Communiqués de presse...
Le peuple suisse pourra décider maintenant lui-même des mesures destinées à encourager les conventions collectives de travail (CCT) ainsi qu’à lutter contre la sous-enchère salariale et les bas salaires. Aujourd’hui, l’Union syndicale suisse (USS), avec ses fédérations et des organisations amies, a en effet déposé à la Chancellerie fédérale l’initiative populaire « Pour la protection de salaires équitables (Initiative sur les salaires minimums) », munie de plus de 111 000 signatures.
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Vu les actuels défis économiques et politiques à relever, on a malheureusement vite fait le tour des priorités des syndicats pour l’année qui commence. Une nouvelle fois, la protection des salaires, des rentes et des emplois se trouve au premier rang.

"Après environ 30 ans de stagnation - Enfin cinq semaines de vacances pour tout le monde et une semaine de plus dans six ans !" - Paul Rechsteiner, président de l’USS
Brochure USS "Plus de vacances - Oui, nous le méritons!"
Site de la campagne:
www.6semainesdevacances.ch
Les mesures demandées ne favoriseraient que les hauts revenus. La charge des nantis s’en trou-verait allégée ; les pouvoirs publics verraient leurs recettes baisser, d’où un démantèlement des services publics. Et nous serions encore plus plongés dans la spirale des inégalités croissantes.
Syndicalistes, nous combattons, depuis plus d'un siècle, pour de meilleurs salaires et pour la protection des salarié(e)s. Si nous défendons les bilatérales avec l'Union européenne (UE), c'est en connaissance de cause. Sans elles, nous aurions des problèmes économiques. Et qui en ferait les frais ? Les travailleurs et les travailleuses.
Les accords bilatéraux nous garantissent de bonnes relations avec l'UE, notre principal partenaire économique. Les pays de l'UE absorbent 60 pour cent de nos exportations. Avec les bilatérales, nous assurons aussi notre bien-être.
La libre circulation des personnes et les mesures d'accompagnement font partie des bilatérales. Elles garantissent que seul quelqu'un qui a un emploi peut venir chez nous. En Suisse, ce sont des salaires suisses qui doivent être versés.
Et le dumping salarial est interdit. Malgré cela, des employeurs cherchent en permanence à réduire leurs coûts de main-d'oeuvre, pour faire de plus gros profits sur le dos du personnel. Il est donc nécessaire d'introduire de nouvelles mesures de protection de nos emplois et de nos conditions de travail.
L’USS se réjouit de l’élection au Conseil des États de son président Paul Rechsteiner et l’en félicite cordialement.
Les citoyennes et les citoyens ont honoré Paul Rechsteiner pour l’engagement soutenu qui a été le sien durant de longues années en faveur de salaires décents et de rentes suffisantes ainsi que d’une sécurité sociale performante.
« La CCT est la voie royale », a déclaré aujourd’hui, à Berne, le chef du Département fédéral de l’économie, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, lors de la journée organisée à l’occasion du centenaire des CCT. La Suisse a été le premier pays à ancrer de tels contrats dans la loi.

Si le franc reste surévalué, le risque de sous-enchère salariale se renforcera ces prochains temps. Telle est la conclusion alarmante que l’on peut tirer de la conférence de presse tenue par l’Union syndicale suisse (USS) le 5 septembre, à Berne. Aujourd’hui déjà, nombre de salarié(e)s subissent les conséquences douloureuses du franc fort : prolongation de la durée du travail, délocalisations, réductions des salaires ou baisse des salaires des frontaliers et frontalières. La politique du laisser-faire « se paiera par la disparition de nombreux emplois, le climat de travail se dégradera et, dans le pire des cas, cela se terminera par une désindustrialisation et une crise économique », a averti Paul Rechsteiner, le président de l’USS.
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L’USS soutient l’initiative « Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale) ». Elle abolit un privilège fiscal des super-riches, garantit une répartition plus juste de la fortune et soutient l’AVS. Et les petites et moyennes fortunes ne seront pas imposées.
Plus...
En Suisse comme en Europe, les salaires minimums ont le vent en poupe. Tel est le résultat d’un rapport d’expert(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) présenté par cette dernière lors d’une con-férence de presse.
Pour la première fois, l’USS a analysé de manière approfondie les données actuelles concernant la répartition des revenus et de la fortune en Suisse. Le résultat de cette étude est clair : Les bas et moyens revenus et les petites et moyennes fortunes sont les perdants, alors que les riches s’enrichissent toujours plus.
Lors de son congrès des 5 et 6 novembre 2010, l’Union syndicale suisse (USS) a ouvert une nouvelle voie pour la future politique en matière de rentes vieillesse : le modèle « AVSplus ».