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Gouttes homéopathique contre grosse poussée de fièvre

Articles
Écrit par Daniel Lampart

Si l’on ne redresse pas la barre maintenant, la politique des pouvoirs publics va aggraver la crise l’an prochain, au lieu de l’endiguer. Certes les commissions parlementaires ont décidé quelques améliorations, mais, en matière de réduction des primes des caisses-maladie, elles ont reculé. Le Parlement fédéral va devoir corriger beaucoup de choses s’il veut que les pouvoirs publics luttent efficacement contre la crise.

L’an prochain, la Suisse comptera, selon des pronostics officiels, près de 250 000 personnes au chômage, un « record » jamais atteint depuis les années 30. Or, au lieu de l’éteindre, les pouvoirs publics suisses jettent de l’huile sur cet incendie. L’explosion des primes versées aux caisses-maladie privera la population de 2 à 3 milliards de francs. Et comme la taxe sur le CO2 a été augmentée, mais que son produit n’est pas immédiatement remboursé, il en résultera une nouvelle perte de pouvoir d’achat d’environ 500 millions. Pour les années 2009 et 2010, cette taxe réduira le pouvoir d’achat de près d’un milliard de francs. Dans les cantons et les communes, des mesures d’austérité commencent à se dessiner en raison de la baisse des recettes fiscales. Selon un sondage du Département fédéral des finances publié le 20 août dernier, les cantons et les communes veulent dépenser l’an prochain 2,5 milliards de francs de moins qu’en 2009. Si l’on ne les freine pas, les pouvoirs publics suisses vont ainsi détruire près de 40 000 emplois en 2010.

Cette politique, qui aggrave la crise, est en contradiction avec la constitution fédérale. Le peuple suisse y charge en effet clairement la Confédération, les cantons et les communes de lutter contre le chômage. Telle est la teneur de l’article 100 de la constitution.

Des améliorations certes, mais de loin pas suffisantes

Dans ce contexte, le troisième volet de mesures de stabilisation présenté par le Conseil fédéral ne permettra qu’une lutte des plus timides contre les diverses conséquences de la crise. De fait, elle est largement insuffisante, se limitant à atténuer quelque peu la situation des parties de la population touchées par le chômage. Et la destruction d’emplois par les pouvoirs publics aura quand même lieu…

Les Chambres fédérales traiteront de « conjoncture et chômage » lors de leur session automnale, le Conseil des États le 9 septembre et le Conseil national le 15. Les propositions du Conseil fédéral qui seront débattues ont été substantiellement améliorées. En effet, les commissions des deux Chambres ont décidé de rembourser l’an prochain le produit de la taxe sur le CO2 de 2009 et 2010. Pour les ménages, cela représentera près de 500 millions de pouvoir d’achat en plus. De plus, le Conseil fédéral devra pouvoir faire passer de 18 à 24 mois la durée maximale du chômage partiel. Des emplois seront ainsi sauvés et du chômage évité. Par contre, la décision de ne pas augmenter pour 2010 les fonds destinés aux réductions des primes des caisses-maladie est décevante. Au Parlement de revenir sur elle. L’Union syndicale suisse (USS) propose que la somme de 1,2 milliard encaissée grâce à la vente des actions UBS s’ajoute aux 200 millions de francs proposés par le gouvernement à cet effet. Il faut en outre mettre au point un programme d’investissement pour contrer les prochaines mesures d’austérité des cantons et des communes.

L’argent est là !

L’argent nécessaire au financement d’un programme conjoncturel apte à neutraliser les effets d’une politique qui aggrave la crise est là ! En effet, comme le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, le KOF, l’a souligné à divers égards, durant les années de reprise, la Confédération a économisé environ 8,8 milliards de plus que ce qu’exigeait le frein à l’endettement. En dépensant cet argent, la Confédération n’augmentera pas la dette publique (brute), mais rendra au contraire à la population ce qu’elle a pris en trop durant l’embellie.

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Écrit par Daniel Lampart

Si l’on ne redresse pas la barre maintenant, la politique des pouvoirs publics va aggraver la crise l’an prochain, au lieu de l’endiguer. Certes les commissions parlementaires ont décidé quelques améliorations, mais, en matière de réduction des primes des caisses-maladie, elles ont reculé. Le Parlement fédéral va devoir corriger beaucoup de choses s’il veut que les pouvoirs publics luttent efficacement contre la crise.

L’an prochain, la Suisse comptera, selon des pronostics officiels, près de 250 000 personnes au chômage, un « record » jamais atteint depuis les années 30. Or, au lieu de l’éteindre, les pouvoirs publics suisses jettent de l’huile sur cet incendie. L’explosion des primes versées aux caisses-maladie privera la population de 2 à 3 milliards de francs. Et comme la taxe sur le CO2 a été augmentée, mais que son produit n’est pas immédiatement remboursé, il en résultera une nouvelle perte de pouvoir d’achat d’environ 500 millions. Pour les années 2009 et 2010, cette taxe réduira le pouvoir d’achat de près d’un milliard de francs. Dans les cantons et les communes, des mesures d’austérité commencent à se dessiner en raison de la baisse des recettes fiscales. Selon un sondage du Département fédéral des finances publié le 20 août dernier, les cantons et les communes veulent dépenser l’an prochain 2,5 milliards de francs de moins qu’en 2009. Si l’on ne les freine pas, les pouvoirs publics suisses vont ainsi détruire près de 40 000 emplois en 2010.

Cette politique, qui aggrave la crise, est en contradiction avec la constitution fédérale. Le peuple suisse y charge en effet clairement la Confédération, les cantons et les communes de lutter contre le chômage. Telle est la teneur de l’article 100 de la constitution.

Des améliorations certes, mais de loin pas suffisantes

Dans ce contexte, le troisième volet de mesures de stabilisation présenté par le Conseil fédéral ne permettra qu’une lutte des plus timides contre les diverses conséquences de la crise. De fait, elle est largement insuffisante, se limitant à atténuer quelque peu la situation des parties de la population touchées par le chômage. Et la destruction d’emplois par les pouvoirs publics aura quand même lieu…

Les Chambres fédérales traiteront de « conjoncture et chômage » lors de leur session automnale, le Conseil des États le 9 septembre et le Conseil national le 15. Les propositions du Conseil fédéral qui seront débattues ont été substantiellement améliorées. En effet, les commissions des deux Chambres ont décidé de rembourser l’an prochain le produit de la taxe sur le CO2 de 2009 et 2010. Pour les ménages, cela représentera près de 500 millions de pouvoir d’achat en plus. De plus, le Conseil fédéral devra pouvoir faire passer de 18 à 24 mois la durée maximale du chômage partiel. Des emplois seront ainsi sauvés et du chômage évité. Par contre, la décision de ne pas augmenter pour 2010 les fonds destinés aux réductions des primes des caisses-maladie est décevante. Au Parlement de revenir sur elle. L’Union syndicale suisse (USS) propose que la somme de 1,2 milliard encaissée grâce à la vente des actions UBS s’ajoute aux 200 millions de francs proposés par le gouvernement à cet effet. Il faut en outre mettre au point un programme d’investissement pour contrer les prochaines mesures d’austérité des cantons et des communes.

L’argent est là !

L’argent nécessaire au financement d’un programme conjoncturel apte à neutraliser les effets d’une politique qui aggrave la crise est là ! En effet, comme le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, le KOF, l’a souligné à divers égards, durant les années de reprise, la Confédération a économisé environ 8,8 milliards de plus que ce qu’exigeait le frein à l’endettement. En dépensant cet argent, la Confédération n’augmentera pas la dette publique (brute), mais rendra au contraire à la population ce qu’elle a pris en trop durant l’embellie.

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Si l’on ne redresse pas la barre maintenant, la politique des pouvoirs publics va aggraver la crise l’an prochain, au lieu de l’endiguer. Certes les commissions parlementaires ont décidé quelques améliorations, mais, en matière de réduction des primes des caisses-maladie, elles ont reculé. Le Parlement fédéral va devoir corriger beaucoup de choses s’il veut que les pouvoirs publics luttent efficacement contre la crise.

L’an prochain, la Suisse comptera, selon des pronostics officiels, près de 250 000 personnes au chômage, un « record » jamais atteint depuis les années 30. Or, au lieu de l’éteindre, les pouvoirs publics suisses jettent de l’huile sur cet incendie. L’explosion des primes versées aux caisses-maladie privera la population de 2 à 3 milliards de francs. Et comme la taxe sur le CO2 a été augmentée, mais que son produit n’est pas immédiatement remboursé, il en résultera une nouvelle perte de pouvoir d’achat d’environ 500 millions. Pour les années 2009 et 2010, cette taxe réduira le pouvoir d’achat de près d’un milliard de francs. Dans les cantons et les communes, des mesures d’austérité commencent à se dessiner en raison de la baisse des recettes fiscales. Selon un sondage du Département fédéral des finances publié le 20 août dernier, les cantons et les communes veulent dépenser l’an prochain 2,5 milliards de francs de moins qu’en 2009. Si l’on ne les freine pas, les pouvoirs publics suisses vont ainsi détruire près de 40 000 emplois en 2010.

Cette politique, qui aggrave la crise, est en contradiction avec la constitution fédérale. Le peuple suisse y charge en effet clairement la Confédération, les cantons et les communes de lutter contre le chômage. Telle est la teneur de l’article 100 de la constitution.

Des améliorations certes, mais de loin pas suffisantes

Dans ce contexte, le troisième volet de mesures de stabilisation présenté par le Conseil fédéral ne permettra qu’une lutte des plus timides contre les diverses conséquences de la crise. De fait, elle est largement insuffisante, se limitant à atténuer quelque peu la situation des parties de la population touchées par le chômage. Et la destruction d’emplois par les pouvoirs publics aura quand même lieu…

Les Chambres fédérales traiteront de « conjoncture et chômage » lors de leur session automnale, le Conseil des États le 9 septembre et le Conseil national le 15. Les propositions du Conseil fédéral qui seront débattues ont été substantiellement améliorées. En effet, les commissions des deux Chambres ont décidé de rembourser l’an prochain le produit de la taxe sur le CO2 de 2009 et 2010. Pour les ménages, cela représentera près de 500 millions de pouvoir d’achat en plus. De plus, le Conseil fédéral devra pouvoir faire passer de 18 à 24 mois la durée maximale du chômage partiel. Des emplois seront ainsi sauvés et du chômage évité. Par contre, la décision de ne pas augmenter pour 2010 les fonds destinés aux réductions des primes des caisses-maladie est décevante. Au Parlement de revenir sur elle. L’Union syndicale suisse (USS) propose que la somme de 1,2 milliard encaissée grâce à la vente des actions UBS s’ajoute aux 200 millions de francs proposés par le gouvernement à cet effet. Il faut en outre mettre au point un programme d’investissement pour contrer les prochaines mesures d’austérité des cantons et des communes.

L’argent est là !

L’argent nécessaire au financement d’un programme conjoncturel apte à neutraliser les effets d’une politique qui aggrave la crise est là ! En effet, comme le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, le KOF, l’a souligné à divers égards, durant les années de reprise, la Confédération a économisé environ 8,8 milliards de plus que ce qu’exigeait le frein à l’endettement. En dépensant cet argent, la Confédération n’augmentera pas la dette publique (brute), mais rendra au contraire à la population ce qu’elle a pris en trop durant l’embellie.

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Économiste en chef de l'USS, Daniel Lampart donne ici un avis critique et personnel sur des sujets liés à l'économie (en allemand).

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