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Il faut stabiliser le pouvoir d’achat

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Écrit par Daniel Lampart

Désormais, la Suisse aussi est en récession. Ce que divers indicateurs montrent depuis longtemps déjà a été confirmé mardi 3 mars par la Confédération. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté pour le deuxième mois consécutif. Que ce recul ne soit pas encore plus prononcé s’explique essentiellement par l’augmentation des stocks. Nous devons partir de l’idée que c’est là un effet momentané qui disparaîtra ces prochains trimestres. En effet, les stocks ne vont sans doute pas augmenter encore plus. Il faut donc s’attendre à un nouveau recul, encore plus prononcé, du PIB.

Le 4 janvier dernier, l’Union syndicale suisse (USS) avait pronostiqué un recul du PIB de 1,2 pour cent. Depuis lors, les perspectives de l’économie ont continué de se dégrader. La consommation des ménages suisses, qui est le dernier soutien de cette dernière, croît sen­siblement moins ; cela, suite à la détérioration de la situation sur le marché de l’emploi. De plus, la conjoncture dans les principaux pays vers lesquels la Suisse exporte est net­tement moins bonne, ce qui, avec l’appréciation du franc par rapport à l’euro, a engendré un inquiétant recul des exportations. Selon l’indicateur conjoncturel de l’USS, le PIB s’est plus fortement contracté en 2009 que l’USS ne l’avait supposé au début de l’année (nouvelle estimation pour 2009 : -1,9 %).

Pour lutter contre la dégradation de la conjoncture et le risque d’une augmentation du chômage, des mesures destinées à soutenir la conjoncture s’imposent. C’est évident. Le Parlement fédéral doit, lors de la session extraordinaire de la semaine prochaine, adopter un train de mesures à hauteur de 700 millions de francs. Mais, à elle seule, cette impul­sion ne suffira pas. La progression du chômage et les augmentations des primes des cais­ses-maladie attendues en 2010 vont largement entamer le pouvoir d’achat. Conséquence : si aucune mesure n’est prise pour soutenir ce dernier, la consommation va se contracter. Celle-ci représentant près de 60 pour cent du PIB, son effondrement aurait de graves ef­fets sur l’ensemble de la bonne marche de l’économie suisse. Il s’agit dès lors de mettre également en route un programme d’investissement pour la reconversion écologique et un meilleur accueil extrafamilial des enfants.

Le Conseil fédéral a décidé qu’une troisième étape de programmes conjoncturels serait décidée si la conjoncture devait continuer à se détériorer encore plus. Les perspectives s’étant assombries, cette condition est désormais remplie.

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Désormais, la Suisse aussi est en récession. Ce que divers indicateurs montrent depuis longtemps déjà a été confirmé mardi 3 mars par la Confédération. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté pour le deuxième mois consécutif. Que ce recul ne soit pas encore plus prononcé s’explique essentiellement par l’augmentation des stocks. Nous devons partir de l’idée que c’est là un effet momentané qui disparaîtra ces prochains trimestres. En effet, les stocks ne vont sans doute pas augmenter encore plus. Il faut donc s’attendre à un nouveau recul, encore plus prononcé, du PIB.

Le 4 janvier dernier, l’Union syndicale suisse (USS) avait pronostiqué un recul du PIB de 1,2 pour cent. Depuis lors, les perspectives de l’économie ont continué de se dégrader. La consommation des ménages suisses, qui est le dernier soutien de cette dernière, croît sen­siblement moins ; cela, suite à la détérioration de la situation sur le marché de l’emploi. De plus, la conjoncture dans les principaux pays vers lesquels la Suisse exporte est net­tement moins bonne, ce qui, avec l’appréciation du franc par rapport à l’euro, a engendré un inquiétant recul des exportations. Selon l’indicateur conjoncturel de l’USS, le PIB s’est plus fortement contracté en 2009 que l’USS ne l’avait supposé au début de l’année (nouvelle estimation pour 2009 : -1,9 %).

Pour lutter contre la dégradation de la conjoncture et le risque d’une augmentation du chômage, des mesures destinées à soutenir la conjoncture s’imposent. C’est évident. Le Parlement fédéral doit, lors de la session extraordinaire de la semaine prochaine, adopter un train de mesures à hauteur de 700 millions de francs. Mais, à elle seule, cette impul­sion ne suffira pas. La progression du chômage et les augmentations des primes des cais­ses-maladie attendues en 2010 vont largement entamer le pouvoir d’achat. Conséquence : si aucune mesure n’est prise pour soutenir ce dernier, la consommation va se contracter. Celle-ci représentant près de 60 pour cent du PIB, son effondrement aurait de graves ef­fets sur l’ensemble de la bonne marche de l’économie suisse. Il s’agit dès lors de mettre également en route un programme d’investissement pour la reconversion écologique et un meilleur accueil extrafamilial des enfants.

Le Conseil fédéral a décidé qu’une troisième étape de programmes conjoncturels serait décidée si la conjoncture devait continuer à se détériorer encore plus. Les perspectives s’étant assombries, cette condition est désormais remplie.

DU RESPECT. DU TEMPS. DE L'ARGENT. PLUS QUE JAMAIS !

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Désormais, la Suisse aussi est en récession. Ce que divers indicateurs montrent depuis longtemps déjà a été confirmé mardi 3 mars par la Confédération. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté pour le deuxième mois consécutif. Que ce recul ne soit pas encore plus prononcé s’explique essentiellement par l’augmentation des stocks. Nous devons partir de l’idée que c’est là un effet momentané qui disparaîtra ces prochains trimestres. En effet, les stocks ne vont sans doute pas augmenter encore plus. Il faut donc s’attendre à un nouveau recul, encore plus prononcé, du PIB.

Le 4 janvier dernier, l’Union syndicale suisse (USS) avait pronostiqué un recul du PIB de 1,2 pour cent. Depuis lors, les perspectives de l’économie ont continué de se dégrader. La consommation des ménages suisses, qui est le dernier soutien de cette dernière, croît sen­siblement moins ; cela, suite à la détérioration de la situation sur le marché de l’emploi. De plus, la conjoncture dans les principaux pays vers lesquels la Suisse exporte est net­tement moins bonne, ce qui, avec l’appréciation du franc par rapport à l’euro, a engendré un inquiétant recul des exportations. Selon l’indicateur conjoncturel de l’USS, le PIB s’est plus fortement contracté en 2009 que l’USS ne l’avait supposé au début de l’année (nouvelle estimation pour 2009 : -1,9 %).

Pour lutter contre la dégradation de la conjoncture et le risque d’une augmentation du chômage, des mesures destinées à soutenir la conjoncture s’imposent. C’est évident. Le Parlement fédéral doit, lors de la session extraordinaire de la semaine prochaine, adopter un train de mesures à hauteur de 700 millions de francs. Mais, à elle seule, cette impul­sion ne suffira pas. La progression du chômage et les augmentations des primes des cais­ses-maladie attendues en 2010 vont largement entamer le pouvoir d’achat. Conséquence : si aucune mesure n’est prise pour soutenir ce dernier, la consommation va se contracter. Celle-ci représentant près de 60 pour cent du PIB, son effondrement aurait de graves ef­fets sur l’ensemble de la bonne marche de l’économie suisse. Il s’agit dès lors de mettre également en route un programme d’investissement pour la reconversion écologique et un meilleur accueil extrafamilial des enfants.

Le Conseil fédéral a décidé qu’une troisième étape de programmes conjoncturels serait décidée si la conjoncture devait continuer à se détériorer encore plus. Les perspectives s’étant assombries, cette condition est désormais remplie.

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Économiste en chef de l'USS, Daniel Lampart donne ici un avis critique et personnel sur des sujets liés à l'économie (en allemand).

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