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La Commission de l’économie et des redevances prend le problème des bas salaires à la légère

Communiqués de presse
Écrit par Thomas Zimmermann

Initiative sur les salaires minimums : la décision de la CER

Comme le Conseil fédéral et la Chambre des cantons, la Commission fédérale de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) prend le problème des bas salaires en Suisse à la légère. Alors que, dans notre pays, 335 000 personnes, dont un tiers est titulaire d'un certificat fédéral de capacité (CFC, apprentissage), gagnent moins de 22 francs de l’heure, soit moins de 4 000 francs par mois, la CER-N rejette l'initiative de l'Union syndicale suisse (USS) sur les salaires minimums. Or, avec des salaires aussi bas, il est de toute évidence difficile de s’en sortir financièrement et les personnes concernées se trouvent confrontées à de graves problèmes financiers lorsqu'elles doivent faire face à une dépense imprévue, comme une facture de dentiste. C’est indigne de notre riche Suisse !

Au lieu de reconnaître cette réalité, la CER-N suit les déclarations alarmistes du Conseil fédéral et de l'Administration fédérale, qui mettent à tort en garde contre un risque de chômage. De manière erronée elle qualifie les bas salaires de phéonomène passager survenant lors de l'entrée dans la vie professionnelle. C'est une honte! En effet, 77% des personnes concernées par les bas salaires en Suisse ont 25 ans ou plus, et ont donc terminé depuis longtemps leur Formation initiale. Et elle va même jusqu'à entonner le cantique du partenariat social. Ce n'est absolument pas crédible. Avec un taux de couverture conventionnelle (par conventions collectives de travail, CCT) d’environ 50 %, notre partenariat social est sous-développé en comparaison internationale- La moitié des salarié(e)s de ce pays ne sont en effet pas protégés par une CCT. Pour la grande majorité d’entre eux, parce que leurs patrons ne veulent pas en entendre parler. Ils veulent imposer leurs salaires et conditions de travail sans restriction aucune. C’est pour cela que dans les commerces de chaussures et de vêtements, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire… alors que les propriétaires de ces chaînes de magasins ont, pour une part, accumulé des fortunes qui se montent à des milliards de francs.

La CER-N a aussi refusé l'argument selon lequel les salaires minimums améliorent, relativement à la libre circulation des personnes, la protection contre la sous-enchère salariale. Seuls des seuils impératifs, combinés à des contrôles stricts, sont en mesure de garantir qu'en Suisse, ce sont bien des salaires suisses qui sont versés.

La CER-N n'a même pas réussi à faire le pas pour renforcer l'instrument des CCT et faciliter ainsi une meilleure protection des travailleurs et travailleuses au moyen de salaires minimums. Il appartient désormais au Conseil national de montrer que les acteurs politiques ne prennent pas « comme ça » à la légère le sort des personnes dont les salaires sont bas, voire très bas. Parmi les citoyennes et citoyens, elles et ils sont très nombreux à partager les buts de l’initiative sur les salaires minimums. Ils trouvent de fait choquant qu'en Suisse, près de 10 % des salarié(e)s gagnent moins de 4 000 francs par mois pour un travail à temps plein.

Renseigenements
  • Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l’USS, (079 249 59 74)

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Écrit par Thomas Zimmermann

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Comme le Conseil fédéral et la Chambre des cantons, la Commission fédérale de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) prend le problème des bas salaires en Suisse à la légère. Alors que, dans notre pays, 335 000 personnes, dont un tiers est titulaire d'un certificat fédéral de capacité (CFC, apprentissage), gagnent moins de 22 francs de l’heure, soit moins de 4 000 francs par mois, la CER-N rejette l'initiative de l'Union syndicale suisse (USS) sur les salaires minimums. Or, avec des salaires aussi bas, il est de toute évidence difficile de s’en sortir financièrement et les personnes concernées se trouvent confrontées à de graves problèmes financiers lorsqu'elles doivent faire face à une dépense imprévue, comme une facture de dentiste. C’est indigne de notre riche Suisse !

Au lieu de reconnaître cette réalité, la CER-N suit les déclarations alarmistes du Conseil fédéral et de l'Administration fédérale, qui mettent à tort en garde contre un risque de chômage. De manière erronée elle qualifie les bas salaires de phéonomène passager survenant lors de l'entrée dans la vie professionnelle. C'est une honte! En effet, 77% des personnes concernées par les bas salaires en Suisse ont 25 ans ou plus, et ont donc terminé depuis longtemps leur Formation initiale. Et elle va même jusqu'à entonner le cantique du partenariat social. Ce n'est absolument pas crédible. Avec un taux de couverture conventionnelle (par conventions collectives de travail, CCT) d’environ 50 %, notre partenariat social est sous-développé en comparaison internationale- La moitié des salarié(e)s de ce pays ne sont en effet pas protégés par une CCT. Pour la grande majorité d’entre eux, parce que leurs patrons ne veulent pas en entendre parler. Ils veulent imposer leurs salaires et conditions de travail sans restriction aucune. C’est pour cela que dans les commerces de chaussures et de vêtements, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire… alors que les propriétaires de ces chaînes de magasins ont, pour une part, accumulé des fortunes qui se montent à des milliards de francs.

La CER-N a aussi refusé l'argument selon lequel les salaires minimums améliorent, relativement à la libre circulation des personnes, la protection contre la sous-enchère salariale. Seuls des seuils impératifs, combinés à des contrôles stricts, sont en mesure de garantir qu'en Suisse, ce sont bien des salaires suisses qui sont versés.

La CER-N n'a même pas réussi à faire le pas pour renforcer l'instrument des CCT et faciliter ainsi une meilleure protection des travailleurs et travailleuses au moyen de salaires minimums. Il appartient désormais au Conseil national de montrer que les acteurs politiques ne prennent pas « comme ça » à la légère le sort des personnes dont les salaires sont bas, voire très bas. Parmi les citoyennes et citoyens, elles et ils sont très nombreux à partager les buts de l’initiative sur les salaires minimums. Ils trouvent de fait choquant qu'en Suisse, près de 10 % des salarié(e)s gagnent moins de 4 000 francs par mois pour un travail à temps plein.

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  • Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l’USS, (079 249 59 74)

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Écrit par Thomas Zimmermann

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Comme le Conseil fédéral et la Chambre des cantons, la Commission fédérale de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) prend le problème des bas salaires en Suisse à la légère. Alors que, dans notre pays, 335 000 personnes, dont un tiers est titulaire d'un certificat fédéral de capacité (CFC, apprentissage), gagnent moins de 22 francs de l’heure, soit moins de 4 000 francs par mois, la CER-N rejette l'initiative de l'Union syndicale suisse (USS) sur les salaires minimums. Or, avec des salaires aussi bas, il est de toute évidence difficile de s’en sortir financièrement et les personnes concernées se trouvent confrontées à de graves problèmes financiers lorsqu'elles doivent faire face à une dépense imprévue, comme une facture de dentiste. C’est indigne de notre riche Suisse !

Au lieu de reconnaître cette réalité, la CER-N suit les déclarations alarmistes du Conseil fédéral et de l'Administration fédérale, qui mettent à tort en garde contre un risque de chômage. De manière erronée elle qualifie les bas salaires de phéonomène passager survenant lors de l'entrée dans la vie professionnelle. C'est une honte! En effet, 77% des personnes concernées par les bas salaires en Suisse ont 25 ans ou plus, et ont donc terminé depuis longtemps leur Formation initiale. Et elle va même jusqu'à entonner le cantique du partenariat social. Ce n'est absolument pas crédible. Avec un taux de couverture conventionnelle (par conventions collectives de travail, CCT) d’environ 50 %, notre partenariat social est sous-développé en comparaison internationale- La moitié des salarié(e)s de ce pays ne sont en effet pas protégés par une CCT. Pour la grande majorité d’entre eux, parce que leurs patrons ne veulent pas en entendre parler. Ils veulent imposer leurs salaires et conditions de travail sans restriction aucune. C’est pour cela que dans les commerces de chaussures et de vêtements, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire… alors que les propriétaires de ces chaînes de magasins ont, pour une part, accumulé des fortunes qui se montent à des milliards de francs.

La CER-N a aussi refusé l'argument selon lequel les salaires minimums améliorent, relativement à la libre circulation des personnes, la protection contre la sous-enchère salariale. Seuls des seuils impératifs, combinés à des contrôles stricts, sont en mesure de garantir qu'en Suisse, ce sont bien des salaires suisses qui sont versés.

La CER-N n'a même pas réussi à faire le pas pour renforcer l'instrument des CCT et faciliter ainsi une meilleure protection des travailleurs et travailleuses au moyen de salaires minimums. Il appartient désormais au Conseil national de montrer que les acteurs politiques ne prennent pas « comme ça » à la légère le sort des personnes dont les salaires sont bas, voire très bas. Parmi les citoyennes et citoyens, elles et ils sont très nombreux à partager les buts de l’initiative sur les salaires minimums. Ils trouvent de fait choquant qu'en Suisse, près de 10 % des salarié(e)s gagnent moins de 4 000 francs par mois pour un travail à temps plein.

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Économiste en chef de l'USS, Daniel Lampart donne ici un avis critique et personnel sur des sujets liés à l'économie (en allemand).

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