<p><strong>Non à cette assurance-chômage !<strong><p> <p>N'en déplaise aux amateurs de pseudo-polars sous la coupole, LE sujet essentiel est aujourd'hui celui de la votation au sujet de la révision de la loi sur l'assurance-chômage. Présentée comme juste et nécessaire, cette révision n'est rien de tout cela. Elle est injuste et inutile. Quant à son financement, aucun problème pour l'équilibrer si les hauts et très hauts revenus cotisent sur leur totalité. Comme c'est d'ailleurs on ne peut plus normal avec une assurance sociale (AVS, AI).<p> <p>Et que l'on ne vienne pas nous susurrer autre chose. Les faits sont les faits et les chiffres, les chiffres. Des chiffres qui était d'ailleurs faux - ceux reçus par le Parlement lors de cette révision - concernant les rentrées supplémentaires que permettrait un déplafonnement des cotisations versées à cette assurance."
L'assurance-chômage recevrait 600 millions de recettes supplémentaires si les hauts et très hauts revenus, entre autres ceux des profiteurs de ce pays, payaient des cotisations sur leur totalité à cette assurance. En lieu et place de cela, la droite, majoritaire au Parlement, veut, par exemple, qu'un maçon qui touchait 5000 francs avant de tomber au chômage ne reçoive plus que 1900 francs d'indemnités journalières ! Et ce n'est pas tout...
Depuis le 9 juillet, activement soutenu par le Syndicat suisse des services publics (ssp), le personnel d'ISS Aviatiation de l'aéroport de Genève est en grève. Un conflit d'une durée rarement vue en Suisse. Un rappel des faits et un appel à manifester le 2 septembre.
Pour 2011, les fédérations membres de l'USS demandent une hausse des salaires se situant entre 2 et 3 %, soit au moins 150 francs dans la plupart des branches. C'est non seulement possible, mais absolument nécessaire !
Le Tribunal fédéral le confirme : il est interdit de (faire) travailler de nuit dans les "shops" des stations-service pour des activités relevant du commerce de détail ; cela, même si du personnel est présent pour la vente de carburant et la pettie restauration.
Alors que le "commerce" des tests destinés aux jeunes qui cherchent une place d'apprentissage se fait sur le dos de ces derniers et de leurs parents, Genève a réagi. Un exemple à suivre.
On en avait un peu peur de cette formation, lors de l'introduction de la loi révisée sur la formation professionnelle en 2004. Une peur démentie par le bilan que l'on peut dresser de cette formation destinée à remplacer celle alors appelée "élémentaire". Ce qui ne signifie pas que tout est désormais parfait dans le meilleur des mondes.
Une initiative populaire vient d'être lancée par l'Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES). Elle demande une amélioration des bourses d'études et l'harmonisation de ce système au niveau national. Trop de jeunes sont défavorisés à ce chapitre uniquement parce qu'ils se trouvent dans le "mauvais" canton.
Pendant de longues années, on n'a pas disposé d'ouvrage juridique à jour, présentant le droit collectif du travail d'un point de vue syndical. Une lacune que l'USS a désormais comblée avec son nouveau guide. Incontournable.