé un refus net aux projets d'augmenter l'âge de la retraite pour les femmes ainsi que l'âge de la retraite en général. À une époque où les salarié-e-s ont de la difficulté à se maintenir sur le marché du travail jusqu'à l'âge actuel de la retraite, une hausse de cet âge n'entraînerait que des problèmes supplémentaires. Les délégué-e-s exigent surtout que le niveau actuel des rentes, trop souvent insuffisant, soit placé au cœur du débat sur la prévoyance vieillesse. Avec la baisse continuelle des nouvelles rentes du 2e pilier, un développement de l'AVS s'impose, sous la forme d'une 13e rente AVS.</p><p>À trois semaines jour pour jour de la Grève des femmes*, les délégué-e-s ont réaffirmé leur plein soutien à cette grande journée d'action et de grève du 14 juin, un soutien déjà entériné lors du dernier Congrès de l'USS. Les fédérations de l'USS participent en première ligne pour faire en sorte que cette journée marque le début d'une période d'avancées rapides en matière d'égalité entre femmes et hommes. Du point de vue syndical, l'amélioration des revenus des femmes est un point crucial.</p><p>Dans une autre résolution, les délégué-e-s revendiquent une meilleure protection contre les licenciements abusifs de lanceurs et lanceuses d'alerte, mais aussi de salarié-e-s engagés syndicalement, de membres des commissions de personnel et d'employé-e-s membres de conseils de fondation des caisses de pension. La Suisse doit, dans ce domaine, respecter enfin les normes de l'Organisation internationale du travail (OIT). Il faudra pour cela adapter le Code des obligations.</p><p>Enfin, l'Assemblée des délégué-e-s a été l'occasion d'une remise de diplômes: sous les applaudissements nourris, dix personnes se sont vues remettre le brevet fédéral de secrétaire syndical et sandicale. La distinction du travail de diplôme le plus original est allée à&nbsp;Adriano Troiano pour son travail sur la numérisation dans la logistique.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_190525_dv_vorstandstisch_8fe7c2403b.webp" length="122016" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6053</guid><pubDate>Thu, 23 May 2019 18:29:00 +0200</pubDate><title>Sous-enchère salariale : dès qu’il y a des contrôles, des infractions sont découvertes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/sous-enchere-salariale-des-qu-il-y-a-des-controles-des-infractions-sont-decouvertes</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnemen</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport du SECO sur les mesures d'accompagnement rendu public aujourd'hui montre que les mesures d'accompagnement sont plus importantes que jamais ! Là où des contrôles ont lieu, des infractions en matière de salaire sont découvertes. Surtout dans des entreprises qui emploient des résident-e-s de courte ou très courte durée, ou des travailleurs et travailleuses temporaires. Les contrôleurs et contrôleuses de l'application des conventions collectives de travail (CCT) trouvent des infractions dans une entreprise suisse sur quatre et dans une entreprise de détachement sur cinq.
</p><h3>Environ 6500 entreprises versent des salaires trop bas</h3><p>L'an dernier, les contrôleurs et contrôleuses se sont penchés sur plus de 40 000 entreprises. Dans environ 16 % des cas, soit dans 6500 entreprises, ils ont découvert des salaires trop bas ou de l'indépendance fictive. Les taux d'infraction sont un peu plus élevés (plus de 20 %) dans les branches couvertes par des CCT prévoyant des salaires minimums, parce que les cas de sous-enchère y sont clairement définis grâce, justement, à ces salaires minimums. Dans les autres branches, les cantons permettent parfois des écarts vers le bas par rapport aux salaires usuels, si bien qu'une partie des entreprises dont les salaires sont trop bas passent à travers les mailles des contrôles. Dans ces cas, les taux d'infraction se montent à 15 % (entreprises de détachement), respectivement 12 % (entreprises suisses).
</p><h3>La moitié des employeurs et employeuses suisses refusent de corriger leurs salaires</h3><p>Dans les branches où des CCT ou des contrats-type de travail fixent des salaires minimums obligatoires, les employeurs et employeuses qui versent des salaires trop bas se voient infliger des amendes. En l'absence de salaires minimums, les cantons demandent aux entreprises d'adapter leurs salaires à ce qui doit être considéré comme usuel. Point positif : 83 % des entreprises étrangères donnent suite à cette demande. Mais on ne peut tolérer le comportement des employeurs et employeuses suisses, dont 51 % seulement adaptent leurs salaires. On est toujours frappé de voir que quelques cantons continuent à contrôler un nombre très faible d'entreprises suisses (p. ex. Fribourg, Saint-Gall ou Zoug) et que seuls quelques-uns ordonnent des suspensions des travaux.
</p><h3>Des mesures d'accompagnement plus importantes que jamais</h3><p>Les mesures d'accompagnement destinées à protéger les salaires suisses revêtent une très grande importance. Le nombre de détachements de main-d'œuvre est élevé. Là où des contrôles sont effectués, des infractions sont souvent trouvées. Si la Suisse devait, à cause de l'accord-cadre, réduire le nombre de ses contrôles ou limiter l'usage des instruments à cet effet (caution, annonce préalable des détachements, entre autres), cela aurait de graves conséquences. C'est pour cela que les syndicats demandent le développement et non le démantèlement des mesures d'accompagnement </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6046</guid><pubDate>Tue, 21 May 2019 12:11:50 +0200</pubDate><title>Priorité au niveau des rentes, non à une hausse de l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/priorite-au-niveau-des-rentes-non-a-une-hausse-de-l-age-de-la-retraite</link><description>Réforme de l’AVS : s’attaquer aux problèmes et non faire de l’alarmisme</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) rejette les revendications de l'Union patronale suisse à savoir la hausse de l'âge de la retraite pour les femmes et, dans un deuxième temps, une hausse générale de l'âge de la retraite. En proposant ces hausses, l'Union patronale passe à côté du véritable problème de la prévoyance vieillesse : la baisse du niveau des rentes. Il continue d'ignorer le fait qu'une réforme de l'AVS ne peut réussir que si le débat se concentre sur le niveau insuffisant des rentes comme point de départ.</p><p>Pour de larges pans de la population, le défi de vivre leur retraite avec une rente insuffisante est déjà une réalité. Le taux de nouveaux retraité-e-s qui doivent avoir recours aux prestations complémentaires pour s'en sortir est passé de 7,6 % à 9,6 % entre 2005 et 2017. Parallèlement, le niveau des futures rentes du 2e pilier ne cesse de diminuer. Cette baisse a été particulièrement forte ces dernières années, à savoir -11 % entre 2015 et 2018. En cause : le modèle de financement du 2e pilier, un modèle qui ne parvient plus à être équilibré avec la longue période de taux d'intérêts très bas. On le voit de plus en plus clairement : pour garantir des rentes décentes, le système de répartition de l'AVS est meilleur que le système de capitalisation.</p><p>Personne ne conteste le fait que l'AVS a besoin actuellement d'argent supplémentaire en raison de l'augmentation exceptionnelle du nombre de retraité-e-s. Mais d'affirmer qu'elle est au bord de la faillite à cause de cela, c'est de la pure démagogie. Un financement supplémentaire solide permettra de couvrir les besoins financiers temporaires liés à la génération des " baby-boomers ". Le oui à la RFFA est un premier pas vers une consolidation du financement de l'AVS. Il en faudra d'autres. Grâce à la RFFA, la Suisse a désormais plus de temps pour résoudre les véritables problèmes de la prévoyance vieillesse. Et d'arriver à ce qui est inscrit dans la Constitution : les rentes AVS et le 2e pilier doivent, ensemble, permettre aux retraité-e-s de " maintenir leur niveau de vie de manière appropriée ". Seule l'AVS avec son système de répartition peut assurer des rentes stables, voire en hausse, pour que le troisième âge puisse être vécu dans la dignité. Elle doit donc être développée, comme l'exige l'USS dans son initiative populaire pour une 13e rente AVS qui sera lancée cet automne.</p><p>L'USS rejette aussi catégoriquement la hausse de l'âge de la retraite pour les femmes, exigée par l'Union patronale. Selon les derniers chiffres disponibles (ESPA 2018), seules 46,2 % des femmes exercent encore un travail rémunéré une année avant l'âge ordinaire de la retraite. Tant que les salarié-e-s de plus de 50 ou 55 ans ont des difficultés croissantes à se maintenir sur le marché du travail jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite, le débat sur une hausse de cet âge est vain. Une telle hausse engendrerait surtout des problèmes sociaux qui devraient ensuite être combattus par des mesures comme l'aide sociale. Les sondages montrent que plus de deux tiers des citoyen-ne-s partagent cet avis.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6032</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 07:45:39 +0200</pubDate><title>Salaire, temps, respect : la Grève des femmes* pour combattre les écarts de revenu</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/salaire-temps-respect-la-greve-des-femmes-pour-combattre-les-ecarts-de-revenu</link><description>Revendications de l’USS à l’occasion de la Grève des femmes*</description><content:encoded><![CDATA[<p>Près de 40 ans après l’inscription de l’article sur l’égalité dans la Constitution fédérale, la Suisse n’a toujours pas fait ses devoirs en ce qui concerne l’égalité entre les femmes et les hommes. Malgré certains progrès dans le monde professionnel, les écarts inacceptables qui subsistent sont légion, surtout en termes de revenu. Les syndicats membres de l’Union syndicale suisse (USS) s’engagent à fond pour la Grève des femmes*, sous le slogan : « Salaire. Temps. Respect. ». Ils veulent ainsi donner un coup d’accélérateur pour que l’égalité progresse enfin à vitesse grand V.</p><p>L’inégalité de traitement des femmes dans le monde professionnel prend des formes multiples. Les salaires des femmes restent de près de 20 % inférieurs à ceux des hommes. Les causes sont nombreuses : les femmes et leur travail sont souvent moins valorisés que le travail des hommes. Les salaires nettement plus bas dans les métiers de prise en charge des enfants ou des personnes ayant besoin de soins et d’assistance en sont une illustration incontestable. En outre, les possibilités d’avancement ou de carrière restent clairement plus limitées pour les femmes, notamment en raison de la maternité. Et celle-ci est encore trop souvent un motif de licenciement et pousse les femmes hors du monde professionnel ou vers des emplois moins bien payés ou à temps partiel. Une réalité qui vaut également pour toutes les femmes qui s’occupent d’un proche adulte, sans être rémunérée.<br> Enfin, 43 % de l’écart salarial total ne peut être expliqué statistiquement et est donc purement discriminatoire.</p><p><br> Pour toutes ces raisons, <strong>les syndicats de l’USS revendiquent :</strong></p><ul><li>un salaire minimum de 4000 francs par mois pour tout le monde et des CCT qui couvrent les branches à forte proportion féminine. Cela permet d’améliorer la situation des femmes qui sont en bas de la structure des salaires, mais aussi, grâce aux CCT, celle des professions « typiquement féminines » et sous-payées (p. ex. dans les crèches) ;</li><li>des investissements dans les crèches, les écoles à horaire continu, les soins à domicile et la prise en charge d’adultes ayant besoin de soins et d’assistance, afin de décharger les femmes (et aussi les hommes) du travail non rémunéré de soins et d’assistance et d’améliorer leurs perspectives sur le marché du travail, également pour des postes à haute qualification ;</li><li>des analyses de salaires avec des contrôles et des sanctions pour pouvoir éliminer complètement la discrimination salariale. La loi révisée sur l’égalité doit être mise en œuvre au plus vite et ses effets évalués, ce qui permettra d’y apporter de nouvelles améliorations ;</li><li>du respect au lieu du sexisme sur le lieu de travail. Il faut donc, entre autres, une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité ou de soins à des proches, ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Le 14 juin, les syndicats de l’USS seront présents partout en Suisse et, avec l’ensemble des collectifs et organisations impliquées, mettront tout en œuvre pour que la mobilisation populaire soit la plus large. Pour une vue d’ensemble des actions prévues ce jour-là, vous pouvez consultez le site <a href="https://www.14juin.ch/14-juin/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14juin.ch/14-juin</a>.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/1/csm_frauengruppe-3er-breit_3f70771965.webp" length="80808" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6028</guid><pubDate>Sun, 19 May 2019 15:00:00 +0200</pubDate><title>Un pas vers un financement durable de l’AVS – la lutte contre des paquets fiscaux démesurés continue</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-pas-vers-un-financement-durable-de-l-avs-la-lutte-contre-des-paquets-fiscaux-demesures-continue</link><description>Commentaire de l&#039;USS sur les votations</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse prend acte de l'acceptation par les électeurs et électrices du projet AVS et fiscalité. Ce " oui " apporte un certain répit pour l'AVS et du temps pour procéder à une réforme qui soit dans l'intérêt de la population en général. Il s'agira alors de mettre l'accent sur les recettes.
</p><p>L'USS rejette une augmentation générale de l'âge de la retraite ainsi que l'augmentation de l'âge de la retraite pour les femmes, dont les milieux économiques et les partis de droite se font les chantres. Dans une période où les salarié-e-s de plus de 50 ou 55 ans ont de plus en plus de difficulté à rester sur le marché du travail jusqu'à l'âge régulier de la retraite, de telles augmentations entraîneront surtout des problèmes sociaux qu'il faudra ensuite combattre avec des moyens comme l'aide sociale.
</p><p>Il est incontestable que l'AVS a besoin actuellement de plus d'argent en raison de la hausse supérieure à la moyenne du nombre de personnes qui atteignent l'âge de la retraite. Mais affirmer qu'elle est sur le point de s'effondrer revient à faire de l'alarmisme facile. Il faut au contraire rappeler que les effets du " baby-boom " sont un phénomène passager qui peut être surmonté grâce à un bon financement supplémentaire.
</p><p>Mais ce n'est pas tout : les milieux politiques doivent aussi s'attaquer au principal problème de la prévoyance vieillesse, à savoir un niveau de rente insuffisant pour de larges pans de la population. En effet, le niveau des futures rentes du 2e pilier ne cesse de diminuer. Depuis 2015, il a chuté déjà de 11 %. En cause : le modèle de financement du 2e pilier qui dysfonctionne en raison des taux d'intérêts trop bas. Seule l'AVS peut assurer des rentes stables, voire en hausse, pour que les gens puissent vivre le troisième âge dans la dignité. C'est donc l'AVS qu'il s'agit de renforcer maintenant, comme le revendique l'USS dans son initiative populaire pour une 13e rente AVS qui sera lancée cet automne.
</p><p>Le volet fiscal de cet objet de votation était controversé à l'USS, car les cantons, en prévision de la RFFA, ont commencé à baisser globalement l'imposition des entreprises dans une mesure qui ne se justifie pas pour la plupart d'entre eux. La majorité des cantons ne comptent que peu d'entreprises qui devront payer davantage d'impôts avec la disparition des privilèges fiscaux. L'USS se félicite donc que les Soleurois aient coulé une baisse disproportionnée de l'impôt sur les gains des entreprises, comme l'ont déjà fait les Bernois en automne passé. L'USS va continuer de soutenir les unions cantonales et ses fédérations dans leur lutte contre de mauvaises réformes fiscales. Ces fortes baisses de l'impôt sur le bénéfice occasionneront des énormes pertes fiscales qui ne pourront être compensées que par un démantèlement des services publics ou des hausses d'impôts pour les personnes physiques.
</p><p>L'USS salue par ailleurs le Oui au léger renforcement de la loi sur les armes. Il apportera davantage de sécurité et préserve la Suisse de nouvelles difficultés dans ses relations avec l'Union européenne.
</p><p>Différents résultats de votations cantonales nous montrent que les électeurs souhaitent une société plus sociale et solidaire. Ainsi les Bâloises et les Bâlois souhaitent que les hauts revenus payent davantage d'impôts qu'aujourd'hui, les Bernois ont refusé de réduire l'aide sociale et de punir ainsi les plus démunis et les Genevois ont opté pour davantage de subsides pour les primes d'assurance maladie. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6029</guid><pubDate>Fri, 17 May 2019 10:44:41 +0200</pubDate><title>Protection contre le licenciement : mauvaise élève, la Suisse est sur la liste noire de l’ONU</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-le-licenciement-mauvaise-eleve-la-suisse-est-sur-la-liste-noire-de-l-onu</link><description>L&#039;Organisation internationale du travail OIT tance la Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Juste avant les célébrations du centenaire de l'Organisation internationale du travail (OIT), la Suisse est épinglée et pressée d'agir plus fermement contre les licenciements abusifs de salarié-e-s actifs au plan syndical, de membres de commissions du personnel ou de salarié-e-s membres de conseils de fondation dans les caisses de pension. L'organisation spécialisée des Nations unies a placé la Suisse sur une liste noire, aux côtés des 40 cas les plus graves en termes de violations des conventions de l'OIT. L'Union syndicale suisse (USS) appelle le Conseil fédéral et le Parlement à remédier au plus vite à cette situation.
</p><p> Concrètement, il est reproché à la Suisse de violer, dans le domaine de la protection contre le licenciement, les droits humains des salarié-e-s actifs au niveau syndical. Ces droits sont pourtant garantis par la convention n° 98 de l'OIT, que la Suisse a ratifiée. En 2004, l'OIT avait déjà signalé au Conseil fédéral que l'indemnisation maximale de six mois de salaire, prévue dans le Code des obligations (art. 336a al. 2) en cas de licenciement abusif, n'était pas assez dissuasive. Au contraire : on peut ainsi licencier des employé-e-s afin de les faire taire. Les études sur ce sujet montrent que les employeuses et employeurs fautifs sont dans la plupart des cas condamnés à verser seulement deux ou trois mois de salaire. Ils s'en tirent donc à bon compte.
</p><h3>Une facture salée</h3><p>À l'époque déjà, l'OIT demandait à la Suisse de fixer l'indemnité maximale à au moins 12 mois de salaire ainsi qu'à prévoir le réengagement de la personne licenciée dans les cas les plus graves. Depuis, il ne s'est rien passé. En Suisse, les employé-e-s qui, en exerçant leurs droits légaux et constitutionnels, gênent leurs supérieur-e-s sont toujours licenciés sans que cela fasse du bruit. Le projet du Conseil fédéral sur les lanceurs et lanceuses d'alerte n'aurait aucunement amélioré cette situation, il l'aurait au contraire encore aggravée, selon une représentante de l'OIT qui s'exprimait lors d'une audition devant la Commission juridique du Conseil national. Heureusement, la commission a pris cet avis au sérieux et veut faire couler le projet.
</p><p>Mais il faut quand même que quelque chose bouge : ce n'est pas acceptable que la Suisse ignore pendant des décennies des droits humains et des recommandations de l'OIT qu'elle a elle-même ratifiés. Elle reçoit maintenant la facture, et celle-ci est salée. Elle tombe précisément l'année où l'OIT fête à Genève les cent ans de sa création et où la Suisse présidera en juin la Conférence du centenaire de l'OIT.
</p><p>C'est une honte que la Suisse soit sur cette liste noire. Notre pays s'y retrouve au même titre que des États tels que la Sierra Leone, le Tadjikistan ou la Biélorussie. Il est grand temps que le Conseil fédéral et le Parlement revoient leur copie et fassent quelque chose. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6024</guid><pubDate>Wed, 15 May 2019 16:43:52 +0200</pubDate><title>Des progrès importants pour les travailleurs et travailleuses âgés – Non à l’accord-cadre extrêmement dangereux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-progres-importants-pour-les-travailleurs-et-travailleuses-ages-non-a-l-accord-cadre-extremement-dangereux</link><description>Ensemble de mesures du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que le Conseil fédéral prenne enfin des mesures pour résoudre les problèmes des travailleurs et travailleuses ainsi que des chômeurs et chômeuses âgés. La rente-pont, surtout, offrira à nouveau une certaine sécurité financière aux chômeurs et chômeuses âgés en fin de droit. Elle évitera aux personnes concernées de tomber à l'aide sociale et leur permet de ne pas devoir recourir à leurs avoirs de vieillesse avant l'âge ordinaire de la retraite. Ce sont là aussi les raisons pour lesquelles l'USS demande depuis longtemps à la Confédération de mettre en place une telle solution transitoire, à savoir la rente-pont. L'USS regrette toutefois que cette mesure ne s'applique pas déjà à partir de 58 ans et que le Conseil fédéral ne propose pas d'amélioration de la protection contre le licenciement pour les travailleurs et travailleuses âgés.</p><p>En politique européenne, l'USS persiste à défendre ses positions. Concernant l'accord-cadre, la " ligne rouge " des mesures d'accompagnement doit continuer à être appliquée. Ces dernières ne sont pas négociables. La Suisse doit pouvoir définir elle-même sa manière de protéger aujourd'hui et demain ses salaires, de loin les plus élevés d'Europe, et, par là tous et toutes les travailleurs et travailleuses, indépendamment de leur provenance.</p><p>En ce moment, la priorité politique est la lutte contre l'initiative de limitation de l'UDC, car elle remet fondamentalement en cause la voie bilatérale. Cette initiative doit être énergiquement combattue par toutes les forces qui veulent que l'on continue à passer par cette voie. L'USS attend en outre du Conseil fédéral qu'en ce qui concerne l'accord-cadre du conseiller fédéral I. Cassis, extrêmement dangereux pour les salaires suisses, il clarifie rapidement les choses. Cela, en communiquant à la Commission européenne qu'en l'état, cet accord-cadre n'est pas acceptable.</p><p class="TitreRenseignements">&nbsp;</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, 079 743 42 37</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p class="Agencementdutexte">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6018</guid><pubDate>Tue, 14 May 2019 12:29:31 +0200</pubDate><title>Deuxième pilier : le système de capitalisation est en crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/deuxieme-pilier-le-systeme-de-capitalisation-est-en-crise</link><description>Rapport annuel de la Commission de haute surveillance sur la situation financière des institutions de prévoyance</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son rapport annuel, la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) confirme le constat de l'Union syndicale suisse (USS) en mettant en lumière à quel point le 2e pilier se trouve dans une situation difficile : de plus en plus d'assuré-e-s doivent verser des cotisations toujours plus élevées alors que les futures rentes diminuent. Au cours des quatre dernières années, le niveau des futures rentes a baissé de 11 % en moyenne, selon la CHS PP. À l'origine de ces baisses constantes des rentes du 2e pilier : les taux d'intérêts très bas sur les marchés des capitaux mettent le système de capitalisation en difficulté. Le capital-vieillesse en subit les effets négatifs et les nouvelles rentes sont revues à la baisse. Les travailleurs et travailleuses assurés paient très cher les effets tardifs de la crise financière.</p><p>Autre constat très frappant : le nombre d'institutions de prévoyance en sous-couverture a flambé, passant du simple au triple en 2018 par rapport à l'année précédente. La sous-couverture concerne non seulement quelque 10 % du total des avoirs de prévoyance dans le 2e pilier, mais également - et surtout - environ 15 % des assuré-e-s. Des assuré-e-s qui devraient éventuellement passer de nouveau à la caisse en cas de mesures d'assainissement.</p><p>La Constitution pose des objectifs très clairs en termes de prévoyance. Le monde politique suisse doit s'y tenir : les rentes AVS et celles du 2e pilier doivent, ensemble, permettre aux retraité-e-s de "maintenir leur niveau de vie de manière appropriée". Pour l'USS, une chose est sûre : si la tendance actuelle ne s'inverse pas et que les rentes des futurs retraité-e-s continuent de baisser à cause de la situation délicate du 2e pilier, on se trouve face à une bombe à retardement en termes de politique sociale.</p><h3>Manque de transparence</h3><p>La Suisse est toujours plus riche et peut se permettre, elle se doit même d'avoir un bon système de prévoyance vieillesse reposant sur un financement solide. L'actuelle période de taux d'intérêts extrêmement bas ne doit pas avoir pour conséquence que le niveau des rentes déjà modeste pour une majorité de retraité-e-s baisse encore. C'est pourquoi un renforcement de l'AVS s'impose. De plus, les bénéfices des intérêts négatifs de la Banque nationale doivent être reversés à la prévoyance vieillesse.</p><p>Mais les problèmes du 2e pilier ne proviennent pas uniquement des taux d'intérêts bas. La Commission de haute surveillance constate aussi que les structures complexes des fondations collectives, de plus en plus nombreuses, comportent des risques pour les assuré-e-s. Dans beaucoup de ces fondations collectives, les normes de transparence et de gouvernance ne correspondent pas aux exigences requises. De plus, elles ne sont pas suffisamment surveillées. La prévoyance vieillesse est donc plus que jamais à la merci d'une concurrence incontrôlée ainsi que de versements aux compagnies d'assurance, gestionnaires de fortune et autres courtiers qui se chiffrent en milliards. Que ces protagonistes fassent des bénéfices sur l'argent des assuré-e-s est contraire au système. Et particulièrement choquant lorsque les rentes baissent au même moment. Il est donc indispensable d'élargir les restrictions sur les bénéfices et les compétences des autorités de surveillance, mais aussi d'augmenter la transparence sur les coûts administratifs. Il faudrait par ailleurs renforcer la composante de répartition dans la LPP afin d'améliorer le rapport prix-prestation. Ce n'est qu'ainsi que des réformes du 2e pilier peuvent trouver une certaine acceptation.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6016</guid><pubDate>Mon, 13 May 2019 09:30:00 +0200</pubDate><title>Il faut des mesures plus fortes pour limiter le travail temporaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-des-mesures-plus-fortes-pour-limiter-le-travail-temporaire</link><description>Travail temporaire en plein essor</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le travail temporaire en Suisse a pris des proportions inquiétantes : depuis 1995, la part de ce type de travail potentiellement précaire par rapport au volume global du travail a plus que quintuplé pour atteindre 2,6 %. Même si en 2012, une convention collective de travail (CCT) pour les employé-e-s temporaires a permis d'apporter des progrès substantiels, l'évolution à la hausse de ce type d'emploi est préoccupante. Les employé-e-s temporaires restent défavorisés par rapport à leurs collègues avec des emplois permanents. Ils gagnent moins, courent un risque plus élevé d'accident et leurs perspectives d'évolution professionnelle sont moins bonnes que dans un emploi stable. Pas étonnant donc que la majorité des employé-e-s temporaires recherchent plutôt un emploi fixe. Le Dossier sur le travail temporaire, publié aujourd'hui par l'USS, illustre bien la situation.
</p><p>"Qu'ils ou elles soient issus de l'immigration, qu'ils ou elles travaillent pour Uber ou pour une entreprise temporaire, une personne qui travaille doit être au bénéfice des mêmes droits sociaux que les autres et doit recevoir un salaire identique pour un travail identique au même endroit", a déclaré Pierre-Yves Maillard, président de l'USS. C'est pourquoi le travail temporaire, qui met sous pression les salaires et les conditions de travail, doit être restreint.
</p><p>L'USS a étudié les réglementations de nombreux pays en matière de travail temporaire. Cette analyse montre que la situation peut s'améliorer avec des prescriptions plus strictes sur les conditions de travail (principe d'égalité de traitement) ainsi que lorsque des limites quantitatives sont posées.
</p><p>L'USS exige notamment ce qui suit :</p><ul><li>Les employé-e-s temporaires doivent avoir les mêmes conditions de travail que les personnes avec un contrat de travail régulier. Le principe de l'égalité de traitement doit être réalisé dans la CCT et inscrit dans la loi.</li><li>La Confédération et les cantons fixent des plafonds pour la part d'employé-e-s temporaires travaillant dans le domaine des marchés publics.</li><li>La Confédération et les cantons contrôlent systématiquement les autorisations des agences de travail temporaire. Si les conditions d'autorisation ne sont plus remplies, l'autorisation est retirée.</li><li>Dans les domaines de la sécurité au travail et la protection de la santé, il faut mettre en place de meilleures mesures de prévention. Et, en particulier, le passeport de sécurité personnel pour les employé-e-s temporaires devient obligatoire. </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6015</guid><pubDate>Sun, 12 May 2019 17:00:00 +0200</pubDate><title>Résistance sans faille contre la hausse de l’âge de la retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/resistance-sans-faille-contre-la-hausse-de-l-age-de-la-retraite</link><description>Augmenter l’âge de la retraite alors que les personnes de plus de 55 ans peinent à (re)trouver du travail revient surtout à créer plus de souffrance et de précarité</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) a pris note avec un grand étonnement du plaidoyer d'Employés Suisse en faveur d'une hausse générale de l'âge de la retraite. Le fait que cette organisation faîtière s'exprime pour une augmentation de l'âge de la retraite n'est pas nouveau : les représentants de cette petite fédération l'ont fait à plusieurs reprises au cours des dernières années. Ce qui surprend, c'est que cette nouvelle attaque sur l'âge de la retraite survient dans une période où les personnes de plus de 50 rencontrent de plus en plus de difficultés sur le marché du travail, et que cette problématique est de mieux en mieux connue. Pour ces personnes, il est toujours plus difficile de rester sur le marché du travail et surtout, de retrouver un emploi après en avoir perdu un. Au vu de ce problème, augmenter l'âge de la retraite revient surtout à créer plus de souffrance et de précarité.
</p><p>L'AVS repose sur des bases solides. L'arrivée à la retraite de la génération des " baby boomers " va engendrer temporairement une forte augmentation du nombre de bénéficiaires de rentes et il faudra des mesures pour que l'institution sociale la plus importante de Suisse ne se retrouve pas en difficultés. Il faudra pour cela de nouvelles ressources, et non une hausse de l'âge de la retraite. Et le plus sensé serait de trouver ces ressources par le bais de cotisations salariales plus élevées. C'est la manière la plus sociale de fournir des moyens supplémentaires à l'AVS puisque tout le monde paie des cotisations sur la totalité du salaire, mais que les rentes, elles, sont plafonnées. Ainsi, toutes et tous les hauts revenus participent au financement des rentes de celles et ceux qui ont des bas salaires ou des revenus normaux. Ce financement via des cotisations salariales plus élevées est d'autant plus indiqué que le taux de celles-ci n'a pas augmenté depuis 40 ans.
</p><p>Pour l'USS, qui, avec 360 000 membres, est la plus grande faîtière syndicale en Suisse, la position sur ce sujet est claire : elle combattra toute hausse de l'âge de la retraite et refuse également une augmentation de l'âge de la retraite pour les femmes. L'AVS doit être renforcée par un financement supplémentaire adéquat. En plus, il faut tenir compte du niveau global des rentes qui ne cesse de baisser actuellement pour les futurs retraité-e-s en raison de la situation difficile du 2e pilier. Cette tendance doit s'inverser, sinon on se trouvera face à une bombe à retardement en termes de politique sociale. La Suisse est toujours plus riche et peut se permettre, elle se doit même d'avoir un bon système de prévoyance vieillesse reposant sur un financement solide. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6010</guid><pubDate>Fri, 03 May 2019 15:37:33 +0200</pubDate><title>La Commission des États met enfin la pédale douce</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-des-etats-met-enfin-la-pedale-douce</link><description>Attaques contre la loi sur le travail – Communiqué de l&#039;Alliance contre le stress et le travail gratis</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) lève enfin un peu le pied sur le démantèlement de la protection des salarié-e-s qu'elle avait projeté. Après la levée de bouclier des inspectorats cantonaux du travail, des médecins du travail, des Églises ainsi que des syndicats et d'autres organisations de salarié-e-s, la CER-E a désormais aussi suspendu l'introduction, prévue dans la révision de la loi sur le travail, du travail du dimanche et de la semaine de 80 heures et fait machine arrière. Elle avait déjà dans un premier temps suspendu le projet d'abolir la saisie du temps de travail pour au moins 30 pourcent des travailleurs et travailleuses.
</p><p>La commission va enfin procéder à des auditions et attendre le résultats d'études. La CER-E aurait dû le faire bien avant. Elle aurait alors pris conscience que son projet allait rencontrer de très fortes résistances de la part des syndicats, des cantons, des médecins et des Églises et qu'il était voué à l'échec.
</p><p>La commission doit maintenant surtout examiner ce que coûteraient en termes de frais de santé la suppression effective de la durée maximale du travail hebdomadaire ainsi que la suppression de la saisie du temps de travail. Une chose est sûre : le nombre de cas d'épuisement professionnel exploserait et avec eux, la souffrance humaine et les coûts. Des coûts qui seraient à la charge de la collectivité par le biais de l'assurance-maladie puisque l'épuisement professionnel ("burnout") n'est malheureusement toujours pas reconnu comme maladie professionnelle en Suisse, contrairement à d'autres pays comme l'Italie, la France ou le Japon. L'Alliance contre le stress et le travail gratis est convaincue qu'au terme des auditions, la CER-E admettra elle aussi qu'il faut renoncer à toutes les mesures envisagées qui détériorent la protection des salarié-e-s.
</p><p>Les modifications cosmétiques introduites apparemment à la va-vite par la commission n'y changent rien : le travail du dimanche est élargi, on ne doit travailler "plus que" 67 heures par semaine. Et "seuls" les salarié-e-s gagnant 120 000 francs ou plus pourront être pressés comme des citrons.
</p><h5>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS :</h5><ul><li>Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>Société suisse de médecine du travail (SSMT)</li><li>Association suisse des employés de banque (ASEB)</li><li>Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS)</li><li>Association suisse des médecins-assistant-e-s et chef-fe-s de clinique (ASMAC)</li><li>ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</li></ul><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Brigitta Danuser, professeure, Société suisse de médecine du travail (SSMT)/FMH, 076 339 84 46</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Marcel Marti, directeur adjoint / responsable politique et communication (ASMAC), 031 350 44 82</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Arno Kerst, président de Syna, 079 59 67 70 </li><li>Stefan Giger, secrétaire général du SSP, 079 296 77 07</li><li>Daniel Münger, président de syndicom, 058 817 18 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6008</guid><pubDate>Fri, 03 May 2019 14:56:06 +0200</pubDate><title>Salarié-e-s plus âgés : il faut une meilleure protection contre le licenciement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salarie-e-s-plus-ages-il-faut-une-meilleure-protection-contre-le-licenciement</link><description>Conférence nationale sur les salarié-e-s plus âgés </description><content:encoded><![CDATA[<p> La situation des salarié-e-s plus âgés se détériore en Suisse. Il leur est toujours plus difficile de retrouver un emploi quand ils ont perdu le leur. Même en faisant d'innombrables postulations, ils reçoivent trop souvent des réponses négatives. Et parfois avec des explications assez fumeuses. Si une personne a, en plus, des problèmes de santé ou des lacunes dans sa formation, elle devra être très chanceuse pour décrocher un nouvel emploi. En même temps, il est aujourd'hui nettement plus difficile de se sortir d'une telle situation par le biais d'une retraite anticipée ou d'une rente d'invalidité.
</p><p>Les causes principales de cette dégradation sont à chercher du côté des préjugés grandissants envers les travailleuses et travailleurs plus âgés, ainsi que du fait que certaines entreprises ont de moins en moins de scrupules à les licencier. La détérioration des prestations des caisses de pension (hausse de l'âge de la retraite et moins d'argent pour les retraites anticipées) et une pratique plus restrictive de l'octroi des rentes AI viennent encore noircir ce tableau. Pour les salarié-e-s, ces " sorties de secours " en cas de problème d'emploi sont devenues de moins en moins accessibles. Le nombre d'hommes prenant une retraite anticipée, par exemple, a sensiblement diminué ces dernières années, alors que la courbe du chômage montait. Conséquence : beaucoup plus de chômage de longue durée. Si elles ne trouvent pas de nouvel emploi, ces personnes finissent de plus en plus souvent par s'annoncer à l'aide sociale.
</p><p>Il faut améliorer la situation des salarié-e-s plus âgés. L'USS exige donc les mesures suivantes :</p><ul><li>Dans le Code des obligations, les employé-e-s de longue date qui ont plus de 50 ans doivent être protégés spécifiquement contre le licenciement. Les expériences faites avec ce genre de dispositions dans les conventions collectives de travail (CCT) sont positives. Une telle protection contre le licenciement inciterait aussi les employeuses et employeurs à mieux prendre soin de son personnel (formation et perfectionnement, protection de la santé).</li><li>Il faut trouver davantage de solutions par branche, avec des retraites anticipées, comme dans le secteur de la construction.</li><li>Les personnes plus âgées au chômage doivent avoir de meilleures perspectives de retrouver un emploi. Les ORP doivent davantage utiliser la nouvelle obligation d'annoncer les postes vacants pour placer des personnes.</li><li>Les salarié-e-s (et les personnes au chômage) doivent pouvoir bénéficier d'un bilan de situation professionnelle, respectivement d'une orientation de carrière (p. ex. dès l'âge de 45 ans). Ils devraient pouvoir compter sur un plus grand soutien pour la formation et la formation continue, par exemple via des offres supplémentaires et des campagnes d'informations dans les branches avec des CCT. La Confédération et les cantons doivent faciliter l'accès aux CFC (validation des acquis).</li><li>La protection contre les discriminations doit être améliorée, par exemple par une interdiction de discriminer telle que proposée par l'OCDE.</li><li>Les salarié-e-s plus âgés doivent bénéficier d'une meilleure protection sociale lors d'une perte d'emploi. La Confédération doit introduire une rente-pont pour les personnes en fin de droit. La rente-pont du canton de Vaud a eu des effets très positifs.</li></ul><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6005</guid><pubDate>Wed, 01 May 2019 17:00:00 +0200</pubDate><title>1er Mai 2019 : PLUS POUR VIVRE et Grève des femmes*</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2019-plus-pour-vivre-et-greve-des-femmes-1</link><description>60 manifestations et fêtes du 1er Mai en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>" PLUS POUR VIVRE ! ", revendiquent, ce 1er Mai, l'Union syndicale suisse (USS) et les syndicats qui lui sont affiliés, persuadés que les travailleurs et travailleuses pourront beaucoup obtenir s'ils sont solidaires et défendent ensemble leurs intérêts. Soit par des grèves, comme l'an dernier à l'agence télégraphique suisse (ats) ou dans la construction, soit à travers des campagnes pour une amélioration des salaires, des rentes et des conditions de travail.</p><p>Les syndicats de l'USS participent en tout à une soixantaine de manifestations et fêtes du 1er Mai dans l'ensemble de la Suisse, des événements lors desquels des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses, en particulier des femmes, descendent dans la rue et adressent leurs revendications aux acteurs politiques et économiques du pays. La plus grande manifestation a eu lieu à Zurich, où elle a réuni 16 000 personnes.</p><p>PLUS, ont expliqué les orateurs et oratrices de cette journée, cela veut dire, dans la perspective de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne, plus de protection des salaires, au lieu d'un démantèlement des mesures d'accompagnement. Cela veut aussi dire, en raison du mauvais résultat des négociations salariales de 2018, plus de salaire, tout particulièrement pour les femmes qui, malgré le mandat constitutionnel et légal, non seulement gagnent toujours nettement moins que les hommes, mais assument également la majeure partie du travail ménager, de prise en charge et de soins, et sont exposées aux violences sexuelles et sexistes. Elles ont demandé plus de salaire, de temps et de respect, et le feront à nouveau clairement entendre le 14 juin avec la Grève des femmes*.</p><p>PLUS, si l'on regarde les discours prononcés aujourd'hui, cela signifie aussi plus de rentes, c'est-à-dire un premier pilier plus fort et plus de réductions des primes-maladie, comme le demande l'initiative populaire pour l'allègement des primes que soutient l'USS. Mais cela signifie aussi plus de protection et de sécurité au travail, au lieu des attaques dont font l'objet la loi sur le travail ainsi que les temps de travail et de repos. Bref, plus de temps pour nous.</p><h3>Citations de discours du 1<sup>er</sup> Mai</h3><p>À Sion Pierre-Yves Maillard, qui apparaîtra en public pour la première fois aujourd'hui en tant que nouveau président de l'USS, a fait de trois urgences&nbsp;: climatique, sociale et de justice, «&nbsp;trois raisons de s’engager encore et davantage pour la justice sociale et une civilisation durable&nbsp;». Il s’est aussi dit impressionné par cette jeunesse qui a retrouvé le «&nbsp;chemin de la mobilisation&nbsp;». Selon lui, il s’agit maintenant de les gagner aussi aux causes syndicales. Car «&nbsp;Ces deux combats (contre le changement climatique et pour plus de justice sociale) sont liés et ne peuvent être séparés.&nbsp;» Pierre-Yves Maillard a par contre fait de «&nbsp;L’injustice que subissent les femmes&nbsp;» l’injustice «&nbsp;la plus ancienne et la plus grave de l’histoire. Elle doit s’éteindre grâce à notre lutte à toutes et tous. C’est pourquoi il faudra l’engagement des femmes et la solidarité des hommes le 14 juin pour la Grève des femmes.&nbsp;»</p><p>À Winterthour, Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, a posé «&nbsp;la question de ce que doit être une "vie de qualité"&nbsp;». Selon elle, les syndicats doivent aussi être aujourd’hui des organisations visionnaires. «&nbsp;Nous exigeons que le travail soit globalement organisé dans l’intérêt des gens, que ses fruits soient répartis équitablement. Il s’agit de compensation des disparités sociales, d’égalité des droits et de démocratie ainsi que de la sauvegarde de nos ressources naturelles.&nbsp;»</p><h3>Problèmes de pouvoir d'achat</h3><p>En plus de la lutte pour la protection des salaires et des salaires équitables dans toute l’Europe, Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, a placé les problèmes de pouvoir d’achat dans une riche Suisse au centre du discours qu’il a prononcé à Bienne&nbsp;: «&nbsp;Lors des négociations salariales, nous sommes confrontés à une nouvelle dureté de la part des patrons. Le peintre ou l’enseignante ne comprennent pas cela. Leurs salaires stagnent pratiquement, alors que les primes des caisses-maladie n’arrêtent pas d’augmenter. Beaucoup, surtout des femmes, se demandent désormais, désespérés, comment ils pourront encore payer leurs factures&nbsp;». Ainsi, «&nbsp;la Grève des femmes vient à point nommé. La situation des femmes doit rapidement s’améliorer.&nbsp;»</p><p>À Langenthal, le président du Syndicat des cheminots (SEV), Giorgio Tuti, a réaffirmé qu’étant donné que les rentes du deuxième pilier baissent alors que les cotisations augmentent, il faut augmenter le revenu sous forme de rentes «&nbsp;en introduisant une 13<sup>e</sup> rente AVS, comme l’a décidé le congrès de l’USS.&nbsp;» En tant que président de la Fédération européenne des travailleurs des transports, il a demandé «&nbsp;une desserte de base de grande qualité, sûre et abordable&nbsp;», et non une sous-enchère en matière de formation, de sécurité et de salaires.</p><h3>Reconversion écosociale et politique industrielle</h3><p>Corrado Pardini, membre du comité directeur d’Unia, a mis en évidence à Thoune l’existence d’un grand danger pour nos sociétés&nbsp;: «&nbsp;Deux tiers des gens n’ont plus la possibilité de définir eux-mêmes leur vie. Les grands groupes nous volent notre avenir et celui de nos enfants.&nbsp;» Selon lui, il s’agit maintenant de «&nbsp;réaliser deux réformes historiques&nbsp;: la reconversion écosociale assortie d’une politique industrielle forte et la préservation des institutions sociales.&nbsp;»</p><p>Que les syndicats en soient capables, Daniel Münger, président de Syndicom, le syndicat des médias et de la communication, s’en est dit persuadé dans le discours qu’il a prononcé dans la Rheinfelden allemande, car «&nbsp;la justice, l’égalité des droits, la sécurité sociale et la liberté font partie de notre ADN. Nous pouvons donner des réponses créatives et insuffler une dynamique innovatrice, parce que les professionnel-le-s compétents se trouvent dans nos rangs.&nbsp;»</p><h3>Femmes et jeunes comme "moteur de changement"</h3><p>Selon Veronique Polito, membre du comité présidentiel d’Unia, les syndicats, surtout les femmes des syndicats et les jeunes, sont «&nbsp;le moteur du changement&nbsp;». À ses yeux, une grève n’est «&nbsp;ni un tabou ni un crime&nbsp;». «&nbsp;Si des jeunes filles de 13 ans ont le courage de faire grève et de descendre dans la rue pour sauver la planète, pourquoi nous, les femmes, devrions-nous plier les genoux et subir le dictat de ceux qui croient être au-dessus des lois ?&nbsp;», a-t-elle demandée à Bienne dans son discours.</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Matthias Preisser, SGB Kommunikation, 079 656 55 36</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6003</guid><pubDate>Wed, 01 May 2019 11:30:00 +0200</pubDate><title>1er Mai 2019 : PLUS POUR VIVRE et grève des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2019-plus-pour-vivre-et-greve-des-femmes</link><description>60 manifestations et fêtes du 1er Mai en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p> " PLUS POUR VIVRE ! ", revendiquent, ce 1er Mai, l'Union syndicale suisse (USS) et les syndicats qui lui sont affiliés, persuadés que les travailleurs et travailleuses pourront beaucoup obtenir s'ils sont solidaires et défendent ensemble leurs intérêts. Soit par des grèves, comme l'an dernier à l'agence télégraphique suisse (ats) ou dans la construction, soit à travers des campagnes pour une amélioration des salaires, des rentes et des conditions de travail.
</p><p>Les syndicats de l'USS participent en tout à une soixantaine de manifestations et fêtes du 1er Mai dans l'ensemble de la Suisse, des événements lors desquels des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses, en particulier des femmes, descendent dans la rue et adressent leurs revendications aux acteurs politiques et économiques du pays. La plus grande manifestation a eu lieu à Zurich, où elle a réuni 16 000 personnes. C'est avec une grande impatience que l'on attend les discours que Pierre-Yves Maillard, qui apparaîtra en public pour la première fois aujourd'hui en tant que nouveau président de l'USS, prononcera à Olten et Sion.
</p><p>PLUS, ont expliqué les orateurs et oratrices de cette journée, cela veut dire, dans la perspective de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne, plus de protection des salaires, au lieu d'un démantèlement des mesures d'accompagnement. Cela veut aussi dire, en raison du mauvais résultat des négociations salariales de 2018, plus de salaire, tout particulièrement pour les femmes qui, malgré le mandat constitutionnel et légal, non seulement gagnent toujours nettement moins que les hommes, mais assument également la majeure partie du travail ménager, de prise en charge et de soins, et sont exposées aux violences sexuelles et sexistes. Elles ont demandé plus de salaire, de temps et de respect, et le feront à nouveau clairement entendre le 14 juin avec la Grève des femmes*.
</p><p>PLUS, si l'on regarde les discours prononcés aujourd'hui, cela signifie aussi plus de rentes, c'est-à-dire un premier pilier plus fort et plus de réductions des primes-maladie, comme le demande l'initiative populaire pour l'allègement des primes que soutient l'USS. Mais cela signifie aussi plus de protection et de sécurité au travail, au lieu des attaques dont font l'objet la loi sur le travail ainsi que les temps de travail et de repos. Bref, plus de temps pour nous. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Matthias Preisser, communication d l'USS, 079 656 55 36</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5981</guid><pubDate>Tue, 30 Apr 2019 12:50:00 +0200</pubDate><title>Évolution très inquiétante des salaires en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evolution-tres-inquietante-des-salaires-en-suisse</link><description>Évolution des salaires en 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'évolution des salaires en Suisse est plus qu'inquiétante. Malgré une économie en plein essor, les salaires ont connu une baisse effective de 0,4 % en moyenne en 2018. Les employeurs et employeuses privent ainsi les salarié-e-s des effets de la croissance. D'autant plus que les budgets des ménages sont déjà bien plombés par les loyers et les primes-maladie en hausse constante. Ces résultats sont particulièrement choquants dans la construction, par exemple : malgré des années de haute conjoncture, la perte réelle est aussi de 0,4 % dans ce secteur.
</p><p>Dans les négociations salariales, la nouvelle intransigeance des employeuses et employeurs est inacceptable. Il faut maintenant des hausses substantielles de salaires. La croissance doit aussi profiter aux salarié-e-s.
</p><p> L'évolution des salaires négociés dans le cadre de conventions collectives de travail (CCT) est un peu meilleure, mais toujours pas suffisante. Ces salaires-là ont augmenté de 0,9 % en valeur nominale. Si l'on déduit le renchérissement de 0,9 %, cela revient à zéro augmentation réelle. Dans les faits, seul 0,3 % de l'augmentation nominale a été accordé de manière générale et 0,6 % individuellement. Et lorsque les salaires sont augmentés de manière individuelle, ce sont en général les hauts revenus qui en bénéficient.
</p><p>Aucune bonne nouvelle non plus du côté de l'égalité salariale : contrairement aux années précédentes, les femmes n'ont même pas continué de rattraper. L'écart salarial entre femmes et hommes s'est figé. Raison de plus pour faire grève le 14 juin pour des plus hauts salaires pour les femmes, pour plus de temps et du respect. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5970</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2019 11:19:20 +0200</pubDate><title>Un guide pratique et fiable pour les employé-e-s et les personnes en recherche d’emploi en Suisse : le calculateur de salaire de l’USS fait peau neuve</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-guide-pratique-et-fiable-pour-les-employe-e-s-et-les-personnes-en-recherche-d-emploi-en-suisse-le-calculateur-de-salaire-de-l-uss-fait-peau-neuve</link><description>www.salaire-uss.ch</description><content:encoded><![CDATA[<p> Est-ce que mon salaire est correct ? Combien pourrais-je gagner si je travaillais à Zurich ? Ou encore : combien puis-je demander lors de l’entretien d’embauche ? Régulièrement, les salarié-e-s se trouvent confrontés à de tels questionnements, notamment lors d’une recherche d’emploi, mais aussi quand ils ont un travail fixe. C’est que le système des salaires en Suisse est extrêmement complexe. Depuis quatorze ans, le calculateur de salaire de l’Union syndicale suisse (USS) fournit des bonnes réponses et des indications fiables. Avec quelque 2000 visites par jour, il est utilisé assidûment par des travailleurs et travailleuses, des services du personnel et des syndicats. Cet outil proposé par l’USS vient d’être remanié de fond en comble.
</p><p>Le site <a href="https://www.salaire-uss.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.salaire-uss.ch</a> remodelé se base sur les dernières données disponibles de l’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) 2016 de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Il apporte aussi de nouvelles fonctionnalités bien pratiques, un plus grand confort de manipulation et une accessibilité universelle. Par ailleurs, il se présente sous une forme plus moderne et son utilisation a été rendue plus aisée. Par exemple : en quelques clics, on peut trouver un salaire de référence. Il suffit de sélectionner la profession, la branche, la formation, l’âge et l’expérience et le calculateur de l’USS calcule en quelques secondes les salaires usuels d’une région à partir de dizaines de milliers de données salariales. Autre nouveauté importante : l’intégration des conventions collectives de travail (CCT) qui fixent dans de nombreuses branches des salaires minimaux obligatoires et d’autres normes minimales.
</p><p>Le calculateur de salaire de l’USS fonctionne dès aujourd’hui dans sa nouvelle version sur <a href="https://www.salaire-uss.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.salaire-uss.ch</a>. L’Union syndicale suisse met cet outil gratuitement à disposition de toute personne intéressée. L’USS assure l’anonymat et les meilleures normes en termes de protection des données.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Contexte </h5><p>Le calculateur de salaire de l’USS a déjà une longue histoire derrière lui : créé en 2004, il a été développé au départ comme outil de soutien pour l’application des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. La loi sur les travailleurs détachés oblige les commissions tripartites cantonales à intervenir si « au sein d'une branche économique ou d'une profession, les salaires usuels dans la localité, la branche ou la profession font l'objet d'une sous-enchère abusive et répétée » (art. 360a CO). Le calculateur de salaire permet de calculer les salaires usuels dans la branche et la région à l’aide de données statistiques et d’une méthode de calcul bien reconnue. Ce programme offre ainsi un outil important pour la lutte contre la sous-enchère salariale. Mais il est aussi souvent utilisé par des travailleurs et travailleuses, des services du personnel et des syndicats.
</p><p>Le calculateur de salaire de l’USS procède aux calculs des salaires usuels dans la branche et la région en utilisant la <a href="https://www.salaire-uss.ch/home/method/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">méthode dite « d’équation salariale</a> ». Celle-ci a été développée pour le canton de Genève par le professeur Yves Flückiger et son équipe à l’Université de Genève, en collaboration avec l’Observatoire genevois du marché du travail (OGMT). <a href="https://www.roman-graf.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Roman Graf</a> a adapté cette méthode à l’échelle de la Suisse. Elle est largement reconnue et admise par les autorités, les tribunaux et les partenaires sociaux comme un outil fiable et objectif pour le calcul des salaires usuels.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5968</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2019 11:54:59 +0200</pubDate><title>Soutien solidaire à l’AVS – La sécurité des rentes au lieu du diktat des caisses vides</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/soutien-solidaire-a-l-avs-la-securite-des-rentes-au-lieu-du-diktat-des-caisses-vides</link><description>Résultat global négatif de l’AVS en 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'AVS est fondamentalement stable, mais le résultat global de l'AVS publié aujourd'hui explique que l'AVS est entrée dans une phase où elle nécessite un financement supplémentaire temporaire, en raison du départ à la retraite de la génération du baby-boom.
</p><p>Pour l'USS, il n'y a pas de raison de s'alarmer. Au lieu de saper la plus importante œuvre sociale de la Suisse par un diktat des caisses vides, il s'agit de garantir à la fois l'équilibre financier de l'AVS et les prestations versées. Cette sécurité des rentes, nous la devons aux retraités actuels et futurs, n'en déplaise aux employeurs et aux citoyens, qui luttent contre le renforcement de l'AVS depuis son introduction. Les mesures d'austérité qu'ils souhaitent mettre en œuvre en cas d'augmentation des déficits sont connues : âge de la retraite à 67 ans pour tout le monde. Ils considèrent que la solidarité entre riches et pauvres est trop forte dans l'AVS, que les gens doivent subvenir seuls à leurs besoins, en confiant leur argent aux banques et aux compagnies d'assurances. C'est ainsi que croissent les profits du secteur financier.
</p><p>Un financement solide et solidaire de l'AVS est donc indispensable. Les citoyens et citoyennes voteront le 19 mai 2019 déjà sur une source de financement possible. Dans le cadre de la réforme fiscale et du financement de l'AVS (RFFA), le parlement veut accorder 2 milliards de francs par an de plus à l'AVS. Le mode de financement est le plus social : une légère augmentation des pour-cent du salaire. Mais ce financement de l'AVS est lié à une réforme fiscale controversée.
</p><p>L'USS attend que la Confédération prenne aussi ses responsabilités. Les futurs retraité(e)s ne doivent pas être seuls à passer à la caisse, tant que la Confédération ne contribue pas à la stabilisation financière de l'AVS, notamment grâce à de gros excédents de recettes. Enfin, l'USS renouvelle sa demande d'exonérer le fonds de compensation AVS des taux d'intérêt négatifs de la Banque nationale.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS responsable des assurances sociales, 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5950</guid><pubDate>Wed, 10 Apr 2019 12:16:46 +0200</pubDate><title>Attaque incompréhensible de la CER-E contre les salaires et les conditions de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-incomprehensible-de-la-cer-e-contre-les-salaires-et-les-conditions-de-travail</link><description>Modification de la loi fédérale sur les marchés publics (LPM)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) veut, pour des raisons incompréhensibles, enclencher une spirale à la baisse en matière de salaires et de conditions de travail dans les marchés publics. Lors de ses délibérations sur la LMP, elle a en effet confirmé la décision du Conseil des États de renoncer au principe éprouvé du lieu d’exécution de la prestation au profit du principe du lieu de provenance de l’entreprise. 
</p><p>Lors de mandats publics, les entreprises établies en Suisse n’auront donc plus à respecter les salaires et les conditions de travail considérés comme usuels dans la localité et la branche où elles fournissent le travail demandé. S’il en va selon la CER-E, elles pourront verser les salaires en vigueur dans la région où elles sont établies ou ont leur siège. Concrètement, une entreprise du Tessin candidates à un mandat public dans le canton de Genève ou Zurich pourrait proposer des salaires tessinois et faire ainsi, de manière déloyale, de la sous-enchère par rapport aux soumissionnaires locaux, genevois ou zurichois. 
</p><p>Le principe du lieu de provenance de l’entreprise enclencherait une spirale à la baisse. Les soumissionnaires (locaux) des cantons, qui offrent des conditions de travail de qualité, se trouveraient défavorisés face aux soumissionnaires de « cantons à bas salaires » et pourraient ainsi justifier la dégradation de leurs propres conditions de travail. Le changement visé par le Conseil des États et sa commission serait aussi préjudiciable au partenariat social. La Suisse a en effet de nombreuses conventions collectives de travail (CCT) locales et régionales qui prévoient des conditions de travail et des salaires supérieurs à ceux d’autres régions. Le principe du lieu de provenance de l’entreprise torpillerait ces CCT. 
</p><p>S’obstiner dans la position du Conseil des États, comme le fait la CER-E, est d’autant plus incompréhensible que la procédure de consultation et les auditions des commissions parlementaires ont montré qu’une majorité des participant(e)s, de l’artisanat, des organisations patronales et syndicales ainsi que des cantons, est opposée à la suppression du principe éprouvé du lieu d’exécution de la prestation. Le Conseil des États ferait bien de prendre une fois pour toutes au sérieux ces voix et de se rallier à la position du Conseil national.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5923</guid><pubDate>Tue, 02 Apr 2019 18:11:00 +0200</pubDate><title>Introduction de rentes variables : un projet d’initiative irresponsable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/introduction-de-rentes-variables-un-projet-d-initiative-irresponsable</link><description>Un signal trompeur envers les assuré-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'USS s'oppose vivement au projet d'initiative pour l'introduction de rentes variables dans le 2e pilier, qui vient d'être lancée sous l'appellation trompeuse d'initiative " pour une prévoyance vieillesse respectueuse de l'équité intergénérationnelle ".</p><p>Le principe même d'une rente, c'est d'assurer un revenu fiable et régulier. Si ce n'était plus le cas, les salarié-e-s perdraient toute confiance dans le 2e pilier. Le Tribunal fédéral avait déjà statué en ce sens fin 2017 : les rentes en cours bénéficient d'une " protection absolue " en terme de montant et cela doit rester ainsi. Le fondement même d'une caisse de pension, et son principal atout, c'est de faire porter collectivement sur de longue périodes les variations des marchés de capitaux et de protéger ainsi les salarié-e-s du risque d'un départ à la retraite juste après une mauvaise année en termes de placements.</p><p>S'attaquer à ce principe en proposant des rentes variables remet en question le bien-fondé du 2e pilier. Avec l'introduction de rentes variables, les risques liés aux placements seraient répercutés encore plus lourdement sur les assuré-e-s. Et ce n'est pas tout : les employeurs et employeuses se verraient libérés de leur obligation d'assainir les caisses de pension. Les rentes variables représentent donc avant tout une mesure d'optimisation des coûts pour les entreprises.</p><p>Mais l'introduction de rentes variables est aussi tout simplement contraire à la Constitution : aujourd'hui déjà, pour de nombreuses personnes, les rentes du 2e pilier additionnées à celles de l'AVS ne suffisent pratiquement plus à vivre décemment après la retraite, comme le prescrit pourtant les Constitution. En 2016, la rente LPP versée s'élevait en moyenne à 2358 francs par mois. Avec une rente AVS moyenne, cela donne un revenu mensuel de retraité-e d'un peu plus de 4000 francs. Depuis 2005, les rentes du 2e pilier ont diminué de près de 9 %. Avec l'évolution négative des taux d'intérêts, il faut s'attendre à de nouvelles baisses, même si l'économie est en pleine croissance et que les salaires augmentent. La majorité des retraité-e-s doit donc pouvoir compter sur une rente sûre et stable. De plus, les frais liés à la santé augmentent avec l'âge et laissent de moins en moins de moyens à disposition pour vivre. Sans parler de l'absence de compensation de l'inflation qui, année après année, fait d'ores et déjà fondre les rentes du 2e pilier.</p><p>Les partisans des rentes variables (en passant, il s'agit d'anciens dirigeants de caisse de pension de PwC) font preuve d'une méconnaissance de ces réalités qui est non seulement irresponsable, mais carrément cynique. De tels régimes de rentes ne feront que pousser davantage de personnes vers les prestations complémentaires. Ce n'est pas tolérable. En clamant que " les jeunes paient pour les vieux ", on promeut la fin de la solidarité entre les générations. La réponse juste au problème des bas taux d'intérêt, qui plombe déjà les rentes LPP, c'est un renforcement de la prévoyance professionnelle avec des éléments de financement par répartition.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5917</guid><pubDate>Fri, 29 Mar 2019 14:15:00 +0100</pubDate><title>Prestation complémentaires : une révision tout juste tolérable, mais la pilule est amère</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestation-complementaires-une-revision-tout-juste-tolerable-mais-la-pilule-est-amere</link><description>L&#039;Alliance prestations complémentaires (PC) réagit à la révision qui vient d&#039;être adoptée</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Alliance PC prend acte avec un sentiment mitigé de la révision des prestations complémentaires qui vient d'être adoptée au Parlement. La hausse, attendue depuis si longtemps, des montants maximaux pour le loyer est la raison principale d'accepter cette révision, en dépit des réductions qu'elle apporte.</p><p>Composée d'organisations de séniors et de personnes en situation de handicap, de syndicats, d'organisations de femmes ainsi que de l'Association des locataires, l'Alliance prestation complémentaires (Alliance PC) a suivi de près les délibérations de la révision PC qui vient de se terminer. Elle s'est engagée avec ténacité pour défendre les droits et les besoins des personnes concernées, en se basant tout particulièrement sur le mandat constitutionnel du 1er pilier d'assurer le minimum social d'existence : les prestations complémentaires doivent permettre une vie décente. Elles ne constituent pas une œuvre de " bienfaisance " de l'État social, mais bien une obligation constitutionnelle et sociétale.</p><p>La majorité de droite a malheureusement introduit une série des mesures d'économie douloureuses dans la révision PC : outre la baisse vraiment inutile des franchises sur la fortune, il y a aussi la réduction des prestations pour enfants ainsi que la diminution du montant minimal des prestations complémentaires. En revanche, les montants pour le loyer qui n'avaient pas été adaptés à l'évolution des prix du logement depuis 2001 ont enfin été augmentés de façon significative. Cette mesure, attendue depuis belle lurette, représente un allègement conséquent pour une grande partie des bénéficiaires. Autre progrès en termes de politique sociale : l'introduction de la possibilité, pour les salarié-e-s d'un certain âge qui perdent leur emploi, de rester dans leur caisse de pension. Enfin, la nouvelle prise en compte des coûts nets pour l'accueil extrafamilial des enfants constitue également un point positif.</p><p>Le couplage de la révision PC avec la hausse des loyers maximaux, qui était à l'origine un objet distinct, n'est pas une bonne chose. Mais la pression de l'Alliance PC a néanmoins permis d'empêcher toute une série d'autres mesures d'économie qui étaient exigées par la majorité de droite au Conseil national. Ainsi, le retrait du capital LPP ne sera pas sanctionné et le remboursement complet des primes-maladie est maintenu. L'Alliance PC a combattu avec vigueur ces propositions de coupures tout en disant très clairement qu'en cas d'adoption, elles mèneraient directement au référendum.</p><p>Cette révision PC doit désormais entrer en vigueur rapidement, surtout étant donné que la hausse décidée des loyers maximaux est plus que nécessaire. Mais la mise en œuvre de la loi révisée sur le plan de l'ordonnance sera également déterminante. Il s'agira de rendre au mieux justice au caractère de " prestation d'assurances " des PC (p.ex. dans les règlementations sur l'utilisation de la fortune). Les organisations de l'Alliance PC prendront une part active à la consultation attendue sur ce sujet. Mais il est également primordial que le Conseil fédéral reprenne enfin en main la compétence d'ordonnance qu'il a toujours eue afin d'adapter les loyers maximaux à l'évolution des prix du marché. Toute autre manière de procéder serait incompréhensible après la décision de fond du Parlement sur cette hausse.</p><h5>parmi les Membres DE L'ALLIANCE</h5><p><strong>Organisations de personnes avec handicap</strong>, entre autres : Agile.ch / Insos Suisse / Inclusion Handicap / Procap / Pro Infirmis<br><strong>Organisations de séniors </strong>: Avivo / PS60+ / Conseil suisse des aînés / Association suisse des aînés / Fédération des Associations des retraités et de l'entraide en Suisse</p><p><strong>Organisations de femmes</strong> : Femmes protestantes en Suisse / GrossmütterRevolution / Union suisse des paysannes et des femmes rurales<br><strong>Organisations de défense des salarié-e-s</strong> : USS (Unia, SSP, Avenir Social, Commission des retraité-e-s) / Travail.Suisse<br><strong>Autres </strong>: Fédération suisse des sages-femmes / Asloca / Réseau bien vieillir</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5910</guid><pubDate>Thu, 21 Mar 2019 12:03:00 +0100</pubDate><title>La BNS doit combattre la cherté du franc suisse et verser les recettes des taux négatifs à la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-combattre-la-cherte-du-franc-suisse-et-verser-les-recettes-des-taux-negatifs-a-la-prevoyance-vieillesse</link><description>Commentaire de l’USS sur l&#039;évaluation de la situation par la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) salue la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de maintenir les taux d'intérêt bas et inchangés. Elle salue aussi le fait que la BNS soit prête à intervenir sur le marché des devises. La situation économique à l'étranger s'est quelque peu assombrie et dans ce contexte, une appréciation du franc suisse aurait des répercussions encore plus négatives sur le secteur suisse de l'exportation. L'USS attend de la BNS qu'elle agisse plus fermement contre la surévaluation du franc suisse, tant au niveau de la communication qu'au plan monétaire. Elle doit viser à ce que le cours du franc soit ramené au plus vite à un niveau qui n'est pas préjudiciable pour la Suisse. La BNS doit se fixer des objectifs plus clairs et les mettre en œuvre, particulièrement en ce qui concerne le taux de change.</p><p>Les taux d'intérêts très bas ont continué de péjorer la situation financière de la prévoyance vieillesse en Suisse, tout particulièrement dans le 2e pilier. Selon le rapport de gestion de la BNS publié aujourd'hui, les intérêts négatifs lui ont rapporté deux milliards de francs l'année passée. Ces recettes devraient être versées aux institutions de prévoyance. L'intérêt négatif doit être considéré comme une taxe incitative et non comme une source de revenu supplémentaire pour la BNS, respectivement pour la Confédération et les cantons. L'USS exige en outre que le compte du fonds de compensation AVS (Compenswiss) soit complètement exempté des taux d'intérêts négatifs.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/2/csm_Geldscheine_SNB_ef1b24f9d5.webp" length="290596" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5903</guid><pubDate>Fri, 15 Mar 2019 11:58:59 +0100</pubDate><title>Oui à une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/oui-a-une-europe-sociale</link><description>Non à la version actuelle de l’accord-cadre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Quelque 140 personnalités de Suisse et de l'étranger ont lancé aujourd'hui un appel public pour une Europe sociale avec la libre circulation des personnes et des droits forts pour tous les salarié-e-s, et contre la version actuelle de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE). Cet appel publié sous forme d'annonce dans plusieurs quotidiens et sur le site <a href="https://protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch</a> montre clairement que la libre circulation des personnes va de pair avec des droits forts pour l'ensemble des salarié-e-s. Les deux sont indissociables.</p><p>Il y a trois semaines, des représentant-e-s du monde syndical, politique et scientifique de Suisse et de l'étranger ont participé à la Journée d'Olten du 23 février pour débattre de l'Europe et des relations entre la Suisse et l'UE. De l'avis unanime des participant-e-s, l'Europe ne surmontera les défis actuels que si l'UE et les autres États européens accordent davantage de poids aux droits des salarié-e-s que jusqu'à présent. Au regard du débat sur l'accord-cadre institutionnel entre la Suisse et l'UE, l'idée est venue de lancer un appel contre le démantèlement de la protection des salaires et pour une Europe sociale, pour la libre circulation des personnes et pour des droits forts pour tous les salarié-e-s.
</p><p>L'appel montre clairement que la libre circulation des personnes est indissociable de solides droits pour les salarié-e-s. Des mesures d'accompagnement efficaces évitent aux travailleuses et travailleurs de différents pays d'être mis en concurrence les uns contre les autres. De tels garde-fous sont indispensables pour empêcher les salarié-e-s originaires de pays à bas salaires de se faire exploiter. Par ailleurs, il est primordial que chaque pays d'Europe fasse respecter le principe d'" un salaire égal pour un travail égal au même endroit " par des contrôles salariaux efficaces. Faute de quoi la structure des salaires risque de s'effriter. Tous les pays doivent être habilités à se doter, en fonction de leur situation concrète, d'un dispositif non discriminatoire de protection des salaires.
</p><p> Parmi les premiers signataires de l'appel, on compte des personnalités politiques de renom comme Micheline Calmy-Rey, ancienne conseillère fédérale, Christiane Brunner, ex-conseillère aux États qui fut aussi présidente de la FTMH et coprésidente de l'USS, ou Peter Bodenmann et Ueli Leuenberger, ex-présidents respectivement du PSS et des Verts. Un nombre important de personnalités issues du monde académique ont également signé l'appel, tels que le Prix Nobel Jacques Dubochet, les professeurs Sandro Cattacin (Université de Genève), René Knüsel (Université de Lausanne), Matthieu Leimgruber (Université de Zurich), Oliver Nachtwey (Université de Bâle) et Philipp Sarasin (Université de Zurich), ou au-delà des frontières, les professeur-e-s renommés Donatella Della Porta (Université de Florence), Colin Crouch (University of Warwick), Richard Hyman (London School of Economics) et Martin Seeleib-Kaiser (Université de Tübingen).
</p><p>Parmi les 140 premiers signataires figurent encore des représentant-e-s de la culture, comme les écrivains Alex Capus et Nicolas Verdan ou les cinéastes Samir et Cyril Schäublin, ainsi que d'importants syndicalistes européens, à l'instar de Rudy de Leeuw et Luca Visentini (respectivement président et secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats CES), de Wolfgang Katzian, président de la Confédération autrichienne des syndicats (ÖGB) ou de Miranda Ulens, secrétaire générale de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB).
</p><h3><a href="https://protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Comité : Protégeons les salaires, pas les frontières, case postale 272, 3000 Berne 15</a></h3><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Vania Alleva, vice-présidente de l'USS, 079 620 11 14</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5900</guid><pubDate>Wed, 13 Mar 2019 14:00:00 +0100</pubDate><title>Pas d’accord-cadre au détriment de la protection suisse des salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-d-accord-cadre-au-detriment-de-la-protection-suisse-des-salaires</link><description>L’USS confirme dans un document sa position sur l’accord-cadre avec l&#039;UE ainsi que sur la protection des salaires et des conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la consultation de ce jour sur l’accord-cadre et la protection des salaires, l’Union syndicale suisse (USS) a à nouveau expliqué oralement&nbsp;<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-uss-ti/images/news/Cineforum_USS/Eventi_sito.png" class="download">et dans un documen</a>t que les mesures d’accompagnement et la protection des salaires n’étaient pas négociables. La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. Il nous appartient donc de les protéger systématiquement et en toute indépendance. 
</p><p>Les Accords bilatéraux et la libre circulation des personnes ont entraîné de nombreux progrès pour les travailleurs et travailleuses de ce pays ; par exemple, à travers l’abolition du statut de saisonnier. Parallèlement cependant, l’accès de fournisseurs étrangers de prestations au marché suisse pour une durée pouvant aller jusqu’à 90 jours (détachements) a été grandement facilité. Or, ces détachements de main-d’œuvre sont a priori une forme de travail dotée d’un très grand potentiel de sous-enchère. 
</p><p>Afin d’empêcher cette dernière, les syndicats ont fait passer des mesures d’accompagnement. En Suisse, des salaires suisses doivent être versés. Les mesures d’accompagnement sont efficaces. Grâce aux contrôles, des cas de sous-enchère ont été découverts dans environ un quart des entreprises. Ces dernières doivent payer des amendes et sont mises sous pression pour qu’elles versent aux travailleurs et travailleuses les arriérés de salaire dus. 
</p><p>L’accord-cadre du conseiller fédéral I. Cassis met tout cela en danger. Selon lui, la Suisse devrait reprendre les règles de l’Union européenne (UE) en matière de protection des salaires et accepter la Cour de justice de l’UE comme instance d’arbitrage. Par le passé, cette dernière a prononcé de nombreux arrêts contre les mesures d’accompagnement d’États membres de l’UE. Elle se considère comme le moteur du marché intérieur européen et place l’accès des entreprises au marché au-dessus de la protection des salaires. Cet accord mettrait rapidement la Suisse sous pression pour qu’elle démantèle substantiellement sa protection des salaires. En ce qui concerne non seulement les cautions et l’annonce préalable des missions, mais aussi le nombre des contrôles et les amendes.
</p><p>Les syndicats européens critiquent durement l’attitude des autorités de l’UE en matière de protection des salaires. Une analyse des mesures d’accompagnement allemandes considère celles-ci comme insuffisantes et se pose même la question d’interdire les détachements de main-d’œuvre.
</p><p>L’USS rejette en l’état le résultat des négociations sur l’accord-cadre. Si nécessaire, elle saisira le référendum pour le combattre. L’initiative dite « de limitation » de l’UDC est un projet politique qui remet en cause fondamentalement les Accords bilatéraux. La votation populaire à son sujet devrait avoir lieu l’an prochain. La lutte contre ce projet, à savoir pour confirmer la voie bilatérale, doit désormais devenir prioritaire.<br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5898</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2019 09:37:59 +0100</pubDate><title>Pour plus de temps, plus d&#039;argent et du respect : Grève des femmes* 2019 ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-plus-de-temps-plus-dargent-et-du-respect-greve-des-femmes-2019</link><description>Journée internationale des femmes : sous le signe de la Grève des femmes*</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Journée internationale des femmes est célébrée aujourd'hui sous le signe de la Grève des femmes du 14 juin. Dans toute la Suisse, la mobilisation se fera sentir lors de manifestations ainsi que dans les entreprises. L'USS est elle aussi au rendez-vous ce 8 mars avec le lancement de son tout nouveau site de campagne dédié à la Grève des femmes*. Sur <a href="http://www.14juin.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>, <a href="https://www.14juni.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14juni.ch</a> et bientôt sur&nbsp;<a href="https://www.14giugno.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14giugno.ch</a>, on trouve toutes les informations utiles sur la grève, des visuels à télécharger, des contacts et le matériel nécessaires pour faire en sorte que la mobilisation soit forte et que cette grève soit une réussite.
</p><p>Pourquoi les femmes vont-elles de nouveau faire la grève, 28 ans après la première Grève des femmes de 1991 ? Les bonnes raisons ne manquent pas : depuis 1981, la Constitution fédérale prévoit que " L'homme et la femme sont égaux en droit. La loi pourvoit à l'égalité de droit et de fait, en particulier dans les domaines de la famille, de la formation et du travail. L'homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale. ". Pourtant, près de 40 ans plus tard, les femmes gagnent toujours environ 20 % de moins que les hommes. Ce qui n'a pas empêché la majorité de droite au Parlement de diluer la révision de la loi sur l'égalité au point de lui retirer presque toute substance. Avec ce rétropédalage en matière d'égalité, le débat sur la hausse de l'âge de la retraite pour les femmes et le sexisme au quotidien, la colère de nombreuses femmes va grandissant.
</p><p>En janvier 2018, le Congrès des femmes de l'USS a décidé de transmettre au Congrès de l'USS de décembre 2018 la proposition de soutenir la Grève des femmes* 2019 et d'y prendre une part active. Dès le mois de juin, des militantes romandes ont entrepris la préparation concrète. Et à la fin 2018, le Congrès de l'USS a décidé d'appeler à la Grève des femmes* 2019. Le Manifeste des collectifs romands, publié en janvier, est très clair : il faut des changements fondamentaux pour que l'égalité 
</p><p>L'USS a repris les exigences exprimées dans le manifeste pour les formuler en revendications concrètes concernant le monde du travail. Sous le slogan " Femmes* en grève le 14 juin 2019 : pour plus de temps, plus d'argent et du respect ! ", ces revendications se concentrent sur trois axes : une revalorisation financière et sociétale du travail des femmes, plus de temps et d'argent pour le travail de soin et d'assistance et enfin, du respect au travail au lieu du sexisme. Sur cette base, les syndicats exigent des améliorations concrètes pour le travail rémunéré mais aussi le travail non rémunéré. Aujourd'hui, les femmes syndicalistes vont s'employer à attirer déjà l'attention sur la Grève des femmes* du 14 juin par des actions, des manifestations, des stands d'informations et toutes sortes d'autres événements. Elles apporteront aussi les revendications au sein des entreprises, en particulier dans les secteurs de la vente, la coiffure, les hôpitaux, le service public et l'hôtellerie-restauration, mais aussi dans l'industrie.
</p><p>Dans deux jours, le 10 mars, se tiennent à Bienne les Assises féministes nationales (<a href="https://frauenstreik2019.files.wordpress.com/2019/02/assises-nationales.pdf" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">voir le programme</a>) sur la Grève des femmes*. Des collectifs, organisations et personnes individuelles s'y réuniront pour lancer officiellement la campagne pour la grève, mais aussi pour échanger idées et expériences.
</p><h5>RENSEIGNEMENTS :</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5882</guid><pubDate>Tue, 26 Feb 2019 10:00:00 +0100</pubDate><title>La santé doit être abordable pour tout le monde: OUI à l’initiative d’allègement des primes-maladie!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-sante-doit-etre-abordable-pour-tout-le-monde-oui-a-l-initiative-d-allegement-des-primes-maladie</link><description>La santé n’est pas un produit de luxe :
signez l’initiative &quot;d’allègement des primes&quot; !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chaque mois, une enveloppe avec la facture des primes-maladie se glisse dans la boîte aux lettres. Ou plutôt : elle tombe littéralement comme un gros pavé dans la maison. Car cette facture pèse bientôt le triple de ce qu’elle était il y a 20 ans. Pas seulement pour les personnes qui peuvent sans autres assumer une telle dépense, mais pour tout le monde. La prime d’un avocat d’affaires est exactement la même que celle d’une vendeuse de chaussures ou d’un ouvrier de la construction. Il y a bien des réductions de primes, mais de moins en moins de ménages y ont accès et le montant de la réduction est de plus en plus bas. La plupart des cantons ont gelé, voire baissé, les moyens à disposition pour ces réductions, et ce, afin d’accorder des baisses d’impôts aux super riches.</p><p>Parallèlement, les salaires des travailleurs et travailleuses et les rentes pour les personnes âgées ont beaucoup moins augmenté que les primes-maladie.</p><p>Ça ne peut plus continuer ainsi :<strong> la santé n’est pas un produit de luxe </strong>auquel on peut aussi renoncer de temps en temps. Il s’agit tout simplement d’une condition essentielle pour bien vivre. Il est donc indiscutable que la santé doit redevenir abordable pour tout le monde. C’est exactement le but de l’initiative d’allègement des primes.</p><p>L’initiative demande qu’<strong>aucun ménage en Suisse ne doive dépenser plus de 10 % de son revenu pour les primes</strong> d’assurance-maladie. Ni les familles, ni les parents célibataires ou les personnes seules, ni les retraité-e-s. Aujourd’hui, de nombreux ménages doivent allouer plus de 20 % du revenu pour les primes. Avec cette initiative populaire, ce serait fini : les réductions de primes augmenteraient en conséquence. Les cantons ne pourraient plus couper continuellement dans les montants des réductions ni multiplier les chicanes administratives pour écarter le plus possible les ayants droit.</p><p><strong>L’initiative d’allègement des primes mettra fin aussi à l’évolution déjà en cours vers une médecine à deux vitesses.</strong> Aujourd’hui, beaucoup de personnes à bas ou moyen revenu réfléchissent à deux ou trois fois avant d’aller consulter leur médecin, même si leurs maux de ventre ou de tête sont bien trop forts depuis un moment. Ce n’est pas juste désagréable : ça peut même devenir très risqué et coûteux. L’initiative fera baisser les primes et tout le monde pourra se permettre la prime avec une franchise peu élevée. L’accès pour toutes et tous à des soins médicaux de base serait renforcer.</p><p>Bien sûr, il faut aussi faire des économies dans le domaine de la santé : en agissant sur le prix des médicaments, sur l’offre excédentaire et sur les salaires mirobolants. Mais certainement pas en restreignant sévèrement l’accès aux traitements pour les assuré-e-s par des barrières financières.</p><h3>Engagez-vous pour un système de santé solidaire et abordable :</h3><h3><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Kampagnen/Praemien-Entlastung/primes-Ini_cartesignatur_uss-fr.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Signez l’initiative d’allègement des primes !</a></h3>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/e/csm_10pourcent-assez_a2156fe521.webp" length="29074" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5863</guid><pubDate>Wed, 20 Feb 2019 12:48:54 +0100</pubDate><title>AVS 21 : Le gouvernement doit tirer les bonnes leçons de la consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-le-gouvernement-doit-tirer-les-bonnes-lecons-de-la-consultation</link><description>Message sur AVS 21 seulement après la votation populaire sur le projet fiscal contesté

</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral élaborera et présentera son message sur AVS 21 seulement après la votation populaire sur le projet fiscal, concernant également le financement de l'AVS, contesté. De fait, de l'issue du scrutin du 19 mai dépendront le versement chaque année à l'AVS de 2 milliards de francs supplémentaires et la possibilité de stabiliser rapidement cette dernière ; cela, selon le mode de financement le plus social qui soit, soit à travers un léger relèvement des pourcents prélevés sur les salaires et une hausse de la contribution de la Confédération.
</p><p>Le résultat de la consultation fédérale sur le projet AVS 21 montre, ce qui est peu surprenant, que les mesures proposées sont extrêmement contestées. Comme, par exemple, le relèvement de l'âge de la retraite des femmes, fermement rejeté par l'USS, ou le niveau du financement additionnel nécessaire. Dans sa position, le Conseil fédéral passe sous silence un point important : ensemble, les rentes de l'AVS et du 2e pilier permettent toujours moins de remplir le mandat fixé par la Constitution fédérale, c'est-à-dire de " maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur ". En effet, les rentes du 2e pilier des nouveaux retraité-e-s n'ont cessé de baisser ces dernières années. Et elles continuent de le faire. Il faut par conséquent augmenter les rentes AVS. Dans cette période de taux d'intérêt bas, le système de répartition de l'AVS est largement supérieur à celui de la capitalisation du 2e pilier. Et 1 franc de cotisation versé à l'AVS entraîne une rente plus élevée, parce que le rapport cotisation-prestation de l'AVS est, pour la grande majorité de la population, d'une qualité imbattable en comparaison avec celui de toutes les autres formes de prévoyance. C'est cela que l'USS prépare en ce moment une initiative populaire pour une 13e rente AVS.
</p><p>Le Conseil fédéral fera bien de s'attaquer dans son message sur AVS 21 au problème du niveau des rentes et de proposer une solution.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5861</guid><pubDate>Tue, 19 Feb 2019 16:00:00 +0100</pubDate><title>Pour l’UE, l’accord-cadre doit esquinter la protection des salaires en Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-l-ue-l-accord-cadre-doit-esquinter-la-protection-des-salaires-en-suisse</link><description>Réaction de l’USS au rapport des ministres de l’UE sur la Suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p> L’Union européenne démonte complètement le discours enjolivant d’Ignazio Cassis sur l’accord-cadre avec l’UE. Les ministres de l’UE sont on ne peut plus clairs : dans leurs <a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2019/02/19/council-conclusions-on-eu-relations-with-the-swiss-confederation/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">« Conclusions du Conseil sur les relations de l’UE avec la Suisse »</a>, ils exigent que la protection des salaires en Suisse soit réduite. Selon eux, la Suisse doit supprimer les mesures d’accompagnement, ou les adapter de façon à ce qu’elles soient conformes « aux principes de l'UE en matière de proportionnalité et de non-discrimination ».
</p><p>C’est donc confirmé : si l’accord-cadre du conseiller fédéral Ignazio Cassis est accepté, la protection des salaires en Suisse serait fortement menacée. L’accord-cadre prévoit en effet la reprise des bases juridiques de l’UE et la soumission des mesures d’accompagnement à la jurisprudence de la Cour de justice de l’UE (CJUE). Avec de telles dispositions, la Suisse se verrait contrainte d’abandonner une partie des mesures d’accompagnement. Mais ce n’est pas tout : les sociétés ou les autorités européennes pourraient désormais aussi attaquer en justice les mesures d’accompagnement et obtenir gain de cause. C’est tout le dispositif helvétique de contrôle et de sanctions qui serait mis en péril.
</p><p>Cette vérité toute crue est en contradiction évidente avec le discours enjolivant et fallacieux du département de M. Cassis et du SECO, qui tentaient de faire passer les risques de démantèlement des mesures d’accompagnement pour « un niveau de protection équivalent ». Les déclarations des ministres de l’UE contredisent également l’analyse de l’Union patronale suisse qui affirme qu’il suffit de « quelques précisions » sur les mesures d’accompagnement pour parvenir à une solution acceptable concernant l’accord-cadre.
</p><p>Les critiques des ministres européens envers les mesures d’accompagnement sont dénuées de tout fondement. L’accès au marché pour les entreprises de l’UE est entièrement garanti. Aucun autre pays en Europe ne compte autant de travailleuses et travailleurs détachés par rapport à sa population résidente. De plus, l’accord de libre-circulation empêche toute discrimination des citoyens de l’UE (« mêmes conditions de vie, d’embauche et de travail que pour les nationaux » ; art. 1d). Mais cette non-discrimination n’est possible que grâce à une bonne protection des salaires.
</p><p>Les syndicats combattront toute tentative de démantèlement des mesures d’accompagnement. En Suisse, on doit verser des salaires suisses. Les mesures d’accompagnement doivent rester la ligne rouge à ne pas franchir lors des négociations de l’accord-cadre.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5859</guid><pubDate>Fri, 15 Feb 2019 14:40:00 +0100</pubDate><title>Protection de la santé des salarié-e-s : halte au démantèlement, tout de suite!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-de-la-sante-des-salarie-e-s-halte-au-demantelement-tout-de-suite</link><description>Loi sur le travail : Commission des États fait fi des nombreuses critiques</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré le bilan négatif de la procédure de consultation, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) n'en démord pas : elle maintient envers et contre tout son attaque frontale contre la protection de la santé des travailleurs et travailleuses. Cette position est incompréhensible et irresponsable. Il serait plutôt temps d'arrêter cet exercice visant à allonger la durée du travail et à réduire la saisie du temps de travail.
</p><p>Pour rappel : les initiatives parlementaires respectives de Karin Keller-Sutter et Konrad Graber sont à l'origine de cette révision de la loi sur le travail. Avec ce projet, la Commission des États veut supprimer la durée maximale du travail hebdomadaire, le maximum journalier de temps supplémentaire et, pour une grande partie des salarié-e-s, l'obligation de saisie du temps de travail. Parallèlement, elle veut émousser l'interdiction du travail du dimanche et introduire ce dernier pour les cadres et pour les spécialistes.
</p><p>D'après les dernières décisions de la CER-E, les travaux portant sur la saisie du temps de travail sont suspendus. Mais ils peuvent reprendre à tout moment. Cette décision n'est rien d'autre qu'une tactique dilatoire et de dissimulation. En maintenant les autres projets de déréglementation, la CER-E montre qu'elle ne prend pas du tout au sérieux les critiques sévères et l'opposition très large exprimées lors de la consultation. C'est inadmissible, car une majorité des cantons, les syndicats et d'autres organisations de salarié-e-s, des associations professionnelles du domaine de la santé ainsi que les Églises se sont prononcés très nettement contre ce projet.
</p><p>Des études le démontrent clairement : de plus en plus de personnes souffrent de stress au travail et de ses conséquences sur leur santé. L'Alliance contre le stress et le travail gratis combattra ce projet avec la plus grande vigueur. Les organisations membres de l'alliance savent que la majorité de la population est de leur côté : en effet, la journée de travail de 15 heures, la semaine de 73,5 heures et un repos dominical de plus en plus souvent perturbé ne trouveront pas de majorité dans les urnes. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5857</guid><pubDate>Thu, 14 Feb 2019 16:52:00 +0100</pubDate><title>L’AVS mérite un financement solide : la Confédération doit prendre  ses responsabilités</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-merite-un-financement-solide-la-confederation-doit-prendre-ses-responsabilites</link><description>En 2018, le Fonds de compensation AVS Compenswiss a subi des pertes sur ses placements. L’AVS fait donc les frais d’une mauvaise année boursière.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2018, le Fonds de compensation AVS Compenswiss a subi des pertes sur ses placements. L’AVS est donc elle aussi victime d’une mauvaise année boursière. Après la bonne performance de 2017, il s’agit de la pire perte sur les placements depuis la crise financière d’il y a dix ans. Conséquence : une partie des cotisations laborieusement accumulées par les assuré-e-s et les employeurs et employeuses sont perdues, et cela fait mal.
</p><p>Contrairement aux rentes de la prévoyance professionnelle, la santé financière de l’AVS dépend surtout de la masse salariale gagnée en Suisse. Pour les rentes du 2e pilier, la situation est bien plus grave, car elles subissent de plein fouet les effets des taux d’intérêts extrêmement bas. Ainsi, les rentes LPP ont connu une baisse moyenne de près de 9 % depuis 2005. L’AVS, elle, évolue de manière foncièrement stable, même s’il faut s’attendre à une augmentation des besoins financiers au cours de la décennie à venir avec la génération des « Baby Boomers ». Pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est sûre : il faut renforcer l’AVS si nous voulons garantir aux futurs retraité-e-s des rentes décentes. L’USS prépare actuellement une initiative pour une 13e rente AVS, car pour toutes les personnes avec des revenus bas et moyens, l’AVS affiche le meilleur rapport prix-prestation de toute la prévoyance vieillesse en Suisse. En effet, les personnes les mieux payées cotisent sur la totalité de leur revenu, mais ne touchent pas plus de rente que celles avec des revenus normaux.
</p><p>Dans un premier temps, la Suisse doit assurer la couverture des besoins financiers qui vont augmenter temporairement dans le 1er pilier. Pour l’USS, il est primordial que cette augmentation se répartisse solidairement sur toutes les tranches d’âge et niveaux de revenus. Une des sources potentielles de financement sera soumise au vote populaire le 19 mai 2019 : dans le cadre de la réforme fiscale et du financement de l’AVS (RFFA), le parlement veut attribuer chaque année deux milliards de francs supplémentaires à l’AVS. Et cela, de la manière la plus sociale qui soit : par une légère hausse des cotisations et une augmentation des ressources de la Confédération. Ce financement de l’AVS est toutefois couplé à la nouvelle mouture, controversée, de la réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III).
</p><p>La Confédération a annoncé récemment de nouveaux excédents considérables : l’USS attend donc d’autant plus qu’elle prenne ses responsabilités afin de soutenir la plus importante réalisation sociale de la Suisse. Enfin, l’USS réitère sa revendication de libérer le Fonds de compensation AVS des taux d’intérêts négatifs de la banque nationale. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5840</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2019 10:50:00 +0100</pubDate><title>Aucun progrès dans l’égalité salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/aucun-progres-dans-l-egalite-salariale</link><description>Enquête sur la structure des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les écarts salariaux entre femmes et hommes ont la peau dure. Même si les femmes ont désormais dépassé les hommes en termes de niveau de formation, elles gagnent toujours à peu près un cinquième de moins : c'est scandaleux ! Il est grand temps de prendre des mesures énergiques contre la discrimination des femmes dans le monde professionnel. L'Union syndicale suisse (USS) appelle donc, avec de nombreuses autres organisations et collectifs, à participer à la Grève des femmes* le 14 juin.
</p><p>En 2016, les femmes travaillant dans le secteur privé ont gagné 19,6 % de moins que les hommes, démontre l'Enquête sur la structure des salaires publiée jeudi par l'Office fédéral de la statistique (OFS). L'écart de rémunération lié au genre stagne à un niveau élevé. Il est inadmissible que les femmes restent surreprésentées dans les professions à bas salaires, et ce, malgré une bonne formation. Elles optent souvent pour des emplois à temps partiel et des activités précaires afin de dégager du temps pour le travail, non rémunéré, d'assistance et de soins aux proches, alors que les hommes poursuivent leur carrière et gravissent les échelons au niveau salarial. L'urgence est à la mise en place de salaires minimums assurant une existence pour toutes les femmes qui se situent dans le domaine des bas revenus. Et pour que ce ne soient plus les femmes qui assument la majeure partie du travail non rémunéré, il faut également réduire la durée du travail d'une manière générale et investir davantage dans le service public.
</p><p> Autre constat alarmant dans l'enquête de l'OFS : la part discriminatoire de l'écart salarial n'a même pas stagné, il a augmenté : en 2016, 42,9 % de cet écart ne pouvait être expliquée par le niveau de formation, de responsabilité ou par l'âge, contre 39,1 % en 2014. Même les jeunes professionnelles doivent s'attendre à un " malus " considérable, juste parce qu'elles sont des femmes : en effet, plus les salariées sont jeunes, plus haute est la part discriminatoire de l'écart salarial.
</p><p>Mais les femmes n'acceptent plus ce " malus ". Le 14 juin, les femmes syndicalistes et beaucoup d'autres femmes* feront la grève pour plus de salaire, plus de temps et du respect. La Suisse doit avancer dans l'égalité et vivre enfin au 21e siècle ! </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5830</guid><pubDate>Fri, 18 Jan 2019 15:47:52 +0100</pubDate><title>Des franchises plus élevées ne sont pas supportables</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-franchises-plus-elevees-ne-sont-pas-supportables</link><description>Adaptation des franchises aux coûts de la santé : une décision incompréhensible de la commission des États</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après le Conseil national, la commission compétente du Conseil des États veut à son tour adapter à l'avenir les franchises de l'assurance de base à l'évolution des coûts de la santé. Cette décision est hors de la réalité : elle ne correspond en rien à la situation des assuré-e-s en Suisse et ne tient pas la comparaison avec les autres pays.
</p><p>En effet, nulle part ailleurs en Europe occidentale les assuré-e-s paient autant de leur poche qu'en Suisse pour les soins de santé, sans compter les primes par habitant qui viennent s'additionner à cette charge. La franchise à option n'est pas vraiment un libre choix, ni la visite chez le médecin d'ailleurs. Contrairement à une opinion répandue, la population ne " court pas chez le médecin à chaque bobo ". Selon l'OCDE, les habitant-e-s de notre pays consultent bien moins souvent que tous nos voisins (en Allemagne, on compte en moyenne annuelle dix visites médicales par personne, contre seulement quatre en Suisse).
</p><p>Il est donc complètement aberrant de vouloir, par un nouvel automatisme législatif, augmenter continuellement la participation déjà exorbitante des assuré-e-s aux coûts de la santé. Les retraité-e-s avec des revenus bas et moyens seraient parmi les plus touchés par cette mesure. Ces personnes, qui consacrent déjà plus de 7 % de leur revenu à la participation financière dans la santé, ne pourraient certainement pas se passer de leurs traitements.
</p><p>Il est par ailleurs faux d'affirmer " en vrac " qu'avec une hausse des franchises, les primes augmenteront moins. L'expérience des dernières hausses de franchises ne permet pas une telle conclusion.
</p><p>Il revient désormais au Conseil des États de tenir compte de cet état de faits et de corriger la décision de la commission.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Reto Wyss, secrétaire central de l'USS, 079 740 99 84</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5826</guid><pubDate>Tue, 15 Jan 2019 10:00:00 +0100</pubDate><title>Pouvoir d’achat et niveau des rentes : il faut vite s’attaquer au problème</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pouvoir-d-achat-et-niveau-des-rentes-il-faut-vite-s-attaquer-au-probleme</link><description>Conférence de presse annuelle 2019 de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse fait face à un problème de pouvoir d’achat et de niveau des rentes. En dépit de la reprise économique, les salaires réels font du surplace. En même temps, les primes-maladie et les cotisations en hausse au 2e pilier absorbent une part toujours plus importante du salaire, de sorte que le revenu réellement disponible a même baissé. De plus, les personnes qui partent à la retraite touchent toujours moins de rente de leur caisse de pension. Tous ces constats ressortent de diverses études menées par l’Union syndicale suisse (USS) et présentées lors de sa conférence de presse annuelle.</p><p>L’économie suisse a connu une croissance vigoureuse ces deux dernières années. Et pourtant, les salaires réels stagnent. Même l’Allemagne, qui a longtemps pratiqué une « modération salariale » préjudiciable, connaît aujourd’hui une hausse des salaires plus prononcée. En Suisse, les personnes les plus touchées sont les employé-e-s de longue date, avec vingt ans ou plus d’ancienneté dans l’entreprise : depuis 2010, leur rémunération n’a pratiquement pas augmenté. Parallèlement à cette stagnation des salaires, les dépenses pour les caisses-maladie ne cessent d’augmenter et minent le pouvoir d’achat.</p><p>Sans compter que les cotisations au 2e pilier prennent elles aussi l’ascenseur. Depuis la crise financière, le taux de cotisation réglementaire moyen est passé progressivement de 18 % à bientôt 19,5 %. Mais les futurs retraité-e-s ne toucheront pas davantage de rente, bien au contraire. Depuis 2005, les rentes moyennes du 2e pilier ont baissé de 9 %. Et la situation ne fait qu’empirer : la dernière enquête de l’USS auprès de 42 caisses de pension avec 750 000 assuré-e-s montre que le taux de conversion moyen passera de 5,8 % à 5,6 % en 2019, alors qu’il se situait encore à 6,4 % en 2013. Ainsi, les futurs retraité-e-s auront non seulement versé nettement plus que les générations précédentes, mais ils toucheront de surcroît des rentes bien plus basses.</p><p><strong>L’USS exige les mesures suivantes pour s’attaquer au problème de pouvoir d’achat en Suisse :</strong></p><ul><li>Les salaires doivent augmenter substantiellement, en particulier pour les collaborateurs et collaboratrices de longue date, ainsi que pour les femmes. Pour améliorer la situation salariale des femmes, il s’agira de mettre en œuvre rapidement et systématiquement les contrôles des salaires prescrits par la nouvelle loi sur l’égalité.</li><li>Prévoyance vieillesse : l’AVS, avec son excellent rapport coût-prestations, doit être renforcée. L’USS prépare actuellement un texte d’initiative pour une treizième rente AVS.</li><li>Dans le 2e pilier, les bénéfices sur le dos des assuré-e-s doivent être bannis. Pour cela, il faut poser des restrictions de gains pour les assureurs actifs dans le 2e pilier, mettre en place la transparence sur les frais administratifs et introduire des certificats de prévoyance uniformes et compréhensibles. Les composantes de répartition dans la LPP doivent en outre être renforcées afin d’améliorer le rapport coût-prestations. La Banque nationale suisse (BNS) ne doit pas imposer un taux d’intérêt négatif au Fonds de compensation AVS (compenswiss). De plus, les recettes de la BNS issues des taux négatifs devraient être reversées au 2e pilier (répartition via le Fonds de garantie).</li><li>Les réductions de primes-maladie doivent être plus importantes afin de décharger financièrement les ménages à revenus bas ou moyens. L’USS soutient l’initiative populaire qui stipule que personne ne devrait dépenser plus que 10 % du revenu disponible du ménage pour les primes d’assurance-maladie.</li><li>La politique monétaire doit activement contribuer à ce que la valeur du franc reste équitable. Une hausse isolée des taux d’intérêts par la Banque nationale suisse (BNS), telle que certains milieux bancaires l’exigent, s’avèrerait en revanche catastrophique.</li></ul><p>L’USS a en outre procédé à une analyse de la situation dans le domaine de la formation professionnelle. La proportion de personnes avec une formation de base de degré secondaire II reste insuffisante. Il faudra dans ce domaine réduire les inégalités et les obstacles financiers ainsi que développer des mesures de soutien spécifiques pour les personnes concernées.</p><p>Dans le cas de l’accord-cadre avec l’Union européenne, l’USS a clairement souligné que les lignes rouges fixées par le Conseil fédéral en 2013 doivent rester les mêmes. Les mesures d’accompagnement ne doivent en aucun cas être affaiblies. Au contraire : il faut davantage de protection et de contrats collectifs, avec de bons salaires minimaux.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>AVS</category><category>Repartition</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5816</guid><pubDate>Fri, 14 Dec 2018 10:27:38 +0100</pubDate><title>Avancée importante en direction de l’égalité salariale – d’autres avancées restent nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/avancee-importante-en-direction-de-l-egalite-salariale-d-autres-avancees-restent-necessaires</link><description>La révision de la loi sur l’égalité passe les votations finales</description><content:encoded><![CDATA[<p> Lors des votations finales, le parlement a donné un signe en faveur de l'égalité salariale en adoptant la révision de la loi sur l'égalité, grâce notamment à l'engagement tenace des syndicats. L'Union syndicale suisse (USS) salue le fait que la révision législative fixe enfin des mesures contraignantes contre la discrimination salariale permanente, mais considère que les améliorations décidées sont trop modestes. La grève des femmes* du 14 juin 2019 fera pression pour une mise en œuvre sans compromis.
</p><p>Adoptées par le parlement le 14 décembre, les mesures pour combattre la discrimination salariale ont fait l'objet d'une longue lutte. L'USS trouve scandaleux que la majorité bourgeoise ait affaibli par tous les moyens imaginables le projet du Conseil fédéral. Elle a ainsi évité aux employeurs d'être enfin tenus pour pleinement responsables, comme l'exige la Constitution. Des contrôles et des sanctions seraient nécessaires. Et il est erroné de supprimer les nouvelles dispositions 12 ans après les avoir introduites dans la loi. Mais contre une résistance véhémente, les syndicats et les femmes ont obtenu une avancée. Pendant des décennies, ils et elles ont lutté sans relâche pour améliorer l'égalité salariale, la dernière fois lors de la manifestation #Enough18 le 22 septembre. Après plusieurs tentatives infructueuses de combattre la discrimination salariale par des approches volontaires, le Conseil fédéral et le parlement ont décidé maintenant de mesures plus contraignantes grâce à eux et elles.
</p><p>L'USS attend que la loi révisée entre rapidement en vigueur et que son impact soit évalué. En effet, la discrimination salariale de plus de 7% - qui fait perdre en moyenne 303'000 francs à chaque femme active en Suisse au cours de sa vie professionnelle - est une violation permanente de la Constitution. Après la beaucoup trop longue attente de la justice salariale, la loi révisée doit maintenant être mise en œuvre à la lettre. Lors de la grève nationale du 14 juin 2019, les femmes* remettront l'accent sur leurs revendications.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale pour l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 7</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5813</guid><pubDate>Thu, 13 Dec 2018 12:39:37 +0100</pubDate><title>La BNS doit mener une politique monétaire active – le franc continue à être fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-mener-une-politique-monetaire-active-le-franc-continue-a-etre-fortement-surevalue</link><description>Commentaire de l’USS sur l’évaluation de la situation par la BNS </description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières semaines, la Banque nationale suisse a été soumise à des pressions croissantes pour relever les taux d’intérêt. Mais une telle mesure serait fatale, parce que le franc est toujours nette-ment surévalué. Une hausse des taux d’intérêt renforcerait la pression à la hausse déjà existante, avec des conséquences négatives sur les salaires et l’emploi.</p><p>L’USS salue donc le maintien par la BNS de taux d’intérêt à un niveau bas, et sa disponibilité à in-tervenir sur le marché des changes. Mais l’USS attend de la BNS qu’elle prenne des mesures plus fortes contre la surévaluation du franc suisse. L’occasion a notamment été ratée de stabiliser la va-leur de 1,20 franc/euro par diverses mesures (de communication et monétaires). Désormais, l’objectif doit être de ramener le plus rapidement possible le taux de change du franc à un niveau non préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se fixer des objectifs plus clairs et les mettre en œuvre, notamment concernant le taux de change.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5812</guid><pubDate>Thu, 13 Dec 2018 08:48:00 +0100</pubDate><title>Pierre-Yves Maillard reprend la présidence de l’USS le 6 mai 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pierre-yves-maillard-reprend-la-presidence-de-l-uss-le-6-mai-2019</link><description>Il entrera en fonction comme président de l’USS, une fois sa succession au gouvernement vaudois réglée. </description><content:encoded><![CDATA[<p> Le 1er décembre, les délégué-e-s du Congrès de l’USS ont élu Pierre-Yves Maillard comme nouveau président. Pierre-Yves Maillard étant encore Conseiller d’Etat du canton de Vaud, il entrera en fonction comme président de l’USS le 6 mai 2019, une fois sa succession au gouvernement vaudois réglée. Jusque-là, la vice-présidente Vania Alleva et le vice-président Giorgio Tuti dirigent l’Union syndicale suisse (USS). Les journalistes peuvent poser leurs questions au secrétariat de l’USS.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5810</guid><pubDate>Fri, 07 Dec 2018 19:24:42 +0100</pubDate><title>L’USS combattra systématiquement tout démantèlement de la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-combattra-systematiquement-tout-demantelement-de-la-protection-des-salaires</link><description>Accord-cadre Suisse - Union européenne: les pires craintes viennent d&#039;être confirmées</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les éléments de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE) présentés par le Conseil fédéral confirme les pires craintes de l'Union syndicale suisse (USS). Cet accord entraînerait ainsi un démantèlement substantiel des mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes et, de ce fait, de la protection suisse des salaires. Il interdira à la Suisse de protéger ses salaires comme elle l'estime nécessaire. Il empêchera toute amélioration des mesures d'accompagnement. Et c'est finalement la Cour de justice de l'Union européenne qui trancherait sur la protection des salaires en Suisse. Or celle-ci a prouvé à une nouvelle reprise il y a quelques semaines, dans un arrêt prononcé contre les dispositions autrichiennes de protection des salaires, qu'elle place les intérêts des employeurs et employeuses, c'est-à-dire l'accès au marché intérieur, au-dessus de ceux des travailleurs et travailleuses.</p><p>La ligne rouge de la protection des salaires fixée par le Conseil fédéral et confirmée plusieurs fois par lui a été ainsi franchie par la délégation de négociation. Pareil accord-cadre n'a politiquement aucune chance. C'est pourquoi l'USS rejette énergiquement un tel accord-cadre et elle le combattra systématiquement, si nécessaire par un référendum. Cette position a été confirmée dans une résolution adoptée à l'unanimité par les délégué(e)s du congrès de l'USS qui s'est tenu la semaine dernière.</p><p>Ces derniers mois, l'ensemble des syndicats importants du continent ont demandé à l'USS de ne pas céder sur les mesures d'accompagnement. La protection des salaires doit être améliorée dans toutes l'Europe. Avec les syndicats affiliés à la Confédération européenne des syndicats, l'USS se bat au niveau européen pour des améliorations substantielles dans ce domaine.</p><p>Renseignements:</p><p>Daniel Lampart, premier secrétaire central de l'USS, 079 205 69 11</p><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5805</guid><pubDate>Thu, 06 Dec 2018 12:06:55 +0100</pubDate><title>Le monitoring montre qu’il est plus qu’urgent d’agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-monitoring-montre-qu-il-est-plus-qu-urgent-d-agir</link><description>La charge des primes supportée par les assuré(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats du nouveau monitoring de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) <a href="https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/versicherungen/krankenversicherung/krankenversicherung-versicherte-mit-wohnsitz-in-der-schweiz/praemienverbilligung/monitoringpraemienverbilligung.html" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">qui vient d’être rendu public</a> confirment ce que l’Union syndicale suisse (USS)a déjà constaté récemment dans son <a href="/themes/economie/detail/la-reprise-doit-servir-maintenant-a-mieux-repartir-les-revenus">rapport sur la répartition</a> des revenus et de la fortune, à savoir que la charge financière nette représentée par les primes-maladie a énormément augmenté dans tous les cantons ces dix dernières années pour l’ensemble des ménages à bas ou moyen revenu. En moyenne suisse, cette charge est passée de 9&nbsp;% du revenu disponible en 2007 à 14&nbsp;% en 2017, la hausse étant nettement plus marquée pour certains ménages. 
</p><p>Certes, cette évolution relève bien sûr quelque peu aussi de la croissance des coûts dans l’assurance de base. Des mesures de maîtrise des coûts, par exemple pour freiner l’offre excédentaire de soins et pour baisser les prix des médicaments s’imposent donc. Mais cela ne doit pas nous détourner du problème principal qui est celui du financement antisocial de l’assurance-maladie.
</p><p>Le monitoring n’analyse en effet explicitement pas les coûts, respectivement la hausse des primes, mais l’efficacité du système de réduction des primes. Les résultats du monitoring s’expliquent par le fait qu’à cause de programmes d’austérité, les réductions ont très fortement diminué dans presque tous les cantons. Ainsi, 11 cantons ont en tout consacré moins d’argent à la réduction des primes en 2017 qu’il y a dix ans&nbsp;; cela, malgré la hausse massive de celles-ci et la forte croissance démographique. 
</p><p>Cela doit changer. C’est pourquoi l’USS a <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/arbeit/Supermarkt_Einkaufskorb-Regal_tara-clark-unspl.jpg" class="download">décidé à l’unanimité</a>, lors de son dernier congrès, de soutenir l’initiative lancée le même week-end par le Parti socialiste. Cette initiative fixe la norme pour un système de réduction des primes qui soit efficace. Un tel système profitera non seulement aux assuré(e)s à bas ou moyen revenu, il corrigera également l’absurdité économique selon laquelle ces personnes sont contraintes de consacrer une part toujours plus grande de leur revenu au paiement de leurs primes-maladie.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5803</guid><pubDate>Sat, 01 Dec 2018 16:40:51 +0100</pubDate><title>L’USS veut renforcer le pouvoir d’achat – Élection d’un nouveau président</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-veut-renforcer-le-pouvoir-d-achat-election-d-un-nouveau-president</link><description>Bilan du 56e congrès de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Lors de leur 56e Congrès, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont élu samedi 1er décembre le conseiller d’État vaudois Pierre-Yves Maillard au poste de président de l’USS. Le socialiste succède à Paul Rechsteiner, qui a quitté ses fonctions après 20 ans à la présidence. Les délégué-e-s ont honoré leur président sortant d’une longue ovation. Par ailleurs, le congrès de deux jours a traité des thèmes centraux suivants : la lutte pour l’égalité entre femmes et hommes ainsi que plusieurs textes d’orientation et résolutions visant à renforcer le pouvoir d’achat des personnes avec des revenus ou des rentes basses ou moyennes.<br></p><p>En soutenant activement la grève des femmes du 14 juin 2019, les délégué-e-s ont décidé à l’unanimité de faire du thème de l’égalité un point fort de l’actualité syndicale des prochains mois. Le Congrès a par ailleurs décidé, dans une résolution, d’élaborer un important paquet de mesures contre les discriminations, notamment salariales, et de le soumettre lors d’une assemblée de délégué-e-s.<br></p><p>La lutte pour des rentes décentes constitue aussi l’un des éléments essentiels de l’action syndicale. Les délégué-e-s ont chargé les instances de l’USS de préparer le lancement d’une initiative populaire pour une 13e rente AVS. Augmenter les rentes AVS est le seul moyen sensé de compenser les baisses constantes des rentes du 2e pilier pour les futurs retraité-e-s. L’AVS présente en effet le meilleur rapport prix-prestations de la prévoyance vieillesse suisse. Pour plus de trois quarts des assuré-e-s, la rente touchée est supérieure au montant des cotisations qu’ils ont dû verser. Seule une hausse des rentes AVS permet de remplir le mandat constitutionnel selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre ensemble de maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur.<br></p><p>En outre, le Congrès a décidé de soutenir activement l’initiative populaire en préparation sur la réduction des primes-maladie. Ces dernières, qui ne cessent d’augmenter, absorbent en effet toujours plus le pouvoir d’achat de la population. La coupe est pleine. 
</p><p>Les délégué-e-s de l’USS ont aussi clairement fait savoir qu’ils combattront énergiquement les attaques contre la protection des salaires et des conditions de travail ainsi que les durées du travail. Ils ont adressé un message clair au Conseil fédéral : il n’est pas question de renoncer à la ligne rouge de la protection des salaires dans les négociations sur l’accord-cadre avec l’Union européenne. Si nécessaire, les syndicats combattront le démantèlement de la protection des salaires également au moyen d’un référendum. Ils feront aussi passer devant le peuple la révision prévue de la loi sur le travail si cette attaque contre les durées du travail passe le cap des délibérations parlementaires.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5801</guid><pubDate>Sat, 01 Dec 2018 13:11:58 +0100</pubDate><title>Pierre-Yves Maillard est le nouveau président de l&#039;USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pierre-yves-maillard-est-le-nouveau-president-de-luss</link><description>Elu au premier tour avec 115 voix</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision est tombée&nbsp;: à la majorité absolue, les délégué-e-s du 56e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS) ont choisi au premier tour Pierre-Yves Maillard (50 ans) pour nouveau président. Ces quatre prochaines années, il dirigera la plus grande organisation de travailleurs et travailleuses de Suisse. Pierre-Yves Maillard succède à Paul Rechsteiner dont le départ, après 20 années à la présidence de l’USS, a été solennellement fêté. 212 délégué-e-s ont participé à cette élection, 82 ont donné leur voix à Barbara Gysi et 115 à Pierre-Yves Maillard, avec 15 abstentions.
</p><p><span lang="FR">Dans son discours de candidature, Pierre-Yves Maillard a plaidé pour un mouvement syndical fort. Ce dernier se caractérise par sa diversité, mais aussi par son unité. Il a en outre rappelé que le Conseil fédéral devait respecter sa parole en ce qui concerne les mesures d’accompagnement «&nbsp;et ne pas jouer la concurrence sur les salaires à l’échelle européenne&nbsp;».</span></p><p><span lang="FR">Depuis 2004, Pierre-Yves Maillard est conseiller d’État socialiste dans le canton de Vaud où il dirige le département de la santé et de l’action social. Il a étudié à l’Université de Lausanne et enseigné au niveau secondaire avant de devenir secrétaire régional du syndicat FTMH (Fédération suisse des travailleurs de la métallurgie et de l'horlogerie). Pierre-Yves Maillard va renoncer à son mandat de conseiller d’État et prendre ses fonctions de président de l‘USS entre mai et juin 2019. D’ici là, Vania Alleva et Giorgio Tuti, vice-présidente et vice-président de l’USS, assureront l’intérim. </span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5799</guid><pubDate>Fri, 30 Nov 2018 19:18:51 +0100</pubDate><title>L’USS combattra toutes les attaques contre la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-combattra-toutes-les-attaques-contre-la-protection-des-salaires</link><description>Action symbolique des délégué-e-s de l&#039;USS et soutien d&#039; Alain Berset.</description><content:encoded><![CDATA[<p> En Suisse, il faut verser des salaires suisses et appliquer des conditions de travail suisses. Tel est le but des mesures d’accompagnement introduites sous la pression des syndicats. Que deux conseillers fédéraux PLR s’attaquent à ces mesures en dépit des décisions du Conseil fédéral est sans précédent. On entend même désormais que le Conseil fédéral serait prêt à céder sur la ligne rouge de la protection des salaires. L’Union syndicale suisse (USS) condamne ces attaques avec la plus grande vigueur. Elle combattra fermement toute tentative de détériorer la protection des salaires en Suisse, au besoin par un référendum. Les mesures de protection des salaires sont la clé des Accords bilatéraux, et non le problème. Les délégué-e-s réunis pour le 56e Congrès de l’USS ont voulu illustrer cette position par une action symbolique : elles et ils se sont rendus à la mi-journée sur le Kornhausbrücke à Berne pour former une ligne rouge que le Conseil fédéral ne doit pas franchir.
</p><p>Dans une résolution, les délégué-e-s de l’USS ont exigé un élargissement de la protection salariale, et non une réduction. Car la protection des salaires a stagné ces dernières années en Suisse. Cela, bien que de nombreux problèmes subsistent, notamment l’augmentation constante des emplois temporaires et menacés de sous-enchère, l’application insuffisante des amendes envers les entreprises fautives ou les difficultés des salarié-e-s plus âgés sur le marché du travail.<br></p><p>Les délégué-e-s ont par ailleurs réaffirmé que l’engagement en faveur des mesures d’accompagnement constitue aussi un combat pour une Europe sociale, combat mené par le mouvement syndical européen. Car la sous-enchère salariale est un problème dans toute l’Europe. Un problème qui ne peut être résolu que si l’on applique le principe suivant : dans chaque pays, on doit verser les salaires du pays. L’USS peut compter sur le soutien du président de la Confédération Alain Berset. Dans son allocution devant le Congrès vendredi, il a confirmé : « En Suisse, on doit verser des salaires suisses ».<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5797</guid><pubDate>Fri, 30 Nov 2018 13:51:00 +0100</pubDate><title>Une 13e rente AVS s’impose : projet d’initiative de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/une-13e-rente-avs-s-impose-projet-d-initiative-de-l-uss</link><description>Les délégué-e-s réunis au du 56e Congrès ont donné le mandat aux instances de l’USS de préparer une initiative populaire pour une 13e rente AVS.</description><content:encoded><![CDATA[<p> La prévoyance vieillesse est en difficulté : les rentes baissent alors que les cotisations augmentent. Les personnes qui partent maintenant ou bientôt à la retraite toucheront une rente inférieure à celles de la génération précédente. Augmenter les rentes AVS est la solution la meilleure et la plus sensée financièrement pour assurer un niveau de décent des rentes. C’est particulièrement important pour les femmes, qui sont souvent défavorisées en matière de retraite. C’est pourquoi les délégué-e-s réunis au du 56e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS) ont donné le mandat aux instances de l’USS de préparer une initiative populaire pour une 13e rente AVS.
</p><p>Les rentes du 2e pilier diminuent d’année en année. Pourtant, la Suisse est de plus en plus riche et les gens qui exercent une activité professionnelle versent des sommes plus importantes chaque année dans leur caisse de pension. En cause : des taux d’intérêts bas et les bénéfices que les banques et les compagnies d’assurance tirent du 2e pilier.
</p><p>Les rentes AVS, elles, augmentent, car elles sont adaptées au renchérissement et partiellement à l’évolution des salaires, ce qui est positif. Mais elles sont toujours à la traîne par rapport aux salaires. En outre, les primes maladie absorbent une part toujours plus importante des rentes. De plus en plus de rentières et rentiers AVS dépendent dès lors des prestations complémentaires. 
</p><p>En raison de la baisse des rentes du 2e pilier, couplée avec l’augmentation du coût de la vie, la Suisse s’éloigne de plus en plus de l’objectif constitutionnel qui stipule que la caisse de pension et l’AVS ensemble doivent permettre de « maintenir de manière appropriée [le] niveau de vie antérieur ».
</p><p>Dans la situation actuelle, seul un renforcement de l’AVS peut assurer un niveau décent des rentes pour les retraité-e-s. Nous voulons donc une 13e rente AVS, au même titre que le 13e salaire dont bénéficie la majorité des salarié-e-s. Cela a un coût. Mais pour les revenus faibles et moyens, l’AVS demeure la prévoyance vieillesse présentant le meilleur rapport prix-prestation, grâce aussi à son caractère éminemment social. Elle permet à 92 % des salarié-e-s de toucher plus de rente que ce qu’ils ou elles ont cotisé.
</p><p>Un renforcement de l’AVS est tout particulièrement avantageux pour les femmes, car elles n’ont souvent qu’une petite rente LPP, voire aucune. Mais aussi parce que le travail non rémunéré d’éducation et de soins, contrairement au 2e pilier, contribue à faire augmenter les rentes AVS. Au premier jour du Congrès, les délégué-e-s de l’USS ont donné au Comité le mandat d’élaborer dans le détail un texte d’initiative populaire pour une 13e rente AVS, qui sera soumis à l'assemblée des délégué-e-s. <br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5795</guid><pubDate>Thu, 29 Nov 2018 10:15:00 +0100</pubDate><title>Le peuple dira non au travail gratis et à l’épuisement professionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-peuple-dira-non-au-travail-gratis-et-a-l-epuisement-professionnel</link><description>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse doit faire face aujourd’hui à une violente attaque contre la protection qu’elle garantit aux travailleurs et travailleuses : les règles sur les durées maximales de travail et la saisie de sa durée pourraient changer pour jusqu’à 1,4 million de salarié-e-s. La porte serait ainsi grande ouverte au travail gratis et à l’épuisement professionnel (« burnout »). Si le Parlement approuve ce démantèlement de la loi sur le travail, un référendum trouverait un large soutien.</p><p>La procédure de consultation sur la révision de la loi sur le travail (LTr) prendra fin mardi prochain. Cette révision veut que les « spécialistes » et les cadres soient désormais exclus des dispositions sur le temps de travail. La protection contre l’épuisement professionnel et le travail gratis serait ainsi supprimée pour près de 40 % des salarié-e-s, soit 1,4 million de personnes. Le nombre important de personnes concernées s’explique par le flou qui entoure la description des catégories de salarié-e-s en question. Les « spécialistes qui disposent d’un pouvoir de décision important » et d’une « grande autonomie dans leur travail » ainsi que les cadres ne sont pas des catégories juridiques. L’employeur ou l’employeuse disposera par conséquent d’une grande marge de manœuvre pour définir les profils d’emploi en fonction de ses besoins. S’ajoute à cela un problème d’exécution : sans enregistrement de la durée du travail, les inspecteurs et inspectrices du travail ne pourront plus vérifier si les règles de protection légales concernant le repos nocturne, l’interdiction de travailler le dimanche et les pauses sont respectées. Et les travailleurs et travailleuses n’auront plus la possibilité de prouver l’existence d’infractions. 
</p><p>Leur santé serait particulièrement menacée par la suppression de la durée hebdomadaire maximale de travail et de la quantité maximale de temps supplémentaire par jour, ainsi que par la levée de l’interdiction du travail dominical. Toutes ces « flexibilisations », selon les employeurs et employeuses, auraient pour résultat que nombre de salarié-e-s devraient travailler beaucoup plus longtemps. La journée de travail de 15 heures et la semaine de 73,5 heures deviendraient la norme. Et la vie familiale et sociale de larges pans de la population serait en plus perturbée par la suppression de l’interdiction du travail du dimanche.
</p><h3>Des problèmes de santé avérés</h3><p>Les études effectuées pas la médecine du travail montrent clairement que les longues durées de travail augmentent les risques de maladies cardiovasculaires, de cancer, d'arthrite, de diabète et de maladies psychiques comme l’épuisement professionnel. Selon la Société suisse de médecine du travail, la révision de la LTr entraînerait aussi une augmentation des absences pour cause de maladie, et donc des coûts pour les employeurs et employeuses ainsi que pour la société. De plus, un nombre croissant de personnes quitterait la vie active plus tôt et la situation des femmes professionnellement actives se dégraderait (p. ex. en cas de travail à temps partiel : hausse de la pression pour travailler davantage, resp. plus grande difficulté pour concilier travail et obligations familiales). L’exemple des professions de la santé montre justement que l’existence d’une charge de travail excessive ne touche pas uniquement les travailleurs et travailleuses, mais aussi d’autres parties de la société, par exemple lorsque la sécurité des patient-e-s diminue. 
</p><p>Avec toutes ces conséquences négatives, il est évident que les organisations signataires rejettent cette révision et qu’elles prendront toutes les mesures nécessaires pour protéger les salarié-e-s. Elles sont convaincues d’avoir la majorité de la population de leur côté, parce que la journée de travail de 15 heures, la semaine de 73,5 heures, le travail gratis et un repos dominical de plus en plus souvent perturbé ne trouveront pas de majorité dans les urnes.<br><br></p><h3>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS :</h3><ul><li>Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>Société suisse de médecine du travail (SSMT)&nbsp;&nbsp; &nbsp;</li><li>Association suisse des employés de banque (ASEB)</li><li>Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS)</li><li>Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC)&nbsp;&nbsp; &nbsp;</li><li>ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</li></ul><p><br><br></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5788</guid><pubDate>Sun, 25 Nov 2018 15:31:00 +0100</pubDate><title>Coup de semonce pour tous ceux qui démantèlent les impôts sur les entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/coup-de-semonce-pour-tous-ceux-qui-demantelent-les-impots-sur-les-entreprises</link><description>Votations cantonales : les commentaires de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit fortement du rejet dans les urnes de la loi bernoise sur les impôts. C’est là un coup de semonce pour tous ceux qui, voulant démanteler les impôts, planifient actuellement dans les cantons d’importantes baisses d’impôts sur les entreprises.<br><br>L’USS attend des projets fiscaux des cantons qu’ils suivent l’exemple de la Confédération. Le Par-lement a en effet tiré, dans le cadre du Projet fiscal de cette dernière, la leçon du rejet dans les urnes du projet de troisième réforme de l’imposition des entreprises. De fait, avec le nouveau Projet fiscal fédéral, les actionnaires devront payer plus d’impôt et les salarié(e)s ordinaires seront bé-gagnants parce qu’en particulier, les entreprises et les hauts revenus devront payer des cotisations plus élevées à l’AVS. L’USS aidera aussi ses unions à faire échouer dans d’autres cantons des pro-jets de baisses d’impôt aux dépens de la population.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5786</guid><pubDate>Sun, 25 Nov 2018 13:59:00 +0100</pubDate><title>Un jour faste pour les droits humains et la démocratie en Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-jour-faste-pour-les-droits-humains-et-la-democratie-en-suisse</link><description>Votations fédérales : les commentaires de l’USS 
</description><content:encoded><![CDATA[<p> L’Union syndicale suisse (USS) est soulagée par le très net rejet de l’initiative soi-disant pour « ‘l’autodétermination ». Son acceptation aurait en effet affaibli les tribunaux suisses et rendu plus difficile l’application des droits humains. Les travailleurs et travailleuses en particulier en auraient souffert. Des droits humains se seraient retrouvés tôt ou tard remis en question. Ce non exprime le clair refus d’une politique de l’isolement nuisible à la protection des salaires et des travailleurs et travailleuses.<br><br>L’USS est déçue d’apprendre que l’article sur la surveillance des assuré(e)s a été accepté. Ainsi, les bénéficiaires de prestations sociales feront désormais l’objet d’une suspicion générale et les assurances privées profiteront de compétences très étendues pour lutter contre les abus. Il appartient désormais au Conseil fédéral de faire en sorte que la sphère privée des assuré(e)s soit préservée et que les espions des assurances ne puissent pas – comme promis – procéder à des observations à l’intérieur des habitations. L’USS attend en outre de la SUVA, qu’elle ait désormais une rôle d’exemple et soit un leader sur ces questions afin que la loi ne soit pas appliquée au détriment des travailleurs et travailleuses.<br><br>L’USS se réjouit aussi du rejet, dans le canton de Bâle-Ville, de la révision de la loi sur les heures d’ouverture des magasins. Une fois de plus, les citoyen(ne)s ont refusé d’étendre les heures d’ouverture des magasins dans un canton. Concrètement, il se serait agi ici de prolonger ces dernières de 18 à 20 heures le samedi. La majorité de la population estime que ce n’est pas nécessaire. Cela, aussi parce qu’elle sait que de tels prolongements pèsent sur le personnel concerné et sont synonyme de moins de temps avec la famille.<br>&nbsp;<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5784</guid><pubDate>Fri, 23 Nov 2018 16:05:43 +0100</pubDate><title>Contre la sous-enchère et pour une numérisation qui sert aux salarié-e-s au lieu de leur nuire</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/contre-la-sous-enchere-et-pour-une-numerisation-qui-sert-aux-salarie-e-s-au-lieu-de-leur-nuire</link><description>Le salaire minimum de la PostCom est beaucoup trop bas !</description><content:encoded><![CDATA[<p>En fixant un salaire minimum de 18,27 francs dans la branche de la logistique, Hans Hollenstein, responsable de l'autorité de régulation postale de la Commission fédérale de la poste (PostCom), ouvre tout grand la porte à la sous-enchère salariale. Ce salaire minimum beaucoup trop bas sapera les efforts déployés par les syndicats pour faire obstacle à la concurrence sauvage en Suisse dans les secteurs de la logistique et du transport routier des marchandises. Il est également en totale contradiction avec la politique que l'État mène en matière de salaire minimum et se basant sur le principe selon lequel on doit pouvoir vivre de son salaire.</p><p>La politique syndicale sur le salaire minimum a permis de relever substantiellement les basses rémunérations dans de nombreuses branches, ce qui s'est traduit par une amélioration sensible de la situation des salarié-e-s. La décision favorable du Tribunal fédéral (TF) sur le projet de salaire minimum de 20 francs de l'heure dans le canton de Neuchâtel a relancé la lutte contre les bas salaires. Dans son argumentation, s'il relève que 20 francs représentent bel et bien un bas salaire, le TF s'aligne sur les prestations complémentaires de l'AVS et de l'AI. Et il ajoute qu'une personne qui a un travail rémunéré ne devrait pas devoir recourir à l'aide sociale. Ce salaire minimum s'applique aussi à la branche de la logistique.</p><p>En raison du commerce en ligne, la logistique a pris une importance beaucoup plus grande. Avec un salaire minimum national de seulement 18,27 francs, on risque de voir s'installer une pression sur les salaires dans cette branche en pleine croissance ainsi que, indirectement, dans le commerce de détail aussi. Car la sous-enchère salariale dans la logistique rend le commerce en ligne encore plus attrayant. Aujourd'hui déjà, ce dernier ressent la concurrence à travers des bas salaires à laquelle se livrent Amazon et Zalando. La numérisation risque ainsi de se faire au détriment des travailleurs et travailleuses.</p><p>L'Allemagne et la France ont montré où nous mènent ce type de rapports de travail. Dans ces deux pays, les géants de la logistique misent de plus en plus souvent sur des sous-traitants qui, eux, versent des salaires bien plus bas et offrent de moins bonnes conditions de travail. C'est pourquoi les syndicats exigent de la PostCom qu'elle corrige immédiatement cette décision scandaleuse avant qu'elle ne cause des dégâts. Le but des syndicats est un salaire minimum de 22 francs. Dans une première étape, la PostCom doit à tout le moins s'orienter sur les critères développés par le TF dans le cas de Neuchâtel (salaire minimum de 20 francs de l'heure, ainsi que salaires minimums plus élevés en fonction de la formation et des qualifications).</p><p>UNION SYNDICALE SUISSE + FAIRLOG</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, 079 620 11 14</li><li>Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV), 079 221 45 64</li><li>Daniel Münger, président Syndicom l079 215 49 33</li></ul><p>FAIRLOG est l'alliance pour le transport routier des marchandises et la logistique, qui regroupe le Syndicat du personnel des transports (SEV), Syndicom, le syndicat des médias et de la communication et Unia.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/6/csm_Logistik_Foto-Schweizerische-Post-AG_fec61868d9.webp" length="533178" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5760</guid><pubDate>Sat, 10 Nov 2018 16:23:42 +0100</pubDate><title>Quelque 1400 personnes commémorent à Olten la Grève générale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/quelque-1400-personnes-commemorent-a-olten-la-greve-generale</link><description>Événement dans les ateliers CFF qui étaient en grève il y a 100 ans</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 100 ans jour pour jour, le 10 novembre 1918, le Comité d'Olten appelait à une grève générale à l'échelle de la Suisse. Jusqu'au 14 novembre, le pays était à l'arrêt. Plus de 250'000 travailleurs et travailleuses se mirent en grève. Contre l'exploitation. Pour une Suisse plus sociale. Et pour davantage de participation politique. Cent ans plus tard, l'Union syndicale suisse (USS), le PS suisse et la Société Robert Grimm ont commémoré cette Grève générale samedi à Olten. Quelque 1400 personnes se sont rassemblées pour une grande manifestation festive dans les ateliers historiques des CFF, qui avaient aussi été le théâtre de la grève à l'époque. L'occasion de rappeler ces événements qui ont marqué le tournant vers une Suisse plus sociale et plus juste.</p><p>Dans leurs allocutions, le président de l'USS Paul Rechsteiner, le président du PS Christian Levrat, la présidente d'Unia Vania Alleva et la conseillère fédérale socialiste Simonetta Sommaruga ont souligné que le courage et la détermination des grévistes ont permis rapidement d'obtenir des premiers résultats positifs, et ce malgré l'interruption de la grève au bout de trois jours. Ainsi, la journée de travail de huit heures a été introduite dans les deux ans qui ont suivi la Grève générale, une revendication que les employeurs et les partis de droite avaient refusée avec virulence jusqu'alors. Autre succès : l'introduction de la proportionnelle pour les élections. La Grève générale a aussi posé les bases pour la création de l'AVS et l'introduction du droit de vote des femmes. Même s'il a fallu attendre beaucoup plus longtemps avant que ces deux acquis socio-politiques fondamentaux deviennent réalité, la Grève générale a mis ces sujets sur la table et il n'était plus possible de les oublier.</p><p>Responsables de l'animation musicale, le groupe de perscussion P-train, l'ensemble de cuivres du Live Band des CFF et le chœur Linksdrall ont apporté une touche artistique et très chaleureuse à l'événement. Les organisatrices et organisateurs ont rappelé que le combat pour le progrès continue, mais aussi que s'unir et lutter ensemble, que la persévérance et l'engagement paient. Les personnes présentes ont rendu hommage aux trois ouvriers abattus à Granges (SO) par des soldats le matin du dernier jour de grève. Et ont lancé un avertissement : l'armée ne doit plus jamais être déployée pour combattre son propre peuple.</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li><li>Michael Sorg, co-secrétaire général du PS, 079 785 86 08</li></ul>]]></content:encoded><category>La Grève générale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/9/csm_DSCF1199_4702d83741.webp" length="65728" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5756</guid><pubDate>Wed, 07 Nov 2018 18:25:00 +0100</pubDate><title>Fritz Reimann nous a quittés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fritz-reimann-nous-a-quittes</link><description>Le décès d’un syndicaliste qui a marqué sa génération</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ancien président de l’Union syndicale suisse (USS), Fritz Reimann est décédé aujourd’hui à Thoune à l’âge de 94 ans. L’USS perd ainsi un des syndicalistes les plus marquants des années 1970 à 1990. Né en 1924 à Oberhof dans le Fricktal, il travailla après un apprentissage en tant qu’outilleur et adhéra à la Fédération des travailleurs de la métallurgie et de l’horlogerie (FTMH). Il devient syndicaliste professionnel en 1951, secrétaire central de la FTMH à partir de 1973 et président de ce syndicat entre 1980 et 1988. Pendant les années 1982 à 1990, il occupa aussi la fonction de président de l’USS. Politiquement, Fritz Reimann était membre du Parti socialiste, un parti qu’il a représenté au Conseil national de 1979 à 1991.
</p><p>Fritz Reimann incarne toute une génération de syndicalistes qui se sont engagés, pendant les « années dorées » de l’histoire du mouvement syndical suisse pour la confiance placée dans la politique contractuelle, le partenariat social et la garantie d’un progrès matériel constant pour les travailleurs et travailleuses. 
</p><p>Profondément émue par le décès de Fritz Reimann, l’USS fait part de ses sincères condoléances à sa famille.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5754</guid><pubDate>Wed, 07 Nov 2018 12:01:00 +0100</pubDate><title>Les problèmes demeurent dans le 2e pilier : les rentes doivent être améliorées </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-problemes-demeurent-dans-le-2e-pilier-les-rentes-doivent-etre-ameliorees</link><description> Taux d’intérêt minimal LPP </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse salue le fait que le Conseil fédéral maintienne à 1 % le taux minimal de la prévoyance professionnelle obligatoire. C’est moins que le taux de 1,25 % exigé par les syndicats, mais le gouvernement a su résister aux pressions de l’Association Suisse d’Assurances et des employeurs en faveur d’une nouvelle baisse.<br><br>Néanmoins, les problèmes du 2e piliers demeurent importants : les rentes LPP moyennes diminuent depuis plusieurs années et ce, en dépit du fait que la Suisse est de plus en plus riche et que l’économie est en pleine croissance. Les personnes qui prendront leur retraite ces prochaines années percevront dans certains cas jusqu’à un tiers de rente en moins en raison de la baisse constante de la rémunération des avoirs de prévoyance et de la diminution des taux de conversion. Parallèlement, les salarié-e-s cotisent toujours davantage. Et pendant ce temps, les assureurs-vie, les banques et les conseillers encaissent des milliards en frais administratifs et émoluments dans le 2e pilier.<br><br>Il faut combattre résolument cette évolution au sein de la prévoyance vieillesse. La baisse du niveau des rentes repousse aux calendes grecques l’objectif de prestation fixé dans la Constitution, selon lequel après la retraite, le 1er et le 2e pilier doivent couvrir ensemble le maintien, dans une mesure convenable, du niveau de vie. Il faut augmenter les rentes, et non les baisser. L’AVS doit donc aussi être augmentée. La performance du 2e pilier, qui repose sur le principe de la capitalisation, n’a fait que baisser avec l’évolution des dernières années. Ce principe est moins performant que le système de redistribution appliqué à l’AVS, plus équitable socialement.<br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5735</guid><pubDate>Thu, 25 Oct 2018 09:30:00 +0200</pubDate><title>La reprise doit servir maintenant à mieux répartir les revenus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-reprise-doit-servir-maintenant-a-mieux-repartir-les-revenus</link><description>Rapport 2018 de l’USS sur la répartition des revenus</description><content:encoded><![CDATA[<p>La politique syndicale peut faire valoir de nombreux succès depuis la deuxième moitié des années 1990. Grâce aux campagnes sur les salaires minimums et aux progrès obtenus avec les conventions collectives de travail, les bas salaires ont clairement augmenté, contrairement à ce qui a été le cas dans de nombreux pays européens. Et malgré la crise financière et la surévaluation du franc, les salaires ont globalement augmenté. Concernant la répartition des revenus, l’évolution s’est fortement fourvoyée, les salaires élevés et très élevés progressant beaucoup plus que les autres. L’écart entre les salaires s’est aussi creusé dans notre pays. Aujourd’hui, la Suisse compte environ 14 000 personnes gagnant un demi-million de francs et plus, contre 3 000 au milieu des années 1990.</p><p>L’écart entre les personnes touchant des salaires très élevés et les autres s’est creusé à cause de la politique antisociale menée en matière d’impôts et de dépenses obligatoires. Alors que les baisses d’impôts ont surtout allégé la charge des revenus les plus élevés, les bas et moyens revenus pâtissent plus que la moyenne de l’explosion des primes des caisses-maladie. Les réductions des primes n’ont en effet pas suivi cette explosion. Pour nombre de ménages à bas ou moyens revenus, la charge des primes a ainsi plus que doublé. Et son poids n’est de ce fait pas supportable pour beaucoup de personnes à revenus modestes, mais aussi de familles avec enfants.</p><p>Cette politique antisociale en matière d’impôts et de dépenses obligatoires a par conséquent réduit à néant une partie considérable des progrès accomplis avec les salaires. Cette évolution est particulièrement grave pour les travailleurs et travailleuses justifiant d’une longue ancienneté, car leurs salaires ont nettement moins augmenté que dans l’ensemble pendant les années de crise. Ce qui se répercutera plus tard également sur leurs rentes du 2e pilier, surtout pour les plus de 55 ans.</p><p><strong>Pour que les revenus des salarié(e)s ordinaires s’améliorent et que la politique des redevances exerce à nouveau sa fonction de rééquilibrage social, les mesures suivantes sont en particulier requises : </strong></p><ul><li>Faire progresser les salaires de 2 ou 2,5 % lors des négociations salariales en cours. La primeur doit être accordée aux collaborateurs/collaboratrices de longue date et aux femmes.</li><li>Agir (en prenant des mesures) pour éliminer les discriminations envers les femmes (contrôles, sanctions) et pour améliorer le statut professionnel des femmes.</li><li>Conclure davantage de CCT prévoyant de bons salaires minimums. En priorité : la CCT du journalisme pour la Suisse alémanique et le Tessin, et l’extension aux petites entreprises de la CCT de la branche Sécurité, bloquée surtout par le département de M. Schneider-Ammann.</li><li>Supprimer les gros obstacles juridiques à l’extension du champ d’application des CCT (notamment le quorum patronal). Et introduire par exemple le « quorum coulissant » proposé par les patrons romands.</li><li>Limiter le nombre de travailleurs/travailleuses temporaires (surtout pour les mandats publics) et instaurer l’obligation de les payer comme les travailleurs fixes (« equal pay »).</li><li>Instaurer le 13e salaire pour tous et toutes. Dans la branche des services à la personne (esthétique, coiffure), par exemple, de nombreux salarié-e-s ne touchent toujours pas de 13e salaire.á &nbsp;</li><li>Garantir des salaires minimums prescrits par l’État assez élevés, comme les 23 francs proposés dans le canton de Genève. Augmenter le salaire minimum « de sous-enchère » édicté par le régulateur postal Hollenstein de 18,27 francs pour l’établir à plus de 22 francs, afin que le commerce en ligne n’entraîne pas de pressions sur les salaires.</li><li>Plafonner les salaires dans les entreprises publiques à 500 000 francs par an.</li><li>Augmenter les réductions des primes de caisse-maladie afin qu’aucun ménage ne doive sacrifier plus de 10 % de son revenu ces primes.</li><li>Corriger les baisses d’impôts cantonales accordées aux revenus élevés</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Repartition</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5731</guid><pubDate>Thu, 18 Oct 2018 11:56:40 +0200</pubDate><title>Le travail n’est pas une marchandise : seul le tripartisme mène vers l’avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travail-n-est-pas-marchandise</link><description> Déclaration tripartite sur le futur du travail et du partenariat social
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Sans l’inclusion des syndicats, il n’est pas possible de maîtriser avec succès les défis&nbsp; survenant dans les domaines du travail, de la numérisation et des oeuvres sociales. Une Déclaration tripartite sur le futur du travail et du partenariat social en Suisse à l’ère de la numérisation de l’économie, signée aujourd’hui à Berne par les partenaires sociaux, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Amman et le Directeur général du Bureau international du travail Guy Rider, vient le confirmer.<br><br>La Déclaration affirme qu’un dialogue constructif d’égal à égal contribue durablement à la prospérité, à un monde du travail décent et à l’essor de la Suisse. Selon la Déclaration, un partenariat social vivant inclut le système des conventions collectives de travail, les solutions paritaires pour la sécurité au travail et la protection de la santé, la formation et la formation continue ainsi que la prévoyance vieillesse.<br><br>Pour pouvoir relever les défis existants, il est indispensable « que notre partenariat social fonctionne efficacement pour protéger les conditions de travail et salariales en Suisse», relève la Déclaration. En fait partie en particulier « l’implication des partenaires sociaux dans les instances tripartites de régulation du marché du travail ». Pour les syndicats, c’est là une confirmation supplémentaire qu’il faut renforcer et non pas affaiblir les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes.<br><br>Pour les organisations de travailleurs et travailleuses, il est aussi important que la Déclaration affirme «que les normes ratifiées de l’OIT sont contraignantes pour la Suisse et qu’elles guident son engagement», comme le Tribunal fédéral l’a aussi indiqué récemment dans un jugement de principe. A cet égard, la Suisse a encore un grand besoin de rattrapage: elle n’a, par exemple, toujours pas mis en oeuvre les recommandations de l’OIT pour améliorer la protection contre les licenciements antisyndicaux.<br><br>L’OIT a comme principe que « le travail n’est pas une marchandise » et fête son centenaire en 2019 en tant que la plus ancienne organisation de l’ONU. La Suisse aura l’honneur de présider la Conférence internationale du travail l’année du centenaire. Fondé pour garantir la paix mondiale pour tous par le biais de meilleures conditions de vie et de travail, le rôle de l’OIT ne saurait aussi aujourd’hui être surestimé. L’OIT veut empêcher au moyen de normes sociales reconnues au niveau mondial que des entreprises se procurent des avantages dans le commerce international en démantelant les droits des travailleurs et en détériorant les conditions de travail.&nbsp; La Suisse le fait à son échelle avec un partenariat social qui fonctionne et les mesures d’accompagnement. Il est donc d’autant plus important que notre pays se montre digne de l’honneur qui lui est fait en ce centenaire et mette enfin en œuvre les prescriptions de l’OIT concernant la protection contre le licenciement.<br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5728</guid><pubDate>Wed, 17 Oct 2018 15:04:39 +0200</pubDate><title>Soutien financier pour les groupes électriques sous prétexte de libéralisation intégrale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/soutien-financier-pour-les-groupes-electriques-sous-pretexte-de-liberalisation-integrale</link><description>Ouverture du marché à la sauce Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p> La libéralisation du marché de l'électricité est une chimère, car en matière d'électricité, il n'y a pas de " marché ". Personne ne peut se passer d'électricité, ni la population, ni l'économie. Impossible non plus de stocker le produit " électricité ". Le marché de l'électricité se caractérise de facto par des structures et des processus des plus complexes, par des exigences et des régulations sans lesquelles l'approvisionnement ne pourrait absolument pas se faire. 
</p><p>Le Conseil fédéral présente aujourd'hui sa conception d'une libéralisation intégrale du marché de l'électricité en Suisse. Contrairement à tout ce qui avait été annoncé à ce jour, celle-ci ne sera plus liée à l'accord sur l'électricité à conclure avec l'Union européenne ; cela bien sûr aussi parce que cet accord ne verra pas le jour dans un avenir prévisible. Et parce que les groupes électriques mettent la pression. En effet, la variante du Conseil fédéral se lit comme un grand cadeau unique fait à ces entreprises : les petits consommateurs et consommatrices, qui restent dans l'approvisionnement de base, ne devront de fait à l'avenir plus recevoir que de l'électricité suisse. Pour que les organisations de protection de l'environnement ne se rebellent pas contre cette étrange aide publique apportée à l'électricité d'origine nucléaire, une quantité minimale d'énergie renouvelable est tout de même prescrite. Il s'agit ensuite de l'énergie hydraulique, ce qui, là aussi, représente une aide de plus pour les groupes électriques déjà pris en considération par le Parlement à travers diverses mesures de soutien. 
</p><p>De toute évidence, les groupes électriques ont aussi convaincu le Conseil fédéral avec leur campagne sur le " Swissness ". Un peu fort de café, si l'on pense que leur mauvais bilan actuel est imputable à des mauvais investissements dans des centrales à charbon ou à gaz étrangères. 
</p><p>Les nouveaux débouchés sûrs des grands producteurs dans l'approvisionnement de base ne suffisent pas, on va créer maintenant en plus une réserve stratégique pour d'éventuelles périodes de pénurie d'électricité. Comme par hasard, les bassins d'accumulation constituent cette réserve et cette rétention de capacité énergétique sera financée à travers les coûts de réseau, donc en premier lieu également par les petits consommateurs. Cela aussi, c'est un nouveau subventionnement " innovateur " des groupes électriques. 
</p><p>Cette façon de libéraliser est fortement bancale, car les exploitants de réseaux de distribution seront à l'avenir tenus, pour l'approvisionnement de base, d'acheter l'électricité aux grands producteurs. Ainsi on se retrouverait là où l'on était avant la libéralisation partielle du marché, c'est-à-dire contraint d'acheter l'électricité aux groupes électriques. L'Union syndicale suisse (USS) s'opposera à cet étrange soutien apporté aux grandes entreprises qui produisent de l'électricité d'origine nucléaire et hydraulique sous prétexte de libéralisation. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire centrale de l'USS, politique des infrastructures et service public, 079 744 93 90 </li><li>Matthias Preisser, service de la communication de l'USS, 079 656 55 36 </li></ul>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5724</guid><pubDate>Mon, 15 Oct 2018 14:00:00 +0200</pubDate><title>La Suisse a besoin d’une loi sur les médias plus courageuse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-suisse-a-besoin-d-une-loi-sur-les-medias-plus-courageuse</link><description>La nouvelle loi ne représente qu&#039;un demi-pas dans la bonne direction.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle loi fédérale sur les médias électroniques (LME) fixe les conditions cadres du futur développement du paysage médiatique suisse. Compte tenu de la digitalisation, le remplacement de la loi sur la radio et la télévision aujourd'hui dépassée, est urgent. Mais la nouvelle loi ne représente qu'un demi-pas dans la bonne direction.
</p><p>Malgré des réformes importantes, les propositions du Conseil fédéral sont insuffisantes pour maintenir un paysage médiatique innovant et divers. <b>Plusieurs associations du secteur des médias et de la société civile s'engagent par conséquent en faveur d'une loi plus courageuse sur les médias et exigent :</b></p><p><b>1. </b><b>Le journalisme en ligne doit recevoir de l'aide, qu'il s'agisse de médias fournis par le biais de contributions écrites, audio et/ou vidéo. Ceci vaut également pour les journaux locaux et régionaux.<br></b>La restriction de l'aide directe aux médias qui est fournie principalement par le biais de contributions audio et/ou vidéo n'a pas de sens. Les contenus doivent répondre aux besoins propres du public. De plus, sans aide directe à l'offre de texte, la crise financière du journalisme suisse n'est pas surmontable. L'acceptation volontaire du conseil de presse et le respect des conditions usuelles de travail de la branche doivent être les conditions d'obtention de l'aide.
</p><p><b>2. </b><b>Les standards minimaux dans la loi doivent s'appliquer aussi aux radios sans accord de prestations et à toutes les offres des médias subventionnées.<br></b>Il faut absolument éviter que des radios sans accord de prestations soient exclues du champ d'application de la loi. Sinon ces émetteurs radio fortement utilisés ne devraient même plus respecter les standards minimaux comme la présentation fidèle des faits et événements. 
</p><p><b>3. </b><b>Un service public régional doit être garanti dans toutes les régions.<br></b>Dans les régions où aucun émetteur de radio privé veut apporter un mandat de prestation, la SSR devrait avoir la permission d'étendre sa couverture régionale radio. Par cette mesure une réduction des prestations d'information devrait pouvoir être évitée.
</p><p><b>4. </b><b>La redevance des médias ne doit pas baisser davantage. Le financement du mandat de prestation de la SSR doit être assuré durablement.<br></b>La part de la redevance allouée à l'aide directe aux médias doit être augmentée à 6-10%. De plus, les revenus commerciaux de la SSR devraient être réduit et compensés par la redevance. Afin de garantir des moyens suffisants pour la SSR et l'aide directe aux médias, il est indispensable de renoncer à une réduction supplémentaire de la redevance.
</p><p><b>5. </b><b>La recherche sur les médias et les études d'audience doivent être financées par la redevance des médias.<br></b>La recherche est d'importance majeure pour comprendre le développement des médias en Suisse. La politique et la société ont besoin des résultats établis pour repenser judicieusement le paysage médiatique de demain.
</p><p><b>6. </b><b>La Commission des médias électroniques doit être complétée par une association pour son ancrage démocratique.<br></b>Une autorité de régulation indépendante garantit l'autonomie des médias par rapport à l'État. Une solution organisationnelle avec une association comme fondement institutionnel permet de répondre aux particularités du secteur des médias et d'assurer l'ancrage démocratique de la COMME.
</p><p><b>7. </b><b>Des fournisseurs étrangers doivent contribuer à la création culturelle.<br></b>Les services vidéo à la demande doivent être soumis à des obligations en matière de promotion des œuvres suisses ou européennes tout comme les chaînes de télévision. De plus, une taxe sur les fenêtres publicitaires et les services de streaming devrait être introduite. De même, il est nécessaire d'élaborer des propositions afin que les plateformes en ligne (moteurs de recherches ; réseaux sociaux) puissent contribuer au financement de l'aide aux médias.
</p><p><b>En même temps les associations du secteur des médias et de la société civile soutiennent explicitement :</b></p><ul><li>l'approche de <b>règlementation technologiquement neutre</b>,</li><li>l'<b>aide directe aux médias</b> électroniques privées qui remplissent un accord de prestations,</li><li>l'<b>aide indirecte aux médias</b> (infrastructure numérique, conseil de presse, formation et formation continue, agence de presse),</li><li>une <b>définition plus précise du mandat de prestations de la SSR</b>, et</li><li>l'introduction de la <b>Commission des médias électroniques (COMME) indépendante</b>.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Cette position est partagée par Arbus, fög, impressum, media FORTI, Médias pour tous, SSM, Suisseculture, Syndicom, UNIKOM, USS et l'Association Media d'Avenir.
</p><p>Les réponses complètes des consultations des associations sont disponibles sur leurs sites web :</p><ul><li>fög: <a href="https://www.foeg.uzh.ch/de/analyse/alleanalysen/Vernehmlassung-BGeM.html">Prise de position</a></li><li>impressum: <a href="https://www.impressum.ch/fr/content/details/bgem-gut-aber-zaghaft-francais/">Prise de position</a></li><li>media FORTI:&nbsp; <a href="https://www.mediaforti.ch/fr/nos-actions/">Prise de position</a></li><li>SSM: <a href="http://ssm-site.ch/cms/wp-content/uploads/2018/10/20181015_Vernehmlassungsantwort-BGeM_SSM_def_nosig.pdf">Prise de position</a></li><li>Suisseculture: <a href="http://www.suisseculture.ch/index.php?id=204">Prise de position</a></li><li>Syndicom: <a href="https://syndicom.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossiers/e-Medien_BGeM/181110_Stellungnahme_syndicom_Vernehmlassung_Bundesgesetz_ueber_elektronischen_Medien_BGeM.pdf">Prise de position</a></li><li>USS: <a href="https://www.uss.ch/themes/services-publics/article/details/consultation-sur-la-nouvelle-loi-sur-les-medias-electroniques/">Prise de position</a></li><li>Association Media d'Avenir: <a href="https://www.medienmitzukunft.org/so-antwortet-der-vmz-auf-das-neue-mediengesetz/">Prise de position</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5721</guid><pubDate>Thu, 11 Oct 2018 14:09:42 +0200</pubDate><title>Beaucoup trop bas, le salaire minimal de PostCom est illégal</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/beaucoup-trop-bas-le-salaire-minimal-de-postcom-est-illegal</link><description>L&#039;USS critique la décision de PostCom </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS est scandalisée par l’intention de PostCom de fixer le salaire minimum sur le marché postal à 18.27 Fr. dès janvier 2019. L’autorité de régulation ignore le droit en vigueur et ouvre grand la porte au dumping salarial dans le commerce en ligne en plein essor. 
</p><p>L’an dernier, le Tribunal fédéral a décidé que le salaire minimal de 20.00 Fr. est légal dans le canton de Neuchâtel. Tous les employeurs du canton, y compris les entreprises de logistique y opérant, doivent adhérer à ce principe. La décision de PostCom est en contradiction flagrante avec ce principe et ne peut être tolérée. 
</p><p>On connaît les conditions de travail précaires et les salaires scandaleusement bas dans les pays voisins chez les détaillants en ligne Amazon, Zalando, etc. Les commerçants en ligne étrangers dépendent des entreprises de logistique locales pour livrer leurs marchandises en Suisse. PostCom a pour devoir et tâche de veiller au respect des conditions de travail habituelles dans la branche en Suisse. A la place, PostCom pratique désormais le dumping salarial légitimé par l'État! En effet, les salaires actuels du marché postal local sont beaucoup plus élevés que le salaire minimal défini par PostCom. Même le salaire le plus bas pour un chauffeur/livreur non qualifié est de 22.30 Fr. pour une semaine de 42 heures, comme le montre une étude commandée par PostCom (Graf / Flückiger 2017), qu’elle ignore désormais. PostCom souhaite également fixer la durée du travail à 44 heures par semaine, ce qui ne reflète pas non plus les conditions du marché postal actuel.
</p><p>Par sa décision, PostCom se discrédite. Elle sape la loi. Manifestement, elle n’est pas à la hauteur de sa tâche. Le Conseil fédéral a le devoir de prendre des mesures correctives à cet égard. Et sans délai. 
</p><h5>Lien</h5><p><a href="https://www.postcom.admin.ch/inhalte/PDF/Mindeststandards/Postmarktbericht_Graf_Flueckiger_November2017.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">L'étude de Graf / Flückiger (2017)</a>: Rapport sur les standards minimaux de la branche postale (en all. uniquement)</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5710</guid><pubDate>Fri, 05 Oct 2018 10:00:00 +0200</pubDate><title>« Je défends mes droits » : nouveau guide en ligne pour apprenti(e)s et jeunes travailleurs et travailleuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/je-defends-mes-droits-nouveau-guide-en-ligne-pour-apprenti-e-s-et-jeunes-travailleurs-et-travailleuses</link><description>L’offre proposée en ligne par la Jeunesse syndicale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que de choses nouvelles, lorsque l'on est en formation ou que l'on a son premier boulot ! Dès le départ, on est confronté à un grand nombre de règles et de questions ainsi qu'à beaucoup d'insécurité avec lesquelles on n'avait jamais eu à faire avant. C'est pour cela que la Jeunesse syndicale de l'Union syndicale suisse (USS) a créé une nouvelle offre en ligne. Le guide de référence, " Je défends mes droits " aide les jeunes qui sont en formation ou viennent d'en acquérir une, les jeunes travailleurs et travailleuses, à connaître leurs droits et à les faire valoir. Le site Web <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch/" class="external-link-new-window">www.droits-des-apprentis.ch</a>, s'adresse de fait aux apprenti(e)s et aux jeunes travailleurs et travailleuses, de même qu'aux jeunes qui sont sans emploi ou dans une année de transition.</p><p>En Suisse, plus de 400 000 jeunes suivent actuellement une formation professionnelle, et près de la moitié d'entre eux selon le modèle dual, c'est-à-dire en entreprise et à l'école. Ce qui représente beaucoup de défis et de questions. Par exemple : " À combien de jours de congé de formation ai-je droit ? ". " Quelles sont les activités professionnelles autorisées et celles qui sont interdites ? ". " Quelles sont les règles appliquées pour l'utilisation d'Internet dans l'entreprise ? ". Le guide en ligne de la Jeunesse syndicale permet de trouver les bonnes réponses à ces questions. Dans cette brochure de référence, toutes les informations importantes et précieuses se répartissent dans près de 400 mots-clés, d'Absences à Visite d'entreprise, en passant par Heures supplémentaires. Une fonction de recherche facile à manier permet en outre aux jeunes de s'y retrouver facilement.</p><p>Il est naturellement aussi possible de charger le site WEB <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch/" class="external-link-new-window">www.droits-des-apprentis.ch</a> sur son smartphone. Mais si l'on préfère la verson papier, on peut <a href="https://www.sgb.ch/publikationen/buecherbroschueren/bestellformular/" target="_blank" class="external-link-new-window">commander </a>le guide sous forme de brochure petit format auprès de l'Union syndicale suisse.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/d/csm_titel-f-web_e9286ff901.webp" length="80306" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5708</guid><pubDate>Tue, 02 Oct 2018 09:08:59 +0200</pubDate><title>Analyse des finances cantonales : des perspectives contrastées</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/analyse-des-finances-cantonales-des-perspectives-contrastees</link><description>L’USS examine les budgets et plans financiers des cantons</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) a procédé à un examen approfondi de la situation financière des cantons. Etablie selon une nouvelle méthodologie, cette analyse présente un tableau mitigé pour l'année à venir&nbsp;: dans quelques cantons, les soldes structurels (résultats financiers corrigés des fluctuations conjoncturelles) sont positifs, les autres affichent des soldes négatifs ou du moins en recul. Les baisses d'impôts prévues dans de nombreux cantons en lien avec le Projet fiscal 17/RFFA contribuent à cette dégradation.
</p><p>Au lieu de viser une mise en œuvre du Projet fiscal 17 sans incidence sur les recettes, de nombreux cantons veulent introduire des baisses substantielles de l'impôt sur le bénéfice. En cas de baisse conjoncturelle, cette diminution des recettes fiscales serait très difficile à combler sans procéder à des coupes drastiques. Ainsi, les pouvoirs publics du canton de Zurich verraient leurs moyens diminuer de 220 millions de francs, ceux de Bâle-Campagne de 42 millions et Soleure, de 88 millions (montants nets tenant compte des recettes supplémentaires issues du PF17/RFFA). Le canton de Berne se trouve en tête de liste : si le Conseil d'État met en œuvre son projet de réduction progressif du taux d'imposition des bénéfices, le canton et ses communes feraient face à un manque à gagner de 300 millions de francs chaque année.
</p><p>Ces baisses de revenu sont en contradiction totales avec l'évolution attendues ces prochaines années dans au moins deux domaines des services publics de base. En effet, les soins de longue durée et l'enseignement nécessiteront des dépenses supplémentaires importantes, ne serait-ce que pour des raisons démographiques évidentes. Selon l'OFS, le nombre d'élèves en scolarité obligatoire augmentera de 1,6 % par année jusqu'en 2022. Pour le secteur des soins, l'USS a calculé une augmentation annuelle de 3,3 % des cas de prise en charge. Dans sa nouvelle analyse des finances cantonales, l'USS examine dès lors aussi le degré de préparation des cantons pour ces défis considérables dans les domaines des soins de longue durée et de l'enseignement.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Reto Wyss, secrétaire central USS, 079 740 99 84</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5705</guid><pubDate>Fri, 28 Sep 2018 13:57:45 +0200</pubDate><title>Pour le renforcement des mesures d’accompagnement – RFFA : liberté de vote</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-le-renforcement-des-mesures-d-accompagnement-rffa-liberte-de-vote</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l’USS du 28 septembre 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les mesures d'accompagnement destinées à protéger les salaires et les conditions de travail sont et restent une ligne rouge. Elles ne doivent pas être soumises à un accord-cadre conclu entre la Suisse et l'Union européenne (UE). Lors de leur assemblée, les délégué(e)s de l'Union syndicale suisse (USS) ont confirmé cette position à travers une résolution. Afin que les Accords bilatéraux profitent vraiment aussi à la population, il faut qu'à l'aide des mesures d'accompagnement, on applique le principe selon lequel en Suisse, on verse des salaires suisses et respecte les conditions de travail suisses. Et pour ce faire, les mesures de protection des salaires doivent être renforcées, et non pas vidées de leur substance.
</p><p>Les travailleurs et travailleuses de notre pays ne sont pas isolés dans leur lutte pour la protection des salaires, comme l'a clairement montré dans son intervention le président de la Confédération autrichienne des syndicats (ÖGB), Wolfgang Katzian. Selon lui, l'UE doit protéger les salaires, pas les frontières. L'exemple autrichien montre que les craintes des syndicats suisses concernant un droit de regard de l'UE en matière de protection des salaires en Suisse sont justifiées. Dans ce pays, suite aux pressions de l'Europe, des mesures de protection ont dû être supprimées. Cela ne peut qu'encourager les travailleurs et travailleuses de Suisse à défendre le niveau de protection des salaires obtenu de haute lutte.
</p><p>La loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l'AVS (RFFA) a également fait l'objet d'une discussion approfondie et controversée de la part des délégué(e)s de l'USS. Lors d'un premier vote, ils ont dit oui à ce projet par 46 voix contre 41 et 3 abstentions. Lors d'un second vote, ils ont décidé par 50 voix contre 40 de laisser la liberté de vote en raison de l'appréciation divergente de cet objet.
</p><p>L'élément de la RFFA jugé positif est que l'AVS bénéficiera rapidement de 2 milliards de francs par année grâce à lui et qu'avec un léger relèvement du prélèvement en pourcents de salaire, on portera ainsi son choix sur le mode de financement le plus social qui soit. En effet, la majeure partie de ces 2 milliards seront versés par celles et ceux qui gagnent beaucoup. Il sera en outre plus facile de combattre l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes voulue par la droite. Dans la partie fiscale du projet aussi, en comparaison avec la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), des progrès ont été obtenus : les actionnaires et une partie des entreprises devront payer plus d'impôts à la Confédération. Et les baisses d'impôt prévues au niveau fédéral par la RIE III pour les entreprises ont disparu. Le fait que les cantons recevront un milliard de francs de la Confédération et que la plupart d'entre eux s'apprêtent à baisser leurs impôts sur le bénéfice grâce à cet argent a fait l'objet de nombreuses critiques. Cela, bien que la plupart des cantons ne soient pas du tout concernés par la suppression des actuels privilèges fiscaux du fait qu'ils n'en ont accordés qu'à peu d'entreprises. Pour cette raison, les syndicats se battront activement dans les cantons contre ces projets de baisse d'impôt inutiles.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5693</guid><pubDate>Tue, 25 Sep 2018 13:30:00 +0200</pubDate><title>Le National torpille la mise en œuvre de l’égalité salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-national-torpille-la-mise-en-oeuvre-de-l-egalite-salariale</link><description>Un affront pour les femmes. En particulier après la manifestation #Enough de samedi dernier.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national pense pouvoir combattre l’inégalité salariale entre femmes et hommes avec des «&nbsp;mesurettes&nbsp;» sans trop de portée. Le National a bien suivi le Conseil des États sur le fond et a accepté d’entrer en matière sur la révision tant attendue de la loi sur l’égalité, mais il veut l’affaiblir encore davantage et remettre à plus tard la mise en œuvre du principe de l’égalité salariale inscrit dans la Constitution.
</p><p>Les mesures pour combattre la discrimination salariale ont fait l’objet d’une longue bataille avant d’être adoptées par le Conseil national le 25 septembre. Pour l’USS, il est scandaleux de voir que la majorité bourgeoise au Parlement s’est efforcée par tous les moyens de rogner le projet du Conseil fédéral. La droite a ainsi empêché que les employeurs et employeuses doivent réellement rendre des comptes et assumer leurs responsabilités&nbsp;: le législateur renonce aux contrôles et aux sanctions. Il introduit en outre une date de péremption pour l’application de la loi. La majorité au National souhaite désormais réduire davantage encore le champ d’application de l’obligation de l’analyse au sein des entreprises&nbsp;: cette nouvelle obligation ne concernerait plus que les sociétés comptant l’équivalent de 100 postes à plein temps (sans les apprentis). Cette décision du Conseil national est aberrante pour au moins deux raisons&nbsp;: d’une part, elle permet à de nombreuses entreprises qui emploient majoritairement des femmes (temps partiels) d’échapper à l’obligation d’effectuer cette analyse salariale. D’autre part, le seuil ainsi fixé est plus complexe à calculer et entraînerait un surcroît de bureaucratie. Celles et ceux-là même qui appellent sans cesse à moins de bureaucratie peuvent donc être accusés de torpiller le projet juste pour le plaisir de le couler. Il revient désormais au Conseil des États de ramener à la raison le National lors de la session d’hiver.
</p><p>Attendre encore une session pour obtenir cette révision de la loi sur l’égalité est un affront pour les femmes. En particulier après la manifestation #Enough de samedi dernier, lors de laquelle 20'000 personnes ont exigé haut et fort des mesures efficaces pour l’égalité salariale. L’USS attend du Conseil des États qu’il corrige le tir pour que les mesures entrent en vigueur et puissent être évaluées rapidement. L’attente n’a que trop duré. Finies les tergiversations&nbsp;: l’égalité salariale doit être appliquée, et maintenant.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5689</guid><pubDate>Mon, 24 Sep 2018 10:00:00 +0200</pubDate><title>Primes-maladie : Depuis longtemps socialement inacceptable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-depuis-longtemps-socialement-inacceptable</link><description>À l&#039;occasion de la hausse des primes standard l’an prochain, il est clair que tant que l’assurance de base ne sera pas financée autrement, chaque augmentation des primes creusera les inégalités sociales.</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a communiqué aujourd’hui la hausse des primes standard l’an prochain. Bien qu’elle soit modérée, il est clair que tant que l’assurance de base ne sera pas financée autrement, chaque augmentation des primes creusera les inégalités sociales.</b></p><p>La discussion sur la maîtrise des coûts dans le domaine de la santé se justifie&nbsp;: la surabondance de l’offre via les assurances complémentaires pèse considérablement sur l’assurance de base, tout comme le prix des médicaments, qui sont excessifs depuis des années. L’affirmation si souvent entendue, selon laquelle on pourrait facilement économiser 20&nbsp;% des coûts sans perte au niveau de la qualité, est toutefois totalement absurde. Tant les patient(e)s que le personnel soignant en souffriraient énormément. 
</p><p>Ce qui est déterminant ici, c’est que les coûts de la santé continueront à augmenter ne serait-ce qu’en raison du vieillissement de la population. Mais que les primes aussi doivent augmenter pour les classes de revenu inférieures et moyennes n’est pas une loi de la nature. Les réductions des primes des caisses-maladie sont le correctif social à la répartition inacceptable des coûts de la santé, mais elles ont été drastiquement diminuées dans nombre de cantons. En 2017, onze cantons ont dépensé moins d’argent pour ces réductions de primes qu’il y a dix années encore, alors que les primes ont très fortement augmenté, de 43&nbsp;%, et que la croissance de la population, 12&nbsp;%, a été soutenue&nbsp;! L’initiative populaire lancée la semaine dernière par le Parti socialiste pour un plafonnement clair de la charge que représentent les primes au moyen d’une réduction plus forte de ces dernières est de ce fait plus que nécessaire. 
</p><p>Mais au-delà, la participation directe des assuré(e)s, qui bat des records dans notre pays, ne doit en aucun cas continuer à augmenter. L’Union syndicale suisse (USS) luttera contre les projets pendants à ce sujet (comme l’adaptation automatique des franchises à l’évolution des coûts).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5687</guid><pubDate>Sat, 22 Sep 2018 16:30:00 +0200</pubDate><title>Un signal clair à l’adresse du Parlement : 20.000 personnes manifestent pour l’égalité salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/assez-un-signal-clair</link><description>Lors d’une grande manifestation, plus de 20 000 personnes ont revendiqué l’égalité de salaire entre femmes et hommes. Une vaste alliance de syndicats, d’organisations de femmes et pour l’égalité des sexes ainsi que de partis politiques a ainsi envoyé un signal clair au Conseil national.</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’en est assez&nbsp;: le 22 septembre, lors d’une grande manifestation largement soutenue qui s’est tenue sur la Place fédérale à Berne, plus de 20 000 personnes ont revendiqué l’égalité de salaire entre femmes et hommes. Une vaste alliance de syndicats, d’organisations de femmes et pour l’égalité des sexes ainsi que de partis politiques a ainsi envoyé un signal clair au Conseil national pour que, la semaine prochaine, il décide enfin des mesures efficaces contre la discrimination salariale.
</p><p>C’est une alliance de plus de 40 organisations qui a appelé cette manifestation nationale pour l’égalité salariale et contre les discriminations. De fait, alors que la Constitution fédérale garantit depuis 37 ans que les femmes doivent toucher un salaire égal à celui des hommes pour un travail de valeur égale, les différences restent importantes. Ainsi, les femmes continuent à gagner en moyenne presque un cinquième de moins que leurs collègues masculins, une différence de plus de 7&nbsp;% qu’aucun facteur objectif ne peut expliquer et qui est donc discriminatoire. Ce vol de salaires représente en moyenne 590 francs par mois. Chaque année, les femmes perdent ainsi environ 10 milliards de francs à cause de leur sexe. Cette somme importante leur manque ainsi qu’à leurs familles, mais elle manque aussi aux assurances sociales et en tant que recettes fiscales. 
</p><p>Les femmes ne veulent pas tolérer ces discriminations plus longtemps. C’est pourquoi elles ont demandé haut et fort devant le Palais fédéral&nbsp;: «&nbsp;#Enough&nbsp;: assez attendu – l’égalité salariale, c’est maintenant&nbsp;!&nbsp;». La semaine prochaine, le Conseil national pourra, dans le cadre de la révision de la loi sur l’égalité, décider des mesures concrètes contre la discrimination salariale, soit que tous les quatre ans, les entreprises doivent analyser leurs salaires et, si nécessaire, adapter ceux des femmes. Un Parlement qui prend au sérieux la majorité féminine de la population doit au moins, comme un premier pas, adopter cette révision minimale de la loi. Toute autre attitude serait un affront.
</p><h5><b>Qui organise #Enough18&nbsp;: Manifestation nationale pour l’égalité salariale et contre les discriminations&nbsp;? </b></h5><p>Association suisse des infirmiers et infirmières (ASI), Association suisse pour les droits des femmes (ADF), Association suisse des employés de banque (ASEB), Basler Frauenvereinigung für Friede und Fortschritt (BFFF), Business &amp; Professional Women (BPW), campagne "16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes", Campax, Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ), Conseil suisse pour la paix, Coordinamento Donne della Sinistra, Federazione Associazioni Femminili Ticino Plus (FAFTPlus), Femmes protestantes en Suisse (FPS), Fédération Solidarité Femmes de Suisse, Femmes socialistes suisses, Femmes PDC, Femwiss, Frauen Aargau, Grossmütter Revolution, Jeunes vert-e-s, Jeunesse Socialiste Suisse (JS), LCH&nbsp; (Association faîtière des enseignant[e]s de Suisse alémanique), Les Verts Suisse, Männer.ch, Marche mondiale des femmes (MMF), Organizzazione Cristiano Sociale ticinese, Organisation suisse des lesbiennes (LOS), Parti bourgeois démocratique Suisse (PBD), Parti socialiste suisse (PS), Pink Cross, Syna, Syndicats Chrétiens du Valais (SCIV), Syndicat des enseignants romands (SER), Syndicat du personnel des transports (SEV), Syndicat interprofessionnel de travailleuses et de travailleurs (SIT), Syndicat suisse des mass médias (SSM), Syndicat suisse des services publics (SSP), Syndicom Syndicat des médias et de la communication, Terre des Femmes, Travail.Suisse, Unia, Union syndicale suisse (USS), We can’t keep quiet, WIDE Switzerland, WyberNet</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5683</guid><pubDate>Mon, 17 Sep 2018 07:33:55 +0200</pubDate><title>Renchérissement, reprise et besoin de rattrapage : l’USS demande des hausses des salaires de 2 à 2,5 %</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rencherissement-reprise-et-besoin-de-rattrapage-l-uss-demande-des-hausses-des-salaires-de-2-a-2-5</link><description>Négociations salariales 2018/2019</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'économie est en plein boom. Pour la première fois depuis dix ans, les prix à la consommation augmentent de tout juste 1 %. Les entreprises font des bénéfices et la productivité augmente. Cette reprise doit désormais profiter aux travailleurs et travailleuses. C'est pourquoi il faut maintenant que les salaires augmentent sur une large échelle. Les syndicats de l'Union syndicale suisse (USS) demandent des hausses de 2 à 2,5 %. Et davantage pour les femmes afin de corriger les discriminations dont elles sont victimes.
</p><p>Après les années difficiles dues à la crise financière et la surévaluation du franc, la tendance est à la hausse dans la plupart des branches. Or, malgré cette très nette amélioration de la situation des affaires des entreprises, les salaires réels ont stagné en 2017 et 2018. Ainsi, " L'heure est venue pour des hausses des salaires réels ", a déclaré Paul Rechsteiner, le président de l'USS, lors de la conférence de presse de cette dernière sur les négociations salariales 2018/2019. En plus, des hausses significatives sont nécessaires, car il faut d'abord compenser la reprise du renchérissement. Il faut aussi tenir compte du fait que les primes des caisses-maladie ont pris depuis longtemps le large par rapport à l'évolution des salaires et que les cotisations du 2e pilier augmentent. En même temps, les hausses de salaire doivent être générales. Il n'est pas question que les trois quarts des hausses octroyées ne le soient qu'individuellement. Car ce sont les hauts revenus les premiers à en profiter.
</p><p>Comme l'a souligné Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, les entreprises peuvent d'autant plus se permettre d'augmenter leurs salaires qu'elles économisent 15 % de leurs primes dans l'assurance-accidents grâce à une remise de la SUVA. Unia a toutes les branches en point de mire. Surtout la construction où une hausse générale de 150 francs est demandée. En raison d'une situation des affaires particulièrement bonne, 3 % d'augmentation de salaire sont nécessaires dans la pharma.
</p><p>Dans les branches couvertes par le syndicat Syndicom, le syndicat des médias et de la communication, des hausses claires des salaires sont indiquées, comme l'a montré le président Daniel Münger. C'est en effet grâce à l'engagement soutenu des employé(e)s que ces entreprises du marché intérieur ont pu réaliser d'importants profits, a-t-il rappelé. Syndicom demande, tant à Swisscom qu'à La Poste, des hausses de salaire d'au moins 2 %. Il existe aussi un important retard à rattraper dans les services publics. La situation financière de la Confédération et des cantons est bonne et proscrit le recours à des mesures d'austérité et à des coupes qui n'en finissent pas.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, 079 620 11 14</li><li>Daniel Münger, président de Syndicom, 079 215 49 33 </li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5668</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2018 08:44:35 +0200</pubDate><title>Le peuple refusera le travail gratis et les durées de travail sans fin </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-peuple-refusera-le-travail-gratis-et-les-durees-de-travail-sans-fin</link><description>L&#039;USS sur la révision de la loi sur le travail </description><content:encoded><![CDATA[<p> Les provocations contre les salarié(s) de Suisse s'enchaînent. Après l'attaque sans précédent des conseillers fédéraux libéraux-radicaux contre la protection pourtant éprouvée des salaires suisses, la Commission de l'économie du Conseil des États tire aujourd'hui la deuxième salve contre les intérêts élémentaires des salarié(e)s. Dans son viseur : la durée maximale du travail et l'enregistrement de la durée du travail. Au cas où cette attaque devait passer le cap des débats parlementaires, l'Union syndicale suisse (USS) la combattra par référendum.
</p><p>Selon la révision de la loi sur le travail (LTr) tout juste mise en consultation, les spécialistes et les cadres doivent être exclus des dispositions protectrices sur le temps de travail. La protection contre l'épuisement professionnel et le travail gratis serait ainsi supprimée pour près de 40 % des salarié(e)s, soit 1,4 million de personnes.
</p><p>Ce sont les critères proposés pour la suppression de l'enregistrement du temps de travail qui expliquent le grand nombre de personnes concernées. Les règles s'appliquent aux cadres et aux spécialistes ayant un " pouvoir de décision important " et une "grande autonomie". Il ne s'agit pas de catégories juridiques. L'employeur ou l'employeuse disposera donc d'une grande marge de manœuvre pour définir les profils d'emploi de sorte à ce que les travailleurs et travailleuses ne soient plus couverts par les dispositions de protection. Et il y a aussi un problème d'exécution : sans enregistrement du temps de travail, les inspecteurs et inspectrices du travail ne pourront plus vérifier si les règles de protection comme le repos nocturne, l'interdiction de travailler le dimanche et les pauses, sont respectées.
</p><p>La santé des travailleurs et travailleuses serait particulièrement menacée par la suppression de la durée hebdomadaire maximale de travail et du nombre maximal d'heures journalières supplémentaires, ainsi que par la levée de l'interdiction du travail dominical. Toutes ces libéralisations auraient pour résultat que les salarié(e)s concernés devraient travailler beaucoup plus longtemps. La journée de travail de 17 heures deviendrait la norme. Et la vie familiale serait perturbée par le travail du dimanche pour encore davantage de monde en Suisse. Les études sur la santé au travail montrent clairement que de longs horaires de travail augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, de cancer, d'arthrite, de diabète et de maladies psychiques. Selon la Société suisse de médecine du travail, la révision de la LTr entraînerait aussi une augmentation des absences pour cause de maladie, et donc des coûts pour les employeurs et employeuses ainsi que la société. De plus, un nombre croissant de personnes quitterait la vie active plus tôt et les femmes auraient encore plus de mal à trouver un emploi à temps plein.
</p><p>Toutes ces conséquences négatives expliquent que les syndicats organiseront un référendum contre cette révision de la LTr. Ils rassembleront la majorité de la population derrière eux. Parce que les journées de travail de 17 heures, l'augmentation du travail gratis et un repos dominical de plus en plus souvent perturbé seront rejetés par un large front.
</p><h5>RENSEIGNEMENTS:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Prof. Dr. Brigitta Danuser, Société suisse de médecine du travail (SSMT), 076 339 84 46</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Stefan Giger, secrétaire général du SSP, 079 296 77 07 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5666</guid><pubDate>Wed, 05 Sep 2018 16:23:52 +0200</pubDate><title>PostFinance : oui à un service public étendu, mais clairement non à tout projet de privatisation !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-oui-a-un-service-public-etendu-mais-clairement-non-a-tout-projet-de-privatisation</link><description>L’USS accueille favorablement l’intention du Conseil fédéral d’élargir la marge de manœuvre de PostFinance. Elle en rejette par contre énergiquement la privatisation partielle.</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>L’Union syndicale suisse (USS) accueille favorablement l’intention du Conseil fédéral d’élargir la marge de manœuvre de PostFinance à la faveur de la révision de la loi sur l’organisation de la Poste en levant l’interdiction faite à cette dernière d’octroyer des hypothèques et des crédits. Elle en rejette par contre énergiquement la privatisation partielle via l’ouverture de son actionnariat. La première mesure renforcerait le mandat de service universel de PostFinance, alors que la deuxième mettrait celle-ci gravement en danger. </b></p><p>L’USS rejette pour cette raison l’ouverture de l’actionnariat de PostFinance aux privés, soit une privatisation partielle de cette dernière. Aujourd’hui déjà, la Poste est confrontée à une importante pression pour réaliser des bénéfices. La direction de cette entreprise proche de la Confédération cède trop volontiers à cette pression. Comme c’est malheureusement apparu clairement dans l’exemple de CarPostal, on n’hésite pas non plus à prendre des mesures illégales pour atteindre cet objectif. Une privatisation partielle augmenterait encore plus la pression, ce qui nuirait durablement au service public. La logique du profit conduit au démantèlement des prestations, à des licenciements et à une dégradation des conditions de travail. Cela, nous le rejetons.
</p><p>L’USS estime par contre que l’élargissement des prestations de PostFinance est une bonne chose. L’interdiction d’octroyer des hypothèques et des crédits faite à l’entreprise est une restriction conçue par le Parlement et le Conseil fédéral afin d’éviter une concurrence trop rude avec les banques cantonales. Ces dernières années, ces dernières se sont beaucoup retirées du trafic des paiements, tandis que PostFinance est restée aujourd’hui encore, conformément à son mandat et malgré le démantèlement des offices de poste, le numéro un incontesté du trafic des paiements.
</p><p>Dans les faits, les taux d’intérêt bas persistants menacent non seulement le mandat de service universel de PostFinance, mais aussi de la Poste dans son ensemble, car les bénéfices de PostFinance sont déterminants pour couvrir les coûts des prestations de service public de l’entreprise. Le moment est donc vraiment venu que le Conseil fédéral fasse une proposition quant à la manière de lever cette interdiction. Les services de paiement de PostFinance sont en effet indispensables à la population et à l’économie. Afin que cela reste ainsi, PostFinance doit avoir accès aux crédits et aux hypothèques.
</p><p>La population veut un service public de qualité dans toutes les régions du pays et à des prix abordables. Le Conseil fédéral devrait en fait avoir compris ce signal depuis longtemps&nbsp;! Pour stabiliser PostFinance, l’interdiction d’octroyer des crédits et des hypothèques doit être levée, mais il ne doit très certainement pas y avoir de privatisation partielle de l’entreprise&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5664</guid><pubDate>Wed, 05 Sep 2018 09:00:00 +0200</pubDate><title>Action « Ligne rouge : droits des salarié-e-s »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/action-ligne-rouge-droits-des-salarie-e-s</link><description>Quelque 200 travailleurs et travailleuses ont protesté contre le projet des conseillers fédéraux PLR Ignazio Cassis et Johann Schneider-Amman. </description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;Quelque 200 travailleurs et travailleuses venus de toute la Suisse ont formé mercredi sur la Place fédérale à Berne une «&nbsp;ligne rouge&nbsp;» symbolique que le Conseil fédéral n’a pas le droit de franchir dans les négociations sur un accord-cadre avec l’Union européenne (UE). Sous le slogan «&nbsp;Nous défendons les salaires et les conditions de travail&nbsp;», ils ont protesté contre le projet des conseillers fédéraux PLR Ignazio Cassis et Johann Schneider-Amman de saper les mesures d’accompagnement pour la protection des salaires et des conditions de travail. Ces deux conseillers fédéraux aimeraient en effet soumettre les mesures d’accompagnement à l’accord-cadre Suisse-UE et laisser ainsi les tenants d’une ligne dure relativement au marché intérieur au sein de l’UE décider de la protection effective des salaires en Suisse.
</p><p>Par cette action, les travailleurs et travailleuses réaffirment qu’ils ne négocieront pas sur le démantèlement de la protection des salaires. Ils exigent que le Conseil fédéral respecte la «&nbsp;ligne rouge&nbsp;» qu’il a lui-même confirmée à plusieurs reprises et, ainsi que cela a toujours été promis, ne les soumette pas à l’accord-cadre.
</p><p>Ils ont rappelé que la Suisse, qui se situe au centre de l’Europe, a besoin de relations stables et bonnes avec l’UE et qu’à cet effet, une protection efficace et autonome des salaires et des conditions de travail est nécessaire. Ils ont également rappelé que la mise en place de la libre circulation des personnes, combinée avec des mesures d’accompagnement opérantes, a été un important progrès. De fait, cela a signifié la fin du statut inhumain de saisonnier et de l’arbitraire patronal qui échappait à tout contrôle. Ce n’est qu’ainsi qu’a été remplie la condition permettant d’appliquer le principe selon lequel en Suisse, on doit verser des salaires suisses. Pour atteindre cet objectif, les mesures d’accompagnement doivent être continuellement adaptées aux nouveaux défis et renforcées, mais pas démantelées. Elles resteront la clé du succès des Accords bilatéraux seulement si la Suisse comble par elle-même les lacunes existantes.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5662</guid><pubDate>Tue, 04 Sep 2018 17:30:00 +0200</pubDate><title>Le taux minimal pèse sur les rentes : le Conseil fédéral doit corriger le tir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-taux-minimal-pese-sur-les-rentes-le-conseil-federal-doit-corriger-le-tir</link><description>Un taux minimal sous la barre de 1 % constitue l’ouverture d’une brèche inédite.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La recommandation faite au Conseil fédéral par la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle (Commission LPP) aggrave les difficultés des salarié-e-s en matière de prévoyance vieillesse. Les rentes du deuxième pilier vont continuer de baisser et les futurs retraité-e-s auront toujours moins dans leur portemonnaie. Un taux minimal sous la barre de 1&nbsp;% constitue l’ouverture d’une brèche inédite. Non seulement cela fera baisser encore davantage les rentes, mais cette mesure va ébranler durablement la confiance des assuré-e-s dans le deuxième pilier. Le Conseil fédéral doit donc intervenir pour corriger cette situation.
</p><p>Si le gouvernement suit la recommandation de la commission LPP, le taux minimal passerait sous la barre de 1&nbsp;% pour la première fois dans l’histoire du deuxième pilier. C’est inacceptable. En 2017, les caisses de pension ont pu augmenter substantiellement leurs réserves. Et elles ont pu dégager des rendements de 7 à 8&nbsp;%. La diminution progressive et considérable du taux minimal au cours des dernières années est la conséquence d’un catastrophisme injustifié. La preuve&nbsp;: les chiffres du Credit Suisse Index montrent bel et bien que les caisses de pension suisses ont obtenu des rendements de 5,5&nbsp;% en moyenne au cours des six dernières années. Dans ce contexte, un taux minimal de 1,25 % ne devrait poser aucune difficulté aux caisses de pension.
</p><p>Le Conseil fédéral serait bien avisé de ne pas tenir compte de cette recommandation alarmiste de la Commission LPP et de résister aux pressions du patronat et de l’Association Suisse d’Assurances (ASA) pour une nouvelle baisse du taux minimal. Sinon, on s’éloignerait encore davantage de l’objectif de prestation pour la prévoyance vieillesse, ancré dans la Constitution, selon lequel le premier et le deuxième pilier additionnés doivent permettre de maintenir après la retraite un niveau de vie convenable. Avec un taux si bas pour le deuxième pilier, il est évident que cet objectif ne pourra être atteint que par des hausses des rentes AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5659</guid><pubDate>Fri, 31 Aug 2018 16:00:12 +0200</pubDate><title>Prestations complémentaires : Ne touchez pas au minimum vital !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestations-complementaires-ne-touchez-pas-au-minimum-vital</link><description>La Commission du Conseil national passe totalement à côté des réalités sociales de ce pays</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En adoptant une attitude rigide avec la réforme des prestations complémentaires (PC), la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) passe totalement à côté des réalités sociales de ce pays. Si cette orientation devait s'imposer jusqu'à la fin des délibérations, il sera alors difficile d'éviter une votation populaire.</p><p>Des rentes qui permettent de couvrir les besoins vitaux sont un mandat constitutionnel. L'objectif déclaré des PC est de satisfaire à ce mandat constitutionnel. Mais ces dernières années, on s'en est toujours plus éloigné à cause de la hausse des loyers et du coût de la vie. Les loyers pris en compte pour les PC n'ont jamais été adaptés depuis 2001, alors que les loyers réels ont augmenté en moyenne de 24 %. Toujours est-il que le Conseil des États veut ajuster les PC en augmentant les loyers PC maximaux de 18 % (ménages individuels), mais maintenant, la CSSS-N persiste avec tout juste 5 %. Dans les cantons ruraux, il ne va même y avoir aucune hausse, alors que les loyers y ont pour une part encore plus augmenté depuis 2001 : de 37 % comme, par exemple, dans le canton d'Obwald !
</p><p>Pendant que des dizaines de milliers de rentiers et rentières AI et AVS devraient alors continuer à économiser la différence sur des besoins vitaux très chichement calculés, la CSSS-N s'entête avec son " armoire à poisons " pleine de mesures de réduction et disciplinaires incompréhensibles. Ainsi, la totalité des retraits de capital du 2e pilier seraient par exemple punis d'une réduction de 10 % de la PC. Donc, la personne qui retire aujourd'hui son capital du 2e pilier pour créer une entreprise devra en payer le cas échéant le prix 30 ans plus tard.
</p><p>Un objectif déclaré de la réforme est la suppression des mauvaises incitations. On ne comprend par conséquent absolument pas pourquoi la CSSS-N persiste à vouloir prendre en compte à 100 % le revenu des conjoint(e)s des bénéficiaires de PC. Les incitations à travailler tant évoquées n'auraient plus aucune valeur, voire moins encore, car le revenu du travail doit être imposé, contrairement aux PC. En plus, les autres membres de la famille ne sont nullement épargnés : la commission veut réduire drastiquement le montant des dépenses pour les enfants reconnues, une aberration sociale.
</p><p>Nous demandons avec insistance au Conseil national de corriger les propositions de sa commission et de suivre pour l'essentiel la variante du Conseil des États. Si la réforme des PC équivaut à un démantèlement, difficile d'éviter une votation populaire.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Reto Wyss, secrétaire central de l'USS, 079 740 99 84</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5656</guid><pubDate>Fri, 31 Aug 2018 12:15:54 +0200</pubDate><title>Libre circulation : L’USS combattra de toutes ses forces l’« initiative de limitation » de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/libre-circulation-l-uss-combattra-de-toutes-ses-forces-l-initiative-de-limitation-de-l-udc</link><description>La Suisse a besoin des relations de qualité et stables avec l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pays situé au centre de l'Europe, la Suisse a besoin d'entretenir des relations de qualité et stables avec l'Union européenne (UE) ; cela, pour des raisons tant politiques qu'économiques. Pour cette raison, l'Union syndicale suisse (USS) s'est toujours prononcée en faveur des Accords bilatéraux, mais à la condition qu'ils profitent aux travailleurs et travailleuses de Suisse et que les salaires et les conditions de travail soient protégées. La mise en place ainsi que le développement des mesures d'accompagnent constituent la base de cette protection, même si les nouvelles lacunes de protection qui se font jour doivent régulièrement être comblées.</p><p>L'introduction de la libre circulation des personnes, combinée à des mesures d'accompagnement efficaces, a été un progrès important. Si l'on compare avec l'époque des anciens systèmes de contingents, la main-d'œuvre étrangère en Suisse est aujourd'hui moins exposée à l'arbitraire patronal. Elle peut mieux se défendre contre des conditions de travail mauvaises, des salaires de misère et l'exploitation. Il est donc plus aisé de combattre la sous-enchère salariale qu'avec les anciens systèmes de contingents. Le principe selon lequel, en Suisse, on verse des salaires suisses se trouve de ce fait appliqué. Grâce à la libre circulation des personnes, on a surtout supprimé le statut inhumain de saisonnier.</p><p>L'initiative de limitation de l'UDC attaque frontalement la réussite que représentent les Accords bilatéraux. Cela, aussi dans le but de supprimer les mesures de protection des salaires. L'USS la combattra de toutes ses forces. En même temps, elle s'opposera à toutes les tentatives de faire baisser les salaires et démanteler les conditions de travail. Elle s'engagera bien au contraire pour combler les lacunes de protection encore existantes. Car la clé du succès des Accords bilatéraux a été et reste la combinaison de la libre circulation des personnes avec des mesures d'accompagnement solides que la Suisse fixe en toute autonomie.</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>International</category><category>Économie extérieure</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5643</guid><pubDate>Fri, 17 Aug 2018 17:00:00 +0200</pubDate><title>Une commission fait un petit pas vers l&#039;égalité salariale - des mesures plus fortes sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-commission-fait-un-petit-pas-vers-legalite-salariale-des-mesures-plus-fortes-sont-necessaires</link><description>L&#039;USS sur la révision de la loi sur l&#039;égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) du Conseil national a suivi à une courte majorité (avec la voix prépondérante de la présidente de la commission) la décision du Conseil des Etats de renforcer les mesures de mise en œuvre de l’égalité salariale. Mais dans le cadre de la révision de la loi sur l’égalité, la Commission n’a pas saisi l’occasion de renforcer les mesures édulcorées par le Conseil des Etats. La majorité bourgeoise de la commission a maintenu la clause de caducité insensée, tout comme l’exemption d'un certain nombre d’entreprises de l'obligation d'analyser les salaires, et a rejeté toute proposition qui aurait rendu le projet de réforme plus efficace.<br><br>L’USS estime néanmoins positif que la révision de la loi arrive au Conseil national cet automne. La transparence minimale qu’elle offrirait est un petit pas vers l'égalité salariale, qui doit être suivi d'autres pas. L’USS demande au plénum du Conseil national de prendre ces mesures dès à présent, et de renforcer considérablement la loi : le respect des mesures doit être surveillé et les infractions sanctionnées comme c’est le cas dans d’autres lois. Une exception précisément pour les droits des femmes est un affront.<br><br>Une large alliance d'organisations de femmes et de syndicats surveillera de près le Conseil national et demandera au Parlement d’enfin progresser en matière d’égalité salariale. Cette exigence donnera lieu à un rassemblement le 22 septembre 2018 sur la Place fédérale : à l’occasion de « #Enough – manifestation nationale pour l’égalité salariale et contre la discrimination », des femmes* et des hommes solidaires exigeront d’accorder aux femmes ce que la Constitution leur promet depuis des décennies, mais qui leur est toujours refusé dans les faits.<br>&nbsp;<br>Davantage d’informations sur la campagne pour l’égalité salariale : <a href="https://www.mettons-la-pression.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.mettons-la-pression.ch</a><br><br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5641</guid><pubDate>Wed, 08 Aug 2018 15:00:00 +0200</pubDate><title>Protection des salaires : ne trahissons pas les salarié(e)s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-des-salaires-ne-trahissons-pas-les-salarie-e-s</link><description>L’USS n’ira pas aux négociations du DEFR sur le démantèlement des mesures d’accompagnement </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS ne participera pas aux négociations sur les mesures d’accompagnement prévues par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann. Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) a fixé à ces négociations des objectifs qui vont non seulement affaiblir substantiellement la protection des salaires en Suisse, mais aussi donner à des opposants aux mesures d’accompagnement (Commission européenne, Cour de justice de l’Union européenne (CJUE)) le droit de se prononcer sur les mesures d’accompagnement de la Suisse. Cela, alors qu’en juillet dernier, le Conseil fédéral avait réaffirmé que celles-ci ne seraient pas touchées («&nbsp;lignes rouges&nbsp;»).
</p><p>Selon le mandat du DEFR, les négociations doivent déboucher sur des propositions au sujet d’«&nbsp;un aménagement des mesures d’accompagnement sous une forme acceptée par l’Union européenne (UE)&nbsp;» et susceptible par ailleurs de passer le cap d’une «&nbsp;éventuelle appréciation de la part de la CJUE&nbsp;». Cette exigence est en rupture totale avec toutes les décisions prises à ce jour qui permettent à la Suisse de protéger de manière autonome ses salaires, les plus élevés d’Europe. Si des compétences sont octroyées à la Commission européenne et à la CJUE en matière de mesure d’accompagnement, la pression sur la protection des salaires en Suisse va énormément s’accentuer. La Commission européenne et la CJUE ont déjà contraint plusieurs pays de l’UE, tels l’Autriche et le Luxembourg, à renoncer à une partie de leurs mesures de protection des salaires. 
</p><p>En ce qui concerne les instruments, l’enjeu dépasse largement la question de la règle des huit jours. Ainsi, le DEFR veut par exemple mettre sur la table la protection des salaires garantie par les conventions collectives de travail (contrôles, sanctions etc.), la fréquence des contrôles, les cautions, les mesures contre l’indépendance fictive et l’interdiction de fournir des services en Suisse.
</p><p>En Suisse, on doit verser des salaires suisses&nbsp;: c’est ce que le Conseil fédéral avait promis à la population lors des votations sur les Accords bilatéraux. Par conséquent, le gouvernement avait décidé d’exclure les mesures d’accompagnement des négociations sur l’accord-cadre. La volonté actuelle des conseillers fédéraux PLR de démanteler ces mesures n’a donc aucun fondement politique.
</p><p>L’USS ne participera pas aux négociations organisées par Monsieur Schneider-Ammann sur les mesures d’accompagnement. Elle combattra s’il le faut tout démantèlement de la protection des salaires en utilisant tous les moyens appropriés, jusqu’au référendum.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Giorgio Tuti, président du syndicat SEV, 079 357 57 07</li><li>Daniel Lampart, premier sécretaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5611</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2018 17:57:33 +0200</pubDate><title>L’attaque dirigée par les conseillers fédéraux PLR contre la protection des salaires en Suisse repoussée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-attaque-dirigee-par-les-conseillers-federaux-plr-contre-la-protection-des-salaires-en-suisse-repoussee</link><description>Le Conseil fédéral confirme les « lignes rouges »

</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'attaque dirigée ces dernières semaines par les conseillers fédéraux PLR contre la protection des salaires est sans précédent. Les conseillers fédéraux Cassis et Schneider-Ammann - accompagnés de secrétaires d'État - se sont publiquement déclarés prêts à abandonner certains éléments essentiels de notre protection des salaires et de négocier les mesures d'accompagnement avec les partisans d'une ligne dure, en matière de marché intérieur, de la Commission européenne. 
</p><p>Le Conseil fédéral dans son entier a maintenant stoppé ces attaques et confirmé les " lignes rouges ". La protection des salaires ne fera pas l'objet de négociations. Ainsi, ce qui est toujours valable aujourd'hui, c'est ce que le Conseil fédéral avait déjà écrit en décembre 2013 en rapport avec le mandat de négociation d'un accord-cadre : " L'accord sur la libre circulation des personnes (...) garantira à la Suisse la possibilité de maintenir entièrement les mesures d'accompagnement qu'elle a mises en place dans le cadre de la libre circulation des personnes. " 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) prend connaissance de cette décision avec soulagement. La Suisse a les salaires les plus élevés d'Europe. C'est pourquoi nous avons aussi besoin de la meilleure protection dans ce domaine. Une protection qui ne saurait être négociée. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5612</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2018 17:33:05 +0200</pubDate><title>Message de solidarité du Comité de l’USS à l’intention des grévistes de Tamedia Romandie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/message-de-solidarite-du-comite-de-l-uss-a-l-intention-des-grevistes-de-tamedia-romandie</link><description>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS), réuni ce jour même, vous assure de toute sa solidarité et vous félicite pour le courage dont vous faites preuve non seulement dans la défense de vos emplois, mais aussi pour défendre la diversité du paysage médiatique romand. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Grévistes du Matin, de la Tribune de Genève et de 24 Heures, grévistes de Tamedia Romandie, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS), réuni ce jour même, vous assure de toute sa solidarité et vous félicite pour le courage dont vous faites preuve non seulement dans la défense de vos emplois, mais aussi pour défendre la diversité du paysage médiatique romand. Le Comité de l’USS soutient pleinement votre lutte. 
</p><p>Le comportement des dirigeants de Tamedia est inacceptable. Cela à plusieurs titres. Avec la fin de non-recevoir qui vous a été opposée pour les propositions alternatives faites par le personnel, Tamedia témoigne une fois de plus de son mépris du personnel qui réalise jour après jour les produits avec lesquels l’entreprise gagne de l’argent. Avec cette fin de non-recevoir qui a été opposée durant une procédure devant l’Office cantonal de conciliation et d’arbitrage en matière de conflits collectifs de travail en cours, Tamedia montre également son mépris envers les institutions censées aider à trouver de bonnes solutions en cas de conflit collectif de travail. Et avec la menace faite aux grévistes ce matin de les licencier avec effet immédiat, s’ils ne reprennent pas le travail ce matin même, Tamedia foule aux pieds des droits syndicaux fondamentaux et ignore délibérément ceux que garantissent la Convention européenne des droits de l’homme, des conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT), la Constitution fédérale et le droit suisse du travail. En agissant de la sorte, Tamedia commettrait une violation flagrante du droit en vigueur. La menace, déjà faite hier, de dénoncer la convention collective de travail (CCT) des médias de Suisse romande à cause de la grève montre comment la direction de l’entreprise se comporte&nbsp;: une mentalité de «&nbsp;seules maîtres à bord&nbsp;» brusquant notamment aussi les autres entreprises de médias qui sont les partenaires égaux de la CCT de Suisse romande. Que Tamedia ne se sente explicitement plus redevable qu’envers ses actionnaires et veuille leur verser des dividendes élevés malgré la crise structurelle des médias complète logiquement le tableau. 
</p><p>Il est temps que cette attitude arrogante change et que le groupe Tamedia agisse dans le cadre d’un partenariat social digne de ce nom. Et s’engage sérieusement, intensément et sans exclure dès le départ de solution, dans un processus qui permette de sauvegarder la diversité de la presse romande, ainsi que renonce aux licenciements déjà prononcés.
</p><p>Le Comité de l’USS vous souhaite beaucoup de force dans ce combat afin que, grâce à votre détermination, vous fassiez céder la direction de Tamedia. Le Comité de l’USS vous assure de son entière solidarité et de son plein soutien.&nbsp; 
</p><p><br>Berne, le 5 juillet 2018
</p><p>Paul Rechsteiner, Président de l’USS<br>Thomas Zimmermann, Responsable de la communication de l’USS</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5609</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2018 14:58:16 +0200</pubDate><title>Égalité des chances entre les femmes et les hommes en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-chances-entre-les-femmes-et-les-hommes-en-suisse</link><description>La Suisse n’a pas la réputation d’être une pionnière en matière des droits des femmes. On s’étonne donc que le Conseil fédéral soit si positif sur ce sujet dans son rapport sur l’Agenda 2030. </description><content:encoded><![CDATA[<p> La Suisse n’a pas la réputation d’être une pionnière en matière des droits des femmes. On s’étonne donc que le Conseil fédéral soit si positif sur ce sujet dans son rapport sur l’Agenda 2030. Le chapitre 5 ne contient pratiquement que des bonnes nouvelles et tous les indicateurs semblent être au vert. À y regarder de plus près, la situation n’est pourtant pas aussi rose que notre gouvernement aimerait le faire croire.
</p><p><br>En détail:
</p><h3>Égalité salariale (ODD 5.1, 8.5 et 5.c)</h3><p>Le Conseil fédéral se félicite de la diminution des inégalités salariales dans le secteur privé. C’est effectivement un progrès, qui doit beaucoup à la lutte des syndicats pour relever le niveau des salaires minimaux et améliorer les conditions de travail des emplois faiblement rémunérés. Mais en mesurant l’écart de salaire médian et en la comparant aux chiffres internationaux, le Conseil fédéral donne de la Suisse une image flatteuse qui ne correspond malheureusement pas à la réalité. Les statistiques internationales se basent en effet sur l’écart de salaire moyen, nettement plus élevé. On mélange ici les pommes avec les poires. Selon l’Office européen de la statistique EU-ROSTAT, l’écart salarial moyen en Suisse, qui était de 17 % en 2016, dépasse même la moyenne européenne située à 16.2 %.
</p><p>Ces chiffres ne disent encore rien de la discrimination salariale. Selon les objectifs de développement durable (ODD), celle-ci devra avoir disparu à l’horizon de 2030, les femmes et les hommes gagnant alors le même salaire pour un travail équivalent. Au train où vont les choses, ce but ne sera pas atteint. L’écart salarial inexpliqué qui est l’indice de la discrimination se maintient depuis des années aux alentours de 7 à 9 %. Cela signifie que le salaire des femmes est inférieur de plus de 7 % à celui des hommes du même âge dont la formation, le niveau de qualification et la position hiérarchique sont équivalents.
</p><p>La Suisse doit se doter d’une loi efficace permettant aux autorités fédérales d’effectuer des contrôles aléatoires dans les entreprises et de sanctionner celles qui se dérobent à leurs responsabilités en matière d’égalité. La balle est actuellement dans le camp du Parlement, auquel la révision de la loi sur l’égalité offre l’opportunité d’agir.
</p><p>Un salaire minimum harmonisé dans tout le pays est également requis, afin de garantir les moyens d’existence des salariés travaillant dans le secteur précaire. La Suisse est l’un des 11 pays européens sur 35 à ne pas avoir mis en place une telle mesure.
</p><h3>Soins et travaux domestiques non rémunérés (ODD 5.4)</h3><p>Concernant la cible 5.4, le Conseil fédéral mentionne avec satisfaction un léger recul de la charge de travail moyenne incluant l’activité professionnelle et les tâches domestiques et familiales. Ce progrès est bien sûr réjouissant. Mais il est loin d’être suffisant. Nous nous heurtons actuellement en Suisse à des structures qui rendent impossible le partage des tâches et des responsabilités que préconise l’Agenda 2030 pour le travail de soin et d’assistance (care) non rémunéré. Le modèle néo-traditionnel dans lequel l’homme travaille à plein temps et la femme à temps (très) partiel coûte actuellement moins cher aux familles qu’un véritable partage des responsabilités impliquant deux temps partiels relativement élevés. La Suisse doit donc de toute urgence développer des services publics dans le domaine du care : il s’agit de financer via les recettes fiscales des offres d’accueil pour la petite enfance et les personnes âgées dépendantes, et de veiller à ce qu’elles répondent aux besoins tant qualitatifs que quantitatifs. Ce n’est qu’alors que la Suisse aura mérité les bons points que le Conseil fédéral veut lui décerner prématurément.
</p><h3>Un travail décent et une meilleure protection des droits des travailleuses et des travailleurs (ODD 8.5 et 8.8)</h3><p>Dans ce domaine, le Conseil fédéral a recours à une astuce pitoyable pour embellir la réalité : il se contente de choisir des indicateurs comme le taux d’activité des femmes (en augmentation) et celui des accidents professionnels (en diminution) lui permettant de cocher des cases. Mais la dignité des conditions de travail et la protection des droits des travailleuses et des travailleurs ne se résument pas à ces chiffres. En parlant de droits, la Suisse accuse un grand retard dans ce domaine : les licenciements abusifs, antisyndicaux et discriminatoires y sont monnaie courante. Les dispositions légales en matière de licenciement ne sont conformes ni au droit de l’OIT, ni à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH).
</p><p>Le Conseil fédéral ne dit rien non plus au sujet du secteur des emplois précaires. Le travail domes-tique, principalement effectué par des femmes et souvent des migrantes dites pendulaires, continue à échapper aux dispositions de la loi sur le travail. Il s’ensuit des conditions misérables et des durées de travail explosant le cadre légal, le tout pour des salaires minuscules. Le Conseil fédéral refuse pourtant de réglementer ce secteur et de lui conférer un minimum de protection – entre autres pour des raisons de coûts.
</p><p>La situation est particulièrement dramatique pour les travailleuses et les travailleurs sans papiers, qui peuvent se retrouver en situation de travail forcé et sont constamment à la merci des abus. La Suisse ne peut pas criminaliser encore davantage ces personnes, mais doit leur reconnaître des droits en matière de travail, et, si possible, régulariser leur statut. Le canton de Genève est à ce titre un modèle à suivre pour toute la Suisse.
</p><p>Prendre l’Agenda 2030 au sérieux exige de ne pas se voiler la face, mais de dresser un état des lieux minutieux de la situation actuelle. C’est à cela que s’emploie la Plateforme Agenda 2030 en publiant son propre rapport. Nous attendons du Conseil fédéral qu’il en fasse autant, et qu’il suive nos recommandations. Pour que nous ayons vraiment des bonnes raisons de nous réjouir en 2030, lorsque l’égalité des chances sera devenue réalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5607</guid><pubDate>Tue, 03 Jul 2018 08:40:58 +0200</pubDate><title>En Suisse, des salaires suisses doivent être versés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-suisse-des-salaires-suisses-doivent-etre-verses</link><description>Commentaire sur le rapport de l’Observatoire de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<h3> Davantage de migration à cause de la mondialisation et d'Internet lors de la recherche d'emploi </h3><p>La globalisation des sociétés et de l'économie ont conduit à ce qu'un emploi à l'étranger est devenu plus courant, indépendamment de l'introduction de la libre circulation des personnes. Dans tous les pays européens n'ayant pas connu de crise économique travaillent aujourd'hui davantage de personnes avec un passeport étranger qu'il y a une dizaine d'années. 
</p><p>&nbsp;</p><h3>Evolution de la population active étrangère par rapport au total des personnes actives (28 Etats de l'UE) </h3><p>(Différence entre 2006 et 2017, en points de pourcentage) </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5604</guid><pubDate>Fri, 29 Jun 2018 14:30:41 +0200</pubDate><title>Égalité salariale : un pas de plus dans la bonne direction </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-un-pas-de-plus-dans-la-bonne-direction</link><description>Entrée en matière de la Commission du Conseil national au sujet de la loi sur l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Communiqué de l'USS du 29 juiL'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la décision prise par la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national de continuer à traiter la révision de la loi sur l'égalité censée s'attaquer aux discriminations salariales à l'encontre des femmes. Le Conseil des États lui a cependant refilé une version à ce point édulcorée qu'elle devra absolument, lors de l'examen de détail, prévoir des améliorations.
</p><p>La clause d'extinction, comme on l'appelle, doit être retirée du projet. On ne doit supprimer des lois que lorsqu'elles ne servent plus à rien, et non leur donner une date d'expiration déjà lors de leur élaboration. Il faut également renoncer à exempter de l'obligation d'analyser leurs salaires les entreprises qui ont respecté une fois l'égalité salariale.
</p><p>C'est pourquoi l'USS attend du Conseil national qu'il revienne au projet du Conseil fédéral et le complète avec des contrôles publics et des sanctions en cas de violation de la loi. En effet, les presque 10 milliards de francs dont les femmes sont chaque année privées en raison de la discrimination ne sont pas quantité négligeable, mais constituent une violation scandaleuse de la Constitution fédérale. Il faut que cela cesse !
</p><p><strong></strong></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la politique de l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5602</guid><pubDate>Thu, 28 Jun 2018 09:37:06 +0200</pubDate><title>Les problèmes de la prévoyance vieillesse ne seront pas résolus – Non au relèvement de l’âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-problemes-de-la-prevoyance-vieillesse-ne-seront-pas-resolus-non-au-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description>L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Les mesures de compensation proposées en contrepartie ne compensent pas les problèmes réels qui se posent aux femmes concernées. Les problèmes actuels de la prévoyance vieillesse ne pourront être résolus qu’en augmentant les rentes de l’AVS. </description><content:encoded><![CDATA[<p> Les rentes du 2e pilier baissent. Les rentes des 1er et 2e piliers permettent toujours moins de maintenir de manière appropriée son niveau de vie une fois à la retraite, comme le demande la Constitution. Et une part toujours plus grande de l’AVS sert à payer les primes-maladie et les dépenses de santé. Tels sont les grands problèmes de la prévoyance vieillesse suisse. Le projet mis en consultation aujourd’hui par le Conseil fédéral concernant la réforme du 1er pilier exclut la question du niveau des rentes et ne donne aucune réponse à ce sujet. Au contraire, en proposant de relever l’âge de la retraite des femmes, le Conseil fédéral crée de nouveaux problèmes et ne veut pas voir la réalité, à savoir que cette mesure a été une raison centrale du rejet de Prévoyance vieillesse 2020.
</p><p>Toujours est-il que la proposition faite par le Conseil fédéral d’un financement additionnel de l’AVS censé garantir la situation financière de cette dernière jusqu’en 2030 est une bonne chose, l’Union syndicale suisse (USS) préférant ici une hausse des cotisations salariales à une hausse de la TVA. L’USS n’a pas encore porté un jugement définitif sur le financement additionnel de l’AVS, dans le cadre de la réforme fiscale actuellement, encore pendant au Parlement. Il est clair que cela apporterait une bouffée d’air frais aux finances de l’AVS et réduirait la pression qui s’exerce sur ses prestations. Il faut en tenir compte dans la réforme du 1er pilier.
</p><p>Pour l’USS, il est clair que les problèmes actuels de la prévoyance vieillesse ne pourront être résolus qu’en augmentant les rentes de l’AVS. L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Les mesures de compensation proposées en contrepartie ne compensent pas les problèmes réels qui se posent aux femmes concernées. <br><br></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS ; responsable des assurances sociales, <br>079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5595</guid><pubDate>Thu, 21 Jun 2018 11:23:19 +0200</pubDate><title>Une action résolue de la BNS est nécessaire : le franc reste fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-action-resolue-de-la-bns-est-necessaire-le-franc-reste-fortement-surevalue</link><description>Examen de la situation de la Banque nationale suisse : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> L’économie mondiale est en pleine reprise. La Suisse aussi suit progressivement la même voie. Mais l’appréciation du franc, qui est passé de 1,20 à 1,15 pour 1 euro ces dernière semaines, est un point clairement négatif. Le franc reste fortement surévalué. Selon des estimations faites avec divers modèles, il apparaît que le taux de change équitable franc-euro devrait être de l’ordre de 1,25 franc à 1,30 franc pour 1 euro.
</p><p>La surévaluation du franc a entre autres pour effet que la reprise de la conjoncture est plus forte à l’étranger qu’en Suisse. On court le risque que de nombreuses entreprises investissent moins en Suisse et plus à l’étranger. Avec les conséquences négatives que cela aura sur l’emploi, aujourd’hui et demain.
</p><p>C’est une bonne chose que la Banque nationale suisse (BNS) maintienne les taux d’intérêt à un niveau bas et soit prête à intervenir sur le marché des devises. L’Union syndicale suisse (USS) attend cependant d’elle qu’elle agisse plus vigoureusement contre la surévaluation du franc. On a en particulier manqué l’occasion de stabiliser le franc à 1,20 pour 1 euro en prenant différentes mesures (de communication et monétaire). Maintenant, le but doit être que le taux de change atteigne aussi rapidement que possible un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser, notamment en rapport avec le taux de change.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5585</guid><pubDate>Tue, 19 Jun 2018 16:42:02 +0200</pubDate><title>Loi sur le travail : Des employeurs incorrigibles </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-sur-le-travail-des-employeurs-incorrigibles</link><description>La Commission du Conseil des États dégrade les conditions de travail pour des centaines de milliers d’employé(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Travailler plus, être moins protégé. Tel est le but que poursuivent deux interventions qui passeront prochainement au Parlement.</p><p>Le démantèlement des droits des travailleurs et travailleuses ainsi que des durées maximales de travail et des temps de repos concernera des centaines de milliers d'employé(e)s. Avec de graves conséquences. L'Union syndicale suisse (USS), Travail-Suisse, Unia, Syna et l'Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC) disent non à ces projets et s'y opposent.
</p><p>Le droit suisse du travail est l'un des plus libéraux et favorables aux employeurs d'Europe. En Suisse, on travaille comme pratiquement nulle part ailleurs. Parallèlement, le nombre des personnes victimes d'épuisement professionnel et de stress au travail augmente dramatiquement. Toujours plus de personnes éprouvent de la difficulté à éviter les horaires irréguliers, le chevauchement des frontières entre travail et temps libre dans le cadre de la numérisation ainsi qu'une pression accrue au travail. Il est toujours plus difficile, avant tout pour les travailleurs et travailleuses âgés ayant des obligations familiales, de rester dans la vie professionnelle.
</p><p>La Commission des redevances et de l'économie du Conseil des États (CER-E), emmenée par Konrad Graver et Karin Keller-Sutter, a donc fait preuve de cynisme en décidant de dégrader encore plus les conditions de travail des salarié(e)s de Suisse.
</p><p>S'il en va selon la volonté des deux représentant(e)s de Lucerne et Saint-Gall de la CER-E, les travailleurs et travailleuses que leur contrat de travail désigne comme étant des spécialistes ou des cadres ne bénéficieraient plus des dispositions fondamentales de protection au travail. Pour les personnes concernées, non seulement la durée hebdomadaire maximale du travail serait pratiquement supprimée, mais la protection contre le travail pendant la nuit et le repos du dimanche seraient très fortement menacée.
</p><p>Les médecins du travail savent depuis très longtemps quelles sont les conséquences pour la santé, des conséquences prouvées depuis longtemps aussi. Mais les salaires également se retrouveraient sous pression. Les initiatives parlementaires acceptées par la commission ne sont toutefois que la pointe de l'iceberg. D'autres interventions parlementaires ont pour objectif de saper encore plus le droit suisse du travail. Les organisations de salarié(e)s ne vont pas rester les bras croisés. Elles demandent au Parlement de reprendre enfin ses esprits et d'enterrer les initiatives parlementaires Graber et Keller-Sutter.
</p><h3>Union syndicale suisse USS, Travail.Suisse, Unia, Syna et ASMAC</h3><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS , 079 249 59 74</li><li>Linda Rosenkranz, responsable de la communication Travail.Suisse, 079 743 50 47 </li><li>Marcel Marti, chef politique &amp; communication ASMAC Tel. 031 350 44 82</li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5582</guid><pubDate>Fri, 15 Jun 2018 10:35:38 +0200</pubDate><title>La protection salariale n’est pas négociable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-protection-salariale-n-est-pas-negociable</link><description>USS, Travail.Suisse, Unia et Syna à les mesures d’accompagnement et au accord-cadre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Cette semaine, le conseiller fédéral Ignazio Cassis s'est dit prêt à abandonner la " ligne rouge " des mesures d'accompagnement dans les négociations avec la Commission européenne. Il a de ce fait perdu le soutien des syndicats.</p><p>En ridiculisant la règle des 8 jours - " presque une question religieuse " -, le ministre des Affaires étrangères a signalé qu'il était prêt à remettre en question l'ensemble de la protection des salaires et des conditions de travail suisses. La discussion sur la règle des 8 jours porte tout simplement sur la question de savoir si la Suisse peut protéger ses salaires les plus élevés d'Europe de manière indépendante. Ces règles et les mesures d'accompagnement en général doivent être exclues du nouvel accord-cadre. C'est le seul moyen d'assurer que les règles ne sont pas contournées par les juridictions européennes ou un tribunal arbitral, malgré les interdépendances institutionnelles.
</p><p>Les Accords bilatéraux devant profiter aux travailleuses et travailleurs de notre pays, des salaires suisses doivent être versés en Suisse. Raison pour laquelle déjà lors du premier vote sur les bilatérales, le Conseil fédéral a promis une protection globale contre la sous-enchère salariale et sociale via les mesures d'accompagnement. Selon l'Accord sur la libre circulation des personnes, il s'agit également d'" accorder les mêmes conditions de vie, d'emploi et de travail que celles accordées aux nationaux ". Les salaires des nationaux et des étrangers doivent être protégés de la sous-enchère.
</p><h3>L'annonce préalable de 8 jours : élément central de la protection</h3><p>Elément central de la protection des salaires en Suisse, l'annonce préalable de 8 jours permet de planifier les contrôles et d'appliquer les cautions. Les missions de nombreuses entreprises sont relativement courtes. Sans annonce préalable, les entreprises étrangères auraient dans de nombreux cas déjà terminé leur mission avant que les organes de contrôle en aient eu connaissance.
</p><p>Dans la pratique, cette annonce préalable n'est pas un obstacle majeur. Aujourd'hui déjà, on ne trouve aucun pays en Europe où travaillent autant d'entreprises étrangères qu'en Suisse (par rapport à la population résidente). Les entreprises doivent planifier leurs missions en Suisse, ce qui dans la plupart des cas dure nettement plus de huit jours. Dans des cas exceptionnels, notamment les réparations, les travaux peuvent débuter avant la fin du délai de huit jours.
</p><p>Suite aux déclarations du conseiller fédéral Ignazio Cassis, il faut demander au Conseil fédéral dans son ensemble, si l'accord-cadre doit vraiment être un objectif ces prochains temps. Ou s'il ne faut pas organiser d'abord les votations sur les initiatives dites " pour l'autodétermination " et la résiliation de l'Accord sur la libre circulation des personnes. Car une protection salariale efficace est la condition pour le rejet de ces deux projets.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'Union syndicale suisse, 079 277 61 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Hans Maissen, vice-président de Syna </li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5577</guid><pubDate>Tue, 12 Jun 2018 18:19:02 +0200</pubDate><title>« Égalité salariale : mettons la pression ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-mettons-la-pression</link><description>Campagne de l&#039;USS pour l’égalité de salaire et contre les discriminations</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’inégalité salariale entre femmes et hommes est une réalité. Sur toute la planète, et aussi en Suisse. Même si le principe de l’égalité salariale figure depuis 37 ans dans la Constitution fédérale, la différence entre les salaires des hommes et ceux des femmes est encore, selon Eurostat, de 17&nbsp;%, donc un peu au-dessus de la moyenne de l’Union européenne. Deux cinquièmes environ de cette différence ne peuvent pas s’expliquer par des facteurs objectifs comme la différence de formation, la position hiérarchique et les profils de tâches. Contrairement à ce que les patrons se sont remis tout à coup à colporter ces dernières années, il s’agit tout simplement ici de discrimination salariale. Dans l’ensemble, les femmes avec un travail lucratif perdent presque 10 milliards de francs par année.
</p><p>La discrimination salariale a souvent lieu inconsciemment. C’est pourquoi, que le Parlement avance désormais dans le cadre de la révision de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes et améliore le projet adopté par le Conseil des États revêt une importance décisive. Il faut non seulement, comme prévu actuellement, une analyse obligatoire des salaires, mais aussi une «&nbsp;Madame Égalité&nbsp;» qui procède à des contrôles par sondages afin de déterminer si les entreprises remplissent leur obligation et, en cas d’infraction, puisse aussi prononcer des sanctions. 
</p><p>La différence de salaire entre hommes et femmes n’est pas uniquement imputable à la discrimination salariale. Des études montrent qu’il y a plusieurs raisons à ces écarts de salaire. À elle seule, la maternité n’est pas une explication suffisante. L’environnement social exerce une influence déterminante sur la parentalité. Il est à noter que, plus l’activité professionnelle des mères est acceptée par la société et meilleure et plus abordable est l’offre de structures d’accueil extrafamilial des enfants, moins le «&nbsp;malus de maternité&nbsp;», les désavantages entraînés pas cette dernière, est important. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour que l’offre de telles structures soit développée et que le travail non rémunéré soit mieux réparti entre les sexes. 
</p><p>On le voit&nbsp;: l’égalité salariale concerne tout le monde, les hommes comme les femmes. Cela, d’autant plus que la discrimination salariale à l’encontre des femmes a aussi une incidence négative sur les rentes des femmes et des couples. Afin de sensibiliser la population à la question de l’égalité salariale, l’USS porte le débat dans des bistrots avec pour slogan&nbsp;: «&nbsp;Égalité salariale&nbsp;: mettons la pression&nbsp;!&nbsp;». Dans les villes de Lausanne, Genève, Aarau, Bâle, Berne, Lucerne et Zurich, certains restaurants et bars servent à partir d’aujourd’hui une bière brassée par la brasserie vaudoise La Nébuleuse. Et lors de la journée d’action syndicale pour l’égalité salariale du 14 juin, la bière sera aussi vendue pendant les manifestations organisées. Cette action est accompagnée d’une campagne sur <a href="https://fb.me/mettons.la.pression" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">fb.me/mettons.la.pression</a> (Facebook) ainsi que sur <a href="http://www.mettons-la-pression.ch">www.mettons-la-pression.ch</a>. 
</p><p>La bière de l’égalité est une action qui fait partie d’une campagne pour l’égalité salariale et contre les discriminations menée depuis le début de l’année. Avec une vaste alliance d’organisations de femmes, l’USS mobilise aussi pour la manifestation nationale #ENOUGH18, pour l’égalité salariale et contre les discriminations, qui aura lieu le 22 septembre à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5574</guid><pubDate>Tue, 12 Jun 2018 14:29:05 +0200</pubDate><title>Les pressions sur les salaires sont une réalité : des contre-mesures s’imposent.</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-pressions-sur-les-salaires-sont-une-realite-des-contre-mesures-s-imposent</link><description>Le Rapport 2017 le montre : les mesures d’accompagnement sont indispensables.</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>En Suisse, les pressions sur les salaires sont une réalité. Le rapport 2017 sur les mesures d’accompagnement le montre en ce qui concerne les contrôles des salaires effectués dans les entreprises suisses et étrangères actives dans notre pays. Une entreprise sur cinq contrôlées s’est fait attraper avec des salaires trop bas. Certes, une part des contrôles a eu lieu en raison de soupçons. Mais, parallèlement, plusieurs cantons ont fixé des salaires de référence si bas que les entreprises qui pratiquent la sous-enchère peuvent passer sans problème à travers les contrôles. En outre, des cantons comme ceux de Zoug et de Saint-Gall ne veulent toujours pas procéder à un nombre suffisant de contrôles des entreprises suisses. 
</p><p>Dans les branches où les conventions collectives de travail (CCT) ou les contrats-types de travail (CTT) ne prévoient pas de salaires minimaux obligatoires, les contrôleurs et contrôleuses ne peuvent pas sanctionner ces entreprises qui pratiquent la sous-enchère. Les branches particulièrement touchées ici sont celles de la sécurité privée (entreprises de moins de 10 employé[e]s), le commerce de détail et l’action sociale (crèches entre autres). Dans la sécurité, la Confédération doit enfin étendre le champ d’application de la CCT comme le demandent les partenaires sociaux. Et une CCT avec de bons salaires minimaux est nécessaire dans le commerce de détail.
</p><p>Dans les branches avec des CCT et des salaires minimaux obligatoires, des amendes peuvent être infligées ou une interdiction d’offrir des services décrétée. Ici, le problème concerne l’application des mesures d’accompagnement, en particulier avec des entreprises semi-criminelles. Dans de tels cas, les cantons doivent profiter de la possibilité de décréter une suspension des travaux. Malheureusement, seule une minorité le fait.
</p><p>La suppression d’une partie des mesures d’accompagnement (annonce préalable dans les 8 jours, entre autres) serait un poison pour la protection des salaires en Suisse. Le contrôle des entreprises étrangères actives en Suisse deviendrait beaucoup plus difficile. Ce qui ouvrirait tout grand la porte à la sous-enchère. Pour l’Union syndicale suisse (USS), leur suppression n’entre par conséquent pas en ligne de compte.
</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. C’est pourquoi nous avons besoin d’une protection des salaires particulièrement efficace. Cela ne poserait pas de problème aux entreprises étrangères correctes. Proportionnellement à la taille du pays, il n’y a qu’en Belgique que l’on trouve un nombre semblable d’entreprises qui détachent de la main-d’œuvre. Elles réalisent en Suisse un chiffre d’affaires annuel d’environ 2,5 milliards de francs.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5565</guid><pubDate>Sun, 10 Jun 2018 13:35:00 +0200</pubDate><title>Malgré le non à Monnaie pleine, les banques doivent être mieux régulées </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/malgre-le-non-a-monnaie-pleine-les-banques-doivent-etre-mieux-regulees</link><description>Votations fédérales: le commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) juge positif le oui à la loi sur les jeux d’argent. Les opérateurs de jeux en ligne devront enfin payer eux aussi des impôts et verser des taxes à l’AVS. Ce oui améliorera également la protection des personnes souffrant d’addiction au jeu.<br><br>L’USS se félicite du non à l’initiative Monnaie pleine. Celle-ci aurait fait courir de gros risques aux emplois et à l’évolution de la conjoncture. Mais ce non (clair) ne résout pas les problèmes du système financier et bancaire. Afin que l’on n’en arrive pas à une nouvelle crise financière, ce secteur doit être régulé. Et pour les banques, il faut des prescriptions prévoyant des fonds propres plus élevés. En outre, les bonus des banquiers exagérés doivent être baissés.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5568</guid><pubDate>Fri, 08 Jun 2018 11:32:55 +0200</pubDate><title>La Conférence de l&#039;OIT prépare une convention contre la violence et le harcèlement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-conference-de-loit-prepare-une-convention-contre-la-violence-et-le-harcelement</link><description>Bilan positif de l&#039;USS et Travail.Suisse de la 107e Conférence internationale du Travail</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le débat sur #BalanceTonPorc (#Meetoo) a des effets concrets sur le nouveau droit international. La 107e Conférence internationale du Travail de l'Organisation internationale du Travail (OIT), qui a pris fin à Genève vendredi 8 juin, a jeté les bases d'une nouvelle convention de l'OIT sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Dans le contexte des déclarations et témoignages toujours plus nombreux de femmes victimes de violences et de harcèlement ainsi que de marches de protestation dans le monde entier, une telle convention était attendue depuis trop longtemps, et est de toute urgence nécessaire.
</p><p>La délégation suisse des travailleurs et travailleuses salue ces décisions. La convention devra avoir pour élément central des dispositions accordant toute son importance à la prévention de la violence et du harcèlement et garantissant une protection contre la violence à l'ensemble des travailleurs et travailleuses. Les États doivent être contraints d'interdire la violence et le harcèlement dans le monde du travail ainsi que d'élaborer et appliquer des stratégies et des programmes concrets pour lutter contre ces réalités. En outre, l'application des lois doit être contrôlée par les inspectorats du travail ainsi que par d'autres moyens. Les victimes de violence et de harcèlement doivent être protégées et leurs auteurs punis. Une attention particulière sera aussi accordée à la prévention et à la formation sur ces questions. Une ombre au tableau : dans le document final adopté par la conférence qui servira de base à l'élaboration de la convention l'an prochain, des groupes de personnes particulièrement vulnérables comme les travailleurs et travailleuses LGBTI ne sont pas explicitement mentionnés.
</p><p>La délégation suisse des travailleurs et travailleuses dresse dans l'ensemble un bilan positif de la 107e Conférence internationale du Travail. Hélène Abgémégnah, qui a pris la parole en séance plénière, s'est focalisée sur l'égalité entre femmes et hommes et les conditions de travail. Sur ce point, il a été en partiuclier question de la récente évolution concernant la loi sur l'égalité. Ici aussi, il reste précisément encore beaucoup à faire pour arriver enfin à l'égalité salariale entre les sexes. Pour cela, des mesures efficaces sont nécessaires.
</p><h3>Union syndicale suisse &amp; Travail.Suisse</h3><h5>RENSEIGNEMENTS :</h5><ul><li>Luca Cirigliano, Chef de la délégations suisse, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Hélène Agbémégnah, membre de la Direction de Travail.Suisse, 078 760 93 73 </li></ul>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5556</guid><pubDate>Mon, 04 Jun 2018 09:04:10 +0200</pubDate><title>Améliorations indispensables pour les personnes aux revenus bas et moyens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ameliorations-indispensables-pour-les-personnes-aux-revenus-bas-et-moyens</link><description>Prévoyance vieillesse : Problèmes avec les prestations du 2e pilier
Stopper la sortie de capitaux en faveur des assurances vie.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le deuxième pilier a un problème de prestations. Les rentes moyennes des caisses de pension des nouveaux rentiers et rentières baissent depuis quelques années, bien que les salaires augmentent et malgré la croissance économique. Et bien que ces cinq dernières années les caisses de pension aient généré un rendement moyen de 5%. Les deux organisations faîtières syndicales USS et Travail.Suisse exigent que le mandat constitutionnel soit appliqué: les rentes de l’AVS et du deuxième pilier doivent permettre de „maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur“, aussi pour les personnes à faibles et moyens revenus.<br><br>Le niveau actuel des rentes de l’AVS et de la caisse de pension ne suffit généralement pas pour remplir le mandat constitutionnel. Il n’y a pas que les personnes à bas revenus qui sont concernées. Celles qui ont un revenu inférieur à 84'000 fr./an doivent calculer serré pour leurs vieux jours. Ce sont approximativement deux tiers des travailleurs et travailleuses. L’insuffisance de la couverture d’assurance chez les personnes travaillant à temps partiel est particulièrement préoccupante.<br><br>En 2000, 100'000 fr. de capital de prévoyance donnaient encore droit à une rente de caisse de pension de 7200 francs par an. Aujourd’hui, ce ne sont plus que 5870 francs environ. A l’origine de la dégradation constante des rentes du deuxième pilier, il y a les problèmes du système de capitalisation en cas de taux d’intérêt bas sur les marchés de capitaux. Les taux d’intérêt bas ont un effet négatif sur le capital de prévoyance. Cette évolution a considérablement accru la pression politique sur les paramètres de prestations taux d’intérêt minimum et taux minimal de conversion. Les cercles liés aux assurances veulent les abaisser à un niveau qui puisse être atteint à court terme. Mais le deuxième pilier est caractérisé par un horizon de placement à long terme. Pas étonnant donc qu’un portefeuille composé de 25% d’actions et de 75% d’obligations a réalisé malgré une grave crise financière et plusieurs effondrements boursiers durant ces dernières 21 an un rendement de 4,7% - presque autant qu’un même portefeuille a rapporté entre 1925 et aujourd’hui.<br><br>Il est vrai que les assureurs vie, en particulier avec leur offre de polices d’assurance complète, ne sont pas assez efficaces et ne sont plus autorisés dans la prévoyance professionnelle. D’autant qu’ils plument les assuré-e-s avec un partage de revenus non justifié, des primes de risques exagérées et des coûts exagérés de gestion de fortune, de distribution et de courtage. De manière générale, le transfert de capitaux du deuxième au troisième pilier (assureur, gérant de fortune, courtier, etc.) doit être stoppé ou endigué. Pour l’USS et Travail.Suisse, c’est clair: les mesures à prendre dans le deuxième pilier devront prendre en compte le mandat constitutionnel aussi pour les personnes actuellement actives avec des faibles et moyens revenus. Il faut prendre en compte le rapport qualité/prix des différents piliers de la prévoyance professionnelle, et donc le fait que l’AVS permet les meilleures prestations au prix le plus bas pour la majorité de la population active.<br><br></p><h3>Renseignements:</h3><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079 205 69 11</li><li>Matthias Kuert, responsable de la politique sociale chez Travail.Suisse, 078 625 72 73</li><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS responsable des assurances sociales, 079 242 65 43</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5552</guid><pubDate>Tue, 29 May 2018 12:46:43 +0200</pubDate><title>Égalité salariale : ne pas rester à mi-chemin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-ne-pas-rester-a-mi-chemin</link><description>Le Conseil national doit renforcer la loi sur l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) salue la décision prise par le Conseil des États de se prononcer finalement pour des mesures contre la discrimination salariale à l'encontre des femmes. Elle estime cependant qu'il ne s'agit là que d'un premier pas dans la bonne direction, car la Chambre des cantons a rejeté toutes les propositions de la minorité de sa commission en faveur de mesures plus rigoureuses. Pour que la loi soit plus efficace, de telles mesures sont en effet nécessaires. L'USS attend du Conseil national qui va aussi traiter cet objet qu'il s'engage avec détermination pour l'égalité salariale entre femmes et hommes et attribue plus de compétences à la Confédération dans leur application. Il faut une " Madame Égalité " qui contrôle sur la base de sondages si les entreprises respectent l'égalité salariale et, en cas d'infraction à la loi sur l'égalité, puisse également prononcer des sanctions. 
</p><p>Cette séance du Conseil des États a montré que le renvoi en commission de la révision de la loi sur l'égalité a été une perte de temps inutile. Celui-ci a adopté les mêmes mesures discutées pendant la session de printemps, mais qui avaient été renvoyées à la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E) par des élus incompréhensifs. Que cette dernière ait maintenu ses anciennes propositions montre qu'elle avait déjà traité avec sérieux cet objet. L'USS demande au Parlement qu'à l'avenir, il renonce à perdre ainsi du temps et mette en œuvre sans barguigner le mandat constitutionnel sur l'égalité salariale. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li> Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la politique de l'égalité, 076 200 90 89 Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5549</guid><pubDate>Mon, 28 May 2018 15:40:59 +0200</pubDate><title>Cet honneur est aussi un devoir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/cet-honneur-est-aussi-un-devoir</link><description>La Suisse présidera la Conférence de l’OIT en 2019 </description><content:encoded><![CDATA[<p>Dès aujourd’hui la Conférence internationale du travail (CIT), organisée chaque année par l’agence des Nations Unies pour le monde du travail (OIT), se tient à Genève. Les délégations tripartites officielles de la CIT ont élu vice-président de la Conférence le représentant du gouvernement suisse et ambassadeur actif au Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), Jean-Jacques Elmiger. Cette élection ouvre la voie à la Suisse pour présider l’OIT durant l’année anniversaire 2019. Car l’an prochain, l’OIT célébrera son centenaire.<br><br>L’USS, qui avait apporté son soutien à la candidature suisse, se félicite de ce succès. C’est précisément pourquoi elle saisit l’occasion de rappeler au Conseil fédéral que la Suisse n’est pas une élève modèle lorsqu’il s’agit de respecter les conventions de l’OIT qu’elle a pourtant signées. D’ailleurs, en 2004 déjà, l’OIT avait condamné notre pays parce que le droit applicable aux licenciements ne respectait pas la liberté syndicale. Si, certes, la Suisse a promis des améliorations, la législation incriminée n’a toujours pas été révisée. L’USS nourrit l’espoir que l’engagement réjouissant de la Suisse en vue du centenaire de l’OIT aura aussi un effet positif chez nous, et qu’il sera suivi de la mise en œuvre du droit international de l’OIT !
</p><p>&nbsp;</p><h3>Renseignements: </h3><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central en charge du droit du travail/international 076 335 61 97</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l’USS, 079 249 59 74</li></ul><p><br><br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5546</guid><pubDate>Fri, 25 May 2018 16:04:51 +0200</pubDate><title>Les délégué(e)s de l’USS veulent le renforcement des services publics </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-delegue-e-s-de-l-uss-veulent-le-renforcement-des-services-publics</link><description>Résolutions sur le service public, le Project fiscal 17 et sur le conflit de travail dans la construction</description><content:encoded><![CDATA[<p> Alors que les citoyennes et citoyens de la Suisse ont revendiqué à multiples reprises des prestations publiques de qualité, le service public est sans cesse remis en question par les fondamentalistes du marché ou mis sous pression à cause des programmes d’austérité des pouvoirs publics. Les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) ont débattu des récentes attaques dirigées contre les services publics et des défis à relever ainsi qu’adopté une résolution à ce sujet. 
</p><p>La politique fiscale doit s’orienter sur les besoins financiers du service public. Au lieu de projets de baisses d’impôts dévastateurs dans les cantons et les communes, il faut une imposition minimale afin de faire obstacle à la concurrence fiscale à laquelle se livrent les cantons. Nous refusons les mesures d’austérité qui touchent le personnel des pouvoirs publics, notamment celui de La Confédération et les employé(e)s des cantons et des communes, tout comme les expérimentations absurdes et une logique de marché qui détruisent le service public : non à une politique des transports qui entraîne des prix et des salaires de dumping, non à la levée de l’interdiction du cabotage, non à la libéralisation du transport national et international de voyageurs et voyageuses !
</p><p>La numérisation est une opportunité pour le service public, si les entreprises donnent une formation de base et continue à leur personnel. Dans la numérisation des prestations de service, il faut développer, pas démanteler. Étant donné la pression sur les salaires existant dans le secteur des transports, à la Poste et dans les activités de courrier ainsi que la violente dégradation de la situation dans la branche des médias et la santé, les délégué(e)s de l’USS demandent que toutes les personnes occupées dans le service public soient soumises à des conventions collectives de travail exemplaires. Dans les entreprises publiques comme les CFF, Swisscom et la Poste, les salaires des cadres ne doivent pas être supérieurs à 500 000 francs.
</p><p>Les délégué(e)s ont également décidé, dans une résolution, de se battre dans le cadre du Projet fiscal 17 contre les baisses de l’impôt sur le bénéfice planifiées par les cantons. Ceux-ci entendent maintenir ces baisses problématiques et exagérées, alors que la majeure partie de la population a envoyé par le fond la troisième réforme de l’imposition des entreprises, par crainte des pertes fiscales et des charges supplémentaires qu’elle entraînerait. Les délégué(e)s de l’USS considèrent que la décision de la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États de renforcer les finances de l’AVS dans le cadre du Projet fiscal 17 est une bonne décision. Mais l’USS ne procédera à une appréciation globale de ce projet qu’une fois que les décisions seront connues dans le détail.
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont aussi manifesté leur volonté d’avancer en matière d’égalité salariale entre femmes et hommes. À cet effet, ils appellent, avec une large alliance d’organisations de femmes, à participer à la manifestation nationale du 22 septembre prochain à Berne pour l’égalité des salaires et contre les discriminations. Il faut mettre encore plus la pression sur le Parlement pour que la révision de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes prévoie une obligation de procéder à des contrôles et des possibilités de sanctions. 
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont en outre manifesté à travers une résolution leur entière solidarité avec les travailleurs et travailleuses de la construction qui se battent pour défendre la retraite à 60 ans dans leur branche. Pas question que ces salarié(e)s travaillent plus longtemps, gagnent moins et doivent prendre leur retraite avec moins d’argent. Les délégué(e)s de l’USS demandent à la Société suisse des entrepreneurs de renoncer à son attitude de refus et d’enfin négocier.<br><br></p><h3>Résolutions :</h3><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-bgb-gbbl/GBB/DV2025/FRM_0874.JPG" class="download">Résolution sur le service public</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-bgb-gbbl/GBB/DV2025/FRM_1015.JPG" class="download">Résolution sur Project fiscal 17</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/blogs/lampart/medianlohn.png" class="download">Résolution sur le conflit de travail dans la construction</a></li></ul><p>&nbsp;</p><h3>Auskünfte</h3><p>&nbsp;</p><ul><li style="color:#202020; line-height:125%; -ms-text-size-adjust: 100%; -webkit-text-size-adjust: 100%"><span lang="FR"></span>Dore Heim, secrétaire centrale de l’USS, responsable du      dossier des services publics, 079 744 93 90</li><li style="color:#202020; line-height:125%; -ms-text-size-adjust: 100%; -webkit-text-size-adjust: 100%">Daniel Lampart, premier      secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079 205 69 11</li><li style="color:#202020; line-height:125%; -ms-text-size-adjust: 100%; -webkit-text-size-adjust: 100%">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Politique syndicale</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5510</guid><pubDate>Mon, 14 May 2018 18:00:00 +0200</pubDate><title>Après une délibération supplémentaire, il faut maintenant que les choses avancent </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/apres-une-deliberation-supplementaire-il-faut-maintenant-que-les-choses-avancent</link><description>Égalité salariale : décision de la commission parlementaire</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que les travaux du Conseil des États concernant la lutte contre la discrimination salariale à l'encontre des femmes pourront se poursuivre pendant la session d'été. Qu'après une nouvelle délibération, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États transmette à ce dernier la même révision de la loi sur l'égalité qu'il y a trois mois renforce le soupçon que la décision de renvoi de cette révision a été une décision spontanée bâclée destinée à s'éviter une " corvée ". 
</p><p>Le projet que le Conseil des États traitera à nouveau le 29 mai ne contient certes pas de mesures plus contraignantes de lutte contre la discrimination salariale, mais il avait déjà été préparé soigneusement pour la première délibération et était en soi consistant : l'obligation pour les entreprises de contrôler les salaires sera une aide précieuse pour les employeurs sensibilisés à cette question lorsqu'ils appliqueront l'égalité salariale. 
</p><p>Sur cette base, le Parlement doit maintenant remplir son mandat de législateur sans s'adonner à des manœuvres déstabilisatrices. À cet effet, s'il prend au sérieux l'article constitutionnel qui prévoit un salaire égal pour un travail de valeur égale, il doit absolument aussi entrer en matière sur les propositions de la minorité de la commission, qui demandent des prescriptions plus contraignantes. La violation de l'obligation d'appliquer l'égalité salariale doit entraîner des sanctions, tout comme la violation d'autres obligations légales. L'USS attend désormais que les choses avancent et que la discrimination soit enfin combattue à l'aide d'une loi sur l'égalité efficace.
</p><h5> Renseignements : </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de l'égalité, 076 200 90 89 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5508</guid><pubDate>Mon, 14 May 2018 10:54:00 +0200</pubDate><title>Évolution positive des salaires malgré les pressions, mais salaires partiellement en baisse dans les services publics</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evolution-positive-des-salaires-malgre-les-pressions-mais-salaires-partiellement-en-baisse-dans-les-services-publics</link><description>Commentaire sur l&#039;ESS 2016 de Daniel Lampart, économiste en chef de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Entre 2014 et 2016, les salaires médians ont augmenté de 1,2 % environ. C’est bien. En effet, suite à l’abandon du taux plancher du franc, le 15 janvier 2015, la pression sur les salaires s’est brusquement accrue, surtout dans le secteur des exportations. Par leurs interventions dans les entreprises et leurs actions en justice, les syndicats sont parvenus à empêcher d’importantes baisses des salaires. Et les mesures d’accompagnement aussi ont sans doute eu un effet stabilisateur.<br><br>Dans l’industrie des machines et des équipements électriques, cela a débouché sur un résultat légèrement inférieur à zéro (-0,1 resp. -0,3 %). Que les salaires aient baissé dans plusieurs branches orientées vers le marché intérieur est par contre inquiétant. La pression sur les travailleurs et travailleuses de la construction, bâtiment et génie civil, a augmenté (-0,9 resp. -1,4 %). Mais c’est aussi le cas dans les branches de service public que sont les transports terrestres (-2,4 %), les services postaux et les activités de courrier (-2,3 %) ou l’action sociale (-2,2 %; Dans l’indice suisse des salaires de l’Office fédéral de la statistique, ces branches présentent une évolution positive des salaires nominaux. Cependant, l’échantillon de l’indice des salaires est substantiellement plus restreint que celui de l’Enquête suisse sur la structure des salaires et englobe uniquement les travailleurs et travailleuses victimes d’un accident. La question de l’évolution des salaires dans ces branches doit encore être approfondie).<br><br></p><h3>Salaires des femmes : toujours en retard, malgré des améliorations</h3><p>Depuis 2008, les salaires des femmes ont plus fortement augmenté que ceux des hommes. L’engagement des syndicats pour l’amélioration de la situation des femmes dans la vie professionnelle a produit ses effets. Les salaires de celles-ci ont aussi augmenté grâce la campagne pour des salaires minimums « Pas de salaire au-dessous de 4 000 francs ! ». Les femmes travaillent plus souvent pour des salaires bas. Elles ont donc plus profité des hausses sensibles de ces derniers.<br><br>Ce rattrapage a toutefois perdu de sa vigueur depuis 2014. Les « mesures volontaires » de la Confédération contre la discrimination salariale n’ont guère eu plus d’effets. Le retard des salaires des femmes n’a reculé que de 15,1 à 14,6 % dans le secteur privé et de12,5 à 12 % dans l’ensemble de l’économie.<br><br></p><h3>Le problème des bas salaires subsiste, mais des progrès ont été enregistrés grâce à la campagne pour des salaires minimums</h3><p>Autre point positif, la part des emplois à bas salaires est en recul. C’est aussi une conséquence de la campagne des syndicats pour des salaires minimums. Entre 2012 et 2016, les salaires des 10 % inférieurs (premier décile) ont enregistré une augmentation de 7,4 %, soit nettement plus que les salaires dans l’ensemble (salaire médian : + 1 %). Les salaires ont augmenté sensiblement surtout dans les branches ayant une convention collective de travail (CCT), comme l’hôtellerie-restauration ou des parties du commerce de détail. On compte toutefois toujours 500 000 personnes environ qui ont un emploi à bas salaire (y compris l’agriculture).<br><br></p><h3>Effets redistributifs positifs des conventions collectives de travail</h3><p>Fondamentalement, les conventions collectives de travail (CCT) ont pour effet de compenser les disparités dans la répartition des salaires. Elles renforcent la position des salarié(e)s dans les négociations, ce qui est important en particulier dans les branches et entreprises en position dominante sur le marché. Et elles peuvent empêcher des inégalités de traitement entre des groupes de travailleurs et travailleuses. La recherche économique a produit ces derniers temps d’intéressantes études à ce sujet. Si les CCT empêchent des discriminations ou la sous-enchère salariale, elles augmentent les salaires bas et moyens sans que cela ait des effets négatifs sur l’emploi. L’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) montre que, dans l’hôtellerie-restauration – une branche dont le champ d’application de la CCT a été étendu –, la différence de salaire entre femmes et hommes, mais aussi l’écart entre bas salaires et salaires élevés, est plus faible, par exemple, que dans le commerce de détail qui n’est que partiellement couvert par des CCT.<br><br>Malheureusement, seuls 50 % environ des personnes actives profitent d’une CCT. Les banches en croissance, comme l’informatique, les centres de fitness ou les instituts de beauté ne connaissent pas du tout de partenariat social.<br><br></p><h3>Le problème du versement de bonus</h3><p>Il est préoccupant de voir que le versement de bonus s’est remis à prendre de l’ampleur entre 2014 et 2016. Cette pratique renforce en règle générale la répartition inégale des salaires et notamment aussi les différences de salaires entre femmes et hommes. Selon les chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique pour 2016, les bonus touchés par les hommes se montent à plus du double de ceux des femmes. Toujours est-il que, ces derniers temps, plus d’entreprises arrivent à la conclusion que le versement de bonus nuit à la motivation de leurs collaborateurs et collaboratrices ainsi qu’au climat de l’entreprise.<br><br></p><h3>Conclusions de politique économique</h3><p>Les résultats de l’ESS 2016 font apparaître que des mesures appropriées permettent d’avoir des incidences positives en matière de salaire. Du point de vue syndical, les buts et mesures suivants sont prioritaires dans un avenir proche :<br><br></p><ul><li>Il faut prendre des mesures efficaces contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes. Pour l’USS, la priorité doit être donnée à des contrôles des salaires par les autorités et à des mesures d’exécution.</li><li>Il faut davantage de CCT prévoyant des salaires minimums d’un bon niveau. Les obstacles à l’extension du champ d’application des CCT sont trop élevés. Non seulement cela empêche de nouvelles extensions, mais menace aussi les CCT existantes.</li><li>Il faut des hausses générales des salaires. La reprise doit être mise à profit pour désamorcer les problèmes salariaux des salarié(e)s ordinaires ; cela, avec de nouvelles hausses des salaires inférieurs, mais aussi des salaires des personnes qui ont fait un apprentissage.</li><li>Les mesures d’accompagnement et les contrôles des salaires jouent un rôle important dans la lutte contre la sous-enchère salariale. Malheureusement, ils ne sont pas mis en œuvre correctement dans certaines parties de la Suisse centrale et orientale. Les entreprises suisses ne sont guère contrôlées. La Confédération et les cantons doivent remédier à cette situation. </li></ul><p><br>Dans l’indice suisse des salaires de l’Office fédéral de la statistique, ces branches présentent une évolution positive des salaires nominaux. Cependant, l’échantillon de l’indice des salaires est substantiellement plus restreint que celui de l’Enquête suisse sur la structure des salaires et englobe uniquement les travailleurs et travailleuses victimes d’un accident. La question de l’évolution des salaires dans ces branches doit encore être approfondie.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5495</guid><pubDate>Thu, 03 May 2018 09:33:44 +0200</pubDate><title>L’USS soutient le référendum contre la surveillance des assuré(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-soutient-le-referendum-contre-la-surveillance-des-assure-e-s</link><description>Inadmissible : fondamentalement et pour l’État de droit</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Comité de l'Union syndicale suisse (USS) a décidé de soutenir le référendum contre la révision de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA) et les dispositions prévues dans ce cadre sur la surveillance des assuré(e)s. 
</p><p>L'USS soutient la lutte contre les fraudes à toutes les assurances sociales. Le droit suisse des assurances sociales contient déjà de nombreuses mesures et articles relatifs aux infractions, qui combattent et punissent les fraudes aux prestations des assurances sociales. Concernant la surveillance des assuré(e)s, l'actuelle base légale est toutefois insuffisante. 
</p><p>La loi à ce sujet adoptée par le Parlement ce printemps viole des principes fondamentaux et ceux de l'État de droit. Il faut absolument qu'une surveillance ne puisse intervenir qu'une fois que toutes les autres mesures se sont révélées inefficaces et qu'une autorisation ait été donnée par un(e) juge, confirmant l'existence d'un soupçon d'abus. Pour ces raisons, l'USS soutient le référendum qui a été saisi contre la surveillance des assuré(e)s. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li> Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, 031 377 01 13 ou 079 242 65 43 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5493</guid><pubDate>Tue, 01 May 2018 16:27:19 +0200</pubDate><title>Dizaines de milliers de participant(e)s à la Fête du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dizaines-de-milliers-de-participant-e-s-a-la-fete-du-travail</link><description>Un 1er Mai 2018 placé sous le signe de l’Égalité salariale. Point final !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de plus de 50 lieux en Suisse à l’occasion du 1er Mai, la Fête du Travail. Elles ont manifesté en faveur de l'égalité salariale, de salaires équitables et de meilleures retraites, pour le maintien de bons services publics et contre la désintégration de la loi sur le travail et une flexibilisation sauvage des horaires de travail. La plus grande fête a eu lieu à Zurich avec plus de 13&nbsp;000 participants. A Genève, on en comptait 3500 et pas loin de 1500 à Lausanne.
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Citations tirées de discours du 1er Mai (2e partie)</b></p><p>Dans la plupart des localités, les défilés ou les rassemblements sont maintenant terminés. Dans de nombreux endroits, des événements festifs, culturels et sociaux ont pris le relais.
</p><p>A Bâle et à Berne, la secrétaire centrale de l’USS, <b>Regula Bühlmann</b>, a critiqué les employeurs se défendent contre l'égalité salariale : «&nbsp;Au fond, ce sont toujours des patriarches&nbsp;: ils veulent continuer à cultiver leur style de gestion personnel, à évaluer la performance de leurs employé(e)s à l’instinct &nbsp;[…]. Ils ne veulent surtout pas qu’on s’en mêle. […] Mais c’était sans compter sur nous !"
</p><p><b>Giorgio Tut</b><b>i</b>, vice-président de l’USS et président du SEV a déclaré à Saint-Gall : «&nbsp;Maintenant, la droite veut imposer une augmentation de l'âge de la retraite des femmes sans compensation suffisante. Nous, les syndicats, ne permettrons pas cela et nous continuerons à nous battre pour des rentes AVS plus élevées. D'autant plus qu'une part de plus en plus importante des rentes AVS va au paiement des primes-maladie et des coûts de la santé et que les rentes des caisses de pensions continuent de baisser dans le contexte économique actuel. Mais pour le lobby des assureurs et leurs relais politiques, une AVS bon marché est une épine dans le pied. Ils veulent continuer à gagner de l'argent avec les compagnies d'assurance. Mais il faut l’éviter.&nbsp;»
</p><p><b>Corrado Pardini</b>, membre du Comité directeur d’Unia et du Comité présidentiel de l’USS, a appelé à une politique fiscale équitable à Bienne : «&nbsp;Ueli Maurer, le serviteur des super riches, veut offrir aux entreprises et aux actionnaires des milliards d'impôts, malgré le refus du peuple. […] Maurer essaie de nous tromper. Le démantèlement ne s’appelle plus «&nbsp;Réforme de l'imposition des entreprises III&nbsp;», mais «&nbsp;Projet fiscal 17&nbsp;». Sommes-nous donc stupides ? Non, nous ne le sommes pas. Nous le montrerons au Conseil fédéral avec un référendum.&nbsp;»
</p><p>A Aarau, la secrétaire centrale de l’USS, <b>Gabriela Medici</b>, a appelé à «&nbsp;des conditions de travail équitables pour tous ceux qui fournissent du travail de&nbsp;care (soins). En particulier, nous exigeons que le travail de care non rémunéré soit pris en compte de manière adéquate dans les assurances sociales, que les prestations de care rémunérés soient des services publics, abordables et de bonne qualité, accessibles à tous, et que les relations de travail dans les ménages privés soient soumises à la loi sur le travail&nbsp;».
</p><h5>Renseignements: </h5><p>Ewald Ackermann, 031&nbsp;377 01 09 ou 079&nbsp;660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>Égalité des sexes</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5489</guid><pubDate>Tue, 01 May 2018 11:37:43 +0200</pubDate><title>1er Mai 2018: Égalité salariale. Point final!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2018-egalite-salariale-point-final</link><description>Fêtes du Travail dans plus de 50 localités de Suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse a placé le 1er Mai de cette année sous le slogan «&nbsp;Egalité salariale. Point final!&nbsp;». Ses syndicats participent à pratiquement toutes les quelque 50 manifestations organisées en Suisse auxquelles les travailleurs et surtout les travailleuses se rendent aujourd’hui pour redemander à la politique et à l’économie prendre leurs problèmes au sérieux.&nbsp; 
</p><p>Partout les orateurs exigent que le Parlement, plus précisément le Conseil des États, fasse enfin des progrès en matière d’égalité salariale et qu’il arrête de torpiller la révision actuelle de la loi sur l’égalité. Ce 1er Mai, les syndicats réclament également des emplois plus nombreux et plus sûrs, en particulier pour les travailleurs âgés, des salaires plus élevés, essentiellement pour les personnes qualifiées et avec beaucoup d’ancienneté, des horaires de travail plus courts et des mesures efficaces pour promouvoir l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ainsi que de meilleures retraites. Ils continueront à se battre pour des services publics efficaces et s’opposeront résolument à une flexibilisation sauvage des horaires de travail. 
</p><p><b>Citations tirées de discours du 1er Mai</b></p><p>Dans certains endroits, les rassemblements sont déjà terminés.
</p><p>A Winterthour, le président de l’USS, <b>Paul Rechsteiner</b>, a rappelé les succès remportés il y a 100 ans grâce à la grève générale. Si les employeurs d’aujourd’hui devaient remettre en question des acquis sociaux essentiels, par exemple dans la CCT des CFF ou l’âge de la retraite à 60 ans dans la construction, ils rencontreraient des syndicats prêts à se battre. Et sur l’égalité salariale, il a déclaré : «&nbsp;L’Islande nous montre que les choses peuvent être différentes. Il y a un an, il a été décidé d’éliminer définitivement l’égalité salariale d’ici 2022. Avec des mesures et des sanctions contraignantes. Là-bas, les choses ont commencé à bouger. La Suisse a besoin d’un tel volcan !&nbsp;»
</p><p>La plus grande manifestation du 1er Mai s’est déroulée à Zurich avec 13&nbsp;000 participant(e)s. <b>Vania Alleva</b>, présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS : «&nbsp;Il est incroyable qu’il n’y ait toujours pas de contrôles des salaires, incroyable que le Parlement refuse même une petite révision de la Loi sur l’égalité prévoyant des améliorations minimes.&nbsp;» «&nbsp;L’égalité vaut pour tout le monde, pour les femmes comme pour les migrant-e-s!», a-t-elle ajouté. Une telle politique a «&nbsp;contribué au fait que plus d’un million de collègues venus de toute l’Europe ne soient plus traités sur le marché du travail helvétique comme des individus de seconde zone, dépourvus de tout droit. Une telle politique a aussi veillé à ce qu’aujourd’hui, dans ce pays, plus de deux millions de travailleurs et travailleuses bénéficient d’une certaine protection grâce aux CCT, aux salaires minimums et aux contrôles du marché du travail. Du jamais vu en Suisse.»
</p><p>A Kreuzlingen, <b>Daniel Lampart</b>, premier secrétaire de l’USS, a rappelé les grandes réalisations des syndicats : l’AVS, la réduction du temps de travail, l’augmentation des salaires minimums. Cependant, la lutte se poursuit. En effet&nbsp;: «&nbsp;Il est nécessaire d’augmenter les subsides aux primes-maladie, d’améliorer la sécurité sociale pour les travailleurs âgés, de réduire le temps de travail et de prendre un virage positif en matière de retraites&nbsp;». Daniel Lampart a également rappelé «&nbsp;l’énorme potentiel social du projet européen&nbsp;».
</p><p>Egalement à Winterthour, <b>Katharina Prelicz-Huber</b>, vice-présidente du SSP, a rappelé à l’auditoire que de bons services publics assurés par des employé(e)s engagés rendaient la vie en Suisse agréable : «&nbsp;Une bonne éducation scolaire, des soins de santé optimaux, des retraites et une sécurité sociale pour tous, des rues et des parcs propres, de l’électricité en permanence, l’eau potable directement du robinet, l’élimination des déchets, les trains et les tramways, de la culture et des lieux de rencontre.&nbsp;» Les syndicats ne permettront pas que ces prestations soient mises en danger.&nbsp;»
</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><p>Ewald Ackermann, 031&nbsp;377 01 09 ou 079&nbsp;660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>AVS</category><category>Services Publics</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5465</guid><pubDate>Thu, 26 Apr 2018 14:38:52 +0200</pubDate><title>Ne pas nier les problèmes, mais réagir : une meilleure protection s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ne-pas-nier-les-problemes-mais-reagir-une-meilleure-protection-s-impose</link><description>Conférence nationale sur les travailleurs et travailleuses âgés</description><content:encoded><![CDATA[<p>La quatrième conférence nationale sur les travailleurs et travailleuses âgés a entre autres décidé que des mesures devaient être étudiées afin de résoudre les problèmes financiers et sociaux des chômeurs et chômeuses âgés menacés de se retrouver en fin de droit. C'est une bonne chose. Mais au-delà, des mesures supplémentaires sont nécessaires comme, par exemple, une meilleure protection contre le licenciement des collaborateurs et collaboratrices de longue date.</p><p>Le chômage des plus de 55 ans a plus augmenté ces dernières années que le chômage global. Ce phénomène s'est accentué surtout ces deux dernières années. Cela, bien que les personnes de cette catégorie d'âge se trouvent bien plus longtemps sans emploi que les autres chômeurs et chômeuses et bien que la part des plus de 55 ans qui ont certes un emploi, mais souhaiteraient en réalité travailler plus (sous-emploi), soit plus élevée et continue à augmenter. La dynamite sociale que recèle ce phénomène peut être déduite du taux d'aide sociale des 50-64 ans : depuis 2005, il a augmenté de 50 %, pour passer à 2,9 %.</p><p>Il n'est pas tolérable que l'on nie les problèmes existants en renvoyant à la hausse générale du taux d'activité des plus de 55 ans. Cette hausse est avant tout à imputer au fait que la baisse des rentes du 2e pilier contraint nombre de personnes à travailler plus longtemps que prévu pour pouvoir maintenir leur niveau de vie une fois à la retraite. En outre, l'activité professionnelle a augmenté aussi à cause du nouveau rôle des femmes.</p><p><strong>Pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses âgés, l'USS propose les mesures suivantes :</strong></p><ul><li>Les travailleurs de longue date de plus de 50 ans doivent être particulièrement <strong>protégés contre le licenciement</strong>, comme le prévoient déjà des CCT. Contrairement à ce qu'on entend souvent, une protection supplémentaire n'est pas un obstacle à la réinsertion dans le marché du travail, du fait qu'elle est liée à l'ancienneté dans l'entreprise et n'a pas d'effet dissuasif en cas de nouvel engagement.</li><li>Les chômeurs et chômeuses âgés doivent avoir de <strong>meilleures possibilités de retrouver un emploi</strong>. L'obligation d'annoncer les postes vacants décidée par le Parlement doit maintenant être appliquée de manière conséquente pour que les personnes âgées en recherche d'emploi soient avantagées.</li><li>Les travailleurs et travailleuses (et les personnes au chômage) doivent avoir droit à un bilan de compétences, ou à bénéficier d'une <strong>orientation professionnelle</strong> (p. ex. à partir de 45 ans). Ils doivent pouvoir compter sur davantage de soutien pour leur formation initiale et continue, par exemple à travers des offres et des mesures d'information supplémentaires dans les branches avec CCT. La Confédération et les cantons doivent faciliter l'accès au certificat fédéral de capacité.</li><li>Les travailleurs et travailleuses âgés ont besoin d'une <strong>meilleure couverture sociale en cas de chômage</strong>. Les chômeurs et chômeuses de 58 ans et plus doivent rester assurés dans leur caisse de pensions et conserver leur droit à une rente. On ne doit plus pouvoir les obliger, lorsqu'ils arrivent en fin de droit, à déjà entamer leur avoir de vieillesse du 2e pilier.</li><li>La retraite anticipée doit figurer dans les <strong>solutions de branche</strong>.</li><li>Il faut améliorer la <strong>protection contre les discriminations</strong>, par exemple sous la forme d'une interdiction de discriminer, comme l'OCDE l'a proposé.</li></ul>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5455</guid><pubDate>Thu, 19 Apr 2018 16:16:21 +0200</pubDate><title>Vouloir la concurrence pour la concurrence, mais où est la valeur ajoutée ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/vouloir-la-concurrence-pour-la-concurrence-mais-ou-est-la-valeur-ajoutee</link><description>Répartition de la concession de trafic grandes lignes : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) critique la décision prise aujourd'hui par l'Office fédéral des transports (OFT) de répartir la concession de trafic grandes lignes entre les deux entreprises de transports que sont les CFF et le BLS. Il s'agit là d'une décision de principe, même si l'OFT craint son propre " courage " et veut en rester dans un premier temps à deux lignes seulement pour le BLS. Manifestement, il n'a pas été possible de lever les doutes concernant la rentabilité et la faisabilité relativement aux lignes souhaitées en plus pas le BLS, soit Bâle-Interlaken et Bâle-Brigue. 
</p><p>Et ce n'est pas étonnant, car le réseau ferroviaire le plus dense de toute l'Europe ne se prête pas à des expérimentations sur fond de concurrence. L'OFT avance des arguments cousus de fil blanc lorsqu'il parle de la " plus grande utilité pour les clients " qu'aurait un tel modèle. Mais il se contente tout simplement d'affirmer sans plus cette dernière. Les liaisons directes et l'accompagnement à travers le personnel des trains sont tous deux des améliorations réalisables aussi à travers de simples directives données aux entreprises. Ce n'est en effet pas une concurrence ruineuse qui garantira le système de qualité de transports publics cadencés et aux tarifs unifiés, mais uniquement la coordination éprouvée de plusieurs opérateurs. Les entreprises sont tenues d'exploiter l'intégralité du réseau aux meilleurs coûts. Pour ce, il ne faut pas introduire plus de concurrence, mais poursuivre et approfondir les coopérations entre les entreprises de chemin de fer afin de pouvoir gérer la mobilité croissante. Ici, on a tout d'abord besoin de procéder aux investissements nécessaires dans le personnel et la technologie. 
</p><p>L'OFT porte atteinte au service public avec sa décision. Celle-ci n'est pas dans l'intérêt de la collectivité et très certainement pas dans celui des deux entreprises qui ont dû engager d'énormes ressources seulement pour leur course à la concession. Et elle n'est pas non plus dans l'intérêt du personnel des deux entreprises concernées. En effet, une telle concurrence induit en premier lieu une pression sur les coûts et, de ce fait, des conditions de travail dégradées.
</p><h5> Renseignements :</h5><ul><li> Dore Heim, secrétaire centrale de l'USS Politique des infrastructures et de l'énergie, 079 744 93 90 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5371</guid><pubDate>Tue, 10 Apr 2018 15:00:00 +0200</pubDate><title>La décision d’AXA confirme les critiques de l‘USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-decision-d-axa-confirme-les-critiques-de-l-uss</link><description>L’USS continue à mettre en garde: les assureurs privés profitent beaucoup trop</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise aujourd'hui par AXA de se retirer de l’assurance complète confirme la critique de l’USS selon laquelle les solutions complètes d'assurance-vie sont peu attrayantes et, en règle générale, même bien pires pour les assuré(e)s de la prévoyance professionnelle.</p><p>AXA espère engranger plus de profits avec des solutions LPP semi-autonomes. Elle prétend que c'est également dans l'intérêt des assuré(e)s. Pour l'USS, cependant, il est toujours clair : les assuré(e)s se portent mieux s'ils sont affiliés à d'autres prestataires du 2<sup>e</sup> pilier qui ne soient pas motivés par l’argent. Les assurances mènent leurs activités pour en tirer un profit. En appliquant des taux d’intérêt minimaux, des cotisations de risque excessives et des coûts administratifs et de gestion des actifs élevés, elles font sortir d'énormes capitaux du 2<sup>e </sup>pilier. Pour les employé(e)s assurés, cela signifie que beaucoup d'argent sort du régime de la prévoyance professionnelle, argent qui n'est pas disponible pour les retraites. L’USS critique le fait que les compagnies d’assurance tirent des bénéfices de la mise en œuvre de l’assurance sociale - ce qui va à l’encontre du système.</p><p>Mais la décision d’AXA montre aussi que la situation des assuré(e)s à faible revenu et celle des PME est aujourd'hui extrêmement difficile dans le deuxième pilier et qu'ils sont de plus en plus dépendants de l'assurance de l'Etat, c'est-à-dire de la Fondation Institution supplétive. Pour les personnes à faible revenu, le 2<sup>e</sup> pilier garantit de moins en moins des rentes de vieillesse stables qui assurent un niveau de vie adéquat. Il est urgent d’agir dans ce domaine.</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS,&nbsp; 031 377 01 13 ou 079 242 65 43</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5362</guid><pubDate>Mon, 09 Apr 2018 09:39:56 +0200</pubDate><title>L&#039;USS rejette le Projet fiscal 17 du Conseil fédéral</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/luss-rejette-le-projet-fiscal-17-du-conseil-federal</link><description>Des baisses d&#039;impôts inefficaces et antisociales, selon l&#039;USS en conférence de presse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Projet fiscal 17 n’est guère différent de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) clairement rejetée dans les urnes en son temps. Comme si rien ne s’était passé, le Conseil fédéral et les gouvernements cantonaux veulent à nouveau baisser massivement les impôts sur le bénéfice d’environ 200&nbsp;000 entreprises, alors que 400 seulement seraient concernées de manière significative par la suppression des statuts fiscaux spéciaux existants. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’est toujours engagée pour une réforme ciblée de l’imposition des entreprises abolissant les actuels privilèges et n’entraînant pas une baisse des recettes fiscales. Une telle réforme doit avant tout contenir des dispositions transitoires déployant leurs effets sur une durée suffisamment longue afin que les cantons aient assez de temps pour se réorienter. Par précaution, l’USS a soutenu l’idée d’une patent box ciblée et limitée dans le temps. Elle rejette cependant la baisse générale de l’impôt sur le bénéfice de plus de 40&nbsp;% planifiée par les cantons et les communes. Cette baisse sera totalement inefficace et revient à jeter de l’argent par la fenêtre. Les éventuels coûts de la réforme doivent être supportés par les entreprises et les actionnaires. Et un allègement sensible des charges financières des personnes professionnellement actives est nécessaire&nbsp;; cela, par exemple en augmentant les réductions des primes des caisses-maladie et les allocations familiales.
</p><p>Le Projet fiscal 17 proposé par le Conseil fédéral ne remplit pas les critères de l’USS. Cette dernière n’en veut pas. Paul Rechsteiner, son président, souligne que «&nbsp;si la situation ne devait pas changer, nous nous trouverions contraints, une fois terminées les délibérations du Parlement, de proposer à nos instances le lancement d’un référendum&nbsp;».
</p><h5>interview de paul rechsteiner (RTS):</h5><ul><li><a href="https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/les-syndicats-sopposent-au-nouveau-projet-de-reforme-de-la-fiscalite-des-entreprises?id=9472787" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">"Les compensations sociales sont trop faibles par rapport aux milliards de baisses d'impôts"</a></li></ul><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5351</guid><pubDate>Fri, 23 Mar 2018 10:20:59 +0100</pubDate><title>Gabriela Medici, nouvelle secrétaire centrale responsable des assurances sociales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/gabriela-medici-nouvelle-secretaire-centrale-responsable-des-assurances-sociales</link><description>Changement au secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Gabriela Medici (32 ans) a entamé cette semaine ses activités de secrétaire centrale de l'USS responsable du domaine des assurances sociales. C'est à l'unanimité qu'en janvier dernier, le Comité de l'USS a élu la juriste zurichoise à la succession de Doris Bianchi.
</p><p>Gabriela Medici a déjà travaillé en 2010 à l'USS comme collaboratrice scientifique. Elle a terminé ses études par une thèse sur les obligations en matière des droits humains concernant les migrantes qui travaillent comme aides à domicile dans des ménages privés du pays. Dans ses dernières fonctions, elle a dirigé le centre de compétence pour les droits humains de l'Université de Zurich, où elle a aussi donné des cours de droit public.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, 031 377 01 13 ou 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5345</guid><pubDate>Wed, 21 Mar 2018 15:14:27 +0100</pubDate><title>Le Parlement et les cantons doivent corriger les privilèges des entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-parlement-et-les-cantons-doivent-corriger-les-privileges-des-entreprises</link><description>Message du Conseil fédéral sur « Projet fiscal 17 » : la réaction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> La nouvelle mouture de la troisième réforme de l'imposition des entreprises (" Projet fiscal 17 ") présentée par le Conseil fédéral aujourd'hui ne se différencie pas substantiellement du projet rejeté dans le cadre d'un référendum. Cela, en particulier si l'on prend en compte les baisses des impôts sur le bénéfice planifiées par les cantons. 
</p><p>Pour l'USS, il est clair que le Parlement doit décider d'améliorer ce projet. " Projet fiscal 17 " doit être contre-financé au plan fédéral par les entreprises et les actionnaires. Et les ménages ont besoin d'une composante sociale plus forte, car ils souffrent toujours plus de la hausse du coût de la vie (notamment des primes des caisses-maladies). 
</p><p>Les baisses des impôts sur le bénéfice planifiées et subventionnées par la hausse de la part cantonale au produit de l'impôt fédéral direct (IFD) sont de l'argent jeté par la fenêtre. Les principaux bénéficiaires en seront des entreprises comme les grandes banques qui paient aujourd'hui sans se plaindre leurs impôts ordinaires sur le bénéfice. Le Parlement doit adapter la péréquation financière (RPT) de manière à ce que les baisses des impôts cantonaux sur le bénéfice ne soient pas intéressantes. Si la part cantonale à l'IFD est relevée, cet argent doit être utilisé à des fins sociales. De plus, l'Union syndicale suisse (USS) attend des cantons qu'ils corrigent leurs projets de baisses excessives des impôts sur les entreprises. 
</p><p>La réforme de l'imposition des couples mariés profitera aux revenus élevés et très élevés. L'emploi des femmes en sera entravé (" déduction pour les couples à un revenu "). C'est pourquoi l'USS y est opposée. Au lieu de ce cadeau fiscal destiné à la classe supérieure, la Confédération doit mieux investir cet argent dans l'accueil extrafamilial des enfants. Le besoin d'agir dans ce domaine est important.
</p><h5> Renseignements: </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5339</guid><pubDate>Thu, 15 Mar 2018 10:11:53 +0100</pubDate><title>La BNS doit agir : le franc reste fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-agir-le-franc-reste-fortement-surevalue</link><description>Examen de la situation de la BNS : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'économie mondiale est en pleine reprise. La Suisse aussi suit progressivement la même voie. Cela, également parce que le franc s'est tendanciellement affaibli. Il y a une année, le taux de change était encore de 1,07 franc pour 1 euro. Mais le franc reste fortement surévalué. Selon des estimations faites avec divers modèles, il apparaît que le taux de change équitable franc-euro est de l'ordre de 1,25 franc à 1,35 franc pour 1 euro. Cette situation a entre autres pour effet que la reprise de la conjoncture devrait être tendanciellement plus forte à l'étranger qu'en Suisse. On court le risque que de nombreuses entreprises investissent moins en Suisse et plus à l'étranger. Avec les conséquences négatives que cela aura sur l'emploi, aujourd'hui et demain.
</p><p> C'est une bonne chose que la Banque nationale suisse (BNS) maintienne les taux d'intérêt à un niveau bas et soit prête à intervenir sur le marché des devises. L'Union syndicale suisse (USS) attend cependant d'elle qu'elle agisse plus vigoureusement contre la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change atteigne aussi rapidement que possible un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation). 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5337</guid><pubDate>Wed, 14 Mar 2018 08:58:00 +0100</pubDate><title>Paul Rechsteiner quitte la présidence de l’USS fin novembre </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/paul-rechsteiner-quitte-la-presidence-de-l-uss-fin-novembre</link><description>Changement de génération en vue à la direction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Après 20 ans d'intense activité, Paul Rechsteiner quitte son poste de président de l'USS à fin novembre.</p><p>" C'est le bon moment pour procéder à un changement de génération. " L'USS se porte bien : la coopération entre les fédérations fonctionne et le secrétariat, sous la direction de Daniel Lampart, fait un excellent travail ", explique Paul Rechsteiner pour motiver sa décision.
</p><p>Paul Rechsteiner a été élu président à l'automne 1998. A l'heure où les préoccupations sociales étaient soumises à une pression considérable, il plaida en faveur d'une politique syndicale offensive. L'une des grandes réussites de sa présidence est la protection des salaires par les mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes. Elles étaient la condition pour que les syndicats soutiennent les accords bilatéraux avec l'UE. Les mesures d'accompagnement ont contribué à ce que la protection apportée par les conventions collectives de travail puisse être étendue en Suisse. Ce qui va à l'encontre de la tendance dans toute l'Europe.
</p><p>La campagne " Pas de salaires au-dessous de 3000 francs " lancée au tournant du millénaire a été couronnée de succès. Cela a entraîné des hausses salariales importantes dans le secteur des bas salaires. Et ce à un moment où les programmes Hartz I-IV en Allemagne voisine créaient un secteur à bas salaires. L'initiative populaire " sur des salaires minimums " (salaires minimums de 4000 francs), lancée par les syndicats en 2010, a ensuite échoué en votation. Mais en réalité, un salaire minimum informel de 4 000 francs s'est de plus en plus imposé.
</p><p>Dans le domaine de la politique sociale, des progrès ponctuels ont été réalisés dans certains domaines. Mais il convient surtout de souligner les importantes victoires remportées contre des tentatives de démantèlement. Les essais répétés de réduire les retraites, par exemple, ont échoué à cause de la résistance des syndicats. Il n'a toutefois pas été possible d'obtenir de meilleures rentes AVS. La demande reste toutefois pendante.
</p><p>Au cours de ses 20 années de présidence, Paul Rechsteiner a réussi à promouvoir la coopération des fédérations réunies au sein de l'USS et à unir leurs forces pour des intérêts communs. Aussi sous forme d'initiatives, de référendums, de manifestations et de campagnes. Pendant cette période, l'USS s'est également ouverte à des associations professionnelles et des organisations d'employé(e)s.
</p><p>Le Comité présidentiel de l'USS, qui réunit les présidences des plus grandes fédérations, se félicite que Paul Rechsteiner soit candidat pour un troisième mandat au Conseil des Etats de Saint-Gall à l'automne 2019. Les délégué(e)s décideront de son successeur au Congrès de l'USS (30.11. -1.12.18). Les vice-présidents de l'USS, Vania Alleva et Giorgio Tuti, se chargeront de concevoir le processus de succession de Paul Rechsteiner et seront soutenus par la direction du secrétariat de l'USS.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président, 079 277 61 31</li><li>Vania Alleva, vice-présidente, 079 620 11 14</li><li>Giorgio Tuti, vice-président, 079 221 45 64</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5327</guid><pubDate>Thu, 08 Mar 2018 13:37:48 +0100</pubDate><title>Contre le mépris affiché pour l’égalité des sexes : l’égalité salariale, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/contre-le-mepris-affiche-pour-l-egalite-des-sexes-l-egalite-salariale-maintenant</link><description>Journée internationale de la Femme</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> " L'égalité salariale, maintenant ! ", c'est là le slogan de nombreuses manifestations et événements qui ont lieu ce jeudi, à l'occasion de la Journée internationale de la Femme. Au centre, la critique de la décision prise par le Conseil des États de renvoyer aux calendes grecques des mesures efficaces de lutte contre les inégalités de salaire entre femmes et hommes. </p><p>À Berne, environ 1 000 femmes ont manifesté à midi contre cette tactique dilatoire inacceptable qui a pour seul but de cacher que la majorité de la Chambre des cantons veut surtout ne rien entreprendre contre la discrimination salariale persistante des femmes. Lors de la manifestation organisée par les groupes d'intérêt Femmes des sections de Berne, Berner-Oberland et Oberaargau-Emmental d'Unia et soutenue par l'Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations ainsi que nombre d'organisations féminines, les femmes ont clairement fait savoir que les mesures volontaires des entreprises ne suffisent pas pour remplir dans un avenir prévisible le mandat constitutionnel de l'égalité salariale. L'approche volontariste est inadéquate ici, comme l'échec du Dialogue sur l'égalité des salaires l'a montré, une petite dizaine d'entreprises seulement ayant fait contrôler dans ce cadre leurs structures salariales sous l'angle de la discrimination des femmes. 
</p><p>37 années après que les Suissesses et les Suisses eurent inscrit dans la Constitution fédérale le principe du " salaire égal pour un travail de valeur égale ", il est plus que temps que la révision en cours de la loi sur l'égalité prévoie des contrôles obligatoires et des instruments de mise en œuvre de l'égalité salariale. Le Parlement doit faire en sorte, avec cette révision, que le mandat constitutionnel soit enfin appliqué. 
</p><p>En début de soirée, d'autres manifestations et événements sont organisés à Aarau, Genève et dans d'autres villes du pays à l'occasion de la Journée internationale de la Femme. À Aarau, on manifestera en particulier aussi contre la fermeture du bureau de l'égalité décidée par le gouvernement et le parlement du canton. Cette décision illustre, comme celle du Conseil des États, le mépris affiché par les milieux politiques dominés par les hommes à l'égard de la question de l'égalité des sexes. Cela, alors qu'aujourd'hui aussi, la différence entre les salaires des femmes et ceux des hommes qui ne s'explique pas par des critères objectifs comme le niveau de formation ou la position dans la hiérarchie de l'entreprise se monte à 7,3 %. Et que cette discrimination a une incidence négative sur le montant des rentes touchées par les femmes une fois à la retraite. L'USS et ses fédérations intensifieront leur lutte contre la discrimination des femmes et placent le 1er Mai sous le slogan " Égalité salariale. Point final!".
</p><h5> Renseignements: </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Simeon Seiler, secrétaire syndicale, Unia Berne </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5324</guid><pubDate>Sun, 04 Mar 2018 12:19:40 +0100</pubDate><title>Un attachement clair à des médias de service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/un-attachement-clair-a-des-medias-de-service-public</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La fin de non-recevoir claire opposée à l'initiative No Billag montre à quel point la population est attachée à des émetteurs radio et TV tenus de remplir un mandat de service public. En contrepartie, ceux-ci sont tenus de présenter les événements de manière globale et fidèle ainsi que de refléter la diversité des opinions. Il leur appartient également de contribuer à la libre formation de l'opinion, au développement culturel et au divertissement. C'est leur mandat constitutionnel qui le dit. En ce qui concerne la politique des médias, il faut viser à garantir et développer la qualité. Les interventions politiques qui veulent baisser encore plus la redevance et couper dans les programmes de la SSR doivent être rejetées. À cause du nouveau plafonnement à 1,2 milliard de francs du produit de la redevance, cette dernière devra déjà supprimer des prestations. Au lieu de démanteler encore plus, il faut orienter l'offre en fonction des défis que pose actuellement le monde numérisé des médias. 
</p><p>Que cette initiative dévastatrice ait été rejetée aussi nettement dans les urnes par plus de 70% de non soulage et réjouit l'Union syndicale suisse (USS). Ainsi, des milliers d'emplois et donc l'existence de milliers de personnes actives dans ce domaine ont été sauvés. 
</p><p>Cette votation donne à la SSR et aux émetteurs privés financés à travers la redevance un mandat clair, celui de fournir plus de service public et de se démarquer à l'avenir davantage des émetteurs purement commerciaux. Ils doivent aussi offrir des conditions de travail qui permettent de faire un journalisme de qualité. Le verdict des citoyen(ne)s ne diminue par les exigences auxquelles les émetteurs de service public doivent satisfaire. Elles sont à juste titre élevées et doivent aussi le rester. 
</p><p>Le Conseil fédéral va présenter sous peu une loi sur les médias censée garantir à long terme le financement et la qualité des médias électroniques. L'USS défend l'idée que les médias en ligne doivent aussi être encouragés. Il est " minuit moins cinq " pour des médias de qualité en Suisse ! Les éditeurs, qui contribuent, pour une part au moins aussi importante que les émetteurs financés à travers la redevance, à approvisionner la population en informations doivent arrêter de faire du blocage. Ils refusent d'encourager le journalisme et, ces derniers temps, n'ont fait parler d'eux qu'à cause de la suppression d'emplois dans les rédactions. Pour disposer d'un service public suffisant, la Suisse a besoin de deux piliers : les médias électroniques et la presse écrite. Cela, au bénéfice d'une population informée et capable de prendre des décisions. Et aussi au bénéfice d'une démocratie vivante. 
</p><p>Le oui net au régime financier doit aussi être compris comme l'expression claire d'un attachement aux services publics. La population veut que la Confédération fournisse un service public de qualité et est prête à payer pour cela. Ce verdict des urnes montre également qu'il serait vraiment temps d'inscrire définitivement l'impôt fédéral direct dans la Constitution fédérale.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable du dossier des médias, 079 744 93 90</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-5322</guid><pubDate>Fri, 02 Mar 2018 15:36:22 +0100</pubDate><title>Les problèmes de la prévoyance vieillesse ne sont pas résolus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-problemes-de-la-prevoyance-vieillesse-ne-sont-pas-resolus</link><description>Réforme des retraites: l&#039;USS commente les grands axes du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les rentes du 2e pilier baissent. Et une part toujours plus grande de l'AVS sert à payer les primes-maladie et les dépenses de santé. Tels sont les grands problèmes de la prévoyance vieillesse suisse. Les grands axes fixés aujourd'hui par le Conseil fédéral n'y répondent pas. Au contraire, avec la hausse proposée de l'âge de la retraite des femmes, celui-ci créera de nouveaux problèmes.
</p><p>C'est quand même une bonne chose que le Conseil fédéral propose un financement supplémentaire de l'AVS plus conséquent que Prévoyance vieillesse 2020. Cela donnera plus de marge à l'AVS et réduira la pression sur les prestations. L'Union syndicale suisse (USS) préfère toutefois une augmentation des cotisations salariales à une hausse de la TVA.
</p><p>Pour l'USS, il est clair que les problèmes actuels de la prévoyance vieillesse ne pourront être résolus qu'en augmentant les rentes AVS. L'USS refuse le relèvement de l'âge de la retraite des femmes.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5319</guid><pubDate>Wed, 28 Feb 2018 13:09:04 +0100</pubDate><title>Égalité salariale: le Conseil d’État malmène les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-le-conseil-d-etat-malmene-les-femmes</link><description>La révision de la loi sur l&#039;égalité renvoyée aux calendes grecques</description><content:encoded><![CDATA[<p>La majorité du Conseil des États refuse de remplir ses obligations en matière de lutte contre les inégalités de salaires entre femmes et hommes. Elle a renvoyé la révision de la loi sur l’égalité aux calendes grecques. La décision du Conseil des États de, certes, entrer en matière mais de renvoyer le projet à la commission pour qu’elle examine des mesures volontaires est hypocrite et scandaleuse. Les entreprises ont en effet eu suffisamment de temps et de possibilités pour appliquer l’égalité salariale. Depuis que le Dialogue sur l’égalité a échoué, l’époque du volontariat est depuis belle lurette terminée. Cette décision n’a donc qu’un seul objectif&nbsp;: empêcher de prendre des mesures pour mettre en œuvre le principe de l’égalité salariale ou pour les retarder. C’est un affront envers toutes les femmes professionnellement actives en Suisse. 
</p><p>Alors que les Suissesses et les Suisses ont inscrit le principe d’un «&nbsp;salaire égal pour un travail égal&nbsp;» dans la Constitution depuis 37 ans, il est plus que temps d’instaurer des contrôles et des instruments de mise en œuvre obligatoires. L’Union syndicale suisse et ses fédérations invitent les conseillers et conseillères aux État à renoncer rapidement à leurs manœuvres dilatoires et à enfin honorer le mandat constitutionnel avec le sérieux qu’il convient. &nbsp;
</p><p>La décision du Conseil des États montre que les demandes politiques féminines sont en très mauvaise posture. C’est choquant&nbsp;: il faut lutter durement pour le moindre petit progrès. L’USS et ses fédérations mènent cette lutte depuis des années. Elles vont l’intensifier. Le 8 mars déjà, lors de la Journée internationale de la femme, nous augmenterons la pression avec des actions sur la place publique. L’USS a également choisi cette année de placer l’égalité salariale au centre de la Fête du travail. Le slogan « Égalité salariale. Point final&nbsp;!&nbsp;» rappelle sans équivoque au Parlement qu’il doit réaliser le mandat constitutionnel. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale en charge de l’égalité de l’USS, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5295</guid><pubDate>Mon, 19 Feb 2018 16:54:09 +0100</pubDate><title>Bus longue distance: l’Administration supplante la politique </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/bus-longue-distance-l-administration-supplante-la-politique</link><description>Concession délivrée à Domo Swiss Express de manière incompréhensible</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Office fédéral des transports (OFT) a pris aujourd’hui une décision erronée, dangereuse et arrogante. D’un côté, l’octroi de cette concession à l’exploitant de lignes de bus longue distance Domo est totalement inutile et fera une concurrence funeste aux CFF. De l’autre, elle prend le pas sur les décisions politiques. 
</p><p>Au cours de la session de printemps qui commence dans une semaine, le Conseil national traitera d’une modification de la loi proposée par sa commission qui n’autorise des lignes de bus longue distance que si celles-ci ne concurrencent pas fondamentalement le trafic grandes lignes et que de manière minimale le trafic régional des personnes. Cette modification précise la disposition actuelle de la loi sur le transport de voyageurs qui n’autorise pas de concurrence économique déloyale. Le sec communiqué de presse de l’OFT n’indique pas comment il a abouti à cette décision positive. Il précise à cet égard que l’audition des cantons et des compagnies de transports concernées n’a pas permis de conclure à une concurrence déterminante au niveau régional. &nbsp;
</p><p>C’est ce qu’on peut toujours prétendre au moment du lancement d’une ligne de bus&nbsp;: la capacité de transport d’un bus n’est en effet pas comparable à celle d’un train. Mais l’exemple de Flixbus en Allemagne montre à quelle vitesse cela peut évoluer. L’entreprise transporte aujourd’hui un million de passagers par an. 
</p><p>La décision de l’OFT met en danger le service public que les CFF assurent en Suisse. Pas seulement sur les lignes longue distance, mais aussi sur des trajets régionaux moins rentables. Le concept d’un réseau couvrant largement le territoire est ainsi remis en question. Cette décision va un jour se retourner contre la population. 
</p><p>La décision de l’OFT rend obsolète une autre intervention de la commission compétente du Conseil national. Celle-ci veut demander au Conseil fédéral de développer un concept national de terminaux de bus dans le but de ne pas aggraver les bouchons existants autour des gares. 
</p><h5>Renseignements: &nbsp;</h5><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l‘USS, 079 744 93 90</p>]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5292</guid><pubDate>Thu, 15 Feb 2018 10:54:11 +0100</pubDate><title>Le démantèlement demandé par les patrons aggravera les problèmes de la prévoyance</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-demantelement-demande-par-les-patrons-aggravera-les-problemes-de-la-prevoyance</link><description>Conférence de presse de l’Union patronale sur la prévoyance vieillesse : la réaction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les propositions de démantèlement présentées aujourd'hui par l'Union patronale suisse vont aggraver les problèmes de la prévoyance vieillesse au lieu de les résoudre. 
</p><p>Aujourd'hui déjà, les rentes du 2e pilier baissent. Alors que la Suisse devient plus riche et que les bénéfices des entreprises augmentent. Du jamais vu dans notre pays. La personne qui prendra sa retraite ces prochaines années risque, le cas échéant, de perdre jusqu'à un tiers de sa rente. Pendant ce temps, les assurances-vie, les banques et les conseillers et conseillères encaissent, dans le 2e pilier, des milliards en frais administratifs et émoluments. 
</p><p>Les rentes AVS sont stables, ce qui est une bonne chose. Mais une part toujours plus grande de ces rentes est dévorée par la hausse des dépenses de santé et des primes-maladie. Nombre de personnes à la retraite ont moins d'argent pour vivre. 
</p><p>Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans a été un élément décisif dans le rejet de Prévoyance vieillesse 2020. Parce que les travailleurs et travailleuses âgés ont déjà de la peine aujourd'hui à avoir un emploi jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite et que les employeurs n'ont pour l'heure rien fait de substantiel contre cela. Et parce que les rentes de nombreuses femmes sont insuffisantes. 
</p><p>Pour ces raisons, des mesures globales sont nécessaires afin que les rentes soient garanties. La baisse des rentes du 2e pilier doit être compensée. Concernant les rentes courantes, il faut compenser la forte hausse des dépenses de santé. Aucun bénéfice ne doit être fait dans le 2e pilier aux dépens des assuré(e)s. Et l'âge de la retraite doit rester inchangé.
</p><p>&nbsp;</p><h5 class="TitreRenseignements"><span lang="FR">Renseignements:</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR"></span><span lang="FR">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</span></li><li><span lang="FR"></span><span lang="FR">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</span></li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5287</guid><pubDate>Tue, 13 Feb 2018 18:27:49 +0100</pubDate><title>Loi sur l’égalité: la Commission du Conseil des Etats s’arrête à mi-chemin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/loi-sur-l-egalite-la-commission-du-conseil-des-etats-s-arrete-a-mi-chemin</link><description>Le plénum doit faire un pas plus courageux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un important obstacle a été levé dans la révision de la loi sur l'égalité, qui doit supprimer la discrimination salariale persistante envers les femmes: après que la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des Etats (CSEC-E) a décidé à une courte majorité le 16 janvier d'entrer en matière, elle a adopté le projet le 13 février 2018 avec une seule voix contraire à l'attention du Conseil des Etats.
</p><p>Mais le pas en avant est timide. Au lieu de durcir le projet, la commission a pris d'autres mesures pour soutenir les propositions du Conseil fédéral: par exemple, l'obligation d'analyser les salaires n'est plus valable que pour les entreprises de plus de 100 employé-e-s, au lieu de 50 comme l'avait prévu le Conseil fédéral. Ainsi, moins d'un pourcent des entreprises serait concerné par la révision législative. En outre, la Commission veut abolir la loi avant même qu'elle puisse déployer ses effets: après douze ans, la transparence salariale doit cesser, que les mesures aient eu ou non un effet.
</p><p>L'USS est déçue que la majorité de la CSEC-E ne veuille pas lutter plus résolument contre la violation de la constitution que représente la discrimination salariale. Le 28 février, le Conseil des États a la possibilité de faire un pas plus courageux que sa Commission. Il serait scandaleux de ne pas respecter la proposition du Conseil fédéral comme variante minimale. L'USS attend du parlement qu'il durcisse la loi de manière décisive, afin qu'elle puisse pleinement déployer ses effets avant d'être évaluée dans dix ans.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076 200 90 89</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5269</guid><pubDate>Tue, 30 Jan 2018 15:57:27 +0100</pubDate><title>Les salarié(e)s en home office ont aussi des droits</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salarie-e-s-en-home-office-ont-aussi-des-droits</link><description>Une initiative parlementaire scandaleuse veut détériorer les conditions du télétravail</description><content:encoded><![CDATA[<p> C'est inconcevable : la CER-N a tout simplement laissé passer une initiative parlementaire radicale du conseiller national Thierry Burkart (PLR, AG) qui demande de systématiquement détériorer les conditions de travail pour celles et ceux qui travaillent depuis la maison : </p><ul><li>Les salarié(e)s effectuant du télétravail devraient travailler jusqu'à 17 heures d'affilée ;</li><li>Les pauses et les temps de repos ne devraient plus être respectés. L'employeur pourrait ordonner à court terme du travail de nuit et chambouler les horaires des salarié(e)s en leur attribuant du travail à brève échéance ; </li><li>Les employeurs pourraient désormais ordonner du télétravail le dimanche, sans autorisation ni contrôle des autorités ! </li></ul><p>L'USS veut lutter contre cette loi de la jungle pour les salarié(e)s travaillant en home office. Au lieu de démanteler, il faut au contraire améliorer la protection de ces salarié(e)s. Celle-ci doit comprendre la protection de la santé et des données, les questions liées à la responsabilité ainsi que les coûts du matériel. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS en charge du droit du travail, 076 335 61 97 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5267</guid><pubDate>Tue, 30 Jan 2018 14:22:23 +0100</pubDate><title>L&#039;UDC attaque frontalement les salaires et les emplois suisses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ludc-attaque-frontalement-les-salaires-et-les-emplois-suisses</link><description>La suppression des mesures d&#039;accompagnement aurait de graves conséquences</description><content:encoded><![CDATA[<p>En conférence de presse aujourd’hui, l’UDC a fait tomber les masques. La suppression des accords bilatéraux sur la libre circulation des personnes et des mesures d’accompagnement qu’elle appelle de ses vœux représente une attaque frontale de la protection des conditions suisses de salaire et de travail. Les salarié(e)s en Suisse auraient à le payer cher. Pressions sur les salaires, conditions de travail et de séjour précaires ainsi que pertes d’emplois en découleraient. &nbsp;
</p><p>Les mesures d’accompagnement ont été introduites dans le but que des salaires suisses continuent à être versés en Suisse. Plus de 160&nbsp;000 contrôles des salaires sont désormais effectués en Suisse. Là où on contrôle, des abus sont aussi découverts. Dans les branches qui comportent des salaires minimums, les entreprises qui ne les respectent pas sont sanctionnées d’une amende ou sont bloquées. Grâce aux nouvelles conventions collectives de travail (CCT) dans le nettoyage, le travail temporaire etc., un nombre bien plus important de salarié(e)s est protégé contre la sous-enchère. Grâce aux CCT, les salaires les plus bas mais aussi les salaires moyens ont augmenté. &nbsp;
</p><p>La libre circulation des personnes a permis de supprimer l’inhumain statut de saisonnier qui n’était pas seulement un gros problème pour les personnes concernées. Cela a également provoqué une sous-enchère salariale dans toute l’économie et une politique incontrôlée de bas salaires et de faible productivité. Grâce aux mesures d’accompagnement, les entreprises agricoles, qui faisaient travailler beaucoup de saisonniers au noir et à des conditions de travail parfois misérables sous l’ancien régime des contingents, ont aussi enfin pu être contrôlées.
</p><p>La libre circulation des personnes accorde à la main-d’œuvre étrangère plus de sécurité en Suisse. Ces personnes sont moins soumises à l’arbitraire de leurs employeurs que sous le régime des contingents. Ils peuvent donc mieux se défendre contre l’exploitation. Les Suissesses et les Suisses peuvent aussi plus aisément travailler dans l’Union européenne. 
</p><p>Les entreprises d’exportation ont également un meilleur accès à l’important marché qu’est l’Union européenne grâce aux Bilatérales. Cela permet de garantir des salaires et des emplois. 
</p><p>Si tout cela était remis en question, cela créerait du chômage et de la sous-enchère salariale. Seules les entreprises qui exercent de la sous-enchère et exploitent les salarié(e)s en profiteraient. Ce sont celles qui à l’époque ont largement profité du système inhumain des contingents. Un tel système fait toutefois du tort aux entreprises correctes. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><p>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5252</guid><pubDate>Sat, 20 Jan 2018 12:56:49 +0100</pubDate><title>13e Congrès des femmes de l’USS : « Notre temps vaut plus que ça ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/13e-congres-des-femmes-de-l-uss-notre-temps-vaut-plus-que-ca</link><description>Quelques 240 syndicalistes ont revendiqué une diminution du temps de travail avec des conditions de travail et de salaire correctes.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors du Congrès des femmes de l'USS des 19 et 20 janvier à Berne, environ 240 congressistes ont exigé une diminution du temps de travail, ainsi que des meilleures conditions de travail et de salaire, soulignant cette dernière revendication à travers une action spontanée sur la Theaterplatz de Berne. Deux heures auparavant, la commission compétente du Conseil des États avait décidé d'entrer en matière sur la révision de la loi sur l'égalité. Les femmes de l'USS demandent toutefois au Parlement de se montrer plus courageux en matière d’égalité salariale. La Constitution doit enfin être respectée, autrement dit&nbsp;: l’«&nbsp;Égalité. Point final&nbsp;!&nbsp;». Les femmes de l'USS ont clairement montré qu'elles visent une mobilisation globale, jusque dans la rue.
</p><p>Les congressistes ont principalement discuté des thèmes du travail de soins et d’assistance («&nbsp;care&nbsp;») et de la durée du travail. Elles ont critiqué le fait que les employeurs recourent certes aux femmes pour des postes de spécialistes dans le travail de care, mais mettent en danger les offres publiques dans ce domaine en voulant économiser. La sociologue Sarah Schilliger a montré dans son intervention comment les femmes essaient de combler les lacunes à cet égard&nbsp;: elles acceptent des taux d’occupation réduits qui auront des conséquences négatives lorsqu’elles seront à la retraite ou après un divorce. 
</p><p>Mais un travail de soins et d’assistance de qualité, auquel les enfants, les personnes âgées et les malades ont droit, nécessite des ressources en temps et en argent suffisantes, ainsi que des conditions de travail correctes. C’est pourquoi les femmes de l’USS demandent dans une résolution que le travail de soins et d’assistance rémunéré soit partie intégrante du service public. Il doit être accessible à tout le monde et de bonne qualité ainsi que bénéficier d’un financement public suffisant. Les rapports de travail dans les ménages doivent être soumis à la loi sur le travail et, de ce fait, échapper à la précarité. Le travail de soins et d’assistance non rémunéré doit être reconnu comme du vrai travail et pris en compte comme il se doit par les assurances sociales. 
</p><p>Les femmes de l’USS demandent aussi que le travail rémunéré et non rémunéré soit mieux réparti entre les femmes et les hommes. À cet effet, il faut réduire les durées du travail. La Suède s’est déjà rapprochée de cet objectif avec un projet pilote, comme l’a expliqué Elinor Odeberg, du syndicat suédois Kommunal. À long terme, les femmes de l’USS veulent viser la semaine d’au maximum 35 heures. Mais à court terme, il s’agit de combattre énergiquement l’invasion du travail rémunéré dans la sphère privée (suppression de l’enregistrement de la durée du travail, extension du travail de nuit et du dimanche). Les femmes exigent en outre des horaires de travail planifiables et respectueux des besoins des familles. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire central de l’USS, 076 200 90 89 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5250</guid><pubDate>Fri, 19 Jan 2018 14:27:18 +0100</pubDate><title>Égalité salariale. Point final!</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-point-final</link><description>Le 13e Congrès des femmes de l’USS exige le respect de la Constitution 
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait 37 ans que le principe d’«&nbsp;un salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;» pour les hommes et les femmes figure dans la Constitution fédérale. Or les femmes gagnent en moyenne toujours bien 7&nbsp;% de moins que les hommes sans que cela puisse s’expliquer par les exigences professionnelles de leurs emplois ou leur formation. Sur une année, les femmes perdent ainsi 7 milliards de francs, alors qu’il n’y a aucune raison objective à cela. Il faut enfin combattre efficacement cette discrimination qui perdure. Ces dernières années, les mesures volontaires des patrons ne se sont pas traduites par une amélioration substantielle de la situation. 
</p><p>Dans une résolution adoptée à l’unanimité, les 240 participantes au Congrès des femmes de l’USS demandent au Parlement de respecter la volonté des citoyens et citoyennes et d’imposer l’égalité salariale. Elles ont étayé leurs revendications par une manif spontanée dans le centre de Berne. La révision de la loi sur l’égalité, sur laquelle la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États est entrée en matière ce vendredi, offre l’occasion de progresser en matière d’égalité salariale. 
</p><p>Les propositions du Conseil fédéral ne permettent toutefois pas d’imposer l’égalité salariale. Pour mettre fin au viol de la Constitution qui se perpétue, les femmes des syndicats de l’USS demandent que les mesures suivantes soient prises&nbsp;: </p><ul><li>La Confédération doit disposer de compétences pour vérifier si la loi sur l’égalité est appliquée sans compromis aucun et contrôler si les entreprises procèdent correctement aux analyses de leurs salaires et respectent l’égalité salariale. </li><li>Les entreprises qui n’analysent pas correctement leurs salaires ou discriminent sur ce plan les femmes doivent être sanctionnées. </li></ul><ul><li>Les syndicats doivent participer à la mise en œuvre de l’égalité salariale. Au plan fédéral, dans une commission tripartite et, au niveau des entreprises, lors des analyses des salaires.</li></ul><p>Trente-sept ans après que le principe de l’égalité des salaires a été ancré dans la Constitution et 22 années après l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité, il est plus que temps de prendre le taureau par les cornes. Pour les femmes de l’USS, cette devise est claire&nbsp;: Égalité salariale. Point final&nbsp;!
</p><p>Des photos du 13e Congrès des femmes sont à disposition de la presse plus tard dans la soirée sur:<br><a href="https://mailinglisten.us12.list-manage.com/track/click?u=647db55d72613e12b978da16f&amp;id=cca885aec7&amp;e=c0a1b4defb">https://www.flickr.com/photos/55425572@N04/</a></p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Michela Bovolenta, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 079 647 72 83</li><li>Corinne Schärer, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 079 219 94 20</li><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS, responsable de la politique de l’égalité, 076 200 90 89</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5237</guid><pubDate>Wed, 03 Jan 2018 16:04:51 +0100</pubDate><title>La reprise appartient aux travailleurs et aux travailleuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-reprise-appartient-aux-travailleurs-et-aux-travailleuses</link><description>Conférence de presse annuelle 2018 </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’économie suisse a amorcé une reprise. L’évolution économique positive doit maintenant être utilisée pour résoudre les problèmes des salarié(e)s qui ont augmenté depuis le début de la crise financière. La reprise doit appartenir aux salarié(e)s. Dans ce contexte, l’Union syndicale suisse formule les revendications suivantes&nbsp;:</p><ul><li>La durée du travail doit de nouveau diminuer. Depuis 2013, le temps de travail d’une personne employée à plein temps a augmenté de quasiment une demi-semaine. C’est absurde alors que le chômage est bien trop élevé. Les gains de productivité doivent se répercuter par une augmentation des salaires ainsi qu’une réduction du temps de travail des salarié(e)s. </li><li>Avec l’introduction de l’obligation d’annonce des postes vacants, les chances de rapidement retrouver un bon emploi s’améliorent pour les personnes sans emploi. La Confédération et les cantons doivent les soutenir. Une assignation sous la contrainte serait en revanche contre-productive pour toutes les parties concernées (chômeurs, ORP et employeurs). </li><li>Le niveau des rentes des caisses de pension baisse. Alors même que les salaires ont augmenté et l’économie croît dans son ensemble. Et que nous cotisons toujours plus. Le niveau des rentes reste décisif pour juger les futures réformes des retraites. La réduction des rentes du 2e pilier doit être compensée, comme il faut compenser les fortes augmentations des coûts de la santé. Il faut en outre renforcer la composante de répartition dans la prévoyance vieillesse. Pour stabiliser cette dernière, la BNS doit reverser au 2e pilier les recettes réalisées avec les taux d’intérêt négatifs (via le Fonds de garantie LPP). Et la BNS ne doit pas appliquer d’intérêts négatifs au fonds AVS. L’USS rejette l’élévation de l’âge de la retraite. &nbsp;</li><li>Il faut enfin réellement combattre l’inégalité salariale entre femmes et hommes. Le Parlement doit renforcer les mesures proposées par le Conseil fédéral pour réviser la loi sur l’égalité. Les mesures volontaires ne résolvent pas le problème. Il faut donc des mesures contraignantes et des compétences pour les appliquer. L’USS s’engagera énergiquement pour que le principe approuvé par le peuple voici 37 ans d’un «&nbsp;salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;» entre femmes et hommes soit enfin mis en œuvre. </li><li>La politique monétaire doit veiller activement à évaluer le franc correctement, c’est-à-dire à un taux se situant entre 1,25 et 1,35 Fr./euro. Cela renforce l’économie et l’emploi. </li></ul><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS et économiste en chef, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category><category>Économie</category><category>Travail</category><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5230</guid><pubDate>Wed, 20 Dec 2017 16:00:01 +0100</pubDate><title>S&#039;attaquer aux rentes trop basses plutôt qu&#039;à l’âge de la retraite!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sattaquer-aux-rentes-trop-basses-plutot-qua-l-age-de-la-retraite</link><description>Décisions de principe du Conseil fédéral sur la prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le refus de Prévoyance vieillesse 2020 dans les urnes laisse de nombreux problèmes sans solution. L'Union syndicale suisse (USS) doute que les propositions du le Conseil fédéral concernant la suite des opérations permettent de les résoudre. Ainsi, celui-ci ne dit rien du fait que le pouvoir d'achat des actuels retraité(e)s ne cesse de diminuer en raison de la hausse ininterrompue des primes des caisses-maladie et du coût de la santé. Il ne parle pas non plus de la baisse des rentes du 2e pilier de la génération des futurs retraité(e)s. En lieu et place, il est surtout question du relèvement de l'âge de la retraite des femmes et de travailler plus longtemps. En se focalisant sur de tels buts, on aggraverait encore plus la situation difficile des travailleurs et travailleuses âgés. Aujourd'hui, ils n'ont même pas droit à une rente lorsqu'ils perdent leur emploi. Pour le Conseil fédéral dans sa nouvelle composition, que les femmes ont des rentes de vieillesse beaucoup trop basse n'est pas un problème. 
</p><p>Ces problèmes doivent trouver une solution. Ce qui sera décisif pour une réforme des retraites réussie, c'est qu'elle permette aux actuels et futurs retraité(e)s de maintenir leur niveau de vie antérieur de manière appropriée avec leurs rentes des 1er et 2e piliers. Comme le prescrit la Constitution fédérale. À cet effet, il faut améliorer le niveau des rentes. D'autant plus que, selon le baromètre des préoccupations 2017 du Crédit Suisse, 62 % des personnes interrogées estiment que la sécurité financière des séniors est insuffisante. De plus, nombre de voix qui se sont prononcées contre Prévoyance vieillesse 2020 étaient celles de retraité(e)s actuels qui ressentaient comme injuste le fait que seules les rentes des futures générations de retraité(e)s auraient été augmentées. 
</p><p>Le Conseil fédéral ne tient aucun compte de ces préoccupations de larges pans de la population. En lieu et place, il se focalise, dans les orientations qu'il vient de fixer, sur l'âge de la retraite comme le demandent les employeurs. Pour l'USS, il est évident que l'AVS a besoin de moyens supplémentaires, surtout sous la forme de cotisations salariales plus élevées. Mais des rentes AVS meilleures sont aussi nécessaires pour que le mandat constitutionnel soit aussi rempli à l'avenir. Les banques et les assureurs ne doivent plus avoir le droit de faire des bénéfices dans le 2e pilier aux dépens des assuré(e)s. 
</p><p>L'âge de la retraite des femmes doit rester fixé à 64 ans, car son relèvement a également été une mesure très contestée qu'une nette majorité des femmes a rejetée. Enfin, la personne qui perd son emploi à 58 ans ou plus doit pouvoir rester dans son ancienne caisse de pensions. Renseignements: n Doris Bianchi, secrétaire dirigeante, responsable à l'USS de la politique sociale, 076 564 67 67 Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5222</guid><pubDate>Thu, 14 Dec 2017 11:03:09 +0100</pubDate><title>Malgré son affaiblissement, le franc reste fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/malgre-son-affaiblissement-le-franc-reste-fortement-surevalue</link><description>Examen de la situation de la BNS : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ces derniers mois, la reprise économique mondiale a enfin aussi touché la Suisse. L'affaiblissement du franc qui est arrivé à un taux de change d'environ 1,17 franc pour 1 euro y a contribué. Mais cela ne doit pas cacher le fait qu'il reste fortement surévalué. Des estimations avec certains modèles montre que le taux de change équitable franc/euro est de l'ordre de 1,25 franc à 1,35 franc pour 1 euro. Cette situation a entre autres pour effet que la reprise de la conjoncture devrait être tendanciellement plus forte à l'étranger qu'en Suisse. On court le risque que de nombreuses entreprises investissent moins en Suisse qu'à l'étranger. Cela, avec les effets négatifs sur l'emploi induits, aujourd'hui et demain. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS maintienne les taux d'intérêt à un niveau bas et soit prête à intervenir sur le marché des changes. L'Union syndicale suisse (USS) attend cependant d'elle qu'elle agisse plus vigoureusement contre la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change atteigne aussi rapidement que possible un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation). 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5182</guid><pubDate>Mon, 27 Nov 2017 08:56:41 +0100</pubDate><title>Des hausses sensibles des salaires et davantage de CCT sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-hausses-sensibles-des-salaires-et-davantage-de-cct-sont-necessaires</link><description>Négociations salariales 2017/2018: la reprise est là</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces derniers mois, la situation économique s’est sensiblement améliorée. La reprise est là. En même temps, le renchérissement s’est renforcé. Les négociations salariales déjà terminées tiennent encore trop peu compte du nouveau contexte. Maintenant, des hausses sensibles de 1,5 à 2&nbsp;% des salaires sont nécessaires. </p><p>Les perspectives de l’économie suisse se sont rapidement et nettement éclaircies ces derniers temps&nbsp;; cela, parce que la conjoncture s’est améliorée dans les pays où la Suisse exporte et aussi parce que la surévaluation du franc s’est réduite dans une mesure étonnamment grande. Parallèlement à ces indicateurs d’une claire reprise, le renchérissement augmente pour la première fois depuis cinq ans. En octobre dernier, il était de 0,7&nbsp;%. Et s’y ajoute la forte hausse des primes-maladie. Le renchérissement se maintiendra l’an prochain à cause de la hausse du prix du pétrole et de celle, due à la dépréciation du franc, des prix des produits importés. 
</p><p>Un regard sur les accords salariaux conclus à ce jour montre que les employeurs tiennent trop peu compte de cette nouvelle situation. L’analyse de ces accords fait également apparaître qu’à l’exception du secteur principal de la construction, des hausses de salaire consistantes ont souvent été obtenues dans les branches dotées d’une convention collective de travail (CCT), comme avec Givaudan (+1,5&nbsp;% plus Fr.&nbsp;20.- pour les primes-maladie) et Feldschlösschen (+2,5&nbsp;% pour les salaires minimums). On observe les signes d’une évolution problématique surtout dans les branches sans CCT. Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, les salaires nominaux n’y ont augmenté en tout que de 0,2&nbsp;% pendant le premier semestre. C’est moins qu’avec les accords salariaux pour 2017, qui prévoyaient une hausse d’environ 0,5&nbsp;%. On peut donc supposer qu’à cause du renchérissement nul ou négatif, les mécanismes d’adaptation des salaires (p. ex. la compensation du renchérissement) ont été supprimés. Une réalité à corriger rapidement, sinon le salaire réel des personnes concernées baissera.
</p><p>Les employeurs doivent revoir leur copie. L’Union syndicale suisse (USS) demande toujours des hausses de salaire de l’ordre de 1,5 à 2&nbsp;%. Elle demande aussi davantage de CCT contenant des dispositions sur les salaires comme, par exemple, pour le commerce de détail, le journalisme ou l’accueil des enfants. Ces CCT entraînent une répartition des salaires plus équilibrée entre les salaires bas et les salaires élevés ainsi qu’entre les sexes. Elles empêchent les abus et la sous-enchère salariale.
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5171</guid><pubDate>Wed, 15 Nov 2017 11:36:46 +0100</pubDate><title>La Grève générale a posé les bases des progrès sociaux réalisés au 20e siècle</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-greve-generale-a-pose-les-bases-des-progres-sociaux-realises-au-20e-siecle</link><description>Colloque historique pour donner le coup d’envoi du centenaire de la Grève générale </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève générale, qui s’est déroulée du 12 au 14 novembre 1918, est restée dans les mémoires comme la plus grave crise politique intérieure qu’ait vécue la Confédération depuis sa création en 1848. Bien que la grève ait été interrompue et que les revendications n’aient pas abouti dans l’immédiat, la grève générale a toutefois posé des jalons décisifs dans l’histoire de la Suisse moderne&nbsp;: les revendications de la grève, dont la semaine de 48 heures, une assurance vieillesse et invalidité ou le suffrage féminin ont été à la base des progrès réalisés au 20e siècle, comme l’a souligné le président de l’USS, Paul Rechsteiner, dans son discours inaugural au colloque historique sur le centenaire de la grève générale. 
</p><p>Au colloque fréquenté par 260 personnes venues de toute la Suisse, des historiens et des historiennes ont abordé les questions centrales suscitées par la Grève générale. Ils ont mis en lumière sous diverses perspectives les origines de la grève, comme par exemple les problèmes d’alimentation catastrophiques qui touchaient de larges milieux de la population à la fin de la Première Guerre mondiale. Ils ont fourni un éclairage passionnant sur les déroulements des mouvements de grève différents à travers le pays. Ils ont pointé les lignes de conflit et discuté des conséquences à moyen et long terme de la grève. La liste des intervenant(e)s, tous des spécialistes chevronnés de l’histoire économique et sociale suisse au 20e siècle, se trouve <a href="http://generalstreik.ch/colloque-sur-la-greve-generale/?lang=fr">ici</a>.&nbsp;  
</p><p>Le colloque organisé par l’Union syndicale suisse (USS) donne le coup d’envoi au centenaire de la Grève générale. Des scientifiques, acteurs et actrices culturels, des sociétés historiques et des musées vont dans toutes les régions du pays organiser des activités pour faire revivre cet événement central de l’histoire suisse dans la conscience collective. Le Musée national et ses musées régionaux organisent une exposition. Un projet du Fonds national de l’Université de Berne porte sur la Grève générale. Un projet de théâtre impliquant des acteurs et actrices de tous les cantons sera mené pendant l’été à Olten. La télévision suisse alémanique a fait un film à ce sujet. L’USS soutient beaucoup de ces projets grâce à ses archives riches en informations. Elle organise en outre avec le PS et la Société Robert Grimm un événement pour célébrer le centenaire le 10 novembre à Olten. Sur le site Internet consacré à la Grève générale (<a href="http://greve-generale.ch/">http://greve-generale.ch/</a>) se trouve un aperçu des différents projets qui lui sont dédiés. L’USS publiera en janvier les exposés présentés au colloque historique du jour sous forme de recueil. &nbsp;
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l’USS, 079&nbsp;744 93 90</li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Droit du travail</category><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5163</guid><pubDate>Thu, 09 Nov 2017 15:56:33 +0100</pubDate><title>Des améliorations de rentes sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-ameliorations-de-rentes-sont-necessaires</link><description>Prouvé par l’analyse de la votation</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'analyse de la votation sur Prévoyance 2020 confirme que le projet a échoué pour de nombreuses raisons, dont beaucoup sont liées au sentiment d'être concerné. Les rentières et rentiers ont davantage que la moyenne refusé la réforme de la prévoyance vieillesse. Une grande partie de ce groupe a visiblement voté non, parce que contrairement aux nouveaux rentiers et rentières il n'aurait pas touché d'augmentation AVS. Pas étonnant que les primes maladies et les coûts de la santé ne cessent d'augmenter! C'est aussi ce que montre l'examen des arguments de vote: plus d'une personne sur trois évoquant le supplément AVS comme raison d'avoir voté non l'a fait avec l'argument supplémentaire que cette mesure est injuste envers les rentiers et rentières actuels. 
</p><p>L'élévation de l'âge de la retraite des femmes aussi a joué un rôle décisif dans le refus. Certes au niveau suisse, les femmes n'ont pas été beaucoup plus nombreuses que les hommes à rejeter le projet, mais en Suisse romande l'âge de la retraite des femmes à 65 ans est clairement l'argument du non le plus souvent cité. Cet argument a été décisif dans le refus de Vaud et Genève. 
</p><p>L'analyse du vote montre que la situation financière des personnes à bas revenus et rentes moyennes ainsi que l'âge de la retraite des femmes dans la nouvelle version de la réforme ont joué un rôle important. Qui (comme l'employeur) dénonce un projet comme étant antisocial lors de la campagne de votation (message de l'affiche: "Punir les rentiers") et le supplément manquant pour les rentières et rentiers actuels, doit être conséquent et prendre en compte l'exigence d'améliorations dans l'AVS. Les rentes AVS futures doivent notamment prendre en compte l'explosion des primes maladie. La votation montre en outre que les projets unilatéraux de démantèlement n'ont aucune chance: ils auraient été encore plus fortement rejetés que Prévoyance 2020. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5157</guid><pubDate>Tue, 07 Nov 2017 16:57:23 +0100</pubDate><title>L’USS combattra la loi de la jungle sur le lieu de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-combattra-la-loi-de-la-jungle-sur-le-lieu-de-travail</link><description>Violente attaque de l’USAM contre la protection des salarié(e)s </description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union suisse des Arts et Métiers (USAM) veut que les salarié(e)s travaillent plus longtemps et se reposent moins. Elle exige notamment que les temps de repos diminuent significativement et que la durée maximale de la semaine de travail augmente à 50 heures. L'USS luttera contre ces attaques de la protection des travailleurs et travailleuses avec tous les moyens à sa disposition.
</p><p>Ce fut aujourd'hui au tour de l'USAM de faire entendre sa voix dans la masse presque inextricable de ceux qui veulent augmenter la durée du travail au nom de la flexibilité et supprimer radicalement la protection qu'apporte la loi sur le travail. " L'USS refuse catégoriquement cette nouvelle attaque des conditions de travail relativement réglées, après celles qui ont déjà touché l'enregistrement du temps de travail, déclare Luca Cirigliano de l'USS. La Suisse a déjà la durée du travail la plus longue d'Europe et est loin d'être un modèle sur la question des maladies causées par le travail.
</p><p>Du point de vue de la conciliation entre vie professionnelle et privée, Luca Cirigliano considère les propositions de l'USAM comme complètement à contre-courant : " Les obligations familiales et de soins sont carrément occultées. Toutes ces propositions empêchent tout engagement vers davantage de conciliation. " Parallèlement, la proposition d'augmenter la durée maximale de la semaine de travail conduira à l'élimination d'indemnités légitimes.
</p><p>L'USS combattra avec véhémence les propositions de l'USAM ainsi que toutes les revendications pour une durée du travail encore plus longue et flexible, pour la suppression des mesures de protection comme l'enregistrement du temps de travail ou pour le démantèlement du congé dominical.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Ewald Ackermann, Service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 </li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5155</guid><pubDate>Tue, 07 Nov 2017 16:37:07 +0100</pubDate><title>Changements personnels au sein du Secrétariat de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/changements-personnels-au-sein-du-secretariat-de-l-uss</link><description>Doris Bianchi sera collaboratrice personnelle de Alain Berset – Isabel Martinez renforce le secrétariat de l&#039;USS
</description><content:encoded><![CDATA[<p>La spécialiste des assurances sociales, Doris Bianchi, sera la future collaboratrice personnelle du Conseiller fédéral Alain Berset à partir de février 2018. Elle soutiendra le chef de l'OFAS en particulier sur les questions touchant à la politique de la santé et aux statistiques. Elle quitte l'USS à fin janvier après 12 ans au service de la faitière syndicale. Docteure en droit, Doris Bianchi était surtout responsable des sujets touchant aux assurances sociales. En 2011, elle était devenue secrétaire dirigeante de l'USS. L'USS remercie d'ores et déjà Doris Bianchi pour son remarquable travail et son énorme engagement. Elle lui adresse ses meilleurs vœux pour son avenir.
</p><p>Début novembre, Isabel Martinez a pris ses fonctions à l'USS comme nouvelle secrétaire centrale à 60 % dans le domaine de l'économie. Elle a étudié l'économie à l'Université de St-Gall où elle a obtenu le titre de docteur en 2016. Elle a ensuite été chercheuse à l'" Institute of socio-economic research " au Luxembourg. Isabel Martinez continuera à faire de la recherche à l'Université de St-Gall en dehors de son travail à l'USS.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Themes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5149</guid><pubDate>Fri, 03 Nov 2017 09:37:51 +0100</pubDate><title>Les primes-maladie dévorent les rentes – Plus d’AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-primes-maladie-devorent-les-rentes-plus-d-avs</link><description>Les délégué(e)s de l’USS arrêtent leurs revendications pour la réforme de la prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p> Après le rejet de Prévoyance vieillesse 2020 (PV 2020), les délégué(e)s de l'USS ont analysé les défis à venir et adopté des revendications. Le rejet de PV 2020 laisse beaucoup de problèmes non résolus : l'AVS est sous-financée, les rentes du 2e pilier d'une grande partie de la population ne cessent de baisser, les femmes restent désavantagées dans le 2e pilier, les salarié(e)s âgés n'ont pas la garantie de toucher une rente du 2e pilier s'ils perdent leur emploi et le pouvoir d'achat des retraité(e)s diminue toujours plus à cause de la hausse continue des primes des caisses-maladie. 
</p><p>C'est pourquoi les délégué(e)s de l'USS formulent les revendications suivantes : </p><ul><li>Les rentes AVS doivent être augmentées afin qu'elles puissent suivre le rythme des hausses des primes-maladie et des dépenses de santé. </li><li>L'AVS a besoin de moyens supplémentaires, avant tout sous la forme d'une hausse des cotisations salariales. L'AVS doit enfin profiter dans sa totalité de son pourcent de TVA.</li><li>Les banques et les assureurs ne doivent plus réaliser de bénéfices aux dépens des assuré(e)s avec le 2e pilier. L'USS va lancer une campagne à ce sujet. </li><li>La protection contre le licenciement doit être améliorée pour les travailleurs et travailleuses âgés depuis longtemps dans leur entreprise. En cas de perte de leur emploi à 58 ans et plus, ils doivent pouvoir rester dans leur dernière caisse de pensions. En outre, concernant la retraite anticipée, on a besoin de plus de solutions de branche.</li><li>L'âge de la retraite des femmes doit rester fixé à 64 ans. </li></ul><p>Les délégué(e)s de l'USS ont également décidé d'accentuer la pression, dans le cadre de la révision en cours de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes, pour des mesures efficaces aptes à éliminer l'inégalité salariale. Le mépris manifesté pour l'article constitutionnel sur l'égalité est un scandale qui dure depuis plus de 20 ans. Il faut d'urgence y mettre fin. Des contrôles par les autorités, des sanctions et une participation plus grande des syndicats sont nécessaires. 
</p><p>En adoptant à l'unanimité une résolution, les délégué(e)s ont fait savoir que l'USS combattra de toutes ses forces l'initiative " No Billag ". Cette dernière supprimera en effet le service public dans les médias, ce qui sera dommageable à la démocratie et la cohésion nationale. Les délégué(e)s de l'USS se sont en outre prononcés contre les projets de libéralisation du trafic grandes lignes et, dans une autre résolution, ont exigé des autorités marocaines qu'elles libèrent sans délai les syndicalistes et les prisonniers et prisonnières politiques incarcérés dans la région du Rif, et qu'elles entrent en matière sur leurs revendications sociales et économiques. 
</p><p>Renseignements : </p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5114</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2017 08:49:57 +0200</pubDate><title>La numérisation doit servir aux salarié(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-numerisation-doit-servir-aux-salarie-e-s</link><description>Etude de l&#039;USS sur les effets de la numérisation du monde du travail 
</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;La numérisation comporte de nombreuses facettes. Beaucoup de personnes pensent ici à l’utilisation accrue d’ordinateurs et de robots dans les entreprises, ainsi qu’à l’attribution de jobs et de mandats par le biais de plateformes Internet («&nbsp;ubérisation&nbsp;», «&nbsp;crowdworking&nbsp;»). Dans les faits cependant, la délocalisation à l’étranger d’emplois de bureau, la croissance du commerce électronique ou le transfert de la publicité de la presse écrite vers les médias en ligne sont tout autant importants. De plus, travail et temps libre risquent de se chevaucher.
</p><p>La numérisation présente de nombreux avantages, mais elle recèle aussi des risques pour les salaires, les emplois et les conditions de travail. Par le passé, la Suisse a relativement bien maîtrisé les phases de mutation technologique. Mais, parmi les personnes touchées, certaines ont rencontré de graves difficultés. Cependant, les syndicats et la politique économique ont fait en sorte que les personnes professionnellement actives profitent dans l’ensemble de la numérisation.
</p><p>Celle-ci doit servir aux travailleurs et travailleuses. Les syndicats demandent entre autres&nbsp;:</p><ul><li>une offensive en matière de contrôles dirigée contre le travail au noir numérique et les violations du droit du travail&nbsp;;</li><li>des réglementations pour le télétravail, là où les lois s’avèrent lacunaires, par exemple dans les domaines de la santé et des coûts matériels ainsi que des questions de responsabilité civile&nbsp;;</li><li>des conventions collectives de travail (CCT) qui prévoient des salaires minimums et des possibilités de formation initiale et continue dans les branches menacées, soit le commerce de détail, le journalisme, les taxis, les assurances et les banques (amélioration de la CCT existante)&nbsp;;</li><li>une offensive de formation initiale et continue&nbsp;: les cantons et les employeurs doivent enfin créer un nombre suffisant d’offres pour les adultes (validation des acquis, formations de rattrapage, etc.) et participer à leur financement&nbsp;;</li><li>des impôts sur le bénéfice des entreprises suffisamment élevés afin de profiter d’éventuels gains supplémentaires&nbsp;; dans le but de financer la formation initiale et continue.</li><li>une meilleure protection contre le licenciement pour les travailleurs et travailleuses âgés qui travaillent depuis longtemps dans l’entreprise.</li></ul><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, 031 377 01 16 ou&nbsp; 079 205 69 11</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS, 076&nbsp;355 61 97 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Repartition</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5105</guid><pubDate>Wed, 27 Sep 2017 10:48:41 +0200</pubDate><title>Reto Wyss, nouveau secrétaire central de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/reto-wyss-nouveau-secretaire-central-de-l-uss</link><description>Du renfort pour le dossier Économie</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 septembre 2017, Reto Wyss (31 ans) a pris ses fonctions de secrétaire central de l'USS, où il est coresponsable du dossier de l'économie. Reto Wyss a suivi des études en économie aux universités de Bâle, Lausanne, Bologne et Fribourg en Brisgau. En possession d'un Master, il a exercé ces cinq dernières années des fonctions managériales et de développement dans deux entreprises finlandaises actives dans les technologies de l'information. 
</p><p>Concernant le dossier de l'économie, le secrétariat de l'USS procédera en fin d'année à une répartition détaillée des responsabilités. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS 031 377 01 16 ou 079 205 69 11</li><li>Reto Wyss, secrétaire central de l'USS 031 377 01 11 ou 079 740 99 84</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5103</guid><pubDate>Sun, 24 Sep 2017 15:09:58 +0200</pubDate><title>Un Non à Prévoyance vieillesse 2020 motivé par des raisons sociales </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-non-a-prevoyance-vieillesse-2020-motive-par-des-raisons-sociales</link><description>La réforme a échoué de peu face à l&#039;opposition de deux comités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">Prévoyance vieillesse 2020 a échoué de peu face aux oppositions des comités de droite et de gauche. De nombreuses raisons ont motivé le Non à la loi. Beaucoup de personnes actuellement à la retraite ont de la peine à joindre les deux bouts. Elles ont suivi l’argument selon lequel elles ne bénéficieraient pas du supplément AVS, contrairement aux futurs retraité(e)s. Les femmes ont essentiellement voté Non parce qu’elles ne pouvaient accepter d’augmentation de l’âge de la retraite. A plus forte raison alors que les femmes gagnent toujours moins que les hommes et que les problèmes des salarié(e)s âgés ne sont pas résolus. A quoi s’est ajouté un vote de protestation contre les baisses de prestations dans les caisses de pension. </p><p class="Text">Le Non à la loi sur la Prévoyance vieillesse 2020 montre que des arguments significatifs de politique sociale ont joué un rôle décisif dans le refus. Ces problèmes doivent être résolus. Le «&nbsp;plan B&nbsp;» des employeurs a donc déjà échoué. Il ne résout aucun des problèmes et coûterait cher aux salarié(e)s. </p><p>Pour les syndicats, il est clair qu'on doit pouvoir vivre de ses rentes de vieillesse en Suisse. Raison pour laquelle, ils continueront à lutter pour de bonnes rentes AVS et une bonne prévoyance vieillesse. Les réductions de prestations n’en font pas partie. Et, les problèmes des salarié(e)s âgés doivent être résolus. Pour les femmes, il faut des instruments efficaces pour mettre en œuvre la loi sur l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5085</guid><pubDate>Thu, 14 Sep 2017 12:12:39 +0200</pubDate><title>La BNS doit combattre avec plus de détermination la surévaluation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-combattre-avec-plus-de-determination-la-surevaluation-du-franc</link><description>Commentaire de l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Même avec une légère dépréciation à 1,14 franc pour 1 euro, le franc reste fortement surévalué. La croissance économique est faible. Les capacités de l'économie suisse sont sous-utilisées. L'emploi stagne. Le renchérissement est faible. Dans une telle situation, notre pays a besoin d'une politique monétaire expansionniste. Or, à cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont de toute évidence restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la Banque nationale suisse (BNS) dans son bulletin trimestriel. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS continue à intervenir sur le marché des devises contre l'appréciation du franc et en maintenant les taux d'intérêt à un bas niveau. Mais l'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose davantage à la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change se stabilise le plus rapidement possible à un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation). 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5083</guid><pubDate>Wed, 13 Sep 2017 11:08:52 +0200</pubDate><title>Pour des retraites sûres et des rentes stables</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-des-retraites-sures-et-des-rentes-stables</link><description>Dernière ligne droite pour une victoire dans les urnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Quand on discute directement avec les gens de Prévoyance vieillesse 2020, on se rend compte qu’ils peuvent être convaincus de voter 2x Oui au premier compromis solide trouvé depuis 20 ans. C’est du moins ce que montrent les expériences de ces dernières semaines. Les citoyens et citoyennes suisses comprennent que le moment est venu d’assurer les retraites, de défendre le niveau des rentes et d’améliorer les rentes des personnes dont les revenus sont modestes, tout particulièrement celles des femmes. Mais beaucoup de citoyens et de citoyennes sont déstabilisés par la campagne des référendaires de l’extrême gauche et de la droite économique qui refusent la réforme pour des raisons diamétralement opposées, mais, en partie, avec les mêmes arguments.
</p><p>Les sondages publiés aujourd’hui donnent en ce moment un très léger avantage au double Oui à Prévoyance vieillesse 2020. Les sondages restent toutefois des sondages. Le décompte final se fera dans les urnes. Le comité des organisations des salarié(e)s «&nbsp;2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» va tout entreprendre jusqu’au 24 septembre pour que la réforme soit acceptée. 
</p><p>Un refus précipiterait l’AVS dans un cercle vicieux où les déficits accroîtraient les pressions pour tailler dans les prestations et augmenter l’âge de la retraite à 67 ans. Le plan B des opposants de droite n’apporte certainement pas de meilleure solution aux travailleurs et travailleuses. Au contraire. Un refus de la réforme n’ouvrirait qu’une sombre perspective aux femmes notamment&nbsp;: le premier paquet sur lequel on se prononcerait suite à un échec serait justement le relèvement de l’âge de la retraite des femmes, mais sans aucune des compensations que propose Prévoyance vieillesse 2020.&nbsp; 
</p><p>Les syndicats et les organisations de salarié(e)s ainsi que leurs partenaires politiques vont mener l’offensive qui a été lancée il y a dix jours avec les prises de position d’Eveline Widmer-Schlumpf, de Pierre-Yves Maillard et de plusieurs personnalités suisses-alémaniques ainsi qu’avec l’«&nbsp;<a href="https://www.zweimal-ja.ch/fr">Appel des femmes</a>&nbsp;» et l’«&nbsp;<a href="https://www.compromis-raisonnable.ch/tous-les-signatures">Appel à la défense des retraites</a>&nbsp;» jusqu’au dimanche de votation. Ils vont surtout aller sur la place publique pour convaincre directement les citoyens et citoyennes de voter 2x Oui le 24 septembre. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5064</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2017 15:42:55 +0200</pubDate><title>Pas de subventions fédérales pour des baisses des impôts sur les bénéfices</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-subventions-federales-pour-des-baisses-des-impots-sur-les-benefices</link><description>Consultation sur la nouvelle réforme de l’imposition des entreprises III (Projet fiscal 17) </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est critique face à la nouvelle réforme de l’imposition des entreprises III (Projet fiscal 17). La hausse des allocations familiales qui y a été intégrée apporte certes une amélioration sociale. Mais en même temps, les impôts sur les bénéfices dans les cantons et les communes seraient baissés dans la même mesure que la RIE III le demandait. 
</p><p>Les baisses générales des impôts sur les bénéfices prévues par les cantons étaient déjà la mesure la plus onéreuse et la moins efficace de la RIE III. Le clair refus du peuple a montré que la Confédération et les cantons devaient faire marche arrière à cet égard en n’augmentant pas la part des cantons à l’impôt fédéral direct, mais en la laissant au niveau actuel. Et si celle-ci devait être relevée, la compensation des charges sociodémographiques devrait être renforcée. 
</p><p>L’avant-projet présenté aujourd’hui rencontrerait des difficultés en votation. La RIE III a par exemple aussi été clairement refusée à Bâle-Ville qui proposait un paquet offrant de meilleures composantes sociales. L’USS s’engage pour un projet plus social et moins onéreux. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li> Daniel Lampart, premier secrétaire de l‘USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5053</guid><pubDate>Mon, 04 Sep 2017 14:40:50 +0200</pubDate><title>Seulement 10 ans de prescription ne suffisent pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/seulement-10-ans-de-prescription-ne-suffisent-pas</link><description>L&#039;USS estime que le délai de prescription ne doit s’ouvrir qu’à la survenance du préjudice</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission juridique du Conseil national a décidé aujourd’hui à une courte majorité de recommander à son conseil le rejet du projet de révision du droit de la prescription. L’Union syndicale suisse demande au Parlement de ne pas suivre cette injonction. Car, si elle était suivie, le délai de prescription dans le domaine du droit des obligations (CO) continuerait à n’être que de 10 ans. 
</p><p>La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a dans son arrêt du 11 mars 2014 estimé que le délai de prescription de 10 ans ne respectait pas la Convention européenne des droits de l’homme. Un tel délai ne tient pas compte des risques pour la santé encourus au travail que l’on reconnaît actuellement.&nbsp; 
</p><p>L’USS partage l’avis de la CEDH. Elle estime qu’il faut régler la question du délai de prescription de manière technologiquement neutre mais dans l’intérêt des victimes. Il est dès lors mieux de travailler avec de courts délais de prescription relatifs qui ne sont ouverts qu’à partir du moment où le préjudice est survenu. Si les conseils devaient s’en tenir à des délais de prescription absolus, il faudrait alors prévoir qu’ils soient au moins de 20 ans. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS,&nbsp; 076&nbsp;335 61 97 </li><li>Ewald Ackermann, Service de la communication de l’USS, 079 660 36 14</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5047</guid><pubDate>Wed, 30 Aug 2017 17:11:06 +0200</pubDate><title>LPP: Baisse du taux d&#039;intérêt minimal évitée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-baisse-du-taux-dinteret-minimal-evitee</link><description>Une décision raisonnable par la Commission de la prévoyance professionnelle </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la prévoyance professionnelle recommande au Conseil fédéral de ne pas modifier le taux d'intérêt minimal l'année prochaine. Les assuré(e)s à la LPP ont ainsi l'assurance que leur avoir de vieillesse sera toujours rémunéré avec un taux de 1 % en 2018.
</p><p>Au lieu d'abaisser le taux en employant la même formule que jusqu'à présent, un groupe de travail examinera dorénavant quels critères il faut utiliser pour fixer le taux d'intérêt minimal. La Commission de la prévoyance professionnelle a ainsi remis à leur place l'Union patronale suisse, l'USAM et l'Association suisse d'assurances qui voulaient réduire le taux d'intérêt minimal à seulement 0,5 %, alors que les caisses de pension réalisent des rendements effectifs solides.
</p><p>En ayant pris cette décision, la Commission de la prévoyance professionnelle permet d'adapter à la réalité les formules utilisées jusqu'à présent. Ces formules ne reflètent plus le comportement actuel en matière de placement des caisses de pension. Le poids qui était donné aux obligations de la Confédération a eu comme conséquence que les taux d'intérêt recommandés ont finalement toujours baissé et auraient évolué ces prochaines années vers une rémunération nulle. Cela alors que les caisses de pension continuent en ce moment à réaliser des rendements plus élevés.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, adjointe du premier secrétaire de l'USS et en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5038</guid><pubDate>Tue, 29 Aug 2017 09:12:55 +0200</pubDate><title>Mieux vaut des rentes stables et sûres que l’accumulation de déficits et l’incertitude</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mieux-vaut-des-rentes-stables-et-sures-que-l-accumulation-de-deficits-et-l-incertitude</link><description>Le Comité des organisations de salarié(e)s s&#039;engage pour un double Oui à Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réforme des retraites assure les rentes et les améliore pour tous les futurs retraité(e)s qui ont actuellement des salaires bas et moyens. C’est la solution la meilleur marché pour la population. Refuser le projet conduirait l’AVS à une accumulation de déficits et la précipiterait dans une logique de démantèlement. Tous les syndicats et organisations de salarié(e)s de Suisse qui représentent plus de 700&nbsp;000 travailleurs et travailleuses estiment de ce fait que Prévoyance vieillesse 2020 est un bon projet de surcroît raisonnable qui doit être accepté le 24 septembre par un double Oui. 
</p><p>Des retraites sûres et un niveau de rentes stable sont pour tous et toutes décisives, pour les retraité(e)s actuels, comme pour les générations futures. Ces dernières ne doivent ainsi pas se soucier de devoir assumer financièrement leurs parents ou grands-parents. Il n’est besoin que d’un financement additionnel modeste pour assurer les retraites. Le taux de TVA augmentera effectivement en 2021 de 0,3% à 8,3%. Un autre milliard déjà prélevé pour l’AI sera transféré à l’AVS sans que cela pèse sur la population. En cas de Non, ce milliard serait perdu pour l’AVS. Et les déficits de l’AVS se creuseraient rapidement ainsi que les pressions pour réduire les prestations et pour augmenter la retraite à 67 ans. 
</p><p>Un Oui améliore les rentes des travailleurs et travailleuses qui ont des revenus bas et moyens. Deux tiers de la population vit principalement de l’AVS quand elle est à la retraite. Raison pour laquelle le supplément AVS de 840 francs par an et allant jusqu’à 2712 francs par an pour un couple sont particulièrement importants. Pour chaque franc de cotisation, c’est en effet avec l’AVS qu’ils reçoivent le plus de rentes. Un refus n’empêcherait pas seulement cette amélioration, il ferait que davantage de gens seraient dépendants des prestations complémentaires.&nbsp; 
</p><p>Un double Oui améliore les retraites des femmes. Leurs rentes du 2e pilier ne s’élèvent qu’à un tiers de celles des hommes. Cela va désormais évoluer, du fait que la part de salaire assuré de toutes les personnes qui travaillent à temps partiel augmentera. Malgré la retraite à 65 ans, la proposition est donc tout de même positive pour les femmes. Un refus du projet ne ferait que repousser l’amélioration des retraites des femmes. Dire Non, c’est aussi refuser que les chômeurs et chômeuses âgés aient la garantie de recevoir une rente LPP. Actuellement, ils sont exclus de leur dernière caisse de pension et doivent souvent, s’ils arrivent en fin de droit au chômage, entamer leur capital de vieillesse avant même d’être retraités. Cela doit enfin changer. 
</p><p>Un Non empêcherait aussi des adaptations aux besoins de la société qui sont depuis longtemps nécessaires. Prévoyance vieillesse 2020 apporte une flexibilisation de l’âge de la retraite. Les personnes qui veulent et peuvent travailler plus longtemps ne doivent pas en être empêchées. Et celles qui sont épuisées et n’ont plus de perspectives sur le marché du travail doivent pouvoir partir plus tôt, sans être pénalisées. 
</p><p>Les organisations membres du Comité des organisations de salarié(e)s pour un double Oui à Prévoyance vieillesse 2020 appellent tous les travailleurs et travailleuses à voter 2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020. Septante ans après l’acceptation par le peuple de l’AVS, il est temps de renforcer l’assurance sociale la plus importante de Suisse. Il n’y aura pas de meilleur projet si celui-ci devait être refusé. La pression pour démanteler notre système de prévoyance vieillesse s’accentuerait plutôt.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’Union syndicale suisse, 079 277 81 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Franziska Peterhans, secrétaire générale de l’Association suisse des enseignants LCH, 076 542 49 11</li><li>Christian Zünd, CEO de la Société des employés de commerce, 079&nbsp;815 79 12</li><li>Jenny Brochellaz, resp. section Valais Association suisse des infirmiers et infirmières ASI, 079 320 98 70</li><li> Véronique Polito, membre du Comité directeur d’Unia, 079&nbsp;436 21 29 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5037</guid><pubDate>Mon, 28 Aug 2017 14:37:55 +0200</pubDate><title>Non à des journées de travail de 15 heures et à des semaines de 60 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-des-journees-de-travail-de-15-heures-et-a-des-semaines-de-60-heures</link><description>L’USS lutte au sein d’une large alliance contre le burn out et le tra-vail gratuit</description><content:encoded><![CDATA[<p>La plateforme d’Employé suisse, de la Société des employés de commerce (SEC) et de l’Association suisse des cadres s’associe au chœur de ceux qui veulent démanteler les protections accordées par la loi sur le travail (LTr). La plateforme demande aujourd’hui, quelques jours avant que la CER ne se prononce sur la question du temps de travail, l’introduction de la semaine de 60 heures et de la journée de 15 heures. L’USS rejette clairement cette demande. 
</p><p>Les deux propositions sont dangereuses pour la santé et vont à l’encontre d’une meilleure conciliation entre vie privée et professionnelle. Elles contredisent aussi les résultats de toutes les études pertinentes qui montrent que les employé(e)s à plein temps de Suisse travaillent déjà beaucoup et que le stress augmente au travail. Le sondage de la SEC elle-même a montré que les employé(e)s ne souhaitaient pas d’horaires plus longs mais plutôt davantage d’enregistrement du temps de travail. Et ce sont justement les cadres et la main d’œuvre très qualifiée visés par la dérégulation voulue par la plateforme qui se plaignent de stress croissant et de baisse de l’autonomie dans la gestion du temps de travail. 
</p><p>L’introduction de la semaine de 60 heures ainsi que la possibilité d’étendre la journée de travail à 15 heures et de ne laisser que 9 heures pour le repos et la famille ouvrent grand la porte au burn out et aux maladies causées par le stress. Cela d’autant plus si l’enregistrement du temps de travail devait être en même temps supprimé, comme des interpellations pendantes le demandent au Parlement. L’élimination des heures supplémentaires que cela impliquerait provoquerait davantage de travail gratuit. 
</p><p>Cela s’applique d’autant plus que la définition des salarié(e)s qui devraient travailler de manière plus flexible repose sur des dispositions très vagues et manque de critères pertinents mesurables (position de cadre, montant du salaire). La seule condition posée est que les personnes concernées puissent gérer 50% de leur temps de travail de manière autonome. On constate que la loi sur le travail a déjà été fortement flexibilisée. Depuis le 1er janvier 2016 la suppression complète de l’enregistrement du temps de travail ou un enregistrement simplifié est déjà possible. Aujourd’hui déjà, la législation du travail suisse connaît les semaines de travail les plus longues d’Europe. Aujourd’hui déjà, la flexibilité géographique (home office) et temporelle (temps supplémentaire) sont possibles. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Luca Cirigliano, <a name="Text10"></a>secrétaire central en charge du droit du travail, 076&nbsp;355 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5033</guid><pubDate>Wed, 23 Aug 2017 12:51:46 +0200</pubDate><title>Contrôles des mesures d&#039;accompagnement: un timide pas dans la bonne direction</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/controles-des-mesures-daccompagnement-un-timide-pas-dans-la-bonne-direction</link><description>Le Conseil fédéral augmente le nombre de contrôles mais il en faut encore plus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a aujourd’hui décidé d’augmenter de 27 000 à 35 000 le nombre de contrôles des mesures d’accompagnement relatifs au respect des conditions de salaire et de travail. C’est une décision qui fait avancer les choses et va dans le sens d’une vieille revendication des syndicats. Dans les branches où le risque de dumping salarial est élevé, environ 5&nbsp;% des entreprises seront de la sorte contrôlées. 
</p><p>Il est toutefois clair que cette extension des contrôles ne suffira pas, étant donné l’étendue du dumping. En 2016, lors d’un contrôle sur cinq, des salaires trop bas ont été constatés&nbsp;! Actuellement, certains cantons contrôlent déjà 10% des entreprises des branches suspectes. Ce taux minimal devrait être atteint partout afin que les contrôles aient plus d’effet préventif.
</p><p>En même temps, la Confédération et les cantons doivent introduire des salaires minimums quand la sous-enchère salariale est massive. A quoi s’ajoute que les cantons doivent pouvoir ordonner rapidement l’arrêt du travail en cas de soupçon de sous-enchère salariale. La sous-traitance devrait aussi être limitée à un niveau. Et enfin&nbsp;: il faut introduire un registre pertinent des entreprises qui travaillent correctement. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079&nbsp;205 69 11 </li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5029</guid><pubDate>Fri, 18 Aug 2017 08:06:02 +0200</pubDate><title>Une large alliance pour assurer nos retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-large-alliance-pour-assurer-nos-retraites</link><description>Conférence des médias des comités pour la réforme des retraites prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Les trois comités nationaux en faveur d'un double Oui à la réforme des retraites se sont présentés vendredi à la presse. Le message porté par les représentants de partis de droite comme de gauche (PDC, PBD, PEV, PS et Les Verts), ainsi que d'employeurs et de l'Union syndicale suisse est clair : après 20 ans de blocage, la réforme des retraites est un compromis équilibré et absolument nécessaire. Elle assure les retraites et maintient le niveau des rentes. C'est donc convaincus de son bien-fondé que les membres de ces comités s'engagent pour un double Oui à Prévoyance vieillesse 2020. </p><p>Du point de vue des salarié(e)s, il est crucial que les retraites soient assurées et l'AVS solidement financée, a déclaré Paul Rechsteiner, président de l'Union syndicale suisse. Pour ce faire, un financement additionnel de l'AVS est nécessaire, sinon, nous risquons de voir s'installer une dangereuse politique des déficits, comme cela s'est passé pour l'AI. Comme les caisses de pension sont mises sous pression, nous avons aussi besoin de garanties des rentes dans le 2e pilier et du supplément de rente dans l'AVS. Et cela plus particulièrement pour les personnes qui ont des revenus moyens et modestes. 
</p><p>Gerhard Pfister, président du PDC, a renchérit, au nom du Comité bourgeois, qu'en raison de la démographie et des taux d'intérêts bas, la prévoyance vieillesse devait urgemment être adaptée. " Avec cette réforme, nous avons enfin trouvé un compromis équilibré qui réponde à ces exigences et qui garantisse la pérennité de notre assurance sociale. C'est important pour les générations de retraité(e)s actuelles et futures. " Il a encore ajouté que la réforme apportait plus de justice en pénalisant moins le mariage. 
</p><p>"Prévoyance vieillesse 2020 est une réforme pour les salarié(e)s et les petits revenus parce qu'elle renforce l'AVS. C'est la raison pour laquelle le PS la soutient de manière déterminée, comme l'a montré notre vote général ", a expliqué le président du PS, Christian Levrat. Il a encore mis en garde contre le plan " B " de la droite, en cas d'échec de la réforme : " Le PLR et l'UDC peinent à annoncer leurs intentions et leurs alternatives, tant le vin en question serait amer pour la population. mais ils veulent la retraite à 67 ans et des rentes plus basses, ils y travaillent depuis des années. " 
</p><p>La présidente du PEV, Marianne Streiff, a rappelé que les revendications extrêmes n'ont aucune chance : " Toutes les propositions de démantèlement ont échoué devant le peuple. Seule une réforme équilibrée qui offre quelque chose à chacun mais exige aussi quelque chose de chacun peut réussir. La réforme la plus chère serait une réforme ratée, les générations suivantes devraient combler les déficits. "
</p><p>&nbsp;La Fédération des entreprises romandes soutient également la réforme, comme l'a rapporté son directeur général adjoint, Olivier Sandoz. " Pérenniser notre système de sécurité sociale est dans l'intérêt de tous. C'est pourquoi la quasi-totalité des organisations patronales et économiques romandes, ainsi que quelques patrons de grandes entreprises, soutiennent le projet Prévoyance vieillesse 2020. Au surplus, elle augmente moins le coût du travail que le fameux plan " B " vanté par les opposants. " 
</p><p>En fin de compte, les femmes ont aussi pu soutenir la réforme, a indiqué Regula Rytz, présidente des Verts. " Nous avons réussi à éviter des péjorations pour les femmes à petits revenus et à compenser financièrement la hausse de l'âge de la retraite. Les femmes qui font leurs calculs disent donc quand même Oui et concentrent leurs forces pour combattre la discrimination salariale. " 
</p><p>En conclusion, le président du PBD, Martin Landolt, a souligné que la réforme des retraites n'est pas seulement sûre, elle modernise aussi le système. " L'âge de la retraite sera flexibilisé, et les modèles actuels comme le travail à temps partiel sont mieux couverts. La réforme renforce en outre la solidarité entre les générations du fait qu'elle assure un avenir à notre assurance sociale. " 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Paul Rechsteiner, conseiller aux Etats SG, président de l'Union syndicale suisse, 079 277 61 31 </li><li>Gerhard Pfister, conseiller national ZG, président du PDC suisse, 079 334 12 30</li><li>Christian Levrat, conseiller aux Etats FR, président du PS suisse, 079 240 75 57 </li><li>Marianne Streiff, conseillère nationale BE, présidente du PEV suisse, 079 664 74 57 </li><li>Olivier Sandoz, directeur général adjoint de la Fédération des entreprises romandes FER, 079 643 21 25</li><li>Regula Rytz, conseillère nationale BE, présidente des Verts suisses, 079 353 86 38 </li><li>Martin Landolt, conseiller national GL, président du PBD suisse, 079 620 08 51 </li><li>Béatrice Wertli, Secrétaire générale PDC, 078 873 88 08 </li><li>Thomas Zimmermann, Responsable de la communication USS, 079 249 59 74 </li><li>Michael Sorg, Porte-parole PS, 079 785 86 08 </li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5020</guid><pubDate>Fri, 04 Aug 2017 15:33:47 +0200</pubDate><title>Pour le Tribunal fédéral, les cantons peuvent fixer des salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-le-tribunal-federal-les-cantons-peuvent-fixer-des-salaires-minimums</link><description>Un arrêt décisif dont la signification dépasse le canton de Neuchâtel</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte">Une bonne nouvelle nous est arrivée de Lausanne&nbsp;: Le Tribunal fédéral a décidé que le salaire minimum adopté par le peuple en 2011 pouvait entrer en vigueur dans le canton de Neuchâtel. La plus haute instance juridique du pays a, par son arrêt du 21 juillet 2017, rejeté un recours des patrons et des associations économiques neuchâteloises contre la loi sur un salaire minimum légal que le Parlement cantonal avait adopté en 2014.  </p><p class="Texte">Le Tribunal fédéral soutient que les cantons ont bel et bien le droit d’édicter un salaire minimum cantonal, contrairement à ce que les plaignants motivaient dans leur recours&nbsp;: «&nbsp;Du point de vue de la liberté économique, les cantons peuvent promulguer des mesures de politique sociale&nbsp;», notamment pour endiguer le phénomène des working poor. La loi neuchâteloise, qui prévoit un salaire minimum horaire de 20 francs, est un outil de lutte contre la pauvreté et répond à un but de politique sociale.</p><p class="Texte">L’USS salue cet arrêt du Tribunal fédéral. Le premier salaire minimum cantonal peut enfin entrer en vigueur, après un long processus juridique qui a le mérite de clarifier les choses. Cette décision ouvre maintenant la voie aux cantons du Jura et du Tessin qui ont également adopté des salaires minimums cantonaux, mais qui attendaient la décision du Tribunal fédéral pour mettre en œuvre les lois correspondantes. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4993</guid><pubDate>Tue, 11 Jul 2017 08:47:59 +0200</pubDate><title>Augmentations de salaires de 1,5 à 2 %, mais plus pour les femmes </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/augmentations-de-salaires-de-1-5-a-2-mais-plus-pour-les-femmes</link><description>Négociations salariales 2017/18: la croissance doit appartenir aux salarié(e)s </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats de l’USS demandent des hausses de salaires de 1,5 à 2&nbsp;% aux négociations salariales 2017/2018. Les salaires des femmes doivent augmenter davantage afin de corriger les discriminations salariales.<br><br> Les signaux économiques sont à la croissance. Les indicateurs sont tous au vert et le renchérissement affichera aussi des valeurs positives (+ 0,5&nbsp;%) pendant les mois de négociations salariales. Les entreprises de l’économie intérieure, mais aussi du secteur des finances, estiment que la situation économique est bonne. Même dans les branches qui ces dernières années ont été mises sous pression à cause du franc fort, à l’instar de l’industrie d’exportation et de l’hôtellerie-restauration, vont mieux.<br><br> Cette croissance doit appartenir aux salarié(e)s. Car ces 20 dernières années, ce sont surtout les managers et les gros revenus qui ont raflé les gains de productivité, tout comme les actionnaires. Les salaires des employé(e)s ordinaires ont pris du retard. Ils ont en outre aussitôt été engloutis par les hausses de primes-maladie. Même en Allemagne, les salaires ont augmenté deux fois plus qu’en Suisse ces trois dernières années. &nbsp;<br><br> Afin que les revenus bas et moyens reprennent des couleurs, il faut accorder des hausses générales de salaire. L’individualisation des salaires encourage plutôt les hauts et très hauts revenus à se servir en premier. Les femmes ont particulièrement besoin de hausses de salaires. Elles gagnent en moyenne 7000 francs de moins par an que les hommes pour les mêmes positions, qualifications et expérience.
</p><p><br><b> Sélection de revendications salariales</b></p><p><b>Construction</b>&nbsp;<b>:</b> +150 francs à titre général<br><b>Second œuvre</b><b>&nbsp;:</b> +1,5&nbsp;% à titre général<br><b>Commerce de détail</b>&nbsp;<b>:</b> +1,5&nbsp;% à titre général<br><b>Hôtellerie-restauration</b>&nbsp;<b>:</b> +2&nbsp;% à titre général<br><b>Industrie&nbsp;:</b> les organes prendront les décisions cet automne, mais probablement +1,5-2&nbsp;% à titre général<br><b>Sécurité privée&nbsp;: </b>progression d’échelon automatique ainsi que +1&nbsp;% pour les salaires minimums à l’embauche. Augmentations ciblées pour le personnel à temps partiel et les auxiliaires.<br><b>Swisscom et autres prestataires de télécommunication&nbsp;:</b> augmentation des salaires réelles de 1&nbsp;%<br><b>Maisons d’édition importantes&nbsp;:</b> au moins 100 francs de plus.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Interventions:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS:<br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-lgb-luzern/pexels-fecundap6-359989.jpg" class="download">Rattraper le retard salarial&nbsp;: hausse générale de 1,5 à 2&nbsp;% </a></li><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-lgb-luzern/pexels-pixabay-280277.jpg" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">Il faut augmenter les salaires de 1,5 à 2&nbsp;%&nbsp;; mais plus pour les femmes</a></li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia-Präsidentin:<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/wirtschaft/muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock.jpg" target="_blank" class="download" rel="noreferrer"> Des hausses générales des salaires de 1,5 à 2% sont nécessaires et possibles!</a></li><li>Daniel Münger, responsable du secteur Logistique et membre du comité directeur, syndicom :<a href="https://gallery.mailchimp.com/647db55d72613e12b978da16f/files/e55c3011-9b9a-4fa3-b500-63839bc3d405/170711_Muenger_Syndicom.pdf" target="_blank" rel="noreferrer"></a><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/164d_f_RW_Kantonsfinanzen.pdf" class="download">Les salarié-e-s et l’économie suisse ont besoin d’une évolution salariale positive</a></li></ul><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><p>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079&nbsp;205 69 11 Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l’USS, 079&nbsp;249 59 74 </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4982</guid><pubDate>Thu, 06 Jul 2017 09:06:41 +0200</pubDate><title>Des retraites stables et sûres au lieu d’un cumul de déficits et d’incertitude</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-retraites-stables-et-sures-au-lieu-d-un-cumul-de-deficits-et-d-incertitude</link><description>Création d&#039;un Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Prévoyance vieillesse 2020 assure les retraites et améliore les rentes des salarié(e)s dont les revenus sont faibles à moyens. Ce sont les raisons qui ont motivé tous les syndicats et organisations de salarié(e)s nationaux à former un «&nbsp;Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Ces organisations représentent plus de 700&nbsp;000 travailleuses et travailleurs en Suisse et vont s’engager de toutes leurs forces pour un double Oui à la réforme des retraites le 24 septembre.</p><p>Au cours des 20 dernières années, le peuple a refusé toutes les réformes de la prévoyance vieillesse du Conseil fédéral et du Parlement. A juste titre. Parce qu’elles étaient des projets de démantèlement unilatéraux. Mais le projet sur lequel nous allons nous prononcer est cette fois-ci positif dans l’ensemble. 
</p><p><b>Dernier moment pour stabiliser les finances de l'AVS</b></p><p>Un modeste financement additionnel garantit des rentes sûres. Un milliard de francs sera versé à l’AVS, sans que la population n’ait à débourser un centime de plus. Car le 0,3% de TVA prélevé actuellement pour l’AI sera transféré à l’AVS. La TVA reste à 8% jusqu’en 2021. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là qu’elle augmentera à 8,3%. Or, on ne pourra plus jamais stabiliser les finances de l’AVS à un coût aussi avantageux. Voter Non à la réforme, c’est affaiblir l’AVS. Car sans financement additionnel, l’AVS accumulera les déficits, ce qui augmentera la pression sur les rentes et en faveur de la retraite à 67 ans.&nbsp; 
</p><p><b>Améliorations pour les femmes et les revenus de faible à moyens</b></p><p>Un Oui améliore les rentes pour les salarié(e)s dont les revenus sont faibles à moyens. Les deux tiers de la population à la retraite vivent principalement des revenus provenant de l’AVS. Raison pour laquelle, le supplément AVS de 840 francs/an pour les personnes seules et allant jusqu’à 2712 francs/an pour les couples est particulièrement important. C’est en effet avec l’AVS que chaque franc de cotisation rapporte le plus de rente. Un rejet du projet n’empêcherait pas seulement cette amélioration. Il conduirait aussi davantage de personnes dont les revenus sont bas à devoir demander les prestations complémentaires. 
</p><p>Le Oui apporte des améliorations de rentes aux femmes. Les femmes, qui travaillent majoritairement à temps partiel, sont à l’heure actuelle discriminées dans le deuxième pilier. Ce qui explique que leurs rentes ne représentent en moyenne qu’un tiers de celles des hommes. Cela va désormais changer, étant donné que le salaire assuré sera plus important. Grâce à ces mesures, Prévoyance vieillesse 2020 reste finalement une bonne réforme pour les femmes, malgré le relèvement de l’âge de la retraite. Voter Non repousse cette amélioration aux calendes grecques. Rejeter la réforme, c’est aussi refuser aux chômeurs et chômeuses âgés le droit à une rente du deuxième pilier. Ceux-ci sont actuellement exclus de leur caisse de pension et, quand ils arrivent en fin de droit, doivent entamer leur capital LPP avant même d’être à la retraite. La réforme met un terme à cette situation indigne.
</p><p><b>Après 70 ans, renforcer l'AVS</b></p><p>Les membres du «&nbsp;Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» appellent tous les salarié(e)s à accepter Prévoyance vieillesse 2020. Septante ans après l’adoption de l’AVS par la population, il est temps de renforcer l’œuvre sociale la plus importante de Suisse. Si elle devait être refusée, il n’y aura pas de meilleur projet. La pression au démantèlement irait plutôt croissant. 
</p><p>&nbsp;</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/241016_RW_VL_LSVA.pdf" class="download">Liste de syndicalistes qui s'engagent en Suisse romande pour le Oui à Prévoyance vieillesse 2020</a></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;277 81 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079&nbsp;287 04 93</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, en charge du dossier de la prévoyance vieillesse, 076&nbsp;564 67 67</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><b>Ces syndicats et organisations de salarié(e)s sont membres du Comité syndical &nbsp;Oui à prévoyance vieillesse 2020 :</b><br> Union syndicale suisse (<b>USS</b>)&nbsp;; Unia ; Syndicat du personnel des transports (<b>SEV</b>)&nbsp;; Syndicat des médias et de la communication (<b>Syndicom</b>)&nbsp;; Syndicat suisse des services publics (<b>SSP</b>)&nbsp;; Association du personnel de la Confédération (<b>APC</b>)&nbsp;; Association suisse des cadres (<b>ASC</b>)&nbsp;; Association suisse des employés de banque (<b>ASEB</b>)&nbsp;; Association suisse des infirmières et infirmiers (<b>ASI</b>)&nbsp;; Association suisse des travailleurs et travailleuses sociales (<b>AvenirSocial</b>) ; Employés Suisse&nbsp;; Fédération suisse des fonctionnaires de police (<b>FSFP</b>)&nbsp;; Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontière (<b>GaraNto</b>)&nbsp;, Association du personnel de cabine (<b>kapers</b>)&nbsp;; Organisation faîtière des enseignant-e-s alémaniques (<b>LCH</b>)&nbsp;; <b>Nautilus International</b>&nbsp;; Organizzazione Christiano-Sociale Ticinese (<b>OCST</b>)&nbsp;; Syndicat suisse des mass-médias (<b>SSM</b>)&nbsp;; Société suisse de pédagogie musicale (<b>SSPM</b>)&nbsp;; Syna&nbsp;; Société suisse des employés de commerce (<b>SEC Suisse</b>)&nbsp;; <b>Transfair&nbsp;</b>; <b>Travail.Suisse</b>&nbsp;; Union suisse des artistes musiciens (<b>USDAM</b>)&nbsp;; Employés du secteur public Suisse (<b>ZV</b>)</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4978</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2017 15:09:06 +0200</pubDate><title>Égalité des salaires : nous le pouvons !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-nous-le-pouvons</link><description>Révision de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) est satisfaite de voir que le Conseil fédéral a enfin publié son message concernant la révision de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes (LEg). Mais elle demande fermement des mesures plus musclées pour concrétiser l'égalité salariale. </p><p>Elle critique surtout le fait que les autorités fédérales ne disposeront pas de compétences d'intervention et que les syndicats seront insuffisamment associés au processus. En cas de discrimination salariale, une grande part de la responsabilité est donc reportée sur les personnes concernées. 
</p><p>La Constitution fédérale interdit depuis 1981 les discriminations salariales. Or la LEg de 1996 n'est pas parvenue à imposer partout cette interdiction. Et les femmes continuent à gagner en Suisse presque un cinquième de moins que les hommes. 
</p><p>Désormais, le Conseil fédéral veut obliger les entreprises occupant 50 personnes et plus à analyser à intervalles réguliers leurs structures salariales, faire contrôler le résultat de ces analyses selon le principe du double contrôle et enfin, informer à ce sujet. Cette mesure pourra entraîner une meilleure transparence et provoquer quelques déclics. La moitié des entreprises qui ont analysé leurs salaires corrigent en effet vers le haut les salaires de leur personnel féminin (Analyse d'impact de la réglementation 2015). 
</p><p>Il est choquent qu'avec la LEg révisée les employeurs qui ne se comportent pas correctement ne puissent toujours pas être juridiquement poursuivis. Le Conseil fédéral renonce à doter l'autorité prévue de compétences supplémentaires et à associer davantage les syndicats à la mise en œuvre de l'égalité. Personne ne contrôlera si les entreprises analyseront vraiment leurs salaires. Personne ne contrôlera au moyen de sondages si les analyses ont été minutieusement réalisées et si leurs résultats sont corrects. Et personne non plus ne pourra sanctionner les entreprises qui n'auront pas éliminé les discriminations salariales en leur sein. 
</p><p>Les discriminations salariales resteront une peccadille dont la disparition se fera pour ainsi dire sur une base facultative. Pour que le mandat constitutionnel devienne réalité, les travailleuses concernées devront continuer à intenter des actions pour inégalité de salaire. La toute dernière évaluation de la loi sur l'égalité montre clairement ce que cela signifiera pour les femmes : un risque financier très important, des procès de longue haleine et, la plupart du temps, la perte de leur emploi. 
</p><p>Mais la réalité peut être toute autre : " Já! Ég þori, get og vil " (" Oui ! J'ose le faire, je le peux et je le ferai "). C'est avec ce cri de ralliement que les Islandaises se sont battues pour l'égalité salariale, et elles ont gagné, comme l'expliquera ce mercredi soir la syndicaliste islandaise Maríanna Traustadóttir, lors d'un débat public organisé par l'USS et Travail.Suisse. En Islande, la loi obligera à partir du 1er janvier 2018 les entreprises à prouver sur la base d'un certificat que, pour un travail de valeur égale, elles versent le même salaire aux hommes et aux femmes. Les syndicats et les organisations patronales participeront à la mise en œuvre de la loi. Et les salarié(e)s pourront exiger de leurs employeurs des paiements compensatoires s'ils ne versent pas le même salaire aux hommes et aux femmes pour un travail de valeur égale. 
</p><p>L'USS attend de la Suisse qu'elle combatte les discriminations salariales avec la même détermination que l'Islande. Le Parlement doit améliorer en conséquence le projet de révision de la LEg. Concrètement, l'USS demande que les entreprises soient tenues de procéder à intervalles réguliers à des analyses de leurs salaires et que les syndicats y participent. Elle demande aussi la mise en place d'une autorité dotée de compétences en matière de contrôles et de sanctions. Car la Suisse aussi le peut .Maintenant, il ne s'agit pour elle que d'oser et de passer réellement à l'action. 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, en charge de l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4974</guid><pubDate>Tue, 04 Jul 2017 12:01:36 +0200</pubDate><title>Résoudre les problèmes, protéger les salaires et améliorer la situation des travailleurs/-euses âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/resoudre-les-problemes-proteger-les-salaires-et-ameliorer-la-situation-des-travailleurs-euses-ages</link><description>Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">La Suisse, un petit pays avec une économie fortement spécialisée, a besoin de bonnes relations avec l’Europe qui soient clairement définies. Sinon, les salaires sont mis sous pression et les emplois menacés. Mais, malgré les accords bilatéraux et les mesures d’accompagnement, les salaires sont tout de même mis sous pression. Dans les branches où les contrôles sont efficaces et où il existe des salaires minimums ainsi qu’une pratique des sanctions conséquente (amendes, blocages, interruptions de travail), les employeurs peuvent toutefois être obligés à prendre leurs responsabilités. </p><p class="Text">Et pourtant, ces dernières années, les entreprises de branches qui ne comportent pas de salaires minimums ont souvent recruté du personnel à l’étranger. En l’absence de salaires minimums, les employeurs ne peuvent être sanctionnés si un cas de sous-enchère salariale est découvert. Dans quelques-unes de ces branches qui ne sont pas protégées, les contrôleurs ont constaté passablement de cas de sous-enchère, notamment dans le commerce de détail, l’horticulture, certaines parties de l’industrie (montage/entretien de machines) ainsi que dans l’accueil des enfants et des homes. </p><p class="Text">Les problèmes sont particulièrement marqués dans la branche informatique et les banques. Auparavant, si les entreprises d’informatique engageaient du personnel en provenance de l’étranger avant tout quand le chômage était faible, aujourd’hui elles recrutent aussi de la main-d’œuvre à l’étranger, alors que le chômage est en forte augmentation chez nous. Les principaux concernés sont les actifs et actives de plus de 50 ans.</p><p class="Text">Les accords bilatéraux doivent être utiles aux personnes actives en Suisse. C’est à cela que la population et les syndicats mesurent ces accords. Raison pour laquelle, il faut rapidement éliminer les problèmes et les abus. </p><p class="Text">Mais en contrepartie, l’émigration et l’immigration ne peuvent être attribuées qu’à la seule libre circulation des personnes. Le recrutement s’est internationalisé. En cause, la globalisation de l’économie&nbsp;et la mise au concours des postes sur Internet. A quoi s’ajoutent des changements politiques comme l’ouverture du marché à la location de services, la reconnaissance des diplômes étrangers, la suppression des restrictions à l’accès au marché intérieur ou l’abolition du statut de fonctionnaire. </p><p class="Text">Au début, la libre circulation a eu des effets qualitatifs&nbsp;: moins de travail au noir et d’emplois précaires des branches à bas salaire, plus de personnes qualifiées qui ont aussi mieux pu se défendre contre les tentatives de pression et d’abus des employeurs. Les instruments qu’offrent les mesures d’accompagnement ont par ailleurs permis d’améliorer les salaires. Et il a été plus difficile pour les moutons noirs parmi les employeurs de recruter de la main-d’œuvre «&nbsp;bon marché&nbsp;» à l’étranger au détriment de la main-d’œuvre indigène. Mais l’ouverture des marchés aux travailleurs et travailleuses temporaires et aux entreprises étrangères a engendré un nouveau potentiel d’abus. </p><p class="Text"><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/241016_RW_VL_EleG.pdf" class="download">Intervention de Daniel Lampart</a> sur le Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes</p><h5 class="Texte">Renseignements </h5><p class="Texte">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4970</guid><pubDate>Thu, 29 Jun 2017 15:25:07 +0200</pubDate><title>Amiante: le Fonds d’indemnisation est opérationnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/amiante-le-fonds-d-indemnisation-est-operationnel</link><description>Aides financières pour toutes les victimes de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS se réjouit que la Fondation d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA), créée à l'initiative des syndicats il y a un peu plus de trois mois, puisse offrir ses premières prestations à partir de lundi 3 juillet. La FIVA représente une nouvelle étape majeure dans la lutte que mènent les syndicats depuis longtemps contre les conséquences terribles d'une exposition à l'amiante. Si la fondation ne peut pas faire disparaître les souffrances humaines qui se sont accumulées, elle peut tout du moins atténuer les conséquences financières de la maladie pour les personnes concernées et offrir un soutien psychologique. 
</p><p>La fondation a tout d'abord mis en place un service d'accompagnement gratuit pour tous les malades de l'amiante et leurs proches. Toutes les personnes qui souffrent d'un mésothéliome peuvent en outre faire une demande de soutien financier à la fondation. Jusqu'à ce que la fondation dispose de suffisamment de moyens, les indemnités seront versées en priorité aux malades dont le mésothéliome n'est pas considéré comme une maladie professionnelle. 
</p><p>Les demandes d'aide doivent être faites à l'adresse suivante : 
</p><p><b>Fondation d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA) <br>Service-Center Gesuche <br>Fluhmattstr. 1 Case postale 4358 <br>6002 Lucerne </b></p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4958</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2017 09:34:25 +0200</pubDate><title>Protection contre les licenciements : mettre de l’ordre dans le monde, mais pas chez nous ? </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-les-licenciements-mettre-de-l-ordre-dans-le-monde-mais-pas-chez-nous</link><description>L’élection à l’OIT oblige le Conseil fédéral </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Désormais, la Suisse sera représentée au Comité de la liberté syndicale de l'OIT (Committee on Freedom of Association, CFA). Cet honneur oblige le Conseil fédéral à faire enfin le nécessaire pour que la protection suisse contre les licenciements soit conforme au droit international. Comment prétendre faire régner l'ordre sur la scène mondiale alors que l'on ne balaie pas devant sa porte ? </p><p>Les syndicats suisses se félicitent de l'élection au CFA de la collaboratrice du SECO Valérie Berset-Bircher. Cette haute instance de l'Organisation internationale du Travail (OIT) examine les plaintes portées contre les pays et faisant état de violations des principes de la liberté syndicale. 
</p><p>En 2006, suite à une plainte déposée par l'USS, le CFA a retenu que la protection contre les licenciements en Suisse ne satisfaisait pas au droit international. Il a déploré que même lors de licenciement abusif pour exercice de droits fondamentaux (liberté syndicale, liberté d'expression, lanceurs d'alerte...), la réintégration de la personne licenciée ne soit pas prévue, mais seulement une indemnité de six mois de salaire tout au plus. Le CFA considère cela comme une violation des conventions 87 et 98 de l'OIT ainsi que de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). Une étude réalisée récemment par l'Université de Neuchâtel sur mandat du SECO et du Département fédéral de justice (OFJ) aboutit à la même conclusion. 
</p><p>Malgré tout, à ce jour, ni le SECO, ni l'OFJ n'ont appliqué cette prescription. Comment le SECO prétend-il mettre de l'ordre sur la scène mondiale, alors qu'il ne fait pas le ménage dans son propre pays ? - L'élection au CFA fait honneur à la Suisse et oblige le Conseil fédéral à mettre enfin en œuvre les recommandations de cette instance en mettant la protection contre le licenciement en conformité avec le droit international. 
</p><h5>Renseignements&nbsp; </h5><ul><li>Luca Cirigliano, Secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97 </li><li>Ewald Ackermann, Communication de l'USS, 079 660 36 14 </li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4952</guid><pubDate>Fri, 16 Jun 2017 16:53:21 +0200</pubDate><title>Le projet d’ordonnance précise l&#039;application de Prévoyance vieillesse 2020 </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-projet-d-ordonnance-precise-lapplication-de-prevoyance-vieillesse-2020</link><description>L&#039;USS salue l&#039;ouverture de la procédure de consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a ouvert aujourd’hui la procédure de consultation sur l’ordonnance d’application de Prévoyance vieillesse 2020, ce qui est à saluer Cela permet de préciser en toute transparence comment cette réforme qui par ailleurs renforce l’AVS et assure les retraites sera concrètement mise en œuvre. C’est un avantage pour la population qui se rendra aux urnes le 24 septembre. &nbsp;</p><p class="Text">Le projet d’ordonnance règle des questions importantes pour les assuré(e)s. L’amélioration des rentes AVS sera ainsi effective à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2019. Le supplément sera aussi versé aux personnes qui auront atteint l’âge de référence à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2018. Cela permettra aux femmes qui devront travailler trois mois de plus en 2018 de pouvoir déjà compter sur le supplément AVS. </p><p class="Text">La modification du taux de conversion dans la prévoyance professionnelle obligatoire entre en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 2019. Cela laisse du temps aux caisses de pension d’adapter leur règlement. La garantie des acquis, dont bénéficie la génération de transition, sera aussi valable à partir de ce moment-là. Il est clair pour l’USS que cette garantie doit aussi s’appliquer aux assuré(e)s qui partiraient à la retraite avant l’âge de référence de 65 ans. Cela correspond à la volonté du législateur qui, en présentant une solution touchant l’ensemble du système de prévoyance vieillesse, voulait éviter des pertes de rentes. La préservation des acquis ne s’applique toutefois qu’à la part obligatoire assurée par la LPP. Beaucoup d'assuré(e)s de l’hôtellerie-restauration et du second œuvre  se trouvent dans ce cas. En raison de la dureté physique de leur travail, une retraite anticipée est souvent nécessaire. Une inégalité de traitement envers les salarié(e)s qui peuvent travailler jusqu’à 65 ans serait choquante.</p><p class="Text">Prévoyance vieillesse 2020 permet d’assurer les retraites, grâce à des rentes AVS plus élevées et des mesures de compensation dans le 2<sup>e</sup> pilier. Et grâce à un modeste financement additionnel de l’AVS qui lui allouera un milliard par an, sans que la population n’ait à payer un centime de plus. Prévoyance vieillesse apporte en outre des rentes du 2<sup>e</sup> pilier plus élevées à beaucoup de femmes. Et les travailleurs et travailleuses âgés qui perdraient leur emploi sur le tard ne devront plus entamer leur capital LPP avant la retraite puisqu’ils ils obtiennent une garantie de rente. Pour toutes ces raisons, l’Union syndicale suisse dit clairement Oui à Prévoyance vieillesse 2020.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4940</guid><pubDate>Thu, 15 Jun 2017 13:59:51 +0200</pubDate><title>Travail au noir : coupable nonchalance des autorités</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travail-au-noir-coupable-nonchalance-des-autorites</link><description>Selon le rapport du SECO : davantage de soupçons, mais moins de contrôles</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le nombre de situations donnant lieu à un soupçon de travail au noir a augmenté en 2016 par rapport à 2015. Mais le nombre de contrôles a diminué ! Ce décalage montre que les acteurs politiques ne sont pas disposés à combattre le travail au noir de manière vraiment efficace. C'est pourquoi l'Union syndicale suisse (USS) demande principalement des amendes réellement dissuasives pour les employeurs fautifs. </p><p>Le rapport annuel du SECO sur l' " Exécution de la loi fédérale concernant des mesures en matière de lutte contre le travail au noir " (LTN) publié aujourd'hui fait apparaître que le nombre de situations donnant lieu à un soupçon de travail au noir a augmenté ; cela, de 12 % en ce qui concerne le droit des assurances sociales, de 13,5 % pour le droit des étrangers et de 9 % pour le droit de l'impôt à la source. Or le nombre d'entreprises et celui de personnes contrôlées ont diminué, durant la même période, respectivement de 8,1 % et 11,1 %. 
</p><p>C'est ainsi que l'écart entre le nombre de cas suspects et celui de contrôles effectués se creuse. Alarmant. Quant à l'argumentation avancée par le SECO, selon laquelle les contrôles seraient plus ciblés aujourd'hui, c'est un pur euphémisme. 
</p><p>L'USS demande que les mesures suivantes soient prises pour faire pièce au travail au noir : </p><ul><li>application d'amendes dissuasives pour les employeurs fautifs ; elles devront être aussi élevées que celles infligées en cas d'infraction aux mesures d'accompagnement ; </li><li>élimination par la Confédération, à l'aide de prescriptions précises et d'un financement plus efficace, des grandes différences existant entre cantons en matière de contrôles, de sanctions et d'informations sur les mesures prises et les sanctions prononcées ;&nbsp;</li><li> régularisation de la situation des sans-papiers sur le modèle de l'opération genevoise dite " Papyrus ", ce qui contribuera à endiguer ce phénomène. </li></ul><p>Il faut donner un nouvel élan à une révision de la LTN qui intègre ces mesures. 
</p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS responsable du problème des conditions de travail, 076 335 61 97 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4938</guid><pubDate>Thu, 15 Jun 2017 10:24:27 +0200</pubDate><title>Une politique monétaire active, avec des buts clairs, est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-politique-monetaire-active-avec-des-buts-clairs-est-necessaire</link><description>Commentaire de l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc reste fortement surévalué. Tendanciellement, il s'est même légèrement apprécié ces derniers temps. L'emploi stagne largement, contrairement à l'évolution à la hausse que connaissent d'autres pays. Les annonces de licenciements collectifs ou de délocalisations se sont multipliées pendant les mois d'avril, mai et juin. Les capacités de l'économie suisse sont sous-utilisées. Dans un tel contexte, notre pays a besoin d'une politique monétaire expansionniste. Or, à cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont de toute évidence restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la Banque nationale suisse (BNS) dans son bulletin trimestriel. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS continue à agir contre l'appréciation du franc en intervenant sur le marché des devises et en maintenant bas les taux d'intérêt. Mais la communication sur ses buts de politique monétaire manque toujours de clarté. Personne ne sait si la BNS va combattre à l'avenir de nouvelles appréciations du franc. 
</p><p>L'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose beaucoup plus à la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change se stabilise à très court terme aux alentours de 1,10 franc pour 1 euro et qu'ensuite, l'on fasse rapidement en sorte que, grâce à un taux modéré, la Suisse ne subisse pas de préjudice. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation).
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11&nbsp;</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p class="Agencementdutexte"><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4935</guid><pubDate>Wed, 14 Jun 2017 11:13:17 +0200</pubDate><title>14 juin : Passons les salaires à la loupe - contrôles des salaires, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-passons-les-salaires-a-la-loupe-controles-des-salaires-maintenant</link><description>Veille des femmes à la place fédérale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a tout de même promis un message sur la révision de la loi sur l'égalité jusqu'à l'été 2017 qui pousserait les entreprises à enfin passer leurs salaires sous la loupe. Les syndicalistes et d'autres organisations féminines le prennent au mot : dès le 14 juin, qui célèbre depuis 26 ans la légendaire grève des femmes, elles monteront la garde tous les mercredis sur la place fédérale jusqu'à ce que le Conseil fédéral adopte son message. Elles rappelleront ainsi que les salaires doivent être examinés sous toutes les coutures. Elles exigent des contrôles des salaires, elles exigent des sanctions en cas de discrimination salariale - elles exigent l'égalité.
</p><p>Des projets se basant sur la bonne volonté, comme le Dialogue sur l'égalité des salaires, n'ont pas eu les effets escomptés contre les discriminations salariales persistantes. Cela n'empêche pas les partis bourgeois de s'opposer de toutes leurs forces à des mesures contraignantes. Ils préfèrent nier l'existence-même de discriminations salariales avec des arguments fallacieux.
</p><p>L'égalité salariale est inscrite dans la Constitution depuis 36 ans, la loi sur l'égalité existe depuis 21 ans, et pourtant, les femmes attendent toujours un salaire égal. L'écart salarial était d'environ 18,1% en 2014. Aucun critère objectif, comme une différence d'âge, de formation, de fonction ou de niveau de compétences ou encore d'ancienneté ne permet de justifier près de la moitié de cet écart de salaire.
</p><p>Après des décennies d'attente pour l'égalité salariale, des syndicalistes et des organisations féminines vont monter la garde sur la place Fédérale jusqu'à ce que le Conseil fédéral présente son message sur la mise en œuvre de l'égalité salariale.
</p><h3>Veilles</h3><ul><li>14 juin, 12h-13h30</li><li>Tous les mercredis suivants, entre 8 et 9h.</li></ul><h5> Renseignements : </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4919</guid><pubDate>Thu, 01 Jun 2017 11:24:10 +0200</pubDate><title>« Projet fiscal 17 » : problèmes non résolus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/projet-fiscal-17-problemes-non-resolus</link><description>Nouvelle mouture de la 3e réforme de l’imposition des entreprises : au Conseil fédéral de corriger
</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) voit d'un œil critique la nouvelle RIE III (" Projet fiscal 17 ") présentée aujourd'hui par le conseiller fédéral Ueli Maurer et les gouvernements cantonaux. Avec l'augmentation des allocations familiales, on y a certes intégré une amélioration sociale, mais en même temps, on risque de voir l'impôt sur le bénéfice fortement baisser dans les cantons et les communes ; cela, pour toutes les entreprises. Et encore plus qu'avec la RIE III. 
</p><p>Les baisses de l'impôt sur le bénéfice prévues par les cantons constituaient déjà avec la RIE III la mesure le plus chère et la moins efficace. Le net rejet de cette dernière par le peuple a montré que la Confédération et les cantons doivent faire marche arrière, en ne relevant pas la part de l'impôt fédéral direct destinée aux cantons. Or, le projet présenté aujourd'hui va encore plus loin que la RIE III. Manifestement, même les dispositions transitoires (" step-up ") seront supprimées, alors qu'elles auraient permis, sans baisse d'impôts, de changer de système pour les sociétés à statut spécial. Paradoxalement, la hausse de l'imposition partielle des dividendes à 70 % renforcera encore plus la pression en faveur de baisses d'impôts. Sous la pression des arts et métiers, les cantons essaieront d'utiliser ces recettes supplémentaires pour baisser encore plus l'impôt sur le bénéfice. 
</p><p>Les grands axes présentés aujourd'hui auraient des problèmes en cas de votation populaire. En effet, la RIE III a, par exemple, aussi été clairement rejetée dans le canton de Bâle-Ville qui a proposé un projet meilleur. L'USS attend de l'ensemble du Conseil fédéral qu'il corrige les grands axes présentés aujourd'hui. Nous avons besoin d'un projet plus social et moins onéreux. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4917</guid><pubDate>Wed, 31 May 2017 14:23:37 +0200</pubDate><title>Prévoyance vieillesse 2020 plus nécessaire que jamais </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-2020-plus-necessaire-que-jamais</link><description>Le Conseil des Etats veut économiser sur les prestations complémentaires </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des Etats a décidé aujourd’hui les mesures d’économies sur les prestations complémentaires (PC) les plus lourdes depuis leur création en 1965. Cela montre clairement&nbsp;: des rentes AVS plus élevées comme le prévoit Prévoyance vieillesse 2020 sont urgemment nécessaires. </p><p>Le Conseil des Etats veut réduire les dépenses des PC d’environ un demi-milliard de francs par an. Ces mesures d’économies vont toucher durement les séniors ainsi que les personnes handicapées. Sans mesures compensatoires dans l’AVS, leur marge de manœuvre financière déjà très modeste sera encore plus maigre. 
</p><p>Il est toutefois positif que le Conseil des Etats veuille enfin adapter les dépenses reconnues pour les frais de logement à l’augmentation des loyers. Mais en même temps, il réduit les dépenses reconnues pour les primes d’assurance-maladie. Les PC devraient correspondre au maximum à la prime de la troisième assurance-maladie la moins chère. Cela signifie que les 300&nbsp;000 bénéficiaires de PC devraient changer de caisse pour les moins chères. Le libre choix d’une caisse-maladie est pourtant massivement restreint pour les personnes très âgées et dépendantes de soins. Beaucoup de ces personnes ne pourront pas changer de caisse-maladie et devront donc économiser sur leur minimum vital pour payer la participation plus élevée aux primes d’assurance-maladie. Les cantons économisent ainsi 170 millions de francs par an sur le dos des bénéficiaires de PC. Le Conseil des Etats veut économiser 123 autres millions sur le remboursement des primes d’assurance-maladie. 
</p><p>Ces coupes dans les PC sont indignes. Le Conseil national qui traitera ensuite le projet doit les corriger. &nbsp;
</p><p>La décision de la Chambre haute montre clairement que la population dans son ensemble ne peut mener une vie digne à la retraite qu’avec des rentes AVS plus élevées. La réforme de la prévoyance vieillesse 2020 est un pas important et adéquat dans ce sens. &nbsp;
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, Adjointe du premier secrétaire de l'USS, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4889</guid><pubDate>Mon, 22 May 2017 09:39:21 +0200</pubDate><title>Les travailleurs sont toujours plus le jouet d’intérêts économiques à court terme</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-travailleurs-sont-toujours-plus-le-jouet-d-interets-economiques-a-court-terme</link><description>Nouvelle étude européenne sur les conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Les travailleurs sont toujours plus le jouet d’intérêts économiques à court terme
</p><p>La dernière étude européenne sur les conditions de travail montre que les risques pour la santé psychique augmentent chez les travailleurs et les travailleuses en Suisse. Les syndicats, qui en font l’expérience alarmante sur le terrain, ne peuvent que le confirmer. Les salarié(e)s travaillent avec toujours moins d’autonomie, c’est-à-dire que les employeurs décident toujours plus quand il faut travailler, sans tenir compte des besoins de leurs employé(e)s. Ils exigent toujours plus de flexibilité. Les horaires sont fixés selon le bon vouloir des chefs. En résumé&nbsp;: l’autonomie dans le temps de travail diminue. Les résultats de la European Working Conditions Survey (EWCS) indiquent que&nbsp;:</p><ul><li>En 2005, 14,3&nbsp;% des travailleurs et travailleuses de Suisse pouvaient encore entièrement décider quand ils travaillaient, ils n’étaient plus que 11,7&nbsp;% en 2015.</li><li>En 2005, 33,5&nbsp;% des travailleurs et travailleuses pouvaient encore décider de manière autonome, dans un cadre donné, quand ils travaillaient, ils n’étaient plus que 19,5&nbsp;% en 2015.</li><li> En 2005, 45&nbsp;% des travailleurs et des travailleuses indiquaient que l’entreprise fixait les horaires de travail sans qu’il soit possible de les modifier, en 2015, ils étaient déjà 58,1&nbsp;%.</li><li>En 2005, 88,1&nbsp;% des travailleurs et des travailleuses indiquaient pouvoir bien ou très bien concilier leur obligations familiales et sociales avec leurs horaires de travail, en 2015, ils étaient déjà un peu moins (87,8&nbsp;%). </li></ul><p>Ces tendances sont dangereuses parce que, selon une autre étude (ESENER), seulement 45,2&nbsp;% des entreprises en Suisse évaluent régulièrement les risques, par exemple sur le stress au travail. Au Royaume-Uni ou au Danemark, elles sont par exemple plus de 90&nbsp;% à le faire, la moyenne européenne est de 74&nbsp;%. Des mesures de prévention ne sont donc que rarement prises pour, par exemple, prévenir les maladies dues au stress. Des exemples étrangers montrent que de telles mesures sont simples et efficaces&nbsp;: le groupe Volkswagen a notamment introduit l’interdiction d’envoyer des mails pendant la nuit.
</p><p>Malgré ces chiffres alarmants, les initiatives des conseillers aux Etats Konrad Graber et Karin Keller-Sutter qui prévoient un véritable démontage de la protection des salarié(e)s relèvent du cynisme. L’obligation d’enregistrer et donc de contrôler le temps de travail pourrait être supprimée pour un tiers des travailleurs et travailleuses. Et, pour ces salarié(e)s, la durée maximale hebdomadaire de travail serait dans les faits abrogée, alors que l’interdiction du travail de nuit et du dimanche serait elle aussi éliminée. Au lieu de continuer à affaiblir la protection de la santé, celle-ci doit au contraire être renforcée, au vu des conclusions de ces dernières années. 
</p><p>Renseignements:
</p><p>Luca Cirigliano, secrétaire de l’USS en charge du dossier des conditions de travail, 076&nbsp;355 61 97</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4885</guid><pubDate>Sun, 21 May 2017 12:47:32 +0200</pubDate><title>Réaliser la transition énergétique sans libéralisation hasardeuse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/realiser-la-transition-energetique-sans-liberalisation-hasardeuse</link><description>L&#039;USS se réjouit du Oui nette à la Stratégie énergétique 2050</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref">&nbsp;</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la nette acceptation dans les urnes de la Stratégie énergétique 2050. En faisant ce choix, la population a posé les jalons de la transition énergétique sans se laisser impressionner par l'absurde campagne fondée sur la peur menée par les opposants.
</p><p>La transition énergétique est une grande chance pour la Suisse, le secteur de l'énergie et l'économie dans son ensemble. Sa mise en œuvre peut servir d'exemple à toute l'Europe, car nous avons aujourd'hui atteint, pour la population et l'économie, un des niveaux les plus élevés de sécurité de l'approvisionnement en énergie, de production d'électricité à partir de sources renouvelables et de stabilité des prix. Depuis des années, le prix payé par la population n'est pas élevé, alors qu'il ne cesse d'augmenter dans les pays limitrophes où le marché a été entièrement libéralisé. Notre système, qui inclut une libéralisation partielle du marché de l'électricité, se révèle résistant aux crises, ce qui constitue le meilleur préalable pour entrer dans la transition énergétique. 
</p><p>Il appartient maintenant au Conseil fédéral et à l'Administration de créer, à travers des ordonnances, les conditions les meilleures possibles pour préserver ces acquis et faire rapidement progresser en même temps la transition énergétique. La population veut que l'approvisionnement en énergie soit garanti, et elle veut de l'électricité propre. Elle ne veut pas que l'on se lance dans des expérimentations de marché, mais que l'on passe à une transition énergétique socialement supportable. 
</p><p>Le secteur énergétique est en revanche dans l'obligation de garantir la transparence la plus grande concernant le prix de l'électricité. Le supplément sur les coûts de transport destiné à la force hydraulique doit soutenir notre source d'énergie écologique la plus importante, et non pas renflouer ces entreprises qui ont procédé durant des années à des investissements inappropriés et grassement récompensé leurs managers. 
</p><p>L'USS se réjouit aussi du rejet par le peuple de l'autonomisation de l'Hôpital cantonal de Winterthour. C'est une victoire importante des syndicats du canton de Zurich, car elle permet de mettre à temps le holà à des projets de privatisations.
</p><p class="Texte">&nbsp;</p><h5><span lang="FR">Renseignements&nbsp;:</span></h5><p class="Agencementdutexte"><span lang="FR"></span></p><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS responsable de la politique énergétique, 079 744 93 90
</p><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74
</p><p class="Agencementdutexte"><a name="Text10"><span lang="FR"></span></a><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4881</guid><pubDate>Mon, 15 May 2017 15:36:05 +0200</pubDate><title>Avenir Suisse s&#039;attaque dangereusement aux mesures d’accompagnement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avenir-suisse-sattaque-dangereusement-aux-mesures-d-accompagnement</link><description>Le porte-voix des grandes entreprises et des banques encourage la sous-enchère salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Afin que les salaires déjà bas de la gastronomie ou du nettoyage baissent encore, Avenir Suisse prône la sous-enchère salariale. C’est la revendication principale qu’a faite le porte-voix des banques et des grandes entreprises lors de sa conférence de presse sur les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Au lieu de balayer devant sa porte et d’enfin présenter des mesures contre la mauvaise politique salariale que mènent les dirigeants de grandes entreprises, le groupe de réflexion néolibéral veut détruire les mesures que la Suisse a introduites pour protéger ses salaires. En s’attaquant aux conventions collectives de travail, Avenir Suisse va même encore plus loin&nbsp;: il veut affaiblir le partenariat social. 
</p><p>En ayant instauré des mesures d’accompagnement, la Suisse a introduit un mécanisme de protection efficace contre la sous-enchère salariale. Toute personne qui travaille en Suisse doit obtenir un salaire suisse. Non seulement, cela garantit les salaires et les conditions de travail, mais cela empêche les employeurs d’aller chercher de la main-d’œuvre bon marché à l’étranger aux dépens des salarié(e)s indigènes. Sans mesures d’accompagnement, il y aurait beaucoup plus de sous-enchère salariale. L’Angleterre a montré ce qui se passe quand il n’y a pas de mesures d’accompagnement&nbsp;: les bas salaires ont été mis sous pression jusqu’à que la population accepte le Brexit. 
</p><p>Un rapide coup d’œil au rapport publié jeudi dernier sur l’exécution des mesures d’accompagnement en 2016 montre à quel point ces mesures de protection sont importantes. L’an dernier, plus de 40&nbsp;000 contrôles ont été effectués. Les contrôleurs ont constaté des salaires trop bas dans plus de 8000 entreprises&nbsp;!
</p><p>Les problèmes d’exécution des mesures d’accompagnement sont préoccupants. La Confédération et les cantons doivent introduire des salaires minimums quand des cas de sous-enchère salariale ont été constatés, comme le prévoit le code des obligations. La Suisse alémanique et la Confédération particulièrement doivent le faire. 
</p><p> Il faut aussi un plus grand nombre de contrôles. En effet, un employeur suisse n'est aujourd'hui presque jamais contrôlé dans le canton de Zoug et ne l'est que tous les 33 ans dans ceux de Bâle-Campagne, Fribourg et Saint-Gall (branches à commissions tripartites). Des instruments supplémentaires sont en outre nécessaires pour que les cantons puissent, s'ils soupçonnent l'existence de sous-enchère, ordonner rapidement une suspension des travaux. 
</p><p>Dans le cadre de la révision en cours de la législation sur les marchés publics, le Parlement doit aussi apporter des améliorations&nbsp;: les chaînes de sous-traitants doivent être limitées à un seul niveau pour une même activité. Il faut aussi créer un registre sérieux des entreprises dont le comportement est correct. Et le droit de la Commission fédérale de la concurrence de recourir contre les dispositions de protection de la législation sur des marchés publics doit de toute urgence être supprimé. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4873</guid><pubDate>Thu, 11 May 2017 15:58:27 +0200</pubDate><title>Empêcher la sous-enchère salariale et combler les lacunes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/empecher-la-sous-enchere-salariale-et-combler-les-lacunes</link><description>Appliquer correctement les mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p> Avec les mesures d'accompagnement, la Suisse dispose a priori d'un outil puissant pour lutter contre la sous-enchère salariale. Le rapport du SECO publié aujourd'hui sur leur mise en œuvre en 2016 montre cependant qu'il y a encore lieu d'agir à ce sujet. 
</p><h3>Malgré leurs abus, nombre d'entreprises restent impunies</h3><p>L'année passée, plus de 40 000 contrôles ont été réalisés en Suisse. Les contrôleurs et contrôleuses ont trouvé des salaires trop bas dans 8 000 entreprises ! Dans les branches où des salaires minimaux obligatoires sont légalement fixés dans des conventions collectives de travail au champ d'application étendu ou des contrats-types de travail, ces entreprises fautives sont punies. Mais près de la moitié des salaires des branches ne sont pas protégés par de tels salaires minimaux. En cas de sous-enchère, ces entreprises sont certes sommées de relever les salaires concernés, mais la majorité d'entre elles (59 %) s'en moquent totalement. La loi prévoit que la Confédération et les cantons doivent, dans ces cas, introduire des salaires minimaux obligatoires. Toutefois, mis à part les salaires minimaux nationaux de l'économie domestique, cela n'a encore jamais eu lieu dans l'ensemble de la Suisse alémanique. Le canton de Zurich a par exemple refusé d'introduire des salaires minimaux de protection dans le commerce de détail et l'industrie des machines alors que la preuve de la sous-enchère avait été clairement établie. 
</p><h3>Combattre systématiquement la sous-enchère salariale </h3><p>Pour empêcher la sous-enchère salariale, il faut davantage de salaires minimaux obligatoires. Mais il faut aussi un plus grand nombre de contrôles. En effet, un employeur suisse n'est aujourd'hui presque jamais contrôlé dans le canton de Zoug et ne l'est que tous les 33 ans dans ceux de Bâle-Campagne, Fribourg et Saint-Gall (branches à commissions tripartites). Des instruments supplémentaires sont en outre nécessaires pour que les cantons puissent, s'ils soupçonnent l'existence de sous-enchère, rapidement ordonner une suspension des travaux. Dans le cadre de la révision en cours de la législation sur les marchés publics, le Parlement doit apporter des améliorations : les chaînes de sous-traitants doivent être limitées à un seul niveau pour une même activité. Il faut aussi créer un registre sérieux des entreprises dont le comportement est correct. Et le droit de la Commission fédérale de la concurrence de recourir contre les dispositions de protection du droit des marchés publics doit de toute urgence être supprimé. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 68 11 </li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4849</guid><pubDate>Tue, 02 May 2017 17:37:00 +0200</pubDate><title>Travailler gratuitement? Travailler plus la nuit? Plus de stress? Non merci!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travailler-gratuitement-travailler-plus-la-nuit-plus-de-stress-non-merci</link><description>Communiqué de presse de l’Alliance contre le burn-out et le travail gratuit</description><content:encoded><![CDATA[<p>Unis, les syndicats repoussent l’attaque massive lancée par les deux député(e)s au Conseil des États Graber et Keller-Sutter contre la réglementation du temps de travail et sa rémunération. Ces deux élu(e)s veulent, à travers leurs initiatives parlementaires, supprimer pour une part importante des salarié(e)s l’enregistrement de la durée du travail et sa limitation. L’Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse ainsi que leurs organisations, notamment Unia et syna, combattront vigoureusement au sein d’une vaste alliance une flexibilisation aussi radicale et unilatérale de la durée du travail. 
</p><p>Cette flexibilisation sauvage entraînera inéluctablement plus de dépendance pour les salarié(e)s, plus de stress et d’épuisement professionnel. En outre, plusieurs études et une enquête européenne sur les conditions de travail montrent qu’en Suisse, les travailleurs et travailleuses doivent se plier aux horaires de travail toujours plus souvent imposés unilatéralement par leurs employeurs. Et c’est davantage le cas chez nous que dans l’Union européenne. M. Graber et Mme Keller-Sutter parlent certes de cadres et de «&nbsp;spécialistes&nbsp;». Mais comme ces concepts ne sont pas définis dans la loi sur le travail (LTr), plus d’un tiers des salarié(e)s seraient en fait concernés.
</p><p>L’initiative parlementaire du conseiller aux États Graber bifferait tout simplement les prescriptions de la LTr concernant le travail de nuit et du dimanche, la durée du travail et les pauses pour les cadres et les «&nbsp;spécialistes&nbsp;» dont la durée hebdomadaire de travail moyenne n’excède pas les 45 heures. Ainsi, les semaines de travail très longues avec du travail de nuit et du dimanche deviendraient normales. Une flexibilité aussi sauvage nuirait à la santé des travailleurs et travailleuses et les empêcherait de concilier famille et travail.
</p><p>Ensemble, ces deux initiatives entraîneraient finalement plus de travail non-rémunéré. Les salarié(e)s – et aussi les assurances sociales – perdraient en tout des milliards de francs parce qu’il ne serait plus possible d’établir la quantité de travail supplémentaire et d’heures supplémentaires fournis.
</p><p>Le contrôle du temps de travail n’est pas une vieillerie obsolète. C’est un instrument contre le surmenage qui permet en outre d’établir le volume de travail fourni en plus et sa rémunération équitable. À l’ère de la numérisation, c’est aisément réalisable. S’ajoute à cela que les partenaires sociaux ont enfin trouvé, avec l’aide du Conseil fédéral, une solution qui prévoit des exceptions à l’enregistrement de la durée du travail. Mais à peine la nouvelle ordonnance entrait-elle en vigueur qu’une nouvelle attaque survenait au Parlement.
</p><p>La radicalité de ces deux initiatives parlementaires inquiète aussi la Société suisse de médecine du travail. Renoncer à l’enregistrement de la durée du travail ouvrira tout grand la porte à l’auto-exploitation et à l’épuisement professionnel. Son constat est clair&nbsp;: si les prescriptions de la LTr sur les temps de repos et la comptabilisation du temps de travail sont assouplies, l’épuisement et les problèmes musculosquelettiques vont augmenter.
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;277 61 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079&nbsp;287 04 93</li><li> Brigitta Danuser, déléguée à la Société suisse de médecine du travail (SSMT), 076 339 84 46</li><li>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, 079&nbsp;620 11 14</li><li>Arno Kerst, président du syndicat Syna, 079&nbsp;598 67 70</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS, 076&nbsp;335 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4847</guid><pubDate>Mon, 01 May 2017 15:45:09 +0200</pubDate><title>Plusieurs dizaines de milliers de personnes aux fêtes du 1er Mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/plusieurs-dizaines-de-milliers-de-personnes-aux-fetes-du-1er-mai</link><description>Un avenir pour tous et toutes. Plus social. Plus juste.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées dans les rues d’une cinquantaine de localités de tout le pays pour réclamer une société qui profite à tous et à toutes. Elles ont plaidé pour des emplois plus sûrs, des salaires plus justes, de meilleures retraites, l’égalité entre femmes et hommes, un service public de qualité, plus de droits pour les migrant(e)s et contre la flexibilisation excessive du temps de travail. Le rassemblement le plus important a eu lieu à Zurich ce matin avec pas moins de 12&nbsp;000 personnes. A Genève, 2500 personnes ont défilé cet après-midi sous la pluie 
</p><h3>Nouvelles citations tirées de discours du 1er Mai</h3><p>A Burgdorf (BE), le premier secrétaire de l’USS, Daniel Lampart, a insisté sur le fait que l’engagement syndical en vaut la peine&nbsp;: «&nbsp;Quand nous, les syndicats, luttons, nous obtenons des succès. Ces succès ne sont pas seulement importants pour les salarié(e)s. Mais aussi pour toute l’évolution économique. Même le FMI est finalement arrivé à la conclusion que là où il y avait des syndicats représentatifs, l’évolution des revenus était plus équitable.&nbsp;»
</p><p>La secrétaire centrale de l’USS, Doris Bianchi, a mis en garde à Zoug contre les dangers de la flexibilisation du temps de travail&nbsp;: «&nbsp;Obéissant aux injonctions des employeurs, les partis bourgeois veulent affaiblir l’interdiction du travail de nuit et du dimanche. Et une grande partie des travailleurs et travailleuses n’oserait plus comptabiliser son temps de travail. Le travail 24 heures sur 24 deviendrait ainsi légal. Nous allons lutter contre cette évolution.&nbsp;»
</p><p>A Roveredo, Giorgio Pardini, membre du Comité directeur de Syndicom a commencé son discours par une plaisanterie dialectique&nbsp;: Un chef d’entreprise montre ses nouveaux robots à une syndicaliste et lui demande comment elle compte les amener à faire la grève. A quoi la syndicaliste répond&nbsp;: «&nbsp;Et toi, comment vas-tu les programmer pour qu’ils achètent tes voitures&nbsp;?&nbsp;» 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Anne Rubin, Service de la communication de l’USS, 076 344 75 81</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4844</guid><pubDate>Mon, 01 May 2017 12:06:13 +0200</pubDate><title>Fêtes du 1er Mai dans plus de 50 localités dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fetes-du-1er-mai-dans-plus-de-50-localites-dans-toute-la-suisse</link><description>Un avenir pour tous et toutes. Plus social. Plus juste.</description><content:encoded><![CDATA[<p>A l'occasion de la fête du travail, des milliers de personnes occupent l’espace public dans plus de 50 localités de tout le pays pour demander au monde politique et économique de prendre au sérieux les préoccupations des gens ordinaires. L’Union syndicale suisse, dont les syndicats affiliés participent à pratiquement tous ces événements, se rassemble aujourd’hui sous la devise&nbsp;: «&nbsp;Un avenir pour tous et toutes. Plus social. Plus juste.&nbsp;»
</p><p>Dans toutes les parties du pays, on manifeste pour des emplois plus sûrs, des salaires plus justes, de meilleures retraites, l’égalité entre femmes et hommes, un service public de qualité et contre la flexibilisation du temps de travail digne du Far West. Et enfin, la question des droits des travailleurs migrants et de la régularisation des sans-papiers fait aussi l’objet de plusieurs allocutions en Suisse romande. 
</p><h3>Quelques citations des discours du 1er Mai</h3><p>A Zurich, 12 000 personnes ont pris part à la manifestation de fin de matinée. Le Conseiller d’Etat vaudois Pierre-Yves Maillard y a plaidé en faveur de la sécurité sociale et de l’égalité des chances dans la société. Contre le recul et l’affaiblissement de l’action sociale, un mouvement ouvrier actif est nécessaire, a-t-il ajouté. Il a enfin insisté sur la nécessité de réformer le système des primes d’assurance-maladie. 
</p><p>A Baden (AG), le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a appelé à soutenir la réforme de la prévoyance vieillesse, parce que, «&nbsp;d’une proposition qui aurait affaibli l’AVS, elle est devenue un projet qui la renforce. […] Les hausses de rentes de 840 francs par an pour les personnes seules et allant jusqu’à 2712 francs pour les couples ne sont pas rien. Celles et ceux qui estiment dérisoires ces améliorations des rentes AVS, n’ont aucune idée de la réalité des gens. […] Des rentes plus sûres et meilleures pour l’avenir, un financement solide et en plus avantageux, voilà ce que la réforme des retraites apporte de positif à l’AVS.&nbsp;» &nbsp;
</p><p>A Berne, la présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, Vania Alleva, a invité à s’engager pour des emplois de qualité: «&nbsp;Nous nous opposons par tous les moyens à la dévalorisation du travail. Nous tenons à ce que le travail continue à bénéficier de protections qui couvrent aussi les innovations technologiques. […] Nous ne pouvons gagner cette lutte en faveur de bons emplois que si au-delà de nos divers problèmes individuels nous continuons à voir le collectif.&nbsp;»
</p><p>A Bülach (ZH), la présidente du SSP, Katharina Prelicz-Huber, a fustigé le démantèlement de l’Etat, les cadeaux fiscaux et les politiques d’austérité&nbsp;: «&nbsp;Nous demandons un service public de qualité, de bonnes conditions de travail et des salaires égaux, ainsi que la conciliation entre le travail de soins et les activités professionnelles, des rentes sûres, les mêmes chances et une participation égale pour tous, peu importe l’origine et le sexe.&nbsp;»
</p><p>A Bâle, le secrétaire général du SSP, Stefan Giger, a rappelé les succès historiques des syndicats depuis la grève générale de 1918. Prévoyance vieillesse appartient à cette série de succès pragmatiques. Parce qu’«&nbsp;elle ramène l’AVS dans les chiffres noirs afin que les discours sur l’âge de la retraite à 67 ans se taisent. Les chômeurs et chômeuses âgés ont désormais le droit, à partir de 58 ans, de rester assurés dans leur caisse de pension et de percevoir une rente quand ils seront retraités. Quant à la retraite anticipée, elle sera facilitée&nbsp;: une retraite partielle sera aussi possible dans l’AVS.&nbsp;» 
</p><h5> Renseignements:</h5><ul><li>Anne Rubin, Service de la communication, 076 344 75 81 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4835</guid><pubDate>Tue, 25 Apr 2017 14:32:17 +0200</pubDate><title>Plus de protection pour les travailleurs âgés, les appels ne suffisent pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-protection-pour-les-travailleurs-ages-les-appels-ne-suffisent-pas</link><description>La troisième conférence sur les travailleurs âgés aboutit à des résultats décevants</description><content:encoded><![CDATA[<p>La troisième Conférence nationale sur les travailleurs âgés a donné des résultats insuffisants. Les évaluations sur l’urgence du problème ne concordent pas, alors que le chômage de la catégorie d’âge des 55 ans et plus a fortement augmenté ces dernières années. Et que, pour les personnes concernées, ce soit particulièrement grave, car elles ont besoin de nettement plus de temps pour retrouver un emploi. Le chômage de longue durée est en effet plus important dans cette catégorie d’âge. Et enfin, le taux de dépendance à l’aide sociale des 50-64 ans a augmenté d’environ 50% ces dernières années. 
</p><p>Au regard de la situation, l’Union syndicale suisse (USS) estime qu’un simple appel à la raison ne suffit pas. Il faut des améliorations concrètes de la situation des travailleurs âgés. Et cela aussi dans l’intérêt des collectivités publiques. L’USS fait les propositions suivantes&nbsp;: </p><ul><li>Les travailleurs de longue date de plus de 50 ans doivent être particulièrement protégés contre le licenciement, comme le prévoient déjà une partie des CCT. Cette protection contre le licenciement incite aussi les employeurs à mieux s’occuper du personnel âgé (formation, formation continue, protection de la santé). Et contrairement à ce qu’on entend souvent, une protection supplémentaire n’est pas un obstacle pour la réinsertion dans le marché du travail, du fait que celle-ci n’est que cette protection est liée à l’ancienneté dans l’entreprise. </li><li>Les chômeurs âgés doivent avoir de meilleures possibilités de retrouver un emploi. L’obligation d’annoncer les postes vacants décidée par le Parlement doit maintenant être appliquée de manière conséquente pour que les personnes âgées en recherche d’emploi actuellement défavorisées aient une chance. </li><li>Les travailleurs (et les chômeurs) doivent avoir droit à un bilan de compétences (à partir de 45 ans, p. ex.). Ils doivent pouvoir compter sur davantage de soutien pour la formation et la formation continue, à commencer par les branches conventionnées. La Confédération et les cantons doivent faciliter l’accès aux formations certifiantes, comme les CFC.  </li><li>Les travailleurs âgés nécessitent une meilleure couverture sociale en cas de chômage. La réforme de la prévoyance vieillesse 2020 apporte à cet égard une amélioration&nbsp;: les chômeurs resteront désormais assurés dans leur caisse de pension à partir de 58 ans et conservent leur droit à obtenir une rente. Ils ne peuvent plus être obligés, s’ils arrivent en fin de droit, d’entamer leur avoir de vieillesse du 2e pilier. Cette amélioration est naturellement soumise à l’acceptation de la réforme dans les urnes. La Confédération doit en outre introduire une rente-pont pour les personnes en fin de droit (comme le fait le canton de Vaud, p. ex.).</li><li>Prévoir des retraites anticipées dans les solutions de branche.</li><li>Introduire une meilleure protection contre les discriminations, sous la forme d’une interdiction de discriminer, comme l’OCDE l’a par exemple conseillé. </li></ul><p><br></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4832</guid><pubDate>Thu, 20 Apr 2017 08:36:50 +0200</pubDate><title>L’USS et Travail.Suisse soutiennent l’objet fédéral sur l’énergie du  21 mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-et-travail-suisse-soutiennent-l-objet-federal-sur-l-energie-du-21-mai</link><description>Stratégie énergétique 2050 : bonne pour les places de travail et l’environnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'USS et Travail.Suisse approuvent l'objet fédéral sur l'énergie. Ils saluent la stratégie énergétique 2050 car elle permettra de développer en Suisse des innovations et des investissements et ainsi la création d'emplois. Les coûts pour cette perspective économique positive sont supportables car ils n'entraînent qu'un modeste relèvement du supplément réseau. </p><p>La stratégie énergétique 2050 promeut un approvisionnement énergétique indigène et renouvelable. Elle n'est pas seulement bonne pour le climat (réduction des émissions de gaz à effet de serre) et la santé (moins de pollution) mais aussi pour la place de travail suisse. La diminution de plus en plus marquée des énergies fossiles importées fera économiser des milliards. Cela permettra de réorienter les investissements vers l'efficacité énergétique, la réduction de la consommation d'énergie et les énergies renouvelables. Cela profitera au marché du travail. 
</p><p>Ces investissements auront lieu en Suisse. Ils permettront de conserver et de créer de dizaines de milliers d'emplois dans notre pays. Ces emplois profiteront à toutes les régions du pays car l'installation et la maintenance des énergies renouvelables et l'assainissement énergétique des bâtiments ont lieu partout. De plus, il s'agit d'emplois de différents niveaux de qualification (métiers du bâtiment comme polybâtisseur/euse, couvreur/euse, storiste ; responsable de projet, ingénieur/e, architecte, conseiller/ère en énergie, informaticien/ne etc.), ce qui optimisera le fonctionnement du marché du travail. Comme ces investissements se feront sur plusieurs décennies, la durabilité de ces emplois sera élevée. 
</p><p>La stratégie énergétique 2050, en favorisant l'innovation en Suisse, renforce aussi la compétitivité des entreprises suisses, en particulier celles qui exportent. Cela maintiendra et créera des emplois en Suisse dans le secteur industriel, en particulier dans l'industrie des machines. 
</p><p>En cas de rejet de l'objet, il y aura moins d'investissements dans l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables en raison de l'incertitude qui gagnera la politique énergétique. Cela aura clairement des répercussions négatives pour la place de travail suisse. 
</p><p>Il ne pourrait pas y avoir de moment plus favorable pour le passage aux énergies renouvelables : les prix du courant électrique sont si bas que les ménages et les PME peuvent absorber sans problème le supplément sur le réseau plus élevé de 2.3 ct./kWh au maximum ; sans parler des entreprises qui consomment beaucoup d'électricité vu qu'elles sont libérées de ce supplément. Les chiffres avancés par les opposants dans ce contexte ne correspondent à aucune réalité mais servent à faire peur. Concernant les investissements nécessaires à faire dans le réseau électrique (entretien, extension et transformation) la Suisse a un immense avantage vis-à-vis de tous les autres pays car elle a déjà le réseau électrique le plus dense d'Europe. 
</p><p>Il y a un excédent de courant dans toute l'Europe et cela ne changera que lorsque la reprise économique en Europe sera bien là. Mais sans un relèvement massif du prix des certificats d'émission de CO2, on continuera à produire du courant électrique à partir de charbon, ce qui est la cause principale de l'excédent de courant. C'est pourquoi, là aussi, il faut contredire les opposants à la stratégie énergétique 2050. Il n'y a pas de risque de pénurie de courant mais il est aussi juste de soutenir la production indigène pour des motifs écologiques.
</p><p> L'approvisionnement en électricité en Suisse est stable au plus haut niveau car le réseau électrique est aussi bien entretenu. Une énorme capacité de courant entre et sort de Suisse chaque jour. Cet hiver, au cours d'un seul jour, 4'000 MW de courant a été importé, en même temps 2500 MW de courant a transité vers l'Italie et 1'500 MW de courant a été exporté en France sans avoir mis en danger l'approvisionnement électrique indigène une seule fois en ce jour. La capacité d'importation effective du réseau électrique suisse est d'environ 10'000 MW, ce qui correspond au besoin maximal indigène en courant. 
</p><p>Un oui à la stratégie énergétique 2050 ouvre la voie du tournant énergétique, incite à investir et offre une sécurité de planification. C'est un oui de raison et un engagement pour l'environnement et les places de travail. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li> Denis Torche, secrétaire central Travail.Suisse, Tél. 079 846 35 19 </li></ul><ul><li>Dore Heim, secrétaire-dirigeante USS, Tél. 079 744 93 90 </li></ul>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4791</guid><pubDate>Tue, 28 Mar 2017 16:33:35 +0200</pubDate><title>Révision de la LPC, ou comment donner d&#039;une main pour reprendre de l&#039;autre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-lpc-ou-comment-donner-dune-main-pour-reprendre-de-lautre</link><description>La Commission du Conseil des Etats veut enfin augmenter les maxima pour le loyer </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les montants actuellement retenus pour les dépenses de loyer dans les prestations complémentaires (PC) ne suffisent absolument plus. La Commission de la santé publique et de la sécurité sociale du Conseil des Etats (CSSS-E) propose enfin une hausse des montants maximums pris en compte pour le calcul du loyer. L’USS salue cette adaptation nécessaire depuis longtemps, afin que les PC garantissent à nouveau le minimum existentiel. 
</p><p>Mais dans le même temps, la CSSS-E veut, dans la révision de la loi sur les prestations complémentaires, largement détériorer la sécurité matérielle des séniors et des personnes handicapées. Les dépenses pour la santé devraient selon la CSSS-E être nettement moins couvertes que maintenant. Les bénéficiaires de PC devraient à l’avenir s’assurer auprès de caisses-maladie bon marché. Le changement de caisse régulier serait ainsi programmé, ce qui n’est ni socialement acceptable, ni efficace. &nbsp;
</p><p> L’USS estime choquant de réduire le remboursement des dépenses pour les primes-maladie. Les bénéficiaires de PC n’ont absolument aucune marge de manœuvre financière dans le domaine de la santé. Ils ne peuvent endosser aucune économie à ce niveau-là.&nbsp; 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire      dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564      67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4788</guid><pubDate>Fri, 24 Mar 2017 12:30:17 +0100</pubDate><title>L’Assemblée des délégué(e)s de l’USS dit clairement Oui à PV 2020 </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/l-assemblee-des-delegue-e-s-de-l-uss-dit-clairement-oui-a-pv-2020</link><description>Un ensemble globalement positif pour les travailleurs et les travailleuses, mais il faut maintenant des progrès sur l&#039;égalité salariale </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Assemblée des délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) soutient la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. Elle a accepté le compromis du Parlement par 98 voix contre 21 et 1 abstentions et recommandé aux travailleurs et travailleuses de voter Oui le 24 septembre.
</p><p>Prévoyance vieillesse 2020 est un ensemble qui du point de vue des travailleurs et des travailleuses est en fin de compte positif. L’élévation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans est certes un recul. Mais des revendications centrales des syndicats ont toutefois été obtenues&nbsp;: </p><ul><li>Le niveau des rentes est maintenu et nous avons pu parer toutes les attaques contre le niveau des rentes des retraité(e)s actuels. Au contraire du projet de 2010, la baisse du taux de conversion dans le 2e pilier est compensée, entre autres, grâce à la garantie des acquis pour les personnes de plus de 45 ans. </li><li>Les rentes AVS seront pour la première fois depuis 40 ans davantage augmentées que l’adaptation au renchérissement et à l’évolution des salaires. Grâce à l’augmentation des rentes AVS de 840 francs par an pour les personnes vivant seules et allant jusqu’à de 2712 francs par an pour les couples, plusieurs catégories d’assuré(e)s verront leurs rentes finalement augmenter. </li><li>Les finances de l’AVS sont consolidées jusqu’en 2030 grâce à une légère hausse de la TVA. La population ne ressentira une augmentation de 0,3% de TVA qu’à partir de 20121, puisque le premier 0,3% de TVA additionnelle est déjà prélevé actuellement et sera transférés de l’AI à l’AVS en 2018, si le projet est accepté par le peuple et les cantons. </li><li>Le travail à temps partiel sera mieux couvert dans le 2e pilier. Les inégalités de rentes entre femmes et hommes devraient ainsi se réduire dans le 2e pilier également. </li><li>Si, à 58 ans, on perd son emploi, on pourra désormais rester assuré dans sa caisse de pension, contrairement à aujourd’hui. A l’avenir, même si on ne retrouve plus d’emploi et qu’on ne peut plus cotiser à une caisse de pension, on aura enfin droit à une rente de sa caisse de pension. </li></ul><p>Les délégué(e)s ont souligné qu’un rejet de Prévoyance vieillesse 2020 ne profiterait qu’aux associations patronales et aux partis de la droite bourgeoise. Ceux-ci veulent couler la réforme uniquement parce qu’elle renforcerait l’AVS. Leur but est en fait que l’AVS plonge dans de sérieuses difficultés financières afin de pouvoir relever l’âge de la retraite à 67 ans et imposer des baisses de rentes. 
</p><p>Le relèvement de l’âge de l’AVS des femmes a soulevé de dures critiques de la part des délégué(e)s. Tant que les femmes subissent des discriminations sur les salaires qui se reportent sur leurs rentes, l’âge de la retraite des femmes ne devrait pas être relevé, ont affirmé des délégué(e)s de Suisse romande et du Tessin. La majorité a toutefois été d’avis qu’il fallait soutenir la réforme malgré cette grosse couleuvre à avaler. Ils ont cependant mandaté l’USS pour qu’elle étudie le lancement d’une initiative sur la mise en œuvre de l’égalité salariale. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li><a name="Text10"></a>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul><h5>Fichiers</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_GM_MK_BVG_Pfusch_FR.pdf">Lettre du président</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/kampagnen/BVG-Referendum/SGB_BVG_Bschiss_Screen_Frau_RGB_1200x900_DE.jpg">Texte d'orientation de Doris Bianchi</a><br></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/kampagnen/BVG-Referendum/SGB_BVG_Bschiss_Screen_Mann_RGB_1200x900_DE.jpg">Proposition du Comité de l'USS</a></li><li>Propositions contre PV 2020 : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_Weichelt_MK_BVG_FR.pdf">PV 2020: même si la version du Conseil des Etats est acceptée, un référendum syndical s'impose !</a> et<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_discours_CW_F.pdf"> A l'attention du Comité présidentiel et des déléguées-e-s à l'Assemblée de l'USS</a></li></ul><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_Vania_Alleva_MK_BVG_FR.pdf">Résolution: Halte au dumping sur le dos des femmes - Initiative « Subito » pour une égalité salariale dans les faits</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-gbkz/bilder/Personen/Matthias_Hartwich_Webseite.jpg" class="download">Résolution: La coalition contre le burn-out et le travail gratuit dit Non au démantèlement de la loi sur le travail</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/personen/Roth-Simon.jpg" class="download">Résolution: Pas de RIE III (Projet fiscal 17) sur le dos des travailleurs et travailleuses</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4786</guid><pubDate>Wed, 22 Mar 2017 13:10:15 +0100</pubDate><title>Le Comité de l’USS recommande d’accepter Prévoyance vieillesse 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-comite-de-l-uss-recommande-d-accepter-prevoyance-vieillesse-2020</link><description>Proposition faite à l&#039;Assemblée des délégué(e)s du 24 mars de soutenir PV 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le Comité de l'USS recommande à son Assemblée des délégué(e)s d'approuver Prévoyance vieillesse 2020 ce vendredi. A 21 voix contre deux et une abstention, il propose aux délégué(e)s de soutenir cette réforme importante.</p><p>La claire majorité de l'USS est d'avis que cette réforme est dans son ensemble positive pour les travailleurs et les travailleuses : le niveau des rentes est maintenu. En effet, la baisse du taux de conversion est compensée. Les personnes à partir de 45 ans bénéficient de la garantie que leurs acquis sont préservés. Et grâce à l'augmentation des rentes AVS de 840 francs/an pour les célibataires et allant jusqu'à 2712 francs/an pour les couples, différentes catégories de futurs retraité(e)s verront en fait leurs rentes augmenter. Et, pour la première fois depuis 40 ans, le relèvement des rentes AVS dépassera l'évolution des salaires et du renchérissement.
</p><p>Le Comité juge que l'élévation de l'âge de la retraite des femmes est un recul. Toutefois, Prévoyance vieillesse 2020 apporte enfin une amélioration demandée depuis longtemps : le travail à temps partiel sera mieux couvert dans le 2e pilier. Les inégalités de rentes entre femmes et hommes vont enfin diminuer dans le 2e pilier également. Un autre progrès important touche les travailleurs âgés qui perdraient leur emploi sur le tard, puisque, dès 58 ans, ils conserveraient leur droit à une rente de leur dernière caisse de pension, contrairement à aujourd'hui. Même s'ils ne retrouvent pas d'emploi et ne sont plus en mesure de cotiser à une caisse de pension.
</p><p>Il est aussi très important pour le Comité de l'USS que Prévoyance vieillesse 2020 assure le financement de l'AVS jusqu'en 2030 et permette de repousser les attaques contre le niveau des rentes des actuels retraité(e)s. Il a en outre maintenu que le rejet de Prévoyance vieillesse 2020 ne bénéficierait qu'à l'Union patronale suisse et aux partis de la droite bourgeoise. Ces derniers souhaitent que l'AVS soit insuffisamment financée afin d'avoir les mains libres pour imposer l'âge de la retraite à 67 ans et des baisses des rentes.
</p><p>L'Assemblée extraordinaire de l'USS adoptera sa recommandation définitive sur Prévoyance vieillesse 2020 ce vendredi.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4782</guid><pubDate>Thu, 16 Mar 2017 17:14:49 +0100</pubDate><title>Le Comité présidentiel de l’USS se réjouit du renforcement de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-comite-presidentiel-de-l-uss-se-rejouit-du-renforcement-de-l-avs</link><description>Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Comité présidentiel de l'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que l'alliance de la droite n'est pas parvenue à s'imposer concernant Prévoyance vieillesse 2020. La voie est ainsi ouverte à un renforcement de l'AVS. La hausse des rentes de l'AVS - 840 francs par an pour les personnes vivant seules et jusqu'à 2 712 francs pour les couples - aidera surtout les personnes à bas ou moyens revenus. Elle est d'autant plus importante que le 2e pilier rencontre de sérieux problèmes pour tenir ses promesses de rentes, a constaté le Comité présidentiel de l'USS lors de sa réunion de jeudi.
</p><p> Prévoyance vieillesse 2020 contient cependant une énorme couleuvre : le relèvement de l'âge de la retraite des femmes, mais cette réforme apportera aussi, en plus d'une hausse des rentes AVS, toute une série de progrès importants : </p><ul><li>une meilleure couverture du travail à temps partiel dans la prévoyance professionnelle obligatoire, ce qui réduit une inégalité de traitement au détriment des femmes dans le 2e pilier ;</li><li>une garantie des droits acquis pour les personnes de plus de 45 ans dans la prévoyance professionnelle obligatoire ; elles ne subiront pas de baisse des prestations par rapport à aujourd'hui ;</li><li> qui tombera au chômage à partir de 58 ans conservera son droit actuel à une rente, même s'il ne paie plus de cotisations ; </li><li>la modernisation de la retraite, de meilleures possibilités de retraite partielle ;&nbsp;</li><li> la sécurité financière pour l'AVS jusqu'en 2030 grâce à 0,6 % de TVA supplémentaire ; la moitié étant déjà prélevée à l'heure actuelle, la charge supplémentaire ne sera que de 0,3 %. </li></ul><p>Les délégué(e)s de l'USS décideront lors d'une assemblée extraordinaire, qui se tiendra le 24 mars, si ces progrès contrebalancent le relèvement de l'âge de la retraite des femmes. Deux jours auparavant, le Comité de l'USS aura formulé sa proposition à l'intention de cette assemblée. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4779</guid><pubDate>Thu, 16 Mar 2017 13:04:02 +0100</pubDate><title>Des buts clairs sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-buts-clairs-sont-necessaires</link><description>Commentaire de l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc reste fortement surévalué. L'emploi stagne (équivalents plein temps), contrairement à l'évolution à la hausse que connaissent d'autres pays. Dans l'industrie et l'hôtellerie-restauration, des emplois continuent à être supprimés, le chômage des plus de 55 ans augmente. L'inflation de base est négative, les capacités de l'économie suisse sont sous-utilisées. Dans ce contexte, notre pays aurait besoin d'une politique monétaire expansionniste. À cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont cependant extrêmement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la Banque nationale suisse (BNS) dans son bulletin trimestriel. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS soit tout récemment redevenue active en intervenant contre l'appréciation du franc. Mais la communication concernant ses buts de politique monétaire reste trop peu claire. Personne ne sait si la BNS va à l'avenir combattre de nouvelles appréciations du franc. 
</p><p>L'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose beaucoup plus à la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change se stabilise à très court terme aux alentours de 1,10 franc pour 1 euro et qu'ensuite, l'on fasse rapidement en sorte, grâce à un taux modéré, que la Suisse ne subisse pas de préjudice. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. concernant l'inflation). 
</p><p>L'affirmation de la BNS selon laquelle sa politique monétaire serait expansionniste est inexacte. Certes, les intérêts sont bas, mais la forte surévaluation du franc a des répercussions extrêmement négatives sur l'économie, de sorte que les conditions monétaires qui règnent dans notre pays doivent être considérées comme clairement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4777</guid><pubDate>Wed, 15 Mar 2017 11:00:25 +0100</pubDate><title>Plusieurs projets de démantèlement, ce n’est pas une solution</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plusieurs-projets-de-demantelement-ce-n-est-pas-une-solution</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 dans la dernière ligne droite</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) est satisfaite de voir que la conférence de conciliation a définitivement décidé d'augmenter les rentes AVS. Cette hausse de 840 francs par an pour les personnes vivant seules et de 2 712 francs pour les couples aidera surtout les personnes à bas ou moyen revenu. C'est une bonne chose parce qu'ainsi, la diminution des rentes du 2e pilier due à la baisse du taux de conversion ne sera pas uniquement compensée dans un 2e pilier en crise, mais aussi dans une AVS bien plus stable. 
</p><p>En limitant le financement additionnel de l'AVS à 0,6 % de TVA, le Conseil des États a fait un grand pas vers la majorité de droite du Conseil national. Cette demande essentielle étant satisfaite, ce dernier devrait désormais pouvoir accepter le projet Prévoyance vieillesse 2020 en l'état. Le saborder serait irresponsable. En effet, Prévoyance vieillesse telle que la conférence de conciliation l'a adopté constitue, pour les années à venir, la seule réforme de la prévoyance vieillesse qui puisse tenir face aux citoyen(ne)s de ce pays. Si elle était fractionnée en plusieurs projets de démantèlement, le naufrage serait inévitable, comme le passé nous l'a montré. L'USS combattra donc véhémentement de tels projets.
</p><p> Si Prévoyance vieillesse 2020 passe le cap du Conseil national, l'USS prendra définitivement position à son sujet lors d'une Assemblée extraordinaire des délégué(e)s (AD) qui se tiendra le 24 mars prochain. Deux jours auparavant, son Comité adoptera sa proposition à l'intention de l'AD. 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4773</guid><pubDate>Mon, 13 Mar 2017 18:13:38 +0100</pubDate><title>PV 2020: Efforts insuffisants du Conseil national</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pv-2020-efforts-insuffisants-du-conseil-national</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 sur la dernière ligne droite</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national a manqué l’occasion d’enfin accepter le compromis du Conseil des Etats. Dans la version du Conseil national, Prévoyance vieillesse 2020 est vouée à l’échec. L'Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations peuvent tout au plus accepter Prévoyance vieillesse 2020, si cette réforme est en fin de compte positive pour les travailleurs et les travailleuses. Ce ne peut être le cas que si la baisse du taux de conversion est aussi compensée par une hausse annuelle des rentes AVS de 840 francs pour les célibataires et allant jusqu'à 2712 francs pour les couples. Si la compensation ne se fait que dans le 2e pilier, le projet ne peut plus être considéré comme étant positif. En effet, les bas et moyens revenus devraient alors payer des cotisations bien plus élevées qu'avec la solution du Conseil des États. On les priverait par conséquent d’une part trop importante de leur pouvoir d’achat durant leur vie professionnelle.  
</p><p>La compensation unilatérale à travers le 2e pilier est aussi une erreur parce que sa situation continuerait à se dégrader dans un contexte de taux d'intérêt bas. Les rentes promises aujourd'hui ne sont absolument pas garanties. Par contre des rentes AVS plus élevées le sont et, surtout, dès l'entrée en vigueur de la réforme. La hausse des rentes AVS est avant tout importante pour les femmes dont le relèvement de l'âge de la retraite sera le prix le plus élevé à payer pour cette réforme. Une telle hausse dans l’AVS est plus avantageuse pour elles qu'une augmentation des rentes du 2e pilier. De fait, dans l'AVS, les femmes paient un tiers du volume des cotisations, mais touchent plus de la moitié des rentes versées. 
</p><p>Si le PLR, l'UDC et les Verts libéraux et par là-même les employeurs s'imposent en conférence de conciliation, un référendum et l'échec de la réforme seront inévitables. Si ces partis font capoter le projet au Parlement, ils porteront la responsabilité politique d'un nouveau blocage qui durera des années. Le passé nous a montré que les réformes qui franchissent le cap des urnes sont celles qui obligent toutes les parties prenantes à faire des concessions et qui sont synonymes d’avancées sociales pour les assuré(e)s. 
</p><p> L'USS prendra sa décision concernant Prévoyance vieillesse 2020 lors d'une Assemblée extraordinaire des délégué(e)s qui se tiendra le 24 mars prochain. Deux jours auparavant, le Comité de l'USS aura choisir la recommandation qu'il fera à son Assemblée des délégué(e)s. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4769</guid><pubDate>Mon, 13 Mar 2017 11:23:05 +0100</pubDate><title>Calculateur de salaires de l’USS : données actualisées et nouvelle présentation </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/calculateur-de-salaires-de-l-uss-donnees-actualisees-et-nouvelle-presentation</link><description>Plus convivial, fonctionnel et clair</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nouveau calculateur de salaires de l’USS (<a href="http://www.sgb.ch/typo3/www.salaire-uss.ch" class="external-link-new-window">www.salaire-uss.ch</a>) est en ligne depuis ce week-end. Il contient les dernières données de l’Enquête sur la structure des salaires 2014 et a été totalement remanié. L’USS et ses fédérations proposent ainsi gratuitement un instrument encore plus efficace pour faire la transparence sur les salaires. Les utilisateurs et utilisatrices peuvent avec le calculateur de salaires remanié déterminer encore mieux et plus facilement le salaire statistiquement correct correspondant à un profil d’emploi spécifique et, si nécessaire, lutter contre la sous-enchère salariale. &nbsp;
</p><p>La base de données du calculateur de salaires actualisé est constituée des 1,7 millions de salaires provenant de 35&nbsp;000 entreprises récoltés par l’Office fédéral de la statistique pour son Enquête sur la structure des salaires 2014. Cette fois-ci aussi, un éminent spécialiste du domaine, le politologue genevois Roman Graf, a traité les données de l’OFS. Le calculateur de salaires offre aussi une navigation plus conviviale. Il contient en outre de nouvelles informations et références. Si quelqu’un cherche à calculer un salaire dans une branche conventionnée, il obtient automatiquement un lien à la CCT concernée et par là-même des informations qui vont au-delà du salaire usuel, notamment sur le salaire minimum et d’autres dispositions importantes des conditions de travail. 
</p><p>Comparé à d’autres instruments permettant en Suisse de calculer les salaires, le nôtre apporte une nette plus-value. Il se base tout d’abord sur une base de données complète et peut ainsi prétendre à une représentativité élevée. Ensuite, c’est le seul calculateur qui exclut des critères discriminatoires comme le sexe, le permis de séjour ou la nationalité qui ne doivent pas influencer le salaire. Seuls des critères tels que l’âge, l’ancienneté, la région, la formation et la position hiérarchique peuvent être des éléments constituant du salaire. 
</p><p> Le calculateur de salaires répond à un important besoin. Le nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices le démontre&nbsp;: le calculateur établit environ 900&nbsp;000 profils par an (procédures de calcul complètes). Cela représente à peu près 2500 calculs de profils par jour. Ou, autrement dit, chaque année, presqu’un quart des personnes actives professionnellement en Suisse utilisent le calculateur de salaires de l’USS. Cela prouve non seulement son attractivité et son acceptation élevées, mais aussi son utilité&nbsp;: la transparence des salaires est en Suisse toujours un tabou. 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart,      premier secrétaire de l'USS, 079&nbsp;205 68 11 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4766</guid><pubDate>Thu, 09 Mar 2017 19:07:01 +0100</pubDate><title>PLR, UDC et Verts libéraux veulent un compromis qui ne peut pas en être un</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plr-udc-et-verts-liberaux-veulent-un-compromis-qui-ne-peut-pas-en-etre-un</link><description>Compromis PV 2020 : seule base possible est la décision du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La position présentée ce soir par les président(e)s du PRL, de l'UDC et des Verts-libéraux concernant Prévoyance vieillesse 2020 n'est en aucune mesure apte à jouer le rôle d'un compromis. La seule base possible pour un compromis avec les syndicats est la décision du Conseil des États qui prévoit une hausse annuelle des rentes AVS de 840 francs pour les personnes vivant seules et allant jusqu'à 2 712 francs pour les couples.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations peuvent tout au plus accepter Prévoyance vieillesse 2020, si cette réforme est en fin de compte positive pour les travailleurs et les travailleuses, en particulier ceux et celles à bas ou moyens revenus. Si la baisse du taux de conversion est uniquement compensée dans le 2e pilier, le projet ne peut plus être considéré comme étant positif. En effet, les bas et moyens revenus devraient alors payer des cotisations bien plus élevées qu'avec la solution du Conseil des États. Ils seraient par conséquent privés de beaucoup de pouvoir d'achat durant leur vie professionnelle.
</p><p>La compensation unilatérale à travers le 2e pilier est aussi une erreur parce que la situation générale continuerait à se dégrader dans un contexte de taux d'intérêt bas. Les rentes promises aujourd'hui ne sont absolument pas garanties. Par contre l'augmentation des rentes AVS le sera et, surtout, elle aura lieu immédiatement après l'entrée en vigueur de la réforme. La hausse des rentes AVS est avant tout importante pour les femmes dont le relèvement de l'âge de la retraite sera le prix le plus élevé à payer pour cette réforme. Une telle hausse est plus avantageuse pour elles qu'une augmentation des rentes du 2e pilier. De fait, dans l'AVS, elles paient un tiers du volume des cotisations, mais touchent plus de la moitié des rentes versées.
</p><p>Si le PLR , l'UDC et les Verts libéraux s'imposent, un référendum et l'échec de la réforme seront inévitables. Si ces partis font capoter le projet au Parlement, ils porteront la responsabilité politique d'un nouveau blocage qui durera des années. Le passé nous a montré que seules peuvent passer le cap des urnes les réformes avec lesquelles la totalité des parties prenantes doivent faire des concessions et qui sont aussi synonymes de progrès social pour les assuré(e)s.
</p><p>L'USS prendra sa décision concernant Prévoyance vieillesse 2020 lors d'une Assemblée extraordinaire des délégué(e)s qui se tiendra le 24 mars prochain. Deux jours auparavant, le Comité de l'USS aura choisir la recommandation qu'il fera à son Assemblée des délégué(e)s. 
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p><span lang="fr-FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4760</guid><pubDate>Tue, 07 Mar 2017 16:56:00 +0100</pubDate><title>Egalité salariale : deux pas en avant, un pas en arrière</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-deux-pas-en-avant-un-pas-en-arriere</link><description>Les derniers chiffres, qui ne sont malheureusement pas tous encourageants en cette veille du 8 mars. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique (OFS) sur les inégalités de salaire montrent que les différences moyennes entre femmes et hommes se sont réduites de 23,6&nbsp;% (2012) à 19,5&nbsp;% (2014) dans le secteur privé. Cette évolution positive prouve que les femmes rattrapent les hommes du point de vue de la formation et des carrières professionnelles. Les syndicats et les mouvements féminins s’engagent dans ce sens-là depuis des années. Mais, dans le même temps, la part des différences qui ne peuvent être expliquées n’a que très peu diminué, de 40,9 à 39,1&nbsp;%.
</p><p>Par contre, l’évolution contraire qui s’est produite dans le secteur public est décourageante&nbsp;: l’écart de salaire entre femmes et hommes stagne (16,6&nbsp;% en 2014 contre 16,5&nbsp;% en 2012) et la part inexplicable de cet écart a même sensiblement augmenté, de 38,8&nbsp;% à 41,7&nbsp;%. 
</p><p>Le lent recul des différences de salaire et surtout de la part qui ne peut être expliquée (p. ex. 65,2&nbsp;% dans l’hôtellerie&amp;restauration ou 52,2&nbsp;% chez les salariées de moins de 30 ans&nbsp;!) sont inacceptables. Les employeurs du secteur public doivent aller de l’avant et mettre en œuvre sans tergiverser la Charte sur l’égalité qu’ils ont signée en septembre. Et surtout, le Parlement et le Conseil fédéral doivent durcir la loi sur l’égalité de manière à ce qu’elle agisse efficacement contre les discriminations salariales. L’USS exige concrètement que les entreprises contrôlent régulièrement leurs salaires, l’implication des syndicats dans ces contrôles, la création d’une autorité qui mène ces contrôles pour dénicher les moutons noirs ainsi que des sanctions pour amener ceux-ci à prendre leurs responsabilités. 
</p><p>La discrimination salariale n’est toutefois que la pointe de l’iceberg qui résume d’autres discriminations vécues au quotidien. Raison pour laquelle les femmes de l’USS ont rejoint l’alliance «&nbsp;We can’t keep quiet&nbsp;» qui fait partie du mouvement international qui s’est élevé contre le sexisme à la Trump. Elles participeront aux protestations qui ont lieu le 8 mars pendant la journée internationale des femmes dans toute la Suisse. Les femmes de l’USS défendent les revendications suivantes&nbsp;:&nbsp;&nbsp; </p><ul><li>La sécurité sociale et économique pour toutes les femmes&nbsp;!</li><li>Des salaires décents et justes&nbsp;!</li><li>Revaloriser le travail de care&nbsp;!</li></ul><p>Pour de plus amples informations: &lt;link actuel we-cant-keep-quiet&gt;<a href="http://www.uss.ch/actuel/we-cant-keep-quiet/" target="_blank" rel="noreferrer">www.uss.ch/actuel/we-cant-keep-quiet/</a></p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><p>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS, en charge du dossier de l’égalité, 076 200 90 89</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4762</guid><pubDate>Tue, 07 Mar 2017 11:25:30 +0100</pubDate><title>Une hausse des rentes enfin à portée de main</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-hausse-des-rentes-enfin-a-portee-de-main</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 sur la dernière ligne droite</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil des Etats maintienne le cap choisi et que, pour la première fois en 40 ans, les rentes AVS augmentent davantage que l’adaptation au renchérissement et à l’évolution des salaires. Si la baisse du taux de conversion devait être compensée uniquement dans un 2e pilier mal en point, comme le Conseil national le propose, le référendum et par conséquent l’échec de la réforme seraient inévitables. Car la solution du Conseil national est trop chère pour les personnes à revenus modestes ou moyens. En outre, on court le risque de finalement percevoir des rentes des caisses de pension plus basses que prévu, alors que les cotisations seront plus élevées. 
</p><p>L’USS ne pourrait soutenir la réforme que si le supplément AVS en fait partie. Le fait est que le projet contient deux éléments difficilement acceptables, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et la baisse du taux de conversion de 6,8&nbsp;% à 6&nbsp;%, qui ne pourraient passer la rampe qu’à condition que le bilan de Prévoyance vieillesse 2020 soit globalement positif. A cet égard, le Conseil des Etats a pris une autre décision positive en garantissant la préservation des acquis pour tous les assuré(e)s à partir de 45 ans et pas seulement à partir de 50 ans. Pour ces personnes, le supplément de rentes de 840 francs par an (2712 francs pour les couples) signifie une réelle augmentation des rentes. Ces suppléments représentent toutefois une avancée pour tous les bas et moyens revenus. Ils sont particulièrement importants pour les 500&nbsp;000 femmes qui ne sont assurées que dans l’AVS. Il n’y a que le supplément AVS qui augmente le montant de leur rente. L’USS estime encore que la meilleure couverture du temps partiel par le 2e pilier est aussi un élément positif, comme le fait de conserver le droit à une rente de sa caisse de pension si on perd son emploi sur le tard, ainsi que la stabilisation des finances de l’AVS jusqu’en 2030. &nbsp;
</p><p>Une Assemblée des délégué(e)s extraordinaire de l’USS se prononcera sur la réforme Prévoyance vieillesse 2020 le 24 mars 2017. Deux jours plus tôt, le Comité de l’USS adoptera une proposition à l’attention de l’Assemblée des délégué(e)s.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4748</guid><pubDate>Tue, 28 Feb 2017 13:11:11 +0100</pubDate><title>Si le Conseil national ne cède pas, la réforme PV 2020 coulera </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/si-le-conseil-national-ne-cede-pas-la-reforme-pv-2020-coulera</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 mise en danger par l&#039;obstination du CN</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national persiste dans son intention d’augmenter l’âge de la retraite à 67 ans et refuse toujours une hausse des rentes AVS dans la réforme Prévoyance vieillesse 2020. La Chambre basse veut donc toujours compenser les baisses du taux de conversion par des mesures prises exclusivement dans le 2e pilier. Cette solution est trop chère pour les bas revenus ainsi que pour les PME. En outre, cela prendrait trop longtemps pour que ces mesures soit vraiment tangibles dans le porte-monnaie des futurs retraité(e)s. La décision du Conseil national qui ferait aboutir l’âge de la retraite à 67 ans est complètement à contre-courant. Si la solution du Conseil national s’impose lors de l’élimination des divergences entre les deux chambres, le référendum ainsi que l’échec de la réforme serait alors inévitables. 
</p><p>L’USS ne pourrait accepter cette réforme qui prévoit aussi d’augmenter l’âge de la retraite des femmes à 65 ans, une décision difficile à digérer, que si l’élimination des considérables divergences entre les deux chambres penchait vers la ligne défendue par le Conseil des Etats. Les suppléments de rentes de 840 francs par an pour les nouveaux retraité(e)s célibataires et de 2712 francs par an pour les couples sont efficaces et nécessaires. Ils reviennent aussi bien meilleur marché à la majeure partie des assuré (e)s que s’ils voulaient obtenir la même hausse de rente dans le 2e pilier. On peut aussi qualifier de positifs l’amélioration des rentes des caisses de pension pour les personnes qui travaillent à temps partiel, le droit d’obtenir des rentes de sa caisse de pension si on perd son emploi sur le tard et la consolidation du financement de l'AVS jusqu'en 2030.
</p><p>Une Assemblée des délégué(e)s extraordinaire de l’USS se prononcera sur la réforme Prévoyance vieillesse 2020 le 24 mars 2017. Deux jours plus tôt, le Comité de l’USS adoptera une proposition à l’attention de l’Assemblée des délégué(e)s.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4731</guid><pubDate>Tue, 21 Feb 2017 16:30:39 +0100</pubDate><title>Pas de démontage de la loi sur le travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-de-demontage-de-la-loi-sur-le-travail</link><description>La CER du Conseil national n’a rien appris de la débâcle de la RIE III</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS va lutter de toutes ses forces contre le démantèlement de la loi sur le travail qu'a accepté aujourd'hui la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national (CER-N). En transmettant les initiatives parlementaires de Konrad Graber et Karin Keller-Sutter aux Chambres, la CER-N attaque frontalement la protection de la santé des salarié(e)s. Par cette attitude jusqu'au-boutiste, la commission n'a pas tiré les leçons de la débâcle de la RIE III. 
</p><p>Encore plus d'épuisement, encore plus de travail de nuit et dominical, voilà ce que provoqueraient ces initiatives. Le stress et les cas de burn-out augmenteraient dramatiquement. Les inspecteurs ne pourraient plus contrôler que les durées maximales du travail, les temps de repos et de pause ainsi que l'interdiction du travail dominical et de nuit soient respectés. 
</p><p>L'initiative extrême du conseiller aux Etats Graber vise tout le secteur des services. Elle s'attaque non seulement à l'enregistrement du temps de travail, mais aussi au cœur des dispositions de la loi sur le travail relatives à la durée du travail et du repos dans ce secteur. Dans une clause élastique, les " travailleurs qui exercent une fonction dirigeante " et les " spécialistes " ne devraient plus enregistrer leur temps de travail. Ils devraient ainsi travailler pratiquement 24 heures sur 24, même le dimanche. L'initiative s'attaque en outre frontalement à la durée maximale du travail hebdomadaire. 
</p><p>L'initiative Keller-Sutter propose de libérer de l'obligation de saisir leur temps de travail le " personnel dirigeant et les spécialistes " de toutes les branches et cela sans aucune mesure compensatoire pour protéger leur santé. Les travailleurs et travailleuses ne devraient plus donner leur autorisation et il n'y aurait plus non plus de procédure paritaire pour pouvoir contrôler le respect des dispositions matérielles de la loi sur le travail théoriquement encore en vigueur. Alors que dans ce domaine, une importante dérégulation de l'enregistrement du temps de travail vient d'entrer en vigueur, le 1er janvier 2016. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li> Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du dossier conditions de travail, 076 335 61 97 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4716</guid><pubDate>Sun, 12 Feb 2017 15:02:57 +0100</pubDate><title>Satisfaction au sujet du OUI à la 3e génération</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/satisfaction-au-sujet-du-oui-a-la-3e-generation</link><description>Un OUI qui renforce l&#039;intégration des petits-enfants de migrants.</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec satisfaction que l’Union syndicale suisse (USS) apprend que les petits-enfants de migrant(e)s pourront bénéficier d’une procédure facilitée pour se faire naturaliser. Cette avancée se faisait attendre depuis longtemps. Environ 3000 personnes pourront en profiter chaque année. 
</p><p>Pour toutes les autres personnes qui souhaitent obtenir la nationalité suisse, les exigences continuent toutefois d’être élevées dans beaucoup de cantons et de communes. La très claire majorité obtenue dans les cantons de BS, GR, VD et VS permettent de conclure que leur population considère que les obstacles administratifs actuellement mis à la naturalisation sont généralement trop sévères. Les gouvernements de ces cantons doivent donc réduire ces obstacles, il faut notamment supprimer les longs délais de résidence cantonale et parfois même communale imposés aux candidat(e)s à la naturalisation et abaisser les taxes onéreuses. Car la naturalisation est un moteur important d’intégration. 
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h5 class="TitelAusknfte"><span lang="FR-CH">Renseignements:</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;248 41 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4714</guid><pubDate>Sun, 12 Feb 2017 12:50:00 +0100</pubDate><title>RIE III : NON à un projet politique aux dépens des salarié(e)s ordinaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rie-iii-non-a-un-projet-politique-aux-depens-des-salarie-e-s-ordinaires</link><description>Claire défaite pour une réforme déséquilibrée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR-CH">Le net rejet de la RIE III montre qu’une baisse générale des impôts au profit des entreprises bien assises financièrement et de leurs actionnaires, mais aux dépens de la vendeuse, du menuisier ou de l’enseignante n’est pas acceptable. La population doit déjà assumer les charges toujours plus lourdes que provoquent les hausses de primes d’assurances, les cotisations plus importantes au 2<sup>e</sup> pilier ou l’augmentation des loyers. C’est donc à juste titre que les citoyen-ne-s ont brandi le carton rouge à un projet politique qui voulait soulager unilatéralement les entreprises au détriment des ménages privés.</span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Les entreprises doivent aussi payer des impôts et apporter leur contribution financière aux services publics et aux infrastructures. Il faut maintenant mettre sur pieds une réforme de l’imposition des entreprises qui réponde à un objectif ciblé, à savoir supprimer les statuts spéciaux sans provoquer de pertes fiscales. Les entreprises et leurs actionnaires doivent assumer les éventuels coûts de la RIE III. Il faut maintenant plutôt pouvoir soulager concrètement les salarié(e)s. Par des réductions des primes-maladie individuelles, par exemple.</span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">La nouvelle RIE III ne doit contenir que des mesures qui soient effectivement utiles pour supprimer les privilèges fiscaux octroyés par les statuts spéciaux. Les cantons principalement concernés sont ceux de GE, VD et BS. Mais une baisse de l’imposition des bénéfices généralisée dans toute la Suisse et subventionnée par la Confédération coûte beaucoup trop cher et provoque d’énormes effets d’aubaine pour les entreprises ordinaires. </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Une réforme qui ne se ferait qu’aux dépens des salarié(e)s normaux ne sera pas soutenue par la population. Le Parlement devrait tenir compte de cette réalité pour le projet Prévoyance vieillesse 2020 également.</span></p><p class="Text">&nbsp;</p><p class="Text">&nbsp;</p><h5 class="TitelAusknfte"><span lang="FR-CH">Renseignements:</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;248 41 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</span></li></ul><p class="Text">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4685</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2017 10:34:01 +0100</pubDate><title>Vivre décemment avec les prestations complémentaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vivre-decemment-avec-les-prestations-complementaires</link><description>Aucun démantèlement des PC : une alliance met en garde contre de sérieuses conséquences</description><content:encoded><![CDATA[<p> Aucun démantèlement des prestations complémentaires (PC) : c'est avec cet appel que l'Alliance prestations complémentaires (Alliance PC), dont la large base est composée d'organisations de personnes handicapées, âgées, de femmes, de travailleurs et travailleuses et de locataires, s'est aujourd'hui adressée à la presse. L'alliance lutte contre les mesures d'économie et le démantèlement radical qui est prévu dans la loi sur les prestations complémentaires (LPC). Le Conseil fédéral veut économiser 300 millions de francs, essentiellement aux dépens des personnes âgées et handicapées. Pour l'Union patronale et quelques partis bourgeois, les aléas sociaux que provoquerait cette proposition de démantèlement ne vont pas encore assez loin. Alors que les bénéficiaires de PC doivent aujourd'hui déjà compter jusqu'au dernier centime.
</p><p>L'Alliance PC demande en outre aux Chambres fédérales d'enfin adapter le montant du loyer pris en compte pour le calcul des PC qui est le même depuis 2001. Avec 1 100 francs pour une personne seule et 1 250 francs pour les familles et les couples, ces montants ne couvrent absolument plus les loyers actuels.
</p><p>L'Alliance PC lutte contre les coupes dans les prestations complémentaires et le durcissement des critères d'accès que le Conseil fédéral propose dans la révision à venir de la LPC. Elle s'oppose surtout à la réduction de la franchise sur la fortune, aux restrictions sur l'utilisation de la fortune, aux nouveautés sur la prise en compte du revenu d'une activité lucrative et aux réductions des remboursements des primes-maladie. Ces propositions malmènent les personnes concernées. L'Alliance PC demande en outre que le montant réservé aux dépenses personnelles des résident(e)s de homes soit fixé dans toute la Suisse à environ 500 francs. Il faudrait aussi encourager les personnes à continuer à vivre à la maison, ce qui demande plus d'investissement des PC dans l'immédiat, mais sera récompensé par moins d'entrées en home à long terme.
</p><h5>Sont représentées dans l'Alliance prestations complémentaires:</h5><ul><li><b>Organisations de personnes handicapées </b>: Agile / Inclusion Handicap / Procap / Pro Infirmis</li><li><b>Organisations de personnes âgées :</b> Avivo / Pro Senectute / CSA / Fares / Grossmütterrevolution</li><li><b>Organisations de femmes :</b> Femmes protestantes en Suisse (FPS) / Union suisse des paysannes et de femmes rurales (USPF)</li><li><b>Organisations de travailleurs :</b> USS / Travail.Suisse / ASI</li></ul><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Petra Kern, resp. Dépt. des assurances sociales Inclusion Handicap, 079 714 07 37</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Michel Pillonel, coprésident du Conseil suisse des aînés CSA, 079 414 86 10 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4673</guid><pubDate>Tue, 24 Jan 2017 17:36:30 +0100</pubDate><title>Il faut continuer à enregistrer le temp de travail - Eviter encore plus de burn-outs</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/il-faut-continuer-a-enregistrer-le-temp-de-travail-eviter-encore-plus-de-burn-outs</link><description>Initiatives parlementaires Graber et Keller-Suter: premiers signes de retour à la raison </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) a décidé de suspendreses délibérations sur les initiatives parlementaires de Konrad Graber et Karin Keller-Sutter qui demandaient que d’importantes exceptions soient prévues pour l’enregistrement du temps du travail. Elle a aussi décidé d’approfondir la problématique d’ici au mois de mai. L’USS salue cette décision comme un premier signe d’un retour à la raison. 
</p><p>L’USS va mettre à profit ce temps supplémentaire pour montrer que les deux propositions démantèleraient gravement la protection de la santé au travail. Elles augmenteraient le stress, les cas de burn-out et rendraient encore plus difficile la conciliation entre vie professionnelle et vie privée. L’USS est déterminée à combattre avec force un tel retour à une disponibilité permanente des travailleurs et des travailleuses. 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Luca Cirigliano, </b>secrétaire central de l’USS responsable du dossier des conditions de travail, 076&nbsp;335 61 97</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-4667</guid><pubDate>Thu, 19 Jan 2017 09:31:56 +0100</pubDate><title>La RIE III augmentera de 1 000 francs par an la charge des ménages</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-rie-iii-augmentera-de-1-000-francs-par-an-la-charge-des-menages</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III) entraînera incontestablement des pertes fiscales très élevées. Le Conseil fédéral confirme maintenant des pertes d'au moins 3 milliards de francs pour la Confédération, les cantons et les communes. Mais cette estimation est trop faible. De fait par exemple, les pertes des cantons importants que sont Zoug et Argovie n'y figurent pas encore. De plus, le potentiel d'abus et les pertes qu'occasionneront les nouveaux instruments de la RIE III sont sous-estimés. La déduction de 150 % des frais de recherche et développement, la " patent box " ou l'impôt sur le bénéfice corrigé des intérêts entraîneront des pertes de plusieurs centaines de millions de francs. L'analyse approfondie faite par l'Union syndicale suisse (USS) des instruments de la RIE III destinés à économiser des impôts le montre. Les pertes fiscales induites par la RIE III devraient rapidement monter à 4 milliards de francs par an. Une estimation prudente arrive à un montant moyen d'au moins 1 000 francs par ménage. 
</p><p>Ce sont les ménages privés qui devront compenser ce montant, que ce soit à travers des hausses d'impôts ou de taxes, ou suite à des programmes d'austérité qui seront décidés à la Confédération, dans les cantons et les communes. La pression aux économies y est répandue et très forte. C'est pour cela que les organisations de travailleurs et travailleuses du secteur public combattent la RIE III. Leurs représentant(e)s ont montré, lors de la conférence de presse du 19 janvier, que tous les domaines des activités publiques seront concernés : du secteur de la santé aux écoles, en passant par la police, les transports publics, la culture (orchestres et théâtres), sans oublier l'administration générale. De larges pans de la population devront se satisfaire de services moins nombreux et de moins bonne qualité. Et pour les employé(e)s du secteur public, la pression aux économies se traduira par une dégradation de leurs conditions de travail. Avec le slogan <a href="http://celavacoincer.strikingly.com/" class="external-link-new-window">www.celavacoincer.ch</a>, leurs associations luttent pour un NON clair à la RIE III, le 12 février.
</p><p><b>L'Alliance des travailleurs et travailleuses du service public contre la RIE III</b> regroupe les organisations suivantes : Association du personnel de la Confédération (APC), Association suisse des infirmiers et infirmières (ASI), Employés du secteur public Suisse (ZV), Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP), Organisation faîtière des enseignant(e)s de Suisse alémanique (LCH), Société suisse de pédagogie musicale (SSPM), Syndicat des enseignants romands (SER), Syndicat suisse des services publics (SSP), Union suisse des artistes musiciens (USDAM), Union syndicale suisse (USS).
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 01</li><li>Cora Antonioli, comité national du Syndicat suisse des services publics (SSP), 078 677 99 32</li><li>Urs Stauffer, président d'Employés du secteur public Suisse (ZV), chef du Service des impôts de Bienne, 079 375 16 57</li><li>Max Hofmann, secrétaire général de la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police (FSFP), 076 381 44 64</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4658</guid><pubDate>Fri, 13 Jan 2017 16:46:11 +0100</pubDate><title>Une politique en matière de rentes dévastatrice et au détriment des salarié(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-politique-en-matiere-de-rentes-devastatrice-et-au-detriment-des-salarie-e-s</link><description>Décision de la commission du National sur « Prévoyance vieillesse 2020 »</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) ne reconnaît pas les signes du temps. Elle persiste, à une minuscule majorité, dans sa conception selon laquelle on devrait " travailler plus longtemps, payer beaucoup plus de cotisations et, malgré cela, avoir un niveau de rente incertain ". Cela, alors que le Conseil des États avait adopté des propositions pour une révision des retraites réfléchie.
</p><p>La majorité de la CSSS-N a une nouvelle fois raté l'occasion de défendre des solutions permettant que la stabilité des revenus touchés sous forme de rentes et financièrement supportables pour de larges pans de la population. En lieu et place, la commission continue à miser sur un énorme développement de la prévoyance professionnelle obligatoire. À cause de lui, les cotisations du 2e pilier des bas revenus tripleraient pratiquement, ce qui irait de pair avec des baisses consistantes des salaires nets. Et cela, à une époque où le système de capitalisation du 2e pilier est en pleine crise. En effet, malgré une hausse bien plus élevée des cotisations de ce dernier, le niveau des rentes est en train de s'effondrer parce que les intérêts servis sur l'argent épargné baissent toujours plus et parce que le taux de conversion minimal baisse aussi.
</p><p>Ce sont précisément les femmes qui sentiront fortement les baisses de salaire, car leurs salaires sont habituellement inférieurs. La perspective pour elles de toucher une rente suffisante et stable sera maigre. C'est particulièrement inquiétant pour celles qui sont âgées de 60 ans et plus. Elles seraient de fait les premières à être touchées par le rapide relèvement à 65 ans de leur âge de la retraite. Et c'est précisément aussi à elles que le développement du 2e pilier, à part des coûts supplémentaires, n'apporterait que des miettes. Pour elles, l'augmentation des rentes AVS décidée par le Conseil des États est essentielle.
</p><p>Pour les personnes à très bas revenus, l'encouragement de la retraite anticipée proposée en outre par la commission ne représente aucunement une compensation pour la dégradation de leurs rentes. Les conditions posées sont à ce point restrictives que seules quelques rares personnes pourront en profiter. Que la commission persiste parallèlement à vouloir introduire un relèvement automatique à 67 ans de l'âge de la retraite montre à quel point son action est dénuée de toute vision.
</p><p>Le Conseil national ferait bien, lors de la session de printemps, de s'écarter de la ligne de sa commission et de se rallier aux décisions du Conseil des États. Sous la forme voulue par la CSSS-N, " Prévoyance vieillesse 2020 " n'a aucune chance devant le peuple. En effet, elle s'avère en fin de compte négative pour les travailleurs et travailleuses. L'USS se prononcera sur cette réforme après le vote final du Parlement le 24 mars prochain. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b></b></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4654</guid><pubDate>Wed, 11 Jan 2017 17:10:37 +0100</pubDate><title>Oui à l’économie numérique mais pas sans protection des travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/oui-a-l-economie-numerique-mais-pas-sans-protection-des-travailleurs</link><description>L’USS se prononce sur le rapport du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'USS salue que le Conseil fédéral veuille développer une position globale sur l'économie numérique par des documents de stratégie. Le rapport publié aujourd'hui analyse les aspects portant sur la concurrence entre les prestataires de services numériques et ceux qui offrent des services traditionnels et plus particulièrement dans le domaine des taxis. Le Conseil fédéral propose de modifier les régulations qui s'appliquent dans les domaines traditionnels au profit des prestataires de services numériques (p. ex. pour le service de taxis Uber). Le risque de démanteler la protection des travailleurs et des travailleuses est à cet égard important. 
</p><p>Des réformes pour encourager la numérisation de l'économie ne doivent pas être utilisées pour péjorer les conditions de travail. Le conseiller national Philippe Nantermod souhaite par exemple, par une initiative parlementaire, supprimer les tachygraphes pour les chauffeurs d'Uber. Il ne serait ainsi plus possible de contrôler depuis combien de temps les chauffeurs sont en route et si, en raison de la fatigue, ils ne mettent pas en danger leurs passagers et les autres usagers de la route. C'est inacceptable ! 
</p><p>Si l'on cherche à savoir où la législation handicape la numérisation, il fait aussi garder à l'esprit le bien-être des travailleurs et travailleuses et la lutte contre la fausse indépendance. L'USS exige que le Conseil fédéral intègre les syndicats de manière conséquente à ces analyses. 
</p><p>Le Conseil fédéral suggère encore de la flexibilité dans l'application de certaines régulations existantes envers l'économie de partage. Il est toutefois clair pour l'USS que les règles concernant les conditions de travail usuelles selon le lieu et la branche, les salaires, les assurances sociales, la protection de la santé et la sécurité au travail doivent s'appliquer à tous les employeurs, peu importe s'ils offrent leurs services par la voie numérique ou traditionnelle. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Luca Cirigliano, en charge du dossier du droit du travail et de la protection de la santé, 076 335 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4652</guid><pubDate>Wed, 11 Jan 2017 14:48:18 +0100</pubDate><title>Préférence donnée aux chômeurs: mise en œuvre conséquente!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/preference-donnee-aux-chomeurs-mise-en-oeuvre-consequente</link><description>Le Comité de l&#039;USS prend position sur la mise en œuvre de l&#039;initiative contre l&#039;immigration de masse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a discuté aujourd’hui de la préférence donnée aux chômeurs et chômeuses décidée par Le Parlement dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse. Il est favorable à cette mesure. Mais celle-ci doit maintenant être appliquée de manière conséquente afin que les chômeurs et chômeuses retrouvent rapidement un emploi à l’avenir, peu importe la couleur de leur passeport. L’USS va suivre de près la mise en œuvre de cette mesure et veillera à ce qu’elle apporte une amélioration concrète aux travailleurs et travailleuses.&nbsp; 
</p><p>De nombreux problèmes du marché du travail ne sont toutefois pas résolus. Il faut instaurer une meilleure protection contre le licenciement pour les salarié(e)s de longue date et âgés. Les dispositions pour protéger les salarié(e)s contre la sous-enchère salariale n’ont pas été suffisamment renforcées. Le relèvement des sanctions de 5000 à 30&nbsp;000 francs ainsi que la prolongation facilitée des contrats-types de travail avec des salaires minimums ont certes été positifs, mais ne suffisent pas pour imposer partout que des salaires suisses soient versés en Suisse. La Confédération doit abaisser les obstacles à la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail. Il faut aussi qu’il y ait plus de contrôles. Et quand des abus sont flagrants, les cantons doivent pouvoir interrompre les travaux. 
</p><p>Le Comité de l’USS salue le fait que la décision du Parlement permette de maintenir les accords bilatéraux et qu’aucune nouvelle discrimination entre les salarié(e)s n’ait été introduite. Dans la discussion, on a rappelé que des relations stables avec l’UE, le principal partenaire économique de la Suisse, sont cruciales. Il est en outre important pour les salarié(e)s qu’il n’y ait pas de contingents. Car l’ancien système des contingents était mauvais, il a provoqué beaucoup de travail au noir et une pression accrue sur les salaires. Le Comité souligne que la préférence aux chômeurs et chômeuses doit aussi être appliquée aux frontaliers et frontalières. 
</p><p>Lors de cette même séance, le Comité de l’USS a également traité le démantèlement des offices postaux. Non seulement la reconversion digitale, mais aussi la recherche du profit accélère le démantèlement des services publics. Le Comité de l’USS soutient le syndicat actif dans la branche, Syndicom, dans sa défense des prestations postales. Le Conseil fédéral doit veiller à ce que les entreprises proches de la Confédération, et pas seulement la Poste, remettent les prestations au centre de leur préoccupations &nbsp; 
</p><h5>Renseignements: &nbsp; </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079&nbsp;205 68 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4645</guid><pubDate>Wed, 04 Jan 2017 08:17:08 +0100</pubDate><title>Combattre le chômage, renforcer le pouvoir d’achat et alléger la charge des caisses de pensions</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/combattre-le-chomage-renforcer-le-pouvoir-d-achat-et-alleger-la-charge-des-caisses-de-pensions</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'évolution de l'économie suisse de ces dernières années est inquiétante. Le PIB par habitant stagne pratiquement et le chômage augmente. L'Allemagne, l'ancien " homme malade de l'Europe " est en train de dépasser la Suisse. Les raisons en sont le franc fort et la baisse du pouvoir d'achat entraînée pour les travailleurs et travailleuses par l'augmentation des primes des caisses-maladie et des cotisations du 2e pilier ainsi que des rentes à la baisse. C'est pourquoi les revendications de l'Union syndicale suisse (USS) sont les suivantes : </p><ul><li>Aujourd'hui, la BNS gagne environ 1,2 milliard de francs grâce aux taux d'intérêt négatifs. Cet argent doit être versé aux caisses de pensions, via le Fonds de garantie LPP. Le Fonds de compensation AVS (compenswiss) doit échapper intégralement aux taux d'intérêt négatifs. Il est en outre important que l'AVS, dont le rapport coût/prestation est imbattable, soit renforcée. Comme ce que le Conseil des États a mis sur rail avec " Prévoyance vieillesse 2020 ".</li><li>Les réductions des primes des caisses-maladie doivent être plus importantes. Personne ne doit être contraint de dépenser pour son assurance-maladie plus de 10 % de son revenu net corrigé des déductions pour enfant. À long terme, l'assurance-maladie devra être financée en fonction des revenus, comme toute assurance sociale.</li><li>La commission de la concurrence encaisse chaque année environ 300 millions de francs d'amendes. Cet argent doit être rendu à la population, via une réduction des primes des caisses-maladie, comme cela se fait avec le produit de la taxe sur le CO2.</li><li>L'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose avec beaucoup plus d'énergie à la surévaluation du franc. Le but à court terme doit être de stabiliser le taux de change aux alentours de 1,10 franc pour 1 euro et ensuite d'arriver rapidement à un taux modéré.</li><li>La prospérité suisse repose sur des services publics de très grande qualité. La Confédération, les cantons et les communes doivent préserver cette réalité à travers leur politique des dépenses. Les baisses d'impôt exagérées du type RIE III sont de l'argent jeté par les fenêtres, de l'argent qui fera plus tard défaut pour financer des tâches importantes comme la formation entre autres.</li></ul><h5>Renseignements </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable des assurances sociales, 076 564 67 67</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Interventions:</p><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-sgb-sg/dokumente/24_1.Mai_FLYER_SG.pdf" class="download">Paul Rechsteiner, président de l'USS</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-sgb-sg/dokumente/24_1.Mai_RAPPERSWIL.pdf" class="download">Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-sgb-sg/dokumente/24_1.Mai_WIL.pdf" class="download">Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4627</guid><pubDate>Mon, 19 Dec 2016 09:54:48 +0100</pubDate><title>Une aide concrète et globale pour les victimes de l’amiante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-aide-concrete-et-globale-pour-les-victimes-de-l-amiante</link><description>Table ronde sur l’amiante a posé un jalon avec la création d’un fonds d’indemnisation </description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse constatent avec satisfaction que la table ronde présidée par l'ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger s'est mise d'accord sur des solutions destinées à gérer efficacement les conséquences de la tragédie de l'amiante, et clos ainsi ses travaux sur un succès. En demandant la création d'une table ronde, les syndicats avaient donné une impulsion déterminante à sa réalisation par le Conseil fédéral. L'interdiction de l'amiante en 1989 était déjà à porter au crédit des efforts déployés alors par les syndicats sous la houlette de Vasco Pedrina.
</p><p>Les solutions présentées par la table ronde sont un jalon important dans le long processus qu'est la gestion du fardeau de l'amiante. Si elles ne peuvent sans doute pas supprimer la douleur humaine des victimes de l'amiante, elles atténueront du moins les répercussions catastrophiques sur la situation financière des victimes des maladies dues à ce matériau.
</p><p>Les principes adoptés par la table ronde concernant le fonds d'indemnisation prévoient, d'une part, des versements en espèces à toutes les victimes de l'amiante. L'aide financière destinée à celles qui n'ont pas droit aux prestations de l'assurance-accidents obligatoire sera fortement augmentée. Parallèlement, un service d'assistance psychologique sera mis en place à l'intention de toutes les victimes de l'amiante ainsi que des personnes potentiellement concernées. Ce service aura également une action préventive. En effet, 120 personnes tombent chaque année malades parce qu'elles ont été en contact avec l'amiante. Ce service d'assistance entamera ses activités au premier semestre 2017 dans la région de Zurich-Glaris, pour les étendre ensuite à tout le pays.
</p><p>Un fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante, qui sera créé dans les semaines à venir, sera chargé d'exécuter ces tâches. Son financement par Eternit, les assureurs privés et les entreprises de chemins de fer n'est toutefois assuré que pour les premières années. Pour qu'il puisse avoir des effets durables, d'autres engagements financiers de branches et de grandes entreprises sont nécessaires. Les établissements cantonaux d'assurance des bâtiments, respectivement les cantons, devront assumer leurs responsabilités à cet égard. De fait, les ordonnances sur la protection contre l'incendie promulguées à l'époque ont eu pour conséquence que l'amiante fut utilisée à une grande échelle dans la construction de bâtiments. Pour que les syndicats soient d'accord avec les solutions élaborées par la table ronde, il faut que le financement du fonds repose sur des bases solides. Aux milieux économiques et autres, qui n'ont pas encore fait le pas, d'en produire la preuve concrète.
</p><p>Outre le fonds d'indemnisation, l'USS est aussi parvenue à initier d'autres progrès :</p><ul><li>Répartition équitable du poids des primes entre les branches de la SUVA. Celle-ci s'attend à des coûts supplémentaires à hauteur du milliard de francs. Grâce à la création d'une réassurance interne, qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2019, la charge des branches concernées par des grands sinistres comme la tragédie de l'amiante pourra être allégée.</li><li>Ajout dans la nouvelle ordonnance sur la limitation et l'élimination des déchets d'une obligation de donner des indications quant à la présence d'amiante. Les travailleurs et travailleuses occupés dans la transformation et la démolition de bâtiments datant des années 1970 et 1980 contenant de l'amiante pourront ainsi être efficacement protégés.</li></ul><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire de l'USS, représentant de l'USS à la table ronde sur l'amiante, 076 335 61 97</li><li>Vasco Pedrina, représentant du syndicat Unia à la table ronde sur l'amiante, 079 772 37 47</li><li>Mathias Regotz, représentant de Travail.Suisse à la table ronde sur l'amiante, 078 811 74 79 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4625</guid><pubDate>Thu, 15 Dec 2016 10:24:47 +0100</pubDate><title>Virage dangereux à la Banque nationale suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/virage-dangereux-a-la-banque-nationale-suisse</link><description>Commentaire de l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc reste fortement surévalué. L'emploi stagne (équivalents plein temps). Dans l'économie d'exportation, il est même en recul. Les prix à la consommation et la production baissent et on note des tendances à la baisse aussi dans les quartiers d'immeubles locatifs. Les capacités de production de l'économie suisse sont sous-utilisées. Dans un tel contexte, notre pays aurait besoin d'une politique monétaire expansionniste. Mais à cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont extrêmement restrictives. S'y ajoute l'insécurité concernant le taux de change. Personne ne sait en effet si la Banque nationale suisse (BNS) permettra ou non à l'avenir de nouvelles appréciations du franc.
</p><p> Le virage pris par la BNS, à savoir de tenir compte de la " situation pour l'ensemble des monnaies ", a lieu d'inquiéter. Par le passé, la BNS s'est raisonnablement orientée en fonction de la monnaie de nos principaux partenaires commerciaux, soit l'euro ou, auparavant, le Mark allemand. La politique monétaire était ciblée et prévisible. Une politique monétaire aventureuse, tenant compte du dollar et d'autres monnaies, serait inefficace. Car, ou bien on ne verra plus quels buts en matière de taux de change la BNS poursuit, ou bien cette dernière devrait créer un équilibre entre les grandes zones monétaires de l'euro et du dollar, ce qui est absurde.
</p><p> La surévaluation du franc a laissé des traces douloureuses. Dans l'économie d'exportation, des dizaines de milliers d'emplois ont été supprimés. Depuis le début de l'appréciation du franc, en 2008, presque 10 % des emplois ont disparu dans l'hôtellerie-restauration et dans l'industrie. L'Allemagne a par contre gagné des parts de marché importantes. Dans l'industrie allemande des machines, l'emploi a par exemple augmenté d'environ 30 %.
</p><p> L'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose beaucoup plus à la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change se stabilise à très court terme aux alentours de 1,10 franc pour 1 euro et qu'ensuite, l'on fasse rapidement en sorte, grâce à un taux modéré, que la Suisse ne subisse pas de préjudice.
</p><p> L'affirmation de la BNS selon laquelle sa politique monétaire serait expansionniste est inexacte. Certes, les intérêts sont bas, mais la forte surévaluation du franc a des répercussions très négatives sur l'économie, de sorte que les conditions monétaires qui règnent dans notre pays doivent être considérées comme clairement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la BNS dans son bulletin trimestriel.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4618</guid><pubDate>Tue, 13 Dec 2016 12:25:55 +0100</pubDate><title>PV 2020: seulement avec une augmentation de l&#039;AVS </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pv-2020-seulement-avec-une-augmentation-de-lavs</link><description>L&#039;USS salue que le Conseil des Etats maintienne le cap</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les travailleurs et travailleuses sont de plus en plus inquiets au sujet de leur prévoyance vieillesse&nbsp;: est-ce que les rentes AVS et de leur caisse de pension vont suffire à leur assurer une vie décente à la retraite&nbsp;? Car le niveau des rentes du 2e pilier baisse et les rentes AVS ne suivent plus l'évolution des salaires. 
</p><p>L'USS salue le fait que le Conseil des Etats ait résisté à la provocation du Conseil national et ne soit pas entré en matière sur l'augmentation automatique de l'âge de la retraite à 67 ans. Il est aussi positif que le Conseil des Etats prenne davantage en considération les préoccupations des travailleurs et travailleuses et maintienne la compensation d'une partie des pertes de rentes en améliorant les rentes AVS. L'augmentation des rentes AVS de 70 francs par mois ainsi que l'amélioration des rentes de couple sont nécessaires à cause de la baisse des rentes du 2e pilier. Ces deux mesures sont en outre financées efficacement et équitablement avec 0,3% de cotisations salariales. Si, comme le Conseil national le propose, on stabilisait le niveau des rentes par des mesures dans le deuxième pilier, cela coûterait beaucoup trop cher aux personnes qui ont des revenus moyens et modestes et surtout aussi aux entreprises des branches à bas salaires. Quant au modèle avancé par la minorité du Conseil des Etats, il rapporterait des rentes plus basses aux retraité(e)s que le modèle du Conseil des Etats. Et là aussi, la charge des cotisations serait significativement plus élevée. Etant donné la phase d'intérêts bas que nous traversons, il est clair qu'accumuler davantage de capital est à l'heure actuelle moins efficace qu'auparavant. 
</p><p>L'USS estime aussi que le financement additionnel de l'AVS décidé par le Conseil des Etats est judicieux. L'AVS a besoin de rentrées supplémentaires cette prochaine décennie. A souligner encore dans les points positifs&nbsp;: sur le 1% de TVA destiné à l'AVS, la population ne ressentirait qu'une augmentation de 0,7% étant donné que 0,3% actuellement attribué à l'assainissement de l'AI serait transféré à l'AVS. Sans augmentation, l'AVS connaîtra un défaut de financement. 
</p><p>Le Conseil national ferait bien de suivre les décisions du Conseil des Etats. S'il continue à ignorer les inquiétudes de la population, il va récolter la facture dans les urnes. Car la variante du Conseil national est déjà combattue par de larges milieux qui n'acceptent pas les mesures radicales que sont l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes et la baisse du taux de conversion. Sans renforcement de l'AVS et avec un automatisme qui relève la retraite à 67 ans, le refus du peuple est prévisible. L'USS évaluera le projet Prévoyance vieillesse 2020 après l'élimination des différences le 24 mars prochain lors d'une assemblée extraordinaire des délégué(e)s. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076&nbsp;564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4597</guid><pubDate>Thu, 01 Dec 2016 14:08:26 +0100</pubDate><title>Bonne voie choisie par le Conseil des États – Mais d’autres mesures sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/bonne-voie-choisie-par-le-conseil-des-etats-mais-d-autres-mesures-sont-necessaires</link><description>Article constitutionnel sur l’immigration de masse : commentaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) salue la décision prise par le Conseil des États concernant la mise en œuvre de l'article constitutionnel 121a (initiative " Contre l'immigration de masse "), à savoir de créer une obligation non discriminatoire de communiquer les postes vacants, soit de donner la priorité aux chômeurs et chômeuses. La mise en œuvre de cet article doit être compatible avec les Accords bilatéraux, sinon la pression sur les salaires et les emplois s'accentuera. Un système de contingents n'est pas la bonne solution déjà pour cette seule raison. Mais indépendamment de cela, on doit rejeter les contingents, car ils entraînent travail au noir, conditions et salaire précaires et pression sur les salaires, comme le montrent les analyses de l'ancien système des contingents qui ont été faites. 
</p><p>L'obligation de communiquer les postes vacants renvoie à une proposition qui vient des syndicats. Elle aura pour effet principal que les personnes aujourd'hui défavorisées dans leur recherche d'un emploi (travailleurs et travailleuses âgés, personnes réintégrant le marché du travail, etc.) auront de meilleures chances d'en trouver un. Aujourd'hui déjà, les offices régionaux de placement (ORP) de nombreux cantons collaborent avec les employeurs dans le placement de personnes au chômage (Zurich, Argovie p. ex.). La majorité des expériences faites sont positives, pour toutes les parties concernées. Il ne viendrait pas à l'esprit d'un conseiller ou d'une conseillère ORP de proposer à un employeur un demandeur ou une demandeuse d'emploi qui n'entrerait pas en ligne de compte pour le poste en question. Cela saperait de fait rapidement l'acceptation par toutes les parties concernées, employeurs et demandeurs/demandeuses d'emploi des activités de placement des ORP. 
</p><p>Mais au-delà de cette mesure positive en faveur des personnes à la recherche d'un emploi, d'autres mesures doivent être prises pour protéger les travailleurs et travailleuses contre les abus des patrons. L'USS critique en particulier le fait que la protection contre le licenciement proposée pour les collaborateurs et collaboratrices de longue date n'ait pas trouvé de soutien. Nombre de conventions collectives de travail contiennent déjà des dispositions de protection spéciales pour les travailleurs et travailleuses âgés. Et dans la pratique du Tribunal fédéral aussi, un meilleur niveau de protection pour les collaborateurs et collaboratrices âgés depuis longtemps dans l'entreprise est une réalité. L'USS demande en plus que le Conseil fédéral fasse passer de 27 000 à 50 000 l'objectif minimal concernant le nombre des contrôles des salaires.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74.</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4591</guid><pubDate>Mon, 28 Nov 2016 12:03:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des Etat en faveur de l’accueil extrafamilial des enfants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-des-etat-en-faveur-de-l-accueil-extrafamilial-des-enfants</link><description>Il faut maintenant augmenter le financement incitatif</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse se réjouit que le Conseil des Etats veuille mettre 100 millions de francs à disposition pendant cinq ans pour l’accueil extrafamilial des enfants. Il aurait été complétement incompréhensible que la Chambre haute emboîte le pas de sa commission préparatoire et étouffe dans l’œuf une des rares mesures concrètes pour combattre la pénurie de personnel qualifié. En prenant cette décision, le Conseil des Etats a clairement indiqué qu’il prenait au sérieux la loi sur l’égalité entre femmes et hommes ainsi que l’amélioration de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. &nbsp;
</p><p>Dans la suite des débats parlementaires, il faudra veiller à accorder une plus grande place dans le projet à la qualité de l’accueil extrafamilial des enfants et aux conditions de travail du personnel. Le financement de départ devrait en outre être augmenté. Les pouvoirs publics ont jusqu’à présent fait preuve de trop de retenue dans ce domaine. Pour supprimer durablement le manque d’incitation au travail, il faut une contribution de l’Etat d’au moins 1% du produit intérieur brut. La population attend davantage d’engagement à ce niveau. C’est non seulement apparu dans la votation sur l’article sur la famille, qui, malgré 54,3% de voix favorables n’a pas obtenu la majorité des cantons, mais aussi dans le résultat de la procédure de consultation sur la poursuite des aides financières&nbsp;: les quatre cinquièmes des organisations consultées se sont en effet prononcées en sa faveur. Il est désormais temps que la Confédération aille jusqu’au bout des choses et joue de son influence afin que l’accueil extrafamilial des enfants soit pour tout le monde abordable, qu’il corresponde aux besoins des parents et des enfants et offre des conditions de travail progressistes.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS, en charge du dossier de l’égalité, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable du Service de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4588</guid><pubDate>Sun, 27 Nov 2016 14:32:59 +0100</pubDate><title>Il faut planifier une sortie du nucléaire, malgré le non!</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-faut-planifier-une-sortie-du-nucleaire-malgre-le-non</link><description>L&#039;USS au sujet de l&#039;initiative sur la sortie du nucléaire et de votations cantonales</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) regrette l’échec essuyé (de justesse) par l’initiative pour la sortie du nucléaire. Elle aurait apporté la clarification nécessaire à un arrêt ordonné et programmé de la production nucléaire, une voie qu’à l’heure actuelle, seule BKW a empruntée. Il faut empêcher que l’on en arrive à une sortie erratique du nucléaire comme cela se dessine avec la centrale de Beznau. Devenus impossibles à refinancer, les investissements coûteux nécessaires auront des répercussions très négatives sur les emplois du secteur électrique. Espérons que, malgré le verdict des urnes, Alpiq et Axpo suivront l’exemple de BKW et décideront rapidement de sortir du nucléaire. Car c’est le moment de prendre des options à plus long terme dans le savoir-faire en matière de démantèlement des centrales nucléaires. Ce serait en effet une bonne nouvelle pour les employé(e)s de la branche&nbsp;!
</p><h3>Votations cantonales&nbsp;: les mesures d’austérité les plus antisociales refusées</h3><p>Dans le canton de Zoug, les citoyen(ne)s ont rejeté un programme d’austérité. Les mères, les familles, les personnes à bas revenu, les malades et les personnes âgées auraient dû passer à la caisse. Et les employés du secteur public se seraient même vu imposer une baisse de salaire. Dans le canton d’Argovie, les deux mesures les plus antisociales sur les quatre qui passaient en votation ont été rejetées.
</p><p>Ces décisions réjouissent beaucoup l’USS. Elles montrent en effet que des politiques qui commence par offrir des cadeaux fiscaux aux nantis et aux entreprises, pour les faire ensuite payer par la population en démantelant et en renchérissant les prestations publiques n’est plus susceptible de remporter une majorité des voix. Une politique que la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) va pousser à l’extrême. Au vu de ces verdicts sortis des urnes, l’USS ne doute pas que la RIE III, un cas d’école en matière de répartition antisociale des revenus et des richesses, sur laquelle nous voterons en février, sera un échec total.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l’USS, 079&nbsp;744 93 90 (sortie du nucléaire)</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 (votations cantonales)</li></ul>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4584</guid><pubDate>Thu, 24 Nov 2016 10:11:21 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral reconnaît la nécessité d’agir, mais choisit de ne rien faire…</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-reconnait-la-necessite-d-agir-mais-choisit-de-ne-rien-faire</link><description>Protection de la santé au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport approuvé mercredi 23 novembre par le Conseil fédéral sur la protection de la santé au travail montre que l'exécution de la loi sur le travail (LTr) souffre de graves lacunes qu'il y a lieu de combler : la LTr n'est pas appliquée de la même manière dans tous les cantons et surtout le financement des inspectorats du travail n'y est pas assuré. Il est donc urgent que le Conseil fédéral agisse. En effet, les risques d'épuisement professionnel ou de problèmes cardio-vasculaires sont très élevés en Suisse, en comparaison avec les autres pays européens. 
</p><p>Selon le rapport, le nombre des contrôles effectués dans les entreprises est très faible. Si tant est que l'on puisse l'estimer, seuls 2 à 3 % des entreprises par an sont contrôlées par les inspectorats cantonaux du travail, un nombre qui varie toutefois considérablement d'un canton à l'autre. 
</p><p>La Confédération n'a actuellement aucune influence directe sur les moyens financiers affectés par les cantons aux contrôles et à l'application de la loi. D'où l'importance des efforts d'harmonisation des pratiques entrepris par la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail avec les contrats de prestation récemment élaborés. 
</p><p>Les ressources dont disposent les inspectorats cantonaux du travail ne servent pas uniquement aux contrôles des entreprises. L'examen des plans de construction par exemple (procédures d'autorisation au sens de la LTr ou du droit cantonal) ou l'octroi des permis relatifs à la durée du travail ainsi que les conseils proposés aux entreprises et aux travailleurs et travailleuses nécessitent aussi d'importants moyens. SI ces tâches sont aussi une contribution importante à la prévention, elles ne peuvent cependant pas remplacer les contrôles dans les entreprises. Il faut avant tout affecter plus d'argent pour les contrôles des inspectorats cantonaux du travail et de la SUVA. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) a adopté plusieurs revendications pour améliorer l'exécution de la loi et demande tant à la Confédération qu'aux cantons d'agir dans ces domaines : </p><ul><li>Les dispositions en vigueur de la LTr doivent aussi être appliquées sur les lieux de travail. Leur application efficace est nécessaire. </li><li>Il faut une fois pour toutes augmenter le nombre des contrôles de la SUVA, de la Confédération et des cantons, en particulier en ce qui concerne les risques psychosociaux (durées du travail, respect des temps de repos et des pauses). La fréquence des contrôles doit être prescrite, ce qui est déjà le cas aujourd'hui avec les mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes conclue avec l'Union européenne. Il faut mettre les moyens financiers nécessaires à cet effet à la disposition des organes d'exécution. </li><li>Les autorisations délivrées pour le travail du dimanche et le travail de nuit doivent rester des exceptions absolues. </li><li>Les dispositions de protection de la santé doivent aussi s'appliquer au télétravail. L'enregistrement de la durée du travail et les dispositions sur la durée de repos doivent en particulier être respectées. </li></ul><p>Le rapport que vient de publier le Conseil fédéral montre qu'il est nécessaire d'agir sur ces questions. On ne comprend pas pourquoi le gouvernement ne veut pas réviser la loi pour résoudre les problèmes constatés. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable de la sécurité au travail,&nbsp;076 335 61 97</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4576</guid><pubDate>Wed, 23 Nov 2016 14:18:54 +0100</pubDate><title>Un tout petit pas vers plus de protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-tout-petit-pas-vers-plus-de-protection-des-salaires</link><description>Mise en œuvre des mesures d’accompagnement: le Conseil fédéral doit passer la vitesse supérieure</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui, dans le cadre du Rapport sur la mise en œuvre des mesures d'accompagnement, d’augmenter le nombre de contrôles. C’est en principe positif. Bien que le nouveau quota de contrôles de fixé à 35&nbsp;000 soit déjà dépassé avec les 45&nbsp;000 contrôles effectués. Il y a toutefois encore de nombreux progrès à faire dans la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. </p><ul><li>La mise en œuvre est insuffisante dans de nombreux cantons suisse-alémaniques.</li><li>Beaucoup de cantons travaillent avec des salaires minimums de référence trop bas, de telle sorte que beaucoup d’entreprises qui versent justement des salaires trop bas ne sont pas sanctionnées. Des cantons comme Zoug ou Saint-Gall ne contrôlent que très peu d’employeurs suisses. </li><li>Bien que des cas de sous-enchère salariale soient aussi découverts outre-Sarine, aucun canton suisse-alémanique n’a édicté de salaire minimum (selon l’art. 36a CO).</li><li>Ce qu’on appelle la procédure de conciliation est de moins en moins acceptée. </li></ul><p>L’USS attend que le problème de la mise en œuvre des mesures d’accompagnement soit rapidement éliminé par le Secrétariat d’Etat à l’économie et par les cantons. Le Conseil fédéral a promis une «&nbsp;protection complète&nbsp;» contre la sous-enchère salariale. Il doit maintenant passer à la vitesse supérieure. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079&nbsp;205 68 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4552</guid><pubDate>Tue, 08 Nov 2016 15:27:03 +0100</pubDate><title>La Commission du Conseil des Etats apporte d&#039;importantes corrections à PV 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-des-etats-apporte-dimportantes-corrections-a-pv-2020</link><description>L&#039;USS salue la ligne défendue par la CSSS: augmenter les rentes AVS.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) a corrigé aujourd'hui les décisions terriblement hostiles aux salarié(e)s du Conseil national sur la réforme de la prévoyance vieillesse. L'Union syndicale salue que la CSSS n'ait pas répondu aux provocations de la majorité du Conseil national et ait refusé de relever automatiquement l'âge de la retraite à 67 ans ainsi que de supprimer la rente de veuve, et qu'elle ait maintenu la compensation partielle des pertes de rentes des caisses de pension par l'AVS.
</p><p>Il serait faux de vouloir compenser la baisse du taux de conversion uniquement dans le deuxième pilier. Cela reviendrait beaucoup trop cher à tout le monde. A cela s'ajoute que le niveau de rente visé ne pourrait même pas être garanti, malgré des hausses massives des cotisations LPP. La voie la plus sûre et la plus sociale de corriger les pertes dans le deuxième pilier est d'augmenter les rentes AVS. L'USS rejette par contre les propositions de minorité de la CSSS. Celles-ci seraient plus chères que la proposition de la majorité. Il n'y aurait en outre qu'une minorité des salarié(e)s qui pourraient profiter des améliorations voulues.
</p><p>L'USS ne tirera un bilan définitif qu'à la fin du débat parlementaire sur Prévoyance vieillesse 2020. Elle traitera des décisions du Parlement lors d'une assemblée des délégué(e)s extraordinaire le 24 mars 2017 et se prononcera alors sur la suite à donner.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4545</guid><pubDate>Thu, 03 Nov 2016 14:39:25 +0100</pubDate><title>Combattre les horaires toujours plus chronophages, c’est combattre le travail non rémunéré et le stress</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/combattre-les-horaires-toujours-plus-chronophages-c-est-combattre-le-travail-non-remunere-et-le-stress</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR"></span></p><p>Les délégué(e)s de l'Union syndicale suisse (USS) ont décidé aujourd'hui de combattre énergiquement les attaques toujours plus effrontées dirigées contre les horaires de travail réglementés et la protection de la santé. À l'origine de cette décision, il y a les interventions de la conseillère et du conseiller aux États Karin Keller-Sutter et Konrad Graber. Avec leurs initiatives parlementaires, tous deux ont pris dans leur collimateur l'enregistrement de la durée du travail, les horaires de travail réglementés, le repos nocturne et dominical, le droit à des pauses et la durée hebdomadaire maximum de travail. Près de la moitié des salarié(e)s seraient touchés et devraient ainsi, en dernière analyse, travailler gratuitement à cause de ce démantèlement de la protection des travailleurs et travailleuses. 
</p><p>Cette flexibilisation aurait des conséquences catastrophiques : le stress et les cas d'épuisement professionnel augmenteraient encore plus, les possibilités de concilier famille et travail seraient encore plus menacées et il deviendrait encore plus difficile de planifier sa vie.
</p><p>Les délégué(e)s de l'USS veulent s'attaquer résolument aux horaires de travail sans limites. Au lieu de ces derniers, il s'agit bien plutôt d'améliorer la protection contre les risques pour la santé sur les lieux de travail et de prendre des mesures pour que celui-ci soit mieux planifiable. Les délégué(e)s de l'USS exigent une application efficace de la loi sur le travail, surtout davantage de contrôles de la durée du travail par les cantons et la SUVA. Le travail de nuit et le travail du dimanche doivent rester des exceptions absolues. L'enregistrement de la durée du travail et les dispositions sur la durée de repos doivent aussi s'appliquer au télétravail. En outre, dans le travail sur appel, les plans d'intervention et les services de piquet doivent faire l'objet de réglementations obligatoires, les modifications faites au dernier moment ne devant être autorisées qu'en cas d'extrême urgence pour l'entreprise et assorties d'un supplément de salaire de 25 %.
</p><p>Les délégué(e)s de l'USS ont aussi décidé de combattre par tous les moyens le projet " Prévoyance vieillesse 2020 " dans la version adoptée par le Conseil national. Les décisions prises par ce dernier le sont totalement au détriment des travailleurs et travailleuses. À une époque où aucun intérêt n'est versé dans le 2e pilier, c'est une erreur que de gonfler à nouveau ce dernier. Pour la majorité des assuré(e)s, cela coûtera beaucoup plus cher qu'une compensation partielle de la baisse des rentes du 2e pilier via l'AVS. Le poids des cotisations s'alourdirait en effet énormément. Une fois terminés les débats parlementaires, l'USS discutera, lors d'une Assemblée des délégué(e)s extraordinaire qui se tiendra le 24 mars 2017, de sa recommandation de vote pour " Prévoyance vieillesse 2020 " et du lancement éventuel d'un référendum. 
</p><p>En outre, les délégué(e)s de l'USS ont, dans une autre résolution, demandé à la Poste un moratoire sur la fermeture des offices de poste.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du droit du travail, 076 335 61 97</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la prévoyance vieillesse, 076 564 67 67</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4537</guid><pubDate>Wed, 26 Oct 2016 15:58:57 +0200</pubDate><title>Un pas timide vers l’égalité salariale </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-pas-timide-vers-l-egalite-salariale</link><description>Un olivier contre la discrimination salariale </description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS se félicite que le message annoncé aujourd'hui par le Conseil fédéral sur la révision de la Loi sur l'égalité aille enfin dans le sens d'une avancée vers l'égalité salariale. Néanmoins, elle déplore que le Conseil fédéral ait renoncé aux contrôles étatiques et aux sanctions demandées par les syndicats. Vu la résistance massive des patrons, l'obligation faite aux entreprises qui emploient au moins 50 personnes d'effectuer une analyse des salaires constitue tout de même un progrès. 
</p><p>Cet après-midi, une alliance de femmes sans étiquette politique a apporté ses revendications au Palais fédéral avec un olivier et insisté pour que 35 ans après l'adoption du mandat constitutionnel, la Loi sur l'égalité soit enfin mise en œuvre et l'égalité salariale réalisée dans les faits. 
</p><h3>Déclarations de l'Alliance des femmes&nbsp; </h3><p>" Relever l'âge de la retraite des femmes et ne pas se soucier de l'égalité salariale - c'est honteusement inconstitutionnel. " 
</p><p>Barbara Gurtner, membre du groupe rédacteur du manifeste de la Révolution des grands-mères&nbsp; 
</p><p>" Les Femmes protestantes en Suisse demandent que les entreprises où des discriminations salariales sont constatées fassent l'objet de sanctions. La discrimination salariale enfreint la loi et la Constitution, elle doit donc être sanctionnée. "
</p><p>Dorothea Forster, présidente des Femmes protestantes en Suisse (FPS) 
</p><p>" L'obligation d'analyser les salaires est un pas dans la bonne direction. Identifier les écarts salariaux est la première étape de leur éradication. " 
</p><p>Elisabeth Bosshart, Business and Professional Women (BPW) 
</p><h5>Renseignements&nbsp; </h5><p>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076 200 90 89 </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4535</guid><pubDate>Wed, 26 Oct 2016 10:49:28 +0200</pubDate><title>Miser davantage sur l’AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/miser-davantage-sur-l-avs</link><description>Un plus bas record pour le taux d’intérêt minimal des caisses de retraite</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Par sa décision d'abaisser le taux d'intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle des 1,25% actuels à 1% au 1.1.2017, le Conseil fédéral établit ce taux à un niveau historiquement bas.</p><p>Cette démarche reflète la crise profonde que traverse le deuxième pilier - et pour les assuré(e)s, elle signifie concrètement des rentes plus faibles. Car outre le taux de conversion, c'est la rémunération du capital vieillesse qui définit le montant de la future rente de la caisse de retraite. Si l'argent mis de côté dans le deuxième pilier est toujours moins rémunéré, le capital épargné ne s'accroît pas suffisamment pour toucher une rente décente dans ses vieux jours.
</p><p>Il est d'autant plus urgent de compenser la perte de rentes qui en découle que la rémunération de l'avoir de vieillesse persistera à un bas niveau dans un proche avenir. Car si aucune mesure n'est prise, le mandat constitutionnel selon lequel les rentes de l'AVS et de la caisse de retraite doivent permettre « de maintenir de façon appropriée le niveau de vie antérieur » ne sera plus rempli pour des retraités toujours plus nombreux.
</p><p>Afin de compenser ces pertes, il convient de miser sur l'AVS. Non exposée aux risques inhérents aux placements, elle reste un système extrêmement performant. En guise de première étape du nouveau rééquilibrage qui s'impose entre les deux piliers, l'USS demande que la perte de rentes engendrée par la baisse du taux de conversion minimum soit compensée par une amélioration des rentes AVS dans le cadre du projet de réforme Prévoyance vieillesse 2020, comme le Conseil des Etats l'a proposé.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Doris Bianchi, Secrétaire dirigeante USS, 076 564 67 67</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4524</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2016 11:31:00 +0200</pubDate><title>La qualité suisse, c&#039;est aussi protéger les humains et l&#039;environnement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-qualite-suisse-cest-aussi-proteger-les-humains-et-lenvironnement</link><description>L&#039;initiative pour des multinationales responsables a été déposée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'initiative est portée par 80 organisations de la société civile partageant la même vision: la qualité suisse doit inclure la protection des droits humains et de l’environnement.</p><p>Prendre au sérieux la responsabilité de la Suisse et préserver sa réputation; ce message accompagne les 120 000 signatures valides en faveur de l’initiative pour des multinationales responsables, qui ont déposées lundi à la Chancellerie fédérale. Cette initiative, soutenue par l'USS, se base sur les Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, adoptés à l’unanimité en 2011. Elle demande que les sociétés suisses assument un devoir de diligence raisonnable en matière de droits humains et d’environnement dans l’ensemble de leurs relations d’affaires. Concrètement, les entreprises suisses auraient l’obligation d’analyser les risques d’atteintes aux droits humains et à l’environnement liés à leurs activités ainsi qu’à celles de leurs filiales et sous-traitants, de prendre les mesures adéquates pour y remédier, et de rendre compte publiquement de leur analyse et des mesures adoptées. Si une multinationale ne remplissait pas son devoir de diligence, elle pourrait avoir à répondre des dommages causés par une filiale à l’étranger.
</p><h3>Ne pas vilipender la bonne réputation de la Suisse</h3><p> La réputation de la Suisse est un atout important pour notre économie. La qualité suisse est en effet synonyme d’exigences élevées, de travail soigné et de relations d’affaires loyales. Les sociétés bénéficiant à l’étranger de cette réputation doivent respecter les standards internationaux. Malheureusement, cela ne va pas encore de soi aujourd’hui. Certaines sociétés domiciliées en Suisse ne sont toujours pas prêtes à tenir compte des risques pour les droits humains et l’environnement découlant de leurs activités, ni à les prévenir ou les minimiser. L’initiative pour des multinationales responsables entend donc combler une lacune importante, en garantissant que la protection des droits humains et de l’environnement fasse à l’avenir partie intégrante de la qualité suisse.<br> Cette initiative s’inscrit dans une tendance internationale vers des exigences contraignantes pour les multinationales. Au cours des derniers mois, le Conseil de l’Europe, le Parlement européen tout comme huit parlements nationaux d’Etats européens se sont prononcés en faveur d’une obligation de diligence raisonnable en matière de droits humains.
</p><h3>La population en faveur d'une plus grande responsabilité des multinationales</h3><p> L’association de l’initiative pour des multinationales responsables réunit à ce jour 80 organisations de la société civile, lesquelles travaillent dès à présent à la préparation de la campagne de votation. L’association a récemment fait un sondage d’opinion représentatif auprès de la population suisse. Les résultats révélaient que 89% des sondé-e-s veulent que les multinationales suisses soient tenues de respecter les droits humains et l’environnement aussi à l’étranger. 92% estiment par ailleurs que les multinationales devraient veiller à ce que leurs filiales et sous-traitants fassent de même. Si les autorités suisses refusent d’agir, la population suisse, elle, se préoccupe sérieusement de la responsabilité des entreprises.
</p><p><a href="http://konzern-initiative.ch/?lang=fr" class="external-link-new-window">Le site de l'initiative</a></p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4511</guid><pubDate>Wed, 28 Sep 2016 18:21:35 +0200</pubDate><title>Le National va droit dans le mur: sa solution est trop chère pour les jeunes et les femmes!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-national-va-droit-dans-le-mur-sa-solution-est-trop-chere-pour-les-jeunes-et-les-femmes</link><description>« Prévoyance vieillesse 2020 »

</description><content:encoded><![CDATA[<p>Appliquant le slogan " Travailler plus longtemps et payer beaucoup plus de cotisations ", la majorité du Conseil national a, lors de ses délibérations sur " Prévoyance vieillesse 2020 ", pris la direction d'un crash. L'automatisme devant mener à l'âge de la retraite à 67 ans n'est en effet pas en mesure de rallier une majorité de la population. Malgré les tentatives d'apaisement, ce mécanisme revient à programmer la retraite à 67 ans dès la prochaine décennie. Cela, alors qu'aujourd'hui déjà, toujours plus de travailleurs et travailleuses âgés doivent craindre pour leur emploi et, s'ils le perdent, n'ont guère de chance d'en retrouver un autre. La retraite à 67 ans va mettre énormément de personnes en fin de droit. 
</p><p>Les femmes devront encore plus rapidement travailler plus longtemps. Sont de fait déjà concernées ici les femmes qui ont actuellement 62 ans, une dégradation de prestations qui ne sera pas compensée. Et cela, alors qu'elles sont confrontées aujourd'hui déjà à des difficultés sur le marché du travail et défavorisées dans le 2e pilier par rapport aux hommes parce que continuant à assumer la majeure partie des tâches éducatives et des travaux ménagers. 
</p><p>Les perspectives sont également sombres pour les cotisant(e)s du 2e pilier. Certes les libéraux-radicaux et l'UDC, refroidis par la votation sur AVSplus, sont désormais d'accord de vraiment compenser la baisse des rentes du 2e pilier. Cependant, au lieu de miser sur la solution la plus avantageuse et présentant le meilleur rapport coût/prestations, comme le supplément AVS de 70 francs décidé par le Conseil des États, le Conseil national a choisi un modèle qui va notamment saigner à blanc les jeunes. Selon ce modèle, la charge représentée par les cotisations de la prévoyance professionnelle, le 2e pilier, augmentera très fortement. Pour un salaire annuel de 70 000 francs, la hausse des cotisations salariales sera de 1 500 francs par an. Et l'employeur devra verser la même somme en plus. Ajouté à la hausse des primes des caisses-maladie pour les enfants, cela va mettre les jeunes familles en grande difficulté. " Grâce " au gonflement du 2e pilier décidé par l'UDC et les libéraux-radicaux, les charges salariales annexes vont exploser, ce qui constituera, précisément pour les PME, une importante charge supplémentaire. 
</p><p>Dans la prévoyance vieillesse, les francs de cotisation versés doivent être engagés de manière efficace. Ce n'est pas le cas ici. Des délibérations sérieuses sur la prévoyance vieillesse, c'est tout autre chose. En l'état, le projet n'est pas en mesure de rassembler une majorité derrière lui.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li><b><span lang="FR">Doris Bianchi,</span></b>&nbsp;secrétaire dirigeante de l‘USS,,<b><span lang="FR">076&nbsp;564 67 67</span></b></li><li><b>Thomas Zimmermann,&nbsp;</b>&nbsp;responsable de la communication de l’USS,&nbsp;<b>079&nbsp;249 59 74</b></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4500</guid><pubDate>Mon, 26 Sep 2016 10:31:11 +0200</pubDate><title>Primes d’assurance-maladie: au maximum 10% du revenu!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-d-assurance-maladie-au-maximum-10-du-revenu</link><description>L’USS exige qu’un but social soit instauré dans toute la Suisse.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’an prochain, les primes des assurances-maladie augmenteront une nouvelle fois de 4,5&nbsp;% en moyenne. Beaucoup de ménages ne peuvent plus faire face à ces lourdes charges. Raison pour laquelle l’USS exige dans ce domaine qu’un but social applicable et obligatoire soit instauré dans toute la Suisse. Les primes des assurances-maladie doivent représenter au maximum 10&nbsp;% du revenu net. </p><p>Les primes des assurances-maladie ont quasiment doublé depuis 1997 et l’an prochain, elles vont à nouveau augmenter de 4,5&nbsp;% en moyenne. Les ménages doivent assumer une charge allant de 14 à 16&nbsp;%, selon leur taille et les cantons. Cela montre, d’une part, que le système des réductions de primes ne corrige que faiblement le système antisocial des primes par tête. De l’autre, le but social qui prévoyait que personne ne doive consacrer plus de 8&nbsp;% de son revenu aux primes n’est de loin plus atteint. 
</p><p>En sont responsables les programmes d’austérité continus de la Confédération et des cantons où les moyens attribués aux réductions de primes d’assurance-maladie sont aussi diminués. La troisième réforme de l’imposition des entreprises ainsi que la révision prévue des prestations complémentaires, dont les bénéficiaires devront accepter un remboursement des primes bien plus bas, vont encore aggraver la situation.&nbsp; &nbsp;
</p><p>L’USS exige que cette situation toujours plus menaçante pour les ménages soit corrigée. Elle demande qu’un but social applicable et obligatoire soit instauré dans toute la Suisse. Celui-ci doit fixer que les primes des assurance-maladie représentent au maximum 10&nbsp;% du revenu net. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul><p><br><br></p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4498</guid><pubDate>Fri, 23 Sep 2016 15:37:51 +0200</pubDate><title>Un large soutien pour des rentes AVS plus élevées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-large-soutien-pour-des-rentes-avs-plus-elevees</link><description>Commentaire de l&#039;USS sur AVSplus et les autres votations</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">La revendication d’une hausse des rentes AVS bénéficie d’un large soutien au sein de la population. Les votant(e)s, en particulier dans les cantons latins, ont en effet fortement appuyé l’initiative syndicale. L’AVS a pourtant été dénigrée pendant des années. L’initiative AVSplus est la première étape en direction de rentes AVS plus élevées. </p><p>Les opposant(e)s à AVSplus ont toutefois réussi, en menant une campagne fondée sur la peur, à attiser l’insécurité et à semer le doute sur la possibilité de financer la hausse de 10&nbsp;% des rentes. Ils ont non seulement décrié l’AVS, mais aussi dressé de manière irresponsable les jeunes contre les aîné(e)s. 
</p><h3>Pas de baisse des rentes dans la réforme des retraites</h3><p>Et pourtant, les rentes du 2<sup>e</sup> pilier n’ont jamais autant été mises sous pression en raison des taux d’intérêt historiquement bas. A cela s’ajoute un coût de la vie toujours plus élevé, notamment en raison des hausses massives des primes-maladie. L’AVS offre cependant un rapport coût/prestations imbattable pour garantir la situation des retraité(e)s. 
</p><p>Ce fait doit absolument être pris en considération dans le débat sur «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Les baisses de rentes, ainsi que les pertes de pouvoir d’achat doivent absolument être compensées. Le Conseil des États a montré la voie à suivre sur ce point dans le cadre de cette réforme des retraites.
</p><p>L’«&nbsp;Alliance pour une AVS forte&nbsp;» suivra de près les délibérations sur «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» et s’engagera énergiquement pour le maintien du niveau actuel des rentes via l’AVS. Le relèvement de l’âge de la retraite et toute autre dégradation seront combattus.
</p><h3>Occasions manquées </h3><p>L’USS déplore aussi le net rejet de l’initiative populaire «&nbsp;Économie verte&nbsp;». On a manqué une occasion de poser des jalons contraignants pour une économie durable. Suite à l’acceptation de la loi sur le renseignement, les compétences du Service de renseignement suisse augmenteront énormément. L’USS le regrette et met en garde contre un nouveau scandale des fiches.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><ul><li> Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</li></ul><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, 076 564 67 67</li><li> Aldo Ferrari, membre du comité directeur d’Unia, 079 247 73 92</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4494</guid><pubDate>Wed, 21 Sep 2016 16:20:00 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre de l’initiative « Contre l’immigration de masse » : un premier pas important, mais d’autres mesures sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mise-en-oeuvre-de-l-initiative-contre-l-immigration-de-masse-un-premier-pas-important-mais-d-autres-mesures-sont-necessaires</link><description>L’USS commente les décisions du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) salue le projet adopté par le Conseil national pour la " mise en œuvre " de l'article constitutionnel 121a (initiative " Contre l'immigration de masse "). Il s'agit là d'un premier pas important grâce auquel les travailleurs et travailleuses ne devront finalement pas payer la facture du débat enflammé par les milieux d'extrême-droite. Une meilleure protection contre les abus est toutefois nécessaire. La décision d'exclure les résident(e)s de courte durée (jusqu'à 9 mois) des mesures de protection sur le marché du travail est négative. Elle va en effet favoriser les emplois et les séjours précaires. 
</p><p>La " mise en œuvre " de l'article constitutionnel 121a (initiative " Contre l'immigration de masse ") doit être compatible avec les Accords bilatéraux, sinon elle aura une incidence négative sur les salaires et les emplois. Déjà pour cette seule raison, un système de contingents n'est pas une solution. Mais indépendamment de cela, on doit rejeter un tel système, car il induit du travail au noir, des conditions de travail précaires et des pressions sur les salaires, ainsi que le montrent les analyses de l'ancien système de contingents qui ont été faites. 
</p><p>La solution, ce sont des mesures non discriminatoires qui permettent de combattre systématiquement les abus. La priorité doit être donnée à une protection des salaires via une hausse du nombre des contrôles, à l'application systématique des mesures d'accompagnement et à l'extension facilitée du champ d'application des conventions collectives de travail. La protection des salaires est la mesure la plus efficace et n'entraîne pas davantage de bureaucratie. Pour les employeurs corrects, elle ne représente qu'une contrainte minimale et les employeurs qui pratiquent la sous-enchère salariale sont punis. Il faut en outre des mesures pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses âgés. L'obligation de communiquer les postes vacants proposée y contribuera. L'USS demande en outre que les collaborateurs et collaboratrices âgés de longue date soient mieux protégés contre le licenciement. Il faut au surplus que les pouvoirs publics et les employeurs participent davantage au financement des structures d'accueil extrafamilial des enfants, afin que famille et profession puissent être plus facilement conciliées. Enfin, la Confédération doit une fois pour toutes mettre en œuvre les propositions existantes sur la formation professionnelle des adultes. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11),</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Migration</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4489</guid><pubDate>Fri, 16 Sep 2016 12:58:49 +0200</pubDate><title>Conseil fédéral s’attaque aux PC : seul le relèvement de l&#039;AVS est synonyme de sécurité </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/conseil-federal-s-attaque-aux-pc-seul-le-relevement-de-lavs-est-synonyme-de-securite</link><description>Commentaire de l’USS sur la politique d’austérité en matière de prestations complémentaires</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Confédération et les cantons veulent économiser près d'un demi-milliard de francs sur le dos des bénéficiaires de rentes les plus pauvres. Ce sont en effet les plans que le gouvernement a présentés dans le message sur la réforme des prestations complémentaires (PC) qu'il a soumis aux Chambres fédérales vendredi. L'examen parlementaire risque d'aboutir à des mesures encore plus draconiennes, car les partis bourgeois ont exigé, lors de la procédure de consultation, une politique d'austérité encore plus marquée. C'est dire si le relèvement des rentes AVS est impérativement nécessaire pour éviter que les retraité(e)s les plus démunis soient encore plus désavantagés.
</p><p>Cédant aux pressions des cantons et des partis bourgeois, le Conseil fédéral souhaite maintenant aussi se livrer à un exercice d'austérité dans le domaine des PC, qui touchera de plein fouet les 50 000 allocataires auxquels les PC remboursent les primes de caisses-maladie. En effet, le gouvernement propose à cet égard une réduction des remboursements pouvant atteindre 40 %, puisque ce ne sera pas la prime moyenne qui sera versée, mais la réduction individuelle des primes dans chaque canton, bien moins élevée.
</p><p>En réduisant les montants versés au titre de remboursement des primes de caisses-maladie, les cantons économisent 161 millions de francs, sur le dos des aînés dans le besoin, qui recevront une aide bien inférieure pour couvrir leurs frais de santé. Il est donc d'autant plus urgent de relever les rentes AVS, faute de quoi il sera impossible de combler le trou dans le budget des retraité(e)s.
</p><p>Le Conseil fédéral veut durcir les conditions d'octroi des PC. À l'avenir, toute personne qui, malgré des revenus modestes, a pu mettre un peu d'argent de côté en ayant vécu chichement devra en dépenser une bien plus grande partie avant d'avoir droit aux PC.
</p><p>Les décisions du gouvernement et les visées encore plus antisociales des partis bourgeois démontent définitivement l'argument des opposants à AVSplus selon lesquels cette initiative n'apporte rien aux allocataires de PC : pour ceux-ci, seule une augmentation des rentes AVS est synonyme de sécurité, car elle réduit leur dépendance envers les PC. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b></b></p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4486</guid><pubDate>Thu, 15 Sep 2016 09:57:37 +0200</pubDate><title>Combattre la surévaluation du franc, pour nos salaires et nos emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/combattre-la-surevaluation-du-franc-pour-nos-salaires-et-nos-emplois</link><description>Commentaire de l’USS concernant l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc reste fortement surévalué et le chômage progresse (corrigé des variations saisonnières). Les capacités de l'économie suisse sont sous-utilisées. Dans un tel contexte, notre pays aurait besoin d'une politique monétaire expansionniste. Mais à cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont extrêmement restrictives. S'y ajoute l'insécurité concernant le taux de change. Personne ne sait en effet si la Banque nationale suisse (BNS) permettra ou non à l'avenir de nouvelles appréciations du franc.
</p><p>La surévaluation du franc a laissé des traces douloureuses. Dans l'économie d'exportation, des dizaines de milliers d'emplois ont été supprimés. Depuis le début de l'appréciation du franc, en 2008, presque 10 % des emplois ont disparu dans l'hôtellerie-restauration et dans l'industrie.
</p><p>L'USS attend de la BNS que, dans un délai très court, elle stabilise le franc à environ 1,10 franc pour 1 euro, puis qu'elle assure rapidement un taux de change raisonnable, qui ne nuise pas aux intérêts de la Suisse.
</p><p>Mais au-delà, nous avons besoin de mesures qui protègent nos salaires et nos emplois contre les fluctuations sur les marchés des devises. Pratiquement toutes les petites économies ouvertes du monde le font sous une forme ou une autre. Par le passé, la BNS s'y est aussi employée, la plupart du temps pour se protéger contre des variations fortes du taux de change. Entre 1978 et fin 2009, d'abord explicitement vis-à-vis du mark allemand (80 ct./DM), puis implicitement par rapport à l'euro. L'instrument le plus efficace est un cours plancher explicite ou un objectif de cours explicite aussi. Un objectif d'inflation identique à celui de la zone euro devrait stabiliser indirectement les anticipations liées au taux de change. Des taux d'intérêt négatifs peuvent faciliter la réalisation de cet objectif, mais en soi leur efficacité reste limitée, comme le montre la surévaluation persistante du franc ces derniers mois. 
</p><p>L'affirmation de la BNS selon laquelle sa politique monétaire serait expansionniste est inexacte. Certes, les intérêts sont bas, mais la forte surévaluation du franc a des répercussions fortement négatives sur l'économie, de sorte que les conditions monétaires qui règnent dans notre pays doivent être considérées comme clairement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la BNS dans son bulletin trimestriel.
</p><h3>RENSEIGNEMENTS&nbsp;</h3><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4478</guid><pubDate>Mon, 12 Sep 2016 14:16:59 +0200</pubDate><title>Résultats insuffisants de l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/resultats-insuffisants-de-l-initiative-visant-a-combattre-la-penurie-de-personnel-qualifie</link><description>Commentaire de l’USS sur le 1er sommet national de l’initiative sur le personnel qualifié suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cinq ans après son lancement l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié (FKI) n’a toujours rien de tangible à présenter. Beaucoup de papier a été noirci, sans toutefois produire de résultats concrets. L’Union syndicale suisse est déçue du maigre bilan intermédiaire. Car la mise en œuvre de l’art. constitutionnel 121a sur l’immigration présuppose que le potentiel national des forces de travail soit mieux exploité. Des sommets comme celui d’aujourd’hui n’ont de sens que si des mesures effectives sont décidées et ensuite également appliquées. &nbsp;
</p><p>Car les problèmes sont réels&nbsp;: les salarié(e)s plus âgés qui ont perdu leur emploi ont toutes les peines du monde à en retrouver un. Les salarié(e)s de longue date et âgés ont de ce fait besoin d’une meilleure protection contre le licenciement sous la forme de délais de congé plus longs. Dans son rapport, le Secrétariat d’Etat pour la formation, la recherche et l’innovation (SEFRI) hésite toutefois, face au financement des mesures de formation continue pour les salarié(e)s âgés, à donner des recommandations concrètes. Il faut maintenant que les choses avancent sur ce point, également en fournissant les moyens financiers nécessaires. Il faut aussi faire un effort en matière de formation pour les 600&nbsp;000 salarié(e)s adultes qui ne sont pas allés au-delà de l’école obligatoire. Etant donné le besoin démontré de passer à l’offensive sur la formation, le Parlement lance malheureusement un mauvais signal quand il annonce en commission préparatoire sur le message sur la formation, la recherche et l’innovation 2017-20 vouloir économiser. &nbsp;
</p><p>Le consensus selon lequel les salarié(e)s doivent pouvoir mieux concilier profession et famille règne entre les différents participant(e)s. Mais là aussi, il n’y a pas de résultats. Il faut investir davantage dans les structures consacrées à l’accueil extrafamilial des enfants. L’USS a proposé sur ce point de créer un groupe de travail entre les partenaires sociaux, les cantons et la Confédération afin d’élaborer des mesures concrètes. Et pourtant, même ce petit pas en avant a été refusé par les employeurs. Ces derniers ont plutôt exigé de nouvelles mesures de dérégulation du marché du travail (d’importants reculs sur l’enregistrement du temps de travail, une flexibilisation des conditions de travail) qui pourtant n’apportent presqu’aucune aide contre le manque de personnel qualifié. La solution avancée par le Conseil fédéral de supprimer la «&nbsp;pénalisation du mariage&nbsp;» n’en est pas une non plus. Sa mise en œuvre concrète signifie tout simplement des baisses d’impôts pour les personnes qui gagnent bien leur vie. 
</p><p>union syndicale suisse
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Laura Perret, secrétaire centrale de l’USS, en charge du dossier de la formation, 079&nbsp;810 12 13</li><li>Thomas Zimmermann, responsable du Service de la communication, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Assurance-chômage</category><category>Égalité des sexes</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4474</guid><pubDate>Sat, 10 Sep 2016 11:28:26 +0200</pubDate><title>Un avertissement très clair aux incendiaires du Conseil national</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-avertissement-tres-clair-aux-incendiaires-du-conseil-national</link><description>Plus de 20 000 de manifestant(e)s contre la baisse des rentes et pour une AVS forte.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des dizaines de milliers de retraité(e)s, de personnes actives, de jeunes et de moins jeunes venus de toutes les régions de Suisse ont répondu à l’appel de l’Alliance pour une AVS forte. Ils sont descendus dans la rue pour faire entendre leur colère contre le massacre des retraites que le Conseil national planifie et en faveur d’un renforcement de l’AVS en votant OUI à l’initiative AVSplus. Voilà qui représente un signal clair aux incendiaires de la Commission de la sécurité sociale et de la santé (CSSS-N). Si elle devait imposer ses vues, à savoir un démantèlement des retraites, tout le monde devrait alors travailler plus longtemps et payer plus pour recevoir moins de rentes. Un tel massacre n’aurait aucune chance devant le peuple. 
</p><p>Le Conseil national est maintenant averti et doit entendre les revendications lancées par la manifestation colorée, pacifique et puissante qui a traversé la vieille ville de Berne. Il ne tient désormais plus qu’à la Chambre basse de compenser les réductions de rentes dans le 2e pilier dans le cadre de Prévoyance vieillesse 2020. Le conseiller aux Etats saint-gallois, Paul Rechsteiner, a parlé d’«une violente provocation, d’une dimension que la Suisse n’avait encore jamais connue. Ce que veulent le PDC et le PLR dans la réforme des retraites dépasse tout ce que nous avions pu voir de négatif jusqu’à présent.» Le président de Syna, Arno Kerst, a pour sa part souligné que les premières victimes du programme de démantèlement proposé par la CSSS-N seraient «les femmes et les personnes qui ont de bas revenus».
</p><p>A cet égard, les femmes sont déjà défavorisées, a déclaré Natascha Wey, la coprésidente des Femmes socialistes sur la Schützenmatte: «Plus d’un tiers de toutes les femmes en Suisse n’ont que l’AVS pour vivre à la retraite. Il est donc évident que les Femmes socialistes soutiennent un renforcement de l’AVS. L’AVS ne doit pas seulement être renforcée, elle doit aussi être développée.» La secrétaire dirigeante de l’USS, Doris Bianchi a clairement indiqué la marche à suivre. Augmenter l’âge de la retraite ou davantage capitaliser dans le 2e pilier, ou encore davantage de prestations complémentaires ne représentent pas une solution pour compenser les baisses de rentes des caisses de pension. «La solution réside exclusivement dans l’AVS.&nbsp;Nous avons besoin d’AVSplus. Nous sommes la force qui peut, dans ce pays, faire avancer beaucoup de choses. Nous allons lutter et gagner cette lutte contre le massacre des retraites et ensemble, nous gagnerons aussi la votation sur AVSplus.»
</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><ul><li> Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, 076 564 67 67</li><li>Anne Rubin, Service de la communication de l’USS, 076&nbsp;344 75 81</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4450</guid><pubDate>Tue, 06 Sep 2016 18:55:21 +0200</pubDate><title>Des augmentations de salaires allant jusqu’à 1,5% sont nécessaires et réalisables</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-augmentations-de-salaires-allant-jusqu-a-1-5-sont-necessaires-et-realisables</link><description>Négociations salariales 2016/17</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats de l'USS exigeront lors des négociations 2016/17 des augmentations allant jusqu'à 1,5% selon les branches ou les entreprises. </p><p>La conjoncture est à la hausse - également dans l'industrie d'exportation et dans celle des machines. Les finances publiques se présentent aussi mieux que les gouvernements ne l'ont prévu. En outre, le renchérissement refait son apparition, on s'attend à une augmentation de 0,5% vers la fin de l'année. A plusieurs reprises, les syndicats ont exigé une augmentation spéciale que justifie l'évolution dramatique des primes d'assurance-maladie. 
</p><p>Les syndicats de l'USS mettent la priorité sur des augmentations générales, ainsi que par des montants uniformes. Ils veulent ainsi réduire le retard qu'accusent les revenus des salarié(e)s de longue date ainsi que les inégalités de salaire et les écarts de salaire croissants. 
</p><p>Les syndicats qui négocient avec les pouvoirs publics exigent aussi de ceux-ci qu'ils arrêtent de refuser les systèmes de progression salariale existants. 
</p><h3><b>Vue d'ensemble des revendications :</b></h3><ul><li><b>Construction : </b>+80 Fr. à titre général ; </li><li><b>Second œuvre : </b>1% + indemnités pour les primes-maladie ; </li><li><b>Industrie pharmaceutique :</b> au moins +100 Fr. à titre général, +120 Fr. pour les salaires entre 6000 et 7000 Fr., +150 Fr. pour les salaires inférieurs à 6000 Fr. ; </li><li><b>Industrie alimentaire :</b> au moins +80 Fr. à titre général et +100 Fr. pour les salaires allant jusqu'à 5700 Fr.;</li><li><b>Industrie MEM : </b>au moins +70 Fr. à titre général, +100 Fr. pour les salaires entre 6000 et 7000 Fr., +120 Fr. pour les salaires inférieurs à 6000 Fr ; </li><li><b>Commerce de détail : </b>+1% à titre général; primes-maladie: au moins 45 Fr. jusqu'à 5000 Fr.; mesures spéciales pour les salarié(e)s de longue date ; </li><li><b>Sécurité privée :</b> +1% sur les salaires minimums des salarié(e)s à plein temps, +1,5% sur les salaires minimums horaires à partir de quatre années de service ; augmentations ciblées pour les salarié(e)s à temps partiel ; </li><li><b>La Poste :</b> + 1% ; </li><li><b>Swisscom et autres fournisseurs de télécoms :</b> + 1% ; </li><li><b>Grands éditeurs de presse :</b> au moins +100 Fr. ; </li><li><b>Librairies :</b> +50 Fr. à titre général.</li></ul><h5> Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS,&nbsp;079 205 69 11 $</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4448</guid><pubDate>Tue, 06 Sep 2016 15:43:27 +0200</pubDate><title>Charte sur l’égalité salariale: le secteur public donne un signal</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/charte-sur-l-egalite-salariale-le-secteur-public-donne-un-signal</link><description>Cantons, commune et Confédération donnent l&#039;exemple. Mais la révision de la loi sur l&#039;égalité doit enfin avancer pour le reste des femmes.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En signant la «&nbsp;Charte pour l’égalité salariale dans le secteur public&nbsp;», 25 cantons, communes et la Confédération ont donné un signal en faveur de l’égalité salariale. L’USS et ses syndicats saluent ce pas et s’attendent à ce que la déclaration d’intention soit rapidement suivie d’actes concrets. La charte est aussi une exhortation faite à l’économie privée de suivre le mouvement en concrétisant l’égalité salariale. </p><p>La discrimination salariale est une réalité. En outre, elle viole la Constitution. Les employeurs du secteur public vont dans une bonne direction en s’efforçant de sensibiliser, d’analyser les salaires ainsi qu’en informant de manière transparente sur les résultats. Ils peuvent ainsi adopter un rôle d’exemple. Toutefois, les entreprises proches des administrations publiques ainsi que les soumissionnaires pour les marchés publics et les bénéficiaires de subventions devraient aussi assumer leurs responsabilités. En appliquant soigneusement cette charte, on peut déjà atteindre une grande partie des salarié(e)s. 
</p><p>Pour toutes les autres femmes de l’économie privée, il faut que la révision de la loi sur l’égalité avance enfin. Les enquêtes de l’Université de Saint-Gall et du Centre patronal ont clairement montré que les entreprises voulaient aussi respecter le mandat constitutionnel et étaient prêtes à vérifier que les salaires soient égaux. Les employeurs scrupuleux le savent en effet&nbsp;: les discriminations salariales ne sont, la plupart du temps, pas le fruit de mauvaises intentions. Elles résultent plutôt de déséquilibres sociaux et d’attentes inconscientes à l’égard des femmes et des hommes. Quand on y est attentif, on peut les corriger et contribuer à trouver des solutions. 
</p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Regula Bülmann, secrétaire de l'USS en charge du dossier de l'égalité, 076 200 90 89 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4435</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2016 14:31:10 +0200</pubDate><title>Le taux d’intérêt minimal en chute libre et le niveau des rentes va continuer de baisser</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-taux-d-interet-minimal-en-chute-libre-et-le-niveau-des-rentes-va-continuer-de-baisser</link><description>Les caisses de pensions sous pression</description><content:encoded><![CDATA[<p>Suite à la décision de la majorité de la commission LPP de recommander au Conseil fédéral la baisse de 1,25 à 1 % du taux d'intérêt minimal LPP, les assuré(e)s doivent à nouveau s'accommoder d'une baisse de leurs rentes. L'Union syndicale suisse (USS) et les autres organisations de salarié(e)s demandaient, en raison de l'évolution actuelle de la performance des caisses de pensions, de maintenir en 2017 le taux d'intérêt minimal en vigueur aujourd'hui. 
</p><p>Toujours est-il que la recommandation précitée de la commission a permis d'éviter le pire. En effet, l'association des caisses de pensions et l'Union patronale suisse demandaient une baisse de ce taux à 0,75 %. Or un taux aussi bas aurait mis encore plus la prévoyance professionnelle dans le pétrin. 
</p><p>De fait, les intérêts servis sur le capital de vieillesse sont, avec le taux de conversion, déterminants pour le niveau des futures rentes du 2e pilier. Si les intérêts versés sur l'argent économisé dans ce dernier diminuent toujours plus, le capital de vieillesse ne croît plus assez pour que plus tard, la rente soit décente. 
</p><p>La déprime des intérêts a des conséquences catastrophiques pour la prévoyance vieillesse régie par le système de la capitalisation. Pendant des années, de 1985 à 2002, l'argent du 2e pilier a bénéficié d'un taux d'intérêt d'au moins 4 %. Grâce à l'effet des intérêts composés, on est parvenu ainsi à doubler son capital de vieillesse en l'espace de 18 ans. Avec un taux d'intérêt de 1 %, il faut pour cela 70 années. C'est 14 ans de plus qu'avec un taux d'intérêt de 1,25 %. Plus le taux est bas, plus violent est l'effet d'une nouvelle baisse. La raison en est l'absence d'effet des intérêts composés. 
</p><p>En raison de l'absence de taux d'intérêt décents, la prévoyance vieillesse contribue toujours moins à la formation du revenu perçu sous forme de rentes par les personnes à la retraite. Ces pertes doivent être compensées. Sinon le mandat constitutionnel selon lequel les rentes de l'AVS et du 2e pilier doivent permettre de " maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur " restera une promesse en l'air pour toujours plus de personnes. La manière la plus simple et la meilleur marché de compenser les baisses de rentes du 2e pilier, c'est d'augmenter les rentes de l'AVS, ainsi que le demande l'initiative populaire AVSplus. Qui sait calculer, votera OUI le 25 septembre à AVSplus. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4434</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2016 14:06:12 +0200</pubDate><title>Le renoncement à des contingents est une bonne chose, mais il faut davantage de mesures de protection</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-renoncement-a-des-contingents-est-une-bonne-chose-mais-il-faut-davantage-de-mesures-de-protection</link><description>Mise en œuvre de l’article constitutionnel 121a : le commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) juge positive la proposition de la commission de ne pas prévoir de contingents ni de nombre maximums. Par le passé, ces derniers ont provoqué du travail au noir et précarisé les conditions de travail. En outre, ils sont en contradiction avec les Accords bilatéraux. Les contingents et les nombres maximums seraient une mauvaise chose pour les travailleurs et travailleuses de Suisse. Avec l'obligation de communiquer les postes vacants, la commission a fait un pas dans la bonne direction. De nombreux pays européens ont déjà fait de bonnes expériences avec de telles mesures. 
</p><p>On ne comprend toutefois pas pourquoi cette obligation n'entrera en vigueur que si les chiffres de la migration atteignent un certain niveau. Elle doit être introduite sans délai et sur la durée. En Suisse, on n'a pratiquement jamais compté autant de personnes à la recherche d'un emploi. Et parmi eux aussi de nombreux chômeurs et chômeuses âgés qui ont de très grande difficultés à en trouver un. 
</p><p>Le minuscule oui à l'initiative " Contre l'immigration de masse " du 9 février 2014 traduisait l'inquiétude ressentie par de nombreuses personnes professionnellement actives pour leurs salaires et leurs emplois, mais, pour la première fois, à l'occasion d'un projet sur la libre circulation des personnes qui ne prévoyait aucune nouvelle contre-mesure. Il faut corriger maintenant cette erreur. 
</p><p>La Confédération, les cantons et les partenaires sociaux doivent éliminer rapidement et systématiquement les abus commis en matière de libre circulation des personnes. Et cela, avec des mesures relatives au marché du travail qui ne soient pas discriminatoires, mais compatibles avec les Accords bilatéraux. Il faut améliorer la protection des salaires, entre autres en augmentant le nombre des contrôles, en infligeant des amendes plus élevées en cas d'abus et en supprimant les obstacles bureaucratiques à l'extension du champ d'application des conventions collectives de travail. La totalité des travailleurs et des travailleuses doivent être mieux protégés contre le licenciement. En outre, les pouvoirs publics et les employeurs doivent davantage participer au financement des structures d'accueil extrafamilial des enfants afin que famille et profession puissent être mieux conciliées. Et la Confédération doit une fois pour toutes mettre en œuvre les propositions faites concernant la formation professionnelle des adultes. 
</p><h5>renseignement</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 75</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4414</guid><pubDate>Fri, 19 Aug 2016 13:44:31 +0200</pubDate><title>Massacre des rentes : l’heure est à un OUI à AVSplus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/massacre-des-rentes-l-heure-est-a-un-oui-a-avsplus</link><description>« Prévoyance vieillesse 2020 »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec la réforme " Prévoyance vieillesse 2020 ", la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) organise un massacre des rentes. Les futures générations de retraité(e)s devront s'accommoder de milliards de francs perdus parce que leurs rentes auront baissé et elles devront travailler jusqu'à 67 ans. C'est pourquoi nous devons dire OUI à l'initiative populaire AVSplus, qui passera en votation le 25 septembre prochain. AVSplus, est la manière la plus simple et la meilleur marché pour stopper le massacre des rentes. Car l'AVS présente le meilleur rapport coût/prestations. Et elle est sûre parce qu'elle n'est guère exposée aux risques des marchés financiers. L'USS, ses syndicats et l'" Alliance pour une AVS forte " mèneront leur campagne avec la plus grande énergie. Ils combattront vigoureusement la provocation de la CSSS-N. C'est pourquoi, sous le slogan " Halte aux baisses des rentes - Renforçons l'AVS ! ", ils appellent déjà la population à participer le 10 septembre prochain à une manif nationale à Berne. 
</p><p>Par ses décisions, la commission du Conseil national rompt la promesse faite par le Conseil fédéral et le Conseil des États de maintenir avec la réforme " Prévoyance vieillesse 2020 " l'actuel niveau des rentes. En l'état, " Prévoyance vieillesse 2020 " n'a aucune chance devant le peuple. Au Conseil national de corriger énergiquement cela. En effet, les conséquences des décisions de la CSSS-N seraient énormes : </p><ul><li>La baisse à 6 % du taux de conversion minimal LPP entraînerait une baisse de 12 % de la rente du 2e pilier. Et la commission ne veut pas compenser cette baisse. Les mesures compensatoires décidées seront pratiquement sans effet et alourdiront de manière démesurée la charge des jeunes.</li><li>À cause du renoncement au supplément d'AVS pour les futurs retraité(e)s décidé par le Conseil des États et à la hausse des rentes AVS de couple, le niveau des rentes de l'ensemble des futurs retraité(e)s va baisser.</li><li>Les cotisations du 2e pilier augmenteront, jusqu'à 2 points de pourcentage. Mais les futures générations de retraité(e)s percevront quand même des rentes inférieures de ce pilier.</li><li>La CSSS-N renonce également à vraiment garantir les droits acquis pour une génération transitoire. Contrairement à ce que le Conseil fédéral et le Conseil des États avaient prévu, il n'y aura pas de solution collective solidaire ici. Les plus de 50 ans subiront aussi des pertes avec leurs rentes. Car les droits acquis ne concerneront que les avoirs de vieillesse économisés jusqu'à ce jour.</li><li>L'âge général de la retraite sera rapidement relevé à 67 ans au moyen d'un mécanisme prévu à cet effet. Les femmes âgées aujourd'hui de 62 ans seront les premières à devoir travailler plus longtemps. La compensation prévue ici est maigre. Elle n'augmentera les rentes des femmes que de quelques francs. Aucune femme mariée ne profitera de cette mesure.</li><li>D'autres baisses interviendront concernant les rentes de veuve et d'orphelin(e) et, ce qui est nouveau, les rentes pour enfant aussi.</li></ul><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier de la politique sociale,&nbsp;076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4411</guid><pubDate>Thu, 18 Aug 2016 17:18:29 +0200</pubDate><title>Attaque contre la santé des travailleurs et travailleuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-contre-la-sante-des-travailleurs-et-travailleuses</link><description>Une décision insolente de la commission du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH"></span></p><p>La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a accepté hier deux initiatives parlementaires, l'une de M. Konrad Graber et l'autre de Mme Karin Keller-Sutter. Toutes deux demandent que d'importantes exceptions soient prévues en matière d'enregistrement de la durée du travail et entendent miner des mécanismes de protection prévus par la loi sur le travail. Ce faisant, elles s'accommodent d'ores et déjà d'un grave démantèlement de la protection de la santé sur les lieux de travail.
</p><p>L'initiative du conseiller aux États K. Graber vise l'ensemble du secteur des services. Elle ne s'en prend pas uniquement à l'enregistrement de la durée du travail, mais au cœur même des dispositions matérielles en vigueur dans ce secteur en matière de temps de travail et de temps de repos. En l'acceptant, la majorité de droite de la CER-E veut exclure de cette mesure, dans un nouveau paragraphe " à géométrie variable ", les " travailleurs qui exercent une fonction dirigeante et les spécialistes ". Ceux-ci seraient ainsi pratiquement condamnés à travailler 24 heures sur 24, et même les dimanches. Cette initiative s'attaque en outre largement aux durées hebdomadaires maximales du travail. 
</p><p>L'initiative de la conseillère aux États K. Keller-Sutter demande que " les salariés exerçant une fonction dirigeante et (...) les spécialistes occupant une position similaire " ne saisissent plus du tout leur temps de travail dans aucune branche et cela, sans aucune mesure compensatoire en matière de protection de la santé. Ainsi, le consentement individuel des personnes concernées ne serait plus nécessaire ici, de même qu'une procédure paritaire permettant de contrôler que les dispositions matérielles, théoriquement encore en vigueur, de la loi sur le travail sont respectées.
</p><p>Par sa décision, la commission non seulement jette consciemment par-dessus bord des dispositions de la loi sur le travail, mais remet aussi fondamentalement en question cette dernière même lorsqu'elle affirme, sans son communiqué, qu'elle " estime que la loi sur le travail de 1964 a été instaurée en premier lieu pour réglementer le travail dans les usines, qu'elle n'offre plus suffisamment de marges de manœuvre eu égard aux conditions actuelles du monde du travail et qu'elle doit par conséquent être adaptée à la réalité d'aujourd'hui. " Une justification alibi, car la loi sur le travail peut, si nécessaire, être adaptée sans problème aucun aux réalités de notre société de services. 
</p><p>La décision de la CER-E n'est, avec la justification avancée, rien d'autre qu'une offensive générale dirigée contre toute réglementation destinée à protéger les travailleurs et les travailleuses et de leur santé, surtout psychique. Encore plus de surcharge de travail, mais aussi davantage de travail de nuit et du dimanche en seraient les conséquences. Le stress et le nombre de cas d'épuisement professionnel augmenteraient de manière dramatique. Les inspecteurs et inspectrices du travail ne seraient largement plus en mesure de contrôler l'application des mesures fondamentales de protection des travailleurs et travailleuses ainsi que le respect des durées maximales de travail, des temps de repos et des pauses, sans parler de l'interdiction du travail de nuit et du dimanche. Ainsi, ces interdictions tomberaient fort probablement. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) et tous les acteurs favorables à la possibilité de concilier travail professionnel et vie privée se battront vigoureusement contre les reculs proposés par la commission du Conseil des États.&nbsp;
</p><p class="Agencementdutexte"><span lang="FR-CH"></span></p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS responsable du problème des conditions de travail,&nbsp;076 335 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4391</guid><pubDate>Wed, 13 Jul 2016 09:30:00 +0200</pubDate><title>Une politique inégalitaire engloutit les augmentations de salaire des petites gens </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-politique-inegalitaire-engloutit-les-augmentations-de-salaire-des-petites-gens</link><description>Rapport 2016 de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune </description><content:encoded><![CDATA[<p> Le<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2023/231201_DV-AD/AD321201F_compilation_des_resolutions.pdf" class="download"> Rapport de juillet 2016 sur la répartition</a> des revenus et de la fortune de l'Union syndicale suisse montre clairement dans quelle direction inquiétante la politique concernant les salaires et la fortune s'est développée en Suisse ces dernières années. Grâce aux syndicats et surtout à la campagne pour un salaire minimum, les bas salaires ont certes connu des améliorations tout à fait remarquables, également quand on les compare aux autres pays. La politique fiscale et des redevances menée par les pouvoirs publics n'a pas freiné cette tendance négative mais l'a plutôt encouragée. Les augmentations des salaires des bas et moyens revenus ont toutefois été englouties par une politique fiscale et des redevances antisociale. Les revenus les plus élevés ont quant à eux massivement profité de baisses d'impôts. Leur charge fiscale (en pourcentage du salaire) est descendue de 37 % en 2000 à seulement 32 %. Mais, ce qui alourdit le plus le budget des bas et moyens revenus, ce sont les primes par tête des assurances-maladie. A noter à ce sujet : les réductions des primes n'ont pas suivi les fortes augmentations de celles-ci. Elles ont même diminué ces dernières années, ce qui est surtout à mettre sur le compte des politiques d'austérité des cantons. 
</p><p>L'édition 2016 du Rapport sur la répartition prend désormais aussi l'AVS en considération. Cette dernière offre un contrepoids, parce qu'elle déploie un important effet compensatoire, en contribuant à éviter la pauvreté à la retraite, d'une part, et grâce à son financement solidaire, de l'autre. Sans l'AVS, 95 % des ménages devraient puiser bien plus dans leur portemonnaie pour obtenir une prévoyance vieillesse de même valeur. 
</p><p>L'USS exige : </p><ul><li>Des salaires équitables (des hausses générales et pas individuelles, pas de système salarial prévoyant des bonus; davantage de conventions collectives de travail avec de bons salaires minimums; davantage de contrôles des salaires dans les branches qui présentent un danger de sous-enchère salariale; limitation des salaires dans les entreprises en mains publiques à maximum 500 000 Fr./an; lutte contre les discriminations salariales envers les femmes) </li></ul><ul><li>Davantage de réductions des primes des caisses-maladie (à court terme, 10 % au maximum du salaire net pour les primes-maladie, à moyen terme 8 % au maximum, à long terme des primes en fonction du revenu) ; renoncer à faire des économies dans les réductions de primes.&nbsp; </li></ul><ul><li>Davantage de justice dans la politique fiscale et des redevances (correction des baisses d'impôts pour les riches, les bons revenus et les entreprises ; refus de la troisième réforme de l'imposition des entreprises ; davantage d'investissements dans les logements d'utilité publique. </li></ul><ul><li>Davantage de redistribution dans la prévoyance vieillesse et de ce fait, une augmentation des rentes AVS de 10 %. </li></ul><h5>Renseignements </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4379</guid><pubDate>Tue, 05 Jul 2016 10:12:55 +0200</pubDate><title>Combattre les abus, améliorer les chances professionnelles</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/combattre-les-abus-ameliorer-les-chances-professionnelles</link><description>Commentaire du Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p> En tant que petit pays à l'économie très spécialisée, la Suisse a besoin d'entretenir de bonnes relations structurées avec l'Union européenne (UE). Faute de quoi nos salaires et nos salarié(e)s en pâtiront. Les Accords bilatéraux doivent toutefois servir aux travailleurs et travailleuses de Suisse. Le Conseil fédéral a promis une " protection complète contre le dumping salarial et social ". Ce qui signifie que toute personne qui travaille en Suisse doit recevoir un salaire suisse - et bénéficier de conditions de travail suisses - et aussi que toute personne qui cherche un emploi doit en trouver un. C'est à cette aune que la population juge les Bilatérales. Comme le font aussi les syndicats. 
</p><p>Malheureusement, des cas de dumping salarial sont toujours constatés. En particulier dans les branches qui ne bénéficient pas d'une convention collective de travail ou d'un contrat-type de travail. À défaut, les entreprises qui rémunèrent en dessous de ce seuil ne sont pas amendables. Le danger de dumping est particulier élevé pour les nouveaux contrats, ainsi que pour les travailleurs et travailleuses détachés par leur entreprise en Suisse. Des infractions aux dispositions salariales ont été constatées chez 17 % des entreprises étrangères et chez 11 % des entreprises suisses, contre respectivement 12 et 8 % il y a cinq ans. A quoi s'ajoute que les travailleurs et travailleuses âgés à la recherche d'un emploi sont en Suisse désavantagés. L'informatique constitue à cet égard un excellent exemple négatif. Cette branche recrute toujours plus de personnel à l'étranger à un moment où le chômage augmente fortement en Suisse. 
</p><p>Le système de contingents discriminants ne résoudra pas ces problèmes. Ils sont incompatibles avec les Bilatérales. En outre, un système de contingents qui prévoit l'examen de la préférence nationale ne fera qu'exacerber les difficultés. L'ancien système de contingents a en effet failli à sa mission. La pression sur les salaires, le chômage et le travail au noir étaient largement répandus. 
</p><p>Il est possible de mettre fin à ces abus de la libre circulation des personnes sans mettre en danger les Accords bilatéraux, en adoptant des mesures de nature économique et sociale qui ne constituent pas une discrimination fondée sur la nationalité. </p><ul><li>Les organisations patronales des branches sans salaires minimums doivent enfin être disposées à conclure des conventions collectives de travail étendues. Il faut en outre que les obstacles élevés mis à l'extension du champ d'application des CCT soient abaissés. </li></ul><ul><li>Dans les branches qui connaissent des CCT étendues, il faut renforcer les mesures d'accompagnement, la priorité étant ici les attestations CCT et les registres professionnels où figurent les moutons noirs et les entreprises aux mains propres. </li></ul><ul><li>Selon les consignes du SECO, les cantons ne doivent contrôler les entreprises dans les branches menacées de dumping qu'une fois tous les 33 ans. Le SECO refuse de modifier ses consignes, soutenu en cela par les employeurs et les cantons. </li></ul><ul><li>Pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses âgés, il faut une protection contre le licenciement des employé(e)s âgés engagés de longue date. À elle seule, l'obligation faite aux employeurs d'annoncer aux ORP les postes vacants augmenterait déjà leurs possibilités de retrouver un emploi. </li></ul><ul><li>Pour améliorer la conciliation du travail et de la vie familiale, il faut augmenter l'offre de structures abordables pour l'accueil des enfants. </li></ul><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4359</guid><pubDate>Wed, 29 Jun 2016 09:53:08 +0200</pubDate><title>Maintenir les Bilatérales – Mettre en œuvre l’initiative contre l’immigration de masse sur le plan politique</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/maintenir-les-bilaterales-mettre-en-oeuvre-l-initiative-contre-l-immigration-de-masse-sur-le-plan-politique</link><description>Comité de l’USS :  Résolution sur Brexit – Appel à manifester le 10 septembre pour de bonnes retraite</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Comité de l'USS a discuté aujourd'hui des conséquences du Brexit sur l'économie suisse et sur la mise en œuvre de l'article sur l'initiative contre l'immigration de masse. Il a adopté à l'unanimité une résolution avec les revendications suivantes :</p><ul><li>La BNS doit empêcher que les salaires et les emplois ne soient mis sous pression à cause de l'appréciation du franc. Le franc est massivement surévalué. L'USS attend de la Banque nationale qu'elle stabilise le franc au niveau de 1,10 franc pour 1 euro et qu'elle veille ensuite à maintenir un taux de change qui ne nuise pas à la Suisse, permette de garantir les salaires ainsi que les emplois et évite une désindustrialisation de la Suisse.</li><li>Il faut maintenir les Accords bilatéraux avec l'Union européenne. Ce que l'on nomme la mise en œuvre de l'article constitutionnel 121a doit être en premier lieu réalisé par des mesures non discriminatoires. La protection des salaires, des conditions de travail et des travailleurs et travailleuses âgés doit être améliorée. Il faut en outre introduire des mesures pour améliorer la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, ainsi que de meilleures possibilités de formation et de perfectionnement professionnel.</li><li>Il faut refuser la solution unilatérale de " clause de sauvegarde " présentée par le Conseil fédéral. Elle est, d'une part, en contradiction avec les Accords bilatéraux. De l'autre, elle encourage des statuts de séjour et des conditions de travail précaires.</li></ul><p>L'USS a en outre annoncé qu'elle combattrait les intentions du Conseil national de réduire les retraites. Elle appelle les travailleurs et travailleuses de Suisse à participer à une manifestation nationale pour de bonnes retraites sous le slogan " Halte à la baisse des rentes - Renforçons l'AVS ", le 10 septembre à Berne. Car le niveau des rentes des futurs retraité(e)s est en grand danger. D'une part, parce que les rentes des caisses de pension sont prises dans les turbulences des marchés financiers et que les taux d'intérêt restent obstinément bas. D'autre part, parce que la nouvelle majorité du Conseil national, à l'inverse du Conseil fédéral et du Conseil des États, ne veut pas maintenir le niveau actuel des retraites. Il refuse de compenser les pertes de rente et souhaite en plus augmenter l'âge de la retraite à 67 ans. Cela, alors que l'on sait que les travailleurs et travailleuses âgés ont déjà de la peine aujourd'hui à conserver un emploi jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite à 64 et 65 ans.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4353</guid><pubDate>Fri, 24 Jun 2016 08:15:51 +0200</pubDate><title>Il faut maintenir les accords bilatéraux, combattre la surévaluation du franc, protéger les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-maintenir-les-accords-bilateraux-combattre-la-surevaluation-du-franc-proteger-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Sortie de Royaume-Uni de l’Union européenne : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision par le Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne (UE) place le projet européen face à de grands défis. Pour la comprendre, nous devons tenir compte du fait que cet État insulaire entretient historiquement une relation particulière avec l'UE de laquelle il avait exigé des réglementations spéciales (ni euro ni Schengen, etc.). En outre, l'absence, contrairement à ce qui est le cas dans les autres États de l'UE à forts revenus, de mesures d'accompagnement efficaces pour protéger les salaires et les conditions de travail dans ce pays doit sans doute aussi avoir joué un rôle.
</p><p>La décision des citoyen(ne)s britanniques ne change rien au fait que la Suisse doive maintenir les Accords bilatéraux conclus avec l'UE. Nos voisins, soit les principaux pays où vont nos exportations, sont tous membres de l'UE. La Suisse a besoin de relations stables et clairement définies avec ces pays. Le Brexit montre toutefois que les votations de politique européenne ne peuvent être gagnées que si la population a l'impression qu'elle va en profiter. À cet égard, du travail doit encore être fait en Suisse. La protection des salaires et celle des travailleurs et travailleuses âgés doivent être améliorées. Il faut en outre que l'on prenne des mesures pour que famille et profession puissent mieux être conciliées, et pour améliorer la formation initiale et continue.
</p><p>Il faut désormais s'attendre à ce que les discussions avec l'UE sur l'article constitutionnel 121a restent suspendues. Ce fait ne doit cependant pas être surestimé. En effet, l'article 14(2) de l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), sur lequel se basent ces discussions, ne prévoit que des mesures temporaires avec l'accord de l'UE. Pour améliorer la situation des salarié(e)s de Suisse, il faut toutefois - comme dit plus haut - que des mesures efficaces soient prises sur la durée. La Suisse peut introduire sans problème de telles mesures, même avec l'ALCP, pour autant qu'elles ne soient pas discriminatoires, à savoir que leur application ne dépende pas de la nationalité des personnes concernées. 
</p><p>Le danger immédiat du Brexit pour notre pays vient des marchés financiers. L'Union syndicale suisse (USS) attend de la Banque nationale qu'elle combatte l'appréciation du franc et empêche par là que la décision britannique ne nuise à l'économie suisse. 
</p><p>Ces prochains jours, des idées vont certainement être présentées en Suisse selon lesquelles il s'agirait de créer une sorte de nouvelle AELE avec le Royaume-Uni à titre de contre contre-projet à l'UE. Or cette idée ne permettrait pas d'atteindre le but visé, ni politiquement ni économiquement. Cela, entre autres parce que la part des exportations suisses à destination du Royaume-Uni est, avec 4,5 %, relativement faible
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li><li>Matthias Preisser, service de la communication de l'USS, 031 377 01 24</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4349</guid><pubDate>Tue, 21 Jun 2016 15:44:24 +0200</pubDate><title>Une étape franchie pour surmonter un jour la tragédie de l’amiante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-etape-franchie-pour-surmonter-un-jour-la-tragedie-de-l-amiante</link><description>La table ronde sur l’amiante définit les paramètres d’un fonds d’indemnisation </description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) se félicite du compromis trouvé par la table ronde sur l'amiante, qui porte sur les paramètres de l'indemnisation des victimes. Présidée par l'ancien Conseiller fédéral Moritz Leuenberger, la table ronde propose un fonds d'indemnisation qui présente principalement les caractéristiques suivantes : </p><ul><li>Un service d'assistance mis en place pour tous les malades de l'amiante.</li><li> Des prestations en espèces versées de manière différenciée aux personnes selon qu'elles bénéficient, ou non, de prestations de l'assurance-accidents obligatoire (LAA). Les prestations aux non-assurés LAA doivent être ajustées à celles des assurés LAA. </li><li>Les cas de cancer de la plèvre non reconnus comme maladie professionnelle doivent percevoir une indemnité (compensation du salaire) de type LAA. </li><li>Une indemnité doit être accordée aux non-assurés LAA qui n'ont pas été exposés à de l'amiante sur le lieu de travail (par ex. épouses, enfants).&nbsp;</li><li> Les assurés LAA aussi doivent être indemnisés afin que soit prise en compte la dimension extraordinaire de la tragédie de l'amiante dans l'histoire industrielle suisse. </li><li>Celui qui perçoit des prestations du fonds ne peut pas faire valoir de prétentions civiles par voie judiciaire.</li></ul><p> L'USS, qui a joué un rôle clé à l'origine de la table ronde sur l'amiante et y était représentée, soutient cette proposition. Grâce à l'accord sur les paramètres, un grand pas en avant est fait pour surmonter la catastrophe de l'amiante et atténuer ses effets dévastateurs sur la situation financière des personnes concernées. L'USS compte maintenant sur des progrès rapides et des engagements fermes de la part de la table ronde en matière de dotation financière du fonds.
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li> Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS en charge des conditions de travail, 076 335 61 97 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4345</guid><pubDate>Fri, 17 Jun 2016 09:43:20 +0200</pubDate><title>Réforme de l’imposition des entreprises III: L&#039;USS soutient le référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/reforme-de-l-imposition-des-entreprises-iii-luss-soutient-le-referendum</link><description>Unanimité des délégués USS contre la réforme de l’imposition des entreprises III</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'objectif initial de la réforme des entreprises III était que la Suisse supprime les privilèges fiscaux injustifiés dont bénéficiaient les entreprises et les sociétés financières internationales. L'USS l'avait soutenue. Toutefois, il s'avère que les tenants de la droite bourgeoise abusent de cette réforme avec insolence afin d'accorder aux entreprises et à leurs actionnaires des privilèges fiscaux toujours plus étendus.</p><ul><li>Les entreprises aussi doivent payer des impôts. Elles aussi ont besoin des services publics. C'est particulièrement vrai dans un système fédéraliste. Sans impôts levés sur les entreprises, les centres économiques où siègent ces entreprises seraient en difficultés financières puisqu'alors, les impôts ne seraient plus payés que dans les communes et les cantons résidentiels. Les actionnaires étrangers des entreprises bénéficieraient même gratuitement du service public suisse. Avec la présente réforme, ils profitent du service public à trop bon marché.</li><li>La réforme des entreprises III entraîne une nouvelle concurrence fiscale à la baisse, sur tout le territoire. La Confédération attisera encore cette concurrence en transférant plus d'un milliard aux cantons pour des baisses d'impôts.</li><li>Ce que l'on appelle l'" impôt sur les bénéfices corrigé des intérêts " creuse un trou noir dans la législation fiscale suisse. Il faut s'attendre à de grandes pertes de recettes fiscales que personne n'est en mesure de chiffrer pour l'instant - comme ce fut déjà le cas pour la réforme des entreprises II. Par ailleurs, cet impôt permet aux riches particuliers de diminuer leur charge fiscale de manière substantielle en déplaçant leur fortune dans une entreprise.</li><li>Le Conseil national et le Conseil des Etats ont en outre créé toute une série de privilèges fiscaux (patent box, déductions R&amp;D entre autres). La limitation des allégements fiscaux à 80 pour cent n'est que de la poudre aux yeux. Car même avec cette règle, les charges fiscales d'un niveau historiquement bas avoisinant les 2 pour cent sont tout à fait légales.</li></ul><p>La réforme de l'imposition des entreprises III cause des pertes exorbitantes de recettes fiscales pour la Confédération, les cantons et les communes. Et cela au détriment des personnes qui gagnent normalement leur vie. Certaines entreprises ne paieront pratiquement plus d'impôts. C'est pourquoi l'Assemblée des délégué(e)s de l'USS du 27 mai 2016 a apporté son soutien unanime au référendum qui s'oppose à la réforme de l'imposition des entreprises III.
</p><h5>RenseignementS</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4343</guid><pubDate>Thu, 16 Jun 2016 10:20:48 +0200</pubDate><title>Protéger les salaires et les emplois – combattre la surévaluation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/proteger-les-salaires-et-les-emplois-combattre-la-surevaluation-du-franc</link><description>Commentaire de l’USS concernant l’examen de la situation de la BNS </description><content:encoded><![CDATA[<p> Ces derniers jours, le franc a recommencé à s'apprécier de façon inquiétante. Le renchérissement demeure négatif. Le chômage progresse (corrigé des variations saisonnières). Dans l'économie d'exportation, en un rien de temps des milliers d'emplois ont été supprimés. Depuis le début de la surévaluation, en 2008, presque 10 pour cent des emplois dans l'hôtellerie-restauration et dans l'industrie ont disparu. 
</p><p>Les incertitudes concernant l'évolution future du franc sont grandes - notamment à la veille de la votation au Royaume-Uni. Selon le résultat, il faudra escompter une forte pression à la hausse du franc suisse. Conjugué aux autres points d'interrogation quant à l'évolution conjoncturelle à l'étranger, ce serait du poison pour l'économie suisse. Car la pression sur les salaires et les emplois ne ferait que croître. 
</p><p>L'USS attend de la BNS que, dans un délai très court, elle stabilise le franc à au moins 1.10 Fr./Euro, puis qu'elle assure un taux de change raisonnable, qui ne porte pas atteinte aux intérêts de la Suisse. 
</p><p>Pratiquement toutes les petites économies ouvertes du monde se protègent d'une manière ou d'une autre contre des variations préjudiciables du cours de change. Par le passé, la BNS s'y est employée elle aussi, la plupart du temps. Entre 1978 et fin 2009 d'abord explicitement vis-à-vis du mark allemand (80 ct./DM), puis implicitement par rapport à l'euro. L'instrument le plus efficace est un cours plancher explicite ou un objectif de cours explicite aussi. Des taux d'intérêt négatifs peuvent faciliter la réalisation de cet objectif, mais en soi leur efficacité reste limitée, comme le montre la surévaluation persistante du franc ces derniers mois. 
</p><p>L'affirmation de la BNS selon laquelle sa politique monétaire serait expansionniste est inexacte. Certes, les intérêts sont bas. Néanmoins, la forte surévaluation du franc produit des répercussions fortement négatives sur l'économie, de sorte que les conditions monétaires qui règnent dans notre pays peuvent être considérées comme véritablement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la BNS dans son bulletin trimestriel. 
</p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4332</guid><pubDate>Mon, 13 Jun 2016 08:33:40 +0200</pubDate><title>Des contrôles des salaires : maintenant, plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-controles-des-salaires-maintenant-plus-que-jamais</link><description>25 ans après la Grève des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le 14 juin 2016, 25 ans exactement après le succès de la Grève nationale des femmes, à laquelle l'Union syndicale suisse (USS) avait appelé, les femmes de l'USS protestent contre un statu quo insatisfaisant qui menace de perdurer en matière d'égalité salariale. Elles organisent à cet effet&nbsp; des actions et des pauses de midi prolongées dans plusieurs villes du pays. 
</p><p>Le 13 juin 2016, les femmes de l'USS ont, devant la presse réunie, présenté publiquement leur approche programmatique. Elles ont rappelé que, malgré 20 années de loi sur l'égalité entre femmes et hommes (LEg), les salaires des femmes et des hommes présentent toujours une différence d'environ 15 %, dont la moitié est discriminatoire. Parce que les mesures volontaires, comme le Dialogue sur l'égalité des salaires, se sont enlisées en raison de leur maigre succès, il faut maintenant instaurer des contrôles de l'égalité salariale à la faveur d'une révision de la LEg. Bien que le Conseil fédéral n'ait pour l'heure fait que de très timides avancées dans cette révision, c'est quand même aller trop loin, estiment de nombreux membres du Conseil national. Et ils veulent déjà tordre le coup à cette révision, entre autres en prétendant de manière incompréhensible que les inégalités salariales seraient grandement surestimées au plan des statistiques. 
</p><p>Les femmes de l'USS se battront pour que la LEg soit révisée et des contrôles des salaires instaurés. Le droit à l'égalité salariale ne saurait continuer à être traité avec pareille nonchalance. Les entreprises qui se comportent correctement à ce chapitre n'ont rien à craindre de tels contrôles. Au contraire, elles gagneront en prestige. Les adversaires d'une révision gonflent en outre la charge bureaucratique qu'induiront ces contrôles. De plus, les syndicats savent par expérience que les plaintes pour inégalité de salaire représentent en soi un outil méritoire, mais ne peuvent pas remplacer les contrôles. En effet, ces procédures judiciaires s'étalent souvent sur des années et s'avèrent très conflictuelles. Parallèlement, elles constituent également un risque pour la carrière des femmes concernées. Autant de raisons qui expliquent pourquoi ces dernières y renoncent souvent. 
</p><p>Vingt-cinq ans ans après la Grève des femmes et 20 ans après l'entrée en vigueur de la LEg, les femmes de l'USS exigent l'entier du gâteau d'anniversaire, via des contrôles des salaires, maintenant plus que jamais ! 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Regula Bühlmann (076 200 90 89), secrétaire centrale de l'USS </li></ul><ul><li>Michela Bovolenta (079 647 72 83), secrétaire centrale du Syndicat suisse des services publics (SSP)</li></ul><ul><li>Corinne Schärer (079 219 94 20), membre du Comité directeur du syndicat Unia, se tiennent à votre disposition pour de plus amples informations </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4325</guid><pubDate>Mon, 06 Jun 2016 17:22:34 +0200</pubDate><title>Une bonne décision pour la démocratie et le personnel de vente </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-bonne-decision-pour-la-democratie-et-le-personnel-de-vente</link><description>Pas de loi sur les heures d’ouverture des magasins</description><content:encoded><![CDATA[<p> La raison a triomphé&nbsp;: le Conseil des Etats a aujourd’hui maintenu son refus de la nouvelle loi nationale sur les heures d’ouverture des magasins (LOMag). Il a ainsi pris en considération l’opposition des cantons et du personnel de vente. Ce deuxième refus d’entrer en matière de la Chambre des cantons enterre définitivement le projet. 
</p><p>Le Parlement a pris au sérieux des considérations inhérentes au fonctionnement démocratique de la Suisse&nbsp;: ces dix dernières années, 13 des 16 votations sur des projets cantonaux d’extension des heures d’ouverture des magasins ont échoué devant le peuple. La LOMag aurait mis les bâtons dans les roues du fédéralisme. &nbsp; 
</p><p>Les vendeuses et les vendeurs peuvent maintenant souffler. Leurs horaires, qui sont déjà pénibles, auraient été encore plus éclatés, la conciliation entre travail et famille se serait révélée encore plus difficile. Cette décision est aussi un vote contre la mort des petits commerces. Car des horaires étendus profitent essentiellement aux grandes surfaces. 
</p><p>L’USS salue cette décision. Appuyée par ses syndicats et les partis rose-verts, elle aurait de toute manière lancé le référendum contre la LOMag. 
</p><p>L’USS espère que les partis politiques se distancent désormais de la tactique du salami qu’ils ont jusqu’à maintenant utilisée pour péjorer les conditions de travail.&nbsp;
</p><h5> Renseignements&nbsp;: </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS en charge des dossiers ayant trait aux conditions de travail, 076 335 61 97 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4320</guid><pubDate>Sun, 05 Jun 2016 14:32:43 +0200</pubDate><title>Un vote clair pour un service public fort</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/un-vote-clair-pour-un-service-public-fort</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats prennent connaissance avec un grand soulagement du net rejet par le peuple de l'initiative dite " Vache à lait " et, donc, de la confirmation que le financement des infrastructures routière et ferroviaire doit être équilibré. La population montre par son vote qu'elle comprend le service public de manière globale, car l'acceptation de cette initiative aurait entraîné sans délai une politique radicale d'austérité et de démantèlement au sein de l'Administration fédérale. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction le rejet de l'initiative dite " En faveur du service public ". La majorité des citoyens et citoyennes a compris que cette dernière n'allait pas renforcer le service public. Le débat à ce sujet et l'écho très positif longtemps rencontré par l'initiative auprès de la population montrent cependant que celle-ci ne veut pas de démantèlement des services publics. Les initiant(e)s se sont faits les porte-voix d'un large mécontentement qui n'est toutefois pas tout simplement parti en fumée avec le rejet de l'initiative. Les politiques et les entreprises liées à la Confédération sont de ce fait appelées à garantir des services de qualité et à stopper leurs projets de démantèlement. Le Conseil fédéral et ces entreprises feraient bien de prendre au sérieux les besoins de la population. 
</p><p>Ce "non" ne peut pas être le coup d'envoi donné à de nouvelles privatisations. Ce que l'on souhaite, ce sont des entreprises liées à la Confédération qui soient fortes et fournissent des prestations de qualité et bon marché, ainsi qu'un rapport raisonnable entre les salaires les plus élevés et les plus bas. Le bien commun doit être la priorité et les entreprises liées à la Confédération doivent veiller à ce que leurs conditions de travail soient bonnes. Il faut que l'effectif du personnel soit suffisant et qu'il ne subisse pas de pression aux délais. C'est en effet la seule façon de garantir des services de qualité ! (Vous trouverez d'autres informations sur la position du SEV, du SSP et de Syndicom <a class="download">ici</a>.)
</p><p>L'USS se réjouit du "oui" à la révision de la loi sur l'asile. L'UDC doit à nouveau se résoudre à être freinée sur son principal cheval de bataille. L'USS attend des autorités qu'elles appliquent avec suffisamment d'humanité les possibilités élargies que prévoit la nouvelle loi. 
</p><p>L'USS était opposée au revenu de base inconditionnel. La part de plus de 20 % de"oui" et le débat montrent que toujours plus de personnes ont peur que le chômage ne se développe à cause des nouvelles technologies. Les politiques sont donc appelés à apporter leur contribution à une société offrant plus d'emplois. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Giorgio Tuti, président du SEV,&nbsp;079 221 45 64</li><li>Katharina Prelicz Huber, présidente du SSP,&nbsp;079 391 79 15</li><li>Giorgio Pardini, membre du comité directeur de Syndicomdirecteur du secteur Télécom/IT,&nbsp;079 277 66 13</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4312</guid><pubDate>Mon, 30 May 2016 16:31:54 +0200</pubDate><title>La Suisse doit enfin aller de l’avant en termes de protection contre les licenciements</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-suisse-doit-enfin-aller-de-l-avant-en-termes-de-protection-contre-les-licenciements</link><description>Visite du président de la Confédération Johann Schneider-Ammann à la Conférence de l’OIT
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il ne peut y avoir de véritable partenariat social si les salarié-e-s qui s’engagent dans les commissions du personnel ou les conseils de fondation des caisses de pension doivent, pour cette raison, craindre le licenciement. L’Union syndicale suisse (USS) l’a rappelé à l’occasion de la visite du président de la Confédération Johann Schneider-Ammann à la Conférence annuelle onusienne de l’OIT.&nbsp;</p><p><br>Dans un discours à la Conférence de l’OIT qui a lieu en ce moment à Genève, Johann Schneider-Ammann a souligné l’importance du partenariat social et des valeurs partagées sur la protection des salarié-e-s dans un monde globalisé. Le président de la Confédération a aussi signé un protocole sur la collaboration et le financement entre la Suisse et l’OIT. L’Union syndicale suisse salue autant la visite que le protocole.&nbsp;
</p><p>Lors des discussions tripartites entre Schneider-Ammann et les représentant-e-s des employeurs et des salarié-e-s suisses à l’OIT, l’USS a toutefois également rappelé que la Suisse de disposait tou-jours pas d’une protection suffisante contre les licenciements antisyndicaux. Ce problème doit être urgemment résolu, car il ne peut y avoir de véritable partenariat social si les salarié-e-s qui s’engagent pour leurs collègues, dans les négociations de conventions collectives ou les conseils de fondation des caisses de pension par exemple, doivent craindre le licenciement s’ils posent des questions ou des exigences dérangeantes.
</p><p>Un engagement sérieux et entier dans la Suisse dans l’OIT ne peut être limité à des accords et au financement de projets. Il doit aussi trouver son expression dans la mise en œuvre de devoirs de l’Etat dans le droit suisse, dans ce cas qui nous occupe, par une amélioration de la protection contre les licenciements antisyndicaux dans le droit des obligations.&nbsp;
</p><p>A cet égard, le rapport de l’OIT atteste des déficits de la Suisse quant au respect des Conventions n° 87 et 98 qui protègent la liberté syndicale. &nbsp;La loi suisse ne protège pas suffisamment les personnes qui auraient été licenciées pour avoir défendu les intérêts des salarié-e-s. C’est aussi valable pour les lanceurs d’alerte, selon le rapport de l’OIT. Dans tous ces cas, le droit des obligations ne prévoit qu’une sanction d’au maximum six mois de salaire. L’OIT demande au contraire que, dans certains cas du moins, la réintégration soit requise. Les sanctions possibles doivent en outre être durcies.&nbsp;
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, en charge du droit du travail et de la politique internationale,&nbsp;Tel. 076 335 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4309</guid><pubDate>Fri, 27 May 2016 09:46:09 +0200</pubDate><title>L&#039;USS mobilise contre la baisse des rentes et pour une AVS forte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/luss-mobilise-contre-la-baisse-des-rentes-et-pour-une-avs-forte</link><description>Les délégué(e)s de l&#039;USS font passer un message clair</description><content:encoded><![CDATA[<p>Celle ou celui qui prendra sa retraite ces prochaines années touchera une rente nettement inférieure à aujourd'hui. Cela, parce que les caisses de pensions baissent pour une part fortement leurs taux de conversion. S'y ajoute que les rentes AVS n'ont plus suivi le rythme des salaires et qu'il faut donc les augmenter. Mais au lieu de résoudre ce problème des rentes, les employeurs, le lobby des assurances et la droite veulent baisser encore plus les rentes, via une hausse progressive à 67 ans de l'âge de la retraite, de nouvelles baisses des taux de conversion et même la réduction des rentes courantes. 
</p><p>Réunie le 27 mai à Berne, l'Assemblée des délégué(e)s de l'Union syndicale suisse (USS) dénoncent ces projets. En Suisse, toujours plus de personnes voient que, pour préserver leurs rentes, un relèvement des rentes AVS s'impose. Les rentes AVS présentent un rapport prix-prestations imbattable et leur évolution est fiable. Pour les délégué(e)s de l'USS, c'est évident : qui calcule, renforce l'AVS. Dans une résolution ils déclarent ceci :</p><ul><li>Grâce à l'initiative AVSplus, on pourra augmenter de 10 % les rentes de vieillesse de l'AVS. </li><li>Les délégué(e)s de l'USS exigent que la Confédération verse à l'AVS les milliards dont elle l'a privée ces dernières années. Elle a en effet mis de côté plus de 10 milliards de francs aux dépens de l'AVS. </li><li>Les syndicats défendent les rentes de la prévoyance professionnelle et s'opposent à des baisses hâtives des taux de conversion ainsi qu'à des réductions de rentes. Les employeurs doivent participer à la préservation des rentes du 2e pilier. </li><li>Les syndicats défendent un âge de la retraite à 64/65 ans et exigent de bonnes possibilités d'emploi pour les travailleurs et travailleuses âgés. </li><li>Les délégué(e)s de l'USS appellent à descendre dans la rue le 10 septembre à Berne pour manifester contre la baisse des rentes et pour le renforcement de l'AVS, ainsi que pour donner, par l'ampleur de cette prochaine manifestation nationale pour les rentes, un signal clair aux patrons, aux milieux économiques et aux politiques. </li></ul><p>Les délégué(e)s de l'USS ont aussi décidé de saisir le référendum contre le diktat de la Confédération qui veut imposer une prolongation des heures d'ouvertures des magasins. L'USS soutiendra activement le référendum qui sera lancé contre les baisses des impôts des entreprises (Réforme de l'imposition des entreprises III). En outre, les délégué(e)s de l'USS appellent la population à participer à la manifestation nationale de l'USS, qui se tiendra à Berne le 10 septembre prochain afin de protester contre la baisse des rentes et de réclamer un renforcement de l'AVS. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS,&nbsp;076 564 67 67&nbsp;</li><li>Thomas&nbsp;Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4291</guid><pubDate>Thu, 19 May 2016 10:50:46 +0200</pubDate><title>Hausse alarmante du chômage : l’USS exige que des mesures soient prises </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/hausse-alarmante-du-chomage-l-uss-exige-que-des-mesures-soient-prises</link><description>Enquête suisse sur la population active : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le chômage a augmenté en Suisse pendant le 1er trimestre 2016 pour atteindre un triste record historique. 249 000 personnes sont à la recherche d'un emploi. Cela représente un taux de chômage de 5,1 %. Si aucune donnée détaillée n'est encore à disposition concernant le chômage des personnes de 55 ans et plus pendant ce 1er premier trimestre, on sait par contre clairement qu'en 2015, l'évolution a été particulièrement négative pour ce groupe d'âge. 
</p><p>Les traces laissées par la surévaluation du franc sont évidentes. Depuis le 1er semestre 2015, le nombre des personnes au chômage a augmenté de 37 000 unités. La Suisse est pratiquement le seul pays d'Europe où le chômage progresse. En Allemagne, le taux de chômage est désormais passé à 4,2 %, ce qui reflète on ne peut plus nettement le contexte différent en Allemagne et en Suisse au plan monétaire. La dévaluation du franc annoncée lors de l'abandon par la Banque nationale suisse (BNS) du taux plancher n'a pas eu lieu, comme le montre par exemple l'indice du taux de change réel de la Banque des règlements internationaux (BRI). 
</p><p>L'évolution est alarmante. L'Union syndicale suisse (USS) attend des autorités qu'elles prennent des mesures correctrices. La situation de l'emploi doit s'améliorer rapidement. Quiconque cherche un emploi en Suisse doit en trouver un. 
</p><p>Les mesures suivantes sont prioritaires : </p><ul><li>la BNS doit combattre activement la surévaluation du franc ; </li><li>le service de l'emploi doit être renforcé ;l'USS propose que les entreprises soient obligatoirement tenues d'annoncer leurs places vacantes aux offices régionaux de placement ; </li><li>il faut que la Confédération, les cantons et les communes stoppent leurs programmes d'austérité pour la plupart inutiles ; sinon, la crise passera de l'économie d'exportation à l'économie intérieure ; </li><li>les travailleurs et travailleuses âgés depuis de longues années dans leurs entreprises en particulier ont besoin d'une meilleure protection ; l'USS demande qu'ils bénéficient d'un délai de licenciement prolongé. </li></ul><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS,&nbsp;&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4289</guid><pubDate>Thu, 12 May 2016 13:16:55 +0200</pubDate><title>Il faut renforcer les mesures d’accompagnement pour empêcher les abus en matière de salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/il-faut-renforcer-les-mesures-d-accompagnement-pour-empecher-les-abus-en-matiere-de-salaire</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a besoin des Accords bilatéraux conclus avec l'Union européenne (UE). Mais ceux-ci doivent profiter aux personnes professionnellement actives dans notre pays. C'est pour cela que les mesures d'accompagnement ont été mises en place. Quiconque travaille en Suisse doit toucher un salaire suisse et bénéficier de conditions de travail suisses. Les patrons ne doivent en effet pas tricher avec la libre circulation des personnes. 
</p><p>Le rapport sur la mise en œuvre des mesures d'accompagnement publié aujourd'hui par le SECO montre toute l'importance de ces mesures de protection. Lors de leurs contrôles, les inspecteurs et inspectrices du travail découvrent régulièrement des infractions. 
</p><p>Dans les branches qui fixent des salaires minimums obligatoires, les employeurs fautifs peuvent être amenés à rendre des comptes en payant des d'amendes. Dans les branches sans salaires minimums, ce n'est pas possible. Que le nombre des infractions ait augmenté ces derniers temps est particulièrement inquiétant. Ainsi, des infractions salariales ont été constatées pour 17 % des entreprises étrangères contrôlées en 2015 et 11 % des employeurs suisses, contre 12, respectivement 8 % il y a cinq ans. Les branches comme l'horticulture, le commerce de détail et des petites entreprises de la branche de la sécurité sont spécialement concernées. 
</p><p>Pour protéger les salaires et les conditions de travail, l'Union syndicale suisse (USS) demande : </p><ul><li>des conventions collectives de travail (CCT) fixant des salaires minimums obligatoires dans l'horticulture, le commerce de détail et la branche de la sécurité ; </li><li>le démantèlement des obstacles mis à l'extension du champ d'application des CCT (suppression du quorum des employeurs) ; </li><li>des pouvoirs publics plus actifs : les cantons doivent définir les branches sur lesquelles ils se focalisent et également garantir le contrôle des branches en point de mire au plan fédéral ; en outre, il faut garantir dans les marchés publics que les entreprises prises en considération respectent les conditions salariales et de travail ;</li><li>les contrôles doivent être renforcés et les sanctions durcies, et un registre des branches doit être créé pour les branches qui se comportent correctement.</li></ul><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11 ou 031 377 01 16</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4285</guid><pubDate>Wed, 11 May 2016 11:26:32 +0200</pubDate><title>Stopper la baisse des rentes – Renforcer l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/stopper-la-baisse-des-rentes-renforcer-l-avs</link><description>Votation populaire sur l’initiative AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p> La décision de faire voter sur l'initiative populaire AVSplus le 25 septembre 2016 a sonné le lancement d'un intense débat public sur la prévoyance vieillesse. Il est désormais évident que les rentes des caisses de pension seront toujours plus basses. En raison des crises des marchés financiers, des diminutions de rentes allant jusqu'à 20% ne font plus exception. Ces pertes doivent être compensées. La voie la plus sûre et la plus avantageuse est une hausse des rentes AVS de 10%. Cela se justifie d'autant plus que les rentes AVS n'ont pas été augmentées significativement depuis des décennies et accusent toujours plus de retard sur l'évolution des salaires. 
</p><p>AVSplus est une solution sûre au problème des retraites, étant donné que l'AVS maitrise remarquablement bien le vieillissement de la société: alors que les cotisations AVS n'ont pas été relevées depuis 1975, l'assurance verse à l'heure actuelle 2,2 millions de rentes, soit deux fois plus qu'alors. Un seul pour-cent de TVA en plus a été nécessaire. Cet exploit est possible grâce à son financement génial : l'augmentation du nombre de personnes actives et la croissance des salaires produisent automatiquement des recettes nettement plus élevées. Les très hauts revenus contribuent en outre bien plus qu'ils ne vont ensuite recevoir quand ils seront à la retraite. Ce qui est à l'avantage des personnes qui ont des salaires moyens. 
</p><p>AVSplus est pour la grande majorité de la population la solution la plus avantageuse, car elle offre le meilleur rapport prestations/prix dans tout le système de prévoyance vieillesse de Suisse. Avec AVSplus, les retraité-e-s vivant seuls recevront en moyenne 200 francs de plus par mois. Et ce seront 350 francs par mois pour les couples. Si ces augmentations des rentes AVS devaient être financées par des cotisations salariales supplémentaires (il faudrait 0,4% en plus pour l'employé-e et autant pour l'employeur), cela coûterait par exemple à un-e employé-e-s de commerce ou un-e polymécanicien-ne qui gagnent environ 6000 francs mensuels exactement 27 francs par mois. Financer la même augmentation de rente par la caisse de pension leur coûterait deux fois et demie fois plus cher. 
</p><p>Raison pour laquelle, les citoyens et citoyennes devront répondre le 25 septembre à la question suivante : payer un peu plus pour une rente AVS plus élevée ou payer beaucoup plus à la caisse de pension pour obtenir la même chose ou même moins qu'aujourd'hui. Quand on sait calculer et qu'on ne se laisse pas intimider par la campagne des adversaires de l'initiative qui attisent continuellement les peurs, la réponse est un OUI à AVSplus. Au lieu de fantasmer sur la retraite à 67 ans alors que les travailleurs âgés ont déjà du mal à conserver leur emploi jusqu'à la retraite, la Suisse doit plutôt veiller à ce que sa population bénéficie de retraites décentes, comme le prescrit la Constitution fédérale. Pour toutes les organisations de l'" Alliance pour une AVS forte ", il est donc clair que nous devons stopper la baisse des rentes et renforcer l'AVS. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, adjointe du premier secrétaire de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4277</guid><pubDate>Wed, 04 May 2016 15:44:06 +0200</pubDate><title>L’USS se félicite du renoncement à une libéralisation intégrale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-se-felicite-du-renoncement-a-une-liberalisation-integrale</link><description>Marché de l’électricité</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) se félicite de la décision prise par le Conseil fédéral de renoncer dans un premier temps à la deuxième étape de la libéralisation du marché de l'électricité. Cette décision est pragmatique et témoigne d'un sens de la responsabilité à l'égard d'une branche confrontée à une forte pression en raison des prix toujours bas sur le marché de l'électricité. Hâter l'ouverture de ce marché l'aurait encore plus déstabilisé, une déstabilisation qui aurait touché les petites entreprises d'approvisionnement en électricité (EAE). Celles-ci auraient alors été contraintes de se livrer à une concurrence pour les petits clients très onéreuse ; cela, sans pour autant profiter, sur le plan des prix, de la libéralisation. C'est un fait que, pour les petits clients (artisanat, petites entreprises de services et ménages), le prix contrôlé de l'électricité est resté stable en Suisse à un niveau bas ces dernières années, alors qu'il a augmenté sur les marchés libéralisés de l'Union européenne. Les petits clients ne possèdent aucune puissance sur le marché. Ils dépendent d'un contrôle des prix. 
</p><p>L'électricité n'est pas un produit qui se prête à des expériences de marché. C'est un bien existentiel auquel personne ne peut renoncer. De ce fait, un approvisionnement sûr en électricité revêt une grande importance économique. Pour l'économie suisse, il est également de loin plus important qu'une chasse à l'offre la meilleure. Ce fut un coup de chance historique si la libéralisation partielle de ce marché a été mise en vigueur quand les prix cotés en bourse étaient très élevés. C'est pour cela que les grands clients sont restés fidèles à l'époque à leurs anciennes EAE. Depuis 2012, le taux de changement d'entreprise d'approvisionnement des grands clients a fortement augmenté, les EAE leur vendant cette électricité à un prix inférieur aux prix de revient. Le Conseil fédéral a bien fait de renoncer à l'heure actuelle à la libéralisation intégrale du marché de l'électricité, car cela aurait été une aventure des plus risquées pour l'approvisionnement intérieur en électricité. 
</p><p>Il incombe toujours à la branche de l'électricité d'investir dans la formation de nouveaux spécialistes et le perfectionnement professionnel du personnel en place. En effet, le tournant énergétique est l'avenir des EAE, un avenir qui ne se fera qu'avec du personnel qualifié spécialisé. 
</p><h5>Renseignements</h5><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS,&nbsp;079 744 93 90</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4274</guid><pubDate>Tue, 03 May 2016 08:57:32 +0200</pubDate><title>Ne détruisons pas le service public !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ne-detruisons-pas-le-service-public</link><description>USS: 2 x NON, pour un service public fort</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS et ses syndicats actifs dans les services publics ont aujourd'hui justifié pourquoi ils refusaient clairement les initiatives " En faveur du service public " et " Vache à lait ". Toutes deux représentent une menace pour les services publics. L'initiative " Vache à lait " parce qu'elle exige dans des proportions sans commune mesure d'augmenter massivement les moyens attribués à la construction des routes, moyens qui manqueront ensuite dans d'autres domaines à la Confédération. Quant à l'initiative " En faveur du service public ", elle ouvre grand la porte à la privatisation de certaines entreprises de service public en leur interdisant de réaliser des bénéfices.
</p><p>Paul Rechsteiner, président de l'USS, a rendu attentif au risque de privatisation : " Et pourquoi donc, pour prendre un exemple, Swisscom ne devrait plus avoir le droit de faire des bénéfices ? Pourquoi seuls Salt et Sunrise le pourraient ? Une victoire de l'initiative dans les urnes ouvrirait tout grand la porte à la privatisation de Swisscom. " Paul Rechsteiner a fortement déconseillé d'accepter cette initiative " trop peu réfléchie ", uniquement en raison de salaires de managers trop élevés.
</p><p>L'initiative " Vache à lait " met directement en danger le développement du rail : la décision des citoyennes et citoyens d'affecter 9% de l'impôt sur les huiles minérales au financement des transports publics serait torpillée. Giorgio Tuti, le président du SEV : " L'initiative " Vache à lait va immanquablement conduire à un démantèlement dans les transports publics et à des hausses de prix. Cela signifierait un rapatriement du trafic sur la route. "
</p><p>Maria Bernasconi, secrétaire générale de l'APC a critiqué le fait que les deux objets coûteraient plus de 2 milliards à la Confédération et que le personnel de la Confédération risquerait de devoir subir de nouveaux programmes d'économies drastiques. " Ces économies supplémentaires auraient aussi clairement un impact sur la capacité d'innovation et la compétitivité de la Suisse. "
</p><p>Ce que Katharina Prelicz-Huber, présidente du SSP a confirmé: " Il ne saurait être question que des entreprises de la Confédération ne puissent plus réaliser de bénéfices et qu'on les empêche de procéder à des subventionnements croisés, car ceux-ci n'aboutissent pas les poches de particuliers, mais sont réinvestis dans le service public. "
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS, 079 744 93 90 </li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3031</guid><pubDate>Sun, 01 May 2016 16:00:00 +0200</pubDate><title>Tous ensemble pour une AVS forte !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/tous-ensemble-pour-une-avs-forte</link><description>Le 1er Mai fêté dans plus de 50 localités du pays (II)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En ce 1er Mai, la population descend dans la rue pour  manifester contre le démantèlement des rentes et les pertes d’emplois,  ainsi que pour plus de justice sociale dans plus de 50 localités de  Suisse. Pour cette Fête des travailleuses et des travailleurs 2016,  l’Union syndicale suisse (USS) a choisi le slogan. «&nbsp;Tous ensemble pour  une AVS forte&nbsp;!&nbsp;». </p><p>Lors de ces rassemblements, la population manifeste pour que la  baisse des rentes du 2e pilier soit compensée par une hausse des rentes  de l’AVS. Elle proteste aussi contre les projets de la droite qui veut  imposer le démantèlement des rentes et le relèvement à 67 ans de l’âge  de la retraite, alors que les travailleuses et travailleurs âgés ont  aujourd’hui déjà de la peine à conserver leur emploi jusqu’à l’âge  ordinaire de la retraite. 
</p><p>Des dizaines d’orateurs et oratrices montreront que l’AVS est  parvenue à maîtriser jusqu’à ce jour le vieillissement de la population  et que ce sera aussi le cas demain. Ils dénonceront l’argument de  l’«&nbsp;inéluctabilité démographique&nbsp;» comme étant un grossier stratagème  politique destiné à imposer une baisse des rentes, et exigerons que  l’AVS soit renforcée. 
</p><h3>Citations tirées des discours du 1er Mai</h3><p>Paul Rechsteiner, le président de l’USS, a déclaré à Thoune et à  Spiez&nbsp;: «&nbsp;Les rentes des caisses de pension sont toujours plus  mauvaises, au point que c’en est parfois dramatique. Et cela surtout  pour les futurs retraitées et retraités. L’initiative AVSplus exige une  augmentation des rentes de 10%. Cela a évidemment un coût. Mais se  serait nettement moins cher que si l’on voulait obtenir le même résultat  avec le 2e pilier et beaucoup moins cher qu’avec les assurances privées  (3e pilier). 
</p><p>Giorgio Tutti, le président du SEV s’est exprimé à Berne sur le même  sujet&nbsp;: «&nbsp;Il est évident que les personnes qui gagnent bien leur vie ne  désirent pas que l’AVS soit développée, car ils paient des cotisations  sur l’entier des leurs salaires élevés et ne reçoivent que la rente  maximale, qui est la même pour tout le monde. Il est aussi évident que  les assureurs privés et les banques soient contre ce projet. Ils  dénigrent l’AVS et veulent l’affaiblir pour pouvoir faire des affaires  avec les caisses de pension et le 3e pilier.&nbsp;»
</p><p>A Bienne, Doris Bianchi, l’adjointe du premier secrétaire de l’USS a  justifié la nécessité de l’initiative AVSplus de la sorte&nbsp;: «&nbsp;Il n’y a  plus que les personnes qui gagnent bien leur vie qui peuvent appréhender  la retraite sans se faire de soucis. Pour recevoir une rente décente  d’environ 2000 francs par mois de sa caisse de pension, il faut avoir  accumulé au moins un demi-million de capital. Il n’y a plus que les  hauts revenus qui y parviennent encore. Même les salarié-e-s qui gagnent  environ 7000 francs bruts par mois ont de la peine à atteindre cet  objectif.&nbsp;»
</p><p>Katharina Prelicz-Huber, la présidente du SSP, a abordé un autre  sujet à Aarau et a recommandé le 2X NON aux initiatives «&nbsp;En faveur du  service public&nbsp;» et «&nbsp;Vache à lait&nbsp;». Les deux objets menacent «&nbsp;un  service public étendu jusque dans les régions périphériques […] Et s’il  venait à manquer 1500 millions de recettes dans les caisses fédérales à  cause de l’initiative «&nbsp;vache à lait&nbsp;», cela impliquerait un énorme plan  d’austérité dans la formation, la santé, le social, les transports  publics, etc.&nbsp;» &nbsp;
</p><p>Vania Alleva, la présidente d’Unia a fustigé à Coire les recettes de  crise néolibérales, dans le monde et en Suisse. «&nbsp;Que la Banque  nationale suisse se soit agenouillée devant les marchés financiers en  est un exemple parlant. L’abandon du taux plancher a en l’espace d’un an  déjà détruit des dizaines de milliers d’emplois. Il n’est donc pas  étonnant que le nombre de pauvres ait à nouveau augmenté en Suisse, à  530&nbsp;000 personnes. Quelque 800&nbsp;000 personnes ne peuvent pas se permettre  de partir une semaine en vacances. Par contre, la fortune des 300  personnes les plus riches a augmenté 481 à 596 milliards au cours des  quatre dernières années. 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Ewald Ackermann, Service de la communication, 031&nbsp;377 01 09 ou 079&nbsp;660 36 14</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category><category>AVS</category><category>Services Publics</category><category>Travail</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4264</guid><pubDate>Fri, 29 Apr 2016 13:14:39 +0200</pubDate><title>L’initiative « En faveur du service public » aggraverait les dysfonctionnements du service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-initiative-en-faveur-du-service-public-aggraverait-les-dysfonctionnements-du-service-public</link><description>Le sondage montre que la population veut un service public de qualité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats du sondage sur l'initiative " En faveur du service public " publiés aujourd'hui montrent surtout une chose : la population souhaite disposer d'un service public de qualité. S'il y a lieu de s'en réjouir, l'acceptation de l'initiative aurait toutefois exactement l'effet inverse. Elle ne formule en effet aucune prescription sur la qualité des services fournis ou des conditions de travail appliquées dans ce secteur. Conséquence : les dysfonctionnements constatés s'aggraveraient encore plus avec le démantèlement du service public. 
</p><p>Le niveau encore relativement élevé d'acceptation de cette initiative, d'une part, est imputable à son intitulé trompeur et, de l'autre, signale qu'une grande partie des citoyen(ne)s ne s'est pas encore vraiment penchée sur le contenu de l'initiative. Celle-ci réduit, d'un côté, la marge de manœuvre des entreprises proches de la Confédération que sont les CFF, Swisscom et la Poste et, en même temps, offre dangereusement au Parlement un vaste champ d'action concernant le service universel que garantissent ces entreprises. En effet, selon la volonté des initiant(e)s, le Parlement devra définir tout ce qui fait partie de ce dernier. Mais s'il n'était plus permis de chercher à faire des bénéfices dans le service universel et si la Confédération ne pouvait plus participer aux bénéfices, le service universel ne serait plus synonyme que de coûts. Pour endiguer ceux-ci, il est évident que le Parlement tenterait de réduire au maximum le service universel. 
</p><p>Tout aussi évident est le fait que les domaines lucratifs du service universel seraient séparés de ces entreprises et privatisés. Ainsi l'initiative s'avérerait être un levier pour la privatisation et le démembrement des entreprises liées à la Confédération, privant la société et les gens de tout contrôle politique sur des infrastructures centrales. Les conséquences sont prévisibles : démantèlement du service public, suppressions d'emplois et pression sur les conditions de travail. Pour les employé(e)s de ces entreprises, cette perspective est catastrophique. Toujours est-il que, grâce à un partenariat social ancré dans la loi, il existe ici des conventions collectives de travail de qualité qui fixent les normes pour l'ensemble des branches concernées. 
</p><p>Qui veut vraiment un service public de qualité doit donc rejeter cette initiative. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim (079 744 93 90), secrétaire dirigeante de l'USS, se tient à votre disposition pour de plus amples informations. </li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4252</guid><pubDate>Thu, 21 Apr 2016 14:22:02 +0200</pubDate><title>Des mesures contraignantes pour enrayer l’augmentation du chômage sont absolument nécessaires </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-mesures-contraignantes-pour-enrayer-l-augmentation-du-chomage-sont-absolument-necessaires</link><description>Conférence nationale sur les travailleurs âgés </description><content:encoded><![CDATA[<p> La situation des travailleuses et des travailleurs âgés s'est de toute évidence dégradée ces deux dernières années. Surtout pour les hommes entre 55 et 64 ans. Le taux de chômage dans cette classe d'âge est passé de 3 à presque 5%! Et les travailleurs d'un certain âge ont de grandes difficultés à retrouver du travail, même quand ils ont de bonnes qualifications. Ils risquent d'arriver en fin de droit et de devoir s'annoncer à l'aide sociale.
</p><p> Les raisons de cette évolution: les travailleurs âgés sont mal traités (discriminés) ; le démantèlement des assurances sociales (2e pilier, AI) qui font que certaines " sorties de secours " en cas de problèmes au travail sont soudainement bloquées et le fait que certains employeurs sont plus enclins aujourd'hui à licencier des travailleurs âgés qu'auparavant.
</p><p> Pour aborder ce problème, la Confédération a convoqué la deuxième Conférence nationale sur les travailleurs âgés. La Conférence a reconnu que le chômage augmentait. Elle a aussi accepté le principe qu'il fallait prendre des mesures pour l'enrayer. Toutefois, les propositions ne vont pas assez loin. 
</p><p>Afin de réellement améliorer les chances des travailleurs âgés, il faut que les travailleurs de longue date bénéficient d'une meilleure protection contre le licenciement. Il faut aussi améliorer leurs chances dans la recherche d'emplois. Les employeurs devraient par exemple systématiquement annoncer les postes vacants aux ORP. Afin que les travailleurs âgés en recherche d'emploi aient une chance d'en retrouver un, les employeurs ne devraient pas pourvoir refuser des candidatures uniquement en raison de l'âge. Raison pour laquelle, l'OCDE elle-même a proposé d'interdire ce type de discrimination. 
</p><h5>Renseignement: </h5><p>- Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11
</p><p>- Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4248</guid><pubDate>Tue, 19 Apr 2016 13:27:20 +0200</pubDate><title>Nettement plus de personnes âgées au chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/nettement-plus-de-personnes-agees-au-chomage</link><description>Commentaire sur l’Enquête suisse sur la population active 2015</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les sans-emplois âgés ont de grandes difficultés à retrouver un emploi. Le fait que le chômage pour la classe d’âge des 55 ans et plus ait augmenté de 3 à 3,9% ces trois dernières années est très préoccupant. D’autant plus que le chômage n’a pendant cette même période que peu augmenté en comparaison, à savoir de 4,4 à 4,5%.
</p><p>Ces chiffres relativisent les résultats rendus publics aujourd’hui par l’OFS sur le taux d’activité des personnes de 55 à 64 ans. La baisse des prestations du 2e pilier font qu’à l’heure actuelle plus de personnes de cette classe d’âge sont dépendantes d’une activité lucrative qu’il y a encore quelques années. Comme les caisses de pension fixent des âges réglementaires de la retraite plus élevés et baissent les taux de conversion, beaucoup de salarié-e-s ne peuvent plus se permettre d’anticiper leur retraite. C’est surtout un problème quand la situation au travail s’est sensiblement dégradée ou quand des licenciements se produisent. A cela s’ajoute la surévaluation du franc qui, surtout dans l’industrie, provoque des licenciements touchant aussi les travailleuses et les travailleurs âgés. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) exige donc que la Conférence nationale sur le thème des travailleurs âgés de ce jeudi adopte des mesures concrètes pour améliorer leur situation. Les salarié-e-s de longue date doivent par exemple obtenir une meilleure protection contre le licenciement, comme c’est notamment le cas dans de nombreuses CCT. Les employeurs doivent aussi annoncer systématiquement les postes vacants aux ORP. Cela augmente la possibilité de retrouver un emploi pour les personnes âgées au chômage. C’est ce qu’ont démontré les expériences d’obligation d’annonce faites au Luxembourg, en Belgique et en Suède. En Suisse, sur 5 millions d’emplois, il n’y a que 10&nbsp;000 postes vacants annoncés aux ORP. &nbsp;
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l‘USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4244</guid><pubDate>Fri, 15 Apr 2016 14:42:06 +0200</pubDate><title>L’État est-il le meilleur ami des profiteurs ? </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-etat-est-il-le-meilleur-ami-des-profiteurs</link><description>Enquête sur la structure des salaires : les écarts du secteur public</description><content:encoded><![CDATA[<p>Récemment, les écarts salariaux ne se sont creusés dans aucun secteur économique autant que dans les pouvoirs publics. C'est ce que montrent les chiffres de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) 2014 qui viennent d'être publiés. Les salaires des cadres supérieurs ont ainsi augmenté de 6,9 % environ (2012-2014), quand les employé(e)s sans fonction de cadre ont, eux, même dû subir une baisse de 0,8 %. Alors que les écarts salariaux dans le secteur privé ne se sont plus agrandis, c'est maintenant l'État qui aggrave encore plus les inégalités de salaire. Cela ne peut plus durer ! Surtout, les pouvoirs publics n'ont pas à mieux traiter, concernant l'évolution des salaires, les fonctions de cadre que les employé(e)s ordinaires. 
</p><p>Ce sont en particulier les salaires des enseignant(e)s qui se sont trouvés sous pression. Les salaires moyens du corps enseignant ont baissé de 11 % (économie nationale). L'évolution des salaires des forces de sécurité (-4 %) ou, en particulier chez les femmes (-2,1 %), pour des activités simples dans le secteur de la santé, est également négative. 
</p><p>Cette évolution est inquiétante. En effet, le service public dans les domaines de la formation, de la santé et de la sécurité est précisément d'une importance cruciale pour la population et le bien-être dans notre pays. Et les programmes d'austérité de la Confédération, des cantons et des communes encore prévus vont renforcer cette évolution négative. 
</p><p>Dans ses analyses des finances cantonales, l'Union syndicale suisse (USS) a montré que ces programmes d'économies centrés sur les dépenses sont politiquement et économiquement une erreur. Presque tous les cantons dressent des budgets trop pessimistes, ce qui débouche sur des économies visées exagérées. Et s'y ajoutent diverses baisses d'impôt inutiles destinées aux entreprises, ainsi qu'aux revenus élevés et aux grandes fortunes. 
</p><p>Quelques cantons ont commencé à corriger le tir (p. ex. celui d'Argovie entre autres). Mais ce n'est pas le cas au niveau fédéral. Ici, on renforce même cette orientation. Par exemple, avec la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), la plus grande baisse d'impôt de ces derniers temps. Et depuis peu, le ministre suisse des Finances joue un rôle-clé à cet égard, comme l'a montré sa justification totalement déplacée de l'évasion fiscale via des sociétés offshore. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann &nbsp;responsable de la communication et porte-parole de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4232</guid><pubDate>Tue, 12 Apr 2016 08:51:10 +0200</pubDate><title>Pour stopper la baisse des rentes, il faut enfin améliorer celles de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-stopper-la-baisse-des-rentes-il-faut-enfin-ameliorer-celles-de-l-avs</link><description>Dégradation dramatique des rentes des caisses de pensions</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une personne d’actuellement 50 ans doit s’attendre à des rentes nettement plus basses au moment où elle partira à la retraite. Partout dans le pays, les futures rentes du 2e pilier baisseront dans une mesure encore inimaginable il y a peu. Les taux de conversion des caisses de pensions qui servent des prestations surobligatoires sont descendus un peu partout en-dessous de 6&nbsp;%, comme le montre un examen des données de plus de 60 caisses réalisé par l’Union syndicale suisse (USS). Et ce n’est que le début. Certaines grandes caisses de pensions abaissent même les taux à moins de 5&nbsp;%. Pour les assuré-e-s, cela signifie des baisses de rentes du 2e pilier allant jusqu’à 20&nbsp;%. À cela s’ajoute que beaucoup de salarié-e-s sont assurés auprès de fondations collectives ou de compagnies d’assurance qui empochent d’importants bénéfices sur le dos des assurés-e-s. Et cela grâce aux affaires qu’elles réalisent avec les assurances risques. Au lieu d’investir la plus grande partie des cotisations dans le processus d’épargne, et d’ainsi accumuler un capital vieillesse décent, beaucoup trop d’argent file dans l’assurance contre les risques de décès et d'invalidité.
</p><p>Au final, les rentes de l’AVS et des caisses de pensions peuvent toujours moins garantir «&nbsp;le maintien du niveau de vie antérieur de manière appropriée&nbsp;». Pour toujours plus de futurs retraité-e-s, remplir ce mandat constitutionnel est hors d’atteinte. Il n’y a pas que les bas et moyens revenus qui soient concernés. Beaucoup de celles et ceux qui ont un salaire de 7000 francs le sont aussi. Une personne qui ne dispose pas, dans le 2e pilier, d’un capital vieillesse d’au moins 500&nbsp;000&nbsp;francs, ne peut plus s’attendre, avec les nouveaux taux de conversion, à toucher une rente qui, avec celle de l’AVS, lui permettra de maintenir son niveau de vie antérieur. 
</p><p>Si nous voulons que le mandat constitutionnel soit respecté, la baisse des rentes doit être stoppée. La voie la plus simple et la meilleur marché est d’augmenter les rentes AVS, qui font d’ailleurs du surplace depuis des décennies, comme le demande l’initiative AVSplus. Une augmentation moyenne de 200 francs pour les personnes vivant seules et de 350 francs pour les couples apporterait une amélioration sensible à tous les revenus moyens et modestes. Des rentes AVS plus élevées ne sont toutefois pas gratuites. Elles coûtent aux employé-e-s et aux employeurs 0,4&nbsp;% du salaire. Mais en contrepartie, les salarié-e-s recevraient une augmentation des rentes de 10&nbsp;%. S’ils devaient financer la même hausse de rentes dans le 2e ou le 3e pilier, cela coûterait beaucoup plus. N’oublions pas non plus que les cotisations AVS n’ont pas été augmentées depuis 40 ans&nbsp;; elles se situent depuis 1975 à 8,4&nbsp;% (4,2&nbsp;% pour l’employeur et autant pour l’employé-e). Alors qu’entre-temps les cotisations au 2e pilier ont augmenté jusqu’à plus de 18&nbsp;%. 
</p><p>Pour réaliser le mandat constitutionnel, il n’y a pas d’autre voie que d’augmenter les rentes AVS. Car avec l’AVS, on obtient pour un franc de cotisation davantage de rente que dans n’importe quel autre système de prévoyance.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi (076&nbsp;564 67 67), secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079&nbsp;249 59 74), responsable de la communication de l’USS </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4205</guid><pubDate>Wed, 30 Mar 2016 18:02:24 +0200</pubDate><title>« Je défends mes droits »</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/je-defends-mes-droits</link><description>Réédition du bestseller de l’USS et traduction en italien</description><content:encoded><![CDATA[<p> Chaque année, plus de 70 000 jeunes commencent un apprentissage en entreprise. Ils ont généralement entre 16 et 18 ans et ne connaissent pour ainsi dire rien du monde du travail. En signant un contrat d'apprentissage, ils se sont engagés à travailler au service d'un employeur en échange de leur formation. À ce titre, le patron ne manquera pas de leur rappeler qu'ils sont soumis à un certain nombre des devoirs.
</p><p>Par contre, les apprenti-e-s, peu conscient-e-s de leurs droits, ne sont souvent pas en mesure de les faire respecter. Certains patrons ont tendance, par exemple, à " oublier " qu'un jeune de 16 ans ne peut pas être astreint à un travail plus de 9 heures par jour. Ou qu'une apprentie-vendeuse n'est pas censée travailler le dimanche. Il existe pourtant une protection spécifique pour les jeunes travailleurs et travailleuses afin de ne pas entraver leur développement personnel, physique et psychique.
</p><p>Consciente de ces difficultés, la Commission jeunesse de l'Union syndicale suisse (USS) a réactualisé son bestseller, le guide " Je défends mes droits. Apprentie, apprenti, tes droits de A à Z " (parution le 29 mars). Ce guide contient toutes les informations indispensables en relation avec le travail (conditions de travail, formation, assurances sociales, impôts, chômage, ...), ainsi que les références aux bases juridiques et liens utiles. Il a été complètement révisé et actualisé au plan juridique et traduit en italien.
</p><p>Le tirage de la nouvelle édition de " Je défends mes droits " est de 49'000 exemplaires (français, allemand et italien). Les commandes (Fr. 5.- l'exemplaire papier, frais de port compris) peuvent être passées auprès de info@sgb.ch. Sur demande, nous mettons à disposition des journalistes intéressés un exemplaire en service de presse. Pour d'autres informations : <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/tes-droits/">www.jeunesse-syndicale.ch/tes-droits</a>.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Matthias Preisser, communication de l'USS, 031 377 01 24</li><li>Laura Perret Ducommun, secrétaire centrale de l'USS en charge de politique de la formation et politique de la jeunesse, 079 810 12 13</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4198</guid><pubDate>Tue, 29 Mar 2016 11:27:52 +0200</pubDate><title>Aucune raison de paniquer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/aucune-raison-de-paniquer</link><description>Finances de l&#039;AVS : un déficit attendu</description><content:encoded><![CDATA[<p> Comme on s'y attendait, l'AVS a enregistré un déficit l'an dernier. Aucune raison cependant de paniquer. Ce résultat reflète un phénomène provisoire : comme un très grand nombre de personnes arrivent maintenant à la retraite (la génération des baby-boomers), le résultat de répartition de l'AVS est négatif. Mais ce déficit peut être rapidement épongé, sans trop solliciter l'économie et la population. Les décisions prises par le Conseil des États à propos de " Prévoyance vieillesse 2020 " ouvrent ici des perspectives. Avec 1% de TVA, le pic démographique serait de fait immédiatement compensé et les finances de l'AVS garanties jusqu'en 2030. Et si le 0,3 % de TVA qui est déjà prélevé pour l'AI jusqu'à fin 2017 revient ensuite à l'AVS, la population ne sentira pas du tout ce financement additionnel de l'AVS. Et la hausse effective de la TVA ne sera alors que de 0,7 % pendant la prochaine décennie. Pour un salaire moyen de 6 200 francs, cette hausse coûtera, tout juste 15 francs par mois, ou une bonne croûte au fromage. C'est supportable et c'est de l'argent bien investi. L'AVS est en effet la principale source de revenu de la grande majorité des retraité(e)s. 
</p><p>En appelant à relever l'âge de la retraite à 67 ans et à démanteler radicalement l'AVS, les employeurs et la droite veulent d'abord semer la panique. Derrière ce procédé se cachent en fait les intérêts économiques du lobby des assurances. On pousse ainsi les gens dans les bras des assurances et de leurs offres de prévoyance privée. Prétendre que l'AVS court à la ruine à cause de l'évolution démographique est au centre de cette campagne d'alarmisme qui dure depuis des années. L'AVS a toujours prouvé qu'elle était en mesure de faire face au vieillissement démographique. Depuis 1975, le nombre des retraité(e)s AVS est passé de 960 000 à 2,2 millions, il a donc plus que doublé. Mais les cotisations salariales n'ont jamais été relevées ces 40 dernières années. Seul 1% de TVA a été introduit il y a bientôt 20 ans. Cela prouve à quel point le modèle de financement de l'AVS est solide. 
</p><p>Il est en outre irresponsable de demander que l'âge de la retraite soit fixé à 67 ans. C'est là occulter que les travailleurs et travailleuses âgés ont aujourd'hui déjà de la peine à conserver leur emploi jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite. Avec la retraite à 67 ans, toujours plus de personnes se retrouveraient à l'aide sociale. Pour beaucoup, l'actuel niveau des rentes des 1er et 2e piliers est déjà insuffisant. Et la vie ne devient pas moins chère. C'est pourquoi, il ne peut être question de baisser les prestations de l'AVS. Il faut au contraire renforcer cette dernière, comme le demande l'initiative AVSplus. Cela, d'autant plus qu'à cause de la situation difficile dans laquelle se trouvent les marchés financiers, les futures rentes du 2e pilier vont diminuer comme peau de chagrin. Avec seulement 33 milliards de francs placés, l'AVS est beaucoup moins exposée aux turbulences des marchés financiers que le 2e pilier qui gère une fortune de 890 milliards. Un avantage clair pour l'AVS. 
</p><h5>Renseignements </h5><p>Doris Bianchi (076 564 6767), secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale
</p><p>L'ABC des finances de l'AVS : Sur nôtre site web <a href="http://ahvplus-initiative.ch/wp/index.php/wir-werden-immer-aelter-ein-problem-fuer-die-ahv/?lang=fr" class="external-link-new-window">www.initiative-avs.ch</a>. 
</p><p>Liste des organisations qui soutiennent lʼinitiative <b>AVSplus</b>: APC, ASEB, AvenirSocial, AVIVO, FARES, Garanto, JS, Kapers, LCH, Les Verts, PS, PS60+, SER, SEV, SIT, SSM, SSP, SSPM, Syndicom, Syna, Travail.Suisse, Unia, USDAM, USS, ZV. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4186</guid><pubDate>Thu, 17 Mar 2016 10:07:57 +0100</pubDate><title>Pression sur les salaires et hausse du chômage : la faute à la politique monétaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pression-sur-les-salaires-et-hausse-du-chomage-la-faute-a-la-politique-monetaire</link><description>Commentaire de l’USS sur l’appréciation de la situation économique et financière de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plus d'une année après l'abandon du taux plancher, le cours du franc continue à osciller au-dessous de 1,10 franc pour 1 euro. L'inflation est très négative. Le chômage augmente. En peu de temps, des milliers d'emplois ont disparu dans l'économie d'exportation. Depuis le début de l'appréciation de notre monnaie, en 2008, on a perdu presque 10 % des emplois dans l'hôtellerie-restauration et l'industrie. Comme il n'y a plus de taux plancher, de nouvelles violentes appréciations ne sont pas exclues. 
</p><p>Aujourd'hui, force est de constater que l'espoir nourri par la Banque nationale suisse (BNS) d'une dévaluation du franc pendant l'année 2015 ne s'est pas concrétisé. Les mesures de politique monétaire prises à ce jour (intérêts négatifs, interventions sur le marché des devises) ont certes des effets qui vont dans la bonne direction, mais elles sont insuffisantes. On comprend toujours moins quel objectif la BNS poursuit précisément, et à l'aide de quels instruments. 
</p><p>Prétendre comme la BNS que la politique monétaire est expansionniste est faux. Certes, les taux d'intérêt sont bas, mais le franc, fortement surévalué, a une incidence économique extrêmement néfaste, au point que les conditions monétaires générales en Suisse doivent sans équivoque aucune être qualifiées de restrictives. Le " Monetary conditions index " publié par la BNS dans son Bulletin trimestriel le montre également. 
</p><p>L'USS attend de la BNS qu'elle amène le franc à un niveau acceptable pour que les salaires et les emplois soient protégés. Presque toutes les petites économies ouvertes du monde se protègent contre toutes les formes de variations des cours de change. La BNS l'a aussi fait la plupart du temps par le passé : explicitement en 1978 et, ensuite, fin 2009, par rapport au deutschemark (80 ct/1 DM), puis face à l'euro, mais de manière implicite cette fois. L'instrument le plus efficace pour ce faire est l'instauration d'un taux plancher ou d'un objectif de cours, tous deux explicites. Les intérêts négatifs peuvent certes faciliter la mise en œuvre de cet objectif de cours. Mais à eux seuls, ils ne produisent que des effets limités, comme le montre la surévaluation du franc qui persiste depuis des mois. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart , économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4174</guid><pubDate>Mon, 07 Mar 2016 15:46:56 +0100</pubDate><title>AVSplus : un peu de justice réparatrice pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/avsplus-un-peu-de-justice-reparatrice-pour-les-femmes</link><description>Actions syndicales dans toute la Suisse pour la Journée internationale de la femme</description><content:encoded><![CDATA[<p> En cette journée internationale de la femme, les activistes syndicales distribuent dans toutes les grandes villes de Suisse un <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/230707/visuals.jpg" class="download">dépliant sur l’initiative AVSplus</a> qui demande que l’AVS soit renforcée. Accompagnées dans leur combat par des figures de boxeuses, elles demandent qu’«&nbsp;AVSplus donne plus de punch aux femmes&nbsp;!&nbsp;». Les syndicalistes de l’USS mettent ainsi le doigt sur le rôle central que joue l’AVS dans la prévoyance vieillesse des femmes.&nbsp; 
</p><p>Car il n’y a que dans l’AVS que les femmes sont traitées à égalité avec les hommes et reçoivent des rentes aussi élevées. Elles perçoivent par contre moitié moins d’argent des caisses de pension que leurs collègues masculins et 38&nbsp;% des retraitées doivent se contenter des seules rentes AVS. Voilà pourquoi il faut renforcer l’AVS.&nbsp; 
</p><p>Les femmes ont donc tout intérêt à ce que la perspective dans la prévoyance professionnelle s’éloigne des caisses de pension pour se recentrer sur l’AVS. Elles luttent en outre contre l’élévation injuste de l’âge de la retraite des femmes ainsi que d’autres fantasmes de démantèlement brandis par le camp bourgeois dans le dossier de la prévoyance vieillesse. Et cela afin que l’égalité ne s’applique pas seulement pendant la vie active, mais aussi ensuite. 
</p><p>Dans le débat actuel, on oublie trop souvent que les femmes sont déjà désavantagées dans la prévoyance vieillesse&nbsp;: en raison de travail à temps partiel, d’interruptions de carrière et de bas salaires, beaucoup d’entre elles ne peuvent économiser suffisamment pour leur retraite. Ou ne peuvent même pas travailler jusqu’à 64 ans parce qu’elles s’occupent de leurs proches. Elles en paient un lourd tribut en recevant des rentes d’autant plus basses.&nbsp; 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS, 076 200 90 89 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4172</guid><pubDate>Fri, 04 Mar 2016 14:18:13 +0100</pubDate><title>Abus en matière de salaires et de conditions de travail : le Conseil fédéral ferme les yeux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/abus-en-matiere-de-salaires-et-de-conditions-de-travail-le-conseil-federal-ferme-les-yeux</link><description>Mesures d’accompagnement, mise en œuvre de l’article constitutionnel 121a</description><content:encoded><![CDATA[<p>La pression sur les salaires et les abus commis par les patrons sont une triste réalité dans notre riche Suisse. Mais le Conseil fédéral ferme les yeux. En décidant aujourd'hui de ne pas renforcer la protection contre les abus, il se range dans le camp des employeurs tenants d'une ligne dure et laisse les salarié(e)s se débattre avec leurs problèmes. Au Parlement de résoudre maintenant ces derniers. Cette semaine, le Conseil national a déjà dépassé le Conseil fédéral en acceptant la prolongation facilitée des contrats-type de travail proposée aujourd'hui par le gouvernement. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) a soumis de nombreuses propositions efficaces pour lutter contre les abus. Ainsi, par exemple : le renforcement des conventions collectives de travail (CCT) via la baisse du quorum des employeurs, des mesures pour améliorer la protection des travailleurs et travailleuse âgés (meilleure protection contre le licenciement), une hausse nette du nombre des contrôles des salaires dans les entreprises en Suisse ainsi qu'un registre des entreprises donnant des informations sur les entreprises qui paient correctement leur personnel et celles qui pratiquent la sous-enchère salariale. Le renforcement des CCT a aussi été demandé par les employeurs de la Suisse latine et des branches artisanales. 
</p><p>L'USS juge important que la Suisse ait, à l'avenir aussi, des relations structurées et stables avec son principal partenaire économique, l'Union européenne. Les Accords bilatéraux doivent par conséquent être sauvegardés. Il est évident qu'ils doivent en même temps profiter aux travailleurs et travailleuses. À cet effet, il faut garantir en Suisse le versement de salaires suisses et le respect des conditions de travail locales. Seules des mesures de protection efficaces assureront demain le soutien de la population à la voie bilatérale.
</p><h5>renseignements</h5><p><b><span lang="FR"></span></b></p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, &nbsp;responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4161</guid><pubDate>Mon, 29 Feb 2016 16:11:30 +0100</pubDate><title>Le Conseil national aveugle face au personnel et sourd face aux cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-national-aveugle-face-au-personnel-et-sourd-face-aux-cantons</link><description>Loi sur les heures d’ouverture des magasins (LOMag)</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Conseil national s'est prononcé aujourd'hui en faveur de la loi sur les heures d'ouverture des magasins. En en décidant ainsi, la chambre basse veut imposer à la moitié des cantons des heures d'ouvertures plus étendues. Si l'avis du Conseil national prend le dessus, des journées de travail encore plus éclatées vont dégrader les conditions de travail dans la vente, aujourd'hui déjà précaires. Les employé-e-s concernés auraient encore plus de difficultés à concilier leur vie de famille avec leur profession. Le personnel de vente refuse aussi explicitement une extension des heures d'ouverture des magasins, comme une étude que le syndicat Unia a récemment publiée le montre.
</p><p> Le Conseil national ignore aussi l'opposition des cantons. Ces derniers refusent également ce projet et ne veulent pas se faire dicter leur conduite en la matière. Le Conseil des Etats a rendu honneur à cette argumentation fédérale et a par conséquent refusé d'entrer en matière lors de la dernière session. 
</p><p>L'USS appelle le Conseil des Etats à rester ferme en la matière. Il n'est pas besoin d'une loi qui rende la vie du personnel plus difficile, allonge de manière générale les journées de travail, ne permette pas de lutter contre le tourisme d'achat et soit imposée aux cantons contre leur volonté.&nbsp;
</p><h5> Renseignement: </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS en charge des conditions de travail, 076 335 61 97</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4158</guid><pubDate>Mon, 29 Feb 2016 09:41:42 +0100</pubDate><title>Les syndicats appellent les secondas et les secondos à se naturaliser</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-syndicats-appellent-les-secondas-et-les-secondos-a-se-naturaliser</link><description>Et maintenant, il faut lancer une offensive de naturalisations</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Suite à l'enterrement réussi de l'initiative de mise en œuvre, les syndicats lancent maintenant une offensive de naturalisations. L'USS, qui compte parmi ses membres un grand nombre de migrantes et de migrants, invite tout particulièrement les jeunes étrangers de seconde génération, les secondas et les secondos, à sérieusement se poser la question de la naturalisation. </p><p>La netteté du NON à l'initiative de mise en œuvre a permis d'empêcher que les personnes qui vivent en Suisse, sans toutefois en posséder la nationalité, ne soient privées de leurs droits. Mais même ainsi, leur situation reste inconfortable. Des tours de vis successifs ont été donnés ces 20 dernières années. Même sans initiative de mise en œuvre, les personnes qui ont grandi ici sans passeport suisse risquent non seulement une condamnation pénale pour des délits, comme tous les autres, mais en plus l'expulsion dans un pays qu'ils ne connaissent probablement pas. C'est la raison pour laquelle l'USS lance un appel à tous les étrangers de deuxième génération à sérieusement se poser la question de la naturalisation. 
</p><p>Le président de l'USS, Paul Rechsteiner a invité les parents qui n'ont pas la citoyenneté suisse " à faire tout leur possible pour que leurs enfants acquièrent la nationalité suisse dès qu'ils en rempliront les conditions. " Paul Rechsteiner a aussi demandé aux villes et aux communes d'agir en conséquence. La collectivité doit adopter une attitude positive à l'égard de la naturalisation de jeunes personnes étrangères qui ont grandi ici et " les inviter à devenir des citoyens et des citoyennes de ce pays. " 
</p><p>Il est dans l'intérêt d'une démocratie de convaincre autant d'habitants et d'habitantes d'un pays que possible de devenir des citoyens et des citoyennes majeurs et actifs ", estime pour sa part Vania Alleva, la présidente d'Unia. Et pourtant : " La Suisse a des règles très strictes en matière de naturalisation et des procédures de naturalisation différentes selon les communes. Elle devrait au moins se soucier que le plus grand nombre possible de personnes qui remplissent les sévères critères en vigueur se fassent effectivement naturaliser et renforcent ainsi la société civile ", a ajouté Vania Alleva, qui en tant que présidente d'Unia est à la tête de la plus grande organisation de migrants et de migrantes de Suisse. 
</p><p>Pour Manuel Avallone, vice-président du Syndicat des transports SEV, l'intégration n'est pas une voie à sens unique. Elle exige un partenariat entre les immigrés et immigrées d'un côté et les Suisses et les Suissesses de l'autre. Ces derniers ne devraient pas tout faire pour la rendre difficile, mais au contraire créer les conditions pour réussir une intégration optimale. Bien que la Suisse officielle ne lui ait jamais donné l'impression d'en faire partie, il veut maintenant se faire naturaliser. " Je ne suis plus disposé à être otage de la politique xénophobe de l'UDC en raison de ma nationalité ", a déclaré Manuel Avallone. 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Manuel Avallone, vice-président du SEV, 079 434 46 71 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4156</guid><pubDate>Sun, 28 Feb 2016 16:35:39 +0100</pubDate><title>Il faut améliorer les rentes AVS des couples </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-ameliorer-les-rentes-avs-des-couples</link><description>Votation fédérale du 28 février 2016 : les commentaires de l’USS sur les autres objets.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le rejet de <b>l’initiative du PDC sur la «&nbsp;pénalisation du mariage&nbsp;»</b>. Cette dernière aurait non seulement inscrit dans la Constitution fédérale une conception dépassée du mariage, mais aussi occasionné des milliards de francs de pertes fiscales pour la Confédération, les cantons et les communes, sans pour autant amener clairement plus de justice fiscale. Les débats et la part élevée de «&nbsp;oui&nbsp;» montrent toutefois que le plafonnement des rentes de coupes AVS à 150&nbsp;% de la rente maximale est ressenti comme injuste et que le niveau des rentes AVS pour les couples est trop bas. En effet, toujours plus de couples de retraité(e)s sont composés de personnes qui étaient autrefois toutes deux professionnellement actives. Le revenu touché sous forme de rentes par les conjoints doit par conséquent être amélioré, comme l’initiative AVSplus le demande. À tout le moins, le plafond précité doit passer à 155&nbsp;%, ainsi que le Conseil des États vient d’en décider. 
</p><p>L’USS regrette l’acceptation par le peuple <b>d’un deuxième tunnel routier au Gothard</b>. Mais cette décision ne doit pas servir de prétexte pour se remettre immédiatement à torpiller la nouvelle transversale alpine (NLFA) qui sera terminée sous peu. Le Conseil fédéral et les partisans du deuxième tube ont surtout marqué des points avec leur argument d’une meilleure prévention contre les accidents. Il leur appartient désormais de tenir leur promesse, à savoir que chacun des deux tubes n’offrira qu’une voie dans chaque sens. En effet, l’USS continue à être persuadée qu’une politique des transports la plus durable possible suppose que la majeure partie du trafic de transit transalpin, en particulier du trafic marchandises, se fasse par le rail. 
</p><p>L’USS regrette le NON opposé à <b>l’initiative qui demandait l’interdiction de spéculer sur les denrées alimentaires</b>. Les discussions en cours à ce sujet aux États-Unis et dans l’Union européenne indiquent que cette spéculation fera prochainement l’objet d’une réglementation plus stricte. La décision prise par le peuple dans les urnes ne devra cependant pas servir de prétexte pour justement attirer ce genre d’affaires et risquer donc de se retrouver une nouvelle fois ostracisé au plan international. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;277 61 31 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4153</guid><pubDate>Sun, 28 Feb 2016 14:33:40 +0100</pubDate><title>Le peuple met des limites claires à une politique inhumaine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-peuple-met-des-limites-claires-a-une-politique-inhumaine</link><description>Votation fédérale du 28 février 2016 : initiative de mise en oeuvre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En rejetant clairement l'initiative de mise en œuvre de l'UDC, les citoyen(ne)s de ce pays ont mis des limites à une politique inhumaine. La majorité d'entre eux n'accepte pas que le plus grand parti du pays foule toujours plus aux pieds les fondements sur lesquels repose la Suisse, s'attaque aux droits humains et attise la xénophobie. </p><p>L'Union syndicale suisse (USS) est très heureuse de voir qu'il a été possible de mettre le holà à cette politique cynique qui aurait ravalé un cinquième de la population au rang de personnes de seconde classe. Cela a été possible grâce à une mobilisation exemplaire des pans les plus larges de la population, une mobilisation qui s'est notamment cristallisée dans l'Appel urgent aux Suissesses et aux Suisses concrètement soutenu par l'USS. 
</p><p>La vaste dynamique de la campagne pour le NON incite à avoir confiance : les nouvelles attaques de l'UDC contre les droits humains et les acquis de notre société pourront à l'avenir aussi être contrées, comme par exemple l'initiative de l'UDC qui veut faire passer les droits humains après les lois nationales. Ici, il s'agira de profiter de l'élan suscité par ce vaste mouvement. 
</p><p>Ce très net NON modifie également la donne concernant le débat sur l'avenir des Accords bilatéraux et la mise en œuvre de l'initiative " Contre l'immigration de masse ". Il montre que, sur ces questions qui seront décisives pour l'avenir de la Suisse, l'UDC ne pourra pas imposer son diktat. 
</p><p>Le résultat de cette votation ouvre en outre un nouveau chapitre de notre attitude à l'égard de personnes qui sont nées dans notre pays, mais n'ont pas de passeport suisse. Au lieu de continuer à les marginaliser, il y a lieu de les intégrer. Lundi 29 février, l'USS expliquera sa position dans ce contexte à la faveur d'une conférence de presse qui se tiendra à Berne. (L'invitation suivra ce dimanche, en début de soirée.) 
</p><p>Un deuxième communiqué sera publié ultérieurement sur les autres objets de la votation d'aujourd'hui.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS,&nbsp;079 277 61 31,&nbsp;</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la&nbsp;communication de l'USS,&nbsp;&nbsp;079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4150</guid><pubDate>Fri, 26 Feb 2016 16:03:41 +0100</pubDate><title>Une commission aveugle à une pauvreté qui se répand</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/une-commission-aveugle-a-une-pauvrete-qui-se-repand</link><description>Prestations complémentaires : pas de relèvement des maximas reconnus pour le loyer</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise aujourd'hui par la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national de suspendre le relèvement des montants maximaux pris en compte au titre du loyer dans le calcul des prestations complémentaires (PC) et de ne traiter cet objet que lors de la révision de la loi sur les prestations complémentaires (LPC) est une gifle faite à des milliers de séniors et de personnes handicapées. Sont concernées ici des personnes qui doivent s'ôter le pain de la bouche pour satisfaire à leurs besoins les plus élémentaires. 
</p><p>Les montants maximaux pris en compte aujourd'hui au titre du loyer dans le calcul des PC sont beaucoup trop bas. Les personnes vivant seules peuvent faire prendre en compte au maximum 1 100 francs par mois comme frais de loyer, les couples 1 250 francs. Et cela, quel que soit le montant de leur loyer et qu'elles vivent à Zurich ou à Marsens. Ces montants ont été adaptés pour la dernière fois en 2001. Depuis lors, les loyers ont augmenté en Suisse d'en moyenne 21 %. Le montant effectivement pris en compte pour les PC couvre par conséquent toujours moins les frais de loyer effectifs. Et les personnes concernées doivent faire des économies sur leur alimentation, l'achat de vêtements ou leur mobilité. La possibilité de satisfaire à leurs besoins existentiels s'en trouve menacée. 
</p><p>Cette décision est un scandale, car il faudra encore des années pour que la révision de la LPC soit terminée. Insensible aux problèmes sociaux qui se posent au quotidien, une majorité de droite porte la responsabilité de la misère qui frappe des retraité(e)s. 
</p><p>Cette décision fait en outre apparaître de manière tout à fait exemplaire la nécessité de rentes AVS d'un bon niveau permettant de lutter contre la pauvreté des personnes âgées. Or, le seul projet d'amélioration des rentes AVS, et donc de lutte efficace contre cette pauvreté, existant à ce jour est l'initiative populaire des syndicats AVSplus, sur laquelle nous voterons à l'automne. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS,&nbsp;076 564 67 67&nbsp;.</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-4145</guid><pubDate>Thu, 25 Feb 2016 10:00:04 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral passe la marche arrière alors qu’il devrait accélérer !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-conseil-federal-passe-la-marche-arriere-alors-qu-il-devrait-accelerer</link><description>Message FRI 2017-2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son annonce de ce jour concernant le message sur l'encouragement de la formation, de la recherche et de l'innovation 2017-2020 (FRI), le Conseil fédéral prévoit une croissance de seulement 2 %. Pour l'USS, cette décision est absolument inacceptable. En effet, comment le Conseil fédéral peut-il déclarer que le domaine FRI constitue une priorité et procéder à de telles réductions budgétaires ? La pénurie de main d'œuvre qualifiée dans certaines branches va encore s'accentuer. Par conséquent, le domaine FRI doit contribuer davantage à la formation du personnel qualifié pour le développement de notre économie et la sauvegarde des emplois. 
</p><p>Alors que les comptes 2015 de la Confédération se sont soldés par un excédent de 2,3 milliards de francs, le Conseil fédéral a récemment mis en consultation un programme de stabilisation 2017-2019 qui prévoit des coupes à hauteur de 555,3 millions dans le domaine FRI, ce qui représente 20 % du budget FRI. 
</p><p>Pour comparaison, rappelons que la croissance pour la période 2008-2012 était de 6,3 % et que celle de la période 2013-2016 était de 3,7 %. Cette marche arrière est irresponsable. L'USS soutient la motion de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national qui demande au Conseil fédéral de prévoir une croissance annuelle moyenne de 3,9 % dans le message FRI 2017-2020. Cette motion sera traitée au Conseil national le 9 mars. 
</p><p>L'USS s'engagera pour que les moyens alloués au domaine FRI permettent de réaliser les projets négociés entre les partenaires sociaux et les partenaires de la formation : la formation professionnelle supérieure, le diplôme professionnel pour adulte, la relève scientifique pour les hautes écoles, l'innovation, la formation continue et les bourses d'études.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Laura Perret Ducommun, secrétaire centrale de l'USS pour la politique de la formation, 079 810 12 13</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4115</guid><pubDate>Mon, 15 Feb 2016 09:39:15 +0100</pubDate><title>Égalité salariale : arrêtons la participation au bon vouloir des employeurs !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-arretons-la-participation-au-bon-vouloir-des-employeurs</link><description>L’USS demande des mesures contraignantes</description><content:encoded><![CDATA[<p> Dans sa réponse à la consultation concernant la révision de la loi sur l'égalité, l'Union syndicale suisse (USS) se félicite certes de voir le Conseil fédéral sortir de sa longue passivité et vouloir enfin prendre des mesures plus poussées contre les discriminations salariales à l'encontre des femmes, mais demande une intervention plus énergique à ce chapitre. À regarder le projet de révision de la loi de plus près, on voit que le Conseil fédéral en reste à une participation au bon vouloir des employeurs, ce qui avait déjà fait échouer le Dialogue sur l'égalité des salaires. Si les entreprises devront contrôler leurs systèmes salariaux sous l'angle de la discrimination, elles n'auront toutefois pas à craindre de sanction au cas où elles ne le feraient pas ou si elles découvraient des cas, mais n'y mettaient pas fin.
</p><p>L'USS ne peut pas accepter que la loi sur l'égalité soit appliquée selon le principe du bon vouloir patronal. C'est pourquoi elle demande que l'État assume avec les partenaires sociaux la responsabilité de concrétiser le mandat constitutionnel de l'égalité salariale entre les sexes. L'obligation de contrôler les salaires doit être appliquée à la totalité des entreprises et sa mise en œuvre relever d'une autorité prévue à cet effet. Renoncer à des sanctions en cas d'infraction à la loi comme le prévoit le projet est une absurdité juridique. L'USS exige que le Conseil fédéral corrige ce paradoxe. Il faut que les syndicats soient aussi représentés dans une commission tripartite mise en place au niveau fédéral ainsi que dans les entreprises, dans le cadre des contrôles qui seront effectués lorsque la loi sera appliquée.
</p><p>L'USS attend du Conseil fédéral qu'il profite de la révision de la loi pour s'attaquer avec détermination à la situation actuelle qui ne respecte pas la Constitution fédérale, et ne traite plus l'égalité salariale comme un programme facultatif réservé aux périodes de vaches grasses.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann (031 377 01 12 ou 076 200 90 89), secrétaire centrale de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4105</guid><pubDate>Thu, 11 Feb 2016 09:32:23 +0100</pubDate><title>AVS : excellent rapport coût-efficacité, même quand les bourses connaissent des problèmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/avs-excellent-rapport-cout-efficacite-meme-quand-les-bourses-connaissent-des-problemes</link><description>Les finances solides de l’AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats des placements négatifs communiqués par Compenswiss reflètent l'évolution défavorable sur les marchés financiers l'an dernier. Cependant, contrairement au 2e pilier, les rendements des placements jouent un rôle secondaire pour l'AVS, qui est financée selon le système de la répartition. Le système de financement de l'AVS est, précisément en période de taux d'intérêt bas persistants et de fortes turbulences sur les marchés financiers, nettement supérieur au système de la capitalisation. En effet, avec le système de la répartition, la majeure partie des rentes courantes sont directement financées avec les cotisations courantes. C'est pour cela que l'AVS, l'AI et les allocations pour perte de gain (APG) ne doivent placer qu'environ 33 milliards de francs. Avec un volume de placements de 890 milliards de francs environ, le 2e pilier est par contre bien plus exposé aux marchés financiers. 
</p><p>Il est beaucoup plus facile de faire des prévisions avec l'AVS. Même avec un vieillissement en hausse. Pour l'AVS, nous savons en effet que l'arrivée à la retraite de la génération du baby-boom créera provisoirement un besoin financier supplémentaire. Celui-ci devra, comme prévu par le Conseil fédéral et le Conseil des États, être financé à l'aide de la TVA. 1 % sera nécessaire. Si le 0,3 % de TVA destiné à l'AI jusqu'à fin 2017 revient dès cette date à l'AVS, la hausse effective de la TVA ne sera que de 0,7 %. C'est supportable et c'est un bon investissement. De fait, l'AVS est la source de revenu la plus importante pour la grande majorité des personnes à la retraite. 
</p><p>Un énorme surcoût menace par contre le 2e pilier. Sans pour autant que les assuré(e)s en reçoivent plus de prestations. On le voit bien avec l'exemple de la plus grande caisse de pensions de Suisse, la BVK Zürich, qui baisse son taux de conversion pour le capital-vieillesse de 6,2 à 4,87 %. Mais pour que les prestations des futurs rentiers et rentières ne soient pas inférieures à ce qui leur avait été annoncé jusqu'à maintenant, les cotisations salariales ont augmenté de 5 points de pourcentage. Pour les tout jeunes assuré(e)s (21-23 ans) et pour celles et ceux qui sont proches de leur retraite, cette augmentation se monte même à 10, respectivement 11 points de pourcentage. Cela représente beaucoup d'argent qui manque aux personnes actuellement actives pour financer leurs dépenses courantes. 
</p><p>Relever l'âge de la retraite et baisser les prestations de manière générale, comme le demandent les employeurs et la droite, n'est pas une option. D'une part, les travailleurs et travailleuses âgés ont aujourd'hui déjà du mal à conserver leur emploi jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite. Toujours plus de personnes se retrouveraient alors à l'aide sociale. D'autre part, le niveau des rentes de l'AVS et du 2e pilier d'un très grand nombre de personnes est actuellement déjà insuffisant. Au lieu de démanteler l'AVS, il faut donc la renforcer, comme le demande l'initiative AVSplus. Car l'AVS a, pour les bas et moyens revenus, le meilleur rapport prix-prestations.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4089</guid><pubDate>Wed, 03 Feb 2016 14:41:51 +0100</pubDate><title>Laura Perret Ducommun, nouvelle secrétaire centrale de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/laura-perret-ducommun-nouvelle-secretaire-centrale-de-l-uss</link><description>Reprise du dossier de la formation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Laura Perret Ducommun (39 ans) a entamé ses activités de secrétaire centrale de l'Union syndicale suisse (USS) au début du mois de février. Succédant à Véronique Polito devenue membre du comité directeur du syndicat Unia, elle est la nouvelle responsable à l'USS du dossier de la formation et de la politique de la jeunesse.
</p><p> Depuis de nombreuses années Laura Perret Ducommun se consacre de manière approfondie aux questions de formation, principalement de formation professionnelle. Ces cinq dernières années, cheffe de division suppléante au Secrétariat d'État à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI), elle a été responsable de la formation professionnelle supérieure (examens professionnels et examens professionnels supérieurs fédéraux, filières de formation des écoles supérieures). Auparavant, après avoir été secrétaire générale adjointe de la Conférence universitaire de Suisse occidentale, elle a travaillé à l'Office fédéral de la statistique dans le domaine des hautes écoles, comme cheffe de l'unité Personnel et Finances de Hautes Écoles. Elle dispose aussi d'une expérience de dix années en tant que formatrice d'adultes.
</p><p> Laura Perret Ducommun a obtenu un doctorat en informatique et un master en administration publique. Elle vit à Savagnier (NE), est mariée et mère de deux enfants.
</p><h5>renseignements</h5><p><a name="Text10"><b><span lang="FR"></span></b></a>Laura Perret Ducommun,&nbsp;secrétaire centrale de l'USS,&nbsp;031 377 01 23 ou 079 810 12 13
</p><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4050</guid><pubDate>Fri, 15 Jan 2016 15:36:17 +0100</pubDate><title>Un NON clair à l’initiative pernicieuse « En faveur du service public »</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/un-non-clair-a-l-initiative-pernicieuse-en-faveur-du-service-public</link><description>Résolution de la journée USS : Il faut renforcer maintenant le service public</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il faut mettre le holà au diktat de l'austérité en ce qui concerne les pouvoirs publics, car il est inutile et économiquement dommageable. Telle est la revendication centrale de la résolution adoptée à l'unanimité par les 150 personnes qui ont participé à la journée sur le service public organisée le vendredi 15 janvier par l'Union syndicale suisse et les syndicats SSP (Syndicat suisse des services publics), APC (Association du personnel de la Confédération), SEV (Syndicat du personnel des transports), syndicom (Syndicat de médias et de la communication) et Garanto (Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontière). Les apôtres de l'austérité sous-estiment la grande importance que revêtent pour l'ensemble de l'économie une administration qui fonctionne bien ainsi que des infrastructures et des services publics de qualité supérieure. Par leur excellence, les services publics contribuent substantiellement au fait qu'en comparaison internationale, la Suisse est en tête de peloton en matière de compétitivité.
</p><p>Les participant(e)s à la journée des syndicats ont aussi clairement dit non à l'initiative " En faveur du service public ". Avec son intitulé trompeur, cette initiative, qui passera très probablement en votation au mois de juin, menace la compétitivité de la Suisse. Elle veut en effet interdire aux entreprises d'infrastructure que sont les CFF, Swisscom et La Poste de faire des bénéfices. Propriétaire de La Poste et principale actionnaire de Swisscom, dont elle profite des bénéfices, la Confédération finance avec ces derniers d'autres prestations de service public. Cela aussi l'initiative le lui interdirait à l'avenir. 
</p><p>L'initiative aurait pour conséquences le démantèlement des entreprises liées à la Confédération et la privatisation des secteurs rentables, alors que les secteurs déficitaires devraient être financés par les pouvoirs publics. Autres conséquences : la réduction du personnel et la dégradation des conditions de travail. Et les solides conventions collectives de travail existantes ici seraient perdues. Pour ces raisons, les participant(e)s à la journée des syndicats sur le service public rejettent cette initiative. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Dore Heim (079 744 93 90), secrétaire dirigeante de l'USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4031</guid><pubDate>Tue, 05 Jan 2016 09:05:44 +0100</pubDate><title>Lutter contre le niveau record de chômage, mais en tout cas pas l’aggraver</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/lutter-contre-le-niveau-record-de-chomage-mais-en-tout-cas-pas-l-aggraver</link><description>Conférence de presse annuelle 2016 de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le nombre de personnes sans emploi a atteint en Suisse un niveau record tristement historique. La Suisse est presque le seul pays d'Europe où les chiffres du chômage augmentent. L'Allemagne affiche actuellement un taux de personnes sans emploi plus bas que la Suisse. Une des causes en est la forte appréciation du franc depuis 2007. Ensuite, les détériorations des prestations dans la prévoyance vieillesse et l'AI ont eu comme conséquence que l'on peut estimer qu'entre 90 000 et 110 000 personnes de plus sont dépendantes d'un emploi (2 % de la population active). C'est ce que montre une étude publiée aujourd'hui par l'USS. Les problèmes des travailleurs et travailleuses âgés se sont aussi aggravés pour cette raison.
</p><p>Et sans changement de cap, leurs perspectives s'assombrissent encore. Les rentes sont soumises à une violente pression dans le deuxième pilier. L'exemple le plus flagrant est celui de la caisse de pension du canton de Zurich (BVK) : la plus grande caisse de pension de Suisse a baissé ses taux de conversion de 6,2 à 4,87 % pour une retraite à 65 ans et augmenté les cotisations salariales de 5 % et plus. En même temps, les rentes AVS ont depuis des années du retard sur les salaires. Les réductions de prestations prévues dans le cadre de Prévoyance vieillesse 2020 vont encore aggraver la situation de l'emploi : si l'âge de la retraite des femmes devait augmenter à 65 ans, entre 18 000 et 25 000 femmes de plus seraient dépendantes d'un emploi.
</p><p>Pour résoudre ce problème, l'USS a notamment présenté les mesures et revendications suivantes à sa conférence de presse annuelle :</p><ul><li>Les employeurs doivent obligatoirement annoncer les postes vacants aux ORP afin que les personnes sans emploi trouvent plus facilement du travail.</li><li>Les travailleurs et travailleuses âgés et de longue date doivent être mieux protégés contre le licenciement. Les expériences faites avec de telles dispositions dans les CCT sont positives. Le relèvement de l'âge de la retraite doit être refusé, car cela aggrave les problèmes.</li><li>La BNS doit à nouveau se fixer un objectif de taux de change. Dans les faits, rien ne va en direction de l'établissement d'un nouveau taux plancher pour le franc par rapport à l'euro.</li><li>Les Accords bilatéraux doivent être maintenus. Ils sont importants pour les salaires et les emplois en Suisse. Mais ils doivent profiter à tous les travailleurs et travailleuses de Suisse. Il faut donc combler les lacunes dans la protection des salaires et des emplois.</li><li>Les rentes AVS doivent être augmentées de 10 %, comme le demande l'initiative AVSplus. Ce n'est qu'en renforçant l'AVS que l'on peut garantir des rentes décentes pour un prix raisonnable.</li></ul><h5>Les exposés de la conférence</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS : "<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-usv/usv-femmes.jpg">Maintenir les Bilatérales en améliorant la protection des salarié-e-s – Renforcer l’AVS. Et un NON à l’initiative inhumaine de l’UDC le 28 février</a>"</li><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS : "<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230517_GM_VL_Wohlfahrtsfonds.pdf" class="download">Il n’y a jamais eu autant de personnes sans emploi&nbsp;: causes et contre-mesures</a>"</li><li> Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la sécurité sociale :"<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230517_GM_IVV_Tabellenloehne.pdf" class="download">Renforçons un système de prévoyance vieillesse éprouvé&nbsp;: OUI à une amélioration des rentes AVS</a>"</li></ul><h5>Dossier sur le thème</h5><ul><li>Dossier de l'USS N° 113 : "<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/230516/230516_CP_Salaires_femmes_Texte_Vania_Alleva.pdf" class="download">Davantage de demandeurs et demandeuses d'emploi à cause du démantèlement des prestations des assurances sociales</a>"</li></ul><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, spécialiste des assurances sociales, 076 564 67 67</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Économie</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4022</guid><pubDate>Fri, 18 Dec 2015 16:45:35 +0100</pubDate><title>Davantage de protection pour les salaires et les salarié(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/davantage-de-protection-pour-les-salaires-et-les-salarie-e-s</link><description>Mesures d’accompagnement : Le Conseil fédéral reconnaît enfin les problèmes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est soulagée de voir que le Conseil fédéral veut introduire des mesures supplémentaires de lutte contre les abus sur le marché du travail. Le gouvernement a enfin compris que des mesures efficaces sont nécessaires pour protéger les emplois, les salaires et les salarié(e)s.
</p><p>Le 6 novembre dernier, les délégué(e)s de l’USS ont adopté un train de mesures et de revendications sur ces questions. Pour l’essentiel, elles demandent un renforcement des conventions collectives de travail, des mesures pour mieux protéger les travailleurs et travailleuses âgés (amélioration de la protection contre le licenciement), une augmentation claire du nombre des contrôles des salaires dans les entreprises en Suisse, ainsi qu’un registre des entreprises donnant des informations sur celles qui versent des salaires corrects et celles qui pratiquent la sous-enchère salariale. 
</p><p>L’USS attend du groupe de travail mis maintenant sur pied par le Conseil fédéral qu’il s’attaque aux problèmes existant en matière de protection des salaires et concernant les travailleurs et travailleuses âgés, et propose en temps voulu des mesures au Conseil fédéral, de sorte qu’elles puissent être reprises dans le message de ce dernier sur la mise en œuvre de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;». 
</p><p>Pour l’USS, il est important que la Suisse ait à l’avenir aussi des relations stables et structurées avec son principal partenaire commercial, l’Union européenne. Les Accords bilatéraux conclus avec cette dernière doivent par conséquent être préservés. Il est en même temps clair que ces accords doivent profiter aux salarié(e)s. À cet effet, il faut garantir qu’en Suisse, on verse des salaires suisses et respecte les conditions de travail locales. Demain, la voie bilatérale ne sera soutenue par la population que si des mesures efficaces de protection sont prévues.&nbsp;
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>&nbsp;<b>Daniel Lampart,&nbsp;</b>&nbsp;premier secrétaire de l’USS, &nbsp;<b>079&nbsp;205 69 11</b></li></ul><ul><li><b>Thomas Zimmermann, </b>responsable de la communication de l’USS, <b>079 249 59 74</b></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4018</guid><pubDate>Wed, 16 Dec 2015 16:04:13 +0100</pubDate><title>ZV Employés du secteur public Suisse obtient le statut d’observatrice auprès de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/zv-employes-du-secteur-public-suisse-obtient-le-statut-d-observatrice-aupres-de-l-uss</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Association Employés du secteur public Suisse (ZV) dispose désormais d'un statut d'observatrice auprès de l'Union syndicale suisse (USS). Le Comité de l'USS l'a accepté. L'USS se réjouit de ce rapprochement. Employés du secteur public Suisse est une association faîtière qui regroupe 14 associations cantonales et 60 communales dans toute la Suisse alémanique. Environ 23 000 membres de toutes les fonctions et les catégories dans les administrations cantonales et communales lui sont affilés. L'USS et ses fédérations travaillent déjà aujourd'hui régulièrement avec l'association ZV sur certains projets, comme p. ex. l'initiative AVSplus ou sur le plan cantonal, sur des questions liées à la représentation des employé-e-s de la fonction publique. Les collaborations et les échanges seront renforcés par ce rapprochement. Ceci est d'autant plus important que l'administration publique est à tous les niveaux fortement mise sous pression par des politiques d'austérité. Grâce à une collaboration plus étroite, les intérêts du personnel de la fonction publique pourront être mieux représentés et le service public généralement mieux défendu. 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>- Daniel Lampart, premier sécretaire de l'USS, 079 205 69 11
</p><p>- Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74&nbsp;&nbsp; &nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4011</guid><pubDate>Mon, 14 Dec 2015 09:40:36 +0100</pubDate><title>Entre 0,5 et 1 % d’augmentation des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/entre-0-5-et-1-d-augmentation-des-salaires</link><description>Les négociations salariales 2015/2016 sont globalement positives, malgré les menaces de gel ou de baisse des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;Les négociations salariales 2015/16 se déroulent dans un contexte difficile. Les employeurs exigeaient de geler les salaires ou parfois même de les baisser. On peut donc considérer que les accords salariaux qui ont déjà été conclus sont positifs. Les salaires seront augmentés d’en moyenne 0,5&nbsp;% à 1&nbsp;%. En regard de l’inflation négative (environ -1&nbsp;% en 2015), cela correspond à une hausse des salaires réels d’environ 2 %. 
</p><p>Les accords salariaux qui ont été obtenus dans le second œuvre en Suisse romande, à savoir 1% à titre général et 0,3 à titre individuel méritent d‘être signalés. Ils reflètent la bonne marche des affaires dans la branche. Les résultats sont aussi positifs dans la chimie (Novartis, Lonza, entre autres), mais aussi dans les banques (UBS, CS, entre autres) où les hausses s’élèvent toutes à bien plus de 0,5 %. 
</p><p>L’évolution des salaires est par contre insuffisante dans une partie du second œuvre, en Suisse alémanique en particulier. Bien que les entreprises fassent de bonnes affaires, il n’y a pas eu d’augmentation des salaires au niveau national pour les électriciens et les techniques du bâtiment, et en Suisse alémanique pour les menuisiers. Ces branches ont déjà ces dernières années à peine augmenté leurs salaires, comme le montre l’Enquête sur la structure des salaires 2014. Les accords salariaux sont aussi insatisfaisants dans le commerce de détail. Dans ce secteur à bas salaires, un énorme besoin de rattrapage en matière de salaires se fait toujours autant sentir, en particulier pour les employé-e-s qualifiés et de longue date. 
</p><p>Liste des <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-agb/basis/AGB.svg" class="download">négociations salariales</a> (en allemand)
</p><h5>&nbsp;Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS; 079&nbsp;205 69 11</li><li><a name="Text7">Ewald Ackermann, </a><a name="Text9"></a>service de communication de l’USS; 031&nbsp;377 01 09; 079&nbsp;660 36 14 </li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4002</guid><pubDate>Thu, 10 Dec 2015 10:10:11 +0100</pubDate><title>La stratégie de la BNS est un échec – Un taux plancher est indispensable </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-strategie-de-la-bns-est-un-echec-un-taux-plancher-est-indispensable</link><description>Commentaire de l’USS sur l’appréciation de la situation économique et financière de la BNS </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’industrie et le tourisme suisses souffrent toujours plus de la surévaluation du franc. Le chômage augmente, l’économie stagne et l’inflation est négative. Le franc est toujours significativement surévalué, comme la Banque nationale suisse le reconnaît aussi. Puisqu’il n’y a plus de taux plancher, on ne peut exclure que le franc subisse de nouvelles attaques aboutissant à une surévaluation. Au regard de cette situation, la décision de la BNS de maintenir sa politique monétaire actuelle sans y apporter de changement est donc incompréhensible. &nbsp;
</p><p>En septembre 2015, le taux de change a atteint 1,10 franc pour un euro. A l’heure actuelle, il est redescendu à 1,08, le rendant à nouveau plus problématique. Le franc suisse a aussi connu une réévaluation par rapport à la plupart des autres devises. Les intérêts négatifs et les interventions sur le marché des devises de ces derniers mois ont juste permis d’éviter une surévaluation encore plus importante du franc. Onze mois après la suppression du taux plancher, il faut toutefois constater que les espoirs de la BNS, selon lesquels le franc se dévaluerait pendant l’année 2015, ne se sont pas réalisés. Les mesures de politique monétaire prises jusqu’à présent ne suffisent pas. On ne sait toujours pas quels buts notre banque nationale poursuit et avec quels instruments elle compte les atteindre.
</p><p>Le franc doit servir la Suisse et non pas lui nuire. L’USS attend de la BNS qu’elle amène le franc à un niveau acceptable pour que les salaires et les emplois soient protégés. C’est ce qu’a fait la Banque nationale par le passé&nbsp;; explicitement en 1978 et ensuite fin 2009, à l’encontre du deutschemark (80 cts/DM), puis face à l’euro, de manière implicite cette fois. L’instrument le plus efficace est l’instauration d’un taux plancher ou d’un objectif de cours explicite. Les intérêts négatifs peuvent faciliter la mise en œuvre de cet objectif de cours. Mais à eux seuls, les intérêts négatifs ne produisent que des effets limités, comme la surévaluation persistante du franc depuis des mois le montre.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS et économiste en chef, 079&nbsp;205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3989</guid><pubDate>Fri, 04 Dec 2015 14:48:22 +0100</pubDate><title>Maintenir les Accords bilatéraux, protéger les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/maintenir-les-accords-bilateraux-proteger-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Mise en œuvre de l’article constitutionnel 121a : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> La décision prise par le Conseil fédéral concernant la " mise en œuvre " de l'article constitutionnel 121a (initiative " Contre l'immigration de masse ") contient quelques éléments positifs pour les travailleurs et travailleuses de Suisse, mais aussi des dangers. Un point positif est la volonté manifestée par le Conseil fédéral de maintenir les Accords bilatéraux conclus avec l'Union européenne (UE) et de chercher en premier lieu une solution à l'amiable avec celle-ci. En effet, pour un petit pays comme le nôtre, l'existence de relations stables et structurées avec l'UE, son principal partenaire commercial, est un élément essentiel.
</p><p>L'introduction d'une clause de sauvegarde unilatérale présente de grands dangers, à savoir que ces relations structurées s'en trouvent durablement perturbées. Il faut examiner par le menu les conséquences qu'une telle clause entraînerait.
</p><p>Il est clair que le petit oui du 9 février 2014 ne s'est imposé que parce que nombre de travailleurs et travailleuses s'inquiètent pour leurs salaires et leurs emplois. On doit trouver des réponses à ces inquiétudes et à ces problèmes. En Suisse, il faut verser des salaires suisses et appliquer les conditions de travail suisses. Cette promesse des mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes doit être systématiquement concrétisée. De plus, des mesures pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses âgés sont nécessaires.
</p><p>Il est également clair que l'ancien système de contingents (statut de saisonnier, etc.) a eu des effets négatifs pour les salarié(e)s : travail au noir, boulots à bas salaire, pression sur les salaires et conditions de travail indignes étaient à l'époque à l'ordre du jour. L'Union syndicale suisse (USS) rejette énergiquement tout nouveau statut de saisonnier ou solution similaire. 
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire de l'USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication de l'USS</li></ul><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Migration</category><category>Économie</category><category>Économie extérieure</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3982</guid><pubDate>Mon, 30 Nov 2015 09:17:57 +0100</pubDate><title>La campagne pour un salaire minimum porte ses fruits – Des progrès en termes de salaires restent nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-campagne-pour-un-salaire-minimum-porte-ses-fruits-des-progres-en-termes-de-salaires-restent-necessaires</link><description>Résultats de l&#039;enquête suisse sur la structure des salaires 2014</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Enquête suisse sur la structure des salaires (<a href="http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/01/nip_detail.html?gnpID=2015-308">ESS</a>) 2014 montre que plusieurs choses ont évolué positivement. Tout d’abord, en raison de la campagne de l’USS pour un salaire minimum de 4000 francs, de nombreuses entreprises ont augmenté les salaires les plus bas. Dans le domaine des bas salaires, on observe une hausse des salaires réels de 7,1% entre 2010 et 2014. A qualifier de positif également, le fait que la différence de salaires entre femmes et hommes se soit amoindrie. Là aussi, les activités syndicales contre les discriminations salariales ont porté leurs fruits. Et enfin, les salaires réels médians des employé-e-s sans fonction de cadre ont augmenté de 2,5% entre 2012 et 2014. Etant donné la surévaluation du franc et les exigences de baisse ou de retenue sur les salaires qu’elle entraîne, ce résultat est appréciable. 
</p><p>Le recul des salaires que décrit l’ESS sur les 10% des salaires les plus élevés (décile supérieur) est toutefois douteux. Ce résultat contraste non seulement avec les informations venant des sphères dirigeantes, mais aussi avec les statistiques de l’AVS de l’Office fédéral des assurances sociales. Celles-ci indiquent une évolution stable pour les 10% des salaires les plus élevés pour 2012 et 2013. 
</p><p>Malgré cette évolution positive à certains égards, il y a toujours nécessité d’agir sur plusieurs points&nbsp;:</p><ul><li>Davantage de conventions collectives de travail (CCT) avec de bons salaires minimums. En Suisse, seule la moitié des salarié-e-s est actuellement protégée par des CCT. Point positif à relever: les nouvelles CCT dans les échoppes de stations-services et les call-centers. </li><li>Des mesures efficaces pour éliminer les discriminations salariales qui pénalisent les femmes. Concrètement&nbsp;: des contrôles conséquents des salaires dans le cadre du partenariat social. Les propositions du Conseil fédéral ne vont pas résoudre le problème de la discrimination salariale. </li><li>Des augmentations des salaires réels dans les branches où le niveau des salaires recule, dans le second œuvre par exemple. Les salaires réels ont légèrement baissé entre 2012 et 2014, bien que les entreprises fassent de bonnes affaires.&nbsp; </li><li>Un renforcement des mesures pour appliquer les salaires usuels selon le lieu, la profession et la branche, pour lutter contre la sous-enchère salariale. Il faut en priorité plus de contrôles, de meilleurs instruments de mise en œuvre (instauration conséquente d’arrêts du travail) ainsi qu’un registre professionnel où l’on puisse savoir quelles entreprises contrôlées sont en règle. Cela correspond aussi à un besoin des grands maîtres d’ouvrage. </li></ul><h5>Renseignements</h5><h5>&nbsp;</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</li></ul><h5>Document à télécharger</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-usv/logo/USVlogorouge2.png">Intervention de Daniel Lampart</a></li></ul><h5>&nbsp;</h5>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3980</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2015 15:10:00 +0100</pubDate><title>Économies : un coup de massue inutile</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/economies-un-coup-de-massue-inutile</link><description>Programme de stabilisation 2017 - 2019</description><content:encoded><![CDATA[<article><p> Du point de vue de la politique financière, le Conseil fédéral se trouve sur la mauvaise voie. Avec son " Programme de stabilisation 2017 - 2019 ", il présente un programme de démantèlement injustifié, dont la population devra payer le prix à travers une dégradation des prestations et des hausses d'impôts. Ce coup de massue est inutile, car, pour les années 2017 - 2019, les cantons n'auront pas besoin, dans le cadre de la troisième réforme de l'imposition des entreprises, qu'on leur verse de l'argent par le biais de mesures transitoires. Néanmoins, le Conseil fédéral et le Parlement fédéral veulent atténuer les effets pour les cantons de ce changement d'imposition en leur versant plus qu'un milliard de francs. De plus, ils ne veulent pas revenir sur les énormes pertes fiscales au sujet desquelles ils ont trompé le peuple lors de la deuxième révision de l'imposition des entreprises.
</p><p>En fin de compte, on crée par ce biais un besoin artificiel d'économies de plus d'un milliard, que de vastes pans de la population devront éponger. Cette fois, ce n'est pas seulement le personnel de la Confédération qui est visé, lui qui est déjà concerné par des mesures d'économies actuellement appliquées et devra encore contribuer pour 344 millions de plus à cause de diverses nouvelles mesures qui entraîneront une charge supplémentaire importante. Cette fois, ce sont de larges pans de la population qui sont touchés. Il est particulièrement choquant que, sur le dos des plus faibles, des bénéficiaires de rentes AI et de PC, l'on veuille économiser 120 millions respectivement 150 millions de francs. Et les économies les plus importantes devront être faites dans la formation. L'Union syndicale suisse (USS) rejette énergiquement cette politique financière irresponsable qui fait payer à la population l'addition des cadeaux fiscaux offerts aux entreprises.
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire de l'USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication </li></ul></article>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3970</guid><pubDate>Thu, 26 Nov 2015 09:00:00 +0100</pubDate><title>Le Comité de l’USS demande la prolongation rapide de la durée du chômage partiel</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-comite-de-l-uss-demande-la-prolongation-rapide-de-la-duree-du-chomage-partiel</link><description>Franc fort</description><content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu'à aujourd'hui, l'énorme surévaluation du franc a coûté de nombreux emplois. Et d'autres risquent encore de disparaître. Le Comité de l'Union syndicale suisse (USS) demande au Conseil fédéral de prolonger de 6 mois la durée, actuellement d'une année (selon l'art. 35 al. 2 LACI), du chômage partiel. Le chômage partiel est une mesure importante qui permet aux entreprises de compenser les fluctuations de leurs carnets de commandes sans supprimer d'emplois ou délocaliser.
</p><p>Pour les syndicats de l'USS, il est clair que prolonger la durée du chômage partiel servira uniquement à atténuer les effets du franc fort, mais ne résoudra pas le problème. Le franc doit est utile à la Suisse, pas lui nuire. Ici, la Banque nationale doit assumer ses responsabilités, car elle est la seule institution qui peut directement influencer le cours de change. Il faut qu'une fois pour toutes, elle prenne au sérieux les critiques émises par les économistes, l'économie d'exportation et les syndicats, et fasse en sorte que le cours du franc soit acceptable. Le Comité de l'USS attend de la Banque nationale qu'elle place enfin le franc à un niveau qui protège les salaires et les emplois. Par le passé, elle l'a, la plupart du temps, fait : d'abord entre 1978 et fin 2009, explicitement, par rapport au Deutsche Mark (80 ct/1 DM) et ensuite, implicitement, par rapport à l'euro. L'instrument le plus efficace à cet égard est un taux plancher explicite ou un objectif de cours explicite aussi.
</p><h5 style="font-size: 12.9228px; color: rgb(117, 117, 117); margin: 20px 0px 10px; line-height: 1.5em; max-width: 100%; padding: 7px 10px 5px; text-transform: uppercase; background: rgb(245, 245, 245); ">RENSEIGNEMENTS:</h5><ul style="font-size: 12.0012px; color: rgb(51, 51, 51);"><li style="font-size: 12.0024px; margin-left: 0.5em; ">Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3968</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2015 15:05:00 +0100</pubDate><title>L’USS refuse une détérioration des prestations des PC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-refuse-une-deterioration-des-prestations-des-pc</link><description>Prestations complémentaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Toujours plus de nouveaux retraité(e)s ne peuvent plus vivre décemment avec leurs rentes des 1er et 2e piliers. Dès qu'elles prennent leur retraite, elles ont alors besoin des prestations complémentaires (PC) pour boucler leurs fins de mois. Parallèlement les PC jouent à juste titre toujours plus le rôle d'un financement des soins car, sans elles, la majorité des personnes âgées dépendantes de soins devraient recourir à l'aide sociale.
</p><p>On ne comprend par conséquent pas pourquoi le Conseil fédéral entend limiter l'accès aux PC et envisage aussi d'en détériorer les prestations. En effet, limiter les franchises sur la fortune, cela signifie que seules les personnes âgées privées de moyens financiers lors de leur entrée dans un EMS auront désormais droit à des PC. Les personnes concernées ne disposeront de ce fait guère de marge de manœuvre pour financer leurs dépenses personnelles. Une situation indigne, pour des personnes âgées. Et la proposition selon laquelle, à l'avenir, ce ne sera plus la prime de caisse-maladie moyenne, mais seulement une part plus petite de celle-ci qui sera reprise par les PC aura aussi des conséquences brutales pour les bénéficiaires de PC.
</p><p>En signalant que les montants maximaux pris en compte au titre du loyer vont être augmentés de manière ciblée, le Conseil fédéral n'est pas honnête. Cette adaptation depuis longtemps indispensable attend depuis des années sa mise en œuvre. Après avoir été longtemps reportée, la révision nécessaire à cet effet de la loi a été entamée par le Conseil national lors de sa dernière session. Ces travaux doivent se poursuivre. De fait, les bénéficiaires de PC ne peuvent pas attendre que la réforme des PC soit terminée et continuer des années durant encore à se serrer toujours plus la ceinture.
</p><p>La pression qui s'exerce sur les PC montre que, pour les personnes à bas ou moyen revenu, il est très important que le niveau des rentes des 1er et 2e piliers leur permette de vivre décemment leur retraite. La manière la plus efficace, la plus avantageuse et la plus sociale d'atteindre cet objectif, c'est l'augmentation des rentes AVS, comme le demande l'initiative populaire AVSplus. Seul un renforcement de l'AVS apportera une vraie réponse à la précarité des personnes âgées.
</p><h5 style="font-size: 12.9228px; color: rgb(117, 117, 117); margin: 20px 0px 10px; line-height: 1.5em; max-width: 100%; padding: 7px 10px 5px; text-transform: uppercase; background: rgb(245, 245, 245); ">RENSEIGNEMENTS:</h5><p>&nbsp;</p><ul style="font-size: 12.0012px; color: rgb(51, 51, 51);"><li style="font-size: 12.0024px; margin-left: 0.5em; ">Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2394</guid><pubDate>Wed, 18 Nov 2015 12:41:00 +0100</pubDate><title>Egalité salariale: un premier pas, mais ça ne suffit pas encore</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-un-premier-pas-mais-ca-ne-suffit-pas-encore</link><description>La proposition pour la procédure de consultation du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>La proposition pour la procédure de consultation du Conseil fédéral afin d'améliorer l'application de l'égalité salariale est un pas dans la bonne direction mais se situe en-dessous des attentes de l'Union syndicale suisse (USS). Il faut prendre des mesures plus sévères pour que, 35 ans après la délivrance de ce mandat constitutionnel, on s'attaque efficacement aux écarts de salaires discriminatoires entre femmes et hommes.
</p><p>La discrimination salariale est une réalité. L'Analyse d'impact de la réglementation (AIR) publiée en même temps que le message accompagnant la procédure de consultation de même que le rapport sur le postulat Noser " Egalité salariale. Améliorer la pertinence des statistiques " le démontrent clairement. Selon l'AIR, l'inégalité salariale est le signe d'une défaillance du marché. Les rapports montrent aussi que 50% des entreprises qui ont analysé leur structure salariale sous l'angle des discriminations salariales ont ensuite adapté leur système de salaires.
</p><p>Les auteurs de l'AIR arrivent à la conclusion que des mesures étatiques pour mettre en œuvre l'égalité salariale s'imposent comme une évidence. L'USS partage cet avis, comme les 12 000 personnes qui ont, le 7 mars 2015, exigé un salaire égal pour un travail de valeur équivalente sur la place Fédérale. Et même l'économie souhaite que le mandat constitutionnel soit appliqué : deux tiers des entreprises interrogées dans le cadre des deux études se prononcent en faveur de mesures étatiques. 
</p><p>L'USS attend de la Confédération qu'elle agisse avec plus de détermination contre la discrimination salariale : en plus de contrôle internes et de leur vérification selon le principe du double contrôle, il faut, par un système de sondage, vérifier si les analyses ont été correctement faites. L'Etat doit en outre avoir la possibilité d'intervenir si la loi n'a pas été respectée. La variante proposée qui prévoit un délai d'annonce et une liste noire doit de ce fait absolument être appliquée. A cela s'ajoute que les entreprises qui ne vérifient pas leur pratique en matière de salaires sous l'angle des discriminations ou n'élimine pas ces dernières, doivent pouvoir être sanctionnées.
</p><p>Il est aussi central que les syndicats soient engagés dans le processus: ce n'est pas suffisant qu'ils ne soient que facultativement impliqués dans les contrôles, comme le projet le prévoit. Il faut plutôt que les contrôles des salaires se fassent obligatoirement dans le cadre du partenariat social, d'une part dans les entreprises, comme c'était déjà le cas pour le dialogue pour l'égalité salariale, de l'autre au niveau de la Confédération où une commission tripartite doit accompagner les autorités dans la mise en œuvre de la loi. Car ce n'est qu'avec un maximum de transparence à l'égard des salarié-e-s et de leur représentant-e-s que l'égalité salariale peut être réalisée de manière durable.
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2390</guid><pubDate>Fri, 13 Nov 2015 15:13:00 +0100</pubDate><title>La Commission du Conseil national à côté des besoins de la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-national-a-cote-des-besoins-de-la-population</link><description>Initiative populaire AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Sans se préoccuper de l’inquiétude de nombreux retraité(e)s, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a rejeté, sans analyse sérieuse de la situation, l’initiative AVSplus et, par conséquent, la hausse de toute urgence nécessaire des rentes AVS. Sa majorité ne tient pas compte du fait que le niveau des rentes des 1er et 2e piliers des personnes à bas ou moyens revenus est aujourd’hui insuffisant, notamment pour beaucoup de femmes. Elle refuse de voir que les rentes AVS sont toujours plus à la traîne des salaires et que des dégradations des prestations s’annoncent dans le 2e pilier dans un avenir prévisible. Le renforcement de l’AVS est donc la voie royale pour arriver à un niveau des rentes qui soit décent. Si l’on n’améliore pas l’AVS, demain, toujours plus de retraité(e)s dépendront des prestations complémentaires (PC). 
</p><p>Les personnes qui, à cause de salaires bas, de travail à temps partiel ou d’interruptions de carrière, ne feront pas de grandes affaires avec leur 2e pilier, sont dans une situation précaire. Comme elles n’ont pu accumuler qu’un modeste avoir de vieillesse, elles ne toucheront qu’une petite rente du 2e pilier. C’est surtout vrai pour les femmes, mais aussi pour les travailleurs et travailleuses âgés qui ont de la peine à se maintenir sur le marché du travail. Mais les salarié(e)s qui ont eu une carrière professionnelle normale ne roulent de loin pas non plus sur l’or. Par exemple, un boulanger dont le dernier salaire se montait à environ 5&nbsp;500 francs doit se contenter, une fois à la retraite, de rentes (1er + 2e piliers) représentant un peu plus de 3&nbsp;000 francs. Ainsi, le mandat constitutionnel selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre de «&nbsp;maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;» n’est pas rempli.
</p><p>La rente AVS est la principale source de revenu pour la majorité des retraité(e)s. Pour eux, avoir 200&nbsp;francs de plus par mois dans le porte-monnaie (350 pour les couples) représente un grand soulagement. De plus, augmenter les rentes AVS est une mesure bien plus efficiente que gonfler le 2e pilier. L’adaptation, attendue depuis trop longtemps, des rentes AVS aux salaires réels pourra également être financée. Les 4,1 milliards de francs que cela devrait coûter pourront être couverts avec un prélèvement de 0,8&nbsp;% sur les salaires&nbsp;; cela, d’autant plus que les cotisations salariales n’ont jamais été augmentées depuis 1975, contrairement aux pourcents prélevés sur les salaires pour le 2e pilier, qui se montent désormais en moyenne à plus de 18&nbsp;%. Dire que la hausse des pourcents de salaires destinés à l’AVS nuira à l’économie, est donc un mensonge. 
</p><p> Si le Conseil national devait aussi ignorer les signes du temps, l’USS et ses partenaires mettraient tout en œuvre, dans une campagne de votation intense, pour qu’il n’y ait pas toujours plus de personnes dépendant des PC et qu’après des années de stagnation, les rentes bénéficient enfin à nouveau d’une amélioration notable. Ce qui sera déterminant pour les citoyen(ne)s, c’est le montant de la rente auquel ils pourront s’attendre une fois à la retraite.&nbsp;
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2385</guid><pubDate>Fri, 06 Nov 2015 13:11:00 +0100</pubDate><title>Protéger les salaires et les places de travail – Maintenir la voie bilatérale: L’USS adopte un catalogue de mesures et de revendications</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/proteger-les-salaires-et-les-places-de-travail-maintenir-la-voie-bilaterale-l-uss-adopte-un-catalogue-de-mesures-et-de-revendications</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseOberzeile">&nbsp;</p><p>Les salaires et les emplois doivent bénéficier d'une meilleure protection. A cette fin, les délégué(e)s de l'Union syndicale suisse (USS) ont adopté un vaste catalogue de mesures en vue de la mise en œuvre de l'initiative contre l'immigration massive. Les délégué(e)s ont demandé davantage de contrôles des salaires, une prévention plus efficace de la sous-enchère salariale, davantage de conventions collectives de travail avec des salaires minimums, et le durcissement des sanctions. En outre, ils jugent urgent d'accroître la protection contre le licenciement des travailleurs/-euses âgés, et d'accorder plus de ressources en faveur de la compatibilité entre vie professionnelle et vie familiale, ainsi que pour la formation initiale et continue. 
</p><p>Pour les délégué(e)s de l'USS, une chose est sûre : la Suisse, petit pays au cœur de l'Europe, doit entretenir avec l'Union européenne de bonnes relations clairement définies. D'où l'importance des accords bilatéraux. Qui toutefois doivent être utiles à tous les travailleurs/-euses de Suisse. Pourtant, la pression sur les salaires et les abus patronaux abondent en Suisse. Et avec le franc surévalué, la situation s'est encore aggravée. Les employeurs tenants de la ligne dure s'en prennent à la protection des salaires et des travailleurs, et refusent de s'attaquer aux problèmes pourtant manifestes. Par ailleurs pour ses marchés publics, la Confédération entend désormais autoriser les entreprises à payer des salaires plus bas que les salaires usuels du lieu de travail concerné (principe de provenance). Certains diplomates suisses accepteraient même de céder sous la pression des idéologues de la Commission européenne pour négocier l'annonce de 8 jours au préalable et les cautions. Mais le plus alarmant, ce sont les revendications de la droite conservatrice notamment, qui appelle de ses vœux un régime de contingentement piloté par la police des étrangers. Car ce système aurait pour corollaire la multiplication des emplois à bas prix, du travail au noir et des conditions de travail précaires. Les expériences vécues par le passé avec le contingentement l'ont démontré. 
</p><p>Dans une première résolution, les délégué(e)s de l'USS se sont prononcés contre la baisse du niveau des rentes et pour un renforcement sensible de l'AVS. Les décisions du Conseil des Etats d'augmenter les rentes de 840 Fr. par an pour les personnes seules, et de 2700 Fr. pour les couples mariés vont dans la bonne direction. Le Conseil national ferait bien de s'en inspirer et de revoir sa copie en matière de réduction des prestations AVS pour les femmes (âge de la retraite 65 ans) et d'abaissement du taux de conversion. 
</p><p>Dans une deuxième résolution, l'USS a assuré les travailleurs de la construction de son soutien dans leur lutte pour une Convention nationale plus protectrice et garantissant la retraite à 60 ans. Car si la CN ne renforce pas la protection contre la sous-enchère salariale et les conditions de travail dangereuses, et si l'on ne peut préserver la retraite à 60 ans, l'ensemble des conventions collectives de travail de Suisse en pâtiront. 
</p><p>Dans une troisième résolution, l'USS a appelé le Conseil fédéral, les gouvernements cantonaux de même que les Parlements à lever leurs programmes d'austérité. Car la population et l'économie sont tributaires d'un service public fort. Il est grand temps que les gouvernements prennent enfin la défense du service public contre le dénigrement ambiant. De plus il a assuré son soutien aux mouvements de grève de la fonction publique qui auront lieu prochainement.
</p><h5>Renseigenements: </h5><ul><li>Daniel Lampart, Chef du secrétariat de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, Chef de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><h5>Documentation</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/lohnschutz_konkret_transparent_gkb_unia_syndicom_demo_arbeitsmarktgesetz_kontrollen_schweizer_loehne_fuer_arbeit_in_der_schweiz_beschnitten.jpg" class="download">Revendications pour une meilleure protection des salaires et des places de travail et le maintien des accords bilatéraux</a></li><li><a>Discours du président de l'USS, Paul Rechsteiner</a>, lors de l'ouverture de l'assemblée des délégué(e)s de l'USS du 6.11.2015 (n'existe qu'en allemand)</li><li>Résolution " <a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/logo_f_arbeitnehmerkomitee_pv_2020.jpg">Non à des économies qui vont tuer les services publics !</a>"</li><li>Résolution " <a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/logo_zv_200_px_breit.png" class="download">L'avenir de prévoyance viellesse repose sur le renforcement de l'AVS</a> "</li><li>Résolution " <a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/logo_Komitee_fuer_den_Rechtsstaat_-_Nein_zur_Durchsetzungsinitiative.jpg">L'USS soutient le maçons dans leur lutte pour une CN avec plus de protection et pour le maintien de la retraite à 60 ans !</a>"</li><li>Résolution " <a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/logo_nein.jpg">Pression sur les salaires et les emplois –<br>la Banque nationale doit ramener le cour du franc à un juste niveau</a> "</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2382</guid><pubDate>Wed, 04 Nov 2015 13:35:00 +0100</pubDate><title>Il faut enfin imposer une protection contre le travail non rémunéré et le stress</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-enfin-imposer-une-protection-contre-le-travail-non-remunere-et-le-stress</link><description>Nouvelle base légale pour l’enregistrement du temps de travail

</description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors que depuis des années, l’obligation patronale de saisir le temps de travail et de protéger les salarié-e-s contre le travail non rémunéré et les risques psychosociaux a été insidieusement démantelée, le Conseil fédéral a aujourd’hui créé de nouvelles bases juridiques pour l'enregistrement de la durée du travail. Toutes les parties concernées doivent désormais appliquer dans les faits les nouvelles règles. Les autorités doivent surtout effectuer régulièrement des contrôles étendus et imposer que le temps de travail soit enregistré, là où il doit l’être. Car cet enregistrement est important pour prémunir les salarié-e-s contre le travail gratuit et le stress ainsi que leurs répercussions sur la santé, comme les maux de dos, de ventre, les troubles du sommeil et finalement le burn out. 
</p><p>La nouvelle ordonnance d’application apporte toutefois une certaine dérégulation dans l’obligation d’enregistrer le temps de travail. La majeure partie des salarié-e-s doit toujours enregistrer son temps de travail et continue de ce fait à être protégée. Si les nouvelles règles sont appliquées, beaucoup de salarié-e-s vont en fait est mieux protégés. Les exceptions prévues à l’obligation d’enregistrer le temps de travail sont aussi régies de façon restrictive. La durée maximale du temps de travail, à savoir les règles qui régissent les pauses et les heures supplémentaires sont toujours valables pour tous. Ne sont exclus de l’obligation de saisir le temps de travail que les salarié-e-s qui disposent d’une grande autonomie dans la gestion de leur travail et l'aménagement de leurs horaires et qui gagnent plus de 120&nbsp;000 francs par an. Cette exception doit être réglée dans une convention collective de travail conclue avec des partenaires sociaux représentatifs. La CCT doit prévoir des mesures spécifiques pour protéger la santé et prévenir contre les risques psychosociaux. Et enfin, les salarié-e-s concernés doivent explicitement donner leur accord écrit. On peut considérer comme un progrès l’obligation de fixer des mesures de protection de la santé contre les risques psychosociaux dans la CCT. Les partenaires sociaux et les autorités devront veiller à une mise en œuvre méticuleuse dans la pratique de ces mesures de protection de la santé. 
</p><p>La nouvelle régulation a été proposée par le Conseil fédéral Johann Schneider-Ammann à la suite d’intenses négociations entre les employeurs et les syndicats et a été acceptée par les organisations faîtières des partenaires sociaux. Du point de vue des salarié-e-s, il est inacceptable d’assouplir davantage ces règles (notamment l’abandon automatique de l’enregistrement du temps de travail à partir d’un certain niveau de salaire ou selon les branches). L’USS invite la commission de l’économie du Conseil des Etats à rejeter les interpellations allant dans ce sens, comme la motion Niederberger. 
</p><h5>Renseignements </h5><p><a name="Text9">Luca Cirigliano, secrétaire central USS, en charge du droit du travail, 076 335 61 97</a></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2377</guid><pubDate>Wed, 28 Oct 2015 11:58:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral fait des cadeaux aux assurances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-fait-des-cadeaux-aux-assurances</link><description>Taux d’intérêt minimal LPP : le commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>En décidant de baisser le taux d’intérêt minimal de la prévoyance professionnelle à 1,25&nbsp;%, niveau encore jamais atteint à ce jour, le Conseil fédéral a une fois de plus cédé aux lamentations du secteur de l’assurance et puni les assuré(e)s. Dans la situation actuelle, un taux plus élevé, bien que restant modeste, de 1,75&nbsp;% serait possible. Comme le passé le montre en effet, le taux d’intérêt minimal a presque toujours été fixé 1&nbsp;% plus bas, ces dernières années, que ne l’auraient permis les rendements effectifs des placements. Ceux qui en ont grandement profité, ce sont les assureurs-vie, qui ont augmenté par ce biais leur marge bénéficiaire. Pour la seule année 2014, les assurances ont ainsi empoché près de 700 millions de francs.
</p><p>Du point de vue des salarié(e)s, cette évolution est une catastrophe. Les intérêts servis sur les avoirs de vieillesse sont toujours plus faibles, ce qui entraîne aussi une baisse des rentes futures. Pas étonnant que la confiance placée dans le 2e pilier s’effrite toujours plus. C’est pour cela que l’USS demande que l’on passe à un autre système pour fixer le taux intérêt minimal. Au lieu de le faire pour l’année suivante, le Conseil fédéral doit à l’avenir fixer ce taux pour l’année en cours. 
</p><p>Mais il est clair aussi que les difficultés rencontrées par le 2e pilier pour garantir de bonnes rentes ne diminueront pas jusqu’à nouvel ordre. Quiconque veut compenser la baisse de sa rente doit par conséquent renforcer l’AVS, comme le veut l’initiative populaire AVSplus. C’est une façon de procéder plus sûre et beaucoup plus avantageuse que de verser toujours plus d’argent dans le 2e pilier. Le Conseil des État l’a bien vu lui aussi et décidé de renforcer l’AVS en relevant ses rentes. Le Conseil national serait bien inspiré de choisir la même voie, car une réforme de la prévoyance vieillesse sans progrès social est vouée à l’échec..
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2370</guid><pubDate>Tue, 13 Oct 2015 17:19:00 +0200</pubDate><title>La commission du National ignore l’opposition des salarié-e-s et des cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-du-national-ignore-l-opposition-des-salarie-e-s-et-des-cantons</link><description>Commentaire de l&#039;USS au sujet de la loi sur les heures d’ouverture des magasins (LoMag)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une toute petite majorité de la Commission pour l'économie et les redevances (CER) du Conseil national fait preuve de peu de considération pour la protection des salarié-e-s et le fédéralisme. Cette majorité de droite en faveur d'heures d'ouverture plus longues pendant la semaine et le samedi accepte que les conditions de travail des vendeuses et des vendeurs se dégradent dans plus de la moitié des cantons. Les conditions de travail dans la vente sont à l'heure actuelle déjà mauvaises. Un employé sur deux n'est pas couvert par une convention collective de travail (CCT). Bas salaires, travail sur appel, journées de travail fragmentées sont le quotidien du personnel de vente. Si les magasins doivent rester ouverts plus longtemps dans le cadre voulu par le projet de loi, les journées de travail seront encore plus fragmentées. Ce qui signifie pour les personnes concernées qu'il sera encore plus difficile de concilier famille et travail.
</p><p> La majorité de la CER ignore en outre la forte opposition des cantons qui refusent ce projet, entre autres parce que treize des seize votations cantonales sur des extensions d'horaires ont échoué dans les urnes. C'est pour cette raison, que le Conseil des Etats n'est pas entré en matière lors de la dernière session. 
</p><p>Le Conseil national devra donc statuer dans sa nouvelle composition. L'Union syndicale suisse va s'engager pour dissuader les conseillers et conseillères nationaux d'entrer en confrontation avec les vendeuses et les vendeurs ainsi qu'avec les cantons. Si la volonté des salarié-e-s et des cantons devait ne pas être respectée, ce sera en fin de compte au peuple de décider.
</p><h5> RENSEIGNEMENTS:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Luca Cirigliano, secrétaire central USS en charge des conditions de travail, 076 335 61 97</span></li><li><span>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2342</guid><pubDate>Fri, 18 Sep 2015 14:57:00 +0200</pubDate><title>Problèmes refoulés et solutions refusées</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/problemes-refoules-et-solutions-refusees</link><description>Rapport du Conseil fédéral sur les abus en matière de libre circulation des personnes
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport que le Conseil fédéral vient de publier sur la lutte contre les abus en matière de libre circulation des personnes cache plus de choses qu’il n’en montre. Les contrôles des salaires réalisés dans le cadre des mesures d’accompagnement ont révélé l’existence de nombreuses infractions. Mais la Confédération et les cantons n’édictent quand même qu’exceptionnellement des salaires minimums comme la loi le prévoit dans ce cas dans la loi afin de pouvoir infliger des amendes aux entreprises fautives qui pratiquent la sous-enchère salariale. En outre, il existe des cas non enregistrés – par exemple des entreprises qui donnent de fausses informations lors des contrôles et disparaissent ensuite dans la nature ou ne versent pas à leurs employé(e)s les salaires annoncés. 
</p><p>Les syndicats ont fait de nombreuses propositions pour résoudre ces problèmes, mais elles sont souvent restées lettre morte. Lorsqu’il y a sous-enchère salariale, la Confédération et les cantons doivent édicter des salaires minimums efficaces si les employeurs refusent de conclure des conventions collectives de travail (CCT), comme c’est par exemple le cas dans l’horticulture, les transports routiers ou l’informatique. Concernant les marchés publics, les entreprises n’obtiennent des mandats que si elles versent des salaires corrects. En cas de soupçon clair d’infraction, les contrôleurs doivent ordonner la suspension des travaux. Il est aussi plus que temps que les amendes soient ici augmentées à 30&nbsp;000 francs. On ne comprend pas pourquoi la commission du Conseil national qui s’occupe de ces questions n’a pas, sous la présidence de Ruedi Noser, traité sans délai ce problème. 
</p><p>L’évolution dans les cantons de Genève et de Bâle-Campagne est positive. Dans ces cantons, les parlements ont décidé à de larges majorités des améliorations de la protection des salaires. L’évolution dans certaines parties de la Suisse alémanique est par contre négative. Ici, aucun salaire minimum n’a été édicté ni aucune suspension des travaux ordonnée. La Confédération veut même détériorer de vastes pans de la protection des salaires, par exemple en n’obligeant plus les entreprises à verser les salaires usuels (principe du lieu de provenance) pour les commandes de la Confédération.
</p><p> En Suisse, on doit verser des salaires suisses. C’est à cette aune que sont jugées les mesures d’accompagnement. En dépit de nombreux progrès concernant le nombre des contrôles et les amendes, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2337</guid><pubDate>Thu, 17 Sep 2015 10:22:00 +0200</pubDate><title>La passivité de la BNS nuit aux salaires et aux emplois en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-passivite-de-la-bns-nuit-aux-salaires-et-aux-emplois-en-suisse</link><description>Examen de la situation économique et monétaire : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Même avec un cours légèrement inférieur à 1,10 franc pour 1 euro, notre monnaie reste largement surévaluée. L’inflation est fortement négative. Le chômage est en hausse. Dans l’hôtellerie-restauration et dans l’industrie, presqu’un emploi sur dix a été perdu depuis que le franc s’est mis à s’apprécier, en 2008. Comme aucune limite inférieure ne lui est fixée, de nouveaux chocs dus à son appréciation ne sont pas à exclure.
</p><p>Les taux d’intérêt négatifs et les interventions sur le marché des devises des derniers mois ont certes eu quelques effets. Mais ces mesures sont insuffisantes. La Banque nationale suisse (BNS) est trop passive et table manifestement toujours sur l’espoir que le franc perdra de sa valeur. Même après la décision prise aujourd’hui par la BNS de ne rien faire, on ne voit pas quel objectif celle-ci poursuit avec quels instruments. 
</p><p>Le franc doit être utile à la Suisse, pas lui nuire. L’Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu’elle ramène une fois pour toutes le franc à un niveau supportable, qui protège les salaires et les emplois. Par le passé, la BNS a agi ainsi la plupart du temps&nbsp;: entre 1978 et fin 2009, d’abord explicitement par rapport au Deutsche Mark (80 ct /1 DM) et plus tard, par rapport à l’euro, implicitement. Ici, l’instrument le plus efficace est un taux plancher explicite ou un objectif de cours, explicite aussi. Les taux d’intérêt négatifs peuvent faciliter l’application de cet objectif, mais à eux seuls, ils n’ont qu’une incidence limitée, comme la persistance de la nette surévaluation du franc ces derniers mois le montre..
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2333</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2015 15:25:00 +0200</pubDate><title>Des jalons importants, malgré de grands reculs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-jalons-importants-malgre-de-grands-reculs</link><description>Le Conseil des États se prononce sur « Prévoyance vieillesse 2020 »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour la première fois depuis 20 ans, les rentes de l’AVS vont à nouveau être substantiellement augmentées. En prenant cette décision, le Conseil des États a amélioré les propositions du Conseil fédéral sur un point décisif. En effet, cette réforme ne peut pas uniquement imposer des sacrifices à la population. Elle doit aussi apporter un progrès social, car la majorité de la population a besoin de rentes AVS et du 2e pilier qui soient décentes. Le projet ne pourra passer le cap des urnes que s’il présente pour elle un bilan final positif. Le Conseil national devra aussi appliquer ce principe s’il ne veut pas que la réforme échoue une nouvelle fois. C’est d’autant plus vrai que les reculs induits par les décisions du Conseil des États restent énormes&nbsp;:</p><ul><li>La baisse de 6,8 à 6&nbsp;% du taux de conversion LPP se traduira, dans le domaine obligatoire du 2e pilier, par une baisse de 12&nbsp;% de la rente, une perte qui ne sera pas pleinement compensée pour les personnes de moins de 50 ans. Il appartient donc désormais au Conseil national d’apporter des améliorations sur ce point.</li><li>À cause du relèvement de leur âge de la retraite, les femmes subiront une baisse de leurs rentes. Et 1,22 milliard de francs seront ainsi économisés sur leur dos&nbsp;; cela, alors qu’elles sont toujours défavorisées dans leur prévoyance vieillesse par rapport aux hommes et qu’à cause de leurs salaires inférieurs et des tâches familiales et d’assistance qu’elles assument, les rentes qu’elles peuvent se constituer sont clairement inférieures à celles des hommes. Il manque en outre toujours des mesures efficaces contre les inégalités salariales entre les sexes.</li></ul><p>Le Conseil des États a aussi oublié les actuels rentiers et rentières. Aucune amélioration des rentes n’est pour l’heure prévue à leur intention, alors que les actuelles rentes des 1er et 2e piliers de nombre d’entre eux ne leur permettent pas de «&nbsp;maintenir de manière appropriée (leur) niveau de vie antérieur&nbsp;», comme le prescrit la Constitution fédérale. Pour cette raison, la hausse des rentes ne doit pas seulement profiter aux nouveaux retraité(e)s, mais aussi aux actuels, ainsi que le demande l’initiative populaire de l’Union syndicales suisse (USS) AVSplus.
</p><p>Le principal aspect positif des décisions de la Chambre des cantons est le renoncement à plusieurs mesures proposées par le Conseil fédéral, des mesures qui auraient affaibli l’AVS au lieu de la renforcer. Ainsi, le Conseil des États, ne remet pas en question la compensation du renchérissement et n’entend pas libérer la Confédération d’une partie de sa contribution au financement de l’AVS. L’USS est également contente de constater que les rentes de veuve de l’AVS ne seront pas supprimées. 
</p><p> L’USS part de l’idée que le Conseil des États suivra sa commission et que le Conseil national maintiendra ces améliorations. Une fois les délibérations parlementaires terminées, l’USS dressera un bilan et arrêtera sa position. Que celles et ceux qui ne veulent pas compenser pleinement les baisses de rente se rappellent qu’avec un tel projet, ils échoueront dans les urnes comme ce fut le cas par le passé.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, 076 564 67 67, secrétaire dirigeante responsable de la sécurité sociale</li><li>Thomas Zimmermann, 079 249 59 74, responsable de la communication</li></ul><h5>A télécharger</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Bilder/Symbolbilder_Artikel/Klima-Allianz_Medienmitteilung_franzoesisch.pdf">Prise de parole de Paul Rechsteiner</a> au Conseil des Etats</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2318</guid><pubDate>Fri, 11 Sep 2015 09:02:00 +0200</pubDate><title>À l’heure du débat au Conseil des États, l’USS publie sa brochure sur l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-l-heure-du-debat-au-conseil-des-etats-l-uss-publie-sa-brochure-sur-l-avs</link><description>Il faut renforcer l’AVS, pas l’affaiblir</description><content:encoded><![CDATA[<p> La bataille autour de l'aménagement futur de la prévoyance vieillesse fait rage. À la mi-août, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) a présenté ses décisions sur la réforme " Prévoyance vieillesse 2020 ". Bien qu'elle fasse un pas important en faveur des travailleurs et travailleuses en proposant de relever les rentes AVS, elle maintient tout de même des mesures négatives brutales, comme le relèvement de l'âge de la retraite des femmes et la baisse à 6 % du taux de conversion LPP. Juste avant les délibérations du Conseil des États à ce sujet, l'Union syndicale suisse (USS) publie une brochure qui dissipe les mythes répandus à propos de l'AVS et leur oppose des faits.
</p><p>L'AVS est actuellement l'objet d'une violente lutte entre des opinions divergentes. Une partie du camp bourgeois et les employeurs ont surtout pour objectif de démanteler les prestations, en relevant l'âge de la retraite, en baissant le taux de conversion LPP et en introduisant un frein à l'endettement pour l'AVS. Cela fait des années que ces milieux dénigrent l'AVS et maintenant, ils combattent aussi la hausse de 70 francs des rentes AVS pour les personnes vivant seule et de 226 francs pour les couples proposée par la CSSS-E.
</p><p>Mais ils ont tort, comme le montre la brochure de l'USS " AVS. Une prévoyance vieillesse forte pour jeunes et vieux ". En effet, l'assurance sociale la plus importante de Suisse a parfaitement su faire face au vieillissement de la population qui n'a jamais cessé depuis sa création. Jamais, elle ne s'est effondrée contrairement à ce qui a été régulièrement annoncé. La brochure de l'USS montre en outre que l'AVS est la principale source de revenu de la grande majorité des retraité(e)s et qu'elle constitue la prévoyance vieillesse la plus efficiente et la moins chère.
</p><p>Il est évident que l'on parviendra à réaliser une bonne réforme de la prévoyance vieillesse si on se base sur des faits, et non des mythes. De plus, il est manifeste qu'une telle réforme ne convaincra le souverain que si elle est aussi synonyme de progrès social. Cela, nous ne le savons pas seulement depuis la publication récente de l'étude réalisée par la professeure zurichoise de politologie Silja Häusermann, car toutes les réformes réussies de la prévoyance vieillesse suisse le montrent en effet aussi. Du point de vue des travailleurs et travailleuses, il est donc clair qu'au lieu d'affaiblir l'AVS, nous devons la renforcer.
</p><p>La brochure " AVS. Une prévoyance vieillesse forte pour jeunes et vieux " peut-être téléchargée ici sur le site de l'USS. Il est aussi possible de commander la brochure imprimée à l'adresse suivante : <a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGbzz5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">info(at)uss.ch</a>.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l'USS </li></ul><p><span lang="FR-CH"></span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2323</guid><pubDate>Tue, 01 Sep 2015 18:16:00 +0200</pubDate><title>Hausses générales jusqu’à 1,5 %, surtout pour les employé(e)s de longue date</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/hausses-generales-jusqu-a-1-5-surtout-pour-les-employe-e-s-de-longue-date</link><description>Revendications salariales des syndicats de l’USS pour 2015/2016</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La situation de la plupart des branches et des entreprises de Suisse est bonne. C'est pourquoi les syndicats membres de l'Union syndicale suisse (USS) demandent des hausses de salaire allant jusqu'à 1,5 %. Ces hausses devront dans toute la mesure du possible être générales et il s'agira d'accorder une attention particulière aux employé(e)s de longue date.</p><p>L'évolution de l'économie intérieure est robuste. Les banques et les assurances font à nouveau des bénéfices et l'économie d'exportation, qui subit les effets du franc surévalué, a profité de la reprise de la conjoncture dans l'Union européenne (UE) ainsi que de la baisse des prix des produits intermédiaires achetés à l'étranger. " Pareille hausse (jusqu'à 1,5 %) est, toutes différences entre branches et entreprises confondues, clairement justifiée ", a expliqué Paul Rechsteiner, le président de l'USS.
</p><p>Afin que les bas et moyens revenus profitent aussi de la bonne marche des affaires comme ils l'ont mérité, les hausses de salaire doivent être générales. En outre un besoin particulier de rattrapage apparaît en ce qui concerne les employé(e)s de longue date. En effet, la croissance de leurs salaires ces dix dernières années a été nettement inférieure à la moyenne suisse.
</p><h3>1,5 % pour la construction</h3><p>Pour le secteur principal de la construction, le syndicat Unia demande une hausse générale de 1,5 %. " Les maçons ont besoin de cette valorisation et c'est dans les cordes des entreprises ", estime Vania Alleva, présidente d'Unia. Pour le second œuvre et la branche des transports en plein essor, Unia demande une hausse générale de 1 % et, pour l'industrie chimico-pharmaceutique, 120 francs de plus par mois. Pour l'industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (MEM), de même que pour l'industrie alimentaire, Unia demande 80 francs de plus. Enfin, dans le commerce de détail, Unia demande des hausses de salaire ciblées pour le personnel formé et au bénéfice d'une grande expérience professionnelle.
</p><h3>Hausse pour la Poste et PostFinance déjà convenu</h3><p>Pour la Poste et PostFinance, syndicom a déjà convenu pour 2016 d'une hausse de salaire de 0,6 % accompagnée d'un versement unique de 400 francs. Dans les télécommunications, syndicom demande 1 % de hausse et 100 francs au moins pour les grandes entreprises des médias, comme l'a précisé Alain Carrupt, le président de syndicom.
</p><p>Le diktat des économies concernant le personnel de la Confédération est incompréhensible. Les syndicats concernés s'opposeront à ce que le personnel de la Confédération doive passer à la caisse pour des baisses de recettes dues à une politique fiscale erronée. "
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</li><li>Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l'USS</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Diverses/Katharina_Prelicz_d.pdf">Paul Rechsteiner</a>, président de l'USS</li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Diverses/Katharina_Prelicz_f.pdf">Daniel Lampart</a>, économiste en chef de l'USS</li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Kathrin_Balmer_kein_Abbau_auf_dem_Buckel_der_Jungen.pdf">Vania Alleva</a>, présidente d'Unia</li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Kath_Prelicz.pdf">Alain Carrupt</a>, président de syndicom</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2322</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2015 16:50:00 +0200</pubDate><title>La commission du Conseil des États maintient la confrontation avec le personnel et les cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-du-conseil-des-etats-maintient-la-confrontation-avec-le-personnel-et-les-cantons</link><description>Loi sur les heures d’ouverture des magasins</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) est étonnée que, malgré l'opposition des cantons, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) approuve la prolongation des heures d'ouverture des commerces les jours ouvrables. Elle passe donc aussi outre à la volonté exprimée par les citoyen(ne)s lors d'une dizaine de votations populaires cantonales, à savoir de ne pas autoriser les magasins à rester plus longtemps ouverts en soirée et le samedi. Même si la CER-E, qui veut étendre ici un peu moins que suggéré au départ les heures-cadre d'ouverture obligatoires dans tous les cantons, la droite qui y siège montre peu de respect pour le fédéralisme. En effet, le peuple de certains cantons a notamment refusé de prolonger les heures d'ouverture après 16 heures le samedi.
</p><p>Il y a lieu de renoncer à la loi sur les heures d'ouverture des magasins aussi parce que les travailleurs et travailleuses concernés par une prolongation des horaires des commerces ne veulent pas que leurs conditions de travail déjà précaires aujourd'hui se dégradent encore plus. Cela, d'autant plus que le commerce de détail ne connaît pas de convention collective de travail. Avec la nouvelle loi, les jours de travail deviendraient encore plus irréguliers et fragmentés qu'ils ne le sont aujourd'hui.
</p><p>Il appartient maintenant au Conseil des États de faire que l'on recouvre enfin la raison et de jouer comme il se doit son rôle de représentant des cantons. Et si tant la Chambre du peuple que celle des cantons continuent à choisir la confrontation avec les cantons et les travailleurs et travailleuses, ce sera finalement au peuple de trancher.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l'USS, responsable des conditions de travail</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l'USS</li></ul><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2313</guid><pubDate>Fri, 21 Aug 2015 17:14:00 +0200</pubDate><title>Pas d’égalité salariale entre femmes et hommes sans contrôles !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pas-d-egalite-salariale-entre-femmes-et-hommes-sans-controles</link><description>Analyse de l&#039;égalité salariale de l&#039;OFS: le commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La différence de salaire inexpliquée entre femmes et hommes reste élevée. Elle était de 8,7 % en 2012. Ce sont 678 francs par mois que les femmes gagnent en moins pour un travail de valeur égale. Ces tout nouveaux chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS) confirment ainsi ce que l'Union syndicale suisse dit depuis longtemps, à savoir qu'il n'est pas possible d'éliminer les discriminations salariales à l'encontre des femmes avec des mesures facultatives. Il faut des contrôles.
</p><p>L'USS demande au Conseil fédéral de prévoir des mesures obligatoires lors de la révision annoncée de la loi sur l'égalité (LEg). Les entreprises doivent contrôler à intervalles réguliers leurs salaires et, au nom de la transparence, publier les résultats des contrôles. En outre, une commission tripartite doit pouvoir imposer cette obligation de contrôle et sanctionner les infractions ou les discriminations.
</p><p>Comme l'a montré la grande manifestation du 7 mars, qui a réuni 12 000 personnes, une part importante de la population n'est plus d'accord avec les discriminations salariales et veut que des mesures efficaces soient prises. En effet, à cause des inégalités de salaires, les femmes auront des rentes moindres une fois à la retraite et, pendant leur vie professionnelle, parce que leurs salaires sont inférieurs à ceux des hommes, elles sont les premières à devoir effectuer les tâches familiales non rémunérés. 
</p><p>Mais les différences de salaires explicables font aussi apparaître une injustice. Les femmes sont surreprésentées dans les emplois à petits salaires, comme le montrent les chiffres publiés aujourd'hui. Près de 20 ans après l'introduction de la LEg, l'égalité des sexes n'existe toujours pas au quotidien dans la vie professionnelle. En plus des discriminations salariales, les femmes ont moins de chances que les hommes sur le marché du travail, elles sont désavantagées en matière de formation continue et leurs professions sont sous-estimées. Des réalités qui accentuent encore plus les différences de salaire.
</p><p>Pour ces raisons, l'USS demande, en plus de la transparence des salaires, une revalorisation du travail principalement fourni par les femmes. Elle demande aussi la mise en place de structures d'accueil abordables, qui permettent de concilier tâches éducatives et profession. Il est temps que la LEg soit appliquée à la lettre. Prochaine étape : les contrôles des salaires.
</p><p><b>Regula Bühlmann</b> (076 200 90 89), secrétaire centrale responsable de l'égalité des sexes à l'USS, se tient à votre disposition pour de plus amples informations.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2307</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2015 11:34:00 +0200</pubDate><title>La Commission de jeunesse de l’USS veut que les apprenti(e)s soient mieux protégés contre la crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-commission-de-jeunesse-de-l-uss-veut-que-les-apprenti-e-s-soient-mieux-proteges-contre-la-crise</link><description>Début des apprentissages</description><content:encoded><![CDATA[<p> À l'occasion du début des apprentissages, la Commission de jeunesse de l'USS appelle les cantons à mieux protéger les apprenti(e)s contre la crise. Une intervention à ce sujet déposée dans de nombreux parlements cantonaux sous l'intitulé " Maintenir les places d'apprentissage - lutter contre le chômage des jeunes " demande aux gouvernements cantonaux d'examiner toutes les possibilités existantes de renforcer le marché des places d'apprentissage. En effet, les apprenti(e)s doivent être protégés contre les risques accrus liés à la crise du franc et notamment contre le chômage.
</p><p>La situation sur le marché du travail s'est fortement dégradée ces derniers mois. Suite à la décision de la Banque nationale de ne plus garantir le taux plancher du franc par rapport à l'euro, les annonces de restructurations et de suppressions d'emplois n'arrêtent plus. En temps de crise, les jeunes paient le prix fort, car ils sont l'un des maillons les plus faibles de la chaîne. C'est déjà visible aujourd'hui. De fait, le chômage des jeunes n'a cessé d'augmenter ces derniers mois par rapport à l'année dernière. En juillet, il était de 3,2 %, soit supérieur au taux national.
</p><p>Pour ces raisons, la Commission de jeunesse de l'USS demande aux cantons qu'ils renforcent la surveillance des apprentissages. Les apprenti(e)s doivent être mieux encadrés sur leur lieu de travail. En outre, il faut développer la promotion des places d'apprentissage et mettre en place un service d'outplacement chargé de donner une nouvelle place de formation aux jeunes qui perdent la leur en raison de restructurations ou de réductions d'effectifs. Ces mesures devront soutenir de manière significative les jeunes en leur permettant une entrée optimale dans la vie professionnelle. C'est aujourd'hui qu'il faut en effet investir dans la formation des jeunes afin que leur avenir ne soit pas bouché dès le départ.
</p><p>Ces revendications ont été reprises dans un modèle d'intervention parlementaire qui sera adaptée en fonction de la situation locale et déposée dans les parlements de la majorité des cantons lors de leurs prochaines sessions. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li> Lena Frank (079 586 70 55), présidente de la Commission de jeunesse de l'USS, secrétaire à la jeunesse d'Unia</li><li>Lucie Waser (079 916 76 46), secrétaire jeunesse du SEV</li></ul><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2306</guid><pubDate>Mon, 17 Aug 2015 15:33:00 +0200</pubDate><title>Premier développement de l&#039;AVS depuis 20 ans : malgré une orientation positive, d&#039;importants reculs subsistent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/premier-developpement-de-lavs-depuis-20-ans-malgre-une-orientation-positive-dimportants-reculs-subsistent</link><description>La Commission de la sécurité sociale des États et Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après le Conseil fédéral, c’est maintenant la Commission de la politique sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) qui veut relever à 65 ans l’âge de la retraite des femmes et baisser fortement le taux de conversion du 2e pilier. Ces deux mesures sont autant de reculs que l’Union syndicale suisse (USS) rejette. De fait, la baisse du taux de conversion représente la plus grande baisse des rentes de tous les temps. Or les femmes sont déjà désavantagées au niveau des salaires et leurs rentes du 2e pilier sont souvent plus maigres que celles des hommes. Ces désavantages ne doivent pas être en plus renforcés par le relèvement de l’âge de la retraite, d’autant plus que les femmes d’un certain âge ne sont pas demandées sur le marché du travail. 
</p><p>Que la CSSS-E veuille clairement améliorer pour la première fois depuis 20 ans les rentes AVS et compenser quelque peu le retard qu’elles ont accumulé par rapport à l’évolution des salaires est un point positif. Ce faisant, elle s’oriente sur les révisions réussies de l’AVS qui n’ont pas uniquement entraîné des sacrifices pour la population, mais aussi des progrès sociaux. Si cette recette n’est pas appliquée, aucune réforme ne sera possible, comme on l’a vu avec l’échec de la 11e révision de l’AVS. C’est pourquoi les propositions de la CSSS-E posent les bons jalons et offrent à l’AVS une base solide jusqu’en 2030. 
</p><p>L’USS regrette toutefois que la commission ne veuille améliorer que les rentes des nouveaux retraité(e)s. En effet, l’actuel niveau des rentes des 1er et 2e piliers de nombreux retraité(e)s est aujourd’hui déjà également insuffisant. Raison pour laquelle l’USS demande que les hausses des rentes profitent à tout le monde, ainsi que le demande sa propre initiative populaire.
</p><p>Mais l’USS est satisfaite de voir que, contrairement au Conseil fédéral, la commission ne remet pas en question la compensation du renchérissement et ne veut pas libérer partiellement la Confédération du financement de l’AVS. L’USS est aussi contente de voir que les rentes AVS des veuves ne seront par supprimées. 
</p><p> Le modèle de financement proposé est un autre point positif. La légère hausse du pourcentage de salaire versé à l’AVS est supportable. Depuis 1975, il n’a en effet jamais été augmenté (toujours 8,4&nbsp;%, soit 4,2&nbsp;% pour l’employeur/employeuse et autant pour l’employé[e]). Par contre, le pourcentage prélevé sur les salaires pour le 2e pilier est désormais passé à 18&nbsp;% en moyenne et, vu les intentions du Conseil fédéral, il devrait continuer à augmenter. Or, il est plus judicieux de relever les cotisations AVS. De fait, une hausse des rentes AVS représente, pour les bas et moyens revenus une amélioration des prestations obtenue pour un prix comparativement bas par rapport au 2e pilier. Et surtout&nbsp;: les assuré(e)s en profiteront immédiatement et pas seulement dans plusieurs années.&nbsp;
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, 079 277 61 31, président de l'USS</li><li>Doris Bianchi, 076 564 67 67, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable des assurances sociales</li><li>Thomas Zimmermann, 079 249 59 74, responsable de la communication de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2305</guid><pubDate>Wed, 12 Aug 2015 15:19:00 +0200</pubDate><title>Bas salaires : le problème n’est toujours pas réglé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/bas-salaires-le-probleme-n-est-toujours-pas-regle</link><description>Rapport du Conseil fédéral sur les branches à bas salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a toujours un problème de bas salaires. Certes, et grâce à l’engagement des syndicats plus des salaires équitables, il ne s’est pas fortement accentué, comme le montre le rapport du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) publié mercredi. Il n’empêche que les salaires d’un demi-million de personnes se situent au-dessous du seuil des bas salaires. Et plus de 200&nbsp;000 gagnent moins que les 22 francs de l’heure demandés par l’initiative sur les salaires minimums. 
</p><p>Le problème des bas salaires est important surtout dans les branches sans convention collective de travail (CCT) nationale, comme le commerce de détail ou l’horticulture. Si des améliorations sont apportées dans ces branches, un nombre supérieur à la moyenne de personnes en profitera. En effet, on trouve le plus grand nombre d’emplois à bas salaire (105&nbsp;000) dans le commerce de détail. Mais les employeurs de ces branches refusent de fixer des salaires minimums généralisés dans des CCT, raison pour laquelle il faut abaisser les obstacles mis à l’extension du champ d’application des CCT. 
</p><p>On trouve aussi des emplois à bas salaires dans des branches qui ont une CCT. Dans ce cas, il s’agit alors d’un besoin de rattrapage. Même si, malgré l’existence d’une CCT, le problème des bas salaires n’est pas réglé dans ces branches, nous ne devons pas oublier que ceux-ci n’ont pas perdu le contact avec les autres salaires, comme c’est le cas dans d’autres pays sans CCT étendue et comme cela se serait passé si les syndicats n’avaient pas activement fait campagne contre les bas salaires..
</p><p>&nbsp;</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p><a name="Text10"></a></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2301</guid><pubDate>Fri, 10 Jul 2015 09:32:00 +0200</pubDate><title>La BNS doit veiller à ce que le cours du franc soit supportable</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-veiller-a-ce-que-le-cours-du-franc-soit-supportable</link><description>Six mois après l’abandon du cours plancher : le bilan de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Six mois après l'abandon du cours plancher franc-euro par la Banque nationale suisse (BNS), le franc est toujours surévalué d'environ 20 %. Et une appréciation encore plus extrême n'est malheureusement pas à exclure. La pression sur les emplois et les salaires qui en découle est grande. Dans l'hôtellerie-restauration, une place sur dix a disparu depuis le début de l'appréciation du franc, en 2008. Et cela devrait aussi être le cas dans l'industrie au début de 2016, si le franc reste à ce point surévalué. Nombre d'entreprises ont en outre prolongé leur durée du travail sans pour autant relever leurs salaires. 
</p><p>C'est inacceptable ! Le franc doit nous servir, pas nous nuire. Le bilan publié aujourd'hui par l'Union syndicale suisse (USS) sur son site demande que la BNS se remette à piloter activement le cours du franc. La manière la plus efficiente de le faire est de fixer un objectif de cours ou un cours plancher et de compléter le tout par des intérêts négatifs. Le bilan de l'USS montre également que la politique menée par la BNS en matière de taux d'intérêt entre décembre 2014 et janvier 2015 a contraint cette dernière à acheter davantage d'euros. 
</p><p>&nbsp;&lt;media&gt;Le Bilan de l'USS&lt;/media&gt;
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 071 228 41 11 ou 079 277 61 31</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 ou 031 377 01 09 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2288</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2015 16:15:00 +0200</pubDate><title>Une attaque inacceptable contre les salaires usuels dans la localité</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-attaque-inacceptable-contre-les-salaires-usuels-dans-la-localite</link><description>L&#039;USS proteste contre le projet de révision concernant les marchés publics</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) proteste contre le fait que le projet de révision de la loi et de l’ordonnance sur les marchés publics sape sans nécessité aucune la protection des salaires et des conditions de travail en usage dans la localité. Dans les faits, le principe selon lequel les salaires et conditions de travail du lieu où est exécutée la prestation doivent être respectés ne s’appliquerait plus, selon ce projet de révision, aux soumissionnaires dont le siège se trouve en Suisse ou qui y sont établis. Ils suivraient en effet le principe du lieu de provenance de l’entreprise. Ainsi par exemple, une entreprise qui a son siège au Tessin et fait une offre à Zurich dans le cadre de marchés publics pourrait en toute légalité évincer avec ses salaires tessinois inférieurs une entreprise qui respecte les normes zurichoises. Or, il s’agit là d’une situation de concurrence déloyale qui viole la loi fédérale à ce sujet (LCD). Parallèlement, une telle disposition contournerait des conventions collectives de travail (CCT) locales et régionales. Or en Suisse, un très grand nombre de CCT fixent au plan régional la protection des travailleurs et travailleuses.
</p><p>L’USS demande que le principe du lieu où est effectuée la prestation s’applique sans restriction en particulier aux marchés publics, un secteur dont plus de 300&nbsp;000 emplois dépendent. Cette attaque contre les salaires usuels dans la localité sabote en outre les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes qu’il y a lieu de renforcer et non pas de démanteler. 
</p><p>L’USS demande également que l’on limite aussi à deux niveaux les chaînes de sous-traitance dans les marchés publics et que l’on introduise un registre de branche qui garantisse que seules les entreprises aux mains propres puissent participer à ces marchés..
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076&nbsp;335 61 97 </li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droits syndicaux</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2287</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2015 15:28:00 +0200</pubDate><title>L’USS salue le durcissement des amendes infligées aux responsables de sous-enchère salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-salue-le-durcissement-des-amendes-infligees-aux-responsables-de-sous-enchere-salariale</link><description>Lutte contre la sous-enchère salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue l’augmentation de 5&nbsp;000 à 30&nbsp;000 francs des amendes infligées aux responsables de sous-enchère salariale. Il s’agit là d’un pas important vers l’application du principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des salaires suisses et respecter les conditions de travail suisses. Demain, les entreprises étrangères qui détachent du personnel en Suisse et ne respectent pas les salaires et conditions de travail suisses risqueront de devoir payer une amende plus salée. La même chose vaut pour les employeurs suisses qui versent des salaires inférieurs aux salaires minimums fixés dans un contrat-type de travail. L’USS attend maintenant du Parlement fédéral qu’il débatte rapidement de ce projet et l’adopte. En effet, les amendes actuelles n’ont guère eu d’effets dissuasifs. Pour qu’elles soient à l’avenir efficaces, elles ne doivent pas uniquement être prononcées mais aussi être recouvrées. 
</p><p>Pour juguler les abus commis en matière de protection des salaires, il faut aussi beaucoup plus de contrôles, spécialement dans les régions frontalières. Et en cas de sous-enchère salariale manifeste, il faut prononcer une interruption des travaux. C’est la seule manière de contraindre efficacement les employeurs fautifs à respecter en Suisse les dispositions existantes. 
</p><p>En outre, dans les branches comme l’horticulture et le commerce, il faut que des conventions collectives de travail (CCT) prévoyant des salaires minimums soient conclues. Dans ces branches, les contrôleurs ont découvert l’an dernier de nombreux employeurs qui versaient des salaires trop bas. Dans l’horticulture, 28&nbsp;% des entreprises étrangères ne payaient pas les salaires usuels dans la branche et la localité et dans le commerce, c’était le cas de15&nbsp;% des employeurs suisses.&nbsp;
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2286</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2015 14:47:00 +0200</pubDate><title>Il faut aller plus loin et on ira plus loin !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-faut-aller-plus-loin-et-on-ira-plus-loin</link><description>10 années de congé de maternité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er juillet 2005, après des débats qui ont duré des décennies, le congé de maternité a été introduit en Suisse. Aujourd’hui, la Commission féminine de l’USS a fêté cet anniversaire sur la Place fédérale. Pour les femmes de l’USS, après ces dix années, d’autres progrès doivent être réalisés dans la protection des mères et des parents, ainsi que dans la possibilité de concilier famille et profession. La commission de l’USS a constaté que nombre de branches et d’entreprises n’ont pas profité de l’allégement apporté à l’époque l’introduction des allocations pour pertes de gain en cas de maternité pour améliorer le minimum légal de 14 semaines de congé payées à 80&nbsp;%. C’est pourquoi les femmes de l’USS demandent&nbsp;:</p><ol><li>18 semaines de congé de maternité payées à 100&nbsp;%&nbsp;: une allocation pour perte de gain de 80&nbsp;% du salaire ne suffit pas, précisément aux femmes qui touchent des bas revenus, pour couvrir le coût de la vie&nbsp;; l’Organisation internationale du Travail demande aussi 18 semaines&nbsp;;</li><li>un congé de paternité et un congé parental&nbsp;: une répartition équitable du travail rémunéré et du travail non rémunéré entre la femme et l’homme n’est possible que si le père peut prendre rapidement sa place de personne de référence pour l’enfant&nbsp;; l’USS demande un congé de paternité de 8 semaines et 24 semaines de congé parental à répartir également entre les parents&nbsp;;</li><li>des réglementations pour la période qui précède l’accouchement, afin que les femmes aient, en cas de besoin, droit à un congé payé.</li></ol><p> Ces solutions répondent à des besoins avérés des familles. Elles représenteraient aussi une avancée substantielle de sorte que la Suisse ne serait plus la lanterne rouge européenne au chapitre de la conciliation entre famille et profession.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076&nbsp;200 90 89</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2282</guid><pubDate>Fri, 26 Jun 2015 15:24:00 +0200</pubDate><title>L’inertie de la commission est une menace pour l’existence de personnes âgées  et handicapées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-inertie-de-la-commission-est-une-menace-pour-l-existence-de-personnes-agees-et-handicapees</link><description>L’adaptation des loyers reconnus dans les PC s’impose depuis 
trop longtemps</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a remis à plus tard l'adaptation nécessaire depuis longtemps des montants maximaux pris en compte au titre du loyer dans le calcul des prestations complémentaires (PC). Au lieu de relever enfin ces montants, elle veut d'abord attendre la révision de la loi sur les PC. Cette non-décision mettra 300 000 personnes âgées ou handicapées, dépendantes des PC, dans de graves difficultés financières.
</p><p>La personne qui, uniquement pour pouvoir boucler ses fins de mois, doit demander aujourd'hui des PC pour compléter sa rente AVS ou AI peut faire prendre en compte comme frais de loyer dans le calcul de ses PC au maximum 1 100 francs par mois, si elle vit seule, et 1 250 francs si elle est mariée. Mais les frais de logements élevés que connaît la Suisse ne sont de loin pas couverts avec de tels montants. En conséquence, les personnes concernées doivent s'ôter le pain de la bouche pour payer la partie non couverte de leurs frais de loyer. L'inertie dont la CSSS-N a fait preuve par sa décision aggravera leur situation.
</p><p>En effet, l'adaptation à l'évolution des prix des montants maximaux reconnus comme dépenses de loyer n'a que trop attendu. La dernière a eu lieu il y a près de 15 ans. Depuis lors, les frais de logement ont énormément augmenté. Attendre encore plus, comme le veut la majorité de la commission du Conseil national, n'est plus possible. Si le Parlement fédéral traite cette question uniquement dans le cadre de la révision prévue de la loi sur les PC, l'éventuel relèvement urgent de ces montants maximaux sera repoussé à 2020.
</p><p>Faisant partie du 1er pilier, les PC sont indispensables à nombre de bénéficiaires de rentes AVS et AI afin de pouvoir vivre dans la dignité. Pour qu'elles puissent vraiment remplir leur mandat, qui consiste à garantir le minimum vital, les dépenses reconnues dans le calcul des PC, comme le sont les loyers, doivent absolument être adaptées à intervalles réguliers à l'évolution des prix.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante responsable des assurances sociales à l'USS</li><li>Matthias Preisser (079 656 55 36), service de la communication de l'USS </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2281</guid><pubDate>Tue, 23 Jun 2015 10:02:00 +0200</pubDate><title>Les abus doivent être mieux combattus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-abus-doivent-etre-mieux-combattus</link><description>Le rapport de l’Observatoire de la libre circulation des personnes montre qu&#039;il est nécessaire d&#039;intervenir surtout dans l&#039;horticulture, le commerce, l&#039;informatique, la santé et le social et la construction</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a besoin d’entretenir de bonnes relations structurées avec l’Union européenne (UE). C’est pour cela que les Accords bilatéraux ont été conclus avec cette dernière. Et ils doivent profiter aux personnes qui exercent une activité lucrative dans notre pays. Malheureusement, nombre d’employeurs mésusent de la libre circulation des personnes. Les abus concernent surtout les branches de l’horticulture, du commerce, de la santé et de l’action sociale, de l’informatique et de la construction. Ils doivent être combattus et les instruments pour ce faire améliorés.&nbsp;
</p><p>Certes la construction est bel et bien protégée par des salaires minimums garantis par des conventions collectives de travail (CCT) dont le champ d’application a été étendu et les employeurs qui versent des salaires de dumping peuvent se faire infliger des amendes. On trouve cependant toujours des entreprises quasi criminelles qui contournent ces salaires minimums au moyen de contrats de travail ou de décomptes d’heures de travail falsifiés, de faillites abusives, etc. C’est pour cela que, pour les cas graves, les contrôleurs et contrôleuses doivent ordonner une interruption des travaux afin de contraindre ces employeurs fautifs à coopérer. Il faut en outre créer des registres professionnels où figureront les moutons noirs et les entreprises aux mains propres. 
</p><p>La situation dans l’horticulture, le commerce, la santé et l’action sociale, l’informatique, des branches qui ne sont pas protégées par des salaires minimums obligatoires, est problématique. Dans l’horticulture, 28&nbsp;% des entreprises étrangères contrôlées versaient des salaires trop bas. Dans le commerce, c’était le cas de 15&nbsp;% des employeurs suisses. Dans la branche de la santé et de l’action sociale, outre les infractions salariales (12&nbsp;%), les horaires de travail sont un problème à cause duquel il est difficile de concilier famille et profession. Or, au lieu de résoudre ce problème, les hôpitaux et les homes ont recruté plus de personnel en provenance de l’UE. Dans l’informatique, qui engage aussi fréquemment du personnel de l’UE, les salaires à l’embauche des titulaires d’une autorisation de séjour à l’année et ceux des frontaliers et frontalières ont baissé. Les travailleurs et travailleuses âgés sont discriminés et exclus du monde du travail. Dans ces branches, il faut que les employeurs concluent des CCT qui prévoient de bons salaires minimums et des conditions de travail de qualité. Et s’ils s’y refusent, la Confédération doit édicter des contrats-types de travail fixant des salaires minimums. 
</p><p>La situation s’est aggravée dans les régions frontalières, notamment à cause de la forte surévaluation du franc. C’est au Tessin qu’elle est la plus mauvaise. Les cantons et les commissions paritaires doivent renforcer leurs contrôles. 
</p><p> Les contingents n’aideront pas à lutter contre les abus. Un système de contingents relevant de la police des étrangers avec, entre autres, des examens au cas par cas de la préférence nationale, renforcera les problèmes, comme le montrent les expériences faites avec l’ancien système de contingents. Pression sur les salaires et chômage étaient en effet répandus à l’époque. Juridiquement défavorisés, les saisonniers gagnaient, pour le même travail, presque 14&nbsp;% de moins que leurs collègues suisses. En outre, faute de contrôles, le travail au noir sévissait.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><h5>document</h5><ul><li>&lt;media&gt;Intervention et présentation&lt;/media&gt;&nbsp;de l'économiste en chef de l'USS, Daniel Lampart, lors de la conférence de presse du 23 juin 2015</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2280</guid><pubDate>Mon, 22 Jun 2015 08:27:00 +0200</pubDate><title>Ce qui est facultatif ne permet pas d’atteindre l’objectif visé. Il faut des mesures contraignantes, par exemple pour les travailleurs et travailleuses âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ce-qui-est-facultatif-ne-permet-pas-d-atteindre-l-objectif-vise-il-faut-des-mesures-contraignantes-par-exemple-pour-les-travailleurs-et-travailleuses-ages</link><description>Initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les mesures présentées aujourd’hui par le conseiller fédéral Johann Schneider-Amman et des représentant(e)s des cantons dans le cadre de l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié ne permettront pas de lutter durablement contre cette pénurie. En Suisse, les mesures basées sur la bonne volonté s’avèrent tout au plus d’une efficacité limitée. Il faut des mesures contraignantes. Il est par exemple plus que temps que la Confédération s’attaque aux discriminations dont sont victimes les travailleurs et travailleuses âgés et contribue ainsi à atténuer les effets de la pénurie de personnel qualifié.
</p><p> L’Union syndicale suisse (USS) a montré la voie. En premier lieu, il faut améliorer la protection contre le licenciement des collaborateurs et collaboratrices de longue date, comme c’est déjà courant dans certaines conventions collectives de travail. Cette façon de procéder incite également plus les employeurs à investir davantage dans la protection de la santé ainsi que dans la formation initiale et continue de leur personnel. Pour financer ces mesures, il faut, comme pour la formation professionnelle, créer dans les cantons un fonds de solidarité alimenté avant tout par les entreprises qui occupent peu de travailleurs et travailleuses âgés. En outre, il faut accorder aux plus de 50 ans un droit à une formation continue et à une reconversion professionnelle payées. Spécialement en cas de chômage, il faut que ces personnes puissent acquérir une nouvelle qualification. Les moyens pour ce faire devront être octroyés dans le cadre de la révision de la loi sur la formation professionnelle.
</p><h5>renseignement</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2278</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2015 11:06:00 +0200</pubDate><title>Passivité inacceptable de la BNS : l’USS exige un nouveau cours plancher ou un objectif de cours</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/passivite-inacceptable-de-la-bns-l-uss-exige-un-nouveau-cours-plancher-ou-un-objectif-de-cours</link><description>Examen de la situation économique et monétaire : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), la décision prise aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) de ne rien faire contre la très forte surévaluation du franc est inacceptable. Cette dernière a énormément accentué la pression qui s’exerce sur les salaires et les emplois en Suisse. Plusieurs milliers d’emplois ont déjà été supprimés, au point que le chômage a, en données désaisonnalisées, augmenté. L’inflation est inférieure à zéro. Et rien n’annonce malheureusement que les choses vont changer ces prochains temps. La passivité &nbsp;de la BNS est inacceptable pour les personnes qui travaillent en Suisse, comme pour l’USS.
</p><p>La BNS mise sur l’espoir que le franc perdra de sa valeur. Et elle reste passive. Après la décision de ce jour, on ne sait pas quel but elle poursuit ni avec quels instruments. 
</p><p>Le franc doit servir à la Suisse, pas lui nuire. L’USS attend de la BNS qu’elle ramène une fois pour toutes le franc à un niveau supportable qui protège et les salaires et les emplois. C’est ce qu’elle a fait la plupart du temps par le passé. Entre 1978 et fin 2009, d’abord explicitement par rapport au Deusche Mark (80 ct/1 DM) et ensuite, implicitement, par rapport à l’euro. L’instrument le plus efficace est un cours plancher explicite ou un objectif de cours explicite aussi. Les taux d’intérêt négatifs peuvent faciliter la réalisation de cet objectif, mais en soi, leur efficacité reste limitée, comme le montre la surévaluation persistante du franc ces derniers mois.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2267</guid><pubDate>Sun, 14 Jun 2015 16:32:00 +0200</pubDate><title>Impôt sur les successions : déception – Redevance radio-TV : soulagement </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/impot-sur-les-successions-deception-redevance-radio-tv-soulagement</link><description>Votations fédérales : les commentaires de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est déçue par le net rejet de l’impôt sur les successions. Le problème de la répartition grossièrement inégale de la fortune n’est de ce fait toujours pas résolu. Avec une campagne de désinformation menée sans interruption depuis plus de deux ans à coups de millions, les adversaires de l’initiative ont surtout attisé la peur de voir les PME disparaître. C’est pour cela que le résultat de ce scrutin ne doit pas être interprété comme le souhait du peuple d’alléger encore plus la charge des revenus élevés et des grandes fortunes. L’USS s’opposera à toute exigence allant dans ce sens. L’opposition des cantons à un impôt fédéral sur les successions a notamment eu une incidence négative sur la part de oui. On le voit précisément dans la part importante de non des citoyen(ne)s vaudois, un canton qui connaît encore un impôt sur les successions pour les descendants directs et craignait de ce fait une baisse de ses recettes. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec soulagement l’acceptation de la redevance radio-tv «&nbsp;indépendante des appareils&nbsp;». Ainsi, le financement de la SSR reposera sur une base durable et celle-ci pourra continuer à remplir demain son mandat de service public dans toutes les régions du pays. Le danger d’une berlusconisation du paysage médiatique suisse n’en est pas pour autant écarté. Les médias privés et les politicien(ne) de la droite vont continuer à essayer d’amaigrir la SSR pour pouvoir sauter dans les créneaux du marché ainsi «&nbsp;libérés&nbsp;» et se donner une plate-forme plus grande pour promouvoir leurs intérêts. L’USS s’opposera, comme elle l’a toujours fait, à ces tentatives. Mais la SSR est aussi appelée à agir. Elle doit, avant tout dans le domaine de l’information, renforcer, au moyen d’un programme de grande qualité et équilibré, son soutien auprès de la population. 
</p><p>L’USS regrette le rejet de l’initiative sur les bourses d’études. Cette initiative aurait en effet aidé beaucoup de jeunes qui veulent continuer à se former professionnellement après un apprentissage à recevoir des bourses d’études. Étant donné les efforts qui devront vraiment être faits demain aussi pour améliorer ses qualifications, ce thème ne saurait devenir tabou pendant plusieurs années. Si les politiques veulent s’attaquer avec la détermination qui s’impose à la «&nbsp;pénurie de personnel qualifié&nbsp;» comme on l’appelle, ils ne pourront pas ne pas faire en sorte que les bourses d’études soient améliorées et, donc, versées plus de personnes qui veulent se perfectionner. Dans une première étape, il faut que la Confédération prévoie des contributions directes aux bourses d’études là où existe un besoin urgent de spécialistes. En outre, l’accord intercantonal sur l’harmonisation des régimes de bourses s’études est ainsi désormais appelé à prévoir des contributions minimales qui permettent de vivre décemment.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 68 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2266</guid><pubDate>Fri, 12 Jun 2015 13:39:00 +0200</pubDate><title>Égalité des salaires entre femmes et hommes : la Suisse a raté le train</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-entre-femmes-et-hommes-la-suisse-a-rate-le-train</link><description>Une conférence de l’USS sur le 14 juin demande que des mesures impératives soient rapi-dement prises</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Presqu’un quart de siècle après que les femmes eurent fait grève pour l’égalité des sexes, la Suisse risque de rater le train international sur la question de l’égalité salariale entre femmes et hommes. C’est ce que viennent de souligner les participant(e)s lors d’une conférence organisée par l’Union syndicale suisse (USS) à l’occasion du 24e anniversaire de la grève des femmes de 1991.</p><p>Avec une différence de salaire sexospécifique de 18&nbsp;%, la Suisse fait beaucoup moins bien que la moyenne de l’OCDE (15,2&nbsp;%) et occupe, aussi au plan européen, une des dernières places du classement. Bref, les femmes gagnent en Suisse toujours presque un cinquième de moins que leurs collègues masculins. Lors de la conférence de l’USS, les intervenant(e)s et les participant(e)s à la table ronde ont de ce fait demandé que les politiques mettent rapidement en œuvre des mesures impératives, ainsi que des contrôles et des possibilités de sanctionner les contrevenants, afin que la Suisse ne perde pas tout contact avec le reste de l’Europe. 
</p><p>Des pays comme la Suède, l’Autriche et la Belgique parviennent aujourd’hui déjà à réduire les différences de salaire entre les sexes par le biais de contrôles et de mesures de transparence des salaires. Et d’autres États comme l’Allemagne s’y mettent aussi.&nbsp; L’instrument Logib développé en Suisse permet aux entreprises de contrôler par une méthode simple leurs salaires sous l’angle de la discrimination. Désormais, cet outil s’est européanisé&nbsp;: l’Allemagne, le Luxembourg, la Finlande, la Pologne, la Grande-Bretagne, la France et le Portugal utilisent aussi Logib. En conséquence, la différence de salaire entre femmes et hommes est passée, dans l’Union européenne, de 17,3&nbsp;% en 2008 à 16,2&nbsp;% en 2011. Or en Suisse, elle s’est même remise à augmenter entre 2010 et 2012.
</p><p>Dans ce contexte, il est plus que temps pour la Suisse d’agir rapidement. Toujours est-il, cependant, qu’une révision de la loi concernée est prévue. La bonne soixantaine de participant(e)s à la conférence de l’USS «&nbsp;Contrôles efficaces des salaires – maintenant&nbsp;!&nbsp;» a présenté cette révision, mais la conférence a aussi permis de développer des revendications plus ambitieuses et des amorces de solution pour lutter contre les inégalités de salaire. Pour Regula Bühlmann, secrétaire centrale responsable de l’égalité de sexes à l’USS, il est indispensable que l’on crée une commission qui puisse punir les infractions au principe de l’égalité salariale. Elle a aussi souligné le rôle central qui revient ici aux syndicats&nbsp;: «&nbsp;L’état doit obliger les entreprises à contrôler leurs systèmes salariaux sous l’angle de la discrimination. Les syndicats doivent veiller, au plan contractuel et au niveau des entreprises, à ce que les salaires soient fixés de manière non discriminatoire et examiner chaque cas.&nbsp;» En effet, des cas isolés de discrimination sont aussi possibles dans des entreprises dont la structure salariale globale n’est pas discriminatoire.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>&nbsp;Regula Bühlmann, secrétaire centrale responsable de l'égalité des sexes à l'USS, 076 200 90 89</li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li>Jeanne Ramseyer: &lt;media input jeanne ramseyer staatliche&gt;Warum braucht es jetzt staatliche Massnahmen zur Verwirklichung der Lohngleichheit?&lt;/media&gt;</li><li>Regula Bühlmann: &lt;media input regula buehlmann gewerkschaftliche&gt;Gewerkschaftliche Strategien für die Lohngleichstellung&lt;/media&gt;</li><li>Sylvie Durrer: &lt;media input sylvie durrer&gt;Egalité salariale: Où en sommes-nous?&lt;/media&gt;</li><li>Steve Binggeli: &lt;media ws logib&gt;Introduction à Logib: Instrument de contrôle du respect de l’égalité salariale entre femmes et hommes&lt;/media&gt;</li><li>Marianne Schär Moser: &lt;media ws marianne schaer-moser diskriminierungsfreie&gt;Diskriminierungsfreie Lohnfestsetzung&lt;/media&gt;</li><li>Regina Stauffer: &lt;media ws&gt;Lohnkontrollen im öffentlich-rechtlichen Anstellungsverhältnis&lt;/media&gt;</li><li>Cathrine Laubscher: &lt;media ws lohnklagen&gt;Gesamtarbeitsverträge und Lohnklagen im privaten Dienstleistungsbereich: Neue Handlungsmöglichkeiten durch Lohnkontrollen?&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2261</guid><pubDate>Tue, 09 Jun 2015 11:28:00 +0200</pubDate><title>L&#039;avenir de la prévoyance vieillesse réside dans une AVS renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lavenir-de-la-prevoyance-vieillesse-reside-dans-une-avs-renforcee</link><description>Initiative populaire &quot;AVSplus : pour une AVS forte&quot;</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil des États a raté l’occasion de poser convenablement les jalons qui permettraient un aménagement durable de la prévoyance vieillesse. Le non sans compromis opposé à l’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» est une décision à courte vue, car un relèvement des rentes de vieillesse de l’AVS est urgent&nbsp;: Cela, non seulement pour la plus grande partie des actuels rentiers et rentières, mais avant tout pour les générations des futurs rentiers et rentières. 
</p><p>Pour beaucoup, dont l’ancien revenu fut autrefois bas ou moyen, le revenu obtenu avec les rentes des 1er et 2e piliers ne suffit pas pour, une fois à la retraite, «&nbsp;maintenir de manière appropriée [leur] niveau de vie antérieur&nbsp;». Ce mandat constitutionnel n’est donc pas rempli. Par exemple, un monteur-électricien vivant seul et dont le dernier salaire mensuel était de 5&nbsp;000 francs doit se contenter d’une rente mensuelle de 3&nbsp;000&nbsp;francs, c’est-à-dire nettement plus se serrer la ceinture. Le supplément de 10&nbsp;% sur la rente AVS allégerait considérablement le quotidien des gens qui touchent un maigre revenu sous forme de rentes. 
</p><p>Renforcer le 1er pilier est surtout important pour les futurs retraité(e)s. D’une part parce que les rentes sont toujours plus en retard sur l’évolution des salaires. D’autre part, parce que les prestations du 2e pilier sont instables. Ces dernières années, des réductions des prestations ont été à l’ordre du jour, par exemple via une baisse des intérêts servis sur l’avoir de vieillesse accumulé ainsi que des taux de conversion. La plupart du temps, les prestations ne peuvent être maintenues au même niveau, que si les assuré(e)s et leurs employeurs et employeuses versent beaucoup plus d’argent dans le 2e pilier. Le revenu reçu sous forme de rentes risque même de baisser, alors qu’il ne permet de loin pas à de nombreuses personnes de vivre décemment.
</p><p>Avec l’AVS, l’argent est bien investi. Grâce à un système de financement génial et solidaire, les gens à bas ou moyens revenus touchent plus tard beaucoup plus pour leurs cotisations AVS que s’ils devaient payer les mêmes montants dans la prévoyance privée. Les femmes profitent notamment plus que la moyenne de l’AVS parce que les activités familiales sont prises en considération dans le calcul de la rente. Malgré des interruptions de leur activité lucrative ou un travail à temps partiel, elles reçoivent des rentes AVS semblables à celles des hommes, Et pour les personnes à bas revenus, grâce à une AVS améliorée de 10&nbsp;%, leur dépendance à l’égard des prestations complémentaires (PC) diminuera. Ce sera là un progrès social, car les rentes d’une assurance sociale sont plus sûres et moins humiliantes que les prestations versées en fonction d’un besoin comme les PC.
</p><p>Le renforcement de l’AVS est finançable. En dépit de toutes les prévisions faites par l’administration fédérale et le secteur des assurances, l’AVS est extrêmement solide. La principale institution sociale de la Suisse est dans les chiffres noirs, alors que le nombre de rentiers et rentières a sextuplé depuis son introduction pour dépasser actuellement les deux millions et qu’aujourd’hui, 2,5 personnes seulement, employées à plein temps, paient désormais pour un rentier ou une rentière. 
</p><p>La hausse des rentes de 10&nbsp;% demandée par AVSplus coûtera environ 4,1&nbsp;milliards de francs. Pour financer cette amélioration, un relèvement des cotisations salariales ne doit pas être un tabou. Alors que les autres assurances sociales, comme les caisses maladie et les caisses de pensions, n’ont cessé d’augmenter leurs cotisations ces dernières années, les cotisations versées à l’AVS sont, avec 8,4&nbsp;%, restées stables depuis 40 ans. AVSplus coûterait 0,4&nbsp;% de plus pour les employeurs et employeuses et autant pour les employé(e)s. Mais cette hausse garantirait, pour l’écrasante majorité des retraité(e)s, des prestations supérieures de 200 francs par mois, de 350&nbsp;francs pour les couples. 
</p><p>Si le Conseil national reprend le non catégorique du Conseil des États, AVSplus passera rapidement devant les urnes. L’Union syndicale suisse (USS) et ses partenaires montreront alors aux citoyen(ne)s, à la faveur d’une campagne solide, qu’une prévoyance vieillesse durable nécessite le renforcement de l’AVS.
</p><p> L’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» a abouti en décembre 2013 avec 111&nbsp;683&nbsp;signatures récoltées en peu de mois. Derrière elle, on trouve l’USS et ses fédérations, ainsi que d’autres organisations de salarié(e)s (LCH, SEV, ASEB et Syna), le Parti socialiste et les Verts, de même que des organisations de retraité(e)s.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la sécurité sociale à l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><h5>téléchargement</h5><p>&lt;media ahvplus sr&gt;Discours de Paul Rechsteiner, président de l'USS, au Conseil des États (en allemand)&lt;/media&gt;
</p><h5>Plus d'informations</h5><p><a href="http://www.initiative-avs.ch/" class="external-link-new-window">Site web de l'initiative AVSplus</a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2260</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2015 14:51:00 +0200</pubDate><title>L’USS rejette les subventions de la Confédération destinées à compenser les baisses des impôts cantonaux sur le bénéfice</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-uss-rejette-les-subventions-de-la-confederation-destinees-a-compenser-les-baisses-des-impots-cantonaux-sur-le-benefice</link><description>Troisième réforme de l’imposition des entreprises : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans le message qu’il a adopté aujourd’hui sur la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), le Conseil fédéral propose une baisse disproportionnée des impôts acquittés par les entreprises et les actionnaires. Par le passé, les entreprises et les actionnaires ont déjà bénéficié de privilèges fiscaux (deuxième réforme de l’imposition des entreprises, baisse des impôts dans les cantons, abolition partielle du droit de timbre d’émission, etc.), si bien qu’ils se soustraient toujours plus au financement des prestations de service public.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient la suppression des réglementations spéciales (sociétés à statut particulier, entre autres), mais rejette clairement les subventions que la Confédération veut verser pour compenser les baisses des impôts cantonaux sur le bénéfice. Premièrement, des cantons qui ne sont absolument pas concernés par la suppression des statuts particuliers recevraient aussi cet argent de la Confédération. Deuxièmement, des cantons qui ont accordé des privilèges disproportionnés seraient récompensés pour leur stratégie erronée. Et ce serait une fois de plus les salarié(e)s qui devraient finalement payer pour les baisses d’impôts accordées aux entreprises. Et la Confédération prépare déjà des mesures radicales d’économies qui, à cause du démantèlement des prestations et d’autres mesures compensatoires qu’elles entraîneront, ne concerneront pas uniquement le personnel, mais aussi la population. 
</p><p>Déjà avec le droit en vigueur, selon les conseillers fiscaux des entreprises, les cantons auront, aussi après la suppression des privilèges, environ dix ans pour s’adapter à la nouvelle situation, car les entreprises concernées pourront amortir des «&nbsp;réserves latentes fiscalement réalisées&nbsp;» et maintenir ainsi sur une durée plus longue l’actuelle charge fiscale basse. Cela doit a priori être suffisant. Les subventions fédérales destinées aux baisses des impôts cantonaux sur le bénéfice ne sont par conséquent pas nécessaire. S’il apparaissait que la suppression des réglementations spéciales devait quand même mettre des emplois en danger, l’USS serait alors prête à se montrer ouverte à une «&nbsp;patent box&nbsp;» restreinte et clairement définie. 
</p><p>Au lieu de libérer encore plus les entreprises de leur assujettissement à l’impôt, il serait nécessaire de limiter une concurrence fiscale qui est erronée. L’imposition des entreprises par les cantons doit être limitée par le rôle plus important que doit jouer la Confédération (hausse du taux fédéral d’imposition, entre autres). En outre, il s’agit d’introduire un impôt sur les gains en capital.
</p><p>&nbsp;</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS et économiste en chef, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2250</guid><pubDate>Wed, 03 Jun 2015 08:10:00 +0200</pubDate><title>L’OIT demande des mesures efficaces contre le stress et l’épuisement professionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-oit-demande-des-mesures-efficaces-contre-le-stress-et-l-epuisement-professionnel</link><description>La Suisse est invitée à agir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) demande des mesures efficaces contre l’augmentation du stress au travail. Ce thème est actuellement aussi traité par la Conférence internationale du travail. Plus de 600 délégué(e)s discutent d’un <a href="http://www.ilo.org/ilc/ILCSessions/104/reports/reports-to-the-conference/WCMS_358291/lang--fr/index.htm" class="external-link-new-window">rapport</a> sur la santé au travail auquel la dernière main sera mise jusqu’au 15 juin et qui sera ensuite adopté en assemblée plénière.</p><p> Luca Cirigliano, secrétaire centrale de l’USS et responsable de la délégation suisse des travailleurs auprès de l’Organisation internationale du Travail (OIT), signale que ce rapport et les recommandations impératives de droit international du travail de l’OIT sont particulièrement importants pour la Suisse. Selon lui, l’OIT constate que dans les économies développées, les conditions de travail se dégradent aussi. Elle recommande par conséquent que des mesures soient prises contre les risques psychosociaux. La Suisse aussi, où toujours plus de personnes subissent le stress ou sont victimes d’un épuisement professionnel, doit tenir compte de ces signes importants posés par l’OIT. C’est pourquoi, ajoute Luca Cirigliano, les mesures prévues, dans le cadre de la réforme de l’enregistrement de la durée du travail, à l’article 73 de l’ordonnance 1 relative à la loi sur le travail doivent être scrupuleusement appliquées. Et il faut aussi mettre fin à ces interventions parlementaires qui veulent massivement torpiller la saisie du temps de travail.&nbsp;
</p><h5>&nbsp;&nbsp;renseignements</h5><p>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable de la sécurité et de la protection de la santé au travail, 076 335 61 97</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2251</guid><pubDate>Tue, 02 Jun 2015 16:04:00 +0200</pubDate><title>La Commission de jeunesse de l’USS demande des mesures pour davantage de places d’apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-commission-de-jeunesse-de-l-uss-demande-des-mesures-pour-davantage-de-places-d-apprentissage</link><description>Baromètre des places d’apprentissage : des chiffres inquiétants</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au vu des premiers résultats publiés aujourd’hui du baromètre des places d’apprentissage d’avril 2015, la Commission de jeunesse de l’Union syndicale suisse (USS) se déclare très inquiète du net recul enregistré par l’offre de places d’apprentissage dans l’industrie et le domaine commercial. Qui plus est, la demande de telles places dans l’industrie a fortement augmenté. Dans la santé, malgré la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, la demande n’est de loin pas couverte. Dans l’informatique, ce sont 2&nbsp;500 places qui manquent. Les chiffres définitifs du baromètre des places d’apprentissage dans le domaine commercial devraient être encore pires. En effet, ils tiendront compte de la toute récente décision des CFF de fermer l’ensemble de ses agences de voyage.
</p><p>La Commission de jeunesse de l’USS craint que si l’on ne donne pas un vigoureux coup de barre, le chômage des jeunes n’augmente fortement dans un avenir immédiat. C’est pourquoi elle demande que les cantons prennent des mesures déterminées pour encourager la création de places d’apprentissage. Il faut motiver les entreprises à en proposer davantage. Les offices de la formation professionnelle doivent utiliser toutes les mesures pour que les jeunes qui se forment dans des entreprises menacées par la crise puissent quand même terminer leur apprentissage.&nbsp;&nbsp;
</p><h5>&nbsp;renseignements</h5><p>- Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, 079 436 21 29
</p><p>- Lena Frank, coprésidente de la Commission de jeunesse de l'USS, 079&nbsp;586 70 55</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2242</guid><pubDate>Fri, 29 May 2015 14:05:00 +0200</pubDate><title>Les délégué(e)s demandent des mesures immédiates pour garantir les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-delegue-e-s-demandent-des-mesures-immediates-pour-garantir-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La situation des salarié(e)s de Suisse s’est beaucoup dégradée depuis l’abandon du cours plancher franc-euro. Les pressions sur les salaires, les conditions de travail et les emplois se sont accentuées. Le chômage a atteint un niveau historique et va bientôt dépasser le niveau en Allemagne. C’est pourquoi ils ont adopté vendredi un train de mesures destinées à garantir les salaires et les emplois. 
</p><p>Il est effrayant de voir comment l’argument de la surévaluation du franc est utilisé au détriment des travailleurs et travailleuses. Cela, d’une part, par certains patrons qui améliorent de la sorte leurs bénéfices en procédant à des licenciements ou en prolongeant la durée du travail et, de l’autre, par les partis de droite représentés au gouvernement, qui ont resserré les rangs et dont les recettes – du travail non rémunéré à un programme de vaste dérégulation, en passant par la prolongation de la durée du travail et une baisse des impôts sur les entreprises -- feraient directement basculer la Suisse dans une récession. 
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont adopté les mesures immédiates suivantes&nbsp;: </p><ul><li>La Banque nationale suisse doit, au moyen d’un cours plancher ou d’un objectif de cours, ramener le franc à un niveau acceptable.</li><li>Le nombre de contrôles des salaires doit augmenter, en particulier dans les régions frontalières. Dans ces régions, il faut que, chaque année, un employeur sur cinq soit contrôlé. Dans les cantons de Saint-Gall et de Schaffhouse, un employeur est actuellement contrôlé une fois tous les 50 ans (part des entreprises contrôlées en 2014&nbsp;: env. 2&nbsp; %)&nbsp;!</li><li>Le Conseil fédéral et le Parlement fédéral doivent relever rapidement de 5&nbsp;000 à 30&nbsp;000 francs l’amende administrative maximale infligée en cas d’infraction salariale&nbsp;; cela, comme convenu lors de la «&nbsp;table ronde&nbsp;» sur le franc fort.</li><li>En cas de sous-enchère évidente, les contrôleurs et contrôleuses doivent systématiquement et rapidement ordonner l’interruption des activités de l’entreprise. Il doit en aller de même pour les entreprises qui ne versent pas de caution.</li><li>Le commerce de détail, l’horticulture et la pose de revêtements de sols ont besoin d’une convention collective de travail prévoyant de bons salaires minimums et dont le champ d’application est étendu.</li><li>En outre, la Confédération et les cantons doivent renoncer à leurs programmes d’austérité. Ils doivent compenser la baisse de leurs recettes en corrigeant leur politique de baisse des impôts. Les délégué(e) de l’USS ont aussi demandé que l’Assurance contre les risques à l’exportation puisse aussi assurer les risques de change.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Les délégué(e)s ont chargé le Secrétariat de l’USS d’élaborer d’autres revendications en vue de l’AD de novembre prochain. Seule une économie suisse connaissant des salaires décents et sûrs et le plein-emploi a de l’avenir. Ces éléments doivent garantir que les importants ponts jetés entre la Suisse et l’Union européenne avec les Accords bilatéraux ne soient pas rompus et qu’en Suisse, on verse des salaires suisses et respecte les conditions de travail suisses. Pas question d’introduire de contingents ou ces nouvelles discriminations destinées à certains groupes de travailleurs et travailleuses, dont il est question sous le nom de «&nbsp;préférence nationale&nbsp;». Pareilles mesures dégraderaient la situation de tous les travailleurs et travailleuses de Suisse.
</p><p>Les délégué(e)s ont encore décidé de s’engager vigoureusement, dans le débat sur la prévoyance vieillesse, pour le renforcement de l’AVS. Seul un 1er pilier fort peut garantir un niveau de rente suffisant aux personnes à la retraite. Pour beaucoup, les rentes des 1er et 2e piliers sont trop maigres aujourd’hui. Ici, une amélioration est nécessaire. Étant donné les problèmes auxquels le 2e pilier fait face et l’excellent rapport qualité (prestations)/prix de l’AVS, il s’agit par conséquent de renforcer le 1er pilier, ainsi que le demande l’initiative populaire AVSplus de l’USS. Tout affaiblissement de l’AVS sera sévèrement combattu. Dans une résolution, les délégué(e)s ont notamment dit non à un relèvement général de la retraite, non à la retraite à 65 ans pour les femmes, non à la suppression de la rente de veuve pour les femmes dont les enfants sont adultes, non au démantèlement de la compensation automatique du renchérissement sur les rentes AVS et non à l’abandon par la Confédération du financement de l’AVS. 
</p><p> Dans d’autres résolutions, les délégué(e)s ont demandé au Conseil fédéral et au Parlement fédéral de prendre leurs distances avec les scénarios d’austérité radicale concernant le personnel de la Confédération. La politique d’austérité menée par la droite va uniquement renforcer la tendance négative de l’économie provoquée par la décision concernant le franc susmentionnée. Les délégué(e)s se sont en outre prononcés pour un oui clair à la redevance radio-tv «&nbsp;indépendante des appareils&nbsp;». Grâce à elle, la radio et la télévision de droit public et, donc, le service public dans les médias électroniques, ne verront pas leurs vivres coupées.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économistes en chef de l'USS, 079 249 59 74</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale &nbsp;l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2236</guid><pubDate>Fri, 22 May 2015 16:21:00 +0200</pubDate><title>L&#039;USS rejette clairement le projet de mise en oeuvre de l&#039;initiative contre l&#039;immigration de masse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-rejette-clairement-le-projet-de-mise-en-oeuvre-de-linitiative-contre-limmigration-de-masse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la mise en oeuvre de l&#039;art. 121a Cst. féd.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) rejette clairement la révision de la loi sur les étrangers proposée par le Conseil fédéral pour mettre en œuvre l'initiative contre l'immigration de masse. Cette révision qui prévoit une vérification au cas par cas de la préférence nationale discriminerait et exclurait les personnes qui n'ont pas de passeport suisse. Une politique des bas salaires et des emplois précaires serait ainsi favorisée, comme c'était le cas sous l'ancien système des contingents. Cela porte préjudice à tous les salarié(e)s de Suisse, également à celles et ceux qui ont la nationalité suisse. Car presqu'un tiers des heures de travail effectuées dans le pays le sont par des personnes sans passeport suisse. 
</p><p>Si une maigre majorité est sortie des urnes le 9 février 2014, ce n'est que parce de nombreuses personnes s'inquiétaient à juste titre de leurs salaires et de leurs conditions de travail. Voilà pourquoi la protection des salaires et des emplois doit être améliorée et pas détériorée. 
</p><p>L'USS estime qu'il est central de renforcer la protection des salarié(e)s contre les abus des employeurs. D'une part, l'application des mesures d'accompagnement doit être améliorée (davantage de contrôles dans les régions et branches sensibles mais aussi édiction de salaires minimums dans les branches où les salaires sont sous pression), d'autre part, les mesures d'accompagnement doivent être renforcées (sanctions administratives plus lourdes, extension plus facile du champ d'application des conventions collectives de travail [CCT], interruption des travaux en cas de sous-enchère criante, entre autres). 
</p><p>Mais dans le même temps, il faut continuer sur la voie bilatérale avec l'UE. Pour la prospérité et la sécurité des emplois en Suisse, il serait imprudent de couper les ponts bilatéraux avec l'UE rien que parce que des employeurs ont abusé de l'Accord sur la libre circulation des personnes. Ce sont les abus qui doivent être combattus, pas les Bilatérales. La Suisse peut tout faire pour protéger les salaires et les emplois, également sous le régime des Bilatérales et de la libre circulation des personnes, pour autant qu'elle ne discrimine pas les travailleurs et travailleuses européens.
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</span></li></ul><p>&nbsp;</p><p>La version française de la prise de position ne sera disponible qu'à la fin du mois de mai 2015. Ci-dessous vous trouverez la version allemande:
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2234</guid><pubDate>Thu, 21 May 2015 15:37:00 +0200</pubDate><title>L’USS salue le soutien accru à l’accueil extrafamilial des enfants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/l-uss-salue-le-soutien-accru-a-l-accueil-extrafamilial-des-enfants</link><description>Améliorer la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite que le Conseil fédéral ait décidé de prendre des mesures pour inciter les cantons, les communes ainsi que les employeurs à davantage investir dans l’accueil extrafamilial des enfants. Cette décision représente pour l’USS un pas important pour que travail et famille puisse être mieux conciliés. C’est le début d’un processus auquel les cantons, les communes et les employeurs doivent maintenant participer.&nbsp; 
</p><p>Car, en comparaison internationale, la Suisse n’est pas une élève modèle en matière de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale&nbsp;: dans notre pays, la famille est encore trop souvent considérée comme une affaire privée, le soutien étatique est comparativement faible. La Suisse investit ainsi moins de 2% de son PIB pour alléger la charge des familles alors que la moyenne des pays de l’OCDE s’élève à 2,55%. Les leaders sur ce point, l’Irlande, la Grande-Bretagne ou le Danemark investissent plus de 4%. Les&nbsp; différences dans le financement des structures d’accueil sont encore plus éclatantes (Source&nbsp;: OCDE 2011).
</p><p>De nos jours toutefois, les hommes et les femmes veulent non seulement exercer une activité lucrative mais aussi participer au travail familial. Pour que cela soit possible, il faut des structures d’accueil sur l’ensemble du territoire, qui répondent aux besoins des parents et qui soient financièrement supportables. Celles-ci doivent aussi être intégralement à disposition en dehors des heures de bureau et pendant les vacances scolaires. Car il faut qu’une activité lucrative en vaille la peine et que le revenu supplémentaire ne soit pas immédiatement englouti par les coûts occasionnés par la garde des enfants. &nbsp;
</p><p>Si travail et famille pouvaient être mieux conciliés, les conditions seraient ainsi créées pour enfin mettre en œuvre des revendications importantes pour l’égalité des sexes: la répartition équitable du travail rémunéré et non rémunéré ainsi que le même salaire pour un travail équivalent exigent que la mère et le père puissent pareillement exercer une activité lucrative. 
</p><p>Le soutien à l’accueil extrafamilial des enfants décidé par le Conseil fédéral est un premier pas important dans cette direction. L’USS exige en outre d’autres mesures, comme un congé de paternité, un congé parental payé réparti paritairement entre les parents, et, à moyen terme, une réduction du temps de travail régulier. 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>- Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS responsable du dossier de l’égalité des sexes, 076 200 90 89
</p><p>- Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2222</guid><pubDate>Mon, 11 May 2015 11:36:00 +0200</pubDate><title>L’inégalité en matière de fortune est grossièrement sous-estimée</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-inegalite-en-matiere-de-fortune-est-grossierement-sous-estimee</link><description>Sondage représentatif de l&#039;USS et d&#039;Unia sur la répartition de la fortune en Suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">En Suisse, la fortune est répartie de manière extrêmement inégale. Beaucoup plus que ce que nous tous le pensons. C’est la leçon d’un sondage représentatif réalisé auprès de 1&nbsp;000 Suisses et Suissesses* <b>que l’USS et Unia présentent sous forme d’une vidéo.</b> Si nous pensons que les 20&nbsp;% les plus riches possèdent plus de la moitié de la fortune privée totale, la réalité est par contre beaucoup plus violente. En effet, le cinquième le plus riche des Suisses et Suissesses possède six fois plus que tous les autres ensemble, soit 86&nbsp;% de la fortune&nbsp;! Les 20&nbsp;% les plus pauvres n’ont, quant à eux, aucune fortune du tout.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Si l’on considère la réalité concernant les super-riches, le rapport est encore plus violent&nbsp;: les 2&nbsp;% les plus riches possèdent autant que nous tous ensemble. Et cette concentration de la fortune ne cesse d’augmenter. Cela, parce que la charge qui grève les revenus des capitaux des riches a continuellement diminué ces dernières décennies, alors que celle qui pèse sur le travail et la consommation a constamment augmenté. Et aussi parce que les super-riches peuvent léguer leur fortune à leurs descendants sans avoir à payer d’impôt. C’est injuste et antisocial. Et cela nuit à la société comme à l’économie.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Si les choses étaient comme le pensent les personnes interrogées, la répartition de la fortune serait beaucoup plus équilibrée. Selon l’image idéale qu’ils se font de cette répartition en Suisse, le cinquième le plus riche posséderait un peu plus d’un tiers de la fortune, et le cinquième le plus pauvre tout de même 9&nbsp;%, donc pas rien du tout comme c’est le cas dans la réalité.</span></p><p><span lang="FR">Le 14 juin, les citoyen(ne)s de ce pays pourront faire un pas vers l’image idéale qu’ils ont de la répartition de la fortune. Un oui à un impôt fédéral sur les successions de plus de 2 millions de francs freinerait la concentration de la fortune dans les mains d’un petit nombre de personnes. Les seuls qui seront concernés sont les 2&nbsp;% les plus riches de la population. Et tous et toutes, nous en profiterions, car le produit de cet impôt est destiné à l’AVS et aux cantons. Ce qui garantira davantage d’égalité des chances et le renforcement de l’AVS.</span></p><p>* Le sondage a été réalisé en mars par l'institut de sondage Link. Dans le cadre d'un " Visual Bus " (instrument de sondage en ligne de Link), on a interrogé 1 009 personnes de 15 à 74 ans qui se trouvent au moins une fois en ligne par semaine pour des raisons privées.
</p><p><span lang="FR"></span></p><h5 style=" ">Renseignements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><ul><li>Pepo Hofstetter, responsable de la communication, 079 322 36 11<span lang="FR"></span></li></ul><ul></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2220</guid><pubDate>Thu, 07 May 2015 08:29:00 +0200</pubDate><title>CRT : échec des tenants d&#039;une ligne dure de la droite</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/crt-echec-des-tenants-dune-ligne-dure-de-la-droite</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS est soulagée d’apprendre que les tenants d’une ligne dure de la droite ont échoué dans leur tentative d’imposer une coupe claire dans les effectifs du personnel de la Confédération. Une alliance bourgeoise du PRL, de l’UDC et d’une partie du PDC s’est montrée assez culottée pour vouloir prescrire pour 2016 à la Confédération des économies qui auraient représenté ni plus ni moins que près de 40&nbsp;% (!) de dépenses de personnel. Mais une majorité raisonnable de la grande Chambre a empêché un pareil harakiri qui aurait eu de graves conséquences au-delà même des employé(e)s fédéraux concernés. 
</p><p>L’USS salue un autre point positif dans un débat qui fut dans l’ensemble beaucoup trop mené dans une optique d’austérité, à savoir le fait que la Chambre du peuple a rejeté la proposition de diviser par deux les intérêts de la dette due par l’AI à l’AVS. Or ces intérêts ont été fixés dans un contrat conclu entre le Fonds de l’AVS et la Confédération et les contrats doivent avoir une valeur contraignante. Du point de vue de la politique financière, décider de diviser par deux ces intérêts n’aurait pas été compréhensible non plus. L’AVS a besoin d’argent, aussi parce qu’à cause des intérêts bas ou négatifs, ses placements sont moins rentables. Par contre, la Confédération profite, elle, des intérêts négatifs, car elle reçoit même de l’argent lorsqu’elle s’endette.
</p><h5>&nbsp;renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS, <br>079 205 69 11</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031&nbsp;377 01 09 ou &nbsp;079&nbsp;660 36 14</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2216</guid><pubDate>Tue, 05 May 2015 13:34:00 +0200</pubDate><title>Mesures d&#039;accompagnement : l&#039;USS demande une meilleure application</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mesures-daccompagnement-luss-demande-une-meilleure-application</link><description>Employeurs et pouvoirs publics tolèrent la sous-enchère salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement rendu public aujourd’hui donne une image préoccupante de la réalité. Dans les branches sans salaires minimums, respectivement sans convention collective de travail (CCT), les contrôles ont permis de découvrir de nombreux cas de sous-enchère salariale. Dans l’horticulture, dans le commerce et dans la santé et les activités sociales, le nombre des infractions, en hausse, a atteint un niveau élevé. Le nombre des entreprises qui versent des salaires trop bas dans les branches du second œuvre de la construction dont le champ d’application de la CCT n’est pas étendu (poseurs de revêtements de sols, entre autres), reste inchangé, mais est élevé.&nbsp;
</p><h3>Taux d'infractions dans quelques branches</h3><table><thead><tr><th scope="col"></th><th scope="col">2013</th><th scope="col">2014</th></tr></thead><tbody><tr><td>Horticulture (détachements)</td><td>13 %</td><td>28 %</td></tr><tr><td>Second oeuvre de la construction (détachements)</td><td>16 %</td><td>15 %</td></tr><tr><td>Commerce (employeurs suisses)</td><td>13 %</td><td>15 %</td></tr><tr><td>Santé et activités sociales (employeurs suisses)</td><td>7 %</td><td>12 %</td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>Ces branches sont particulièrement sensibles. En effet, comme on n’y trouve pas de salaires minimums obligatoires, il est impossible d’infliger des amendes aux employeurs qui versent des salaires trop bas, ni de les contraindre à verser les salaires corrects. Le risque de sous-enchère est donc très élevé. Dans le commerce de détail, entre autres, les employeurs ont jusque-là refusé de conclure des CCT prévoyant des salaires minimums. C’est pourquoi la Confédération et les cantons doivent agir. En cas de sous-enchère, leur tâche est en effet d’introduire des salaires minimums. À ce jour, cela n’a jamais eu lieu, sauf dans les cantons de Genève, du Tessin et du Valais.
</p><p>On compte beaucoup d’infractions aussi dans les branches qui ont des salaires minimums. Mais a priori, il est possible ici d’infliger des amendes aux employeurs qui versent des salaires trop bas ou de stopper leurs activités. Malheureusement, des entreprises essaient continuellement de contourner les salaires minimums, par exemple en déclarant faussement leur personnel comme étant indépendant (indépendance fictive), en déclarant des faux salaires, en redemandant après coup à leur personnel une partie du salaire ou en transmettant des mandats à des sous-traitants louches. Parfois, on trouve même tous ces comportements en même temps. En cas de suspicion justifiée d’indépendance fictive ou de sous-enchère salariale, les autorités doivent, sur mandat des partenaires sociaux, faire stopper les travaux, ce qui est la mesure la plus efficace. Ensuite, les entreprises doivent prouver qu’elles respectent les contrats et CCT. Il faut en outre fortement et rapidement relever le montant des amendes pour les faire passer des ridicules 5&nbsp;000 francs actuels à 30&nbsp;000 francs. À cet égard, le Conseil fédéral doit aller plus vite que ce qu’il a annoncé jusqu’à maintenant.
</p><p> À cause de la surévaluation du franc, la différence de salaire avec l’étranger s’est creusée. Cela accentue la pression sur les salaires, surtout dans les régions frontalières. Il faut donc intensifier les contrôles, ce qui implique plus de moyens financiers à disposition.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS, <br>079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2214</guid><pubDate>Fri, 01 May 2015 12:51:00 +0200</pubDate><title>Fêtes du travail dans plus de 50 localités du pays: Justice sociale – Pas d’exclusion !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fetes-du-travail-dans-plus-de-50-localites-du-pays-justice-sociale-pas-d-exclusion</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p> Malgré une pluie persistante, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans plus de 50 localités du pays pour la justice sociale et le refus de toute exclusion. " Justice sociale - Pas d'exclusion ! " tel est en effet le slogan sous lequel l'Union syndicale suisse (USS) a placé les manifestations de ce 1er Mai. L'USS refuse que les ressortissant(e)s étrangers et les bénéficiaires de l'aide sociale ou de l'AI soient exclus de la société. Elle demande au contraire des salaires équitables, des rentes suffisantes et de bonnes conditions de travail, ainsi que des emplois sûrs et l'égalité salariale entre femmes et hommes. 
</p><p>&nbsp;</p><p>La plus grande manifestation du 1er Mai a eu lieu à Zurich. Le président du Syndicat du personnel des transports (SEV), Giorgio Tuti, a critiqué " Prévoyance vieillesse 2020 " devant 10'000 manifestant(e)s. Selon lui, ce projet va même dégrader encore plus les prestations de l'AVS, en relevant l'âge de la retraite des femmes et en remettant en question la compensation du renchérissement. " Cela, nous ne pouvons pas l'accepter ! Il est par contre temps d'améliorer les rentes. C'est pourquoi nous exigeons un supplément de 10 % sur les rentes de l'AVS. "
</p><p> À Romanshorn, le président de l'USS, Paul Rechsteiner, a dénoncé : " ce que l'on veut nous faire accroire comme devant découler de la crise financière, soit de nouvelles baisses d'impôts, encore plus importantes pour les entreprises, moins de protection pour les travailleurs et travailleuses, aucune mesure contre la sous-enchère salariale - alors que le risque a encore augmenté à cause de la surévaluation du franc - et le démantèlement de l'État, c'est-à-dire le démantèlement des prestations publiques. Et c'est le petit peuple et les salarié(e)s qui devront payer. " Le programme destiné à contrer ces revendications contient aussi l'impôt sur les successions qui, au vu de la répartition toujours plus inégale de la fortune, est de toute urgence nécessaire.
</p><p> À Bâle, la coprésidente d'Unia, Vania Alleva, a condamné la lutte des classes déclenchée par les dominants : " Toujours plus de marché, une inégalité toujours plus extrême, cela entraîne encore plus d'exclusion. Le résultat est un combat inhumain de tous contre tous. Ceux qui sont socialement les plus faibles passent à travers toutes les mailles du filet de la sécurité sociale. Les travailleurs et travailleuses âgés, les personnes peu formées et les migrant(e)s sont massivement discriminés sur le marché du travail. Les sans-papiers et leurs familles sont éjectés de la société. " Contre cela, les syndicats, a-t-elle ajouté, se battent pour que les énormes fortunes soient assujetties à l'impôt, pour qu'il y ait égalité salariale entre les femmes et les hommes, et contre toute nouvelle discrimination.
</p><p>À Sissach, le président de Syndicom, Alain Carrupt, a demandé que les travailleurs et travailleuses soient plus respectés. Il a aussi rappelé qu'à l'étranger, des syndicalistes sont persécutés, voire assassinés parce qu'ils se battent pour plus de démocratie, plus de liberté et de meilleures conditions de travail. " En ce jour du 1er Mai, ils méritent notre solidarité et notre plus grand respect ", s'est-il exclamé.
</p><p>À Zoug, la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Katharina Prelicz-Huber, a revendiqué des services publics de qualité. Les allégements fiscaux destinés aux riches, a-t-elle souligné, creusent des trous profonds dans les caisses de l'État. C'est pourquoi les pouvoirs publics diminuent les " réductions des primes des caisses maladie, leurs contributions aux homes pour personnes handicapées, la subvention pour l'accueil extrafamilial des enfants et les prestations destinées aux soins à domicile ainsi que les rentes. Dans les écoles, les effectifs des classes sont gonflés, les cours d'appoint et les projets concernant la protection de la nature supprimés et le personnel mis sous pression, etc. C'est contre tout cela que nous nous battons. "
</p><p>Renzo Ambrosetti, coprésident d'Unia, a demandé, à Roveredo, de bonnes relations avec l'Europe qui soient fondées sur des accords bilatéraux : " Pour pouvoir garantir à la Suisse et à ses salarié(e)s un avenir durable, nous avons besoin de relations correctes avec l'Europe, sous la forme d'accords bilatéraux, mais pas de discrimination à l'encontre des migrant(e)s. Nous avons aussi besoin d'instruments de protection qui soient efficaces contre la sous-enchère salariale et les mauvaises conditions de travail. "
</p><p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>À Berne, Corrado Pardini, membre du comité directeur d'Unia, a attaqué la décision de la Banque nationale de " livrer complétement le franc aux spéculateurs. Cela coûtera beaucoup d'emplois, et bouleversera l'existence de milliers de familles. " C'est pour cela que nous devons nous y opposer.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Ewald Ackermann, Communication USS, 079 660 36 14 ou 031 377 01 09</span></li></ul><p></p><h5>Discours des Membres CP de l'USS</h5><p> &lt;media paul rechsteiner&gt;Paul Rechsteiner&lt;/media&gt; à Romanshorn 
</p><p>&lt;media vania alleva basel&gt;Vania Alleva&lt;/media&gt; à Bâle 
</p><p>&lt;media giorgio tuti zurich&gt;Giorgio Tuti&lt;/media&gt; à Zurich 
</p><p>&lt;media corrado pardini mai&gt;Corrado Pardini&lt;/media&gt; à Berne</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2213</guid><pubDate>Thu, 30 Apr 2015 14:33:00 +0200</pubDate><title>Une hausse des salaires réels de 0,8 %, malgré le risque d’un gel des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-hausse-des-salaires-reels-de-0-8-malgre-le-risque-d-un-gel-des-salaires</link><description>Indice suisse des salaires 2014 de l’Office fédéral de la statistique : le commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’année 2014, les employeurs de diverses branches exigeaient un gel des salaires. Dans ce contexte, la hausse de 0,8&nbsp;% des salaires réeles l’an dernier n’est dans l’ensemble pas mauvaise. Il faut signaler que, dans plusieurs branches industrielles (industrie alimentaire, montres, équipements électriques, plastiques), les hausses des salaires réels supérieures à 1&nbsp;% ont pu être obtenues. Dans la formation, les salaires réels ont même augmenté de 1,6&nbsp;%. Ainsi, au moins une partie du retard pris par les salaires du corps enseignant par rapport à ceux de professions équivalentes a pu être rattrapée.
</p><p>Par contre, le bilan de quelques branches est clairement négatif, en tout premier lieu dans la santé et les activités sociales, ainsi que dans la construction. Dans la santé et les activités sociales, on a presque assisté à un gel des salaires (+0,1&nbsp;%). Pas étonnant que les hôpitaux et les homes souffrent d’une pénurie de personnel. Si l’on cherche des personnes au bénéfice d’une bonne formation, il faut aussi les payer. Dans la construction, la hausse de 0,5&nbsp;% n’est pas compréhensible, au vu de la conjoncture excellente dans laquelle se trouve cette branche.
</p><p>Les salaires des femmes ont augmenté de 1&nbsp;%. La pression exercée par les syndicats pour une élimination de la discrimination salariale à leur égard a porté ses fruits.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2211</guid><pubDate>Wed, 29 Apr 2015 16:12:00 +0200</pubDate><title>Soins privés à domicile : le Conseil fédéral doit passer la vitesse supérieure</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/soins-prives-a-domicile-le-conseil-federal-doit-passer-la-vitesse-superieure</link><description>Le rapport sur la migration pendulaire liée aux soins au personnes âgées montre que le Conseil fédéral doit désormais agir au lieu de continuer à procéder à des clarifications</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans la prise en charge des personnes âgées à leur domicile, les conditions de travail qui règnent actuellement sont très souvent inacceptables. Le Conseil fédéral le concède désormais aussi dans son rapport sur la migration pendulaire liée aux soins aux personnes âgées. Mais au lieu de prendre rapidement des mesures, il veut d’abord encore procéder à des clarifications supplémentaires. Pour les personnes qui assurent cette prise en charge, ce n’est pas acceptable. Après deux années de travaux dans le groupe de travail interdépartemental, les amorces de solution sont sur la table. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS), le Syndicat suisse des services publics (ssp) et le syndicat Unia, qui défendent les intérêts des salarié(e)s de ce secteur, demandent que l’on agisse plus rapidement.
</p><p>Actuellement, les conditions de travail dans la prise en charge privée à domicile se trouvent dans une situation d’urgence. Alors que les prestataires demandent à leurs clients entre 8&nbsp;000 et 14&nbsp;000 francs par mois pour la prise en charge sur 24 heures des personnes âgées, ils versent des salaires scandaleux de 1&nbsp;200 à tout juste 4&nbsp;000 francs par mois aux personnes qui assurent ces prises en charge, ne prennent en compte qu’une partie des heures supplémentaires et refusent de verser des allocations pour travail de nuit ainsi que de garantir des temps de repos. 
</p><p>Que le Conseil fédéral constate aujourd’hui dans son rapport qu’il faut agir au plan légal dans cette question pour assurer une protection adéquate aux travailleuses concernées est une bonne chose. Mais il faut en premier lieu que les dispositions légales existantes de la loi sur le travail soient appliquées. Il faut prescrire aux inspectorats du travail qu’ils doivent faire respecter la loi sur le travail par les employeurs de ce secteur, en particulier en ce qui concerne le calcul et le paiement de la totalité des heures prestées. L’extension du champ d’application de la convention collective de travail négociée avec l’association «&nbsp;Zu Hause leben&nbsp;» est un autre moyen. On n’empêchera la sous-enchère salariale que si ces dispositions s’appliquent à tout le monde. En effet, c’est le seul moyen d’organiser ensuite des contrôles dans tout le pays.
</p><p> Une chose n’est pas contestée&nbsp;: une bonne prise en charge nécessite de bonnes conditions de travail. Les salaires minuscules et les conditions de travail non réglementées sont néfastes non seulement pour les personnes qui assurent les prises en charge à domicile, mais aussi pour les personnes qui sont prises en charge
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Stefan Giger, secrétaire général du ssp, 079 296 77 07 </li><li>Mauro Moretto, secrétaire central d'Unia, 079 214 92 04</li><li>Dore Heim, secrétaire centrale de l'USS, 079 744 93 90 </li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Services Publics</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2206</guid><pubDate>Mon, 27 Apr 2015 15:33:00 +0200</pubDate><title>Problèmes des travailleurs et travailleuses âgés : premières mesures prises, mais d’autres devront encore l’être </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/problemes-des-travailleurs-et-travailleuses-ages-premieres-mesures-prises-mais-d-autres-devront-encore-l-etre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<ul><p>La Confédération, les cantons et les partenaires sociaux ont discuté aujourd’hui des problèmes des travailleurs et travailleuses âgés lors d’une conférence nationale sur cette question et décidé les premières mesures à prendre. C’est une bonne chose. Malheureusement, les résultats obtenus sont nettement inférieurs à ce qu’avait demandé publiquement l’Union syndicale suisse (USS), il y a une bonne semaine. Mais un processus a été mis en marche, qui reconnaît au niveau fédéral l’existence des problèmes existants et le climat de peur et permettra d’élaborer des solutions.</p><p>Parmi les mesures décidées, l’USS se félicite surtout des suivantes&nbsp;: </p><li>l’engagement pris par les employeurs de publier des offres d’emploi neutres sous l’angle de l’âge,</li><li>la disposition à étudier de plus près les problèmes de prévoyance des personnes âgées en fin de droit (en cas d’aide sociale, obligation de retirer son avoir du 2e pilier et, une fois à la retraite, pas de perception sous forme de rente) et à mettre au point des mesures sur ces questions,</li><li>les mesures prévues en matière de formation initiale et continue,</li><li>l’examen de la création, dans les cantons de centres destinés aux travailleurs et travailleuses ainsi qu’aux chômeurs et chômeuses âgés</li></ul><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><h5>autres informations</h5><ul><li><a href="/themes/travail/detail/d-abord-davantage-de-protection-et-moins-de-discriminations">Revendications de l'USS pour les travailleurs et travailleuses âgés</a><br></li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2201</guid><pubDate>Tue, 21 Apr 2015 15:29:00 +0200</pubDate><title>Le rapport du Contrôle fédéral des finances embellit la réalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-rapport-du-controle-federal-des-finances-embellit-la-realite</link><description>L&#039;USS rejette les conclusions du CDF et demande que les mesures d&#039;accompagnement soient immédiatement développées</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son rapport sur la surveillance exercée par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) en matière d’application des mesures d’accompagnement, le Contrôle fédéral des finances (CDF) donne une image beaucoup trop rose de la réalité. L’Union syndicale suisse (USS) rejette sa conclusion, selon laquelle la conception et la mise en œuvre de la surveillance concernant les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes sont «&nbsp;adaptées à la situation actuelle du marché du travail en Suisse&nbsp;». Cette conclusion est même en contradiction avec le rapport lui-même qui met le doigt sur de nombreux points faibles. 
</p><p>Les expériences faites quotidiennement par les syndicats sur le terrain et les cas de sous-enchère salariale flagrante découverts régulièrement montrent que le système de contrôle n’est absolument pas adapté à la situation actuelle du marché du travail&nbsp;; cela, précisément dans la construction. Le SECO doit en particulier veiller à ce que les instruments à disposition soient utilisés ou renforcés, comme par exemple la possibilité de fermer un chantier en cas d’infractions. C’est la seule manière d’agir rapidement contre les entreprises qui pratiquent une sous-enchère grossière et éliminent les patrons qui paient correctement leur personnel. Il faut en outre rapidement augmenter les amendes. Dans un tel contexte, on ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral ne met pas immédiatement en vigueur la hausse de ces amendes à 30&nbsp;000 francs, alors qu’elle a été bien accueillie lors de la consultation. 
</p><p>À juste titre, le CDF demande que les annonces de détachement de main-d’œuvre soient soumises à un contrôle sommaire. Mais les efforts déployés par le SECO vont précisément ici dans une autre direction. Il veut en effet interdire aux cantons de procéder à de tels contrôles. Or ces derniers sont importants parce qu’ils permettent d’identifier assez facilement des constellations qui sont louches (p. ex. des dizaines d’«&nbsp;indépendants&nbsp;» de diverses branches travaillant au montage des mêmes façades, qui s’annoncent sous des noms différents, etc.). À juste titre aussi, le CDF signale de manière critique que les amendes ne doivent pas uniquement être infligées, mais aussi encaissées.
</p><p> Si l’on ne renforce pas les mesures d’accompagnement, on ne parviendra pas à appliquer le principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des salaires suisses. Si ce principe est trop souvent foulé aux pieds, les salaires et les conditions de travail entreront alors dans une spirale descendante qui sera dommageable à l’ensemble des travailleurs et travailleuses ainsi que des employeurs et employeuses corrects.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2193</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2015 08:57:00 +0200</pubDate><title>Il serait grotesque d’assujettir l’aide sociale à l’impôt</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-serait-grotesque-d-assujettir-l-aide-sociale-a-l-impot</link><description>L’USS salue la décision de la Commission de l’économie du 
Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction que la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national s’est clairement prononcée contre une motion déposée par son homologue du Conseil des États visant à ce que les prestations d’assistance versées sur fonds publics et privés ainsi que les prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI soient soumises à l’impôt sur le revenu et que, parallèlement, les personnes disposant du minimum vital bénéficient d’allègements fiscaux.
</p><p>Il est évident qu’assujettir ces prestations d’assistance ferait finalement baisser le niveau du minimum vital dans l’aide sociale et les PC. Ainsi, la situation déjà précaire des bénéficiaires de l’aide sociale et des PC se dégraderait encore plus. En contrepartie, on ne générerait que de modestes recettes fiscales supplémentaires qui seraient en contradiction avec le principe de l’imposition en fonction de la capacité économique, ce qui entraînerait en plus des charges administratives considérables. 
</p><p>La mesure ne donnerait pas non plus d’impulsion à l’emploi des personnes aidées. L’écrasante majorité des bénéficiaires de PC n’a, en raison d’un âge élevé ou d’une invalidité totale, absolument aucun potentiel d’activité lucrative et, concernant les bénéficiaires de l’aide sociale, il faut en premier lieu, pour qu’ils exercent une activité lucrative, qu’il y ait des possibilités d’emploi.
</p><p> C’est pourquoi l’USS est persuadée que la Chambre du peuple suivra sa commission et enterrera cette motion.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS, 076 564 67 67</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2194</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2015 08:16:00 +0200</pubDate><title>D’abord davantage de protection et moins de discriminations</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/d-abord-davantage-de-protection-et-moins-de-discriminations</link><description>L’USS exige un programme de mesures pour les travailleurs et travailleuses âgés</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans certaines branches, les travailleurs et travailleuses de 55 ans et plus, voire dès 50 ans, sont plus souvent licenciés aujourd’hui que par le passé. Ils ont ensuite beaucoup plus de difficultés à retrouver un emploi que les jeunes, doivent plus souvent accepter des emplois précaires ou ont besoin, une fois arrivés en fin de droit, de l’aide sociale, ce qui a d’importantes pertes en matière de rentes de vieillesse. Selon Daniel Lampart, le premier secrétaire et économiste en chef de l’Union syndicale suisse (USS), tout cela a pour effet que celles et ceux qui travaillent encore craignent eux aussi toujours plus pour leur emploi.</p><p>Contre l’exclusion croissante des travailleurs et travailleuses âgées, l’USS a présenté aujourd’hui un programme détaillé de mesures à prendre. Au centre de ces mesures se trouve, selon Paul Rechsteiner, le président de l’USS, la protection insuffisante contre le licenciement de ces collaborateurs et collaboratrices méritants de longue date&nbsp;: «&nbsp;Si (le tabou du licenciement des collaborateurs et collaboratrices méritants de longue date) a disparu, il faut mettre alors en place une protection efficace contre le licenciement des travailleurs et travailleuses âgés occupés dans l’entreprise depuis longtemps.&nbsp;» L’interdiction de discriminer demandée, qui doit, d’une part, s’appliquer au recrutement de personnel, mais, de l’autre, exige aussi l’égalité de traitement des salarié(e)s âgés en matière de position dans l’entreprise, de formation continue et de rémunération, a également une fonction de protection. En outre, les travailleurs et travailleuses âgés doivent recevoir leur avoir du 2e pilier et ne plus perdre leur droit à une rente s’ils tombent au chômage juste avant d’avoir atteint l’âge de la retraite.</p><p>Vania Alleva, coprésidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, a aussi demandé à ce que les revendications des travailleurs et travailleuses âgés soient une fois pour toutes prises au sérieux. De nombreuses branches comme le second œuvre ou la coiffure, ainsi que l’hôtellerie n’occupent que peu de travailleurs et travailleuses âgées. Dans les branches du textile et de la mode, on constate même un certain «&nbsp;jeunisme&nbsp;». Les 50 à 59 ans ont été la seule catégorie d’âge à avoir dit en majorité oui à l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;». Selon Vania Alleva, il faut davantage et non moins de protection pour l’ensemble des salarié(e)s de Suisse, surtout pour les plus âgés. C’est pourquoi il est faux, estime-t-elle, de renvoyer le renforcement des mesures d’accompagnement aux calendes grecques.</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031 377 01 09 ou 079 660 36 14</li></ul><h5>les interventions</h5><ul><li>Paul Rechsteiner</li><li>Daniel Lampart</li><li>Vania Alleva</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2185</guid><pubDate>Thu, 02 Apr 2015 11:40:00 +0200</pubDate><title>L’USS rejette les énormes cadeaux fiscaux destinés aux entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-uss-rejette-les-enormes-cadeaux-fiscaux-destines-aux-entreprises</link><description>Troisième réforme de l’imposition des entreprises : la position de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une fois de plus, le Conseil fédéral entend, à la faveur de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), faire des cadeaux démesurés aux entreprises et aux actionnaires. L’Union syndicale suisse (USS) rejette ces baisses d’impôt disproportionnées. Les entreprises ont déjà bénéficié par le passé de privilèges fiscaux énormes et participent donc toujours moins au financement des services publics. Les propositions du Conseil fédéral vont accentuer la pression qui s’exerce sur les finances publiques. Pour le seul budget de la Confédération, cela représentera, selon le Conseil fédéral, une perte de 1,1 milliard de francs. Programmes d’austérité et démantèlement des prestations en seront les conséquences. Et finalement, les salarié(e)s ordinaires paieront une fois de plus l’addition. Cela, d’autant plus si le Conseil fédéral renonce à introduire un impôt sur les gains en capital grâce auquel les actionnaires auraient endossé une partie de la facture. 
</p><p>La suppression des réglementations spéciales pour les entreprises (sociétés de holding et sociétés mixtes) est nécessaire. L’USS la soutient. On ne peut cependant pas accepter que le Conseil fédéral n’ait jamais livré d’analyse approfondie des conséquences économiques de la suppression des réglementations spéciales des cantons. Une telle analyse montrerait en effet que les effets de l’abandon de ces dernières – si tant est qu’il ait lieu – doivent être atténués au moyen de mesures transitoires, par exemple par la «&nbsp;prise en compte&nbsp;» et ensuite l’amortissement des réserves latentes. Cela permettra de maintenir pour les entreprises pendant dix ans au moins l’actuelle faible charge fiscale.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2180</guid><pubDate>Tue, 31 Mar 2015 15:38:00 +0200</pubDate><title>Les jeunes risquent de pâtir du franc fort</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-jeunes-risquent-de-patir-du-franc-fort</link><description>Sommet national de la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS se félicite du résultat du sommet national de la formation professionnelle. La Confédération, les cantons et les partenaires sociaux se sont engagés à signer un nouvel accord visant à garantir une place de formation aux jeunes sortant de l’école obligatoire. «&nbsp;Nous ne savons pas encore quel sera l’impact du franc fort sur les places d’apprentissage», s’inquiète Paul Rechsteiner, président de l’USS. «&nbsp;Les jeunes sont l’avenir du pays. Il est donc essentiel que nous nous fixions maintenant de nouveaux objectifs afin de leur garantir une formation dans le futur.&nbsp;»
</p><p> Pour l’USS, les efforts ne doivent cependant pas s’arrêter là. De plus en plus de travailleurs sont touchés par le chômage, y compris ceux qui bénéficient d’une longue expérience. C’est pourquoi, l’USS attend de la Confédération qu’elle investisse au minimum 100 millions supplémentaires par année pour la formation professionnelle supérieure. Elle estime également urgent d’améliorer les conditions-cadre pour les travailleurs et travailleuses âgés.
</p><h5>renseignements&nbsp;</h5><p>&nbsp;Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, 079 436 21 29</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2170</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2015 08:49:00 +0100</pubDate><title>La commission du Conseil des États ne prend pas au sérieux les inquiétudes de nombreux retraités et retraitées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-des-etats-ne-prend-pas-au-serieux-les-inquietudes-de-nombreux-retraites-et-retraitees</link><description>Initiative AVSplus : l&#039;USS commente la décision de la CSSS-E</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) ne prend pas au sérieux les inquiétudes de nombreux retraité(e)s et refuse lamentablement une hausse des rentes de toute urgence nécessaire, comme le propose l’initiative populaire AVSplus. Sa majorité ne veut pas savoir que l’actuel niveau des rentes est insuffisant pour les personnes à bas ou moyen revenu, notamment de nombreuses femmes. Et elle est prête à accepter qu’à l’avenir, encore plus de retraité(e)s dépendent des prestations complémentaires.
</p><p>La situation des personnes sans 2e pilier ou dont le 2e pilier est extrêmement modeste devient précaire. C’est surtout vrai pour les femmes, mais aussi pour les salarié(e)s qui prendront leur retraite ces 15 prochaines années. Ces dernières années, ils ont dû subir des coupes dans leur prévoyance professionnelle (2e pilier). Ceux qui souffriront le plus sont avant tout les travailleurs et travailleuses âgés qui, après avoir perdu leur emploi, n’en retrouvent plus, perdant les années de cotisation les plus importantes et condamnés ainsi à toucher une piètre rente du 2e pilier. 
</p><p>Mais les salarié(e)s dont la carrière professionnelle a été normale ne roulent de loin pas sur l’or. Un électricien dont le dernier salaire se montait à environ 5&nbsp;000 francs doit se contenter, une fois à la retraite, de moins de 3&nbsp;500 francs de rente (1er et 2e piliers). Et la vendeuse qui gagnait tout juste 4&nbsp;000 francs devra même se satisfaire de moins de 3&nbsp;000 francs. Pour elle aussi, le mandat constitutionnel selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre de «&nbsp;maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;» n’est pas rempli.
</p><p>Contrairement à ce que prétend la CSSS-E, le rapport coûts-avantages de l’initiative est bon. La rente AVS est la principale source de revenu pour beaucoup de personnes âgées. Pour elles, avoir 200 francs de plus par mois dans le porte-monnaie (350 pour les couples) représente un allégement substantiel. De plus, augmenter les rentes AVS est une mesure bien plus efficace que gonfler le 2e pilier. L’adaptation, depuis longtemps nécessaire, des rentes AVS aux salaires réels peut également être financée. Des quatre milliards de francs estimés que coûterait l’amélioration des rentes, deux seraient déjà couverts avec un impôt national sur les successions. Il serait possible de couvrir 2,2 milliards supplémentaires si l’impôt sur le tabac allait directement et intégralement dans la caisse de l’AVS sans passer par celle de la Confédération. Les pourcentages de salaire prélevés, qui n’ont pas été relevés depuis 1978, ne devraient pas être tabous. 0,6&nbsp;% de salaire devrait suffire pour couvrir les besoins supplémentaires.
</p><p> Si après la CSSS-E, le plénum et, plus tard, le Conseil national, maintiennent cette ligne, l’Union syndicale suisse (USS) et ses partenaires mettront tout en œuvre lors de la votation populaire pour que les personnes dépendantes des prestations complémentaires ne soient pas toujours plus nombreuses et qu’après des années de stagnation, les rentes s’améliorent enfin à nouveau de manière appréciable. Pour les citoyen(ne)s, ce qui sera déterminant, c’est le montant qu’ils pourront compter toucher sous forme de rente.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2169</guid><pubDate>Thu, 26 Mar 2015 11:44:00 +0100</pubDate><title>L’USS rejette les scénarios paniques : il faut arrêter de priver l’AVS      de ressources !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-rejette-les-scenarios-paniques-il-faut-arreter-de-priver-l-avs-de-ressources</link><description>Résultat par répartition de l’AVS : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref">Que le résultat par répartition de l’AVS soit négatif pour la première fois depuis 1999 n’étonne pas. D’une part, en effet, l’AVS s’est vue privée ces dernières années de 300 à 400 millions de francs par année à cause de la deuxième réforme de l’imposition des entreprises, car nombre de celles-ci versent toujours plus des dividendes non assujettis à l’AVS au lieu de salaires. D’autre part, le chômage n’a jamais été aussi élevé en Suisse (selon la définition de l’OIT) ce qui diminue les cotisations salariales reçues par l’AVS. De fait, les personnes en fin de droit n’en paient pas et celles versées par les chômeurs et chômeuses baissent nettement.</p><p class="Texte">L’Union syndicale suisse rejette par conséquent énergiquement les scénarios panique assortis de demandes de démantèlement, comme on en entend aujourd’hui à cause des nouveaux chiffres de l’AVS. Le vieillissement de la société est une réalité déjà depuis la création de l’AVS. À cause de la forte augmentation de l’espérance de vie et de la nette baisse des taux de natalité, le rapport cotisant(e)s/bénéficiaires de rentes est passé de 6,5:1 à 3,4:1. Néanmoins, l’AVS reste, avec des réserves de 45 milliards de francs, des plus robustes. Depuis 1975, le nombre des personnes à la retraite, désormais 2 millions, a plus que doublé. Mais les cotisations salariales à l’AVS n’ont plus été relevées depuis lors. Une seule fois pendant ces 40 ans, 1&nbsp;% de TVA a été ajouté. Cela montre que le mécanisme social de financement de cette assurance – des cotisations prélevées sur la totalité des revenus d’une activité lucrative – est extrêmement solide. C’st pourquoi tous les scénarios catastrophe qui s’appuyaient sur l’évolution démographique se sont avérés erronés. </p><p class="Pressenotetitrebref"> Ces prochaines années, l’arrivée à la retraite des classes d’âge à forte natalité nécessitera provisoirement plus de ressources. Ces besoins pourront être surmontés sans problème avec la hausse de la TVA proposée par le Conseil fédéral ou d’autres mesures encore. Si l’activité lucrative augmente fortement, ou si les aberrations entraînées par la deuxième réforme de l'imposition des entreprises sont corrigées, le besoin de recettes supplémentaires se fera moins sentir. Mais retirer encore plus de ressources à l’AVS ne peut pas être une option ici. L’USS s’oppose par conséquent énergiquement à ce que l’on divise par deux (de 2 à 1&nbsp;%), comme le propose le Conseil fédéral dans le cadre du programme de consolidation et de réexamen des tâches (CRT), les taux d’intérêt de la dette de l’AI par rapport à l’AVS.</p><h5><span>renseignements:</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31 (envoyer un texto, il rappellera)</span></li><li><span>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS, 076 564 67 67</span></li><li><span>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2165</guid><pubDate>Thu, 19 Mar 2015 11:04:00 +0100</pubDate><title>La BNS doit réintroduire un objectif de taux de change</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-reintroduire-un-objectif-de-taux-de-change</link><description>Examen de la situation économique et monétaire de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) juge inacceptable la décision prise aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) de ne rien entreprendre contre la surévaluation du franc suisse. Les taux de change franc-euro qui oscillent entre 1,05 franc et 1,07 franc ont induit une grande pression sur les salaires et les emplois en Suisse. Le nombre d’entreprises qui ont décidé, en l’espace de peu de temps, de licencier du personnel, de délocaliser, de prolonger leurs durées du travail, de verser des salaires en euros ou de baisser leurs salaires est effrayant. Mis à part la Suisse, pratiquement aucun autre pays industriel au monde n’enregistre actuellement de hausse du chômage. L’énorme appréciation du franc depuis fin 2009 a eu pour effet que les Länder allemands de la Bavière et du Bade-Wurtemberg connaissent, aujourd’hui déjà, un taux de chômage inférieur au nôtre (selon les normes de l’OIT). Globalement, l’Allemagne va rattraper la Suisse ces prochains mois.
</p><p>Le franc doit servir à notre pays, pas lui nuire. L’USS attend de la BNS qu’elle ramène le franc un niveau supportable qui protège les salaires et les emplois. Comme elle l’a fait par exemple entre 1978 et fin 2009, d’abord explicitement par rapport au Deutsche Mark, puis implicitement par rapport à l’euro. L’instrument le plus efficace ici est un taux plancher ou un objectif explicite de taux de change. Des taux d’intérêt négatifs peuvent faciliter la réalisation de ce dernier. À eux seuls, ils n’ont cependant qu’une efficacité limitée, comme le montre la persistance de la surévaluation du franc ces deux derniers mois..
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, <br>079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2164</guid><pubDate>Wed, 18 Mar 2015 16:53:00 +0100</pubDate><title>À la Banque nationale d’assumer ses responsabilités et arrêtons les palabres !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/a-la-banque-nationale-d-assumer-ses-responsabilites-et-arretons-les-palabres</link><description>Débat du Conseil national sur la forte surévaluation du franc</description><content:encoded><![CDATA[<p> Au lieu d'exiger que la Banque nationale suisse (BNS) remplisse le mandat que lui donne la loi et de demander un taux de change franc-euro convenable, les partis de droite ont, lors du débat urgent sur le franc fort, débité le vieux programme néolibéral de leurs rêves. Leurs recettes, qui vont du démantèlement de la protection des salaires au renoncement au tournant énergétique, à des allégements fiscaux pour les entreprises, des programmes d'austérité pour la Confédération et augel des embauches dans l'administration fédérale, en passant par l'abandon de mesures destinées à instaurer l'égalité salariale entre hommes et femmes, ne peuvent pas compenser la très forte surévaluation du franc. 
</p><p>Il appartient à la BNS d'intervenir, car elle est la seule institution pouvant influencer de manière déterminante le cours du change. Elle doit ramener le franc à un niveau supportable, qui protège les salaires et les emplois. L'instrument le plus important pour ce faire est un taux plancher explicite ou un but de cours explicite aussi, si nécessaire complété par des taux d'intérêt négatifs ou, le cas échéant, des restrictions au commerce en francs. 
</p><p>Dire que le choc du franc fort est une opportunité, c'est faire preuve de cynisme, au vu des 100 entreprises, voire plus encore, qui, depuis le 15 janvier, ont annoncé des mesures illégales comme des salaires en euros, des baisses de salaires, des suppressions d'emplois ou des délocalisations ainsi que des prolongations de la durée du travail. Un appel lancé aux patrons qui prennent prétexte du franc surévalué pour augmenter leurs marges afin qu'ils soient conscients de leur responsabilité est resté sans effet. Leur comportement est irresponsable, les syndicats le combattront énergiquement. 
</p><p>Le Conseil national n'a même pas voulu accepter la motion de sa propre Commission de l'économie et des redevances. Or elle aurait permis&nbsp;aux entreprises très tournées vers les exportations&nbsp;de se protéger &nbsp;contre un franc hors de tout contrôle.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2154</guid><pubDate>Sun, 08 Mar 2015 14:04:00 +0100</pubDate><title>La voie pour une politique progressiste de la famille est désormais ouverte</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-voie-pour-une-politique-progressiste-de-la-famille-est-desormais-ouverte</link><description>Votations fédérales : la réaction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction le net rejet de l’initiative du PDC sur la famille. Une acceptation de cette initiative aurait surtout allégé la charge des familles aisées, alors que celles dont les revenus sont faibles auraient été en fin de compte désavantagées. Elle aurait aussi bloqué la voie à une politique familiale progressiste. Il incombe désormais au Conseil fédéral et au Parlement fédéral de soutenir les familles en engageant des mesures concrètes. Il faut ainsi favoriser la conciliation entre famille et profession, entre autres avec des écoles à horaires continus, des horaires blocs et des structures d’accueil extrafamilial accessibles à tout le monde. Il s’agit en outre d’augmenter les allocations familiales et d’améliorer le système de réduction des primes de l’assurance-maladie obligatoire.
</p><p>L’USS est aussi satisfaite du rejet de l’initiative des vert’libéraux sur l’énergie. Cette initiative aurait privé la Confédération et l’AVS de ressources, car toute taxe sur la consommation de l’énergie qui fonctionne voit à moyen terme son produit diminuer. De plus, cette taxe aurait particulièrement pesé sur les bas revenus.
</p><p>Le Parlement doit une bonne fois voir que les citoyen(ne)s ne veulent pas de prolongation des heures d’ouverture des commerces. De fait, les citoyen(ne)s du canton de Soleure viennent de dire non à l’ouverture des commerces jusqu’à 20 heures en semaine dans leur canton. Or, le Conseil fédéral et le Parlement prévoient actuellement ce genre de prolongation. Ce dernier devrait désormais stopper cet exercice et renvoyer aux calendes grecques la loi sur les heures d’ouverture des magasins. En effet, la décision des Soleurois et Soleuroises montre que la population reste très sceptique à ce sujet. Dans plus d’une dizaine de cantons, les citoyen(ne)s ont en effet mis leur veto ces dernières années à une prolongation des heures d’ouverture des commerces.&nbsp;
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de la communication, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2144</guid><pubDate>Wed, 25 Feb 2015 15:31:00 +0100</pubDate><title>L’USS satisfaite : il faut s’attaquer globalement à la catastrophe de l’amiante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-satisfaite-il-faut-s-attaquer-globalement-a-la-catastrophe-de-l-amiante</link><description>Aide aux victimes de l’amiante : table ronde décidée par la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision du conseiller fédéral Alain Berset d’organiser sur le thème de l’amiante une table ronde que dirigera l’ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger. Il s’agira aussi de trouver des solutions pour l’aide financière destinée aux victimes de l’amiante et à leurs proches. Ainsi, la Confédération répond à la demande centrale des syndicats et de l’USS. L’USS et ses fédérations contribueront volontiers à rechercher une solution commune.
</p><p>Le premier but de cette table ronde doit être de trouver le plus rapidement possible des solutions financières pour les cas déjà prescrits et les personnes malades à cause de l’amiante qui ne bénéficient pas de la protection de la loi sur l’assurance-accident. Pour elles, une indemnisation représente un acte de justice réparateur. Pour les syndicats, la priorité est toujours de créer un fonds d’indemnisation financé par l’économie. 
</p><p>Deuxièmement, le droit suisse de la prescription en matière civile doit être modifié parce qu’un délai de prescription de dix ans ne correspond pas aux risques modernes pour la santé&nbsp;; ce qui a été clairement établi dans un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme d’il y a une année. Dans le cadre de la révision en cours du droit de la prescription, nous avons besoin d’une nouvelle réglementation des délais, qui tienne compte des victimes, c’est-à-dire pendant lesquels celles-ci peuvent demander à être indemnisées. Le délai qui tient le mieux compte de la longue durée du temps de latence des maladies dues à l’amiante ne doit commencer à courir qu’à partir de l’apparition de celles-ci. Éventuellement, on pourra limiter cette réglementation aux maladies causées par l’amiante, comme l’évoque la Confédération dans son communiqué.
</p><p>Enfin, vu les énormes quantités d’amiante utilisées en Suisse avant son interdiction en 1990 et du fait qu’elles peuvent encore se libérer lors de la démolition ou de la transformation de bâtiments, deux choses ne devront pas être oubliées lors de la table ronde. D’une part, les lacunes du dispositif de prévention doivent être comblées de toute urgence. D’autre part, les importantes dépenses déjà réalisées aujourd’hui par la SUVA en rapport avec la problématique de l’amiante et celles qui l’attendent encore ne doivent pas être unilatéralement répercutées sur quelques branches des arts et métiers. Ici, il faut un juste équilibre au sein de tout le collectif des assurés. 
</p><p>Pour l’USS, il est clair que la Suisse n’a plus le droit de renvoyer à plus tard le traitement des problèmes créés par la catastrophe de l’amiante. Les victimes de l’amiante ne doivent plus patienter encore plus longtemps. Cette catastrophe doit être surmontée globalement. Pour ce faire, tous les acteurs doivent agir ensemble. En convoquant une table ronde, la Confédération a fait un premier pas. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>&nbsp;Luca Cirigliano,&nbsp;<a name="Text9">&nbsp;</a>secrétaire central de l'USS responsable de la sécurité et de la protection de la santé au travail, 076&nbsp;335 61 97</li></ul><ul><li>Nico Lutz,&nbsp;membre du comité directeur du syndicat Unia, et responsable du secteur de la construction, 076 330 82 07</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2141</guid><pubDate>Mon, 23 Feb 2015 09:28:00 +0100</pubDate><title>Effet « boule de neige » neutralisé : salarié(e)s mieux protégés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/effet-boule-de-neige-neutralise-salarie-e-s-mieux-proteges</link><description>Enregistrement de la durée du travail : une nouvelle base</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, les entreprises sont tenues par la loi d’enregistrer les temps de travail de la quasi-totalité de leurs employé(e)s. Mais cet instrument de protection contre le travail effectué «&nbsp;gratuitement&nbsp;», la surcharge de travail et l’épuisement professionnel a été insuffisamment appliqué et imposé ces dernières années. Les associations économiques, le Parlement et le Conseil fédéral ont fait pression pour qu’il soit tenu compte de cette réalité en matière d’enregistrement de la durée du travail. Désormais, la nouvelle réglementation donne une nouvelle base à l’enregistrement de la durée du travail. Elle est acceptée par le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) et par les faîtières On a neutralisé un effet «&nbsp;boule de neige&nbsp;» échappant à tout contrôle. La grande majorité des salarié(e)s continueront à être protégés demain sous cet angle. Maintenant, aux employeurs et aux autorités d’imposer les nouvelles règles. 
</p><p>L’exception à l’enregistrement de la durée du travail fait l’objet d’une réglementation très restrictive. La durée maximale légale de travail, respectivement les dispositions relatives aux pauses et au temps de travail supplémentaire, continue à s’appliquer à tout le monde. Ne peuvent être exclus de l’autre obligation d’enregistrer la durée du travail que les salarié(e)s qui disposent d’une grande autonomie dans leur travail, peuvent définir&nbsp; eux-mêmes l’essentiel de leurs horaires et gagnent plus de 120&nbsp;000 francs par an. Cette exception doit être réglée dans une convention collective de travail (CCT) conclue par des partenaires sociaux représentatifs. La CCT doit en outre prévoir des mesures de protection de la santé et contre les risques psychosociaux. Et il faut en particulier que l’employeur ait obtenu l’accord écrit du ou de la salarié(e) concerné. 
</p><p>La nouvelle réglementation évite le pire, comme la suppression de l’enregistrement de la durée du travail dans des branches entières, que demandent par exemple deux motions encore pendantes devant les Chambres fédérales. De plus, on courait le risque que le Conseil fédéral ne décide de son propre chef des exceptions plus larges via une modification de l’ordonnance. La nouvelle réglementation empêche certaines formes de renoncement automatique à l’enregistrement de la durée du travail, comme la fixation d’un simple seuil de salaire au-delà duquel un renoncement serait autorisé sans autre, ou d’autres réglementations permettant qu’il suffise qu’un(e) employé(e) soit inscrit au registre du commerce pour qu’il/elle n’ait automatiquement plus besoin d’enregistrer son temps de travail, comme le voulait au départ le SECO. Ces deux façons de procéder auraient eu pour effet qu’à l’avenir, beaucoup plus de salarié(e)s auraient dû travailler sans être protégés par l’instrument de l’enregistrement de la durée du travail.
</p><p> Grâce à la nouvelle réglementation, les employeurs, ainsi que la Confédération et les cantons devront assumer leurs responsabilités. Ils devront veiller à son application correcte. Les employeurs devront aussi accepter dans les CCT des mesures de protection spécifiques contre les risques psychosociaux et l’épuisement professionnel. L’histoire ne doit pas se répéter&nbsp;: les autorités ne doivent plus simplement fermer les yeux lorsque la loi et l’ordonnance ne sont pas respectées. Sinon, cette maladie de notre société qu’est l’épuisement professionnel continuera à se répandre. Ce qui ne nuirait pas seulement aux salarié(e)s, mais aussi aux entreprises.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du droit du travail, 076 335 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2137</guid><pubDate>Wed, 18 Feb 2015 16:11:00 +0100</pubDate><title>Plusieurs centaines de syndicalistes manifestent à Genève</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plusieurs-centaines-de-syndicalistes-manifestent-a-geneve</link><description>Journée d’action mondiale pour la défense du droit de grève</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Plusieurs centaines de syndicalistes ont participé aujourd'hui à Genève à la journée d'action mondiale pour la défense du droit de grève.</p><p>Les attaques dirigées contre le droit de grève se multiplient. Au cœur même de l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'Organisation internationale des Employeurs (OIE) bloque la reconnaissance explicite de ce droit humain. Les syndicalistes ont exigé, devant le siège de la Fédération des entreprises romandes (FER) qui, en tant que membre de la délégation suisse auprès de l'OIT, est en étroit contact avec l'OIE, que le droit de grève soit reconnu par celle-ci. Luca Cirigliano, secrétaire central de l'Union syndicale suisse (USS), a remis une lettre à Blaise Matthey, directeur général de la FER, et souligné que " Le droit de grève est le droit humain fondamental des travailleurs et travailleuses de recourir, en cas de conflit, à l'ultime mesure de lutte dont il disposent, c'est-à-dire d'arrêter le travail. "
</p><p>Selon Luca Cirigliano, le droit de grève ne peut pas être toujours efficace si la Suisse ne connaît pas en même temps de protection spécifique contre le licenciement des personnes de confiance et des militant(e)s syndicaux, respectivement des grévistes. Même si l'OIT a, suite à la plainte déposée par l'USS, blâmé à plusieurs reprises la Suisse et demandé qu'elle prenne les mesures qui s'imposent, les employeurs, les milieux économiques et la droite politique bloquent les timides tentatives faites par le Conseil fédéral pour améliorer dans la loi la protection contre le licenciement. D'anciens employé(e)s de la clinique privée neuchâteloise La Providence et de l'entreprise tessinoise de transformation du granit Maurino Graniti ont montré ce que cela signifie : ils furent de fait licenciés alors qu'ils faisaient usage de leur droit de faire grève. Et ce ne sont pas des exceptions : la même chose s'est passée par exemple chez Spar, le détaillant, chez l'entreprise genevoise de transport Pascual et chez Gate Gourmet, à l'aéroport de Cointrin.
</p><p>Il est plus que temps que les droits fondamentaux syndicaux, comme la protection contre le licenciement antisyndical, la réintégration des personnes abusivement licenciées et le droit de grève, soient pleinement respectés, ont encore souligné les représentant(e)s de la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS), du Cartel intersyndical du personnel de l'État et des syndicats internationaux. Ils estiment tous que le Conseil fédéral doit, une fois pour toutes, améliorer la protection contre les licenciements antisyndicaux et que les employeurs doivent arrêter de s'opposer à tout progrès sur cette question, mais tendre la main pour trouver une solution.
</p><p>Les actions du 18 février ont été organisées par la CGAS et le Cartel intersyndical du personnel de l'État, et soutenues par l'USS, Travail.Suisse, les syndicats internationaux présents à Genève et la Confédération syndicale internationale (CSI). À Genève, outre l'OIT, nombre d'organisations internationales ont leur siège et, récemment, la grève aux Transports publics genevois (TPG) a remis au centre la question du droit de grève aussi pour le personnel de services publics.
</p><p>Cette journée a débuté à midi sur la Place des Nations par une action de protestation d'employé(e)s d'institutions internationales sises à Genève. Puis, des représentant(e)s des syndicats internationaux ont manifesté devant le siège de l'OIE et les ambassades de l'Angola et de l'Inde.
</p><h5>pour télécharger</h5><ul><li>&lt;media lc droit de&gt;Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS: Le droit de grève doit être défendu, en Suisse aussi&lt;/media&gt;<span class="t3-form-field-container"></span></li><li>&lt;media lc lettre matthey droit de&gt;Lettre&lt;span class="t3-form-field-container"&gt;&lt;/span&gt; adressée à la Fédération des entreprises romande&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media uapg droit de&gt;Lettre de la CGAS adressée à la UAPG&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Renseignements </h5><ul><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l'USS</li><li>Matthias Preisser (079 656 55 36), service de la communication de l'USS </li></ul><p class="Agencementdutexte">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2136</guid><pubDate>Wed, 18 Feb 2015 12:02:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral s’attaque au dimanche, sans droit ni loi</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-s-attaque-au-dimanche-sans-droit-ni-loi</link><description>Motion Abate : le dimanche est en danger</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Alliance pour le dimanche condamne avec la plus grande vigueur la décision du Conseil fédéral d'autoriser le travail du dimanche dans des centres commerciaux supplémentaires. Cette décision est grave puisqu'elle s'est prise au mépris de la loi et de la Constitution fédérale. C'est pourquoi l'Alliance pour le dimanche, une trentaine d'organisations qui défendent le repos dominical, saisit le Conseil fédéral.
</p><p>L'Alliance pour le dimanche condamne la décision du Conseil fédéral d'autoriser le travail dominical dans les centres commerciaux répondant aux " besoins " du tourisme d'achat. Cette décision s'inscrit dans une tendance à banaliser le travail dominical ainsi que les achats du dimanche, alors que le dimanche est le seul jour de repos commun pour la majeure partie des citoyen-ne-s. Ce jour de congé doit, à ce titre, être maintenu et continuer à faire l'objet d'une protection particulière ; cela, pour préserver tant les activités sociales, familiales et religieuses de la population que la santé des salarié-e-s.
</p><p>Cette décision constitue une remise en question inédite de nos institutions puisque la nouvelle ordonnance est contraire à la loi, voire à la Constitution, selon les avis concordants d'éminents professeurs de droit. L'indignation de l'Alliance pour le dimanche est d'autant plus grande que les autorités fédérales agissent par voie d'ordonnance et ne permettent dès lors pas à la population de s'exprimer sur cette question, et ce, alors que la quasi-totalité des votations cantonales ont vu de telles libéralisations rejetées par le peuple souverain.
</p><p>Alors que plusieurs membres de l'Alliance pour le dimanche n'ont pas été consultés sur ce projet et se trouvent mis devant le fait accompli, c'est notamment le cas des Églises, notre organisation va demander à rencontrer le conseiller fédéral Schneider-Ammann. Elle entend lui faire part de sa déception que des acteurs majeurs de la société aient été écartés d'une telle procédure, ainsi que de sa vive inquiétude de voir que l'intérêt général de la société est toujours plus sacrifié au profit de quelques intérêts privés.
</p><p>&nbsp;</p><p class="Text"><b><span lang="FR"></span></b></p><h5>Pour de plus amples informations</h5><ul><li>Otto Schäfer, Fédération des Églises protestantes de Suisse, 076 778 39 87</li><li>Wolfgang Bürgstein, secrétaire général de Justice et Paix, 078 824 44 18</li><li>Klaus Stadtmüller, président de la Société suisse de médecine du travail, 079 237 97 10</li><li>Lieselotte Fueter, coprésidente des Femmes évangéliques suisse, 079 302 45 35</li><li>Arno Kerst, président de Syna, 079 598 67 70</li><li>Vania Alleva, coprésidente d'Unia, responsable du secteur des services, 079 620 11 14 </li></ul><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2134</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2015 18:11:00 +0100</pubDate><title>Maintenir la voie bilatérale, renforcer la protection des salarié(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/maintenir-la-voie-bilaterale-renforcer-la-protection-des-salarie-e-s</link><description>Mise en oeuvre de l&#039;initiative contre l&#039;immigration de masse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les décisions adoptées mercredi par le Conseil fédéral montrent que celui-ci attache une grande importance à la sauvegarde des Accords bilatéraux. Cette attitude positive est d'autant plus importante compte tenu de la forte appréciation du franc. Toutefois, les futures négociations ne doivent pas remettre en question les mesures de protection existantes contre les pressions exercées sur les salaires, les conditions de travail et l'emploi, car ces mesures ne sont pas négociables. En Suisse, il faut verser des salaires suisses et garantir des conditions de travail suisses.
</p><p>Les mesures d'accompagnement présentées par le Conseil fédéral montrent que celui-ci est conscient que des dispositions doivent être prises pour améliorer la protection des salarié(e)s. Nous saluons ainsi la décision de communiquer les mises au concours de postes dans l'administration fédérale aux offices régionaux de placement (ORP) avant leur publication. Il est en revanche incompréhensible qu'aucune mesure ne soit prévue pour le secteur privé, là où les pressions sur les salaires, les conditions de travail et l'emploi sont le plus fortes.
</p><p>Par principe, l'USS s'oppose aux systèmes de contingentement. Comme le montrent les expériences passées, ceux-ci entraînent des inégalités de traitement pour les salarié(e)s sans passeport suisse et favorisent tant le travail au noir que la sous-enchère salariale. En effet, si des contingents sont introduits, les employeurs suisses tenteront de contourner les contrôles préalables des autorités, comme ils l'ont fait par le passé. De la sorte, les inégalités de traitement des étrangers nuisent au bout du compte à tous les salarié(e)s de Suisse.
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2126</guid><pubDate>Fri, 06 Feb 2015 09:13:00 +0100</pubDate><title>Le franc doit servir, pas nuire</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-franc-doit-servir-pas-nuire</link><description>La Banque nationale doit veiller à ce que le cours du franc soit supportable</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis l’abolition du cours plancher par la Banque nationale suisse (BNS), le franc suisse est sur-évalué de près de 25&nbsp;%. La décision de la BNS risque donc de devenir la faute de politique économique la plus grave de ces dernières décennies. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) demande à la BNS et au Conseil fédéral de remplir leur mandat de politique monétaire et conjoncturelle. C’est la seule manière d’empêcher que des industries et des secteurs économiques entiers ne soient sacrifiés avec des dizaines de milliers d’emplois à cause d’un franc très fortement surévalué.
</p><p>&nbsp;«&nbsp;Si la Suisse dispose avec le franc d’une monnaie propre, les instances responsables doivent alors veiller à ce qu’elle serve et non pas nuise à l’économie et à la population&nbsp;», a expliqué Paul Rechsteiner, le président de l’USS, devant les médias, à Berne. Le cours du franc supportable pour l’économie réelle est de 1,30 franc pour 1 euro. L’actuel cours est par conséquent un danger pour les emplois, les salaires et des secteurs industriels entiers. S’accommoder d’une énorme surévaluation du franc ne peut pas être une option.
</p><p>C’est en premier lieu la BNS qui doit intervenir. Elle doit replacer le franc à un niveau supportable qui protège les salaires et les emplois. L’instrument le plus efficace pour ce faire est un taux plancher explicite ou un but de taux de change explicite, si nécessaire complété par des intérêts négatifs ou, si besoin est, des restrictions au marché du franc.
</p><p>Mais le Conseil fédéral doit aussi agir. Il doit donner un signe fort pour montrer qu’en Suisse, on doit verser des salaires suisses et que les salaires en euros sont illégaux. Vania Alleva, coprésidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, précise que les salaires versés en euros aux frontaliers et frontalières font pression sur les salaires de tout le monde et ouvrent tout grand la porte à la sous-enchère salariale. 
</p><p>Selon Vania Alleva, les nombreuses baisses de salaires annoncées par des entreprises empoisonnent l’économie. Elles ne résolvent pas le problème du franc fort car, étant donné que les salaires ne représentent que 20&nbsp;% des coûts totaux, les baisser dans l’industrie ne réduirait dans les faits guère les coûts des entreprises. En outre, nombre de personnes auraient ainsi moins d’argent à dépenser, ce qui ferait baisser la demande et renforcerait les tendances à une récession et une déflation. Le syndicat Unia est certes prêt à chercher des solutions avec les entreprises que le choc monétaire a placées dans des difficultés sérieuses. Mais cela suppose que l’intégralité de leur structure des coûts et de la clientèle soit présentée de manière transparente et qu’elles soient disposées à fournir des contreprestations comme la protection contre le licenciement, la garantie du site de production et le renoncement au versement de dividendes.
</p><p>Afin de protéger les entreprises exportatrices contre des problèmes supplémentaires, l’assurance contre les risques à l’exportation doit pouvoir offrir de nouveaux produits pour les assurer contre les risques de change. Les tiroirs du département de M. Schneider-Ammann contiennent des propositions à ce sujet.
</p><p> L’USS s’opposera vigoureusement à tous les profiteurs des crises monétaires qui, aujourd’hui, sous prétexte que le franc est fortement surévalué, essaient d’imposer aux dépens de larges cercles de la population les programmes néolibéraux qu’ils souhaitent et le démantèlement des acquis sociaux. La politique d’austérité de la Confédération et des cantons accentue le risque de récession. Étant donné que les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas, voire sont négatifs, une telle politique est d’autant plus absurde.
</p><h5>interventions de la conférence de presse</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS: &lt;media rechsteiner&gt;"Le franc doit nous servir, pas nous nuire : la Banque nationale doit replacer le franc à un niveau supportable"&lt;/media&gt;</li><li>Vania Alleva, coprésidente d'Unia, vice-présidente de l'USS :&lt;media alleva&gt; "Le problème du franc ne doit pas être réglé sur le dos des travailleuses et travailleurs !"&lt;/media&gt;</li><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS :&lt;media lampart&gt; "La Banque nationale doit contrôler le franc en se fixant un objectif de taux de change"&lt;/media&gt;</li></ul><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, économiste en &nbsp;chef et premier secrétaire de l'USS,&nbsp;<br><span>079 205 69 11</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2121</guid><pubDate>Wed, 28 Jan 2015 08:42:00 +0100</pubDate><title>Le Parlement doit tenir compte de l’opposition manifestée par les cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-doit-tenir-compte-de-l-opposition-manifestee-par-les-cantons</link><description>Mise en œuvre de la motion Lombardi</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) regrette que la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) soit entrée en matière au sujet de la loi sur les heures d’ouverture des magasins (LOMag) et soit favorable sur le fond à une prolongation de ces heures d’ouverture.</p><p>L’USS est cependant satisfaite de voir que la CER-E s’est donné une pause de réflexion avant de prendre une décision définitive et prend enfin note de l’opposition des cantons à une prolongation des heures d’ouverture des commerces. Mais maintenant, elle doit aussi prendre les cantons au sérieux et se distancier de la LOMag. En effet, l’opposition des cantons a été dans la plupart des cas, légitimée par leurs citoyen(ne)s&nbsp;: ces dernières années, la prolongation des heures d’ouverture des commerces a été refusée dans plus d’une douzaine de votations cantonales.
</p><p>Il est également indiqué de renoncer à cette loi parce que les salarié(e)s concernés par la prolongation des heures d’ouverture des magasins refusent cette dégradation de leurs conditions de travail déjà précaires. Cela, d’autant plus qu’il n’y a pas de convention collective de travail dans le commerce de détail. Avec la nouvelle loi, les journées de travail deviendraient encore plus irrégulières et morcelées qu’elles ne le sont déjà aujourd’hui. 
</p><p>Avec sa pause de réflexion, la CER-E peut notamment faire en sorte que le Conseil des États soit à la hauteur de sa réputation de «&nbsp;Chambre de réflexion&nbsp;». En effet, les motifs qui, du point de vue de la commission et du Conseil fédéral, parlent en faveur d’une prolongation des heures d’ouverture des magasins sont extrêmement faibles. Ainsi, cette dernière n’est pas un instrument qui permettrait d’endiguer le tourisme d’achat. L’explosion de celui-ci est en premier lieu imputable à l’énorme surévaluation du franc et aux grandes différences existant avec le pouvoir d’achat de nos voisins. Les heures d’ouverture des magasins jouent un rôle négligeable ici, si tant est qu’elles en jouent un. On le voit en cela que le tourisme d’achat explose précisément aussi dans les régions frontalières qui, aujourd’hui déjà, connaissent les mêmes heures d’ouverture, voire des heures d’ouverture plus longues que ce que demande la LOMag (p. ex. Argovie, Zurich, Thurgovie). En outre, ces «&nbsp;touristes&nbsp;» expliquent extrêmement rarement leurs achats à l’étranger par les heures d’ouverture des commerces. Selon une étude de GfK, cette raison est la dernière des raisons évoquées.
</p><h5>renseignements&nbsp;</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable des conditions de travail, 076 335 61 97</li></ul><ul><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p><a name="Text9"><br></a></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2100</guid><pubDate>Thu, 15 Jan 2015 11:41:00 +0100</pubDate><title>Abolition du cours plancher : un danger énorme pour les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/abolition-du-cours-plancher-un-danger-enorme-pour-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Décision de la BNS: commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) d’abolir le cours plancher de 1,20 franc pour 1 euro met en très grand danger et les salaires et les emplois de l’économie d’exportation et augmente les risques de déflation en Suisse. Même avec un cours de 1,20 franc pour 1 euro, notre monnaie était toujours nettement surévaluée. La suppression du cours plancher ouvre tout grand la porte aux spéculations sur le franc. Il faut donc s’attendre à ce que ce dernier s’apprécie de manière incontrôlée. L’économie d’exportation (industrie, tourisme), qui souffre, aujourd’hui déjà, de la surévaluation du franc verra ses charges s’accentuer.
</p><p> L’histoire de la politique monétaire de la Suisse montre que la BNS doit fixer un cours plancher pour le franc, implicitement ou explicitement. Après l’éclatement du système de Bretton-Woods, le calme ne fut retrouvé, après une phase d’appréciation incontrôlée du franc, qu’avec la fixation d’un cours plancher de 80 centimes pour 1 Deutsche Mark. Il ne fut jamais renoncé explicitement à cet objectif. Lors de l’introduction de l’euro, la BNS a défendu implicitement un cours plancher de 1,45 franc, respectivement 1,50 pour 1 euro à travers sa politique en matière d’intérêts. Elle est coresponsable de la forte appréciation du franc par rapport à l’euro intervenue à partir de 2010, parce qu’elle n’a pour la première fois plus défendu ces seuils implicites.re
</p><h5>renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;<br>079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2098</guid><pubDate>Wed, 14 Jan 2015 14:04:00 +0100</pubDate><title>Une intention louable, des solutions encore insuffisantes</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-intention-louable-des-solutions-encore-insuffisantes</link><description>Révision de la loi sur la formation professionnelle : lancement de la 	procédure de consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) estime que le Conseil fédéral ne tient pas ses promesses dans son projet de révision de la loi sur la formation professionnelle (LFPr). Le projet prévoit en effet de mettre de nouveaux moyens financiers à disposition de la formation professionnelle supérieure (cours préparatoires aux examens professionnels), mais au détriment d'autres domaines, notamment celui de la formation professionnelle initiale. Au lieu de renforcer le système d'apprentissage, tant vanté en Suisse et à l'étranger, on risque ainsi de l'affaiblir.
</p><p>Le Département de l'Économie, de la Formation et de la Recherche (DEFR) avait annoncé durant l'été jusqu'à 100 millions de francs de moyens supplémentaires pour financer les cours de préparation aux examens professionnels fédéraux (brevets et diplômes). Depuis, les discussions sur la manière de libérer ces fonds vont bon train. Le Département des finances, qui prévoit des déficits budgétaires liés aux réformes fiscales, exige des coupes linéaires dans la formation. Résultat des courses : le projet de révision de la LFPr envisage finalement que la Confédération puise dans le forfait global de la formation professionnelle pour financer les dépenses supplémentaires. Par un système de vases communicants, les fonds dédiés à la formation professionnelle supérieure ne seraient à l'avenir plus disponibles pour la formation professionnelle initiale.
</p><p>L'USS soutient la réforme du système, mais elle attend un effort supplémentaire de la part de la Confédération. Aujourd'hui, les hautes écoles (universités, HES) et les écoles polytechniques sont largement avantagées grâce à des financements indépendants. " Nous ne voulons pas d'un système à deux vitesses. Il faut prévoir un crédit spécifique pour la formation professionnelle supérieure en plus des moyens accordés jusqu'ici. Dans le cas contraire, on risque de compromettre les mesures en faveur de la formation professionnelle initiale ", estime Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS. 
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><b><span lang="FR"></span></b>Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, 079 436 21 29<span lang="FR"></span></li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2093</guid><pubDate>Tue, 06 Jan 2015 11:36:00 +0100</pubDate><title>Regula Bühlmann élue secrétaire centrale de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/regula-buehlmann-elue-secretaire-centrale-de-l-uss</link><description>Égalité des sexes : nouvelle responsable du dossier</description><content:encoded><![CDATA[<p>Début 2015, Regula Bühlmann a entamé ses activités de secrétaire centrale de l’Union syndicale suisse (USS) où elle est la nouvelle responsable du dossier de l’égalité des sexes. Elle succède dans cette fonction à Christina Werder, qui prendra sa retraite fin janvier 2015 et ne s’occupera plus que du dossier de l’assurance-maladie. L’USS remercie cette dernière pour son engagement sans faille, tenace et fructueux en faveur de l’égalité entre femmes et hommes.
</p><p>Regula Bühlmann (37 ans) s’occupe professionnellement de manière approfondie depuis longtemps de questions en rapport avec l’égalité des sexes. Ces quatre dernières années, elle a travaillé au département de l’égalité entre femmes et hommes de Bâle-Ville, principalement sur le thème «&nbsp;formation et choix d’une profession&nbsp;». Auparavant, elle avait acquis des compétences en matière de genre à travers plusieurs formations continues étoffées dans divers domaines.
</p><p> Regula Bühlmann vit à Berne. En 2003, elle a obtenu une licence en germanistique, langue et littérature espagnoles et sciences des religions.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, adjointe au premier secrétaire de l'USS 031 377 01 13 ou 076 564 67 67</li><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS 076 200 90 89</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2084</guid><pubDate>Mon, 05 Jan 2015 09:49:00 +0100</pubDate><title>Retrouver la boussole sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/retrouver-la-boussole-sociale</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS 2015</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref">Ces 20 dernières années, la politique suisse a perdu la boussole sociale. Au lieu de corriger le fort creusement des écarts de salaire, les politiques ont augmenté, et non allégé, la charge supportée par les ménages de salarié(e)s ordinaires. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) veut des hausses de salaire pour les personnes à bas ou moyens revenus, en particulier pour les titulaires d’un apprentissage&nbsp;; cela, via des réductions plus fortes des primes des caisses maladie et un relèvement des rentes AVS.</p><p class="Text">Le tout dernier rapport de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse présenté ce lundi ne laisse subsister aucun doute&nbsp;: les écarts de revenus entre les personnes à gros salaires et les salarié(e)s «&nbsp;normaux&nbsp;» continuent à largement se creuser. Depuis 1996, les salaires du 1&nbsp;% le mieux rémunéré a augmenté, en termes réels, de 40&nbsp;% environ, alors que cette hausse n’était que de 8, respectivement 12&nbsp;% pour les bas et moyens revenus. Et les personnes professionnellement actives au bénéfice d’un apprentissage (diplôme le plus élevé) ont dû se contenter de moins de 5&nbsp;%. L’évolution des revenus des personnes à la retraite est encore plus inégalitaire que pour les salarié(e)s, car les 2<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup> piliers prolongent et accentuent à cet âge les déséquilibres de la vie active. S’y ajoute que, relativement à l’évolution économique, les rentes AVS perdent toujours plus de leur valeur et ne suivent pas le rythme de l’évolution des salaires. </p><p class="Text">Au lieu d’intervenir pour corriger ces faits, les politiques ont même renforcé l’évolution toujours plus inégalitaire des salaires&nbsp;: les classes de revenu supérieures ont vu leur charge fiscale s’alléger (surtout impôts directs), quand les bas et moyens revenus voyaient la leur s’alourdir fortement, à cause de la hausse de taxes et, surtout, des primes des caisses maladie. En fin de compte, le revenu disponible réel des personnes à petits salaires a baissé de 200 francs (personnes vivant seules), respectivement de 190 francs (couples avec 2 enfants) entre 2002 et 2012. Le revenu des classes de revenu moyen a stagné, alors que le 1&nbsp;% le mieux rémunéré a eu 1&nbsp;930 francs, respectivement 2&nbsp;860 francs de plus dans son porte-monnaie. </p><p class="Text">Pour retrouver la boussole sociale, l’USS demande une hausse des subsides servant à financer les réductions des primes maladie. Aucun ménage ne doit être contraint de consacrer plus de 10&nbsp;% de son revenu à ses primes&nbsp;; dans une deuxième étape, l’objectif devra être de 8&nbsp;%, comme le but social formulé à la fin des années 1990, lors de la révision de la loi sur l’assurance-maladie. </p><p class="Text">Vu le résultat modeste des négociations salariales pour 2015, des hausses substantielles de salaire s’imposent pour les bas et moyens revenus, en particulier les titulaires d’un apprentissage. Des hausses générales sont indiquées ici, dans le cadre des conventions collectives de travail, et non des hausses individuelles, car elles profitent avant tout aux revenus les plus élevés. </p><p> Enfin, pour atténuer les différences de revenu des personnes à la retraite, il faut développer l’AVS, une assurance au financement social, comme le demande l’initiative «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;». Au lieu d’affaiblir la principale assurance sociale qu’est l’AVS, comme le ferait le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» (relèvement de l’âge de la retraite des femmes, retrait partiel de la Confédération du financement de l’AVS, frein aux dépenses), il faut la renforcer.&nbsp;
</p><h5>Les Exposés de la conférence</h5><ul><li><span>&lt;media rechsteiner&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS :"Une boussole sociale pour la Suisse: salaires meilleurs pour les titulaires d'un apprentissage, allègements de la charge des primes maladie et hausse des rentes AVS !"&lt;/media&gt;</span></li><li><span>&lt;media lampart conf-annuelle&gt;Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS : "Il faut engager des mesures contre les écarts de salaire et de revenu ainsi que la lourde charge des primes des caisses maladie"&lt;/media&gt;</span></li><li><span>&lt;media bianchi conf-annuelle&gt;Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la sécurité sociale : "Il faut renforcer l'AVS, pour les jeunes et les moins jeunes"&lt;/media&gt;</span></li></ul><h5><span>Documents sur le thème</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>&lt;media dl verteilungsbericht&gt;Dossier de l'USS N° 107 : "&lt;span&gt;SGB-Verteilungsbericht 2015 -&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Eine Analyse der Lohn-, Einkommens- und Vermögensverteilung in der Schweiz" (a&lt;/span&gt;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media dl verteilungsbericht&gt;vec résumé en français)&lt;/media&gt;</span></li><li>&lt;media dl-bo-dg&gt;Dossier de l'USS N° 108 :"&amp;nbsp;&lt;span&gt;Höhere Prämienverbilligungen&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;gegen die Krankenkassen-Prämienlast &amp;nbsp;- Eine Analyse der durchschnittlichen Prämienlast in der Schweiz und Vorschläge für debn Ausbau der Prämienverbilligungen" (a&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;media dl-bo-dg&gt;vec résumé en français)&lt;/media&gt;&lt;/span&gt;&lt;/media&gt;</li></ul><ul><li><h5>Renseignements</h5></li><li><span>&nbsp;</span><span>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef, 079 205 69 11</span></li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante, responsable de la sécurité sociale, 076 564 67 67</li></ul><p class="GliederungText">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category><category>Repartition</category><category>AVS</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2088</guid><pubDate>Thu, 18 Dec 2014 09:47:00 +0100</pubDate><title>L’USS salue l’introduction d’un taux d’intérêt négatif</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-uss-salue-l-introduction-d-un-taux-d-interet-negatif</link><description>Faire baisser la pression qui s&#039;exerce sur l&#039;économie d&#039;exportation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec soulagement que la Banque nationale suisse (BNS) a, en décidant d’introduire un taux d’intérêt négatif, fait un pas de plus dans la lutte contre la sur-évaluation du franc suisse et les risques de déflation.
</p><p>Le franc est toujours fortement surévalué. Des secteurs de l’industrie (textile, impression, MEM entre autres) ont supprimé des milliers d’emplois ces derniers temps. Ces dernières semaines, plusieurs entreprises ont annoncé la délocalisation de certaines parties de leur production. La pression au travail reste élevée dans l’économie d’exportation. 
</p><p> L’USS attend de la BNS qu’à l’avenir aussi, elle fasse tout pour réduire la pression sur les emplois et les salaires de l’économie d’exportation. De fait, vu la surévaluation du franc, les conditions-cadres monétaires en Suisse doivent toujours être considérées comme trop restrictives malgré le taux d’intérêt négatif introduit.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2086</guid><pubDate>Wed, 17 Dec 2014 13:20:00 +0100</pubDate><title>Prestations complémentaires : une adaptation aux réalités qui n&#039;a que trop attendu</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestations-complementaires-une-adaptation-aux-realites-qui-na-que-trop-attendu</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction la hausse attendue depuis trop longtemps des montants maximaux pris en compte en matière de PC au titre du loyer. Ainsi, le montant des loyers pris en considération se trouve enfin adapté aux réalités. De fait, les PC ont pour fonction de veiller à ce que les personnes qui touchent des rentes de vieillesse, de survivant(e)s ou d’invalidité basses puissent s’en sortir financièrement, raison pour laquelle elles doivent s’adapter aux réalités vécues par ces personnes. Or il n’a jamais été tenu compte de la hausse énorme des loyers de ces dernières décennies. Les montants pris en compte au titre du loyer pris en considération n’ont en effet plus été relevés depuis 2001, alors qu’ils ont augmenté en moyenne de 21&nbsp;% pendant ce laps de temps. Les bénéficiaires de PC concernés ont par conséquent dû toujours plus se serrer la ceinture. Ce sont précisément les personnes d’un certain âge dont la majeure partie des dépenses de consommation est toujours plus «&nbsp;dévorée&nbsp;» par les frais de loyer. Le relèvement des montants maximaux pris en compte au titre du loyer, qui n’avait de ce fait que trop attendu, allégera ainsi la charge des ménages économiquement faibles. On ne saurait accepter que le Parlement remette aux calendes grecques cette adaptation nécessaire et urgente.</p><p>Il ne faut de surcroît pas oublier les retraité(e)s qui, malgré des rentes modestes, n’ont pas droit à des PC, car les loyers sont leur principal poste de dépenses. Pour améliorer leur situation économique, leurs rentes doivent être relevées ainsi que le demande l’initiative AVSplus. Cette hausse est d’autant plus nécessaire que les rentes de l’AVS sont toujours plus à la traîne de l’évolution des salaires et que leur dernière augmentation substantielle date d’il y a 30 ans. Le relèvement de 10&nbsp;% des rentes AVS sera ainsi non seulement un allégement bienvenu pour ces personnes, mais constitue aussi une nécessité sociale urgente.</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique soicale à l'USS, &nbsp;031 377 01 13 ou 076 564 67 67</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2077</guid><pubDate>Fri, 05 Dec 2014 14:40:00 +0100</pubDate><title>Commençons donc par améliorer les conditions de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/commencons-donc-par-ameliorer-les-conditions-de-travail</link><description>Rapport sur les possibilités de soutien aux médias</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) est déçue par le rapport du Conseil fédéral sur les possibilités de soutien aux médias qui ne fait état d’aucune mesure permettant de stopper efficacement l’érosion des conditions de travail et le processus de concentration de la presse écrite. En lieu et place, on nous propose des mesures d’encouragement qui, appliquées selon le principe de l’arrosoir et indépendamment des capacités économiques des entreprises, profiteraient à tout le monde, donc aussi aux grandes entreprises de médias.</p><p>Les conditions de travail des collaborateurs et collaboratrices libres sont misérables. En particulier leurs honoraires sont en chute libre et le rythme de travail des employé(e)s fixes n’est plus supportable. Les durées de travail sont excessives. Or des conditions de travail correctes sont la clé d’un journalisme de grande qualité, seule base possible pour réaliser le mandat de service public confié aux médias. Les effets positifs de ceux-ci sur la démocratie reposent sur une information diversifiée offrant à la population la base pour se former son opinion. Toutefois, la dégradation radicale des conditions de travail met en grand danger ce journalisme de haut niveau. Pour le Conseil fédéral, ces conditions de travail méritent cependant tout juste une phrase. Le malaise est imputé à la difficile situation économique dans laquelle se trouvent les médias, ce qui n’est qu’à moitié vrai. La réalité, c’est que les grandes entreprises des médias font précisément des bénéfices considérables, paient des honoraires de misères à leurs collaborateurs et collaboratrices libres et mettent les petites maisons d’édition et imprimeries sous pression. Elles empêchent aussi un rapprochement des partenaires sociaux.
</p><p>Pour l’USS, il est clair que seule une convention collective de travail &nbsp;réglant la situation des collaborateurs et collaboratrices libres peut empêcher que les conditions de travail&nbsp; ne se dégradent encore plus. Aux grandes entreprises des médias d’assumer leur responsabilité. Sans garantie des conditions de travail par le partenariat social, il n’y a aucune raison qu’elles profitent du soutien aux médias, comme le prévoit maintenant le Conseil fédéral, sous la forme d’un taux de TVA inférieur pour les médias en ligne et un soutien de base pour l’ATS dont elles détiennent la majorité.
</p><p> L’USS est par contre contente de voir que le Conseil fédéral se prononce en faveur de l’aide indirecte aux médias. Pour les petits journaux et la presse associative, les rabais prévus sur les tarifs postaux sont d’une importance vitale. Or ce sont précisément eux qui garantissent, aujourd’hui encore, la diversité du paysage médiatique suisse.
</p><h5>renseignements :</h5><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS, 079 744 93 90</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2075</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2014 11:24:00 +0100</pubDate><title>Quatre défis à relever</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/quatre-defis-a-relever</link><description>L’USS et les 50 ans de la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission fédérale du travail a fêté, ce 2 décembre, les 50 ans de la loi fédérale sur le travail en présence du conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann et des partenaires sociaux.
</p><p>La loi sur le travail a fait ses preuves en tant qu’instrument principal de la protection des travailleurs et travailleuses. Mais elle doit encore être adaptée à l’évolution technologique la plus récente. Cela concerne en premier lieu le phénomène en plein développement du télétravail dont il s’agit de tenir compte via l’octroi de pauses et d’une réglementation en matière de responsabilité civile. Deuxièmement, la disponibilité sans faille demandée aux travailleurs et travailleuses, qui s’est imposée à la vitesse grand V à travers les téléphones intelligents, doit être à nouveau restreinte afin de protéger les personnes concernées. Troisièmement, pour protéger les salarié(e)s contre les risques psychosociaux (stress, travail excessif, travail de nuit), il faut que les inspectorats cantonaux du travail contrôlent davantage la saisie de la durée du travail. Et, quatrièmement, le droit suisse doit être modifié de sorte que l’épuisement professionnel dû au stress au travail soit enfin reconnu comme maladie professionnelle&nbsp;!
</p><p> La loi sur le travail a été mise en vigueur en 1964 après des décennies de lutte syndicale. Elle règle la protection de la santé en général, la durée du travail et les temps de repos ainsi que la protection au travail spéciale des jeunes, des femmes enceintes et des mères allaitantes.
</p><h5>renseignements</h5><p>- Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du droit du travail,<br>&nbsp;076 335 61 97 
</p><p>- Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2072</guid><pubDate>Sun, 30 Nov 2014 14:10:00 +0100</pubDate><title>Non à Ecopop : maintenir les Accords bilatéraux et renforcer la protection  des salarié(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/non-a-ecopop-maintenir-les-accords-bilateraux-et-renforcer-la-protection-des-salarie-e-s</link><description>Réaction de l&#039;Union syndicale suisse aux votations fédérales</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) prend connaissance avec satisfaction du rejet extrêmement clair de l’initiative dangereuse et inhumaine d’Ecopop. Une très nette majorité des citoyen(ne)s refuse donc de faire des migrant(e)s les boucs émissaires de problèmes que nous avons créés nous-mêmes et de couper totalement les ponts avec l’Union européenne (UE). Le Conseil fédéral et le Parlement fédéral doivent maintenant prendre cette réalité en compte.
</p><p>Les Accords bilatéraux doivent donc être maintenus. Il n’est pas question d’introduire de nouvelles discriminations à l’encontre des migrants et migrantes, car cela accentuerait la pression sur les salaires et les conditions de salaire et porterait préjudice à l’ensemble des travailleurs et travailleuses de Suisse. En outre, le Conseil fédéral et le Parlement fédéral doivent veiller à ce que la population profite des Accords bilatéraux. À cet effet, le principe selon lequel, en Suisse, on verse des salaires suisses et applique des conditions de travail suisses doit être appliqué. L’amélioration de la protection des travailleurs et travailleuses ainsi que des mesures destinées à encourager les conventions collectives de travail sont des instruments à cet effet. Le Conseil fédéral et le Parlement fédéral doivent aussi s’attaquer enfin, en menant des réformes efficaces, aux autres problèmes que nous avons créés, comme le mitage du territoire, la pénurie de logements et les problèmes environnementaux. 
</p><p>L’USS se réjouit également du net rejet de l’initiative sur l’or. Ce projet issu des rangs de l’UDC aurait massivement entravé la politique financière de la Banque nationale. Au lieu de pouvoir réagir avec flexibilité aux crises et autres problèmes, celle-ci aurait été emprisonnée dans un «&nbsp;corset d’or&nbsp;», un corset qui aurait mis en danger les salaires et les emplois, et fait uniquement plaisir aux spéculateurs sur l’or.
</p><p>En refusant à la suppression des forfaits fiscaux, on a malheureusement raté l’occasion, de garantir un peu plus de justice fiscale. L’importante part de oui montre toutefois que de larges milieux de la population accordent une grande valeur à la justice fiscale. C’est pourquoi de nouveaux cadeaux fiscaux ne sont pas indiqués&nbsp;; cela, aussi pour les entreprises en faveur de qui la ministre des Finances Eveline Widmer-Schlumpf prépare des milliards de francs d’allégements fiscaux. Il n’est pas question que ce soit en fin de compte la population qui soit punie pour les manques à gagner ainsi créés en devant supporter des hausses d’impôt ou un démantèlement des prestations qui lui sont dues.&nbsp;
</p><h5>Renseignements&nbsp;</h5><p>- Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31 
</p><p>- Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2071</guid><pubDate>Fri, 28 Nov 2014 17:04:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral fait fi de la vaste opposition à la loi sur les heures d’ouverture des magasins</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-fait-fi-de-la-vaste-opposition-a-la-loi-sur-les-heures-d-ouverture-des-magasins</link><description>Mise en œuvre de la motion Lombardi</description><content:encoded><![CDATA[<p> Malgré des critiques sévères, le Conseil fédéral accélère inlassablement la prolongation des heures d'ouverture des magasins. Il fait la sourde oreille face aux critiques des syndicats selon qui prolonger les heures d'ouverture des magasins détériorerait clairement les conditions de travail des travailleurs et travailleuses concernés. Avec son message au sujet de la loi sur les heures d'ouverture des magasins, il foule aussi aux pieds le fédéralisme et passe outre aux décisions prises par le peuple dans de nombreux cantons. Concernant l'attitude des gouvernements cantonaux, précisons que celui du Tessin est précisément le seul à soutenir le projet, qui avait été demandé par le Parlement à travers son acceptation de la motion Lombardi. Et c'est maintenant à lui, Parlement, de se rendre à l'évidence, de tenir compte de l'opposition des cantons et de renoncer à cette nouvelle loi.
</p><p>Que lui aussi fasse fi des réserves émises par les cantons serait incompréhensible et extrêmement douteux d'un point de vue démocratique. Car leur résistance s'est trouvée légitimée par le peuple dans, et de loin, la plupart des cas. Ces dernières années en effet, la prolongation des heures d'ouverture des commerces a été rejetée dans plus de dix cantons. Dans le canton de Lucerne, par exemple, le peuple a non seulement rejeté sèchement une libéralisation totale de ces heures d'ouverture, mais aussi refusé leur extension de 16 à 17 heures le samedi. Une loi sur les heures d'ouverture des magasins qui autoriserait des heures d'ouverture unifiées dans toute la Suisse allant jusqu'à 20 heures en semaine et 19 heures le samedi serait donc totalement à côté de la plaque. Pour ces raisons l'USS combattra ce projet.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2065</guid><pubDate>Thu, 20 Nov 2014 14:15:00 +0100</pubDate><title>Une table ronde s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-table-ronde-s-impose</link><description>Il faut s’attaquer globalement à la tragédie de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise hier par la Cour de cassation de Rome dans le procès de l’amiante contre Stephan Schmidheiny montre que passer par la voie pénale pour résoudre les problèmes liés à l’amiante, c’est emprunter une voie semée de nombreuses embûches. Mais il est clair qu’il faut trouver une solution qui tienne compte comme il se doit des souffrances vécues par les victimes de l’amiante, et précisément aussi en Suisse. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) réitère sa demande d’une «&nbsp;table ronde&nbsp;» destinée à trouver des solutions dignes pour les victimes de l’amiante, ainsi que de la création d’un fonds d’indemnisation pour ces dernières. L’USS réitère aussi sa demande à l’économie de participer à la recherche de solutions justes. Un fonds d’indemnisation constituerait un acte réparateur pour les cas déjà prescrits et pour les personnes malades à cause de l’amiante qui échappent à la protection offerte par la loi sur l’assurance-accidents.
</p><p> Indépendamment de l’arrêt controversé précité, force est de constater que le droit suisse de la prescription en matière civile est, en ce qui concerne la problématique de l’amiante, clairement lacunaire. Il faut profiter de sa révision en cours pour enfin prévoir une nouvelle réglementation des délais de prescription qui soit adaptée aux besoins des victimes, une réglementation qui permette aux malades de l’amiante de demander une indemnisation des dommages qu’ils ont subis. Pour tenir compte du long temps de latence en cas de maladie due à l’amiante, il faut prévoir à cet effet un délai qui commence à courir avec l’apparition de la maladie. Et cette nouvelle disposition pourra se limiter aux maladies liées à l’amiante.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><p>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031 377 01 09 ou 
</p><p>079 660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2062</guid><pubDate>Wed, 19 Nov 2014 15:14:00 +0100</pubDate><title>Le parlement doit améliorer le projet et notamment renforcer l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-doit-ameliorer-le-projet-et-notamment-renforcer-l-avs</link><description>Réforme « Prévoyance vieillesse 2020 » et initiative populaire AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral confirme vouloir s’attaquer globalement à la réforme de la prévoyance vieillesse. S’y attaquer à travers plusieurs réformes n’aurait politiquement aucune chance, comme le passé nous l’a montré. C’est pourquoi il s’agit maintenant d’entamer le processus de réforme de toute la prévoyance vieillesse. Le Parlement fédéral doit cependant fortement améliorer le projet&nbsp;: la réforme doit prendre en considération le niveau actuellement insuffisant des rentes. L’AVS doit être renforcée, pas affaiblie. En outre, le Parlement ne doit pas réduire la prévoyance professionnelle obligatoire.
</p><p>Pour les personnes à bas ou moyens revenus, en particulier pour de nombreuses femmes, l’actuel niveau des rentes n’est pas suffisant. Le mandat constitutionnel, selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre de «&nbsp;maintenir de manière appropriée, son niveau de vie antérieur&nbsp;», n’a jamais été rempli à ce jour. De plus, les rentes AVS sont toujours plus à la traîne des salaires réels. C’est pour cela qu’il faut renforcer l’AVS. En effet, les gens à bas et moyens revenus sont les principaux bénéficiaires de l’AVS&nbsp;; cela, grâce à son financement social. L’USS ne comprend par conséquent pas pourquoi le Conseil fédéral ne reprend en rien cette revendication que formule l’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;».
</p><p>En lieu et place «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» fait toute une série de propositions qui entraîneront une dégradation des prestations de l’AVS. L’USS rejette le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes parce qu’il ne tient pas compte de la situation des femmes de plus de 60 ans. De plus, le marché du travail n’est déjà pas capable aujourd’hui d’offrir suffisamment d’emplois aux femmes, ni aux hommes. C’est pourquoi aucun relèvement général de l’âge de la retraite ne sera accepté.
</p><p>L’USS soutient la hausse de la TVA en faveur de l’AVS, car, en raison des classes d’âge à forte natalité qui prendront leur retraite ces prochaines années, l’AVS aura besoin d’un financement additionnel pour la prochaine décennie. Par contre, on ne saurait admettre que la Confédération se retire partiellement du financement de l’AVS (redéfinition du financement de l’AVS par la Confédération). Il n’est pas non plus question qu’avec le «&nbsp;mécanisme d’intervention&nbsp;» prévu, l’on suspende l’adaptation des rentes au renchérissement et à l’évolution des salaires. Il faut empêcher pareille razzia sur les porte-monnaie des retraité(e)s.
</p><p>En outre, l’USS rejette l’affaiblissement des rentes déjà basses de la prévoyance professionnelle obligatoire. La baisse radicale proposée du taux de conversion minimal à 6&nbsp;% n’est pas réaliste, car le peuple a déjà sèchement refusé une baisse plus modeste à 6,4&nbsp;%. Et les mesures prévues pour maintenir le niveau des prestations seront très chères pour les bas revenus et elles diminueront leurs budgets pendant leur vie active. 
</p><h5>renseignements :</h5><p>- Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS, <br>031 377 01 13 ou 076 564 67 67
</p><p>- Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74
</p><p><a name="Text9"></a><a name="Text10"></a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2059</guid><pubDate>Wed, 12 Nov 2014 15:02:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral ignore les problèmes touchant les apprenti(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-conseil-federal-ignore-les-problemes-touchant-les-apprenti-e-s</link><description>Rapport sur l’évolution du marché des places d’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport adopté aujourd’hui par le Conseil fédéral minimise les difficultés que rencontrent les jeunes sur le marché des places d’apprentissage. Il conclut que depuis 2011, l’offre de place d’apprentissage couvre la demande et donc qu’aucune mesure supplémentaire ne s’impose. La situation des jeunes n’est cependant pas aussi rose. Plusieurs branches proposent aujourd’hui un nombre de places d’apprentissage insuffisant. C’est le cas notamment dans les métiers majoritairement féminins comme la santé et le social. Pour cette raison, les jeunes femmes sont souvent contraintes de postuler beaucoup plus souvent que les jeunes hommes (en moyenne 15 postulations féminines contre 9 postulations masculines). Une situation insatisfaisante discriminatoire.
</p><p>De l’autre côté, dans plusieurs branches un nombre important de places ne sont pas occupées, notamment dans les métiers de la construction, de l’artisanat, de l’industrie. Les employeurs cherchent à mettre la faute sur les jeunes, qui ne seraient pas à la hauteur ou sur le manque de publicité faite dans les écoles ou auprès des familles. En réalité, les branches concernées sont souvent celles où les jeunes sont vite considérés comme une main-d’œuvre bon marché et où la qualité de la formation et les mesures de sécurité passent au second rang.
</p><p>C’est pourquoi l’USS demande que la Confédération et les cantons renforcent enfin la surveillance de l’apprentissage et veillent à améliorer la mise en œuvre des mesures de protection en faveur des apprenti(e)s. La jeunesse syndicale a lancé une <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/petition-apprenti-e-s/" class="external-link-new-window">pétition </a>à ce sujet.
</p><h5>&nbsp;renseignements :</h5><ul><li><a name="Text7">Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, 079 436 21 29</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2047</guid><pubDate>Tue, 11 Nov 2014 11:55:00 +0100</pubDate><title>Tragédie de l’amiante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/tragedie-de-l-amiante</link><description>Le Conseil fédéral n’a plus le droit de faire attendre les victimes</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse du Conseil fédéral à la motion de la Commission des affaires juridiques du Conseil national («&nbsp;Un fonds pour une indemnisation juste des victimes de l’amiante&nbsp;») publiée aujourd’hui est insatisfaisante. Pour de nombreuses personnes malades à cause de l’amiante, elle apparaît sans doute comme un vrai déni de justice, soit le refus du gouvernement de se retrousser les manches.
</p><p>En effet, si ce dernier reconnaît, dans l’exposé des motifs qu’il avance pour recommander le rejet de la motion que beaucoup de victimes de l’amiante ne sont pas concernées par les prestations de qualité de l’assurance-accidents suisse, précisément pour cette catégorie de personnes particulièrement concernées (p. ex. les proches des travailleurs concernées ou les personnes qui ont vécu à proximité des fabriques d’amiante), il ne propose quand même pas de solution juste. 
</p><p>Il veut toutefois reprendre la demande, faite par l’Union syndicale suisse (USS), d’organiser une table ronde consacrée à la recherche de solutions possibles à la tragédie de l’amiante. Mais, malheureusement, sans fixer de calendrier pour ce faire.
</p><p>C’est pourquoi l’USS demande au Conseil fédéral de convoquer sans délai cette table ronde avec tous les acteurs principaux concernés. À cette occasion, il s’agira de débattre et clarifier les questions de la prescription, des mesures de prévention et d’un fonds de dédommagement financé par l’économie. «&nbsp;Les victimes de l’amiante ne doivent pas attendre plus longtemps&nbsp;», estime Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS responsable du droit du travail et des conditions de travail.
</p><p>&nbsp;&nbsp;
</p><p>Seule la version allemande de ce communiqué a été publiée.
</p><h5>renseignements :</h5><p>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USSr, 076 335 97</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1391</guid><pubDate>Tue, 11 Nov 2014 00:00:00 +0100</pubDate><title>AVS : un modèle de succès à renforcer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-un-modele-de-succes-a-renforcer</link><description>Dépôt de l’initiative AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les rentes AVS sont toujours plus à la traîne des salaires et les prestations du 2e pilier sont sous pression. C’est pour cela que le revenu perçu sous forme de rentes (1er et 2e piliers) est insuffisant pour beaucoup. Si aucune mesure n’est prise pour y remédier, le problème va encore s’aggraver pour les futurs retraité(e)s. Le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» veut même dégrader encore plus les prestations de l’AVS en remettant en question l’indexation sur le renchérissement. 
</p><p>C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) a lancé en mars 2013 son initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;», comme contreprojet à «&nbsp;Prévoyance 2020&nbsp;». Et l’USS, ses fédérations membres, d’autres organisations de salarié(e)s (LCH, SER, FSFP et Syna), le Parti socialiste et les Verts, ainsi que des organisations de retraité(e)s avaient déjà récolté 127&nbsp;000 signatures à l’été. Mardi, 112&nbsp;114 signatures validées, ont été déposées à la Chancellerie fédérale. 
</p><p>AVSplus demande que la plus importante assurance sociale de Suisse soit renforcée. En effet, l’AVS constitue la prévoyance vieillesse la plus sûre, la plus efficiente et la plus sociale du pays. AVSplus demande une hausse de 10&nbsp;%&nbsp; des rentes AVS. Pour les personnes vivant seules, cela signifierait une augmentation mensuelle de 200 francs environ de leur rente AVS et, pour les couples, d’environ 350 francs. Grâce au système de financement génial et solidaire de cette assurance, un renforcement du 1er pilier est beaucoup plus efficace et avantageux pour les bas et moyens revenus que l’épargne privée, avec laquelle banques et assurances privées font aussi des bénéfices. En raison du rapport qualité-prix bien meilleur du 1e pilier, le renforcement de l’AVS est particulièrement intéressant pour la jeune génération. 
</p><p>Et les femmes en profiteraient plus que la moyenne. Pour cause de maternité et d’éducation des enfants, elles perçoivent souvent des petites rentes du 2e pilier. Avec les bonifications pour tâches éducatives, l’AVS tient par contre compte des interruptions de carrière, si bien que les femmes avec enfant(s) reçoivent aussi des rentes AVS d’un bon niveau.
</p><p>Tout ce qui a de la valeur a un prix&nbsp;: l’amélioration des rentes de l’AVS devrait coûter 3,6 milliards de francs. Si la Suisse introduisait un impôt sur les successions, 2 milliards en seraient déjà financés. Et si l’impôt sur le tabac profitait directement et pleinement à l’AVS, et non à la Confédération, l’AVS disposerait d’un seul coup de 2,2 milliards de francs en plus.
</p><p><a href="http://flic.kr/s/aHsjP7TGMk" target="_blank" class="linkicon" rel="noreferrer">Les photos du dépot</a></p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner (079 277 61 31), président de l’USS</li><li>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante de l’USS responsable de la sécurité sociale</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li>Les réponses des syndicats à «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» - Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li>&lt;media&gt;L’avenir de la prévoyance vieillesse réside dans une AVS plus forte&lt;/media&gt; - Doris Bianchi,&nbsp;secrétaire dirigeante de l’USS responsable de la sécurité sociale</li><li>&lt;media&gt;AVSplus: vivre sa retraite en sécurité et dans la dignité&lt;/media&gt; - Giorgio Tuti, président du SEV</li><li>&lt;media&gt;Avec AVSplus, enfin une retraite digne de ce nom pour les salariés&lt;/media&gt; - Aldo Ferrari, membre du Comité directeur du syndicat Unia</li><li>&lt;media&gt;La success story suisse s’écrit en trois lettres : AVS&lt;/media&gt; - Jacqueline Fehr, conseillére nationale er vice-présidente du PS Suisse</li><li><p>&lt;media&gt;Un pas vers la couverture des besoins vitaux&lt;/media&gt; - Christiane Jacquet-Berger, présidente AVIVO suisse</p></li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2040</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2014 17:53:00 +0200</pubDate><title>L&#039;USS demande qu’un tournant de politique économique soit pris</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/luss-demande-qu-un-tournant-de-politique-economique-soit-pris</link><description>55e congrès de l’USS terminé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Au lieu de faire des migrants les boucs émissaires de problèmes dont nous sommes nous-mêmes responsables, il faut procéder à un tournant de politique économique. Cette exigence a été défendue avec force ce vendredi par les 400 délégué(e)s du congrès de l’USS. De fait, les vrais problèmes qui se posent dans ce pays sont de nature sociale et ils ont pour nom&nbsp;: pression sur les salaires, poids des primes des caisses maladie, stress et précarité de l’emploi. Autant de problèmes qu’un repli sur soi ne peut qu’aggraver. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Pour que les gros salaires et les patrons ne soient pas les premiers à profiter d’une plus grande prospérité, il faut que plus de travailleurs et travailleuses soient protégés par des conventions collectives de travail (CCT). La couverture conventionnelle, par CCT donc, doit passer à 60&nbsp;%. À cet effet, le Conseil fédéral et le Parlement doivent réduire les obstacles posés à l’extension des CCT. De bonnes CCT constituent au-delà, grâce à des réglementations claires de la durée du travail, un outil efficace contre l’augmentation du stress au travail. Elles permettent aussi de mieux concilier travail et famille, et de diminuer les discriminations salariales à l’encontre des femmes. Pour que ces dernières ne soient plus discriminées, il faut cependant aller plus loin. Outre l’obligation faite aux entreprises de contrôler leurs salaires sous l’angle de la discrimination, que propose le Conseil fédéral, celles-ci doivent aussi être contraintes d’éliminer les discriminations constatées. Et une autorité de contrôle, qui intègre les partenaires sociaux, doit réaliser concrètement le principe de l’égalité. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Des mesures de renforcement des revenus sont de toute urgence nécessaires. Il n’est pas acceptable que la croissance des salaires réels des salarié(e)s ordinaires se trouve immédiatement réduite à néant par la hausse des primes des caisses maladie. L’USS demande par conséquent une hausse substantielle des subsides destinés aux réductions de ces primes. À l’avenir, ces dernières ne devront pas dépasser au maximum 10&nbsp;% du revenu des ménages. Dans ce but, la Confédération et les cantons doivent relever d’environ 2 milliards de francs les subsides affectés aux réductions des primes, au lieu de serrer la vis. À moyen terme, le poids des primes ne devra pas dépasser 8 % du revenu, comme le voulait la révision de la loi sur l’assurance-maladie des années 90, et à long terme, cette assurance devra être financée en fonction des revenus, comme toute assurance sociale.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Les congressistes ont débattu de manière intense des conséquences de l’acceptation de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;». Ils ont réaffirmé que les Accords bilatéraux devaient être préservés, qu’il fallait empêcher de nouvelles discriminations et que les mesures de protection des salaires et des conditions de travail devaient être améliorées. La Suisse ne peut pas se permettre de faire cavalier seul. Les accords bilatéraux revêtent une grande importance pour la prospérité et les emplois. Ils garantissent aussi que les personnes qui exercent une activité lucrative et ont un passeport européen ne soient pas discriminés. Ce principe doit continuer à s’appliquer demain. Les besoins en main-d’œuvre ne doivent pas être satisfaits à travers des permis de séjour de courte durée. L’USS combattra toute nouvelle discrimination comme par exemple avec l’introduction d’un nouveau statut de saisonnier. Les salaires et les conditions de travail doivent être mieux protégés. Il faut notamment aussi une protection contre le licenciement et les formes de travail précaire. En effet, il ne sera possible de gagner une nouvelle votation sur la voie bilatérale que si les intérêts sociaux sont respectés et que le principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des salaires suisses, est appliqué.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Dans une résolution qu’il a adoptée, le congrès de l’USS appelle à combattre Ecopop, une initiative dangereuse et inhumaine. Ecopop accentuera les pressions sur les salaires et détériorera les conditions de travail de l’ensemble des travailleurs et travailleuses. Elle attisera aussi la xénophobie en Suisse. Après un débat chargé d’émotion, le congrès a clairement fait savoir que l’USS combattrait énergiquement toute nouvelle forme de discrimination fondée sur le statut de séjour. Dans ce contexte, elle a lancé, à travers un film émouvant intitulé «&nbsp;Interdits et cachés. Des enfants de saisonniers racontent&nbsp;» une campagne de sensibilisation contre l’introduction d’un nouveau statut de saisonnier.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Dans d’autres résolutions, l’USS a demandé que la Suisse se retire des négociations sur l’accord TISA. Un tel accord sur la libéralisation des services induirait inévitablement une pression à la libéralisation de nombreuses tâches de service public, comme dans la l’approvisionnement en eau, la santé et la formation, ainsi que les transports publics.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Lors de son deuxième jour de congrès, l’USS a en outre réélu le conseiller aux États Paul Rechsteiner président, ainsi que Vania Alleva (coprésidente d’Unia) et Giorgio Tuti (président du SEV) respectivement vice-présidente et vice-président de l’USS.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Jeudi déjà, l’USS avait décerné au dessinateur de presse Philippe Bécquelin, alias Mix &amp; Remix, son Prix culturel de l’USS doté de 10&nbsp;000 francs.</span></p><p class="Text">&nbsp;</p><p class="Text">&nbsp;</p><h5 class="GliederungText" style=" "><span lang="FR"></span>Renseignements</h5><p></p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74<span class="Auszeichnunghalbfett"><span lang="FR"></span></span></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Services Publics</category><category>Politique sociale</category><category>Migration</category><category>Égalité des sexes</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2029</guid><pubDate>Thu, 23 Oct 2014 18:25:00 +0200</pubDate><title>Il faut renforcer la sécurité sociale, pas l’affaiblir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-renforcer-la-securite-sociale-pas-l-affaiblir</link><description>Congrès de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ces quatre prochaines années, l'Union syndicale suisse (USS) défendra les acquis sociaux et s'engagera pour combler les lacunes existantes dans ce domaine. C'est ce qu'ont clairement fait savoir les quelque 400 congressistes ce jeudi lors du congrès de l'USS, dans le cadre d'un débat sur la sécurité sociale. Au lieu d'affaiblir les assurances sociales, les politiques doivent se focaliser sur la garantie d'un niveau de vie équitable.
</p><p>Les risques sociaux comme la mort, la vieillesse, la maladie, l'invalidité, les accidents et le chômage ne peuvent être portés que collectivement. En effet, leurs conséquences financières ne peuvent pas être supportées par les gens à eux seuls. À cet effet, aucun instrument n'est plus performant que les assurances sociales, car elles lient principe du grand nombre et principe de la solidarité, par exemple entre jeunes et vieux, personnes en bonne santé et malades ou riches et pauvres. C'est pour cela que les assurances sociales sont bien plus efficaces que toute prévoyance privée.
</p><p>C'est pourquoi la principale assurance sociale de Suisse, l'AVS, ne doit pas être affaiblie, mais renforcée. La prévoyance privée serait de fait la seule à en profiter. Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes n'entre pas en ligne de compte pour l'USS. Il ne prend pas en considération la situation des femmes de plus de 60 ans. En outre, le marché du travail n'est pas capable, aujourd'hui déjà, d'offrir des emplois en suffisance aux personnes de cet âge.
</p><p>Il est également faux que la Confédération se retire partiellement, comme prévu, du financement de l'AVS (redéfinition du financement de l'AVS par la Confédération). Cela entraînerait soit une hausse de la TVA, soit une baisse des rentes. L'USS rejette énergiquement aussi la suspension automatique, également planifiée, de l'adaptation tous les deux ans des rentes au renchérissement et à l'évolution des salaires.
</p><p>Pour les personnes à bas ou moyens revenus, soit la grande majorité de la population, l'AVS est le pilier le plus solide de leur prévoyance vieillesse. Ces personnes ont besoin, pour vivre leur retraite dans la dignité, d'un revenu perçu sous forme de rentes qui soit convenable. C'est pourquoi le 1er pilier ne doit pas être affaibli. L'AVS a au contraire besoin d'être renforcée à travers la réforme à venir " Prévoyance vieillesse 2020 ", ainsi que le demande l'initiative AVSplus, c'est-à-dire sous la forme d'un supplément de 10 %. Cela, d'autant plus que les nouvelles rentes AVS sont toujours plus à la traîne de l'évolution des salaires.
</p><p>L'USS n'acceptera pas non plus les projets de coupes dans les prestations complémentaires (PC). Les personnes à moyen revenus seraient gravement touchées par une limitation de l'accès aux PC et deviendraient rapidement dépendantes de l'aide sociale. Les PC ne pourraient plus remplir leur fonction d'assurance des soins. C'est pourquoi l'USS combattra toute détérioration du financement des soins destinés aux personnes âgées.
</p><p>Le congrès de l'USS s'est aussi prononcé contre toute détérioration des rentes d'ores et déjà basses de la prévoyance professionnelle obligatoire. L'USS rejette la baisse radicale à 6 % du taux de conversion minimal proposée.
</p><p>Les congressistes de l'USS ont souligné avec force leur disposition à défendre leurs revendications et adopté une résolution qui appelle à une manifestation, le 7 mars 2014, pour l'égalité des salaires entre femmes et hommes et contre le relèvement à 65 ans de l'âge de la retraite des femmes.
</p><p>Avec leurs revendications et leurs messages, les congressistes se sont aussi adressés au ministre suisse de la Sécurité sociale, Alain Berset, qui leur a expliqué son projet " Prévoyance vieillesse 2020 ". À cette occasion, ce dernier a appelé à s'engager ensemble pour une prévoyance vieillesse stable à long terme.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale, 031 377 01 13 ou 076 564 67 67<span class="Auszeichnunghalbfett"><span lang="FR"></span></span></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2027</guid><pubDate>Wed, 22 Oct 2014 16:24:00 +0200</pubDate><title>Enfin des mesures, mais bien trop timides, pour l’égalité des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/enfin-des-mesures-mais-bien-trop-timides-pour-l-egalite-des-salaires</link><description>Discrimination salariale à l’encontre des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>L'Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction que le Conseil fédéral a reconnu les lacunes légales existantes concernant la réalisation de l'égalité des salaires et prend enfin des mesures pour y remédier. L'obligation pour les entreprises de contrôler à intervalles réguliers leurs salaires avec des méthodes reconnues et de rédiger un rapport à ce sujet est un pas dans la bonne direction. Ainsi, il y aura ici et obligation et transparence. Toutefois, les mesures proposées ne vont pas assez loin. Il y manque une autorité de contrôle dotée de compétences en matière d'investigation et d'intervention, à laquelle les partenaires sociaux participeraient aussi et qui, en cas de discrimination constatée, pourrait imposer l'égalité salariale. En outre, la Confédération, les cantons et les communes doivent aussi être tenus d'assumer leurs responsabilités.
</p><p>Beaucoup reste encore à faire, car les différences de salaire entre femmes et hommes ont même recommencé à augmenter légèrement, pour passer à 18,9 %. Plus d'un million de femmes se voient ainsi privées chaque année de 7,7 milliards de francs, soit 677 francs par mois. Ces pertes de salaire, elles les paient une deuxième fois à la retraite, car leurs rentes sont de ce fait inférieures à celles des hommes. Cet argent, que l'économie empoche, manque aussi aux familles. Les femmes ne sont plus d'accord de perdre de telles sommes pendant des décennies encore!
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Christina Werder (079 341 90 01), secrétaire centrale de l'USS, responsable de l'égalité des salaires entre femmes et hommes</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2026</guid><pubDate>Tue, 21 Oct 2014 09:30:00 +0200</pubDate><title>L&#039;analyse de l’USS montre qu’un tournant de politique économique s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lanalyse-de-l-uss-montre-qu-un-tournant-de-politique-economique-s-impose</link><description>Pression sur les salaires, primes, stress et précarité de l’emploi</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse n’a jamais été aussi riche&nbsp;; cela, grâce aux personnes qui exercent une activité lucrative. L’an dernier, chaque personne active a créé en Suisse pour 170&nbsp;000 francs de valeur en moyenne (équivalent plein temps). Le pays pourrait donc sans problème se permettre que tout le monde aille bien. La réalité est malheureusement différente, comme le montre l’analyse que l’USS a faite de la situation des personnes actives en Suisse.</p><p>Ces 20 dernières années, les gros salaires, les actionnaires et les employeurs se sont réservé une part toujours plus grande d’une prospérité en hausse. Par contre, nombre d’actifs et actives sont pratiquement restés les mains vides. De plus, les hausses des primes des caisses maladie réduisent à néant la faible augmentation des salaires réels des travailleurs et travailleuses ordinaires. Et ce sont surtout les revenus les plus élevés qui ont profité par le passé d’allégements fiscaux, pas les actifs et actives ordinaires. C’est pourquoi il n’est pas étonnant qu’en Suisse, tant de personnes ont, en comparaison internationale, tellement de difficultés à joindre les deux bouts. 
</p><p>En outre, beaucoup de personnes actives se font du souci pour leur emploi. Désormais, les länder allemands du Bade-Wurtemberg et de la Bavière connaissent un taux de sans-emplois inférieur au nôtre. Concernant le travail à temps partiel non volontaire, la Suisse occupe même une «&nbsp;première&nbsp;» position en Europe bien peu glorieuse. Quant au stress et aux maladies qui lui sont liées, elle fait aussi piètre figure en comparaison européenne. Le bilan dressé ici en ce qui concerne les travailleurs et travailleuses risque même d’empirer si l’on revient aux temps qui ont précédé les Accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne. 
</p><p>Paul Rechsteiner, le président de l’USS, a déclaré devant la presse, à Berne, qu’il est par conséquent clair que «&nbsp;La Suisse a besoin d’un tournant de politique économique.&nbsp;» Les conventions collectives de travail (CCT) qui prévoient des salaires minimums d’un bon niveau et les hausses de salaires générales, et non individuelles, sont synonymes de plus de justice. À court terme, l’USS vise une couverture conventionnelle (par CCT) de 60&nbsp;%. Pour que l’égalité des salaires entre femmes et hommes devienne une fois pour toutes réalité, il faut que des contrôleurs et des contrôleuses vérifient les salaires des entreprises sous cet angle, et qu’une autorité dotée de compétences en matière d’investigation et d’intervention soit créée. 
</p><p>Les Accords bilatéraux doivent être préservés et la protection des conditions de travail développée. Le principe de non-discrimination, quel que soit le permis de séjour, doit continuer à s’appliquer demain. En matière de fiscalité et d’imposition, beaucoup reste à faire. La Confédération et les cantons doivent augmenter substantiellement leurs subsides destinés aux réductions de primes. L’USS adoptera, lors de son congrès des 23 et 24 octobre, des revendications en ce sens pour un tournant de politique économique. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 031 377 01 06 ou 079 249 59 74</li></ul><h5>documents</h5><ul><li>&lt;media rechsteiner etude situation-salaries&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media lampart etude situation-salaries&gt;Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;Pression sur les salaires, poids des primes, stress et précarité de l'emploi. La situation des travailleurs et travailleuses dans la riche Suisse.&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Travail</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2025</guid><pubDate>Thu, 16 Oct 2014 13:22:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral doit imposer l’égalité salariale via une autorité de contrôle</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-federal-doit-imposer-l-egalite-salariale-via-une-autorite-de-controle</link><description>Le Plan d’action pour l’égalité entre femmes et hommes a 15 ans</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport de l’Administration fédérale présenté le jeudi 16 octobre concernant la mise en œuvre du «&nbsp;Plan d’action de la Suisse pour l’égalité entre femmes et hommes&nbsp;» montre clairement qu’en Suisse, le principe d’un «&nbsp;salaire égal pour un travail de valeur égale n’est pas suffisamment appliqué par les employeurs. Plusieurs décennies après l’inscription de ce principe dans la Constitution fédérale et 18 ans après l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, beaucoup reste encore à faire à ce chapitre.</p><p>La différence de salaire entre femmes et hommes s’est même remise à augmenter légèrement, pour passer à 18,9&nbsp;%. À cause de la discrimination salariale, les femmes perdent ainsi 7,7 milliards de francs par an. Ce sont elles aussi qui, à leur retraite, paient une deuxième fois cette perte illégale en touchant des rentes moindres. Si la réalisation du mandat constitutionnel de l’égalité des salaires continuait à ce rythme, les femmes devraient attendre encore des décennies pour pouvoir faire valoir leurs droits en cette matière. Plus d’un million de femmes professionnellement actives sont concernées. 
</p><p>On voit qu’avec des mesures facultatives et des expertises de complaisance, il n’est pas possible de réaliser le mandat constitutionnel. Il appartient donc désormais au Conseil fédéral d’intervenir. Il doit créer les bases légales permettant la mise en place d’une autorité qui, avec la participation des partenaires sociaux, effectuera des contrôles et réalisera l’égalité de salaire entre femmes et hommes. Parallèlement, les entreprises seront tenues de contrôler leurs salaires à intervalles réguliers, avec les partenaires sociaux et en recourant à des méthodes reconnues, et de communiquer le résultat de ces contrôles. Si des inégalités de salaire étaient alors constatées, les salaires des femmes devraient être ajustés..
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Christina Werder, secrétaire centrale de l'USS, responsable de l'égalité entre femmes et hommes, 079 341 90 01</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2024</guid><pubDate>Wed, 15 Oct 2014 14:05:00 +0200</pubDate><title>Nouvelles rentes à la traîne des salaires. Le remède ? AVSplus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nouvelles-rentes-a-la-traine-des-salaires-le-remede-avsplus</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’adaptation des rentes AVS et AI à l’évolution des prix et des salaires décidée par le Conseil fédéral est une bonne chose pour les actuels rentiers et rentières. Grâce à l’indice mixte, le niveau de leur rente suit plus ou moins le rythme du coût de la vie. C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) s’engagera énergiquement, dans le débat à venir sur le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», pour que l’adaptation des rentes à intervalles réguliers ne soit pas enterrée. Elle rejette en effet catégoriquement la suspension automatique prévue de cette adaptation si l’AVS enregistre des déficits.</p><p>L’incidence positive de l’indice mixte sur le niveau des rentes des actuels retraité(e)s ne doit cependant pas cacher le fait que les rentes sont aujourd’hui sensiblement à la traîne des salaires. D’une part, parce que l’adaptation des rentes à l’évolution des salaires selon l’indice mixte n’est que partielle (moitié du renchérissement et moitié des salaires), d’autre part, parce que l’indice des salaires appliqué ne reflète que de manière insuffisante l’évolution effective des salaires. Il ne tient de fait pas compte du changement structurel intervenu sur le marché du travail, dont les effets sur les salaires sont positifs. Ces dix dernières années, le niveau des rentes des nouveaux retraité(e)s a pris ainsi un retard de 10&nbsp;% sur l’évolution des salaires. 
</p><p> Ce problème doit être abordé dans le cadre de la future réforme «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Il faut une fois pour toutes prévoir une compensation via un supplément aux rentes AVS, comme le demande l’initiative «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» des syndicats. C’est la seule manière de remplir le mandat constitutionnel en matière de prévoyance vieillesse, à savoir que les rentes des 1er et 2e piliers permettent le maintien, d’une manière appropriée, du niveau de vie antérieur. Seules des rentes AVS meilleures permettront aux travailleurs et travailleuses à bas ou moyens revenus de vivre, demain aussi, au plan matériel une retraite dans la dignité.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS responsable de la politique sociale, 031 377 01 13 oder 076 564 67 67&nbsp;</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2017</guid><pubDate>Wed, 08 Oct 2014 14:32:00 +0200</pubDate><title>L’ouverture du marché de l’électricité met la sécurité de l’approvisionnement  en danger</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-ouverture-du-marche-de-l-electricite-met-la-securite-de-l-approvisionnement-en-danger</link><description>Arrêté fédéral sur l’ouverture du marché de l’électricité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) demande au Conseil fédéral de renoncer à l’ouverture totale du marché de l’électricité. Elle ne voit pour l’heure aucune raison d’aller au-delà de l’ouverture partielle en vigueur. </p><p>D’un point de vue économique, un approvisionnement fiable en électricité est d’une importance capitale. À cet effet, les entreprises ont besoin de stabilité ainsi que de pouvoir planifier leurs activités. Une libéralisation intégrale aggraverait la crise dans laquelle se trouve le secteur de l’électricité. Vu la persistance de prix du marché bas, elle représente une aventure dangereuse et irresponsable. En outre, elle n’est en rien avantageuse pour les petits clients.
</p><p>Lors de l’ouverture partielle de ce marché, les syndicats se sont montrés conciliants pour trouver une solution pragmatique. Le seuil fixé pour l’accès au marché, une consommation supérieure à 100 MWh, est bas. Ainsi, toutes les entreprises dont les coûts d’électricité sont importants peuvent, aujourd’hui déjà, profiter de prix de l’électricité bas. Et les petites entreprises ainsi que les ménages profitent d’un approvisionnement de base garanti, à des prix modérés et de grande qualité. L’ouverture intégrale du marché ne les avantagerait pas, car les taxes augmenteraient si le marché était ouvert, comme le montre le débat en cours sur les contributions d’investissement des pouvoirs publics pour les aménagements hydroélectriques. Ce sont les clients finaux qui paient avec le prix de l’électricité ces contributions d’encouragement.
</p><p>À cause des bas prix de production, le secteur de l’électricité se trouve en pleine crise. Les grandes entreprises ne cessent de supprimer des emplois et les services industriels, restés à ce jour stables, n’ont plus guère non plus de marge de manœuvre pour investir. L’ouverture totale du marché de l’électricité rendrait plus difficile la planification des entreprises et il n’y aurait plus d’investissements. Cela met en danger la transition énergétique. En effet, pour que celle-ci ait lieu, sécurité de l’approvisionnement, stabilité du réseau et capacités planifiables sont nécessaires. Il est en outre urgent de former en conséquence le personnel. De fait, seule une main-d’œuvre qualifiée bien formée pourra garantir demain la stabilisation toujours plus complexe du réseau et des conseils en énergie sur place. C’est pour cela que l’USS s’engage en faveur d’une CCT pour cette branche. 
</p><p> L’ouverture totale du marché de l’électricité déstabiliserait encore plus ce secteur&nbsp;: des emplois devraient continuer à disparaître et les importations de courant bon marché augmenteraient. Il est économiquement irresponsable d’accepter une telle évolution dans le but de fournir, via la libéralisation totale du marché suisse de l’électricité, une prestation anticipée en vue d’un accord avec l’Union européenne sur l’électricité. D’autant plus que le contenu de ce dernier n’est pas connu. Or, s’il était prévu d’y subdiviser les entreprises électriques intégrées en divers secteurs, cela toucherait le cœur même de services industriels économiquement stables et innovateurs.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS, 079 744 93 90</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 031 377 01 06 oder 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2013</guid><pubDate>Tue, 07 Oct 2014 10:05:00 +0200</pubDate><title>Des délais de prescription adaptés aux victimes et une table ronde pour  résoudre les problèmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-delais-de-prescription-adaptes-aux-victimes-et-une-table-ronde-pour-resoudre-les-problemes</link><description>Aborder globalement la catastrophe de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse non plus, la catastrophe de l’amiante n’a de loin pas encore été surmontée. Parce qu’il s’agit d’y répondre une fois pour toutes de manière globale, l’Union syndicale suisse (USS) demande au Conseil fédéral d’inviter les principaux acteurs à une table ronde.</p><p>Le législateur doit d’abord adapter les actuels délais de prescriptions bien trop rigides de 10 ans. Car les maladies liées à l’amiante ne se manifestent souvent que 40 ans après l’exposition à cette substance. «&nbsp;Que les atteintes à la santé causées par l’amiante soient prescrites avant la survenance de la maladie est une injustice criante&nbsp;», a déclaré à la presse Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Malgré la critique claire émise par la Cour européenne des droits de l’homme, les politiques font obstruction à des délais de prescription adaptés aux victimes de l’amiante. Et de préciser que «&nbsp;la prolongation à 30 ans du délai de prescription qu’il [le Conseil fédéral] propose, et que le Conseil national a ramené à 20 ans, n’est de loin pas suffisante, vu le temps de latence, pour résoudre le problème des dommages différés.&nbsp;» Ce qui serait juste ici, c’est de «&nbsp;faire courir de manière générale les délais de prescription seulement à partir du moment où la maladie apparaît.&nbsp;» Une telle réglementation pourrait, le cas échéant, se limiter aux maladies liées à l’amiante. 
</p><p>Mais les décideurs politiques doivent aussi trouver des solutions humaines et conformes aux droits humains pour les personnes qui sont déjà victimes de l’amiante. Ici, l’USS demande la création d’un fonds d’indemnisation. Selon Luca Cirigliano, secrétaire central en charge de ces questions à l’USS, «&nbsp;Par l’attribution de réparations ou de dommages et intérêts, ce fonds introduira de la justice pour les cas déjà prescrits.&nbsp;» Ce fonds rendrait en effet avant tout justice aussi aux victimes de l’amiante dont les droits sont déjà prescrits. Son financement reviendrait avant tout aux entreprises qui ont produit ou vendu de l’amiante. 
</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et coprésidente d’Unia a demandé que les mesures de prévention dans ce domaine soient poursuivies et renforcées. En effet, «&nbsp;en raison des grandes quantités d'amiante utilisées dans la construction avant l'interdiction de cette matière (1989), de nombreux travailleuses et travailleurs, notamment dans la branche du second-œuvre, seront encore confrontés des années durant à un risque d'exposition non négligeable quand ils effectuent des travaux de démolition, de transformation et de rénovation&nbsp;: l'amiante est en effet une bombe à retardement&nbsp;!&nbsp;». De plus, d’importants efforts sont nécessaires ici dans plusieurs cantons (permis de construire seulement après analyse de la présence d’amiante, pratique en matière de gestion des déchets). Vania Alleva a également demandé une répartition plus équitable des risques entre les branches et un engagement plus soutenu de la Suisse au plan international.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li> Vania Alleva, Vice-présidente de l'USS, coprésidente d'Unia, <br>079 620 11 14</li></ul><p>&nbsp;</p><h5>interventions</h5><ul><li>&lt;media&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;Vania Alleva, vice-présidente de l'USS, coprésidente d'Unia&lt;/media&gt;</li></ul><h5>documents</h5><ul><li>&lt;media&gt;Requête de l'USS à l'intention du Conseil fédéral (en allemand)<br>&lt;/media&gt;</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2008</guid><pubDate>Wed, 01 Oct 2014 09:57:00 +0200</pubDate><title>L’AVS a un rapport qualité/prix imbattable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-a-un-rapport-qualite-prix-imbattable</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Le rapport qualité/prix de l'AVS est incontestablement bon : la grande majorité de la population en Suisse reçoit pour chaque franc versé à l'AVS nettement plus d'argent que si cette même somme avait été épargnée sur un compte de prévoyance privée. C'est ce que montrent les calculs des modèles effectués par l'Union syndicale suisse.</h3><p>Le verdict des chiffres est clair : un couple (elle : vendeuse à temps partiel, lui : ouvrier dans la construction à plein temps) avec deux enfants et un dernier salaire assuré de 7400 francs aurait droit à une rente AVS mensuelle de 3150 francs pour l'année de référence 2013. Le couple aurait pour cela versé durant toute la vie active 305'500 francs de cotisations AVS. Si le même duo avait dû épargner pour se constituer une rente identique, la facture aurait été bien plus lourde : un troisième pilier leur aurait coûté en tout 655'700 francs. Au lieu de seulement 10,3 %, ces deux personnes auraient dû mettre de côté 22,5 % de leur salaire pour leur prévoyance vieillesse.
</p><p>Ce rapport qualité/prix bien meilleur de l'AVS repose sur un modèle de financement génial. Outre une forte solidarité entre les hauts et les bas revenus ainsi que la prise en compte du travail familial non payé dans le calcul de la rente, ce modèle compte encore d'autres atouts comme une administration affutée, une grande indépendance à l'égard de la recherche du profit des prestataires privés et un financement par répartition. Si l'AVS fait bonne figure, c'est aussi le résultat des mauvaises conditions offertes par les prestataires de solutions privées de prévoyance. Car les banques et les assurances doivent réaliser des profits pour leurs actionnaires; les assuré(e)s passent donc à la caisse en versant des primes élevées. A ce niveau, les solutions de prévoyance avancées par les sociétés d'assurance sur la vie sont bien pires que celles des caisses de pensions autonomes.
</p><p>L'AVS ne dispose pas seulement d'un rapport qualité/prix unique sous l'angle individuel, mais aussi en tant que système de prévoyance. Son financement est stable. Bien que l'espérance de vie ait fortement augmenté et que le nombre des rentiers et rentières ait plus que doublé depuis 1975, les cotisations salariales sont restées inchangées [4,2 % pour le ou la salarié(e), autant pour l'employeur]. Une seule fois seulement, il a fallu un pour cent supplémentaire de TVA pour l'AVS.
</p><p>L'analyse de l'USS montre clairement que dans la couverture de risques sociaux élémentaires, comme l'âge par exemple, les assurances sociales surclassent largement les assurances privées. Dans la perspective de la discussion qui se prépare autour de la " Prévoyance vieillesse 2020 ", le parlement et le Conseil fédéral doivent prendre en compte cette suprématie économique et sociale de l'AVS, assurance populaire. Au lieu de l'affaiblir - comme il est proposé de le faire -, il faut renforcer l'AVS. Les rentes de l'AVS doivent être adaptées à l'évolution économique, comme le demande l'initiative populaire AVSplus.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><h5>Allocutions</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/steuern-zahlen/quotefiscaleVSgov-effectivenessFR.png" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">Paul Rechsteiner, président de l'USS</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/campagnes/SGB-Argumentarium_Klimafonds-Initiative.pdf" class="download">Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/logos/verbaende/movendo_logo_solo_4c.svg" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">Giorgio Tuti, président SEV, vice-président de l'USS</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/kampagnen/Klimafonds-8Maerz.png" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">Aldo Ferrari, membre du comité directeur d'Unia</a></li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/campagnes/USS-Argumentaire_Fonds_Climat.pdf" class="download">Chiffres</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/blogs/lampart/ppp_maschinen_geraete.png" class="download">Éclairage</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2005</guid><pubDate>Sun, 28 Sep 2014 14:01:00 +0200</pubDate><title>Alléger la charge des ménages en développant les réductions des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/alleger-la-charge-des-menages-en-developpant-les-reductions-des-primes</link><description>Votations fédérales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) est déçue du rejet de la caisse maladie publique. On a ainsi manqué une occasion de mettre un terme aux coûts de publicité et de marketing inutiles dans l’assurance-maladie, ainsi qu’à la chasse absurde aux «&nbsp;bons risques&nbsp;».</p><p>Par le passé, les primes des caisses maladie ont augmenté plus fortement que les revenus. La charge supportée par les ménages s’est par conséquent alourdie. Ce sont précisément les personnes à moyens revenus qui sont touchés, d’autant plus que, ces dernières années, nombre de cantons ont commencé à réduire, dans le cadre de programmes d’austérité, les fonds destinés aux réductions des primes. L’USS veut renverser cette tendance et demande que le système des réductions des primes soit nettement développé. 
</p><p>L’USS se réjouit du rejet de l’initiative de GastroSuisse sur la TVA. Il permet d’éviter le renchérissement de produits alimentaires, de même que le risque de pertes fiscales.
</p><p> L’USS est également satisfaite de la décision des citoyen(ne)s schwytzois de corriger l’actuelle politique fiscale de leur canton et de faire passer un peu plus à la caisse les hauts revenus et les grandes fortunes. Ils ont ainsi clairement dit non aux tenants d’une ligne dure en matière fiscale, qui voulaient renoncer à des prélèvements raisonnables dans la substance fiscale uniquement pour réclamer ensuite avec d’autant plus d’insistance une baisse des contributions de ce canton à la péréquation financière nationale.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,<br>079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1993</guid><pubDate>Mon, 22 Sep 2014 14:25:00 +0200</pubDate><title>Non à la baisse démesurée des impôts des entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/non-a-la-baisse-demesuree-des-impots-des-entreprises</link><description>Troisième réforme de l &#039;imposition des entreprises : ne récompensons pas les cantons pour une concurrence fiscale exagérée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) mise aujourd’hui en consultation par le Conseil fédéral prévoit une baisse disproportionnée des impôts des entreprises et des actionnaires. C’est d’autant plus excessif que, par le passé, celles-ci ont déjà été privilégiées au plan fiscal à plusieurs reprises et qu’elles se soustraient de ce fait toujours plus au financement des prestations publiques. Un des exemples les plus grossiers est l’introduction du principe de l’apport du capital qui engendre des milliards de pertes fiscales.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient la suppression des réglementations spéciales destinées aux entreprises (entre autres sociétés à statut particulier). Mais il n’est pas admissible que quelques cantons, qui ont octroyé des privilèges dans une mesure exagérée par le passé, reçoivent aujourd’hui de l’argent de la Confédération pour corriger leurs erreurs. 
</p><p>L’USS exige que les effets négatifs de la suppression des réglementations spéciales sur les recettes fiscales de la Confédération et des cantons soient atténués à l’aide de mesures transitoires. En plus, il faut poser des limites à l’imposition des entreprises par les cantons en renforçant le rôle de la Confédération (hausse du taux d’imposition fédéral p. ex.). Cela restreindra la concurrence fiscale dommageable à laquelle les cantons se livrent et empêchera ces derniers de faire de nouvelles erreurs. L’USS soutient l’introduction d’un impôt sur les gains en capital.t.
</p><h5>renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS,<br><span>079 205 69 11</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1721</guid><pubDate>Fri, 19 Sep 2014 12:11:00 +0200</pubDate><title>Combler les lacunes de la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/combler-les-lacunes-de-la-protection-des-salaires</link><description>Le Conseil fédéral veut renforcer les mesures d&#039;accompagnement : importance reconnaissance de la protection des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de la volonté du Conseil fédéral de renforcer les mesures d’accompagnement. Cette reconnaissance de l’importance de la protection des salaires est primordiale, car en Suisse, on doit verser des&nbsp; salaires suisses. Si elles vont dans la bonne direction, les&nbsp; propositions du Conseil fédéral ne permettront pas encore, selon l’USS, de protéger efficacement les salaires dans notre pays.</p><p>Aujourd’hui, les mesures d’accompagnement sont trop lacunaires. C’est pourquoi il est juste que le Conseil fédéral veuille renforcer les sanctions et faciliter l’extension des conventions collectives de travail (CCT). L’augmentation des sanctions infligées aux entreprises qui pratiquent la sous-enchère salariale mettra celles-ci encore plus sous pression. Et grâce au développement de l’extension des CCT, on pourra plus facilement imposer le niveau suisse des salaires au moyen de salaires minimums. &nbsp;
</p><p> Malheureusement, le Conseil fédéral laisse certaines grosses lacunes béantes. Il ne sera en effet notamment toujours pas possible demain d’agir contre les entreprises qui ne versent aucune caution. Il sera donc difficile d’encaisser réellement les amendes prononcées. La situation en matière d’interruption des travaux et d’exclusion du marché reste insatisfaisante aussi. Divers cantons refusent aujourd’hui d’utiliser ces instruments. Ainsi, certaines entreprises peuvent continuer à travailler même en cas de violation des conditions de travail minimales. Et une fois qu’elles sont parties, il devient difficile de leur faire payer des amendes. Or, les contrôleurs disposeraient ici d’instruments efficaces pour contraindre les entreprises qui font pression sur les salaires à verser des salaires suisses. L’USS s’engagera énergiquement pour que ces lacunes de la protection des salaires soient comblées.
</p><h5>renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1591</guid><pubDate>Wed, 03 Sep 2014 10:05:00 +0200</pubDate><title>Presse associative en danger : il faut stopper la hausse des tarifs postaux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/presse-associative-en-danger-il-faut-stopper-la-hausse-des-tarifs-postaux</link><description>Lettre ouverte à la conseillère fédérale Doris Leuthard</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le relèvement des tarifs postaux menace l’existence de la presse associative. La Poste doit remplir le mandat que lui confie la loi, à savoir garantir la distribution des journaux régionaux et locaux ainsi que de la presse associative. Cela, en tant qu’aide indirecte à la presse sous forme de tarifs postaux réduits.
</p><p>Mais l’uniformisation du système tarifaire en 2013 a déjà renchéri l’envoi de la presse associative d’en moyenne 6&nbsp;%. Début 2014, la Poste a introduit une nouvelle hausse de ses tarifs d’envoi échelonnée sur trois ans. L’existence de la presse associative se trouve de ce fait menacée, car nombre de journaux ne sont plus en mesure aujourd’hui de supporter des augmentations de leurs coûts pouvant aller jusqu’à 50&nbsp;%. 
</p><p>Dans une lettre ouverte adressée à la conseillère fédérale Doris Leuthard, de nombreux journaux et organisations demandent à la Confédération d’intervenir auprès de la Poste en faveur de la presse, dont celle syndicale, touchée par la nouvelle hausse des tarifs.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante à l'USS, 031 377 01 21</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de &nbsp;l'USS, 031 377 01 06 ou 079 249 59 74</li></ul><h5>tÉlÉcharger</h5><ul><li>&lt;media&gt;Lettre ouverte à la conseillère fédérale Doris Leuthard&lt;/media&gt;</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1585</guid><pubDate>Tue, 02 Sep 2014 13:11:00 +0200</pubDate><title>Hausses d’en majorité 2 à 2,5 % - Un grand besoin de rattrapage pour les  titulaires d’un apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/hausses-d-en-majorite-2-a-2-5-un-grand-besoin-de-rattrapage-pour-les-titulaires-d-un-apprentissage</link><description>Les revendications salariales des syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des pans importants de l’économie suisse vont bien. Les résultats présentés par les entreprises sont bons. L’argent pour des hausses sensibles de salaire est donc là. Et le besoin de rattrapage concernant les salarié(e)s ordinaires parle en faveur de hausses substantielles. Leurs salaires n’ont en effet pas suivi le rythme de l’augmentation de la productivité du travail. Selon la branche, les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) demandent des hausses de salaires se situant pour leur majorité entre 2 et 2,5&nbsp;%.
</p><p>Ce sont les professionnel(le)s au bénéfice d’un apprentissage qui doivent surtout en profiter. Entre 2002 et 2012, leurs salaires n’ont augmenté que de tout juste 3&nbsp;%, contre 18&nbsp;% pour ceux des cadres supérieurs. Si cette tendance se maintient, le système tant vanté de la formation professionnelle suisse s’en trouvera toujours plus ébranlé. «&nbsp;L’apprentissage professionnel n’a d’avenir que si les travailleurs et travailleuses titulaires d’un apprentissage peuvent vivre décemment de leur salaire et envisager de fonder une famille&nbsp;», souligne Paul Rechsteiner, le président de l’USS. 
</p><p>Pour que les bas et moyens revenus reçoivent la part de la bonne marche des affaires qu’ils méritent, il faut des hausses de salaire générales. Car, les hausses individuelles profitent avant tout aux hauts et très hauts revenus. Les entreprises doivent aussi agir contre les discriminations salariales à l’encontre des femmes en accordant des hausses de salaires ciblées et en pratiquant ici une transparence totale.
</p><p>Les travailleurs et travailleuses de la construction méritent une nette augmentation réelle de leurs salaires. Les bénéfices des entreprises de cette branche augmentent, une branche où la pression et le stress sont importants&nbsp;: «&nbsp;Alors que depuis sept ans le secteur principal de la construction engrange d’importants gains de productivité (+9,3&nbsp;%), les salaires réels sont restés à la traîne (+5&nbsp;%)&nbsp;», précise Vania Alleva, la coprésidente du syndicat Unia. Les capacités de l’industrie aussi sont bien exploitées. Dans la chimie et la pharma, Unia demande au moins 150&nbsp;francs pour tout le monde et 100&nbsp;francs pour les salarié(e)s de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux ainsi que de l’industrie des produits alimentaires et des boissons.
</p><p>Pour la Poste, PostFinance et CarPostal Suisse SA, syndicom (Syndicat des médias et de la communication) veut une hausse de 2,5&nbsp;%. Étant donné les bénéfices engrangés, son président, Alain Carrupt, estime indiqué un relèvement significatif des salaires. Concernant Swisscom, une croissance de la masse salariale de 1,8&nbsp;% a été fixée en février déjà. Sinon, syndicom revendique une augmentation de 2&nbsp;% dans la branche des télécoms en raison des bons résultats du premier semestre. Et 100 francs pour tout le monde sont demandés dans la branche des arts graphiques et des médias. 
</p><p>Concernant les CFF, il s’agit de rattraper le retard accumulé ces dernières années dans l’évolution des salaires. Pour nombre d’entreprises de transport concessionnaires, les revendications du SEV (Syndicat du personnel des transports) seront de 2&nbsp;% environ. Enfin, le ssp (Syndicat suisse des services publics) veut, pour les pouvoirs publics, que les hausses, passages aux échelons supérieurs et avancements soient pleinement garantis.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 031 377 01 06 ou 079 249 59 74</li></ul><h5>documents</h5><ul><li>&lt;media rechsteiner revendic-salariales&gt;Paul Rechsteiner, président de l'US&lt;/media&gt;S</li><li>&lt;media lampart&gt;Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media alleva&gt;Vania Alleva, coprésidente d'Unia&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media carrupt revendic-salar&gt;Alain Carrupt, président de syndicom&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Photos</h5><ul><li><span class="t3-form-field-container">&lt;media pk&gt;Vania Alleva, Paul Rechsteiner, Daniel Lampart et Alain Carrupt présentent les revendications salariales des syndicats de l'USS&lt;/media&gt;<br></span></li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1579</guid><pubDate>Wed, 27 Aug 2014 15:46:00 +0200</pubDate><title>Enfin un signal clair en faveur de la formation professionnelle supérieure</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/enfin-un-signal-clair-en-faveur-de-la-formation-professionnelle-superieure</link><description>Mesures pour renforcer la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a signalé aujourd’hui son intention de renforcer la formation professionnelle. Il prévoit notamment de débloquer des fonds pour soulager financièrement les personnes qui se préparent à passer des examens professionnels fédéraux (brevets, diplômes). Il souhaite également améliorer la lisibilité des titres de la formation professionnelle supérieure au niveau international.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) estime qu’il était grand temps que le Conseil fédéral agisse dans ce domaine. En 2009 déjà, elle avait exigé que la Confédération mette en place des «&nbsp;bons de formation&nbsp;» pour permettre aux jeunes sortant d’apprentissage de poursuivre leur formation professionnelle sans avoir à payer des taxes excessives. Il aura fallu plus de cinq ans de tractations pour que les partenaires sociaux, la Confédération et les cantons se mettent d’accord sur un concept de financement&nbsp;: dorénavant, la Confédération devrait financer la moitié des taxes de cours des personnes qui se préparent aux examens professionnels.&nbsp;
</p><p>Un financement conséquent des cours de préparation aux examens fédéraux mettrait fin à une situation discriminatoire. Alors qu’un(e) gymnasien(ne) peut poursuivre ses études à moindre frais, un(e) apprenti(e) débourse, après sa formation initiale, en moyenne 10&nbsp;000 francs pour un brevet et 15&nbsp;000 francs pour un diplôme supérieur (hors taxes d’examen). «&nbsp;Les apprenti(e)s qui poursuivent leur formation hors des filières académiques sont largement désavantagés au plan financier&nbsp;», affirme Véronique Polito, secrétaire centrale à l’USS, qui ajoute qu’«&nbsp;un soutien financier serait actuellement beaucoup plus utile aux professionnel(e)s qu’une discussion, demandée par certains mais refusée maintenant par le Conseil fédéral, sur l’introduction d’un "bachelor professionnel" ou d’un "master professionnel", car cela ne dirait pas grand-chose sur la valeur réelle de leur formation.&nbsp;»
</p><p>Un financement fédéral nécessite cependant un changement de loi et doit donc obtenir l’aval du Parlement. «&nbsp;Le Conseil fédéral prévoit en parallèle des réformes fiscales. Cela risque bien de mettre en péril tout projet de réforme dans la formation qui pèserait sur les budgets des cantons ou de la Confédération&nbsp;». L’USS s’attend donc à des discussions houleuses au sujet de ce projet de réforme et de son impact sur la répartition de la manne fédérale.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li><span>Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, responsable des questions de formation, 079 436 21 29</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1574</guid><pubDate>Wed, 20 Aug 2014 10:59:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral fait fi de la forte opposition à la loi sur les heures d’ouverture des magasins</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-fait-fi-de-la-forte-opposition-a-la-loi-sur-les-heures-d-ouverture-des-magasins</link><description>Mise en œuvre de la motion Lombardi</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral fait la sourde oreille aux dures critiques émises contre la prolongation des heures d’ouverture des magasins lors de la consultation sur le projet de loi à ce sujet. Non seulement il ignore les critiques des syndicats selon qui cette prolongation dégraderait clairement les conditions de travail des salarié(e)s concernés, mais, en décidant de soumettre un projet de loi au Parlement d’ici la fin de l’année, il foule avant tout aux pieds le fédéralisme et se moque des décisions déjà prises en la matière par les citoyen(ne)s de nombreux cantons.
</p><p>Si l’on imposait des heures d’ouverture des magasins unifiées dans toute la Suisse, de 6 à 20 heures en semaine et de 6 à 19 heures le samedi, deux tiers des cantons devraient prolonger leurs heures d’ouverture. «&nbsp;Les premières victimes seraient les salarié(e)s concernés, car les jours de travail toujours plus longs nuisent à la vie familiale, accroissent le stress et rendent malades&nbsp;», commente Luca Cirigliano, le secrétaire central responsable de ce dossier à l’Union syndicale suisse (USS). Le danger est d’autant plus grand que, dans le commerce de détail, la majorité des employeurs refusent de conclure des conventions collectives de travail.
</p><p>Les critiques faites par les cantons lors de la consultation sur la loi sont particulièrement dures. Seul le Tessin soutient le projet. La raison en est que tous les cantons de la Suisse centrale et orientale ainsi que tous les cantons romands appliquent aujourd’hui des horaires d’ouverture plus courts. Ces dernières années, les citoyen(ne)s de nombreux cantons ont refusé de les prolonger. Le dernier exemple en date est celui du canton de Lucerne où le peuple a non seulement balayé une libéralisation totale des heures d’ouverture des commerces, mais aussi refusé, et clairement, leur extension de 16 à 17 heures le samedi.
</p><p>Il est incompréhensible et inquiétant d’un point de vue démocratique que le Conseil fédéral fasse tout simplement fi des réserves importantes émises par les cantons et les syndicats et accélère le processus législatif comme si aucune consultation n’avait eu lieu. «&nbsp;C’est inacceptable&nbsp;!&nbsp;», s’exclame Luca Cirigliano. Il appartient au Parlement, qui a chargé le Conseil fédéral, via la motion Lombardi, de rédiger un projet de loi, d’entendre raison et de renoncer à ce projet.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central responsable à l'USS des conditions de travail, 076 335 61 97</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1566</guid><pubDate>Wed, 09 Jul 2014 09:45:00 +0200</pubDate><title>La sous-enchère salariale est une réalité : des conditions de travail minimales sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-sous-enchere-salariale-est-une-realite-des-conditions-de-travail-minimales-sont-necessaires</link><description>Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Bien que les mesures d’accompagnement soient a priori des outils très puissants de lutte contre la pression sur les salaires et les abus patronaux, la sous-enchère salariale est malheureusement une réalité en Suisse. Selon le rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes publié mercredi, on constate l’existence d’une pression par exemple sur les salaires des étrangères et étrangers établis sans formation postobligatoire et des salarié(e)s titulaires d’un diplôme de degré tertiaire. Et les contrôles effectués dans diverses branches dans le cadre des mesures d’accompagnement mettent régulièrement au jour des cas de sous-enchère salariale.
</p><p>Dans les branches comme la construction ou le nettoyage, qui connaissent des conventions collectives de travail (CCT) étendues (de force obligatoire) prévoyant des salaires minimums, il est possible d’infliger aux moutons noirs parmi les patrons des amendes pour sous-enchère salariale. Mais ceux-ci trouvent toujours de nouvelles méthodes quasi criminelles pour tourner les prescriptions en matière de salaire. C’est pourquoi les contrôleurs doivent pouvoir ordonner une suspension des travaux en cas d’infraction grave, afin de contraindre les entreprises coupables de dumping à changer immédiatement leur façon d’agir. 
</p><p>Dans d’autres branches comme l’horticulture, le commerce de détail de vêtements ou de chaussures, mais aussi chez les musicien(ne)s ou les journalistes libres, on ne peut rien faire actuellement contre la sous-enchère salariale, étant donné l’absence de CCT fixant des salaires minimums. Il faut donc que les employeurs de ces branches en concluent, parce qu’elles seules permettent d’effectuer des contrôles efficaces. 
</p><p>Les propositions du Conseil fédéral concernant la mise en œuvre de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» renforceraient la sous-enchère salariale et les inquiétudes des citoyen(ne)s quant à leurs salaires et emplois, qui se sont exprimées dans leur vote. Comme le passé l’a montré, saisonniers, frontaliers et frontalières gagnaient, avec l’ancien système de contingents, beaucoup moins que la main-d’œuvre suisse (-13,6&nbsp;%, resp. -7,2&nbsp;%), ce qui signale clairement l’existence d’une pression sur les salaires. Avec le nouveau système de contingents, le marché des activités d’une durée maximale de 3 mois resterait ouvert, ce dont profiteraient des entreprises étrangères et les agences de travail temporaire. Or, c’est précisément ce type d’emplois qui s’illustre régulièrement aujourd’hui par des cas de sous-enchère salariale grossière.
</p><p>Pour appliquer le principe selon lequel en Suisse, on doit verser des salaires suisses et respecter les conditions de travail suisses, nous avons besoin de conditions de travail minimales non discriminatoires qui soient imposées à l’aide de mesures d’accompagnement efficaces. Ainsi, les employeurs suisses ne doivent recruter du personnel à l’étranger que s’ils n’en trouvent pas en Suisse. En outre, des mesures sont nécessaires pour empêcher la discrimination à l’encontre des travailleurs et travailleuses âgés, ainsi que pour qu’il soit plus facile de concilier famille et profession. Grâce à ces dernières par exemple, la durée d’exercice de la profession dans la santé augmenterait et le besoin de personnel spécialisé diminuerait. Enfin, les employeurs doivent mieux assumer leurs responsabilités en matière de santé au travail.
</p><h5>renseignements : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1556</guid><pubDate>Thu, 26 Jun 2014 14:04:00 +0200</pubDate><title>Inadmissibles, les interdictions formelles de pénétrer dans les lieux de travail font le lit de la sous-enchère salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/inadmissibles-les-interdictions-formelles-de-penetrer-dans-les-lieux-de-travail-font-le-lit-de-la-sous-enchere-salariale</link><description>Droit d’accès des syndicats aux entreprises</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats ont un rôle important à jouer dans l’application des conventions collectives de travail (CCT) et des mesures d’accompagnement. Ainsi ce fut Unia qui, l’automne dernier, découvrit que des dizaines de Polonais travaillaient comme indépendants dans des conditions inacceptables sur le chantier de la gare de transit de la Löwenstrasse à Zurich. Mais toujours plus souvent, les syndicats se voient empêchés d’accéder aux entreprises. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) a organisé un colloque juridique sur ces questions. À cette occasion, une nouvelle expertise juridique sera présentée. Elle établit que les syndicats ont le droit d’organiser des visites d’entreprise, par exemple,<a name="_GoBack"></a> pour informer le personnel sur la CCT ou la sécurité au travail, mais aussi pour préparer des mesures de lutte.
</p><p>À proprement parler, les choses sont claires&nbsp;: on ne découvre une infraction dans une entreprise qu’en s’y rendant. En cas de flexibilisation croissante des horaires, de travail à temps partiel ou temporaire, d’heures supplémentaires ou d’intensification générale du travail, les syndicats doivent pouvoir être présents sur les lieux de travail. Parce que leurs moyens sont modestes, les instances qui s’occupent aujourd’hui de contrôler le respect des CCT, des mesures d’accompagnement ou de la loi sur le travail ont besoin que les syndicats leur signalent des faits. 
</p><p>En 2011, le Tribunal fédéral a remis en question cette activité importante. Dans un arrêt, il a donné raison à un restaurateur qui avait chassé du parking de son restaurant des collaborateurs et collaboratrices de syndicats, qui&nbsp; voulaient informer les employé(e)s au sujet de la nouvelle CCT nationale de la branche, ainsi que des droits qui en découlaient pour eux. 
</p><p>Lors de ce colloque juridique du 27 juin, plusieurs experts renommés ont abordé ce thème. Les participant(e)s ont aussi relevé l’importance d’une expertise juridique réalisée par Marcel Niggli, professeur à l’Université de Fribourg. Celui-ci aboutit à la conclusion que l’argumentation développée par le Tribunal fédéral doit être corrigée. La liberté syndicale stipulée par la Constitution fédérale dit que les travailleurs et travailleuses ainsi que les employeurs et employeuses «&nbsp;ont le droit de se syndiquer pour la défense de leurs intérêts, de créer des associations et d’y adhérer&nbsp;». Par conséquent, il faut que les syndicats soient autorisés à rencontrer le personnel des entreprises. Cela, également lorsque cela suppose leur entrée sur un chantier ou dans une entreprise et, éventuellement, une violation de domicile.
</p><p>L’USS demande instamment aux employeurs de respecter les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses et d’arrêter de faire obstacle au travail syndical.</p><ul><li><span>&lt;media sgb-tagung zutrittsrechte franz&gt;Programme du colloque juridique de l’USS sur les droits d’accès et à l’information des syndicats&lt;/media&gt;</span></li><li><span>&lt;media gutachten hausverbot&gt;Expertise juridique concernant les interdictions formelles de pénétrer dans des lieux de travail et l’activité des syndicats, de Marcel Niggli, docteur en droit (en allemand)&lt;/media&gt;</span></li></ul><h5>RENSEIGNEMENTS</h5><ul><li><span>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS</span><span>&nbsp;&nbsp;</span></li><li><span>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication de l’USS</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1555</guid><pubDate>Thu, 26 Jun 2014 08:58:00 +0200</pubDate><title>Protégeons les apprenti-e-s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/protegeons-les-apprenti-e-s</link><description>La Commission jeunesse de l’USS lance une pétition contre les abus    
durant l’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p>La jeunesse syndicale lance aujourd’hui une pétition dans laquelle elle exige une meilleure protection pour les apprenti-e-s. Les enquêtes ont démontré que beaucoup d’entreprises enfreignent régulièrement les dispositions légales. Les infractions en rapport avec le temps de travail sont particulièrement nombreuses durant la formation (heures supplémentaires, travail du soir et du dimanche). Pas moins de 25 000 apprenti-e-s sont victimes d’accidents professionnels chaque année… soit un-e apprenti-e sur huit&nbsp;! Chaque année, environ trois apprenti-e-s décèdent des suites d’un accident.
</p><p>Cette situation doit changer. Beaucoup d’abus et d’accidents pourraient être évités si les autorités organisaient la surveillance de l’apprentissage de façon conséquente. La jeunesse syndicale exige au moins un contrôle annuel dans chaque entreprise formatrice, une surveillance de l’apprentissage indépendante, des critères stricts pour l’octroi des autorisations de former et la fin des économies sur le dos des apprenti-e-s. Les cantons doivent enfin mettre les ressources nécessaires aux contrôles et au suivi des entreprises. La santé et la sécurité de nos apprenti-e-s n’a pas de prix.
</p><p>Ces exigences n’ont jamais été aussi actuelles&nbsp;: le Conseil fédéral vient juste d’abaisser à 15 ans l’âge légal pour effectuer des travaux dangereux durant l’apprentissage. À ce niveau, il n’a pas tenu ses promesses et a affaibli les mesures compensatoires qui avaient été discutées au préalable avec les partenaires sociaux. C’est inacceptable&nbsp;! La Commission jeunesse de l’USS exige que le Conseil fédéral <a name="_GoBack"></a>se responsabilise et impose aux cantons un cadre propre à garantir la santé et la sécurité des apprenti-e-s.
</p><h3>COMMMISSION DE JEUNESSE DE L'USS</h3><p><a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/actuel/" class="external-link">Site de la Jeunesse Syndicale&nbsp;</a></p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Véronique Polito, secrétaire centrale de l’USS, 031 377 01 23 ou 079 436 21 29 (fr. + all.)</li><li>Loïc Dobler, coprésident de la Commission de jeunesse de l’USS, 079 385 66 95 (fr.)</li></ul><h5> DOCUMENTS:</h5><ul><li><span>Pétition</span><span>&lt;media petition&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media petition&gt;Protégeons les apprenti-e-s !&lt;/media&gt;</span></li><li><span>Véronique Polito&nbsp;</span><span>&lt;media polito juko&gt;»&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media polito juko&gt;La protection des apprenti-e-s doit devenir une priorité&amp;nbsp;!&lt;/media&gt;</span></li><li><span>Loïc Dobler&lt;media loic petition&gt;&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media loic petition&gt;» Protégeons les apprenti-e-s&amp;nbsp;!&lt;/media&gt;</span></li><li><span>P</span><span>aul Maetschke&nbsp;</span><span>&lt;media pmaetschke&gt;» La bonne réputation de l'apprentissage doit être préservé !&lt;/media&gt;</span></li><li><a href="http://www.unia.ch/Lehrlinge.3975.0.html?&amp;L=1" class="external-link-new-window">Rapport d'Unia sur les apprenti-e-s de 2013/14</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1554</guid><pubDate>Wed, 25 Jun 2014 16:02:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral choisit de rester sur la voie de l’affrontement : une offensive inacceptable contre les PC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-choisit-de-rester-sur-la-voie-de-l-affrontement-une-offensive-inacceptable-contre-les-pc</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 : réforme des prestations complémentaires (PC)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après analyse du résultat de la procédure de consultation sur le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», le Conseil fédéral n’a pas modifié son orientation. Au lieu de renforcer l’AVS et de garantir un revenu suffisant touché sur forme de rentes, il reste sur la voie de l’affrontement avec les intérêts de vastes pans de la population. Il entend ainsi affaiblir l’AVS plutôt que de la renforcer. Nombre de retraité(e)s actuels et futurs devront donc se serrer encore plus la ceinture, alors que les rentes de ceux-là ne leur permettent déjà pas de vivre décemment aujourd’hui.
</p><p>Malgré les violentes critiques émises lors de cette consultation, le gouvernement veut affaiblir l’AVS, la Confédération se retirant de son financement. L’Union syndicale suisse (USS) estime inacceptable cette saignée pratiquée sur l’AVS, tout aussi peu d’ailleurs que le projet de suspendre l’indexation automatique des rentes AVS sur le renchérissement en cas de situation financière tendue. 
</p><p>Le Conseil fédéral veut aussi maintenir le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes, alors que toutes les organisations féminines, de gauche comme de droite, le rejettent d’une même voix. C’est une insulte que d’économiser 1 milliard de francs sur le dos des femmes, car le revenu touché aujourd’hui déjà par celles-ci sous forme de rentes est trop bas puisqu’elles ont moins pu cotiser durant leur vie professionnelle en raison de la discrimination salariale à leur égard et d’interruptions de leur activité. De plus, il y a trop peu d’emplois pour des femmes de plus de 60 ans. Au lieu de relever l’âge de la retraite des femmes, il faut augmenter leurs rentes.
</p><p>La baisse brutale de 6,8 à 6 % du taux de conversion minimal met en danger également les rentes du 2e pilier. Si le Conseil fédéral entend compenser la baisse de rente la plus importante jamais vue par des prélèvements supplémentaires pour le 2e pilier, ces mesures ne passeront sans doute pas sans autre au Parlement, comme l’indique le fort scepticisme qui s’est exprimé à la faveur de la consultation. Et même si elles franchissent l’obstacle des Chambres, elles n’offriront aucun avantage aux travailleurs et travailleuses dont le salaire mensuel oscille entre 3&nbsp;000 et 5&nbsp;000 francs. Malgré des prélèvements plus importants sur des salaires déjà tout juste suffisants, ceux-ci ne toucheront qu’une rente maigrelette. Seule une hausse des rentes AVS, comme le demande l’initiative AVSplus des syndicats, pourra améliorer leur situation.
</p><p>L’USS est consternée de voir que les prestations complémentaires (PC) aussi passeront à la moulinette pratiquement parallèlement à «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». La restriction voulue de l’accès aux PC concernera les classes moyennes. Il n’est pas question que seules les riches puissent se permettre de séjourner dans un EMS et que les autres doivent se tourner vers l’aide sociale. Pour l’USS, les PC doivent pouvoir remplir leur fonction de financement des soins. Des coupes ici ne sont pas acceptables. Les économies annoncées avec les PC montrent clairement que le niveau de vie à la retraite des personnes à bas et moyens revenus sera encore plus sous pression. L’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» n’en est que plus nécessaire. Car ce n’est qu’avec des rentes AVS améliorées que les bas et moyens revenus pourront vivre demain aussi leur vieillesse matériellement dans la dignité.
</p><p> Doris Bianchi (031 377 01 13 ou 076 564 67 67), , se tient à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi,&nbsp;<span>secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l’USS,</span>&nbsp;031 377 01 13 ou 076 564 67 67</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1552</guid><pubDate>Tue, 24 Jun 2014 10:00:00 +0200</pubDate><title>Propositions du gouvernement mauvaises pour les salaires et l’emploi</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/propositions-du-gouvernement-mauvaises-pour-les-salaires-et-l-emploi</link><description>Mise en œuvre de l’initiative « Contre l’immigration de masse »</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral concernant la mise en œuvre de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» est mauvaise pour la Suisse.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Cette décision est en contradiction avec les Accords bilatéraux et met de ce fait en danger les salaires et les emplois. Cela, par exemple parce que les possibilités de débouchés de l’économie d’exportation s’en trouveront détériorées (plus d’accord sur les obstacles techniques au commerce, etc.).</span></li><li><span>Elle favorisera les engagements de très courte durée – en particulier le travail à temps partiel précaire (location de services) – et avantagera les entreprises étrangères (détachements de main-d’œuvre) car ceux-ci, d’une durée égale ou inférieure à 90 jours, seront exclus des nouvelles restrictions. Pression sur les salaires, baisse de la productivité et conditions de travail globalement moins bonnes en seront les conséquences.</span></li><li><span>Elle entraînera plus de travail au noir et, ainsi, une pression sur les conditions de travail, parce que les employeurs suisses tenteront de tourner les contrôles préalables des autorités.</span></li></ul><p>Les propositions du Conseil fédéral s’inspirent beaucoup de l’ancien système des contingents. Un système dont le bilan est mauvais. Les contingents n’ont pas empêché les employeurs suisses d’aller chercher à l’étranger autant de main-d’œuvre qu’ils voulaient. Et parfois même au noir. Avec l’ancien système, la pression sur les salaires était une réalité très répandue, mais qui fut peu remarquée parce que de nombreux employeurs ont engagé du personnel au noir et ont en plus été&nbsp; beaucoup moins contrôlés qu’aujourd’hui avec les mesures d’accompagnement. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour une Suisse sûre et juste. Les Accords bilatéraux en sont une condition. Ils doivent être maintenus. Pour l’USS, pas question que l’on favorise les conditions de séjour et de travail précaires. Le résultat de la votation du 9 février traduit aussi l’inquiétude de la population concernant la sécurité des salaires et des emplois en Suisse. C’est pour cela que nous avons besoin d’une protection et d’une stabilité plus grandes. 
</p><h5>&nbsp;renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parle de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1547</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2014 08:32:00 +0200</pubDate><title>Égalité des salaires entre femmes et hommes: l’heure est aux contrôles !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-entre-femmes-et-hommes-l-heure-est-aux-controles</link><description>Les femmes des syndicats adressent une lettre ouverte au Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans une lettre ouverte adressé au Conseil fédéral, les femmes des syndicats demandent à ce dernier d’entreprendre rapidement les démarches légales nécessaires à la réalisation de l’égalité des salaires entre les sexes. En effet, le Dialogue sur l’égalité des salaires, qui s’est terminé à la fin février sur des maigres résultats seulement, et le nouveau creusement des écarts salariaux entre les femmes et les hommes montrent que la bonne volonté des entreprises ne permettent pas d’avancer sur cette question. C’est pourquoi les femmes de l’USS demandent des contrôles fixés au plan légal. 
</p><p>Les entreprises doivent contrôler leurs salaires à intervalles réguliers (p. ex. tous les 3 ans). Elles doivent aussi instaurer la transparence salariale en leur sein. Enfin, la réalisation de l’égalité salariale nécessite la création d’une autorité nationale dotée de la compétence d’intervenir aussi d’office et d’engager les mesures nécessaires à la réalisation de l’égalité salariale, soit en intentant des actions devant les tribunaux, soit en infligeant des amendes, soit en prenant des décisions.
</p><p>Dans la perspective du 14 juin, jour anniversaire de la légendaire grève des femmes en Suisse, les femmes des syndicats ont organisé à Berne une marche de protestation haute en couleur pour demander qu’après 33 ans, respectivement 18 ans, le Conseil fédéral applique une fois pour toutes l’article constitutionnel et la loi fédérale sur l’égalité. 
</p><p><a href="https://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157645136973094/" class="external-link-new-window">À partir de 13 h, vous trouverez des photos de cette action sur notre site.</a></p><h5>Renseignements</h5><ul><li> Christina Werder (079 341 90 01), secrétaire centrale de l’USS, politique de l’égalité</li><li>Corinne Schärer (079 219 94 20), coprésidente de la Commission féminine de l’USS</li><li>Michela Bovolenta (079 647 72 83), coprésidente de la Commission féminine de l’USS</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Kampagnen/auch-dein-bier_310.png" class="download">Lettre ouverte</a> au Conseil fédéral</li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Bilder/Grafiken/auch-dein-bier_310.png" class="download">D'autres documents</a> de la conférence de presse</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1542</guid><pubDate>Thu, 05 Jun 2014 10:21:00 +0200</pubDate><title>L’Office fédéral renonce à faire recours – des délais de prescription plus longs s&#039;imposent !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-office-federal-renonce-a-faire-recours-des-delais-de-prescription-plus-longs-simposent</link><description>Justice pour les victimes de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) accueille avec satisfaction la décision de l’Office fédéral de la justice de ne pas faire recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) contre son jugement concernant la prescription des atteintes dues à l’amiante.</p><p>Dans son jugement du 11 mars 2014, la CEDH a clairement mis en évidence le fait que le droit suisse, avec sa prescription de 10 ans, ne répondait pas aux risques modernes en matière de santé au travail. Ce jugement concernait la plainte de la veuve d’une victime de l’amiante, dont le mari est décédé en 2005 d’un mésothéliome (cancer). Durant des décennies, il avait été en contact avec de l’amiante dans son activité professionnelle. Sa veuve demandait réparation à son ancien employeur et à la SUVA sous la forme d’indemnités&nbsp;; mais toutes les instances judiciaires fondèrent leur refus sur la clause de prescription de dix ans prévue par le droit suisse.
</p><p>Ce renoncement à un recours donne raison aux syndicats ainsi qu’à la CEDH. En d’autres termes, le droit suisse de la responsabilité civile est insuffisant en ce qui concerne l’amiante et d’autres risques émergeants entraînant des atteintes à la santé à long terme seulement. Il faut&nbsp; donc le réviser de toute urgence. Des délais de prescription de 30 années ne suffisent toutefois pas, ils doivent être de 50 années. Par exemple, le cancer du péritoine n’apparaît qu’au moins 40 ans après l’exposition à l’amiante. 
</p><p>Les actuelles victimes de l’amiante et leurs familles ont besoin d’une solution spécifique. Un fonds d’indemnisation généreux est indiqué ici. Le Conseil national est invité à agir sans tarder.
</p><h5>&nbsp;renseignements :</h5><p>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1538</guid><pubDate>Mon, 02 Jun 2014 10:30:00 +0200</pubDate><title>Jugement correct de la CEDH : un délai de prescription plus long est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/jugement-correct-de-la-cedh-un-delai-de-prescription-plus-long-est-necessaire</link><description>Justice pour les victimes de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) a exigé le 27 mai, par lettre à l’Office fédéral de la justice, que la Suisse renonce à faire recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) contre un jugement concernant la prescription des atteintes dues à l’amiante.</p><p>Dans son jugement du 11 mars 2014, la CEDH a clairement mis en évidence le fait que le droit suisse, avec sa prescription de 10 ans, ne correspondait pas aux risques modernes en matière de santé au travail. Ce jugement concernait la plainte de la veuve d’une victime de l’amiante, dont le mari était décédé en 2005 d’un mésothéliome (cancer). Des années auparavant, il avait été en contact avec de l’amiante dans son activité professionnelle. Sa veuve demandait réparation à son ancien employeur et à la SUVA sous la forme d’indemnités&nbsp;; mais toutes les instances judiciaires fondèrent leur refus sur la clause de prescription de dix ans.
</p><p>L’indemnisation correcte des victimes de l’amiante et de leurs proches est une obligation morale à laquelle la Suisse ne s’est pas encore soumise. Le jugement de la CEDH met crûment en lumière cette lacune. Vouloir attaquer ce jugement revient non seulement à chercher une échappatoire à cette responsabilité, mais aussi à bafouer les victimes. Au vu des risques, anciens et nouveaux, il faut bien au contraire repousser jusqu’à 50 ans au moins le délai de prescription.
</p><h5>renseignements&nbsp;:</h5><p>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97
</p><p>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1533</guid><pubDate>Fri, 23 May 2014 14:09:00 +0200</pubDate><title>Réaliser l’égalité salariale avec des contrôles sur l’ensemble du territoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/realiser-l-egalite-salariale-avec-des-controles-sur-l-ensemble-du-territoire</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) ont adopté ce vendredi un ensemble de mesures contre la discrimination salariale des femmes. L’inégalité de traitement subie par celles-ci 20 ans après l’introduction de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes n’a toujours pas disparu. Selon les chiffres de la toute dernière enquête suisse sur la structure des salaires, les écarts de salaire entre hommes et femmes se sont même creusés, passant de 18,4 à 18,9&nbsp;%.
</p><p>Comme le montre l’échec du Dialogue sur l’égalité des salaires, impossible de supprimer la discrimination salariale avec des mesures librement décidées. Avec à l’esprit les décisions que va prendre le Conseil fédéral quant aux prochaines étapes, les délégué(e)s de l’USS demandent des contrôles sur l’ensemble du territoire. Ces derniers devraient être organisés par une autorité nationale tripartie disposant de ressources en suffisance et d’une compétence d’intervention. La qualité pour agir et un système d’amendes sont aussi nécessaires. Il faut en outre que les entreprises contrôlent à intervalles réguliers leur structure salariale avec la participation des syndicats et informent sur les résultats obtenus. 
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont également dressé le bilan de la campagne sur le salaire minimum. Si le résultat de la votation est certes décevant, l’initiative sur les salaires minimums est parvenue à améliorer substantiellement la situation salariale de nombreux travailleurs et travailleuses de Suisse. La limite de 4&nbsp;000 francs est entrée dans les têtes. Mais après le refus d’un salaire minimum légal, le problème des bas salaires attend toujours une solution. On trouve encore trop de moutons noirs qui versent des salaires de dumping. Pour les délégué(e)s de l’USS, il est donc clair qu’ils continueront à se battre pour des salaires qui permettent de vivre décemment. Aux patrons qui ont tressé pendant la campagne des couronnes aux conventions collectives de travail (CCT) négociées par les partenaires sociaux d’assumer leurs responsabilité. Les syndicats vont les prendre maintenant au mot. Et ils continueront de dénoncer demain ceux qui refuseront de négocier et verseront des salaires de dumping.
</p><p>À la faveur d’une rétrospective de la votation du 9 février, les délégué(e)s de l’USS ont constaté que l’acceptation de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» représente un danger pour tous les salarié(e)s de Suisse. Si les personnes sans passeport suisse sont à l’avenir moins bien traités, ce seront aussi les salaires et les conditions de travail de tous les salarié(e)s qui seront malmenés. Les délégué(e)s ont confirmé la revendication d’une mise en œuvre de l’initiative qui préserve les accords bilatéraux et ne discrimine pas les travailleurs et travailleuses sans passeport à croix blanche. Et on ne saurait accepter que les séjours de courte durée soient favorisés ou qu’un nouveau statut de saisonnier soit introduit. La protection des salaires doit être améliorée, pas démantelée. Enfin, l’USS combattra énergiquement l’initiative d’ECOPOP.
</p><p>Les résolutions adoptées par l'Assemblée des délégué(e)s se trouvent ici:</p><ul><li>&lt;media&gt;Résolution « Des salaires justes, davantage de protection : non à la discrimination salariale, non aux conditions de séjour et de travail précaires ! »&lt;/media&gt; </li><li>&lt;media&gt;Résolution « Pour une prévoyance vielliesse de qualité »&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;Résolution « NON au projet « prévoyance vieillesse 2020 » ! »&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;Résolution  « Bilan de la campagne SML à 4'000 francs et suites à envisager »&lt;/media&gt;</li></ul><h5>renseignements : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Christina Werder, secrétaire centrale responsable de l'égalité des sexes à l'USS, 079 341 90 01</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS<a name="Text10">, </a>079 249 59 74</li></ul><p><a name="Text9"></a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1527</guid><pubDate>Sun, 18 May 2014 14:16:00 +0200</pubDate><title>Salaire minimum</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/salaire-minimum</link><description>Malgré le non des urnes, la politique des bas salaires est sans avenir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) est déçue du rejet de l’initiative sur les salaires minimums. Ainsi, une majorité de citoyen(ne)s veut que le but largement incontesté de salaires corrects pour tout le monde soit atteint via des négociations entre les partenaires sociaux et non à travers la loi. Même si l’initiative a échoué dans les urnes, la discussion a montré que les salaires inférieurs à 4&nbsp;000 francs sont ressentis comme injustes. L’USS se réjouit que de nombreuses entreprises et branches aient relevé ces derniers mois au-dessus de ce seuil leurs salaires les plus bas.</p><p>Les initiant(e)s ne sont pas parvenus à convaincre un nombre suffisant de personnes que le salaire minimum légal est la bonne réponse au problème des bas salaires. Cela s’explique en particulier aussi par le fait qu’en menant une vraie campagne de la peur, les opposants ont réussi à jouer l’un contre l’autre salaires justes et sécurité de l’emploi. À cause de l’argument de la perte de son emploi brandi par les semeurs d’angoisse, un progrès social qui n’a que trop attendu n’a malheureusement pas pu se réaliser. 
</p><p>Qu’en dépit du verdict des urnes, le salaire minimum de 4&nbsp;000 francs soit porteur d’avenir l’évolution de ces derniers mois nous le montre avec des entreprises comme Aldi, Lidl, H&amp;M, Bata &amp; Co, mais aussi les nombreuses hausses des salaires minimums dans des branches comme l’horticulture, la sécurité privée, les Remontées mécaniques bernoises, les magasins de fleurs, les boulangeries et bien d’autres encore. Grâce à la pression exercée par l’initiative sur les salaires minimums, les professionnel(le)s concernés ont pu bénéficier d’augmentations de salaire parfois substantielles. Les initiant(e)s se réjouissent aussi de constater qu’aujourd’hui, le montant de 4&nbsp;000&nbsp;francs est reconnu comme un minimum pour un salaire juste. La méthode entrepreneuriale des bas salaires, qui porte préjudice aux entreprises dont les salaires sont décents, est de ce fait devenue obsolète. 
</p><p>Lors de son assemblée des délégué(e)s de vendredi 23 mai, l’USS dressera le bilan de l’initiative sur les salaires minimums et décidera de la marche à suivre pour améliorer la situation des 330&nbsp;000 personnes qui touchent en Suisse un salaire inférieur à 22 francs de l’heure. Mais il est d’ores et déjà clair que les syndicats continueront à clouer au pilori les entreprises qui pratiquent la sous-enchère salariale. Et ils invitent aussi les opposants au salaire minimum à traduire en actes les louanges qu’ils tressent au partenariat social et à négocier des conventions collectives de travail ainsi que des salaires minimums.
</p><p>renseignements :</p><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</span></li><li><span>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, 079 620 11 14</span></li><li><span>Giorgio Tuti, président du SEV, 079 221 45 64</span></li><li><span>Alain Carrupt, président de syndicom, 079 451 62 55</span></li><li><span>Katharina Prelicz, présidente du ssp, 076 391 79 15</span></li><li><span>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</span></li><li><span>Christian Levrat, président du PS, 079 240 75 57</span></li><li><span>Regula Rytz, conseillère nationale Les Verts, 079 353 86 38</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1525</guid><pubDate>Thu, 15 May 2014 10:26:00 +0200</pubDate><title>Dimanche de votation : comité de l’initiative sur les salaires minimums     à l’hôtel Bern</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/dimanche-de-votation-comite-de-l-initiative-sur-les-salaires-minimums-a-l-hotel-bern</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 mai, le comité précité se trouvera dès 12 heures à l’hôtel Bern pour un apéro. Des représentant(e)s des organisations qui ont porté l’initiative seront présents et se mettront à la disposition des journalistes.
</p><p>Les personnes suivantes se tiennent notamment à disposition pour des questions&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</span></li><li><span>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, 079 620 11 14</span></li><li><span>Giorgio Tuti, président du SEV, 079 221 45 64</span></li><li><span>Alain Carrupt, président de syndicom, 079 451 62 55</span></li><li><span>Katharina Prelicz, présidente du ssp, 076 391 79 15</span></li><li><span>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</span></li><li><span>Christian Levrat, président du PS, 079 240 75 57</span></li><li><span>Yvonne Feri, conseillère nationale PS, 079 781 20 43</span></li><li><span>Ada Marra, conseillère nationale PS, 076 383 20 69</span></li><li><span>Regula Rytz, conseillère nationale Les Verts, 079 353 86 38</span></li><li><span>Aline Trede, conseillère nationale Les Verts, 077 411 23 91</span></li></ul><p>&nbsp;</p><p>Dans l’attente de vous rencontrer à l’hôtel Bern à cette occasion, nous vous prions d’agréer, <br> Madame, Monsieur, nos cordiales salutations.
</p><h5>Renseignements</h5><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l’USS,&nbsp;079 249 59 74</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1524</guid><pubDate>Wed, 14 May 2014 11:36:00 +0200</pubDate><title>L’AVS doit être renforcée, pas affaiblie !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-doit-etre-renforcee-pas-affaiblie</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral ne prend pas au sérieux les inquiétudes de nombreux retraité(e)s. Dans sa décision de principe sur l’initiative AVSplus, il ne fait aucun cas de la demande d’une amélioration du revenu perçu sous forme de rentes, alors qu’aujourd’hui déjà, nombre de retraité(e)s doivent vivre au-dessous du seuil de pauvreté et que la pauvreté des personnes âgées continuera à se répandre si l’on ne prend pas de contre-mesures. Or au lieu d’agir, le gouvernement entend même démanteler encore plus les prestations de l’AVS avec son projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» en remettant en question la compensation du renchérissement. C’est pour cela que l’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» est le seul moyen de garantir des rentes décentes.
</p><p>Les rentes AVS ont été substantiellement adaptées pour la dernière fois à l’évolution des salaires en 1992, raison pour laquelle elles sont toujours plus à la traîne de ces derniers. En outre, les prestations du 2e pilier sont sous pression. Pour beaucoup, le revenu perçu sous forme des rentes est par conséquent insuffisant. La Suisse se trouve donc bien éloignée de l’objectif fixé par sa Constitution, selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre aux assuré(e)s «&nbsp;de maintenir de manière appropriée (leur) niveau de vie antérieur&nbsp;». Pire encore&nbsp;: selon une étude de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), en Suisse, 18&nbsp;% des bénéficiaires de rentes vivent déjà au-dessous du seuil de pauvreté.
</p><p>Seul un renforcement de l’AVS peut corriger judicieusement cette situation. En effet, l’AVS est la prévoyance sociale la plus sûre, la plus efficiente et la plus sociale de Suisse. L’initiative demande une hausse de 10&nbsp;% de ses rentes. Pour une personne vivant seule, la rente AVS moyenne augmenterait d’environ 200 francs par mois et d’environ 350 francs pour un couple. Étant donné le mode de financement génial et solidaire de cette assurance, le renforcement du 1er pilier qu’elle constitue sera beaucoup plus efficace et financièrement avantageux pour les assuré(e)s à bas ou moyens revenus que l’épargne privée avec laquelle les banques et les assurances font aussi des bénéfices. C’est à cause du bien meilleur rapport qualité-prix du 1er pilier qu’il est intéressant, précisément pour la jeune génération, de renforcer l’AVS. Et surtout pour les femmes, l’AVS représente avec ses bonifications pour tâches éducatives une forme de prévoyance beaucoup plus attrayante que tout autre modèle. 
</p><p>Ce qui a de la valeur a aussi un prix. L’amélioration des rentes selon l’initiative devrait coûter 3,6&nbsp;milliards de francs. Si la Suisse instaurait un impôt sur les successions, 2 milliards seraient déjà financés. Et si le produit de l’impôt sur le tabac profitait entièrement à l’AVS au lieu de tomber dans la caisse de la Confédération, l’AVS disposerait d’un coup de 2,2 milliards supplémentaires. 
</p><p>L’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» a été déposée à la Chancellerie fédérale en décembre 2013, munie de 111&nbsp;683 signatures dont la récolte n’a nécessité que quelques mois. Derrière elle, on trouve l’Union syndicale suisse (USS), ses fédérations membres, d’autres organisations de salarié(e)s (enseignant(e)s romands et alémaniques [SER, LCH], fonctionnaires de police [FSFP] et Syna), le Parti socialiste, les Vert(e)s, ainsi que des organisations de retraité(e)s (AVIVO).
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la sécurité sociale, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1520</guid><pubDate>Wed, 07 May 2014 16:46:00 +0200</pubDate><title>Le problème des bas salaires reste urgent</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/le-probleme-des-bas-salaires-reste-urgent</link><description>Sondage du gfs à propos de l’initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le sondage publié aujourd’hui par gfs sur les votations du 18 mai montre que l’initiative sur les salaires minimums fait face à des vents contraires. Les initiant(e)s vont donc d’autant plus mettre à profit le temps qui reste jusqu’à la votation pour placer la problématique des bas salaires au centre du débat public.
</p><p>Les faibles valeurs données par le sondage ne peuvent pas cacher que la pression exercée par l’initiative sur les salaires minimums a déjà entraîné de nombreuses améliorations. Ainsi, pour prendre quelques exemples, Aldi, Lidl, H&amp;M, Bata et d’autres ont déjà annoncé pendant la campagne sur cette initiative qu’ils augmentaient leurs salaires au niveau demandé par celle-ci. Ces exemples montrent que les menaces brandies par les opposants à des salaires corrects sont purement et simplement de l’alarmisme. Un salaire minimum de 22 francs de l’heure est possible et ne coûtera aucun emploi dans les actuelles branches à bas salaires comme le commerce de détail. 
</p><p>Les revendications de l’initiative sur les salaires minimums restent justes et importantes. Car, même si des améliorations ponctuelles ont pu être obtenues, la problématique des bas salaires reste urgente en Suisse, où l’on trouve toujours 330&nbsp;000 personnes qui travaillent pour un bas salaire, dont la plupart sont des femmes. Il est scandaleux que des personnes ne puissent pas vivre de leur salaire dans notre riche pays. Les femmes sont les premières concernées par les bas salaires, à cause de la discrimination salariale dont elles sont victimes par rapport aux hommes. Ainsi, une vendeuse gagne plusieurs centaines de francs de moins qu’un vendeur. Ainsi, le salaire minimum est un pas nécessaire vers l’égalité salariale, un pas qu’il est urgent de faire.
</p><p>Il est particulièrement choquant que les bas salaires aillent souvent de pair avec des pratiques de profiteurs. La chaîne de boutiques de mode Tally Weijl appartient à une des 300 familles les plus riches de Suisse, alors que ses employé(e)s doivent s’en sortir avec des bas salaires… Et pendant que les managers d’UBS se distribuaient l’an dernier 3,2 milliards de francs de bonus, le personnel qui nettoyait ses bureaux travaillait pour des bas salaires. Le constat de la dernière enquête suisse sur la structure des salaires n’étonnera pas&nbsp;: alors que les salaires les plus élevés ont augmenté de près de 10&nbsp;000 francs entre 2010 et 2012, les salaires les plus bas baissaient de 286 francs pendant la même période. Nous devons mettre fin à cette évolution. 
</p><p>C’est pourquoi il faut maintenir la pression exercée à travers la campagne pour le salaire minimum et convaincre jusqu’au 18 mai le plus possible de citoyen(ne)s que le problème des bas salaires peut être résolu s’ils votent OUI. À cet effet, les syndicats et leurs partenaires organiseront une nouvelle fois deux journées nationales d’action les 9 et 10 mai prochain.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,<br>031 377 01 06 ou 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1510</guid><pubDate>Mon, 05 May 2014 16:37:00 +0200</pubDate><title>Pression sur les salaires du commerce de détail et de l’horticulture</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pression-sur-les-salaires-du-commerce-de-detail-et-de-l-horticulture</link><description>Rapport du SECO sur les mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes publié aujourd’hui par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) montre que les abus en matière de salaire sont une réalité dans notre pays. Dans les branches qui n’ont pas de salaires minimums la sous-enchère salariale est particulièrement inquiétante. Les employeurs de ces branches qui ne respectent pas les salaires suisses ne sont pas contraints d’adapter les leurs. Selon le rapport précité, c’est en particulier le cas dans les branches du commerce (surtout du commerce de détail de vêtements et de chaussures), mais aussi de l’horticulture. 
</p><p>Comparer comme le fait le SECO le nombre d’infractions à l’ensemble des entreprises actives en Suisse est non seulement faux du point de vue méthodologique, mais tendancieux (sous-enchère qui «&nbsp;ne concerne que 0,3&nbsp;% de l’ensemble des employeurs suisses actifs dans ces branches&nbsp;»). En réalité, 8&nbsp;% des entreprises contrôlées pratiquaient la sous-enchère. La majorité des entreprises n’ont pas été contrôlées. Dans les faits, le taux d’infraction devrait donc être bien plus élevé, car certains cantons appliquent, pour leurs contrôles, des salaires de référence trop bas. 
</p><p>Pour protéger les salaires de ces branches, des salaires minimums obligatoires sont nécessaires. La priorité doit être donnée aux conventions collectives de travail (CCT) étendues. Et s’il n’est pas possible de procéder à ces extensions, la Confédération et les cantons doivent édicter des contrats-type de travail.
</p><p>Dans les branches avec salaires minimums, les employeurs qui versent des salaires trop bas peuvent certes être mis à l’amende, mais des problèmes se posent dans l’application de ces sanctions. Le nombre des pseudo-indépendant(e)s venant de l’étranger a fortement augmenté. Ainsi que le montre la pratique, le détachement de main-d’œuvre sous couleur d’indépendance sert toujours plus depuis plusieurs année à tourner les CCT étendues (indépendance fictive). Pour pouvoir imposer les salaires locaux, il faut des contrôleurs et des contrôleuses qui soient habilités à interrompre les travaux. Sinon, les équipes de montage et autres travaux de construction ont déjà repassé la frontière avant que l’on ait pu les atteindre. Or, on doit pouvoir le faire pour les entreprises qui n’ont déposé aucune caution (garanties financières).
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Daniel Lampart (031 377 01 16 ou 079 205 69 11), économiste en chef de l’USS</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1507</guid><pubDate>Thu, 01 May 2014 17:07:00 +0200</pubDate><title>Le salaire minimum de 4&#039;000 francs au coeur des revendications</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-salaire-minimum-de-4000-francs-au-coeur-des-revendications</link><description>Le 1er Mai fêté partout en Suisse (2e communiqué)



</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Dans environ 50 villes de Suisse, plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent aujourd’hui, jour de la Fête du Travail, pour un bon travail et un salaire minimum. Rien qu’à Zurich, 14'000 manifestant(e)s ont formé, sans heurts, un impressionnant rassemblement. D’autres manifestations se dérouleront tout à l’heure.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Nationalement, le 1<sup>er</sup> Mai a souligné avec force la nécessité de l’initiative sur les salaires minimums. Ainsi, le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a jugé, dans son allocution à Nürnberg, que la revendication de salaires minimums «&nbsp;est aujourd’hui aussi importante que l’était hier l’interdiction du travail des enfants, l’introduction des horaires de travail maximums et la réglementation du droit aux vacances.»</span></p><p class="Text"><span lang="FR">A Zoug, la coprésidente d’Unia, Vania Alleva, a évoqué le vent de panique déclenché par les adversaires de l’initiative&nbsp;: «&nbsp;Ils font comme si l’acceptation de l’initiative allait entraîner la moitié du pays par le fond. Alors qu’il s’agit d’une modeste augmentation de 0,5 pour cent de la masse salariale suisse, répartie sur trois ans&nbsp;! Un supplément tout à fait supportable pour l’économie, mais une amélioration absolument décisive pour les personnes concernées.&nbsp;» A Olten, la présidente du ssp, Katharina Prelicz, a décrit ce qu’apporteraient de meilleurs salaires minimums dans les garderies et l’accompagnement des personnes âgées&nbsp;: «&nbsp;Le travail deviendrait plus attractif. Davantage de personnes opteraient pour ces professions et y resteraient aussi.&nbsp;» Et Renzo Ambrosetti, coprésident d’Unia, mit en évidence à Fribourg le fait que l’introduction de salaires minimums ferait progresser la lutte contre la discrimination salariale des femmes&nbsp;: «&nbsp;En Suisse, &nbsp;</span>les femmes gagnent encore et toujours 18 pour cent de moins que les hommes. Deux tiers des employés à bas salaires sont des femmes.&nbsp;»</p><p class="Text"><span lang="FR">D’autres thèmes important du 1<sup>er</sup> Mai se retrouvent dans les citations ci-dessous&nbsp;:</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Daniel Lampart, s’exprimant à Rheinfelden et Wohlen sur la situation après le 9 février&nbsp;: «&nbsp;Nos revendications sont claires et logiques&nbsp;: celui ou celle qui est engagé en Suisse doit recevoir un salaire suisse et travailler à des conditions suisses. La famille et le travail doivent être conciliables […] Nous combattrons les systèmes de contingentement discriminatoires et qui précarisent.&nbsp;» </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Giorgio Tuti a défendu à Brigue&nbsp;: «&nbsp;AVSplus comme la seule solution qui amène vraiment quelque chose aux gens qui ne peuvent vivre actuellement que très chichement de leur retraite et à ceux qui aujourd’hui attendent avec angoisse le moment de leur mise à la retraite […] La requête est urgente. Nous sommes fiers, à juste titre, de notre AVS et nous voulons continuer à l’être, car l’AVS permet de vivre sa retraite dans la dignité.&nbsp;»</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Corrado Pardini, intervenant à Lagenthal, fit en sorte que ce 1<sup>er</sup> Mai regarde l’avenir&nbsp; avec optimisme: «&nbsp;En Suisse, tout semble se passer comme de coutume, sans que rien ne change. Dumping salarial. Démontage des services publics. Attaques contre l’AVS. Réduction des impôts pour les entreprises et les riches. Les économistes se tiennent au garde-à-vous.&nbsp;» Oui, mais&nbsp;: «&nbsp;ce 1<sup>er</sup> Mai, le vent d’une nouvelle époque nous pousse&nbsp;».</span></p><p class="Text"><span lang="FR">&nbsp;</span></p><p class="Agencementdutexte"><a name="Text7"><b><span lang="FR">Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14)</span></b></a><span lang="FR">, service de la communication de l’USS se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</span><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1506</guid><pubDate>Thu, 01 May 2014 15:32:00 +0200</pubDate><title>Le salaire minimum de 4&#039;000 francs pour toutes et tous au coeur des revendications</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-salaire-minimum-de-4000-francs-pour-toutes-et-tous-au-coeur-des-revendications</link><description>Le 1er Mai fêté partout en Suisse


</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Dans bien plus de 50 villes en Suisse, plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent aujourd’hui, jour de la Fête du Travail, pour un bon travail et un salaire minimum. C’est le slogan sous lequel l’USS a placé ce 124e 1er Mai célébré en Suisse. 
</p><p>Dans son appel pour le 1er Mai, l’USS a aussi mis au centre de ses revendications l’initiative sur le salaire minimum. La nouvelle toise des salaires décents devra désormais être fixée à 22 francs de l’heure ou 4'000 francs par mois. Dans son allocution tenue à Nürnberg, le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a jugé que l’initiative sur les salaires minimums représentait d’ores et déjà un grand succès, car: „la campagne a entraîné de grands changements dans le secteur des bas salaires. Ainsi des groupes comme Aldi, Lidl ou H&amp;M ont propulsé d’un seul coup leurs bas salaires au niveau de la revendication de l’initiative, afin de gommer leur image d’exploiteurs à bas salaires […] Transnationalement, la revendication de salaires minimums est aujourd’hui aussi importante que l’était hier l’interdiction du travail des enfants, l’introduction des horaires de travail maximums et la réglementation du droit aux vacances. Ces acquis aussi ont été durement conquis au fil des années et des décennies.»
</p><p>La plus grande manifestation a rassemblé 14'000 personnes à Zurich. A Bâle, Nico Lutz, membre du Comité directeur d’Unia a déclaré: «&nbsp;globalement, la réalisation de l’initiative sur le salaire minimum coûtera 1,6 milliard de francs. C’est juste la moitié de ce que l’UBS a versé l’an passé comme bonis. C’est un demi pour cent de la masse salariale en Suisse. Celui qui prétend que la Suisse ne peut se payer cela n’a vraiment pas toutes les tasses dans l’armoire.&nbsp;» A Winterthour, Doris Bianchi, adjointe du premier secrétaire de l’USS, a repoussé fermement la retraite à 65 ans pour les femmes&nbsp;: «&nbsp;Cela n’a rien à voir avec l’égalité de traitement&nbsp;». A cause des discriminations salariales, de l’interruption des activités professionnelles pour élever leurs enfants et des bas salaires, les retraites des femmes sont maigrichonnes. Un rejet tout aussi ferme concerne l’augmentation généralisée de l’âge de la retraite à 67 ou 70 ans&nbsp;: «&nbsp;Ceux d’en bas devraient continuer à travailler, pendant que ceux d’en haut, les managers, continueraient à partir en retraite anticipée, grâce à leurs pensions de rêve.&nbsp;» 
</p><p>A Fleurier, Alain Carrupt, président de syndicom, a fustigé l’inégalité des revenus en Suisse: «&nbsp;Aujourd’hui, la Suisse compte plus de 11 000 personnes touchant un salaire&nbsp; d’un demi-million de francs ou plus par an. C’est quatre fois plus qu’en 1997.&nbsp; Plus de 11 000 personnes qui gagnent plus d’un demi-million de francs par année et de l’autre côté 330’000 qui gagnent moins de 4000 francs par mois. C’est un scandale absolu !&nbsp;» 
</p><p>Dans plusieurs villes, le 1er Mai ne se déroulera qu’en fin d’après-midi.
</p><p><a name="Text7">Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14)</a>, service de la communication de l’USS se tient à votre disposition pour tout complément d’information. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1504</guid><pubDate>Tue, 29 Apr 2014 10:31:00 +0200</pubDate><title>À court terme, l’initiative sur les salaires minimums est la mesure la plus efficace contre les inégalités de salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/a-court-terme-l-initiative-sur-les-salaires-minimums-est-la-mesure-la-plus-efficace-contre-les-inegalites-de-salaire</link><description>Nouvelle étude de l’USS sur l’égalité salariale entre les sexes</description><content:encoded><![CDATA[<p>À qualifications égales, les femmes continuent à être clairement moins payées que les hommes. Selon les nouveaux chiffres de l’Office fédéral de la statistique, les écarts salariaux entre les sexes se sont même creusés ces derniers temps. L’initiative sur les salaires minimums est d’autant plus urgente. Elle représente en effet la mesure la plus rapidement efficace contre l’inégalité salariale aux dépens des femmes. 
</p><p>Une nouvelle étude de l’USS qui vient d’être présentée aux médias dit des conventions collectives de travail (CCT) et des salaires minimums d’un bon niveau qu’ils sont des instruments efficaces à court terme pour lutter contre cette dernière. Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, précise que «&nbsp;Dans les branches avec des CCT qui prévoient des salaires minimums, (…) la différence de salaire entre hommes et femmes objectivement non explicable est plus petite&nbsp;» que dans les autres branches. Une comparaison entre l’hôtellerie-restauration (très grande couverture par CCT) et le commerce de détail (très peu de CCT) fait apparaître que la discrimination salariale des femmes est moins marquée dans l’hôtellerie-restauration que dans le commerce de détail, a ajouté Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et coprésidente d’Unia. Celle-ci signale encore que «&nbsp;les branches typiquement féminines à bas salaires sont fréquemment dépourvues de CCT.&nbsp;» C’est «&nbsp;précisément parce que trois personnes sur quatre qui gagnent moins de 4&nbsp;000&nbsp;francs par mois, ou moins de 22 francs de l’heure, sont des femmes (que l’initiative sur les salaires minimums) représente la mesure à court terme de loin la plus efficace contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes&nbsp;», a souligné Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Et la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Karathina Prelicz-Huber, a condamné en premier lieu les bas salaires versés dans le domaine de l’accueil de l’enfance et de la prise en charge de personnes âgées. Avec des salaires minimums, on empêchera selon elle que «&nbsp;des personnes disposant d’une formation (…) quittent très rapidement la profession&nbsp;». 
</p><p>Dans sa nouvelle étude, l’USS explique que les causes des inégalités de salaire au détriment des femmes sont des normes et des structures discriminatoires, une répartition très inégale entre l’homme et la femme du travail rémunéré et du travail non rémunéré et les discriminations arbitraires que les employeurs font subir aux femmes. Afin de corriger cela, l’étude demande à long terme que travail rémunéré et travail non rémunéré soient répartis de manière égalitaire. Les moyens à cet effet sont&nbsp;: un plus grand nombre de structures d’accueil de jour financièrement abordables, plus d’institutions destinées aux personnes qui dépendent de soins, un congé parental payé et des horaires plus courts et mieux maitrisables. Parallèlement, il faut développer maintenant des instruments qui permettent de contraindre les entreprises à verser aux hommes et aux femmes les mêmes salaires pour un travail de valeur égale.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef de l’USS</li><li>Christina Werder (079 341 90 01), secrétaire centrale responsable de l’égalité à l’USS</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li>&lt;media lohndiskr.&gt;Dossier N° 104 : Was für die Lohngleichheit zu tun ist (en allemand)&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media rechsteiner egalite salaires&gt;"Oui à l'initiative sur les salaires minimums !"&lt;/media&gt; de Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li><span>&lt;media lampart egalite salaires&gt;"Salaires minimums et conventions collectives de travail : des instruments&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media lampart egalite salaires&gt;performants contre la discrimination salariale des femmes"&lt;/media&gt; de Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</span></li><li><span>&lt;media alleva egalite&gt;"Des salaires minimaux et des CCT pour combattre la discrimination salariale&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media alleva egalite&gt;des femmes"&lt;/media&gt; de Vania Alleva coprésidente d'Unia</span></li><li><span>&lt;media prelicz egalite salaires&gt;"Revaloriser les professions féminines pour lutter contre le dumping salarial"&lt;/media&gt;</span><span> de Katharina Prelicz-Huber, présidente du ssp</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1500</guid><pubDate>Mon, 28 Apr 2014 14:10:00 +0200</pubDate><title>Baisse des bas salaires : l’heure est désormais à un salaire minimum !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/baisse-des-bas-salaires-l-heure-est-desormais-a-un-salaire-minimum</link><description>Enquête suisse sur la structure des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Enquête suisse sur la structure des salaires 2012 rendue publique ce lundi fait apparaître une évolution inquiétante&nbsp;: entre 2010 et 2012, les 10&nbsp;% des salaires réels les plus bas (inférieurs à Fr.&nbsp;3 886.-) ont baissé (- Fr.&nbsp;286.-). Ainsi, la situation précisément de ces salarié(e) qui, aujourd’hui déjà, connaissent des problèmes de fin de mois est devenue encore plus dure. Sont concernés ici des professionnel(le)s de branches sans convention collective de travail (CCT), soit les commerces de détail, l’horticulture, les centres d’appels, etc. Concernant par exemple les commerces de vêtements et de chaussures, la Confédération et les cantons ont prouvé qu’il y a avait sous-enchère salariale. Mais les présidents des associations patronales concernées, souvent très riches comme Karin Keller-Sutter et Dieter Spiess, refusent de conclure des CCT prévoyant des salaires minimums qui protègent les rémunérations. 
</p><p>Cette évolution est d’autant plus choquante au vu de la hausse des très gros salaires. Les 10&nbsp;% des salaires supérieurs ont à nouveau augmenté en termes réels de 7,1&nbsp;% entre 2010 et 2012 (+ Fr.&nbsp;9&nbsp;901.-/an). Ainsi, la répartition inégale des salaires constatée en Suisse ces quinze dernières années a continué à s’aggraver. Celles et ceux qui touchent des salaires élevés reçoivent encore plus et celles et&nbsp; ceux qui n’arrivent guère à s’en sortir avec leurs salaires reçoivent moins.
</p><p>En disant oui à l’initiative sur les salaires minimums, on peut stopper cette évolution. L’introduction d’un salaire minimum légal de 22&nbsp; francs de l’heure protégerait les salaires inférieurs de la sous-enchère. Ce qui constituerait un grand progrès pour les personnes qui en bénéficieraient est sans autre supportable par notre économie. La masse salariale totale ne devrait être relevée que de 0,4&nbsp;%. Et l’argent pour le faire est là, comme le prouve la forte hausse des gros salaires.
</p><p>Le fait que l’inégalité de salaire entre femmes et hommes se soit remise à augmenter depuis 2008 est aussi très inquiétant. Si elle avait quand même diminué de presque 1&nbsp;% entre 2008 et 2010, Selon l’Enquête suisse sur la structure des salaires 2012, elle a à nouveau augmenté de presque 0,5&nbsp;%, pour passer à 18,9&nbsp;%. Mardi 29 avril déjà, l’USS va présenter une étude sur les causes de la discrimination salariale des femmes et montrer avec quels instruments on peut la supprimer.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication de l’USS</span></li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><span>&lt;media lampart enquete&gt;"Une Suisse encore moins sociale : il faut plus de CCT et de salaires minimums"&lt;/media&gt;<br>de Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1335</guid><pubDate>Fri, 11 Apr 2014 15:38:00 +0200</pubDate><title>Les salaires justes renforcent la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salaires-justes-renforcent-la-suisse</link><description>Sondage de la SSR</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les sondages réalisés avant une votation sont à prendre avec des pincettes. On vient de le vivre dernièrement le 9 février. L’Union syndicale suisse (USS), ses syndicats et ses alliés disposent maintenant d’un bon mois pour persuader les citoyen(ne)s de dire oui le 18 mai à l’initiative sur les salaires minimums et de mettre ainsi fin au scandale des bas salaires. 
</p><p>Durant la phase cruciale de la campagne de votation qui s’ouvre, les initiant(e)s vont dévoiler de nombreux et étonnants scandales des bas salaires et mettre en évidence les salaires honteusement bas que touchent encore 330&nbsp;000 personnes en Suisse. Ils montreront comment et pourquoi un salaire minimum permet de corriger la répartition inégalitaire des revenus. Ils montreront aussi que, forte, l’économie suisse peut résoudre ce qui constitue un grand problème pour les personnes que concernent ces bas salaires. Ce message, ils le diffuseront ce samedi déjà dans tout le pays, lors de la première journée d’action nationale de cette campagne de votation. Des milliers de militant(e)s descendront en effet dans la rue pour aborder la population et la persuader que travailler doit en valoir la peine pour tout le monde.
</p><p>Le salaire minimum légal de 22 francs de l’heure est le bon instrument pour mettre le holà aux employeurs qui font pression sur les salaires aux dépens des travailleurs et travailleuses. Tout le monde en profitera. Les patrons corrects n’auront plus à craindre de concurrence déloyale. Les contribuables n’auront plus à payer l’addition via l’aide sociale. La discrimination salariale à l’encontre des femmes diminuera nettement, pour le moins dans le segment à bas salaires. Et toutes les personnes concernées auront plus d’argent pour vivre et une meilleure rente plus tard. En outre, les salaires justes créent du pouvoir d’achat et des emplois, et renforcent la Suisse. 
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire de l’USS</span></li><li><span>Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication de l’USS</span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1481</guid><pubDate>Thu, 03 Apr 2014 09:43:00 +0200</pubDate><title>L’USS croît</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-croit</link><description>Évolution des effectifs de l’USS en 2013</description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2013, l’Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande confédération syndicale du pays, comptait 33 membres de plus qu’un an auparavant, soit 366&nbsp;844 en tout, pour un nombre de syndicats affiliés inchangé (16). C’est la première fois depuis 35 ans que l’USS voit ses effectifs augmenter sans adhésion de nouveau syndicat. L’engagement soutenu, et sur le terrain, des syndicats ne permet pas uniquement d’augmenter la confiance mise en eux par la population, il commence aussi à se traduire par une croissance des effectifs.
</p><p>Ce résultat très réjouissant est d’abord à porter au crédit du syndicat Unia qui a gagné presque 3&nbsp;500&nbsp;membres, confirmant de manière impressionnante la tendance à la hausse de ses effectifs constatée ces dernières années. Dans le secteur des services et des arts et métiers, Unia a enregistré une croissance supérieure à la moyenne. Outre Unia, le ssp, l’ASEB, l’USDAM et Nautilus ont vu leurs effectifs respectifs augmenter. Ces années passées, les effectifs du ssp n’ont cessé de se développer et, l’an dernier, l’ASEB a à nouveau connu depuis longtemps une évolution positive des siens. 
</p><p>Le nombre des femmes membres de l’USS a également augmenté en 2013 (+ 1&nbsp;310), une tendance qui se confirme désormais depuis 25 ans déjà. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Organisations affiliées à l’USS (&lt;media&gt;tableau des effectifs en annexe&lt;/media&gt;)
</p><p>APC &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Association du personnel de la Confédération
</p><p>ASEB &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Association suisse des employés de banque
</p><p>AvenirSocial&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Professionnels du travail social en Suisse
</p><p>garaNto &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontières
</p><p>kapers &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat du personnel de cabine
</p><p>Nautilus &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat des marins
</p><p>New Wood &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Syndicat des employé(e)s des organisations des Nations Unies
</p><p> 			&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;à Genève
</p><p>SBKV &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Association suisse des artistes dramatiques (Suisse alémanique)
</p><p>SEV &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat du personnel des transports
</p><p>SIT &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs
</p><p>SSM &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat suisse des mass media
</p><p>ssp &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Syndicat suisse des services publics
</p><p>SSPM&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Société suisse de pédagogie musicale
</p><p>syndicom &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat des médias et de la communication
</p><p>Unia &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Le syndicat 
</p><p>USDAM&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Union suisse des artistes musiciens
</p><h5>renseignements :</h5><p>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031 377 01 09 <br> &nbsp; &nbsp;&nbsp;ou 079 660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1472</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2014 13:07:00 +0100</pubDate><title>Le salaire minimum renforcera la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/le-salaire-minimum-renforcera-la-suisse</link><description>La campagne alarmiste des adversaires des salaires décents</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, les adversaires des salaires décents ont exposé leurs arguments contre l’initiative sur les salaires minimums. Il est frappant de voir que, depuis des années, les partis de droite mènent en chœur avec economiesuisse, l’USAM et l’Union patronale les mêmes campagnes alarmistes.
</p><p>Ainsi, ils prétendent que les salaires minimums seraient source de chômage. Cet «&nbsp;argument&nbsp;» a déjà été avancé lorsque les syndicats ont fait campagne pour un salaire minimum de 3&nbsp;000&nbsp;francs et il s’est avéré faux. C’est le contraire qui est vrai&nbsp;: si les salarié(e)s sont correctement rémunérés, ils n’ont pas besoin de chercher un deuxième emploi pour s’en sortir et, grâce à leur plus grand pouvoir d’achat, ils stimulent la demande et créent de nouveaux emplois. 
</p><p>Le salaire minimum, c’est une rémunération équitable dont on peut vivre décemment&nbsp;; cela, dans toute la Suisse. Lorsque ses adversaires prétendent que la Suisse a besoin de salaires minimums différenciés, ils oublient que de nombreux produits et services sont chers dans tout le pays. L’initiative sur les salaires minimums permet d’ailleurs aux cantons particulièrement chers d’introduire des salaires minimums plus élevés.
</p><p>L’initiative sur les salaires minimums est synonyme de salaires équitables, surtout pour les femmes. 230&nbsp;000 femmes (et 100&nbsp;000 hommes) gagnent aujourd’hui bien moins de 22 francs de l’heure. Ce n’est pas un hasard si elles sont les plus concernées. En moyenne, elles gagnent en effet toujours 20&nbsp;% de moins que les hommes, aussi pour le même travail. C’est pour cela que cette initiative est un pas important vers la réalisation de l’égalité salariale entre les sexes.
</p><p>Dire OUI à l’initiative sur les salaires minimums, c’est protéger les salaires de la sous-enchère. Les employeurs sans scrupules ne pourront plus faire pression sur les salaires suisses en versant des bas salaires à une main-d’œuvre recrutée à l’étranger. Pourquoi, par exemple, un maraîcher paierait-il des salaires décents si son voisin paye au lance-pierre les travailleurs polonais engagés pour aider à la récolte&nbsp;? L’initiative sur les salaires minimums met fin à cette injustice et garantit qu’en Suisse, on versera des salaires suisses.
</p><p>Les adversaires des salaires justes peuvent bien sortir à nouveau de leur chapeau des scénarios catastrophe, il y a assez d’argent dans notre pays, où certains salaires se comptent en millions et certaines fortunes en milliards, pour payer à tout le monde un salaire décent. Dans nombre de branches, il ne manque plus grand-chose pour arriver aux 22 francs de l’heure demandés. En tout, le relèvement des salaires encore trop bas représenterait 0,5&nbsp;% de la masse salariale totale. C’est un prix modeste pour un progrès qui, pour 330&nbsp;000 personnes, se traduirait par un salaire décent. La Suisse s’en trouverait encore plus forte.
</p><p>COMITÉ «&nbsp;OUI À L’INITIATIVE SUR LES SALAIRES MINIMUMS&nbsp;»“
</p><h5>renseignements :</h5><p> Thomas Zimmermann, responsable de &nbsp;la &nbsp;communication de l'USS, 031 377 01 06 ou 079 249 59 74</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1471</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2014 10:50:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral doit placer d’autres accents : renforcer l’AVS, pas l’affaiblir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-doit-placer-d-autres-accents-renforcer-l-avs-pas-l-affaiblir</link><description>Consultation sur la réforme « Prévoyance vieillesse 2020 »</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient la proposition du Conseil fédéral d’attaquer d’une manière globale la réforme de la prévoyance vieillesse. De fait, les réformes partielles qui entraînent une dégradation des rentes échoueraient à juste titre, comme on l’a vu par le passé. Concernant les mesures proposées, l’USS demande que l’on place clairement d’autres accents afin de tenir compte du niveau actuellement insuffisant des rentes, à savoir&nbsp;: l’AVS doit être renforcée et non affaiblie. En outre, les prestations de la prévoyance professionnelle obligatoire ne doivent pas être réduites. Telles ont été les décisions prises par le Comité de l’USS dans le cadre de la procédure de consultation sur «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;».
</p><p>Pour l’USS, l’avenir de la prévoyance vieillesse réside dans le renforcement de l’AVS. C’est la seule façon de remplir le mandat constitutionnel selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre à chacun «&nbsp;de maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;». L’AVS est un modèle de réussite dont, grâce à son financement social, la population à bas ou moyens revenus profite le plus. Mais ses rentes sont toujours plus à la traîne des salaires réels. Au surplus, les femmes ont en particulier besoin d’une amélioration de cette assurance. Avec son initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;», l’USS montre la voie à suivre pour arriver à son renforcement. 
</p><p>L’USS rejette en revanche les propositions du Conseil fédéral qui auraient pour effet de dégrader les prestations de l’AVS. En effet,</p><ul><li><span>le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes ne tient pas compte de la situation concrète des femmes de plus de 60 ans. En outre, le marché du travail n’est, aujourd’hui déjà, pas capable de proposer suffisamment d’emplois pour des personnes de cet âge</span></li><li><span>l’âge de référence proposé de 65 ans accroîtrait l’insécurité des salarié(e)s. Une fois atteint l’âge minimum possible de la retraite de 62 ans, les travailleurs et travailleuses seraient de fait plus souvent menacés de licenciement qu’aujourd’hui et la discrimination fondée sur l’âge s’aggraverait. En outre, cet âge de référence de 65 ans ouvrirait tout grand la porte à un relèvement progressif à 67 ans de l’âge de la retraite&nbsp;;</span></li><li><span>mesure automatique d’un mécanisme d’intervention, la suspension de l’adaptation des rentes AVS au renchérissement et à l’évolution des salaires reviendrait à voler de l’argent dans le portemonnaie des retraité(e)s&nbsp;;</span></li><li><span>le retrait partiel de la Confédération du financement de l’AVS entraînerait une hausse de la TVA ou une baisse des rentes&nbsp;;</span></li><li><span>la suppression des rentes de veuves pour les femmes qui ont des enfants devenus adultes ne tient aucunement compte des pertes de salaire subies par ces dernières&nbsp;;</span></li></ul><p>En raison des classes d’âge à forte natalité qui prendront leur retraite ces prochaines années, un financement additionnel de l’AVS sera nécessaire pour la prochaine décennie. L’USS soutient un financement additionnel via une hausse de la TVA, mais le relèvement des prélèvements sur les salaires ne doit pas être un tabou, car ces prélèvements n’ont plus augmenté depuis 1975.
</p><p>En outre, l’USS rejette la baisse de rentes de la prévoyance professionnelle d’ores et déjà faibles. La baisse radicale proposée du taux de conversion minimal à 6&nbsp;% repose sur des données bien maigres. L’USS est opposée à un taux de conversion minimal de 6&nbsp;%. Les mesures avancées pour maintenir le niveau des prestations des personnes à bas ou moyens revenus coûteraient très cher et réduirait les budgets de ces personnes pendant leur vie professionnelle. 
</p><p>&lt;media&gt;Prise de position de l’USS sur «&amp;nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;
</p><h5>renseignements :</h5><p>- Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la sécurité sociale à l’USS,<br> 031 377 01 13 oder 076 564 67 67
</p><p>- Ewald Ackermann,&nbsp;<a name="Text9">serrvice de la communication de l’USS<br></a><a name="Text10"></a>031 377 01 09 ou 079 660 36 14</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1468</guid><pubDate>Wed, 26 Mar 2014 15:18:00 +0100</pubDate><title>Les mesures de protection des salaires doivent être améliorées</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-mesures-de-protection-des-salaires-doivent-etre-ameliorees</link><description>Mesures d’accompagnement : la décision du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte lead">L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction que le Conseil fédéral entend renforcer les mesures d’accompagnement. Cette reconnaissance du rôle joué par la protection des salaires est importante. En effet, il faut qu’en Suisse, on verse des salaires suisses. Mais, si elles vont dans la bonne direction, les propositions du gouvernement n’apparaissent pas suffisantes aux yeux de l’USS pour protéger efficacement les salaires. </p><p class="Text">Le résultat de la votation populaire du 9 février concernant l’initiative de l’UDC sur l’immigration reflète une inquiétude largement répandue au sein de la population concernant les salaires, les conditions de travail et les emplois. C’est pour cela qu’il faut améliorer la protection des salaires. Ce serait également vrai si des contingents devaient être introduits, car, contrairement à ce que beaucoup croient, ces derniers ne sont pas synonymes de plus de protection des salaires. Les expériences faites par le passé avec eux montrent qu’à l’époque, les salaires étaient insuffisamment protégés, ce qui explique pourquoi de nombreux secteurs ont pu mener alors une politique des bas salaires. Seules des mesures de protection des salaires efficaces et applicables peuvent protéger les salaires et les conditions de travail en Suisse. </p><p class="Text">Aujourd’hui, les mesures d’accompagnement sont très lacunaires. Il est donc juste que le Conseil fédéral veuille durcir les sanctions et faciliter l’extension des conventions collectives de travail (CCT). Avec des sanctions plus dures, on pourra exercer une pression plus forte sur les patrons adeptes de la sous-enchère. Et en développant l’extension des CCT, on pourra mieux imposer le niveau salarial suisse à l’aide de salaires minimums.</p><p>&nbsp;</p><p class="Text">Malheureusement, le Conseil fédéral laisse de grandes lacunes béantes. En particulier, il ne sera pas possible d’agir demain contre les entreprises qui ne versent pas de caution, ce qui rendra l’encaissement des amendes infligées difficile. Les choses ne sont en outre pas claires concernant la suspension des travaux ou le blocage de chantiers. Les entreprises fautives pourront donc poursuivre sans autre leurs activités, même si elles n’ont pas respecté les conditions minimales de travail. Et une fois qu’elles seront parties, l’application des amendes s’avérera compliqué. Or, avec la suspension des travaux et le blocage de chantiers, les contrôleurs disposeraient d’un instrument efficace pour contraindre les entreprises qui pratiquent la sous-enchère à verser des salaires suisses. L’USS s’engagera activement pour que ces lacunes de la protection des salaires soient aussi comblées.</p><h5>renseignements :</h5><p class="Text">Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1462</guid><pubDate>Thu, 20 Mar 2014 14:24:00 +0100</pubDate><title>Surévaluation persistante du franc : une politique monétaire expansive s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/surevaluation-persistante-du-franc-une-politique-monetaire-expansive-s-impose</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que la Banque nationale suisse (BNS) laisse ses taux d’intérêt inchangés et confirme le maintien d’un cours plancher. Cependant, le contexte monétaire reste restrictif pour l’économie suisse, car le franc est toujours fortement surévalué.
</p><p>La faible inflation dans la zone euro rend plus difficile la correction de la forte surévaluation du franc suisse. En effet, si le cours lui-même se modifie peu, l’économie suisse d’exportation ne peut améliorer la compétitivité de ses prix par rapport à la zone euro que via le différentiel d’inflation, soit si les prix augmentent beaucoup plus fortement dans la zone euro qu’en Suisse. Actuellement, cela n’est guère possible. 
</p><p>En revanche, les risques de déflation ont à nouveau augmenté en Suisse. Or, la déflation est un poison pour l’économie. Cela, entre autres parce que les achats sont repoussés ou parce que les crédits des ménages et des entreprises augmentent en comparaison avec la valeur des actifs. 
</p><p>La stabilité des prix n’est plus garantie en cas d’absence d’inflation déjà. L’indice suisse des prix à la consommation ne change certes pas, mais, à cause de distorsions de mesures, il surestime l’inflation. 
</p><p> En pareille situation, le mandat de la BNS est de mener une politique monétaire expansive. En raison de la surévaluation du franc, celle-ci est toutefois restrictive. La BNS doit donc travailler en vue d’une dévaluation du cours du franc par rapport à l’euro.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS ,&nbsp;079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1451</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2014 15:45:00 +0100</pubDate><title>Qu’on en finisse avec les programmes d’austérité. Nous avons besoin de services publics forts !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/qu-on-en-finisse-avec-les-programmes-d-austerite-nous-avons-besoin-de-services-publics-forts</link><description>Journée de l’USS sur les services publics</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et les syndicats ssp, APC, SEV, syndicom et garaNto ont organisé le 27 février une journée commune intitulée «&nbsp;Des services publics forts pour une Suisse performante&nbsp;!&nbsp;». Les 200 personnes environ qui y ont participé ont adopté une résolution qui demande que l’on en finisse avec les programmes cantonaux et communaux d’austérité. Ces programmes affaiblissent les services publics, qui sont un pilier essentiel de la cohésion sociale dans notre pays. Mais pour être forts, ils ont besoin de ressources financières en suffisance et de bonnes conditions de travail afin de pouvoir suivre le rythme de l’évolution de la population, des innovations technologiques et des nouveaux besoins. 
</p><p>Des experts, hommes et femmes, des milieux politiques et des syndicats ont, dans leurs exposés, mis en lumière les questions sensibles chez nous et dans l’Union européenne (UE), par exemple en matière de trafic ferroviaire, de sécurité intérieure, de santé, de formation et de service universel de la Poste. Dans toutes ces interventions, on s’est demandé si la concurrence dans les services publics engendre plus de qualité ou au contraire plus de démantèlement des prestations, de hausses de prix et de pression sur les salaires. Les programmes d’austérité menacent tout particulièrement les soins médicaux, la formation et la prise en charge de tiers&nbsp;: l’évolution de la population exige que plus de ressources soient affectées à ces domaines et que la situation du personnel soit améliorée. 
</p><p>Concernant les services publics, on observe actuellement des tendances contraires dans l’UE. En effet, grâce au succès de la première initiative citoyenne européenne, l’approvisionnement en eau devra désormais être protégé des privatisations. Par contre, en matière de trafic ferroviaire, la pression à la libéralisation reste constante avec le «&nbsp;4e paquet ferroviaire&nbsp;».
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Dore Heim (079 744 93 90), secrétaire dirigeante de l’USS</span></li></ul><h5> Liens</h5><ul><li>&lt;media resolution&gt;Résolution "Des services publics forts pour une Suisse qui fonctionne !"&lt;/media&gt;</li><li><a href="http://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157641656381514/" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">Photos de la journée</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1444</guid><pubDate>Thu, 27 Feb 2014 08:56:00 +0100</pubDate><title>Un pays fort. Des salaires justes.</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-pays-fort-des-salaires-justes</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>«Il y a en Suisse environ 330’000 personnes qui doivent travailler à plein temps pour des salaires inférieurs à 22 francs de l’heure. Un tiers d’entre elles dispose d’une formation professionnelle certifiée. Elles fournissent quotidiennement un travail qualifié sans pouvoir en vivre dignement. L’initiative des syndicats sur les salaires minimums vise à changer cette situation, car il est temps qu’en Suisse, il vaille la peine de travailler pour tout le monde.» C’est le message lancé aujourd’hui par les syndicats à l’ouverture de leur campagne pour l’initiative sur les salaires minimums, par la voix du président de l’USS, Paul Rechsteiner. Cette initiative demande un salaire minimum de 22 francs de l’heure et le développement des salaires minimums dans les conventions collectives de travail (CCT). 
</p><p>L’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart, a souligné que, pour les personnes concernées, le problème des bas salaires était important. «Pour l’ensemble de l’économie suisse par contre, il est relativement limité, raison pour laquelle on peut le résoudre. Dans la plupart des autres pays par contre, la part des emplois à bas salaires est nettement plus grande que chez nous.» La littérature scientifique internationale, comme l’expérience de l’hôtellerie-restauration où le salaire minimum a augmenté de plus de 50&nbsp;% entre 1998 et 2013, contredisent l’affirmation que l’introduction d’un salaire minimum entraînerait davantage de chômage. Un alarmisme semblablement infondé prévoit une augmentation de l’immigration à la suite de l’instauration d’un salaire minimum&nbsp;« les salaires minimums ont bien davantage pour effet d’empêcher les patrons de ce pays d’aller chercher une main-d’œuvre bon marché à l’étranger – sur le dos de ceux et celles qui résident déjà ici.» 
</p><p>Coprésidente d’Unia, Vania Alleva a mis en évidence le fait que les bas salaires de moins de 4’000 francs par mois, ou de moins de 22 francs de l’heure, se trouvaient surtout dans les branches sans CCT. Dans le commerce de détail, par exemple, 15&nbsp;% des tous les salarié(e)s, principalement des femmes, gagnent moins de 22 francs de l’heure. Dans les magasins de vêtements et de chaussures, «où le refus des CCT par les employeurs est particulièrement fort», un quart de l’ensemble des vendeuses et vendeurs touche un salaire horaire inférieur à 22 francs. La nécessité d’un salaire minimum a été illustrée par Bernadette Häfliger, vice-présidente de Syndicom, évoquant les salaires pitoyables versés par exemple dans les centres d’appel ou pour la livraison de journaux. Giangiorgio Gargantini, secrétaire général adjoint du syndicat genevois SIT, a rappelé que dans la riche Genève, 33’000 travailleurs et travailleuses gagnaient moins de 4’000 francs par mois. Et pour Chantal Hayoz, secrétaire centrale de Syna, le salaire minimum permet de faire un pas supplémentaire dans la direction d’une égalité salariale entre femmes et hommes depuis longtemps pendante. 
</p><p>Un oui à l’initiative sur les salaires minimums apportera davantage de justice sociale. Un salaire minimum est en outre la meilleure protection contre le dumping salarial. Toutes et tous en profiteront&nbsp;: les employeurs qui payent des salaires décents n’auront plus à craindre une concurrence déloyale&nbsp;; les contribuables n’auront plus à payer la facture par le biais de l’aide sociale et les personnes concernées vivront mieux. Cela créera du pouvoir d’achat et des emplois.
</p><h5>Reseignements</h5><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS<br></span><span>079 277 61 31</span></li><li><span>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS &nbsp;<br></span><span>079 205 69 11</span><span>Vania Alleva, vice-présidente d’Unia<br></span><span>079 620 11 14</span></li><li><span>Chantal Hayoz, secrétaire centrale SYNA<br></span><span>079 424 40 68</span></li><li><span>Bernadette Häfliger, vice-présidente de Syndicom<br></span><span>058 817 18 34</span></li><li><span>Giangiorgio Gargantini, secrétaire général adjoint du SIT, Genève<br></span><span>022 818 03 00&nbsp;</span></li></ul><h5> Documents</h5><ul><li>&lt;media _blank linkicon&gt;Argumentaire&lt;/media&gt;</li><li><span><span>Paul Rechsteiner :&nbsp;</span></span><span>Le travail doit en valoir la peine</span></li><li><span><span>Daniel Lampart :&nbsp;</span></span><span>&lt;media _blank linkicon lampart init&gt;Introduction d’un salaire minimum&amp;nbsp;: le problème des bas salaires en Suisse peut être résolu au plan économique&lt;/media&gt;</span></li><li><span>Vania Alleva :&nbsp;</span><span>&lt;media _blank linkicon pkinit sal min&gt;Le médiocre taux de couverture des CCT rend d’autant plus&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media _blank linkicon pkinit sal min&gt;nécessaire l’instauration d’un salaire minimum légal&lt;/media&gt;</span></li><li><span><span>Chantal Hay</span></span>oz:&nbsp;&lt;media _blank linkicon syna sal&gt;Des salaires minima pour vivre décemment&lt;/media&gt;<b><span lang="FR-CH"></span></b></li><li><span><span>Bernadette Häfliger :&nbsp;</span></span>&lt;media _blank linkicon syndisom sal&gt;Sans salaire minimum légal, pas de progrès&lt;/media&gt;</li><li><span><span>Giangiorgio Garga</span></span>ntini :&nbsp;&lt;media _blank linkicon sit init sal&gt;4'000.- Minimum pour toutes et tous -&amp;nbsp;Nécessaire, Juste, Possible … à Genève aussi&amp;nbsp;!&lt;/media&gt;<span lang="FR-CH"></span></li></ul><h5> Liens</h5><ul><li><a href="http://www.salaires-minimums.ch/" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">Site de l'initiative sur les salaires minimums</a></li><li><a href="http://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157641608042743/" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">Photos de la conférence de presse</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1442</guid><pubDate>Tue, 25 Feb 2014 17:17:00 +0100</pubDate><title>Le conseiller fédéral Schneider-Ammann tourne le dos aux bas salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseiller-federal-schneider-ammann-tourne-le-dos-aux-bas-salaires</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral Schneider-Ammann ne veut pas ouvrir les yeux sur le problème des bas salaires en Suisse. Dans notre pays, 330&nbsp;000 personnes travaillent pour moins de 22 francs de l’heure ou moins de 4&nbsp;000&nbsp;francs par mois (plein temps). Impossible de vivre décemment avec de tels salaires. Nombre de ces personnes ont même un diplôme d’apprentissage. Malgré cela, leur salaire ne leur permet pas de finir le mois. Les femmes sont les premières concernées. Le conseiller fédéral leur tourne le dos. 
</p><p>Au lieu de prendre au sérieux le problème des bas salaires, Schneider-Ammann enjolive le&nbsp; partenariat social et cherche à dénigrer l’initiative sur les bas salaires à l’aide d’arguments alarmistes. Ces deux attitudes ne sont pas correctes&nbsp;! En effet, le partenariat social est peu développé en Suisse. Parce que beaucoup d’employeurs refusent de conclure des conventions collectives de travail (CCT) qui prévoient des salaires minimums obligatoires et parce que dans de nombreuses branches, il n’y a aucune organisation patronale, seuls environ 45&nbsp;% des salarié(e)s sont protégés par des CCT qui fixent des salaires minimums. La majorité d’entre eux n’est donc pas à l’abri du dumping salarial.
</p><p>Fondamentalement, il est faux de dire que ce sont surtout les jeunes qui sont concernés par les bas salaires lorsqu’ils arrivent sur le marché du travail. La statistique montre que trois quarts des personnes concernées par les bas salaires ont 25 ans et plus. Comme les jeunes adultes font leur entrée dans le monde du travail en passant par un apprentissage, le problème des bas salaires n’est pas en Suisse un problème de jeunes salarié(e)s, mais avant tout de femmes au bénéfice d’une expérience professionnelle. 
</p><p> Le problème des bas salaires peut être réglé. En disant oui à l’initiative sur les salaires minimums, les citoyens et les citoyennes peuvent faire le choix d’un salaire décent pour tout le monde.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Daniel Lampart,&nbsp;Premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</span></li><li><span>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031 377 01 09</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1438</guid><pubDate>Wed, 19 Feb 2014 14:48:00 +0100</pubDate><title>Conseil fédéral et Parlement doivent enterrer la Loi sur les heures d’ouverture des magasins</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/conseil-federal-et-parlement-doivent-enterrer-la-loi-sur-les-heures-d-ouverture-des-magasins</link><description>Mise en œuvre de la motion Lombardi</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) rejette le projet de loi fédérale sur les heures d’ouverture des magasins mis en consultation mercredi 19 février par le Conseil fédéral afin de mettre en œuvre la motion Lombardi. Cette loi dégraderait en effet clairement les conditions de travail du personnel concerné, reviendrait à fouler aux pieds le fédéralisme et est démocratiquement sujette à caution. 
</p><p>Si l’on impose des heures d’ouverture des commerces unifiées dans toute la Suisse, de 6 à 20 heures en semaine et de 6 à 19 heures le samedi, deux tiers des cantons devront prolonger les heures d’ouverture des commerces sur leur territoire. «&nbsp;Les premières victimes seront les salarié(e)s concernés, car les jours de travail toujours plus longs nuisent à la vie familiale, accroissent le stress et rendent les gens malades&nbsp;», rappelle Arnaud Bouverat (secteur tertiaire d’Unia). Le danger est d’autant plus grand que, dans le commerce de détail, seules quelques firmes ont conclu une convention collective de travail.
</p><p>Ce projet est aussi douteux notamment du point de vue du fédéralisme. Tous les cantons de la Suisse centrale et orientale, ainsi que tous les cantons romands appliquent aujourd’hui des horaires d’ouverture plus courts. Ces dix dernières années, les citoyen(ne)s de nombreux cantons ont refusé de prolonger les heures d’ouverture des commerces. Le dernier exemple en date est celui du canton de Lucerne où le peuple a non seulement rejeté sèchement une libéralisation totale de ces heures d’ouverture, mais aussi refusé, et clairement, leur extension de 16 à 17 heures le samedi. 
</p><p>Le Conseil fédéral et le Parlement veulent passer outre à ces décisions démocratiques et prescrire, pour le commerce de détail, les mêmes heures d’ouverture dans tout le pays. «&nbsp;Inacceptable&nbsp;!&nbsp;», ajoute Arnaud Bouverat. 
</p><p> L’USS part de l’idée que les gouvernements des cantons concernés ne toléreront pas un tel mépris à l’égard de leur citoyen(ne)s et s’opposeront vigoureusement à ce projet. Du seul point de vue de la démocratie, Conseil fédéral et Parlement doivent reprendre maintenant leurs sens et enterrer ce projet de loi.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Arnaud Bouverat, secteur tertiaire d'Unia, 079 712 65 78</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,<br>079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1437</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2014 17:38:00 +0100</pubDate><title>Les promesses vides des organisateurs de la Coupe du monde de football</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-promesses-vides-des-organisateurs-de-la-coupe-du-monde-de-football</link><description>Coupe du monde de football 2022 au Qatar</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de l’audition devant le Parlement européen, la Fédération internationale de football (FIFA) a reconnu que la situation des travailleurs migrants employés à la construction des infrastructures de la Coupe du monde de football au Qatar était inacceptable. La FIFA n’a toutefois pas saisi cette occasion pour demander à ce pays de renoncer à son système esclavagiste de visa dit «&nbsp;kafala&nbsp;» 
</p><p>Ainsi, les droits des travailleurs qui construisent les infrastructures de la Coupe du monde de football de 2022 continueront à être foulés aux pieds. Car les normes de protection présentée par les autorités qataries ne sont pas en mesure d’améliorer substantiellement la situation des travailleurs migrants. Ces derniers continueront donc à être privés des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses et resteront ainsi livrés sans défense à leurs employeurs.
</p><p>Le Qatar veut en particulier maintenir son système de kafala. Ce système interdit aux travailleurs de changer d’emploi ou de quitter le pays sans l’accord de leurs employeurs. La promesse faite aujourd’hui d’autoriser la liberté de mouvement n’est qu’un simulacre. En effet, elle ne peut pas être juridiquement tenue si le système de kafala est maintenu. Les employeurs contrôlent de ce fait entièrement leurs employés. 
</p><p>S’y ajoute que les travailleurs n’ont aucunement le droit de s’exprimer collectivement sur leurs salaires et conditions de travail. Le Qatar ne prévoit pas de leur donner une voix ou une représentation au travail. Les préposés à la protection prévus, qui seront désignés par les employeurs, ne peuvent pas remplacer une vraie représentation de la main-d’œuvre. 
</p><p>Et les mesures destinées à améliorer la sécurité au travail sont insuffisantes. Ainsi, rien n’est prévu pour résoudre le problème de la chaleur dans un pays où, ne l’oublions pas, les travailleurs doivent trimer la moitié de l’année avec des températures qui peuvent aller jusqu’à 50° Celsius. Étant donné ces dispositions totalement insuffisantes en matière de sécurité au travail, la secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), Sharan Burrow, a parlé un langage clair devant le Parlement européen&nbsp;: «&nbsp;Selon nos estimations, qui reposent sur des chiffres prudents concernant les cas de décès de travailleurs népalais et indiens au Qatar, 4&nbsp;000 travailleurs auront perdu la vie à cause de leurs conditions de travail avant que le coup d’envoi ne soit donné à la Coupe du monde de football.&nbsp;»
</p><p>La CSI veut entendre du président et du comité exécutif de la FIFA comment cette dernière va garantir qu’il n’y aura de &nbsp;Coupe du monde de 2022 que si le système de kafala est supprimé et les droits des travailleurs améliorés, a encore dit Sharan Burrow. L’Union syndicale suisse (USS) se rallie à ces demandes faites par la CSI et de nombreuses organisations d’aide au développement, et exige de la FIFA qu’elle fasse enfin en sorte que les coupes du monde soient conformes à la dignité humaine.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication de l’USS</span></li></ul><p></p> ]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1435</guid><pubDate>Tue, 11 Feb 2014 14:16:00 +0100</pubDate><title>La mise en œuvre de l’initiative ne doit pas entraîner de pression sur les salaires ni de suppressions d’emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-mise-en-oeuvre-de-l-initiative-ne-doit-pas-entrainer-de-pression-sur-les-salaires-ni-de-suppressions-d-emplois</link><description>Les syndicats écrivent au Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les conséquences de l’acceptation de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» inquiètent beaucoup les syndicats. La mise en œuvre de cette dernière implique des dangers importants pour les travailleurs et travailleuses. Des emplois et les mesures de protection des salaires en vigueur sont menacés. C’est pourquoi, dans une lettre commune adressée mardi 11 février au Conseil fédéral, les faîtières syndicales USS et Travail.Suisse ainsi que les deux plus grands syndicats du pays Unia et Syna précisent quels principes doivent être appliqués par les décideurs politiques dans la mise en œuvre de cette initiative, pour que les intérêts des salarié(e)s ne passent pas à la trappe.
</p><p>La suppression des accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne (UE) menacerait des dizaines de milliers d’emplois dans l’exportation. Et les salaires risqueraient d’être confrontés à une pression accrue si les mesures de protection les concernant devaient être démantelées plutôt que renforcées. En outre, la main-d’œuvre sans passeport suisse résidant en Suisse est menacée de discriminations radicales si l’initiative est appliquée au pied de la lettre. 
</p><p>C’est pourquoi les faîtières syndicales et les syndicats soussignés appellent le Conseil fédéral à respecter les principes suivants pour la mise en œuvre de cette initiative&nbsp;: 
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Conseil fédéral doit respecter le principe de la non-discrimination. Limiter le séjour, l’accès à la sécurité sociale et le regroupement familial de la main-d’œuvre résidente dépourvue de passeport suisse représenterait une énorme régression sociale. Il n’est pas question de mettre en place un système de contingent inhumain, ni non plus de recréer un statut de saisonnier. 
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les inquiétudes des travailleurs et travailleuses quant à leurs salaires et conditions de travail n’ont pas été suffisamment prises au sérieux. L’acceptation de l’initiative de l’UDC remet aussi en question les actuelles mesures de protection des conditions de travail locales. Pour s’assurer qu’en Suisse, on continue à payer des salaires suisses demain, le Conseil fédéral doit s’engager pour une protection des salaires plus poussée et non pas affaiblie. Impossible sinon de protéger les emplois contre la concurrence au moyen de la sous-enchère. 
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Enfin, le Conseil fédéral doit tout faire pour préserver les accords bilatéraux. En l’absence de relations stables et structurelles avec le principal partenaire commercial de la Suisse, il y a risque de pression accrue sur les salaires et de perte d’emplois. 
</p><p>L’initiative ne peut être mise en œuvre que si ces principes sont observés, sinon les travailleurs et travailleuses devront payer le prix de son acceptation dans les urnes.
</p><h5>renseignements :</h5><ul><li><span>Paul Rechsteiner,&nbsp;président de l’USS, 079 277 61 31</span></li><li>Martin Flügel,&nbsp;président de Travail.Suisse, 079 743 90 05</li><li>Vania Alleva,&nbsp;coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS,<br>079 620 11 14</li><li>Kurt Regotz,&nbsp;président de Syna, 079 617 62 94</li><li>Daniel Lampart,&nbsp;&nbsp;premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1432</guid><pubDate>Sun, 09 Feb 2014 15:34:00 +0100</pubDate><title>La mise en œuvre de l’initiative de l’UDC devra s’accompagner de mesures strictes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-mise-en-oeuvre-de-l-initiative-de-l-udc-devra-s-accompagner-de-mesures-strictes</link><description>Votations fédérales</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’acceptation de l’initiative de l’UDC sur l’immigration préoccupe beaucoup l’Union syndicale suisse (USS). Le résultat de ce scrutin reflète des craintes très répandues concernant les salaires, les emplois et les conditions de travail. Mais cette initiative n’est pas en mesure de protéger les salaires et les emplois en Suisse. L’appliquer au pied de la lettre pourrait même aggraver les problèmes des salarié(e)s. Il faut cependant prendre une bonne fois leurs craintes au sérieux. C’est pourquoi l’USS exige une mise en œuvre de l’initiative qui améliore substantiellement la protection des salaires et ne mette pas en danger les accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne.
</p><p>Pour mieux contrôler l’immigration, il faut clairement renforcer les mesures d’accompagnement, par exemple en abaissant les obstacles posés à l’extension des conventions collectives de travail, en augmentant le nombre des contrôles et en durcissant les sanctions. Sinon, impossible d’imposer qu’en Suisse, on doive payer des salaires suisses et appliquer des conditions de travail suisses. Il faudra aussi protéger la main-d’œuvre qui réside en Suisse mais n’est pas en possession d’un passeport à croix blanche. Ici, l’USS combattra toute réduction de la durée de séjour, ainsi que toute restriction de l’accès à la sécurité sociale et du regroupement familial, c’est-à-dire le fait de priver collectivement de droits cette main-d’œuvre importante pour notre pays.
</p><p>L’USS s’engagera aussi de manière soutenue pour son initiative sur les salaires minimums, qui passera en votation le 18 mai prochain. En lui disant oui, les citoyen(ne)s pourront poser un premier garde-fou pour une meilleure protection contre la sous-enchère salariale et empêcher les patrons peu scrupuleux de recruter de la main-d’œuvre à l’étranger pour des salaires de misère. 
</p><p>Au demeurant, concernant la mise en œuvre de l’initiative de l’UDC, l’USS insistera pour que l’on trouve des solutions qui n’entraînent pas la dénonciation des Accords bilatéraux I. La disparition de ces derniers aurait en effet des conséquences funestes pour les industries d’exportation suisses. Des dizaines de milliers d’emplois seraient menacés. 
</p><p>L’USS se déclare satisfaite du résultat obtenu par les deux autres objets de ces votations. Le oui au règlement du financement et de l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire FAIF donnera une base solide au financement futur du rail et avec le non à l’initiative «&nbsp;Financer l’avortement est une affaire privée&nbsp;», un retour en arrière d’un point de vue social a pu être évité.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1421</guid><pubDate>Mon, 27 Jan 2014 14:49:00 +0100</pubDate><title>Enregistrement de la durée du travail dans les cantons : une pratique des plus lacunaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/enregistrement-de-la-duree-du-travail-dans-les-cantons-une-pratique-des-plus-lacunaires</link><description>Malgré la hausse du stress et des épuisements professionnels</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’étude publiée aujourd’hui par l’USS prouve qu’en Suisse, malgré les prescriptions légales, l’enregistrement de la durée du travail est des plus lacunaires. Les cantons n’assument en particulier guère leur obligation de contrôle en la matière. Selon un sondage de l’USS réalisé auprès des inspectorats cantonaux du travail, il apparaît que ces derniers sont souvent très mal dotés en personnel pour réaliser dans une mesure suffisante les contrôles prescrits par la loi sur le travail. Plus inquiétant encore&nbsp;: quelques inspectorats du travail ont reconnu que les autorités dont elles dépendent ne souhaitaient pas de tels contrôles.
</p><p>Les conséquences de ce laisser faire sont, d’une part, des durées de travail trop longues, et parfois même pas rémunérées correctement, et, de l’autre, davantage de stress et d’épuisements professionnels. L’absence de contrôles est particulièrement marquée dans les services et les domaines où les employeurs profitent du potentiel d’auto-exploitation offert par les «&nbsp;horaires de travail fondés sur la confiance&nbsp;» ou le télétravail.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) exige la maintien des prescriptions en vigueur en matière d’enregistrement de la durée du travail et d’obligation de documentation faite aux employeurs, plus de ressources pour les inspectorats cantonaux du travail, une nouvelle clé de financement de leurs activités et la participation du SECO, ainsi qu’un recensement statistique différencié des résultats des contrôles. Si ces revendications ne sont pas réalisées, le stress et les atteintes à la santé, la souffrance des individus et les coûts pour la société continueront à augmenter. Grâce aux nouvelles technologies – comme les applications pour smartphone –, l’enregistrement de la durée du travail est facile dans des domaines comme le télétravail.
</p><p>Luca Cirigliano&nbsp;: Arbeitszeit kontrollieren statt Burnouts kurieren. Mangelhafter Vollzug der Arbeitszeiterfassung in den Kantonen (introduction, conclusions et perspectives en français). Dossier de l’USS N° 100.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1413</guid><pubDate>Tue, 21 Jan 2014 14:14:00 +0100</pubDate><title>L’USS proteste contre l’information trompeuse de la Poste</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-proteste-contre-l-information-trompeuse-de-la-poste</link><description>Accord entre la Poste et le Surveillant des prix</description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon un communiqué de la Poste suisse, cette dernière renoncerait à augmenter ses prix pour la distribution de journaux. C’est faux. Au contraire même, elle continue à augmenter ses prix aux dépens de la presse associative, ce qui porte directement préjudice à la diversité médiatique.
</p><p>L’envoi de journaux d’associations est déjà devenu jusqu’à 20&nbsp;% plus cher au début de l’année 2013, suite à une réorganisation du système des prix. Et au début de cette année, une nouvelle augmentation de 2 centimes par exemplaire a été imposée. De plus, la Poste veut augmenter ses prix de 6 centimes par exemplaire jusqu’en 2016. L’intervention de toutes les organisations faîtières des partenaires sociaux contre cette hausse supplémentaire prévue a été un échec. L’augmentation des tarifs met très sérieusement en danger la survie des journaux associatifs. Selon le produit concerné, le prix de son envoi renchérira d’un quart. Les produits de presse des associations et d’autres organisations des arts et métiers, des Églises et des partis politiques, mais aussi sportives ou musicales se trouvent ainsi très gravement menacés. Beaucoup d’organisations et d’associations devront renoncer à toute une série de dépenses ou même arrêter la publication de leur organe de presse. 
</p><p> La Poste qualifie elle-même sa situation financière de solide. Finalement, l’acheminement des journaux lui rapporte aussi 20 millions de francs de subventions en plus que les années passées. Qu’elle maintienne quand même ses hausses de prix est incompréhensible et en contradiction avec l’intention, manifestée par le Parlement fédéral, de renforcer le paysage médiatique en Suisse et donc la formation de l’opinion au sein de notre démocratie directe
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS,&nbsp;079 744 93 90</li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1412</guid><pubDate>Mon, 20 Jan 2014 15:03:00 +0100</pubDate><title>L’initiative populaire AVSplus a formellement abouti</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-initiative-populaire-avsplus-a-formellement-abouti</link><description>Il faut renforcer ce modèle de réussite qu’est l’AVS !</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» a formellement abouti. Sur les 112&nbsp;114 signatures en sa faveur déposées en décembre dernier à la Chancellerie fédérale, seules 419 n’ont été déclarées valables. Il apparaît ainsi clairement que, face au projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» du Conseil fédéral, nous avons désormais à proprement parler avec AVSplus un contre-projet qui veut renforcer et non affaiblir le revenu perçu à la retraite sous forme de rentes. C’est urgemment nécessaire. En effet, les rentes AVS sont toujours plus à la traîne des salaires et les prestations du 2e pilier sont sous pression. C’est pour cela que le revenu perçu sous forme de rentes (1er et 2e piliers) est insuffisant pour beaucoup. Si aucune mesure n’est prise pour y remédier, le problème va encore s’aggraver pour les futurs retraité(e)s. Le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» veut même dégrader encore plus les prestations de l’AVS en remettant en question l’indexation sur le renchérissement.
</p><p>Plutôt que de démanteler les prestations de l’AVS il faut renforcer la plus importante assurance sociale de Suisse soit renforcée. En effet, l’AVS constitue la prévoyance vieillesse la plus sûre, la plus efficiente et la plus sociale du pays. AVSplus demande une hausse de 10&nbsp;% des rentes AVS. Pour les personnes vivant seules, cela signifierait une augmentation mensuelle de 200 francs environ de leur rente AVS et, pour les couples, d’environ 350 francs. Grâce au système de financement génial et solidaire de cette assurance, un renforcement du 1er pilier est beaucoup plus efficace et avantageux pour les bas et moyens revenus que l’épargne privée, avec laquelle banques et assurances privées font aussi des bénéfices. En raison du rapport qualité-prix bien meilleur du 1e pilier, le renforcement de l’AVS est particulièrement intéressant pour la jeune génération.
</p><p>Et les femmes en profiteraient plus que la moyenne. Pour cause de maternité et d’éducation des enfants, elles perçoivent souvent des petites rentes du 2e pilier. Avec les bonifications pour tâches éducatives, l’AVS tient par contre compte des interruptions de carrière, si bien que les femmes avec enfant(s) reçoivent aussi des rentes AVS d’un bon niveau.&nbsp;
</p><h5>contact</h5><p>Doris Bianchi,&nbsp;secrétaire dirigeante responsable de la sécurité sociale à l’USS,<a name="Text10">&nbsp;</a>076 564 67 67</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1411</guid><pubDate>Fri, 17 Jan 2014 09:27:00 +0100</pubDate><title>Coup d’envoi de la campagne pour l’initiative sur les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/coup-d-envoi-de-la-campagne-pour-l-initiative-sur-les-salaires-minimums</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise par le Conseil fédéral de fixer au 18 mai la date de la votation au sujet de l’initiative sur les salaires minimums donne le coup d’envoi à la campagne pour un salaire minimum légal en Suisse. L’Union syndicale suisse (USS), ses fédérations et ses partenaires – dont le PS et les Vert(e)s – s’engageront de toutes leurs forces ces prochains mois pour que la Suisse s’attaque au problème des bas salaires. De fait, même si notre pays est l’un des plus riches au monde, 330&nbsp;000 de ses habitant(e)s gagnent moins de 22 francs de l’heure, soit moins de 4&nbsp;000&nbsp;francs par mois (x12) pour un plein temps. C’est indigne de la Suisse, c’est une honte pour elle. Mais en disant oui à l’initiative sur les salaires minimums, on y remédiera et créera plus de justice. En outre, un salaire minimum de 22 francs de l’heure constitue la meilleure protection contre la sous-enchère salariale.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1404</guid><pubDate>Tue, 14 Jan 2014 10:51:00 +0100</pubDate><title>Non à l&#039;ouverture intégrale du marché de l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/non-a-louverture-integrale-du-marche-de-l-electricite</link><description>Pas question de faire des expériences de libéralisation avec le marché     
de l’électricité !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis longtemps, l’Union syndicale suisse (USS) demande à l’Office fédéral de l’énergie d’évaluer une bonne fois les effets de la libéralisation partielle du marché de l’électricité. Désormais, cette évaluation existe, et elle confirme largement l’estimation faite par l’USS en son temps, à savoir que les clients et la branche en question ont profité de ce que la Suisse n’a pas libéralisé intégralement ce marché. Les prix de l’électricité sont en effet restés stables et, dans l’approvisionnement de base, ils n’ont pas dépassé la moyenne des prix de l’Union européenne des 17. L’effet de frein exercé par les prix élevés connus au moment où le marché a été ouvert (2009) a été une aubaine. En effet, la plupart des grands clients sont restés dans l’approvisionnement de base et les entreprises électriques communales ont eu la possibilité de se positionner comme les pilotes du tournant énergétique.
</p><p>Depuis au plus tard 2012, les aspects problématiques de la libéralisation partielle sont apparus, le niveau des prix de l’électricité étant historiquement bas&nbsp;: les entreprises électriques se font concurrence sur les grands clients, alors que les prix s’effondrent. La suppression d’emplois dans les grandes entreprises interconnectées, et jusqu’aux petits fournisseurs d’électricité tourne à plein régime. Le personnel est réduit pour renforcer le capital, alors qu’il est déjà clair que la branche manque des spécialistes nécessaires pour réaliser le tournant énergétique. 
</p><p>On veut imposer maintenant une libéralisation totale dans cette situation du marché déjà très précaire. Or, cette deuxième ouverture prévue du marché n’apporterait aucun avantage aux clients qui, aujourd’hui déjà, se fournissent sur le marché administré, mais déstabiliserait dangereusement la branche. Le renforcement de la concurrence sur le marché entièrement libéralisé ferait obstacle au tournant énergétique en réduisant la marge de manœuvre pour les investissements des entreprises électriques communales qui, jusqu’à ce jour, pilotent ce tournant. 
</p><p>L’accord sur l’électricité avec l’UE est le principal argument donné en faveur de cette deuxième ouverture du marché. Celle-ci serait la prestation préalable de la Suisse pour obtenir celui-là. Mais il n’est pas possible de dire aujourd’hui si cet accord aboutira et le marché européen de l’électricité est un chantier. Pour l’USS, il est clair qu’une deuxième ouverture du marché de l’électricité ne peut pas être pratiquement donnée comme une prestation préalable à la conclusion d’un accord sur l’électricité dont le contenu n’est pas connu. 
</p><p>L’économie suisse, le marché du travail et les clients ont besoin d’un approvisionnement sûr et propre en électricité, ainsi que de prix stables. C’est pourquoi l’USS demande une convention collective de travail pour cette branche afin que les emplois y restent attrayants et que l’on investisse dans le personnel. Le tournant énergétique a besoin de spécialistes au niveau régional et dans les communes, des&nbsp; spécialistes qui savent ce que c’est que l’efficience énergétique et un approvisionnement en électricité décentralisé. Faire des expériences de libéralisation aujourd’hui coûterait trop cher à l’économie du pays&nbsp;!r ist, dass der Branche die Fachkräfte fehlen um die Energiewende zu schaffen.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Dore Heim, secrétaire centrale responsable des services publics à l'USS, 079 744 93 90</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1399</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2014 17:48:00 +0100</pubDate><title>Les transports publics: Un facteur du modèle de réussite de la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-transports-publics-un-facteur-du-modele-de-reussite-de-la-suisse</link><description>Votation fédérale du 9 février: projet FAIF pour les transports publics</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un OUI le 9 février au FAIF est un OUI à la réussite de la Suisse. L’Alliance pour les transports publics, avec les 26 organisations et partis qu’elle regroupe, s’engage de toutes ses forces en faveur de ce projet pour les transports publics. FAIF garantit en effet l’entretien de l’infrastructure ferroviaire et permet un développement ciblé du réseau de chemins de fer.</p><p>Les transports publics sont un facteur important du modèle de réussite de la Suisse: économie, tourisme, pendulaires, voyageurs – tous profitent de transports publics de qualité. Et une politique des transports respectueuse de l’environnement ne peut pas se passer du train: sur les longues distances, le train est de loin le moyen de transport le plus écologique.
</p><p>«La ponctualité et la qualité de nos transports publics sont connues dans toute l’Europe», a relevé Roger Nordmann, président de l’Alliance pour les transports publics et vice-président de l’ATE Association transports et environnement, lors d’une conférence de presse qui a eu lieu jeudi à Berne. «Pour que cela reste ainsi, les transports publics doivent, d’une part, être maintenus en état mais également être améliorés pour répondre aux exigences futures».
</p><p>Giorgio Tuti, président du SEV – Syndicat du personnel des transports et vice-président de l’Alliance, a quant à lui souligné l’importance économique des transports publics: leur valeur ajoutée directe représente 10,4 milliards de CHF. Et environ 100'000 travailleuses et travailleurs permettent aux trains et au bus de circuler. «Pour que cela reste ainsi, FAIF est indispensable. Le projet pour les transports publics est bon pour notre économie, améliore notre bien-être et participe au succès de la Suisse de demain.»
</p><h3>Faire face aux flux futurs des pendulaires</h3><p>Un développement ciblé du réseau de chemins de fer est indispensable, selon la présidente centrale de l’ATE et conseillère nationale Evi Allemann (PS/BE). «Le train a du succès mais le succès a un prix: le réseau de chemins de fer a atteint la limite de ses capacités.» Pour pouvoir faire face aux flux futurs des pendulaires, le train doit être adapté en conséquence. 
</p><p>Le Conseiller national Jürg Grossen (vert’libéraux/BE) a relevé que FAIF est bien plus qu’un projet de développement: ce projet finance aussi l’entretien et l’exploitation du réseau ferroviaire. Cette nouveauté est essentielle: «Avec FAIF, la Suisse a la garantie que les moyens nécessaires à l’entretien des constructions réalisées ne fassent pas défaut».
</p><p>Anne Mahrer, conseillère nationale des Verts (GE), a rappelé, pour sa part, que FAIF contribue à la cohésion nationale. La première étape de FAIF comprend notamment l’axe est-ouest qui ne joue pas uniquement un rôle important dans la région genevoise en plein essor. «Un OUI au FAIF, pour que les trains ne connaissent pas le „Röstigraben“, à l’avenir aussi.»<br></p><h3><span>Un rôle essentiel dans la lutte contre le changement climatique</span></h3><p>«Avec FAIF, grâce à un financement sûr, les trains pourront à nouveau circuler en toute sécurité», a ajouté Kurt Schreiber, président de Pro Rail. Kurt Schreiber a rappelé que, ces dernières années, des économies ont été faites dans l’entretien. FAIF met des moyens à disposition sur le long terme. «Les intervalles entre les travaux seront raccourcis et les pannes liées à l’exploitation seront réduites.»
</p><p>Thomas Vellacott, CEO du WWF Suisse, a mis en avant le rôle essentiel du train dans la lutte contre le changement climatique. Aujourd’hui, les transports sont le plus gros émetteur de CO2 de Suisse. «Nous avons besoin de moyens de transport efficaces et le train reste inégalé. Un kilomètre en train produit 30 fois moins de gaz à effet de serre qu’un kilomètre en voiture. Et le train est également le moyen de transport le plus efficace en matière d’utilisation du territoire.»</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1398</guid><pubDate>Tue, 07 Jan 2014 11:03:00 +0100</pubDate><title>Renforcer le partenariat social : davantage de CCT étendues</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/renforcer-le-partenariat-social-davantage-de-cct-etendues</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS 2014</description><content:encoded><![CDATA[<p>Du point de vue des salarié(e)s, la situation économique et sociale de la Suisse suscite des inquiétudes
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Bien qu’en comparaison internationale, les salaires suisses soient très élevés, moins de 50&nbsp;% des travailleurs et travailleuses sont protégés par des salaires minimums fixés dans ces conventions collectives de travail (CCT). Parce que la Confédération fait plutôt obstacle aux CCT au lieu de les encourager et parce que de nombreux employeurs, «&nbsp;anti-partenaires sociaux&nbsp;», rejettent ces dernières, la couverture conventionnelle (par des CCT) suisse est comparativement basse et le partenariat social faible.</span></li><li><span>Le Conseil fédéral veut dégrader l’efficacité de notre prévoyance vieillesse, alors qu’aujourd’hui déjà, elle ne permet pas de «&nbsp;maintenir de manière appropriée (le) niveau de vie antérieur&nbsp;». Or, c’est là son but, selon la Constitution fédérale. Le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» entraînerait une baisse importante du pouvoir d’achat des bas et moyens revenus parce qu’ils devraient verser des cotisations beaucoup plus élevées au 2e pilier.</span></li><li><span>Le chômage augmente, surtout à cause de la surévaluation du franc. Pour la première fois, la Suisse risque de passer derrière l’Allemagne.</span></li><li><span>À cause des baisses d’impôts décidées par les cantons – d’abord pour les entreprises – les programmes d’austérité empêchent aujourd’hui les investissements qui seraient nécessaires dans les services publics pour garantir le bien-être en Suisse. À elle seule, l’augmentation du nombre des élèves nécessitera des dépenses supplémentaires dans la formation.</span></li></ul><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera de toutes ses forces en 2014 afin d’obtenir sur ces questions des améliorations pour les travailleurs et travailleuses. Comme elle l’a demandé lors de sa conférence de presse annuelle, il faut que le taux de couverture conventionnelle augmente rapidement de 10&nbsp;% pour passer à 60&nbsp;%. À cet effet, il faut que les obstacles mis à l’extension des CCT soient abaissés (suppression du quorum des employeurs). Confédération et cantons doivent encourager la conclusion de CCT (dans le cas de subventions, entre autres). Grâce à ces dernières, les employeurs corrects ne pourront plus subir la concurrence de «&nbsp;moutons noirs&nbsp;». Les CCT qui fixent des règles impératives en matière de salaires et de conditions de travail apportent plus de justice. Contrairement à ce qui est le cas avec les systèmes salariaux individualisés, si une CCT existe, les premiers à en profiter ne sont pas les gros salaires. En outre, les CCT sont des instruments efficaces pour lutter contre la discrimination salariale à l’égard des femmes. Subsidiairement, il faut aussi mettre en place un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure. 
</p><p>Concernant «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», l’USS demande que ce projet soit retravaillé. Il faut notamment développer le 1er pilier. Pour ce faire, l’USS a déposé l’initiative AVSplus. Afin de garantir la prospérité suisse, il faut appliquer une politique monétaire et financière appropriée. Les cantons doivent procéder aux investissements nécessaires dans la formation, les infrastructures et la santé. Ils doivent aussi revenir sur les baisses d’impôts inutiles décidées en faveur des entreprises.
</p><h5>Documents</h5><ul><li><span lang="FR">&lt;media&gt;Paul Rechsteiner, président de l’USS: "&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media&gt;&lt;span&gt;Le partenariat social, c’est davantage de conventions collectives de travail&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;conclues et étendues&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;"&lt;/media&gt;</span></li><li><span lang="FR">&lt;media&gt;Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS: "&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media&gt;Davantage de conventions collectives de travail et d’investissements dans les services publics"&lt;/media&gt;</span></li><li><p class="ladate">&lt;media&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS: "&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Prévoyance vieillesse 2020&amp;nbsp;: pas une bonne affaire pour les bas et&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/media&gt;<span>&lt;media&gt;moyens revenus"&lt;/media&gt;</span></p></li></ul><h5>Renseignements</h5><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, et &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante responsable des assurances sociales à l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1394</guid><pubDate>Mon, 23 Dec 2013 08:05:00 +0100</pubDate><title>La politique d’austérité des cantons menace le plan d’études 21 </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-politique-d-austerite-des-cantons-menace-le-plan-d-etudes-21</link><description>Lehrplan 21</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient le Lehrplan 21 (plan d’études 21). <a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Beilagen_Medienmitteilungen/AD131108F_A02_DL_Finances-publiques-sit-Conf-Cant.pdf" class="download">Dans la prise de position qu’elle publie aujourd’hui</a>, elle souligne que le plan d’études suisse alémanique est une étape indispensable de l’harmonisation scolaire. Selon elle cependant, le Lehrplan 21 ne va pas assez loin. Alors que les cantons romands se sont engagés de longue date dans le cadre d’un accord intercantonal à appliquer le Plan d’études romand (PER), le Lehrplan 21 restera facultatif. En l’absence d’un accord de nature politique entre les cantons alémaniques, l’USS craint que le Lehrplan 21 ne subisse de nombreuses modifications lors de sa mise en œuvre. L’USS regrette également que le Lehrplan ne prévoit pas d’harmonisation des grilles horaires. Il manque ainsi une chance de réduire les inégalités entre les cantons et de poser les bases pour le développement d’une école à horaire continu.
</p><p>L’USS demande un renforcement de l’orientation scolaire et professionnelle. Préparer la transition entre le secondaire I et II est une des missions les plus importantes du 3ème cycle. Les jeunes doivent pouvoir bénéficier d’un soutien et de conseils professionnels dans cette phase délicate. Une professionnalisation de l’orientation pourrait éviter de nombreuses erreurs d’orientation et raccourcir la phase de transition après l’école obligatoire.
</p><p>Vis-à-vis des cantons, l’USS tire la sonnette d’alarme&nbsp;: les programmes d’austérité qui sévissent dans toute la Suisse et touchent de plein fouet les budgets de l’éducation sont une menace pour le Lehrplan 21. L’USS exige que les cantons prévoient les ressources nécessaires en personnel enseignant pour répondre aux exigences pédagogiques posées par la réforme et pour permettre à chaque enfant d’atteindre les standards minimaux. Les cantons doivent également investir dans la formation continue des enseignant(e)s 
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Véronique Polito (079 436 21 29), secrétaire centrale, responsable de la formation à l’USS</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1386</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2013 16:23:00 +0100</pubDate><title>L’USS revendique un registre professionnel national</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/l-uss-revendique-un-registre-professionnel-national</link><description>Nouvelle loi sur les professions de la santé</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral vient de présenter sa nouvelle loi sur les professions de la santé. L’USS salue ce projet qui pose les bases d’une première réglementation nationale pour les professions de la santé du niveau tertiaire. Cette loi a une importance stratégique&nbsp;: en renforçant les conditions-cadres pour former la relève professionnelle, elle contribue à assurer sur le long terme la couverture sanitaire.
</p><p>En regard du vieillissement de la population et de l’évolution rapide des maladies chroniques, les besoins en personnel dans les soins ne cesseront en effet ces prochaines années d’augmenter. Malgré les efforts consentis, notamment dans le domaine de la formation professionnelle, pour attirer les jeunes dans ce type de professions, la relève, à long terme, n’est toujours pas garantie. Aujourd’hui, plus d’un tiers du personnel qualifié dans les soins disposent d’un diplôme acquis à l’étranger. Vu que la situation de pénurie s’aggravera fortement dans toute l’Union européenne, il sera de plus en plus difficile de recruter du personnel qualifié à l’étranger. La Suisse doit donc impérativement augmenter ses investissements dans la formation et fixer des conditions-cadres qui permettent le développement de la pratique professionnelle et des soins intégrés. Ces conditions-cadre sont essentielles pour augmenter l’attractivité de ces professions.
</p><p>La nouvelle loi définit au niveau national les exigences minimales pour les filières de formation et leur accréditation, les conditions posées à la reconnaissance des diplômes, les critères d’octroi et de retrait des autorisations d’exercer en tant qu’indépendant. Si l’USS salue les principaux axes proposés, elle regrette que certains points ne figurent à l’heure actuelle que sous forme de variante.
</p><p> Ainsi, l’USS estime nécessaire de réglementer les formations master dans le cadre de cette loi. L’USS juge également indispensable d’introduire un registre actif centralisé au niveau national. Il s’agit d’un instrument éprouvé qui permet de garantir que les personnes soient suffisamment qualifiées dans l’exercice de leur profession. Le registre contribue à assurer la protection du patient et favorise la mise à jour des compétences professionnelles (par exemple via des mesures de formation continue). Sous la houlette de la Confédération, il pourrait devenir un instrument de pilotage efficace pour assurer la planification de la relève dans le domaine de la santé.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, 079 436 21 29</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1388</guid><pubDate>Thu, 12 Dec 2013 15:06:00 +0100</pubDate><title>Il faut affaiblir le franc suisse surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-affaiblir-le-franc-suisse-surevalue</link><description>Décision de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que la Banque nationale suisse (BNS) laisse inchangés les taux d’intérêt et confirme le maintien d’un cours plancher. Cependant, le contexte monétaire reste restrictif pour l’économie suisse, car le franc est toujours fortement surévalué.
</p><p>Les effets de cette politique monétaire restrictive sont clairement visibles. Le chômage est même désormais plus élevé chez nous que dans le Bade-Wurtemberg, ce qui n’avait encore jamais été le cas jusqu’à ce jour. L’emploi dans l’industrie des machines baisse, alors qu’il a nettement augmenté en Allemagne. 
</p><p>Les risques conjoncturels restent considérables. La stabilité des prix n’est pas garantie. L’indice suisse des prix à la consommation ne change certes pas, mais, à cause de distorsions de mesures, il surestime l’inflation. Les grands dangers de déflation qui menacent la zone euro ont aussi leur importance pour le niveau des prix en Suisse. 
</p><p>En pareille situation, le mandat de la BNS est de mener une politique monétaire expansive. Or, en raison de la surévaluation du franc, celle-ci est restrictive. La BNS doit donc travailler en vue d’une dévaluation du cours du franc par rapport à l’euro.
</p><p> L’USS se réjouit de constater que, concernant la capitalisation des grandes banques, le langage tenu par la BNS est clair (en fonction du ratio de levier). Celles-ci ont besoin de substantiellement plus de sécurités sous forme de capitaux propres&nbsp;; ici, le ratio de levier doit constituer la mesure centrale.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1377</guid><pubDate>Wed, 11 Dec 2013 13:09:00 +0100</pubDate><title>Le Parlement refuse de voir le problème des bas salaires et rejette une protection des salaires qui n’a que trop attendu</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-refuse-de-voir-le-probleme-des-bas-salaires-et-rejette-une-protection-des-salaires-qui-n-a-que-trop-attendu</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Parlement ne veut pas ouvrir les yeux sur le problème des bas salaires en Suisse. Dans notre pays, 330&nbsp;000 personnes travaillent pour moins de 22 francs de l’heure ou moins de 4&nbsp;000&nbsp;francs par mois (plein temps). Impossible de vivre décemment avec de tels salaires. Nombre de ces personnes ont un diplôme d’apprentissage. Les femmes sont les premières concernées. Cela n’a pas empêché le Conseil national de suivre le Conseil fédéral et de refuser de faire quelque chose contre ces salaires de misère. C’est maintenant aux citoyennes et citoyens de trancher.</p><p>Au lieu de prendre au sérieux le problème des bas salaires, la majorité bourgeoise du Conseil fédéral et des Chambres fédérales entonne le cantique du partenariat social et cherche à dénigrer l’initiative sur les bas salaires à l’aide d’arguments alarmistes. Ces deux attitudes ne sont pas correctes&nbsp;! En effet, le partenariat social est peu développé en Suisse. Parce que beaucoup d’employeurs refusent de conclure des conventions collectives de travail (CCT) qui prévoient des salaires minimums obligatoires et parce que dans de nombreuses branches, il n’y a aucune organisation patronale, seuls environ 45&nbsp;% des salarié(e)s sont protégés par des CCT qui fixent des salaires minimums.
</p><p>Fondamentalement, il est faux de dire que ce sont surtout les jeunes qui sont concernés par les bas salaires lorsqu’ils arrivent sur le marché du travail. La statistique montre que trois quarts des personnes concernées par les bas salaires ont 25 ans et plus. Comme les jeunes adultes font leur entrée dans le monde du travail en passant par un apprentissage, le problème des bas salaires n’est pas en Suisse un problème de jeunes salarié(e)s, mais avant tout de femmes au bénéfice d’une expérience professionnelle. 
</p><p>Le Conseil fédéral et le Parlement ont raté l’occasion de protéger les salarié(e)s contre la pression qui s’exerce sur leurs salaires et l’arbitraire patronal. Ils ont aussi refusé de reconnaître qu’un salaire minimum légal constitue la meilleure protection contre la sous-enchère salariale et permet aux employeurs de lutter à barmes égales. Ce sont les citoyennes et les citoyens qui auront le dernier mot, probablement en mai 2014. L’USS, ses syndicats et ses alliés mettront tout en œuvre pour que la demande largement répandue de mesures contre les bas salaires puisse devenir réalité.
</p><h5>renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart,&nbsp;&nbsp;économiste et premier secrétaire de l’USS,&nbsp;</li><li>079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann,&nbsp;responsable de la communication et porte-parole de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1361</guid><pubDate>Tue, 10 Dec 2013 15:31:00 +0100</pubDate><title>Une déresponsabilisation totale des employeurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-deresponsabilisation-totale-des-employeurs</link><description>Loi sur la formation continue
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national vient de vider la loi sur la formation continue d’une grande partie de sa substance&nbsp;: il refuse de mentionner toute responsabilité de l’employeur en matière de formation continue. Alors que le Conseil fédéral demandait une modeste participation de l’employeur aux efforts de formation continue, le Conseil national a décidé de biffer le paragraphe qui stipulait que «&nbsp;les employeurs, publics et privés, favorisent la formation continue de leurs employés&nbsp;».</p><p>Privée d’un point essentiel, la loi sur la formation continue passe à côté de son objectif premier, qui serait d’améliorer l’accès à la formation continue, notamment pour assurer aux salarié(e)s une intégration durable sur le marché du travail. Le Conseil national table ainsi essentiellement sur la responsabilité individuelle et le renforcement de la concurrence dans la formation continue. Au lieu d’encourager les entreprises à investir dans la qualification de leur personnel, il les incite à faire appel au recrutement externe.
</p><p>«&nbsp;Vis-à-vis des personnes peu qualifiées, tabler sur la responsabilité individuelle et le marché relève plus du cynisme que du bon sens&nbsp;», critique Véronique Polito, secrétaire centrale de l’Union syndicale suisse (USS). Que les employeurs soutiennent majoritairement la formation continue des personnes déjà bien qualifiées et ayant de bons revenus n’est un secret pour personne. Lors de son dernier recensement, l’Office fédéral de la statistique avait confirmé cette tendance&nbsp;: en 2011, seulement 28&nbsp;% des personnes sans formation avaient reçu un soutien de leur employeur, contre 70&nbsp;% des diplômé(e)s des hautes écoles.
</p><p>Il appartient désormais au Conseil des États de corriger le tir et de redonner à cette loi la substance qu’elle mérite.
</p><h5><a name="Text7">renseignements :</a></h5><p>Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la formation, <br>079 436 21 29</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1384</guid><pubDate>Fri, 06 Dec 2013 15:53:00 +0100</pubDate><title>La presse associative menacée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-presse-associative-menacee</link><description>Le Conseil fédéral baisse les rabais d’acheminement</description><content:encoded><![CDATA[<p>La presse associative, celle des organisations et associations de Suisse, est financièrement toujours plus sous pression. Et le Conseil fédéral y contribue aussi. En effet, il a décidé aujourd’hui de diminuer les rabais accordés sur l’acheminement de ces journaux d’un centime, pour les faire passer à 14 centimes en 2014. Vu l’intention de la Poste d’augmenter le prix de l’envoi d’en tout 6 centimes jusqu’en 2016, les titres de la presse des organisations et associations des arts et métiers, des Églises et des partis politiques, mais aussi du sport et de la musique sont gravement menacés. Car, il n’est souvent pas possible ici de répercuter simplement ces augmentations sur les membres.
</p><p>La pression qui s’exerce sur la presse associative s’est fortement accentuée ces dernières années. La première grande augmentation a eu lieu au début de 2013, lorsque la Poste a introduit un nouveau système qui a entraîné une hausse d’en moyenne 6&nbsp;% du prix des envois, une hausse qui, dans certains cas, a même été de 20&nbsp;%. La nouvelle augmentation prévue par la Poste à partir de 2014 n’est pas la première tentative faite par cette dernière pour tirer encore plus de profits de l’envoi de journaux. 
</p><p>La Poste et la conseillère fédérale Doris Leuthard campent sur leurs positions&nbsp;: la Poste doit faire en sorte que ses services s’autofinancent. L’acheminent des journaux doit donc aussi boucler sur des comptes équilibrés. Que la Poste applique sa comptabilité analytique (tous les frais généraux, également les salaires de la direction sont pris en compte) aussi dans le domaine subventionné de l’acheminement des journaux est choquant. 
</p><p>La décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral aggravera la situation de la presse associative. Si la Poste peut sans autre augmenter encore ses prix, plusieurs organisations et associations devront réduire le nombre d’éditions de leurs titres, voire en suspendre la publication. 
</p><p>La recherche de profits de la Poste se fait aux dépens de la diversité de la presse. Dans ce contexte, que le Conseil fédéral ait demandé à la commission des médias mise sur pied il y a une année de développer une conception de la diversité de la presse relève de la plaisanterie de mauvais goût.
</p><h5>&nbsp;&nbsp;renseignements</h5><ul><li>&nbsp;Dore Heim,&nbsp;secrétaire dirigeante de l’USS, 079 744 93 90</li></ul>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1376</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2013 09:35:00 +0100</pubDate><title>2e pilier : le Conseil des États veut enfin mettre le holà à l’arnaque des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/2e-pilier-le-conseil-des-etats-veut-enfin-mettre-le-hola-a-l-arnaque-des-primes</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les compagnies d’assurance-vie exigent depuis des années déjà des primes excessives pour les prestations en matière d’invalidité et de décès. En 2012, elles ont encaissé&nbsp; 2,7 milliards de francs à ce titre, alors que leurs dépenses se sont montées à 1,4 milliard. En tout, elles ont empoché 8,8 milliards ces sept dernières années. Des profits réalisés sur le dos des assuré(e)s. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) demande depuis longtemps déjà que les primes tiennent compte de la réduction des prestations d’assurance. Les primes pour les risques d’invalidité et de décès de la prévoyance professionnelle doivent être drastiquement baissées et il faut limiter les possibilités pour les assureurs-vie d’engranger des profits. 
</p><p>En acceptant la motion Egerszegi «&nbsp;Primes de risque équitables dans la prévoyance professionnelle&nbsp;», le Conseil des États satisfait enfin à cette revendication. Contrairement à l’avis du Conseil fédéral, qui voulait renvoyer cette dernière aux calendes grecques et d’abord attendre l’issue du projet de réforme «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», la Chambre des cantons estime qu’il y a lieu d’agir rapidement sur cette question. Ainsi, elle veut inscrire des critères pour la fixation des primes de risque dans l’ordonnance sur la surveillance. 
</p><p>L’USS se félicite de cette décision qui renforce la prévoyance professionnelle dans son rôle d’assurance sociale.&nbsp;
</p><h5>Renseignement :</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS responsable de la politique sociale, 076 564 67 67</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1375</guid><pubDate>Wed, 27 Nov 2013 14:30:00 +0100</pubDate><title>L’Allemagne lutte contre les bas salaires avec un salaire minimum musclé – Le Parlement suisse ne veut pas ouvrir les yeux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-allemagne-lutte-contre-les-bas-salaires-avec-un-salaire-minimum-muscle-le-parlement-suisse-ne-veut-pas-ouvrir-les-yeux</link><description>Salaire minimum
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu’en Suisse, le Conseil national débat du rejet de l’initiative sur les salaires minimums, lors de leurs négociations en vue d’une coalition, la CDU/CSU et le SPD ont décidé d’introduire un salaire minimum en Allemagne. Fixé à 8,50 euros de l’heure, ce salaire minimum est certes inférieur en soi au salaire minimum dont il est actuellement question pour la Suisse (22&nbsp;francs/heure). Le salaire minimum allemand modifiera cependant beaucoup plus profondément la structure salariale que le salaire minimum suisse. En effet, avec un salaire horaire minimum de 8,50 euros, 16&nbsp;% environ des&nbsp; salaires allemands devront être relevés, alors qu’avec un salaire horaire minimum de 22&nbsp; francs, seuls 9 % des salaires suisses devraient être relevés.
</p><p>Contrairement à ce qui est le cas en Allemagne, les différences régionales sont beaucoup moins marquées en Suisse. Et parce que les jeunes adultes de Suisse entrent dans le monde du travail en passant par un apprentissage professionnel, le problème des bas salaires n’est, chez nous, pas un problème de jeunes travailleurs et travailleuses, mais surtout de femmes au bénéfice d’une expérience professionnelle. 
</p><p>Si le Conseil fédéral compare lors de ses délibérations le salaire minimum proposé pour la Suisse avec celui que l’Allemagne va se donner ou ceux qui existent déjà dans d’autres pays, ce n’est pas son montant qui doit être déterminant si l’on veut en juger de l’importance d’un point de vue économique, mais le nombre des personnes concernées. En revanche, pour son appréciation d’un point de vue social, c’est son montant en francs qui est décisif. En Suisse, 330&nbsp;000 personnes gagnent moins de 22 francs de l’heure et donc, pour un emploi à plein temps, moins de 4&nbsp;000 francs, ce qui ne leur permet pas de vivre décemment. 
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en Chef de l'USS, <br>079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1373</guid><pubDate>Tue, 26 Nov 2013 15:06:00 +0100</pubDate><title>Commerce de détail : des salaires d’au moins 4 000 francs s’imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/commerce-de-detail-des-salaires-d-au-moins-4-000-francs-s-imposent</link><description>Gros bénéfices et bas salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a un problème de bas salaires. Pour un travail à plein temps, environ 9 % des salarié(e)s de ce pays gagnent moins de 22 francs de l’heure, soit moins de 4 000 par mois. De tels salaires, qui ne permettent pas de vivre décemment, sont particulièrement fréquents dans le commerce de détail. Dans cette branche, 47 000 personnes gagnent moins de 22 francs de l’heure. « Avoir un apprentissage n’est par une protection contre des salaires aussi maigres », a souligné Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS, lors de la présentation d’une étude de branche ce mardi. « Plus de la moitié des personnes qui gagnent moins de 22 francs de l’heure dans le commerce de détail sont titulaires d’un certificat fédéral de capacité (apprentissage) », a-t-il précisé. Les femmes sont particulièrement touchées : presque 39 000 d’entre elles travaillent dans cette branche pour un salaire horaire inférieur à 22 francs. Toujours selon Daniel Lampart : « Une très grande partie du problème des bas salaires dans le commerce de détail devrait être imputable à la discrimination salariale des femmes par rapport aux hommes. »
</p><p>Le partenariat social loué tant et plus par le Conseil fédéral et les partis de droite n’a pas permis à ce jour de s’attaquer aux racines du problème des bas salaires dans cette branche. « Les employeurs du commerce de détail sont mal organisés. Leurs associations et un grand nombre d‘entre eux ont refusé jusqu’à présent d’améliorer les conditions d’embauche avec des conventions collectives de travail et d’introduire des salaires minimums au niveau de l’entreprise ou de la branche », a critiqué Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia, la plus grande organisation de salarié(e)s active dans le commerce de détail. Vania Alleva a aussi appelé les détaillants à enfin conclure des conventions collectives de travail nationales.
</p><p>La marge de manœuvre est là pour adapter ces salaires de misère. Grâce au recours plus poussé aux technologies de l’information et de la communication, à l’intégration verticale de nombreux détaillants et au processus de concentration dans le commerce de détail, la productivité a augmenté de presque 23 % entre 1998 et 2010. Alors que de nombreux employé(e)s n’ont qu’insuffisamment bénéficié de ces gains de productivité, les propriétaires des entreprises en ont excessivement profité. Leurs marges bénéficiaires ont presque doublé. « La branche peut se permettre de verser des salaires avec lesquels les gens puissent vivre décemment », a expliqué Vania Alleva. Et cela concerne tout particulièrement les domaines des vêtements et des chaussures. Ces commerces sont dominés par des groupes richissimes. Le contraste avec les salaires de misère qu’elles versent est grossier.
</p><p>L’initiative sur les salaires minimums, que le Conseil national traitera mercredi et qui passera bientôt en votation, peut être le remède à ce problème. Elle apportera « pour des dizaines de milliers de personnes occupées dans le commerce de détail, des progrès déterminants dont les effets seront immédiats », a déclaré Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Ainsi qu’un sondage représentatif de l’USS et du syndicat Unia le montre, une majorité de la population est de cet avis : à la mi-novembre 74 % des personnes interrogées se sont déclarées plutôt ou totalement d’accord avec l’affirmation selon laquelle il faut introduire un salaire minimum légal de 4 000 francs par mois en Suisse.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, 079 205 69 11</li><li>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, 079 620 11 14</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li><li>Pepo Hofstetter, responsable de la communication d’Unia, 079 322 36 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1372</guid><pubDate>Sun, 24 Nov 2013 14:35:00 +0100</pubDate><title>Le problème des écarts salariaux est toujours là</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-probleme-des-ecarts-salariaux-est-toujours-la</link><description>Votations du 24 novembre : Initiative 1:12 et initiative sur les familles</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) prend acte du rejet dans les urnes de l’initiative 1&nbsp;:12. Les débats sur cette dernière ont montré que le mécontentement suscité par les salaires excessifs de certains managers est grand dans de très larges pans de la population, et jusqu’au conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann. Parallèlement, le résultat de cette votation fait apparaître que les citoyen(ne)s ont été intimidés par les scénarios catastrophes développés par les adversaires de l’initiative. Mais le problème des écarts salariaux n’en est pas pour autant résolu, l’initiative Minder n’y change rien non plus. Des mesures efficaces sont maintenant nécessaires. Dans les entreprises publiques, les salaires ne doivent pas dépasser les 500&nbsp;000 francs. Et un impôt sur les bonus doit être introduit pour les salaires supérieurs à 1 million de francs. 
</p><p>L’USS prend connaissance avec satisfaction du rejet de l’initiative de l’UDC sur les familles. Ainsi, la politique suisse de la famille ne va pas régresser. Une majorité des Suissesses et des Suisses ont vu que cette initiative leur était présentée sous un emballage trompeur&nbsp;: les cadeaux fiscaux pour les ménages aisés à un revenu auraient en effet entraîné des pertes fiscales au niveau de la Confédération et des cantons et accentué la pression aux économies. Cette initiative aurait surtout aggravé les désavantages subis par les familles à deux revenus qui doivent faire garder leurs enfants par des tiers. Ces familles doivent être soutenues. C’est pourquoi l’USS demande que les structures d’accueil extrafamilial des enfants soient développées. 
</p><p>L’USS regrette le rejet de l’augmentation du prix de la vignette autoroutière. Elle aurait permis de donner une base à long terme au financement de la route. L’USS s’engagera à l’avenir pour que ce dernier, ainsi que le financement du rail, soit garanti à long terme, par exemple en défendant le projet de financement (FAIF) du rail sur lequel nous voterons le 9 février 2014..
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et Porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1360</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2013 14:21:00 +0100</pubDate><title>L’USS rejette la plus forte baisse de rentes de tous les temps : pas question d’affaiblir l’AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-rejette-la-plus-forte-baisse-de-rentes-de-tous-les-temps-pas-question-d-affaiblir-l-avs</link><description>Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) approuve la stratégie globale adoptée par le Conseil fédéral pour faire avancer la réforme de la prévoyance vieillesse. C’est la bonne méthode car une approche par étape est vouée à l’échec. Mais, quant au contenu de cette réforme, le gouvernement doit placer d’autres accents et renforcer l’AVS plutôt que l’affaiblir. </p><p>En baissant le taux de conversion du 2e pilier de 6,8 à 6&nbsp;%, le Conseil fédéral propose la plus forte baisse de rentes de tous les temps, une baisse que l’amélioration de la quote-part d’excédents («&nbsp;legal quote&nbsp;») et les mesures compensatoires prévues ne sauraient compenser. Cette baisse du taux de conversion minimal serait deux fois plus importante que le vol des rentes massivement rejeté dans les urnes en 2010 par trois quarts des votant(e)s. L’USS ne peut accepter cette violente baisse. En effet, le Conseil fédéral fait fi de la réalité que vivront les futurs retraité(e)s qui ont un revenu normal. Quiconque gagne aujourd’hui 5&nbsp;500 francs par mois – comme un installateur-électricien – recevra à sa retraite environ 36&nbsp;000 francs de rentes par an (1er et 2e piliers) Après la baisse du taux de conversion, il perdra 1&nbsp;200 francs. Déjà basses, les rentes de vieillesse ne doivent pas diminuer encore plus, mais bien au contraire être augmentées, ainsi que le demande l’initiative populaire AVSplus. Ce n’est qu’en renforçant l’AVS que l’on pourra remplir le mandat inscrit dans la Constitution fédérale, selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre aux gens de «&nbsp;maintenir dans une mesure appropriée (leur) niveau de vie antérieur&nbsp;». 
</p><p>L’USS rejette aussi le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes. Il est honteux de parler ici d’un pas vers l’égalité de traitement des hommes et des femmes. De fait, celles-ci touchent souvent, suite à la naissance d’un enfant et à cause de leurs salaires inférieurs à ceux des hommes, des rentes plus basses que celles de ces derniers. En outre, les travailleuses âgées sont moins recherchées sur le marché du travail que les hommes. On ne comprend pas non plus pourquoi le Conseil fédéral, avec son nouvel âge de la retraite de référence et sa «&nbsp;plage temporelle&nbsp;» permettant de prendre sa retraite entre 62 et 70 ans, ouvre tout grand la porte à une hausse généralisée de l’âge de la retraite comme le demandent les patrons et la droite. Augmenter l’âge de la retraite, c’est passer à côté des réalités du marché du travail, car les travailleurs et travailleuses âgés ont déjà des difficultés à garder leur emploi ou à en trouver un nouveau.
</p><p>L’USS combattra également les projets du Conseil fédéral qui entend se retirer partiellement du financement de l’AVS. Si la contribution de la Confédération à l’AVS dépendait à l’avenir pour moitié de la TVA, l’AVS perdrait au moins 550 millions de francs par an jusqu’en 2030. L’USS rejette catégoriquement ce transfert du financement de l’AVS, de même que l’introduction d’un frein à l’endettement technocratique qui entraînerait automatiquement une dégradation des rentes. Il faut au contraire que l’AVS reçoive tous les moyens financiers qui lui sont dus actuellement mais ne lui parviennent pas. Elle doit ainsi profiter directement et entièrement du produit des impôts sur le tabac et l’alcool qui lui revient et il faut stopper la tendance à remplacer les salaires par des dividendes non soumis aux cotisations de l’AVS. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la sécurité sociale à l'USS, 076 564 67 67</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1359</guid><pubDate>Sat, 16 Nov 2013 11:23:00 +0100</pubDate><title>Pour des bonnes conditions de travail !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-des-bonnes-conditions-de-travail</link><description>Congrès des femmes de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">«&nbsp;L’initiative sera dommageable à la grande majorité des familles&nbsp;» et seules les familles aisées à un revenu en profiteront. Telles sont les raisons pour lesquelles les 200 déléguées du Congrès des femmes de l’USS ont rejeté à l’unanimité l’initiative de l’UDC sur les familles lors de leur deuxième journée de délibérations.</p><p>Lors du premier jour de ce congrès, les femmes de l’USS avaient, comme leur hôte, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, exigé des contrôles publics de l’égalité des salaires et des sanctions en cas d’infraction. Cela, afin de réaliser une fois pour toutes l’égalité des salaires qui leur est due depuis des décennies. Les femmes de l’USS attendent pour l’année prochaine des propositions du Conseil fédéral et du Parlement en ce sens. Si les choses n’avancent pas, l’USS devra étudier le lancement d’une initiative populaire. L’égalité salariale est en effet l’alpha et l’oméga de bonnes conditions de travail, ainsi que le demande le slogan du congrès. 
</p><p>Pour atteindre cet objectif, les femmes de l’USS ont aussi demandé que le travail puisse être conciliable avec l’éducation des enfants. C’est pourquoi sa durée doit être fortement réduite. Le travail sur appel doit être interdit et il faut plus de congés payés pour les personnes qui prennent en charge des tiers. Ensuite, il faut assurer une retraite décente et protéger contre les conséquences de la perte d’un emploi, de manière à ce que tous et toutes puissent vivre dans la dignité. Les rentes de l’AVS doivent donc être améliorées comme le propose le modèle AVSplus, il faut lutter contre le relèvement inacceptable de l’âge de la retraite des femmes et prévoir des bonifications pour tâches d’assistance aussi pour les soins prodigués à des parents. Enfin, tout le monde doit pouvoir défendre ses droits au travail et être mieux protégé contre le licenciement. 
</p><p>Dans d’autres résolutions adoptées par les congressistes, les femmes de l’USS ont demandé</p><ul><li><p>la fin des économies aux dépens des femmes et du démantèlement des services publics&nbsp;; </p></li><li><p>de meilleures conditions de travail et plus de mesures de prévention contre les maladies professionnelles&nbsp;;</p></li><li><p>le rejet de l’«&nbsp;attaque vicieuse contre la solution du délai&nbsp;» (votation de février 2014)&nbsp;;</p></li><li><p>une large mobilisation pour une grande manifestation nationale des femmes d’ici le prochain Congrès des femmes de 2017.</p></li></ul><p>Le Congrès des femmes de l’USS a aussi reçu avec la plus grande cordialité une délégation du personnel de Gate Gourmet (repas servis aux passagers des transports aériens), en grève à Genève depuis 2 (deux&nbsp;!) mois contre des baisses de salaire et a assuré aux grévistes son entier soutien.
</p><h5>Renseignements</h5><p>Michela Bovolenta, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 078 647 72 83 (français), et Corinne Schärer, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 079 219 94 20 (deutsch), se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1357</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2013 14:52:00 +0100</pubDate><title>Égalité des salaires : l’heure est aux contrôles et aux sanctions !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-l-heure-est-aux-controles-et-aux-sanctions</link><description>Le Congrès des femmes de l’USS ne veut plus attendre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref lead">«&nbsp;Nous avons suffisamment attendu&nbsp;; d’eux-mêmes, les patrons n’agissent pas pour qu’il y ait égalité de salaire entre femmes et hommes. La loi doit être respectée. Et pour cela, il faut des contrôles et des sanctions&nbsp;», ont demandé les 200 déléguées réunies dans le cadre du Congrès des femmes de l’USS, qui se tient aujourd’hui et demain à Berne.</p><p class="Text"><span lang="FR">Les congressistes ont été confirmées, dans leur appréciation de la situation, par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Hôte du congrès, celle-ci a évoqué des mesures légales destinées à réaliser l’égalité salariale&nbsp;: «&nbsp;Si l’économie n’y arrive pas à elle seule, alors le pouvoir politique doit intervenir.&nbsp;» L’approche «&nbsp;libre&nbsp;» n’ayant pas réussi, des propositions concrètes seront soumises an Conseil fédéral avant la fin 2014.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Afin de faire le plein d’énergie en quantité suffisante pour réaliser ensemble, et surtout rapidement, l’objectif de l’égalité salariale, Simonetta Sommaruga a reçu symboliquement une barre de céréales géante, une barre normale étant offerte aux congressistes.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">En effet, depuis plus de 30 ans, la Constitution fédérale prescrit le versement d’un salaire égal pour un travail de valeur égale et depuis 17 ans, la loi sur l’égalité entre femmes et hommes est en vigueur. Mais les progrès accomplis depuis lors sont minimes et ne se suivent qu’à la vitesse de l’escargot. En moyenne, les femmes sont toujours privées de 677 francs par mois, uniquement parce qu’elles sont des femmes. Afin que cela cesse une bonne fois pour toutes, comme le demande une résolution adoptée par le congrès, le Conseil fédéral et le Parlement doivent désormais veiller à ce que la loi soit appliquée et imposer l’égalité salariale au moyen de contrôles et de sanctions. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Dans la foulée, le Congrès des femmes de l’USS, qui est placé sous le slogan&nbsp;: «&nbsp;Pour des bonnes conditions de travail&nbsp;!&nbsp;», abordera la question des effets des politiques d’austérité pour les femmes, ainsi que celle des conditions de travail égalitaires nécessaires pour que le travail est valeur de «&nbsp;bon travail&nbsp;».</span></p><h5 style="font-size: 13px; ">Photo</h5><p>&lt;media sommaruga&gt;Photo Simonetta Sommaruga (Photo: Yoshiko Kusano)&lt;/media&gt;
</p><h5><span lang="FR">&nbsp;Renseignements</span></h5><p>&nbsp;</p><p class="Text"><b><span lang="FR">Christina Werder (079 341 90 01)</span></b><span lang="FR">, secrétaire centrale de l’USS responsable de la politique de l’égalité entre femmes et hommes, et <b>Ewald Ackermann (079 660 36 14)</b>, service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1353</guid><pubDate>Mon, 11 Nov 2013 15:08:00 +0100</pubDate><title>Prévoyance vieillesse : les «leçons» de l’UBS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-les-lecons-de-l-ubs</link><description>Billet d’humeur</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’UBS nous fait à nouveau pédagogiquement chaud au cœur. Le système suisse de la prévoyance vieillesse doit renoncer au luxe, demande-t-elle dans sa feuille d’information «&nbsp;UBS Outlook Suisse&nbsp;» sur la prévoyance et la planification successorale. </p><p>Et ça commence dès les premières lignes&nbsp;: notre prévoyance vieillesse serait une Ferrari, quand un simple tout terrain suffirait. Les 300&nbsp;000 retraité(e)s qui ne vivent que de leur rente AVS roulent-ils dans une Ferrari&nbsp;? L’UBS ne se l’est pas demandé. En effet, pour les petits salaires, l’UBS, disons-le, n’est pas vraiment l’interlocuteur idéal. Pour cela, ce sont plutôt les retraité(e)s qui font de la plongée aux Maldives qui auraient la cote. 
</p><p>Selon une démarche pédagogique logique, la banque veut donc imposer «&nbsp;moins de luxe&nbsp;» à la grande masse des retraité(e)s pour «&nbsp;décharger les générations à venir&nbsp;». En bon français&nbsp;: les rentes des vieux et des vieilles de ce pays doivent être diminuées afin que les jeunes aient moins de cotisations de prévoyance vieillesse à payer. Les conséquences de cette médication&nbsp;? Les retraité(e)s redeviendraient dépendants d’un coup de pouce financier de leurs enfants. Et ces derniers, parce que leurs cotisations auraient baissé, toucheraient des rentes moindres, une fois à la retraite.
</p><p>Mais l’UBS a aussi une opinion claire au sujet du taux de conversion minimal du 2e pilier. Droite dans ses bottes «&nbsp;didactiques&nbsp;», elle constate que, même s’il passait de 6,8 à 6&nbsp;% comme le propose le Conseil fédéral, ce taux resterait toujours à la «&nbsp;limite supérieure&nbsp;». Un taux se situant entre 5 et 6&nbsp;% serait plus réaliste. Et la banque de conclure sur une «&nbsp;leçon&nbsp;» de démocratie selon laquelle on ne comprend absolument pas pourquoi ce taux, qui est un «&nbsp;pion politique&nbsp;», serait soumis au vote de la population.
</p><p>Pas étonnant alors que la Suisse ne soit plus une élève modèle en matière de prévoyance vieillesse. Tous les pays européens ont été plus loin qu’elle dans le démantèlement de leurs prestations, souligne l’UBS. Un scandale&nbsp;: alors que la Grèce a abaissé ses rentes de vieillesse, la Suisse maintient le niveau de ses prestations&nbsp;! Qui plus est&nbsp;: il n’y a qu’en Suisse que les acteurs politiques doutent du renforcement nécessaire de l’épargne privée. Certains États de l’OCDE ont fait mieux encore et misent désormais moins sur les systèmes de rentes obéissant au principe de la répartition, mais plus sur l’épargne privée.
</p><p>Bon, on a bien le droit de se faire de la pub. Une augmentation des avoirs de vieillesse privés ne peut qu’engraisser les caisses de l’UBS. Mais que cela ait un sens…. Avec la quote-part nette d’épargne la plus élevée d’Europe, la Suisse se trouve de fait aussi dans le peloton de tête en matière de prévoyance vieillesse financée par capitalisation.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1352</guid><pubDate>Fri, 08 Nov 2013 16:10:00 +0100</pubDate><title>Les cantons doivent renoncer à leur politique financière erronée - Des mesures d&#039;accompagnement plus tranchantes s&#039;imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-cantons-doivent-renoncer-a-leur-politique-financiere-erronee-des-mesures-daccompagnement-plus-tranchantes-simposent</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les cantons dramatisent leur situation financière pour tailler ensuite dans leurs budgets. Mais leurs programmes d’austérité sont un danger pour le bien-être en Suisse. Surtout si ces coupes blanches touchent la formation et les infrastructures. L’Assemblée des délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) exige des cantons qu’ils changent de politique financière et fiscale. 
</p><p>Comme le montre une étude de l’USS, la situation financière des cantons est nettement meilleure que ce qu’en disent leurs gouvernements. De fait, elle est fondamentalement bonne. En outre, les cantons possèdent une fortune nette plus importante que leurs dettes. Leurs gouvernements ne veulent pas&nbsp; le savoir et fondent habituellement leurs perspectives financières sur des hypothèses bien trop pessimistes. L’analyse de l’USS montre qu’entre 1999 et 2012, les comptes financiers des cantons ont à chaque fois été meilleurs que ce qui avait été budgétisé. Durant cette période, tous les cantons ont budgétisé un déficit pour chaque année. Or, pour neuf de ces douze années, ils ont finalement enregistré des excédents. Les budgets et plans financiers ne doivent par conséquent pas servir de base à des programmes d’austérité.
</p><p>Si l’on fait abstraction des baisses provisoires de recettes s’expliquant par la conjoncture, recettes et dépenses sont équilibrées dans la plupart des cantons. On trouve des déficits structurels dans des cantons où les impôts sont extrêmement bas. Pour combler les différences entre recettes et dépenses, ces cantons doivent revenir sur les baisses d’impôts décidées par le passé.
</p><h3>Il faut des mesures d’accompagnement plus tranchantes&nbsp;!</h3><p>Dans une résolution, les délégué(e)s de l’USS appellent le Conseil fédéral à tout entreprendre pour qu’en Suisse, on verse des salaires suisses. Les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes introduites dans ce but comportent encore trop de lacunes pour que ce principe puisse être appliqué. Il est aujourd’hui trop difficile d’étendre le champ d’application des conventions collectives de travail avec salaires minimums. Les obstacles existants doivent être supprimés (p. ex. le «&nbsp;quorum des employeurs&nbsp;»). Confédération et cantons doivent aussi appliquer rigoureusement les mesures d’accompagnement. Pour cela, il faut non seulement intensifier les contrôles et relever considérablement le montant des amendes, mais aussi, en cas de sous-enchère salariale, fermer les chantiers fautifs et obliger les responsables de cette dernière à payer des salaires corrects. En outre, il faut exclure des adjudications publiques les patrons coupables de sous-enchère et permettre aux syndicats d’entrer sur les chantiers pour pouvoir révéler les abus qui y sont commis. Les travailleurs et travailleuses qui découvrent de tels abus doivent être protégés contre le licenciement.
</p><p>Sans mesures d’accompagnement plus tranchantes, impossible d’empêcher la sous-enchère salariale. Et si l’on ne peut pas l’empêcher, alors c’est la libre circulation des personnes qui est menacée. L’Assemblée des délégué(e)s de l’USS dressera un bilan du projet du Conseil fédéral et des décisions du Parlement pour déterminer ensuite sa position. Les délégué(e)s ont déjà pris clairement position contre l’initiative de l’UDC sur l’immigration de masse. Cette initiative entraînerait le retour à la douloureuse pratique des contingents. Et des patrons peu scrupuleux pourraient encore plus facilement recruter de la main-d’œuvre pour des&nbsp; salaires de dumping. 
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont rejeté sèchement, dans une autre résolution, l’initiative de l’UDC sur les familles. Ce sont en effet essentiellement des familles riches qui profiteraient du cadeau fiscal demandé par cette initiative. Et les ménages à deux revenus qui font garder leur(s) enfant(s) seraient défavorisés par des tiers par rapport aux autres familles. Dans une quatrième résolution, ils ont demandé que l’attractivité des apprentissages soit augmentée. Les obstacles financiers (p.ex. les coûts des tests d’aptitude) doivent être supprimés et les mesures de protection de la santé et de sécurité au travail doivent être renforcées.
</p><h5>Renseignements&nbsp;</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l‘USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, <br>079 249 59 74</li></ul><h5>Résolutions</h5><ul><li>&lt;media ad131108f dl resol mesures-accomp&gt;Mesures d'accompagnement :&amp;nbsp;Il faut imposer comme il se doit les salaires suisses&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media ad131108f tz resol initiative-famille&gt;Non à l'initiative de l'UDC sur les familles !&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media ad131108f vp sortir appr de l&gt;Sortir l'apprentissage de l'impasse&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li>Dossier N° 99 :&nbsp;<span>Programmes d’austérité douteux et préjudiciables dans les cantons - Une analyse économique</span><h1 class="csc-firstHeader" style="margin-top: 29px; padding: 0px; font-size: 27px; font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif; background-color: rgb(255, 254, 255); "></h1></li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1350</guid><pubDate>Wed, 06 Nov 2013 09:16:00 +0100</pubDate><title>Union syndicale suisse : l’Association suisse de football doit accentuer    </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/union-syndicale-suisse-l-association-suisse-de-football-doit-accentuer</link><description>Coupe du monde de football 2022 au Qatar</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les conditions de travail sur les chantiers de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar sont indignes et mettent en danger la vie des travailleurs. Selon une visite sur place effectuée par l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), début octobre, les installations sanitaires de fortune et les logements surpeuplés et sales sont la normalité. En outre, nombre de travailleurs paient de leur vie la construction des infrastructures destinées à cette Coupe du monde. L’ambassade du Népal au Qatar fait savoir que, uniquement entre le 4 juin et le 8 août, 44 travailleurs migrants népalais sont mort sur ces chantiers. 
</p><p>Ces faits sont inacceptables. Un pays qui traite comme des esclaves les travailleurs chargés de construire les infrastructures destinées à une Coupe du monde de foot n’a pas le droit d’organiser une telle manifestation. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) a, dans une lettre datée du mardi 5 novembre, demandé instamment au président de l’Association suisse de football (ASF), M. Peter Gilléron, de s’engager activement au sein de la FIFA pour que cette coupe du monde soit retirée au Qatar. Ce faisant, l’USS se rallie à la demande adressée par M. Michael Sommer, président de la confédération allemande des syndicats (DGB) et la Confédération syndicale internationale (CSI) aux présidents de l’association allemande de football. 
</p><p>Si, lors de sa réunion de décembre à Porto Alegre, le comité exécutif de la FIFA laisse la Coupe du monde de 2022 au Qatar, l’ASF et la FIFA doivent faire pression sur les autorités qataries pour que les normes fondamentales du travail de l’Organisation internationale du Travail (OIT) soient enfin reprises dans la législation qatarie et appliquées. . &nbsp;
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Vasco Pedrina, secrétaire national d'Unia et vice-président de l'IBB, 079 772 37 47</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1349</guid><pubDate>Tue, 05 Nov 2013 10:56:00 +0100</pubDate><title>La justice salariale est possible : OUI à l’initiative 1:12 le 24 novembre</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-justice-salariale-est-possible-oui-a-l-initiative-1-12-le-24-novembre</link><description>Votez maintenant par correspondance !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La lutte pour des salaires équitables et contre les abus salariaux de quelques profiteurs sans scrupules entame sa dernière ligne droite. Aujourd’hui, Christian Levrat, Regula Rytz, David Roth et Giorgio Tuti ont donné une conférence de presse, au nom du PS, des Verts, de la JS et de l’Union syndicale suisse (USS), pour rappeler l’importance d’un OUI à l’initiative 1:12. Pour la co-présidente des Verts suisses, Regula Rytz, « ni le Conseil fédéral, ni l’économie, n’ont de recette pour un changement de mentalité volontaire dans les bureaux de la direction. » Quant à Christian Levrat, président du PS Suisse, il rappelle qu’ « il est important que toutes les personnes qui souhaitent plus de justice salariale dans ce pays se déplacent aux urnes. »</p><p>La Suisse a changé au cours des derniers mois : plusieurs dizaines de milliers de drapeaux ont été suspendus aux balcons et fenêtres. Un panel de militant-e-s de tous âges a participé activement à cette campagne de proximité. Les employeurs et associations économiques n’ont d’autre choix que de reconnaître les excès salariaux de certains topmanagers et de vanter les mérites du partenariat social. Le thème de la justice salariale remplit, jour après jour, les journaux et les salles lors des discussions et débats publics. Peu de projets auront suscité un tel engouement et une telle mobilisation au cours de ces dernières années.
</p><p>La campagne entame aujourd’hui sa dernière ligne droite. Ceux qui souhaitent réellement stopper les profiteurs, ceux qui souhaitent instaurer un peu plus de vertu dans notre pays, ceux qui veulent réduire les écarts salariaux, ceux qui ne veulent pas se laisser intimider par les menaces patronales, ceux qui pensent que la justice salariale est positive pour l’économie, comme pour le pays ; tous ceux-là doivent voter et faire voter OUI le 24 novembre prochain.
</p><p>Les citoyen-ne-s suisses auront une occasion unique de mettre un terme aux abus salariaux par la voie démocratique. L’an dernier, les managers d’UBS se sont offerts 2,5 milliards de francs en bonus, alors que, dans le même temps, la banque essuyait des pertes équivalentes à ces bonus. Le cadeau de bienvenue de 26 millions pour Andrea Orcel, le parachute doré de 72 millions pour Daniel Vasella, un salaire annuel de 90 millions de francs malgré une garantie implicite de l’Etat pour Brady Dougan – autant d’affaires qui secouent l’opinion publique et auxquelles il convient aujourd’hui mettre un terme définitif. Toutes et tous doivent profiter du succès de l’économie suisse, sans privilèges.
</p><h5>Informations:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Christian Levrat, président du PS Suisse, 079 240 75 57&nbsp;</span></li><li><span>Regula Rytz, co-présidente des Verts suisses, 079 353 86 38&nbsp;</span></li><li><span>David Roth, président de la JS Suisse, 078 712 94 13&nbsp;</span></li><li><span>Giorgio Tuti, vice-président de l'USS et président du SEV, 079 221 45 64</span></li></ul><p>&nbsp;</p><div></div>]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1344</guid><pubDate>Wed, 30 Oct 2013 13:38:00 +0100</pubDate><title>Une hausse par trop pusillanime</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-hausse-par-trop-pusillanime</link><description>Taux d’intérêt minimal LPP : les atermoiements du Conseil fédéral 

</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’année prochaine, les assuré(e)s du 2e pilier ne vont à nouveau pas profiter comme il se devrait de l’évolution positive depuis plusieurs années des bénéfices enregistrés par leur caisse de pensions. En effet, la petite hausse du taux d’intérêt minimal LPP – de 1,5 à 1,75&nbsp;% – décidée par le Conseil fédéral est beaucoup trop faible. Vu l’évolution très positive des bénéfices des caisses de pensions, un taux d’intérêt minimal de 2,25&nbsp;% serait indiqué, comme l’ont demandé l’Union syndicale suisse (USS) et les autres organisations de salarié(e)s du pays. 
</p><p>Selon une enquête de Swisscanto, la plupart des institutions de prévoyance professionnelle ont réalisé en 2012, avec 7&nbsp;%, une performance bien plus élevée que 1,5&nbsp;%. Et les années précédentes aussi, le taux d’intérêt minimal a été clairement inférieur à leur performance moyenne. Or, malgré cette évolution positive, la plupart des assuré(e)s n’ont bénéficié que d’un taux de 1,5&nbsp;%.
</p><p>Grâce à ce taux bas, les compagnies d’assurance-vie ont pu fortement augmenter leurs bénéfices. Ce sont elles qui profitent du 2e pilier, alors que les avoirs accumulés par les assuré(e)s stagnent… Cette politique unilatérale suscite à juste titre chez ces derniers le sentiment d’être les dindons de la farce. 
</p><p>En augmentant dans une mesure minime le taux d’intérêt minimal LPP, le Conseil fédéral a ainsi tenu trop peu compte de la nécessité, pour les assuré(e)s, de se rattraper par rapport aux années passées. Et il permet une nouvelle fois aux compagnies d’assurance-vie de profiter de nouvelles possibilités d’engranger des bénéfices encore plus juteux.
</p><h5 class="TitelAusknfte">Renseignements&nbsp;</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS, 076 564 67 67</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031 377 01 09 ou 079 660 36 14</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1341</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2013 10:13:00 +0100</pubDate><title>En lieu et place des bonus : salaires fixes, négociations salariales et CCT, et plafonnement des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-lieu-et-place-des-bonus-salaires-fixes-negociations-salariales-et-cct-et-plafonnement-des-salaires</link><description>Les bonus creusent les écarts salariaux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis les années 1990, les écarts salariaux se sont creusés en Suisse. Les bonus sont le principal moteur de cette répartition inégalitaire des salaires. C’est ce que montre une nouvelle étude de l’Union syndicale suisse (USS). Plus la part des bonus à la masse salariale d’une branche est grande, plus les écarts salariaux sont importants. De plus, «&nbsp;Les inégalités sont moindres lorsque les salaires sont négociés. Les bonus ne sont de fait pas négociés, mais distribués par les managers et les employeurs&nbsp;», constate Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Et les cadres se réservent les parts les plus grandes.
</p><p>Pour revenir à une situation plus juste, il faut que tous et toutes les salarié(e)s puissent participer à la fixation des salaires. Ceux-ci doivent faire l’objet de négociations et non pas être distribués par les managers au personnel comme bon leur semble. «&nbsp;La meilleure garantie pour négocier les salaires, ce sont des CCT contenant des dispositions impératives sur les salaires&nbsp;», souligne Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS. Confédération et cantons doivent agir ici&nbsp;:</p><ul><li><span>Il faut que les CCT puissent être plus facilement étendues.</span></li><li><span>Les entreprises publiques et celles qui sont au bénéfice d’une concession ou touchent des subventions doivent être soumises à l’obligation de négocier une CCT.</span></li></ul><p>Pour empêcher les excès des cadres supérieurs, il faut limiter les bonus, au moyen d’une taxe sur les bonus assujettissant à l’impôt sur le bénéfice la partie des salaires supérieure à 1 million de francs, et en fixant des plafonds, comme le prévoit l’initiative populaire 1:12.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</span></li><li><span>Ewald Ackermann (031 277 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS</span></li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><span>«&nbsp;Des réponses politiques s’imposent&nbsp;!&nbsp;» de Paul Rechsteiner, président de l'USS</span></li><li><span>«&nbsp;Répartition plus équitable des salaires : négociations salariales et CCT en lieu et place de bonus&nbsp;!&nbsp;» de Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS</span></li><li>&lt;media dl dg&gt;Dossier N° 97 : Boni und wachsende Lohnschere&lt;/media&gt; (pour l'heure, n'existe qu'en allemand)</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1331</guid><pubDate>Wed, 23 Oct 2013 16:10:00 +0200</pubDate><title>L’initiative populaire du PDC est un coup d’épée dans l’eau</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-initiative-populaire-du-pdc-est-un-coup-d-epee-dans-l-eau</link><description>La seule manière d’améliorer les rentes des couples mariés c’est AVSplus !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le PDC a récolté des signatures à l’appui de son initiative populaire «&nbsp;pour le couple et la famille – contre la pénalisation du mariage&nbsp;» en promettant que les couples mariés allaient ainsi toucher une meilleure rente de l’AVS. Ce parti considère en effet que la limitation à 3510 francs des rentes AVS des couples mariés désavantage ces derniers par rapport aux couples vivant en concubinage. Les concubins âgés peuvent en revanche recevoir une rente AVS pouvant aller jusqu’à 4680 francs. &nbsp;
</p><p>Dans son message sur l’initiative «&nbsp;pour le couple et la famille – contre la pénalisation du mariage&nbsp;» publié aujourd’hui, le Conseil fédéral arrive toutefois à la conclusion que l’AVS ne pénalise en rien les couples mariés, au contraire. Le Conseil fédéral constate que l’AVS privilégie même les personnes mariées à travers les rentes de veuve, le partage des revenus, le splitting, ou les exemptions de cotisations. Il recommande l’acceptation de l’initiative du PDC, parce qu’elle n’entraînerait aucune modification. En termes plus concrets&nbsp;: la limitation des rentes AVS des coupes mariés subsisterait, en dépit de la nouvelle disposition constitutionnelle.
</p><p>Le PDC a promis monts et merveilles aux citoyens et citoyennes en leur faisant miroiter une augmentation des rentes AVS des personnes mariées. Au bout du compte, si cette initiative populaire est acceptée, les couples mariés ne recevront pas un franc de plus de l’AVS. 
</p><p>La seule initiative populaire qui améliorera les rentes AVS des couples mariés est l’initiative populaire AVSplus. Grâce à l’initiative populaire AVSplus, l’écrasante majorité des couples mariés touchera une augmentation de 350 francs. Ce sont surtout les couples mariés à bas revenus ou moyens revenus qui en profiteront. Pour eux, l’AVS est la forme de prévoyance vieillesse la plus efficiente. Cet été, une vaste alliance d’organisations de salarié(e)s a récolté en un temps record le nombre de signatures nécessaire en faveur de cette initiative populaire. 
</p><p>Renseignements&nbsp;: Doris Bianchi, 031 377 01 13 ou 076 564 67 67</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1321</guid><pubDate>Tue, 08 Oct 2013 17:29:00 +0200</pubDate><title>La Commission de l’économie et des redevances prend le problème des bas salaires à la légère</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/la-commission-de-l-economie-et-des-redevances-prend-le-probleme-des-bas-salaires-a-la-legere</link><description>Initiative sur les salaires minimums : la décision de la CER</description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme le Conseil fédéral et la Chambre des cantons, la Commission fédérale de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) prend le problème des bas salaires en Suisse à la légère. Alors que, dans notre pays, 335&nbsp;000 personnes, dont un tiers est titulaire d'un certificat fédéral de capacité (CFC, apprentissage), gagnent moins de 22 francs de l’heure, soit moins de 4&nbsp;000 francs par mois, la CER-N rejette l'initiative de l'Union syndicale suisse (USS) sur les salaires minimums. Or, avec des salaires aussi bas, il est de toute évidence difficile de s’en sortir financièrement et les personnes concernées se trouvent confrontées à de graves problèmes financiers lorsqu'elles doivent faire face à une dépense imprévue, comme une facture de dentiste. C’est indigne de notre riche Suisse&nbsp;! 
</p><p>Au lieu de reconnaître cette réalité, la CER-N suit les déclarations alarmistes du Conseil fédéral et de l'Administration fédérale, qui mettent à tort en garde contre un risque de chômage. De manière erronée elle qualifie les bas salaires de phéonomène passager survenant lors de l'entrée dans la vie professionnelle. C'est une honte!&nbsp;En effet, 77% des personnes concernées par les bas salaires en Suisse ont 25 ans ou plus, et&nbsp;ont donc terminé depuis&nbsp;longtemps leur Formation initiale.&nbsp;Et elle va même jusqu'à entonner le cantique du partenariat social. Ce n'est absolument pas crédible. Avec un taux de couverture conventionnelle (par conventions collectives de travail, CCT) d’environ 50&nbsp;%, notre partenariat social est sous-développé en comparaison internationale- La moitié des salarié(e)s de ce pays ne sont en effet pas protégés par une CCT. Pour la grande majorité d’entre eux, parce que leurs patrons ne veulent pas en entendre parler. Ils veulent imposer leurs salaires et conditions de travail sans restriction aucune. C’est pour cela que dans les commerces de chaussures et de vêtements, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire… alors que les propriétaires de ces chaînes de magasins ont, pour une part, accumulé des fortunes qui se montent à des milliards de francs.
</p><p>La CER-N a aussi refusé l'argument selon lequel les salaires minimums améliorent, relativement à la libre circulation des personnes, la protection contre la sous-enchère salariale. Seuls des seuils impératifs, combinés à des contrôles stricts, sont en mesure de garantir qu'en Suisse, ce sont bien des salaires suisses qui sont versés.
</p><p>La CER-N n'a même pas réussi à faire le pas pour renforcer l'instrument des CCT et faciliter ainsi une meilleure protection des travailleurs et travailleuses au moyen de salaires minimums. Il appartient désormais au Conseil national de montrer que les acteurs politiques ne prennent pas «&nbsp;comme ça&nbsp;» à la légère le sort des personnes dont les salaires sont bas, voire très bas. Parmi les citoyennes et citoyens, elles et ils sont très nombreux à partager les buts de l’initiative sur les salaires minimums. Ils trouvent de fait choquant qu'en Suisse, près de 10&nbsp;% des salarié(e)s gagnent moins de 4&nbsp;000 francs par mois pour un travail à temps plein.
</p><h5>Renseigenements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann,&nbsp;responsable de la communication et porte-parole de l’USS, (079 249 59 74)</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1315</guid><pubDate>Thu, 26 Sep 2013 13:23:00 +0200</pubDate><title>L&#039;USS demande une réduction plus forte des primes pour compenser la lourde charge des primes-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/luss-demande-une-reduction-plus-forte-des-primes-pour-compenser-la-lourde-charge-des-primes-maladie</link><description>Primes de caisse-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2014 aussi, les primes des caisses-maladie vont augmenter plus fortement que les salaires. Cette évolution constatée depuis plusieurs années a pour effet d’alourdir davantage la charge supportée par les ménages ordinaires du pays. En effet, les réductions des primes n’ont pas suivi le rythme de l’évolution des coûts de l’assurance-maladie. Au contraire même, des cantons, comme ceux de Zurich ou de Berne, ont diminué leur contribution à la réduction des primes des caisses-maladie. Et les programmes d’austérité de certains cantons, comme celui de Saint-Gall, prévoient également de nouvelles réductions de leur contribution aux réductions des primes pour 2014.
</p><p>&nbsp;</p><p><span lang="FR">L’Union syndicale suisse (USS) demande que plus d’argent soit affecté à la réduction de ces primes. La Suisse est encore bien loin de la réalisation de l’objectif social formulé par le Conseil fédéral, objectif selon lequel personne ne doit consacrer en Suisse plus de 8&nbsp;% de son revenu imposable au paiement de ses primes de caisse-maladie.</span></p><h5 class="SCHWEIZERISCHERGEWERKSCHAFTSBUND">&nbsp;Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS,<br> 079 205 69 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1311</guid><pubDate>Tue, 24 Sep 2013 11:07:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil des États refuse une protection des salaires qui n&#039;a que trop tardé</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/le-conseil-des-etats-refuse-une-protection-des-salaires-qui-na-que-trop-tarde</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après le Conseil fédéral, c’est au tour du Conseil des États de ne rien vouloir faire contre ces salaires qui ne permettent pas de vivre décemment. Le Conseil des États a donc raté l’occasion de donner un signal fort contre les bas salaires en protégeant les travailleurs et travailleuses contre les pressions qui s’exercent sur leurs salaires et l’arbitraire patronal. 
</p><p>En Suisse, près de 400&nbsp;000 personnes touchent actuellement des salaires très bas, inférieurs à 4&nbsp;000 francs pour un plein temps. Et près d’un tiers d’entre elles – il s’agit de vendeuses, de boulangers ou du personnel de cabine – sont même titulaires d’un certificat fédéral de capacité (CFC). Or, il est impossible de vivre décemment dans notre riche pays avec des salaires aussi bas. Les personnes concernées par eux sont rapidement confrontées à d’importants problèmes financiers lorsqu’elles doivent faire face à une dépense imprévue, comme une facture de dentiste.
</p><p>Avec sa décision, le Conseil des États ignore que la protection des salaires en Suisse est faible, comparée à celles des autres pays. Contrairement à ce qui a été prétendu lors des débats parlementaires, le partenariat social ne fonctionne pas de manière idéale chez nous. Le faible taux de la couverture conventionnelle suisse (couverture avec des conventions collectives de travail, CCT), par rapport à celui des autres pays le montre bien. Ce taux, qui est de 48&nbsp;%, est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE (62,1&nbsp;%), ce qui est dû au fait que les employeurs de nombreuses branches (commerce de chaussures et de vêtements, journalisme, etc.) refusent de conclure des CCT. En outre, dans des secteurs économiques à très bas salaires, comme les centres d’appels, les instituts de beauté, les centres de mise en forme ou la livraison de courrier, il n’y a pas d’organisation patronale avec qui conclure une CCT. 
</p><p>Le Conseil des États n’a pas non plus voulu accepter l’argument selon lequel, dans le cadre de la libre circulation des personnes, les salaires minimums amélioreraient la protection contre la sous-enchère salariale. Ce n’est qu’avec des salaires plancher combinés avec des contrôles sévères que l’on pourra faire en sorte que les salaires versés en Suisse soient des salaires suisses. 
</p><p>Plutôt que de s’attaquer sérieusement au problème des bas salaires, le Conseil des États en est resté aux affirmations alarmistes du Conseil fédéral et de l’Administration fédérale, mettant à tort en garde contre le risque du chômage et d’une baisse de la compétitivité de l’économie suisse. La Chambre des cantons refuse ainsi de suivre le souhait pourtant largement répandu au sein de la population de mesures destinées à contrer les bas salaires. Selon des sondages, la population suisse ne veut pas de salaires de la honte. Comme l’USS avec son initiative sur les salaires minimums, elle veut que les salaires versés en Suisse permettent de vivre décemment.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en Chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et Porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1308</guid><pubDate>Sun, 22 Sep 2013 16:09:00 +0200</pubDate><title>Pas de feu vert à plus de travail de nuit, du soir et du dimanche</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-de-feu-vert-a-plus-de-travail-de-nuit-du-soir-et-du-dimanche</link><description>La journée de travail de 24 heures ne doit concerner que 24 magasins de stations-service</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) prend connaissance de l’acceptation par les citoyens de la modification de la loi sur le travail qui leur était proposée. Cela signifie que les 24 stations-service situées le long d’axes de circulation importants fortement fréquentés qui sont déjà ouvertes la nuit aujourd’hui pourront exploiter leurs magasins 24 heures sur 24. Ce oui à une exploitation non-stop ne concerne donc qu’un petit nombre de magasins de stations-service et pas plus.
</p><p>&nbsp;Le résultat de cette votation n’est en particulier pas un feu vert donné à plus de travail de nuit, du soir et du dimanche. La part de&nbsp;44&nbsp;&nbsp;% de non montre que le malaise que suscitent au sein de la population d’autres pas en direction de la journée de travail de 24 heures est profond. Car le travail de nuit est et reste nuisible pour la santé et, comme le travail du dimanche, porte atteinte à la vie sociale et familiale. 
</p><p>&nbsp;Nous prenons enfin au mot le ministre de l’Économie, M. Johann Schneider-Ammann, qui a souligné durant la campagne que l’on ne toucherait pas à l’interdiction du travail de nuit et du dimanche.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</li><li>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, 079 620 11 14</li><li>Danièle Lenzin, coprésidente de syndicom, 079 303 24 69</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1310</guid><pubDate>Sat, 21 Sep 2013 16:44:00 +0200</pubDate><title>Une puissante protestation contre le dumping salarial et le vol des rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/une-puissante-protestation-contre-le-dumping-salarial-et-le-vol-des-rentes</link><description>Plus de 15 000 personnes à la manifestation de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>Plus de 15 000 personnes ont participé samedi 21 septembre à Berne, à la manifestation de l’Union syndicale suisse (USS) contre le dumping salarial et le vol des rentes, ainsi que pour des conditions de travail équitables. «&nbsp;Stoppons cet incendie social criminel avant que tout ne s’embrase&nbsp;», s’est exclamé, sur la Place fédérale, Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Un «&nbsp;tournant social&nbsp;» est nécessaire. Il faut en finir avec une répartition extrêmement inégale des salaires et des richesses dans ce pays. Il faut en finir avec ce vol des rentes préparé aujourd’hui au Palais fédéral, et avec ces rentes volatiles des CFF, qui constituent un «&nbsp;test pour toutes les caisses de pensions&nbsp;». Et il faut des salaires plus justes, une protection efficace des salaires et des rentes décentes. «&nbsp;C’est pour cela qu’AVSplus est nécessaire. […] C’est pour cela que l’initiative sur les salaires minimums est nécessaire.&nbsp;» Formés, à partir de diverses manifestations préliminaires, plusieurs cortèges colorés et bruyants, mais toujours pacifiques, ont sillonné en étoile le centre de Berne pour se rendre sur la Place fédérale.
</p><p>Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia et vice-présidente de l’USS, a dénoncé le fait qu’en Suisse, ce modèle de succès, on trouve presqu’un million de personnes touchées par la pauvreté et presque qu’un demi-million de bas salaires&nbsp;: «&nbsp;il ne doit plus y avoir de salaires inférieurs à 4&nbsp;000&nbsp;francs dans la riche Suisse, où le coût de la vie est si élevé. […] Et nul ne doit gagner un salaire plus de douze fois supérieur à celui de la personne la moins bien payée de son entreprise.&nbsp;» Pour l’an prochain, il faut aussi que les salaires augmentent, qu’il y ait plus de protection et que les mesures d’accompagnement soient améliorées. 
</p><p>«&nbsp;Les rentes volatiles sont choquantes, mesquines et dangereuses – faisons en sorte d’obtenir une prévoyance vieillesse équitable pour tous&nbsp;!&nbsp;» Par ces propos, prononcés sur la Place fédérale et lors d’une manifestation préliminaire du Syndicat du personnel des transports publics (SEV), Giorgio Tuti, président du SEV et vice-président de l’USS, a condamné la tentative faite par la caisse de pensions des CFF de répercuter sur les seuls retraité(e)s des pertes dues à des spéculations&nbsp;: «&nbsp;Nous aurons l’œil sur le Conseil fédéral ces prochains mois et prochaines années pour voir s’il a l’intention de soumettre la prévoyance vieillesse à de nouvelles règles. Nous n’accepterons aucune proposition qui, même si elle sonne bien, ne serait rien d’autre qu’un vol des rentes. Pour nous, il est clair que quiconque a travaillé toute sa vie a droit à une retraite digne et convenable.&nbsp;»
</p><p>Alain Carrupt, coprésident de syndicom, le syndicat des médias et de la communication, s’est opposé à l’accroissement du stress au travail et à l’extension encore plus poussée du travail de nuit et du dimanche&nbsp;: «&nbsp;Nous exigeons plus de respect pour les travailleuses et les travailleurs […] Les conditions de travail, la santé, la vie familiale et sociale passent avant l’achat de pizzas surgelées à trois heures du matin&nbsp;!&nbsp;»
</p><p>«&nbsp;Contre le scandale des mesures d’économie&nbsp;!&nbsp;», pas question «&nbsp;de miner le service public&nbsp;», a lancé Katharina Prelicz-Huber, la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), dénonçant aussi le surplace fait par l’égalité de salaire entre femmes et hommes&nbsp;: «&nbsp; Les mesures à bien plaire se sont avérées insuffisantes. Il faut des règles contraignantes pour imposer l’égalité salariale.&nbsp;»
</p><p class="Text"><span lang="FR"></span></p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14&nbsp;</span></li></ul><h5> Discours</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li>&lt;media vania alleva&gt;Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media giorgio tuti&gt;Giorgio Tuti, président du SEV&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media katharina prelicz&gt;Katharina Prelicz, présidente du SSP&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media alain carrupt&gt;Alain Carrupt, coprésident de syndicom&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Images</h5><ul><li><span><a href="http://flic.kr/s/aHsjJuF8KR" class="external-link">flickr.com</a></span></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1305</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2013 11:21:00 +0200</pubDate><title>Il faut affaiblir le franc suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-affaiblir-le-franc-suisse</link><description>Examen de la situation économique et monétaire par la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que la Banque nationale suisse (BNS) laisse inchangés les taux d’intérêt et maintienne le cours plancher. Cependant, le contexte monétaire reste restrictif pour l’économie suisse, car le franc est toujours fortement surévalué. </p><p>Les effets de cette politique monétaire restrictive sont clairement visibles. En Suisse, le produit intérieur brut (PIB) par habitant a stagné ces dernières années, alors que, par exemple, l’Allemagne a pu enregistrer une croissance vigoureuse. Le chômage est même désormais plus élevé chez nous que dans le Bade-Wurtemberg, ce qui n’avait encore jamais été le cas jusqu’à ce jour. 
</p><p>Les risques conjoncturels restent considérables. La stabilité des prix n’est pas garantie. L’indice suisse des prix à la consommation ne subit certes aucune modification, mais, à cause de distorsions de mesures, il surestime l’inflation. 
</p><p>En pareille situation, le mandat de la BNS est de mener une politique monétaire expansive. Or, en raison de la surévaluation du franc, celle-ci est restrictive. La BNS doit donc travailler en vue d’une dévaluation du cours du franc par rapport à l’euro. 
</p><h5>RENSEIGNEMENTS :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, <br>079 205 69 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1297</guid><pubDate>Thu, 12 Sep 2013 10:32:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil national veut faire passer des baisses de rente en catimini</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-veut-faire-passer-des-baisses-de-rente-en-catimini</link><description>Taux de conversion minimal LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national veut que le taux de conversion minimal LPP ne figure plus dans la loi, mais soit fixé par le Conseil fédéral. Ce ne serait donc plus les citoyennes et citoyens, mais les compagnies d’assurance et le lobby des caisses de pensions qui décideraient du niveau des rentes futures. Pour l’Union syndicale suisse (USS), le taux de conversion minimal doit impérativement figurer dans la loi. Toute autre solution entraînerait une baisse des rentes. 
</p><p>Le taux de conversion minimal définit quel sera le montant de la rente du 2e pilier que les salarié(e)s à bas revenu toucheront. Cette principale garantie de prestation pour la partie obligatoire de la prévoyance professionnelle doit avoir une légitimité démocratique. Que les citoyennes et citoyens puissent avoir voix au chapitre en ce qui concerne les aspects essentiels de leur vie est conforme à notre système politique de démocratie directe. En 2010, le peuple a exercé ce droit et rejeté à une majorité écrasante de 70&nbsp;% la baisse du taux de conversion minimal LPP qui lui était proposée. Et aujourd’hui, le Conseil national veut jeter par-dessus bord la démocratie directe…
</p><p>Cette décision de la Chambre du peuple suit les projets des compagnies d’assurance et du lobby des caisses de pensions. Celles-ci et celles-là peuvent en effet beaucoup plus influencer le Conseil fédéral que les citoyennes et citoyens. Pour les compagnies d’assurance, les baisses de rente et la hausse de leurs bénéfices sont déjà programmées. 
</p><p>En transmettant au Conseil des États cette motion qui demande de sortir de la loi le taux de conversion minimal LPP, le Conseil national rend la situation encore moins favorable au processus de réforme intitulé «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Au relèvement de l’âge de la retraite et aux baisses de rente s’ajoute maintenant le «&nbsp;délestage&nbsp;» de la démocratie directe. Le peuple n’avalera pas de telles couleuvres. 
</p><h5 class="TitelAusknfte">renseignements :</h5><p>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, responsable de la politique sociale, 076 564 67 67
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1295</guid><pubDate>Thu, 05 Sep 2013 09:28:00 +0200</pubDate><title>L’USS combattra les baisses de rente camouflées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-combattra-les-baisses-de-rente-camouflees</link><description>Pas question de rentes variables !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pas question d’introduire des rentes variables&nbsp;! Tel est le message clair et justifié qu’a fait passer l’Union syndicale suisse (USS) lors de sa conférence de presse du 5 septembre. En effet, ce genre de modèle mine le système suisse des rentes, fait fluctuer les revenus des retraité(e)s et précarise la retraite. 
</p><p>C’est aux CFF que l’on trouve les projets en la matière les plus avancés. Giorgio Tuti, le président du Syndicat du personnel des transports (SEV) qualifie de «&nbsp;monstrueux&nbsp;» celui de rentes variables du conseil de fondation de la caisse de pensions des CFF. Avec un tel modèle, un(e) mécanicien(ne) de locomotive verrait sa rente baisser de 560 francs par mois et un constructeur de voies ferrées de 400. Le montant total de la rente ne serait plus garanti. «&nbsp;Les assuré(e)s devraient entièrement supporter les risques auxquels sont exposés les marchés financiers. Les cheminot(e)s ne sont pas d’accord.&nbsp;» Pendant des années, ils se sont battus pour que leur caisse de pensions soit saine. Ils ont accepté une baisse des prestations pour cela, ainsi que des relèvements de l’âge de la retraite et des contributions d’assainissement de 2,5&nbsp;% toujours en cours. Au moyen d’une pétition et en manifestant le 21 septembre à Berne, «&nbsp;les cheminot(e)s montreront vigoureusement qu’ils sont pour la sécurité&nbsp;», aussi en matière de rentes. 
</p><p>Paul Rechsteiner, le président de l’USS, a opposé un net refus à des tentatives similaires d’introduire des rentes variables. «&nbsp;Ces nouvelles idées (…) ne sapent pas uniquement les principes suivis à ce jour par le système suisse des retraites&nbsp;», elles sont «&nbsp;tout simplement anticonstitutionnelles&nbsp;», parce qu’elles ne permettront aux retraité(e)s plus de maintenir de manière appropriée leur niveau de vie antérieur, ce qui suppose un revenu fiable et régulier. «&nbsp;Les expériences auxquelles s’adonne la direction des CFF avec l’introduction de rentes variables doivent être stoppées avant que d’autres dégâts ne soient causés.&nbsp;»
</p><p>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, a aussi critiqué la tendance, toujours plus forte de «&nbsp;transférer le risque des caisses aux assuré(e)s&nbsp;». Les modèles de rentes qui prévoient une part fixe qui ne représente plus que 90&nbsp;% de la rente correspondant à l’avoir de vieillesse épargné se propagent toujours plus. Leurs conséquences ne sont pas uniquement de faire fluctuer les revenus des retraité(e)s et de précariser leur retraite. De fait, les rentes variables sont aussi des baisses camouflées de rente et des mesures d’optimisation des coûts pour les entreprises. Et elles reviennent également à jeter par-dessus bord la compensation du renchérissement.
</p><h5>Interventions de la conférence de presse :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS : &lt;media&gt;Caisse de pensions des CFF&amp;nbsp;: une offensive scandaleuse contre les rentes&lt;/media&gt; </li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale : <span lang="FR">&lt;media&gt;Offensive contre la prévoyance vieillesse&lt;/media&gt;</span></li><li>Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV) : &lt;media&gt;Pas touche aux rentes des cheminot(e)s&amp;nbsp;!&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale,&nbsp;076 564 67 67</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1280</guid><pubDate>Tue, 03 Sep 2013 14:43:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral doit relever le taux d’intérêt minimal LPP à 2,25 %</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-doit-relever-le-taux-d-interet-minimal-lpp-a-2-25</link><description>La Commission LPP donne certes un signal, mais reste timorée </description><content:encoded><![CDATA[<p>La majorité de la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle (Commission LPP) propose au Conseil fédéral de relever légèrement en 2014 le taux d’intérêt minimal LPP en le faisant passer de son actuel niveau historiquement bas de 1,5&nbsp;% à 1, 75&nbsp;%. Cette proposition va certes dans la bonne direction, mais quelle pusillanimité&nbsp;! Au vu des bons résultats désormais réalisés sur la durée par les institutions de prévoyance, un relèvement plus important s’impose. L’Union syndicale suisse (USS), comme les autres organisations de salarié(e)s, demande au Conseil fédéral que le taux d’intérêt minimal LPP soit relevé à 2,25&nbsp;% en 2014. 
</p><p>En 2012, la plupart des institutions de prévoyance avaient réalisé une performance nettement supérieure (7&nbsp;%, selon une enquête de Swisscanto) à 1,5&nbsp;%. Et les années précédentes aussi, le taux d’intérêt minimal avait été la plupart du temps fixé à un niveau inférieur à leur performance moyenne. Or, malgré des bons résultats, les assuré(e)s n’ont bénéficié en principe que du taux minimal de 1,5&nbsp;%. Cette politique unilatérale provoque à juste titre chez eux le sentiment d’être constamment désavantagés. 
</p><p>Le Conseil fédéral doit corriger cette pesée bancale des intérêts lors de la fixation du taux d’intérêt minimal LPP pour 2014. Il faut qu’il prenne en considération de ce qui doit être rattrapé pour les assuré(e)s, ainsi que des rendements des placements courants. Car cette année également, ceux-ci sont bons. C’est pourquoi il doit relever à 2,25&nbsp;% ce taux. 
</p><h5>Renseignements :</h5><p><br>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, responsable de la politique sociale, 076 564 67 67 </p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1289</guid><pubDate>Mon, 02 Sep 2013 09:36:00 +0200</pubDate><title>De 1,5 à 2 % de hausses de salaires et 100 francs de plus pour les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/de-1-5-a-2-de-hausses-de-salaires-et-100-francs-de-plus-pour-les-salaires-minimums</link><description>Revendications salariales des fédérations de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>D’importants pans de l’économie suisse se portent bien. C’est en particulier le cas de l’économie intérieure. Donc, la marge de manœuvre pour des hausses de salaire sensibles existe. Selon les branches, les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) demandent des hausses de 1,5 à 2&nbsp;%.
</p><p>Les bas et moyens revenus ont besoin de se rattraper. «&nbsp;Le bilan de ces dix dernières années en matière de salaire montre que les hauts et les très hauts revenus ont augmenté dans une mesure disproportionnée&nbsp;», a relevé Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Les salarié(e)s ordinaires ont profité de trop peu. Ce sont surtout les professionnels titulaires d’un certificat fédéral de capacité (CFC, c.-à-d. un apprentissage) qui se sont retrouvés bredouilles. Après déduction du renchérissement, ils gagnaient à la fin de la décennie même moins qu’en 2002 (salaire médian&nbsp;:-0,5&nbsp;%). La meilleure recette, pour rattraper le retard pris, ce sont les hausses de salaire en montants fixes. Afin que toutes celles et tous ceux qui n’ont pas assez reçu y gagnent enfin, les syndicats de l’USS demandent globalement un relèvement de 100 francs des salaires minimums. Il faut en outre que les salaires des femmes soient augmentés plus que la moyenne et de manière ciblée. C’est l’arme la plus efficace contre la discrimination salariale sexospécifique.
</p><p>Malgré la crise, l’industrie suisse est parvenue à défendre sa position en Europe. «&nbsp;La main-d’œuvre n’a pas obtenu sa juste part des substantiels gains de productivité&nbsp;», a critiqué Vania&nbsp;Alleva, la coprésidente du syndicat Unia. Pour les industries MEM et alimentaire, Unia demande donc une hausse générale de 100 francs et, dans la chimie et la pharma, de 150 francs. 
</p><p>Pour la construction, qui est en plein boom, Unia demande une hausse générale de 80&nbsp;francs, ce qui correspond, pour les salaires moyens, à une hausse de 1,5&nbsp;% des salaires réels. Dans le commerce de détail, les affaires reprennent. Pour le grand distributeur Coop, par exemple, Unia veut une hausse générale d’au moins 80 francs. Des revendications analogues sont présentées aussi pour d’autres détaillants. 
</p><p>Syndicom, le syndicat des médias et de la communication, demande également des hausses sensibles des salaires réels. Vu ses bénéfices confortables, Swisscom doit relever de 2 % ses salaires et la Poste de 1,5 à 2&nbsp;%. Pour le président de syndicom, Alain Carrupt, les excellents résultats annuels ne peuvent être obtenus pour l’essentiel que grâce à l’engagement soutenu des collaborateurs et collaboratrices. C’est pourquoi une croissance significative des salaires est à juste titre indiquée.
</p><p>Dans la branche des arts graphiques et des médias, syndicom demande des hausses d’au moins 100 francs. Au premier rang des préoccupations figure aussi la défense de la convention collective de travail (CCT) du journalisme de Suisse romande et des salaires minimums qu’elle prévoit. Pour la Suisse alémanique et le Tessin, syndicom demande avec insistance la conclusion d’une nouvelle CCT pour les rédactions de la presse écrite et en ligne.
</p><p>Concernant les compagnies de chemins de fer sans CCT, le SEV (Syndicat du personnel des transports) veut une hausse générale de 100 francs. Et pour celles qui ont une CCT, une part des hausses doit être réservée aux passages aux échelons supérieurs de salaire. En outre, le SEV demandera pour diverses compagnies qu’une part de la hausse de salaire prenne la forme de jours de congé supplémentaires. 
</p><p>Dans les services publics, le Syndicat suisse des services publics (ssp) s’engage pour que l’application intégrale des mécanismes salariaux soit prioritaire. Les hausses individuelles de salaire, le passage aux échelons supérieurs de salaire et les avancements professionnels doivent être entièrement garantis conformément aux dispositions des systèmes salariaux appliqués.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire et économiste en chef de l’USS</span></li><li><span>Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</span></li></ul><h5>Discours</h5><ul><li>&lt;media pr&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media dl&gt;Daniel Lampart,&amp;nbsp;&lt;/media&gt;<span>&lt;media dl&gt;premier secrétaire et économiste en chef de l’USS&lt;/media&gt;</span></li><li>&lt;media va&gt;Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media ac&gt;Alain Carrupt, coprésident syndicom&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1288</guid><pubDate>Sun, 01 Sep 2013 13:03:00 +0200</pubDate><title>4 000, c’est possible</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/4-000-c-est-possible</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>« 4 000, c’est possible ». Ce message, onze syndicalistes engagés de toute la Suisse viennent de le concrétiser ce week-end. 4 000, comme un sommet de 4 000 mètres, mais aussi comme un salaire de 4 000 francs. C’est pourquoi, samedi 31 août, ils ont gravi les 4 153 mètres du Bishorn dans le Valais et ont déployé à son sommet une banderole où était écrit « 4 000, c’est possible », c’est-à-dire faisait référence à l’initiative de l’Union syndicale suisse (USS), qui demande un salaire mensuel minimum de 4 000 francs. Cette action dans les Alpes a nécessité un départ tôt le matin, des habits chauds pour affronter le froid, un pas assuré pour fouler sans risque la glace et, lorsque le soleil s’est finalement montré, quelques gouttes de sueur. Là aussi, tout un symbole. Imposer des salaires minimums décents en Suisse ne sera en effet pas une promenade de santé. Mais quand on veut…
</p><p>Durant la session parlementaire qui s’annonce, le Conseil des États sera la première Chambre à traiter l’initiative populaire des syndicats. Sa commission parlementaire chargée de l’examen préalable la rejette sèchement et recommande au Conseil des États de rester indifférent au sort des travailleurs et travailleuses concernés. Elle n’a même pas envisagé d’améliorer la couverture conventionnelle. Il appartient maintenant à la Chambre des cantons de montrer quelle est la bonne direction à sa commission. Et finalement, ce seront les citoyen(ne)s qui trancheront. Or, chez eux, l’initiative rencontre une grande adhésion, car ils trouvent choquant qu’en Suisse, plus de 400 000 personnes gagnent moins de 4 000 francs par mois.
</p><p>Les onze conquérants et conquérantes des sommets engagés (8 hommes et 3 femmes) viennent de toute la Suisse. Le plus jeune a 23 ans, le plus âgé plus de 70. L’amour de l’alpinisme les réunit, ainsi que leur engagement pour des salaires équitables et une société solidaire.
</p><h5>Contact</h5><p>Ewald Ackermann (079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><h5>Images</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span><a href="http://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157635321862469/with/9641653357/" class="external-link">Photos (Flickr)</a></span></li><li><span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=qVWwBXY7m8k&amp;feature=youtu.be" class="external-link">Vidéo de Daniel Künzi (YouTube)</a></span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1287</guid><pubDate>Thu, 29 Aug 2013 09:53:00 +0200</pubDate><title>2e pilier : le Conseil fédéral doit relever à 2,25 % le taux d’intérêt minimal</title><link>https://www.uss.ch/themes?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;tx_news_pi1%5Bcontroller%5D=News&amp;tx_news_pi1%5Bnews%5D=1287&amp;cHash=d7dc75678d9bd816de8de2d3a7f3409ced2c46c8d95eb1a038f9b61cd97240da</link><description>L’USS met en garde contre une perte de confiance</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) demande que, pour 2014, le taux d’intérêt minimal de la prévoyance professionnelle (2e pilier) soit relevé à 2,25&nbsp;%. Aujourd’hui, il est fixé à 1,5&nbsp;%, alors que la majorité des institutions de prévoyance ont réalisé une performance nettement supérieure en 2012. Ces dernières années aussi, ce taux a été la plupart du temps fixé au-dessous de la performance moyenne des institutions de prévoyance. Or, malgré les bons rendements obtenus (plus de 7&nbsp;% en 2012 selon une enquête de Swisscanto faite en 2013), la plupart des assuré(e)s n’ont bénéficié que d’un taux d’intérêt de 1,5&nbsp;%. Cet écart croissant entre performance et intérêts servis aura non seulement pour effet des rentes plus basses, mais entraîne aussi une perte de confiance dans le 2e pilier, qui se traduit par le reproche justifié de vol des rentes. 
</p><p>Le Conseil fédéral doit corriger ce déséquilibre lorsqu’il fixera le taux d’intérêt minimal LPP pour l’année 2014 et tenir compte des rendements des placements courants, car cette année aussi, ils sont bons. C’est pourquoi, au lieu de continuer à «&nbsp;geler&nbsp;» ce taux d’intérêt minimal au niveau historiquement bas de 1,5&nbsp;%, il faut le relever à 2,25&nbsp;%, comme c’est plus que justifié. 
</p><h5>Renseignements :</h5><p>Doris Bianchi, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la sécurité sociale,<br>076 56467 67</p>]]></content:encoded><category>Themes</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1285</guid><pubDate>Wed, 28 Aug 2013 09:36:00 +0200</pubDate><title>Initiative sur les salaires minimums : la décision de la CER</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/initiative-sur-les-salaires-minimums-la-decision-de-la-cer</link><description>La commission de l’économie indifférente au sort des bas salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>En rejetant l’initiative de l’USS sur les salaires minimums, les membres de la commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) tolèrent qu’en Suisse, les employeurs puissent continuer à verser des salaires très bas. Selon la CER-E, même l’obtention d’un certificat fédéral de capacité (CFC) n’a pas à garantir un salaire mensuel d’au moins 4&nbsp;000 francs pour un plein temps. Il est cynique de parler ici d’«&nbsp;état provisoire caractérisant l’entrée dans la vie active&nbsp;». En effet, presque 70&nbsp;% des 144&nbsp;600 personnes titulaires d’un CFC qui touchent un bas salaire ont 25 ans ou plus et ont donc terminé depuis longtemps leur formation. En tout, ce sont même 77&nbsp;% des plus de 400&nbsp;000 personnes qui touchent un bas salaire en Suisse qui ont 25 ans et plus.&nbsp; 
</p><p>Le fait que la couverture conventionnelle, c’est-à-dire au moyen de conventions collectives de travail (CCT) soit d’environ 50&nbsp;% montre que le partenariat social est sous-développé dans notre pays. La moitié des salarié(e)s n’est ainsi pas protégée par une CCT. Pour la majorité d’entre eux, parce que leurs employeurs ne veulent pas de CCT. Ces patrons veulent dicter leurs conditions de travail sans être «&nbsp;gênés&nbsp;» par le partenariat social. Ils ne sont de fait pas des partenaires sociaux, mais des anti-partenaires sociaux. C’est pourquoi, dans les commerces de chaussures et de vêtements, pour prendre un exemple, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire, alors que certains propriétaires de ces grandes chaînes ont accumulé des fortunes colossales. 
</p><p>Cela n’empêche pas la CER-E d’être indifférente au sort des salarié(e)s concernés. Elle n’a même pas envisagé d’amélioration de la couverture conventionnelle. Il appartient maintenant au Conseil des États de montrer quelle est la bonne direction à sa commission. Et finalement, ce seront les citoyen(ne)s qui trancheront. Or, chez eux, l’initiative rencontre une grande adhésion, car ils trouvent choquant qu’en Suisse, plus de 400&nbsp;000 personnes gagnent moins de 4&nbsp;000 francs par mois.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en Chef et premier secrétaire de l'USS, <br>079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1279</guid><pubDate>Fri, 16 Aug 2013 18:50:00 +0200</pubDate><title>Tendance au NON à la journée de travail de 24 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/tendance-au-non-a-la-journee-de-travail-de-24-heures</link><description>Sondage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon le premier sondage que la Télévision suisse a publié aujourd’hui pour la votation du 22 septembre 2013, les partisans du shopping jour et nuit s’achemineraient vers une défaite. Déjà à ce stade, une légère majorité des personnes interrogées refuse la détérioration de la loi sur le travail proposée par le Parlement. Les membres de l’Alliance pour le dimanche sont par conséquent convaincus que le 22 septembre, les citoyen-ne-s suisses diront non dans les urnes à la tactique du salami menée par le Parlement pour étendre les heures d’ouverture des commerces.</p><p>Au Parlement, les partis bourgeois ont soutenu à l’unisson la modification de la loi sur le travail, adoptée à une majorité des deux tiers. Six semaines avant la votation – soit avant même que la campagne ait véritablement commencé –, on voit que la majorité bourgeoise sera probablement désavouée par les citoyen-ne-s: selon le premier sondage réalisé par GfS, une majorité des personnes interrogées refuse la modification de loi. Le non ne domine encore que très légèrement. C’est pourquoi les organisations affiliées à l’Alliance pour le dimanche s’engagent pleinement dans la campagne dès la semaine prochaine, par le biais d’une vaste campagne d’affichage et d’autres activités encore.
</p><p>Plusieurs éléments plaident en faveur du NON à la péjoration de la loi sur le travail. Les projets émanant des autorités qui ne rallient pas à ce stade précoce une majorité des personnes interrogées ont de la peine à renverser la tendance. On l’a bien vu en 2005, où la part du non à l’extension des heures d’ouverture des commerces dans les grandes gares était passée de 33 % lors du premier sondage à presque 50 % le jour de la votation.
</p><p>Le scepticisme des citoyen-ne-s n’est pas surprenant. Les gens savent que le Parlement a adopté la tactique du salami: l’assouplissement visé ici de l’interdiction du travail de nuit et du dimanche n’est que la première étape d’une extension généralisée des heures d’ouverture des commerces. Les prochaines étapes visant à augmenter le travail du soir, de nuit et du dimanche sont déjà prévues. Ainsi, les Vert’libéraux demandent que tous les commerces dont la surface de vente n’excède pas 120 m2 puissent également rester ouverts 24h/24.
</p><p>Au niveau cantonal, les citoyen-ne-s ont régulièrement refusé ce genre de projets au cours des dernières années. Ils feront de même au niveau fédéral. Car ils ne voient aucun besoin d’introduire le shopping 24h/24. Et comme chacun le sait, l’extension des heures d’ouverture des magasins ne fait que péjorer les conditions de travail de la main-d’œuvre du commerce de détail, porter atteinte à la vie de famille et générer davantage de trafic et de bruit.
</p><h5>Pour en savoir plus:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS, 079 620 11 14</span></li><li><span>Kurt Regotz, président de Syna, vice-président de Travail.Suisse, 079 617 62 94</span></li><li><span>Liselotte Fueter, coprésidente des Femmes Protestantes en Suisse, 079 302 45 35</span></li><li><span>Klaus Stadtmüller, président de la Société suisse de médecine du travail, 079 237 97 10</span></li><li><span>Thomas Wallimann, président de Justice et Paix, 079 848 99 65</span></li><li><span>Danièle Lenzin, coprésidente de syndicom, 079 303 24 69</span></li><li><span>Ada Marra, conseillère national socialiste, 076 383 20 69</span></li><li><span>Luc Recordon, conseiller aux Etats vert, 021 345 36 41</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1278</guid><pubDate>Thu, 15 Aug 2013 14:12:00 +0200</pubDate><title>Démantèlement de la loi sur le travail : en finir avec cette tactique du salami !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/demantelement-de-la-loi-sur-le-travail-en-finir-avec-cette-tactique-du-salami</link><description>Votation fédérale du 22 septembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La conférence de presse tenue aujourd’hui par le conseiller fédéral Schneider-Ammann n’est pas parvenue à dissiper les craintes de l’Alliance pour le dimanche. En effet, derrière cette votation soi-disant sur une «&nbsp;question de détail&nbsp;» se cache l’intention d’étendre toujours plus le travail de nuit et du dimanche dans le commerce de détail. Comme ils ont échoué à presque chaque votation cantonale, les partisans d’heures d’ouverture des commerces toujours plus longues essaient aujourd’hui d’appliquer une tactique du salami au niveau fédéral. La votation du 22 septembre représente le coup d’envoi.</p><p>Contrairement à ce que prétend le conseiller fédéral Schneider-Amman, l’enjeu est beaucoup plus important que «&nbsp;seulement&nbsp;» quelques magasins de stations-service. L’activisme parlementaire en faveur de prolongations des heures d’ouverture des commerces le montre bien. Invoquant les nouvelles règles prévues pour les magasins des stations-service et sous le slogan «&nbsp;Les mêmes droits pour tout le monde&nbsp;!&nbsp;», les verts-libéraux ont déjà mis sur rail la suppression de l’interdiction du travail de nuit et du dimanche pour tous les magasins de même surface. Que le Conseil fédéral rejette cette demande ne sert pas à grand-chose. En effet, le Parlement a déjà accepté en juin dernier une extension globale des heures d’ouverture des commerces. Sous prétexte d’«&nbsp;encourager le tourisme&nbsp;», il a en outre déjà décidé d’introduire les ventes du dimanche à une grande échelle et de contraindre les cantons réticents à prolonger leurs heures d’ouvertures des commerces pour les fixer au minimum de 6 à 20 heures en semaine et de 6 à 19 heures le samedi.
</p><p>Il faut mettre maintenant un terme à cette tactique du salami adoptée par le Parlement en disant NON, le 22 septembre, au démantèlement de la loi sur le travail. Ce projet est aussi une supercherie parce que le champ d’application de la modification de la loi n’est pas clair. Il n’existe aucune définition claire de ce que sont des «&nbsp;axes de circulation importants fortement fréquentés par les voyageurs&nbsp;», sans parler d’une carte, que tout un chacun pourrait consulter, de toutes les routes et des riverain(e)s potentiellement concernés. On ouvre donc tout grand la porte à l’arbitraire. Ainsi il est prévisible qu’après l’assouplissement de l’interdiction du travail de nuit, un nombre toujours plus grand des 1&nbsp;300 magasins au moins de stations-service existants resteront ouverts 24 heures sur 24. Pour contrôler s’ils en auront le droit, il faudrait faire passer chacun d’entre eux devant un tribunal, ce qui serait difficilement faisable et prendrait beaucoup de temps. Une extension non contrôlée de l’exploitation 24 heures sur 24 de ces magasins et l’augmentation du travail, des mauvaises odeurs et du bruit en seraient la conséquence.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1219</guid><pubDate>Fri, 19 Jul 2013 11:37:00 +0200</pubDate><title>L’initiative populaire AVSplus de l’USS a abouti</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-initiative-populaire-avsplus-de-l-uss-a-abouti</link><description>De larges cercles de la population veulent un renforcement de l’AVS </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et ses partenaires ont rassemblé les signatures nécessaires à l’initiative AVSplus en quatre mois seulement. Avec plus de 116’000 paraphes récoltés, l’initiative « AVSplus: pour une AVS forte » a de facto abouti. L’USS a demandé à ses fédérations et à ses partenaires de mettre un terme à la récolte des signatures dans les deux prochaines semaines et de lui renvoyer les signatures déjà récoltées. L’USS demande aux communes de valider les signatures restantes jusqu’à fin août, afin que l’initiative puisse ensuite être déposée. L’USS remercie les nombreux bénévoles d’avoir ainsi récolté à un rythme digne d’un référendum.&nbsp; 
</p><p>Au vu des plans brutaux de démantèlement de la prévoyance vieillesse avancés par le Conseil fédéral, l’aboutissement rapide de l’initiative « AVSplus » n’est pas une surprise. Cela montre que de larges couches de la population veulent des progrès en matière de prévoyance vieillesse et non pas son démontage. Car elles savent que depuis des années, les rentes sont à la traîne du développement économique et que le mandat constitutionnel n’est de loin pas rempli, qui stipule que les rentes vieillesse du premier et du deuxième pilier doivent permettre de maintenir son niveau de vie antérieur « de manière appropriée ». Bien que cet engagement ne soit actuellement pas tenu pour de nombreuses personnes, le Conseil fédéral prévoit principalement des mesures de régression, qui devraient être compensées partiellement par des contributions supplémentaires massives au deuxième pilier. Au lieu de disloquer la prévoyance vieillesse, il faut maintenant renforcer l’AVS. AVSplus demande un supplément de rente de 10&nbsp;% pour toutes les rentes AVS. La rente AVS moyenne d’une personne seule s’élèverait ainsi d’environ 200 francs par mois et celle d’un couple d’environ 350 francs. AVSplus est désormais un atout en main des citoyen(ne)s pour permettre de riposter à la charge menée contre la prévoyance vieillesse d’un point de vue qui ne soit plus strictement défensif. 
</p><p>L’initiative populaire AVSplus a été lancée par les fédérations de l’USS et soutenue par le PS et les Verts, ainsi que par d’autres organisations de salarié(e)s – comme les associations d’enseignant(e)s LCH et SER, la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP), la Fédération centrale des employés du secteur public (ZV), l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), le syndicat syna&nbsp;– et des organisations de retraité(e)s (VASOS, AVIVO).
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</span></li><li><span>Ewald Ackermann, service de la communication, 031 377 01 09; 079 660 36 14</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1104</guid><pubDate>Fri, 05 Jul 2013 15:06:00 +0200</pubDate><title>Enregistrement du temps de travail : première bataille gagnée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/enregistrement-du-temps-de-travail-premiere-bataille-gagnee</link><description>Enregistrement du temps de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Temps de travail et loisirs ne doivent pas pouvoir se chevaucher sans autre. Notre ministre de l’Économie, Johann Schneider-Ammann, l’a désormais reconnu. En annonçant qu’il renonçait provisoirement à modifier sur ce point une ordonnance relative à la loi sur le travail, le Conseil fédéral a entendu la demande de l’Union syndicale suisse (USS) de n’autoriser que les personnes occupant une position dirigeante à bénéficier d’«&nbsp;horaires de travail basés sur la confiance&nbsp;».
</p><p>Ces modèles d’horaires permettent aux employeurs de renoncer à l’enregistrement et à la documentation des heures de travail effectuées. Conséquence&nbsp;: temps de travail et temps de repos se mélangent toujours plus, ce qui est malsain ainsi qu’en attestent diverses études&nbsp;: si le temps de travail n’est plus enregistré, le stress augmente, de même que les maladies psychiques comme l’épuisement professionnel. En outre, avec de tels rapports de travail, les personnes concernées vont souvent travailler alors qu’elles sont en fait malades. 
</p><p>Or, malgré les connaissances dont on dispose dans ce domaine, les employeurs demandent qu’à l’avenir, ils puissent renoncer à l’enregistrement du temps de travail pour tous leurs employé(e)s qui gagnent plus de 126&nbsp;000 francs. Le conseiller fédéral Schneider-Ammann vient donc de rejeter cette demande dans un premier temps, surtout en raison de l’opposition des syndicats. 
</p><p>L’affaiblissement de la protection des travailleurs et travailleuses n’a cependant pas pour autant disparu de l’ordre du jour politique. Le Secrétariat d’État à l’économie a été chargé d’élaborer un nouveau projet. L’USS suivra d’un œil critique ces travaux et s’engagera énergiquement pour que seules les personnes qui occupent une position dirigeante et peuvent aménager de manière autonome leur journée de travail aient le droit de renoncer à l’enregistrement de leur temps de travail. 
</p><p>Aujourd’hui, il s’agit d’imposer le droit en vigueur. À cet effet, les inspectorats cantonaux du travail doivent contrôler si les employeurs font bien enregistrer le temps de travail comme la loi le leur prescrit.
</p><h5>renseignements</h5><p>Luca Ciriglianosecrétaire central de l’USS, (076 335 61 97)</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1098</guid><pubDate>Thu, 27 Jun 2013 15:06:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral baisse les pantalons devant les cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-conseil-federal-baisse-les-pantalons-devant-les-cantons</link><description>
Message relatif à l’«Initiative sur les bourses d’études» 




</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une démission&nbsp;: il n’y a pas d’autre mot pour décrire la teneur du message que le Conseil fédéral a publié aujourd’hui en réponse à l’initiative sur les bourses d’études. Ce qu’il présente comme un contre-projet indirect, ne répond nullement aux objectifs de l’initiative. Pire encore, au lieu d’harmoniser les dispositions légales au niveau national, le Conseil fédéral renforce la compétence des cantons en se référant quasi exclusivement au concordat intercantonal. En bref, il renonce à définir lui-même les critères d’octroi des bourses en décentralisant les compétences. 
</p><p>«&nbsp;En Suisse, on favorise la formation des élites&nbsp;: ce ne sont pas les capacités personnelles qui déterminent l’accès à la formation, mais la taille du porte-monnaie&nbsp;», s’insurge Véronique Polito, secrétaire centrale de l’Union syndicale suisse (USS). Depuis 1990, les dépenses publiques pour les hautes écoles ont plus que doublé. Parallèlement, les dépenses pour les bourses ont reculé de plus de 10%, sachant que le nombre d’apprentis, d’écoliers et d’étudiants était, durant cette même période, en constante augmentation. «&nbsp;Les plus grands perdants sont les jeunes qui s’orientent vers la formation professionnelle&nbsp;: pour eux le système est mal conçu et limite l’accès à des aides à la formation.&nbsp;» Ainsi, moins de 5% des jeunes en apprentissage touchent une bourse et moins de 3% de ceux qui suivent une formation professionnelle supérieure.
</p><p>Dans de nombreux cantons, c’est l’aide sociale qui prend le relai des bourses, celles-ci n’étant conçues que comme une aide accessoire à la formation. «&nbsp;C’est un scandale que des jeunes soient contraints de faire appel aux services sociaux pour pouvoir suivre une première formation&nbsp;», dénonce la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Katharina Prelicz-Huber. Selon elle, le Parlement doit corriger le tir&nbsp;: «&nbsp;S’il renonce à soutenir l’initiative sur les bourses d’études, il doit lui opposer un contre-projet sérieux.&nbsp;».
</p><h5>Véronique Polito (079 436 21 29), secrétaire centrale de l’USS, et Katharina Prelicz-Huber (076 391 79 15), présidente du ssp, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</h5>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1096</guid><pubDate>Wed, 26 Jun 2013 16:46:00 +0200</pubDate><title>Conseil fédéral sans courage et initiant(e)s confiants</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/conseil-federal-sans-courage-et-initiant-e-s-confiants</link><description>Abolition de l’imposition forfaitaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir décidé en mars déjà le rejet de l’initiative populaire demandant l’abolition des forfaits fiscaux, le Conseil fédéral veut manifestement progresser rapidement sur ce dossier. Le message adopté par lui aujourd’hui n’avance aucun argument nouveau. En disant non à cette initiative, le gouvernement a une nouvelle fois raté l’occasion de supprimer un super-privilège obsolète destiné aux super-riches et de résoudre une question fiscale internationalement délicate. &nbsp;
</p><p>L’initiative demande que les mêmes règles de jeu soient appliquées à tout le monde, à savoir que chacun(e) paie des impôts en fonction de sa capacité économique. L’imposition forfaitaire viole donc l’égalité et foule aux pieds la morale fiscale. Et le durcissement cosmétique décidé par le Parlement l’automne dernier concernant les forfaits appliqués ne remédie en rien à cette injustice fondamentale. En outre, les 5&nbsp;500 profiteurs actuels se sont vu accorder un délai transitoire de cinq ans depuis l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions. Pour eux, tout restera ainsi pour le mieux au moins jusqu’en 2019. 
</p><p>Comme toute une série de cantons ont déjà supprimé leur imposition forfaitaire, les initiant(e)s abordent la votation fédérale avec une grande confiance. La suppression de l’imposition forfaitaire s’impose toujours plus au plan national car elle permettra de mettre le holà au tourisme fiscal des millionnaires bénéficiaires de forfaits ainsi qu’à la répugnante concurrence fiscale à laquelle se livrent les cantons, une concurrence qui menacent de s’installer ponctuellement en cas de suppression de cette forme d’imposition seulement dans un canton ou l’autre.
</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><ul><li>&nbsp;Nico Lutz, membre du comité directeur d’Unia 076 330 82 07</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS 031 377 01 06</li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1094</guid><pubDate>Tue, 25 Jun 2013 18:04:00 +0200</pubDate><title>Non à la journée de travail de 24 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-la-journee-de-travail-de-24-heures</link><description>La campagne est lancée</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Les organisations affiliées à l’Alliance pour le dimanche lancent aujourd’hui la campagne de votation contre la péjoration de la loi sur le travail (LTr) soumise aux urnes le 22&nbsp;septembre. Concrètement, le Parlement vise à introduire la journée de travail de 24&nbsp;heures dans les shops des stations-service. La modification de la LTr prévue à cet effet risque de faire tache d’huile dans tout le commerce de détail. D’importantes plages de repos et de vie sociale disparaîtraient, avec des conséquences dramatiques pour toutes les autres branches d’activité. Voilà contre quoi proteste farouchement l’Alliance pour le dimanche.</b></p><p>Les partisans de la libéralisation à tout crin ont choisi la tactique du salami, afin de mieux démanteler la loi sur le travail, qui protège la santé des travailleurs/euses. Il en résulterait une explosion du travail de nuit et du dimanche. Le flou entourant le champ d’application de la modification de la loi sur le travail aboutirait à une prolifération incontrôlable des shops de stations-service et accroîtrait encore les pressions à la libéralisation dans le commerce de détail. Aussi les organisations affiliées à l’Alliance pour le dimanche ont-elles lancé un référendum, qui a abouti avec plus de 86&nbsp;000&nbsp;signatures. «Ce qui nous guette dans les shops des stations-service risque de devenir demain la règle dans le commerce de détail», prévient Vania Alleva, coprésidente d’Unia.
</p><p>Aujourd’hui déjà, le personnel de vente doit faire face à des salaires très bas, à des horaires de travail fragmentés et au travail sur appel. «Dans ces conditions, le travail devient un fardeau insupportable», rappelle Kurt Regotz, président du syndicat Syna. L’extension des horaires de travail pénaliseraient surtout les femmes, qui représentent presque 70&nbsp;% du personnel de vente. Liselotte Fueter, coprésidente des Femmes protestantes en Suisse (FPS), rappelle une réalité loin d’être rose: «Cet énorme stress aboutit souvent, chez des femmes déjà confrontées à de multiples charges, à des situations mauvaises pour la santé.» Klaus Stadtmüller, président de la Société suisse de médecine du travail, ne peut que confirmer les atteintes à la santé causées par le travail de nuit notamment: «Des troubles psychiques, pouvant aller jusqu’à la maladie (dépression), se multiplient, tout comme les problèmes digestifs, le manque d’appétit et la tendance à l’hypertension.»
</p><p>Le commerce de détail n’est d’ailleurs pas seul concerné. Car le projet démantèle la loi sur le travail sur un point essentiel – l’interdiction du travail de nuit et du dimanche. Les employés dans les shops des stations-service ne sont pas les seuls concernés. L’assouplissement des règlementations va très vite s’étendre à tout le commerce de détail et ensuite à d’autres branches. Cette péjoration touchera l’ensemble des salarié-e-s, qui devront se tenir en permanence à disposition de l’employeur. En effet, la flexibilisation constante des horaires de travail menace de précieux moments, jusque-là réservés à la vie sociale. «Cette révision de loi constitue, au fond, une décision de principe. Il s’agit de faire du dimanche une journée ouvrable, consacrée aux achats!», prévient Thomas Wallimann, président de Justice et Paix.
</p><p>Enfin, ces péjorations infligées à un grand nombre de travailleurs/euses ne profiteront qu’à une petite minorité: «Le profit de la classe possédante passe avant la santé et la vie sociale du personnel», regrette Jacques-André Maire, conseiller national socialiste. Le cercle des personnes lésées est toutefois bien plus large, car les riverains et l’environnement feront également les frais de la journée de travail de 24&nbsp;heures. «Il s’agit ici de shops exclusivement accessibles en voiture. Ce qui encouragera du même coup les achats motorisés à toute heure – et en particulier la nuit où le bruit trouble le sommeil», rappelle Daniel Vischer, conseiller national vert.
</p><h5><b>Pour en savoir plus:</b></h5><ul><li><b>Vania Alleva:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Vania_Alleva_unia_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">Non à la journée de travail de 24 heures</a><br></b>coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS, 079 620 11 14</li><li><b>Kurt Regotz:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Kurt_Regotz_syna_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">La nuit nous appartient!</a><br></b>président de Syna, vice-président de Travail.Suisse, 079 617 62 94</li><li><b>Liselotte Fueter:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Liselotte_Fueter_EFS_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">La libéralisation des horaires d’ouverture des commerces touche les femmes, les enfants et les familles</a><br></b>coprésidente des Femmes Protestantes en Suisse, 079 302 45 35</li><li><b>Klaus Stadtmüller:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Klaus_Stadtmueller_SGARM_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Klaus_Stadtmueller_SGARM_F</a><br></b>président de la Société suisse de médecine du travail, 079 237 97 10</li><li><b>Thomas Wallimann:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Thomas_Wallimann_Justitia-et-Pax_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Thomas_Wallimann_Justitia-et-Pax_F</a><br></b>président de Justice et Paix, 079 848 99 65</li><li><b>Danièle Lenzin</b>:&nbsp;<strong><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Dani%C3%A8le_Lenzin_syndicom_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">Aujourd’hui le commerce de détail, demain la poste et l’ensemble du secteur des prestations<br></a></strong>coprésidente de syndicom, 079 303 24 69</li><li><b>Jacques-André Maire:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Jacques-Andre_Maire_sp_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">La libéralisation des heures d’ouverture des magasins de stations service : une mine anti-personnel !</a><br></b>conseiller national socialiste, 078 709 48 50</li><li><b>Daniel Vischer:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Daniel_Vischer_gruene_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">Non au shopping jour et nuit dans les shops des stations-service</a><br></b>conseiller national vert, 079 682 43 92&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1087</guid><pubDate>Mon, 24 Jun 2013 09:24:00 +0200</pubDate><title>Une protection efficace contre les licenciements antisyndicaux doit enfin voir le jour </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-protection-efficace-contre-les-licenciements-antisyndicaux-doit-enfin-voir-le-jour</link><description>Combien de Providence et de SPAR faudra-t-il encore? Plainte à l&#039;OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors d’une conférence presse en prélude à la 102e Conférence de l’Organisation internationale du Travail (OIT), les syndicats ont présenté les deux derniers cas d’étranglement d’une grève légitime par des employeurs usant d’une brutalité jusqu’alors inconnue. Les cas de SPAR et de La Providence soulignent combien une protection efficace contre les licenciements antisyndicaux est nécessaire.</p><p>&nbsp;Depuis peu, SPAR Dättwil n’est plus seulement le nom d’un magasin comme il en existe des milliers ailleurs. SPAR Dättwil est aujourd’hui le symbole d’une politique patronale arrogante et brutale. Corinne Schärer, membre du Comité directeur d’Unia a résumé ainsi la situation lors de cette conférence de presse à Genève: « Ces derniers jours, chez SPAR à Dättwil, s’est déroulée la plus longue grève que le commerce de détail ait connue en Suisse. Les employé(e)s ont proposé jour après jour des négociations à la direction de SPAR. Ce n’est qu’après sept jours de grève que le management de SPAR s’est déclaré favorable à cette option, pour toutefois quitter la table des négociations au milieu des discussions, sans donner de justification. Ensuite, la direction n’a plus pris en compte une quelconque proposition des employé(e)s ou d’Unia. Et au onzième jour de grève, survient le coup de force: au lieu de reprendre les discussions, la direction licencie les 11 employé(e)s avec effet immédiat. »
</p><h3>Brutal de chez brutal</h3><p>Cette façon brutale de procéder viole le droit de grève protégé par la Constitution, puisque des personnes licenciées ne peuvent plus faire grève. Elles n’ont même plus d’emploi pour lequel revendiquer quelque chose. Quel procédé « élégant » et quel dédain! S’y ajoute le fait que les licencié(e)s ne sont pas entrés en grève par goût du vandalisme. D’un côté, il y avait des salaires anémiques (3’600 francs), un manque de personnel chronique, entraînant des heures supplémentaires récurrentes, cause d’arrêts maladie provoquant en retour davantage de stress, bref une vraie spirale descendante en matière de conditions de travail. De l’autre côté, la démarche du personnel, qui demandait de discuter de mesures contre ces dysfonctionnements, fut complètement ignorée. Seul ce mélange détonnant de besoins objectifs et de rebuffade a débouché sur la décision de faire grève. Ni le large soutien public des grévistes, ni les actions de solidarité menées devant d’autres magasins SPAR, comme celles des Jusos et de la jeunesse d’Unia du samedi 15 juin, n’ont suffi pour faire dévier, ne serait-ce que d’un pouce, le cours agressivement brutal de la direction de SPAR. 
</p><h3>A Neuchâtel aussi</h3><p>SPAR Dättwil n’est pas un cas isolé. Katharina Prelicz-Huber, présidente du SSP, a évoqué le cas de l’hôpital de La Providence, à Neuchâtel, où 22 grévistes ont été licenciés. Le recours à la grève visait à refuser la dénonciation de leur CCT et la dégradation de leurs conditions de travail. Ces deux points faisaient partie des conditions de reprise de l’hôpital par un acquéreur privé, la société Genolier SA. Ici aussi, on a appliqué&nbsp; brutalement la méthode « marche ou crève ». Avec la même conséquence: fouler aux pieds les droits syndicaux garantis par l’OIT et la Constitution fédérale. Ici aussi, le droit de grève est vidé de son sens et un partenariat social loyal est remplacé par des diktats. Le SSP avait demandé une suspension juridique des licenciements. Le tribunal souligna toutefois leur conformité au droit, la législation suisse permettant de tels licenciements. Pour cette raison, le SSP a donc porté plainte contre la Suisse devant l’OIT, puisqu’elle admettait ces règles anticonstitutionnelles dans son droit du travail. Unia examine la possibilité de s’associer à la plainte du SSP auprès de l’OIT et/ou d’intervenir auprès du gouvernement suisse, afin qu’il relance la révision du Code des obligations (CO), actuellement mise au frigidaire. 
</p><h3>Plusieurs plaintes devant l’OIT</h3><p>L’USS a déjà porté plainte contre la Suisse devant l’OIT, il y a une décennie, pour violation des conventions&nbsp;87 et 98 de l’OIT, qu’elle avait ratifiées. Au cœur de cette plainte se trouve en particulier la très faible protection contre le licenciement des salarié(e)s actifs syndicalement. L’USS a suspendu sa plainte après que le Conseil fédéral a voulu lancer une révision du CO qui aurait dû s’attaquer à ce problème. Entre temps, sous la pression du patronat, le Conseil fédéral a gelé cette révision. En conséquence, l’USS a réactivé sa plainte auprès de l’OIT.
</p><p>Ces cas, choquants, de La Providence et de SPAR le montrent: une meilleure protection contre les licenciements est nécessaire. Sinon, aucune négociation ne pourra plus se dérouler sur un pied d’égalité. Les entreprises ne doivent plus être ces zones dans lesquelles on laisse au vestiaire ses droits démocratiques en même temps que son pardessus.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1093</guid><pubDate>Fri, 21 Jun 2013 14:32:00 +0200</pubDate><title>L’USS rejette cette réédition du vol des rentes – L’AVS ne doit pas être affaiblie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-rejette-cette-reedition-du-vol-des-rentes-l-avs-ne-doit-pas-etre-affaiblie</link><description>Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>En prévoyant de baisser le taux de conversion de 6,8 à 6&nbsp;%, le Conseil fédéral propose la plus forte réduction de rentes de tous les temps. Celles-ci diminueraient de plus de 12 pour cent. L’amputation représenterait le double de celle qui fut sèchement refusée par une majorité de trois quarts des votant(e)s en 2010. L’Union syndicale suisse (USS) ne peut accepter cette réduction draconienne du taux de conversion minimal. Elle la combattra. Elle n’a rien d’urgent, s’appuyant sur le faible taux d’intérêt actuel. Mais les taux d’intérêt et les rendements ne sont pas gravés dans le marbre. Il n’est pas sérieux de concevoir une réforme des rentes en se basant uniquement sur le scénario d’un taux d’intérêt bas.
</p><p>Certes, le Conseil fédéral veut amortir la réduction des rentes. L’augmentation du capital épargné (durée de cotisations plus longue, etc.) ne fera toutefois que continuer à gonfler un deuxième pilier soumis à l’imprévisibilité des marchés financiers. Il faudrait qu’environ 3,7 milliards supplémentaires rentrent chaque année dans les caisses de pensions. Cela coûtera très cher aux salarié(e)s à bas et moyens revenus. Au lieu de développer l’emprise d’un deuxième pilier onéreux, peu attractif pour les bas salaires, il faudrait améliorer les prestations de l’AVS, comme l’exige l’initiative populaire AVSplus.
</p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Le plan du Conseil fédéral de se soustraire à sa responsabilité dans le financement de l’AVS n’est pas acceptable. Si la contribution de la Confédération à l’AVS devait être pour moitié articulée sur la TVA, l’AVS serait privée annuellement d’au moins 550 millions jusqu’en 2030. Afin d’éviter la diminution des rentes, la TVA devrait donc être augmentée, par exemple. L’USS refuse catégoriquement cette répercussion financière.</span></p><p>L’USS s’oppose aussi à l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans. Il s’agit là d’une mesure de démantèlement unilatérale et injuste. Car les femmes, à cause des interruptions de carrière et de leur bas salaire, ont aujourd’hui des rentes de vieillesse nettement plus basses que celles des hommes. L’augmentation de l’âge de la retraite ne ferait que renforcer l’inégalité de traitement matérielle entre les femmes et les hommes. Conjointement, l’USS met en garde contre l’idée d’abandonner l’âge ordinaire de la retraite à 64 et 65 ans et de le remplacer par un âge de référence, car il s’agirait d’un premier pas en direction d’une élévation générale de l’âge de la retraite.
</p><p>L’USS salue le fait que le Conseil fédéral aborde la question de la prévoyance vieillesse dans son ensemble. Mais le Conseil fédéral, au total, prend une orientation erronée, puisque ses propositions débouchent sur une expansion indésirable du deuxième pilier et un affaiblissement de l’AVS. L’USS rejette aussi toutes les tentatives de fractionner les réformes ou de ficeler différents paquets législatifs. Cette façon de procéder est condamnée à l’échec.
</p><h5>Renseignements</h5><p>Doris Bianchi, secrétaire centrale de l’USS, responsable de la politique sociale, 076 564 67 67 se tient à votre disposition pour tout complément d’information</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1086</guid><pubDate>Thu, 13 Jun 2013 10:06:00 +0200</pubDate><title>Combattre les inégalités salariales avec des salaires minimums et des contrôles</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/combattre-les-inegalites-salariales-avec-des-salaires-minimums-et-des-controles</link><description>Discriminations salariales à l’encontre des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, l’égalité de salaire entre femmes et hommes laisse encore à désirer, comme le montrent les statistiques. Selon les toutes dernières de la Confédération, la discrimination salariale à l’encontre des femmes fait perdre à celles-ci chaque année 7,7 milliards de francs. Il s’agit de différences de salaire qui ne sont pas dues à des facteurs objectivement explicables comme des différences d’âge, de formation, d’ancienneté, de domaine d’activité, etc. Les femmes perdent ces milliards uniquement en raison de leur sexe. Selon la branche, la part de la différence de salaire entre femmes et hommes qui relève uniquement du sexe oscille entre 13,5 et 87&nbsp;%.
</p><p>Les inégalités salariales sont particulièrement choquantes dans les branches à bas salaires. Cette discrimination est sans doute même une des principales raisons pour lesquelles les femmes sont plus concernées que la moyenne par les bas salaires. Ainsi, 15,7&nbsp;% des femmes titulaires d’un apprentissage touchaient en 2010 un bas salaire (deux tiers du salaire médian, soit Fr.&nbsp;3&nbsp;986.- cette même année), alors que les hommes étaient trois fois moins concernés (5,6 %).
</p><p>Dans le commerce de détail, ce problème est répandu et de grande ampleur. Une femme sur cinq exerçant une activité lucrative y travaille en effet. En 2010, environ 60&nbsp;000 d’entre elles actives dans la vente ne recevaient qu’un bas salaire, comme l’a précisé Corinne Schärer, membre du comité directeur d’Unia. Les discriminations salariales en raison du sexe se montaient à près de 50&nbsp;%, soit 633 francs. Ces chiffres montrent toute l’urgence et la nécessité de salaires minimums corrects, comme le demande l’initiative sur les salaires minimums. De tels salaires élimineraient de fait une part importante des discriminations dans les branches à bas salaires. 
</p><p>Le secteur de l’accueil de l’enfance préscolaire, qui a connu une forte expansion et où travaillent presque exclusivement des femmes est fortement concerné aussi. La pénurie de personnel - qui, dans d’autres domaines, pousse les salaires à la hausse - &nbsp;a été utilisée pour augmenter la part de personnel non formé et comprimer les coûts salariaux, a expliqué Michela Bovolenta, secrétaire centrale du Syndicat suisse des services publics (ssp). Les salaires y sont extrêmement bas. En Suisse alémanique, Familienservice (servicefamille) recommande 3&nbsp;200 francs pour une semaine de travail de 43 heures et l’association KiTaS (Association suisse des structures d’accueil de l’enfance, ASSAE) 3&nbsp;500 francs. Le Tessin montre que souvent, les salaires sont encore plus bas. Au Tessin, la moitié du personnel non qualifié touche un salaire inférieur à 2&nbsp;560 francs&nbsp;!
</p><p>L’industrie graphique illustre bien l’effet des salaires minimums en matière d’inégalités salariales. Grâce à la hausse constante des salaires minimums prévus du contrat collectif de travail, la différence de salaire entre femmes et hommes est passée de 24,5 à 22,5&nbsp;% entre 2008 et 2010, ainsi que l’a expliqué Bernadette Häfliger, membre du comité directeur de syndicom. Mais ce n’est pas encore assez. Pour que de nouveaux progrès soient réalisés, il faut instaurer des contrôles obligatoires des salaires. Eux seuls semblent être à même de faire que le principe inscrit dans la Constitution fédérale, selon lequel «&nbsp;L’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;», devienne enfin réalité.
</p><h5>Documents:</h5><ul><li>&lt;media&gt;&lt;span&gt;Christina Werder, secrétaire centrale de l’USS, Commission féminine de l’USS: "&lt;/span&gt;Chaque année, les femmes se font voler plus de 7 milliards de francs !"&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;&lt;span&gt;Michela Bovolenta, secrétaire centrale du ssp: "&lt;/span&gt;Bas salaire dans les secteurs féminins : l’exemple du secteur de l’accueil de l’enfance"&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;&lt;span&gt;B&lt;/span&gt;&lt;span&gt;ernadette Häfliger, membre du comité directeur de syndicom: "&lt;/span&gt;Il faut absolument agir dans l’industrie graphique"&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;&lt;span&gt;Corinne Schärer, membre du comité directeur d’Unia: "&lt;/span&gt;Halte au dumping salarial sur le dos des femmes!"&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Christina Werder, secrétaire centrale de l’USS, Commission féminine de l’USS, </span><span>079 341 90 01</span></li><li><span>Michela Bovolenta, secrétaire centrale du ssp, 079 647 72 83</span></li><li><span>B</span><span>ernadette Häfliger, membre du comité directeur de syndicom, 079 874 46 67</span></li><li><span>Corinne Schärer, membre du comité directeur d’Unia, 079 219 94 20</span></li></ul><p></p> ]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1083</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2013 10:55:00 +0200</pubDate><title>Évolution inquiétante des salaires dans les branches sans protection</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evolution-inquietante-des-salaires-dans-les-branches-sans-protection</link><description>Libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>La pression sur les salaires est malheureusement une réalité en Suisse. Le rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes publié mardi 11 juin le montre bien. Les résultats des contrôles des salaires font apparaître que des employeurs essaient de recruter de la main-d’œuvre «&nbsp;bon marché&nbsp;» à l’étranger. Dans les branches qui connaissent des conventions collectives de travail (CCT) étendues, c’est-à-dire de force obligatoire, il est possible d’infliger des amendes et de demander des comptes aux employeurs qui versent des salaires trop bas.&nbsp;Si les mesures d’accompagnement sont appliquées de manière conséquente, il est alors possible d’imposer les salaires suisses dans ces branches.
</p><p>La situation est beaucoup plus problématique dans les branches sans protection, à savoir sans CCT ni salaires minimums. Environ 50&nbsp;% des travailleurs et travailleuses sont concernés, par exemple dans le commerce de détail, l’horticulture, l’informatique et le journalisme, mais aussi dans certaines professions comme celle de musicien(ne). Les contrôles des salaires ont permis de constater qu’un employeur sur dix versait des salaires trop bas. Dans les faits, ce chiffre devrait être encore plus élevé, car certains cantons, comme celui de Zurich pour l’horticulture, effectuent leurs contrôles sur la base de salaires de référence trop bas. Il est inquiétant de voir que le recrutement de main-d’œuvre de l’Union européenne par des employeurs de Suisse a surtout augmenté dans ces branches sans protection. Et il est étonnant que, pour ces branches, le rapport de l’Observatoire ne mentionne que peu d’indices de l’existence de pressions sur les salaires. La raison doit en être, entre autres, les grilles interprétatives trop grossières qui ont été utilisées. En effet, dans les études sur l’évolution des salaires, les branches protégées et celles qui ne le sont pas sont analysées sans être différenciées. 
</p><p>Que les pressions sur les salaires dans les branches sans protection soient un problème, on le voit dans le fait que, selon l’Observatoire, les salaires des personnes titulaires d’un diplôme de degré tertiaire (p. ex. formation professionnelle supérieure, haute école spécialisée) sont désormais sous pression. Or, ils ne sont la plupart du temps pas protégés.
</p><p>Comparée à ce qui existe dans les petits pays européens où les salaires sont élevés (Autriche, Benelux, pays nordiques), la protection des salaires en Suisse est sous-développée. La Suisse doit donc encourager la conclusion de CCT et veiller à ce que le niveau des salaires soit protégé dans toutes les branches à l’aide de salaires minimums. Les obstacles à franchir pour étendre une CCT ou édicter un contrat-type de travail doivent être abaissés. En outre, l’application des mesures d’accompagnement doit être amélioré et les contrôles, surtout dans les régions frontalières, intensifiés. C’est le seul moyen qui permet de garantir que les Accords bilatéraux profitent aux salarié(e)s du pays et qu’en Suisse, on verse des salaires suisses.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, 079 205 69 11, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann, 079 249 59 74, responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><span>&nbsp;</span><span>&lt;media dl cpr observatoire libre circul&gt;Discours de Daniel Lampart&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media dl cpr observatoire libre circul&gt;, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS&lt;/media&gt;</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1078</guid><pubDate>Mon, 03 Jun 2013 12:39:00 +0200</pubDate><title>Il faut moderniser les vieux instruments de protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-moderniser-les-vieux-instruments-de-protection-des-salaires</link><description>L’USS veut des mesures d&#039;accompagnement renforcées </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les salaires versés en Suisse font partie des plus élevés. Mais ils sont trop peu protégés. Les instruments pour ce faire sont vieux, la plupart d’entre eux proviennent des années 1950. Ils doivent être modernisés et adaptées aux réalités actuelles du marché du travail et de la libre circulation des personnes. Telles sont les revendications décidées lundi 3 juin par les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS), à l’occasion d’une assemblée sur le thème des accords bilatéraux et des mesures d’accompagnement.
</p><p>Quiconque travaille en Suisse doit toucher un salaire suisse et bénéficier de conditions de travail suisses. C’est ce que demandent les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Or, ce principe n’est pas appliqué correctement aujourd’hui. Y remédier présuppose des salaires minimums obligatoires d’un bon niveau. Cela permet de demander des comptes aux patrons qui s’adonnent à la sous-enchère salariale et de les sanctionner. 
</p><p>Les instruments à disposition en Suisse pour imposer partout des salaires minimums obligatoires comme garde-fous et protéger effectivement nos salaires sont toutefois trop vieux. La loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail, date des années 1950. Par rapport à cette époque, le marché suisse est aujourd’hui nettement plus ouvert, les activités des entreprises suisses se sont beaucoup internationalisées. En outre, il y a actuellement bien moins de personnes qui travaillent dans le secteur secondaire où la couverture conventionnelle (par CCT) est traditionnellement étendue.
</p><p>Aujourd’hui, les obstacles à franchir pour étendre une CCT sont trop élevés. Cela explique pourquoi trop de branches n’ont pas de CCT ni salaires minimums. Il faut donc moderniser les instruments de protection des salaires, ainsi que les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) l’ont demandé le lundi 3 juin, lors de leur assemblée. 
</p><p>Les CCT doivent pouvoir être étendues pour des raisons «&nbsp;d’intérêt public&nbsp;». Par exemple lorsqu’il y a risque de pression sur les salaires, de sous-enchère, de discrimination à l’encontre des femmes ou parce que le niveau des salaires est socialement inacceptable. Le quorum concernant les entreprises doit être supprimé (aujourd’hui, il faut que 50&nbsp;% des entreprises soient soumises à la CCT). 
</p><p>Qui reçoit des subventions publiques ou se voit confier un mandat public devra à l’avenir non seulement respecter les conditions de travail usuelles dans la localité, la branche ou la profession, mais aussi négocier une CCT avec un syndicat représentatif. Sinon, un contrat-type de travail (CTT) prévoyant des salaires minimums devra être édicté. Dans les marchés publics, l’existence d’une CCT doit être un critère d’adjudication.
</p><p>S’il n’est pas possible de conclure une CCT dans une branche parce qu’il n’y a, par exemple, pas de partenaires sociaux, il faut pouvoir édicter un CTT avec salaires minimums pour des raisons «&nbsp;d’intérêt public&nbsp;». Les salaires minimums doivent être assez élevés pour garantir les salaires usuels de la branche.
</p><p>En outre, il s’agit d’intensifier les contrôles afin que les mesures d’accompagnement soient appliquées. Une offensive en matière de contrôles doit être lancée, en particulier dans les régions frontalières, avec le soutien financier de la Confédération. En cas d’infractions, les responsables de sous-enchère salariale doivent être punis plus sévèrement, entre autres en augmentant les amendes.
</p><p>Les syndicalistes jouent un rôle important dans les contrôles des conditions de travail. Celles et ceux d’entre eux qui dénoncent des abus dans les entreprises doivent être protégés contre les représailles et le licenciement.
</p><p>Dans une résolution adoptée à l’unanimité, les délégué(e)s de l’USS ont demandé au Conseil fédéral et à l’administration fédérale d’imposer le contrôle du temps de travail et de ne pas élargir les catégories de salarié(e)s qui peuvent renoncer à enregistrer leur temps de travail. Également à l’unanimité, les délégué(e)s de l’USS ont appelé le Parlement fédéral à renoncer à des coupes claires sur le dos du personnel, c’est-à-dire à supprimer 2&nbsp;000 emplois dans ce secteur, ainsi qu’à ne pas entrer en matière, lors de la session en cours, sur le programme de consolidation et de réexamen des tâches 2014.
</p><h5>renseignements</h5><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1070</guid><pubDate>Mon, 27 May 2013 16:26:00 +0200</pubDate><title>L’enregistrement du temps de travail toujours plus important</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-enregistrement-du-temps-de-travail-toujours-plus-important</link><description>Stress au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>La <a href="http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&amp;msg-id=48949" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">publication par l’Office fédéral de la statistique (OFS) de nouveaux chiffres sur les heures travaillées en Suisse</a> donne une image fausse de la réalité dans la mesure où elle ne tient pas compte, ou ne le peut pas, des heures supplémentaires fournies gratuitement. 
</p><p>Les anciennes enquêtes du SECO sur le stress et la satisfaction au travail montrent que le stress au travail a fortement augmenté ces deux dernières décennies. Ainsi, plus d’un tiers des salarié(e)s (34,4&nbsp;%) ont déclaré être souvent ou très souvent stressés. C’est énorme&nbsp;! Il y a dix ans, ils étaient encore 26,6&nbsp;%. Les branches les plus touchées sont celles de la finance et des services. 
</p><p>On observe qu’en Suisse aussi, toujours plus de personnes travaillent pendant leur temps libre. Les journées de travail durent plus que dix heures, et ne sont souvent pas compensées. Ces heures supplémentaires ont souvent lieu le week-end et le soir à la maison, et ne sont pas enregistrées, alors que la loi le prescrit. 
</p><p>C’est pourquoi il est d’autant plus inquiétant et incompréhensible que le SECO joue toujours avec l’idée de renoncer de manière générale et absolument légale à tout enregistrement du temps de travail de certaines catégories de salarié(e)s (fondés de pouvoir, etc.). Les heures supplémentaires travaillées gratuitement, la surcharge de travail, le stress et le travail pendant leur temps libre augmenteraient ainsi encore plus. Et avec eux nombre de maladies psychosociales aussi. Pour les femmes surtout, il devient encore plus difficile de concilier des horaires de travail qui débordent de leur cadre avec la charge que représentent leurs activités familiales et de soins («&nbsp;care). L’USS et ses fédérations s’y opposent énergiquement. 
</p><p>L’USS se réjouit de voir que, d’après les dernières données de l’OFS, selon lesquelles, les travailleurs et travailleuses des branches qui ont une convention collective de travail sont tendanciellement plutôt protégés contre les horaires de travail irréguliers et précarisant, ainsi que les heures supplémentaires en nombre excessif et généralisées. Ce sont en effet précisément ces facteurs qui, selon les études existantes, comportent un risque plus élevé de maladie (stress, troubles du sommeil, dépressions, épuisement professionnel).
</p><h5>&nbsp;renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS</span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1068</guid><pubDate>Tue, 21 May 2013 10:33:00 +0200</pubDate><title>Pas de hausse de la TVA à cause de cadeaux fiscaux offerts aux négociants de matières premières</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-hausse-de-la-tva-a-cause-de-cadeaux-fiscaux-offerts-aux-negociants-de-matieres-premieres</link><description>Réforme de l’imposition des entreprises III : des propositions grotesques</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport du Conseil fédéral concernant les corrections à apporter aux privilèges fiscaux dénoncés par l’Union européenne montre désormais officiellement que 2 cantons seulement sur les 26 que compte la Suisse sont vraiment concernés de manière significative&nbsp;: Genève et Bâle. La proposition faite par le groupe de travail sur la troisième réforme de l’imposition des entreprises de baisser de manière générale ces impôts est de ce fait totalement disproportionnée. Si la Confédération autorisait des produits de licence («&nbsp;licence box&nbsp;»), seuls resteraient dans le canton de Genève les négociants de matières premières qui, en cas de suppression éventuelle des privilèges fiscaux dans ce canton – partiraient, pour éventuellement aller dans d’autres cantons. Il est totalement grotesque de la part du groupe de travail de vouloir baisser de manière générale les impôts des entreprises uniquement à cause de ces négociants. Et il serait encore plus grotesque que la population de Suisse doive payer cette facture salée avec une hausse de la TVA. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), une baisse générale des impôts sur les sociétés n’entre pas en ligne de compte. Ces dernières années, l’imposition des bénéfices a déjà baissé plus que de raison. Les entreprises sont toujours plus «&nbsp;libérées&nbsp;» du financement des prestations publiques, alors qu’elles en profitent souvent considérablement. Les propositions du groupe de travail favoriseraient encore plus la course aux taux d’imposition des entreprises les plus bas.
</p><p>L’USS exige que la Confédération prenne le leadership dans la lutte contre la sous-enchère fiscale. Des seuils obligatoires doivent être fixés à l’imposition des entreprises par les cantons. Pour que les cantons de Suisse centrale, qui doivent renoncer à leurs privilèges fiscaux, reçoivent plus de moyens, il faut mieux compenser les charges excessives dues à des facteurs sociodémographiques. Si des fonds supplémentaires sont nécessaires pour corriger de la sorte l’imposition des entreprises, il s’agira d’aller les chercher dans les entreprises et chez les actionnaires. Les effets du mensonge du Conseil fédéral lors de la votation sur la deuxième réforme de l’imposition des entreprises n’ont toujours pas été compensés. Or, si le Conseil fédéral et les Chambres fédérales avaient corrigé cette faute, la Confédération aurait enregistré des recettes supplémentaires de plusieurs centaines de millions de francs.
</p><h5>&nbsp;informations</h5><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1064</guid><pubDate>Wed, 15 May 2013 14:26:00 +0200</pubDate><title>Nouveau site pour les apprenties et apprentis et réédition du bestseller de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/nouveau-site-pour-les-apprenties-et-apprentis-et-reedition-du-bestseller-de-l-uss</link><description>www.jeunesse-syndicale.ch</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année, plus de 70&nbsp;000 jeunes commencent un apprentissage en entreprise. Ils ont généralement entre 16 et 18 ans et ne connaissent pour ainsi dire rien du monde du travail. En signant un contrat d’apprentissage, ils se sont engagés à travailler au service d’un employeur en échange de leur formation. À ce titre, le patron ne manquera pas de leur rappeler qu’ils sont soumis à un certain nombre des devoirs.
</p><p>Par contre, les apprenti(e)s, peu conscients de leurs droits, ne sont souvent pas en mesure de les faire respecter. Certains patrons ont tendance, par exemple, à «&nbsp;oublier&nbsp;» qu’un jeune de 16 ans ne peut pas être astreint à un travail plus de 9 heures par jour. Ou qu’une apprentie-vendeuse n’est pas sensée travailler le dimanche. Il existe pourtant une protection spécifique pour les jeunes travailleurs et travailleuses afin de ne pas entraver leur développement personnel, physique et psychique.
</p><p>Consciente de ces difficultés, la Commission jeunesse de l’Union syndicale suisse (USS) a réactualisé son bestseller, le guide «&nbsp;Je défends mes droits. Jeune, apprentie, apprenti&nbsp;: tes droits de A à Z&nbsp;» (parution le 16 mai). Simultanément, elle met dès aujourd’hui un nouveau site internet à disposition des apprenti(e)s et jeunes travailleurs et travailleuses. Un site, dont l’élément central est précisément ce guide. Ainsi, grâce à un moteur de recherche par mots-clés, les jeunes pourront en consulter en ligne tous les articles. Ce guide et le site en soi contiennent toutes les informations indispensables en relation avec le travail (conditions de travail, formation, assurances sociales, impôts, chômage, …), ainsi que les références aux bases juridiques et liens utiles. 
</p><p>Le tirage de la nouvelle édition de «&nbsp;Je défends mes droits&nbsp;» est de 50&nbsp;000 exemplaires (français et allemand). Les commandes (Fr.&nbsp;4.- l’exemplaire papier) peuvent être passées auprès de <a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGzni5jo" data-mailto-vector="7">info(at)sgb.ch</a>. Sur demande, nous mettons à disposition des journalistes intéressés un exemplaire en service de presse. Pour d’autres informations&nbsp;: <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch">www.jeunesse-syndicale.ch</a>. 
</p><h5>Contacts</h5><p>Véronique Polito (079 436 21 29), secrétaire centrale de l’USS, et&nbsp;Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1057</guid><pubDate>Wed, 01 May 2013 15:53:00 +0200</pubDate><title>Des salaires plus justes, des rentes meilleures – Non aux inégalités croissantes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-salaires-plus-justes-des-rentes-meilleures-non-aux-inegalites-croissantes</link><description>1er Mai fêté dans toute la Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté à l’occasion de la Fête du travail dans une cinquantaine de localités du pays pour «&nbsp;Des salaires plus justes, des rentes meilleures&nbsp;», le slogan choisi par l’USS pour cette année.
</p><p>Partout, le creusement des écarts entre les salaires a été dénoncé. À Bâle, le président de l’Union syndicale suisse (USS), Paul Rechsteiner, a rappelé que dans la riche Suisse, 440&nbsp;000 personnes gagnent trop peu pour pouvoir vivre décemment et que 140&nbsp;000 d’entre elles ont pourtant fait un apprentissage. Où en sommes-nous arrivés, a-t-il encore demandé, pour qu’un apprentissage ne soit plus la garantie de gagner assez pour vivre normalement&nbsp;? Paul Rechsteiner a aussi fustigé spécialement les grandes chaînes de commerces de chaussures et de vêtements aux mains de milliardaires et qui versent des salaires de honte à leurs vendeuses. 
</p><p>C’est pour cela qu’un tournant s’impose en matière de salaires et de revenus, à savoir&nbsp;: leur répartition juste. Pour Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, présent à Weinfelden, expliquer le creusement des salaires avec la mondialisation et dire qu’on ne pourrait pas s’y opposer, c’est purement et simplement du flan. En effet, partout dans le monde, là où les syndicats sont actifs et où on applique une politique économique et salariale juste, les écarts entre les salaires sont moindres. 
</p><p>Mais comment réaliser ce tournant&nbsp;? En plus de la voie syndicale classique – la conclusion de conventions collectives de travail (CCT) -, les organisations des salarié(e)s misent sur la démocratie directe. À Schaffhouse, Giorgio Tuti, vice-président de l’USS et président du Syndicat du personnel des transports (SEV), a précisé que l’on pouvait stopper cette évolution en disant clairement oui aux initiatives populaires «&nbsp;1:12&nbsp;» et «&nbsp;sur les salaires minimums&nbsp;». La première fixera le rapport entre le salaire le plus élevé et le salaire le plus bas de chaque entreprise, une nécessité et une urgence. Depuis 1997 en effet, le nombre des «&nbsp;salariés millionnaires&nbsp;» a quadruplé. Quant à l’initiative sur les salaires minimums, 400&nbsp;000 personnes, qui gagnent aujourd’hui moins de 4&nbsp;000 francs par mois, en profiteraient d’un seul coup. 
</p><p>Les syndicats ont aussi lancé une initiative en faveur de l’AVS. Leur initiative populaire AVSplus favorisera une «&nbsp;alphabétisation politique&nbsp;» dans un contexte où le social et la sécurité sociale sont systématiquement dénigrés (Paul Rechsteiner). Améliorer les rentes de vieillesse est important, surtout pour les jeunes familles. Grâce à l’AVS, elles devront ainsi beaucoup moins économiser pour leur retraite que si l’AVS n’existait pas. 
</p><p>À la plupart des manifestations du 1<sup>er</sup> Mai qui ont déjà eu lieu, il a aussi été question de la journée de travail de 24 heures, une réalité qui menace de s’imposer si une brèche était ouverte avec les magasins des stations-service. La votation à ce sujet sera donc un test. Vania Alleva, coprésidente de l’USS et présidente d’Unia, présente à Thoune, a souligné que 320&nbsp;000 personnes travaillent dans le commerce de détail et que si la journée de travail de 24 heures y était introduite, les travailleurs et travailleuses des entreprises sous-traitantes, de la sécurité et du nettoyage seraient aussi concernés. Toutes ces branches connaissent déjà le travail sur appel et des horaires «&nbsp;éclatés en plusieurs morceaux&nbsp;». Prolonger les heures d’ouverture des commerces serait augmenter encore plus le stress, réduire le temps libre et les moments destinés à la famille. Cela, pour des salaires bien trop bas.
</p><p>Et la protection des travailleurs et travailleuses va-t-elle est toujours plus mise à mal&nbsp;? Et les représentant(e)s du personnel doivent aussi être mieux protégés, comme le montre le cas, cité lors de nombreuses manifestations, des licenciements scandaleux de l’hôpital neuchâtelois de la Providence. De manière absolument illégale, des grévistes ont été licenciés avec effet immédiat, alors qu’ils s’étaient uniquement engagés pour le maintien de leur CCT. À Dietikon, la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Katarina Hubert-Prelicz, a dénoncé la passivité du gouvernement neuchâtelois qui persiste dans une attitude passive. Mais cela ne se passera pas comme ça, a-t-elle ajouté, en rappelant la plainte déposée auprès de l’Organisation internationale du Travail et la manifestation du 1<sup>er</sup> juin à Genève. Une manifestation de solidarité, à laquelle tout le monde est appelé à participer&nbsp;!
</p><p>Un autre thème a dominé ces manifestations du 1<sup>er</sup> Mai, celui de l’encouragement de services publics performants. À Delémont, Alain Carrupt, coprésident du Syndicat des médias et de la communication (syndicom), a posé les bonnes questions à ce sujet&nbsp;: «&nbsp;Comme Jurassiennes et Jurassiens, vous savez mieux que d’autres ce que signifient privatisation et libéralisation en matière de service public. Augmentation des coûts, baisse des prestations, restriction des accès, société à deux vitesses. Est-ce cela que nous souhaitons&nbsp;? Est-ce cela que nous voulons laisser en héritage aux générations futures&nbsp;?&nbsp;»
</p><p><a name="Text10"><b></b></a>Ewald Ackermann (079 660 36 14 ou 031 377 01 09), service de la communication de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1051</guid><pubDate>Mon, 29 Apr 2013 11:15:00 +0200</pubDate><title>L’USS exige une réorientation urgente de la politique salariale et des revenus</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-exige-une-reorientation-urgente-de-la-politique-salariale-et-des-revenus</link><description>Rapport sur la situation financière des salarié(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un rapport publié par l’Union syndicale suisse (USS) lundi l’établit&nbsp;: la Suisse n’a jamais été aussi riche. Pourtant, la situation financière de nombreux salarié(e)s s’est détériorée depuis le passage dans le nouveau millénaire. Ils et elles sont confrontés à la pression sur les salaires. Un cinquième des salarié(e)s ont de sérieux soucis avec leur revenu et se retrouvent à court d’argent lorsqu’ils doivent faire face à une dépense imprévue de 2&nbsp;000 francs (dentiste, garagiste). Bien qu’ayant terminé leur apprentissage, près de 150&nbsp;000 personnes gagnent un salaire mensuel inférieur à 4&nbsp;000 francs. Il n’y a pas que l’argent à poser problème, mais aussi la forte augmentation des contraintes au travail. Plus d’un tiers des salarié(e)s éprouvent souvent ou très souvent du stress au travail. Et près d’un cinquième d’entre eux et elles doivent régulièrement emporter du travail à la maison et travailler en dehors des horaires réguliers. Seule une minorité a profité de l’évolution des salaires. Grâce au système des bonus, les grands vainqueurs sont les cadres et les dirigeants. Le nombre des «&nbsp;millionnaires en salaire&nbsp;» a quadruplé depuis 1997.
</p><p>Il est temps de réorienter la politique des salaires et des revenus&nbsp;: le système salarial classique avec ses augmentations générales doit remplacer celui des bonus. Des conventions collectives pour toutes et tous et de bons salaires minimums d’au moins 22 francs de l’heure dans toutes les branches sont nécessaires. Les entreprises en main publique ne doivent plus verser de salaire supérieur à 500&nbsp;000 francs. Dans les entreprises privées, le rapport entre les salaires doit être de 1:12.
</p><p>Une réorientation s’impose aussi en matière de prévoyance professionnelle&nbsp;: la politique dans ce domaine doit abandonner sa logique régressive et renforcer l’AVS au lieu de l’affaiblir. Ce n’est qu’ainsi que l’on pourra obtenir que les rentes du premier et du deuxième pilier permettent le maintien de manière appropriée du niveau de vie antérieur, comme la Constitution le prévoit. En conséquence, l’USS récolte actuellement des signatures pour son initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;» qui introduit un supplément de 10 pour cent de la rente AVS.
</p><p>&nbsp;</p><p>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS (079 205 69 11) et Thomas Zimmermann, responsable de la communication (079 249 59 74) se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><h5>Documents</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>La situation financière des travailleurs et travailleuses en Suisse : analyse et interventions possibles</span></li><li><span>&lt;media dl situation&gt;Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS: "&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media dl situation&gt;Réorienter la politique salariale et des revenus vers une répartition plus juste"&lt;/media&gt;</span></li><li>&lt;media pr situation financiere&gt;&lt;span&gt;Paul Rechsteiner, président de l’USS: "&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Les remèdes efficaces contre les inégalités croissantes : des&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/media&gt;<span>&lt;media pr situation financiere&gt;correctifs politiques et des syndicats forts !"&lt;/media&gt;</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Repartition</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Politique sociale</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1050</guid><pubDate>Fri, 26 Apr 2013 16:37:00 +0200</pubDate><title>Fixer des salaires minimums, durcir les contrôles, relever les salaires indicatifs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/fixer-des-salaires-minimums-durcir-les-controles-relever-les-salaires-indicatifs</link><description>Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les contrôles réalisés l’an passé ont permis de découvrir et de sanctionner de nombreuses infractions aux salaires minimums commises par les employeurs, ce qui montre l’importance des mesures d’accompagnement. À défaut, la loi de la jungle menace les salaires et les conditions de travail.&nbsp;&nbsp;
</p><p>Il est préoccupant de constater que, dans les branches sans salaires minimums, 10&nbsp;pour cent des employeurs versent des salaires insuffisants. La situation est particulièrement alarmante dans le commerce de détail et dans l’horticulture&nbsp;: puisqu’il n’y a pas de salaires minimums dans ces branches, il n’est pas possible d’amender les exploiteurs et les cantons se bornent à envoyer des lettres sans effet. La loi prévoit que la Confédération et les cantons édictent des salaires minimums lorsqu’ils sont en présence de cas de sous-enchère salariale. Or, aucun canton alémanique ne l’a fait jusqu’à présent. Quant à la Confédération, elle s’est exécutée dans deux cas seulement, après de fortes pressions politiques.
</p><p>Le recul du nombre de contrôles – pour la deuxième fois depuis&nbsp;2012 – est un autre aspect inquiétant, au moment même où il faudrait davantage d’inspections. Le nombre d’entreprises étrangères actives en Suisse a en effet augmenté, tout comme l’immigration.
</p><p>Pour constater la sous-enchère salariale, il faut un salaire indicatif, qui doit s’aligner sur les salaires d’usage dans les branches et les régions. Certains salaires indicatifs utilisés par les cantons sont trop bas, comme c’est le cas de l’horticulture dans le canton de Zurich. En réalité, la pression sur les salaires est probablement plus forte que ce que conclut le rapport.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><p>Il faut dès lors appliquer systématiquement les mesures d’accompagnement, soit:
</p><p>- En cas de sous-enchère salariale, la Confédération et les cantons doivent décréter des salaires minimums, seule mesure efficace contre ce phénomène.
</p><p>- Il faut augmenter le nombre de contrôles.
</p><p>- Les salaires indicatifs définis par les cantons doivent s’aligner sur les salaires d’usage, faute de quoi le niveau des salaires en Suisse en pâtira.&nbsp; 
</p><h5>Renseignements&nbsp;</h5><p>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079 205 69 11</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1049</guid><pubDate>Thu, 25 Apr 2013 17:00:00 +0200</pubDate><title>Ne pas abaisser l’âge de protection pour les travaux dangereux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ne-pas-abaisser-l-age-de-protection-pour-les-travaux-dangereux</link><description>Workers’ Memorial Day</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chaque jour, 5500 personnes meurent dans le monde à cause d’accidents du travail ou des suites d’une maladie professionnelle. C’est nettement plus que les victimes des conflits armés. Cet état de fait constitue à lui seul une raison suffisante pour commémorer le 28 avril – jour du Workers’ Memorial Day —, les salarié(e)s qui sont tombés malades à cause du travail, ou qui sont morts, ont été blessés ou mutilés au travail.
</p><p>En Suisse aussi la question des accidents du travail reste d’actualité, particulièrement parmi les plus jeunes salarié(e)s. Selon les données du Service de centralisation des statistiques de l’assurance-accidents (SSAA), le nombre des accidents du travail touchant des apprenti(e)s a crû de plus de 6&nbsp;% de 1996 à 2009, alors que durant la même période, les accidents du travail reculaient dans l’ensemble de 13,4&nbsp;%. Malgré cette évolution alarmante, certains cantons et milieux bourgeois veulent abaisser l’âge de protection pour les travaux dangereux de 16 ans actuellement à 14 ans. Cela de surcroît sans connaître précisément les données de ces dernières années, puisque le SSAA ne dispose pas de chiffres récents sur le risque d’accident pour les apprenti(e)s. Ce pilotage à l’aveugle d’une dégradation de la protection contre les accidents du travail, qui plus est pour les jeunes salarié(e)s, n’est pas tolérable.
</p><h3>Dites stop en cas de danger&nbsp;!</h3><p>Afin de prévenir les accidents du travail, l’USS avec le soutien de la SUVA a élaboré un support pédagogique, afin de mettre à disposition des écoles professionnelles, des représentations syndicales des travailleurs, mais aussi d’autres personnes intéressées, un instrument permettant d’améliorer la sécurité du travail en Suisse. Son message fondamental&nbsp;: en cas de danger, chaque salarié(e) peut et doit dire stop, surtout s’il se trouve en formation. Le travail doit être interrompu et ne doit reprendre que lorsque la sécurité est à nouveau garantie.
</p><p>Des efforts sont en particulier nécessaires à la protection des apprenti(e)s et des jeunes travailleurs et travailleuses. Comme débutant(e)s, ils sont en effet soumis à une pression supplémentaire et ont besoin, justement parce qu’ils manquent d’expérience, d’un accompagnement plus vigilant pour prévenir les accidents. Les institutions de formation et les employeurs ont une responsabilité à cet égard&nbsp;; ce nouveau support pédagogique peut donc aussi leur servir d’instrument de prévention.
</p><p>Le support pédagogique «&nbsp;En cas de danger&nbsp;: stop&nbsp;!» de<span lang="FR-CH">&nbsp;l’USS , et soutenu financièrement par la SUVA</span>,&nbsp;&nbsp;peut être téléchargé gratuitement &lt;media lehrmittel stop&gt;ici&lt;/media&gt;.
</p><h5>Renseignements</h5><p>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1048</guid><pubDate>Wed, 24 Apr 2013 16:32:00 +0200</pubDate><title>Protéger les salaires plutôt que faire du symbolique</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/proteger-les-salaires-plutot-que-faire-du-symbolique</link><description>Une clause de sauvegarde inefficace contre le dumping salarial</description><content:encoded><![CDATA[<p>La clause de sauvegarde n’est pas une solution aux problèmes que rencontrent les salarié(e)s. Les questions particulièrement controversées des entreprises qui détachent des salarié(e)s, des autorisations de courtes durées (obligation d’annonce) et des frontaliers et frontalières ne sont justement pas concernées par cette clause. Il n’y a qu’une seule façon de se prémunir des conséquences négatives de la libre circulation: les mesures d’accompagnement et leur mise en œuvre doivent garantir qu’en Suisse des salaires suisses sont payés. Ainsi, les employeurs ne pourront plus employer de la main-d’œuvre étrangère «bon marché» à la place des travailleurs et travailleuses de ce pays. 
</p><p>Or aujourd’hui, au contraire, on ne combat pas assez énergiquement le dumping salarial. Par exemple, bien que les cantons constatent régulièrement, lors de leurs contrôles, la réalité de la sous-enchère salariale, ils n’ont pas, à l’exception des cantons de Genève, du Valais et du Tessin, introduit de salaire minimum pour protéger le niveau salarial suisse.
</p><p>Plutôt qu’une politique alibi, des mesures efficaces sont nécessaires. </p><ul><li>Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées systématiquement. Lorsque les cantons et la Confédération constatent qu’il y a dumping salarial, ils doivent introduire des salaires minimaux, comme la loi le prévoit.</li><li>Les salaires dans l’horticulture, le commerce de détail (vêtements et chaussures surtout), dans la sécurité privée et dans le journalisme («journalistes libres») sont sous pression. Ils doivent être protégés par des salaires minimaux. </li><li>Employé (e) s temporaires et employé (e) s fixes doivent être traités de la même manière. Malgré la CCT de la branche du travail temporaire, des entreprises industrielles peuvent payer nettement moins bien les temporaires que le personnel fixe. Cela renforce la tendance à se rabattre sur les temporaires «bon marché». </li><li>Il faut augmenter le nombre des contrôles, en particulier dans les régions frontalières. La Confédération et les cantons doivent y consacrer les moyens nécessaires.</li></ul><h5>Renseignements:</h5><p><b></b></p><ul><li><b>Daniel Lampart (</b><b>079 205 69 11)</b><b>,</b> premier secrétaire et économiste en chef de l’USS se tient à votre disposition pour tout complément d’information. </li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1047</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2013 17:46:00 +0200</pubDate><title>Le Parlement compense l’affaiblissement de la protection contre le licenciement en cas d’insolvabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-compense-l-affaiblissement-de-la-protection-contre-le-licenciement-en-cas-d-insolvabilite</link><description>Révision du droit de l’assainissement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref">L’Union syndicale suisse (USS) est satisfaite d’apprendre qu’un plan social obligatoire a été introduit à la faveur de la révision du droit de l’assainissement des entreprises. Après le Conseil fédéral et le Conseil des États, c’est au tour du Conseil national de reconnaître que l’assouplissement prévu de la protection contre le licenciement dans le cas d’entreprises insolvables n’était pas tolérable sans mesures compensatoires pour les travailleurs et travailleuses concernés.</p><p class="Text"><span lang="FR">Pour compenser donc la possibilité d’un licenciement immédiat en cas d’assainissement d’entreprises, il y aura un plan social, ainsi que le demande depuis vieux l’USS. De fait, dans la crise économique actuelle, un plan social est plus nécessaire que jamais. Si des parachutes dorés et des primes d’arrivée continuent à être octroyés à des managers incapables, il y a suffisamment d’argent pour des indemnités de départ, des reconversions ou des retraites anticipées en faveur des salarié(e)s licenciés. Sans plan social obligatoire, le droit de l’assainissement aurait été bancal et inacceptable pour l’USS.</span></p><h5><a name="Text7"><span lang="FR">&nbsp;</span></a>Contact</h5><p class="Agencementdutexte"><b><span lang="FR">Luca Cirigliano (031 377 01 17),</span></b><span lang="FR"> secrétaire central de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1045</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2013 11:05:00 +0200</pubDate><title>Pas de retour un millénaire en arrière </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pas-de-retour-un-millenaire-en-arriere</link><description>Le Conseil national rejette l’initiative de l’UDC sur la famille</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>La Commission féminine de l’USS salue la décision prise par le Conseil national de recommander à la population le rejet de l’«&nbsp;Initiative pour les familles&nbsp;: déductions fiscales aussi pour les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants&nbsp;», une décision nette&nbsp;: 109 voix contre 74. Aux yeux de la Commission féminine de l’USS, cette initiative représente de fait un retour au dernier millénaire&nbsp;! Aujourd’hui, la réalité est que plus de 70 % des femmes exercent une activité lucrative et que le modèle de l’homme soutien de famille, sur lequel repose l’initiative de l’UDC, n’est plus une réalité pour une écrasante majorité de la population.&nbsp;
</p><h5>Renseignements</h5><p>Christine Flitner (079 266 52 37), coprésidente de la Commission féminine de l’USS<br>Christine Michel (079 275 14 20), coprésidente de la Commission féminine de ’USS</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1039</guid><pubDate>Wed, 10 Apr 2013 13:28:00 +0200</pubDate><title>Une intervention purement cosmétique en lieu et place d’une harmonisation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-intervention-purement-cosmetique-en-lieu-et-place-d-une-harmonisation</link><description>Contre-projet indirect à l’initiative sur les bourses d’études</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le contre-projet indirect à l’initiative sur les bourses d’études mis sur rail mercredi par le Conseil fédéral ne permettra pas de résoudre efficacement les problèmes qui se posent dans ce domaine, ni d’en arriver à une plus grande égalité des chances en matière de formation. «&nbsp;Le contre-projet est un beau geste symbolique, qui ne débouchera cependant que sur des changements purement cosmétiques&nbsp;», critique Véronique Polito, secrétaire centrale de l’Union syndicale suisse (USS), où elle est responsable de la politique de formation. «&nbsp;Le Conseil fédéral ne prévoit aucune amélioration matérielle.&nbsp;» Les cantons pourront continuer à décider eux-mêmes sur la base de quels critères (en particulier financiers), ils entendent accorder des bourses d’études ou des prêts. 
</p><p>Or, des améliorations dans ce domaine seraient cruellement nécessaires. Les statistiques nous montrent que les dépenses totales représentées par les bourses d’études ont diminué de 6&nbsp;% entre 1990 et 2011. À elle seule, la Confédération a réduit depuis 1998 ses subventions aux bourses, les faisant passer de plus de 100 à 25 millions de francs en 2011. Simultanément cependant, le nombre des étudiant(e)s du degré secondaire II et du tertiaire n’a cessé d’augmenter ces vingt dernières années. En outre, l’absence d’harmoniser du système des bourses d’études a entraîné des inégalités de traitement grossières entre les étudiant(e)s&nbsp;: le montant des bourses qui leur sont octroyées varie fortement en fonction de leur lieu de résidence. «&nbsp;Pour des jeunes de familles financièrement faibles, l’accès à une formation en devient une loterie&nbsp;», dénonce la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Katharina Prelicz-Huber. Cela, que la formation choisie soit professionnelle ou générale. 
</p><p>Or, du point de vue de l’USS et de ses fédérations, l’accès à une formation supérieure ne doit pas dépendre de la provenance sociale ou géographique des gens. En raison de ce contre-projet insuffisant, seule l’initiative sur les bourses d’études, que l’USS a soutenu dès son lancement, débouchera sur des améliorations concrètes. Elle seule permettra d’en arriver à une harmonisation des bourses d’études digne de ce nom, ainsi qu’à une plus grande égalité des chances en matière de formation. C’est pour cela que l’USS et ses fédérations continueront à soutenir l’initiative sur les bourses d’études.
</p><p>&nbsp;</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Véronique Polito, (079 436 21 29), secrétaire centrale de l’USS</li><li>Katharina Prelicz-Huber, (076 391 79 15), présidente du ssp</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1038</guid><pubDate>Tue, 09 Apr 2013 09:09:00 +0200</pubDate><title>Selon la commission de l’économie et des redevances (CER), il y a bien un problème des bas salaire en Suisse  </title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/selon-la-commission-de-l-economie-et-des-redevances-cer-il-y-a-bien-un-probleme-des-bas-salaire-en-suisse</link><description>Initiative sur les salaires minimums : la décision de la CER</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il faut qu’en Suisse, les travailleurs et les travailleuses puissent vivre de leur salaire. La commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a reconnu que ce principe ne s’appliquait malheureusement pas à tout le monde dans notre pays. C’est pourquoi, à la faveur de ses délibérations au sujet de l’initiative sur les salaires minimums, elle a chargé l’Administration fédérale de trouver d’autres moyens de lutte contre les très bas salaires de moins de 4&nbsp;000 francs. L’Union syndicale suisse (USS) apprend ainsi avec satisfaction que la CER, contrairement au Conseil fédéral, reconnaît l’existence d’un problème des bas salaires. Et elle a vu toute l’urgence que ce dernier revêt pour nombre de personnes. Désormais, l’USS attend de l’Administration qu’elle rédige un rapport qui aille bien au-delà de l’analyse pour l’heure insuffisante contenue dans le message du Conseil fédéral sur l’initiative. 
</p><p>400&nbsp;000 personnes environ travaillent aujourd’hui en Suisse pour des salaires très bas de moins de 4&nbsp;000 francs et un tiers d’entre elles ont fait un apprentissage, par exemple de vendeuse, de boulanger ou de fleuriste. Or, impossible de vivre dans la riche Suisse avec de tels salaires. C’est précisément à cela qu’entend s’attaquer l’initiative sur les salaires minimums. Elle demande l’introduction d’un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure, soit un salaire mensuel de 4&nbsp;000 francs.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><p>Daniel Lampart,&nbsp; économiste en chef,&nbsp;079 205 69 11
</p><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1030</guid><pubDate>Wed, 03 Apr 2013 13:00:00 +0200</pubDate><title>86 499 signatures contre la journée de travail de 24 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/86-499-signatures-contre-la-journee-de-travail-de-24-heures</link><description>Alliance pour le dimanche : le référendum a abouti</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Le dépôt du référendum contre la journée de travail de 24 heures a lieu ce matin. Pas moins de 86&nbsp;499 signatures ont été récoltées en moins de trois mois contre la libéralisation des heures d’ouverture dans le commerce de détail. Les membres de l’Alliance pour le dimanche, dont l’USS, manifestent leur opposition à la journée de travail de 24&nbsp;heures, avec une installation figurant une horloge où de minuscules ouvrières et ouvriers trottent sans cesse, aux ordres de politiciens libéraux.
</p><p>Ce matin à 10&nbsp;heures, les organisations membres de l’Alliance pour le dimanche ont convergé à Berne pour y déposer à la Chancellerie fédérale les signatures contre la journée de travail de 24&nbsp;heures, récoltées à une vitesse record. L’Alliance pour le dimanche y a protesté contre l’augmentation du stress dans la société actuelle, facteur d’épuisement professionnel. Une installation figurait les turbos de la libéralisation actionnant une manivelle pour faire trotter en permanence, à toute vitesse, des ouvrières et ouvriers autour d’une horloge figurant les 24&nbsp;heures de la journée.
</p><p>La libéralisation des magasins des stations-service introduirait pour la première fois la journée de travail de 24&nbsp;heures dans le commerce de détail. Et il ne s’agit que d’un cheval de Troie. D’autres projets tout aussi radicaux suivront. La votation à venir a donc une valeur de signal pour les interventions parlementaires suivantes: le groupe vert’libéral souhaite introduire la journée de 24&nbsp;heures dans les petits commerces – 7/7 jours. Au motif que les magasins des stations-service pourront eux aussi ouvrir plus longtemps. Et le conseiller aux États Fabio Abate (PRL) exige l’introduction à grande échelle du travail du dimanche.
</p><p>Les organisations membres de l’Alliance pour le dimanche sont particulièrement satisfaites de la vitesse à laquelle les signatures nécessaires ont été réunies. Cela prouve que la population suisse désapprouve la course à la libéralisation des élus politiques. Les votations de ces dernières années en apportent la confirmation: dans plus de 90&nbsp;% des cas, les citoyen(ne)s se sont prononcés contre la prolongation des heures d’ouverture. Le personnel de vente est lui aussi farouchement opposé à toute nouvelle libéralisation – sachant par expérience que ses conditions de travail se détérioreraient encore. Les femmes seraient les premières victimes du travail de nuit et du dimanche, qui nuit à la santé.
</p><p>Étant donné la rapidité à laquelle les signatures ont été collectées, l’Alliance pour le dimanche fait confiance aux citoyennes et citoyens pour refuser ce projet de libéralisation des heures d’ouverture des magasins de stations-service.
</p><p>Quelque 67&nbsp;082 signatures ont été déposées aujourd’hui. Or ce n’est que la pointe de l’iceberg, l’Alliance pour le dimanche ayant reçu beaucoup plus de paraphes. Grâce au large soutien rencontré dans la population, les organisateurs ont même pu renoncer à faire contrôler toutes les signatures reçues, afin de réduire au maximum leurs frais administratifs
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS</span></li><li><span>Vania Alleva (079 620 11 14), coprésidente d‘Unia</span></li><li><span>Danièle Lenzin (079 303 24 69), coprésidente de syndicom</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1019</guid><pubDate>Thu, 14 Mar 2013 13:34:00 +0100</pubDate><title>Une politique monétaire toujours trop restrictive</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-politique-monetaire-toujours-trop-restrictive</link><description>Banque nationale suisse
</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) prend acte de la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de continuer à imposer avec la plus grande rigueur un taux de change plancher franc-euro. C’est en effet là une mesure qui s’impose. De fait, le franc est toujours fortement surévalué. Pour garantir un tant soit peu les salaires et les emplois, un taux de change nettement plus faible serait nécessaire. Cela d’autant plus que, selon la BNS elle-même, les risques d’une détérioration de l’économie suisse&nbsp;»restent considérables&nbsp;».
</p><p>En Suisse, les prix sont à la baisse, alors que le chômage augmente. La stabilité des prix n’est pas garantie. Dans un tel contexte, le mandat de la BNS en matière de politique monétaire est très clairement de mener une politique expansionniste. Or, malgré un franc toujours fortement surévalué, on applique une politique monétaire restrictive. Certes, les taux d’intérêt sont bas, mais cet avantage dont pourrait tirer profit l’économie suisse est plus que réduit à néant par la surévaluation du franc. Les indicateurs comme le «&nbsp;Monetary Conditions Index&nbsp;» le montrent clairement. Selon son mandat constitutionnel, la BNS devrait relever aussi rapidement que possible le taux plancher du franc par rapport à l’euro. Les succès enregistrés dans la défense de l’actuel taux plancher, mais aussi les effets des intérêts négatifs annoncés par les banques prouvent qu’il est possible d’encadrer le cours du franc
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205,69 11)&nbsp;économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1018</guid><pubDate>Mon, 11 Mar 2013 10:06:00 +0100</pubDate><title>Lancement de l’initiative populaire AVSplus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lancement-de-l-initiative-populaire-avsplus</link><description>Renforcer l’AVS, ce modèle à succès</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, nombre de personnes ne sont plus en mesure de maintenir «&nbsp;de manière appropriée&nbsp;» leur «&nbsp;niveau de vie antérieur&nbsp;» avec le revenu de leurs rentes des 1er et 2e piliers, contrairement à ce que promet la Constitution fédérale. En outre, les rentes de l’AVS sont toujours plus à la traîne des salaires et les prestations du 2e pilier sont sous pression. C’est pourquoi il faut augmenter les rentes de l’AVS de 10&nbsp;%, comme le demande l’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;», que l’USS et de nombreuses organisations alliées lanceront mardi. 
</p><p>L’AVS est la prévoyance vieillesse la plus sûr, la plus efficiente et la plus sociale de Suisse. Or, depuis des années, les idéologues du démantèlement social ne cessent de la dénigrer. Mais, grâce à son financement aussi génial que simple et solidaire, l’AVS, l’assurance sociale la plus importante de Suisse, reste solide. Des attaques continuent à être délibérément dirigées contre ce modèle à succès. L’heure est désormais venue pour un contre-projet qui tienne compte des besoins de larges milieux de la population. Avec ses syndicats, d’autres organisations de salarié(e)s (dont celles du corps enseignant), le Parti socialiste et les Verts ainsi que des associations de retraité(e)s, l’USS demande un supplément de 10&nbsp;% sur toutes les rentes de l’AVS. La rente AVS moyenne des personnes vivant seules augmenterait ainsi d’environ 200 francs, celle des couples d’environ 350 francs par mois.
</p><p>Les femmes profiteraient beaucoup de cette hausse. Pour cause de maternité et en raison de l’éducation des enfants, leurs rentes du 2e pilier sont souvent modestes. Dans l’AVS par contre, les interruptions de l’activité professionnelle sont compensées au moyen de bonifications pour tâches éducatives, si bien que les rentes AVS des femmes qui ont des enfants sont aussi d’un bon niveau. Les femmes profiteraient donc plus que la moyenne de ce supplément versés sur ces rentes. L’amélioration de l’AVS serait également intéressante pour la jeune génération. Pour les personnes à bas ou moyens revenus, la hausse des rentes dont elles bénéficieraient grâce à l’initiative AVSplus serait bien plus avantageuse que si elle devait avoir lieu à travers le 2e pilier. En effet, l’épargne privée destinée à la retraite coûte beaucoup plus cher parce que les banques et les assurances se servent au passage. 
</p><p>Ce qui a une certaine valeur a aussi un certain prix&nbsp;: l’amélioration des rentes de l’AVS devrait coûter 3,6 milliards de francs. Si la Suisse introduisait un impôt fédéral sur les successions, 2 milliards seraient déjà financés de la sorte. Et si l’impôt sur le tabac profitait directement à l’AVS au lieu d’aller dans la caisse de la Confédération, ce seraient 2,2 milliards de francs supplémentaires qui reviendraient d’un seul coup à l’AVS.
</p><h5>Discours</h5><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS: "Il est à nouveau temps d’améliorer les rentes de l’AVS"</span></li><li>&lt;media discours&gt;Discours:&amp;nbsp;Vania Alleva, coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS;&amp;nbsp;&lt;span&gt;Giorgio Tuti, président du SEV – Syndicat du personnel des transports,&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;vice-président de l’USS;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Maria Bernasconi, conseillère nationale socialiste, secrétaire générale de l’Association du personnel&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;de la Confédération (APC);&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Regula Rytz, coprésidente des Verts suisses;&amp;nbsp;Beat W. Zemp, président central de LCH;&amp;nbsp;Christiane Jaquet-Berger, présidente AVIVO&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Contacts</h5><p>Paul Rechsteiner (079 277 61 31), président de l’USS, et Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante de l’USS, responsable des assurances sociales, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1016</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2013 13:04:00 +0100</pubDate><title>Prolongation des heures d’ouverture des commerces largement rejetée : le référendum a abouti</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/prolongation-des-heures-d-ouverture-des-commerces-largement-rejetee-le-referendum-a-abouti</link><description>Référendum contre la journée de travail de 24 heures</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le référendum contre la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail a abouti un mois avant la fin du délai imparti à la récolte des signatures. Les syndicats et leurs partenaires de l’Alliance pour le dimanche ont réuni avec une rapidité exceptionnelle plus de 60&nbsp;000 signatures contre la prolongation des heures d’ouverture des magasins de stations-service. 
</p><p>Selon Vania Alleva, coprésidente d’Unia qui a récolté plus de la moitié des signatures, la vitesse à laquelle cette récolte a eu lieu montre que de larges milieux de la population ne veulent pas plus de possibilités de faire des achats plus longtemps, ni dégrader les conditions de travail des vendeuses. L’engagement soutenu d’Unia en faveur de ce référendum se justifie, selon sa coprésidente, par le fait qu’en démantelant ainsi la loi sur le travail, on introduirait en catimini la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail. Il s’agit donc d’empêcher qu’une brèche ne soit ouverte. En effet, les victimes en seraient les salarié(e)s, parce que les journées de travail plus longues empêchent la vie familiale, accentuent le stress et rendent malade. 
</p><p>Danièle Lenzin, coprésidente de syndicom qui a également contribué plus que la moyenne au succès de la récolte des signatures, met aussi en garde contre le risque d’une telle brèche. Selon elle, si l’on peut faire ses achats non-stop, d’autres secteurs des services seront aussi menacés de devoir rester accessibles 24 heures sur 24. Selon elle, la Poste par exemple pourrait devoir distribuer des paquets le dimanche. Si le travail de nuit et du dimanche devient toujours plus banal, il perdra aussi de sa valeur. Et les suppléments actuellement versés pour le travail de nuit et du dimanche se retrouveront par conséquent sous pression dans toutes les branches. 
</p><p>Les syndicats voient aussi dans la rapidité de la récolte des signatures pour le référendum le signe que de larges milieux de la population en ont marre du harcèlement des propriétaires de commerces de détail. On l’a vu tout récemment encore avec le non que les citoyen(ne)s bâlois ont opposé à la prolongation des ventes du samedi. Ainsi, pour la septième fois à la suite, le corps électoral d’un canton a voté contre une extension des heures d’ouverture des commerces. Les artisans de la déréglementation risquent maintenant d’échouer au plan fédéral aussi.. 
</p><h5>renseignements </h5><ul><li>Vania Alleva (079 620 11 14), vice-présidente de l’USS, coprésidente d’Unia</li><li>Danièle Lenzin (079 303 24 69), coprésidente de syndicom</li><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), <a name="Text9">secrétaire de l’USS chargé du droit du travail</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1008</guid><pubDate>Mon, 04 Mar 2013 13:21:00 +0100</pubDate><title>Plus de transparence</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/plus-de-transparence</link><description>Alliance de femmes en faveur de l’égalité salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les Business and Professional Women BPW, les femmes de l’USS, du PBD, du PS, du PDC, du PLR, des Vert libéraux et des Verts s’allient et participent ensemble à l’ Equal Pay Day du 7 mars et à la Journée internationale de la femme le 8 mars 2013. Les femmes gagnent 18,4% de moins que les hommes. Elles doivent travailler jusqu’au 7 mars 2013 pour atteindre le même salaire que leurs pendants masculins ont déjà gagné au 31 décembre 2012 à travail égal. Si les membres individuels et associations de l’alliance des femmes multipartite optent pour des stratégies différentes, une chose est claire pour tout le monde&nbsp;: l’égalité des salaires doit être appliquée sans attendre. Et ce, aussi bien dans les entreprises et dans l’économie qu’au niveau fédéral et cantonal. L’exigence d'une plus grande transparence en ce qui concerne les salaires, mais également au niveau de la procédure d’application de l’égalité salariale constitue la première approche commune.</p><p>Les bonus qui ne cessent de s’accroître depuis 1998 ne contribuent pas à combler plus rapidement l’écart salarial entre femmes et hommes. «&nbsp;les Business and Professional Women exigent plus de transparence dans le domaine des bonus et des fringe benefits (complément salarial)&nbsp;», explique Ursula Haller, la conseillère nationale du PBD dans le cadre des votations de dimanche.
</p><p>L’égalité des salaires est un pilier stratégique de la politique économique, sociale et du marché du travail. La prévoyance vieillesse dépend également du revenu salarial, raison pour laquelle l’égalité des salaires est indispensable. Marina Carobbio, conseillère nationale, s’engage aussi pour les femmes du PS au niveau de la Confédération et des cantons. «&nbsp;Il ne suffit pas d’approuver tout simplement des lois telles que la loi relative à l’égalité des salaires dans la vie professionnelle et la loi fédérale concernant les marchés publics. Des ressources et des instruments sont requis pour contrôler leur application. Le renforcement des contrôles en matière d’égalité salariale dans les marchés publics est indispensable&nbsp;». 
</p><p>Les discriminations et inégalités salariales influencent une série de développements dans la vie professionnelle. L’Etat investit des millions dans la formation des femmes. Ces dernières sont entre-temps plus nombreuses que les hommes à obtenir un diplôme universitaire. Pourtant, elles sont toujours moins bien rémunérées sur le marché. «&nbsp;Cela entraîne une série de conséquences économiquement inefficaces, n’étant donc d’aucun intérêt public. Il est dès lors essentiel de combattre de manière cohérente les inégalités salariales&nbsp;», explique Tiana Moser au nom du Parti vert libéral.
</p><p>Les femmes du PLR font appel aux entreprises et à l’économie et les invitent à adhérer au Dialogue sur l’égalité des salaires de leurs partenaires sociaux. Ainsi, à ce jour seulement 32 entreprises sont prêtes à se soumettre au contrôle transparent de leur politique salariale par le biais du Dialogue. L’objectif fixé d’ici à 2014 est de 100 entreprises. «&nbsp;Ce résultat n’est pas du tout satisfaisant. J’attends maintenant une offensive pour renforcer le dialogue de l’égalité des salaires&nbsp;», déclare Carmen Walker Späh.
</p><p>«&nbsp;Négociations salariales ou contrats CCT, les syndicats ne sont pas uniquement actifs au sujet de la discrimination salariale en vue du 8 mars&nbsp;», souligne Christine Michel, co-présidente de la Commission féminine de l’USS. Ils se penchent sur le thème salaire et égalité de manière concrète. L’électorat pourra s’exprimer beaucoup plus sur l’égalité des sexes dans un proche avenir&nbsp;: avec l’initiative de l’USS sur les salaires minimums, qui revendique un salaire minimum de 4000 francs par mois. 400 000 personnes, dont 300 000 femmes pourront en profiter sans attendre.
</p><h5>Documentation</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR">&lt;media michel&gt;Intervention de Christine Michel, coprésidente de la Commission féminine de l’USS&lt;/media&gt;</span></li><li><span lang="FR">&lt;media flugi a5&gt;Le tract&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous ne lâcherons pas&amp;nbsp;: égalité des salaires, qu’on accélère une bonne fois&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;</span></li><li><span lang="FR">&lt;media sgb&gt;Billet de 41 francs «&amp;nbsp;Le travail est fait. Le salaire est au rabais&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;</span></li></ul><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Femmes socialistes suisses&nbsp;: Conseillère nationale Marina Carobbio, 079 214 61 78</span></li><li><span>PDB, BPW&nbsp;: Conseillère nationale Ursula Haller, 079 330 72 60</span></li><li><span>Commission féminine de l’USS&nbsp;: Christine Michel, co-présidente, 079 275 14 20</span></li><li><span>PLR.Les femmes libérales&nbsp;: Carmen Walker Späh, présidente 079 575 67 66</span></li><li><span>Parti vert libéral&nbsp;: Conseillère nationale Tiana Moser, présidente de fraction, 076 388 66 81</span></li><li><span>Femmes libérales&nbsp;: Katharina Prelicz-Huber, présidente, 076 391 79 15</span></li><li><span>Femmes du PDC&nbsp;: Conseillère nationale Barbara Schmid-Federer, 079 629 54 49</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1007</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2013 18:47:00 +0100</pubDate><title>Le problème des profiteurs n’est toujours pas résolu</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-probleme-des-profiteurs-n-est-toujours-pas-resolu</link><description>L’USS demande des mesures efficaces pour des salaires plus justes</description><content:encoded><![CDATA[<p>La nette acceptation de l’initiative Minder traduit la grande indignation des citoyennes et citoyens face aux salaires vertigineux de certains managers et au creusement des différences de salaires en Suisse. Cette grogne est justifiée et l’Union syndicale suisse (USS) la partage. Celle-ci ne se fait toutefois pas d’illusion&nbsp;: l’acceptation de l’initiative Minder ne résoudra pas le problème des profiteurs. Le renforcement du droit de la société anonyme visé ne comblera guère l’énorme fossé entre les salaires faramineux des étages supérieurs et les salaires les plus bas. Pour que cela soit le cas, la Suisse a d’abord besoin d’un salaire minimum légal de 4&nbsp;000 francs par mois, comme l’USS le demande avec son initiative sur les salaires minimums. Tout en haut de l’échelle des salaires, il faut par contre&nbsp; prévoir un plafonnement, ainsi que le prévoit l’initiative 1:12. C’est là le seul moyen, avec un impôt sur les bonus que déciderait le Parlement, &nbsp;de corriger une répartition des revenus toujours plus inégalitaire. 
</p><p>Que la population souhaite une répartition plus juste des revenus, one el voit également à travers l’acceptation par le peuple jurassien d’un salaire minimum cantonal. Après Neuchâtel, le Jura est le deuxième canton à se doter d’un salaire minimum cantonal légal. Les Chambres fédérales devraient prendre ces signaux au sérieux et traiter également avec sérieux l’initiative populaire pour des salaires minimums. 
</p><h3>Ce n’est pas un rejet a priori de l’accueil extra-familial des enfants</h3><p>L’USS regrette le rejet de l’article constitutionnel sur la famille. Mais elle n’y voit pas un vote dirigé a priori contre des mesures destinées à permettre une meilleure conciliation du travail et de la famille et prise en charge extrafamiliale des enfants. Les offres existantes dans ce domaine ne sont pas contestées et il ne serait pas imaginable ici de vouloir revenir en arrière. Une petite majorité de cantons a, pour des raisons de fédéralisme, rechigné à élargir les compétences fédérales dans ce domaine.
</p><h3>Heures d'ouverture des commerces : échec au harcèlement</h3><p>L’Union syndicale suisse (USS) prend connaissance avec satisfaction du rejet par les citoyennes et citoyens de Bâle-Ville de la prolongation des heures d’ouverture des commerces. Ce verdict confirme l’existence dans toute la Suisse d’un refus de déréglementer les heures d’ouverture des commerces. Sur les douze votations cantonales à ce sujet depuis 2006, une seule fois (Soleure en 2010), une déréglementation a passé la rampe. L’argument selon lequel les habitudes de consommation auraient changé se révèle être une nouvelle fois une appréciation plus qu’erronée de l’état d’esprit général de la population sur cette question. C’est donc tout en confiance que l’USS considère le futur référendum contre la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail, pour lequel des signatures sont actuellement récoltées. 
</p><p>L’USS salue en outre l’acceptation de la révision de la loi sur l’aménagement du territoire, grâce à laquelle il sera possible de faire un usage plus économie du sol en Suisse.
</p><h5>Contact</h5><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef de l’USS (initiative Minder) et &nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS (tous les autres thèmes), se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1000</guid><pubDate>Thu, 28 Feb 2013 09:52:00 +0100</pubDate><title>Les bas salaires sont très répandus dans la riche Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-bas-salaires-sont-tres-repandus-dans-la-riche-suisse</link><description>Les femmes, mais aussi les titulaires d’un CFC fortement concernés</description><content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu’à ce jour, le problème des bas salaires dans notre pays a été clairement sous-évalué. C’est ce que montre une nouvelle étude réalisée par l’Université de Genève pour l’Union syndicale suisse (USS)&nbsp;: dans la riche Suisse, plus d’un(e) travailleur/travailleuse sur dix (11,8&nbsp;%) doit travailler pour un bas salaire qui, même en cas d’emploi à plein temps, ne permet souvent pas de vivre décemment. Pour au moins 437&nbsp;000 personnes concernées, ce salaire se situe au-dessous du seuil des bas salaires (Fr.&nbsp;3&nbsp;986.-/mois pour le secteur privé et la Confédération). Une estimation moins réservée donne même le nombre de plus de 500&nbsp;000 personnes concernées (seuil des bas salaires plus élevé vu la prise en compte des salaires des cantons et des communes). À ce jour, la Confédération se basait sur des chiffres nettement inférieurs, mais elle ne prenait en considération ni les employé(e)s de l’agriculture et de l’économie domestique, ni l’ensemble des salaires pour calculer le seuil des bas salaires. 
</p><p>Plus d’un tiers des personnes touchant un bas salaire sont titulaires d’un certificat fédéral de capacité (apprentissage). La grande partie d’entre elles travaillent dans le commerce de détail (37&nbsp;260). Ces chiffres donnent une triste image de la politique suisse du marché du travail et de la formation. Ainsi, «&nbsp;un apprentissage ne représente plus la garantie d’un emploi décemment rémunéré&nbsp;», a dénoncé Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Comment encore motiver les jeunes à faire un apprentissage&nbsp;?
</p><p>Les femmes sont particulièrement touchées par les bas salaires. Elles le sont presque trois fois plus que les hommes (15,8 % contre 6,1&nbsp;%). Cette différence de salaire avec les hommes, importante en comparaison internationale, est en très grande partie imputable à la discrimination salariale que les entreprises leur font subir par rapport aux hommes.
</p><p>Les 140 premières annonces faites sur l’«&nbsp;Épingleur de bas salaires&nbsp;» du syndicat Unia (<a href="http://mindestlohn.uniaction.ch/fr/participer/epingleur-de-bas-salaires/">http://mindestlohn.uniaction.ch/fr/participer/epingleur-de-bas-salaires/</a>) confirment les nouveaux chiffres de l’USS. Vania Alleva, la coprésidente d’Unia a énoncé une liste choquante de cas déjà annoncés par ce moyen. Pour elle, les bas salaires constituent l’un des principaux problèmes sociaux de la Suisse. Il est donc plus que nécessaire d’agir à ce chapitre .Grâce à l’initiative sur les salaires minimums, nous disposons enfin d’une solution de qualité à ce problème.
</p><p>L’analyse de ce dernier montre que la Suisse pourrait, grâce au salaire minimum de 22 francs (Fr.&nbsp;4&nbsp;000.-/mois) de l’heure demandé par l’initiative de l’USS, améliorer fortement les salaires des personnes concernées&nbsp;; cela, sans créer de chômage. Les récentes recherches en économie réalisées au plan international montrent déjà que les salaires minimums n’ont a priori aucune incidence négative sur le chômage. À cela s’ajoute qu’en Suisse, l’importante discrimination salariale à l’égard des femmes et le fait que beaucoup de personnes titulaires d’un CFC sont concernées par un bas salaire exigent une correction de la situation au moyen d’un salaire minimum&nbsp;; cela, sans remettre en cause les perspectives d’emploi des gens. 
</p><h5>les documents de la conférence de presse</h5><ul><li>&lt;media rechsteiner&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS : "Le travail doit en valoir la peine"&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media lampart&gt;Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS : "La situation des bas salaires en Suisse - Titulaires d'un CFC et femmes sont fortement touchés"&lt;/media&gt;</li><li><span>&lt;media&gt;&lt;span&gt;Roman Graf, OUE, Université de Genève: Presentation "&lt;/span&gt;Les bas salaires en Suisse"&lt;/media&gt;</span></li><li>&lt;media vania a bas&gt;Vania Alleva, coprésident d'Unia : "Bas salaires : un scandale faisant 437'000 victimes, dans la riche Suisse"&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-998</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2013 08:22:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil national doit mettre le holà à une nouvelle déréglementation     </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-national-doit-mettre-le-hola-a-une-nouvelle-dereglementation</link><description>Les syndicats opposés à une prolongation des  heures d’ouverture des commerces
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avant même que le peuple ne se soit prononcé sur la prolongation des heures d’ouverture des magasins de stations-service décidée par le Parlement en décembre 2012 (référendum contre la journée de travail de 24 heures), la droite a déjà en point de mire les nouvelles étapes de la déréglementation du commerce de détail. En effet, après le Conseil des États, c’est au tour de la Commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national d’accepter les motions Lombardi (12.3637) et Abate (12.3791). Alors que la première de ces motions demande, pour toute la Suisse, des heures d’ouverture fixées entre 6 et 20 heures la semaine et 6 et 19 heures le samedi, la deuxième veut fortement étendre les ventes du dimanche. La première victime de la prolongation des heures d’ouverture des commerces, ce sera le personnel de ces dernières, car les horaires de travail allongés portent préjudice à la vie de famille, augmentent le stress et rendent les gens malades. 
</p><p>Pour Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia et vice-présidente de l’USS, s’exprimant au nom de l’Union syndicale suisse (USS) et de ses partenaires de l’Alliance pour le dimanche, «&nbsp;Ces offensives à répétition dirigées contre la protection des travailleurs et travailleuses ne sont pas acceptables&nbsp;»&nbsp;: le Conseil national doit envoyer ces motions par le fond. «&nbsp;Il faut mettre le holà à la tactique du salami&nbsp;!&nbsp;» C’est pourquoi l’USS et ses partenaires récoltent actuellement des signatures pour leur référendum contre la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail, qu’ils entendent faire aboutir au début du mois d’avril. Et les motions Lombardi et Abate seraient aussi combattues par tous les moyens nécessaires si elles passaient la rampe parlementaire. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-993</guid><pubDate>Mon, 11 Feb 2013 16:44:00 +0100</pubDate><title>L’USS réclame une protection contre les licenciements antisyndicaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-reclame-une-protection-contre-les-licenciements-antisyndicaux</link><description>Le directeur général de l’OIT rencontre le Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref">L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral veuille faire avancer le dialogue sur la protection des syndicalistes contre les licenciements abusifs, puisqu’il a enfin pris l’engagement de faire quelque chose pour améliorer la protection des représentant·e·s des travailleurs. L’USS insiste fortement pour que cette promesse — faite par le «ministre» de l’Economie et du Travail, Johann Schneider-Ammann, lundi lors de la rencontre avec Guy Ryder, Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT) — soit suivie d’effets. Lors de cette rencontre, à laquelle les partenaires sociaux étaient invités, les représentants syndicaux ont souligné que les travailleurs et travailleuses en Suisse n’étaient pas protégés contre les licenciements antisyndicaux et que la Suisse avait été condamnée pour cette raison par l’OIT. L’USS a demandé, tant au Conseil fédéral qu’aux représentants du patronat, de collaborer une fois pour toutes à la recherche d’une solution qui satisfasse aux conventions concernées de l’OIT</p><p class="Text"><span lang="FR">Qu’une meilleure protection contre les licenciements antisyndicaux soit absolument nécessaire, un exemple d’actualité le montre sans conteste&nbsp;: l’Hôpital de la Providence de Neuchâtel a, en violation du droit en vigueur, licencié avec effet immédiat 22 syndicalistes en grève contre la dénonciation de la convention collective de travail par l’hôpital et l’augmentation de la durée du travail. L’automne dernier déjà, l’USS a publié un livre noir qui documente des douzaines de cas de représailles dirigées contre des employé(e)s en raison de leur engagement syndical. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">En ratifiant les conventions n°&nbsp;87 et n°&nbsp;98 de l’OIT, la Suisse s’est engagée à protéger les travailleurs et travailleuses qui défendent des revendications collectives et donc des intérêts publics. Majoritairement de droite, les milieux politiques suisses refusent cependant d’appliquer des normes impératives qui relèvent du droit international. C’est pourquoi l’USS a déposé une plainte auprès de l’OIT en 2003, acceptée par cette dernière après seulement une année. Le Conseil fédéral ayant enfin fait des propositions pour améliorer la protection contre le licenciement, l’USS a suspendu sa plainte en 2009. Mais comme la droite et le patronat ont rejeté ces propositions minimalistes, l’USS a réactivé sa plainte à l’automne dernier.</span></p><p class="GliederungText">&nbsp;</p><h5>Contact</h5><p class="GliederungText"><span lang="FR">&nbsp;</span><b><span lang="FR">Paul Rechsteiner (079 277 61 31)</span></b><span lang="FR">, président de l’USS, et <b>Luca Cirigliano (076 335 61 97)</b>, secrétaire central de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</span></p><p class="GliederungText">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-972</guid><pubDate>Wed, 06 Feb 2013 08:54:00 +0100</pubDate><title>L’USS consternée par les licenciements prononcés par l’hôpital neuchâtelois</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-consternee-par-les-licenciements-prononces-par-l-hopital-neuchatelois</link><description>Grève à l’Hôpital de La Providence</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a appris avec consternation que la direction de l’Hôpital de la Providence a décidé de licencier avec effet immédiat 22 de ses employé(e)s. L’USS exprime sa solidarité avec les victimes de cette mesure.
</p><p>L’escalade prise par le conflit du travail à l’hôpital neuchâtelois est intolérable. En effet, le droit de grève garanti par la Constitution fédérale a été violé. On ne peut pas accepter qu’une personne qui se met en grève pour le maintien d’une convention collective de travail (CCT) doive s’attendre à être licenciée avec effet immédiat. Cela, d’autant moins que la Suisse a ratifié la convention de l’Organisation internationale du Travail (OIT) contre les licenciements antisyndicaux.
</p><p>En procédant de la sorte, la direction de l’Hôpital de la Providence foule aux pieds le partenariat social. Et cet hôpital entend même profiter à l’avenir aussi de subventions publiques. Le gouvernement neuchâtelois doit une fois pour toutes mettre fin à de telles méthodes, ainsi que l’a également demandé le Parlement cantonal.
</p><p>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-968</guid><pubDate>Tue, 22 Jan 2013 14:30:00 +0100</pubDate><title>Un démantèlement automatique des rentes n’a aucune chance de passer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-demantelement-automatique-des-rentes-n-a-aucune-chance-de-passer</link><description>Prévoyance vieillesse
</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est au moyen d’un mécanisme au nom séduisant de «&nbsp;frein à l’endettement&nbsp;» que la majorité de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil des États prépare la mise en place d’un démantèlement automatique des rentes de l’AVS sous la forme de leur baisse ou en relevant l’âge de la retraite. En agissant de la sorte, la droite passe totalement à côté du peuple suisse qui a déjà sèchement rejeté ce genre de programme de démantèlement lors de la 11e révision de l’AVS. L’Union syndicale suisse (USS) combattra donc cette nouvelle tentative de démantèlement avec tous les moyens à sa disposition.
</p><p>L’USS prie instamment la CSSS du Conseil national d’envoyer par le fond l’initiative de sa commission-sœur et demande aux politiciens bourgeois d’arrêter de dénigrer sans cesse l’AVS pour s’attaquer désormais au pillage à répétition dont est victime cette assurance vieillesse et survivants. Globalement, celle-ci est privée chaque année d’environ 3 milliards de francs parce que la Confédération puise dans des recettes qui lui reviennent en fait comme celles de l’impôt sur le tabac ou de l’impôt sur l’alcool. De plus, cette assurance est constamment sevrée de ressources financières&nbsp;; cela, entre autres à cause de la deuxième réforme de l’imposition des entreprises.
</p><p>Plutôt que de s’occuper sans arrêt de programmes de démantèlement, les politiques devraient se concentrer sur la manière dont on pourrait renforcer le pilier le plus solide de l’État social et remplir le mandat constitutionnel en matière de prévoyance vieillesse. Selon la Constitution fédérale, le revenu réalisé avec les rentes des 1er et 2e piliers doit permettre aux retraité(e)s de maintenir «&nbsp;de manière appropriée&nbsp;» leur niveau de vie antérieur. Pour que cela soit le cas, il faut augmenter les rentes de l’AVS comme le propose l’initiative populaire AVSplus que l’USS lancera au printemps procha
</p><h5 style="font-size: 13px; ">RENSEIGNEMENTS</h5><ul style="font-size: 12px; "><li style="font-size: 12px; "><span>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante chargée de la sécurité sociale à l’USS</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-966</guid><pubDate>Fri, 18 Jan 2013 15:32:00 +0100</pubDate><title>L’USS inquiète de la situation en Tunisie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-inquiete-de-la-situation-en-tunisie</link><description>Droits syndicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis que le parti Ennahda est au pouvoir en Tunisie, les attaques dirigées contre les syndicats ont repris de l’ampleur. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) invite le Conseil fédéral à faire pression sur le gouvernement tunisien avec tous les moyens à sa disposition, pour que les droits syndicaux soient respectés en Tunisie.&nbsp;Partenaire commercial et bailleur de fonds important de cette dernière, la Suisse occupe une position privilégiée pour se faire entendre comme il se doit sur cette question. 
</p><p>Les droits syndicaux et les droits humains en général n’ont pas, juste après le Printemps arabe, à se voir à nouveau foulés aux pieds. Cet appel de l’USS s’inscrit dans la campagne de solidarité avec les syndicats tunisiens lancée par la Confédération européenne des syndicats. &nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><p>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-962</guid><pubDate>Wed, 16 Jan 2013 11:26:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral refuse une protection des salaires qui n’a que trop tardé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-refuse-une-protection-des-salaires-qui-n-a-que-trop-tarde</link><description>Message au sujet de l’initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral veut continuer à tolérer des salaires qui ne permettent pas de vivre décemment et refuse de protéger les travailleurs et travailleuses au moyen de salaires minimums contre les pressions qui s’exercent sur leurs salaires et l’arbitraire patronaux. Tel est le message qu’en disant non à l’initiative sur les salaires minimums, le gouvernement transmet au Parlement et à la population.
</p><p>En Suisse, près de 400&nbsp;000 personnes touchent actuellement des salaires très bas, inférieurs à 4&nbsp;000 francs. Et près d’un tiers d’entre elles, comme des vendeuses, des boulangers ou des fleuristes, sont même titulaires d’un certificat fédéral de capacité (CFC). Or, il est impossible de vivre décemment dans notre riche pays avec des salaires aussi bas.</p><ul><li>Alors que la couverture conventionnelle, c’est-à-dire via des conventions collectives de travail (CCT), est, avec 48&nbsp;%, nettement inférieure en Suisse à, par exemple, la moyenne des pays de l’OCDE (62,1&nbsp;%) (voir annexe au Message), le Conseil fédéral parle de l’«&nbsp;excellent fonctionnement du partenariat social&nbsp;».</li><li>Tous les&nbsp; pays dont le taux de couverture conventionnelle est aussi bas, voire plus bas que le nôtre ont un salaire minimum légal.</li><li>Bien que l’ensemble de la Suisse alémanique, malgré de nombreux cas de sous-enchère salariale, ne connaisse aucun salaire minimum prévu par un contrat-type de travail, le Conseil fédéral parle de lutte efficiente contre la sous-enchère salariale.</li></ul><p>Dans de nombreuses branches, comme celle des commerces de chaussures et de vêtements ou le journalisme, les employeurs refusent de conclure des CCT. Dans d’autres branches en pleine croissance, où les salaires sont très bas (centres d’appel, instituts de beauté, centres de remise en forme, livraison de courrier, etc.), il n’y a même pas d’organisations patronales avec qui il serait possible de conclure une CCT. En disant non aux salaires minimums, le Conseil fédéral a fait savoir que la situation de ces personnes lui était indifférente.
</p><p>Dans son message, le Conseil fédéral a dû manipuler les études économiques existantes pour justifier son rejet de l’initiative. En peignant le diable sur la muraille avec la hausse du chômage, la perte de compétitivité de notre économie, un marché du travail rigide, etc., il espère pouvoir contrer la grande sympathie que l’initiative sur les salaires minimums suscite au sein de la population. Ce qui va se transformer en boomerang, au plus tard lors de la votation populaire. 
</p><p>La population suisse ne veut pas de salaires de la honte&nbsp;! Comme l’USS avec son initiative, elle veut que les salaires versés dans notre pays permettent d’y vivre décemment.
</p><h5>Contact</h5><p><a name="Text10"></a>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, et Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-961</guid><pubDate>Fri, 11 Jan 2013 14:32:00 +0100</pubDate><title>Sans plan social obligatoire, pas de nouveau droit de l’assainissement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/sans-plan-social-obligatoire-pas-de-nouveau-droit-de-l-assainissement</link><description>Révision du droit régissant la procédure d’assainissement des entreprises</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite que la Commission des affaires juridiques du Conseil national ait décidé, dans le cadre de la révision du droit d’assainissement des entreprises, de suivre le Conseil fédéral et le Conseil des États, à savoir d’introduire l’obligation de négocier un plan social. Mais, s’inquiétant de voir que cette décision a été prise d’extrême justesse, soit par 13 voix contre 12, elle met en garde&nbsp;: il n’est pas question de suivre les employeurs qui veulent sortir cet élément central du projet, sinon l’USS ne pourrait plus accepter cette révision. 
</p><p>Cette dernière prévoit certes en effet qu’à l’avenir, les travailleurs et travailleuses pourront être licenciés sans délai (résiliation immédiate), le Conseil fédéral entendant ainsi faciliter l’assainissement des entreprises en faillite. Mais ce dernier a aussi reconnu que cette mesure est dure pour les personnes concernées et qu’il faut donc les dédommager pour cela. C’est pourquoi il a proposé, pour atténuer les effets de tels licenciements, qu’il soit obligatoire de négocier un plan social, ce que l’USS demande depuis longtemps. Dans la crise économique que nous vivons, l’obligation d’un plan social est d’autant plus nécessaire. Et si les managers incapables continuent à profiter de parachutes dorés, c’est qu’il y a suffisamment d’argent pour financer des indemnisations, des reclassements ou des retraites anticipées destinés aux travailleurs et travailleuses licenciés. 
</p><p>&nbsp;</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano (031 377 01 17), secrétaire central de l’USS se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-959</guid><pubDate>Tue, 08 Jan 2013 10:08:00 +0100</pubDate><title>Non à la journée de travail de 24 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-la-journee-de-travail-de-24-heures</link><description>Référendum contre la libéralisation des horaires d’ouverture des magasins</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Les organisations de l’Alliance pour le dimanche lancent un référendum contre la détérioration de la Loi sur le travail. En cause, la volonté du Parlement d’introduire l’ouverture 24 heures sur 24 des magasins des stations-service. Cette brèche menace l’ensemble du commerce de détail. En outre, par sa décision, le Parlement édulcore la Loi sur le travail. Cela entraîne des conséquences dans toutes les branches et sape des libertés sociales importantes. Les organisations de l’Alliance pour le dimanche s’y opposent avec véhémence.</b></p><p>Le 14 décembre, le Parlement a pris la décision de déréglementer les horaires d’ouverture des magasins des stations-service, et d’instaurer pour la première fois la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail. Ce faisant, il élargit aussi le travail dominical. Par ailleurs, le manque de clarté du champ d’application entraînera une prolifération sauvage incontrôlable des magasins et accroîtra fortement la pression à la libéralisation dans le commerce de détail. «&nbsp;De plus, ce projet de loi ouvre la porte à de nouvelles tentatives radicales de libéralisation au Parlement&nbsp;», affirme Vania Alleva, coprésidente d’Unia.
</p><p>«&nbsp;La nuit et le dimanche nous appartiennent et ne seront pas sacrifiés sur l’autel de la libéralisation&nbsp;», affirme Kurt Regotz, président du syndicat Syna. Le personnel de vente pâtit d’ores et déjà de salaires bas, d’horaires de travail morcelés et du travail sur appel. Les femmes, qui constituent presque 70 % du personnel de vente, sont frappées de plein fouet par la prolongation des horaires d’ouverture. Liselotte Fueter, coprésidente des Femmes Protestantes en Suisse, ajoute : «&nbsp;Il est question d‘emplois classiquement féminins avec de mauvaises conditions de travail&nbsp;». En plus, le travail de nuit et le travail du dimanche portent atteinte à la santé. Klaus Stadtmüller, président de la Société Suisse de Médecine du Travail, le sait d’expérience : «&nbsp;La possibilité de faire ses achats 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 est un luxe qui ne justifie pas d’imposer aux employés des contraintes supplémentaires et de mettre leur santé&nbsp;en danger ».
</p><p>Qui plus est, le commerce de détail n’est pas le seul touché. Car le projet de loi sape la Loi sur le travail sur un point essentiel&nbsp;: l’interdiction du travail nocturne et du travail dominical. Tous les employés sont concernés. On leur demande toujours davantage une disponibilité permanente. Avec la flexibilisation continue des horaires de travail, des libertés sociales importantes se perdent. «&nbsp;Le dimanche férié nous offre le temps du repos et de la régénération. Non seulement en tant qu’individu, mais aussi en tant que membre de la société&nbsp;». L’Alliance pour le dimanche est convaincue qu’il ne faut pas renoncer à ces acquis de manière inconsidérée.
</p><h5><strong>Discours</strong></h5><ul><li><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/01/Referat_Alleva_f.pdf">Vania Alleva, coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS:&nbsp;Non à la journée de travail de 24 heures</a></li><li><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/01/Referat_Regotz_f.pdf">Kurt Regotz, président de Syna: &nbsp;Mauvaises conditions de travail dans le Commerce de détail. Alors,&nbsp;pourquoi ce passage en force de la libéralisation?</a></li><li><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/01/Referat_Werlen_f.pdf">Intervention de Mgr Martin Werlen,&nbsp;Abbé d’Einsiedeln</a></li><li><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/01/Referat_Fueter_f.pdf">Liselotte Fueter,&nbsp;Coprésidente Femmes Protestantes en Suisse (FPS):&nbsp;La libéralisation des heures d’ouverture des magasins de&nbsp;stations-service affecte les femmes, les enfants et les familles</a></li><li><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/01/Referat_Stadtmuller_f.pdf">Klaus Stadtmüller,&nbsp;Société Suisse de Médecine du Travail:&nbsp;Le travail de nuit et du dimanche nuisent à la santé</a></li></ul><p>&nbsp;</p><h5>Feuille&nbsp;de&nbsp;signatures</h5><p>&lt;media referendum arbeitstag web fr&gt;Télécharger en français&lt;/media&gt;
</p><h5><b>Pour de plus amples informations&nbsp;</b></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Vania Alleva</b>, coprésidente Unia, vice-présidente USS, n<sup>o</sup> de tél. 079 620 11 14</li><li><b>Kurt Regotz</b>, président Syna, vice-président Travail.Suisse, 079 617 62 94.</li><li><b>Liselotte Fueter</b>, coprésidente des Femmes Protestantes en Suisse, 079 302 45 35</li><li><b>Klaus Stadtmüller</b>, président de la Société Suisse de Médecine du Travail, 079 237 97 10</li><li><b>Contact Père Abbé Martin Werlen </b>: Wolfgang Bürgstein, secrétaire général Justice et Paix, 078 824 44 18</li><li><b>Géraldine Savary,</b> Conseillère des Etats, Vice-Présidente PS Suisse, 079 414 86 65</li></ul><p></p> ]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-958</guid><pubDate>Mon, 07 Jan 2013 09:44:00 +0100</pubDate><title>Pour une répartition plus juste des revenus et des rentes meilleures </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-une-repartition-plus-juste-des-revenus-et-des-rentes-meilleures</link><description>Conférence de presse annuelle
</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2013 aussi, l’évolution des salaires et des rentes se trouvera au tout premier rang dans l’agenda politique de l’Union syndicale suisse (USS). L’initiative sur les salaires minimums, qui sera débattue au Parlement, demande l’introduction d’un salaire minimum légal de 4&nbsp;000 francs pour un emploi à plein temps, ainsi que l’encouragement des conventions collectives de travail par la Confédération. Un tel salaire minimum est cruellement nécessaire&nbsp;: 430&nbsp;000 personnes environ touchent, pour un emploi à plein temps, un bas salaire, comme il convient de le qualifier, inférieur à 4&nbsp;000 francs par mois et environ 140&nbsp;000 d’entre elles sont titulaires d’un certificat fédéral de capacité&nbsp;! La promesse selon laquelle quiconque a fait un apprentissage (CFC) doit pouvoir vivre de son salaire et fonder une famille n’est donc pas tenue. 
</p><p>Alors que les salarié(e)s titulaires d’un CFC ont subi une baisse de leurs salaires réels entre 2002 et 2010, les salaires réels des cadres ont augmenté de plus de 12&nbsp;%. Et les actionnaires, eux aussi, ont pu profiter ces dernières années de milliards de francs de cadeaux fiscaux. Un salaire minimum légal de 4&nbsp;000 est synonyme d’une plus grande justice en matière de salaires, ainsi que l’a souligné devant les médias Paul Rechsteiner, le président de l’USS.
</p><h3>Halte au pillage de l’AVS&nbsp;!</h3><p>Pendant le débat sur la prévoyance vieillesse, l’USS combattra toute tentative de dénigrer et d’affaiblir le 1er pilier, c’est-à-dire l’AVS. Pas question de priver cette dernière de l’argent qui lui revient. Aujourd’hui, le produit des impôts sur le tabac et sur l’alcool finit dans la caisse de la Confédération, et non dans celle de l’AVS. Et il y est déduit de la contribution de la Confédération à cette dernière qui se voit ainsi privée de 2,5 milliards de francs. Si l’AVS n’était pas privée de cet argent, elle aurait chaque année en tout 3 milliards en plus qu’actuellement, comme l’a montré Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS. Mais en lieu et place de cela, cet argent sert à financer les cadeaux fiscaux offerts aux classes supérieures et aux entreprises. Cela doit changer.
</p><p>Il faut aussi compenser les 300 à 400 millions de francs de recettes perdues par l’AVS à cause de la deuxième réforme de l’imposition des entreprises, car les propriétaires d’entreprises préfèrent se verser des dividendes, qui ne sont pas soumis aux cotisations de l’AVS, plutôt que des salaires qui, eux, le sont. En outre, le Parlement fédéral doit refuser le projet du Conseil fédéral, selon lequel les intérêts de la dette de l’AI à l’égard de l’AVS ne seraient plus que de 1 au lieu de 2&nbsp;%, soit une perte de 150 millions pour l’AVS.
</p><p>«&nbsp;Les milieux qui font semblant de se préoccuper des finances de l’AVS feraient mieux de protéger cette dernière contre les pillages dont elle fait l’objet depuis des années et des années&nbsp;», a encore précisé Paul Rechsteiner. Que l’AVS dispose ou non de suffisamment d’argent pour relever les défis à venir est d’abord une question de volonté politique. Pays parmi les plus riches de la planète, la Suisse dispose des ressources nécessaires. 
</p><h3>Des rentes meilleures grâce à AVSplus</h3><p>Plutôt que d’être démantelée, l’AVS a besoin d’être améliorée. Il est urgent d’augmenter ses rentes, car aujourd’hui, nombre de retraité(e)s ne sont plus en mesure de «&nbsp;maintenir de manière appropriée (leur) niveau de vie antérieur&nbsp;», comme le prescrit la Constitution fédérale. L’AVS est le pilier de la prévoyance vieillesse le plus efficient et le plus stable, ainsi que l’a rappelé Doris Bianchi, responsable à l’USS de la sécurité sociale. C’est pour cela que l’USS veut la développer. Au printemps prochain, elle commencera donc à récolter des signatures pour son initiative populaire AVSplus. Le but visé est de garantir un supplément de 10&nbsp;% sur toutes les rentes vieillesse de l’AVS.
</p><h5>&nbsp;Documents</h5><ul><li>&lt;media rechsteiner&gt;Paul Rechsteiner, président de l’USS:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Pas de salaire inférieur à 4000 francs&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», des rentes décentes et&amp;nbsp;«&amp;nbsp;halte aux pillages répétés de la caisse de l’AVS&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media lampart&gt;Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS:&amp;nbsp;Des salaires équitables pour les ménages ordinaires – Halte aux baisses d’impôts pour les classes supérieures et au détriment de l’AVS&amp;nbsp;!&lt;/media&gt; </li><li><p>&lt;media bianchi&gt;Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS:&amp;nbsp;Pour des rentes meilleures&lt;/media&gt;</p></li></ul><p>&nbsp;</p><h5>Contact</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premiers secrétaire de l’USS &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</li><li>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante chargée de la sécurité sociale à l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-957</guid><pubDate>Fri, 21 Dec 2012 13:05:00 +0100</pubDate><title>Des pas de tortue inacceptables</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-pas-de-tortue-inacceptables</link><description>Contre la discrimination salariale à l’égard des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que la discrimination salariale à l’égard des femmes soit passée dans le secteur privé de 745 à 677 francs par mois entre 2008 et 2010 est en soi réjouissant. Cela confirme la tendance de cette discrimination à diminuer, observée depuis de longues années. Malheureusement, on n’avance, toujours et encore, qu’à pas de tortue&nbsp;: depuis 1998, la discrimination salariale dans le secteur privé est passée de 10,6 à 8,7&nbsp;%, soit une baisse de seulement 1,9&nbsp;%.
</p><p>Si l’on continuait à la même allure, il faudrait attendre encore 50 ans environ pour que les inégalités de salaire entre femmes et hommes disparaissent. Or, les femmes ont déjà attendu 60 ans pour que l’assurance-maternité prévue par la Constitution fédérale se concrétise. Le principe de l’égalité de salaire entre femmes et hommes figure dans la Constitution fédérale depuis 1981. Plus de 30 années se sont écoulées depuis cette date. On n’a pas le droit de faire attendre les femmes encore 50 ans jusqu’à ce que l’égalité de salaire devienne réalité. 
</p><p>L’Enquête suisse sur la structure des salaires confirme aussi que les femmes sont surreprésentées dans les branches à bas salaire. Elles représentent 64,5&nbsp;% des personnes dont le salaire mensuel brut est inférieur à 4&nbsp;000 francs. Ce serait donc elles qui profiteraient le plus du salaire minimum national de 4&nbsp;000 francs demandé par l’initiative populaire de l’USS sur les salaires minimums.
</p><p>Les entreprises doivent contrôler les rémunérations qu’elles versent et participer enfin au Dialogue sur l’égalité des salaires. Si celui-ci n’entraîne pas l’élimination de la discrimination salariale dans un avenir prévisible, gouvernement et parlement devront prendre leurs responsabilités et imposer l’égalité au moyen de mesures étatiques.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-952</guid><pubDate>Tue, 18 Dec 2012 12:40:00 +0100</pubDate><title>Grève à l’hôpital de la Providence de Neuchâtel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/greve-a-l-hopital-de-la-providence-de-neuchatel</link><description>Il faut empêcher le dumping salarial couvert par l’État</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui va de soi pour toute l’économie suisse ne serait plus valable à Neuchâtel&nbsp;? Le secteur de la santé de ce canton connaît une convention collective de travail (CCT) intitulée «&nbsp;Santé 21&nbsp;». Elle s’applique à l’ensemble des hôpitaux, à la plupart des EMS et même aux soins à domicile. Selon le droit en vigueur dans ce canton, un hôpital qui veut recevoir des subventions et figurer sur la liste des hôpitaux est tenu de la respecter. Dans toutes les autres branches, c’est la même chose&nbsp;: lorsque l’État achète des biens ou des prestations, ou lorsqu’il met au concours des mandats de construction financés avec l’argent des impôts, il n’a pas le droit de pratiquer la sous-enchère salariale. Il doit exiger des entreprises soumissionnaires qu’elles respectent les conditions de travail en usage dans la localité et la branche.
</p><p>Le groupe hospitalier privé Genolier Swiss Medical Network GSMN veut s’emparer de l’hôpital de la Providence de Neuchâtel. Sur son ordre, ce dernier a dénoncé la CCT de la branche afin de permettre une baisse des salaires et un démantèlement des conditions de travail. Ceux qui ne sont pas d’accord sont menacés de licenciement. Parallèlement, l’hôpital demande des subventions supplémentaires au canton. Jusqu’à ce jour, le Conseil d’État neuchâtelois laisse faire l’hôpital, veut le maintenir sur la liste hospitalière et envisage même de lui octroyer des subventions supplémentaires alors que la CCT n’est plus respectée. 
</p><p>En persistant dans son attitude, le Conseil d’État met en danger les prestations en matière de santé. Chaque année, 10&nbsp;000 personnes doivent être recrutées pour surmonter une pénurie de personnel persistante aggravée de surcroît par l’évolution démographique. Mais impossible d’y parvenir si l’on ne propose pas des conditions de travail sûres et de qualité. Or, si ce qui se passe dans le canton de Neuchâtel fait école, la pénurie de personnel prendra de l’ampleur et les prestations de santé servies à l’ensemble de la population se détérioreront. 
</p><p>En lutte contre cette politique, le personnel de l’hôpital est en grève depuis la fin novembre. Le parlement cantonal a adopté, le 5 décembre dernier, une motion urgente demandant au gouvernement d’appliquer le droit en vigueur et d’exiger que la CCT soit respectée. Demain mercredi, le Conseil d’État traitera cette question. Ce mardi soir, à 17 h 30, les grévistes protesteront avec le soutien des syndicats contre la menace de sous-enchère salariale. 
</p><p>Les organisations faîtières des syndicats, USS et Travail.Suisse, confirment leur solidarité avec le personnel de l’hôpital de la Providence et leur soutien aux grévistes. Leur combat est exemplaire et l’attitude du gouvernement jusque-là inacceptable. Pas question de tolérer cette sous-enchère salariale couverte et subventionnée par l’État ainsi que la pénurie de personnel qui va s’aggravant. Les organisations faîtières syndicales appellent le Conseil d’État neuchâtelois à appliquer le droit en vigueur&nbsp;: qui veut figurer sur la liste des hôpitaux et recevoir des subventions supplémentaires doit respecter la CCT de branche. Toute autre attitude revient à mettre en jeu la paix sociale.
</p><p>Paul Rechsteiner, President USS:&nbsp;Sous-enchère salariale couverte par l’État&nbsp;: illégale et dangereuse pour la paix sociale
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Stefan Giger, secrétaire général du ssp, 079 296 77 07</li><li>Kurt Regotz, président de Syna, 079 617 62 94</li><li>Martin Flügel, président de Travail.Suisse, 079 743 90 05</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Santé</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-947</guid><pubDate>Thu, 13 Dec 2012 13:08:00 +0100</pubDate><title>Une politique monétaire toujours trop restrictive</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-politique-monetaire-toujours-trop-restrictive</link><description>Décision de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) prend acte de la décision prise par la Banque nationale suisse (BNS) de continuer à imposer avec la plus grande rigueur un taux de change plancher franc-euro. C’est en effet là une mesure qui s’impose. De fait, le franc est toujours fortement surévalué. Pour garantir un tant soit peu les salaires et les emplois, un taux de change nettement plus faible serait nécessaire. Ce qui est particulièrement vrai en cette période où plane une menace de récession.</p><p>En Suisse, les prix sont à la baisse, alors que le chômage augmente. La stabilité des prix n’est pas garantie. L’an prochain aussi, l’inflation devrait être inférieure à zéro. Dans un tel contexte, le mandat de la BNS en matière de politique monétaire est très clairement de mener une politique expansionniste. Or, malgré un franc restant fortement surévalué, on applique une politique monétaire restrictive. Certes, les taux d’intérêt sont bas, mais cet avantage dont pourrait tirer profit l’économie suisse est plus que réduit à néant par la surévaluation du franc. Les indicateurs comme le «&nbsp;Monetary Conditions Index&nbsp;» le montrent clairement. Selon son mandat constitutionnel, la BNS devrait relever aussi rapidement que possible le taux plancher du franc par rapport à l’euro. Non seulement les succès enregistrés dans la défense de l’actuel taux plancher, mais aussi les effets des intérêts négatifs annoncés par les banques prouvent qu’il est possible d’encadrer le cours du franc.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-945</guid><pubDate>Tue, 11 Dec 2012 15:39:00 +0100</pubDate><title>AVS : les recettes inappropriées de la droite </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-les-recettes-inappropriees-de-la-droite</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les partis de droite UDC, PRL, PDC, PDB et Vert’libéral ont présenté une nouvelle fois ce mardi pour la prévoyance vieillesse des vieilles recettes plus que connues et inappropriées. Ils donnent la priorité à des mesures qui ont déjà échoué par le passé, comme le relèvement de l’âge de la retraite des femmes ou un mécanisme d’intervention, en réalité de démantèlement, joliment rebaptisé «&nbsp;frein à l’endettement&nbsp;». </p><p>Par peur de dévoiler leurs cartes, ils sont restés vagues quant à ce qu’un tel mécanisme pourrait être concrètement. Mais il est aisé de voir que derrière lui se cache surtout l’intention de baisser automatiquement les rentes ou de relever automatiquement l’âge de la retraite, des visées au sujet desquelles les citoyen(ne)s n’auraient plus rien à dire. 
</p><p>C’est surtout aux femmes que la droite entend prescrire une médication amère. Elle demande en effet qu’au chapitre de l’âge de la retraite, il y ait «&nbsp;égalité de traitement&nbsp;» entre elles et les hommes. Mais aujourd’hui, la situation des retraitées est nettement moins bonne que celles retraités. La rente moyenne du 2e pilier touchée par un homme est actuellement toujours d’environ le double de celle d’une femme. Le revenu perçu sous forme de rentes par les femmes est de ce fait clairement inférieur à celui des hommes. Seule l’AVS est en mesure d’atténuer cette inégalité de traitement. Ce n’est pas en relevant l’âge de la retraite des femmes et, donc, en réduisant la période durant laquelle la rente est versée que l’on favorisera la mise sur pied d’égalité de celles-ci avec les hommes, mais c’est en améliorant la rente AVS, comme le propose l’initiative populaire de l’USS AVSplus.
</p><p>Au surplus, les partis bourgeois n’aimeraient pas attendre demain pour baisser le taux de conversion minimal LPP, une mesure que le peuple a rejetée avec 70&nbsp;% de non en 2010.
</p><p>Les revendications de la droite ne tiennent pas compte des besoins de la population. Comme par le passé, elles échoueront par conséquent dans les urnes. L’USS concentrera pour sa part ses efforts dans le but de garantir à tout le monde une prévoyance qui soit solide.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-938</guid><pubDate>Mon, 10 Dec 2012 11:20:00 +0100</pubDate><title>Harcèlement parlementaire : un référendum y mettra bon ordre</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/harcelement-parlementaire-un-referendum-y-mettra-bon-ordre</link><description>NON au travail 24 heures sur 24 dans la vente !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Si la lumière de la raison ne devait pas subitement éclairer les parlementaires de droite – mais il n’y a guère lieu de s’y attendre –, ceux-ci adopteront le 14 décembre en votation finale la libéralisation des heures d’ouverture des échoppes des stations-service. Et le peuple aura ensuite le dernier mot… et le travail 24 heures sur 24 devrait en rester au stade de vœu pieux.&nbsp; </p><p>L’automne dernier, le Conseil des États avait déjà décidé que le travail de nuit et du dimanche dans les échoppes de stations-service situées sur les aires d’autoroutes et le long des «&nbsp;grands axes routiers&nbsp;» serait à l’avenir possible. Au Conseil national, une minorité gauche-verte, emmenée par Louis Schelbert, a essayé, mais en vain, de limiter ces autorisations aux seules autoroutes. Par 112 voix contre 62, le Conseil national a clairement choisi la variante «&nbsp;large&nbsp;». Cet objet n’a de ce fait plus qu’à passer le dernier obstacle de la votation finale au Parlement. En réalité cependant, la votation «&nbsp;vraiment finale&nbsp;», relèvera du peuple. Les syndicats, soutenus par d’autres milieux, ont en effet décidé de saisir le référendum. Au vu de ce qui s’est passé dans les urnes ces dernières années en matière de prolongation des heures d’ouverture et, donc, de travail dans les commerces, la destination de cet objet semble d’ores et déjà décidée&nbsp;: les poubelles de l’histoire. 
</p><p>Pour les dérégulateurs, pouvoir faire des achats 24 heures sur 24 dans les échoppes des stations-service, ne changerait pas grand-chose à la réalité actuelle. C’est pourquoi ils qualifient le référendum des syndicats de «&nbsp;fondamentaliste&nbsp;». Mais, il est évident que travailler 24 heures sur 24 dans les échoppes des stations-service, c’est un grand changement pour les personnes concernées. C’est aussi la porte grande ouverte à la généralisation du travail 24 heures sur 24 partout dans la vente, mais pas seulement. Quant aux «&nbsp;petits changements&nbsp;», n’oublions pas qu’ils peuvent devenir très grands lorsqu’ils s’ajoutent les uns aux autres. De fait, la motion Lüscher, à l’origine de la décision sur le travail de nuit et du dimanche dans les stations-service, n’est pas toute seule. Dans les tuyaux du Parlement, se trouvent déjà toute une série de propositions de «&nbsp;petits changements&nbsp;» en matière d’heures d’ouverture des commerces, dont le but ultime est une société qui achète et, finalement, travaille nuit et jour, douze mois sur douze. 
</p><p>«&nbsp;Il ne s’agit cependant pas là de propositions isolées (mais) d’une "stratégie du salami", dont le but est de vider petit à petit de sa substance l’interdiction de travailler la nuit ou le dimanche. Ses adeptes commencent par s’attaquer aux horaires des magasins, mais visent à terme toutes les entreprises. En effet, une attaque frontale contre deux principes de la loi sur le travail (LTr) qui protègent la santé, la vie sociale et familiale du personnel ainsi que la tranquillité publique n’aurait probablement aucune chance de s’imposer.&nbsp;» Ainsi que le montrent ces propos tirés de l’avant-propos de «&nbsp;Consommer 24 heures sur 24, c’est travailler 24 heures sur 24&nbsp;», un intitulé qui parle de lui-même, le Dossier N° 82 de l’USS de Jean Christophe Schwaab, ancien secrétaire de l’USS et actuellement conseiller national, le but de la droite est on ne peut plus clair&nbsp;: autoriser un jour partout le travail 24 heures sur 24&nbsp;; cela, en passant par quelques détours pour mieux tromper les gens. Ajoutons encore ceci&nbsp;: qui aurait pensé, après le tout récent naufrage de l’initiative zurichoise extrémiste «&nbsp;Le client est roi&nbsp;» et du projet lucernois de prolongation, même modeste, des heures d’ouverture des commerces, la droite de ce pays n’aurait pas enfin compris ce dont le peuple ne veut pas&nbsp;?</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-939</guid><pubDate>Fri, 07 Dec 2012 15:31:00 +0100</pubDate><title>Le Parlement concrétise une revendication syndicale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-concretise-une-revendication-syndicale</link><description>Une vraie libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il y a encore une année, les employeurs et les représentants des milieux économiques souriaient des syndicats lorsque ceux-ci demandaient une responsabilité solidaire digne de ce nom. Aujourd’hui, le Parlement a justement décidé que les entreprises seraient plus clairement tenues de respecter et faire respecter les salaires et conditions de travail en usage chez nous.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) prend acte avec satisfaction de la décision du Conseil national qui, après le Conseil des États, réalise une vieille revendication syndicale dans la lutte contre la sous-enchère salariale. Concrètement, grâce à l’introduction d’une responsabilité solidaire efficace, les entreprises devront à l’avenir répondre du respect des salaires et conditions de travail locaux par toutes les entreprises travaillant directement ou indirectement en sous-traitance pour elles. 
</p><p>La raison s’est donc imposée tant au gouvernement qu’aux Chambres fédérales. L’urgence de la situation est apparue sur les chantiers où, pratiquement chaque jour, le syndicat Unia a découvert des cas de sous-enchère salariale crasse. La recette des coupables est simple&nbsp;: une entreprise confie un mandat – comme des travaux de ferraillage ou d’artisanat du bâtiment – à une entreprise sous-traitante et lui verse par exemple 50&nbsp;000 francs pour cela. L’entreprise sous-traitante transmet le mandat à une autre entreprise, mais ne lui verse que 40&nbsp;000 francs, encaissant la différence. Ce petit jeu peut encore se poursuivre, chaque entreprise sous-traitante disposant de toujours moins d’argent pour rémunérer correctement les travailleurs chargés de réaliser le mandat. Au bout de la chaîne de sous-traitance, on trouve régulièrement des entreprises qui vont jusqu’à payer 10 francs de l’heure à leurs employé(e)s. 
</p><p>Dans une pétition lancée par le syndicat Unia, 27&nbsp;318 personnes&nbsp; ont demandé que le holà soit mis à ce type de pratiques. Leur demande a ainsi été entendue car à l’avenir, l’entrepreneur contractant (le premier entrepreneur) devra répondre solidairement du non-respect par tous ses sous-traitants des salaires minimums et des conditions de travail.
</p><p>Après le renforcement, décidé l’été dernier déjà, des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes (entre autres contre les soumissionnaires étrangers qui reprennent en Suisse des mandats en tant qu’indépendants fictifs et nouvelles possibilités de sanctionner les entreprises qui enfreignent des dispositions de conventions collectives de travail ou de contrats-types de travail), en décidant d’introduire une responsabilité solidaire digne de ce nom, le Parlement suisse a désormais fait un vrai pas en avant dans la protection du niveau des salaires de ce pays. L’USS et ses fédérations membres vont maintenant observer attentivement ce qui va se passer afin que les nouvelles dispositions légales soient concrètement efficaces.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-941</guid><pubDate>Tue, 04 Dec 2012 15:32:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États veut exclure le peuple du débat sur les ventes du dimanche</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-des-etats-veut-exclure-le-peuple-du-debat-sur-les-ventes-du-dimanche</link><description>Heures d’ouverture des commerces</description><content:encoded><![CDATA[<p>S’il en va comme selon la volonté du Conseil des États, toujours plus de personnes devront travailler aussi le dimanche en Suisse. La Chambre des cantons a en effet accepté par 24 voix contre 11 la motion du radical-libéral tessinois Fabio Abate, qui propose une extension massive du travail du dimanche dans le commerce de détail. Au lieu d’en rester comme aujourd’hui aux «&nbsp;seules&nbsp;» régions touristiques, les commerces pourraient ouvrir aussi le dimanche dans les grands espaces économiques. En outre, ils pourraient le faire toute l’année et pas uniquement pendant la saison touristique. 
</p><p>De plus, cette grossière offensive contre la protection des travailleurs et travailleuses, la majorité du Conseil des États veut la faire passer au nez et à la barbe du peuple. En effet, la motion demande au Conseil fédéral de procéder à cette déréglementation via la simple modification d’une ordonnance relative à la loi sur le travail. Or, il n’est pas possible de saisir le référendum contre une modification d’ordonnance, que le Conseil fédéral soutient par ailleurs. Cette façon de procéder est d’autant plus scandaleuse que, depuis 2006, les citoyen(ne)s ont rejeté lors de 10 votations cantonales sur 11 toute prolongation des heures d’ouverture des commerces. Par leur décision, le Conseil fédéral et le Conseil des États prouvent qu’ils ont peur du peuple. 
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-935</guid><pubDate>Fri, 30 Nov 2012 10:42:00 +0100</pubDate><title>La protection des jeunes n’est pas négociable à souhait</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-jeunes-n-est-pas-negociable-a-souhait</link><description>Abaissement de l’âge de protection des jeunes pour les travaux dangereux</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission jeunesse de l’USS est consternée d’apprendre aujourd’hui – de surcroît par voie de presse – que le SECO a soumis à la Commission fédérale du travail un projet qui prévoit d’abaisser l’âge de protection des jeunes pour effectuer des travaux dangereux pendant l’apprentissage. Ce projet est d’autant plus surprenant que la situation s’est fortement aggravée ces dernières années. Entre 2005 et 2009, les accidents professionnels des apprentis sont passés de 18'300 à près de 19'700, soit une hausse impressionnante de 8% en 4 ans&nbsp;! De plus, on sait qu’un quart des accidents pendant l’apprentissage ont lieu avant 16 ans, alors même que ces jeunes bénéficient encore à ce jour d’une meilleure protection.
</p><p>Lors de la révision de la loi sur le travail en 2006, l’USS s’était déjà opposée à l’abaissement de l’âge de protection de 20 à 18 ans. L’ordonnance 5 sur la protection des jeunes travailleurs, entrée en vigueur en 2008, visait à atténuer les conséquences négatives de cette révision, en prévoyant notamment une interdiction d’employer les apprentis en dessous de 16 ans à des travaux dangereux. L’administration semble vouloir aujourd’hui porter un nouveau coup dur à la protection des jeunes en révisant cette même ordonnance.
</p><p>Cette situation est d’autant plus déplaisante que la mise en œuvre des mesures de protection n’a jamais fait l’objet d’une quelconque évaluation. Il faudrait d’abord comprendre pourquoi le nombre d’accidents a augmenté, en particulier en dessous de 16 ans, et si les dispositions actuellement en vigueur sont respectées. La Commission jeunesse de l’USS attend des mesures de protection efficaces.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Véronique Polito (079 436 21 29), secrétaire centrale de l’USS</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-931</guid><pubDate>Mon, 26 Nov 2012 17:41:00 +0100</pubDate><title>Le relèvement de l’âge de la retraite des femmes n’entre pas en ligne de compte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes-n-entre-pas-en-ligne-de-compte</link><description>Commission féminine de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques jours, le conseiller fédéral Alain Berset a dévoilé les grandes lignes de la prochaine révision de l’AVS et de la LPP. La Commission féminine de l’USS analysera en détail les modalités de cette révision lorsque le Conseil fédéral aura présenté les propositions concrètes. Toutefois, elle annonce aujourd’hui déjà que le relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65&nbsp;ans n’entre pas en ligne de compte.
</p><p>Il n’y a en effet aucune raison d’adopter cette mesure&nbsp;: les assises financières de l’AVS sont solides et de nombreuses améliorations doivent encore être réalisées dans le domaine de l’égalité. En outre, les salarié(e)s âgés sont exclus du marché de l’emploi avant d’arriver à l’âge de la retraite. On pourrait tout au plus entrer en matière sur un relèvement de l’âge de la retraite des femmes si les fonds supplémentaires que cette mesure génère pour l’AVS étaient intégralement consacrés à l’amélioration de la prévoyance vieillesse des femmes. En effet, les femmes gagnent encore nettement moins que les hommes et accomplissent bien plus de travail non rémunéré, un travail essentiel pour l’ensemble de la société. En matière d’âge de la retraite, l’«&nbsp;égalité&nbsp;» unilatérale aux frais des femmes est inacceptable.
</p><p>UNION SYNDICALE SUISSE – commission FÉMININE
</p><h5>Renseignements</h5><p>Christine Filtner (079 318 28 25), coprésidente de la commission féminine de l’USS, et Christine Michel (079 275 14 20), 2ème coprésidente, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-927</guid><pubDate>Fri, 23 Nov 2012 14:48:00 +0100</pubDate><title>Embouteillage aux portes de l’apprentissage </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/embouteillage-aux-portes-de-l-apprentissage</link><description>Conférence sur les places d’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p>La situation sur le marché des places d’apprentissage est moins rose qu’on ne l’espérait. Alors qu’elle s’était fortement détendue en 2011, en 2012, l’écart entre le nombre de places disponibles et les jeunes intéressés s’est à nouveau creusé. 96&nbsp;500 jeunes ont annoncé être à la recherche d’un apprentissage pour seulement 92&nbsp;000 postes vacants.
</p><p>Il s’agit là d’un signal d’alarme. Les efforts exceptionnels consentis ces dernières années pour étendre le marché des places d’apprentissage ont certes porté leurs fruits. La morosité économique pourrait cependant amener toujours plus d’entreprises à renoncer à former la relève professionnelle. Si l’on veut éviter que la situation ne se dégrade nettement, il faut donc renforcer les mesures de promotion mise en place dans les cantons.
</p><p>Le grand intérêt montré par les jeunes pour la formation professionnelle (61&nbsp;% d’entre eux sont confrontés au choix d’une filière en 2012) est réjouissant. Cependant, d’année en année, le décalage entre les aptitudes des candidats et les exigences des entreprises augmente. En 2012, quand bien même le nombre de jeunes à la recherche d’un apprentissage dépassait largement l’offre, ce ne sont pas moins de 7&nbsp;000 places qui n’ont pas été repourvues, dont une grande partie dans les branches techniques les plus exigeantes. La raison invoquée serait un manque de «&nbsp;candidatures appropriées&nbsp;».
</p><p>La réponse d’une partie des milieux bourgeois&nbsp;: une limitation de l’accès aux gymnases&nbsp;! Pour l’USS, une telle limitation serait un non-sens. Bien au contraire, elle estime que l’accès à la formation supérieure doit être encouragé à tous les niveaux pour répondre aux nouvelles exigences du marché du travail. Pour cela, elle exige des milieux économiques qu’ils offrent aux jeunes doués les meilleures perspectives, soit un accès sans condition à la maturité professionnelle durant l’apprentissage.
</p><h5>Renseignements</h5><p><b>Véronique Polito (079 436 21 29)</b>, secrétaire centrale de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-926</guid><pubDate>Wed, 21 Nov 2012 17:41:00 +0100</pubDate><title>Les besoins de larges pans de la population ne sont pas pris en compte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-besoins-de-larges-pans-de-la-population-ne-sont-pas-pris-en-compte</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a présenté les orientations des futures réformes de la prévoyance vieillesse. Le fait qu’il considère les prestations des 1er et 2e piliers ensemble est une bonne chose, car c’est ainsi que le prévoit la Constitution fédérale.
</p><p>Ses propositions ne tiennent malheureusement pas compte des besoins de larges pans de la population. Aujourd’hui, le revenu touché sous forme de rentes par les travailleurs et travailleuses qui ont reçu des petits salaires ou des salaires moyens est trop faible. Le mandat constitutionnel, selon lequel le niveau de vie antérieur à la retraite doit être maintenu dans une mesure appropriée une fois celle-ci venue n’est pas encore réalisé. Les rentes sont à la traîne derrière l’évolution des salaires. Et les futures rentes du 2e pilier sont sous pression. Aujourd’hui, avoir eu une vie professionnelle complète ne garantit pas que l’on percevra une rente de vieillesse décente. Il est donc vraiment nécessaire de relever clairement de 10&nbsp;% les rentes de vieillesse, comme le demande l’initiative populaire que l’Union syndicale suisse (USS) a décidé de lancer vendredi 16 novembre. 
</p><p>En voulant baisser le taux de conversion minimal, le Conseil fédéral s’accommode d’une baisse des rentes. Et le mécanisme d’intervention prévu pour geler les rentes AVS est aussi une attaque contre les revenus réalisés sous forme de rentes. 
</p><p>Les intentions du Conseil fédéral en matière d’âge de la retraite sont, elles aussi, éloignées des besoins des citoyens et citoyennes de ce pays. La situation des travailleurs et travailleuses âgés et surtout celle des femmes sur le marché de l’emploi est difficile. Près d’un tiers des personnes de plus de 58 ans préféreraient travailler pendant leur retraite plutôt que de devoir renoncer à leur travail. La moitié des femmes qui arrêtent de travailler avant 64 ans le font parce que leur travail est trop lourd pour leur santé. Relever l’âge de la retraite des femmes ou restreindre les possibilités de retraite anticipée est une mesure irréaliste et créera de nouveaux problèmes. 
</p><p>Un projet de réforme qui ne tient pas compte de ce qui tracasse la population est voué à l’échec. Jusqu’à ce jour, l’USS est toujours parvenue à faire obstacle aux révisions de la prévoyance vieillesse qui ne tenaient pas compte des besoins des retraité(e)s actuels et futurs.
</p><h5>Contact</h5><p>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante chargée de la sécurité sociale à l’USS, et Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-925</guid><pubDate>Wed, 21 Nov 2012 16:35:00 +0100</pubDate><title>Le Comité de l’USS recommande de voter blanc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-comite-de-l-uss-recommande-de-voter-blanc</link><description>Initiative Minder </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a choisi sa recommandation pour la votation sur l’initiative populaire «&nbsp;contre les rémunérations abusives&nbsp;», dite «&nbsp;initiative Minder&nbsp;». Après un débat approfondi, la majorité de ses membres se sont prononcés pour un vote blanc. 
</p><p>Tant l’initiative que son contre-projet indirect, qui entrerait en vigueur dans le cas où l’initiative serait rejetée dans les urnes, sont des instruments qui ne sont pas en mesure d’empêcher que la fourchette des salaires ne s’ouvre toujours plus. Au contraire, ils sont un danger pour les emplois.
</p><p>Pendant la dernière décennie, non seulement les rémunérations et les bonus des cadres supérieurs ont explosé, mais les dividendes versés aux actionnaires ont aussi considérablement augmenté. Et il est peu resté pour la plupart des travailleurs et travailleuses, dont ont ainsi profité non seulement les top-managers, mais aussi les actionnaires. Or, le développement des droits des actionnaires demandé par l’initiative Minder renforcerait la position de ces derniers. 
</p><p>L’initiative augmenterait aussi le risque de voir des hedge funds ou d’autres actionnaires agressifs prendre le pouvoir dans une entreprise. En effet, en raison de l’interdiction du droit de vote d’organes et d’actions en dépôt ainsi que de l’élection annuelle du conseil d’administration demandées, entre autres, par elle, ils pourraient à l’avenir s’imposer plus facilement qu’aujourd’hui dans les assemblées générales. Comme on l’a vu par le passé, le démantèlement d’entreprises et, par conséquent, la suppression d’emplois pourrait en être la conséquence. 
</p><p>Pour vraiment empêcher que la fourchette des salaires ne s’ouvre toujours plus, il faut des bons salaires minimums, comme le propose l’USS dans son initiative sur les salaires minimums. Avec elle, une part plus importante de la masse salariale profiterait aux salarié(e)s ordinaires. L’USS soutient aussi l’initiative populaire 1:12.
</p><p>Le Comité de l’USS a, en plus de sa recommandation pour la votation sur l’initiative Minder, décidé de recommander deux fois le OUI à l’article sur la politique familiale et à la révision de la loi sur l’aménagement du territoire. </p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-917</guid><pubDate>Fri, 16 Nov 2012 13:18:00 +0100</pubDate><title>L’USS demande une hausse des rentes qui n’a que trop attendu</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-demande-une-hausse-des-rentes-qui-n-a-que-trop-attendu</link><description>Lancement d’une initiative populaire : c’est décidé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><b>En Suisse, le revenu réalisé sous forme de rentes est insuffisant pour de nombreuses personnes à la retraite. En outre, l’évolution des rentes est toujours plus à la traîne par rapport à celle des salaires. L’Union syndicale suisse (USS) veut s’attaquer à la racine de ce problème. C’est pourquoi son Assemblée des délégué(e)s (AD) a décidé de lancer au printemps prochain l’initiative populaire AVSplus. Grâce à elle, les retraité(e)s toucheraient à l’avenir un supplément mensuel de 10&nbsp;%.</b></p><p>La Constitution fédérale stipule que les rentes de l’AVS et celle du 2<sup>e</sup> pilier permettent ensemble «&nbsp;de maintenir de manière appropriée (le) niveau de vie antérieur&nbsp;». Ce but n’est pas atteint aujourd’hui pour de trop nombreuses personnes, ce qui concerne non seulement les retraité(e)s qui ne touchent qu’une rente AVS, mais aussi beaucoup d’autres pour qui le but constitutionnel n’est pas réalisé, alors qu’ils perçoivent aussi des rentes du 2<sup>e</sup> pilier. Et ce phénomène pourrait s’accentuer en raison de la pression qui pèse sur le 2<sup>e</sup> pilier. Il faut par conséquent relever les rentes de l’AVS.
</p><p>Dans son initiative, l’USS propose de relever de manière linéaire de 10&nbsp;% les rentes de l’AVS. Cela représenterait un supplément sensible de 116 à 232 francs par mois. Nombre de travailleurs et travailleuses doivent actuellement faire face à des hausses de leurs cotisations au 2<sup>e</sup> pilier, uniquement pour en garantir les prestations. Pour une rente de couple complète, le supplément apporté par AVSplus serait de 348 francs. Si l’on regarde comment les rentes sont réparties aujourd’hui, on voit que les femmes – surtout celles qui élèvent seules leur(s) enfant(s) – profiteraient beaucoup de la hausse proposée par l’initiative.
</p><p>AVSplus coûtera 3,6 milliards de francs. L’initiative ne fait aucune prescription quant au financement de ce montant. Parmi les sources de financement possibles, mentionnons le produit d’un impôt national sur les successions demandé par une initiative populaire que l’USS soutient. L’imposition des parts d’héritages supérieures à 2 millions de francs rapporterait chaque année 2 milliards de recettes supplémentaires à l’AVS. 
</p><p>L’USS va maintenant formuler la teneur précise de son initiative et la soumettre à l’examen dit préliminaire de la Chancellerie fédérale. La récolte des signatures commencera au printemps 2013 et l’initiative devrait être déposée à la Chancellerie fédérale pendant l’été.
</p><p>En plus de l’initiative AVSplus, l’AD de l’USS a aussi abordé le thème de la protection des salaires suisses au moyen des mesures d’accompagnement. L’USS demande aux Chambres fédérales de rappeler aux entreprises qu’elles doivent imposer des salaires et des conditions de travail suisses et que cela concerne aussi leurs sous-traitants. À cet effet, les Chambres devront introduire, lors de la session d’hiver à venir, une responsabilité solidaire digne de ce nom.
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont encore adopté une résolution contre la prolongation des heures d’ouverture des échoppes de stations-service et ont clairement fait savoir qu’ils étaient prêts à combattre cette extension du travail de nuit et du travail dominical par la voie référendaire si nécessaire. Les délégué(e)s de l’USS ont également appelé la Banque nationale à en faire plus contre la surévaluation du franc. De la Confédération et des cantons, ils ont demandé qu’ils renoncent à appliquer des programmes d’austérité, mais, en lieu et place, reviennent sur les cadeaux fiscaux superflus qu’ils ont offerts aux personnes fortunées, aux hauts revenus ou sur les bénéfices des entreprises.
</p><p>En outre les délégué(e)s ont décidé de soutenir le référendum contre la loi sur l’asile.
</p><h5>Documents</h5><p>&lt;media linkicon&gt;Factsheet AVSplus&lt;/media&gt;
</p><h5>Contact</h5><p><b>Doris Bianchi (076 564 67 67)</b>, secrétaire dirigeante de l’USS, responsable de la politique sociale et <b>Daniel Lampart (079 205 69 11)</b>, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-916</guid><pubDate>Thu, 15 Nov 2012 09:27:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral gruge les assuré(e)s et ignore la loi</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-gruge-les-assure-e-s-et-ignore-la-loi</link><description>Taux d’intérêt minimal LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p>En décidant de maintenir le taux d’intérêt minimal dans le 2e pilier au niveau historique de 1,5&nbsp;%, le Conseil fédéral gruge les assuré(e)s, car il ne tient aucunement compte de la reprise sur les marchés d’actions ni du boom immobilier. En lieu et place, il ignore la loi et prend en considération le taux de couverture des caisses de pensions. 
</p><p>Selon la loi, le taux de couverture des caisses de pensions n’a pas à jouer un rôle dans la fixation du taux d’intérêt minimal LPP. Ce qui est déterminant ici, ce sont les rendements des obligations de la Confédération ainsi que l’évolution des actions, des obligations et de l’immobilier. Depuis le début de l’année, le marché des actions a repris et son rendement a été bon. Les indices courants des caisses de pensions, qui contiennent une grande part d’obligations, ont augmenté de presque 10&nbsp;% ces douze derniers mois. Dans l’immobilier aussi – une destination importante des placements des caisses de pensions –, la tendance à la hausse est constante. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) demandait une hausse réaliste à 2,5&nbsp;% du taux d’intérêt minimal. 
</p><p>Mais le Conseil fédéral a écouté les lamentations du lobby des assurances, qui s’était déjà imposé dans la Commission LPP. Ainsi, ces dernières vont enregistrer des bénéfices juteux l’an prochain aussi sur le dos des assuré(e). Vu les courbettes du gouvernement devant les assureurs, les assuré()e)s seront à nouveau les dindons de la farce.
</p><h5>Contact</h5><p>&nbsp;Doris Bianchi (031 377 01 13 ou 076 564 67 67), secrétaire dirigeante chargée de la prévoyance vieillesse à l’USS, et Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-915</guid><pubDate>Tue, 13 Nov 2012 16:16:00 +0100</pubDate><title>Les syndicats prêts à saisir le référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-prets-a-saisir-le-referendum</link><description>La CER favorable à une ouverture 24 heures sur 24 </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national veut prolonger les heures d’ouverture des échoppes de stations-service la nuit et le dimanche. Si le Conseil national la suivait, le travail&nbsp; 24 heures sur 24 serait autorisé pour la première fois dans le commerce de détail en Suisse. Dans le cas où les Chambres fédérales décident cette extension du travail de nuit, l’Union syndicale suisse (USS) et les syndicats Unia et Syndicom sont prêts à saisir le référendum. 
</p><p>Pour les syndicats, il n’est pas question d’assouplir l’interdiction du travail de nuit, car cela mettrait en danger la santé des travailleurs et travailleuses concernés et détériorerait grandement leur vie familiale. En outre, les nouvelles règles équivaudraient à une rupture de digue. En effet, d’autres commerces de détail demandent déjà à être traités sur pied d’égalité avec les échoppes des stations-service. Le travail du dimanche et de nuit risque ainsi de s’installer dans tout le pays.
</p><p>Les syndicats ne peuvent ni comprendre ni accepter cette décision favorable aux exploitants d’échoppes de stations-service. Alors que la population les rejette les uns après les autres, les lobbyistes bourgeois du commerce de détail continuent de lancer de nouveaux projets pour une prolongation des heures d’ouverture des commerces. Mais les syndicats seront toujours prêts à mettre fin à ce harcèlement, si nécessaire au moyen d’un référendum.
</p><p class="Text"><span lang="FR">L’USS salue la décision de la CER de consulter les syndicats, les autres partenaires sociaux et les cantons avant de prendre une décision sur la Motion Lombardi. Néanmoins, nous sommes déçus que cette motion n’ait pas été tout simplement rejetée. Déjà acceptée par le Conseil des États, elle demande que, dans toute la Suisse, les commerces puissent rester ouverts au moins de 6 à 20 heures du lundi au vendredi et de 6 à 19 heures le samedi. Or, les cantons n’auront pas le droit de prévoir des heures d’ouverture plus courtes. À cause de ce brutal empiètement sur la souveraineté des cantons, nombre d’entre eux seraient contraints de prolonger très fortement les durées d’ouverture des commerces sur leur territoire. Et les conditions de travail des dizaines de milliers d’employé(e)s de la vente s’en trouveraient dégradées.&nbsp;</span></p><h5>Renseignements</h5><p><b>Luca Cirigliano (076 335 61 97)</b>, secrétaire central de l’USS, <b>Vania Alleva (079 620 11 14)</b>, vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur d’Unia, et <b>Thomas Zimmermann&nbsp;(031 377 01 06 ou 079 249 59 74)</b>, responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;
</p><p><a name="Text10"></a></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-914</guid><pubDate>Tue, 13 Nov 2012 10:41:00 +0100</pubDate><title>Contre l’austérité aveugle : NON à la destruction de l&#039;économie sociale de marché!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/contre-l-austerite-aveugle-non-a-la-destruction-de-leconomie-sociale-de-marche</link><description>Journée européenne d’action et de solidarité</description><content:encoded><![CDATA[<p>La politique d’austérité de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) conduit à une impasse : elle a déjà fait basculer de nombreux pays européens dans la plus grave crise jamais connue depuis celle des années 1930. Les baisses de salaire appliquées sur une vaste échelle et le démantèlement des filets de sécurité sociale ébranlent le modèle social européen dans ses fondements. 
</p><p>La Confédération européenne des syndicats (CES) ne veut pas rester passive face à cette évolution. C’est pourquoi elle a organisé ce mercredi 14 novembre une journée européenne d’action et de solidarité. L’Europe a un besoin urgent d’un nouveau pacte social. Cette revendication a été corroborée par des grèves générales en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce, à Malte et à Chypres. C’est la première fois que des grèves ont simultanément lieu dans plusieurs pays lors d’une journée d’action de la CES. En France, en Pologne, en Roumanie, en Slovénie et en République tchèque, des dizaines de milliers personnes ont manifesté dans la rue. Et dans la plupart des autres pays européens, dont la Suisse, les syndicats ont organisé des actions de solidarité avec les victimes des politiques d’austérité dans le sud et l’est de l’Europe. 
</p><p>À Berne et à Genève, Unia a mis sur pied des actions de solidarité devant les consulats portugais, espagnols et grecs. À Genève, les syndicats ont manifesté dans le quartier des banques pour protester contre le fait que ce soit au peuple de passer à la caisse pour la crise bancaire et financière. <span lang="FR">À Berne, Andreas Rieger, coprésident d’Unia, a remis à un représentant de l’Ambassade de l’UE une lettre ouverte et prononcé une allocution dans laquelle il a demandé que soit mise en œuvre une politique axée sur la justice sociale et une répartition juste des richesses dans tous les pays de l’Europe et également en Suisse. La majorité des employés portugais de l’Ambassade ont participé à cette action et se sont mis en grève à cette occasion.</span></p><p>La Suisse aussi subit toujours les effets de cette crise : le franc fort met à mal l’économie d’exportation et le tourisme. De plus, la stagnation s’installe sur les marchés cibles. Conséquence : l’économie suisse également faiblit, d’où une baisse des rentrées fiscales et une pression toujours plus forte sur les ménages publics. Des cantons ont déjà mis sur rail des programmes d’austérité. C’est pourquoi les syndicats descendront dans la rue à Saint-Gall, le 15 novembre. À Lucerne, ils manifesteront le 24 novembre contre la spirale à la baisse que déclenchera, comme dans de nombreux pays européens, la politique d’austérité rigide qui y est mise en œuvre. 
</p><p>Deux semaines avant la journée européenne d’action déjà, de nombreuses activités et manifestations ont eu lieu en Suisse, dans la perspective de la journée européenne. Avec ver.di (D) et le GPS (A), Unia a mis sur pied des semaines d’action dans ces trois pays, sous le slogan « Il y a bien assez d’argent. L’heure est à la justice sociale ! ». 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a adressé une lettre au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ainsi qu’au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, pour leur demander de renoncer à une politique d’austérité qui est un échec et de mettre en place une politique de croissance fondée notamment sur des investissements dans l’éducation, les infras-tructures, l’environnement et la santé. Pour ce faire, il faut que la politique fiscale soit plus juste. 
</p><h5>Unterlagen zum Aktions- und Solidaritätstag</h5><p>&lt;media linkicon sr&gt;Veranstaltungen in der Schweiz im Zusammenhang mit dem europäischen Aktionstag vom 14. November 2012 (n'existe qu'en allemand)&lt;/media&gt;
</p><p><a href="http://etuc.org/a/10446" class="external-link">Carte des actions nationales qui auront lieu dans le cadre de la journée européenne d’action et de solidarité du 14 novembre</a></p><p>&lt;media linkicon&gt;Lettre à M. Barroso, président au de la Commission Européenne&lt;/media&gt;
</p><p>&lt;media linkicon van&gt;Lettre à M. van Rompuy, président du Conseil Européen&lt;/media&gt;
</p><p><a href="http://www.etuc.org/a/10023" class="external-link">Confédération européenne des syndicats&nbsp;:&nbsp;Un contrat social pour l’Europe</a></p><p><a href="http://www.etuc.org/IMG/pdf/09112012_Declaration_jeunes_syndicalistes.pdf" class="external-link">Appel à la solidarité&nbsp;:&nbsp;Jeunes d’Europe, debout !&nbsp;</a></p><h5>Renseignements</h5><p>Vasco Pedrina (079 772 37 47), représentant de l’USS auprès de la Confédération européenne des syndicats (CES), et Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-906</guid><pubDate>Mon, 05 Nov 2012 10:51:00 +0100</pubDate><title>Protection contre les licenciements « Protéger celles et ceux qui défendent nos droits »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-les-licenciements-proteger-celles-et-ceux-qui-defendent-nos-droits</link><description>L&#039;USS réactive sa plainte auprès de l&#039;OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, lorsque l'on représente les intérêts des travailleuses et des travailleurs face à l'employeur, on risque des représailles dans de nombreuses entreprises. Il y a constamment des licenciements prononcés à l'encontre de représentant(e)s du personnel en lien avec leur engagement dans une commission du personnel ou en tant que délégué syndical. C'est ce que montre le Livre noir publié lundi par l'Union syndicale suisse et qui traite de ces licenciements abusifs sous le titre « Protéger celles et ceux qui défendent nos droits ».
</p><p>Celui ou celle qui est menacé par des représailles ou par un licenciement ne peut évidemment pas négocier des conditions de travail sur pied d'égalité avec l'employeur. La liberté d'association garantie par la Constitution tourne alors à la farce. La Suisse a non seulement reconnu constitutionnellement ce droit, mais elle s'est aussi « engagée à garantir ce droit, en adhérant à la convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur la protection des syndicalistes lors de licenciements abusifs » selon Alain Bovard, juriste à Amnesty International Suisse.
</p><p>Comme les milieux politiques suisses, dominés par les partis bourgeois, refusent d'introduire des sanctions effectives contre les licenciements antisyndicaux, l'USS a décidé de réactiver sa plainte déposée en 2003 auprès de l'OIT, mais suspendue en 2009. Cette plainte avait été gelée à la demande de l'USS, puisqu'alors le Conseil fédéral avait fait connaître des propositions pour améliorer la situation. Les partis bourgeois et les employeurs ont toutefois rejeté les suggestions des plus minimales de l'exécutif fédéral, reléguant celles-ci dans d'obscurs tiroirs. L'OIT doit donc reprendre l'examen du cas suisse et faire monter la pression. Le président de l'USS, Paul Rechsteiner, l'explique : « À la longue, les autorités suisses, fortement imbriquées dans les relations internationales, mais aussi les associations d'employeurs et de l'économie, ne pourront plus simplement rester insensibles au fait que l'OIT, l'organisation mondiale faisant autorité dans ce domaine, constate que la Suisse viole ce droit fondamental de la liberté d'association.
</p><h5>Contact</h5><p>&nbsp;</p><pre class="xml_contact" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; padding: 8px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; color: rgb(87, 87, 85); line-height: 20px; -webkit-text-size-adjust: auto; ">Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l'USS, responsable de ce dossier et Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de l'information et porte-parole de l'USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d'information </pre><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-903</guid><pubDate>Thu, 01 Nov 2012 16:34:00 +0100</pubDate><title>Un tout petit geste en faveur des bourses d’études</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-tout-petit-geste-en-faveur-des-bourses-d-etudes</link><description>Contre-projet à l’initiative des bourses d’études de l’UNES</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a reconnu la nécessité de renforcer le système des bourses d’études en Suisse qui souffre actuellement d’un manque total d’harmonisation. C’est du moins ce qui ressort de son contre-projet à l’initiative des bourses d’études qui a été mis aujourd’hui en consultation.
</p><p>L’USS se réjouit de cette évolution. Elle se déclare cependant sceptique sur la capacité du contre-projet à régler les problèmes qui se posent. Le contre-projet ne propose en effet que des corrections de détails de la législation actuelle. Il intègre quelques dispositions formelles prévues dans le concordat intercantonal sur les bourses d’études qui a été ratifié en 2009 par la Conférences des directeurs de l’instruction publiques (CDIP), mais qui, faute d’intérêt de la part des cantons, n’est toujours pas entré en vigueur. Les corrections proposées par le Conseil fédéral sont plutôt cosmétiques et ne proposent malheureusement aucune amélioration matérielle directe&nbsp;: les cantons devraient continuer à définir leur politique d’octroi des bourses et de prêts à leur manière, en particulier les critères financiers.
</p><p>L’USS, en tant qu’organisation partenaire, a soutenu l’initiative des bourses d’études lancée par l’Union des étudiant-e-s de Suisse UNES. Elle s’engagera pour un projet permettant d’atteindre une réelle harmonisation des bourses au niveau suisse, afin d’améliorer la situation économique des étudiant-e-s et favoriser l’égalité des chances.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-902</guid><pubDate>Tue, 23 Oct 2012 17:16:00 +0200</pubDate><title>Seule l’initiative sur les salaires minimums s’attaque aux racines du problème</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/seule-l-initiative-sur-les-salaires-minimums-s-attaque-aux-racines-du-probleme</link><description>Professionnellement actifs, mais pauvres</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le communiqué de presse publié aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique annonce qu’en Suisse, 120&nbsp;000 personnes exerçant une activité lucrative sont pauvres, le taux de pauvreté étant toutefois passe de 5,2 à 3,5&nbsp;% entre 2008 et 2009.- C’est certes réjouissant, mais il n’y a pas lieu de surestimer cette évolution positive, car, pour une personne seule, e seuil de pauvreté est fixé à un revenu mensuel moyen de 2&nbsp;250 francs, de 4&nbsp;000 francs pour un ménage avec deux enfants monoparentales de moins de 14 ans. Il apparaît également à nouveau que les personnes vivant dans des familles – la plupart du temps, il s’agit de femmes – sont les plus fortement touchées par la pauvreté.
</p><p>Le rapport de l’Union syndicale suisse (USS) sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse montre qu’en 2010, toujours plus de 10&nbsp;% des salarié(e)s gagnaient moins de 4&nbsp;000 francs par mois (en équivalents plein temps). C’est pourquoi l’initiative sur les salaires minimums de l’USS, qui demande un salaire minimum de 4&nbsp;000 francs, reste nécessaire et urgente. Seule son acceptation dans les urnes se traduira par une plus grande égalité en matière de salaires et une nette diminution de cette pauvreté causée par des salaires trop bas.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-898</guid><pubDate>Fri, 19 Oct 2012 14:22:00 +0200</pubDate><title>Halte aux privilèges fiscaux des multimillionnaires </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/halte-aux-privileges-fiscaux-des-multimillionnaires</link><description>L’initiative est déposée</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Alternative Linke – La Gauche – La Sinistra (AL), le PS Suisse, l’Union syndicale suisse (USS) et Unia ont déposé ensemble l’initiative populaire «&nbsp;Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires (abolition des forfaits fiscaux)&nbsp;», lancée par la gauche alternative. Plus que <a name="_GoBack"></a>103&nbsp;000 signatures validées, sur les 120&nbsp;000 récoltées par ces organisations, ont été déposées à la Chancellerie fédérale. 
</p><p>Cette initiative veut abolir dans tout le pays le scandaleux privilège fiscal de l’imposition forfaitaires des millionnaires étrangers. Aujourd’hui, au lieu d’être imposés sur leurs revenus et leur fortune effectifs, ces derniers ne doivent déclarer comme revenu qu’un montant forfaitaire (jusqu’à maintenant 5 fois la valeur locative de leur logement, désormais 7 fois), pour autant qu’ils n’exercent pas d’activité lucrative en Suisse. 5&nbsp;500 super-riches profitent actuellement de ce dumping fiscal. Parmi eux, on trouve un nombre croissant de nomades du business et de chômeurs fictifs, comme Ingvar Kamprad ou Viktor Vekselberg, qui dirigent leurs conglomérats d’entreprises depuis chez nous.
</p><p>Les initiant(e)s exigent les mêmes règles de jeu pour tout le monde&nbsp;: chacun(e) doit payer des impôts selon sa capacité économique. L’imposition forfaitaire viole l’égalité devant la loi et sape la morale fiscale. Le durcissement cosmétique des tarifs de l’imposition forfaitaire décidé par le Parlement ne pourra rien changer à cette injustice fondamentale. 
</p><p>Qu’il vaille absolument la peine d’instaurer plus de justice fiscale, l’exemple zurichois le montre bien. La menace de quitter le canton brandie par les bénéficiaires de l’imposition forfaitaire ne s’est pas réalisée&nbsp;: près de la moitié sont restés. Finalement, l’administration fiscale encaisse plus d’impôts de ceux qui sont restés qu’elle en encaissait avant avec tous les profiteurs. 
</p><p>Toute une série de cantons (ZH, SH, AR, BS, BL) ayant déjà décidé de supprimer l’imposition forfaitaire chez eux, une telle suppression au plan national se fait toujours plus urgente maintenant. On pourra ainsi mettre le holà également au tourisme fiscal des millionnaires imposés forfaitairement et à la concurrence malsaine entre les cantons, qui menacent de s’installer si cette imposition n’est supprimée que dans quelques-uns d’entre eux.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Niggi Scherr (AL) 044 241 77 18</li><li>Fred Charpié (La Gauche) 078 892 73 74</li><li>Pierre Vanek (SolidaritéS) 079 664 74 44</li><li>Susanne Leutenegger Oberholzer (PS) 079 673 01 03</li><li>Andreas Rieger (Unia) 079 468 66 22.</li></ul><p></p> ]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-881</guid><pubDate>Tue, 02 Oct 2012 10:57:00 +0200</pubDate><title>Le « cadeau fiscal du siècle » serait économiquement absurde </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-cadeau-fiscal-du-siecle-serait-economiquement-absurde</link><description>Réforme de l’imposition des entreprises III</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réforme de l’imposition des entreprises II est à l’origine de pertes fiscales beaucoup plus élevées qu’annoncé en son temps par le Conseil fédéral. Au lieu de quelques centaines de millions de francs, il s’agit dans les faits de plusieurs milliards. Ce trou n’est ni financièrement digéré, ni politiquement réglé. Néanmoins, economiesuisse, l’UDC, le PRL, le PDC et le PBD – en partie soutenus par le Conseil fédéral – demandent à nouveau que des cadeaux fiscaux à hauteur de milliards de francs soient offerts aux entreprises.
</p><p>D’une part, ils veulent privilégier fiscalement la place financière et abolir intégralement les droits de timbre. Les coûts&nbsp;? 2,5 à 3 milliards de francs pour la Confédération. D’autre part, ils entendent baisser de manière générale à 15&nbsp;% les impôts sur les bénéfices des entreprises, ce qui coûterait 4 à 5 milliards de francs uniquement pour les cantons et les communes. Ils justifient cette baisse par les exigences de l’Union européenne (UE). Celle-ci demande à la Suisse d’abolir les privilèges fiscaux accordés à certaines entreprises, parce qu’ils provoquent une distorsion de concurrence et ne sont pas compatibles avec les accords existants. 
</p><p>La baisse générale du taux d’imposition des bénéfices visée par les milieux économiques et les partis bourgeois est une réaction exagérée aux exigences de l’UE. Même si le Conseil fédéral n’a pour l’heure pas présenté d’étude sur les effets d’une suppression des privilèges fiscaux, on nous dépeint une image par trop sombre de ces conséquences économiques. Selon une étude de l’Union syndicale suisse (USS), ces dernières seraient calculables. Elles se concentrent surtout sur le canton de Genève. Les cantons de Vaud et de Bâle-Ville seraient éventuellement touchés. 
</p><p>Il apparaît donc clairement qu’une «&nbsp;baisse générale des impôts pour l’ensemble des entreprises est une absurdité économique&nbsp;», a expliqué ce mardi aux médias l’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart. Les centres économiques rencontreraient des difficultés économiques à financer les services publics et les infrastructures. Il n’est par conséquent pas question que la contribution des entreprises au financement des services publics diminue. «&nbsp;C’est pourquoi elles devront à l’avenir participer de manière appropriée aux coûts des prestations publiques. Ces coûts ne doivent pas être uniquement, ou toujours plus, reportés sur les personnes physiques&nbsp;», a déclaré le président de l’USS, Paul Rechsteiner.
</p><p>Les entreprises n’ont pas du tout besoin de nouvelles baisses d’impôts. Il y a longtemps que la Suisse est un des pays où l’imposition des entreprises est la plus faible. De nouvelles baisses n’apporteraient que des milliards de pertes fiscales. En matière de politique fiscale, nous avons au contraire besoin d’une approche différente. La Suisse doit participer aux efforts déployés au plan international contre le dumping fiscal. Car elle aussi, elle est une victime des paradis fiscaux.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul><h5> Documentation de la conférence de presse</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Discours de Paul Rechsteiner, président de l'USS:&nbsp;&lt;media&gt;&lt;span&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Pas de nouvelle escroquerie fiscale sur le dos de la population !&lt;/media&gt;<span>&lt;media&gt;&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;</span></li><li>Discours de Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS:&nbsp;&lt;media&gt;&lt;span&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Il faut empêcher un trou absurde de milliards de francs dans les impôts 	 sur les entreprises &lt;/span&gt;&lt;/media&gt;<span>&lt;media&gt;&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-876</guid><pubDate>Thu, 27 Sep 2012 13:59:00 +0200</pubDate><title>Un but social de loin pas atteint</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-but-social-de-loin-pas-atteint</link><description>Hausse des primes des caisses-maladie pour 2013</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que, pour la deuxième fois consécutive, la hausse des primes des caisses-maladie pour l’an prochain soit modérée est une nouvelle réjouissante. Mais elle ne doit pas nous faire oublier que, pour nombre de ménages, les primes des caisses-maladie restent une charge financière lourde. On le voit aussi dans le rapport sur l’efficacité des réductions de primes publié par l’Office fédéral de la santé en avril dernier: Malgré les réductions de primes, elles «&nbsp;mangent&nbsp;» selon le canton jusqu’à 14&nbsp;% du revenu disponible. 
</p><p>Ainsi, la Suisse est encore bien loin d’avoir réalisé le but social formulé par le Conseil fédéral, selon lequel personne ne devrait consacrer plus de 8&nbsp;% de son revenu imposable pour ses primes de caisse-maladie. Tant que la Suisse conserve son système antisocial de primes par têtes, le mécanisme de réduction des primes doit impérativement être efficace afin d'alléger la charge de l'assurance maladie dans le budget des familles et des personnes seules.
</p><h5>renseignements</h5><p>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, et Christina Werder (031 377 01 12), secrétaire centrale de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-875</guid><pubDate>Tue, 25 Sep 2012 13:25:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil des États a adopté une responsabilité solidaire efficace </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-des-etats-a-adopte-une-responsabilite-solidaire-efficace</link><description>Libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) prend connaissance avec soulagement de la décision du Conseil des États qui s’est prononcé aujourd’hui, par 22 voix contre 18, pour un modèle efficace de responsabilité solidaire. Pour l’USS, il est clair que seule une responsabilité solidaire assumée par l’entrepreneur contractant, le premier entrepreneur, pour toute la chaîne des sous-traitants permet de lutter efficacement contre la sous-enchère. C’est d’autant plus important que les annonces de cas de sous-enchère dus à des sous-traitants augmentent fortement, pour devenir quasi quotidiennes. 
</p><p>Le Conseil national est invité à confirmer lors de la session parlementaire d’hiver la ligne suivie par la Chambre des cantons. Pour qu’en Suisse, on verse des salaires suisses&nbsp;! 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11) économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-874</guid><pubDate>Sun, 23 Sep 2012 15:11:00 +0200</pubDate><title>Pas de nouveau cadeau fiscal pour les mieux lotis</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-nouveau-cadeau-fiscal-pour-les-mieux-lotis</link><description>Votations fédérales du 23 septembre 2012 : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>En rejetant l’initiative populaire «&nbsp;Sécurité du logement à la retraite&nbsp;», le Souverain a aussi rejeté la troisième mouture d’un projet présenté par les propriétaires fonciers qui entendaient se faire un cadeau fiscal à eux-mêmes. Le verdict de ce scrutin montre que la population n’apprécie pas les pseudo-solutions lorsqu’il s’agit de résoudre les problèmes financiers des retraité(e)s. Seules des vraies solutions sont attendues. 
</p><p>C’est une telle solution que l’Union syndicale suisse (USS) a présentée il y a peu avec son projet AVSplus. Or la situation financière des personnes à bas ou moyens revenus qui, en plus de leur rente, ne peuvent pas compter sur d’autres ressources ou vivre de leur fortune, devient serrée, une fois qu’ils se retrouvent à la retraite. Ici, la seule aide possible est un relèvement des rentes. L’USS peaufine actuellement une initiative populaire qui va dans cette direction.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11) économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-873</guid><pubDate>Sun, 23 Sep 2012 14:35:00 +0200</pubDate><title>La formation musicale n’est pas un luxe – Meilleure protection de la santé : une chance de perdue</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-formation-musicale-n-est-pas-un-luxe-meilleure-protection-de-la-sante-une-chance-de-perdue</link><description>Votations fédérales du 23 septembre 2012 : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la nette acceptation de l’article constitutionnel sur la formation musicale. Par ce OUI clair, les citoyen(ne)s ont fait passer sans équivoque aucune un message en faveur d’un enseignement de musique qui ne soit plus un privilège réservé aux enfants «&nbsp;de milieux déjà favorisés&nbsp;». Tous les enfants, quels que soient la classe sociale et le revenu de leurs parents, pourront profiter de ce OUI tranché du Souverain. 
</p><h3>Non à une protection contre la fumée passive&nbsp;: une chance de perdue</h3><p>Par contre, en rejetant l’initiative populaire pour la protection contre la fumée passive, on a raté une chance d’améliorer la protection de la santé sur le lieu de travail et de remplacer le patch-work des législations cantonales par une réglementation nationale. Il appartient maintenant aux cantons&nbsp; de garantir la&nbsp; protection des travailleurs et travailleuses contre le tabagisme passif. En effet, nul ne conteste les lourdes conséquences de ce dernier.&nbsp;
</p><p>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-788</guid><pubDate>Mon, 17 Sep 2012 18:49:00 +0200</pubDate><title>La droite veut passer en force - les syndicats prêts à lancer le référendum !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-droite-veut-passer-en-force-les-syndicats-prets-a-lancer-le-referendum</link><description>Heures d’ouverture des commerces</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil des États a accepté aujourd’hui la proposition du Conseil fédéral concernant la mise en œuvre de l’initiative parlementaire Lüscher. L’Union syndicale suisse (USS) et le syndicat Unia rejettent tant les propositions que celle du Conseil fédéral, parce qu’elles entraîneraient une augmentation du travail de nuit. Si les partisans de la dérégulation devaient s’imposer lors de prochaines délibérations parlementaires, Unia et l’USS décideraient du lancement d’un référendum. Des propositions en ce sens sont déjà prêtes à être soumises aux instances décisionnelles.
</p><p>Le Conseil des États a aussi accepté la motion Lombardi. Celle-ci demande des heures d’ouverture des commerces minimales de 6 à 20 heures (lundi-vendredi) et de 6 à 19 heures (samedi) pour toute la Suisse. Nombre de cantons seraient contraints de prolonger massivement les heures d’ouverture des commerces sur leur territoire et les conditions de travail de dizaine de milliers de travailleurs et travailleuses de la vente s’en trouveraient dégradées. 
</p><p>Les syndicats ne comprennent pas ces décisions du Conseil des États. Alors que la population rejette les unes après les autres de nouvelles propositions de dérégulation, les lobbyistes bourgeois du commerce de détail n’arrêtent pas de lancer de nouveaux projets de prolongation des heures d’ouverture des commerces. Les syndicats seront toujours prêts à mettre fin à ce harcèlement, si nécessaire au moyen d’un référendum. 
</p><p>Seule petite lueur d’espoir dans les débats d’aujourd’hui au Conseil des États&nbsp;: le rejet de la motion radicale Hutter, qui entendait permettre aux cantons de fixer sans restriction aucune des heures d’ouverture des points de vente et des entreprises de service. Ce serait là un grand pas en direction de la disparition de l’interdiction fondamentale du travail de nuit et du travail du dimanche. 
</p><h5>Contact</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS,</li><li>Vania Alleva (079 620 11 14), vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur d’Unia</li><li>Ewald Ackermann (079 660 36 14), service de la communication de l‘USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</li></ul><p>&nbsp;</p><p><a name="Text10"></a></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-865</guid><pubDate>Thu, 13 Sep 2012 15:44:00 +0200</pubDate><title>Le cours plancher doit être relevé dès que possible</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-cours-plancher-doit-etre-releve-des-que-possible</link><description>Cours du franc : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a pris connaissance de la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de continuer à imposer «&nbsp;avec toute la détermination requise&nbsp;» l’actuel cours plancher du franc. C’est absolument nécessaire, car le franc est fortement surévalué. Pour garantir quelque peu les salaires et les emplois, il faudrait un cours d’au moins 1,40 franc pour 1 euro. Vu les risques de récession, un franc encore plus faible serait même nécessaire. 
</p><p>Actuellement en Suisse, les prix baissent. Le PIB baisse et le chômage augmente. On court un risque de récession et la stabilité des prix n’est plus garantie. L’année prochaine, l’inflation sera proche de zéro. Comme l’indice suisse des prix à la consommation surestime le renchérissement, l’évolution effective des prix devrait être moins importante. Dans son message à la BNS, le Conseil fédéral écrit que la stabilité des prix doit être assimilée à une inflation d’environ 1&nbsp;%.
</p><p> Dans une telle situation, le mandat de politique monétaire de la BNS prescrit très clairement une politique monétaire expansive. Or, avec un franc toujours fortement surévalué, c’est une politique restrictive qui est appliquée. Certes les taux d’intérêt sont bas, mais cet avantage pour l’économie suisse se trouve plus qu’anéanti par la surévaluation du franc. Les indicateurs, comme le «&nbsp;Monetary Conditions Index&nbsp;», le montrent clairement. Selon son mandat, la BNS devrait ainsi relever aussi rapidement que possible la cours plancher du franc.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-863</guid><pubDate>Sat, 08 Sep 2012 16:48:00 +0200</pubDate><title>L’USS prépare une initiative pour une hausse des rentes AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-prepare-une-initiative-pour-une-hausse-des-rentes-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Contrairement à une idée fort répandue, la majorité des retraité(e)s ne roulent pas sur l’or en Suisse. Les rentes des premier et deuxième piliers ne permettent pas à nombre d’entre eux de «&nbsp;maintenir de manière appropriée (leur) niveau de vie antérieur&nbsp;», ainsi que le prescrit la Constitution fédérale. Même des personnes à revenus moyens sont touchées&nbsp;: alors qu’elles ont durement travaillé pendant toute leur vie, elles doivent compter chaque franc qu’elles dépensent, une fois arrivées à la retraite.&nbsp;
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) veut faire en sorte que le principe constitutionnel soit à l’avenir appliqué&nbsp;: «&nbsp;Le comité de l’USS a décidé cette semaine de lancer une initiative pour renforcer l’AVS. Notre objectif est d’améliorer la situation financière des retraité(e)s, en augmentant les rentes AVS de 10%. Cela correspond à une hausse mensuelle de 200 francs pour les personnes seules&nbsp;», a annoncé le président de l’USS, Paul Rechsteiner, lors de l’émission «&nbsp;Samstagsrundschau&nbsp;» de la radio alémanique DRS1. L’USS est en train de mettre au point le texte de cette initiative. La décision définitive sur le projet AVSplus reviendra à l’Assemblée des délégués de l’USS. Il est prévu que la récolte de signatures débute au printemps 2013.
</p><p>Ces hausses de rentes devront d’abord profiter aux personnes à bas ou moyens revenus. Pays parmi les plus riches de la planète, la Suisse peut se permettre d’avoir une prévoyance vieillesse garantissant une existence décente à ces retraité(e)s qui n’ont pas tellement gagné d’argent durant leur vie professionnelle.
</p><h5>Renseignements&nbsp;</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante de l’USS chargée de la politique sociale</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-850</guid><pubDate>Mon, 03 Sep 2012 08:42:00 +0200</pubDate><title>Des hausses de salaire entre 1,5 et 2,5 % et un relèvement des salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-de-salaire-entre-1-5-et-2-5-et-un-relevement-des-salaires-minimums</link><description>Les revendications salariales des syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) demandent prioritairement des hausses de salaire se situant entre 1,5 et 2,5&nbsp;%, des hausses spécialement destinées aux femmes et 100 à 200 francs de plus pour les salaires minimums.</p><p>Paul Rechsteiner, président de l’USS, a souligné qu’il était important que les hausses de salaire soient générales. L’individualisation de la politique salariale, a-t-il ajouté, n’a finalement que profité aux hauts et très hauts salaires. Et seul un retour à des hausses générales peut corriger cette fausse route suivie les années passées. Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, estime que «&nbsp;l’argent est là pour ces hausses&nbsp;» et précise que «&nbsp;la productivité du travail a considérablement augmenté&nbsp;». Le retard des salaires sur cette dernière doit être rattrapé. 
</p><p>Vania Alleva, responsable du secteur tertiaire au syndicat Unia, a souligné que le besoin de rattrapage pour les salaires des femmes était toujours important. Selon elle, par exemple, la différence de salaire entre hommes et femmes est toujours de 18&nbsp;% dans la vente. C’est pourquoi Unia exige que l’égalité salariale garantie par la loi soit enfin appliquée. Il faut aussi des salaires minimums contraignants et, en plus, des hausses spéciales pour les femmes.
</p><p>Concernant les diverses branches couvertes par Unia, le syndicat demande une hausse de 2,5&nbsp;% dans le commerce de détail, principalement chez les grands distributeurs Coop et Migros. Dans l’industrie (MEM, chimie, industrie alimentaire), Unia revendique, dans la plupart des cas, une augmentation de 100 francs par mois. Dans l’industrie pharmaceutique, la confortable situation des affaires permet à certaines entreprises d’accorder des hausses générales de plus de 100 francs. 
</p><p>Syndicom demande une hausse de 2,5&nbsp;% à la Poste. Son président, Alain Carrupt, juge que cela garantira aux salarié(e)s la part des excellents résultats réalisés à laquelle ils ont droit. 
</p><p>Les salaires minimums doivent être augmentés de 100 francs (artisanat) à 200 (imprimerie), afin de garantir plus de justice sociale et de protéger les salaires des travailleurs et travailleuses au bénéfice d’un diplôme de fin d’apprentissage, qui ont été sous pression ces dernières années. 
</p><p>Finalement, des hausses supplémentaires de salaire pour les femmes devront être accordées dans diverses branches, tant dans l’économie privée que dans le secteur public&nbsp;; cela, afin de s’attaquer rapidement une fois pour toutes au scandale persistant des discriminations salariales subies par les femmes. 
</p><p>Le SEV (chemins de fer) demandera des hausses de 1 à 2&nbsp;% de la masse salariale selon l’entreprise, alors que le ssp demandera avant tout aux cantons et aux communes ainsi qu’à leurs entreprises que soit octroyé tout ce que prévoient les mécanismes salariaux existants. À cela devront s’ajouter des corrections de la classification des fonctions qui, suite à des plaintes pour inégalité des salaires qui ont abouti concernant certaines professions, devront supprimer des discriminations encore contenues dans les systèmes salariaux.
</p><h5>Documents de conférence de presse</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS: &lt;media rechsteiner&gt;"Négociations salariales 2013 : augmentation générale de 1,5 à 2,5 %, salaires minimaux plus élevés et progression de l’égalité des salaires pour les femmes"&lt;/media&gt;</li><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS: &lt;media lampart&gt;"Les entreprises ont l’argent pour des hausses de salaire"&lt;/media&gt;</li><li>Vania Alleva, membre du comité directeur du syndicat Unia: &lt;media die lohnforderungen der unia vania&gt;"100 francs pour tous – adaptation des salaires minimaux – l’égalité salariale maintenant!"&lt;/media&gt;</li><li>Alain Carrupt, coprésident syndicom: &lt;media carrupt&gt;"Poste et telecom: hausse réelle des salaires - industrie graphique et emballage: hausse des salaires minimaux"&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Contacts</h5><p>&nbsp;</p><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, et, &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-849</guid><pubDate>Fri, 31 Aug 2012 13:47:00 +0200</pubDate><title>Les assuré(e)s doivent aussi profiter de l’embellie des bourses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-assure-e-s-doivent-aussi-profiter-de-l-embellie-des-bourses</link><description>Taux d’intérêt minimal LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La semaine prochaine, la Commission LPP recommandera au Conseil fédéral le taux que les caisses de pensions devront garantir sur le capital de leurs assuré(e)s en 2013. L’Union syndicale suisse (USS) demande, dans le cadre de l’audition des partenaires sociaux à ce sujet, que le taux d’intérêt minimal soit relevé à 2,5&nbsp;%. </p><p>Ces douze derniers mois, les marchés d’actions ont nettement rebondi. Ainsi, les indices courants des caisses de pensions ont, pour des portefeuilles composés d’actions et d’obligations, aussi fortement augmenté, parfois de plus de 10&nbsp;%. Dans&nbsp; l’immobilier également – une part importante des placements des caisses de pensions -, la tendance à la hausse est ininterrompue. De ce fait, le taux d’intérêt effectivement réalisé cette année devrait être clairement supérieur au taux d’intérêt minimal actuellement appliqué de 1,5&nbsp;%. Les assurances profitent donc sur le dos des assuré(e)s d’une marge bénéficiaire beaucoup trop importante. Il faut désormais corriger le taux d’intérêt minimal en le relevant fortement.
</p><p>Même avec la formule préférée ces dernières années par la Commission LPP et le Conseil fédéral pour fixer ce taux minimal, celui-ci devrait, sur la base des chiffres de fin juillet, se monter à 2,28&nbsp;%. Mais les bourses ont progressé aussi en août, si bien que, sur toute l’année, même des rendements de plus de 2,5&nbsp;% sont réalistes.
</p><p>Les données et les calculs sur lesquels repose la revendication de&nbsp; l’USS se trouvent ici&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> &lt;media beilage mindestzins&gt;&lt;a href="http://www.sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Beilagen_Medienmitteilungen/120831_Beilage_Mindestzins_2013.pdf" target="_blank"&gt;www.sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Beilagen_Medienmitteilungen/120831_Beilage_Mindestzins_2013.pdf&lt;/a&gt;&lt;/media&gt;
</p><p>&nbsp;</p><p>Doris Bianchi (076 564 67 67) secrétaire centrale chargée des questions de prévoyance vieillesse à l’USS, et &nbsp; <br> Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-844</guid><pubDate>Wed, 29 Aug 2012 12:10:00 +0200</pubDate><title>Promesse rompue !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/promesse-rompue</link><description>Les partis bourgeois bloquent la protection contre la sous-enchère salariale via des sous-traitants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E), les représentants des partis bourgeois ont refusé de renforcer les mesures d’accompagnement à l’aide d’une vraie responsabilité solidaire. Or, cette dernière aurait permis de lutter contre la sous-enchère salariale actuellement incontrôlée, qui est pratiquée à travers des entreprises sous-traitantes.</p><p>La CER a uniquement décidé que l’entrepreneur contractant devra engager ses sous-traitants par contrat écrit à respecter les salaires minimums et les conditions de travail suisses. Aujourd’hui, un contrat oral suffit pour ce faire. Même le Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, a écrit dans son rapport à l’intention de la CER que cette variante minimale ne permet pas d’empêcher la sous-enchère salariale via des chaînes de sous-traitance. Pour combattre celle-ci efficacement, il faut une responsabilité en chaîne, c’est-à-dire que l’entrepreneur contractant soit contraint d’assumer la responsabilité pour toutes les infractions commises dans la chaîne de sous-traitance.
</p><p>Par leur non-décision, les partis bourgeois rompent une promesse faite à la session d’été. À l’époque en effet, ils avaient promis qu’ils allaient traiter d’une responsabilité solidaire digne de ce nom dans le cadre d’un projet séparé relatif aux mesures d’accompagnement. La majorité bourgeoise de la commission ignore ainsi la réalité que l’on trouve sur les chantiers de Suisse et dans certains pans de l’artisanat, à savoir que la sous-enchère salariale via la sous-traitance est omniprésente. De plus, avec l’extension à l’Europe centrale et orientale de la libre circulation des personnes, ce problème s’est aggravé. 
</p><p> L’Union syndicale suisse (USS) attend du Conseil des États qu’il corrige, lors de la prochaine session, cette rupture de promesse par sa commission.
</p><h5>Contacts</h5><ul><li> Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire et économiste en chef de l’USS)</li><li>Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 240 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-839</guid><pubDate>Tue, 21 Aug 2012 10:05:00 +0200</pubDate><title>Une protection efficace des salaires nécessite des salaires minimums corrects et la responsabilité solidaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-protection-efficace-des-salaires-necessite-des-salaires-minimums-corrects-et-la-responsabilite-solidaire</link><description>Conditions de travail et salaires dans l’horticulture</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, on est plus souvent que jamais confronté à la sous-enchère salariale. C’est ce que suggère une étude de l’Union syndicale suisse (USS) sur l’horticulture. L’USS y montre que les contrôleurs et contrôleuses se servent, dans cette branche, de salaires de référence qui, comparés au niveau salarial usuel de l’horticulture, sont beaucoup trop bas. </p><p> De nombreux cantons tolèrent, par exemple, des salaires mensuels de 3&nbsp;350 francs pour des personnes non formées, ou de 4&nbsp;120 francs pour des personnes qualifiées, alors que le niveau salarial de l’horticulture est bien plus élevé. Or, même avec ces salaires de références visiblement trop bas, on voit que 11&nbsp;% des entreprises contrôlées pratiquent la sous-enchère. Dans les faits cependant, le taux de sous-enchère est beaucoup plus élevé, a expliqué Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS. Selon lui, cela apparaît dans les cantons qui se servent de salaires de référence plus proches des salaires usuels (taux d’infraction de 34&nbsp;% à BL et BS). Pour lutter contre la sous-enchère dans l’horticulture, il faut rapidement conclure une CCT nationale prévoyant des salaires minimums obligatoires d’un bon niveau. 
</p><p> La sous-enchère salariale est très fréquente dans le cas de chaînes de sous-traitance, lorsque l’entreprise générale fait effectuer certains mandats par des sociétés sous-traitantes meilleur marché de l’étranger. Depuis l’extension de la libre circulation des personnes à huit pays de l’Europe centrale et orientale (Union européenne des huit), on constate une accumulation d’abus grossiers. «&nbsp;Cela fait trop longtemps que les conditions de travail devraient aussi être garanties en cas de transfert de mandats à des sous-traitants&nbsp;», a précisé Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Sinon, impossible de garantir qu’en Suisse, ce sont des salaires suisses qui sont versés.
</p><p><a name="_GoBack"></a> La balle est désormais dans le camp du Parlement&nbsp;: lors de la session d’automne, la Petite Chambre (conseil prioritaire) décidera de ce que sera la responsabilité solidaire. Pour l’USS, il est clair qu’une entreprise contractante ne doit pas uniquement assumer la responsabilité des abus commis par des entreprises sous-traitantes directement mandatées par elle, mais aussi pour toutes les autres entreprises sous-traitantes. Seule cette «&nbsp;solidarité en chaîne&nbsp;» permet de lutter efficacement contre la sous-enchère salariale. Pour le coprésident du syndicat Unia, Renzo Ambrosetti, il est par conséquent clair que les choses ne seront en ordre qu’avec des salaires minimums corrects et une responsabilité solidaire.
</p><h5>Documents</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS: <b>&lt;media rechsteiner mesures-acc&gt;Il faut imposer une protection efficace des salaires au moyen de contrôles sévères, de salaires minimums et de la responsabilité solidaire !&lt;/media&gt;</b></li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS: <b>&lt;media lampart mesures-acc&gt;Confédération et cantons permettent la sous-enchère salariale - Analyse des mesures d’accompagnement à t ravers l’exemple de l’horticulture&lt;/media&gt;</b></li><li>Renzo Ambrosetti, coprésident du syndicat Unia: <b>&lt;media ambrosetti mersures-acc&gt;Pas d’«ordre dans l’étable» sans responsabilité solidaire&lt;/media&gt;</b></li></ul><h5>Dossier</h5><ul><li><b>&lt;media jaquet&gt;Conditions de travail et salaires dans l’horticulture&lt;/media&gt;</b></li></ul><h5>Contacts</h5><ul><li> Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire et économiste en chef de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-832</guid><pubDate>Mon, 06 Aug 2012 09:30:00 +0200</pubDate><title>Thomas Zimmermann : nouveau responsable de la communication de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/thomas-zimmermann-nouveau-responsable-de-la-communication-de-l-uss</link><description>Nouveau visage à l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a élu le Bernois Thomas Zimmermann (42), nouveau responsable de sa communication. Thomas Zimmermann entre dans ses nouvelles fonctions au début août et succède à Peter Lauener qui est devenu, depuis le printemps dernier, conseiller en communication et campagnes du conseiller fédéral Alain Berset. 
</p><p> Politologue de formation (licence en sciences politiques), Thomas Zimmermann travaillait auparavant comme rédacteur au Palais fédéral pour l’Agence télégraphique suisse (ats), après avoir été correspondant en Suisse romande de cette dernière où il était entré comme collaborateur de la rédaction économique. Avant de devenir journaliste, Thomas Zimmermann a entre autres travaillé dans la communication lors du percement du tunnel de base du Lötschberg.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi (031 377 01 13 ou 076 564 67 67), adjointe au premier secrétaire de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-830</guid><pubDate>Fri, 13 Jul 2012 12:04:00 +0200</pubDate><title>Votations populaires du 23 septembre 2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/votations-populaires-du-23-septembre-2012</link><description>Les recommandations de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les recommandations de l’USS pour les votations populaires du 23 septembre 2012 sont les suivantes&nbsp;: 
</p><h3>Nouvel article constitutionnel 67a «&nbsp;Formation musicale&nbsp;»&nbsp;: OUI&nbsp;&nbsp;</h3><p>Aujourd’hui, pour accéder à une formation musicale, les jeunes des milieux à faibles revenus doivent venir à bout d’obstacles très difficiles. Les écolages élevés que doivent payer les parents débouchent quasiment sur une forme de «&nbsp;ségrégation sociale&nbsp;» lorsqu’il s’agit, pour ces enfants, d’acquérir des compétences musicales. Le nouvel article constitutionnel intervient à ce niveau et facilitera ainsi l’accès des enfants socialement défavorisés à une formation musicale Et l’importance accrue qui sera accordée par l’école cette dernière permettra, en plus, de mieux harmoniser une formation qui favorise l’esprit de collectivité.
</p><h3>Initiative populaire «&nbsp;Sécurité du logement à la retraite&nbsp;»&nbsp;: NON</h3><p>La suppression de la valeur locative favoriserait de manière injustifiée les personnes qui sont propriétaires de leur logement par rapport à celles qui le louent. Et ce seraient les plus riches parmi ceux-là, ceux dont la dette hypothécaire est la plus petite, qui en profiteraient le plus. Ce troisième projet de toute une série dont le but est de créer des avantages fiscaux pour les propriétaires fonciers jure autant dans le tableau, sous l’angle de la répartition des richesses, que ses prédécesseurs qui ont déjà échoué dans les urnes. Les pertes fiscales qui en découleraient - environ 750 millions de francs par an – soit entraîneraient un démantèlement des services publics, soit grèveraient encore plus le budget de la population. Toutes deux, ces éventualités sont déplacées et injustes&nbsp;; cela, toujours pour des raisons de répartition des richesses.
</p><h3>Initiative populaire «&nbsp;Protection contre le tabagisme passif&nbsp;»&nbsp;: OUI</h3><p>Pour des raisons de protection de la santé des travailleurs et travailleuses, l’USS recommande le OUI à l’initiative «&nbsp;Protection contre le tabagisme passif&nbsp;». Cette protection ne doit pas être différente d’un canton à l’autre, voire ne pas être du tout appliquée ici ou là. Or, dans 16 cantons, le personnel de service n’est pas protégé contre les effets nocifs du tabagisme passif. L’initiative mettra fin à ces disparités et réglementera la protection contre le tabagisme passif de manière claire et dans toute la Suisse. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-824</guid><pubDate>Thu, 05 Jul 2012 11:57:00 +0200</pubDate><title>Luca Cirigliano élu secrétaire central de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luca-cirigliano-elu-secretaire-central-de-l-uss</link><description>Nouveau responsable du dossier Droit du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a élu à l’unanimité le juriste argovien Luca Cirigliano (31) secrétaire central responsable du dossier Droit du travail à l’USS. Luca Cirigliano entrera dans ses nouvelles fonctions au début du mois de septembre et succédera à Jean Christophe Schwaab, qui quitte le Secrétariat de l’USS en raison de son élection au Conseil national. Le Comité a rendu hommage à Jean Christophe Schwaab et l’a également remercié pour les multiples et précieux services rendus. 
</p><p>Luca Cirigliano est actuellement juge ordinaire au Tribunal de district de Lenzbourg ainsi que collaborateur scientifique auprès de la Chaire de droit public, droit européen et droit international de l’Université de Zurich. Enfin, il aussi est le vice-président de la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse. 
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi (031 377 01 13 ou 076 564 6767) ajointe du Premier secrétaire de l’USS et secrétaire dirigeante de l’USS</li><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), nouveau secrétaire central de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-823</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2012 16:52:00 +0200</pubDate><title>Indifférence face aux pressions sur les salaires et aux salaires scandaleux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/indifference-face-aux-pressions-sur-les-salaires-et-aux-salaires-scandaleux</link><description>Initiative sur les salaires minimums : le Conseil fédéral prend position</description><content:encoded><![CDATA[<p>En disant non à l’initiative syndicale sur les salaires minimums, le Conseil fédéral se prononce contre une protection efficace des salaires. Il entend donc continuer à accepter des salaires qui ne permettent pas de vivre. 
</p><p> Près de 400 000 personnes travaillent en Suisse pour des salaires scandaleusement bas, inférieurs à 4 000 francs. Nombre d’entre elles, comme des boulangers, des coiffeuses ou des fleuristes, sont même au bénéfice d’une formation professionnelle. Or, dans la riche Suisse, de tels salaires ne permettent pas de vivre. 
</p><p> En comparaison internationale, les salaires minimums sont peu répandus dans notre pays. Dans de nombreuses branches en pleine croissance, on ne trouve aucune organisation patronale, si bien qu’il y est impossible de conclure des conventions collectives de travail. Le commerce de détail (vêtements, chaussures), les centres d’appel, les instituts de beauté, les centres de fitness (remise en forme) et la distribution de courrier en sont autant d’exemples parmi d’autres encore. C’est pour cela que certains pays ont introduit des salaires minimums, protégeant ainsi les salarié(e)s de ces branches contre les pressions sur les salaires et l’arbitraire patronal. Aujourd’hui par contre, le gouvernement suisse a décidé que la situation de ces personnes lui était indifférente. 
</p><p> Avec son initiative sur les salaires minimums, l’Union syndicale suisse (USS) demande qu’en Suisse, les salaires versés aux travailleurs et travailleuses leur permettre de vivre. La population suisse ne veut pas de salaires scandaleusement bas et elle aura le dernier mot dans les urnes.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li><li>	 Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 60 36 14), service de la communication de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-820</guid><pubDate>Thu, 28 Jun 2012 13:45:00 +0200</pubDate><title>Les jalons manquants</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-jalons-manquants</link><description>Future loi sur la formation continue</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral vient de poser les jalons de la future loi sur la formation continue. L’USS salue la volonté de mener le projet jusqu’à son terme. Hélas, les jalons posés sont lacunaires. Sans l’introduction dans la loi d’une responsabilité de l’employeur et d’un droit à la formation continue — par le biais notamment d’un congé annuel de formation —la formation continue en Suisse restera l’apanage de quelques privilégiés. La formation continue est devenue une condition sine qua non pour s’intégrer durablement au marché du travail et participer pleinement à la société. 
</p><p>De récentes études ont montré que la question du temps représente pour les salarié(e)s un des obstacles majeurs à la réalisation d’un projet de formation. Les difficultés à concilier formation, vie professionnelle, sociale et familiale sont une réalité pour la grande majorité d’entre eux, qu’ils soient des hommes ou des femmes. Le Département fédéral de l’économie et les employeurs ne cessent de nous rappeler que le personnel qualifié manque en Suisse. Au lieu de mots, nous attendons des actes. Un droit à la formation continue s’impose. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Véronique Polito (079 436 21 29), secrétaire centrale de l’USS</li><li>Ewald Ackermann (031 377 01 09) service de la communication de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-816</guid><pubDate>Tue, 26 Jun 2012 17:58:00 +0200</pubDate><title>Certes consciente du problème mais trop peu conséquente </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/certes-consciente-du-probleme-mais-trop-peu-consequente</link><description>Travail de nuit et travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) constate avec plaisir que la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a nettement rejeté la motion Hutter. Celle-ci voulait permettre aux cantons de fixer librement les heures d’ouverture des points de vente et des entreprises de services ; de quoi pratiquement vider de son sens l’interdiction de principe du travail de nuit et du travail dominical. Cette mesure irait d’ailleurs à l’encontre de la volonté clairement exprimée par le peuple à ce sujet, comme l’ont à nouveau prouvé les votations zurichoise et lucernoise du 17 juin dernier.  
</p><p>La même CER-E entend accepter l’initiative parlementaire Lüscher, qui veut étendre le travail de nuit et le travail du dimanche dans la vente, sous une forme atténuée, ce qui, comparé à la décision du Conseil national, est un progrès. Par rapport à cette dernière, la solution adoptée par la CER-E entraînerait plus de travail de nuit, mais pas plus de travail du dimanche. Toutefois, au vu de l’état d’esprit évident de la population sur ces questions, cette initiative doit être rejetée dans sa totalité.  
</p><p>Dans sa grande majorité, le peuple est satisfait des actuelles heures d’ouverture des commerces. La majorité de la CER-E ne l’a qu’insuffisamment compris aujourd’hui. L’Union syndicale suisse (USS) espère que la Chambre des cantons rejettera l’initiative parlementaire Lüscher. Pour l’USS en effet, il est clair que, pour des raisons sociales et de santé, le travail de nuit et le travail du dimanche doivent rester des exceptions. Et, si nécessaire, elle combattra par la voie référendaire toute banalisation du travail de nuit et du travail du dimanche.  
</p><h5>Reinseignements</h5><ul><li>Jean Christophe Schwaab (078 690 35 09), secrétaire central de l’USS et conseiller national</li><li>Vania Alleva (079 620 11 14), vice-présidente de l’USS et membre du comité d’Unia</li><li>Ewald Ackermann (079 660 36 14), service de la communication de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-811</guid><pubDate>Wed, 20 Jun 2012 14:58:00 +0200</pubDate><title>Bas salaires : Le problème reste urgent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/bas-salaires-le-probleme-reste-urgent</link><description>Bas salaires en suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le problème des bas salaires en Suisse reste urgent. Près de 370 000 travailleurs et travailleuses ont une activité à bas salaire, ainsi que le montrent les chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Et les personnes les plus concernées sont les femmes. 
</p><p>Une grande partie des bas salaires se trouvent dans des branches où les rémunérations ne sont pas protégées par des dispositions de force obligatoire contenues dans des conventions collectives de travail. La plupart de ces bas salaires se trouvent dans le commerce de détail où ils peuvent parfois même être inférieurs à 3 000 francs (commerces de chaussures p. ex.). Dans la branche des aménagements paysagers – où n’existe aucun salaire minimum -, beaucoup de travailleurs et travailleuses doivent encore travailler pour des salaires bien trop bas. 
</p><p>L’étude de l’OFS fait en outre apparaître que même les personnes au bénéfice d’un apprentissage ne sont pas protégées contre les bas salaires. Environ 10 % des salarié(e)s qui ont un apprentissage en poche touchent en effet des bas salaires. 
</p><p>Ces réalités prouvent la nécessité d’un salaire minimum légal. Personne ne doit gagner moins de 22 francs de l’heure (4 000 francs par mois). Et la totalité des rémunérations doivent être protégées par des salaires minimums obligatoires. Tels sont les buts visés par l’initiative sur les salaires minimums que l’Union syndicale suisse (USS) a déposée à la Chancellerie fédérale au printemps dernier. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USAS</li><li>Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-806</guid><pubDate>Sun, 17 Jun 2012 14:35:00 +0200</pubDate><title>Victoire du repos nocturne et dominical : même à Zurich</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/victoire-du-repos-nocturne-et-dominical-meme-a-zurich</link><description>Rejet de l’initiative pour libéraliser les horaires d’ouverture des commerces</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit du très net rejet de l’initiative cantonale zurichoise «&nbsp;Der Kunde ist König&nbsp;» («&nbsp;Le client est roi&nbsp;»). Cette initiative voulait permettre aux détaillants d’ouvrir leurs commerces 24 heures sur 24. Son échec est une grande victoire des salarié(e)s du commerce de détail, des syndicats et d’autres organisations qui, au nom de la qualité de vie et de la protection de la santé, s’engagent pour une interdiction efficace du travail de nuit et du dimanche.
</p><p>Ce signal fort contre une ouverture illimitée des commerces, qui nous vient de Zurich, doit aussi avoir une portée nationale. En particulier le Conseil des États, qui débattra à la fin du mois de l’initiative parlementaire Lüscher, est de ce fait appelé à corriger la décision du Conseil national qui a accepté cette initiative selon laquelle on pourrait travailler 24 heures sur 24 dans les échoppes des stations-service. Ces dernières années, c’est de Zurich que sont venues la plupart des propositions visant à la dérégulation des horaires de travail dans toute la Suisse. Le NON zurichois montre de ce fait de manière exemplaire que la revendication de l’initiative parlementaire Lüscher et d’autres interventions qui poursuivent des buts semblables ne sont même pas en mesure de rassembler une majorité et échouent au plus tard dans les urnes. 
</p><p>L’USS apprend aussi avec satisfaction que le peuple lucernois a refusé que les heures d’ouverture des commerces soient prolongées le samedi et la veille des jours fériés. Cette décision montre également que la dérégulation tant vantée des heures d’ouverture des commerces est tout sauf un désir de la population. 
</p><h5>Contacts</h5><p>Jean Christophe Schwaab (078 690 3509), secrétaire central de l’USS et conseiller national, et Ewald Ackermann (079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-805</guid><pubDate>Sun, 17 Jun 2012 14:13:00 +0200</pubDate><title> L’heure est à un but social pour les primes des caisses-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-heure-est-a-un-but-social-pour-les-primes-des-caisses-maladie</link><description>Votations du 17 juin : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est très satisfaite du rejet exceptionnellement net par le peuple du projet de réseaux de soins intégrés «&nbsp;Managed care&nbsp;». Ce rejet massif d’un projet qui aurait entraîné un alourdissement de la charge supportée par les assuré(e)s en matière d’assurance-maladie montre que la population suisse veut une offre en soins médicaux qui soit de qualité et financée de manière équitable. La priorité est à donner à des mesures efficaces pour alléger la charge actuellement extrêmement lourde qui pèse sur de vastes pans de la population. La Suisse demande une amélioration du système de réduction des primes. Notre pays est encore bien éloignée du but social formulé par le Conseil fédéral, selon lequel personne ne doit payer en Suisse plus de 8&nbsp;% de son revenu imposable pour ses primes de caisse-maladie. La nécessité d’un tel but a aussi été mise en évidence par les résultats du monitorage publié en avril dernier par l’Office fédéral de la santé publique sur l’efficacité de la réduction des primes. Seuls le refus des primes individuelles et la concrétisation d’un but social pourront enfin permettre aux familles et aux personnes vivant seules qui souffrent du poids de ces dernières de reprendre leur souffle.
</p><p>La décision prise par le peuple aujourd’hui est aussi un non à la commercialisation des soins médicaux et un non à un pas funeste qui aurait été fait en direction d’une médecine à deux vitesses. Pour être proches demain des patient(e)s et intégrés, les soins médicaux, doivent s’articuler autour de modèles qui ne soient pas des modèles d’assurance. Il faut aussi renoncer à la coresponsabilité budgétaire obligatoire. En outre, l’obligation de contracter, c’est-à-dire l’obligation pour les caisses de collaborer avec l’ensemble des médecins, doit être maintenue et étendue aux réseaux de soins. 
</p><p>«&nbsp;Accéder à la propriété grâce à l’épargne-logement&nbsp;»&nbsp;: À travers leur non très net, les citoyen(ne)s ont montré qu’ils avaient deviné ce qui se cachait derrière cette initiative et contré les intentions des initiants qui entendaient offrir de nouveaux avantages financiers à des personnes d’ores et déjà nanties. Les citoyen(ne)s suisses ne veulent pas d’allégements fiscaux pour ces dernières ainsi que pour les actionnaires et les propriétaires. Le Conseil fédéral et le Parlement doivent en outre revenir une fois pour toutes sur la tromperie dont a été victime la population suisse avec la deuxième réforme de l’imposition des entreprises (principe de l’apport de capital). 
</p><p>Enfin, le peuple a également donné un carton «&nbsp;rouge pétant&nbsp;» à l’Association pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) et empêché qu’il ne faille voter inutilement sur un grand nombre d’objets et que l’obstacle représenté par ma majorité des cantons ne gagne encore plus en importance. 
</p><p>&nbsp;</p><h5>Contacts</h5><p>Pour les réseaux de soins intégrés&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>Christina Werder (079 341 90 01), secrétaire centrale de l’USS, &nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>Jean Christophe Schwaab (078 690 35 09), secrétaire central de l’USS et conseiller national, et Katharina Prelicz (076 391 79 15), Comité présidentiel de l’USS et présidente du ssp, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. 
</p><p><br>Pour l’épargne-logement et les accords internationaux&nbsp;: <br>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS,&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>Jean Christophe Schwaab (078 690 3509) secrétaire central de l’USS et conseiller national, et Ewald Ackermann (079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-804</guid><pubDate>Thu, 14 Jun 2012 14:47:00 +0200</pubDate><title>Il faut relever le plus vite possible le taux de change plancher franc-euro  </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-relever-le-plus-vite-possible-le-taux-de-change-plancher-franc-euro</link><description>La politique monétaire pèse sue l&#039;économie réelle
</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a pris connaissance de la volonté de la Banque nationale suisse (BNS) de continuer à imposer avec la fermeté qui s’impose le taux plancher de 1,20 franc pour 1 euro. Cette mesure est absolument nécessaire, car le franc est fortement surévalué. Le cours équitable du franc par rapport à l’euro oscille entre 1,40 franc et 1,50 franc pour 1 euro, comme le font apparaître des comparaisons internationales de prix. En Suisse, les prix baissent et le chômage augmente. Dans une telle situation, le mandat constitutionnel de la BNS en politique monétaire prescrit on ne plus clairement l’application d’une politique monétaire expansionniste. Or, vu la surévaluation persistante du franc, l’actuelle politique monétaire est restrictive. Selon le mandat de la BNS, le taux de change plancher doit être relevé le plus vite possible.
</p><p> Les critiques favorables à la suppression du taux plancher adressées par les grandes banques et des politicien(ne)s proches d’elles sont stupides ; une telle suppression serait en effet funeste pour l’économie et antisociale. L’actuel cours extrêmement élevé du franc par rapport à l’euro pèse lourdement sur l’économie réelle suisse. Supprimer le taux plancher serait livrer cette dernière à l’arbitraire des spéculateurs sur les cours de change. Les coûts économiques et sociaux seraient énormes. Salaires et emplois seraient en effet soumis à une très forte pression.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-803</guid><pubDate>Thu, 14 Jun 2012 09:05:00 +0200</pubDate><title>Les parlementaires doivent afficher la couleur</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-parlementaires-doivent-afficher-la-couleur</link><description>14 juin : les femmes de l’USS manifestent pour l’égalité des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>« Monsieur Rime : Vos salaires riment-ils avec égalité ? – L’égalité, maintenant ! » Munies de cette banderole et d’autres semblables, une soixantaine de femmes de l’Union syndicale suisse (USS) ont accueilli le 14 juin les parlementaires qui se rendaient à la session des Chambres fédérales. Les femmes de l’USS leur ont demandé de fournir une fois pour toutes, tant dans leur rôle de parlementaire que dans celui de dirigeant(e) d’entreprise ou de membre de conseils d’administration, la preuve concrète qu’ils veulent l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Les lois ne doivent en effet pas uniquement être adoptées, il faut aussi qu’elles soient appliquées. 
</p><p>Cela fait 30 ans que le droit de tout homme et de toute femme à un salaire égal pour un travail de valeur égale figure dans la Constitution fédérale. Cependant, les femmes continuent à gagner 18,4 % de moins que les hommes, une réalité qui transparaît aussi dans le fait qu’à ce jour, 24 entreprises seulement ont rejoint le Dialogue sur l’égalité des salaires. Ce 14 juin, 21e anniversaire de la légendaire grève des femmes, les femmes de l’USS ont clairement fait savoir devant le Palais fédéral qu’elles n’attendront pas plus longtemps la réalisation concrète de l’égalité des salaires. Elles exigent qu’un nombre beaucoup plus élevé d’entreprises participent au Dialogue précité, sinon des contrôles par une autorité ad hoc devront être mis en place. 
</p><p><a href="http://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157630124813258/" class="external-link">photos de l'action (flickr)</a></p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Christina Werder (079 341 90 01), secrétaire centrale de l’USS </li><li>Christine Michel (079 275 14 20), coprésidente de la Commission féminine de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-799</guid><pubDate>Tue, 12 Jun 2012 11:31:00 +0200</pubDate><title>Les licenciements antisyndicaux doivent être combattus ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-licenciements-antisyndicaux-doivent-etre-combattus</link><description>Conférence internationale du travail : des syndicalistes réservent un accueil particulier au conseiller fédéral Schneider-Ammann</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, à l’occasion de la Conférence internationale du Travail, une quarantaine de syndicalistes ont remis une lettre de protestation au conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann à la faveur d’une action symbolique. Cette lettre invite le Conseil fédéral à s’engager pour l’amélioration de la protection contre le licenciement antisyndical.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a choisi le cadre de cette conférence parce que, suite à une plainte déposée par elle, le Comité de la liberté syndicale du Bureau international du Travail (BIT) avait, en 2006 déjà, invité le gouvernement suisse à mieux protéger les représentant(e)s du personnel et les militant(e)s syndicaux contre le licenciement antisyndical. En raison de cette pression exercée sur lui, le Conseil fédéral avait mis en consultation, en 2010, une révision du Code des obligations améliorant cette protection tant pour les lanceurs d’alerte que pour les syndicalistes actifs. L’USS avait alors suspendu sa plainte. 
</p><p>Aujourd’hui, cédant à la pression du patronat, le Conseil fédéral se dégonfle et n’entend plus soumettre au Parlement de propositions pour mettre fin au scandale des licenciements antisyndicaux. 
</p><p>L’USS ne peut pas accepter ce refus. Cela, d’autant plus que, ces deux dernières années, le nombre des licenciements antisyndicaux a même augmenté et que le Tribunal fédéral a constaté, dans le cas Suter-Tages Anzeiger, qu’une meilleure protection contre les licenciements abusifs (&nbsp;!) ne sera possible que si la loi était modifiée. 
</p><p>C’est pourquoi, une chose est claire pour les syndicats&nbsp;: il faut mettre une fois pour toutes en place une procédure efficace contre le licenciement antisyndical. Si les politiques ne réagissent pas, l’USS devra passer à l’action et réactiver sa plainte contre la Suisse auprès de l’Organisation internationale du Travail pour violation de la convention fondamentale 98 ratifiée par notre pays. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Vasco Pedrina (079 772 37 47), chef de la délégation des travailleurs suisses à la Conférence internationale du travail</li><li>Vania Alleva (079 620 11 14), vice-présidente de l’USS, membre du comité </li></ul>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-778</guid><pubDate>Wed, 23 May 2012 10:04:00 +0200</pubDate><title>Égalité des salaires entre femmes et hommes : un signal fort</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-entre-femmes-et-hommes-un-signal-fort</link><description>La Commission de l’économie et des redevances favorable à des compétences étatiques en matière d’investigation et d’intervention</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national a pris, le 23 mai 2012, une décision très importante pour la réalisation de l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Elle a en effet adopté une initiative parlementaire (F. Teuscher, Les Verts) demandant la création d’une commission indépendante chargée de réaliser l’égalité salariale entre femmes et hommes et dotée de compétences en matière d’investigation et d’intervention. L’Union syndicale suisse (USS) et sa Commission féminine prennent acte avec satisfaction de cette décision. Il s’agit là en effet d’une mesure qu’elles demandent depuis des années. 
</p><p>La commission appelée à être créée est nécessaire parce que la réalisation sur une base volontaire de l’égalité des salaires entre femmes et hommes progresse beaucoup trop lentement. On le voit bien à travers les expériences déjà faites avec le Dialogue sur l’égalité des salaires auquel un nombre beaucoup trop petit d’entreprises a participé, le résultat étant que la différence de salaire entre femmes et hommes se monte toujours à 18,4 %. 
</p><p><a href="http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20110404" class="external-link">l'initiative parlementaire</a></p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Christina Werder, secrétaire centrale de l'USS, 079 341 90 01</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-763</guid><pubDate>Tue, 15 May 2012 17:13:00 +0200</pubDate><title>Travail professionnel et travail familial doivent être mieux répartis</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/travail-professionnel-et-travail-familial-doivent-etre-mieux-repartis</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Se référant aux derniers chiffres de l’Enquête suisse sur la population active (ESPA), la Commission féminine de l’Union syndicale suisse (USS) constate que le travail professionnel et le travail familial restent très inégalement répartis entre les sexes. En 2011, le taux d’activité (en équivalent plein temps) était de 86,7 % pour les hommes contre 56 % pour les femmes. Les tâches éducatives non rémunérées reviennent, dans leur très grande majorité, aux femmes, qui réduisent en conséquence leurs activités professionnelles. Selon les derniers chiffres de l’ESPA, une nette majorité des femmes qui exercent une activité lucrative et vivent dans un ménage avec un ou des enfants de moins de sept ans travaillent à temps partiel (87,2 %), alors que seulement 8,6 % hommes sont dans la même situation. Leur taux d’activité moindre et leur important engagement dans des tâches éducatives, les femmes le paient une fois qu’elles sont à la retraite, entre autres sous la forme de rentes de vieillesse inférieures à celles des hommes.
</p><p>La Commission féminine de l’USS demande que des mesures soient prises pour que le travail professionnel et le travail familial puissent être mieux répartis entre les sexes. Parmi ces mesures, citons notamment l’égalité des salaires entre femmes et hommes ainsi que le développement des structures d’accueil extrafamilial des enfants, avec du personnel en nombre suffisant et au bénéfice d’une formation pédagogique. Il faut également développer les structures de jour et les soins à domicile afin d’améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes de soins. 
</p><p><b>Christina Werder (079 341 90 01)</b> secrétaire de la Commission féminine de l’USS, et 	 <b>Christine Flitner (079 318 28 25)</b>, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, se tiennent à votre disposition pour toute information complémentaire. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-759</guid><pubDate>Fri, 11 May 2012 13:59:00 +0200</pubDate><title>Des rentes meilleures avec AVSplus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-rentes-meilleures-avec-avsplus</link><description>L’Assemblée des délégué(e)s de l’USS demande un changement de cap</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) ont décidé d’améliorer les rentes AVS à l’aide d’un projet intitulé AVSplus. Ce sont surtout les rentes des bas et moyens revenus qui devront être substantiellement augmentées. Cette décision représente un tournant dans l’histoire de l’AVS : après une vingtaine d’années de défensive en cette matière, les délégué(e)s de l’USS ont désormais posé la première pierre d’un nouveau développement social de cette assurance.
</p><p>Ils ont décidé à l’unanimité que l’évolution future de l’AVS devrait répondre au moins aux principes suivants :</p><ul><li>pas de baisse des rentes, </li><li>des hausses des rentes correspondant à au moins une 13e rente mensuelle, la hausse pour les bas et moyens revenus devant être particulièrement marquée, </li><li>une amélioration des rentes via l’AVS, dont le financement repose sur le système de la répartition, et la possibilité d’une augmentation des cotisations, toujours selon le même système. </li></ul><p>La prochaine Assemblée des délégué(e)s de l’USS se prononcera, le 16 novembre 2012, sur un modèle d’AVSplus concret. 
</p><p>&nbsp;</p><p><a href="/luss/qui-sommes-nous" class="linkicon">Plus d'information sur le projet AVSplus</a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-756</guid><pubDate>Tue, 01 May 2012 15:59:00 +0200</pubDate><title>Un signal fort pour PLUS de protection, de salaire et de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-signal-fort-pour-plus-de-protection-de-salaire-et-de-rente</link><description>Le 1er Mai célébré dans toute la Suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté, à l’occasion de la Fête du travail, dans plus de 50 localités du pays pour « Plus de protection, de salaire, de rente ».
</p><p>Le rapport actualisé de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune prouve l’existence d’un fossé entre les revenus. Le président de l’USS, Paul Rechsteiner, en a parlé en ces termes à Zurich : « En Suisse, nous avons maintenant 10 à 15 années d’inégalité derrière nous. Dix à 15 années pendant lesquelles les hauts et très hauts revenus ont augmenté, alors que la majorité des bas et moyens revenus ont fait du surplace. Cela suffit ! » Cette dérive a des causes politiques : « Et c’est aussi au plan politique que l’on peut redresser la barre », avec une politique salariale de la raison, avec des conventions collectives de travail fortes et des salaires minimums qui permettent de vivre dignement.
</p><p>Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS a stigmatisé, à Bülach, les milliards de francs de cadeaux fiscaux que la Confédération et les cantons ont offerts aux gros salaires et a proposé de faire le lien avec la votation sur les réseaux de soins intégrés : « Faire des cadeaux fiscaux aux riches et économiser sur le dos des salariés ordinaires. C’est malheureusement comme cela que fonctionne la politique fiscale des bourgeois. Si, le 17 juin, nous ne disons pas clairement non au projet de réseaux de soins intégrés « Managed care », cela continuera. La prise en charge médicale de la population se dégradera. Et, au lieu d’un financement plus juste, nous devrons payer plus de notre poche. »
</p><p>Plus de protection pour les travailleurs et travailleuses, a demandé, à Bâle, Vania Alleva, la vice-présidente de l’USS : les salaires minimums inscrits dans les conventions collectives de travail et un salaire minimum légal sont des instruments efficaces qui empêchent la sous-enchère salariale et sociale ! Ces instruments sont nécessaires pour que, au même endroit, le même salaire soit versé pour un même travail. Vania Alleva a aussi demandé plus de protection pour les syndicalistes actifs : « Précisément à une époque qui voit la pression sur les conditions de travail et les salaires s’accentuer, les syndicalistes actifs sont particulièrement exposés. Les droits syndicaux fondamentaux, comme la protection contre le licenciement ou la réintégration des personnes abusivement licenciées, n’en sont alors que plus urgents. »
</p><p>Divers autres orateurs et oratrices ont critiqué le fait que la promesse selon laquelle les rentes des premier et deuxième piliers doivent permettre de maintenir durant la retraite le niveau de vie antérieur, n’a toujours pas été réalisée. Plutôt qu’une réduction des rentes – à travers la baisse du taux de conversion minimal et du taux d’intérêt minimal LPP ainsi que le relèvement de l’âge de la retraite, la suppression de la compensation du renchérissement ou l’introduction d’un « frein à l’endettement » -, il faut une fois pour toutes inverser la tendance, soit : améliorer les rentes en améliorant l’AVS. Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV) et vice-président de l’USS, a déclaré que « le projet AVSplus, cela signifie d’abord que l’on fera ce qui figure de toute façon déjà dans la Constitution fédérale, à savoir : que tout le monde puisse passer sa retraite dans la dignité. »
</p><p>Tous et toutes les orateurs et oratrices des syndicats ont en outre demandé que des progrès concrets soient accomplis en matière d’égalité des sexes. De plus, les assurances sociales doivent protéger efficacement les gens et les services publics fournir des prestations de qualité. Alain Carrupt, coprésident de Syndicom, le syndicat des médias et de la communication, a rappelé, à Sierre, que la privatisation des services publics entraîne une hausse des coûts, restreint l’accès à des prestations publiques. Il n’est pas question de transmettre un tel héritage aux générations futures ! </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-750</guid><pubDate>Fri, 27 Apr 2012 16:45:00 +0200</pubDate><title>Rapport sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement en 2011 - Moins de contrôles, plus de pression sur les salaires : il reste beaucoup à faire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/rapport-sur-la-mise-en-oeuvre-des-mesures-d-accompagnement-en-2011-moins-de-controles-plus-de-pression-sur-les-salaires-il-reste-beaucoup-a-faire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement en 2011 donne une image très inquiétante de la situation. Premièrement, moins de contrôles ont été réalisés, alors que le nombre des personnes occupées et l’immigration ont augmenté. Deuxièmement, plus de cas de sous-enchère ont été mis au jour dans des branches particulièrement sensibles, c’est-à-dire surtout des branches qui ne sont pas protégées au moyen de salaires minimums. Depuis 2009, le taux d’infraction y a presque doublé, passant de 6 à 11 % ! Les branches principalement concernées sont celles de l’horticulture et du commerce (de détail), avec un taux d’infraction de 11 % chacune, ainsi que de l’industrie, avec un taux de 18 %.
</p><p>Dans pareille situation, la Confédération et les cantons doivent faire ce qui est clairement prévu par la loi (Code des obligations, art. 360a), à savoir : introduire, en cas de sous-enchère répétée, des salaires minimums. Or, rien de tel ne s’est encore passé dans les branches concernées. La Confédération et les cantons doivent protéger les salaires dans l’horticulture et dans certaines parties du commerce de détail (chaussure, habillement) en introduisant des salaires minimums. Pour l’industrie, il faut identifier les secteurs à problème et envisager d’y introduire aussi des salaires minimums.
</p><p>Le nombre des contrôles doit être adapté aux chiffres de l’emploi et de l’immigration. En outre, la surévaluation du franc va accroître la pression sur les salaires, ce qui implique une vigilance re-doublée. Il faut donc que les commissions paritaires reçoivent les moyens nécessaires pour cela. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-758</guid><pubDate>Fri, 27 Apr 2012 11:41:00 +0200</pubDate><title>Faible progression dans les branches sans conventions collectives de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/faible-progression-dans-les-branches-sans-conventions-collectives-de-travail</link><description>Indice suisse des salaires 2011</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2011, les salaires suisses ont faiblement augmenté de 1 %, compte tenu d’une inflation de 0,7 % l’année de négociation (2010). Une évolution constatée est particulièrement inquiétante : les salaires non négociés dans le cadre de conventions collectives de travail (CCT) sont restés nettement à la traîne des salaires conventionnels (CCT).
</p><p>En 2011, les salaires conventionnels ont augmenté de 1,6 % (publication de l’OFS du 25.4). Il se peut que ces évolutions différenciées soient imputables à la pression qui s’exerce sur les salaires dans les branches sans salaires minimums. Le rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement publié le 27 avril montre en effet que les cas de sous-enchère salariale constatés sont plus nombreux dans ces branches.  </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-757</guid><pubDate>Mon, 23 Apr 2012 16:24:00 +0200</pubDate><title>On peut et on doit combler les écarts croissants entre les revenus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/on-peut-et-on-doit-combler-les-ecarts-croissants-entre-les-revenus</link><description>L’USS actualise son rapport sur la répartition des revenus et de la fortune</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport 2012 de l’Union syndicale suisse (USS) sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse confirme, sur la base de données récentes, que les écarts entre les revenus continuent de se creuser. En 2010, une famille de quatre personnes avec un revenu élevé avait, après déduction du renchérissement, 15 000 francs de plus à disposition qu’en 2000 ; la même famille, mais à bas revenu, avait, elle, 1 300 francs seulement de plus à disposition à la même date. Les salarié(e)s ordinaires vivant en ménage à une personne avait même moins d’argent pour vivre en 2010.
</p><p>Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, explique comme suit cette évolution antisociale : « Les hauts salaires ont beaucoup plus augmenté que les autres. S’y ajoute une politique fiscale favorable aux couches supérieures de la société. Par contre, les bas et moyens revenus voient leur charge fortement augmenter à cause des primes des caisses–maladie et des loyers. »
</p><p>Cette évolution négative des salaires n’est pas, explique aussi Paul Rechsteiner, le président de l’USS, une « loi de la nature », mais découle de décisions politiques. Les nouvelles études de l’OCDE le montrent bien. C’est pourquoi on peut et doit supprimer les inégalités croissantes en matière de revenus et de fortune.
</p><p>Ici, un rôle-clé est joué par des « syndicats forts, qui veillent à diminuer les inégalités de salaire, en particulier à l’aide de salaires minimums fixés en fonction des professions et des qualifications », a encore précisé Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur du syndicat Unia, ajoutant : « Nous avons aussi lancé l’initiative populaire pour un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure pour empêcher les abus commis avec les bas salaires. »
</p><p>D’autres mesures nécessaires sont :</p><ul><li>une correction de la politique fiscale antisociale : il est urgent que le principe de l’apport de capital de la deuxième réforme de l’imposition des entreprises soit restreint ;</li><li>un financement plus juste, en fonction du revenu, de l’assurance-maladie et, à court terme, une hausse des fonds destinés aux réductions des primes de caisse-maladie ;</li><li>le passage d’une politique salariale individualisée avec bonus à des systèmes salariaux classiques prévoyant des hausses générales ;</li><li>une politique de formation initiale et continue active pour les salarié(e)s ordinaires. </li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-745</guid><pubDate>Thu, 29 Mar 2012 14:00:00 +0200</pubDate><title>Une AVS solide et une AI qui a redressé la barre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-avs-solide-et-une-ai-qui-a-redresse-la-barre</link><description>Comptes d’exploitation 2011 du Fonds de compensation AVS/AI/APG </description><content:encoded><![CDATA[<p>Bien que les rentes AVS aient été relevées en 2011 sur la base de l’indice mixte et en dépit du catastrophisme alimenté par certains depuis des années à ce sujet, les comptes 2011 de l’AVS bouclent sur un résultat par répartition positif. Les finances de l’AVS sont et restent stables. Un relèvement de l’âge de la retraite des femmes se révèle ainsi superflu. Et l’USS s’y opposerait donc.
</p><p>Concernant l’AI, la 5e révision et le financement additionnel déploient leurs effets. En 2011, les rentes de l’AI ont été presque entièrement financées par les recettes. Et cette assurance n’accumule plus de dettes. Grâce aux mesures de la révision 6a entrées en vigueur depuis 2012, l’AI va même enregistrer des bénéfices. Toute nouvelle coupe dans les rentes, comme le prévoit la révision 6b, serait superflue. L’USS demande que l’on renonce à cette révision 6b.
</p><p><b>Doris Bianchi (076 564 67 67)</b>, secrétaire dirigeante de l’USS, et<br><b>Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14)</b>, Service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-732</guid><pubDate>Thu, 29 Mar 2012 10:36:00 +0200</pubDate><title>Recul clairement freiné : 368 752 membres</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/recul-clairement-freine-368-752-membres</link><description>Effectifs des syndicats en 2011</description><content:encoded><![CDATA[<p>À la fin 2011, l’Union syndicale suisse (USS) comptait exactement 368 752 membres répartis dans 16 fédérations. Par rapport à 2010, cela représente 3 330 membres de moins, soit -0,89 %. Mais ce recul a été clairement freiné (-1,39 % l’année précédente).
</p><p>Le nombre de femmes membres de l’USS a augmenté. Elles sont aujourd’hui 103 175 (2010 : 101 675), soit 1,5 % de plus. Leur part aux effectifs totaux est maintenant de 28 % (2010 : 27,3 %). Cela fait 20 ans que le nombre de membres féminins ne cesse d’augmenter à l’USS. Depuis cette époque, il a presque doublé.
</p><p>Cinq syndicats de l’USS ont vu leurs effectifs augmenter. En chiffres absolus comme en pourcent, c’est le ssp (Syndicat suisse des services publics) qui a enregistré la plus forte croissance. Ce syndicat progresse d’ailleurs depuis quatre ans. En 2011, il comptait 550 membres de plus (1,5 %) qu’en 2010 et, pour la première fois, plus de femmes que d’hommes. La hausse la plus forte concerne le secteur de la santé. Unia, qui représente plus de la moitié de l’USS (193 518 membres) a vu ses effectifs légèrement augmenter de 112 unités ; cela, en particulier dans le tertiaire, alors que les secteurs bien syndiqués comme la construction, les arts et métiers et l’industrie enregistraient une stagnation de leurs effectifs, ou reculaient légèrement là où l’emploi reculait également. Les syndicats kapers (personnel de cabine du transport aérien), AvenirSocial (Professionnels du travail social Suisse) et la SBKV (artistes dramatiques de Suisse alémanique) ont aussi connu une hausse de leurs effectifs.
</p><p>Neuf fédérations ont perdu des membres. En chiffres absolus, le recul de syndicom (Syndicat des médias et de la communication) apparaît particulièrement marqué. Dans ce cas, la fusion qui a abouti à ce syndicat a eu l’effet habituel de toute fusion : membres refusant la fusion, mise à jour administrative des fichiers de membres, élimination des doublons, pour une part, et, de l’autre, forte concentration sur la fusion entraînant un affaiblissement momentané de la présence syndicale sur le terrain.
</p><p>L’an dernier, l’USS a accueilli un nouveau membre, Nautilus, le syndicat international des transports maritimes, qui compte 680 membres. Nautilus est la neuvième fédération à rejoindre l’USS depuis le nouveau millénaire. Si l’on ne tient pas compte de cette affiliation, les fédérations de l’USS ont perdu 1,08 % de leurs membres en 2011. Mais même dans ce cas, il apparaît que le recul de 2010 a été visiblement freiné en 2011.
</p><p><b>Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14)</b>, service de la communication de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-741</guid><pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:01:00 +0200</pubDate><title>L’USS exige que le conseil fédéral combatte les licenciements antisyndicaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-exige-que-le-conseil-federal-combatte-les-licenciements-antisyndicaux</link><description>Le tribunal fédéral tâcle les droits syndicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS s’insurge contre la décision du tribunal fédéral, qui a donné raison à tamedia en jugeant que le licenciement du président de la commission du personnel du «Tages Anzeiger&nbsp;» Daniel Suter n’était pas abusif. Ce dernier avait été licencié pour «&nbsp;motifs économiques&nbsp;» juste avant le début de négociations importantes qu’il devait mener au nom de ses collègues. Ce licenciement antisyndical, contraire à l’esprit du partenariat social, avait particulièrement choqué.
</p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">En acceptant des «&nbsp;motifs économiques&nbsp;» comme justification pour licencier un représentant du personnel, le tribunal fédéral affaiblit les salariés qui s’engagent pour défendre les intérêts de leurs collègues et, partant, le partenariat social. Un tel licenciement, prononcé en période de négociations, montre que certains employeurs refusent un partenariat social qui se déroule entre deux partenaires égaux. </span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">L’USS exige désormais du Conseil fédéral qu’il présente enfin au Parlement un projet de renforcement de la protection contre le licenciement antisyndical, qui soit digne de ce nom et conforme aux engagements internationaux de la Suisse. Elle exige notamment que les victimes de ces licenciements puissent être réintégrées et que les employeurs ne puissent plus invoquer n’importe quel prétexte pour mettre au pas les représentants du personnel.&nbsp; </span></p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-693</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:59:00 +0100</pubDate><title>La Confédération n’a pas d’argument justifiant une baisse des rentes du 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-confederation-n-a-pas-d-argument-justifiant-une-baisse-des-rentes-du-2e-pilier</link><description>Conférence de presse de l’USS sur la situation financière des caisses de pensions</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui déjà, nombre de retraité(e)s doivent serer leur ceinture. Mais l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) propose quand même de baisser les rentes du 2e pilier, parce que ce dernier, avec l’actuel taux de conversion minimal, n’aurait plus assez d’argent. Mais les arguments manquent pour justifier une telle baisse.
</p><p>Pour Paul Rechsteiner, président de l’USS, les « hypothèses et buts (de l’OFAS) sont aussi problématiques que les anciennes prévisions erronées du même office sur l’avenir de l’AVS, des erreurs qui ont été nettement corrigées depuis lors par ce dernier, pour se rapprocher de la réalité. »
</p><p>Concernant le potentiel de rendement des caisses de pensions, l’OFAS projette de manière acritique dans le futur le contexte actuel, avec des taux d’intérêt très bas. Il n’analyse même pas les causes de ce bas niveau des taux. Or, même le Département fédéral des finances calcule, dans ses « perspectives à long terme », des taux d’intérêt futurs plus élevés que ceux de l’OFAS.
</p><p>Selon Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, les preuves apportées concernant l’espérance de vie des rentiers et rentières concernés sont totalement insuffisantes : « La diminution du taux de conversion minimal concerne en grande partie des personnes dont l’espérance de vie est moindre. La Confédération utilise toutefois des statistiques concernant des personnes qui vivent plus longtemps. » Les économies que pourraient faire les caisses de pensions grâce à la stagnation du nombre des rentes d’invalidité ou le ralentissement de l’augmentation des rentes de conjoint ne sont pas non plus prises en compte.
</p><p>Les coûts administratifs du 2e pilier sont toujours trop élevés. Les assureurs-vie et les banques se servent sur le dos des assuré(e)s. Selon Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS chargée de la sécurité sociale : « En ce qui concerne les coûts de gestion de la fortune, les économies potentielles de 1,8 milliard (étude c-alm) sont considérables. » En outre, les primes de risque représentent désormais des affaires juteuses pour les compagnies d’assurance : les bénéfices y sont presqu’aussi élevés que les dépenses totales. Dans un tel contexte inacceptable, Aldo Ferrari, membre du Comité directeur d’Unia, demande que la surveillance soit stricte et que la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle, dont il fait partie, soit dotée des moyens nécessaires pour ce faire.
</p><p>L’OFAS doit entièrement revoir les bases sur lesquelles il s’est fondé ainsi que ses analyses de la situation financière du 2e pilier. Des mesures doivent être prises pour réduire les coûts administratifs. Dans ce contexte, l’USS continuera à combattre toute baisse des rentes du 2e pilier.
</p><p><b>Daniel Lampart</b> (031 377 01 16 ou 079 205 69 11), économiste en chef de l’USS,<br><b>Doris Bianchi</b> (031 377 01 13 ou 076 564 67 67), secrétaire dirigeante de l’USS, et<br><b>Ewald Ackermann</b> (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-93</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:48:00 +0100</pubDate><title>Un franc beaucoup trop cher : la BNS doit remplir son mandat !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-franc-beaucoup-trop-cher-la-bns-doit-remplir-son-mandat</link><description>Banque nationale (BNS) : examen de la situation économique et monétaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son examen de la situation économique et monétaire du jeudi 15 mars, la BNS n’annonce aucune mesure de politique monétaire, alors qu’il y a un grand besoin d’agir. En effet, le franc est toujours fortement surévalué. Cela a pour conséquence qu’en Suisse, le chômage augmente et que les prix baissent. Les salaires et les rentes risquent ainsi d’être mis sous pression.
</p><p>La BNS prévoit un taux d’inflation de -0,6 % pour 2012. Pendant les premiers mois de l’année, l’indice suisse des prix à la consommation a reculé de près de 1 % : La BNS devra donc probablement corriger ultérieurement ses prévisions à la baisse.
</p><p>La BNS doit garantir la stabilité des prix et favoriser une évolution équilibrée de la conjoncture. Tel est son mandat. Or, en décidant de ne rien décider, elle ne le remplit pas. Au contraire, elle donne même le signal inquiétant qu’elle veut permettre une légère hausse des taux d’intérêt.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu’elle prenne des mesures pour corriger la su-révaluation du franc. Si le cours est inférieur à 1,40 franc pour 1 euro, il en résulte en effet une pression sur les salaires et l’emploi.
</p><p><b>Daniel Lampart</b> (031 377 01 16 ou 079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, et<br><b>Ewald Ackermann</b> (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.  </p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-694</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:42:00 +0100</pubDate><title>Marre de ces « trucs » grâce auxquels les nanti(e)s peuvent payer encore moins d’impôts !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/marre-de-ces-trucs-grace-auxquels-les-nanti-e-s-peuvent-payer-encore-moins-d-impots</link><description>Rejet de l’initiative sur l’épargne-logement : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est satisfaite de l’échec essuyé par l’initiative sur l’épargne-logement. Avec cette dernière, le Souverain a compris qu’il était en présence d’un emballage trompeur, qu’il s’agissait d’une initiative dont le but était de permettre aux gros salaires d’économiser des impôts et non, comme le prétendaient ses défenseurs, d’un instrument destiné à encourager l’accès à la propriété d’une habitation à usage personnel. Cette exonération fiscale de l’épargne-logement n’aurait de fait profité qu’aux nanti(e)s et n’aurait pas favorisé l’accès des moins riches à la propriété du logement. De plus, celle-ci est déjà favorisée aujourd’hui au plan fiscal. Créer de nouveaux avantages fiscaux est injuste pour celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas acheter leur habitation.
</p><p>Ce non à l’initiative sur l’épargne-logement indique aussi que les citoyen(ne)s de ce pays en ont marre de ces « trucs » que les politicien(ne)s de droite n’arrêtent pas d’imaginer pour que les nanti(e)s puissent payer moins d’impôts. Nous avons besoin non pas de nouvelles niches fiscales pour les hauts revenus, mais de plus de justice fiscale et en matière de taxes ; cela, dans l’intérêt des salarié(e)s ordinaires.
</p><p><b>Jean Christophe Schwaab</b> (078 690 35 09), secrétaire central de l’USS,<br><b>Daniel Lampart</b> (079 205 69 11), premier secrétaire de l’USS et économiste en chef de l’USS,<br><b>Paul Rechsteiner</b> (079 277 61 31), président de l’USS et<br><b>Ewald Ackermann</b> (079 660 36 14), service de la communication de l’USS se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-692</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:27:00 +0100</pubDate><title>Désormais, le livre devra être mieux protégé</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/desormais-le-livre-devra-etre-mieux-protege</link><description>Rejet du prix unique du livre : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce dimanche de votation est un jour noir pour le livre en Suisse, et même globalement pour toute la culture. En rejetant la loi sur la réglementation du prix du livre, c’est-à-dire le prix unique du livre, la majorité des citoyen(ne)s a malheureusement suivi les idéologues du marché, qui aimeraient étendre le marché libre et la concurrence sauvage si possible à tous les domaines de la vie et sans se préoccuper aucunement des conséquences qui en découleraient. En l’absence d’un prix unique du livre, la Suisse va faire cavalier seul, si l’on regarde ce qui se passe chez nos voisins. Et cela aura des conséquences néfastes sur le marché indigène du livre, que nous ne sommes pas encore en mesure d’évaluer.
</p><p>Le non à la loi sur la réglementation du prix du livre fera disparaître encore plus de petites et moyennes librairies ces prochaines années ainsi que de nombreux emplois précieux. La publication de livres indigènes à petit tirage potentiel n’en deviendra que plus difficile encore et des pe-tites maisons d’édition devront alors fermer. Il ne s’agit pas là des scénarios-catastrophes, mais de la leçon à tirer des expériences faites dans les pays qui ont déjà renoncé au prix unique du livre.
</p><p>Les pouvoirs publics doivent contrer la menace d’une telle évolution en prenant les mesures appropriées. Comme le moyen le plus avantageux à disposition à cet égard -- le prix unique du livre -- n’entre pas en ligne de compte vu le verdict des urnes, ne reste plus que les mesures d’encouragement directes que la Confédération peut prendre. Lors de cette votation, les oppo-sants au prix unique du livre les ont aussi proposées comme solution de rechange au prix unique. Il faut donc les prendre au mot et exiger d’eux qu’ils passent désormais aux actes.
</p><p><b>Jean Christophe Schwaab</b> (078 690 35 09), secrétaire central de l’USS,<br><b>Daniel Lampart</b> (079 205 69 11), premier secrétaire de l’USS et économiste en chef de l’USS,<br><b>Paul Rechsteiner</b> (079 277 61 31), président de l’USS et<br><b>Ewald Ackermann</b> (079 660 36 14), service de la communication de l’USS se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-135</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:20:00 +0100</pubDate><title>La balle est dans le camp des partenaires sociaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-balle-est-dans-le-camp-des-partenaires-sociaux</link><description>Initiative populaire « 6 semaines de vacances pour tous »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rejet de l’initiative populaire « 6 semaines de vacances pour tous » n’est pas un plébiscite pour encore plus de stress au travail, des horaires encore plus longs et une disponibilité à travailler 24 heures sur 24 et sept jours sur sept ! Le non des citoyen(ne)s a au contraire la valeur d’un mandat adressé aux partenaires sociaux appelés à trouver des solutions communes pour diminuer la pression exercée au travail sur les salarié(e)s.
</p><p>Les opposants à l’initiative – Conseil fédéral, partis de droite, employeurs – n’ont cessé de souli-gner durant la campagne qui a précédé la votation qu’ils partageaient la revendication de base de cette initiative – plus de temps de repos pour les travailleurs et travailleuses -, mais qu’ils refusaient toute réglementation au plan de la loi. Aux employeurs donc de prouver maintenant que ce n’était pas là des paroles en l’air, prononcées surtout pour gagner ce scrutin. L’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats leur rappelleront d’ailleurs ces déclarations lors des prochaines négociations collectives et demanderont que des solutions soient trouvées pour mieux protéger les salarié(e)s, diminuer le stress au travail et augmenter le temps libre. Pour leur part, les politiques devront améliorer la protection des salarié(e)s dans les branches où l’on ne trouve pas de partenaires sociaux en mesure de négocier.
</p><p><b>Jean Christophe Schwaab</b> (078 690 35 09), secrétaire central de l’USS,<br><b>Daniel Lampart</b> (079 205 69 11), premier secrétaire de l’USS et économiste en chef de l’USS,<br><b>Paul Rechsteiner</b> (079 277 61 31), président de l’USS et<br><b>Ewald Ackermann</b> (079 660 36 14), service de la communication de l’USS se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-689</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:04:00 +0100</pubDate><title>Il faut briser le tabou des salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-faut-briser-le-tabou-des-salaires</link><description>Nouvelle large alliance de femmes pour l’égalité des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une nouvelle large alliance de femmes s’est constituée en Suisse dans la perspective du 7 mars (Equal Pay Day) et du 8 mars (Journée internationale de la femme). Réunissant des femmes des milieux de la politique, de l’économie et des syndicats, elle est unanime à dire qu’il faut, maintenant, que l’égalité des salaires progresse une fois pour toutes. En effet, en violation évidente des prescriptions légales en vigueur, les femmes gagnent en moyenne 18,4 % de moins que les hommes pour un travail de valeur égale. Cette alliance regroupe les Business and Professional Women (BPW), les Femmes de l’USS, les Femmes du PBD, les Femmes PDC suisses, les Femmes PRL Les libéraux-radicaux et les Femmes socialistes suisses.
</p><p>S’il est vrai que les approches concrètes de ces diverses organisations de l’alliance peuvent diverger, toutes ces dernières sont d’accord pour dire que le tabou des salaires doit être brisé et qu’il faut en parler ouvertement. Ensemble, ces organisations demandent aux entreprises d’adhérer librement au Dialogue sur l’égalité des salaires et de faire contrôler leurs salaires. Or, le fonctionnement de ce Dialogue, lancé en 2009, apparaît déficient, car seulement 20 entreprises y ont adhéré.
</p><p>L’exemple d’une grande entreprise comme les CFF, – ils ont participé à la conférence de presse tenue aujourd’hui par l’alliance – montre que si l’étage des dirigeants fait preuve de bonne volonté, le Dialogue sur l’égalité des salaires fonctionne sans aucun problème.
</p><p><b>Renseignements :</b></p><p>Ursula Haller, conseillère nationale PBD, Business and Professional Women, 079 330 72 60<br>Christa Markwalder, conseillère nationale, Femmes PRL Les libéraux.-radicaux, 079 222 52 80<br>Barbara Schmid-Federer, conseillère nationale, les Femmes PDC suisses, 079 629 54 49<br>Franziska Teuscher, conseillère nationale, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 079 608 91 03<br>Marina Carobbio, conseillère nationale, les Femmes socialistes suisses, 079 214 61 78<br>CFF : Press@sbb.ch ; 051 220 41 11</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-690</guid><pubDate>Thu, 08 Mar 2012 16:51:00 +0100</pubDate><title>Égalité salariale : le compte à rebours a commencé</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-le-compte-a-rebours-a-commence</link><description>Manifestation de femmes devant le Palais fédéral et lettre ouverte 	aux parlementaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les Femmes de l’USS n’acceptent pas qu’en moyenne, les femmes de ce pays gagnent toujours 18,4&nbsp;% de moins que les hommes pour un travail de valeur égale. Et elles l’ont fait savoir le 8 mars, Journée internationale de la femme, en manifestant devant le Palais fédéral. Une bonne soixantaine d’entre elles ont accueilli les parlementaires qui se rendaient aux Chambres et revendiqué que le Dialogue sur l’égalité des salaires prenne une fois pour toutes réellement de l’ampleur. En effet, ce dernier, une procédure de contrôle et d’adaptation des salaires mise en place par les partenaires sociaux et à laquelle les entreprises adhèrent librement, ne s’impose que péniblement. À ce jour, seules 20 entreprises l’ont rejoint. Dans une lettre ouverte à l’intention de tous les parlementaires, les Femmes de l’USS ont ainsi demandé que ces derniers, d’abord en tant que membres de conseils d’administration ou entrepreneurs, fassent en sorte que «&nbsp;leur&nbsp;» entreprise adhère à ce Dialogue. Ci-après, quelques extraits de cette lettre&nbsp;:
</p><p><i>«&nbsp;Depuis 30 ans, le droit, pour les femmes et les hommes, à un salaire égal pour un travail de valeur égale est inscrit dans la Constitution. Mais la situation réelle a peu évolué. (…)Vous ne sauriez rester indifférent au fait que les lois que vous votez restent inappliquées. (…)</i></p><p><i>…le Dialogue sur l’égalité des salaires (<a href="http://www.dialogue-egalite-salaires.ch">www.dialogue-egalite-salaires.ch</a>) (doit) accélérer la mise en application de l’égalité salariale dans les entreprises. L’objectif est d’amener le plus possible d’entreprises, d’administrations et d’institutions de plus de 50 collaborateurs et collaboratrices à examiner volontairement leurs salaires dans le cadre du Dialogue et à éliminer d’éventuelles discriminations. Ce volontariat ne fonctionne que dans la mesure où de nombreuses entreprises y adhèrent. Ce qui n’est pas encore le cas. Si jusqu’en 2014, le nombre d’entreprises adhérant au Dialogue n’est pas suffisant, un durcissement des instruments légaux deviendra inévitable.&nbsp;»</i></p><p>Lettre ouverte et photos de haute résolution dès 9 heures sur&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch">www.uss.ch</a>.
</p><p><b>Christina Werder (031 377 01 01 ou 079 341 90 01)</b>, secrétaire centrale de l‘USS, et <br><b>Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14)</b>, service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-44</guid><pubDate>Fri, 02 Mar 2012 15:09:00 +0100</pubDate><title>La responsabilité solidaire est une nécessité</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-responsabilite-solidaire-est-une-necessite</link><description>Modification des mesures d’accompagnement à la libre circulation      
des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;L’Union syndicale suisse (USS) constate avec satisfaction que le Conseil fédéral reconnaît désormais le problème que pose l’indépendance fictive dans le cadre de la libre circulation des personnes. Le message adopté aujourd’hui sur la «&nbsp;Modification des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes&nbsp;», à l’intention des Chambres fédérales montre que le gouvernement veut renforcer les mesures d’accompagnement. Les nouvelles sanctions prévues en cas d’indépendance fictive et d’infractions commises contre des conditions de salaire et de travail contraignantes représentent un premier pas important et correspondent à ce que l’USS demande depuis longtemps. 
</p><p>Mais la protection contre la sous-enchère pratiquée par des entreprises sous-traitantes reste insuffisante. Au bout de ces chaînes qui pratiquent la sous-enchère et sont souvent constituées de plusieurs entreprises sous-traitantes, on trouve les travailleurs et les travailleuses, leurs salaires et leurs conditions de travail. C’est pourquoi l’USS demande l’introduction d’une responsabilité solidaire. Une telle mesure contraindrait à juste titre chaque entrepreneur contractant à endosser la responsabilité du respect, par les entreprises sous-traitantes, des conditions de travail légales et des salaires contractuellement fixés. &nbsp; 
</p><p>&nbsp;</p><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, et<br>Marco Kistler (079 297 79 23), Service de l’information de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-43</guid><pubDate>Fri, 02 Mar 2012 11:52:00 +0100</pubDate><title>L’externalisation de MétéoSuisse est inutile et injustifiée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-externalisation-de-meteosuisse-est-inutile-et-injustifiee</link><description>Position de l’USS concernant la révision de la loi sur la météorologie et la climatologie (LMét)
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH">L’Union syndicale suisse (USS) rejette la révision totale de la loi sur la météorologie et la climatologie (LMét) que propose aujourd’hui le Conseil fédéral, principalement en raison de l’externalisation inutile et injustifiée de MétéoSuisse qu’elle prévoit. Une telle mesure risquerait de remettre en cause la qualité des prestations de cette dernière. Ce faisant, le gouvernement cède à une mode, sans présenter d’analyse concernant d’éventuelles lacunes. Or, MétéoSuisse fournit un service public très prisé, d’un niveau scientifique incontesté. Pas question de démantèlement ici&nbsp;!</span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Une évaluation du Contrôle fédéral des finances n’a détecté aucune lacune qui justifierait une révision. Bien au contraire, en raison d’une réglementation surabondante due à la révision, la loi simple, en vigueur depuis dix ans seulement, deviendrait bien plus compliquée. Des prestations fournies gratuitement dans l’intérêt public seraient désormais à la charge de la Caisse fédérale et les prestations destinées à des tiers renchériraient. La réduction du personnel prévue menace la qualité légendaire de ce service que de nouvelles instances de contrôle et une mercatique zélée ne seront guère en mesure d’améliorer. Penser remédier à l’insatisfaction croissante du personnel, à laquelle il faut s’attendre, en intégrant plus les syndicats aux décisions concernant ce dernier est une évidence et apparaît louable. Mais cela ne compense pas les inconvénients que présente cette réforme inutile.&nbsp; </span></p><p class="Agencementdutexte"><span lang="FR">&nbsp;</span></p><p class="Agencementdutexte"><b><span lang="FR">Rolf Zimmermann (079 756 89 50)</span></b><span lang="FR">, secrétaire dirigeant de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information. </span></p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-711</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 18:08:00 +0100</pubDate><title>2 fois NON à l’exclusion : comment intégrer d’une main et exclure  de l’autre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/2-fois-non-a-l-exclusion-comment-integrer-d-une-main-et-exclure-de-l-autre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Sans hésitation aucune, l’Union syndicale suisse (USS) dit non à l’initiative dite «&nbsp;sur le renvoi&nbsp;» et à son contreprojet. L’USS a déjà clairement défini sa position de principe dans la résolution adoptée par son Assemblée des délégué(e)s de mai 2010&nbsp;: «&nbsp;Si l’on considère les individus comme égaux, on ne peut pas appliquer pour le même crime un droit différent et ce, parce qu’un individu est de nationalité différente. Développer un droit parallèle basé sur la nationalité est inadmissible&nbsp;»<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. 
</p><p>Les syndicats membres de l’USS combattent cette initiative et son contreprojet pour les raisons suivantes&nbsp;: 
</p><h3>1. Les syndicats sont aussi des organisations de la migration </h3><p>Les syndicats suisses font partie des organisations de la migration les plus importantes du pays. On estime qu’un tiers des 380&nbsp;000 membres de l’USS est issu de la migration. Près de la moitié des membres du syndicat Unia (env. 200&nbsp;000) ne possède, par exemple, pas de passeport suisse. De générations en générations, les syndicats suisses sont parvenus à favoriser de manière notable l’intégration professionnelle des personnes d’origine étrangère. Après une phase durant laquelle ils ont rencontré certains problèmes de ligne politique (initiatives Schwarzenbach pendant les années 1960-1970), ils se sont toujours engagés pour les droits des migrantes et migrants. 
</p><h3>2. Éliminer les discriminations, et non pas les aggraver</h3><p>Il n’empêche&nbsp;: les syndicats savent que les migrantes et migrants subissent toujours et encore des discriminations dans le monde du travail, des discriminations qui se manifestent tant à l’embauche que durant la carrière professionnelle ou au plan des salaires. Il y a une année, l’USS a revendiqué tout un catalogue de mesures antidiscriminatoires<a href="typo3/#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Ce catalogue a aussi pour but spécifique d’empêcher que les candidatures à des places d’apprentissage émanant de personnes au nom de famille étranger n’échouent régulièrement du fait de ce nom. 
</p><p>Lutter contre les discriminations à l’égard des migrantes et migrants a de tout temps été une tache des syndicats de l’USS. Il va donc de soi que ces derniers combattent de nouvelles discriminations qui seraient créées au plan juridique.
</p><h3>3. En finir avec une agressivité et une stigmatisation qui n’ont que trop duré</h3><p>De même que le Mouvement républicain et l’Action nationale avaient, dans les années 1960 et 1970, sans cesse pilonné les migrantes et migrants, aujourd’hui, l’UDC et ses acolytes tirent, depuis des décennies, sur les mêmes personnes à coups d’initiatives populaires à répétition. Les migrantes et migrants sont constamment stigmatisés. Il faut une fois pour toutes mettre fin à cette politique qui fait miroiter aux yeux des perdants des rationalisations industrielles l’espoir fallacieux d’une vie meilleure. Et il faut y mettre fin par un NON massif, le 28 novembre. Cela, aussi pour le contreprojet, car l’intégration ne s’achète pas avec une discrimination renforcée, ou, dit autrement&nbsp;: une discrimination n’en devient pas «&nbsp;meilleure&nbsp;» emballée dans de l’ouate, apparemment parce que l’on voudrait s’éviter d’éventuels conflits juridiques avec l’Union européenne. 
</p><h3>4. Perception abusive de prestations sociales</h3><p>Ce dernier point est précisément illustré par le fait que la perception abusive de prestations sociales soit une raison de renvoi, tant dans l’initiative que dans le contreprojet. À ce sujet, la campagne sur les «&nbsp;faux invalides&nbsp;» se poursuivra en droite ligne et, mine de rien – mais tout cela est voulu -, une association d’idées sera créée, selon laquelle l’État social est en danger dans notre pays, naturellement, toujours et encore à cause des migrantes et migrants. 
</p><p>Pour toutes ces raisons, l’USS oppose un NON clair à cette initiative et à son contreprojet. 
</p><h3>Annexe&nbsp;: Résolution de l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS du 17 mai 2010</h3><p>Un crime est un crime. Et les crimes doivent être punis. 
</p><p>Si l’on considère les individus comme égaux, on ne peut pas appliquer pour le même crime un droit différent et ce, parce qu’un individu est de nationalité différente. Développer un droit parallèle basé sur la nationalité est inadmissible. 
</p><p>Il n’y a donc pas à hésiter face à une initiative qui vise précisément à appliquer un droit différencié sur la base de la nationalité. Toute sanction ne peut être définie qu’indépendamment de la nationalité. Elle ne peut dépendre que de l’importance de l’infraction ou du crime. L’USS rejette ainsi énergiquement l’initiative de l’UDC qui vise à renvoyer des criminels sur la base de leur nationalité. Cette initiative n’est d’ailleurs pas compatible avec certaines garanties fondamentales de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et du Pacte des Nations Unies relatif aux droits civils et politiques (Pacte ONU II) et aurait dû conséquemment être invalidée&nbsp;!
</p><p>Il n’y a pas de place non plus pour une contre-proposition adoucie à la manière du contre-projet du Conseil des États – et ce, même en respectant le droit international…
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voir le texte en fin de la présente contribution
</p><p><a href="typo3/#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> M. Bruderer, «&nbsp;Wie die Diskriminierung der MigrantInnen in der Arbeitswelt beseitigen&nbsp;? Das Programm des SGB&nbsp;» (avec un résumé en français), Dossier N°66, juillet 2009.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-643</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 16:39:00 +0100</pubDate><title>Programme conjoncturel : lutte contre le chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/programme-conjoncturel-lutte-contre-le-chomage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de cette conférence de presse, nous aimerions vous présenter un train de mesures de lutte contre la crise et le chômage, dont un programme d’investissement visant à rendre l’économie suisse plus écologique. Nous souhaiterions aussi vous présenter une étude dont le mandat a été confié par l’USS et le syndicat Unia au Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, le KOF. Une étude qui a eu pour tâche de calculer l’impact du programme d’investissement proposé par les syndicats. 
</p><p>En annexe, vous trouverez les discours de :</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l’USS</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l’USS</li></ul><ul><li><b>Andreas Rieger</b>, coprésident du syndicat Unia,</li></ul><p>deux fact-sheets sur la thématique et l'étude du KOF (en allemand).</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-640</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 15:52:00 +0100</pubDate><title>Désormais, il faut rapidement passer des paroles aux actes</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/desormais-il-faut-rapidement-passer-des-paroles-aux-actes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Les pronostics inquiétants concernant l’évolution de la conjoncture se succèdent coup sur coup. Après la Banque nationale, c’est au tour du Secrétariat d’État à l’économie de devoir revoir ses pré­visions à la baisse. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">La semaine dernière, l’Union syndicale suisse (USS) a participé à la rencontre au sommet sur la crise, qui a réuni les partenaires sociaux et la conseillère fédérale Doris Leuthard, et proposé des mesures concrètes et réalisables à court terme de soutien de la conjoncture. Un rôle important y est dévolu à l’assurance-chômage dont les prestations soutiennent le pouvoir d’achat. Doris Leuthard et l’administration fédérale ont accepté ces propositions de l’USS pour examen.</span></p><p class="GliederungText">L'USS présente ses positions dans ces discours de :&nbsp; <span lang="FR"></span></p><ul><li><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Paul Rechsteiner</span></span><span lang="FR">, conseiller national, président de l’USS</span></li></ul><ul><li><span lang="FR"><span></span></span><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Andreas Rieger</span></span><span lang="FR">, vice-président de l’USS et coprésident du syndicat Unia</span></li></ul><ul><li><span lang="FR"><span></span></span><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Daniel Lampart</span></span><span lang="FR">, économiste en chef de l’USS</span></li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-627</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 11:21:00 +0100</pubDate><title>« Quand les femmes bougent, le monde bouge ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/quand-les-femmes-bougent-le-monde-bouge</link><description>Manifestation nationale des femmes du 13 mars 2010</description><content:encoded><![CDATA[<p>Environ 8000 femmes sont venues, à l’appel de plus de 50 organisations féminines et groupements de femmes de partis politiques et d’autres associations, manifester aujourd’hui à Berne contre la violence envers les femmes et la pauvreté des femmes&nbsp;; cela, dans le cadre de la 3e action internationale de la Marche mondiale des femmes. 
</p><p>Sur la Place fédérale, des femmes ont abordé divers thèmes comme ceux de la violence domestique, du démantèlement social en pleine crise, de l’égalité entre les sexes dans la profession et l’éducation, de la paix et de la démilitarisation, de l’autonomie et de l’autodétermination, du renforcement des services publics, de la protection de l’environnement et des droits des migrantes. 
</p><p>Les 8000 femmes présentes sur la Place fédérale </p><ul><li>demandent le respect des droits élémentaires des femmes à l’autonomie et la sécurité, comme protection contre la violence sexualisée&nbsp;!</li></ul><ul><li>demandent un renforcement de la sécurité sociale et refusent tout relèvement de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;! </li></ul><ul><li>demandent un accueil extrafamilial des enfants suffisant, de qualité et à des prix abordables&nbsp;!</li></ul><ul><li>protestent contre les inégalités de salaire à raison du sexe, demandent aux entreprises de contrôler les salaires qu’elles versent et d’éliminer toutes les discriminations salariales constatées&nbsp;!</li></ul><ul><li>demandent des structures et des programmes scolaires qui encouragent l’égalité entre les sexes et améliorent l’égalité des chances sur le marché de l’emploi&nbsp;!</li></ul><ul><li>exigent une protection contre la violence par les armes, à l’étranger comme en Suisse&nbsp;!</li></ul><ul><li>protestent contre l’exclusion des sans-papiers&nbsp;!</li></ul><ul><li>demandent de pouvoir choisir elles-mêmes leurs partenaires hommes ou femmes&nbsp;!</li></ul><ul><li>protestent contre la guerre et la militarisation&nbsp;!</li></ul><ul><li>se solidarisent avec les femmes des régions en conflit et demandent qu’il soit mis fin aux viols systématiques des femmes pendant les guerres et les conflits&nbsp;!</li></ul><ul><li>demandent un commerce mondial qui respecte les droits humains, ne mette pas en danger l’environnement et contribue à diminuer la pauvreté dans le monde&nbsp;!</li></ul><ul><li>demandent un autre monde, car c’est possible&nbsp;!</li></ul><p> Cette manifestation est un moment de la 3e action internationale de la Marche mondiale des femmes. Depuis le 6 mars déjà, des actions locales ont lieu dans douze villes de Suisse. Dans plus de 50 pays, des femmes organisent des marches et des manifestations dans le cadre de cette campagne et demandent qu’il soit mis fin à la pauvreté des femmes et à la violence envers les femmes. Le prochain moment fort de la Marche mondiale des femmes sera le rendez-vous européen du 30 juin à Istanbul lors duquel sera posé un jalon en faveur d’une Europe ouverte et solidaire. En octobre, des femmes du monde entier se rencontreront au Sud-Kivu (République démocratique du Congo) afin de donner sur toute la planète une voix aux femmes de cette région, qui se battent pour une paix durable, ainsi qu’en mémoire des milliers de femmes victimes des viols les plus brutaux lors de ce conflit.
</p><p>&nbsp;</p><p>En annexe, vous trouverez la plateform de la manifestation nationale des femmes ainsi que tous les discours prononcés.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-435</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:31:00 +0100</pubDate><title>Les organisation de jeuness combattent la discrimination des jeunes ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-organisation-de-jeuness-combattent-la-discrimination-des-jeunes</link><description>Le comité des organisations de jeunesse contre la discrimination des jeunes dans la révision de la LACI appelle les électrices et électeurs, en particulier les jeunes et toutes celles et tous ceux qui le sont restés, à rejeter la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI).</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>De nombreuses organisations de jeunesse suisses, qui représentent des centaines de milliers de jeunes salariés, apprentis, étudiants et écoliers, condamnent une révision de la LACI qui discrimine les jeunes à cause de leur âge. Ces mesures ont été décidées malgré le fait que les jeunes sont beaucoup plus touchés par le chômage que la moyenne, notamment le chômage de longue durée: En juin 2010, il y a avait 133% de jeunes chômeurs de longue durée de plus qu’une année auparavant. Et, en comparaison avec la situation avant le début de la crise, le nombre des 15-24 ans au chômage a crû de 60%.
</p><p>Voici les mesures contenues dans la révision de la LACI qui discriminent le plus les jeunes :</p><ul><li>Les moins de 30 ans sans emploi devront accepter n’importe quel emploi, même s’il n’a rien à voir avec leurs qualifications. Il s’agit de la notion de travail convenable. Cette mesure dévalorise la formation professionnelle.</li></ul><ul><li>Le nombre d’indemnités journalières dont bénéficient les jeunes chômeurs sera drastiquement réduit. Les jeunes chômeurs de moins de 25 ans sans enfants ne recevront plus que 200 indemnités journalières au lieu de 400. Cela correspond à une durée de 9 mois. Cette mesure est en totale contradiction avec la situation actuelle du chômage de longue durée des jeunes.</li><li>Les jeunes qui achèvent une formation n’auront droit plus qu’à 90 indemnités journalières au lieu de 260. Cela correspond à une durée d’indemnisation de 4 mois.</li><li>Le délai d’attente jusqu’à ce qu’un chômeur reçoive ses indemnités sera prolongé pour les jeunes. Les moins de 25 ans devront attendre désormais de 10 à 20 jours (en fonction de leur revenu) au lieu de 5. Pour les jeunes qui achèvent une formation, le délai d’attente est même de 6 mois.</li></ul><p>Ces coupes pousseront de nombreux jeunes vers l’aide sociale, alors que les moins de 25 ans sont déjà la catégorie d’âge la plus représentée parmi les bénéficiaires de l’aide sociale. Les problèmes seront donc simplement reportés sur les villes, les communes et les cantons, au lieu d’être résolus.
</p><p>Une large coalition d’organisations de jeunesse va mener activement campagne contre la révision de la LACI. La jeune génération défend ses droits et va motiver les jeunes à se rendre aux urnes. Pour des nombreux jeunes, il s’agira de la première expérience des droits populaires. Le site de campagne <a href="http://www.chomage-des-jeunes.ch/" target="_self">www.chomage-des-jeunes.ch</a> contient donc, outre des arguments contre la révision de la LACI, des éléments didactiques sur le droit de référendum (qu’est-ce que c’est, comment cela aboutit, etc.). Une journée d’action nationale des jeunes est prévue, ainsi que des actions décentralisées.
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Les discours de</p><ul style="font-style: italic; "><li><span>Jean Christophe Schwaab</span>, Gewerkschaftsjugend SGB</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span>Kathrin Balmer</span>, SAJV&nbsp;</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span>Catia Candeias</span>, VSS</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span>Elena Obreschkow</span>, Unia-Jugend</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span>Sonja Oesch</span>, Comedia-Jugend/Gewerkschaft Kommunikation</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span>Jérôme Hayoz</span>, SEV-Jugend</li></ul><ul><li><span>Michael Stampfli</span><span>, USO</span></li></ul><p>sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-346</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 12:44:00 +0100</pubDate><title>De la parole aux actes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/de-la-parole-aux-actes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le conseiller fédéral Schneider-Amman a invité aujourd’hui, les partenaires sociaux à se prononcer sur le rapport «&nbsp;Du personnel qualifié pour la Suisse&nbsp;»,&nbsp;lors d’une table ronde organisée par le Département fédéral de l’économie (DFE). 
</p><p>L’USS juge favorablement les propositions esquissées dans le rapport. Le catalogue de mesures présentées reste cependant au stade de la déclaration d’intention. Les moyens à mettre en œuvre pour leur réalisation sont encore loin d’être concrets. Pourtant, tous les acteurs sont d’accord sur un point&nbsp;: la formation est un élément central de notre économie et de notre société et elle doit être promue à tous les niveaux.
</p><p>Depuis plusieurs années, les syndicats attendent l’élaboration d’une loi sur la formation continue qui permette enfin d’améliorer l’accès des adultes à une formation quel que soit l’âge et le niveau de qualifications. Aujourd’hui, les obstacles à la formation du personnel peu qualifié et des femmes restent énormes. Le DFE mettra en consultation d’ici la fin de l’année une nouvelle loi sur la formation continue. L’USS attend du projet de loi qu’îl présente de véritables améliorations pour les salarié(e)s, en particulier&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>l’introduction d’un congé de formation payé, comme cela existe déjà dans les pays voisins,</li><li>une promotion systématique des compétences de base chez les adultes.</li></ul><p>En parallèle, il est nécessaire d’agir au niveau des conditions de travail et des conditions-cadre pour exercer une activité professionnelle. Encore trop de femmes avec charge de famille renoncent à exercer une activité professionnelle à la hauteur de leur compétence, parce que les conditions de travail et de salaires ne sont pas suffisamment attractives. Il faut des améliorations significatives en particulier au niveau&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>des salaires (par exemple dans l’enseignement et les professions de la santé),</li><li>des aménagements du temps de travail (réduction du temps de travail, temps partiel, planification),</li><li>des structures d’accueil pour la petite enfance et les enfants en âge scolaire.</li></ul><p></p>  ]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-362</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 12:19:00 +0100</pubDate><title>Sifflets pour des salaires féminins équitables -  Suisse aux couleurs des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/sifflets-pour-des-salaires-feminins-equitables-suisse-aux-couleurs-des-femmes</link><description>Journée nationale d’action et de grève pour l’égalité entre femmes et hommes : déjà un succès</description><content:encoded><![CDATA[<p>À 14 heures 06 précises, dans toutes les grandes localités de Suisse, on a entendu aujourd’hui un concert de sifflets strident. Il s’agissait de faire comprendre que l’on en a «&nbsp;Marre des inégalités&nbsp;!&nbsp;» et que l’«&nbsp;On veut les mêmes salaires&nbsp;!&nbsp;». Tel fut le point culminant de cette journée nationale d’action et de grève du 14 juin&nbsp; 2011.
</p><p>Avant lui, des dizaines d’actions avaient déjà commencé dans tout le pays. Le centre de Bâle s’était réveillé en partie violet et rose fuchsia. Tôt le matin, des actions avaient eu lieu un peu partout, devant des banques, dans des gares, etc. À Olten, les employé(e)s des télécoms ont participé à une conférence des femmes de cette branche et des délégations ont rendu visite aux chefs des grandes entreprises de chemin de fer pour leur demander l’égalité des sexes. Les premières manifestations ont eu lieu à Saint-Gall et dans le canton du Jura. À Genève, on a protesté devant l’Organisation internationale du Travail. Des «&nbsp;caravanes de voitures&nbsp;» pour l’égalité se sont mises à sillonner Jura et Jura bernois. À Lausanne, ce fut aussi une présentation de films. Des pauses prolongées ou des discussions ont été organisées dans de nombreuses entreprises, principalement dans l’industrie alimentaire et dans l’industrie des machines ainsi que dans la chimie. Et, dans toute la Suisse, on a assisté à la distribution de dizaines de milliers de chocolats portant l’inscription «&nbsp;Notre travail vaut bien plus&nbsp;!&nbsp;». De nombreuses femmes se sont aussi retrouvées lors de pique-nique ou d’apéritifs de l’égalité. Bref, cette journée nationale d’action pour plus d’égalité a commencé de manière impressionnante. Pour l’heure, la participation aux activités organisées dans ce cadre dépasse les attentes. Les organisatrices tablent sur plus de 100&nbsp;000 femmes et hommes. Durant l’après-midi et au début de la soirée, de nombreuses autres activités sont prévues.
</p><p>Trois revendications se trouvent au centre de ce mouvement de protestation emmené par l’USS&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Le même salaire pour un même travail ou un travail équivalent et le relèvement des salaires féminins. Les femmes gagnent en effet toujours 20&nbsp;% de moins que les hommes et les discriminations salariales se sont même remises à augmenter ces dernières années.</li><li>Le partage équitable de tout travail. Le travail familial et professionnel est toujours réparti d’une manière extrêmement inégale entre les hommes et les femmes.</li><li>La famille et la profession doivent une fois pour toutes être conciliables. Les places d’accueil destinées aux enfants continuent à faire défaut.</li></ul><p>«&nbsp;Aujourd’hui, les femmes, mais aussi les hommes, montrent que l’imposture scandaleuse en matière de salaires ne sera plus tolérée durant des années encore&nbsp;», a déclaré le président de l’USS, Paul Rechsteiner, ajoutant le regard tourné vers l’avenir&nbsp;: «&nbsp;Ici, malgré de nombreuses différences, un réseau s’est mis en place, qui devrait fournir durant quelques années encore l’impulsion nécessaire en cette question de l’égalité entre femmes et hommes.&nbsp;» Une cinquantaine d’organisations et de réseaux de femmes participent à la journée nationale d’action et de grève du 14 juin 2011.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-421</guid><pubDate>Fri, 27 Jan 2012 17:22:00 +0100</pubDate><title>L’USS conteste que PUSH soit un syndicat apte à conclure une CCT</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-conteste-que-push-soit-un-syndicat-apte-a-conclure-une-cct</link><description>Accord entre ISS Aviation et PUSH</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’association PUSH, qui ne compte aucun membre chez ISS Aviation, a été appelée à la rescousse par cette dernière pour conclure une convention collective de travail (CCT) dont l’unique objectif est de contourner le Syndicat suisse des services publics (ssp) et le personnel d’ISS en grève depuis bientôt près de trois mois. L’Union syndicale suisse (USS) considère que PUSH n’est pas un syndicat apte à conclure une CCT. En effet, elle n’offre pas les garanties d’indépendance par rapport à l’employeur pourtant exigées par les règles du droit collectif du travail. 
</p><p>PUSH, qui n’est membre ni de l’USS, ni de la Communauté Genevoise d’Action Syndicale (CGAS), ni d’aucune autre faîtière syndicale, apparaît comme téléguidée par les employeurs, en particulier afin de briser des conflits collectifs. Ainsi, l’adresse de PUSH est bien souvent celle de l’employeur et les démarches enjoignant le personnel de rejoindre cette association sont souvent le fait de supérieurs hiérarchiques. Ses délégués «&nbsp;syndicaux&nbsp;» sont le plus souvent des cadres des entreprises avec lesquelles elle prétend «&nbsp;négocier&nbsp;». En outre, PUSH affirme systématiquement vouloir éviter les conflits du travail et prend le plus souvent le parti de l’employeur en signant des accords qui lui sont favorables, respectivement qui sont défavorables aux salariés. Dans ces conditions, PUSH ne saurait être considérée comme un syndicat apte à défendre réellement les intérêts de ses membres et à rester indépendant par rapport à la partie patronale. 
</p><p>L’USS soutient donc les démarches du ssp visant à ce que PUSH ne soit pas reconnue comme organisation apte à conclure une CCT. </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-323</guid><pubDate>Mon, 09 Jan 2012 11:17:00 +0100</pubDate><title>Il faut éviter la récession et normaliser le cours du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-eviter-la-recession-et-normaliser-le-cours-du-franc</link><description>Démission du président de la Banque nationale</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) regrette la démission de M. Philipp Hildebrand, le président de la Direction générale de la Banque nationale suisse (BNS), et le remercie de son engagement auprès de cette dernière, notamment en vue d’améliorer la régulation du secteur financier.
</p><p>Mais cela ne change rien au fait que le franc reste très fortement surévalué et qu’une récession&nbsp; menace. Dans pareille situation, le mandat de la BNS est clair&nbsp;: elle doit veiller à la stabilité des prix et à une bonne évolution économique. C’est pourquoi elle doit, même après la démission de son président, défendre énergiquement l’actuel cours de change de 1,20 pour 1 euro et normaliser rapidement le cours du franc. Un taux de change plancher d’au moins 1,40 pour 1 euro est nécessaire à cet effet. </p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-452</guid><pubDate>Thu, 30 Jun 2011 16:29:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral veut faire avaler au peuple le démantèlement de l’assurance-chômage au moyen d’un attrape-nigaud</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-veut-faire-avaler-au-peuple-le-demantelement-de-l-assurance-chomage-au-moyen-d-un-attrape-nigaud</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est au moyen d’une grosse ficelle que le Conseil fédéral veut gagner le prochain scrutin sur le démantèlement de l’assurance-chômage&nbsp;: il ne dit en effet pas aux citoyennes et citoyens depuis quand les personnes au chômage seront menacées pas des baisses douloureuses des prestations de cette assurance. Et il peint sur la muraille le diable de hausses des prélèvements sur les salaires. Les citoyennes et les citoyens de ce pays ne sont toutefois pas dupes et signent en nombre le référendum contre cette révision. Ils savent que celle-ci, décidée pour assainir les dettes de cette assurance, est totalement inutile et constituerait un douloureux démantèlement pour les chômeurs et les chômeuses. De fait, à cause de cette révision, près de 10&nbsp;000 d’entre eux, dont beaucoup de personnes d’un certain âge, se retrouveraient en fin de droit et poussées vers l’aide sociale.
</p><p>Si le niveau de sa dette atteint un certain seuil l’assurance-chômage doit d’après la loi en vigueur, relever temporairement ses cotisations jusqu’à 0,5&nbsp;% de salaire, ainsi qu’introduire un pour-cent de solidarité pour les hauts revenus. Or, ce niveau est atteint aujourd’hui. Cet assainissement «&nbsp;automatique&nbsp;», qui fonctionne, a été promis à la population lors de la dernière révision de la loi sur l’assurance-chômage. 
</p><p>En voulant assainir cette dernière par le biais d’une nouvelle révision prévoyant des baisses des prestations, le Conseil fédéral veut briser cette promesse. De plus, il n’existe aucune prescription prévoyant que cette hausse des cotisations doive se faire dans sa totalité en une fois. Pour que le pouvoir d’achat ne souffre pas l’an prochain d’une hausse de cotisations, l’USS propose donc de procéder par étape, à savoir&nbsp;: </p><ul><li>début 2011&nbsp;: hausse de 0,1&nbsp;% de salaire et introduction du pour-cent de solidarité,</li><li>début 2012&nbsp;: nouvelle hausse de 0,4 % de salaire et maintien du pour-cent de solidarité.</li></ul><p>Ainsi, l’assurance-chômage serait assainie d’une manière socialement acceptable et sans qu’il y ait baisse de ses prestations. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-416</guid><pubDate>Fri, 01 Oct 2010 17:28:00 +0200</pubDate><title>L’USS juge les sanctions prévues trop faibles</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-juge-les-sanctions-prevues-trop-faibles</link><description>Une meilleure protection contre les licenciements antisyndicaux est nécessaire
</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction que le Conseil fédéral entend enfin améliorer la protection contre les licenciements de représentant(e)s syndicaux et de lanceurs et lanceuses d’alerte. Mais les sanctions proposées sont bien trop faibles&nbsp;: pour les grandes entreprises, une indemnité maximale de douze mois n’est guère dissuasive. En outre, les représentant(e)s du personnel, les syndicalistes et les lanceurs et lanceuses d’alerte qui seront victimes d’un licenciement abusif perdront définitivement leur emploi. Ils n’auront en effet aucun droit à être réintégrés et tomberont donc au chômage ou ne pourront plus faire valoir leurs droits sur leur lieu de travail.
</p><p>L’USS demande donc instamment au Conseil fédéral de fixer des sanctions dignes de ce nom, d’améliorer la protection contre les licenciements antisyndicaux et de prévoir la possibilité de réintégrer les personnes abusivement licenciées. Des mesures plus déterminées sont nécessaires, car, ces derniers mois, le nombre de licenciements abusifs de représentant(e)s du personnel ou de syndicalistes a dramatiquement augmenté. 
</p><p>À cela s’ajoute que la Suisse a été condamnée par l’Organisation internationale du Travail (OIT) parce qu’elle ne respecte pas les normes de protection internationales en matière de licenciements antisyndicaux. Or, ces normes font partie des droits humains fondamentaux.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-419</guid><pubDate>Wed, 29 Sep 2010 17:24:00 +0200</pubDate><title>Priorité à l’emploi et à la croissance</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/priorite-a-l-emploi-et-a-la-croissance</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH">Aujourd’hui, dans toute l’Europe, les syndicats protestent sous le slogan «&nbsp;NON à l’austérité. Priorité à l’emploi et à la croissance&nbsp;». Ils demandent entre autres un impôt sur les transactions et les instruments financiers afin de faire obstacle au dumping social. Et ils refusent aussi que la population, les travailleurs et les travailleuses doivent payer la note d’une crise dont ils n’ont pas la responsabilité. De nombreux gouvernements européens préparent des mesures d’austérité qui déboucheront sur un démantèlement douloureux des assurances sociales et des services publics. Et ils essaient en plus de restreindre les droits des travailleurs et travailleuses. </span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">En Suisse, la Confédération et plusieurs cantons préparent des programmes d’austérité aux effets dévastateurs sur l’économie et les services publics. Et une vaste offensive dirigée contre nos institutions sociales est aussi en cours. Lors d’une campagne étalée sur plusieurs semaines, l’USS a combattu la révision de l’assurance-chômage, qui s’est malheureusement imposée de justesse. Pour des milliers de personnes, la conséquence s’appellera «&nbsp;entrée en fin de droit&nbsp;». Si le Parlement décide de démanteler l’AVS comme prévu, l’USS saisira alors le référendum. L’USS rejette également les dégradations prévues en matière d’AI et d’assurance-accidents.</span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Une délégation des syndicats de l’USS participe aujourd’hui à la grande manifestation de Bruxelles.</span></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-420</guid><pubDate>Sun, 26 Sep 2010 17:23:00 +0200</pubDate><title>Pour l’USS, le démantèlement des prestations doit encore attendre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-l-uss-le-demantelement-des-prestations-doit-encore-attendre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Les citoyennes et citoyens ont certes accepté la révision de la loi sur l’assurance-chômage, mais avec de grandes réserves, étant donné que la baisse des prestations versées aux chômeuses et chômeurs qu’elle entraînera surviendra en pleine crise. Un appel au secours a été lancé par les régions particulièrement touchées par le chômage. Le fait que toute une partie du pays, là où ce dernier est élevé, ait dit «&nbsp;non&nbsp;» à cette révision doit aussi faire réfléchir le Conseil fédéral.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Ce dernier devra, lors de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, veiller à ce que l’on ne réduise les prestations qu’une fois la crise dépassée avec certitude et qu’une fois que le marché de l’emploi aura clairement repris. L’USS exige en outre que, pour le moment, les régions particulièrement touchées par la crise puissent continuer à verser des indemnités journalières durant six mois de plus que le reste de la Suisse. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">De plus, l’USS renforcera sa pression en faveur d’un financement plus juste de cette assurance. Les gens ne comprennent plus pourquoi les hauts et les très hauts revenus sont exemptés de l’obligation de cotiser sur leur totalité. Même si la menace brandie par le Conseil fédéral – une hausse généralisée de 2,5&nbsp;% des cotisations à l’assurance-chômage en cas de «&nbsp;non&nbsp;» - a fait peur à une majorité des citoyen(ne)s, il faut désormais qu’à l’avenir, le financement de cette dernière devienne concrètement plus juste. </span></p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-422</guid><pubDate>Wed, 22 Sep 2010 17:21:00 +0200</pubDate><title>Une révision qui finit là où elle devait finir : dans la corbeille à papier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-revision-qui-finit-la-ou-elle-devait-finir-dans-la-corbeille-a-papier</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est soulagée et satisfaite de voir qu’aujourd’hui, le Conseil national a renvoyé au Conseil fédéral le projet de modification de la loi sur l’assurance-accidents (LAA). L’USS s’est totalement engagée dès le départ pour ce renvoi d’une révision complètement ratée et s’est alliée à cet effet avec certains pans des arts et métiers ainsi que des employeurs pour qui cette révision aurait eu des effets négatifs. 
</p><p>Dans les faits, une baisse du gain maximal assuré se serait traduite par une nette dégradation de la situation pour beaucoup. La hausse de degré d’invalidité minimal de 10 à 20&nbsp;% aurait touché de nombreux travailleurs et travailleuses manuels victimes d’un accident. En outre, l’affaiblissement voulu de la SUVA (CNA) aurait mis en danger le vaste programme de prévention des accidents de cette dernière. 
</p><p>L’USS constate avec satisfaction que le projet de démantèlement d’une assurance sociale dont le fonctionnement et le financement sont excellents finit là où il devait finir&nbsp;: dans la corbeille à papier.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-425</guid><pubDate>Mon, 13 Sep 2010 17:18:00 +0200</pubDate><title>« Alliance des femmes pour l’AVS » : la 11e révision de l’AVS est inacceptable !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/alliance-des-femmes-pour-l-avs-la-11e-revision-de-l-avs-est-inacceptable</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 septembre 2010, le Conseil national délibérera pour la dernière fois au sujet des propositions de sa commission concernant la 11<sup>e</sup> révision de l’AVS. Cette révision arrive ainsi dans sa phase ultime. Aux yeux de l’«&nbsp;Alliance des femmes pour l’AVS&nbsp;», elle n’est, en l’état, pas acceptable. 
</p><p>Dès le début des délibérations sur la nouvelle mouture de 11<sup>e</sup> révision, l’«&nbsp;Alliance des femmes pour l’AVS&nbsp;», qui représente plus d’un million de femmes, s’est prononcée contre un relèvement de l’âge de la retraite des femmes qui ne serait pas accompagné d’une retraite anticipée flanquée de mesures destinées à en amortir socialement les effets. La discussion porte encore sur le modèle de retraite anticipée adopté l’été dernier par le Conseil des États, un modèle que la majorité de la commission du Conseil national propose désormais aussi. 
</p><p>Ce modèle, l’«&nbsp;Alliance des femmes pour l’AVS&nbsp;» le juge insuffisant. D’une part en effet, les mesures chargées d’atténuer la réduction des rentes anticipées seront limitées à 10 ans et, de l’autre, les 400 millions de francs décidés à cet effet ne permettront pas d’introduire une flexibilisation sociale de l’âge de la retraite. Les taux de réduction de la rente prévus dès la deuxième année d’anticipation sont trop élevés&nbsp;; c’est pourquoi beaucoup de personnes ne seront pas en mesure d’y faire face. La conséquence devrait en être que ces 400 millions ne seront pas entièrement mis à profit. 
</p><p>L’actuelle indexation bisannuelle des rentes au renchérissement ne sera plus garantie et pourra être suspendue. La réglementation prévue est une attaque contre les rentes futures, ce que l’«&nbsp;Alliance des femmes pour l’AVS&nbsp;» ne saurait accepter. 
</p><p>L’«&nbsp;Alliance des femmes pour l’AVS&nbsp;» s’est toujours clairement prononcée pour que la somme économisée par l’AVS via le relèvement de l’âge de la retraite des femmes (env. 800 millions) soit affectée à la flexibilisation de la retraite. La 10<sup>e</sup> révision de l’AVS a relevé progressivement de 62 à 64 ans l’âge de la retraite des femmes. À titre de compensation, le splitting avait été introduit à l’époque, ainsi que les bonifications pour tâches éducatives et, sur une période limitée, des taux de réduction de la rente plus faibles pour les femmes prenant une retraite anticipée. En outre, il avait été promis qu’une retraite anticipée <i>sociale</i> serait introduite à la faveur de la 11<sup>e</sup> révision de l’AVS. Le projet actuellement débattu ne prévoit absolument aucune compensation durable au relèvement de l’âge de la retraite des femmes. La remise en cause du caractère régulier de l’indexation des rentes sur la base de l’indice mixte frappera durement les femmes parce qu’elles sont particulièrement dépendantes des rentes AVS (2<sup>e</sup> pilier minime ou absent).</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-426</guid><pubDate>Wed, 08 Sep 2010 17:15:00 +0200</pubDate><title>Il faut étendre l’obligation de plan social - Pas d’assainissements d’entreprise sur le dos du personnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-etendre-l-obligation-de-plan-social-pas-d-assainissements-d-entreprise-sur-le-dos-du-personnel</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS salue la proposition du Conseil fédéral d’introduire une obligation de conclure un plan social. Ce progrès social était nécessaire depuis longtemps, tant la protection des salarié(e)s contre les effets négatifs des licenciements collectifs a accumulé de retard par rapport aux pays voisins. L’USS regrette cependant que cette obligation ne s’applique qu’aux entreprises de plus de 250 salarié(e)s. Elle demande que ce seuil soit abaissé à 100 salarié(e)s, afin qu’un plus grand nombre de travailleurs et travailleuses bénéficient d’une atténuation des conséquences de licenciements collectifs. 
</p><p>En revanche, l’USS rejette la proposition du Conseil fédéral de délier les acquéreurs d’une entreprise en faillite de leur obligation de reprendre tels quels tous les contrats de travail. Il n’est pas acceptable que l’assainissement d’une entreprise se fasse sur le dos de son personnel. Lors d’un assainissement, c’est en effet le maintien des emplois qui doit figurer au premier plan. Or, la flexibilité du droit suisse du travail donne déjà une marge de manœuvre suffisante aux employeurs. La suppression de cette protection reviendrait à reporter le coût des assainissements d’entreprises sur l’assurance-chômage. 
</p><p>L’affirmation comme quoi l’obligation pour le nouvel employeur de reprendre tous les contrats de travail rendrait les reprises plus difficiles, respectivement comme quoi sa suppression les rendrait plus efficaces, ne repose sur aucune preuve empirique. À notre connaissance, il n’existe aucun cas où un acquéreur potentiel d’une entreprise en faillite y aurait renoncé à cause de l’obligation de reprendre les contrats de travail aux mêmes conditions. En revanche, les cas de faillites abusives, déclenchées uniquement pour ne pas avoir à honorer des créances salariales, sont malheureusement monnaie courante. De même, les pseudo-assainissements, dont l’objectif réel est plutôt de licencier du personnel, sont une réalité et des mesures doivent être prises pour les éviter. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-427</guid><pubDate>Tue, 07 Sep 2010 17:13:00 +0200</pubDate><title>Le démantèlement de l’assurance-chômage créera des milliers de « fin de droit »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-demantelement-de-l-assurance-chomage-creera-des-milliers-de-fin-de-droit</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le chômage de longue durée a poursuivi sa progression au mois d’août. Il concerne désormais un quart des personnes au chômage. Pour une grande part, il s’agit de personnes de plus de<br> 50 ans. Le chômage de longue durée frappe particulièrement la Suisse latine, des cantons où la loi en vigueur permet aujourd’hui d’augmenter à 520 le nombre d’indemnités journalières. 
</p><p>Si l’assurance-chômage est démantelée, c’est-à-dire si la 4e révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) est acceptée dans les urnes le 26 septembre, des milliers de personnes se retrouveront en fin de droit. Cela, d’une part, parce que les cantons où la crise sévit n’auront plus le droit de prolonger la durée d’indemnisation et, de l’autre, parce que les travailleurs et travailleuses âgés qui auront eu des emplois précaires recevront moins d’indemnités journalières.
</p><p>Pour les personnes concernées, arriver en fin de droit est un triste sort. Elles sont condamnées à l’aide sociale, ce qui, pour les plus âgées d’entre elles, est particulièrement grave. En effet, elles devront recourir à leurs avoirs du 2e pilier avant de bénéficier de l’aide sociale. En d’autres termes, leurs revenus ne baisseront pas seulement durant la période où elles dépendront de l’aide sociale, mais, une fois à la retraite, elles disposeront aussi de beaucoup moins d’argent. 
</p><p>Le démantèlement de l’assurance-chômage visé économise aux dépens des personnes défavorisées et entraînera de très graves injustices sociales. Une fois de plus, on veut ménager les hauts et très hauts revenus, à savoir&nbsp;: ceux des managers qui portent la responsabilité des licenciements durant la crise. C’est pour tout cela que l’Union syndicale suisse (USS) s’engage en faveur du NON à la révision de la LACI. À l’avenir, les profiteurs doivent payer à l’assurance-chômage des cotisations sur la totalité de leurs revenus. Celle-ci retrouverait alors son équilibre financier sans qu’il soit besoin de faire passer à la caisse les salarié(e)s comme vous et moi ainsi que les chômeurs et les chômeuses.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-429</guid><pubDate>Thu, 02 Sep 2010 17:08:00 +0200</pubDate><title>Le Comité de l’USS se solidarise avec les grévistes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-comite-de-l-uss-se-solidarise-avec-les-grevistes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa première réunion après la pause estivale, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a adopté une résolution de solidarité avec le personnel en grève de l’entreprise ISS Aviation (nettoyage d’avions) de l’aéroport de Genève&nbsp;:
</p><p>«&nbsp;Depuis plus de 50 jours, le personnel d’ISS Aviation de l’aéroport de Genève est en grève. Il refuse les baisses violentes de salaire que l’entreprise veut imposer et le fait que cette dernière a dénoncé la convention collective de travail (CCT) en vigueur. Pour certaines catégories du personnel, ces baisses de salaire seraient de 25&nbsp;% (&nbsp;!). ISS veut que le salaire maximum d’une nettoyeuse passe de 4847,75 (après 20 années de pratique) à 3550 francs. 
</p><p>Le Comité de l’USS estime qu’une telle offensive est purement et simplement insultante et porte atteinte à la dignité des personnes concernées. ISS Aviation, qui est une entreprise mondiale et non une petite boîte qui lutterait pour sa survie, doit continuer à verser des salaires décents et à respecter la CCT en vigueur. 
</p><p>Le Comité de l’USS se solidarise avec les grévistes. Il demande avec insistance au gouvernement genevois, qui est l’«&nbsp;autorité concédante&nbsp;» pour les entreprises actives à l’aéroport, de s’opposer avec détermination à de telles baisses des salaires.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-430</guid><pubDate>Wed, 01 Sep 2010 17:07:00 +0200</pubDate><title>Les jeunes se mobilisent contre le démantèlement de l’assurance-chômage !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-jeunes-se-mobilisent-contre-le-demantelement-de-l-assurance-chomage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) saborde la protection des chômeurs et chômeuses, en particulier des travailleuses/travailleurs âgés, de ceux qui ont été longtemps malades et des habitant(e)s des régions très touchées par la crise. Les jeunes sont aussi durement punis par cette révision&nbsp;: ils doivent payer plus de cotisations pour recevoir moins de prestations. Beaucoup risquent donc de dépendre de l’aide sociale. Pendant ce temps, les managers aux salaires abusifs sont récompensés par cette révision de la LACI. 
</p><p>C’est pourquoi les organisations de jeunesse se mobilisent contre cette 4ème révision de la LACI. Dès le 2, mais surtout le 4 septembre, ils organisent des actions dans toute la Suisse. Dans de nombreux cantons (BE, BS, FR, GE, SG, SO, TG, VD, VS, ZH) et dans la plupart des grandes villes (Genève, Lausanne, Fribourg, Bâle, Berne, St-Gall, Winterthour, Zurich) auront lieu des actions de sensibilisation pour faire voter les jeunes et tous ceux qui défendent une assurance-chômage équitable. Les formes d’actions ont été définies par les groupes de jeunes locaux et elles seront créatives et parfois spectaculaires. 
</p><p>Sur le site internet du comité des jeunes contre le démantèlement de la LACI&nbsp;: <a href="http://www.chomage-des-jeunes.ch/">www.chomage-des-jeunes.ch</a>, des images des actions seront publiées. Sur ce site, on peut trouver en outre des informations détaillées sur la révision de la LACI ainsi que des conseils pour mener campagne. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-431</guid><pubDate>Tue, 31 Aug 2010 17:05:00 +0200</pubDate><title>Arts et métiers et syndicats en demandent ensemble le renvoi au Conseil fédéral</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/arts-et-metiers-et-syndicats-en-demandent-ensemble-le-renvoi-au-conseil-federal</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH">Dans le cadre d’une alliance quelque peu inhabituelle, les arts et métiers ainsi que les syndicats demandent aujourd’hui au Parlement de renvoyer au Conseil fédéral une révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA) complètement ratée. Les directions, d’une part, de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) et de l’Union suisse des arts et métiers (USAM) et, de l’autre, de l’Union syndicale suisse (USS) ainsi que du syndicat Unia sont unanimes à constater que cette révision va inutilement dégrader une assurance qui a toujours bien fonctionné, ce qui, pour une nette majorité des entreprises et des salarié(e)s, entraînera une hausse des cotisations pour une protection moindre. </span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Le conseiller national Werner Messmer, président de la SSE, représente aussi une «&nbsp;plate-forme des associations de branches assurées auprès de la SUVA&nbsp;», qui regroupe pas moins de 60&nbsp;000 entreprises comptant plus d’un million de travailleurs et travailleuses assurés. Estimant que cette dégradation de la SUVA n’est «&nbsp;pas compréhensible&nbsp;», il signale, entre autres, la baisse du gain maximal assuré de 126&nbsp;000 à 100&nbsp;000 francs&nbsp;: «&nbsp;Conséquence&nbsp;: un relèvement nécessaire de deux pour-cent des primes de l'assurance de base, étant donné que les recettes de primes diminueraient plus fortement que les dépenses de prestations d'assurances. En outre, l'entreprise serait contrainte de conclure des assurances complémentaires pour éviter que ses cadres subissent des diminutions de couverture. Les coûts s'alourdiraient du fait de la conclusion de ces assurances…&nbsp;» Le secteur principal de la construction serait durement frappé par cette importante «&nbsp;"désolidarisation", car la fréquence des accidents serait sensiblement plus élevée pour les collaborateurs résiduels assurés auprès de la SUVA que pour les cadres "exonérés des cotisations".&nbsp;»</span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a rappelé que l’assurance-accidents était un modèle historique de succès&nbsp;: «&nbsp;Avec l’AVS, elle est la mieux financée des assurances sociales, ses comptes sont sains et elle ne coûte pas un centime à la Confédération.&nbsp;» Paul Rechsteiner a aussi stigmatisé la hausse du degré d’invalidité minimal de 10 à 20&nbsp;%. Pour les travailleuses et les travailleurs manuels, cela représenterait des coûts sensibles et, pour les employeurs, de nouveaux risques en matière de responsabilité civile. Et il a mis en garde le lobby des assurances privées qui s’est imposé jusque là au niveau du Parlement&nbsp;: «&nbsp;Nous sommes confiants&nbsp;: le peuple, qui, dans ce cas extrême, devrait payer plus de primes pour moins de prestations, rejetterait vigoureusement cette révision. Le législateur doit et peut s’épargner un tel fiasco, en retournant cette révision ratée à son expéditeur&nbsp;: le Conseil fédéral.&nbsp;»</span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Pour le directeur de l’USAM, Hans-Ulrich Bigler, «&nbsp;cette assurance fonctionne aujourd’hui trop bien pour que nous soyons prêts à accepter une révision bâclée aux conséquences imprévisibles.&nbsp;». L’USAM refuse également que la SUVA soit affaiblie. Ces dernières années, elle a abaissé progressivement les primes de l’assurance-accidents professionnels, «&nbsp;ce que les entreprises apprécient fortement&nbsp;». Hans-Ulrich Bigler a aussi critiqué «&nbsp;la manière dont les assureurs privés, qui souhaiteraient volontiers s’assurer des possibilités de gains supplémentaires, ont fait pression sur le Parlement.&nbsp;»</span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Il faut «&nbsp;mettre fin à l’enrichissement scandaleux des assureurs et défendre la SUVA&nbsp;», a résumé Andreas Rieger, le coprésident du syndicat Unia, signalant d’autres dangers qu’entraînerait un affaiblissement de la SUVA. De fait, cette dernière encourage aussi la mise en œuvre concrète de la sécurité au travail dans les entreprises&nbsp;» et ses efforts en matière de prévention ont eu pour effet «&nbsp;une diminution sensible du nombre d’accidents de travail graves – et donc coûteux.&nbsp;» C’est aussi pour cela que cette révision est «&nbsp;absurde, inutile et scandaleuse&nbsp;». Et si le Parlement ne le comprend pas, «&nbsp;une alliance (…) inhabituelle&nbsp;» veillera à ce que ce «&nbsp;projet des groupes d’assureurs privés (échoue) au plus tard en votation populaire.&nbsp;»</span></p><p>&nbsp;</p><h3>Plus d'information dans ces discours de :</h3><ul><li><span><b>Werner Messmer</b>, conseilleur national, président de la Société Suisse des Entrepreneurs (SSE)</span></li><li style="font-style: italic; "><b>Paul Rechsteiner</b>, conseilleur national, président de l'USS</li><li style="font-style: italic; "><span><b>Hans-Ulrich Bigler</b></span>, directeur de l'Union suisse des arts et métiers usam</li><li style="font-style: italic; "><span><b>Andreas Rieger</b></span>, coprésident du Syndicat Unia</li></ul>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-432</guid><pubDate>Mon, 16 Aug 2010 16:53:00 +0200</pubDate><title>Ils veulent empêcher le NON à coups de millions</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ils-veulent-empecher-le-non-a-coups-de-millions</link><description>C’est avec une campagne onéreuse, à hauteur de plusieurs millions de francs, que les par-tisans du démantèlement de l’assurance-chômage tentent de dissuader le peuple de rejeter glisser un NON à une révision ratée. Une campagne financée pour l’essentiel par les profiteurs, ceux que la révision ménage. </description><content:encoded><![CDATA[<p>S’il était plus sincère, le slogan de la campagne pour le démantèlement de l’assurance-chômage devrait être&nbsp;: «&nbsp;Éviter une hausse plus forte des cotisations salariales DES PROFITEURS&nbsp;» ou «&nbsp;Pas de hausse des cotisations salariales DES PROFITEURS&nbsp;». Aujourd’hui, le patron du Crédit Suisse, Brady Dougan, dont le salaire s’élève à plusieurs millions, paie en effet exactement 2520 francs par an de cotisations à l’assurance-chômage, c’est-à-dire la même chose qu’un salarié dont le salaire se monte à 126&nbsp;000 francs. C’est là une injustice que la révision bétonnerait. Or un NON à cette révision ratée ouvrirait la voie à un financement plus juste de cette assurance, attendu depuis trop longtemps. En effet, si la totalité des salaires, donc sans plafonnement aucun, était soumise – comme pour l’AVS ou l’AI - à des cotisations de l’assurance-chômage, celle-ci pourrait être financée sans problème et sans démantèlement de ses prestations. 
</p><p>La révision injuste de l’assurance-chômage coûterait environ 1,4 milliard de francs aux contribuables et aux personnes au chômage. Elle réduirait les prestations servies aux jeunes et aux plus âgés qui perdent leur emploi, ainsi qu’à celles et ceux qui veulent réintégrer le marché du travail. 
</p><p>Pas étonnant alors si plus de 140&nbsp;000 personnes ont signé le référendum. Et elles seront encore beaucoup plus, le 26 septembre, à voter NON, ouvrant la voie à une révision juste de l’assurance-chômage.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-433</guid><pubDate>Thu, 12 Aug 2010 16:52:00 +0200</pubDate><title>Dumping salarial par les autorités – le gouvernement genevois sème la misère</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dumping-salarial-par-les-autorites-le-gouvernement-genevois-seme-la-misere</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 8 juillet – soit depuis plus d’un mois -, le personnel d’ISS Aviation (nettoyage d’avions) de l’aéroport de Genève est en grève. Il se bat contre la dénonciation de la convention collective de travail (CCT) et la baisse des salaires. Pour certaines catégories du personnel, ISS veut imposer des baisses de près de 25&nbsp;% (&nbsp;!). Et cela, pour des salaires qui ne permettent de toute façon guère de vivre dans un endroit aussi cher que Genève. Un exemple&nbsp;: selon les dispositions de la CCT dénoncée, une nettoyeuse peut arriver, après vingt ans d’activité, à un salaire maximum de 4847,75 francs. Et ce montant devrait être encore abaissé à 3550 francs. Socialement, c’est purement et simplement une insulte et une attaque contre la dignité des travailleuses et travailleurs. 
</p><p>Pire encore&nbsp;: ce dumping salarial est favorisé par l’État de Genève, qui est l’«&nbsp;autorité concédante&nbsp;». La société Aéroport international de Genève (AIG), qui est présidée par le président du gouvernement cantonal, le radical François Longchamp, est tenue de veiller à ce que les salaires versés à l’aéroport soient corrects. Or, en lieu et place de cela, AIG s’est opposée aux grévistes. 
</p><p>Le ssp et l’USS demande au gouvernement genevois de mettre un terme à cette politique de démolition. Il n’est quand même pas possible qu’un gouvernement (sa majorité) décrète des salaires de misère pour sa propre population.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-434</guid><pubDate>Fri, 06 Aug 2010 16:50:00 +0200</pubDate><title>La présidente de la Confédération à court d’arguments</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-presidente-de-la-confederation-a-court-d-arguments</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La présidente de la Confédération, Doris Leuthard et son chef de la Direction du travail, Serge&nbsp; Gaillard, ont de la peine à dissuader les citoyennes et citoyens de dire NON à leur révision ratée de l’assurance-chômage. Ce qui n’étonnera pas, car cette révision est synonyme de&nbsp;: </p><ul><li>hausses des cotisations pour les travailleurs et travailleuses ainsi que pour les employeurs&nbsp;;</li></ul><ul><li>baisses des prestations aux dépens des jeunes et des plus âgé(e)s qui perdront leur emploi ainsi que les personnes qui, désirant revenir sur le marché du travail, n’y trouveront aucun emploi&nbsp;;</li></ul><ul><li>augmentations des dépenses des cantons et des communes ainsi que de tous les contribuables.</li></ul><p>En tout, cette révision coûtera environ 1,4 milliard de francs. Une somme qui devra être payée par les cotisant(e)s, les contribuables et les chômeurs et chômeuses.
</p><p>Cette révision devrait supprimer le déficit structurel de l’assurance-chômage, prétendent Mme Leuthard et M. Gaillard. En réalité, elle ne fait que transférer des coûts&nbsp;: sur les cantons, les communes, les contribuables et les cotisant(e)s ainsi que les plus faibles, les personnes au chômage.
</p><p>Les syndicats ont saisi le référendum contre cette révision ratée, parce qu’ils sont persuadés que cette importante assurance sociale peut être assainie sans en démanteler les prestations. En effet, si, comme pour l’AVS, les hauts et très hauts revenus devaient payer des cotisations sur leur totalité, on serait en mesure de financer l’actuel niveau des prestations.
</p><p>Par sa valse hésitation sur le moment de l’entrée en vigueur de cette révision – si elle est acceptée – Doris Leuthard montre à quel point elle est mal à l’aise. Ses hésitations et ses incertitudes prouvent de fait qu’elle sait très bien que ce projet de démantèlement aura des conséquences négatives sur la conjoncture et la situation des chômeurs et chômeuses.
</p><p>Que la présidente de la Confédération cherche à résoudre sa pénurie d’arguments en faisant pression sur les citoyennes et les citoyens est inquiétant. De fait, ce ne sont pas les partisan(e)s du référendum qui, avec leur NON, provoqueront une hausse de 0,5 des cotisations. C’est le Conseil fédéral qui a décidé cette hausse en cas de victoire du NON&nbsp;; cela, alors que la loi en vigueur permettrait aussi des solutions modérées ici. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-428</guid><pubDate>Tue, 03 Aug 2010 17:10:00 +0200</pubDate><title>Sans changements substantiels, le référendum sera lancé contre la 11e révision de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sans-changements-substantiels-le-referendum-sera-lance-contre-la-11e-revision-de-l-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa première séance après la pause estivale, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a décidé à l’unanimité de saisir le référendum contre la 11<sup>e</sup> révision de l’AVS si le projet n’était pas substantiellement corrigé à l’occasion de la session d’automne. Le Comité de l’USS a également adopté ses recommandations pour les votations populaires du 28 novembre, à savoir&nbsp;: un OUI unanime à l’initiative «&nbsp;Pour des impôts équitables&nbsp;» et un double NON à l’initiative «&nbsp;Pour le renvoi des étrangers criminels&nbsp;» et à son contreprojet. 
</p><p>Parce qu’il dégrade le système d’adaptation des rentes, le projet de <b>11<sup>e</sup> révision de l’AVS</b> représente une offensive brutale contre les rentes de cette assurance. Les mesures destinées à compenser les effets financiers de la retraite anticipée sont, elles aussi, absolument insuffisantes. Pour que cette compensation soit sociale, le montant à prévoir ici doit être de 800 millions de francs, soit la somme économisée avec le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes. &nbsp;
</p><p>L’<b>initiative «&nbsp;Pour des impôts équitables&nbsp;»</b> doit enrayer la mécanique d’une concurrence fiscale excessive et ruineuse qui n’est, finalement, qu’une lente saignée des pouvoirs publics de toute la Suisse et ne sert qu’à améliorer la position des milieux déjà favorisés. En fixant des taux d’impositions minimaux pour les très hauts revenus et les très grandes fortunes, respectivement de 22&nbsp;% et 0,5&nbsp;%, l’initiative du Parti socialiste jugule cette concurrence fiscale et fait obstacle à la propagation de traitements de faveur pour les nantis.
</p><p>Le Comité de l’USS justifie son double NON à l’<b>initiative «&nbsp;Pour le renvoi des étrangers criminels</b>&nbsp;» et à son <b>contreprojet</b> d’abord par l’argument suivant&nbsp;: le même crime doit être puni en appliquant le même droit. La nationalité ne saurait être un critère ici. En outre, l’initiative aurait dû être invalidée parce que ne satisfaisant pas certaines normes internationales. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-436</guid><pubDate>Tue, 20 Jul 2010 16:46:00 +0200</pubDate><title>Les sanctions en cas de licenciement abusif d’un représentant du personnel sont trop faibles</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-sanctions-en-cas-de-licenciement-abusif-d-un-representant-du-personnel-sont-trop-faibles</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS salue le récent jugement du tribunal des prud’hommes de Zurich, qui a confirmé que le licenciement du président de la commission du personnel de TA-Media en pleine négociation de plan social était abusif. 
</p><p>Mais ce jugement démontre aussi que les sanctions en cas de licenciement abusif de représentants du personnel sont trop faibles. Le tribunal n’a accordé qu’une indemnité de trois mois de salaire. De telles sanctions n’ont pas le moindre effet dissuasif. En effet, une grande entreprise comme TA-Media peut s’acquitter sans problème d‘un tel montant. Des employeurs hostiles au partenariat social peuvent donc facilement se débarrasser de leurs employés syndiqués ou des représentants du personnel. Les travailleurs qui défendent les intérêts de leurs collègues doivent donc toujours craindre pour leur emploi, en particulier lorsqu’ils négocient avec leur employeur pour sauver des emplois en cas de difficultés ou pour amoindrir les conséquences sociales d’une restructuration. 
</p><p>La Suisse a été condamnée par l’OIT sur plainte de l’USS, car sa législation ne respecte pas les standards minimaux protégeant la liberté syndicale et le partenariat social. Ce jugement démontre à nouveau l’urgence et la nécessité d’une amélioration de la protection contre le licenciement antisyndical. L’USS exige que les syndicalistes et les représentants du personnel licenciés abusivement puissent être réintégrés.&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-438</guid><pubDate>Thu, 08 Jul 2010 16:45:00 +0200</pubDate><title>Avec, en plus, cette révision faite à la hache</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avec-en-plus-cette-revision-faite-a-la-hache</link><description>Une vague d’arrivées en fin de droits menace</description><content:encoded><![CDATA[<p>En juin, le nombre des sans-travail s’est une nouvelle fois rétracté pour des raisons presque exclusivement saisonnières. Ce recul risque de cacher une évolution menaçante&nbsp;: il y a de plus en plus de chômeuses et chômeurs de longue durée, les salarié(e)s âgés étant particulièrement touchés. Depuis 2008, le nombre des sans-travail de longue durée ayant perdu leur place dans l’industrie des machines et des métaux a été multiplié par cinq. Et les chiffres du chômage dans les régions fortement touchées par la crise continuent d’inquiéter. Ainsi, dans le canton de Neuchâtel, le recul du nombre de chômeuses et chômeurs reste inférieur à la moyenne.
</p><p>Les perspectives de croissance retenues pour 2010 et 2011 ne laissent prévoir qu’une faible reprise de l’emploi. La Suisse est menacée par une vague d’exclusions, touchant particulièrement les travailleuses et travailleurs âgés. Rejeté(e)s à l’aide sociale, ils et elles ne devront pas seulement vivre avec un revenu amoindri, mais seront en outre menacés de perdre une partie importante de leurs rentes de vieillesse, puisque de nombreuses personnes concernées devront utiliser d’abord leur avoir de prévoyance avant d’obtenir une aide sociale.
</p><p>En outre, la situation difficile des sans-travail va être aggravée par la régression organisée en matière d’assurance-chômage. La révision de la LACI prévoit notamment une réduction du nombre des indemnités journalières pour les salarié(e)s âgés et pour les chômeuses et les chômeurs dans les régions touchées par la crise. Pour des milliers d’entre eux et d’entre elles, cela signifie l’arrivée en fin de droits.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-437</guid><pubDate>Thu, 08 Jul 2010 16:39:00 +0200</pubDate><title>Jean Christophe Schwaab est le nouveau responsable du droit du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/jean-christophe-schwaab-est-le-nouveau-responsable-du-droit-du-travail</link><description>Nouveau changement au secrétariat de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>À l’unanimité, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a élu Jean Christophe Schwaab responsable à l’USS des domaines du droit du travail ainsi que de la sécurité et santé au travail. Il reprend ainsi, à la faveur d’une rocade, les dossiers dont Doris Bianchi avait à ce jour la charge. Celle-ci prendra à son tour la responsabilité du dossier des assurances sociales à partir du 1er janvier 2011, en remplacement de Colette Nova qui quitte l’USS pour devenir vice-directrice de l’Office fédéral des assurances sociales. 
</p><p>Occupé à 60&nbsp;% à l’USS depuis 2007 en tant que secrétaire central, Jean Christophe Schwaab était chargé des domaines de la formation professionnelle initiale, de la politique de la jeunesse et des affaires internationales. Mais il traitait également déjà avec compétence de thèmes relevant du droit du travail, en particulier de celui de la protection contre les licenciements. Provisoirement, il continuera à s’occuper de la politique de jeunesse et du domaine de l’international, son taux d’occupation passant alors à 80&nbsp;%.
</p><p>Né en 1979, Jean Christophe Schwaab est docteur en droit depuis 2009. Marié et futur père, il vit à Riex. En Suisse romande, ses talents d’orateur et de défenseur des revendications syndicales et de gauche sont bien connus&nbsp;; et cela, bien au-delà du canton de Vaud dont il est membre du Grand Conseil depuis 2007.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-439</guid><pubDate>Tue, 06 Jul 2010 16:35:00 +0200</pubDate><title>Plus de 140 000 personnes ont déjà dit NON</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plus-de-140-000-personnes-ont-deja-dit-non</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En l’espace de trois mois seulement, <b>140 514</b> Suissesses et Suisses ont signé le référendum contre la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI). Ils et elles ont ainsi dit&nbsp;:</p><ul><li>NON au démantèlement des prestations de la LACI sur le dos des plus faibles en pleine crise, alors qu’une bonne protection est plus que nécessaire&nbsp;; </li></ul><ul><li>NON aux hausses des cotisations uniquement pour les petits salaires et les salaires normaux&nbsp;;</li></ul><ul><li>NON à un financement injuste de l’assurance-chômage qui épargne les hauts et très hauts revenus&nbsp;; </li></ul><ul><li>NON aux discriminations à l’encontre des chômeurs et chômeuses jeunes et âgés, ainsi que de celles et ceux qui reprennent une activité lucrative&nbsp;; </li></ul><ul><li>NON à une révision qui sera synonyme de surcoûts pour les cantons et les communes, parce que les gens arriveront plus rapidement en fin de droit et seront poussés vers l’aide sociale&nbsp;; </li></ul><ul><li>NON à une révision qui ne fera qu’alourdir les charges<br>en augmentant les cotisations salariales d’environ 642 millions de francs,<br>des cantons et des communes de beaucoup plus que 100 millions de francs,<br>des chômeurs et chômeuses de près de 622 millions de francs. </li></ul><p>La large alliance «&nbsp;NON au démantèlement de l’assurance-chômage&nbsp;» a déposé aujourd’hui à la Chancellerie fédérale un nombre de signatures beaucoup plus élevé que nécessaire pour un référendum. Ce succès éclatant montre que la révision de la LACI se heurte au rejet de la population dans toutes les régions du pays. L’alliance référendaire est convaincue que les citoyennes et citoyens de ce pays jetteront clairement aux oubliettes le 26 septembre prochain cette révision inéquitable et irréfléchie. 
</p><p>L’alliance «&nbsp;NON au démantèlement de l’assurance-chômage&nbsp;» coordonnée par l’USS regroupe des syndicats, des partis politiques, des organisations de chômeurs et chômeuses ainsi que d’autres organisations. Il s’agit pour l’heure des organisations suivantes&nbsp;: les fédérations membres de l’USS et de Travail.Suisse. SEC Suisse, la Jeunesse syndicale, le Parti socialiste suisse, les Verts, le PEV, le PCS, le PST-POP, la Jeunesse socialiste suisse, les Jeunes vert-e-s, les comités de chômeurs et chômeuses, le comité référendaire «&nbsp;Non au démantèlement de la LACI&nbsp;». le CSAJ et l’OSEO. L’adresse de leur site commun est&nbsp;: <a href="http://www.laci.ch/">www.laci.ch</a>. 
</p><h3>Signatures récoltées</h3><p><b>Unia</b>: 32 517
</p><p><b><b><b>SE</b>V</b></b>: 5 194
</p><p>ssp: 4 644&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
</p><p>comedia: 1 701
</p><p>Diverses fédérations de l’USS: 13 092
</p><p><b>Total USS: 57 154</b></p><p>&nbsp;</p><p>Syna: 17 782
</p><p>Employés Suisse: 5 466
</p><p>SCIV: 2 623
</p><p>transfair: 2 737
</p><p>Diverses organisations membres de Travail.Suisse: 10 955
</p><p>Total Travail.Suisse: 39 563
</p><p>&nbsp;</p><p>PS Suisse: 30 492
</p><p>Comités de chômeurs et chômeuses: 7 886
</p><p>Verts: 3 115
</p><p>Divers (p.ex. PCS, OSEO, etc.): 2 304
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Total: 140 514</b></p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-451</guid><pubDate>Thu, 01 Jul 2010 16:33:00 +0200</pubDate><title>La cherté du franc menace 30 000 emplois – La Banque nationale doit agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-cherte-du-franc-menace-30-000-emplois-la-banque-nationale-doit-agir</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>&gt;Dans une résolution, le Comité de l’USS demande instamment à la Banque nationale de prendre des mesures contre l’appréciation destructrice du franc suisse. 
</p><p>«&nbsp;Cette appréciation du franc risque de causer des dommages durables à l’économie suisse d’exportation. Petit pays, la Suisse a besoin d’une économie d’exportation qui soit solide. C’est pourquoi le Comité de l’USS demande instamment à la Banque nationale d’agir contre cette appréciation destructrice du franc. La Banque nationale ne peut pas soutenir le secteur financier et laisser l’économie réelle en rade.
</p><p>Ces dernières semaines, le franc s’est énormément apprécié. Comme la Banque nationale s’est retirée des marchés des devises, il ne s’est pas uniquement fortement apprécié par rapport à l’euro, mais aussi par rapport aux autres monnaies, comme le dollar. Depuis 2007, sa valeur extérieure pondérée des exportations a augmenté d’environ 20&nbsp;%. Dont 6 % depuis la fin 2009 seulement. La compétitivité-prix de l’économie suisse d’exportation par rapport à ses concurrents étrangers s’est nettement dégradée. Pression sur les salaires, licenciements et délocalisations de pans de la production en seront les conséquences. Selon une évaluation de l’USS, la seule appréciation du franc depuis fin 2009 devrait coûter 30&nbsp;000 emplois.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-455</guid><pubDate>Fri, 25 Jun 2010 16:32:00 +0200</pubDate><title>Inacceptable : une hausse des primes pour… des prestations moindres dans l’assurance-accidents !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/inacceptable-une-hausse-des-primes-pour-des-prestations-moindres-dans-l-assurance-accidents</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La commission de politique sociale du Conseil national serre la vis pour plusieurs assurances sociales solides&nbsp;: l’AVS et l’assurance-accidents.&nbsp; 
</p><p>Monstrueux&nbsp;! Les assureurs privés dictent la révision de l’assurance-accidents. Or, cette dernière se trouve dans la meilleure santé possible et dans les chiffres noirs. Nonobstant, la majorité de la commission du Conseil national chargée de l’examen préliminaire prépare un grossier démantèlement des prestations de cette assurance sociale. Ce faisant, elle donne aux assureurs privés accès à de juteuses affaires avec les assurances complémentaires pour les hauts revenus.
</p><p>Afin d’offrir aux assureurs privés de nouvelles sources de profits, la majorité de cette commission veut radicalement réduire, sans nécessité aucune, la couverture d’assurance obligatoire (de Fr.&nbsp;126&nbsp;000.- à Fr. 101&nbsp;000.- de salaire annuel) dans la loi sur l’assurance-accidents. Les prestations destinées aux bas et moyens revenus baisseraient ensuite aussi. Et à cause de la baisse induite des recettes, les primes de l’assurance de base devraient être augmentées de 2&nbsp;% pour tout le monde. Afin de maintenir les prestations à leur niveau actuel, les entreprises devraient conclure des polices d’assurances complémentaires chères et tant les employeur(e)s que les salarié(e)s devraient supporter un surcoût. 
</p><p>La décision de supprimer les rentes d’invalidité pour les personnes accidentées d’un degré AI inférieur à 20 % ne détonne pas dans le paysage d’une politique favorable aux intérêts des assureurs privés. Les personnes exerçant une activité lucrative devront désormais réclamer le payement de leurs pertes de salaire en cas d’invalidité causée par un accident jusqu’à 20&nbsp;% auprès de leur employeur, et non plus de l’assureur-accidents C’est un retour au 19e siècle, qui s’accompagnera de nombreux et onéreux passages devant les tribunaux, ce qui pèsera sur les rapports de travail. Les réductions des rentes pour les invalides par accident arrivés à l’âge AVS sont également inacceptables&nbsp;; ces rentes seraient massivement réduites, voire totalement supprimées pour certaines. 
</p><p>La 11e révision de l’AVS continue à aller dans le mur. Le relèvement impopulaire de l’âge de la retraite des femmes ne serait acceptable que si les économies d’au moins 800 millions ainsi réalisées étaient affectées au financement d’une retraite anticipée socialement aménagée. 
</p><p>L’USS demande aux Chambres fédérales qu’elles corrigent ces décisions antisociales concernant l’AVS et l’assurance-accidents.. Le 7 mars a montré que le peuple a déjà sorti un carton rouge pour sanctionner les visées de démantèlement au profit des assureurs-vie.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-454</guid><pubDate>Fri, 25 Jun 2010 16:28:00 +0200</pubDate><title>Des organisations suisses demandent au Conseil fédéral d’intervenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-organisations-suisses-demandent-au-conseil-federal-d-intervenir</link><description>À travers une pétition lancée par l’Union syndicale suisse (USS) et l’organisation de solidarité le SOLIFONDS, 32 organisations demandent au Conseil fédéral de s’engager pour les droits humains au Honduras. Depuis le putsch d’il y a une année, des membres de l’opposition et des journalistes sont régulièrement victimes de mesures d’intimidation et d’assassinats sciemment commis. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 juin 2009, le président démocratiquement élu Manuel Zelaya du Honduras a été renversé par l’armée et expulsé du pays. Les nombreuses protestations émises par la population contre ce putsch ont été violemment réprimées, des centaines de manifestant(e)s furent emprisonnés et brutalisés, et nombre d’entre eux tués. Les élections organisées en novembre 2009 par les put-schistes se sont déroulées dans un climat de répression politique et en l’absence d’une vraie liberté d’opinion&nbsp;; elles furent d’ailleurs largement boycottées. La majorité de la population ne reconnaît pas le gouvernement de Porfirio Lobo Sosa issu de ces «&nbsp;élections&nbsp;» comme son représentant légitime. 
</p><p>Depuis l’entrée en fonction de Lobo, en janvier 2010, les violations des droits humains se sont poursuivies&nbsp;: des dirigeant(e)s de syndicats, mais aussi des journalistes, sont les victimes de mesures d’intimidation et de pression. Sur les seuls trois mois de février, mars et avril 2010, sept journalistes, quatre syndicalistes et plusieurs membres de l’organisation paysanne MUCA ont été assassinés. Mais pour aucun de ces cas une enquête sérieuse n’a été menée à ce jour et il a été encore moins question d’établir l’identité des responsables et de les traduire en justice. 
</p><p>C’est pourquoi 32 organisations – dont les syndicats Unia, ssp et comedia, la communauté de travail des grandes œuvres d’entraide «&nbsp;Alliance Sud&nbsp;» et le Parti socialiste suisse, ainsi que de nombreuses organisations non gouvernementales et de solidarité – s’adressent au Conseil fédéral au moyen d’une pétition lancée par l’USS et le SOLIFONDS. Elles demandent qu’il s’engage pour que les violations des droits humains commises depuis le putsch militaire fassent l’objet d’une enquête indépendante et exhaustive et que les coupables aient à rendre des comptes. 
</p><p>La Suisse doit aussi s’engager pour que la liberté d’expression soit garantie au Honduras et que les protestations de la population ne soient plus criminalisées. L’armée doit retourner dans ses casernes. En outre, ces organisations demandent que la Suisse ne poursuive ses activités de coopération au développement dans ce pays que là où elles servent directement à la population et renforcent les droits humains.
</p><p>Une intervention de la Suisse, État dépositaire de la convention de l’ONU relative aux droits humains, est, précisément en ce moment, urgente&nbsp;: on doit en effet craindre qu’à l’approche du 28 juin, date anniversaire du putsch, la répression ne s’accentue à l’encontre de la population qui s’engage pour une démocratisation du pays via une assemblée constitutionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-456</guid><pubDate>Wed, 23 Jun 2010 16:27:00 +0200</pubDate><title>L’USS condamne la violente offensive dirigée contre les rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-condamne-la-violente-offensive-dirigee-contre-les-rentes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec la révision 6b de l’AI, le Conseil fédéral propose un exercice brutal d’austérité sur le dos des personnes qui touchent les revenus les plus bas. En voulant abaisser des rentes courantes, il brise un tabou. Une grande partie des futurs bénéficiaires de rentes AI (39 %) verraient leur situation se dégrader par rapport à aujourd’hui. S’y ajouterait un démantèlement concernant les rentes pour enfants (rentes pour enfants des ayants droit à une rente AI)&nbsp;; et là aussi, il s’agirait de réduire des rentes courantes. 
</p><p>Aujourd’hui déjà, les rentes de l’AI ne couvrent pas les besoins vitaux. Leur baisse aurait des conséquences catastrophiques pour de nombreuses personnes handicapées, principalement pour celles qui ne reçoivent pas de bonnes rentes du 2e pilier pour compléter leur revenu. En outre, le démantèlement prévu entraînerait un transfert de coûts au détriment d’autres assurances sociales (prévoyance professionnelle, assurance-accidents) et de l’aide sociale (communale et cantonale). 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) juge inacceptable cette proposition de baisser les rentes d’invalidité et pour enfant. Elle prendra position de manière circonstanciée dans le cadre de la procédure de consultation qui s’ouvre. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-457</guid><pubDate>Tue, 22 Jun 2010 16:26:00 +0200</pubDate><title>L’« oubli » des assurances sociales doit être sanctionné </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-oubli-des-assurances-sociales-doit-etre-sanctionne</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les contrôles concernant le travail au noir font état de nombreuses infractions au droit des assurances sociales. Or, les annonces «&nbsp;oubliées&nbsp;» ou le versement «&nbsp;oublié&nbsp;» de cotisations sociales n’ont guère de conséquences pour l’employeur. Celui-ci peut se refaire une virginité simplement en effectuant une annonce après coup. 
</p><p>Cette constatation a été confirmée aujourd’hui par la publication du rapport du Secrétariat d’État à l’économie sur la mise en œuvre de la loi fédérale sur le travail au noir en 2009. L’Union syndicale suisse (USS) juge cette situation inacceptable&nbsp;: les annonces nécessaires doivent être faites aux assurances sociales dès que le travail commence. Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: l’employeur qui ne le fait pas doit être sanctionné.
</p><p>Une remarque positive est cependant à faire&nbsp;: les contrôles effectués par les cantons et les sanctions infligées depuis 2008 ont augmenté. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-458</guid><pubDate>Tue, 15 Jun 2010 16:23:00 +0200</pubDate><title>Au chômage et en plus puni !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/au-chomage-et-en-plus-puni</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nouveau «&nbsp;baromètre des places d’apprentissage&nbsp;» montre que la situation sur le marché des places d’apprentissage est loin d’être aussi rose que le prétend l’Office fédéral de la formation professionnelle (OFFT) et de la technologie. Parallèlement à ces difficultés sur le marché du travail, les jeunes sans emploi risquent de devoir subir des discriminations et une dégradation supplémentaire de leur situation si la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) n’est pas rejetée en référendum.
</p><p>À la lecture du « baromètre&nbsp;», on constate en effet que la tendance au recul du nombre de places d’apprentissage offertes amorcée l’an passé se poursuit (-3&nbsp;%), alors que le nombre de places de formation était en augmentation constante entre 2004 et 2008. La part des entreprises formatrices a également à nouveau régressé (-3,4&nbsp;%). En outre, malgré le recul démographique des jeunes en âge d’entrer en formation – ce qui, selon l’OFFT, devait contribuer à résoudre le problème – le nombre de places offertes reste inférieur au nombre de jeunes. Les jeunes ne se trouvent donc pas face à un vrai choix professionnel et ne sont pas confrontés à un marché qui fonctionne. Ils risquent ainsi de se trouver obligés d’accepter des métiers pour lesquels ils n’ont pas la motivation, ni les aptitudes. Pour que le marché des places d’apprentissage fonctionne, il faut en effet que l’offre dépasse la demande d’environ 15&nbsp;%, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. La revendication de l’USS de créer 10'&nbsp;000 nouvelles places de formation s’en trouve donc d’autant plus justifiée.
</p><p>Pour les jeunes originaires de la migration, la situation est encore plus difficile. Une enquête du Fonds national suisse de la recherche scientifique a récemment confirmé qu’ils ont de plus grandes difficultés à s’intégrer sur le marché de l’emploi et se retrouvent de ce fait souvent contraints face au choix de la profession de revoir leurs exigences à la baisse.
</p><p>Passant cette situation difficile par pertes et profits, la majorité bourgeoise du Parlement a choisi non pas d’améliorer le sort des jeunes sans emploi, mais de les discriminer en les obligeant, via la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI), à accepter n’importe quel emploi jusqu’à 30 ans et en réduisant drastiquement les prestations de chômage des moins de 25 ans. Ce mépris de la jeune génération et de ses problèmes est tout simplement scandaleux. Ce n’est pas aux jeunes de payer la crise&nbsp;!
</p><p>Face à cette situation, l’USS réitère ses revendications&nbsp;: </p><ul><li>rejet clair et net de la révision de la LACI le 26 septembre&nbsp;;</li><li>création de 10&nbsp;000 places d’apprentissage, en particulier pour les jeunes ayant des difficultés scolaires, si nécessaire dans les écoles des métiers publiques&nbsp;;</li><li>réduction des entraves au choix du métier, notamment en combattant les discriminations à l’embauche et en supprimant les tests de sélection payant genre «&nbsp;multicheck&nbsp;»</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-459</guid><pubDate>Tue, 08 Jun 2010 16:21:00 +0200</pubDate><title>Le chômage de longue durée atteint un niveau record – le pouvoir d’achat risque de baisser considérablement</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/le-chomage-de-longue-duree-atteint-un-niveau-record-le-pouvoir-d-achat-risque-de-baisser-considerablement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le chômage de longue durée a atteint un niveau record en mai dernier. Les travailleuses et travailleurs âgés sont plus touchés que la moyenne. La reprise économique continue à largement les oublier. Ainsi, le chômage des femmes d’un certain âge est resté élevé. Les chômeurs et chômeuses de longue durée souffriront particulièrement du démantèlement planifié de l’assurance-chômage. À cause de la réduction prévue de la période d’indemnisation, nombre d’entre eux se trouveront plus rapidement en fin de droit et contraints de recourir à l’aide sociale. Non seulement les personnes concernées verraient leurs revenus considérablement diminuer, mais leur situation dans la prévoyance professionnelle se dégraderait, elle aussi, très fortement. C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) a saisi le référendum contre la révision de la loi sur l’assurance-chômage. Les signatures récoltées par les organisations qui se sont alliées contre cette révision seront déposées à la Chancellerie fédérale au début du mois de juillet. 
</p><p>Les prévisions conjoncturelles du SECO pour 2011 soulèvent d’importantes questions. Diverses mesures (réductions de prestations dans l’assurance-chômage, hausse des primes des caisses-maladie) coûteront environ 5 milliards de francs de pouvoir d’achat. La hausse pronostiquée de la consommation privée de 1,5&nbsp;% est très optimiste. Des contre-mesures sont nécessaires pour que l’économie intérieure ne s’effondre pas l’an prochain&nbsp;: le peuple pourra stopper la réduction des prestations de l’assurance-chômage lors de la votation référendaire et des réductions des primes-maladie plus importantes seront nécessaires pour contrer la hausse de ces dernières. On pourrait par exemple financer ces réductions avec le produit d’un impôt sur les bonus. </p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-460</guid><pubDate>Thu, 03 Jun 2010 16:19:00 +0200</pubDate><title>Doris Bianchi succède à Colette Nova </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/doris-bianchi-succede-a-colette-nova</link><description>Changement au secrétariat de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a désigné Doris Bianchi (35) responsable du domaine des assurances sociales. Docteure en droit, elle reprendra donc le dossier dont Colette Nova avait la charge. Et celle-ci deviendra vice-directrice de l’Office fédéral des assurances sociales.
</p><p>Doris Bianchi travaille depuis 2005 en tant que secrétaire centrale de l’USS. Avec une grande compétence et un engagement soutenu, elle y est en charge des dossiers du droit du travail et de la sécurité au travail. Elle pourra mettre à profit son expérience et le grand professionnalisme qui est le sien dans le domaine politiquement exposé de la prévoyance vieillesse, ainsi que de l’AI et de l’assurance-accidents
</p><p>Mariée et mère d’un enfant – prochainement d’un deuxième - , Doris Bianchi vit à Berne. En raison de son congé de maternité, elle ne prendra ses fonctions qu’au début 2011. Jusque là, c’est le premier secrétaire de l’USS, Rolf Zimmermann, qui assumera la responsabilité du dossier des assurances sociales. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-462</guid><pubDate>Tue, 01 Jun 2010 16:17:00 +0200</pubDate><title>Pas question d’introduire un diktat des caisses en catimini !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-d-introduire-un-diktat-des-caisses-en-catimini</link><description>Large alliance pour des soins intégrés socialement acceptables</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la session d’été, le Conseil national débattra d’une révision de la loi sur l’assurance-maladie (LAMal) appelée à faire accomplir aux soins intégrés un pas en avant substantiel (projet «&nbsp;managed care&nbsp;»). Les organisations signataires du présent communiqué sont des partisanes convaincues des soins intégrés. Il est en effet essentiel, particulièrement pour les malades chroniques, que se forment des réseaux regroupant divers fournisseurs de prestations (médecins de famille, soins à domicile, cabinets médicaux spécialisés, cliniques, etc.). La couverture médicale s’en trouvera améliorée et on s’évitera d’onéreux doublons. 
</p><p>Malheureusement, cet important projet court un grand danger parce que la majorité de la commission chargée de l’examen préalable l’a, alors que c’était totalement inutile, assorti de la suppression du libre choix du médecin. Selon elle, les caisses-maladie doivent pouvoir décider de manière autonome avec quels réseaux de soins intégrés elles entendent contracter ou non. Comme, simultanément, toutes les personnes assurées qui ne rejoindront pas un réseau verront le montant de leur quote-part doubler, le libre choix du médecin devrait leur coûter cher. Facteur aggravant, les personnes assurées seront liées à une caisse et une forme d’assurance par des contrats courant sur plusieurs années et prévoyant des primes de sortie élevées. 
</p><p>Cette révision de la LAMal proposée par la majorité de la commission parlementaire ne représente pas, aux yeux des organisations signataires, un vrai pas en avant vers une fourniture de soins intégrés dignes de ce nom. Ce projet ravale plutôt les soins intégrés au rang de «&nbsp;médecine bon marché&nbsp;». Le Parlement fédéral doit donc de toute urgence l’améliorer. La volonté du corps électoral est claire, car un projet prévoyant d’instaurer un diktat des caisses et de supprimer le libre choix du médecin a déjà été énergiquement balayé en juin 2008. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Les organisations suivantes font partie ce cette alliance&nbsp;:
</p><p>Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Union syndicale suisse (USS)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Syndicat suisse des services publics (ssp),&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Organisation suisse des patients (OSP)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Association des médecins indépendants pour une santé juste et sociale (VUA)&nbsp; <br> Fédération suisse des associations professionnelles du domaine de la santé (FSAS)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Fédération suisse des associations professionnelles du domaine de la santé (FSAS)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Association suisse des ergothérapeutes (ASE)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Fédération des associations des retraités et de l’entraide en Suisse (FARES)</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-461</guid><pubDate>Tue, 01 Jun 2010 16:15:00 +0200</pubDate><title>Madame Leuthard doit s’engager pour le respect des conventions de l’OIT !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/madame-leuthard-doit-s-engager-pour-le-respect-des-conventions-de-l-oit</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Invitée par le Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), la Présidente de la Confédération prononcera l’allocution d’introduction de la Conférence internationale du Travail 2010 qui s’ouvre demain à Genève. À cette occasion, le chef de la délégation des travailleurs et travailleuses de Suisse, Vasco Pedrina, lui demandera de s’engager personnellement pour une protection efficace des représentant(e)s et des délégué(e)s syndicaux contre le licenciement. Madame Doris Leuthard doit clairement s’engager pour qu’à la faveur de la révision prévue du Code des obligations (CO), les personnes licenciées abusivement en raison de leur activité syndicale puissent être réintégrées dans leur entreprise.
</p><p>Aujourd’hui, des employeurs peu scrupuleux ont facilement la possibilité de faire taire les travailleuses et travailleurs syndicalement engagés en les licenciant. Même en cas d’abus constaté par un tribunal, ils n’ont en effet qu’à verser une maigre indemnisation privée de tout effet dissuasif. Ces derniers temps, les licenciements antisyndicaux se sont d’ailleurs multipliés. Pour l’année 2009, l’USS a recensé 15 cas. 
</p><p>Pour le pays hôte de l’OIT et la plus ancienne démocratie du monde, l’existence d’une protection à ce point lacunaire de personnes qui ne font qu’exercer leurs droits sur leur lieu de travail est plus qu’indigne. De ce fait, la Suisse viole aussi des conventions de l’OIT ratifiées par elle. L’Union syndicale suisse (USS) demande depuis des années que, comme c’est nécessaire, on modifie la législation ici concernée. C’est pourquoi elle a déposé plainte auprès de l’OIT, une plainte qui a abouti à la condamnation de la Suisse. Pour l’heure, une nouvelle plainte de l’USS est suspendue auprès de l’OIT. L’USS la relancera si aucune solution convaincante ne devait être trouvée lors de la révision du CO en matière de protection des syndicalistes actifs. </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-463</guid><pubDate>Mon, 31 May 2010 16:14:00 +0200</pubDate><title>Des points essentiels toujours pas clarifiés – une commission d’enquête parlementaire s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-points-essentiels-toujours-pas-clarifies-une-commission-d-enquete-parlementaire-s-impose</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport des Commissions de gestion (CdG) des Chambres ne donne pas de réponses à certaines questions décisives concernant la façon dont a été gérée la crise des grandes banques. Or ces dernières représentent un grave danger pour l’économie suisse et les salarié(e)s de ce pays. Les autorités n’en tenaient pas compte avant la crise, notamment parce qu’elles n’étaient pas indépendantes à l’égard des (grandes) banques. Les CdG ne se sont pas attaquées à cette anomalie, pratiquement à l’origine de tous les autres problèmes. Les points suivants doivent en particulier être clarifiés&nbsp;: </p><ul><li>Le problème du «&nbsp;trop grand pour faire faillite&nbsp;» était déjà connu des autorités depuis douze ans déjà et le Parlement en avait débattu. Ni ce dernier, ni le Conseil fédéral n’ont néanmoins pris de mesures efficaces pour le résoudre. </li></ul><ul><li>La Commission fédérale des banques était dotée de bien trop peu de personnel. Là aussi une conséquence de l’attitude selon laquelle le secteur bancaire doit s’autoréguler («&nbsp;Code de conduite&nbsp;»).</li></ul><ul><li>Avant la crise, la surveillance des banques était soumise à une pression politique pour qu’elle intervienne le moins possible. L’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, la FINMA, a écrit dans son rapport de 2009 que «&nbsp;Dans le contexte de déréglementation qui prévalait à l’époque, une attitude plus dure aurait sans doute été considérée comme de l’interventionnisme bureaucratique, éloigné de la réalité et entravant la concurrence, et elle n’aurait pas été soutenue par les politiques&nbsp;» &nbsp;(p. 42). </li></ul><ul><li>Alors que la crise avait éclaté en 2007, le Conseil fédéral Hans Rudolf Merz mit sur pied un «&nbsp;Comité de pilotage – Dialogue place financière&nbsp;» chargé d’élaborer une liste des désirs politiques du secteur financier. </li></ul><ul><li>Au sein de l’Administration fédérale, le secret bancaire a été traité comme un sujet tabou. Si bien qu’aucune solution de rechange n’a été mise au point.</li></ul><ul><li>La forte influence exercée par les grandes banques sur le travail des autorités est prouvée&nbsp;; cela, pour la dernière fois, dans le rapport de la FINMA rédigé par le professeur Geiger. </li></ul><p>La conclusion tirée par l’Union syndicale suisse (USS) est par conséquent univoque&nbsp;: pour pouvoir tirer les leçons du quasi-effondrement du système financier, il faut créer une commission d’enquête parlementaire (CEP). Car seule une CEP a suffisamment de pouvoir et est en mesure de remédier efficacement à l’absence d’indépendance des autorités. En effet, les faits qui se sont passés et les abus qui ont été commis doivent être exhaustivement clarifiés, car ils ont conduit notre économie dans une récession qui a coûté des milliers d’emplois. </p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-464</guid><pubDate>Mon, 17 May 2010 16:13:00 +0200</pubDate><title>L’initiative pour des salaires minimums prête à être lancée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-initiative-pour-des-salaires-minimums-prete-a-etre-lancee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La soixantaine de délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) réunis à Berne le 17 mai a adopté à l’unanimité le texte de l’article constitutionnel qui figurera dans l’initiative pour des salaires minimums. 
</p><p>Cette initiative vise en premier lieu à protéger les salaires en encourageant les conventions collectives de travail et les salaires minimums qui s’y trouvent fixés. À titre subsidiaire, elle demande la création d’un salaire minimum national légal qui sera régulièrement adapté – au minimum comme l’indice des rentes AVS – à l’évolution des salaires et des prix. Ce salaire minimum légal devra se monter à 22 francs de l’heure en 2011. Aujourd’hui, 400&nbsp;000 salarié(e)s se situent au –dessous de ce seuil. En outre, la Confédération pourra prévoir des exceptions, notamment pour des rapports de travail ayant surtout un caractère de formation.
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont également adopté trois résolutions. Concernant le piètre projet relatif aux réseaux de soins intégrés – le Conseil national en débattra en été -, l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS demande que la quote-part soit limitée dans la loi à un montant maximal de 700 francs par an, l’obligation pour les caisses de contracter avec tous les réseaux de soins intégrés reconnus, ainsi que l’abolition des primes de sortie et des contrats léonins. 
</p><p>Concernant la nouvelle et arrogante vague de bonus, l’USS demande un impôt sur ces derniers. Pour chaque franc de traitement dépassant le million, 20 centimes devront être perçus au titre de l’impôt et redistribué aux bas et moyens revenus. Enfin, l’USS se prononce, sans hésitation aucune, contre l’initiative demandant l’exclusion des criminels étrangers, et tous les contre-projets du même tabac. La raison en est qu’il ne doit pas exister de droit parallèle punissant systématiquement les mêmes crimes de manière différente selon la nationalité des coupables. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-465</guid><pubDate>Mon, 10 May 2010 16:12:00 +0200</pubDate><title>Plus que jamais, il faut défendre les droits des apprenti(e)s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-que-jamais-il-faut-defendre-les-droits-des-apprenti-e-s</link><description>Nouvelle édition du best-seller de l’USS « Je défends mes droits »</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de jeunesse de l’USS publie une 7<sup>ème</sup> édition remaniée de son best-seller, la brochure «&nbsp;Je défends mes droits – jeune, apprentie, apprenti, tes droits de A à Z&nbsp;». Cette édition, mise à jour et augmentée, donne des explications sur des tendances inquiétantes mais malheureusement bien réelles du monde du travail actuel. Le guide pratique des apprenti(e)s aborde les questions de salaire (avec des nouveaux articles intitulés «&nbsp;sous-enchère&nbsp;» ou «&nbsp;salaire minimum&nbsp;»), de la précarité («&nbsp;stage&nbsp;», «&nbsp;travail temporaire&nbsp;», «&nbsp;travail sur appel&nbsp;»), de la migration («&nbsp;mesures d’accompagnement&nbsp;», «&nbsp;autorisation de séjour&nbsp;»), de la situation sur le marché de l’emploi («&nbsp;caisse de chômage&nbsp;», «&nbsp;travail convenable&nbsp;», «&nbsp;changement de place d’apprentissage&nbsp;») ainsi que de la santé et de la sécurité au travail («&nbsp;dyslexie&nbsp;», «&nbsp;troubles du déficit de l’attention&nbsp;», «&nbsp;dépression&nbsp;»). La place des jeunes dans la société est également présente, avec des articles sur la «&nbsp;participation politique&nbsp;» ou le «&nbsp;courage civil&nbsp;». 
</p><p>Le monde du travail est en effet devenu plus difficile aussi pour les jeunes. La pénurie des places d’apprentissage, la montée du chômage et la dégradation de la protection légale des jeunes travailleurs ont malheureusement laissé des traces&nbsp;: un nombre croissant de jeunes s’adressent aux syndicats pour recevoir conseils et aide. Leur santé se dégrade, les accidents de travail impliquant des jeunes sont trop nombreux et les salaires des apprenti(e)s stagnent. La situation pourrait même dégrader davantage&nbsp;: en adoptant une révision de la loi sur l’assurance-chômage qui fait la part belle aux réductions de prestations pour les jeunes chômeurs et chômeuses, le Parlement fédéral a montré qu’il était prêt à passer les intérêts des jeunes par pertes et profits et n’hésite pas à leur faire subir des discriminations. Après la diminution de l’âge de protection des jeunes travailleurs, quel mauvais coup la majorité bourgeoise s’apprête-t-elle à faire aux jeunes&nbsp;?
</p><p>Tirée à plus de 50&nbsp;000 exemplaires en français et en allemand, cette nouvelle édition peut être commandée au prix de 4 francs l’exemplaire auprès de l’Union Syndicale Suisse (<a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGzni5jo" data-mailto-vector="7">info(at)sgb.ch</a>) et consultée gratuitement sur <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/">www.jeunesse-syndicale.ch</a>. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-466</guid><pubDate>Fri, 30 Apr 2010 16:11:00 +0200</pubDate><title>Doubler à 20 % la quote-part est absolument inacceptable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/doubler-a-20-la-quote-part-est-absolument-inacceptable</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La révision de la loi sur l’assurance-maladie en matière de soins intégrés (projet «&nbsp;managed care&nbsp;») ado
</p><p>ptée par la commission du Conseil national est totalement insuffisante. Pour les assuré(e)s – ils souffrent aujourd’hui déjà de primes-maladie élevées -, le doublement à 20&nbsp;% de leur quote-part risque d’être une dégradation financièrement trop lourde de leur situation et est, de ce fait, socialement inacceptable. Avec cette réforme, qui est une régression, celle ou celui qui ne sera pas en mesure de s’acquitter de cette nouvelle quote-part perdra le libre choix du médecin. Cela aussi, c’est inacceptable. Le projet adopté instaure ainsi un diktat des caisses, ce qui avait été clairement rejeté par le peuple lors du scrutin du 1er juin 2008. L’Union syndicale suisse (USS) demande instamment au Parlement fédéral d’éliminer les lacunes de ce projet. 
</p><p>Si ce dernier était adopté par les Chambres fédérales sous la forme décidée par la majorité de la commission, la Suisse risquerait de voir s’installer une médecine à deux vitesses. Pour les familles, un doublement de la quote-part se traduirait, en cas de maladie, par plusieurs milliers de francs de dépenses supplémentaires par an. Et en plus, il y a encore les franchises. Une majorité des gens ne pourraient pas se permettre un tel doublement de leur quote-part et se trouveraient ainsi livrés au choix de médecin dicté par les seules caisses. Pour ces raisons, le projet est antisocial et liberticide. Il supprime l’équivalence des soins médicaux pour toutes et tous les citoyen(ne)s. Le Parlement doit de toute urgence l’améliorer. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-467</guid><pubDate>Wed, 28 Apr 2010 16:10:00 +0200</pubDate><title>Le Comité de l’USS adopte le texte constitutionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-comite-de-l-uss-adopte-le-texte-constitutionnel</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>À l’unanimité, le Comité de l’USS a adopté – à l’intention de l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS du 17 mai prochain qui se prononcera sur le lancement de l’initiative – le texte constitutionnel de cette dernière (cf. infra). Son but est, premièrement, de protéger les salaires via l’encouragement des conventions collectives de travail et des salaires minimaux conventionnels. Elle demande, comme instrument subsidiaire, un salaire minimum légal national régulièrement indexé à l’évolution des prix et des salaires. Ce salaire minimum légal devra entrer en vigueur en 2011 et être de Fr. 22.- l’heure. Aujourd’hui, 400&nbsp;000 salarié(e)s se trouvent au-dessous de ce seuil.
</p><p>Le texte constitutionnel proposé est le suivant&nbsp;: 
</p><p><i>«&nbsp;Art.&nbsp;110a Protection des salaires&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </i></p><ol><li>La Confédération et les cantons adoptent des mesures pour protéger les salaires sur le marché suisse de l’emploi.</li><li>Ils encouragent en particulier à cette fin l’adoption et le respect de salaires minimums d’usage dans la localité, la profession et la branche dans les conventions collectives de travail. </li><li>La Confédération édicte un salaire minimum légal. Ce salaire est indexé régulièrement sur l’évolution des salaires et des prix, dans une mesure qui ne peut être inférieure à l’évolution de l’indice des rentes AVS.</li><li>Le salaire minimum légal est applicable à tous les travailleurs et constitue une limite inférieure contraignante. La Confédération peut édicter des dérogations pour des rapports de travail particuliers.</li><li>Les dérogations et l’indexation du salaire minimum légal sur l’évolution des salaires et des prix sont édictées avec le concours des partenaires sociaux.</li><li>Les cantons peuvent édicter des suppléments contraignants au salaire minimum légal. </li></ol><p><i>Disposition transitoire ad art.&nbsp;110a (Protection des salaires)</i></p><p>Le salaire minimum légal se monte à Fr.&nbsp;22.- par heure. Au moment de l’entrée en vigueur, ce montant est majoré de l’évolution des salaires et des prix accumulée depuis 2011 conformément à l’art.&nbsp;110a, al.&nbsp;3.
</p><p>Le Conseil fédéral met en vigueur l’art.&nbsp;110a au plus tard trois ans après son acceptation par le peuple et les cantons. 
</p><p>Si aucune loi d’application n’est entrée en vigueur dans ce délai, le Conseil fédéral édicte les dispositions d’application par voie d’ordonnance avec le concours des partenaires sociaux.&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans le discours attaché de Vania Alleva, membre du comité du Syndicat UNIA, et la documentation sur la thématique.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-468</guid><pubDate>Thu, 08 Apr 2010 16:09:00 +0200</pubDate><title>Le risque de nombreuses personnes en fin de droit parmi les travailleuses et travailleurs âgés et dans les régions en crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-risque-de-nombreuses-personnes-en-fin-de-droit-parmi-les-travailleuses-et-travailleurs-ages-et-dans-les-regions-en-crise</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Au mois de mars, le nombre de chômeurs et chômeuses a baissé, principalement pour des raisons saisonnières. Mais les personnes de plus de 55 ans qui sont au chômage n’ont pas pu en profiter. On a même enregistré un nombre plus grand de femmes de 55 ans au chômage qu’en février. Pour ces personnes, il est très difficile de trouver un emploi. Et le risque qu’elles deviennent des chômeurs et chômeuses de longue durée est grand. La loi en vigueur permet de leur verser 520 indemnités journalières, ce qui leur donne plus de temps pour chercher un emploi qu’aux jeunes. 
</p><p>Le démantèlement des prestations de l’assurance-chômage (LACI) décidé par le Parlement fédéral rendra encore plus dure la situation des personnes concernées. Une partie des personnes au chômage de plus de 55 ans ne devraient ainsi plus recevoir que 400 indemnités journalières. Ce qui sera, dans de fréquents cas, synonyme d’exclusion de la LACI et d’obligation de se tourner vers l’aide sociale. Conséquence&nbsp;: souffrance sociale pour les travailleuses et travailleurs âgés et transfert des coûts aux cantons et communes. 
</p><p>Dans l’arc jurassien et en Suisse romande, le chômage reste élevé. C’est pourquoi le Conseil fédéral a décidé – également pour Genève et le Jura – d’augmenter de 400 à 520 le nombre maximum d’indemnités journalières. Si le démantèlement des prestations de l’assurance-chômage décidé par les Chambres fédérales devenait réalité, cela ne serait plus possible. La conséquence en serait à nouveau de nombreuses personnes en fin de droit dans ces régions durement frappées par la crise. 
</p><p>Le nombre actuel de chômeurs et chômeuses montre que ce démantèlement est totalement à côté de la plaque. Raison pour laquelle les syndicats ont saisi le référendum.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-469</guid><pubDate>Tue, 30 Mar 2010 16:06:00 +0200</pubDate><title> A eux les bonus ? A nous les malus? NON au démantèlement de l’assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-eux-les-bonus-a-nous-les-malus-non-au-demantelement-de-l-assurance-chomage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Une large coalition s’est formée contre le démantèlement de l’assurance-chômage. Composée de l’USS, d’Unia, de Travail.Suisse, du PSS, des Verts et du comité des chômeurs, elle a commencé aujourd’hui la récolte des signatures contre une révision injuste, anti-sociale, absurde et donc inacceptable de la loi sur l’assurance-chômage. La diminution des prestations décidée par les chambres récompense les managers sans scrupules et punit la population. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">«&nbsp;Cette révision va a rebours du bon sens&nbsp;» a dit <i>Paul Rechsteiner</i><i>, </i>président de l’USS : «&nbsp;Le taux de chômage élevé que nous connaissons actuellement est la conséquence des abus commis dans le secteur financier. […] Les grandes banques, et parmi elles l’UBS, ont pu être sauvées uniquement grâce à l’intervention de l’État, une intervention d’une ampleur sans précédent. – Mais dans le secteur financier, tout recommence comme avant la crise. Les bénéfices et les bonus réservés aux managers s’accumulent, les excès dépassent l’entendement. A qui doit-on ces profits&nbsp;? Exclusivement à l’État, selon la maxime bien connue&nbsp;: privatisons les profits, mettons les frais et les risques à la charge de l’État. Ce sont des profits et des bonus immérités payés par les contribuables.&nbsp;»</span></p><p><i><span lang="FR">Vania Alleva, </span></i><span lang="FR">membre du comité directeur d’Unia, a dénoncé les coupes spécialement dirigées contre les chômeurs âgés: «&nbsp;Les prestations pour cette catégorie de salarié-e-s vont encore être raccourcies dans le sens qu’ils ne pourraient désormais bénéficier de l’entier de leurs indemnités journalières qu’après 2 années complètes de cotisations. Il faut vraiment ne pas se soucier des réalités du monde du travail pour prendre une telle décision. Celui ou celle qui se retrouve sans emploi après 55 ans a peu de chances de retrouver du travail.&nbsp;» Les jeunes sont aussi durement touchés. «&nbsp;Ils doivent attendre plus longtemps pour pouvoir toucher le chômage après avoir terminé leur formation et pour une partie d’entre eux, reçoivent nettement moins d’indemnités journalières. […] Il ne faut donc plus s’étonner que les jeunes aient l’impression que cette société les laisse tomber.&nbsp;»</span></p><p><span lang="FR-CH">Pour <i>Christian Levrat</i><i>, </i>président du PSS, la Confédération sabote un instrument efficace pour lutter contre la crise: «&nbsp;La Confédération se prive de moyens d’action contre la crise: à l’avenir, les régions particulièrement touchées par le chômage ne pourront plus solliciter la prolongation, à 520 jours, de la durée d’indemnisation. Cet instrument vient pourtant de démontrer son utilité à l’occasion d’une récession dont l’ampleur a été différemment ressentie sur l’ensemble de la Suisse. Grâce à ce dispositif, les cantons du Tessin, du Jura, de Neuchâtel, Vaud et le Jura bernois sont ainsi parvenus à en amortir les plus douloureuses conséquences. Le supprimer sans autre alternative est contraire à la raison.&nbsp;»&nbsp;</span></p><p><i><span lang="FR">Therese Frösch</span></i><span lang="FR">, conseillère nationale des Verts et ancienne directrice des finances de la ville de Berne, a &nbsp;</span>expliqué que cette révision anti-sociale ne fait que reporter les charges sur les communes et les cantons. En effet: «&nbsp;L'effet principal à moyen terme serait une augmentation de plusieurs milliers du nombre de pauvres en Suisse. Sans mesures transitoires, environ un tiers des personnes qui perçoivent déjà des prestations devront en outre s'inscrire directement à l'aide sociale.<span lang="FR-CH">&nbsp;»</span></p><p><span lang="FR">Le président de Travail.Suisse <i>Martin Flügel</i> a considéré que la révision du mécanisme de financement de l’assurance-chômage n’est „qu’une mauvaise blague“. En effet, la législation actuelle est bien meilleure. Grâce au mécanisme d’augmentation automatique des cotisations, «&nbsp;le Conseil fédéral peut augmenter le taux de cotisation de 0.5% au maximum (1’150 mios de francs de recettes supplémentaires) et introduire le pour cent de solidarité (160 mios de francs). En résumé: sans révision, il y a plus d’argent à disposition pour l’assainissement des dettes qu’avec une révision.&nbsp;»</span></p><p><i><span lang="FR">Thomas Näf</span></i><span lang="FR">, président du comité des chômeurs et des personnes concernées par la pauvreté a quant à lui dénoncé „la sous-enchère salariale“ que provoquerait cette révision: «&nbsp;Il n’est pas uniquement question d’économies dans la caisse AC mais il est aussi question de provoquer la concurrence entre les employé(e)s et les chômeurs et chômeuses. À pratiquement chaque fois qu’un emploi est attribué, le rapport de force sera changé artificiellement à l’avantage des patrons par les postulations à bas-salaires des chômeurs et chômeuses.&nbsp;»</span></p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans les discour attachés de :</p><ul style="font-style: italic; "><li><span>Paul Rechsteiner</span>, Präsident des SGB</li><li><span>Vania Alleva</span>, Mitglied der Geschäftsleitung Unia</li><li><span>Christian Levrat</span>, Präsident SPS</li><li><span>Therese Frösch</span>, Nationalrätin Grüne</li><li><span>Martin Flügel</span>, Präsident Travail.Suisse</li><li><span>Thomas Näf</span>, Präsident Komitee der Arbeitslosen und Armutsbetroffenen</li></ul>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-470</guid><pubDate>Fri, 19 Mar 2010 16:05:00 +0100</pubDate><title>L’USS saisit le référendum contre la 4e révision de la LACI</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-saisit-le-referendum-contre-la-4e-revision-de-la-laci</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Si la Suisse n’a pas été plus touchée par la crise jusqu’à maintenant, c’est en grande part grâce à ses assurances sociales performantes et en particulier à l’assurance-chômage. Or, en pleine crise, «&nbsp;le bras parlementaire&nbsp;» des profiteurs a choisi de tailler dans cette assurance. Cette décision frappe de plein fouet les jeunes, les femmes et les plus âgé(e)s des régions en crise. Alors que les profiteurs se sont largement servis, plongeant l’économie mondiale dans une crise profonde, ce serait maintenant à la communauté de passer à la caisse&nbsp;! Les coûts devraient ainsi être répercutés sur les demandeurs et demandeuses d’emploi, ainsi que sur les cantons et les communes.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a combattu avec succès l’offensive contre les caisses de pensions. Elle défendra aussi les prestations de l’assurance-chômage au moyen d’un référendum. La population suisse s’est clairement prononcée le 7 mars dernier en faveur de la sécurité sociale et contre les profiteurs. Concernant l’assurance-chômage, elle se prononcera aussi pour la sécurité sociale et contre les profiteurs. Qui dit«&nbsp;non&nbsp;» à ce démantèlement, dit «&nbsp;oui&nbsp;» à une assurance-chômage solide et sociale. Car la loi en vigueur prescrit déjà que les cotisations des revenus élevés doivent être augmentées si l’assurance est endettée. C’est la bonne solution, la solution efficiente ici, parce que l’assurance-chômage se désendettera ainsi cinq années plus tôt qu’avec la variante brutale des profiteurs. Et c’est là aussi la solution qui a été promise au peuple lors de la dernière révision.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-471</guid><pubDate>Thu, 11 Mar 2010 15:56:00 +0100</pubDate><title>Les effectifs de l’USS à nouveau à la hausse – le seuil des 100 000 femmes dépassé pour la première fois</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-effectifs-de-l-uss-a-nouveau-a-la-hausse-le-seuil-des-100-000-femmes-depasse-pour-la-premiere-fois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS, de loin la plus grande organisation syndicale faîtière de Suisse, comptait fin&nbsp;2009 exactement 377&nbsp;327 membres. En comparaison avec l’année précédente, elle a donc gagné 8901 membres, ce qui correspond à une croissance de 2,4&nbsp;%. 
</p><p>Pour la première fois dans son histoire, l’USS rassemble à fin&nbsp;2009 plus de 100&nbsp;000 femmes. Elle a ainsi atteint l’objectif qu’elle s’était fixé il y a quatre ans. En 1980, l’USS comptait à peine 55&nbsp;000 membres féminins, en 1990 un peu plus de 56&nbsp;000 et tout juste 80&nbsp;000 en 2000. Les deux dernières décennies ont été caractérisées par une croissance régulière de l’effectif féminin. Cette augmentation marquée ne reflète pas seulement l’augmentation de la part féminine de la population active, mais témoigne en même temps de l’effort de construction entrepris depuis des années par les syndicats et de la grande importance accordée aux revendications égalitaire (égalité des salaires, conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale). 
</p><p>Une grande partie de la croissance de l’effectif est redevable à l’association du syndicat genevois SIT. Conjointement toutefois, 7 fédérations ont connu l’an passé une augmentation de leurs membres (Unia, le SSP, AvenirSocial, le SSM, l’USDAM, le SBKV, New Wood). Une année auparavant, seules trois fédérations avaient obtenu un solde positif. Pour la première fois depuis sa création il y a quatre ans, Unia, clairement la plus grande fédération syndicale de Suisse, a connu une légère augmentation de ses effectifs. Parmi les neuf autres fédérations de l’USS, la plupart ont réussi à freiner la perte des membres par rapport à l’année précédente. Syndicat du personnel des transports publics, le SEV a ainsi pu annoncer une croissance de ses membres actifs. Projet de construction syndicale et défense rigoureuse des intérêts des membres commencent donc à porter leurs fruits. Cette évolution est particulièrement réjouissante, car lors des crises passées, les syndicats, sous la pression des suppressions d’emplois et en recherche d’orientation socioprofessionnelle stable, avaient à chaque fois connu plus de départs que d’admissions.
</p><p>L’<a name="OLE_LINK1">adhésion </a>du syndicat genevois généraliste SIT démontre l’efficacité de la politique d’ouverture suivie par l’USS à partir du début du siècle. Avec le SIT, l’USS a gagné depuis lors sa neuvième fédération. Plus de 45'000 personnes ont ainsi rejoint les rangs de l’USS, principalement dans les secteurs des banques, de l’administration fédérale, du travail social, de la culture et de l’éducation. Le statut d’observateur nouvellement accordé à l’ASI (secteur de la santé), montre que l’USS poursuit sans faiblir cette politique d’ouverture. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-473</guid><pubDate>Sun, 07 Mar 2010 15:55:00 +0100</pubDate><title>Une gifle retentissante pour les fossoyeurs du social</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-gifle-retentissante-pour-les-fossoyeurs-du-social</link><description>L’USS et ses fédérations empêchent un vol des rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR-CH">Les Suissesses et les Suisses ne veulent pas de démantèlement social, ni dans le 2<sup>e</sup> pilier ni dans l’AVS. Le «&nbsp;non&nbsp;» à une baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier sorti des urnes aujourd’hui est aussi net que le rejet par le peuple de la 11<sup>e</sup> révision de l’AVS en 2004. Le résultat du scrutin d’aujourd’hui revient également à renvoyer à leurs chères études ces politicien(ne)s qui pensent devoir justifier leurs visées de démantèlement social en dressant les uns contre les autres les jeunes et les aîné(e)s. La majorité des citoyen(ne)s de ce pays savent cependant que le niveau de la prévoyance vieillesse ne saurait être abaissé, précisément en ce qui concerne les bas et moyens revenus. Pour cette même majorité, le niveau des rentes n’est pas, contrairement aux affirmations des partisans de leur baisse, uniquement une question de mathématique financière et actuarielle. Le niveau des rentes doit en effet permettre à chacun(e) de vivre une retraite décente, à quelle que catégorie de revenu il appartienne. Ce n’est possible que si les assurances privées ne transforment pas les assurances sociales en instruments de maximisation de leurs profits. Le «&nbsp;non&nbsp;» du peuple du peuple est donc aussi un «&nbsp;non&nbsp;» aux milliards réalisés par les assurances sociales au détriment des assuré(e)s. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Le résultat de ce scrutin – acquis malgré les dix millions de francs de propagande dépensés par economiesuisse </span>et les assurances – est aussi une mise en garde à l’intention du Parlement&nbsp;: si la majorité de droite veut, comme elle entend le faire, démanteler l’assurance-chômage, l’AVS (via la 11<sup>e</sup> révision) et l’assurance-accidents, c’est le peuple qui, là aussi, aura le dernier mot. L’USS et ses fédérations vont en effet continuer à combattre toutes les tentatives d’abaisser le niveau de protection sociale obtenu après des décennies de haute lutte.</p><p class="PresseText"><span lang="FR">Pour elle, le «&nbsp;non&nbsp;» d’aujourd’hui représente un mandat&nbsp;: celui de combattre non seulement des baisses de rentes et le démantèlement d’assurances sociales, mais aussi celui de continuer à améliorer le niveau de la sécurité sociale en Suisse. Précisément en ce qui concerne la prévoyance vieillesse, le but de garantir à tout un chacun une retraite décente, quelle que soit la situation conjoncturelle et indépendamment des crises financières, n’est de fait pas encore atteint.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-629</guid><pubDate>Thu, 04 Mar 2010 15:53:00 +0100</pubDate><title>L’égalité de salaire a besoin de nouvelles impulsions</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/l-egalite-de-salaire-a-besoin-de-nouvelles-impulsions</link><description>Il faut que l’égalité des salaires entre femmes et hommes se remette à progresser ! Telle est la revendication lancée par les syndicats à l’approche de la « semaine des femmes ». Une revendication d’autant plus urgente que, tout récemment, l’écart entre salaires masculins et salaires féminins s’est remis à se creuser. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis l’entrée en vigueur en 1996 de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, la différence entre salaires féminins et salaires masculins n’a cessé de diminuer. Certes, pas par bonds impressionnants, mais continuellement. Et tout à coup, elle se remet à augmenter&nbsp;! En 2008, selon l’Enquête suisse sur la structure des salaires, les femmes ont en effet touché un salaire mensuel (médian) de 5040 francs, soit 19,3&nbsp;% de moins que leurs collègues masculins (6248 francs). Deux années auparavant, cette différence était encore de 18,9&nbsp;%.
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est urgent que les choses bougent. La voie offerte par la loi sur l’égalité – faire valoir devant un tribunal et/ou un office de conciliation son droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale – s’avère très difficile et de longue haleine. C’est pourquoi les syndicats invitent instamment les entreprises à agir par elles-mêmes. Elles doivent&nbsp;: </p><ul><li>contrôler leurs salaires et structures salariales, </li><li>éliminer toute forme de discrimination salariale à raison du sexe, </li><li>rendre les salaires transparents et les adapter.</li></ul><p>Pour que cela aille vite, l’USS appelle avant tout les entreprises à rejoindre le «&nbsp;Dialogue sur l’égalité des salaires&nbsp;» lancé en 2009 par les organisations faîtières des employeur(e)s et l’État. Et si ce dialogue devait échouer, les syndicats seraient alors contraints de réinscrire à l’ordre du jour politique la prise de mesures étatiques de contrôle. Dans une «&nbsp;Lettre ouverte&nbsp;» l’USS demande aux trois premières citoyennes du pays (la présidente de la Confédération, Doris Leuthard&nbsp;; la présidente du Conseil national, Pascale Bruderer et la présidente du Conseil des États, Erika Forster) de s’engager activement pour l’égalité des salaires entre femmes et hommes. 
</p><h3>Écarts salariaux dans les branches et échelons hiérarchiques</h3><p>Dans quelles branches, les écarts salariaux se sont-ils creusés ces deux dernières années&nbsp;? Une vue d’ensemble fait apparaître que, dans toutes les branches, ce sont les échelons hiérarchiques supérieurs qui sont concernés. Ici, la part des bonus a fortement augmenté. Or ceux-ci sont d’abord versés aux hommes. Plus la part des bonus aux salaires est élevée, plus les inégalités salariales sont prononcées. C’est pourquoi il faut en finir maintenant avec ces bonus&nbsp;!
</p><p>La situation dans les classes de revenu moyennes et inférieures est différente. Là, dans la majorité des cas, les différences de salaire entre femmes et hommes ont pu être diminuées. C’est une preuve évidente de l’efficacité de la politique salariale à l’élaboration de laquelle les syndicats participent via les conventions collectives de travail&nbsp;; une politique salariale qui, rappelons-le, mise d’abord sur une hausse des salaires minimaux. Il est certain que les syndicats poursuivront dans cette voie. 
</p><p>Dans le domaine des services publics, il apparaît que les différences salariales sont restées dans l’ensemble stables concernant la Confédération, alors qu’elles ont reculé dans les cantons et les communes. Toutefois, pour les bas et moyens revenus de la Confédération, ainsi que pour certains domaines cantonaux et communaux (santé, social et enseignement, mais uniquement communal pour ce dernier), ces différences se sont accrues. Pour les services publics, qui devraient être exemplaires à cet égard, de tels résultats sont scandaleux. La revalorisation nécessaire des professions de la santé devra en tenir compte. 
</p><p>Les syndicats se battront aussi dans la rue contre le «&nbsp;rythme de sénateur&nbsp;», voire les reculs qui caractérisent la politique de l’égalité des sexes. Ainsi, des actions seront organisées le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme, et lors de l’Equal Pay Day, le 11 mars. En outre, une vaste alliance, dont fait partie la Commission féminine de l’USS, appelle à une grande manifestation de femmes le 13 mars à Berne. En plus de l’égalité des salaires, deux autres revendications égalitaires fondamentales seront avancées&nbsp;: </p><ul><li>Pas de relèvement de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;!</li><li>Plus de places d’accueil extrafamilial pour les enfants et un financement équitable des structures concernées&nbsp;!</li><li>Contre la pauvreté des femmes et la violence faite aux femmes&nbsp;!</li></ul><p>&nbsp;</p><p>En annexe, vous trouverez les discours de : </p><ul><li><b>Corinne Schärer</b>, secrétaire syndicale chargée de la politique en matière d’égalité d’Unia</li><li><b>Michela Bovolenta</b>, secrétaire centrale ssp</li><li><b>Franziska Teuscher</b>, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, conseillère nationale</li></ul><p>et la l<b>ettre ouverte</b> aux trois première citoyennes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-474</guid><pubDate>Tue, 02 Mar 2010 15:52:00 +0100</pubDate><title>Parlement : une majorité socialement aveugle, sourde et muette</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/parlement-une-majorite-socialement-aveugle-sourde-et-muette</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, en pleine crise, il est apparu que la sécurité sociale ne vaut pas un fifrelin aux yeux de la majorité parlementaire de droite. Le Conseil national, qui s’est penché sur la deuxième mouture de 11e révision de l’AVS, a confectionné un projet très proche de celui que les citoyennes et citoyens avaient, à une majorité écrasante, enterré en 2004, à savoir&nbsp;: </p><ul><li>La nouvelle adaptation des rentes ouvrira tout grand la porte à un démantèlement des rentes.</li><li>L’âge de la retraite des femmes sera relevé sans compensation aucune.</li><li>Il ne sera pas possible aux personnes qui touchent des bas ou moyens revenus de prendre une retraite anticipée. </li></ul><p>L’Union syndicale suisse (USS) saisira le référendum contre un projet à ce point marqué par une volonté de démantèlement.
</p><p>Les décisions du Conseil des États concernant la révision de la loi sur l’assurance-chômage témoignent du même esprit. Alors que la crise est à son apogée et que les chômeurs et chômeuses ont un urgent besoin d’être aidés, le projet adopté par la Chambre des cantons démantèlera radicalement la protection garantie par cette assurance. Ce sont principalement les jeunes et les chômeurs et chômeuses de longue durée – les principales victimes de la crise&nbsp;! – qui devront casquer pour les fautes des encaisseurs de bonus. C’est pour cela que, il y un mois déjà, l’USS a décidé de combattre ce nouveau démantèlement social en saisissant le référendum.
</p><p>Mais le peuple pourra déjà montrer le week-end prochain un carton rouge à une politique sociale aussi caricaturale en rejetant clairement dans les urnes le vol des rentes du 2e pilier. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-475</guid><pubDate>Tue, 02 Mar 2010 15:51:00 +0100</pubDate><title>Des perspectives de croissance menacées par une politique économique procyclique</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/des-perspectives-de-croissance-menacees-par-une-politique-economique-procyclique</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les services publics ont été le moteur de la croissance économique, qui a été de 0,6 pour cent au 4e trimestre 2009. Le produit intérieur brut (PIB) a en effet augmenté uniquement grâce à la création de valeur dans les branches des services publics (santé, transports, formation, administration, bâtiment public). 
</p><p>Toutefois, si les mesures d’austérité qui se dessinent aujourd’hui à la Confédération, dans les cantons et les communes sont mises en œuvre cette année, l’évolution risque de devenir négative. Car, le soutien apporté par les services publics à la conjoncture disparaîtra. S’ajoute à cela que le pouvoir d’achat au mieux stagnera&nbsp;; cela, à cause du renchérissement qui s’installe et de l’explosion des primes des caisses-maladie. De plus, l’économie d’exportation souffre de l’appréciation du franc, une appréciation qui, selon nos estimations, devrait coûter 7000 emplois.
</p><p>Les défis posés à la politique conjoncturelle restent très grands. De ce fait, les mesures suivantes s’imposent.</p><ul><li>L’économie dépend toujours des impulsions de l’État&nbsp;; il faut renoncer aux programmes d’austérité.</li></ul><ul><li>La Banque nationale doit intervenir sur le marché des devises et maintenir un cours de change supérieur à 1,50 francs pour 1 euro.</li></ul><ul><li>Afin de renforcer le pouvoir d’achat, il faut imposer à hauteur de 50 pour cent les bonus élevés&nbsp;; le produit de cette imposition – 2 milliards de francs – devra être reversé aux ménages à bas et moyens revenus. </li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-476</guid><pubDate>Wed, 24 Feb 2010 15:50:00 +0100</pubDate><title>Les employeurs doivent être tenus d’engager des personnes handicapées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-employeurs-doivent-etre-tenus-d-engager-des-personnes-handicapees</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La 6e révision de l’AI, «&nbsp;axée sur la réadaptation&nbsp;», fait, à première vue bonne impression, selon ce que le Conseil fédéral nous en a dit aujourd’hui. À travers elle, le Conseil fédéral entend, afin de réaliser des économies, réduire ou supprimer 12&nbsp;500 rentes (en équivalents 100&nbsp;%), soit 5 pour cent du volume total des rentes (toujours en équivalents 100&nbsp;%). À cet effet, il veut proposer des mesures de réadaptation aux allocataires de rentes concernés.
</p><p>Mais il y a alors le risque qu’une grande partie de ces personnes perdent leur rente, sans pour autant trouver un emploi, c’est-à-dire ne pas pouvoir en fin de compte se réinsérer. Et cela, malgré des mesures onéreuses de réadaptation. Ces personnes n’auraient plus que l’aide sociale pour seul recours. Au lieu de rentes sûres, elles ne recevraient donc plus que le strict minimum vital. Il ne s’agirait de ce fait pas d’économies, mais uniquement du transfert de coûts aux communes et aux cantons. S’il est aujourd’hui déjà des patrons qui s’engagent volontairement dans ce domaine, ils sont malheureusement bien trop rares. En effet, tant qu’ils ne seront pas contraints d’engager des personnes handicapées, cette révision de l’AI n’a aucun sens. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) exige que l’on fixe un pourcentage obligatoire de personnes handicapées que les entreprises devront engager à des fins de réinsertion. Ce pourcentage devrait s’appliquer à toutes les entreprises de 100 personnes et plus et se monter à 1&nbsp;% de l’effectif du personnel. Son inobservation entraînerait des sanctions. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-477</guid><pubDate>Thu, 04 Feb 2010 15:44:00 +0100</pubDate><title>Une base qui confirme la politique de la formation défendue par l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-base-qui-confirme-la-politique-de-la-formation-defendue-par-l-uss</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Rapport sur l’éducation en Suisse 2010, premier du nom, confirme les principales propositions développées par l’USS, à savoir&nbsp;: </p><ul><li>la formation doit être comprise comme un domaine d’investissement sur le long terme et n’a donc pas à être soumise à une politique d’austérité axée sur le court terme&nbsp;; </li></ul><ul><li>les offres de formation et d’accueil des enfants en âge préscolaire, ainsi que les structures de jour destinées aux élèves des écoles primaires ont des effets positifs&nbsp;; elles doivent donc d’urgence être développées&nbsp;; </li></ul><ul><li>des efforts particuliers en matière de formation et d’intégration doivent être fournis pour celles et ceux dont la carrière scolaire n’a eu lieu que partiellement en Suisse, </li></ul><ul><li>si l’on veut vraiment en arriver à ce que 95&nbsp;% des jeunes terminant leur scolarité suivent une formation postobligatoire (certificats d’apprentissage ou diplômes sanctionnant des formations générales), il faut qu’en temps de crise aussi un nombre suffisant de places d’apprentissage soit proposé, c’est-à-dire qu’on en crée de nouvelles de qualité&nbsp;; </li></ul><ul><li>donnant accès aux écoles supérieures, la formation professionnelle atténue certes quelque peu les inégalités sociales, mais des inégalités subsistent toujours entre les sexes&nbsp;;</li></ul><ul><li>il faut continuer à renforcer la formation professionnelle supérieure&nbsp;;</li></ul><ul><li>concernant la formation continue, il faut principalement s’attaquer, via une nouvelle loi, aux désavantages qui sont encore le lot des femmes, et y faire aussi figurer la transmission aux adultes socialement défavorisés de compétences de base. </li></ul><p>Confortée par le présent rapport, l’Union syndicale suisse (USS) continuera à s’engager pour que ces défis soient relevés. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-480</guid><pubDate>Fri, 29 Jan 2010 15:37:00 +0100</pubDate><title>Quelle insolence ! Après le vol des rentes du 2e pilier, le lobby des assurances veut piller l’assurance-accidents !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/quelle-insolence-apres-le-vol-des-rentes-du-2e-pilier-le-lobby-des-assurances-veut-piller-l-assurance-accidents</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La majorité de la commission de la sécurité sociale et de la santé publique veut aussi, sous la pression du lobby des assurances, détériorer massivement la loi sur l’assurance-accidents&nbsp;; cela après le vol des rentes du 2e pilier (baisse du taux de conversion). En effet, </p><ul><li>elle propose d’abaisser le gain assuré, ce qui sera synonyme de nouvelles affaires pour les assurances privées et entraînera une hausse massive des primes des salarié(e)s et des employeur(e)s&nbsp;; </li></ul><ul><li>elle veut supprimer toutes les rentes versées pour un degré d’invalidité inférieur à 20&nbsp;%&nbsp;; cette mesure touchera surtout des personnes qui travaillent physiquement et manuellement et sont victimes de blessures aux mains, aux bras, aux épaules, aux jambes ainsi qu’au dos, entraînant une diminution de leur rendement&nbsp;; les fonds de couverture destinés à ces accidents existent déjà et se montent à plus d’un milliard de francs&nbsp;; </li></ul><ul><li>elle veut massivement baisser les rentes des personnes qui, accidentées par le passé, souffrent&nbsp; d’une invalidité persistante&nbsp;; et les personnes concernées ne pourraient pas faire valoir leurs droits auprès d’une assurance responsabilité civile, parce que les assureurs-accidents auraient déjà encaissé les montants y relatifs&nbsp;; une injustice crasse&nbsp;!</li></ul><p>L’Union syndicale suisse (USS) se battra énergiquement pour stopper cette offensive dirigée contre une assurance-accidents performante. Elle demande instamment au Parlement d’enterrer cette révision superflue et nuisible et, en lieu et place, de s’attaquer aux vrais problèmes, comme ceux de l’assurance-maladie.
</p><p>Comme la pression en faveur de cette révision vient à nouveau du lobby des assurances, le NON au vol des rentes (votation du 7 mars) sera le meilleur moyen de mettre fin aux manœuvres arrogantes et dangereuses de ces milieux pour notre sécurité sociale. 
</p><p>L’assurance-accidents obligatoire est une assurance sociale qui fonctionne remarquablement et ne connaît aucun problème financier. Les 700&nbsp;00 accidents et plus traités par elle chaque année montrent toute l’importance qu’elle revêt dans le quotidien des travailleurs et travailleuses. Il n’y a aucune raison d’en modifier la législation.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-481</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2010 15:36:00 +0100</pubDate><title>Pas sur le dos des salarié(e)s!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-sur-le-dos-des-salarie-e-s</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a approuvé aujourd’hui, au nom d’un „assainissement facilité“ des entreprises, le principe selon lequel les contrats de travail ne devront plus être transférés automatiquement à la nouvelle société en cas de reprise. Cette décision est choquante, et le Parlement doit remettre les pendules à l’heure. 
</p><p>En période de crise économique, les faillites se multiplient, et c’est justement la raison pour laquelle il faut protéger efficacement les emplois. Or, avec ses propositions de révision de la procédure d’assainissement des entreprises, le Conseil fédéral met en péril un grand nombre de places de travail. Lors de l’assainissement d’une entreprise, le maintien des postes de travail doit avoir la priorité absolue. Il n’est pas normal que, au moyen d’un assainissement, le parc de machines soit converti en argent ou que l’entreprise soit dépecée pour être ensuite vendue par morceaux. Pour l’USS, il est inacceptable que les travailleurs et travailleuses puissent demain être licenciés sans délai lorsqu’une entreprise est assainie. 
</p><p>Le Conseil fédéral a néanmoins reconnu les effets négatifs de ses projets et, à titre de compensation, il propose d’instaurer une obligation de mettre en place un plan social. L’USS demande depuis fort longtemps l’obligation légale de prévoir un plan social. En période de crise économique, cette obligation se justifie d’autant plus. Quand les entreprises sont encore capables de dégager des moyens pour payer des parachutes dorés à des managers incompétents, elles ont également assez de moyens pour financer des indemnités de licenciement, des stages de recyclage ou des retraites anticipées pour les travailleurs et travailleuses mis à la porte.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-482</guid><pubDate>Wed, 06 Jan 2010 15:34:00 +0100</pubDate><title>Des prévisions économiques frivoles aux dépens des personnes assurées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-previsions-economiques-frivoles-aux-depens-des-personnes-assurees</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Economiesuisse, qui organise pour les milieux économiques la campagne en faveur de la baisse du taux de conversion LPP, a fait connaître aujourd’hui son objectif concernant le scrutin du 7 mars prochain&nbsp;: «&nbsp;Les rentes actuelles sont trop élevées par rapport à l’allongement de l’espérance de vie et au rendement du capital dans les caisses de pensions.&nbsp;» Les organisations économiques vont donc s’engager pleinement en faveur de la baisse du taux de conversion LPP.
</p><p>Economiesuisse se trompe toutefois à plusieurs égards, en effet&nbsp;: </p><ol><li>Le montant des rentes ne peut pas être uniquement fixé en fonction du «&nbsp;rendement du capital&nbsp;» ou de «&nbsp;l’allongement de l’espérance de vie&nbsp;», comme elle le prétend. Le critère est ici bien plutôt celui des besoins des rentières et rentiers, comme le dit la constitution fédérale&nbsp;: «&nbsp;la prévoyance professionnelle conjuguée avec l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité permet à l’assuré de maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur.&nbsp;» Ce qui s’applique aussi en cas d’allongement de l’espérance de vie et de baisse du rendement du capital.</li><li>Les rentes actuelles ne sont – quoiqu’en dise economiesuisse – nullement trop élevées. Les spécialistes de la branche des assurances le savent mieux que quiconque&nbsp;: «&nbsp;Les prestations des 1er et 2e piliers ne couvrent en règle générale que 60 pour cent du dernier revenu. Après l’entrée en retraite cependant, on table sur un besoin s’élevant entre 80 et 90 pour cent. Ce n’est qu’à ce niveau qu’il est possible de maintenir sans souci le niveau de vie antérieur&nbsp;» (trad. USS). Ces propos sont de M. Thomas Bah, le responsable du secteur opérationnel Particulier chez Swiss Life. Dans un prospectus de Axa/Winterthur, on peut aussi lire que les rentes de la prévoyance publique et professionnelle ne couvrent habituellement qu’environ 40 à 60 pour cent de l’ancien revenu et… qu’il faut combler cette lacune en contractant une prévoyance privée.</li><li>En prétendant que le capital des caisses de pensions ne permet plus de réaliser un rendement suffisant pour maintenir l’actuel niveau des rentes, economiesuisse contredit ses propres spécialistes de la branche financière. Tant les grands banquiers que les dirigeants de la branche des assurances promettent à nouveau à leurs actionnaires un rendement de 15 à 25 pour cent sur les capitaux propres. Toutefois, le fait est que ni la phase de boom boursier de ces dernières décennies, ni l’actuelle crise financière n’ont été prévues par ces personnes qui prétendent aujourd’hui avoir su avec précision à l’époque comment évoluerait, ces prochaines années, le rendement du capital des caisses de pensions. Il ne s’agit là de rien d’autre que de prévisions économiques frivoles, aux dépens des personnes assurées.</li><li>La prévoyance professionnelle existe depuis le 19e siècle déjà. Depuis lors, l’espérance moyenne de vie s’est continuellement allongée en Suisse. Les rentes servies par les caisses de pensions ont néanmoins augmenté, comme le bien-être général. L’argument de l’allongement de l’espérance de vie vient surtout des compagnies d’assurances et des conseillers en placements. Il sert uniquement à justifier de nouvelles baisses des prestations dans l’AVS et le 2e pilier. Le but est ici le suivant&nbsp;: toujours plus de personnes doivent être convaincues de contracter des assurances privées. M. Carsten Maschmeyer, membre du conseil d’administration de Swiss Life le dit sans fioritures&nbsp;: «&nbsp;Nous nous trouvons face au plus grand boom que notre branche ait jamais vécu&nbsp;: le transfert de la prévoyance vieillesse publique vers le privé est un marché en croissance pour des décennies… On ne peut certes pas avoir une vue d’ensemble précise quant à la façon dont se présente la montée de la prévoyance vieillesse privée. Mais c’est comme si nous étions assis sur une source de pétrole. Elle a été forée, elle est énorme et elle va jaillir&nbsp;» (trad. USS). </li></ol><p>En résumé, la baisse prévue du taux de conversion LPP est inutile, fausse et en contradiction avec le mandat constitutionnel du 2e pilier. Elle servira uniquement à procéder à un nouveau «&nbsp;forage pétrolier&nbsp;» juteux en faveur de la branche des assurances. </p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-484</guid><pubDate>Tue, 22 Dec 2009 15:21:00 +0100</pubDate><title>Peter Lauener sera le nouveau responsable de la communication</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/peter-lauener-sera-le-nouveau-responsable-de-la-communication</link><description>Nouvelle tête au Secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a nommé Peter Lauener nouveau responsable de la communication en son sein. Dans ses nouvelles fonctions, Peter Lauener remplacer Pietro Cavadini qui s’occupera principalement l’an prochain des activités, renforcées, en matière de campagnes de l’USS.
</p><p>Âgé de 40 ans, Peter Lauener est actuellement responsable de la communication au Parti socialiste suisse, après avoir été responsable de l’information au Syndicat du personnel des transports (SEV). Il entrera en fonction à l’USS en 2010, à une date encore à fixer.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-485</guid><pubDate>Thu, 17 Dec 2009 15:20:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral reconnaît enfin qu’il faut agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-reconnait-enfin-qu-il-faut-agir</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a décidé d’étendre à d’autres catégories de salarié(e)s la protection contre le licenciement des travailleurs ou travailleuses qui dénoncent des faits répréhensibles dans leur entreprise. Les représentant(e)s des syndicats et les membres des commissions d’entreprise pourront ainsi profiter d’une meilleure protection contre les licenciements abusifs.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS), qui a signalé depuis longtemps cette situation inacceptable, salue la volonté manifestée par le gouvernement suisse d’étendre cette protection. Enfin, ce dernier est aussi conscient du fait que le courage civique dont font preuve certains salarié(e)s de Suisse ne doit pas être puni par un licenciement. Le Conseil fédéral entend aussi réexaminer la dureté des sanctions qui prévoient aujourd’hui, en cas de licenciement abusif, tout au plus le versement de six mois de salaire. L’USS demande d’ailleurs que les licenciements abusifs grossiers soient déclarés nuls. 
</p><p>Dans la crise actuelle, de nombreux représentant(e)s des travailleurs et travailleuses ont été les victimes de licenciements abusifs et réduits ainsi au silence. Qui fait preuve de courage sur son lieu de travail mérite d’être mieux protégé.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-486</guid><pubDate>Wed, 16 Dec 2009 15:19:00 +0100</pubDate><title>Il faut prolonger à 24 mois la durée maximale du chômage partiel</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-prolonger-a-24-mois-la-duree-maximale-du-chomage-partiel</link><description>L’USS intervient auprès de la conseillère fédérale Doris Leuthard</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le chômage partiel a permis de maintenir de nombreux emplois durant l’actuelle crise. Sa prolongation à 18 mois décidée par le Conseil fédéral au 1er avril 2009 y a beaucoup contribué. Mais de nombreuses entreprises vont prochainement atteindre cette limite de 18 mois. Afin qu’elles puissent continuer à miser sur cet instrument et maintenir des emplois, une nouvelle prolongation à 24 mois de la durée maximale du chômage partiel s’impose.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) est intervenue aujourd’hui dans ce sens auprès de la conseillère fédérale Doris Leuthard en lui faisant parvenir un courrier lui demandant de proposer au gouvernement cette prolongation à 24 mois. L’USS fait remarquer qu’une décision rapide est importante pour les entreprises qui doivent pouvoir planifier au mieux leurs activités. Les gouvernements cantonaux de l’arc jurassien ont formulé une demande semblable. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-487</guid><pubDate>Mon, 14 Dec 2009 15:15:00 +0100</pubDate><title>La directrice de l’OFFT a-t-elle bien lu ses propres chiffres ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-directrice-de-l-offt-a-t-elle-bien-lu-ses-propres-chiffres</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré le fait que les statistiques publiées par son propre office, il y a un mois à peine, annoncent une baisse du nombre de places d’apprentissage, Madame Renold, directrice de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT), a prétendu dans la Zentralschweiz am Sonntag&nbsp;» «&nbsp;qu’un record a été atteint en 2009&nbsp;». En effet, si l’on en croit le «&nbsp;baromètre des places d’apprentissage&nbsp;» publié par l’OFFT le 26 octobre dernier, le nombre de places d’apprentissage a diminué pour la première fois depuis 5 ans. Prétendre, comme le fait Madame Renold, qu’il aurait atteint «&nbsp;un record&nbsp;» est donc tout simplement faux. L’Union syndicale suisse (USS) dénonce cette tentative d’embellir la situation du marché des places d’apprentissage. 
</p><p>Si Madame Renold avait lu un tant soit peu attentivement le baromètre publié par l’office qu’elle dirige, elle aurait pu constater que&nbsp;: </p><ul><li>Pour la première fois depuis 2004, le nombre de places d’apprentissage recule (87&nbsp;000 en 2009 contre 88&nbsp;000 en 2008), comme le nombre de contrats d’apprentissage signés (82&nbsp;000 en 2009 contre 83&nbsp;000 en 2008). Certes, le nombre de jeunes à la recherche d’une place recule aussi, mais cela démontre que – contrairement à ce que d’aucuns ont pu prétendre – le recul démographique ne résoudra pas la pénurie, car il y a toujours beaucoup plus de jeunes à la recherche d’une place (91&nbsp;500) que de places disponibles (87&nbsp;000). </li></ul><ul><li>Le nombre de jeunes sans la moindre solution à la sortie de l’école obligatoire augmente de 2000 personnes (+28&nbsp;%). La plupart de ces jeunes sont les futurs bénéficiaires de l’aide sociale. Entre 2006 et 2008, ce chiffre avait reculé. </li></ul><ul><li>Le nombre de jeunes en «&nbsp;liste d’attente&nbsp;», c’est-à-dire qui ont dû se contenter d’une solution transitoire mais chercheront à nouveau une place l’an prochain, ne diminue que de manière marginale (-2&nbsp;%), malgré les années de croissance économique et la «&nbsp;détente&nbsp;» sur le marché des places d’apprentissage que l’OFFT croyait voir ces dernières années. Et ce nombre reste très élevé&nbsp;: 21&nbsp;000 jeunes. </li></ul><p>L’USS considère donc que la situation reste critique. Elle craint que, suite aux nombreuses suppressions d’emplois annoncées, des places d’apprentissage soient également menacées, notamment dans l’industrie. Elle réitère ses revendications, à savoir&nbsp;: </p><ul><li>La création de 10&nbsp;000 places d’apprentissage, notamment dans des écoles professionnelles à plein temps, en particulier dans le secteur de la santé. </li></ul><ul><li>La création de fonds pour la formation professionnelle dans tous les cantons qui ne l’ont pas encore fait. </li></ul><ul><li>La création de modèles innovants de formation professionnelle initiale, par exemple les années d’apprentissage de base.</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-489</guid><pubDate>Wed, 09 Dec 2009 15:07:00 +0100</pubDate><title>Le chômage continue à augmenter et le Parlement en punit les victimes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-chomage-continue-a-augmenter-et-le-parlement-en-punit-les-victimes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les derniers chiffres du Secrétariat d’État à l’économie (SECO) montrent que le chômage poursuit son escalade. En novembre 2009, il a augmenté de 0,2&nbsp;% pour passer désormais à 4,2&nbsp;%. Et presque 230&nbsp;000 personnes sont désormais à la recherche d’un emploi.
</p><p>Or, que font, précisément maintenant, les politiques de notre pays? Ils veulent punir les victimes, c’est-à-dire les chômeurs et chômeuses, et non les coupables&nbsp;! Que de perversité&nbsp;! L’actuel débat au sujet de la révision de la loi sur l’assurance-chômage en fait la démonstration quasiment magistrale. Que le Parlement fédéral entende réduire aussi drastiquement la protection sociale contre le chômage, principalement en ce qui concerne celles et ceux qui sont le plus touchés par la crise&nbsp;: les jeunes et les chômeurs et chômeuses de longue durée, c’est le monde à l’envers, un vrai scandale&nbsp;! Cela, alors que, sur toutes les décisions visant à promouvoir l’emploi, ce même Parlement freine à mort.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) va continuer à lutter pour une politique conjoncturelle active. Elle combattra énergiquement le démantèlement social de l’assurance-chômage.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-488</guid><pubDate>Wed, 09 Dec 2009 15:05:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil national va droit dans le mur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-va-droit-dans-le-mur</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les débats du Conseil national sur la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) révèlent de manière effrayante à quel point la majorité de droite de cette Chambre, totalement insensible aux problèmes sociaux, veut imposer une politique d’austérité sur le dos des chômeuses et chômeurs&nbsp;! Elle a en effet même décidé de nouvelles coupes claires et de nouveaux durcissements brutaux de dispositions à la mouture d’ores et déjà inacceptable du Conseil des États&nbsp;!
</p><p>Ainsi, les Chambres ont à proprement parler mené campagne contre les jeunes. Elles ont fait preuve d’un comble de cynisme en réduisant à 130 jours la durée d’indemnisation des moins de 25 ans et à 260 jours celles des 25-30 ans, en faisant passer de 260 à 90 le nombre d’indemnités des personnes libérées de l’obligation de cotiser et en durcissant la réglementation sur le travail «&nbsp;convenable&nbsp;», ce qui aura notamment pour effet que des personnes hautement qualifiées devront accepter des emplois entraînant leur déqualification. 
</p><p>Les chômeurs et chômeuses de longue durée se trouvent, eux aussi, tout spécialement dans le viseur des fossoyeurs hystériques du social, le National ayant supprimé la possibilité de prolonger à 520 le nombre d’indemnités dans les régions très touchées par le chômage. Il a en outre décidé qu’après une année de chômage, les indemnités seraient réduites de 5&nbsp;% chaque fois en deux étapes. 
</p><p>Dans l’histoire du Parlement fédéral, le 9 décembre restera comme un jour noir. La majorité de droite du National, suivant une logique tordue, n’avait sans doute jamais proposé jusqu’ici de punir les victimes d’une crise, comme si elles en étaient les responsables. L’Union syndicale suisse (USS) rétorquera par le référendum à pareille arrogance. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-490</guid><pubDate>Mon, 07 Dec 2009 15:03:00 +0100</pubDate><title>Ni l’espérance de vie ni les rendements ne justifient une baisse des rentes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ni-l-esperance-de-vie-ni-les-rendements-ne-justifient-une-baisse-des-rentes</link><description>Baisse des rentes LPP : les arguments du Conseil fédéral 	
ne convainquent pas</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral recommande aux citoyen(ne)s de ce pays de décider, le 7 mars prochain, &nbsp;que leurs propres rentes du deuxième pilier soient abaissées. Mais ses arguments pour justifier pareille exigence ne convainquent pas.
</p><p><b>Espérance de vie</b>&nbsp;: les gens vivent toujours plus longtemps. On a cependant déjà tenu compte de cette réalité lors de la 1ère révision de la loi sur la prévoyance professionnelle (LPP) en 2003. À l’époque, le Parlement fédéral, invoquant l’augmentation de l’espérance de vie, avait décidé de baisser progressivement le taux de conversion LPP de 7,2&nbsp;% à 6,8&nbsp;%. Et les caisses de pensions elles-mêmes ont aussi déjà tenu compte de cette évolution en constituant des réserves en conséquence. 
</p><p>En outre, déduire du fait que les gens vivent plus longtemps qu’ils auront par conséquence besoin de moins d’argent une fois à la retraite, relève d’une logique «&nbsp;tordue&nbsp;». 
</p><p><b>Rendements attendus</b>&nbsp;: les caisses de pensions ne seraient plus en mesure de réaliser les rendements nécessaires de 4,5&nbsp;% sur le capital de vieillesse. Tel est un autre argument des partisans d’une baisse des rentes LPP. Or, pareille justification est des plus aventureuses. En effet, prétendre connaître l’évolution future des marchés des capitaux, c’est confondre politique, au sens sérieux du terme, avec lecture des astres. Les scénarios d’avenir pessimistes appliqués par le Conseil fédéral sont en outre souvent, en ce qui concerne les rendements possibles, en nette contradiction avec les attentes des spécialistes de banques et des assurances. Ces derniers parlent sans complexe aucun de rendements futurs de capitaux propres oscillant entre 16&nbsp;% et 25&nbsp;%. 
</p><p>Les assureurs privés actifs en matière de prévoyance professionnelle sont en effet aussi les premiers à demander une baisse du taux minimum de conversion LPP. Ils savent bien qu’il y a un rapport entre leurs profits et le niveau du taux de conversion (et d’ailleurs aussi du taux d’intérêt minimal), à savoir que&nbsp;: plus le taux de conversion est bas, plus leurs bénéfices sont élevés. 
</p><p>Mais les assuré(e)s ne vont pas jouer à ce petit jeu. Pour eux, la baisse des rentes planifiée «&nbsp;à titre préventif&nbsp;» n’est rien d’autre que du vol. Et ils s’y opposeront dans les urnes, le 7 mars 2010. </p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-491</guid><pubDate>Mon, 30 Nov 2009 15:02:00 +0100</pubDate><title>Les droits fondamentaux doivent, à plus forte raison, être protégés !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/les-droits-fondamentaux-doivent-a-plus-forte-raison-etre-proteges</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le oui à l’interdiction des minarets sorti des urnes ce dernier week-end place aussi l’Union syndicale suisse (USS) dans la minorité. Ce qu’elle regrette. 
</p><p>Il est cependant clair qu’avec cet article constitutionnel interdisant la construction de nouveaux minarets, l’État s’immiscera dans la liberté religieuse. Ce droit spécial remettra par principe en question des droits fondamentaux. Or, ceux-ci et les droits humains ne sont pas négociables. L’État doit les respecter et les appliquer afin de protéger la dignité humaine. Très inquiète, l’USS ne tolérera aucune dévalorisation rampante de cette dernière. C’est pourquoi elle confirme que les syndicats continueront à s’engager pour la défense des droits de tous les travailleurs et travailleuses, quelle que soit leur religion. Ce qui est dirigé aujourd’hui contre la minorité musulmane pourrait rapidement menacer demain les droits d’autres minorités, voire même de la majorité. Les droits fondamentaux et humains doivent donc, à plus forte raison, être protégés.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-492</guid><pubDate>Thu, 26 Nov 2009 15:01:00 +0100</pubDate><title>Les jeunes protestent contre les coupes dans l’assurance-chômage !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-jeunes-protestent-contre-les-coupes-dans-l-assurance-chomage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Une centaine de jeunes venus de toute la Suisse et représentant diverses organisations de jeunesse (faîtière des organisations de jeunesse, syndicats, étudiant(e)s, partis) ont protesté ce matin contre les attaques qui visent les chômeurs et chômeuses de moins de 30 ans. Ils ont accueilli les parlementaires fédéraux à leur arrivée au Palais fédéral pour leur demander de renoncer à&nbsp;: </p><ul><li>une dévalorisation de la formation professionnelle&nbsp;: avec l’affaiblissement de la notion de «&nbsp;travail convenable&nbsp;» pour les moins de 30 ans, les jeunes chômeurs et chômeuses pourraient être obligés d’accepter n’importe quel emploi, même s’il n’a rien à voir avec leur formation et leur expérience professionnelle&nbsp;; outre le fait qu’il s’agit d’une discrimination à l’égard des jeunes, cette mesure est en contradiction avec tous les efforts déployés pour encourager les jeunes à entreprendre une formation professionnelle&nbsp;;</li></ul><ul><li>une diminution drastique du nombre d’indemnités journalières versées aux jeunes&nbsp;: rien ne justifie de réduire le droit aux indemnités journalières de 400 à 130 pour les moins de 25 ans, respectivement à 260 pour les 25-29 ans&nbsp;; les cotisations salariales des jeunes n’ont pas moins de valeur que celles des travailleurs et travailleuses plus âgés&nbsp;! En outre, personne ne reste au chômage de gaieté de cœur, y compris les jeunes&nbsp;; les jeunes chômeurs et chômeuses de longue durée, dont le nombre a explosé (+146&nbsp;% en un an), ne doivent pas être poussés vers l’aide sociale&nbsp;: il faut plutôt les aider à se réinsérer&nbsp;; </li></ul><ul><li>la division par trois du nombre d’indemnités journalières pour les personnes libérées de l’obligation de cotiser&nbsp;: cette mesure aura des conséquences dramatiques pour les jeunes qui ont suivi une formation à plein temps (et n’ont donc pas pu cotiser) ou pour les jeunes femmes qui retournent sur le marché du travail après une maternité&nbsp;; si ces jeunes n’ont pas pu cotiser, c’est qu’ils avaient une bonne raison&nbsp;; et ce n’est pas de leur faute s’ils ne (re)trouvent pas tout de suite du travail. </li></ul><p>Les jeunes ne sont pas responsables de la crise économique et de la hausse du chômage, ils en sont les principales victimes&nbsp;: il serait irresponsable d’assainir l’assurance-chômage sur leur dos. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-493</guid><pubDate>Sat, 21 Nov 2009 14:58:00 +0100</pubDate><title>Pour une meilleure conciliation du travail familial et du travail professionnel </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-une-meilleure-conciliation-du-travail-familial-et-du-travail-professionnel</link><description>Le Congrès des femmes de l’USS s’attaque au casse-tête 	
quotidien : comment concilier emploi et famille ?</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les principaux thèmes abordés par le 11e Congrès des femmes de l’USS des 20 et 21 novembre 2009 ont été la conciliation entre travail professionnel et travail familial, ainsi que les effets de la crise sur les femmes. Les congressistes ont adopté à l’unanimité un manifeste en six points intitulé «&nbsp;Emploi et famille&nbsp;: un casse-tête au quotidien&nbsp;! Nos revendications&nbsp;!&nbsp;», ainsi que d’autres revendications contre les effets de la crise. Les principales d’entre elles sont&nbsp;: </p><ul><li>Le travail socialement nécessaire, mais non rémunéré, doit être mieux reconnu dans le droit du travail et le droit des assurances sociales.</li></ul><ul><li>Toute personne qui prend en charge des enfants et/ou soigne des proches doit avoir plus de droits à de courtes absences ou à un congé à cet effet&nbsp;; parallèlement, l’accueil extrafamilial des enfants et la dispensation de soins par des professionnel(le)s doivent être étendus et les conditions du personnel améliorées.</li></ul><ul><li>Une réduction générale de la durée du travail est impérative pour lutter contre la crise et pour l’égalité entre femmes et hommes&nbsp;; elle devra s’accompagner de mesures visant à un nouveau partage entre femmes et hommes du travail familial et d’assistance non rémunéré.</li></ul><ul><li>Les revendications en faveur de l’égalité entre femmes et hommes sont valables en tout temps et doivent être traitées en priorité. En font notamment partie&nbsp;: la réalisation de l’égalité des salaires, ainsi que des investissements d’au moins 1 pour cent du produit intérieur brut dans l’accueil extrafamilial des enfants. </li></ul><ul><li>Pour concilier travail familial et travail professionnel, il n’est pas nécessaire d’introduire de nouveaux systèmes d’horaires flexibles, mais il faut des horaires adaptés aux besoins des familles et prévisibles. Plutôt que la possibilité de faire des courses 24 heures sur 24, il faut prévoir des horaires d’ouverture des magasins obligatoires. Travail à temps partiel et conditions de travail flexibles et précaires doivent, sous toutes leurs formes, être régulés&nbsp;; les syndicats doivent en faire une de leurs priorités.</li></ul><ul><li>Le recul de l’égalité des salaires est scandaleux et inacceptable. Le Congrès des femmes de l’USS invite les employeurs à analyser sans délai les salaires en place dans leurs entreprises avec les partenaires sociaux, dans le cadre du Dialogue sur l’égalité des salaires, et à les adapter le cas échéant. Cependant, si les employeurs tardent à agir, les politiques devront adopter de nouvelles mesures contraignantes, afin d’imposer le droit des femmes à un salaire égal pour un travail de valeur égale.</li></ul><p>Ces revendications des femmes de l’USS sont une réaction, d’une part, au partage - toujours très inégal - du travail familial et d’assistance non rémunéré entre femmes et hommes et, de l’autre, à l’augmentation de la pression induite par la crise sur les conditions de travail précaires qui concernent surtout les femmes. Dans ce premier domaine (conciliation emploi-famille), il s’agit non seulement de la prise en charge des enfants, mais aussi du fait que le nombre des personnes dépendantes de soins – elles sont pour la plupart soignées par des femmes exerçant une activité professionnelle – est en augmentation. Or, les conditions de travail n’en tiennent aucun compte. La plupart des femmes travaillent en effet à temps partiel, avec ce que cela implique au plan financier et de la prévoyance vieillesse.
</p><p>Pour le deuxième domaine, celui de la crise, les congressistes ont constaté que cette dernière, contrairement aux premières appréciations, ne touche pas en priorité les hommes du secteur industriel, mais aussi les femmes. Le taux de chômage de ces dernières dépasse celui des hommes (4,1&nbsp;% contre 3,9&nbsp;%, octobre 2009). De plus, les programmes d’austérité annoncés par les pouvoirs publics frapperont de plein fouet les femmes. Ainsi, par exemple, le programme d’impulsion lancé par la Confédération pour encourager l’accueil extrafamilial des enfants est désormais en danger.
</p><p>Alors que, selon l’Enquête suisse sur la structure des salaires 2006, la différence entre les salaires féminins et les salaires masculins était encore de 18,9&nbsp;% en défaveur des femmes, les derniers chiffres montrent une différence de 19,3&nbsp;%. C’est là clairement un recul dans la suppression des inégalités salariales entre les sexes et une infraction à la constitution fédérale ainsi qu’à la loi sur l’égalité. Aux employeurs d’agir maintenant&nbsp;!
</p><p>Le Congrès des femmes de l’USS s’est également prononcé pour le OUI à l’initiative contre les exportations du matériel de guerre. 
</p><p>Le Congrès des femmes de l’USS se tient tous les quatre ans. Cette année, 230 congressistes et hôtes y ont participé. La Commission de l’USS et le Congrès des femmes conseillent les instances de l’USS en matière de politique de l’égalité entre femmes et hommes. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-494</guid><pubDate>Wed, 18 Nov 2009 14:57:00 +0100</pubDate><title>L’USS se solidarise avec la protestation étudiante </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/l-uss-se-solidarise-avec-la-protestation-etudiante</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la forte participation dans tout le monde au mouvement de protestation des étudiant(e)s organisé dans le cadre de la semaine d’action internationale «&nbsp;Education is not for sale&nbsp;» («&nbsp;La formation n’est pas à vendre&nbsp;») et se solidarise en particulier avec les étudiant(e)s des universités de Bâle, Zurich et Berne.
</p><p>L’USS soutient les revendications des étudiant(e)s, à savoir&nbsp;: </p><ul><li>NON aux mesures d’austérité dans la formation,</li><li>NON au relèvement des taxes d’études,</li><li>NON aux effets négatifs du système de Bologne,</li><li>OUI à un développement des bourses d’études,</li><li>OUI à une amélioration de l’encadrement,</li><li>OUI à une participation efficace des étudiant(e)s et du corps intermédiaire</li></ul><p>et OUI à un droit à la formation pour toutes et tous.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-495</guid><pubDate>Tue, 17 Nov 2009 14:55:00 +0100</pubDate><title>Évolution des salaires 2006-2008 : deux années perdues à de nombreux égards</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evolution-des-salaires-2006-2008-deux-annees-perdues-a-de-nombreux-egards</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Durant les années de bonne conjoncture, il est plus facile d’éliminer certains déséquilibres dans la structure des salaires et de corriger certaines évolutions socialement douteuses que pendant des années de récession&nbsp;; cela, parce que les entreprises alors ont plus d’argent grâce à la bonne situation économique. Les résultats de l’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) 2008 qui nous sont présentés dressent cependant un tableau inquiétant. Les cadres et les hommes sont les principaux gagnants de la reprise dans les années 2006 à 2008. Les salaires des femmes ont fait du surplace et l’écart entre les salaires s’est fortement creusé dans de nombreuses branches. Pour contrer cette évolution, il faut lancer une offensive sur les salaires minimums, et procéder de manière automatique à l’examen des discriminations à l’encontre des salaires féminins.
</p><h3>Des écarts salariaux qui se creusent encore plus</h3><p>La bonne conjoncture des années 2006 à 2008 a surtout entraîné une forte hausse des traitements des cadres. Ces traitements ont augmenté de 11,5&nbsp;%, après avoir déjà crû, de 2004 à 2006 (+5,4&nbsp;%), plus que la moyenne. La situation de la grande majorité des travailleurs et travailleuses s’est même dégradée, après déduction du renchérissement. Par exemple, les salarié(e)s sans fonction de cadre ont même reçu, en 2008, 0,5&nbsp;% de moins en termes réels qu’en 2006. L’écart entre les salaires des cadres et ceux de la majorité des travailleurs et travailleurs s’est nettement creusé en Suisse.
</p><p>Dans certaines branches, cette évolution est très marquée. Les chefs se sont servis alors que les salaires des employé(e)s allait même jusqu’à baisser. Ce fut le cas dans les banques, pour prendre un exemple. Alors que les salaires de cadres ont augmenté de bien plus de 30&nbsp;%, la majorité des employé(e)s ordinaires des banques ont même gagné 80 francs environ de moins qu’en 2006. On retrouve une situation semblable dans la branche des «&nbsp;Transports terrestres&nbsp;» (CFF et autres transports publics, transports routiers)&nbsp;: les salaires des cadres y ont augmenté de près de 10&nbsp;% quand ceux du personnel baissaient de 0,1&nbsp;%. En tant qu’exploitant et donneurs d’ordres des transports publics, la Confédération, les cantons et les communes sont clairement coresponsables de ces écarts.
</p><p>Le tableau des branches soumises à des conventions collectives de travail (CCT) prévoyant des salaires minimums est plus positif. Dans la construction et l’hôtellerie-restauration, mais aussi dans le commerce de détail (CCT avec les grandes entreprises), les écarts entre les salaires des cadres et ceux des employé(e)s ont même pu être en partie réduits.
</p><h3>Bas salaires&nbsp;: une situation qui reste explosive</h3><p>Ces dernières années, ce sont surtout les offensives lancées par les syndicats en faveur de salaires minimums qui ont permis d’atténuer le problème des bas salaires. Toutefois, ces derniers sont toujours et encore une réalité et l’évolution entre 2006 et 2008 inquiète. La part des postes à plein temps rémunérés moins de Fr. 3500.- par mois a quelque peu diminué (de 6,2 à 5,4&nbsp;%), ce qui, en comparaison avec les années passées, est plutôt modeste. Mais, dans de nombreux emplois à bas salaires, les hausses ont été mangées par le renchérissement. Le problème des emplois à bas salaire est le plus grave dans le secteur des services (services personnels, hôtellerie-restauration, commerce de détail). Cependant, les très bas salaires sont également restés répandus dans certains pans de l’industrie (p. ex. habillement). La situation est particulièrement alarmante dans la branche des services personnels (salons de coiffure, instituts de beauté, etc.). Ici, la majorité du personnel même qualifié – par exemple les employé(e)s qui ont fait un apprentissage – gagne moins de Fr. 3600.-. Après déduction du renchérissement entre 2006 et 2008, le salaire de ces personnes a diminué de 2&nbsp;%. Cette branche n’est pratiquement pas protégée par des salaires minimums (s’y ajoute un vide conventionnel pour la coiffure). Le problème des bas salaires ne sera pas maîtrisé si l’on ne lance pas de nouvelles offensives pour des salaires minimums. En l’absence d’une politique active dans ce domaine, on risque au contraire de voir les bas salaires tomber encore plus bas qu’aujourd’hui.
</p><h3>L’écart entre salaires féminins et salaires masculins s’est creusé</h3><p>Concernant l’égalité entre femmes et hommes, la période 2006 et 2008 a aussi été un échec. Alors que l’on était parvenu à réduire quelque peu l’écart entre salaires féminins et salaires masculins depuis la fin des années 1990, ce dernier s’est remis à se creuser pour la première fois depuis 2006. Le but consistant à éliminer les inégalités de salaires entre les sexes et, ainsi, à remplir le mandat constitutionnel de l’égalité entre femmes et homme s’éloigne donc encore plus.
</p><p>Au niveau fédéral, les employeurs et les syndicats ont lancé en mars 2009 le Dialogue sur l’égalité des salaires. L’objectif est ici de contrôler sur une base de partenariat social les salaires des femmes afin d’établir s’il y a discrimination ou non à l’encontre de celles-ci. Le creusement de l’écart des salaires montre clairement que ces contrôles sont plus nécessaires que jamais. Mais l’élimination des discriminations directes ne sera pas synonyme d’égalité intégrale des salaires. Pour cela, il faudrait aussi qu’il y ait égalité des chances en matière de formation continue, etc.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-496</guid><pubDate>Fri, 13 Nov 2009 14:52:00 +0100</pubDate><title>Les syndicats ont obtenu des hausses des salaires réels</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-ont-obtenu-des-hausses-des-salaires-reels</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Nous connaissons désormais les premiers accords salariaux conclus lors des négociations de cette année. Ils montrent que, pour l’heure, les hausses des salaires réels sont la règle (cf. tableau infra). Les syndicats sont ainsi parvenus à éviter que la récession ne se répercute pleinement l’an prochain sur l’économie intérieure. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Des hausses de salaire ne sont toutefois pas certaines partout. Dans quelques branches et entreprises en effet, des patrons essaient de repousser les négociations pour qu’elles aient lieu une fois que la récession aura atteint l’économie intérieure. En outre, avec culot et sans tenir compte du fait que deux tiers des salarié(e)s sont occupés dans des branches dont les affaires sont bonnes ou satisfaisantes, certains représentants patronaux ont exigé un gel général des salaires. Or ce serait là du poison pour l’économie qui a autant besoin de hausses des salaires que d’une injection de vitamines. Il faut en plus, pour éviter une aggravation de la situation économique, que les fonds destinés à la réduction des primes-maladie soient augmentés dans la même mesure que la hausse de ces dernières l’an prochain. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Le tableau des résultats des accords salariaux conclus à ce jour par Unia et le Syndicat suisse des services publics (ssp) se trouve sur la page suivante</span><span lang="FR">.</span></p><p class="PresseText">&nbsp;</p><p class="Text"><b><span lang="FR">Vue d’ensemble des négociations salariales</span></b></p><p class="Text">&nbsp;</p><table><thead><tr><th scope="col"><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Branche / entreprises (toutes UNIA)<br></span></span></p></th><th scope="col">Hausses des salaires effectifs</th><th scope="col">Hausses des salaires minimums</th><th scope="col">Nombre de personnes concernées</th></tr></thead><tbody><tr><td>Coops</td><td><p><span lang="FR">jusqu’à Fr. 4500/mois&nbsp;:</span><span class="TextCar"><b><span lang="FR">plus Fr. 40.- (moyenne&nbsp;: 1%</span></b></span><span class="Zusatzfett"><b><span lang="FR">)</span></b></span></p><p><span lang="FR">depuis Fr. 4500..-/mois plus 0,75&nbsp;%</span></p></td><td><p><span lang="FR">plus Fr. 100 .- par mois </span></p><p><span lang="FR">(moyenne&nbsp;: 2,5&nbsp;%)</span></p></td><td><p><span lang="FR">40’000</span></p></td></tr><tr><td>Lidl</td><td><p><b><span lang="FR">plus 5&nbsp;% de la masse salariale</span></b></p></td><td><p><span lang="FR">de Fr. 100.- à Fr. 250 p.- par mois</span></p></td><td><p><span lang="FR">1000</span></p></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Nettoyage (Suisse alémanique)</span></span></p></td><td></td><td><b><span lang="FR">plus 2&nbsp;%</span></b></td><td><span lang="FR">35’000</span></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Nettoyage (Suisse romande)<br></span></span></p></td><td></td><td><p><b><span lang="FR">de 1,25&nbsp;% à 1,55&nbsp;%</span></b></p></td><td><span lang="FR">6000</span></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Construction en bois</span></span></p></td><td><p><span lang="FR">- plus 1&nbsp;% à titre général</span></p><p class="Briefanrede"><span lang="FR">- plus 1,5&nbsp;% progression d’échelon</span></p><p><b><span lang="FR">au total&nbsp;: 2,5&nbsp;%</span></b></p><p><span lang="FR">pour 70&nbsp;% des employé(e)s</span></p></td><td><span lang="FR">plus 1&nbsp;%</span></td><td><span lang="FR">12’000</span></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Gros oeuvre</span></span></p></td><td><p><span lang="FR">- plus 1&nbsp;% à titre général</span></p><p class="Briefanrede"><span lang="FR">- plus Fr. 1.-/jour (repas de midi) </span></p><p><span lang="FR">soit une hausse de</span></p><p><b><span lang="FR">Fr. 70.- à Fr. 80.-/mois</span></b></p></td><td></td><td><p><span lang="FR">80’000</span></p></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Sucrerie d’Aarberg</span></span></p></td><td><p><b><span lang="FR">plus 1&nbsp;%</span></b></p></td><td></td><td><span lang="FR">275</span></td></tr><tr><td><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Lindt &amp; Sprüngli</span></span></td><td><p><b><span lang="FR">plus 1&nbsp;% à 1,5&nbsp;%</span></b></p></td><td></td><td></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Industrie horlogère</span></span></p></td><td><p><span lang="FR">Seul le renchérissement est négocié chaque année</span></p></td><td><p><span lang="FR">plus Fr. 100.-</span></p></td><td><p><span lang="FR">41’000</span></p></td></tr></tbody></table><p class="Text">&nbsp;</p><table><tbody><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Canton de Soleure </span></span></p><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">(tous = ssp) </span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">1&nbsp;% à titre général plus octroi des annuités</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Anuités à titre individuel</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Canton de Fribourg</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Mécanismes salariaux garantis (= 1&nbsp;%)&nbsp;; d’autres points ouverts</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Hôpitaux du canton d’Argovie</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">1,5&nbsp;% en tout (dont au moins 1&nbsp;% pour annuités)</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Ville de Zurich</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Compensation du renchérissement au 1.4.2010&nbsp;; plus 35 millions de francs pour des augmentations</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Centrales électriques du canton de Zurich</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">1,7&nbsp;% à titre individuel</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Centrales électriques du canton d’Argovie</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">1,2&nbsp;% (dont 0,34&nbsp;% pour tous les employé(e)s</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Hôpital du Jura et homes</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Annuités individuelles octroyées (= 2,3&nbsp;% en moyenne</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Ville de Thoune </span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Annuités octroyées (= 1,25&nbsp;%)</span></p></td></tr></tbody></table><p class="PresseAuskunftspersonundTel">Plus d'information dans les discours de :</p><ul><li><b>Andreas Rieger</b>, coprésident du syndicat UNIA</li><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li><li><b>Stefan Giger</b>, secrétaire central ssp</li></ul><p class="PresseAuskunftspersonundTel">en annexe.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-497</guid><pubDate>Wed, 11 Nov 2009 14:51:00 +0100</pubDate><title>Lier les bonus au cours des actions est faux et dangereux</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lier-les-bonus-au-cours-des-actions-est-faux-et-dangereux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La circulaire publiée aujourd’hui par la FINMA constitue précisément une invitation faite aux grandes banques à poursuivre la politique de bonus erronée et dangereuse qui était la leur avant la crise. En effet, la FINMA salue par exemple le fait que les bonus des grands managers soient liés au cours des actions. Or c’est justement un tel lien qui a été l’une des principales causes de la crise. De fait, Marcel Ospel recevait déjà la moitié de son salaire de millionnaire en actions (bloquées). Et c’est ce qui l’a incité, au lieu de constituer des réserves pour les temps difficiles, à racheter pour 30 milliards de francs afin de pousser artificiellement le cours des actions à la hausse. Conséquence&nbsp;: l’UBS a disposé de réserves trop faibles durant la crise pour compenser ses pertes. Si les rémunérations sont liées au cours des actions, les managers essaient de faire monte ce dernier par tous les moyens. 
</p><p>La solution au problème des bonus est claire&nbsp;: un salaire fixe modéré. Les top managers n’ont pas besoin d’incitations monétaires pour travailler. Les règles sont claires aussi&nbsp;: celui ou celle qui travaille bien reçoit un salaire fixe. Sinon, il doit prendre la porte. 
</p><p>Afin de limiter les bonus des managers, l’Union syndicale suisse (USS) propose que des impôts sur les bénéfices soient prélevés sur la part supérieure à un million de francs. Pour les entreprises appartenant aux pouvoirs publics (banques cantonales, Banque nationale), les salaires doivent être limités à 500&nbsp;000 francs. D’un point de vue économique, cette mesure ne pose aucun problème. Le chef de la Banque fédérale américaine, Ben Bernanke, travaillerait-il mal parce qu’il ne gagne que 200&nbsp;000 dollars&nbsp;?</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2461</guid><pubDate>Mon, 09 Nov 2009 14:48:00 +0100</pubDate><title>Claire décision de principe en faveur d’une initiative pour des salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/claire-decision-de-principe-en-faveur-d-une-initiative-pour-des-salaires-minimums</link><description>Berne, le 9 novembre 2009</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réunis aujourd’hui à Berne, les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) ont clairement approuvé – à l’unanimité moins une abstention – le principe d’une initiative populaire pour des salaires minimums. D’une part, celle-ci devra contenir en priorité une disposition sur l’encouragement des conventions collectives de travail (CCT) prévoyant des salaires minimums. D’autre part, et subsidiairement, elle devra fixer un salaire minimum général. Le Secrétariat de l’USS a été chargé d’élaborer des dispositions détaillées à ce sujet. Et c’est à l’AD de mai 2010 ou, si l’examen du texte devait prendre plus de temps, au Congrès de l’USS de novembre 2010, qu’il reviendra de prendre la décision finale quant aux revendications exactes de cette initiative. Toutes les personnes qui sont intervenues aujourd’hui ont donné pour principale raison à cette décision, de s’attaquer à ce fléau national que sont les très bas salaires via une initiative populaire, le fait qu’il n’est quasiment pas possible, dans les branches qui connaissent de tels salaires, de progresser à l’aide de l’outil syndical traditionnel que sont les CCT. Car seule la moitié des 400&nbsp;00 personnes qui gagnent actuellement moins de 3500 francs par mois (x 13) bénéficient aujourd’hui de la protection d’une CCT. 
</p><p>Auparavant, les délégué(e)s de l’USS ont adopté à l’unanimité une résolution demandant que l’on arrête de mener une politique qui aggrave encore plus la crise et qu’au contraire, des hausses de salaire de 1,5 à 2,5&nbsp;% soient accordées ainsi qu’un chèque pour atténuer l’explosion des primes-maladie, qu’il soit procédé à des investissements publics et qu’une offensive de formation continue soit lancée en lieu et place des mesures d’austérité prises au détriment des gens ordinaires, et que la durée d’indemnisation par l’assurance-chômage soit prolongée. 
</p><p>Dans son exposé introductif, le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a mis en évidence l’offensive groupée actuellement menée en Suisse contre l’État social. Pratiquement toutes les assurances sociales sont touchées. Mais les syndicats lutteront, énergiquement et dans le cadre d’une alliance aussi vaste que possible, pour défendre leurs acquis – et, donc, une Suisse sociale.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-499</guid><pubDate>Wed, 21 Oct 2009 14:42:00 +0200</pubDate><title>Pas d’effet domino pour le travail de nuit!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-d-effet-domino-pour-le-travail-de-nuit</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision du tribunal administratif fédéral rendue publique aujourd’hui met une fois de plus les choses au point en matière de travail de nuit:&nbsp; Il n’est pas possible de déroger pour des raisons futiles à l’interdiction de travailler la nuit ancrée dans la loi sur le travail.&nbsp; 
</p><p>La travail de nuit est une lourde charge pour les travailleuses et travailleurs, il met leur santé en danger et ne doit donc être autorisé qu’exceptionnellement. 
</p><p>Faire ses achats dans des supermarchés de stations-service n’est pas un besoin avéré de la population. Le plaisir du shopping de quelques-uns ne justifie en aucun cas un assouplissement de l’interdiction de travailler la nuit. 
</p><p>Si les supermarchés des stations-service pouvaient ouvrir la nuit, d’autres magasins, dans les gares ou au centre des villes ne tarderaient pas à demander l’égalité de traitement et obtiendraient des dérogations similaires. Cela provoquerait un véritable effet domino. Bientôt, des milliers d’employées et d’employés du commerce de détail pourraient être forcés de travailler la nuit.&nbsp; 
</p><p>Il est donc tout à fait justifié de fermer les supermarchés des stations-service pendant la nuit. La protection des travailleurs doit être prise au sérieux, en particulier en temps de crise.&nbsp; 
</p><p>L’Union Syndicale Suisse se battra bec et ongle contre tout assouplissement de la protection des travailleurs et veillera à une application rigoureuse de la loi sur le travail.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-500</guid><pubDate>Thu, 15 Oct 2009 14:41:00 +0200</pubDate><title>On ne fait pas les choses à moitié !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/on-ne-fait-pas-les-choses-a-moitie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Non, pas comme ça&nbsp;! L’Union syndicale suisse (USS) rejette l’actuel projet de 6e révision de l’AI et le démantèlement des prestations qui l’accompagne. 
</p><p>La réadaptation n’est pas une mesure qui concerne unilatéralement les personnes handicapées. Les employeurs ont aussi à assumer leur part de responsabilité à cet égard. Or, le but déclaré de cette «&nbsp;révision des rentes axée sur la réadaptation&nbsp;», à savoir&nbsp;: réduire l’effectif des rentes de 5 % en l’espace de six ans (soit 12&nbsp;500 rentes pondérées, resp. 16&nbsp;500 allocataires de rentes AI en moins), ne pourra&nbsp; être atteint que si les employeurs créent les emplois nécessaires à cet effet. En l’absence de quotas obligatoires, impossible d’y arriver. C’est pourquoi l’USS propose que les entreprises dont l’effectif du personnel est de 100 personnes ou plus occupent au moins 1&nbsp;% de rentières et/ou rentiers AI, respectivement de personnes placées par l’AI. L’entreprise qui n’observerait pas ces quotas serait sanctionnée&nbsp;: pour chaque emploi destiné à un(e) allocataire de rente AI manquant, elle devrait verser un montant correspondant à une rente AI annuelle moyenne. Sinon, la réadaptation risque d’avoir un effet boomerang sur les personnes concernées. En effet, ayant été au bénéfice de mesures de réadaptation, elles perdent leur rente AI, mais sans pour autant trouver un emploi, ce qui les rendra dépendantes de l’aide sociale. Pour les rentières et rentiers AI de plus de 50 ans, c’est-à-dire qu’il n’est guère possible de placer, il faut en plus introduire le principe de la préservation des acquis. Si la 6e révision de l’AI ne prévoit pas ces deux compléments, l’USS la rejettera. 
</p><p>Des raisons administratives aussi parlent en défaveur de cette révision. Il faut en effet d’abord évaluer les instruments de réadaptation introduits par la 5e révision de l’AI. L’USS propose en outre que l’on ne se limite pas aux seules prestations, mais que l’on examine également d’autres sources de financement.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-501</guid><pubDate>Wed, 14 Oct 2009 14:39:00 +0200</pubDate><title>L’Assemblée des délégué(e)s (AD) l’Union syndicale suisse (USS) du 9 novembre prendra une décision de principe.</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/l-assemblee-des-delegue-e-s-ad-l-union-syndicale-suisse-uss-du-9-novembre-prendra-une-decision-de-principe</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Le 14 octobre, le Comité de l’USS a décidé de proposer à l’AD du 9 novembre prochain de prendre une décision de principe concernant le lancement d’une initiative populaire pour un salaire minimum. La décision finale sera prise par l’AD de mai ou celle de novembre 2010. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Depuis leur campagne «&nbsp;Pas de salaires au-dessous de 3000 francs&nbsp;!&nbsp;», lancée en 1999, l’USS et ses syndicats étudient de manière approfondie la question d’un salaire minimum. Au printemps dernier, l’USS a créé un groupe d’expert(e)s chargé d’étudier dans le détail cette problématique et d’examiner l’éventuel lancement d’une initiative populaire à ce sujet. De plus, des initiatives populaires cantonales visant le même but ont été lancées - et certaines déposées -, une initiative au plan fédéral ayant également été annoncée. Enfin, le congrès du syndicat Unia a pris une décision semblable.</span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Le Comité de l’USS a choisi d’articuler une telle initiative autour de deux axes&nbsp;: encouragement en priorité des conventions collectives de travail prévoyant des salaires minimaux et, subsidiairement, fixation d’un salaire minimum général. Avant d’équilibrer avec précision ces deux axes, d’autres clarifications seront encore nécessaires après la décision de principe de l’AD de novembre.</span></p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-503</guid><pubDate>Wed, 07 Oct 2009 14:35:00 +0200</pubDate><title>Au lieu de s’attaquer… aux victimes, il faut renforcer le pouvoir d’achat !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/au-lieu-de-s-attaquer-aux-victimes-il-faut-renforcer-le-pouvoir-d-achat</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La situation des salarié(e)s a continué à se dégrader fortement en septembre. Aujourd’hui, 154&nbsp;409 personnes sont inscrites au chômage (3,9&nbsp;%) et les demandeurs et demandeuses d’emploi sont 213&nbsp;902 (5,4 %). Le chômage continue donc à s’étendre. La situation des jeunes apparaît particulièrement inquiétante. Désormais, 30&nbsp;000 d’entre eux sont au chômage. Un scandale social&nbsp;! Que les politiques ne réagissent qu’avec la plus extrême pusillanimité et avec la plus grande retenue est encore plus scandaleux. Ils ne voient pas qu’une bombe sociale a retardement s’est enclenchée.
</p><p>Au vu des sombres perspectives d’avenir, la passivité des autorités est incompréhensible&nbsp;: même les prévisions teintées d’optimisme du SECO annoncent un chômage de 5,2 % pour juin 2010. 
</p><p>Comment accepter que, précisément en une période de chômage élevé, les mailles du filet de l’assurance-chômage soient desserrées&nbsp;?! Le démantèlement proposé des prestations frappe les jeunes et les chômeurs et chômeuses de longue durée, soit celles et ceux qui sont le plus violemment touchés par une crise dont ils ne sont en rien responsables. Pour eux, la réduction de leurs prestations est un camoufler, car c’est ainsi leur faire payer une deuxième fois pour une crise qu’ils ont déjà payée en perdant leur emploi. L’Union syndicale suisse (USS) exige du Conseil fédéral qu’il revienne sur ce projet raté de révision. Si nécessaire, elle saisira le référendum pour le combattre. 
</p><p>Mais au-delà, afin que cesse l’hécatombe des emplois, il est urgent de renforcer immédiatement le pouvoir d’achat. L’USS exige que la réduction des primes-maladie des familles et ménages à bas revenus compense entièrement les hausses massives annoncées pour 2010. De plus, une hausse équitable de salaire de 80 à 120 francs selon la branche doit être garantie à l’ensemble des salarié(e)s, aussi pour renforcer le pouvoir d’achat et, ainsi, contrer une nouvelle hausse du chômage.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-502</guid><pubDate>Wed, 07 Oct 2009 14:34:00 +0200</pubDate><title>La jeunesse syndicale condamne les attaques inacceptables contre les jeunes chômeurs et chômeuses !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-jeunesse-syndicale-condamne-les-attaques-inacceptables-contre-les-jeunes-chomeurs-et-chomeuses</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de jeunesse de l’USS est scandalisée par les décisions de la commission de l’économie et des redevance du Conseil national, qui s’est violemment attaquée aux jeunes chômeurs et chômeuses en réduisant le nombre de leurs indemnités journalières (à 130 pour les moins de 25 ans et à 260 pour les 25-30 ans), ainsi qu’en confirmant la décision du Conseil des États de baisser les exigences du «&nbsp;travail convenable&nbsp;» pour les moins de 30 ans. Il faut en outre rappeler que le projet du Conseil fédéral prévoit déjà de diviser par trois le nombre d’indemnités journalières des jeunes qui n’ont pas pu cotiser à l’assurance-chômage parce qu’ils sortent de formation. 
</p><p>Ces décisions sont d’autant plus inacceptables que les jeunes forment une catégorie de chômeurs particulièrement vulnérable&nbsp;: comme le prévoyait la Commission de jeunesse de l’USS, qui avait sonné l’alarme en février 2009 déjà, le chômage des 15-24 ans a explosé ces derniers mois. Par rapport à septembre 2008, il a augmenté de 75 %. Pour les 20-24 ans, l’augmentation est même de&nbsp;82%&nbsp;! 
</p><p>La jeunesse syndicale exige donc le retrait de ces propositions révoltantes, qui ne sont qu’une marque de mépris envers les jeunes.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-504</guid><pubDate>Thu, 01 Oct 2009 14:33:00 +0200</pubDate><title>Un chèque contre l’explosion des primes et le gain de 1,2 milliard de francs réalisé avec l’UBS, pour les réduire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-cheque-contre-l-explosion-des-primes-et-le-gain-de-1-2-milliard-de-francs-realise-avec-l-ubs-pour-les-reduire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les hausses des primes communiquées aujourd’hui vont empoisonner la vie des gens et aggraver la crise. Une famille avec un enfant et un(e) jeune adulte devra ainsi payer en moyenne 1193 francs de primes de plus l’an prochain. Le chômage progressant, pour beaucoup, cela posera des problèmes quasiment insolubles. Parallèlement, la perte d’environ 2 milliards de pouvoir d’achat va considérablement renforcer la crise et le chômage. C’est pourquoi la revendication de l’USS est claire&nbsp;: il faut créer un chèque pour contrer l’explosion des primes. La Confédération doit prendre à sa charge ces hausses pour les familles et les bas revenus. Elle doit affecter aux réductions des primes la somme de 1,2 milliard de francs gagnée avec la vente de son emprunt convertible auprès de l’UBS.
</p><p>Le rejet par le Conseil national, lors de la session d’automne, de toute augmentation des fonds destinés aux réductions de primes est un scandale sans pareil. Il prouve que la majorité bourgeoise des Chambres, qui adopte des cadeaux fiscaux pour les nanti(e)s, ne veut tout simplement rien faire contre la crise, alors que ses victimes s’accumulent. Les syndicats ont spontanément manifesté aujourd’hui devant le Département fédéral de l’intérieur pour protester contre cette politique arrogante et socialement insensible. Leur revendication est simple&nbsp;: que le Conseil des États corrige le tir. 
</p><p>Il faut s’occuper sérieusement du but social des réductions de primes. Celui qui avait été fixé lors de l’introduction de la loi sur l’assurance-maladie était que la charge représentée par les primes ne dépasse pas, dans toute la Suisse, 8&nbsp;% du revenu imposable. Il doit une fois pour toutes être appliqué, la réduction des primes étant un correctif aux actuelles primes individuelles antisociales.
</p><p>L’Union syndicale suisse exige aussi la mise en place dans tout le pays de réseaux de soins intégrés (managed care). Le modèle de l’«&nbsp;interlocuteur/interlocutrice personnel de santé&nbsp;» introduit par les syndicats et les associations professionnelles dans les débats de la commission parlementaire indique la voie à suivre ici, contrairement aux mesures de managed care décidées par le Conseil des États, car elles favoriseront la sélection des bons risques et renforceront le pouvoir des caisses. IL s’agit donc de les corriger. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-506</guid><pubDate>Thu, 24 Sep 2009 14:31:00 +0200</pubDate><title>Mesquin – et dans l’ensemble susceptible d’accroître la crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/mesquin-et-dans-l-ensemble-susceptible-d-accroitre-la-crise</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’USS, la chose était et est toujours entendue : des fonds publics bien plus importants que ceux prévus dans le troisième paquet conjoncturel sont nécessaires pour protéger les habitant(e)s de ce pays des conséquences dramatiques de la crise. Or, les chambres fédérales ont en outre sérieusement raboté ce petit paquet, ce dernier d’ailleurs approuvé à la dernière minute. Les mesures en faveur des chômeurs de longue durée ont aussi été amputées de moitié. C’est mesquin.
</p><p>Toujours aussi mesquin – et susceptible d’accroître la crise –, le refus du Conseil national de toute subvention supplémentaire pour réduire les primes des caisses-maladie pour l’année prochaine. Dans quelques jours les nouvelles primes seront connues. La perte de pouvoir d’achat qui en découlera pour les ménages sera conséquente. Nouvelle régression à laquelle assistent sans broncher l’UDC et le PRD. 
</p><p>Pour l’USS, il est clair qu’une politique garantissant emploi, salaire et rente est nécessaire. La manifestation syndicale de samedi passé a montré que de larges couches de la population réclament une telle politique. Quelle frange de la population représentent vraiment les conseillers nationaux de l’UDC et du PRD&nbsp;?</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-507</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2009 14:30:00 +0200</pubDate><title>L’USS rejette l’initiative populaire sur les minarets</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/l-uss-rejette-l-initiative-populaire-sur-les-minarets</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa dernière séance, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a formulé ses recommandations de vote pour la votation fédérale du 29 novembre prochain. A l’unanimité, il se prononce pour un «&nbsp;NON&nbsp;» &nbsp;à l’initiative populaire «&nbsp;Contre la construction de minarets<a name="OLE_LINK1">&nbsp;». </a>Les objectifs de l’initiative sont contraires aux droits humains. Les avis sont, en revanche, plus partagés en revanche à propos de l’initiative «&nbsp;Pour l’interdiction d’exporter du matériel de guerre&nbsp;». Sur ce point, l’USS a décidé de laisser la liberté de vote à ses fédérations, qui peuvent ainsi se déterminer elles-mêmes. Concernant l’Arrêté fédéral pour la création d’un financement spécial en faveur du transport aérien, l’USS n’a pas formulé de recommandation de vote. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-508</guid><pubDate>Sat, 19 Sep 2009 14:28:00 +0200</pubDate><title>30 000 manifestant(e)s exigent un tournant politique</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/30-000-manifestant-e-s-exigent-un-tournant-politique</link><description>Impressionnante manifestation des syndicats à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Au moins 30 000 de personnes – nettement plus que ce qu’attendaient les syndicats - ont manifesté aujourd’hui à Berne pour exiger un tournant politique. C’est un signal on ne peut plus clair qu’ils &nbsp;</span>ont envoyé au gouvernement et à la majorité parlementaire, pour qu’ils s’attaquent une fois pour toutes à la crise au lieu de la prolonger. Impressionnante, haute en couleurs et pacifique de bout en bout, la manifestation était placée sous le slogan&nbsp;: «&nbsp;Contre la crise&nbsp;: garantir les emplois, les salaires et les rentes&nbsp;!&nbsp;». Les politiques doivent immédiatement prendre des décisions pour garantir les emplois, à savoir&nbsp;: adopter un vaste programme conjoncturel et des mesures efficaces contre le chômage des jeunes, mettre le holà aux absurdes mesures d’austérité et prolonger à 24 mois la durée du chômage partiel. Avec force, les manifestant(e)s ont aussi exigé que l’on garantisse le pouvoir d’achat par des hausses de salaires de 80 à 120 francs, l’an prochain, par l’augmentation du montant des indemnités journalières de chômage et la prolongation de la durée d’indemnisation pendant la crise, par le remboursement immédiat du produit de la taxe sur le CO<sub>2</sub> et par la compensation intégrale, pour les bas et moyens revenus, des augmentations des primes versées aux caisses-maladie. Enfin, avec détermination, les manifestant(e)s ont déclaré la guerre à tout démantèlement de l’AVS et du 2<sup>e</sup> pilier. </p><p class="PresseText"><span lang="FR">Après la manifestation d’aujourd’hui, une chose est désormais claire&nbsp;: la population de ce pays veut une autre politique que celle du Conseil fédéral et de la majorité parlementaire. Elle en a marre d’une politique qui consiste notamment, comme l’a montré le Conseil fédéral au début de la semaine, à vider de sa substance un programme conjoncturel d’ores et déjà squelettique&nbsp;; une pure insulte au vu des effrayantes annonces de licenciements faites jour après jour. Les gens en ont marre de payer deux fois pour une crise dont ils ne sont pas responsables&nbsp;: par la perte de leur emploi et à travers le démantèlement de la sécurité sociale. Ils en ont marre de ces décideurs politiques qui obéissent au doigt et à l’œil aux managers. Ils en ont marre de la morgue de ces bénéficiaires de «&nbsp;bonus de chefs&nbsp;» qui, après une forte baisse des affaires, ont retrouvé leur ancienne arrogance. Les syndicats, qui sortent renforcés de cette manifestation impressionnante, vont lutter avec la population de ce pays – sur les lieux de travail et sur la scène politique - pour que les emplois, les salaires et les rentes soient garantis. Et contre l’appât du gain.</span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">La manifestation nationale «&nbsp;Contre la crise&nbsp;: garantir les emplois, les salaires et les rentes&nbsp;!&nbsp;» a été organisée par l’USS et ses fédérations affiliées, avec le soutien de l’ensemble des grandes associations de salarié(e)s, du parti socialiste suisse, des Verts et d’autres organisations.</span></p><p class="PresseText">&nbsp;</p><p class="PresseText">En annexe, vous trouverez les discours de :</p><ul><li><span>Alain Carrupt</span>, Zentralpräsident Gewerkschaft Kommunikation</li><li><span>Kurt Regotz</span>, Präsident syna</li><li><span>Martin Flügel</span>, Präsident travail.suisse</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-510</guid><pubDate>Tue, 08 Sep 2009 14:24:00 +0200</pubDate><title>Les acteurs politiques se cantonnent dans la passivité :	à la manif syndicale de les en sortir !</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/les-acteurs-politiques-se-cantonnent-dans-la-passivite-a-la-manif-syndicale-de-les-en-sortir</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En août 2009, la situation des salarié(e)s de Suisse a continué à se dégrader. Bien que la crise ne dure pas encore depuis une année, près de 210&nbsp;00 personnes sont officiellement déjà au chômage ou à la recherche d’un emploi. Cela représente un taux d’environ 5,2&nbsp;%. Lors de la récession commencée en 2001, il a fallu plus d’une année et demie pour que la situation se dégrade à ce point. En outre, près de 60&nbsp;000 personnes sont aujourd’hui au chômage partiel. Soit 1,5&nbsp;% de toutes les personnes occupées. Selon les prévisions de la Banque nationale et du SECO, la situation va s’aggraver l’an prochain.
</p><p>La constitutionnel fédérale décidée par le peuple suisse charge la Confédération, les cantons et les communes de lutter contre le chômage. Or, ils font exactement l’inverse. Les hausses des primes des caisses-maladie et de la taxe sur le CO2 – sans que le produit de cette dernière soit remboursé – privent la population de plusieurs milliards de pouvoir d’achat. Et tant les cantons que les communes prévoient, selon la dernière statistique financière de la Confédération, d’appliquer des politiques d’austérité en 2010. Là aussi, il s’agit de milliards de francs. Tout cet argent manquera à l’économie suisse, si bien que cette politique d’absorption du pouvoir d’achat et d’économies coûtera des dizaines de milliers d’emplois en plus. 
</p><p> Lors de la session parlementaire en cours, les Chambres fédérales doivent adopter des mesures pour empêcher que la crise ne s’aggrave encore plus. Pour faire pièce à la baisse du pouvoir d’achat, il faut des réductions plus conséquentes des primes-maladie – en utilisant aussi les rentrées encaissées grâce à la vente par la Confédération de son emprunt convertible à l’UBS. Il faut aussi rembourser immédiatement le produit de la taxe sur le CO2 de 2009 et 2010, prolonger à 24 mois la durée maximale du chômage partiel et appliquer un programme d’investissement pour contrer la politique d’austérité des cantons et des communes. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations, ainsi que d’autres organisations de salarié(e)s, appellent à manifester à Berne le 19 septembre. Cette grande manifestation veut réveiller une fois pour toutes ces acteurs politiques qui se complaisent dans la passivité et l’embellissement de la réalité au point de laisser entièrement libre cours à la crise. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-511</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2009 14:23:00 +0200</pubDate><title>Lancement d’une campagne pour une meilleure protection contres les licenciements antisyndicaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/lancement-d-une-campagne-pour-une-meilleure-protection-contres-les-licenciements-antisyndicaux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Une soixantaine de syndicalistes, dont de nombreux membres de commissions du personnel et des personnes concernées, ont demandé une meilleure protection des représentant(e)s syndicaux, lors d’une journée d’étude sur cette question. Ils ont aussi décidé de lancer une campagne intitulée «&nbsp;Licenciements antisyndicaux&nbsp;: ça suffit&nbsp;!&nbsp;», dans le but de faire connaître à l’opinion publique les lacunes de la protection légale dans ce domaine. Une partie substantielle de cette campagne est constituée par une lettre ouverte de représentant(e)s du personnel dans les entreprises adressée au Conseil fédéral à qui il est instamment demandé qu’il fasse une fois pour toutes en sorte que cette protection soit efficace. 
</p><p>Le contexte&nbsp;: la Suisse protège extrêmement peu contre les licenciements abusifs les syndicalistes actifs dans les entreprises. Or, il est nécessaire – ce qui va aussi de soi dans les pays limitrophes – que les syndicalistes qui s’acquittent activement de leurs tâches syndicales de représentation soient protégés. Précisément en pleine crise, de nombreux représentant(e)s du personnel et délégué(e)s syndicaux ont en effet permis d’éviter des coupes claires dans le personnel et garanti ainsi des emplois. 
</p><p>Par leur attitude, les autorités suisses violent aussi le droit international. L’Union syndicale suisse (USS) a signalé qu’elle maintenait la plainte contre la Suisse qu’elle a déposée auprès de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et présentera à la commission compétente de cette dernière de nouveaux cas de licenciements antisyndicaux. La Suisse a déjà été condamnée par l’OIT à cause de sa protection lacunaire des syndicalistes actifs dans les entreprises. Pour sa part, le syndicat Unia va aussi chercher à améliorer cette protection dans le cadre des négociations conventionnelles à venir. </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-512</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2009 14:22:00 +0200</pubDate><title>L’USS veut sans délai une réduction plus forte des primes des caisses-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-veut-sans-delai-une-reduction-plus-forte-des-primes-des-caisses-maladie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les primes des caisses-maladie vont augmenter de plus de 10&nbsp;% l’an prochain et faire perdre beaucoup d’argent à la population de Suisse. Mais ce n’est pas encore tout&nbsp;: les décisions prises aujourd’hui par la commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national grèveront encore plus les budgets des assuré(e)s et mettront les salaires du personnel de la santé sous pression. En effet, chaque adulte devra désormais payer un montant non plafonné pour chaque jour d’hospitalisation. La CSSS a aussi refusé de fixer dans la loi l’actuel plafond de 700 francs par an de participation aux coûts et décidé de relever de 10 à 20&nbsp;% la quote-part de tous les assuré(e)s qui consultent directement un spécialiste. On estime que cela représentera une charge supplémentaire d’au moins 300 millions de francs pour les assuré(e)s. Et, en intervenant dans le système tarifaire, ce seront encore plus de millions qui vont être économisés sur le dos du personnel de la santé travaillant dans les divisions ambulatoires des hôpitaux. 
</p><p>Cette réduction massive du pouvoir d’achat pèsera sur le budget des ménages et occasionnera de graves dégâts à la conjoncture. À cause des hausses des primes versées aux caisses-maladie, ainsi que des mesures supplémentaires décidées par la CSSS au détriment des assuré(e)s et du personnel de la santé, les ménages devront baisser leur consommation. Conséquence&nbsp;: l’économie intérieure – qui fonctionne encore de manière satisfaisante à l’heure actuelle – sera sensiblement touchée. Et de nombreux emplois seront menacés.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) exige que la somme de 1,2 milliard de francs encaissée par la Confédération grâce à la vente de ses actions UBS doit servir à augmenter les fonds destinés aux réductions des primes des caisses-maladie. Cela, en plus des 200 millions déjà proposés à cet effet. Cette mesure permettra de compenser les conséquences négatives de ces hausses sur la conjoncture. Et les ménages qui, bien qu’innocents, subissent la crise causée par certains profiteurs, verront leurs charges quelque peu allégées. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-513</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2009 14:21:00 +0200</pubDate><title>Grippe A : le salaire doit aussi être versé en cas de pandémie</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/grippe-a-le-salaire-doit-aussi-etre-verse-en-cas-de-pandemie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En juillet dernier, le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) a ouvert sur la page d’accueil de son site Web un FAQ (Foire aux questions&nbsp;: «&nbsp;Pandémie et entreprises&nbsp;») sur les droits et devoirs des employeurs et des travailleurs et travailleuses, une initiative qui est à saluer. Or, le droit du travail y est interprété, sur quelques aspects fondamentaux, de manière défavorable aux travailleurs et travailleuses. Après intervention de l’USS, le SECO a certes revu sa copie, mais la nouvelle version continue à donner, sur des questions importantes pour ces derniers, des réponses lacunaires ou, sans autre forme de procès, toujours en leur défaveur. Désormais, une expertise de Me Bernard Waeber, un spécialiste du droit du travail, confirme que certaines interprétations du SECO sont erronées.
</p><p>Ainsi, contrairement à ce que pense le SECO, les personnes contraintes de s’occuper de leurs enfant(s) malade(s) doivent continuer à toucher sur plus de 3 jours leur salaire pendant une pandémie, car il s’agit là d’un devoir d’assistance selon la loi.
</p><p>En outre, les employeur(e()s doivent aussi continuer à verser les salaires si leur entreprise est fermée provisoirement pour cause de grippe A, que cette fermeture ait été ordonnée par les autorités ou qu’ils l’aient décidée de leur propre chef. Le droit prévoit en effet clairement que l’employeur(e) supporte aussi le risque entrepreneurial, même lorsqu’il ne porte pas la responsabilité d’événements extérieurs, comme une pandémie. Et les travailleurs et travailleuses n’ont pas à rattraper ultérieurement le temps de travail ainsi perdu.
</p><p>L’Union patronale et d’autres organisations patronales (hotelleriesuisse, Gastrosuisse) ont repris tel quel ce FAQ. Pour que la protection des travailleuses et travailleurs durant une pandémie soit garantie, les erreurs constatées dans ce document doivent de toute urgence être corrigées. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-515</guid><pubDate>Wed, 26 Aug 2009 14:20:00 +0200</pubDate><title>La somme de 1,2 milliard de francs encaissée par la Confédération en revendant ses actions UBS doit servir à réduire plus fortement les primes des caisses-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-somme-de-1-2-milliard-de-francs-encaissee-par-la-confederation-en-revendant-ses-actions-ubs-doit-servir-a-reduire-plus-fortement-les-primes-des-caisses-maladie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’an prochain, les primes des caisses-maladie vont augmenter de plus de 10 pour cent, comme le confirment les chiffres publiés aujourd’hui par Comparis. En pleine crise, la population suisse va donc devoir fortement puiser dans son porte-monnaie&nbsp;: en tout, près de 2 milliards de francs. En 2010, une famille de quatre personnes devra ainsi payer 1500 francs de prime en plus.
</p><p>Cette énorme baisse du pouvoir d’achat ne grèvera pas uniquement le budget des ménages, mais aura aussi de graves conséquences sur la conjoncture. À cause de la hausse des primes des caisses-maladie, les ménages disposeront de moins d’argent pour leur consommation. Ce qui aura une incidence douloureuse pour l’économie intérieure, qui fonctionne pour l’heure de manière encore satisfaisante. De nombreux emplois seront ainsi en danger. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) demande instamment que cette somme de 1,2 milliard de francs encaissée par la Confédération à travers la revente de son emprunt à conversion obligatoire UBS doit être affectée à une hausse des fonds destinés à la réduction des primes des caisses-maladie. Cela, en plus des 200 millions de francs déjà proposés à cet effet. Par cette mesure, on pourrait compenser les effets négatifs pour la conjoncture de ces hausses de primes. Les ménages qui, bien qu’innocents, pâtissent d’une crise provoquée par ceux qui se sont remplis les poches de bonus pourraient voir ainsi leur charge quelque peu allégée. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-666</guid><pubDate>Wed, 12 Aug 2009 14:19:00 +0200</pubDate><title>Déprécier le franc et baisser le prix de l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/deprecier-le-franc-et-baisser-le-prix-de-l-electricite</link><description>Les baisses de salaire sont un poison pour la conjoncture</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les baisses de salaire imposées par la direction des entreprises Alu Menziken et Rieter sont une gifle pour les salarié(e)s concernés. Alors que ces derniers ont dû assister pendant les années de vaches grasses au spectacle d’actionnaires et de dirigeants empochant les bénéfices réalisés, on leur impose aujourd’hui à eux des sacrifices financiers parce que la situation s’est dégradée&nbsp;!
</p><p>Les baisses de salaire sont un poison pour la conjoncture. Jusqu’à ce jour, l’économie intérieure n’a été largement épargnée par la récession que parce que les salaires ont augmenté. Si on économise maintenant sur ces derniers, le pouvoir d’achat fera défaut à l’économie suisse en 2010. Conséquence&nbsp;: une récession massive, non seulement du secteur des exportations, mais aussi de l’économie intérieure. 
</p><p>Si les entreprises exportatrices ont des problèmes de coûts, il faut alors diminuer ceux-ci en dépréciant le franc et en abaissant le prix de l’électricité. Les frais de personnel ne représentent, selon la branche, que 18 à 25 pour cent des coûts totaux. Si les salaires sont abaissés de 10 pour cent, ces coûts ne diminueront donc que de 2 pour cent. L’effet, sur les coûts des entreprises, d’une baisse de 3 petits centimes du franc suisse par rapport à l’euro sera le même. Si la Banque nationale agit ainsi, le prix des produits des entreprises suisses baissera de 2 pour cent à l’étranger. Globalement, ce sera une bonne chose pour la conjoncture. En effet, toutes les entreprises profiteraient d’une dépréciation du franc. Celles qui exportent pourraient proposer leurs produits moins chers et celles qui sont actives sur le marché intérieur augmenter leurs ventes et ce, parce que les marchandises et les services étrangers renchériraient quelque peu.
</p><p>Pour nombre de grandes entreprises, l’ouverture du marché de l’électricité a provoqué une hausse de 20 pour cent ou plus du prix de cette dernière. Pour beaucoup d’entre elles (industries des métaux et du papier), l’électricité représente 5 pour cent ou plus des coûts totaux. Pour diminuer ces derniers, il faut que le prix de l’électricité retrouve son niveau antérieur, ce qui sera le cas si le Conseil fédéral et les Chambres fédérales renoncent à ouvrir ce marché. Les coûts totaux baisseraient ainsi de 1 à 2 pour cent, soit autant que les effets dus à une baisse de 10 pour cent des salaires.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-516</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2009 14:12:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral s’obstine !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-s-obstine</link><description>Plainte de l’USS auprès de l’OIT concernant la protection des droits syndicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR-CH">On connaît depuis hier la réponse du Conseil fédéral au sujet de la plainte déposée par l’Union syndicale suisse (USS) auprès de l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour une protection plus efficace des droits syndicaux. Le Conseil fédéral, malgré une première condamnation par l’OIT n’est pas disposé à prendre, comme le lui demande cette dernière, les mesures légales nécessaires pour empêcher de nouveaux abus en cette matière, c’est-à-dire pour que les représentant(e)s syndicaux ne fassent plus l’objet de licenciements abusifs, mais soient protégés comme il se doit.</span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">L’USS va donc maintenir sa plainte auprès des instances compétentes de l’OIT, afin que les représentant(e)s syndicaux licenciés abusivement soient réengagés (et pas uniquement «&nbsp;consolés&nbsp;» par un maximum de 6 mois de salaire). La confédération syndicale va ainsi tout entreprendre pour que la Suisse soit à nouveau condamnée par l’organisation internationale et mettra sur pied des actions pour que ce sujet obtienne enfin dans ce pays toute l’attention qui lui est due. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">La décision du Conseil fédéral de ne rien faire est d’autant plus regrettable que, ces derniers temps, les licenciements antisyndicaux se multiplient. Or, un partenariat social conscient de ses responsabilités, cela nécessite – et surtout en période de crise – que les membres des commissions d’entreprise ,qui doivent tout particulièrement s’exposer dans le cas de restructurations et de mesures semblables, bénéficient aussi d’une protection particulière. Sous cet angle, la décision du gouvernement est non seulement en contradiction avec la convention concernée de l’OIT – une convention que la Suisse a ratifiée-, mais aussi une prise de position pour un net affaiblissement des syndicats. </span></p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-517</guid><pubDate>Thu, 25 Jun 2009 14:11:00 +0200</pubDate><title>Le SIT devient membre associé et l’ASI obtient un statut d’observateur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-sit-devient-membre-associe-et-l-asi-obtient-un-statut-d-observateur</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) compte désormais, avec le Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT) de Genève, un nouveau membre associé. De plus, lors de sa réunion d’hier, le Comité de l’USS a eu le plaisir d’accorder un statut d’observateur à l’Association suisse des infirmières et infirmiers, l’ASI. Deux événements dont l’USS se réjouit beaucoup, car ils représentent autant de succès de sa politique d’ouverture à l’égard de nouvelles organisations syndicales et professionnelles. L’aggravation de l’actuelle crise montre en effet jour après jour l’importance, pour les salarié(e)s, d’une alliance des organisations de salarié(e)s la plus large possible. 
</p><p>Après avoir joui trois années durant d’un statut d’observateur à l’USS, le SIT a finalement décidé de devenir un membre associé de cette dernière. Cela, après avoir dressé, dans un débat de fond, un bilan positif de sa collaboration avec l’USS. Cette collaboration est surtout visible en ce qui concerne les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, ainsi que la politique salariale et sociale. L’USS est heureuse de pouvoir maintenant la renforcer et profiter de l’énorme expérience du SIT dans le domaine de la migration. 
</p><p>Avec l’ASI aussi, l’USS collaborait activement depuis longtemps - mais de manière informelle – sur les questions très difficiles d’assurance-maladie, principalement le financement des soins. Ensemble, et au sein d’une alliance élargie, l’ASI et l’USS ont réussi à faire rejeter dans les urnes un article constitutionnel sur la santé qui se serait avéré funeste. En outre, les deux organisations ont développé, ensemble avec le ssp, le modèle de l’«&nbsp;interlocuteur/interlocutrice personnel de santé&nbsp;», dont la base est le médecin de famille librement choisi, un modèle qui constituera une contribution importante à la baisse urgente et nécessaire des coûts de la santé. Désormais institutionnalisée, cette collaboration entre l’ASI et l’USS promet d’être un succès. 
</p><p>L’ASI compte 25&nbsp;000 membres au moins et le SIT plus de 11&nbsp;000. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-518</guid><pubDate>Fri, 19 Jun 2009 13:53:00 +0200</pubDate><title>La Suisse signe le Pacte mondial pour l’emploi… qu’elle ne respecte pas elle-même !</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/la-suisse-signe-le-pacte-mondial-pour-l-emploi-qu-elle-ne-respecte-pas-elle-meme</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR-CH">La Conférence internationale du Travail 2009 s’est terminée aujourd’hui à Genève avec l’adoption du «&nbsp;Pacte mondial pour l’emploi&nbsp;» de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Les délégations suisses gouvernementale, patronale et des travailleurs et travailleuses ont également approuvé ce pacte. Ce qui est à la fois louable et cynique. En effet, deux jours seulement auparavant, le gouvernement suisse avait agi, en décidant de renoncer à relancer la conjoncture, en totale contradiction avec les principes contenus dans ce pacte. Celui-ci exige en effet, concernant l’encouragement de l’emploi, que la conjoncture soit stimulée. La décision prise mercredi dernier par le gouvernement révèle une mentalité de resquilleur&nbsp;: des autres États, on attend qu’ils prennent des mesures conjoncturelles actives alors que, pour soi-même, on y renonce sur son territoire…</span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">De plus, le pacte mondial pour l’emploi de l’OIT, pour lequel se sont entre autres engagés des chefs d’État comme Lula ou Sarkozy, se prononce pour une protection efficiente en particulier des personnes spécialement vulnérables, ainsi que pour une politique salariale qui s’attaque à l’expansion de la pauvreté en donnant un rôle accru à des salaires minimaux corrects.</span></p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-519</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2009 13:52:00 +0200</pubDate><title>Insensible, le Conseil fédéral décide contre la majorité de la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/insensible-le-conseil-federal-decide-contre-la-majorite-de-la-population</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Insensible, le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de renoncer à un train de mesures conjoncturelles qui aurait protégé efficacement la population suisse contre le chômage en 2010. Il préfère offrir l’an prochain des milliards de francs de cadeaux fiscaux aux 10 pour cent les plus riches du pays (surtout via la «&nbsp;révision de l’imposition des familles&nbsp;»). Cela, alors que le chômage battra en 2010 un triste record historique. D’un côté, le gouvernement suisse a subitement soutenu l’UBS en dehors de toute procédure décisionnelle démocratique, en affectant une somme de 40 milliards de francs à cet effet. De l’autre, il laisse totalement en rade la population obligée de trinquer aujourd’hui à cause des erreurs de management commises aux étages supérieurs de cette même banque.
</p><p>Dans les faits, les pouvoirs publics et les caisses-maladie vont fortement aggraver la récession en Suisse l’an prochain. L’augmentation des primes versées aux caisses-maladie privera la population suisse de près de 3 milliards de francs de pouvoir d’achat. Et les mesures d’austérité des cantons et des communes diminueront ce pouvoir d’achat de 5 milliards de francs supplémentaires. Le fonds destinés au financement des infrastructures des transports publics encaissera moins de recettes, ce qui aura pour effet que moins de projets de construction devraient être réalisés. Cette politique, qui revient à priver les gens de pouvoir d’achat par des augmentations et des économies, amplifiera la récession et fera disparaître 50&nbsp;000 emplois en 2010. Les mesures proposées aujourd’hui par le Conseil fédéral ne seront même pas en mesure d’atténuer un tant soit peu cette aggravation de la crise. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) va se battre contre cette politique d’aggravation de la crise et engagera tous les moyens à sa disposition pour que l’État s’attaque au chômage comme le lui prescrit la constitution fédérale. </p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-520</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2009 13:50:00 +0200</pubDate><title>Irréaliste ! Comme si tous les patrons « transpiraient » le social et la générosité…</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/irrealiste-comme-si-tous-les-patrons-transpiraient-le-social-et-la-generosite</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Étant donné la situation sur le marché du travail, le but du projet de 6e révision&nbsp; de l’AI - réadapter chaque année plusieurs milliers de bénéficiaires de rentes AI – est irréaliste. Aujourd’hui, la plupart des employeurs ne sont toujours pas disposés à conserver ou engager des personnes touchées dans leur santé, c’est-à-dire dont le rendement n’est pas optimal. Pourquoi devraient-ils tout à coup être plus généreux ou plus sensibles aux aspects sociaux&nbsp;? On verra malheureusement qu’ils n’engageront pas de personnes invalides depuis plusieurs années, surtout si leur invalidité est d’origine psychique. En outre, les modalités proposées prévoient aussi de tout simplement contester leur rente à certains assuré(e)s sans leur donner le droit à des mesures de réadaptation. De plus, le maintien du statu quo ne sera pas garanti aux assuré(e)s âgés pour qui, dès le départ, il est illusoire d’envisager une réadaptation réussie. De ce fait, les mesures proposées auront pour unique effet que des milliers de personnes passeront de l’AI à l’aide sociale au lieu d’être réadaptées. Bref, un simple transfert de coûts sans aucune économie et des tracasseries pour les personnes concernées. 
</p><p>Ce qu’il est nécessaire de faire aujourd’hui, c’est de s’engager pour le financement additionnel de l’AI (votation du 27.9). Celle-ci doit être le plus possible consolidée&nbsp;; c’est ce qu’il y a lieu de faire, plutôt que de s’exciter en exhibant, avec l’UDC, l’image tristement fallacieuse de soi-disant «&nbsp;parasites&nbsp;» des assurances sociales. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-522</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2009 13:48:00 +0200</pubDate><title>Plainte de l’USS auprès de l’OIT concernant la protection contre les licenciements antisyndicaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plainte-de-l-uss-aupres-de-l-oit-concernant-la-protection-contre-les-licenciements-antisyndicaux</link><description>L’USS rappelle à la conseillère fédérale Leuthard que l’on ne peut pas traîner éternellement les pieds </description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui 9 juin, l’Union syndicale suisse (USS) a protesté par une action symbolique devant le siège genevois de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Le Conseil fédéral refuse en effet de légiférer pour protéger comme il se doit les représentant(e)s syndicaux contre les licenciements abusifs. Quelques victimes de licenciements antisyndicaux ont participé à cette action. Celle-ci a été organisée à l’occasion de la visite de la conseillère fédérale Doris Leuthard à l’OIT lors de la commémoration du 90 anniversaire de cette dernière. De cette même OIT qui… a demandé à plusieurs reprises au gouvernement suisse d’agir sur cette question. La conseillère fédérale Doris Leuthard a été invitée à faire en sorte que la Suisse, le pays hôte de l’OIT, ne prêche pas le respect des droits démocratiques uniquement pour le Tiers Monde, mais les applique elle-même sur son propre territoire. 
</p><p>Un peu d’histoire&nbsp;: en 2003, l’USS a déposé une plainte contre la Confédération devant le Comité de la liberté syndicale du Bureau international du Travail (BIT). Elle portait sur le fait que la législation suisse ne protège pas assez les travailleurs et travailleuses contre les licenciements antisyndicaux, alors que la Suisse a ratifié en 1999 la convention 98 de l’OIT sur la liberté syndicale, convention qui prévoit pareille protection. L’USS y exigeait aussi que les licenciements antisyndicaux soient annulés et pas uniquement indemnisés par le versement d’au maximum six mois de salaire (dans la réalité, il s’agit la plupart du temps de deux ou trois mois). En 2004, le Comité de la liberté syndicale a accepté cette plainte et prié la Suisse de mettre sa législation en conformité avec les normes internationales du travail. Mais le Conseil fédéral refuse d’obtempérer, se fondant sur le refus des patrons qui n’estiment pas nécessaire d’agir. En 2006, l’USS a soumis à une nouvelle reprise au même comité du BIT plusieurs cas récents de travailleurs syndiqués licenciés à cause de leur engagement syndical. Et le comité du BIT a à nouveau prié la Suisse de mettre sa législation en conformité avec la convention 98, lui suggérant de s’inspirer de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, qui prévoit l’annulation d’un licenciement reconnu abusif. Mais une nouvelle fois, le Conseil fédéral a refusé d’agir.
</p><p>Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: cette politique qui consiste à toujours reporter à plus tard la résolution de ce problème et à se cacher derrière les patrons, leur accordant ainsi de facto un droit de veto, doit prendre une bonne fois fin. Car aujourd’hui, en pleine crise, les licenciements antisyndicaux se multiplient (Manor à Genève, Karl Mayer AG, «&nbsp;Tages-Anzeiger&nbsp;», «&nbsp;Bund&nbsp;»). Ce faisant, on cherche, dans ce contexte, à dégoûter directement – et à titre dissuasif – les représentations du personnel dans leur lutte pour le maintien d’emplois. C’est pourquoi, si le Conseil fédéral persiste dans sa passivité, l’USS veillera à ce que la Suisse soit à nouveau mise en accusation lors de la Conférence internationale du Travail de 2010. Ces dernières années, parmi les pays qui se sont retrouvés sur le banc des accusés, on trouvait&nbsp; la Birmanie, la Chine ou le Bélarus …
</p><h3>Un témoignage personnel</h3><p>Lors de la conférence de presse qui a suivi cette action symbolique, le président de la commission du personnel du «&nbsp;Tages-Anzeiger&nbsp;», Daniel Suter, licencié en 2009, a présenté son témoignage. Daniel Suter travaillant depuis 22 ans comme rédacteur dans ce quotidien. Il y a cinq ans, il a mis sur pied une commission du personnel avec d’autres collègues et contre l’avis de l’entreprise. Son licenciement dans le cadre d’un licenciement collectif représente clairement à ses yeux une attaque contre cette commission du personnel. Dès le départ, il s’agissait de la dégoûter de s’opposer à des licenciements collectifs. Ce que Daniel Suter commente en ces termes&nbsp;: «&nbsp;Aussi longtemps que le législateur n’empêchera pas ces congés abusifs - les employeurs coupables […] devant […] être condamnés […] aussi à la réintégration des personnes abusivement licenciées - la protection des représentant(e)s des travailleurs restera une illusion.&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p><p>En annexe, vous trouverez les discours compets de :</p><ul><li><b>Daniel Suter</b>, président de la commission du personnel du quotidien Tages-Anzeiger, licencié à la mi-mai 2009</li><li><b>Vasco Pedrina</b>, chef de la délégation des travailleurs/euses de Suisse à la Conférence internationale du Travail 2009</li><li><b>Christian Bruchez</b>, avocat, expert en droit du travail</li></ul><p>et la <b>chronologie </b>de la plainte.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-523</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2009 13:47:00 +0200</pubDate><title>L’État doit intervenir lorsqu’il a pénurie de places d’apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/l-etat-doit-intervenir-lorsqu-il-a-penurie-de-places-d-apprentissage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le récent rapport de l’OCDE sur la formation professionnelle suisse présenté aujourd’hui par la conseillère fédérale Doris Leuthard fait une recommandation claire&nbsp;: si, en période de crise, il manque des places d’apprentissage pour les jeunes ayant terminé leur scolarité obligatoire, l’État doit alors créer, ou aider à créer, une offre supplémentaire. Cela peut se faire au moyen d’incitations directes à l’intention des entreprises formatrices ou à travers des écoles des métiers. Cette conclusion&nbsp; - le principal résultat de l’étude de l’OCDE sur la formation professionnelle suisse – confirme ce que l’Union syndicale suisse (USS) demande depuis longtemps. 
</p><p>Précisément aujourd’hui, en pleine crise, cette recommandation est des plus actuelles. Ces prochains mois, voire ces prochaines années, les entreprises ne vont guère créer de nouvelles places d’apprentissage qui permettraient de vider les files d’attente dans lesquelles se trouvent de nombreux jeunes, les perspectives économiques étant trop incertaines pour un engagement de trois à quatre ans en faveur des jeunes qui veulent se former. 
</p><p>L’USS attend par conséquent de la conseillère fédérale Doris Leuthard qu’elle s’attelle sans retard à la mise en œuvre des recommandations formulées par l’OCDE. Les chiffres du dernier baromètre des places d’apprentissage reflètent surtout la situation passée et décrivent uniquement un moment donné. L’été prochain déjà, la situation sera totalement différente. C’est pourquoi Madame Leuthard et le Conseil fédéral sont instamment priés d’engager maintenant, dans l’intérêt des jeunes, les mesures nécessaires formulées dans le rapport de l’OCDE. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-521</guid><pubDate>Wed, 03 Jun 2009 13:45:00 +0200</pubDate><title>À nouveau un pur et simple démantèlement social… qui prend la route d’un nouveau naufrage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-nouveau-un-pur-et-simple-demantelement-social-qui-prend-la-route-d-un-nouveau-naufrage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est scandalisée par ce que le Conseil des États a décidé aujourd’hui au sujet de l’AVS. En effet, comme le Conseil national, il a fait passer à 65 ans l’âge de la retraite des femmes. Mais à la différence qu’il a prévu, pour une période limitée, des «&nbsp;mesurettes&nbsp;» desti­nées à atténuer, pour elles, les effets d’une anticipation de leur rente. Cet emplâtre sur une jambe de bois ne sera bien sûr en aucun cas en mesure de relever les défis sociaux à venir. 
</p><p>Le Conseil des États s’en est également pris à la règle appliquée en matière d’adaptation des rentes, ce qui aura des conséquences funestes. La solution trouvée permet en effet au Parlement fédéral d’étrangler l’AVS en lui refusant des recettes supplémentaires&nbsp;; cela, afin de suspendre totalement l’adaptation des rentes. Deux millions de retraitées et retraités sont ainsi menacés d’un grave gel de leurs rentes. 
</p><p>Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: si la procédure d’élimination des divergences entre les deux Chambres n’améliore pas substantiellement ce projet de révision, le référendum devra être saisi. Cette révision antisociale échouera alors au plus tard comme celles qui l’ont précédée, c’est-à-dire dans les urnes. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-524</guid><pubDate>Wed, 03 Jun 2009 13:41:00 +0200</pubDate><title>Alarmes AVS et OUI à la votation sur l’AI</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/alarmes-avs-et-oui-a-la-votation-sur-l-ai</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa réunion d’aujourd’hui, la commission USS des retraitées et retraités s’est déclarée scan­dalisée par le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes. Les retraité(e)s syndiqués sont aussi indignés par la décision du Conseil national de ne plus adapter les rentes au renchérissement et à l’évolution du coût de la vie. La commission de l’USS se déclare également entièrement favora­ble au référendum lancé contre la baisse du taux de conversion dans le 2e pilier. Ce qui explique que des retraité(e)s aient aussi participé aux alarmes AVS lancée hier dans plusieurs villes du pays. Les retraité(e)s de l’USS vont s’engager pour l’éventuel référendum qui sera lancé contre la détério­ration de l’AVS dans le cadre de sa onzième révision. 
</p><p>Pour empêcher une dégradation de la situation des rentières et rentiers AI et, du coup, pour que les dettes de l’AI ne grèvent plus le fonds de compensation de l’AVS, les retraité(e)s de l’USS appellent la population à dire oui, lors de la votation du 27 septembre prochain, au financement de l’AI. En outre, les retraité(e)s syndiqués participeront en nombre à la grande manifestation du 19 septembre pour protester contre les effets de la crise sur les salaires, les rentes et les emplois. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-525</guid><pubDate>Fri, 29 May 2009 13:40:00 +0200</pubDate><title>Les trucs de Monsieur Couchepin sont inefficaces – l’USS veut stopper l’explosion des primes des caisses-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-trucs-de-monsieur-couchepin-sont-inefficaces-l-uss-veut-stopper-l-explosion-des-primes-des-caisses-maladie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec ses propositions destinées à lutter contre l’évolution des coûts de la santé, le Conseil fédéral essaie de calmer à l’aide d’un placebo une population aujourd’hui très inquiète. Dans les faits, ces propositions ne changeront absolument rien à la hausse de 15 à 16 pour cent qu’enregistreront les primes des caisses-maladie l’an prochain. Cette poussée est une conséquence de négligences commises par le passé. Il faut la stopper rapidement au moyen de la réduction des primes. En effet, toute mesure prise pour freiner les coûts n’aurait pas d’incidence sur les primes avant 2011.
</p><p>La poussée des primes empoisonne la conjoncture suisse. L’explosion de celles-ci grèvera lourdement les budgets des ménages suisses et aggravera la récession l’an prochain. Elle réduira de 3 milliards de francs environ le pouvoir d’achat des gens. Ce qui coûtera près de 30&nbsp;000 emplois. L’Union syndicale suisse (USS) exige de la Confédération qu’elle neutralise l’augmentation des primes au moyen de leur réduction. Les subsides mis à disposition pour ce faire doivent ainsi être augmenté d’environ 3 milliards de francs. 
</p><p>Pour contenir l’augmentation des coûts de la santé ces prochaines années, il faut que des mesures efficaces soient engagées. Le conseiller fédéral Couchepin mise au contraire à nouveau sur des «&nbsp;trucs&nbsp;». En limitant le changement de franchise et en introduisant une taxe de consultation rebaptisée «&nbsp;ticket modérateur, au lieu de les faire passer à la caisse à travers les primes, on puise directement dans le porte-monnaie des gens. L’USS propose, avec les organisations professionnelles du secteur de la santé, une première prise en charge par un médecin de famille chargé de piloter la chaîne des traitements. Ce qui ne se traduira pas des coûts moindres pour une qualité au moins égale.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-526</guid><pubDate>Tue, 26 May 2009 13:37:00 +0200</pubDate><title>Un bon de 5000 francs pour toutes celles et tous ceux qui ont terminé un apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-bon-de-5000-francs-pour-toutes-celles-et-tous-ceux-qui-ont-termine-un-apprentissage</link><description>L’USS et la SEC Suisse veulent que la formation professionnelle supérieure soit encouragée
</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS et la SEC Suisse demandent que toute personne ayant suivi avec succès une formation profes­sionnelle initiale et étant au bénéfice d’un certificat fédéral de capacité (CFC) ou d’une formation comparable du degré secondaire II reçoive un bon de formation. D’une valeur de 5000 francs, ce dernier pourra être converti durant cinq ans pour l’obtention d’un diplôme de formation profession­nelle supérieure reconnu au plan national, à savoir&nbsp;: examens professionnels et professionnels su­périeurs (maîtrise) et hautes écoles spécialisées (HES). L’USS et la SEC Suisse, qui ont expliqué au­jourd’hui le pourquoi de cette revendication lors d’une conférence de presse, ont déposé ensemble plusieurs motions en ce sens dans divers cantons. 
</p><p>Les deux organisations syndicales donnent plusieurs raisons au maintien et au développement d’un système de formation professionnelle supérieure qui a fait ses preuves&nbsp;: </p><ul><li>Le besoin d’un personnel hautement qualifié va continuer à croître. La formation professionnelle supérieure est la forme traditionnelle que prennent le développement et l’amélioration des qua­lifications de la relève. Elle est un pilier essentiel de l’économie suisse. Cette voie doit être spé­cialement encouragée pour les jeunes ayant terminé un apprentissage, comme pour les jeunes professionnel(le)s. C’est important, non seulement d’un point de vue économique, mais aussi sous l’angle de l’équité sociale.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </li></ul><ul><li>En période de crise, les entreprises font preuve de retenue surtout lorsqu’il est question de favori­ser des formations continues d’une certaine durée. La formation professionnelle supérieure s’en ressent particulièrement. Avec les bons de formation, on pourra redresser la barre&nbsp;: c’est en effet précisément aujourd’hui qu’il faut investir de manière ciblée et à long terme dans les systèmes de qualification&nbsp;; cela, pour avoir des praticien(ne)s hautement qualifiés dont profitera la com­pétitivité de l’économie suisse.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </li></ul><ul><li>La formation professionnelle supérieure ne figure pas au rang des principales préoccupations des pouvoirs publics. L’engagement financier de ceux-ci ne représente que 140 millions de francs environ (2006), soit 0,5 % des dépenses pour la formation. Sur l’ensemble des bourses versées en Suisse, seuls 6,5&nbsp;% concernent cette filière. Cela justifie un engagement plus soutenu de la part des pouvoirs publics dans ce domaine. L’USS et la SEC Suisse demandent que les per­sonnes en formation en soient les premières bénéficiaires directes. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </li></ul><ul><li>Les bons de formation sont un important instrument d’incitation. Leurs effets sur l’attitude des gens en matière de formation continue seront positifs sur la durée. Mais encore&nbsp;: soutenir les jeunes ayant terminé un apprentissage, c’est s’assurer des résultats à long terme. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </li></ul><ul><li>Aujourd’hui, les femmes sont sous-représentées dans le domaine de la formation professionnelle supérieure (14&nbsp;% contre 30 % pour les hommes). L’introduction de bons de formation contri­buera à corriger cela. </li></ul><p>L’USS et la SEC Suisse partent de l’idée que cette mesure coûtera environ 120 millions de francs par an, si environ 40 % des 60&nbsp;000 jeunes terminant chaque année un apprentissage en font usage. Si un tel système s’avère concluant dans certains cantons pilotes, l’USS et la SEC Suisse renforceront leur collaboration pour trouver ensemble une solution nationale. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans les discours en annexe de :</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, conseiller national</li></ul><ul><li>Mario Fehr, président de SEC Suisse, conseiller national</li></ul><ul><li>Michèle Rosenheck, responsable de la formation professionnelle au sein de SEC Suisse</li></ul><ul><li>Peter Sigerist, secrétaire central de l’USS, en charge de la formation professionnelle</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-527</guid><pubDate>Wed, 20 May 2009 13:36:00 +0200</pubDate><title>Les syndicats disent NON à une libéralisation qui sera funeste</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-syndicats-disent-non-a-une-liberalisation-qui-sera-funeste</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) oppose un NON clair et net à la libéralisation intégrale de la Poste, proposée aujourd’hui par le Conseil fédéral, via une révision de la législation. Pareille mesure s’avérera funeste&nbsp;: les expériences déjà faites à l’étranger montrent en effet que la qualité des servi­ces postaux s’en trouvera dégradée, alors que leur prix augmentera&nbsp;; par ailleurs, elle sera aussi à l’origine d’une énorme sous-enchère salariale. Les actions menées actuellement par les syndicats contre le démantèlement des offices de poste font apparaître que la population ne veut pas renoncer à des services postaux de niveau élevé, comme le prouvent les 120&nbsp;000 signatures environ récoltées en peu de temps pour une pétition en ce sens. La politique de libéralisation appliquée ici par le Conseil fédéral passe totalement à côté des vœux de la population. 
</p><p>L’USS rejette aussi énergiquement le fait que la nouvelle loi sur la poste ne prévoie que des négo­ciations sur une convention collective de travail (CCT). Aujourd’hui, le droit en vigueur stipule une obligation de conclure une CCT. Et le respect des «&nbsp;conditions de travail usuelles dans la branche&nbsp;» est une garantie insuffisante. Pour empêcher la sous-enchère salariale, il faut une CCT de force obligatoire, c’est-à-dire étendue à toute la branche. 
</p><p>L’USS rejette enfin la transformation de la Poste Suisse et de PostFinance en une société anonyme. Une telle mesure n’apportera aucun avantage aux client(e)s et aux employé(e)s, mais sera unique­ment synonyme de nouveaux risques et d’une perte d’influence démocratique sur les services pu­blics. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-528</guid><pubDate>Mon, 18 May 2009 13:33:00 +0200</pubDate><title>Moratoire sur les cadeaux fiscaux destinés aux hauts revenus et actions contre la politique du laisser-faire </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/moratoire-sur-les-cadeaux-fiscaux-destines-aux-hauts-revenus-et-actions-contre-la-politique-du-laisser-faire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;
</p><p>Réunie aujourd’hui à Berne, l’Assemblée des délégué(e)s (AD) de l’USS demande un moratoire sur les cadeaux fiscaux que la Confédération a l’intention d’offrir aux nanti(e)s et aux hauts revenus. Tel est le contenu d’une résolution adoptée par elle à l’unanimité. L’AD condamne une politique qui, sous couleur de révision de l’imposition des familles et avec la compensation de la progression à froid, allégera d’un milliard de francs environ la charge fiscale des 10 pour cent les plus riches. Mais les 90 pour cent restants de la population ne seront pas oubliés… L’an prochain, ils devront en effet verser près de 2 milliards de francs de primes en plus aux caisses-maladie&nbsp;! Tant d’un point de vue conjoncturel que social, cette politique est suicidaire. 
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont demandé au Conseil fédéral de prendre sans délai des mesures pour contrer l’effrayante progression du chômage. Cela concerne en premier lieu une compensation in­tégrale de la hausse des primes des caisses-maladie, ainsi qu’un programme d’investissement à tout le moins à hauteur de 5 milliards de francs. Vu les hésitations du Conseil fédéral, qui n’envisage de stimuler la conjoncture qu’au moyen d’un mini-programme, les délégué(e)s de l’USS ont encore dé­cidé de sortir notre gouvernement de sa torpeur en organisant des actions syndicales. Celles-ci se­ront également dirigées contre le démantèlement des assurances sociales. Les premières «&nbsp;manifes­tations d’alarme&nbsp;» décentralisées sont prévues pour le 2 juin 2009 (notamment contre le démantè­lement de l’AVS). Et le 19 septembre aura lieu une grande manifestation nationale, qui constituera l’apogée de la mobilisation syndicale contre la politique irresponsable de laisser-faire des autorités. 
</p><p>À l’unanimité contre trois non, l’AD de l’USS a aussi décidé de recommander le OUI pour la vota­tion sur le financement additionnel de l’AI (27.9). Celle-ci a un besoin urgent d’argent. Sinon, im­possible d’en stopper l’endettement. Les délégué(e)s de l’USS ont jugé cette hausse nécessaire pour éviter un nouveau démantèlement, encore plus radical, des prestations de l’AI.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-529</guid><pubDate>Thu, 07 May 2009 13:31:00 +0200</pubDate><title>Beurk… Madame la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/beurk-madame-la-conseillere-federale-widmer-schlumpf</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est précisément en pleine crise économique que notre ministre de la Justice, Evelyn Widmer-Schlumpf, entend faciliter les licenciements en cas d’assainissements d’entreprises.
</p><p>Les propositions faites par le Département fédéral de justice et police (DFJP) dans le cadre de la ré­vision de la loi sur la poursuite pour dette et la faillite – une révision qui court jusqu’au 8 mai – pré­voient de favoriser les assainissements d’entreprises en bout de course, en permettant à ces derniè­res de jeter plus vite à la rue leurs collaborateurs et collaboratrices. Ce serait ainsi à ces derniers de payer l’addition pour les entreprises en proie à de graves difficultés financières. En effet, selon les propositions gouvernementales, l’acquéreur d’une entreprise chétive pourrait désormais les licencier sans délai. Contrairement à ce que prévoit le droit en vigueur, le transfert automatique des contrats de travail disparaîtrait lors de la de reprise d’une entreprise. Le DFJP veut en outre que l’entité qui réalisera l’assainissement puissent licencier sans délai les salarié(e)s, même si l’entreprise continuait ses activités. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), ces propositions sont autant de gifles pour les salarié(e)s. Ceux-ci doivent casquer pour une crise dont ils ne sont pas responsables. 
</p><p>À cause de cette dernière, les faillites d’entreprises vont se multiplier. On n’a pas le droit de réagir en procédant à des déréglementations et au démantèlement social. Il faut trouver des solutions qui permettent de maintenir les emplois et d’offrir des perspectives d’avenir aux salarié(e)s. L’actuelle crise économique nécessite en outre l’introduction d’une obligation légale de négocier des plans so­ciaux en cas de licenciements collectifs. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-531</guid><pubDate>Wed, 06 May 2009 13:30:00 +0200</pubDate><title>Attrape-nigaud au détriment des assuré(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/attrape-nigaud-au-detriment-des-assure-e-s</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le conseiller fédéral Couchepin se met une nouvelle fois le doigt dans l’œil avec ses propositions censées endiguer l’augmentation des coûts de la santé. D’une part, il promet de baisser les primes des caisses-maladie et les coûts de la santé et, de l’autre, en introduisant une «&nbsp;contribution à la consultation&nbsp;» et en bloquant le changement de franchise, il reprend aux assuré(e)s l’argent qu’ils économiseraient. Cette politique, qui consiste uniquement à manipuler des chiffres et à dresser un rideau de fumée, Monsieur Couchepin l’a déjà appliquée par le passé avec les réserves des caisses-maladie. D’une manière ou d’une autre, ce sont les assuré(e)s qui passent à la caisse. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) ne fait aucun cas d’une contribution à la consultation. Dans le contexte économique actuel, le pouvoir d’achat de la population doit être renforcé et non pas affai­bli, comme cela se passerait précisément avec une telle contribution. Cette mesure frapperait en premier lieu les malades chroniques et les ménages à bas revenus. De plus, ce serait prendre le ris­que d’une assistance médicale insuffisante, car des personnes malades pourraient hésiter jusqu’au dernier moment, à consulter leur médecin, ce qui renchérirait finalement d’autant la facture. 
</p><p>Le fait est que la hausse des primes des caisses-maladie annoncée pour 2010 grèvera lourdement le budget des ménages et affaiblira leur pouvoir d’achat. Il faut empêcher cela. Pour soutenir le pouvoir d’achat des bas et moyens revenus, ainsi que des familles avec enfants et des jeunes adultes en formation, l’USS exige par conséquent que la Confédération augmente, à hauteur de l’augmentation des primes,&nbsp; les fonds mis à disposition pour réduire ces dernières. Pour une hausse de 10 pour cent, cela représente 2 milliards de francs. Les 200 millions proposés sont totalement in­suffisants. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-530</guid><pubDate>Wed, 06 May 2009 13:26:00 +0200</pubDate><title>L’USS crée une commission d’expert(e)s </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-cree-une-commission-d-expert-e-s</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, un peu plus de 40 pour cent seulement des salarié(e)s travaillent dans des professions où existent des salaires minimaux. Comparé avec d’autres pays, où la loi prévoit de tels salaires, c’est peu. Or, les salaires minimaux obligatoires sont l’unique instrument permettant d’empêcher effica­cement la sous-enchère salariale. Le dernier rapport du SECO sur l’application des mesures d’accompagnement montre clairement que, dans de nombreuses branches sans salaires minimaux - p. ex. coiffure, «&nbsp;Santé et action sociale&nbsp;» -, les employeurs suisses font pression sur les salaires.
</p><p>Pour protéger ces derniers, il faut lancer une offensive pour des salaires minimaux. Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a décidé aujourd’hui de créer une commission d’expert(e)s sur cette question. Sa tâche sera d’analyser la situation en matière de salaires minimaux et d’établir dans quelles branches ceux-ci sont nécessaires pour protéger les salarié(e)s contre la sous-enchère. Cette commission devra aussi évaluer quels instruments (conventions collectives de travail, contrats-type ou prescriptions légales) sont les plus efficaces pour introduire de tels salaires. Elle étudiera aussi la né­cessité d’une éventuelle initiative populaire à ce sujet. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-533</guid><pubDate>Mon, 27 Apr 2009 13:25:00 +0200</pubDate><title>Les salarié(e)s ont été privés des fruits de la reprise!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salarie-e-s-ont-ete-prives-des-fruits-de-la-reprise</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’indice suisse des salaires 2008 publié aujourd'hui par l’Office fédéral de la statistique montre qu’avec une augmentation moyenne de 2&nbsp;% des salaires nominaux et une inflation de 2,4&nbsp;%, les salaires réels ont diminué de 0,4&nbsp;%. Ainsi, les salarié(e)s ont, en termes réels, disposé de moins d’argent en 2008 que l’année précédente&nbsp;; de surcroît, ce recul des salaires réels a pratiquement réduit à néant les augmentations, pour la plupart modestes, des salaires réels obtenues les années précédentes. De 2004 à 2008, la hausse moyenne des salaires réels n’a donc été que de 0,1&nbsp;% par an. En d’autres termes, la dernière reprise économique n’a eu pratiquement aucun effet financier positif pour les salarié(e)s. Ceux-ci n’ont pas eu droit à ses fruits. Cette chute des salaires réels est due à l’explosion du prix du pétrole l’an dernier, une hausse du prix du pétrole qui, rappelons-le, s’explique en grande partie par la spéculation.
</p><p>Qu’en 2007 et 2008, l’écart entre les salaires des femmes et ceux des hommes se soit creusé est in­quiétant. En résumé, si les patrons ont reconnu du bout des lèvres qu’il devait y avoir plus d’égalité salariale entre les sexes, ils n’ont rien fait de concret dans ce sens. 
</p><p>Que la reprise n’ait presque rien apporté aux personnes qui l’ont créée sera corrigé par les résultats des négociations conclues en 2008. Les négociations se réfèrent toujours au renchérissement enre­gistré durant l’année écoulée. C’est donc le renchérissement élevé de 2008 qui a été déterminant pour les accords salariaux conclus pour 2009. Nombre de ces derniers ont un 3 avant la virgule et devraient ainsi – l’inflation devant être faible selon les prévisions – corriger la «&nbsp;mauvaise année&nbsp;» que fut 2008.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-534</guid><pubDate>Thu, 23 Apr 2009 13:23:00 +0200</pubDate><title>Vu le nombre des infractions, des mesures s’imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/vu-le-nombre-des-infractions-des-mesures-s-imposent</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes en 2008 prouve indubitablement le rôle important joué par celles-ci dans la protection des salaires et des conditions de travail en Suisse. Pour environ 28&nbsp;000 entreprises contrôlées, pres­que 4000 infractions en matière de salaire ont été découvertes. Soit 14 infractions pour 100 entre­prises. Le nombre de ces infractions n’a pas baissé depuis les années 2006/2007.
</p><h3>Il est urgent d’augmenter les contrôles des employeurs indigènes</h3><p>La situation s’est aggravée concernant les employeurs suisses. D’où l’importance de la hausse pré­vue du nombre des contrôles d’entreprises indigènes. La forte augmentation des infractions dans les branches «&nbsp;Santé humaine et action sociale&nbsp;» et «&nbsp;Salons de coiffure et instituts de beauté&nbsp;» est parti­culièrement inquiétante. Dans ces deux branches, le taux d’infraction a nettement augmenté par rapport à la dernière période passée sous revue (2006/2007). Pour la branche de la coiffure, la persistance d’un vide conventionnel depuis le début 2007 a fait pression sur les salaires. Sans pro­tection garantie par une convention collective de travail (CCT), les salaires d’ores et déjà bas de cette branche resteront sous pression.
</p><h3>Infractions contre l’obligation d’annonce</h3><p>Par rapport à la dernière période passée sous revue, les infractions à l’obligation d’annonce ont fortement augmenté. Or, une entreprise qui ne s’annonce pas ne peut pas être contrôlée. Pour la protection des salaires et des conditions de travail suisses, il faut donc absolument que les entrepri­ses s’annoncent correctement. L’espoir suscité par la mise en place à cet effet d’un nouveau site In­ternet devrait être déçu. Tant que toutes les infractions contre l’obligation d’annonce ne seront pas punies d’une amende, elles se poursuivront. 
</p><h3>Le problème des pseudo-indépendant(e)s</h3><p>Les pseudo-indépendant(e)s sont un grave problème. Près d’un quart des contrôles ont fait apparaî­tre que des prestateurs de services s’étaient faussement déclarés indépendants. Ce problème s’est aggravé. Durant la période 2006/2007, la part des pseudo-indépendant(e)s était encore de 11 pour cent. 
</p><h3>Mauvaise moralité de paiement des amendes</h3><p>Concernant les amendes infligées, la moralité de paiement laisse toujours à désirer. Dans certains cantons, seuls 50 à 60 pour cent d’entre elles ont été acquittés. Une solution à ce problème est&nbsp; l’introduction de cautions prévues dans les CCT étendues (de force obligatoire). 
</p><h3>Pas de sanctions pour les infractions relatives aux contrats-types de travail </h3><p>On ne dispose toujours pas de base légale pour sanctionner d’office les infractions relatives aux contrats-types de travail. Cela, alors que le nombre des rapports de travail pour lesquels le salaire est protégé par un contrat-type est en augmentation. Il faut que le Parlement fédéral crée une base légale pour ces cas. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-536</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2009 13:21:00 +0200</pubDate><title>L’État, un risque pour la conjoncture : Le Conseil fédéral doit remplir le mandat que le peuple lui a conféré</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/l-etat-un-risque-pour-la-conjoncture-le-conseil-federal-doit-remplir-le-mandat-que-le-peuple-lui-a-confere</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral continue à se dérober&nbsp;: il refuse toujours d’engager un programme conjoncturel pour 2010. Il veut en effet d’abord attendre les prévisions de juin avant de prendre une décision. Une chose est donc claire&nbsp;: par son comportement, l’État est des plus dangereux pour la conjoncture suisse. Au lieu de soutenir cette dernière, lui et quelques assurances sociales (caisses-maladie, allo­cations pour perte de gain) vont aggraver la récession l’an prochain, par exemple&nbsp;: </p><ul><li>à travers la hausse des primes des caisses-maladie qui va priver les ménages suisses d’un pouvoir d’achat d’environ 2 milliards de francs&nbsp;; </li></ul><ul><li>en raison de l’austérité que les cantons et les communes appliqueront en 2010 et </li></ul><ul><li>par le relèvement de la taxe sur le CO2 et des cotisations versées aux allocations pour perte de gain, qui diminueront encore plus le pouvoir d’achat des ménages suisses. </li></ul><p>Le peuple suisse a, à travers la Constitution fédérale, donné au Conseil fédéral pour mandat de lut­ter activement contre le chômage. En traînant les pieds comme il le fait, le gouvernement ne remplit pas ce mandat. 
</p><p>Pour que la crise ne s’accentue pas l’an prochain, il faut compenser les hausses des primes des cais­ses maladie (environ 2 milliards) par des réductions des primes au moins aussi importantes. Les 200 à 300 millions de francs proposés par le Département fédéral de l’intérieur sont dérisoires. Pour contrer la politique d’austérité des cantons et des communes - dont les effets aggravent la crise -, il faut un programme d’investissement. Et pour lutter contre le chômage, des mesures de formation continue et au niveau de l’assurance-chômage s’imposent. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-535</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2009 13:20:00 +0200</pubDate><title>Politique de la Poste : le Conseil fédéral continue à décider à l’aveugle</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/politique-de-la-poste-le-conseil-federal-continue-a-decider-a-l-aveugle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">L’abaissement de la limite de monopole des lettres de 100 à 50 grammes accentuera pour la Poste - une entreprise de la Confédération - la pression au démantèlement. Le Conseil fédéral poursuit ainsi sa politique fortement teintée d’idéologie et continue - ce qui est très risqué - à décider à l’aveugle. Il agit en dépit d’une importante opposition parlementaire et du fort scepticisme de la po­pulation. Car celle-ci craint un démantèlement encore plus prononcé des services postaux suisses autrefois de qualité supérieure. De plus, l’Europe montre les effets négatifs de leur libéralisation&nbsp;: hausse des prix et sous-enchère salariale. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Ce qui n’empêche cependant pas le gouvernement d’abaisser précipitamment cette limite de mono­pole, entendant même libéraliser plus tard intégralement le marché postal. Les exemples européens à ce sujet sont effrayants&nbsp;: les conditions d’embauche des prestataires privés sont nettement infé­rieures à celle de la poste publique, mais ont pour effet d’engendrer une forte pression salariale aussi dans cette dernière. Ainsi, le gouvernement allemand a dû fixer un salaire minimal légal pour stopper l’extension des salaires ne permettant pas de vivre au-dessus du seuil de pauvreté. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) réitère sa demande univoque d’une réglementation immé­diate des conditions d’embauche, qui soit convenue avec les partenaires sociaux et prévoie une convention collective de travail étendue à tous les prestataires privés de services postaux (KEP&amp;Mail).</span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">L’enjeu est ici aussi celui d’une desserte postale de base indispensable, dans toute la Suisse, à l’économie et à la population. C’est pour cela que la Poste doit retirer sans délai son projet de ré­examen injustifié de la nécessité de 500 offices postaux. Propriété de la Confédération, la Poste doit prendre conscience de sa responsabilité régionale et, précisément dans la situation économique actuelle, maintenir dans tout le pays l’actuel niveau de qualité de son offre de services et de ses em­plois. </span></p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-537</guid><pubDate>Wed, 15 Apr 2009 13:19:00 +0200</pubDate><title>L’USS s’oppose à une « taxe de consultation »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-s-oppose-a-une-taxe-de-consultation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) n’attend rien d’une «&nbsp;taxe de consultation&nbsp;». Dans le contexte écono­mique actuel, il faut renforcer et non affaiblir le pouvoir d’achat. Or, c’est faire l’inverse que de per­cevoir une taxe de consultation. Les personnes qui seront touchées par cette dernière sont à nouveau les malades chroniques et les femmes et les hommes qui ont besoin de soins réguliers, c’est-à-dire des personnes dépendant de consultations médicales régulières aussi. Ce groupe de la population devra ainsi supporter une charge supplémentaire, car le nouveau régime du financement de soins leur impose déjà une participation du 20 pour cent. 
</p><p>L’USS est favorable à de mesures efficaces sur la durée, qui permettent de maîtriser et réduire les coûts. L’introduction au plan national d’un/e interlocuteur/interlocutrice personnel de santé (IPS) demandée par les syndicats et les organisations professionnelles de la santé en est un bon exemple. La commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national aura la possibilité, déjà avant la pause estivale, de se prononcer en faveur de l’IPS, dans le cadre du projet de mana­ged-care (réseaux de soins intégrés) actuellement débattu dans une sous-commission.
</p><p>Au cœur de ce modèle figure l’IPS qui fournit les soins primaires dans le cadre de la médecine de famille, se charge d’adresser le ou la patient(e) à d’autres fournisseurs de prestations et conserve&nbsp; une vue d’ensemble sur la chaîne thérapeutique. Un processus qui garantit la qualité, élimine les actes redondants et réduira les coûts dûs à un manque de coordination. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-538</guid><pubDate>Mon, 06 Apr 2009 13:17:00 +0200</pubDate><title>Couchepin aggrave la crise en faisant violemment pression pour que les caisses prennent des mesures d’assainissement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/couchepin-aggrave-la-crise-en-faisant-violemment-pression-pour-que-les-caisses-prennent-des-mesures-d-assainissement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) s’oppose à l’assainissement forcé des caisses de pensions que le dé­partement de Pascal Couchepin veut imposer. L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) va jusqu’à conseiller aux caisses d’engager rapidement des mesures d’assainissement même en cas de faible découvert. C’est là semer inutilement la panique et aggraver la crise économique. 
</p><p>Les mesures d’assainissement sont d’abord synonymes de diminution douloureuse du pouvoir d’achat des personnes exerçant une activité lucrative et des retraité(e)s, à cause de l’augmentation induite des cotisations, pour les premiers, et une baisse de leurs rentes, pour les seconds. Non seu­lement cette politique est erronée d’un point de vue conjoncturel, mais encore elle insécurisera inu­tilement les gens en renforçant le pessimisme ambiant en période de crise. L’USS s’est adressée en temps opportun au Conseil fédéral pour qu’il incite les autorités de surveillance à tenir compte du pouvoir d’achat en faisant preuve de retenue. Aujourd’hui, il fait tout le contraire et conseille d’assainir les caisses de pensions, ce dont il n’avait jamais été question auparavant.
</p><p>Il est particulièrement choquant que l’OFAS profite de cette occasion pour faire de la publicité en fa­veur de la baisse du taux de conversion, baisse contre laquelle un référendum muni de plus de 150&nbsp;000 signatures a déjà abouti. Or, les assainissements futurs des caisses de pensions n’ont rien à voir avec le taux de conversion dont les effets se déploient sur le long terme. Seul point commun&nbsp;: la volonté manifestée par les acteurs politiques nationaux de baisser les rentes du 2<sup>e</sup> pilier. Ne pas accompagner cette mesure d’une hausse équivalente des rentes de l’AVS est politiquement irrespon­sable et inacceptable. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-539</guid><pubDate>Wed, 01 Apr 2009 13:16:00 +0200</pubDate><title>L’USS proteste contre un licenciement arbitraire – Les recommandations pour les votations populaires du 17 mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-proteste-contre-un-licenciement-arbitraire-les-recommandations-pour-les-votations-populaires-du-17-mai</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Siégeant aujourd’hui à Berne, le Comité de l’USS a assuré Maria Pralong, vendeuse licenciée par Manor Genève et le syndicat concerné Unia de son total soutien dans leur lutte pour un réengage­ment. Marisa Pralong, déléguée du syndicat Unia, a été licenciée pour s’être montrée critique, dans un article de journal, au sujet des conditions de travail pendant les ventes nocturnes de fin d’année. En outre, ce licenciement viole clairement la liberté syndicale. Il prouve de manière éclatante que, comme l’Organisation internationale du Travail l’a aussi constaté, les représentant(e)s syndicaux sont insuffisamment protégés en Suisse contre les licenciements abusifs.
</p><p>Le Comité de l’USS a aussi fait parvenir un message de solidarité aux médecins de famille et au per­sonnel des cabinets et des laboratoires qui ont manifesté aujourd’hui dans la rue en faveur de soins médicaux de base efficients. 
</p><p>L’USS a aussi adopté ses recommandations pour les votations fédérales du 17 mai prochain. Elle re­commande ainsi un OUI à l’article constitutionnel sur les médecines complémentaires. Cet article crée ainsi une base pour la reprise de ces dernières dans l’assurance de base, ce qui devrait finale­ment faire baisser les coûts. Concernant la révision de la loi sur les documents d’identité (passeports biométriques), le Comité de l’USS a décidé de ne faire aucune recommandation. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-541</guid><pubDate>Fri, 20 Mar 2009 13:15:00 +0100</pubDate><title>Malgré des pertes dans les placements, l’AVS reste fondamentalement saine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/malgre-des-pertes-dans-les-placements-l-avs-reste-fondamentalement-saine</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;
</p><p>L’AVS et les APG sont elles aussi des victimes de la crise des marchés financiers. La perte dans les produits des placements est la plus forte de l’histoire de l’AVS. Elle a détruit des cotisations durement acquises par les assuré(e)s et les patrons. C’est une perte douloureuse.
</p><p>Toutefois, le sensationnel «&nbsp;résultat d’exploitation&nbsp;» (résultat de l’activité d’assurance) est encore plus remarquable&nbsp;: contrairement à tous les pronostics provenant du Palais fédéral et malgré le nombre croissant de retraité(e)s, ainsi que l’adaptation régulière des rentes, l’AVS a connu un formidable résultat d’assurance de plus de 2 milliards de francs. Depuis 2000 déjà, l’AVS connaît sans discontinuer des résultats positifs, nonobstant toutes les sinistres prédictions se référant à l’évolution démographique.
</p><p>Il faut partir du fait que la crise économique aura aussi une influence négative ces prochains temps sur le résultat de l’activité d’assurance. L’AVS est toutefois fondamentalement saine et surmontera aussi cette crise. Elle n’a pas dû affronter et n’affronte pas le marasme sempiternellement annoncé, mais démontre au contraire qu’elle est une institution sociale extrêmement solide.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-542</guid><pubDate>Mon, 23 Feb 2009 13:13:00 +0100</pubDate><title>Personnes faiblement qualifiées et personnes au bénéfice d’une formation pro-fessionnelle supérieure : il faut améliorer leurs chances sur le marché de l’emploi</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/personnes-faiblement-qualifiees-et-personnes-au-benefice-d-une-formation-pro-fessionnelle-superieure-il-faut-ameliorer-leurs-chances-sur-le-marche-de-l-emploi</link><description>Étude « Formation continue et bons de formation » réalisée pour l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Forte de ses expériences et en s’appuyant sur l’évaluation de la mise en œuvre du chèque-formation dans le canton de Genève, l’Union syndicale suisse (USS) demande depuis longtemps avec insistance l’introduction ciblée de bons (ou «&nbsp;chèques&nbsp;») de formation à l’intention de groupes bien définis, à savoir&nbsp;: les personnes faiblement qualifiées (école obligatoire au maximum). Un tel outil améliorerait nettement leurs chances sur le marché de l’emploi. 
</p><p>Mais il faut que les personnes qui, pour être en mesure de répondre aux exigences accrues de l’économie, suivent une formation professionnelle supérieure (examen de maîtrise, etc.) aient aussi droit à ces bons. Si donc, après avoir suivi une première formation professionnelle, elles veulent, à travers une formation professionnelle supérieure, acquérir des compétences supplémentaires centrées sur la pratique, elles seront en mesure d’améliorer elles aussi nettement leurs chances et leur position sur le marché de l’emploi. 
</p><p>L’USS propose donc que la remise du certificat fédéral de capacité (1<sup>ère</sup> formation professionnelle) s’accompagne d’un bon de formation de plus de 5000 francs convertible pendant 6 ans auprès d’une institution de formation professionnelle supérieure reconnue par la Confédération.
</p><p>Les résultats de l’étude réalisée pour l’OFFT (une expérience menée sur le terrain) confirment l’USS dans son attitude. Les mesures à prendre devront aussi figurer dans la loi fédérale sur la formation continue prévue, une loi à l’élaboration de laquelle on doit s’atteler aussi rapidement que possible.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-543</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2009 12:21:00 +0100</pubDate><title>Le gouvernement préfère les cadeaux fiscaux inutiles au renforcement du pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-gouvernement-prefere-les-cadeaux-fiscaux-inutiles-au-renforcement-du-pouvoir-d-achat</link><description>Programme conjoncturel : il faut mettre le paquet au lieu de procé-der par doses homéopathiques !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les perspectives conjoncturelles sont toujours plus sombres. Certains pans de l’économie intérieure souffrent déjà de la mauvaise situation. Si l’on ne veut pas que le chômage ne batte pas de nou­veaux records, des mesures de stabilisation s’imposent. Celles présentées par le Conseil fédéral (1er et 2e phase) sont insuffisantes à cet égard. 
</p><p>À ce jour, la consommation et des parties de la construction ont pu freiner le recul de l’économie suisse. Mais sans coup de barre conjoncturel, cela aura été en vain. L’explosion des primes des cais­ses-maladie et l’augmentation du chômage affaibliront radicalement le pouvoir d’achat des ména­ges. Ce qui aura une incidence négative sur la consommation et la construction de logements.
</p><p>Cependant, pour que ce coup de barre ait lieu, le Conseil fédéral doit mettre au point un train de mesures conjoncturelles plus complet. Il faut prévoir des mesures destinées à renforcer le pouvoir d’achat des ménages, notamment en relevant la réduction des primes des caisses-maladie et les al­locations familiales. Concernant l’industrie de la construction, l’USS a déjà présenté publiquement (20.1.2009), des investissements possibles à hauteur de 7 milliards de francs. Ils doivent être dé­sormais réalisés. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la prolongation à 18 mois de l’indemnisation en cas de réduc­tion de l’horaire de travail, décidée par le Conseil fédéral, car elle contribuera à freiner la hausse du chômage. Mais, pour maintenir les emplois et empêcher les licenciements, il s’agit de redoubler d’efforts. Il faut lancer l’offensive de formation continue esquissée par l’USS le 20 janvier. 
</p><p>La révision de l’imposition des familles est un pur miroir aux alouettes, car seuls les hauts revenus en profiteront. Par contre, la majorité de la population en souffrira, parce qu’à cause des baisses d’impôts, il n’y aura pas assez d’argent pour compenser la charge toujours plus lourde des primes des caisses-maladie. Ces cadeaux fiscaux ne favorisent en rien la conjoncture, car les hauts revenus mettent de côté l’argent ainsi économisé. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-544</guid><pubDate>Sun, 08 Feb 2009 12:20:00 +0100</pubDate><title>Oui la libre circulation des personnes grâce aux mesures d’accompagnement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/oui-la-libre-circulation-des-personnes-grace-aux-mesures-d-accompagnement</link><description>Mais les questions que les gens se posent doivent être prises au sérieux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les Suissesses et les Suisses ont à nouveau dit oui à la libre circulation des personnes. Ce faisant, ils ont envoyé paître l’UDC, l’ASIN et les Démocrates Suisses et leur propagande. Ce oui est aussi à mettre au crédit de l’Union syndicale suisse (USS) qui est parvenue, en dépit des oppositions qui se sont manifestées, à lier la libre circulation des personnes à la mise en place de mesures d’accompagnement destinées à protéger les salaires et les conditions de travail du pays. 
</p><p>Les chiffres sortis des urnes montrent toutefois aussi que les gens sont inquiets pour leurs emplois. Au vu de la crise économique actuelle, la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale, ces craintes sont justifiées, même si elles ont été attisées par les arguments xénophobes des adversaires de la libre circulation.
</p><p>La nécessité de cette dernière ayant donc été confirmée une nouvelle fois par le peuple, il importe maintenant que le Conseil fédéral et les patrons tiennent leur promesse d’appliquer de manière plus stricte les mesures d’accompagnement. En font aussi partie le renoncement au démantèlement prévu de la protection des salaires dans le droit des marchés publics et l’introduction d’une convention collective de travail dans la branche de la poste.
</p><p>Maintenant, il faut s’attaquer activement contre la crise. À cet égard, l’USS a fait des propositions - offensive de formation continue, programme public d’investissements d’au moins 5 milliards de francs, renforcement du pouvoir d’achat des bas et moyens revenus et lutte contre la cherté du franc - qui doivent être rapidement réalisées. Les acteurs politiques feraient preuve de négligence s’ils se donnaient l’illusion qu’après l’issue positive de ce scrutin, les problèmes économiques vont désormais se résoudre d’eux-mêmes. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-479</guid><pubDate>Wed, 04 Feb 2009 15:46:00 +0100</pubDate><title>L’USS décide de saisir le référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-decide-de-saisir-le-referendum</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En temps de crise, l’assurance-chômage doit protéger efficacement contre la perte de leur salaire les personnes qui se retrouvent sans emploi. Or, la révision en cours de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) va dans une direction diamétralement opposée. En effet, alors que la crise bat son plein et que les chômeurs et chômeuses ont de toute urgence besoin d’aide, elle prévoit de démanteler radicalement la protection d’assurance. C’est pourquoi le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a décidé à l’unanimité de combattre ce nouveau démantèlement social par un référendum. 
</p><p>L’USS ne reviendra sur sa décision que si les prochaines délibérations parlementaires se traduisent par des progrès importants. Ceux-ci devraient garantir un niveau plus élevé de protection que le projet – déjà à l’enseigne du démantèlement – présenté par le Conseil fédéral.
</p><p>Le Conseil des États, puis le Conseil national – et de manière encore plus marquée pour ce dernier – ont massivement dégradé ce projet. Plusieurs attaques frontales sont même dirigées contre les jeunes, c’est-à-dire les principales victimes de l’actuelle crise&nbsp;: réduction de 400 à 130 du nombre des indemnités journalières versées aux 25 ans et moins, et à 260 jusqu’à 30 ans&nbsp;; réduction de 260 à 90 du nombre des indemnités versées aux personnes libérées de l’obligation de cotiser&nbsp;; durcissement des dispositions sur le «&nbsp;travail convenable&nbsp;». Mais les chômeurs et chômeuses de longue durée sont aussi en point de mire&nbsp;: la possibilité, pour les régions particulièrement frappées par le chômage, d’augmenter à 520 jours la durée d’indemnisation par l’assurance sera supprimée. Parallèlement, le Conseil national veut réduire les indemnités après une année de chômage&nbsp;; cela, en deux étapes de chacune -5&nbsp;%.
</p><p>Cette révision punit les victimes de la crise comme si elles en étaient coupables. En saisissant le référendum, l’USS veut contrer pareil cynisme social. Qui plus est, cette révision ne peut pas se justifier pour des raisons d’assainissement financier. En effet, la loi actuelle prescrit une hausse des cotisations à partir du moment où le niveau des dettes atteint les 2,5&nbsp;% de la somme des salaires assurés. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-546</guid><pubDate>Wed, 28 Jan 2009 12:14:00 +0100</pubDate><title>Des scénarios toujours aussi irréalistes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-scenarios-toujours-aussi-irrealistes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Deux mois après la votation populaire au sujet de l’initiative de l’Union syndicale suisse (USS) sur l’AVS, le Conseil fédéral présente des scénarios retouchés sur l’avenir financier de cette assurance. Il apparaît alors qu’un modèle donnant une image ne serait-ce qu’un tout petit peu meilleure de la réalité économique suisse que les anciens modèles se traduit par des scénarios moins sombres pour les finances de l’AVS. Jusqu’en 2025, le résultat par répartition de celle-ci s’améliorera en effet de 900 millions de francs selon le nouveau modèle du Conseil fédéral.
</p><p>Bien que le gouvernement y reprenne des éléments du modèle de l’USS<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">typo3/#_ftn1</a>, ce nouveau modèle reste par trop irréaliste.</p><ul><li>Il se fonde en effet toujours sur des hypothèses irréalistes quant à l’immigration. Dans les années 1991-2005, celle-ci a été dans les faits de 10&nbsp;000 personnes de plus par an que dans le modèle du Conseil fédéral (scénario moyen). Or ces années ont pour une part été difficiles pour l’économie et la libre circulation n’existait pas encore. Si l’on table sur une immigration plus forte, la charge de l’AVS diminue d’environ 2 milliards de francs par an (valeur en 2025).</li></ul><ul><li>La croissance (revue) de la productivité ne déchargera qu’en partie l’AVS. En comparaison avec l’ancien modèle, les recettes de celle-ci seraient, avec les nouveaux scénarios, inférieures d’environ 0,28&nbsp;% par an. Jusqu’en 2025, cela reviendra à plus de 1,5 milliard de francs et non à 900 millions comme présumé par le Conseil fédéral (scénario moyen). Par le passé, l’allégement de l’AVS grâce à la productivité était nettement plus fort. Si le modèle partait sur cette base, il permettrait un allègement de près de 3 milliards de francs par an (valeur en 2025).</li></ul><p>À ce sujet des finances de l’AVS, l’USS attend du Conseil fédéral un modèle plus proche de la réalité. Des scénarios trop pessimistes ne constituent pas pour le peuple et les Chambres une base sérieuse pour se prononcer. L’initiative de l’USS a été la victime de ce pessimisme. Avec ses pronostics systématiquement erronés, le gouvernement a dévoyé la volonté populaire. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-545</guid><pubDate>Wed, 28 Jan 2009 12:13:00 +0100</pubDate><title>L’USS soutient le référendum contre la baisse du taux de conversion LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-soutient-le-referendum-contre-la-baisse-du-taux-de-conversion-lpp</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Réuni aujourd’hui à Berne, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a décidé à l’unanimité de soutenir le référendum lancé contre la baisse du taux de conversion LPP. 
</p><p>Cette baisse frapperait le plus durement les assuré(e)s qui ne percevront que les rentes les plus bas­ses du minimum LPP (partie obligatoire). Une diminution de rentes d’ores et déjà modestes remet­trait en cause les moyens d’existence de nombreux retraité(e)s. Ces personnes, dont les revenus sont bas, ne sont en effet pas en mesure de faire face à une baisse du taux de conversion, par exemple en compensant par l’épargne la diminution de leur rente. 
</p><p>La baisse du taux de conversion LPP illustre aussi les activités néfastes des assureurs-vie dans le ca­dre d’une assurance sociale. Ce sont ces derniers qui ont en effet fait pression pour imposer cette mesure grâce à laquelle ils pourront réaliser des affaires encore plus rentables qu’aujourd’hui avec les rentes de vieillesse. Pas question que nous le tolérions&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-547</guid><pubDate>Wed, 14 Jan 2009 12:17:00 +0100</pubDate><title>Les bénéficiaires de petites rentes: principales victimes de la baisse du taux de conversion LPP </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-beneficiaires-de-petites-rentes-principales-victimes-de-la-baisse-du-taux-de-conversion-lpp</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité présidentiel de l’USS propose au Comité de l’USS de soutenir le référendum lancé contre la baisse du taux de conversion appliqué dans la prévoyance professionnelle (LPP). Le Comité de l’USS se prononcera le 28 janvier prochain sur cette question. 
</p><p>La baisse du taux de conversion LPP toucherait surtout les asssuré(e)s du deuxième pilier dont les rentes seront les plus basses du minimum LPP (partie obligatoire). Une diminution de celles-ci, déjà modestes, mettrait ainsi en danger les moyens d’existence de nombreux rentiers et rentières. Ces derniers, dont les bas revenus ne sont pas en mesure de compenser, par exemple par l’épargne, la baisse du taux de conversion, à savoir&nbsp;: de leur future rente.
</p><p>Cette baisse du taux de conversion LPP a été décidée principalement sous la pression des assureurs-vie. Pour eux, elle se traduira par des bénéfices encore plus juteux en matière de rentes de vieillesse. Uniquement en 2007, ces bénéfices ont été de 823 millions de francs. Pareil résultat montre que les assureurs servent des prestations qui sont non pas trop élevées, mais trop basses.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-548</guid><pubDate>Tue, 13 Jan 2009 12:11:00 +0100</pubDate><title>Georg Fischer licencie 10 pour cent de son personnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/georg-fischer-licencie-10-pour-cent-de-son-personnel</link><description>Le président d’economiesuisse, M. Gerold Bührer, préfère licencier au lieu d’introduire le chômage partiel</description><content:encoded><![CDATA[<p>À ce jour, la majeure partie des entreprises qui connaissent des problèmes de carnets de comman­des ont introduit le chômage partiel pour une période transitoire. Chez Georg Fischer SA, les choses sont toutes différentes&nbsp;: le conseil d’administration, au sein duquel siègent Messieurs Gerold Bührer (le «&nbsp;patron des patrons&nbsp;» et ancien président du parti radical) et Flavio Cotti (ancien conseiller fé­déral PDC), n’y va pas avec le dos de la cuillère. Au lieu d’introduire le chômage technique, il a dé­cidé de licencier 10 pour cent du personnel. Georg Fischer SA a largement profité de l’embellie économique. Depuis 2003, cette entreprise a augmenté ses réserves de 25 pour cent, si bien qu’elle a assez d’argent pour conserver ses collaborateurs et collaboratrices même en période de vaches maigres. 
</p><p>Ces licenciements montrent que les responsables d’economiesuisse et les représentant(e)s de la droite ne veulent pas assumer leurs responsabilités à l’égard des salarié(e)s. C’est inacceptable&nbsp;! La population suisse a déjà dû passer à la caisse pour les erreurs des membres du conseil&nbsp; d’administration de l’UBS. Et maintenant, economiesuisse et la droite politique estiment qu’elle doit aussi supporter les conséquences de la crise financière…
</p><p>Si l’on veut faire obstacle à la montée du chômage en Suisse, on doit prendre des mesures efficaces, à savoir&nbsp;:</p><ul><li>introduire le chômage partiel et favoriser la formation continue, au lieu de procéder à des licencie­ments, car les entreprises ont assez d’argent pour ce faire&nbsp;; </li><li>renforcer le pouvoir d’achat des gens, augmenter les réductions des primes d’assurance-mala­die et les allocations familiales&nbsp;; </li><li>lancer un programme public d’investissement dans le domaine des transports publics&nbsp;;</li><li>Et la Banque nationale doit combattre l’appréciation du franc suisse. </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-408</guid><pubDate></pubDate><title>Des salaires minimums décents sont nécessaires pour pouvoir en vivre</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-salaires-minimums-decents-sont-necessaires-pour-pouvoir-en-vivre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le moteur de l’économie ronfle, les entreprises encaissent de juteux bénéfices. Mais notre pays compte toujours d’innombrables travailleurs et travailleuses pauvres, lesdits «&nbsp;working poor&nbsp;», c’est-à-dire des personnes qui sont pauvres alors qu’elles travaillent à plein temps. Pour un pays&nbsp; riche comme le nôtre, c’est un signe évident de pauvreté.
</p><p>Pour mettre fin à cette situation inacceptable, l’Union syndicale suisse (USS) a mis au point une initiative populaire pour des salaires minimums. Elle doit garantir que personne, travaillant à plein temps, ne gagne moins de 4000 francs par mois. Elle veut aussi introduire des salaires minimums dans le plus grand nombre possible de branches, respectivement protéger ceux qui existent déjà&nbsp;; cela, à travers les conventions collectives de travail (CCT). L’initiative pour des salaires minimums sera l’un des principaux points abordés par le congrès de l’USS, samedi prochain à Berne. La récolte des signatures commencera à la mi-janvier.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-407</guid><pubDate></pubDate><title>Salaires minimums, rentes satisfaisantes et lutte contre le chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salaires-minimums-rentes-satisfaisantes-et-lutte-contre-le-chomage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) maintient que, relativement à la conférence sur la pauvreté de ce jour, lors de laquelle des stratégies de lutte contre cette dernière seront discutées, des salaires minimums équitables, un État social performant et une formation professionnelle qui s’occupe aussi d’intégrer les personnes rencontrant des difficultés scolaires, constituent les meilleurs moyens pour faire obstacle à la pauvreté. 
</p><p>C’est pourquoi l’USS lancera, au début de l’année prochaine, son initiative pour des salaires minimums. Elle prévoit des salaires horaires minimums de 22 francs (environ 4000 francs par mois) et concernera aussi des branches qui ne connaissent toujours pas de salaires convenus par les partenaires sociaux.
</p><p>En outre, l’USS s’engage pour une sécurité sociale de qualité dans ce pays. La reprise économique doit servir au lancement d’une offensive à mener dans le cadre de la lutte contre le chômage.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-619</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut financer des investissements pour le futur avec de nouveaux emprunts de la Confédération et garantir l’entretien du réseau</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-faut-financer-des-investissements-pour-le-futur-avec-de-nouveaux-emprunts-de-la-confederation-et-garantir-l-entretien-du-reseau</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et le Syndicat du personnel des transports (SEV) ont présenté aujourd’hui publiquement leurs revendications concernant le maintien de la qualité supérieure des transports publics suisses, la sécurité des infrastructures et les conditions de travail en vigueur.</p><ol><li>Même après le «&nbsp;succès du Gothard&nbsp;», les transports publics doivent être développés en Suisse. C’est pourquoi il faut faire sans retard avancer le projet «&nbsp;Rail 2030&nbsp;» - dans la variante prévoyant des investissements d’au moins 21 milliards – et en assurer les assises financières. Seule la variante élargie est à même de garantir le transfert du trafic de la route au rail.</li><li>L’entretien du réseau et de ses extensions doit à nouveau être pleinement garanti, aussi en ce qui concerne la prévention des accidents. Il devra englober en particulier la suppression des tronçons de ralentissement, des mesures de prévention systématiques et, afin de maintenir à long terme le savoir-faire, une internalisation au lieu d’une externalisation.</li><li>Un financement des transports publics garantis sur le long terme doit inclure le désendettement de l’actuel Fonds FTP destiné au financement des grands projets ferroviaires réalisés à ce jour et son redémarrage en tant que fonds d’infrastructure avec un nouveau but&nbsp;; cela, pour une durée non limitée dans le temps.</li></ol><p>Afin de garantir les investissements d’au moins 40 milliards de francs qui se dessinent jusqu’en 2030, l’USS et le SEV proposent que la Confédération à la fois éponge les 8 milliards de dettes du Fonds FTP et, parallèlement, finance un train d’investissements réalisables à court d’environ 5 milliards de francs, via des emprunts. Pour ce faire, elle devra profiter la situation favorable sur les marchés des capitaux afin de procéder à un emprunt en faveur des transports publics. Les actuelles sources de financement du Fonds FTP doivent être maintenues et complétées par au minimum 50&nbsp;% des recettes de l’impôt sur les huiles minérales (env. 800 millions par an, selon l’initiative de l’ATE et du SEV).
</p><p>&nbsp;</p><p>Des discours de&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li><li><b>Giorgio Tuti</b>, président du SEV</li><li><b>Rolf Zimmermann</b>, premier secrétaire de l'USS</li></ul><p> sont attachés.<br></p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-403</guid><pubDate></pubDate><title>Daniel Lampart succède à Rolf Zimmermann</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/daniel-lampart-succede-a-rolf-zimmermann</link><description>Changement à la tête du Secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dès début 2011, Daniel Lampart reprendra, la direction du Secrétariat de l’Union syndicale suisse (USS) à Berne. Le Comité de l’USS l’a élu aujourd’hui, à l’unanimité, successeur de Rolf Zimmermann au poste de premier secrétaire de l’USS. Âgé de 42 ans, Daniel Lampart travaille depuis quatre ans à l’USS, en tant qu’économiste en chef et adjoint au premier secrétaire. Auparavant, docteur en économie et historien de l’économie, il avait entre autres travaillé sept années durant au Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, le KOF.
</p><p>Le Comité de l’USS a aussi élu Doris Bianchi au poste d’adjointe au premier secrétaire. Docteure en droit, Doris Bianchi est responsable à l’USS des assurances sociales. Le Comité a également confirmé Peter Lauener, responsable de la communication, comme membre de l’équipe de direction. 
</p><p>Après quatre années passées à la tête de l’USS, Rolf Zimmermann souhaite, avant de prendre sa retraite et dans le prolongement du dernier congrès des 5 et 6 novembre derniers qui fut un succès, transmettre la responsabilité opérationnelle de l’USS à une direction rajeunie et garantir ainsi la continuité. Il restera entre autres en charge des services publics.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-401</guid><pubDate></pubDate><title>Un désir de plus de justice fiscale</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-desir-de-plus-de-justice-fiscale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières années, les riches de ce pays ont vu leurs charges s’alléger au détriment des salarié(e)s «&nbsp;normaux&nbsp;» qui pâtissent d’un accroissement des taxes et émoluments ainsi que des hausses d’impôts indirects. Pas étonnant alors que l’initiative pour des impôts équitables, soutenue par l’Union syndicale suisse (USS), ait rassemblé une grande partie des voix des citoyennes et citoyens. Un important besoin de répartir de manière plus juste la charge fiscale existe en effet au sein de la population. Cette tendance a, par exemple, déjà été observée dans le canton de Thurgovie où le peuple a sèchement dit non à un impôt à taux unique. Ou dans le canton de Zurich qui a voté la suppression de l’impôt forfaitaire sur son territoire.
</p><p>Les opposants à l’initiative pour des impôts équitables ont reconnus, lors de la campagne qui a précédé ce scrutin, que l’actuelle situation de concurrence entre les cantons avait des effets pas très reluisants. Et ils ont promis de collaborer pour améliorer la situation. Une révision de la péréquation financière apporterait, par exemple, un peu plus de justice fiscale&nbsp;: les cantons qui appliquent un taux d’imposition très bas devraient recevoir moins d’argent au titre de la péréquation. 
</p><p>L’initiative pour des impôts équitables a été soutenue largement au-delà du camp gauche-vert, malgré l’énorme avalanche de propagande déversée par economiesuisse qui a même publié des annonces aujourd’hui&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-402</guid><pubDate></pubDate><title>Sans étrangers et étrangères, la Suisse serait paralysée</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/sans-etrangers-et-etrangeres-la-suisse-serait-paralysee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Tout crime doit être puni. L’Union syndicale suisse (USS) persiste toutefois à penser que la fixation de la peine infligée doit répondre aux mêmes critères pour tout le monde, quel que soit le passeport. L’USS regrette le résultat du scrutin d’aujourd’hui. Les droits fondamentaux garantis par la Constitution fédérale et la Charte européenne des droits humains ne sont pas négociables. L’USS continuera à s’engager pour qu’ils soient respectés lorsque l’initiative sera appliquée.
</p><p>Avec ses fédérations et leurs nombreux membres provenant de l’étranger, l’USS est aussi l’une des plus importantes organisations de la migration en Suisse. Elle sait l’importance que revêtent pour les migrant(e)s pour notre pays. Sans eux, les&nbsp; assurances sociales seraient confrontées à des problèmes financiers. Jour après jour, des centaines de milliers de migrant(e)s font marcher notre économie. L’USS et ses fédérations combattent les discriminations dont ils sont victimes dans le monde du travail, par exemple à l’embauche et aux plans de leur parcours professionnel et salarial.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-399</guid><pubDate></pubDate><title>L’avenir doit nous apporter une AVS plus performante</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avenir-doit-nous-apporter-une-avs-plus-performante</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la 11e révision «&nbsp;technique&nbsp;» de l’AVS proposée par le Conseil fédéral. À ce sujet, elle a eu un entretien détaillé et de qualité avec le conseiller fédéral Didier Burkhalter. Mais cette révision «&nbsp;technique&nbsp;», anticipée à juste titre, ne pourra rapidement aboutir que si les fossoyeurs de l’AVS ne la mettent pas à nouveau en danger en resservant leurs plats réchauffés&nbsp;: le relèvement, inutile, de l’âge de la retraite et des mécanismes destinés à baisser les rentes. Il appartient désormais au conseiller fédéral Burkhalter d’appeler ses propres rangs à la raison.
</p><p>Cette révision «&nbsp;technique&nbsp;» crée une certaine latitude pour préparer la 12e révision de l’AVS. L’AVS est en bonne santé. Les chiffres présentés depuis des années par l’USS à son sujet sont enfin arrivés au niveau des autorités, qui les acceptent. De ce fait, on dispose de suffisamment de temps pour trouver, pour une future AVS performante, des solutions solides et soignées ainsi que reposant sur le soutien le plus large possible&nbsp;; cela, en prévoyant entre autres des rentes qui permettent de vivre. Aujourd’hui en effet, nombreuses sont les rentes de vieillesse trop basses. L’USS s’occupe actuellement de cette anomalie. Elle élabore actuellement un modèle appelé «&nbsp;AVSplus&nbsp;», qui prévoira des compléments à l’AVS nécessaires de toute urgence et conçus en fonction du dernier revenu.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-400</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil fédéral ne prend pas la formation au sérieux</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-conseil-federal-ne-prend-pas-la-formation-au-serieux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Par l’adoption de son Message sur l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pendant l’année 2010, le Conseil fédéral donne un mauvais signal à ce sujet. Il limite en effet les dépenses au lieu de garantir une aide renforcée à ce domaine porteur d’avenir&nbsp;; cela, au contraire de ce que l’Allemagne et la Chine, par exemple, font en y investissant massivement.
</p><p>Le Conseil fédéral ne tient ainsi pas compte des recommandations de la 6e Conférence nationale sur les places d’apprentissage. Cette dernière demande que la part de la Confédération au coût de la formation professionnelle soit enfin relevée, pour passer à un quart des dépenses publiques, comme le prévoit la loi sur la formation professionnelle. 
</p><p>Il appartient désormais au Parlement – comme ce fut déjà le cas avec le dernier message sur l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation – de corriger le projet du gouvernement. La formation professionnelle a besoin d’au moins 100 millions de francs supplémentaires et la formation générale ainsi que la recherche doivent être renforcées.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-618</guid><pubDate></pubDate><title>Pas question de saper la protection des salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-question-de-saper-la-protection-des-salaires</link><description>L’USS proteste devant l’Ambassade de l’Union européenne</description><content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion d’une manifestation devant l’Ambassade de l’Union européenne (UE) à Berne, l’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats affiliés ont protesté aujourd’hui contre le risque de voir les autorités de l’UE essayer de supprimer certains éléments essentiels des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, c’est-à-dire de la protection des salaires. En effet, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont décidé hier, dans la perspective du Conseil des Ministres des 16 et 17 décembre, de prendre en point de mire l’obligation d’annoncer 8 jours à l’avance les détachements de travailleurs en Suisse, les contributions pour les frais d’exécution des CCT et le nouveau système de cautions. 
</p><p>Or, la Suisse a précisément négocié en 2009 avec les États de l’UE concernés et conclu un accord prévoyant des facilitations d’application à cet égard. Qu’aujourd’hui l’UE fasse à nouveau pression en développant les mêmes critiques concernant les mesures d’accompagnement revient à violer le principe de la bonne foi&nbsp;; ce qui est doublement inacceptable. 
</p><p>Dans l’UE, des voix se font toujours plus entendre, qui demandent de la Suisse qu’elle reprenne la jurisprudence de la Cour européenne de justice en matière de libre circulation des personnes. La Suisse ne doit l’accepter en aucun cas, sinon la Cour européenne de justice, sur plainte d’entreprises de l’UE, ruinerait la protection des salaires en Suisse. 
</p><p>Comme l’USS en Suisse, les syndicats de la CES ont manifesté ou se sont mis en grève&nbsp;(voir <a href="http://www.etuc.org">www.etuc.org</a>) dans de nombreux pays. La CES a en effet décrété ce 15 décembre 2010 journée d’action européenne placée sous le slogan&nbsp;: «&nbsp;Non à l’austérité pour tous et aux bonus pour quelques-uns&nbsp;!&nbsp;». Les syndicats européens exigent une approche déterminée de la crise – avant tout via des investissements infrastructurels globaux et la conversion écologique, d’une part, et, de l’autre, le développement de nouvelles sources de financement, notamment au travers d’une taxe sur les transactions financières, une deuxième sur les bonus excessifs et une autre encore sur les bénéfices non réinvestis. Dans d’autres pays aussi, la politique toujours plus antisyndicale des autorités de l’UE a été durement critiquée.
</p><p>&nbsp;</p><p>La lettre de protestation à l'Ambassadeur Michael Reiterer, le discours de Renzo Ambrosetti, coprésidente du Syndicat Unia, la note d'information concernant la protection des salaires et le flyer de la CES sont attachées.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-398</guid><pubDate></pubDate><title>La Banque nationale suisse doit combattre le franc fort</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-banque-nationale-suisse-doit-combattre-le-franc-fort</link><description>Appréciation de la situation monétaire : inquiétant</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces derniers jours, le franc suisse, déjà fortement surévalué, a battu de nouveaux records. Environ 100&nbsp;000 emplois sont en jeu dans l’industrie d’exportation et le tourisme. Et la sous-enchère salariale menace. Malgré cela, la Banque nationale suisse (BNS) n’a annoncé aucune mesure de lutte contre le franc fort à la faveur de l’appréciation de la situation économique et monétaire qu’elle a rendue publique aujourd’hui. De ce fait, elle livre le sort des travailleurs et travailleuses concernés au jeu des spéculateurs sur les marchés des devises. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu’avec la Confédération, elle combatte activement le franc fort. Soit en affaiblissant le franc par des interventions directes sur les marchés des devises, soit en endiguant la spéculation. Ou encore, en permettant, avec la Confédération, aux entreprises concernées de changer leurs devises étrangères à un cours réaliste. 
</p><p>Après déduction de la hausse de la TVA et de l’évolution du prix du pétrole, le renchérissement devrait être égal à zéro, voire négatif, l’an prochain. La stabilité des prix ne serait ainsi plus garantie.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-397</guid><pubDate></pubDate><title>Grotesque : la Confédération aide les grandes banques à s’endetter</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/grotesque-la-confederation-aide-les-grandes-banques-a-s-endetter</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Qu’après le décevant rapport de la commission d’experts «&nbsp;too big to fail&nbsp;», le Conseil fédéral ne présente pas aujourd’hui de projet vraiment fondamental, il fallait s’y attendre. Mais qu’en supprimant le droit d’émission sur les obligations, il encourage en plus les grandes banques à s’endetter a de quoi faire hocher la tête.
</p><p>Finalement, tout le monde est d’accord&nbsp;: une des principales causes de la crise a été que les banques détenaient trop peu de fonds propres pour être en mesure de compenser les pertes enregistrées par elles sur leurs placements en titres. Pour que la crise ne se répète pas, les banques doivent donc détenir plus de fonds propres. Jusqu’à ce jour, c’était en effet là un des principaux axes de la nouvelle régulation des banques. 
</p><p>Les propositions du groupe d’experts concernant les nouvelles prescriptions en matière de fonds propres étaient déjà insuffisantes. De fait, en les respectant, l’UBS n’aurait très vraisemblablement pas réussi à compenser totalement les pertes enregistrées par elle durant la crise. Pour cela, les banques ont besoin de plus de fonds propres. Or, le Conseil fédéral reprend ces prescriptions trop faibles des experts et proposes, en plus, de rendre l’endettement des banques moins cher. Ce faisant, il ne les encourage en tout cas pas à détenir plus de fonds propres que selon les nouvelles prescriptions minimales. Alors que d’autres pays ont introduit des taxes sur les banques (p. ex. la Suède), la Suisse devrait, si l’on suit le Conseil fédéral, supprimer les taxes existantes dans ce domaine…</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-396</guid><pubDate></pubDate><title>Après beaucoup d’ombres au tableau, une lueur d’espoir en cette fin d’année ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/apres-beaucoup-d-ombres-au-tableau-une-lueur-d-espoir-en-cette-fin-d-annee</link><description>Licenciements antisyndicaux : rétrospective annuelle</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une rétrospective de l’année 2010 montre que l’on a recensé de nouveaux cas de personnes – la plupart du temps, des représentant(e)s du personnel - licenciées en raison de leurs fonctions syndicales. Les deux cas les plus récents ont eu lieu en Suisse romande dans le secteur des soins (ALSMAD, l’Association lausannoise pour l’aide et le maintien à domicile, et l’EMS Fort Barreau de Genève). Les deux représentantes du personnel licenciées travaillaient depuis plusieurs années dans leurs établissements respectifs. 
</p><p>Tous ces licenciements antisyndicaux violent des normes légales ratifiées par la Suisse. Dans les pays qui nous entourent, ils seraient annulables, ou ne pourraient même pas être prononcés. Le problème en Suisse est le suivant&nbsp;: même si un tribunal constate le caractère abusif d’un tel licenciement, la sanction infligée ne consiste qu’en une indemnité d’au maximum six mois de salaire, qui est versée à la victime. Une sanction aussi légère n’a aucun effet dissuasif. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats se battent depuis des années pour mettre un terme à cette situation inacceptable. Après avoir longtemps bloqué ce dossier, le Conseil fédéral apparaît maintenant disposé à faire bouger les choses. En effet, dans le cadre de la législation sur les lanceurs d’alertes, il propose de mieux protéger aussi les représentant(e)s du personnel contre les licenciements abusifs. Et les licenciements de tels représentant(e)s pour raisons économiques seraient désormais automatiquement déclarés abusifs. Toutefois, le projet de loi ne prévoit que de doubler la sanction financière susmentionnée. Pour l’USS, il est clair qu’une législation qui entend protéger efficacement les salarié(e)s qui endossent des fonctions syndicales de représentation doit également permettre la réintégration des personnes abusivement licenciées. De fait, seule une telle disposition protégera contre les licenciements abusifs et garantira des négociations d’égal à égal entre partenaires sociaux. De plus, le droit à la réintégration après un licenciement abusif ne serait pas quelque chose de nouveau, la loi sur l’égalité entre femmes et hommes le prévoyant déjà depuis une quinzaine d’années. 
</p><p>Le texte de la réponse de l’USS à la consultation sur ce projet de loi se trouve sur le site de l’USS&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-617</guid><pubDate></pubDate><title>Plus d’argent pour vivre pour les petits et moyens revenus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/plus-d-argent-pour-vivre-pour-les-petits-et-moyens-revenus</link><description>L’USS présente ses priorités et la conjoncture de 2011</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>Les salaires des personnes qui touchent des petits ou moyens revenus subissent depuis des années une forte pression. Ces derniers ont toujours moins d’argent pour vivre. Une famille de quatre personnes dispose, une fois déduits les impôts, les taxes, les frais de logement et les primes de caisse-maladie, de moins de 1400 francs environ qu’il y a dix ans. Une famille disposant d’un haut revenu a en revanche plus de 19&nbsp;000 francs de plus à disposition. 
</p><p>Les salaires les plus élevés ont explosé (depuis 1996, le nombre de «&nbsp;salarié(e)s&nbsp;» millionnaires a été presque multiplié par six, passant à 2800 personnes), alors que les salarié(e)s ordinaires étaient sous pression. De plus, les revenus les plus élevés et les fortunes les plus importantes profitent de cadeaux fiscaux à hauteur d’environ 7 milliards de francs, alors que les salarié(e)s ordinaires souffrent constamment des hausses des primes de caisses-maladie et des loyers.
</p><p>Cette année, un but prioritaire de l’USS est de combattre cette évolution funeste et de faire en sorte que les bas et moyens revenus, ainsi que les retraité(e)s, aient plus d’argent pour vivre et que les assurances sociales restent performantes. L’Union syndicale suisse (USS) veut y parvenir entre autres de la manière suivante&nbsp;: </p><ul><li>en lançant, à fin janvier, la récolte de signatures pour l’initiative sur les salaires minimums&nbsp;; elle protégera tous les salaires au moyen de salaires minimums inscrits dans les conventions collectives de travail ou d’un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure&nbsp;;</li><li>la spéculation sauvage poussant le cours du franc à la hausse, l’USS insiste pour que les banques ne puissent ni spéculer sur le franc ni donner des recommandations de placement en ce sens&nbsp;; la Banque nationale doit intervenir de manière ciblée&nbsp;; pour les entreprises touchées, il faut examiner un taux de change spécial&nbsp;; plus de 100&nbsp;000 emplois sont en jeu&nbsp;;</li><li>«&nbsp;AVSplus&nbsp;» sera concrétisé&nbsp;: qui gagne 5000 francs et moins par mois doit, une fois à la retraite, toucher 80&nbsp;% de son ancien revenu sous forme de rentes AVS et du 2e pilier (20&nbsp;% de plus qu’aujourd’hui)&nbsp;; le taux de remplacement de 60 % visé à ce jour pour toutes les catégories de revenus est trop bas et n’est adapté qu’aux revenus mensuels de 7000 francs et plus.</li><li>Les révisions en cours de l’AI, de l’assurance-maladie (soins intégrés) et de l’assurance-accidents seront suivies de près. L’USS luttera contre tout démantèlement comme, par exemple, des hausses de quote-part au détriment des assuré(e)s.&nbsp;</li></ul><p class="GliederungText"><span lang="FR"></span></p><h2>&nbsp;</h2><p>Les discours de :</p><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Paul Rechsteiner</b></span>, président de l'USS</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Daniel Lampart</b></span>, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS&nbsp;</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Doris Bianchi</b></span>, adjointe au premier secrétaire de l'USS</li></ul><p>sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-395</guid><pubDate></pubDate><title>Des signes clairs de permanence d’un chômage élevé</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/des-signes-clairs-de-permanence-d-un-chomage-eleve</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Près de 150‘000 personnes étaient au chômage en décembre. Ce chiffre, largement au-dessus de la moyenne des années passées et indique que le marché du travail suisse est toujours en récession. Pour les chômeurs et les chômeuses, l’année 2011 sera dure d’un double point de vue&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>En avril, la nouvelle Loi sur le chômage (LACI) entrera en vigueur. Environ 15'000 sans-travail se retrouveront ainsi abruptement en fin de droit. Les chômeurs et chômeuses de longue durée seront particulièrement touchés. Pour plus d’un tiers, ce sont des personnes de plus de cinquante ans qui auront des difficultés à retrouver du travail. Arrivés en fin de droit, ils devront recourir à l’aide sociale, un sort peu enviable en particulier pour les salarié-e-s âgés, puisqu’ils devront d’abord mettre à contribution leur avoir en capital du 2e pilier avant de recevoir de l’aide. Conséquence&nbsp;: non seulement leur revenu diminuera le temps de leur passage à l’aide sociale, mais ils auront des rentes nettement réduites une fois à la retraite.</li><li>La force du franc et la reprise conjoncturelle hésitante à l’étranger pèsent sur le marché suisse du travail. Les indicateurs précoces de l’Université de Bâle indiquent que le nombre des chômeurs et des chômeuses ne diminuera plus cette année. Les régions où l’activité touristique ou l’industrie des machines et des métaux dominent seront spécifiquement touchées. Plusieurs de ces régions connaissent déjà maintenant un fort taux de chômage (Arc jurassien, Valais).</li></ul><p>&nbsp;</p><p>La Confédération ne pourra rester en la demeure. La meilleure solution consisterait à repousser l’entrée en vigueur de la LACI. Cela se justifierait par la récession qui continue à dominer le marché du travail ou par la revalorisation du franc. Personne ne peut vouloir détériorer les prestations de l’assurance-chômage en pleine crise, soit au moment même où elles sont nécessaires.&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-394</guid><pubDate></pubDate><title>Certes un premier pas, mais bien trop timide</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/certes-un-premier-pas-mais-bien-trop-timide</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral propose, dans le cadre d’une révision du Code des obligations (la consultation prend fin ces jours), de renforcer les sanctions infligées en cas de licenciement abusif. C’est une bonne chose. Mais notre gouvernement, bien qu’allant dans la bonne direction, reste bien trop timide.
</p><p>Aujourd’hui, les licenciements déclarés abusifs par un tribunal sont punis d’au maximum six mois de salaire. Désormais, ils devraient l’être d’au maximum 12 mois de salaire, un durcissement qui ne donne pas pour autant un caractère dissuasif à cette mesure. 
</p><p>Le Conseil fédéral propose aussi que les licenciements de représentant(e)s du personnel prononcés pour des raisons économiques soient automatiquement déclarés abusifs. C’est également un progrès, mais, là encore, bien trop maigre. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair qu’une législation qui veut protéger efficacement les travailleurs et travailleuses appelés à représenter le personnel doit aussi permettre la réintégration de la personne abusivement licenciée. De fait, seule une telle disposition protégera de manière suffisamment préventive et garantira des négociations d’égal à égal entre partenaires sociaux. De plus, le droit à la réintégration après un licenciement abusif ne serait pas quelque chose de nouveau, la loi sur l’égalité entre femmes et hommes le prévoyant déjà depuis une quinzaine d’années, sans que personne n’ait jamais eu à s’en plaindre.
</p><p>La longue liste de licenciements antisyndicaux de ces dernières années, et jusqu’à récemment, montre qu’il est urgent d’agir sur cette question. 
</p><p>Le texte de la réponse de l’USS à la consultation sur ce projet de loi se trouve sur le site de l’USS&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>, Documents (page d’accueil), Procédures de consultation&nbsp;: réponses de l’USS («&nbsp;Révision partielle du code des obligations - sanction en cas de congé abusif ou injustifié&nbsp;»).</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-393</guid><pubDate></pubDate><title>Analyser, puis agir rapidement – et pas seulement palabrer!</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/analyser-puis-agir-rapidement-et-pas-seulement-palabrer</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’aspect positif de la rencontre au sommet d’aujourd’hui sur le franc est qu’elle a fini par se tenir&nbsp;: la prise de conscience du redoutable problème posé à la place industrielle suisse par un franc se renforçant constamment a énormément progressé.
</p><p>En revanche, il est inacceptable de ne percevoir aucun signal d’une volonté d’agir de la Confédéra-tion. Des rencontres au sommet pour se borner à échanger des réflexions, sans intention de passer ensuite de la parole aux actes, n’apportent rien à la population. Des gens perdent leur emploi justement à cause de cette inaction. 
</p><p>L’USS revendique avec force que toutes les mesures qu’elle a proposées depuis belle lurette soient rapidement et sérieusement examinées puis mises à l’épreuve. La Banque Nationale doit lutter contre le franc fort (défense d’un seuil vis-à-vis de l’euro ou lien provisoire). La spéculation doit être contenue (par un gentlemen’s agreement, entre autres). 
</p><p>Si l’inaction devait se poursuivre, la suppression de 100'000 emplois et l’augmentation de la pres-sion sur les salaires se profilent. Prenons garde&nbsp;: celui qui délocalise aujourd’hui sa production à l’étranger pour cause de franc fort ne reviendra pas de sitôt.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-392</guid><pubDate></pubDate><title>Pour les syndicats : clairement insuffisant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/pour-les-syndicats-clairement-insuffisant</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le projet de fonds d’infrastructure ferroviaire (FinFer) présenté aujourd’hui est à saluer parce qu’il constitue la solution nécessaire, demandée par les syndicats, au remplacement du fonds de financement des projets d’infrastructure des transports publics (Fonds FTP) dont l’existence était limitée dans le temps. Il est également à saluer parce qu’il pourra fonctionner sur une durée désormais illimitée et sans devoir se restreindre à certains projets précis. C’est aussi une bonne chose que les sources de financement disponibles jusqu’à ce jour pour la nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes (NLFA) et Rail 2000 alimenteront également le nouveau fonds. Mais comme ce dernier devra garantir à juste titre l’exploitation, l’entretien, le maintien de l’infrastructure et le développement de l’ensemble du réseau ferroviaire, les moyens envisagés sont clairement insuffisants et le remboursement de la dette accumulée représentera une charge déraisonnable. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS) et le Syndicat du personnel des transports (SEV), il est totalement incompréhensible que l’on fasse de l’ancienne avance, à rembourser de 7 milliards de francs, destinée à la NLFA un patin de frein au nouveau fonds. Cela restreindra par trop la marge de manœuvre financière de ce dernier. Nous maintenons notre revendication de novembre 2010&nbsp;: la Confédération doit reprendre la dette du fonds et garantir le financement à l’aide d’emprunts. Aux taux d’intérêt actuels, ce serait bon marché. En imposant un corset trop serré au rail, la Confédération raterait une occasion historique de développer à l’avenir et de maintenir jour après jour notre réseau ferroviaire exemplaire. 
</p><p>D’un point de vue syndical, la revendication du maintien de la substance et de l’entretien - tous deux actuellement insuffisants au point de mettre en danger la qualité et la sécurité du réseau – est essentielle. Le nouveau fonds doit être conçu de manière à ce que plus aucune coupe ne soit désormais nécessaire ici. L’exploitation, le développement et l’entretien doivent reposer sur un financement sûr. Ce que le projet présenté aujourd’hui ne garantit pas.
</p><p>L’USS et le SEV rejettent énergiquement la hausse des prix du sillon proposée avec le nouveau projet. Elle représente le début de la fin du transfert, incontesté, du trafic de la route vers le rail. Relever une nouvelle fois les tarifs du transport par rail des personnes et des marchandises afin de financer l’infrastructure n’est pas la bonne solution. Par contre, le désendettement par la Confédération serait moins cher et adapté aux buts poursuivis. Il créerait rapidement la marge de manœuvre nécessaire. En outre, la part du produit de l’impôt sur les huiles minérales devrait être augmentée comme le demande l’initiative sur les transports publics. Le projet de la Confédération doit être amélioré en ce sens.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-616</guid><pubDate></pubDate><title>Des salaires minimums pour empêcher les pressions sur les salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-salaires-minimums-pour-empecher-les-pressions-sur-les-salaires</link><description>Initiative sur les salaires minimums : l’USS lance la récolte de signatures </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 janvier 2011, les syndicats de l’USS ont lancé la récolte de signatures pour l’initiative sur les salaires minimums intitulée «&nbsp;Pour la protection de salaires équitables (Initiative sur les salaires minimums)&nbsp;». Cette initiative vise à stopper la pression toujours plus grande qui s’exerce sur les salaires&nbsp;; cela, à travers, d’une part, l’encouragement des conventions collectives de travail prévoyant des salaires minimums et, de l’autre l’introduction d’un salaire minimum légal national de 22&nbsp;francs de l’heure (salaire mensuel de Fr.&nbsp;3800.- pour 40 heures hebdomadaire, resp. Fr.&nbsp;4000.- pour 42 heures).
</p><p>«&nbsp;L’évolution des deux dernières décennies est marquée par la pression énorme qui s’est exercée sur les bas et les moyens salaires, alors que les salaires élevés et très élevés explosaient…&nbsp;», a rappelé Paul Rechsteiner, le président de l’USS, lors de la conférence de presse qui a accompagné le lancement de cette initiative. Et s’«&nbsp;il y a dix ans de cela, les syndicats (…) en lançant une campagne (…) intitulée «&nbsp;Pas de salaire au-dessous de 3000 francs&nbsp;!&nbsp;» [, ont pu stopper] cette tendance négative, à tout le moins pour les très bas revenus (…) aujourd’hui, il apparaît que (…) les nouveaux moyens proposés par l’initiative sont désormais nécessaires pour faire pièce aux pressions sur les bas et les moyens salaires (…) et pour inverser la tendance...&nbsp;»
</p><p>L’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart, a réfuté l’argument selon lequel les salaires minimums entraîneraient une hausse du chômage. Selon lui au contraire, ils permettront à certaines personnes de renoncer à un deuxième emploi et en inciteront d’autres à quitter l’aide sociale pour retrouver un emploi. De plus, «&nbsp;Les salaires minimums entraînent une répartition des revenus plus égale, car ils améliorent la situation des bas et moyens revenus&nbsp;», ce qui est juste et favorise la consommation. De fait «&nbsp;ces classes de revenus économisent moins que les hauts revenus, si tant est qu’elles sont en mesure d’économiser. En rendant la répartition des revenus moins inégale, il faut donc aussi s’attendre à ce que plus d’argent soit injecté dans le circuit économique pour la consommation.&nbsp;» En outre, les salaires minimums ne provoquent pas de hausse des prix. En effet, «&nbsp;depuis 1998, le salaire minimum le plus bas figurant dans une CCT – attention&nbsp;: suite à des négociations entre les partenaires sociaux -, qui était alors de 2350 francs par mois, est passé à 3393 francs (+44&nbsp;%) (…) Par contre, les prix des restaurants et des hôtels ont largement crû à l’unisson des prix habituels des prestations de services en Suisse.&nbsp;» Selon lui, le salaire minimum légal interviendra lorsque la conclusion d’une convention collective de travail n’est pas possible. Là aussi, les salaires doivent permettre de vivre&nbsp;!
</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur du syndicat Unia, a rappelé la longue liste de salarié(e)s concernés par les salaires minimums, à savoir&nbsp;: les travailleurs et travailleuses agricoles, de l’industrie de l’alimentation et du textile ainsi que les paysagistes, sans oublier les employé(e)s de maison, d’entreprises de nettoyage, de centres d’appel, de services de transport de courrier, de services à la personne – des coiffeurs et coiffeuses aux esthéticiennes – et de certaines parties du commerce de détail. Mais d’autres branches et professions auxquelles on n’aurait pas pensé sont aussi concernées, comme les assistant(e)s en pharmacie ou les salarié(e)s des technologies de l’information. On devrait ne surtout pas oublier que presque un(e) travailleur/travailleuse sur dix touche un salaire inacceptable. Environ 300&nbsp;000 femmes et 100&nbsp;000 hommes sont concernés.
</p><p>La présidente de kapers, l’association du personnel de cabine, Valérie Hauswirth, a présenté des exemples particulièrement choquants&nbsp;: «&nbsp;Le salaire de départ d’un membre d’équipage de la compagnie Swiss est de Fr.&nbsp;3300.- (maîtrise de 2 langues) et de Fr.&nbsp;3400.- (3 langues) et atteint, après trois années, un montant de Fr.&nbsp;3500.-, respectivement Fr.&nbsp;3600.-.&nbsp;» Or, il ne s’agit pas là d’une activité auxiliaire&nbsp;: «&nbsp;Pour être membre d’un équipage, il faut être âgé d’au moins 18&nbsp;ans, avoir un diplôme professionnel ou une maturité, un passeport suisse ou européen (Union européenne) avec un permis de séjour B ou C, des qualités personnelles comme l’amabilité, certaines prédispositions à travailler dans les services, l’aptitude à travailler en équipe, etc. et être en excellente santé.&nbsp;» Et chez Air Berlin, le salaire de départ est même de 2900 misérables francs. 
</p><p>La conseillère nationale socialiste tessinoise Marina Carobbio a souligné que les salaires minimums représentent un pas important vers l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Elle a également précisé que les bas salaires sont très répandus au Tessin, même dans l’horlogerie&nbsp;: «&nbsp;Dans cette branche, les employés gagnent seulement 2500 francs par mois, malgré un accord qui prévoit une augmentation de 100 francs chaque année sur trois ans, à partir de 2400 francs en 2008. Une indécence&nbsp;!&nbsp;» Ainsi, à travers cette initiative sur les salaires minimums, «&nbsp;Nous voulons une Suisse solidaire&nbsp;». 
</p><p>L’initiative de l’USS et de ses syndicats sur les salaires minimums est soutenue par le Parti socialiste, LCH (association faîtière des enseignant(e)s alémaniques), les Vert-e-s, Alternative Liste / Linke, La Gauche, l’Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO), le PCS, la Jeunesse socialiste, les Jeunes Vert-e-s, la Fédération des associations des retraités et de l’entraide en Suisse (FARES), IG Sozialhilfe et le KABBA – Komittee der Arbeitslosen und Armutsbetroffenen.
</p><p>Pour plus d’informations sur l’initiative&nbsp;: <a href="http://www.salaires-minimums.ch/">www.salaires-minimums.ch</a></p><p>&nbsp;</p><p>Des discours de</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li></ul><ul><li><b>Vania Alleva</b>, vice-présidente de l'USS et membre du comité directeur du Syndicat UNIA</li></ul><ul><li><b>Valérie Hauswirth</b>, présidente de kapers</li></ul><ul><li><b>Marina Carobbio</b>, conseillère nationale (TI)</li></ul><p>et la <b>documentation sur les salaires minimum</b> sont attachées.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-615</guid><pubDate></pubDate><title>L’affaiblissement de la protection des salaires n’est pas négociable</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-affaiblissement-de-la-protection-des-salaires-n-est-pas-negociable</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse a aujourd’hui clairement fait savoir qu’elle n’accepterait, sous aucune condition, un affaiblissement des mesures d’accompagnement dans le cadre de l’évolution future des accords bilatéraux. Elle revendique bien au contraire leur application pleine et entière.
</p><p>Le président de l’USS a constaté que l’UE critique les mesures d’accompagnement, bien qu’au cours des négociations un accord ait été trouvé (exemples : cautions, délais d’annonce, interdiction de travail temporaire provenant de l’étranger). L’exigence récente de l’UE de reprise de son évolution juridique est un « point (…) particulièrement dangereux pour le système suisse de protection des salaires » puisque « la jurisprudence de la Cour européenne de justice s’est développée dans un sens catastrophique, à l’encontre des intérêts des salarié(é)s ces trois dernières années (…). C’est la substance même des mesures d’accompagnement qui est en cause lorsque — comme dans la récente jurisprudence de la Cour européenne, qui fait référence pour l’application du droit communautaire — la liberté de commerce et d’industrie dans le marché intérieur prend soudainement le pas sur les droits du travail nationaux. Il en va de même quand ce n’est plus, comme actuellement en Suisse, le lieu de prestation qui importe pour les conditions de travail, mais le principe du lieu de provenance. » Le Conseil fédéral ne doit donc rien concéder sur cette question, les syndicats sont prêts à combattre résolument un futur paquet de négociation contenant un affaiblissement de la protection du salaire.
</p><p>L’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart a mis en évidence les lacunes de l’application des mesures d’accompagnement : malgré les infractions constatées en matière de salaire, trop peu de salaires minimaux ont été édictés, particulièrement en Suisse alémanique, où les mesures d’accompagnement sont insuffisamment appliquées. Daniel Lampart a exigé, entre autres, des salaires minimaux dans les petites entreprises du nettoyage et de la sécurité — pour les journalistes également — ainsi qu’une rapide déclaration d’extension du champ d’application de la CCT du travail temporaire par le Conseil fédéral.
</p><p>En outre, Daniel Lampart a mis le doigt sur des manques dans le recours aux moyens prévus par les mesures d’accompagnement. Les amendes infligées aux entreprises qui détachent des travailleurs depuis l’étranger ne sont effectives que dans la moitié des cas. « C’est pourquoi il faut introduire des cautions (garanties) dans les CCT ».
</p><p>Deux autres lacunes ont été soulignées par Renzo Ambrosetti, le coprésident d’Unia. Pour éliminer « l’irresponsabilité organisée de la chaîne des sous-traitants, la responsabilité solidaire doit être introduite ». Ce faisant, les entreprises générales seraient responsables du respect de salaires corrects. De plus, des moyens légaux supplémentaires sont nécessaires pour corriger la croissance massive des faux indépendant(e)s. Pour Renzo Ambrosetti, l’extension de la CCT à toutes les entreprises du secteur du nettoyage, respectivement l’application des prescriptions de la CCT à tous les fournisseurs des branches concernées est urgente.
</p><p>&nbsp;</p><p>Des discours de&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS,</li><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS,</li><li><b>Renzo Ambrosetti</b>, coprésident du Syndicat UNIA,</li></ul><p>une <b>note d'information</b> sur la protection des salaires et la <b>position de l'USS</b> concernant l'illegalité de payer les salaires en euros l'USS &nbsp;sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-390</guid><pubDate></pubDate><title>Un emplâtre sur une jambe de bois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-emplatre-sur-une-jambe-de-bois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral continue à barguigner, risquant de voir 100&nbsp;000 emplois disparaître en Suisse. Il essaie simplement, au moyen de mesures ponctuelles et maigrichonnes – comme une hausse des subventions destinées à la promotion touristique – de résoudre, sans s’y attaquer sérieusement, une situation qui est dramatique pour l’économie exportatrice. Ce faisant, il met en danger des emplois et des entreprises en Suisse et ne s’oppose en rien à la pression accrue qui s’exerce sur les salaires dans notre pays.
</p><p>Ce dont le site industriel suisse a besoin aujourd’hui, c’est d’une intervention déterminée des autorités contre la spéculation sur le franc et contre le fait que les avantages entraînés par la force de notre monnaie en matière d’importations ne profitent pas à tout le monde. Le site industriel suisse a également besoin que la Banque nationale donne les signaux de politique monétaire qui s’imposent.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-389</guid><pubDate></pubDate><title>Un projet bon… pour les poubelles de l’Histoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-projet-bon-pour-les-poubelles-de-l-histoire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme précédemment le Conseil national, le Conseil des États a décidé de renvoyer la révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA) au Conseil fédéral. Ainsi prend fin une révision infecte, durant laquelle les représentant(e)s des assureurs privés ont tenté d’imposer sans scrupules aucun leurs intérêts. Sans qu’il n’y en ait nul besoin, une assurance qui fonctionne parfaitement s’est violemment fait assaillir. Pour les travailleuses et travailleurs assurés, cette révision se serait traduite pas des coûts supplémentaires pour des prestations moindres. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a combattu dès le départ cette offensive destructrice, parvenant à mettre sur pied une «&nbsp;alliance de la raison&nbsp;» entre les partenaires sociaux (USS, Société suisse des entrepreneurs, Union suisse des arts et métiers)&nbsp;; une alliance qui s’est finalement imposée au Conseil national d’abord, puis aux États. 
</p><p>Il n’est de ce fait plus question d’un démantèlement des plus grossiers. Si cependant, des aspects matériels – baisse des rentes pour accident versées à des retraité(e)s - devaient être «&nbsp;passés en contrebande&nbsp;» à la faveur de la révision technique prévue, l’USS s’y opposerait.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-388</guid><pubDate></pubDate><title>Plus que de beaux appels, il faut enfin des actes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/plus-que-de-beaux-appels-il-faut-enfin-des-actes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), soutenu par l’Union patronale suisse et l’Union suisse des arts et métiers, a lancé aujourd’hui un appel pour le renforcement de la présence des femmes dans les fonctions dirigeantes et publié à ce sujet un recueil de bonnes pratiques. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Cette initiative, qui peut apparaître sympathique au premier coup d’œil, est en réalité l’aveu d’un échec. Certes proclamée depuis 30 ans, mais ne s’étant concrétisée que dans une mesure infime, l’égalité entre femmes et hommes est un problème qui dépasse largement les lacunes constatées concernant la présence de femmes aux étages supérieurs. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Bien plus problématique est le fait que les femmes sont tout particulièrement concernées par les (très) bas salaires, que le postulat «&nbsp;À travail égal, salaire égal&nbsp;» n’est de loin pas devenu réalité et que notre pays manque d’infrastructures globales permettant de mieux répartir le travail rémunéré et le travail non rémunéré entre les hommes et les femmes. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Pour l’USS, une chose est claire. La question de l’égalité des sexes a besoin d’une nouvelle impulsion, et pas seulement d’appels purement gratuits. C’est pourquoi elle invite la population à participer, le 14 juin prochain, à une journée nationale d’action et de grève placée sous le slogan&nbsp;: «&nbsp;Femmes en mouvement. L’égalité absolument&nbsp;!&nbsp;». L’USS ouvrira, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme, sa campagne en vue de cet événement par une conférence de presse qui se tiendra donc mardi prochain 8 mars à l’Hôtel Kreuz de Berne (13 h 30).</span></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-614</guid><pubDate></pubDate><title>14 juin 2011 : journée nationale d’action et de grève</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-2011-journee-nationale-d-action-et-de-greve</link><description>Égalité entre femmes et hommes : un nouvel élan</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH"></span></p><p>Malgré un article constitutionnel et une loi sur l’égalité entre femmes et hommes, celle-ci n’a que peu progressé ces dernières années. Concernant l’égalité des salaires, on a même enregistré des reculs tout récemment. C’est pour cela que les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) appellent à une journée nationale d’action et de grève «&nbsp;Femmes en mouvement. L’égalité absolument&nbsp;!&nbsp;», le 14 juin 2011, soit 30 ans après la votation au sujet de l’article constitutionnel sur l’égalité entre femmes et hommes et 20 ans après la Grève des femmes. 
</p><p>Des actions décentralisées auront lieu dans tout le pays. Elles pourront prendre la forme de pauses prolongées/débrayages dans les entreprises, de rassemblements, de manifestations dans les villes et de fêtes, autant d’activités qui, comme l’a dit à la presse la coordinatrice USS de cette journée, Lea Kusano, créeront de «&nbsp;nouvelles impulsions pour que les choses bougent&nbsp;». À cette occasion, les principales revendications seront&nbsp;: l’égalité des salaires, des hausses des salaires minimums, suffisamment de places dans les crèches, un congé de paternité et un congé parental. Dans les régions, des comités s’occupent déjà des préparatifs et de la planification de&nbsp; leurs actions.
</p><h3>Lutte contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes</h3><p>La discrimination salariale doit être combattue avec encore plus de détermination. Les syndicats de branches et les entreprises doivent participer au Dialogue sur l’égalité des salaires, a demandé Therese Wüthrich, secrétaire de syndicom, le syndicat des médias et de la communication. Une revendication développée aussi par Corinne Schärer, secrétaire responsable de l’égalité au syndicat Unia&nbsp;: «&nbsp;Pourquoi, tout en ayant effectué la même formation, en assumant la même fonction au même niveau hiérarchique et en possédant la même expérience professionnelle, les femmes devraient-elles accepter d’être privées en moyenne de 9,4&nbsp;% de leur salaire&nbsp;?&nbsp;». «&nbsp;L’augmentation de la partie inexplicable de la différence salariale prouve que les femmes sont discriminées en raison de leur sexe&nbsp;», a-t-elle encore précisé. 
</p><h3>Hausse des salaires minimums grâce à l’initiative de l’USS</h3><p>Pour Corinne Schärer, l’initiative sur les salaires minimums, que l’USS vient de lancer, constitue un moyen efficace pour lutter contre le scandale des très bas salaires qui, clairement, concernent en majorité des femmes&nbsp;: «&nbsp;(Cette initiative) et l’introduction d’un salaire minimum garanti permettront (…) d’augmenter substantiellement les bas salaires féminins et de franchir une étape importante en direction de l’égalité.&nbsp;»
</p><h3>Mieux concilier famille et profession</h3><p>Une répartition plus équitable entre les sexes du travail salarié et des tâches non rétribuées est nécessaire, estime Françoise Gehring secrétaire syndicale du Syndicat du personnel des transports (SEV) et présidente du groupe des femmes USS Ticino et Moesa. Parce qu’elles se chargent toujours d’une grande partie des tâches domestiques, «&nbsp;les femmes paient un prix bien trop élevé (…). Elles sont perdantes au niveau du revenu, des chances de faire carrière, et de leur place dans la société.&nbsp;» Afin qu’il soit possible de concilier famille et profession, il faut, demande Michela Bovolenta, secrétaire du Syndicat suisse des services publics (ssp), consacrer beaucoup plus de moyens pour les structures d’accueil destinées aux enfants, «&nbsp;au minimum un congé maternité de 18 semaines, un congé paternité de 8 semaines et un congé parental, dont le modèle précis reste à discuter.&nbsp;» Mais aussi&nbsp;: «&nbsp;davantage de congés, non seulement pour les parents, mais aussi pour les proches aidants.&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans les discours de :</p><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Lea Kusano</b></span><span>, coordinatrice USS du 14. juin</span></li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Theres Wüthrich</b></span><span>, secrétaire centrale, syndicom</span></li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><span><b>Corinne Schärer</b></span>,&nbsp;</span><span>secrétaire syndicale UNIA responsable de la politique de l'égalité</span></li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><span><b>Michela Bovalenta</b></span>,&nbsp;</span><span>secrétaire centrale du ssp</span></li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Françoise Gehring</b></span><span>, secrétaire syndicale SEV</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-387</guid><pubDate></pubDate><title>En finir avec cette tragicomédie à répétition – L’égalité salariale maintenant</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/en-finir-avec-cette-tragicomedie-a-repetition-l-egalite-salariale-maintenant</link><description>EQUAL PAY DAY (Journée de l’égalité salariale entre femmes et hommes)</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, les femmes doivent travailler cinq jours par semaine pour gagner ce que les hommes obtiennent en quatre jours. Chez nous, les femmes sont payées en moyenne 19,3&nbsp;% de moins que les hommes. La différence de salaire est la plus flagrante dans le canton de Zurich, où elle s’élève à 25 pour cent. Autrement dit&nbsp;: pour gagner ce que les hommes ont reçu à la fin de l’année 2010, les femmes ont dû travailler jusqu’à ce jour de l’Equal Pay Day en 2011.
</p><p>Chaque année, la même tragicomédie se répète autour de l’Equal Pay Day. Tout le monde dénonce cette différence salariale, mais personne n’agit.
</p><p>30 ans après le vote de l’article constitutionnel sur l’égalité et 15 ans après l’entrée en vigueur de la Loi sur l’égalité entre femmes et hommes, nous sommes toujours très éloignés du moment où les femmes et les hommes auront un salaire égal pour un travail égal.
</p><p>L’USS redouble d’efforts cette année pour éliminer l’inégalité salariale. Elle organise le 14 juin une journée nationale d’action et de grève et appelle toutes et tous à y participer. Verser un salaire inégal pour un travail égal est un acte punissable. Cela doit cesser !</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-386</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil fédéral doit immédiatement stopper les énormes pertes fiscales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-conseil-federal-doit-immediatement-stopper-les-enormes-pertes-fiscales</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) attend du Conseil fédéral qu’il stoppe, en recourant à la procédure d’urgence, les lourdes pertes fiscales qu’entraîne la deuxième réforme de l’imposition des entreprises. Il en est redevable à la population suisse. Celle-ci n’a accepté que d’extrême justesse cette réforme&nbsp;; et sur la base d’informations erronées. 
</p><p>Le Souverain a été doublement blousé lors de cette votation référendaire&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Dans le livret présentant cet objet, il n’était question que de pertes fiscales à hauteur de 83 millions de francs. Aujourd’hui, la Confédération présente de nouveaux chiffres&nbsp;: elle s’attend à des pertes de 400 à 600 millions de francs par an. Une estimation qui s’avérera probablement, elle aussi, trop basse.</li><li>Le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz a déclaré, lors d’une conférence de presse avant la votation, qu’il était temps de faire quelque chose pour les petites et moyennes entreprises - les PME - pour tous ces milliers de peintres, de pharmaciens, de garagistes, de fleuristes, de bouchers. Or, de cette deuxième réforme de l’imposition des entreprises, ce sont avant tout les actionnaires de grands groupes, comme le Crédit Suisse, Swiss Re ou ABB, qui en profitent à travers les milliards de francs de cadeaux fiscaux qui leur sont accordés. Pas les PME.</li></ul><p>Ces énormes cadeaux fiscaux offerts aux actionnaires des grands groupes coûteront très cher à la population.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-384</guid><pubDate></pubDate><title>Politique monétaire restrictive de la Banque nationale : salaires et emplois en danger </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/politique-monetaire-restrictive-de-la-banque-nationale-salaires-et-emplois-en-danger</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La force du franc grève des plus lourdement l’économie suisse d’exportation. La nuit dernière, le franc a en effet réalisé un nouveau record par rapport au dollar. Malgré la croissance de l’économie mondiale, les exportations suisses stagnent.
</p><p>La conséquence en a été que certaines entreprises ont déjà essayé de baisser les salaires ou d’augmenter les durées de travail. Les syndicats s’opposent à ces mesures, mais si le franc reste fort, la digue risque de rompre ouvrant tout grand la porte à la pression sur les salaires et aux suppressions d’emplois. 
</p><p>Les chiffres de la croissance du produit intérieur brut (PIB) sont trompeurs. L’économie suisse croît avant tout parce que la population augmente. Jugée en particulier à l’aune de la force du franc, mais aussi de la croissance par tête, la politique monétaire appliquée est nettement trop restrictive. 
</p><p>Il est particulièrement inquiétant de voir la Banque nationale ne plus envisager, dans son appréciation de la situation économique et monétaire, d’interventions en cas de risque de déflation. 
</p><p>L’Union syndicale suisse demande instamment à la Banque nationale d’engager des mesures contre la force du franc. Elle propose, premièrement, d’introduire un seuil par rapport à l’euro et de le défendre, ainsi que, deuxièmement, de prendre des mesures pour restreindre le commerce spéculatif des devises.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-383</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil des États fait un premier pas vers son renforcement</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-conseil-des-etats-fait-un-premier-pas-vers-son-renforcement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, le Conseil des États a réalisé, dans le cadre du Message sur l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pendant l’année 2012 (FRI 2012), un pas certes petit, mais un premier pas quand même, vers le renforcement de la formation professionnelle. Il a relevé d’environ 50 millions de francs la proposition contenue dans le projet du Conseil fédéral, dans le but d’encourager la formation professionnelle supérieure.
</p><p>Depuis 2008, la Confédération devait financer un quart des dépenses publiques de formation professionnelle. Ce qu’elle n’a pas fait jusqu’à aujourd’hui. Toujours est-il que la décision prise par la Chambre des cantons le rapproche de ce but. Et le Conseil fédéral a fait une déclaration d’intention claire&nbsp;: il veut absolument atteindre ce but dans le cadre du Message FRI 2013-16. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’est engagée pour le relèvement de ce crédit. Après ce premier pas réjouissant du Conseil des États, le Conseil national a la possibilité de réaliser pleinement en 2012 déjà la tâche du gouvernement et donner ainsi une nouvelle impulsion à la formation professionnelle supérieure.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-613</guid><pubDate></pubDate><title>Aucune hausse des cotisations nécessaire durant au moins 15 ans</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/aucune-hausse-des-cotisations-necessaire-durant-au-moins-15-ans</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu’en 2025, l’AVS pourra être financée sans hausse des cotisations, même si l’espérance de vie se prolonge encore et sans réduction de quelque sorte que ce soit de ses prestations. C’est ce que montrent les nouveaux scénarios financiers de l’Union syndicale suisse (USS), qui partent d’hypothèses prudentes et des actuels scénarios démographiques officiels pour les quinze prochaines années.
</p><p>La principale cause du bon financement de l’AVS, c’est la croissance des salaires. Grâce à la forte hausse de la productivité, les salaires réels ont plus que quadruplé depuis 1950. Ce qui a fortement augmenté les recettes de l’AVS. En appliquant une bonne politique du marché du travail (hausse des salaires, chômage de faible importance) et une politique fiscale sociale, il est possible de renforcer ce mécanisme de financement performant et solide.
</p><p>Par le passé, les scénarios financiers de l’USS se sont avérés vraiment précis. Année après année, l’AVS a enregistré des milliards d’excédent alors que, selon les scénarios de la Confédération, elle aurait dû être depuis longtemps largement déficitaire. 
</p><p>Les scénarios officiels concernant l’AVS sont beaucoup trop pessimistes. Ils servent à semer la panique et à justifier des démantèlements. Ils n’ont rien à voir avec la réalité. Jusqu’à tout récemment, la Confédération n’a cessé de présenter des chiffres dramatiquement faux dans d’autres domaines politiques encore (p. ex. pertes fiscales entraînées par la deuxième réforme de l’imposition des&nbsp; entreprises).
</p><p>Aujourd’hui, l’USS demande que l’on change de cap&nbsp;:</p><ul><li>Les constantes demandes de démantèlement relatives à l’AVS doivent être retirées une fois pour toutes. Il faut en finir avec cette politique basée sur la peur imposée ces dix dernières années aux personnes à la retraite et à celles qui le seront un jour.</li><li>La Confédération doit éponger les 15 milliards de dette de l’AI auprès de l’AVS. Elle doit affecter à cet effet les excédents enregistrés par la Confédération à la suite des énormes erreurs de budgétisation commises ces dernières, qui se trouvent sur le compte de compensation.</li><li>La Confédération doit revenir, dans sa pratique, à des hypothèses plus justes et plus réalistes. Les erreurs de budgétisation cumulées sous l’ère Merz se montent à plus de 22 milliards de francs. Comme le frein à l’endettement s’appuie sur des données budgétaires erronées (au lieu des vrais résultats comptables), les chiffres de la Confédération apparaissent toujours plus comme des instruments de manipulation politique servant à justifier une politique antisociale.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Attachés, vous trouvez les discours de :</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-382</guid><pubDate></pubDate><title>Des prescriptions plus sévères en matière de fonds propres sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-prescriptions-plus-severes-en-matiere-de-fonds-propres-sont-necessaires</link><description>Modification de la loi sur les banques (too big to fail) : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans un passé tout récent, on a pu voir que les crises financières causent d’énormes dégâts et mettent en danger les emplois et les salaires. Or, pour résoudre le problème du «&nbsp;too big to fail&nbsp;» («&nbsp;trop grand pour faire faillite&nbsp;»), le Conseil fédéral se contente de mesures allégées. 
</p><p>Lorsqu’il s’agit de circonscrire des risques, l’alpha et l’oméga, ce sont des prescriptions beaucoup plus strictes que celles du gouvernement. En effet, la hausse des fonds propres demandée par ce dernier ne suffira de loin pas. L’UBS et le Crédit suisse doivent détenir demain des fonds propres d’un montant qui aurait permis de compenser leurs pertes (rapportée au bilan) les plus importantes de ces 30 dernières années. Et la liquidité doit aussi obéir aux mêmes critères. L’Union syndicale suisse (USS) exige en outre que les fonds propres des banques soient d’abord mesurés par rapport aux actifs non pondérés en fonction de leur risque (ratio de levier). Il faut viser un ratio de levier de 10 pour cent.
</p><p>L’USS rejette la prise en compte des CoCo avec les fonds propres prescrits. Ces CoCo peuvent&nbsp; potentiellement renforcer une crise. Si les banques doivent devenir plus sûres, il faut augmenter les fonds propres «&nbsp;durs&nbsp;». 
</p><p>La suppression du droit d’émission pour les obligations et les papiers monétaires est totalement contreproductive. C’est là non seulement un nouveau cadeau aux banques, mais aussi une incitation pour elles à s’endetter au lieu de constituer des fonds propres. L’USS rejette donc cette suppression.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-381</guid><pubDate></pubDate><title>Déjà 25 414 signatures de récoltées</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/deja-25-414-signatures-de-recoltees</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En deux mois seulement, plus de 25&nbsp;000 personnes ont signé l’initiative de l’Union syndicale suisse (USS) sur les salaires minimums. Par ce geste, elles montrent qu’elles veulent que les conventions collectives de travail offrent une protection plus efficace contre les pressions qui s’exercent sur les salaires de tous les travailleurs et travailleuses. Et elles soutiennent aussi l’introduction d’un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure. Cela, afin que tous les hommes et toutes les femmes qui travaillent dans ce pays reçoivent un salaire décent. 400&nbsp;000 personnes en profiteraient, dont une grande majorité de femmes.
</p><p>Le succès rencontré par l’initiative syndicale «&nbsp;pour la protection de salaires équitables&nbsp;» rend les dirigeants de l’économie toujours plus nerveux. Ainsi, ces dernières semaines, on a toujours plus souvent pu lire des textes dirigés contre le salaire minimum légal. C’est donc au stade de la récolte des signatures pour cette initiative déjà qu’economiesuisse, Avenir Suisse et d’autres porte-voix de l’économie se battent sur le terrain idéologique et tentent de fournir des arguments à leurs partisans. 
</p><p>Du jeudi 31 mars au samedi soir 2 avril, l’USS donnera un coup d’accélérateur à son initiative. Dans toute la Suisse, elle récoltera des signatures à plus d’une centaine de stands et sera soutenue dans cette démarche par d’autres organisations alliées. Le but est de rassembler quelques dizaines de milliers de signatures supplémentaires.
</p><p>Vous trouverez plus d’informations sur les stands de récolte de signatures et au sujet de l’initiative sur les salaires minimums ici
</p><p><a href="http://www.salaires-minimums.ch/">http://www.salaires-minimums.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-380</guid><pubDate></pubDate><title>Véronique Polito élue secrétaire centrale en charge de la formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/veronique-polito-elue-secretaire-centrale-en-charge-de-la-formation</link><description>Nomination au Secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa réunion du 30 mars 2011, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a élu à l’unanimité Véronique Polito Schmidt secrétaire centrale en charge de la formation. Véronique Polito succédera à Peter Sigerist, qui prend sa retraite vers le milieu de l’année, après 16 années d’activité engagée et couronnée de succès au sein du Secrétariat de l’USS. 
</p><p>Détentrice d’un master de sciences sociales, Véronique Polito (1977) a travaillé, une fois ses études terminées, dans diverses organisations s’occupant du problème de l’asile. Depuis 2007, elle travaille comme secrétaire syndicale au secrétariat central du syndicat Unia, au département de la politique conventionnelle et des groupes d’intérêt, et gère également le dossier de la «&nbsp;formation professionnelle initiale et continue&nbsp;». Nouvelle secrétaire centrale de l’USS, elle assumera la responsabilité de la politique de la formation avec, pour priorité, le dossier de la formation professionnelle initiale et continue. 
</p><p>Véronique Polito prendra ses fonctions à l’USS à une date qui reste encore à fixer.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-379</guid><pubDate></pubDate><title>En un seul jour, plus de 15 000 arrivées en fin de droit !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/en-un-seul-jour-plus-de-15-000-arrivees-en-fin-de-droit</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle loi sur l’assurance-chômage (LACI) entrera en vigueur le vendredi 1er avril 2011. À cette date, parce que, malgré toutes les mises en garde des syndicats, le Conseil fédéral a maintenu sa décision de couper dans les prestations de toutes les personnes au chômage et non pas – comme c’est la pratique usuelle – uniquement des nouveaux chômeurs et chômeuses, plus de 15&nbsp;000 personnes se retrouveront en fin de droit en un seul jour.
</p><p>Le gouvernement porte l’entière responsabilité de ce 1er avril noir. En modifiant brutalement les règles du jeu en pleine partie, il viole sciemment la règle de la bonne foi. À plusieurs reprises, l’Union syndicale suisse (USS) lui avait demandé de n’introduire les nouvelles dispositions de la LACI que pour les personnes qui tomberaient au chômage à partir du 1er avril 2011. Et plusieurs fois, elle l’avait également interpellé pour qu’il ne mette en vigueur cette loi révisée qu’une fois la crise passée. 
</p><p>Non, ce n’est là pas un poisson d’avril raté, mais une triste vérité&nbsp;: le Conseil fédéral arrose les nantis de cadeaux fiscaux aux nantis et retire aux défavorisé(e)s la protection d’une assurance.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-378</guid><pubDate></pubDate><title>Double démantèlement de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/double-demantelement-de-l-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les masques sont tombés&nbsp;: sur proposition des deux représentants saint-gallois aux Conseil des États, Eugen David (PDC) et Erika Forster (PRL), la commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États a décidé de démanteler doublement l’AVS. D’une part, l’âge de la retraite des femmes sera relevé et, de l’autre, le niveau des rentes baissé. L’Union syndicale suisse (USS) combattra énergiquement ces deux mesures.
</p><p>Le financement de l’AVS est fondamentalement solide, comme le prouvent les derniers chiffres concernant le fonds de cette assurance. Et rien ne changera durant les 15 prochaines années, ainsi que le montre une analyse de l’USS récemment publiée.
</p><p>Pour de nombreuses personnes, les prestations de la prévoyance vieillesse ne sont pas suffisantes pour vivre décemment. Relever l’âge de la retraite reviendra à baisser les rentes. 
</p><p>Il faut garantir que les salarié(e)s âgés puissent travailler jusqu’à l’âge de la retraite, au lieu de contraindre des personnes qui ont déjà atteint cette âge de retourner sur le marché du travail. La réalité montre en effet qu’aujourd’hui déjà, les personnes âgées de 55 ans qui perdent leur emploi n’ont pratiquement aucune chance d’en retrouver un. C’est à cela qu’il faut s’attaquer.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-377</guid><pubDate></pubDate><title>L’inflation a presque entièrement mangé les hausses de salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-inflation-a-presque-entierement-mange-les-hausses-de-salaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2010, les salaires réels ont pratiquement stagné. Cette année, la hausse de 0,8&nbsp;%des salaires nominaux a été mangée par l’inflation. Et des augmentations des primes de caisse-maladie s’y sont ajoutées, si bien que, finalement, le revenu disponible des salarié(e)s de ce pays a même été inférieur à ce qu’il était l’année précédente. 
</p><p>Lors des négociations de 2009, l’inflation était de -0,5&nbsp;%. Mesurés à l’aune de cette inflation négative, les accords salariaux auraient été positifs pour l’année 2010. Ce qui ne change rien à la réalité décrite plus haut…
</p><p>Une chose positive ici, c’est que les salaires des femmes ont augmenté un peu plus (1,1&nbsp;%). Ce qui comble une petite partie de la différence avec les salaires des hommes. Mais, à ce rythme, il faudrait encore des décennies pour que cette différence soit entièrement comblée. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) mène une campagne sur l’égalité des salaires entre femmes et hommes, dont l’apogée sera la journée nationale d’action et de grève du 14 juin prochain.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-376</guid><pubDate></pubDate><title>Les grandes banques restent un gros risque</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-grandes-banques-restent-un-gros-risque</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a deux ans, la Confédération et la Banque nationale se sont empressées d’injecter des milliards de francs pour venir en aide à l’UBS. Aujourd’hui, le Conseil fédéral entend, par son projet, garantir que ce qui fut le quasi-effondrement de l’une de ces banques trop grandes pour qu’on puisse les laisser faire faillite («&nbsp;too big to fail&nbsp;») ne se répète. Mais le but visé est raté. 
</p><p>Tout le monde s’accorde pour dire que les banques doivent posséder suffisamment de fonds propres pour être moins sujettes aux crises et pour juguler leur plaisir à réaliser des transactions des plus risquées. En demandant que les grandes banques possèdent environ 3 centimes par franc inscrit au bilan, le Conseil fédéral propose une prescription beaucoup trop faible en matière de fonds propres. De plus, elles devront pouvoir augmenter ces «&nbsp;vrais&nbsp;» fonds propres à l’aide de CoCo. Il s’agit là de montages structurés des plus complexes, qui n’ont pas encore été confrontés à ce jour à une crise. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) juge totalement absurde que le gouvernement veuille supprimer le droit de timbre et renoncer aussi à 200 millions de recettes fiscales. Cela permet aux banques de s’endetter à bon marché et augmente ainsi le risque de crise. 
</p><p>Il appartient maintenant au Parlement d’améliorer ce projet de sorte que les grandes banques soient stables. Il n’est pas question qu’une nouvelle crise financière éclate à cause de spéculations risquées des banques.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-612</guid><pubDate></pubDate><title>Une politique salariale et fiscale intelligente pour contrecarrer le creusement des écarts salariaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-politique-salariale-et-fiscale-intelligente-pour-contrecarrer-le-creusement-des-ecarts-salariaux</link><description>Avec son rapport sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse ces quinze dernières années, l’Union syndicale suisse (USS) offre une vue d’ensemble scientifique qui manquait jusqu’à ce jour sur ces questions. Le résultat de cette étude est clair : les profiteurs des dix à quinze dernières années sont les hauts et très hauts revenus, tant en ce qui concerne les salaires que la fortune, comme l’a souligné le président de l’USS, Paul Rechsteiner.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>Les 40&nbsp;000 personnes les mieux payées ont vu leurs salaires réels augmenter de plus de 20&nbsp;%, alors que les bas et moyens salaires n’ont progressé que d’environ 2 à 4&nbsp;%, c’est-à-dire bien moins que la croissance de la productivité. Cet élargissement de la fourchette salariale est dû à l’individualisation de la politique salariale. Cette fourchette s’élargit en effet le plus dans les branches où le versement de bonus est le plus courant (banques, assurances). La situation apparaît meilleure dans les branches actives en matière de salaires minimums et dotées de bonnes conventions collectives de travail (CCT). Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV) et vice-président de l’USS, constate que grâce à un taux de syndicalisation élevé, on arrive à maintenir des rapports comparativement acceptables entres les salaires des professions aux exigences simples et les classes de salaire supérieures. Mais, ajoute-t-il, la pression exercée par les entreprises va clairement dans la direction opposée.
</p><p>La politique fiscale et la politique en matière de taxes ont entièrement été au service des revenus les plus élevés et des fortunes les plus grandes. Conséquence&nbsp;: en 2008, une famille de quatre personnes à hauts revenus disposait d’un revenu disponible supérieur de 14&nbsp;000 francs par rapport à 1998. Par contre, les familles à moyens et, tout particulièrement, à bas revenus n’avaient en 2008 guère plus d’argent pour vivre que dix années auparavant (Fr.&nbsp;2700.-, resp. Fr. 300.-).
</p><p>Le résumé de Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, est clair&nbsp;: «&nbsp;La politique salariale individualisée et les bonus privent les bas et moyens revenus de leur part des plus-values créées.&nbsp;» Pour que la situation devienne plus juste, des hausses générales de salaire sont nécessaires. Le 13e salaire doit remplacer les bonus et tous les salaires doivent être protégés par des salaires minimums, via des CCT et un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure, comme le demande&nbsp; l’initiative de l’USS sur les salaires minimums.
</p><p>La politique fiscale et la politique en matière de taxes doivent profiter aux bas et moyens revenus. L’USS rejette les baisses d’impôts en faveur de l’épargne-logement, la suppression du droit d’émission pour les obligations et la révision de l’imposition de la propriété du logement. Cet argent public doit servir à garantir un financement plus juste de l’assurance-maladie. La priorité doit être donnée à une réduction plus conséquente des primes de caisse-maladie.
</p><p>Le rapport de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune peut être chargé (en allemand, sauf un résumé d’une page) sur <a href="http://www.verteilungsbericht.ch/">www.verteilungsbericht.ch</a>.
</p><p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p class="Text">&nbsp;</p><p class="Text">Attachés, vous trouvez les discours de :</p><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Paul Rechsteiner</b></span>, président de l'USS</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Daniel Lampart</b></span>, économiste en chef de l'USS</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Giorgio Tuti</b></span>, vice-président de l'USs et président du SEV</li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-375</guid><pubDate></pubDate><title>Le droit de dire NON, quand cela devient trop dangereux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-droit-de-dire-non-quand-cela-devient-trop-dangereux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, plus de 250 000 accidents de travail ont lieu chaque année. Cent d’entre eux sont mortels et beaucoup débouchent sur une grave invalidité. L’Union syndicale suisse (USS) entend contribuer à faire baisser ces chiffres dans le cadre de la campagne de la SUVA (CNA) et de la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (CFST) «&nbsp;Vision 250 vies&nbsp;». Concrètement, il s’agit de diviser par deux le nombre de décès et de cas d’invalidité. 250 vies s’en trouveraient protégées et autant de cas d’invalidité grave évités. 
</p><p>Pour l’USS, il est clair qu’aucun travail, si important soit-il, ne saurait justifier que l’on mette sa vie en danger. Les syndicats doivent veiller à ce que tous les travailleurs et toutes les travailleuses aient, sans condition aucune, le droit d’interrompre leur travail dès que la protection de leur santé et leur sécurité ne sont plus garanties. 
</p><p>C’est pourquoi, dans le cadre de cette campagne, l’USS présente tout spécialement, sur un dépliant au format d’une carte de crédit, les principaux droits des travailleurs et travailleuses en matière de sécurité au travail. À l’enseigne de <b>«&nbsp;Halte&nbsp;! La sécurité d’abord&nbsp;!&nbsp;»</b>, elle rappelle que les employeurs doivent prendre toutes les mesures de protection nécessaires et que les salarié(e)s doivent y participer en s’informant, en parlant entre eux et en agissant lorsque surgissent des problèmes. 
</p><p>Le prospectus existe en français, allemand, italien, portugais, espagnol, serbo-croate, turc et albanais. Il sera distribué gratuitement aux syndicalistes à partir du 28 avril, Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail et peut être commandé à&nbsp;: <a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGzni5jo" data-mailto-vector="7">info(at)sgb.ch</a> ou aux syndicats affiliés à l’USS.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-374</guid><pubDate></pubDate><title>Un signal fort en faveur des salaires minimums, de la justice redistributive et de l’égalité hommes-femmes </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-signal-fort-en-faveur-des-salaires-minimums-de-la-justice-redistributive-et-de-l-egalite-hommes-femmes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier et aujourd’hui dans plus de 50 localités du pays à l’occasion du 1er Mai, le seul jour férié célébré simultanément dans le monde entier, pour demander des salaires minimums et plus de justice redistributive, exiger aussi des assurances sociales fortes, la concrétisation de l’égalité entre femmes et hommes et un monde plus solidaire. L’USS avait placé le 1er Mai 2011 sous le slogan <a name="_Hlt291936657"></a>«&nbsp;Halte au dumping&nbsp;! Des salaires minimums maintenant&nbsp;!&nbsp;». Dans de nombreuses localités, des signatures ont également été récoltés à l’appui de l’initiative populaire de l’USS pour des salaires minimums. En l’espace de trois mois,&nbsp;plus de 66’000 personnes l’ont déjà signée. Les manifestants ont presque partout fustigé le creusement des inégalités entre une élite qui se targue de manière éhontée d’empocher des revenus et d’accumuler des fortunes exceptionnellement élevés et les gens ordinaires dont les salaires subissent des pressions toujours plus fortes.&nbsp; 
</p><p>Partout, la bataille a été déclarée ouverte contre ces disparités sociales en forte augmentation. A St-Gall, Paul Rechsteiner, le président de l’USS, a évoqué un remède&nbsp;: «&nbsp;Nous demandons des hausses générales des salaires réels et la compensation automatique du renchérissement pour tout le monde, cette conquête sociale peu spectaculaire mais importante aux yeux de la population. Et cela, en lieu et place des bonus, des primes et des excès d’un tout petit nombre. Et il nous faut enfin des salaires minimums, de bonnes conventions collectives de travail et un minimum légal pour les branches qui ne possèdent pas de conventions collectives. Vingt-deux francs par heure ou 4000 francs par mois sont le minimum.&nbsp;» 
</p><p>La politique fiscale antisociale, qui aggrave les écarts de revenus, a été dénoncée par tous les orateurs. Exemple, Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, qui s’exprimait à Thalwil&nbsp;: «&nbsp;Les nombreux cadeaux fiscaux accordés par la Confédération et les cantons aux hauts revenus et aux nantis coûtent des milliards de francs. Et ce sont les familles qui doivent compter chaque franc qui passent à la caisse. Ces familles paient des taxes plus élevés, des impôts indirects plus élevés, des primes d’assurance-maladie plus élevées. Une famille de la classe moyenne de quatre personnes a aujourd’hui moins d’argent pour vivre qu’il y a dix ans, bien que la croissance économique ait enregistré une hausse de 15 pour cent durant cette même période.&nbsp;»
</p><p>Outre la nécessité de disposer d’assurances sociales fortes, et en particulier d’améliorer l’AVS, les orateurs ont abordé un autre thème, le démantèlement de l’Etat. Alain Carrupt, coprésident de Syndicom et membre du comité présidentiel de l’USS, s’exprimait à Zurich&nbsp;: «&nbsp;Les libéralisations et les privatisations sont le carburant du moteur d’une répartition inéquitable. C’est la raison pour laquelle nous combattrons avec succès les prochaines privatisations et libéralisations.&nbsp;»&nbsp;&nbsp; 
</p><p>En bonne place parmi les revendications, l’égalité entre femmes et hommes. Un grand nombre d’orateurs et d’oratrices ont stigmatisé le fait que l’écart entre les salaires masculins et féminins avait recommencé à s’élargir ces derniers temps. Les syndicats, associés à de nombreuses organisations, entendent dénoncer ce scandale à l’occasion d’une campagne de grande ampleur. Le 14 juin, ils mèneront des actions sur ce thème dans toute la Suisse. Il est également prévu d’organiser des débrayages symboliques. La vice-présidente de l’USS Vania Alleva a pris la parole à Uster&nbsp;: «&nbsp;Nos revendications sont claires. Des salaires féminins plus élevés, enfin le même salaire pour un travail de valeur égale, et des conditions de travail compatibles avec la vie de famille. Le 14 juin n’est cependant pas une journée réservée aux femmes. Nous avons besoin de tout le monde – femmes et hommes – pour avancer sur le chemin de l’égalité.&nbsp;»
</p><p>L’USS condamne fermement le Black Blo<a name="_Hlt292017523"></a>c qui, à Zurich, a essayé – heureusement sans succès – d’empêcher la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, de prendre la parole. Le 1er Mai n’est pas fait pour empêcher le débat mais pour avancer des arguments porteurs d’avenir.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-373</guid><pubDate></pubDate><title>Les cantons de Suisse alémanique doivent rapidement édicter des salaires minimums </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-cantons-de-suisse-alemanique-doivent-rapidement-edicter-des-salaires-minimums</link><description>L’USS s’inquiète de l’ampleur que prend la sous-enchère salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le dernier rapport sur l’application des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes donne une image inquiétante de la réalité. Le nombre des infractions en matière de salaires a augmenté. Dans des cantons comme ceux d’Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures ou Bâle-Campagne, un quart à un tiers des employeurs versent des salaires trop bas. Vu ces cas de sous-enchère salariale, on ne comprend pas pourquoi pas un seul canton de Suisse alémanique n’a introduit à ce jour de salaires minimums sur son territoire pour protéger les travailleurs et travailleuses concernés. La loi dit en effet clairement qu’en cas de sous-enchère salariale, des salaires minimums doivent être édictés. 
</p><p>Les salaires minimums représentent aussi un puissant instrument pour contrôler le marché de l’emploi. De fait, s’il est garanti que les employeurs doivent verser le même salaire à leurs employé(e)s étrangers qu’aux indigènes, seule la main-d’œuvre étrangère manquant en Suisse sera engagée. Ainsi, les travailleurs et travailleuses indigènes ne se font pas évincés. 
</p><p>La branche du travail temporaire connaît toujours des problèmes très importants. 41&nbsp;% des agences de travail temporaire versent des salaires trop bas (selon les contrôles effectués dans le cadre des conventions collectives de travail, CCT). La CCT de cette branche doit donc être rapidement appliquée dans toute la Suisse. Et les cantons doivent retirer leur autorisation d’exploiter aux agences de travail temporaire coupables de sous-enchère salariale. C’est la loi qui l’exige&nbsp;!
</p><p>Dans les branches couvertes par une CCT étendue (p. ex. la construction), la sous-enchère salariale peut être combattue à l’aide d’amendes, ce qui est une bonne chose. Mais de nombreux employeurs essaient de tourner les dispositions sur les salaires en recourant à de pseudo-indépendant(e)s. La tendance est ici à la hausse. C’est pourquoi une base légale est urgente afin que l’on puisse combattre efficacement ce phénomène des pseudo-indépendant(e)s. 
</p><p>De nombreux cas de sous-enchère salariale ont été découverts grâce aux contrôles effectués dans la branche du nettoyage. Celle-ci n’étant que partiellement protégée au moyen de salaires minimums, il faut que les salaires minimums conventionnels (de la CCT) s’y appliquent partout, y&nbsp; compris dans les petites entreprises de Suisse alémanique.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-372</guid><pubDate></pubDate><title>Une estimation plus réaliste des finances de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-estimation-plus-realiste-des-finances-de-l-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Enfin, ils ont pigé&nbsp;! Au lieu de peindre le diable sur la muraille en prédisant, sur la base d’hypothèses super-pessimistes, l’effondrement de l’AVS, le Département fédéral de l’intérieur (DFI) présente désormais une estimation crédible de la situation financière de l’AVS.
</p><p>Ce faisant, il se rapproche des scénarios financiers mis au point par l’Union syndicale suisse (USS) pour l’AVS. Par le passé, ces derniers se sont révélés beaucoup plus justes que les sombres prophéties de la Confédération. Selon les prévisions récemment publiées par l’USS, l’AVS peut être financée sans hausse de cotisation jusqu’en 2025, même en cas de nouvelle prolongation de l’espérance de vie et sans qu’il faille en réduire les prestations d’une manière ou d’une autre.
</p><p>Bien que le DFI considère maintenant que les finances de cette assurance sont stables, il est à craindre qu’il ne reste prisonnier de l’ancienne logique. Des relèvements de l’âge de la retraite et des baisses des rentes restent en effet à l’ordre du jour politique, nuisant au dialogue sur cette question.
</p><p>Or, c’est plutôt une amélioration des rentes AVS qui est urgente aujourd’hui. Celles-ci visent actuellement à remplacer 60&nbsp;% du dernier revenu. Tant pour les bas que pour les moyens revenus, cela ne suffit en aucune manière. C’est pour cela que l’USS a lancé son projet «&nbsp;AVSplus&nbsp;», un projet qui demande que les rentes AVS soient relevées en fonction du dernier revenu touché. 
</p><p>De plus, il faut éponger une bonne fois la dette de l’AI auprès de l’AVS. Grâce aux excédents de recettes qu’elle a dégagés, la Confédération dispose, sur son compte de compensation, des 15 milliards de francs nécessaires pour ce faire. On garantirait ainsi qu’une fois que le financement additionnel aura pris fin (2018), l’AI n’aura pas à supporter en plus la charge de plusieurs centaines de millions de francs que représentent les intérêts de la dette.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-371</guid><pubDate></pubDate><title>Contre l’austérité, la sous-enchère salariale et la remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/contre-l-austerite-la-sous-enchere-salariale-et-la-remise-en-cause-des-droits-des-travailleurs-et-travailleuses</link><description>Congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un bon millier de délégué(e)s de 83 confédérations syndicales provenant de 36 pays européens participeront, du 16 au 19 mai 2011 à Athènes, au 12e congrès ordinaire de la CES, sous le slogan&nbsp;: «&nbsp;Se mobiliser pour l’Europe sociale&nbsp;».
</p><p>Le congrès veut ouvrir de nouvelles voies socialement valables pour sortir de la crise. Il s’opposera énergiquement au «&nbsp;pacte euro-plus&nbsp;» qui impose des programmes d’austérité radicale dont l’effet sera de prolonger la crise aux seuls dépens des couches sociales inférieures. À l’aide d’un plan d’investissement, financé notamment par les fonds structurels européens, il s’agit de relancer la croissance dans les États endettés, la Banque centrale européenne étant également appelée à y contribuer en mettant à disposition des liquidités à faible taux d’intérêt. 
</p><p>Autre point important de ce congrès&nbsp;: la remise en cause croissante des droits syndicaux. De fait, les autorités européennes vont pouvoir restreindre le droit à des négociations autonomes, ce que les syndicats de la CES ne sauraient accepter. Comme ils n’acceptent pas non plus que leur lutte contre la sous-enchère salariale soit toujours plus contrecarrée au nom des libertés économiques.
</p><p>Cette thématique est celle que développera la délégation de l’USS à Athènes emmené par son président Paul Rechsteiner. Elle proposera une campagne «&nbsp;Pour une Europe sans dumping salarial et social&nbsp;», dont l’élément central est le lancement, au printemps 2012, d’une initiative citoyenne européenne (ICE). Selon cette ICE, les autorités européennes devront prendre des dispositions pour que les droits sociaux fondamentaux passent avant les libertés du marché intérieur et afin que le principe d’un même salaire pour un travail de valeur égale (principe du lieu d’emploi) s’applique dans toute l’Union européenne. Quant à la proposition des syndicats espagnols&nbsp;: une grève générale européenne, elle suscitera sans nul doute un débat animé. 
</p><p>La délégation de l’USS au congrès de la CES se compose de Paul Rechsteiner (président de l’USS), Vasco Pedrina (représentant de l’USS au comité exécutif de la CES), Andreas Rieger, coprésident d’Unia et Barbara Spalinger, vice-président du SEV (Syndicat du personnel des transports). Pour de plus amples informations sur ce congrès, son déroulement et ses décisions&nbsp;: <a href="http://www.etuc.org/r/1672">http://www.etuc.org/r/1672</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-369</guid><pubDate></pubDate><title>Un démantèlement de l’AI en lieu et place d’un assainissement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-demantelement-de-l-ai-en-lieu-et-place-d-un-assainissement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>À la légère et par trop hâtivement, le Conseil fédéral a présenté son projet de démantèlement de l’AI. Malgré les nombreuses critiques émises durant la procédure de consultation au sujet de cette révision, non seulement il ne s’en est pas tenu à ses propositions de démantèlement, mais va maintenant jusqu’à les renforcer en prévoyant même de baisser toutes les rentes AI courantes. 
</p><p>Pareil procédé violerait un principe de politique sociale qui avait toujours été appliqué jusqu’à ce jour. Déjà modestes, plus de 50&nbsp;000 rentes AI diminueraient d’environ 20&nbsp;%. De plus, le gouvernement veut baisser radicalement les rentes pour enfant, tant celles de l’AI que celles de l’AVS. L’étroit corset du frein à l’endettement désormais proposé pour l’AI priverait en outre la totalité des rentes AI de la compensation automatique du renchérissement.
</p><p>Cette révision est un piège à pauvreté. Pour s’en sortir, les personnes qu’elle touchera dépendront fortement des prestations complémentaires et de l’aide sociale. Ces dernières seront par conséquent confrontées à d’énormes charges et les cantons seront les dindons de la farce. 
</p><p>L’AI est sur la voie de la stabilité financière. Les économies draconiennes réalisées avec les révisions 5 et 6a déploient leurs effets comme le montre l’importante baisse du nombre de nouveaux rentiers et de nouvelles rentières. Le financement additionnel de l’AI apporte en outre des recettes supplémentaires, si bien qu’en ce qui concerne les dépenses, aucune nouvelle mesure ne s’impose. La révision 6b de l’AI est superflue. L’Union syndicale suisse (USS) exige le retrait de ce projet. 
</p><p>Les rentiers et rentières AI ne peuvent pas être rendus responsables des problèmes financiers de cette assurance. Or, on les fait passer à la caisse alors que la Confédération, grâce aux copieux excédents qu’elle a enregistrés, aurait pu éponger depuis vieux les dettes de l’AI.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-368</guid><pubDate></pubDate><title>Non à 24 heures de travail sur 24 imposées dans la vente, aussi dans les échoppes des stations-service !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-24-heures-de-travail-sur-24-imposees-dans-la-vente-aussi-dans-les-echoppes-des-stations-service</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et le syndicat Unia rejettent énergiquement l’initiative parlementaire Lüscher qui veut que les échoppes (shops) des stations-service situées le long des autoroutes et des grands axes routiers puissent rester ouvertes tous les dimanches et toute la nuit. Les partisans d’une flexibilisation totale du monde du travail veulent continuer à couper une nouvelle tranche de salami dans la protection des salarié(e)s contre le travail nocturne et dominical.
</p><p>Membre du comité directeur d’Unia et vice-présidente de l’USS, Vania Alleva critique les visées libéralisatrices des employeurs. Elle estime que l’initiative Lüscher constitue une offensive inacceptable contre le droit du travail et une liberté importante pour les salarié(e)s, à savoir&nbsp;: celle de ne pas devoir être disponible 24 heures sur 24. Les conséquences de cette initiative seraient en effet funestes&nbsp;: le travail nocturne et dominical entraîne plus de stress et nuit à la santé. Il augmente les risques de cancer, les problèmes cardiaques et les troubles cardio-vasculaires ainsi que de la digestion et du sommeil. En outre, de nombreuses mères qui élèvent seules leur(s) enfant(s) travaillent dans la vente. Pour elles, travailler de nuit et le dimanche est particulièrement difficile, car elles ne trouvent alors pas de solution de garde pour leur(s) enfant(s). Souvent aussi, le dimanche est le seul jour où les mères de familles monoparentales et les enfants ont congé en même temps. Et, finalement, le travail de nuit dans les échoppes de stations-service est dangereux, les braquages étant très fréquents à ces heures. 
</p><p>De fait, cette initiative ouvre la voie à une déréglementation générale des horaires de travail. Si les échoppes des stations-service situées le long des grands axes urbains et dans les agglomérations peuvent ouvrir plus longtemps, d’autres commerces devront les suivre pour rester concurrentiels. De plus, des salarié(e)s d’autres branches (nettoyage, livraisons, sécurité, informatique, etc.) devraient aussi travailler plus souvent la nuit et le dimanche pour garantir le bon fonctionnement des échoppes de stations-service. La prochaine étape vers une déréglementation totale des heures d’ouverture des commerces et des horaires de travail est déjà en préparation&nbsp;: le Conseil national vient d’accepter la motion Hutter qui veut que les cantons puissent fixer eux-mêmes les horaires de travail. Si les États acceptent aussi cette motion, l’interdiction de travailler la nuit et le dimanche se trouvera vidée d’un seul coup de toute sa substance. 
</p><p>Pour l’USS et Unia, il est clair que la santé, la sécurité, la vie sociale et familiale des salarié(e)s ne peuvent pas être sacrifiées sur l’autel des intérêts des propriétaires d’échoppes de stations-service. En outre, il est manifeste qu’aucun besoin avéré des consommateurs et consommatrices ne justifie l’ouverture prolongée des commerces. Ces dernières années, la population a rejeté neuf fois sur dix dans les urnes des projets de libéralisation similaires.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-367</guid><pubDate></pubDate><title>Examen d’une initiative citoyenne européenne pour une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/examen-d-une-initiative-citoyenne-europeenne-pour-une-europe-sociale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES) en cours (16/19 mai) à Athènes débat sur les graves conséquences des programmes d’austérité pour les salarié(e)s et sur la stratégie syndicale qui permettra de retrouver la voie menant à une Europe sociale. Dans ce contexte, le congrès s’est penché sur la proposition commune de l’Union syndicale suisse (USS) et de Travail.Suisse demandant le lancement d’une initiative citoyenne européenne (ICE) intitulée&nbsp;: «&nbsp;Pour une Europe sociale sans dumping salarial – Priorité aux droits sociaux fondamentaux par rapport aux libertés économiques&nbsp;». Tout en acceptant l’idée d’une telle campagne pour l’Europe sociale, le congrès a renvoyé pour examen ultérieur une décision sur le lancement d’une ICE. La principale raison réside dans le fait que, dans un certain nombre de pays comme la France et la Belgique, la récolte de signatures ne fait pas partie de la tradition syndicale et que dans d’autres, elle est soumise à des restrictions excessives. 
</p><p>Les syndicats suisses poursuivront leur travail de persuasion au sein de la CES, car ils restent convaincus qu’une ICE permettrait de réaliser un large travail de sensibilisation et de pression politique susceptible de provoquer le changement de cap nécessaire.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-366</guid><pubDate></pubDate><title>Offensive en matière de contrôle des nouveaux engagements et task force pour résoudre les problèmes d’application de la loi</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/offensive-en-matiere-de-controle-des-nouveaux-engagements-et-task-force-pour-resoudre-les-problemes-d-application-de-la-loi</link><description>Les délégué(e)s de l’USS veulent durcir et compléter 	
les mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des mesures d’accompagnement dures et efficaces s’imposent pour garantir les salaires, les conditions de travail et les emplois en Suisse. Le besoin d’agir est important. Car la sous-enchère salariale est répandue, comme le montre le tout dernier rapport du Secrétariat d’État à l’économie. Or, malgré cette situation alarmante, l’application de la loi fait apparaître de grands problèmes&nbsp;: dans toute la Suisse alémanique, aucun salaire minimum n’a été édicté, alors que cette mesure est prescrite par la loi en cas de sous-enchère salariale. Il est souvent impossible d’appliquer des sanctions pour les infractions constatées. Pour remédier à cette situation inacceptable, les délégué(e)s de l’USS, réunis à Berne, ont arrêté le train de mesures suivant&nbsp;:
</p><p>La moitié des nouveaux engagements en Suisse doivent être contrôlés. Les nouveaux engagements présentent, de fait, le plus grand risque de sous-enchère salariale. Et 50&nbsp;% des entreprises étrangères qui détachent de la main-d’œuvre doivent aussi être contrôlés.
</p><p>Bien que la sous-enchère salariale soit répandue, la Confédération et les cantons de Suisse alémanique n’édictent pas de salaires minimums, alors que la loi le leur prescrit. Une task force nationale, incluant les syndicats, doit mettre fin à ces problèmes d’application.
</p><p>Les lacunes suivantes de la loi doivent être comblées&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>obligation de produire des documents attestant qu’une activité est indépendante&nbsp;; compétence pour les contrôleurs d’imposer une interruption de l’activité en cas de soupçon d’activité faussement indépendante&nbsp;;</li><li>la Confédération et les cantons doivent infliger des amendes pour toute infraction à un contrat-type de travail&nbsp;; les employeurs pratiquant la sous-enchère doivent verser après coup la différence de salaire due&nbsp;;</li><li>les licenciements auxquels il a été procédé en vue d’engager une main-d’œuvre meilleur marché doivent pouvoir être annulés&nbsp;;</li><li>en cas de sous-enchère salariale, la responsabilité civile incombe par principe au maître d’œuvre, mais à tout le moins à l’entreprise générale (responsabilité solidaire)&nbsp;;</li><li>abolition de la discrimination de la main-d’œuvre indigène par rapport à la main-d’œuvre provenant de l’Union européenne (UE) en matière de participation et de licenciements collectifs. Des entreprises internationales ne doivent pas pouvoir mettre à la rue du personnel uniquement parce que c’est plus simple en Suisse.</li></ul><p>Les délégué(e)s de l’USS se sont en outre préoccupés de la situation des rentiers et rentières. La répartition inégale des revenus et de la fortune s’aggrave une fois la retraite arrivée. Beaucoup de rentes ne permettent pas de garantir le niveau de vie antérieur. Cela, aussi parmi les personnes qui ont travaillé toute leur vie durant. Sans relèvement des rentes, la garantie de passer ses vieux jours dans la dignité est menacée. C’est pourquoi l’USS a lancé son projet «&nbsp;AVSplus&nbsp;», qui demande de compléter les rentes AVS des anciens travailleurs et travailleuses en fonction de leur revenu.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-609</guid><pubDate></pubDate><title>Les entreprises doivent respecter une fois pour toutes la loi !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-entreprises-doivent-respecter-une-fois-pour-toutes-la-loi</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré 30 ans d’article constitutionnel sur l’égalité des salaires et 15 ans de loi sur l’égalité entre femmes et hommes, celles-ci ne sont que peu intégrées dans le monde du travail et, - contrairement à ce que prévoit la loi – restent discriminées au plan des salaires, même lorsqu’elles exercent une activité de valeur égale. Il faut enfin que cela change, exige l’Union syndicale suisse (USS).
</p><p>Que cette discrimination se soit même aggravée ces dernières années est particulièrement inquiétant, a déclaré Paul Rechsteiner, le président de l’USS, lors d’une conférence de presse de cette dernière et de ses syndicats. «&nbsp;Il y a deux ans, une tentative visant à supprimer cette discrimination inacceptable à l’encontre des femmes a été mise en place sous la forme d’un projet innovant pour la Suisse&nbsp;: le «&nbsp;Dialogue sur l’égalité des salaires&nbsp;». Bien que les faîtières des employeur(e)s et des salarié(e)s aient déployé des efforts soutenus dans ce cadre, les résultats obtenus à ce jour sont décevants.&nbsp;» Mais si rien ne change, «&nbsp;des mesures étatiques et légales plus efficaces seront nécessaires pour faire appliquer le droit. Nous pensons ici d’abord à des autorités dotées de compétences en matière d’investigation et d’intervention, comme le mentionnaient, en&nbsp; 2006, les auteur(e)s de l’évaluation de l’efficacité de la loi sur l’égalité.&nbsp;» Et d’appeler la majorité du Conseil fédéral à «&nbsp;contribuer énergiquement à mettre fin, une fois pour toutes, au scandale perdurant d’une inégalité de salaire qui viole la Constitution.&nbsp;»
</p><p>La secrétaire centrale de l’USS en charge des questions féminine, Christina Werder, a critiqué le fait qu’aujourd’hui, seulement dix entreprises et deux administrations ont participé au Dialogue sur l’égalité des salaires&nbsp;: «&nbsp;C’est aussi la raison pour laquelle, le 14 juin prochain, nous ferons pression publiquement à partir de la base, à l’occasion d’une journée nationale d’action et de grève. Notre but&nbsp;: il faut qu’une fois pour toutes, l’égalité des salaires fasse un pas énergique en avant.&nbsp;»
</p><p>La vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur du syndicat Unia, Vania Alleva, a &nbsp;aussi cloué au pilori le désintérêt patronal pour ce dialogue. Dans l’industrie des machines, a-t-elle rappelé, la discrimination salariale à l’encontre des femmes se monte encore à 14,2&nbsp;%, dans le commerce de détail à 11,1&nbsp;%, dans l’industrie alimentaire à 12,8&nbsp;% et dans les banques ainsi que les assurances à 8,7&nbsp;%. Cela, pour conclure que&nbsp;: «&nbsp;les employeurs réfractaires au Dialogue refusent visiblement d’adapter les salaires des femmes. Car l’égalité salariale a un prix. Parmi les exceptions positives, on peut citer Tornos dans l’industrie des machines, Audemars Piguet dans l’industrie horlogère ou Mc Donald’s dans l’hôtellerie-restauration, qui ont décidé de participer au Dialogue sur l’égalité des salaires.&nbsp;»
</p><p>Pour sa part, le Syndicat du personnel des transports (SEV) revendique que d’abord les grandes entreprises collaborent au sein de ce Dialogue. «&nbsp;Les CFF déclarent (qu’ils) sont prêts à envisager et à régler de manière contraignante une participation au dialogue sur l’égalité des salaires après l’introduction de leur système salarial.&nbsp;», a informé le président du SEV et vice-président de l’USS, Giorgio Tuti. Le SEV a aussi écrit dans ce sens au BLS et à la Rhätische Bahn, des entreprises dont il rencontrera les directions le 14 juin, à l’occasion de la journée nationale de grève et d’action, pour leur demander oralement de participer à ce Dialogue. Ensuite, les petites entreprises régionales seront abordées et seront sans doute plus faciles à motiver si les grandes entreprises leur montrent l’exemple.
</p><p>Le Syndicat des médias et de la communication (syndicom) a pu annoncer un succès dans ce domaine avec la Poste qui a participé à ce Dialogue. Aucune correction n’y a été nécessaire. Syndicom a également persuadé Swisscom d’en faire autant. Les choses sont par contre plus ardues, selon Bernadette Häfliger-Berger, membre du comité directeur de syndicom, dans l’industrie graphique et les médias. Syndicom estime qu’il lui appartient également, à la faveur des actions du 14 juin, de convaincre d’autres entreprises de participer au Dialogue sur l’égalité des salaires.
</p><p>&nbsp;</p><p>Plus des informations dans les discours de :
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li><li><b>Christina Werder</b>, secrétaire centrale de l'USS</li><li><b>Vania Alleva</b>, membre du comité directeur du syndicat UNIA et vice-présidente de l'USS</li><li><b>Giorgio Tuti</b>, président du SEV et vice-président de l'USS</li><li><b>Bernadette Häfliger Berger</b>, membre du comité directeur du syndicom</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-365</guid><pubDate></pubDate><title>L’Association suisse des employés de banque s’affilie à l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-association-suisse-des-employes-de-banque-s-affilie-a-l-uss</link><description>L’USS s’agrandit et élargit son champ d’activité</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la décision prise aujourd’hui par les délégué(e)s de l’Association suisse des employé(e)s de banque (ASEB), à savoir que cette dernière devienne un membre à part entière de l’USS. L’assemblée des délégué(e)s de l’USS de novembre 2011 confirmera formellement cette affiliation. Celle-ci prendra concrètement effet début 2012. Par cette décision, l’ASEB entend renforcer sa position au profit de ses membres. Ces derniers sont au nombre de 10&nbsp;000 environ. L’ASEB défend les intérêts des employé(e)s du secteur financier.
</p><p>Grâce à cette affiliation, l’USS, plus grande faîtière syndicale de Suisse, renforce sa présence dans le secteur des services. Ces dix dernières années, des organisations de salarié(e)s provenant de l’Administration fédérale, du travail social, du trafic aérien, de l’informatique, de la musique et du théâtre ainsi que de l’ONU ont rejoint l’USS.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-364</guid><pubDate></pubDate><title>Il reste plus à faire qu’à fêter !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-reste-plus-a-faire-qu-a-feter</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La Chancellerie fédérale a invité à une commémoration destinée à rappeler – à l’occasion du 40e anniversaire de la première votation populaire à laquelle les femmes ont pu participer – les combats qui furent nécessaires pour que le droit de vote soit octroyé aux femmes. 
</p><p>Certes, il faut se préoccuper du passé. Mais étant donné les inégalités frappantes qui subsistent entre hommes et femmes, il reste de toute urgence indispensable de se préoccuper du présent et de l’avenir aussi. En effet, 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>les femmes restent toujours et encore grossièrement moins bien rémunérées que les hommes pour un travail de valeur égale, une discrimination qui s’est même accentuée ces dernières années&nbsp;;</li><li>les activités professionnelles et familiales, ou privées, restent réparties de manière extrêmement inégalitaire entre femmes et hommes&nbsp;;</li><li>il manque toujours des places d’accueil pour les enfants.</li></ul><p>Pour toutes ces raisons, l’Union syndicale suisse (USS) a déclaré le 14 juin prochain Journée nationale d’action et de grève&nbsp;: «&nbsp;Marre des inégalités&nbsp;: ça doit changer&nbsp;! On veut les mêmes salaires&nbsp;!&nbsp;». Durant cette journée, l’égalité sera énergiquement revendiquée dans tout le pays, ainsi que l’application de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes. 
</p><p>Toutes les actions prévues se trouvent sur&nbsp;: <a href="http://www.14juin2011.ch/">www.14juin2011.ch</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-363</guid><pubDate></pubDate><title>Lutte contre les discriminations salariales à l’encontre des femmes : trop peu conséquente et trop peu déterminée</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lutte-contre-les-discriminations-salariales-a-l-encontre-des-femmes-trop-peu-consequente-et-trop-peu-determinee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, on ne s’attaque que de manière lacunaire aux discriminations salariales à l’encontre des femmes. En effet,
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>il ne suffit pas de recourir à des mesures non obligatoires&nbsp;;</li><li>pour rendre les mesures existantes plus efficaces, plus de moyens sont nécessaires.</li></ul><p>Telles sont les deux principales conclusions auxquelles aboutit une étude comparative entre différents pays, réalisée à la demande de l’Union syndicale suisse (USS) et publiée tout récemment<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Communiqu%C3%A9s/2011/36_Werder_Discrimination-sal_Dossier.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Les auteures de cette étude montrent comment on s’attaque aux discriminations salariales dans plusieurs États de l’Union européenne ainsi qu’au Canada. Elles font référence aux États qui ont introduit des mesures impliquant une certaine contrainte – rapports salariaux, autorités dotées de compétences de contrôle, … - lorsque les mesures non obligatoires ne se sont pas révélées suffisamment fructueuses. Or, le Conseil fédéral n’a, à ce jour, jamais voulu entendre parler de telles mesures.
</p><p>Les auteures proposent aussi d’affecter plus de moyens aux mesures déjà existantes en Suisse. Cela concerne notamment les contrôles en matière de marchés publics. 
</p><p>En conclusion, 15 ans après l’introduction de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, la Suisse n’a pas encore beaucoup progressé sur la voie de l’élimination des discriminations salariales. Et, comme l’étude le montre, la volonté d’y parvenir fait défaut. C’est pourquoi il faut exercer une pression à partir de la base. Soutenue par un vaste éventail d’alliés, l’USS y veillera. En effet, le 14 juin 2011, journée nationale d’action et de grève, sera l’occasion de clamer dans tout le pays qu’«&nbsp;on en a marre des inégalités, que ça doit changer et qu’on veut les mêmes salaires&nbsp;!&nbsp;» Pour cette occasion, des centaines d’actions ont été annoncées jusqu’à ce jour et chaque jour, de nouvelles le sont encore. Plus de 100&nbsp;000 participantes et participants sont attendus.
</p><p>Pour plus d’informations&nbsp;: <a href="http://www.14juin2011.ch/">www.14juin2011.ch</a>.
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Communiqu%C3%A9s/2011/36_Werder_Discrimination-sal_Dossier.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Marianne Schär Moser, Silvia Strub&nbsp;: «&nbsp;Massnahmen und Instrumente zur Bekämpfung der geschlechtsspezifischen Lohndiskriminierung – Die Schweiz im Spiegel des europäischen Auslands&nbsp;» (en allemand seulement, avec conclusion en français), Dossier N°&nbsp;79 de l’USS, mai 2011, <a href="http://www.sgb.ch/downloads.php#top1">http://www.sgb.ch/downloads.php#top1</a>.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-361</guid><pubDate></pubDate><title>Près de 100 000 femmes et hommes protestent pour plus d’égalité </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pres-de-100-000-femmes-et-hommes-protestent-pour-plus-d-egalite</link><description>Journée nationale d’action et de grève : un grand succès</description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Cette journée d’action et de grève est un signal fort contre les discriminations salariales persistantes à l’encontre des femmes. Maintenant, il faut que l’État secoue une bonne fois les employeurs pour qu’ils cessent de discriminer les femmes et haussent massivement leurs salaires. Lorsque la Constitution fédérale et la loi sont si grossièrement ignorées, il ne peut plus continuer à regarder sans rien faire&nbsp;», estime Paul Rechsteiner, le président de l’USS.
</p><p>En tout, plus de 100&nbsp;000 femmes et de nombreux hommes ont participé, depuis tôt ce matin du 14 juin, dans tout le pays, à des centaines d’actions pleines de coleurs. Dans de nombreuses entreprises, des pauses prolongées ou des discussions ont eu lieu. Et sur la place publique, on a aussi manifesté&nbsp;: contre les discriminations salariales persistantes, contre le partage inégal du travail familial et professionnel, pour que famille et profession soient conciliables et pour un nombre suffisant de places d’accueil destinées à cet effet aux enfants. Beaucoup d’actions et de fêtes se prolongeront juste tard dans la soirée. Une vaste alliance d’une cinquantaine d’organisations, emmenée par l’USS, est à l’origine dans toute la Suisse d’un mouvement de protestation fuchsia, conscient de sa force. 
</p><p>Après des dizaines d’actions locales le matin, une première parenthèse nationale a suivi à 14 heures 06, avec un concert de sifflets pour des salaires féminins équitables. Puis, toute l’après-midi, cela a continué avec des actions décentralisées. Ainsi, on a assisté, à Berne, à Bâle, à Saint-Gall, dans le Jura et au Tessin, à des marches et à des «&nbsp;caravanes de voitures&nbsp;» pour l’égalité, qui ont principalement pris la direction d’entreprises de commerce de détail ou de l’industrie horlogère. À Bâle une «&nbsp;manif escargot&nbsp;» s’est rendue auprès d’entreprises en retard au chapitre de l’égalité des salaires. À Berne, des femmes peintres ont revendiqué, dans la construction, des conditions de travail respectueuses des besoins des femmes&nbsp;; à&nbsp;Berthoud et à Thoune, les guichets de la poste sont restés plus longtemps fermés&nbsp;; lâcher d’une grappe de ballons pour l’égalité à Lausanne et à Yverdon&nbsp;; marche en hauts talons à Coire&nbsp;; marche pour l’égalité à Saint-Gall&nbsp;; grève en chaises longues dans le Petit-Bâle&nbsp;; apéritif de l’égalité à La Chaux-de-Fonds&nbsp;; action «&nbsp;push-up&nbsp;» avec des soutien-gorge à Berne&nbsp;; flamenco pour l’égalité à Lugano&nbsp;; remise d’une pétition pour une bonne formation des éducatrices de la petite enfance à Genève. Autant d’autres exemples des innombrables actions qui ont eu lieu dans le pays. En outre, après avoir reçu la visite des femmes syndicalistes, la direction des CFF a annoncé qu’elle participerait au Dialogue sur l’égalité des salaires. 
</p><p>Â partir de 17 heures, dans presque toutes les villes du pays, ont lieu des manifestations, qui seront suivies de fêtes.
</p><p>Responsable de la journée d’action de l’USS, Christine Werder tient, en raison des 100&nbsp;000 participant(e)s environ à cette journée, des propos clairs&nbsp;: «&nbsp;L’impulsion nécessaire à une nouvelle offensive contre les discriminations dont sont généralement victimes les femmes et contre les discriminations salariales en particulier a pu être fournie aujourd’hui. Sous la houlette des syndicats, un réseau pour l’égalité a été mis sur pied, qui poursuivra ses activités. Ce fut un début, pas une fin.&nbsp;»
</p><p>Plus sur&nbsp;: <a href="http://www.14juin2011.ch/">www.14juin2011.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-607</guid><pubDate></pubDate><title>Les salaires minimums ont le vent en poupe – 85 % de la population en veulent </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salaires-minimums-ont-le-vent-en-poupe-85-de-la-population-en-veulent</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse comme en Europe, les salaires minimums ont le vent en poupe. Tel est le résultat d’un rapport d’expert(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) présenté par cette dernière lors d’une conférence de presse. Les salaires minimums sont un instrument efficace de lutte contre la sous-enchère salariale. Selon Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS et coauteur du rapport&nbsp;: «&nbsp;S’ils sont suffisamment élevés, ils entraînent une répartition plus équilibrée des revenus, parce qu’ils améliorent la situation des bas et moyens revenus.&nbsp;»
</p><p>Les salaires minimums sont toujours plus souvent recommandés comme moyen efficace de lutte contre la sous-enchère salariale, ainsi que pour l’amélioration du niveau des salaires. Cela, également parce qu’il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils aient une incidence négative en matière de chômage.
</p><p>Daniel Lampart souligne aussi qu’en Suisse, les salaires minimums devraient en premier lieu être introduits à travers un renforcement des conventions collectives de travail (CCT), puis, au plan national, via la loi. C’est ce que demande l’initiative de l’USS, lancée il y a cinq mois, «&nbsp;Pour la protection de salaires équitables (Initiative sur les salaires minimums)&nbsp;». 
</p><p>«&nbsp;L’initiative de l’USS pour l’introduction d’un salaire minimum national est très bien accueillie au sein de la population&nbsp;», rappelle Paul Rechsteiner, le président de l’USS. À ce jour, 80&nbsp;000&nbsp;citoyen(ne)s l’ont signée. Que l’idée d’un salaire minimum national recueille une large adhésion est aussi prouvé par un sondage représentatif réalisé, pour l’USS et Unia, par l’Institut Link. Selon ce sondage, 85&nbsp;% de la population sont favorables à l’introduction d’un salaire minimum légal pour résoudre le problème des salaires trop bas. À la question du niveau minimal que devrait atteindre ce salaire pour être équitable, le montant moyen donné est de 4&nbsp;487&nbsp;francs, près de 500&nbsp;francs de plus que dans l’initiative de l’USS. Ces résultats impressionnants du sondage n’étonnent pas si l’on considère que presque 70&nbsp;% des sondé(e)s sont persuadés qu’en Suisse, nombreux ou très nombreux sont ceux et celles qui ne peuvent pas vivre de leur travail.
</p><p>Avec ses journées d’action du 30 juin au 2 juillet dans toute la Suisse, l’USS produira une accélération dans la récolte de signatures pour son initiative. 
</p><p>Danièle Lenzin, coprésidente de syndicom, le syndicat des médias et de la communication, prouve que les CCT resteront l’alpha et l’oméga d’une fixation correcte des salaires. Dans le secteur des médias écrits de Suisse alémanique et du Tessin, où il n’y a plus de CCT depuis 2004, une grande partie des salaires stagne, l’écart entre salaires masculins et féminins se creuse et les honoraires des journalistes libres se réduisent pratiquement comme peau de chagrin. Dans la librairie, syndicom veut profiter de l’impulsion fournie par l’initiative sur les salaires minimums pour, à la faveur des prochaines négociations collectives, fixer des salaires minimums plus élevés.
</p><p>Alessandro Pelizzari, secrétaire régional d’Unia Genève, prouve la nécessité d’un salaire minimum légal pour le canton de Genève, avant tout avec les frontalières et frontaliers&nbsp;: «&nbsp;Alors que le salaire médian des frontaliers était inférieur de 10,7&nbsp;% à celui des suisses en 2000, cet écart est passé à 16,3&nbsp;% en 2008.&nbsp;» C’est pourquoi des mesures d’accompagnement plus dures et un salaire minimum légal constituent «&nbsp;le meilleur rempart contre toute tentative xénophobe de division des travailleurs et travailleuses.&nbsp;»
</p><p>Le rapport d’expert(e)s «&nbsp;Mindestlöhne – Situation und Handlungsbedarf&nbsp;» (en allemand seulement) peut être commandé auprès de l’USS ou acheté en librairie (ISBN 978-3905708806). Plus d’information au sujet de l’initiative sur les salaires minimums&nbsp;: <a href="http://www.salaires-minimums.ch/">www.salaires-minimums.ch</a>.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans les discours attachés de:</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</li></ul><ul><li><b>Danièle Lenzin</b>, coprésidente de syndicom (en allemand)</li></ul><ul><li><b>Alessandro Pelizzari</b>, secrétaire régional UNIA Genève&nbsp;</li></ul><p>et dans le résumé de l'études (en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-360</guid><pubDate></pubDate><title>Arrêtons d’abord de dégrader l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/arretons-d-abord-de-degrader-l-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Une pause qui permettra aux actuels et futurs rentiers et rentières AVS de reprendre leur souffle&nbsp;: la commission du Conseil national compétente sur ces questions conseille de ne pas commencer par de nouvelles dégradations en matière de rentes AVS, ainsi que le proposent les deux conseillers aux États bourgeois Forster et David (SG), à savoir&nbsp;: abandonner l’indexation des rentes et relever à 65 ans l’âge de la retraite des femmes.
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), il n’est pas question d’affaiblir l’AVS. «&nbsp;Quiconque connaît la réalité actuelle concernant les bas et moyens revenus en Suisse sait qu’aucune coupe dans les rentes n’est supportable pour eux, tout aussi peu qu’un relèvement de l’âge de la retraite ne saurait entrer en ligne de compte au vu de la situation sur le marché du travail&nbsp;», a déclaré Paul Rechsteiner, le président de l’USS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-606</guid><pubDate></pubDate><title>Pas de dumping par le biais des engagements temporaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-de-dumping-par-le-biais-des-engagements-temporaires</link><description>Mêmes conditions de travail pour la main-d’œuvre temporaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>Le travail temporaire est une forme de travail précaire et constitue très souvent une source de sous-enchère salariale. 41&nbsp;% des agences de travail temporaire ne respectent pas, par exemple, les conditions minimales de travail des CCT. Le travail temporaire a quadruplé de volume ces 15 dernières années, sous l’influence aussi de la libre circulation des personnes avec l’UE.
</p><p>Avant la dernière votation populaire sur l’élargissement de la libre circulation (à la Roumanie et à la Bulgarie en 2009), les autorités promirent de renforcer les mesures de protection des conditions de travail, également dans le domaine du travail temporaire. A ce jour, toutefois, une convention collective de travail étendue à la branche du travail temporaire n’existe toujours pas.
</p><p>L’objectif visé est que les conditions de travail de la main-d’œuvre temporaire soient les mêmes que celles du personnel fixe. Dans une annexe, la CCT devra dresser la liste des autres CCT et entreprises qui appliquent cette égalité de traitement. Le point crucial selon Paul Rechsteiner, le président de l’USS, est que, recourant contre la déclaration d’extension&nbsp;: «&nbsp;les employeurs de diverses branches refusent depuis longtemps d’appliquer leurs CCT aussi aux travailleurs et travailleuses temporaires&nbsp;; et cela, afin de pouvoir appliquer à la main-d’œuvre temporaire des conditions inférieures au niveau prévu dans ces CCT». Même des entreprises de la Confédération, comme les CFF, ne veulent pas offrir le niveau de protection de leurs CCT à leur personnel temporaire.
</p><p>Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS, demande par conséquent que «&nbsp;La Confédération (veille) à ce que l’égalité de traitement soit aussi garantie en Suisse, à tout le moins en contraignant les anciennes régies à figurer dans cette annexe de la future CCT et en faisant pression sur les grandes entreprises et branches... Si l’on n’arrive pas à doter la branche temporaire d’une CCT efficace, il faudra ancrer le principe de l’égalité de traitement dans la loi.&nbsp;» Enfin, Daniel Lampart estime aussi que la Confédération doit édicter en plus un contrat-type de travail avec des salaires minimums obligatoires&nbsp;: «&nbsp;La location en Suisse de services de ressortissant(e)s étrangers de l’UE doit en outre être limitée aux personnes détentrices d’un permis de séjour ou d’établissement (permis B ou C).&nbsp;»
</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur d’Unia, montre, exemples à l’appui, pourquoi certaines entreprises refusent d’appliquer leur CCT à leur personnel temporaire. Selon elle, chez Novartis Stein, un(e) employé(e) sur cinq n’a qu’un contrat de durée déterminée. Concrètement, cela signifie ceci&nbsp;: le salaire horaire des opérateurs/opératrices en chimie est habituellement de 34 francs, mais la plupart des temporaires ne reçoivent que 26 francs environ. L’entreprise économise ainsi plus de 20&nbsp;% de coûts salariaux. La CCT de la location de services devrait empêcher une telle sous-enchère.
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><i>Plus d'information dans les discours de :</i></p><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Paul Rechsteiner</b></span>, président de l'USS</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Daniel Lampart</b></span><span>, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</span></li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Vania Alleva</b></span><span>, vice-présidente de l'USS, membre du comité directeur du Syndicat UNIA</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-356</guid><pubDate></pubDate><title>La Confédération doit désendetter le rail et en maintenir les prix stables</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-confederation-doit-desendetter-le-rail-et-en-maintenir-les-prix-stables</link><description>Consultation fédérale sur le financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il en va de la garantie à long terme de la «&nbsp;success story&nbsp;» du rail suisse. Dans ce but, l’Union syndicale suisse (USS) et le Syndicat du personnel des transports (SEV) soutiennent le projet de financement (non limité dans le temps) et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF), mais demandent que la Confédération procède en même temps au désendettement du rail et en maintienne les prix stables. 
</p><p>Nous saluons tout particulièrement le projet de FAIF, dont l’élément central est constitué par un fonds d’infrastructure ferroviaire (FinFer), car ce dernier représente un instrument global de financement destiné à d’importants projets d’investissement ainsi qu’à l’exploitation et à l’entretien du rail. Toutefois, cet instrument ne pourra fonctionner que si le FinFer n’est pas freiné dès le départ par le poids de la dette de l’ancien fonds affecté au financement des projets d’infrastructure des transports publics (FTP), ce qui enclencherait en plus une spirale des prix à la hausse. Personne ne saurait souhaiter qu’en raison d’une telle hausse, l’on assiste à un retour sur la route du trafic passagers/passagères et des marchandises. 
</p><p>C’est pourquoi l’USS et le SEV demandent instamment à la Confédération de reprendre à sa charge l’acompte de 8 milliards de francs environ octroyé en son temps au FTP pour des grands projets ferroviaires aujourd’hui achevés. Sa situation financière le permet sans problème aucun. Même un éventuel endettement supplémentaire représenterait, dans le contexte actuel du marché, un investissement d’avenir aisément supportable.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-354</guid><pubDate></pubDate><title>Une interdiction « catégorique » de penser, en lieu et place d’une action réfléchie </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-interdiction-categorique-de-penser-en-lieu-et-place-d-une-action-reflechie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les explications du Conseil fédéral à propos du franc fort ne sont d’aucun secours pour les salarié(e)s de l’industrie d’exportation, que ce dernier met sous pression. Le franc est actuellement fortement surévalué, une réalité que la Banque nationale et le gouvernement se doivent combattre.
</p><p>Le problème principal est bien celui de la Banque nationale qui refuse de lutter contre la cherté du franc en introduisant et en défendant un &nbsp;taux de change euro-franc au-dessous duquel il n’est pas question d’aller. Le Conseil fédéral a pour rôle, primo, de faire en sorte que la Banque nationale assume sa tâche et, secundo, de la soutenir dans ses efforts. 
</p><p>Rejeter globalement, «&nbsp;catégoriquement&nbsp;», toute mesures complémentaire dans ce cadre est totalement déplacé ici. Alors que même le Fonds monétaire international recommande, dans pareilles situations, de contrôler les mouvements des capitaux ou d’introduire des taux d’intérêt négatifs, notre gouvernement continue à pratiquer l’interdiction de penser sur ces questions. L’introduction, par exemple, de taux d’intérêt négatifs, pourrait faciliter la défense d’une valeur maximale du franc par rapport à l’euro, parce qu’un tel instrument pourrait, surtout en matière d’opérations à terme, entraîner des pertes sèches pour les investisseurs qui spéculent. Leur effet serait ainsi dissuasif.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-355</guid><pubDate></pubDate><title>La nécessité d’agir a été reconnue – Des problèmes à résoudre rapidement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-necessite-d-agir-a-ete-reconnue-des-problemes-a-resoudre-rapidement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue les mesures discutées le mercredi 7 juillet par le Conseil fédéral en vue de renforcer les mesures d’accompagnement (lutte contre les pseudo-indépendant(e)s et durcissement des sanctions en cas d’infractions en matière de salaires minimums). Ces mesures doivent désormais être mises le plus rapidement possible en œuvre. 
</p><p>Pour protéger les salaires et les conditions de travail suisses, il est particulièrement important de s’attaquer aux problèmes identifiés lors de la réunion entre les directions des partenaires sociaux et l’Administration, qui a précédé la décision du Conseil fédéral, à savoir&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>la forte pression sur les salaires constatée avec les nouvelles embauches,</li><li>le fait que les cantons de Suisse alémanique n’aient pas édicté de salaires minimums malgré une sous-enchère salariale répandue,</li><li>l’application concrète de sanctions en cas d’abus.</li></ul><p>Le groupe de travail mis sur pied devra proposer des recommandations après la pause estivale, afin qu’il soit possible de prendre des contremesures. Les salarié(e)s suisses doivent être protégés des effets négatifs de la libre circulation des personnes.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-359</guid><pubDate></pubDate><title>L’avertissement donné pour activité syndicale doit être retiré</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-avertissement-donne-pour-activite-syndicale-doit-etre-retire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 juillet 2011, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a demandé, dans une lettre adressée au conseil d’administration des Transports publics de la région lausannoise (tl), de retirer sans délai l’avertissement et la menace de licenciement qui ont été adressés au représentant syndical Aïssam Echchorfi. 
</p><p>Mais pourquoi une telle sanction&nbsp;? Aïssam Echchorfi avait envoyé, en décembre 2010, à ses collègues de travail des courriels et textos ainsi que via Facebook des informations sur des actions de mobilisation syndicales. L’USS rappelle aux tl que l’exercice des droits syndicaux est garanti par la Constitution fédérale et le droit international. Vouloir y faire obstacle par le biais d’avertissements et de menaces de licenciement constitue une intimidation inacceptable dans une démocratie et un État de droit.
</p><p>Si les tl ne retirent pas cet avertissement et ne reviennent pas sur leur refus d’une hausse ordinaire de salaire, l’USS se réserve le droit de soumettre ce cas aux instances compétentes de l’Organisation internationale du travail (OIT).&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-353</guid><pubDate></pubDate><title>L’allaitement sur le lieu de travail doit donner droit à un salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-allaitement-sur-le-lieu-de-travail-doit-donner-droit-a-un-salaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse USS salue la volonté de la Suisse de ratifier la convention no 183 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la protection de la maternité. Cette convention ancre au niveau international de nombreuses mesures de protection des femmes enceintes et des mères sur leur lieu de travail. Parmi ces mesures, l’assurance-maternité, la protection contre le licenciement pendant la grossesse et après l’accouchement, l’interdiction de discrimination ou des mesures en faveur de l’allaitement. &nbsp;
</p><p>Cette ratification nécessite une adaptation de la loi sur le travail (LTr), qui améliorera la sécurité juridique pour les mères qui allaitent. &nbsp;La durée des pauses d’allaitement donnant droit à un salaire sera clairement réglée dans la loi. En effet, l’allaitement sur le lieu de travail est aujourd’hui considéré comme du temps de travail, mais la loi ne dit pas si cela donne droit à un salaire. La modification de la LTr supprimera cette discrimination salariale. 
</p><p>La réponse à la consultation est disponible sur <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-352</guid><pubDate></pubDate><title>Enfin une réaction de la Banque nationale… bien qu’il ne s’agisse que de mesures « light » </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/enfin-une-reaction-de-la-banque-nationale-bien-qu-il-ne-s-agisse-que-de-mesures-light</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que la Banque nationale suisse (BNS) renonce enfin à sa politique du laisser-faire et entende combattre l’appréciation massive du franc suisse. À cause de l’’inaction dont elle et la Confédération ont fait preuve jusqu’à ce jour, la Suisse était menacée de tomber en récession. La cherté du franc cause en effet d’énormes dégâts à l’industrie d’exportation et au tourisme. À moyen terme, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui sont en jeu. 
</p><p>Concernant les mesures désormais arrêtées par la BNS, il ne s’agit toutefois que de mesures «&nbsp;light&nbsp;». La BNS ne pourra pas ne pas fixer et défendre une limite inférieure au cours de l’euro par rapport au franc. Jusqu’à récemment, elle a toujours agi – explicitement ou implicitement – de la sorte (p. ex. 80 centimes pour 1 Deutschemark ou 1,45 pout 1 euro). 
</p><p>À la fin des années 1970, la BNS est intervenue, avec la Confédération, à l’aide d’un train de mesures plus poussées pour lutter contre la spéculation dont le franc faisait l’objet.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-351</guid><pubDate></pubDate><title>La Banque nationale doit fixer maintenant un cours plancher</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-banque-nationale-doit-fixer-maintenant-un-cours-plancher</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Que la Banque nationale suisse (BNS) reconnaisse la nécessité d’agir et qu’elle mette en place des mesures contre la surévaluation massive du franc est rassurant. Mais on ne comprend pas pourquoi elle ne prend pas clairement l’initiative en introduisant et défendant un cours plancher par rapport à l’euro, ainsi qu’elle l’a toujours fait – avec succès – depuis 1978, lors de phases critiques. Les représentant(e)s et les expert(e)s des organisations du monde économique sont tous d’accord pour dire que la BNS doit imposer une valeur acceptable pour le franc en introduisant un cours de change plancher par rapport à l’euro. 
</p><p>À travers la faiblesse dont ils témoignent ici et les mesures insuffisantes qu’ils proposent, le Conseil fédéral et la BNS causent des dommages importants à notre pays et le poussent vers une crise économique. Les entreprises exportatrices ainsi que celles de la gastronomie et du tourisme souffrent d’ores et déjà énormément de la grande cherté du franc. On risque ainsi d’assister à des fermetures ou des délocalisations d’entreprises, ce qui entraînera la perte de dizaines de milliers d’emplois. S’y ajoute qu’entre temps, les caisses de pensions ont enregistré des pertes comptables d’environ 50 milliards de francs.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-604</guid><pubDate></pubDate><title>La BNS au turbin ! Nos emplois le valent bien</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-au-turbin-nos-emplois-le-valent-bien</link><description>L’USS exige un taux plancher de 1,40 franc pour 1 euro</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Réunis le 16 août devant le bâtiment de la Banque nationale suisse (BNS) à Berne, des travailleurs et travailleuses ont exigé que des mesures plus dures soient mises en place contre la spéculation sur le franc. À cette occasion, ils ont symboliquement imprimé des billets de mille sur lesquels figurait un réveil indiquant qu’il est «&nbsp;minuit moins cinq&nbsp;». </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Cette action montre que le temps presse, que la spéculation sur le franc doit être rapidement stoppée. À cet effet, la BNS doit introduire et défendre un taux plancher par rapport à l’euro. Si l’on prend en compte le pouvoir d’achat des monnaies concernées, l’USS estime que ce taux doit être d’environ 1,40 francs pour 1 euro. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Étant donné la surévaluation de près de 30&nbsp;% du franc, les produits suisses sont menacés par une grave récession, mais venir en Suisse est aussi devenu trop cher pour nombre de touristes étrangers. Finalement, ce sont surtout les travailleurs et travailleuses qui sont touchés. Plus de 100&nbsp;000 emplois sont en effet en jeu. Et des entreprises ont déjà profité de la surévaluation massive du franc pour augmenter la durée du travail ou baisser les salaires.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">En outre, certains politicien(ne)s se remettent déjà à parler d’une baisse des rentes. Les pertes comptables des caisses de pensions – 50 milliards de francs, soit plus de 10&nbsp;000 francs par salarié(e)s – font apparaître que les fortunes de ces dernières sont devenues une fois de plus le jouet des marchés financiers. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Les manifestant(e)s présents devant la BNS ont clairement fait savoir que les travailleurs et les travailleuses ne sont pas prêts à payer une fois de plus pour les fautes commises par les acteurs politiques, ni à supporter les conséquences de la spéculation sur le franc suisse. Les hésitations des autorités responsables menacent la Suisse d’une hausse du chômage et de pressions sur les salaires. C’est pourquoi le coprésident d’Unia, Andreas Rieger, a demandé qu’en plus d’un taux de change plancher, il soit interdit de verser en Suisse des salaires en euros. Les baisses de salaire et les augmentations de la durée du travail ne sont pas les bons outils pour combattre la spéculation sur les cours de change. Le vice-président de l’USS et président du SEV (Syndicat du personnel des transports), Giorgio Tuti, a exigé que des mesures urgentes soient prises contre la spéculation sur le franc, comme l’introduction d’intérêts négatifs ou l’extension du droit de timbre au commerce des devises. </span></p><p class="Texte">Plus d'information : voyez la position de l'USS concernant la cherté du franc.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-605</guid><pubDate></pubDate><title>Une contribution essentielle pour l’avenir de notre principale assurance sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-contribution-essentielle-pour-l-avenir-de-notre-principale-assurance-sociale</link><description>Initiative pour un impôt sur les successions : pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) y participe</description><content:encoded><![CDATA[<p>Qui fait fortune en cède une partie à la communauté à travers des impôts. Cette règle s’applique aux revenus du travail ou touchés sous forme de rentes ainsi qu’aux gains au loto, aux intérêts produits par les comptes d’épargne, aux honoraires, aux bénéfices de ventes, etc.
</p><p>Mais les héritages y échappent. Dans notre pays, un petit nombre de femmes et hommes héritent chaque année de milliards de francs, sans qu’ils aient eu à faire quoi que ce soit (ni même travailler). Le summum&nbsp;: ils ne paient pas non plus d’impôts sur cet argent. C’est injuste&nbsp;!
</p><p>Comment la richesse est-elle répartie en Suisse&nbsp;?
</p><p>Sur cette question, l’USS a présenté, il y a quelques mois, un rapport sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse (www.verteilungsbericht.ch). 
</p><p>En voici les principaux éléments&nbsp;: en 2007, le 1 % le plus riche de la population de la Suisse possédait 40,9&nbsp;% de la fortune totale&nbsp;; 9&nbsp;% en détenaient 34,4&nbsp;%, une part considérable et les 90&nbsp;% les plus pauvres, soit l’écrasante majorité des habitant(e)s de ce pays, seulement 24,7&nbsp;%. 
</p><p>Et ces différences se creusent&nbsp;: en l’espace d’une décennie, le 1 % le plus riche a pu augmenter de 6,1&nbsp;% sa part du gâteau de la fortune totale&nbsp;; cela, presque exclusivement au détriment de 90&nbsp;% de la population. La tendance est claire, à savoir&nbsp;: une répartition des richesses qui profite toujours plus aux super-riches. En effet, le nombre des Suissesses et Suisses détenant une très grande fortune (plus de 2, respectivement 5 millions de francs) a plus que doublé entre 1997 et 2007. Si, en 1997 encore, on trouvait bien 12&nbsp;000 personnes au bénéfice d’une fortune de plus de 5 millions de francs en 1997, elles sont aujourd’hui déjà au nombre de presque 25&nbsp;000.
</p><p>En Suisse, la fortune est dont répartie d’une manière extrêmement injuste. Un impôt fédéral sur les successions sur, et uniquement sur, les fortunes les plus grandes est donc plus que justifié. 
</p><h3>Transfert&nbsp;: des super-riches vers tout un chacun</h3><p>Cette initiative populaire ne touche pas les petites et moyennes fortunes. Qui a fait des économies ou possède sa propre maison et même&nbsp;: qui a fait des économies et possède sa propre maison ne sera pas imposé pour cela. L’impôt pour les successions ne sera perçu que sur les fortunes de plus de 2 millions de francs, donc sur des fortunes vraiment importantes, qui ne peuvent pas provenir du seul revenu du travail. 
</p><p>Le produit de cet impôt sur les successions, environ trois milliards de francs, sera intégralement restitué à la population. Un tiers ira aux cantons et deux tiers à l’AVS. Ainsi, notre principale assurance sociale sera apte à relever les défis à venir (garantie d’une retraite décente pour tous et toutes, maintien du niveau de vie antérieur aussi pour les petits revenus, retraite flexible pour les petits et moyens revenus). 
</p><p>En résumé, on peut affirmer que l’impôt sur les successions sera un impôt qui ne prendra de l’argent à personne, mais en donnera à beaucoup&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-350</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut s’attaquer à la racine du problème</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-s-attaquer-a-la-racine-du-probleme</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est déçue de voir que le Conseil fédéral ne veuille pas s’attaquer à la racine du problème que constitue le franc fort et n’ait pas décidé, avec la Banque nationale (BNS), d’introduire un taux de change plancher de 1,40 franc pour 1 euro.
</p><p>Les 2 milliards promis par le gouvernement sont une goutte d’eau dans la mer. À elles seules, les caisses de pensions ont subi, à cause du franc fort, des pertes comptables évaluées à près de 50 milliards de francs. S’ajoutant à la pression sur les prix et au risque d’une hausse du chômage dans l’économie d’exportation, la cherté du franc coûtera bientôt plus de 100 milliards de francs à la Suisse. 
</p><p>La force opérationnelle mise sur pied par le gouvernement est chargée de mettre au point des mesures ciblées. Celles qui ont été introduites pendant la crise financière concernant l’assurance-chômage doivent être prolongées. Il faut en outre trouver une solution pour les caisses de pensions en sous-couverture, lors de liquidations d’entreprises ou de suppressions d’emplois. 
</p><p>Afin que les salaires ne soient pas mis sous pression, les entreprises doivent faire l’objet de contrôles intenses, en particulier concernant les nouveaux engagements. En cas de sous-enchère, il s’agit d’introduire des salaires minimums. Enfin, les salaires versés en euros sont illégaux.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-624</guid><pubDate></pubDate><title>Des hausses générales de 2 à 3 %, mais au moins 100 francs en plus du renchérissement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-generales-de-2-a-3-mais-au-moins-100-francs-en-plus-du-rencherissement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>Les principaux syndicats des diverses branches affiliés à l’Union syndicale suisse (USS) revendiquent des hausses de salaire oscillant entre 2 et 3&nbsp;%, mais au moins 100 francs par mois en plus de la compensation du renchérissement. Ces hausses devront être générales et les versements uniques seront refusés. C’est là le seul moyen de relever les bas et moyens salaires, car ils ont besoin de combler leur retard pris. En effet, seuls les hauts et les très hauts salaires ont profité de la reprise entre 2004 et 2008. Les autres ont perdu en valeur réelle.
</p><p>«&nbsp;Il apparaît toujours plus que des faux prétextes sont cherchés pour carotter des adaptations de salaire aux travailleurs et travailleuses&nbsp;» a déclaré aux médias le président de l’USS, Paul Rechsteiner. Or, la plupart des branches ont des carnets de commandes bien remplis et engrangent des bénéfices. De plus, beaucoup d’entreprises se plaignent d’un manque de main-d’œuvre. 
</p><p>Pour Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS, il est donc clair qu’il y a de l’argent pour des hausses de salaire. Il a aussi précisé que «&nbsp;Le problème du franc fort n’est très souvent pas pertinent pour les négociations salariales de cette année. Près de 90&nbsp;% des salarié(e)s de Suisse travaillent dans des branches qui ne sont pas sensibles au taux de change.&nbsp;»
</p><p>Selon Aldo Ferrari, membre du comité directeur du syndicat Unia, des hausses de salaire d’au&nbsp; moins 100 francs, en plus de la compensation du renchérissement, sont nécessaires, possibles et judicieuses dans les services, la construction, l’artisanat et&nbsp; l’industrie. Et dans l’industrie pharmaceutique, la hausse devra même être de 150 francs. En 2012, l’hôtellerie et la restauration doivent introduire pour tout le monde le 13e mois intégral convenu il y a plusieurs années déjà. Et dans la branche de la coiffure, Unia revendique l’introduction d’un 13e mois qui n’a que trop attendu. 
</p><p>Cette année, Confédération, cantons et communes enregistreront des milliards de francs d’excédents. La marge de manœuvre pour augmenter les salaires de 2 à 3&nbsp;% existe, a expliqué la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Katharina Prelicz-Huber. Et il s’agit aussi améliorer les conditions de travail dans les services publics et d’y engager plus de personnel.
</p><p>L’Association suisse des employés de banque (ASEB) constate depuis des années des écarts tendanciellement croissants entre bas et hauts salaires, ainsi qu’entre femmes et hommes. En outre, la part des bonus, qui sont exclus des négociations, tend à augmenter. L’ASEB veut une hausse des salaires fixes et les commissions du personne doivent pouvoir contrôler la répartition des salaires, a déclaré Denise Chervet, sa secrétaire centrale.
</p><p>Dans les transports publics aussi, les entreprises versent toujours plus souvent uniquement des primes, au lieu d’adapter les salaires. Les hausses de salaire sont une mesure durable, alors que les primes sont uniques. Or le pouvoir d’achat des salarié(e)s ne concerne pas qu’une seule année, a précisé Giorgio Tuti, le président du Syndicat du personnel des transports (SEV). Ce dernier revendique de vraies hausses des salaires de 2 à 3&nbsp;%, car il faut empêcher une baisse du pouvoir d’achat (resp. à cause de nouvelles ponctions pour les caisses de pensions).
</p><p class="Text">&nbsp;</p><p class="Text">Les discours de</p><ul><li style="font-style: italic; "><span>Paul Rechsteiner</span>, Präsident des SGB</li><li style="font-style: italic; "><span>Daniel Lampart</span>, Chefökonom des SGB</li><li style="font-style: italic; "><span>Hansueli Scheidegger</span>, Unia-Geschäftsleitung, Leiter Sektor Bau</li><li style="font-style: italic; "><span>Alain Carrupt</span>, Präsident Gewerkschaft Kommunikation</li><li><span>Denise Chervet</span><span>, Zentralsekretärin Schweiz. Bankpersonalverband (SBPV</span>)</li></ul><p>sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-349</guid><pubDate></pubDate><title>La fixation d’un taux de change plancher reste nécessaire malgré les mesures du Conseil fédéral </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-fixation-d-un-taux-de-change-plancher-reste-necessaire-malgre-les-mesures-du-conseil-federal</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral reconnaisse la nécessité d’agir contre la cherté du franc. Mais il n’y a pas lieu de se faire des illusions. Le train de mesures proposé par le gouvernement ne peut pas remplacer la Banque nationale. Si celle-ci ne fixe pas rapidement un taux de change plancher de Fr.&nbsp;1,40 pour 1 euro, le prix qu’il en coûtera pour notre économie se montera bientôt à 100 milliards de francs. 
</p><p>Les mesures désormais proposées par le Conseil fédéral devraient certes contribuer à atténuer les effets négatifs de la surévaluation du franc, en particulier via le chômage partiel. Toutefois, le Parlement fédéral devra prolonger au début de 2012 la durée maximale de ce dernier, car la nouvelle loi la limite à une année.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-602</guid><pubDate></pubDate><title>L’USS ne tolérera aucune sous-enchère salariale et exige un taux de change plancher de Fr. 1,40 pour 1 euro</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-uss-ne-tolerera-aucune-sous-enchere-salariale-et-exige-un-taux-de-change-plancher-de-fr-1-40-pour-1-euro</link><description>La surévaluation du franc est synonyme de pression sur les salaires et de suppression d’emplois</description><content:encoded><![CDATA[<p>Si le franc reste surévalué, le risque de sous-enchère salariale se renforcera ces prochains temps. Telle est la conclusion alarmante que l’on peut tirer de la conférence de presse tenue par l’Union syndicale suisse (USS) le 5 septembre, à Berne. Aujourd’hui déjà, nombre de salarié(e)s subissent les conséquences douloureuses du franc fort&nbsp;: prolongation de la durée du travail, délocalisations, réductions des salaires ou baisse des salaires des frontaliers et frontalières. La politique du laisser-faire «&nbsp;se paiera par la disparition de nombreux emplois, le climat de travail se dégradera et, dans le pire des cas, cela se terminera par une désindustrialisation et une crise économique&nbsp;», a averti Paul Rechsteiner, le président de l’USS. 
</p><p>Il n’est pas possible de compenser une surévaluation du franc de 20&nbsp;% en prenant des mesures dans les entreprises, car cela signifierait qu’il faudrait diviser les salaires par deux. Qui pourrait vivre d’un tel salaire&nbsp;?
</p><p>Pour protéger les salaires, les emplois et les entreprises, une certaine stabilité du cours de change est nécessaire&nbsp;; celui-ci doit refléter la réalité économique. Pour Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, le taux de change plancher doit être de Fr.&nbsp;1,40 pour 1&nbsp;euro. Aujourd’hui, le franc est surévalué de bien plus de 20&nbsp;%. Et les craintes d’une inflation sont exagérées.
</p><p>Mandaté par l’USS, Michael Bernegger, un expert de la politique monétaire, a analysé l’actuelle force du franc. Son étude montre en quoi elle est due à des facteurs tant internationaux que nationaux et comment ces deux aspects se sont mutuellement influencés. Son analyse détaillée débouche sur des solutions possibles pour la politique de la Banque nationale suisse (BNS), des solutions encore jamais discutées dans des publications ou dans des médias. Grâce au soutien politique dont elle bénéficie à nouveau aujourd’hui, la BNS devrait être en mesure de fixer un taux de change plancher compatible avec l’objectif d’inflation et de l’imposer sur le marché.
</p><p>Coprésident d’Unia, Andreas Rieger, a appelé les employeurs et leurs organisations à arrêter la dangereuse partie de poker contre les salaires et la durée du travail. Il leur a demandé d’agir dans l’intérêt de toute l’économie et de toute la population, et de soutenir la BNS avec les syndicats.
</p><p>L’USS n’exige pas uniquement que l’on s’attaque à la racine du problème du franc largement surévalué. Elle s’oppose énergiquement aux abus qui se propagent désormais sur le marché du travail. Les nouveaux engagements sont tout particulièrement menacés par la sous-enchère salariale. C’est pourquoi il faut augmenter nettement le nombre des contrôles. Et lorsqu’un cas de sous-enchère salariale est découvert, la Confédération et les cantons doivent édicter des salaires minimums qui protègent les salaires suisses. Et TOUS les salaires, pas seulement les plus bas, mais aussi ceux de la main-d’œuvre qualifiée.
</p><p>&nbsp;</p><p>Les discours de
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS</li><li>Andreas Rieger, coprésident du Syndicat Unia</li><li>Jean Christophe Schwaab, secrétaire centrale de l'USS</li></ul><p> sont attachés. Le discours de Michael Bernegger, specialiste du politique monetaire, est attaché en allemand.<br></p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie extérieure</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-347</guid><pubDate></pubDate><title>L’USS demande des mesures contre le stress !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-demande-des-mesures-contre-le-stress</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) s’inquiète de la montée du stress au travail décrite par l’étude du Seco publiée aujourd’hui. Elle s’inquiète notamment de la très nette augmentation de la part des salariés qui subissent du stress sur leur lieu de travail (de 27&nbsp;% à 34&nbsp;% entre 2000 et 2010) et du nombre important de salarié(e)s qui doivent prendre des substance soit dopantes, soit calmantes pour tenir le coup face aux cadences de travail difficiles. 
</p><p>L’USS exige des mesures pour limiter les conséquences du stress au travail, dont les coûts annuels ont précédemment été estimés à 10 milliards de francs par an. Il s’agit notamment de supprimer les modèles d’organisation du temps de travail qui génèrent du stress, par exemple le travail sur appel, le temps de travail «&nbsp;basé sur la confiance&nbsp;» ou la disponibilité permanente, en particulier grâce aux smartphones. L’USS exige en outre des mesures contre la précarisation des rapports de travail et les bas salaires, eux aussi facteurs de stress. &nbsp;
</p><p>L’USS s’engage également pour une baisse du temps de travail, par une augmentation du droit aux vacances et une baisse générale de la durée hebdomadaire du travail. L’étude du Seco a en effet souligné qu’un temps de travail trop élevé est facteur de stress. Elle confirme que les entreprises qui augmentent le temps de travail à cause du cours de l’euro font fausse route aussi du point de vue de la santé des salarié(e)s. 
</p><p>L’USS demande enfin une amélioration des droits de participation des salarié(e)s, car être impliqué dans les décisions est un facteur qui permet de diminuer le stress.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-348</guid><pubDate></pubDate><title>Un pas important pour protéger les salaires et les emplois, mais un cours de Fr. 1,40 pour 1 euro reste nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-pas-important-pour-proteger-les-salaires-et-les-emplois-mais-un-cours-de-fr-1-40-pour-1-euro-reste-necessaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision prise par la Banque nationale suisse (BNS) de fixer un taux de change plancher de Fr.&nbsp;1,20 pour 1 euro et de le défendre par tous les moyens. Il est également important que la BNS déclare que le franc est à un «&nbsp;niveau élevé&nbsp;» et qu’elle est prête à prendre «&nbsp;des mesures supplémentaires&nbsp;».
</p><p>Mais des mesures plus ambitieuses sont nécessaires. En effet, avec un cours inférieur à Fr.&nbsp;1,40 pour 1 euro, les salaires et les emplois restent en danger. L’USS attend de la BNS qu’elle vise rapidement un taux de change plancher de Fr.&nbsp;1,40 pour 1 euro.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-345</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil fédéral abondonne les salarié(e)s dans la tourmente</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-abondonne-les-salarie-e-s-dans-la-tourmente</link><description>Salaires en euros et frontaliers</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse négative, de ce jour,&nbsp; du Conseil fédéral à la proposition parlementaire d’interdire les salaires en euros abandonne les salarié(e)s de Suisse dans la tourmente. Les principes légaux sont pourtant clairs : si les entreprises paient les salaires en euros, afin de transmettre le risque de change aux salarié(e)s, voire même si elles ne font qu’indexer les salaires à un cours de l’euro trop bas, elles transfèrent le risque d’entreprise à leur personnel. Ce qui est interdit par le droit du travail. Des telles diminutions de salaires représentent une participation inacceptable à un développement négatif des affaires.
</p><p>Il est positif&nbsp; que le Conseil fédéral se soit exprimé clairement contre le fait que les frontaliers ne puissent être plus mal payés que la main-d’oeuvre indigène. Ce genre d’inégalité de traitement &nbsp;va à l’encontre du principe de non-discrimination de l’accord sur la libre circulation des personnes (art. 2). L’USS attend des autorités de surveillance qu’elles appliquent sans faille ce principe.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-344</guid><pubDate></pubDate><title>Bien que des lacunes sensibles soient comblées, un renforcement supplémentaire s’impose toujours </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/bien-que-des-lacunes-sensibles-soient-comblees-un-renforcement-supplementaire-s-impose-toujours</link><description>Mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le renforcement des mesures d’accompagnement mis en consultation par le Conseil fédéral est important pour la&nbsp; protection des salaires et des emplois en Suisse. Il permettra de mettre fin aux agissements des employeurs qui essaient de ne pas verser les salaires usuels dans notre pays en faisant passer leurs employé(e)s pour des soi-disant indépendant(e)s. Et, il sera aussi possible à l’avenir d’infliger des amendes aux employeurs qui ne respectent pas les salaires minimums des contrats-types de travail. Ainsi se trouveront comblées des lacunes sensibles de l’actuel dispositif de protection prévu par les mesures d’accompagnement.
</p><p>Pour protéger nos salaires et nos emplois, le renforcement de ces dernières est nécessaire et urgent. Une large unanimité règne à ce sujet. C’est pourquoi la procédure doit être accélérée. Pour l’heure, l’entrée en vigueur de ces mesures d’accompagnement renforcées n’est en effet prévue que pour le début 2013.
</p><h3>Une offensive en matière de contrôles est nécessaire</h3><p>À cause du franc fort, la pression sur les salaires et les conditions de travail suisses s’accentue, notamment lors des nouveaux engagements, qui devaient déjà faire face auparavant à une telle pression. À ce sujet, l’Union syndicale suisse (USS) demande instamment le lancement d’une offensive en matière de contrôles&nbsp;: là où il y a sous-enchère salariale, Confédération et cantons doivent introduire des salaires minimums, ainsi que la loi l’exige. Et les sanctions doivent être durcies&nbsp;; en introduisant la responsabilité solidaire, il s’agit d’empêcher que les entreprises fautives n’échappent au paiement des amendes qui leur sont infligées, L’USS attend du groupe de travail des partenaires sociaux et du SECO qu’ils adoptent des mesures allant dans ce sens.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-343</guid><pubDate></pubDate><title>Pas de Suisse sans migration</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/pas-de-suisse-sans-migration</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les migrants et les migrantes jouent un rôle important dans l’économie et la société suisses. Sans migration, la Suisse ne serait pas ce qu’elle est. C’est ainsi que l’on peut résumer la journée de l’Union syndicale suisse (USS) à laquelle bon nombre de personnes ont participé le 1er octobre 2011. Avec ses fédérations et leurs nombreux membres étrangers, l’USS est aussi l’une des plus importantes organisations de la migration en Suisse. 
</p><p>Des personnalités des syndicats et de partis de gauche ont souligné dans leurs interventions la grande importance que revêt la migration pour notre pays&nbsp;: Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, a abordé dans son exposé le rôle et l’importance de la migration pour le marché suisse du travail. Présentant ensuite un tableau des perspectives syndicales en matière de politique de la migration, il a aussi expliqué les activités menées par l’USS contre les discriminations à l’égard des migrant(e)s sur le marché du travail. 
</p><p>Que la politique syndicale en matière de migration ne se résume pas à de belles paroles et de vibrants appels, mais représente un travail concret, à la base, c’est ce qu’a montré Rita Schiavi, membre du comité directeur du syndicat Unia, en présentant la campagne de ce dernier&nbsp;: «&nbsp;Sans nous pas de Suisse. Halte à la xénophobie&nbsp;».
</p><p>Cette conférence s’est terminée par une table ronde. La question «&nbsp;Comment la gauche peut-elle devenir le principal acteur en matière de migration&nbsp;?&nbsp;» y fut débattue par Andy Tschümperlin (conseiller national PS), Hasim Sancar (comité des Verts), Daniel Lampart, Guglielmo Bozzolini (président de la Commission USS des migrations) et Fiammetta Jahreiss (vice-présidente du Forum pour l’intégration des migrantes et des migrants, FIMM).
</p><p>Les participant(e)s à cette conférence de l’USS sur la migration ne se sont enfin pas privés de déclarer, à la manifestation nationale des sans-papiers qui a eu lieu l’après-midi, leur solidarité avec les migrants et les migrantes les plus faibles dans notre société.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-341</guid><pubDate></pubDate><title>Vaste offensive contre l’État social</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vaste-offensive-contre-l-etat-social</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes sans doute en train de vivre la plus violente offensive menée contre l’État social de notre histoire. Des réductions massives de rentes menacent la population si les trois attaques menées&nbsp; par la droite contre l’État social ne sont pas bloquées. Alors que le conseiller aux États Eugen David veut supprimer la compensation automatique du renchérissement sur les rentes AVS, la conseillère aux États PRL Erika Forster entend relever à 65 ans l’âge de la retraite des femmes. Et le Conseil fédéral, emmené ici par Didier Burkhalter, prépare une baisse du taux minimum de conversion LPP pour après les prochaines élections. 
</p><p>Les délibérations au sujet des interventions des deux conseillers aux États ont déjà commencé. La commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) de la Chambre des cantons a déjà traité ces objets. Et la CSSS du Conseil national s’en occupera ce vendredi.
</p><p>Les conséquences de ces trois plans de démantèlement seront salées&nbsp;: la rente d’un couple à bas revenu risque d’être réduite de 2&nbsp;160 francs par an et celle d’une femme à bas revenu, de 911 francs par an. Pour un couple à moyen revenu, la réduction de la rente serait de 3&nbsp;192 francs&nbsp; par an et de 1&nbsp;206 francs pour une femme à moyen revenu.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) demande instamment aux parlementaires de respecter le mandat prévu par la Constitution fédérale en matière de prévoyance vieillesse. Ce mandat&nbsp; prévoit que les rentes doivent couvrir les besoins vitaux de manière appropriée. Les rentes des bas et moyens revenus ne sont déjà pas vraiment suffisantes. Elles ne supporteraient aucune baisse. Les baisses proposées par Eugen David et Erika Forster sont d’autant plus incompréhensibles que la situation financière de l’AVS est bonne.
</p><p>Plus d’information au sujet de ces projets de réductions des rentes sur&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a> .</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-340</guid><pubDate></pubDate><title>Baisse des rentes AVS via le relèvement de l’âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/baisse-des-rentes-avs-via-le-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La droite veut relever à 65 ans l’âge de la retraite des femmes et cela, contrairement à la promesse faite depuis de longues années, sans aucune compensation comme, par exemple, la possibilité, pour les bas et moyens revenus, de prendre une retraite anticipée. Telle est la décision prise aujourd’hui par la commission du Conseil national chargée de l’examen préalable.
</p><p>Le relèvement de l’âge de la retraite des femmes n’est rien d’autre qu’une baisse des rentes à plusieurs égards&nbsp;: les femmes devraient en effet travailler une année de plus et continuer à payer des cotisations AVS durant cette année, mais elles recevraient leurs rentes pendant une année de moins. Les deux sexes seraient concernés, puisque les couples recevraient ainsi 733 francs de moins par an. 
</p><p>S’y ajoute qu’aujourd’hui déjà, les personnes âgées de 55 ans et plus ne sont plus demandées sur le marché de l’emploi. Ce qui est à plus forte raison vrai pour les femmes de 64 ans. 
</p><p>Les rentes ne sont déjà pas suffisantes pour les petits revenus si bien que toute baisse serait insupportable. Au surplus, l’AVS se porte financièrement bien.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) invite le Parlement à envoyer sur les roses ces baisses de rentes proposées. Et elle luttera contre tout projet qui ira dans ce sens.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-339</guid><pubDate></pubDate><title>Un pas dans la bonne direction, en attendant les suivants</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/un-pas-dans-la-bonne-direction-en-attendant-les-suivants</link><description>Indemnisation prolongée en cas de réduction de l’horaire de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite que le Conseil fédéral prolonge la durée maximale d’indemnisation en cas de réduction de l’horaire de travail, comme elle l’avait demandé. Cette mesure permettra d’éviter des licenciements.
</p><p>D’autres pas dans ce sens doivent suivre. Comme le Conseil fédéral le constate lui-même, la situation économique se dégrade, ce qui, conjointement avec une surévaluation du franc d’environ 20 pour cent, exerce une énorme pression sur les salaires et l’emploi. C’est pourquoi il faut un cours plancher de l’euro à 1,40 franc au moins, des mécanismes de protection contre la ruée des capitaux sur le franc, des mesures d’accompagnement renforcées (p. ex. davantage de contrôles et de salaires minimaux), des dispositions contre la contraction des rentes dans le deuxième pilier ainsi que la possibilité pour les PME de se protéger des variations du taux de change.
</p><p>L’USS attend du Conseil fédéral qu’il assume sa responsabilité envers les salarié(e)s et les entreprises. Son action doit être décidée et rapide.&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-338</guid><pubDate></pubDate><title>Évaluation alarmante en matière de mesures d’accompagnement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evaluation-alarmante-en-matiere-de-mesures-d-accompagnement</link><description>Insuffisance d’application et refus d’exécuter le travail de la part des autorités laissent prospérer le dumping salarial</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est maintenant officiel&nbsp;: le dumping salarial est une réalité en Suisse. Et au lieu de combattre conséquemment la sous-enchère salariale, les autorités enjolivent la situation. Ces conclusions de la Commission de gestion du Conseil national (CdG-N) confirment un état de fait critiqué depuis longtemps par les syndicats. Il y a insuffisance d’application – voire en partie refus d’exécuter le travail — en matière de dumping salarial. 
</p><p>Les points principaux de la critique de la CdG-N sont les suivants&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Les salaires sont mis sous pression particulièrement lors de nouvelles embauches.</li><li>Au mépris de cette pression à la baisse des salaires, il n’y a pas un seul canton en Suisse alémanique qui ait introduit des salaires minimaux pour protéger les rémunérations.</li><li>Quelques cantons ont même volontairement renoncé à constater le dumping salarial.</li><li>Les instruments de protection sont lacunaires&nbsp;: ainsi il n’est pas possible de demander des comptes aux &nbsp;entreprises sous-traitantes qui pratiquent la sous-enchère salariale. Les exemples récemment découverts de cas de dumping sur les chantiers le montrent clairement. L’Union syndicale suisse exige que la Confédération et les cantons combattent systématiquement ce dumping. En ce qui concerne la pression sur les salaires lors de l’embauche, une offensive de contrôle, afin de mettre en pleine lumière le dumping, est nécessaire. Là où les salaires sont sous pression, les cantons et la Confédération doivent introduire des salaires minimaux. C’est ce que prévoit la loi. Et les lacunes du dispositif de protection doivent être comblées (p. ex. en introduisant la responsabilité solidaire).</li></ul><p>Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann est l’ultime responsable de l’application correcte des mesures d’accompagnement. Ce mandat n’est pas rempli si les salaires sont soumis à une pression à la baisse, mais que la Confédération et les cantons ne luttent pas conséquemment contre cette situation. Le conseiller fédéral Schneider-Ammann doit donc prendre des mesures sans tarder afin que les salaires soient garantis en Suisse et que le dumping salarial soit combattu par tous les moyens.&nbsp;&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-337</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil fédéral fait un cadeau aux assurances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-fait-un-cadeau-aux-assurances</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors que cela n’était nullement nécessaire, le Conseil fédéral a baissé de 2 à 1,5&nbsp;% le taux d’intérêt minimal appliqué dans le deuxième pilier. Ce faisant, il donne suite aux lamentations de la branche des assurances qui croyait ses copieux bénéfices en matière de deuxième pilier en danger à cause des turbulences qui agitent les marchés financiers. Une baisse de ce taux n’équivaut cependant à rien d’autre qu’à une baisse des rentes qui seront versées demain aux assuré(e)s. L’Union syndicale suisse (USS) critique le fait que le gouvernement se cache ici derrière une méthode de calcul sujette à caution, au lieu de garder à l’esprit les futures rentes de vieillesse des actuels salarié(e)s. 
</p><p>Alors que les capitaux épargnés dans le pilier 3a continuent à offrir des taux d’intérêt de 2 à 3&nbsp;%, le Conseil fédéral prétend qu’il ne serait plus possible de maintenir un taux d’intérêt de 2&nbsp;% pour les avoirs du deuxième pilier. Par le passé, le rendement sans risque du capital a toujours été supérieur au taux minimal décidé par le Conseil fédéral. Et les recettes supplémentaires tombaient dans la poche des compagnies d’assurance. 
</p><p>Avec une politique aussi peu crédible en matière de taux d’intérêt minimal LPP, notre gouvernement détruit la confiance placée dans le système des caisses de pensions.
</p><p>Après cette incompréhensible décision, l’USS exige du Conseil fédéral qu’il prenne à tout le moins des mesures permettant de garantir que les rendements réalisés au-delà du taux d’intérêt minimal profitent aux assuré(e)s et non aux assureurs.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-336</guid><pubDate></pubDate><title>L’USS exige que le nouveau fonds ne soit pas grevé d’anciennes charges</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-exige-que-le-nouveau-fonds-ne-soit-pas-greve-d-anciennes-charges</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le financement durable de l’infrastructure ferroviaire suisse – elle est un exemple envié dans le monde - est une nécessité. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) salue l’orientation prise par le message du Conseil fédéral à ce sujet. Judicieusement, les investissements destinés à l’entretien et à l’aménagement de cette infrastructure seront en effet financés par une seule source, à savoir&nbsp;: un fonds unique. Il est par contre faux de priver dès le départ ce dernier de certaines recettes et de le grever des milliards de dette de l’ancien. L’USS demande instamment que le nouveau financement de l’infrastructure ferroviaire soit libéré de cette dernière (due à la NLFA, la nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes). 
</p><p>Le nouveau fonds permettra un financement durable de l’entretien et de l’aménagement, indispensable pour garantir la qualité des chemins de fer suisses. Jusqu’en 2040, les nouveaux investissements nécessiteront à eux seuls l’engagement de plus de 40 milliards de francs. Or, et surtout dès le départ, le poids de l’ancienne dette met en danger tout le projet. C’est pourquoi, le montant budgétisé de 3,5 milliards de francs destiné à la première étape de développement allant jusqu’en 2025 est nettement insuffisant. De plus, l’abandon par la Confédération de la dette de l’ancien fonds désamorcerait d’autres problèmes financiers (comme la hausse des prix des sillons, resp. des titres de transport ou des parts versées par les cantons). L’USS trouve absurde qu’il faille disposer de 5&nbsp; milliards de francs pour des avions de combat manifestement inutiles, alors que l’on veut refiler aux chemins de fer suisses une charge d’environ 1 milliard de francs chaque année, entre 2017 et 2027, au titre du remboursement de la dette et du paiement de ses intérêts. Cette façon de procéder empêchera des investissements porteurs d’avenir nécessaires.
</p><p>Il est tout aussi inacceptable que le Conseil fédéral prive le nouveau fonds d’infrastructure ferroviaire de recettes jusque-là garanties, pour en faire&nbsp; profiter la route. Une bonne infrastructure ferroviaire décharge en effet la route. Or, si le prix payé pour atteindre ce but baisse, c’est le rail qui en fait les frais.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-335</guid><pubDate></pubDate><title>Un modeste pas dans la bonne direction</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-modeste-pas-dans-la-bonne-direction</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle loi sur la formation continue, mise aujourd’hui en consultation par le Conseil fédéral, représente une timide avancée dans la bonne direction. Cette loi-cadre va surtout servir à amener un peu de structure dans ce domaine.
</p><p>L’USS salue en particulier la volonté du Conseil fédéral de promouvoir plus systématiquement les compétences de base chez les adultes (à savoir&nbsp;: la lecture, l’écriture, le calcul et l’utilisation des technologies de l’information). Les moyens mis à disposition restent bien trop modestes.
</p><p>Par contre, l’USS regrette la vision par trop libérale du Conseil fédéral. Pour lui, la formation continue relève essentiellement de la responsabilité individuelle, chacun devant avant tout par sa propre initiative et ses propres moyens veiller à sa formation continue. L’USS est d’avis que les employeurs ont, dans leur propre intérêt, un rôle central à jouer dans la formation de leurs collaborateurs et collaboratrices.
</p><p>Pour l’USS, l’introduction d’un congé de formation payé serait un moyen législatif simple pour non seulement encourager l’initiative individuelle, mais aussi mettre les employeurs face à leurs responsabilités.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-334</guid><pubDate></pubDate><title>La situation devrait s’améliorer</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-situation-devrait-s-ameliorer</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et sa Commission féminine saluent la décision de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national, qui propose à ce dernier de ratifier la Convention n° 183 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la protection de la maternité ainsi que de modifier la loi sur le travail (LTr) pour que les mères qui allaitent sur leur lieu de travail aient droit à une pause payée. 
</p><p>En effet, le droit au salaire n’est pas toujours garanti en cas d’allaitement sur le lieu de travail. Dans un jugement très récent (fin octobre 2011), le Tribunal cantonal genevois a d’ailleurs refusé d’accorder un droit au salaire pendant l’allaitement, même s’il ne s’agissait que d’un petit montant. La modification de la LTr que propose la CSSS apportera donc une clarification juridique bienvenue et améliorera concrètement la situation des mères qui allaitent au travail. Il s’agit en outre d’une mesure favorisant l’allaitement, dont les vertus en matière de santé publique ne sont plus à démontrer.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-333</guid><pubDate></pubDate><title>La Confédération doit prendre à sa charge la dette de l’AI</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-confederation-doit-prendre-a-sa-charge-la-dette-de-l-ai</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Inutile d’expédier à la va-vite une nouvelle révision de l’AI. Ces dernières années, celle-ci n’a cessé de passer d’une révision à l’autre. Des révisions qui avaient pour point commun d’en dégrader les prestations. Plutôt que de persister dans cette hyperactivité destructrice, il faut d’abord évaluer sérieusement les changements déjà intervenus. Cela concerne en particulier les révisions 5 et 6a&nbsp;: leurs promesses de créer des postes de travail pour les personnes handicapées n’ont pas encore été réalisées. On note parallèlement que l’AI n’est plus dans les chiffres rouges.
</p><p>En outre, la révision 6b de l’AI est brutale et erronée. De fait, pour la première fois, des rentes courantes seraient réduites et l’indexation au renchérissement disparaîtrait. Tout cela représente un démantèlement de l’AI et conduira les personnes touchées à l’aide sociale.
</p><p>On n’a pas le droit d’éponger la dette de l’AI auprès du fonds de compensation de l’AVS sur le dos des personnes handicapées. Il faut au contraire que la Confédération reprenne cette dette à sa charge. L’argent pour ce faire existe. Finalement, avec ses erreurs systématiques de budget, la Confédération a exercé une forte pression aux économies et aux réformes sur les assurances sociales et accumulé plus de 15 milliards de francs d’excédents sur le compte de compensation du frein à l’endettement. Cet argent doit être engagé pour payer la dette de l’AI auprès de l’AVS. Ainsi, la Confédération n’aurait plus besoin de s’acquitter des intérêts de cette dette.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-332</guid><pubDate></pubDate><title>Une mauvaise chose pour l’économie suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-mauvaise-chose-pour-l-economie-suisse</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Si la loi sur les cartels est modifiée comme le Conseil fédéral le propose, cela aura des conséquences négatives pour l’économie suisse. Il sera en effet plus difficile de lutter contre la nocivité des cartels. 
</p><p>n&nbsp; Le rapport sur la concurrence proposé renforcera la position des avocats des cartels alors que les autorités de la Confédération chargées d’enquêter dans ce domaine (aujourd’hui, le secrétariat de la Commission de la concurrence) verront la leur affaiblie, car les uns et les autres se retrouveront sur pied d’égalité face au tribunal. Conséquence&nbsp;: les amendes infligées aux cartels seront plus rares et plus faibles.
</p><p>n&nbsp; Les nouveaux programmes de conformité – ils auront pour effet d’alléger les sanctions - ouvrent une nouvelle brèche en faveur des cartels. Et ils rendront le travail des autorités plus difficile parce qu’ils devront être pris en considération lorsqu’une décision sera prise. Cela devrait entraîner d’importantes difficultés au niveau pratique.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>D’un point de vue économique, l’interdiction des ententes verticales est erronée (incitation à une intégration verticale avec des entreprises en position de force sur le marché, apparition de rentes d’oligopoles, etc.). D’un point de vue économique aussi, la proposition qu’un tribunal procède à des examens portant sur l’efficience économique relève de l’aventurisme.</li><li>Avec l’introduction des nouveaux contrôles des concentrations d’entreprises, il sera plus difficile à un petit pays comme la Suisse de profiter d’avantages d’échelle.</li><li>Le Conseil fédéral a laissé à la loi la question des possibilités, pour la Commission de la concurrence, de s’immiscer dans les services publics. Par le passé déjà, cela a débouché sur des décisions économiquement erronées, comme par exemple en matière d’approvisionnement en électricité.</li></ul><p></p>  ]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-331</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut investir plus dans la formation professionnelle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/il-faut-investir-plus-dans-la-formation-professionnelle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de conférence sur les places d’apprentissage de ce jour, l’Union syndicale suisse (USS) a en particulier exigé que tous les efforts soient entrepris pour qu’au moins 95% de jeunes obtiennent un diplôme après l’école obligatoire. Et cet objectif doit inclure les jeunes qui n’ont pas accompli l’entier de leur scolarité en Suisse. Il faut aussi garantir que les jeunes en recherche d’une place de formation puissent enfin en trouver une. Pour que cela soit possible, l’offre de places d’apprentissage doit augmenter encore plus&nbsp;; cela, même si, ce qui est réjouissant, l’offre de places faite aux jeunes de 16 ans dépasse la demande pour la première fois depuis des années. 
</p><p>L’USS demande également le renforcement de la formation générale donnée dans le cadre de l’apprentissage. Cela facilitera l’accessibilité à la formation continue. L’USS demande aussi que des mesures concrètes soient prises pour augmenter la part des maturités professionnelles. Il en va de l’attractivité de la formation professionnelle dans son ensemble. 
</p><p>Début décembre, le Parlement devrait finalement se mettre d’accord sur les moyens alloués à la formation professionnelle en 2012. L’USS l’appelle à ne pas faire d’économies sur le dos de la formation et de la jeunesse. Mieux vaut armer nos jeunes pour l’avenir qu’armer la Suisse d’avions de combat flambant neufs&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-330</guid><pubDate></pubDate><title>La fourchette salariale reste très ouverte</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-fourchette-salariale-reste-tres-ouverte</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La tendance qui se dégage des résultats de l’Enquête suisse sur la structure des salaires 2010 est positive. L’importante différence existant entre les salaires des cadres et ceux des travailleurs et travailleuses sans fonction de cadre s’est restreinte. Et l’on constate que l’écart entre les salaires des hommes et ceux des femmes a également quelque peu diminué.
</p><p>Malgré cette tendance positive, les écarts salariaux sont restés très grands. Par exemple, le salaire médian des cadres supérieurs et moyens est toujours le double du salaire médian des femmes sans fonction de cadre. Quant à l’écart entre les salaires des employé(e)s et des ouvriers/ouvrières et ceux des cadres supérieurs, il est resté énorme. Les bonus, grâce auxquels les cadres se distribuent des parts importantes du budget destiné au personnel, en sont une cause. 
</p><p>Le problème des bas salaires n’a pas non plus été résolu. Près de 11&nbsp;% des salarié(e)s – dans la majorité, des femmes - gagnent moins de 4000 francs par mois. C’est pour améliorer cette situation que l’USS, ses fédérations et quelques alliés ont lancé l’initiative sur les salaires minimums. Plus de 125&nbsp;000 signatures ont déjà été récoltées. Elle sera déposée à la Chancellerie fédérale à fin janvier.
</p><p>La différence de salaire entre femmes et hommes se monte toujours à plus de 20&nbsp;%. Même si elle continuait à diminuer ces prochaines années de 0,9 point de pour-cent par an, il faudrait 40 ans&nbsp; pour que l’égalité des salaires entre les sexes soit effective en Suisse. Cette situation est contraire à la loi et doit donc être rapidement corrigée.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-329</guid><pubDate></pubDate><title>La section suisse du syndicat des marins Nautilus International s’affilie à l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-section-suisse-du-syndicat-des-marins-nautilus-international-s-affilie-a-l-uss</link><description>L’USS s’agrandit</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Lors de sa séance du 30 novembre, le Comité de l’USS a accepté la demande d’affiliation de la section suisse du syndicat anglo-néerlando-suisse des marins Nautilus International. Cette section deviendra donc membre de l’USS à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2012. Elle compte actuellement 680 membres, dont 60 actifs dans la navigation sur le Rhin et 620 marins de haute mer actifs sur des bateaux battant pavillon suisse. Nautilus International a été fondé en 2009.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Ce syndicat est la neuvième organisation à rejoindre l’USS depuis le début du millénaire. L’USS compte désormais en tout 16 fédérations affiliées, qui dénombrent un peu plus de 372&nbsp;000 membres.</span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-328</guid><pubDate></pubDate><title>Journée internationale des migrantes et migrants</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/journee-internationale-des-migrantes-et-migrants</link><description>Actions des syndicats de l’USS dans tout le pays</description><content:encoded><![CDATA[<p>Du 16 au 18 décembre, dans une vingtaine de villes du pays, des actions auront lieu dans le cadre de la Journée mondiale d’action globale contre le racisme et pour les droits des migrants, réfugiés et personnes déplacées. Elles sont organisées par les syndicats membres de l’USS, souvent à travers des alliances avec d’autres organisations actives en matière des droits humains. 
</p><p>Par ces actions, les syndicats entendent donner un signal contre l’augmentation de la xénophobie et du racisme. Ils pourront ainsi donner encore plus de poids à leur revendication que les droits fondamentaux soient appliqués à tout être humain, indépendamment de sa nationalité et de son statut de séjour. 
</p><p>Cette journée d’Action globale contre le racisme et pour les droits des migrants, réfugiés et personnes déplacées a été suggérée par le Forum social mondial qui s’est tenu à Dakar en février dernier. Le 18 décembre a été choisi parce que l’ONU a adopté sa Convention sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille le 18 décembre 1990, une convention que la Suisse n’a toujours pas ratifiée.
</p><p>Actions&nbsp;: quand et où&nbsp;? Voir sur <a href="http://globalmigrantsaction.uniaktiv.ch/francais/">http://globalmigrantsaction.uniaktiv.ch/francais/</a></p><p>Informations internationales&nbsp;: <a href="http://globalmigrantsaction.org/index.php?mysection=Francais">http://globalmigrantsaction.org/index.php?mysection=Francais</a></p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-327</guid><pubDate></pubDate><title>Résultats des négociations salariales 2011/2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/resultats-des-negociations-salariales-2011-2012</link><description>Dans l’ensemble, les accords sont bons, mais insuffisants dans les services</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les négociations salariales 2011/2012 ont pris fin dans une grande partie des branches et entreprises. Pour une bonne part, les accords conclus prévoient des hausses de salaire oscillant entre 1,5 et 2,5&nbsp;%, l’inflation ayant été d’environ 0,3&nbsp;% en 2011 (voir tableau). Dans ces cas, les revendications des syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) ont été réalisées. Ceux-ci demandaient des hausses des salaires réels de 1,3 à 2,3&nbsp;% (2 à 3&nbsp;% moins l’inflation de 0,7&nbsp;% supposée alors).
</p><p>Dans la plupart des branches de l’économie intérieure, la situation, en 2011, est bonne et les recettes de la Confédération, des cantons comme des communes augmentent. Même dans l’économie d’exportation, on trouve de nombreuses entreprises qui font de bonnes affaires et peuvent donc verser des salaires plus élevés.
</p><p>Vu ce contexte, quelques résultats apparaissent totalement insuffisants, notamment dans les services. Chez Coop et Migros, les salaires n’augmenteront guère, une fois le renchérissement déduit. Dans la sécurité privée, aucun accord n’a été conclu. Et, les patrons de certaines banques ont même refusé toute augmentation digne de ce nom à leurs employé(e)s (p. ex. le Crédit Suisse), alors que l’argent pour ce faire est là ainsi que le prouvent les salaires totalement exagérés versés aux grands managers et dans les banques d’investissement. La construction est aussi un problème. Alors que les travailleurs et travailleuses n’y ont jamais effectué autant d’heures supplémentaires ces dix dernières années, aucun accord n’a cependant encore été trouvé. Dans les cantons et les communes, il n’est pas question que les hausses de salaire méritées soient remises en cause par une politique d’austérité erronée.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-326</guid><pubDate></pubDate><title>En Suisse, on doit verser des salaires suisses !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-suisse-on-doit-verser-des-salaires-suisses</link><description>Consultation sur les modifications apportées aux mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite des propositions avancées par le Conseil fédéral pour lutter contre l’«&nbsp;indépendance fictive&nbsp;» ainsi que pour sanctionner les infractions aux salaires minimums stipulés dans des contrats-type de travail (CTT) ou des conventions collectives de travail (CCT) «&nbsp;étendues de manière facilitée&nbsp;». L’indépendance dite «&nbsp;fictive&nbsp;» représente une stratégie surtout répandue dans le second œuvre et appliquée par des entreprises qui cherchent à contourner les salaires minimums suisses. Qu’il soit impossible de punir des infractions aux salaires minimums de CTT a pour effet que l’application de ces derniers ne peut que s’avérer insuffisante.
</p><p>Les propositions du Conseil fédéral ne comblent toutefois qu’une partie des lacunes qui grèvent les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Pour que des salaires suisses soient versés en Suisse, il faut résoudre comme suit les problèmes qui se posent&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Pour combattre la pression toujours plus forte qui s’exerce sur les salaires via des chaînes de sous-traitance, la Confédération doit introduire une responsabilité solidaire efficace.</li><li>Les cantons, surtout en Suisse alémanique doivent introduire des salaires minimums s’ils constatent des cas de sous-enchère. La Confédération doit faire en sorte que les cantons appliquent cette prescription légale. Les branches les plus concernées ici sont l’horticulture ainsi que certains pans du journalisme et du commerce de détail.</li><li>Il faut nettement augmenter le nombre des contrôles des nouvelles embauches pour lesquelles le risque de pression sur les salaires est particulièrement grand.&nbsp;</li></ul><p></p>  ]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-633</guid><pubDate></pubDate><title>4e révision de la LACI : Interrompre l’exercice !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/4e-revision-de-la-laci-interrompre-l-exercice</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Par ses décisions prises à fin octobre à propos de la 4<sup>e</sup> révision de la LACI, la commission du Conseil national a créé une situation complètement nouvelle. Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: il faut immédiatement mettre un terme à l’exercice et arrêter les frais&nbsp;!&nbsp; 
</p><p>Avec cette révision, la confrontation sociale était programmée. Le démantèlement massif des prestations – en une période de crise, alors que la population a besoin de bonnes prestations de l’assurance afin de ne pas être marginalisée – aurait dû être combattu par les syndicats au moyen du référendum.
</p><p>Lisez dans les discours de <b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS, et <b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS, pourquoi il est judicieux de demander d’interrompre l’exercice et pourquoi cette interruption ne signifie pas l’endettement pour l’assurance-chômage. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-600</guid><pubDate></pubDate><title>Le franc est trop fort et les mesures d’accompagnement sont trop faibles </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-franc-est-trop-fort-et-les-mesures-d-accompagnement-sont-trop-faibles</link><description>La pression sur les salaires et le dumping salarial en passe d’échapper à tout contrôle </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les conséquences de la force du franc sont dramatiques, comme l’a exposé aujourd’hui, devant les médias, l’économiste en chef de l’USS Daniel Lampart : les exportations et les nuitées sont en baisse, les caisses de pension devraient avoir subi à ce jour des pertes comptables de près de 30 milliards de francs, les entreprises vont de plus en plus s’approvisionner à l’étranger et les ménages pratiquent avec assiduité le tourisme des achats. Si le pouvoir d’achat recule du fait d’une hausse du chômage ou à cause des salaires qui n’augmentent que très peu, c’est la récession qui menace... Actuellement, « nous assistons à toutes les formes possibles et imaginables de pression sur les salaires », constate Renzo Ambrosetti, coprésident du syndicat Unia : simple baisse des salaires, allongement non payé de la durée du travail, introduction de salaires en euros pour l’ensemble ou « seulement » une partie du personnel, fixation du salaire ou de l’allongement du temps de travail en fonction de marges de fluctuation du taux de change totalement arbitraires. Le syndicat Unia s’est battu contre plusieurs cas de ce genre au moyen d’actions dans les entreprises ou de démarches juridiques.
</p><p>L’évolution de ces derniers mois le montre très clairement : le dispositif défensif des mesures d’accompagnement présente des lacunes trop importantes. L’Union syndicale suisse tire la sonnette d’alarme : les mesures d’accompagnement sont conçues pour être efficaces si le cours du franc est « équitable ». Si le franc est surévalué de 20%, elles ne sont pas assez performantes. «&nbsp;Nous devons rendre la protection des salaires capable d’affronter tous les climats », exige le président de l’USS Paul Rechsteiner.
</p><p>Pour assurer la protection des salaires même en situation de crise des taux de change, l’USS demande que les mesures suivantes soient prises : </p><ul><li>Il faut attaquer le problème de la surévaluation du franc à la racine. Pour protéger les salaires et les emplois, un cours de 1 franc 40 pour 1 euro est une nécessité.</li><li>La Banque nationale suisse (BNS) doit relever son taux plancher. Il faut au moins un cours de 1 franc 40.</li><li>En cas de fortes turbulences sur les marchés financiers, il n’est pas exclu d’assister à un repli sur le franc. Dans ce cas, la BNS et la Confédération devront soit introduire en plus des contrôles des mouvements de capitaux, soit restreindre la libre négociabilité du franc.&nbsp;</li><li>Les mesures d’accompagnement doivent être renforcées de telle manière que les salaires soient de toute façon protégés :&nbsp;50 pour cent des nouvelles embauches et des entreprises qui détachent de la main-d’œuvre doivent être contrôlés. Pour 2012, la Confédération doit, dans le cadre du train de mesures contre le franc fort, prévoir les moyens financiers nécessaires à cet effet. Si l’on découvre de la sous-enchère salariale, la Confédération et les cantons doivent édicter des salaires minimums qui protègent les salaires suisses. Le Département fédéral de l’économie est responsable de l’exécution de ce mandat par la Confédération et les cantons. S’il n’agit pas, il se rend coresponsable des pressions qui s’exercent sur les salaires. Les amendes doivent être plus sévères, pour que la sous-enchère salariale n’en vaille pas la peine (amendes plus élevées, responsabilité solidaire).</li><li>Le Conseil fédéral doit prolonger de 12 à 18 mois la durée maximale du chômage partiel, pour éviter les licenciements. Et il doit présenter rapidement un deuxième train de mesures contre le franc fort. En plus d’une contribution supplémentaire pour augmenter les contrôles des salaires, ce paquet doit comprendre notamment des mesures contre les baisses de rentes dans le 2e pilier (en cas de licenciements ou de liquidations).</li><li>Les petites et moyennes entreprises doivent elles aussi pouvoir s’assurer contre des fluc-tuations du cours du change. Les banques cantonales et l’assurance contre les risques à l’exportation doivent offrir des possibilités à cet égard.&nbsp;</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Des discours de</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</li><li><b>Renzo Ambrosetti</b>, coprésident du Syndicat UNIA</li></ul><p>sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-603</guid><pubDate></pubDate><title>C’est maintenant l’heure des bas et des moyens salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/c-est-maintenant-l-heure-des-bas-et-des-moyens-salaires</link><description>Les revendications salariales des fédérations de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La grande majorité des entreprises suisses vont enregistrer des bénéfices juteux cette année. Malgré l’actuelle surévaluation du franc, les perspectives pour l’an prochain sont également positives. Les salarié(e)s doivent profiter de cette évolution réjouissante sous la forme de hausses sensibles de leurs salaires. Car ils ont contribué de manière déterminante à la bonne situation dans laquelle se trouve l’économie suisse.
</p><p>Les salarié(e)s à bas et moyens revenus ont été les perdants&nbsp; de la dernière reprise conjoncturelle, de 2004 à 2008. Les principaux profiteurs ont été les hauts et très hauts revenus. Cela ne doit plus se reproduire. Des hausses générales des salaires s’imposent. Elles sont la base d’une évolution des salaires juste et équilibrée ainsi que du remplacement des bonus par des salaires fixes.
</p><p>Dans ces discours attachés de
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, présidente de l'USS</li><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li><li><b>Aldo Ferrari</b>, membre de comité directeurs du syndicat UNIA</li><li><b>Giorgio Tuti</b>, président du SEV</li><li><b>Denise Chervet</b>, secrétaire centrale ACEB</li></ul><p>nous montrerons qu’existe une marge de manœuvre pour des hausses de salaire. Nous aborderons aussi la question de l’importance des négociations salariales pour la répartition des revenus et la politique conjoncturelle et présenterons des pronostics concernant la situation conjoncturelle.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-342</guid><pubDate></pubDate><title>Pourquoi une consultation si l’on ne tient pas compte de ses résultats ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pourquoi-une-consultation-si-l-on-ne-tient-pas-compte-de-ses-resultats</link><description>Pas de travail non-stop dans les stations-service !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les organisations des salarié(e)s, des petits commerces, de l’hôtellerie-restauration, des Églises, de la jeunesse ainsi que presque tous les cantons, les médecins du travail et la FMH (Fédération des médecins suisses) sont opposés à la libéralisation des heures d’ouverture des échoppes des stations-service. C’est ce que montrent les résultats de la consultation réalisée sur l’initiative parlementaire Lüscher (PLR, GE) et c’est ce qu’a choisi d’ignorer purement et simplement la majorité de la commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national qui vient d’adopter l’initiative Lüscher, montrant ainsi le mépris qui est le sien pour les salarié(e)s concernés et les organisations opposées à une telle libéralisation. 
</p><p>L’ouverture non-stop des échoppes de stations-service voulue par cette initiative accroîtra le travail de nuit et du dimanche ainsi que le stress et dégradera les conditions de travail du personnel directement concerné ainsi que des salarié(e)s occupés dans des domaines au service de ces échoppes (nettoyage, livraison, sécurité, etc.). Or, avec cette décision arrogante, la majorité de la CER n’a fait qu’un pas vers «&nbsp;le&nbsp;» but, soit&nbsp;: la libéralisation totale de tous les horaires de travail. Mais la prochaine étape est déjà en cours, car le Conseil national a déjà accepté la motion Hutter (PLR/ZH) selon laquelle les cantons pourraient, lorsqu’ils fixent les horaires d’ouverture des magasins sur leur territoire, ignorer la législation fédérale sur la protection de la santé des travailleurs et travailleuses. 
</p><p>Le Conseil national doit une bonne fois prendre connaissance des résultats de cette consultation, c’est-à-dire de la forte opposition manifestée par les cantons dans ce cadre contre une telle libéralisation, demande la vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur d’Unia, Vania Alleva. Quant à Jean Christophe Schwaab, secrétaire central de l’USS en charge de ce dossier. il ajoute que, pour les syndicats, l’enjeu n’est pas, ici, une coutume qui serait «&nbsp;surannée&nbsp;», mais la protection concrète de la santé et de la vie privée des travailleurs et travailleuses concernés.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-325</guid><pubDate></pubDate><title>Pas question de baisser les rentes!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-baisser-les-rentes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Peu avant de passer le témoin à son successeur, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a mis en consultation le rapport sur l’avenir du 2e pilier. Ce rapport est de première importance. Il a pour objectif la baisse du taux de conversion minimal et, donc, des rentes, et propose également des pistes possibles pour y parvenir.
</p><p>Mais, contrairement à ce que prétend ce rapport, la baisse du taux de conversion minimal de 6,8 à 6,4&nbsp;% à l’horizon 2015 n’est absolument pas largement acceptée. Au contraire. C’est une réalité que les rentes actuelles des 1er et 2e piliers sont souvent trop justes pour les bas et moyens revenus. Le fil conducteur de tous les&nbsp; projets de réforme de la prévoyance vieillesse doit donc être la réalisation du mandat constitutionnel, soit&nbsp;: garantir aux personnes à la retraite leur niveau de vie antérieur.
</p><p>Le rapport reflète presque telle quelle la «&nbsp;formule sacrée&nbsp;» du monde des caisses de pensions, selon laquelle l’espérance de vie ne cesse d’augmenter et les rendements de diminuer. On est en train de peindre le diable sur la muraille&nbsp;!
</p><p>Mais, pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est claire&nbsp;: modifier l’aune principale qui sert à déterminer le niveau des rentes, cela nécessite des analyses fouillées. Or celles-ci sont largement absentes du rapport. Pour combler cette lacune, l’USS analyse de son côté le financement des rentes actuelles de la prévoyance professionnelles. Durant la procédure d’audition sur le rapport concernant l’avenir du 2e pilier, elle présentera les données bases à ce sujet. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-418</guid><pubDate></pubDate><title>De vraies interventions, pas des emplâtres sur une jambe de bois !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/de-vraies-interventions-pas-des-emplatres-sur-une-jambe-de-bois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour la deuxième fois de suite, les primes des caisses-maladie augmentent massivement. Cela alourdira considérablement le budget des ménages concernés et réduira leur pouvoir d’achat, ce qui aura une incidence négative sur la conjoncture.
</p><p>Le Conseil fédéral et la majorité parlementaire doivent compenser cette nouvelle charge en intervenant de manière efficace. L’Union syndicale suisse (USS) demande instamment que les mesures suivantes soient prises&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>La Confédération et les cantons doivent réduire la charge représentée pour les bas et moyens revenus par ces primes en réduisant ces dernières.</li><li>Une étude de santésuisse montre que, en ce qui concerne les médicaments, on pourrait économiser 850 millions de francs, sans toucher à leur qualité. Actuellement, ce potentiel n’est pas entièrement mis à profit. S’agenouiller devant la pharma coûte chaque année 450 millions de francs. Ce potentiel d’économies doit être&nbsp; mis à profit sans délai.</li><li>La Confédération doit faire en sorte que les salaires exagérés des cadres supérieurs des assurances-maladie soient bridés. Car c’est là du pur gaspillage de primes.</li></ul><p></p>  ]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-263</guid><pubDate></pubDate><title>Travailler 24 heures sur 24 ? Non merci !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travailler-24-heures-sur-24-non-merci</link><description>Initiative Lüscher : l’USS et Unia critiquent vivement le Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et Unia, le principal syndicat actif dans la branche du commerce de détail se félicitent que le Conseil fédéral refuse d’autoriser les ventes 24 heures sur 24 dans toute la Suisse. Mais il est quand même inacceptable que les échoppes situées sur les aires de repos des autoroutes ou «&nbsp;le long d’axes de circulation importants à forte fréquentation touristique&nbsp;» puissent, à l’avenir, occuper leur personnel 24 heures sur 24. Les syndicats invitent instamment le Parlement à rejeter ce projet.
</p><p>Vania Alleva, membre du comité directeur d’Unia, critique la décision du Conseil fédéral. Selon elle, le gouvernement ne respecte pas une liberté importante des travailleurs et travailleuses, celle de ne pas avoir à être disponible 24 heures sur 24. Obtenue de haute lutte, la limitation du travail nocturne et dominical se trouve ainsi vidée de son sens. Et le secrétaire central de l’USS Jean Christophe Schwaab d’exiger des Chambres fédérales qu’en raison de la forte résistance suscitée par ce projet, elles corrigent en plénum cette proposition idéologique à courte vue.
</p><p>Pour le Conseil fédéral, la vente de la totalité des articles doit être possible entre 1 et 5 heures dans les échoppes de stations-service situées sur les aires de repos des autoroutes et «&nbsp;le long d’axes de circulation importants à forte fréquentation touristique&nbsp;». Cette décision va certes moins loin que l’initiative parlementaire Lüscher. Il n’empêche que l’extension du travail de nuit est totalement inutile et erronée. Pour le personnel occupé dans ces commerces, ainsi que pour celui qui travaille dans des secteurs qui leur sont directement liés (nettoyage, livraison, sécurité), elle sera synonyme de plus de stress, de conditions de travail dégradées, de problèmes de santé et d’entraves à la vie de famille. En outre, le travail de nuit dans les échoppes de stations-service est dangereux, car les agressions y sont fréquentes.
</p><p>Il apparaît ainsi, le Conseil fédéral accorde plus d’importance aux intérêts de quelques chaines de magasins qu’à la protection des travailleurs et travailleuses. C’est d’autant moins compréhensible que l’écrasante majorité de la population ne veut pas d’extension du tout des heures d’ouverture des commerces. On le voit dans les résultats des votations de ces dernières années, lors desquelles 90&nbsp;% des projets de libéralisation des heures d’ouverture ont nettement fait naufrage. Les politiques aussi devraient enfin prendre connaissance de ces signaux clairs. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-509</guid><pubDate></pubDate><title>Manifester pour un tournant politique et social</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/manifester-pour-un-tournant-politique-et-social</link><description>Manifestation nationale des syndicats le 19 septembre 2009</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait pratiquement un an jour pour jour que,&nbsp; suite de la faillite de Lehman Brothers, le système financier mondial menaçait de s’effondrer, provoquant la plus grande crise économique jamais vue depuis les années ’30. Seules des interventions publiques gigantesques, d’une ampleur inimaginable à ce jour, ont réussi à le sauver. Cela vaut aussi pour la Suisse, avec le sauvetage de l’UBS pour qui des fonds publics à hauteur du budget total de la Confédération furent engagés. L’industrie d’exportation est la principale victime de cette crise. Et le chômage, surtout celui des jeunes, va bientôt battre des records. 
</p><p>La politique économique néolibérale est la cause du quasi-effondrement du système financier et de l’éclatement de la crise économique. Celle-ci a été provoquée par une augmentation massive des rendements des capitaux dans le secteur financier – au détriment de l’économie réelle, comme on l’appelle – et par la déréglementation de produits financiers impliquant des risques imprévisibles et incontrôlables ainsi que, conséquence logique, par la hausse démesurée des salaires des managers qui imposèrent cette politique. Le corollaire de cette dernière était, et est encore, la pression constamment exercée sur les salaires, l’État social et les services publics. Les conséquences, économiques et sociales du néolibéralisme sont catastrophiques. 
</p><p>Mais à peine les gigantesques mesures de sauvetage engagées par les pouvoirs publics déploient-elles leurs effets et que les cours de la bourse se remettent à monter, que ladite élite économique – et sa «&nbsp;suite&nbsp;»&nbsp;: ladite élite politique – se comporte à nouveau comme si rien ne s’était passé, comme si elle régnait toujours sur le monde. Ainsi, les banquiers d’investissement réaugmentent leurs traitements et leurs bonus, et un ancien conseiller fédéral va jusqu’à justifier à nouveau de tels abus. Le Conseil fédéral, c’est-à-dire le gouvernement de ce pas, n’a, dans son actuelle composition, même pas commencé à comprendre ce qui s’est passé et quelles conclusions tirer de cette grave crise. En lieu et place, emmené par un président dont les errements incarnent précisément l’échec du néolibéralisme, il continue à appliquer exactement cette même politique économique qui a conduit l’économie mondiale et suisse pratiquement au bord du gouffre. 
</p><p>Au lieu de veiller à ce que l’explosion des primes des caisses-maladie – qui coûtera pour une famille 1500 francs de plus l’an prochain – soit compensée par une hausse des fonds destinés à leur réduction, il baisse de plus de 3000 francs les impôts des gros revenus -150&nbsp;000 francs et plus -, alors que les familles qui gagnent moins de 80&nbsp;000 francs – c’est-à-dire la majorité – ne recevront quasiment rien. Ces hausses des primes-maladie diminueront le pouvoir d’achat des gens, favorisant du coup le chômage également dans l’économie tournée vers le marché intérieur, &nbsp;et cela, précisément à un moment critique où le pouvoir d’achat de la majorité devient décisif. 
</p><p>Au lieu de veiller à ce que le filet social reste intact pendant la crise, on va réduire tout spécialement les prestations de l’assurance-chômage destinées aux jeunes et aux chômeurs et chômeuses de longue durée. C’est non seulement du pur cynisme, mais aussi une stupidité d’un point de vue tant économique que social. Pour l’AVS, en relevant l’âge donnant droit à une rente, de nouvelles classes d’âge devront rester sur le marché du travail à un moment où, aujourd’hui, elles seraient à la retraite. Tout cela, avec, en plus, la baisse des rentes due à la remise en cause de leur adaptation via l’indice mixte. 
</p><p>Et pour la Poste, le rythme de sa libéralisation s’accélère, avec, pour conséquences, ce que nous ont déjà appris toutes les autres libéralisations de services publics, à savoir&nbsp;: des prestations moins bonnes pour la population et plus chères, ainsi qu’une pression massive sur les conditions de travail dans la branche. C’est là une politique économique qui va droit dans le mur, au détriment de la population et des salarié(e)s.
</p><p>Ce que le Conseil fédéral montre dans ce contexte, les gens le subiront dans les entreprises à savoir, souvent, l’arrogance incroyable de jeunes managers bardés de masters en gestion d’entreprise qui profiteront avec la plus grande froideur du fait que les autorités politiques s’opposent bec et ongles à une protection même minimale contre les licenciements, au lieu de se ranger du côté des salarié(e)s lors d’abus et de discriminations. Il y a quelques années encore, on n’aurait pas pu s’imaginer des travailleurs et des travailleuses âgées jetés sans autre à la rue comme aujourd’hui, après 30 ou 40 ans d’entreprise. Notre médiatique ministre de l’économie n’est peut-être pas consciente des signaux qu’elle lance lorsque, à ses yeux, l’économie ne semble composée que de patrons.
</p><p>Bénéficiant d’un large soutien, la manifestation de l’Union syndicale suisse réclame un tournant politique, un tournant économique et social qui n’a que trop attendu. Les travailleurs et travailleuses ont droit à des salaires décents, à des conditions de travail décentes, car ce sont elles et eux – et non pas les créateurs des produits financiers spéculatifs – qui créent les richesses et portent l’économie. Ils ont droit à des assurances sociales qui fonctionnent et couvrent les risques de l’âge, qui concernent tout un chacun, et du chômage, qui peut frapper tout le monde. Ils ont droit au respect. Au respect des employeurs, et au respect du Conseil fédéral qui, finalement, est élu pour défendre les intérêts publics. </p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1403</guid><pubDate></pubDate><title>Une initiative qui entraînera plus de dumping salarial et de travail au noir</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/une-initiative-qui-entrainera-plus-de-dumping-salarial-et-de-travail-au-noir</link><description>Non à l’initiative isolationniste de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les organisations de travailleurs et travailleuses estiment que l’initiative isolationniste de l’UDC est la plus mauvaise manière que l’on puisse imaginer pour réguler l’accès au marché suisse de l’emploi. En effet, elle s’oppose diamétralement aux intérêts des salarié(e)s. Avec elle, la protection des salaires et des conditions de travail s’en trouverait radicalement dégradée et la main-d’œuvre à passeport étranger serait privée collectivement de droits. Enfin, le dumping salarial et le travail au noir augmenteraient. 
</p><p>Pour les deux organisations syndicales faîtières USS et Travail.Suisse, les syndicats Unia et Syna, ainsi que l’organisation professionnelle des infirmières et infirmiers (ASI), il est clair que les problèmes concrets du marché suisse du travail sont causés par des employeurs sans scrupules qui foulent au pied le principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des salaires suisses. Profitant sans retenue aucune de la détresse de la main-d’œuvre étrangère, ils versent des salaires de misère et mettent ainsi les salaires sous pression. Pour mettre le holà à ces pratiques, une seule solution&nbsp;: développer les mesures d’accompagnement, multiplier les contrôles et durcir les amendes. 
</p><p>Or, avec son initiative, l’UDC vise exactement le contraire, car les mesures d’accompagnement ont toujours été une épine dans le pied des dirigeants de ce parti. Si elle était acceptée, ces mesures de protection aussi tomberaient avec la libre circulation des personnes. Et les salarié(e)s seraient livrés pieds et poings liés aux patrons. 
</p><p>Les effets en seraient particulièrement durs pour les travailleurs et travailleuses indigènes sans passeport suisse. Car l’UDC ne veut pas simplement revenir au système des contingents qui a été un échec en son temps, mais demande qu’à l’avenir la priorité soit donnée aux ressortissant(e)s suisses et non pas simplement aux travailleurs et travailleuses indigènes. En l’absence de Suissesses ou de Suisses à disposition dans une branche, des contingents seraient alors garantis à l’économie. Cela, même si des travailleurs et travailleuses indigènes avec un passeport étranger – comme des Italien(ne)s, des Espagnol(e)s ou des Portugais(es) – établis depuis longtemps dans notre pays se trouvaient au chômage. Pire encore&nbsp;: ces personnes risqueraient d’être privées collectivement de droits. En effet, selon l’initiative, elles feraient désormais partie de ces personnes dont les droits à un séjour durable, au regroupement familial et à des prestations sociales peuvent être limités. Si elles se retrouvent sans emploi, l’UDC veut les chasser du pays au mépris de tous les principes juridiques. 
</p><p>Un regard dans le passé montre que cette initiative est un instrument inapte à piloter l’immigration. La Suisse devrait prétendument pouvoir définir elle-même le volume de l’immigration avec un système de contingentement. C’est une illusion. À l’époque des contingents aussi, l’économie s’est vu attribuer autant d’autorisations de travail qu’elle le voulait. C’est pour cela que l’immigration des années 1960 a été en pourcentage plus forte que ces dernières années. Une main-d’œuvre particulièrement nombreuse a été dirigée vers des branches structurellement faibles comme l’agriculture et l’hôtellerie-restauration, ce qui a conduit l’État à encourager une politique des bas salaires. 
</p><p>Au lieu d’attiser la xénophobie, l’UDC ferait bien de reconnaître que les migrant(e)s ont contribué dans une mesure essentielle à notre prospérité. Sans eux, la Suisse ne fonctionnerait pas. Sans eux, nombre d’établissements de l’hôtellerie-restauration, de chantiers et d’hôpitaux pourraient fermer. Sans eux, la prévoyance vieillesse se retrouverait dans une situation critique. Car, pour les seules années 2000 à 2010, les résultats de l’AVS ont été de 20 milliards de francs plus élevés qu’ils ne l’auraient été sans immigration
</p><p>Il est irresponsable de prétendre que l’acceptation de l’initiative isolationniste de l’UDC serait sans conséquence. En effet, cette initiative ferait faire à la Suisse un énorme bond en arrière, politiquement, économiquement et socialement. C’est pour cela que nous devons clairement rejeter cette initiative extrémiste.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</span></li><li><span>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, 079 620 11 14</span></li><li><span>Martin Flügel, président de Travail.Suisse, 079 743 90 05</span></li><li><span>Kurt Regotz, président de Syna, 079 617 62 94</span></li><li><span>Pierre Théraulaz, président de l’ASI, 079 310 85 64</span></li></ul><h5>Discours</h5><ul><li style="margin-left: 0.5em; "><span>"</span>Non au rétablissement d’une discrimination ! Non à une politique des bas salaires encouragée par l’État !"&nbsp;<span>de Paul Rechsteiner, président de l’USS</span></li><li style="font-size: 12px; margin-left: 0.5em; "><span>&lt;media va initiative isolat&gt;"Non à la xénophobie – Non à la destruction des droits des salarié-e-s et de la protection des salaires"&lt;/media&gt; de Vania Alleva, coprésidente d’Unia</span></li><li style="font-size: 12px; margin-left: 0.5em; "><span>&lt;media fluegel initiati isolat&gt;"Inefficace contre l’immigration et nuisible à l’AVS"&lt;/media&gt; de Martin Flügel, président de Travail.Suisse</span></li><li style="font-size: 12px; margin-left: 0.5em; "><span>&lt;media regotz cp initiat&gt;"Protéger les travailleurs et travailleuses!"&lt;/media&gt;</span><span>&nbsp;de Kurt Regotz, président de Syna</span></li><li style="font-size: 12px; margin-left: 0.5em; "><span>&lt;media theraulaz initiati&gt;"Non à l’initiative isolationniste de l’UDC"&lt;/media&gt; de Pierre Théraulaz, président de l’ASI</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-634</guid><pubDate></pubDate><title>Revendications salariales des syndicats de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revendications-salariales-des-syndicats-de-l-uss</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Quelles seront, lors des prochaines négociations - qui seront sans doute ardues dans certaines branches -, les revendications salariales des syndicats de l’USS&nbsp;? 
</p><p>Des représentants de divers syndicats de l’USS souhaitent non seulement vous présenter leurs revendications, mais aussi les justifier en fonction des branches concernées. Parallèlement, l’USS exposera les différentes situations dans lesquelles se trouvent les secteurs, ainsi que des revendications devant permettre d’endiguer les effets de la crise. Elle va notamment présenter des propositions de mesures économiques comme solutions de rechange sociales et appropriées aux baisses de salaire que les entreprises sont toujours plus tentées d’appliquer en leur sein. Ces propositions prennent en compte les problèmes de coûts rencontrés par les entreprises concernées. Finalement, les acteurs politiques sont aussi appelés à contrecarrer un nouveau recul du pouvoir d’achat. 
</p><p>En annexe, vous trouverez les discours de :</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner,</b> président de l’USS, conseiller national</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart, </b>économiste en chef de l’USS</li></ul><ul><li><b>Andreas Rieger, </b>coprésident du syndicat Unia</li></ul><ul><li><b>Alain Carrupt, </b>président du Syndicat de la Communication</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-635</guid><pubDate></pubDate><title>Migrantes et migrants discriminés sur le marché de l’emploi</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/migrantes-et-migrants-discrimines-sur-le-marche-de-l-emploi</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les migrantes et migrants sont particulièrement touchés par la crise économique. Souvent, ce sont elles et eux les premiers à perdre leur emploi et il leur est très difficile d’en trouver un nouveau.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) vous présente les conséquences de la crise économique pour les migrantes et les migrants, ses propositions pour mettre fin aux discriminations dont ils sont victimes sur le marché de l’emploi, ainsi que les recettes inefficaces à ce sujet, dans les discours en annexe.
</p><p>Vous y trouverez des discours de :</p><ul><li>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et membre de la direction du syndicat Unia,</li></ul><ul><li>Guglielmo Bozzolini, président de la commission USS des migrations,</li></ul><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire centrale de l’USS.</li></ul>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-599</guid><pubDate></pubDate><title>Les CCT sont synonymes de protection, de progrès et de relations stables</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-cct-sont-synonymes-de-protection-de-progres-et-de-relations-stables</link><description>100 ans de conventions collectives de travail (CCT) – une « success story »</description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;La CCT est la voie royale&nbsp;», a déclaré aujourd’hui, à Berne, le chef du Département fédéral de l’économie, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, lors de la journée organisée à l’occasion du centenaire des CCT. La Suisse a été le premier pays à ancrer de tels contrats dans la loi.
</p><p>Pendant la dernière décennie, les CCT ont connu un essor fulgurant, surtout grâce aux mesures d’accompagnement destinées à protéger les salaires et les emplois. Aujourd’hui, plus de la moitié des travailleurs et travailleuses profitent d’une CCT. Ce sont 1,7 million de personnes, dont les conditions de travail sont régies par une CCT. Et ces conditions sont supérieures au minimum prévu par la loi.
</p><p>«&nbsp;Grâce à l’inscription dans les CCT de salaires minimums, de la retraite anticipée et d’autres conquêtes, la situation des salarié(e)s de Suisse s’est nettement améliorée&nbsp;», a précisé Paul Rechsteiner, le président de l’Union syndicale suisse (USS). 
</p><p>Les CCT continuent leur développement&nbsp;; cela, dans la direction de la retraite anticipée, de l’égalité entre femmes et hommes, de l’adaptation des durées de travail ainsi que de la formation initiale et continue. Pour le conseiller fédéral Schneider- Amman, il est clair que «&nbsp;si nous soignons l’outil CCT, nous continuerons à figurer parmi les gagnants.&nbsp;»
</p><h3>Particulièrement important maintenant</h3><p>«&nbsp;Les avantages que présente des relations employeur(e)s/employé(e)s structurées et constructives sont flagrants, surtout dans une économie ouverte et fortement dépendante de l’exportation&nbsp;», a encore dit Thomas Daun, le directeur de l’Union patronale suisse. 
</p><p>Plus de 170 personnes provenant des milieux de l’économie, des autorités et de la science ont participé à la journée «&nbsp;100 ans de CCT. Les 100 ans d’un pilier du partenariat social&nbsp;», qui durera encore jusqu’à 17 heures. Les organisateurs en sont l’Union patronale suisse, l’USS et Travail.Suisse.
</p><p>Attaché, vous trouvez le <b>discours de&nbsp;Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS, sur les CCT.</p><ul></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-601</guid><pubDate></pubDate><title>De nouveaux progrès s’imposent !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/de-nouveaux-progres-s-imposent</link><description>30 ans après l’introduction dans la Constitution de l’article sur l’égalité des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a trente ans de cela, en 1981, le droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale a été ancré dans la Constitution fédérale. Mais l’application concrète de ce qui est désormais devenu un droit fondamental s’avère ardue&nbsp;; cela, malgré quelques succès percutants (p. ex. grâce à des plaintes en matière de salaire dans le secteur des soins). Pendant la dernière décennie, la discrimination salariale à raison du sexe dans le secteur privé n’a diminué que de 10,6 à 9,4&nbsp;%. Pareils progrès sont insuffisants.
</p><p>Il apparaît que des améliorations au plan légal de l’application du droit à un salaire égal - ainsi que cela a été thématisé sur la base de l’évaluation à laquelle il fut procédé lors du dixième anniversaire de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes – ne sont pas en mesure de rassembler une majorité politique&nbsp;; ces améliorations ont été naturellement soutenues et demandées par les syndicats. Étant donné cette situation de pat politique, il y a lieu de relever qu’avec le Dialogue sur l’égalité des salaires, les organisations dirigeantes de l’économie, suivant la logique du partenariat social, se sont engagées, en 2009, sur une voie nouvelle et innovatrice. Ce nouvel outil doit motiver les entreprises à contrôler, sur une base volontaire mais de manière fiable, l’état de l’égalité des salaires en leur sein. 
</p><p>Il est malheureusement apparu que, durant les deux premières années de ce projet – malgré d’importants efforts de la part des syndicats aussi – seul un très petit nombre d’entreprises ont participé au Dialogue. Qu’il se soit agi, pour une part, d’entreprises importantes n’y change rien. L’étape suivante du Dialogue sera donc déterminante pour le succès ou l’échec de ce projet.
</p><p>Pour les entreprises qui veulent rester à long terme sur le marché du travail, il ne devrait bien sûr plus être question qu’elles pratiquent une discrimination salariale en fonction du sexe ou que cela soit toléré de leur part. La participation au Dialogue garantit aussi que cette intention est mise en œuvre de manière crédible et visible. Sans une telle participation, difficile d’imaginer à long terme une politique du personnel qui soit porteuse d’avenir.
</p><p>De nombreuses branches connaissent un retard qu’il y a lieu de combler, également parmi celles qui sont très présentes publiquement. Nous pensons par exemple ici aux banques et aux grandes entreprises du commerce de détail.
</p><p>À la Confédération et dans les cantons aussi, nous avons la possibilité d’encourager de manière durable ce Dialogue. Par exemple, le principe du respect de l’égalité des salaires entre femmes et hommes doit s’appliquer aux marchés publics. Participer au Dialogue, c’est appliquer correctement ce principe qui ne doit pas rester lettre morte.
</p><p>Finalement, les progrès qui auront été concrètement accomplis dans la réalisation du principe de l’égalité des salaires seront déterminants. Le but visé est plus important que les moyens engagés.
</p><p>Ces deux prochaines années, les syndicats vont continuer à promouvoir le Dialogue sur l’égalité des salaires et veiller à cet effet que cette question soit abordée lors des négociations entre les partenaires sociaux. Mais le succès du Dialogue dépendra de l’implication des entreprises.
</p><p>Si ce n’était pas le cas, ou dans une mesure insuffisante seulement, l’adaptation des instruments légaux – comme le demandait l’évaluation réalisée à l’occasion du dixième anniversaire de la loi sur l’égalité – serait incontournable.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-608</guid><pubDate></pubDate><title>Femmes et hommes annoncent la couleur et exigent « L’égalité, maintenant ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/femmes-et-hommes-annoncent-la-couleur-et-exigent-l-egalite-maintenant</link><description>14 juin : des centaines d’activités dans le cadre de la journée nationale d’action et de grève des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<div><p>&nbsp;</p><p>Déjà plus de 45 organisations et réseaux appellent à participer, le 14 juin prochain, à la journée nationale d’action et de grève des femmes. Au vu de la mobilisation réalisée à ce jour et des commandes de matériel déjà faites, les organisatrices s’attendent à ce que plus de 100&nbsp;000 femmes et hommes participent à cette journée d’action, ainsi qu’elles l’ont expliqué aujourd’hui à la presse.
</p><p>Des centaines d’activités auront lieu dans l’espace public ainsi que dans des entreprises. À Bâle, par exemple, on trouvera dans des centres commerciaux des personnes portant des gilets de grève avec le slogan «&nbsp;Reclaim the mall&nbsp;» («&nbsp;Reprenez le contrôle des centres commerciaux&nbsp;»)&nbsp;;&nbsp; à Zurich, des calculateurs de salaire seront installés&nbsp;; à Berne, il y aura une fête des femmes&nbsp;; à Genève, le Jet d’eau sera violet&nbsp;; à Lausanne, des activistes décoreront des bâtiments administratifs&nbsp;et, à Aarau, des actions auront lieu dans les hôpitaux.
</p><p>Les points communs de ces diverses activités seront&nbsp;: un concert bruyant de sifflets pour des salaires féminins équitables à 14 h 06, des manifestations et des festivités en fin d’après-midi ainsi que les couleurs rose fuchsia, mauve et violet. Celles et ceux qui ne pourront pas participer à ces activités pourront annoncer la couleur, avec des vêtements, pour «&nbsp;l’égalité, maintenant&nbsp;!&nbsp;».
</p><p>Les femmes exigent la vraie justice salariale et une meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. L’égalité formelle des sexes dans les lois n’est toujours reconnue que du bout des lèvres. «&nbsp;Notre but&nbsp;: l’égalité pour toutes&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;: c’est en ces termes que Rosmarie Zapfl, présidente d’alliance F, de loin la plus grande faîtière féminine, résume les revendications de cette journée d’action.
</p><p>Pour un même travail, les femmes gagnent presque 20 pour cent de moins que les hommes. C’est pourquoi Christine Michel, coprésidente des femmes de l ‘USS, affirme que si la discrimination ne disparaît pas, nous aurons besoin d’autorités dotées de compétences d’investigation et d’intervention ainsi que d’une fonction de médiation. S’ajoute à cela que les professions féminines sont encore sous-rémunérées, comme l’a expliqué Yvonne Ribi, secrétaire générale adjointe de l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI)&nbsp;: en comparaison avec des professions masculines aux exigences semblables, la profession d’infirmière est beaucoup moins bien rémunérée.
</p><p>Non seulement les femmes gagnent moins que les hommes, mais encore elles assument deux fois plus de travail non rémunéré que ceux-ci et elles rencontrent plus de difficultés à concilier famille et profession. «&nbsp;Leurs carrières professionnelles (des femmes) sont freinées pendant la phase familiale&nbsp;», affirme Christine Bühler, la présidente de l’Union suisse des paysannes et des femmes rurales (USFP). Et, parce que la présence des femmes dans des positions de direction ne progresse que trop peu, il faut introduire des quotas en ville de Berne, demande Judith Renner-Bach, membre du législatif bernois.
</p><p>Informations détaillées sur les activités du 14 juin et les organisations qui les portent&nbsp;:&nbsp;http://www.14juin2011.ch.
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'informations : Voyez les discours de :</p><ul style="font-size: 12px; font-style: italic; "><li style="font-size: 12px; "><span>Christine Michel</span>, coprésidentes des femmes de l'USS</li></ul><ul style="font-size: 12px; font-style: italic; "><li style="font-size: 12px; "><span>Christine Bühler</span>, Präsidentin des Schweiz. Bäuerinnen- und Landfrauenverbands</li></ul><ul style="font-size: 12px; font-style: italic; "><li style="font-size: 12px; "><span>Yvonne Ribi</span>, stellvertretende Geschäftsführerin Schweizer Berufsverband der Pflegefachfrauen und Pflegefachmänner SBK</li></ul></div><p></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-611</guid><pubDate></pubDate><title>La Banque nationale et la Confédération doivent protéger l’économie réelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-banque-nationale-et-la-confederation-doivent-proteger-l-economie-reelle</link><description>Le franc fort menace plus de 100 000 emplois</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la fin 2007, le franc s’est apprécié de plus de 20&nbsp;%. Même en partant de l’idée qu’il a été sous-évalué jusqu’en 2008, sa toute dernière appréciation est marquée. Par rapport à une tendance à long terme, il est surévalué d’environ 10&nbsp;%.
</p><p><b>Valeur extérieure réelle du franc</b></p><h3>Le franc fort a une incidence négative grave</h3><p>Pour la petite économie ouverte qu’est la Suisse, cette appréciation a de graves effets négatifs. L’étude disponible aujourd’hui du KOF (Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique de Zurich) au sujet des effets du franc fort sur l’économie suisse confirme les résultats auxquels avaient abouti d’anciennes recherches<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Après 2 ans environ, une appréciation de 10&nbsp;% fait baisser de 3 % le produit intérieur brut et reculer en conséquence l’emploi. Cela représente environ 120&nbsp;000 emplois. L’industrie des machines et des métaux ainsi que le tourisme sont particulièrement concernés. 
</p><p>Les effets du franc fort ne se traduisent pas en chocs, mais sont rampants. Ils sont cependant déjà clairement visibles. Les exportations nominales de marchandises stagnent largement à un niveau toujours bien inférieur aux valeurs d’avant-crise (-8&nbsp;%). Les prix et les marges diminuent. Le nombre des nuitées baisse. Les enquêtes effectuées auprès des entreprises montrent l’ampleur des problèmes. C’est par exemple dans l’industrie (en particulier MEM) que l’on trouve la majorité des entreprises interrogées qui sont fortement/nettement touchées par le franc fort. Elles ont déjà engagé ou planifié des mesures en matière de personnel. À court terme, elles visent avant tout des baisses de salaire. Suivent des compressions de personnel et des délocalisations.
</p><p><b>Effets du franc fort – résultats d’enquêtes actuelles auprès des entreprises</b></p><table summary><thead><tr><th scope="col">Source</th><th scope="col">Branches</th><th scope="col"><b>Part des entreprises&nbsp;touchées négativement</b></th><th scope="col"><b>Mesures des entreprises&nbsp;(en mat. de salaire, emploi)</b></th></tr></thead><tbody><tr><td><p><span>Swissmem&nbsp;</span></p><p><span>(janv./fév. 2011)</span></p></td><td><span>Industrie MEM</span></td><td><span>52&nbsp;% (fort)</span><br style="font-size: 12px; "><span>33&nbsp;% (moyen</span></td><td><span>Court terme&nbsp;: baisse sal. (8&nbsp;%); sal. en € (7&nbsp;%)</span><br style="font-size: 12px; "><span>Long terme&nbsp;: délocal. à l’étranger (41&nbsp;%),&nbsp;</span><br style="font-size: 12px; "><span>Compression du personnel (28&nbsp;%)</span></td></tr><tr><td><span>OSEC (1</span><sup>er</sup><span>&nbsp;trim. 2011)</span></td><td><span>div. PME</span></td><td><span>55&nbsp;% (baisses exportations)</span><br style="font-size: 12px; "><span>75&nbsp;% (diminution marges)</span></td><td><span>pas de réponse</span></td></tr><tr><td><span>BNS (1</span><sup>er</sup><span>&nbsp;trim. 2011)</span></td><td><p><span>Industrie</span></p><p></p><p><span>Services</span></p><p></p></td><td><p><span>51&nbsp;% (nettement)</span><br style="font-size: 12px; "><span>28&nbsp;% (peu)</span></p><p><span>14&nbsp;% (nettement)</span><br style="font-size: 12px; "><span>26&nbsp;% (peu)</span></p><p></p></td><td><span>Compression du personnel (15&nbsp;%),</span><br style="font-size: 12px; "><span>Baisses des salaires (7&nbsp;%),</span><br style="font-size: 12px; "><span>Délocalisation à l’étranger (8&nbsp;%)</span></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h3>La Banque nationale et la Confédération doivent protéger l’économie réelle du franc fort</h3><p>Le franc est fortement surévalué. Sa cherté ne s’explique pas par des facteurs fondamentaux (parité de pouvoir d’achat entre autres).
</p><p>La Banque nationale (BNS) a pour mandat de garantir la stabilité des prix et de tenir compte de l’évolution de la conjoncture. Un mandat indirect découle pour elle de la forte influence exercée par le franc fort sur l’inflation&nbsp;: celui d’intervenir contre les fortes fluctuations de change. Cela figure dans le message du 26 juin 2002 sur la révision de la loi sur la Banque nationale&nbsp;:
</p><p>«&nbsp;Lorsque la demande globale est perturbée en Suisse, il faut généralement en rechercher la cause à l’étranger. Ainsi, des restructurations des portefeuilles internationaux entraînant une augmentation de la part des placements en francs suisses peuvent se traduire par une forte appréciation de notre monnaie sur le marché des devises. Si la pression extérieure sur le franc risque de persister, il convient d’envisager un assouplissement de la politique monétaire suisse. Car une hausse forte et durable du franc suisse compromet la stabilité des prix&nbsp;: elle commence par freiner la production et l’emploi, et provoque ensuite une baisse du niveau des prix. Si la BNS assouplit sa politique monétaire, elle sauvegarde la stabilité des prix tout en contribuant à atténuer le recul de la production et de l’emploi.&nbsp;» (p. 90 du Message ou p. 5734 de la Feuille fédéral n° 40 du 8 octobre 2002)
</p><p>La cherté du franc constitue un énorme danger pour l’économie suisse&nbsp;: à court terme, pour l’économie de l’exportation (industrie et tourisme) et, à long terme, pour l’ensemble de l’économie. En effet, dans la petite Suisse, les revenus dépendent de manière déterminante de la santé de l’économie d’exportation. Le monde politique doit donc combattre le franc fort. </p><ul><li>La BNS ne doit pas relever ses taux, sinon elle attirera des capitaux étrangers. La politique monétaire est déjà, à cause du franc fort, beaucoup trop restrictive (voir le graphique sur l’lndice des conditions monétaires, ICM).</li><li>La BNS doit stopper le renchérissement en instaurant et en défendant un cours de change minimal franc/euro. Dans les pays qui ont un objectif de cours de change, comme le Danemark, les interventions qu’implique ce dernier sont pratiques courantes. Et cela porte ses fruits. Les craintes d’une inflation sont exagérées. Premièrement, l’inflation de base est actuellement presque nulle<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> et le franc fort va peser sur les prix suisses. Deuxièmement, en cas de dépréciation du franc, la liquidité créée pourra être à nouveau rapidement retirée du circuit par la vente des placements en euros de la BNS.</li><li>La BNS et la Confédération doivent introduire ensemble des mesures destinées à limiter la spéculation sur le franc. Presque toutes les petites économies se sont protégées contre les fluctuations des cours de change<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>, que ce soit en limitant le commerce des devises<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> (p. ex. Singapour, Corée du Sud, Danemark) ou en créant une monnaie commune avec d’autres États (p. ex. les Pays-Bas). Le commerce sans restrictions du franc et l’ouverture totale des marchés des capitaux de Suisse sont pratiquement uniques en comparaison internationale.</li></ul><p>&nbsp;</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voir la vue d’ensemble des évaluations modélisées existantes pour la Suisse dans le <i>Dossier</i> de l’USS N° 71&nbsp;: «&nbsp;Effets d’une&nbsp; appréciation du franc sur l’économie suisse&nbsp;», <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>, Documents, «&nbsp;Dossier&nbsp;». 
</p><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> L’inflation de 1&nbsp;% de mars 2011 est due à la hausse des prix du pétrole et à l’effet statistique spécial selon lequel les prix du groupe «&nbsp;habillement&nbsp;» ont été saisis pour la première fois aussi en mars au lieu de janvier, ce qui a mis en comparaison les prix de la collection printemps/été avec les prix soldés de janvier 2010. Cet effet spécial augmente l’indice des prix à la consommation d’environ 0,4 point de pour-cent.
</p><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Voir la vue d’ensemble du Fonds monétaire international&nbsp;: <a href="http://www.imf.org/external/np/mfd/er/2008/eng/0408.htm">http://www.imf.org/external/np/mfd/er/2008/eng/0408.htm</a>. 
</p><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Voir aussi une appréciation des contrôles des mouvements des capitaux par le Fonds monétaire international&nbsp;: <a href="http://www.imf.org/external/pubs/ft/sdn/2011/sdn1106.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">www.imf.org/external/pubs/ft/sdn/2011/sdn1106.pdf</a>.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-620</guid><pubDate></pubDate><title>La majorité des accords déjà conclus correspondent aux revendications</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-majorite-des-accords-deja-conclus-correspondent-aux-revendications</link><description>Négociations salariales 2010/2011 : bilan intermédiaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) ont dressé un bilan intermédiaire des négociations en cours. Les accords conclus à ce jour montrent que les hausses obtenues se situent, pour leur majorité, dans la fourchette revendiquée par les syndicats de l’USS, soit entre 2 et 3&nbsp;%. Les hausses sont inférieures dans le secteur public, en raison de programmes d’austérité pour la plupart inutiles. L’écart qui se maintient entre les salaires du secteur public et ceux de l’économie privée va accentuer encore plus les problèmes de recrutement auxquels sont confrontés les pouvoirs publics (pénurie d’enseignant(e)s et de personnel soignant), estime Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS.
</p><p>Daniel Lampart a aussi signalé que, dans les branches où les négociations se poursuivent, l’argent pour financer des augmentations de salaire correctes est bien là. La situation conjoncturelle s’améliorant aussi, il existe un grand besoin de rattrapage pour les salaires, constate le coprésident d’Unia, Andreas Rieger. C’est pourquoi le refus manifesté en la matière diverses branches des arts et métiers ainsi que par la Migros est d’autant plus incompréhensible. Giorgio Pardini, le vice-président du Syndicat de la Communication a qualifié l’accord conclu avec la Poste de signal important pour toute la branche des communications, un signal dont tous les services publics devraient à proprement parler s’inspirer.
</p><h3><b><span lang="FR-CH">Vue d’ensemble de divers accords salariaux conclus à ce jour</span></b></h3><p>&nbsp;</p><table><thead><tr><th scope="col">Branche / entreprise</th><th scope="col">Résultat</th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Coop (Unia)</span></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Jusqu’à un salaire mensuel de Fr- 5000 CHF&nbsp;: au moins 3&nbsp;%</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Travailleurs/travailleuses de longue date&nbsp;: jusqu’à 4,3&nbsp;%</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Dès un salaire mensuel de Fr. 5000.-&nbsp;: au moins 2&nbsp;%</span></p></td></tr><tr><td><span>Constructions en bois (Unia)</span></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Jusqu’à 10 ans d’expérience professionnelle&nbsp;: au moins 1,8&nbsp;%</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Tous les autres&nbsp;: de Fr. 80.- à Fr- 120.-</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Hausses des salaires minimums pour les employé(e)s de bureau et les personnes en formation&nbsp;: jusqu’à Fr. 74.-</span></p></td></tr><tr><td><span>Second-œuvre romand (Unia)</span></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Au moins Fr. 100.- pour tout le monde</span></p><p class="Text"><span lang="FR">À l’avenir, indexation automatique des salaires au renchérissement</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Grâce à une harmonisation régionale, les salaires minimums sont augmentés jusqu’à Fr. 250.-</span></p></td></tr><tr><td><span>M PS (horlogerie, Unia)</span></td><td><span>Fr. 90.- d’augm. générale</span></td></tr><tr><td><span>Fabricants de fourniture automobile du canton l’Argovie (Unia)</span></td><td><span>Au moins 2,3&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Rockwell Automation, Aarau AG (Unia)</span></td><td><span>2,3&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Holcim (Unia)</span></td><td><p class="Text"><span lang="FR">De Fr. 100.- à Fr. 150.-&nbsp;; en moyenne Fr. 120.-</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Hausse des salaires minimums de 1,8 à 2,3&nbsp;%&nbsp;; à l’avenir, il seront&nbsp; automatiquement&nbsp; indexés au renchérissement et adaptés à l’évolution des salaires dans l’entreprise</span></p></td></tr><tr><td><span>Poste (Syndicat de la Communication)</span></td><td><span>En tout, 2,8&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Télégenève (Syndicat de la Communication)</span></td><td><span>2,8&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Canton d’AG (ssp)</span></td><td><span>1,75&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Canton d’OW (ssp)</span></td><td><span>1,8&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Canton de TG (ssp)</span></td><td><span>2&nbsp;% d’augm. générale, 1&nbsp;% d’augm. individuelle</span></td></tr><tr><td><span>Ville d’Aarau (ssp)</span></td><td><span>1,5&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>EPF Zurich (ssp)</span></td><td><span>0,6&nbsp;% de compensation du renchérissement et 1,2&nbsp;% par le passage à l’échelon supérieur de la classe de salaire</span></td></tr><tr><td><span>CCT des entreprises de bus soleuroises (ssp)</span></td><td><span>1,5&nbsp;% d’augm générale et hausse de l’allocation pour service de piquet</span></td></tr><tr><td><span>Énergie (divers accords, ssp)</span></td><td><span>De 1,6&nbsp;% à 2,3&nbsp;%</span></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans ces discours de :&nbsp;</p><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li><li><b>Andreas Rieger</b>, coprésident du Syndicat UNIA</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-622</guid><pubDate></pubDate><title>L’USS demande des interventions directes contre ceux qui spéculent sur les devises  </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-uss-demande-des-interventions-directes-contre-ceux-qui-speculent-sur-les-devises</link><description>Les spéculations sur les devises font grimper le cours du franc à des niveaux dangereux. Comme dans les années 1970, la Banque nationale suisse (BNS) doit à présent lutter avec détermination contre un franc exagérément fort. En effet, si le franc reste longtemps surévalué à un tel point, l’économie risque de subir de graves dommages.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR"></span></p><p>L’USS a regroupé les études disponibles qui traitent des conséquences de l’appréciation du franc sur l’économie suisse (cf. le dossier «&nbsp;Répercussions d’une appréciation du franc sur l’économie suisse – résultats de simulations économétriques&nbsp;»). Ces études montrent qu’une durable appréciation du franc de dix pour cent provoquera de sérieux dégâts dans l’économie. Les principales victimes en seront l’industrie d’exportation et le tourisme.&nbsp;&nbsp; 
</p><p>Il faut à présent une volonté politique de prendre des mesures contre la surévaluation spéculative du franc. Dans les années 1970, la BNS a, par diverses mesures, lutté avec succès contre les appréciations du franc. Les mesures aujourd’hui prioritaires sont des interventions directes sur le marché des changes. En 1978, la BNS a utilisé ce remède, elle s’est donné un objectif en termes de taux de change et a réussi à atteindre un cours supérieur à 80 centimes pour 1 mark allemand. De surcroît, l’USS préconise encore d’autres mesures&nbsp;:&nbsp; </p><ul><li>L’introduction d’un impôt sur les transactions financières&nbsp;: lorsque le cours du franc est surtout poussé vers le haut par une spéculation à court terme, un impôt sur les transactions va fortement réduire le bénéfice de ces opérations spéculatives, de sorte que les volumes en jeu diminueront.</li><li>Des interventions régulatrices auprès des banques&nbsp;: dans les années 1970 déjà, la Confédération et la BNS ont considérablement restreint les opérations sur le marché des devises, afin de protéger l’économie suisse d’une appréciation du franc («&nbsp;convention transitoire&nbsp;»). Cette mesure a été un grand succès.</li><li>Une offre destinée aux entreprises exportatrices pour les inviter, moyennant pièces justificatives, à changer des euros contre des francs à un taux spécial&nbsp;: le financement (temporaire) de cette mesure peut aussi se faire par l’intermédiaire de la Confédération.</li></ul><p>Si le franc fort n’est pas combattu rapidement, cela aura de graves et durables conséquences. Le chômage risque de prendre l’ascenseur et les salaires de baisser. Des entreprises fermeront leurs portes, alors qu’elles sont compétitives lorsque le taux de change est réaliste. La production sera délocalisée dans les pays étrangers. Ces entreprises et unités d’entreprise reviendront en Suisse au mieux au bout de longues années. Aujourd’hui déjà de tels cas de dumping salarial nous sont parvenus.
</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans ces discours de :</p><ul style="font-style: italic; "><li><span>Paul Rechsteiner</span>, président de l'USS</li><li><span>Daniel Lampart</span>, économiste en chef de l'USS</li><li><span>Renzo Ambrosetti</span>, coprésident du Syndicat UNIA</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-625</guid><pubDate></pubDate><title>Avec un financement plus juste, l’assurance-chômage serait assainie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avec-un-financement-plus-juste-l-assurance-chomage-serait-assainie</link><description>Un milliard 400 millions de francs pour une révision ratée de l’assurance-chômage ? Des cotisations salariales plus élevées pour des prestations moindres ? C’est par une campagne déterminée que les organisations des salarié(e)s s’opposent à cette révision absurde et synonyme de pur démantèlement. Si des cotisations étaient aussi prélevées sur la totalité des salaires – comme dans l’AVS ou  l’AI -, cette assurance pourrait être financée sans problème aucun et sans démantèlement de ses prestations.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les causes du chômage sont à chercher dans la société et dans l’économie, pas chez les personnes au chômage. C’est pourquoi les coûts de ce dernier doivent être supportés par l’ensemble de la société et de l’économie. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. L’assurance-chômage n’est pas financée comme une assurance sociale. «&nbsp;Pour une assurance sociale comme l’AVS, il va de soi que la totalité des hauts et très hauts revenus est soumise à cotisation, même si les rentes ensuite versées ne sont pas plus élevées que celles de la majorité de la population.&nbsp;», rappelle Paul Rechsteiner, conseiller national socialise et président de l’Union syndicale suisse (USS).
</p><p>Le passage à un financement plus juste de l’assurance-chômage n’a jamais été sérieusement pris en considération par la majorité parlementaire lors des travaux de révision de cette assurance. Pourquoi&nbsp;? Parce que le SECO avait livré des chiffres erronés selon lesquels cette autre possibilité d’assainissement rapporterait trop peu d’argent. Or, les calculs de l’USS montrent que les chiffres du SECO sont faux et que les autorités (volontairement ou par négligence&nbsp;?) ont calculé sur la base de chiffres beaucoup trop bas (voir notre Feuille d’information). Incroyable&nbsp;! Après le rejet de ce projet de démantèlement, il faudra donc entreprendre une nouvelle révision prévoyant un financement plus juste. 
</p><p>«&nbsp;Les citoyens et citoyennes ne seront pas dupes&nbsp;: il n’est pas question de payer davantage pour percevoir moins de prestations – simplement pour que les top-managers et autres profiteurs continuent à payer moins de cotisations. C’est pourquoi le peuple votera NON le 26 septembre&nbsp;», déclare Vania Alleva, membre du comité directeur d’Unia.
</p><p>Le démantèlement radical des prestations toucherait les personnes d’un certain âge qui perdront leur emploi ainsi que celles et ceux qui voudront revenir sur le marché de l’emploi. Les jeunes chômeurs et chômeuses seraient également frappés de plein fouet. «&nbsp;Un économiste d’entreprise de 29 ans, qui se retrouve subitement au chômage, devrait accepter un emploi de pompiste, tandis que l’assistant du commerce de détail, qui n’a pas trouvé d’emploi en fin d’apprentissage, devrait être magasinier (…) [Il ne faut] pas punir les jeunes chômeurs mais les former&nbsp;», dit Mario Fehr, conseiller national socialiste et président de SEC Suisse.
</p><p>«&nbsp;A cela s’ajoute qu’une grande partie des économies dont bénéficie l’assurance chômage en vertu de la 4e révision de la LACI résulte simplement d’un déplacement des coûts. Si les prestations de l’assurance-chômage sont amputées, un nombre supérieur de personnes devra bénéficier de l’aide sociale. Selon les derniers chiffres publiés par la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), cette aide coûterait jusqu’à 236 millions de francs annuels&nbsp;», précise Martin Flügel, le président de Travail.Suisse. Or, tous les contribuables sont concernés par le financement de l’aide sociale, même les retraité(e)s qui ne touchent jamais d’indemnités de chômage. 
</p><p>Bertrand Zufferey, secrétaire général des Syndicats Chrétiens du Valais (SCIV), critique «&nbsp;la suppression absurde des mesures extraordinaires régionales en cas de chômage élevé&nbsp;». Selon lui, la crise actuelle montre que cet instrument est particulièrement important et judicieux. Il permet en effet d’éviter des vagues de «&nbsp;fin de droit&nbsp;» lorsque la crise atteint son apogée. 
</p><p>Pour Jocelyne Haller, du comité de chômeuses et chômeurs de Genève, cette révision «&nbsp;attaque les chômeurs, alors qu’ils ne sont pas plus responsables de leur chômage qu’ils ne le sont de la crise économique&nbsp;». Et réduire les prestations servies aux chômeurs aura des effets sur l’ensemble de l’économie.
</p><p>Plus d’informations sur les arguments contre le démantèlement de l’assurance-chômage&nbsp;: <a href="http://www.laci.ch/">www.laci.ch</a>.
</p><p>Les discours de</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l’USS et conseiller national PS/SG </li></ul><ul><li><b>Vania Alleva</b>, membre du comité directeur d’Unia</li></ul><ul><li><b>Mario Fehr</b>, président de SEC Suisse et conseiller national PS /ZH</li></ul><ul><li><b>Martin Flügel</b>, président de Travail.Suisse</li></ul><ul><li><b>Bertrand Zufferey</b>, secrétaire général des SCIV</li></ul><ul><li><b>Jocelyne Haller</b>, comité de chômeuses et chômeurs de Genève</li></ul><p>et un <b>feuille d'information</b> sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-626</guid><pubDate></pubDate><title>[Translate to fr:] Finanzplatzstrategie: Position der Arbeitnehmenden</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/translate-to-fr-finanzplatzstrategie-position-der-arbeitnehmenden</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Dépasser le secret bancaire&nbsp;? Oui, mais comment, si l’on veut éviter que les employé(e)s des banques ne doivent en payer le prix sous forme de chômage&nbsp;? Stabiliser les marchés financiers, en contrôler les acteurs&nbsp;? Oui, mais avec quelles mesures, avec quelles autorités, si l’on veut être efficace&nbsp;? 
</p><p>Dans ces discours de</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li>Daniel Lampart, éconimiste en chef de l'USS</li><li>Denise Chervet, secrétaire centrale de l’Association suisse des employés de banque (ASSB)</li></ul><p>attachés, nous présentes notres réponses à ces questions. Elle souhaite expliquer quelles voies sont à suivre ici pour que la place financière devienne «&nbsp;clean&nbsp;», stable, acceptable pour tout un chacun et «&nbsp;protégée d’elle-même&nbsp;». </p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-628</guid><pubDate></pubDate><title> Nouveaux objectifs pour la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nouveaux-objectifs-pour-la-prevoyance-vieillesse</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Si l’issue du scrutin de ce week-end n’est certes pas encore connue, on peut déjà dire avec certitude que le référendum des syndicats et du mouvement des consommateurs et consommatrices, ainsi que des partis à orientation sociale aura des conséquences sur l’aménagement futur de la prévoyance vieillesse. Un jour après cette votation, l’Union syndicale suisse (USS) et le syndicat Unia souhaitent vous présenter leurs revendications pour de nouvelles perspectives et de nouveaux objectifs dans la prévoyance vieillesse dans les discours en annexe. </span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-630</guid><pubDate></pubDate><title>« Tu te tais ou tu pars ! » - C’est indigne de notre démocratie</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/tu-te-tais-ou-tu-pars-c-est-indigne-de-notre-democratie</link><description>Accompagnés de 200 représentant(e)s de commissions d’entreprise, l’Union syndicale suisse (USS) et le syndicat Unia ont remis au Conseil fédéral une lettre ouverte qui exige une meilleure protection contre les licenciements antisyndicaux et antidémocratiques. Il n’est pas question que des représentant(e)s du personnel soient punis quand ils exercent leurs tâches conformément à la loi. Cette lettre ouverte a été signée par 1234 membres de représentations du personnel. Elle demande la mise en place d’une protection efficace contre les licenciements abusifs et la création d’une base légale permettant d’annuler les licenciements abusifs de représentant(e)s du personnel. </description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, il est possible de simplement licencier des personnes qui exercent des mandats syndicaux, comme par exemple les membres de commissions d’entreprise. Et si le caractère abusif d’un tel licenciement antidémocratique est constaté par un tribunal, le réengagement de la personne concernée n’est pas prescrit&nbsp;; cela, contrairement à ce qui est le cas dans les pays limitrophes. 
</p><p>«&nbsp;Le droit et la liberté de créer des syndicats et d’agir syndicalement (…) font partie des normes de travail fondamentales, (…) qui doivent être respectées et garanties sur toute la planète&nbsp;», a constaté le président de l’USS, Paul Rechsteiner, lors de la conférence de presse de ce jour. Et c’est là un droit que la Suisse s’est engagée à respecter en ratifiant la Convention n° 89 de l’Organisation internationale du Travail (OIT). C’est pour cela qu’en 2003, l’USS a déposé auprès de l’OIT une plainte contre la Suisse. Alors que le Comité de la liberté syndicale de l’OIT a ensuite blâmé la Suisse, le Conseil fédéral n’a, jusqu’à récemment, rien fait pour modifier en conséquence la loi. Les employeurs ne veulent pas d’une meilleure protection, leur argument étant que de tels cas sont rares. «&nbsp;(La) quinzaine de cas d’abus en 2009 (…) n’est selon nous que le sommet de l’iceberg&nbsp;», constate Renzo Ambrosetti, le coprésident d’Unia. «&nbsp;La démocratie et le partenariat social ne peuvent pas s’arrêter aux portes de l’entreprise&nbsp;!&nbsp;», s’est-il encore exclamé. Il est donc urgent et nécessaire que le Conseil fédéral propose une solution. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement, des membres de commissions d’entreprise et des représentant(e)s du personnel critiquent l’augmentation du nombre des licenciements antisyndicaux et exigent du Conseil fédéral qu’il prenne des mesures. «&nbsp;Manor m'a licenciée en raison d'un article paru fin décembre 2009 dans la Tribune de Genève dans lequel je me prononçais contre l'extension des heures d'ouverture des commerces&nbsp;», a expliqué Marisa Pralong, vendeuse à Genève. «&nbsp;La liberté d'opinion et d'expression est un des garants de la démocratie. Or, j'ai été licenciée en raison de mes opinions&nbsp;», a-t-elle encore ajouté. Pour sa part, Ernst Gabathuler a été licencié alors qu’il était membre, puis président, de la commission d’entreprise depuis des décennies. Même la maison-mère allemande a dû reconnaître qu’en Allemagne, il ne serait pas possible d’agir de la sorte. Selon Ernst Gabathuler, il est «&nbsp;choquant que les syndicalistes et les personnes de confiance du syndicat ne bénéficient pas d’une protection particulière contre le licenciement, quand ils s’engagent pour les intérêts du personnel et qu’ainsi il leur faut parfois tenir tête à la direction.&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p><p>Ces derniers mois, des représentant(e)s des syndicats se sont entretenus avec les deux conseillères fédérales responsables de ces questions, Mesdames Doris Leuthard et Eveline Widmer-Schlumpf, et leurs départements respectifs. Le nombre important de nouveaux cas, ainsi que le risque d’une nouvelle condamnation de la part de l’OIT ont incité le Conseil fédéral à enfin mettre à l’ordre du jour la question d’une meilleure protection contre le licenciement dans le cadre de la législation sur les lanceurs et lanceuses d’alertes, ces personnes qui signalent des faits répréhensibles ayant lieu dans leur entreprise. Outre les personnes qui signalent de tels faits, il s’agira désormais de mieux protéger contre des licenciements abusifs aussi les personnes qui assument des responsabilités syndicales. La procédure de consultation sur cette législation débutera très probablement dès le deuxième semestre de cette année. Pour l’heure, les syndicats ont tendu la main et décidé de geler pendant cette période leur plainte auprès de l’OIT. Mais si la nouvelle voie choisie ne devait pas déboucher sur une amélioration décisive – l’élément central étant toujours la possibilité d’annuler un licenciement abusif -, alors l’USS et Unia relanceraient cette plainte.
</p><p>&nbsp;</p><p>En annexe, vous trouverez des discours de :</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS,</li><li><b>Renzo Ambrosetti</b>, coprésident du Syndicat UNIA,</li><li><b>Marisa Pralong</b>, vendeuse licenciée par Manor,</li><li><b>Ernst Gabathuler</b>, représentant syndical de longue date,</li></ul><p>la <b>documentation </b>des licenciement antisyndicaux en Suisse et la <b>lettre ouverte</b> au Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-631</guid><pubDate></pubDate><title>Pour des mesures d’accompagnement avec plus de punch</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-des-mesures-d-accompagnement-avec-plus-de-punch</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Sortant sa grosse artillerie rhétorique, l’UDC a provoqué l’an dernier un débat sur la libre circulation des personnes. L’Union syndicale suisse (USS) aimerait vous présenter une appréciation de dernière du point de vue de ses membres. Elle souhaite également dresser le bilan des mesures d’accompagnement à la libre circulation.
</p><p>Une chose est claire&nbsp;: il faut que ces mesures aient plus de punch. Nous aimerions aussi vous dire où et comment cela doit se faire dans ces discours de :</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li></ul><ul><li><b>Renzo Ambrosetti</b>, coprésident du Syndicat UNIA</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-636</guid><pubDate></pubDate><title> Assainissement des caisses de pensions : Trop unilatéral, trop précipité et à courte vue</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/assainissement-des-caisses-de-pensions-trop-unilateral-trop-precipite-et-a-courte-vue</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Outre la peur de perdre son emploi, aucun autre sujet que celui du découvert de leurs caisses de pensions – et donc des mesures d’assainissement engagées à cet effet – n’anime autant aujourd’hui les travailleurs et travailleuses de ce pays. Pareilles mesures auront des effets négatifs soit sur les salaires soit sur les futures rentes. Des effets qui, pour certains, dépasseront le seuil de tolérance. Au surplus, nombre de ces assainissements sont ou seront pris à la hâte et les charges unilatéralement répercutées sur les salarié(e)s. Leur incidence sur la conjoncture sera, elle aussi, catastrophique. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Dans les discours en annexe de :</span></p><p class="PresseText">&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Paul Rechsteiner</span></span><span lang="FR">, président de l’USS, conseiller national</span></li></ul><ul><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Colette Nova</span></span><span lang="FR">, secrétaire dirigeante de l’USS</span></li></ul><ul><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Giorgio Tuti</span></span><span lang="FR">, président du Syndicat du personnel des transports et vice-président de l’USS</span></li></ul><p class="PresseText"><span lang="FR">l'USS présente son catalogue de revendications en faveur d’une politique d’assainissement raisonnable des caisses de pensions. Il accorde aussi une attention particulière aux caisses de pensions dont la gestion par leurs anciens employeurs publics a été défaillante.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-637</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut en finir ave une protection bidon !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-en-finir-ave-une-protection-bidon</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise se traduit aussi par une multiplication des licenciements collectifs. Cette augmentation inquiétante a aussi des raisons politiques. En effet, aucun pays comparable à la Suisse ne restreint aussi mollement que le nôtre le recours aux licenciements collectifs Nulle part ailleurs, il n’est donc possible de faire usage de ces derniers. Tant en ce qui concerne la consultation préalable du personnel que l’obligation de conclure un plan social et la protection contre le licenciement, les prescriptions appliquées chez nous sont toutes totalement inoffensives. En font les frais les travailleurs et les travailleuses qui peuvent se trouver à la rue plus rapidement que dans le reste de l’Europe 
</p><p>Dans ces discours en annexe de </p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, conseiller national</li></ul><ul><li>Renzo Ambrosetti, coprésident du syndicat Unia</li></ul><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire centrale de l’USS</li></ul><ul><li>Denise Chervet, secrétaire centrale de l’Association suisse des employés de banque (ASEB)</li></ul><p>l'USS présente, sur la base d’exemples concrets, les effets catastrophiques de cette protection lacunaire et expose ses revendications en faveur de son ajustement au niveau européen.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-638</guid><pubDate></pubDate><title>En pleine crise, le Conseil fédéral se révèle être le plus grand tueur d’emplois !</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/en-pleine-crise-le-conseil-federal-se-revele-etre-le-plus-grand-tueur-d-emplois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Dans quelques jours, le Conseil fédéral adoptera le troisième programme de relance. Tout porte à croire qu’il ne voit pas, ou ne veut pas voir, le sérieux de la situation. Si cette politique n’est pas radicalement modifiée, elle débouchera sur la perte de très nombreux emplois en Suisse. Ainsi le gouvernement deviendra le principal tueur de ces emplois qu’il a pourtant pour fonction de protéger. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Dans les discours en annexe de Paul Rechsteiner, président de l'USS, et Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, L'USS présente brièvement pourquoi la politique menée par le gouvernement durant cette crise se traduira par un désastre pour l’emploi.</span></p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-639</guid><pubDate></pubDate><title>1er Mai 2009 – Contre la crise : emplois et sécurité sociale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/1er-mai-2009-contre-la-crise-emplois-et-securite-sociale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, l’Union syndicale suisse (USS) place 1<sup>er</sup> Mai sous le signe de la lutte contre la crise et aimerait ainsi vous présenter ses revendications au sujet du troisième train de mesures conjoncturelles. Nous souhaitons aussi vous montrer, relativement aux projets fiscaux de Monsieur Merz et aux dangers qui menacent l’assurance-chômage, avec quelle dureté la question de la répartition des richesses se pose désormais à nouveau dans ce pays. Nous vous présenterons nos propositions pour y faire face, notamment en ce qui concerne les réductions des primes des caisses-maladie. 
</p><p>En annexe, vous trouverez des discours de :</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS</li><li>Christine Goll, vice-présidente de l'USS et présidente ssp</li></ul><p>et l' appel de l'USS pour le 1er Mai 2009.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category><category>Santé</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-642</guid><pubDate></pubDate><title>Pour une formation meilleure et plus de places de formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/pour-une-formation-meilleure-et-plus-de-places-de-formation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise va frapper les jeunes de plein fouet. La situation sur le marché des places d’apprentissage devient encore plus précaire qu’elle ne l’était déjà. Il est de ce fait urgent de créer des places de formation. Et les écoles à plein temps aussi doivent relever le défi. D’un point qualitatif également, des progrès s’imposent. L’extension urgente de la formation en entreprise ne doit pas faire oublier cet aspect du problème. Pour une part, les résultats des sondages réalisés par les syndicats auprès des apprenti(e)s sont inquiétants. Ceux-ci critiquent le fait que leurs salaires stagnent parfois depuis des années et qu’à cause de la suppression de certaines mesures de protection relevant du droit du travail, les charges qu’ils doivent supporter s’accroissent, mettant toujours plus leur santé en danger. 
</p><p>La Commission de jeunesse de l’Union syndicale suisse (USS) présente un aperçu des problèmes auxquels les jeunes sont confrontés dans la formation professionnelle, ainsi que des pro­positions de solutions dans ces discours en annexe de : </p><ul><li><b>Jean Christophe Schwaab</b>, secrétaire central de l’USS</li></ul><ul><li><b>Elena Obreschkow,</b> secrétaire à la jeunesse Unia</li></ul><ul><li><b>Laetitia Magnin</b>, secrétaire à la jeunesse Unia Région Genève</li></ul><ul><li><b>Jérôme Hayoz, </b>responsable de la Jeunesse SEV (Syndicat du personnel des transports)</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-644</guid><pubDate></pubDate><title>Le modèle de l’interlocuteur/interlocutrice personnel de santé (IPS) : une proposition idéale pour réformer la politique de la santé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-modele-de-l-interlocuteur-interlocutrice-personnel-de-sante-ips-une-proposition-ideale-pour-reformer-la-politique-de-la-sante</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er juin 2008, le peuple a dit clairement NON au diktat des caisses et à une médecine à deux vi­tesses. Aujourd’hui, il s’agit donc de trouver des solutions pour une politique sociale de la santé. Lors de sa dernière session d’hiver, le Conseil des États a «&nbsp;décidé de ne rien décider&nbsp;». C’est main­tenant le tour du Conseil national. Dans la perspective des délibérations de sa commission compé­tente, des organisations spécialisées et professionnelles du secteur de la santé veulent présenter un modèle commun qui se différencie nettement des modèles qui ont échoué à ce jour et est compati­ble avec les idées développées par l’assurance-maladie Visana. Au cœur de ce modèle se trouve l’interlocuteur/interlocutrice personnel de santé (IPS). L’IPS doit garantir les soins primaires dans le cadre de la médecine de famille, coordonner de manière optimale les prestations entre elles et contribuer ainsi à la baisse et à la maîtrise de coûts. Ce modèle garantira également l’accès de toutes les catégories de la population à des soins médi­caux de haut niveau, favorisera la fourniture de soins en réseau et laissera pour l’essentiel aux pa­tient(e)s le libre choix du médecin. 
</p><p>Plus d'information dans ces discours en annexe de :</p><ul><li>Claudia Galli, président de la FSAS</li><li>Christine Goll, présidente du ssp et vice-présidente de l’USS</li><li>Christoph Bosshard, président de l’ASMAC</li><li>David Winizki, médecin de famille</li></ul><p>et les commentaires de l'USS sur la thématique.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-701</guid><pubDate></pubDate><title>Le licenciement de Marisa Pralong doit être annulé!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-licenciement-de-marisa-pralong-doit-etre-annule</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;
</p><p>La liberté syndicale, soit le droit de s’affilier à un syndicat et de participer à des activités syndicales, fait partie – au même titre que l’interdiction du travail des enfants ou celle du travail forcé – du noyau intangible des droits des travailleurs. De tels droits s’appliquent dans le monde entier, indépendamment de leur reconnaissance ou non par les Etats. L’Organisation internationale du travail (OIT), qui promeut un travail décent pour tous, a son siège en Suisse. Notre pays a reconnu la liberté syndicale aussi bien dans la Constitution fédérale (art.&nbsp;28 Cst.) que dans les conventions internationales qu’elle a ratifiées. Concrètement, la Suisse est tenue de respecter les pactes des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme, la Convention européenne des droits de l’homme, de même que les conventions 87 et 98 de l’OIT. Or tous ces textes garantissent le droit de s’affilier à un syndicat et de participer à des activités syndicales.
</p><p>Au vu de cette situation juridique, le licenciement de la déléguée syndicale Marisa Pralong faisant suite à ses activités syndicales viole des droits fondamentaux élémentaires que toute démocratie se doit de garantir. Par conséquent, un tel acte ne lèse pas seulement les intérêts individuels de Marisa Pralong. Il s’agit en même temps d’une attaque flagrante contre le droit de s’engager sur le plan syndical. Et en dernier lieu d’une attaque contre les syndicats et la défense des intérêts des travailleurs, lesquels ont besoin des syndicats pour assurer la protection de leurs conditions de travail. Le licenciement de Marisa Pralong doit donc être annulé.
</p><p>Cette exigence vaut malgré les lacunes de la législation suisse sur le travail. Les droits fondamentaux – et donc la liberté syndicale – restent valables même si le Code des obligations ne prévoit pas une protection suffisante contre les licenciements, en l’occurrence l’annulation des licenciements contraires aux droits fondamentaux. Comme le droit suisse ne garantit pas la protection contre les licenciements antisyndicaux, l’Union syndicale suisse (USS) a déposé en 2003, pour la première fois de son histoire, une plainte auprès du Comité de la liberté syndicale de l’OIT. L’action a abouti et en novembre 2006, ce comité a invité la Suisse à garantir un régime de protection contre les licenciements antisyndicaux qui prévoie l’annulation du licenciement et le réengagement, par analogie aux cas de licenciements discriminatoires en raison du sexe. Ce précédent ne restera pas sans conséquences.
</p><p>Ainsi, au cas où le licenciement contraire aux droits fondamentaux de Marisa Pralong ne serait pas annulé, nous n’hésiterons pas à soumettre cette nouvelle atteinte à la liberté syndicale au Comité de la liberté syndicale de l’OIT. Quiconque prétend, comme le font les autorités suisses, que les licenciements abusifs pour motifs antisyndicaux ne constituent pas un problème concret en Suisse, devra alors se rendre à l’évidence. D’autant plus que l’OIT (et son Comité de la liberté syndicale) siège à Genève.
</p><p>Le licenciement de Marisa Pralong intervient à une époque où même les Etats-Unis ont réalisé que la dégradation systématique des droits des travailleurs (et des salaires), rendue possible par l’affaiblissement des syndicats, a des conséquences désastreuses au niveau tant social que macro-économique. Le programme électoral d’Obama, que Walmart a combattu à coups de millions, prévoyait en particulier l’adoption de l’Employee Free Choice Act (EFCA), projet de loi facilitant la représentation syndicale dans les entreprises. Si en Suisse un grand groupe privé croit pouvoir fouler aux pieds les droits syndicaux fondamentaux, comme cela vient de se passer avec Marisa Pralong, il se trompe lourdement.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-702</guid><pubDate></pubDate><title>Égalité des salaires entre femmes et hommes : les syndicats ne  baissent pas la garde !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-entre-femmes-et-hommes-les-syndicats-ne-baissent-pas-la-garde</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Il est plus que temps d’instaurer l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Et cela, maintenant&nbsp;! Car, bien que le principe de l’égalité des sexes soit inscrit dans la Constitution fédérale depuis 28 ans et que la loi sur l’égalité soit entrée en vigueur il y a 13 ans, les salaires des femmes sont restés en moyenne inférieurs à ceux des hommes. À travers l’Equal Pay Day – que l’Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations soutiennent et à la réalisation duquel elles participent activement – et la Journée internationale de la femme du 8 mars, les femmes revendiquent avec fermeté l’égalité des salaires entre femmes et hommes. &nbsp;
</p><p>Le salaire mensuel brut standardisé (salaire médian) des femmes du secteur privé était de Fr. 4875.- en 2006, alors que celui des hommes se montait à Fr. 6023.-, la différence étant ainsi de 19,1&nbsp;%. Le calculateur de salaire selon le sexe (calculateur-Fairpay&nbsp;; <a href="http://www.egalitedessalaires.ch/">www.egalitedessalaires.ch</a>) montre, pour chaque profil individuel, quelle est la différence de salaire entre les femmes et les hommes. Depuis 1994, les salaires ont augmenté tant pour ceux-ci que pour celles-là, mais la différence entre eux ne se résorbe que lentement, beaucoup trop lentement, c’est-à-dire à la vitesse d’un escargot&nbsp;: rappelons qu’en 1994, elle était de 23,8&nbsp;%&nbsp;! Il faut que cela change. C’est pourquoi les syndicats veulent l’égalité des salaires maintenant&nbsp;! Et il y a lieu d’agir aussi dans le secteur public&nbsp;!
</p><p>Dans ce dernier (les cantons), les différences se situent à un niveau semblable. En 2006, le salaire médian des femmes était de Fr. 6595.-, celui des hommes, de Fr. 8124.-. C’est-à-dire 18,8&nbsp;%. Si elle a constamment diminué depuis 1998 (22,5&nbsp;%), cette différence ne s’est guère modifiée entre 2004 et 2006. 
</p><h3>L’égalité des salaires entre femmes et hommes&nbsp;: une vieille revendication syndicale</h3><p>«&nbsp;Un salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;» a été l’une des premières revendications syndicales. Il n’a été possible de l’imposer politiquement et juridiquement en Suisse qu’en 1981, par le biais d’un article constitutionnel. Et en 1996 suivit la loi sur l’égalité entre femmes et hommes. Le dialogue entre les partenaires sociaux sur l’égalité des salaires lancé le 2 mars dernier est une nouvelle étape dans cette direction. Il ouvre de nouvelles perspectives à une vieille revendication.
</p><h3>Ensemble vers l’égalité des salaires</h3><p>Dans toute la Suisse, les syndicats et des organisations féminines vont organiser ces prochains jours de nombreuses actions pour l’égalité des salaires. À chaque fois, l’enjeu sera le fair-play salarial, ce qui implique là aussi le droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale. La conception et la mise en œuvre de systèmes salariaux ne doivent donc pas créer des discriminations entre femmes et hommes. Les syndicats demandent des droits à l’égalité et des systèmes salariaux transparents. En outre, les salaires doivent être périodiquement contrôlés pour établir si discrimination il y a. 
</p><h3>Deux nouvelles publications sur la mise en œuvre de l’égalité des salaires </h3><p>L’USS vient de réaliser deux nouvelles publications sur le fair-play salarial. Toutes deux abordent la question de la fixation des salaires dans les entreprises. La grande brochure (43 pages A4)<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> propose une vue d’ensemble éclairante sur les principaux aspects de cette problématique. Elle a été conçue pour les personnes qui s’occupent professionnellement ou dans un cadre syndical des systèmes salariaux. Elle fait apparaître les opportunités et les dangers que recèlent divers mécanismes de fixation des salaires, les étudie sous un angle critique du point de vue de l’égalité des sexes et désigne les pièges pouvant mener à des discriminations. La deuxième brochure, plus courte<a href="typo3/#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, est une introduction à cette problématique. Elle est destinée à un vaste public. 
</p><p>Liens&nbsp;: <a href="http://www.egalitedessalaires.ch/">www.egalitedessalaires.ch</a>&nbsp;; <a href="http://www.equalpayday.ch/">www.equalpayday.ch</a>&nbsp;; <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a></p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Fair-play salarial pour les femmes et les hommes. Fixer les salaires dans l’entreprise… (Fr. 10.-).
</p><p><a href="typo3/#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Fair-play salarial&nbsp;! … pour les femmes et les hommes&nbsp;! L’entreprise fixe les salaires – mais comment&nbsp;? Comprendre et participer&nbsp;! (gratuit).&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Le calculateur de salaire en fonction du sexe (calculateur-fairpay) ainsi que les deux publications précitées ont bénéficié du soutien du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes, dans le cadre des aides financières prévues par la loi sur l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-703</guid><pubDate></pubDate><title>L’USS soutient pleinement le référendum contre la baisse du taux de conversion LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-soutient-pleinement-le-referendum-contre-la-baisse-du-taux-de-conversion-lpp</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette baisse frapperait le plus durement les assuré(e)s qui ne percevront que les rentes les plus basses du minimum LPP (partie obligatoire). Une diminution de rentes d’ores et déjà modestes remettrait en cause les moyens d’existence de nombreux retraité(e)s. Ces personnes, dont les revenus sont bas, ne sont en effet pas en mesure de faire face à une baisse du taux de conversion, par exemple en compensant par l’épargne la diminution de leur rente.
</p><p>Les principales raisons de cette baisse sont que les affaires faites avec la prévoyance professionnelle représentent un immense marché en expansion pour la branche des assurances, et le 2e pilier en fait partie. Ce sont surtout les assurances-vie qui s’y sont fortement engagées. Évidemment, les assureurs cherchent à ce que ces solutions leur rapportent de solides bénéfices. Et ils savent que plus le taux permettant de convertir le capital épargné et ses intérêts en rente (taux de conversion) est bas, plus leurs profits sont élevés&nbsp;; il n’est donc pas surprenant que, depuis des années, les assureurs et les parle­mentaires membres de leur lobby au Conseil national et aux Conseil des États exigent des taux de conversion revus à la baisse. 
</p><h3>Pourquoi un référendum&nbsp;?</h3><p>La réduction prévue des rentes viole l’objectif de la prévoyance professionnelle tel que le définit la Constitution. Son article 113 prévoit notamment&nbsp;: «&nbsp;La prévoyance professionnelle conjuguée avec l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité permet à l’assuré de maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur.&nbsp;» Cette disposition est clairement violée — au moins en ce qui concerne les bas revenus — par la baisse envisagée des rentes. Lorsque la Constitution est modifiée dans notre pays, c’est le peuple qui se prononce en dernière instance. Il doit aussi pouvoir le faire lorsqu’un objectif défini par la Constitution est modifié par un changement de législation. Le référendum lui donne cette possibilité.
</p><p>Enfin, si une réduction du taux de conversion était nécessaire pour des raisons de technique financière — ce qui, dans le cas présent, est tout sauf acquis — des mesures conjointes devraient être prises pour garantir le niveau de vie, par exemple par le truchement d’une augmentation des rentes AVS.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-704</guid><pubDate></pubDate><title>En 2010, l’État créera du chômage au lieu de s’y attaquer</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/en-2010-l-etat-creera-du-chomage-au-lieu-de-s-y-attaquer</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<h3>Pas une discussion entre partenaires sociaux</h3><p>Un préalable fondamental au partenariat social est une participation paritaire des représentants des parties. Telle est la réalité du partenariat social en Suisse aussi. Lors de ladite «&nbsp;Journée de l’emploi&nbsp;», ce principe n’a clairement pas été respecté. Alors que, du côté patronal, outre les organisations faîtières, on trouvait des représentants des organisations de diverses branches et entreprises, du côté des travailleurs et travailleurs, la présence d’un seul représentant pour chacune des deux organisations faîtières que sont l’Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse avait été souhaitée. Manifestement, les travailleurs et travailleuses de ce pays revêtent aux yeux du Département fédéral de l’économie une importance nettement moindre que les employeurs&nbsp;; cela, alors que les salarié(e)s représentent en Suisse la part de loin la plus importante de la population du pays. L’USS ne saurait accepter pareil dédain. Désormais, elle ne participera aux manifestations qui suivront que si la parité est garantie. 
</p><h3>Une politique qui aggrave la récession provoque une hausse du chômage</h3><p>La Confédération doit, comme les cantons et les communes, mener une politique anticyclique. C’est ce que stipule l’article constitutionnel sur la conjoncture (art. 100). Contrairement à ce mandat de la constitution fédérale, les pouvoirs publics du pays vont massivement aggraver la récession en 2010, parce que </p><ul><li>les hausses des primes des caisses-maladie videront le porte-monnaie de la population de Suisse de 2 à 3 milliards de francs&nbsp;: </li></ul><ul><li>la taxe sur le CO<sub>2</sub> sera augmentée, mais son produit ne sera pas redistribué immédiatement, ce qui diminuera le pouvoir d’achat des gens de près de 500 millions de francs supplémentaires&nbsp;; en tout, cette taxe sera la cause, pour 2009 et 2010, d’une baisse cumulée du pouvoir d’achat de près d’un milliard de francs&nbsp;; </li></ul><ul><li>les cantons et les communes prévoient pour 2010 des mesures radicales d’austérité&nbsp;; selon un sondage du Département fédéral des finances publié le 20 août dernier, les cantons et les communes veulent dépenser 2,5 milliards de francs de moins qu’en 2009&nbsp;; construction et formation, entre autres, sont menacées par des impulsions négatives sur la demande. </li></ul><p>À travers leurs mesures d’austérité et en puisant dans le pouvoir d’achat, les pouvoirs publics vont détruire des emplois l’an prochain. Il faut par conséquent au moins lancer un programme conjoncturel apte à neutraliser cette politique dont les effets néfastes aggraveront encore plus la récession. 
</p><p>Au regard de ces faits, le troisième volet des mesures de stabilisation s’attaque on ne peut plus modestement aux conséquences de la crise et sera donc largement insuffisant. Il se limite en effet à atténuer quelque peu les conséquences du chômage pour certaines parties de la population. Ce qui n’empêchera toutefois pas que les pouvoirs publics détruiront des emplois.
</p><p>L’argent nécessaire à la mise en œuvre d’un programme conjoncturel apte à neutraliser les effets d’une politique qui aggrave la récession existe déjà. En effet, comme le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich (KOF) l’a souligné à divers égards, la Confédération a économisé pendant la reprise près de 8,8 milliards de plus que ce qu’elle aurait dû économiser avec le frein à l’endettement. En dépensant cet argent, elle n’augmenterait pas la dette publique (brute), mais rendrait à la population ce qu’elle a encaissé en trop. Le 1,2 milliard de francs que la Confédération a touché en vendant son emprunt convertible accordé à l’UBS doit profiter à la population suisse. Cette somme doit servir à réduire les primes des caisses-maladie. 
</p><h3>Mesures contre la crise</h3><p>Le troisième volet des mesures de stabilisation doit être radicalement étendu afin de pouvoir faire pièce à la politique qui aggrave la récession et lutter contre le chômage l’an prochain. C’est pourquoi l’USS pose en priorité les revendications suivantes&nbsp;: </p><ul><li>augmenter les fonds servant aux réductions des primes des caisses-maladie dans la même mesure que les hausses de ces dernières, par exemple au moyen d’un «&nbsp;chèque pour primes&nbsp;»&nbsp;; </li></ul><ul><li>redistribuer sans délai le produit de la taxe sur le CO<sub>2</sub> des années 2009 et 2010&nbsp;; </li></ul><ul><li>mettre en œuvre un programme d’investissement (travaux publics, accueil extrafamilial des enfants) pour compenser les effets des mesures d’austérité prises par les cantons et les communes, ainsi que pour assurer les projets d’infrastructures de la Confédération (5 milliards)&nbsp;;</li></ul><ul><li>prolonger de 18 à 24 mois la durée maximale du chômage partiel.</li></ul><p>Contrairement au Conseil fédéral, la commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national a fait preuve d’une certaine sensibilité à l’égard des personnes que le chômage menace et décidé de redistribuer en 2010 déjà le produit de la taxe sur le CO<sub>2</sub>, ainsi que de prolonger à <br> 24 mois la durée maximale du chômage partiel. C’est maintenant au tour de la CER du Conseil des États d’en faire autant. À travers la constitution fédérale, le peuple a clairement chargé le gouvernement et le parlement de lutter contre le chômage. Le Conseil des États doit corriger la politique du Conseil fédéral, qui va à l’encontre de cette volonté populaire et prendre des mesures pour empêcher une aggravation de la crise et protéger la population de Suisse contre le chômage. </p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-705</guid><pubDate></pubDate><title>Un pas urgent et nécessaire, tant pour l’AI que pour l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-pas-urgent-et-necessaire-tant-pour-l-ai-que-pour-l-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’assurance-invalidité (AI) est l’une des principales assurances sociales de Suisse - comme c’est d’ailleurs le cas dans tout État un tant soit peu développé. Elle couvre un risque élémentaire qui peut concerner tout un chacun. Ce risque &nbsp;est l’une des plus graves catastrophes qui peut frapper l’être humain durant sa vie. Les causes d’une invalidité peuvent être diverses&nbsp;: un accident, une piqûre de tique, une maladie grave incurable, un handicap de naissance. Seule une assurance sociale performante est en mesure de couvrir ce risque majeur pouvant survenir durant la vie de tout individu. 
</p><p>Aujourd’hui, nous sommes confrontés au problème suivant&nbsp;: depuis près de 15 ans, l’AI est victime d’un sous-financement chronique. Il y a deux causes principales à cela. D’une part, le nombre des cas d’invalidité a augmenté pendant la longue et grave crise économique des années 90 et, à l’époque, on a massivement envoyé à l’AI des personnes touchées dans leur santé dont les performances au travail avaient diminué. D’autre part, le gouvernement et le parlement ont éludé ce problème durant de longues années, se défilant face à la nécessité d’un financement solide pour cette assurance. En lieu et place, ils s’en sont remis au Fonds de compensation de l’AVS – à savoir&nbsp;: la fortune de l’AVS – pour couvrir les dettes de l’AI. Depuis lors, les dettes de celle-ci à l’égard de l’AVS représentent déjà 13 milliards de francs. Pour l’AVS aussi, pareille situation n’est pas confortable.
</p><p>Le financement additionnel de l’AI au sujet duquel nous voterons, est un compromis péniblement trouvé. Et s’il arrive tard, très tard, au moins existe-t-il. Pour l’Union syndicale suisse, que l’on ait choisit une hausse de la TVA pour base de financement, n’est pasr la meilleure des options. Il n’empêche que ce mode de financement présente l’avantage que toute la population, et pas seulement les personnes exerçant une activité lucrative, en supportera la charge. En outre, cette hausse de la TVA est de 0,4&nbsp;%, donc &nbsp;très modérée. Comme les prix stagnent actuellement, elle ne devrait pas provoquer une augmentation considérable de ces derniers. Dans l’ensemble, ce 0,4&nbsp;% est un montant mesuré pour un bien précieux&nbsp;: le maintien d’une AI qui mérite ce nom. 
</p><p>Mais ce n’est pas seulement pour cette dernière qu’il est important que cet objet soit accepté. Ça l’est tout autant pour l’AVS. L’objet soumis au peuple va de pair avec &nbsp;une nouvelle loi qui séparera désormais l’AI et l’AVS au plan financier et – ce qui est encore plus important – contraindra enfin la Confédération à verser à l’AVS les intérêts de la dette de l’AI. De ce fait, la Confédération devra assumer l’entière responsabilité du financement de l’AI et, ne pourra donc plus la faire tout simplement endosser par l’AVS. Pour celle-ci aussi, ce sera un progrès décisif. Lorsque les opposants à ce projet prétendent que l’enjeu est de sauver l’AVS, c’est exactement l’inverse qui est vrai. Or ces opposants sont précisément les mêmes milieux qui ne veulent plus que les rentes de l’AVS soient adaptées au renchérissement (indice mixte). 
</p><p>À ceux qui pensent que, finalement, on doit assainir l’AI simplement en continuant à en démanteler les prestations, il faut répondre que ces dernières sont tout sauf luxueuses. Personne ne peut vivre d’une rente AI. S’ils n’ont pas de rentes du deuxième pilier, la plupart des rentières et rentiers AI dépendent des prestations complémentaires. De plus, l’accès aux rentes AI est devenu beaucoup plus difficile ces dernières années. Là aussi, la marge de manœuvre est pratiquement nulle, si l’AI doit vraiment remplir son mandat 
</p><p>Notre constitution fédérale prévoit, dans son préambule, que «&nbsp;la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres&nbsp;». Le 27 septembre, il s’agira d’appliquer ce principe. Le financement de l’AI doit une bonne fois trouver une solution, et non pluss à travers l’AVS. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-707</guid><pubDate></pubDate><title>NON au vol des rentes de la prévoyance professionnelle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-au-vol-des-rentes-de-la-prevoyance-professionnelle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’abaissement projeté du taux de conversion LPP brise un tabou de la politique sociale suisse. Pour la première fois en effet, les rentes de la prévoyance professionnelle vont, de manière générale, diminuer. Qu’en premier lieu, seules les rentes du domaine obligatoire soient visées et, formellement, uniquement que les classes d’âges qui partiront à la retraite ces prochaines années n’améliore nullement les choses. Comment les rentières et les rentiers, qui renoncent déjà à la compensation du renchérissement depuis de longues années et doivent ainsi s’accommoder d’une dévalorisation constante de leurs rentes, peuvent-ils encore croire, si les promesses faites aux plus de soixante ans peuvent être rompues sans scrupule aucun, que leurs rentes sont sûres et ne seront pas remises en question&nbsp;? Mais que signifient aussi ces baisses pour les membres de la génération dite active&nbsp;? À quelles promesses et à quelles garanties peuvent-ils encore s’en remettre, si ce qui leur avait été expressément promis il y a quelques années encore de cela ne vaut maintenant plus pour les classes d’âge qui se trouvent sur le seuil de la retraite&nbsp;?
</p><p>Autrefois et jusqu’à aujourd’hui, ces promesses reposaient sur le principe de la bonne foi. Or, baisser massivement les rentes - qui avaient été récemment promises avec la 1ère révision de la LPP - de celles et ceux qui ont cru à ces promesses, c’est violer ce principe. À leur âge, ces personnes n’ont de fait plus aucune chance de compenser une perte si importante et irréversible. 
</p><p>La constitution fédérale stipule que les rentes de la prévoyance professionnelle doivent permettre, conjuguées avec celles de l’AVS, de maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur. Qu’est-ce que cela veut dire concrètement, relativement à l’objet de la prochaine votation populaire&nbsp;? La prévoyance professionnelle obligatoire se traduit par des rentes d’au maximum 1500 par mois, mais qui sont fréquemment inférieures à ce montant. Dans ces cas, même avec les rentes de l’AVS, le maintien du niveau de vie antérieur n’est souvent pas garanti avec la partie obligatoire de la LPP. Cela, d’autant moins si ces rentes allaient subir en plus une baisse de 10 pour cent environ. Le projet imposé par la droite du Parlement fédéral - la baisse du taux de conversion LPP&nbsp;; cela, sans compensation pour atteindre le but constitutionnel, ce qui est en contradiction avec la 1ère révision de la LPP – viole ainsi non seulement le principe de la bonne foi, mais ne respecte par non plus le mandat constitutionnel. 
</p><p>Cette baisse du taux de conversion décidée dans la précipitation ne s’explique d’ailleurs pas, contrairement aux affirmations propagées par les organisations des milieux économiques, par la prise en considération de la démographie , entendez&nbsp;: de l’allongement de l’espérance de vie. Ce phénomène a déjà été pris en compte à travers la baisse progressive et prudente du taux de conversion décidée dans le cadre de la 1ère révision de la LPP, une baisse dont les effets furent d’ailleurs amortis à l’aide de mesures d’accompagnement. Le scrutin du 7 mars ne concerne pas l’allongement de l’espérance de vie, mais a pour enjeu les intérêts sonnants et trébuchants des grandes compagnies d’assurance surtout, qui vont dépenser de très grandes sommes durant cette campagne de votation. Car ce sont elles qui profiteraient massivement de ce que les prestations de la prévoyance professionnelle ne seraient plus garanties. Ce dont les travailleurs et les travailleuses seront privés en tant que futurs rentiers et rentières ira directement dans les poches des actionnaires et se retrouvera dans les bonus versés aux dirigeants des grandes compagnies d’assurance. D’un côté, on trouve ces dernières, qui promettent un rendement de 10 à 15&nbsp;% sur les capitaux propres et, de l’autre, des rentières et rentiers pour qui l’enjeu est, dans le cadre de la prévoyance professionnelle obligatoire, ce dont ils ont absolument besoin pour leur subsistance et ce pour quoi ils ont payé de bonne foi. L’expression de «&nbsp;vol des rentes&nbsp;» ne fait qu’exprimer en toute clarté cette réalité. Pas étonnant non plus, en effet, que les compagnies d’assurance veuillent, aujourd’hui déjà, refiler à la population leurs onéreuses assurances pour combler la lacune de couverture des besoins vitaux. Difficile d’être plus culotté&nbsp;!
</p><p>Avec leur référendum placé à l’enseigne du «&nbsp;NON au vol des rentes&nbsp;», les syndicats défendent les prescriptions constitutionnelles ainsi que les promesses légales de rentes minimales. Même si les compagnies d’assurance et les associations économiques et autres partis qu’elles financent à coups de millions propagent le contraire, il n’y a aucune raison objectivement défendable de briser les promesses faites avec la 1ère révision de la LPP entrée en vigueur au 1er janvier 2005 seulement. Personne ne conteste qu’il faudra à nouveau (dès 2015) prendre en compte l’évolution de l’espérance de vie. Mais les travailleurs et travailleuses, et surtout ceux et celles qui n’ont que la prévoyance professionnelle obligatoire, ne sont pas là pour effacer avec leurs rentes les erreurs commises par les dirigeants des grands groupes financiers.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-708</guid><pubDate></pubDate><title>OUI à des services garantis – NON à une libéralisation totale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-a-des-services-garantis-non-a-une-liberalisation-totale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et tous les syndicats qui lui sont affiliés soutiennent clairement l’initiative du Syndicat de la Communication. Nous l’avons fait savoir déjà lors du lancement de cette dernière et nous nous réjouissons de pouvoir constater aujourd’hui que les signatures nécessaires ont pu être récoltées en peu de mois seulement. Si ce n’est pas là un nouveau record, le rythme auquel cette récolte a été menée à bien compte, dans l’histoire des initiatives populaires, parmi les plus élevés. À cela, une raison est déterminante&nbsp;: la Poste est appréciée par les citoyennes et les citoyens parce qu’elle fournit des services de qualité dans l’ensemble du pays et, surtout, parce qu’elle dispose d’un réseau d’offices dense. La population ne veut pas y renoncer. Et notre initiative leur en offre la garantie.
</p><p>Son rapide aboutissement est un message clair à l’intention du Parlement, à qui il reviendra d’adopter la réforme de la Poste. La commission du Conseil national, qui abordera sous peu cette question, sait que les projets de libéralisation n’ont en principe pas bonne presse dans notre pays. Le rejet par le peuple de la loi sur le marché de l’électricité en 2002 l’a bien montré. Et, s’agissant de la Poste, le scepticisme devrait être encore plus patent. Certes, le Conseil des États a accepté le projet du Conseil fédéral, un projet inapte à rassembler suffisamment de suffrages en sa faveur. La décision de supprimer le monopole résiduel n’a toutefois été prise qu’à une majorité de hasard, et par 20 voix contre 19. Une proposition de libéraliser intégralement et sans délai la Poste a, elle, nettement échoué par 31 voix contre 9. La gauche et les représentant(e)s des régions de montagne ont fait savoir sans détours au Conseil des États que cette révision de la Poste entraînerait de graves problèmes, comme une hausse des prix, une dégradation de l’approvisionnement en services postaux et une baisse des salaires. Mis à part l’intéressante perspective, pour les opérateurs privés, de maximiser leurs profits, il n’y a aucune raison de réformer la Poste de la sorte. 
</p><p>Aux yeux des syndicats, les revendications suivantes sont essentielles&nbsp;:</p><ol><li>Le monopole résiduel doit être maintenu, avec l’actuelle limite des 50 grammes. La sécurité financière du service universel ne saurait s’en passer. Il n’est pas question pour nous de libéraliser entièrement les services postaux. En dépit des fortes oppositions qui s’étaient manifestées dans le cadre de la procédure de consultation, cédant à la pression des concurrents privés de la Poste placés sous la houlette d’<i>economiesuisse,</i> le Conseil fédéral a proposé une libéralisation intégrale et rapide via la loi sur la poste.</li><li>Le réseau d’offices de poste existant est le garant de services de qualité supérieure dans l’ensemble du pays. Pas question de l’affaiblir. Il faut au contraire continuer à le garantir sous sa forme actuelle.</li><li>L’obligation pour la Poste de conclure une CCT avec les syndicats ne doit pas disparaître. Aujourd’hui déjà, la concurrence actuelle s’exprime principalement à travers une pression sur les conditions de travail et les salaires. Les expériences, parfois catastrophiques, faites à l’étranger le montrent aussi. La stabilité offerte par une CCT est incontournable. Outre une CCT pour la Poste, la réforme de cette dernière doit également prévoir une CCT de branche.</li><li>Nous refusons toute privatisation de la Poste et jugeons inutiles les expérimentations prévues concernant la forme juridique de diverses entités. La privatisation «&nbsp;par tranches&nbsp;»de PostFinance est, elle aussi, inacceptable. Propriété de la Confédération, la Poste a besoin de ces services financiers fructueux pour garantir dans l’ensemble l’approvisionnement en services.  </li></ol><p>Les syndicats ne sont pas seuls à défendre cette politique de services postaux de haute qualité. Les discussions menées à ce jour ont fait apparaître qu’une vaste alliance s’y rallie aussi. Les Chambres fédérales seraient bien avisées de ne pas suivre les idéologues de la libéralisation et de mettre au premier rang de leurs soucis un approvisionnement en services postaux qui soit sûr. Ici, l’initiative nous sera une aide supplémentaire.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-990</guid><pubDate></pubDate><title>Oui à la conciliation de la famille et du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/oui-a-la-conciliation-de-la-famille-et-du-travail</link><description>Communiqué de presse de l’Alliances des femmes, Votation du 3 mars 2013</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><b>La conciliation de la famille et du travail est le défi sociétal de notre temps et constitue un engagement important qui doit figurer dans notre Constitution fédérale. Mais d’un point de vue économique aussi, des efforts sont nécessaires, car qui veut travailler doit le pouvoir. La responsabilité en incombe aux cantons, ce qui respecte le principe de la subsidiarité. La mise en place d’une offre de structures extrafamiliales et extrascolaires d’accueil de jour pour les enfants, qui soit adaptée aux besoins existants, représente la première pierre d’une société où les femmes et les hommes assument sur un même pied leurs responsabilités face à la famille et au travail.</b></p><p>La revendication de la conciliation de la famille et du travail est un élément central d’une politique de la famille moderne. Une telle conciliation aide à lutter contre la pauvreté des familles, à réaliser l’égalité des chances des enfants ainsi qu’à augmenter la production et le revenu national, permet de relever les défis démographiques et favorise la concrétisation de l’égalité entre les femmes et les hommes. 
</p><p><b>La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est respectée</b></p><p>L’article constitutionnel proposé respecte la répartition des compétences entre la Confédération et les cantons. La Confédération ne se voit octroyée qu’une compétence subsidiaire, qui n’entrera en ligne de compte qu’une fois que les efforts déployés par les cantons et des tiers ne s’avéreront pas suffisants pour améliorer la conciliation entre la famille et le travail. 
</p><p><b>Économiquement judicieux</b></p><p>L’existence de conditions-cadres de qualité pour les familles est un facteur de succès pour la Suisse. Elles favorisent la croissance économique qualitative ainsi que la mise en valeur des ressources humaines à disposition. L’économie peut ainsi compter sur une meilleure participation des femmes et des hommes au marché du travail et ne doit donc pas renoncer à l’important savoir-faire de nombreuses personnes au bénéfice d’une formation de qualité. 
</p><p>Carmen Walker Späh, présidente des Femmes libérales-radicales&nbsp;: «&nbsp;Cet article constitutionnel est un pas important en direction d’une société dans laquelle les hommes et les femmes assument ensemble la responsabilité de la famille et de l’activité professionnelle. L’économie en profitera&nbsp;!&nbsp;»
</p><p>Christina Werder, secrétaire centrale de l’USS&nbsp;: «&nbsp;Des milliers de places manquent encore dans les crèches dont les activités doivent reposer sur un projet pédagogique et qui doivent offrir des conditions de travail de qualité. Cet article constitutionnel est important pour qu’enfin soient créées les structures nécessaires à une meilleure conciliation des activités professionnelles et familiales.&nbsp;»
</p><p>Lucrezia-Meier Schatz, directrice de Pro Familia Suisse&nbsp;: «&nbsp;Quiconque veut encourager la responsabilité propre des familles doit leur donner la possibilité de maîtriser leur quotidien familial et de s’assurer les ressources nécessaires, sinon elles courent le risque de devenir dépendantes de l’aide publique comme, par exemple, de l’aide sociale, des réductions des primes des caisses maladie et des bourses d’études. Une offre de structures d’accueil des enfants extrafamiliales adaptée aux besoins garantit aux familles un libre choix et allège durablement les charges des pouvoirs publics. Qui sait calculer comprend immédiatement que c’est une situation gagnante-gagnante, car si les dépenses sociales ainsi que les coûts d’intégration et de réadaptation diminuent et si les frais d’infrastructures sont couverts et les recettes fiscales plus élevées, les conséquences pour l’État sont alors positives.&nbsp;»
</p><p>Katharina Prelicz-Huber, présidente de Femmes vertes suisses&nbsp;: «&nbsp;Seule une prise en charge des enfants extrafamiliale globale permet aux femmes une vie professionnelle sans interruption et empêche que les enfants ne deviennent un risque de pauvreté. Ici, une offre très diversifiée tiendra non seulement compte des objectifs en matière d’égalité, de formation et de politique sociale, mais représentera aussi un facteur important pour l’intégration et le site suisse. Comme le montre une étude<a href="file:///C:/Users/kism/AppData/Local/Microsoft/Windows/Temporary%20Internet%20Files/Content.Outlook/KDXWXK9U/MM_Frauenallianz_Vereinbarkeit_08022013_f.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> sur ces questions, chaque franc investi dans une place dans une crèche est multiplié par trois. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Les personnes suivantes sont à votre disposition pout tour renseignement complémentaire&nbsp;:
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Monique Ryser, présidente de BPW, 079/207 51 44
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lucrezia Meier-Schatz, conseillère nationale, directrice de Pro Familia Suisse, 079 639 14 77
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cesla Amarelle, conseillère nationale, vice-présidente des Femmes socialistes suisses, 079 240 46 87
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Kathrin Bertschy, conseillère nationale, Vert’libéraux, 078/667 68 85
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ursula Haller, conseillère nationale, PBD, 079/330 72 60
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Katharina Prelicz-Huber, Femmes vertes suisses, 076/ 391 79 15
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rosmarie Zapfl, présidente d’alliance F, 079/ 425 54 31
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Liselotte Fueter, coprésidente des Femmes protestantes en Suisse, 079/302 45 35
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Christina Werder, secrétaire centrale chargée de la politique de l’égalité, USS, 079/341 90 01
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Babette Sigg, présidente des Femmes PDC suisses, 076/373 83 18
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Isabelle Moret, conseillère nationale, PLR, 079 332 08 23
</p><p>&nbsp;</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/kism/AppData/Local/Microsoft/Windows/Temporary%20Internet%20Files/Content.Outlook/KDXWXK9U/MM_Frauenallianz_Vereinbarkeit_08022013_f.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Büro Bass, Kindertagesstätten zahlen sich aus, 2001
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-709</guid><pubDate></pubDate><title>Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées, car la sous-enchère menace </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-mesures-d-accompagnement-doivent-etre-appliquees-car-la-sous-enchere-menace</link><description>Prise de position de l’USS concernant les rapports du SECO</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Protection des salaires et des conditions de travail</h3><p>La libre circulation des personnes fait partie des accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne (UE). La Suisse ayant besoin de pouvoir collaborer étroitement avec l’UE et d’entretenir avec elle des relations structurées, de tels accords sont nécessaires. Mais une ouverture pure et simple du marché suisse du travail mettrait en danger les salaires et les emplois. C’est pourquoi la population n’a dit oui à la libre circulation des personnes qu’à la condition que les salaires et les conditions de travail soient protégés à l’aide de mesures d’accompagnement, car&nbsp;: &nbsp;</p><ul><li>si les employeurs doivent engager du personnel de l’étranger aux conditions appliquées à la main-d’œuvre indigène, ils donneront leur préférence à cette dernière&nbsp;; en effet, les coûts de recrutement et certaines incertitudes (bonne connaissance de la façon de travailler en Suisse entre autres) sont moindres avec la main-d’œuvre indigène&nbsp;; </li></ul><ul><li>si cette main-d’œuvre dotée de qualifications particulières qui fait défaut dans notre pays vient y travailler, les salarié(e)s indigènes peuvent y gagner&nbsp;; il est alors possible de maintenir ou développer la production en Suisse&nbsp;; ce qui ne serait pas possible dans la même mesure en l’absence de ces qualifications étrangères. </li></ul><p>Pour que la population suisse puisse profiter des avantages apportés par les accords bilatéraux et pour empêcher que ces derniers n’aient une incidence négative, les salaires et les conditions de travail suisses doivent être protégés. 
</p><h3>Les mesures d’accompagnement sont efficaces si la Confédération et les cantons les appliquent</h3><p>L’instrument de protection que sont les mesures d’accompagnement a pour une grande part été amélioré ces dernières années. Ces mesures sont absolument nécessaires. Les rapports&nbsp;du&nbsp;SECO&nbsp;montrent en effet que lorsque des contrôles ont lieu, on découvre de nombreux employeurs qui essaient de faire pression sur les salaires et les conditions de travail. Dans les branches qui connaissent des salaires minimums obligatoires, il est possible de leur infliger des amendes et de les contraindre à verser les salaires dus. Les récidivistes sont même menacés de suspension. Lorsqu’un employeur sait qu’il devra passer à la caisse s’il verse des salaires trop bas, il se garde de toute infraction aux conditions de travail suisses. 
</p><p>Des problèmes existent cependant dans les branches sans salaires minimums obligatoires. Si des contrôleurs tombent sur un employeur qui verse des salaires trop bas, ils peuvent certes exiger de lui qu’il verse des salaires corrects, mais ne peuvent l’y contraindre s’il s’y refuse. En 2009, ce fut le cas de 40&nbsp;% des employeurs suisses. Ces branches sont donc menacées par la sous-enchère. Y protéger les salaires n’est possible que si la Confédération ou les cantons y introduisent des salaires minimums, comme le prévoient les mesures d’accompagnement. Or à ce jour et &nbsp;malgré des cas régulièrement mis au jour de sous-enchère salariale, seuls l’ont fait les cantons de Genève (économie domestique, esthéticiennes), du Tessin (centres d’appels, esthéticiennes) et du Valais (maintenance et nettoyage industriel). Les autres cantons ne font rien. Quant à la Confédération, elle prépare des salaires minimums dans l’économie domestique (aide et soins privés à domicile, etc.).
</p><p>Les rapports du SECO montrent clairement qu’il faut agir. Dans les secteurs du nettoyage et de la sécurité privée, les salaires minimums ne s’appliquent qu’aux grandes et moyennes entreprises (nettoyage en Suisse alémanique&nbsp;: dès 6 employé(e)s&nbsp;; sécurité&nbsp;: dès 10 employé(e)s), alors que de nombreux cas de sous-enchère salariale y ont été découverts. Ces salaires minimums doivent aussi s’appliquer aux petites entreprises. Dans l’économie domestique également, l’absence de ces derniers risque d’entraîner de la sous-enchère. De même, dans l’industrie (en particulier la chimie et l’industrie des machines), on constate une pression sur les salaires de départ. Dans la chimie, les salaires moyens des personnes effectuant des séjours de longue durée et ceux des frontalières et frontaliers ont baissé entre 2006 et 2008, respectivement de 8,4 % et de 4,2&nbsp;%, ainsi que de 2 % dans l’industrie des machines<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. 
</p><h3>Problèmes d’application concernant les faux indépendant(e)s et les sous-traitants</h3><p>Un autre problème est celui des lacunes contenues dans les mesures d’accompagnement. Les infractions aux salaires minimums prévus par des contrats-types de travail ne sont punies d’une amende que s’il y a action civile. Une base légale est donc nécessaire ici. L’application des sanctions à l’étranger, ou à des sous-traitants – désormais plus fréquentes sur le marché suisse - reste difficile. Pour contrer ce risque, il faut au moins introduire dans les conventions collectives de travail (CCT) le versement de cautions, mais une meilleure solution serait ici une responsabilité solidaire plus sévère. L’augmentation du nombre de faux indépendant(e)s mine la protection offerte par les CCT, en particulier dans le second œuvre. Là aussi des contre-mesures doivent être prises (meilleure identification, sanctions plus lourdes).
</p><h3>Agences de travail temporaire&nbsp;: des difficultés persistantes</h3><p>Le rapport sur les mesures d’accompagnement montre que les agences de travail temporaire commettent toujours plus fréquemment des infractions aux salaires minimums que les autres employeurs. Elles font partie des principaux profiteurs de la libre circulation des personnes. Jusqu’à l’introduction de cette dernière, elles ne pouvaient louer à des entreprises suisses que les services de personnes au bénéfice d’une autorisation de séjour. Avec la libre circulation des personnes, on a assisté en plus à l’arrivée de frontalières et frontaliers, de personnes au bénéfice d’un permis pour séjour de courte durée ou de personnes soumises à l’obligation de s’annoncer (séjour jusqu’à 90 jours). De ce fait, le nombre des travailleurs temporaires a augmenté en Suisse. Si la CCT étendue destinée aux agences de travail temporaire – elle est actuellement en suspens – devait échouer suite à la résistance des employeurs, il faudrait alors édicter un CTT. La location de services de la main-d’œuvre provenant de l’UE doit être limitée aux personnes bénéficiant d’une autorisation de séjour (permis B), comme c’était déjà le cas avant l’introduction de la libre circulation des personnes. 
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Selon l’Enquête sur la structure des salaires 2006 et 2008.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-710</guid><pubDate></pubDate><title>La crise financière, une crise de la démocratie</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-crise-financiere-une-crise-de-la-democratie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Deux décisions ont marqué la session parlementaire d’été. Premièrement, la majorité des Chambres s’est prononcée contre la création d’une commission d’enquête parlementaire (CEP) et, deuxièmement, elle a aussi refusé à une nouvelle reprise – cette fois en relation avec l’accord UBS conclu avec les États-Unis – toute obligation pour les grandes banques en matière de bonus et concernant leurs fonds propres.
</p><p>Après plus d’une année et demie, le bilan intermédiaire de la crise financière se révèle catastrophique pour la Suisse. 
</p><p>Il commence par le sauvetage de l’UBS, début octobre 2008, un sauvetage décidé par le Conseil fédéral dans le cadre du droit d’urgence – comme en temps de guerre – et au nez et à la barbe du Parlement et de la démocratie (contrairement à ce qui s’est fait dans les autres pays). Il s’agissait de 68 milliards de francs, la plus grande dépense publique de tous les temps, dont une part substantielle «&nbsp;traîne&nbsp;» toujours dans les comptes de la Banque nationale. Fin novembre 2008, donc deux mois plus tard, les actionnaires de l’UBS purent «&nbsp;démocratiquement&nbsp;» décider, lors d’une assemblée générale, s’ils acceptaient ou non cette aide Le Parlement, qui représente celles et ceux qui ont dû payer cette somme, n’a pas eu un seul et unique mot à dire sur ce sauvetage. 
</p><p>L’autorité compétente en matière de banques, à savoir&nbsp;: l’autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA), donne sa bénédiction à de nouvelles transactions bancaires hautement risquées en matière d’investissements, ainsi qu’à des bonus qui éclipsent même les excès commis avant la crise financière. La même FINMA prétend publiquement que les agissements criminels de l’UBS aux États-Unis ne sont le fait que de quelques sous-fifres. Or, l’UBS a reconnu elle-même aux États-Unis, dans le «&nbsp;Deferred Prosecution Agreement&nbsp;», que les étages hiérarchiques supérieurs de la banque connaissaient et approuvaient ces agissements. 
</p><p>Les événements ont culminé lorsqu’une majorité du Conseil des États a contrecarré, comme durant l’Ancien régime, la création d’une CEP. Une CEP aurait pourtant été le seul instrument parlementaire efficace qui aurait permis de clarifier des événements sans précédent dans l’histoire de l’État fédéral et d’en tirer les conséquences qui s’imposaient. L’exercice d’alibi des commissions de gestion (CdG) – elles ne se sont intéressées ni à l’UBS et aux causes de crise ni à l’indépendance des autorités – a rempli son rôle de manœuvre de diversion pour celles et ceux qui veulent continuer à agir comme par le passé. Le rapport des CdG met en effet le doigt sur le fonctionnement du Conseil fédéral, c’est-à-dire sciemment sur un point par rapport auquel la crise financière n’apparaît que comme n’importe quel autre événement antérieur ou postérieur. 
</p><p>Tout cela montre que la crise financière est devenue une crise institutionnelle et une crise de la démocratie d’une ampleur énorme. Sinon, comment pourrait-on s’imaginer que l’autorité de surveillance soit dirigée par un homme de l’UBS&nbsp;? Lui qui, ayant été l’un des managers responsables, se fait même délivrer en plus par l’autorité qu’il préside aujourd’hui un certificat de virginité pour des agissements criminels commis aux États-Unis&nbsp;! Comment peut-on en arriver à ce que les agendas de toute la politique de la place financière soient officiellement définis au Département fédéral des finances par un groupe de travail extraconstitutionnel où siègent des dirigeants des banques (le Comité de pilotage Dialogue place financière, CODIFI)&nbsp;?
</p><p>Les deux grandes banques sont un risque systémique pour l’économie suisse et l’État. Ce risque est encore accru par l’indépendance déficiente, voire la servilité, manifestée par des acteurs principaux de l’État et des autorités à l’égard des intérêts de ces grandes banques. Qui peut encore s’étonner que, la semaine dernière, après son triomphe – le rejet, comme souhaité par lui, d’une CEP et d’obligations minimales à assortir à l’accord avec les États-Unis -, &nbsp;Monsieur Grübel de l’UBS exige en plus que l’on renonce aux prescriptions plus que minimales et soi-disant non contestées sur les fonds propres des banques&nbsp;?
</p><p>Pendant la crise financière, les processus démocratiques été mis hors service dans une mesure encore jamais vue durant l’histoire de la Suisse moderne. Les gens en sont conscients, comme je ne cesse de le constater en parlant avec eux. Par conséquent, il faut que les citoyennes et les citoyens bougent afin que, ces prochains mois et ces prochaines années – des décisions essentielles seront en effet à prendre – les événements qui se sont produits ne se répètent plus. La Suisse, c’est quand même plus et mieux qu’un pays colonisé par les intérêts des grandes banques. 
</p><p>C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) se bat non seulement pour plus de justice sociale et pour que les coûts de la crise causée par les abus commis dans le secteur financier ne soient pas mis à la charge de larges pans de la population. L’USS lutte aux avant-postes du mouvement qui réclame le retour de la démocratie. Cela, entre autres au moyen de manifestations sur le thème de&nbsp;: «&nbsp;La Suisse est-elle vendue&nbsp;?&nbsp;», qui débuteront à la fin de l’été. Il s’agira de manifestations publiques lors desquelles les rapports de force en Suisse seront analysés avec d’autres milieux intéressés par ces questions. 
</p><p>En outre, l’USS soutient les efforts encore en cours déployés en faveur d’une régulation des marchés financiers. Dans les fédérations de l’USS et auprès de leurs membres, la passivité des autorités, ainsi que la mentalité éhontée de «&nbsp;libre-service&nbsp;» qui sévit dans les grandes banques soulèvent une forte indignation. L’USS a déjà présenté plusieurs idées pour imposer les salaires des profiteurs. Toutes ces idées ayant été à ce jour rejetées, elle propose désormais une initiative populaire, dont elle étudiera prochainement, au sein d’une vaste alliance, la conception et le lancement. Les bonus exagérés ne sont aujourd’hui possibles que parce que les contribuables ont sauvé le système financier. De ce fait, il n’est pas juste que le peuple n’en récupère pas au moins une partie, par exemple via des réductions des primes des caisses-maladie.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-623</guid><pubDate></pubDate><title>Rien qu’un transfert de coûts, une assurance toujours en sursis et peu d’innovations</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/rien-qu-un-transfert-de-couts-une-assurance-toujours-en-sursis-et-peu-d-innovations</link><description>Révision de la loi sur l’assurance-chômage :	
des expert(e)s de l’action sociale justifient leur « non »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des représentant(e)s de l’action sociale ont justifié, le 9 septembre dernier, le rejet unanime - par les cantons, les communes et les institutions sociales, c’est-à-dire au-delà de toute frontière politique – d’une révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) jugée antisociale, à courte vue et ne constituant pas une vraie solution aux problèmes de cette assurance.
</p><p><b>Edith Olibet</b>, membre de l’exécutif de la Ville de Berne où elle est en charge des affaires sociales, et membre du bureau de l’<i>Initiative des villes&nbsp;: Politique sociale</i>, a reproché à cette révision de la LACI un double transfert de coûts&nbsp;: «&nbsp;de l’assurance-chômage à l’aide sociale, d’une part, de la Confédération aux cantons et aux communes, de l’autre.&nbsp;» Ainsi, les villes et les communes seraient concrètement «&nbsp;les dindons de la farce&nbsp;». Selon elle, «&nbsp;Aujourd’hui déjà, le chômage ou l’insuffisance des prestations de l’assurance-chômage est l’une des principales raisons de s’adresser à l’aide sociale. (…) Si (l’assurance-chômage) réduit ses prestations, l’assistance fournie par l’aide sociale sera plus souvent et plus longtemps nécessaire, ce qui accentuera la dépendance envers l’aide sociale. L’an passé, le pourcentage de contrats conclus à la fin des programmes de réinsertion professionnelle a fortement chuté à Berne, passant de 42&nbsp;% à 30,4&nbsp;% environ.&nbsp;» 
</p><p><b>Pierre-Yves Maillard</b>, responsable de la santé et de l’action sociale au gouvernement vaudois, a montré quels énormes coûts entraînés, pour les cantons, par d’incessantes économies et des réductions des prestations des assurances sociales. Ainsi, le canton de Vaud a vu le nombre des bénéficiaires de l’aide sociale doubler ces 16 dernières années. Dans son département, à cause de la crise, de la révision de la LACI et de la 5<sup>e</sup> révision de l’AI, on table sur un tiers de dépenses supplémentaires d’aide sociale jusqu’en 2012. Or, celle-ci n’est pas le lieu idéal pour les personnes au chômage&nbsp;: «&nbsp;Non seulement, il lui est beaucoup plus difficile que pour l’assurance-chômage d’organiser la réinsertion professionnelle des personnes concernées. Mais encore, l’assurance-chômage investit beaucoup moins dans la formation des personnes au chômage si elle sait qu’à cause de la réduction de la période d’indemnisation, elles se retrouveront plus rapidement à l’aide sociale.&nbsp;» Si les cantons devaient payer plus, alors autant que ce soit pour une formation de base des jeunes tombés au chômage parce qu’ils n’ont pas fait d’apprentissage et qu’ainsi, leurs qualifications sont insuffisantes. 
</p><p><b>Walter Schmid</b>, président de la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS) a souligné que, comme par le passé, le principe avéré d’un désendettement pendant un cycle conjoncturel n’est pas respecté par ce projet. Conséquence&nbsp;: «&nbsp;À ce jour financée sur des bases saines et durables, l’assurance-chômage courra donc le risque d’un sous-financement sur la durée et, de ce fait, d’un surendettement sur la durée aussi. En plus de l’AI, elle deviendrait alors la deuxième grande assurance sociale à ne pouvoir être assainie qu’au moyen de restrictions durables des prestations et du cercle des bénéficiaires.&nbsp;» De quoi provoquer «&nbsp;l’étranglement durable de l’assurance par ses dettes&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p><p>Les discours de Edith Olibet, Pierre-Yves Maillard et Walter Schmid sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-415</guid><pubDate></pubDate><title>Toutes les bonnes choses vont-elles par trois ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/toutes-les-bonnes-choses-vont-elles-par-trois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La population de la Suisse peut se réjouir&nbsp;: le Conseil fédéral et le Parlement fédéral doivent reprendre en main la révision de l’AVS. L’Union syndicale suisse (USS) s’attend désormais à ce que cette troisième tentative débouche sur une révision qui tiendra compte des besoins des gens, à savoir&nbsp;: ne prévoira pas de démantèlement des rentes, mais instaurera un mécanisme de retraite anticipée socialement aménagé. Les autorités sont encore redevables à la population de la réalisation de cette promesse.
</p><p>Le Parlement a lui-même coulé cette 11e révision antisociale de l’AVS, prévenant ainsi un référendum de l’USS. Cette révision prévoyait une baisse des rentes, un relèvement de l’âge de la retraite des femmes et un mécanisme de retraite anticipée insuffisant et limité dans le temps. Un tel projet n’aurait guère trouvé de majorité auprès du peuple, comme le montrent les claires rebuffades essuyées par la baisse du taux de conversion LPP en mars 2010 (72,7&nbsp;% de non) et la première mouture de 11e révision de l’AVS en 2004 (67,9&nbsp;% de non).</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-417</guid><pubDate></pubDate><title>Une décision précipitée et par trop dure</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-decision-precipitee-et-par-trop-dure</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avant la votation sur la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI), le Conseil fédéral avait promis que, pour la mise en vigueur de cette dernière, il tiendrait compte de la situation économique. En décidant que cette entrée en vigueur aura lieu en avril 2011, il brise sa promesse.
</p><p>La crise n’est pas dépassée. Par exemple, presque toute la Suisse romande a besoin de l’article sur la crise de l’ancienne LACI. Cet article permet aux régions qui connaissent un chômage important de verser 520 indemnités journalières au lieu de 400. Grâce à cette mesure, de nombreux chômeurs et chômeuses ne passent pas en fin de droit. L’introduction de la nouvelle LACI rend cet article caduc. Conséquence&nbsp;: environ 15&nbsp;000 personnes aujourd’hui au chômage arriveront en fin de droit. 
</p><p>Le Conseil fédéral doit combattre le chômage, comme le lui prescrit la Constitution fédérale. Or, en mettant rapidement en vigueur la nouvelle LACI, c’est aux chômeurs et chômeuses qu’il s’attaque… De fait, il aurait pu sans autre attendre que la crise soit passée pour décréter cette entrée en vigueur.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-413</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil fédéral doit présenter un train de mesures pour une stabilisation de la place financière et des autorités indépendantes par rapport à elle</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-conseil-federal-doit-presenter-un-train-de-mesures-pour-une-stabilisation-de-la-place-financiere-et-des-autorites-independantes-par-rapport-a-elle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport «&nbsp;too big too fail&nbsp;» (sur les entreprises trop grandes pour faire faillite) est le plus important rapport jamais fait en Suisse sur la crise financière. L’Union syndicale suisse (USS) attend désormais de la nouvelle cheffe du Département fédéral des finances qu’elle présente un train de mesures qui garantisse, premièrement, la stabilité du secteur financier et, deuxièmement, l’indépendance des acteurs politiques ainsi que des autorités par rapport à ce secteur. Et le Conseil fédéral doit donner un nouveau coup de balai, car les travaux réalisés à ce jour ont trop été influencés par le lobby de la finance.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Les prescriptions concernant les fonds propres doivent être durcies. Celles que propose le groupe de travail «&nbsp;too big too fail&nbsp;» vont moins loin que ce qui était la réalité dans les grandes banques dans les années 90. Un tel assouplissement n’étonne cependant pas, si l’on sait que les représentants des autorités étaient minoritaires au sein de ce groupe de travail.</li><li>Les activités bancaires doivent être interdites aux assureurs, comme c’était le cas en Suisse avant 2006. La catastrophe vécue par l’assureur américain AIG s’explique par la sur-spéculation bancaire de ce dernier.</li><li>À l’avenir, l’indépendance des régulateurs du secteur financier doit être garantie.</li><li>Il faut mettre fin à l’influence exercée par le lobby de la finance sur les acteurs politiques (pas de financement de partis, etc.).</li></ul><p>Après la quasi-faillite de l’UBS et la crise des marchés financiers, le gouvernement et le parlement suisses sont tenus d’assurer à la Suisse une situation stable. Ils sont également tenus de mettre au point des mesures qui empêcheront une fois pour toutes ces crises financières qui se paient par la suppression d’innombrables emplois.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-414</guid><pubDate></pubDate><title>Des mesures contre le travail temporaire et le travail sur appel s’imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-mesures-contre-le-travail-temporaire-et-le-travail-sur-appel-s-imposent</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2001, les emplois précaires ont augmenté en Suisse, comme le montre le rapport publié aujourd’hui par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO). Un rapport qui sous-estime d’ailleurs l’ampleur du travail temporaire. En effet, selon les statistiques de maison du SECO, le travail temporaire a doublé depuis 2001. 
</p><p>L’augmentation du travail temporaire et du travail sur appel est inquiétant. Pour les personnes concernées, ce type d’activité va de pair avec une grande insécurité. C’est pourquoi la plupart d’entre elles souhaitent des emplois sur la durée et des horaires réguliers. 
</p><p>Les agences de travail temporaire ne cessent de violer les conditions de travail suisses. La sous-enchère salariale reste fréquente chez elles. L’application, dans cette branche, d’une convention collective de travail (CCT) destinée à protéger les salarié(e)s concernés a, jusqu’à aujourd’hui, échoué en raison de l’opposition des employeurs. Or, si la CCT n’est pas pleinement mise en vigueur ces prochains temps, des mesures plus dures s’imposeront. Par exemple, il faudra interdire aux agences de travail temporaire de recruter du personnel à l’étranger. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), le travail doit permettre de vivre décemment, être prévisible et conciliable avec les obligations familiales. Le travail sur appel ne remplit pas ces conditions et signifie fréquemment le report du risque entrepreneurial sur les salarié(e)s ainsi que le retour des rémunérations à la journée. Par exemple, l’assurance-chômage ne considère pas le travail sur appel comme du «&nbsp;travail convenable&nbsp;».&nbsp; L’USS s’engage pour son interdiction. Et le service de piquet ne doit être qu’exceptionnellement autorisé, lorsqu’il s’avère indispensable. Dans tous les cas, les interventions doivent être communiquées suffisamment à l’avance et le temps d’attente être rémunéré de manière appropriée.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-412</guid><pubDate></pubDate><title>Dissimulation en lieu et place de la transparence</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dissimulation-en-lieu-et-place-de-la-transparence</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’histoire sans fin d’une grande banque quasiment tombée en faillite et qui ne put être sauvée que grâce à une intervention massive de l’État vient de vivre un nouvel épisode. Aujourd’hui en effet, si la direction de l’UBS fait preuve de quelque repentance, son comportement n’a pas changé. Elle présente des expertises à la limite de la complaisance et constate globalement que les leçons ont été tirées et qu’il n’est donc pas nécessaire d’attaquer juridiquement les responsables. Une commission d’enquête parlementaire – dont l’USS demandait la création – aurait pu débrouiller les liens existants entre l’UBS et la FINMA, l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, des liens qui resteront désormais dans l’ombre. 
</p><p>Au lieu d’ordonner le dépôt d’une plainte ou, à tout le moins, d’une élucidation des faits sans concession et via une instance extérieure aux milieux concernés, la majorité bourgeoise a délégué cette élucidation à l’UBS elle-même. Finalement, qu’un coupable joue le rôle de magistrat d’instruction et de juge dans sa propre affaire, c’est tout à fait normal dans le cadre d’un processus politique tout de servilité. Que ce coupable expose ce qui est déjà connu, l’est aussi.
</p><p>Il est toutefois clair que les leçons de cette affaire n’ont aucunement été tirées. Les bonus, qui sont les principaux responsables de la spéculation à l’origine de la crise, ont repris l’ascenseur et atteignent à nouveau des sommes astronomiques. Le rapport présenté par l’UBS n’est que dissimulation.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-411</guid><pubDate></pubDate><title>Les différences et discriminations en matière de salaire ont à nouveau augmenté</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-differences-et-discriminations-en-matiere-de-salaire-ont-a-nouveau-augmente</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats d’une étude réalisée, sur la base de l’Enquête suisse sur la structure des salaires 2008, par le Bureau Bass sur mandat de la Confédération, sont inquiétants. En effet, depuis 2006, les discriminations salariales à l’encontre des femmes se sont à nouveau accrues.
</p><p>Pour le secteur privé, l’analyse établit que les différences de salaires en fonction du sexe ont constamment diminué de 1998 à 2006 (de 25,8&nbsp;% à 23,7&nbsp;%), mais qu’en 2008, elles étaient repassées à 24,1&nbsp;%.
</p><p>Ce qui est des plus inquiétants, concernent cette évolution en soi préoccupante, c’est que les discriminations salariales - c’est-à-dire la partie des différences de salaires entre femmes et hommes qui ne peut pas être objectivement expliquée par des facteurs donnés – augmentent elles aussi. Les «&nbsp;pures&nbsp;» discriminations salariales ont baissé de 10,6&nbsp;% à 9,1&nbsp;% entre 1998 et 2006. En 2008, elles étaient repassées à 9,4&nbsp;%.
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), cette évolution montre qu’en matière d’égalité des salaires entre femmes et hommes, les entreprises doivent une bonne fois passer des beaux discours aux actes concrets. C’est pourquoi l’USS leur demande instamment de faire de toute urgence ce qu’elles n’ont à ce jour fait qu’en traînant les pieds, à savoir&nbsp;: participer au Dialogue sur l’égalité des salaires (<a href="http://www.dialogue-egalilte-salaires.ch/">www.dialogue-egalilte-salaires.ch</a>) et viser l’élimination en leur sein des discriminations salariales entre femmes et hommes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-410</guid><pubDate></pubDate><title>Enfin un coup d’arrêt à la sous-enchère salariale.</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/enfin-un-coup-d-arret-a-la-sous-enchere-salariale</link><description>Un contrat-type de travail pour le personnel de maison</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le dumping salarial est aujourd’hui une réalité pour les personnes engagées par les ménages privés. Le risque de sous-enchère salariale s’est encore accru avec l’ouverture du marché du travail suisse aux nouveaux membres de l’Union européenne. L’USS est donc soulagée d’apprendre que le Conseil fédéral a réagi à ses mises en garde et qu’un contrat-type de travail (CTT) avec des salaires minimaux a maintenant été édicté.
</p><p>Ce CTT ne représente toutefois qu’une variante minimale. Les salaires minimaux proposés par la commission tripartite étaient déjà si bas, que la protection qu’ils offraient était limitée. Le Conseil fédéral ayant encore diminué ces salaires, leur effet protecteur s’en trouve d’autant plus affaibli. Ces salaires minimaux devront à l’avenir être revus à la hausse.
</p><p>L’instauration d’un CTT avec des salaires minimaux obligatoires est possible depuis l’introduction des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Le CTT pour l’économie domestique est le premier de ce genre en Suisse. Jusqu’alors, seuls des contrats-type de travail cantonaux avaient été introduits.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-409</guid><pubDate></pubDate><title>Depuis 2005, la Confédération a sous-évalué les finances du pays d’environ 15 milliards de francs</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/depuis-2005-la-confederation-a-sous-evalue-les-finances-du-pays-d-environ-15-milliards-de-francs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour 2010 également, la Confédération a massivement sous-évalué ses finances. Les comptes boucleront en effet sur un résultat supérieur de 3,4 milliards de francs à ce qui avait été pronostiqué. Pareilles sous-évaluations sont systématiques. Depuis 2005, la Confédération s’est trompée à chaque fois de beaucoup dans ses estimations. Ajoutées les unes aux autres, ces erreurs représentent désormais plus de 15 milliards de francs. Soit près d’un quart du budget de la Confédération&nbsp;!
</p><p>Cette sous-évaluation systématique nourrit le soupçon que la Confédération établit sciemment ses budgets de manière conservatrice afin de justifier la dure politique d’austérité qu’elle applique. La nouvelle ministre des Finances, la conseillère fédérale Widmer-Schlump, doit clarifier les causes de ces évaluations erronées et y remédier. Pour qu’une politique financière soit bonne, il faut que le budget parte d’une base correcte. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item></channel></rss>